Résultats : 21932 texte(s)
Détail
Liste
6251
p. 203-204
ALLEMAGNE.
Début :
La distribution des prix fondés par l'Impératrice pour exciter l'émulation des Eleves de l'Académie [...]
Mots clefs :
Hanovre, Vienne
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texteReconnaissance textuelle : ALLEMAGNE.
ALLEMAGNE.
DE VIENNE , le 3 Novembre.
La diftribution des prix fondés par l'Impératrice
pour exciter Pémulation des Eleves de l'Académie
de Peintute & de Sculpture , fe fit le 25. Le
Comte de Lofy , Directeur de l'Académie , remis
de la part de Sa Majefté les quatre Médailles aux
jeunes Artiftes couronnés . Il fe trouva un grand
concours de perſonnes de diftinction à cette céémonie.
DE HANOVRE , le 12 Novembre.
Le feur Hermann , Colonel d'Artillerie, a trou-
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
vé le moyen de fondre , fans noyau de forme , des
canons de trois livres de balle , & même d'un plus
grand calibre. Un Fondeur , nommé Meyer , a inventé
en même tems une machine , qui les perce
avec une telle égalité , qu'il ne refte pas plus d'épaiffeur
dans une partie que dans l'autre.
DE VIENNE , le 3 Novembre.
La diftribution des prix fondés par l'Impératrice
pour exciter Pémulation des Eleves de l'Académie
de Peintute & de Sculpture , fe fit le 25. Le
Comte de Lofy , Directeur de l'Académie , remis
de la part de Sa Majefté les quatre Médailles aux
jeunes Artiftes couronnés . Il fe trouva un grand
concours de perſonnes de diftinction à cette céémonie.
DE HANOVRE , le 12 Novembre.
Le feur Hermann , Colonel d'Artillerie, a trou-
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
vé le moyen de fondre , fans noyau de forme , des
canons de trois livres de balle , & même d'un plus
grand calibre. Un Fondeur , nommé Meyer , a inventé
en même tems une machine , qui les perce
avec une telle égalité , qu'il ne refte pas plus d'épaiffeur
dans une partie que dans l'autre.
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Résumé : ALLEMAGNE.
Le 25 novembre à Vienne, la distribution des prix de l'Impératrice a récompensé quatre jeunes artistes de l'Académie de Peinture et de Sculpture. Le 12 novembre à Hanovre, le colonel Hermann a découvert une méthode pour fondre des canons sans noyau. Meyer a inventé une machine pour percer les canons avec précision.
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6252
p. 2109-2110
« Le jour que la Reine accoucha du Duc d'Anjou, le Roi entendit à sa Messe [...] »
Début :
Le jour que la Reine accoucha du Duc d'Anjou, le Roi entendit à sa Messe [...]
Mots clefs :
Naissance du duc d'Anjou, Symphonie
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texteReconnaissance textuelle : « Le jour que la Reine accoucha du Duc d'Anjou, le Roi entendit à sa Messe [...] »
Le jour que la Reine accoucha du
Duc d'Anjou , le Roi entendit à fa Meffe
le Te Deum de M. de Blamont , Sur- Intendant
de la Mufique de Sa Majefté ; il fut accompagné
de Timbales & Trompettes , &
l'execution en fut admirable . Le foir le
Roi eut à fon grand couvert une Symphonie
de la compofition du même Auteur ;
elle fut executée par les Muficiens de la
Chambre & de la Chapelle de S. M. le 3 .
Sep2110
MERCURE DE FRANCE
Septembre , les Vingt - quatre jouerent la
mênte Symphonie pendant le dîné du
Roi , & S. M. en parut fatisfaite.
Duc d'Anjou , le Roi entendit à fa Meffe
le Te Deum de M. de Blamont , Sur- Intendant
de la Mufique de Sa Majefté ; il fut accompagné
de Timbales & Trompettes , &
l'execution en fut admirable . Le foir le
Roi eut à fon grand couvert une Symphonie
de la compofition du même Auteur ;
elle fut executée par les Muficiens de la
Chambre & de la Chapelle de S. M. le 3 .
Sep2110
MERCURE DE FRANCE
Septembre , les Vingt - quatre jouerent la
mênte Symphonie pendant le dîné du
Roi , & S. M. en parut fatisfaite.
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Résumé : « Le jour que la Reine accoucha du Duc d'Anjou, le Roi entendit à sa Messe [...] »
Le texte décrit les célébrations de la naissance du Duc d'Anjou. Le Roi a entendu le Te Deum de M. de Blamont, Sur-Intendant de la Musique, accompagné de timbales et trompettes. Le soir suivant, une symphonie du même auteur a été jouée par les musiciens de la Chambre et de la Chapelle. En septembre, les Vingt-quatre musiciens ont interprété cette symphonie lors du dîner du Roi, qui en a été satisfait.
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6253
p. 148-149
Response par la serieuse Clelie.
Début :
On est d'abord charmé d'une belle femme, ensuite [...]
Mots clefs :
Femme, Laideur, Beauté
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texteReconnaissance textuelle : Response par la serieuse Clelie.
Clelie.
On est d'abord charmé
d'une belle femme
ensuite on s'y accoustume,
enfin quelquefois on la
méprise.
On est d'abord rebuté
par la laideur d'une femme,
ensuite on s'y accoutume
quelquefois, enfin
on l'aime constament
Parlons plus juste
, ce
n'est nyla beauté ny la
laidcur,,cest l'humeur, le
coeur ,
& l'esprit qui decide.
On est d'abord charmé
d'une belle femme
ensuite on s'y accoustume,
enfin quelquefois on la
méprise.
On est d'abord rebuté
par la laideur d'une femme,
ensuite on s'y accoutume
quelquefois, enfin
on l'aime constament
Parlons plus juste
, ce
n'est nyla beauté ny la
laidcur,,cest l'humeur, le
coeur ,
& l'esprit qui decide.
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6254
p. 847
TABLE.
Début :
Pieces fugitives. Les Sereins ; Conte, 631 Suite des Remarques dur l'Arc de Triomphe [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
Ieces fugitives . Les Sereins ; Conte ,
Suite des Remarques dur l'Arc de Triomphe
d'Orange ,
Cantate , l'Amant fidele ,
Dauphin ,
631
642
650
Extrait de deux Harangues , fur la naiffance du
Fête fur le même fujet au College de Moulins ,
&c.
Vers à Griboury , petit Moineau ,
Suite des Troubles d'Egypte , &c.
654
671
679
682
Ode fur la Fête des Ambaffadeurs d'Eſpagne , 702
Conjectures fur les Pleureufes des Funerailles des
anciens
Paraphrafe fur l'Hymne , Vexilla Regiş ,
Réjouiflances , à Trypoly de Syrie ,
709
718-
717
A Montpellier , le noble Jeu de l'Arc , &c. 722
Logogryphes & Enigmes , 731
Nouvelles Litteraires , &c. Continuation de l'Article
de Guillaume Budé , 734
Supplement à la Méthode pour apprendre l'Ortographe
,
Le Belier , Conte
Plan d'un Traité de l'Ame des Bêtes ,
Hiftoire de l'Eglife de France ,
Diverfes Nouvelles Litteraires d'Italie ,
734
744€
752
754
756
748
Rentrées des Académies , Affemblées publiques
& Memoires lús , &c,
Prix propofé par l'Académie des Sciences , 764
Sujet propofé par l'Académie de Pau pour cette
année
•
766
771
772
779
Chanfon notée. Printemps ,
Spectacles. Extrait de la Comédie intitulée le Jeu
de l'Amour , &c.
Opera de Telemaque , Extrait
Extrait du nouveau Samfon ,
Nouvelles du Temps. Turquie , Perfe & Ruffie ,
794
808
Allemagne , Italie , Efpagne & Angleterre , 812
Morts & Naiffances des Pays Etrangers , 820
France , Nouvelles de la Cour de Paris , &c. 824.
Lit de Juftice ,
Sermon de l'Abbé de Rofay ,
82f
831
Troupes qui doivent former plufieurs Camps,
Morts , Naiffances ,
835
837
839
Ieces fugitives . Les Sereins ; Conte ,
Suite des Remarques dur l'Arc de Triomphe
d'Orange ,
Cantate , l'Amant fidele ,
Dauphin ,
631
642
650
Extrait de deux Harangues , fur la naiffance du
Fête fur le même fujet au College de Moulins ,
&c.
Vers à Griboury , petit Moineau ,
Suite des Troubles d'Egypte , &c.
654
671
679
682
Ode fur la Fête des Ambaffadeurs d'Eſpagne , 702
Conjectures fur les Pleureufes des Funerailles des
anciens
Paraphrafe fur l'Hymne , Vexilla Regiş ,
Réjouiflances , à Trypoly de Syrie ,
709
718-
717
A Montpellier , le noble Jeu de l'Arc , &c. 722
Logogryphes & Enigmes , 731
Nouvelles Litteraires , &c. Continuation de l'Article
de Guillaume Budé , 734
Supplement à la Méthode pour apprendre l'Ortographe
,
Le Belier , Conte
Plan d'un Traité de l'Ame des Bêtes ,
Hiftoire de l'Eglife de France ,
Diverfes Nouvelles Litteraires d'Italie ,
734
744€
752
754
756
748
Rentrées des Académies , Affemblées publiques
& Memoires lús , &c,
Prix propofé par l'Académie des Sciences , 764
Sujet propofé par l'Académie de Pau pour cette
année
•
766
771
772
779
Chanfon notée. Printemps ,
Spectacles. Extrait de la Comédie intitulée le Jeu
de l'Amour , &c.
Opera de Telemaque , Extrait
Extrait du nouveau Samfon ,
Nouvelles du Temps. Turquie , Perfe & Ruffie ,
794
808
Allemagne , Italie , Efpagne & Angleterre , 812
Morts & Naiffances des Pays Etrangers , 820
France , Nouvelles de la Cour de Paris , &c. 824.
Lit de Juftice ,
Sermon de l'Abbé de Rofay ,
82f
831
Troupes qui doivent former plufieurs Camps,
Morts , Naiffances ,
835
837
839
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Résumé : TABLE.
Le document énumère diverses œuvres et événements littéraires et académiques. Il commence par des œuvres telles que 'Ieces fugitives', 'Les Sereins', et 'Conte'. Il mentionne également des remarques sur l'Arc de Triomphe d'Orange, une cantate intitulée 'l'Amant fidele', et des extraits de harangues sur la naissance d'un dauphin. La liste inclut des poèmes, des odes, des conjectures sur les pleureuses des funérailles anciennes, et des paraphrases d'hymnes. Parmi les autres entrées, on trouve des réjouissances à Trypolis de Syrie, des logogryphes et énigmes, des nouvelles littéraires, et des continuations d'articles sur Guillaume Budé. Le document évoque aussi des plans de traités, des histoires de l'Église de France, et des nouvelles littéraires d'Italie. Il se termine par des informations sur les rentrées des académies, des assemblées publiques, des prix proposés par diverses académies, des spectacles, des opéras, des nouvelles du temps concernant plusieurs pays, et des événements à la cour de Paris.
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6255
p. 213-214
De la Haye. [titre d'après la table]
Début :
On mande de la Haye du 12. de ce mois que l'Infant [...]
Mots clefs :
La Haye
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texteReconnaissance textuelle : De la Haye. [titre d'après la table]
On mande de la Hayedu
12. de ce mois que l'Infant
Don Manuel , frere du Roy
de Portugal , y arriva parMer
deLisbonne le 277dumois der-1
nier,ayant eſté pour faivi quel
que temps pat un Corfaire
214 MERCURE
d'Alger . Il eſtoit accompagné
parDonManuel,ſecond fils du
Comte de Tarouca, Ambaſſadeur
de S.M. Portugaife,chez
lequel il eſt logé incognito. Le
Traité de la Barriere conclu à
Anvers le 15. Novembre, n'a
pas encore eſté publié , & on
croit qu'il ne le ſera qu'aprés
que les rat fications auront été
échangées. Néanmoins on a
appris par quelques copies qui
en ont été vûës , qu'il con
tient vingt neufarticles , dont
toutes les Gazettes ont fait un
ample détail
12. de ce mois que l'Infant
Don Manuel , frere du Roy
de Portugal , y arriva parMer
deLisbonne le 277dumois der-1
nier,ayant eſté pour faivi quel
que temps pat un Corfaire
214 MERCURE
d'Alger . Il eſtoit accompagné
parDonManuel,ſecond fils du
Comte de Tarouca, Ambaſſadeur
de S.M. Portugaife,chez
lequel il eſt logé incognito. Le
Traité de la Barriere conclu à
Anvers le 15. Novembre, n'a
pas encore eſté publié , & on
croit qu'il ne le ſera qu'aprés
que les rat fications auront été
échangées. Néanmoins on a
appris par quelques copies qui
en ont été vûës , qu'il con
tient vingt neufarticles , dont
toutes les Gazettes ont fait un
ample détail
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6256
p. 211-212
DE VERSAILLES le 25 Octobre.
Début :
Le 19 de ce mois, le Roi tint le sceau. Sa Majesté [...]
Mots clefs :
Roi, Abbaye, Diocèse, Ordre, Vicaire, Abbé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE VERSAILLES le 25 Octobre.
DE VERSAILLES le 25 Octobre.
LE19 de ce mois , le Roi tint le ſceau .
Sa Majefté a donné l'Abbaye de la Peyroufe ;
Ordre de Citeaux , Diocèle de Périgueux , à l'Abbé
12 MERCURE DE FRANCE.
de Chapt de Raftignac , Docteur de Sorbonne , &
Vicaire Général du Diocèfe d'Arles ;
Et le Prieuré de Peyraç , Ordre de S. Auguſtin ,
Diocèle de Périgueux , à l'Abbé d'Hymbercourt ,
ancien Vicaire Général du Diocèfe d'Orléans.
LE19 de ce mois , le Roi tint le ſceau .
Sa Majefté a donné l'Abbaye de la Peyroufe ;
Ordre de Citeaux , Diocèle de Périgueux , à l'Abbé
12 MERCURE DE FRANCE.
de Chapt de Raftignac , Docteur de Sorbonne , &
Vicaire Général du Diocèfe d'Arles ;
Et le Prieuré de Peyraç , Ordre de S. Auguſtin ,
Diocèle de Périgueux , à l'Abbé d'Hymbercourt ,
ancien Vicaire Général du Diocèfe d'Orléans.
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6257
p. 211-212
DE VERSAILLES, le 3 Mai.
Début :
L'Ecole des Chevaux-Legers de la Garde ordinaire du Roi, vient de donner à Monseigneur [...]
Mots clefs :
Duc de Bourgogne, École, Garde du roi, Maniement des armes, Infanterie, Exercices, Représentation, Inspection, Milice, Abbaye, Diocèse, Ordre, Abbé, Sceau, Marquis, Sa Majesté
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE VERSAILLES, le 3 Mai.
DE VERSAILLES le 3 Mai.
L'Ecole des Chevaux- Legers de la Garde ordinaire
du Roi , vient de donner à Monfeigneur le
Duc de Bourgogne le même fpectacle qu'elle offrit
à Sa Majesté au mois de Juin 1756. Les Eleves
de cette Ecole firent devant ce Prince le maniement
des armes , les évolutions de l'infanterie ,
les exercices de l'efcrime & du voltiger. De la
falle de ces exercices , le Prince paffa à une galle
-rie qui domine une vafte carriere , d'où il vit faire
le manége , les évolutions de cavalerie & différentes
courfes de tête. Enfuite les Eléves lui donnèrent
des images de choc & de mêlée de cavalerie
, de poftes attaqués , d'infanterie forcée dans
212 MERCURE DE FRANCE .
fes retranchemens . Ce fpectacle guerrier fe ter
mina par la réunion de l'infanterie & de la cavalerie
formée en bataille devant le Prince , qui en
parut fort fatisfait.
Toutes les perfonnes qui accompagnèrent Monfeigneur
le Duc de Bourgogne, & une foule nombreuſe
de ſpectateurs , applaudirent aux ſuccès des
Eleves de cette Ecole , qui fe perfectionne tous les
jours.
Sa Majefté a chargé de l'Infpection des Milices
Gardes Côtes de la Province de Bretagne , le
Comte de la Noue de Vair , Colonel réformé à la
fuire du régiment de Picardie.
Du 1000
Le Roi a donné l'Abbaye de la Garde - Dieu ,
Ordre de Citeaux , Diocèle de Cahors , à l'Abbé
de Foy , Prêtre du Diocèle de Bourges.
L'Abbaye de Bonlieu , Ordre de Citeaux , Diocèle
de Limoges , à l'Abbé Defmarais , Grand-Vicaire
& Chanoine de la Cathédrale de Troyes.
L'Abbaye de Madion , Ordre de S. Benoît
Diocèle de Saintes , à l'Abbé d'Hériffon , Chanoine
de la Cathé Irale de Saintes.
Et le Prieuré de S. Pierre Defurunnes , Diocèfe
de la Rochelle , au fieur la Boucherie de Varaiſe ,
Chanoine de la Rochelle , & Confeiller- Clerc au
Préfidial de cette Ville.
Du 17.
Lei de ce mois , le Roi tint le fceau la
pour
quarante-neuvieme fois. Le Marquis de Bethune
prêta ferment entre les mains de Sa Majeſté ,
pour la charge de Colonel- Général de la Cavalerie
Légere , vacante par la mort du Prince de Turenne.
L'Ecole des Chevaux- Legers de la Garde ordinaire
du Roi , vient de donner à Monfeigneur le
Duc de Bourgogne le même fpectacle qu'elle offrit
à Sa Majesté au mois de Juin 1756. Les Eleves
de cette Ecole firent devant ce Prince le maniement
des armes , les évolutions de l'infanterie ,
les exercices de l'efcrime & du voltiger. De la
falle de ces exercices , le Prince paffa à une galle
-rie qui domine une vafte carriere , d'où il vit faire
le manége , les évolutions de cavalerie & différentes
courfes de tête. Enfuite les Eléves lui donnèrent
des images de choc & de mêlée de cavalerie
, de poftes attaqués , d'infanterie forcée dans
212 MERCURE DE FRANCE .
fes retranchemens . Ce fpectacle guerrier fe ter
mina par la réunion de l'infanterie & de la cavalerie
formée en bataille devant le Prince , qui en
parut fort fatisfait.
Toutes les perfonnes qui accompagnèrent Monfeigneur
le Duc de Bourgogne, & une foule nombreuſe
de ſpectateurs , applaudirent aux ſuccès des
Eleves de cette Ecole , qui fe perfectionne tous les
jours.
Sa Majefté a chargé de l'Infpection des Milices
Gardes Côtes de la Province de Bretagne , le
Comte de la Noue de Vair , Colonel réformé à la
fuire du régiment de Picardie.
Du 1000
Le Roi a donné l'Abbaye de la Garde - Dieu ,
Ordre de Citeaux , Diocèle de Cahors , à l'Abbé
de Foy , Prêtre du Diocèle de Bourges.
L'Abbaye de Bonlieu , Ordre de Citeaux , Diocèle
de Limoges , à l'Abbé Defmarais , Grand-Vicaire
& Chanoine de la Cathédrale de Troyes.
L'Abbaye de Madion , Ordre de S. Benoît
Diocèle de Saintes , à l'Abbé d'Hériffon , Chanoine
de la Cathé Irale de Saintes.
Et le Prieuré de S. Pierre Defurunnes , Diocèfe
de la Rochelle , au fieur la Boucherie de Varaiſe ,
Chanoine de la Rochelle , & Confeiller- Clerc au
Préfidial de cette Ville.
Du 17.
Lei de ce mois , le Roi tint le fceau la
pour
quarante-neuvieme fois. Le Marquis de Bethune
prêta ferment entre les mains de Sa Majeſté ,
pour la charge de Colonel- Général de la Cavalerie
Légere , vacante par la mort du Prince de Turenne.
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Résumé : DE VERSAILLES, le 3 Mai.
Le 3 mai, l'École des Chevaux-Légers de la Garde ordinaire du Roi a présenté un spectacle au Duc de Bourgogne, similaire à celui offert au Roi en juin 1756. Les élèves ont démontré le maniement des armes, les évolutions de l'infanterie, ainsi que les exercices d'escrime et de voltige. Le Duc a ensuite observé des manœuvres de cavalerie et diverses courses de tête depuis une galerie. Les élèves ont simulé des combats de cavalerie, des attaques de postes et de l'infanterie forcée dans ses retranchements. Le spectacle s'est conclu par une formation en bataille de l'infanterie et de la cavalerie devant le Prince, qui en a été très satisfait. Les spectateurs ont applaudi les performances des élèves, soulignant leur perfectionnement constant. Par ailleurs, le Roi a nommé le Comte de la Noue de Vair à l'inspection des Milices Gardes Côtes de la Province de Bretagne. Il a également attribué diverses abbayes et prieurés à des ecclésiastiques. Le 17 mai, le Roi a tenu le sceau pour la quarante-neuvième fois, et le Marquis de Béthune a prêté serment pour la charge de Colonel-Général de la Cavalerie Légère, vacante suite au décès du Prince de Turenne.
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6258
s. p.
TABLE.
Début :
Pieces Fugitives. Paraphrase sur l'Hymne Victima Paschali, &c. 847 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE .
Ieces Fugitives. Paraphraſe fur l'Hymne Vietima
Pafchali , &c.
Preces
Réponse
847
aux Remarques de M. d'Auvergne, 85
La Poefie , Ode ,
861
Thefe & Reflexions fur la qualité de l'Eau de
Vie ,
Ode à la Reine ,
Réponse du deuxième Muficien , &c.
Ode pour le Prix du Palinod ,
868
875
880
892
Question notable jugée au Parlement d'Aix , 897
Printemps ,
905
Remarques fur la Comparaifon entre la Déclamation
& la Poeſie ,
Idille héroïque ,
908
916
Lettre fur une Monnoye de Philippe Augufte , &
une autre de S. Louis , 920
Les defordres de l'Amour ,&c. Idille Prix des Jeux
925 Floraux ,
Découverte fingulere faite à l'ouverture d'un Cadavre
, dans la Paleftine , & c.
Epigramme ,
929
940
•
Lettres & Explications des Logogryphes &
Enigmes ,
Enigmes & Logogryphes ,
Idem .
946
Nouvelles Litteraires , des Beaux Arts , &c. Memoires
pour fervir à l'Hiftoire des Hommes
Illuftres , &c. 947
Couleurs pour la Peinture , inventées nouvellement
, 968
Avertiffement au fujet du Microfcope de M. Boyle
,
Lettre fur l'A , B , C , de Candiac ,
970
97I
971
Mort de M. de Troy , Peintre de l'Académie
Royale ,
Mort de M, de Valbonnays , fçavant , &c. 976
Chanfon notée 979
Spectacles , Comédie du Muet ,
Démocrite prétendu fou , Extrait ,
Le Divorce , ou les Maris mécontens ,
La T ragedie en Profe ,
Turcaret , Comédie en cinq Actes >
981
.991 .
1001
2005
1006
Nouvelles Etrangeres. Réjouiffances faites à la
Martinique >
Réjouiffances à Conftantinople , &c.
Ruffie , Suiffe & Allemagne ,
D'Italie ,
1007
1012
1025
2028
Difcours de l'Ambaffadeur de l'Empereur , au
Sacré College ,
D'Efpagne & d'Angleterre ,
Morts & Mariages des Pays Etrangers ,
1030-
1032
1033 .
France , Nouvelle de la Cour , de Paris , &c. Nouvelles
Cazernes faites à Metz ,
Promotion des Officiers de Galeres ,
Benefices donnez ,
1035
1037
1038
Solemnité aux Capucins pour la Beatification du
P. Fidel ,
Morts , Naiffances & Mariegee ,
Arrêts , Déclarations , &c.
Ieces Fugitives. Paraphraſe fur l'Hymne Vietima
Pafchali , &c.
Preces
Réponse
847
aux Remarques de M. d'Auvergne, 85
La Poefie , Ode ,
861
Thefe & Reflexions fur la qualité de l'Eau de
Vie ,
Ode à la Reine ,
Réponse du deuxième Muficien , &c.
Ode pour le Prix du Palinod ,
868
875
880
892
Question notable jugée au Parlement d'Aix , 897
Printemps ,
905
Remarques fur la Comparaifon entre la Déclamation
& la Poeſie ,
Idille héroïque ,
908
916
Lettre fur une Monnoye de Philippe Augufte , &
une autre de S. Louis , 920
Les defordres de l'Amour ,&c. Idille Prix des Jeux
925 Floraux ,
Découverte fingulere faite à l'ouverture d'un Cadavre
, dans la Paleftine , & c.
Epigramme ,
929
940
•
Lettres & Explications des Logogryphes &
Enigmes ,
Enigmes & Logogryphes ,
Idem .
946
Nouvelles Litteraires , des Beaux Arts , &c. Memoires
pour fervir à l'Hiftoire des Hommes
Illuftres , &c. 947
Couleurs pour la Peinture , inventées nouvellement
, 968
Avertiffement au fujet du Microfcope de M. Boyle
,
Lettre fur l'A , B , C , de Candiac ,
970
97I
971
Mort de M. de Troy , Peintre de l'Académie
Royale ,
Mort de M, de Valbonnays , fçavant , &c. 976
Chanfon notée 979
Spectacles , Comédie du Muet ,
Démocrite prétendu fou , Extrait ,
Le Divorce , ou les Maris mécontens ,
La T ragedie en Profe ,
Turcaret , Comédie en cinq Actes >
981
.991 .
1001
2005
1006
Nouvelles Etrangeres. Réjouiffances faites à la
Martinique >
Réjouiffances à Conftantinople , &c.
Ruffie , Suiffe & Allemagne ,
D'Italie ,
1007
1012
1025
2028
Difcours de l'Ambaffadeur de l'Empereur , au
Sacré College ,
D'Efpagne & d'Angleterre ,
Morts & Mariages des Pays Etrangers ,
1030-
1032
1033 .
France , Nouvelle de la Cour , de Paris , &c. Nouvelles
Cazernes faites à Metz ,
Promotion des Officiers de Galeres ,
Benefices donnez ,
1035
1037
1038
Solemnité aux Capucins pour la Beatification du
P. Fidel ,
Morts , Naiffances & Mariegee ,
Arrêts , Déclarations , &c.
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Résumé : TABLE.
Le document présente une table des matières d'une œuvre littéraire ou périodique, incluant divers textes et sujets. Les entrées comprennent des poèmes, des lettres, des réflexions et des nouvelles littéraires. Parmi les œuvres notables, on trouve des 'Ieces Fugitives' avec des paraphrases et des hymnes, des odes dédiées à des figures royales, des réponses de musiciens, et des questions jugées au Parlement d'Aix. Le texte mentionne également des sujets variés tels que des remarques sur la déclamation et la poésie, des idylles héroïques, des lettres sur des monnaies historiques, et des découvertes singulières. Des sections sont consacrées aux nouvelles littéraires, aux mémoires historiques, et aux inventions de couleurs pour la peinture. Le document inclut aussi des avis sur des inventions comme le microscope de M. Boyle, ainsi que des annonces de décès de personnalités comme M. de Troy et M. de Valbonnays. Enfin, il traite des spectacles, des comédies, et des nouvelles étrangères, incluant des réjouissances à la Martinique et à Constantinople, ainsi que des discours diplomatiques et des nouvelles de la cour française.
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6259
s. p.
TABLE.
Début :
Avant-Propos. Troisiéme & derniere partie des Mémoires de [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
Ayc.nt-Propos.
Trctjteme & derniers par,
tie des Mémoires de M.le Cardinal
deRetz. VeArs à rMolleîideeMt.6. p2ar#fif.
Le Banquet. 64.
Epitre de M. Thiriotà M. D. 67.
L'Amourcaptifà S. A. S. MAdame
la PrinaJfe de Conti, par
M. le Grand. 7j.
JournalHistorique de Paris 74.
TABLE
jProvifions des Charg s aonnlct en
Juin 1717.&
humai de Hongrie.85
Lettre ccnte de Constantinople À ÏAuteurAh Mercure. 91.
jjcnombrement des Troupes Ottomanes
,
qui doiventserviren-
HONgrie, contre S. M. 1. &
contrelesyéntiens 95.
JirrivéeduChevalierde S. George
a Rome. 100.
Réflexions Cr.:tiques,sur les Avantures
de Telemaque yfils d'U^fty
108.
Bouquet pourlejour de la S. Jean,
par M. D. F. 1,0
Le Char de S. A. S. Madame la
Ptincejfc de Conti, au Cours
,
par Mr Fufelier. 151
Ode Anacréontique à Mlle de L.
papraMr -Mle. ClehCehvevaal,"iteerr de SS..JJory.
lipigrunmes. 157
Enigmes 16;
S-ilteduJoprnaldeParis 16S.
Acception de M deFleuryancien
Evoque de Foejus) a lAcadémie
Francoise l¡Q
T A BLE.
Ver: surla Fables ncitSes p.z.,. Af.
de Li1-74 deAf.deFre.fts.174
DOru du Roy. 1lr>>
MJo'ura.inays.1S1177.-
S.Jor-.teF.irt'w dn Jo',*rnA Ilfrr.
6.J.,-, 1 :..i.L.. ",.f f,", ,/1
Y;Cjt4( -~- , CH d: !h,R:Lit-vr?
¡ rt,Pï:-
rri.'e lemoisp-Jj^
>r le C;:.,.if. î8«.
./truLle d.s Vins. 106
J\Jot:t'c IIci de LocS, 2.1x
Vf Corf.^3 Srlid duy.de Hoirie. 11-1
Fin de la T.ble.
Ayc.nt-Propos.
Trctjteme & derniers par,
tie des Mémoires de M.le Cardinal
deRetz. VeArs à rMolleîideeMt.6. p2ar#fif.
Le Banquet. 64.
Epitre de M. Thiriotà M. D. 67.
L'Amourcaptifà S. A. S. MAdame
la PrinaJfe de Conti, par
M. le Grand. 7j.
JournalHistorique de Paris 74.
TABLE
jProvifions des Charg s aonnlct en
Juin 1717.&
humai de Hongrie.85
Lettre ccnte de Constantinople À ÏAuteurAh Mercure. 91.
jjcnombrement des Troupes Ottomanes
,
qui doiventserviren-
HONgrie, contre S. M. 1. &
contrelesyéntiens 95.
JirrivéeduChevalierde S. George
a Rome. 100.
Réflexions Cr.:tiques,sur les Avantures
de Telemaque yfils d'U^fty
108.
Bouquet pourlejour de la S. Jean,
par M. D. F. 1,0
Le Char de S. A. S. Madame la
Ptincejfc de Conti, au Cours
,
par Mr Fufelier. 151
Ode Anacréontique à Mlle de L.
papraMr -Mle. ClehCehvevaal,"iteerr de SS..JJory.
lipigrunmes. 157
Enigmes 16;
S-ilteduJoprnaldeParis 16S.
Acception de M deFleuryancien
Evoque de Foejus) a lAcadémie
Francoise l¡Q
T A BLE.
Ver: surla Fables ncitSes p.z.,. Af.
de Li1-74 deAf.deFre.fts.174
DOru du Roy. 1lr>>
MJo'ura.inays.1S1177.-
S.Jor-.teF.irt'w dn Jo',*rnA Ilfrr.
6.J.,-, 1 :..i.L.. ",.f f,", ,/1
Y;Cjt4( -~- , CH d: !h,R:Lit-vr?
¡ rt,Pï:-
rri.'e lemoisp-Jj^
>r le C;:.,.if. î8«.
./truLle d.s Vins. 106
J\Jot:t'c IIci de LocS, 2.1x
Vf Corf.^3 Srlid duy.de Hoirie. 11-1
Fin de la T.ble.
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6260
p. 213-216
Nouvelles de Flandres.
Début :
L'armée des alliez ayant passé la Selle, & mis [...]
Mots clefs :
Tranchées, Bataillons, Flandres
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
Nouvelles de Flandres.
L'armée des alliez ayant
paflé la Selle , & mis cette
riviere devant elle , on détacha vingt bataillons &
vingt efcadrons pour invef.
tir le Queſnoy. On a appris qu'ils avoient augmenté le nombre des bataillons
jufqu'à trente. La groffe
7214 MERCURE
99 artillerie avoit été amenée
de Marchienne fur la Scarpe à Denain fur l'Escaut. Ils
devoient ouvrir la tranchée
dans peu. On aflure qu'elle
ne l'étoit pas encore le 12.
a
Parmi les troupes qui forment ce fiege , il n'y en a
point d'Angloifes, ni de celles qui font à la folde de la
Reine de la grande Bretagne. Les lettres du 21. affurent que la tranchée n'étoit pas encore ouverte le
18. que le 13. la garniſon fir
une fortie du côté de la porte de Valenciennes , avec
GALANT. 215
cent dragons & mille fantaffins , qu'ils avoient ruïné
un épaulement des ennemis, défait deux cens hommes qui le gardoient : &
aprés une vigoureuſe reſiſftance contre les piquets ,
qui s'avancerent pour les
fecourir, ils s'étoient retirez
en bon ordre, n'ayant perdu
que 30. hommes , en ayant
tué plus de deux cent aux
ennemis.
" On mande de Tournay ,
que les Etats Generaux ne
font pas fatisfaits des nou.
velles qu'ils ont reçûës d'An-
216 MERCURE
'
gleterre , ils efperoient que
le Parlement defapprouveroit les declarations faites
par le Duc d'Ormond &par
l'Evêque de Briſtol. Ils ont
appris que les refolutions
des deux Chambres étoient
conformes aux intentions
de la Reine , fur- tout celles
des Communes , qui ont
declaré qu'elles affifteroientSa Majeftépour faire
une paix fûre &honorable ,
contre tous ceux du dedans & du dehors qui voudroient s'y oppofer.
L'armée des alliez ayant
paflé la Selle , & mis cette
riviere devant elle , on détacha vingt bataillons &
vingt efcadrons pour invef.
tir le Queſnoy. On a appris qu'ils avoient augmenté le nombre des bataillons
jufqu'à trente. La groffe
7214 MERCURE
99 artillerie avoit été amenée
de Marchienne fur la Scarpe à Denain fur l'Escaut. Ils
devoient ouvrir la tranchée
dans peu. On aflure qu'elle
ne l'étoit pas encore le 12.
a
Parmi les troupes qui forment ce fiege , il n'y en a
point d'Angloifes, ni de celles qui font à la folde de la
Reine de la grande Bretagne. Les lettres du 21. affurent que la tranchée n'étoit pas encore ouverte le
18. que le 13. la garniſon fir
une fortie du côté de la porte de Valenciennes , avec
GALANT. 215
cent dragons & mille fantaffins , qu'ils avoient ruïné
un épaulement des ennemis, défait deux cens hommes qui le gardoient : &
aprés une vigoureuſe reſiſftance contre les piquets ,
qui s'avancerent pour les
fecourir, ils s'étoient retirez
en bon ordre, n'ayant perdu
que 30. hommes , en ayant
tué plus de deux cent aux
ennemis.
" On mande de Tournay ,
que les Etats Generaux ne
font pas fatisfaits des nou.
velles qu'ils ont reçûës d'An-
216 MERCURE
'
gleterre , ils efperoient que
le Parlement defapprouveroit les declarations faites
par le Duc d'Ormond &par
l'Evêque de Briſtol. Ils ont
appris que les refolutions
des deux Chambres étoient
conformes aux intentions
de la Reine , fur- tout celles
des Communes , qui ont
declaré qu'elles affifteroientSa Majeftépour faire
une paix fûre &honorable ,
contre tous ceux du dedans & du dehors qui voudroient s'y oppofer.
