Résultats : 21932 texte(s)
Détail
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6351
p. 214
« Nota. Ceux qui se plaignent de mon exactitude à insérer ces articles [...] »
Début :
Nota. Ceux qui se plaignent de mon exactitude à insérer ces articles [...]
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texteReconnaissance textuelle : « Nota. Ceux qui se plaignent de mon exactitude à insérer ces articles [...] »
Nota. Ceux qui ſe plaignent de mon exacti
tude à inſérer ces articles dans le Mercure, ne ré
fléchiſſent pas aſſez ſur l'importance de l'objet.
A l'égard de la pudeur on voit combien elle y
eſt reſpectée.
tude à inſérer ces articles dans le Mercure, ne ré
fléchiſſent pas aſſez ſur l'importance de l'objet.
A l'égard de la pudeur on voit combien elle y
eſt reſpectée.
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6352
p. 214
MORTS.
Début :
Messire Louis-Albert Joly de Chossin, Évêque de Toulon, Prévôt des Pignans [...]
Mots clefs :
Évêque, Marquise , Veuve, Duc, Princes, Princesses, Morts
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
-Meffire Louis- Albert Joly de Choffin , Evêque de
Toulon , Prévôt des Pignans , Diocèse de Fréjus ,
eſt mort le 16 Avril dans la foixante-uniéme an
née de fon âge.
Marie- Françoife de Poitiers , Marquife de la
Baume-Montrevel , eft morte à la Ferté-Aleps ,
le mêmejour âgée de quatrevingt- quatre ans.
Théodore de Podenas Villepinte , veuve de
François Gafton , Comte de Foix , mourut le 19
de cemois , âgée d'environ quatrevingt-dix ans ;
M. le Duc de Duras & M. le Marquis de Villepinte
eurent l'honneur d'en faire part aux Princes
& Princeffes du Sang,qui en ont pris le deuil le 13.
-Meffire Louis- Albert Joly de Choffin , Evêque de
Toulon , Prévôt des Pignans , Diocèse de Fréjus ,
eſt mort le 16 Avril dans la foixante-uniéme an
née de fon âge.
Marie- Françoife de Poitiers , Marquife de la
Baume-Montrevel , eft morte à la Ferté-Aleps ,
le mêmejour âgée de quatrevingt- quatre ans.
Théodore de Podenas Villepinte , veuve de
François Gafton , Comte de Foix , mourut le 19
de cemois , âgée d'environ quatrevingt-dix ans ;
M. le Duc de Duras & M. le Marquis de Villepinte
eurent l'honneur d'en faire part aux Princes
& Princeffes du Sang,qui en ont pris le deuil le 13.
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Résumé : MORTS.
Le texte mentionne les décès de quatre personnalités. Louis-Albert Joly de Choffin, évêque de Toulon, est mort le 16 avril à 71 ans. Marie-Françoise de Poitiers, Marquise de la Baume-Montrevel, est décédée le même jour à 84 ans. Théodore de Podenas Villepinte, veuve du Comte de Foix, est morte le 19 avril à environ 90 ans. Le Duc de Duras et le Marquis de Villepinte ont informé les Princes et Princesses du Sang de ce décès.
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6353
p. 214
GRANDE BRETAGNE.
Début :
On a appris par un Bâtiment, venu de la Nouvelle Yorck, que le 20 [...]
Mots clefs :
Londres, Amérique, New York, Troupe française, Fort Guillaume Henry, Attaque
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texteReconnaissance textuelle : GRANDE BRETAGNE.
GRANDE BRETAGNE.
DE LONDRES , les Juillet.
On a appris par un Bâtiment , venu de la Nouvelle
Yorck , que le 20 du mois de Mars dernier
un Corps de troupes Françoifes , de Canadiens &
de Sauvages , fort d'environ quinze cens hommes,
s'étoit préfenté devant le Fort Guillaume Henry,
qu'il avoit tenté inutilement de l'emporter par ef-
Calade ; mais qu'en fe retirant , il avoit brûlé un
magafin , & plufieurs bateaux qui fe trouvoient
fur le Lac Georges. L'équipage de ce Bâtiment a
ajouté , que le Lord Loudon avoit fait affembler
cent foixante- dix Bateaux , fur lesquels devoient
s'embarquer neuf mille hommes deſtinés pourune
expédition fecrete . Plufieurs Navires confirment
que cinq Vaiffeaux de guerre François , qui croifent
fur les côtes d'Afrique , ont pillé & brûlé
quatre de nos Vaiffeaux ; qu'ils ont détruit quel
ques-uns de nos Forts & de nos établiſſemens , &
qu'ils fe propofent d'en ufer de même à l'égard
de ceux qui fubfiftent encore fur cette côte.
DE LONDRES , les Juillet.
On a appris par un Bâtiment , venu de la Nouvelle
Yorck , que le 20 du mois de Mars dernier
un Corps de troupes Françoifes , de Canadiens &
de Sauvages , fort d'environ quinze cens hommes,
s'étoit préfenté devant le Fort Guillaume Henry,
qu'il avoit tenté inutilement de l'emporter par ef-
Calade ; mais qu'en fe retirant , il avoit brûlé un
magafin , & plufieurs bateaux qui fe trouvoient
fur le Lac Georges. L'équipage de ce Bâtiment a
ajouté , que le Lord Loudon avoit fait affembler
cent foixante- dix Bateaux , fur lesquels devoient
s'embarquer neuf mille hommes deſtinés pourune
expédition fecrete . Plufieurs Navires confirment
que cinq Vaiffeaux de guerre François , qui croifent
fur les côtes d'Afrique , ont pillé & brûlé
quatre de nos Vaiffeaux ; qu'ils ont détruit quel
ques-uns de nos Forts & de nos établiſſemens , &
qu'ils fe propofent d'en ufer de même à l'égard
de ceux qui fubfiftent encore fur cette côte.
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Résumé : GRANDE BRETAGNE.
Le 20 mars, environ 1500 soldats français, canadiens et amérindiens ont attaqué le Fort Guillaume Henry sans succès. Ils ont incendié des bâtiments avant de se retirer. Le Lord Loudon a préparé 1610 bateaux pour 9000 hommes. En Afrique, cinq vaisseaux français ont attaqué et détruit des navires et forts britanniques.
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6354
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de Juin, [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
AP PRO BATION,
'Ar lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Juin , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A
Paris , ce 30 Mai 1759. GUIROY.
'Ar lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Juin , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A
Paris , ce 30 Mai 1759. GUIROY.
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6355
p. 214
« Le peu d'espace qui nous reste nous force à remettre au prochain Mercure [...] »
Début :
Le peu d'espace qui nous reste nous force à remettre au prochain Mercure [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le peu d'espace qui nous reste nous force à remettre au prochain Mercure [...] »
Le peu d'espace qui nous refte nous force de
remettre au prochain Mercure le reste des Nouvelles,
l'article de l'Hôpital de M. le Maréchal-Duc de
Biron.
remettre au prochain Mercure le reste des Nouvelles,
l'article de l'Hôpital de M. le Maréchal-Duc de
Biron.
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6356
p. 212
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure d'Avril, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
AP PROBATION.
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance-
• >
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
, ce 28 Mars 1755.
GUIROY.
' Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chance-
• >
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
, ce 28 Mars 1755.
GUIROY.
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6357
p. 214
Fautes à corriger dans ce Volume.
Début :
Page 91. ligne 4. par en bas &c. le laisse &c. ajoutez en proie. [...]
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texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Volume.
Fautes à corriger dans ce Volume.
Page 91. ligne 4. par en bas &c . le laiffe & c
ajoutez en proie .
P. 119. ligne derniere : fceperes , lifez fceptres .
Page 91. ligne 4. par en bas &c . le laiffe & c
ajoutez en proie .
P. 119. ligne derniere : fceperes , lifez fceptres .
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6358
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
AP PROBATION.
'Ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Décembre , & je n'y ai
rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 27 Novembre 1758. GUIROY.
'Ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Décembre , & je n'y ai
rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 27 Novembre 1758. GUIROY.
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6359
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
A P P R O B A T I O N.
J# lu, par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
e Mercure du mois de Mai, & je n'y ai rien
trouvé qui puiſſe en empêcher l'impreſſion. A.
Paris, ce 3o Avril 1759. GU I R OY.
J# lu, par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
e Mercure du mois de Mai, & je n'y ai rien
trouvé qui puiſſe en empêcher l'impreſſion. A.
Paris, ce 3o Avril 1759. GU I R OY.
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6360
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'Allu ,
'Arlu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le Mercure du mois de Novembre , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 31 Octobre 1759. GUIROY.
J'Allu ,
'Arlu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le Mercure du mois de Novembre , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 31 Octobre 1759. GUIROY.
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6361
p. 210-211
« Le sieur Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un Reméde efficace [...] »
Début :
Le sieur Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un Reméde efficace [...]
Mots clefs :
Remède, Topique, Pieds, Maux, Amputation, Vertus, Pansement, Guérison, Succès
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un Reméde efficace [...] »
LE fieur ROUSSEL donne avis au Public quila
trouvé un Reméde efficace pour les cors des
pieds. Juſqu'ici ces maux avoient paru ne pas
devoir mériter une attention particulière , &
Pon s'eſt contenté de chercher dans les ſecrets
douteux de quelques Empyriques un foulagement
, trop ſouvent inutilement attendu. Il ſuf
fifoit , en diminuant leur volume par l'amputation
d'en rendre les douleurs un peu plus fup
portables. Beaucoup de perſonnes , ou riſquoient
les inconvéniens dangereux qui réſultent tous les
jours de pareilles opérations , ou aimolent mieux
fouffrir les maux que cauſent les Cors , plutôt que
* Les actes qui la conſtituentfont des 13 Octobre
1763 & 6 Avril 1764.
AOUST. 1764. 211
d'endurer la compreſſion ou l'introduction d'aucun
corps étranger. Aujourd'hui l'expérience a fait
trouver un Topique auſſi sûr contre ce mal , qu'il
eſt aiſé à employer. Un morceau de toile noire ,
ou de foie , enduit du médicament dont il s'agit a,
la vertu d'ôter très-promptement la douleur des
Cors , de les amollir , & de les faire mourir par
fucceſſion de temps . On en forme une Emplâtre
un peu plus large que le mal , que l'on enveloppe
d'une bandelette. Au boutde huit jours on peut
lever cepremier appareil , & remettre une autre
Emplâtre pour autant de temps. Ce Reméde eft
auffi efficace pour les Verrues ou Poireaux , ayant
foin d'en relever l'Emplâtre , d'en fubſtituer une
autre à la place , tous les deux jours , pendant
l'eſpace de huit ou dix jours.
Un grand nombre de perſonnes ont été par
faitement guéries par l'ufage de ce Topique ; en
tr'autres
,
M. de la Place Auteur du Mercure , rue
Fromenteau.
-M. Baret , Maître de Langues de la Cour de
Munich , actuellement à Paris , rue S. Etienne
des Grès , près le Collège de Lyſieux .
M. David , Marchand Mercier & Négociant ,
rueBeaurepaire.
M. & Madame Thibault , Maître Plombier ,
rue S. Sauveur.
Madame de Mongeville , Maréchale de
rue Camp Couture Ste Catherine. 1
Mademoiſelle
vis le Maréchal.
Tumerie , rue de Limoge , vis-à-
La demeure du Sieur ROUSSEL eft rue Jeande-
l'Epine près la Grève , chez M. Dumon au S.
Efprit.
trouvé un Reméde efficace pour les cors des
pieds. Juſqu'ici ces maux avoient paru ne pas
devoir mériter une attention particulière , &
Pon s'eſt contenté de chercher dans les ſecrets
douteux de quelques Empyriques un foulagement
, trop ſouvent inutilement attendu. Il ſuf
fifoit , en diminuant leur volume par l'amputation
d'en rendre les douleurs un peu plus fup
portables. Beaucoup de perſonnes , ou riſquoient
les inconvéniens dangereux qui réſultent tous les
jours de pareilles opérations , ou aimolent mieux
fouffrir les maux que cauſent les Cors , plutôt que
* Les actes qui la conſtituentfont des 13 Octobre
1763 & 6 Avril 1764.
AOUST. 1764. 211
d'endurer la compreſſion ou l'introduction d'aucun
corps étranger. Aujourd'hui l'expérience a fait
trouver un Topique auſſi sûr contre ce mal , qu'il
eſt aiſé à employer. Un morceau de toile noire ,
ou de foie , enduit du médicament dont il s'agit a,
la vertu d'ôter très-promptement la douleur des
Cors , de les amollir , & de les faire mourir par
fucceſſion de temps . On en forme une Emplâtre
un peu plus large que le mal , que l'on enveloppe
d'une bandelette. Au boutde huit jours on peut
lever cepremier appareil , & remettre une autre
Emplâtre pour autant de temps. Ce Reméde eft
auffi efficace pour les Verrues ou Poireaux , ayant
foin d'en relever l'Emplâtre , d'en fubſtituer une
autre à la place , tous les deux jours , pendant
l'eſpace de huit ou dix jours.
Un grand nombre de perſonnes ont été par
faitement guéries par l'ufage de ce Topique ; en
tr'autres
,
M. de la Place Auteur du Mercure , rue
Fromenteau.
-M. Baret , Maître de Langues de la Cour de
Munich , actuellement à Paris , rue S. Etienne
des Grès , près le Collège de Lyſieux .
M. David , Marchand Mercier & Négociant ,
rueBeaurepaire.
M. & Madame Thibault , Maître Plombier ,
rue S. Sauveur.
Madame de Mongeville , Maréchale de
rue Camp Couture Ste Catherine. 1
Mademoiſelle
vis le Maréchal.
Tumerie , rue de Limoge , vis-à-
La demeure du Sieur ROUSSEL eft rue Jeande-
l'Epine près la Grève , chez M. Dumon au S.
Efprit.
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Résumé : « Le sieur Roussel donne avis au Public qu'il a trouvé un Reméde efficace [...] »
Le document présente la découverte d'un remède efficace contre les cors des pieds par le Sieur ROUSSEL. Jusqu'alors, ces affections étaient souvent négligées ou traitées par des méthodes inefficaces, comme l'amputation. Le nouveau traitement consiste en un emplâtre fabriqué à partir d'un morceau de toile noire ou de foie, enduit d'un médicament spécifique. Cet emplâtre doit être appliqué sur le cor, enveloppé d'une bandelette, et changé tous les huit jours. Le remède est également efficace contre les verrues, nécessitant un changement de l'emplâtre tous les deux jours pendant huit à dix jours. Plusieurs personnes ont été guéries grâce à ce traitement, notamment M. de la Place, M. Baret, M. David, M. et Madame Thibault, Madame de Mongeville et Mademoiselle Tumerie. Le Sieur ROUSSEL réside rue Jean-de-l'Épine près la Grève, chez M. Dumon au Saint-Esprit.
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6362
p. 215-216
MORTS.
Début :
Messire Paul le Gendre, Seigneur de Lormoy, qui avoit esté [...]
Mots clefs :
Théologie, Maison de Navarre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
M0RTS.
Messire Paulle Gendre,
Seigneur de Lormoy
J
qui
avoitesté receuMaistre des
Requestes en 1668. après
avoir esté Procureur GeneralauParlement
de Mets,
mourut honoraire le trois
Octobre 1713. âgé de 98.
ans, laissant des enfants de
DameFrançoise deChaulnés
lqai eftencore vivante,
fille de MessireJacques de
Chaulnes, Seigneur de
Longcorne, Conseiller
d'Estat, &de Dame Anne
Duparites, dont l'aisnéest
Messire Gaspard François
le Gendre, Maistre des Requestes.
Messire Pierre Verrier,
Docteur en Theologie de
la Maison de Navarre,
Chescier de S. Estienne des
Grez,Principal du College
de Tours & ancien
Official de Paris , mourut
le 4. Octobre1713.
Dame Loüise Charlet;
épouse de MessireJean de
Jassaud,seigneur d'Arquinvilliers
, Maistre des Requestes,
mourut le 19. Octobre
1713.
Messire Paulle Gendre,
Seigneur de Lormoy
J
qui
avoitesté receuMaistre des
Requestes en 1668. après
avoir esté Procureur GeneralauParlement
de Mets,
mourut honoraire le trois
Octobre 1713. âgé de 98.
ans, laissant des enfants de
DameFrançoise deChaulnés
lqai eftencore vivante,
fille de MessireJacques de
Chaulnes, Seigneur de
Longcorne, Conseiller
d'Estat, &de Dame Anne
Duparites, dont l'aisnéest
Messire Gaspard François
le Gendre, Maistre des Requestes.
Messire Pierre Verrier,
Docteur en Theologie de
la Maison de Navarre,
Chescier de S. Estienne des
Grez,Principal du College
de Tours & ancien
Official de Paris , mourut
le 4. Octobre1713.
Dame Loüise Charlet;
épouse de MessireJean de
Jassaud,seigneur d'Arquinvilliers
, Maistre des Requestes,
mourut le 19. Octobre
1713.
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Résumé : MORTS.
En octobre 1713, trois personnalités décédèrent. Messire Paulle Gendre, Seigneur de Lormoy et Maître des Requestes, mourut à 98 ans le 3 octobre. Messire Pierre Verrier, Docteur en Théologie et Principal du Collège de Tours, décéda le 4 octobre. Dame Loüise Charlet, épouse de Messire Jean de Jassaud, mourut le 19 octobre.
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6363
p. 215-216
LUDOVICO MANGO In res foeliciter Pacis Bellique gesas. EPIGRAMMA ab A.P.P.M.P.P.A
Début :
Finitimos animo juvenis Ludovicus & armis, [...]
Mots clefs :
Bellique , Ludovicus , Pacis , Victoria , Armis , Consilio , Senex , Mirentur , Gloria, Martem
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LUDOVICO MANGO In res foeliciter Pacis Bellique gesas. EPIGRAMMA ab A.P.P.M.P.P.A
LUDOVICO MAGNO
n res foeliciterPads
Bellique gestas.
EPIGRAMMA
ab A.P.P.M.P.P.A
>
Finitimos animo jwvenis
Ludovicus Cftrmis,
Vieit) nunc armisconsilioquesenex.
Multaspostclades rédiit
victoria rui{fo
Vincere sic viélus g, loria
major erat.
Nunc igitur faceant, £$*
regem jure mirentur
Ø-necpace videt, necï sibiMarteparem.
Jiunc tu ne aspicias ^4ks\
germaniceSolem,
Subradiis
,
memor es ,, tela tremenda vibrat.
n res foeliciterPads
Bellique gestas.
EPIGRAMMA
ab A.P.P.M.P.P.A
>
Finitimos animo jwvenis
Ludovicus Cftrmis,
Vieit) nunc armisconsilioquesenex.
Multaspostclades rédiit
victoria rui{fo
Vincere sic viélus g, loria
major erat.
Nunc igitur faceant, £$*
regem jure mirentur
Ø-necpace videt, necï sibiMarteparem.
Jiunc tu ne aspicias ^4ks\
germaniceSolem,
Subradiis
,
memor es ,, tela tremenda vibrat.
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6364
p. 214-215
« Le sieur de Jouan, éleve du sieur de Vandeuil, Ecuyer du Roi, tenant [...] »
Début :
Le sieur de Jouan, éleve du sieur de Vandeuil, Ecuyer du Roi, tenant [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur de Jouan, éleve du sieur de Vandeuil, Ecuyer du Roi, tenant [...] »
Le fieur de Jouan , éleve du fieur de Vandeuil ,
Ecuyer du Roi , tenant l'Académie près Saint
Sulpice , avertit que c'eſt à tort que l'on a fait
courir le bruit que cette Académie n'exiftoit plus ;
elle eft telle qu'elle a été fous le fieur de Vandeuil,
avec les mêmes Maîtres.
A O UST. 1757.
215
Madame la Comteffe de Saint-Exupery fut préfentée
le 22 Mai au Roi , à la Reine & à la
Famille Royale , par Madame la Comteffe de
Noailles.
Ecuyer du Roi , tenant l'Académie près Saint
Sulpice , avertit que c'eſt à tort que l'on a fait
courir le bruit que cette Académie n'exiftoit plus ;
elle eft telle qu'elle a été fous le fieur de Vandeuil,
avec les mêmes Maîtres.
A O UST. 1757.
215
Madame la Comteffe de Saint-Exupery fut préfentée
le 22 Mai au Roi , à la Reine & à la
Famille Royale , par Madame la Comteffe de
Noailles.
Fermer
6365
p. 214-215
SECOND BAL, le 24 Janvier.
Début :
On redansa le Ballet des Saisons ainsi qu'il avoit été exécuté au Bal précédent [...]
Mots clefs :
Comte, Marquise , Plaisir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SECOND BAL, le 24 Janvier.
SECOND BAL , le 24 Janvier.
(1
P
On redanfa le Ballet des Saifons
ainfi qu'il avoit été exécuté au Bal précédent
, & il fit le même plaifir. Enfuite
parut un Quadrille de Provençaux & de
Provençales,habillés fuivant le Coſtume
National. Ce qui faifoit le Sujet d'un-
Ballet nouveau.
MARS. 1763.
215
1
PROVENÇAUX.
M. le Comte de GENLIS.
M. le Marquis de DURAS.
M. le Marquis de VIBRAY .
M. le Comte de
RABODANGE .
PROVENÇALES.
1
Mde la Marquife de RONCÉ.
Mde la Comteffe de MAILLÉ.
Mde la Marquife de
ROCHAMBEAU .
Mde la Marquife de BEZONS .
2
L'effet de ce Ballet, de la
compofition
du fieur de Heffe étoit fort agréable &
parut faire plaifir ; il fut auffi danfé
deux fois .
(1
P
On redanfa le Ballet des Saifons
ainfi qu'il avoit été exécuté au Bal précédent
, & il fit le même plaifir. Enfuite
parut un Quadrille de Provençaux & de
Provençales,habillés fuivant le Coſtume
National. Ce qui faifoit le Sujet d'un-
Ballet nouveau.
MARS. 1763.
215
1
PROVENÇAUX.
M. le Comte de GENLIS.
M. le Marquis de DURAS.
M. le Marquis de VIBRAY .
M. le Comte de
RABODANGE .
PROVENÇALES.
1
Mde la Marquife de RONCÉ.
Mde la Comteffe de MAILLÉ.
Mde la Marquife de
ROCHAMBEAU .
Mde la Marquife de BEZONS .
2
L'effet de ce Ballet, de la
compofition
du fieur de Heffe étoit fort agréable &
parut faire plaifir ; il fut auffi danfé
deux fois .
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Résumé : SECOND BAL, le 24 Janvier.
Le 24 janvier, le Ballet des Saisons fut redonné lors du second bal. Un quadrille de Provençaux et de Provençales, en costumes nationaux, fut présenté comme nouveau ballet. En mars 1763, le ballet des Provençaux, composé par le sieur de Heffe, fut dansé deux fois avec des nobles tels que le Comte de Genlis et la Marquise de Roncé.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6366
p. 212-213
AVIS.
Début :
Il a paru depuis peu des observations par lesquelles les Demoiselles Jaillot prouvent que le [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Il a paru depuis peu des observations par lesquelles
les Demoiselles Jaillot prouvent que le
nouvel At. as proposé par souscriptions, non seu-
MAI.
1752.
213
lement ne peut être complet & sussisant en cent
cartes; mais aussi qu'il ne donne rien qui ne se
trouve chez elles & leurs confreres, comme aussi
que c'est à tort que le sieur Boudet, dans son
prospectus donne au sieur Robert tous les trésors
de Messieurs Nicolas, Guillaume, Adrien &
Moulard Sanson, puisqu'elles seules possedent la
Géographie moderne de Guillaume Sanson.
Il a paru depuis peu des observations par lesquelles
les Demoiselles Jaillot prouvent que le
nouvel At. as proposé par souscriptions, non seu-
MAI.
1752.
213
lement ne peut être complet & sussisant en cent
cartes; mais aussi qu'il ne donne rien qui ne se
trouve chez elles & leurs confreres, comme aussi
que c'est à tort que le sieur Boudet, dans son
prospectus donne au sieur Robert tous les trésors
de Messieurs Nicolas, Guillaume, Adrien &
Moulard Sanson, puisqu'elles seules possedent la
Géographie moderne de Guillaume Sanson.
Fermer
6367
p. 107-108
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Sabiniacum, est de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Abbaye, Ordre de Saint Benoît
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMAR,QVE.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
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Résumé : REMARQUE.
Le texte mentionne deux abbayes : Sabiniacum, bénédictine, près de Lyon, et Savigny, en Basse-Normandie, dans le diocèse d'Avranches et Domfront. Virial, premier abbé, construisit Savigny en 1112 avec l'aide de Robert de Fougères. Virial mourut en 1119 et Geoffroy lui succéda.
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6368
p. 191-192
MORT.
Début :
Dame Anne Denisot Falloux, mourut à Paris la nuit du 19. [...]
Mots clefs :
Denisot Falloux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORT.
MORT.
Dame Anne Denisot Falloux,
mourut à Paris la nuit du 19.
au 20. de Janvier, n'ayant pas
encore atteint sa 20e année,
elle avoit esté mariée à la S.
Martin 1708. dans leChâteau
d'Aulnay prés Paris,chez M'*
de Gourgucs dont elle estoit
parente par sa mere, au sieur
Falloux,Procureur du Roy de
l'Election du Mans. J'jliert
Denizot son pele) qui avoit
exercé la même Charge, cft
de l'ancienne famille des Denifots
au Perche, illustrée par
les Emplois & par les Lettres
dés le temps de François I.
Nicolas Denifot fameux par
les ouvrages qu'il a donnezau
Public, fous le nom de Comte
(ïyil[inoisest l'Anagramme
de son nom, & dont il est
fait une honorable mention
dans la Croix du Maine, estoit
son grand oncle, lequel eut
une soeur nommée Marie qui
épousa le Comte de Meaucé
J dont sont issus les Comtes de
Montfore au Maine.
Dame Anne Denisot Falloux,
mourut à Paris la nuit du 19.
au 20. de Janvier, n'ayant pas
encore atteint sa 20e année,
elle avoit esté mariée à la S.
Martin 1708. dans leChâteau
d'Aulnay prés Paris,chez M'*
de Gourgucs dont elle estoit
parente par sa mere, au sieur
Falloux,Procureur du Roy de
l'Election du Mans. J'jliert
Denizot son pele) qui avoit
exercé la même Charge, cft
de l'ancienne famille des Denifots
au Perche, illustrée par
les Emplois & par les Lettres
dés le temps de François I.
Nicolas Denifot fameux par
les ouvrages qu'il a donnezau
Public, fous le nom de Comte
(ïyil[inoisest l'Anagramme
de son nom, & dont il est
fait une honorable mention
dans la Croix du Maine, estoit
son grand oncle, lequel eut
une soeur nommée Marie qui
épousa le Comte de Meaucé
J dont sont issus les Comtes de
Montfore au Maine.
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Résumé : MORT.
Dame Anne Denisot Falloux est décédée à Paris la nuit du 19 au 20 janvier, avant ses 20 ans. Elle avait épousé en 1708 le sieur Falloux, procureur du roi au Mans. Son père, Jérôme Denisot, appartenait à la famille des Denisot du Perche. Son grand-oncle, Nicolas Denisot, était connu sous le nom de Comte Sicyllinois. La sœur de ce dernier avait épousé le Comte de Meaucé, ancêtre des Comtes de Montfort.
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6369
p. 151-152
ENVOY. par M......
Début :
Est-ce prévention, bon goust, ou fantaisie, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENVOY. par M......
EN VO Y.
parM.
M-cepre'vention,bon
goust, ou fantaisie
laplus rare
beàúté\ le
mérité & l'esprit
f.
Ont sur mon coeurpeu
.., decrédit -
Quand le Je nefçajqti&y
n'cft pas de la partie.
parM.
M-cepre'vention,bon
goust, ou fantaisie
laplus rare
beàúté\ le
mérité & l'esprit
f.
Ont sur mon coeurpeu
.., decrédit -
Quand le Je nefçajqti&y
n'cft pas de la partie.
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6370
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Ode, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ODE,
Vers à l'Ingénuité ,
page 5
7
Imitation de la quatrieme Ode du premier Livre
d'Horace ,
Fable. Le Goujon & la Carpe ,
Laufus & Lydie , Hiftoire ancienne ,
9
JI
12
Vers à M. de Monzal , au fujet de fon Epître fur
l'Age d'Or , 28
215
M. de Ch *** , fils , à M. le Comte *** , fon pere ,
dont le Régiment a chargé cinq fois dans la
bataille de Lutzelberg ,
A M. de C... le jour de fa Naiffance ,
Difcours fur la Fable .
Adieux d'une Maîtreffe à fon Amant ,
ibid.
29
31
37
Conte fur une aventure arrivée le mois de Mai
dernier à Mlle de *** , & c .
45
38
Vers d'un Officier Suiffe , à deux jeunes Epoux , le
jour de leurs nôces ,
Réponse de M. de ... premier Préfident du Parlement
de ... à un Difcours fur l'ambition prononcé
dans le même Parlement , par M. de ...
46
Vers fur la Naiffance de M. de Boullongne , 48
Autre à M. de Boullongne , petit- fils ,
Réflexions & penfees diverſes ,
5.0
51
Lettre
de M. de Bordes
, de l'Académie
des Sciences
& Belles
- Lettres
de Lyon
, à Madame
du
Bocage
,
Remerciement
de Madame
du Bocage
à l'Acadé
mie de Lyon
,
Vers du même Académicien à la même ,
54
56
58
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure de Novembre ,
Enigme ,
59
ibid.
Lettre à l'Auteur du Mercure fur les Logogryphes,
& Logogryphe ,
Chanfon ,
6063
64
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES .
Suite des Principes difcutés pour faciliter l'intelligence
des Livres prophétiques , &c. 65
Suite de l'extrait de l'Hiftoire & Commerce des
Antilles Angloifes ,
Extrait de l'Hiftoire d'Hercule le Thébain ,
71
185
Eloge Hiftorique du R. P. Laurent , & Epitaphe du
même ,
6092
216
Suite de l'extrait de la Lettre de M. Rouffeau , de
14.0
142
Geneve , à M. d'Alembert fur les Spectacles , ib.
Extrait de l'Ouvrage intitulé , Ruines , &c. 130
Epître à M. de la Tour- d'Auvergne , & c .
Poëme fur la bataille de Lutzelberg , & c .
Autres indications de Livres nouveaux , 143 &ſuiv.
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Médecine. Lettre à l'Auteur du Mercure , 149
Mathématiques. Avis de M. de la Chapelle , &c.
concernant fes juftifications géométriques , 153
Extrait d'une Lettre des Auteurs du Journal Ency
clopédique , à l'Auteur du Mercure ,
ART. IV. BEAUX- ARTS.
Gravure 7
Mufique ,
Architecture Chaire de S. Roch ,
156
157
158
159
1.62
Horlogerie Pendule de Cabinet , qui fonne l'heure
& les quarts ,
Réponse de l'Auteur du Mercure à quelques obfervations
qui lui ont été faites ,
Pharmacie. Extrait d'une Lettre circulaire écrite
par M. de Cremille à MM. les Intendans , en
leur envoyant des bougies antivénériennes, & c.
153
166
Chirurgie. Lettre à l'Auteur du Mercure , 169
Maréchalerie. Lettre à l'Auteur du Mercure , 177,
ART. V. SPECTACLES.
Opera ,
Comédie Françoife ,
Comédie Italienne ,
Opera Comique ,
ARTICLE VI.
Nouvelles Etrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c ,
183
188
190
192
193
202
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
ODE,
Vers à l'Ingénuité ,
page 5
7
Imitation de la quatrieme Ode du premier Livre
d'Horace ,
Fable. Le Goujon & la Carpe ,
Laufus & Lydie , Hiftoire ancienne ,
9
JI
12
Vers à M. de Monzal , au fujet de fon Epître fur
l'Age d'Or , 28
215
M. de Ch *** , fils , à M. le Comte *** , fon pere ,
dont le Régiment a chargé cinq fois dans la
bataille de Lutzelberg ,
A M. de C... le jour de fa Naiffance ,
Difcours fur la Fable .
Adieux d'une Maîtreffe à fon Amant ,
ibid.
29
31
37
Conte fur une aventure arrivée le mois de Mai
dernier à Mlle de *** , & c .
45
38
Vers d'un Officier Suiffe , à deux jeunes Epoux , le
jour de leurs nôces ,
Réponse de M. de ... premier Préfident du Parlement
de ... à un Difcours fur l'ambition prononcé
dans le même Parlement , par M. de ...
46
Vers fur la Naiffance de M. de Boullongne , 48
Autre à M. de Boullongne , petit- fils ,
Réflexions & penfees diverſes ,
5.0
51
Lettre
de M. de Bordes
, de l'Académie
des Sciences
& Belles
- Lettres
de Lyon
, à Madame
du
Bocage
,
Remerciement
de Madame
du Bocage
à l'Acadé
mie de Lyon
,
Vers du même Académicien à la même ,
54
56
58
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure de Novembre ,
Enigme ,
59
ibid.
Lettre à l'Auteur du Mercure fur les Logogryphes,
& Logogryphe ,
Chanfon ,
6063
64
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES .
Suite des Principes difcutés pour faciliter l'intelligence
des Livres prophétiques , &c. 65
Suite de l'extrait de l'Hiftoire & Commerce des
Antilles Angloifes ,
Extrait de l'Hiftoire d'Hercule le Thébain ,
71
185
Eloge Hiftorique du R. P. Laurent , & Epitaphe du
même ,
6092
216
Suite de l'extrait de la Lettre de M. Rouffeau , de
14.0
142
Geneve , à M. d'Alembert fur les Spectacles , ib.
Extrait de l'Ouvrage intitulé , Ruines , &c. 130
Epître à M. de la Tour- d'Auvergne , & c .
Poëme fur la bataille de Lutzelberg , & c .
Autres indications de Livres nouveaux , 143 &ſuiv.
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Médecine. Lettre à l'Auteur du Mercure , 149
Mathématiques. Avis de M. de la Chapelle , &c.
concernant fes juftifications géométriques , 153
Extrait d'une Lettre des Auteurs du Journal Ency
clopédique , à l'Auteur du Mercure ,
ART. IV. BEAUX- ARTS.
Gravure 7
Mufique ,
Architecture Chaire de S. Roch ,
156
157
158
159
1.62
Horlogerie Pendule de Cabinet , qui fonne l'heure
& les quarts ,
Réponse de l'Auteur du Mercure à quelques obfervations
qui lui ont été faites ,
Pharmacie. Extrait d'une Lettre circulaire écrite
par M. de Cremille à MM. les Intendans , en
leur envoyant des bougies antivénériennes, & c.
153
166
Chirurgie. Lettre à l'Auteur du Mercure , 169
Maréchalerie. Lettre à l'Auteur du Mercure , 177,
ART. V. SPECTACLES.
Opera ,
Comédie Françoife ,
Comédie Italienne ,
Opera Comique ,
ARTICLE VI.
Nouvelles Etrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c ,
183
188
190
192
193
202
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. La première section énumère diverses pièces fugitives en vers et en prose, telles que des odes, des fables, des lettres, des discours, des contes et des réflexions. Parmi les œuvres notables, on trouve 'Vers à l'Ingénuité', une imitation d'Horace, et des vers dédiés à des personnalités comme M. de Monzal et M. de Boullongne. La deuxième section traite des nouvelles littéraires, incluant des suites d'extraits historiques et des élégies, comme l'éloge du R. P. Laurent. La troisième section aborde les sciences et les belles-lettres, avec des lettres sur la médecine et les mathématiques. La quatrième section se concentre sur les beaux-arts, couvrant des domaines comme la gravure, la musique, l'architecture, l'horlogerie, la pharmacie, la chirurgie et la maréchalerie. La cinquième section mentionne les spectacles, tels que l'opéra, la comédie française et italienne, et l'opéra comique. Enfin, la sixième section conclut avec les nouvelles étrangères et les nouvelles de la cour et de Paris.
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6371
p. 210-212
Conversion de M. & M. de Strada, [titre d'après la table]
Début :
Mr l'Evesque de Clermont a reçeu depuis dix ou douze [...]
Mots clefs :
Évêque de Clermont, Abjuration, Madame de Strada, Hérésie, Seigneur, Conversion, Erreur de Calvin, Cérémonie, Discours, Larmes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Conversion de M. & M. de Strada, [titre d'après la table]
M'l'Evefque de Clermont
a reçeu depuis dix ou douze
jours l'Abjuration de M &
de Madame de Strada, à la-
S
GALANT. 211
quelle ce vigilant & pieux
Prélat travailloit depuis long
temps. Ils eftoient tous deux
nez dans l'Héreſie , Mª de
Strada, Seigneur de Serlieve
àune lieuë de Clermont, eftant
originaire de Flandre,
&Madame de Strada de la
Famille des Fabrices. Les
bonnes qualitez de l'un &
de l'autre les faifoient fort
eſtimer dans la Province, &
ils n'eſtoient connus de perſonne
qui ne ſouhaitaft leur
converfion. Ainſi ce fut une
joje univerſelle de les voir
enfin aſſez penétrez des lu
Sij
212 MEROVRE
mieres de noſtre Foy , pour
abjurer l'Erreur de Calvin.
La Cerémonie fe fit dans
l'Eglife Cathédrale de Clermont
avec une affluence de
monde incroyable. Mademoiſelle
de Strada leur Fille
ſuivit leur exemple , ainfi
qu'une Fille de leurs Domeſtiques
. M l'Eveſque
leur fit un Diſcours qui attira
les larmes de tous ceux
qui l'entendirent. Le Te
Deum fut chanté en ſuite ſolemnellement
, & tout le
monde ſortit avec une ſatisfaction
extraordinaire.
a reçeu depuis dix ou douze
jours l'Abjuration de M &
de Madame de Strada, à la-
S
GALANT. 211
quelle ce vigilant & pieux
Prélat travailloit depuis long
temps. Ils eftoient tous deux
nez dans l'Héreſie , Mª de
Strada, Seigneur de Serlieve
àune lieuë de Clermont, eftant
originaire de Flandre,
&Madame de Strada de la
Famille des Fabrices. Les
bonnes qualitez de l'un &
de l'autre les faifoient fort
eſtimer dans la Province, &
ils n'eſtoient connus de perſonne
qui ne ſouhaitaft leur
converfion. Ainſi ce fut une
joje univerſelle de les voir
enfin aſſez penétrez des lu
Sij
212 MEROVRE
mieres de noſtre Foy , pour
abjurer l'Erreur de Calvin.
La Cerémonie fe fit dans
l'Eglife Cathédrale de Clermont
avec une affluence de
monde incroyable. Mademoiſelle
de Strada leur Fille
ſuivit leur exemple , ainfi
qu'une Fille de leurs Domeſtiques
. M l'Eveſque
leur fit un Diſcours qui attira
les larmes de tous ceux
qui l'entendirent. Le Te
Deum fut chanté en ſuite ſolemnellement
, & tout le
monde ſortit avec une ſatisfaction
extraordinaire.
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Résumé : Conversion de M. & M. de Strada, [titre d'après la table]
Le texte décrit la conversion au catholicisme de Monsieur de Strada et de Madame de Strada, initialement calvinistes. Monsieur de Strada, seigneur de Serlieve près de Clermont, était originaire de Flandre, tandis que Madame de Strada appartenait à la famille des Fabriques. Leur conversion, souhaitée par de nombreux habitants de la province, a été accueillie avec joie. La cérémonie s'est tenue dans la cathédrale de Clermont en présence d'une grande foule. Leur fille et une domestique ont également abjuré le calvinisme. L'évêque de Clermont a prononcé un discours émouvant, suivi du chant solennel du Te Deum, laissant l'assistance satisfaite.
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6372
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Avant-propos, page vj. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
Avant-Propos , page vj .
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
FABLE. La Cage & les Filets , page I
Epitre de M. L. C. de S. à Madame L. D. Offol.
Conte moral. Les deux Infortunées ,
Vers au bas d'une tête de Pallas ,
Lettre de M. de Moncrif à l'Auteur du Mercure ,
Dialogue , par M. de Moncrif,
Epitre à Madame V... par M. P...
Portraits tirés d'un Manufcrit,
Epitre à M. Pepin de Maiſon neuve ,
1
12
14
35
36
38
44
46
50
Vers de M. l'Abbé de Lattaignant à M. le Maréchal
Duc de Richelieu , 53
Vers du même à M. le Maréchal Duc de Biron ,
54
Enigme , 56
Logogryphe , 57
Chanfon , 58
ART. II . NOUVELLES LITTERAIRES.
Voyage d'Italie , par M. Cochin , 59
Eſſai ſur l'amélioration des terres , 63
Chymie Métallurgique , 75
Hiſtoire du Chevalier Grandiffon
, 79
Poéſies de M. l'Abbé de Lattaignant , 95
Encyclopédie portative, 97
215
Differtation ſur la petite vérole ;
Eſſai hiſtorique ſur le Louvre ,
98
100
Supplément à cet Article , 187
ART. III . SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Difcours préliminaire d'un Traité de Dinamique,
par M. d'Alembert , 105
Lettre ſur une guériſon de morſure de vipere ,
121
Lettre ſur les eaux minérales de Sainte Reine
,
124
Séance de l'Académie Royale de Nîmes , 127
Séance de la Société Littéraire de Châlons-fur-
Marne , 128
Sujets propoſés par l'Académie Royale de Pau, 1 30
ART . IV. BEAUX- ARTS.
Differtation ſur l'effet de la lumiere dans les om
bres ,
Nouvelle Chaire de Saint Roch ,
131
156
Eſtampe nouvelle , Jupiter & Léda , 157
Nouvelle Carte de M. d'Anville ,
191
Nouvelles Cartes de M. le Rouge , 192
Diſcours prononcé à l'Ecole Royale Militaire , par
M. Genſon , fils , 157
Nouveau Métier de tapiſſerie , par M. de Vaucanfſon
, 161
Lettre fur l'amputation du pied, 170
ART. V. SPECTACLES .
Opera, 179
Comédie Françoiſe , 181
Comédie Italienne , 184
216
Opera Comique , 180
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c ,
Morts ,
193
206
212
ARTICLE PREMIER.
Avant-Propos , page vj .
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
FABLE. La Cage & les Filets , page I
Epitre de M. L. C. de S. à Madame L. D. Offol.
Conte moral. Les deux Infortunées ,
Vers au bas d'une tête de Pallas ,
Lettre de M. de Moncrif à l'Auteur du Mercure ,
Dialogue , par M. de Moncrif,
Epitre à Madame V... par M. P...
Portraits tirés d'un Manufcrit,
Epitre à M. Pepin de Maiſon neuve ,
1
12
14
35
36
38
44
46
50
Vers de M. l'Abbé de Lattaignant à M. le Maréchal
Duc de Richelieu , 53
Vers du même à M. le Maréchal Duc de Biron ,
54
Enigme , 56
Logogryphe , 57
Chanfon , 58
ART. II . NOUVELLES LITTERAIRES.
Voyage d'Italie , par M. Cochin , 59
Eſſai ſur l'amélioration des terres , 63
Chymie Métallurgique , 75
Hiſtoire du Chevalier Grandiffon
, 79
Poéſies de M. l'Abbé de Lattaignant , 95
Encyclopédie portative, 97
215
Differtation ſur la petite vérole ;
Eſſai hiſtorique ſur le Louvre ,
98
100
Supplément à cet Article , 187
ART. III . SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Difcours préliminaire d'un Traité de Dinamique,
par M. d'Alembert , 105
Lettre ſur une guériſon de morſure de vipere ,
121
Lettre ſur les eaux minérales de Sainte Reine
,
124
Séance de l'Académie Royale de Nîmes , 127
Séance de la Société Littéraire de Châlons-fur-
Marne , 128
Sujets propoſés par l'Académie Royale de Pau, 1 30
ART . IV. BEAUX- ARTS.
Differtation ſur l'effet de la lumiere dans les om
bres ,
Nouvelle Chaire de Saint Roch ,
131
156
Eſtampe nouvelle , Jupiter & Léda , 157
Nouvelle Carte de M. d'Anville ,
191
Nouvelles Cartes de M. le Rouge , 192
Diſcours prononcé à l'Ecole Royale Militaire , par
M. Genſon , fils , 157
Nouveau Métier de tapiſſerie , par M. de Vaucanfſon
, 161
Lettre fur l'amputation du pied, 170
ART. V. SPECTACLES .
