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p. 1-50
A Québec le 31. Octobre 1710.
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MONSIEUR, Voici une suite non interrompuë des Nouvelles que j'ay [...]
Mots clefs :
Canada, Montréal, Sauvages, Québec, New York, Angleterre, Général, Officiers, Gouverneur
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texteReconnaissance textuelle : A Québec le 31. Octobre 1710.
A Qjtêbec le 31. Octobre
1710.
MONSIEUR,
Voici une suite non interrompue
des Nouvelles
que j'ai coustume de vous
donnerchaqueannée dece
qui s'ell: passé de plus nlé.
morable en Canada.
1
Le desseinque les Anglois
avaient eu l'année
derniere d'envahir la Colonie
ayant avorté, & s'es-
"- tant vûs eux-mêmes les
Artisans de leur propre défaite
& de leur ruine ,en
brûlant les Forts - qu'ils
avoient construits à grands
frais aux environs des lacs
dua Saint Sacrement & de
a Lacs de l'Amérique Septentrionale
entre la Nouvelle Angleterre &'
la Nouvelle France vers les 43. & les
45. Dégrez delatitude du Nord
,
(elon
les plusexafl.:.:s observations.
Champlain; &qui plusest
tous leurs Bateaux, b Pirogués,
Chaloupes, & bon
nombre de Canots de toutes
grandeurs ayant esté
brisés de leurs propres
mains,& toutes leurs munitions
de guerre & de
bouche jettées ça & là
,
difsipées
par leur ordre,ils ont
trouvé dans leur patrie l'imaged'une
mort aussi tristequecellede
l'epée, dont
ils menaçoient les habitans
AbrbPreectirtesuPsiem,feonrtstfeaniutssadge'usunrl~ed
fleuvedeMissisipi
dela Nouvelle France depuis
quatre ou cinq ans.
Les Anglois,dis je, ont
trouvéà leur retour dans
leur pays, la contagion répanduë
dans presque toutes
les famillesde la Nouvelle
Angleterre & de la
Nouvelle Yorck
,
funeste
fuite d'uneexpédition an1-
bitieuse, tentée sur nous &
non executée,restemalheureux
de tant d'inutiles
travaux, fruits des dépenses
immenses que nos Ennemis
ont faites» qui en
achevant de diminuer le
nombre des habitants ,
leur a ôté le moyen de nous
faire la guerre, en lesépuisant
d'argent qui en est le
nerf& prerque tout le soutien.
La crainte de l'Ennemi
étant éloignée vers lafin
de 1709. par le bon ordre
que mit par tout Mr le
Marquis de Vaudreüll
, Gouverneur general de Canada,
on envoya en qualitéd'Ambassadeur
chez les
Iroquois, Mr le Baron de
Longuëil
,
Chevalier de
l'Ordre Militaire de saint
Loüis.Comme cet Officieir
a le coeur des Sauvages ,
l'affection étant passée du
pere au c fils
,
le choix
qu'en a fait Mr le General
a esté tres-judicieux &
vousen jugerez vous-même
,
Mr,lorsqueje vous
assureray que Mr de Longuëil
a la cabane chez ces
Peuples du Nord c'est-àdire
sa Maisonà l'Iroquoise
y
qui luy est conservée
avec autant de respect que
c M. le Moine, pere de M. de
Longuëil, étoit appelle par les Iroç
quois à KrÚÚfliln
,
c'est-à-dire la
Perdrix.
les Palais où logentord inairement
les Ambassadeurs
en Europe.
Mr de la Chauvinerie
accompagnaMr le Moyne
de Longuëil ;
il entend
parfaitement la Langue
Iroquoise. LeCalumet de
Paix, qui est une grande
Pipe garnie de longues plumes
vertes, rouges, bleuës,
grises, &c. Fut arboré à nos
Canots, en arrivant chez
les cinq Nations: les principaux
chefs des Iroquois
enfirent autant; la joye se
répanditaussi-tôt par tout,
& l'AmbassadeurFrançois
futconduit à sa cabane au
bruit des chansons des jeur
nes guerriers; la foule l'empeschoit
de passer. Aprés
les repas ordinaires & les
danses entremeslées selon
l'usage de ces Sauvages
Ameriquains,leCalumet
de paix fut plantéau milieu
d'un grand cercleformé
par les Vieillards ôc les
plus considerez d'entre ces
chefs des Nations Iroquoises.
L'Officier Canadien
leur fit une courte harangue,&
leur exposa les raisons
qu'avoit Onnonito,
c'est-à-dire le Gouverneur
general des, François, de
l'envoyer chez eux. Celuy
des Iroquoisqui porroit la
parole pour les Nations, y
fit la réponsequevoicy à
peu prés. Que veritablement
les Anglois les avoient
engagez par de magnifiques
& de tics-riches
presens à se retirer au près
d'eux : qu'ils leur avoient
donné la Hache, ( stile sauvage
, cela veut dire qu'ils
leur avoient fourni des armes,)
mais qu'ilsn'avoient
jamais eu le dessein de la
décharger sur les François:
qu'ilsn'avoient eu d'autre
vue en toutes ces démarches,
quoyque tres-desavantageuses
en apparence
aux François
, que d'estre
spectateurs des coups qui
se donneroient de part &
d'autre, sans prendre d'autre
parti: que d'ailleurs ils
étoient tres-resolus de ne
rompre jamais le celebre
Traité fait avec feu Onnontio
Mr le Chevalier de
Callieres d leur pere en
duGouverneur General de la Nou1701.
entre treizeNations :
Que l'arbre e de Li Paix
étoit encore tout verd
,
6c
qu'ils n'y donneroient aucun
coup de hache: que
pour montrer la sincerité
de leurs intentions ils étoient
prests de choisirplusieurs
d'entre leurs chefs
pourenassurerOnnontio,
le grand General des François,
&: c'etf ce que ces Nations
sauvagesont executé
quelquetems après. Il faut
velleFrance, & frere du Plenipotentiaire
pour la Paix de R i(V ick.
e Stilefiguré très-usité chez Ici-
Sauvages du Nord.
avoüer, Monsieur, que le
sieur de Junquieres quidepuis
plusieurs annéess'acquitte
avec beaucoup de
soin de sa negociation auprés
des Iroquois, a beaucou
p contribué à nous gagner
ces Peuples sauvages
& guerriers, par son habileté
à manier des esprits
aussi difficiles que le sont
ceux-là.
Le trouble qu'avoient
cause ces grands préparatifs
de nos Ennemis voisins,
pour nous soumettre
à leur domination étant
âppaisé ôc les Iroquois
qu'ils avoient gagné autant
par menaces que par promesles
& encore davantage
par des effets, je veux
dire par de larges presens,
étant venus chanter la palinodie
, & reconnoître en
presenced'Onnontio qu'ils
s'étoient trop avancez en
écoutant les propoeitiens
de l'Anglois nostre Ennemi,
nous avons joui d'une
tranquillité charmante cette
année 1710mais comme
dans lapaix il faut sedéfier
d'un voisin jaloux
,
ambitieux
& inquiet ,Mr le
Marquis de Vaudrciiil,ciî,
homme habile,avoit en- fj voyeaucommencement
de la mesme année, dans
la nouvelle Anglecerre,
deux Officiers,Meilleurs
Dupuy & de la Periere ;
avec quelques Canadiensatercesy
qui en menageant
la liberté de quelques prisonniers
faitsde, part &
d'autre, apprendroient par
eux-mesmsl'étatdes ColoniesAngloises
ôc leurs
divers mouvements. Je
trouve, Monsïeur, quenostre
General a fait comme
dit le Proverbe) d'une pierre
deux coups, car par cet
te espece, d'ambassade il
içu au retour de ces Officiers
aucommencement
d'Avril bien des choies
dont il n'étoit point assùré.
parfaitement; au reste il
faut rendre icy le mente à
quiil appartient, & dire à
la louange des Anglois
qu'ils ont receu avec toute
forte d'honneur nos Envoyezy&
qu'ils n'ont point
seint d'avouer que l'alarme
avoit été chez eux en J702.
jusqu'aun pointqu'il éUJ
difficile d'exprimer [ur
bruit de la marche c
François resolus de les
taquer par tout où ils
rencontreraient
, & c'
dans letems mesme qui
estoient renfermez dz
leurs Forts du collé du D
Champlain. Cette terr*
répanditsi universel
ment danstoute laNo
velle York, que lèsfaà*
tants de la villed'Oran
vuderent avec beauco
f Ville de la Nouvelle Yorkq
appelleaussiAlbany.
- d'empressemt
dempressement leurs magazins
,
& transporterent
leurs effets a Manhate, qui
est le lieu de la residence
des Gouverneursde Ne$r-
.york,& s'appelle vulgairement
la Menade. Le*
fleurs Dupuy ôc Boucher
de la Periere ramenèrent
de ce Pays-là entr'autres
prisonniers échange
,
le
Pere de Mareuil, Jesuite
Missionnaire chez , les Sauvages
de laNation des On-
, montagues. Ce bon Pere
s'écoitréfugié chez les Flamands
deNew-York pour
éviter la fureur des Iroquoisquile
menaçoientdé
luy faire un mauvais quartier,
justement dans letems
que les Anglois employoient
le verd & le sec
pour attirer ces-Sauvages
dans leur parti contre nouy.
La garnison du Détroit
poste dontje vous aytant
parlé dans mespremieres
Lettres, efl défendue-au
mois de May en l'ille de
Montréal
,
fans- doute, par
g Fort environnéde quelques habitations
firué entre le lac Eric&kc
lac dcs Huronsau43e. degic d:luti-»
tude Septentrionale. 4'"'•*
ordre de la Cour. Mr de la
Mothe qui en est Gouverneur
y est resté avec les
Canadiens établis en cet
endroit: mais cet Officier
ayant esténommé par Sa
Majesté, Gouverneur de la
Louiliane autrement dite
leMissisipi il n'y demeurera
pas longtems.Mr de la
Forest:
,
Capitaine, est allé
le relever pour leDétroit
De plus de trente partis
que nous avons formez
,
tant de Canadiens h que de
hLesCanadiens font les Ff.mcoM
Sauvages
, pour tenir en
respect les Colonies Anglosses
)
il n'yena. paseu
un seul qui ne se foie
distingué par quelques ex.
ploits les uns en amenant
bonnombre de prisonniers,
& les autres en apportant
des chevelures:
ceuxcy regardent les Sauvvaaggeess,,
qquuiiaapprreèss aavvooiirr renverse
leurs Ennemis avec
la massue les fléchés où le
fusil, leurincitent la peau
dufront, & tout autourde
rez en Canada, il faut direCanada
&nonpis Canadois.
latête,puis leur levent la
chevelure, & la portent
au bout de leur arc ou de
leur fusil,&lorsqu'ilsfont
arrivez a leur cabane, les
arborent à l'entrée en maniere
de trophée & de dépouille
de l'Ennemy ; les
Anglois se font donc vus
réduits aux abois & exposez
à mourir de faim. Les
Sauvages nos alliez lesempeschent
( a la maniéré des
chiens couchans) de sortir
de leurs habitations, les
gardant à vûë, cela allait
si loin qu'à peine osoientils
sortir de ces cabanes, Se
pour les besoins les plus
pressants. ? 6-
-
Quinze denos Sauvages
s'étant mis en embuscade
dans un liois ont défait dixhuitAngloisarmezjusques?
aux dents & sur leurs gar-:,
des. Ces Anglois étoient
commandez par un Colonel
qui a été tué dans le
combat avec plusieurs des
fiens le reste fut mis en
fuire. :Voicy un fait assezsingulier
au sujet d'un parti
de Sauvages nos alliez.
DeuxAlgonKins de la Mission
de Lorette - establis
dans l'IsledeMontréal
sous, la conduite de i\'lef.
sieurs dé S. Sulpice,attaquent
deux Cavaliers du
côté de la Nouvelle Angleterre
, eux n'étant qu'à
pied à leur ordinaire,&en
prennent un. Voilà, Monssiieeuurr,
conlnle vous vovez,
, comme voyez,
ce qu'on peut appeller la
petite guerre. Les Sauvages
du Nord. del'Amerique,
ainsi que les chasseurs vont
à la poursuite des animaux,
cherchent les hommes
comme du gibier qui leur
convient. L'Anglois pris,
ils le lient & se mettent en
devoir de l'amener, la compassion
des deux Sauvages,
ne l'avoit fait lier quetrèslegerement
;les deux Sauvages
fatiguez s'arrestent
en chemin pour prendre
quelque repos ,
l'Anglais
les croyant fort endormis
& dans le premier sommeil
qui d'ordinaireest le plus
profond,se délie & court
se saisir d'une hache qui
appartenoit à ses vainqueurs,
mais non si adroitement
tement que l'un des Algonkins
ne s'en apperçust: celuy-
cyfrappédu desseindu
Prisonniercommun, éveille
son camarade: alors le
pauvre Anglois se voyant
découvert, met son fàluc
dans la suite; la circonstance
du temps luy estoit
favorable,à cause de la
nuit: cependant les deux
Sauvages le. suivent à la
blancheur de sa chemise
>,
car il estoit nud, ôc ne
pouvantl'ateindre de prés,
ils l'attraperent de loin,en
luy laschant un grand
coup de fusil qui arrefta,
ftouut, cyourtalerptris.onnier Le Printemps & l'Esté
de l'année où nous femmes
, ayant presque esté
sans pluye
,
la secheresse
s'est trouvée si excessive
que lesoiseauxqui dans ces
saisons seretirent pour l'ordinaire
dans les bois, ont
eâc obligez d'en sortir
pour trouverdequoy boire
&c mander sur les bords du '!
fleuve S. Laurent. On estime
icy que ce manque de
pluye & cette chaleur estonnante
nous oru: procure
une multitude infinie de
Tourtes,espèces de Ramiers
ou de Bisets qui ont
desolez une partie des bleds
&mesme les legumes
, comme pois, feves, &c.
en beaucoup d'endroits:
-mais de peur que ces animaux
ne nous mangeassent
davantage, nous les avens
mangé eux-mesmes par la
chasse que nous leur avons
donnée à grands coups de
fusil.,
Les Ours ces animaux si
feroces ont quitté leurs
trous,ôc se sont jettez sur
lesterres ensemencées;ils
ont porté leur audacejusqu'à
s'approcher des habitations
à
& on en voyoit
souvent à la pointe del'Isle
de Montréal qui est du côté
que l'on appelle la Chine.
Au mois d'Aoust quelques
Sauvages des nôtres
venant de la ville d'Orange
en New-YorK nous ont appris
qu'une flotte de la
vieille ! i Angleterre avoit
paru sur les costes de cette >?
i Vieille par rapport à la Nouvelle
tpidl: nostrevoisine.
contrée, ôc y amenoit un
nouveau Gouverneur:c'est
si je ne me trompe ,
le Colonel
Hunter
,
qui a esté
choisi par la Princesse Anne
pour succeder à Mylord
Lorelace mortGouverneur
de la Nouvelle York. Les
mesmes Sauvages ont rapportéque
Peter Schuiler
vulgairement pitre Schul-,
le ,Major d'Orange étoit
arrivéavec ces Sauvages
que les Gazettes de Roterdam
nous marquent avoir
esté traitez de Rois à Londres,
Ôc ce ne sont que trois
miserables Iroquois dela
Nation des Aniez que le
pauvre Pitre Schulleavoir
traisné avec luy, pourjetter
de la poudre aux yeux
& prelenter du brillant à
la Cour d'Angleterre parune
ambassade de trois
gueux venus de loin.
Des Lettres que l'on a
reçues de la même Colonie
, nous ont encore appris
que cinq cents familles
duPalatinat ont passé d'Europe
en Amérique, & sont
venus habiter le Pays des
Aniez
, une des cinq Nations
Iroquoisesfortamie
des Anglois. Ce sont ces
Palatins si souvent répétez
dans les nouvellespubliques
y
passez avec tant de
frais en Hollande, puis en
Angleterre, & delà dans
les Colonies Angloises de
IJAInerique septentrional.
Voilà du gibier pour les
Sauvagesytk il y a beir de
croire,Monsieur, ques'il
y a guerre entre les Iroquois
nos alliez, & ceux
qui peuvent estre gagnez
par les Anglois, ces bonnes
gens, qui ont fait tant
de chemin, courrontgrand
risquedese repentir bien
des fois,&de dire eneuxmesmes.
, que sommesnGous
veanuslfaeire dransecet.te
Le 8. de. Septembre dernier
nous avons eulajoye
de voir moüiller dans la
belle rade de Quebeç
,
le
Vaisseaudu Roy,l'Afriquain,
commandé par Mi
deMarigny.Ce Bastiment
est percé pour cinquante
canons. -.
-
Phenomene pour Messieurs
les Philosophes. Le
16, de Septembre de lapresente
année
,
sur les huit
heures du matin, il y Cà
un.tremblement & une secousse
deterredans l'Isle de
MonrreaI.Comme lemouvve&
mmenetnnienefruuttppoominttlolonngg,,
car il ne dura tout au plus
qu'un demi quart d'heure,
on serassura. Noussommes
icy assez sujets à ces
fortes de tremblements,
Le sieur Guyon Phlibustier
,amena le
10. de ce
moiscy devant Quebec
unepriseAngloise chargée,
deSel, de Moruë 5c d'Huile.
