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1
p. 287-288
CHANSON.
Début :
Une timide Bergere [...]
Mots clefs :
Berger, Danger
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON.
CHANSON.
Une timide Bergere
Maisfenfible au jeu d'amour ,
Aufond d'un boisfolitaire
Chantoit ainſi l'autre jour :
Quelplaifirpour les fillettes ,
Avec un tendre Berger ,
Si l'on pouvoit fans danger
Selaißer , ſe laiſſer conterfleu-
Оüy,
rettes.
ॐ
mon coeur vous en affure
Colin commande aux amours
Par un baifer je vous jure
Qu'ils m'obéiſſent toûjours.
288 MERCURE
Quel plaifir pour lesfillettes
Avec un prudent Berger
Si l'on pouvoitfans danger
Se laißer , ſe laiffer conterfleurettes.
Une timide Bergere
Maisfenfible au jeu d'amour ,
Aufond d'un boisfolitaire
Chantoit ainſi l'autre jour :
Quelplaifirpour les fillettes ,
Avec un tendre Berger ,
Si l'on pouvoit fans danger
Selaißer , ſe laiſſer conterfleu-
Оüy,
rettes.
ॐ
mon coeur vous en affure
Colin commande aux amours
Par un baifer je vous jure
Qu'ils m'obéiſſent toûjours.
288 MERCURE
Quel plaifir pour lesfillettes
Avec un prudent Berger
Si l'on pouvoitfans danger
Se laißer , ſe laiffer conterfleurettes.
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Résumé : CHANSON.
Une bergère timide, dans un bois solitaire, souhaite des moments tendres avec un berger prudent. Elle assure que son cœur est sûr et que Colin peut commander aux amours par un baiser. Le texte insiste sur le plaisir et la sécurité dans les échanges amoureux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 112-118
A Paris ce 23 Février 1717.
Début :
Je satisfais volontiers, M. à la demande que vous avez bien [...]
Mots clefs :
Incendie, Feu, Marchand, Combustibles, Négligence, Secours, Sauvetage, Marchandises, Pompes à incendie, Danger, Maisons, Dommages, Reconstruction, Citoyens, Tragédie
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texteReconnaissance textuelle : A Paris ce 23 Février 1717.
A Paris ce 23 Février 1717 .
E fatisfais volontiers , M, à la demande
que vous avez bien voulu
me faire , que je vous informafle de
ce que j'ai vû , & de ce que je pou
rois apprendre de l'incendie arrivée
au quartier où je demeure : Je ne
vous l'envoye cependant que fur la
promeffe , que vous m'avez faite
d'ajoûterez , ou de retrancher ce que
vous jugerez à propos .
Le 16 de ce mois , le feu prit entre
deux & trois heures du matin.
dans une maison qui faifoit le coin
au midy des rues faint Martin & de
faint Merry , chez le fieur Ferand Epicier.
Comme le principal commerce de
ce Marchand eftoit la cire ; fa maifon
eftoit par confequent remplie de
poix -railines , mêches, & autres matieres
combustibles,
MERCURE. 113
Ce feu , qui par la negligence de
fes garçons , prit à une des chambres
du fecond étage , où ils s'endormirent
en travaillant,ne fut pas long
tems ,fans fe communiquer dans toutes
les parties du bâtiment , dont le
corps n'étoit que de bois ; il devint
des plus violents & des plus dangereux
, qu'on eut vû dépuis long- tems
à Paris ; puifque pendant plus de 4
heures , il poulla en l'air des charbons
& flammêches , dont le vent
qui eftoit au Sud- Ouest , en porta fur
des maifons à plus de cinq cent pas
de là ; il enflamma vis-à- vis , à travers
la rue neuve faint Mery , plufieurs
chaffis & croifées de la maifon
où demeure un Notaire ; enfin ce
quartier fe trouva dans un peril évident
pendant plus de fix heures, on en
fut delivré par les fecours qu'on y
apporta ; ce qui fut executé fous les
ordres , & en la prefence de Melfieurs,
les Prevost des Marchands & Eche.
vins , de Meffieurs les Lieutenant
Civil , & Procureur du Roy du
Châtelet.
Kiij
114 LE NOUVEAU
Les premiers fecours & les plus éfficaces
que l'on pût donner dans ces
premiers moments , furent de fauver
les marchandifes qui étoient dans la
boutique , & quelques effets du premier
étage , ce que l'on ne pût executer
fans beaucoup de difficulté , tant
à cauſe de la cire fonduë qui tomboit
à travers les planchers du fecond, que
parce que le feu gagna l'unique efcalier
qui eftoit dans cette maiſon ; ce
qui réduifit ceux qui fe trouverent
pour lors au premier étage , dans la
neceffité de defcendre par les fenêtres
, à la faveur des échelles qu'on y
pofa . Comme cette maiſon fe trouvoit
alors trop embrazée, pour l'em+
pêcher de brûler;que le feu commençoit
à gagner les maiſons voisines , le
principal objet devoit eftre d'en arrêter
le cours ,c'eft à quoi les uns s'occuperent
, en y portant de l'eau avec les
premiers feaux de la Ville qui fe
trouverent à la main , pendant que
les autres firent des baftards - d'eau,
pour que les pompes dont on efperoit
le plus , n'attendiffent point aprés
MERCURE .
