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Détail
Liste
1
p. 1816-1822
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le 3 Juillet, les Comédiens François représenterent à la Cour la Tragédie [...]
Mots clefs :
Cour, Comédiens-Français, Tragédie, Comédiens-Italiens, Concert, Ballet
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
E 3 Juillet , les Comédiens François
Lrepresenterent à la Cour la Tragédie
de Phédre et Hipolite , qui fut suivie de la
petite Comédie de l'Eté des Coquetes.
Les , la Mere Coquette.
Le 10, Radamiste et Zénobie : Tragédie
de
JUILLET. 1731. 1817
de M. Crébillon , qui fut suivie de l'Eté
des Coquetes , que la Cour fut bien - aise de
voir.
Le 12 , la Comédie du Joueur.
Le 17 , Astrate , Tragédie de M. Quinaut
, et le François à Londres.
Le 19 , le Muet.
Le 24 , le Cid et l'Amour Medecin.
La Dile Gossin joüa pour la premiere
fois à la Cour le rôle de Chimene.Elle fut
fort applaudie
.
Le 28. l'Italie Galante. Ce sont trois
petites Piéces de M.de la Motte , qui ont
été fort goûtées , et tres- bien joüées , par
les Comédiens François de la Cour et de
Paris.
Le Mardi 31. le Faux Sincere,Comédie
nouvelle , ens actes , par feu M. Dufreni,
qui a été fort goûtée , et les trois Cousines
par les Comédiens qui étoient restez à
Paris , et qui joueront pendant le reste du
voyage de Fontainebleau , à la place de
ceux qui avoient suivi la Cour.
Le 7 Juillet , les Comédiens Italiens représenterent
le Jeu de l'Amour et du Hazard
, qui fut suivi de la petite Comédie
du Retour de Tendresse.
Le 14 , Arlequin Muet par crainte ; Pié-
I ce
1818 MERCURE DE FRANCE :
ce Italienne , qui fit beaucoup de plaisir ,
et pour petite Piéce , le Portrait.
Le 21 , Arlequin Sauvage et Arlequin
Hulla.
Le 26 , l'Embarras des Richesses et Arlequin
Phaeton , Parodie. Il y a eu une nouvelleDécoration
,et un nouveauSoleil faits
à Fontainebleau , par le sieur Lemaire ,
Auteur de la premiere Décoration qu'on
a vû à l'Hôtel de Bourgogne. On en poutra
parler plus au long.
Le 4 Juillet , il y eut Concert chez la
Reine. M. de Blamont , Sur -Intendant
de la Musique du Roy , de Sémestre , fit
chanter le second et le troisiéme Acte de
l'Opera de Roland , qui fut continué le
9,par le 4 et le dernier Acte.
Le 11 , on chanta le Prologue et le premier
Acte du Balet des Fêtes Venitiennes,
de M. Campra.
Le 15 , il y eut Promenade et une gran
de Simphonie sur le Canal. La Reine
étoit en Gondole , avec les Princesses et
les Dames du Palais , & c.
,
Le 18 , on exécuta les deux derniers
Actes du même Balet des Fêtes Vénitiennes ,
qui sont l'Amour Saltinbanque et le Bal.
Le 23 , il y eut Promenade , Symphonie
et Collation sur l'Etang du Jardin neuf ,
et
JUILLET. 1731. 1819
et le 30 , on chanta le Prologue et le
mier Acte de Bellerophon.
pre-
Le Roy a donné le Gouvernement du
Prat-de-Mouliou en Roussillon , à M.de
Beaupuy,Commandant duRegiment d'Infanterie
de Toulouse. M. le Marquis de la
Vieuville qui l'avoit , s'est retiré avec une
pension de 2000 liv.
On a appris des côtes de Barbarie que
M. Duguai-Trouin , Lieutenant General
des Armées Navales du Roy , étoit sur son
départ , dans la Rade d'Alger , avec les
quatre Vaisseaux de Guerre qu'il commande
, et que la Régence lui avoit fait
rendre 29 Esclaves, tant François que Gênois,
qu'il avoit redemandez, et qui avoient
été priscontre la teneur des Traitez .
Le 18 de ce mois , l'Académie François
se fit faire dans 1 Eglise des Cordeliers du
Grand Couvent, un Service pour le repos
de l'ame de feu M. de la Faye .
Le
24 la
Lotterie
de la
Compagnie
des
Indes
, établie
pour
le remboursement
des
Actions
, fut
tirée
en
la maniere
accoûtumée
, à l'Hôtel
de
la
Compagnie
. La
Liste
des
Numero
gagnans
des
Actions
et Dixiémes
I ij
1820 MERCURE DE FRANCE
xièmes d'Actions , qui doivent être remboursées
, a été renduë publique , faisant
en tout le nombre de 309 Actions.
Le Roy a accordé à la Ville de Valencienne
un Marché franc , qui se tiendra le
16 de chaque mois . Toutes sortes de personnes
, tant Etrangers qu'autres , pourront
y aller librement , pour vendre, acheter
et troquer des Chevaux, Boeufs, Moutons
et autres Bestiaux , et retourner sans
payer aucun droit , et sans que leurs personnes
ou marchandises puissent être arrêtées
ou saisies , Ce Marché franc commencera
le 16 du mois d'Août , auquel
jour on distribuera trois Prix : Un pour
le
plus beau Cheval de Selle ; le second , pour
Ja plus belle couple de Chevaux de Carosse
; et le troisiéme , pour le plus beau
Cheval de trait,
Après la mort du Marquis de Goussainville
, Conseiller au Parlement , reçû
en survivance dans la Charge de son pere ,
premier Président de la Chambre des
Comptes , le Roy a accordé le Regiment
de Dragons du Marquis de Nicolai , à
present son fils aîné , à son frere , Chevalier
de Malthe , qui étoit Capitaine dans
le même Regiment,lequel a un autre frere
aussi
JUILLET. 1731. 1821
aussi Chevalier de Malthe . C'est à ce sujet
que les Vers suivans ont été envoïez au
Marquis de Nicolai , qui a repris le parti
de la Robe , ayant été reçû Avocat avant
d'être Colonel.
Thémis reprend ses droits
avec elle ,
Mars d'accord
Consent qu'en imitant vos illustres Ayeux ,
Vous remplissiez un jour le destin glorieux ;
Où la Déesse vous appelle.
Il est jaloux de la faveur nouvelle ,
Qui lui ravit en vous un sujet belliqueux
Mais il ne perdra rien de sa Cour militaire.
Pour deux freres , jeunes guerriers ,
Dont la vertu paroît hereditaire ,
Il réservera les Lauriers ,
Qu'ils cueilleront dans leur noble carriere ,
Ainsi par votre nom , il est dédommagé ,
Et l'on dira de vous , Cedant Arma Toga.
M. D. M.
Le ri de ce mois Aly Mehemet , Mahométan
, natif d'Alger , âgé de 31 ans ,
a été baptisé à Moulins , ville capitale du
Bourbonnois , dans l'Eglise Parroissiale de
S. Jean ; il a été instruit pendant près
d'un an des veritez de la Religion chré-
I iij
tienne ,
1822 MERCURE DE FRANCE
tienne , par M. le Maître , Curé de la même
Paroisse , et Official de M. l'Evêque
d'Autun.
Ce Baptême se fit sur les 4 heures après
midi , les Administrateurs de l'Hôpital .
General , où ce Cathécumene avoit trouvé
un azile secourable , le conduisirent à l'Eglise.
Le Parrain fut M.de Vanolles, Maître
des Requêtes , Intendant de la Province
; et la Marraine , Madame d'Alençon
, épouse de M. d'Alençon , cy- devant
Colonel d'Infanterie , au service du Roy
Stanislas. Les cérémonies furent faites
avec beaucoup d'ordre et de dignité ; la
Maréchaussée étoit rangée aux Portes et
avenues de l'Eglise ; les Tambours de la
Ville et des Instrumens de toute espece
augmenterent encore la pompe de cette
Fête ; Madame l'Intendante , les principaux
Magistrats , plusieurs personnes de
l'un et l'autre sexe , tant du Corps de la
Noblesse , que des autres Etats les plus
distinguez de la Ville , y assisterent. Il y cut
le soir à l'Intendance un grand souper, on
y servit deux Tables avec autant de délicatesse
que de propreté.