Opera, 179
Comédie Françoiſe , 181
Comédie Italienne , 184
216
Opera Comique , 180
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c ,
Morts ,
193
206
212
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier regroupe des pièces fugitives en vers et en prose, telles que des fables, des épîtres, des contes moraux, des lettres, des dialogues, des portraits, des énigmes, des logogryphes et des chanfons. L'Article II traite des nouvelles littéraires, incluant des voyages, des essais sur l'agriculture et la chimie, des histoires, des poésies et des encyclopédies. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, avec des discours, des lettres sur des sujets médicaux et des séances académiques. L'Article IV se concentre sur les beaux-arts, comprenant des dissertations, des estampes, des cartes, des discours et des lettres sur des techniques médicales. L'Article V liste les spectacles, incluant l'opéra, la comédie française, la comédie italienne et l'opéra comique. Enfin, l'Article VI mentionne les nouvelles étrangères, les nouvelles de la cour et de Paris, ainsi que les décès.
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6373
p. 214-216
Offre faite au Roy, par les Secretaires Auditeurs de la Chambre des Comptes de la même Ville, [titre d'après la table]
Début :
Je dois ajouter icy un Article qui regarde encore la Bretagne. [...]
Mots clefs :
Bretagne, Chambre des comptes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Offre faite au Roy, par les Secretaires Auditeurs de la Chambre des Comptes de la même Ville, [titre d'après la table]
Je dois ajouter icy un Article qui regarde encore la Brés
tagne. M de la Chambre IS
des Comptes aprés avoir
tout mis en ufage pour franchir leur droit annuel , cftant
des Officiers du Royaume des
plus attachez à Sa Majefté;
Aprésavoiraffifté au Te Deum,
qui fut chanté pour l'heureuſe
naiffance de Monfeigneur le
GALANT 215
Duc d'Anjou , les Secretaires
Auditeurs de la Chambre
eftant affemblez délibererent
d'offrir au Roy quinze mille
livres chacun pour obtenir le
Titre de Maître des Comptes ,
&de donner pareille forme à
chacun des Maiftres ordinaires
pour les indemnifer de cette
Promotion.
naVous voyez le zele de ces
fidelles Sujets , qui à l'exem
ple de la Capitale du Royaume,
& fur tout des Cours Superieures , n'oublient rien pour
fecourir le Roy dans les preffans befoins de l'Etat , & fur
216 MERCURE
tout pour le rachapt de la
Polette cette affaire eftant
déja fort avancée , plufieurs
portant tous les jours leur
argent ; de maniere qu'elle
aura bien- toft tout l'effet que
Sa Majefté en peut fouhaiter.
tagne. M de la Chambre IS
des Comptes aprés avoir
tout mis en ufage pour franchir leur droit annuel , cftant
des Officiers du Royaume des
plus attachez à Sa Majefté;
Aprésavoiraffifté au Te Deum,
qui fut chanté pour l'heureuſe
naiffance de Monfeigneur le
GALANT 215
Duc d'Anjou , les Secretaires
Auditeurs de la Chambre
eftant affemblez délibererent
d'offrir au Roy quinze mille
livres chacun pour obtenir le
Titre de Maître des Comptes ,
&de donner pareille forme à
chacun des Maiftres ordinaires
pour les indemnifer de cette
Promotion.
naVous voyez le zele de ces
fidelles Sujets , qui à l'exem
ple de la Capitale du Royaume,
& fur tout des Cours Superieures , n'oublient rien pour
fecourir le Roy dans les preffans befoins de l'Etat , & fur
216 MERCURE
tout pour le rachapt de la
Polette cette affaire eftant
déja fort avancée , plufieurs
portant tous les jours leur
argent ; de maniere qu'elle
aura bien- toft tout l'effet que
Sa Majefté en peut fouhaiter.
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Résumé : Offre faite au Roy, par les Secretaires Auditeurs de la Chambre des Comptes de la même Ville, [titre d'après la table]
La Chambre des Comptes en Bretagne a organisé une initiative après l'accomplissement de leurs devoirs annuels. Les officiers, loyaux au roi, se sont réunis pour célébrer la naissance du Duc d'Anjou. Les secrétaires auditeurs ont décidé de contribuer chacun à hauteur de quinze mille livres pour obtenir le titre de Maître des Comptes et indemniser les Maîtres ordinaires. Le texte met en avant le zèle de ces sujets loyaux, comparables à ceux de la capitale et des cours supérieures, qui soutiennent le roi dans les besoins urgents de l'État, notamment pour le rachat de la Polette. Plusieurs personnes apportent quotidiennement leur argent, assurant ainsi le succès de cette entreprise royale.
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6374
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. L'Ombre de la Fontaine, [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER .
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
L'o'OMBRE de la Fontaine , à M. l'Abbé de
Breteuil , Chancelier de S. A. S. Mgr le
Duc d'Orléans.
Vers à Madame la C, D.
Page 3
Epithalame fur le mariage de M. le Duc D*** . 1
NOVEMBRE. 1759. 215
t
Vers fur la contrainte où se trouvoit l'Auteur
auprès d'une Demoiſelle qu'il aimoit.
Epître à Madame *** >
Le Tilleul & le Pinfon , Fable.
Suite de la Lettre à M. d'Alembert & c .
Héroïde. Didon à Énée.
Portrait de Madame la Comteffe de ***.
*
Epître à Madame Cor ** de Ver ***
12
13
16
18
38
de
4I
44
SI
Marſeille .
Dialogue des Morts , fur la néceffité de la
méthode dans les ouvrages d'agrément.
La Calomnie , Ode.
Suite des réfléxions fur cette question :
Julqu'à quel point les fens influent – ils
fur les ouvrages de goût ?
-
Lettre de M. Algaretti à Madame Duboc-
⚫cage.
Enigme & Logogryphe.
Logogryphus.
L'Aimant , Chanfon .
$4
71
75
76
77
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
La Mort du Maréchal Comte de Saxe ,
Poëine. Par M. d'Arnaud.
Héroïdes nouvelles . Par M. de la Harpe.
Lettre fur le Livre intitulé l'Ordène de Chevalerie.
79
96
197
118
143 &fuir.
Suite des Tablettes anecdotes & hiſtoriques
des Rois de France.
Annonces des Livres nouveaux.
ART. III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
MÉDECINE.
Suite de l'Extrait de la Lettre de M. Boucher,
au fujet de la gangrene féche,
A
158
216 MERCURE DE FRANCE.
MATHÉMATIQUE S.
Établiffement d'une École de la Guerre , par
le fieur de Gournai , Ingénieur .
ACADÉMIES.
Suite de la Séance publique de l'Académie
de Rouen.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES .
AGRICULTURE.
Lettre à M. B ** fur les plantations de muriers.
Opéra.
ART. V. SPECTACLES.
Comédie Françoiſe.
Comédie Italienne.
Morts.
ART. VI. Nouvelles Politiques.
TAX
169 1
175
18
796
198
200
201
213
ARTICLE PREMIER .
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
L'o'OMBRE de la Fontaine , à M. l'Abbé de
Breteuil , Chancelier de S. A. S. Mgr le
Duc d'Orléans.
Vers à Madame la C, D.
Page 3
Epithalame fur le mariage de M. le Duc D*** . 1
NOVEMBRE. 1759. 215
t
Vers fur la contrainte où se trouvoit l'Auteur
auprès d'une Demoiſelle qu'il aimoit.
Epître à Madame *** >
Le Tilleul & le Pinfon , Fable.
Suite de la Lettre à M. d'Alembert & c .
Héroïde. Didon à Énée.
Portrait de Madame la Comteffe de ***.
*
Epître à Madame Cor ** de Ver ***
12
13
16
18
38
de
4I
44
SI
Marſeille .
Dialogue des Morts , fur la néceffité de la
méthode dans les ouvrages d'agrément.
La Calomnie , Ode.
Suite des réfléxions fur cette question :
Julqu'à quel point les fens influent – ils
fur les ouvrages de goût ?
-
Lettre de M. Algaretti à Madame Duboc-
⚫cage.
Enigme & Logogryphe.
Logogryphus.
L'Aimant , Chanfon .
$4
71
75
76
77
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
La Mort du Maréchal Comte de Saxe ,
Poëine. Par M. d'Arnaud.
Héroïdes nouvelles . Par M. de la Harpe.
Lettre fur le Livre intitulé l'Ordène de Chevalerie.
79
96
197
118
143 &fuir.
Suite des Tablettes anecdotes & hiſtoriques
des Rois de France.
Annonces des Livres nouveaux.
ART. III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
MÉDECINE.
Suite de l'Extrait de la Lettre de M. Boucher,
au fujet de la gangrene féche,
A
158
216 MERCURE DE FRANCE.
MATHÉMATIQUE S.
Établiffement d'une École de la Guerre , par
le fieur de Gournai , Ingénieur .
ACADÉMIES.
Suite de la Séance publique de l'Académie
de Rouen.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES .
AGRICULTURE.
Lettre à M. B ** fur les plantations de muriers.
Opéra.
ART. V. SPECTACLES.
Comédie Françoiſe.
Comédie Italienne.
Morts.
ART. VI. Nouvelles Politiques.
TAX
169 1
175
18
796
198
200
201
213
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document est une table des articles d'une publication datée de novembre 1759, structurée en six articles principaux. L'Article Premier présente diverses œuvres littéraires en vers et en prose, incluant des poèmes, des épîtres, des fables, des lettres, des portraits, des dialogues, des odes, des énigmes et des chansons. Parmi les œuvres notables, on trouve 'L'Ombre de la Fontaine' dédiée à l'Abbé de Breteuil, des vers pour Madame la C.D., un épithalame pour le mariage de M. le Duc D***, et une suite de lettres et de réflexions littéraires. L'Article II traite des nouvelles littéraires, incluant la mort du Maréchal Comte de Saxe, des héroïdes nouvelles par M. de la Harpe, et une lettre sur le livre 'L'Ordre de Chevalerie'. Il comprend également des annonces de livres nouveaux et une suite de tablettes anecdotiques et historiques des Rois de France. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, avec des sections sur la médecine et les mathématiques, mentionnant une lettre de M. Boucher sur la gangrène sèche et l'établissement d'une école de la guerre par le sieur de Gournay. L'Article IV se concentre sur les beaux-arts et les arts utiles, notamment l'agriculture, avec une lettre sur les plantations de muriers. L'Article V liste les spectacles, incluant la comédie française, la comédie italienne et les décès récents. Enfin, l'Article VI présente les nouvelles politiques.
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6375
p. 622-[624]
TABLE
Début :
Pieces Fugitives. Samson, Poëme, 411 Eaux Minerales de S. Santin, 416 [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE
TABLE
Ieces Fugitives. Samson , Poëme ,
Eaux Minerales de S. Santin ,
Plainte de la Nayade de ces Eaux , Poëme ,
411
416
418
Suite des Refléxions sur la Pauvreté et la Richese
,
Voyage de l'Amour et de l'Hymen ,
431
447
Lettre et Examen de l'Idille sur la Naissnce de
J. C.
Ode ,
451
461
Lettre au sujet d'un ancien Manuscrit singulier
, 465
Vers à Mlle de Malcrais , par l'Auteur des Dons
des Enfans de Latonne ,
Lettre sur l'Horlogerie ,
Apothéose de Mile de Malcrais ,
470
471
47S
Difficulté sur le mouvement annuel du flux et
reflux de la Mer ,
L'Amour Amant , Cantate ,
476
482
Lettre sur l'occurrence de la Fête de Pâques au
25. Avril ,
Epitre à M. le Gendre ,
485
494
Comparaison des deux Philosophies de Descartes
et de Newton ,
Enigme , Logogryphes , &c.
495
507
NOUVELLES LITTERAIRES des Beaux Arts , & c.
Histoire Ecclesiastique , &c.
Artaxare , Tragédie ,
510
512
529
Les Pseaumes de David , selon l'esprit , &c . 524
Livres nouveaux chez Briasson ,
Ceremonie concernant les Evêques d'Orleans
lors de leur Entrée publique ,
Pensées du R. P. Bourdaloue , & c.
Lettre sur la Mort de Dom Claude de Vic , Benedictin
, & c.
" 531
535
536
Eloge de Mlle l'Heritier de Villandon , 539
Autres Morts illustres , M. de Salmon , & c . 141
Museum Florentinum . Curiositez du Palais du
Grand- Duc ,
544
Etablissement d'une Bibliotheque publique
Lyon ,
Avis sur le Recueil des Machines et Inventions
547
approuvées par l'Academie des Sciences , 548
Remarques sur l'innovation de l'Ortographe, 551
Nouvelles touchant le BureauTypographique, s sa
Nouvelle Carte du Duché de Milan ,
Nouvelles sur l'Horlogerie ,
555
556
Machine pour plonger dans le fond de la Mer ,
Nouvelles Estampes ,
Nouveau Plan de Mantoüe ,
Médailles à vendre ,
Chanson notée ,
557
558
$ 59
ibid.
560
ibid.
564
ibid.
et Vers , à S. A. S.
581
Spectacles , Surprise de la Haîne
Le Complaisant ,
La fausse Antipatie , Comédie nouvelle
Pieces jouées à l'Arcenal ,
Mademoiselle du Maine ,
Nouvelles Etrangeres , Lettre de Constantinople
du 15.Janvier, sur les affaires de Perse, & c . 586 ,
De Russie , de Pologne , & c. 595
Allemagne , Italie , Espagne et Grande Bretagne
,
Morts des Pays Etrangers ,
601
606
France , Nouvelles de la Cour , de Paris &c . 609
Assemblée Generale du Clergé ,
Morts , Naissances et Mariages ,
ibid.
615
Ieces Fugitives. Samson , Poëme ,
Eaux Minerales de S. Santin ,
Plainte de la Nayade de ces Eaux , Poëme ,
411
416
418
Suite des Refléxions sur la Pauvreté et la Richese
,
Voyage de l'Amour et de l'Hymen ,
431
447
Lettre et Examen de l'Idille sur la Naissnce de
J. C.
Ode ,
451
461
Lettre au sujet d'un ancien Manuscrit singulier
, 465
Vers à Mlle de Malcrais , par l'Auteur des Dons
des Enfans de Latonne ,
Lettre sur l'Horlogerie ,
Apothéose de Mile de Malcrais ,
470
471
47S
Difficulté sur le mouvement annuel du flux et
reflux de la Mer ,
L'Amour Amant , Cantate ,
476
482
Lettre sur l'occurrence de la Fête de Pâques au
25. Avril ,
Epitre à M. le Gendre ,
485
494
Comparaison des deux Philosophies de Descartes
et de Newton ,
Enigme , Logogryphes , &c.
495
507
NOUVELLES LITTERAIRES des Beaux Arts , & c.
Histoire Ecclesiastique , &c.
Artaxare , Tragédie ,
510
512
529
Les Pseaumes de David , selon l'esprit , &c . 524
Livres nouveaux chez Briasson ,
Ceremonie concernant les Evêques d'Orleans
lors de leur Entrée publique ,
Pensées du R. P. Bourdaloue , & c.
Lettre sur la Mort de Dom Claude de Vic , Benedictin
, & c.
" 531
535
536
Eloge de Mlle l'Heritier de Villandon , 539
Autres Morts illustres , M. de Salmon , & c . 141
Museum Florentinum . Curiositez du Palais du
Grand- Duc ,
544
Etablissement d'une Bibliotheque publique
Lyon ,
Avis sur le Recueil des Machines et Inventions
547
approuvées par l'Academie des Sciences , 548
Remarques sur l'innovation de l'Ortographe, 551
Nouvelles touchant le BureauTypographique, s sa
Nouvelle Carte du Duché de Milan ,
Nouvelles sur l'Horlogerie ,
555
556
Machine pour plonger dans le fond de la Mer ,
Nouvelles Estampes ,
Nouveau Plan de Mantoüe ,
Médailles à vendre ,
Chanson notée ,
557
558
$ 59
ibid.
560
ibid.
564
ibid.
et Vers , à S. A. S.
581
Spectacles , Surprise de la Haîne
Le Complaisant ,
La fausse Antipatie , Comédie nouvelle
Pieces jouées à l'Arcenal ,
Mademoiselle du Maine ,
Nouvelles Etrangeres , Lettre de Constantinople
du 15.Janvier, sur les affaires de Perse, & c . 586 ,
De Russie , de Pologne , & c. 595
Allemagne , Italie , Espagne et Grande Bretagne
,
Morts des Pays Etrangers ,
601
606
France , Nouvelles de la Cour , de Paris &c . 609
Assemblée Generale du Clergé ,
Morts , Naissances et Mariages ,
ibid.
615
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Résumé : TABLE
Le document recense diverses œuvres littéraires, poétiques et scientifiques, ainsi que des nouvelles et des événements notables. Parmi les œuvres littéraires figurent des poèmes tels que 'Ieces Fugitives', 'Samson', 'Plainte de la Nayade de ces Eaux' et 'Voyage de l'Amour et de l'Hymen'. Il inclut également des lettres, des odes, des épîtres et des réflexions sur des sujets variés comme la pauvreté et la richesse. Des œuvres philosophiques comparent les pensées de Descartes et de Newton. Le document mentionne des énigmes, des logogryphes et des nouvelles littéraires sur les beaux-arts et l'histoire ecclésiastique. Des tragédies comme 'Artaxare' et des psaumes selon l'esprit de David sont également cités. Des événements et des cérémonies, tels que l'entrée publique des évêques d'Orléans et l'établissement d'une bibliothèque publique à Lyon, sont rapportés. Le document traite de sujets scientifiques et techniques, comme des machines, des inventions et des innovations orthographiques. Des nouvelles étrangères concernant la Perse, la Russie, la Pologne, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne sont présentes, ainsi que des informations sur des spectacles, des pièces de théâtre et des événements à la cour de France. Enfin, des naissances, des mariages et des décès notables sont mentionnés.
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6376
p. 1672-1674
ARRETS NOTABLES.
Début :
DECLARATION DU ROY, du 7. May, Registrée en Parlement le [...]
Mots clefs :
Arrêts, Déclaration du roi, Ordonnance du roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRETS NOTABLES.
ARRETS NOTABLES.
ECLARATION DU ROY , du 7. May,
DRegistrée en Parlement le 20. Juin , qui per
met à tous Marchands , tant de la Ville de Paris
que Forains , faisant commerce de Bois neuf à
bruler , de mettre en chantier lesdites Marchan◄
dises , &c.
ARREST du 27. May , qui proroge jusqu'au
premier Octobre 1733. le pouvoir accordé à
Messieurs les Intendans des Generalitez où la
Taille est personnelle , de faire proceder pardeyant eux , ou ceux qu'ils commettront à la con- fection:
JUILLE T. 1732. 1-673
fection des Rôles des Tailles des Villes , Bourgs
Paroisses où ils le jugeront à propos.
·
AUTRE du 31. May , qui permet en faveur des habitans de la Flandre et du Pays conquis
le transit des Marchandises de leurs Manufactures , destinées pour le Portugal et la Biscaye , par les Ports de Rouen et du Havre.
AUTRE du même jour , qui adjuge à MarieAnne Hubert , veuve Berthelin , la fourniture des
Chandelles publiques pour six années , à commencer au premier Juin 1732. et finir à pareil
jour de l'année 1738.
AUTRE du 3. Juin , qui continuë pendant le
Bail de Nicolas Desboves , les abonnemens des
droits sur les Huiles et Savons , dans les Provinces et Generalitez y énoncées.
ORDONNANCE DU ROY du 10. Juin ;
pour reunir les deux Compagnies de Gentilshom
mes et n'en former qu'une seule de 600. Cadets,
dans la Citadelle de Metz , par laquelle S. M. or- donne que la Compagnie de Cadets Gentilshommes , entretenue dans la Citadelle de Strasbourg,
sera incorporée dans celle qui est en la Citadelle
de Metz , pour en former une seule Compagnie.
Et au moyen de cette incorporation , la Compa
gnie de Metz sera composée d'un Capitaine , d'un
Lieutenant , de sept Sous- Lieutenans , l'un desquels fera la charge d'Ayde- Major , de vingtquatre Sergens , trente- six Caporaux , trente- six
Anspessades , 504 Cadets et 12. Tambours , &c.
ARREST du 11. Juin , qui ordonne la suppression des secondes marques en pârchemin et
1674 MERCURE DE FRANCE
en plomb sur les Toiles de Coton blanches ,
Mousselines et Mouchoirs , provenant des Pays
de la concession de la Compagnie des Indes.
ORDONNANCE DE POLICE du 20. Juin ,
portant deffense aux Proprietaires en Locataires
des Maisons voisines de la Foire S. Laurent , d'en
louer aucunes parties pendant la tenuë de ladite
Foire , sans la participation de Maître Aubert ,
Commissaire proposé à cet effet.
AUTRE du 21. Juin , qui enjoint à tous Au-
´bergistes , Hôtelliers , Loueurs de Carosses et de Chevaux et autres Particuliers , de se conformer
aux Ordonnances et Reglemens de Police concernant la conduite des Chevaux et Mulets , tant à
l'Abreuvoir que dans les rues de la Ville de Paris,
ECLARATION DU ROY , du 7. May,
DRegistrée en Parlement le 20. Juin , qui per
met à tous Marchands , tant de la Ville de Paris
que Forains , faisant commerce de Bois neuf à
bruler , de mettre en chantier lesdites Marchan◄
dises , &c.
ARREST du 27. May , qui proroge jusqu'au
premier Octobre 1733. le pouvoir accordé à
Messieurs les Intendans des Generalitez où la
Taille est personnelle , de faire proceder pardeyant eux , ou ceux qu'ils commettront à la con- fection:
JUILLE T. 1732. 1-673
fection des Rôles des Tailles des Villes , Bourgs
Paroisses où ils le jugeront à propos.
·
AUTRE du 31. May , qui permet en faveur des habitans de la Flandre et du Pays conquis
le transit des Marchandises de leurs Manufactures , destinées pour le Portugal et la Biscaye , par les Ports de Rouen et du Havre.
AUTRE du même jour , qui adjuge à MarieAnne Hubert , veuve Berthelin , la fourniture des
Chandelles publiques pour six années , à commencer au premier Juin 1732. et finir à pareil
jour de l'année 1738.
AUTRE du 3. Juin , qui continuë pendant le
Bail de Nicolas Desboves , les abonnemens des
droits sur les Huiles et Savons , dans les Provinces et Generalitez y énoncées.
ORDONNANCE DU ROY du 10. Juin ;
pour reunir les deux Compagnies de Gentilshom
mes et n'en former qu'une seule de 600. Cadets,
dans la Citadelle de Metz , par laquelle S. M. or- donne que la Compagnie de Cadets Gentilshommes , entretenue dans la Citadelle de Strasbourg,
sera incorporée dans celle qui est en la Citadelle
de Metz , pour en former une seule Compagnie.
Et au moyen de cette incorporation , la Compa
gnie de Metz sera composée d'un Capitaine , d'un
Lieutenant , de sept Sous- Lieutenans , l'un desquels fera la charge d'Ayde- Major , de vingtquatre Sergens , trente- six Caporaux , trente- six
Anspessades , 504 Cadets et 12. Tambours , &c.
ARREST du 11. Juin , qui ordonne la suppression des secondes marques en pârchemin et
1674 MERCURE DE FRANCE
en plomb sur les Toiles de Coton blanches ,
Mousselines et Mouchoirs , provenant des Pays
de la concession de la Compagnie des Indes.
ORDONNANCE DE POLICE du 20. Juin ,
portant deffense aux Proprietaires en Locataires
des Maisons voisines de la Foire S. Laurent , d'en
louer aucunes parties pendant la tenuë de ladite
Foire , sans la participation de Maître Aubert ,
Commissaire proposé à cet effet.
AUTRE du 21. Juin , qui enjoint à tous Au-
´bergistes , Hôtelliers , Loueurs de Carosses et de Chevaux et autres Particuliers , de se conformer
aux Ordonnances et Reglemens de Police concernant la conduite des Chevaux et Mulets , tant à
l'Abreuvoir que dans les rues de la Ville de Paris,
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Résumé : ARRETS NOTABLES.
En 1732, plusieurs arrêtés et ordonnances royaux ont été publiés. Le 7 mai, une déclaration royale autorise les marchands à fabriquer des marchandises de bois neuf à brûler. Le 27 mai, un arrêt prolonge jusqu'au 1er octobre 1733 les pouvoirs des intendants pour établir les rôles des tailles dans certaines localités. Le 31 mai, deux arrêtés sont émis : l'un permet le transit des marchandises manufacturées destinées au Portugal et à la Biscaye via Rouen et Le Havre pour les habitants de la Flandre et du Pays conquis, et l'autre attribue à Marie-Anne Hubert, veuve Berthelin, la fourniture des chandelles publiques pour six ans à partir du 1er juin 1732. Le 3 juin, un arrêt maintient les abonnements des droits sur les huiles et savons pendant le bail de Nicolas Desboves. Le 10 juin, une ordonnance royale fusionne deux compagnies de gentilshommes en une seule de 600 cadets à Metz. Le 11 juin, un arrêt supprime les secondes marques sur les toiles de coton, mousselines et mouchoirs des pays de la concession de la Compagnie des Indes. Le 20 juin, une ordonnance de police interdit aux propriétaires et locataires des maisons voisines de la foire Saint-Laurent de louer des parties de leurs biens sans Maître Aubert. Enfin, le 21 juin, un arrêté impose aux aubergistes, hôteliers, loueurs de carrosses et de chevaux, ainsi qu'à d'autres particuliers, de respecter les ordonnances de police concernant la conduite des chevaux et mulets à Paris.
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6377
p. 23-26
A MESDAMES DE P. & S. qui demandoient des nouvelles de Paris étant à la campagne.
Début :
Venus ne voyant plus son fils, [...]
Mots clefs :
Paris, Campagne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MESDAMES DE P. & S. qui demandoient des nouvelles de Paris étant à la campagne.
MESDAMES DE P.
& S.. qui demandoient des
nouvelles de Paris étant à lé
campagne. VEnus ne voyant plus
son fils,
D'un cruel chagrin devo- rée
Le cherchoit par tout dans
Paris;
Quelqu'un la voyant éploree
Luy dit
:
Charmante Cytherée,
Pour revoir ce fils si cheri,
Ici ton soinestinutile,
Avecl'aimable ***
Pl * a quitte cette Ville,
Tourne tes amoureux oyseaux,
Vole vers ces riches coteaux
D'où l'on voit serpenter la
Seine;
Et par mille ôc mille détours
,
Sur
Sur l'émail d'une vaste
plaine,
Se plaît à repandre son
cours
Dans le fond de quelques
vallées
Où Flore étalle ses attraits,
Et dans les routes reculées
Des plustenreêbretusses Fo-
Prés de ces charmantes
mortelles
Tonfils se plaît à s'arrêter:
Ha! dit Venus, puis-je en
douter ?
Souvent il me quitte pour
elles,
J'enressens un jalouxtranport;
Cependantilfaut me contraindre
Chacun,me sout,ient que
j'ay tort
Si quelquefois j'osem'en
plaindre.
& S.. qui demandoient des
nouvelles de Paris étant à lé
campagne. VEnus ne voyant plus
son fils,
D'un cruel chagrin devo- rée
Le cherchoit par tout dans
Paris;
Quelqu'un la voyant éploree
Luy dit
:
Charmante Cytherée,
Pour revoir ce fils si cheri,
Ici ton soinestinutile,
Avecl'aimable ***
Pl * a quitte cette Ville,
Tourne tes amoureux oyseaux,
Vole vers ces riches coteaux
D'où l'on voit serpenter la
Seine;
Et par mille ôc mille détours
,
Sur
Sur l'émail d'une vaste
plaine,
Se plaît à repandre son
cours
Dans le fond de quelques
vallées
Où Flore étalle ses attraits,
Et dans les routes reculées
Des plustenreêbretusses Fo-
Prés de ces charmantes
mortelles
Tonfils se plaît à s'arrêter:
Ha! dit Venus, puis-je en
douter ?
Souvent il me quitte pour
elles,
J'enressens un jalouxtranport;
Cependantilfaut me contraindre
Chacun,me sout,ient que
j'ay tort
Si quelquefois j'osem'en
plaindre.
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Résumé : A MESDAMES DE P. & S. qui demandoient des nouvelles de Paris étant à la campagne.
Vénus cherche son fils à Paris. Informée qu'il a quitté la ville avec *** Pl * a, elle se dirige vers des coteaux riches et des vallées fleuries. On lui dit que son fils fréquente des mortelles, ce qui la rend jalouse, mais on lui rappelle qu'elle n'a pas à se plaindre.
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6378
p. 214-218
Sacre de Mr l'Evêque de Marseille. [titre d'après la table]
Début :
Mr l'Abbé de Belzunce a esté sacré Evêque de Marseille dans [...]
Mots clefs :
Abbé de Belzunce, Evêque de Marseille, Cardinal de Noailles, Sacre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Sacre de Mr l'Evêque de Marseille. [titre d'après la table]
Mr l'Abbé de Belzunce a efté
CALANT 215
facré Evêque de Marſeille dans
l'Eglife de la Maiſon Profeſſe
des Jefuites , par Mr le Cardinal de Noailles , affifté de Mr
Bouthillier de Chavigny , Evêque de Troyes, & de Mr du
Puget , nouvellement facré Evêque de Digne. Mr l'Abbé
de Belzunce eftoit Grand Vicaire d'Agen : il eut une Abbaye il y a trois ou quatre années: il eft neveu de Mr le Duc
de Lauzun , & fils d'une defes
fœurs ; ainfi il eſt Couſin germain de Mr le Comte de Nogent , & de Me la Marquife de
Biron. Je vous ay parlé de ſa
216 MERCURE
Maiſon lorsqu'il eut fon Ab
baye , & lorfqu'il fut nommé
à l'Evêché de Marſeille ; ainfi
je n'ay rien de nouveau à vous
en dire. Feu Mr le Comte de
Belzunce , pere du nouvel Evêque , eftoit de la Religion Proteftante; mais il fe réunit à l'EglifeCatholique avant fa mort.
Mr l'Evêque de Marseille fit il
y a quelques années la Vie de
Mlle de Foix vieille fille , tantedu Duc de ce nom , & qui
mourut il y a quelques années
fort âgée à Montpont en Pe
rigord , où elle faifoit fon fejour , &où elle a vécu dans une
pratique
GALANT 217
S
pratique édifiante des vertus
chreſtiennes. Mr de Belzunce
dedia ce Livre à Mr l'Evêque
d'Agen. L'Epitre Dedicatoire
eftoit fort belle , & elle contenoit dans une grande éten
due des faits entierement recherchez, &des reflexions tres
édifiantes. Cet Ouvrage fit
beaucoup d'honneur à Mr
l'Abbé de Belzunce. L'avanta
ge qu'il a d'eftre allié de la
Maifon de Foix par celle de
Gaumont, dont eft Mefa mere , donna lieu à cet Ouvrage.
Le Siege de Marſeille eft tresanciens ony a vû des Evêques
Avril 1710. ... T
218 MERCURE
dés les premiers ficcles du
Chriftianifme. Le premier qui
gouverna cette Eglife dans le
temps des affaires des. Iconoclaftes fit beaucoup parler de
luy , & fut beaucoup mêlédans
l'éclat qu'elles firent.cll y a
encore aujourd'huy deux ada
ciens Evêques de Marſeille,
outre ,celuy qui l'eft actuelle
ment ; fçavoir, Mr le Cardinal de Janfon quil'eſtoit avant
d'eftre Evêque de Beauvais ,
& Mr l'Archevêque d'Aix , au
quel avoit fuccedé Mr l'Abbé
de Poudenx, Agent du Clergé,
qui ne fut quetrois femaines à
Marfeille.
CALANT 215
facré Evêque de Marſeille dans
l'Eglife de la Maiſon Profeſſe
des Jefuites , par Mr le Cardinal de Noailles , affifté de Mr
Bouthillier de Chavigny , Evêque de Troyes, & de Mr du
Puget , nouvellement facré Evêque de Digne. Mr l'Abbé
de Belzunce eftoit Grand Vicaire d'Agen : il eut une Abbaye il y a trois ou quatre années: il eft neveu de Mr le Duc
de Lauzun , & fils d'une defes
fœurs ; ainfi il eſt Couſin germain de Mr le Comte de Nogent , & de Me la Marquife de
Biron. Je vous ay parlé de ſa
216 MERCURE
Maiſon lorsqu'il eut fon Ab
baye , & lorfqu'il fut nommé
à l'Evêché de Marſeille ; ainfi
je n'ay rien de nouveau à vous
en dire. Feu Mr le Comte de
Belzunce , pere du nouvel Evêque , eftoit de la Religion Proteftante; mais il fe réunit à l'EglifeCatholique avant fa mort.
Mr l'Evêque de Marseille fit il
y a quelques années la Vie de
Mlle de Foix vieille fille , tantedu Duc de ce nom , & qui
mourut il y a quelques années
fort âgée à Montpont en Pe
rigord , où elle faifoit fon fejour , &où elle a vécu dans une
pratique
GALANT 217
S
pratique édifiante des vertus
chreſtiennes. Mr de Belzunce
dedia ce Livre à Mr l'Evêque
d'Agen. L'Epitre Dedicatoire
eftoit fort belle , & elle contenoit dans une grande éten
due des faits entierement recherchez, &des reflexions tres
édifiantes. Cet Ouvrage fit
beaucoup d'honneur à Mr
l'Abbé de Belzunce. L'avanta
ge qu'il a d'eftre allié de la
Maifon de Foix par celle de
Gaumont, dont eft Mefa mere , donna lieu à cet Ouvrage.
Le Siege de Marſeille eft tresanciens ony a vû des Evêques
Avril 1710. ... T
218 MERCURE
dés les premiers ficcles du
Chriftianifme. Le premier qui
gouverna cette Eglife dans le
temps des affaires des. Iconoclaftes fit beaucoup parler de
luy , & fut beaucoup mêlédans
l'éclat qu'elles firent.cll y a
encore aujourd'huy deux ada
ciens Evêques de Marſeille,
outre ,celuy qui l'eft actuelle
ment ; fçavoir, Mr le Cardinal de Janfon quil'eſtoit avant
d'eftre Evêque de Beauvais ,
& Mr l'Archevêque d'Aix , au
quel avoit fuccedé Mr l'Abbé
de Poudenx, Agent du Clergé,
qui ne fut quetrois femaines à
Marfeille.
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Résumé : Sacre de Mr l'Evêque de Marseille. [titre d'après la table]
Le texte relate la nomination de l'Abbé de Belzunce comme Évêque de Marseille. La cérémonie s'est déroulée dans l'église de la Maison Professe des Jésuites, sous la présidence du Cardinal de Noailles, assisté par les évêques Bouthillier de Chavigny et du Puget. L'Abbé de Belzunce, auparavant Grand Vicaire d'Agen, est neveu du Duc de Lauzun et cousin germain du Comte de Nogent et de la Marquise de Biron. Son père, le Comte de Belzunce, était protestant mais s'est converti au catholicisme avant sa mort. L'Abbé de Belzunce a écrit la vie de Mlle de Foix, une tante pieuse du Duc de Foix, ouvrage dédié à l'Évêque d'Agen et apprécié pour ses recherches édifiantes. Le siège épiscopal de Marseille est ancien, remontant aux premiers siècles du christianisme. Le premier évêque connu a marqué l'histoire locale par son rôle durant les affaires des Iconoclastes. Actuellement, outre l'Évêque de Marseille, deux anciens évêques sont mentionnés : le Cardinal de Janson, ancien Évêque de Beauvais, et l'Archevêque d'Aix, succédé par l'Abbé de Poudenx, qui a occupé le poste trois semaines.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6379
p. 1834-1839
ARRESTS.
Début :
ARREST du 10. Juin, qui deffend l'Introduction dans le Royaume des Etoffes de [...]
Mots clefs :
Roi, Conseil, Cour, Arrêts, Parlement, Défenses
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRESTS.
ARREST S.
Atroduction dans le Royaume des Etoff- s de
RREST du 10. Juin , qui deffend l'In-
Soye ou autres Marchandises de la Fabrique et
Commerce de la Ville et du Comtat d'Avignon,
ARREST du Grand Conseil du Roy , portant
Reglement entre le sieur Curé , et les Marguil
liers et Paroissiens de la Paroisse de saint Me
dard à Paris.
JUILLET. 1731. 1838
*
LOUIS , par la grace de Dieu, Roy de France
et de Navarre : A tous ceux qui ces presentes
Lettres verront , Salut. Sçavoir faisons. Comme
par Arrêt cejourd'hui
donné en notre Grand-
Conseil , sur la Requête presentée en icelui par
notre cher et bien amé Jacques Coefferel , Prê
tre , Chanoine
Regulier
de S. Augustin
, Con
gregation
de France , Prieur Curé de l'Eglise
Paroissiale
de saint Medard de cette Ville de
Paris , tendante
&c. Icelui notredit
Grand
Conseil ayant égard à ladite Requête , ordonne
que les Statuts des Chanoines
Reguliers
de la
Congregation
de France ; nos Lettres patentes
effegistrées
en notredit Conseil ; les Arrêts de
notre Conseil d'Etat Privé , et Arrêts de notredit
Conseil concernant
la révocabilité
des Chanoines
Reguliers
de la Congrégation
de France
de leurs Benefices, seront executez selon leur forme
et teneur ce faisant , en consequence
de la
revocation
faite par l'Abbé de sainte Genevieve
,
du consentement
de l'Archevêque
de Paris , de
Nicolas
Pommart
, cy - devant Curé de ladite
Eglise de saint Medard en cette Ville de Paris
or des provisions
accordées au Suppliant le 29 .
Novembre
1730. par l'Archevêque
de Paris , sur
la nomination
et presentation
de l'Abbé de sainte
Genevieve
, ordonne que les Marguilliers
et
Paroissiens
de ladite Eglise seront tenus de reconnoître
le Suppliant
pour leur Curé , et de
lui déferer tous les honneurs
qui lui sont dûs
en sadite qualité , fait défenses ausdits Marguilliers
et Paroissiens
de tenir aucunes assemblées
où les Curez de saint Medard sont dans l'usage
d'assister par leur qualité de Pasteur , sans y
appeller le suppliant
, sous telles peines qu'il appartiendra
; et en cas de contravention
au present
1836 MERCURE DE FRANCE
sent Arrêt permet au Suppliant de faire assigner
Parties en notredit Conseil sur les fins et conclusions
qui seront par lui prises ; et cependant
fait défenses aux parties de se pourvoir ni. faire
poursuite et procedures pour raison de ce que
dessus , circonstances et dépendances , ailleurs
qu'en notredit Conseil , à peine de nullité , cassation
de procedure , 1500. liv. d'amende , dépens
, dommages et interêts. Si donnons en mandement
&c . Donné en notredit Conseil à Paris ,
le 11. jour de Juin mil sept cent trente- un , et
de notre Regne le seizième. Par le Roy à la relation
des Gens de son grand Conseil . Signé ,
RIBALLIER. Avee grille et parafe.
ARREST du Conseil d'Etat , qui ordonne
la suppression d'un Ecrit , etc.
Le Roy ayant été informé qu'on répand dans
le Public un Ecrit , imprimé à deux colomnes ,
sans nom d'Auteur ni d'Imprimeur , sans privile
ge ni permission , qui a pour titre sur l'une des
colomnes : Lettre du Parlement de Bordeaux an
Roy ; et sur l'autre : Réféxions sur cette Lettre.
Sa Majesté a reconnu par le compte qui lui en a
été rendu en son Conseil , que d'un côté on y a
eu la témérité de faire imprimer , contre le res
pect qui lui est dû, une Lettre adressée à Sa Personne
même , par un de ses Parlemens ; et que de
l'autre , l'Auteur de l'ouvrage y tombe dans l'inconvenient
qu'il reproche à cette Compagnie , en
voulant définir ce qu'il reconnoît être reservé au
pouvoir de l'Eglise : Qu'il y a répande d'ailleurs
des traits injurieux aux Magistrats , qui ne tendent
qu'à émouvoir les esprits , et à allumer un
feu que Sa Majesté veut éteindre entierement dans
ses Etats. A quoi étant necessaire de pourvoir : Sa
Majesté étant en son Conseil , á ordonné et ordonne
JUILLET. 1731 1837
?
donne , que ledit Ecrit , ayant pour titre d'un côté
: Lettre du Parlement de Bordeaux au Roy
et de l'autre , Réfléxions sur cette Lettre, sera et
demeurera supprimé ; et en consequence, que tous
les exemplaires dudit Ecrit qui ont été répandus
dans le public , seront incessamment rapportez au
Greffe du sieur Herault , Conseiller d'Etat,Lieutenant
General de Police , pour y être lacerez.
Fait Sa Majesté très expresses inhibitions et défenses
à tous ses Sujets , de quelque état ou condition
qu'ils soient , d'en vendre , débiter ou autrement
distribuer , même d'en retenir aucuns ,
peine de punition exemplaire contre ceux qui s'en
trouveront saisis : Ordonne pareillement, que par
ledit sieur Hérault, à la requête du sieur Moreau,
Procureur de Sa Majesté au Châtelet , il sera informé
contre les Auteurs, Imprimeurs ou Distributeurs
dudit Libelle,pour leur être le procès fait
et parfait en dernier ressort, et jugé par ledit sieur
Herault , avec les Officiers dudit Châtelet , dans
la forme et suivant la rigueur des Ordonnances,
Enjoint au sieur Herault de tenir la main à l'exécution
du présent Arrêt, lequel sera lû , publié et
affiché par tout où besoin sera. Fait au Conseil
d'Etat du Roy , Sa Majesté y étant , tenu à Fonrainebleau
, le 8 Juillet 1731.Signé PHELYPEAUX,
ARREST du Parlement, au sujet d'un Ecrit,
etc. Ce jour sont entrez en la Cour le Procureur
general du Roy, et Maîtres Louis Denis Talon et
Louis Chauvelin , Avocats dudit Seigneur Roy ;
et le Procureur general du Roy, portant la paro
le , ont dit : Qu'après la Lecture qu'ils avoient
pris de l'Ecrit que la Cour venoit de leur remettre
entre les mains , ils avoient crû ne pouvoir rien
faire de mieux en cette occasion pour remplir les
inten1838
MERCURE DE FRANCE
intentions de la Cour , que de prendre les conclusions
par écrit qu'ils laissent à la Cour. Les Gens
du Roy retirez : Vu l'Ecrit intitulé : Seconde
Lettre à M. Gilbert de Voisins ·· Avocat General
an Parlement , &c , ensemble, les Conclusions
par écrit du Procureur General du Roy ; la matiere
mise en déliberation. La Cour a ordonné et
ordonne que ledit Ecrit sera laceré et brûlé par
PExécuteur de la Haute-Justice, au pied du grand
Escalier du Palais ; fait très-expresses inhibitions
et défenses à tous Imprimeurs , Libraires , Colporteurs
et autres , de l'imprimer , vendre , débifer
, ou autrement , distribuer ; sous peine d'être
poursuivis extraordinairement ; enjoint à tous
ceux qui en auroient des Exemplaires de les apporter
incessamment au Greffe de la Cour , pour
y être supprimez : Ordonne qu'à la requêté du
Procureur general du Roy , il sera informé contre
les Auteurs, Imprimeurs et Distributeurs dudit
Ecrit, pardevant Maître Henry- Robert de Toutmont,
Conseiller , pour les témoins qui pourront
être entendus dans cette Ville , et pour les autres
témoins pardevant les Lieutenans Criminels des
Bailliages et Sénéchaussées du Ressort , pour les
informations faités , rapportées et communiquées
au Procureur General du Roy , être par la Cour
ordonné ce qu'il appartiendra : Ordonne en outre
que Copies collationnées du present Arrêt seront
envoyées aux Bailliages et Sénéchaussées du réssort
pour y être lues, publiées et enregistréés.Enjoint
aux Substituts du Procureur General du
Roy d'y tenir la main , et d'en certifier la Cour
dans un mois. Fait en Parlement le 14 Juillet 173 r.
Signé , Y s a be a U.
Et le 14 Juillet 1731.à lá lévée de la Cour, en
exécution du susdit Arrêt , lé Libelle y mens
tionJUILLET
. 1731. 1839
tionné , a été laceré et jetté au feu par l'Exé
cuteur de la Haute- Justice , au bas du grand
Escalier du Palais , en presence de Nous Marie-
Dagobert Tsabeau , l'un des trois premiers et
principaux Commis pour la Grand Chambre ,
assisté de deux Huissiers de ladite Cour.
Signé Y SA BE A U.
Atroduction dans le Royaume des Etoff- s de
RREST du 10. Juin , qui deffend l'In-
Soye ou autres Marchandises de la Fabrique et
Commerce de la Ville et du Comtat d'Avignon,
ARREST du Grand Conseil du Roy , portant
Reglement entre le sieur Curé , et les Marguil
liers et Paroissiens de la Paroisse de saint Me
dard à Paris.
