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6551
p. 37-45
LETTRE A MADAME P... sur deux mariez, dont l'un ne parloit que François, & l'autre qu'Anglois.
Début :
Il est constant que nostre époux ne parle point François [...]
Mots clefs :
Anglais, Français, Langage, Époux, Langue, Amour, Hymen
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE A MADAME P... sur deux mariez, dont l'un ne parloit que François, & l'autre qu'Anglois.
LETTREAMADAME
P.surdeux mariez, dont
l'un ne parloit que Franfois,
C l'autre qu'Anglois.
IL est constant que
nostre époux ne parle
point François, & que l'épouse ne parle pas
un mot d'Anglois:cela
paroît d'abordâflfei
bizare, tnaifS c'est faute
de'bien con siderer,ce
dont il s'agiten-ce
rencontre.
Dés le moment qu'un
1- coeur soûpire,
On- connoiten tvtâ lieux
ce que cela veut
dire,
Et malgré Babel&sa
Tour,
Dans le climat leplus
(fftJVage,
Ne demandez, que de
l'amour,
On entendra vôtre langage.
La terre en mil Etats a
beau se partager
En Aste) en Afrique,
en Europe, il réimporte
,
L'Amour n'est jamais
étranger
En quelque Païs qu'on
le porte.
Comme il est le Pere
de tous les hommes,
il est entendu de tous
ses enfans ; il est vray
que quand ilveutfaire
quelquemauvais coup,
comme il faut qu'il se
masque & qu'il se déguise,
il faut aussi qu'il
se serve de la langue du
Païs, mais quand il est
conduit par l'himenée,
, sans lequel il ne peut
être bien reçu chez les
honnêtes gens, il luy
suffit
suffit de se montrer
pour se faire entendre,
Secoue le monde parle
pour luy.
En quelquelangue qu'il
s'exprime,
Onsçaitd'abord ce qu'il
pre'tendy
Et des qu'il peut parler
sans crime
Une honnêtefillel'en-
,. tend,
La raison de cela est
estunetraditieiitres
estunetraditiontics
simple& trés aisée,
dont la nature çft dépositaire,
& qu'ellené
manque jamaisderévéler
à toutes les filles
lorsque la Loy Tgrdonne,
& quelquefois
même quand elle ut
l'ordonne pas.
Parmi toutes les Nationsi
UHtmen en ces occa-
,¡';onJ
A certainesexpressions,
Qui n'ont point besoin
d'inierprettes.
Ne vous étonnez
donc pas que deux personnes
étrangères, &r.
d'un langage si difteirent
, ayent pû fç, résoudre
à se marier ensemble,&
croyez comme
un article de la Loy
naturelle) que dans ces
sortes de mysteres tout
le monde parle François
,ajoûtez à cela que
de jeunes époux ont
leurs manieres particulieres
de s'entretenir,
indépendamment de
toutes les langues dela.
Terre.
Discours & fleurettes
frivoles,
Amans, ne conviennent
8 qu'à vous,
Mais entre deux heureux
époux
UHimenriadmet plul
lesparoles.
P.surdeux mariez, dont
l'un ne parloit que Franfois,
C l'autre qu'Anglois.
IL est constant que
nostre époux ne parle
point François, & que l'épouse ne parle pas
un mot d'Anglois:cela
paroît d'abordâflfei
bizare, tnaifS c'est faute
de'bien con siderer,ce
dont il s'agiten-ce
rencontre.
Dés le moment qu'un
1- coeur soûpire,
On- connoiten tvtâ lieux
ce que cela veut
dire,
Et malgré Babel&sa
Tour,
Dans le climat leplus
(fftJVage,
Ne demandez, que de
l'amour,
On entendra vôtre langage.
La terre en mil Etats a
beau se partager
En Aste) en Afrique,
en Europe, il réimporte
,
L'Amour n'est jamais
étranger
En quelque Païs qu'on
le porte.
Comme il est le Pere
de tous les hommes,
il est entendu de tous
ses enfans ; il est vray
que quand ilveutfaire
quelquemauvais coup,
comme il faut qu'il se
masque & qu'il se déguise,
il faut aussi qu'il
se serve de la langue du
Païs, mais quand il est
conduit par l'himenée,
, sans lequel il ne peut
être bien reçu chez les
honnêtes gens, il luy
suffit
suffit de se montrer
pour se faire entendre,
Secoue le monde parle
pour luy.
En quelquelangue qu'il
s'exprime,
Onsçaitd'abord ce qu'il
pre'tendy
Et des qu'il peut parler
sans crime
Une honnêtefillel'en-
,. tend,
La raison de cela est
estunetraditieiitres
estunetraditiontics
simple& trés aisée,
dont la nature çft dépositaire,
& qu'ellené
manque jamaisderévéler
à toutes les filles
lorsque la Loy Tgrdonne,
& quelquefois
même quand elle ut
l'ordonne pas.
Parmi toutes les Nationsi
UHtmen en ces occa-
,¡';onJ
A certainesexpressions,
Qui n'ont point besoin
d'inierprettes.
Ne vous étonnez
donc pas que deux personnes
étrangères, &r.
d'un langage si difteirent
, ayent pû fç, résoudre
à se marier ensemble,&
croyez comme
un article de la Loy
naturelle) que dans ces
sortes de mysteres tout
le monde parle François
,ajoûtez à cela que
de jeunes époux ont
leurs manieres particulieres
de s'entretenir,
indépendamment de
toutes les langues dela.
Terre.
Discours & fleurettes
frivoles,
Amans, ne conviennent
8 qu'à vous,
Mais entre deux heureux
époux
UHimenriadmet plul
lesparoles.
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Résumé : LETTRE A MADAME P... sur deux mariez, dont l'un ne parloit que François, & l'autre qu'Anglois.
Le texte 'Lettre à Madame' aborde l'union entre deux époux parlant des langues différentes, l'un le français et l'autre l'anglais. Cette situation est expliquée par l'amour, qui transcende les barrières linguistiques. L'amour est décrit comme un langage universel compris par tous, indépendamment des frontières géographiques ou des langues parlées. Lorsqu'il est sincère et guidé par l'hyménée, il se fait comprendre sans besoin de traduction. Le texte souligne que l'amour est le père de tous les hommes et est donc compris par tous ses enfants. Les jeunes époux ont des manières particulières de communiquer, indépendantes des langues terrestres. Les discours et les compliments frivoles conviennent seulement aux amants, tandis que l'hyménée admet plus les paroles entre deux époux heureux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6552
p. 220-234
AUTRES NOUVELLES. MORTS.
Début :
Messire de Poitiers, Comte de Poitiers, mourut le ..... Novembre [...]
Mots clefs :
Marquis, Comte, Gouverneur, Roi, Fille, Chevalier, Mariage, Lieutenant, Commandeur, Chancelier, Seigneur, Enfants, Archevêque
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texteReconnaissance textuelle : AUTRES NOUVELLES. MORTS.
AUTRES NOUVELLES.
MORTS.
2
Meffire de Poitiers,
Comte de Poitiers , mourut
le ..... Novembre. Il étoit
d'une des plus anciennes &
GALANT. 221
des plus illuftres Maiſons du
Royaume , & fur laquelle je
vous ay entretenu affez au
long dans mon Journal du
mois de Février dernier à
l'occafion de fonMariage avec
MademoiselledeBourbonMalaufe.
د
Meffire Michel Chauvin ,
Conſeiller au Parlement , &
Commiſſaire aux Requeſtes du
Palais , où il fut reçû le 1.
Juillet , 1705. mourut le 20.
Novembre : laiſſant une fille
unique de ſon Mariage ,avec
feuë Dame Marie-Catherine
de Bragelogne , morte le 7.
Tiij
222 MERCURE
Janvier 1711. fille de Pierre
de Bragelogne , Préſident és
Enquestes du Parlement de
Bretagne , & de Marie de
Gaumont : il eſtoit fils unique
d'Antoine Chauvin , Maiſtre
des Comptes , & d'Elifabeth
Charlote Guillois , & petit fils
de Simon Chauvin , ſieur de
Meridou , reçû Secretaire du
Roy en 1633. d'Anne - MargueriteRoujault:
Cette famille
de Chauvin eft originaire de
la Ville d'Estampes , où elle eſt
connuë depuis longtemps entre
les premieres. ھت
DameMaric Genevieve de
:
GALANT. 223
Chambes,Comteſſe de Montforeau
en Anjou , épouſe de
Meffire François Loüis du
Boucher ,Marquis de Sourches
, ancien Prevoſt de l'Hôtel
du Roy , grand Prevoſt de
France ,& cy- devant Gouverneur
des Provinces du Maine
&Perche , & Comte de Laval,
mourut le ... Novembre, laiffant
pour enfans Loüis du
Boucher , Comte de Montforeau
, Lieutenant General des
Armées du Roy , & grand
Prevoſt de l'Hoſtel du Roy
&de France; Jean Loüis du
Bouchet , Eveſque de Dol ;
Tiiij
224 MERCURE
Loüis - François du Bouchet ,
Comte de Sourches ; Vincent-
Loüis duBouchet,Chevalier de
Malthe , dit le Chevalier de
Montſoreau; Marie- Louſe du
Bouchet, femme de Loüis Colbert,
Marquis deLinieres ; Marie.
Loü ſe Genevieve du Bouchet
, femme de Jean Baptiste
NicolasDeſméde laChefnaye,
Comte de Rougemont, grand
Trenchant & Porte- Cornette
blanche de France , & Gouverneur
deMeulant : Madame
de Sourches eſtoit fille de Bernard
de Chambes , Seigneur
de la Frelonniere ,&de Geneviéve
Boyvin , & petite fille
GALANT. 225
de René de Chambes , Comte
de Montſoreau Marquis
d'Avoir &de Marie de Fortia.
5
/
La Maiſon de Chambes eft
une des plus anciennes du
Royaume , & elle s'eſt alliée
aux Maiſons de Chabot ,
d'Amboiſe, de Polignac, d'Aftarac
, de Commez , de Chafteau
Briant , de la Rochefoucault&
de Laval , &c. Pour
la Maiſon du Bouchet je vous
en ay parlé le mois paflé , à
Poccafion du Mariage de M.
de Comte de Sourches , avec
Mademoiselle de Thierfault.
Meffire Hardoüin Fortin
1
226 MERCURE
de laHoguette ,Docteurdela
Maiſon & Société de Sorbonne
, Abbé de Samblanceaux &
Archevêque de Sens , mourut
àSens le 28. Novembre : il
avoit eſtéChanoine de l'Egliſe
de Paris , & Archidiacre de
Johas ,Agent du Clergé de
France , nommé Evêque de
faint Brien en 1675. facré en
1676. transferé à Poitiers en
1680, nommé Archevêque
de Sens en 1685. & Confeiller
d'Etatd'Eglife en 1704. Il
étoit fils de Philippes Fortin
Seigneur de la Hoguette,&
de Loüife de Perefixe , foeur
GALANT. 227
de M. Hardoüin de Perefixe ,
Archevêque de Paris , Commandeur&
Chancelier desOrdres
du Roy , mort en 1671 .
&il étoit frere de feu Meffice
Charles Fortin Seigneur dela
Hoguette , Sous Lieutenant
de la premiere Compagnie
des Mouſquetaires du Roy,
Lieutenant General de fes Armées
, Gouverneur des Villes
& Chasteaux de Mezieres &
-de Niort , tué à la bataille de
la Marſaille en 1693. laiſſant
de Dame Marie Bonneau de
Rubelles ,une fille unique mariée
à M. le Marquis deNan228
MERCURE
gis de la Maiſon de Brichanteau.
MadameCatherine deNeufville
deVilleroy,Superieure des
Religieuſes du Calvaire au
Marais , mourut de da petite
verole le 30. Novembre , âgée
de 4r. ans , elle étoit fille de
M. le Maréchal Duc de Villeroy.
Dame Anne de Souvré ,
veuve de Meffire François Michel
le Tellier , Marquis de
Louvois& de Barbezieux , Miniftre
& Secretaire d'Etat ,
Commandeur & Chancelier
desOrdres du Roy , mourut
/
GALANT. 229
le deux Decembre 1715. âgée
de 69. ans un jour , ayant cû
pour enfans Michel- François
leTellier,Marquis de Courten-
Vaux
, Capitaine des Cent
Suiſſes de la Garde du Roy ,
marié avec Marie- Anne Catherine
d'Eſtrées , ſoeur de M.
le Maréchal d'Eſtrées , de laquelle
il a des enfans ; Louis
Nicolas le Tellier , Marquis
de Souvré , Maître de la Garderobe
du Roy , marié avec
.... de Pas Feuquieres Dame
de Rebenac ; Louis François
Marie le Tellier Marquis de
Barbezieux, Miniftre & Secre230
MERCURE
taire d'Etat , Commandeur &
Chancelier des Ordres duRoy,
marié enpremieres noces avec
Catherine Loüiſe de Cruſſfol
d'Uzés , & en ſecondes avec
Marie- Thereſe - Dauphine-
Eustache d'Alegre , mort le .
5. Janvier 1701. laiſſantde ſon
premier mariage , une fille
unique mariée avec le Duc
d'Olonne , de la Maiſon de
Montmorency, la plus illuſtre
du Royaume; Camille le Tellier,
Abbé de Vauluifant & de
Bourgueil,Garde de la Bibliotheque
duRoi;Charlote Magdelaine
le Tellier , femmede
GALANT. 231
François de la Rochefoucault
Duc de la Rocheguyon , puis
della Rochefoucauld, Pair de
France , Grand Maître de la
Garderobedu Roy , & ci -devantgrand
Veneurde France,
& fenë Marguerite leTollier ,
femme de François de Neufville
Duc de Villeroy ,Pair de
France, LieutenantGeneraldes
Armées du Roy ,& Capitaine
d'une Compagnie des Gardes
du Corps de Sa Majeſté. Feuë
Madame de Louvois étoit fille
unique& heritiere de Charles
deSouvré ,Marquis de Courrenvaux
, premier Gentilhom
232 MERCURE
mede laChambre du Roy , &
deMarguerite Barentin,petite
fille de Jean de Souvré Marquis
deCourtenvaux , premier
Gentilhomme de la Chambre
du Roy , Chevalier de ſes Ordres&
Gouverneur de Touraine&
deCatherine de Neufville
Villeroy , &artiere petite
fille de Gilles de Souvré Marquis
de Courtenvaux , Gouverneur
de Touraine , Grand
Maiſtre de la Garderobe du
Roy, depuis Gouverneur du
Roy Loüis XIII . premier
Gentilhomme de ſa Chambre,
Chevalier de ſes Ordres,
&
GALANT. 233
& Maréchal de France , ſortie
d'une Maiſon originaire du
Maine , également diftinguée
par ſon ancienneté & par ſes
alliances comme on le peut
voir par la Genealogie qui en
eſt rapportée dans l'Histoire
des grands Officiers de la
Couronne , au Chapitre des
Maréchaux de France.
M. Jacques Holdier , Scigneur
deBloffiere& de la Varenne
,premier Préſident dela
Cour des Monnoyes , mourut
le 25. Novembre : il étoit fils
de feu M. Hoſdier , Secretaire
du Roy ,& il laiſſe entr'autres
Decembre 1715 . V
234 MERCURE
enfants , un fils qui luy fuccededans
ſa Charge de premier
Préfident de la Cour des
Monnoyes.
M. Jacques de Moras , ori
ginaire de Lisbonne , l'un des
plus integres & des plus renommez
Banquiers de l'Europe
, & établi depuis ungrand
nombre d'années à Paris , y
mourut le 9. de ce mois.
MORTS.
2
Meffire de Poitiers,
Comte de Poitiers , mourut
le ..... Novembre. Il étoit
d'une des plus anciennes &
GALANT. 221
des plus illuftres Maiſons du
Royaume , & fur laquelle je
vous ay entretenu affez au
long dans mon Journal du
mois de Février dernier à
l'occafion de fonMariage avec
MademoiselledeBourbonMalaufe.
د
Meffire Michel Chauvin ,
Conſeiller au Parlement , &
Commiſſaire aux Requeſtes du
Palais , où il fut reçû le 1.
Juillet , 1705. mourut le 20.
Novembre : laiſſant une fille
unique de ſon Mariage ,avec
feuë Dame Marie-Catherine
de Bragelogne , morte le 7.
Tiij
222 MERCURE
Janvier 1711. fille de Pierre
de Bragelogne , Préſident és
Enquestes du Parlement de
Bretagne , & de Marie de
Gaumont : il eſtoit fils unique
d'Antoine Chauvin , Maiſtre
des Comptes , & d'Elifabeth
Charlote Guillois , & petit fils
de Simon Chauvin , ſieur de
Meridou , reçû Secretaire du
Roy en 1633. d'Anne - MargueriteRoujault:
Cette famille
de Chauvin eft originaire de
la Ville d'Estampes , où elle eſt
connuë depuis longtemps entre
les premieres. ھت
DameMaric Genevieve de
:
GALANT. 223
Chambes,Comteſſe de Montforeau
en Anjou , épouſe de
Meffire François Loüis du
Boucher ,Marquis de Sourches
, ancien Prevoſt de l'Hôtel
du Roy , grand Prevoſt de
France ,& cy- devant Gouverneur
des Provinces du Maine
&Perche , & Comte de Laval,
mourut le ... Novembre, laiffant
pour enfans Loüis du
Boucher , Comte de Montforeau
, Lieutenant General des
Armées du Roy , & grand
Prevoſt de l'Hoſtel du Roy
&de France; Jean Loüis du
Bouchet , Eveſque de Dol ;
Tiiij
224 MERCURE
Loüis - François du Bouchet ,
Comte de Sourches ; Vincent-
Loüis duBouchet,Chevalier de
Malthe , dit le Chevalier de
Montſoreau; Marie- Louſe du
Bouchet, femme de Loüis Colbert,
Marquis deLinieres ; Marie.
Loü ſe Genevieve du Bouchet
, femme de Jean Baptiste
NicolasDeſméde laChefnaye,
Comte de Rougemont, grand
Trenchant & Porte- Cornette
blanche de France , & Gouverneur
deMeulant : Madame
de Sourches eſtoit fille de Bernard
de Chambes , Seigneur
de la Frelonniere ,&de Geneviéve
Boyvin , & petite fille
GALANT. 225
de René de Chambes , Comte
de Montſoreau Marquis
d'Avoir &de Marie de Fortia.
5
/
La Maiſon de Chambes eft
une des plus anciennes du
Royaume , & elle s'eſt alliée
aux Maiſons de Chabot ,
d'Amboiſe, de Polignac, d'Aftarac
, de Commez , de Chafteau
Briant , de la Rochefoucault&
de Laval , &c. Pour
la Maiſon du Bouchet je vous
en ay parlé le mois paflé , à
Poccafion du Mariage de M.
de Comte de Sourches , avec
Mademoiselle de Thierfault.
Meffire Hardoüin Fortin
1
226 MERCURE
de laHoguette ,Docteurdela
Maiſon & Société de Sorbonne
, Abbé de Samblanceaux &
Archevêque de Sens , mourut
àSens le 28. Novembre : il
avoit eſtéChanoine de l'Egliſe
de Paris , & Archidiacre de
Johas ,Agent du Clergé de
France , nommé Evêque de
faint Brien en 1675. facré en
1676. transferé à Poitiers en
1680, nommé Archevêque
de Sens en 1685. & Confeiller
d'Etatd'Eglife en 1704. Il
étoit fils de Philippes Fortin
Seigneur de la Hoguette,&
de Loüife de Perefixe , foeur
GALANT. 227
de M. Hardoüin de Perefixe ,
Archevêque de Paris , Commandeur&
Chancelier desOrdres
du Roy , mort en 1671 .
&il étoit frere de feu Meffice
Charles Fortin Seigneur dela
Hoguette , Sous Lieutenant
de la premiere Compagnie
des Mouſquetaires du Roy,
Lieutenant General de fes Armées
, Gouverneur des Villes
& Chasteaux de Mezieres &
-de Niort , tué à la bataille de
la Marſaille en 1693. laiſſant
de Dame Marie Bonneau de
Rubelles ,une fille unique mariée
à M. le Marquis deNan228
MERCURE
gis de la Maiſon de Brichanteau.
MadameCatherine deNeufville
deVilleroy,Superieure des
Religieuſes du Calvaire au
Marais , mourut de da petite
verole le 30. Novembre , âgée
de 4r. ans , elle étoit fille de
M. le Maréchal Duc de Villeroy.
Dame Anne de Souvré ,
veuve de Meffire François Michel
le Tellier , Marquis de
Louvois& de Barbezieux , Miniftre
& Secretaire d'Etat ,
Commandeur & Chancelier
desOrdres du Roy , mourut
/
GALANT. 229
le deux Decembre 1715. âgée
de 69. ans un jour , ayant cû
pour enfans Michel- François
leTellier,Marquis de Courten-
Vaux
, Capitaine des Cent
Suiſſes de la Garde du Roy ,
marié avec Marie- Anne Catherine
d'Eſtrées , ſoeur de M.
le Maréchal d'Eſtrées , de laquelle
il a des enfans ; Louis
Nicolas le Tellier , Marquis
de Souvré , Maître de la Garderobe
du Roy , marié avec
.... de Pas Feuquieres Dame
de Rebenac ; Louis François
Marie le Tellier Marquis de
Barbezieux, Miniftre & Secre230
MERCURE
taire d'Etat , Commandeur &
Chancelier des Ordres duRoy,
marié enpremieres noces avec
Catherine Loüiſe de Cruſſfol
d'Uzés , & en ſecondes avec
Marie- Thereſe - Dauphine-
Eustache d'Alegre , mort le .