E 3 Juillet , les Comédiens François
Lrepresenterent à la Cour la Tragédie
de Phédre et Hipolite , qui fut suivie de la
petite Comédie de l'Eté des Coquetes.
Les , la Mere Coquette.
Le 10, Radamiste et Zénobie : Tragédie
de
JUILLET. 1731. 1817
de M. Crébillon , qui fut suivie de l'Eté
des Coquetes , que la Cour fut bien - aise de
voir.
Le 12 , la Comédie du Joueur.
Le 17 , Astrate , Tragédie de M. Quinaut
, et le François à Londres.
Le 19 , le Muet.
Le 24 , le Cid et l'Amour Medecin.
La Dile Gossin joüa pour la premiere
fois à la Cour le rôle de Chimene.Elle fut
fort applaudie
.
Le 28. l'Italie Galante. Ce sont trois
petites Piéces de M.de la Motte , qui ont
été fort goûtées , et tres- bien joüées , par
les Comédiens François de la Cour et de
Paris.
Le Mardi 31. le Faux Sincere,Comédie
nouvelle , ens actes , par feu M. Dufreni,
qui a été fort goûtée , et les trois Cousines
par les Comédiens qui étoient restez à
Paris , et qui joueront pendant le reste du
voyage de Fontainebleau , à la place de
ceux qui avoient suivi la Cour.
Le 7 Juillet , les Comédiens Italiens représenterent
le Jeu de l'Amour et du Hazard
, qui fut suivi de la petite Comédie
du Retour de Tendresse.
Le 14 , Arlequin Muet par crainte ; Pié-
I ce
1818 MERCURE DE FRANCE :
ce Italienne , qui fit beaucoup de plaisir ,
et pour petite Piéce , le Portrait.
Le 21 , Arlequin Sauvage et Arlequin
Hulla.
Le 26 , l'Embarras des Richesses et Arlequin
Phaeton , Parodie. Il y a eu une nouvelleDécoration
,et un nouveauSoleil faits
à Fontainebleau , par le sieur Lemaire ,
Auteur de la premiere Décoration qu'on
a vû à l'Hôtel de Bourgogne. On en poutra
parler plus au long.
Le 4 Juillet , il y eut Concert chez la
Reine. M. de Blamont , Sur -Intendant
de la Musique du Roy , de Sémestre , fit
chanter le second et le troisiéme Acte de
l'Opera de Roland , qui fut continué le
9,par le 4 et le dernier Acte.
Le 11 , on chanta le Prologue et le premier
Acte du Balet des Fêtes Venitiennes,
de M. Campra.
Le 15 , il y eut Promenade et une gran
de Simphonie sur le Canal. La Reine
étoit en Gondole , avec les Princesses et
les Dames du Palais , & c.
,
Le 18 , on exécuta les deux derniers
Actes du même Balet des Fêtes Vénitiennes ,
qui sont l'Amour Saltinbanque et le Bal.
Le 23 , il y eut Promenade , Symphonie
et Collation sur l'Etang du Jardin neuf ,
et
JUILLET. 1731. 1819
et le 30 , on chanta le Prologue et le
mier Acte de Bellerophon.
pre-
Le Roy a donné le Gouvernement du
Prat-de-Mouliou en Roussillon , à M.de
Beaupuy,Commandant duRegiment d'Infanterie
de Toulouse. M. le Marquis de la
Vieuville qui l'avoit , s'est retiré avec une
pension de 2000 liv.
On a appris des côtes de Barbarie que
M. Duguai-Trouin , Lieutenant General
des Armées Navales du Roy , étoit sur son
départ , dans la Rade d'Alger , avec les
quatre Vaisseaux de Guerre qu'il commande
, et que la Régence lui avoit fait
rendre 29 Esclaves, tant François que Gênois,
qu'il avoit redemandez, et qui avoient
été priscontre la teneur des Traitez .
Le 18 de ce mois , l'Académie François
se fit faire dans 1 Eglise des Cordeliers du
Grand Couvent, un Service pour le repos
de l'ame de feu M. de la Faye .
Le
24 la
Lotterie
de la
Compagnie
des
Indes
, établie
pour
le remboursement
des
Actions
, fut
tirée
en
la maniere
accoûtumée
, à l'Hôtel
de
la
Compagnie
. La
Liste
des
Numero
gagnans
des
Actions
et Dixiémes
I ij
1820 MERCURE DE FRANCE
xièmes d'Actions , qui doivent être remboursées
, a été renduë publique , faisant
en tout le nombre de 309 Actions.
Le Roy a accordé à la Ville de Valencienne
un Marché franc , qui se tiendra le
16 de chaque mois . Toutes sortes de personnes
, tant Etrangers qu'autres , pourront
y aller librement , pour vendre, acheter
et troquer des Chevaux, Boeufs, Moutons
et autres Bestiaux , et retourner sans
payer aucun droit , et sans que leurs personnes
ou marchandises puissent être arrêtées
ou saisies , Ce Marché franc commencera
le 16 du mois d'Août , auquel
jour on distribuera trois Prix : Un pour
le
plus beau Cheval de Selle ; le second , pour
Ja plus belle couple de Chevaux de Carosse
; et le troisiéme , pour le plus beau
Cheval de trait,
Après la mort du Marquis de Goussainville
, Conseiller au Parlement , reçû
en survivance dans la Charge de son pere ,
premier Président de la Chambre des
Comptes , le Roy a accordé le Regiment
de Dragons du Marquis de Nicolai , à
present son fils aîné , à son frere , Chevalier
de Malthe , qui étoit Capitaine dans
le même Regiment,lequel a un autre frere
aussi
JUILLET. 1731. 1821
aussi Chevalier de Malthe . C'est à ce sujet
que les Vers suivans ont été envoïez au
Marquis de Nicolai , qui a repris le parti
de la Robe , ayant été reçû Avocat avant
d'être Colonel.
Thémis reprend ses droits
avec elle ,
Mars d'accord
Consent qu'en imitant vos illustres Ayeux ,
Vous remplissiez un jour le destin glorieux ;
Où la Déesse vous appelle.
Il est jaloux de la faveur nouvelle ,
Qui lui ravit en vous un sujet belliqueux
Mais il ne perdra rien de sa Cour militaire.
Pour deux freres , jeunes guerriers ,
Dont la vertu paroît hereditaire ,
Il réservera les Lauriers ,
Qu'ils cueilleront dans leur noble carriere ,
Ainsi par votre nom , il est dédommagé ,
Et l'on dira de vous , Cedant Arma Toga.
M. D. M.
Le ri de ce mois Aly Mehemet , Mahométan
, natif d'Alger , âgé de 31 ans ,
a été baptisé à Moulins , ville capitale du
Bourbonnois , dans l'Eglise Parroissiale de
S. Jean ; il a été instruit pendant près
d'un an des veritez de la Religion chré-
I iij
tienne ,
1822 MERCURE DE FRANCE
tienne , par M. le Maître , Curé de la même
Paroisse , et Official de M. l'Evêque
d'Autun.
Ce Baptême se fit sur les 4 heures après
midi , les Administrateurs de l'Hôpital .
General , où ce Cathécumene avoit trouvé
un azile secourable , le conduisirent à l'Eglise.