105
l'eau , quand elles feroient placées ;
c'eft à quoy fervirent utilement plufieures
faignées que l'on fit à des
tuyaux qui paffent fous le pavé de ce
quartier.
Auffi-toft que les pompes furent
arrivées , le Sieur du Perier , & fes
gens ne furent pas long - tems à les
diftribuer & à les mettre en état
dans les endroits neceffaires ; Elles
commencerent àjouer à fix heures ,
& cotinuerent avec tant de fuccés,
qu'en moins de quatre heures , elles
firent celler le danger qui menaçoit
toute ce quartier , elles furent
fervies par les trente - deux hạm.
mes qui font deftinez à cet ufage :
Elles eftoient au nombre de huit , il
n'en falloit pas moins , à cauſe que
de tems en tems il s'en trouvoit
d'interrompuës pour n'être
point allez menagées , & pendant
qu'on les rétablifoit elles
eftoient remplacées par d'autres . Je
ne pourrois, fansfaire tort au Sieur
du Perier , taire ici les mouve-
9 :
" LE NOUVEAU
116
mens qu'il le donna dans cette occafion
; ils furent , tels que fes gens ,
& les autres ouvriers qui travailloient
à ce feu , n'en
n'en pouvants
faire
ceffer le danger,fans fe mettre en peril
de leur vie ; il y expofa plufieurs
fois la fienne pour les exciter par fon
exemple .
,
Sur les dix heures du matin , le plus
important travail eftant achevé , qui
avoit confifté à couper , & éteindre
le feu qui gagnoit a droite & à gauche
les maifons voifines; Il s'agilfoit
pour lors d'en étouffer un autre ,
qui menaçoit les caves de cette
maifon remplies d'un grand nombre
de tonneaux de cires & de
quelques autres marchandifes . Ces
caves avoient quelques illuës qu'on
n'avoit pû boucher , principalement
un petit efcalier dérobé , qui eftoit
au fond de la boutique ; il eftoit
tombé fur un endroit de la vout
deux poutres debout , qui auroient
pû la crever ; cette voute eftoit de
plus chargée des debris de l'incendie ;
comme le tout compofoit
enMERCU
RE.
117
&
core un feu épouventable , il fur
attaqué avec toutes les pompes, principalement
par les endroits de cette
cave que l'on crût ouverts
par un nombre infini de feaux
d'eau,dans les endroits où on les
pou
voit jetter. Ce qui fut continué juſqu'à
ce qu'on eut noyé & étouffé ce
feu ; on conçût pour lors l'efperance
de fauver pour plus de 30 mille livres
de marchandiſes , que l'on retrouva
deux jours aprés que l'on eut
achevé de dégager l'entrée defdites
caves,dans lefquelles il ne fut pas aifé
d'entrer pour les en tirer , à caufe de
la fumée de & l'eau dont elleseftoient
remplies..
Le dommage de ce feu confifte en
la aifon de l'Epicier , qui eft brû….
lée jufqu'au rez de chauffée de la Ruë ,
fes marchandifes qui eftoient dans
les chambres , la plupart de fes meubles,
quelques papiers & argent comtant
; à l'égard des petites maifons
attenantes , lefquelles font au nombe
de trois , dont deux dans la rue
faint Martin , & une, ruë, neuve S.
1 LE NOUVEAU
Mery;on aura de la peine à fe difpenfer
de rebâtir celle qui eft la plus proche
de la maiſon brûlée, du côté de la
rue S.Martin, dans laquelle demeuroit
un Boulanger , dont le comble eft
abbatu , & le murfeft un peu panché.
La curiofité amenoit à cet affreux
ſpectacle , des gens oififs , qui venoient
jouir , pour ainfi dire , de la
terreur & du peril des Citoyens fecourables,
les Archers faifilloient de
tems à autre ces badauds faineants, &
on les forçoit incivilement à jouer
un rôle utile dans cette tragedie.
E fatisfais volontiers , M, à la demande
que vous avez bien voulu
me faire , que je vous informafle de
ce que j'ai vû , & de ce que je pou
rois apprendre de l'incendie arrivée
au quartier où je demeure : Je ne
vous l'envoye cependant que fur la
promeffe , que vous m'avez faite
d'ajoûterez , ou de retrancher ce que
vous jugerez à propos .
Le 16 de ce mois , le feu prit entre
deux & trois heures du matin.
dans une maison qui faifoit le coin
au midy des rues faint Martin & de
faint Merry , chez le fieur Ferand Epicier.