JUILLET. 1731. 1838
*
LOUIS , par la grace de Dieu, Roy de France
et de Navarre : A tous ceux qui ces presentes
Lettres verront , Salut. Sçavoir faisons. Comme
par Arrêt cejourd'hui
donné en notre Grand-
Conseil , sur la Requête presentée en icelui par
notre cher et bien amé Jacques Coefferel , Prê
tre , Chanoine
Regulier
de S. Augustin
, Con
gregation
de France , Prieur Curé de l'Eglise
Paroissiale
de saint Medard de cette Ville de
Paris , tendante
&c. Icelui notredit
Grand
Conseil ayant égard à ladite Requête , ordonne
que les Statuts des Chanoines
Reguliers
de la
Congregation
de France ; nos Lettres patentes
effegistrées
en notredit Conseil ; les Arrêts de
notre Conseil d'Etat Privé , et Arrêts de notredit
Conseil concernant
la révocabilité
des Chanoines
Reguliers
de la Congrégation
de France
de leurs Benefices, seront executez selon leur forme
et teneur ce faisant , en consequence
de la
revocation
faite par l'Abbé de sainte Genevieve
,
du consentement
de l'Archevêque
de Paris , de
Nicolas
Pommart
, cy - devant Curé de ladite
Eglise de saint Medard en cette Ville de Paris
or des provisions
accordées au Suppliant le 29 .
Novembre
1730. par l'Archevêque
de Paris , sur
la nomination
et presentation
de l'Abbé de sainte
Genevieve
, ordonne que les Marguilliers
et
Paroissiens
de ladite Eglise seront tenus de reconnoître
le Suppliant
pour leur Curé , et de
lui déferer tous les honneurs
qui lui sont dûs
en sadite qualité , fait défenses ausdits Marguilliers
et Paroissiens
de tenir aucunes assemblées
où les Curez de saint Medard sont dans l'usage
d'assister par leur qualité de Pasteur , sans y
appeller le suppliant
, sous telles peines qu'il appartiendra
; et en cas de contravention
au present
1836 MERCURE DE FRANCE
sent Arrêt permet au Suppliant de faire assigner
Parties en notredit Conseil sur les fins et conclusions
qui seront par lui prises ; et cependant
fait défenses aux parties de se pourvoir ni. faire
poursuite et procedures pour raison de ce que
dessus , circonstances et dépendances , ailleurs
qu'en notredit Conseil , à peine de nullité , cassation
de procedure , 1500. liv. d'amende , dépens
, dommages et interêts. Si donnons en mandement
&c . Donné en notredit Conseil à Paris ,
le 11. jour de Juin mil sept cent trente- un , et
de notre Regne le seizième. Par le Roy à la relation
des Gens de son grand Conseil . Signé ,
RIBALLIER. Avee grille et parafe.
ARREST du Conseil d'Etat , qui ordonne
la suppression d'un Ecrit , etc.
Le Roy ayant été informé qu'on répand dans
le Public un Ecrit , imprimé à deux colomnes ,
sans nom d'Auteur ni d'Imprimeur , sans privile
ge ni permission , qui a pour titre sur l'une des
colomnes : Lettre du Parlement de Bordeaux an
Roy ; et sur l'autre : Réféxions sur cette Lettre.
Sa Majesté a reconnu par le compte qui lui en a
été rendu en son Conseil , que d'un côté on y a
eu la témérité de faire imprimer , contre le res
pect qui lui est dû, une Lettre adressée à Sa Personne
même , par un de ses Parlemens ; et que de
l'autre , l'Auteur de l'ouvrage y tombe dans l'inconvenient
qu'il reproche à cette Compagnie , en
voulant définir ce qu'il reconnoît être reservé au
pouvoir de l'Eglise : Qu'il y a répande d'ailleurs
des traits injurieux aux Magistrats , qui ne tendent
qu'à émouvoir les esprits , et à allumer un
feu que Sa Majesté veut éteindre entierement dans
ses Etats. A quoi étant necessaire de pourvoir : Sa
Majesté étant en son Conseil , á ordonné et ordonne
JUILLET. 1731 1837
?
donne , que ledit Ecrit , ayant pour titre d'un côté
: Lettre du Parlement de Bordeaux au Roy
et de l'autre , Réfléxions sur cette Lettre, sera et
demeurera supprimé ; et en consequence, que tous
les exemplaires dudit Ecrit qui ont été répandus
dans le public , seront incessamment rapportez au
Greffe du sieur Herault , Conseiller d'Etat,Lieutenant
General de Police , pour y être lacerez.
Fait Sa Majesté très expresses inhibitions et défenses
à tous ses Sujets , de quelque état ou condition
qu'ils soient , d'en vendre , débiter ou autrement
distribuer , même d'en retenir aucuns ,
peine de punition exemplaire contre ceux qui s'en
trouveront saisis : Ordonne pareillement, que par
ledit sieur Hérault, à la requête du sieur Moreau,
Procureur de Sa Majesté au Châtelet , il sera informé
contre les Auteurs, Imprimeurs ou Distributeurs
dudit Libelle,pour leur être le procès fait
et parfait en dernier ressort, et jugé par ledit sieur
Herault , avec les Officiers dudit Châtelet , dans
la forme et suivant la rigueur des Ordonnances,
Enjoint au sieur Herault de tenir la main à l'exécution
du présent Arrêt, lequel sera lû , publié et
affiché par tout où besoin sera. Fait au Conseil
d'Etat du Roy , Sa Majesté y étant , tenu à Fonrainebleau
, le 8 Juillet 1731.Signé PHELYPEAUX,
ARREST du Parlement, au sujet d'un Ecrit,
etc. Ce jour sont entrez en la Cour le Procureur
general du Roy, et Maîtres Louis Denis Talon et
Louis Chauvelin , Avocats dudit Seigneur Roy ;
et le Procureur general du Roy, portant la paro
le , ont dit : Qu'après la Lecture qu'ils avoient
pris de l'Ecrit que la Cour venoit de leur remettre
entre les mains , ils avoient crû ne pouvoir rien
faire de mieux en cette occasion pour remplir les
inten1838
MERCURE DE FRANCE
intentions de la Cour , que de prendre les conclusions
par écrit qu'ils laissent à la Cour. Les Gens
du Roy retirez : Vu l'Ecrit intitulé : Seconde
Lettre à M. Gilbert de Voisins ·· Avocat General
an Parlement , &c , ensemble, les Conclusions
par écrit du Procureur General du Roy ; la matiere
mise en déliberation. La Cour a ordonné et
ordonne que ledit Ecrit sera laceré et brûlé par
PExécuteur de la Haute-Justice, au pied du grand
Escalier du Palais ; fait très-expresses inhibitions
et défenses à tous Imprimeurs , Libraires , Colporteurs
et autres , de l'imprimer , vendre , débifer
, ou autrement , distribuer ; sous peine d'être
poursuivis extraordinairement ; enjoint à tous
ceux qui en auroient des Exemplaires de les apporter
incessamment au Greffe de la Cour , pour
y être supprimez : Ordonne qu'à la requêté du
Procureur general du Roy , il sera informé contre
les Auteurs, Imprimeurs et Distributeurs dudit
Ecrit, pardevant Maître Henry- Robert de Toutmont,
Conseiller , pour les témoins qui pourront
être entendus dans cette Ville , et pour les autres
témoins pardevant les Lieutenans Criminels des
Bailliages et Sénéchaussées du Ressort , pour les
informations faités , rapportées et communiquées
au Procureur General du Roy , être par la Cour
ordonné ce qu'il appartiendra : Ordonne en outre
que Copies collationnées du present Arrêt seront
envoyées aux Bailliages et Sénéchaussées du réssort
pour y être lues, publiées et enregistréés.Enjoint
aux Substituts du Procureur General du
Roy d'y tenir la main , et d'en certifier la Cour
dans un mois. Fait en Parlement le 14 Juillet 173 r.
Signé , Y s a be a U.
Et le 14 Juillet 1731.à lá lévée de la Cour, en
exécution du susdit Arrêt , lé Libelle y mens
tionJUILLET
. 1731. 1839
tionné , a été laceré et jetté au feu par l'Exé
cuteur de la Haute- Justice , au bas du grand
Escalier du Palais , en presence de Nous Marie-
Dagobert Tsabeau , l'un des trois premiers et
principaux Commis pour la Grand Chambre ,
assisté de deux Huissiers de ladite Cour.
Signé Y SA BE A U.
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Résumé : ARRESTS.
En 1731, plusieurs arrêts royaux et parlementaires ont été émis. Le 11 juin, un arrêt royal nomme Jacques Coefferel, chanoine régulier de Saint-Augustin, curé de l'église paroissiale de Saint-Médard à Paris. Le roi Louis XV ordonne aux marguilliers et paroissiens de reconnaître Coefferel comme leur curé et de lui rendre les honneurs dus à sa fonction. Toute assemblée sans la présence de Coefferel est interdite, sous peine de sanctions. Le 8 juillet, un autre arrêt royal ordonne la suppression de deux écrits : 'Lettre du Parlement de Bordeaux au Roy' et 'Réflexions sur cette Lettre'. Ces écrits, imprimés sans autorisation, contiennent des propos irrespectueux envers le roi et des injures contre les magistrats. Le roi ordonne la confiscation des exemplaires et l'ouverture d'une enquête contre les auteurs, imprimeurs et distributeurs. Le 14 juillet, le Parlement de Paris émet un arrêt concernant un écrit intitulé 'Seconde Lettre à M. Gilbert de Voisins'. Cet écrit est lacéré et brûlé par l'exécuteur de la Haute-Justice. Le Parlement interdit toute diffusion de cet écrit et ouvre une enquête contre ses auteurs et distributeurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6380
p. 1044-1048
ARRETS NOTABLES.
Début :
DECLARATION DU ROY, qui regle les Gages et Taxations des [...]
Mots clefs :
Arrêts, Sentence de police, Ordonnance du roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRETS NOTABLES.
XXXXXX XXXXXXXXXXXXXX
ARRETS NOTABLE S.
ECLARATION DU ROY , qui regle les
pes de la Maison du Roy. Donnée à Versailles
le 18. Mars 1732. Registrée en Parlement le 29.- Avril suivant.
ORDONNANCE du Roy , du 10. Avril ,
par laquelle il est dit que S. M. voulant bien que
Ja fourniture du pain continuë d'être faite à ses
Troupes dans les Garnisons ou Camps , dans
lesquels , à cause de la cherté des grains , il seroit trop onereux aux Cavaliers , Dragons et Soldats de se pourvoir de pain ; elle a ordonné et
ordonne , que dans les Places et Camps où le pain- de munition continuera d'être fourni , il sera déduit sur la solde , à commencer au premier May
prochain , jusqu'à- ce qu'il en soit autrement ordonné , pour chaque Ration de pain du poids de
vingt- quatre onces , cuit et rassis , entre bis et
blanc , vingt-quatre deniers par jour , que le Tré--
sorier general de l'Extraordinaire des Guerres
retiendra en ses mains : enjoignant, Sa Majesté ,
aux Officiers de ses Troupes , de tenir la main à
te qu'elles s'y conforment sans difficulté , sur
peine de desobeïssance.
ORDONNANCE DU ROY , du 19 Avril
par laquelle il est dit que S. M. étant infor- mée que les ordres qu'elle a fait donner au Directeur de l'Opera , de ne laisser entrer aucunespersonnes sur le Théatre , n'étoient pas executez;
et S M. voulant rendre sa volonté publique à cet
égard, a ordonné et ordonne qu'à l'avenir aucune
per-
MAY. 1732. 1045
personne de quelque état et qualité qu'elle puisse
être , ne pourra entrer sur le Théatre de l'Opera,
à l'exception de celles qui ont loué des Loges ,
dont l'entrée est par le Théatre , ou qui auront
des Cachets pour aller dans lesdites Loges ; deffend très-expressément S. M. à toutes personnes
qui ont lesdites Loges sur le Théatre , ou à celles
qui auront des Cachets pour y entrer ,
de se tenir dans les Coulisses ni dans les Loges des Actrices ; enjoint S. M. au Sergent des Gardes de
POpera , de tenir la main avec une entiere exactitude à l'execution de la presente Ordonnance, &c.
AUTRE ORDONNANCE du Roy, du même jour, par laquelle il est dit que S. M. voulant
que les deffenses qui ont été faites et qu'elle a renouvellées , à l'exemple du feu Roy , d'entrer à
POpera sans payer et d'interrompre le Spectacle
sous aucun prétexte , soient régulierement observées; et étant informée que quelques personnes.
ne s'y conforment pas aussi exactement qu'elle
le desire , S. M. à fait très-expresses inhibitions
et deffenses à toutes personnes,de quelque qualité
et condition qu'elles soient , même aux Officiers.
de sa Maison, Gardes , Gendarmes , ChevauxLegers , Mousquetaires et autres , d'entrer à l'Opera sans payer. Deffend pareillement à tous ceux
qui assisteront à ce Spectacle , et particulierement.
a ceux qui se placeront au Parterre , d'y commettre aucun desordre en entrant ni en sortant,
de crier ni de faire du bruit avant que le Spectacle commence, de siffler et faire des huées, d'avoir
le chapeau sur la tête et d'interrompre les Acteurs pendant les Réprésentations , de quelque
maniere et sous quelque prétexte que ce soit , à
peine de désobéissance. Fait semblables deffenses
et sous les mêmes peines , à toutes personnes d'entrer
1046 MERCURE DE FRANCE
d'entrer sur le Théatre de l'Opera et de s'arrêter
dans les Coulisses qui y servent d'entrée , même
aux Acteurs et Actrices d'y paroître avec d'autres habits que ceux de Théatre. Deffend aussi
S. M. à tous Domestiques portant ivrée , sans
aucune réserve, exception ni distinction, d'entrer
à l'Opera , même en payant , de commettre au- cune violence , indécences ou autres desordres
aux entrées ni aux environs de la Sale où se font
les Représentations, sous telles peines qu'elle jugera convenables. Ordonne S. M. d'emprisonner
les contrevenans ; deffend très - expressement à
toutes Personnes , telles qu'elles puissent être ,
aux Officiers de sa Maison et autres , de s'opposer directement ni indirectement à ce qui est
cy- dessus ordonné , et d'empêcher par la force
ou autrement, que ceux qui y contreviendront
me soient arrêtez et conduits en prison.
SENTENCE DE POLICE , du 25. Avril,
qui condamne en vingt livres d'amende le nommé Jouan , fils , Regrattier de Paille et de Foin,
pour avoir contrevenu aux Ordonnances et Reglemens de Police concernant la vente et achapt de la Marchandise de Foin , et notamment pour
avoir acheté de mauvais Foin sur les Ports à vil
prix , et avoir voulu le faire passer comme Foin arrivé par terre , en le faisant rebotteler de nouyeau , et qui ordonne la confiscation dudit Foin.
AUTRE Ordonnance de Police du même jour
qui deffend la vente des Huitres pendant les
grandes chaleurs , à commencer au premier May
jusques et compris le dernier Jeudy du mois d'Août prochain.
AUTRE du 30. Avril , qui fait deffenses à
toutes personnes de passer sur les Terres ensemencées
MAY. 1732 1047
mencées , et d'y causer aucuns dégâts , sous quel
que prétexte que ce soit , à peine de soo. livres
d'amende , confiscation des Chevaux et Bestiaux
et de prison en cas de Rebellion.
ARREST du 3. May , dont voici la teneur.
Le Roy étant informé de tous les mouvemens qu'on excite continuellement dans les esprits , રે
Poccasion de plusieurs guérisons qu'on prétend
être miraculeusement arrivées par l'intercession du Sr de Paris , Diacre du Diocèse de Paris , et
dont on veut faire un argument de parti , pour
fournir des armes à ceux qui se révoltent contre
l'authorité de l'Eglise , et perpetuer la division
dans le Royaume , au sujet de la Constitution
Unigenitus , contre les dispositions des Déclara- tions de Sa Majesté , et de l'Arrêt qu'elle a rendu
les. Septembre dernier , pour faire cesser toutes
disputes et contestations sur ce sujet ; S. M. qui
a déja interposé son authorité dans cette matiere,
soit par son Ordonnance du 27. Janvier dernier soit par l'Arrêt qu'elle a rendu le 24. Avril suivant contre deux Libelles qui regardent les faits
cy-dessus marquez , a jugé à propos de continuer d'en prendre connoissance , pour prévenir
tout ce qui pourroit être une nouvelle occasion
de troubler la tranquillité de l'Eglise et de l'Etat :
à quoi desírant pourvoir ,SA MAJESTE ESTANT
EN SON CONSEIL , a fait et fait de très expres- ses inhibitions et deffenses à tous ses Sujets , de
quelque état et condition qu'ils soient , de faire
aucunes poursuites ni procedures pardevant ses
Cours et autres Juges , au sujet des faits cy- dessus énoncez , leurs circonstances ou dépendances
et de tout ce qui pourroit avoir été ou être fait
à cette occasion , $. M. s'en retenant la connois-
* sance , qu'elle interdit à toutes sesdites Cours et aucunes
1048 MERCURE DE FRANCE
autres Juges , et se réservant à elle seule de prendre les mesures qu'elle estimera les plus conve- nables pour faire cesser toutes disputes et contestations sur ce sujet Deffend pareillement S. M.
à tous ses Sujets , de composer , imprimer , vendre , debiter , ou autrement distribuer, sous quelque nom et titre que ce soit , aucuns Ouvrages,
Memoires ou Ecrits tendants à entretenir les disputes qui se sont formées au sujet desdits faits
ou de tout ce qui peut y avoir rapport , et de la
Constitution Unigenitus ; le tout sous les peines
portées par ledit Arrêt du 5. Septembre 1731.
lequel sera executé selon sa forme et teneur ,
tamment contre les Auteurs , Imprimeurs ou distributeurs de libelles ou d'écrits contraires à
la Religion , au respect dû au S. Siege , à N. S..
Pere le Pape et aux Evêques , à l'authorité de
P'Eglise et à celle de S. M. aux droits de sa Couronne, et aux Libertez de l'Eglise Gallicane , &c.
ARRETS NOTABLE S.
ECLARATION DU ROY , qui regle les
pes de la Maison du Roy. Donnée à Versailles
le 18. Mars 1732. Registrée en Parlement le 29.- Avril suivant.
ORDONNANCE du Roy , du 10. Avril ,
par laquelle il est dit que S. M. voulant bien que
Ja fourniture du pain continuë d'être faite à ses
Troupes dans les Garnisons ou Camps , dans
lesquels , à cause de la cherté des grains , il seroit trop onereux aux Cavaliers , Dragons et Soldats de se pourvoir de pain ; elle a ordonné et
ordonne , que dans les Places et Camps où le pain- de munition continuera d'être fourni , il sera déduit sur la solde , à commencer au premier May
prochain , jusqu'à- ce qu'il en soit autrement ordonné , pour chaque Ration de pain du poids de
vingt- quatre onces , cuit et rassis , entre bis et
blanc , vingt-quatre deniers par jour , que le Tré--
sorier general de l'Extraordinaire des Guerres
retiendra en ses mains : enjoignant, Sa Majesté ,
aux Officiers de ses Troupes , de tenir la main à
te qu'elles s'y conforment sans difficulté , sur
peine de desobeïssance.
ORDONNANCE DU ROY , du 19 Avril
par laquelle il est dit que S. M. étant infor- mée que les ordres qu'elle a fait donner au Directeur de l'Opera , de ne laisser entrer aucunespersonnes sur le Théatre , n'étoient pas executez;
et S M. voulant rendre sa volonté publique à cet
égard, a ordonné et ordonne qu'à l'avenir aucune
per-
MAY. 1732. 1045
personne de quelque état et qualité qu'elle puisse
être , ne pourra entrer sur le Théatre de l'Opera,
à l'exception de celles qui ont loué des Loges ,
dont l'entrée est par le Théatre , ou qui auront
des Cachets pour aller dans lesdites Loges ; deffend très-expressément S. M. à toutes personnes
qui ont lesdites Loges sur le Théatre , ou à celles
qui auront des Cachets pour y entrer ,
de se tenir dans les Coulisses ni dans les Loges des Actrices ; enjoint S. M. au Sergent des Gardes de
POpera , de tenir la main avec une entiere exactitude à l'execution de la presente Ordonnance, &c.
AUTRE ORDONNANCE du Roy, du même jour, par laquelle il est dit que S. M. voulant
que les deffenses qui ont été faites et qu'elle a renouvellées , à l'exemple du feu Roy , d'entrer à
POpera sans payer et d'interrompre le Spectacle
sous aucun prétexte , soient régulierement observées; et étant informée que quelques personnes.
ne s'y conforment pas aussi exactement qu'elle
le desire , S. M. à fait très-expresses inhibitions
et deffenses à toutes personnes,de quelque qualité
et condition qu'elles soient , même aux Officiers.
de sa Maison, Gardes , Gendarmes , ChevauxLegers , Mousquetaires et autres , d'entrer à l'Opera sans payer. Deffend pareillement à tous ceux
qui assisteront à ce Spectacle , et particulierement.
a ceux qui se placeront au Parterre , d'y commettre aucun desordre en entrant ni en sortant,
de crier ni de faire du bruit avant que le Spectacle commence, de siffler et faire des huées, d'avoir
le chapeau sur la tête et d'interrompre les Acteurs pendant les Réprésentations , de quelque
maniere et sous quelque prétexte que ce soit , à
peine de désobéissance. Fait semblables deffenses
et sous les mêmes peines , à toutes personnes d'entrer
1046 MERCURE DE FRANCE
d'entrer sur le Théatre de l'Opera et de s'arrêter
dans les Coulisses qui y servent d'entrée , même
aux Acteurs et Actrices d'y paroître avec d'autres habits que ceux de Théatre. Deffend aussi
S. M. à tous Domestiques portant ivrée , sans
aucune réserve, exception ni distinction, d'entrer
à l'Opera , même en payant , de commettre au- cune violence , indécences ou autres desordres
aux entrées ni aux environs de la Sale où se font
les Représentations, sous telles peines qu'elle jugera convenables. Ordonne S. M. d'emprisonner
les contrevenans ; deffend très - expressement à
toutes Personnes , telles qu'elles puissent être ,
aux Officiers de sa Maison et autres , de s'opposer directement ni indirectement à ce qui est
cy- dessus ordonné , et d'empêcher par la force
ou autrement, que ceux qui y contreviendront
me soient arrêtez et conduits en prison.
SENTENCE DE POLICE , du 25. Avril,
qui condamne en vingt livres d'amende le nommé Jouan , fils , Regrattier de Paille et de Foin,
pour avoir contrevenu aux Ordonnances et Reglemens de Police concernant la vente et achapt de la Marchandise de Foin , et notamment pour
avoir acheté de mauvais Foin sur les Ports à vil
prix , et avoir voulu le faire passer comme Foin arrivé par terre , en le faisant rebotteler de nouyeau , et qui ordonne la confiscation dudit Foin.
AUTRE Ordonnance de Police du même jour
qui deffend la vente des Huitres pendant les
grandes chaleurs , à commencer au premier May
jusques et compris le dernier Jeudy du mois d'Août prochain.
AUTRE du 30. Avril , qui fait deffenses à
toutes personnes de passer sur les Terres ensemencées
MAY. 1732 1047
mencées , et d'y causer aucuns dégâts , sous quel
que prétexte que ce soit , à peine de soo. livres
d'amende , confiscation des Chevaux et Bestiaux
et de prison en cas de Rebellion.
ARREST du 3. May , dont voici la teneur.
Le Roy étant informé de tous les mouvemens qu'on excite continuellement dans les esprits , રે
Poccasion de plusieurs guérisons qu'on prétend
être miraculeusement arrivées par l'intercession du Sr de Paris , Diacre du Diocèse de Paris , et
dont on veut faire un argument de parti , pour
fournir des armes à ceux qui se révoltent contre
l'authorité de l'Eglise , et perpetuer la division
dans le Royaume , au sujet de la Constitution
Unigenitus , contre les dispositions des Déclara- tions de Sa Majesté , et de l'Arrêt qu'elle a rendu
les. Septembre dernier , pour faire cesser toutes
disputes et contestations sur ce sujet ; S. M. qui
a déja interposé son authorité dans cette matiere,
soit par son Ordonnance du 27. Janvier dernier soit par l'Arrêt qu'elle a rendu le 24. Avril suivant contre deux Libelles qui regardent les faits
cy-dessus marquez , a jugé à propos de continuer d'en prendre connoissance , pour prévenir
tout ce qui pourroit être une nouvelle occasion
de troubler la tranquillité de l'Eglise et de l'Etat :
à quoi desírant pourvoir ,SA MAJESTE ESTANT
EN SON CONSEIL , a fait et fait de très expres- ses inhibitions et deffenses à tous ses Sujets , de
quelque état et condition qu'ils soient , de faire
aucunes poursuites ni procedures pardevant ses
Cours et autres Juges , au sujet des faits cy- dessus énoncez , leurs circonstances ou dépendances
et de tout ce qui pourroit avoir été ou être fait
à cette occasion , $. M. s'en retenant la connois-
* sance , qu'elle interdit à toutes sesdites Cours et aucunes
1048 MERCURE DE FRANCE
autres Juges , et se réservant à elle seule de prendre les mesures qu'elle estimera les plus conve- nables pour faire cesser toutes disputes et contestations sur ce sujet Deffend pareillement S. M.
à tous ses Sujets , de composer , imprimer , vendre , debiter , ou autrement distribuer, sous quelque nom et titre que ce soit , aucuns Ouvrages,
Memoires ou Ecrits tendants à entretenir les disputes qui se sont formées au sujet desdits faits
ou de tout ce qui peut y avoir rapport , et de la
Constitution Unigenitus ; le tout sous les peines
portées par ledit Arrêt du 5. Septembre 1731.
lequel sera executé selon sa forme et teneur ,
tamment contre les Auteurs , Imprimeurs ou distributeurs de libelles ou d'écrits contraires à
la Religion , au respect dû au S. Siege , à N. S..
Pere le Pape et aux Evêques , à l'authorité de
P'Eglise et à celle de S. M. aux droits de sa Couronne, et aux Libertez de l'Eglise Gallicane , &c.
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Résumé : ARRETS NOTABLES.
En mars et avril 1732, plusieurs ordonnances royales ont été émises. Le 18 mars, une déclaration royale a réglé les pensions de la Maison du Roi, enregistrée au Parlement le 29 avril. Le 10 avril, une ordonnance a stipulé que la fourniture de pain aux troupes continuerait, avec une déduction sur la solde pour chaque ration de pain. Le 19 avril, deux ordonnances ont été promulguées concernant l'accès au théâtre de l'Opéra : la première a interdit l'accès à toute personne non autorisée, sauf celles ayant loué des loges ou possédant des cachets. La seconde a renforcé les interdictions d'entrer à l'Opéra sans payer et de perturber les spectacles. Le 25 avril, une sentence de police a condamné un regrattier pour violation des règlements sur la vente de foin, et une autre ordonnance a interdit la vente des huîtres pendant les grandes chaleurs. Le 30 avril, une ordonnance a interdit de passer sur les terres ensemencées. Enfin, le 3 mai, un arrêt royal a interdit toute poursuite ou publication concernant les guérisons attribuées au Diacre de Paris, afin de prévenir les troubles liés à la Constitution Unigenitus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6381
p. 214-218
A Alexandrette le 13. Septembre 1714.
Début :
MONSEIGNEUR, je n'ay pas manqué de vous écrire de [...]
Mots clefs :
Payas, Marchandises, Consul
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Alexandrette le 13. Septembre 1714.
A Alexandrette le 13. Septembre
1714.
MONSEIGNEUR ,
Je n'ay pas manqué de vous
HISTORIQUE. 218
4
écrire de Chypre le 24. du mois
paffé , au moment quej'allois en
partir pour me rendre au plûtôt
àPayas , où je fuis arrivé le 27 .
fur lefoir. Fay mis pied à terre
pour nous faire reconnoître pour
François , mais bien mal m'en a
pris ; carj'ay été obligé d'y dormir
par la malice du Doüanier , qui
m'a dit que puiſque nous n'avions
point de Marchandises ày décharger
, il avoit peur que nous
ne fuſſions Corfaires . Ila ajoûté
que jamais les Bâtimens n'alloient
à Payas , mais bien à Alexandrette
; je luy ay répondu que ce
n'avoit pas été mon intention d'y
216 JOURNAL
venir, que je m'étois égaré ,
que j'avois pris Payas pourAlexandrette.
Enfin quelque chose
que je lluuyypuffe dire,malgré la
perruque , &le chapeau que j'avois,&
le titre de Capitaineque
je portois,il m'afait mettreàla
Tour. Le lendemain au matin il
m'a demandési j'avois un commandement
, puiſque je venois de
Constantinople , je luy ay fair
roir celuy que vous m'aviez
donné ; alors il n'a eu plus rien à
dire. Cependant il a voulu voir
fi nous n'étions pas chargé de
quelques Marchandises deffenduës
,àquoy je ne mesuis point
opposé
-
HISTORIQUE. 117
ficela
opposé , parce qu'il me retenoit
toûjours à terre : auffi-toft avec
deux Valets du Vaïvode il s'est
fait menerà bord;j'avois heureu-
Sementrecommandéla veillequ'on
lesfit bien boire,fi cela arrivoit,
( ce qu'on afait ; ) parce que les
Armeniens qui estoient dans
le Bâtiment , & pour lesquels
jay payé douze piastres , m'embarraffoient
plus que je ne peux
vousledire.
Sur ces entrefaites j'ay appris
que les Pelerins viendroient bientoft,
&fur le champj'ayfait appareiller,
aprés avoir feulement
acheté 300. citrons, des péches ,
Février 1715 . T
218 JOURNAL
>
&d'autres fruits ;jefuis arrivé
icy le 18 f'ay d'abord été chez le
Conful àquij'ay rendu la Lettre
que vous m'aviez donné pour
luy ,&celle que vous écrivez à
M. Pellerin , Conful d'Alep ,à
qui il l'a auffi-cost envoyéeparun
Expres
C'eſticy le meilleur endroit du
monae ; mais ce maudit Payas est
an vray coupe-gorge
qui
mete
ceux
vous ont proposé cet endroit ,
mele connoissaient assurémentpas.
AR
1714.
MONSEIGNEUR ,
Je n'ay pas manqué de vous
HISTORIQUE. 218
4
écrire de Chypre le 24. du mois
paffé , au moment quej'allois en
partir pour me rendre au plûtôt
àPayas , où je fuis arrivé le 27 .
fur lefoir. Fay mis pied à terre
pour nous faire reconnoître pour
François , mais bien mal m'en a
pris ; carj'ay été obligé d'y dormir
par la malice du Doüanier , qui
m'a dit que puiſque nous n'avions
point de Marchandises ày décharger
, il avoit peur que nous
ne fuſſions Corfaires . Ila ajoûté
que jamais les Bâtimens n'alloient
à Payas , mais bien à Alexandrette
; je luy ay répondu que ce
n'avoit pas été mon intention d'y
216 JOURNAL
venir, que je m'étois égaré ,
que j'avois pris Payas pourAlexandrette.
Enfin quelque chose
que je lluuyypuffe dire,malgré la
perruque , &le chapeau que j'avois,&
le titre de Capitaineque
je portois,il m'afait mettreàla
Tour. Le lendemain au matin il
m'a demandési j'avois un commandement
, puiſque je venois de
Constantinople , je luy ay fair
roir celuy que vous m'aviez
donné ; alors il n'a eu plus rien à
dire. Cependant il a voulu voir
fi nous n'étions pas chargé de
quelques Marchandises deffenduës
,àquoy je ne mesuis point
opposé
-
HISTORIQUE. 117
ficela
opposé , parce qu'il me retenoit
toûjours à terre : auffi-toft avec
deux Valets du Vaïvode il s'est
fait menerà bord;j'avois heureu-
Sementrecommandéla veillequ'on
lesfit bien boire,fi cela arrivoit,
( ce qu'on afait ; ) parce que les
Armeniens qui estoient dans
le Bâtiment , & pour lesquels
jay payé douze piastres , m'embarraffoient
plus que je ne peux
vousledire.
Sur ces entrefaites j'ay appris
que les Pelerins viendroient bientoft,
&fur le champj'ayfait appareiller,
aprés avoir feulement
acheté 300. citrons, des péches ,
Février 1715 . T
218 JOURNAL
>
&d'autres fruits ;jefuis arrivé
icy le 18 f'ay d'abord été chez le
Conful àquij'ay rendu la Lettre
que vous m'aviez donné pour
luy ,&celle que vous écrivez à
M. Pellerin , Conful d'Alep ,à
qui il l'a auffi-cost envoyéeparun
Expres
C'eſticy le meilleur endroit du
monae ; mais ce maudit Payas est
an vray coupe-gorge
qui
mete
ceux
vous ont proposé cet endroit ,
mele connoissaient assurémentpas.
AR
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6382
p. 620-624
ARRESTS NOTABLES, &c.
Début :
ARREST et Lettres Patentes sur icelui, des 4. et 18. [...]
Mots clefs :
Arrêts, Lettres patentes, Ordonnances, Sentence de police
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRESTS NOTABLES, &c.
ARRESTS NOTABLES, &c,
A&
RREST et Lettres Patentes sur icelui , des 4.
et 18 Decembre 1731. qui ordonne que le
droit d'Indemnité du par les Gens de main-morte , pour raison d'acquisitions d'heritages dans la
Directe de Sa Majesté , ou dans l'étendue de ses
Hautes Justices , sera payé en Especes quand il
sera au- dessous de soixante livres , et qu'il en sera
créé des rentes quand il se trouvera monter à
soixante livres et plus,
AUTRE
MAR S. 1732. 621
AUTRE du premier Janvier , qui proro
ge jusqu'au dernier Decembre 1732. le délay porté par celui du 2. Janvier 173 1. pour la moderation à moitié des droits de marc d'or et autres frais de provisions , reception et installation des Offices taxez vacans , ou de nouvelles créations qui se leveront auxRevenus Casuels pendant
le courant de la presente année 1732.,
SENTENCE DE POLICE, du 4. Janvier , qui
condamne le sieur Brunet , Fils , Marchand Libraire à Paris , en trois mille livres d'amende
pour avoir vendu et débité plusieurs Livres imprimez sans permission.
AUTRE du même jour , portant défenses à tous Chartiers , Voituriers , Portefaix et
autres , de brûler des Pailles dans aucun endroit
des Halles, ni de composer de ces mêmes Pailles
des torches pour les allumer.
ARREST du Parlement , contre 35.Accusez
'dont 4. par Contumace. Portant condamnation
de mort , préalablement appliquez à la question
ordinaire et extraordinaire , contre Jean Collor;
Claude-Thomas Hurel , Jacques Falconet et Nicolas Quierceau , accusez de vol avec effraction;
et surcis à l'égard des autres accusez jusqu'après
l'execution dudit Arrêt. Du 21. Fevrier 172 3.
ORDONNANCE DU ROY , au sujet du Cimetiere de S. Medard.
Sa Majesté étant informée de tout ce qui s'est
passé , et de ce qui se passe encore journellement
dans l'un desCimetieres de la Paroisse de S. Medard,
et notamment à l'occasion des mouvemens et agi- tations
622 MERCURE DE FRANCE
rations prétendues involontaires de differens Particuliers qui affectent de s'y donner en spectacle ;
Sa Majesté auroit jugé à propos de donner ses.
ordres pour en faire arrêter plusieurs et les faire
examiner par un nombre considerable de Medecins et Chirurgiens , pour en dresser leur rapport , et porter leur jugement sur la cause et la
nature desdits mouvemens et agitations : ce
qui ayant été executé , lesdits Medecins et Chy- rurgiens ont attesté et déclaré unanimemènt
que lesdits mouvemens n'ont rien de convulsif
ni de surnaturel , et qu'ils sont entierement volontaires de la part desdits particuliers ; doù il
resulte qu'on a cherché manifestement à faire il
lusion , et à surprendre la credulité du peuple. Sa
Majesté a jugé necessaire de faire absolument cesser un tel scandale , et le concours du peuple , qui
est devenu d'ailleurs une occasion continuelle de
discours licentieux , de vols et de libertinage , et
Elle s'est portée d'autant plus volontiers à pren
dre cette resolution , qu'Elle empèchera par là
- toute contravention et désobéissance au Mandement donné par le sieur Archevêque de Paris le
15. Juillet dernier. Vû les rapports , en datte des
11. 15. 17. 18. 19. et 23. Janvier , signez par
les Medecins et Chirurgiens y dénommez ; SA MAJESTE a ordonné et ordonne que la porte
du petit Cimetiere de la Paroisse de S. Medard,
fera et demeurera toujours fermée; fait défenses de
l'ouvrir , si ce n'est pour cause d'inhumation ; et
défend pareillement à toutes personnes , de quelque état et qualité qu'elles soient , de s'assemblerdans les rues qui environment ledit Cimetiere , et
autres rues , places ou maisons , le tout à peine
de désobéissance , même de punition exemplaire,
s'il y échet. Enjoint au sieur Herault , Con-
-
seiller
MARS. 1732 623
seiller d'Etat , Lieutenant General de Police
de la Ville , Prevôté et Vicomté de Paris , de tenir la main à l'execution de la presente Ordonnance,qui sera lûë, publiée et affichée par tout où besoin sera.FAIT à Versailles le 27.Janvier 1732.
signé Louis. Et plus bas , Phelipeaux.
ARREST du 19. Février , qui proroge pendant une année seulement , la permission accordée aux Negocians des Ports et Villes Maritimes
du Royaume, d'envoyer leurs Vaisseaux directement en Irlande , pour y acheter des Bœufs salez
& les transporter ensuite aux Ifles et Colonies
Françoises de l'Amerique.
AUTRE du 11. Mars , qui ordonne et homologue tout ce qui a été fait , tant à Paris que
dans les Provinces , à l'occasion des secours donnez par S. M. à celles qui ont été attaquées de la
peste.
Nomme et autorise M. d'Ormesson , Conseiller d'Etat ordinaire et Intendant des Finances ,
P'effet d'arrêter le compte du sieur Géoflroy ,
Caissier general de ce service.
Ordonne que les Pieces des comptes particu
Tiers arrêtez dans lesdites Provinces , et qui
avoient été envoyées au Conseil seront renvoyées aux sieurs Intendan's , pour être jointes à
la mmute d'iceux , sur laquelle et sur les doubles
qu triples, sera fait mention de ce dépôt.
AUTRE du même jour , qui deffend l'entrée
dans le Royaume, des vieux habits de Soldats et
autres de fabrique étrangere.
C
AUTRE du même jour , qui déclare subrepti- ces
824 MERCURE DE FRANCE
ces et obreptices les Brevets de dons faits en faveur de divers Particuliers , des portions des Casuels des Domaines réservez à S. M. par l'Edit
du mois de Decembre 1701.
>
AUTRE du 18. Mars , qui ordonne que tous
les Ouvrages de Coutellerie qui seront ou auront
été fabriquez dans la Ville de Thiers , auront
outre la marque particuliere, dont chaque Coutelier a coûtume de se servir pour marquer ses Ouvrages , une seconde marque , dont l'emprein
te portera le mot THIERS.
A&
RREST et Lettres Patentes sur icelui , des 4.
et 18 Decembre 1731. qui ordonne que le
droit d'Indemnité du par les Gens de main-morte , pour raison d'acquisitions d'heritages dans la
Directe de Sa Majesté , ou dans l'étendue de ses
Hautes Justices , sera payé en Especes quand il
sera au- dessous de soixante livres , et qu'il en sera
créé des rentes quand il se trouvera monter à
soixante livres et plus,
AUTRE
MAR S. 1732. 621
AUTRE du premier Janvier , qui proro
ge jusqu'au dernier Decembre 1732. le délay porté par celui du 2. Janvier 173 1. pour la moderation à moitié des droits de marc d'or et autres frais de provisions , reception et installation des Offices taxez vacans , ou de nouvelles créations qui se leveront auxRevenus Casuels pendant
le courant de la presente année 1732.,
SENTENCE DE POLICE, du 4. Janvier , qui
condamne le sieur Brunet , Fils , Marchand Libraire à Paris , en trois mille livres d'amende
pour avoir vendu et débité plusieurs Livres imprimez sans permission.
AUTRE du même jour , portant défenses à tous Chartiers , Voituriers , Portefaix et
autres , de brûler des Pailles dans aucun endroit
des Halles, ni de composer de ces mêmes Pailles
des torches pour les allumer.
ARREST du Parlement , contre 35.Accusez
'dont 4. par Contumace. Portant condamnation
de mort , préalablement appliquez à la question
ordinaire et extraordinaire , contre Jean Collor;
Claude-Thomas Hurel , Jacques Falconet et Nicolas Quierceau , accusez de vol avec effraction;
et surcis à l'égard des autres accusez jusqu'après
l'execution dudit Arrêt. Du 21. Fevrier 172 3.
ORDONNANCE DU ROY , au sujet du Cimetiere de S. Medard.
Sa Majesté étant informée de tout ce qui s'est
passé , et de ce qui se passe encore journellement
dans l'un desCimetieres de la Paroisse de S. Medard,
et notamment à l'occasion des mouvemens et agi- tations
622 MERCURE DE FRANCE
rations prétendues involontaires de differens Particuliers qui affectent de s'y donner en spectacle ;
Sa Majesté auroit jugé à propos de donner ses.
ordres pour en faire arrêter plusieurs et les faire
examiner par un nombre considerable de Medecins et Chirurgiens , pour en dresser leur rapport , et porter leur jugement sur la cause et la
nature desdits mouvemens et agitations : ce
qui ayant été executé , lesdits Medecins et Chy- rurgiens ont attesté et déclaré unanimemènt
que lesdits mouvemens n'ont rien de convulsif
ni de surnaturel , et qu'ils sont entierement volontaires de la part desdits particuliers ; doù il
resulte qu'on a cherché manifestement à faire il
lusion , et à surprendre la credulité du peuple. Sa
Majesté a jugé necessaire de faire absolument cesser un tel scandale , et le concours du peuple , qui
est devenu d'ailleurs une occasion continuelle de
discours licentieux , de vols et de libertinage , et
Elle s'est portée d'autant plus volontiers à pren
dre cette resolution , qu'Elle empèchera par là
- toute contravention et désobéissance au Mandement donné par le sieur Archevêque de Paris le
15. Juillet dernier. Vû les rapports , en datte des
11. 15. 17. 18. 19. et 23. Janvier , signez par
les Medecins et Chirurgiens y dénommez ; SA MAJESTE a ordonné et ordonne que la porte
du petit Cimetiere de la Paroisse de S. Medard,
fera et demeurera toujours fermée; fait défenses de
l'ouvrir , si ce n'est pour cause d'inhumation ; et
défend pareillement à toutes personnes , de quelque état et qualité qu'elles soient , de s'assemblerdans les rues qui environment ledit Cimetiere , et
autres rues , places ou maisons , le tout à peine
de désobéissance , même de punition exemplaire,
s'il y échet. Enjoint au sieur Herault , Con-
-
seiller
MARS. 1732 623
seiller d'Etat , Lieutenant General de Police
de la Ville , Prevôté et Vicomté de Paris , de tenir la main à l'execution de la presente Ordonnance,qui sera lûë, publiée et affichée par tout où besoin sera.FAIT à Versailles le 27.Janvier 1732.
signé Louis. Et plus bas , Phelipeaux.
ARREST du 19. Février , qui proroge pendant une année seulement , la permission accordée aux Negocians des Ports et Villes Maritimes
du Royaume, d'envoyer leurs Vaisseaux directement en Irlande , pour y acheter des Bœufs salez
& les transporter ensuite aux Ifles et Colonies
Françoises de l'Amerique.
AUTRE du 11. Mars , qui ordonne et homologue tout ce qui a été fait , tant à Paris que
dans les Provinces , à l'occasion des secours donnez par S. M. à celles qui ont été attaquées de la
peste.
Nomme et autorise M. d'Ormesson , Conseiller d'Etat ordinaire et Intendant des Finances ,
P'effet d'arrêter le compte du sieur Géoflroy ,
Caissier general de ce service.
Ordonne que les Pieces des comptes particu
Tiers arrêtez dans lesdites Provinces , et qui
avoient été envoyées au Conseil seront renvoyées aux sieurs Intendan's , pour être jointes à
la mmute d'iceux , sur laquelle et sur les doubles
qu triples, sera fait mention de ce dépôt.
AUTRE du même jour , qui deffend l'entrée
dans le Royaume, des vieux habits de Soldats et
autres de fabrique étrangere.