Le Parrain fut M.de Vanolles, Maître
des Requêtes , Intendant de la Province
; et la Marraine , Madame d'Alençon
, épouse de M. d'Alençon , cy- devant
Colonel d'Infanterie , au service du Roy
Stanislas. Les cérémonies furent faites
avec beaucoup d'ordre et de dignité ; la
Maréchaussée étoit rangée aux Portes et
avenues de l'Eglise ; les Tambours de la
Ville et des Instrumens de toute espece
augmenterent encore la pompe de cette
Fête ; Madame l'Intendante , les principaux
Magistrats , plusieurs personnes de
l'un et l'autre sexe , tant du Corps de la
Noblesse , que des autres Etats les plus
distinguez de la Ville , y assisterent. Il y cut
le soir à l'Intendance un grand souper, on
y servit deux Tables avec autant de délicatesse
que de propreté.
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Résumé : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
En juillet 1731, plusieurs événements culturels et administratifs ont marqué la Cour. Les Comédiens Français ont présenté diverses tragédies et comédies, notamment 'Phèdre et Hippolyte' suivie de 'L'Été des Coquettes', 'Radamiste et Zénobie' de Crébillon, 'Astrate' de Quinaut, 'Le Cid', et 'L'Italie Galante' de La Motte. La comédienne Dile Gossin a été particulièrement applaudie dans le rôle de Chimène. Les Comédiens Italiens ont également donné des représentations, comme 'Le Jeu de l'Amour et du Hazard' et 'Arlequin Muet par crainte'. Des concerts et des promenades ont été organisés, incluant un concert chez la Reine avec des extraits de l'opéra 'Roland' et des représentations du ballet 'Les Fêtes Vénitiennes'. Le Roi a pris plusieurs décisions administratives, telles que l'attribution du gouvernement du Prat-de-Mouliou à M. de Beaupuy et une pension à M. de la Vieuville. M. Duguay-Trouin a négocié la libération d'esclaves à Alger. L'Académie Française a rendu hommage à M. de la Faye. La lotterie de la Compagnie des Indes a été tirée, remboursant 309 actions. Le Roi a accordé un marché franc à la ville de Valenciennes. Après le décès du Marquis de Goussainville, le régiment de dragons a été transmis au Chevalier de Malthe. Aly Mehemet, un Algérien, a été baptisé à Moulins après avoir été instruit dans la foi chrétienne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 1823-1825
MANDEMENT de M. l'Archevêque de Paris, au sujet d'un Ecrit qui a pour titre : Dissertation sur les Miracles, et en particulier sur ceux qui ont été opérez au Tombeau de M. de Paris , en l'Eglise de S. Medard de Paris , avec la Relation et les Preuves de celui qui s'est fait le 3 Novembre 1730. en la Personne d'Anne le Franc , de la Paroisse de S. Barthelemi. Brochure in 4º . de 34 pages. A Paris, chez Pierre Simon, ruë de la Harpe, 1731 .
Début :
Nous nous contenterons de rapporter ici l'essentiel de ce Mandement ; sçavoir, [...]
Mots clefs :
Mandement, Miracles, Archevêque de Paris, Théologiens
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texteReconnaissance textuelle : MANDEMENT de M. l'Archevêque de Paris, au sujet d'un Ecrit qui a pour titre : Dissertation sur les Miracles, et en particulier sur ceux qui ont été opérez au Tombeau de M. de Paris , en l'Eglise de S. Medard de Paris , avec la Relation et les Preuves de celui qui s'est fait le 3 Novembre 1730. en la Personne d'Anne le Franc , de la Paroisse de S. Barthelemi. Brochure in 4º . de 34 pages. A Paris, chez Pierre Simon, ruë de la Harpe, 1731 .
MANDEMENT de M. l'Archevêque
de Paris, au sujet d'un Ecrit qui a pour
titre : Dissertation sur les Miracles, et en
particulier sur ceux qui ont été opérez au
Tombeau de M. de Paris , en l'Eglise de
S. Medard de Paris , avec la Relation et
les Preuves de celui qui s'estfait le 3 Novembre
1730. en la Personne d'Anne le
Franc , de la Paroisse de S. Barthelemi.
Brochure in 4º . de 34 pages. A Paris ,
chez Pierre Simon , ruë de la Harpe, 1731 .
Nous nous contenterons de rapporter
ici l'essentiel de ce Mandement ; sçavoir,
ce que M. l'Archevêque y déclare, y condamne
, et ordonne sur la fin , à cause des
bornes ausquelles on est assujetti dans un
Journal comme celui- ci.
2
A CES CAUSES , veu P'Ecrit qui a pour titre
: Dissertation sur les Miracles , etc. Le
Requisitoire de notre Promoteur d'Offce
, avec notre Ordonnance ; au bas d'icelui
, du 15 Juin dernier , le cahier d'information
, contenant la déposition de 40
témoins , le rapport de deux Médecins ,
du 7 de ce present mois ; autre Rapport
de trois Chirurgiens , du 11 du même
mois ; après en avoir conféré avec plusieurs
Théologiens , sçavans et pieux le
I iiij
saint
1824 MERCURE DE FRANCE
S. Nom de Dieu invoqué : TouT CONSIDE'RE'
. Nous déclarons faux et supposé le
Miracle qu'on a prétendu avoir été opéré
le 3 du mois de Novembre dernier , en la
personne d'Anne le Franc ; et en renouvellant
l'art. 30. des Statuts Synodaux de
ce Diocèse , défendons de publier aucens
Miracles nouveaux , que de notre autorité
, et après que par un examen canonique
, nous en aurons reconnu et déclaré
juridiquement la vérité. Défendons en
outre de rendre aucun culte religieux au
fieur Paris , d'honorer son Tombeau , de
celebrer , ou de faire celebrer des Messes
en son honneur. Condamnons led.Ecrit ,
intitulé : Dissertation , etc. comme rempli
de suppositions et d'impostures , tendant à
séduire les Fidéles , injurieux au Pape et
au Corps des premiers Pasteurs , et favorisant
des erreurs condamnées par l'Eglise
défendons de le lire , ou de le refenir
: Ordonnons d'en rapporter incessamment
les Exemplaires à notre Secretariat
; le tout sous les peines de droit. Et
sera notre present Mandement lû , publié
et affiché par tout où besoin sera . DONNE
à Paris , en notre Palais Archiepiscopal ,
le 15 Juillet 1731. Signé CHARLES , Archevêque
de Paris. Par Monseigneur
;
Martin.
I
JUILLET. 1731. 1825
A la fin du Mandement on trouve le
Rapport de Messieurs Andry et Winslow,
Docteurs en Médecine , de la Faculté de
Paris , et celui des Sieurs Petit , Guérin et
Morand, Chirurgiens Jurez,au sujet de la
maladie et guérison d'Anne le Franc.
de Paris, au sujet d'un Ecrit qui a pour
titre : Dissertation sur les Miracles, et en
particulier sur ceux qui ont été opérez au
Tombeau de M. de Paris , en l'Eglise de
S. Medard de Paris , avec la Relation et
les Preuves de celui qui s'estfait le 3 Novembre
1730. en la Personne d'Anne le
Franc , de la Paroisse de S. Barthelemi.
Brochure in 4º . de 34 pages. A Paris ,
chez Pierre Simon , ruë de la Harpe, 1731 .
Nous nous contenterons de rapporter
ici l'essentiel de ce Mandement ; sçavoir,
ce que M. l'Archevêque y déclare, y condamne
, et ordonne sur la fin , à cause des
bornes ausquelles on est assujetti dans un
Journal comme celui- ci.