5. Janvier 1701. laiſſantde ſon
premier mariage , une fille
unique mariée avec le Duc
d'Olonne , de la Maiſon de
Montmorency, la plus illuſtre
du Royaume; Camille le Tellier,
Abbé de Vauluifant & de
Bourgueil,Garde de la Bibliotheque
duRoi;Charlote Magdelaine
le Tellier , femmede
GALANT. 231
François de la Rochefoucault
Duc de la Rocheguyon , puis
della Rochefoucauld, Pair de
France , Grand Maître de la
Garderobedu Roy , & ci -devantgrand
Veneurde France,
& fenë Marguerite leTollier ,
femme de François de Neufville
Duc de Villeroy ,Pair de
France, LieutenantGeneraldes
Armées du Roy ,& Capitaine
d'une Compagnie des Gardes
du Corps de Sa Majeſté. Feuë
Madame de Louvois étoit fille
unique& heritiere de Charles
deSouvré ,Marquis de Courrenvaux
, premier Gentilhom
232 MERCURE
mede laChambre du Roy , &
deMarguerite Barentin,petite
fille de Jean de Souvré Marquis
deCourtenvaux , premier
Gentilhomme de la Chambre
du Roy , Chevalier de ſes Ordres&
Gouverneur de Touraine&
deCatherine de Neufville
Villeroy , &artiere petite
fille de Gilles de Souvré Marquis
de Courtenvaux , Gouverneur
de Touraine , Grand
Maiſtre de la Garderobe du
Roy, depuis Gouverneur du
Roy Loüis XIII . premier
Gentilhomme de ſa Chambre,
Chevalier de ſes Ordres,
&
GALANT. 233
& Maréchal de France , ſortie
d'une Maiſon originaire du
Maine , également diftinguée
par ſon ancienneté & par ſes
alliances comme on le peut
voir par la Genealogie qui en
eſt rapportée dans l'Histoire
des grands Officiers de la
Couronne , au Chapitre des
Maréchaux de France.
M. Jacques Holdier , Scigneur
deBloffiere& de la Varenne
,premier Préſident dela
Cour des Monnoyes , mourut
le 25. Novembre : il étoit fils
de feu M. Hoſdier , Secretaire
du Roy ,& il laiſſe entr'autres
Decembre 1715 . V
234 MERCURE
enfants , un fils qui luy fuccededans
ſa Charge de premier
Préfident de la Cour des
Monnoyes.
M. Jacques de Moras , ori
ginaire de Lisbonne , l'un des
plus integres & des plus renommez
Banquiers de l'Europe
, & établi depuis ungrand
nombre d'années à Paris , y
mourut le 9. de ce mois.
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6553
p. 220-239
RELATION d'Espagne.
Début :
On a parlé cy dessus du jour de la mort de la Reine [...]
Mots clefs :
Reine d'Espagne, Corps de la reine, Roi, Marquise de Crèvecoeur, Gardes du corps, Mules, Gentilshommes, Cercueil, Maison du roi, Chapelle
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RELATION d'Espagne.
RELATION
d'Espagne.
ON a parlé cy deffus dị
jour de la mort de la Reine
qui arriva le 14. Février
fur les huit heures trois
quarts du matin ; une demie
heure avant elle avoit
encore reçu le Viatique
avec une parfaite connoif
fance. C'eftoit pour la troifiéme
fois depuis un mois
qu'elle avoit eu recours à
ce divin remede , le lendemain
on ouvrit & on emGALANT
. 221
Meffeibauma
le corps de cette
Princeffe , c'estoit à Madame
la Princeffe comme
Cameira Major , de ne le
point abbandonner juſqu'à
ce qu'il fut depofé au Panteon
de l'Efcurial ; mais
les foins que la charge de
Gouvernante de
gneurs les Princes exigent
de S. A. ne lui permirent
pas de les quitter ; Madame
la Marquiſe de Crevecoeur
fut nommée pour
tenir fa place en cette funefte
occafion Les Dames
du Palais aidées des
Tiij
222 MERCURE
Camariftes habillerent le
Corps d'un des plus beaux
habits de fa Majefté. On
difpofa une Eftrade dans
le Sallon neuf appellé de
l'Hymenée , elle eftoit haute
d'un pied & demi , & en
pente comme les amphithéatres
des Salles deftinées
aux Spectacles publics : on
y dreffa un Lit à colonnes
dont les plantes & le ciel
eftoient de groffe broderie
d'or des plus magnifiques
un riche Dais furmontoit
le lit : on mit fur
ce lit le Corps de la Reine :
GALANT 223
>
elle eftoit coëffée en che-
Veux telle qu'elle cftoït
aux jours folennels. Elle
paroiffoit comme endormie
, on la reconnoilloit :
fes traits on'ftoient point
changes Elle avoit des
gands blancs à fes mains
avec lefquels elle tenoit une
Croix de Caravaca. L'EC
trade & tout le Sallon eftoient
couverts des plus
beaux tapis de pieds qu'on
puiffe voir ; Il eftoit tendu
d'une belle rapiflerie à l'an-
:
tique , qu'on nomme de
Gorillas à la tefte droite
Tij
224 MERCURE
du lit , un Exempt des
Gardes du Corps eftoit en
pied vêtu de noir , fon bâton
à la main : il avoit auprés
de luy deux des Gardes
qu'on appelle , los Monteros
de Espinoffa. Vers le
milieu du lit du mefme
cofté Madame la Marquife
de Crevecoeur en grand
deüil , un voile transparant
fur les yeux , eftoit affife
fur un Carreau . Madame
de Robeck eftoit du cofté
gauche avec un pareil nom
bre de ces Gardes .. Ces
Dames avoient chacune au
GALANT . 225
prés d'elles une des Veuves
du Palais qu'on appelle
Damas de honor , au pied du
lit fur la droite , un de ces
Monteros, dont on vient de
Parler eftoit debout comme
les autres , & tenoit
une Couronne fermée , de
vermeil doré ; & un de fes
camarades eftoit fur la
gauche tenant un Sceptre
qui paroiffoit de mefme
métail brillant de pierres
précieuſes , en forme d'une
boule de cristal . Le Manteau
Royal pendoit au milieu
des pieds. du lit.. Au
226 MERCURE
*
bas de l'eftrade , il y avoit
un Autel Ifolé à la Romaine
garni d'un grand Crueifix
& de fix grands Chan
deliers d'argent : à droite il
y avoit trois autres Autels
garnis de même & autant à
gauche. Du cofté de l'Evangile
du premier Autel eftoit
le pliant du Conneftable
, & le Banc des Grands
de la meſme maniere qu'on
le voit à la Chapelle, & de
l'autre cofté étoit le banc
des Chapelains d'honneur ,
à l'autre bout du Sallon il y
avoit un petit Cancel defti
GALANT . 227
né pour les Chantres & la
mufique. Tout ce Sallon
ainſi diſpoſé étoit éclairé
par 16. chandeliers de pied
fort elevés & tous d'argent ,
placés fur l'eftrade , & autour
du lit , garnis chacun
d'un flambeau de cire jaune.
Les chandeliers des 7.autels
garnis de gros cierges de la
même circ; de forte que tout
le Sallon eftoit éclairé par
58. lumieres. Le Dimanche.
13 . Février aprés midy
le Corps de la Reine qui
eftoit expofé fur un lit de
parade depuis trois fois 24,
228 MERCURE
heures , fut mis dans un
cercueil de plomb avec
l'habit magnifique de tiffu
à fonds d'or à fleurs naturelles
, dont il eftoit vêtu :
H fut pour cela configné
par Madame la Marquifede
Crevecoeur qui faifoit
les fonctions de Cameiramajor
au Duc d'Escalone
Grand Maiffre de la Maifon
du Roy fuivant l'étiquete
, en preſence du Patriarche
triarche des Indes , des Pre-
Latschofis pour les fonctions
ecclefiaftiques de l'enter
rement , afliſté des Grands ,
GALANT. 229
des Gentils hommes de la
Chambre des Majordomes
du Roy, & des Dames de la
Reine,& comme le Corps de
fa Majefté ne rempliffoit
pas tout le cercueil on y
mit des oreillers pour l'empefcher
de vaciller. LeCercueil
de plomb fut mis dans
un autre de bois , & l'un
& l'autre de ces Cercuëils
avoit une ouverture vis-àvis
de la tefte comme une
petite feneftre fermant à
clef. Le cercueil de bois
eftoit couvert & garni partout
d'un tiffu couleur de
230 MERCURE
chair à fond d'argent. Le
Corps fut ainfi deſcendu de
l'Appartement où il eftoit
par l'Escalier qui aboutit
au Zaguan , C'eſt à- dire au
Parvis qui eft au bas d'un
des petits Escaliers du Palais
. Là il fut mis par les
Majordomes & par les Gentils.
hommes de la Maifon
du Roy fur une litiere portée
deux Mules capapar
raçonnées d'une riche etoffe
pareille à celle dont le
cercueil de bois étoit garni,
& alors la marche commença
de la maniere qui
fuit.
GALANT. 231
Les Arguacils de la
Cour au nombre de douzé
marchoient à la tefte ; enfuite
on vit paroître douze
Religieux Carmes chauffés,
12. Auguftins.
12. Francifcains.
12. Dominicains.
Tous ces Religieux eftoient
à Cheval , ayant chacun
un Flambeau à la main ,
2 . Alcades de Cour.
12. Gentils-hommes de
la Maiſon Royale.
Les Officiers de l'Ecurie
du
Roy.
12. Gentilshommes de
la bouche.
22 MERCURE
La Croix de la Chapelle
Royale portée par un Preftre
en furplis qui étoit à
cheval.
Un Fourrier de la Chapelle.
Un Aide de l'Oratoire.
12. Chapelains du Roy.
Les Majordomes.
Les Grands d'Eſpagne
au nombres de quinze ou
feize.
Quatre Trompettes des
Gardes du Corps fonnans
avec des fourdines ..
La Litiere avec le Corps.
Madame la Marquiſe de
Crevecoeur
GALANT . 233.
a
Crevecoeur faifant les fonctions
de Cameira major eltoit
dans un Caroffe à fix
Mules , mais le Caroffe ni
les Mules n'eftoient point
drappés.
12. Pages avec des flambeaux
.
12. Monteros de Efpinoffa.
Le Prélat en Caroffe à
fix Mules qui n'eftoit point
drapé.
Le Grand Maistre de la
Maiſon du Roy auffi dans
un Caroffe à fix mules non
drapé.
Mars
1714.
ལ
a
234 MERCURE
Les Gentils hommes de
la Chambre.
Une Litiere de reſpect
ou pluftoft de rechange.
Un Lieutenant des Gardes
du Corps fuivi de 60 .
de ces Gardes qui fermoient
la marche .
On remarqua que les
Grands & les autres Seigneurs
eftoient fimpleni
ment vêtus de noir en cravate
& fans manteau
houffes traînantes , & qu'ils
eftoient precedés chacun
de deux de leurs laquais à
pied & avec des flambeaux
GALANT. 235
pour les éclairer à l'exception
du Doc d'Efcalone
Grand Maiftre de la Maifon
du Roy , qui eftoit en
capuche de grand dueil avec un
manteau à longue queuë.
Ce cortege marcha toute
la nuit. Il arriva le lundyfur
les fept heures du matin 19 .
Fevrier au portique de FELcurial.
Le Corps de la Reine
fur mis fur une table . Madame
de Crevecoeur donna
les clefs des Cercueils
au Grand Maiftre de la
Maiſon du Roy. Ce Seigheur
tine toujours dans
Vij
236 MERCURE
cette pompe la premiere
place , & c'eft proprement
lui qui mena le deüil. Il en
ouvrit la premiere petite
fenêtre & fit voir le visage
de fa Maiftreffe au Prieur
& à la Communauté des
Jeromiſtes de ce magnifique
Convent.
Ils s'étoient avancés proceffionnellement
jufqu'à ce
Portique pour recevoir le
Corps . Enfuite les clefs furent
remifes à Madame de
Crevecoeur , & fept Grands
porterent le Corps de la
Reine jufqu'au pied du
GALANT. 237
Mauſolée qui avoit été elevé
au milieu de l'Eglife de
l'Efcurial. Les Moines let
placerent au haut de ce
Maufolée , la Couronne &
le Sceptre furent mis fur
des couffins a cofté du
Corps de fa Majeſté , & le
Mauſolée fut entourré de
tous ceux qui efſtoient dy
cortége felon leur rang.
Madame de Crevecoeur.
eftoit affiſe ſur un Carreau
à la tefte du Maufolée accompagnée
de deux Dames
d'honneur de la Rei
ne.
238 MERCURE
Alors l'Office commen
ça par les Vigiles des
Morts , enfuite le Prélat
dit la Meffe , affifté feu
lement d'un Diacre & d'un
Soudiacre. Aprés la Meſſe
on fit les encencemens . Le
Corps fut defcendu du
Maufolée . Les clefs des
deux cercueils furent remifes
par Madame de Cre
vecoeur au Grand Maistre .
La premiere feneftre fut
ouverte , & le corps fut reconnu
une feconde fois
par les Moines & defcendu
par eux & par les Grands
GALANT. 239
1
au petit , Pantheon ou les
Corps des Rois & Reines
d'Espagne qui ont eu des
enfans , demeurent des
douze & quinze ans , pour
eftre defféchés & mis enfuite
dans les Urnes du
grand Pantheon qui leur
font deftinées. Ceux du
Roy Charles H. & de la
Reine Marianne n'y ont
été mis qu'à la fin de 1713 ,
d'Espagne.
ON a parlé cy deffus dị
jour de la mort de la Reine
qui arriva le 14. Février
fur les huit heures trois
quarts du matin ; une demie
heure avant elle avoit
encore reçu le Viatique
avec une parfaite connoif
fance. C'eftoit pour la troifiéme
fois depuis un mois
qu'elle avoit eu recours à
ce divin remede , le lendemain
on ouvrit & on emGALANT
. 221
Meffeibauma
le corps de cette
Princeffe , c'estoit à Madame
la Princeffe comme
Cameira Major , de ne le
point abbandonner juſqu'à
ce qu'il fut depofé au Panteon
de l'Efcurial ; mais
les foins que la charge de
Gouvernante de
gneurs les Princes exigent
de S. A. ne lui permirent
pas de les quitter ; Madame
la Marquiſe de Crevecoeur
fut nommée pour
tenir fa place en cette funefte
occafion Les Dames
du Palais aidées des
Tiij
222 MERCURE
Camariftes habillerent le
Corps d'un des plus beaux
habits de fa Majefté. On
difpofa une Eftrade dans
le Sallon neuf appellé de
l'Hymenée , elle eftoit haute
d'un pied & demi , & en
pente comme les amphithéatres
des Salles deftinées
aux Spectacles publics : on
y dreffa un Lit à colonnes
dont les plantes & le ciel
eftoient de groffe broderie
d'or des plus magnifiques
un riche Dais furmontoit
le lit : on mit fur
ce lit le Corps de la Reine :
GALANT 223
>
elle eftoit coëffée en che-
Veux telle qu'elle cftoït
aux jours folennels. Elle
paroiffoit comme endormie
, on la reconnoilloit :
fes traits on'ftoient point
changes Elle avoit des
gands blancs à fes mains
avec lefquels elle tenoit une
Croix de Caravaca. L'EC
trade & tout le Sallon eftoient
couverts des plus
beaux tapis de pieds qu'on
puiffe voir ; Il eftoit tendu
d'une belle rapiflerie à l'an-
:
tique , qu'on nomme de
Gorillas à la tefte droite
Tij
224 MERCURE
du lit , un Exempt des
Gardes du Corps eftoit en
pied vêtu de noir , fon bâton
à la main : il avoit auprés
de luy deux des Gardes
qu'on appelle , los Monteros
de Espinoffa. Vers le
milieu du lit du mefme
cofté Madame la Marquife
de Crevecoeur en grand
deüil , un voile transparant
fur les yeux , eftoit affife
fur un Carreau . Madame
de Robeck eftoit du cofté
gauche avec un pareil nom
bre de ces Gardes .. Ces
Dames avoient chacune au
GALANT . 225
prés d'elles une des Veuves
du Palais qu'on appelle
Damas de honor , au pied du
lit fur la droite , un de ces
Monteros, dont on vient de
Parler eftoit debout comme
les autres , & tenoit
une Couronne fermée , de
vermeil doré ; & un de fes
camarades eftoit fur la
gauche tenant un Sceptre
qui paroiffoit de mefme
métail brillant de pierres
précieuſes , en forme d'une
boule de cristal . Le Manteau
Royal pendoit au milieu
des pieds. du lit.. Au
226 MERCURE
*
bas de l'eftrade , il y avoit
un Autel Ifolé à la Romaine
garni d'un grand Crueifix
& de fix grands Chan
deliers d'argent : à droite il
y avoit trois autres Autels
garnis de même & autant à
gauche. Du cofté de l'Evangile
du premier Autel eftoit
le pliant du Conneftable
, & le Banc des Grands
de la meſme maniere qu'on
le voit à la Chapelle, & de
l'autre cofté étoit le banc
des Chapelains d'honneur ,
à l'autre bout du Sallon il y
avoit un petit Cancel defti
GALANT . 227
né pour les Chantres & la
mufique. Tout ce Sallon
ainſi diſpoſé étoit éclairé
par 16. chandeliers de pied
fort elevés & tous d'argent ,
placés fur l'eftrade , & autour
du lit , garnis chacun
d'un flambeau de cire jaune.
Les chandeliers des 7.autels
garnis de gros cierges de la
même circ; de forte que tout
le Sallon eftoit éclairé par
58. lumieres. Le Dimanche.
13 . Février aprés midy
le Corps de la Reine qui
eftoit expofé fur un lit de
parade depuis trois fois 24,
228 MERCURE
heures , fut mis dans un
cercueil de plomb avec
l'habit magnifique de tiffu
à fonds d'or à fleurs naturelles
, dont il eftoit vêtu :
H fut pour cela configné
par Madame la Marquifede
Crevecoeur qui faifoit
les fonctions de Cameiramajor
au Duc d'Escalone
Grand Maiffre de la Maifon
du Roy fuivant l'étiquete
, en preſence du Patriarche
triarche des Indes , des Pre-
Latschofis pour les fonctions
ecclefiaftiques de l'enter
rement , afliſté des Grands ,
GALANT. 229
des Gentils hommes de la
Chambre des Majordomes
du Roy, & des Dames de la
Reine,& comme le Corps de
fa Majefté ne rempliffoit
pas tout le cercueil on y
mit des oreillers pour l'empefcher
de vaciller. LeCercueil
de plomb fut mis dans
un autre de bois , & l'un
& l'autre de ces Cercuëils
avoit une ouverture vis-àvis
de la tefte comme une
petite feneftre fermant à
clef. Le cercueil de bois
eftoit couvert & garni partout
d'un tiffu couleur de
230 MERCURE
chair à fond d'argent. Le
Corps fut ainfi deſcendu de
l'Appartement où il eftoit
par l'Escalier qui aboutit
au Zaguan , C'eſt à- dire au
Parvis qui eft au bas d'un
des petits Escaliers du Palais
. Là il fut mis par les
Majordomes & par les Gentils.
hommes de la Maifon
du Roy fur une litiere portée
deux Mules capapar
raçonnées d'une riche etoffe
pareille à celle dont le
cercueil de bois étoit garni,
& alors la marche commença
de la maniere qui
fuit.
GALANT. 231
Les Arguacils de la
Cour au nombre de douzé
marchoient à la tefte ; enfuite
on vit paroître douze
Religieux Carmes chauffés,
12. Auguftins.
12. Francifcains.
12. Dominicains.
Tous ces Religieux eftoient
à Cheval , ayant chacun
un Flambeau à la main ,
2 . Alcades de Cour.
12. Gentils-hommes de
la Maiſon Royale.
Les Officiers de l'Ecurie
du
Roy.
12. Gentilshommes de
la bouche.
22 MERCURE
La Croix de la Chapelle
Royale portée par un Preftre
en furplis qui étoit à
cheval.
Un Fourrier de la Chapelle.
Un Aide de l'Oratoire.
12. Chapelains du Roy.
Les Majordomes.
Les Grands d'Eſpagne
au nombres de quinze ou
feize.
Quatre Trompettes des
Gardes du Corps fonnans
avec des fourdines ..
La Litiere avec le Corps.
Madame la Marquiſe de
Crevecoeur
GALANT . 233.
a
Crevecoeur faifant les fonctions
de Cameira major eltoit
dans un Caroffe à fix
Mules , mais le Caroffe ni
les Mules n'eftoient point
drappés.
12. Pages avec des flambeaux
.
12. Monteros de Efpinoffa.
Le Prélat en Caroffe à
fix Mules qui n'eftoit point
drapé.
Le Grand Maistre de la
Maiſon du Roy auffi dans
un Caroffe à fix mules non
drapé.
Mars
1714.
ལ
a
234 MERCURE
Les Gentils hommes de
la Chambre.
Une Litiere de reſpect
ou pluftoft de rechange.
Un Lieutenant des Gardes
du Corps fuivi de 60 .
de ces Gardes qui fermoient
la marche .
On remarqua que les
Grands & les autres Seigneurs
eftoient fimpleni
ment vêtus de noir en cravate
& fans manteau
houffes traînantes , & qu'ils
eftoient precedés chacun
de deux de leurs laquais à
pied & avec des flambeaux
GALANT. 235
pour les éclairer à l'exception
du Doc d'Efcalone
Grand Maiftre de la Maifon
du Roy , qui eftoit en
capuche de grand dueil avec un
manteau à longue queuë.
Ce cortege marcha toute
la nuit. Il arriva le lundyfur
les fept heures du matin 19 .
Fevrier au portique de FELcurial.
Le Corps de la Reine
fur mis fur une table . Madame
de Crevecoeur donna
les clefs des Cercueils
au Grand Maiftre de la
Maiſon du Roy. Ce Seigheur
tine toujours dans
Vij
236 MERCURE
cette pompe la premiere
place , & c'eft proprement
lui qui mena le deüil. Il en
ouvrit la premiere petite
fenêtre & fit voir le visage
de fa Maiftreffe au Prieur
& à la Communauté des
Jeromiſtes de ce magnifique
Convent.
Ils s'étoient avancés proceffionnellement
jufqu'à ce
Portique pour recevoir le
Corps . Enfuite les clefs furent
remifes à Madame de
Crevecoeur , & fept Grands
porterent le Corps de la
Reine jufqu'au pied du
GALANT. 237
Mauſolée qui avoit été elevé
au milieu de l'Eglife de
l'Efcurial. Les Moines let
placerent au haut de ce
Maufolée , la Couronne &
le Sceptre furent mis fur
des couffins a cofté du
Corps de fa Majeſté , & le
Mauſolée fut entourré de
tous ceux qui efſtoient dy
cortége felon leur rang.
Madame de Crevecoeur.
eftoit affiſe ſur un Carreau
à la tefte du Maufolée accompagnée
de deux Dames
d'honneur de la Rei
ne.
238 MERCURE
Alors l'Office commen
ça par les Vigiles des
Morts , enfuite le Prélat
dit la Meffe , affifté feu
lement d'un Diacre & d'un
Soudiacre. Aprés la Meſſe
on fit les encencemens . Le
Corps fut defcendu du
Maufolée . Les clefs des
deux cercueils furent remifes
par Madame de Cre
vecoeur au Grand Maistre .