Cet Armateur rapports
qu'il avoir vu dix ou douze
gros vaisseaux Anglois
&trois Galiotes à bombes,
approcher des codes de
l'Acadie. Mr le Marquis
de Vaudreüil,nostre General
,
avoit envoyé des
Officiers & des Troupes des
renfort à Mr de Subercasse
Gouverneur dePort-Royal
& deFAcjdie.
Mr le Duc, cy-devant
Avocat au Parlement des
Paris & envoyéde France
pourremplir dans leConteil.
fouveraiii de Quebec
la Charge de Procureur
General, yest mort huit
rjours après son arrivée.
prépatoitàcequ'onm'a
dit une fort belle haran-
:j,gue,Quoyque la pluyeait
manque cette année crc
partie pour les biens de la
-
terre , nous avonscep ri-
;- dant fait une recolté Cft:
toute sortedegrains, & sur
tout en bled. L'année precedente
nous avons tiré, a
ce que l'on prérend, pour
,,
deux cent mil livres d'ar- t gent, du surplus de nos 1
bleds: mais cette année om
en usera autrement pour de)
bonnes raisons.
On vient d'achever unouvrage
dans le liautcaiiida,,
qui fera beaucoup d'honneurà
Mr le General aussibienqu'à
Mrle Chevalier
deBeaucour qui en a donn
le plan, ôc comme cetOfsicier
entend l'architecture
militaire
,
il l'a parfaitement
bien fait executer
C'est un Fort flanqué de
quatre bons Bastions. Il
environcentpieds en quar
ré & ca revestu de pierre
Te tailles dures comme du
marbre, que l'on a trouve
leplus heureusement du
monde dans une carriere
toifine. Ce quiest de merveilleux
,
c'estqu'onn'à
presque point eu besoinde
marteaux pour les mettre
en oeuvre s'eftariî^rèh'co'ni
tr¿es pour la pluparttoutéfc
taillées naturellement Ce
Fort eil: basti dansunlieu
appelleChambly, ;lesmurailles
sont élevées par dessus
le niveau de la campagne
devingt-cinq pieds au -
moffîs.j leur épaisseur est
de six pieds au bas vers les
talu ; elles sont faites de lac
pierre dontj'ay parlé; chaque
Bastion eL1 garni do
trois rangs de J^teriçs;
composées de bons-Canons
&de gros Pierriers'"?
Tout cet exterieur du Forn
couvreentierement les ma
gazins à poud re qui fonjr
bien voutez; les Caves tres
Je Ce sont de petites pieces d'artil
leues communement desa' ,
qui m
poneurras loin
,
mais qui font 1
-gr,in,d- écarts, on s'en sert à jetter do
pierres & des cailloux, desballes si
de la feraille enveloppées dans d'h
cartouches; cette espécede Canon
jtlurge p,tf la culalle avecune boeCGj
spatieuses & très-belles ;
les Boulangeriesfortadroitemen-
t menagé1es
,
&: par
dessus tout cela une Chapelle
d'unfort bon goust
& bien entenduë
;
les logements
dans ce Fort sont
!
si considerables que Mr le
Général, leGouverneur de
Montreal, ôc le Gouverneur
particulier du Fort
avec quarante ou cinquante
Officiers
, pourronty
estre placez à leur aise, sans
comptertrois ou quatre
centsSoldats &: huit cents
en cas d'attaque
, rangez
dans les bastiments le long
des courtines &en dedans,
la place d' rmes demeurant
libre & dégagée, quoyque
tout y aboutisse; en un
mot on ne peut rien de plus
beau & en mesme temps
de plusaiséà deffendre. Ce
Fortestsituéau46° degré
: de latitude Nord, au de[-,.
fous delacataracte formée ;
par les eaux du lac Cham-
-
plain, dans un terrain a.
vantageux&quifedtffend
presquedetous costez. La
chasse & la pesche contribuent
à l'entretien de laj,
garnison ,
garnison,& la riviere qui
fort LortChamplain,conduitau
fleuve S.Laurent,
vis-à-vis les Isles de Richelieu
, d'où l'on peut envoyer
des Canots à Quebec
& à Montreal :. tel est , Monsieur, le nouveau Fort
de Chambly ,qui met à
couvert tout le Gouvernement
de Montreal ,&qui
avec quatre ou cinq cents
hommes de garnison peut
resister à tous les efforts des
Anglois nos voisins ,les
empeschent de passer , èc
les obligent de retourner
chez eux,fussentils venus
jusques-là au nombre de
dix mille.
Mr deBreslay ce zeleM
MissionnairedeSulpice,
dont je vous ay parlé tant
de fois dans mes Lettres,
qui a quité la Cour des
Rois pour gagner des Sau--
vages d'Amerique au fbu--
verain maistre de l'Univers
, a fait construire une;
Fort dans l'isleaux Tourtrès
où est le principallieu
de sa Million, elle est f-1-
tuée entre le lac S. Louis&
le lac des deux montagnes.
Commeil a este autrefois
Ingenieur
, vouspourrez
juger Monsieur,qu'il na.
voit pas besoin de Conseil
pour l'aider; ce Fort est à
un quart de lieuë de celuy
deM. deSenneville quiest
à la pointe de Ile de Montréaldu
costé du lac sains
Louis;c'est: proprement là,
qu'est le bout du Canada.
Lemesme
1
Ecclesiastiquea
commencéune Eglisebastiede
bonnes psierres,dans
la petite Isle dontjeviens
de faire mention Le Roy
abien voulu signaler aspieté
dans ce nouvel establi
sement,& sa bonté envers
Mr de Breslay
, qui a este
un des Gentilliommes de
sa Chambre
, en luy envoyant
des Ornemens pour
son Eglise.
Il ya eu une pronlotion
d'Officiers de Guerre & do
Jullicc: en ce payscy Ministre la faite , cette ani
née par ordre du Roy, en-r
viron deux mois avant l
départ des derniers vaiC)
seaux pour le Canada, Mil
de Galifet cy-devantLieu
tenant de Roy auMontréa
a eilé choisi pour Gouverneur
des trois rivières
Ville également distante,
de Quebec & de Montréal,
à la place de feuMrleMarquis
de Chrysaphi, Mr des
Bergeres en a esté fait Major,
Mr le Baron de Longuëilest
Lieutenant deRoy
de Ville Marie ou Montréal,&:
Mrde la Chasaigne
Major de cette Ville
Mr le Marquis de , Vaudreüil
fils aisné de Mr le
General, a esté fait Capitaine
; Messieurs de la Pipardiere
,deBeaujeu,d'Argenteüil,
le Gardeur
, &c.
ont esté eslevez au mefmr
rang. A l'egard des Officiers
de Justice,Mrde la
Martiniere a esté nomme
Doyen du ConseilSouverain
de Québec,àla place
de feu Mr Chartier deLorbiniere,
dont un des filsa
esté faitConseiller dans 1*
mesmepromotion, &c.
Les plus remarquables
d'entre 1rs passagers qui
fontcetteannée le voyage
de France, sont Mr Raudot
le fils,Intendant confort;
Mr son Pere doit le
sui vre l'année prochaine ,
èc il fera relevé par Mr Bergon,
le filsdufeu Intendant
de R ochofort, homme
tressçavant ôc.des plusintelligens
que nous ayons
eu dans la Marine. Mr le
Fevre Ecclesiastique né en
Canada,qui dans un âge
peu avancé, possede plusieurs
Langues de l'Europe
& a de l'apritude pour toutes
les belles choses
; c'est
le premier Canad ien de
l'Isle de Montréal qui ait
pris le parti de l'Eglise, depuis
que les François en
font les maistres,.. Madame
le Vasseurfemme de
l'Ingénieur de Québec,
mené avec elle ses ensans.
Je ne trouve de considérableentre
les morts , parmi
ceux qui me frapent laS
mémoire, en achevant ma
Lettre, que Mr du Chut,
Capitaine expérimente, de
qui connoissoit à merveille,
leNord du Canada,aussi
bien que les grands lacs,
êc le sieur delaMorandiere
Garde-Magazin du Roy.
Mettons fin à cette Lettre
qui n'est déjà que trop
longue
longue par une petite avanture
que vous trouverez
assez plaisante, quoyque
tirée d'un sujet fort
serieux -, voicy le fait en
deux mots. La femme d'un
Sauvage Chrestien estant
morte, son mary est venu
avertir le Bedeau de l'Eglise
de Montreal de faire
une fosse pour elle; on a
sonné pour 11 personne
morte, ÔC lorsqu'on a esté
prest d'enlever le corps
pour le mettre en terre, le
Sauvage a demande du
temps alléguant pour ses
raisons que sa femme refpiroic
encore; que duresse
il avoit esté bien aise de
faire préparer toutes choses
de son vivant, & sonner
les cloches pour ne la point
faire attendre lorsqu'elle
seroit decedée tout de bon,
voulant luy faire connoistre
en cela la bonne volontéquil
avoit pourelle.
'0 Comme l'Afriquain va
mettre à la voile, & qu'il
n'y a pas de temps à per- ,
dre
, je me trouve obligé
de vous dire que dans cet
endroit je vous fuis
1710.
MONSIEUR,
Voici une suite non interrompue
des Nouvelles
que j'ai coustume de vous
donnerchaqueannée dece
qui s'ell: passé de plus nlé.
morable en Canada.
1
Le desseinque les Anglois
avaient eu l'année
derniere d'envahir la Colonie
ayant avorté, & s'es-
"- tant vûs eux-mêmes les
Artisans de leur propre défaite
& de leur ruine ,en
brûlant les Forts - qu'ils
avoient construits à grands
frais aux environs des lacs
dua Saint Sacrement & de
a Lacs de l'Amérique Septentrionale
entre la Nouvelle Angleterre &'
la Nouvelle France vers les 43. & les
45. Dégrez delatitude du Nord
,
(elon
les plusexafl.:.:s observations.
Champlain; &qui plusest
tous leurs Bateaux, b Pirogués,
Chaloupes, & bon
nombre de Canots de toutes
grandeurs ayant esté
brisés de leurs propres
mains,& toutes leurs munitions
de guerre & de
bouche jettées ça & là
,
difsipées
par leur ordre,ils ont
trouvé dans leur patrie l'imaged'une
mort aussi tristequecellede
l'epée, dont
ils menaçoient les habitans
AbrbPreectirtesuPsiem,feonrtstfeaniutssadge'usunrl~ed
fleuvedeMissisipi
dela Nouvelle France depuis
quatre ou cinq ans.
Les Anglois,dis je, ont
trouvéà leur retour dans
leur pays, la contagion répanduë
dans presque toutes
les famillesde la Nouvelle
Angleterre & de la
Nouvelle Yorck
,
funeste
fuite d'uneexpédition an1-
bitieuse, tentée sur nous &
non executée,restemalheureux
de tant d'inutiles
travaux, fruits des dépenses
immenses que nos Ennemis
ont faites» qui en
achevant de diminuer le
nombre des habitants ,
leur a ôté le moyen de nous
faire la guerre, en lesépuisant
d'argent qui en est le
nerf& prerque tout le soutien.
La crainte de l'Ennemi
étant éloignée vers lafin
de 1709. par le bon ordre
que mit par tout Mr le
Marquis de Vaudreüll
, Gouverneur general de Canada,
on envoya en qualitéd'Ambassadeur
chez les
Iroquois, Mr le Baron de
Longuëil
,
Chevalier de
l'Ordre Militaire de saint
Loüis.Comme cet Officieir
a le coeur des Sauvages ,
l'affection étant passée du
pere au c fils
,
le choix
qu'en a fait Mr le General
a esté tres-judicieux &
vousen jugerez vous-même
,
Mr,lorsqueje vous
assureray que Mr de Longuëil
a la cabane chez ces
Peuples du Nord c'est-àdire
sa Maisonà l'Iroquoise
y
qui luy est conservée
avec autant de respect que
c M. le Moine, pere de M. de
Longuëil, étoit appelle par les Iroç
quois à KrÚÚfliln
,
c'est-à-dire la
Perdrix.
les Palais où logentord inairement
les Ambassadeurs
en Europe.
Mr de la Chauvinerie
accompagnaMr le Moyne
de Longuëil ;
il entend
parfaitement la Langue
Iroquoise. LeCalumet de
Paix, qui est une grande
Pipe garnie de longues plumes
vertes, rouges, bleuës,
grises, &c. Fut arboré à nos
Canots, en arrivant chez
les cinq Nations: les principaux
chefs des Iroquois
enfirent autant; la joye se
répanditaussi-tôt par tout,
& l'AmbassadeurFrançois
futconduit à sa cabane au
bruit des chansons des jeur
nes guerriers; la foule l'empeschoit
de passer. Aprés
les repas ordinaires & les
danses entremeslées selon
l'usage de ces Sauvages
Ameriquains,leCalumet
de paix fut plantéau milieu
d'un grand cercleformé
par les Vieillards ôc les
plus considerez d'entre ces
chefs des Nations Iroquoises.
L'Officier Canadien
leur fit une courte harangue,&
leur exposa les raisons
qu'avoit Onnonito,
c'est-à-dire le Gouverneur
general des, François, de
l'envoyer chez eux. Celuy
des Iroquoisqui porroit la
parole pour les Nations, y
fit la réponsequevoicy à
peu prés. Que veritablement
les Anglois les avoient
engagez par de magnifiques
& de tics-riches
presens à se retirer au près
d'eux : qu'ils leur avoient
donné la Hache, ( stile sauvage
, cela veut dire qu'ils
leur avoient fourni des armes,)
mais qu'ilsn'avoient
jamais eu le dessein de la
décharger sur les François:
qu'ilsn'avoient eu d'autre
vue en toutes ces démarches,
quoyque tres-desavantageuses
en apparence
aux François
, que d'estre
spectateurs des coups qui
se donneroient de part &
d'autre, sans prendre d'autre
parti: que d'ailleurs ils
étoient tres-resolus de ne
rompre jamais le celebre
Traité fait avec feu Onnontio
Mr le Chevalier de
Callieres d leur pere en
duGouverneur General de la Nou1701.
entre treizeNations :
Que l'arbre e de Li Paix
étoit encore tout verd
,
6c
qu'ils n'y donneroient aucun
coup de hache: que
pour montrer la sincerité
de leurs intentions ils étoient
prests de choisirplusieurs
d'entre leurs chefs
pourenassurerOnnontio,
le grand General des François,
&: c'etf ce que ces Nations
sauvagesont executé
quelquetems après. Il faut
velleFrance, & frere du Plenipotentiaire
pour la Paix de R i(V ick.
e Stilefiguré très-usité chez Ici-
Sauvages du Nord.
avoüer, Monsieur, que le
sieur de Junquieres quidepuis
plusieurs annéess'acquitte
avec beaucoup de
soin de sa negociation auprés
des Iroquois, a beaucou
p contribué à nous gagner
ces Peuples sauvages
& guerriers, par son habileté
à manier des esprits
aussi difficiles que le sont
ceux-là.
Le trouble qu'avoient
cause ces grands préparatifs
de nos Ennemis voisins,
pour nous soumettre
à leur domination étant
âppaisé ôc les Iroquois
qu'ils avoient gagné autant
par menaces que par promesles
& encore davantage
par des effets, je veux
dire par de larges presens,
étant venus chanter la palinodie
, & reconnoître en
presenced'Onnontio qu'ils
s'étoient trop avancez en
écoutant les propoeitiens
de l'Anglois nostre Ennemi,
nous avons joui d'une
tranquillité charmante cette
année 1710mais comme
dans lapaix il faut sedéfier
d'un voisin jaloux
,
ambitieux
& inquiet ,Mr le
Marquis de Vaudrciiil,ciî,
homme habile,avoit en- fj voyeaucommencement
de la mesme année, dans
la nouvelle Anglecerre,
deux Officiers,Meilleurs
Dupuy & de la Periere ;
avec quelques Canadiensatercesy
qui en menageant
la liberté de quelques prisonniers
faitsde, part &
d'autre, apprendroient par
eux-mesmsl'étatdes ColoniesAngloises
ôc leurs
divers mouvements. Je
trouve, Monsïeur, quenostre
General a fait comme
dit le Proverbe) d'une pierre
deux coups, car par cet
te espece, d'ambassade il
içu au retour de ces Officiers
aucommencement
d'Avril bien des choies
dont il n'étoit point assùré.
parfaitement; au reste il
faut rendre icy le mente à
quiil appartient, & dire à
la louange des Anglois
qu'ils ont receu avec toute
forte d'honneur nos Envoyezy&
qu'ils n'ont point
seint d'avouer que l'alarme
avoit été chez eux en J702.
jusqu'aun pointqu'il éUJ
difficile d'exprimer [ur
bruit de la marche c
François resolus de les
taquer par tout où ils
rencontreraient
, & c'
dans letems mesme qui
estoient renfermez dz
leurs Forts du collé du D
Champlain. Cette terr*
répanditsi universel
ment danstoute laNo
velle York, que lèsfaà*
tants de la villed'Oran
vuderent avec beauco
f Ville de la Nouvelle Yorkq
appelleaussiAlbany.