2
A CES CAUSES , veu P'Ecrit qui a pour titre
: Dissertation sur les Miracles , etc. Le
Requisitoire de notre Promoteur d'Offce
, avec notre Ordonnance ; au bas d'icelui
, du 15 Juin dernier , le cahier d'information
, contenant la déposition de 40
témoins , le rapport de deux Médecins ,
du 7 de ce present mois ; autre Rapport
de trois Chirurgiens , du 11 du même
mois ; après en avoir conféré avec plusieurs
Théologiens , sçavans et pieux le
I iiij
saint
1824 MERCURE DE FRANCE
S. Nom de Dieu invoqué : TouT CONSIDE'RE'
. Nous déclarons faux et supposé le
Miracle qu'on a prétendu avoir été opéré
le 3 du mois de Novembre dernier , en la
personne d'Anne le Franc ; et en renouvellant
l'art. 30. des Statuts Synodaux de
ce Diocèse , défendons de publier aucens
Miracles nouveaux , que de notre autorité
, et après que par un examen canonique
, nous en aurons reconnu et déclaré
juridiquement la vérité. Défendons en
outre de rendre aucun culte religieux au
fieur Paris , d'honorer son Tombeau , de
celebrer , ou de faire celebrer des Messes
en son honneur. Condamnons led.Ecrit ,
intitulé : Dissertation , etc. comme rempli
de suppositions et d'impostures , tendant à
séduire les Fidéles , injurieux au Pape et
au Corps des premiers Pasteurs , et favorisant
des erreurs condamnées par l'Eglise
défendons de le lire , ou de le refenir
: Ordonnons d'en rapporter incessamment
les Exemplaires à notre Secretariat
; le tout sous les peines de droit. Et
sera notre present Mandement lû , publié
et affiché par tout où besoin sera . DONNE
à Paris , en notre Palais Archiepiscopal ,
le 15 Juillet 1731. Signé CHARLES , Archevêque
de Paris. Par Monseigneur
;
Martin.
I
JUILLET. 1731. 1825
A la fin du Mandement on trouve le
Rapport de Messieurs Andry et Winslow,
Docteurs en Médecine , de la Faculté de
Paris , et celui des Sieurs Petit , Guérin et
Morand, Chirurgiens Jurez,au sujet de la
maladie et guérison d'Anne le Franc.
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Résumé : MANDEMENT de M. l'Archevêque de Paris, au sujet d'un Ecrit qui a pour titre : Dissertation sur les Miracles, et en particulier sur ceux qui ont été opérez au Tombeau de M. de Paris , en l'Eglise de S. Medard de Paris , avec la Relation et les Preuves de celui qui s'est fait le 3 Novembre 1730. en la Personne d'Anne le Franc , de la Paroisse de S. Barthelemi. Brochure in 4º . de 34 pages. A Paris, chez Pierre Simon, ruë de la Harpe, 1731 .
Le mandement de l'archevêque de Paris, daté du 15 juillet 1731, concerne un écrit publié en 1731 relatant un miracle supposé survenu en novembre 1730 sur Anne le Franc. L'archevêque déclare ce miracle faux et renouvelle l'interdiction de publier de nouveaux miracles sans examen canonique. Il interdit également de rendre un culte au sieur Paris, d'honorer son tombeau ou de célébrer des messes en son honneur. L'écrit est condamné comme rempli de suppositions et d'impostures, susceptible de séduire les fidèles, injurieux envers le Pape et les premiers pasteurs, et favorisant des erreurs condamnées par l'Église. L'archevêque ordonne de ne pas lire ou diffuser cet écrit et de rapporter les exemplaires au secrétariat archiépiscopal, sous peine de sanctions. Le mandement inclut des rapports médicaux sur la maladie et la guérison d'Anne le Franc, rédigés par des docteurs en médecine et des chirurgiens jurés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
MANDEMENT de M. l'Archevêque de Paris, au sujet d'un Ecrit qui a pour titre : Dissertation sur les Miracles, et en particulier sur ceux qui ont été opérez au Tombeau de M. de Paris , en l'Eglise de S. Medard de Paris , avec la Relation et les Preuves de celui qui s'est fait le 3 Novembre 1730. en la Personne d'Anne le Franc , de la Paroisse de S. Barthelemi. Brochure in 4º . de 34 pages. A Paris, chez Pierre Simon, ruë de la Harpe, 1731 .
3
p. 1825-1826
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux, le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup enragé.
Début :
Il est arrivé aux environs de Meaux, une Scene si Tragique, et une action [...]
Mots clefs :
Cantons, Loup enragé, Meaux, Pêcheur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux, le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup enragé.
EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux ,
le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup
enragé.
I
$
L est arrivé aux environs de Meaux
une Scene si Tragique , et une action
si heroïque de la part d'un pauvre Pêcheur
, que je crois , Monsieur , que vous
ne serés pas fâché de l'inserer dans vôtre
Journal. Le 25. Juin dernier , un Loup
enragé sortant des Bois de Changi , se
jetta sur Marie Posé , femme d'Etienne
Lucas , et lui mangea une partie du bras ,
ensuite il attaqua Marie Couvrechef , de
la Paroisse d'Isle , femme d'un nommé
Colinet , lui emporta les Joües et lui
perça le gosier , Marie Gaillet de la Pároisse
d'Armentiere , femme de Charles
Turisieu , fut morduë à la main droite ,
eut le pouce emporté , et Fautre main
percée. Ce Loup passa ensuite la Riviere
de Marne , et aborda prés le Moulin de
S. Jean les deux Jumeaux. Jacques La-
1 v voisier
1626 MERCURE DE FRANCE
voisier , Pêcheur , de la Paroisse de Villers,
en voulant attacher son Batteau , en fur
saisi par
le poignet , cet homme vigoureux
qui avoit déja appris les ravages de
ce cruel Animal , et se croyant perdu
sans ressource , prit la résolution de faire
perir le Loup , et de sauver ses compatriotes
: Tayant pris par le train de derriere ,
il le terrassa , et lui mit le genqüil sur le
col ; le Loup à force de se débattre s'étant
dégagé , le blessa ; mais le Pêcheur le prit
par une orcille , le terrassa pour la secon
de fois , et le tint si serré sous lui , qu'on
cut le temps de venir à son secours. II
dit alors à un homme qui étoit armé.
d'une hache de lui casser hardiment la
tête , et qu'il ne quitteroit le Loup qu'a¬
prés qu'il seroit bien assuré de sa mort,,
ce qui fut bientôt exécuté. Ce pauvre
malheureux, a le corps entierement percé
des dents de ce furieux Animal . Trois
Curés de ces Cantons ont attesté les . Faits
que je viens de vous narrer veritables ,
et l'indigence de ces pauvres gens blessés
, qui sont par là hors d'état de gagner
leurs vies et tout- à - fait dignes de la compassion
du Public.
le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup
enragé.
I
$
L est arrivé aux environs de Meaux
une Scene si Tragique , et une action
si heroïque de la part d'un pauvre Pêcheur
, que je crois , Monsieur , que vous
ne serés pas fâché de l'inserer dans vôtre
Journal. Le 25. Juin dernier , un Loup
enragé sortant des Bois de Changi , se
jetta sur Marie Posé , femme d'Etienne
Lucas , et lui mangea une partie du bras ,
ensuite il attaqua Marie Couvrechef , de
la Paroisse d'Isle , femme d'un nommé
Colinet , lui emporta les Joües et lui
perça le gosier , Marie Gaillet de la Pároisse
d'Armentiere , femme de Charles
Turisieu , fut morduë à la main droite ,
eut le pouce emporté , et Fautre main
percée. Ce Loup passa ensuite la Riviere
de Marne , et aborda prés le Moulin de
S. Jean les deux Jumeaux. Jacques La-
1 v voisier
1626 MERCURE DE FRANCE
voisier , Pêcheur , de la Paroisse de Villers,
en voulant attacher son Batteau , en fur
saisi par
le poignet , cet homme vigoureux
qui avoit déja appris les ravages de
ce cruel Animal , et se croyant perdu
sans ressource , prit la résolution de faire
perir le Loup , et de sauver ses compatriotes
: Tayant pris par le train de derriere ,
il le terrassa , et lui mit le genqüil sur le
col ; le Loup à force de se débattre s'étant
dégagé , le blessa ; mais le Pêcheur le prit
par une orcille , le terrassa pour la secon
de fois , et le tint si serré sous lui , qu'on
cut le temps de venir à son secours. II
dit alors à un homme qui étoit armé.
d'une hache de lui casser hardiment la
tête , et qu'il ne quitteroit le Loup qu'a¬
prés qu'il seroit bien assuré de sa mort,,
ce qui fut bientôt exécuté. Ce pauvre
malheureux, a le corps entierement percé
des dents de ce furieux Animal . Trois
Curés de ces Cantons ont attesté les . Faits
que je viens de vous narrer veritables ,
et l'indigence de ces pauvres gens blessés
, qui sont par là hors d'état de gagner
leurs vies et tout- à - fait dignes de la compassion
du Public.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite de Meaux, le 10. Juillet 1731. au sujet d'un Loup enragé.