La premiere feneftre fut
ouverte , & le corps fut reconnu
une feconde fois
par les Moines & defcendu
par eux & par les Grands
GALANT. 239
1
au petit , Pantheon ou les
Corps des Rois & Reines
d'Espagne qui ont eu des
enfans , demeurent des
douze & quinze ans , pour
eftre defféchés & mis enfuite
dans les Urnes du
grand Pantheon qui leur
font deftinées. Ceux du
Roy Charles H. & de la
Reine Marianne n'y ont
été mis qu'à la fin de 1713 ,
Fermer
Résumé : RELATION d'Espagne.
La Reine d'Espagne est décédée le 14 février à huit heures et demie du matin. Elle avait reçu le Viatique une demi-heure avant son décès, ce qui était la troisième fois en un mois. Le lendemain, son corps fut préparé pour les funérailles. Madame la Princesse, en tant que Cameira Major, aurait dû veiller sur le corps jusqu'à son dépôt au Panthéon de l'Escurial, mais ses responsabilités de gouvernante l'en empêchèrent. Madame la Marquise de Crevecoeur fut nommée pour la remplacer. Le corps de la Reine fut habillé d'un de ses plus beaux habits et exposé dans le Salon neuf de l'Hymenée, sur un lit richement décoré. Elle était coiffée en cheveux, comme aux jours solennels, et tenait une Croix de Caravaca. L'estrade et le salon étaient couverts de beaux tapis et tendus de rapisserie antique. Des gardes et des dames du palais, accompagnées de veuves du palais appelées Damas de honor, veillaient autour du lit. Le 13 février, après-midi, le corps de la Reine, exposé depuis trois jours, fut placé dans un cercueil de plomb, puis dans un cercueil de bois, tous deux ornés de tissu. Le cercueil fut descendu et placé sur une litière portée par deux mules, et le cortège funéraire commença. Ce cortège, composé de divers dignitaires, religieux, et gardes, marcha toute la nuit et arriva le 19 février au portique de l'Escurial. Le corps fut ensuite placé dans un mausolée au milieu de l'église de l'Escurial, où une messe fut célébrée. Après la messe, le corps fut descendu dans le petit Panthéon pour y rester douze à quinze ans avant d'être placé dans les urnes du grand Panthéon.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6554
p. 218-246
LETTRE D'un sçavant Directeur à une Dame de la Cour, sur la reception de Monsieur le Duc d'Anjou au Rosaire.
Début :
Je reivens à ce qui regarde Monseigneur le Duc d'Anjou, [...]
Mots clefs :
Duc d'Anjou, Rosaire, Réception, Religion, Père Mespolié Dominicain, Confrérie, Église, Piété, Papes, Rois chrétiens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE D'un sçavant Directeur à une Dame de la Cour, sur la reception de Monsieur le Duc d'Anjou au Rosaire.
e reviens à ce qui regarde
Monfeigneur le Duc d'Anjou ,
dont je vous parleray peut-
CALANT 219
eftre plus d'une fois avant de
finir ma Lettre.
LETTRE
emp
D'un fçavant Directeur à une
Dame de la Cour , fur la reception de Monfeigneur le
Duc d'Anjou au Rofaire.
Vous me demandez ,
Madame,des éclairciffemensfur la Confrerie du Rofaire dans laquelle
Monfeigneur le Duc d'Anjou a
efté reçu par le Pere Mefpolié
Dominicain, le 27. de Février.
C'estune desplus excellentes devotions de la Religion qui nourrit
une folide pieté quand on enfuit
Tij
220 MERCURE
l'esprit & qu'on en remplit les
devoirs. Ses fondemens font les
principaux Mysteres de la Vie , de
la mort, e de la gloire de JeſusChrift de fafainte mere. Elle
renferme les Prieres vocales les
plus efficaces pour ſerendre agreables à l'un à l'autre & adorer
Dieu en efprit & en verité, les
reflexions les plus touchantes , ta
frequentation des Sacremens avec
les difpofitions requifes ; fçavoir
l'imitation des vertus de JefusChrift & de fafainte Mere &
les plus effentiels devoirs de la
charité. Car on cft obligé d'appli
quer le premier Chapelet du Rox
GALANT 228
faire pourles Confreres vivans ,
afin que s'ils font en eftat de peché qu'ils fe convertiffent , s'ils
font en eftat de grace qu'ils
perfeverent , & s'ils font expofez à quelque fâcheux accident , qu'ils en foient prefervez.
Le fecond Chapelet eft recité pour
les Agonizants , afin qu'ils foient
fortifiez à l'heure de la mort contre l'ennemi du falut, &que leur
mort foit preticufe aux aux yeux de
Dieu; & le troifiéme Chapelet
pour les Confreres deffunts , afin
qu'ilsfoient foulagez en Purgatoire , & qu'ils en foient promptement délivrez.
Tiij
222 MERCURE
plus
a
De fi grands avantages ontporté en tout temps depuis l'inftitution
de cette Confrerie les Papes , les
Rois Chreftiens , & les Saints les
recommandablesparleurfcien
cee parleurpieté àfaire une eftimefinguliere de cette devotion.
Sixte IV. dit que le Rofaire
eft une devote &religieufe pra-
*ique de prier,inftituée à la gloire de Dieu tout - puiſſant & à
l'honneur de la glorieuſe Vierge Marie , & pour nous munir
contre les dangers dont on eſt
menacé.
Leon X. reconnoist que c'est
un rempart invulnerable aux
GALANT 1 223
#
Aleaux de la guerre , &une puiffante reffource pour obrenic
des fecours miraculeux dan's
les preffantes neceffitez od
nous fommes reduits.
Clement VIII affure que cet
exercice eft d'une tres-grande
utilité pour de falut de l'ame
& du corps , qu'il attire des
graces extraordinaires fur ceux
qui s'y appliquent & qu'il excite en eux une devotion art
dente pour les pratiques de la
Religion , qu'elle a fait des
biens immenfes à l'Eglife , &
qu'elle y en fait tous les jours ,
que le Fideles , foit Clercs ou
Tiiij
224 MERCURE
Liques , hommes & femmes ,
font attirez par ce religieux
exercice à un fi haut degré de
ferveur que Dieu les a non- feulement ornéz de graces , mais
auffi fait éclater des miracles
infinis en leur faveur.
2
Pie V. dit que le Rofaire eft
un exercice de pieté propre
pour donnerla paix à ceux qui
font dans le trouble ; pour con
foler les affligez &pour rendre.
plus fervens ceux qui font lâches , & qui font leurs prieres
avec tiedeur..
Gregoire XIII. dit
Rofaire eft tres-utile pour arque le
GALANT 225
refter le cours de la juftice de
Dieu irritée contre les hommes ; que c'eft un Arſenal d'où
l'Eglife a toûjours tiré des ar
mes redoutables à l'Enfer ; &
que Saint Dominique infticua
cette pieufe methode de prier
pour meriter la protection de
la tres - Sainte Vierge , dans le
temps que la France & l'Italie
eftoient affligées par de pernicieuſes herefies.
Sixte V. dit que cette devotion a produit des biens ineftimables à l'Eglife & aux Fideles , qu'elle en produit tous les
jours , & qu'elle a efté établie
226 MERCURE
pour cette fin dans tout le mon
de Chreftien.
Adrien VI. reconnoist que le
Rofaire cft tres utile aux mo
ribonds & qu'il leur procure de
puiffans fecours pour diffiper
tous les artifices du demon à
l'heure de la mort , & pour ob
tenir aux Agonifans la perfeverance finale..
Les autres Papes qui ont precedéceux ci depuis l'établiſſement
du Rofaire , & qui les ont fuivis
en ont fait des éloges femblables
les plusgrands Saints des derniers fiecles , illuftres enpieté en
fcience nefontpas éloignez de leurs
fentimens
GALANT 227
Saint Charles Borromée autant diftinguéparfa faintetéqu'il
L'eftoit par fa pourpre & par fa
fcience , dit dans une fçavante Ordonnance qu'il a faite fur l'excellence du Rofaire , que c'eſt un
abbregé de plufieurs exercices
de pieté & des pratiques de devotion tres-agreables à Dieu ,
de laquelle le Saint Siege a toûours fait une eftime tres- particuliere , & qu'il a enrichies
d'un grand nombre de Privileges & d'Indulgences tres- authentiques.
Il ajoute que le Rofaire eft
principalement inftitué pour
228 MERCURE
honorer Jefus- Chrift & fa fairte Mere , tres propre pourpor
ter les Fideles à s'entretenir des
Miſteres de Nôtre - Seigneur
Jefus Chrift , & des douleurs
qu'il a endurées pour nous.
C'est pourquoy cefaint Cardinal
invite tout le monde ; les perfonnes lesplus diftinguéesfoit par leur
rang, foit par leur naiffance ,foit
par leurfcience , foit par leur ver
zu à fe faire écrire dans les Regiftres de cette Confrerie ,fans en
excepter même les Cleres de fon
Seminaire les Ecclefiaftiques
defon Dioceſe , déclarant qu'il n'a
en cela d'autre vûë que leurfalut
GALANT 229
d'attirer fur eux de plus en
plus par cette Priere la paix, la
grace, & la benediction du Seigneur.
Saint François de Salesfe fit recevoirdans cette auguste Affociation ; ilfaifoit prêcher cette devotion dansfes Miffions ; il exhorte
toutes les perfonnes de pieté à aimer cette devotion ; il en établit
l'excellence l'utilité; il s'oppose
de toutes fes forces à ces efprits
fortsfelon le monde qui en mépri→
fent la pratique, & pour faire
voir plus en particulier l'eftime
qu'il en faifoit & les prodigieux
avantages qu'on enpeut retirer ,
230 MERCURE
ilfit vœu dediretous les jours une
partie du Rofaire dans le cours
même des occupations continuelles
de fes Miffions.
Sainte Thereferecitoitfort exactement le Rofaire, &elle recevoit
par cette devotion desfaveurs extraordinaires.
Voici comme elle enparle. Etant
une nuit dans un Oratoire af
fez recueillie , mais fi malade
queje croyois ne pouvoir faire
oraifon , je me contentay de
prendre mon Chapelet pour
prier vocalement; il parut bien
alors que nos penſées font fors
inutiles quand Dieu veut ope→
1
GALANT 231
进
rer quelque chofe en nous :
car je tombay dans un fi grand
raviffement que je me trouvay
commehors de moi- même. Il
me fembla que j'eftois dans le
Ciel.... où je vis des chofes,
merveilleufes dans le peu de
temps quedura cette faveur.
Et parlant duchemin de laperfection ellefait voir quelle eſt l'utilité de cette devotion ,
affurant
qu'elle est auffi avantageuſe àproportion qu'on s'y attache , & que
les graces répondent au zele qu'on
a de reciterfouvent le Rofaire. Si
quelqu'un dit unefois le Rofaire ,
il en profite , s'il le recite plufieurs
232 MERCURE
fois , il en retire de plus grands.
fecours.
En eflet le Rofaire infpire l'horreur du peché, c'est là un moyen
fouverain pourobtenir lagrace du
Jalut , élever les Saints au plus
baut degré de la perfection & attirer mêmes des benedictions particulieres fur les Familles & fur
les Armées des Princes Catholiques.
Les fiecles à venir admireront à
jamais la protection miraculeufe
que tira de cette devotion , le celebre Comte deMontfort. Cegrand
General animépar les prom ffes de
Saint Dominique , qui luy pro-
GALANT 233
mettoit la victoire de la part de
Dieu , filuy co fes Soldats im-
·ploroient l'affiftance de la tres -fainte Vierge, & s'ils recitoient devotementle Rofaire , il attaquaavec
quatorze cens ou dix - huit cens
François l'Armée formidable des
Albigeois , compofée de cent mille
bommes en 1213. &commandée
par le Roy d'Arragon. Il l'attaqua; dis-je , la combattit avec
tant de valeur que cette nombreuſe
Arméefemblable à celle des Madianites confternée aux approches
de Gedeon , fut enfin diffipée.
Leon X. dit que la Ville &
le Diocefe de Cologne eftant prefMars 1710.
γ
234 MERCURE
fee par de grandes guerres , onérigea dans l'Eglife des Freres Précheurs à la demande de Frideric
111. Empereur des Romains la
Confrerie du Rofaire , afin quela
Ville & le Diocese fuffent déli
vrez de cesguerres. Ce qui arriva
peu de temps aprés.
Trois grands Papes Pie V.
Gregoire XIII. Clement VIII.
ont que la fameuse
de Lepante remportée
Za
connus
par les Chreftiens fur la Flotte
des Turcs , compofée de deux
cens quarante deux Galeres qui
menaçoient l'Italie d'une irrup
tiongenerale,fut un exploit mirairrup-
GALANT 235
culeux de cette devotion , de- là
les Souverains Pontifes ont ordonné qu'enAction de Grace, on remettroit lagrandefefte duRofaire
qu'on celebroit auparavant le 25.
Mars fefte de l'Annonciation
au premier Dimanche d'Octobre ,
jour auquel cettefignalée Victoire
futremportéedans le temps même
que dans toute la Chreftienté on
faifoit la Proceffion du faint
Rofaire ordonné par Pie V
Voilà , Madame , les motifs
qui ont inspiré aux Rois & aux
Reines de France , une veneration particuliere pour cette devotion qui les ontportez àyfaire
Vij
236 MERCURE
recevoir les Princes leur enfans
quelquejours aprés leur naillance.
L'origine de cette loüable &
religieuse coutume eft fort
ancienne. Elle vient de la Reine
Blanche époufe de Loüis VII I.
qui affligée de n'avoir point d'enfans , confulta Saint Dominique ,
furles voeux qu'elle devoit faire
à Dieu pour en obtenir , ce grand
Saint autant édifié de la pieté
qu'honoré de la confiance de
tette Reine , luy predit que fes
juftes defirs feroient exaucezfi elle
vouloit honorer la tres - fainte
Vierge , par la devotion du Rofaire dont il luyapprit lapratique ,
*
GALANT 237
མ la
le fuccés de l'évenement justifia
la verité de la Prediction ,
Reine accoucha d'un fils ; mais
Dieu l'ayant enlevé au monde
pour luy fairepart de la gloire ,
Saint Dominique conſeilla derechef à la Reine de continuer
cette Priere & elle donna à la
France Saint Louis , l'ornement
de ce Royaume , l'admiration de
fonfiecle & le modelle de tous les
Rois , qui en
bienfait fi figale honora d'une
tendre particuliere confiance
eunoi
d'un
les Religieux de Saint Dominique
fuccaavecle lait cette devotion
qui l'éleva à cette éminente per-
238 MERCURE
fection qui luy a merité la veneration de toute l'Eglife.
Ses Succeffeurs ont donnéauffi
des marques de leur zele pour de - leur
cette devotion. Nous en avons
des preuves certaines dans les
derniers fircles.
Henry IV. yfutreceu aprés
fa converfion , il difoit tous les
jours une partie du Rofaire , &
tous les Samedys le Rofaire entier , qui luy avoit efte ordonné
par Clement VIII. lorfqu'il
luy donna l'Abfolution de fon
Herefie.
Louis XIII. furnommé le
Julte , ayant formé le Siege de
GALANT 239
>
La Rochelle & voyant les difficul
tez immenfes pour reduire cette
importante Place , écrivit à la
Reine Mere Marie de Medicis
d'ordonner qu'on fit des Prieres
extraordinaires , à l'honneur de la
tres- Sainte Vierge. La Reine
choifit l'Eglife des Dominicains
de la rue Saint Honoré , pour y
faire reciter publiquement le
Rofaire de la maniere qu'elle
l'avoit vú pratiquer à Florence
à Pife , & en plufieurs autres
Villes d'Italie ; ce qu'on executa
tous les Samedis en prefence de
la Reine Mere , de la Reine
Regente , de Monfieur le Duc
240MERCURE
d'Orleans , des Eminentiffimes
Cardinaux de la Rochfoucaud ,
de Berulle , de l'Archevêque
de Paris qui faifoit la lecture des
Mifteres , de plufieurs autres
Prelats , & d'une foule incroiable de Peuple qui y accourotent
de toutes parts.
Le Roy ayant appris la ferveur avec laquelle on faifoit ces
Prieres à Paris voulut que la
même devotion fut pratiquée
dans fon Armée. Il en donna
la commiffion au Pere Louvet
aplufieurs autres Dominicains
qui avoient fuivi Sa Majesté
au Siege de cette Placepourfervir
les
GALANT 241
>
ils
les malades & pour adminiftrer
les Sacremens ; ils diftribuerent
pour cefujetplus de quinze mille
Chapelets aux Soldats
précherent avec tant de fuccés
cette devotion que tout le Camp
retentiffoit à certaines heures da
jour de la nuit des louanges &
des prieres du Rofaire , quifurent
continuées jufqu'à la reduction de
la Place.
}
que
Anne d'Autriche , une desplus
religieufes Princeffes du monde,
publiaplufieurs fois en Cour
par la vertu de cette devotion elle
avoit obtenu de Dieu noftre Augufte Monarque Louis XIV.
Mars 1710.
X
242 MERCURE
qui nâquit le premier Dimanche
deSeptembre pendantque les Prieres de nos Confreres montoient devant le Trône deJefus Chrift ,
pour obtenir l'heureuſe naiſſance
de ce Princefurnommé Dieu donné. En reconnoiffance d'un bienfait fi fignalé laReinefit recevoir
le Roy fon fils dans cette fainte
Affociation. Sa Majeflé recitoie
tous les jours une partie du Ro
faire ; elle affiftoit regulierement
aux Proceffions du Rofaire quife
font à Paris dans les Eglifes des
Peres Dominicains tous les premiers Dimanches de chaque mois.
les Festes de lafainteVierge ,
GALANT 243
& Sa Majesté s'acquittoit avec
tant d'exactitude des autres devoirs de cette devotion que ceux
qui l'approchoient en eftoient édi
fiez.
Marie - Therefe d'Autriche ,
Epoufe de noftre illuftre Monarque,fut heritiere de lapietéde la
Reine Mere. Sa Majestés'appliquoit à tous les exercices de cette Confrerie ; eftant à Versailles
elle fir parfesfoins & parfes liberalitez établir le Rofaire dans
3 la Paroiffe , &pour marquerplus
en particulier l'estime qu'elle en
faifoit & que les plus grands Seigneurs en doivent faire , SaMaXij
244 MERCURE
jeffé y fit recevoir Monfeigneur le
Dauphin & Monfeigneur le Duc
de Bourgogne peu de jours aprés
leur naiffance & donna Commiffion à deux Religieux Dominicains , fuivant l'ancien ufage ,
de dire le Rofaire pour ces deux
Princes, jufqu'à ce qu'ilsfuffent
en âge de le reciter eux- mêmes.
Les deux derniers Princes
Monfeigneur le Duc de Bretagne
&Monfeigneur le Duc d'Anjou
ont efté à leurtourreçus au Rofaire
peu de jours aprés leur naiffance,
ce quin'eftpas une Ceremonie inutile ; ils y font Affoeiez pour les
mettrefous laprotection de la tres-
GALANT 245
3
fainteVierge , & afin d'attirerfur
eux lesbenedictions du ciel de
les rendre participans des prieres
des bonnes œuvres d'un nombre
3
prefqu'infini de Confreres du Rofaire répandu dans tout le monde
chrefien. Le Pere Mefpolié Dominicam eft le Religieux qui eft
chargé de dire le Rofairepourl'un
pour l'autre Prince , jusqu'à
ce qu'ayant atteint l'usage de la
raifon , ils foient en eftat eux- mêmes de s'en acquitter. Agreez ,
Madame , ce Memoire que jay
dreſſé àla haſte pour vous donner
quelque idée de cette excellente de
votion , qui eft au- deffus de mes
X iij
246 MERCURE
expreffions. Je ne doute pas que
vous ne l'accreditiez par voftre
pieté par vos exemples. Jefuis ,
Madame, avecun zele tout refpectueux , voftre tres-humble
tres- obéïſſantſerviteur…………
Monfeigneur le Duc d'Anjou ,
dont je vous parleray peut-
CALANT 219
eftre plus d'une fois avant de
finir ma Lettre.
LETTRE
emp
D'un fçavant Directeur à une
Dame de la Cour , fur la reception de Monfeigneur le
Duc d'Anjou au Rofaire.
Vous me demandez ,
Madame,des éclairciffemensfur la Confrerie du Rofaire dans laquelle
Monfeigneur le Duc d'Anjou a
efté reçu par le Pere Mefpolié
Dominicain, le 27. de Février.
C'estune desplus excellentes devotions de la Religion qui nourrit
une folide pieté quand on enfuit
Tij
220 MERCURE
l'esprit & qu'on en remplit les
devoirs. Ses fondemens font les
principaux Mysteres de la Vie , de
la mort, e de la gloire de JeſusChrift de fafainte mere. Elle
renferme les Prieres vocales les
plus efficaces pour ſerendre agreables à l'un à l'autre & adorer
Dieu en efprit & en verité, les
reflexions les plus touchantes , ta
frequentation des Sacremens avec
les difpofitions requifes ; fçavoir
l'imitation des vertus de JefusChrift & de fafainte Mere &
les plus effentiels devoirs de la
charité. Car on cft obligé d'appli
quer le premier Chapelet du Rox
GALANT 228
faire pourles Confreres vivans ,
afin que s'ils font en eftat de peché qu'ils fe convertiffent , s'ils
font en eftat de grace qu'ils
perfeverent , & s'ils font expofez à quelque fâcheux accident , qu'ils en foient prefervez.
Le fecond Chapelet eft recité pour
les Agonizants , afin qu'ils foient
fortifiez à l'heure de la mort contre l'ennemi du falut, &que leur
mort foit preticufe aux aux yeux de
Dieu; & le troifiéme Chapelet
pour les Confreres deffunts , afin
qu'ilsfoient foulagez en Purgatoire , & qu'ils en foient promptement délivrez.
Tiij
222 MERCURE
plus
a
De fi grands avantages ontporté en tout temps depuis l'inftitution
de cette Confrerie les Papes , les
Rois Chreftiens , & les Saints les
recommandablesparleurfcien
cee parleurpieté àfaire une eftimefinguliere de cette devotion.