Comme le principal commerce de
ce Marchand eftoit la cire ; fa maifon
eftoit par confequent remplie de
poix -railines , mêches, & autres matieres
combustibles,
MERCURE. 113
Ce feu , qui par la negligence de
fes garçons , prit à une des chambres
du fecond étage , où ils s'endormirent
en travaillant,ne fut pas long
tems ,fans fe communiquer dans toutes
les parties du bâtiment , dont le
corps n'étoit que de bois ; il devint
des plus violents & des plus dangereux
, qu'on eut vû dépuis long- tems
à Paris ; puifque pendant plus de 4
heures , il poulla en l'air des charbons
& flammêches , dont le vent
qui eftoit au Sud- Ouest , en porta fur
des maifons à plus de cinq cent pas
de là ; il enflamma vis-à- vis , à travers
la rue neuve faint Mery , plufieurs
chaffis & croifées de la maifon
où demeure un Notaire ; enfin ce
quartier fe trouva dans un peril évident
pendant plus de fix heures, on en
fut delivré par les fecours qu'on y
apporta ; ce qui fut executé fous les
ordres , & en la prefence de Melfieurs,
les Prevost des Marchands & Eche.
vins , de Meffieurs les Lieutenant
Civil , & Procureur du Roy du
Châtelet.
Kiij
114 LE NOUVEAU
Les premiers fecours & les plus éfficaces
que l'on pût donner dans ces
premiers moments , furent de fauver
les marchandifes qui étoient dans la
boutique , & quelques effets du premier
étage , ce que l'on ne pût executer
fans beaucoup de difficulté , tant
à cauſe de la cire fonduë qui tomboit
à travers les planchers du fecond, que
parce que le feu gagna l'unique efcalier
qui eftoit dans cette maiſon ; ce
qui réduifit ceux qui fe trouverent
pour lors au premier étage , dans la
neceffité de defcendre par les fenêtres
, à la faveur des échelles qu'on y
pofa . Comme cette maiſon fe trouvoit
alors trop embrazée, pour l'em+
pêcher de brûler;que le feu commençoit
à gagner les maiſons voisines , le
principal objet devoit eftre d'en arrêter
le cours ,c'eft à quoi les uns s'occuperent
, en y portant de l'eau avec les
premiers feaux de la Ville qui fe
trouverent à la main , pendant que
les autres firent des baftards - d'eau,
pour que les pompes dont on efperoit
le plus , n'attendiffent point aprés
MERCURE .
105
l'eau , quand elles feroient placées ;
c'eft à quoy fervirent utilement plufieures
faignées que l'on fit à des
tuyaux qui paffent fous le pavé de ce
quartier.
Auffi-toft que les pompes furent
arrivées , le Sieur du Perier , & fes
gens ne furent pas long - tems à les
diftribuer & à les mettre en état
dans les endroits neceffaires ; Elles
commencerent àjouer à fix heures ,
& cotinuerent avec tant de fuccés,
qu'en moins de quatre heures , elles
firent celler le danger qui menaçoit
toute ce quartier , elles furent
fervies par les trente - deux hạm.
mes qui font deftinez à cet ufage :
Elles eftoient au nombre de huit , il
n'en falloit pas moins , à cauſe que
de tems en tems il s'en trouvoit
d'interrompuës pour n'être
point allez menagées , & pendant
qu'on les rétablifoit elles
eftoient remplacées par d'autres . Je
ne pourrois, fansfaire tort au Sieur
du Perier , taire ici les mouve-
9 :
" LE NOUVEAU
116
mens qu'il le donna dans cette occafion
; ils furent , tels que fes gens ,
& les autres ouvriers qui travailloient
à ce feu , n'en
n'en pouvants
faire
ceffer le danger,fans fe mettre en peril
de leur vie ; il y expofa plufieurs
fois la fienne pour les exciter par fon
exemple .
,
Sur les dix heures du matin , le plus
important travail eftant achevé , qui
avoit confifté à couper , & éteindre
le feu qui gagnoit a droite & à gauche
les maifons voifines; Il s'agilfoit
pour lors d'en étouffer un autre ,
qui menaçoit les caves de cette
maifon remplies d'un grand nombre
de tonneaux de cires & de
quelques autres marchandifes . Ces
caves avoient quelques illuës qu'on
n'avoit pû boucher , principalement
un petit efcalier dérobé , qui eftoit
au fond de la boutique ; il eftoit
tombé fur un endroit de la vout
deux poutres debout , qui auroient
pû la crever ; cette voute eftoit de
plus chargée des debris de l'incendie ;
comme le tout compofoit
enMERCU
RE.
117
&
core un feu épouventable , il fur
attaqué avec toutes les pompes, principalement
par les endroits de cette
cave que l'on crût ouverts
par un nombre infini de feaux
d'eau,dans les endroits où on les
pou
voit jetter. Ce qui fut continué juſqu'à
ce qu'on eut noyé & étouffé ce
feu ; on conçût pour lors l'efperance
de fauver pour plus de 30 mille livres
de marchandiſes , que l'on retrouva
deux jours aprés que l'on eut
achevé de dégager l'entrée defdites
caves,dans lefquelles il ne fut pas aifé
d'entrer pour les en tirer , à caufe de
la fumée de & l'eau dont elleseftoient
remplies..
Le dommage de ce feu confifte en
la aifon de l'Epicier , qui eft brû….
lée jufqu'au rez de chauffée de la Ruë ,
fes marchandifes qui eftoient dans
les chambres , la plupart de fes meubles,
quelques papiers & argent comtant
; à l'égard des petites maifons
attenantes , lefquelles font au nombe
de trois , dont deux dans la rue
faint Martin , & une, ruë, neuve S.