Le 25 juin 1731, un loup enragé provenant des bois de Changi attaqua plusieurs personnes près de Meaux. Marie Posé, femme d'Etienne Lucas, perdit une partie de son bras. Marie Couvrechef, femme de Colinet, eut les joues arrachées et le gosier percé. Marie Gaillet, femme de Charles Turisieu, fut mordue à la main droite, perdant son pouce et ayant l'autre main percée. Le loup traversa ensuite la rivière Marne et attaqua Jacques Lavoisier, un pêcheur de la paroisse de Villers. Conscient des ravages causés par le loup, Lavoisier décida de le neutraliser. Après avoir été mordu, il parvint à terrasser le loup à deux reprises et demanda à un homme armé d'une hache de lui fracasser le crâne. Lavoisier fut gravement blessé, mais ses actions permirent de sauver d'autres personnes. Trois curés attestèrent la véracité des faits et l'indigence des victimes, désormais incapables de subvenir à leurs besoins.
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4
p. 1831-1834
MORTS, NAISSANCES,
Début :
Dame Louise-Therese de Barbançon, mourut à Blois, le 26. May dernier, [...]
Mots clefs :
Héritière, Commandeur de l'Ordre de Saint Louis, Commandement
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texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES,
MORTS , NAISSANCES ,
Ame Louise -Therese de Barbançon,
mourut à Blois , le 26. May dernier,
âgée de 28. ans. Elle étoit seule heritiere
de la Branche des Barbançon du Moulin
Maison qui tire son origine des anciens
Comtes de Flandres. Elle étoit Epouse de
Jacques Savare , Ecuyer , Seigneur de
Charloy , cy- devant Mousquetaire du
Roi , et Ecuyer de feüe Madame la Duchesse
de Berry ..
Le 4. de ce mois , Dame Marie- Geneviéve
Routtier , Epouse de M. Jean- Jacques
Dubergier, Chevalier , Seigneur des
Salles et de Montaumere , mourut à Paris
, âgée de 74. ans.
François - Cesar de Roucy , Chevalier ,
Comte de Sissonne, mourut les Juillet,
âgé de 74. ans.
Dame Catherine Cheveret , veuve da
M. Florant de Cossart , Chevalier , Marquis
Despieds , et Epouse de M. Nicolas-
Louis Grosteste , Chevalier , Seigneur de
Jouy , &c. Commandeur de l'Ordre de
S. Louis , Maréchal des Camps et Armées
du Roi , mourut le 11. Juillet , âgée d'environ
78. ans.
1832 MERCURE DE FRANCE
Charles-François d'Albert Dailly, Duc
de Picquigny , Pair de France , Capitaine
Lieutenant de la Compagnie des Chevaux
Legers de la Garde ordinaire du Roi ,
et Colonel d'un Régiment d'Infanterie
mourut à Paris le 14. Juillet , âgé de
près de 24. ans.
Il laisse une fille de son Mariage avec
N.de Courcillon , Le Roi a donné au Duc
de Chaulnes , son pere, la Charge de Capitaine-
Lieutenant des Chevaux- Legers de
la Garde , à qui au mois d'Avril 1729.
S. M. en avoit conservé le commandement
pour six ans , Il reste encore un fils
au Duc de Chaulnes , qui avoit embrassé
l'Etat Ecclesiastique.
Au Duc de Chaulnes , sur la Mort du Duc
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
Dame Therese de Lambert , veuve de
Louis de Beaupoil , Comte de S. Aulaire,
Seigneur de la Porcherie et de la Grenellerie
, Maréchal des Camps et Armées du
Roi , Colonel du Régiment d'Anguien ,
mourut le 14. Juillet, âgée de 52. ans environ
.
Louis de Montesquiou d'Artagnan, Abbé
Commandataire des Abbayes de Sortes
et de Marzan , mourut le 17. Juillet , âgé
de 82. ans.
Le 24. D. Aimée - Therese - Catherine de
Dreux de Nancré , Epouse de Joachim-
Ignace
1834 MERCURE DE FRANCE
L
Ignace de Berrenechea , Ambassadeur
Plénipotentiaire du Roi d'Espagne auprès
du Roi , pour le Congrès de Soissons
mourut , âgée d'environ 28. ans.
Le même jour , Louis l'Heritier , Ecuyer,
Secretaire du Roi , mourut , âgé de 69 .
ans ou environ .
D.Charlotte-Sophie de Sonning, Epouse
de M.Guy Etienne- Alexandre de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot , Mestre
de Camp de Cavalerie , Sous Lieutenant
des Chevaux - Legers de Bretagne , accoucha
le 14 Juin d'une fille qui fut tenuë
sur les Fonts , et nommée Marie- Louise-
Sophie , par Louis - Auguste de Sonning ,
Chevalier , Conseiller du Roi , et Receveur
General des Finances de la Generalité
de Paris , et par D. Marie-Louise du
Moulley , Epouse de M. Guy de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot.
Ame Louise -Therese de Barbançon,
mourut à Blois , le 26. May dernier,
âgée de 28. ans. Elle étoit seule heritiere
de la Branche des Barbançon du Moulin
Maison qui tire son origine des anciens
Comtes de Flandres. Elle étoit Epouse de
Jacques Savare , Ecuyer , Seigneur de
Charloy , cy- devant Mousquetaire du
Roi , et Ecuyer de feüe Madame la Duchesse
de Berry ..
Le 4. de ce mois , Dame Marie- Geneviéve
Routtier , Epouse de M. Jean- Jacques
Dubergier, Chevalier , Seigneur des
Salles et de Montaumere , mourut à Paris
, âgée de 74. ans.
François - Cesar de Roucy , Chevalier ,
Comte de Sissonne, mourut les Juillet,
âgé de 74. ans.
Dame Catherine Cheveret , veuve da
M. Florant de Cossart , Chevalier , Marquis
Despieds , et Epouse de M. Nicolas-
Louis Grosteste , Chevalier , Seigneur de
Jouy , &c. Commandeur de l'Ordre de
S. Louis , Maréchal des Camps et Armées
du Roi , mourut le 11. Juillet , âgée d'environ
78. ans.
1832 MERCURE DE FRANCE
Charles-François d'Albert Dailly, Duc
de Picquigny , Pair de France , Capitaine
Lieutenant de la Compagnie des Chevaux
Legers de la Garde ordinaire du Roi ,
et Colonel d'un Régiment d'Infanterie
mourut à Paris le 14. Juillet , âgé de
près de 24. ans.
Il laisse une fille de son Mariage avec
N.de Courcillon , Le Roi a donné au Duc
de Chaulnes , son pere, la Charge de Capitaine-
Lieutenant des Chevaux- Legers de
la Garde , à qui au mois d'Avril 1729.
S. M. en avoit conservé le commandement
pour six ans , Il reste encore un fils
au Duc de Chaulnes , qui avoit embrassé
l'Etat Ecclesiastique.
Au Duc de Chaulnes , sur la Mort du Duc
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
Dame Therese de Lambert , veuve de
Louis de Beaupoil , Comte de S. Aulaire,
Seigneur de la Porcherie et de la Grenellerie
, Maréchal des Camps et Armées du
Roi , Colonel du Régiment d'Anguien ,
mourut le 14. Juillet, âgée de 52. ans environ
.