Sixte IV. dit que le Rofaire
eft une devote &religieufe pra-
*ique de prier,inftituée à la gloire de Dieu tout - puiſſant & à
l'honneur de la glorieuſe Vierge Marie , & pour nous munir
contre les dangers dont on eſt
menacé.
Leon X. reconnoist que c'est
un rempart invulnerable aux
GALANT 1 223
#
Aleaux de la guerre , &une puiffante reffource pour obrenic
des fecours miraculeux dan's
les preffantes neceffitez od
nous fommes reduits.
Clement VIII affure que cet
exercice eft d'une tres-grande
utilité pour de falut de l'ame
& du corps , qu'il attire des
graces extraordinaires fur ceux
qui s'y appliquent & qu'il excite en eux une devotion art
dente pour les pratiques de la
Religion , qu'elle a fait des
biens immenfes à l'Eglife , &
qu'elle y en fait tous les jours ,
que le Fideles , foit Clercs ou
Tiiij
224 MERCURE
Liques , hommes & femmes ,
font attirez par ce religieux
exercice à un fi haut degré de
ferveur que Dieu les a non- feulement ornéz de graces , mais
auffi fait éclater des miracles
infinis en leur faveur.
2
Pie V. dit que le Rofaire eft
un exercice de pieté propre
pour donnerla paix à ceux qui
font dans le trouble ; pour con
foler les affligez &pour rendre.
plus fervens ceux qui font lâches , & qui font leurs prieres
avec tiedeur..
Gregoire XIII. dit
Rofaire eft tres-utile pour arque le
GALANT 225
refter le cours de la juftice de
Dieu irritée contre les hommes ; que c'eft un Arſenal d'où
l'Eglife a toûjours tiré des ar
mes redoutables à l'Enfer ; &
que Saint Dominique infticua
cette pieufe methode de prier
pour meriter la protection de
la tres - Sainte Vierge , dans le
temps que la France & l'Italie
eftoient affligées par de pernicieuſes herefies.
Sixte V. dit que cette devotion a produit des biens ineftimables à l'Eglife & aux Fideles , qu'elle en produit tous les
jours , & qu'elle a efté établie
226 MERCURE
pour cette fin dans tout le mon
de Chreftien.
Adrien VI. reconnoist que le
Rofaire cft tres utile aux mo
ribonds & qu'il leur procure de
puiffans fecours pour diffiper
tous les artifices du demon à
l'heure de la mort , & pour ob
tenir aux Agonifans la perfeverance finale..
Les autres Papes qui ont precedéceux ci depuis l'établiſſement
du Rofaire , & qui les ont fuivis
en ont fait des éloges femblables
les plusgrands Saints des derniers fiecles , illuftres enpieté en
fcience nefontpas éloignez de leurs
fentimens
GALANT 227
Saint Charles Borromée autant diftinguéparfa faintetéqu'il
L'eftoit par fa pourpre & par fa
fcience , dit dans une fçavante Ordonnance qu'il a faite fur l'excellence du Rofaire , que c'eſt un
abbregé de plufieurs exercices
de pieté & des pratiques de devotion tres-agreables à Dieu ,
de laquelle le Saint Siege a toûours fait une eftime tres- particuliere , & qu'il a enrichies
d'un grand nombre de Privileges & d'Indulgences tres- authentiques.
Il ajoute que le Rofaire eft
principalement inftitué pour
228 MERCURE
honorer Jefus- Chrift & fa fairte Mere , tres propre pourpor
ter les Fideles à s'entretenir des
Miſteres de Nôtre - Seigneur
Jefus Chrift , & des douleurs
qu'il a endurées pour nous.
C'est pourquoy cefaint Cardinal
invite tout le monde ; les perfonnes lesplus diftinguéesfoit par leur
rang, foit par leur naiffance ,foit
par leurfcience , foit par leur ver
zu à fe faire écrire dans les Regiftres de cette Confrerie ,fans en
excepter même les Cleres de fon
Seminaire les Ecclefiaftiques
defon Dioceſe , déclarant qu'il n'a
en cela d'autre vûë que leurfalut
GALANT 229
d'attirer fur eux de plus en
plus par cette Priere la paix, la
grace, & la benediction du Seigneur.
Saint François de Salesfe fit recevoirdans cette auguste Affociation ; ilfaifoit prêcher cette devotion dansfes Miffions ; il exhorte
toutes les perfonnes de pieté à aimer cette devotion ; il en établit
l'excellence l'utilité; il s'oppose
de toutes fes forces à ces efprits
fortsfelon le monde qui en mépri→
fent la pratique, & pour faire
voir plus en particulier l'eftime
qu'il en faifoit & les prodigieux
avantages qu'on enpeut retirer ,
230 MERCURE
ilfit vœu dediretous les jours une
partie du Rofaire dans le cours
même des occupations continuelles
de fes Miffions.
Sainte Thereferecitoitfort exactement le Rofaire, &elle recevoit
par cette devotion desfaveurs extraordinaires.
Voici comme elle enparle. Etant
une nuit dans un Oratoire af
fez recueillie , mais fi malade
queje croyois ne pouvoir faire
oraifon , je me contentay de
prendre mon Chapelet pour
prier vocalement; il parut bien
alors que nos penſées font fors
inutiles quand Dieu veut ope→
1
GALANT 231
进
rer quelque chofe en nous :
car je tombay dans un fi grand
raviffement que je me trouvay
commehors de moi- même. Il
me fembla que j'eftois dans le
Ciel.... où je vis des chofes,
merveilleufes dans le peu de
temps quedura cette faveur.
Et parlant duchemin de laperfection ellefait voir quelle eſt l'utilité de cette devotion ,
affurant
qu'elle est auffi avantageuſe àproportion qu'on s'y attache , & que
les graces répondent au zele qu'on
a de reciterfouvent le Rofaire. Si
quelqu'un dit unefois le Rofaire ,
il en profite , s'il le recite plufieurs
232 MERCURE
fois , il en retire de plus grands.
fecours.
En eflet le Rofaire infpire l'horreur du peché, c'est là un moyen
fouverain pourobtenir lagrace du
Jalut , élever les Saints au plus
baut degré de la perfection & attirer mêmes des benedictions particulieres fur les Familles & fur
les Armées des Princes Catholiques.
Les fiecles à venir admireront à
jamais la protection miraculeufe
que tira de cette devotion , le celebre Comte deMontfort. Cegrand
General animépar les prom ffes de
Saint Dominique , qui luy pro-
GALANT 233
mettoit la victoire de la part de
Dieu , filuy co fes Soldats im-
·ploroient l'affiftance de la tres -fainte Vierge, & s'ils recitoient devotementle Rofaire , il attaquaavec
quatorze cens ou dix - huit cens
François l'Armée formidable des
Albigeois , compofée de cent mille
bommes en 1213. &commandée
par le Roy d'Arragon. Il l'attaqua; dis-je , la combattit avec
tant de valeur que cette nombreuſe
Arméefemblable à celle des Madianites confternée aux approches
de Gedeon , fut enfin diffipée.
Leon X. dit que la Ville &
le Diocefe de Cologne eftant prefMars 1710.
γ
234 MERCURE
fee par de grandes guerres , onérigea dans l'Eglife des Freres Précheurs à la demande de Frideric
111. Empereur des Romains la
Confrerie du Rofaire , afin quela
Ville & le Diocese fuffent déli
vrez de cesguerres. Ce qui arriva
peu de temps aprés.
Trois grands Papes Pie V.
Gregoire XIII. Clement VIII.
ont que la fameuse
de Lepante remportée
Za
connus
par les Chreftiens fur la Flotte
des Turcs , compofée de deux
cens quarante deux Galeres qui
menaçoient l'Italie d'une irrup
tiongenerale,fut un exploit mirairrup-
GALANT 235
culeux de cette devotion , de- là
les Souverains Pontifes ont ordonné qu'enAction de Grace, on remettroit lagrandefefte duRofaire
qu'on celebroit auparavant le 25.
Mars fefte de l'Annonciation
au premier Dimanche d'Octobre ,
jour auquel cettefignalée Victoire
futremportéedans le temps même
que dans toute la Chreftienté on
faifoit la Proceffion du faint
Rofaire ordonné par Pie V
Voilà , Madame , les motifs
qui ont inspiré aux Rois & aux
Reines de France , une veneration particuliere pour cette devotion qui les ontportez àyfaire
Vij
236 MERCURE
recevoir les Princes leur enfans
quelquejours aprés leur naillance.
L'origine de cette loüable &
religieuse coutume eft fort
ancienne. Elle vient de la Reine
Blanche époufe de Loüis VII I.
qui affligée de n'avoir point d'enfans , confulta Saint Dominique ,
furles voeux qu'elle devoit faire
à Dieu pour en obtenir , ce grand
Saint autant édifié de la pieté
qu'honoré de la confiance de
tette Reine , luy predit que fes
juftes defirs feroient exaucezfi elle
vouloit honorer la tres - fainte
Vierge , par la devotion du Rofaire dont il luyapprit lapratique ,
*
GALANT 237
མ la
le fuccés de l'évenement justifia
la verité de la Prediction ,
Reine accoucha d'un fils ; mais
Dieu l'ayant enlevé au monde
pour luy fairepart de la gloire ,
Saint Dominique conſeilla derechef à la Reine de continuer
cette Priere & elle donna à la
France Saint Louis , l'ornement
de ce Royaume , l'admiration de
fonfiecle & le modelle de tous les
Rois , qui en
bienfait fi figale honora d'une
tendre particuliere confiance
eunoi
d'un
les Religieux de Saint Dominique
fuccaavecle lait cette devotion
qui l'éleva à cette éminente per-
238 MERCURE
fection qui luy a merité la veneration de toute l'Eglife.
Ses Succeffeurs ont donnéauffi
des marques de leur zele pour de - leur
cette devotion. Nous en avons
des preuves certaines dans les
derniers fircles.
Henry IV. yfutreceu aprés
fa converfion , il difoit tous les
jours une partie du Rofaire , &
tous les Samedys le Rofaire entier , qui luy avoit efte ordonné
par Clement VIII. lorfqu'il
luy donna l'Abfolution de fon
Herefie.
Louis XIII. furnommé le
Julte , ayant formé le Siege de
GALANT 239
>
La Rochelle & voyant les difficul
tez immenfes pour reduire cette
importante Place , écrivit à la
Reine Mere Marie de Medicis
d'ordonner qu'on fit des Prieres
extraordinaires , à l'honneur de la
tres- Sainte Vierge. La Reine
choifit l'Eglife des Dominicains
de la rue Saint Honoré , pour y
faire reciter publiquement le
Rofaire de la maniere qu'elle
l'avoit vú pratiquer à Florence
à Pife , & en plufieurs autres
Villes d'Italie ; ce qu'on executa
tous les Samedis en prefence de
la Reine Mere , de la Reine
Regente , de Monfieur le Duc
240MERCURE
d'Orleans , des Eminentiffimes
Cardinaux de la Rochfoucaud ,
de Berulle , de l'Archevêque
de Paris qui faifoit la lecture des
Mifteres , de plufieurs autres
Prelats , & d'une foule incroiable de Peuple qui y accourotent
de toutes parts.
Le Roy ayant appris la ferveur avec laquelle on faifoit ces
Prieres à Paris voulut que la
même devotion fut pratiquée
dans fon Armée. Il en donna
la commiffion au Pere Louvet
aplufieurs autres Dominicains
qui avoient fuivi Sa Majesté
au Siege de cette Placepourfervir
les
GALANT 241
>
ils
les malades & pour adminiftrer
les Sacremens ; ils diftribuerent
pour cefujetplus de quinze mille
Chapelets aux Soldats
précherent avec tant de fuccés
cette devotion que tout le Camp
retentiffoit à certaines heures da
jour de la nuit des louanges &
des prieres du Rofaire , quifurent
continuées jufqu'à la reduction de
la Place.
}
que
Anne d'Autriche , une desplus
religieufes Princeffes du monde,
publiaplufieurs fois en Cour
par la vertu de cette devotion elle
avoit obtenu de Dieu noftre Augufte Monarque Louis XIV.
Mars 1710.
X
242 MERCURE
qui nâquit le premier Dimanche
deSeptembre pendantque les Prieres de nos Confreres montoient devant le Trône deJefus Chrift ,
pour obtenir l'heureuſe naiſſance
de ce Princefurnommé Dieu donné. En reconnoiffance d'un bienfait fi fignalé laReinefit recevoir
le Roy fon fils dans cette fainte
Affociation. Sa Majeflé recitoie
tous les jours une partie du Ro
faire ; elle affiftoit regulierement
aux Proceffions du Rofaire quife
font à Paris dans les Eglifes des
Peres Dominicains tous les premiers Dimanches de chaque mois.
les Festes de lafainteVierge ,
GALANT 243
& Sa Majesté s'acquittoit avec
tant d'exactitude des autres devoirs de cette devotion que ceux
qui l'approchoient en eftoient édi
fiez.
Marie - Therefe d'Autriche ,
Epoufe de noftre illuftre Monarque,fut heritiere de lapietéde la
Reine Mere. Sa Majestés'appliquoit à tous les exercices de cette Confrerie ; eftant à Versailles
elle fir parfesfoins & parfes liberalitez établir le Rofaire dans
3 la Paroiffe , &pour marquerplus
en particulier l'estime qu'elle en
faifoit & que les plus grands Seigneurs en doivent faire , SaMaXij
244 MERCURE
jeffé y fit recevoir Monfeigneur le
Dauphin & Monfeigneur le Duc
de Bourgogne peu de jours aprés
leur naiffance & donna Commiffion à deux Religieux Dominicains , fuivant l'ancien ufage ,
de dire le Rofaire pour ces deux
Princes, jufqu'à ce qu'ilsfuffent
en âge de le reciter eux- mêmes.
Les deux derniers Princes
Monfeigneur le Duc de Bretagne
&Monfeigneur le Duc d'Anjou
ont efté à leurtourreçus au Rofaire
peu de jours aprés leur naiffance,
ce quin'eftpas une Ceremonie inutile ; ils y font Affoeiez pour les
mettrefous laprotection de la tres-
GALANT 245
3
fainteVierge , & afin d'attirerfur
eux lesbenedictions du ciel de
les rendre participans des prieres
des bonnes œuvres d'un nombre
3
prefqu'infini de Confreres du Rofaire répandu dans tout le monde
chrefien. Le Pere Mefpolié Dominicam eft le Religieux qui eft
chargé de dire le Rofairepourl'un
pour l'autre Prince , jusqu'à
ce qu'ayant atteint l'usage de la
raifon , ils foient en eftat eux- mêmes de s'en acquitter. Agreez ,
Madame , ce Memoire que jay
dreſſé àla haſte pour vous donner
quelque idée de cette excellente de
votion , qui eft au- deffus de mes
X iij
246 MERCURE
expreffions. Je ne doute pas que
vous ne l'accreditiez par voftre
pieté par vos exemples. Jefuis ,
Madame, avecun zele tout refpectueux , voftre tres-humble
tres- obéïſſantſerviteur…………
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Résumé : LETTRE D'un sçavant Directeur à une Dame de la Cour, sur la reception de Monsieur le Duc d'Anjou au Rosaire.
La lettre d'un directeur spirituel à une dame de la cour traite de la réception du Duc d'Anjou dans la Confrérie du Rosaire. Cette confrérie est présentée comme une dévotion religieuse excellente, fondée sur les mystères de la vie, de la mort et de la gloire de Jésus-Christ et de sa sainte mère. Elle inclut des prières vocales efficaces, des réflexions touchantes et la fréquentation des sacrements avec les dispositions requises, telles que l'imitation des vertus de Jésus-Christ et de sa mère, ainsi que les devoirs essentiels de la charité. Les membres prient pour les vivants, les agonisants et les défunts. Les avantages de cette dévotion ont été reconnus par les papes, les rois chrétiens et les saints, qui l'ont recommandée pour sa piété et son utilité. Plusieurs papes, comme Sixte IV, Léon X, Clément VIII, Pie V, Grégoire XIII, Sixte V, Adrien VI, et d'autres, ont loué le Rosaire pour ses bienfaits spirituels et matériels. Des saints comme Charles Borromée et François de Sales ont également promu cette dévotion. La lettre mentionne des événements historiques où le Rosaire a joué un rôle crucial, comme la victoire de Lépante et la délivrance de la ville de Cologne des guerres. La dévotion au Rosaire est également liée à des traditions royales en France, notamment la reine Blanche et ses successeurs, qui ont honoré cette pratique. Des rois comme Henri IV et Louis XIII ont montré leur zèle pour cette dévotion, et la reine Anne d'Autriche a obtenu des grâces divines grâce au Rosaire. La pratique dévotionnelle du Rosaire est décrite comme une prière dédiée à la Vierge Marie, pratiquée régulièrement dans les églises des Pères Dominicains à Paris. Chaque premier dimanche du mois, des processions étaient organisées, auxquelles le roi participait avec exactitude, inspirant ainsi ceux qui l'entouraient. Marie-Thérèse d'Autriche, épouse du roi, héritait de la piété de sa mère et s'appliquait également aux exercices de cette confrérie. À Versailles, elle établissait souvent le Rosaire dans la paroisse et faisait recevoir les princes, tels que le Dauphin et le Duc de Bourgogne, peu après leur naissance. Deux religieux dominicains étaient chargés de dire le Rosaire pour ces princes jusqu'à ce qu'ils puissent le réciter eux-mêmes. Les Ducs de Bretagne et d'Anjou furent également reçus dans cette pratique, afin de les placer sous la protection de la Vierge Marie et de les associer aux prières et aux bonnes œuvres des confrères du Rosaire à travers le monde chrétien. Le Père Mespolié dominicain était responsable de dire le Rosaire pour ces princes jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de le réciter par eux-mêmes.
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6555
s. p.
LISTE DES LIBRAIRES qui débitent le Mercure dans les Provinces du Royaume, &c.
Début :
A Toulouse, chez Enaut et Forest. Bordeaux, chez Raymond Labottiere, et chez [...]
Mots clefs :
Libraires, Mercure de France
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texteReconnaissance textuelle : LISTE DES LIBRAIRES qui débitent le Mercure dans les Provinces du Royaume, &c.
LISTE DES LIBRAIRES
qui débitent le Mercure dans les
Provinces du Royaume , &c.
A Toulouse , chez Enaut et Forest.
Bordeaux , chez Raymond Labouriere , et chez
Chapui , fils , au Palais , et à la Poste.
Nantes , chez Julien Maillard , et chez du Verger.
Rennes , chez Joseph Vatar , Julien Vatar , Guil
laume Jouanet Vatar et la veuve Garnier.
Blois , chez Masson .
Tours, chez Gripon.
Rouen , chez Herault .
Châlons-sur - Marne , chez Seneuse.
Amiens , chez la veuve François , Godard et Redé
le fils.
Arras , chez C. Duchamp.
Orleans chez Rouzeaux .
Angers , chez Fourreau et à la Poste..
Chartres , chez Fetil , et chez J. Roux.
Dijon , chez la veuve Armil , et à la Poste.
Versailles , chez Pigeon .
Besançon , chez Briffaut , à la Poste.
Sat Germain , chez Doré.
Lyons, à la Poste.
Reims , chez Godard .
Vitry- le- François , chez Vitalis.
Buvais , chez De Saint.
Douay , chez Willerval.
Charleville , chez P. Thesin .
fils , Moulins , chez Faure .
Mâcon , chez De Saint ,
Mets , chez la Veuve Barbier.
Boulogne-sur- Mer , chez Parasol.
qui débitent le Mercure dans les
Provinces du Royaume , &c.
A Toulouse , chez Enaut et Forest.
Bordeaux , chez Raymond Labouriere , et chez
Chapui , fils , au Palais , et à la Poste.
Nantes , chez Julien Maillard , et chez du Verger.
Rennes , chez Joseph Vatar , Julien Vatar , Guil
laume Jouanet Vatar et la veuve Garnier.
Blois , chez Masson .
Tours, chez Gripon.
Rouen , chez Herault .
Châlons-sur - Marne , chez Seneuse.
Amiens , chez la veuve François , Godard et Redé
le fils.
Arras , chez C. Duchamp.
Orleans chez Rouzeaux .
Angers , chez Fourreau et à la Poste..
Chartres , chez Fetil , et chez J. Roux.
Dijon , chez la veuve Armil , et à la Poste.
Versailles , chez Pigeon .
Besançon , chez Briffaut , à la Poste.
Sat Germain , chez Doré.
Lyons, à la Poste.
Reims , chez Godard .
Vitry- le- François , chez Vitalis.
Buvais , chez De Saint.
Douay , chez Willerval.
Charleville , chez P. Thesin .
fils , Moulins , chez Faure .
Mâcon , chez De Saint ,
Mets , chez la Veuve Barbier.
Boulogne-sur- Mer , chez Parasol.
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Résumé : LISTE DES LIBRAIRES qui débitent le Mercure dans les Provinces du Royaume, &c.
Le document énumère les points de vente du périodique 'Mercure' dans diverses provinces du Royaume. À Toulouse, le 'Mercure' est disponible chez Enaut et Forest. À Bordeaux, il est vendu chez Raymond Labouriere et chez Chapui, fils, situés au Palais et à la Poste. À Nantes, les librairies sont celles de Julien Maillard et de du Verger. À Rennes, les points de vente sont ceux de Joseph Vatar, Julien Vatar, Guillaume Jouanet Vatar et la veuve Garnier. À Blois, le 'Mercure' est disponible chez Masson. À Tours, il est vendu chez Gripon. À Rouen, le point de vente est chez Herault. À Châlons-sur-Marne, le 'Mercure' est disponible chez Seneuse. À Amiens, les librairies sont celles de la veuve François, Godard et Redèle fils. À Arras, le point de vente est chez C. Duchamp. À Orléans, le 'Mercure' est vendu chez Rouzeaux. À Angers, les points de vente sont chez Fourreau et à la Poste. À Chartres, les librairies sont celles de Fetil et de J. Roux. À Dijon, le 'Mercure' est disponible chez la veuve Armil et à la Poste. À Versailles, il est vendu chez Pigeon. À Besançon, le point de vente est chez Briffaut, à la Poste. À Saint-Germain, le 'Mercure' est disponible chez Doré. À Lyon, il est vendu à la Poste. À Reims, le point de vente est chez Godard. À Vitry-le-François, le 'Mercure' est disponible chez Vitalis. À Buvais, il est vendu chez De Saint. À Douai, le point de vente est chez Willerval. À Charleville, le 'Mercure' est disponible chez P. Thesin fils. À Moulins, il est vendu chez Faure. À Mâcon, le point de vente est chez De Saint. À Metz, le 'Mercure' est disponible chez la Veuve Barbier. À Boulogne-sur-Mer, il est vendu chez Parasol.