C
AUTRE du même jour , qui déclare subrepti- ces
824 MERCURE DE FRANCE
ces et obreptices les Brevets de dons faits en faveur de divers Particuliers , des portions des Casuels des Domaines réservez à S. M. par l'Edit
du mois de Decembre 1701.
>
AUTRE du 18. Mars , qui ordonne que tous
les Ouvrages de Coutellerie qui seront ou auront
été fabriquez dans la Ville de Thiers , auront
outre la marque particuliere, dont chaque Coutelier a coûtume de se servir pour marquer ses Ouvrages , une seconde marque , dont l'emprein
te portera le mot THIERS.
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Résumé : ARRESTS NOTABLES, &c.
En 1732, plusieurs arrêtés et ordonnances royales ont été émis. En décembre 1731, un arrêté a stipulé que le droit d'indemnité des gens de main-morte pour l'acquisition d'héritages serait payé en espèces pour les montants inférieurs à soixante livres et en rentes pour les montants égaux ou supérieurs. En janvier 1732, un autre arrêté a prolongé jusqu'à la fin de l'année la réduction des droits de marc d'or et autres frais pour les offices vacants ou nouvelles créations. Une sentence de police a condamné le libraire Brunet à une amende pour avoir vendu des livres sans permission, et un autre arrêté a interdit de brûler des pailles dans les Halles. En février 1732, un arrêt du Parlement a condamné à mort quatre individus pour vol avec effraction et a sursoit à l'exécution pour les autres accusés. Une ordonnance royale concernant le cimetière de Saint-Médard a mentionné que les mouvements observés étaient volontaires et non convulsifs ou surnaturels, et a ordonné la fermeture du cimetière pour éviter les rassemblements et les troubles. En mars 1732, plusieurs arrêtés ont prolongé des permissions commerciales, homologué les secours donnés aux provinces touchées par la peste, nommé un conseiller pour arrêter les comptes d'un caissier général, interdit l'entrée des vieux habits de soldats étrangers, déclaré subreptices certains brevets de dons, et ordonné une marque spécifique pour les ouvrages de coutellerie fabriqués à Thiers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6383
p. 210-215
Extrait d'une Lettre de la Rochelle du 5. Juillet 1717.
Début :
La petite Révolution qui vient d'arriver à la Martinique, est [...]
Mots clefs :
Révolution, Conseil, Marine, Négociants, Commerce, Échange, Étrangers
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texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de la Rochelle du 5. Juillet 1717.
Extrait d'une Lettre de la Rochelle
du s. Juillet 1717 .
La petite Révolution qui vient
d'arriver à la Martinique , eſt une:
Nouvelle qui mérite bien que je
vous en communique les particularitez:
Pour mieux vous mettre au
fait , ileſt à propos de ſçavoir que:
Dans. I E bliſſement du Confeil
de Marine , les Negotians de
Nantes,de la Rochelle& de Bourdeaux
, avoient repréſenté que M.
Duquêne, Gouvr. General,&M.de
VaucieſlonIntendantayant accordé
aux Anglois d'apporterdes Farinnos
à la Martinique en échange de:
Sucre; leCommerce de France en
avoit beaucoup fouffert , parce que
les Bâtimens François étant obligez'de
donner leurs Marchandises
à bas prix , & étant contraints de
recevoir en troque du Suce , quelesAnglois
avoient fait réhauffer
ils en recevoient un préjudice con
iderable. Sur cette repreſentation,
on rapella M. Duquêne & M. de
Vaucreflon. Le Conſeil ſubſtitua
DE JUILLET 211
au premier M. de la Varenne , &
au ſecond M. de Ricouart : Ces
Mrs firent à leur arrivée dans l'iſſe
des recherches exactes de ceux qui
avoient commercé avec les Etrangers,&
impoférent unnouveauDroit
de; o.f.par quintaldeSucre.CenouvelEtabliſſement,
dans un Païs où
le Peuple ſe croit preſque indepen
dant , ayant aigri les Eſprits , les
Sieurs Dubuth Lieutenant Colonel
de Milice , & Hauterive , Procureur
General du Confeil Supe-
Neur , formérent le deſſein de tirer
P'ifle de la Servitude , où ils prétendoient
qu'elle étoittombée; ils
envoyérent des Billets à tous les
Habitans de la Colonie , aves ordrede
ſe trouver un certain jour à
pluſieurs Rendez-vous , & d'y ve-
Air armez , ſous peine de la vie , &
de voir leurs Habitations brûlées.
Quoique M. de la Varenne fût
averti , qu'il ſe trâmoit quelque
choſe, il négligea cet avis , perfua
dé que ces Infulaires ne pren
droient pasla refolutiondes'aſſem
bler ; il partit même deux jours
212 LE MERCURE
aprés , accompagné de M. l'Intendant
&de tous les Conſeillers
duConſeil Superieur,pour aller faire
laViſite duQuartier duDiamant,
où s'étoit fait le principal Commerce
avecles Anglois,&faire condamner
les Coupables. Aprés plu
fieurs Recherches& Informations ,
il revint dîner à l'Habitation de
Me Papin fur la Riviere duLamentin;
lesMécontens avec leurs Chefs
en étant informez , entourérent la
Maiſon , où le General étoit à Tableavec
l'Intendant; & quelque
uns étant entrez dans la Cour , ils
•cafférent les Vitres de la Salle , où
ces Meſſieurs étoient affemblez . Le
General ſe leva , & ménaça de
faire pendre les Infolens qui perdoient
le reſpect dû à ſon Caractere
.Là-deflus,le St Dubuth s'avança
, & le ſaiſiſſant , lui dit , de ne
plus parler ſur ce ton , parce que
ſa viedépendoitpréſentementde la
volonté esHabitans,il le fit monter
avec l'Intendant dans une Chambrehaute,&
mit un Corps deGardes
à laPorte; le lendemain lesMé
• DE JUILLET. 213
contens les conduifirent au Bourg
du Fort Saint Pierre , & les ayant
renfermez dans la Maiſon d'un
Particulier, ilspropoférent 4. par .
tis differens , au ſujet de leurs Prifonniers
. Ils ſe déterminérent enfin,
à lesrenvoyer. LesSrs Dubuth &
Hauterive , ayant fait venir le Capitaine
d'un petit Bâtiment de la
Rochelle , appelléle Gedeon qui
alloit partir , le firent jurer de remettre
les deux Priſonniers en
France , de porter à la Pofte de la
Rochelle les Paquets qu'ils adreffoient
au Roy , pour justifier leur
conduite; ilstirérent le General&
l'Intendant de la Priſon où ila
étoient , les firent conduire àBord
du Gedeon , & leur défendirent
deleur Autorité privée , de remettre
lespieds dans l'Iſle. Pour mieux
s'aflürer de la Route du Vaiſſeau ,
ils les firent accompagner pardeux
Pirogues bien armées , juſqu'à 12 .
lieuës au large. LeGeneral & l'Intendant
arrivérent , enfinicy le 3 .
de cemoisau ſoir,trésfatiguez de la
214 LE MERCURE
traverſe, ayant été fort tourmentez
de laMer , à cauſe de la petiteſſe
de leurs Bâtimens. Le Capitaine a
même été obligé de leur prêter du
Linge, pour changer. Ils n'avoient
Plus que pour deux jours de vi-
Vres, quand ils ont abordé à la Rochelle.
Nous apprenons cependant,
que tout eit calme dans l'ifle , &
queleshabitans ſe ſoûmettront toujours
aux ordres de la Cour.
Il n'eſt que trop ordinaire sau
Gazetier d'Amſterdam , d'avancer
dans l'Article de Paris ,quantiré
de Faits faux , fur la foy des
Mémoires qu'on lui envoye ; tel
eſt leſuivant , dans le Supplément
des Nouvelles d'Amſterdam du
16. Juillet 1717.0n y lit ces paroles .
Les Peres Tenier , l'Allemant &
Tournemine ont été voir M. l'Archevêque
de Reims à S. Thierry ,
prés de Reims , où ildemeure. Il eſt
certain que le Pere Tournemine
n'a point été abſent du College ;
ſionavoit beſoin de Témoins pour
arreſter cette vérité , on produiroit
plus de 700. perſonnes qui deDE
JUILLET.
215
meurent dans cette Maiſon , &
qui pour la plûpart , l'ont vû tous
les jours , fans compter beaucoup
d'autres. De plus il me paroît
qu'on lui donnedes Compagnons
de Voyage , auſquels ſes amis ſçavent
qu'il ne feroit pas aiſéde le
joindre. Je pourrois rapporter pluſieurs
autres Erreurs ſemblables ,
qu'il ſeroit cependant utile de relever
, pour rendre témoignage à la
Verité.
du s. Juillet 1717 .
La petite Révolution qui vient
d'arriver à la Martinique , eſt une:
Nouvelle qui mérite bien que je
vous en communique les particularitez:
Pour mieux vous mettre au
fait , ileſt à propos de ſçavoir que:
Dans. I E bliſſement du Confeil
de Marine , les Negotians de
Nantes,de la Rochelle& de Bourdeaux
, avoient repréſenté que M.
Duquêne, Gouvr. General,&M.de
VaucieſlonIntendantayant accordé
aux Anglois d'apporterdes Farinnos
à la Martinique en échange de:
Sucre; leCommerce de France en
avoit beaucoup fouffert , parce que
les Bâtimens François étant obligez'de
donner leurs Marchandises
à bas prix , & étant contraints de
recevoir en troque du Suce , quelesAnglois
avoient fait réhauffer
ils en recevoient un préjudice con
iderable. Sur cette repreſentation,
on rapella M. Duquêne & M. de
Vaucreflon. Le Conſeil ſubſtitua
DE JUILLET 211
au premier M. de la Varenne , &
au ſecond M. de Ricouart : Ces
Mrs firent à leur arrivée dans l'iſſe
des recherches exactes de ceux qui
avoient commercé avec les Etrangers,&
impoférent unnouveauDroit
de; o.f.par quintaldeSucre.CenouvelEtabliſſement,
dans un Païs où
le Peuple ſe croit preſque indepen
dant , ayant aigri les Eſprits , les
Sieurs Dubuth Lieutenant Colonel
de Milice , & Hauterive , Procureur
General du Confeil Supe-
Neur , formérent le deſſein de tirer
P'ifle de la Servitude , où ils prétendoient
qu'elle étoittombée; ils
envoyérent des Billets à tous les
Habitans de la Colonie , aves ordrede
ſe trouver un certain jour à
pluſieurs Rendez-vous , & d'y ve-
Air armez , ſous peine de la vie , &
de voir leurs Habitations brûlées.
Quoique M. de la Varenne fût
averti , qu'il ſe trâmoit quelque
choſe, il négligea cet avis , perfua
dé que ces Infulaires ne pren
droient pasla refolutiondes'aſſem
bler ; il partit même deux jours
212 LE MERCURE
aprés , accompagné de M. l'Intendant
&de tous les Conſeillers
duConſeil Superieur,pour aller faire
laViſite duQuartier duDiamant,
où s'étoit fait le principal Commerce
avecles Anglois,&faire condamner
les Coupables. Aprés plu
fieurs Recherches& Informations ,
il revint dîner à l'Habitation de
Me Papin fur la Riviere duLamentin;
lesMécontens avec leurs Chefs
en étant informez , entourérent la
Maiſon , où le General étoit à Tableavec
l'Intendant; & quelque
uns étant entrez dans la Cour , ils
•cafférent les Vitres de la Salle , où
ces Meſſieurs étoient affemblez . Le
General ſe leva , & ménaça de
faire pendre les Infolens qui perdoient
le reſpect dû à ſon Caractere
.Là-deflus,le St Dubuth s'avança
, & le ſaiſiſſant , lui dit , de ne
plus parler ſur ce ton , parce que
ſa viedépendoitpréſentementde la
volonté esHabitans,il le fit monter
avec l'Intendant dans une Chambrehaute,&
mit un Corps deGardes
à laPorte; le lendemain lesMé
• DE JUILLET. 213
contens les conduifirent au Bourg
du Fort Saint Pierre , & les ayant
renfermez dans la Maiſon d'un
Particulier, ilspropoférent 4. par .
tis differens , au ſujet de leurs Prifonniers
. Ils ſe déterminérent enfin,
à lesrenvoyer. LesSrs Dubuth &
Hauterive , ayant fait venir le Capitaine
d'un petit Bâtiment de la
Rochelle , appelléle Gedeon qui
alloit partir , le firent jurer de remettre
les deux Priſonniers en
France , de porter à la Pofte de la
Rochelle les Paquets qu'ils adreffoient
au Roy , pour justifier leur
conduite; ilstirérent le General&
l'Intendant de la Priſon où ila
étoient , les firent conduire àBord
du Gedeon , & leur défendirent
deleur Autorité privée , de remettre
lespieds dans l'Iſle. Pour mieux
s'aflürer de la Route du Vaiſſeau ,
ils les firent accompagner pardeux
Pirogues bien armées , juſqu'à 12 .
lieuës au large. LeGeneral & l'Intendant
arrivérent , enfinicy le 3 .
de cemoisau ſoir,trésfatiguez de la
214 LE MERCURE
traverſe, ayant été fort tourmentez
de laMer , à cauſe de la petiteſſe
de leurs Bâtimens. Le Capitaine a
même été obligé de leur prêter du
Linge, pour changer. Ils n'avoient
Plus que pour deux jours de vi-
Vres, quand ils ont abordé à la Rochelle.
Nous apprenons cependant,
que tout eit calme dans l'ifle , &
queleshabitans ſe ſoûmettront toujours
aux ordres de la Cour.
Il n'eſt que trop ordinaire sau
Gazetier d'Amſterdam , d'avancer
dans l'Article de Paris ,quantiré
de Faits faux , fur la foy des
Mémoires qu'on lui envoye ; tel
eſt leſuivant , dans le Supplément
des Nouvelles d'Amſterdam du
16. Juillet 1717.0n y lit ces paroles .
Les Peres Tenier , l'Allemant &
Tournemine ont été voir M. l'Archevêque
de Reims à S. Thierry ,
prés de Reims , où ildemeure. Il eſt
certain que le Pere Tournemine
n'a point été abſent du College ;
ſionavoit beſoin de Témoins pour
arreſter cette vérité , on produiroit
plus de 700. perſonnes qui deDE
JUILLET.
215
meurent dans cette Maiſon , &
qui pour la plûpart , l'ont vû tous
les jours , fans compter beaucoup
d'autres. De plus il me paroît
qu'on lui donnedes Compagnons
de Voyage , auſquels ſes amis ſçavent
qu'il ne feroit pas aiſéde le
joindre. Je pourrois rapporter pluſieurs
autres Erreurs ſemblables ,
qu'il ſeroit cependant utile de relever
, pour rendre témoignage à la
Verité.
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6384
p. 206-212
« Les Etats de la province de Bretagne ordonnerent en 1744 qu'il seroit érigé dans la ville de [...] »
Début :
Les Etats de la province de Bretagne ordonnerent en 1744 qu'il seroit érigé dans la ville de [...]
Mots clefs :
Roi, Monument, Régiment, États
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Etats de la province de Bretagne ordonnerent en 1744 qu'il seroit érigé dans la ville de [...] »
Es Etats de la province de Bretagne ordonne-
Rennes un monument en mémoire de la convaleſcence
& des victoires du Roi , & ils chargerent
de l'exécution M. le Moine , Sculpteur de Sa
Majefté , & Profeffeur de l'Académie royale de
Peinture & de Sculpture. Ils ont la fatisfaction
de voir que l'ouvrage répond à la grandeur de
l'objet , à la dignité de la province , & à la répu
tation de l'Artiste. Ce monument eft compofe de
trois figures qui concourent à former une action .
Sur un piédeftal de quatorze pieds de haut , orné
de trophées & de drapeaux , eft la ftatue du Roi.
Il eft repréfenté , le bâton de commandement à
la main, & prêt à marcher à de nouvelles conquêtes.
La Déeffe de la Santé eft au côté droit
du piédeftal , tenant d'une main un ferpent qui
mange dans une patere qu'elle lui préfente de
l'autre main. On voit auprès de la Déeſſe un autel
entouré de fruits ,fymbole des voeux des peuples.
De l'autre côté du piédeftal eft la Bretagne ,
avec les attributs de la guerre & du commerce.
La joie qui fuccede à fes allarmes , éclate fur
fon vifage. La ftatue du Roi a onze pieds trois
pouces de haut , les deux autres font de dix pieds.
Toutes les trois font de bronze , ainfi que les
ornemens. On lit fur le piédeftal l'infcription fuivante
: Ludovico XV. Regi Chriftianiffimo , redi¬
JANVIER. 1755. 207
vivo & triumphanti , hoc amoris pignus &falutis
publica Monumentum Comitia Armorica poſuere.
Anno M. DCC. XLIV. Les Etats ont voulu folemnifer
par une fête éclatante la dédicace d'un
Monument qui leur eft fi précieux . Pour annoncer
qu'ils accompliffoient au ſein de la paix un
voeu formé pendant la guerre , ils avoient fait placer
en face du Monument cette autre infcription
, Victori voverunt , Pacificatori pofuere , la
quelle a été compofée , ainfi que la précédente ,
par M. Duclos , Hiftoriographe de France , &
l'un des quarante de l'Académie Françoiſe . Le
9 de ce mois , M. Le Moine , conduit par le Héraut
des Etats , fe préfenta à leur affemblée , &
leur annonça que tout étoit prêt pour la cérémonie.
Auffi-tôt ils arrêterent de la faire le jour fuivant
, & d'y affifter en corps. Ils envoyerent en
conféquence une députation prier les Commiffaires
du Roi & la Ducheffe d'Aiguillon de s'y
trouver. Le 10 , les Etats partirent en corps , pour
ſe rendre à la Place royale. Lorfqu'ils furent placés
, les Commiffaires du Roi , ayant le Duc d'Aiguillon
à leur tête , arriverent à Paffemblée , fuivant
le cérémonial qui avoit été réglé. La Ducheffe
d'Aiguillon & les Dames invitées étoient
aux fenêtres de l'Hôtel de Ville , & la principale
Bourgeoisie occupoit la maifon du Préfidial , qui
eft de l'autre côté. Le Héraut , revêtu de fa cotte
d'armes , monté fur un cheval caparaçonné , &
précedé de timbales & de trompettes , parut au milieu
de la place , & fit cette proclamation . DE LA
PART DES ETATS, Meffeigneurs & Meffieurs. » C'ef
» aujourd'hui que les Etats font la dédicace du
» Monument qu'ils ont fait ériger comme un gage
» de leur amour pour le Roi . Vive le Roi. » Tout
le monde répondit au cri du Héraut par la mê208
MERCURE DE FRANCE.
me acclamation. A l'inftant M. Le Moine fit
découvrir le Monument qui juſqu'alors avoit été
couvert d'un voile. Les Commiffaires du Roi s'étant
avancés devant le Monument , firent le falut
d'ufage. Après qu'ils fe furent retirés avec le même
cérémonial qui s'étoit obſervé à leur arrivée
les trois Ordres des Etats marchant chacun dans
fon firent le même falut. Ils retournerent
rang ,
enfuite au lieu ordinaire de leur aſſemblée , &
l'Evêque de Rennes leur déclara que le Roi , pour
donner à la Bretagne des marques de fa fatisfaction
, accordoit deux Abbayes dans l'Ordre du
Clergé , deux Compagnies de cavalerie , & quatre
places de Garde- Marine dans l'Ordre de la Nobleſſe
, & des Lettres de Noblefle à deux membres
du Tiers Etat. Les Etats répondirent par un cri
unanime de Vive le Roi. Ils envoyerent une députation
faire des remercimens au Duc d'Aiguillon
;ils ordonnerent une gratification de cinquante
mille livres à M. Le Moine , qui fut embraffé ſur
la place où fe faifoit la cérémonie , par M. le Com
mandant , les Commiffaires du Roi , & les Préfidens
des Ordres.
La fituation de la ville d'Avignon , baignée du
côté du couchant par les eaux du Rhône , qui , à
un quart de lieue de là , reçoit la Durance , la
rend fujette à de fréquentes inondations . On y en
effuya le 12 une auffi fubite que confidérable . Le
Rhône qui la veille , fur les quatre heures du foir,
n'avoit pas en divers endroits plus de quatre pieds
d'eau , augmenta de plus de trente dans les vingtquatre
heures , quoiqu'il fe fût étendu à plus de
demi- lieue au large. La Durance s'étoit de même
tellement enflée le 11 , qu'elle avoit crevé les
chauffées. Une partie de la ville d'Avignon s'eft
trouvée inondée , & fans les précautions qu'on a
JANVIER. 1755. 209
prifes , elle auroit extrêmement fouffert. On n'avoit
point vu le Rhône porter ſes eaux ni fi haut ,
ni fi loin , depuis l'année 1745 , pendant laquelle
il y eut trois autres inondations à peu près pareilles
dans ce même mois de Novembre.
Le Prince de Conty , Grand- Prieur de France ,
a chargé le Chevalier de Rupierre , Commandeur
de la Commanderie de Louvies , de faire la vifite
générale des Commanderies du Grand Prieuré.
Selon les nouvelles de Montpellier , on y a
effuyé une des plus horribles pluyes dont on fe
fouvienne. Elle commença le 11 à neuf heures du
matin , & ne finit que le lendemain matin à ſept .
Un violent ouragan qui s'y joignit , emporta
tout le gravier du chemin , depuis Montpellier
jufqu'à la Baraque de Coudognan , fituée à cinq
lieues de cette ville. Tous les parapets des ponts
furent abbatus. La chauffée du pont de Lunel fut
rompue en quinze endroits , & les bréches , ont été
fi profondes qu'on avoit de l'eau prefque jufqu'à
la ceinture. Les levées du Vidourle , riviere qui
paffe fous le pont de Lunel , ont été rompues auffi
en plufieurs endroits . Par ces divers accidens , la
plaine de Lunel & plufieurs cantons voisins ont
été entierement inondés. Le ruiffeau de Tave a
emporté le pont du grand chemin qui va de Ba
gnols à Avignon , & le chemin a été abfolument
impraticable pendant quatre jours . Le débordement
du Ceze a fort endommagé le pont qui eft à
Bagnols fur cette riviere.
A l'occafion de la rentrée du Parlement , M. de
Maupeou , Premier Préſident , a prononcé deux
harangues , l'une le 25 , l'autre le 27 du mois dernier.
Le fujet de la premiere harangue fut l'Amour
des Devoirs . Dans la feconde , M. de Maupeou
montra que la véritable grandeur du Magif
210 MERCURE DE FRANCE.
trat confifte à être un vraiCitoyen. M. d'Ormeffon.;
Avocat Général , prononça auffi le 25 du même
mois un Difcours dans lequel il fit le portrait de
L'Avocat.
Le 28 du mois dernier , le Marquis de Montmirel
prêta ferment de fidélité entre les mains da
Roi , pour la charge de Capitaine - Colonel des
Cent Suiffes de la Garde ordinaire de Sa Majefté .
Le même jour , les Etats de la province de Languedoc
ont fait à Montpellier P'ouverture de leur
affemblée.
Le fils du Comte de Sartiranne , Ambaffadeur
ordinaire du Roi de Sardaigne , fut tenu le premier
Décembre fur les Fonts de Baptême par le
Roi & la Reine , qui le nommerent Louis - Jofeph.
Le 3 , Don Jaime Maffones de Lima , Ambaffa.
deur extraordinaire du Roi d'Efpagne , eut une
audience particuliere du Roi , dans laquelle il préfenta
à Sa Majefté le Marquis Grimaldi , Ambaſſadeur
ordinaire du Roi fon Maître auprès des Etats
Généraux des Provinces Unies.
Une députation du Grand- Confeil vint le premier
Décembre remercier le Roi de la grace que
Sa Majesté a faite à cette Compagnie , de l'établir
au Louvre.
Le Roi ayant ordonné que toute l'Infanterie
Françoife battroit la même ordonnance , il a été
ordonné en conféquence à tous les Tambours Ma
jors des Régimens de fe rendre aux Invalides, pour
y être inftruits par le Tambour Major du Régiment
des Gardes Françoifes ; ce qui a été exécuté.
Le premier , tous ces Tambours fe rendirent à
Verfailles ; & dans la cour du Château , en préfence
de Sa Majefté , qui étoit à ſon balcon , toute
la nouvelle ordonnance fur battue avec une précifion
parfaite , foit en marchant , foit de pied
JANVIER. 1755. 211
ferme. Le Tambour Major du Régiment des Gardes
Françoifes ordonnoit les différentes batteries ,
& il y avoit dans les rangs quatre autres Tambours
dudit Régiment . Le Chevalier de Vaudreuil,
Lieutenant Général des Armées du Roi , & Major
du Régiment des Gardes Françoifes , accompagné
de deux Officiers Majors de ce Régiment , étoit
fous le balcon de Sa Majefté pour en recevoir les
ordres , & pour les donner au Tambour Major.
On a reçu avis que la nuit du 9 au 10 de Novembre
, un ouragan avoit caufé des dommages
très-confidérables dans la ville de Limoges & dans
les environs. Le vent a emporté les toits de la
plupart des maifons , & déraciné un grand nombre
d'arbres de toute efpece. Cet ouragan a été
accompagné de tonnerre & d'éclairs .
Le ro , le Bailly de Froullay , Ambaffadeur ordinaire
de la Religion de Malte , eut une audience
particuliere du Roi , dans laquelle il préfenta à Sa
Majefté une Lettre de félicitation du Grand Maître
fur l'heureux accouchement de Madame la
Dauphine , & fur la naiffance de Monfeigneur le
Duc de Berry. Le Bailly de Froullay fut conduit
à cette audience par M. Dufort , Introducteur des
Ambaffadeurs
f
Le Comte d'Eu a préfenté à Leurs Majeftés le
Comte de Roquefeuille , Lieutenant de vaiffeau ,
qui a été nommé Gouverneur du Prince de Lamballe
& du Duc de Châteauvilain , fils du Duc de
Penthievre.
Le Roi a accordé au Comte d'Herouville de
Claye , Lieutenant-Général de fes armées , & Infpecteur-
Général de l'Infanterie , le Commandement
de la province de Guyenne.
Sa Majefté a nommé fon Miniftre auprès du Roi
& de la République de Pologne M. Durand ,
212 MERCURE DE FRANCE .
Confeiller au Parlement de Metz , ci- devant chargé
des affaires de France en Angleterre & en Hollande.
23
Le 19 , les Actions de la Compagnie des Indes
étoient à dix- huit cens quarante- fept livres , dix
fols. Les billets de la premiere Lotterie royale ,
& ceux de la feconde Lotterie n'avoient point de
prix fixe.
Rennes un monument en mémoire de la convaleſcence
& des victoires du Roi , & ils chargerent
de l'exécution M. le Moine , Sculpteur de Sa
Majefté , & Profeffeur de l'Académie royale de
Peinture & de Sculpture. Ils ont la fatisfaction
de voir que l'ouvrage répond à la grandeur de
l'objet , à la dignité de la province , & à la répu
tation de l'Artiste. Ce monument eft compofe de
trois figures qui concourent à former une action .
Sur un piédeftal de quatorze pieds de haut , orné
de trophées & de drapeaux , eft la ftatue du Roi.
Il eft repréfenté , le bâton de commandement à
la main, & prêt à marcher à de nouvelles conquêtes.
La Déeffe de la Santé eft au côté droit
du piédeftal , tenant d'une main un ferpent qui
mange dans une patere qu'elle lui préfente de
l'autre main. On voit auprès de la Déeſſe un autel
entouré de fruits ,fymbole des voeux des peuples.
De l'autre côté du piédeftal eft la Bretagne ,
avec les attributs de la guerre & du commerce.
La joie qui fuccede à fes allarmes , éclate fur
fon vifage. La ftatue du Roi a onze pieds trois
pouces de haut , les deux autres font de dix pieds.
Toutes les trois font de bronze , ainfi que les
ornemens. On lit fur le piédeftal l'infcription fuivante
: Ludovico XV. Regi Chriftianiffimo , redi¬
JANVIER. 1755. 207
vivo & triumphanti , hoc amoris pignus &falutis
publica Monumentum Comitia Armorica poſuere.
Anno M. DCC. XLIV. Les Etats ont voulu folemnifer
par une fête éclatante la dédicace d'un
Monument qui leur eft fi précieux . Pour annoncer
qu'ils accompliffoient au ſein de la paix un
voeu formé pendant la guerre , ils avoient fait placer
en face du Monument cette autre infcription
, Victori voverunt , Pacificatori pofuere , la
quelle a été compofée , ainfi que la précédente ,
par M. Duclos , Hiftoriographe de France , &
l'un des quarante de l'Académie Françoiſe . Le
9 de ce mois , M. Le Moine , conduit par le Héraut
des Etats , fe préfenta à leur affemblée , &
leur annonça que tout étoit prêt pour la cérémonie.
Auffi-tôt ils arrêterent de la faire le jour fuivant
, & d'y affifter en corps. Ils envoyerent en
conféquence une députation prier les Commiffaires
du Roi & la Ducheffe d'Aiguillon de s'y
trouver. Le 10 , les Etats partirent en corps , pour
ſe rendre à la Place royale. Lorfqu'ils furent placés
, les Commiffaires du Roi , ayant le Duc d'Aiguillon
à leur tête , arriverent à Paffemblée , fuivant
le cérémonial qui avoit été réglé. La Ducheffe
d'Aiguillon & les Dames invitées étoient
aux fenêtres de l'Hôtel de Ville , & la principale
Bourgeoisie occupoit la maifon du Préfidial , qui
eft de l'autre côté. Le Héraut , revêtu de fa cotte
d'armes , monté fur un cheval caparaçonné , &
précedé de timbales & de trompettes , parut au milieu
de la place , & fit cette proclamation . DE LA
PART DES ETATS, Meffeigneurs & Meffieurs. » C'ef
» aujourd'hui que les Etats font la dédicace du
» Monument qu'ils ont fait ériger comme un gage
» de leur amour pour le Roi . Vive le Roi. » Tout
le monde répondit au cri du Héraut par la mê208
MERCURE DE FRANCE.
me acclamation. A l'inftant M. Le Moine fit
découvrir le Monument qui juſqu'alors avoit été
couvert d'un voile. Les Commiffaires du Roi s'étant
avancés devant le Monument , firent le falut
d'ufage. Après qu'ils fe furent retirés avec le même
cérémonial qui s'étoit obſervé à leur arrivée
les trois Ordres des Etats marchant chacun dans
fon firent le même falut. Ils retournerent
rang ,
enfuite au lieu ordinaire de leur aſſemblée , &
l'Evêque de Rennes leur déclara que le Roi , pour
donner à la Bretagne des marques de fa fatisfaction
, accordoit deux Abbayes dans l'Ordre du
Clergé , deux Compagnies de cavalerie , & quatre
places de Garde- Marine dans l'Ordre de la Nobleſſe
, & des Lettres de Noblefle à deux membres
du Tiers Etat. Les Etats répondirent par un cri
unanime de Vive le Roi. Ils envoyerent une députation
faire des remercimens au Duc d'Aiguillon
;ils ordonnerent une gratification de cinquante
mille livres à M. Le Moine , qui fut embraffé ſur
la place où fe faifoit la cérémonie , par M. le Com
mandant , les Commiffaires du Roi , & les Préfidens
des Ordres.
La fituation de la ville d'Avignon , baignée du
côté du couchant par les eaux du Rhône , qui , à
un quart de lieue de là , reçoit la Durance , la
rend fujette à de fréquentes inondations . On y en
effuya le 12 une auffi fubite que confidérable . Le
Rhône qui la veille , fur les quatre heures du foir,
n'avoit pas en divers endroits plus de quatre pieds
d'eau , augmenta de plus de trente dans les vingtquatre
heures , quoiqu'il fe fût étendu à plus de
demi- lieue au large. La Durance s'étoit de même
tellement enflée le 11 , qu'elle avoit crevé les
chauffées. Une partie de la ville d'Avignon s'eft
trouvée inondée , & fans les précautions qu'on a
JANVIER. 1755. 209
prifes , elle auroit extrêmement fouffert. On n'avoit
point vu le Rhône porter ſes eaux ni fi haut ,
ni fi loin , depuis l'année 1745 , pendant laquelle
il y eut trois autres inondations à peu près pareilles
dans ce même mois de Novembre.
Le Prince de Conty , Grand- Prieur de France ,
a chargé le Chevalier de Rupierre , Commandeur
de la Commanderie de Louvies , de faire la vifite
générale des Commanderies du Grand Prieuré.
Selon les nouvelles de Montpellier , on y a
effuyé une des plus horribles pluyes dont on fe
fouvienne. Elle commença le 11 à neuf heures du
matin , & ne finit que le lendemain matin à ſept .
Un violent ouragan qui s'y joignit , emporta
tout le gravier du chemin , depuis Montpellier
jufqu'à la Baraque de Coudognan , fituée à cinq
lieues de cette ville. Tous les parapets des ponts
furent abbatus. La chauffée du pont de Lunel fut
rompue en quinze endroits , & les bréches , ont été
fi profondes qu'on avoit de l'eau prefque jufqu'à
la ceinture. Les levées du Vidourle , riviere qui
paffe fous le pont de Lunel , ont été rompues auffi
en plufieurs endroits . Par ces divers accidens , la
plaine de Lunel & plufieurs cantons voisins ont
été entierement inondés. Le ruiffeau de Tave a
emporté le pont du grand chemin qui va de Ba
gnols à Avignon , & le chemin a été abfolument
impraticable pendant quatre jours . Le débordement
du Ceze a fort endommagé le pont qui eft à
Bagnols fur cette riviere.
A l'occafion de la rentrée du Parlement , M. de
Maupeou , Premier Préſident , a prononcé deux
harangues , l'une le 25 , l'autre le 27 du mois dernier.
Le fujet de la premiere harangue fut l'Amour
des Devoirs . Dans la feconde , M. de Maupeou
montra que la véritable grandeur du Magif
210 MERCURE DE FRANCE.
trat confifte à être un vraiCitoyen. M. d'Ormeffon.;
Avocat Général , prononça auffi le 25 du même
mois un Difcours dans lequel il fit le portrait de
L'Avocat.
Le 28 du mois dernier , le Marquis de Montmirel
prêta ferment de fidélité entre les mains da
Roi , pour la charge de Capitaine - Colonel des
Cent Suiffes de la Garde ordinaire de Sa Majefté .
Le même jour , les Etats de la province de Languedoc
ont fait à Montpellier P'ouverture de leur
affemblée.
Le fils du Comte de Sartiranne , Ambaffadeur
ordinaire du Roi de Sardaigne , fut tenu le premier
Décembre fur les Fonts de Baptême par le
Roi & la Reine , qui le nommerent Louis - Jofeph.
Le 3 , Don Jaime Maffones de Lima , Ambaffa.
deur extraordinaire du Roi d'Efpagne , eut une
audience particuliere du Roi , dans laquelle il préfenta
à Sa Majefté le Marquis Grimaldi , Ambaſſadeur
ordinaire du Roi fon Maître auprès des Etats
Généraux des Provinces Unies.
Une députation du Grand- Confeil vint le premier
Décembre remercier le Roi de la grace que
Sa Majesté a faite à cette Compagnie , de l'établir
au Louvre.
Le Roi ayant ordonné que toute l'Infanterie
Françoife battroit la même ordonnance , il a été
ordonné en conféquence à tous les Tambours Ma
jors des Régimens de fe rendre aux Invalides, pour
y être inftruits par le Tambour Major du Régiment
des Gardes Françoifes ; ce qui a été exécuté.
Le premier , tous ces Tambours fe rendirent à
Verfailles ; & dans la cour du Château , en préfence
de Sa Majefté , qui étoit à ſon balcon , toute
la nouvelle ordonnance fur battue avec une précifion
parfaite , foit en marchant , foit de pied
JANVIER. 1755. 211
ferme. Le Tambour Major du Régiment des Gardes
Françoifes ordonnoit les différentes batteries ,
& il y avoit dans les rangs quatre autres Tambours
dudit Régiment . Le Chevalier de Vaudreuil,
Lieutenant Général des Armées du Roi , & Major
du Régiment des Gardes Françoifes , accompagné
de deux Officiers Majors de ce Régiment , étoit
fous le balcon de Sa Majefté pour en recevoir les
ordres , & pour les donner au Tambour Major.
On a reçu avis que la nuit du 9 au 10 de Novembre
, un ouragan avoit caufé des dommages
très-confidérables dans la ville de Limoges & dans
les environs. Le vent a emporté les toits de la
plupart des maifons , & déraciné un grand nombre
d'arbres de toute efpece. Cet ouragan a été
accompagné de tonnerre & d'éclairs .
Le ro , le Bailly de Froullay , Ambaffadeur ordinaire
de la Religion de Malte , eut une audience
particuliere du Roi , dans laquelle il préfenta à Sa
Majefté une Lettre de félicitation du Grand Maître
fur l'heureux accouchement de Madame la
Dauphine , & fur la naiffance de Monfeigneur le
Duc de Berry. Le Bailly de Froullay fut conduit
à cette audience par M. Dufort , Introducteur des
Ambaffadeurs
f
Le Comte d'Eu a préfenté à Leurs Majeftés le
Comte de Roquefeuille , Lieutenant de vaiffeau ,
qui a été nommé Gouverneur du Prince de Lamballe
& du Duc de Châteauvilain , fils du Duc de
Penthievre.
Le Roi a accordé au Comte d'Herouville de
Claye , Lieutenant-Général de fes armées , & Infpecteur-
Général de l'Infanterie , le Commandement
de la province de Guyenne.
Sa Majefté a nommé fon Miniftre auprès du Roi
& de la République de Pologne M. Durand ,
212 MERCURE DE FRANCE .
Confeiller au Parlement de Metz , ci- devant chargé
des affaires de France en Angleterre & en Hollande.
23
Le 19 , les Actions de la Compagnie des Indes
étoient à dix- huit cens quarante- fept livres , dix
fols. Les billets de la premiere Lotterie royale ,
& ceux de la feconde Lotterie n'avoient point de
prix fixe.
Fermer
Résumé : « Les Etats de la province de Bretagne ordonnerent en 1744 qu'il seroit érigé dans la ville de [...] »
En janvier 1755, les États de la province de Bretagne ont commandé un monument à Rennes pour commémorer la convalescence et les victoires du roi Louis XV. La réalisation de ce monument a été confiée à M. Le Moine, sculpteur du roi et professeur à l'Académie royale de Peinture et de Sculpture. Le monument, composé de trois figures en bronze, représente le roi prêt à marcher vers de nouvelles conquêtes, la déesse de la Santé, et la Bretagne symbolisant la guerre et le commerce. L'inscription sur le piédestal, rédigée par M. Duclos, historiographe de France, rend hommage au roi. Le 10 janvier, une cérémonie solennelle a été organisée pour la dédicace du monument. Les États, les commissaires du roi, et la duchesse d'Aiguillon y ont assisté. Après la cérémonie, l'évêque de Rennes a annoncé des faveurs royales accordées à la Bretagne, incluant des abbayes, des compagnies de cavalerie, et des places de Garde-Marine. Les États ont également décerné une gratification à M. Le Moine. Par ailleurs, des inondations et des tempêtes ont affecté plusieurs régions, notamment Avignon, Montpellier, et Limoges. Des événements politiques et diplomatiques ont également marqué ce mois, comme la rentrée du Parlement avec des harangues de M. de Maupeou et M. d'Ormesson, et diverses nominations et audiences royales.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6385
p. 208-214
« Le Roi fit le 6 juin, au Champ de Mars dans le [...] »
Début :
Le Roi fit le 6 juin, au Champ de Mars dans le [...]
Mots clefs :
Roi, Lieutenant, Mousquetaires, Marquis, Garde du corps, Dauphin, Capitaine, Nominations, Charges, Loterie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Roi fit le 6 juin, au Champ de Mars dans le [...] »
LE Roi fit le 6 juin , au Champ de Mars dans -le
parc de Marly , la revue des quatre Compagnies
des Gardes du Corps , de celles des Gendarmes &
des Chevaux- Legers de la Garde de Sa Majesté ,
des deux Compagnies des Moufquetaires , & de
celle des Grenadiers à Cheval . Sa Majefté paffa
dans les rangs , & les vit défiler . La Reine , Monfeigneur
le Dauphin , Madame la Dauphine , Monfeigneur
le Duc de Bourgogne , Madame & Mefdames
de France affifterent à cette revue. Madame
la Dauphine qui avance heureufement dans
fa groffeffe , ne s'eft point trouvée indifpofée de
cette promenade .
Nous joignons ici l'état de la revue du Roi ,
pour les deux Compagnies de fes Moufquetaires ,
tel qu'il nous a été envoyé.
JUILLET. 1755. 209
PREMIERE COMPAGNIE.
LE ROI, Capitaine
M. DE JUMILHAC , Capitaine -Lieutenant.
M. DE PERUSSY , premier Sous- Lieutenant.
M. DE CARVOISIN , fecond Sous-Lieutenant.
M. DE LA CHEZE , premier Enfeigne.
M. DE CUCÉ , fecond Enſeigne.
M. DE LA VAUPAILLERE , premier Cornette.
M. DE MONTILLET , fecond Cornette .
Maréchaux des Logis.
M. de Banne , premier Aide-major.
M. de Brunville.
M. de Chavigny.
M. de Bulftrode , fecond Aide- major.
M. du Rouret.
M. Huet.
M. de Nacquart.
M. de Beauclair.
M. de la Brulerie.
M. Dorvilliers.
M. La Foreft,
M. Roberic, Sous Aides- majors:
· Moufquetaires préfens
Surnuméraires , abfens ou malades
Total de la Compagnie
286
88
· • · 374
SECONDE COMPAGNIE.
LE ROI , Capitaine.
M. LE COMTE LE LA RIVIERE , Capitaine-Lieute
nant
210 MERCURE DE FRANCE.
M. DE MONTBOISSIER , premier Sous - Lieutenant.
M. DE CHABANNES , fecond Sous- Lieutenant .
M. DE BISSY , premier Enſeigne.
M. DE VILLEGAGNON , fecond Enfeigne.
M. DE LA GRANGE , premier Cornette.
M. LE CHEVALIER DE VATAN , fecond Cornette,
Maréchaux des Logis.
M. de Savoify.
M. de Pidoux , abfent malade.
M. de Kerravel .
M. de Ja Gohiere , abfent malade.
M. de Garriffon ; premier Aide- major.
M. de Montfort , abfent malade.
M. de Neufont.
M. de Vervan , abfent malade.
M. Dufou.
M. Ancelet , fecond Aide- major.
:
195
S
Moufquetaires en pied préfens ..
Moufquetaires en pied abfens malades ,
Moufquetaires furnuméraires préfens , 143
Total 343 1
On apprend par les lettres de Moulins, du 6 Juin ,
que la nuit du 2 au 3 le feu y a pris au château,
dans l'appartement occupé par le Marquis des
Gouttes , Capitaine des vaiffeaux du Roi. Les fecours
n'ont pû être auffi promts que l'exigeoit la
circonftance ; & le corps du château a été prefque
totalement réduit en cendres . On ne fçait pas
encore à quoi peut monter la perte caufée par cet
incendie. Il y a eu deux hommes tués , & plufieurs
bleffés , par l'écroulement des charpentes.
Le 6, au départ du courier , le feu étoit encore
JUILLET . 1755. 251
dans les bas
appartemens , mais il n'y avoit aucun
danger pour le refte du château. Si le vent qui
fouffloit avec violence dans le commencement
de
l'embrasement , eût continué , une partie de la
ville eût couru un très - grand rifque. M. de
Lherbouché , un des Aumôniers de la Gendarmerie
, dont l'Etat -Major eft en quartier à Moulins ,
a rendu en cette occafion des fervices importans.
Touché des cris de la Marquife des Gouttes , qui
demandoit qu'on fauvât fes enfans , il fe rendit
courageufement
avec un feul domestique
à leur
appartement qui étoit déja tout en feu ; & il les
retira du milieu des flammes. Il s'eft porté avec la
même intrépidité dans tous les lieux les plus périlleux
, ou fa préfence pouvoit être de quelque
utilité.
Le 7 , le Roi revint de Trianon où il étoit allé
le s .
Le Comte de Sartirane , Ambaſſadeur ordinaire
du Roi de Sardaigne , eut le 8 une audience particuliere
du Roi , à laquelle il fut conduit par le
Marquis de Verneuil , Introducteur des Ambaffadeurs.
La Marquife de la Ferté fut préſentée le même
jour à leurs Majeftés & à la Famille royale
par la Comteffe de Marfan , Gouvernante des Enfans
de France. Le même jour , la Marquife de
Lhopital préſenta la Marquife de Merinville.