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
En Flandres, l'armée des alliés a investi Le Quesnoy après avoir traversé la Selle, avec un total de trente bataillons et vingt escadrons. L'artillerie a été déplacée de Marchienne-sur-Scarpe à Denain-sur-Escaut en vue de l'ouverture d'une tranchée, bien que celle-ci ne soit pas encore ouverte au 12. Les troupes impliquées dans ce siège ne comprennent pas de soldats anglais ou alliés à la reine de Grande-Bretagne. Le 13, la garnison de Le Quesnoy a lancé une sortie près de la porte de Valenciennes avec cent dragons et mille fantassins. Ils ont détruit un épaulement ennemi, défait deux cents hommes et se sont retirés en bon ordre après une résistance vigoureuse, subissant seulement trente pertes tout en tuant plus de deux cents ennemis. À Tournai, les États Généraux expriment leur insatisfaction face aux nouvelles venues d'Angleterre, espérant que le Parlement désapprouverait les déclarations du Duc d'Ormond et de l'Évêque de Bristol. Ils ont appris que les résolutions des deux Chambres étaient conformes aux intentions de la Reine, notamment celles des Communes, qui ont déclaré soutenir la Reine pour une paix sûre et honorable contre toute opposition intérieure ou extérieure.
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6261
p. 211-214
TABLE DES ARTICLES.
Début :
PIECES, FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE. ARTICLE PREMIER. HOTELS des deux Compagnies des Mousquetaires. [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES, FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
HOTELS Horezs des deux Compagnies des Moufquetaires
.
LA Lotterie de l'Amour.
JUPITER & Junon.
A une Demoiſelle.
A Uranie.
Page 5
26
27
29
30
31
SUR une Dame à qui on a donné le nom
de Circé.
MAL A PROPOS, ou l'exil de la Pudeur. Poëme
allégorique.
212 MERCURE DE FRANCE .
ODE fur la Paix . Par M. le Chevalier de
Viguier.
INSCRIPTIO Ludovici XV.
CHANSON fur le mariage de Mlle d'Allencourt
, avec M. le Marquis de Noailles .
A Madame la N *** , lifant la Comédie
des Grâces .
RÉPONSE honnête d'un homme très-honnête
& c.
EPITRE à M. l'Abbé Camu , à Verſailles .
43
47
48
st
53
VERS à Madame & M. de la Belouge , Con-
Leiller au Parlement de Paris. 36
VERS à Madame la Marquife de M .... au
Bal de Verſailles. 58
ENIGMES. $9 & 60
LOGOGRYPHES. 62 & 62
GRAVURE.
63
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
HISTOIRE de France depuis l'établiſſement
de la Monarchie , jufqu'au régne de
Louis XIV. par M. Villaret. Tomes II
& 12.
LETTRE de M. Marin , Cenfeur Royal & de
Police.
AVERTISSEMENT au fujet du Corps complet
de l'Agriculture , du Commerce & des
Arts & Métiers de France , dédié au Roi ,
fous le titre de l'Agronomie & de l'Induf
trie , &c.
L
MÉLANGES de Phyfique & de Morale , contenant
l'Extrait de l'Homme Phyfique &
Moral , & c.
A l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres.
64
75
79
89
94
97 &fuiv.
FEVRIER. 1763 .
213
ARTICLE III. SCIENCES ET BELLES -LETTRES.
ACADÉMIE S.
EXTRAIT de la Séance publique de la Société
Littéraire de CLERMONT en Auvergne.
PROBLEME de Géométrie.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
EXTRAIT de deux Lettres de M. Dumont fils
à M. Le Cat , Ecuyer , &c.
HORLOGE RĮ E.
ESSAI fur l'Horlogerie ; par M. Ferdinand
Berthoud , Horloger à Paris .
OBSERVATIONS fur une Opération de la
Taille .
ANATOMIE.
EXPOSITION anatomique de la ftructure du
corps humain , en vingt grandes Planches
imprimées en couleurs naturelles ,
par M. Gautier.
ARTS AGRÉABLES .
MUSIQUE.
GRAVURE.
102
113
114
119
130
136
738
139
SUPPLEMENT à l'Article des Piéces fugitives . ibid.
A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS &
DESRONAIS.
DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangère ,
fur les Modes actuelles des Françoiſes .
LE Cygne Roi & fes Sujets, Fable.
MADRIGAL à Madame ***.
VERS pour accompagner un Tableau de
M. Amédée Vanloo , repréfentant différentes
vertus.
140
141
144
146
147
214 MERCURE DE FRANCE.
ART . V.
SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles.
148
SPECTACLES DE PARIS.
OPÉRA.
156
COMÉDIE Françoiſe. 176
COMEDIE Italienne .
178
ART. VI. Nouvelles Politiques. 179
MORTS.
192
ART. VIII. Economie & Commerce . 194
Avis divers.
PIECES, FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ARTICLE PREMIER.
HOTELS Horezs des deux Compagnies des Moufquetaires
.
LA Lotterie de l'Amour.
JUPITER & Junon.
A une Demoiſelle.
A Uranie.
Page 5
26
27
29
30
31
SUR une Dame à qui on a donné le nom
de Circé.
MAL A PROPOS, ou l'exil de la Pudeur. Poëme
allégorique.
212 MERCURE DE FRANCE .
ODE fur la Paix . Par M. le Chevalier de
Viguier.
INSCRIPTIO Ludovici XV.
CHANSON fur le mariage de Mlle d'Allencourt
, avec M. le Marquis de Noailles .
A Madame la N *** , lifant la Comédie
des Grâces .
RÉPONSE honnête d'un homme très-honnête
& c.
EPITRE à M. l'Abbé Camu , à Verſailles .
43
47
48
st
53
VERS à Madame & M. de la Belouge , Con-
Leiller au Parlement de Paris. 36
VERS à Madame la Marquife de M .... au
Bal de Verſailles. 58
ENIGMES. $9 & 60
LOGOGRYPHES. 62 & 62
GRAVURE.
63
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
HISTOIRE de France depuis l'établiſſement
de la Monarchie , jufqu'au régne de
Louis XIV. par M. Villaret. Tomes II
& 12.
LETTRE de M. Marin , Cenfeur Royal & de
Police.
AVERTISSEMENT au fujet du Corps complet
de l'Agriculture , du Commerce & des
Arts & Métiers de France , dédié au Roi ,
fous le titre de l'Agronomie & de l'Induf
trie , &c.
L
MÉLANGES de Phyfique & de Morale , contenant
l'Extrait de l'Homme Phyfique &
Moral , & c.
A l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres.
64
75
79
89
94
97 &fuiv.
FEVRIER. 1763 .
213
ARTICLE III. SCIENCES ET BELLES -LETTRES.
ACADÉMIE S.
EXTRAIT de la Séance publique de la Société
Littéraire de CLERMONT en Auvergne.
PROBLEME de Géométrie.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
EXTRAIT de deux Lettres de M. Dumont fils
à M. Le Cat , Ecuyer , &c.
HORLOGE RĮ E.
ESSAI fur l'Horlogerie ; par M. Ferdinand
Berthoud , Horloger à Paris .
OBSERVATIONS fur une Opération de la
Taille .
ANATOMIE.
EXPOSITION anatomique de la ftructure du
corps humain , en vingt grandes Planches
imprimées en couleurs naturelles ,
par M. Gautier.
ARTS AGRÉABLES .
MUSIQUE.
GRAVURE.
102
113
114
119
130
136
738
139
SUPPLEMENT à l'Article des Piéces fugitives . ibid.
A l'Auteur de la Comédie de DUPUIS &
DESRONAIS.
DEUXIÈME LETTRE d'une jeune Etrangère ,
fur les Modes actuelles des Françoiſes .
LE Cygne Roi & fes Sujets, Fable.
MADRIGAL à Madame ***.
VERS pour accompagner un Tableau de
M. Amédée Vanloo , repréfentant différentes
vertus.
140
141
144
146
147
214 MERCURE DE FRANCE.
ART . V.
SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles.
148
SPECTACLES DE PARIS.
OPÉRA.
156
COMÉDIE Françoiſe. 176
COMEDIE Italienne .
178
ART. VI. Nouvelles Politiques. 179
MORTS.
192
ART. VIII. Economie & Commerce . 194
Avis divers.
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document est une table des articles du Mercure de France de février 1763. L'Article Premier présente des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des poèmes, chansons, épîtres et énigmes, tels que 'La Lotterie de l'Amour' et 'Jupiter & Junon'. L'Article II contient des nouvelles littéraires, comme l''Histoire de France' de M. Villaret et des mélanges de physique et de morale. L'Article III traite des sciences et des belles-lettres, avec des extraits de séances académiques et des problèmes de géométrie. L'Article IV aborde les beaux-arts et les arts utiles, incluant des extraits sur la chirurgie, l'horlogerie et l'anatomie. L'Article V détaille les spectacles de la cour à Versailles et ceux de Paris, incluant l'opéra, la comédie française et la comédie italienne. Enfin, l'Article VI mentionne les nouvelles politiques, les décès récents, ainsi que l'économie et le commerce.
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6262
p. 1831-1834
MORTS, NAISSANCES,
Début :
Dame Louise-Therese de Barbançon, mourut à Blois, le 26. May dernier, [...]
Mots clefs :
Héritière, Commandeur de l'Ordre de Saint Louis, Commandement
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texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES,
MORTS , NAISSANCES ,
Ame Louise -Therese de Barbançon,
mourut à Blois , le 26. May dernier,
âgée de 28. ans. Elle étoit seule heritiere
de la Branche des Barbançon du Moulin
Maison qui tire son origine des anciens
Comtes de Flandres. Elle étoit Epouse de
Jacques Savare , Ecuyer , Seigneur de
Charloy , cy- devant Mousquetaire du
Roi , et Ecuyer de feüe Madame la Duchesse
de Berry ..
Le 4. de ce mois , Dame Marie- Geneviéve
Routtier , Epouse de M. Jean- Jacques
Dubergier, Chevalier , Seigneur des
Salles et de Montaumere , mourut à Paris
, âgée de 74. ans.
François - Cesar de Roucy , Chevalier ,
Comte de Sissonne, mourut les Juillet,
âgé de 74. ans.
Dame Catherine Cheveret , veuve da
M. Florant de Cossart , Chevalier , Marquis
Despieds , et Epouse de M. Nicolas-
Louis Grosteste , Chevalier , Seigneur de
Jouy , &c. Commandeur de l'Ordre de
S. Louis , Maréchal des Camps et Armées
du Roi , mourut le 11. Juillet , âgée d'environ
78. ans.
1832 MERCURE DE FRANCE
Charles-François d'Albert Dailly, Duc
de Picquigny , Pair de France , Capitaine
Lieutenant de la Compagnie des Chevaux
Legers de la Garde ordinaire du Roi ,
et Colonel d'un Régiment d'Infanterie
mourut à Paris le 14. Juillet , âgé de
près de 24. ans.
Il laisse une fille de son Mariage avec
N.de Courcillon , Le Roi a donné au Duc
de Chaulnes , son pere, la Charge de Capitaine-
Lieutenant des Chevaux- Legers de
la Garde , à qui au mois d'Avril 1729.
S. M. en avoit conservé le commandement
pour six ans , Il reste encore un fils
au Duc de Chaulnes , qui avoit embrassé
l'Etat Ecclesiastique.
Au Duc de Chaulnes , sur la Mort du Duc
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
Dame Therese de Lambert , veuve de
Louis de Beaupoil , Comte de S. Aulaire,
Seigneur de la Porcherie et de la Grenellerie
, Maréchal des Camps et Armées du
Roi , Colonel du Régiment d'Anguien ,
mourut le 14. Juillet, âgée de 52. ans environ
.
Louis de Montesquiou d'Artagnan, Abbé
Commandataire des Abbayes de Sortes
et de Marzan , mourut le 17. Juillet , âgé
de 82. ans.
Le 24. D. Aimée - Therese - Catherine de
Dreux de Nancré , Epouse de Joachim-
Ignace
1834 MERCURE DE FRANCE
L
Ignace de Berrenechea , Ambassadeur
Plénipotentiaire du Roi d'Espagne auprès
du Roi , pour le Congrès de Soissons
mourut , âgée d'environ 28. ans.
Le même jour , Louis l'Heritier , Ecuyer,
Secretaire du Roi , mourut , âgé de 69 .
ans ou environ .
D.Charlotte-Sophie de Sonning, Epouse
de M.Guy Etienne- Alexandre de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot , Mestre
de Camp de Cavalerie , Sous Lieutenant
des Chevaux - Legers de Bretagne , accoucha
le 14 Juin d'une fille qui fut tenuë
sur les Fonts , et nommée Marie- Louise-
Sophie , par Louis - Auguste de Sonning ,
Chevalier , Conseiller du Roi , et Receveur
General des Finances de la Generalité
de Paris , et par D. Marie-Louise du
Moulley , Epouse de M. Guy de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot.
Ame Louise -Therese de Barbançon,
mourut à Blois , le 26. May dernier,
âgée de 28. ans. Elle étoit seule heritiere
de la Branche des Barbançon du Moulin
Maison qui tire son origine des anciens
Comtes de Flandres. Elle étoit Epouse de
Jacques Savare , Ecuyer , Seigneur de
Charloy , cy- devant Mousquetaire du
Roi , et Ecuyer de feüe Madame la Duchesse
de Berry ..
Le 4. de ce mois , Dame Marie- Geneviéve
Routtier , Epouse de M. Jean- Jacques
Dubergier, Chevalier , Seigneur des
Salles et de Montaumere , mourut à Paris
, âgée de 74. ans.
François - Cesar de Roucy , Chevalier ,
Comte de Sissonne, mourut les Juillet,
âgé de 74. ans.
Dame Catherine Cheveret , veuve da
M. Florant de Cossart , Chevalier , Marquis
Despieds , et Epouse de M. Nicolas-
Louis Grosteste , Chevalier , Seigneur de
Jouy , &c. Commandeur de l'Ordre de
S. Louis , Maréchal des Camps et Armées
du Roi , mourut le 11. Juillet , âgée d'environ
78. ans.
1832 MERCURE DE FRANCE
Charles-François d'Albert Dailly, Duc
de Picquigny , Pair de France , Capitaine
Lieutenant de la Compagnie des Chevaux
Legers de la Garde ordinaire du Roi ,
et Colonel d'un Régiment d'Infanterie
mourut à Paris le 14. Juillet , âgé de
près de 24. ans.
Il laisse une fille de son Mariage avec
N.de Courcillon , Le Roi a donné au Duc
de Chaulnes , son pere, la Charge de Capitaine-
Lieutenant des Chevaux- Legers de
la Garde , à qui au mois d'Avril 1729.
S. M. en avoit conservé le commandement
pour six ans , Il reste encore un fils
au Duc de Chaulnes , qui avoit embrassé
l'Etat Ecclesiastique.
Au Duc de Chaulnes , sur la Mort du Duc
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
Dame Therese de Lambert , veuve de
Louis de Beaupoil , Comte de S. Aulaire,
Seigneur de la Porcherie et de la Grenellerie
, Maréchal des Camps et Armées du
Roi , Colonel du Régiment d'Anguien ,
mourut le 14. Juillet, âgée de 52. ans environ
.
Louis de Montesquiou d'Artagnan, Abbé
Commandataire des Abbayes de Sortes
et de Marzan , mourut le 17. Juillet , âgé
de 82. ans.
Le 24. D. Aimée - Therese - Catherine de
Dreux de Nancré , Epouse de Joachim-
Ignace
1834 MERCURE DE FRANCE
L
Ignace de Berrenechea , Ambassadeur
Plénipotentiaire du Roi d'Espagne auprès
du Roi , pour le Congrès de Soissons
mourut , âgée d'environ 28. ans.
Le même jour , Louis l'Heritier , Ecuyer,
Secretaire du Roi , mourut , âgé de 69 .
ans ou environ .
D.Charlotte-Sophie de Sonning, Epouse
de M.Guy Etienne- Alexandre de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot , Mestre
de Camp de Cavalerie , Sous Lieutenant
des Chevaux - Legers de Bretagne , accoucha
le 14 Juin d'une fille qui fut tenuë
sur les Fonts , et nommée Marie- Louise-
Sophie , par Louis - Auguste de Sonning ,
Chevalier , Conseiller du Roi , et Receveur
General des Finances de la Generalité
de Paris , et par D. Marie-Louise du
Moulley , Epouse de M. Guy de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES,
Le texte relate divers décès et naissances survenus entre 1731 et 1734. En 1731, plusieurs personnalités notables sont décédées, dont Ame Louise-Thérèse de Barbançon, âgée de 28 ans, héritière des Barbançon du Moulin et épouse de Jacques Savare. Dame Marie-Geneviève Routtier, épouse de Jean-Jacques Dubergier, est morte à Paris à 74 ans. François-César de Roucy, chevalier et comte de Sissonne, est décédé à 74 ans. Dame Catherine Cheveret, veuve de Florant de Cossart et épouse de Nicolas-Louis Grosteste, est morte à environ 78 ans. Charles-François d'Albert Dailly, duc de Picquigny et pair de France, est mort à près de 24 ans, laissant une fille et un fils. Dame Thérèse de Lambert, veuve de Louis de Beaupoil, est décédée à environ 52 ans. Louis de Montesquiou d'Artagnan, abbé commandataire, est mort à 82 ans. Dame Aimée-Thérèse-Catherine de Dreux de Nancré, épouse de Joachim-Ignace de Berrenechea, est décédée à environ 28 ans. Louis l'Héritier, écuyer et secrétaire du roi, est mort à environ 69 ans. En 1734, Dame Charlotte-Sophie de Sonning, épouse de Guy Étienne-Alexandre de Faoucq, a accouché d'une fille nommée Marie-Louise-Sophie.
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6263
p. 211-214
ENIGME de M. l'Abbé Tripié.
Début :
Il faut pour m'engendrer beaucoup de patience, [...]
Mots clefs :
Livre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME de M. l'Abbé Tripié.
ENIGME
de M. l'Abbé Tripié.
Ilfaut pour m'engendrer beaucoup
de patience ,
Etfe plaireà l'écart dans unprofondfilence.
Ilfaut certaines dents dont un art
curieux,
Belleproduction d'un homme ingenieux,
Sefert pour me former & me
mettre au grandjour.
Mon pere eft foû de moy ,
donne fon amour.
me
Sij
212 MERCURE
Que je fois beau, bienfait, bon ,
méchant , detestable ,
Qu'aux yeux de l'univers je
paroiffe execrable ;
N'importe , il est mon pere ,
chez luyma beauté
Merite quelquefoisfur tout la
primauté.
Les membres de mon corps rangez
àl'avanture
Sont d'abord deftinez pour être à
latorture.
Car quelque temps aprés mon
pere trop cruel
Semble oublier pour moy fon
amour paternel.
De mes membres épais on fait
un afſſemblage;
GALANT. 213
Parſon ordre je suis réduit en
esclavage.
Jesuisferé, lié, percé de mille
traits :
Agrands coups de marteau l'on
m'accable fans ceffe ,
Unepriſon de bois me retrecit, me
preffe.
Tout cela cependantme donnedes
attraits.
Car aufortir de la jeſuis joli,
mignon ,
L'on me donneſouventdeshabits
magnifiques ,
Tantôt bruns, tantôt noirs , tantos
couleur d'oignon ,
Et l'on me voit paffer comme
214 MERCURE
l'âne aux reliques.
Enchaîné que jefuis , je vole au
boutdu monde,
Jeſuis ſeul fans estre un , je
parcours l'Univers.
On meporte par tout, &quand
jefais ma ronde,
Je restesur la Terre &je paffe
lesMers.
Fay plusieurs ennemis dont la
forcefecrete
Vient en s'infinuant me dévorer
lefein;
Si de sçavoir mon nom vous
avez le deſſein ,
Je ne le diray pas cherchez
d'autre interprete.
de M. l'Abbé Tripié.
Ilfaut pour m'engendrer beaucoup
de patience ,
Etfe plaireà l'écart dans unprofondfilence.
Ilfaut certaines dents dont un art
curieux,
Belleproduction d'un homme ingenieux,
Sefert pour me former & me
mettre au grandjour.
Mon pere eft foû de moy ,
donne fon amour.
me
Sij
212 MERCURE
Que je fois beau, bienfait, bon ,
méchant , detestable ,
Qu'aux yeux de l'univers je
paroiffe execrable ;
N'importe , il est mon pere ,
chez luyma beauté
Merite quelquefoisfur tout la
primauté.
Les membres de mon corps rangez
àl'avanture
Sont d'abord deftinez pour être à
latorture.
Car quelque temps aprés mon
pere trop cruel
Semble oublier pour moy fon
amour paternel.
De mes membres épais on fait
un afſſemblage;
GALANT. 213
Parſon ordre je suis réduit en
esclavage.
Jesuisferé, lié, percé de mille
traits :
Agrands coups de marteau l'on
m'accable fans ceffe ,
Unepriſon de bois me retrecit, me
preffe.
Tout cela cependantme donnedes
attraits.
Car aufortir de la jeſuis joli,
mignon ,
L'on me donneſouventdeshabits
magnifiques ,
Tantôt bruns, tantôt noirs , tantos
couleur d'oignon ,
Et l'on me voit paffer comme
214 MERCURE
l'âne aux reliques.
Enchaîné que jefuis , je vole au
boutdu monde,
Jeſuis ſeul fans estre un , je
parcours l'Univers.
On meporte par tout, &quand
jefais ma ronde,
Je restesur la Terre &je paffe
lesMers.
Fay plusieurs ennemis dont la
forcefecrete
Vient en s'infinuant me dévorer
lefein;
Si de sçavoir mon nom vous
avez le deſſein ,
Je ne le diray pas cherchez
d'autre interprete.
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6264
p. 217-221
ENIGME.
Début :
Il est de mon espece un mâle, une femelle, [...]
Mots clefs :
Vers de la poésie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
IL eft de mon espece un
mâle , une femelle ,
Qui fe feparent rarement ,
Et penfent peu differemment ,
Tant l'un eft pour
fidele.
l'autre
Selon le terroiroù je fuis ,
Feproduis de trés-bons , ou
de trés-mauvaisfruits:
Juillet 1712.
T
218 MERCURE
Tantôt tendre &galant,
&quelquefois barbare,
Je chemine d'unpas inégal
& bizarre
Tantôt trifte & chagrin .
tantôtjoyeux, plaifant ,
Tantôtfaifant éloge, &
tantôt médifant.
Quand je fuis ferieux,
quandj'ai de la trif
teße ,
Τ
Alors mon corps plus éStenda..
Sur plus de pieds eft répanda:
GALANT. 219
Mais loin d'augmenter
ma viteße,
Je n'en vais que plus gravement.
Quandje fuisgat , quand
j'ai de l'enjoument ,
Alors mon corps & ma
figure
Sont d'une inégale ftructure ,
Et ne marche qu'à perit
train.
Je fers dans l'amoureuse
peine
Lesfoins du tendre amour,
Tij
220 MERCURE
le depit & la haine ;
Fe mords, jepique , &répands du venin,
Dont le poifon a tant de
violence ,
Qu'il revient vivement
furcelui qui le lance.
Le bûveur transportédes
douceurs de Baccus,
Vient chanter avec moy
la douceur defonjus.
C'est moy qui fous la loy
de cette rime obfcure
Te viens cacher ici cette
fombre peinture.
GALANT. 221
C'est chercher trop longtemps , lecteur trop
curieux ,
Quoy tu ne me vois pas ?
je fuisdevant tes yeux.
IL eft de mon espece un
mâle , une femelle ,
Qui fe feparent rarement ,
Et penfent peu differemment ,
Tant l'un eft pour
fidele.
l'autre
Selon le terroiroù je fuis ,
Feproduis de trés-bons , ou
de trés-mauvaisfruits:
Juillet 1712.
T
218 MERCURE
Tantôt tendre &galant,
&quelquefois barbare,
Je chemine d'unpas inégal
& bizarre
Tantôt trifte & chagrin .
tantôtjoyeux, plaifant ,
Tantôtfaifant éloge, &
tantôt médifant.
Quand je fuis ferieux,
quandj'ai de la trif
teße ,
Τ
Alors mon corps plus éStenda..
Sur plus de pieds eft répanda:
GALANT. 219
Mais loin d'augmenter
ma viteße,
Je n'en vais que plus gravement.
Quandje fuisgat , quand
j'ai de l'enjoument ,
Alors mon corps & ma
figure
Sont d'une inégale ftructure ,
Et ne marche qu'à perit
train.
Je fers dans l'amoureuse
peine
Lesfoins du tendre amour,
Tij
220 MERCURE
le depit & la haine ;
Fe mords, jepique , &répands du venin,
Dont le poifon a tant de
violence ,
Qu'il revient vivement
furcelui qui le lance.
Le bûveur transportédes
douceurs de Baccus,
Vient chanter avec moy
la douceur defonjus.
C'est moy qui fous la loy
de cette rime obfcure
Te viens cacher ici cette
fombre peinture.
GALANT. 221
C'est chercher trop longtemps , lecteur trop
curieux ,
Quoy tu ne me vois pas ?
je fuisdevant tes yeux.
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6265
p. 212-216
MORT.
Début :
Mr. Estienne de Bragelongne Capitaine au Regiment des Gardes, Major [...]
Mots clefs :
Étienne de Bragelongne, Paris, Régiment des gardes, Thomas de Bragelongne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORT.
MORT.
Mr. Estienne de Bragelongne
Capitaine au Regiment
des Gardes, Major
general & Brigadier des
Armées du Roy, est mort
le premier Février, il fut
d'abord dés l'âge de cinq
ans reçû Chevalier de Malte,
ilquitta cet Ordre Militaire,
pour épouferfa cou -
fine germaine, commença
à servir en qualité de Cornette
de Cavalerie
, & en
cette qualitéilfut prisprifonnier
ala Bataille de Tréves
à l'âge de quatorze ans,
où il eut trois chevaux tuez
fous luy; ensuite S. M.luy
donna une Enseigne au Régiment
des Gardes, Apres
la bataille de SieinKerque
le Roy lui donna une Compagnie
dans le mesme Régiment,
ensuite le fit Infpecteur
d'Infanterie, Ma- -
jor general, & Brigadier de
ses Armées,ilfut blessé d'un
coup demoufquet à la tête
au Siége de Namur, où il
servoit en qualité de Major
general ; il s'estdiftingué
à plusieurs Siéges &
Batailles
:
Il a esté marié
à Marie
-
Hector de Marle
sa cousine germaine.
Il estoitfils deThomas
de Bagelone Seigneur
d'Enjenville, premier President
au Parlement de
Metz, & de Dame Marie-
Hector de Marle, & frere
de Christophe
- François
de Bragelongne
,
Conseiller
de la grande Chambre
au Parlement de Paris, de
de Geofroy
- Dominique
de Bragelongne ,Vicomte
d'Edeville
,
Maître des Requestes
; de Nicolas de Bragelongne
qui est mort en 1 7 i3,
Doyen & Comte de Sains Julien
de Brionde; dc7, Thomas
de Bragelongne Docteur en
Théologie de la Faculté de Paris,
Chanoine honnoraire de S.
Julien de Brionde
,
Doyen de
Senlis, puis Chanoine de l'Eglise
de Paris, & de quantité
d'autres freres & foeurs,sa mere
ayant eu 17. ou 18enfans
La famillede Bragelogne est
tres considerable dansl'Epée ôc
dans la Robe, dont on ra porte
son origine à GelogneSeigneur
de Bray, Fondateur de la
Terre de Bragelongne que l'on
croit fils puisné de Landry
Comte de Nevers & d'Auxerre;
& de Mathilde de BourgogneComté,
quoy qu'il en soit elle
est tres considerable à Paris depuis
Thomas de Bragelongne
Ecuyer Seigneur de Jouy de
de Brassy &deOuzé,quiépousa
en premieresNôces T-homase
Regnier
,
Seen secondes Nôces
Marie Favier, il eut desenfans
des deux lits , du premier il eut
Martin de Bragelongne Lieutenant
particulier, civil & criminel
au Chastelet de Paris & Pre-
-
vôc des Marchands en 1558. son
frere du 2. lit Thomas de Bragelongnefut
Lieutenant criminel
au Châtelet de Paris laissa postericé
qui est éteinte.
-
Mais de Martin de Bragelongne
son frere aîné toutes les branches de
cette maisonsontsorties. Il eut six
garçons,sçavoir Jean,Jerôme,Thomas,
Marttin,Nicolas & Jacques qui
ont fait chacune une branche qui sõt
raportées justes dans le Morery.
Mr. Estienne de Bragelongne
Capitaine au Regiment
des Gardes, Major
general & Brigadier des
Armées du Roy, est mort
le premier Février, il fut
d'abord dés l'âge de cinq
ans reçû Chevalier de Malte,
ilquitta cet Ordre Militaire,
pour épouferfa cou -
fine germaine, commença
à servir en qualité de Cornette
de Cavalerie
, & en
cette qualitéilfut prisprifonnier
ala Bataille de Tréves
à l'âge de quatorze ans,
où il eut trois chevaux tuez
fous luy; ensuite S. M.luy
donna une Enseigne au Régiment
des Gardes, Apres
la bataille de SieinKerque
le Roy lui donna une Compagnie
dans le mesme Régiment,
ensuite le fit Infpecteur
d'Infanterie, Ma- -
jor general, & Brigadier de
ses Armées,ilfut blessé d'un
coup demoufquet à la tête
au Siége de Namur, où il
servoit en qualité de Major
general ; il s'estdiftingué
à plusieurs Siéges &
Batailles
:
Il a esté marié
à Marie
-
Hector de Marle
sa cousine germaine.
Il estoitfils deThomas
de Bagelone Seigneur
d'Enjenville, premier President
au Parlement de
Metz, & de Dame Marie-
Hector de Marle, & frere
de Christophe
- François
de Bragelongne
,
Conseiller
de la grande Chambre
au Parlement de Paris, de
de Geofroy
- Dominique
de Bragelongne ,Vicomte
d'Edeville
,
Maître des Requestes
; de Nicolas de Bragelongne
qui est mort en 1 7 i3,
Doyen & Comte de Sains Julien
de Brionde; dc7, Thomas
de Bragelongne Docteur en
Théologie de la Faculté de Paris,
Chanoine honnoraire de S.
Julien de Brionde
,
Doyen de
Senlis, puis Chanoine de l'Eglise
de Paris, & de quantité
d'autres freres & foeurs,sa mere
ayant eu 17. ou 18enfans
La famillede Bragelogne est
tres considerable dansl'Epée ôc
dans la Robe, dont on ra porte
son origine à GelogneSeigneur
de Bray, Fondateur de la
Terre de Bragelongne que l'on
croit fils puisné de Landry
Comte de Nevers & d'Auxerre;
& de Mathilde de BourgogneComté,
quoy qu'il en soit elle
est tres considerable à Paris depuis
Thomas de Bragelongne
Ecuyer Seigneur de Jouy de
de Brassy &deOuzé,quiépousa
en premieresNôces T-homase
Regnier
,
Seen secondes Nôces
Marie Favier, il eut desenfans
des deux lits , du premier il eut
Martin de Bragelongne Lieutenant
particulier, civil & criminel
au Chastelet de Paris & Pre-
-
vôc des Marchands en 1558. son
frere du 2. lit Thomas de Bragelongnefut
Lieutenant criminel
au Châtelet de Paris laissa postericé
qui est éteinte.
-
Mais de Martin de Bragelongne
son frere aîné toutes les branches de
cette maisonsontsorties. Il eut six
garçons,sçavoir Jean,Jerôme,Thomas,
Marttin,Nicolas & Jacques qui
ont fait chacune une branche qui sõt
raportées justes dans le Morery.
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Résumé : MORT.
Le texte relate la vie et les exploits de Mr. Estienne de Bragelongne, Capitaine au Régiment des Gardes, Major général et Brigadier des Armées du Roy. Né dans une famille noble, il fut reçu Chevalier de Malte à l'âge de cinq ans, mais quitta cet ordre pour épouser sa cousine germaine. À quatorze ans, il fut pris prisonnier lors de la Bataille de Trèves après avoir eu trois chevaux tués sous lui. Il débuta sa carrière militaire en tant que Cornette de Cavalerie et reçut ensuite une Enseigne au Régiment des Gardes. Après la bataille de Steenkerque, le Roi lui attribua une Compagnie dans le même Régiment. Il fut promu Inspecteur d'Infanterie, Major général et Brigadier des Armées. Blessé à la tête par un coup de mousquet lors du Siège de Namur, il se distingua dans plusieurs sièges et batailles. Il épousa Marie-Hector de Marle, sa cousine germaine. Issu de Thomas de Bragelongne, Seigneur d'Enjenville et Premier Président au Parlement de Metz, et de Dame Marie-Hector de Marle, il avait plusieurs frères et sœurs, sa mère ayant eu dix-sept ou dix-huit enfants. La famille de Bragelongne est notable tant dans l'Épée que dans la Robe, avec des origines remontant à Gelogne, Seigneur de Bray. La lignée est également notable à Paris depuis Thomas de Bragelongne, Écuyer Seigneur de Jouy, de Brassy et d'Ouzé.
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6266
p. 211-215
Suite du Catalogue de M. le Chevalier Blondeau de Charnage.
Début :
NOMS Des Maisons. NOMBRE Des Titres. Amette. I. [...]
Mots clefs :
Famille, Titre de noblesse, Table alphabétique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite du Catalogue de M. le Chevalier Blondeau de Charnage.
SUITE du Catalogue de M. le Chevalier
BLONDEAU DE CHARNAGE.
NOMS
DES MAISONS.
AMETTE .
AMEREVILLE.
AMY ( L' ) .
AMIGAULT.
Амгот .
AMIRAUT , ou ADMIRAUT.
AMOURS ( D' ) .
AMPROU X.
A MULTO N.
NOMBRE
DES TITRE S
1 .
I.
10 .
ANAPPIER. R. Voyez HANNAPIER ,
ANAST. 1. A.
ANCEAU . •
ANCEAU ME.
ANCELM E.
ANDELOT. 1. A. & R.
1 .
21
3.
3.
ANDEUS E.
17
ANDIGNE'. 1. G..
ANDIGNi.
1.
I.
ANDINO .
ANDOINS ( D³ ).
2 .
2 .
ANDRAS .
ANDRAULI SANDRA U.
1 .
ANDREA S.
ANDRE'.
ANDREY. 1. G.
ANDIENAS.
212 MERCURE DE FRANCE
NOMS
DES MAISONS.
ANDRESO T. R.
ANDREV E L. I. A
ANDRIEU .
ASNE ( L').
ANEBAULT (D').
ANNEQUIN.
ANERDET.
NOMBRE
DES TITRES
I
2.
For
1.
1.
ANERDY.
ANERLY.
ANNEVILLE (D³).
ANFRIE. I. A.
ANFROY ,
ANGELY ,
ANGENNES ( D').
ANGENOST.
ANGENOUST,
ANGER.
ANGERVILLE.
ANCEVILLE. I. A.
ANGIBERT.
ANGIRA R D.
ANGLADE ( De l' ) ..
ANGLADE S.
I'
2
It
2.
1
6. ANGLARD ( D' ).
ANGLI BERNIER ( D³).
ANGLUR E.
ANGOT.
ANGOULAIN.
ANGOULEVANT.
ANGUE CHIN ( D³ ) .-
ANGUETI N..
1.
6.
76
I.
3.
8.
DECEMBRE. 1759 . 213
NOMBRE
DES TITRES
NOMS
DES MAISONS.
ASNIERE S.
ANJORAN T.
ANJOU ( D' ),
ANIQUET.
ANISSO N.
ANLEZY ( D' ) . 1. A.
ANQUETE L.
ANQUETI L.
ANSTRUD E. 1. G. & 1. A.
ANTHENA ISE.
ANTOIN E.
ANTHOINET.
ANTHON.
ANTHONNIS , & ANTONIS.
ANTRAVES.
A OUST ( D' ) .
APCHON.
APCHIER. Un Mémoire imprimé.
APELA BONI.
APPOUE L.
APPOUG NY.
AQUA ( D' ).
AQUAQUI A.
ACQUET.
ARA DO N.
ARAGE PIED.
ARAYEPIED , OU ARRAIGEPIED.
ARAGON.
ARAMBAR.
ARRAS ( D' ).
5 .
2
Le
I.
7.
4.
2.
7.