1 LE NOUVEAU
Mery;on aura de la peine à fe difpenfer
de rebâtir celle qui eft la plus proche
de la maiſon brûlée, du côté de la
rue S.Martin, dans laquelle demeuroit
un Boulanger , dont le comble eft
abbatu , & le murfeft un peu panché.
La curiofité amenoit à cet affreux
ſpectacle , des gens oififs , qui venoient
jouir , pour ainfi dire , de la
terreur & du peril des Citoyens fecourables,
les Archers faifilloient de
tems à autre ces badauds faineants, &
on les forçoit incivilement à jouer
un rôle utile dans cette tragedie.
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Résumé : A Paris ce 23 Février 1717.
Le 16 février 1717, un incendie s'est déclaré à Paris dans une maison appartenant à un épicier nommé Ferand, située à l'angle des rues Saint-Martin et Saint-Merry. Cet incendie, causé par la négligence des employés, s'est rapidement propagé en raison de la présence de matières combustibles telles que la cire, la poix et les mèches. Le feu a duré plus de quatre heures, mettant en danger plusieurs maisons voisines. Les secours, dirigés par les Prévôts des Marchands et Échevins ainsi que des représentants du Châtelet, ont réussi à sauver les marchandises et les effets personnels situés au premier étage malgré les obstacles rencontrés. Les efforts se sont ensuite concentrés sur l'arrêt de la propagation du feu aux maisons voisines. Huit pompes à eau, dirigées par le Sieur du Perier, ont été utilisées simultanément pour éviter toute interruption. Le Sieur du Perier a motivé ses hommes, risquant sa vie pour maîtriser le feu principal vers dix heures du matin. Les interventions ont permis de sauver environ 30 000 livres de marchandises. Le bilan des dégâts est lourd : la maison de l'épicier a été détruite jusqu'au rez-de-chaussée, de nombreuses marchandises et meubles ont été perdus, et trois petites maisons attenantes ont subi des dommages, dont une nécessitant une reconstruction complète. La curiosité publique a attiré de nombreux spectateurs, obligeant les archers à intervenir pour les contraindre à participer aux secours.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 50
LE DANGER DE LA CAMPAGNE, Aux beautés qui se piquent de vertu.
Début :
O vous ! dont le nombre est si rare, [...]
Mots clefs :
Campagne, Danger, Beautés
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE DANGER DE LA CAMPAGNE, Aux beautés qui se piquent de vertu.
LE DANGER DE LA CAMPAGNE ,
Aux beautés qui fe piquent de vertu.
yous ! dont le nombre eft fi rare
Beautés que la vertu conduit ,
Quels que foient les attraits dont la ville ſe pare ,
Son faux éclat rarement vous féduit.
Elle aime le tumulte , & vous fuyez le bruit ;
Elle n'offre à vos yeux que des amours volages ;
Que fuivent de folâtres ris :
Leurs regards effrontés , & leurs difcours peu fages
,
Au lieu de vos faveurs attirent vos mépris.
Pour vous plaire la ville a des moeurs trop coquettes.
Mais gardez vous aux champs de vous trouver
feuletes ;
Jardins fleuris , tendres oiſeaux ,
Bois fombres , clairs ruiffeaux ,
Lieux tant chantés , qu'on n'ofe plus décrire ;
Et le repos qu'on y refpire ,
Tout porte doucement aux plaiſirs amoureux.
Sous un dehors refpectueux
Le tendre amour fçait s'y produire ,
Et dans un efprit vertueux
Il trouve l'art de s'introduire .
Pour les coeurs innocens les bois font dangereux s
L'hiſtoire de Doris doit aſſez vous inftruire.
Aux beautés qui fe piquent de vertu.
yous ! dont le nombre eft fi rare
Beautés que la vertu conduit ,
Quels que foient les attraits dont la ville ſe pare ,
Son faux éclat rarement vous féduit.
Elle aime le tumulte , & vous fuyez le bruit ;
Elle n'offre à vos yeux que des amours volages ;
Que fuivent de folâtres ris :
Leurs regards effrontés , & leurs difcours peu fages
,
Au lieu de vos faveurs attirent vos mépris.
Pour vous plaire la ville a des moeurs trop coquettes.
Mais gardez vous aux champs de vous trouver
feuletes ;
Jardins fleuris , tendres oiſeaux ,
Bois fombres , clairs ruiffeaux ,
Lieux tant chantés , qu'on n'ofe plus décrire ;
Et le repos qu'on y refpire ,
Tout porte doucement aux plaiſirs amoureux.
Sous un dehors refpectueux
Le tendre amour fçait s'y produire ,
Et dans un efprit vertueux
Il trouve l'art de s'introduire .
Pour les coeurs innocens les bois font dangereux s
L'hiſtoire de Doris doit aſſez vous inftruire.
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Résumé : LE DANGER DE LA CAMPAGNE, Aux beautés qui se piquent de vertu.