Le Roi partit le 9 pour Crecy od Sa Majesté
demeura jufqu'au 14 ; elle y retourna le 16 , & en
revint le 21 .
Sa Majefté a accordé les honneurs de Grands-
Croix de l'Ordre royal & militaire de S. Louis
au Comte de la Riviere , Capitaine- Lieutenant de
la feconde Compagnie des Moufquetaires ; an
Baron de Zurlauben , Coloneldu Régiment des
212 MERCURE DE FRANCE.
Gardes-Suiffes ; & au Vicomte du Suzy , Major
des Gardes du Corps.
M. de Buffy , premier Commis des Affaires
étrangeres , a été nommé par le Roi , pour fe
rendre à Hanovre en qualité de Miniftre de Sa
Majefté auprès du Roi de la Grande-Bretagne.
M. L'Abbé , Comte de Bernis , Ambaſſadeur du
Roi auprès de la République de Veniſe , eſt arrivé
depuis quelques jours ; & il a eu l'honneur
de rendre fes refpects à Sa Majesté.
Dom Jean-François de Brezillac , Bénédictin
de la Congrégation de S. Maur , a préſenté au
Roi le fecond volume de l'hiftoire des Gaules &
des conquêtes des Gaulois.
L'Affemblée générale du Clergé a accordé par
une délibération unanime le fecours de feize millions
, demandé de la part du Roi par les Commiffaires
de Sa Majesté.
Sa Majefté a accordé au fieur de Senozan , fils
du Président de Senozan , & petit - fils de M. de
Lamoignon , Chancelier de France , l'agrément de
la charge d'Avocat général au Grand Confeil ,
qu'avoit M. Seguier, Avocat général au Parlement.
Monfeigneur le Dauphin vint le 16 de ce mois
fur les fix heures du foir , fe promener à cheval
dans le Cours .
Madame la Dauphine fut faignée le 21 par
précaution.
Le 24 , le Baron Wan Eyck , Envoyé extraor
dinaire de l'Electeur de Baviere , eut fa premiere
audience publique du Roi.
Le Marquis du Châtelet Lomont , Lieutenant
général des armées du Roi , a obtenu le Gouver
nement de Toul qui vaquoit par la mort du Comte
de Caſteja.
Sa Majefté a nommé Commandeur de l'Ordre
JUILLET. 1755. 213
royal & militaire de S. Louis le Marquis de Balin-
Court , Lieutenant général de ſes armées , & Lieutenant
des Gardes du Corps dans la Compagnie.
de Villeroi.
Le Roi a difpofé du Régiment d'Infanterie allemande
, vacant par la mort du Maréchal-Comte
de Lowendalh, en faveur du Comte de Lowendalhfon
fils , Capitaine dans le même Régiment.
En même-tems Sa Majesté a déclaré qu'elle
augmentoit de quatorze mille livres la penfion
de deux mille écus , dont jouiffoit déja la Marée
chale de Lowendalh .
+
La Brigade des Gardes du Corps , que le feu
Marquis de Varneville commandoit dans la Compagnie
de Villeroi , a été donnée au fieur de la
Ferriere , Maréchal de camp , Exempt dans cette
Compagnie , & Aide-major des Gardes du Corps.
M. de Cherifey fuccede à M. de la Ferrière
dans la place d'Aide- major.
Le marquis de Calvieres , Lieutenant - général
des armées du Roi , Commandeur de l'Ordre de S.
Louis , & Lieutenant des Gardes du Corps , ayant
demandé la permiffion de fe demettre de fa Brigade
; Sa Majefté en a difpofé en faveur du Chevalier
de Scepeaux , Mestre de camp de Cavalerie.
Le Roi a accordé au Marquis de Calvieres ,
outre la retraite ordinaire , l'expectative d'une
place de Grand-Croix dans l'Ordre de S. Louis.
Les vaiffeaux le Duc de Bourgogne & le Duc
d'Orléans , appartenans à la Compagnie des Indes
, font arrivés , l'un le 8 , l'autre le 21 , au port
de l'Orient. M. Dupleix , ci -devant Gouverneur
général des établiffemens de la Compagnie dans
Plade , eft de retour par le dernier de ces deux
vaiffeaux.
Le nommé Songeux , Maître Maçon , eft mort
214 MERCURE DE FRANCE.
à Fontainebleau , âgé de cent cinq ans.
Le 26 , les Actions de la Compagnie des Indes
étoient à dix-fept cens foixante- dix-fept livres
dix fols ; les billets de la feconde lotterie royale ,
à fept cens cinquante-deux. Les billets de la pres
miere lotterie étoient à huit cinquante-deux.
parc de Marly , la revue des quatre Compagnies
des Gardes du Corps , de celles des Gendarmes &
des Chevaux- Legers de la Garde de Sa Majesté ,
des deux Compagnies des Moufquetaires , & de
celle des Grenadiers à Cheval . Sa Majefté paffa
dans les rangs , & les vit défiler . La Reine , Monfeigneur
le Dauphin , Madame la Dauphine , Monfeigneur
le Duc de Bourgogne , Madame & Mefdames
de France affifterent à cette revue. Madame
la Dauphine qui avance heureufement dans
fa groffeffe , ne s'eft point trouvée indifpofée de
cette promenade .
Nous joignons ici l'état de la revue du Roi ,
pour les deux Compagnies de fes Moufquetaires ,
tel qu'il nous a été envoyé.
JUILLET. 1755. 209
PREMIERE COMPAGNIE.
LE ROI, Capitaine
M. DE JUMILHAC , Capitaine -Lieutenant.
M. DE PERUSSY , premier Sous- Lieutenant.
M. DE CARVOISIN , fecond Sous-Lieutenant.
M. DE LA CHEZE , premier Enfeigne.
M. DE CUCÉ , fecond Enſeigne.
M. DE LA VAUPAILLERE , premier Cornette.
M. DE MONTILLET , fecond Cornette .
Maréchaux des Logis.
M. de Banne , premier Aide-major.
M. de Brunville.
M. de Chavigny.
M. de Bulftrode , fecond Aide- major.
M. du Rouret.
M. Huet.
M. de Nacquart.
M. de Beauclair.
M. de la Brulerie.
M. Dorvilliers.
M. La Foreft,
M. Roberic, Sous Aides- majors:
· Moufquetaires préfens
Surnuméraires , abfens ou malades
Total de la Compagnie
286
88
· • · 374
SECONDE COMPAGNIE.
LE ROI , Capitaine.
M. LE COMTE LE LA RIVIERE , Capitaine-Lieute
nant
210 MERCURE DE FRANCE.
M. DE MONTBOISSIER , premier Sous - Lieutenant.
M. DE CHABANNES , fecond Sous- Lieutenant .
M. DE BISSY , premier Enſeigne.
M. DE VILLEGAGNON , fecond Enfeigne.
M. DE LA GRANGE , premier Cornette.
M. LE CHEVALIER DE VATAN , fecond Cornette,
Maréchaux des Logis.
M. de Savoify.
M. de Pidoux , abfent malade.
M. de Kerravel .
M. de Ja Gohiere , abfent malade.
M. de Garriffon ; premier Aide- major.
M. de Montfort , abfent malade.
M. de Neufont.
M. de Vervan , abfent malade.
M. Dufou.
M. Ancelet , fecond Aide- major.
:
195
S
Moufquetaires en pied préfens ..
Moufquetaires en pied abfens malades ,
Moufquetaires furnuméraires préfens , 143
Total 343 1
On apprend par les lettres de Moulins, du 6 Juin ,
que la nuit du 2 au 3 le feu y a pris au château,
dans l'appartement occupé par le Marquis des
Gouttes , Capitaine des vaiffeaux du Roi. Les fecours
n'ont pû être auffi promts que l'exigeoit la
circonftance ; & le corps du château a été prefque
totalement réduit en cendres . On ne fçait pas
encore à quoi peut monter la perte caufée par cet
incendie. Il y a eu deux hommes tués , & plufieurs
bleffés , par l'écroulement des charpentes.
Le 6, au départ du courier , le feu étoit encore
JUILLET . 1755. 251
dans les bas
appartemens , mais il n'y avoit aucun
danger pour le refte du château. Si le vent qui
fouffloit avec violence dans le commencement
de
l'embrasement , eût continué , une partie de la
ville eût couru un très - grand rifque. M. de
Lherbouché , un des Aumôniers de la Gendarmerie
, dont l'Etat -Major eft en quartier à Moulins ,
a rendu en cette occafion des fervices importans.
Touché des cris de la Marquife des Gouttes , qui
demandoit qu'on fauvât fes enfans , il fe rendit
courageufement
avec un feul domestique
à leur
appartement qui étoit déja tout en feu ; & il les
retira du milieu des flammes. Il s'eft porté avec la
même intrépidité dans tous les lieux les plus périlleux
, ou fa préfence pouvoit être de quelque
utilité.
Le 7 , le Roi revint de Trianon où il étoit allé
le s .
Le Comte de Sartirane , Ambaſſadeur ordinaire
du Roi de Sardaigne , eut le 8 une audience particuliere
du Roi , à laquelle il fut conduit par le
Marquis de Verneuil , Introducteur des Ambaffadeurs.
La Marquife de la Ferté fut préſentée le même
jour à leurs Majeftés & à la Famille royale
par la Comteffe de Marfan , Gouvernante des Enfans
de France. Le même jour , la Marquife de
Lhopital préſenta la Marquife de Merinville.
Le Roi partit le 9 pour Crecy od Sa Majesté
demeura jufqu'au 14 ; elle y retourna le 16 , & en
revint le 21 .
Sa Majefté a accordé les honneurs de Grands-
Croix de l'Ordre royal & militaire de S. Louis
au Comte de la Riviere , Capitaine- Lieutenant de
la feconde Compagnie des Moufquetaires ; an
Baron de Zurlauben , Coloneldu Régiment des
212 MERCURE DE FRANCE.
Gardes-Suiffes ; & au Vicomte du Suzy , Major
des Gardes du Corps.
M. de Buffy , premier Commis des Affaires
étrangeres , a été nommé par le Roi , pour fe
rendre à Hanovre en qualité de Miniftre de Sa
Majefté auprès du Roi de la Grande-Bretagne.
M. L'Abbé , Comte de Bernis , Ambaſſadeur du
Roi auprès de la République de Veniſe , eſt arrivé
depuis quelques jours ; & il a eu l'honneur
de rendre fes refpects à Sa Majesté.
Dom Jean-François de Brezillac , Bénédictin
de la Congrégation de S. Maur , a préſenté au
Roi le fecond volume de l'hiftoire des Gaules &
des conquêtes des Gaulois.
L'Affemblée générale du Clergé a accordé par
une délibération unanime le fecours de feize millions
, demandé de la part du Roi par les Commiffaires
de Sa Majesté.
Sa Majefté a accordé au fieur de Senozan , fils
du Président de Senozan , & petit - fils de M. de
Lamoignon , Chancelier de France , l'agrément de
la charge d'Avocat général au Grand Confeil ,
qu'avoit M. Seguier, Avocat général au Parlement.
Monfeigneur le Dauphin vint le 16 de ce mois
fur les fix heures du foir , fe promener à cheval
dans le Cours .
Madame la Dauphine fut faignée le 21 par
précaution.
Le 24 , le Baron Wan Eyck , Envoyé extraor
dinaire de l'Electeur de Baviere , eut fa premiere
audience publique du Roi.
Le Marquis du Châtelet Lomont , Lieutenant
général des armées du Roi , a obtenu le Gouver
nement de Toul qui vaquoit par la mort du Comte
de Caſteja.
Sa Majefté a nommé Commandeur de l'Ordre
JUILLET. 1755. 213
royal & militaire de S. Louis le Marquis de Balin-
Court , Lieutenant général de ſes armées , & Lieutenant
des Gardes du Corps dans la Compagnie.
de Villeroi.
Le Roi a difpofé du Régiment d'Infanterie allemande
, vacant par la mort du Maréchal-Comte
de Lowendalh, en faveur du Comte de Lowendalhfon
fils , Capitaine dans le même Régiment.
En même-tems Sa Majesté a déclaré qu'elle
augmentoit de quatorze mille livres la penfion
de deux mille écus , dont jouiffoit déja la Marée
chale de Lowendalh .
+
La Brigade des Gardes du Corps , que le feu
Marquis de Varneville commandoit dans la Compagnie
de Villeroi , a été donnée au fieur de la
Ferriere , Maréchal de camp , Exempt dans cette
Compagnie , & Aide-major des Gardes du Corps.
M. de Cherifey fuccede à M. de la Ferrière
dans la place d'Aide- major.
Le marquis de Calvieres , Lieutenant - général
des armées du Roi , Commandeur de l'Ordre de S.
Louis , & Lieutenant des Gardes du Corps , ayant
demandé la permiffion de fe demettre de fa Brigade
; Sa Majefté en a difpofé en faveur du Chevalier
de Scepeaux , Mestre de camp de Cavalerie.
Le Roi a accordé au Marquis de Calvieres ,
outre la retraite ordinaire , l'expectative d'une
place de Grand-Croix dans l'Ordre de S. Louis.
Les vaiffeaux le Duc de Bourgogne & le Duc
d'Orléans , appartenans à la Compagnie des Indes
, font arrivés , l'un le 8 , l'autre le 21 , au port
de l'Orient. M. Dupleix , ci -devant Gouverneur
général des établiffemens de la Compagnie dans
Plade , eft de retour par le dernier de ces deux
vaiffeaux.
Le nommé Songeux , Maître Maçon , eft mort
214 MERCURE DE FRANCE.
à Fontainebleau , âgé de cent cinq ans.
Le 26 , les Actions de la Compagnie des Indes
étoient à dix-fept cens foixante- dix-fept livres
dix fols ; les billets de la feconde lotterie royale ,
à fept cens cinquante-deux. Les billets de la pres
miere lotterie étoient à huit cinquante-deux.
Fermer
Résumé : « Le Roi fit le 6 juin, au Champ de Mars dans le [...] »
Le 6 juin, le Roi passa en revue les Compagnies des Gardes du Corps, des Gendarmes, des Chevaux-Légers, des Mousquetaires et des Grenadiers à Cheval au Champ de Mars dans le parc de Marly. La Reine, le Dauphin, la Dauphine, le Duc de Bourgogne et d'autres membres de la famille royale assistèrent à cette revue. La Dauphine, enceinte, ne fut pas incommodée par cette promenade. La revue des Mousquetaires détailla les officiers et le nombre de Mousquetaires présents, absents ou malades. La première Compagnie comptait 374 membres, tandis que la seconde en comptait 343. Dans la nuit du 2 au 3 juin, un incendie détruisit une partie du château de Moulins, causant la mort de deux hommes et blessant plusieurs personnes. M. de Lherbouché, aumônier de la Gendarmerie, sauva les enfants du Marquis des Gouttes, capitaine des vaisseaux du Roi. Le Roi effectua plusieurs déplacements, se rendant à Trianon et à Crecy. Il accorda des honneurs et des nominations, notamment les honneurs de Grands-Croix de l'Ordre royal et militaire de Saint-Louis à plusieurs officiers. M. de Buffy fut nommé ministre auprès du Roi de Grande-Bretagne. L'Abbé Comte de Bernis, ambassadeur auprès de la République de Venise, rendit visite au Roi. L'Assemblée générale du Clergé accorda un secours de seize millions au Roi. Plusieurs présentations et audiences eurent lieu, notamment celle du Comte de Sartirane, ambassadeur du Roi de Sardaigne, et des Marquises de la Ferté et de Merinville. Le Roi nomma également divers officiers à des postes importants et augmenta la pension de la Maréchale de Lowendahl.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6386
p. 1676-1682
MORTS, NAISSANCES.
Début :
On a appris d'Oran que Jean-Sebastien Hue de Miromenil, cy-devant Colonel du [...]
Mots clefs :
Âge, Roi, Marquis, Mort, Capitaine, Comte, Veuve, Château, Régiment, Chevalier
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texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES.
MORTS , NAISSANCES.
Na appris d'Oran que Jean - Sebastien
Hue de Miromenil , cy- devant Colonel du
Regiment de Querci en France , y étoit mort
des blessures reçues à la journée du 10 Juin ,
contre les Maures , le 15 du même mois , generalement
regretté des Officiers et des Soldats.
Il commandoit les Troupes Espagnoles , comme
Colonel de jour.
D. Louise-Césarine de Conflans , veuve de
Mre Emmanuel de Proisy , Marquis de Morfontaines
, mourut le 19 Juin , en son Château de
Bouleuze en Champagne , dans la 86 année de
son âge. Elle étoit fille de Christophe de Confans
, Comte de Vezilly , Seigneur de Bouleuze,
de Poilly , &c. Gentilhomme ordinaire de la
Chambre du Roy Louis XIII . et Capitaine
d'une Compagnie de Chevaux Legers de cent
Maîtres , en 1635 et de D.Magdeleine de Chastillon
sur Marne , de la branche des Seigneurs
de Marigny , qui mourut veuve le 1 Septembre
1683 .
JUILLET. 1733. 1677
1683. La Marquise de Morfontaines , dont on
rapporte la mort , a eu pour fille unique, Louise
de Proisy de Morfontaines , mariée avec Emmanuel
de Hallencourt , Marquis de Dromesnil ,
cy- devant Capitaine- Lieutenant de la Compagnie
des Chevaux Legers Dauphins , et frere de
Charles François de Hallencourt de Dromesnil
Evêque de Verdun ; duquel mariage est venue
une fille , qui a épousé en 1726. à l'âge de 19
ans , Charles Brulart , Marquis de Genlis . La
Généalogie de la Maison de Conflans , qui est
une branche de l'ancienne Maison de Briénne, est
rapportée dans le 6 tom . des Grands Officiers de
la Couronne , à l'article des Connétables , page
142.
?
D. Marguerite de Mareau de Villeregis , veuve
en premieres nôces de Maximilien - Claude- Franfois
, Comte de Gomiecourt , mort le 13 Mars
1665. et en secondes , depuis le 21 Septembre
1689 de Louis de Mailly , Seigneur du Fresnoy
Fécamp , la Neuville , &c. Mestre de Camp
d'un Régiment de Cavalerie , et Capitaine- Lieu
tenant des Gensdarmes du Princ de Condé
mourut à Paris , le Juin , dans la 93 année
de son âge , et fut inhumée à S. Nicolas des
Champs , dans la Sépulture de sa famille. Elle a
laissé de son second mariage un fils , appellé le
Comte de Mailly , qui n'est point marié , et Elizabeth
de Mailly, mariée en 1708.avec Joachim
de la Viefville, Seigneur de Plainville , Levremont,
Rouville , Chevalier de l'Ordre Militaire de saint
Louis , et Capitaine de Vaisseaux du Roy .
Pierre-Antoine Rouillé , Seigneur de S. Seine,
Ville-Sery , Arnay , &c . Président honoraire au
Grand Conseil , mourut le Juin , âgé d'environ
to ans , il avoit été marié le 29 Mars
f
1708
1678 MERCURE DE FRANCE
4708. avec Anne le Gouz , seconde fille de Benoît
- Etienne le Gouz - Maillard , Seigneur de Seine
Ville-Serye Arnay , Président au Parle
ment de Dijon , et d'Anne Berthier.
Charles-Emmanuel de Baufremont , Barón de
Secy , Abbe commandataire des Abbaïes de saint
Pierre de Luxeuil, et de S. Paul de Besançon ,
mourut le 27 Juin , âgé de 69 ans , il étoit oncle
de Louis - Benigne de Baufremont , Marquis de
Clairvaulx , et de Listenois , Comte de Poligny
Rand , Durue , Baron de Traves , Ressin , Montsogeon
, & c. Chevalier de l'Ordre de la Toison
d'or , Biigadier des Armées du Roy , du 1 Fevrier
1719 , et cy-devant Mestre de Camp d'un
Régiment de Dragons , lequel a été marié le s
Mars 1712 avec D Helene de Courtenay , la
derniere de sa Maison , dont il a plusieurs fils ;
Paîné appelié le Marquis de Baufremont , qui a
été fat à l'âge de 18 ans , au mois de Decembre,
Mestre de Camp du Regiment de Dragon ,
qu'avoit son pere , et dans lequel il étoit Capitaine
.
<
Fréderic-Jules de la Tour , appellé le Prince
d'Auvergne, mourut à Paris le 28 Juin , après
une longue maladie , dans la 62 année de son
age , étant né le 2 May 1672. Il étoit fils puîné
de Godefroi- Maurice de la Tour , Duc de Bouilton,
d'Albret, et de Château- Thierry , Pair et Grand
Chambelian de France , mort le 25 Juillet 1721.
et de Marie-Anne Mancini , morte le 21 Juin
1914. il avoit été autrefois connu sous le nom
de Chevalier de Bouillon étant Chevalier
Grand Croix de l'Ordre de S. Jean de Jérusalem
, qu'il quitta et prit ensuite le titre de Prince
d'Auvergne. Il avoit été marié le 17 Janvier
1720, avec Catherine Olive de Trantes , fille de
-
Pa
JUILLET. 1733. 1679
Patrice de Trantes,Chevalier, Baron , et d'Irlande,
Grand Trésorier d'Angleterre , sous le 1tgne de
Jacques II. qu'il suivit en France en 1689. et de
D. Eleonore de Nagle de Monamini , il en avoit
eu deux fils et une fille , mais ils sont morts en
bas âge.
9
D. Marie-Anne Foucault , veuve depuis le 14
Mars 1705. de François Petit de Villeneuve ,
Conseiller honoraire en la Cour des Ayces
mourut à Paris le 30 Juin , âgée de 85 ans ; elle
étoit soeur de Jos ph- Nicolas Foucault , Marquis
de Magny , Conseiller d'Etat ordinaire
mort le 8 Février 1721 et elle avoit tu deux
fils tous deux Présidens en la Cour des
Aydes ; l'aîné , mort l 2.4 Decembre 1751
laissant des enfans en bas áge ; le cadet étoit
mort dès le 7 Mars 1710. à l'âge de 23 ans
n'ayant laissé qu'une filie unique , Lonmée Marie-
Anne Petit de Villeneuve , née au mois de
Juillet 1709. qui a été mariée le 19 Juillet 1728,
avec Jean Baptiste Maximilien le Feron, Seigneur
du Plessis Maître des Requêtes.
Frere Nicolas de Geraldin , Chevalier , Grand
Croix , de l'Ordre de Saint Jean de Jerusalem ,
Grand Prieur titulaire d'Angleterre , Commandeur
de la Commanderie Magistrale de Metz ,
mourut au Château de S. Symphorien, en basse-
Normandie , le 29 Juin , âgé de 40 ans.
Claude de la Villeneuve de Languedouë , Seigneur
d'Ossonville et Ansonville , dans le Pais Chartrain
, Enseigne au Régiment des Gardes- Françoises
, et auparavant Doyen des Pages des Ecuries
du Roy , mourut à Draveil sur Seine, à l'âge
d'environ 26 ans , le 7 Juillet , sans avoir été
marié.
Jean-Baptiste d'Audiffret , Gentilhomme Provençal
160 MER CURE DE FRANCE
vençal , de la Ville de Marseille , cy.devant En
voyé Extraordinaire du Roy , auprès de S.A.R.
le Duc de Lorraine, mourut à Nancy le 9 Juillet,
âgé d'environ 76 ans , et fut inhumé avec beau
coup de pompe ; son Convoi ayant été accompagné
d'un détachement des Gardes du Duc de
Lorraine , et un grand nombre de personnes de
considération y ayant assisté.
Il fut nommé le 20 Février 1698. par le Roy,
son Envoïé extraordinaire auprès des Ducs de
Mantouë , de Parme et de Modene, et ayant été
rappellé d'Italie , il fut choisi au mois de Juillet
1703. pour aller résider avec le même caractere
d'Envoyé extraordinaire à la Cour de Lorraine.
Il remplit ce poste jusqu'au 29 Jain de
l'année derniere 1732. qu'il prit à Luneville son
audience de congé de la Duchesse doüairiere de
Lorraine. Ses longs services avoient été recompensez
au mois de Septembre dernier d'une pension
de 3000 liv. Il étoit cousin germain de
M. d'Audiffret , Maréchal des Camps et Aimées
du Roy , Gouverneur du Château d'If et Isles de
Marseille .
Charles de la Grange -Trianon , Diacre , Chahoine
Jubilaire de l'Eglise Métropolitaine de Paris
, Abbé Comandataire de l'Abbaye de saint
Sever , Ordre de S. Benoît , Diocèse de Coutances
, Prieur des Prieurez de S. Martin du Vieil ,
Bellesme , de S.. Maxire , Diocèse de la Rochelle ,
et d'Yvette , près Chevreuse , Conseiller en la
Grand- Chambre du Parlement , et Doyen des
Conseillers Clercs , mourut le 10. Juillet en sa
Maison Claustrale, dans la 80, année de son âge,
étant né à Paris le 23. Aqût 1653. d'un Faruille
très-ancienne et illustre dans la Robbe , qui finit
en sa personne. L'Abbé de la Grange avoit été
reçû
JUILLET.
1733. 1631
reçû Chanoine de Paris, le 3. Avril 1679. et Conseiller
au Parlement le 13. May 1682. et il avoit
obtenu l'Abbaye de S. Sever en 1694. Il a nommé
pour son Executeur Testamentaire M. d'Argouges,
Lieutenant Civil, auquel il fait un présent
de 4. Tableaux de prix . Il avoit fait l'année deɛniere
une donation de soooo. livres au Chapitre
de Notre Dame pour l'entretien des Orgues de
l'Eglise , à la charge d'un annuel après sa mort.
Par la mort de l'Abbé de la Grange , Jean-
Baptiste Pajot de Dampierre , Soudiacre , Chanoine
de l'Eglise de Paris , depuis le 14. Octobre
1709. et Abbé de S. Loup , Diocèse de Troyes ,
du mois de Janvier 1731. Conseiller en la cinquiéme
Chambre des Enquêtes , reçû le 17. Juillet
1715. fut appellé et monta à la Grand- Chainbre
le même jour 10. Juillet 1733.
D. Marie Regnault , Veuve en premieres Nôces
d'Edme Roger du Perron , Seigneur de Corcelles ,
Intendant pour le Roy à Cazal et à Pignerol , et
en secondes , depuis le premier Avril 1720. de
Jean- Pierre Chuberé , Conseiller , Secretaire du
Roy , Maison , Couronne de France et de ses Finances
, Avocat au Parlement , et ancien Bâton→
nier , Banquier Expeditionnaire en Cour de Rome
et Legations , mourut à Paris le 13. Juillet ,
ayant eu de son premier Mary une fille mariée
avec Pierre d'Hariague , Seigneur d'Auneau en
Beauce , Secretaire du Roy , et cy-devant Trésorier
de la Maison d'Orleans , et de son second ,
Marie- Louise Chuberé , mariée le 3. Septembre
1714. avec Jean-Baptiste- Auguste le Rebours ,
Seigneur de S. Mard sur le Mont , Conseiller au
Parlement de Paris , et morte le 29. Juin 1729.
â l'âge de 36. ans.
D. Jeanne Duranti , veuve depuis le 12. Dé
K cembre
1632 MERCURE DE FRANCE
cembre 1708, de Denis Marsollier , Conseiller au
Grand Conseil , mourut à Paris en la Capitainerie
du Louvre le 14. Juillet , dans la 92. année
de son âge , étant née au mois de May 1645 .
Elle laisse une fille unique , Epouse de Louis de
Nyert , Marquis de Gambais , Seigneur de Neuville
, Gentilhomme ordinaire du Roy , et son
premier Valet de Chambre , Gouverneur de Limoges
, Bailly de Gray , en Franche - Comté , et
Capitaine- Concierge du Château du Louvre.
D. Anno de Casteras de la Riviere , Baronne
de Conflans , Epouse de Michel - Jean- Baptiste
Charon , Marquis de Ménars , Brigadier des Armées
du Roy , Capitaine des Chasses de la Capitainerie
de Blois , Gouverneur du Château de
Blois , Chevalier de S. Louis , accoucha le 26
Juin , d'une fille , qui fut nommée Anne.
D. Marie-Elisabeth de S. Simon , Epouse de
Claude Roland, Comte de Laval - Montmorency,
Maréchal des Camps et Armées du Roy , Gouverneur
de Philippeville , accoucha le 27 Juin ,
d'une fille, qui fut nommée Henriette - Charlotte,
par Henry de S. Simon , Colonnel du Régiment
de S. Simon , et par D. Marie Jeanne- Louise
Bouin d'Angervilliers , Epouse du Marquis de
Ruffec , Grand d'Espagne,
D. Genevieve- Adelaide- Félicité Do , Epouse
de Louis de Brancas , Duc de Lauragais , Pair de
France , accoucha le 3 Juillet , d'un fils , qui for
nommé Louis- Léon-Félicité , par Léon de Ma
daillan de Lesparre , Comte de Lassay ; et par
D, Marie-Angelique Fremin de Moras , Epouse
de Louis- Antoine de Brancas , Duc de Villars ,
Pair de France , Chevalier des Ordres du Roy.
Na appris d'Oran que Jean - Sebastien
Hue de Miromenil , cy- devant Colonel du
Regiment de Querci en France , y étoit mort
des blessures reçues à la journée du 10 Juin ,
contre les Maures , le 15 du même mois , generalement
regretté des Officiers et des Soldats.
Il commandoit les Troupes Espagnoles , comme
Colonel de jour.
D. Louise-Césarine de Conflans , veuve de
Mre Emmanuel de Proisy , Marquis de Morfontaines
, mourut le 19 Juin , en son Château de
Bouleuze en Champagne , dans la 86 année de
son âge. Elle étoit fille de Christophe de Confans
, Comte de Vezilly , Seigneur de Bouleuze,
de Poilly , &c. Gentilhomme ordinaire de la
Chambre du Roy Louis XIII . et Capitaine
d'une Compagnie de Chevaux Legers de cent
Maîtres , en 1635 et de D.Magdeleine de Chastillon
sur Marne , de la branche des Seigneurs
de Marigny , qui mourut veuve le 1 Septembre
1683 .
JUILLET. 1733. 1677
1683. La Marquise de Morfontaines , dont on
rapporte la mort , a eu pour fille unique, Louise
de Proisy de Morfontaines , mariée avec Emmanuel
de Hallencourt , Marquis de Dromesnil ,
cy- devant Capitaine- Lieutenant de la Compagnie
des Chevaux Legers Dauphins , et frere de
Charles François de Hallencourt de Dromesnil
Evêque de Verdun ; duquel mariage est venue
une fille , qui a épousé en 1726. à l'âge de 19
ans , Charles Brulart , Marquis de Genlis . La
Généalogie de la Maison de Conflans , qui est
une branche de l'ancienne Maison de Briénne, est
rapportée dans le 6 tom . des Grands Officiers de
la Couronne , à l'article des Connétables , page
142.
?
D. Marguerite de Mareau de Villeregis , veuve
en premieres nôces de Maximilien - Claude- Franfois
, Comte de Gomiecourt , mort le 13 Mars
1665. et en secondes , depuis le 21 Septembre
1689 de Louis de Mailly , Seigneur du Fresnoy
Fécamp , la Neuville , &c. Mestre de Camp
d'un Régiment de Cavalerie , et Capitaine- Lieu
tenant des Gensdarmes du Princ de Condé
mourut à Paris , le Juin , dans la 93 année
de son âge , et fut inhumée à S. Nicolas des
Champs , dans la Sépulture de sa famille. Elle a
laissé de son second mariage un fils , appellé le
Comte de Mailly , qui n'est point marié , et Elizabeth
de Mailly, mariée en 1708.avec Joachim
de la Viefville, Seigneur de Plainville , Levremont,
Rouville , Chevalier de l'Ordre Militaire de saint
Louis , et Capitaine de Vaisseaux du Roy .
Pierre-Antoine Rouillé , Seigneur de S. Seine,
Ville-Sery , Arnay , &c . Président honoraire au
Grand Conseil , mourut le Juin , âgé d'environ
to ans , il avoit été marié le 29 Mars
f
1708
1678 MERCURE DE FRANCE
4708. avec Anne le Gouz , seconde fille de Benoît
- Etienne le Gouz - Maillard , Seigneur de Seine
Ville-Serye Arnay , Président au Parle
ment de Dijon , et d'Anne Berthier.
Charles-Emmanuel de Baufremont , Barón de
Secy , Abbe commandataire des Abbaïes de saint
Pierre de Luxeuil, et de S. Paul de Besançon ,
mourut le 27 Juin , âgé de 69 ans , il étoit oncle
de Louis - Benigne de Baufremont , Marquis de
Clairvaulx , et de Listenois , Comte de Poligny
Rand , Durue , Baron de Traves , Ressin , Montsogeon
, & c. Chevalier de l'Ordre de la Toison
d'or , Biigadier des Armées du Roy , du 1 Fevrier
1719 , et cy-devant Mestre de Camp d'un
Régiment de Dragons , lequel a été marié le s
Mars 1712 avec D Helene de Courtenay , la
derniere de sa Maison , dont il a plusieurs fils ;
Paîné appelié le Marquis de Baufremont , qui a
été fat à l'âge de 18 ans , au mois de Decembre,
Mestre de Camp du Regiment de Dragon ,
qu'avoit son pere , et dans lequel il étoit Capitaine
.
<
Fréderic-Jules de la Tour , appellé le Prince
d'Auvergne, mourut à Paris le 28 Juin , après
une longue maladie , dans la 62 année de son
age , étant né le 2 May 1672. Il étoit fils puîné
de Godefroi- Maurice de la Tour , Duc de Bouilton,
d'Albret, et de Château- Thierry , Pair et Grand
Chambelian de France , mort le 25 Juillet 1721.
et de Marie-Anne Mancini , morte le 21 Juin
1914. il avoit été autrefois connu sous le nom
de Chevalier de Bouillon étant Chevalier
Grand Croix de l'Ordre de S. Jean de Jérusalem
, qu'il quitta et prit ensuite le titre de Prince
d'Auvergne. Il avoit été marié le 17 Janvier
1720, avec Catherine Olive de Trantes , fille de
-
Pa
JUILLET. 1733. 1679
Patrice de Trantes,Chevalier, Baron , et d'Irlande,
Grand Trésorier d'Angleterre , sous le 1tgne de
Jacques II. qu'il suivit en France en 1689. et de
D. Eleonore de Nagle de Monamini , il en avoit
eu deux fils et une fille , mais ils sont morts en
bas âge.
9
D. Marie-Anne Foucault , veuve depuis le 14
Mars 1705. de François Petit de Villeneuve ,
Conseiller honoraire en la Cour des Ayces
mourut à Paris le 30 Juin , âgée de 85 ans ; elle
étoit soeur de Jos ph- Nicolas Foucault , Marquis
de Magny , Conseiller d'Etat ordinaire
mort le 8 Février 1721 et elle avoit tu deux
fils tous deux Présidens en la Cour des
Aydes ; l'aîné , mort l 2.4 Decembre 1751
laissant des enfans en bas áge ; le cadet étoit
mort dès le 7 Mars 1710. à l'âge de 23 ans
n'ayant laissé qu'une filie unique , Lonmée Marie-
Anne Petit de Villeneuve , née au mois de
Juillet 1709. qui a été mariée le 19 Juillet 1728,
avec Jean Baptiste Maximilien le Feron, Seigneur
du Plessis Maître des Requêtes.
Frere Nicolas de Geraldin , Chevalier , Grand
Croix , de l'Ordre de Saint Jean de Jerusalem ,
Grand Prieur titulaire d'Angleterre , Commandeur
de la Commanderie Magistrale de Metz ,
mourut au Château de S. Symphorien, en basse-
Normandie , le 29 Juin , âgé de 40 ans.
Claude de la Villeneuve de Languedouë , Seigneur
d'Ossonville et Ansonville , dans le Pais Chartrain
, Enseigne au Régiment des Gardes- Françoises
, et auparavant Doyen des Pages des Ecuries
du Roy , mourut à Draveil sur Seine, à l'âge
d'environ 26 ans , le 7 Juillet , sans avoir été
marié.
Jean-Baptiste d'Audiffret , Gentilhomme Provençal
160 MER CURE DE FRANCE
vençal , de la Ville de Marseille , cy.devant En
voyé Extraordinaire du Roy , auprès de S.A.R.
le Duc de Lorraine, mourut à Nancy le 9 Juillet,
âgé d'environ 76 ans , et fut inhumé avec beau
coup de pompe ; son Convoi ayant été accompagné
d'un détachement des Gardes du Duc de
Lorraine , et un grand nombre de personnes de
considération y ayant assisté.
Il fut nommé le 20 Février 1698. par le Roy,
son Envoïé extraordinaire auprès des Ducs de
Mantouë , de Parme et de Modene, et ayant été
rappellé d'Italie , il fut choisi au mois de Juillet
1703. pour aller résider avec le même caractere
d'Envoyé extraordinaire à la Cour de Lorraine.
Il remplit ce poste jusqu'au 29 Jain de
l'année derniere 1732. qu'il prit à Luneville son
audience de congé de la Duchesse doüairiere de
Lorraine. Ses longs services avoient été recompensez
au mois de Septembre dernier d'une pension
de 3000 liv. Il étoit cousin germain de
M. d'Audiffret , Maréchal des Camps et Aimées
du Roy , Gouverneur du Château d'If et Isles de
Marseille .
Charles de la Grange -Trianon , Diacre , Chahoine
Jubilaire de l'Eglise Métropolitaine de Paris
, Abbé Comandataire de l'Abbaye de saint
Sever , Ordre de S. Benoît , Diocèse de Coutances
, Prieur des Prieurez de S. Martin du Vieil ,
Bellesme , de S.. Maxire , Diocèse de la Rochelle ,
et d'Yvette , près Chevreuse , Conseiller en la
Grand- Chambre du Parlement , et Doyen des
Conseillers Clercs , mourut le 10. Juillet en sa
Maison Claustrale, dans la 80, année de son âge,
étant né à Paris le 23. Aqût 1653. d'un Faruille
très-ancienne et illustre dans la Robbe , qui finit
en sa personne. L'Abbé de la Grange avoit été
reçû
JUILLET.
1733. 1631
reçû Chanoine de Paris, le 3. Avril 1679. et Conseiller
au Parlement le 13. May 1682. et il avoit
obtenu l'Abbaye de S. Sever en 1694. Il a nommé
pour son Executeur Testamentaire M. d'Argouges,
Lieutenant Civil, auquel il fait un présent
de 4. Tableaux de prix . Il avoit fait l'année deɛniere
une donation de soooo. livres au Chapitre
de Notre Dame pour l'entretien des Orgues de
l'Eglise , à la charge d'un annuel après sa mort.
Par la mort de l'Abbé de la Grange , Jean-
Baptiste Pajot de Dampierre , Soudiacre , Chanoine
de l'Eglise de Paris , depuis le 14. Octobre
1709. et Abbé de S. Loup , Diocèse de Troyes ,
du mois de Janvier 1731. Conseiller en la cinquiéme
Chambre des Enquêtes , reçû le 17. Juillet
1715. fut appellé et monta à la Grand- Chainbre
le même jour 10. Juillet 1733.
D. Marie Regnault , Veuve en premieres Nôces
d'Edme Roger du Perron , Seigneur de Corcelles ,
Intendant pour le Roy à Cazal et à Pignerol , et
en secondes , depuis le premier Avril 1720. de
Jean- Pierre Chuberé , Conseiller , Secretaire du
Roy , Maison , Couronne de France et de ses Finances
, Avocat au Parlement , et ancien Bâton→
nier , Banquier Expeditionnaire en Cour de Rome
et Legations , mourut à Paris le 13. Juillet ,
ayant eu de son premier Mary une fille mariée
avec Pierre d'Hariague , Seigneur d'Auneau en
Beauce , Secretaire du Roy , et cy-devant Trésorier
de la Maison d'Orleans , et de son second ,
Marie- Louise Chuberé , mariée le 3. Septembre
1714. avec Jean-Baptiste- Auguste le Rebours ,
Seigneur de S. Mard sur le Mont , Conseiller au
Parlement de Paris , et morte le 29. Juin 1729.
â l'âge de 36. ans.
D. Jeanne Duranti , veuve depuis le 12. Dé
K cembre
1632 MERCURE DE FRANCE
cembre 1708, de Denis Marsollier , Conseiller au
Grand Conseil , mourut à Paris en la Capitainerie
du Louvre le 14. Juillet , dans la 92. année
de son âge , étant née au mois de May 1645 .
Elle laisse une fille unique , Epouse de Louis de
Nyert , Marquis de Gambais , Seigneur de Neuville
, Gentilhomme ordinaire du Roy , et son
premier Valet de Chambre , Gouverneur de Limoges
, Bailly de Gray , en Franche - Comté , et
Capitaine- Concierge du Château du Louvre.
D. Anno de Casteras de la Riviere , Baronne
de Conflans , Epouse de Michel - Jean- Baptiste
Charon , Marquis de Ménars , Brigadier des Armées
du Roy , Capitaine des Chasses de la Capitainerie
de Blois , Gouverneur du Château de
Blois , Chevalier de S. Louis , accoucha le 26
Juin , d'une fille , qui fut nommée Anne.
D. Marie-Elisabeth de S. Simon , Epouse de
Claude Roland, Comte de Laval - Montmorency,
Maréchal des Camps et Armées du Roy , Gouverneur
de Philippeville , accoucha le 27 Juin ,
d'une fille, qui fut nommée Henriette - Charlotte,
par Henry de S. Simon , Colonnel du Régiment
de S. Simon , et par D. Marie Jeanne- Louise
Bouin d'Angervilliers , Epouse du Marquis de
Ruffec , Grand d'Espagne,
D. Genevieve- Adelaide- Félicité Do , Epouse
de Louis de Brancas , Duc de Lauragais , Pair de
France , accoucha le 3 Juillet , d'un fils , qui for
nommé Louis- Léon-Félicité , par Léon de Ma
daillan de Lesparre , Comte de Lassay ; et par
D, Marie-Angelique Fremin de Moras , Epouse
de Louis- Antoine de Brancas , Duc de Villars ,
Pair de France , Chevalier des Ordres du Roy.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES.
En juin et juillet 1733, plusieurs décès notables ont été enregistrés. Jean-Sébastien Hue de Miromenil, colonel du régiment de Quercy, est mort des blessures reçues lors d'un combat contre les Maures le 15 juin. Louise-Césarine de Conflans, veuve d'Emmanuel de Proisy, marquis de Morfontaines, est décédée le 19 juin à l'âge de 86 ans. Marguerite de Mareau de Villeregis, veuve de Louis de Mailly, est morte à Paris en juin à l'âge de 93 ans. Pierre-Antoine Rouillé, seigneur de Saint-Seine, est décédé en juin à l'âge d'environ 70 ans. Charles-Emmanuel de Baufremont, baron de Secy, est mort le 27 juin à l'âge de 69 ans. Frédéric-Jules de la Tour, prince d'Auvergne, est décédé à Paris le 28 juin à l'âge de 62 ans. Marie-Anne Foucault, veuve de François Petit de Villeneuve, est morte à Paris le 30 juin à l'âge de 85 ans. Frère Nicolas de Geraldin, chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est décédé le 29 juin à l'âge de 40 ans. Claude de la Villeneuve de Languedouë, enseigne au régiment des Gardes-Françoises, est mort à Draveil sur Seine le 7 juillet à l'âge d'environ 26 ans. Jean-Baptiste d'Audiffret, envoyé extraordinaire du roi auprès du duc de Lorraine, est décédé à Nancy le 9 juillet à l'âge d'environ 76 ans. Charles de la Grange-Trianon, chanoine et abbé commandataire, est mort le 10 juillet à l'âge de 80 ans. Marie Regnault, veuve de Jean-Pierre Chuberé, est décédée à Paris le 13 juillet. Jeanne Duranti, veuve de Denis Marsollier, est morte à Paris le 14 juillet à l'âge de 92 ans. Parmi les naissances, Anne de Casteras de la Rivière, baronne de Conflans, a accouché d'une fille nommée Anne le 26 juin. Marie-Élisabeth de Saint-Simon, épouse de Claude Roland, comte de Laval-Montmorency, a donné naissance à une fille nommée Henriette-Charlotte le 27 juin. Geneviève-Adélaïde-Félicité de Durfort, épouse de Louis de Brancas, duc de Lauragais, a accouché d'un fils nommé Louis-Léon-Félicité le 3 juillet.
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6387
p. 211-218
Me de Belzunce, benite Abbesse du Ronceray. [titre d'après la table]
Début :
Le 14. Septembre, Me de Belzunce, Abbesse de l'Abbaye [...]