- d'empressemt
dempressement leurs magazins
,
& transporterent
leurs effets a Manhate, qui
est le lieu de la residence
des Gouverneursde Ne$r-
.york,& s'appelle vulgairement
la Menade. Le*
fleurs Dupuy ôc Boucher
de la Periere ramenèrent
de ce Pays-là entr'autres
prisonniers échange
,
le
Pere de Mareuil, Jesuite
Missionnaire chez , les Sauvages
de laNation des On-
, montagues. Ce bon Pere
s'écoitréfugié chez les Flamands
deNew-York pour
éviter la fureur des Iroquoisquile
menaçoientdé
luy faire un mauvais quartier,
justement dans letems
que les Anglois employoient
le verd & le sec
pour attirer ces-Sauvages
dans leur parti contre nouy.
La garnison du Détroit
poste dontje vous aytant
parlé dans mespremieres
Lettres, efl défendue-au
mois de May en l'ille de
Montréal
,
fans- doute, par
g Fort environnéde quelques habitations
firué entre le lac Eric&kc
lac dcs Huronsau43e. degic d:luti-»
tude Septentrionale. 4'"'•*
ordre de la Cour. Mr de la
Mothe qui en est Gouverneur
y est resté avec les
Canadiens établis en cet
endroit: mais cet Officier
ayant esténommé par Sa
Majesté, Gouverneur de la
Louiliane autrement dite
leMissisipi il n'y demeurera
pas longtems.Mr de la
Forest:
,
Capitaine, est allé
le relever pour leDétroit
De plus de trente partis
que nous avons formez
,
tant de Canadiens h que de
hLesCanadiens font les Ff.mcoM
Sauvages
, pour tenir en
respect les Colonies Anglosses
)
il n'yena. paseu
un seul qui ne se foie
distingué par quelques ex.
ploits les uns en amenant
bonnombre de prisonniers,
& les autres en apportant
des chevelures:
ceuxcy regardent les Sauvvaaggeess,,
qquuiiaapprreèss aavvooiirr renverse
leurs Ennemis avec
la massue les fléchés où le
fusil, leurincitent la peau
dufront, & tout autourde
rez en Canada, il faut direCanada
&nonpis Canadois.
latête,puis leur levent la
chevelure, & la portent
au bout de leur arc ou de
leur fusil,&lorsqu'ilsfont
arrivez a leur cabane, les
arborent à l'entrée en maniere
de trophée & de dépouille
de l'Ennemy ; les
Anglois se font donc vus
réduits aux abois & exposez
à mourir de faim. Les
Sauvages nos alliez lesempeschent
( a la maniéré des
chiens couchans) de sortir
de leurs habitations, les
gardant à vûë, cela allait
si loin qu'à peine osoientils
sortir de ces cabanes, Se
pour les besoins les plus
pressants. ? 6-
-
Quinze denos Sauvages
s'étant mis en embuscade
dans un liois ont défait dixhuitAngloisarmezjusques?
aux dents & sur leurs gar-:,
des. Ces Anglois étoient
commandez par un Colonel
qui a été tué dans le
combat avec plusieurs des
fiens le reste fut mis en
fuire. :Voicy un fait assezsingulier
au sujet d'un parti
de Sauvages nos alliez.
DeuxAlgonKins de la Mission
de Lorette - establis
dans l'IsledeMontréal
sous, la conduite de i\'lef.
sieurs dé S. Sulpice,attaquent
deux Cavaliers du
côté de la Nouvelle Angleterre
, eux n'étant qu'à
pied à leur ordinaire,&en
prennent un. Voilà, Monssiieeuurr,
conlnle vous vovez,
, comme voyez,
ce qu'on peut appeller la
petite guerre. Les Sauvages
du Nord. del'Amerique,
ainsi que les chasseurs vont
à la poursuite des animaux,
cherchent les hommes
comme du gibier qui leur
convient. L'Anglois pris,
ils le lient & se mettent en
devoir de l'amener, la compassion
des deux Sauvages,
ne l'avoit fait lier quetrèslegerement
;les deux Sauvages
fatiguez s'arrestent
en chemin pour prendre
quelque repos ,
l'Anglais
les croyant fort endormis
& dans le premier sommeil
qui d'ordinaireest le plus
profond,se délie & court
se saisir d'une hache qui
appartenoit à ses vainqueurs,
mais non si adroitement
tement que l'un des Algonkins
ne s'en apperçust: celuy-
cyfrappédu desseindu
Prisonniercommun, éveille
son camarade: alors le
pauvre Anglois se voyant
découvert, met son fàluc
dans la suite; la circonstance
du temps luy estoit
favorable,à cause de la
nuit: cependant les deux
Sauvages le. suivent à la
blancheur de sa chemise
>,
car il estoit nud, ôc ne
pouvantl'ateindre de prés,
ils l'attraperent de loin,en
luy laschant un grand
coup de fusil qui arrefta,
ftouut, cyourtalerptris.onnier Le Printemps & l'Esté
de l'année où nous femmes
, ayant presque esté
sans pluye
,
la secheresse
s'est trouvée si excessive
que lesoiseauxqui dans ces
saisons seretirent pour l'ordinaire
dans les bois, ont
eâc obligez d'en sortir
pour trouverdequoy boire
&c mander sur les bords du '!
fleuve S. Laurent. On estime
icy que ce manque de
pluye & cette chaleur estonnante
nous oru: procure
une multitude infinie de
Tourtes,espèces de Ramiers
ou de Bisets qui ont
desolez une partie des bleds
&mesme les legumes
, comme pois, feves, &c.
en beaucoup d'endroits:
-mais de peur que ces animaux
ne nous mangeassent
davantage, nous les avens
mangé eux-mesmes par la
chasse que nous leur avons
donnée à grands coups de
fusil.,
Les Ours ces animaux si
feroces ont quitté leurs
trous,ôc se sont jettez sur
lesterres ensemencées;ils
ont porté leur audacejusqu'à
s'approcher des habitations
à
& on en voyoit
souvent à la pointe del'Isle
de Montréal qui est du côté
que l'on appelle la Chine.
Au mois d'Aoust quelques
Sauvages des nôtres
venant de la ville d'Orange
en New-YorK nous ont appris
qu'une flotte de la
vieille ! i Angleterre avoit
paru sur les costes de cette >?
i Vieille par rapport à la Nouvelle
tpidl: nostrevoisine.
contrée, ôc y amenoit un
nouveau Gouverneur:c'est
si je ne me trompe ,
le Colonel
Hunter
,
qui a esté
choisi par la Princesse Anne
pour succeder à Mylord
Lorelace mortGouverneur
de la Nouvelle York. Les
mesmes Sauvages ont rapportéque
Peter Schuiler
vulgairement pitre Schul-,
le ,Major d'Orange étoit
arrivéavec ces Sauvages
que les Gazettes de Roterdam
nous marquent avoir
esté traitez de Rois à Londres,
Ôc ce ne sont que trois
miserables Iroquois dela
Nation des Aniez que le
pauvre Pitre Schulleavoir
traisné avec luy, pourjetter
de la poudre aux yeux
& prelenter du brillant à
la Cour d'Angleterre parune
ambassade de trois
gueux venus de loin.
Des Lettres que l'on a
reçues de la même Colonie
, nous ont encore appris
que cinq cents familles
duPalatinat ont passé d'Europe
en Amérique, & sont
venus habiter le Pays des
Aniez
, une des cinq Nations
Iroquoisesfortamie
des Anglois. Ce sont ces
Palatins si souvent répétez
dans les nouvellespubliques
y
passez avec tant de
frais en Hollande, puis en
Angleterre, & delà dans
les Colonies Angloises de
IJAInerique septentrional.
Voilà du gibier pour les
Sauvagesytk il y a beir de
croire,Monsieur, ques'il
y a guerre entre les Iroquois
nos alliez, & ceux
qui peuvent estre gagnez
par les Anglois, ces bonnes
gens, qui ont fait tant
de chemin, courrontgrand
risquedese repentir bien
des fois,&de dire eneuxmesmes.
, que sommesnGous
veanuslfaeire dransecet.te
Le 8. de. Septembre dernier
nous avons eulajoye
de voir moüiller dans la
belle rade de Quebeç
,
le
Vaisseaudu Roy,l'Afriquain,
commandé par Mi
deMarigny.Ce Bastiment
est percé pour cinquante
canons. -.
-
Phenomene pour Messieurs
les Philosophes. Le
16, de Septembre de lapresente
année
,
sur les huit
heures du matin, il y Cà
un.tremblement & une secousse
deterredans l'Isle de
MonrreaI.Comme lemouvve&
mmenetnnienefruuttppoominttlolonngg,,
car il ne dura tout au plus
qu'un demi quart d'heure,
on serassura. Noussommes
icy assez sujets à ces
fortes de tremblements,
Le sieur Guyon Phlibustier
,amena le
10. de ce
moiscy devant Quebec
unepriseAngloise chargée,
deSel, de Moruë 5c d'Huile.
Cet Armateur rapports
qu'il avoir vu dix ou douze
gros vaisseaux Anglois
&trois Galiotes à bombes,
approcher des codes de
l'Acadie. Mr le Marquis
de Vaudreüil,nostre General
,
avoit envoyé des
Officiers & des Troupes des
renfort à Mr de Subercasse
Gouverneur dePort-Royal
& deFAcjdie.
Mr le Duc, cy-devant
Avocat au Parlement des
Paris & envoyéde France
pourremplir dans leConteil.
fouveraiii de Quebec
la Charge de Procureur
General, yest mort huit
rjours après son arrivée.
prépatoitàcequ'onm'a
dit une fort belle haran-
:j,gue,Quoyque la pluyeait
manque cette année crc
partie pour les biens de la
-
terre , nous avonscep ri-
;- dant fait une recolté Cft:
toute sortedegrains, & sur
tout en bled. L'année precedente
nous avons tiré, a
ce que l'on prérend, pour
,,
deux cent mil livres d'ar- t gent, du surplus de nos 1
bleds: mais cette année om
en usera autrement pour de)
bonnes raisons.
On vient d'achever unouvrage
dans le liautcaiiida,,
qui fera beaucoup d'honneurà
Mr le General aussibienqu'à
Mrle Chevalier
deBeaucour qui en a donn
le plan, ôc comme cetOfsicier
entend l'architecture
militaire
,
il l'a parfaitement
bien fait executer
C'est un Fort flanqué de
quatre bons Bastions. Il
environcentpieds en quar
ré & ca revestu de pierre
Te tailles dures comme du
marbre, que l'on a trouve
leplus heureusement du
monde dans une carriere
toifine. Ce quiest de merveilleux
,
c'estqu'onn'à
presque point eu besoinde
marteaux pour les mettre
en oeuvre s'eftariî^rèh'co'ni
tr¿es pour la pluparttoutéfc
taillées naturellement Ce
Fort eil: basti dansunlieu
appelleChambly, ;lesmurailles
sont élevées par dessus
le niveau de la campagne
devingt-cinq pieds au -
moffîs.j leur épaisseur est
de six pieds au bas vers les
talu ; elles sont faites de lac
pierre dontj'ay parlé; chaque
Bastion eL1 garni do
trois rangs de J^teriçs;
composées de bons-Canons
&de gros Pierriers'"?
Tout cet exterieur du Forn
couvreentierement les ma
gazins à poud re qui fonjr
bien voutez; les Caves tres
Je Ce sont de petites pieces d'artil
leues communement desa' ,
qui m
poneurras loin
,
mais qui font 1
-gr,in,d- écarts, on s'en sert à jetter do
pierres & des cailloux, desballes si
de la feraille enveloppées dans d'h
cartouches; cette espécede Canon
jtlurge p,tf la culalle avecune boeCGj
spatieuses & très-belles ;
les Boulangeriesfortadroitemen-
t menagé1es
,
&: par
dessus tout cela une Chapelle
d'unfort bon goust
& bien entenduë
;
les logements
dans ce Fort sont
!
si considerables que Mr le
Général, leGouverneur de
Montreal, ôc le Gouverneur
particulier du Fort
avec quarante ou cinquante
Officiers
, pourronty
estre placez à leur aise, sans
comptertrois ou quatre
centsSoldats &: huit cents
en cas d'attaque
, rangez
dans les bastiments le long
des courtines &en dedans,
la place d' rmes demeurant
libre & dégagée, quoyque
tout y aboutisse; en un
mot on ne peut rien de plus
beau & en mesme temps
de plusaiséà deffendre. Ce
Fortestsituéau46° degré
: de latitude Nord, au de[-,.
fous delacataracte formée ;
par les eaux du lac Cham-
-
plain, dans un terrain a.
vantageux&quifedtffend
presquedetous costez. La
chasse & la pesche contribuent
à l'entretien de laj,
garnison ,
garnison,& la riviere qui
fort LortChamplain,conduitau
fleuve S.Laurent,
vis-à-vis les Isles de Richelieu
, d'où l'on peut envoyer
des Canots à Quebec
& à Montreal :. tel est , Monsieur, le nouveau Fort
de Chambly ,qui met à
couvert tout le Gouvernement
de Montreal ,&qui
avec quatre ou cinq cents
hommes de garnison peut
resister à tous les efforts des
Anglois nos voisins ,les
empeschent de passer , èc
les obligent de retourner
chez eux,fussentils venus
jusques-là au nombre de
dix mille.
Mr deBreslay ce zeleM
MissionnairedeSulpice,
dont je vous ay parlé tant
de fois dans mes Lettres,
qui a quité la Cour des
Rois pour gagner des Sau--
vages d'Amerique au fbu--
verain maistre de l'Univers
, a fait construire une;
Fort dans l'isleaux Tourtrès
où est le principallieu
de sa Million, elle est f-1-
tuée entre le lac S. Louis&
le lac des deux montagnes.
Commeil a este autrefois
Ingenieur
, vouspourrez
juger Monsieur,qu'il na.
voit pas besoin de Conseil
pour l'aider; ce Fort est à
un quart de lieuë de celuy
deM. deSenneville quiest
à la pointe de Ile de Montréaldu
costé du lac sains
Louis;c'est: proprement là,
qu'est le bout du Canada.
Lemesme
1
Ecclesiastiquea
commencéune Eglisebastiede
bonnes psierres,dans
la petite Isle dontjeviens
de faire mention Le Roy
abien voulu signaler aspieté
dans ce nouvel establi
sement,& sa bonté envers
Mr de Breslay
, qui a este
un des Gentilliommes de
sa Chambre
, en luy envoyant
des Ornemens pour
son Eglise.
Il ya eu une pronlotion
d'Officiers de Guerre & do
Jullicc: en ce payscy Ministre la faite , cette ani
née par ordre du Roy, en-r
viron deux mois avant l
départ des derniers vaiC)
seaux pour le Canada, Mil
de Galifet cy-devantLieu
tenant de Roy auMontréa
a eilé choisi pour Gouverneur
des trois rivières
Ville également distante,
de Quebec & de Montréal,
à la place de feuMrleMarquis
de Chrysaphi, Mr des
Bergeres en a esté fait Major,
Mr le Baron de Longuëilest
Lieutenant deRoy
de Ville Marie ou Montréal,&:
Mrde la Chasaigne
Major de cette Ville
Mr le Marquis de , Vaudreüil
fils aisné de Mr le
General, a esté fait Capitaine
; Messieurs de la Pipardiere
,deBeaujeu,d'Argenteüil,
le Gardeur
, &c.
ont esté eslevez au mefmr
rang. A l'egard des Officiers
de Justice,Mrde la
Martiniere a esté nomme
Doyen du ConseilSouverain
de Québec,àla place
de feu Mr Chartier deLorbiniere,
dont un des filsa
esté faitConseiller dans 1*
mesmepromotion, &c.
Les plus remarquables
d'entre 1rs passagers qui
fontcetteannée le voyage
de France, sont Mr Raudot
le fils,Intendant confort;
Mr son Pere doit le
sui vre l'année prochaine ,
èc il fera relevé par Mr Bergon,
le filsdufeu Intendant
de R ochofort, homme
tressçavant ôc.des plusintelligens
que nous ayons
eu dans la Marine. Mr le
Fevre Ecclesiastique né en
Canada,qui dans un âge
peu avancé, possede plusieurs
Langues de l'Europe
& a de l'apritude pour toutes
les belles choses
; c'est
le premier Canad ien de
l'Isle de Montréal qui ait
pris le parti de l'Eglise, depuis
que les François en
font les maistres,.. Madame
le Vasseurfemme de
l'Ingénieur de Québec,
mené avec elle ses ensans.
Je ne trouve de considérableentre
les morts , parmi
ceux qui me frapent laS
mémoire, en achevant ma
Lettre, que Mr du Chut,
Capitaine expérimente, de
qui connoissoit à merveille,
leNord du Canada,aussi
bien que les grands lacs,
êc le sieur delaMorandiere
Garde-Magazin du Roy.
Mettons fin à cette Lettre
qui n'est déjà que trop
longue
longue par une petite avanture
que vous trouverez
assez plaisante, quoyque
tirée d'un sujet fort
serieux -, voicy le fait en
deux mots. La femme d'un
Sauvage Chrestien estant
morte, son mary est venu
avertir le Bedeau de l'Eglise
de Montreal de faire
une fosse pour elle; on a
sonné pour 11 personne
morte, ÔC lorsqu'on a esté
prest d'enlever le corps
pour le mettre en terre, le
Sauvage a demande du
temps alléguant pour ses
raisons que sa femme refpiroic
encore; que duresse
il avoit esté bien aise de
faire préparer toutes choses
de son vivant, & sonner
les cloches pour ne la point
faire attendre lorsqu'elle
seroit decedée tout de bon,
voulant luy faire connoistre
en cela la bonne volontéquil
avoit pourelle.