Le texte avertit les femmes vertueuses des dangers de la ville et des campagnes. En ville, les amours sont superficielles et les comportements frivoles. Les campagnes, avec leurs jardins et bois, incitent aux plaisirs amoureux. Les bois, notamment, sont périlleux pour les cœurs innocents, comme le montre l'exemple de Doris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 203-204
ESPAGNE.
Début :
Les Lettres de Buenos-Ayres marquent que, depuis la victoire remportée par [...]
Mots clefs :
Madrid, Buenos Aires, Victoire contre les Sauvages, Roi Très-Chrétien, Lisbonne, Navires, Marchandises, Danger, Tempête
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ESPAGNE.
ESPAGNE.
DE MADRID , le 25 Janvier.
Les Lettres de Buenos - Ayres marquent que ,
depuis la victoire remportée par les troupes Efpagnoles
& Portugaifes fur les Indiens voifins de la
riviere d'Urugay , les Vainqueurs ont continué
leur marche ; que malgré tous les obſtacles que
leur oppofoit un pays montueux & couvert de
bois , ils ont foumis tous les peuples de ces cantons
; & que ces peuples fe difpofent à paffer
dans les nouveaux établiffemens , qui leur ont été
affignés.
Un Courier étant arrivé le 20 de Versailles ;
avec la nouvelle que le Roi Très- Chrétien étoit
Ivj
204 MERCURE DE FRANCE.
parfaitement guéri de fa bleffure , le Roi fit chanter
fur le champ le Te Deum dans fa Chapelle
& ordonna qu'on célébrât cet heureux événement
par trois jours de réjouiffances & d'illuminations.
DE LISBONNE , le 4 Janvier.
Il a été annoncé dans les lettres datées du
23 du mois dernier , que deux Navires de la flotte
de la Baie de Tous les Saints étoient en grand
danger. Quelque diligence qu'on ait apportée.
pour les fecourir , ils ont coulé bas dans la Barre.
Ces Bâtimens fe nommoient le Gafparino & la
Sanada. Le premier étoit le Navire le plus riche
de la flotte. Outre fon chargement particulier ,
il avoit une partie de celui du Vaiffeau de retour
de Goa , qui étant arrivé à la Baie de Tous les
Saints , ne fe trouva pas en état de continuer fa
route. Des équipages du Gafparino & de la Sanada
, il n'a péri que deux Matelots. Dans la
même tempête deux Navirės Anglois , qui étoient
à l'ancre dans le Tage , ont eu leurs cables brifés.
Un de ces Bâtimens a échoué contre un banc de
fable ; mais on a fauvé toute la cargaifon. Hier ,
le feu du ciel tomba fur un Vaiffeau de guerre
la même Nation , renverfa le grand mât , & tua
quelques perfonnes de l'équipage.
DE MADRID , le 25 Janvier.
Les Lettres de Buenos - Ayres marquent que ,
depuis la victoire remportée par les troupes Efpagnoles
& Portugaifes fur les Indiens voifins de la
riviere d'Urugay , les Vainqueurs ont continué
leur marche ; que malgré tous les obſtacles que
leur oppofoit un pays montueux & couvert de
bois , ils ont foumis tous les peuples de ces cantons
; & que ces peuples fe difpofent à paffer
dans les nouveaux établiffemens , qui leur ont été
affignés.
Un Courier étant arrivé le 20 de Versailles ;
avec la nouvelle que le Roi Très- Chrétien étoit
Ivj
204 MERCURE DE FRANCE.
parfaitement guéri de fa bleffure , le Roi fit chanter
fur le champ le Te Deum dans fa Chapelle
& ordonna qu'on célébrât cet heureux événement
par trois jours de réjouiffances & d'illuminations.
DE LISBONNE , le 4 Janvier.
Il a été annoncé dans les lettres datées du
23 du mois dernier , que deux Navires de la flotte
de la Baie de Tous les Saints étoient en grand
danger. Quelque diligence qu'on ait apportée.
pour les fecourir , ils ont coulé bas dans la Barre.
Ces Bâtimens fe nommoient le Gafparino & la
Sanada. Le premier étoit le Navire le plus riche
de la flotte. Outre fon chargement particulier ,
il avoit une partie de celui du Vaiffeau de retour
de Goa , qui étant arrivé à la Baie de Tous les
Saints , ne fe trouva pas en état de continuer fa
route. Des équipages du Gafparino & de la Sanada
, il n'a péri que deux Matelots. Dans la
même tempête deux Navirės Anglois , qui étoient
à l'ancre dans le Tage , ont eu leurs cables brifés.
Un de ces Bâtimens a échoué contre un banc de
fable ; mais on a fauvé toute la cargaifon. Hier ,
le feu du ciel tomba fur un Vaiffeau de guerre
la même Nation , renverfa le grand mât , & tua
quelques perfonnes de l'équipage.
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Résumé : ESPAGNE.