12.
I.
I.
3.
2.
AREALESTE . I. A. R. & 26
214 MERCURE DE FRANCE.
NOMS
DES MAISONS. I
ARBELOT. R.
NOMBRE
DES TITRES
I.
ARBONNE AU.
ARBOUSSIER . I. G
ARCHAMBAULT.
ARCHE ( L' ) .
ARCHER ( L' )
ARCHIA C.
ARCHIE R.
ARCHINBAUE,
ARCY. I. A.
ARCISSA C.
5 .
2.
4.
4 .
2..
I.
AR CO.
2 .
ARSONAT D' ).
1 .
ARCONNEUR ( L' ), 3.
ARDENS ( Des ) . 1 , G.
ARDERET.
I.
ARDIER.
1
ARDILLIER,
ARDON ( D' ),
AREI S.
AREMBERG.
ARINE.
ARERES ( D )
ARESIN.
ARREST ( D'),
ARREV AUT.
ARGENNE S. ( D' },
AKGENT ( D ' ) R.
ARGENTIER,
ARGY D' .
ARGIL LEMONT,
I.
I.
3.
I.
I.
1 .
I.
DECEMBRE. 1759.
219
NOMS
DES MAISONS.
NOMBRE
DES TITRES
ARGILLIERE ( D' ),
ARGILIERES.
ARGONNE.
ARGOUGES .
ARGOUJON.
ARGUM VILLIERS.
ARRIBA T.
BLONDEAU DE CHARNAGE.
NOMS
DES MAISONS.
AMETTE .
AMEREVILLE.
AMY ( L' ) .
AMIGAULT.
Амгот .
AMIRAUT , ou ADMIRAUT.
AMOURS ( D' ) .
AMPROU X.
A MULTO N.
NOMBRE
DES TITRE S
1 .
I.
10 .
ANAPPIER. R. Voyez HANNAPIER ,
ANAST. 1. A.
ANCEAU . •
ANCEAU ME.
ANCELM E.
ANDELOT. 1. A. & R.
1 .
21
3.
3.
ANDEUS E.
17
ANDIGNE'. 1. G..
ANDIGNi.
1.
I.
ANDINO .
ANDOINS ( D³ ).
2 .
2 .
ANDRAS .
ANDRAULI SANDRA U.
1 .
ANDREA S.
ANDRE'.
ANDREY. 1. G.
ANDIENAS.
212 MERCURE DE FRANCE
NOMS
DES MAISONS.
ANDRESO T. R.
ANDREV E L. I. A
ANDRIEU .
ASNE ( L').
ANEBAULT (D').
ANNEQUIN.
ANERDET.
NOMBRE
DES TITRES
I
2.
For
1.
1.
ANERDY.
ANERLY.
ANNEVILLE (D³).
ANFRIE. I. A.
ANFROY ,
ANGELY ,
ANGENNES ( D').
ANGENOST.
ANGENOUST,
ANGER.
ANGERVILLE.
ANCEVILLE. I. A.
ANGIBERT.
ANGIRA R D.
ANGLADE ( De l' ) ..
ANGLADE S.
I'
2
It
2.
1
6. ANGLARD ( D' ).
ANGLI BERNIER ( D³).
ANGLUR E.
ANGOT.
ANGOULAIN.
ANGOULEVANT.
ANGUE CHIN ( D³ ) .-
ANGUETI N..
1.
6.
76
I.
3.
8.
DECEMBRE. 1759 . 213
NOMBRE
DES TITRES
NOMS
DES MAISONS.
ASNIERE S.
ANJORAN T.
ANJOU ( D' ),
ANIQUET.
ANISSO N.
ANLEZY ( D' ) . 1. A.
ANQUETE L.
ANQUETI L.
ANSTRUD E. 1. G. & 1. A.
ANTHENA ISE.
ANTOIN E.
ANTHOINET.
ANTHON.
ANTHONNIS , & ANTONIS.
ANTRAVES.
A OUST ( D' ) .
APCHON.
APCHIER. Un Mémoire imprimé.
APELA BONI.
APPOUE L.
APPOUG NY.
AQUA ( D' ).
AQUAQUI A.
ACQUET.
ARA DO N.
ARAGE PIED.
ARAYEPIED , OU ARRAIGEPIED.
ARAGON.
ARAMBAR.
ARRAS ( D' ).
5 .
2
Le
I.
7.
4.
2.
7.
12.
I.
I.
3.
2.
AREALESTE . I. A. R. & 26
214 MERCURE DE FRANCE.
NOMS
DES MAISONS. I
ARBELOT. R.
NOMBRE
DES TITRES
I.
ARBONNE AU.
ARBOUSSIER . I. G
ARCHAMBAULT.
ARCHE ( L' ) .
ARCHER ( L' )
ARCHIA C.
ARCHIE R.
ARCHINBAUE,
ARCY. I. A.
ARCISSA C.
5 .
2.
4.
4 .
2..
I.
AR CO.
2 .
ARSONAT D' ).
1 .
ARCONNEUR ( L' ), 3.
ARDENS ( Des ) . 1 , G.
ARDERET.
I.
ARDIER.
1
ARDILLIER,
ARDON ( D' ),
AREI S.
AREMBERG.
ARINE.
ARERES ( D )
ARESIN.
ARREST ( D'),
ARREV AUT.
ARGENNE S. ( D' },
AKGENT ( D ' ) R.
ARGENTIER,
ARGY D' .
ARGIL LEMONT,
I.
I.
3.
I.
I.
1 .
I.
DECEMBRE. 1759.
219
NOMS
DES MAISONS.
NOMBRE
DES TITRES
ARGILLIERE ( D' ),
ARGILIERES.
ARGONNE.
ARGOUGES .
ARGOUJON.
ARGUM VILLIERS.
ARRIBA T.
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Résumé : Suite du Catalogue de M. le Chevalier Blondeau de Charnage.
Le document est une suite du catalogue du Chevalier Blondeau de Charnage, listant les noms de diverses maisons nobles et le nombre de leurs titres. Les entrées sont organisées alphabétiquement, de 'Amette' à 'Arribat'. Chaque nom de maison est suivi du nombre de titres associés, souvent indiqués par des abréviations telles que 'I. A.' pour 'Illustre et Ancien' ou 'R.' pour 'Royal'. Par exemple, 'Amette' possède 1 titre, tandis que 'Amereville' en possède 10. Certaines entrées incluent des notes supplémentaires, comme 'Un Mémoire imprimé' pour 'Apchier'. Le document reflète la diversité et la richesse des maisons nobles listées, couvrant une large gamme de noms et de titres.
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6267
p. 1041-1046
ARRESTS NOTABLES.
Début :
ORDONNANCE DU ROY, du 10. Février, concernant les Compagnies franches [...]
Mots clefs :
Troupes, Logis, Logements, Roi, Compagnies, Livres, Rentes, Maisons, Troupes de la Maison de Sa Majesté
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texteReconnaissance textuelle : ARRESTS NOTABLES.
ARRESTS NOTABLES.
RDONNANCE DU ROY , du 10.
·
ches de la Marine par lequel S. M. ordonne qu'il
soit passé aux Capitaines dont les Compagnies.
seront complettes au premier Mars prochain
trois mois de paye pour chacun desdits Soldats ,
Outre et par dessus les vingt livres portées
par l'Ordonnance du 14. Décembre 1733.-
Sa Majesté ayant aussi égard à ce que les Capi
taines dont les Compagnies ont ordre de marcher
dans le courant de ce mois pour aller relever
celles qui sont dans les autres Ports ou Départe
mens , ne pourront les rendre complettes au.
premier Mars prochain ; elle accorde auxdits .
Capitaines un délai d'un mois après leur arrivée
dans le Port ou Département de leur nouvelle .
desti1042
MERCURE DE FRANCE
destination , voulant que ceux qui seront com
plets dans ledit temps , jouissent pareillement de
trois mois de paye de gratification.
AUTRE du 16. Février , portant deffenses
aux Capitaines de Bâtimens qui vont faire la Pêche
aux Côtes de l'Ile de Terre- neuve , et autres
embarquez sur lesdits Bâtimens , de traiter aucunes
Armies , munitions ni ferremens , avec les
Sauvages Esquimaux ,
ARREST du même jour , qui ordonne que
les Préposez par les sieurs Commissaires départis
pour le recouvrement du Dixiéme , seront tenus
de faire leurs diligences contre les dénommez
dans les Rôles , et d'en payer le montant de
tier en quartier , à peine d'y être contraints en
leur nom.
quar
Et que lesdits Préposez , durant leur gestion ,
seront taxez d'office sans pouvoir être augmentez
et exempts de Collecte , Tutelle , Curatelle ,
nomination à icelle, de la solidité et de la milice,
tant pour eux , que pour un de leurs enfans.
que
AUTRE du même jour , qui ordonne les
Détempteurs d'héritages chargez de rentes , se
ront tenus d'en déclarer le revenu er d'en payer
le Dixiéme , au moyen de quoi ils retiendront
le Dixiéme desdites rentes à leur profit ; et que.
les Détempteurs des Maisons deCampagne qu'ils
habitent et qui sont chargez de rentes , sans leur
procurer aucun revenu , retiendront aussi le Di
ziéme desdites rentes , qui sera payé à S. M.
EDIT DU ROY , portant réunion de la Ju
risdiction de la Prévôté de la Ville du Mans , à
celle
MAY. 1043 1724.
celle de la Sénechaussée de cette Ville. Donné à
Marly au mois de Janvier 1734. Registré en
Parlement le 3. Mars , par lequel S. M. ordonne
l'execution des 22. Articles contenus dans ledit
Edit , &c .
ORDONNANCE DU ROY , du 10. Mars ,
concernant le logement des Troupes de la Mai-
Son de Sa Majesté , par laquelle S. M. ordonne
ce qui suit :
ARTICLE PREMIER
Lorsque les quatre Compagnies des Gardes du
Corps de S. M. celles des Gendarmes , Chevaux-
Legers et les deux Compagnies des Mousquetai
res de sa Garde ordinaire , ainsi que les Régimens
des Gardes Françoises et Suisses , marcheront
à la suite de S. M. lorsqu'elle ira dans ses
Maisons Royales ou dans les autres voyages
qu'Elle pourroit faire, quelque cause que ce puisse
être , lesdites Troupes seront logées sous les ordres
du Grand- Maréchal des Logis , sur la route
de S. M. et dans les quartiers qui leur seront assignez
dans le lieu de sa résidence , ou aux environs
et l'assiette et distribution desdits logemens
sera faite par les Maréchaux et Fouriers desdits
logemens sera faite par les Maréchaux et Fourriers
des Logis de S. M. et au cas qu'il ne se
trouve pas de Maréchaux ou Fourriers des Logis
esdits quartiers , l'assiette et distribution des.
logemens sera faite par les Maires et Echevins .
II. Lorsque lesdites Troupes marcheront par
une autre route que celle du Roy , et qu'elle ne
sera cependant pas éloignéé de plus de quatre
lieues de celles de S. M. elles seront également
logées sous les odrres du Grand- Maréchal des
Logis
2044 MERCURE DE FRANCE
Logis , et la distribution des logemens sera faite
en la forme prescrite par l'Article cy - dessus ;
mais lorsque lesdites Troupes marcheront par
une route è.o.gnée de celle de S. M. de plus de
quatre lieues , elles seront logées par les Maires
et Echevins des Villes et Lieux , jusqu'à - ce qu'el
les soient arrivées aux quartiers qui leur aurant
été assignez par un Grand- Maréchal des Logis ,
dans le lieu de la résidence de . S. M. ou aux environs.
III. Lorsque lesdites Troupes de la Maison
de S. M. marcheront à sa suite , elles seront logées
, soit dans les routes qu'elles feront , soit
dans leurs quartiers , chez les personnes exemp
tes ou non exemptes , privilegiées ou non privi
• legiées ; en observant neanmoins de n'asseoir de
logemens chez les personnes exemptes et privile
giées , qu'autant qu'il ne s'en trouveroit pas as
sez de convenables chez les personnes non exemptes.
Veut et entend S. M. que les Ecclesiastiques
et Gentilshommes ne soient sujets au logement
desdites Troupes , pour les maisons qu'ils occu
pent personnellement , que dans le cas d'une né
cessité indispensable , et où il survien roit quel
que contestation sur le fait desdits logemens ,
soit de la part des Troupes de la Maison de S. M.
soit des Particuliers chez le quels elles seront lo
gées , elles seront portées au Grand- Maréchal
des Logis , lorsque le logement aura été fait sous
ses ordres , pour en être rendu compte à S. M.
ORDONNANCE de Police ; du 15. May ,
qui enjoint de faire creuser les Puits qui manquent
d'eau , par laquelle il est ordonné que dans
quinze jours il sera fait visite par les Commissaires
du Châtelet , chacun dans leur Quartier
•
accomMAY.
1731. 1045
accompagnez d'un Architecte , de tous les Puits
des Maisons étant dans leur Quartier , à l'effet
de connoître s'il y a de l'eau dans lesdits Puits ,
et en cas qu'il ne s'en trouve point , ils en dresse
ront procès verbal , et en consequence feront as
signer pardevant le Lieutenant General de Police
lesdits Proprietaires , pour y être pourvû ainsi
qu'il appartiendra ; si mieux n'aiment lesdits
Proprietaires donner leur soumission au Com.
missaire de faire creuser leursdits . Puits jusqu'à
P'eau , dans l'espace d'un mois , & c.
ARREST du 16. Mars , qui ordonne qu'en
payant par les Magistrats des Chefs Colleges des
Villes et Chastelienies de la Flandre Maritime , la
somme de 13oooo. livres par chacune année ,
tant et si long-temps que le Dixiéme aura lieu
les biens et revenus situez dans la Flandre Mari
time seront exempts de la levée de cette im
position.
AUTRE du 16. Mars , en faveur des Habitans
de la Ville d'Avignon et du Comtat Venaissin ,
par lequel S. M. ordonne l'execution des neuf
Articles contenus audit Arrêt.
AUTRE du 20. Mars , en interprétation de
celui du 17. Mars 1733. portant reglement sur
Marchandises en Pacotille , qui réduit à six pour
Ent la reteauë qui avoit été fixée à quatorze
pour
cent par ledit Arrêt du 17. Mars,
AUTRE du 23. Mars qui regle les droits qui
seront à l'avenir perçus à l'entrée du Royaume,
sur les Lins ' de toate qualité venant du Pays
Ettanger.
AU
1046 MERCURE DE FRANCE
AUTRE du même jour , qui ordonne qu'en
payant par les Magistrats des Villes de Valencien
nes , le Quesnoy , Maubeuge , Bavay , Landrecy,
Avesnes, Givet , Philippeville , Mariembourg
et Condé , la somme de 14000c . livres par chacune
année , tant et si long-temps que le Dixiéme
aura lieu , les biens et revenus situez dans la
Province du Hainaut seront exempts de la levée
de cette imposition.
LETTRES PATENTES qui approuvent et
confirment les Déliberations du Clergé des 27.
Février et 12. Mars 1734. et lui permettent
d'emprunter à constitution de rente au denier
vingt , douze millions de livres. Données à Versailles
le 23. Mars 1734. Registrées en Parlement
le 30 .
RDONNANCE DU ROY , du 10.
·
ches de la Marine par lequel S. M. ordonne qu'il
soit passé aux Capitaines dont les Compagnies.
seront complettes au premier Mars prochain
trois mois de paye pour chacun desdits Soldats ,
Outre et par dessus les vingt livres portées
par l'Ordonnance du 14. Décembre 1733.-
Sa Majesté ayant aussi égard à ce que les Capi
taines dont les Compagnies ont ordre de marcher
dans le courant de ce mois pour aller relever
celles qui sont dans les autres Ports ou Départe
mens , ne pourront les rendre complettes au.
premier Mars prochain ; elle accorde auxdits .
Capitaines un délai d'un mois après leur arrivée
dans le Port ou Département de leur nouvelle .
desti1042
MERCURE DE FRANCE
destination , voulant que ceux qui seront com
plets dans ledit temps , jouissent pareillement de
trois mois de paye de gratification.
AUTRE du 16. Février , portant deffenses
aux Capitaines de Bâtimens qui vont faire la Pêche
aux Côtes de l'Ile de Terre- neuve , et autres
embarquez sur lesdits Bâtimens , de traiter aucunes
Armies , munitions ni ferremens , avec les
Sauvages Esquimaux ,
ARREST du même jour , qui ordonne que
les Préposez par les sieurs Commissaires départis
pour le recouvrement du Dixiéme , seront tenus
de faire leurs diligences contre les dénommez
dans les Rôles , et d'en payer le montant de
tier en quartier , à peine d'y être contraints en
leur nom.
quar
Et que lesdits Préposez , durant leur gestion ,
seront taxez d'office sans pouvoir être augmentez
et exempts de Collecte , Tutelle , Curatelle ,
nomination à icelle, de la solidité et de la milice,
tant pour eux , que pour un de leurs enfans.
que
AUTRE du même jour , qui ordonne les
Détempteurs d'héritages chargez de rentes , se
ront tenus d'en déclarer le revenu er d'en payer
le Dixiéme , au moyen de quoi ils retiendront
le Dixiéme desdites rentes à leur profit ; et que.
les Détempteurs des Maisons deCampagne qu'ils
habitent et qui sont chargez de rentes , sans leur
procurer aucun revenu , retiendront aussi le Di
ziéme desdites rentes , qui sera payé à S. M.
EDIT DU ROY , portant réunion de la Ju
risdiction de la Prévôté de la Ville du Mans , à
celle
MAY. 1043 1724.
celle de la Sénechaussée de cette Ville. Donné à
Marly au mois de Janvier 1734. Registré en
Parlement le 3. Mars , par lequel S. M. ordonne
l'execution des 22. Articles contenus dans ledit
Edit , &c .
ORDONNANCE DU ROY , du 10. Mars ,
concernant le logement des Troupes de la Mai-
Son de Sa Majesté , par laquelle S. M. ordonne
ce qui suit :
ARTICLE PREMIER
Lorsque les quatre Compagnies des Gardes du
Corps de S. M. celles des Gendarmes , Chevaux-
Legers et les deux Compagnies des Mousquetai
res de sa Garde ordinaire , ainsi que les Régimens
des Gardes Françoises et Suisses , marcheront
à la suite de S. M. lorsqu'elle ira dans ses
Maisons Royales ou dans les autres voyages
qu'Elle pourroit faire, quelque cause que ce puisse
être , lesdites Troupes seront logées sous les ordres
du Grand- Maréchal des Logis , sur la route
de S. M. et dans les quartiers qui leur seront assignez
dans le lieu de sa résidence , ou aux environs
et l'assiette et distribution desdits logemens
sera faite par les Maréchaux et Fouriers desdits
logemens sera faite par les Maréchaux et Fourriers
des Logis de S. M. et au cas qu'il ne se
trouve pas de Maréchaux ou Fourriers des Logis
esdits quartiers , l'assiette et distribution des.
logemens sera faite par les Maires et Echevins .
II. Lorsque lesdites Troupes marcheront par
une autre route que celle du Roy , et qu'elle ne
sera cependant pas éloignéé de plus de quatre
lieues de celles de S. M. elles seront également
logées sous les odrres du Grand- Maréchal des
Logis
2044 MERCURE DE FRANCE
Logis , et la distribution des logemens sera faite
en la forme prescrite par l'Article cy - dessus ;
mais lorsque lesdites Troupes marcheront par
une route è.o.gnée de celle de S. M. de plus de
quatre lieues , elles seront logées par les Maires
et Echevins des Villes et Lieux , jusqu'à - ce qu'el
les soient arrivées aux quartiers qui leur aurant
été assignez par un Grand- Maréchal des Logis ,
dans le lieu de la résidence de . S. M. ou aux environs.
III. Lorsque lesdites Troupes de la Maison
de S. M. marcheront à sa suite , elles seront logées
, soit dans les routes qu'elles feront , soit
dans leurs quartiers , chez les personnes exemp
tes ou non exemptes , privilegiées ou non privi
• legiées ; en observant neanmoins de n'asseoir de
logemens chez les personnes exemptes et privile
giées , qu'autant qu'il ne s'en trouveroit pas as
sez de convenables chez les personnes non exemptes.
Veut et entend S. M. que les Ecclesiastiques
et Gentilshommes ne soient sujets au logement
desdites Troupes , pour les maisons qu'ils occu
pent personnellement , que dans le cas d'une né
cessité indispensable , et où il survien roit quel
que contestation sur le fait desdits logemens ,
soit de la part des Troupes de la Maison de S. M.
soit des Particuliers chez le quels elles seront lo
gées , elles seront portées au Grand- Maréchal
des Logis , lorsque le logement aura été fait sous
ses ordres , pour en être rendu compte à S. M.
ORDONNANCE de Police ; du 15. May ,
qui enjoint de faire creuser les Puits qui manquent
d'eau , par laquelle il est ordonné que dans
quinze jours il sera fait visite par les Commissaires
du Châtelet , chacun dans leur Quartier
•
accomMAY.
1731. 1045
accompagnez d'un Architecte , de tous les Puits
des Maisons étant dans leur Quartier , à l'effet
de connoître s'il y a de l'eau dans lesdits Puits ,
et en cas qu'il ne s'en trouve point , ils en dresse
ront procès verbal , et en consequence feront as
signer pardevant le Lieutenant General de Police
lesdits Proprietaires , pour y être pourvû ainsi
qu'il appartiendra ; si mieux n'aiment lesdits
Proprietaires donner leur soumission au Com.
missaire de faire creuser leursdits . Puits jusqu'à
P'eau , dans l'espace d'un mois , & c.
ARREST du 16. Mars , qui ordonne qu'en
payant par les Magistrats des Chefs Colleges des
Villes et Chastelienies de la Flandre Maritime , la
somme de 13oooo. livres par chacune année ,
tant et si long-temps que le Dixiéme aura lieu
les biens et revenus situez dans la Flandre Mari
time seront exempts de la levée de cette im
position.
AUTRE du 16. Mars , en faveur des Habitans
de la Ville d'Avignon et du Comtat Venaissin ,
par lequel S. M. ordonne l'execution des neuf
Articles contenus audit Arrêt.
AUTRE du 20. Mars , en interprétation de
celui du 17. Mars 1733. portant reglement sur
Marchandises en Pacotille , qui réduit à six pour
Ent la reteauë qui avoit été fixée à quatorze
pour
cent par ledit Arrêt du 17. Mars,
AUTRE du 23. Mars qui regle les droits qui
seront à l'avenir perçus à l'entrée du Royaume,
sur les Lins ' de toate qualité venant du Pays
Ettanger.
AU
1046 MERCURE DE FRANCE
AUTRE du même jour , qui ordonne qu'en
payant par les Magistrats des Villes de Valencien
nes , le Quesnoy , Maubeuge , Bavay , Landrecy,
Avesnes, Givet , Philippeville , Mariembourg
et Condé , la somme de 14000c . livres par chacune
année , tant et si long-temps que le Dixiéme
aura lieu , les biens et revenus situez dans la
Province du Hainaut seront exempts de la levée
de cette imposition.
LETTRES PATENTES qui approuvent et
confirment les Déliberations du Clergé des 27.
Février et 12. Mars 1734. et lui permettent
d'emprunter à constitution de rente au denier
vingt , douze millions de livres. Données à Versailles
le 23. Mars 1734. Registrées en Parlement
le 30 .
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Résumé : ARRESTS NOTABLES.
Le texte présente diverses ordonnances et arrêts royaux émanant du roi de France. Le 10 février, une ordonnance royale accorde trois mois de paye supplémentaires aux capitaines dont les compagnies seront complètes au 1er mars, avec un délai supplémentaire d'un mois pour ceux dont les compagnies doivent partir pour relever d'autres unités. Le 16 février, plusieurs arrêts sont promulgués : l'un interdit aux capitaines de bâtiments de pêche et à leurs équipages de traiter avec les Esquimaux, un autre ordonne aux préposés des commissaires de recouvrer le dixième des rentes et de payer les montants en quartiers, tout en les exemptant de certaines charges et taxes. Un autre arrêt du même jour oblige les détenteurs d'héritages et de maisons de campagne à déclarer les revenus et à payer le dixième des rentes. Le 10 mai 1734, un édit royal réunit la juridiction de la prévôté de la ville du Mans à celle de la sénéchaussée. Le 10 mars, une ordonnance royale régit le logement des troupes royales lors des déplacements du roi, sous les ordres du Grand-Maréchal des Logis. Le 15 mai 1731, une ordonnance de police ordonne la visite des puits pour vérifier la présence d'eau et en faire creuser de nouveaux si nécessaire. Le 16 mars, un arrêt exonère les biens de la Flandre Maritime du dixième en échange d'un paiement annuel et confirme l'exécution de neuf articles en faveur des habitants d'Avignon et du Comtat Venaissin. Le 20 mars, un arrêt réduit le taux de la retaxe sur les marchandises en pacotille. Le 23 mars, un arrêt régit les droits perçus sur les lins étrangers et exonère les biens du Hainaut du dixième en échange d'un paiement annuel. Enfin, des lettres patentes approuvent les délibérations du clergé pour emprunter douze millions de livres.
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6268
p. 210-216
Jettons qui se font en Bourgogne dans le temps du Voyage appellé Voyage d'honneur, [titre d'après la table]
Début :
L'Article qui suit doit vous paroître assez curieux. Vous [...]
Mots clefs :
États de Bourgogne, Devise, Jetons, Voyage d'honneur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Jettons qui se font en Bourgogne dans le temps du Voyage appellé Voyage d'honneur, [titre d'après la table]
Article qui suit doit vous
paroître assez curieux. Vous,
icavez que les Etats de Bourgognesetiennenttouslestrois
ans, & que l'année qui suit la
tenue des Etats Mrs les Elûs apw
portent les Cahiers à leur Gouverneur ;&alors on choisit une
DeviCe dont on fait frapper
pluficurs Bourses de cent Jet-
tons chacune. Ces Bourses
se délivrent aprés ce Voyage,
( qu'on appelle Voyabe d'honneur ) entre ceux qui travaillent aux Affaires des Etats:
Voicy la Devisequi a
esté choisie cette année, & qui convient
à la perte que la Province de
Bourgogne a
faire de Leurs
Altesses SerenissimesMonsieur
le Prince, & Monsieur le Duc
son fils, ses Gouverneurs.
Non déficit alter.
Personne n'ignore la Fable
du Rameau d'or, & pour en
rappeller la mémoire il fùffic
de lire les deux Vers de Virgile qui suivent.
Primo avulso non deficit alter,
Aureus, &similifrondescit virga metallo.
La Province de Bourgogne
a eu l'avantage depuis prés
d'un siecle d'estregouvernée
par les Princes de l'Auguste
Maison de Condé, en sorte
qu'avec le Titre de la premiere
Pairie du Royaume, cette Province ose se flatter de la prerogative de n'avoir des Gou-
Verneurs que de la Tige des
premiers Princes du Sang.
La mort ayantenlevé en
moins d'un an Leurs Altesses
Serenissimes Monsieur le Prince & Monsieur le Duc, les Peuples de cette Province n'ont
trouvé de consolation dans
leurs malheurs que celle d'apprendre que S. M. avoit confié le Gouvernement à S. A. S.
Monsieur le Duc, qui ayant
herité des Titres & de la Grandeur de ses Ayeulshéritera aussi
de leurs vertus :
C'est ce qui a
fait choisir pour le Corps de
:
la Devise des Jettons de cette
année le Rameau d'or, avec
ces paroles
:
Non déficit alter.
La Province a
perdu un
puissant Protecteur en la personne de S. A S. Monsieur le
Duc, mais Dieu qui a
pitié de
son peup
le, la châtié sans vouloir l'accabler, & après luy
avoir ôté un DcH:n(eur il luy
en a
donné un autre du même
Sang & qui aura la même bonté que celuy qui luy a
esté ôté,
Non déficit alter.
L'on s'efi: contenté de ces
trois mots, & l'on a
crûqu'il
n'estoit pas besoin d'y ajourer
Primo avulso
,
parce que ces
mots rappelleroient des idées
trop fâcheuses & qui ne conviendroient nullement àune
Devise faite à la gloire du jeune Prince qui vient d'estre donné à cette Province.
On a
aussiretranché le mot
aureus, comme absolument
inutile, & ne portant pas un
sens assez noble pour le sujet
dont il s'agit.
Non deficitalter,en ditassez,
& tous les Auteurs qui ont
écrit de l'Art des Devises, ont
eu pour Principes qu'il falloit
laisser quelque chose à deviner
& s'expliquer en peu de pa- role
Primo avulso non deficit alter,
Aureus &ifmihfirondejcitvifga
metallo.
TRADUCTION.
Un Rameau d'or arraché, on
en trouve un autre à l'instant,
& il sort aussitost de la fouchc
- un rejetton semblable tout
couvert d'or.
paroître assez curieux. Vous,
icavez que les Etats de Bourgognesetiennenttouslestrois
ans, & que l'année qui suit la
tenue des Etats Mrs les Elûs apw
portent les Cahiers à leur Gouverneur ;&alors on choisit une
DeviCe dont on fait frapper
pluficurs Bourses de cent Jet-
tons chacune. Ces Bourses
se délivrent aprés ce Voyage,
( qu'on appelle Voyabe d'honneur ) entre ceux qui travaillent aux Affaires des Etats:
Voicy la Devisequi a
esté choisie cette année, & qui convient
à la perte que la Province de
Bourgogne a
faire de Leurs
Altesses SerenissimesMonsieur
le Prince, & Monsieur le Duc
son fils, ses Gouverneurs.
Non déficit alter.
Personne n'ignore la Fable
du Rameau d'or, & pour en
rappeller la mémoire il fùffic
de lire les deux Vers de Virgile qui suivent.
Primo avulso non deficit alter,
Aureus, &similifrondescit virga metallo.
La Province de Bourgogne
a eu l'avantage depuis prés
d'un siecle d'estregouvernée
par les Princes de l'Auguste
Maison de Condé, en sorte
qu'avec le Titre de la premiere
Pairie du Royaume, cette Province ose se flatter de la prerogative de n'avoir des Gou-
Verneurs que de la Tige des
premiers Princes du Sang.
La mort ayantenlevé en
moins d'un an Leurs Altesses
Serenissimes Monsieur le Prince & Monsieur le Duc, les Peuples de cette Province n'ont
trouvé de consolation dans
leurs malheurs que celle d'apprendre que S. M. avoit confié le Gouvernement à S. A. S.
Monsieur le Duc, qui ayant
herité des Titres & de la Grandeur de ses Ayeulshéritera aussi
de leurs vertus :
C'est ce qui a
fait choisir pour le Corps de
:
la Devise des Jettons de cette
année le Rameau d'or, avec
ces paroles
:
Non déficit alter.
La Province a
perdu un
puissant Protecteur en la personne de S. A S. Monsieur le
Duc, mais Dieu qui a
pitié de
son peup
le, la châtié sans vouloir l'accabler, & après luy
avoir ôté un DcH:n(eur il luy
en a
donné un autre du même
Sang & qui aura la même bonté que celuy qui luy a
esté ôté,
Non déficit alter.
L'on s'efi: contenté de ces
trois mots, & l'on a
crûqu'il
n'estoit pas besoin d'y ajourer
Primo avulso
,
parce que ces
mots rappelleroient des idées
trop fâcheuses & qui ne conviendroient nullement àune
Devise faite à la gloire du jeune Prince qui vient d'estre donné à cette Province.
On a
aussiretranché le mot
aureus, comme absolument
inutile, & ne portant pas un
sens assez noble pour le sujet
dont il s'agit.
Non deficitalter,en ditassez,
& tous les Auteurs qui ont
écrit de l'Art des Devises, ont
eu pour Principes qu'il falloit
laisser quelque chose à deviner
& s'expliquer en peu de pa- role
Primo avulso non deficit alter,
Aureus &ifmihfirondejcitvifga
metallo.
TRADUCTION.
Un Rameau d'or arraché, on
en trouve un autre à l'instant,
& il sort aussitost de la fouchc
- un rejetton semblable tout
couvert d'or.
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Résumé : Jettons qui se font en Bourgogne dans le temps du Voyage appellé Voyage d'honneur, [titre d'après la table]
En Bourgogne, après la tenue des États tous les trois ans, les élus portent les Cahiers au gouverneur et choisissent une devise pour frapper des bourses de cent jetons. Cette année, la devise sélectionnée est 'Non deficit alter', en hommage à la perte des gouverneurs, Monsieur le Prince et Monsieur le Duc, fils du Prince de Condé. La Bourgogne a été gouvernée par les Princes de la Maison de Condé depuis près d'un siècle. La devise fait référence à la fable du rameau d'or de Virgile et rappelle que, bien que la province ait perdu un puissant protecteur, un nouveau gouverneur du même sang a été nommé. La devise est jugée suffisante pour honorer le jeune prince sans évoquer des idées trop fâcheuses. Les mots 'Primo avulso' et 'aureus' ont été supprimés pour leur inutilité ou leur manque de noblesse.
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6269
p. 2319-2325
FESTES données dans la Ville de Tours, pour la Convalescence du Roi.
Début :
IL n'y a aucune Ville qui ait témoigné plus de joye pour la Convalescence du Roi, que celle de [...]
Mots clefs :
Roi, Convalescence, Lampions, Fête, Abbaye, Peuple, Joie, Te Deum, Ville, Feu, Magnifique
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texteReconnaissance textuelle : FESTES données dans la Ville de Tours, pour la Convalescence du Roi.
2320 MERCURE DE FRANCE.
Roi , aux deux côtés duquel on avoit placé deux
Palmes d'une grandeur & d'une étenduë proportionnées
, qui jettoient un feu & un éclat admirables.
Des Guirlandes de feu , ſemées de Lampions , en
forme de Diamans , régnoient tout le long de cet
Edifice ; d'autres , de même eſpece , ténoient ſufendus
au milieu de chaque Croiſée & de chaque Porte
, des Luftres de Lampions.
Au-deſſus des Croiſées du rez- de-chauffée , deux
rangs de lumieres , avec des Pots à feu , formoient
une magnifique Balustrade. A l'endroit le plus éminent
du Palais Abbatial , on avoit élevé un grand
Soleil , parfaitement éclairé , avec ces mots au-deffous,
en très-gros Caractéres , garnis de Lampions,
SERENITAS RESTITUTA , CONVALESCENTE REGE ,
de forte qu'on pouvoit les lire de plus de 300 pas.
Tous les Bâtimens qui environnent le Palais Abbatial
, pour être illuminés dans un autre goût , n'en
étoient pas moins éclatans. On y liſoit dans pluſieurs
endroits ces mots VIVE LE Ror , & ceux- ci La-
TITIA PURA .
Le long des Terraſſes , & dans pluſieurs endroits
du Jardin, on avoit placé beaucoup de groſſes Terrines.
Enfin on n'a tien négligé pour rendre cette
Fête digne du Souverain pour qui elle étoit deſtinée.
Flle fut annoncée par le carillon de toutes les
cloches de l'Abbaye, puis precédée & fuivie d'une
décharge d'un grand nombre de Boëtes. Jamais la
joye ne fut plus grande, depuis les plus jeunes Penfionnaires
juſqu'aux plus graves Religieuſes , toutes
en donnerent les marques les plus touchantes.
La fituation de l'Abbaye de Beaumont, qui eft ervironnée
de Ponts & de Levées , permettant à la
vûë de découvrir une grande partie de ſon intérieur,
donna lieu à un grand concours de monde . En effer
le Peuple de la Ville accourut en foule des endroits
les
OCTOBRE.
1744. 2321
les plus éloignés , pour participer à la joye que l'on
faiſoit éclater pour la Convalescence du Roi .