'0 Comme l'Afriquain va
mettre à la voile, & qu'il
n'y a pas de temps à per- ,
dre
, je me trouve obligé
de vous dire que dans cet
endroit je vous fuis
Fermer
Résumé : A Québec le 31. Octobre 1710.
En 1710, les Anglais ont échoué dans leur tentative d'envahir la colonie canadienne à Québec, subissant une défaite auto-infligée après avoir détruit leurs propres forts et munitions. De retour en Nouvelle-Angleterre et en Nouvelle-York, ils ont été frappés par une contagion, réduisant leur capacité militaire. La situation en Nouvelle-France s'est stabilisée grâce à l'ordre établi par le Marquis de Vaudreuil, gouverneur général du Canada. Le Baron de Longueuil, Chevalier de l'Ordre Militaire de Saint-Louis, a renforcé les alliances françaises en étant envoyé en ambassade chez les Iroquois. Ces derniers ont réaffirmé leur fidélité au traité de paix de 1701, malgré les tentatives de séduction des Anglais. Le Sieur de Junquières a joué un rôle crucial dans le maintien de ces alliances. La tranquillité a régné en 1710, mais le Marquis de Vaudreuil a envoyé des officiers en Nouvelle-Angleterre pour surveiller les mouvements ennemis. Les Anglais ont accueilli les envoyés français avec honneur, confirmant leur alarme de l'année précédente. Des expéditions françaises ont capturé des prisonniers et repoussé les Anglais, réduisant leurs colonies à une situation précaire. Les alliés autochtones ont empêché les Anglais de sortir de leurs habitations. Des incidents notables, comme la capture d'un Anglais par deux Algonquins, illustrent la 'petite guerre' menée par les Français et leurs alliés. Parallèlement, environ cinq cents familles du Palatinat ont émigré d'Europe vers l'Amérique et se sont installées dans le pays des Aniez, une des cinq Nations Iroquoises alliées des Anglais. Leur situation est préoccupante car ils risquent de se retrouver pris entre les Iroquois et les Anglais. Le 8 septembre, le vaisseau du roi, l'Afriquain, commandé par M. de Marigny, a accosté à Québec, armé de cinquante canons. Le 16 septembre, un tremblement de terre a été ressenti sur l'île de Montréal. Le sieur Guyon, un flibustier, a intercepté une prise anglaise près de Québec et signalé la présence de vaisseaux anglais près des côtes de l'Acadie. En réponse, M. le Marquis de Vaudreuil a envoyé des renforts à M. de Subercasse, gouverneur de Port-Royal et de l'Acadie. M. le Duc, ancien avocat au Parlement de Paris, est décédé peu après son arrivée en France pour remplir la charge de Procureur Général au Conseil souverain de Québec. Malgré une année sèche, la récolte a été bonne, surtout en blé. Un nouvel ouvrage, un fort flanqué de quatre bastions à Chambly, a été achevé pour protéger le gouvernement de Montréal. M. de Breslay, un missionnaire sulpicien, a construit un fort sur l'île aux Tourtres et commencé la construction d'une église en pierre. Plusieurs promotions d'officiers de guerre et de justice ont été annoncées, notamment M. de Galifet comme gouverneur des Trois-Rivières et M. le Baron de Longueuil comme lieutenant du roi à Montréal. Parmi les passagers arrivés de France, on note M. Raudot le fils, intendant confirmé, et M. le Fèvre, un ecclésiastique canadien polyglotte. Parmi les décès, on mentionne M. du Chast, capitaine expérimenté, et le sieur de la Morandière, garde-magazin du roi.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 51-55
EXTRAIT d'un Compliment prononcé à la Martinique à Mr de Phelypeaux.
Début :
MONSIEUR, Quelle obligation n'avons-vous pas à nostre grand [...]
Mots clefs :
Gouverneur, Martinique, Monarque, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'un Compliment prononcé à la Martinique à Mr de Phelypeaux.
EXTRAIT
d'un ComplimentproflancedlaMartmique
àMrdePhelypeaux.
MONSIEURY
Quelle obligation n'avons-
nous;pas à nostre
grand Monarquequi malgré
tant d'affaires qui sembloient
occuper toute sa
pnidence& son courage
pour soutenir son Royaume
contre l'envie de la
pluspart des Princes de
l'Europe, n'oublie cependant
pas les peuples qu'il a
loin de ses yeux, & leur
donne des marques de son
attention pour leur bonheur,
& a leur fureté en
vous choisissant pour son
Gouverneur general dans
UUEC partie dç l'Arnerique
qu'il possede.
Quel plaisir pour nous
de remarquer que le Roy.
regarde les Isles quoyqu'éloignées
de luy par cette
vaste étendue de mer ,
comme ua membre inseparable
de sa Monarchie,
puisqu'il nous donne un
Gouverneurd'un nom par
lequel non-seulement nostre
Nouvelle France se
soutient depuis si longtemps
,
mais encore qui
luy est si utile dans le coeur
de son Royaume où nous
le voyons remplir & la premiere
Charge de la Couronne
dans la personne de
l'auguste Chancelier
,
&
les grands travaux du ministere
dans ce' le de t'itiustre
Secretaire d'Estat de la
Marine, & enfin les premiersemploisdela
Guerre
&: du Conseil d'ilftat qui
sont réünis en vous.
Ce nom si connu si respecté,
si cheri, nousest un
gage du bonheur que nous
allons gouster. L es Loix la Police, le , COlnnlerce,
ôc la tranquillité vont fleurir
parmy nous, Se nous
aurons la consolation de
rendre long-temps des graces
singulieres au Seigneur
pqouu'ilr les longues années donnera au grand
Monarque,au grand Ministre,
Se àl'illustre Gouverneur,
qui daignent nous
proteger.
d'un ComplimentproflancedlaMartmique
àMrdePhelypeaux.
MONSIEURY
Quelle obligation n'avons-
nous;pas à nostre
grand Monarquequi malgré
tant d'affaires qui sembloient
occuper toute sa
pnidence& son courage
pour soutenir son Royaume
contre l'envie de la
pluspart des Princes de
l'Europe, n'oublie cependant
pas les peuples qu'il a
loin de ses yeux, & leur
donne des marques de son
attention pour leur bonheur,
& a leur fureté en
vous choisissant pour son
Gouverneur general dans
UUEC partie dç l'Arnerique
qu'il possede.
Quel plaisir pour nous
de remarquer que le Roy.
regarde les Isles quoyqu'éloignées
de luy par cette
vaste étendue de mer ,
comme ua membre inseparable
de sa Monarchie,
puisqu'il nous donne un
Gouverneurd'un nom par
lequel non-seulement nostre
Nouvelle France se
soutient depuis si longtemps
,
mais encore qui
luy est si utile dans le coeur
de son Royaume où nous
le voyons remplir & la premiere
Charge de la Couronne
dans la personne de
l'auguste Chancelier
,
&
les grands travaux du ministere
dans ce' le de t'itiustre
Secretaire d'Estat de la
Marine, & enfin les premiersemploisdela
Guerre
&: du Conseil d'ilftat qui
sont réünis en vous.
Ce nom si connu si respecté,
si cheri, nousest un
gage du bonheur que nous
allons gouster. L es Loix la Police, le , COlnnlerce,
ôc la tranquillité vont fleurir
parmy nous, Se nous
aurons la consolation de
rendre long-temps des graces
singulieres au Seigneur
pqouu'ilr les longues années donnera au grand
Monarque,au grand Ministre,
Se àl'illustre Gouverneur,
qui daignent nous
proteger.
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Résumé : EXTRAIT d'un Compliment prononcé à la Martinique à Mr de Phelypeaux.
Le texte est un hommage à Monsieur de Phélypeaux, nouvellement nommé gouverneur général d'une partie de l'Amérique. L'auteur exprime sa gratitude envers le roi pour son attention envers les peuples éloignés, malgré les nombreuses affaires européennes. Le choix de Phélypeaux souligne l'importance des îles américaines pour la monarchie. Phélypeaux est reconnu pour ses multiples rôles prestigieux : chancelier, secrétaire d'État de la Marine, et haut fonctionnaire dans les domaines de la guerre et du Conseil d'État. Son nom inspire respect et confiance, promettant prospérité, justice et tranquillité. L'auteur espère que le roi, le ministre et le gouverneur bénéficieront de longues années pour continuer à protéger et à gouverner.
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3
p. 55-58
Nouvelles du Nord.
Début :
Les Lettres de Constantinople du 16. Janvier portent que les [...]
Mots clefs :
Tartares, Constantinople, Turcs
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord.
Nouvelles du Nord.
Les Lettres de Constantinople
du 16. Janvier
portent que les Turcs continuent
à faire de grands
préparatifs par mer & par
terre, & qu'on avoit proposé
dans le Divan de desarmer
tous les Grecs, de
crainte qu'il n'yeust quelque
intelligence entr'eux à
cause de la conformité de
Religion.
Celles de Russieassurent
quequatre-vingt mille
Tartares sont en rez en
Moscovie
,
& en Ukraine,
afin de faire declarer les
Cosaques en faveur des
Rois de Suede& Stanislas.
Un Courrier arrivé à
Dresde a confirmé que le
Palatin de Kiovie avec le
fils Kandes Tartaresestoit
entré enUKraine, & qu'il
estoit suivi par le Roy de
Suede avec ses Troupes &
une ArméedeTurcs & de
Tartares
, & qu'il devoit
s'avancer vers la Vistule.
Cette nouvelle a fort consterné
la Cour de Saxe qui
travaille à bien faire munir
les Places frontieres.
Des Lettres de Bender
du 1 8. Février confirment
aussi que lePalatin deKiovie
marchoit vers l'Ukraine
avec quatre mille Polonois
six mille Cosaques,
& quarante mille Tartares,
commandez par le fils du
Kan; que le Kan s'avançoit
vers la Moscovie au delà
du Borifthene avec deux
cent mille Tartares en attendant
la grande Armée
¿cs.. Turcs que le Grand-
Vizirdoitcommander
Les Lettres de Constantinople
du 16. Janvier
portent que les Turcs continuent
à faire de grands
préparatifs par mer & par
terre, & qu'on avoit proposé
dans le Divan de desarmer
tous les Grecs, de
crainte qu'il n'yeust quelque
intelligence entr'eux à
cause de la conformité de
Religion.
Celles de Russieassurent
quequatre-vingt mille
Tartares sont en rez en
Moscovie
,
& en Ukraine,
afin de faire declarer les
Cosaques en faveur des
Rois de Suede& Stanislas.
Un Courrier arrivé à
Dresde a confirmé que le
Palatin de Kiovie avec le
fils Kandes Tartaresestoit
entré enUKraine, & qu'il
estoit suivi par le Roy de
Suede avec ses Troupes &
une ArméedeTurcs & de
Tartares
, & qu'il devoit
s'avancer vers la Vistule.
Cette nouvelle a fort consterné
la Cour de Saxe qui
travaille à bien faire munir
les Places frontieres.
Des Lettres de Bender
du 1 8. Février confirment
aussi que lePalatin deKiovie
marchoit vers l'Ukraine
avec quatre mille Polonois
six mille Cosaques,
& quarante mille Tartares,
commandez par le fils du
Kan; que le Kan s'avançoit
vers la Moscovie au delà
du Borifthene avec deux
cent mille Tartares en attendant
la grande Armée
¿cs.. Turcs que le Grand-
Vizirdoitcommander
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Résumé : Nouvelles du Nord.
Au début du XVIIIe siècle, des rapports indiquent des préparatifs militaires en Europe de l'Est et au Moyen-Orient. À Constantinople, les Turcs se préparent à désarmer les Grecs par crainte de complots religieux. En Russie, 80 000 Tartares sont présents en Moscovie et en Ukraine, cherchant à rallier les Cosaques aux rois de Suède et de Stanislas. À Dresde, on confirme l'entrée du Palatin de Kiev et du fils du Khan des Tartares en Ukraine, suivis par le roi de Suède et une armée turco-tartare se dirigeant vers la Vistule. Cette nouvelle alerte la cour de Saxe, qui renforce ses frontières. Des lettres de Bender du 18 février rapportent que le Palatin de Kiev avance vers l'Ukraine avec 4 000 Polonais, 6 000 Cosaques et 40 000 Tartares commandés par le fils du Khan. Le Khan lui-même progresse vers la Moscovie avec 200 000 Tartares, attendant une grande armée turque dirigée par le Grand-Vizir.
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4
p. 58-63
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Mr Graston, Maréchal de Camp, a défait un Corps de [...]
Mots clefs :
Troupes, Madrid, Marquis de Valdecañas
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvelles £Efha?ne*
Jl CI Mr Grassois-Matci..
chal de Camp,adéfait u*
Corps de Troupes com«-
mandé par le GeneralSIK*.
srely ce qui a obligé les Ea«
nemisà abandonner Solfo*
ne, & plusieursautresportes,
dans lesquels Mr le
Marquis de Valdecanas a
mis-des Troupes pour teCferrer
de plus en plus les
Ennemis.
Les Lettres de Sarragosse
du 13. Mars portent
que les Miquelets rebelles
avoient surpris prés de Benavarri,
trois Compagnies
des GardesEspagnoles&
Walonnes
,
dont environ
quarante hommes avoient
esté tuez ou blessez : mais
que ces Miquelets avoient
estéensuite dispersez
,
&
qu'on avoit brusleplusieurs
de leurs Village
-,
que Mr le Comte d'Aguilar
avoir envoyé à l'Armée
huitmilleFusils, autant de
Bayonnettes
, Ôc qu'il envoyoit
les habits des Soldats
à mesure qu'il y en
avoit un certain nombre de
faits, que le President des
Finances avoit amassé un
fond suffisant pour lacampagne;
qu'il arrivoit d'Andalousie
& de plusieurs endroits
de la Castille un
grand nombre de Mulets
&de Boeufs pour voiturer
les vivres & les munitions;
qu'il estoit party de Madrid
un train d'artillerie
pour joindre à ceux qui
estoient déjaprests sur la
frontiere,& que l'on conduisoit
à Tortose les convois
de vivres & de munitionsqui
estoient arrivez à,
Peniscola
,
& qui y arrivoient
tous les jours.
Le 3,3. Mars on publia à
Madrid une Ordonnance
portant interdiction de
commerce vec les Hollandois,
& deffense de laisser
entrer en Espagne leurs
draps & leurs autres marchandises,
& de leur laisser
enlever des laines.
LesLettres deSarragosse
du 19. Mars portent
qu'on y devoit tenir un
conseil de guerre sur les
projets de la campagne, 3c
que Mr le Duc de Noailles
s'estoit mis en chemin pour
s'y trouver avec Mr de
Vendosme & les autres
principaux Officiers Generaux.
Mr le Marquis de Valdecañas
aprés avoir mis des
Troupes dans Solfone
,
marcha àCalafdans ledessein
de l'attaquer. Les Ennemis
ne se trouvant pas
en état d'en soustenir le
siége, prirent le party de
l'abandonner;maisn'ayant
puse retirer avec assezde
diligence, environ cent
cinquante furent faits Prisonniers
,
& on prit une
partie de leurs bagages. Ce
Posteconserve la communication
de laPlaineavec
les Montagnes, & donne
lieu aux TroupesEspagnoles
de s'étendre plus avant
dans la Catalogne de ce
costé là.
.ioitvelles
Jl CI Mr Grassois-Matci..
chal de Camp,adéfait u*
Corps de Troupes com«-
mandé par le GeneralSIK*.
srely ce qui a obligé les Ea«
nemisà abandonner Solfo*
ne, & plusieursautresportes,
dans lesquels Mr le
Marquis de Valdecanas a
mis-des Troupes pour teCferrer
de plus en plus les
Ennemis.
Les Lettres de Sarragosse
du 13. Mars portent
que les Miquelets rebelles
avoient surpris prés de Benavarri,
trois Compagnies
des GardesEspagnoles&
Walonnes
,
dont environ
quarante hommes avoient
esté tuez ou blessez : mais
que ces Miquelets avoient
estéensuite dispersez
,
&
qu'on avoit brusleplusieurs
de leurs Village
-,
que Mr le Comte d'Aguilar
avoir envoyé à l'Armée
huitmilleFusils, autant de
Bayonnettes
, Ôc qu'il envoyoit
les habits des Soldats
à mesure qu'il y en
avoit un certain nombre de
faits, que le President des
Finances avoit amassé un
fond suffisant pour lacampagne;
qu'il arrivoit d'Andalousie
& de plusieurs endroits
de la Castille un
grand nombre de Mulets
&de Boeufs pour voiturer
les vivres & les munitions;
qu'il estoit party de Madrid
un train d'artillerie
pour joindre à ceux qui
estoient déjaprests sur la
frontiere,& que l'on conduisoit
à Tortose les convois
de vivres & de munitionsqui
estoient arrivez à,
Peniscola
,
& qui y arrivoient
tous les jours.
Le 3,3. Mars on publia à
Madrid une Ordonnance
portant interdiction de
commerce vec les Hollandois,
& deffense de laisser
entrer en Espagne leurs
draps & leurs autres marchandises,
& de leur laisser
enlever des laines.