En Espagne, les troupes espagnoles et portugaises ont vaincu les Indiens près de la rivière Uruguay et continuent leur progression malgré les obstacles. Les populations soumises se préparent à s'installer dans de nouveaux établissements. En France, à Versailles, le roi s'est complètement remis de sa blessure, ce qui a été célébré par un Te Deum et trois jours de festivités. Au Portugal, deux navires de la flotte de la Baie de Tous les Saints, le Gasparino et la Sanada, ont sombré lors d'une tempête. Le Gasparino, le plus riche, transportait aussi des marchandises de Goa. Deux marins ont péri, tandis que deux navires anglais et un vaisseau de guerre portugais ont également subi des dommages.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 207-209
A L'AUTEUR DU MERCURE.
Début :
Monsieur, je vous prie d'insérer dans votre Mercure de France, l'observation suivante [...]
Mots clefs :
Sieur la Salle, Guérisons, Loupes, Charlatanerie, Incurable, Tumeur, Maladie, Crédulité, Danger
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A L'AUTEUR DU MERCURE.
A L'AUTEUR DU MERCURE.
MONSIEUR , je vous prie d'inférer dans votre
Mercure de France , Pobfervation fuivante fur
l'Avis au Public donné par le fieur de la Salle, Chirurgien
, dans le Mercure de France du mois de
Juillet dernier , à la page 237.
Je croirois manquer à ce que je dois au Public,
fi je différois plus long- temps à le précautionner
contre le fecret du fieur la Salle , Chirurgien empirique.
Il donne à ce fecret des vertus fingulieres
pour guérir indéfiniment toutes fortes de loupes
vraie charlatanerie , dont le Public n'eft que trop
fouvent la dupe & la victime ! la perte de fon argent
eft le moindre rifque qu'on court : en s'y prê
tant , la fanté en fouffre ; & l'expérience nous apprend
par des accidens , que le fieur la Salle ne
devroit pas fe diffimuler que les maladies empirent
par ces fortes de remedes , & deviennent fouvent
incurables. Cette réflexion ne fuffiroit peut-être
pas pour mettre en garde le Public contre le fecret
dont il s'agit ; en voici d'autres plus frappantes :
falfe le Ciel qu'elles arrêtent ceux qu'une confiance
aveugle pourroit livrer entre les mains du fienr
la Salle . Il est évident que ce Chirurgien ignore la
force & l'étendue du mot de loupe. Qu'est- ce que
loupe ou tumeur enkiftée : S'il étoit tant foit
verfé dans la théorie de fon métier , il fçauroit que
le nom de loupe eft un terme générique qui renferme
plufieurs efpeces , auxquels la fituation & lat
qualité de la matiere font donner différens noms.
mais il n'eft pas néceffaire d'entrer dans ce détail
& de parcourir les différentes parties ou les tumeurs
fe jettent & s'enkiftent. Il me fuffira , pour
peu
2
208 MERCURE DE FRANCE.
démontrer la charlatanerie du fieur la Salle , de
faire obferver que fon fecret , tel qu'il l'annonce ,
doit guérir toute forte de loupes , fans qu'il ait befoin
de fe fervir d'aucuns inftrumens de Chirurgie.
Il a fans doute fes raiſons pour s'en tenir à ſon ſecret.
Il faut , pour en venir aux opérations de la
main,une grande connoiffance de fon fujet; & c'eſt
ce qu'ignorent les Charlatans : mais ce que le fieur
la Salle , en qualité de Chirurgien , devroit fçavoir,
c'eft que l'application de ces prétendus fpécifiques
eft prefque toujours dangereufe. S'il avoit lu les
Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie ,
page 347 , il auroit vu que dans cette efpece de
maladie les topiques font pernicieux ; c'eft la remarque
de M. Petit , Auteur de cette obſervation .
Il n'a pas lu fans doute la brochure de M. Louis
contre les perfonnages à fecret ; cette lecture lui
cût ôté l'envie de faire imprimer le fien . Quoi
qu'il en foit , on prie le fieur la Salle de nous dire
comment il pourroit guérir une loupe pefant
plufieurs livres nous en voyons fouvent de femblables.
Son remede ne feroit-il point dans ce caslà
infructueux ? De plus , on a trouvé , à l'ouverture
de ces fortes de tumeurs , plufieurs corps
étrangers de tous genres , jufqu'à des os de différentes
figures , comme l'a remarqué M. de Ruylely,
& nombre d'autres Auteurs qui traitent de cette
efpece de maladie. Or , dans le fecond cas quel
effet doit produire l'application de fon remede
Les gens un peu éclairés doivent en appercevoir
ici l'inutilité & le danger. On n'a garde d'accufer
de malice le fieur la Salle : c'eft l'amour du bien
public qui lui a fait faire toutes les recherches néceffaires
pour la compofition de ſon ſecret . Il a encore
trouvé le moyen de le tranſporter dans tous
les lieux fans la moindre altération voilà ce qu'il
AVRIL. 1757. 209
T
nous affure. Dans quelque autre profeffion que la
fienne , l'application & le travail peuvent mériter
quelques éloges, indépendamment du fuccès : mais
en fait de fecret qui intéreffe la fanté , les feuls
fuccès foutenus font la gloire & le mérite de ceux
qui les ont trouvés . Il faut que les recherches du
fieur la Salle aient été bien longues , ou que le fuccès
ait été bien douteux , puifqu'il a attendu ſeize
ans pour faire encore imprimer cette curieuſe dé-
Couverte. N'y a-t'il pas lieu de douter qu'elle ait
eu aucun fuccès , puiſqu'il ne l'appuie d'aucun fait
de pratique ? Si cependant il trouve dans cette obfervation
quelque chofe à relever , comme on
ne craint point les objections , on ſe fera un vrai
plaifir d'y répondre.