Notre grand Prélat & M. L'Intendant , ſuivirent
cet exemple , & bien-tôt les Fêtes devinrent géné-
Tales. Les réjoniſſances de M. l'Intendant commenrent
le Dimanche 13 Septembre. Il y eut une illumination
magnifique & très -bien entenduë, & un Souper
, où M. l'Archevêque ſe trouva. Il y avoit cinq
tables differentes, qui faisoient plus de 140 couverts,
toutes ſervies avec beaucoup de délicateffe & de
profufion. Le ſouper fut fuivi d'un Bal. Le Peuple
ne fut point oublié , on fit dreffer dans les cours
plufieurs tables , qui toutes retentiſſoient d'acclamations
de VIVE LE ROI , & le Peuple danſa toute
la nuit. On ne décrira point la magnificence des
feux& des illuminations ; c'eſt M. de Bayeux , In .
génieur de la Province & connu par ſes talens , qui
en avoit donné le Plan ; il ſuffira de dire que le ſuc.
cès furpaſſa l'attente , & l'on attendoit d'autant plus
du zéle de M.l'Intendant ,qu'il ne ceſſe point d'en
marquer la vivacité dans toutes les parties de l'Adminiſtration
, dont il eſt chargé , ſurtout dans une
application fans relâche à rétablir les Manufactures
& à rendre la Ville de Tours auſſi floriſſante qu'elle
l'a été autrefois .
Le Dimanche ſuivant 20 du même mois , M. l'Archevêque
fu chanter dans ſa Cathédrale un Te Deum,
qui dès la veille fut annoncé par le ſon de toutes les
Cloches , & peut- être n'est- il pas dans le Royaume
unt plus belle ſonnerie. La Muſique du Te Deum
fut trouvée parfaite& très bien exécutée. Elle étoit
de la compofition du Sr du Luc. L'Auteur , déja diftingué
par d'autres Morceaux en ce genre,remplis
l'idée qu'on avoit de ſa capacité ,& foutint parfaitement
la réputation qu'il s'eſt faite à Paris par les
Piéces qu'il a données aux Concerts Spirituels . Les
Hv Com2322
MERCURE DE FRANCE.
Compagnies de Ville y aſſiſterent en habits de cérémonie.
Jamais on ne vit une ſi grande affluence
de Peuple.
Ily eut au Palais Archiepifcopal un Feu de joye,
tunetrès-belle illumination & un grand fouper pour
tout le Chapitre & autres perſonnes , ce qui forma
deux grandes tables, de 30 couverts chacune. Dans
la cour de l'Archevêché & dans la Place qui eſt auprès
, couloient des Fontaines de vin pour le Peuple.
Tout répondoit à la grandeur de celui pour qui
ſe faifoit la Fête , & à la générofité de celui qui la
donnoit. Le Prélat , admirable en tout , mais particulierement
par ſa bonté , fit diſtribuer des aumônes
confidérables , paroiſſant toujours avec cet air de
grandeur & d'affabilité , qui lui concilie le reſpect
&la tendre confiance des Peuples:
Toute la Bordure du Bâtiment , qui eft d'úne très
grande longueur , & toutes les Croiſées , étoient
éclairées par pluſieurs milliers de Lampions , depuis
le haut juſqu'au bas ; on s'attacha pour ce Deſlein
àl'Ordre d'Architecture , que l'on fuivit exactement.
A la face de la premiere cour à droite , paroiffoient
en differens endroits les Armes de S M. éclairées
de quantité de Lampions: Deux mille Terrines,
poſées avec art , tant en-dedans qu'en - dehors , répandoient
laplus grande clarté ; tout le Portail&&
les Bâtimens contigus , étoient illuminés avec le
même goût.
Vers les onze heures du foir , on tirale Feu d'ar
tifice , élevé dans le Jardin ſur un Amphithéatre
très ſpacieux.
Sur les Piliers de cet Amphithéatre s'élevoient
cinquante groffes Gerbes, qui jettoient un feuétonnant,
& finiffoient par un bruit ſemblable à celui du
canon. On voyoit dans un grand Baffin du Jardin
deux
OCTOBRE. 1744. 2323
deux Soleils tournans , qui au milieu de l'eau , faifoient
un très-bel effet. Cinquante groſſesGerbes ,
fuivies d'une Chaſſe de plus de soo Plongeons, qui
fortoient de l'eau & ſe répandoient fur tout le Parterre
, formoient un ſpectacle auſſi agréable que fingulier.
Sut la Terraffe de l'Archevêché parurent
pluſieurs Gerbes à fix quarts , & dans le même inftant
ſuivirent trois décharges de 300 Sauciffons , qui
imitoient le bruit du canon . Dans toute la Charmille
du Parterre on avoit diſtribué avec ordre 200
Pots à feu , qui jettoient chacun plus de 60 pieds en
ferpenteaux. Tout a été exécuté par le Sr Courſon
Artificier du Roi.
>
Les Réjouiſſances de la Ville ſe firent le même
jour. On ne trouva-point de ſituation plus propre
pour l'illumination , que la Maiſon des PP . Capu
eins. Il eſt impoſſible en effet de ſe repréſenter com
bien le coup d'oeil étoit frappant. La Maiſon de ces
PP. dont les foins ne contribuerent paspeu à l'embelliſſement
de la Fête , eſt parfaitement bien ſituée.
Elle domine toute la Ville,& étant placée au-deſſus
des bords enchantés de la Loire, elle offroit le plus
magnifique ſpectacle. Il y eut plufieurs décharges
de l'Artillerie, & la Ville traita enſuite les Capucins .
Les Particuliers ne montrerent pas moins de vivacité,&
l'empreſſement à célebrer le rétabliſſement
de la ſanté du Roi fut unanime. Le Corps des Marchands
fit chanter un Te Deum , illumina fon Bu
reau , & diftribus d'abondantės aumônes . Les Marchands
Fabriquans firent le lendemain la même choſe.
Tous fans diftinction , marquoient un égal defir
de fignaler leur zéle pour la Pertonne de notre Mo:
narque , & jamais on n'a mieux vu combien cet attachement
eſt gravé dans tous les coeurs Ge qu'on
ne doit pas oublier fur tout , ce font les aumônes.
LePrélat avoit donné l'exemple ,& il fut ſuivi .
Hvj
Les
2324 MERCURE DE FRANCE .
Les PP. Jéſuites donnerent un repas à tous les
Pauvres de la Ville qui ſe préſenterent. Mad. de
Chezelles , dont la Pieté releve encore la Naiſſance,
&connue par ſa grande charité ſous le nom de la
Mere des Prisonniers , chargée des libéralités de
M. l'Archevêque , alla porter la joye juſques dans
les Priſons , & on peut dire que la ſanté du plus
grand des Rois , a fait entrer l'allegreſſe dans les
Lieux condamnés aux larmes & à l'horreur. Il fembloit
que tous les coeurs ne fuflent alors capables
que de ſentimens de plaifir.
Il n'eſt ni Ville , ni Bourg, ni Village, ni Hameau
dans toute la Touraine , qui n'ait ſuivi l'exemple de
laVille Capitale .
Dans l'Abbaye de Cormery , les Peres Bénédictins
, tant en leur nom , qu'en celui de M. de Vaubrun
, leur Abbé , dont tout le monde connoît & le
mérite & l'eſprit , ont donné une Fête , qui mérite
de tenir fa place dans cette Relation.
Le Samedi au foir , 10 Octobre, la Fête fut annoncée
par pluſieurs décharges de l'Artillerie de la
Ville , qui fut ſuivie du ſon des cloches de l'Abbaye.
Le Dimanche ſur les cinq heures du foir , les Religieux
en Chappes , accompagnés de tout le Clergé
de la Ville , fuivis des Officiers de la Jurifdiction ,
tous les Habitans ſous les armes , fe rendirent dans
l'Egliſe de cette Abbaye. Plus de 2000 Lampions
en compartimens , dont les uns formoient des feftons
de fleurs , les autres compofoient differens Emblêmes
à la gloire du Roi , préſentoient un coup
d'oeil des plus brillants. Du hout du Frontifpice de
l'Eglife fortoit un Soleil plein de lumieres , dont
les rayons étoient ménagés avec tant d'art , qu'ils
ne ſe réüniffoient que pour faire briller les Armes
du Roi , autour deſquelles on liſoit , LUCET ET
ORNAT; plus bas le préſentoiens les Armes de M
de
OCTOBRE. 1744. 2325
de Vaubrun , Abbé de Cormery , avec celles de
l'Abbaye , qui étoient décorées d'une infinité de
Lampions. Le grand Autel étoit tout illuminé ; la
Décoration du Sanctuaire étoit formée de Lam.
pions , qui repréſentoient en gros Caractéres cette
Inſcription : QUEM PLANXIT AMOR , EI GRATU
LATUR AMOR. Tout le Choeur des Religieux n'offroit
aux yeux que des VIVA LE ROI.
A la premiere ſalve , le R. P. Prieur précedé du
Maître de Cérémonie , monta ſur un Trône parfemé
de Fleursde Lis , & entonna le Te Deum , qui fut
chanté à trois Choeurs . On fit enſuite défiler la Milice
Bourgeoife , au bruit des Tambours & Violons.
Les Religieux en Chappes, précedés de leur Clergé,
marchoient deux à deux , pour ſe rendre dans la
Place deſtinée pour allumer le Feu de joye.. Le
Prieur , avec quatre Religieux des plus anciens ,
y mit le feu , ce qui fut ſuivi de pluſieurs décharges
d'Artillerie. Tout retentiſſoit des acclamations
& des cris de joye du Peuple , à qui l'on
diftribucit fans meſure des vivres de differentes efpeces
, pendant que deux Fontaines de Vin cou-
Loient avec abondance.
La Fête fut terminée par un beau Feu d'artifice,
de la compofition du St Courſon.
Roi , aux deux côtés duquel on avoit placé deux
Palmes d'une grandeur & d'une étenduë proportionnées
, qui jettoient un feu & un éclat admirables.
Des Guirlandes de feu , ſemées de Lampions , en
forme de Diamans , régnoient tout le long de cet
Edifice ; d'autres , de même eſpece , ténoient ſufendus
au milieu de chaque Croiſée & de chaque Porte
, des Luftres de Lampions.
Au-deſſus des Croiſées du rez- de-chauffée , deux
rangs de lumieres , avec des Pots à feu , formoient
une magnifique Balustrade. A l'endroit le plus éminent
du Palais Abbatial , on avoit élevé un grand
Soleil , parfaitement éclairé , avec ces mots au-deffous,
en très-gros Caractéres , garnis de Lampions,
SERENITAS RESTITUTA , CONVALESCENTE REGE ,
de forte qu'on pouvoit les lire de plus de 300 pas.
Tous les Bâtimens qui environnent le Palais Abbatial
, pour être illuminés dans un autre goût , n'en
étoient pas moins éclatans. On y liſoit dans pluſieurs
endroits ces mots VIVE LE Ror , & ceux- ci La-
TITIA PURA .
Le long des Terraſſes , & dans pluſieurs endroits
du Jardin, on avoit placé beaucoup de groſſes Terrines.
Enfin on n'a tien négligé pour rendre cette
Fête digne du Souverain pour qui elle étoit deſtinée.
Flle fut annoncée par le carillon de toutes les
cloches de l'Abbaye, puis precédée & fuivie d'une
décharge d'un grand nombre de Boëtes. Jamais la
joye ne fut plus grande, depuis les plus jeunes Penfionnaires
juſqu'aux plus graves Religieuſes , toutes
en donnerent les marques les plus touchantes.
La fituation de l'Abbaye de Beaumont, qui eft ervironnée
de Ponts & de Levées , permettant à la
vûë de découvrir une grande partie de ſon intérieur,
donna lieu à un grand concours de monde . En effer
le Peuple de la Ville accourut en foule des endroits
les
OCTOBRE.
1744. 2321
les plus éloignés , pour participer à la joye que l'on
faiſoit éclater pour la Convalescence du Roi .
Notre grand Prélat & M. L'Intendant , ſuivirent
cet exemple , & bien-tôt les Fêtes devinrent géné-
Tales. Les réjoniſſances de M. l'Intendant commenrent
le Dimanche 13 Septembre. Il y eut une illumination
magnifique & très -bien entenduë, & un Souper
, où M. l'Archevêque ſe trouva. Il y avoit cinq
tables differentes, qui faisoient plus de 140 couverts,
toutes ſervies avec beaucoup de délicateffe & de
profufion. Le ſouper fut fuivi d'un Bal. Le Peuple
ne fut point oublié , on fit dreffer dans les cours
plufieurs tables , qui toutes retentiſſoient d'acclamations
de VIVE LE ROI , & le Peuple danſa toute
la nuit. On ne décrira point la magnificence des
feux& des illuminations ; c'eſt M. de Bayeux , In .
génieur de la Province & connu par ſes talens , qui
en avoit donné le Plan ; il ſuffira de dire que le ſuc.
cès furpaſſa l'attente , & l'on attendoit d'autant plus
du zéle de M.l'Intendant ,qu'il ne ceſſe point d'en
marquer la vivacité dans toutes les parties de l'Adminiſtration
, dont il eſt chargé , ſurtout dans une
application fans relâche à rétablir les Manufactures
& à rendre la Ville de Tours auſſi floriſſante qu'elle
l'a été autrefois .
Le Dimanche ſuivant 20 du même mois , M. l'Archevêque
fu chanter dans ſa Cathédrale un Te Deum,
qui dès la veille fut annoncé par le ſon de toutes les
Cloches , & peut- être n'est- il pas dans le Royaume
unt plus belle ſonnerie. La Muſique du Te Deum
fut trouvée parfaite& très bien exécutée. Elle étoit
de la compofition du Sr du Luc. L'Auteur , déja diftingué
par d'autres Morceaux en ce genre,remplis
l'idée qu'on avoit de ſa capacité ,& foutint parfaitement
la réputation qu'il s'eſt faite à Paris par les
Piéces qu'il a données aux Concerts Spirituels . Les
Hv Com2322
MERCURE DE FRANCE.
Compagnies de Ville y aſſiſterent en habits de cérémonie.
Jamais on ne vit une ſi grande affluence
de Peuple.
Ily eut au Palais Archiepifcopal un Feu de joye,
tunetrès-belle illumination & un grand fouper pour
tout le Chapitre & autres perſonnes , ce qui forma
deux grandes tables, de 30 couverts chacune. Dans
la cour de l'Archevêché & dans la Place qui eſt auprès
, couloient des Fontaines de vin pour le Peuple.
Tout répondoit à la grandeur de celui pour qui
ſe faifoit la Fête , & à la générofité de celui qui la
donnoit. Le Prélat , admirable en tout , mais particulierement
par ſa bonté , fit diſtribuer des aumônes
confidérables , paroiſſant toujours avec cet air de
grandeur & d'affabilité , qui lui concilie le reſpect
&la tendre confiance des Peuples:
Toute la Bordure du Bâtiment , qui eft d'úne très
grande longueur , & toutes les Croiſées , étoient
éclairées par pluſieurs milliers de Lampions , depuis
le haut juſqu'au bas ; on s'attacha pour ce Deſlein
àl'Ordre d'Architecture , que l'on fuivit exactement.
A la face de la premiere cour à droite , paroiffoient
en differens endroits les Armes de S M. éclairées
de quantité de Lampions: Deux mille Terrines,
poſées avec art , tant en-dedans qu'en - dehors , répandoient
laplus grande clarté ; tout le Portail&&
les Bâtimens contigus , étoient illuminés avec le
même goût.
Vers les onze heures du foir , on tirale Feu d'ar
tifice , élevé dans le Jardin ſur un Amphithéatre
très ſpacieux.
Sur les Piliers de cet Amphithéatre s'élevoient
cinquante groffes Gerbes, qui jettoient un feuétonnant,
& finiffoient par un bruit ſemblable à celui du
canon. On voyoit dans un grand Baffin du Jardin
deux
OCTOBRE. 1744. 2323
deux Soleils tournans , qui au milieu de l'eau , faifoient
un très-bel effet. Cinquante groſſesGerbes ,
fuivies d'une Chaſſe de plus de soo Plongeons, qui
fortoient de l'eau & ſe répandoient fur tout le Parterre
, formoient un ſpectacle auſſi agréable que fingulier.
Sut la Terraffe de l'Archevêché parurent
pluſieurs Gerbes à fix quarts , & dans le même inftant
ſuivirent trois décharges de 300 Sauciffons , qui
imitoient le bruit du canon . Dans toute la Charmille
du Parterre on avoit diſtribué avec ordre 200
Pots à feu , qui jettoient chacun plus de 60 pieds en
ferpenteaux. Tout a été exécuté par le Sr Courſon
Artificier du Roi.
>
Les Réjouiſſances de la Ville ſe firent le même
jour. On ne trouva-point de ſituation plus propre
pour l'illumination , que la Maiſon des PP . Capu
eins. Il eſt impoſſible en effet de ſe repréſenter com
bien le coup d'oeil étoit frappant. La Maiſon de ces
PP. dont les foins ne contribuerent paspeu à l'embelliſſement
de la Fête , eſt parfaitement bien ſituée.
Elle domine toute la Ville,& étant placée au-deſſus
des bords enchantés de la Loire, elle offroit le plus
magnifique ſpectacle. Il y eut plufieurs décharges
de l'Artillerie, & la Ville traita enſuite les Capucins .
Les Particuliers ne montrerent pas moins de vivacité,&
l'empreſſement à célebrer le rétabliſſement
de la ſanté du Roi fut unanime. Le Corps des Marchands
fit chanter un Te Deum , illumina fon Bu
reau , & diftribus d'abondantės aumônes . Les Marchands
Fabriquans firent le lendemain la même choſe.
Tous fans diftinction , marquoient un égal defir
de fignaler leur zéle pour la Pertonne de notre Mo:
narque , & jamais on n'a mieux vu combien cet attachement
eſt gravé dans tous les coeurs Ge qu'on
ne doit pas oublier fur tout , ce font les aumônes.
LePrélat avoit donné l'exemple ,& il fut ſuivi .
Hvj
Les
2324 MERCURE DE FRANCE .
Les PP. Jéſuites donnerent un repas à tous les
Pauvres de la Ville qui ſe préſenterent. Mad. de
Chezelles , dont la Pieté releve encore la Naiſſance,
&connue par ſa grande charité ſous le nom de la
Mere des Prisonniers , chargée des libéralités de
M. l'Archevêque , alla porter la joye juſques dans
les Priſons , & on peut dire que la ſanté du plus
grand des Rois , a fait entrer l'allegreſſe dans les
Lieux condamnés aux larmes & à l'horreur. Il fembloit
que tous les coeurs ne fuflent alors capables
que de ſentimens de plaifir.
Il n'eſt ni Ville , ni Bourg, ni Village, ni Hameau
dans toute la Touraine , qui n'ait ſuivi l'exemple de
laVille Capitale .
Dans l'Abbaye de Cormery , les Peres Bénédictins
, tant en leur nom , qu'en celui de M. de Vaubrun
, leur Abbé , dont tout le monde connoît & le
mérite & l'eſprit , ont donné une Fête , qui mérite
de tenir fa place dans cette Relation.
Le Samedi au foir , 10 Octobre, la Fête fut annoncée
par pluſieurs décharges de l'Artillerie de la
Ville , qui fut ſuivie du ſon des cloches de l'Abbaye.
Le Dimanche ſur les cinq heures du foir , les Religieux
en Chappes , accompagnés de tout le Clergé
de la Ville , fuivis des Officiers de la Jurifdiction ,
tous les Habitans ſous les armes , fe rendirent dans
l'Egliſe de cette Abbaye. Plus de 2000 Lampions
en compartimens , dont les uns formoient des feftons
de fleurs , les autres compofoient differens Emblêmes
à la gloire du Roi , préſentoient un coup
d'oeil des plus brillants. Du hout du Frontifpice de
l'Eglife fortoit un Soleil plein de lumieres , dont
les rayons étoient ménagés avec tant d'art , qu'ils
ne ſe réüniffoient que pour faire briller les Armes
du Roi , autour deſquelles on liſoit , LUCET ET
ORNAT; plus bas le préſentoiens les Armes de M
de
OCTOBRE. 1744. 2325
de Vaubrun , Abbé de Cormery , avec celles de
l'Abbaye , qui étoient décorées d'une infinité de
Lampions. Le grand Autel étoit tout illuminé ; la
Décoration du Sanctuaire étoit formée de Lam.
pions , qui repréſentoient en gros Caractéres cette
Inſcription : QUEM PLANXIT AMOR , EI GRATU
LATUR AMOR. Tout le Choeur des Religieux n'offroit
aux yeux que des VIVA LE ROI.
A la premiere ſalve , le R. P. Prieur précedé du
Maître de Cérémonie , monta ſur un Trône parfemé
de Fleursde Lis , & entonna le Te Deum , qui fut
chanté à trois Choeurs . On fit enſuite défiler la Milice
Bourgeoife , au bruit des Tambours & Violons.
Les Religieux en Chappes, précedés de leur Clergé,
marchoient deux à deux , pour ſe rendre dans la
Place deſtinée pour allumer le Feu de joye.. Le
Prieur , avec quatre Religieux des plus anciens ,
y mit le feu , ce qui fut ſuivi de pluſieurs décharges
d'Artillerie. Tout retentiſſoit des acclamations
& des cris de joye du Peuple , à qui l'on
diftribucit fans meſure des vivres de differentes efpeces
, pendant que deux Fontaines de Vin cou-
Loient avec abondance.
La Fête fut terminée par un beau Feu d'artifice,
de la compofition du St Courſon.
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6270
p. 203-213
A MONSIEUR L'ABBÉ DE SAZILLY.
Début :
Enfin le grand Article des Conversions, qui grossissoit tous les / Je sçay, Monsieur, le plaisir que vous avez d'apprendre [...]
Mots clefs :
Conversions, Véritable religion, Règne, Église, Sermons, Saint-Esprit, Abjuration, Confession, Miracles, Erreur, Prière
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texteReconnaissance textuelle : A MONSIEUR L'ABBÉ DE SAZILLY.
Enfin le grand Article des
Converfions , qui groffiffoir
tous les mois maLettre,commence
heureuſement à diminuer
, faute de matiere , & la
veritable Religion va regner
entierement chez des Peuples
, à qui il ne manquoit
que cette union pour joüir
avec une pleine joye de la
gloire & du repos que leur
procure le plus floriffant &
le plus beau Regne que l'on
vit jamais. Je ne vous parleray
plus de Converfions de
Villes entieres, mais de quelques
Particuliers feulement,
204 MERCURE
dont l'obftination a rendu la
défaite plus éclatante. Vous
en allez voir trois de cette
nature dans la Lettre que je
vous envoye. Elle eft curieufe
, & remplie en peu
de mots de chofes touchantes
.
A MONSIEVR
L'ABBE' DE SAZILLY.
E çay , Monfieur , le plaifir
que vous avez d'apprendre le
nombre de ceux qui rentrent dans
le fein de l'Eglife , non feulement
GALANT. 205
par l'intereft que vous prenez au
falut de leurs Ames , mais encore
parce que
a
les merveilles
que
Dien
fait paroiftre dans plufieurs de ces
Converfions , font autant d'Eloges
pour noftre Auguſte Monarque.
Voicy ce que j'ay veu dans
une Lettre écrite de Lodeve le 19.
Fanvier, par un Docteur de Sor
bonne à M. Berthe , Superieur de
Mes de la Congregation de la
Miffion à Saint Lazare , dont le
rare merite vous eft connu. Aprés
avoir parlé d'un grand nombre de
Converfions , & de l'affiduité de
plus de huit mille Perfonnes à entendre
fes Sermons tous les foirs ,
206 MERCURE
il dit qu'une Fille âgée de dix- huit
ans fe cacha affez long - temps
dans fon lit , feignant d'eſtre ma
Lade , pour n'eftre pas obligée d'aller
à l'Eglife ; mais dans la crainte
de s'y voir forcée , elle quitta le
lit, &fe retira dans une Caverne,
qui auroit paru affreuse à toute
autre. Elle y demeura prés de trois
mois , fans en fortir que
pour allerchercher des herbes de la
Campagne , afin de s'en nourrir.
Enfin preffée par des mouvemens
interieurs du S. Efprit , elle quitta
fa Solitude , & vint le jour meſme
qu'il écrivit cette Lettre , le
prier de recevoirfon abjuration ,
la nuit
GALANT. 207
qu'elle fit avec les fentimens les
plus religieux du monde , aprés un
entretien de cinq heures , où elle fit
connoiftre qu'elle eftoit extraordi-
@
nairementfçavante dansfa Religion,
fort attachée à fa croyan
ce. Elle fit enfuite fa Confeffion
generale, nonfans verfer beaucoup
de larmes , tant pour ses pechez,
que pour avoir trop tardé à fe fai.
re inftruire. Sa Mere & fon Frere
, qui estoient dans une obstination
inconcevable pour leur fauſſe
Religion , touchez d'un exemple
qu'ils n'auroient jamais attendu ,
fe convertirent auffi. Voila, Monfieur
, une Converfion qui fait
voir ,
208 MERCURE
Que Dieu répand fouvent fes plus
rares faveurs
Dans les plus jeunes Cours ;
Une autre va montrer avec quel
avantage
Il les répand auffi dans ceux d'un
plus grand âge.
Une Demoiselle de Qualité fit
connoiftre dans le mefme temps
qu'il ne faut qu'un moment à la
Grace pour brifer le coeur le plus
endurcy. Ellefe nomme la Baronne
de Faugere , âgée de quarante
ans. Son opiniaftreté eftoitfi grande,
qu'elle protestoit de fe laiffer
plutoft maffacrer, que d'aller ja
mais à confeffe. Elle vint auſſi ſe
jetter aux pieds du mefme DoGALANT.
209
cteur, &fes larmes couloient en
fi grande abondance du regret d'avoir
demeuré fi long- temps dans
l'Erreur, qu'il eut toutes lespeines
du monde à les arreſter , & fut
extremement touché de fa penitence.
Ce n'est pas feulement à
Lodeve que Dieu a operé de tels
Miracles , je croy mepouvoirfervir
de ce terme aprés S. Thomas.
On feroit des Volumes entiers de
tous ceux qui font arrivez dans
chaque endroit du Royaume , mais
une Converfion qui s'eftfaite dans
une Paroiffe de Paris , eft fi particuliere
, qu'elle peut tenirfa pla
ce icy ; je m'affeure, Monfieur,
Mars 1686..
210 MERCURE
que vous direz avec tous ceux qui
en feront la lecture.
Quand ce n'eſt que la feule
bouche
Qui demande à Dieu du fecours
,
On ne voit pas qu'elle le tou
che ,
Mais lors que le Coeur parle , il
luy répond toujours.
C'est une Dame qui mene prefentement
une Vie fi cachée & fe
remplie de pieté , que je ne pourrois
la nommer fans luy faire de
la peine , a bleſſer få modestie.
que je puis dire , c'est qu'elle
eft Etrangere, & de grande Qua
Ce
GALANT. 211
lité; qu'elle eft tres- bienfaite ,
felon ce que l'on peut juger, d'environ
trente - deux ans ; qu'elle a
aimé le Monde , & a laiffé de
fort grands Biens en fon Pays. Elle
vint en France avecfon Mary,
qui eftoit de la Religion P. R.
comme elle , & qui eſt mort de_
puis quelques mois. Cette mort
luy a efté tres-fenfible , mais les
grandes chofes que le Roy a
tes pour le falut de fes Sujets qui
eftoient dans l'Erreur , luy ayans
fait naiftre des doutes defa croyance
, elle oublia toutes chofes pour
ne penfer qu'à celle - là . Elle ne s'er
ouvrit pourtant à perfonne . Elle
fai-
Sij
212 MERCURE
n'avoit de recours qu'à la Priere
à fes larmes, pour demander à
Dieu qu'il luy enfeignast le chemin
qu'elle devoitfurore. Unfoir
fort tard qu'elle le prioit avec une
ferveur extraordinaire , de luyfaire
cette grace , elle entendit une
Voix qui luy dit fort diftinctement
, Leve- toy , & fuy celuy
qui paffe. Elle court auffi- toft à
la feneftre , & voit paffer noftre
Seigneur que l'on portoit à quelques
malades. Elle prit foudain
fon Efcharpe, fe mit à le fuivre.
Eftant revenue chez elle, elle
paſſa une partie de la nuit à genoux,
pour remercierfon Divin
GALANT.
213
Av.
21
Maistre de la grace qu'il luy
voit faite. Le lendemain elle fit
fon abjuration & fa Confeffion
generale. On luy a voulu donner
une Penfion affez forte , mais elle
n'a accepté que ce qu'il luy faur
pour vivre tres-modiquement. Je
fuis , Monfieur , avec respect, vo-
Fire tres , &c. VIGNIER ,
A Paris ce 3. Mars 1686 .
Converfions , qui groffiffoir
tous les mois maLettre,commence
heureuſement à diminuer
, faute de matiere , & la
veritable Religion va regner
entierement chez des Peuples
, à qui il ne manquoit
que cette union pour joüir
avec une pleine joye de la
gloire & du repos que leur
procure le plus floriffant &
le plus beau Regne que l'on
vit jamais. Je ne vous parleray
plus de Converfions de
Villes entieres, mais de quelques
Particuliers feulement,
204 MERCURE
dont l'obftination a rendu la
défaite plus éclatante. Vous
en allez voir trois de cette
nature dans la Lettre que je
vous envoye. Elle eft curieufe
, & remplie en peu
de mots de chofes touchantes
.
A MONSIEVR
L'ABBE' DE SAZILLY.
E çay , Monfieur , le plaifir
que vous avez d'apprendre le
nombre de ceux qui rentrent dans
le fein de l'Eglife , non feulement
GALANT. 205
par l'intereft que vous prenez au
falut de leurs Ames , mais encore
parce que
a
les merveilles
que
Dien
fait paroiftre dans plufieurs de ces
Converfions , font autant d'Eloges
pour noftre Auguſte Monarque.
Voicy ce que j'ay veu dans
une Lettre écrite de Lodeve le 19.
Fanvier, par un Docteur de Sor
bonne à M. Berthe , Superieur de
Mes de la Congregation de la
Miffion à Saint Lazare , dont le
rare merite vous eft connu. Aprés
avoir parlé d'un grand nombre de
Converfions , & de l'affiduité de
plus de huit mille Perfonnes à entendre
fes Sermons tous les foirs ,
206 MERCURE
il dit qu'une Fille âgée de dix- huit
ans fe cacha affez long - temps
dans fon lit , feignant d'eſtre ma
Lade , pour n'eftre pas obligée d'aller
à l'Eglife ; mais dans la crainte
de s'y voir forcée , elle quitta le
lit, &fe retira dans une Caverne,
qui auroit paru affreuse à toute
autre. Elle y demeura prés de trois
mois , fans en fortir que
pour allerchercher des herbes de la
Campagne , afin de s'en nourrir.
Enfin preffée par des mouvemens
interieurs du S. Efprit , elle quitta
fa Solitude , & vint le jour meſme
qu'il écrivit cette Lettre , le
prier de recevoirfon abjuration ,
la nuit
GALANT. 207
qu'elle fit avec les fentimens les
plus religieux du monde , aprés un
entretien de cinq heures , où elle fit
connoiftre qu'elle eftoit extraordi-
@
nairementfçavante dansfa Religion,
fort attachée à fa croyan
ce. Elle fit enfuite fa Confeffion
generale, nonfans verfer beaucoup
de larmes , tant pour ses pechez,
que pour avoir trop tardé à fe fai.
re inftruire. Sa Mere & fon Frere
, qui estoient dans une obstination
inconcevable pour leur fauſſe
Religion , touchez d'un exemple
qu'ils n'auroient jamais attendu ,
fe convertirent auffi. Voila, Monfieur
, une Converfion qui fait
voir ,
208 MERCURE
Que Dieu répand fouvent fes plus
rares faveurs
Dans les plus jeunes Cours ;
Une autre va montrer avec quel
avantage
Il les répand auffi dans ceux d'un
plus grand âge.
Une Demoiselle de Qualité fit
connoiftre dans le mefme temps
qu'il ne faut qu'un moment à la
Grace pour brifer le coeur le plus
endurcy. Ellefe nomme la Baronne
de Faugere , âgée de quarante
ans. Son opiniaftreté eftoitfi grande,
qu'elle protestoit de fe laiffer
plutoft maffacrer, que d'aller ja
mais à confeffe. Elle vint auſſi ſe
jetter aux pieds du mefme DoGALANT.
209
cteur, &fes larmes couloient en
fi grande abondance du regret d'avoir
demeuré fi long- temps dans
l'Erreur, qu'il eut toutes lespeines
du monde à les arreſter , & fut
extremement touché de fa penitence.
Ce n'est pas feulement à
Lodeve que Dieu a operé de tels
Miracles , je croy mepouvoirfervir
de ce terme aprés S. Thomas.
On feroit des Volumes entiers de
tous ceux qui font arrivez dans
chaque endroit du Royaume , mais
une Converfion qui s'eftfaite dans
une Paroiffe de Paris , eft fi particuliere
, qu'elle peut tenirfa pla
ce icy ; je m'affeure, Monfieur,
Mars 1686..
210 MERCURE
que vous direz avec tous ceux qui
en feront la lecture.
Quand ce n'eſt que la feule
bouche
Qui demande à Dieu du fecours
,
On ne voit pas qu'elle le tou
che ,
Mais lors que le Coeur parle , il
luy répond toujours.
C'est une Dame qui mene prefentement
une Vie fi cachée & fe
remplie de pieté , que je ne pourrois
la nommer fans luy faire de
la peine , a bleſſer få modestie.
que je puis dire , c'est qu'elle
eft Etrangere, & de grande Qua
Ce
GALANT. 211
lité; qu'elle eft tres- bienfaite ,
felon ce que l'on peut juger, d'environ
trente - deux ans ; qu'elle a
aimé le Monde , & a laiffé de
fort grands Biens en fon Pays. Elle
vint en France avecfon Mary,
qui eftoit de la Religion P. R.
comme elle , & qui eſt mort de_
puis quelques mois. Cette mort
luy a efté tres-fenfible , mais les
grandes chofes que le Roy a
tes pour le falut de fes Sujets qui
eftoient dans l'Erreur , luy ayans
fait naiftre des doutes defa croyance
, elle oublia toutes chofes pour
ne penfer qu'à celle - là . Elle ne s'er
ouvrit pourtant à perfonne . Elle
fai-
Sij
212 MERCURE
n'avoit de recours qu'à la Priere
à fes larmes, pour demander à
Dieu qu'il luy enfeignast le chemin
qu'elle devoitfurore. Unfoir
fort tard qu'elle le prioit avec une
ferveur extraordinaire , de luyfaire
cette grace , elle entendit une
Voix qui luy dit fort diftinctement
, Leve- toy , & fuy celuy
qui paffe. Elle court auffi- toft à
la feneftre , & voit paffer noftre
Seigneur que l'on portoit à quelques
malades. Elle prit foudain
fon Efcharpe, fe mit à le fuivre.
Eftant revenue chez elle, elle
paſſa une partie de la nuit à genoux,
pour remercierfon Divin
GALANT.
213
Av.
21
Maistre de la grace qu'il luy
voit faite. Le lendemain elle fit
fon abjuration & fa Confeffion
generale. On luy a voulu donner
une Penfion affez forte , mais elle
n'a accepté que ce qu'il luy faur
pour vivre tres-modiquement. Je
fuis , Monfieur , avec respect, vo-
Fire tres , &c. VIGNIER ,
A Paris ce 3. Mars 1686 .
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Résumé : A MONSIEUR L'ABBÉ DE SAZILLY.
Le texte décrit la diminution des conversions religieuses massives dans certaines régions, permettant à la 'véritable Religion' de s'imposer davantage. Les conversions se font désormais au cas par cas, impliquant des individus déterminés. Trois exemples notables de conversions sont présentés. Premièrement, une jeune fille de dix-huit ans de Lodève, qui évitait d'aller à l'église, se convertit après trois mois de solitude et fit une abjuration sincère. Sa mère et son frère la suivirent dans cette décision. Deuxièmement, la Baronne de Faugere, une femme de quarante ans réputée pour son obstination, se convertit après avoir été touchée par la grâce divine et une profonde pénitence. Troisièmement, une dame étrangère de haute naissance, âgée d'environ trente-deux ans, se convertit après le décès de son mari. Elle fut guidée par une vision divine et fit son abjuration ainsi qu'une confession générale. Elle refusa une pension généreuse, préférant accepter seulement ce qui était nécessaire pour vivre modestement. Ces récits mettent en lumière la puissance de la grâce divine et l'influence des actions royales sur les conversions religieuses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6271
p. 209-219
Relation de tout ce qui s'est passé au Louvre le jour de la Feste de S. Loüis. [titre d'après la table]
Début :
Je ne pus vous apprendre la derniere fois ce qui se [...]