LesLettres deSarragosse
du 19. Mars portent
qu'on y devoit tenir un
conseil de guerre sur les
projets de la campagne, 3c
que Mr le Duc de Noailles
s'estoit mis en chemin pour
s'y trouver avec Mr de
Vendosme & les autres
principaux Officiers Generaux.
Mr le Marquis de Valdecañas
aprés avoir mis des
Troupes dans Solfone
,
marcha àCalafdans ledessein
de l'attaquer. Les Ennemis
ne se trouvant pas
en état d'en soustenir le
siége, prirent le party de
l'abandonner;maisn'ayant
puse retirer avec assezde
diligence, environ cent
cinquante furent faits Prisonniers
,
& on prit une
partie de leurs bagages. Ce
Posteconserve la communication
de laPlaineavec
les Montagnes, & donne
lieu aux TroupesEspagnoles
de s'étendre plus avant
dans la Catalogne de ce
costé là.
.ioitvelles
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le texte décrit des opérations militaires et logistiques en Espagne. Le général Sik, soutenu par le marquis de Valdecanas, a mené une campagne forçant les ennemis à abandonner Solfone et d'autres ports. Le 13 mars, des Miquelets rebelles ont attaqué près de Benavarri, causant des pertes à trois compagnies de gardes espagnoles et wallonnes. Les Miquelets ont été dispersés et plusieurs de leurs villages incendiés. Le comte d'Aguilar a fourni des fusils, des baïonnettes et des habits aux troupes. Des vivres et des munitions ont été envoyés à Tortose et Peniscola. À Madrid, une ordonnance du 3 mars a interdit le commerce avec les Hollandais. Le 19 mars, un conseil de guerre a été annoncé à Sarragosse pour planifier la campagne, avec la présence du duc de Noailles et d'autres officiers généraux. Le marquis de Valdecanas a pris Calaf après son abandon par les ennemis, capturant environ cent cinquante prisonniers et une partie de leurs bagages, améliorant ainsi le contrôle des communications en Catalogne.
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5
p. 63-65
Nouvelles de Flandre.
Début :
Les Ennemis ont commencé les premier jours de ce mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandre.
ioitvelles de Flandre,
IL
es Ennemis ont commencé
les premiers jours
de ce mois à assembler un
Corps de vingt mille hommes
qui est commandé par
le Comte d'Albemarle.Ce
Corps est posté au-delà 6c
le long de laScarpe & du
Canal de Douay à Lille;
leur gauche està Saint Amand
où ils ont mis de
nouvelles Troupes, ainsi
qu'à Marchienne& à ISAb..
baye d'Hasmon, & leur
droite s'étend jusqu'à Pont
à Vendin où ils se retranchent.
Les Recruës des TroupesduRoyétoientpresque
toutes
toutes arrivées aux Corps
auxquels elles estoient destinées,
& il arriva le 2. à
Dunkerque quarente deux
Barques chargées de bled,
ce qui devoit suffire pour
achever de garnir les Magasins
de SaMajesté pour
toute la Campagne.
IL
es Ennemis ont commencé
les premiers jours
de ce mois à assembler un
Corps de vingt mille hommes
qui est commandé par
le Comte d'Albemarle.Ce
Corps est posté au-delà 6c
le long de laScarpe & du
Canal de Douay à Lille;
leur gauche està Saint Amand
où ils ont mis de
nouvelles Troupes, ainsi
qu'à Marchienne& à ISAb..
baye d'Hasmon, & leur
droite s'étend jusqu'à Pont
à Vendin où ils se retranchent.
Les Recruës des TroupesduRoyétoientpresque
toutes
toutes arrivées aux Corps
auxquels elles estoient destinées,
& il arriva le 2. à
Dunkerque quarente deux
Barques chargées de bled,
ce qui devoit suffire pour
achever de garnir les Magasins
de SaMajesté pour
toute la Campagne.
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Résumé : Nouvelles de Flandre.
Les ennemis ont assemblé un corps de vingt mille hommes dirigé par le Comte d'Albemarle, positionné au-delà de la Scarpe et du Canal de Douai à Lille. Leur gauche est à Saint Amand, Marchiennes et l'Abbaye d'Hasnon, leur droite à Pont-à-Vendin. Les recrues du Roi sont arrivées dans leurs corps respectifs. Le 2 du mois, quarante-deux barques de blé sont arrivées à Dunkerque pour approvisionner les magasins du Roi.
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6
p. 65-67
Lettre d'Arras.
Début :
Le onze Avril Mr le Compte de Lille Commandant dans [...]
Mots clefs :
Arras
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Arras.
Lettre d'Arras,
Le
onze Avril Mr le
Comte de Lille Commandant
dans Arras,détacha
Mr du Clos avec cinquante
Grenadiers
, & Mr Sersosi
avec 50. Hussarts pour
aller en parti. En revenant
ils trouverent à trois lieues
d'Arras au Village de Vimy
un Party des Ennemis
de cinq cents Chevaux,
qu'ils désirententierement
avec leurs cent Maistres
feulement. Ils ont ramené
quarante prisonniers
, un
Capitaine& deux Lieutenants,
avec trente chevaux,
outre environ deux cent
chevaux qui se sont ccha-"
pez dans la campagne 6e
dont les Paysans ontprofité.
C'est là le premier coup
demain de l'ouverture de
cette campagne Mr Duclos
est le mesme quia
arrestéle nommé la Ha,e
à la teste des traistres qu'il
vouloir introduire dans
Peronne, dont je vous écrivis
l'aventure le mois pasle.
Le
onze Avril Mr le
Comte de Lille Commandant
dans Arras,détacha
Mr du Clos avec cinquante
Grenadiers
, & Mr Sersosi
avec 50. Hussarts pour
aller en parti. En revenant
ils trouverent à trois lieues
d'Arras au Village de Vimy
un Party des Ennemis
de cinq cents Chevaux,
qu'ils désirententierement
avec leurs cent Maistres
feulement. Ils ont ramené
quarante prisonniers
, un
Capitaine& deux Lieutenants,
avec trente chevaux,
outre environ deux cent
chevaux qui se sont ccha-"
pez dans la campagne 6e
dont les Paysans ontprofité.
C'est là le premier coup
demain de l'ouverture de
cette campagne Mr Duclos
est le mesme quia
arrestéle nommé la Ha,e
à la teste des traistres qu'il
vouloir introduire dans
Peronne, dont je vous écrivis
l'aventure le mois pasle.
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Résumé : Lettre d'Arras.
Le 11 avril, le comte de Lille, commandant à Arras, a envoyé M. du Clos et M. Sersosi avec des grenadiers et des hussards. Ils ont vaincu cinq cents cavaliers ennemis près de Vimy, capturant quarante prisonniers et trente chevaux. Deux cents chevaux ennemis ont été récupérés par les paysans. M. du Clos a aussi arrêté un individu nommé La Haie à Péronne.
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7
p. 67-72
MARINE. Avis de Prises.
Début :
De Calais le 2. Mars 1711. Le Capitaine Larmet commendant la [...]
Mots clefs :
Calais, Morlaix, Saint-Malo, Nantes, Abbeville
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARINE. Avis de Prises.
MA RINE.
—AvisdePrises.
De Calais le 2. Alvlrs
17
"tko Le CapitaineLarmet
commendant la Fregate le
Comte de Toulouse, a
amené en ce Port leNavire
le Jacob d'Husum.
Le CapitaineDuplessis,
commentant leDogre l'Agneau,
a aussi pris unVais-
seau nommé la Bénédiction
de Dublin qu'il a amene
à Calais.
Le Vaisseau nommé la
Buchepale de Londres, pris
& mené au mesme Port
par les Capitaines Robert
& Jean Leguillon & Cardon.
De Calais le 8. Mars.
Le Capitaine Marc-Teste
a aussiamené au mesme
Porc un Vaisseau Anglois
nommé la NostreDame
duRosaire.
Et le Capitaine Bachelier
une autre prise nommée
la Fortune de Zerixée.
De Morlaix le 2. Mars.
LeVaisseau le Guillaume
& Anne de Baston,
pris& menéàMorlaix par
le heur de la Cité, commendant
la Fregate les
deux Amis de S. Malo.
Le François-Marie de
Bristol
,
pris & mené à
Morlaix par le sieurViel,
commandant laFregate le
Luzancey de Nantes.
De S.Malo le 2. Mars.
Le Jean & Jeanne de
Londres pris par la Frégate
le Chasseur de S. Malo.
Le Comeleon de Londres
pris par la mesme Frcgate.
La Christine de Flith,
pris & conduit à S. Malo
par la Fregatel'Amitié du
Havre.
L'Esabeth de Corek pris
par lamesme Fregate.
La Fregate nommée le
Brave de S. Malo, reprise
sur les Ennemis par le sieur
PaulDanican
, commandant
le Vaisseau les deux
Amis.
De Nantes le I. Adan.
Le sieur Filz Gerard
commandant la Fregate le
Barentin a amené en ce
Port une Flute chargée de
canons, & autres munitions
de guerre destinées
pourLisbone.
D'Abbevillele 6. Mars.
Un Vaisseau Ostendois
échoué à la coste de Berk,
venant d'Irlande.
—AvisdePrises.
De Calais le 2. Alvlrs
17
"tko Le CapitaineLarmet
commendant la Fregate le
Comte de Toulouse, a
amené en ce Port leNavire
le Jacob d'Husum.
Le CapitaineDuplessis,
commentant leDogre l'Agneau,
a aussi pris unVais-
seau nommé la Bénédiction
de Dublin qu'il a amene
à Calais.
Le Vaisseau nommé la
Buchepale de Londres, pris
& mené au mesme Port
par les Capitaines Robert
& Jean Leguillon & Cardon.
De Calais le 8. Mars.
Le Capitaine Marc-Teste
a aussiamené au mesme
Porc un Vaisseau Anglois
nommé la NostreDame
duRosaire.
Et le Capitaine Bachelier
une autre prise nommée
la Fortune de Zerixée.
De Morlaix le 2. Mars.
LeVaisseau le Guillaume
& Anne de Baston,
pris& menéàMorlaix par
le heur de la Cité, commendant
la Fregate les
deux Amis de S. Malo.
Le François-Marie de
Bristol
,
pris & mené à
Morlaix par le sieurViel,
commandant laFregate le
Luzancey de Nantes.
De S.Malo le 2. Mars.
Le Jean & Jeanne de
Londres pris par la Frégate
le Chasseur de S. Malo.
Le Comeleon de Londres
pris par la mesme Frcgate.
La Christine de Flith,
pris & conduit à S. Malo
par la Fregatel'Amitié du
Havre.
L'Esabeth de Corek pris
par lamesme Fregate.
La Fregate nommée le
Brave de S. Malo, reprise
sur les Ennemis par le sieur
PaulDanican
, commandant
le Vaisseau les deux
Amis.
De Nantes le I. Adan.
Le sieur Filz Gerard
commandant la Fregate le
Barentin a amené en ce
Port une Flute chargée de
canons, & autres munitions
de guerre destinées
pourLisbone.
D'Abbevillele 6. Mars.
Un Vaisseau Ostendois
échoué à la coste de Berk,
venant d'Irlande.
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Résumé : MARINE. Avis de Prises.
Entre le 2 mars et le 8 mars, plusieurs prises de navires ont été effectuées par des capitaines français dans divers ports. À Calais, le capitaine Larmet a capturé 'le Jacob d'Husum'. Les capitaines Duplessis, Robert, Jean Leguillon et Cardon ont respectivement pris 'la Bénédiction de Dublin', 'la Buchepale de Londres', 'la Notre-Dame du Rosaire' et 'la Fortune de Zerixée', tous amenés à Calais. À Morlaix, 'le Guillaume et Anne de Baston' a été pris par le heur de la Cité et 'le François-Marie de Bristol' par le sieur Viel. À Saint-Malo, des prises incluent 'le Jean et Jeanne de Londres', 'le Comeleon de Londres', 'la Christine de Flith' et 'l'Esabeth de Corek'. La frégate 'le Brave' a été reprise par le sieur Paul Danican. À Nantes, le sieur Filz Gerard a amené une flûte chargée de canons et de munitions pour Lisbonne. Un vaisseau ostendois s'est échoué sur la côte de Berk, venant d'Irlande.
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8
p. 73-79
Liste des Grands Officiers de Monseigneur le Duc & de Madame la Duchesse de Berry.
Début :
Premiers Gentilshommes de la Chambre. Mr le Duc de Saint Aignan, [...]
Mots clefs :
Duc de Berry, Duchesse de Berry
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Liste des Grands Officiers de Monseigneur le Duc & de Madame la Duchesse de Berry.
Lifte des Grands Officiers
de Monseigneur
le Duc & de Madame
la Duchelle de Berry.
Premiers Gentilshommes
dela Chambre.
Mr le Duc de SaintAignan,
Brigadier & Colonel
de Cavalerie.
Mr le M. de Bethune,
cy devant Colonel duRegiment
de la Reine.
Capitaines des Gardes
du Corps.
Mr le Chevalier de
Roye,Maréchal desCamps
& Armées du Roy.
Mr le Marquis deClermont,
Colonel de Dragons.
Cent Gardes, & cin-
- quante Suisses.
Premier Ecuyen
Mr de Razilly, cy-devant
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Berry.
MlliftreJ: de la Garde-
Rp[?$>e. -,- - Mrle Marquis deMonchy,
Maréchal des Camps
&Armées du Roy.
-
Mr leMarquis dePons.
-
PremierMaifîre-
-.
d'Hostel. -
Mr le Marquis de Cbampigtiel.
Dame d'honneur.
Mela Duchesse de Saint
Simon.
--
Dame d'Atour,
Me la Marquise de la
Vieuville.
Chevalier d'Honneur.
Mr le Marquis de Coetanfo,
Lieutenannt General
desArmées du Roy, &
Sous-Lieutenantdes Gen-
darmes de la Garde.
Premier Ecuyer,
Mr le Chevalier d'Hautefort,
Maréchal desCamps
&: Armées du Roy,frere
de Mr de Surville.
Premier Adaijtred'Hojlel.
Mr le Comte de Saumery
,
frere de Mr de Saumery,
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Bourgogne
, & fils du
Gouverneurde Chambort.
Premier (3*
Chambellan ordinaire.
Mrde la Hugé, Ecuyer
de Monseigneur le Duc
deBerry, premier
&Chambellan ordinaire.
Capitaine des Gardes
de la Porte.
Mr le Baron de Beauvais,
cy-devant Capitaine
des Chassesde la Garenne
du Louvre.
Premier Aumosnier. • Mr Turgot, Evesque
de Secz ,
cydevant Aumosnier
du Roy.
Chancelier.-
-.
Mr de la Rochepot, là
Berchere.
Sur-Intendant.
Mr Menon.
Me de Coetanfo, nommée.
pour laivre Madame
la Duchesse de Berry.
de Monseigneur
le Duc & de Madame
la Duchelle de Berry.
Premiers Gentilshommes
dela Chambre.
Mr le Duc de SaintAignan,
Brigadier & Colonel
de Cavalerie.
Mr le M. de Bethune,
cy devant Colonel duRegiment
de la Reine.
Capitaines des Gardes
du Corps.
Mr le Chevalier de
Roye,Maréchal desCamps
& Armées du Roy.
Mr le Marquis deClermont,
Colonel de Dragons.
Cent Gardes, & cin-
- quante Suisses.
Premier Ecuyen
Mr de Razilly, cy-devant
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Berry.
MlliftreJ: de la Garde-
Rp[?$>e. -,- - Mrle Marquis deMonchy,
Maréchal des Camps
&Armées du Roy.
-
Mr leMarquis dePons.
-
PremierMaifîre-
-.
d'Hostel. -
Mr le Marquis de Cbampigtiel.
Dame d'honneur.
Mela Duchesse de Saint
Simon.
--
Dame d'Atour,
Me la Marquise de la
Vieuville.
Chevalier d'Honneur.
Mr le Marquis de Coetanfo,
Lieutenannt General
desArmées du Roy, &
Sous-Lieutenantdes Gen-
darmes de la Garde.
Premier Ecuyer,
Mr le Chevalier d'Hautefort,
Maréchal desCamps
&: Armées du Roy,frere
de Mr de Surville.
Premier Adaijtred'Hojlel.
Mr le Comte de Saumery
,
frere de Mr de Saumery,
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Bourgogne
, & fils du
Gouverneurde Chambort.
Premier (3*
Chambellan ordinaire.
Mrde la Hugé, Ecuyer
de Monseigneur le Duc
deBerry, premier
&Chambellan ordinaire.
Capitaine des Gardes
de la Porte.
Mr le Baron de Beauvais,
cy-devant Capitaine
des Chassesde la Garenne
du Louvre.
Premier Aumosnier. • Mr Turgot, Evesque
de Secz ,
cydevant Aumosnier
du Roy.
Chancelier.-
-.
Mr de la Rochepot, là
Berchere.
Sur-Intendant.
Mr Menon.
Me de Coetanfo, nommée.
pour laivre Madame
la Duchesse de Berry.
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Résumé : Liste des Grands Officiers de Monseigneur le Duc & de Madame la Duchesse de Berry.