Mots clefs :
Abbesse, Ronceray, Belzunce, Abbaye, Abbaye royale d'Angers, Religieuses, Lauzun, Procession
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texteReconnaissance textuelle : Me de Belzunce, benite Abbesse du Ronceray. [titre d'après la table]
Le 14. septembre ,
Me de Belzunce
,
Abbesse
de l'Abbaye Royale d'A ngers,
dite du Ronceray
,
fut
bénite dans sonEgliseCollegiale
de la Trinité, par
Mr l'Evesque de Marseille,
son frere
, & assistée par
deux autres Abbesses, toutes
deux ses Tantes. La Trinité
est immédiatement
dépendante de l'Abbesse•
Dés que le Prélat eut
ptis ses ornements Pontificaux
, il alla chercher la
nouvelleAbbesse dans le
Choeur, d'où il vint en
procession.LesChanoines
en Chapes,les Chapelains
& autres Ecclesiastiques
au nombre de trente, en
Dalmatiques, précedoienc
l'Abbesse qui étoit suivie
de toute sa Communauté,
marchant deux à deux.
Elle avoit à son costé droit,
Me de Lauzun Abbesse de
Saintes, & à son costé gau- che, Me de Lauzun, ancienne
Abbesse de la mesme
Abbaye du Ronceray,
dont elle s'est démise en
faveur de sa Nièce. Dans
cet ordre la Procession sortit
du Choeur
,
traversa
l'Eglise Abbatiale; & se
rendit dans celle de la Trinité
qui la joint, au son
des Cloches des deux Eglises.
Après la Messe,la procession
se rendit dans le
Choeur du Ronceray, où
le Prélat ayant intronisé
l'Abbesse, il entonna le
Te Deum qui fut chanté en
Musique par les Religieuses.
Cette nouvelle Abbesse
est de la Maison deBelzunce
dont on a parlé lorsque
son frere fut nommé Evesque
deMarseille.
L'Abbaye Royale du
Ronceray d'Angers, est si
ancienne que l'on ignore
sa premiere fondation. On
sçait feulement qu'avant
que le Roy de Sicile Duc
d'Anjou l'eutrétablie dans
son premier lustre, & luy
eust fait prendre la Regle
de Saint Benoist
,
c'estoit
une AbbayedeChanoines.
ses, donr les Religieuses
ont gardé quelque chose de
l'habit, & quelques usages
particuliers pour les ceremonies
,
sur tout à leur
Prsession, aprèslaquelle
on fait la Bénédiction des
Vierges comme elle cil:
marquéedanslePontifical
Romain. On croit que les
feules Religieuses du Ronceray
,
& les Chartreuses
ont confervé cet usage.
Les Dames Religieuses
du Ronceray ne sont reçues
qu'après avoir fait les
mesmes preuves que l'on
exige à Malthe pour les
Chevaliers. Il y a huit
Prieurez que l'Abbesse
donne à des Religieuses
qui en sont Titulaires, &
les peuvent resigner.
Cette Abbaye a de grands
droics.L'Abbesse est Dame
d'une grande partie de la
Ville d'Angers, ce quiest
cause qu'elle s'appelloit
Dame d'Angers,jusqu'à ce
qu'uneStatuemiraculeuse
de la Sainte Vierge, trouvée
dans des Ronces, eust
fait donner le nom du
Ronceray à l'Abbaye où
l'on conferve avec beaucoup
de vénération cette
Image dans une Chapelle
très,ancienne qui est fous
terre, d'où il fort une Ronce,
ce,quiestverte en tout
temps.
Il y a eu des Abbesses
du Ronceray des Maisons
de Vantadour
,
deChampagne
, de Rohany&de la
Tremoille. Les dernieres
font Mesdames Simonne
& Ivonne de Maillé Brezé;
Antoinette du Puy,Charlotte
de Grammont qui vie
encore, &qui s'est démise.
Elleest Tante de Me de
Belzunce du codé de pere
& de mere ,
Françoise de
Caumont de Lauzun qui
demeure avec sa Nièce, en
faveur de qui elle s'est demire;
& enfin Anne-Marie-
Loüise de Belzunce qui
vient d'estre benite. Elle a
esté Grande-Prieure de
l'Abbaye de Saintes,Coadjutrice
du Ronceray le 10.
Février 1708. & Abbesse le
19.Mars de l'année suivante.
Elleestsoeur deMr
leMarquis deCastelron,
BrigadierdesArmées
du Roy, Capitaine des
Gendarmes de Monseigneur
le Duc de Bourgogne
, Se commandant actuellement
la Gendarmerie.
Me de Belzunce
,
Abbesse
de l'Abbaye Royale d'A ngers,
dite du Ronceray
,
fut
bénite dans sonEgliseCollegiale
de la Trinité, par
Mr l'Evesque de Marseille,
son frere
, & assistée par
deux autres Abbesses, toutes
deux ses Tantes. La Trinité
est immédiatement
dépendante de l'Abbesse•
Dés que le Prélat eut
ptis ses ornements Pontificaux
, il alla chercher la
nouvelleAbbesse dans le
Choeur, d'où il vint en
procession.LesChanoines
en Chapes,les Chapelains
& autres Ecclesiastiques
au nombre de trente, en
Dalmatiques, précedoienc
l'Abbesse qui étoit suivie
de toute sa Communauté,
marchant deux à deux.
Elle avoit à son costé droit,
Me de Lauzun Abbesse de
Saintes, & à son costé gau- che, Me de Lauzun, ancienne
Abbesse de la mesme
Abbaye du Ronceray,
dont elle s'est démise en
faveur de sa Nièce. Dans
cet ordre la Procession sortit
du Choeur
,
traversa
l'Eglise Abbatiale; & se
rendit dans celle de la Trinité
qui la joint, au son
des Cloches des deux Eglises.
Après la Messe,la procession
se rendit dans le
Choeur du Ronceray, où
le Prélat ayant intronisé
l'Abbesse, il entonna le
Te Deum qui fut chanté en
Musique par les Religieuses.
Cette nouvelle Abbesse
est de la Maison deBelzunce
dont on a parlé lorsque
son frere fut nommé Evesque
deMarseille.
L'Abbaye Royale du
Ronceray d'Angers, est si
ancienne que l'on ignore
sa premiere fondation. On
sçait feulement qu'avant
que le Roy de Sicile Duc
d'Anjou l'eutrétablie dans
son premier lustre, & luy
eust fait prendre la Regle
de Saint Benoist
,
c'estoit
une AbbayedeChanoines.
ses, donr les Religieuses
ont gardé quelque chose de
l'habit, & quelques usages
particuliers pour les ceremonies
,
sur tout à leur
Prsession, aprèslaquelle
on fait la Bénédiction des
Vierges comme elle cil:
marquéedanslePontifical
Romain. On croit que les
feules Religieuses du Ronceray
,
& les Chartreuses
ont confervé cet usage.
Les Dames Religieuses
du Ronceray ne sont reçues
qu'après avoir fait les
mesmes preuves que l'on
exige à Malthe pour les
Chevaliers. Il y a huit
Prieurez que l'Abbesse
donne à des Religieuses
qui en sont Titulaires, &
les peuvent resigner.
Cette Abbaye a de grands
droics.L'Abbesse est Dame
d'une grande partie de la
Ville d'Angers, ce quiest
cause qu'elle s'appelloit
Dame d'Angers,jusqu'à ce
qu'uneStatuemiraculeuse
de la Sainte Vierge, trouvée
dans des Ronces, eust
fait donner le nom du
Ronceray à l'Abbaye où
l'on conferve avec beaucoup
de vénération cette
Image dans une Chapelle
très,ancienne qui est fous
terre, d'où il fort une Ronce,
ce,quiestverte en tout
temps.
Il y a eu des Abbesses
du Ronceray des Maisons
de Vantadour
,
deChampagne
, de Rohany&de la
Tremoille. Les dernieres
font Mesdames Simonne
& Ivonne de Maillé Brezé;
Antoinette du Puy,Charlotte
de Grammont qui vie
encore, &qui s'est démise.
Elleest Tante de Me de
Belzunce du codé de pere
& de mere ,
Françoise de
Caumont de Lauzun qui
demeure avec sa Nièce, en
faveur de qui elle s'est demire;
& enfin Anne-Marie-
Loüise de Belzunce qui
vient d'estre benite. Elle a
esté Grande-Prieure de
l'Abbaye de Saintes,Coadjutrice
du Ronceray le 10.
Février 1708. & Abbesse le
19.Mars de l'année suivante.
Elleestsoeur deMr
leMarquis deCastelron,
BrigadierdesArmées
du Roy, Capitaine des
Gendarmes de Monseigneur
le Duc de Bourgogne
, Se commandant actuellement
la Gendarmerie.
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Résumé : Me de Belzunce, benite Abbesse du Ronceray. [titre d'après la table]
Le 14 septembre, Me de Belzunce fut bénite Abbesse de l'Abbaye Royale d'Angers, dite du Ronceray, par l'Évêque de Marseille, son frère, assisté de deux autres Abbesses, ses tantes. La cérémonie se déroula dans l'Église Collégiale de la Trinité, avec une procession incluant des Chanoines, des Chapelains et d'autres Ecclésiastiques. Me de Belzunce était accompagnée de Me de Lauzun, Abbesse de Saintes, et de l'ancienne Abbesse du Ronceray, qui s'était démise en sa faveur. Après la messe, l'Évêque intronisa Me de Belzunce et entonna le Te Deum. L'Abbaye Royale du Ronceray, d'origine inconnue, était initialement une Abbaye de Chanoinesses. Elle fut rétablie par le Roi de Sicile Duc d'Anjou. Les Religieuses du Ronceray conservent des usages particuliers et l'Abbesse est Dame d'une grande partie de la Ville d'Angers. L'Abbaye doit son nom à une statue miraculeuse de la Sainte Vierge trouvée dans des ronces. Me de Belzunce, sœur du Marquis de Castelron, fut Grande-Prieure de l'Abbaye de Saintes et Coadjutrice du Ronceray avant sa bénédiction.
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6388
p. 1-12
CATALOGUE DES LIVRES NOUVEAUX, qui se vendent à Paris chez PIERRE RIBOU, Quai des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à l'Image S. Loüis.
Début :
Dictionnaire pratique du bon Menager de Campagne & de Ville, [...]
Mots clefs :
Livres, Dictionnaire, Traité, Histoire de France, Lois, Conseils, Traduction, Fables, Nouvelles, Oeuvres, Voyage, Comédies, Tragédies, Corneille, Opéra
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texteReconnaissance textuelle : CATALOGUE DES LIVRES NOUVEAUX, qui se vendent à Paris chez PIERRE RIBOU, Quai des Augustins, à la descente du Pont-Neuf, à l'Image S. Loüis.
CATALOGUE
DES LIVRES NOUVEAUX,
quisevendentà Paris chezPIERRE
RIBOU ,
Quai des Augustins,à la
descente du Pont-Neuf
, à l'Image
S. Loüis.
DIctionairepratique du bon Ménager de
Campagne& de Ville, qui apprend generalement
la maniere de nourrir , élever &
gouverner, tant en santéque malades,
toutes fortes de Bestiaux,Chevaux &Volailles
; de sçavoir mçttre à son profit tout ce
qui provient de l'Agriculture; de faire valoir
toutes sortes de Terres,Prez, Vignes &
Bois; de cultiver les Jardins
, tant Fruitiers,
Potagers, que Jardins Fleuristes ; de conduire
les Eaux, & faire generalement tout
ce qui convient,auxJardins d'Ornemens:
Avec un Traité de tout ce qui concerne la
Cuiunc) les Confitures, la Pâtisserie
,
les
Liqueurs de toutes sortes; les Chasses differentes
,
la Pêche, & autres divertissemens
de la Campagne ; les mots Latins de tout
ce qu'on traite dans ce Livre, & quelques
Remarques curieuses sur la plupart; le tout
en faveur des Etrangers, & de tous ceux qui
-
se plaisentàces fortes de lectures. Ouvrage
tres-utile dans les Familles. Par le Sieur
r LoüisLiger, in 4.2.vol. 10.I. Abrégé Chronologique de l'Histoire de FraR"
ce, farle Sieur de Mozeray-, Historiographe
de France. Nouvelle édition,augmentée de
l'origine des François, & de leur établissement
dans les Gaules;del'état dela Religion
,
& de la conduite de l'Eglise dans les
Gaules jusqu'au regne de Clovis, & de la
Vie des Reines que l'on a tirée de sa grande
Histoireimpriméeen 1685.en 3.vol.in folio.
In quarto 3. vol. lj.1.
Idem in 12. 10. vol. 25.1.
Numifmllta. JErea Imperatorum ,
.AU!fI{lArNm &
CisaruminColoniis, municipiis
,
& ar4ibas jure latio donatis, , ex omni modulopercussa,
J'luéfore Joanne Foy-VniUnntBcllovaco,'Doftor*
Medica) & Serenissimi Ducis Cenomanensium
AntiquarioParis. excusa, in fol. 2. vol, 36.1.
Vies des Saints
, par Ribadanetra,fol. 2.. vol,
15.I.
Les Loix Civiles dans leur ordre naturel, le
Droit public, & Legum delectus, fol. 2. vol.
20.liv. -Les mêmes,in 4. 6. vol. 36.1.
L'Art de Tourner, ou de faire en perfection
toutes fortes d'Ouvragesau Tour: ouvrage • tres-curieux & tres-necessaire à ceux qui s'exercent
au Tour; Latin & François ,fol. rr.I.
OEuvres diverses du SieurD.avec un Recuëil
de Poësieschoisies de M. de B 2.Vol.
in 12. s.l.
Traité de la Police où l'on trouvera l'histoire
de son établissement, les fonctions & les prérogatives
de ses Magistrats toutes les Loix
& tous les Reglemens qui la concernent. On
- y a joint une description Topographique de
Paris & huit plans gravez qui reprefenrent
son ancien état & ses divers accrojfiêraensi
avec un Recuëil de tous les Statuts & Re-
.¡¡ glemens des six Corps des Marchands & de
toutes les Communautez des Arts & Métiers
, fol.2.vol. jo.1.
Les OEuvres deM.de laMotheleVayer,in12.
15. vol. 36.1.
Le Diable Boiteux) in12. 2. l.
Les conseils de la Sagesse
, contenant les Maximes
de Salomon les plus necessaires
l'homme pour se bien conduire soi-même, in11.1.vol.1714- 4.l.10.f.
Amusemens serieux& comiques, par M. du
Fresny. in 12. 1. l. 10. f.
Les OEuvres de Clement Marot deCahors
, Valet
de Chambre du Roi, revûës & augmentées de
nouveau, in 2. vol. 6. 1.
Histoire de l'admirable Dom Quichotte de la
Manche,in 12. 6. vol. avecfigures, nouvelle
Edition,continuée jusqu'à samort. fj.L
[la Vie de Guzman d'Alfarache, traduite de
l'Espagnol,erîrichie de figures, in ix. 3.vol.
7.l. io-i. OEuvres mêlées de M. de Saint Evremond, nouvelle
Edition augmentée sur celle de Londres
,
in11.7. vol.. 15. l.
Lucien de la Traduction de M. d'Ablancourt,
avec des Remarques sur la Traduction, in12.
3.vol. 6.1.
Traduction desSatyres dePerse & de Juvenal
, PWR le R. P. Tarteron de la Compagnie de Ji- sts, nouvelle Edition, corrigée & augmen- tée,1714. 2.l.10.f.
Fables choisies
,
mises en Vers par M. de la
Fontaine,enrichies defigures,in l2.. 5. vol.
10. l.
Les mêmes en un Volume, J.I.
Histoire de la conquête du Mexique, ou de la
Nouvelle Espagne
, par Fernand Cortez, traduite
del'Espagnol,in 12. 2. vol. nouvelle
Edition,avec figures. 5.l.
Histoire de la découverte & de la conquête
du Perou, traduit de l'Espagnol,in12.2.vol.
arecfigures. 4.l. 10. f.
Les Delices de l'Italie, contenant une descrip.
tion exacte du Pays, des principales Villes,
de toutes les antiquitez
,
& de toutes les raretez
qui s'y trouvent; Ouvrage enrichi d'un
très- grand nombre de figures) in 12. 4.
vol. C11- l.
Instructions pour les Jardins fruitiers & potagers,
avec un Traité des Orangers, 5?des reflexions
sur l'Agriculture. Par M. de la ¡
Quintinie,Directeur des Jardins Fruitiers
& Potagers du Roi; avec une nouvelle instrustion
pour la culture des Fleurs. Nouvelle
édition, augmentée de la culture des
Melons, de la maniere de tailler les Arbres
fruitiers, d'un Dictionaire des Termes dont :
se fervent les Jardiniers en parlant des Ar- -
bres, & d'une Table des matieres,1716.
in4.2.vol. 11.1.
Nouvelle deMiguel de Cervante, i.liv..4.
Les OEuvres de Lucrece, Traduct nouvelle,
.a,u,g:mentéedenouvelles remarques du Ba- des Coutures
,
in 12. 2.vol. 5 J..
'"lrairé historique des Monnoyes de Francç^/ïr l'
M leBlanc,in 4. avec 100. figures,contenant :
les empreintes des dirFcrcntts Monnoyes,
(
lesempreintesdesdifferentssMonnoyes,
Traduction nouvelle de Rolandl'Amoureux, parM.leSage, 2. vol. in 12. ornez de figutes
,
Les OEuvres de Virgile en Latin Se en François
par M. de Martignac, 3. vol. in12. nouvelle
Edition, 6.l.
Traduction nouvelle des Odes d'Anacreon
, farM. de la Fosse
,
seconde édition, augmentée
de deux Qdes
, l'une de Pindare & l'au- tred'Horace,in 12. 2. l. io. f.
Nouvelle GrammaireEspagnole,parMPerger,
il,.12. 2. l. 5. f.
Histoire universelle ou Traduction nouvelle.
de Justin, avec des Remarques, in 12,
2.vol. 5.l
Voyage d'Alep à Jerusalem
,
in 12.. 2. 1.
Novum Testamentum Gracum. 111 18. I. 1. 16. f.
L'Esprit de l'Ecriture Sainte
,
in 12. 2. vol.
3.1.io. f.
Le Comte de Cardonne in 12. I. l. 16. f
Les Avantures galantes du Chevalier de Thenicourt
, par Madame D in 12. i.l. 16. f.
Le Jeu de l'Hombre, augmenté des Dccifio^s
nouvelles, Se des Regles sur les incidens de
ce Jeu, nouvelle édition,in12 1.1.1
La Vie de M. de Moliere, in 12 2. l
HistoiredelaVirginie, contenant celle de son
établissement & de son gouvernement jusqu'à
present, les productions naturelles du
Pays, la Religion,les Loix & les Coutumes
des Indiens naturels
, par un Auteur natf é-,,
habitantdecepays-là,in 12. enrichie de figures
en taille-douce
, 2. 1. 5. f.
Ecole parfaite des Officiers de Bouche, qui
enseigne les devoirs du Maître d Hôtel &
du Sommelier, la maniere de faire les Confitures
seches & liquides, les Liqueurs
,
les
*
Eaux,les Parfums, la Cuisine, à découper
les Viandes, & à faire laPâtisserie ; huiiitneEdition
, couiugceau^mentee des Parcs
nouvelles, & des nouveaux Ragoûts qu'on
d2serrets.sae.ur1jloeusrS.de5'ihvuici:.csAdfveeTc.adbe-lsem,ino-d1è1le..sip7oiuîr.ji 171SLesOEuvres
choisies defeu M.leNoble, 20.vol.
in 12.. fous presse. 40. 1.
Stile du Conseil
, parM.Gauret, in 4. ç.IIV.
Code de la Marine, in4. 4. 1.
Contes desFées, ou les Chevaliers Errans,
&le GenieFamilier, par M. D. in-ix.
I. l.15. f.
Traduction en vers François des Epigrammes
d'Owen,in12 I. 1.10.f.
L'Ambiguë d'Auteüil
, ou veritez historiques,
composéesduJoueur, du Nouvelliste
,
du
Financier, duCritique, de l'Inconnu, du
Sincere, du Subtil, de l'Hypocrite, & de
plusieurs autres personnagesde differens
caraâeres,mu. 1. l. 5 f,
Les Avantures d'Apollonius de Tyr, livre rempli
d'évenemens, & écrit dans le même lfci.ie
que Telemaque
, par M. ItS wiz. 2.l.
Le Voyageur Fidele,ou le Guide des Etrangers
dans la Ville de Paris; qui enseigne
tout ce qu'il y a de plus curieux à voir : les
noms des Ruës,des Fauxbourgs
,
Eglises,
Monasteres, Chapelles, Places, Colleges,
& autres particularitez que cette Ville renferme;
les Adreiles pour aller de quartiers
en quartiers, & y trouver tour ce qu'on fouhaire,
tant pour les besoins de la vie, que
pour autres choses:Avec une Relationen
forme de Voyage, des plus belles Maiions
qui sont aux environs de Paris: le tout
pour l'usage & l'utilité des Etrangers., in 12.
2. l. 5.f., ies Voyages de M. Tuvetnitr, derniere Edition,
y revue, & corrigéede quantité de fautes, &
si augmentee de la Vie & mort del'Auteur ,
& d'un Voyage qu'il a fait en Prune, avec 1 plusieurs planches nouvelles quin'ont point
S paru dans les précédentes éditions, le tout
dirigé par un ami de L'Auteur qui a fait plute
sieurs Voyages avec lui,in12. 6.vol. 18.l.
SAbregé de Geographie,&de tout ce qu'il y a
* de plus remarquable dans chacune des quatre
f
grandes parties de la Terre, particulierement
'- dans l'Europe & dans leRoyaume de France:
le tout mis en ordre pour pouvoir être ap- *prisée retenu facilementpar coeur, avec les
Il routes des postes de France& d'Espagne, dedié à S. A. S. Monseigneur le Prince de
Dombes
, par M. Poncein,in 12, 1. 1. 5. f.
L'Eloge de la Folie, com posée en forme de
DéclamationparErxfme de Roterdam,avec
- quelques Notes de l'histoire&les belles fi-
> gures de Holbenius : le tout sur l'original
de l'Académie de Bâle; piece qui representant
au naturel l'homme tout désiguré par
la sotise
,
lui apprend agréablement àrentrer
dans le bon sens
,
Traduction nouvelle;
rdr M.Guedeville,in12. 5. l.
qifioire des sept Sages,parM. de Larrey, in 12.
2. vol. 5. l.
Aecuëil de bons mots des anciens & des mo- dernes, nouvelle Edition augmentée, 2,1.
»
'THEATREDEMESS1EVRS
,L)ilieile
,
nouvelle Edition
,
augmentée & enriicnhieHde
fig.ures en taille douce, Jo.. « 3-Sr.is Racine, nouvelle Edition,2.vol.in12, 6..
Campistron,nouvelleEdition,augmentéed'un
Tragedie& d'uneComedie, &ornéede
gures , 4--+
DelaFosse,avec sesPoësies,2. vol. 5.. Crébillon, 3..$
Pradon,
De la Grange
,
augmenté d'Ino & Melicert
Tragedie, 2.. I.Io..-D
Moliere, 8. vol. nouvelle Editionaugment ; de sa Vie, avec de nouvelles Remarquer. 15-m
Dancourt,8. vol. nouvelle Edition, augmenta.;
de plusieurs Pieces qui n'avoient point cù
imprimées dans les Editionsprécédentes
avec figures & munque, 15.>1
Regnard,2. vol. JDe la Font i«
DeHautero, che 2. l.10..c
De Legrand, 2.1.10. c Palaprat, seconde Edition, augmentéede plus
sieurs Comedies qui n'ont pas encore été ino,
primées,& d'un Recueil de Pieces en Versd
2..vol.. 5.
De BRoiviienred,2in.l.10. , De Champ-Mêté, 2.. DeMonfleury ,2.vol. 5..
De Roussèau
un vol. 2. l. 10. Il
De Mademoiselle Barbier, 2. 1. 10. st
Quinault, nouvelle Edition, augmentée d'oui
abregé de sa Vie
,
d'une Dissertation su
ses Ouvrages, de l'origine de l'Opéra,
de ses Opéra, in iz. 5. vol. ornez de figures
il. 1. 10. f.
theatre François, ou Recuëil des meilleures
pieces de Théâtre des anciens Auteurs,in
12.3.vol. rf<\-io. f.
Theatre Lyrique avec une Préface où l'on
traite du Poëme de l'Opera, & la Réponse àuneEpître Satyrique contre ce spectacle,
parM.leBr.in12. 2. l.
Pietes nouvelles fV séparées.
MahometII. 1 4
ldomellée.
Atrée.
Elcâre.
Caton d'Utique.
Absalon.
CGyertuas..
LesTyndarydex, 1
Saiil.
Médée.
Herode. >r«4.*«.
I110&Melicertc. 1
Pol ydore. I
Lamortd'Ulyfîc» 1
Mustapha. 1 Jonathas.
1 Habis.
Agrippa,oule fauxTibermus.
j Marius.
Le Curieuxlmpeninent. 1
LesAgioteurs. j
L'AmourCharlatan. • LeNaufrage. >CDmedies.
Danaé. j
Turcaret. I CrispinRival.J
Le Jaloux desabusé.
Les Métamorphoses,
L'Amour vangé.
EsopeàlaVille. -
L'Usurier Gentilhomme
Esope à la Cour.
Les Fe-resJu Cours.
Le Verd Galant.
Sancho Pansa Gouverneur.
La Devincresse.
L'Impromptu de Suresne.
Les trois Freres Rivaux.
LaCoquette de Village,
ou le Lot suposé.
La Coupe enchantée.
L'Aveugle clairvoyant.
Les Airs uotez desComedies frjtnçoifes
M. Gilliers, in 4. Telephe) Opéra, note, 7.1.10.
Medée,noté, S. li
MLes ePldaiséirsede. laPaix, noté, 8
Les Amours déguisez.
Arion.
Telephe.
Armide. -
Les Fêtes de Thalie.
Telemaque.
Proscrpuie.
LesPlaisirs de laPaix.
Zephire&Flore.
Theonoé.
L'Europe galante.
Alceste.
Ajax.
Les PlaiÎlrs de l'Eté.
Arianne.
mort d'Alcide.
pplearnmd.nestre.
Divertissement du Bourgeois
Gentilhomme.
Oper*.
ZC quatrième Livre des Motets deM.Campra,
5.l.
ecuëil de Pieces en Vers, adressées à S.
A.S.Monseigneur le Duc de Vendôme, &
plusieurs Essais de Poësies diverses, par
M.dePalarat,in12. i.Io.f:
Et toutes les autres Pieces de Theatre tantanciennes
que nouvelles.
Tous lesOpera.
LeTheatre de l'Amour & de lafortune, par
Mad.Barbier, in11.i.vol. 4.1.
Euvres de M.Despreaux, avec des éclaircifle-»
mens hjftoriques donnez par lui mêmej -2,.
vol. in 4. 12.. 1. -Idem Grand papier , 1 8.1. Idem in n. 4. vol. 8.1.
La Connoissance parfaite des Chevaux,contenant
la manière de les gouverner nourrir
& entretenir en bon corps, & de les conferver
en santédans les voyages; avec un détail
général de toutes leurs maladies, des si.
gnes'-& des causes d'où elles proviennent
- des moyens de les prévenir, &de les en gue- - rir par des- remedes experimentez depuis
long-tems, & à la portée de tout le monde.
Jointe à une nouvelle instruction sur le Haras,
bien plus étendué que celles qui ont paru
nege, tirée des meilleurs Auteurs qui er
écrit. Le tout enrichi de figures en Il
douce, in8. 3. 1.,
Lettre à M. de sur l'origine des an.
Rois ou Dieux d'Egypte; qui expliquec.
a donné lieu aux Fables des Dieux dcV1
LqauRité,ivbarolcehturreavine1s2.tie — ,in12
Nouveau Recuëil des plus beaux Secret-
Médecine pour la guérison de toutes fc,
de maladies, blessures & autres acci
qui surviennent au corps humain, & la
niere de préparer facilement dans les Fa
les. les remedes & les médicamens q,
font nccenaircs, avec unTraité des plus e:
lens pr éservatifs, contre la perte, fièvres
tilentielles
, pourpre, petites veroles, &
tes sortes de maladies contagieuses,doi
par une personne charitable, augme,
des véritables Secrets naturels deM. Ltm
qui regardent la-nature & l'art, avec d'aur-
Secrets fort curieux,& tirez de ce qui
de meilleurs Auteurs en ce genre, 2.
in 12.
Histoire de Gilblas de Santillanne
, par AV
SFage, i2. égditionu, 2. 1r0I.ein 12..sorn.éc- L'Imitation de JESUS-CHRIST en vers, par
corneille. in 12. orné de figures, ;.
Anecdotes du Ministere du Cardinal de
chelieu, & du Regne de Loüis XIII. 2
quelques particularitez, du Commerce:
laRegence d'Anne d'Autriche. 2.vol.in12.
»- FIN.
DES LIVRES NOUVEAUX,
quisevendentà Paris chezPIERRE
RIBOU ,
Quai des Augustins,à la
descente du Pont-Neuf
, à l'Image
S. Loüis.
DIctionairepratique du bon Ménager de
Campagne& de Ville, qui apprend generalement
la maniere de nourrir , élever &
gouverner, tant en santéque malades,
toutes fortes de Bestiaux,Chevaux &Volailles
; de sçavoir mçttre à son profit tout ce
qui provient de l'Agriculture; de faire valoir
toutes sortes de Terres,Prez, Vignes &
Bois; de cultiver les Jardins
, tant Fruitiers,
Potagers, que Jardins Fleuristes ; de conduire
les Eaux, & faire generalement tout
ce qui convient,auxJardins d'Ornemens:
Avec un Traité de tout ce qui concerne la
Cuiunc) les Confitures, la Pâtisserie
,
les
Liqueurs de toutes sortes; les Chasses differentes
,
la Pêche, & autres divertissemens
de la Campagne ; les mots Latins de tout
ce qu'on traite dans ce Livre, & quelques
Remarques curieuses sur la plupart; le tout
en faveur des Etrangers, & de tous ceux qui
-
se plaisentàces fortes de lectures. Ouvrage
tres-utile dans les Familles. Par le Sieur
r LoüisLiger, in 4.2.vol. 10.I. Abrégé Chronologique de l'Histoire de FraR"
ce, farle Sieur de Mozeray-, Historiographe
de France. Nouvelle édition,augmentée de
l'origine des François, & de leur établissement
dans les Gaules;del'état dela Religion
,
& de la conduite de l'Eglise dans les
Gaules jusqu'au regne de Clovis, & de la
Vie des Reines que l'on a tirée de sa grande
Histoireimpriméeen 1685.en 3.vol.in folio.
In quarto 3. vol. lj.1.
Idem in 12. 10. vol. 25.1.
Numifmllta. JErea Imperatorum ,
.AU!fI{lArNm &
CisaruminColoniis, municipiis
,
& ar4ibas jure latio donatis, , ex omni modulopercussa,
J'luéfore Joanne Foy-VniUnntBcllovaco,'Doftor*
Medica) & Serenissimi Ducis Cenomanensium
AntiquarioParis. excusa, in fol. 2. vol, 36.1.
Vies des Saints
, par Ribadanetra,fol. 2.. vol,
15.I.
Les Loix Civiles dans leur ordre naturel, le
Droit public, & Legum delectus, fol. 2. vol.
20.liv. -Les mêmes,in 4. 6. vol. 36.1.
L'Art de Tourner, ou de faire en perfection
toutes fortes d'Ouvragesau Tour: ouvrage • tres-curieux & tres-necessaire à ceux qui s'exercent
au Tour; Latin & François ,fol. rr.I.
OEuvres diverses du SieurD.avec un Recuëil
de Poësieschoisies de M. de B 2.Vol.
in 12. s.l.
Traité de la Police où l'on trouvera l'histoire
de son établissement, les fonctions & les prérogatives
de ses Magistrats toutes les Loix
& tous les Reglemens qui la concernent. On
- y a joint une description Topographique de
Paris & huit plans gravez qui reprefenrent
son ancien état & ses divers accrojfiêraensi
avec un Recuëil de tous les Statuts & Re-
.¡¡ glemens des six Corps des Marchands & de
toutes les Communautez des Arts & Métiers
, fol.2.vol. jo.1.
Les OEuvres deM.de laMotheleVayer,in12.
15. vol. 36.1.
Le Diable Boiteux) in12. 2. l.
Les conseils de la Sagesse
, contenant les Maximes
de Salomon les plus necessaires
l'homme pour se bien conduire soi-même, in11.1.vol.1714- 4.l.10.f.
Amusemens serieux& comiques, par M. du
Fresny. in 12. 1. l. 10. f.
Les OEuvres de Clement Marot deCahors
, Valet
de Chambre du Roi, revûës & augmentées de
nouveau, in 2. vol. 6. 1.
Histoire de l'admirable Dom Quichotte de la
Manche,in 12. 6. vol. avecfigures, nouvelle
Edition,continuée jusqu'à samort. fj.L
[la Vie de Guzman d'Alfarache, traduite de
l'Espagnol,erîrichie de figures, in ix. 3.vol.
7.l. io-i. OEuvres mêlées de M. de Saint Evremond, nouvelle
Edition augmentée sur celle de Londres
,
in11.7. vol.. 15. l.
Lucien de la Traduction de M. d'Ablancourt,
avec des Remarques sur la Traduction, in12.
3.vol. 6.1.
Traduction desSatyres dePerse & de Juvenal
, PWR le R. P. Tarteron de la Compagnie de Ji- sts, nouvelle Edition, corrigée & augmen- tée,1714. 2.l.10.f.
Fables choisies
,
mises en Vers par M. de la
Fontaine,enrichies defigures,in l2.. 5. vol.
10. l.
Les mêmes en un Volume, J.I.
Histoire de la conquête du Mexique, ou de la
Nouvelle Espagne
, par Fernand Cortez, traduite
del'Espagnol,in 12. 2. vol. nouvelle
Edition,avec figures. 5.l.
Histoire de la découverte & de la conquête
du Perou, traduit de l'Espagnol,in12.2.vol.
arecfigures. 4.l. 10. f.
Les Delices de l'Italie, contenant une descrip.
tion exacte du Pays, des principales Villes,
de toutes les antiquitez
,
& de toutes les raretez
qui s'y trouvent; Ouvrage enrichi d'un
très- grand nombre de figures) in 12. 4.
vol. C11- l.
Instructions pour les Jardins fruitiers & potagers,
avec un Traité des Orangers, 5?des reflexions
sur l'Agriculture. Par M. de la ¡
Quintinie,Directeur des Jardins Fruitiers
& Potagers du Roi; avec une nouvelle instrustion
pour la culture des Fleurs. Nouvelle
édition, augmentée de la culture des
Melons, de la maniere de tailler les Arbres
fruitiers, d'un Dictionaire des Termes dont :
se fervent les Jardiniers en parlant des Ar- -
bres, & d'une Table des matieres,1716.
in4.2.vol. 11.1.
Nouvelle deMiguel de Cervante, i.liv..4.
Les OEuvres de Lucrece, Traduct nouvelle,
.a,u,g:mentéedenouvelles remarques du Ba- des Coutures
,
in 12. 2.vol. 5 J..
'"lrairé historique des Monnoyes de Francç^/ïr l'
M leBlanc,in 4. avec 100. figures,contenant :
les empreintes des dirFcrcntts Monnoyes,
(
lesempreintesdesdifferentssMonnoyes,
Traduction nouvelle de Rolandl'Amoureux, parM.leSage, 2. vol. in 12. ornez de figutes
,
Les OEuvres de Virgile en Latin Se en François
par M. de Martignac, 3. vol. in12. nouvelle
Edition, 6.l.
Traduction nouvelle des Odes d'Anacreon
, farM. de la Fosse
,
seconde édition, augmentée
de deux Qdes
, l'une de Pindare & l'au- tred'Horace,in 12. 2. l. io. f.
Nouvelle GrammaireEspagnole,parMPerger,
il,.12. 2. l. 5. f.
Histoire universelle ou Traduction nouvelle.
de Justin, avec des Remarques, in 12,
2.vol. 5.l
Voyage d'Alep à Jerusalem
,
in 12.. 2. 1.
Novum Testamentum Gracum. 111 18. I. 1. 16. f.
L'Esprit de l'Ecriture Sainte
,
in 12. 2. vol.
3.1.io. f.
Le Comte de Cardonne in 12. I. l. 16. f
Les Avantures galantes du Chevalier de Thenicourt
, par Madame D in 12. i.l. 16. f.
Le Jeu de l'Hombre, augmenté des Dccifio^s
nouvelles, Se des Regles sur les incidens de
ce Jeu, nouvelle édition,in12 1.1.1
La Vie de M. de Moliere, in 12 2. l
HistoiredelaVirginie, contenant celle de son
établissement & de son gouvernement jusqu'à
present, les productions naturelles du
Pays, la Religion,les Loix & les Coutumes
des Indiens naturels
, par un Auteur natf é-,,
habitantdecepays-là,in 12. enrichie de figures
en taille-douce
, 2. 1. 5. f.
Ecole parfaite des Officiers de Bouche, qui
enseigne les devoirs du Maître d Hôtel &
du Sommelier, la maniere de faire les Confitures
seches & liquides, les Liqueurs
,
les
*
Eaux,les Parfums, la Cuisine, à découper
les Viandes, & à faire laPâtisserie ; huiiitneEdition
, couiugceau^mentee des Parcs
nouvelles, & des nouveaux Ragoûts qu'on
d2serrets.sae.ur1jloeusrS.de5'ihvuici:.csAdfveeTc.adbe-lsem,ino-d1è1le..sip7oiuîr.ji 171SLesOEuvres
choisies defeu M.leNoble, 20.vol.
in 12.. fous presse. 40. 1.
Stile du Conseil
, parM.Gauret, in 4. ç.IIV.
Code de la Marine, in4. 4. 1.
Contes desFées, ou les Chevaliers Errans,
&le GenieFamilier, par M. D. in-ix.
I. l.15. f.
Traduction en vers François des Epigrammes
d'Owen,in12 I. 1.10.f.
L'Ambiguë d'Auteüil
, ou veritez historiques,
composéesduJoueur, du Nouvelliste
,
du
Financier, duCritique, de l'Inconnu, du
Sincere, du Subtil, de l'Hypocrite, & de
plusieurs autres personnagesde differens
caraâeres,mu. 1. l. 5 f,
Les Avantures d'Apollonius de Tyr, livre rempli
d'évenemens, & écrit dans le même lfci.ie
que Telemaque
, par M. ItS wiz. 2.l.
Le Voyageur Fidele,ou le Guide des Etrangers
dans la Ville de Paris; qui enseigne
tout ce qu'il y a de plus curieux à voir : les
noms des Ruës,des Fauxbourgs
,
Eglises,
Monasteres, Chapelles, Places, Colleges,
& autres particularitez que cette Ville renferme;
les Adreiles pour aller de quartiers
en quartiers, & y trouver tour ce qu'on fouhaire,
tant pour les besoins de la vie, que
pour autres choses:Avec une Relationen
forme de Voyage, des plus belles Maiions
qui sont aux environs de Paris: le tout
pour l'usage & l'utilité des Etrangers., in 12.
2. l. 5.f., ies Voyages de M. Tuvetnitr, derniere Edition,
y revue, & corrigéede quantité de fautes, &
si augmentee de la Vie & mort del'Auteur ,
& d'un Voyage qu'il a fait en Prune, avec 1 plusieurs planches nouvelles quin'ont point
S paru dans les précédentes éditions, le tout
dirigé par un ami de L'Auteur qui a fait plute
sieurs Voyages avec lui,in12. 6.vol. 18.l.
SAbregé de Geographie,&de tout ce qu'il y a
* de plus remarquable dans chacune des quatre
f
grandes parties de la Terre, particulierement
'- dans l'Europe & dans leRoyaume de France:
le tout mis en ordre pour pouvoir être ap- *prisée retenu facilementpar coeur, avec les
Il routes des postes de France& d'Espagne, dedié à S. A. S. Monseigneur le Prince de
Dombes
, par M. Poncein,in 12, 1. 1. 5. f.
L'Eloge de la Folie, com posée en forme de
DéclamationparErxfme de Roterdam,avec
- quelques Notes de l'histoire&les belles fi-
> gures de Holbenius : le tout sur l'original
de l'Académie de Bâle; piece qui representant
au naturel l'homme tout désiguré par
la sotise
,
lui apprend agréablement àrentrer
dans le bon sens
,
Traduction nouvelle;
rdr M.Guedeville,in12. 5. l.
qifioire des sept Sages,parM. de Larrey, in 12.
2. vol. 5. l.
Aecuëil de bons mots des anciens & des mo- dernes, nouvelle Edition augmentée, 2,1.
»
'THEATREDEMESS1EVRS
,L)ilieile
,
nouvelle Edition
,
augmentée & enriicnhieHde
fig.ures en taille douce, Jo.. « 3-Sr.is Racine, nouvelle Edition,2.vol.in12, 6..
Campistron,nouvelleEdition,augmentéed'un
Tragedie& d'uneComedie, &ornéede
gures , 4--+
DelaFosse,avec sesPoësies,2. vol. 5.. Crébillon, 3..$
Pradon,
De la Grange
,
augmenté d'Ino & Melicert
Tragedie, 2.. I.Io..-D
Moliere, 8. vol. nouvelle Editionaugment ; de sa Vie, avec de nouvelles Remarquer. 15-m
Dancourt,8. vol. nouvelle Edition, augmenta.;
de plusieurs Pieces qui n'avoient point cù
imprimées dans les Editionsprécédentes
avec figures & munque, 15.>1
Regnard,2. vol. JDe la Font i«
DeHautero, che 2. l.10..c
De Legrand, 2.1.10. c Palaprat, seconde Edition, augmentéede plus
sieurs Comedies qui n'ont pas encore été ino,
primées,& d'un Recueil de Pieces en Versd
2..vol.. 5.
De BRoiviienred,2in.l.10. , De Champ-Mêté, 2.. DeMonfleury ,2.vol. 5..
De Roussèau
un vol. 2. l. 10. Il
De Mademoiselle Barbier, 2. 1. 10. st
Quinault, nouvelle Edition, augmentée d'oui
abregé de sa Vie
,
d'une Dissertation su
ses Ouvrages, de l'origine de l'Opéra,
de ses Opéra, in iz. 5. vol. ornez de figures
il. 1. 10. f.
theatre François, ou Recuëil des meilleures
pieces de Théâtre des anciens Auteurs,in
12.3.vol. rf<\-io. f.
Theatre Lyrique avec une Préface où l'on
traite du Poëme de l'Opera, & la Réponse àuneEpître Satyrique contre ce spectacle,
parM.leBr.in12. 2. l.
Pietes nouvelles fV séparées.
MahometII. 1 4
ldomellée.
Atrée.
Elcâre.
Caton d'Utique.
Absalon.
CGyertuas..
LesTyndarydex, 1
Saiil.
Médée.
Herode. >r«4.*«.
I110&Melicertc. 1
Pol ydore. I
Lamortd'Ulyfîc» 1
Mustapha. 1 Jonathas.
1 Habis.
Agrippa,oule fauxTibermus.
j Marius.
Le Curieuxlmpeninent. 1
LesAgioteurs. j
L'AmourCharlatan. • LeNaufrage. >CDmedies.
Danaé. j
Turcaret. I CrispinRival.J
Le Jaloux desabusé.
Les Métamorphoses,
L'Amour vangé.
EsopeàlaVille. -
L'Usurier Gentilhomme
Esope à la Cour.
Les Fe-resJu Cours.
Le Verd Galant.
Sancho Pansa Gouverneur.
La Devincresse.
L'Impromptu de Suresne.
Les trois Freres Rivaux.
LaCoquette de Village,
ou le Lot suposé.
La Coupe enchantée.
L'Aveugle clairvoyant.
Les Airs uotez desComedies frjtnçoifes
M. Gilliers, in 4. Telephe) Opéra, note, 7.1.10.
Medée,noté, S. li
MLes ePldaiséirsede. laPaix, noté, 8
Les Amours déguisez.
Arion.
Telephe.
Armide. -
Les Fêtes de Thalie.
Telemaque.
Proscrpuie.
LesPlaisirs de laPaix.
Zephire&Flore.
Theonoé.
L'Europe galante.
Alceste.
Ajax.
Les PlaiÎlrs de l'Eté.
Arianne.
mort d'Alcide.
pplearnmd.nestre.
Divertissement du Bourgeois
Gentilhomme.
Oper*.
ZC quatrième Livre des Motets deM.Campra,
5.l.
ecuëil de Pieces en Vers, adressées à S.