Mots clefs :
Louvre, Fête de Saint-Louis, Procession, Carmes, Reliques, Prévôt, Église, Marquis, Communauté, Piété, Monarque, Famille royale, Bénédiction, Trompettes, Ornements
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Relation de tout ce qui s'est passé au Louvre le jour de la Feste de S. Loüis. [titre d'après la table]
Je ne pus vous apprendre
la derniere fois ce qui fe
Septembre 1685.
qui
210 MERCURE
paffa au Louvre le jour de la
Fefte de S. Louis , parce que
le mois eftoit déja tropavan
cé. Les Carmes du grand
Convent
y allerent ce jourlà
en Proceffion
, comme ils y
vont tous les ans, pour rendre
graces à Dieu du recouvrement
de la fanté du Roy ,
qui eſtant attaqué à Calais
d'une Fiévre pourprée
, eut
recours aux interceffions
de
Saint Roch , qu'on implore
en de pareilles
occaſions
.
Les Carmes
de la Place
Maubert
firent porter les
Reliques
de ce Saint à DunGALANT
211
a
querque , & Sa Majefté fe
fentant guerie , voulut à fon
retour à Paris , imiter la
Reynefa Mere , & rendre les
Pains Benits , à la Chapelle
de Saint Roch érigée en l'E
glife des Carmes , ou plu
toft , ce Prince voulut par
cette action reconnoiftre le
merite d'un fr grand Saint-
Meffieurs les Prevoft des
Marchands & Echevins de
Paris , firent auffi voeu d'al
ler tous les ans le jour de
Saint Louis à l'Eglife des
Carmes , & d'accompagnerr
les Reliques que ces Peress
S.ijj
212 MERCURE
portent à la Chapelle du
Louvre , où l'on chante une
grande Meffer, & où à l'ex
xemple du Roy , le Paint
Benit eft rendu par des Perfonnes
du premier rang.
Deux mois avant la Fefte de
Saint Louis , les Carmes , &
Mrs de la Confrairie de Saint
Roch , jettent les yeux fur
celuy à qui ils veulent fairel
cét honneur , & il est tombé
cette année fur M le Mari
quis de Bullion Prevoft de
Paris. Le P. Valentin leMulier
, avec quatre Religieux
du mefme Ordre
,
accompa
GALANT 213
de
griez de tous les Marguilliers
& Confreres de Saint
Rochs'eftant rendu chez
M. de Bullion , luy dit qu'il
eftoit fupplié au nom du
Prieur & de tous les Religieux
de la Communauté
des Carmes , ainfi que
tous ceux qui compoſent la
Confrairie Royale de Saint
Roch , des vouloir bien fe
charger des voeux de toute
la Ville , & animer par fon
exemple la pieté publique,
à rendre à Saint Roch les
devoirs annuels. Il ajoûta
qu'il imiteroit en cela le
214 MERCURE
plus grand Monarque du
monde, & toute la Famille
Royale , & qu'ils venoient
luy offrir des Benedictions
du Ciel , qu'il attireroit fans
doute fur luy par fon zele,
& lefquelles ils folliciteroient
fans ceffe la bonté de
Dieu de verfer " abondam--
ment fur fa Perfonne , & fur
toute fa Famille. M de :
Bullion leur fit connoiftre
qu'il n'oublieroit rien pour.
répondre à l'honneur qu'on
luy faifoit.
Le jour de S. Loüis, la Proceffion
dont je viens de vous
GALANT 215
parler, fe renditauLouvre das
Fordre fuivant.Les Timbales
& les Trompettes eftoient
précedées du Bâton de la
Confrairie de Saint Roch,
aux coftez duquel on voyoit
de grandes Torches , où les
Armes de la Ville eftoient
attachées . Les Pains Benits
fuivoient avec les plus magnifiques
ornemens dont
on a coûtume de les enrichir.
Ils eftoient accompa
gnez de douze Gardes de
M'de Bullion , & portez par
douze Perfonnes de fes Livrées
, fuivies de plufieurs
216 MERCURE
autres
pour les relayer.
Aprés les quatrePains Benits
marchoient l'Aumônier , le
Maistre d'Hoſtel , & plufieurs
Domestiques du mefme
Mr de Bullion. Toutes
les Reliques de l'Eglife des
Carmes paroiffoient enfuite
. Au milieu , eftoient
celles de Saint Roch , portées
toutes par des Bourgeois
vétus de noir, hors celle
de la Sainte Epine , que
des Religieux portoient . Elle
eftoit environnée d'un
tres- grand nombre de Torches
, & de Flambeaux aux
Armes
•
GALANT. 217
You
Armes de la Ville , & de toute
la Communauté des Carmes
, compofée de cent.Religieux.
Meffieurs les Prevoft
, Echevins & Offi
ciers de Ville marchoient
aprés eux , accompagnez de
cinquante Archers , il y en
avoit auffi plufieurs qui précedoient
la Proceffion , &
d'autres qui l'attendoient
au Louvre. Mr de Riants ,
Ancien Procureur du Roy
au Chaftelet , & Aumônier
d'honneur , & perpetuel de
cette Confrairie fuivoit
Meffieurs de Ville , & préce-
Septembre 1685.
T
218 MERCURE
doit les Confreres de Saint
Roch. La Proceffion eftant
arrivée au Louvre , M¹ de
> Bullion s'y rendit
placé dans un lieu de diſtin-
& fut
ction , où il y avoit une
Chaife pour luy . Les Trompettes
& les Timbales précederent
les Pains qu'on devoit
benir , lors qu'on les
porta devant l'Autel pour
cette Cerémonie. Ils furent
fuivis de l'Aumônier du
Maiſtre d'Hoſtel , & du reste
des Domeſtiques . M. le
Marquis de Bullion alla enfuite
à l'Offrande avec un
,
1
GALANT . 219
Cierge chargé d'Ecus d'or,
outre lefquels il en donna
encore autant à l'oeuvre de
la Confrairie de Saint Roch .
la derniere fois ce qui fe
Septembre 1685.
qui
210 MERCURE
paffa au Louvre le jour de la
Fefte de S. Louis , parce que
le mois eftoit déja tropavan
cé. Les Carmes du grand
Convent
y allerent ce jourlà
en Proceffion
, comme ils y
vont tous les ans, pour rendre
graces à Dieu du recouvrement
de la fanté du Roy ,
qui eſtant attaqué à Calais
d'une Fiévre pourprée
, eut
recours aux interceffions
de
Saint Roch , qu'on implore
en de pareilles
occaſions
.
Les Carmes
de la Place
Maubert
firent porter les
Reliques
de ce Saint à DunGALANT
211
a
querque , & Sa Majefté fe
fentant guerie , voulut à fon
retour à Paris , imiter la
Reynefa Mere , & rendre les
Pains Benits , à la Chapelle
de Saint Roch érigée en l'E
glife des Carmes , ou plu
toft , ce Prince voulut par
cette action reconnoiftre le
merite d'un fr grand Saint-
Meffieurs les Prevoft des
Marchands & Echevins de
Paris , firent auffi voeu d'al
ler tous les ans le jour de
Saint Louis à l'Eglife des
Carmes , & d'accompagnerr
les Reliques que ces Peress
S.ijj
212 MERCURE
portent à la Chapelle du
Louvre , où l'on chante une
grande Meffer, & où à l'ex
xemple du Roy , le Paint
Benit eft rendu par des Perfonnes
du premier rang.
Deux mois avant la Fefte de
Saint Louis , les Carmes , &
Mrs de la Confrairie de Saint
Roch , jettent les yeux fur
celuy à qui ils veulent fairel
cét honneur , & il est tombé
cette année fur M le Mari
quis de Bullion Prevoft de
Paris. Le P. Valentin leMulier
, avec quatre Religieux
du mefme Ordre
,
accompa
GALANT 213
de
griez de tous les Marguilliers
& Confreres de Saint
Rochs'eftant rendu chez
M. de Bullion , luy dit qu'il
eftoit fupplié au nom du
Prieur & de tous les Religieux
de la Communauté
des Carmes , ainfi que
tous ceux qui compoſent la
Confrairie Royale de Saint
Roch , des vouloir bien fe
charger des voeux de toute
la Ville , & animer par fon
exemple la pieté publique,
à rendre à Saint Roch les
devoirs annuels. Il ajoûta
qu'il imiteroit en cela le
214 MERCURE
plus grand Monarque du
monde, & toute la Famille
Royale , & qu'ils venoient
luy offrir des Benedictions
du Ciel , qu'il attireroit fans
doute fur luy par fon zele,
& lefquelles ils folliciteroient
fans ceffe la bonté de
Dieu de verfer " abondam--
ment fur fa Perfonne , & fur
toute fa Famille. M de :
Bullion leur fit connoiftre
qu'il n'oublieroit rien pour.
répondre à l'honneur qu'on
luy faifoit.
Le jour de S. Loüis, la Proceffion
dont je viens de vous
GALANT 215
parler, fe renditauLouvre das
Fordre fuivant.Les Timbales
& les Trompettes eftoient
précedées du Bâton de la
Confrairie de Saint Roch,
aux coftez duquel on voyoit
de grandes Torches , où les
Armes de la Ville eftoient
attachées . Les Pains Benits
fuivoient avec les plus magnifiques
ornemens dont
on a coûtume de les enrichir.
Ils eftoient accompa
gnez de douze Gardes de
M'de Bullion , & portez par
douze Perfonnes de fes Livrées
, fuivies de plufieurs
216 MERCURE
autres
pour les relayer.
Aprés les quatrePains Benits
marchoient l'Aumônier , le
Maistre d'Hoſtel , & plufieurs
Domestiques du mefme
Mr de Bullion. Toutes
les Reliques de l'Eglife des
Carmes paroiffoient enfuite
. Au milieu , eftoient
celles de Saint Roch , portées
toutes par des Bourgeois
vétus de noir, hors celle
de la Sainte Epine , que
des Religieux portoient . Elle
eftoit environnée d'un
tres- grand nombre de Torches
, & de Flambeaux aux
Armes
•
GALANT. 217
You
Armes de la Ville , & de toute
la Communauté des Carmes
, compofée de cent.Religieux.
Meffieurs les Prevoft
, Echevins & Offi
ciers de Ville marchoient
aprés eux , accompagnez de
cinquante Archers , il y en
avoit auffi plufieurs qui précedoient
la Proceffion , &
d'autres qui l'attendoient
au Louvre. Mr de Riants ,
Ancien Procureur du Roy
au Chaftelet , & Aumônier
d'honneur , & perpetuel de
cette Confrairie fuivoit
Meffieurs de Ville , & préce-
Septembre 1685.
T
218 MERCURE
doit les Confreres de Saint
Roch. La Proceffion eftant
arrivée au Louvre , M¹ de
> Bullion s'y rendit
placé dans un lieu de diſtin-
& fut
ction , où il y avoit une
Chaife pour luy . Les Trompettes
& les Timbales précederent
les Pains qu'on devoit
benir , lors qu'on les
porta devant l'Autel pour
cette Cerémonie. Ils furent
fuivis de l'Aumônier du
Maiſtre d'Hoſtel , & du reste
des Domeſtiques . M. le
Marquis de Bullion alla enfuite
à l'Offrande avec un
,
1
GALANT . 219
Cierge chargé d'Ecus d'or,
outre lefquels il en donna
encore autant à l'oeuvre de
la Confrairie de Saint Roch .
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Résumé : Relation de tout ce qui s'est passé au Louvre le jour de la Feste de S. Loüis. [titre d'après la table]
En septembre 1685, une procession organisée par les Carmes du grand couvent se rendit au Louvre pour célébrer la fête de Saint Louis et remercier Dieu pour la guérison du roi Louis XIV, qui avait été atteint d'une fièvre pourprée à Calais et avait invoqué l'intercession de Saint Roch. Les Carmes de la Place Maubert portèrent les reliques de Saint Roch à Dunkerque. Une fois guéri, le roi décida de rendre hommage à Saint Roch en offrant des pains bénits à la chapelle de Saint Roch dans l'église des Carmes, imitant ainsi sa mère, la reine mère. Les Prévôts des Marchands et Échevins de Paris firent vœu d'accompagner annuellement les reliques à la chapelle du Louvre, où une grande messe était chantée et des pains bénits étaient distribués. Deux mois avant la fête de Saint Louis, les Carmes et les membres de la confrérie de Saint Roch choisirent la personne chargée de représenter la ville. Cette année-là, le choix se porta sur Monsieur de Bullion, Prévôt de Paris. Le Père Valentin Lemulier, accompagné de quatre religieux, se rendit chez Monsieur de Bullion pour lui demander de se charger des vœux de la ville et d'encourager la piété publique envers Saint Roch. Le jour de la fête de Saint Louis, la procession se rendit au Louvre. Elle comprenait des timbales, trompettes, torches, pains bénits ornés, gardes, domestiques, et les reliques des Carmes, notamment celles de Saint Roch portées par des bourgeois vêtus de noir. Les Prévôts, Échevins et officiers de la ville, accompagnés d'archers, suivirent la procession. À l'arrivée au Louvre, Monsieur de Bullion prit place dans un lieu distinctif et participa à la cérémonie de bénédiction.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6272
p. 20-33
PAR Mr. V. A Mr. DE** Qui lui avoit envoyé un Remede pour la Fiévre.
Début :
Plus ne m'enquiers de quelle drogue avez [...]
Mots clefs :
Fièvre, Dieu, Déesse, Santé, Yeux, Remède, Drogue
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PAR Mr. V. A Mr. DE** Qui lui avoit envoyé un Remede pour la Fiévre.
PAR Mr.V.AMr.DE**
Qui lui avoit envoyé un Remede
pour la Fièvre. P Lus ne m'enquiers de
quelle drogue avez
Formé ce bol, par qui feroient
bravez
Bien plus de maux, plus
de pestes encore,
Que parmi nous n'en apporta.
Pandore.
Nul mal ne tient contre
ce bol divin,
J'envoys enmoy la vertu
confirmée
Contre une Fiévre en mon
sang allumée,
Du Kinkina le secours.
étoit vain,
Point n'en étoit la fureur
allentie,
Vous dites:Parts, & lav
voila partie.
Mais à la fin le voïle: efl;
arraché,
Ainsi que vous, je sçai ce
qui compose
Ce bol, en qui tant de
force est enclose,
Pour un Poëte il n'est rien
de caché,
Lors qu'Apollon nôtre esprit
a touché, <
Comme les Dieux nous
voyons toute chose.
Que nous voulions penetrer
aux Enfers,
Tous leurs secrets à nos
- yeux font offerts,
Nous y voyons jufqui
l'ardeur farouche
Que pour sa femme a Pluton
dans sa couche;
s'il faut percer les mysteres
des Cieux,
Là, nous allons manger
avec les Dieux
,- Dans leur Conseil nous.
sommes reçus même,
Nous y voyons Jupin ce
Dieu suprême,
Pour cent Amours furtifs
se travailler,
Et son épouse après luy
criailler.
Dans son Palais, dans ses,
grotes profondes
Neptune en vain préreU-f
droit se cacher,
Tout au travers de l'abyme
des Ondes
Nos yeux perçans iroient
là le chercher.
Nous discernons les essences
premieres,
Rien, en un mot-, n'évite
nos lumieres,
Aviez-vouscrûpouvoir les
éviter
Adonc,afin quen'en puiffiez
douter
N'est-il pas vray que ce
bol salutaire
Par qui tout maux font
gueris ences lieux
N'est feulement qu'un magique
giquemystere
Qui de leur Ciel fait descendre
les Dieux,
Et les contraint de venir
en personne
Suivre la loy que vôtre bol
leur donne?
Carje l'ay veu clairement
de mes yeux,
Et ne suis point trop simple,
trop credule, Lorsque je pris ce philtre
merveilleux
Sur le sommet de ce puis
fant globule
Je vis s'asseoir la Deesse
Santé
Au teint vermeil, à ferme
corpulence,
A la dent
blanche, àl'oeil
plein de gayté, ':
Et telle enfin qu'au siécle
d'innocence
Toûjours les Dieux l'accordoient
aux humains, J
Ou telle encor que leurs
benignes mains
4 La font souvent dans le
siécle où noussommes,
, Briller au front de quel
ques bonnes gens,
Qui malgré l'air corrompu
denostemps
Ont le coeurpur commeles
premiers hommes,
sencens Abbez, Chanoines,
& Prieurs,
Gens indulgens pour leur
propre molesse,
Et contre autrui si severes
crieurs.
Mais revenons à la faine
Deesse,
Bacchus, l'Amour, les ris,
les enjouëmens
Sommeil aisé,confiance
-
en les forces,
Desirspuissants, delicates
amorces,
Tout en un mot ce que de
Dieux charmans
Compte l'Olimpe, étoient
lors à (a suite.
Ce n'estle tout; je vis fous
saconduite,
Et j'en frémis encore de
respect,
Je vis ces Dieux sur moy
fondre avec elle,
Je crus alors qu'une guerre
cruelle
S'alloit sur moy former à
son aspect,
Mais non,rienmoins,la redoutable
Fièvre
Fuit sans combatcomme
un timide Liévre
Fuit à rafpett du vîte Lévrier.
Apres cela la Deesse ravie
Marque à chacun des
Dieux qui l'ont suivie
Le Logement qu'il doit
s'approprier.
Bacchus daborddemon
Palais s'empare,
Pour poste Amour mon
coeur s'en va choisir,
Les enjouëmens mon ame
vont saisir,
Le doux sommeil aussitôt
se prepare
A se loger dans mes yeux
languissans,
Non pour toujours,convention
fut faite
Que du Soleil chaque
courie parfaite
Mise en trois parts, les pavots
ravissans
En auroient une, où serains
Se tranquilles
Mes yeux pour eux feroient
de {ûrs azy les,
Quedececours,pendant
les autres parts,
Mes yeux pourroienc,dans
leur mince irrutture,
Loger des Cieux,de toute
la nature
La vive image, & celle
des beaux arts,
Et pour Iris mille amoureux
regards.
La confiance ou l'abus de
ces forces
Courent remplir l'imagination
Jolis desirs , , delicates amorces
Prennent aussimême habitation
Puis d'autres Die)ux dont
ne fais mention
Selon leur rang à leur devoir
se rendent
Et la fanté de qui tous ils
dépendent
Ne voulut point prendre
un poste arrête,
Mais se logea dans toute
la Cité.
Ains, grace à vous, je me
vois en santé,
Mieux que ne fut oncques
le fort Hercule.
J'ai toutefois là-dessus un
scrupule,
Dont besoin est que vous
rnéclaircissiez.
Je craindrois fort que par
hazard n'eussîez
Fait -un mécompte a l'égard
de mon âge,
Et qu'enfaisant vôtre pa-
,
¿te enchanteur
Vous ne m'eussiez invoqué
par malheur
Quelque santé trop jeune
- & trop peu sage,
J'ai sur le front trente-sept
ans au mOlns-)
Or, si m'aviez, par vos
tragiques foins,
Toutde nouveau fait couler
dans les veines
Le même fang & les me.
mes esprits,
Qui m'arumoient à vingt.
ans, que de peines
J'aurois encor sous le joug,
de Cypris!
Qui lui avoit envoyé un Remede
pour la Fièvre. P Lus ne m'enquiers de
quelle drogue avez
Formé ce bol, par qui feroient
bravez
Bien plus de maux, plus
de pestes encore,
Que parmi nous n'en apporta.
Pandore.
Nul mal ne tient contre
ce bol divin,
J'envoys enmoy la vertu
confirmée
Contre une Fiévre en mon
sang allumée,
Du Kinkina le secours.
étoit vain,
Point n'en étoit la fureur
allentie,
Vous dites:Parts, & lav
voila partie.
Mais à la fin le voïle: efl;
arraché,
Ainsi que vous, je sçai ce
qui compose
Ce bol, en qui tant de
force est enclose,
Pour un Poëte il n'est rien
de caché,
Lors qu'Apollon nôtre esprit
a touché, <
Comme les Dieux nous
voyons toute chose.
Que nous voulions penetrer
aux Enfers,
Tous leurs secrets à nos
- yeux font offerts,
Nous y voyons jufqui
l'ardeur farouche
Que pour sa femme a Pluton
dans sa couche;
s'il faut percer les mysteres
des Cieux,
Là, nous allons manger
avec les Dieux
,- Dans leur Conseil nous.
sommes reçus même,
Nous y voyons Jupin ce
Dieu suprême,
Pour cent Amours furtifs
se travailler,
Et son épouse après luy
criailler.
Dans son Palais, dans ses,
grotes profondes
Neptune en vain préreU-f
droit se cacher,
Tout au travers de l'abyme
des Ondes
Nos yeux perçans iroient
là le chercher.
Nous discernons les essences
premieres,
Rien, en un mot-, n'évite
nos lumieres,
Aviez-vouscrûpouvoir les
éviter
Adonc,afin quen'en puiffiez
douter
N'est-il pas vray que ce
bol salutaire
Par qui tout maux font
gueris ences lieux
N'est feulement qu'un magique
giquemystere
Qui de leur Ciel fait descendre
les Dieux,
Et les contraint de venir
en personne
Suivre la loy que vôtre bol
leur donne?
Carje l'ay veu clairement
de mes yeux,
Et ne suis point trop simple,
trop credule, Lorsque je pris ce philtre
merveilleux
Sur le sommet de ce puis
fant globule
Je vis s'asseoir la Deesse
Santé
Au teint vermeil, à ferme
corpulence,
A la dent
blanche, àl'oeil
plein de gayté, ':
Et telle enfin qu'au siécle
d'innocence
Toûjours les Dieux l'accordoient
aux humains, J
Ou telle encor que leurs
benignes mains
4 La font souvent dans le
siécle où noussommes,
, Briller au front de quel
ques bonnes gens,
Qui malgré l'air corrompu
denostemps
Ont le coeurpur commeles
premiers hommes,
sencens Abbez, Chanoines,
& Prieurs,
Gens indulgens pour leur
propre molesse,
Et contre autrui si severes
crieurs.
Mais revenons à la faine
Deesse,
Bacchus, l'Amour, les ris,
les enjouëmens
Sommeil aisé,confiance
-
en les forces,
Desirspuissants, delicates
amorces,
Tout en un mot ce que de
Dieux charmans
Compte l'Olimpe, étoient
lors à (a suite.
Ce n'estle tout; je vis fous
saconduite,
Et j'en frémis encore de
respect,
Je vis ces Dieux sur moy
fondre avec elle,
Je crus alors qu'une guerre
cruelle
S'alloit sur moy former à
son aspect,
Mais non,rienmoins,la redoutable
Fièvre
Fuit sans combatcomme
un timide Liévre
Fuit à rafpett du vîte Lévrier.
Apres cela la Deesse ravie
Marque à chacun des
Dieux qui l'ont suivie
Le Logement qu'il doit
s'approprier.
Bacchus daborddemon
Palais s'empare,
Pour poste Amour mon
coeur s'en va choisir,
Les enjouëmens mon ame
vont saisir,
Le doux sommeil aussitôt
se prepare
A se loger dans mes yeux
languissans,
Non pour toujours,convention
fut faite
Que du Soleil chaque
courie parfaite
Mise en trois parts, les pavots
ravissans
En auroient une, où serains
Se tranquilles
Mes yeux pour eux feroient
de {ûrs azy les,
Quedececours,pendant
les autres parts,
Mes yeux pourroienc,dans
leur mince irrutture,
Loger des Cieux,de toute
la nature
La vive image, & celle
des beaux arts,
Et pour Iris mille amoureux
regards.
La confiance ou l'abus de
ces forces
Courent remplir l'imagination
Jolis desirs , , delicates amorces
Prennent aussimême habitation
Puis d'autres Die)ux dont
ne fais mention
Selon leur rang à leur devoir
se rendent
Et la fanté de qui tous ils
dépendent
Ne voulut point prendre
un poste arrête,
Mais se logea dans toute
la Cité.
Ains, grace à vous, je me
vois en santé,
Mieux que ne fut oncques
le fort Hercule.
J'ai toutefois là-dessus un
scrupule,
Dont besoin est que vous
rnéclaircissiez.
Je craindrois fort que par
hazard n'eussîez
Fait -un mécompte a l'égard
de mon âge,
Et qu'enfaisant vôtre pa-
,
¿te enchanteur
Vous ne m'eussiez invoqué
par malheur
Quelque santé trop jeune
- & trop peu sage,
J'ai sur le front trente-sept
ans au mOlns-)
Or, si m'aviez, par vos
tragiques foins,
Toutde nouveau fait couler
dans les veines
Le même fang & les me.
mes esprits,
Qui m'arumoient à vingt.
ans, que de peines
J'aurois encor sous le joug,
de Cypris!
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Résumé : PAR Mr. V. A Mr. DE** Qui lui avoit envoyé un Remede pour la Fiévre.
Le texte relate une conversation entre deux individus au sujet d'un remède contre la fièvre. Le premier interlocuteur, après avoir pris ce remède, le décrit comme ayant des propriétés divines et mystérieuses. Il raconte une vision où la déesse Santé apparaît, accompagnée de divers dieux tels que Bacchus, l'Amour et le Sommeil. Chacun de ces dieux occupe une place spécifique dans son corps, apportant santé et bien-être. Le narrateur voit la fièvre s'enfuir comme un lièvre effrayé. Il exprime ensuite un doute sur son âge, craignant que le remède ne lui ait redonné la santé et la vigueur de sa jeunesse, ce qui pourrait entraîner des désirs et des peines amoureuses. Il mentionne avoir trente-sept ans et s'inquiète des conséquences possibles de ce remède.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6273
p. 212-227
LE PRINTEMPS. DIALOGUE De la Nature & de Damon, pour tous les hommes. Sur ce que le Printemps est plus sujet aux fluxions, & autres maladies, que les autres Saisons de l'année.
Début :
DAMON. / Pourquoy faut-il que la Nature [...]
Mots clefs :
Printemps, Eau, Temps, Heureux, Ardeur, Mal, Plaisir, Froid, Soleil
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE PRINTEMPS. DIALOGUE De la Nature & de Damon, pour tous les hommes. Sur ce que le Printemps est plus sujet aux fluxions, & autres maladies, que les autres Saisons de l'année.
LEPRINTEMPS.
DIALOGVE-
De la Nature CM' de Damon,
four tous les hommes.
Sur ce que le Printemps eff
plus sujet aux fluxions, &
autres maladies
, que les
autres Saisons de l'année.
D A}yf 0 N.
POuYquoy faut-il que la N4
ture
'Empoijonnetousfispresens?
Jgue lors quesesruisseaux roulent
une eau sipure;
Jgue lors qu'ellerend à nos
champs
SesJeux,ses Ris, ses Fleurs,fis
Oiseaux,sa verdure;
J>)ue lors que l'aimable Printemps
Fait briller le Soleil d'une clarté
nouvelle,
Et
, pltU doux quejamais, auxplai
sirs nous appelle
;
,dis-je ,
faut-il que fit
fourquoy
belle finfon
Jgui fcmblerajeunir le Monde*
En tantde maux diverssoisenfinsi
féconde ?
Parle
y nous dirds-tu , qu'avecpltt
de raison
>Chacunparoiss surpris de cesejfcts
Bizarres ,
rEt de ce quon ne peut en gousser
les douceurs
Sans dans le mesme temps e/Jityer
les rigueurs
Desfluxions Ô" des catharres.
Sipar là tu nous mets hors d'étatd'en
joiiir.
A quoy nomfervent donc tes appas
dr tes charmes ?
Ofiroit-ons'en réjoüir
Etles voit-on ,
helas !sans chagriny
sans alarmes?
LANATVRE.
J'ay souvent écouté les plaintes
que tIi fais,
Etje fuismoy-mefmt étonnée
Jgue le plus beau temps de l'année
NattIre contre moy que murmures
secrets.
Cependant quelle ingratitude,
Qi4et edpriee, quelle habitude
Trend-on de tons ses maux d'accu
fer mes presens :
Ui vous autres Mortels ,
plus mode
rtZ,pIN! /'l^lS
>
EnJsa-J.fhz, de meilietash Tao'/es,'
Vous(IrieT^plm reconnoifjarts ,
Et vous vcrritz bien tofl qnc ce n'efi
pa! leurfaute.
Vofhede[ordre [cul vous osie
letic ccsplafrs ou tendent
tous vos vœux
,
Et vu)usauriez, toujoursdes Prin
temps pins heureux
.i vous en jOHilli:Z avec la tempe
r.l:,ce
rQ¿h dons ordonne la prudence :
Jl,riJ .i tJ:f¡j( .n-J'~ eÍÍ t¡iJ GI:sf.Út 't.'0;
idiitfà peine ay-jt enfin fut:sfaitVOJ
fouhai;s
.¡',,si
¡
~9~~ vous en faitesdesexcèsy
*>)ui des douces humeurs altérant
l'harmonie,
DeIIInile aujji tost excitentlafurie,
"ombienpeu d'entre-vousménagent
comme
ilfaut
Le temperè,l'humide
> ou le froid,
ou le chaud
?
( donne
Car tous les temps que je vous
Sont & charmans
, &bons. DAns
celuy de £Autonne
Sansde mesfruits nouveaux crain
are la crudité
Vous en mangez, en abondance>
Et de la vient la dejfaillance
De celuy que désa lEjlé*
PArfisgrandes chaleurs Itvoitdebi.
lité.
pou/ant cettefaison brûlante
Loin de vous rafraiJèhir, vous beu
vez à longs traits
Du vin pur, pourveu qu'ilfiitj
frais,
Et vojîrefoisimpatiente
Ne peut se donner le loisir
D'attendreau msins qu'une Ser
vante
An\
dit apporte de l'eau
, feule rafraif
chiffinte,
Et quifeulepeut l'adoucir.
ltlais bien-tofl, malgré vous , une
,
ardeur de poitrine
Acette eau qu'on fuyoitvous force
de c'llrir,
Etsouvent à la Medeciue.
Lors que CHyver , le tempsdis
Jeux,
Des Bills, & de la bonne chere
Couvre tout L'ZJnivtrs defis fri
mats affreux ,
£
t cheZ vous , prés da [feu vous
retient, vous re(je'rre
,
Dites>nenfortez,-*vgusjamais?
Le Bal a pourvous trop .ïattraits
t
La table,& lejeutrop decharmes
Tourdûmal qui lesJuitvouscaufr
des allarmes.
Vou
sy paffz toutes les nuits,
et ce mal,pire que mesfruitç
.f¿fJe la Rose nouvelle p& que 14
Canicule
s
Ce mal, dis-je, que fait lA perte du
repos ,
Etcefriand morceau qu'on rongç
jusqu'aux os ,
fouséchauffe le fang, vousconfiée
dr vous brûle.
De la cette abondanced'eau
Zai s'amajse dans le cerveau
;
<%ui par le rude froid trop long.
temps retenue,
Et qui par cOlJflqllelJtaigrie & car.
rompue ,
Des que ce froid ceffi au Prin
V
temPsfroid cefe dv Prin
piflille en fluxions comme une é
paijft nue
£>ue leSoleildissoutfarses rayons\
arderts.
faut-ildonc s'étonner,Jïcette eau
vient À fondre
Jhtand il darde fis premiers
traits?
£)ttoy
, d'un moinsfuneflefncccs»
Vous ménageantsipeu
, pouvleZ
vous vous répondre,
Et vos prodigieux & differEns (X
ces ,
Nefitffiflnt-ilJ pas enjia pour vous
Mais
confondre?
D A M 0 N.
si l'onveutt'encroire
,
adieu tous les plu:sir
s j
*
ilfaudradéformais s'en priver, s'en.
7/ j'~~T~j M
auxcl-[T.s,
défaire,
Et qu'enStoiqtte trop ftverc
Chacunfrmesoncœuràl'iyfiïr.cl,
C, ur
:J^uidésnofireplustendre
:
~¡ dés ¡itJjl-re pt/Ji te¡¡d,c ril
sance
en
Nous font en leur faveur Jentir
leur violence.
Nousnaissons avec cespenchans;
Fers tout ce quiflatte lel/èns
Onselaisse entraifner en défit de
foy'tnefme.
On croit mesme quand on les aime
Jguon ne fuit que tes propres
loix
i
Àinsi quand on
ltsvoit, on leur
ouvre la porte,
Et dans l'ardeur qui nousyporte
On n'est embarrasséqu'auchoix.
Commentpouvoircombattre unepen
te siforte?
Cependant quelque né que l'on floit
avec eux,(les regarde,
Comme desEnnemis fit vtus quon
Et qu'en ccla plus n\iibcn<'cux
J^ue les. Biflcs
, contre-eux on Joit
toujours en garde.
LA NATVRE.
Ah ! si vous en usiez. comme les
Animaux
J
1"
Me verroit-on rcàuitc a repondre a
vas p!si/.te
s
y
1
d'
Et ferlez-vousJ'rjtts à tant de di
versmau::
Dont, plusindijcrctsqu'eux , vous
fiïitez, les atteintes ?
1 J
Des plaisirs que
je donne ils usent
comme ilfaut,
ils ne vont point pendant le
chaud
Affronter>comme vous, l'ardente Ca
ri;eule
,
Etfiecachant pour lors du Soleil qui
vous brule,
Attendent poursortirqu
il foitfous
l'horizon.
Mais l'homme quisi croitsifiagt
Vesi-il au fond, Ó. quel. ufiage
Levoit~on,>Muis les jours fairedesa
tassin?
La tient-ilmoins de moy que cette
douce fente
J?yi' dit avoir fourles- plaijîrs?
jïue nej'enstri-il dont:>$iljéJèrl
hLv.riJ
ClCSULsiYS
<QHC U Nature bien-faifante
,
jijî.,edonfiemesme à fin
,
J
sensible fiante ?
Ain
¡;.
'J'
si ,/ansdeformû
smurmurercon
tre moy,
/1
J9uov ne s'en prenne fins qu'a,
,/, ,
fiJ.
Vous-mefmcs, au retour des Zepbirs
&de Flore,
orrornpcz ces-plilijirs qu'il donnait
autrefois,
Et qu'il vous donneroit encore,
si, mointfous
,vous vouliez, suivre
mesfages loir" ,
Etquitter cette innmperance,
.&Uene connut jamatt le Monde en
fin enfance.
Content de laftmplicité,
Du lait. du fruit,d;" de l'eaupure,
'.Z,ue gratuitement leur donnoit la
Nature,
Les hommespat la volupté
Zui nofoit pas encor leur montrer
ses amorces,
N'affoibliffiient point lors leur vi
gtuur,& leurs forces,
EljouiJflÙnttOlfjours d'une pleine
fanté.
Mais lors que leur Cupidité
Tira l'or du fein de la terre,
Ce métail à son tour leur decUra U
guerre,
"Et pourfemangtrd'eux leur inspira
fouàain
Iif, haine de lafibretable,
£7 cetamourfatal qu'ils ont pour le
Du necejfùre au deleciable,
ftftin.
Séduits parses attrait;
) ils nefrent
quuti pas>
Et hien-tojldégoûteZde l'utile lai
ttlge
,
Composerent à leurdommage,
Z>£ragoûts différent leurs splendides
repas.
De là cette humeur indigejle
Jgjii cause leurs v4peurJ"
leur en reste,
,'lNI ftule
Et qui détruisant leur chaleur,
Lesréduit à tellelangueur,
Qu'après une débauchefaite
Il faut en dépit d'eux , venir à /*
diette.
Yoila ce qu'à produit l'avide foisde
for.