MONSIEUR , je vous prie d'inférer dans votre
Mercure de France , Pobfervation fuivante fur
l'Avis au Public donné par le fieur de la Salle, Chirurgien
, dans le Mercure de France du mois de
Juillet dernier , à la page 237.
Je croirois manquer à ce que je dois au Public,
fi je différois plus long- temps à le précautionner
contre le fecret du fieur la Salle , Chirurgien empirique.
Il donne à ce fecret des vertus fingulieres
pour guérir indéfiniment toutes fortes de loupes
vraie charlatanerie , dont le Public n'eft que trop
fouvent la dupe & la victime ! la perte de fon argent
eft le moindre rifque qu'on court : en s'y prê
tant , la fanté en fouffre ; & l'expérience nous apprend
par des accidens , que le fieur la Salle ne
devroit pas fe diffimuler que les maladies empirent
par ces fortes de remedes , & deviennent fouvent
incurables. Cette réflexion ne fuffiroit peut-être
pas pour mettre en garde le Public contre le fecret
dont il s'agit ; en voici d'autres plus frappantes :
falfe le Ciel qu'elles arrêtent ceux qu'une confiance
aveugle pourroit livrer entre les mains du fienr
la Salle . Il est évident que ce Chirurgien ignore la
force & l'étendue du mot de loupe. Qu'est- ce que
loupe ou tumeur enkiftée : S'il étoit tant foit
verfé dans la théorie de fon métier , il fçauroit que
le nom de loupe eft un terme générique qui renferme
plufieurs efpeces , auxquels la fituation & lat
qualité de la matiere font donner différens noms.
mais il n'eft pas néceffaire d'entrer dans ce détail
& de parcourir les différentes parties ou les tumeurs
fe jettent & s'enkiftent. Il me fuffira , pour
peu
2
208 MERCURE DE FRANCE.
démontrer la charlatanerie du fieur la Salle , de
faire obferver que fon fecret , tel qu'il l'annonce ,
doit guérir toute forte de loupes , fans qu'il ait befoin
de fe fervir d'aucuns inftrumens de Chirurgie.
Il a fans doute fes raiſons pour s'en tenir à ſon ſecret.
Il faut , pour en venir aux opérations de la
main,une grande connoiffance de fon fujet; & c'eſt
ce qu'ignorent les Charlatans : mais ce que le fieur
la Salle , en qualité de Chirurgien , devroit fçavoir,
c'eft que l'application de ces prétendus fpécifiques
eft prefque toujours dangereufe. S'il avoit lu les
Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie ,
page 347 , il auroit vu que dans cette efpece de
maladie les topiques font pernicieux ; c'eft la remarque
de M. Petit , Auteur de cette obſervation .
Il n'a pas lu fans doute la brochure de M. Louis
contre les perfonnages à fecret ; cette lecture lui
cût ôté l'envie de faire imprimer le fien . Quoi
qu'il en foit , on prie le fieur la Salle de nous dire
comment il pourroit guérir une loupe pefant
plufieurs livres nous en voyons fouvent de femblables.
Son remede ne feroit-il point dans ce caslà
infructueux ? De plus , on a trouvé , à l'ouverture
de ces fortes de tumeurs , plufieurs corps
étrangers de tous genres , jufqu'à des os de différentes
figures , comme l'a remarqué M. de Ruylely,
& nombre d'autres Auteurs qui traitent de cette
efpece de maladie. Or , dans le fecond cas quel
effet doit produire l'application de fon remede
Les gens un peu éclairés doivent en appercevoir
ici l'inutilité & le danger. On n'a garde d'accufer
de malice le fieur la Salle : c'eft l'amour du bien
public qui lui a fait faire toutes les recherches néceffaires
pour la compofition de ſon ſecret . Il a encore
trouvé le moyen de le tranſporter dans tous
les lieux fans la moindre altération voilà ce qu'il
AVRIL. 1757. 209
T
nous affure. Dans quelque autre profeffion que la
fienne , l'application & le travail peuvent mériter
quelques éloges, indépendamment du fuccès : mais
en fait de fecret qui intéreffe la fanté , les feuls
fuccès foutenus font la gloire & le mérite de ceux
qui les ont trouvés . Il faut que les recherches du
fieur la Salle aient été bien longues , ou que le fuccès
ait été bien douteux , puifqu'il a attendu ſeize
ans pour faire encore imprimer cette curieuſe dé-
Couverte. N'y a-t'il pas lieu de douter qu'elle ait
eu aucun fuccès , puiſqu'il ne l'appuie d'aucun fait
de pratique ? Si cependant il trouve dans cette obfervation
quelque chofe à relever , comme on
ne craint point les objections , on ſe fera un vrai
plaifir d'y répondre.
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Résumé : A L'AUTEUR DU MERCURE.