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6556
p. 221
« Pour vous, Messieurs, qui n'aimez pas les Vers, je vous [...] »
Début :
Pour vous, Messieurs, qui n'aimez pas les Vers, je vous [...]
Mots clefs :
Vers, Dissertation
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texteReconnaissance textuelle : « Pour vous, Messieurs, qui n'aimez pas les Vers, je vous [...] »
Pour vous , Meffieurs , qui
n'aimez pas les Vers , je vous
excepte du nombre de ceux
que cette Diflertation n'aura
pas ennuyé , & je m'imagine :
Qu'à preſent les Sonnets
vous ſortent par les yeux.
Mais d'uffiez vous bailler
juſqu'à demain, ou de dépit
envoyer promener le Mercure
& fon Auteur , j'ay encore
des Vers à vous donner , &
peut eſtre
encore d'autres
aprés ceux là.Préludons àbon
compre.
n'aimez pas les Vers , je vous
excepte du nombre de ceux
que cette Diflertation n'aura
pas ennuyé , & je m'imagine :
Qu'à preſent les Sonnets
vous ſortent par les yeux.
Mais d'uffiez vous bailler
juſqu'à demain, ou de dépit
envoyer promener le Mercure
& fon Auteur , j'ay encore
des Vers à vous donner , &
peut eſtre
encore d'autres
aprés ceux là.Préludons àbon
compre.
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6557
p. 215
« Le Sieur Bailleul Géographe, demeurant sur le Petit Pont attenant [...] »
Début :
Le Sieur Bailleul Géographe, demeurant sur le Petit Pont attenant [...]
Mots clefs :
Géographe, Gravure, Comédies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Bailleul Géographe, demeurant sur le Petit Pont attenant [...] »
Le Sieur Bailleul Géographe ,
demeurant ſur le Petit Pont attenant
leGrand Monarque , a gravé
un trés- beau Plan de Bellegrade ,
avec tous les nouveaux Ouvrages
que lesTurcs y ont faits. Il y a joint
la Carte desEnvirons de cette Place
, trés exactement levée ſur les
lieux.
On vend chez Coutelier , Quai
des Auguſtins , les Comedies de
Terence , traduites par Madame
Daçier. Nouvelle Edition .
demeurant ſur le Petit Pont attenant
leGrand Monarque , a gravé
un trés- beau Plan de Bellegrade ,
avec tous les nouveaux Ouvrages
que lesTurcs y ont faits. Il y a joint
la Carte desEnvirons de cette Place
, trés exactement levée ſur les
lieux.
On vend chez Coutelier , Quai
des Auguſtins , les Comedies de
Terence , traduites par Madame
Daçier. Nouvelle Edition .
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6558
p. 221
« Vous voilà, je pense, suffisamment instruit des qualitez des personnes [...] »
Début :
Vous voilà, je pense, suffisamment instruit des qualitez des personnes [...]
Mots clefs :
Mariage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Vous voilà, je pense, suffisamment instruit des qualitez des personnes [...] »
Vous voilà, je penſe , ſuffiſamment
inſtruit des qualitez
des perfonnes de distinction
morts ce mois cy , pallons aux
Mariages.
inſtruit des qualitez
des perfonnes de distinction
morts ce mois cy , pallons aux
Mariages.
Fermer
6559
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, & Greffier-Commis [...]
Mots clefs :
Bureau du Mercure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eſt chez M.
LUTTON , Avocat , & Greffier-Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis du
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers.
C'est à lui qu'on prie d'adreffer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiſſy
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes. Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivra.
Les perfonnes de province auxquelles on
Fenvoyera par la pofte , payeront 3x livres
10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du port fur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , & 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires.
Les Libraires des provinces on des pays
étrangers, qui voudront faire venir le Mer-
A ij
T
cure , écriront à l'adresse ci- deffus.
On Supplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la poffe , enpayant le droit , le prix
de leur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que lepayement en foit fait d'avance au
Bureau
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
refteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Eutton ; & ik obfervera
de rester à fon Burean les Mardi ,
Mercredi & Jeudi de chaque ſemaine, aprèsmidi.
On peut feprocurer par la voie du Mercure
, les autres Journaux , les Livres qu'ils
annoncent , & tous autres généralement.
LE Bureau du Mercure eſt chez M.
LUTTON , Avocat , & Greffier-Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis du
recouvrement du Mercure , rue Sainte Anne ,
Butte Saint Roch , entre deux Selliers.
C'est à lui qu'on prie d'adreffer , francs
de port , les paquets & lettres , pour remettre ,
quant à la partie littéraire , à M. de Boiſſy
Auteur du Mercure.
Le prix eft de 30 fols , & l'on payera
d'avance , en s'abonnant , 21 livres pour
l'année , à raifon de quatorze volumes. Les
volumes d'extraordinaire feront également de
30 fols , fe payeront avec l'année qui les
Suivra.
Les perfonnes de province auxquelles on
Fenvoyera par la pofte , payeront 3x livres
10 fols d'avance en s'abonnant , & elles le
recevront franc de port.
Celles qui auront des occafions pour le faire
venir , ou qui prendront les frais du port fur
leur compte , ne payeront que 30 fols par
volume , & 21 livres d'avance , en s'abonnant
pour l'année , fans les extraordinaires.
Les Libraires des provinces on des pays
étrangers, qui voudront faire venir le Mer-
A ij
T
cure , écriront à l'adresse ci- deffus.
On Supplie les perfonnes des provinces d'envoyerpar
la poffe , enpayant le droit , le prix
de leur abonnement , ou de donner leurs ordres,
afin que lepayement en foit fait d'avance au
Bureau
Les paquets qui ne feront pas affranchis ,
refteront au rebut.
L'on trouvera toujours quelqu'un en état
de répondre chez le fieur Eutton ; & ik obfervera
de rester à fon Burean les Mardi ,
Mercredi & Jeudi de chaque ſemaine, aprèsmidi.
On peut feprocurer par la voie du Mercure
, les autres Journaux , les Livres qu'ils
annoncent , & tous autres généralement.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document est un avertissement concernant l'abonnement au Mercure, une publication périodique. Le Bureau du Mercure est situé chez M. Lutton, avocat et greffier-commis au Greffe Civil du Parlement, rue Sainte Anne, Butte Saint Roch. Les abonnés doivent envoyer leurs paquets et lettres francs de port à M. Lutton, qui les transmettra à M. de Boissy, l'auteur du Mercure. Le prix d'un volume est de 30 sols. Un abonnement annuel pour quatorze volumes coûte 21 livres à l'avance. Les volumes extraordinaires sont facturés 30 sols et seront payés avec l'année suivante. Les résidents de province peuvent s'abonner en payant 33 livres 10 sols à l'avance et recevront les volumes francs de port. Ceux qui préfèrent prendre en charge les frais de port paieront 30 sols par volume et 21 livres pour l'abonnement annuel, sans les extraordinaires. Les libraires des provinces ou des pays étrangers doivent écrire à l'adresse indiquée pour obtenir le Mercure. Les personnes de province sont priées d'envoyer le paiement de leur abonnement par la poste ou de donner des instructions pour un paiement anticipé. Les paquets non affranchis seront rejetés. M. Lutton est disponible pour répondre aux questions les mardi, mercredi et jeudi après-midi. Il est également possible de se procurer d'autres journaux et livres annoncés dans le Mercure via le Bureau du Mercure.
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6560
p. 2543-[2544]
TABLE
Début :
Pieces fugitives. Ode sur le Parnasse François. 2331. Reponse à [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE
TABLE
Leces fugitives. Ode sur le Parnasse François
. 2331
Reponse à l'Auteur du projet sur M. de Montagne
Ode sur l'ouvrage des six jours.
12337
2353
Lettre sur l'Opération laterale de la Pierre . 2361
La Tourterelle, Idylle , 2365
Mémoire sur la question du Plain- chant &c.
Le Triomphe de l'Amour , Ode.
Lettre sur le Testament de M. Pithou,
Le Passage de la Mer Rouge , Cantate.
2369
2380
2385
2391
Reponse au Problême proposé sur l'essence de la
matiere.
Enigmes , Logogriphes &c.
2393
2408
2419
Nouvelles Litteraires des beaux Arts & c.Histoire
Litteraire de la France & c.
Monumens de la Monarchie Françoise & c. 2427
Systême tiré de l'Ecriture Sainte sur la durée du
Monde & c. 2434
Nouvelles Etrennes , Calendrier et Fables 2438
Essay sur les Erreurs populaires &c. 2443
Livres nouveaux des Pays Etrangers & c. 2452
Ouvertures des Academies après les vacances2454
Ouverture du College Royal & c.
1
2455
Lettre écrite à l'Auteur du Bureau Typographyque
2456
Prix de la Sosieté des Arts & c.
1
2458
Pix de l'Academie. de Bordeaux & c.
2459
Nouvelles Estampes &c. 2460
Nouveaux ouvrages de Musique. 2461
Air poté d'après le nouvel Opera 2463
Les Rois , Ronde de Table.
Spectacles.
2464
2466
Nouvelles Etrangeres, de Turquie et Perse. 2469
Lettre de Constantinople.
De Russie et de Pologne.
247I
2480
D'Allemagne , d'Italie , Espagne et Païs- Bas.
Epitre familiere à Mad.
2489
2492
Suite de la Relation du Siege et de la prise de
Kell .
Madrigal .
Manifeste du Roi de Sardaigne.
2.495
12500
Ibid.
Bouquet. 2506
Portrait en Diane .
2507
Armée d'Italic.
2508
Remerciment de M. de Senecé &c.
2509
Addition aux Nouvelles, 2512
Rondeau de M. de S. Aulaire. 2514
Nouvelles ds la Cour de Paris &c . 2515
Cérémonie remarquable. 2516
Epitaphe d'un Avarn . 2521
Morts , Naissances et Mariages
Ibid.
l'Année 1732. 2527
2530
Nombre des Baptêmes , Mariages er Morts de
Arrêts Notables .
Leces fugitives. Ode sur le Parnasse François
. 2331
Reponse à l'Auteur du projet sur M. de Montagne
Ode sur l'ouvrage des six jours.
12337
2353
Lettre sur l'Opération laterale de la Pierre . 2361
La Tourterelle, Idylle , 2365
Mémoire sur la question du Plain- chant &c.
Le Triomphe de l'Amour , Ode.
Lettre sur le Testament de M. Pithou,
Le Passage de la Mer Rouge , Cantate.
2369
2380
2385
2391
Reponse au Problême proposé sur l'essence de la
matiere.
Enigmes , Logogriphes &c.
2393
2408
2419
Nouvelles Litteraires des beaux Arts & c.Histoire
Litteraire de la France & c.
Monumens de la Monarchie Françoise & c. 2427
Systême tiré de l'Ecriture Sainte sur la durée du
Monde & c. 2434
Nouvelles Etrennes , Calendrier et Fables 2438
Essay sur les Erreurs populaires &c. 2443
Livres nouveaux des Pays Etrangers & c. 2452
Ouvertures des Academies après les vacances2454
Ouverture du College Royal & c.
1
2455
Lettre écrite à l'Auteur du Bureau Typographyque
2456
Prix de la Sosieté des Arts & c.
1
2458
Pix de l'Academie. de Bordeaux & c.
2459
Nouvelles Estampes &c. 2460
Nouveaux ouvrages de Musique. 2461
Air poté d'après le nouvel Opera 2463
Les Rois , Ronde de Table.
Spectacles.
2464
2466
Nouvelles Etrangeres, de Turquie et Perse. 2469
Lettre de Constantinople.
De Russie et de Pologne.
247I
2480
D'Allemagne , d'Italie , Espagne et Païs- Bas.
Epitre familiere à Mad.
2489
2492
Suite de la Relation du Siege et de la prise de
Kell .
Madrigal .
Manifeste du Roi de Sardaigne.
2.495
12500
Ibid.
Bouquet. 2506
Portrait en Diane .
2507
Armée d'Italic.
2508
Remerciment de M. de Senecé &c.
2509
Addition aux Nouvelles, 2512
Rondeau de M. de S. Aulaire. 2514
Nouvelles ds la Cour de Paris &c . 2515
Cérémonie remarquable. 2516
Epitaphe d'un Avarn . 2521
Morts , Naissances et Mariages
Ibid.
l'Année 1732. 2527
2530
Nombre des Baptêmes , Mariages er Morts de
Arrêts Notables .
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Résumé : TABLE
Le document présente une liste d'œuvres littéraires et de publications classées par ordre alphabétique ou thématique. Les entrées incluent des poèmes, des lettres, des mémoires, des essais, des nouvelles littéraires, des ouvrages historiques, des calendriers, des fables, des musiques, des spectacles et des nouvelles étrangères. Parmi les titres notables figurent 'Leces fugitives,' 'Ode sur le Parnasse François,' 'Réponse à l'Auteur du projet sur M. de Montagne,' et 'Histoire Littéraire de la France.' Le document mentionne également des prix décernés par des académies, des nouvelles estampes, des ouvrages de musique et des nouvelles étrangères provenant de pays comme la Turquie, la Russie, l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne. Des événements spécifiques, tels que le siège et la prise de Kell, sont relatés. Enfin, le document se termine par des informations sur les cérémonies, les épitaphes et les statistiques démographiques pour l'année 1732.
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6561
p. 219-220
Obmissions faites à l'Article de Mr l'Archevêque d'Alby. [titre d'après la table]
Début :
Je vous ay déja dit que Mr l'Archevêque d'Alby avoit [...]
Mots clefs :
Archevêque d'Albi, Harangue, Académie française
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Obmissions faites à l'Article de Mr l'Archevêque d'Alby. [titre d'après la table]
Je vous ay déja dit que
Mrl'Archevêque d'Alby avoit
cfté nommé pour remplir la
place de l'Academie Françoiſe
qu'occupoit feu Mr l'Evêque
de Nifmes ; je dois ajoûter icy
qu'il eft de la Maiſon de Nefmond , frere du Lieutenant
General de Marine , & oncle
de Me la Comteffe de Cefane,
fille unique de ce Lieutenant
General. Il a cfté Evêque
de Montauban , & fous ce
nom il a harangué deux fois
de Royen differentes occafions
à la tefte du Clergé. Mais ce
qui l'a le plus diftingué eft une
Tij
220 MERCURE
Harangue qu'il fit au feu Roy
d'Angleterre Jacques II. lors
de l'Affemblée generale du
Clergé , tenuë à ſaint Germain
en Laye en l'année 1700. &
à laquelle Mr l'Archevêque de
Reims prefida. Cette Harangue fut fi touchante , qu'elle
fit pleurer toute la Cour d'Angleterre. C'eft un Prelat treséloquent , & qui a prêché dans
une Affemblée du Clergé avec
grand applaudiffement
Mrl'Archevêque d'Alby avoit
cfté nommé pour remplir la
place de l'Academie Françoiſe
qu'occupoit feu Mr l'Evêque
de Nifmes ; je dois ajoûter icy
qu'il eft de la Maiſon de Nefmond , frere du Lieutenant
General de Marine , & oncle
de Me la Comteffe de Cefane,
fille unique de ce Lieutenant
General. Il a cfté Evêque
de Montauban , & fous ce
nom il a harangué deux fois
de Royen differentes occafions
à la tefte du Clergé. Mais ce
qui l'a le plus diftingué eft une
Tij
220 MERCURE
Harangue qu'il fit au feu Roy
d'Angleterre Jacques II. lors
de l'Affemblée generale du
Clergé , tenuë à ſaint Germain
en Laye en l'année 1700. &
à laquelle Mr l'Archevêque de
Reims prefida. Cette Harangue fut fi touchante , qu'elle
fit pleurer toute la Cour d'Angleterre. C'eft un Prelat treséloquent , & qui a prêché dans
une Affemblée du Clergé avec
grand applaudiffement
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Résumé : Obmissions faites à l'Article de Mr l'Archevêque d'Alby. [titre d'après la table]
L'Archevêque d'Alby, de la Maison de Nesmond, a été nommé pour succéder à l'Évêque de Nîmes à l'Académie Française. Il est le frère du Lieutenant Général de Marine et l'oncle de la Comtesse de Cessane. Il a été Évêque de Montauban et a harangué le roi Jacques II en 1700, émouvant toute la cour d'Angleterre par son éloquence.
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6562
s. p.
TABLE
Début :
Pieces fugitives. Ode au Maréchal de Villars, 833 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE
TABLE
Ieces fugitives . Ode au Maréchal de Vil-
Plecars ,
Curiositez du Cabinet de M. Caperon ,
Le Préjugé , Ode ,
Problême Maritime , &c.
Jugement de Thémis , Poëme ,
833
838
846
849
857
Remarques sur le nom et l'étimologie de Bourdeaux
, &c.
862
Missive de l'Infante Malerais au Chevalier de
Leucotece ,
Eloge du R. P. le Quien ,
865
869
Réponse du Chevalier de Leucotece aux Vers de
Lettre et Portrait sur Mlle de la Vigne ,
M. Carelet ,
874
875
Lettre sur une These de Médecine , &c. 878
Portrait de Mlle ** 884
Voyage de Basse-Normandie ,
885
Réponse à l'Epitre de Mlle de la Vigne , 906
Refléxions sur les termes d'Invention et de sentiment
, &c.
Bouquet à M. de ***
907
916
Lettre de M. Titon du Tillet , sur le Parnasse
François , &c.
Les Muses , Ode,
917
929
Lettre sur la personne et la Vie de M. Aubert, 935
Enigmes , Logogryphes , &c . 944
NOUVELLES LITTERAIRES des Beaux Arts , &c.
Traité de l'Opinion , & c.
Essay de Poësie , Ode , &c.
950
965
Les Génealogies historiques des anciens Patriarches
, Empereurs , & c.
Histoire des Révolutions d'Espagne , & c.
966
973
OEuvres diverses de M. de Fontenelle , & c. 977
Elemens de Chimie ,
La Médecine Théologique ,
978
979
Livres des Pays Etrangers , chez Cavelier ,
Discours sur les Spectacles , &c.
Nobiliaire du Comté Venaissin , &c.
Question expliquée , & c.
Mort de P. Denis , fameux Artiste ,
Estampes nouvelles ,
Autres d'après Wauvermans ,
Chanson notée ,
980
987
983
989
995
992
995
Spectacles , l'Opera , Décoration du Génie du
feu ,
Le Paresseux , Comédie , Extrait ,
998
J000
Nouvelles Etrangeres , Lettres de Contantino
ple , 1013
De Pologne , Dannemarck , Allemagne et Italie ,
Espagne et Angleterre ,
France , nouvelles de la Cour , &c.
1017
1019
1023
Entrée publique de l'Ambassad. de Sardaigne,ibid.
Ceremonie des Chevaliers de l'Ordre , &c. 1026
Lettre sur la Mort de l'Archev. de Rouen, 1028
Morts , Naissances , Mariages , &c.
Arrêts Notables , & c,
Ieces fugitives . Ode au Maréchal de Vil-
Plecars ,
Curiositez du Cabinet de M. Caperon ,
Le Préjugé , Ode ,
Problême Maritime , &c.
Jugement de Thémis , Poëme ,
833
838
846
849
857
Remarques sur le nom et l'étimologie de Bourdeaux
, &c.
862
Missive de l'Infante Malerais au Chevalier de
Leucotece ,
Eloge du R. P. le Quien ,
865
869
Réponse du Chevalier de Leucotece aux Vers de
Lettre et Portrait sur Mlle de la Vigne ,
M. Carelet ,
874
875
Lettre sur une These de Médecine , &c. 878
Portrait de Mlle ** 884
Voyage de Basse-Normandie ,
885
Réponse à l'Epitre de Mlle de la Vigne , 906
Refléxions sur les termes d'Invention et de sentiment
, &c.
Bouquet à M. de ***
907
916
Lettre de M. Titon du Tillet , sur le Parnasse
François , &c.
Les Muses , Ode,
917
929
Lettre sur la personne et la Vie de M. Aubert, 935
Enigmes , Logogryphes , &c . 944
NOUVELLES LITTERAIRES des Beaux Arts , &c.
Traité de l'Opinion , & c.
Essay de Poësie , Ode , &c.
950
965
Les Génealogies historiques des anciens Patriarches
, Empereurs , & c.
Histoire des Révolutions d'Espagne , & c.
966
973
OEuvres diverses de M. de Fontenelle , & c. 977
Elemens de Chimie ,
La Médecine Théologique ,
978
979
Livres des Pays Etrangers , chez Cavelier ,
Discours sur les Spectacles , &c.
Nobiliaire du Comté Venaissin , &c.
Question expliquée , & c.
Mort de P. Denis , fameux Artiste ,
Estampes nouvelles ,
Autres d'après Wauvermans ,
Chanson notée ,
980
987
983
989
995
992
995
Spectacles , l'Opera , Décoration du Génie du
feu ,
Le Paresseux , Comédie , Extrait ,
998
J000
Nouvelles Etrangeres , Lettres de Contantino
ple , 1013
De Pologne , Dannemarck , Allemagne et Italie ,
Espagne et Angleterre ,
France , nouvelles de la Cour , &c.
1017
1019
1023
Entrée publique de l'Ambassad. de Sardaigne,ibid.
Ceremonie des Chevaliers de l'Ordre , &c. 1026
Lettre sur la Mort de l'Archev. de Rouen, 1028
Morts , Naissances , Mariages , &c.
Arrêts Notables , & c,
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Résumé : TABLE
Le document répertorie diverses œuvres littéraires et articles, accompagnés de leurs numéros de pages. Il inclut des poèmes, des lettres, des essais, des réflexions, des traités, des histoires et des nouvelles littéraires. Parmi les œuvres notables, on trouve des odes, des élégies, des portraits et des réponses épistolaires. Les sujets abordés vont de l'étymologie à la médecine et aux arts. Le texte mentionne également des œuvres de M. de Fontenelle, des éléments de chimie et des livres étrangers. Il contient des informations sur des spectacles, des cérémonies et des événements publics, ainsi que des nouvelles étrangères provenant de plusieurs pays européens. Les dernières entrées concernent des naissances, des mariages, des décès et des arrêts notables.
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6563
p. 244-245
CHANSON.