Trop heureux
>
trop heureux encor
e,)&and àJî bon marchélegourmand
en cfl quittey
Car comme de ses biens il veut
Tirer tout
lequ'ilpeut,
Cette hnmeur à la longue & s'en
flamme
3&s)irrite)
Etytrompé par cet appétit
eue luy donnesouvent cette ardeur
étrangère,
etrangere,
De nouveau l'imprudent
hors du lit
, àpeine
Ou l'arrtjlpit fin mal, cherche la
bonne chere.
Jgtfen peutilarriver ? LArechute,
&la mort.
Après cela
,
Damon,vois, dis-moy
sij'ay tort,
Etsi l'on peutsans injufiiee
M'imputeraujourdlitigourmande
avarice.
je ne teparle point de cesfoins de*
vorans
9ge-se donnent petits e-gràndr
pour, pltu haut qu'tUe r/ejl) élever
Jeftrois &
leurfortune.
trûplongueeut-ejfre
,
importune
Si de vos pajjions j'dllois
pn vain m'étendre icy sur la cathe
gorie.
Chacunsçait quelsfontceux de la
tendrefurie,
Et toutes tour à tour
, &souvent 4
hfois
Envous âjfûibiijfantabregentvostre
vie.
Vfmieux, en fin mot
dons d'ferens>
, de mes
Soyez, fibres) réglez, comme dMi
lcs vieux temps
A-IUndcz avec patience
,
la maturité de mes fruits,
Et joignitlerfpos des nuits
A Li diferete vigilance
Jgjfe de tous Les Mortels exige enfin
le jour;
Alors
je promets a mon tcj.r
* ,
De lesgrurir de lufoilUjfe
Dontsi nul à prepss ilsseplaignent
JJHS Cfjjc
,
Et, devenus parlà plusJains, plus
vIgoureux,
j'espere , é" mifmt je fuis fatrt
£u<des maux qui a'ailleurspour
.ue dec n~atix qu a~'aiiieurçpour
roitnt tombirfur eux
ilsn'aceufiront plus l'innocente Na
ture.
DIALOGVE-
De la Nature CM' de Damon,
four tous les hommes.
Sur ce que le Printemps eff
plus sujet aux fluxions, &
autres maladies
, que les
autres Saisons de l'année.
D A}yf 0 N.
POuYquoy faut-il que la N4
ture
'Empoijonnetousfispresens?
Jgue lors quesesruisseaux roulent
une eau sipure;
Jgue lors qu'ellerend à nos
champs
SesJeux,ses Ris, ses Fleurs,fis
Oiseaux,sa verdure;
J>)ue lors que l'aimable Printemps
Fait briller le Soleil d'une clarté
nouvelle,
Et
, pltU doux quejamais, auxplai
sirs nous appelle
;
,dis-je ,
faut-il que fit
fourquoy
belle finfon
Jgui fcmblerajeunir le Monde*
En tantde maux diverssoisenfinsi
féconde ?
Parle
y nous dirds-tu , qu'avecpltt
de raison
>Chacunparoiss surpris de cesejfcts
Bizarres ,
rEt de ce quon ne peut en gousser
les douceurs
Sans dans le mesme temps e/Jityer
les rigueurs
Desfluxions Ô" des catharres.
Sipar là tu nous mets hors d'étatd'en
joiiir.
A quoy nomfervent donc tes appas
dr tes charmes ?
Ofiroit-ons'en réjoüir
Etles voit-on ,
helas !sans chagriny
sans alarmes?
LANATVRE.
J'ay souvent écouté les plaintes
que tIi fais,
Etje fuismoy-mefmt étonnée
Jgue le plus beau temps de l'année
NattIre contre moy que murmures
secrets.
Cependant quelle ingratitude,
Qi4et edpriee, quelle habitude
Trend-on de tons ses maux d'accu
fer mes presens :
Ui vous autres Mortels ,
plus mode
rtZ,pIN! /'l^lS
>
EnJsa-J.fhz, de meilietash Tao'/es,'
Vous(IrieT^plm reconnoifjarts ,
Et vous vcrritz bien tofl qnc ce n'efi
pa! leurfaute.
Vofhede[ordre [cul vous osie
letic ccsplafrs ou tendent
tous vos vœux
,
Et vu)usauriez, toujoursdes Prin
temps pins heureux
.i vous en jOHilli:Z avec la tempe
r.l:,ce
rQ¿h dons ordonne la prudence :
Jl,riJ .i tJ:f¡j( .n-J'~ eÍÍ t¡iJ GI:sf.Út 't.'0;
idiitfà peine ay-jt enfin fut:sfaitVOJ
fouhai;s
.¡',,si
¡
~9~~ vous en faitesdesexcèsy
*>)ui des douces humeurs altérant
l'harmonie,
DeIIInile aujji tost excitentlafurie,
"ombienpeu d'entre-vousménagent
comme
ilfaut
Le temperè,l'humide
> ou le froid,
ou le chaud
?
( donne
Car tous les temps que je vous
Sont & charmans
, &bons. DAns
celuy de £Autonne
Sansde mesfruits nouveaux crain
are la crudité
Vous en mangez, en abondance>
Et de la vient la dejfaillance
De celuy que désa lEjlé*
PArfisgrandes chaleurs Itvoitdebi.
lité.
pou/ant cettefaison brûlante
Loin de vous rafraiJèhir, vous beu
vez à longs traits
Du vin pur, pourveu qu'ilfiitj
frais,
Et vojîrefoisimpatiente
Ne peut se donner le loisir
D'attendreau msins qu'une Ser
vante
An\
dit apporte de l'eau
, feule rafraif
chiffinte,
Et quifeulepeut l'adoucir.
ltlais bien-tofl, malgré vous , une
,
ardeur de poitrine
Acette eau qu'on fuyoitvous force
de c'llrir,
Etsouvent à la Medeciue.
Lors que CHyver , le tempsdis
Jeux,
Des Bills, & de la bonne chere
Couvre tout L'ZJnivtrs defis fri
mats affreux ,
£
t cheZ vous , prés da [feu vous
retient, vous re(je'rre
,
Dites>nenfortez,-*vgusjamais?
Le Bal a pourvous trop .ïattraits
t
La table,& lejeutrop decharmes
Tourdûmal qui lesJuitvouscaufr
des allarmes.
Vou
sy paffz toutes les nuits,
et ce mal,pire que mesfruitç
.f¿fJe la Rose nouvelle p& que 14
Canicule
s
Ce mal, dis-je, que fait lA perte du
repos ,
Etcefriand morceau qu'on rongç
jusqu'aux os ,
fouséchauffe le fang, vousconfiée
dr vous brûle.
De la cette abondanced'eau
Zai s'amajse dans le cerveau
;
<%ui par le rude froid trop long.
temps retenue,
Et qui par cOlJflqllelJtaigrie & car.
rompue ,
Des que ce froid ceffi au Prin
V
temPsfroid cefe dv Prin
piflille en fluxions comme une é
paijft nue
£>ue leSoleildissoutfarses rayons\
arderts.
faut-ildonc s'étonner,Jïcette eau
vient À fondre
Jhtand il darde fis premiers
traits?
£)ttoy
, d'un moinsfuneflefncccs»
Vous ménageantsipeu
, pouvleZ
vous vous répondre,
Et vos prodigieux & differEns (X
ces ,
Nefitffiflnt-ilJ pas enjia pour vous
Mais
confondre?
D A M 0 N.
si l'onveutt'encroire
,
adieu tous les plu:sir
s j
*
ilfaudradéformais s'en priver, s'en.
7/ j'~~T~j M
auxcl-[T.s,
défaire,
Et qu'enStoiqtte trop ftverc
Chacunfrmesoncœuràl'iyfiïr.cl,
C, ur
:J^uidésnofireplustendre
:
~¡ dés ¡itJjl-re pt/Ji te¡¡d,c ril
sance
en
Nous font en leur faveur Jentir
leur violence.
Nousnaissons avec cespenchans;
Fers tout ce quiflatte lel/èns
Onselaisse entraifner en défit de
foy'tnefme.
On croit mesme quand on les aime
Jguon ne fuit que tes propres
loix
i
Àinsi quand on
ltsvoit, on leur
ouvre la porte,
Et dans l'ardeur qui nousyporte
On n'est embarrasséqu'auchoix.
Commentpouvoircombattre unepen
te siforte?
Cependant quelque né que l'on floit
avec eux,(les regarde,
Comme desEnnemis fit vtus quon
Et qu'en ccla plus n\iibcn<'cux
J^ue les. Biflcs
, contre-eux on Joit
toujours en garde.
LA NATVRE.
Ah ! si vous en usiez. comme les
Animaux
J
1"
Me verroit-on rcàuitc a repondre a
vas p!si/.te
s
y
1
d'
Et ferlez-vousJ'rjtts à tant de di
versmau::
Dont, plusindijcrctsqu'eux , vous
fiïitez, les atteintes ?
1 J
Des plaisirs que
je donne ils usent
comme ilfaut,
ils ne vont point pendant le
chaud
Affronter>comme vous, l'ardente Ca
ri;eule
,
Etfiecachant pour lors du Soleil qui
vous brule,
Attendent poursortirqu
il foitfous
l'horizon.
Mais l'homme quisi croitsifiagt
Vesi-il au fond, Ó. quel. ufiage
Levoit~on,>Muis les jours fairedesa
tassin?
La tient-ilmoins de moy que cette
douce fente
J?yi' dit avoir fourles- plaijîrs?
jïue nej'enstri-il dont:>$iljéJèrl
hLv.riJ
ClCSULsiYS
<QHC U Nature bien-faifante
,
jijî.,edonfiemesme à fin
,
J
sensible fiante ?
Ain
¡;.
'J'
si ,/ansdeformû
smurmurercon
tre moy,
/1
J9uov ne s'en prenne fins qu'a,
,/, ,
fiJ.
Vous-mefmcs, au retour des Zepbirs
&de Flore,
orrornpcz ces-plilijirs qu'il donnait
autrefois,
Et qu'il vous donneroit encore,
si, mointfous
,vous vouliez, suivre
mesfages loir" ,
Etquitter cette innmperance,
.&Uene connut jamatt le Monde en
fin enfance.
Content de laftmplicité,
Du lait. du fruit,d;" de l'eaupure,
'.Z,ue gratuitement leur donnoit la
Nature,
Les hommespat la volupté
Zui nofoit pas encor leur montrer
ses amorces,
N'affoibliffiient point lors leur vi
gtuur,& leurs forces,
EljouiJflÙnttOlfjours d'une pleine
fanté.
Mais lors que leur Cupidité
Tira l'or du fein de la terre,
Ce métail à son tour leur decUra U
guerre,
"Et pourfemangtrd'eux leur inspira
fouàain
Iif, haine de lafibretable,
£7 cetamourfatal qu'ils ont pour le
Du necejfùre au deleciable,
ftftin.
Séduits parses attrait;
) ils nefrent
quuti pas>
Et hien-tojldégoûteZde l'utile lai
ttlge
,
Composerent à leurdommage,
Z>£ragoûts différent leurs splendides
repas.
De là cette humeur indigejle
Jgjii cause leurs v4peurJ"
leur en reste,
,'lNI ftule
Et qui détruisant leur chaleur,
Lesréduit à tellelangueur,
Qu'après une débauchefaite
Il faut en dépit d'eux , venir à /*
diette.
Yoila ce qu'à produit l'avide foisde
for.
Trop heureux
>
trop heureux encor
e,)&and àJî bon marchélegourmand
en cfl quittey
Car comme de ses biens il veut
Tirer tout
lequ'ilpeut,
Cette hnmeur à la longue & s'en
flamme
3&s)irrite)
Etytrompé par cet appétit
eue luy donnesouvent cette ardeur
étrangère,
etrangere,
De nouveau l'imprudent
hors du lit
, àpeine
Ou l'arrtjlpit fin mal, cherche la
bonne chere.
Jgtfen peutilarriver ? LArechute,
&la mort.
Après cela
,
Damon,vois, dis-moy
sij'ay tort,
Etsi l'on peutsans injufiiee
M'imputeraujourdlitigourmande
avarice.
je ne teparle point de cesfoins de*
vorans
9ge-se donnent petits e-gràndr
pour, pltu haut qu'tUe r/ejl) élever
Jeftrois &
leurfortune.
trûplongueeut-ejfre
,
importune
Si de vos pajjions j'dllois
pn vain m'étendre icy sur la cathe
gorie.
Chacunsçait quelsfontceux de la
tendrefurie,
Et toutes tour à tour
, &souvent 4
hfois
Envous âjfûibiijfantabregentvostre
vie.
Vfmieux, en fin mot
dons d'ferens>
, de mes
Soyez, fibres) réglez, comme dMi
lcs vieux temps
A-IUndcz avec patience
,
la maturité de mes fruits,
Et joignitlerfpos des nuits
A Li diferete vigilance
Jgjfe de tous Les Mortels exige enfin
le jour;
Alors
je promets a mon tcj.r
* ,
De lesgrurir de lufoilUjfe
Dontsi nul à prepss ilsseplaignent
JJHS Cfjjc
,
Et, devenus parlà plusJains, plus
vIgoureux,
j'espere , é" mifmt je fuis fatrt
£u<des maux qui a'ailleurspour
.ue dec n~atix qu a~'aiiieurçpour
roitnt tombirfur eux
ilsn'aceufiront plus l'innocente Na
ture.
Fermer
6274
p. 221-238
A Siam le 28. Novembre 1683.
Début :
Je me suis informé des Habillemens qu'on vous a dit que les [...]
Mots clefs :
Roi, Siam, Chinois, Pays, Terre, Prince, Gouverneur, Japon, Étrangers, Peine, Navires, Port, Ville, Empereur, Empire, Portugais, Langue, Chine, Cheveux, Vêtements
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Siam le 28. Novembre 1683.
A Siam le 28. Novembre 1683 .
les
E mefuis informé des Habillemens
qu'on vous a dit que
Soldats Faponnois portoient lars
qu'ils alloient à la Guerre , &
qui font à l'épreuve de toutesfor-
Tij
222 MERCURE
tes d'armes ; mais tous ceux qui
m'ont paru le dewair frayjoin le
mieux, pour avoir demeuré longtemps
dans le Japon , n'ont pú
m'en inftruire. Ils m'ont ſeulement
dit , qu'ils croyoient que ces
Soldats fe feruoient dans leurs
expéditions militaires des mefmes
Veftemens que les Chinois, qui les
font de plufieurs Erofes de foye
cousies enfemble , & piquées
fort prés à prés , e qui mettent
quelquefois foixante de ces Erofes
es unes fur les autres, avec du
coton ou de l'ouate entre deux.
Els difent que ces Habillemens réfiftent
mefme aux coups de Moufa.
GALANT 223
les
quet ; mais il n'y a que les Grands
qui s'en fervent & Les Gens du
commun ufent de Cuiraffes. Il
eft tres difficile d'avoir des nouvelles
füres de ce qui fe paſſe au
Fapon , parce qu'il n'y a que
Hollandois les Chinois qui y
trafiquent. Tous les Etrangers,
particuliérement ces premiers,
Ifont fi peu en liberté, que j'en
ay connu quelques - uns , qui y
avoient fairfix oùfept voyages,
qui à peine pouvoient rendre
raison de certaines chofes , qui ne
peuvent eftre ignorées d'une Per-
Sonne qui a demeuré quelque
temps dans un Pais. Vous fçan
T. iiij.
224 MERCURE
4
vez que la Compagnie de Hol
lande ne tire plus du Fapon ces
grands pr fus qu'elle y faifoit autrefois
les vexations qu'y fou
frent fes Officiers ont beaucoup
diminué ce Trafic. Il part chaque
année de Barravia trois ou
pour
le
quatre
grands
Navires
Japon , chargez
de toutes fortes
de Marchandifes
; & l'ordre
le
plus exprés qu'ont les Officiers
de
ces Bâtimens
, est de fe donner
bien de garde de montrer
aucun
figne de Chriftianifme
qu'ils demeureront
en ce Pais- là.
Le Gouverneur
de Nangazaqui
,
qui est le Port où les Navires
·tant⋅
GALANT 225
le
Etrangers arrivent , les force à
luy vendre toutes les Marchan
difes qu'ils apportent , au prix
qu'il fouhaite s'ils ne veulent
pas les donner , ilfaut qu'ils
rembarquent auffi tost , fans pouvoir
davantageles expofer en
vents. Ils voyent enfuite que
Gouverneur revend mefmes
Marchandifes de la main à la
main , avec un tres-grand profit,
fans qu'ils ofent en murmurer.
Auffi dit- on la Compagnie
Hollandoife est réfolie d'abandonner
ce Commerce , fi elle ne
peut avoir raison de ces awanies.
La Loge des Hollandois eft fituée
que
Ges
226 MERCURE
1
dans une petite Ifle qui eft dans
la Riviere de Nangazaqui , &
qui n'a de communication avec
La Ville, ou Terre ferme , que par
un Pont. Le Gouverneur a le
foin de leur fare fournir toutes
Les chofes dont ils ont besoin , &
il leur est défendu fous peine de
la vie, d'aller en Terre-ferme, on
à la Ville , fans fa permiffion
&fans avoir quelques Gardes.
Cet ordre est refpectif à l'égard
des Faponnois , qui ne peuvent
aller en la Loge des Hollandais
fans la permiffion du Gouverneur.
Tant que leurs Navires demeu
rent en ce Port of Riviere , le
GALANT 227
Gouvernail , la Poudre , & les
principales Armes , font à terre ;
codes,le moment qu'on leur a
rende ces chafes , il faut qu'ilsfe
mettent à la voile , quelque vent
qu'ilfaffe. Quand mefme ils auroient
la plus rude tempefte à effuyer,
ils ne peuventfans rifque
de la vie rentrer dans un Port
du Japon. Il faut que la Com
pagnie change toutes les années
Le Chef & Second de fon Comp
toir ; d'abord que les Japonnois
remarquent que quelque Hol
landois commence à fçavoir leur
Langue ou leurs Coutumes , ils
le renvoyent hors de leur Païs.
228 MERCURE
On efpéroit que la mort du vieil
Empereur , qui eftoit celuy qui
avoit entiérement coupé les fortes
racines que la Religion des Chré
tiens avoit jettées dans leJapon,
mettroit quelque fin aux précautions
pleines d'impieté qu'apportent
les Japonnois , pour empef
cher qu'on ne leur annonce une
autre fois l'Evangile ; mais les
Miniftres de fon Fils , qui a fuc-"
cedé à l'Empire
, n'en apportent
pas de moindres , t) femblent
ôter toute efpérance de pouvoir
voir de nos jours un fi grand
bien. Les Portugais publient ,
que leur Viceroy qui arriva l'an
GALANT 229
paffé à Goa , a deffein d'envoyer
une Fregate aufapon , avec des
Ambassadeurs , pour féliciter ce
nouvel Empereur fur fon heureux
avenement à la Couronne,
en mefme temps ménager le
rétabliſſement de la bonne correfpondance
qu'il y a eu autrefois
entre ces deux Nations ; mais je
ne croy pas qu'il envoye cette
Fregate , encore moins, qu'il
puiffe reüffirdansfesprojets,quand
il le feroit. Les Portugais s'attendent
de voir d'auffi grandes
chofes fous le Gouvernement de
ce Viceroy , que leurs Prédeseffeurs
en ont vu fous celuy
230 MERCURE
des Albuquerques . Il eft een
tain que c'est un Homme d'un
fort grand mérite , & qui täcke
d'établir toutes chofes fur le bon
pied. Le Prince Regent lay a
"donné un pouvoir , qu'aucun Va
ceroy n'a eu avant luy , qui eft
de faire châtier de peine capitalejufques
aus Fidalgués, quand
le mériteront , fans les renvoyer
en Portugal , comme on
faifoit autrefois.
M Evefque d'Heliopolis
partir de mois de fuiller dernier
far une Soume Chinoïfe , pour
aller à la Chine . Il est à craindre
que ce ware Prelarn'yforpas
GALANT. 231
1
reçû , à caufe des nouveaux orl'Empereur
a fait pudres
que
blier, par lesquels il défend l'entrée
le négoce dans fon Empire
à tous les Etrangers , à l'exception
des Portugais de Macao ,
qui peuvent le faire feulement
par terre.
Toutes les Provinces de la
Chine obeiffent préfentement au
Tartare , & il n'y a aucun Chinois
dans ce vafte Empire , qui
n'ait les cheveux coupez . Il ne
refte plus que l'Ile de Formofe;
mais on ne croit pas qu'elle puiffe
refifter contre les grandes forces
que l'EmpereurTartarepeut met232
MERCURE
a
tre fur terre & fur mer. Il y
a plufieurs Chinois qui demeurent
en ce Royaume de Siam. Ils
portent les cheveux longs ;
comme le Roy vouloit envoyer
une Ambaffade folemnelle à la
Chine , il nomma l'und'euxpour
un de fes Ambaffadeurs. Ce
Chinois fit tout ce qu'il pût pour
s'en excufer , parce qu'il auroit
efté obligé de couper fes cheveux;
mais voyant que le Roy vouloit
abfolument qu'il y allaft , il aima
mieux fe couper la
de confentir à cet affront.
J'envoye une petite Relation:
de Cochinchine , dont le Royau
gorge , que
4
GALANT. 233
me eft fameux en ces quartiers,
non feulement par la valeur de
fes Peuples , mais auffi par le progrés
qu'y a fait l'Evangile, Je
lay drefféefur quelques Mémoi
res que m'a fourny un Miffionnaire
François qui en fait par
faitement la Langue , pour y
avoir demeuré long- temps. Ilfe
nomme M Vachet, & eft affez
renommé dans les Relations que
M des Miffions Etrangeres
donnent de temps en temps au
Public Fe la croy affez jufte,
Je
j'espère que vous la lirez avec
plaifir. J'avois commencé une
autre Relation de mon Voyage
V Octobre
1684.
234
MERCURE
co
de Surate à la Cofte Coroman
delle , Malaca, Siam ; mais
elle n'est pas en état d'eftre envayée
, parce que jay encore
quelque chofe à y ajoûter , afin
depouvoir donner en meſme temps
une legere idée de l'état de ce
dernier Royaume.
Kone aure appris que depuis
les premiers honneurs que j'avois
reçûs du Rey de Siam à mon ar
rivée en fe Cour , j'en reçûs de
bien plus particuliers l'an paffé,
lors que ce Prince me donna audience
en fon Palais. It eftoit
affis en fon Trône , & ily avoit
enmefme temps des Ambaſſadeurs
-
GALANT 235
du Roy deFamby, à qui il donnoit
auffi audience ; mais il voulut par
la lieu où il me fi placer , faire
connoiftre la diférence qu'il wettoit
entre un Sujet du plus grand.
Prince du monde , & les
baffadeurs d'un Roy fon Voifin
Il me fit préfent d'un Juſtan
corps ou Vefte d'un Brocard d'Eu
rope tres-riche , d'un Sabre &
à la maniere des Indes , dont la
Garde & le Fourreau eftoient
garnis d'or ; & j'eus encore l'hon- -
neur de luy faire la reverence ·
le mois d'Avril dernier , & j'en
reçûs unſecond Préfent. C'efpit
un autre Juftaincoups › tres-beaus. ·
Vvijo
236 MERCURE
rares
Il feroit mal- aifé de raconter
les hautes idées que ce Roy a
de la puiffance , de la valeur,
& de la magnificence de noftre
invincible Monarque. Il ne fe
peutfur tout laffer d'admirer ces
qualitez qui le rendent auffi
recommandable en Paix qu'en \
Guerre, Vous voyez bien que las
Vie de Sa Majesté me fournit
affez de matiere pour pouvoir en_ ).
tretenir ce Prince dans cesfentimens
d'admiration. C'est ce que
je fais par quantité d actions particulieres
de cette illuftre Vie que
je fais traduire en fa Langue,
qu'un Mandarin de mes Amis,
GALANT. 237
lors
que
&fort en faveur aupres de luy,
a foin de luy préfenter. Le Roy
de Stam espere que Sa Majesté
tuy envoyera des Ambaſſadeurs,
les fiens reviendront. It
fait batir une Maiſon , qu'on
peut nommer magnifique pour le
Pais pour les recevoir & défrayer.
Dans ce deffein , on prépare
toutes les Uftancilles pour
la meubler à la maniere d'Europe:
Les faveurs que ce Prince
fait de jour en jour à M ™s les
Evefques François , Vicaires du
S. Siege en ces Païs , font tresparticulieres.
Il leur fait bâtir
une grande Eglife proche le beau
238 MERCURE
Seminaire qu'il leur fit conftruire
il y a quelques années ; & depuis
peu de jours iill lleeuurr aa fait
demander le modelle d'une autre
Eglife qu'il veut leur faire batir
à Lavau. C'est une Ville où il
fait fon fejour pendant fept ou
huit mois de l'année , & qui eft
éloignée de Siam de quinze à
feize lieües.
les
E mefuis informé des Habillemens
qu'on vous a dit que
Soldats Faponnois portoient lars
qu'ils alloient à la Guerre , &
qui font à l'épreuve de toutesfor-
Tij
222 MERCURE
tes d'armes ; mais tous ceux qui
m'ont paru le dewair frayjoin le
mieux, pour avoir demeuré longtemps
dans le Japon , n'ont pú
m'en inftruire. Ils m'ont ſeulement
dit , qu'ils croyoient que ces
Soldats fe feruoient dans leurs
expéditions militaires des mefmes
Veftemens que les Chinois, qui les
font de plufieurs Erofes de foye
cousies enfemble , & piquées
fort prés à prés , e qui mettent
quelquefois foixante de ces Erofes
es unes fur les autres, avec du
coton ou de l'ouate entre deux.
Els difent que ces Habillemens réfiftent
mefme aux coups de Moufa.
GALANT 223
les
quet ; mais il n'y a que les Grands
qui s'en fervent & Les Gens du
commun ufent de Cuiraffes. Il
eft tres difficile d'avoir des nouvelles
füres de ce qui fe paſſe au
Fapon , parce qu'il n'y a que
Hollandois les Chinois qui y
trafiquent. Tous les Etrangers,
particuliérement ces premiers,
Ifont fi peu en liberté, que j'en
ay connu quelques - uns , qui y
avoient fairfix oùfept voyages,
qui à peine pouvoient rendre
raison de certaines chofes , qui ne
peuvent eftre ignorées d'une Per-
Sonne qui a demeuré quelque
temps dans un Pais. Vous fçan
T. iiij.
224 MERCURE
4
vez que la Compagnie de Hol
lande ne tire plus du Fapon ces
grands pr fus qu'elle y faifoit autrefois
les vexations qu'y fou
frent fes Officiers ont beaucoup
diminué ce Trafic. Il part chaque
année de Barravia trois ou
pour
le
quatre
grands
Navires
Japon , chargez
de toutes fortes
de Marchandifes
; & l'ordre
le
plus exprés qu'ont les Officiers
de
ces Bâtimens
, est de fe donner
bien de garde de montrer
aucun
figne de Chriftianifme
qu'ils demeureront
en ce Pais- là.
Le Gouverneur
de Nangazaqui
,
qui est le Port où les Navires
·tant⋅
GALANT 225
le
Etrangers arrivent , les force à
luy vendre toutes les Marchan
difes qu'ils apportent , au prix
qu'il fouhaite s'ils ne veulent
pas les donner , ilfaut qu'ils
rembarquent auffi tost , fans pouvoir
davantageles expofer en
vents. Ils voyent enfuite que
Gouverneur revend mefmes
Marchandifes de la main à la
main , avec un tres-grand profit,
fans qu'ils ofent en murmurer.
Auffi dit- on la Compagnie
Hollandoife est réfolie d'abandonner
ce Commerce , fi elle ne
peut avoir raison de ces awanies.
La Loge des Hollandois eft fituée
que
Ges
226 MERCURE
1
dans une petite Ifle qui eft dans
la Riviere de Nangazaqui , &
qui n'a de communication avec
La Ville, ou Terre ferme , que par
un Pont. Le Gouverneur a le
foin de leur fare fournir toutes
Les chofes dont ils ont besoin , &
il leur est défendu fous peine de
la vie, d'aller en Terre-ferme, on
à la Ville , fans fa permiffion
&fans avoir quelques Gardes.
Cet ordre est refpectif à l'égard
des Faponnois , qui ne peuvent
aller en la Loge des Hollandais
fans la permiffion du Gouverneur.
Tant que leurs Navires demeu
rent en ce Port of Riviere , le
GALANT 227
Gouvernail , la Poudre , & les
principales Armes , font à terre ;
codes,le moment qu'on leur a
rende ces chafes , il faut qu'ilsfe
mettent à la voile , quelque vent
qu'ilfaffe. Quand mefme ils auroient
la plus rude tempefte à effuyer,
ils ne peuventfans rifque
de la vie rentrer dans un Port
du Japon. Il faut que la Com
pagnie change toutes les années
Le Chef & Second de fon Comp
toir ; d'abord que les Japonnois
remarquent que quelque Hol
landois commence à fçavoir leur
Langue ou leurs Coutumes , ils
le renvoyent hors de leur Païs.
228 MERCURE
On efpéroit que la mort du vieil
Empereur , qui eftoit celuy qui
avoit entiérement coupé les fortes
racines que la Religion des Chré
tiens avoit jettées dans leJapon,
mettroit quelque fin aux précautions
pleines d'impieté qu'apportent
les Japonnois , pour empef
cher qu'on ne leur annonce une
autre fois l'Evangile ; mais les
Miniftres de fon Fils , qui a fuc-"
cedé à l'Empire
, n'en apportent
pas de moindres , t) femblent
ôter toute efpérance de pouvoir
voir de nos jours un fi grand
bien. Les Portugais publient ,
que leur Viceroy qui arriva l'an
GALANT 229
paffé à Goa , a deffein d'envoyer
une Fregate aufapon , avec des
Ambassadeurs , pour féliciter ce
nouvel Empereur fur fon heureux
avenement à la Couronne,
en mefme temps ménager le
rétabliſſement de la bonne correfpondance
qu'il y a eu autrefois
entre ces deux Nations ; mais je
ne croy pas qu'il envoye cette
Fregate , encore moins, qu'il
puiffe reüffirdansfesprojets,quand
il le feroit. Les Portugais s'attendent
de voir d'auffi grandes
chofes fous le Gouvernement de
ce Viceroy , que leurs Prédeseffeurs
en ont vu fous celuy
230 MERCURE
des Albuquerques . Il eft een
tain que c'est un Homme d'un
fort grand mérite , & qui täcke
d'établir toutes chofes fur le bon
pied. Le Prince Regent lay a
"donné un pouvoir , qu'aucun Va
ceroy n'a eu avant luy , qui eft
de faire châtier de peine capitalejufques
aus Fidalgués, quand
le mériteront , fans les renvoyer
en Portugal , comme on
faifoit autrefois.
M Evefque d'Heliopolis
partir de mois de fuiller dernier
far une Soume Chinoïfe , pour
aller à la Chine . Il est à craindre
que ce ware Prelarn'yforpas
GALANT. 231
1
reçû , à caufe des nouveaux orl'Empereur
a fait pudres
que
blier, par lesquels il défend l'entrée
le négoce dans fon Empire
à tous les Etrangers , à l'exception
des Portugais de Macao ,
qui peuvent le faire feulement
par terre.
Toutes les Provinces de la
Chine obeiffent préfentement au
Tartare , & il n'y a aucun Chinois
dans ce vafte Empire , qui
n'ait les cheveux coupez . Il ne
refte plus que l'Ile de Formofe;
mais on ne croit pas qu'elle puiffe
refifter contre les grandes forces
que l'EmpereurTartarepeut met232
MERCURE
a
tre fur terre & fur mer. Il y
a plufieurs Chinois qui demeurent
en ce Royaume de Siam. Ils
portent les cheveux longs ;
comme le Roy vouloit envoyer
une Ambaffade folemnelle à la
Chine , il nomma l'und'euxpour
un de fes Ambaffadeurs. Ce
Chinois fit tout ce qu'il pût pour
s'en excufer , parce qu'il auroit
efté obligé de couper fes cheveux;
mais voyant que le Roy vouloit
abfolument qu'il y allaft , il aima
mieux fe couper la
de confentir à cet affront.
J'envoye une petite Relation:
de Cochinchine , dont le Royau
gorge , que
4
GALANT. 233
me eft fameux en ces quartiers,
non feulement par la valeur de
fes Peuples , mais auffi par le progrés
qu'y a fait l'Evangile, Je
lay drefféefur quelques Mémoi
res que m'a fourny un Miffionnaire
François qui en fait par
faitement la Langue , pour y
avoir demeuré long- temps. Ilfe
nomme M Vachet, & eft affez
renommé dans les Relations que
M des Miffions Etrangeres
donnent de temps en temps au
Public Fe la croy affez jufte,
Je
j'espère que vous la lirez avec
plaifir. J'avois commencé une
autre Relation de mon Voyage
V Octobre
1684.
234
MERCURE
co
de Surate à la Cofte Coroman
delle , Malaca, Siam ; mais
elle n'est pas en état d'eftre envayée
, parce que jay encore
quelque chofe à y ajoûter , afin
depouvoir donner en meſme temps
une legere idée de l'état de ce
dernier Royaume.
Kone aure appris que depuis
les premiers honneurs que j'avois
reçûs du Rey de Siam à mon ar
rivée en fe Cour , j'en reçûs de
bien plus particuliers l'an paffé,
lors que ce Prince me donna audience
en fon Palais. It eftoit
affis en fon Trône , & ily avoit
enmefme temps des Ambaſſadeurs
-
GALANT 235
du Roy deFamby, à qui il donnoit
auffi audience ; mais il voulut par
la lieu où il me fi placer , faire
connoiftre la diférence qu'il wettoit
entre un Sujet du plus grand.
Prince du monde , & les
baffadeurs d'un Roy fon Voifin
Il me fit préfent d'un Juſtan
corps ou Vefte d'un Brocard d'Eu
rope tres-riche , d'un Sabre &
à la maniere des Indes , dont la
Garde & le Fourreau eftoient
garnis d'or ; & j'eus encore l'hon- -
neur de luy faire la reverence ·
le mois d'Avril dernier , & j'en
reçûs unſecond Préfent. C'efpit
un autre Juftaincoups › tres-beaus. ·
Vvijo
236 MERCURE
rares
Il feroit mal- aifé de raconter
les hautes idées que ce Roy a
de la puiffance , de la valeur,
& de la magnificence de noftre
invincible Monarque. Il ne fe
peutfur tout laffer d'admirer ces
qualitez qui le rendent auffi
recommandable en Paix qu'en \
Guerre, Vous voyez bien que las
Vie de Sa Majesté me fournit
affez de matiere pour pouvoir en_ ).
tretenir ce Prince dans cesfentimens
d'admiration. C'est ce que
je fais par quantité d actions particulieres
de cette illuftre Vie que
je fais traduire en fa Langue,
qu'un Mandarin de mes Amis,
GALANT. 237
lors
que
&fort en faveur aupres de luy,
a foin de luy préfenter. Le Roy
de Stam espere que Sa Majesté
tuy envoyera des Ambaſſadeurs,
les fiens reviendront. It
fait batir une Maiſon , qu'on
peut nommer magnifique pour le
Pais pour les recevoir & défrayer.
Dans ce deffein , on prépare
toutes les Uftancilles pour
la meubler à la maniere d'Europe:
Les faveurs que ce Prince
fait de jour en jour à M ™s les
Evefques François , Vicaires du
S. Siege en ces Païs , font tresparticulieres.
Il leur fait bâtir
une grande Eglife proche le beau
238 MERCURE
Seminaire qu'il leur fit conftruire
il y a quelques années ; & depuis
peu de jours iill lleeuurr aa fait
demander le modelle d'une autre
Eglife qu'il veut leur faire batir
à Lavau. C'est une Ville où il
fait fon fejour pendant fept ou
huit mois de l'année , & qui eft
éloignée de Siam de quinze à
feize lieües.
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Résumé : A Siam le 28. Novembre 1683.