L'auteur adresse une lettre à l'éditeur du Mercure de France pour alerter le public sur les pratiques du sieur de la Salle, un chirurgien empirique. Il critique sévèrement ce dernier pour ses allégations selon lesquelles il possède un secret capable de guérir toutes les formes de loupes, qualifiant cette affirmation de charlatanerie. L'auteur met en garde contre les risques pour la santé et les dangers potentiels associés à ces remèdes, citant des exemples où les maladies s'aggravent et deviennent incurables. Il souligne l'ignorance du sieur de la Salle concernant la diversité des loupes et l'importance des instruments chirurgicaux appropriés. L'auteur mentionne que les remèdes topiques sont souvent pernicieux, se référant aux travaux de M. Petit et M. Louis. La lettre interroge également la validité du remède du sieur de la Salle face à des cas complexes de loupes et à la présence de corps étrangers dans certaines tumeurs. Enfin, l'auteur exprime des doutes sur la légitimité et l'efficacité du secret du sieur de la Salle, soulignant l'absence de preuves concrètes après seize ans de recherche.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 54-55
VERS SUR la Convalescence de M. L'ÉVÉQUE D'ORLÉANS, aux Citoyens de son Diocèse.
Début :
QUEL bruit confus ? quels lugubres accens [...]
Mots clefs :
Convalescence, Plaintes, Pleurs, Danger, Ardeur, Citoyens, Muse
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texteReconnaissance textuelle : VERS SUR la Convalescence de M. L'ÉVÉQUE D'ORLÉANS, aux Citoyens de son Diocèse.
VERS
SUR la Convalescence deM. L'ÉVÉQUE
D'ORLEANS , aux Citoyens defon
Diocèse.i
QUEL bruit confus ? quels lugubres accens
Sur ces rives ſe font entendre ?
Vos plaintes , vos gémiſſemens ,
Les pleurs que je vous vois répandre
Saiffiffent & glacent mes ſens !
3
Sur le danger des jours d'un Prélat qu'on adore ,
Vous tremblez ? .... eſpérez ; le ſecours que j'im
plore 231
Ne peut ſe refuſer à l'ardeur denos voeux ,
9.1
NOVEMBRE. 1763 . 55
Sur tout des voeux formés par la Reconnoiſſance...
こ
Aſa voix la Convalescence ,
Pour détourner ce coup affreux ,
Des mains de la Parque homicide
Arrache le ciſeau perfide ;
Et ſur Jarente enfin répandant ſes faveurs,
Au gré de mes deſirs appaiſe vos allarmes,
Séche la ſourcede vos larmes ,
Raméne le calme en vos coeurs .
Citoyens fortunés! qu'à la ſombre triſteſſe
Succéde la vive allégreffe.
Muſe , fais retentir tes plus tendres accords ;
Etquemon bienfaiteur , s'il daigne les entendre ,
En faveur de l'objet excuſe tes tranſports.
Par un Abonné au Mercure.
SUR la Convalescence deM. L'ÉVÉQUE
D'ORLEANS , aux Citoyens defon
Diocèse.i
QUEL bruit confus ? quels lugubres accens
Sur ces rives ſe font entendre ?
Vos plaintes , vos gémiſſemens ,
Les pleurs que je vous vois répandre
Saiffiffent & glacent mes ſens !
3
Sur le danger des jours d'un Prélat qu'on adore ,
Vous tremblez ? .... eſpérez ; le ſecours que j'im
plore 231
Ne peut ſe refuſer à l'ardeur denos voeux ,
9.1
NOVEMBRE. 1763 . 55
Sur tout des voeux formés par la Reconnoiſſance...
こ
Aſa voix la Convalescence ,
Pour détourner ce coup affreux ,
Des mains de la Parque homicide
Arrache le ciſeau perfide ;
Et ſur Jarente enfin répandant ſes faveurs,
Au gré de mes deſirs appaiſe vos allarmes,
Séche la ſourcede vos larmes ,
Raméne le calme en vos coeurs .
Citoyens fortunés! qu'à la ſombre triſteſſe
Succéde la vive allégreffe.
Muſe , fais retentir tes plus tendres accords ;
Etquemon bienfaiteur , s'il daigne les entendre ,
En faveur de l'objet excuſe tes tranſports.
Par un Abonné au Mercure.
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Résumé : VERS SUR la Convalescence de M. L'ÉVÉQUE D'ORLÉANS, aux Citoyens de son Diocèse.
Le poème 'Sur la Convalescence de M. l'Évêque d'Orléans' est adressé aux citoyens du diocèse d'Orléans et exprime leur inquiétude et leur tristesse face à la maladie de leur évêque. Le poète prie pour la convalescence de l'évêque afin de sauver sa vie et apaiser les craintes des habitants. La convalescence est personnifiée et suppliée de détourner le danger mortel. Le poète souhaite ardemment la guérison de l'évêque, espérant ainsi restaurer la joie et le calme parmi les citoyens. Il invite la muse à célébrer cette guérison et demande pardon pour ses émotions intenses en faveur de leur bienfaiteur. Le poème est daté de novembre 1763 et signé par un abonné au Mercure.
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