Début :
Et en attendant tranquillement tout ce qui pourra m'en / Mardy gras, Mardy gras, Mardy gras, [...]
Mots clefs :
Mardi gras
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CHANSON.
Et en attendant tranquille
ment tout ce qui pourra m'en
arriver, je cbanteray à bon
compte, ou plus tost nous
chanterons ensemble, Mes
lieurs, Mesdames & Mesemoifelles
(si vous estes modernes
) laChanson suivante.
CHANSON.
MARDYgras,Mardygas, MATdygras,
QniL1.1.' h d' a ce nom chacun 5armed'un
verre,
Festons
-
feflonscet heureux
jour.
Amis il n'en eflpoint depareil en
amour,
Et Bacchus dans ce temps regne
seulsur la terre ;
Mais que je crains ton maigre
é
lendemain,
Ah tu ferois ma foy mes dejirs
les plus tendres,
Si tu n'ejlois pas si voisîn
Du trisse Mercredy des Cendres.-
ment tout ce qui pourra m'en
arriver, je cbanteray à bon
compte, ou plus tost nous
chanterons ensemble, Mes
lieurs, Mesdames & Mesemoifelles
(si vous estes modernes
) laChanson suivante.
CHANSON.
MARDYgras,Mardygas, MATdygras,
QniL1.1.' h d' a ce nom chacun 5armed'un
verre,
Festons
-
feflonscet heureux
jour.
Amis il n'en eflpoint depareil en
amour,
Et Bacchus dans ce temps regne
seulsur la terre ;
Mais que je crains ton maigre
é
lendemain,
Ah tu ferois ma foy mes dejirs
les plus tendres,
Si tu n'ejlois pas si voisîn
Du trisse Mercredy des Cendres.-
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6564
p. 1689-1690
ARRESTS, ORDONNANCES, &c.
Début :
ORDONNANCE de Polices du 3. Juin, portant nouveau Reglement sur ce qui doit [...]
Mots clefs :
Arrêts, Ordonnance
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRESTS, ORDONNANCES, &c.
ARRESTS,
ORDONNANCES , & c.
RDONNANCE de Police du 3. Juin ,
portant nouveau Reglement fur ce qui doit
être obfervé au fujet des Ecriteaux pofez aux coins
des rues de la Ville & Faubourgs de Paris , par
laquelle il eft ordonné qu'à l'avenir les Proprietaires
des Maifons faifant encoignure des rues
feront tenus , lorfqu'ils feront rétablir & réédifier
lefdites Encoignures , de faire mettre une
Table de Pierre de Lierre d'un pouce & demi
d'épaiffeur , & de grandeur fuffifante au coin de
chacune des Encoignures , foit qu'il y ait des
Placques de Tole ou non , fur lefquelles Tables
de Pierre feront gravez les Noms des Ruës , les
Numeros marquez fur les Placques du même
Quartier , en lettres de la hauteur de deux pou
ces & demi , de largeur proportionnée.
ORDONNANCE cu 3.
AUTRE du 9. Juin , portant défenſes aux
Proprietaires & Locataires des Maifons voifines
de la Foire S. Laurent , d'en louer aucunes parties
pendant la tenue de ladite Foire , fans la participation
de Maître Aubert , Commiffaire prépofé
à cet effet.
ARREST du 27. Juin , concernant la Lots
terie des Rentes perpetuelles , conftituées fur
l'Hôtel de Ville , par lequel S. M. ordonne que
la Loterie établie par l'Arreſt du 19. Octobre
1728. fera & demeurera fufpendue & fermée , à
sommencer du jour de la publication du prefent
Arreft
1690 MERCURE DE FRANCE
Arreft , & en confequence que ledit Adjudicataire
de fes Fermes unies ceffera de remettre au
Garde du Tréfor Royal les cinq cens mille livre's
qui étoient deftinées audit Remboursement , jufqu'à
ce qu'autrement par Sa Majefté il en ait
été ordonné.
AUTRE du même jour , portant que tous
ceux qui remettront aux Hôtels des Monnoyes
en Piaftres ou autres Matieres d'Or & d'Argent
venant des Pays Etrangers , une fomme de Dix
mille Livres , continueront d'être payez juſqu'au
premier Janvier 1731. des quatre deniers pour
livre.
ORDONNANCES , & c.
RDONNANCE de Police du 3. Juin ,
portant nouveau Reglement fur ce qui doit
être obfervé au fujet des Ecriteaux pofez aux coins
des rues de la Ville & Faubourgs de Paris , par
laquelle il eft ordonné qu'à l'avenir les Proprietaires
des Maifons faifant encoignure des rues
feront tenus , lorfqu'ils feront rétablir & réédifier
lefdites Encoignures , de faire mettre une
Table de Pierre de Lierre d'un pouce & demi
d'épaiffeur , & de grandeur fuffifante au coin de
chacune des Encoignures , foit qu'il y ait des
Placques de Tole ou non , fur lefquelles Tables
de Pierre feront gravez les Noms des Ruës , les
Numeros marquez fur les Placques du même
Quartier , en lettres de la hauteur de deux pou
ces & demi , de largeur proportionnée.
ORDONNANCE cu 3.
AUTRE du 9. Juin , portant défenſes aux
Proprietaires & Locataires des Maifons voifines
de la Foire S. Laurent , d'en louer aucunes parties
pendant la tenue de ladite Foire , fans la participation
de Maître Aubert , Commiffaire prépofé
à cet effet.
ARREST du 27. Juin , concernant la Lots
terie des Rentes perpetuelles , conftituées fur
l'Hôtel de Ville , par lequel S. M. ordonne que
la Loterie établie par l'Arreſt du 19. Octobre
1728. fera & demeurera fufpendue & fermée , à
sommencer du jour de la publication du prefent
Arreft
1690 MERCURE DE FRANCE
Arreft , & en confequence que ledit Adjudicataire
de fes Fermes unies ceffera de remettre au
Garde du Tréfor Royal les cinq cens mille livre's
qui étoient deftinées audit Remboursement , jufqu'à
ce qu'autrement par Sa Majefté il en ait
été ordonné.
AUTRE du même jour , portant que tous
ceux qui remettront aux Hôtels des Monnoyes
en Piaftres ou autres Matieres d'Or & d'Argent
venant des Pays Etrangers , une fomme de Dix
mille Livres , continueront d'être payez juſqu'au
premier Janvier 1731. des quatre deniers pour
livre.
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Résumé : ARRESTS, ORDONNANCES, &c.
En 1690, plusieurs ordonnances et arrêts régissent la ville de Paris. L'ordonnance du 3 juin impose aux propriétaires de maisons aux coins des rues d'installer des tables de pierre lors de la réédification des encoignures, sur lesquelles doivent être gravés les noms des rues et les numéros des plaques en lettres de deux pouces et demi. L'ordonnance du 9 juin interdit aux propriétaires et locataires des maisons voisines de la Foire Saint-Laurent de louer des parties de leurs biens sans la participation de Maître Aubert, commissaire désigné. L'arrêt du 27 juin suspend la loterie des rentes perpétuelles sur l'Hôtel de Ville, ordonnant à l'adjudicataire des fermes unies de cesser le remboursement de cinq cents mille livres au Trésor royal. Un autre arrêt du même jour maintient le paiement de quatre deniers par livre pour les pièces d'or et d'argent étrangères remises aux Hôtels des Monnoyes jusqu'au 1er janvier 1731.
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6565
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat, Greffier Commis [...]
Mots clefs :
Greffier, Commis, Libraires des provinces ou des pays étrangers, Poste, Volumes, Format, Table générale
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
,
"
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
>
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt- onze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
LE Bureau du Mercure eft chez M.
,
"
LUTTON Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch à côté du
Sellier du Roi.
,
C'eft à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port , les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie littéraire
, à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize volumes
, à raifon de 30 fols piece.
>
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les recevront
francs de port.
Celles qui auront des occafions pour
le faire venir , ou qui prendront les frais
du port fur leur compte , ne payeront
comme à Paris , qu'à raifon de 30 fols
parvolum. c'est- à- dire 24 livres d'avance,
en s'abonnant pour feize volumes.
Les Libraires des provinces ou des
A ij
pays étrangers , qui voudront faire venir
le Mercure , écriront à l'adreſſe cideffus.
On fupplie les perfonnes des provinces
d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le payement
enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui ne feront pas affranchis
, refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyent
des Livres , Eftampes & Mufique à annoncer,
d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nombre
de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a jufqu'à
préfent quatre - vingt- onze volumes.
Une Table générale , rangée par
ordre des Matières , fe trouve à la fin du
foixante- douziéme.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le document présente les modalités d'abonnement et de distribution du 'Mercure', une publication périodique. Les abonnés parisiens paient 24 livres pour douze volumes, soit 30 sols par volume. Les abonnés de province paient 32 livres pour douze volumes, avec livraison gratuite. Ceux disposant de leurs propres moyens de transport ou acceptant de payer les frais de port paient également 24 livres pour douze volumes. Les libraires des provinces ou pays étrangers doivent contacter le bureau pour obtenir le 'Mercure'. Les commandes des provinces doivent être envoyées par la poste avec paiement anticipé, les paquets non affranchis étant rejetés. Les envois de livres, estampes et musique doivent mentionner le prix. Par ailleurs, le 'Nouveau Choix de Pièces tirées des Mercures & autres Journaux' par M. DE LA PLACE est disponible au bureau du 'Mercure', avec les mêmes conditions de format et de nombre de volumes. Une table générale des matières est incluse à la fin du soixante-douzième volume.
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6566
p. 1839-[1840]
TABLE.
Début :
Pieces Fugitives, Ode, Seconde Lettre sur les Akousmates, Les Charmes [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
Plec
Ieces Fugitives , Ode ,
Seconde Lettre sur les Akousmates ,
Les Charmes du Sommeil , Cantate ,
1627
1637
1650
Seconde Lettre sur la Méthode d'observer les Sels
dans la Terre , les Plantes , &c. 1653
Epitaphe d'un Avare , &c . 1668
Eclaircissemens sur la Vie de S. Front , 1669
Sentiment d'un Iroquois à la Foire , &c. 1678
Remarques sur une Inscription antique , 1684
Eglogue ,
1686
Lettre sur une Inscription trouvée à Auxerre, 1687
* Madrigal
1892
Ceremonie à Metz , nouvelles Cazernes , &c. 1693
Cours de Chymie , Discours , &c.
Epigramme ,
Madrigal ,
1704
1705
1714
Réponse à la Lettre pour dissoudre la Pierre, Ibid.
Vers de M. Boudier , sur la Mort , &c.
Lettre de M. de Voltaire , & c.
1718
1719
Enigme , Logogryphes , & c. 1736
Nouvelles Litteraires , des Beaux Arts , & c. 1738.
Discours sur la Comedie , ou Traité , &c . 1741
Journal Litteraire d'Italie , &c . 1755
Lettre sur le Bureau Typographique , 1763
Académie des Jeux Floraux , 1784
Epitaphe
Epitaphe de la Duchesse de Brunswick, 1767
Mort de M. de la Faye ,
Tableaux et Estampes ,
Lanterne Marine , & c.
1769
1777
1782
Couplets sur le retour du Printemps. Air noté ,
Les Vestales ,
Spectacles ,
Le Distrait , Comédie ,
1784
1787
1788
1789
Nouvelles Etrangeres. De Turquie et Perse , &c.
De Russie , Allemagne , Italie ,
D'Espagne , Déclaration , &c.
Angleterre et Hollande ,
1800
1804
1809
1812
1815
Morts des Pays Etrangers ,
France , Nouvelles de la Cous, de Paris , & c. 1816
Mandement au sujet du Tombeau deM Pâris, 1823
Lettre au sujet d'un Loup ,
1825
Autre au sujet du Tonnerre ,
1827
Morts , Naissances , &c .
1831
Mort du Duc de Pequigny , et Vers ,
1832
Arrêts Notables ,
Plec
Ieces Fugitives , Ode ,
Seconde Lettre sur les Akousmates ,
Les Charmes du Sommeil , Cantate ,
1627
1637
1650
Seconde Lettre sur la Méthode d'observer les Sels
dans la Terre , les Plantes , &c. 1653
Epitaphe d'un Avare , &c . 1668
Eclaircissemens sur la Vie de S. Front , 1669
Sentiment d'un Iroquois à la Foire , &c. 1678
Remarques sur une Inscription antique , 1684
Eglogue ,
1686
Lettre sur une Inscription trouvée à Auxerre, 1687
* Madrigal
1892
Ceremonie à Metz , nouvelles Cazernes , &c. 1693
Cours de Chymie , Discours , &c.
Epigramme ,
Madrigal ,
1704
1705
1714
Réponse à la Lettre pour dissoudre la Pierre, Ibid.
Vers de M. Boudier , sur la Mort , &c.
Lettre de M. de Voltaire , & c.
1718
1719
Enigme , Logogryphes , & c. 1736
Nouvelles Litteraires , des Beaux Arts , & c. 1738.
Discours sur la Comedie , ou Traité , &c . 1741
Journal Litteraire d'Italie , &c . 1755
Lettre sur le Bureau Typographique , 1763
Académie des Jeux Floraux , 1784
Epitaphe
Epitaphe de la Duchesse de Brunswick, 1767
Mort de M. de la Faye ,
Tableaux et Estampes ,
Lanterne Marine , & c.
1769
1777
1782
Couplets sur le retour du Printemps. Air noté ,
Les Vestales ,
Spectacles ,
Le Distrait , Comédie ,
1784
1787
1788
1789
Nouvelles Etrangeres. De Turquie et Perse , &c.
De Russie , Allemagne , Italie ,
D'Espagne , Déclaration , &c.
Angleterre et Hollande ,
1800
1804
1809
1812
1815
Morts des Pays Etrangers ,
France , Nouvelles de la Cous, de Paris , & c. 1816
Mandement au sujet du Tombeau deM Pâris, 1823
Lettre au sujet d'un Loup ,
1825
Autre au sujet du Tonnerre ,
1827
Morts , Naissances , &c .
1831
Mort du Duc de Pequigny , et Vers ,
1832
Arrêts Notables ,
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Résumé : TABLE.
Le document présente une chronologie d'œuvres littéraires et d'événements historiques s'étendant de 1627 à 1832. Les entrées incluent des poèmes, des lettres, des discours, des journaux, des nouvelles et des épitaphes. Parmi les œuvres notables figurent les 'Ieces Fugitives' en 1627, une 'Seconde Lettre sur les Akousmates' en 1637, et une 'Seconde Lettre sur la Méthode d'observer les Sels' en 1653. Entre 1800 et 1815, le texte mentionne des 'Nouvelles Étrangères' provenant de régions comme la Turquie, la Russie et l'Angleterre. Les entrées plus récentes incluent des 'Arrêts Notables' ainsi que des informations sur des 'Morts' et des 'Naissances' en 1831 et 1832. La chronologie se conclut par la 'Mort du Duc de Pequigny' en 1832.
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6567
p. 222-224
De Landau ce 13. Aoust 1713.
Début :
La nuit du 12. au 13. on a attaqué le [...]
Mots clefs :
Redent, Grenadiers, Contregarde
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De Landau ce 13. Aoust 1713.
De Landauce13.jdouftijii.
La nuit du 12. au 13. on
a attaqué le redent qui est
entre les deux angles rentrans
des deux conrregardes,
sçavoir la verte & celle
qui est reveftuë où l'on
s'est logé le long de la gorge
,& l'on a fait une communication
sur la mesme
ligne avec un crochet en
retour depuis ladite gorge
jusqu'aux pallissades du
tambour le long de la demie
gorge qui regarde la
contregarde du réduit; l'on
a poussé une sappe à la parallele
qui fait le front de
la face gauche de cette
mesme contregarde
)
cela
a esté attaqué par vingt
Grenadiers, & soutenus
duRegiment Dauphin, le
redent n'estoit nullement
endommagé,il estoit frisé
,
pallissadé avec un fossé
& chemin couvert , nous
n'y avons perdu que trois
Grenadiers, soixante travailleurs,
un Capitaine de
Brosse blessé
,
& un Lieutenant
de Saillant. L'on a
jetté un pont sur le fossé
de lacontregarde de la demie
Lune bruslé par les
assiegez, & restabli dans
la nuit;l'on a fait une batterie
de six pieces de canon
pour battre en breche
la contregarde qui fera
à la gauche du redent,
elle doit tirer demain matin
14. de ce mois.
La nuit du 12. au 13. on
a attaqué le redent qui est
entre les deux angles rentrans
des deux conrregardes,
sçavoir la verte & celle
qui est reveftuë où l'on
s'est logé le long de la gorge
,& l'on a fait une communication
sur la mesme
ligne avec un crochet en
retour depuis ladite gorge
jusqu'aux pallissades du
tambour le long de la demie
gorge qui regarde la
contregarde du réduit; l'on
a poussé une sappe à la parallele
qui fait le front de
la face gauche de cette
mesme contregarde
)
cela
a esté attaqué par vingt
Grenadiers, & soutenus
duRegiment Dauphin, le
redent n'estoit nullement
endommagé,il estoit frisé
,
pallissadé avec un fossé
& chemin couvert , nous
n'y avons perdu que trois
Grenadiers, soixante travailleurs,
un Capitaine de
Brosse blessé
,
& un Lieutenant
de Saillant. L'on a
jetté un pont sur le fossé
de lacontregarde de la demie
Lune bruslé par les
assiegez, & restabli dans
la nuit;l'on a fait une batterie
de six pieces de canon
pour battre en breche
la contregarde qui fera
à la gauche du redent,
elle doit tirer demain matin
14. de ce mois.
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Résumé : De Landau ce 13. Aoust 1713.
La nuit du 12 au 13, une attaque a été lancée contre un redent situé entre deux contregardes. Les assaillants se sont positionnés le long de la gorge et ont établi une communication sur la même ligne avec un crochet en retour jusqu'aux palissades du tambour. Une sape a été creusée parallèlement au front de la face gauche de cette contregarde. L'attaque a été menée par vingt grenadiers, soutenus par le Régiment Dauphin. Malgré la présence de palissades, d'un fossé et d'un chemin couvert, le redent n'a subi aucun dommage significatif. Les pertes françaises se sont limitées à trois grenadiers, soixante travailleurs, un capitaine blessé et un lieutenant. Un pont a été jeté sur le fossé de la contregarde de la demi-lune, brûlée par les assiégés et restaurée durant la nuit. Une batterie de six pièces de canon a été construite pour battre en brèche la contregarde située à gauche du redent, prévue pour tirer le matin du 14.
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6568
p. 219-221
A Alexandrette, le 29. Septembre 1714.
Début :
MONSEIGNEUR, Aprés avoir resté longtemps icy à attendre des nouvelles [...]
Mots clefs :
Dieu, Alexandrette, Ambassadeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Alexandrette, le 29. Septembre 1714.
AAlexandrette , le 29. Sep
tembre 1714.
MONSEIGNEUR,
Aprés avoir refté longtemps
icy à attendre des nouvelles , à la
fis nostre Meſſager est arrivé : il
m'a affeure que M. l'Ambaſſadeur
étoit tout à fait en liberté ,
ce que j'ay été ravy d'apprendre.
Hier à midy il me vint un
homme extraordinaire de ſa part
pour sçavoir ce qu'ily avoit à
faire ; je luy ay donné sur le
champ toutes les instructions ne-
Tij
120 JOURNAL
ceßaires , je luy ay fait voirl'endroit
de l'embarquement , qui est
àdemie lieuë d' Alexandrette; enfin
je l'ay renvoyé pour aller luy
dire que tout étoit preft , que je
l'attendois cette même nuit , &
que je lepriois deſe hater de partir
; ce qu'il afait heureusement ,
Dieu mercy , puiſque je viens de
le recevoir à bord avec tout fon
monde ;je mets à la voileàl'heure
mêmeſelon vos ordres que je ne
manqueraypas d'executer depoint
en point ; non ſeulement jusqu'à
que Dieu m'ait fait lagrace
d'arriver au lieu destiné
ce
mais
encore dans toutes les occafions où
HISTORIQUE. 221
je pourray vous marquer leprofond
reſpect avec lequel je ſuis
3
c.
tembre 1714.
MONSEIGNEUR,
Aprés avoir refté longtemps
icy à attendre des nouvelles , à la
fis nostre Meſſager est arrivé : il
m'a affeure que M. l'Ambaſſadeur
étoit tout à fait en liberté ,
ce que j'ay été ravy d'apprendre.
Hier à midy il me vint un
homme extraordinaire de ſa part
pour sçavoir ce qu'ily avoit à
faire ; je luy ay donné sur le
champ toutes les instructions ne-
Tij
120 JOURNAL
ceßaires , je luy ay fait voirl'endroit
de l'embarquement , qui est
àdemie lieuë d' Alexandrette; enfin
je l'ay renvoyé pour aller luy
dire que tout étoit preft , que je
l'attendois cette même nuit , &
que je lepriois deſe hater de partir
; ce qu'il afait heureusement ,
Dieu mercy , puiſque je viens de
le recevoir à bord avec tout fon
monde ;je mets à la voileàl'heure
mêmeſelon vos ordres que je ne
manqueraypas d'executer depoint
en point ; non ſeulement jusqu'à
que Dieu m'ait fait lagrace
d'arriver au lieu destiné
ce
mais
encore dans toutes les occafions où
HISTORIQUE. 221
je pourray vous marquer leprofond
reſpect avec lequel je ſuis
3
c.
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6569
p. 623-626
IMITATION De l'Ode d'Horace, qui commence : Mercuri, nam te docilis magistro, &c.
Début :
Mercure, inspire-moi ; docile à tes maximes, [...]
Mots clefs :
Horace, Mercure, Époux, Monstres, Dessein
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : IMITATION De l'Ode d'Horace, qui commence : Mercuri, nam te docilis magistro, &c.
IMITATION
"
De l'Ode d'Horace , qui commences
Mercuri , nam te docilis magistro , &c.
M
Ercure , inspire-moi , docile à tes
maximes ,
Amphion ton Eleve eut jadis le
pouvoir
D'exciter par ses Chants , harmonieux, sublimes,
Les Rochers même à se mouvoir.
A ij
By
624 MERCURE DE FRANCE
Et toi , Lyre autrefois triste et presque muette ,
Mais dont on admira le charme séduisant ,
Aussi-tôt que ce Dieu , pour te rendre parfaite ,
De sept Cordes t'eut fait présent.