Le document est une lettre datée du 28 novembre 1683 à Siam, traitant des habits des soldats japonais et des difficultés de commerce avec le Japon. L'auteur note que les soldats japonais portent des vêtements similaires à ceux des Chinois, résistants aux armes à feu, mais il n'a pas pu obtenir de détails précis. Il souligne les restrictions imposées aux étrangers, notamment les Hollandais, qui sont surveillés et limités dans leurs mouvements. Le gouverneur de Nangazaqui contrôle strictement le commerce, forçant les navires étrangers à vendre leurs marchandises à des prix imposés. La Compagnie hollandaise envisage d'abandonner ce commerce en raison des vexations subies. La loge des Hollandais est située sur une île isolée, et les Japonais interdisent toute communication non autorisée. Les navires étrangers doivent quitter le port immédiatement après avoir récupéré leurs armes et poudre. La Compagnie hollandaise change annuellement ses chefs pour éviter qu'ils ne s'imprègnent de la langue ou des coutumes locales. La mort de l'empereur japonais n'a pas modifié les restrictions contre les chrétiens. Les Portugais prévoient d'envoyer une frégate pour rétablir les relations, mais cela semble peu probable. Le document mentionne également des événements en Chine, où les Tartares contrôlent les provinces, et en Cochinchine, connue pour la valeur de ses peuples et la progression de l'Évangile. L'auteur a reçu des honneurs du roi de Siam, qui admire la puissance et la magnificence du monarque français. Le roi de Siam prépare une maison pour recevoir des ambassadeurs français et construit des églises pour les missionnaires français.
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6275
p. 212
DE PARIS, le 20 Octobre.
Début :
Les vaisseaux du Roi le Guerrier & le Souverain, chacun de 74 canons, [...]
Mots clefs :
Vaisseaux, Escadre, Canons, Lieutenant, Combat naval, Archevêque, Famille royale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE PARIS, le 20 Octobre.
DE PARIS , le 20 Octobre.
Les vaiffeaux du Roi le Guerrier & le Souverain,
chacun de 74 canons , qui faifoient partie de l'Efcadre
commandée par le fieur de la Clue , & qui
s'en étoient féparés après le combat du 17 Août
dernier , font arrivés au port de Rochefort , l'un
le 28 Septembre , & l'autre le 11 de ce mois.
Le fieur de Village de Villevieille , Lieutenant
de vaiffeau, a été tué dans le combat du 17 à bord
du Guerrier , ainfi que 13 Soldats ; 46 ont été
bleffés.
Le fieur de Paul , Sous -Brigadier des Gardes,
de la Marine , a été tué dans le même combar
à bord du Souverain. La perte de l'équipage de ce
vaiffeau a été de 17 hommes tués, & de 54 bleffés.
Le Souverain a rencontré aux atterrages un
vaiſſeau Anglois de même force ; il a eu contre
ce vaiffeau un combat très vif , dans lequel fix
hommes de fon équipage ont été tués , & 34
bleffés . Il a été obligé de l'abandonner à l'approche
de plufieurs autres vaiffeaux Anglois qui
venoient à fon fecours.
Du 27.
L'Archevêque de Paris ayant eu permiſſion du
Roi de revenir dans fon Diocèfe , arriva à Verfailles
le 20 de ce mois , & eut l'honneur de voir
Sa Majefté le même jour . Il rendit enfuite fes
reſpects à la Reine & à la Famille Royale. Il vint
en cette Ville le lendemain 21 , fur les neufheures
du foir.
Les vaiffeaux du Roi le Guerrier & le Souverain,
chacun de 74 canons , qui faifoient partie de l'Efcadre
commandée par le fieur de la Clue , & qui
s'en étoient féparés après le combat du 17 Août
dernier , font arrivés au port de Rochefort , l'un
le 28 Septembre , & l'autre le 11 de ce mois.
Le fieur de Village de Villevieille , Lieutenant
de vaiffeau, a été tué dans le combat du 17 à bord
du Guerrier , ainfi que 13 Soldats ; 46 ont été
bleffés.
Le fieur de Paul , Sous -Brigadier des Gardes,
de la Marine , a été tué dans le même combar
à bord du Souverain. La perte de l'équipage de ce
vaiffeau a été de 17 hommes tués, & de 54 bleffés.
Le Souverain a rencontré aux atterrages un
vaiſſeau Anglois de même force ; il a eu contre
ce vaiffeau un combat très vif , dans lequel fix
hommes de fon équipage ont été tués , & 34
bleffés . Il a été obligé de l'abandonner à l'approche
de plufieurs autres vaiffeaux Anglois qui
venoient à fon fecours.
Du 27.
L'Archevêque de Paris ayant eu permiſſion du
Roi de revenir dans fon Diocèfe , arriva à Verfailles
le 20 de ce mois , & eut l'honneur de voir
Sa Majefté le même jour . Il rendit enfuite fes
reſpects à la Reine & à la Famille Royale. Il vint
en cette Ville le lendemain 21 , fur les neufheures
du foir.
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Résumé : DE PARIS, le 20 Octobre.
Le 20 octobre, les vaisseaux français le Guerrier et le Souverain, chacun armé de 74 canons, sont arrivés au port de Rochefort après s'être séparés de l'escadre commandée par le sieur de la Clue suite au combat du 17 août. Le Guerrier est arrivé le 28 septembre et le Souverain le 11 octobre. Lors du combat du 17 août, le sieur de Village de Villevieille, lieutenant de vaisseau, et 13 soldats ont été tués à bord du Guerrier, tandis que 46 autres ont été blessés. À bord du Souverain, le sieur de Paul, sous-brigadier des Gardes de la Marine, a été tué, et la perte totale de l'équipage s'est élevée à 17 hommes tués et 54 blessés. Le Souverain a ensuite affronté un vaisseau anglais de même force, subissant six hommes tués et 34 blessés, avant d'abandonner le combat face à plusieurs autres vaisseaux anglais. Par ailleurs, l'Archevêque de Paris, ayant obtenu la permission du Roi de revenir dans son diocèse, est arrivé à Versailles le 20 octobre et a rencontré Sa Majesté le même jour. Il a ensuite rendu ses respects à la Reine et à la Famille Royale, et est arrivé à Paris le lendemain, le 21 octobre, vers neuf heures du matin.
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6276
p. 212
Seizième traitement consécutif depuis son établissement.
Début :
Le nommé Paschal, de la Compagnie de Chevalier, est entré le 7 Décembre, [...]
Mots clefs :
Malades, Soldats, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Seizième traitement consécutif depuis son établissement.
Seizième traitement conſécutif depuis ſon
- établiſſement. -
L E nommé Paſchal, de la Compagnie de
Chevalier, eſt entré le 7 Décembre, & en eſt ſorti
le 6 Février 17 59. -
, Le nommé la Terraſſe, idem, entré le 21 Dé
cembre , ſorti le 13 Février 17 59.
Le nommé Saint Antoine, idem, entré le 2 1
Décembre, ſorti le 6 Février 1759.
· Le nommé Charles, de la Compagnie de Bou
ville, entré le 2 1 Décembre, ſorti le 3o Janvier
I7f9. - -
Le nommé Jame, idem, entré le 8 Février,
ſorti le 2o Mars, parfaitement guéri.
Le nommé Prince, de la Compagnie de Sinety,
entré le 29 Décembre , ſorti le 6 Février.
Le nommé Milon, de la Compagnie de Latour,
entré le 2 5 Janvier 17 59, ſorti le 6 Mars. -
Le nommé Carré, Compagnie d'Obſonville,
entré le 2 5 Janvier, ſorti le 1 3 Mars. %
Le nommé Vezel , de la même Compagnie,
entré le 5 Février , ſorti le 27 Mars 17 5 9. -
· Le nommé Litry, de la Compagnie de Raſilly,
entré le premier Février, ſorti le 6 Mars.
· Le nommé Nancy, idem, entré le premier Fé
vrier, & ſorti le 6 Mars.
· Le nommé Durand, de la Compagnie de Tour
ville, entré le premier Février, ſorti le 13 Mars.
Tous parfaitement guéris.
- établiſſement. -
L E nommé Paſchal, de la Compagnie de
Chevalier, eſt entré le 7 Décembre, & en eſt ſorti
le 6 Février 17 59. -
, Le nommé la Terraſſe, idem, entré le 21 Dé
cembre , ſorti le 13 Février 17 59.
Le nommé Saint Antoine, idem, entré le 2 1
Décembre, ſorti le 6 Février 1759.
· Le nommé Charles, de la Compagnie de Bou
ville, entré le 2 1 Décembre, ſorti le 3o Janvier
I7f9. - -
Le nommé Jame, idem, entré le 8 Février,
ſorti le 2o Mars, parfaitement guéri.
Le nommé Prince, de la Compagnie de Sinety,
entré le 29 Décembre , ſorti le 6 Février.
Le nommé Milon, de la Compagnie de Latour,
entré le 2 5 Janvier 17 59, ſorti le 6 Mars. -
Le nommé Carré, Compagnie d'Obſonville,
entré le 2 5 Janvier, ſorti le 1 3 Mars. %
Le nommé Vezel , de la même Compagnie,
entré le 5 Février , ſorti le 27 Mars 17 5 9. -
· Le nommé Litry, de la Compagnie de Raſilly,
entré le premier Février, ſorti le 6 Mars.
· Le nommé Nancy, idem, entré le premier Fé
vrier, & ſorti le 6 Mars.
· Le nommé Durand, de la Compagnie de Tour
ville, entré le premier Février, ſorti le 13 Mars.
Tous parfaitement guéris.
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Résumé : Seizième traitement consécutif depuis son établissement.
Entre décembre 1758 et mars 1759, seize traitements consécutifs ont été effectués, aboutissant à la guérison de plusieurs individus. Paschal, de la Compagnie de Chevalier, a été traité du 7 décembre 1758 au 6 février 1759. La Terrasse et Saint Antoine, également de la Compagnie de Chevalier, ont été traités respectivement du 21 décembre 1758 au 13 février 1759 et du 21 décembre 1758 au 6 février 1759. Charles, de la Compagnie de Bouville, a été traité du 21 décembre 1758 au 30 janvier 1759. Jame, de la même compagnie, a été traité du 8 février au 20 mars 1759 et est sorti parfaitement guéri. Prince, de la Compagnie de Sinety, a été traité du 29 décembre 1758 au 6 février 1759. Milon, de la Compagnie de Latour, a été traité du 25 janvier au 6 mars 1759. Carré, de la Compagnie d'Obsonville, a été traité du 25 janvier au 13 mars 1759. Vezel, de la même compagnie, a été traité du 5 février au 27 mars 1759. Litry et Nancy, de la Compagnie de Rasilly, ont été traités du 1er février au 6 mars 1759. Durand, de la Compagnie de Tourville, a été traité du 1er février au 13 mars 1759. Tous les individus mentionnés sont sortis parfaitement guéris.
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6277
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 967. ligne 17. l'Abédario Pillerico, lisez, l'Abecedario Pittorico. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Page 967. ligne 17. P'Abédario Fillerico , la
fez , l'Abecedario Pittorico .
1. de ce. P. 971. l. 17. ce ,
p. 981. 1. 21. embarrat , l . embarraſſa .
L'Air noté doit regarder la page #79.
Page 967. ligne 17. P'Abédario Fillerico , la
fez , l'Abecedario Pittorico .
1. de ce. P. 971. l. 17. ce ,
p. 981. 1. 21. embarrat , l . embarraſſa .
L'Air noté doit regarder la page #79.
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6278
p. 208
MARIAGE.
Début :
Le 20. du mois dernier M. Poncher Avocat General des [...]
Mots clefs :
Avocat général, Requêtes, Mariage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGE.
MARIAGE.
Le 20. du mois dernier M. Poncher
Avocat General desRequêtes
de l'Hotel , fils unique de M.
Poncher ancien Me des Requêtes.
*époufa Mlle Arnaud , fille unique
de feu M.Arnaud , cy devant
Tréſorier de l'Extraordinaire des
Cuerres &depuis FermierGeneral.
* Si l'Epithalame que M. Marais
de la Tour a fait sur ce mariage ,
ne m'avoit pas été envoyée troptard,
je me ferois fait un plaisir d'en
orner leMercure.
Le 20. du mois dernier M. Poncher
Avocat General desRequêtes
de l'Hotel , fils unique de M.
Poncher ancien Me des Requêtes.
*époufa Mlle Arnaud , fille unique
de feu M.Arnaud , cy devant
Tréſorier de l'Extraordinaire des
Cuerres &depuis FermierGeneral.
* Si l'Epithalame que M. Marais
de la Tour a fait sur ce mariage ,
ne m'avoit pas été envoyée troptard,
je me ferois fait un plaisir d'en
orner leMercure.
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6279
p. 212
Avis très - important.
Début :
L'Auteur de la Lettre insérée dans ce volume, page 149, s'est trop [...]
Mots clefs :
Erreur, Maladie, Lettre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Avis très - important.
Avis très important.
·
L'Auteur de la Lettre inférée dans ce volume ,
page 149 , s'eft trop hâté d'annoncer un fait qui
fe trouve faux. Le jeune M. de Latour n'a ni la
petite- vérole , ni la petite - vérole volante , quoiqu'il
ait eu quelques boutons au corps . Je donnerai
le mois prochain la Lettre qui m'a été
écrite à ce sujet.
·
L'Auteur de la Lettre inférée dans ce volume ,
page 149 , s'eft trop hâté d'annoncer un fait qui
fe trouve faux. Le jeune M. de Latour n'a ni la
petite- vérole , ni la petite - vérole volante , quoiqu'il
ait eu quelques boutons au corps . Je donnerai
le mois prochain la Lettre qui m'a été
écrite à ce sujet.
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6280
p. 212
SUR LA PAIX Entre la France & la Savoye. MADRIGAL.
Début :
O Paix ! aimable Paix, qui descendez des Cieux, [...]
Mots clefs :
Auguste, Paix, Savoie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUR LA PAIX Entre la France & la Savoye. MADRIGAL.
SUR LA
PAIX
Entre la France & la Savoye.
O
MADRIGAL
.
Paix! aimable Paix , qui
defcendez des Cieux,
Que vous eftes belle à nos yeux !
Nous avions dêja vû voftre agrea?
ble image ,
Mais
en
original
vous
plaifez
da
vantage
.
En vain les Alliez mèpriſent vos
appas ,
Vousleur verrez enfin un fentiment
plus jufte :
Honteux
&
rebuiez
d'inutiles
com-
bats
'Ils vous tendrons la main aux pieds
de noftre AUGUSTE.
PAIX
Entre la France & la Savoye.
O
MADRIGAL
.
Paix! aimable Paix , qui
defcendez des Cieux,
Que vous eftes belle à nos yeux !
Nous avions dêja vû voftre agrea?
ble image ,
Mais
en
original
vous
plaifez
da
vantage
.
En vain les Alliez mèpriſent vos
appas ,
Vousleur verrez enfin un fentiment
plus jufte :
Honteux
&
rebuiez
d'inutiles
com-
bats
'Ils vous tendrons la main aux pieds
de noftre AUGUSTE.
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6281
s. p.
CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Début :
Juin & Juillet 1721. 2. vol. Aoust, Septembre, Octobre, [...]
Mots clefs :
Catalogue, Mercure de France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
CATALOGUE
des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jufqu'à prefent.
Uin & Juillet 1721 . 2. vol.
Novembre & Decembre 5. vol
.
Janvier & Fevrier 1722 .
2. vol .
Mars 1722. 2. vol.
Avril. 1. vol.
Mai.
2. vol.
Juin , Juillet & Aouft. 3. vol.
Septembre. 2. vol.
Octobre. 1. vol.
Novembre . 2, vol.
Decembre . 1. voi.
Année 1723. le mois de Decembre
double.
13. vol. Année 1724. les mois de Juin
& de Decembre doubles . 14. vol.
Année 1725. les mois de Juin ,
de Septembre
& de Decembre
doubles. IS . vol.
Année 1726. les mois de Juin
& de Decembre doubles. 14.
vol.
Année 1727. les mois de Juin
& de Décembre doubles . 14.
vol.
Année 1728. les mois de Juin
& de Décembre doubles 14.
vol
. Année 1729. les mois de Juin , de
Septembre & Décembre, doubles 15. vol,
Janvier 1730 .
1. vol.
123. vol,
des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jufqu'à prefent.
Uin & Juillet 1721 . 2. vol.
Novembre & Decembre 5. vol
.
Janvier & Fevrier 1722 .
2. vol .
Mars 1722. 2. vol.
Avril. 1. vol.
Mai.
2. vol.
Juin , Juillet & Aouft. 3. vol.
Septembre. 2. vol.
Octobre. 1. vol.
Novembre . 2, vol.
Decembre . 1. voi.
Année 1723. le mois de Decembre
double.
13. vol. Année 1724. les mois de Juin
& de Decembre doubles . 14. vol.
Année 1725. les mois de Juin ,
de Septembre
& de Decembre
doubles. IS . vol.
Année 1726. les mois de Juin
& de Decembre doubles. 14.
vol.
Année 1727. les mois de Juin
& de Décembre doubles . 14.
vol.
Année 1728. les mois de Juin
& de Décembre doubles 14.
vol
. Année 1729. les mois de Juin , de
Septembre & Décembre, doubles 15. vol,
Janvier 1730 .
1. vol.
123. vol,
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Résumé : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Le catalogue des Mercures de France de 1721 à 1730 recense 123 volumes. De 1721 à 1728, les publications sont mensuelles, avec certains mois doubles. En 1729, trois mois sont doubles. En 1730, seul janvier est mentionné. Le nombre de volumes varie de 1 à 15 par an.
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6282
p. 212
« INDÉPENDAMENT des Danses d'usage exécutées par plusieurs Princes du Sang [...] »
Début :
INDÉPENDAMENT des Danses d'usage exécutées par plusieurs Princes du Sang [...]
Mots clefs :
Danses, Jeunesse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « INDÉPENDAMENT des Danses d'usage exécutées par plusieurs Princes du Sang [...] »
INDÉPENDAMENT des Danſes d'uſage
exécutées par plufieurs Princes du
Sang & par la Jeuneffe la plus brillante
& la plus diftinguée de la Cour ; les
mêmes Perfonnes ont danfé , à chacun
de ces Bals , des Ballets figurés dont
nous allons rendre compte.
exécutées par plufieurs Princes du
Sang & par la Jeuneffe la plus brillante
& la plus diftinguée de la Cour ; les
mêmes Perfonnes ont danfé , à chacun
de ces Bals , des Ballets figurés dont
nous allons rendre compte.
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6283
p. 149
Response par l'Indolent.
Début :
J'aime mieux une laide comme j'aime mieux le [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Response par l'Indolent.
Response parll' ',Indolent.
J'aime mieux une laide
comme j'aime mieux le
vin de Brie,parce quona
moins de peine à l'avoir ,
&àse le conserver.
J'aime mieux une laide
comme j'aime mieux le
vin de Brie,parce quona
moins de peine à l'avoir ,
&àse le conserver.
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6284
s. p.
Errata de Mars.
Début :
Page 554. ligne pénultiéme, Didier, lisez Deidier. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata de Mars.
Page 554. ligne pénultiéme, Didier, lisez Deidier.
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6285
s. p.
Errata d'Avril.
Début :
Page 702. ligne 15. le, lisez, les. P. 710. l.19. approcha, l. approche. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata d'Avril.
Errata d'Avril.
Age 702. ligne 15. le , lifez , les.
P. 710.1..19. approcha , l. approche,
P. 715. 1. 4. premiens , 1. premiers.
P. 752. 1. propofe , 1. difpofe.
P. 752. Antomates , l. Automates.
P. 833. 1. 2. heureuſe , 1. heureux.
P. 834. 1. 14. tout temps , 1. tous les temps.
P. 912. 1. 19. P'Auteur , l . l'Acteur.
Age 702. ligne 15. le , lifez , les.
P. 710.1..19. approcha , l. approche,
P. 715. 1. 4. premiens , 1. premiers.
P. 752. 1. propofe , 1. difpofe.
P. 752. Antomates , l. Automates.
P. 833. 1. 2. heureuſe , 1. heureux.
P. 834. 1. 14. tout temps , 1. tous les temps.
P. 912. 1. 19. P'Auteur , l . l'Acteur.
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6286
p. 149
CONSEIL.
Début :
Que conseilleriez vous à un avare qui aimeroit grande compagnie [...]
Mots clefs :
Avare
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CONSEIL.
CONSEIL.
, ,:
Que conseilleriez vous 4
un avare qui aimeroitgrande
compagnie,grande chere> &
à qui on tmoït donne,Jg
'inaïfon pourprison.
, ,:
Que conseilleriez vous 4
un avare qui aimeroitgrande
compagnie,grande chere> &
à qui on tmoït donne,Jg
'inaïfon pourprison.
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6287
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 641. ligne 10. fait lisez faut. P. 642. l. 3. en, l. à [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fautes à corriger dans ce Livre. .
Age 641. ligne 10. fait, lifex faut.
P. 642. 1. 3. en , 1. à.
P. 711. 1. 13. eft , ôtez ce mot.
P. 721. 1. 24. dans , l . de.
P. 725. 1. 24. prix , l. péril
Age 641. ligne 10. fait, lifex faut.
P. 642. 1. 3. en , 1. à.
P. 711. 1. 13. eft , ôtez ce mot.
P. 721. 1. 24. dans , l . de.
P. 725. 1. 24. prix , l. péril
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6288
s. p.
« L'Air noté doit regarder la page 979 [...] »
Début :
L'Air noté doit regarder la page 979 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Air noté doit regarder la page 979 [...] »
L'Air noté doit regarder la page #79
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6289
s. p.
« L'Air noté doit regarder la page 771 [...] »
Début :
L'Air noté doit regarder la page 771 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Air noté doit regarder la page 771 [...] »
L'Air noté doit regarder la page 771
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6290
p. 213-214
« Pendant que je suis en train de lire des Vers nouveaux, [...] »
Début :
Pendant que je suis en train de lire des Vers nouveaux, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Pendant que je suis en train de lire des Vers nouveaux, [...] »
Pendant que je suis en train
de lire des Vers nouveaux ,
quoy que j'entrouve souvent
,.q.uàlaatrcftcnc en chemin ,jc
ne laisse pas d'en rencontrer
quelquesfois de si beaux, que,
si j'en croy leurs Autheurs,
ils font marquezau coin de
l'excellence. Je ne prends
pourtant pas toûjours pour
les meilleurs ceux qu'onm'assure
avoir tant de beautez,,
ny pour les plus mauvais ceux
que la modestie des Autheurs
met au «
dessous de ce qu'ils
valent.
de lire des Vers nouveaux ,
quoy que j'entrouve souvent
,.q.uàlaatrcftcnc en chemin ,jc
ne laisse pas d'en rencontrer
quelquesfois de si beaux, que,
si j'en croy leurs Autheurs,
ils font marquezau coin de
l'excellence. Je ne prends
pourtant pas toûjours pour
les meilleurs ceux qu'onm'assure
avoir tant de beautez,,
ny pour les plus mauvais ceux
que la modestie des Autheurs
met au «
dessous de ce qu'ils
valent.
Fermer
6291
p. 208-209
Gouvernement de Broüage, donné à Mr du Saussay. [titre d'après la table]
Début :
Ceux qui sont montez à la qualité d'Officiers Generaux [...]
Mots clefs :
Officiers, Règne, Valeur, Services, Gouvernement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Gouvernement de Broüage, donné à Mr du Saussay. [titre d'après la table]
Ceux qui font montez à
la qualité d'Officiers Generaux
fous le Regne du Roy ,
ne pouvant eftre d'une
éprouvée , à cauſe de valeur
que
a
la maniere dont on a fait la
GALANT. 209
guerre , & parce que Sa Majefté
jugeElle - mefmę du vray
merite , on ne doit pas s'étonner
fi leurs fervices fontglorieufement
recompenfez.
Ceux de M¹ du Sauffay
font affez connus. Ainfi l'on
Sn'eft
pas furpris que le Roy
luy ait donné le Gouverne
ment de Broüage , vacant;
par la mort de M³ de Car
navalet.
la qualité d'Officiers Generaux
fous le Regne du Roy ,
ne pouvant eftre d'une
éprouvée , à cauſe de valeur
que
a
la maniere dont on a fait la
GALANT. 209
guerre , & parce que Sa Majefté
jugeElle - mefmę du vray
merite , on ne doit pas s'étonner
fi leurs fervices fontglorieufement
recompenfez.
Ceux de M¹ du Sauffay
font affez connus. Ainfi l'on
Sn'eft
pas furpris que le Roy
luy ait donné le Gouverne
ment de Broüage , vacant;
par la mort de M³ de Car
navalet.
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6292
p. 2110-2111
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Châlons le 5. Septembre 1730.
Début :
Mr le Pelletier de Beaupré, notre Intendant, n'eut pas plutôt appris [...]
Mots clefs :
Naissance du duc d'Anjou, Repas, Bal
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Châlons le 5. Septembre 1730.
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Châlons
le 5. Septembre 1730.
Mintendant , n'eut pas plutôt
appris
le Pelletier de Beaupré , notre
la nouvelle de la Naiffance de M. le Duc
d'Anjou , qu'il donna une Fête brillante
& magnifique à tout ce qu'il y a de per
fonnes de confideration dans cette Ville
cette Fête commença Lundi dernier à
8. heures du foir par 2. Fontaines de vin
qui coulerent toute la nuit , fon Hôtel fut
tout illuminé ; le Jardin étoit rempli d'un
infinité de Lampions , de Pots à feu, rangez
avec beaucoup d'art , ce qui faifoit un
très-bel effet ; il y eut Baf, qui fut interrompu
pour voir tirer une quantité
confiderable de Fufées ; on fervit enfuite
un Ambigu avec une profufion , une délicateffe
& une propteté qui fit admirer
Le bon gout de M. l'Intendant , qui pendant
ce Repas ne fe mit à aucune des ,
tables , fe portant par tout pour que rien
ne manquât , répondant à toutes les fantez
qui lui furent portées avec une attention
& une politeffe qui
accompagne
toutes les actions. M. le Pelletier ayant
porté la fanté de S. Majefté , une quantité
dé
SEPTEMBRE. 1730. 2111
de Boëtes & de petits Canons firent trois
décharges ; après le Repas , qui dura
très-long- temps , le Bal recommença jufqu'au
jour ; on fervit toutes fortes de ra
fraîchiffemens & des Glaces en abondance
; tous les Convives fe retirerent avec
une parfaite fatisfaction .
le 5. Septembre 1730.
Mintendant , n'eut pas plutôt
appris
le Pelletier de Beaupré , notre
la nouvelle de la Naiffance de M. le Duc
d'Anjou , qu'il donna une Fête brillante
& magnifique à tout ce qu'il y a de per
fonnes de confideration dans cette Ville
cette Fête commença Lundi dernier à
8. heures du foir par 2. Fontaines de vin
qui coulerent toute la nuit , fon Hôtel fut
tout illuminé ; le Jardin étoit rempli d'un
infinité de Lampions , de Pots à feu, rangez
avec beaucoup d'art , ce qui faifoit un
très-bel effet ; il y eut Baf, qui fut interrompu
pour voir tirer une quantité
confiderable de Fufées ; on fervit enfuite
un Ambigu avec une profufion , une délicateffe
& une propteté qui fit admirer
Le bon gout de M. l'Intendant , qui pendant
ce Repas ne fe mit à aucune des ,
tables , fe portant par tout pour que rien
ne manquât , répondant à toutes les fantez
qui lui furent portées avec une attention
& une politeffe qui
accompagne
toutes les actions. M. le Pelletier ayant
porté la fanté de S. Majefté , une quantité
dé
SEPTEMBRE. 1730. 2111
de Boëtes & de petits Canons firent trois
décharges ; après le Repas , qui dura
très-long- temps , le Bal recommença jufqu'au
jour ; on fervit toutes fortes de ra
fraîchiffemens & des Glaces en abondance
; tous les Convives fe retirerent avec
une parfaite fatisfaction .
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Châlons le 5. Septembre 1730.
Le 5 septembre 1730, à Châlons, l'intendant Pelletier de Beaupré organisa une fête somptueuse pour célébrer la naissance du Duc d'Anjou. Les festivités commencèrent le lundi précédent à 20 heures avec deux fontaines de vin. L'hôtel de l'intendant fut illuminé et le jardin décoré de lampions et pots à feu. Un bal fut interrompu pour le tir de fusées. Un repas fut ensuite servi avec profusion et délicatesse. L'intendant circula parmi les convives pour s'assurer du bon déroulement de la soirée. Après un toast à la santé du roi, des salves furent tirées. Le bal reprit jusqu'au matin, avec des rafraîchissements et des glaces servis en abondance. Les invités quittèrent la fête pleinement satisfaits.
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6293
p. 1674-1675
Autre Extrait de Lettre.
Début :
Le Village de Pardines, appartenant à Made du Bonseage, presque vis-à-vis le Vallon [...]
Mots clefs :
Terre, Terres, Peine, Village, Maisons, Terrain, Arbres, Rochers, Habitants
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texteReconnaissance textuelle : Autre Extrait de Lettre.
Autre Extrait de Lettre.
E Village de Pardines , appartenant à Made
Ldu Bonseage , presque Midn
de S. Cyrques , est situé sur la gauche du chemin
de Clermont à Yssoire. Quelques jours
avant l'accident , les habitans de Pradines s'apperçurent
en labourant leurs terres , qu'elles
étoient mouvantes. Ils enfoncerent leurs Aiguillades
, qui sont une espece de Gaule , d'environ
dix
JUILLET . 1733. 1675
dix pieds de long , avec lesquelles ils piquent
leurs Boeufs . Cet instrument entroit sans peine
en terre jusqu'au bout sans trouver ni fonds ni
résistance ; néanmoins ces Laboureurs ne firent
pás grande attention à cela . Enfin , la veille de
3. Jean , pendant la nuit , tout le monde étant
couché , un des habitans s'apperçût que sa maison
s'enfonçoit en terre , il sortit avec ses domestiques
, et fut bien plus surpris de voir le
terrain voisin entr'ouvert de tous côtez ; il
envoya éveiller ses voisins ; chacun sauva
ce qu'il pût , et se retira sur la hauteur ; à
peine y étoient- ils que quarante- deux maisons
du Village furent abîmées et ensevelies dans la
terre , et un Terrain d'environ cinq cens arpens
, se détacha de la Colline et roula jusques
dans la Plaine , qui se trouve maintenant comblée
de monceaux de terres , qui ont entraîné
pêle-mêle les Vignes et les Arbres qui étoient
sur le Côteau .
1
Il y a une chose bien particuliere , c'est que
quelques uns de ces Arbres , après avoir fair
sans doute , plusieurs culebutes , se sont trouvez
debout , et ont formé un bouquet de bois à
l'endroit où ils se sont arrêtez. L'Eglise et trois
maisons qui en sont voisines subsistent encore ,
mais il y a apparence qu'elles auront bien- tôt le
sort des autres .
L'éboulement de ces terres laisse voir des
Rochers ' monstrueux qu'il a dépouillés , ce qui
fait présumer que ces Rochers servant de Digue
aux caux qui s'y sont amassées , les y on Fair
séjourner , et ont causé le désordre qui vient
d'arriver.
E Village de Pardines , appartenant à Made
Ldu Bonseage , presque Midn
de S. Cyrques , est situé sur la gauche du chemin
de Clermont à Yssoire. Quelques jours
avant l'accident , les habitans de Pradines s'apperçurent
en labourant leurs terres , qu'elles
étoient mouvantes. Ils enfoncerent leurs Aiguillades
, qui sont une espece de Gaule , d'environ
dix
JUILLET . 1733. 1675
dix pieds de long , avec lesquelles ils piquent
leurs Boeufs . Cet instrument entroit sans peine
en terre jusqu'au bout sans trouver ni fonds ni
résistance ; néanmoins ces Laboureurs ne firent
pás grande attention à cela . Enfin , la veille de
3. Jean , pendant la nuit , tout le monde étant
couché , un des habitans s'apperçût que sa maison
s'enfonçoit en terre , il sortit avec ses domestiques
, et fut bien plus surpris de voir le
terrain voisin entr'ouvert de tous côtez ; il
envoya éveiller ses voisins ; chacun sauva
ce qu'il pût , et se retira sur la hauteur ; à
peine y étoient- ils que quarante- deux maisons
du Village furent abîmées et ensevelies dans la
terre , et un Terrain d'environ cinq cens arpens
, se détacha de la Colline et roula jusques
dans la Plaine , qui se trouve maintenant comblée
de monceaux de terres , qui ont entraîné
pêle-mêle les Vignes et les Arbres qui étoient
sur le Côteau .
1
Il y a une chose bien particuliere , c'est que
quelques uns de ces Arbres , après avoir fair
sans doute , plusieurs culebutes , se sont trouvez
debout , et ont formé un bouquet de bois à
l'endroit où ils se sont arrêtez. L'Eglise et trois
maisons qui en sont voisines subsistent encore ,
mais il y a apparence qu'elles auront bien- tôt le
sort des autres .
L'éboulement de ces terres laisse voir des
Rochers ' monstrueux qu'il a dépouillés , ce qui
fait présumer que ces Rochers servant de Digue
aux caux qui s'y sont amassées , les y on Fair
séjourner , et ont causé le désordre qui vient
d'arriver.
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Résumé : Autre Extrait de Lettre.
Le texte relate un événement à Pardines, un village de la seigneurie de Made du Bonseage, près de Saint-Cirgues, sur la route de Clermont à Yssoire. Quelques jours avant l'incident, les habitants observèrent que leurs terres étaient instables lors du labour, leurs outils s'enfonçant sans résistance. La veille de l'accident, un habitant nota que sa maison s'enfonçait, alertant ainsi ses voisins qui se réfugièrent sur une hauteur. Quarante-deux maisons furent ensevelies et un terrain de cinq cents arpents se détacha, comblant une plaine avec des terres, des vignes et des arbres. Certains arbres se retrouvèrent debout, formant un bosquet. L'église et trois maisons voisines subsistent, mais semblent menacées. L'éboulement a révélé des rochers, suggérant que ces rochers, agissant comme des digues, ont retenu des eaux ayant causé le désastre.
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6294
p. 212-213
MORTS.
Début :
Le 8 Mai 1758, Messire Jean Rigoley, Chevalier, Conseiller du Roi [...]
Mots clefs :
Chevalier, Conseil, Maison Rigoley, Comte, Mort, Lieutenant
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Lx 8 Mai 1758 , Meſſire Jean Rigoley , Chevalier
, Conſeiller du Roi en ſes Conſeils , Premier
Préſident de la Chambre des Comptes de Bourgogne
, Breffe , Bugey & Gex , Seigneur de Puligny
, Mipont , Pasquier , Vignolles , & autres
lieux , eſt mort à Dijon , univerſellement regretté,
âgé de 65 ans , étant né le 20 Avril 1693. Il étoit
fils de Meſſire Claude Denis Rigoley , Premier
Préſident de ladite Chambre des Comptes , & de
Dame Théreſe Languet. Il ſuccéda à ſon pere
AOUST . 1758 . 213
dans la Charge de Premier Préſident , dans laquelle
il fut reçu le 16 Février 1716.
Le 28 Octobre 1736 , il épouſa Mademoiselle
Philiberte de Sizy , fille de Meſſire François-Hugues
de Sızy, Baron de Couches , Préſident au Parlement
de Paris en la ſeconde des Enquêtes , & de
Dame Jeanne Françoiſe Durand.
De ce mariage il laiffe trois enfans , qui ſont
Claude-Denis-Marguerite Rigoley , âgé de 16
ans , à qui le Roi a accordé la grace de ſuccéder
à ſon pere dans la Charge de Premier Préſident de
ladite Chambre des Comptes de Bourgogne.
Guillaume - Olympe Rigoley , Secretaire en
Chef des Etats de Bourgogne.