A.S.Monseigneur le Duc de Vendôme, &
plusieurs Essais de Poësies diverses, par
M.dePalarat,in12. i.Io.f:
Et toutes les autres Pieces de Theatre tantanciennes
que nouvelles.
Tous lesOpera.
LeTheatre de l'Amour & de lafortune, par
Mad.Barbier, in11.i.vol. 4.1.
Euvres de M.Despreaux, avec des éclaircifle-»
mens hjftoriques donnez par lui mêmej -2,.
vol. in 4. 12.. 1. -Idem Grand papier , 1 8.1. Idem in n. 4. vol. 8.1.
La Connoissance parfaite des Chevaux,contenant
la manière de les gouverner nourrir
& entretenir en bon corps, & de les conferver
en santédans les voyages; avec un détail
général de toutes leurs maladies, des si.
gnes'-& des causes d'où elles proviennent
- des moyens de les prévenir, &de les en gue- - rir par des- remedes experimentez depuis
long-tems, & à la portée de tout le monde.
Jointe à une nouvelle instruction sur le Haras,
bien plus étendué que celles qui ont paru
nege, tirée des meilleurs Auteurs qui er
écrit. Le tout enrichi de figures en Il
douce, in8. 3. 1.,
Lettre à M. de sur l'origine des an.
Rois ou Dieux d'Egypte; qui expliquec.
a donné lieu aux Fables des Dieux dcV1
LqauRité,ivbarolcehturreavine1s2.tie — ,in12
Nouveau Recuëil des plus beaux Secret-
Médecine pour la guérison de toutes fc,
de maladies, blessures & autres acci
qui surviennent au corps humain, & la
niere de préparer facilement dans les Fa
les. les remedes & les médicamens q,
font nccenaircs, avec unTraité des plus e:
lens pr éservatifs, contre la perte, fièvres
tilentielles
, pourpre, petites veroles, &
tes sortes de maladies contagieuses,doi
par une personne charitable, augme,
des véritables Secrets naturels deM. Ltm
qui regardent la-nature & l'art, avec d'aur-
Secrets fort curieux,& tirez de ce qui
de meilleurs Auteurs en ce genre, 2.
in 12.
Histoire de Gilblas de Santillanne
, par AV
SFage, i2. égditionu, 2. 1r0I.ein 12..sorn.éc- L'Imitation de JESUS-CHRIST en vers, par
corneille. in 12. orné de figures, ;.
Anecdotes du Ministere du Cardinal de
chelieu, & du Regne de Loüis XIII. 2
quelques particularitez, du Commerce:
laRegence d'Anne d'Autriche. 2.vol.in12.
»- FIN.
Fermer
6389
p. 216-232
Suite de ce qu'on a déjà rapporté de l'Oraison Funebre de Me de Valençay, Abbesse des Clairets. [titre d'après la table]
Début :
Rien ne devoit estre plus beau, & plus brillant que cette Pompe [...]
Mots clefs :
Pompe funèbre, Abbesse des Cloirets, Ordre de Cîteaux, Oraison funèbre, Mr Gontier, Discours
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite de ce qu'on a déjà rapporté de l'Oraison Funebre de Me de Valençay, Abbesse des Clairets. [titre d'après la table]
Rien ne devoit eftre plus
beau , & plus brillant que
cette Pompe Funebre &
l'efprit & l'invention y brilloient tellement qu'il n'apartient qu'aux Jefuites d'orner
avec tant d'efprit tout ce
qu'ils donnent en Spectacles.
Je vous parlay dans ma
Lettre du mois de Decembre
de la mort de M° d'Ecampes
de Vallençay , Abbeffe des
Clairets de l'Ordre de Citeaux,
& vous rapportay beaucoup
d'endroits
CALANT 217
d'endroits de l'Oraifon funebre , qui en a efté faite par
Mr Gontier , Docteur de Sorbonne , Chanoine & Theologal de l'Eglife de Chatres.
Et comme ce que je vous en
ay mandé vous a paru fi beau
que vous avez dit qu'il meritoit d'eftre fçû de toute la
terre , j'en ay ramaffé encore
quelques morceaux que je
crois quevous trouverez d'une
grande beauté ; & particulicrement la peinture de la vic
Religieufe qui a paffé pour
un chef- d'œuvre. Cet Abbé
avoit pris pour Texte ces
Fanvier 1710.
T
2.8 MERCURE
*
paroles de la Sageffe : eft in
illa fpiritus intelligentia fanctus
unicus , multiplex , c'eft- à dire,
Ily a en elle un efprit d'intelli .
gence ,faint , unique , multiplié.
Et il en tira la divifion de fon
Difcours. Ily avoit en elle , ditil , un efprit d'intelligence ; unique , voilàfafimplicité : multiplié , voilà fon étendue , faint ;
voilà fon excellence &Sa perfection . Il commença enfuite
fon premier Point , en difant
queparle mot de fimplicité , il
fautpas fe figurer une vertu
foible , tranquile , indolente ,
incapable des grandes choſes ; &
ne
GALANT 219
que
indigne des grands hommes , ainfi
ue felon le Pape Saint Gregoire
on l'a prend ordinairement dans le
monde; & queJulien l'Apoftat ,
le reprochoit aux Chreftiens ;
mais entendre une vertu reglée
par la Foy, accompagnée de droitures & de modeftie ; & infeparable de la douceur &de l'humilité; vertu oppoſée à cette efprit
de duplicité que Dieu ne regarde
qu'avec horreur dans l'Ecriture;
àcet efprit de fuperbe qu'ilyfrape
par tout de fes maledictions &
defes anathemes. Ce qui donna
lieu à l'Orateur de parler de
l'origine de fon Heroine chrê-
"
Tij
220 MERCURE
36
tienne. Je remarque , dit - il ,
du cofté paternel dans la Maifon
d'Estampes , fi ancienne dans le
Royaume , les alliances les plus
honorables , les plus celebres , les
plus éminentes dignitez de l'Eglife & de l'Etat j'apperçois
du cofté maternel dans celle de
Montmorency , déja conſiderable
en France dés les premiers fiecles
de la Monarchie , fes ancêtres
diftinguez par tous ces honneurs
quife diftinguent encore da
vantage dans l'Eglife par le titre
de premiers Barons Chreftiens ,
qui leur eft hereditaire ( la mere
de cette Abbeffe eftoit de la Mai-
GALANT 120
ce
fon de Montmorency ) j'y vois
efangqui l'anime , s'élever dans
perfonne des Princeffes ,foutenir en tout temps la gloire de
cet Empire , dans celle des Generaux d'Arméeprefquefans nombre , triompher dans celle des
Conquerans , & regner dans
celle des Monarques par fes glorieufes alliances avec toutes les
Couronnes Chreftiennes. L'Orateur s'arrefta en cet endroit &
pourfuivit en difant ; mais
viendrois je en Partifan du
monde relever la pieté par la
Nobleffe , au lieu de relever en
Minifiredu Seigneur la Nobleffe
-
Tiij
222 MERCURE
que
par la pieté , pendant que des
Payens c'est de Juvenal qu'il
parle ) déclarent la feule
l'unique Nobleffe à le bien
prendre eft la feule & unique
vertu ; à Dieu ne plaiſe , Mi
mais comme les enfans du fiecle
n'eftiment que trop ces dangereux
avantages , je veux feulement
leur faire juger de la grandeur
de fon facrifice par la grandeur .
de fon extraction. Il jetta enfuite encore quelques fleurs
fur le tombeaude l'ayeule maternelle , & de la tante de cette
Abbeffe , dont la fagefimplicité,
dit-il , lapictéfolide; & l'amour
GALANT 223
tendre pour les pauvres feront
jamais en benediction ; & depuis
fous la conduite d'une tante plus
élevée par elle-même que parfa
naiſſance , qui avoit caché la
grandeur , d'une illuftre Ducheffe
fousle Voile d'une humble Religieufe. Mr Gontier fit enfuite
un portrait de la vie Religieufe qui fut délicatement touché :formez- vous , dit- il , dans
voftre efprit l'idée de la vie Religieufe : figurez- vous un estat où
l'on fe traite comme un genre de
perfonnes deftinées à la mort ( inft
que Tertulien le difoit des premiers fidelles ) où l'on facrific le
Tiiij.
224 MERCURE
temps à l'Eternité; où malgré l'amourproprefi naturel à tous les
hommes , on renonce àfa liberté ,
pour n'agir que par la volonté
d'autruy ; & où c'est une espece
decrime de ne fe pas quitter foymême après avoir tout quittés
dans ces afiles de la pieté Chreftiennetous les momensfont reglez
parlafageffe; toutes les actions
lesparolesfontpefées au poids du
Sanctuaire ; les infidélitez les plus
legeresy paffentpourdes monftres ;
les divertiffemens permis dans le
fiecle yfont interdits , les confeils
y deviennent des preceptes. Là
enferveli dans les bornes eftroites
GALANT 225
d'un
, on
Monaftere comme dans un
tombeau au milieu des nourritures fpirituelles dont on eft uniquement occupé , on jeûne avec
courage , on gémit avec amour
non-feulement pour fes pechez ;
mais encore pour ceux des autres ;
on fouffre avec plaisir , onymeurt
àfoy - même auffi - bien qu'au
monde avecjoye. Enfin onyfait
confifterfon trefor àne rien poffeder , fa grandeur à s'aneantir ;
fon bonheur à executer les ordres
du Ciel ; fa gloire à ſe regarder
comme un ferviteur ou unefervante inutile aprés les avoir executez. Reprefentez- vous main-
226 MERCURE
tenant tous ces devoirs de la vie
Religieufe accomplis dans la
droiture e lafimplicité du cœur
afin de plaire à Dieu feul; vous
vous reprefenterezla vie de Me
de Vallançay , car voilà le terme
unique où about foient tous fes
deffeins , c. En parlant de
fes ornemens exterieurs voicy
un trait que l'on ne doit pas
oublier : une Croffe de la matiere
laplus fimple, eftoit la marque la
plus éclatante defa dignité ; pauure , maisprecieux prefent qu'elle
avoit receu du faint Reformateur.
de la Trappe , & qu'elle portoit
avec autant de veneration que le
GALANT 227
grand faint Antoine fe revestoit
de la Robbe du premier des
Solitaires dans les jours Solemnels. Cet Abbé dans le détail
qu'il fit des mouvemens que
cette fainte fille fe donna pour
reformer fon Abbaye dit ce
qui fuit de feu Mr l'Abbé de
la Trappe ; mais à qui s'adreffeta- t-elle pour réuſſie dans une "entreprife fi délicate ; & fi difficile
au fidelle œconome de la Maifon
du Seigneur , je veux dire , à un
homme qui ayant fait revivre
dans fa perfonne les Antoines
les Machaires, les Pachômes , les
·Benoifts , les Bernards , & les
228 MERCURE
plus fameux Anacorettes , les a
fait renaître jufques dans fes
Difciples , qui fe répandent tous
les jours avec tant d'honneur
de fuccés dans le monde
appellez depuis par le Souverain
Pontife dans la Capitale du
qui
Chriftianifme vont édifier plus
heureusement que jamais l'Eglife
par l'aufterité de leur vie ; à un
homme qui ayant rendu à l'Ordre
de Cifteaux la gloire du Liban
la beauté du Carmel & de
Saron afait parler toute la terre
defa merveillenfe Reforme , &
luy a fait garder le filence pourl'admirer ; a unhomme qui n'eftoit
GALANT 229
defcendu de la Chaire Abbatiale
que pour cacherla propre gloire ,
comme il n'y eftoit monté que
pour travailler à celle du Seigneur,
n'a paslaiffé de voir la calomnie
fufcitée par le pere du menfonge ,
attaquer les vertus pour arrêter
lesprogrés étonnans de fon zele
& qui toutefois pour uſer de
L'éloquente expreffion de Saint
Ambroife , en a glorieusement .
triomphéparfon filence , à l'exemple
qui plus heureux que Salomon ,
Już du Sauveur ; à un homme
qui anonfeulement attirédes Prelats , des Rois des Reines (il
parle icy duRoy de la Reine
230 MERCURE
d'Angleterre toutce que l'Eglife
le fiecle ontdeplus élevé jufques dans fon Defert ; & les
ayant charmez par fa fageffe
leura montréle cheminde la veritablegloire ; mais auffi des efclaves
du démon dont il a fait parfon
Zele & par ſes exemples des
Preftres , des Rois éternels
felon la parole des Saints de
l'Apocalypfe , FECISTI ÆTERNE REGNUM ET SACERDOTES.
Si je pouvois joindre icy le
portrait que M.l'Abbé Gontier fit de la nouvelle Abbeffe
qui eft de la mêmeMaiſon que
GALANT 231
le faint Abbé de la Trape , &
qui eft fœur de Mr l'Evêque de
Troyes , on y admireroit unc
éloquence également foute.
nue & unefineffe d'expreffions,
qu'on a déja remarquée dans
les morceaux que j'ay raportez
de ce Difcours ; je n'aurois pas
dû non plus oublier fi je
n'eus craint de donner trop
d'étendue à cet extrait , le détail que cet Abbé fit d'un
prodige arrivé dans l'Abbaye
des Clairets dans un temps
de fterilité ; prodige qu'on a
toûjours attribué aux prieres
de l'Abbeſſe : & qui confiftoit
232 MERCURE
1
en ce qu'on trouva dans le
grenier des pauvres 300. minots de bled plus qu'on y en
avoit mis , prodigè femblable à celuy que le faint Auteur
de la vie de Sainte Macrine
raporte parmi les merveilles de
la vie de cette Sainte , & que
M' Gontier cita en parlant de
celuy qui arriva aux Clairets ,
il y a quelques temps.
beau , & plus brillant que
cette Pompe Funebre &
l'efprit & l'invention y brilloient tellement qu'il n'apartient qu'aux Jefuites d'orner
avec tant d'efprit tout ce
qu'ils donnent en Spectacles.
Je vous parlay dans ma
Lettre du mois de Decembre
de la mort de M° d'Ecampes
de Vallençay , Abbeffe des
Clairets de l'Ordre de Citeaux,
& vous rapportay beaucoup
d'endroits
CALANT 217
d'endroits de l'Oraifon funebre , qui en a efté faite par
Mr Gontier , Docteur de Sorbonne , Chanoine & Theologal de l'Eglife de Chatres.
Et comme ce que je vous en
ay mandé vous a paru fi beau
que vous avez dit qu'il meritoit d'eftre fçû de toute la
terre , j'en ay ramaffé encore
quelques morceaux que je
crois quevous trouverez d'une
grande beauté ; & particulicrement la peinture de la vic
Religieufe qui a paffé pour
un chef- d'œuvre. Cet Abbé
avoit pris pour Texte ces
Fanvier 1710.
T
2.8 MERCURE
*
paroles de la Sageffe : eft in
illa fpiritus intelligentia fanctus
unicus , multiplex , c'eft- à dire,
Ily a en elle un efprit d'intelli .
gence ,faint , unique , multiplié.
Et il en tira la divifion de fon
Difcours. Ily avoit en elle , ditil , un efprit d'intelligence ; unique , voilàfafimplicité : multiplié , voilà fon étendue , faint ;
voilà fon excellence &Sa perfection . Il commença enfuite
fon premier Point , en difant
queparle mot de fimplicité , il
fautpas fe figurer une vertu
foible , tranquile , indolente ,
incapable des grandes choſes ; &
ne
GALANT 219
que
indigne des grands hommes , ainfi
ue felon le Pape Saint Gregoire
on l'a prend ordinairement dans le
monde; & queJulien l'Apoftat ,
le reprochoit aux Chreftiens ;
mais entendre une vertu reglée
par la Foy, accompagnée de droitures & de modeftie ; & infeparable de la douceur &de l'humilité; vertu oppoſée à cette efprit
de duplicité que Dieu ne regarde
qu'avec horreur dans l'Ecriture;
àcet efprit de fuperbe qu'ilyfrape
par tout de fes maledictions &
defes anathemes. Ce qui donna
lieu à l'Orateur de parler de
l'origine de fon Heroine chrê-
"
Tij
220 MERCURE
36
tienne. Je remarque , dit - il ,
du cofté paternel dans la Maifon
d'Estampes , fi ancienne dans le
Royaume , les alliances les plus
honorables , les plus celebres , les
plus éminentes dignitez de l'Eglife & de l'Etat j'apperçois
du cofté maternel dans celle de
Montmorency , déja conſiderable
en France dés les premiers fiecles
de la Monarchie , fes ancêtres
diftinguez par tous ces honneurs
quife diftinguent encore da
vantage dans l'Eglife par le titre
de premiers Barons Chreftiens ,
qui leur eft hereditaire ( la mere
de cette Abbeffe eftoit de la Mai-
GALANT 120
ce
fon de Montmorency ) j'y vois
efangqui l'anime , s'élever dans
perfonne des Princeffes ,foutenir en tout temps la gloire de
cet Empire , dans celle des Generaux d'Arméeprefquefans nombre , triompher dans celle des
Conquerans , & regner dans
celle des Monarques par fes glorieufes alliances avec toutes les
Couronnes Chreftiennes. L'Orateur s'arrefta en cet endroit &
pourfuivit en difant ; mais
viendrois je en Partifan du
monde relever la pieté par la
Nobleffe , au lieu de relever en
Minifiredu Seigneur la Nobleffe
-
Tiij
222 MERCURE
que
par la pieté , pendant que des
Payens c'est de Juvenal qu'il
parle ) déclarent la feule
l'unique Nobleffe à le bien
prendre eft la feule & unique
vertu ; à Dieu ne plaiſe , Mi
mais comme les enfans du fiecle
n'eftiment que trop ces dangereux
avantages , je veux feulement
leur faire juger de la grandeur
de fon facrifice par la grandeur .
de fon extraction. Il jetta enfuite encore quelques fleurs
fur le tombeaude l'ayeule maternelle , & de la tante de cette
Abbeffe , dont la fagefimplicité,
dit-il , lapictéfolide; & l'amour
GALANT 223
tendre pour les pauvres feront
jamais en benediction ; & depuis
fous la conduite d'une tante plus
élevée par elle-même que parfa
naiſſance , qui avoit caché la
grandeur , d'une illuftre Ducheffe
fousle Voile d'une humble Religieufe. Mr Gontier fit enfuite
un portrait de la vie Religieufe qui fut délicatement touché :formez- vous , dit- il , dans
voftre efprit l'idée de la vie Religieufe : figurez- vous un estat où
l'on fe traite comme un genre de
perfonnes deftinées à la mort ( inft
que Tertulien le difoit des premiers fidelles ) où l'on facrific le
Tiiij.
224 MERCURE
temps à l'Eternité; où malgré l'amourproprefi naturel à tous les
hommes , on renonce àfa liberté ,
pour n'agir que par la volonté
d'autruy ; & où c'est une espece
decrime de ne fe pas quitter foymême après avoir tout quittés
dans ces afiles de la pieté Chreftiennetous les momensfont reglez
parlafageffe; toutes les actions
lesparolesfontpefées au poids du
Sanctuaire ; les infidélitez les plus
legeresy paffentpourdes monftres ;
les divertiffemens permis dans le
fiecle yfont interdits , les confeils
y deviennent des preceptes. Là
enferveli dans les bornes eftroites
GALANT 225
d'un
, on
Monaftere comme dans un
tombeau au milieu des nourritures fpirituelles dont on eft uniquement occupé , on jeûne avec
courage , on gémit avec amour
non-feulement pour fes pechez ;
mais encore pour ceux des autres ;
on fouffre avec plaisir , onymeurt
àfoy - même auffi - bien qu'au
monde avecjoye. Enfin onyfait
confifterfon trefor àne rien poffeder , fa grandeur à s'aneantir ;
fon bonheur à executer les ordres
du Ciel ; fa gloire à ſe regarder
comme un ferviteur ou unefervante inutile aprés les avoir executez. Reprefentez- vous main-
226 MERCURE
tenant tous ces devoirs de la vie
Religieufe accomplis dans la
droiture e lafimplicité du cœur
afin de plaire à Dieu feul; vous
vous reprefenterezla vie de Me
de Vallançay , car voilà le terme
unique où about foient tous fes
deffeins , c. En parlant de
fes ornemens exterieurs voicy
un trait que l'on ne doit pas
oublier : une Croffe de la matiere
laplus fimple, eftoit la marque la
plus éclatante defa dignité ; pauure , maisprecieux prefent qu'elle
avoit receu du faint Reformateur.
de la Trappe , & qu'elle portoit
avec autant de veneration que le
GALANT 227
grand faint Antoine fe revestoit
de la Robbe du premier des
Solitaires dans les jours Solemnels. Cet Abbé dans le détail
qu'il fit des mouvemens que
cette fainte fille fe donna pour
reformer fon Abbaye dit ce
qui fuit de feu Mr l'Abbé de
la Trappe ; mais à qui s'adreffeta- t-elle pour réuſſie dans une "entreprife fi délicate ; & fi difficile
au fidelle œconome de la Maifon
du Seigneur , je veux dire , à un
homme qui ayant fait revivre
dans fa perfonne les Antoines
les Machaires, les Pachômes , les
·Benoifts , les Bernards , & les
228 MERCURE
plus fameux Anacorettes , les a
fait renaître jufques dans fes
Difciples , qui fe répandent tous
les jours avec tant d'honneur
de fuccés dans le monde
appellez depuis par le Souverain
Pontife dans la Capitale du
qui
Chriftianifme vont édifier plus
heureusement que jamais l'Eglife
par l'aufterité de leur vie ; à un
homme qui ayant rendu à l'Ordre
de Cifteaux la gloire du Liban
la beauté du Carmel & de
Saron afait parler toute la terre
defa merveillenfe Reforme , &
luy a fait garder le filence pourl'admirer ; a unhomme qui n'eftoit
GALANT 229
defcendu de la Chaire Abbatiale
que pour cacherla propre gloire ,
comme il n'y eftoit monté que
pour travailler à celle du Seigneur,
n'a paslaiffé de voir la calomnie
fufcitée par le pere du menfonge ,
attaquer les vertus pour arrêter
lesprogrés étonnans de fon zele
& qui toutefois pour uſer de
L'éloquente expreffion de Saint
Ambroife , en a glorieusement .
triomphéparfon filence , à l'exemple
qui plus heureux que Salomon ,
Już du Sauveur ; à un homme
qui anonfeulement attirédes Prelats , des Rois des Reines (il
parle icy duRoy de la Reine
230 MERCURE
d'Angleterre toutce que l'Eglife
le fiecle ontdeplus élevé jufques dans fon Defert ; & les
ayant charmez par fa fageffe
leura montréle cheminde la veritablegloire ; mais auffi des efclaves
du démon dont il a fait parfon
Zele & par ſes exemples des
Preftres , des Rois éternels
felon la parole des Saints de
l'Apocalypfe , FECISTI ÆTERNE REGNUM ET SACERDOTES.
Si je pouvois joindre icy le
portrait que M.l'Abbé Gontier fit de la nouvelle Abbeffe
qui eft de la mêmeMaiſon que
GALANT 231
le faint Abbé de la Trape , &
qui eft fœur de Mr l'Evêque de
Troyes , on y admireroit unc
éloquence également foute.
nue & unefineffe d'expreffions,
qu'on a déja remarquée dans
les morceaux que j'ay raportez
de ce Difcours ; je n'aurois pas
dû non plus oublier fi je
n'eus craint de donner trop
d'étendue à cet extrait , le détail que cet Abbé fit d'un
prodige arrivé dans l'Abbaye
des Clairets dans un temps
de fterilité ; prodige qu'on a
toûjours attribué aux prieres
de l'Abbeſſe : & qui confiftoit
232 MERCURE
1
en ce qu'on trouva dans le
grenier des pauvres 300. minots de bled plus qu'on y en
avoit mis , prodigè femblable à celuy que le faint Auteur
de la vie de Sainte Macrine
raporte parmi les merveilles de
la vie de cette Sainte , & que
M' Gontier cita en parlant de
celuy qui arriva aux Clairets ,
il y a quelques temps.
Fermer
Résumé : Suite de ce qu'on a déjà rapporté de l'Oraison Funebre de Me de Valençay, Abbesse des Clairets. [titre d'après la table]
Le texte relate la pompe funèbre de l'abbé d'Ecampes de Vallençay, abbesse des Clairets de l'Ordre de Citeaux, décédée en janvier 1710. L'oraison funèbre, prononcée par Mr Gontier, docteur de Sorbonne et chanoine de l'église de Chartres, fut particulièrement remarquée pour son esprit et son invention. L'orateur choisit comme texte les paroles de la Sagesse : 'est in illa spiritus intelligentia sanctus, unicus, multiplex', qu'il développa en soulignant la simplicité, l'étendue et l'excellence de l'intelligence de l'abbé. L'oraison funèbre mettait en avant la noblesse des origines de l'abbé, tant du côté paternel (maison d'Estampes) que maternel (maison de Montmorency), et soulignait ses vertus chrétiennes. L'orateur décrivit la vie religieuse comme un état de sacrifice et de dévotion, où chaque moment est réglé par la sagesse et où les actions sont pesées au poids du sanctuaire. Il évoqua également la simplicité et la piété de l'abbé, illustrées par des anecdotes sur sa vie et ses actions. Mr Gontier fit également un portrait élogieux de la vie religieuse, soulignant les devoirs et les sacrifices des religieuses, et mentionna un prodige survenu dans l'abbaye des Clairets, attribué aux prières de l'abbesse. Le texte se termine par une mention de l'éloquence et de la finesse d'expression de l'abbé Gontier.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6390
p. 218-253
« Je ne croy pas qu'on ait vû beaucoup de [...] »
Début :
Je ne croy pas qu'on ait vû beaucoup de [...]
Mots clefs :
Constantinople, Lettre, Homme, Voyage, Animal, Empire, Guerre, Paris, Ambassadeur, Perse, Seigneur, Coeur, Nouvelles, Madrid, Empire ottoman, Géorgie, Frontières, Bijoux, Loup
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Je ne croy pas qu'on ait vû beaucoup de [...] »
Vll beaucoup de Let-
tres comme ce lle-ci
,
qu'un de mes amis m'é-
crit de Constantinople,
dattée du 20. Avril.
J'étois fort en peine de
vous, mon cher L F.lors-
que vôtre lettre est heureu-
sement venuë me tir r .fin
quictude. Vôtrestile libre
& enjoüé, & vos nouvelles
badines n'ont pas mal con-
tribuéà me persuader que
vous vous portez bien: mais
la lâcheté de vos reflexions,
& l'indolence de vôtre philofophie
m'ont mis dans
une telle colere contre
vous, que je n'ai pas le courage
de vous feliciter fur
ſanté dont vous joüiffez ,
puiſque vous avez reſolu de
l'employer plus mal que je
n'aurois jamais oſe me l'imaginer.
Vous voulez maintenant
que tous les amis que vous
avez laiſſez dans les differentes
regions du monde ,
foient fûrs de vous trouver
à Paris juſqu'à la fin de vos
jours. JJaaddiiss on avoit le plai-
T
GALANT.
219
fir de s'entretenir quelquefois
avec vous du Nort au
Sud , & de l'Eſt à l'Oüeft ;
je comptois mêmeque vous
n'abandonneriez pas nôtre
nouvel Ambaſſadeur, aprés
le portrait que vous m'avez
fait , & de fon merite,
& des obligatious que vous
lui avez . Neanmoins il partira
ſans vous , pendant que
vous vivrez à Paris comme
un Parifien , & qu'éternel.
lement ſujet à un coup de
cloche , la Samaritaine reglera
tous les momens de
vôtre vie . Voila en verité
Tij
220 MERCURE
une plaiſante profeffion
pour un homme de vôtre
humeur.
L'audacieux Simon de
Bellegarde , qui recom
mence à preſent pour la
troiſième fois le voyage de
la Byſſinie, arriva ici avanthier.
Je dînai & je ſoupai
hier avec lui. Il me dit qu'il
vous avoit vû à Madrid ,
dans le deſſein de le ſuivre
de prés. Il ajoûta même qu'il
avoit quelque legere intention
de vous attendre à fa
maiſon de Scutari , où il va
paſſer quelquetemps,avant
GALANT. 221
d'entreprendre ( avec fon
grand Negre qu'il a retrouvé
) de courir à la dé
couverte du Temple de Jupiter
Hammon , & de retourner
en Ethiopie. Je lui
dis , aprés pluſieurs bagatelles
que nous debitâmes
fur votre compte , que s'il
n'attendoit que vous pour
aller rendre viſite au Prête-
Jean , il n'avoit que faire de
ſe charger de bouſſole , ni
d'eau , pour traverſer plus
commodément les fables
de l'Egypte. En même
temps je lui montrai vôtre
Tiij
222 MERCURE
Lettre. Je ne veux pas vous
faire rougir de toutes les
injures dont il vous accabla.
Il vous traita d'homme
fans coeur & fans foy ;
enfin il acheva ſa declamation
par cette belle fentence
: Morbleu , dit il , il n'a
pas tant de tort ; il a fait trop
de chemin inutile depuis qu'il
est au monde, pour ne pas se
refoudre en confcience à être
faineant jusqu'àla mort ;
je ferai bien furpris fi à la fin
cette reſolution n'est pasſuivie
de quelques voeux melancoliques.
Mais vous ne faites
GALANT.
223
point d'attention , lui disje,
à ce qu'il me mande ,
&vous ne voyez pas qu'il
aime mieux travailler à Paris
à faire imprimer ſes
- voyages , & peut - être les
nôtres. Oh ma foy , repritil
, il fait bien , & cet employ
me paroît fort d'accord
avec fes faillies. Ecrivez-lui
au plûtôt , que je mette un mot
dans votre Lettre , & promettons-
lui bien des merveilles.
**Ainſi nous nous ſeparames
tous deux , affez mortifiez
d'être fûrs de ne vous
revoirde long temps : mais
Tiiij
224 MERCURE
ſi vous m'aimez toûjours ,
mon cher L. F. faites du
moins que vos Lettres me
confolent de vôtre abſence.
De mon côté j'eſpere
ne vous pas mal dedommager
de vôtre exactitude.
Le depit que j'ai eu en
liſant votre Lettre , de vous
voir capable de la foibleſſe
de vous forger enfin l'idée
du repos dont vous vous
flatez , avant de ſentir que
le public vous fatiguera
peut- être plus que tous les
monts & tous les vaux de
l'univers , devroit , ſi j'étois
GALANT 225
&
d'humeur vindicative ,
m'empêcher d'étendre plus
loin ma réponſe: mais mon
interêt l'emporte ſur mon
depit , & j'apprehendrois
trop de voir bientôt finir
de vôtre côté nôtre commerce
epiftolaire , ſi je ne
vous écrivois que des nouvelles
inutiles pour vous ,
ou indifferentes à ceux à
qui vous pouvez les com.
muniquer.Ainſi je vais vous
entretenir de la Georgie ,
de la Perſe , de Bizance , &
de moy.
Il y a quelque tempsqu'il
226 MERCURE
vint ici un des principaux
Timars de la Georgie, avec
qui je me liai d'amitié , de
façon à ne m'en pouvoir
jamais dédire , tant il me
donna d'eſtime pour lui.
Avant de vous apprendre
ce qu'il m'a conté de fon
hiſtoire , j'ai deux mots a
vous dire de la qualité de
fon employ.
Un Timar dans cet Empire
eft ordinairement un
homme de guerre , à qui
l'on donne la joüiffance &
le revenu d'une certaine
quantité de terres ( qu'on
GALANT.
227
i
appelle timariot. ) Les uns
valent plus , les autres
moins. Il y en a qui rapportent
quatre cens, cinq cens ,
mille , &juſqu'à deux mille
écus de rente. Il y en a
beaucoup au deſſous. Ceux
à qui on donne ces places ,
font obligez , dans tous les
beſoins de l'Etat , de ſe ranger
, au premier bruit de
guerre , ſous l'étendart de
la Religion , & de mener
avec eux à leurs dépens , au
moins un ou deux cavaliers
ou fantaſſins de leur
timariot. Ces Timars font
228 MERCURE
de vrais tyrans dans l'éten
duë de leur domaine. Celui-
ci en a un des plus con
fiderables , & il m'a juré
que , ſans inquieter jamais
ſes vaffaux , le ſien lui val
loit tous les ans plus de cinq
cens ſequins de rente ; aufli
eft il fort riche Il s'appelle
Oſmin Kara. C'eſt un vieux
Muſſulmane, recomman
bleppar ſa bonne mine autant
qu'il l'eſt depuis longtemps
par ſa valeur. Il eſt
fils d'un de ces enfans de
tribut qu'on appelle Azamoglans.
Il ſervoit dans les
GALANT.
229
Janiſſaires lorſqueMahomet
quatre fut dépoſſedé par
quar
fon frere Soliman III. Il
ſe trouva malheureuſement
engagé étroitement dans
le parti de ces deux fameux
ſeditieux Fetfagi & Haggi
Ali , dont la revolte penſa
caufer la ruine entiere de
l'Empire Othoman. Ce fut
lui , qui aprés avoir été des
plusanimez &des plus heureux
au pillage de la maiſon
&des richeſſes du grand
Treſorier ,entra le premier
le fabre & la flame à la
main dans la maiſon du
230 MERCURE
grand Viſir Siaous , qui ,
aprés avoir mal à propos
remis le ſceau de l'Empire
dans les mains du Muphti ,
au milieu de cet affreux de
fordre fut tué d'un coupde
piſtolet , que Haggi Ali lui
tira dans la tête. Il fut un
de ceux qui ſçut le mieux
&le plus fecretement profiter
des joyaux qui furent
arrachez aux femmes &
aux enfans de ce malheu
reux Vifir , qu'on traîna
comme lui dans les ruës de
Conſtantinople , aprés les
avoir égorgez. Enfin ce fut
GALANT...
231
lui qui ſauva la plus jeune
fille de Siaous avec une ef
clave , qu'il vendit publiquement
quatre ſequins à
un Marchand Arabe , qui
lui promit en ſecret de les
lui rendre pour le même
prix , lors qu'il voudroit les
racheter ; ce qu'il fit lorfque
le tumulte fut appaifé.
On s'étonne rarement ici)
des actes de bonne foy, l'uſage
eſt de n'y pas manquer
Oſmin Kara confia avec
ſon argent & ſes bijoux ,
cette petite fille,feul refte
zoulo
232 MERCURE
de la famille des deux
grands Viſirs Cuprogli , qui
avoient fi heureuſement
travaillé pour l'agrandiffement
& pour la gloire de
l'Empire Othoman , à un
vieux Marchand Armenien
ſon ami, établi dans le faux.
bourg de Galata. Ce bon
homme garda ce dépôt
chez lui pendant dix ans ,
qu'Ofmin , qui eut ordre
d'aller fervir dans les Ja
niſſaires de Babylone , paffa
fur les frontieres de la Perſe
, qui menaçoit alors le
grand Seigneur de lui do
clarer
GALANT. 233
clarer la guerre. Afon re
tour à Conſtantinople , on
lui donna un timariot de
deux cens ſequins de rente.
Désqu'ilſe vit en poffeffion
d'un azile , il alla chez ſon
ami , qui lui rendit , avec
ſes bijoux , la fille de Siaous
grande , bien faite &belle.
Elle avoit juſqu'alors ignoré
ſa naiſſance ; il la lui ap
prit , & en même temps il
lui demanda ſi elle vouloit
l'épouſer. Elle y confentit.
La ceremonie de ce ma
riage ſe fit à la Turque. Il
remercia ſon ami , il prit
May 1714. V
234 MERCURE
congé de lui , & il ſe retira
avec ſon épouſe dans ſon
timariot , où il a toûjours
vêcu avec elle comme s'il
lui eût été défendu d'avoir
plus d'une femme.
Il ya cinq ans que le
dernier Vifir depolé , qui
l'avoit toûjours conſideré ,
changea ſon timariot pour
celui qu'il poſſede. Nya
trois mois qu'il étoit ici , &
c'eſt de lui que j'ai appris
le petit trait d'hiſtoire que
vous allez lire .
J'étois , me dit - il un
jour , dans les Janiſſaires du
GALANT. 235
Sultan Solyman , qui ( pour
nous punir des troubles
que nôtre union avec les
Spahis avoit caufez dans
Conſtantinople ) nous envoya
fur les frontieres de
la Perſe , lors qu'un ſujet
du Sophi me tomba entre
les mains. Toutes les raifons
& toutes les regles de
la guerre le rendoient mon
prifonnier : mais je trouvai
tant de probité dans cet
homme , que , loin de fon,
ger àa m'en faire un eſclave,
je tâchai ſeulementde m'en
faire un ami , & j'y reüffis.
V ij
236 MERCURE
Un jour me promenant
avec lui parmi un ggrraand
nombre de tombeaux ,
(dont on voit encore des
ruïnes magnifiques à un
ne:) Vous m'aimez , me
quart de lieuë de Babylodit-
il , fans me connoître ;
cela ne me fuffit pas , je
veux vous apprendre qui je
fuis, pour voir comme vous
me traiterez lorſque vous
me connoîtrez. Je m'appelle
Achmet Ereb. La vertu
qui fait ma nobleſſe a fait
les honneurs & les infortunes
de ma vie. Le Sophi
GALANT. 237
mon Seigneur m'a comblé
pendant dix ans des biens
qu'il vient de m'ôter en un
jour. Mes ennemis lui ont
perfuadé que j'avois trouvé
un trefor. Quoique je n'aye
jamais poffedé d'autres richeſſes
que celles qu'il m'a
données , il a neanmoins
crû mes accuſateurs. Enfin
aun de ſes Officiers vint un
ſoir me dire que le Sophi
m'ordonnoit de me rendre
le lendemain , aprés la premiere
priere , au pied de ſa
Tribune , pour répondre au
crime dont on m'accuſoit.
238 MERCURE
Ce Prince aimoit beau.
coup la pêche , & il y avoit
alors plus de deux ans que
je travaillois avec ma femme
à lui faire , de ſes propres
largeſles ,un preſent
qui pût lui plaire. C'eſt un
filet qui a ſoixante pieds de
longueur , fur trois de hauteur,
dont tout le rezeau eft
d'or fin , fans aucun mélange
de foye ; au lieu de
plomb , j'ai mis de diſtance
en diſtance des boules d'or
& d'argent , & pour foû .
tenir le poids du filet , le
cordon qui reſte ſur l'eau
GALANT. 239
eſt garni de pieces de cedre
& de liege attachées
au filet avec des anneaux
d'or. Voila , lui dis je, en le
lui preſentant le lendemain
matin , le treſor que je pof.
fede. Je dois à la generofité
de Ta Hauteſſe tout l'or
dont il eſt enrichi , & lorf
quej'ai entrepris de le faije
ne l'ai jamais deftiné
qu'au plaifir de Ta Hauteſſe.
Dieu est tout puiſſant
&tout mifericordieux , &
le faint Prophete m'entend.
Je lui donnai avec cela un
zirtlan que j'aimois, & qui
re
240 MERCURE
me parloit commeunhomme.
Pour recompenſe de
ma bonne foy , on a bien
reçû mon preſent. Je me
ſuis appauvri à le faire , &
le Sophi m'a chaffé. Voila
cequ'Oſmin me conta.
Que penſez-vous , mon
cher L. F. de la politique
de cet homme ? Auriezvous
en ſa place donné vô
tre filet ? l'auriez-vous gardé
? auriez vous , aux yeux
de vôtre Juge montré vô.
tre richefle , ou foûtenu võ.
tre pauvreté ? N'y avoit - il
que de la vertu à faire l'un
ou
GALANT.
241
2
ou l'autre ? Enfin comment
vous feriez-vous défendu? ...
Mais à propos du zirtlan
que je viens de vous nommer,
je veux vous apprendre
ce que c'eſt , ſi vous ne
le ſçavez pas ; à la bonne
heure ſi vous le ſçavez , je
n'ai rien de mieux à faire.
C'eſt un animal que les
Tarcs appellent zirtlan , &
les autres nations byena.
Cet animal eſt de la taille
d'un loup ordinaire. Il entend
parfaitement la voix
humaine , & il comprend à
merveille le ſens de toutes
May 1714.
X
242 MERCURE
१०
2
les paroles qu'il entend.
Ofmin, qui en a depuis longtemps
apprivoiſez , m'a affuré
qu'ils lui avoient quelquefois
répondu des mots
bien articulez , & fort relatifs
à ceux qu'il leur avoit
dits. La maniere dont on
le prend eſt admirable.
Ceux qui font affez hardis
pour lui donner la chaffe
approchent de ſa caverne ,
qu'un monceau d'oſſemens
&de carcaffes des animaux
qu'il a dévorez rend toûjours
fort reconnoiſſable.
Le plus audacieux de ces
GALANT. 243
chaſſeurs entre dans la caverne
, tenant à ſa main le
bout d'une corde, dont ſes
camarades 'tiennent l'autre
àla porte. Sitôt qu'il met
le pieddans l'antre , il cric
de toute ſa force , joctur ,
* joctur , ucala. Cela veutdire ,
il n'y eſt pas , il n'y eſt pas ;
2 & en criant toûjours , il n'y
Deſt pas , il arrive juſqu'auprés
de ce terrible animal ,
qui ſe ſerre contre la terre ,
perfuadé que les hommes
qui le cherchent ne mencent
point , & qu'ils font
apparemment ſûrs de ne le
C
7
Xij
244 MERCURE
pas trouver , puis qu'ils dilent
toûjours qu'il n'y eft
pas. Alors le chaſſeur , fans
diſcontinuer de crier , il n'y
eſt pas , lui paſſe ſa corde
entre les cuiffes , l'attache
demaniere à ne le pas manquer.
Il laiſſe enſuite traf
ner la corde à terre ; puis à
meſure qu'il ſe retire à reculon
, il crie , juſqu'à ce
qu'il ſoit dehors , il n'y eſt
pas : mais dés qu'il a regagné
la porte de cet affreux
gîte , il crie de toute fa force
avec ſes camarades , il y
eſt , il y eft, il y eſt. L'aniGALANT.
245
mal qui ſe voit ainſi découvert
, s'élance auffitôt
avec fureur pour devorer
ſes ennemis : mais il eſt ſi
bien pris , qu'en fortant de
ſa caverne ou on le tuë , ou
il s'enferme dans une grande
machine faite, exprés
pour le prendre en vie .
Si je n'avois pas vû cet
animal ; ſi je n'étois pas für
qu'il entend & comprend
les fons de la voixde l'homme
, & fi je ne croyois pas
de bonne foy ce qu'Ofmin
m'en a raconté , je ne pourrois
pas encore me perfua-
Xiij
246 MERCURE
der que ce que le ſage &
ſçavant Augerius Giſlenius
Buſbequius en a écrit ne
fût un vrai conte à dormir
debout. Je vous envoye exprés
ceque nous en a dit ce
Miniſtre qui , comme vous
ſçavez , fut ici long-temps
Ambaſſadeur de l'Empereur
Maximilien auprés du
Grand Sultan Solyman premier.
Voici les termes de
l'original.
Extractum Epift. 1. Aug.
G. B... p. 74. de hyænis.
Jam ride quantùm lubet ,
GALANT. 247
ram.
fi unquam riſiſti ; fabulam audies
quam ex ore populi refe-
Aiunt hyenam , ( quam
ipfi zirtlan vocant)fermonem
intelligere humanum , ( veteres
imitari dixerunt ) proptereaque
à venatoribus hunc in
modum capi. Accedunt ad ejus
cavernam,quam ex offiumcumulo
deprehendi facile eft . Subit
unus cum fune , cujus partem
extremam fociis tenendam foris
relinquit ; ipſe identidem
pronuntians , joctur , joctur ,
ucala ; illam fe non reperire
illam non adeffe introrepit. At
hyena quese latere, nefcirique
X iiij
248 MERCURE
ex ejus fermone putat , manet
immota , donec fibi crus fune
vinciatur ; fubinde venatore
illam non adeffe clamitante.
Deinde cum iifdem verbis retrocedit
: fed ubi jam ex fpelunca
evafit , de repente cla
more magno hyænam intus effe
pronuntiat ; quo illa intellecto,
vehementi impetu ut fugam
capiat nequicquam profilit , venatoribus
per funem quo crus
ei implicatum diximus retinentibus.
Sic eam vel occidi , vel
adhibita industria narrant vivam
capi. Nam animalſevum
eft , & quod se impigrè deffendat.
GALANT. 249
Ainſi vous pouvez , mon
ami , juger de ce que j'en
ai vû , par ce qu'en ditBufbek.
A l'égarddes contemporains
, ſon témoignage
fait fort peu pour mon difcours
, puiſque l'avantage
quej'ai d'être , me doit rendre
au moins auffi croyable
que lui , qui n'eſt plus ;
d'ailleurs ce n'eſt pas àvous
que je voudrois en impofer.