Louis de Montesquiou d'Artagnan, Abbé
Commandataire des Abbayes de Sortes
et de Marzan , mourut le 17. Juillet , âgé
de 82. ans.
Le 24. D. Aimée - Therese - Catherine de
Dreux de Nancré , Epouse de Joachim-
Ignace
1834 MERCURE DE FRANCE
L
Ignace de Berrenechea , Ambassadeur
Plénipotentiaire du Roi d'Espagne auprès
du Roi , pour le Congrès de Soissons
mourut , âgée d'environ 28. ans.
Le même jour , Louis l'Heritier , Ecuyer,
Secretaire du Roi , mourut , âgé de 69 .
ans ou environ .
D.Charlotte-Sophie de Sonning, Epouse
de M.Guy Etienne- Alexandre de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot , Mestre
de Camp de Cavalerie , Sous Lieutenant
des Chevaux - Legers de Bretagne , accoucha
le 14 Juin d'une fille qui fut tenuë
sur les Fonts , et nommée Marie- Louise-
Sophie , par Louis - Auguste de Sonning ,
Chevalier , Conseiller du Roi , et Receveur
General des Finances de la Generalité
de Paris , et par D. Marie-Louise du
Moulley , Epouse de M. Guy de Faoucq,
Chevalier , Marquis de Grenetot.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES,
Le texte relate divers décès et naissances survenus entre 1731 et 1734. En 1731, plusieurs personnalités notables sont décédées, dont Ame Louise-Thérèse de Barbançon, âgée de 28 ans, héritière des Barbançon du Moulin et épouse de Jacques Savare. Dame Marie-Geneviève Routtier, épouse de Jean-Jacques Dubergier, est morte à Paris à 74 ans. François-César de Roucy, chevalier et comte de Sissonne, est décédé à 74 ans. Dame Catherine Cheveret, veuve de Florant de Cossart et épouse de Nicolas-Louis Grosteste, est morte à environ 78 ans. Charles-François d'Albert Dailly, duc de Picquigny et pair de France, est mort à près de 24 ans, laissant une fille et un fils. Dame Thérèse de Lambert, veuve de Louis de Beaupoil, est décédée à environ 52 ans. Louis de Montesquiou d'Artagnan, abbé commandataire, est mort à 82 ans. Dame Aimée-Thérèse-Catherine de Dreux de Nancré, épouse de Joachim-Ignace de Berrenechea, est décédée à environ 28 ans. Louis l'Héritier, écuyer et secrétaire du roi, est mort à environ 69 ans. En 1734, Dame Charlotte-Sophie de Sonning, épouse de Guy Étienne-Alexandre de Faoucq, a accouché d'une fille nommée Marie-Louise-Sophie.
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5
p. 1832-1833
Au Duc de Chaulnes, sur la Mort du Duc de Pequigny. STANCES.
Début :
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere, [...]
Mots clefs :
Héros, Cieux, Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Au Duc de Chaulnes, sur la Mort du Duc de Pequigny. STANCES.
Au Duc de Chaulnes , sur la Mort du Duc
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
de Pequigny.
STANCES.
Pequigny n'est donc plus qu'un amas de poussiere
,
Et ce Heros naissant disparoît à nos yeux ;
Les larmes de l'Epouse et les vertus du Pere ,
N'ont pu fléchir les Cieux.
La Nature et l'amour observent le silence ,
Leurs regards mutuels expriment la douleur,
La raison rougiroit d'avoir de l'Eloquence ,
Dans un si grand malheur.
De
JUILLET. 1833 1731 .
De Chaulnes , pour ton coeur le moment est critique
,
Contre de pareils coups la valeur n'offre rien ,
Mais ce qui troubleroit l'ame la plus stoïque ,
Releve le Chrétien .
Souviens- toi d'Abraham et de son Sacrifice ,
Prêt d'immoler son fils , il étendit le bras.
La Nature en frémit , et sans l'Ange propice ,
Il ne balançoit pas.
Le Dieu qui t'a frappé , veut de l'obéïssance ;
La Foi doit soutenir ton courage abbatu :
Raison, Nature, amour, que peut votre puissance,
Contre tant de vertu.
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Résumé : Au Duc de Chaulnes, sur la Mort du Duc de Pequigny. STANCES.
Le texte rend hommage au Duc de Pequigny, héros disparu prématurément. La nature, l'amour et la raison sont impuissants face à cette perte. Le Duc de Chaulnes est encouragé à trouver réconfort dans la foi chrétienne, comme Abraham prêt à sacrifier son fils. La foi est présentée comme le soutien nécessaire pour surmonter cette douleur.
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6
p. 1834-1839
ARRESTS.
Début :
ARREST du 10. Juin, qui deffend l'Introduction dans le Royaume des Etoffes de [...]
Mots clefs :
Roi, Conseil, Cour, Arrêts, Parlement, Défenses
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRESTS.
ARREST S.
Atroduction dans le Royaume des Etoff- s de
RREST du 10. Juin , qui deffend l'In-
Soye ou autres Marchandises de la Fabrique et
Commerce de la Ville et du Comtat d'Avignon,
ARREST du Grand Conseil du Roy , portant
Reglement entre le sieur Curé , et les Marguil
liers et Paroissiens de la Paroisse de saint Me
dard à Paris.
JUILLET. 1731. 1838
*
LOUIS , par la grace de Dieu, Roy de France
et de Navarre : A tous ceux qui ces presentes
Lettres verront , Salut. Sçavoir faisons. Comme
par Arrêt cejourd'hui
donné en notre Grand-
Conseil , sur la Requête presentée en icelui par
notre cher et bien amé Jacques Coefferel , Prê
tre , Chanoine
Regulier
de S. Augustin
, Con
gregation
de France , Prieur Curé de l'Eglise
Paroissiale
de saint Medard de cette Ville de
Paris , tendante
&c. Icelui notredit
Grand
Conseil ayant égard à ladite Requête , ordonne
que les Statuts des Chanoines
Reguliers
de la
Congregation
de France ; nos Lettres patentes
effegistrées
en notredit Conseil ; les Arrêts de
notre Conseil d'Etat Privé , et Arrêts de notredit
Conseil concernant
la révocabilité
des Chanoines
Reguliers
de la Congrégation
de France
de leurs Benefices, seront executez selon leur forme
et teneur ce faisant , en consequence
de la
revocation
faite par l'Abbé de sainte Genevieve
,
du consentement
de l'Archevêque
de Paris , de
Nicolas
Pommart
, cy - devant Curé de ladite
Eglise de saint Medard en cette Ville de Paris
or des provisions
accordées au Suppliant le 29 .
Novembre
1730. par l'Archevêque
de Paris , sur
la nomination
et presentation
de l'Abbé de sainte
Genevieve
, ordonne que les Marguilliers
et
Paroissiens
de ladite Eglise seront tenus de reconnoître
le Suppliant
pour leur Curé , et de
lui déferer tous les honneurs
qui lui sont dûs
en sadite qualité , fait défenses ausdits Marguilliers
et Paroissiens
de tenir aucunes assemblées
où les Curez de saint Medard sont dans l'usage
d'assister par leur qualité de Pasteur , sans y
appeller le suppliant
, sous telles peines qu'il appartiendra
; et en cas de contravention
au present
1836 MERCURE DE FRANCE
sent Arrêt permet au Suppliant de faire assigner
Parties en notredit Conseil sur les fins et conclusions
qui seront par lui prises ; et cependant
fait défenses aux parties de se pourvoir ni. faire
poursuite et procedures pour raison de ce que
dessus , circonstances et dépendances , ailleurs
qu'en notredit Conseil , à peine de nullité , cassation
de procedure , 1500. liv. d'amende , dépens
, dommages et interêts. Si donnons en mandement
&c . Donné en notredit Conseil à Paris ,
le 11. jour de Juin mil sept cent trente- un , et
de notre Regne le seizième. Par le Roy à la relation
des Gens de son grand Conseil . Signé ,
RIBALLIER. Avee grille et parafe.