Et Demoiselle Anne-Marie- Françoiſe-Théreſe
Rigoley. :
Meſſire Elifabeth - Léon - Louis , Comte de
Dreux de Nancré , fils de très-haut & puiſfant
Seigneur , Chevalier , François-Léon Comte de
Dreux de Nancré , & de Dame Susanne-Charlotte-
Pauline de Saint-Hyacinthe-de Marcounay,
eſt mort le 2 du mois de Juillet 1758 , âgé de
trente-deux mois , arriere petit- fils du Comte de
Dreux de Nancré , Lieutenant général des Armées
du Roi , Gouverneur d'Arras , & Lieutenant général
de la Province , ayant en France deux Régimens
portant ſon nom, & qui avoit épousé l'aînée
de la Maiſon de Montgommerie.
Lx 8 Mai 1758 , Meſſire Jean Rigoley , Chevalier
, Conſeiller du Roi en ſes Conſeils , Premier
Préſident de la Chambre des Comptes de Bourgogne
, Breffe , Bugey & Gex , Seigneur de Puligny
, Mipont , Pasquier , Vignolles , & autres
lieux , eſt mort à Dijon , univerſellement regretté,
âgé de 65 ans , étant né le 20 Avril 1693. Il étoit
fils de Meſſire Claude Denis Rigoley , Premier
Préſident de ladite Chambre des Comptes , & de
Dame Théreſe Languet. Il ſuccéda à ſon pere
AOUST . 1758 . 213
dans la Charge de Premier Préſident , dans laquelle
il fut reçu le 16 Février 1716.
Le 28 Octobre 1736 , il épouſa Mademoiselle
Philiberte de Sizy , fille de Meſſire François-Hugues
de Sızy, Baron de Couches , Préſident au Parlement
de Paris en la ſeconde des Enquêtes , & de
Dame Jeanne Françoiſe Durand.
De ce mariage il laiffe trois enfans , qui ſont
Claude-Denis-Marguerite Rigoley , âgé de 16
ans , à qui le Roi a accordé la grace de ſuccéder
à ſon pere dans la Charge de Premier Préſident de
ladite Chambre des Comptes de Bourgogne.
Guillaume - Olympe Rigoley , Secretaire en
Chef des Etats de Bourgogne.
Et Demoiselle Anne-Marie- Françoiſe-Théreſe
Rigoley. :
Meſſire Elifabeth - Léon - Louis , Comte de
Dreux de Nancré , fils de très-haut & puiſfant
Seigneur , Chevalier , François-Léon Comte de
Dreux de Nancré , & de Dame Susanne-Charlotte-
Pauline de Saint-Hyacinthe-de Marcounay,
eſt mort le 2 du mois de Juillet 1758 , âgé de
trente-deux mois , arriere petit- fils du Comte de
Dreux de Nancré , Lieutenant général des Armées
du Roi , Gouverneur d'Arras , & Lieutenant général
de la Province , ayant en France deux Régimens
portant ſon nom, & qui avoit épousé l'aînée
de la Maiſon de Montgommerie.
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Résumé : MORTS.
En 1758, deux personnalités notables décédèrent. Messire Jean Rigoley, Chevalier et Conseiller du Roi, Premier Président de la Chambre des Comptes de Bourgogne, Breffe, Bugey & Gex, mourut à Dijon le 8 mai 1758 à l'âge de 65 ans. Né le 20 avril 1693, il était fils de Messire Claude Denis Rigoley et de Dame Thérese Languet. Il succéda à son père dans sa charge le 16 février 1716 et épousa Mademoiselle Philiberte de Sizy le 28 octobre 1736. Ils eurent trois enfants : Claude-Denis-Marguerite, Guillaume-Olympe et Demoiselle Anne-Marie-Françoise-Thérese. Le Roi permit à Claude-Denis-Marguerite de succéder à son père. Par ailleurs, Messire Elisabeth-Léon-Louis, Comte de Dreux de Nancré, décéda le 2 juillet 1758 à l'âge de trente-deux mois. Il était l'arrière-petit-fils du Comte de Dreux de Nancré, Lieutenant général des Armées du Roi, Gouverneur d'Arras et Lieutenant général de la Province, qui commandait deux régiments portant son nom et avait épousé l'aînée de la Maison de Montgommerie.
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6295
p. 208-209
SUPPLÉMENT. Extrait d'une Lettre écrite du Camp devant Bellegrade le 24. Juin 1717, par un General Allemand à M. le Comte de Gergy, Envoyé de France à Ratisbonne.
Début :
Son A. S. Mgr le Comte de Charolois, n'a point encore [...]
Mots clefs :
Comte, Equipage, Prince, Esprit, Mérite, Duc
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texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT. Extrait d'une Lettre écrite du Camp devant Bellegrade le 24. Juin 1717, par un General Allemand à M. le Comte de Gergy, Envoyé de France à Ratisbonne.
SUPPLEMENT .
Extrait d'une Lettre écrite du
Camp devant Bellegrade le 24.
Juin 1717 , par un General
Allemand à M. le Comte de
Gergy , Envoyé de France à
Ratisbonne.
Son A. S. Mgr le Comte de
Chatolois , n'a point encore d'EDE
JUILLET. 109
& la
quipages ; il ſe ſert des Tentes
&des Chevaux du PrinceEugene,
qui lui rend tous les honneurs
qui ſont dûs àun Prince du Sang
de France ; il joüit d'une ſanté
parfaite, & ſe fait autant admifer
par få figure que par la vivacité
de fon eſprit ,
grandeur de fon courage , il femble
qu'il n'ait fait autre chofe
toute ſa vie que le métier de la
Guerre ; il eſt à cheval des journées
entieres par une chaleur extréme
, & pafle les nuits froides
qui y fuccédent, dans les Marais
du Danube , couché entre deux
faſcines:Telle eſt la vie qu'il a me
née dans nos dernieres marches ;
ce qu'il y a de bon , c'eſt qu'il y
dort comme à Chantilly , &qu'il
n'a que meilleur appetit à fon
réveil ; il eſt poly & honnête pour
tout le monde. Il a dîné aujourd'huy
chez M. le Duc d'Arem--
remberg , où j'étois témoin de
tout ce que j'ai l'honneur de vo us
mander..
Extrait d'une Lettre écrite du
Camp devant Bellegrade le 24.
Juin 1717 , par un General
Allemand à M. le Comte de
Gergy , Envoyé de France à
Ratisbonne.
Son A. S. Mgr le Comte de
Chatolois , n'a point encore d'EDE
JUILLET. 109
& la
quipages ; il ſe ſert des Tentes
&des Chevaux du PrinceEugene,
qui lui rend tous les honneurs
qui ſont dûs àun Prince du Sang
de France ; il joüit d'une ſanté
parfaite, & ſe fait autant admifer
par få figure que par la vivacité
de fon eſprit ,
grandeur de fon courage , il femble
qu'il n'ait fait autre chofe
toute ſa vie que le métier de la
Guerre ; il eſt à cheval des journées
entieres par une chaleur extréme
, & pafle les nuits froides
qui y fuccédent, dans les Marais
du Danube , couché entre deux
faſcines:Telle eſt la vie qu'il a me
née dans nos dernieres marches ;
ce qu'il y a de bon , c'eſt qu'il y
dort comme à Chantilly , &qu'il
n'a que meilleur appetit à fon
réveil ; il eſt poly & honnête pour
tout le monde. Il a dîné aujourd'huy
chez M. le Duc d'Arem--
remberg , où j'étois témoin de
tout ce que j'ai l'honneur de vo us
mander..
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6296
p. 1832-1833
Au Duc de Chaulnes, sur la Mort du Duc de Pequigny. STANCES.
Début :
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere, [...]
Mots clefs :
Héros, Cieux, Amour
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texteReconnaissance textuelle : Au Duc de Chaulnes, sur la Mort du Duc de Pequigny. STANCES.
Au Duc de Chaulnes , sur la Mort du Duc
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
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Résumé : Au Duc de Chaulnes, sur la Mort du Duc de Pequigny. STANCES.
Le texte rend hommage au Duc de Pequigny, héros disparu prématurément. La nature, l'amour et la raison sont impuissants face à cette perte. Le Duc de Chaulnes est encouragé à trouver réconfort dans la foi chrétienne, comme Abraham prêt à sacrifier son fils. La foi est présentée comme le soutien nécessaire pour surmonter cette douleur.
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6297
p. 212-213
DE PARIS, le 5 Mai.
Début :
La Compagnie des Intéressés au Canal de Provence, est obligée d'avertir tous les [...]
Mots clefs :
Actions, Canal de Provence, Arrêts, Ordonnance du roi, Corps royal d'artillerie, Service, Bataillons, Provence, Milice, Maréchal
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texteReconnaissance textuelle : DE PARIS, le 5 Mai.
De PARIS , le Mai.
La Compagnie des Intéreffés au Canal de Proeft
obligée d'avertir tous les Porteurs d'acvence
,
越
1
213
JUIN. 1759.
tions établies fur l'entreprise de ce Canal , que conformément
aux Arrêts rendus le 23 Janvier & le
Avril de cette année , dans la Chambre des
Eaux & Forêts du Parlement d'Aix , ils doivent
avant le 9 du prochain mois deJuin , dépofer leurs
actions à Paris chez le fieur Therese , Notaire, rue
du Roule , & à Aix chez le fieur Pontier ; toutes
les actions qui ne feront pas déposées avant ce
terme , feront réduites à la moitié de leur valeur.
Du 12.
On vient de publier une Ordonnance du Roi ,
en date du 2 du mois dernier , portant Réglement
pour le fervice du Corps Royal de l'Artillerie. Cette
Ordonnance eft divifée en trois parties. La premiere
traite du ſervice en général , la feconde régle
le fervice dans les places , & la troiſiéme a
pour objet le fervice en campagne. 3
On écrit de Marfeille que les fix Bataillons.des
troupes du Roi , qui étoient en Corfe , doivent arriver
inceffamment en Provence . Ce renfort, joint
aux autres troupes qui font dans cette Province ,
formera un corps de dix-huit Bataillons. Il y a de
plus , quatre mille Gardes- Côtes , & une Milice
Bourgeoife de cinq mille hommes , que la Ville
'de Marfeille vient de lever. Le Maréchal de Thomond
a fait mettre en bon état toutes les batteries
qui font fur les côtes de la Méditerrannée. Il a
en Languedoc vingt - cinq Bataillons , & il a fait
un choix parmi les Milices du pays , d'un corps de
cinq mille hommes , qui fe porteront avec promp
titude par- tout où la néceſſité l'exigèra .
La Compagnie des Intéreffés au Canal de Proeft
obligée d'avertir tous les Porteurs d'acvence
,
越
1
213
JUIN. 1759.
tions établies fur l'entreprise de ce Canal , que conformément
aux Arrêts rendus le 23 Janvier & le
Avril de cette année , dans la Chambre des
Eaux & Forêts du Parlement d'Aix , ils doivent
avant le 9 du prochain mois deJuin , dépofer leurs
actions à Paris chez le fieur Therese , Notaire, rue
du Roule , & à Aix chez le fieur Pontier ; toutes
les actions qui ne feront pas déposées avant ce
terme , feront réduites à la moitié de leur valeur.
Du 12.
On vient de publier une Ordonnance du Roi ,
en date du 2 du mois dernier , portant Réglement
pour le fervice du Corps Royal de l'Artillerie. Cette
Ordonnance eft divifée en trois parties. La premiere
traite du ſervice en général , la feconde régle
le fervice dans les places , & la troiſiéme a
pour objet le fervice en campagne. 3
On écrit de Marfeille que les fix Bataillons.des
troupes du Roi , qui étoient en Corfe , doivent arriver
inceffamment en Provence . Ce renfort, joint
aux autres troupes qui font dans cette Province ,
formera un corps de dix-huit Bataillons. Il y a de
plus , quatre mille Gardes- Côtes , & une Milice
Bourgeoife de cinq mille hommes , que la Ville
'de Marfeille vient de lever. Le Maréchal de Thomond
a fait mettre en bon état toutes les batteries
qui font fur les côtes de la Méditerrannée. Il a
en Languedoc vingt - cinq Bataillons , & il a fait
un choix parmi les Milices du pays , d'un corps de
cinq mille hommes , qui fe porteront avec promp
titude par- tout où la néceſſité l'exigèra .
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Résumé : DE PARIS, le 5 Mai.
L'avis de la Compagnie des Intérêffés au Canal de Proeft, daté du 21 juin 1759, informe les porteurs d'actions qu'ils doivent déposer leurs titres avant le 9 juin suivant chez le notaire Therese à Paris ou Pontier à Aix, conformément aux arrêts du Parlement d'Aix de janvier et avril 1759. Les actions non déposées seront réduites de moitié. Par ailleurs, une ordonnance royale du 2 mai 1759 régit le service du Corps Royal de l'Artillerie, divisé en trois parties : le service en général, le service dans les places et le service en campagne. Des nouvelles de Marseille rapportent l'arrivée de six bataillons du roi en Provence, portant le total des troupes à dix-huit bataillons. De plus, quatre mille Gardes-Côtes et une milice bourgeoise de cinq mille hommes ont été levés. Le maréchal de Thomond a préparé des batteries sur les côtes méditerranéennes et rassemblé vingt-cinq bataillons en Languedoc, ainsi qu'une milice de cinq mille hommes prête à intervenir.
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6298
p. 204-205
ITALIE.
Début :
Le Comte de Stainville, Ambassadeur Extraordinaire du Roi Très-Chrétien, arriva le 4 avec la [...]
Mots clefs :
Comte, Roi, Ambassadeurs, Gênes, Florence, Rome
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ITALIE.
ITALI E.
DE ROME , le 9 Novembre.
Le Comte de Stainville , Ambaffadeur Extraor
dinaire du Roi Très-Chrétien , arriva le 4 avec la
Comteffe fon époufe. Ils occupent le même palais
dans lequel demeuroit le Duc de Nivernois..
DE FLORENCE , le 19 Novembre.
Plufieurs expériences ayant prouvé qu'il eft dan
gereux de faire ufage des vêtemens dont fe font
fervies les perfonnes mortes d'étifie , le Gouver
nement a défendu de vendre à l'avenir le linge
& les habits qui leur ont appartenu. En même
tems il eft enjoint aux Médecins de ne point
manquer , auffi-tôt qu'ils feront appellés par quelqu'un
attaqué de cette maladie , d'en avertir le
Tribunal de Santé , afin qu'on puiffe veiller à faire
exécuter le réglement.
DE GENES , le 12 Novembre.
Le Comte de Neuilly, Envoyé Extraordinaire
& Ministre Plénipotentiaire du Roi de France
auprès de cette République , arriva ici le 2. Ce
Miniftre ayant donné part de fon arrivée au Goμ-
vernement, on a député quatre Nobles pour alJANVIE
K. 1755. 205
ler le complimenter de la part du Sénat. Le Marquis
Ferdinand Spinola étoit à la tête de la députation.
Le 9 , le Comte de Neuilly eut audience
du Doge. Il a reçu enfuite les vifites de toute la
Nobleffe & des Miniftres étrangers. Le Marquis
Jerôme Grimaldi s'eft embarqué le 6 au matin fur
une Felouque , pour paffer à Marſeille . Il fe rendra
de là par terre à la Haye , où il va réfider
avec le caractère d'Ambaffadeur du Roi d'Eſpagne
auprès des Etats Généraux des Provinces - Unies.
DE ROME , le 9 Novembre.
Le Comte de Stainville , Ambaffadeur Extraor
dinaire du Roi Très-Chrétien , arriva le 4 avec la
Comteffe fon époufe. Ils occupent le même palais
dans lequel demeuroit le Duc de Nivernois..
DE FLORENCE , le 19 Novembre.
Plufieurs expériences ayant prouvé qu'il eft dan
gereux de faire ufage des vêtemens dont fe font
fervies les perfonnes mortes d'étifie , le Gouver
nement a défendu de vendre à l'avenir le linge
& les habits qui leur ont appartenu. En même
tems il eft enjoint aux Médecins de ne point
manquer , auffi-tôt qu'ils feront appellés par quelqu'un
attaqué de cette maladie , d'en avertir le
Tribunal de Santé , afin qu'on puiffe veiller à faire
exécuter le réglement.
DE GENES , le 12 Novembre.
Le Comte de Neuilly, Envoyé Extraordinaire
& Ministre Plénipotentiaire du Roi de France
auprès de cette République , arriva ici le 2. Ce
Miniftre ayant donné part de fon arrivée au Goμ-
vernement, on a député quatre Nobles pour alJANVIE
K. 1755. 205
ler le complimenter de la part du Sénat. Le Marquis
Ferdinand Spinola étoit à la tête de la députation.
Le 9 , le Comte de Neuilly eut audience
du Doge. Il a reçu enfuite les vifites de toute la
Nobleffe & des Miniftres étrangers. Le Marquis
Jerôme Grimaldi s'eft embarqué le 6 au matin fur
une Felouque , pour paffer à Marſeille . Il fe rendra
de là par terre à la Haye , où il va réfider
avec le caractère d'Ambaffadeur du Roi d'Eſpagne
auprès des Etats Généraux des Provinces - Unies.
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Résumé : ITALIE.
Le 4 novembre, le Comte de Stainville, ambassadeur extraordinaire du Roi de France, est arrivé à Rome avec son épouse, la Comtesse, résidant dans le palais précédemment occupé par le Duc de Nivernois. À Florence, le 19 novembre, le gouvernement a interdit la vente de vêtements ayant appartenu à des personnes mortes de la peste, imposant aux médecins de signaler les cas de peste au Tribunal de Santé. À Gênes, le Comte de Neuilly, envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire du Roi de France, est arrivé le 2 novembre. Le gouvernement génois a envoyé quatre nobles, dirigés par le Marquis Ferdinand Spinola, pour le complimenter. Le 9 novembre, le Comte de Neuilly a été reçu en audience par le Doge et a ensuite rencontré la noblesse et les ministres étrangers. Par ailleurs, le Marquis Jérôme Grimaldi s'est embarqué le 6 novembre pour Marseille, avant de se rendre à La Haye pour représenter le Roi d'Espagne auprès des États Généraux des Provinces-Unies.
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6299
p. 2532-2534
MORTS, NAISSANCES & Mariages.
Début :
Dame Marie Anne Boucher, Epouse de M. Anne François, Marquis de Harville, [...]
Mots clefs :
Marquis, Épouse, Lieutenant, Armées, Diocèse, Comte, Gouverneur, Duc, Ambassadeur, Général
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texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES & Mariages.
MORTS , NAISSANCES.
DM.
& Mariages.
Ame Marie Anne Boucher , Epoufe de
M. Anne François , Marquis de Harville ,
Brigadier des Armées du Roi , & Meftre de Camp
Lieutenant du Régiment de Clermont , Cavalerie,
mourut à Bordeaux le 15. du mois dernier , âgée
d'environ 25. ans.
Jacques Dumetz , Brigadier des Armées du
Rof , mourut le 19. Octobre , âgé de 48. ans.
M. Jofeph de Nagu , Marquis de Varenne ,..
Capitaine des Suiffes de la Reine d'Espagne , veuve
du Roi Louis I , mourut à Paris le 27. du même
mois dans la 48. année de fon âge.
Dame Charlotte le Normand veuve des
M. Louis Godefroi , Comte d'Estrades , Lieutenant
Genéral des Armées du Roi , & Maire per
petuel de la Ville de Bordeaux , mourut à Paris .
le 30. du mois dernier , âgée d'environ 58. ans.
Jacques Deshayes , Secrétaire du Roi ; & Di-.
гостенк
NOVEMBRE. 1730 : 2533
recteur General de la Compagnie des Indes , mous
rut le 31. Octobre , âgé de 57. ans .
D. Elifabeth Mignot , veuve de Louis Goffeau
de Rochebrune , Capitaine au Régiment des
Gardes Françoiles , mourut le 7 Novembre
âgée de 92. ans.
Denis-François Boutheillier de Chavigny , Archevêque
de Sens , Abbé de N. D. d'Oigny , Or
dre de S. Auguftin, Diocéfe d'Autun , de S. Loup,
même Ordre, Diocéfe de Troyes ,& de Vauluifant,
Ordre de Citeaux,Diocéfe de Sens, Prieur de S.Denis
de Marnay, ci -devant Evêque de Troyes,mourut
dans fon Diocéfe , le 9. de ce mois , âgé
d'environ 65. ans.
Dame Anne- Marie - Françoife- Loüife Boucherat
, veuve de M. Nicolas-Augufte de Harlay
Comte de Cely , Confeiller d'Etat ordinaire , Ambaffadeur
Extraordinaire & Plenipotentiaire à
l'Amffemblée de Francfort, & aux Conferences de
l'Empire, & depuis premier Ambaffadeur & Plenipotentiaire
pour la Paix de Rifwick , mourut en
cette Ville , le 23. de ce mois , dans la foixante
quatorziéme année de fon âge..
Claude- Jean- Baptifte Dodard , premier Medecin
du Roi , mourut à Verfailles le 25. de ce
mois , âgé d'environ 36. ans. Il avoit été premier
Medecin de feu Monfeigneur le Dauphin , Pere de
Sa Majesté.
Le 20. de ce mois , D. Marguerite Delphine
de Valbelle , époufe d'André Géonroy de Valbelle,
Marquis de Rians , Baron de Méyrargués & de.
Cadarache , Mestre de Camp de Cavalerie , accoucha
d'un fils , qui fut tenu fur les Fonts , & nom
mé François , Felix , Alphonfe , par Côme- Alphonfe
de Valbelle , Marquis de Montfuron
Comte de Ribiers, Capitaine- Sous -Lieutenant des
Gen-
23
2534 MERCURE DE FRANCE
Gendarmes de la Garde ordinaire du Roi , Bri¬
gadier de fes Armées , Commandeur de l'Ordre-
Royal & Militaire de S. Louis , & par Madame
Françoife- Felicité Colbert de Torcy, époufe d'André
Jofeph Ancezune , D'otaifon , Marquis d'Ancezune
, Meftre de Camp de Cavalerie.
Elifabeth de Champeron , époufe de Dominique
Anel , Premier Chirurgien de feuë Madame
Royale de Savoye , accoucha le 13. Septembre
d'un fils , qui fut tenu fur les Fonts le 20. Novembre
& nommé Antoine Charles , par Charles
de Rohan, Prince de Soubife, & par Dame Marie.
Therefe Ifidore , Comteffe de Zanoy , époufe da
Comte de Kinigzeg , Ambaffadeur Extraordinai
re de S. M. I. au Congrès de Soiffons , & Maréchal
de l'Empire.
Dame Marie- Sophie de Courcillon , époufe.de-
Charles- François Dalbert Dailly , Duc de Pequigny
, Pair de France , Capitaine - Lieutenant de la
Compagnie des Chevaux-Legers de la Garde du
Roi , accoucha le 18. Novembre d'une fille , qui
fut nommée Marie- Thereze , par Leonard Elie ,
Marquis de Pompadour &c. Gouverneur & -
Grand-Senechal Honoraire de Périgord , & par
Dame Jeanne-Marie Colbert , veuve de Charles
Honoré Dalbert, Duc de Luynes & de Chevreule,
Pair de France , Chevalier des Ordres du Roi ,
Gouverneur de la Province de Guyenne .
Jean -Luc de Lauzieres , Marquis de Themines,
de Cardaillac , & c. Gentilhomme de la Chambre
du Duc d'Orleans , Premier Prince du Sang, Gouverneur
des Ville & Châteaux de Dommes , épou--
fa le 13.Novembre D.Angelique Sophie d'Hautefort,
fille de feu Louis - Charles d'Hautefort, Marquis
de Surville , Lieutenant General des Armées.
du Roi, & de Dame Louife de Crevant d'Huinieres.
DM.
& Mariages.
Ame Marie Anne Boucher , Epoufe de
M. Anne François , Marquis de Harville ,
Brigadier des Armées du Roi , & Meftre de Camp
Lieutenant du Régiment de Clermont , Cavalerie,
mourut à Bordeaux le 15. du mois dernier , âgée
d'environ 25. ans.
Jacques Dumetz , Brigadier des Armées du
Rof , mourut le 19. Octobre , âgé de 48. ans.
M. Jofeph de Nagu , Marquis de Varenne ,..
Capitaine des Suiffes de la Reine d'Espagne , veuve
du Roi Louis I , mourut à Paris le 27. du même
mois dans la 48. année de fon âge.
Dame Charlotte le Normand veuve des
M. Louis Godefroi , Comte d'Estrades , Lieutenant
Genéral des Armées du Roi , & Maire per
petuel de la Ville de Bordeaux , mourut à Paris .
le 30. du mois dernier , âgée d'environ 58. ans.
Jacques Deshayes , Secrétaire du Roi ; & Di-.
гостенк
NOVEMBRE. 1730 : 2533
recteur General de la Compagnie des Indes , mous
rut le 31. Octobre , âgé de 57. ans .
D. Elifabeth Mignot , veuve de Louis Goffeau
de Rochebrune , Capitaine au Régiment des
Gardes Françoiles , mourut le 7 Novembre
âgée de 92. ans.
Denis-François Boutheillier de Chavigny , Archevêque
de Sens , Abbé de N. D. d'Oigny , Or
dre de S. Auguftin, Diocéfe d'Autun , de S. Loup,
même Ordre, Diocéfe de Troyes ,& de Vauluifant,
Ordre de Citeaux,Diocéfe de Sens, Prieur de S.Denis
de Marnay, ci -devant Evêque de Troyes,mourut
dans fon Diocéfe , le 9. de ce mois , âgé
d'environ 65. ans.
Dame Anne- Marie - Françoife- Loüife Boucherat
, veuve de M. Nicolas-Augufte de Harlay
Comte de Cely , Confeiller d'Etat ordinaire , Ambaffadeur
Extraordinaire & Plenipotentiaire à
l'Amffemblée de Francfort, & aux Conferences de
l'Empire, & depuis premier Ambaffadeur & Plenipotentiaire
pour la Paix de Rifwick , mourut en
cette Ville , le 23. de ce mois , dans la foixante
quatorziéme année de fon âge..
Claude- Jean- Baptifte Dodard , premier Medecin
du Roi , mourut à Verfailles le 25. de ce
mois , âgé d'environ 36. ans. Il avoit été premier
Medecin de feu Monfeigneur le Dauphin , Pere de
Sa Majesté.
Le 20. de ce mois , D. Marguerite Delphine
de Valbelle , époufe d'André Géonroy de Valbelle,
Marquis de Rians , Baron de Méyrargués & de.
Cadarache , Mestre de Camp de Cavalerie , accoucha
d'un fils , qui fut tenu fur les Fonts , & nom
mé François , Felix , Alphonfe , par Côme- Alphonfe
de Valbelle , Marquis de Montfuron
Comte de Ribiers, Capitaine- Sous -Lieutenant des
Gen-
23
2534 MERCURE DE FRANCE
Gendarmes de la Garde ordinaire du Roi , Bri¬
gadier de fes Armées , Commandeur de l'Ordre-
Royal & Militaire de S. Louis , & par Madame
Françoife- Felicité Colbert de Torcy, époufe d'André
Jofeph Ancezune , D'otaifon , Marquis d'Ancezune
, Meftre de Camp de Cavalerie.
Elifabeth de Champeron , époufe de Dominique
Anel , Premier Chirurgien de feuë Madame
Royale de Savoye , accoucha le 13. Septembre
d'un fils , qui fut tenu fur les Fonts le 20. Novembre
& nommé Antoine Charles , par Charles
de Rohan, Prince de Soubife, & par Dame Marie.
Therefe Ifidore , Comteffe de Zanoy , époufe da
Comte de Kinigzeg , Ambaffadeur Extraordinai
re de S. M. I. au Congrès de Soiffons , & Maréchal
de l'Empire.
Dame Marie- Sophie de Courcillon , époufe.de-
Charles- François Dalbert Dailly , Duc de Pequigny
, Pair de France , Capitaine - Lieutenant de la
Compagnie des Chevaux-Legers de la Garde du
Roi , accoucha le 18. Novembre d'une fille , qui
fut nommée Marie- Thereze , par Leonard Elie ,
Marquis de Pompadour &c. Gouverneur & -
Grand-Senechal Honoraire de Périgord , & par
Dame Jeanne-Marie Colbert , veuve de Charles
Honoré Dalbert, Duc de Luynes & de Chevreule,
Pair de France , Chevalier des Ordres du Roi ,
Gouverneur de la Province de Guyenne .
Jean -Luc de Lauzieres , Marquis de Themines,
de Cardaillac , & c. Gentilhomme de la Chambre
du Duc d'Orleans , Premier Prince du Sang, Gouverneur
des Ville & Châteaux de Dommes , épou--
fa le 13.Novembre D.Angelique Sophie d'Hautefort,
fille de feu Louis - Charles d'Hautefort, Marquis
de Surville , Lieutenant General des Armées.
du Roi, & de Dame Louife de Crevant d'Huinieres.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES & Mariages.
Le document relate divers événements survenus en octobre et novembre 1730, incluant des décès et des naissances. Parmi les décès notables, Ame Marie Anne Boucher, épouse du Marquis de Harville, est décédée à Bordeaux à l'âge de 25 ans. Jacques Dumetz, Brigadier des Armées du Roi, est mort à 48 ans. Le Marquis de Varenne, capitaine des Suisses de la Reine d'Espagne, est décédé à Paris à 48 ans. Dame Charlotte le Normand, veuve du Comte d'Estrades, est morte à Paris à 58 ans. Jacques Deshayes, Secrétaire du Roi et Directeur général de la Compagnie des Indes, est décédé à 57 ans. D. Élisabeth Mignot, veuve de Louis Goffeau de Rochebrune, est morte à 92 ans. Denis-François Boutheillier de Chavigny, Archevêque de Sens, est décédé à 65 ans. Dame Anne-Marie-Françoise-Louise Boucherat, veuve du Comte de Cely, est morte à 64 ans. Claude-Jean-Baptiste Dodard, premier Médecin du Roi, est décédé à Versailles à 36 ans. En ce qui concerne les naissances, Dame Marguerite Delphine de Valbelle a accouché d'un fils nommé François, Félix, Alphonse, le 20 novembre. Élisabeth de Champeron a accouché d'un fils nommé Antoine Charles le 13 septembre, baptisé le 20 novembre. Dame Marie-Sophie de Courcillon a accouché d'une fille nommée Marie-Thérèse le 18 novembre. Enfin, Jean-Luc de Lauzieres, Marquis de Thémines, a épousé D'Angélique Sophie d'Hautefort le 13 novembre.
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6300
p. 212-214
PREMIER BAL, le Lundi 17 Janvier.
Début :
Le Sujet du Ballet, étoit les SAISONS Ce Ballet étoit [...]
Mots clefs :
Quadrille, Marquis, Comtesse, Ballet
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texteReconnaissance textuelle : PREMIER BAL, le Lundi 17 Janvier.
PREMIER BAL , le Lundi 17 Janvier.
Le Sujet du Ballet , étoit les SAISONS
.
Ce Ballet étoit divifé en 4 Quadrilles,
defquels voici la diftribution.
MARS. 1763.
213
LE PRINTEMPS.
M. le Prince de GUIMENÉ .
M. le Marquis de LAVAIR.
Mde la Princeffe de CHIMAI .
Mde la Comteffe d'ESPARBES .
L'ÉTÉ.
M. le Prince de BOURNONVILLE .
M. le Marquis d'HARCOURT.
Mde la Princeffe de GUIMENÉ.
Mde la Comteffe de LAN MARIE.
L'AUTOMNE
M. le Marquis de VAUDREUIL.
M. le Marquis de SERAN.
Mde la Marquife de DURAS.
Mde la Comteffe de l'ILLEBONNE .
L'HYV ER.
M. le Marquis d'Entragues.
M. le Chevalier de CLERMOnt.
Mde la Comteffe de MAILLY .
Mde la Comteffe de SALUCES.
214 MERCURE DE FRANCE .
1
Ces Quadrilles , dont les Perfonnages
étoient vêtus dans les caractères propres
à chaque Saifon , entrerent fur une
marche
, à quelque diftance l'un de
l'autre , par le fond de la partie ceintrée
de la falle , en face des loges de Leurs-
MAJESTÉS.ChaqueQuadrille danfa fucceffivement
fon Entrée,& elles fe réunirent
enfuite toutes les quatre dans une
Entrée générale qui terminoit ce Ballet.
Il fut applaudi par des battemens de
mains réïtérés. La Cour le redemanda ,
& il fut danfé une feconde fois dans cé
même Bal.
Les Entrées de l'Hyver & de l'Été
étoient de la compofition du fieur de
Heffe , Comédien ordinaire du Roi au
Théâtre Italien. Les deux autres & le
Ballet général étoient du fieur Gardel,
de l'Académie Royale de Mufique .
Le Sujet du Ballet , étoit les SAISONS
.
Ce Ballet étoit divifé en 4 Quadrilles,
defquels voici la diftribution.
MARS. 1763.
213
LE PRINTEMPS.
M. le Prince de GUIMENÉ .
M. le Marquis de LAVAIR.
Mde la Princeffe de CHIMAI .
Mde la Comteffe d'ESPARBES .
L'ÉTÉ.
M. le Prince de BOURNONVILLE .
M. le Marquis d'HARCOURT.
Mde la Princeffe de GUIMENÉ.
Mde la Comteffe de LAN MARIE.
L'AUTOMNE
M. le Marquis de VAUDREUIL.
M. le Marquis de SERAN.
Mde la Marquife de DURAS.
Mde la Comteffe de l'ILLEBONNE .
L'HYV ER.
M. le Marquis d'Entragues.
M. le Chevalier de CLERMOnt.
Mde la Comteffe de MAILLY .
Mde la Comteffe de SALUCES.
214 MERCURE DE FRANCE .
1
Ces Quadrilles , dont les Perfonnages
étoient vêtus dans les caractères propres
à chaque Saifon , entrerent fur une
marche
, à quelque diftance l'un de
l'autre , par le fond de la partie ceintrée
de la falle , en face des loges de Leurs-
MAJESTÉS.ChaqueQuadrille danfa fucceffivement
fon Entrée,& elles fe réunirent
enfuite toutes les quatre dans une
Entrée générale qui terminoit ce Ballet.
Il fut applaudi par des battemens de
mains réïtérés. La Cour le redemanda ,
& il fut danfé une feconde fois dans cé
même Bal.
Les Entrées de l'Hyver & de l'Été
étoient de la compofition du fieur de
Heffe , Comédien ordinaire du Roi au
Théâtre Italien. Les deux autres & le
Ballet général étoient du fieur Gardel,
de l'Académie Royale de Mufique .
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Résumé : PREMIER BAL, le Lundi 17 Janvier.
Le premier bal de l'année 1763 se tint le lundi 17 janvier. Le ballet, intitulé 'Les Saisons', était divisé en quatre quadrilles représentant chacune une saison. Pour 'Le Printemps', les rôles étaient tenus par M. le Prince de Guiméné, M. le Marquis de Lavair, Mde la Princesse de Chimai et Mde la Comtesse d'Esparbes. Pour 'L'Été', les danseurs étaient M. le Prince de Bournonville, M. le Marquis d'Harcourt, Mde la Princesse de Guiméné et Mde la Comtesse de Lan Marie. 'L'Automne' voyait la participation de M. le Marquis de Vaudreuil, M. le Marquis de Seran, Mde la Marquise de Duras et Mde la Comtesse de l'Illebonne. Enfin, 'L'Hiver' était interprété par M. le Marquis d'Entragues, le Chevalier de Clermont, Mde la Comtesse de Mailly et Mde la Comtesse de Saluces. Les personnages étaient habillés en fonction des caractéristiques de chaque saison. Les quadrilles entrèrent en marchant à distance les uns des autres, face aux loges des Majestés, et dansèrent successivement avant de se réunir pour une entrée générale. Le ballet fut acclamé et redemandé par la Cour, qui le fit danser une seconde fois lors du même bal. Les entrées de 'L'Hiver' et 'L'Été' étaient composées par le sieur de Heffe, tandis que les deux autres entrées et le ballet général étaient de la composition du sieur Gardel.
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