柒
Toi qui combles les coeurs d'un plaisir indicible,
A la Table des Grands , dans les Temples des
Dieux ,
Puisse la fiere Lyde être aujourd'hui sensible
A tes accords mélodieux .
Tu peux par leur douceur entraîner à ta suite
Les Monts et les Forêts , les Tygres et les Ours ;
Des Fleuves , des Ruisseaux les plus prompts dans
leur fuite ,
Tu sçais l'art d'enchaîner le cours.
M
Muni de trois gosiers , écumant de colere ,
Garde affreux d'un séjour aux Vivans interdit
Herissé de Serpens , le terrible Cerbere
A tes sons flateurs se rendit.
Ixion , Tityus , que leurs appas touche rent ,
Tressaillirent de joye au milieu des tourmens ,
Et des Brus d'Egyptus les Urnes se secherent ,
Immobiles quelques momens.
Qu'au
AVRIL. 1734 625
Qu'aujourd'hui Lyde écoute et leur crime perfide ,
Et la juste rigueur du châtiment divin
Qui les force à remplir un tonneau toujours
vuide ,
Et rend leur travail toujours vain.
Ces Monstres (que peut - on oser de plus atroce?)
Ces Monstres que le Ciel poursuit jusqu'aux Enfers
,
Oserent , ô noirceur ! ô cruauté féroce !
Perdre leurs Maris par le fer.
Pour conserver le sien , une entre autres insigne,
Trahissant noblement le dessein paternel ,
Du flambeau nuptial scule se montra digne ,
Et rendit son nom éternel.
諾
"Leve-toi , cher Epoux , d'un long sommeil ,
dit - elle ,
» Hâte- toi , malheureux , d'éviter les horreurs ,
Leve toi , trompe ainsi ton beau - pere infidele,
» Trompe ainsi mes barbares Soeurs .
» Hélas ! telles qu'on voit des Lionnes farouches
Déchirer les Agneaux dans leur ardent courroux
,
A iij >> Telles
626 MERCURE DE FRANCE
» Telles en ce moment elles soüillent leurs couches
ni
» Du sang de leurs jeunes Epoux.
» Ah ! je suis plus humaine , et j'ai trop de tendresse
,
-50
Pour pouvoir me résoudre à te percer le sein ;
Qui ! moi , trancher tes jours ! si j'en fis la
promesse ,
Je n'en eus jamais le dessein .
» Cher Epoux , que mon Pere en me chargeant
de chaînes ,
» Me punisse demain de t'avoir épargné :
" Qu'il m'éxile , s'il veut, dans les arides Plaines,
» Du climat le plus éloigné .
dérobe ta vie ,
Et par terre et par mer va ,
→ Á l'inhumanité d'un attentat affreux ;
La nuit te favorise et Venus t'y convie :
Va , fui sous un auspice heureux . "3
Adieu . Mais daigne au moins conserver la mémoire
,
De ma tendre pitié, de ma constante foi;
Daigne sur mon tombeau graver un jour l'histoire
,
).
De ce qu'ici je fais pour toi.
F. M , F.
"
De l'Ode d'Horace , qui commences
Mercuri , nam te docilis magistro , &c.
M
Ercure , inspire-moi , docile à tes
maximes ,
Amphion ton Eleve eut jadis le
pouvoir
D'exciter par ses Chants , harmonieux, sublimes,
Les Rochers même à se mouvoir.
A ij
By
624 MERCURE DE FRANCE
Et toi , Lyre autrefois triste et presque muette ,
Mais dont on admira le charme séduisant ,
Aussi-tôt que ce Dieu , pour te rendre parfaite ,
De sept Cordes t'eut fait présent.
柒
Toi qui combles les coeurs d'un plaisir indicible,
A la Table des Grands , dans les Temples des
Dieux ,
Puisse la fiere Lyde être aujourd'hui sensible
A tes accords mélodieux .
Tu peux par leur douceur entraîner à ta suite
Les Monts et les Forêts , les Tygres et les Ours ;
Des Fleuves , des Ruisseaux les plus prompts dans
leur fuite ,
Tu sçais l'art d'enchaîner le cours.
M
Muni de trois gosiers , écumant de colere ,
Garde affreux d'un séjour aux Vivans interdit
Herissé de Serpens , le terrible Cerbere
A tes sons flateurs se rendit.
Ixion , Tityus , que leurs appas touche rent ,
Tressaillirent de joye au milieu des tourmens ,
Et des Brus d'Egyptus les Urnes se secherent ,
Immobiles quelques momens.
Qu'au
AVRIL. 1734 625
Qu'aujourd'hui Lyde écoute et leur crime perfide ,
Et la juste rigueur du châtiment divin
Qui les force à remplir un tonneau toujours
vuide ,
Et rend leur travail toujours vain.
Ces Monstres (que peut - on oser de plus atroce?)
Ces Monstres que le Ciel poursuit jusqu'aux Enfers
,
Oserent , ô noirceur ! ô cruauté féroce !
Perdre leurs Maris par le fer.
Pour conserver le sien , une entre autres insigne,
Trahissant noblement le dessein paternel ,
Du flambeau nuptial scule se montra digne ,
Et rendit son nom éternel.
諾
"Leve-toi , cher Epoux , d'un long sommeil ,
dit - elle ,
» Hâte- toi , malheureux , d'éviter les horreurs ,
Leve toi , trompe ainsi ton beau - pere infidele,
» Trompe ainsi mes barbares Soeurs .
» Hélas ! telles qu'on voit des Lionnes farouches
Déchirer les Agneaux dans leur ardent courroux
,
A iij >> Telles
626 MERCURE DE FRANCE
» Telles en ce moment elles soüillent leurs couches
ni
» Du sang de leurs jeunes Epoux.
» Ah ! je suis plus humaine , et j'ai trop de tendresse
,
-50
Pour pouvoir me résoudre à te percer le sein ;
Qui ! moi , trancher tes jours ! si j'en fis la
promesse ,
Je n'en eus jamais le dessein .
» Cher Epoux , que mon Pere en me chargeant
de chaînes ,
» Me punisse demain de t'avoir épargné :
" Qu'il m'éxile , s'il veut, dans les arides Plaines,
» Du climat le plus éloigné .
dérobe ta vie ,
Et par terre et par mer va ,
→ Á l'inhumanité d'un attentat affreux ;
La nuit te favorise et Venus t'y convie :
Va , fui sous un auspice heureux . "3
Adieu . Mais daigne au moins conserver la mémoire
,
De ma tendre pitié, de ma constante foi;
Daigne sur mon tombeau graver un jour l'histoire
,
).
De ce qu'ici je fais pour toi.
F. M , F.
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Résumé : IMITATION De l'Ode d'Horace, qui commence : Mercuri, nam te docilis magistro, &c.
Le texte est une imitation de l'Ode d'Horace dédiée à Mercure, le dieu des arts et des voyageurs. Le poète sollicite l'inspiration de Mercure, évoquant Amphion, élève de Mercure, qui déplaçait les rochers par ses chants. Mercure a perfectionné la lyre en lui ajoutant sept cordes. Le poète souhaite que Lyde, une femme fière, soit sensible aux accords de la lyre. Cette lyre est décrite comme capable de déplacer les montagnes, les forêts, et même d'apaiser des créatures féroces comme les tigres et les ours. Elle ralentit le cours des fleuves et a apaisé Cerbère, le chien des Enfers, ainsi que des figures mythologiques telles qu'Ixion et Tityus. Le texte mentionne aussi les Danaïdes, condamnées à remplir un tonneau percé. Le poème se concentre ensuite sur Lyde, qui écoute les histoires de monstres ayant tué leurs maris. Une femme trahit le dessein paternel pour sauver son époux, préférant être punie par son père. Elle supplie son mari de fuir les horreurs et l'inhumanité de ses sœurs, lui demandant de se souvenir de sa tendresse et de graver cette histoire sur son tombeau.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6570
p. 221-224
RONDEAU.
Début :
Son Altesse Sérénissime Madame la Duchesse de Vendôme, / Que de Gibiers & que de volatilles [...]
Mots clefs :
Gibiers, Duchesse de Vendôme, Gibier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RONDEAU.
Son A'teffe Séréniffime Madam:
la Ducheffe de Vendôme
L
Tinj
222 MERCURE
envoya il y a quelques jours à
M. de Palapra , du Gibier de
Sa maison d' Anet. M. de Palapra
reconnoiſſant des bontez
de cette Princeſſe , juzea à propos
de luy rendre preſent pour
preſent ; & aprés avoir longtemps
cherché dans sa tefte
quelque chose qui convintàfon
Alteſſe , il crût que rien ne luy
feroit plus agréable que le Rondeau
que voicy.
RONDEAU.
Que de Gibiers & que
de volatilles
GALANT. 225
Ont vû perir l'eſpoir de
leurs familles::
Mon croc chargé des
dépoüilles d'Anet
Va parfumer ma table
d'un fumet
Plus odorant que Truffes
& Morilles .
Ce Gibier vaut trente
cochons de lait ,
Je n'ay le gout de l'aîné
fait Cadet ,
Qui mieux aima ſe gorger
de lentilles ,
Que de Gibiers.
Tiiij
224 MERCURE
Vos dons pour moy font
plus doux que paſtilles ,
Par tout j'en parle en let
tres apoſtilles ,
Et j'ay l'Eſprit fi plein de
ce bien fait ,
Qu'à l'Opera de mon amy
Danchet ,
Je mécriay , voyant toutes
ces filles
Que de Gibiers.
la Ducheffe de Vendôme
L
Tinj
222 MERCURE
envoya il y a quelques jours à
M. de Palapra , du Gibier de
Sa maison d' Anet. M. de Palapra
reconnoiſſant des bontez
de cette Princeſſe , juzea à propos
de luy rendre preſent pour
preſent ; & aprés avoir longtemps
cherché dans sa tefte
quelque chose qui convintàfon
Alteſſe , il crût que rien ne luy
feroit plus agréable que le Rondeau
que voicy.
RONDEAU.
Que de Gibiers & que
de volatilles
GALANT. 225
Ont vû perir l'eſpoir de
leurs familles::
Mon croc chargé des
dépoüilles d'Anet
Va parfumer ma table
d'un fumet
Plus odorant que Truffes
& Morilles .
Ce Gibier vaut trente
cochons de lait ,
Je n'ay le gout de l'aîné
fait Cadet ,
Qui mieux aima ſe gorger
de lentilles ,
Que de Gibiers.
Tiiij
224 MERCURE
Vos dons pour moy font
plus doux que paſtilles ,
Par tout j'en parle en let
tres apoſtilles ,
Et j'ay l'Eſprit fi plein de
ce bien fait ,
Qu'à l'Opera de mon amy
Danchet ,
Je mécriay , voyant toutes
ces filles
Que de Gibiers.
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Résumé : RONDEAU.
M. de Palapra adresse une lettre à la Duchesse de Vendôme pour la remercier du gibier qu'elle lui a envoyé depuis sa maison d'Anet. En guise de reconnaissance, il lui offre un rondeau. Dans ce poème, il loue la qualité exceptionnelle du gibier, le comparant favorablement aux truffes, aux morilles et même à trente cochons de lait. Il exprime également sa préférence pour ce gibier plutôt que pour les lentilles. M. de Palapra souligne que les dons de la Duchesse sont plus agréables que des pastilles et qu'il en parle dans toutes ses correspondances. Il conclut en affirmant que, même lors de l'opéra de son ami Danchet, il ne peut s'empêcher de penser au gibier reçu.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6571
p. [1715]-1720
ODE, Sur la Police perfectionnée sous le Regne de LOUIS LE GRAND.
Début :
C'est à toi, Muse, que j'adresse [...]
Mots clefs :
Police, Louis, Thémis, Justice
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE, Sur la Police perfectionnée sous le Regne de LOUIS LE GRAND.
ODE ,
Sur la Police perfectionnée fous le Regne
C
de LOUIS LE GRAND.
4
'Eft à toi , Mufe , que j'adreſſe
Aujourd'hui mes nobles tranſports.
Mon Sujet ici t'intéreffe ;
Infpire-moi d'heureux accords ,
Et toi , Police , dont les charmes
Ont cent fois calmé nos allarmes ,
Dis moi quel Prince , aimé des Cieux ,
Tu fis le témoin de tes veilles ,
A ij Et
1716 MERCURE DEFRANCE
Et raconte-moi des merveilles
Qui brillent encore à nos yeux.
+3x+
Ceffez , fameux Aréopage ,
Ceffez de nous vanter vos Loix.
A LOUIS venez rendre hommage ;
Soyez attentif à ſa voix ;
Venez admirer fa prudence ;
De Thémis il tient la balance ;
Admirez fon integrité.
Voyez comme il rend la juftice ,
Et comme il tend un bras propice
A l'indigent perfecuté.
Quel eft ce Héros plein de gloire ?
Quel eft cet Hercule nouveau
Accompagné de la Victoire ,
Qui Pa fuivi dès le berceau ?
?
Ce Vainqueur eft armé de ( a) foudre ,
Pour frapper & réduire en poudre
D'aveugles & cruels Sujets ,
Qui ,fur des riens toûjours en guerre ,
De leur fang arrefent la terre ,
Souvent pour les plus vils objets .
*3**
Fuyez, induftrieux Dédales ;
(a) Edit contre les Duels.
Sortez
A O UST. 1744.
1717
Sortez du Temple de Thémis ;
Bien-tôt vos trames infernales
Sentiront les coups de L O U I S.
Je le vois ; il parle ; il s'avance ;
Il va déployer ſa (b) puiſſance
Sur l'avarice des I'laideurs ;
Et le Démon de la chicane ,
Qui de l'injuftice eft l'organe ,
N'aura plus aucuns défenſeurs,
炒菜
Venez , lumieres éclatantes ;
Venez , célebres Magiftrats ;
Prenez vos armes foudroyantes ,
Pour réprimer les attentats.
C'eft votre éloquence divine ,
C'est elle qui feule ruine
Ea plus noire malignité.
Docte Sénat , (c) c'eft ta prudence
Qui prend fans cele la défenfe
De l'honneur & de l'équité.
O vous , dont l'intérêt renvcrfe
Arts & talens & probité;
Vous , qui du précieux Commerce
Banniffez la fidélité ,
(b) Abus de la Juftice réformés.
(c) Le Parlement de Paris.
!
A iij No
1718 MERCURE DE FRANCE.
Ne craignez -vous point la colere
D'un Roi , qui fut toujours le Pere
Et le vengeur des opprimés ?
Mais fur vous fon ( d) Tonnerre éclate,
Et vous n'avez plus rien qui flate
Les vains projets que vous formez.
L'ordre, par tout fi néceffaire ,
Vient de rentrer dans tous les droits ,
Et la licence Militaire
Se foumet enfin à fes Loix .
Par des Reglemens (e ) très- folides
On retient les mains trop avides
De nos redoutables Soldats.
On leur apprend que les Provinces.
Ne font pas moins cheres aux Princes ,
Que la valeur dans les combats.
Si de plus d'un Roi, dans l'Hiftoire ,
Nous admirons la pieté ;
Dans LOUIS admirons la gloire
De venger la Divinité.
Tantôt , comme un autre Moïle ,
Il foûtient fortement l'Eglife
Contre des Dogmes ( f) odieux ;
(d) Reglemens faits fur le Commerce.
(e) Cole Militaire de Louis XIV.
(f ) L'Hérefic.
Tanta
A O
UST. 1744.
1719
Tantôt il chaffe l'Héréfie ,
Qui tombe avec ignominie
Sous fes efforts victorieux .
**
Que vois- je ? Sont -ce les Etoiles (g)
Qui nous fuivent de toutes parts ?
La nuit , avec les fombres voiles ,
N'ofe approcher de nos remparts.
Il n'eft plus de Monftres perfides ,
Armés de poignards homicides
Pour attaquer tous les paffans.
Une attentive (h) ſentinelle ,
A nous garder toujours fidelle ,
Les défend contre ces Brigans.
炒茶
Triomphe , admirable Police ;
Que chacun fente ton pouvoir ,
Et fais toujours la guerre au vice ,
Pour le ranger à fon devoir.
C'eft par toi , Police charmante ,
Qu'un de tes Favoris ( i ) invente
Mille moyens de nous fervir.
(g) Les Lanternes dans les ruës de Paris .
(h) Le Guet à pied à cheval.
1
i ) M. d'Argenfon , qui fous Louis XIV . exerça
la Charge de Lieutenant Genéral de Police , avec une
intégrité & une application dignes des plus grands
éloges.
A iiij
1720 MERCURE DE FRANCE
11 fçait par un art fecourable ,
Et par un zéle infatigable ,
De tout péril nous garantir.
Sur la Police perfectionnée fous le Regne
C
de LOUIS LE GRAND.
4
'Eft à toi , Mufe , que j'adreſſe
Aujourd'hui mes nobles tranſports.
Mon Sujet ici t'intéreffe ;
Infpire-moi d'heureux accords ,
Et toi , Police , dont les charmes
Ont cent fois calmé nos allarmes ,
Dis moi quel Prince , aimé des Cieux ,
Tu fis le témoin de tes veilles ,
A ij Et
1716 MERCURE DEFRANCE
Et raconte-moi des merveilles
Qui brillent encore à nos yeux.
+3x+
Ceffez , fameux Aréopage ,
Ceffez de nous vanter vos Loix.
A LOUIS venez rendre hommage ;
Soyez attentif à ſa voix ;
Venez admirer fa prudence ;
De Thémis il tient la balance ;
Admirez fon integrité.
Voyez comme il rend la juftice ,
Et comme il tend un bras propice
A l'indigent perfecuté.
Quel eft ce Héros plein de gloire ?
Quel eft cet Hercule nouveau
Accompagné de la Victoire ,
Qui Pa fuivi dès le berceau ?
?
Ce Vainqueur eft armé de ( a) foudre ,
Pour frapper & réduire en poudre
D'aveugles & cruels Sujets ,
Qui ,fur des riens toûjours en guerre ,
De leur fang arrefent la terre ,
Souvent pour les plus vils objets .
*3**
Fuyez, induftrieux Dédales ;
(a) Edit contre les Duels.
Sortez
A O UST. 1744.
1717
Sortez du Temple de Thémis ;
Bien-tôt vos trames infernales
Sentiront les coups de L O U I S.
Je le vois ; il parle ; il s'avance ;
Il va déployer ſa (b) puiſſance
Sur l'avarice des I'laideurs ;
Et le Démon de la chicane ,
Qui de l'injuftice eft l'organe ,
N'aura plus aucuns défenſeurs,
炒菜
Venez , lumieres éclatantes ;
Venez , célebres Magiftrats ;
Prenez vos armes foudroyantes ,
Pour réprimer les attentats.
C'eft votre éloquence divine ,
C'est elle qui feule ruine
Ea plus noire malignité.
Docte Sénat , (c) c'eft ta prudence
Qui prend fans cele la défenfe
De l'honneur & de l'équité.
O vous , dont l'intérêt renvcrfe
Arts & talens & probité;
Vous , qui du précieux Commerce
Banniffez la fidélité ,
(b) Abus de la Juftice réformés.
(c) Le Parlement de Paris.
!
A iij No
1718 MERCURE DE FRANCE.
Ne craignez -vous point la colere
D'un Roi , qui fut toujours le Pere
Et le vengeur des opprimés ?
Mais fur vous fon ( d) Tonnerre éclate,
Et vous n'avez plus rien qui flate
Les vains projets que vous formez.
L'ordre, par tout fi néceffaire ,
Vient de rentrer dans tous les droits ,
Et la licence Militaire
Se foumet enfin à fes Loix .
Par des Reglemens (e ) très- folides
On retient les mains trop avides
De nos redoutables Soldats.
On leur apprend que les Provinces.
Ne font pas moins cheres aux Princes ,
Que la valeur dans les combats.
Si de plus d'un Roi, dans l'Hiftoire ,
Nous admirons la pieté ;
Dans LOUIS admirons la gloire
De venger la Divinité.
Tantôt , comme un autre Moïle ,
Il foûtient fortement l'Eglife
Contre des Dogmes ( f) odieux ;
(d) Reglemens faits fur le Commerce.
(e) Cole Militaire de Louis XIV.
(f ) L'Hérefic.
Tanta
A O
UST. 1744.
1719
Tantôt il chaffe l'Héréfie ,
Qui tombe avec ignominie
Sous fes efforts victorieux .
**
Que vois- je ? Sont -ce les Etoiles (g)
Qui nous fuivent de toutes parts ?
La nuit , avec les fombres voiles ,
N'ofe approcher de nos remparts.
Il n'eft plus de Monftres perfides ,
Armés de poignards homicides
Pour attaquer tous les paffans.
Une attentive (h) ſentinelle ,
A nous garder toujours fidelle ,
Les défend contre ces Brigans.
炒茶
Triomphe , admirable Police ;
Que chacun fente ton pouvoir ,
Et fais toujours la guerre au vice ,
Pour le ranger à fon devoir.
C'eft par toi , Police charmante ,
Qu'un de tes Favoris ( i ) invente
Mille moyens de nous fervir.
(g) Les Lanternes dans les ruës de Paris .
(h) Le Guet à pied à cheval.
1
i ) M. d'Argenfon , qui fous Louis XIV . exerça
la Charge de Lieutenant Genéral de Police , avec une
intégrité & une application dignes des plus grands
éloges.
A iiij
1720 MERCURE DE FRANCE
11 fçait par un art fecourable ,
Et par un zéle infatigable ,
De tout péril nous garantir.
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6572
p. 219-224
Lettre de M. Keyser à Messieurs ses Correspondans, tant dans les principales Villes du Royaume, que dans l'étranger.
Début :
J'ai reçu, Messieurs, toutes les Lettres dont vous m'avez honoré. [...]
Mots clefs :
Vérité, Critiques, Remède, Certificats, Fausses accusations, Amitié, Médecins, Cure, Composants, Maréchal de Biron
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de M. Keyser à Messieurs ses Correspondans, tant dans les principales Villes du Royaume, que dans l'étranger.
LETTRE de M. Keyfer à Meffieurs fes
Correfpondans , tant dans les principales
Villes du Royaume , que dans
l'étranger.