Le document énumère les Grands Officiers au service de Monseigneur le Duc et de Madame la Duchesse de Berry. Les Premiers Gentilshommes de la Chambre sont le Duc de Saint-Aignan et Monsieur de Béthune. Les Capitaines des Gardes du Corps sont le Chevalier de Roye et le Marquis de Clermont. Le Premier Écuyer est Monsieur de Razilly, et les Maréchaux de la Garde-Robe sont les Marquis de Monchy et de Pons. Le Premier Maître d'Hôtel est le Marquis de Champigniel. La Dame d'honneur est la Duchesse de Saint-Simon, et la Dame d'Atour est la Marquise de la Vieuville. Le Chevalier d'Honneur est le Marquis de Coëtanfao. Un autre Premier Écuyer est le Chevalier d'Hautefort, et le Premier Aide de l'Hôtel est le Comte de Saumery. Le Premier Chambellan ordinaire est Monsieur de la Hugué, le Capitaine des Gardes de la Porte est le Baron de Beauvais, et le Premier Aumônier est l'Évêque de Séez, Monsieur Turgot. Le Chancelier est Monsieur de la Rochepot, et le Sur-Intendant est Monsieur Menon. Madame de Coëtanfao est nommée pour servir Madame la Duchesse de Berry.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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9
p. 79-84
MORTS. Article qu'on a omis dans les mois precedents.
Début :
Charles Calliope de Vaucouleurs, Seigneur de Lanjamet, Aide de Camp [...]
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texteReconnaissance textuelle : MORTS. Article qu'on a omis dans les mois precedents.
MORTS.
Article qu'onaomisdans
les moisprecedents.
Charles Calliope de
Vaucouleurs, Seigneur de
lanjamet, Aide de Camp
deSaMajesté Gouverneur
de Guerande &: le Croisic,
mourut à Verssailles le I-d.
Janvier. Il n'a point laisse
de posterité deMagdelaine
de Rez, fille de feu N. de
Rez ,
celebre Avocat au
Parlement. :
Jacques Pouletier, Conseiller
d'Estat ordinaire, Be
Intendant des Finances,
mourut le 4. Avril. Pierre
Pouletier
, Seigneur de
Nainville,Maistredes Requestes
, luy succede en la
Charge d'intendantdes
Finances.
Leopold Mathias, Prince
de Lamberg, Chevalier
de la Toisond'or, Chambellan
& Grand-Ecuyer
de 1 Empereur, mourut à
Vienne en sa54eannée. Il
n'a laisse que deux filles,
& le Comte Jean-Adam,
son frere,herite de sa dignité
de Prince de l'Empire,&
de la pluspart de ses
Terres.
LePereValernod
,
General
de l'Ordre de S. Ruf,
mourut à Valence en Dauphinéle14.
Février.
Françoise-Angeliquede
la Mothe Houdancourt
, veuvede Louis-Marie,Duc
d'Aumont, Pair de France
,
Chevalier des Ordres
du Roy , mourut le 5.
Avril.
Bachelier deBaubourg
, Receveur General
des Finances
9
est mort le
Avril Saveuve
efl soeur de Madame de la
Ravois.
La Comtesse de Turbilly
est morte en son Chasteau
de la Rongere dans le
Bas-Poitou âgée de 46. f
ans. Elleestoitfilled'Hyacinthe
de Quatrebarbes
Marquis de la , Rongere
7
Chevalier des Ordres du
:Roy,& Chevalier d'Honneur
de S. A. R. Madame
laDuchesse d'Orléans, &
de Françoise du Plessis
Chastillon.
Elle avoit estémariée
deux fois; la première à
FrançoisdeRousselé, Marqu
is de Sache, dont ellen'a
point eu d'enfants; & la
seconde à François de Menon
,
Comte de Tuibilly
dont elle laisse une fille
âgée de douze ans.Ses deux
Epoux estoient parents de
MessieursdeLuxembourg.
!
LeChevalierSebastiano
Foscarini, Procurateur det.
S. Marc Ambassadeur Ul
Plenipotentiairede la Républiquede
Vemfè auprés
des Estats Generaux, mourutà
la Haye le 23. Mars..
Il avoitesté Ambassadeur
en France & en Espagne.
Article qu'onaomisdans
les moisprecedents.
Charles Calliope de
Vaucouleurs, Seigneur de
lanjamet, Aide de Camp
deSaMajesté Gouverneur
de Guerande &: le Croisic,
mourut à Verssailles le I-d.
Janvier. Il n'a point laisse
de posterité deMagdelaine
de Rez, fille de feu N. de
Rez ,
celebre Avocat au
Parlement. :
Jacques Pouletier, Conseiller
d'Estat ordinaire, Be
Intendant des Finances,
mourut le 4. Avril. Pierre
Pouletier
, Seigneur de
Nainville,Maistredes Requestes
, luy succede en la
Charge d'intendantdes
Finances.
Leopold Mathias, Prince
de Lamberg, Chevalier
de la Toisond'or, Chambellan
& Grand-Ecuyer
de 1 Empereur, mourut à
Vienne en sa54eannée. Il
n'a laisse que deux filles,
& le Comte Jean-Adam,
son frere,herite de sa dignité
de Prince de l'Empire,&
de la pluspart de ses
Terres.
LePereValernod
,
General
de l'Ordre de S. Ruf,
mourut à Valence en Dauphinéle14.
Février.
Françoise-Angeliquede
la Mothe Houdancourt
, veuvede Louis-Marie,Duc
d'Aumont, Pair de France
,
Chevalier des Ordres
du Roy , mourut le 5.
Avril.
Bachelier deBaubourg
, Receveur General
des Finances
9
est mort le
Avril Saveuve
efl soeur de Madame de la
Ravois.
La Comtesse de Turbilly
est morte en son Chasteau
de la Rongere dans le
Bas-Poitou âgée de 46. f
ans. Elleestoitfilled'Hyacinthe
de Quatrebarbes
Marquis de la , Rongere
7
Chevalier des Ordres du
:Roy,& Chevalier d'Honneur
de S. A. R. Madame
laDuchesse d'Orléans, &
de Françoise du Plessis
Chastillon.
Elle avoit estémariée
deux fois; la première à
FrançoisdeRousselé, Marqu
is de Sache, dont ellen'a
point eu d'enfants; & la
seconde à François de Menon
,
Comte de Tuibilly
dont elle laisse une fille
âgée de douze ans.Ses deux
Epoux estoient parents de
MessieursdeLuxembourg.
!
LeChevalierSebastiano
Foscarini, Procurateur det.
S. Marc Ambassadeur Ul
Plenipotentiairede la Républiquede
Vemfè auprés
des Estats Generaux, mourutà
la Haye le 23. Mars..
Il avoitesté Ambassadeur
en France & en Espagne.
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Résumé : MORTS. Article qu'on a omis dans les mois precedents.
Le document relate plusieurs décès survenus au cours des mois précédents. Charles Calliope de Vaucouleurs, Seigneur de Lanjamet et Aide de Camp du Gouverneur de Guérande et du Croisic, est décédé à Versailles le 1er janvier. Il n'a pas laissé de descendance de Magdeleine de Rez. Jacques Pouletier, Conseiller d'État et Intendant des Finances, est mort le 4 avril. Son successeur, Pierre Pouletier, Seigneur de Nainville et Maître des Requêtes, a pris sa charge. Léopold Mathias, Prince de Lamberg, Chevalier de la Toison d'or et Chambellan de l'Empereur, est décédé à Vienne à l'âge de 54 ans, laissant deux filles et son frère, le Comte Jean-Adam, héritier de sa dignité et de ses terres. Le Père Valernod, Général de l'Ordre de Saint-Ruf, est mort à Valence en Dauphiné le 14 février. Françoise-Angélique de la Mothe Houdancourt, veuve du Duc d'Aumont, est décédée le 5 avril. Bachelier de Baubourg, Receveur Général des Finances, est mort le 9 avril, laissant une sœur, Madame de la Ravois. La Comtesse de Turbilly est morte à l'âge de 46 ans dans son château de la Rongère en Bas-Poitou, laissant une fille de douze ans de son second mariage avec François de Menon, Comte de Turbilly. Elle avait été mariée deux fois et ses époux étaient parents des Luxembourg. Le Chevalier Sebastiano Foscarini, Procurateur de Saint-Marc et Ambassadeur de la République de Venise auprès des États Généraux, est mort à La Haye le 23 mars. Il avait également été Ambassadeur en France et en Espagne.
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10
p. 84-85
MARIAGES.
Début :
N .... de Boniface du Boslehart, troisiéme fils d'Alexandre [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
N de Boniface du1
Boslehart, troisiéme fils
d'A lexandre de Boniface
& de Marie Elizabeth de
Roncherolles, a épousé Me!
e Mounier, veuve & riche
~heritiere de la Ville d'El-
?euf.
N de Boniface du1
Boslehart, troisiéme fils
d'A lexandre de Boniface
& de Marie Elizabeth de
Roncherolles, a épousé Me!
e Mounier, veuve & riche
~heritiere de la Ville d'El-
?euf.
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11
p. 85-95
Remarques sur les Maisons de Boniface & de Roncherolles.
Début :
La Maison de Boniface tire son origine d'un Comte [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Remarques sur les Maisons de Boniface & de Roncherolles.
Remarques sur les MaisonsdeBoniface
r5 de
Roncherolles.
La Maison de Boniface
cire son origine d'un Com-
~te de Boniface, Tribun &:
Gouverneur de toute l'Afrique,
Amy particulier de
5>. Augustin
, comme on
le remarque par trois Lettres
queceSaint écrivit à.cc
Comte.
La premiere de ces Lettres
qui estoit autrefois las.
50e.dans leRecuëildesLettres
de ce Saint,se trouve
la 185e. dans l'Edition que
les PP. Benedictins en ~ont
faite, parce qu'ils les ~ont
rangées selon l'ordre des;
temps où elles ont estéécri-i
tes. C'estcelle où S. Augustin
parle au livre Kc* do
sesRetractationsou Revue'i
de sesOuvrages. Elle fut*
écriteenviron l'an 417&£
ne traite presque que deîa
*
Affaires des Donatistes, &a
de quelle maniereon pou-i
voit ramener ces Hérétiques
à l'union de l'Eglise.
: Cette Lettre commence
ainsi: Laudo egratulore
admiror ,fiLi dilectissime Bonifaci
,
quod inter curas bellorum
& armorum, vehementer
desideras ea nosse quoe Dei
funt.4
5i- La seconde est la 189c,
du mesme ordre Benedictin,
ôc la 105e. de l'ancien;
& c'est dans cette Lettre
écrite aparemmentl'année
suivante418. qu'il luy
donne un Reglement de
vie pourl'armée & que
l'on voit ces beaux endroits
Pacemdebet habere volantas
bellum necessitas, non enim
pax quoeritur ut bellum excitetur,
sed bellum geritur ut
pax requiratur.in his erAt
sanctusDavid,&c. "':. La troisiéme qui sa à
present la 220e. & quiestoit
autrefois la 70e. fut écrite
l'an 427. trois ans
avantla mort de S.Augustin;
c'est proprement une 1
instruction pour les Séculiers.
Envoicyun des plus
beaux endroits:Ut Deum
diligas non diligas mundum,
sed
11
Jed ex mundi bonisfacias opera
bona, &proptermundi bottay
nonfaciasopera mala.
Il y a eu de la Maison
deBoniface plusieurs Chevaliers
de Malthe. Elie de
Boniface, Marquis de Fenestrelles,
servit de second
à Jarnac contre la Chastaigneraye
dans le combat
qu'il y eust en champ clos
le 16. Juille 1547 devant le
Roy Henry II. Il fut tué à
la bataille deVaureal donnée
entre les Catholiques
& les Heretiques dans le
ComtatVenaissin. Ses obseques
furent faitesavec
grande pompe dans 1 Eglisede
S. Symphorien d'A.:a.
vignon Les Corps dé Ville
y assisterent ainsi que le
Cardinal Legat dont il estoit
fort consideré. Il fut
fort regretté en France.
Ozias de Boniface, vint
à la Cour avec l'Amiral de
Villars, son parent, ôc le
Roy le fit Chevalier de
l'Ordre de Saint Michel
,
& Gouverneur du Fort
de Sainte Catherine de
Roüen.
Henry IV. érigea en
J606. la Terre du Boslehart
en Baronie à cause des
grands services que ceux
de cette Maison avoient
rendus à la Couronne. Mr
de Boniface vint joindre ce
Monarque au siege d'Amiens
avec son Regiment
de deux mille hommes de
pied, ce qui se connoist
par le Brevet que ce Prince
donna à cet Officier.
Il La Maison de Roncherollesest
aussi tres-ancienne.
Elle a donnée des
Chambellans à nos Rois,
des Gouverneurs de Provinces,
& des Amiraux.
Robert de Roncherolles
futChambellan de Philippe
Auguste en 1160. & ses
successeurs le furent de
Charles VI.VII.& VIII. ôe
de Loüis XL )[JPlfC,. li
Ln En 1232.PierredeRoncherolles
estoit Couver
neur de Vermandois, & du
Corps du Parlement de Paris
composé alors des Barons
du Royaume qui alloient
exercer une justice
ambulante dans les Provincesau
nomdu Roy»,j£
Lorsque les Danois descendirenten
Neustrie, ce
fut un Roncherolles qui
disputalepassage de lariviere
de Seine à Olric leur
chef, & quand Guillaume
le Conquerant passa en
Angleterre le Seigneur de
Villars,cadetde la Maison
de Roncherolles ypassa
avec luy. Il s'y establit, &:
c'estde luy que sont descendus
les Ducs de Bukir**
gham.
Dans le Prieuré des deux
Amants fondé par cette
Klaïfon)on voit un Tombeau
sur lequel lesmots suivants
font gravez: Beatrix
de Roncherolles
,
Miles egregius,
obiitanno960. ,:,,",,
Nos Rois ont accordé
auxAisnez de cette Maison
le privilege d'estre Con..:
seiller né au Parlement de
Roüen, ainsique l'ont les
Conseillers d'honneur aux
autres Parlements du
Royaume. C'est presentement
Mr le Marquis de
Pont S. Pierre qui estl'Aisné
de cette Maison
,
dont
les Armes sont d'argent à
deux faces ou lignes de
Gueules ;celles de Boniface
sont d'argent à trois regles
-Ou faces de Synople.
r5 de
Roncherolles.
La Maison de Boniface
cire son origine d'un Com-
~te de Boniface, Tribun &:
Gouverneur de toute l'Afrique,
Amy particulier de
5>. Augustin
, comme on
le remarque par trois Lettres
queceSaint écrivit à.cc
Comte.
La premiere de ces Lettres
qui estoit autrefois las.
50e.dans leRecuëildesLettres
de ce Saint,se trouve
la 185e. dans l'Edition que
les PP. Benedictins en ~ont
faite, parce qu'ils les ~ont
rangées selon l'ordre des;
temps où elles ont estéécri-i
tes. C'estcelle où S. Augustin
parle au livre Kc* do
sesRetractationsou Revue'i
de sesOuvrages. Elle fut*
écriteenviron l'an 417&£
ne traite presque que deîa
*
Affaires des Donatistes, &a
de quelle maniereon pou-i
voit ramener ces Hérétiques
à l'union de l'Eglise.
: Cette Lettre commence
ainsi: Laudo egratulore
admiror ,fiLi dilectissime Bonifaci
,
quod inter curas bellorum
& armorum, vehementer
desideras ea nosse quoe Dei
funt.4
5i- La seconde est la 189c,
du mesme ordre Benedictin,
ôc la 105e. de l'ancien;
& c'est dans cette Lettre
écrite aparemmentl'année
suivante418. qu'il luy
donne un Reglement de
vie pourl'armée & que
l'on voit ces beaux endroits
Pacemdebet habere volantas
bellum necessitas, non enim
pax quoeritur ut bellum excitetur,
sed bellum geritur ut
pax requiratur.in his erAt
sanctusDavid,&c. "':. La troisiéme qui sa à
present la 220e. & quiestoit
autrefois la 70e. fut écrite
l'an 427. trois ans
avantla mort de S.Augustin;
c'est proprement une 1
instruction pour les Séculiers.
Envoicyun des plus
beaux endroits:Ut Deum
diligas non diligas mundum,
sed
11
Jed ex mundi bonisfacias opera
bona, &proptermundi bottay
nonfaciasopera mala.
Il y a eu de la Maison
deBoniface plusieurs Chevaliers
de Malthe. Elie de
Boniface, Marquis de Fenestrelles,
servit de second
à Jarnac contre la Chastaigneraye
dans le combat
qu'il y eust en champ clos
le 16. Juille 1547 devant le
Roy Henry II. Il fut tué à
la bataille deVaureal donnée
entre les Catholiques
& les Heretiques dans le
ComtatVenaissin. Ses obseques
furent faitesavec
grande pompe dans 1 Eglisede
S. Symphorien d'A.:a.
vignon Les Corps dé Ville
y assisterent ainsi que le
Cardinal Legat dont il estoit
fort consideré. Il fut
fort regretté en France.
Ozias de Boniface, vint
à la Cour avec l'Amiral de
Villars, son parent, ôc le
Roy le fit Chevalier de
l'Ordre de Saint Michel
,
& Gouverneur du Fort
de Sainte Catherine de
Roüen.
Henry IV. érigea en
J606. la Terre du Boslehart
en Baronie à cause des
grands services que ceux
de cette Maison avoient
rendus à la Couronne. Mr
de Boniface vint joindre ce
Monarque au siege d'Amiens
avec son Regiment
de deux mille hommes de
pied, ce qui se connoist
par le Brevet que ce Prince
donna à cet Officier.