ARREST du Conseil d'Etat , qui ordonne
la suppression d'un Ecrit , etc.
Le Roy ayant été informé qu'on répand dans
le Public un Ecrit , imprimé à deux colomnes ,
sans nom d'Auteur ni d'Imprimeur , sans privile
ge ni permission , qui a pour titre sur l'une des
colomnes : Lettre du Parlement de Bordeaux an
Roy ; et sur l'autre : Réféxions sur cette Lettre.
Sa Majesté a reconnu par le compte qui lui en a
été rendu en son Conseil , que d'un côté on y a
eu la témérité de faire imprimer , contre le res
pect qui lui est dû, une Lettre adressée à Sa Personne
même , par un de ses Parlemens ; et que de
l'autre , l'Auteur de l'ouvrage y tombe dans l'inconvenient
qu'il reproche à cette Compagnie , en
voulant définir ce qu'il reconnoît être reservé au
pouvoir de l'Eglise : Qu'il y a répande d'ailleurs
des traits injurieux aux Magistrats , qui ne tendent
qu'à émouvoir les esprits , et à allumer un
feu que Sa Majesté veut éteindre entierement dans
ses Etats. A quoi étant necessaire de pourvoir : Sa
Majesté étant en son Conseil , á ordonné et ordonne
JUILLET. 1731 1837
?
donne , que ledit Ecrit , ayant pour titre d'un côté
: Lettre du Parlement de Bordeaux au Roy
et de l'autre , Réfléxions sur cette Lettre, sera et
demeurera supprimé ; et en consequence, que tous
les exemplaires dudit Ecrit qui ont été répandus
dans le public , seront incessamment rapportez au
Greffe du sieur Herault , Conseiller d'Etat,Lieutenant
General de Police , pour y être lacerez.
Fait Sa Majesté très expresses inhibitions et défenses
à tous ses Sujets , de quelque état ou condition
qu'ils soient , d'en vendre , débiter ou autrement
distribuer , même d'en retenir aucuns ,
peine de punition exemplaire contre ceux qui s'en
trouveront saisis : Ordonne pareillement, que par
ledit sieur Hérault, à la requête du sieur Moreau,
Procureur de Sa Majesté au Châtelet , il sera informé
contre les Auteurs, Imprimeurs ou Distributeurs
dudit Libelle,pour leur être le procès fait
et parfait en dernier ressort, et jugé par ledit sieur
Herault , avec les Officiers dudit Châtelet , dans
la forme et suivant la rigueur des Ordonnances,
Enjoint au sieur Herault de tenir la main à l'exécution
du présent Arrêt, lequel sera lû , publié et
affiché par tout où besoin sera. Fait au Conseil
d'Etat du Roy , Sa Majesté y étant , tenu à Fonrainebleau
, le 8 Juillet 1731.Signé PHELYPEAUX,
ARREST du Parlement, au sujet d'un Ecrit,
etc. Ce jour sont entrez en la Cour le Procureur
general du Roy, et Maîtres Louis Denis Talon et
Louis Chauvelin , Avocats dudit Seigneur Roy ;
et le Procureur general du Roy, portant la paro
le , ont dit : Qu'après la Lecture qu'ils avoient
pris de l'Ecrit que la Cour venoit de leur remettre
entre les mains , ils avoient crû ne pouvoir rien
faire de mieux en cette occasion pour remplir les
inten1838
MERCURE DE FRANCE
intentions de la Cour , que de prendre les conclusions
par écrit qu'ils laissent à la Cour. Les Gens
du Roy retirez : Vu l'Ecrit intitulé : Seconde
Lettre à M. Gilbert de Voisins ·· Avocat General
an Parlement , &c , ensemble, les Conclusions
par écrit du Procureur General du Roy ; la matiere
mise en déliberation. La Cour a ordonné et
ordonne que ledit Ecrit sera laceré et brûlé par
PExécuteur de la Haute-Justice, au pied du grand
Escalier du Palais ; fait très-expresses inhibitions
et défenses à tous Imprimeurs , Libraires , Colporteurs
et autres , de l'imprimer , vendre , débifer
, ou autrement , distribuer ; sous peine d'être
poursuivis extraordinairement ; enjoint à tous
ceux qui en auroient des Exemplaires de les apporter
incessamment au Greffe de la Cour , pour
y être supprimez : Ordonne qu'à la requêté du
Procureur general du Roy , il sera informé contre
les Auteurs, Imprimeurs et Distributeurs dudit
Ecrit, pardevant Maître Henry- Robert de Toutmont,
Conseiller , pour les témoins qui pourront
être entendus dans cette Ville , et pour les autres
témoins pardevant les Lieutenans Criminels des
Bailliages et Sénéchaussées du Ressort , pour les
informations faités , rapportées et communiquées
au Procureur General du Roy , être par la Cour
ordonné ce qu'il appartiendra : Ordonne en outre
que Copies collationnées du present Arrêt seront
envoyées aux Bailliages et Sénéchaussées du réssort
pour y être lues, publiées et enregistréés.Enjoint
aux Substituts du Procureur General du
Roy d'y tenir la main , et d'en certifier la Cour
dans un mois. Fait en Parlement le 14 Juillet 173 r.
Signé , Y s a be a U.
Et le 14 Juillet 1731.à lá lévée de la Cour, en
exécution du susdit Arrêt , lé Libelle y mens
tionJUILLET
. 1731. 1839
tionné , a été laceré et jetté au feu par l'Exé
cuteur de la Haute- Justice , au bas du grand
Escalier du Palais , en presence de Nous Marie-
Dagobert Tsabeau , l'un des trois premiers et
principaux Commis pour la Grand Chambre ,
assisté de deux Huissiers de ladite Cour.
Signé Y SA BE A U.
Atroduction dans le Royaume des Etoff- s de
RREST du 10. Juin , qui deffend l'In-
Soye ou autres Marchandises de la Fabrique et
Commerce de la Ville et du Comtat d'Avignon,
ARREST du Grand Conseil du Roy , portant
Reglement entre le sieur Curé , et les Marguil
liers et Paroissiens de la Paroisse de saint Me
dard à Paris.
JUILLET. 1731. 1838
*
LOUIS , par la grace de Dieu, Roy de France
et de Navarre : A tous ceux qui ces presentes
Lettres verront , Salut. Sçavoir faisons. Comme
par Arrêt cejourd'hui
donné en notre Grand-
Conseil , sur la Requête presentée en icelui par
notre cher et bien amé Jacques Coefferel , Prê
tre , Chanoine
Regulier
de S. Augustin
, Con
gregation
de France , Prieur Curé de l'Eglise
Paroissiale
de saint Medard de cette Ville de
Paris , tendante
&c. Icelui notredit
Grand
Conseil ayant égard à ladite Requête , ordonne
que les Statuts des Chanoines
Reguliers
de la
Congregation
de France ; nos Lettres patentes
effegistrées
en notredit Conseil ; les Arrêts de
notre Conseil d'Etat Privé , et Arrêts de notredit
Conseil concernant
la révocabilité
des Chanoines
Reguliers
de la Congrégation
de France
de leurs Benefices, seront executez selon leur forme
et teneur ce faisant , en consequence
de la
revocation
faite par l'Abbé de sainte Genevieve
,
du consentement
de l'Archevêque
de Paris , de
Nicolas
Pommart
, cy - devant Curé de ladite
Eglise de saint Medard en cette Ville de Paris
or des provisions
accordées au Suppliant le 29 .