Au reſte , je vous avouë
qu'il n'y a rien de curieux
dans les Lettres que Buſbek
a écrite de ce pays.ci , dont
250 MERCURE
je n'aye eu une envie extrême
de m'éclaircir par moymême
; & tout ce qu'il a
dit des elephans , des cigales&
des fourmis , eſt admirable
& vrai: mais je vous
en entretiendrai une autre
fois , & l'emplette que j'ai
faite il y a quelque temps
de deux filles d'un pays
dont il fait un plaifant détail,
me fournira , avec l'hiftoire
des animaux dont il
parle, la matiere de ma pre
miere lettre . Celle- ci est
longue, mon ami: mais ily
ahuit cens lieuës entre nous
GALANT. 251
deux , la terre eſt peu fûre
pour nos correſpondances ,
les navires , les fregates, les
galeres , les caïques , les
tartanes , & les barques ne
partent pas tous les jours :
ainſi major è longinquo reverentia.
Par conſequent mes
lettres , quelque longues
qu'elles foient , ne doivent
jamais vous ennuyer.
Le deſtin du Roy de Suede
paroît meilleur qu'il n'a
été depuis long- temps.
M. Setun, Ambaſſadeur
d'Angleterre ici , m'a dit
qu'ilſouhaitoit debon coeur
1
2524
MERCURE
entretenir avec vous unc
relation égale. Ce Miniftre
m'a paru fort ſenſible à la
nouvelle de la mort du fils
du Milord Lexington , fon
neveu & vôtre ami
que
vous avez vù mourir a Madrid.
Les termes dont vous
ةي
vous ſervez en parlant de
ce jeune Seigneur lui ont
fait concevoir tant d'eſtime
pour vous , qu'il ne ceſſe
de me demander fi je ſuis
bien fûr que vous m'enver
rez exactement des nouvelles
de France. Je vous
en prie avec la derniere infGALANT.
253
:
tance , & fuis de tout mon
coeur , mon cher L. F.
Vôtre , &c.
tres comme ce lle-ci
,
qu'un de mes amis m'é-
crit de Constantinople,
dattée du 20. Avril.
J'étois fort en peine de
vous, mon cher L F.lors-
que vôtre lettre est heureu-
sement venuë me tir r .fin
quictude. Vôtrestile libre
& enjoüé, & vos nouvelles
badines n'ont pas mal con-
tribuéà me persuader que
vous vous portez bien: mais
la lâcheté de vos reflexions,
& l'indolence de vôtre philofophie
m'ont mis dans
une telle colere contre
vous, que je n'ai pas le courage
de vous feliciter fur
ſanté dont vous joüiffez ,
puiſque vous avez reſolu de
l'employer plus mal que je
n'aurois jamais oſe me l'imaginer.
Vous voulez maintenant
que tous les amis que vous
avez laiſſez dans les differentes
regions du monde ,
foient fûrs de vous trouver
à Paris juſqu'à la fin de vos
jours. JJaaddiiss on avoit le plai-
T
GALANT.
219
fir de s'entretenir quelquefois
avec vous du Nort au
Sud , & de l'Eſt à l'Oüeft ;
je comptois mêmeque vous
n'abandonneriez pas nôtre
nouvel Ambaſſadeur, aprés
le portrait que vous m'avez
fait , & de fon merite,
& des obligatious que vous
lui avez . Neanmoins il partira
ſans vous , pendant que
vous vivrez à Paris comme
un Parifien , & qu'éternel.
lement ſujet à un coup de
cloche , la Samaritaine reglera
tous les momens de
vôtre vie . Voila en verité
Tij
220 MERCURE
une plaiſante profeffion
pour un homme de vôtre
humeur.
L'audacieux Simon de
Bellegarde , qui recom
mence à preſent pour la
troiſième fois le voyage de
la Byſſinie, arriva ici avanthier.
Je dînai & je ſoupai
hier avec lui. Il me dit qu'il
vous avoit vû à Madrid ,
dans le deſſein de le ſuivre
de prés. Il ajoûta même qu'il
avoit quelque legere intention
de vous attendre à fa
maiſon de Scutari , où il va
paſſer quelquetemps,avant
GALANT. 221
d'entreprendre ( avec fon
grand Negre qu'il a retrouvé
) de courir à la dé
couverte du Temple de Jupiter
Hammon , & de retourner
en Ethiopie. Je lui
dis , aprés pluſieurs bagatelles
que nous debitâmes
fur votre compte , que s'il
n'attendoit que vous pour
aller rendre viſite au Prête-
Jean , il n'avoit que faire de
ſe charger de bouſſole , ni
d'eau , pour traverſer plus
commodément les fables
de l'Egypte. En même
temps je lui montrai vôtre
Tiij
222 MERCURE
Lettre. Je ne veux pas vous
faire rougir de toutes les
injures dont il vous accabla.
Il vous traita d'homme
fans coeur & fans foy ;
enfin il acheva ſa declamation
par cette belle fentence
: Morbleu , dit il , il n'a
pas tant de tort ; il a fait trop
de chemin inutile depuis qu'il
est au monde, pour ne pas se
refoudre en confcience à être
faineant jusqu'àla mort ;
je ferai bien furpris fi à la fin
cette reſolution n'est pasſuivie
de quelques voeux melancoliques.
Mais vous ne faites
GALANT.
223
point d'attention , lui disje,
à ce qu'il me mande ,
&vous ne voyez pas qu'il
aime mieux travailler à Paris
à faire imprimer ſes
- voyages , & peut - être les
nôtres. Oh ma foy , repritil
, il fait bien , & cet employ
me paroît fort d'accord
avec fes faillies. Ecrivez-lui
au plûtôt , que je mette un mot
dans votre Lettre , & promettons-
lui bien des merveilles.
**Ainſi nous nous ſeparames
tous deux , affez mortifiez
d'être fûrs de ne vous
revoirde long temps : mais
Tiiij
224 MERCURE
ſi vous m'aimez toûjours ,
mon cher L. F. faites du
moins que vos Lettres me
confolent de vôtre abſence.
De mon côté j'eſpere
ne vous pas mal dedommager
de vôtre exactitude.
Le depit que j'ai eu en
liſant votre Lettre , de vous
voir capable de la foibleſſe
de vous forger enfin l'idée
du repos dont vous vous
flatez , avant de ſentir que
le public vous fatiguera
peut- être plus que tous les
monts & tous les vaux de
l'univers , devroit , ſi j'étois
GALANT 225
&
d'humeur vindicative ,
m'empêcher d'étendre plus
loin ma réponſe: mais mon
interêt l'emporte ſur mon
depit , & j'apprehendrois
trop de voir bientôt finir
de vôtre côté nôtre commerce
epiftolaire , ſi je ne
vous écrivois que des nouvelles
inutiles pour vous ,
ou indifferentes à ceux à
qui vous pouvez les com.
muniquer.Ainſi je vais vous
entretenir de la Georgie ,
de la Perſe , de Bizance , &
de moy.
Il y a quelque tempsqu'il
226 MERCURE
vint ici un des principaux
Timars de la Georgie, avec
qui je me liai d'amitié , de
façon à ne m'en pouvoir
jamais dédire , tant il me
donna d'eſtime pour lui.
Avant de vous apprendre
ce qu'il m'a conté de fon
hiſtoire , j'ai deux mots a
vous dire de la qualité de
fon employ.
Un Timar dans cet Empire
eft ordinairement un
homme de guerre , à qui
l'on donne la joüiffance &
le revenu d'une certaine
quantité de terres ( qu'on
GALANT.
227
i
appelle timariot. ) Les uns
valent plus , les autres
moins. Il y en a qui rapportent
quatre cens, cinq cens ,
mille , &juſqu'à deux mille
écus de rente. Il y en a
beaucoup au deſſous. Ceux
à qui on donne ces places ,
font obligez , dans tous les
beſoins de l'Etat , de ſe ranger
, au premier bruit de
guerre , ſous l'étendart de
la Religion , & de mener
avec eux à leurs dépens , au
moins un ou deux cavaliers
ou fantaſſins de leur
timariot. Ces Timars font
228 MERCURE
de vrais tyrans dans l'éten
duë de leur domaine. Celui-
ci en a un des plus con
fiderables , & il m'a juré
que , ſans inquieter jamais
ſes vaffaux , le ſien lui val
loit tous les ans plus de cinq
cens ſequins de rente ; aufli
eft il fort riche Il s'appelle
Oſmin Kara. C'eſt un vieux
Muſſulmane, recomman
bleppar ſa bonne mine autant
qu'il l'eſt depuis longtemps
par ſa valeur. Il eſt
fils d'un de ces enfans de
tribut qu'on appelle Azamoglans.
Il ſervoit dans les
GALANT.
229
Janiſſaires lorſqueMahomet
quatre fut dépoſſedé par
quar
fon frere Soliman III. Il
ſe trouva malheureuſement
engagé étroitement dans
le parti de ces deux fameux
ſeditieux Fetfagi & Haggi
Ali , dont la revolte penſa
caufer la ruine entiere de
l'Empire Othoman. Ce fut
lui , qui aprés avoir été des
plusanimez &des plus heureux
au pillage de la maiſon
&des richeſſes du grand
Treſorier ,entra le premier
le fabre & la flame à la
main dans la maiſon du
230 MERCURE
grand Viſir Siaous , qui ,
aprés avoir mal à propos
remis le ſceau de l'Empire
dans les mains du Muphti ,
au milieu de cet affreux de
fordre fut tué d'un coupde
piſtolet , que Haggi Ali lui
tira dans la tête. Il fut un
de ceux qui ſçut le mieux
&le plus fecretement profiter
des joyaux qui furent
arrachez aux femmes &
aux enfans de ce malheu
reux Vifir , qu'on traîna
comme lui dans les ruës de
Conſtantinople , aprés les
avoir égorgez. Enfin ce fut
GALANT...
231
lui qui ſauva la plus jeune
fille de Siaous avec une ef
clave , qu'il vendit publiquement
quatre ſequins à
un Marchand Arabe , qui
lui promit en ſecret de les
lui rendre pour le même
prix , lors qu'il voudroit les
racheter ; ce qu'il fit lorfque
le tumulte fut appaifé.
On s'étonne rarement ici)
des actes de bonne foy, l'uſage
eſt de n'y pas manquer
Oſmin Kara confia avec
ſon argent & ſes bijoux ,
cette petite fille,feul refte
zoulo
232 MERCURE
de la famille des deux
grands Viſirs Cuprogli , qui
avoient fi heureuſement
travaillé pour l'agrandiffement
& pour la gloire de
l'Empire Othoman , à un
vieux Marchand Armenien
ſon ami, établi dans le faux.
bourg de Galata. Ce bon
homme garda ce dépôt
chez lui pendant dix ans ,
qu'Ofmin , qui eut ordre
d'aller fervir dans les Ja
niſſaires de Babylone , paffa
fur les frontieres de la Perſe
, qui menaçoit alors le
grand Seigneur de lui do
clarer
GALANT. 233
clarer la guerre. Afon re
tour à Conſtantinople , on
lui donna un timariot de
deux cens ſequins de rente.
Désqu'ilſe vit en poffeffion
d'un azile , il alla chez ſon
ami , qui lui rendit , avec
ſes bijoux , la fille de Siaous
grande , bien faite &belle.
Elle avoit juſqu'alors ignoré
ſa naiſſance ; il la lui ap
prit , & en même temps il
lui demanda ſi elle vouloit
l'épouſer. Elle y confentit.
La ceremonie de ce ma
riage ſe fit à la Turque. Il
remercia ſon ami , il prit
May 1714. V
234 MERCURE
congé de lui , & il ſe retira
avec ſon épouſe dans ſon
timariot , où il a toûjours
vêcu avec elle comme s'il
lui eût été défendu d'avoir
plus d'une femme.
Il ya cinq ans que le
dernier Vifir depolé , qui
l'avoit toûjours conſideré ,
changea ſon timariot pour
celui qu'il poſſede. Nya
trois mois qu'il étoit ici , &
c'eſt de lui que j'ai appris
le petit trait d'hiſtoire que
vous allez lire .
J'étois , me dit - il un
jour , dans les Janiſſaires du
GALANT. 235
Sultan Solyman , qui ( pour
nous punir des troubles
que nôtre union avec les
Spahis avoit caufez dans
Conſtantinople ) nous envoya
fur les frontieres de
la Perſe , lors qu'un ſujet
du Sophi me tomba entre
les mains. Toutes les raifons
& toutes les regles de
la guerre le rendoient mon
prifonnier : mais je trouvai
tant de probité dans cet
homme , que , loin de fon,
ger àa m'en faire un eſclave,
je tâchai ſeulementde m'en
faire un ami , & j'y reüffis.
V ij
236 MERCURE
Un jour me promenant
avec lui parmi un ggrraand
nombre de tombeaux ,
(dont on voit encore des
ruïnes magnifiques à un
ne:) Vous m'aimez , me
quart de lieuë de Babylodit-
il , fans me connoître ;
cela ne me fuffit pas , je
veux vous apprendre qui je
fuis, pour voir comme vous
me traiterez lorſque vous
me connoîtrez. Je m'appelle
Achmet Ereb. La vertu
qui fait ma nobleſſe a fait
les honneurs & les infortunes
de ma vie. Le Sophi
GALANT. 237
mon Seigneur m'a comblé
pendant dix ans des biens
qu'il vient de m'ôter en un
jour. Mes ennemis lui ont
perfuadé que j'avois trouvé
un trefor. Quoique je n'aye
jamais poffedé d'autres richeſſes
que celles qu'il m'a
données , il a neanmoins
crû mes accuſateurs. Enfin
aun de ſes Officiers vint un
ſoir me dire que le Sophi
m'ordonnoit de me rendre
le lendemain , aprés la premiere
priere , au pied de ſa
Tribune , pour répondre au
crime dont on m'accuſoit.
238 MERCURE
Ce Prince aimoit beau.
coup la pêche , & il y avoit
alors plus de deux ans que
je travaillois avec ma femme
à lui faire , de ſes propres
largeſles ,un preſent
qui pût lui plaire. C'eſt un
filet qui a ſoixante pieds de
longueur , fur trois de hauteur,
dont tout le rezeau eft
d'or fin , fans aucun mélange
de foye ; au lieu de
plomb , j'ai mis de diſtance
en diſtance des boules d'or
& d'argent , & pour foû .
tenir le poids du filet , le
cordon qui reſte ſur l'eau
GALANT. 239
eſt garni de pieces de cedre
& de liege attachées
au filet avec des anneaux
d'or. Voila , lui dis je, en le
lui preſentant le lendemain
matin , le treſor que je pof.
fede. Je dois à la generofité
de Ta Hauteſſe tout l'or
dont il eſt enrichi , & lorf
quej'ai entrepris de le faije
ne l'ai jamais deftiné
qu'au plaifir de Ta Hauteſſe.
Dieu est tout puiſſant
&tout mifericordieux , &
le faint Prophete m'entend.
Je lui donnai avec cela un
zirtlan que j'aimois, & qui
re
240 MERCURE
me parloit commeunhomme.
Pour recompenſe de
ma bonne foy , on a bien
reçû mon preſent. Je me
ſuis appauvri à le faire , &
le Sophi m'a chaffé. Voila
cequ'Oſmin me conta.
Que penſez-vous , mon
cher L. F. de la politique
de cet homme ? Auriezvous
en ſa place donné vô
tre filet ? l'auriez-vous gardé
? auriez vous , aux yeux
de vôtre Juge montré vô.
tre richefle , ou foûtenu võ.
tre pauvreté ? N'y avoit - il
que de la vertu à faire l'un
ou
GALANT.
241
2
ou l'autre ? Enfin comment
vous feriez-vous défendu? ...
Mais à propos du zirtlan
que je viens de vous nommer,
je veux vous apprendre
ce que c'eſt , ſi vous ne
le ſçavez pas ; à la bonne
heure ſi vous le ſçavez , je
n'ai rien de mieux à faire.
C'eſt un animal que les
Tarcs appellent zirtlan , &
les autres nations byena.
Cet animal eſt de la taille
d'un loup ordinaire. Il entend
parfaitement la voix
humaine , & il comprend à
merveille le ſens de toutes
May 1714.
X
242 MERCURE
१०
2
les paroles qu'il entend.
Ofmin, qui en a depuis longtemps
apprivoiſez , m'a affuré
qu'ils lui avoient quelquefois
répondu des mots
bien articulez , & fort relatifs
à ceux qu'il leur avoit
dits. La maniere dont on
le prend eſt admirable.
Ceux qui font affez hardis
pour lui donner la chaffe
approchent de ſa caverne ,
qu'un monceau d'oſſemens
&de carcaffes des animaux
qu'il a dévorez rend toûjours
fort reconnoiſſable.
Le plus audacieux de ces
GALANT. 243
chaſſeurs entre dans la caverne
, tenant à ſa main le
bout d'une corde, dont ſes
camarades 'tiennent l'autre
àla porte. Sitôt qu'il met
le pieddans l'antre , il cric
de toute ſa force , joctur ,
* joctur , ucala. Cela veutdire ,
il n'y eſt pas , il n'y eſt pas ;
2 & en criant toûjours , il n'y
Deſt pas , il arrive juſqu'auprés
de ce terrible animal ,
qui ſe ſerre contre la terre ,
perfuadé que les hommes
qui le cherchent ne mencent
point , & qu'ils font
apparemment ſûrs de ne le
C
7
Xij
244 MERCURE
pas trouver , puis qu'ils dilent
toûjours qu'il n'y eft
pas. Alors le chaſſeur , fans
diſcontinuer de crier , il n'y
eſt pas , lui paſſe ſa corde
entre les cuiffes , l'attache
demaniere à ne le pas manquer.
Il laiſſe enſuite traf
ner la corde à terre ; puis à
meſure qu'il ſe retire à reculon
, il crie , juſqu'à ce
qu'il ſoit dehors , il n'y eſt
pas : mais dés qu'il a regagné
la porte de cet affreux
gîte , il crie de toute fa force
avec ſes camarades , il y
eſt , il y eft, il y eſt. L'aniGALANT.
245
mal qui ſe voit ainſi découvert
, s'élance auffitôt
avec fureur pour devorer
ſes ennemis : mais il eſt ſi
bien pris , qu'en fortant de
ſa caverne ou on le tuë , ou
il s'enferme dans une grande
machine faite, exprés
pour le prendre en vie .
Si je n'avois pas vû cet
animal ; ſi je n'étois pas für
qu'il entend & comprend
les fons de la voixde l'homme
, & fi je ne croyois pas
de bonne foy ce qu'Ofmin
m'en a raconté , je ne pourrois
pas encore me perfua-
Xiij
246 MERCURE
der que ce que le ſage &
ſçavant Augerius Giſlenius
Buſbequius en a écrit ne
fût un vrai conte à dormir
debout. Je vous envoye exprés
ceque nous en a dit ce
Miniſtre qui , comme vous
ſçavez , fut ici long-temps
Ambaſſadeur de l'Empereur
Maximilien auprés du
Grand Sultan Solyman premier.
Voici les termes de
l'original.
Extractum Epift. 1. Aug.
G. B... p. 74. de hyænis.
Jam ride quantùm lubet ,
GALANT. 247
ram.
fi unquam riſiſti ; fabulam audies
quam ex ore populi refe-
Aiunt hyenam , ( quam
ipfi zirtlan vocant)fermonem
intelligere humanum , ( veteres
imitari dixerunt ) proptereaque
à venatoribus hunc in
modum capi. Accedunt ad ejus
cavernam,quam ex offiumcumulo
deprehendi facile eft . Subit
unus cum fune , cujus partem
extremam fociis tenendam foris
relinquit ; ipſe identidem
pronuntians , joctur , joctur ,
ucala ; illam fe non reperire
illam non adeffe introrepit. At
hyena quese latere, nefcirique
X iiij
248 MERCURE
ex ejus fermone putat , manet
immota , donec fibi crus fune
vinciatur ; fubinde venatore
illam non adeffe clamitante.
Deinde cum iifdem verbis retrocedit
: fed ubi jam ex fpelunca
evafit , de repente cla
more magno hyænam intus effe
pronuntiat ; quo illa intellecto,
vehementi impetu ut fugam
capiat nequicquam profilit , venatoribus
per funem quo crus
ei implicatum diximus retinentibus.
Sic eam vel occidi , vel
adhibita industria narrant vivam
capi. Nam animalſevum
eft , & quod se impigrè deffendat.
GALANT. 249
Ainſi vous pouvez , mon
ami , juger de ce que j'en
ai vû , par ce qu'en ditBufbek.
A l'égarddes contemporains
, ſon témoignage
fait fort peu pour mon difcours
, puiſque l'avantage
quej'ai d'être , me doit rendre
au moins auffi croyable
que lui , qui n'eſt plus ;
d'ailleurs ce n'eſt pas àvous
que je voudrois en impofer.
Au reſte , je vous avouë
qu'il n'y a rien de curieux
dans les Lettres que Buſbek
a écrite de ce pays.ci , dont
250 MERCURE
je n'aye eu une envie extrême
de m'éclaircir par moymême
; & tout ce qu'il a
dit des elephans , des cigales&
des fourmis , eſt admirable
& vrai: mais je vous
en entretiendrai une autre
fois , & l'emplette que j'ai
faite il y a quelque temps
de deux filles d'un pays
dont il fait un plaifant détail,
me fournira , avec l'hiftoire
des animaux dont il
parle, la matiere de ma pre
miere lettre . Celle- ci est
longue, mon ami: mais ily
ahuit cens lieuës entre nous
GALANT. 251
deux , la terre eſt peu fûre
pour nos correſpondances ,
les navires , les fregates, les
galeres , les caïques , les
tartanes , & les barques ne
partent pas tous les jours :
ainſi major è longinquo reverentia.
Par conſequent mes
lettres , quelque longues
qu'elles foient , ne doivent
jamais vous ennuyer.
Le deſtin du Roy de Suede
paroît meilleur qu'il n'a
été depuis long- temps.
M. Setun, Ambaſſadeur
d'Angleterre ici , m'a dit
qu'ilſouhaitoit debon coeur
1
2524
MERCURE
entretenir avec vous unc
relation égale. Ce Miniftre
m'a paru fort ſenſible à la
nouvelle de la mort du fils
du Milord Lexington , fon
neveu & vôtre ami
que
vous avez vù mourir a Madrid.
Les termes dont vous
ةي
vous ſervez en parlant de
ce jeune Seigneur lui ont
fait concevoir tant d'eſtime
pour vous , qu'il ne ceſſe
de me demander fi je ſuis
bien fûr que vous m'enver
rez exactement des nouvelles
de France. Je vous
en prie avec la derniere infGALANT.
253
:
tance , & fuis de tout mon
coeur , mon cher L. F.
Vôtre , &c.
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Résumé : « Je ne croy pas qu'on ait vû beaucoup de [...] »
Dans une lettre datée du 20 avril, l'auteur exprime son soulagement après avoir reçu des nouvelles de L.F., tout en critiquant sa décision de s'installer à Paris et son mode de vie indolent. L'auteur mentionne Simon de Bellegarde, qui se prépare à voyager en Byssinie et a rencontré L.F. à Madrid, le critiquant sévèrement. La lettre aborde ensuite des événements historiques liés à la révolte et aux intrigues politiques au sein de l'Empire Ottoman. Un rebelle nommé Ali joue un rôle clé dans une rébellion contre Mahomet IV. Ali participe au pillage des richesses du grand Trésorier et à l'assassinat du grand Vizir Siaous. Après ces événements, Ali sauve et revend la fille de Siaous. Osmin Kara, un Timar géorgien et ancien Janissaire, confie cette fille à un marchand arménien avant de l'épouser à son retour. Le texte relate également l'histoire d'Achmet Ereb, capturé par Osmin, qui raconte son injustice subie par le Sophi de Perse. Le narrateur décrit ensuite un animal appelé 'zirtlan' ou hyène, capable de comprendre et de réagir aux paroles humaines. La lettre se termine par des considérations sur la correspondance et des nouvelles concernant le roi de Suède et la mort du fils de Lord Lexington.
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6391
p. 217
Vers de Mademoiselle de Scudery, sur le mesme sujet. [titre d'après la table]
Début :
Voicy des Vers de Mademoiselle de Scuderi, sur cette même / Il est des Chevaliers de toutes les façons, [...]
Mots clefs :
Réception, Chevalier
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texteReconnaissance textuelle : Vers de Mademoiselle de Scudery, sur le mesme sujet. [titre d'après la table]
òicy
des
Vers de
Made-
moiſelle
de Scuderi
,
fur
cette
même
reception
.
Il
parcift
qu'ils
font
adreffez
au Pere
de
M
'
le
Chevalier
de Percy
.
རོ
མྷི
–
ཚེསྶ
ཝཱ
Heft des Chevaliers de toutes les
façons,
Mais le voftre, Nonchamp , eft de la
Vieille roche
Et par de tres bonnes raiſons,
C'est un Chevalier fans repro-
che.
des
Vers de
Made-
moiſelle
de Scuderi
,
fur
cette
même
reception
.
Il
parcift
qu'ils
font
adreffez
au Pere
de
M
'
le
Chevalier
de Percy
.
རོ
མྷི
–
ཚེསྶ
ཝཱ
Heft des Chevaliers de toutes les
façons,
Mais le voftre, Nonchamp , eft de la
Vieille roche
Et par de tres bonnes raiſons,
C'est un Chevalier fans repro-
che.
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6392
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de France, du présent mois, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier,
le Mercure de France, du présent mois,
A Paris, le 7 Mars 1752.
LAVIROTTE.
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier,
le Mercure de France, du présent mois,
A Paris, le 7 Mars 1752.
LAVIROTTE.
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6393
p. 1689
EXPLICATION des deux Logogryphes et de l'Enigme du Mercure d'Octobre 1731.
Début :
De la vie, Amour est le Charme, [...]
Mots clefs :
Logogriphes, Énigme, Pythagore, Charme
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texteReconnaissance textuelle : EXPLICATION des deux Logogryphes et de l'Enigme du Mercure d'Octobre 1731.
EXPLICATION des deux Logogryphes
et de l'Enigme du Mercure
d'Octobre 1731.
STANCES.
DE la vie , Amour est le Charme i
Et tant qu'en dure la saison ,
Sagesse envain tu crie alarme ,
On trouve aimable ce poison.
Quand la Féve tendre à ma table
Tait nombre parmi les Ragouts ,
Je la leur trouve préférable ,
pour elle je les quitte tous.
Pytagore , cet homme sage ,
Sur ce fait fut plus imprudent ,
Que s'il eût défendu l'usage ,
De l'Eponge et du Cure-dent.
P. D. F. de Granville,
et de l'Enigme du Mercure
d'Octobre 1731.
STANCES.
DE la vie , Amour est le Charme i
Et tant qu'en dure la saison ,
Sagesse envain tu crie alarme ,
On trouve aimable ce poison.
Quand la Féve tendre à ma table
Tait nombre parmi les Ragouts ,
Je la leur trouve préférable ,
pour elle je les quitte tous.
Pytagore , cet homme sage ,
Sur ce fait fut plus imprudent ,
Que s'il eût défendu l'usage ,
De l'Eponge et du Cure-dent.
P. D. F. de Granville,
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6394
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois d'Août, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois d'Août , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 28 Juillet 1757.
GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois d'Août , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 28 Juillet 1757.
GUIROY.
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6395
p. 197
« Le sieur Dugeron, ancien Chirurgien d'Armée, continue de donner avis qu'il a fait la découverte [...] »
Début :
Le sieur Dugeron, ancien Chirurgien d'Armée, continue de donner avis qu'il a fait la découverte [...]
Mots clefs :
Remède, Dents
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texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Dugeron, ancien Chirurgien d'Armée, continue de donner avis qu'il a fait la découverte [...] »
Le sieur Dugeron , ancien Chirurgien d'Armée
, continue de donner avis qu'il a fait la découverte
d'un Remede sans goût , qui préserve
les dents de se gâter et de tomber ; ceux qui en
ont en connoissent l'utilité . Il met son nom et
le prix sur ses Boetes Sa demeure avec Tableau
est à Paris , rue Comtesse d'Artois , proche la Co,
médie Italienne,
, continue de donner avis qu'il a fait la découverte
d'un Remede sans goût , qui préserve
les dents de se gâter et de tomber ; ceux qui en
ont en connoissent l'utilité . Il met son nom et
le prix sur ses Boetes Sa demeure avec Tableau
est à Paris , rue Comtesse d'Artois , proche la Co,
médie Italienne,
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6396
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancecelier, le Mercure de France, du mois d'Avril. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancecelier,
le Mercure de France, du mois d'Avril.
A Paris, le 29 Mars 1752.
LAVIROTTE.
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancecelier,
le Mercure de France, du mois d'Avril.
A Paris, le 29 Mars 1752.
LAVIROTTE.
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6397
p. 215
AVIS
Début :
Mlle. Collet ; annoncée dans le premier Volume de Décembre 1751 pour la Pommade de sa [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS
AVIS
Mlle. Collet ; annoncée dans le premier Volume
de Décembre 1751 pour la Pommade de sa
composition, pour la guérison des Hémoroides
tant internes qu'externes, demeure à présent rue
des petits Champs, vis- à-vis la petite porte S. Ho-
noré, chez M. Jolivet, Md. Papetier, à l'enseigne
de l'Esperance.
Mlle. Collet ; annoncée dans le premier Volume
de Décembre 1751 pour la Pommade de sa
composition, pour la guérison des Hémoroides
tant internes qu'externes, demeure à présent rue
des petits Champs, vis- à-vis la petite porte S. Ho-
noré, chez M. Jolivet, Md. Papetier, à l'enseigne
de l'Esperance.
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6398
p. 215
Faute à corriger dans ce Volume.
Début :
Page 90. Coulevrine de Nancy, qui a 25 pieds de long, lisez, qui a 22 pieds de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Faute à corriger dans ce Volume.
Faute à corriger dans ce Volume.
Page 90. Coulevrine de Nancy, qui a 25
pieds de long, lisez, qui a 22 pieds de
long.
Page 90. Coulevrine de Nancy, qui a 25
pieds de long, lisez, qui a 22 pieds de
long.
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6399
p. 2113-2114
MORTS, NAISSANCES & Mariages.
Début :
Jean-Baptiste Foubert de Bizy, Chevalier de l'Ordre Militaire de S. Jean de Latran, premier [...]
Mots clefs :
Marquis, Comte, Lieutenant, Armée, Chevalier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES & Mariages.
MORTS , NAISSANCES
& Mariages.
J
Ean - Baptifte Foubert de Bizy , Chevalier de
P'Ordre Militaire de S. Jean de Latran , premier
Secretaire dans les Ambaffades du Marquis
de Bonac à la Porte Ottomanne & en Suiffe ,
mourut le 22. Août , âgé d'environ 42. ans,
Louis de Quelen- Stuart de Cauffade , Comt
de la Vauguyon , Meftre de Camp de Cavaleriee
mourut à Valenciennes le 25. du mois dernier
âgé de 25. ans.
M. Henry de Fabry , Comte d'Autrey , Meſtré
de Camp du Regiment de la Sarre , mourut à
Verfailles le 1. de ce mois , âgé de 42. ans .
Monfieur Benjamin - Louis Frottier , Marquis
de la Cofte Meffeliere , Lieutenant de Roy du
Poitou , mourut à Paris le 5. âgé de 64. ans .
Dame Marie-Anne Delorme , veuve de Meffire
Pierre Debas , Seigneur Dujelle , & au jour de
fon décès époufa M.Louis le Couftellier, Ecuyer,
'Comte de Liliers ; Brigadier des Armées du Roy
Chevalier de l'Ordre de S. Louis , décedée le 8.
Septembre , âgée de 95. ans.
Le 1o. Guichard-Jofeph Duvernay , Confeiller
, Medecin ordinaire du Roy , Profeffeur en
Anatomie & Chirurgie au Jardin Royal des
Plantes , & de l'Académie Royale des Sciences ,
mourut âgé de 82. ans , extrémement regretté.
Le même jour , Louis- Charles , Marquis de
la Châtre , Lieutenant General des Armées du
Roy , & Gouverneur du Fort de Pequay , mourut
à Paris âgé de 69. ans. Il y a quelques an
nées que le Roy avoit accordé au Comte de
Nançai, Mestre de Camp du Regiment de Bearn,
9
$1
2114 MERCURE DE FRANCE
le Gouvernement du Fort de Pequay , en furvi .
vance du Marquis de la Châtre , fon pere .
Le 18. Septembre , Dame Louife de Meures ,
veuve de Jean de Vivans , Marquis de Noaillac ,
Seigneur de Pufches , Montluc , & c. Lieutenant
General des Armées du Roy , mourut dans une
des Terres du Marquis de Jaucourt fon gendre ,
dans le Nivernois , âgée de 51 , ans d'une efquinancie
, après cinq jours de maladie : c'étoit
une Dame très- vertueufe & très-charitable. Elle
laiffe une fille unique qui eft Madame la Marquife
de Jaucourt , heritiere de tous les biens ,
ainfi que de fes vertus.
>
Cefar Alexandre , Comte de Gouffier , veuf
de Marguerite Henriette de Gouffier , époufa le
7. Septembre D. Marie Charlotte de Gouffier
veuve de Charles Madeleine Colbert , Cornette
des Chevaux -Legers de la Garde du Roi .
Anne Leon de Montmorency , fils de Leon de
Montmorency , & de D. Marie Madeleine de
Ponflemotte de l'Etoile de Montbrifeuil , époufa
le 11. D. Anne Marie Barbe - de- ville , fille de feu
Armand , Baron de ville &c . & de D. Anne Barbe
de Courcelles .
Gafpard de Fortia , Marquis de Montreal
Meftre de Camp de Cavalerie , Chevalier de Saint
Louis , veuf de D. Anne Marie de Vaugué, époufa
le 14. Marie- Anne de Fortia , fille de Charles-
Jofeph de Fortia , Confeiller d'Etat , & de feu D:
Marie Madeleine Thomas.
Jofeph d'Apchier , Comte de la Baume &c.
Grand Sénéchal de Provence , fils de feu Philip
pes d'Apchier ; Comte de la Baume &c. & de D,
Gabrielle de Genitoux de la Tourelle , époufa le
23. D. Anne Marguerite Guénet de Franqueville,
fille de feu Touffaint , Marquis de Franqueville ,
&c. & de D, Madeleine d'Anviré de Machon
ville.
& Mariages.
J
Ean - Baptifte Foubert de Bizy , Chevalier de
P'Ordre Militaire de S. Jean de Latran , premier
Secretaire dans les Ambaffades du Marquis
de Bonac à la Porte Ottomanne & en Suiffe ,
mourut le 22. Août , âgé d'environ 42. ans,
Louis de Quelen- Stuart de Cauffade , Comt
de la Vauguyon , Meftre de Camp de Cavaleriee
mourut à Valenciennes le 25. du mois dernier
âgé de 25. ans.
M. Henry de Fabry , Comte d'Autrey , Meſtré
de Camp du Regiment de la Sarre , mourut à
Verfailles le 1. de ce mois , âgé de 42. ans .
Monfieur Benjamin - Louis Frottier , Marquis
de la Cofte Meffeliere , Lieutenant de Roy du
Poitou , mourut à Paris le 5. âgé de 64. ans .
Dame Marie-Anne Delorme , veuve de Meffire
Pierre Debas , Seigneur Dujelle , & au jour de
fon décès époufa M.Louis le Couftellier, Ecuyer,
'Comte de Liliers ; Brigadier des Armées du Roy
Chevalier de l'Ordre de S. Louis , décedée le 8.
Septembre , âgée de 95. ans.
Le 1o. Guichard-Jofeph Duvernay , Confeiller
, Medecin ordinaire du Roy , Profeffeur en
Anatomie & Chirurgie au Jardin Royal des
Plantes , & de l'Académie Royale des Sciences ,
mourut âgé de 82. ans , extrémement regretté.
Le même jour , Louis- Charles , Marquis de
la Châtre , Lieutenant General des Armées du
Roy , & Gouverneur du Fort de Pequay , mourut
à Paris âgé de 69. ans. Il y a quelques an
nées que le Roy avoit accordé au Comte de
Nançai, Mestre de Camp du Regiment de Bearn,
9
$1
2114 MERCURE DE FRANCE
le Gouvernement du Fort de Pequay , en furvi .
vance du Marquis de la Châtre , fon pere .
Le 18. Septembre , Dame Louife de Meures ,
veuve de Jean de Vivans , Marquis de Noaillac ,
Seigneur de Pufches , Montluc , & c. Lieutenant
General des Armées du Roy , mourut dans une
des Terres du Marquis de Jaucourt fon gendre ,
dans le Nivernois , âgée de 51 , ans d'une efquinancie
, après cinq jours de maladie : c'étoit
une Dame très- vertueufe & très-charitable. Elle
laiffe une fille unique qui eft Madame la Marquife
de Jaucourt , heritiere de tous les biens ,
ainfi que de fes vertus.
>
Cefar Alexandre , Comte de Gouffier , veuf
de Marguerite Henriette de Gouffier , époufa le
7. Septembre D. Marie Charlotte de Gouffier
veuve de Charles Madeleine Colbert , Cornette
des Chevaux -Legers de la Garde du Roi .
Anne Leon de Montmorency , fils de Leon de
Montmorency , & de D. Marie Madeleine de
Ponflemotte de l'Etoile de Montbrifeuil , époufa
le 11. D. Anne Marie Barbe - de- ville , fille de feu
Armand , Baron de ville &c . & de D. Anne Barbe
de Courcelles .
Gafpard de Fortia , Marquis de Montreal
Meftre de Camp de Cavalerie , Chevalier de Saint
Louis , veuf de D. Anne Marie de Vaugué, époufa
le 14. Marie- Anne de Fortia , fille de Charles-
Jofeph de Fortia , Confeiller d'Etat , & de feu D:
Marie Madeleine Thomas.
Jofeph d'Apchier , Comte de la Baume &c.
Grand Sénéchal de Provence , fils de feu Philip
pes d'Apchier ; Comte de la Baume &c. & de D,
Gabrielle de Genitoux de la Tourelle , époufa le
23. D. Anne Marguerite Guénet de Franqueville,
fille de feu Touffaint , Marquis de Franqueville ,
&c. & de D, Madeleine d'Anviré de Machon
ville.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES & Mariages.
Le texte mentionne plusieurs décès de personnalités notables. Jean-Baptiste Foubert de Bizy, secrétaire dans les ambassades, est mort à 42 ans. Louis de Quelen-Stuart de Cauffade, maître de camp de cavalerie, est décédé à 25 ans. Henry de Fabry, comte d'Autrey et maître de camp du régiment de la Sarre, est mort à 42 ans. Benjamin-Louis Frottier, marquis de la Coste-Messeliere et lieutenant du roi du Poitou, est décédé à 64 ans. Marie-Anne Delorme, veuve de Pierre Debas, est morte à 95 ans. Guichard-Joseph Duvernay, médecin du roi et professeur en anatomie, est décédé à 82 ans. Louis-Charles, marquis de la Châtre et lieutenant général des armées du roi, est mort à 69 ans. Louise de Meures, veuve de Jean de Vivans et marquise de Noaillac, est décédée à 51 ans. Le texte évoque également plusieurs mariages. César Alexandre, comte de Gouffier, a épousé Marie Charlotte de Gouffier. Anne Léon de Montmorency a épousé Anne Marie Barbe de Ville. Gaspard de Fortia, marquis de Montréal, a épousé Marie-Anne de Fortia. Joseph d'Apchier, comte de la Baume, a épousé Anne Marguerite Guénet de Franqueville.
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6400
p. 213-214
TABLES DES ARTICLES.
Début :
ARTICLE PREMIER.PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE . [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLES DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE .
Pître à M. Defmahis , p
Réflexions fur le goût ,
Les progrès de la Mufique Françoife , Cantatille, 14
Elexions
par M. ***
page f
8
16
17
23
27
Vers à Iris ,
Dialogue entre Epicure & Sardanapale ,
Epitre à M. de Saint- Auban ,
Ode fur la mort de M. de Montefquieu ,
Fragment d'un Ouvrage de M. de Marivaux , 31
Epître à M. de Châteaubrun ,
L'Avare & l'Indigent , Conte moral ,
45
47
Mots des Enigmes & Logogryphes du Mercure de
Mars ,
Enigmes & Logogryphes ,
Chanfon ,
48
49
54
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux ,
ss
Séance publique de la Société royale de Nanci , 92
ART. III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
Phyfique. Lettre à M. * *** ΙΟΙ
Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V. III
Réponse de M. l'Abbé V. à M. le P. H. 118
Géométrie. Lettre à Mlle L. A. Le Mire , 130
Réponse de M. Liger à l'affiche de M. le Chevalier
de Caufans , 131
Métallurgie. Lettre à M. * * *
Séances publiques de la Société Lit. d'Arras , 136
134
214
Lettre écrite de Beley, fur le College ;
ART. IV . BEAUX ARTS.
147.
Peinture. Vers pour être mis au bas du portrait de
M. Boucher , deffiné par M. Cochin ,
Gravure ,
Mufique ,
153
ibid.
158
Clavecin oculaire , Lettre de M. Rondet , &c. 160
Médailles. Deviles pour les Jettons du premier
Janvier 1755 ,
163
Architecture , 167
Manufactures ,
175
ART. V. SPECTACL
Opéra ,
177
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 179
Extrait de Ninette à la Cour , 180
Opéra Comique , 193
Spectacle de M. Servandoni , ibid.
Concerts Spirituels ,
194
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
197
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Lettre de l'Intérêt public , & Réponse à cette Let-
201
tre >
Morts ,
Avis ,
206
208
211
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE .
Pître à M. Defmahis , p
Réflexions fur le goût ,
Les progrès de la Mufique Françoife , Cantatille, 14
Elexions
par M. ***
page f
8
16
17
23
27
Vers à Iris ,
Dialogue entre Epicure & Sardanapale ,
Epitre à M. de Saint- Auban ,
Ode fur la mort de M. de Montefquieu ,
Fragment d'un Ouvrage de M. de Marivaux , 31
Epître à M. de Châteaubrun ,
L'Avare & l'Indigent , Conte moral ,
45
47
Mots des Enigmes & Logogryphes du Mercure de
Mars ,
Enigmes & Logogryphes ,
Chanfon ,
48
49
54
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux ,
ss
Séance publique de la Société royale de Nanci , 92
ART. III . SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
Phyfique. Lettre à M. * *** ΙΟΙ
Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V. III
Réponse de M. l'Abbé V. à M. le P. H. 118
Géométrie. Lettre à Mlle L. A. Le Mire , 130
Réponse de M. Liger à l'affiche de M. le Chevalier
de Caufans , 131
Métallurgie. Lettre à M. * * *
Séances publiques de la Société Lit. d'Arras , 136
134
214
Lettre écrite de Beley, fur le College ;
ART. IV . BEAUX ARTS.
147.
Peinture. Vers pour être mis au bas du portrait de
M. Boucher , deffiné par M. Cochin ,
Gravure ,
Mufique ,
153
ibid.
158
Clavecin oculaire , Lettre de M. Rondet , &c. 160
Médailles. Deviles pour les Jettons du premier
Janvier 1755 ,
163
Architecture , 167
Manufactures ,
175
ART. V. SPECTACL
Opéra ,
177
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 179
Extrait de Ninette à la Cour , 180
Opéra Comique , 193
Spectacle de M. Servandoni , ibid.
Concerts Spirituels ,
194
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
197
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Lettre de l'Intérêt public , & Réponse à cette Let-
201
tre >
Morts ,
Avis ,
206
208
211
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Résumé : TABLES DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, telles que des épîtres, des dialogues, des odes, des fragments, des contes moraux, des énigmes et des logogryphes. Il inclut des réflexions sur le goût, des progrès de la musique française, et des vers dédiés à diverses personnes. L'Article II traite des nouvelles littéraires, avec des extraits et des indications de livres nouveaux, ainsi qu'une séance publique de la Société royale de Nancy. L'Article III couvre les sciences et les belles-lettres, incluant des lettres sur la physique, la géométrie, la métallurgie, et des séances publiques de sociétés littéraires. L'Article IV est consacré aux beaux-arts, avec des sections sur la peinture, la gravure, la musique, les médailles, l'architecture, et les manufactures. L'Article V aborde les spectacles, incluant l'opéra, la comédie française et italienne, l'opéra comique, et les concerts spirituels. Enfin, l'Article VI présente des nouvelles étrangères, des nouvelles de la cour et de Paris, des lettres sur l'intérêt public, ainsi que des avis et des annonces de décès.
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