Il La Maison de Roncherollesest
aussi tres-ancienne.
Elle a donnée des
Chambellans à nos Rois,
des Gouverneurs de Provinces,
& des Amiraux.
Robert de Roncherolles
futChambellan de Philippe
Auguste en 1160. & ses
successeurs le furent de
Charles VI.VII.& VIII. ôe
de Loüis XL )[JPlfC,. li
Ln En 1232.PierredeRoncherolles
estoit Couver
neur de Vermandois, & du
Corps du Parlement de Paris
composé alors des Barons
du Royaume qui alloient
exercer une justice
ambulante dans les Provincesau
nomdu Roy»,j£
Lorsque les Danois descendirenten
Neustrie, ce
fut un Roncherolles qui
disputalepassage de lariviere
de Seine à Olric leur
chef, & quand Guillaume
le Conquerant passa en
Angleterre le Seigneur de
Villars,cadetde la Maison
de Roncherolles ypassa
avec luy. Il s'y establit, &:
c'estde luy que sont descendus
les Ducs de Bukir**
gham.
Dans le Prieuré des deux
Amants fondé par cette
Klaïfon)on voit un Tombeau
sur lequel lesmots suivants
font gravez: Beatrix
de Roncherolles
,
Miles egregius,
obiitanno960. ,:,,",,
Nos Rois ont accordé
auxAisnez de cette Maison
le privilege d'estre Con..:
seiller né au Parlement de
Roüen, ainsique l'ont les
Conseillers d'honneur aux
autres Parlements du
Royaume. C'est presentement
Mr le Marquis de
Pont S. Pierre qui estl'Aisné
de cette Maison
,
dont
les Armes sont d'argent à
deux faces ou lignes de
Gueules ;celles de Boniface
sont d'argent à trois regles
-Ou faces de Synople.
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Résumé : Remarques sur les Maisons de Boniface & de Roncherolles.
Le texte présente les maisons nobles de Boniface et de Roncherolles, en soulignant leurs origines et leurs membres notables. La Maison de Boniface trouve ses racines dans un comte du même nom, tribun et gouverneur de l'Afrique, ami de saint Augustin. Trois lettres de saint Augustin adressées à ce comte sont mentionnées : la première, écrite vers 417, traite des affaires des Donatistes ; la seconde, datée de 418, contient des règlements pour la vie militaire ; la troisième, écrite en 427, est une instruction pour les séculiers. Plusieurs membres de cette maison ont été chevaliers de Malte. Elie de Boniface, marquis de Fenestrelles, a servi lors du combat de Jarnac en 1547 et a été tué à la bataille de Vaureal. Ozias de Boniface a été fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et gouverneur du Fort de Sainte-Catherine de Rouen. En 1606, Henri IV a érigé la Terre du Boslehart en baronnie en reconnaissance des services rendus par cette maison. La Maison de Roncherolles est également très ancienne. Elle a fourni des chambellans aux rois de France, des gouverneurs de provinces et des amiraux. Robert de Roncherolles a été chambellan de Philippe Auguste en 1160. Pierre de Roncherolles a été gouverneur de Vermandois en 1232. Un membre de cette maison a disputé le passage de la Seine aux Danois en Neustrie. Le seigneur de Villars, cadet de la Maison de Roncherolles, a accompagné Guillaume le Conquerant en Angleterre. Les armes de la maison sont d'argent à deux faces ou lignes de gueules. Les aînés de cette maison bénéficient du privilège d'être conseiller né au Parlement de Rouen. Actuellement, le marquis de Pont-Saint-Pierre est l'aîné de cette maison.
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12
p. 95-96
BENEFICES.
Début :
Le Roy a donné l'Archevesché d'Arles à Mr [...]
Mots clefs :
Roi, Arles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
LBeENEFICES. Royidonnél'Ar-
-n«LeRoyadonnéTArchevesché
d'Arles à Mr
l'Abbé de Janson
,
Grand
Vicaire 6c Chanoine honoraire
de laCathédraledc
Beauvais.
f':- Il estfilsde Laurent de
Fourbin
,
Marquis de Janson
en Provence, & de
Françoise de Briançon la
Saludie, & neveu de Tout
saint de Fourbin,Cardinal
de Janson, Evesque de
Beauvais, Grand-Aumosnier
de France, & Commandeur
des Ordres du
Roy.
-n«LeRoyadonnéTArchevesché
d'Arles à Mr
l'Abbé de Janson
,
Grand
Vicaire 6c Chanoine honoraire
de laCathédraledc
Beauvais.
f':- Il estfilsde Laurent de
Fourbin
,
Marquis de Janson
en Provence, & de
Françoise de Briançon la
Saludie, & neveu de Tout
saint de Fourbin,Cardinal
de Janson, Evesque de
Beauvais, Grand-Aumosnier
de France, & Commandeur
des Ordres du
Roy.
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13
p. 96-98
REMARQUE.
Début :
Arles est une Ville de Provence, Métropole particuliere de la [...]
Mots clefs :
Arles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
EMAR QUE.
Arles est une Ville de
Provence, Métropole par
ticuliere dela secondeNarbonnoise.
Arles autrefois
Arelate qui fignisioit en
LangueCeltique une Ville
bastie dansun marais. Ou
appelle encoreen Languedoc
docun Etan Late. Arles est
une des plus anciennes ôc
des plus illustres Villes des
Gaules; on l'appelloit la
Rome des Gaules,GtlluU
Roma Arelas. La statuë de
Diane qui fut découverte
il y a quelques années
,
&
qu'on voit aujourd'huy à
l'HosteldeVille,est peutestre
une de celles que les
Fociens apporterent lorsqu'ils
vinrent s'establir
dans les Gaules, à Arles
ainsi qu'à Marseille. Il y
trouvera le détail dans l'histoire
de l'Eglise d'Arles
parMrDuport; ce Livre
a paru en i6.9o. Il y a dans
le Chapitre un Provost
,
un Archidiacre, un Sacriltain,
un Archiprestre, un
Capiscol
, un Primicier
,
un Tresorier
, & treize
Chanoines
,
dont l'un eil:
Theologal. L'Archevêque
a pour suffragans, Marseille,
Orange, S. Paul Trois
Chasteaux, & Toulon. Son
Diocese a cinquante& une
Paroisse.
Arles est une Ville de
Provence, Métropole par
ticuliere dela secondeNarbonnoise.
Arles autrefois
Arelate qui fignisioit en
LangueCeltique une Ville
bastie dansun marais. Ou
appelle encoreen Languedoc
docun Etan Late. Arles est
une des plus anciennes ôc
des plus illustres Villes des
Gaules; on l'appelloit la
Rome des Gaules,GtlluU
Roma Arelas. La statuë de
Diane qui fut découverte
il y a quelques années
,
&
qu'on voit aujourd'huy à
l'HosteldeVille,est peutestre
une de celles que les
Fociens apporterent lorsqu'ils
vinrent s'establir
dans les Gaules, à Arles
ainsi qu'à Marseille. Il y
trouvera le détail dans l'histoire
de l'Eglise d'Arles
parMrDuport; ce Livre
a paru en i6.9o. Il y a dans
le Chapitre un Provost
,
un Archidiacre, un Sacriltain,
un Archiprestre, un
Capiscol
, un Primicier
,
un Tresorier
, & treize
Chanoines
,
dont l'un eil:
Theologal. L'Archevêque
a pour suffragans, Marseille,
Orange, S. Paul Trois
Chasteaux, & Toulon. Son
Diocese a cinquante& une
Paroisse.
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Résumé : REMARQUE.
Arles, située en Provence, est une ville historique de la seconde Narbonnaise, autrefois connue sous le nom d'Arelate. Construite dans un marais, elle est également appelée 'Etan Late' en Languedoc. Arles est l'une des plus anciennes et des plus illustres villes des Gaules, surnommée la 'Rome des Gaules' ou 'Gallia Roma Arelas'. Une statue de Diane, récemment découverte et exposée à l'Hôtel de Ville, pourrait avoir été apportée par les Phocéens lors de leur établissement à Arles et à Marseille. Les détails de cette histoire sont disponibles dans l'ouvrage 'Histoire de l'Église d'Arles' de M. Duport, publié en 1690. Le chapitre de la ville comprend plusieurs dignitaires : un provost, un archidiacre, un sacristain, un archiprêtre, un capiscol, un primicier, un trésorier et treize chanoines, dont un théologal. L'archevêque d'Arles a pour suffragants les diocèses de Marseille, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Toulon. Son diocèse compte cinquante-et-une paroisses.
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14
p. 98-99
« L'Evesché de Lombez, à Mr l'Abbé Fagon, premier [...] »
Début :
L'Evesché de Lombez, à Mr l'Abbé Fagon, premier [...]
Mots clefs :
Lombez
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Evesché de Lombez, à Mr l'Abbé Fagon, premier [...] »
L'Evesché de Lombez,
à Mr l'AbbéFagon, premier
Medecin du Roy &:
Conseiller d'Estat.
à Mr l'AbbéFagon, premier
Medecin du Roy &:
Conseiller d'Estat.
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15
p. 99-100
REMARQUE.
Début :
L'Evesché de Lombez est suffragant de l'Archevesché [...]
Mots clefs :
Lombez
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQUE.
L'Evesché de Lombez
est suffragant de l'Archevesché
de Toulouse. Lombez
ou selon Duchesne
Lombers, Lombaria,située
sur la riviere de Save ou
Seve,audelà de la Garonne
à quatre lieuësd'Auch,
àcinq de Rieux,àhuit de
Toulouse
,
environnée de
vignobles d'un tbfté
, &
d'une plate campagne de
l'autre; la Cathedrale se
nommel'Assomption, ancienne
Abbaye que le Pape
JeanXXII, érigea en Evek
ché l'an 1317. Arnoul Roger
de Cominge en fut le
premier Evesque. Ily 3.
quatre-vingtdix Paroisses
dans ceDiocese, & l'Evesque
est Seigneur de Lombez,
.: -7
L'Evesché
L'Evesché de Lombez
est suffragant de l'Archevesché
de Toulouse. Lombez
ou selon Duchesne
Lombers, Lombaria,située
sur la riviere de Save ou
Seve,audelà de la Garonne
à quatre lieuësd'Auch,
àcinq de Rieux,àhuit de
Toulouse
,
environnée de
vignobles d'un tbfté
, &
d'une plate campagne de
l'autre; la Cathedrale se
nommel'Assomption, ancienne
Abbaye que le Pape
JeanXXII, érigea en Evek
ché l'an 1317. Arnoul Roger
de Cominge en fut le
premier Evesque. Ily 3.
quatre-vingtdix Paroisses
dans ceDiocese, & l'Evesque
est Seigneur de Lombez,
.: -7
L'Evesché
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Résumé : REMARQUE.
L'Évêché de Lombez, diocèse suffragant de Toulouse, est situé sur la rivière Save, à quatre lieues d'Auch. La cathédrale de Lombez, dédiée à l'Assomption, fut élevée au rang d'évêché en 1317 par le Pape Jean XXII. Le diocèse compte 390 paroisses et l'évêque est seigneur de Lombez.
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16
p. 100-106
« L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...] »
Début :
L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...]
Mots clefs :
Saintes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...] »
L'Evesché de Saintes, a
MrlabbélePileur,Visiteur
General des Carmelites
de France. Il est neveu
de Mr du BuifTQa, Çotv
seiller d'Estat & Intendant
desFinances
Sa Majesté vient de justifier
par un nouveau traie
son glorieux titre de Fils
Aisnéde l'Eglise, attenti f,
comme S. Loüis , à luy
procurer de dignes Ministres,
il sçait demefler les
meilleurs sujets qui se ca- chent dans
l'obscurité
du
Cloistre le plushumble &
; le plus austere; il a nom-
, mé ces jours cy à l'Evesché
de Graffe le R. P. Athanase
de Mesgrigny
,
Capucin,
homme bien plus recommandable
encore par sa capacité
& par ses vertus que
parsanaissance. Il s'appelloit
dans le monde Baptiste-
Josep-Ignace,Vicomte
de Troyes; il est fils de
Jean de Mesgrigny,Marquis
de Villeneuve,de Mesgrigny
& de Vendeuvre,
Vicomte deTroye, Doyen
des Conseillers d'Estat ordinaires
;il avoiresté Conseiller
au Grand-Conseil,
Maistre des Requestes, Intendant
dejusticeen Biour*
bonnois & Auvergne, premier
President du Parlede
Provence, & de HuberteRenée
de Buffi, Baronne
d'Emery & de Lorme,fille
de Joachim de Bussi
,
Comte de Brion, & de
Françoise de Saulx de Tavanne.
,
Le Pere de Mesgrigny a
eu pour frere aisnéJean-
François de Mefgrigny
,
Marquis de Vendeuvre
,
Baron de Concheri, Scigneur
de Montmartin, lequel
a épousé Henriette-
Françoisedu Mesnil-simon
Dame de Beaujeu, fille
d'Edme, Marquis de Beaujeu,
Lieutenant de la Compagnie
des ChevauxLégers
de Mr le Prince, & de
Loüise Pot de Rode, dont
ila Jean- Loüis, Charles-
Hubert
à
& Gabrielle de
Mesgrigny,neveux&nio
ces du P de Mesgrigny.
Pour oncle paternel
,
il
avait François de Mesgrigny,
ChevalierdeMalthe,
Gouverneur des Tours de
Toulon,& de Balaguier,
Capitaine -
Commandant
de Vaisseaux & Galeres ,
Seigneur de Briel, d'Echarson,
&c.lequel a épousé
RenéedeBeüil,fille de
Jean de Beüil
,
Comte de
Marans
,
Seigneur de la:
Marchere,Vouvray. &c.
dontil a François Joseph,
Chevalier de rvlalrhc; RenéeFrançoise
, Simone-
Marie, & Loüise de NIe!:
grigny. Il porte d argent au
Lion de sable, Heaume
couronné d'une couronne,
de Marquis, Cimier un
Grifon
,
Supports deux
Grisons
1
L'Abbaye de S Martin
d*Aucun àtVIr l'Abbé Mon..
gin, Précepteur des Enfans
de Mr le Duc, & qui el1 à
present de FAendémie Françoise.
MrlabbélePileur,Visiteur
General des Carmelites
de France. Il est neveu
de Mr du BuifTQa, Çotv
seiller d'Estat & Intendant
desFinances
Sa Majesté vient de justifier
par un nouveau traie
son glorieux titre de Fils
Aisnéde l'Eglise, attenti f,
comme S. Loüis , à luy
procurer de dignes Ministres,
il sçait demefler les
meilleurs sujets qui se ca- chent dans
l'obscurité
du
Cloistre le plushumble &
; le plus austere; il a nom-
, mé ces jours cy à l'Evesché
de Graffe le R. P. Athanase
de Mesgrigny
,
Capucin,
homme bien plus recommandable
encore par sa capacité
& par ses vertus que
parsanaissance. Il s'appelloit
dans le monde Baptiste-
Josep-Ignace,Vicomte
de Troyes; il est fils de
Jean de Mesgrigny,Marquis
de Villeneuve,de Mesgrigny
& de Vendeuvre,
Vicomte deTroye, Doyen
des Conseillers d'Estat ordinaires
;il avoiresté Conseiller
au Grand-Conseil,
Maistre des Requestes, Intendant
dejusticeen Biour*
bonnois & Auvergne, premier
President du Parlede
Provence, & de HuberteRenée
de Buffi, Baronne
d'Emery & de Lorme,fille
de Joachim de Bussi
,
Comte de Brion, & de
Françoise de Saulx de Tavanne.
,
Le Pere de Mesgrigny a
eu pour frere aisnéJean-
François de Mefgrigny
,
Marquis de Vendeuvre
,
Baron de Concheri, Scigneur
de Montmartin, lequel
a épousé Henriette-
Françoisedu Mesnil-simon
Dame de Beaujeu, fille
d'Edme, Marquis de Beaujeu,
Lieutenant de la Compagnie
des ChevauxLégers
de Mr le Prince, & de
Loüise Pot de Rode, dont
ila Jean- Loüis, Charles-
Hubert
à
& Gabrielle de
Mesgrigny,neveux&nio
ces du P de Mesgrigny.
Pour oncle paternel
,
il
avait François de Mesgrigny,
ChevalierdeMalthe,
Gouverneur des Tours de
Toulon,& de Balaguier,
Capitaine -
Commandant
de Vaisseaux & Galeres ,
Seigneur de Briel, d'Echarson,
&c.lequel a épousé
RenéedeBeüil,fille de
Jean de Beüil
,
Comte de
Marans
,
Seigneur de la:
Marchere,Vouvray. &c.
dontil a François Joseph,
Chevalier de rvlalrhc; RenéeFrançoise
, Simone-
Marie, & Loüise de NIe!:
grigny. Il porte d argent au
Lion de sable, Heaume
couronné d'une couronne,
de Marquis, Cimier un
Grifon
,
Supports deux
Grisons
1
L'Abbaye de S Martin
d*Aucun àtVIr l'Abbé Mon..
gin, Précepteur des Enfans
de Mr le Duc, & qui el1 à
present de FAendémie Françoise.