Novembre
1730. par l'Archevêque
de Paris , sur
la nomination
et presentation
de l'Abbé de sainte
Genevieve
, ordonne que les Marguilliers
et
Paroissiens
de ladite Eglise seront tenus de reconnoître
le Suppliant
pour leur Curé , et de
lui déferer tous les honneurs
qui lui sont dûs
en sadite qualité , fait défenses ausdits Marguilliers
et Paroissiens
de tenir aucunes assemblées
où les Curez de saint Medard sont dans l'usage
d'assister par leur qualité de Pasteur , sans y
appeller le suppliant
, sous telles peines qu'il appartiendra
; et en cas de contravention
au present
1836 MERCURE DE FRANCE
sent Arrêt permet au Suppliant de faire assigner
Parties en notredit Conseil sur les fins et conclusions
qui seront par lui prises ; et cependant
fait défenses aux parties de se pourvoir ni. faire
poursuite et procedures pour raison de ce que
dessus , circonstances et dépendances , ailleurs
qu'en notredit Conseil , à peine de nullité , cassation
de procedure , 1500. liv. d'amende , dépens
, dommages et interêts. Si donnons en mandement
&c . Donné en notredit Conseil à Paris ,
le 11. jour de Juin mil sept cent trente- un , et
de notre Regne le seizième. Par le Roy à la relation
des Gens de son grand Conseil . Signé ,
RIBALLIER. Avee grille et parafe.
ARREST du Conseil d'Etat , qui ordonne
la suppression d'un Ecrit , etc.
Le Roy ayant été informé qu'on répand dans
le Public un Ecrit , imprimé à deux colomnes ,
sans nom d'Auteur ni d'Imprimeur , sans privile
ge ni permission , qui a pour titre sur l'une des
colomnes : Lettre du Parlement de Bordeaux an
Roy ; et sur l'autre : Réféxions sur cette Lettre.
Sa Majesté a reconnu par le compte qui lui en a
été rendu en son Conseil , que d'un côté on y a
eu la témérité de faire imprimer , contre le res
pect qui lui est dû, une Lettre adressée à Sa Personne
même , par un de ses Parlemens ; et que de
l'autre , l'Auteur de l'ouvrage y tombe dans l'inconvenient
qu'il reproche à cette Compagnie , en
voulant définir ce qu'il reconnoît être reservé au
pouvoir de l'Eglise : Qu'il y a répande d'ailleurs
des traits injurieux aux Magistrats , qui ne tendent
qu'à émouvoir les esprits , et à allumer un
feu que Sa Majesté veut éteindre entierement dans
ses Etats. A quoi étant necessaire de pourvoir : Sa
Majesté étant en son Conseil , á ordonné et ordonne
JUILLET. 1731 1837
?
donne , que ledit Ecrit , ayant pour titre d'un côté
: Lettre du Parlement de Bordeaux au Roy
et de l'autre , Réfléxions sur cette Lettre, sera et
demeurera supprimé ; et en consequence, que tous
les exemplaires dudit Ecrit qui ont été répandus
dans le public , seront incessamment rapportez au
Greffe du sieur Herault , Conseiller d'Etat,Lieutenant
General de Police , pour y être lacerez.
Fait Sa Majesté très expresses inhibitions et défenses
à tous ses Sujets , de quelque état ou condition
qu'ils soient , d'en vendre , débiter ou autrement
distribuer , même d'en retenir aucuns ,
peine de punition exemplaire contre ceux qui s'en
trouveront saisis : Ordonne pareillement, que par
ledit sieur Hérault, à la requête du sieur Moreau,
Procureur de Sa Majesté au Châtelet , il sera informé
contre les Auteurs, Imprimeurs ou Distributeurs
dudit Libelle,pour leur être le procès fait
et parfait en dernier ressort, et jugé par ledit sieur
Herault , avec les Officiers dudit Châtelet , dans
la forme et suivant la rigueur des Ordonnances,
Enjoint au sieur Herault de tenir la main à l'exécution
du présent Arrêt, lequel sera lû , publié et
affiché par tout où besoin sera. Fait au Conseil
d'Etat du Roy , Sa Majesté y étant , tenu à Fonrainebleau
, le 8 Juillet 1731.Signé PHELYPEAUX,
ARREST du Parlement, au sujet d'un Ecrit,
etc. Ce jour sont entrez en la Cour le Procureur
general du Roy, et Maîtres Louis Denis Talon et
Louis Chauvelin , Avocats dudit Seigneur Roy ;
et le Procureur general du Roy, portant la paro
le , ont dit : Qu'après la Lecture qu'ils avoient
pris de l'Ecrit que la Cour venoit de leur remettre
entre les mains , ils avoient crû ne pouvoir rien
faire de mieux en cette occasion pour remplir les
inten1838
MERCURE DE FRANCE
intentions de la Cour , que de prendre les conclusions
par écrit qu'ils laissent à la Cour. Les Gens
du Roy retirez : Vu l'Ecrit intitulé : Seconde
Lettre à M. Gilbert de Voisins ·· Avocat General
an Parlement , &c , ensemble, les Conclusions
par écrit du Procureur General du Roy ; la matiere
mise en déliberation. La Cour a ordonné et
ordonne que ledit Ecrit sera laceré et brûlé par
PExécuteur de la Haute-Justice, au pied du grand
Escalier du Palais ; fait très-expresses inhibitions
et défenses à tous Imprimeurs , Libraires , Colporteurs
et autres , de l'imprimer , vendre , débifer
, ou autrement , distribuer ; sous peine d'être
poursuivis extraordinairement ; enjoint à tous
ceux qui en auroient des Exemplaires de les apporter
incessamment au Greffe de la Cour , pour
y être supprimez : Ordonne qu'à la requêté du
Procureur general du Roy , il sera informé contre
les Auteurs, Imprimeurs et Distributeurs dudit
Ecrit, pardevant Maître Henry- Robert de Toutmont,
Conseiller , pour les témoins qui pourront
être entendus dans cette Ville , et pour les autres
témoins pardevant les Lieutenans Criminels des
Bailliages et Sénéchaussées du Ressort , pour les
informations faités , rapportées et communiquées
au Procureur General du Roy , être par la Cour
ordonné ce qu'il appartiendra : Ordonne en outre
que Copies collationnées du present Arrêt seront
envoyées aux Bailliages et Sénéchaussées du réssort
pour y être lues, publiées et enregistréés.Enjoint
aux Substituts du Procureur General du
Roy d'y tenir la main , et d'en certifier la Cour
dans un mois. Fait en Parlement le 14 Juillet 173 r.
Signé , Y s a be a U.
Et le 14 Juillet 1731.à lá lévée de la Cour, en
exécution du susdit Arrêt , lé Libelle y mens
tionJUILLET
. 1731. 1839
tionné , a été laceré et jetté au feu par l'Exé
cuteur de la Haute- Justice , au bas du grand
Escalier du Palais , en presence de Nous Marie-
Dagobert Tsabeau , l'un des trois premiers et
principaux Commis pour la Grand Chambre ,
assisté de deux Huissiers de ladite Cour.
Signé Y SA BE A U.
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Résumé : ARRESTS.
En 1731, plusieurs arrêts royaux et parlementaires ont été émis. Le 11 juin, un arrêt royal nomme Jacques Coefferel, chanoine régulier de Saint-Augustin, curé de l'église paroissiale de Saint-Médard à Paris. Le roi Louis XV ordonne aux marguilliers et paroissiens de reconnaître Coefferel comme leur curé et de lui rendre les honneurs dus à sa fonction. Toute assemblée sans la présence de Coefferel est interdite, sous peine de sanctions. Le 8 juillet, un autre arrêt royal ordonne la suppression de deux écrits : 'Lettre du Parlement de Bordeaux au Roy' et 'Réflexions sur cette Lettre'. Ces écrits, imprimés sans autorisation, contiennent des propos irrespectueux envers le roi et des injures contre les magistrats. Le roi ordonne la confiscation des exemplaires et l'ouverture d'une enquête contre les auteurs, imprimeurs et distributeurs. Le 14 juillet, le Parlement de Paris émet un arrêt concernant un écrit intitulé 'Seconde Lettre à M. Gilbert de Voisins'. Cet écrit est lacéré et brûlé par l'exécuteur de la Haute-Justice. Le Parlement interdit toute diffusion de cet écrit et ouvre une enquête contre ses auteurs et distributeurs.
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