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Résumé : « L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...] »
Le texte relate plusieurs nominations et distinctions au sein de l'Église et de la noblesse française. Le roi, en tant que 'Fils Aîné de l'Église', a nommé le Père Athanase de Mesgrigny à l'évêché de Graffe. Ce dernier, anciennement Baptiste-Joseph-Ignace, Vicomte de Troyes, est issu d'une famille noble. Il est le fils de Jean de Mesgrigny, Marquis de Villeneuve, et de Huberte-Renée de Buffi. Athanase de Mesgrigny a occupé divers postes prestigieux, notamment Conseiller au Grand-Conseil, Maître des Requêtes, Intendant de justice en Bourbonnais et Auvergne, et Premier Président du Parlement de Provence. Le texte mentionne également des membres de sa famille, tels que son frère aîné Jean-François de Mesgrigny, Marquis de Vendeuvre, et son oncle François de Mesgrigny, Chevalier de Malthe. Enfin, il est fait référence à l'Abbaye de Saint-Martin d'Auch, dirigée par l'Abbé Mongin, Précepteur des Enfants de Monsieur le Duc et actuellement à la tête de l'Académie Françoise.
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17
p. 106
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye est l'Ordre de S. Benoist. Aimon le [...]
Mots clefs :
Saintes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQVE.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist. Aimon
le Moine dit que la
Reine Brunehaud dont le
corps y repose
, en est la
Fondatrice. S. Mederic,
natifd'Autun, aestéAbbé
deSaint Martin avant que
d'allerresiderà Paris où il
est mort.
L'Abbaye
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist. Aimon
le Moine dit que la
Reine Brunehaud dont le
corps y repose
, en est la
Fondatrice. S. Mederic,
natifd'Autun, aestéAbbé
deSaint Martin avant que
d'allerresiderà Paris où il
est mort.
L'Abbaye
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18
p. 106-107
« L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...] »
Début :
L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...]
Mots clefs :
Ordre de Saint Benoît, Abbaye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...] »
L'Abbaye de Savigny, à
Mr l'Abbé de Damas; il
est frere de Mr de DaniasY
Maréchal deCamp ; qui
estdistinguéau siege de
Gironne.
Mr l'Abbé de Damas; il
est frere de Mr de DaniasY
Maréchal deCamp ; qui
estdistinguéau siege de
Gironne.
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19
p. 107-108
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Sabiniacum, est de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Abbaye, Ordre de Saint Benoît
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMAR,QVE.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
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Résumé : REMARQUE.
Le texte mentionne deux abbayes : Sabiniacum, bénédictine, près de Lyon, et Savigny, en Basse-Normandie, dans le diocèse d'Avranches et Domfront. Virial, premier abbé, construisit Savigny en 1112 avec l'aide de Robert de Fougères. Virial mourut en 1119 et Geoffroy lui succéda.
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20
p. 109
« L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...] »
Début :
L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...]
Mots clefs :
Abbaye de la Madeleine, Châteaudun
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...] »
Magdelaine
de ChasteaudunàMr
l'Abbé de Saumery.
de ChasteaudunàMr
l'Abbé de Saumery.
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21
p. 109
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, qui sert aussi de Paroisse, a esté fondée [...]
Mots clefs :
Abbaye de la Madeleine, Châteaudun
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMJRQJVE.
Cette Abbaye, qui sert
aussi de Paroisse,aesté fondée
par Charlemagne.
L'Abbaye d'Entremont
Cette Abbaye, qui sert
aussi de Paroisse,aesté fondée
par Charlemagne.
L'Abbaye d'Entremont
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22
p. 109-110
« L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...] »
Début :
L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...]
Mots clefs :
Abbaye d'Entremont
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...] »
L'Abbaye d'Entremont
àMr l'Abbé Viala, Grand-
Vicaire d'Ambrun.
L'Abbayede S. Pierre
de Rheims
,
à Madame de
Roye,dela Maison de la
Rochesoucault
,
& soeur de Mrs les Comtes de
[
Roye oc de Roucy ,&de
seuë Me de Pontchartrain.
àMr l'Abbé Viala, Grand-
Vicaire d'Ambrun.
L'Abbayede S. Pierre
de Rheims
,
à Madame de
Roye,dela Maison de la
Rochesoucault
,
& soeur de Mrs les Comtes de
[
Roye oc de Roucy ,&de
seuë Me de Pontchartrain.
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23
p. 110-111
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye fut d'abord bastie dans le Faux-bourg [...]
Mots clefs :
Abbaye d'Entremont
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQUE
Cette Abbaye sur d'abord
bastie dans le Fauxbourg
par saint Baldric,
frere de sainte Dode, niece
de sainte Bcuve
, toutes
deux Abbesses de S. Pierre.
Sainte Beuve gouverna cette
Abbaye en 61.7. ôcmourut
en 673. Leurs trois
Corps furent transportez
dans la nouvelle Abbaye
de saint Pierre qui est dans
l'enceinte de la Ville de
Rheims prés les Cordeliers.
Cette Abbaye sur d'abord
bastie dans le Fauxbourg
par saint Baldric,
frere de sainte Dode, niece
de sainte Bcuve
, toutes
deux Abbesses de S. Pierre.
Sainte Beuve gouverna cette
Abbaye en 61.7. ôcmourut
en 673. Leurs trois
Corps furent transportez
dans la nouvelle Abbaye
de saint Pierre qui est dans
l'enceinte de la Ville de
Rheims prés les Cordeliers.
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24
p. 111
« L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...] »
Début :
L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...]
Mots clefs :
Abbaye de Juvigny
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...] »
L'Abbaye de Juvigny,
à Me deVassinhac.
à Me deVassinhac.
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25
p. 111
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Joviniacum, est du Diocese de [...]
Mots clefs :
Abbaye de Juvigny
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMJRQJVE.
Cette Abbave
, nommée
en Latin Joviniacum
, efl: du Diocese de Treves,
dans le Duché de Luxembourg
,à (ept ou huit lieuës
de Verdun. Elle fut sondée
dans le 9e siecle.
Cette Abbave
, nommée
en Latin Joviniacum
, efl: du Diocese de Treves,
dans le Duché de Luxembourg
,à (ept ou huit lieuës
de Verdun. Elle fut sondée
dans le 9e siecle.
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26
p. 111-115
« L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
Début :
L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...]
Mots clefs :
Abbaye Notre-Dame de La Barre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
L'Abbaye de la Barre,
à Me du Bois.
Au mois de Mars Mre
Antoine SicauldAbbé de
Bonlieu
,
Grand Vicaire
de Lyon , Chanoine &
Chantre de SaineNizier,
futnomméEvesquesuffragant
deLyon.
L'Abbé de Dromesnil ,
Aumosnier du Roy
,
fut
sacréEvesque d'Autun,
Dimanche 22. Mars dants
l'Eglis de la MaisonProfessedes
Jesuites, par Mr
le Cardinal de Noailles,
assisté de l'EvesqueDucde
l-wn, & de l'Evesque de : Troye.L'Abbé deDromcfnil
mesnilest Docteur de Sorbonne
;il eut le premier
lieu de sa licenceen 1704,
l'année precedente il avoit,
remporté le prix d'Eloquence
del'Académie
Françoise,& dans la: mer..,
me année, il fut fait A umosnierdu
Roy. Cet AbbéestdelaMaisond'Hallencourt,
l'une des plusanciennes,&
des mieuxalliées
dé Picardie;cetAbbé elfe
frere d'EmmanuelJoseph
d'Hallencourt ,Marquis
de Dronicfnul- cy-devant
Capitaine Lieutenantdela
Compagnie des Chevaux
Legers de M. le Dauphin.
Il est fils ainsi que l'Evêque
d'Autun, de Loüis
François d'Hallencourt
Comte de Dromesnil ,
, &
de Françoise de Proisi;&
petit fils de Françoisede
Boufflers, soeur depere du
Mareschal
deBouffltrsr.
les
autres fillesquisont entrées
dans la Maison d'Hallencourt,
onttou rtaiflanceelleseftoienédes 4
Maisons de l'IsleMarivaut;
Estampes, Valençay,Humieres
,
Boulainvilliers, ;
& d'autres Maisons illustres.
Le 31. Mars Mrc Henry
Charles du Cambout
, Evesque de Mets,prit seance
au Parlement en qualitè
de Duc de Coislin
, Pair
de France.
En finissant
à Me du Bois.
Au mois de Mars Mre
Antoine SicauldAbbé de
Bonlieu
,
Grand Vicaire
de Lyon , Chanoine &
Chantre de SaineNizier,
futnomméEvesquesuffragant
deLyon.
L'Abbé de Dromesnil ,
Aumosnier du Roy
,
fut
sacréEvesque d'Autun,
Dimanche 22. Mars dants
l'Eglis de la MaisonProfessedes
Jesuites, par Mr
le Cardinal de Noailles,
assisté de l'EvesqueDucde
l-wn, & de l'Evesque de : Troye.L'Abbé deDromcfnil
mesnilest Docteur de Sorbonne
;il eut le premier
lieu de sa licenceen 1704,
l'année precedente il avoit,
remporté le prix d'Eloquence
del'Académie
Françoise,& dans la: mer..,
me année, il fut fait A umosnierdu
Roy. Cet AbbéestdelaMaisond'Hallencourt,
l'une des plusanciennes,&
des mieuxalliées
dé Picardie;cetAbbé elfe
frere d'EmmanuelJoseph
d'Hallencourt ,Marquis
de Dronicfnul- cy-devant
Capitaine Lieutenantdela
Compagnie des Chevaux
Legers de M. le Dauphin.
Il est fils ainsi que l'Evêque
d'Autun, de Loüis
François d'Hallencourt
Comte de Dromesnil ,
, &
de Françoise de Proisi;&
petit fils de Françoisede
Boufflers, soeur depere du
Mareschal
deBouffltrsr.
les
autres fillesquisont entrées
dans la Maison d'Hallencourt,
onttou rtaiflanceelleseftoienédes 4
Maisons de l'IsleMarivaut;
Estampes, Valençay,Humieres
,
Boulainvilliers, ;
& d'autres Maisons illustres.
Le 31. Mars Mrc Henry
Charles du Cambout
, Evesque de Mets,prit seance
au Parlement en qualitè
de Duc de Coislin
, Pair
de France.
En finissant
Fermer
Résumé : « L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
En mars, Antoine Sicauld, Abbé de Bonlieu, fut nommé évêque suffragant de Lyon. Le même mois, l'Abbé de Dromesnil, aumônier du roi, fut sacré évêque d'Autun le 22 mars dans l'église de la Maison Professe des Jésuites par le Cardinal de Noailles, assisté des évêques de Luçon et de Troyes. L'Abbé de Dromesnil, docteur de Sorbonne, avait obtenu sa licence en 1704 et remporté le prix d'éloquence de l'Académie Française l'année précédente. Il appartenait à la Maison d'Hallencourt, une des plus anciennes et des mieux alliées de Picardie, et était frère d'Emmanuel Joseph d'Hallencourt, Marquis de Droncin. Il était également fils de Louis François d'Hallencourt, Comte de Dromesnil, et de Françoise de Proisi, et petit-fils de Françoise de Boufflers, sœur du père du Maréchal de Boufflers. Les autres filles de la Maison d'Hallencourt avaient épousé des membres des Maisons de l'Isle Marivaut, Estampes, Valençay, Humieres, Boulainvilliers, et d'autres Maisons illustres. Le 31 mars, Henry Charles du Cambout, évêque de Metz, prit séance au Parlement en qualité de Duc de Coislin, Pair de France.
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27
p. 115-120
« En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
Début :
En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
En finissant la seconde
Partie je viens de recevoir
la nouvelle de ce
Mariage.
MonsïeurleComte de
Lassay ,ColanèJ.duRégiment
d'Enguien,vientd'époufer.
Mademoiselle de
Montataire, Il est fils d'Armand
de Madaillan de
Lesparre, Marquis de Lassay
, Lieutenant General
pour le Roy des Provinces
cJePrefle, Bugey,Valromay
& Gex.Mademoiselle
de Montataire est fille de
Loüis de Madail lan de
Lesparre, MarquisdeMontataire
5
& de Mariede
Rabutin, fille de feu Mon*
sieus le Comte de Bussi.
•, LaMaison deMadaillanest
originairedeGuyenne,
où elle a possedéde
grandes Terres. Les Seigneurs
de cette Maison
connus dans les anciennes
Histoires fous le nom des
Sires de esparre,ont esté
pendant longtemps Gouverneurs
de cette Province,
où ils ont pris des alliances
avec les plus grandes
Maisons de ce pays
Guillaume Amanieu de
Madaillan Sire de Lesparre,
épousa en I408.Jeanne,
fille aisnée du Comte d'Armagnac
,
dont la grande
mere estoit Princesse de la
Maison de France, & petite
fille deS.Loüis
Le filsaisné de ce Sire
de Lesparre né fous la domination
des Anglois,
soustint rrop opiniatrément
leurParry,aprés avoir
défendu Bourdeauxcontre
Charles septiéme
; ce qui
luy fist perdre la vie, & ses
biens furent confisquées.
La branche cadette de
cette Maison qui estoit dés
lors dans le service des Rois
de France, & connuë fous
le nom desCSe7igneurs de Montataire,a produit des
gens de mente , qui ont
tousjours servy nos Rois
avec beaucoup d'attachement&
dans desemplois
considérables ; & qui ont
continué de prendre des
alliances dans les meilleures
Maisons du Royaume.
C'estdccerte branche à
present la sule de cette
Maison ,qu'est sorty Mr le
Comte de Lassay dont je
vous apprens aujourd'huy
le mariage.
~1roiflart Monstrelet ,
l'Histoire de Foix, d'Avila,
d'Aubigné,Mezeray,
& la Genealogie de la Maison
de France par le Pere
Anselme, rapportent ce
qui est ditcy-dessus
, fit
beaucoup d'autres cliofcs
choses quigrofliroienc
trop ce Memoire.
Partie je viens de recevoir
la nouvelle de ce
Mariage.
MonsïeurleComte de
Lassay ,ColanèJ.duRégiment
d'Enguien,vientd'époufer.
Mademoiselle de
Montataire, Il est fils d'Armand
de Madaillan de
Lesparre, Marquis de Lassay
, Lieutenant General
pour le Roy des Provinces
cJePrefle, Bugey,Valromay
& Gex.Mademoiselle
de Montataire est fille de
Loüis de Madail lan de
Lesparre, MarquisdeMontataire
5
& de Mariede
Rabutin, fille de feu Mon*
sieus le Comte de Bussi.
•, LaMaison deMadaillanest
originairedeGuyenne,
où elle a possedéde
grandes Terres. Les Seigneurs
de cette Maison
connus dans les anciennes
Histoires fous le nom des
Sires de esparre,ont esté
pendant longtemps Gouverneurs
de cette Province,
où ils ont pris des alliances
avec les plus grandes
Maisons de ce pays
Guillaume Amanieu de
Madaillan Sire de Lesparre,
épousa en I408.Jeanne,
fille aisnée du Comte d'Armagnac
,
dont la grande
mere estoit Princesse de la
Maison de France, & petite
fille deS.Loüis
Le filsaisné de ce Sire
de Lesparre né fous la domination
des Anglois,
soustint rrop opiniatrément
leurParry,aprés avoir
défendu Bourdeauxcontre
Charles septiéme
; ce qui
luy fist perdre la vie, & ses
biens furent confisquées.
La branche cadette de
cette Maison qui estoit dés
lors dans le service des Rois
de France, & connuë fous
le nom desCSe7igneurs de Montataire,a produit des
gens de mente , qui ont
tousjours servy nos Rois
avec beaucoup d'attachement&
dans desemplois
considérables ; & qui ont
continué de prendre des
alliances dans les meilleures
Maisons du Royaume.
C'estdccerte branche à
present la sule de cette
Maison ,qu'est sorty Mr le
Comte de Lassay dont je
vous apprens aujourd'huy
le mariage.
~1roiflart Monstrelet ,
l'Histoire de Foix, d'Avila,
d'Aubigné,Mezeray,
& la Genealogie de la Maison
de France par le Pere
Anselme, rapportent ce
qui est ditcy-dessus
, fit
beaucoup d'autres cliofcs
choses quigrofliroienc
trop ce Memoire.
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Résumé : « En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
Le texte annonce le mariage entre Monsieur le Comte de Lassay, Colonel du Régiment d'Enguien, et Mademoiselle de Montataire. Le Comte est le fils d'Armand de Madaillan de Lesparre, Marquis de Lassay, Lieutenant Général pour le Roi des Provinces de CjePrefle, Bugey, Valromay et Gex. Mademoiselle de Montataire est la fille de Louis de Madail lan de Lesparre, Marquis de Montataire, et de Marie de Rabutin, fille du défunt Comte de Bussi. La Maison de Madaillan, originaire de Guyenne, a possédé de grandes terres et ses seigneurs, connus sous le nom de Sires de Lesparre, ont été gouverneurs de cette province. Ils ont contracté des alliances avec les plus grandes maisons du pays. Guillaume Amanieu de Madaillan, Sire de Lesparre, épousa en 1408 Jeanne, fille aînée du Comte d'Armagnac, dont la grand-mère était Princesse de la Maison de France et petite-fille de Saint Louis. La branche cadette de cette maison, connue sous le nom de Seigneurs de Montataire, a toujours servi les Rois de France avec attachement et dans des emplois considérables. Plusieurs historiens, dont Monstrelet et le Père Anselme, rapportent ces informations.
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