J'AI ' AI reçu , Meffieurs , toutes les Lettres dont
vous m'avez honoré . Je fais fenfible comme je
le dois à toutes les marques de bonté & de zèle
Kij
220 MERCURE DE FRANCE.
que vous n'avez ceffé de me témoigner jufqu'ici,
Je vous fais mille remercimens du mépris & du
renvoi que vous m'avez fait du fot imprimé en
forme de prophétie , qui vous a été adreflé fans
doute par quelqu'un de ces Anonymes dont les
écrits font auffi méprifables que leurs perfonnes ,
gens qui ne s'occupent qu'à imaginer des noirceurs
pour fatisfaire à la fois leur jaloufie & leur
envie de nuire. Je fuis également pénétré de reconnoiffance
du peu de croyance que vous avez
donnée à tout ce que l'Auteur du Traité des Tumeurs
& Ulcères a légèrement avancé contre
mon remède , dont vous connoiſſez & avez été
à portée de voir les effets beaucoup mieux que lui.
Vous fçavez , Meffieurs , que lorſqu'il a été
queftion de vous envoyer ce remède , je ne vous
ai jamais demandé que ce que l'honneur , la jultice
& la vérité pouvoient exiger de vous . Jefuis
même perfuadé que j'aurois très- mal réuffi s'il
en eût été autrement . Vous fçavez qu'aucun motif
d'intérêt n'eft encore entré dans notre corref
pondance , puifque non feulement je ne vous ai
encore fixé aucun prix , mais que je vous ai toujours
prié de faire des effais , de m'en dire votre
fentiment avec franchiſe , & de foulager les Pauvres
dans l'occafion . Ce font ici des faits , Meffieurs:
vous fçavez qu'il n'y a point de myſtères
entre nous , & que je ne vous ai jamais demandé
pi grace ni faveur. La querelle que l'on me fait ,"
quoiqu'injufte & défapprouvée des honnêtes
gens , devient longue & férieufe. C'eſt la cauſe du
Public , c'eft la vôtre , c'eſt la mienne , & il eſt
aifé de voir que je ne crains pas de la plaider
ouvertement , ne voulant avoir que la vérité pour
moi , & ne réclamant que ce que vous m'avez.
mandé avoir fait & vu.
Yous avez depuis quatre ans eu la bonić de
DECEMBRE. 1759 2212
me témoigner par quantité de lettres remiſes à
Mgr le Maréchal Duc de Biron , & qui feront
préfentées avant qu'il foit peu à l'Académie des
Sciences, une fatisfaction générale, en m'envoyant
même les détails des guérifons nombreuſes &
étonnantes que vous avez opérées partout. Suivant
vos certificats , vos lettres & vos aveux , je
les ai fucceffivement fait inférer dans les différens
Mercures.
Vous fçavez , Meffieurs , fi ces détails ont été
faux , fi vos Certificats ont été factices , mendics
ou extorqués , & vous trouverez fans doute bien
fingulier , pour ne pas dire plus , que fans voir ,
fans rien examiner , dans le temps que j'annonce
que ces Pièces font entre les mains d'un Maréchal
de France , il fe trouve quelqu'un qui ofe les
combattre , doute de leur réalité , & veuille raifonner
imprudemment de ce qu'il ne connoît
pas.
Vous avez reconnu de plus par les analyfes que
vous avez bien voulu faire faire partout fous VOS
yeux , & celles que vous avez faites vous-même ,
la légéreté de la premiere imputation de mon
adverfaire , n'ayant trouvé ni reconnu aucune
trace de Sublimé corrofif dans le remède ; cependant
je dois vous prévenir que quoiqu'il en ait été
bien perfuadé lui - même , ou qu'il air du moins
fait lemblant de l'être , il vient de m'attaquer
de nouveau , & avec plus de vivacité que jamais
dans un extrait de fon dernier ouvrage accompagné
de Lettres qu'il a intitulées Lettres de Mé--
decins de Paris , dé Province , &c . Or comme
vous êtes , Meffieurs , en état actuellement de fçavoir
à quoi vous en tenir par vos propres faits anciens
& journaliers , je vous prie de vouloir bien
faire acheter ces belles & magnifiques lettres
ou plutôt libelles contre moi , qui ne fe vendent:
Kiij
222 MERCURE DE FRANCE.
que 18 fols chez Cavelier à Paris , afin de comparer
tous les raifonnemens dont elles font remplies
avec ce que vous avez vû .
Je finis en vous priant de me continuer votre
amitié , mais en vous recommandant de n'avoir ja
mais que le bien public en vue , de n'avoir à
mon égard aucune complaifance quelconque.
Dans les cas où vous ne feriez pas contens ,
ou que vous auriez des raifons particulieres de
ne plus vous fervir de mon remede , je vous
fupplie de l'abandonner ou de me le renvoyer
tout uniment , mon intention n'ayant jamais
été de vous demander grace , ni faveur , ni de
vous gêner d'aucune façon ; ayant , ( quelque ,
chofe que puiffe dire mon adverfaire , ) beaucoup
moins en vue les motifs d'intérêt & de fortune ,
que l'avantage public & le falut des Citoyens.
Quant aux autres reproches que non adverfaire
me fait dans fes lettres , j'aurai l'honneur
de lui répondre inceffamment , & je ne fuis pas
embarraffé de mettre les perfonnes vraies &
impartiales de mon parti , comme je me flatte
de l'avoir toujours fait. En attendant je vous prie
d'être perfuadés que tant que vous verrez fubfifter
cet Hôpital , ce fera une preuve indubitable
de l'efficacité de mon remede ; car il feroit extra--
vagant de croire que M. le Maréchal de Biron
s'obftinât à l'y faire adminiftrer à moins d'une
fuite conftante de guérifons réelles.
Quelqu'un qui avant de fe inettre en état
de connoître & de juger mon remede difoit?
tout haut à qui vouloit l'entendre qu'il m'écraféroit
; qui ayant vu en diverfes occafions de
belles cures & des effets étonnans , toujours feul
de fon avis , toujours déclamant contre moi
fans juftice & fans raifon , quoi qu'ayent pu lu
DECEMBRE. 1759: 223
•
dire plufieurs Médecins célèbres & d'habiles Chirurgiens
, n'a jamais voulu convenir ni´de la ma- ´
ladie , ni de la guérifon ;
Quelqu'un qui ayant reconnu chez MM. Piat
& Cadet la premiere erreur à l'égard du fubli
mé corrofif, ayant dit en préfence de témoinst
qu'il étoit galant homme , qu'il fe rétracteroit ,.
loin de fuivre ces fentimens généreux , imagine?
& employe de nouveaux moyens pour m'écra--
fer & intimider le Public mal - à- propos ;
Quelqu'un qui lorfque j'ai cité 3 ou 4 mille
cures operées par vous , Meffieurs , & par moi ,
tant à Paris que dans les Provinces , ne dédaigne
pas de fe joindre avec le fieur Thomas & le
heur Maunier pour me fufciter un pauvre garcon
Perruquier qui n'a pas été traité par moi
libertin obftiné qu'on n'a pas guéri à caufe'
de fa débauche continuelle même pendant le:
traitement , qui n'a pris qu'une centaine de dragées
au plus , lorfqu'il en faut cinq à fix cent:
pour un traitement ; à qui l'on a fait figner un
certificat qu'il défavoue par un autre certificat qui
eft entre les mains de M. le Maréchal de Biron ;
Quelqu'un qui lorfque l'Académie des Scien--
ces eft fuppliée de vouloir bien examiner & juger
publiquement la compofition du remede &
fes effets , moyen approuvé du Public & de tous
les honnêtes gens , n'a rien de plus preffé que de
faire affembler la Faculté pour tâcher de s'oppofer
à cette démarche , & finit par pier la
compétence de l'Académie , quoiqu'il y ait plufieurs
de fes Confreres , & d'habiles Chirurgiens
reconnus pour être plus en état que qui que ce
foit de terminer la querelle d'une façon juſte &
décente ;
Quelqu'un enfin qui n'a mis dans tout ceci
que de l'injuftice , de l'entêtement & de l'animo
224 MERCURE DE FRANCE.
fité , n'eft pas je crois au tribunal des gens équi
tables & éclau és un ennemi bien redoutable.
Plufieurs de vous , Mellieurs , m'offrent d'écrire
à mon adverfaire & de lui prouver que fes raifonnemens
ne tiennent pas contre des faits . J'accepte
vos offres ; mais en même temps M. le Maréchal
Duc de Biron m'ordonne de vous mander
de vouloir bien lui envoyer directement la copie
fignée des lettres que vous écrirez au Médecin
, ou bien un détail abrégé de ce que vous avez
fait , de ce que vous avez vu , & de ce que vous
penfez du remede; mondit Seigneur voulant outre
les preuves qu'il a acquifes , connoître la vérité de
toutes parts. Vous êtes foixante ; il n'y a parmi
vous que deux perſonnes à qui on puiffe donner
le nom de mes élèves ; cette cauſe vous intérelle .
Soyez mes juges , & montrez- vous foit en me
confondant , foit en confondant mon adverfaire,
les Partifans de la vérité.
Jai l'honnneur d'être & c. KEYSER.
Correfpondans , tant dans les principales
Villes du Royaume , que dans
l'étranger.
J'AI ' AI reçu , Meffieurs , toutes les Lettres dont
vous m'avez honoré . Je fais fenfible comme je
le dois à toutes les marques de bonté & de zèle
Kij
220 MERCURE DE FRANCE.
que vous n'avez ceffé de me témoigner jufqu'ici,
Je vous fais mille remercimens du mépris & du
renvoi que vous m'avez fait du fot imprimé en
forme de prophétie , qui vous a été adreflé fans
doute par quelqu'un de ces Anonymes dont les
écrits font auffi méprifables que leurs perfonnes ,
gens qui ne s'occupent qu'à imaginer des noirceurs
pour fatisfaire à la fois leur jaloufie & leur
envie de nuire. Je fuis également pénétré de reconnoiffance
du peu de croyance que vous avez
donnée à tout ce que l'Auteur du Traité des Tumeurs
& Ulcères a légèrement avancé contre
mon remède , dont vous connoiſſez & avez été
à portée de voir les effets beaucoup mieux que lui.
Vous fçavez , Meffieurs , que lorſqu'il a été
queftion de vous envoyer ce remède , je ne vous
ai jamais demandé que ce que l'honneur , la jultice
& la vérité pouvoient exiger de vous . Jefuis
même perfuadé que j'aurois très- mal réuffi s'il
en eût été autrement . Vous fçavez qu'aucun motif
d'intérêt n'eft encore entré dans notre corref
pondance , puifque non feulement je ne vous ai
encore fixé aucun prix , mais que je vous ai toujours
prié de faire des effais , de m'en dire votre
fentiment avec franchiſe , & de foulager les Pauvres
dans l'occafion . Ce font ici des faits , Meffieurs:
vous fçavez qu'il n'y a point de myſtères
entre nous , & que je ne vous ai jamais demandé
pi grace ni faveur. La querelle que l'on me fait ,"
quoiqu'injufte & défapprouvée des honnêtes
gens , devient longue & férieufe. C'eſt la cauſe du
Public , c'eft la vôtre , c'eſt la mienne , & il eſt
aifé de voir que je ne crains pas de la plaider
ouvertement , ne voulant avoir que la vérité pour
moi , & ne réclamant que ce que vous m'avez.
mandé avoir fait & vu.
Yous avez depuis quatre ans eu la bonić de
DECEMBRE. 1759 2212
me témoigner par quantité de lettres remiſes à
Mgr le Maréchal Duc de Biron , & qui feront
préfentées avant qu'il foit peu à l'Académie des
Sciences, une fatisfaction générale, en m'envoyant
même les détails des guérifons nombreuſes &
étonnantes que vous avez opérées partout. Suivant
vos certificats , vos lettres & vos aveux , je
les ai fucceffivement fait inférer dans les différens
Mercures.
Vous fçavez , Meffieurs , fi ces détails ont été
faux , fi vos Certificats ont été factices , mendics
ou extorqués , & vous trouverez fans doute bien
fingulier , pour ne pas dire plus , que fans voir ,
fans rien examiner , dans le temps que j'annonce
que ces Pièces font entre les mains d'un Maréchal
de France , il fe trouve quelqu'un qui ofe les
combattre , doute de leur réalité , & veuille raifonner
imprudemment de ce qu'il ne connoît
pas.
Vous avez reconnu de plus par les analyfes que
vous avez bien voulu faire faire partout fous VOS
yeux , & celles que vous avez faites vous-même ,
la légéreté de la premiere imputation de mon
adverfaire , n'ayant trouvé ni reconnu aucune
trace de Sublimé corrofif dans le remède ; cependant
je dois vous prévenir que quoiqu'il en ait été
bien perfuadé lui - même , ou qu'il air du moins
fait lemblant de l'être , il vient de m'attaquer
de nouveau , & avec plus de vivacité que jamais
dans un extrait de fon dernier ouvrage accompagné
de Lettres qu'il a intitulées Lettres de Mé--
decins de Paris , dé Province , &c . Or comme
vous êtes , Meffieurs , en état actuellement de fçavoir
à quoi vous en tenir par vos propres faits anciens
& journaliers , je vous prie de vouloir bien
faire acheter ces belles & magnifiques lettres
ou plutôt libelles contre moi , qui ne fe vendent:
Kiij
222 MERCURE DE FRANCE.
que 18 fols chez Cavelier à Paris , afin de comparer
tous les raifonnemens dont elles font remplies
avec ce que vous avez vû .
Je finis en vous priant de me continuer votre
amitié , mais en vous recommandant de n'avoir ja
mais que le bien public en vue , de n'avoir à
mon égard aucune complaifance quelconque.
Dans les cas où vous ne feriez pas contens ,
ou que vous auriez des raifons particulieres de
ne plus vous fervir de mon remede , je vous
fupplie de l'abandonner ou de me le renvoyer
tout uniment , mon intention n'ayant jamais
été de vous demander grace , ni faveur , ni de
vous gêner d'aucune façon ; ayant , ( quelque ,
chofe que puiffe dire mon adverfaire , ) beaucoup
moins en vue les motifs d'intérêt & de fortune ,
que l'avantage public & le falut des Citoyens.
Quant aux autres reproches que non adverfaire
me fait dans fes lettres , j'aurai l'honneur
de lui répondre inceffamment , & je ne fuis pas
embarraffé de mettre les perfonnes vraies &
impartiales de mon parti , comme je me flatte
de l'avoir toujours fait. En attendant je vous prie
d'être perfuadés que tant que vous verrez fubfifter
cet Hôpital , ce fera une preuve indubitable
de l'efficacité de mon remede ; car il feroit extra--
vagant de croire que M. le Maréchal de Biron
s'obftinât à l'y faire adminiftrer à moins d'une
fuite conftante de guérifons réelles.
Quelqu'un qui avant de fe inettre en état
de connoître & de juger mon remede difoit?
tout haut à qui vouloit l'entendre qu'il m'écraféroit
; qui ayant vu en diverfes occafions de
belles cures & des effets étonnans , toujours feul
de fon avis , toujours déclamant contre moi
fans juftice & fans raifon , quoi qu'ayent pu lu
DECEMBRE. 1759: 223
•
dire plufieurs Médecins célèbres & d'habiles Chirurgiens
, n'a jamais voulu convenir ni´de la ma- ´
ladie , ni de la guérifon ;
Quelqu'un qui ayant reconnu chez MM. Piat
& Cadet la premiere erreur à l'égard du fubli
mé corrofif, ayant dit en préfence de témoinst
qu'il étoit galant homme , qu'il fe rétracteroit ,.
loin de fuivre ces fentimens généreux , imagine?
& employe de nouveaux moyens pour m'écra--
fer & intimider le Public mal - à- propos ;
Quelqu'un qui lorfque j'ai cité 3 ou 4 mille
cures operées par vous , Meffieurs , & par moi ,
tant à Paris que dans les Provinces , ne dédaigne
pas de fe joindre avec le fieur Thomas & le
heur Maunier pour me fufciter un pauvre garcon
Perruquier qui n'a pas été traité par moi
libertin obftiné qu'on n'a pas guéri à caufe'
de fa débauche continuelle même pendant le:
traitement , qui n'a pris qu'une centaine de dragées
au plus , lorfqu'il en faut cinq à fix cent:
pour un traitement ; à qui l'on a fait figner un
certificat qu'il défavoue par un autre certificat qui
eft entre les mains de M. le Maréchal de Biron ;
Quelqu'un qui lorfque l'Académie des Scien--
ces eft fuppliée de vouloir bien examiner & juger
publiquement la compofition du remede &
fes effets , moyen approuvé du Public & de tous
les honnêtes gens , n'a rien de plus preffé que de
faire affembler la Faculté pour tâcher de s'oppofer
à cette démarche , & finit par pier la
compétence de l'Académie , quoiqu'il y ait plufieurs
de fes Confreres , & d'habiles Chirurgiens
reconnus pour être plus en état que qui que ce
foit de terminer la querelle d'une façon juſte &
décente ;
Quelqu'un enfin qui n'a mis dans tout ceci
que de l'injuftice , de l'entêtement & de l'animo
224 MERCURE DE FRANCE.
fité , n'eft pas je crois au tribunal des gens équi
tables & éclau és un ennemi bien redoutable.
Plufieurs de vous , Mellieurs , m'offrent d'écrire
à mon adverfaire & de lui prouver que fes raifonnemens
ne tiennent pas contre des faits . J'accepte
vos offres ; mais en même temps M. le Maréchal
Duc de Biron m'ordonne de vous mander
de vouloir bien lui envoyer directement la copie
fignée des lettres que vous écrirez au Médecin
, ou bien un détail abrégé de ce que vous avez
fait , de ce que vous avez vu , & de ce que vous
penfez du remede; mondit Seigneur voulant outre
les preuves qu'il a acquifes , connoître la vérité de
toutes parts. Vous êtes foixante ; il n'y a parmi
vous que deux perſonnes à qui on puiffe donner
le nom de mes élèves ; cette cauſe vous intérelle .
Soyez mes juges , & montrez- vous foit en me
confondant , foit en confondant mon adverfaire,
les Partifans de la vérité.
Jai l'honnneur d'être & c. KEYSER.
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Résumé : Lettre de M. Keyser à Messieurs ses Correspondans, tant dans les principales Villes du Royaume, que dans l'étranger.
M. Keyfer écrit une lettre à ses correspondants dans diverses villes du Royaume et à l'étranger pour exprimer sa gratitude pour leur soutien et leur zèle. Il remercie également ses correspondants d'avoir ignoré et renvoyé un écrit anonyme diffamatoire et de ne pas avoir cru aux accusations du Traité des Tumeurs et Ulcères contre son remède. Keyfer souligne que sa correspondance avec eux n'a jamais été motivée par l'intérêt personnel et qu'il n'a jamais demandé de faveur ou de grâce. Il mentionne une querelle injuste et longue qui se prolonge, affirmant qu'il ne craint pas de la plaider ouvertement, ne voulant que la vérité. Depuis quatre ans, Keyfer a reçu des lettres de satisfaction générale, notamment via le Maréchal Duc de Biron, concernant les guérisons opérées grâce à son remède. Ces témoignages ont été publiés dans divers Mercures. Il invite ses correspondants à acheter et comparer les lettres diffamatoires récemment publiées contre lui, afin de les confronter avec les faits qu'ils ont observés. Keyfer conclut en demandant à ses correspondants de continuer leur amitié tout en ayant uniquement le bien public en vue. Il les encourage à abandonner ou à lui renvoyer son remède s'ils ne sont pas satisfaits, affirmant que son intention n'a jamais été de demander des faveurs ou de les gêner. Il promet de répondre aux autres reproches de son adversaire et de prouver l'efficacité de son remède, soutenu par les guérisons constantes observées à l'hôpital sous la direction du Maréchal de Biron.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6573
p. 221-227
Mariages. [titre d'après la table]
Début :
Le ... de ce mois, M le Marquis de Vallançay épousa [...]
Mots clefs :
Marquis, Fille, Chevalier, Seigneur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mariages. [titre d'après la table]
Le ... de ce mois , M. le
Marquis de Vallançay épouta
Midemoiselle Amelot. Il eſt
filsdeJeanHyppolite d'Eſtampes
, Marquis de Vallançay ,
&deGabrielle Loüiſe Malodu
Bofquet ; & petit fils de Dominique
d'Eltampes , lequel
étoit frere dugrand Prieur de
France , & neveu du Cardinal
de Vallançay....
Dominique d'Estampes ,
Tij
2122 MERCURE
Marquis de Vallançay , avoit
épousé en 1641. Loüife Thereſe
de Montmorency , foeur
aînée du Maréchal de Luxem
bourg & d'Elifabeth deMont
morency , Princeſſe de Mekelbourg
Dece mariage font iſſus plufieurs
enfans , & entr'autres
trois enfans mâles.
Henry Dominique , fils ainé,
qui de fon mariage n'a laifſé
que deux garçons , tous
deux morts fans alliance.FrançoisHenry
qui n'a laiſſe qu'une
fille ; &le troifiéme JeanHyppolite,
pere de Henry Hubert
GALANT. 223
:
qui eſt celuy qui vient de ſe
marier.
Le pere de Dominiqued'Eltampes
étoit Jacques d'Eſtampes,
Chevalier des Ordres du
Roy , grandMaréchal des Logis
, Lieutenant Colonel de la
Cavalerie Legere.Meffieurs de
Vallançay defcendent deLoüis
dEstampes , Seigneur de Vallançay
, lequel environ l'an
1480. a commencé la branche
des Seigneurs de Vallançay :
ceux qui en voudront ſçavoir
davantage , verront Whiſtoire
de Sainte Marthe , & l'histoire
genealogique des grands Offi-
T iiij
224 MERCURE
ciers de la Couronne par le
Pere Anfelme , qui eſt exact
dans toute la genealogie , excepré
qu'il donne pour filles à
Jean Hyppolite d'Estampes ,
fes deux foeurs , & ne parle
point de ſon fils qui eſt celuy
qui donne lieu à cet article.
Mademoiselle Ame'ot eft
fille de M. Amelot de Chaillou
, Maiſtre des Requeſtes &
Intendant du Commerce , &
de Dame Philberthe de Barril
lon ſon Epouſe , qui eſt fille
de feu M. de Barrillon , Confeillerd'Etat
ordinaire, & Ambaſſadeur
en Angleterre. Je
GALANT. 225
vous ay ſi ſouvent parlé de
Meffieurs Amelot , dont les
filles ſe ſont toûjours alliées
dans les plus grandes Maiſons,
telles que celles d'Aumont , de
Luxembourg , de Beon , de
Nicolai, deTavannes , deVaubecourt
, &autres , qu'il feroit
inutile d'en reparler ici .
Herard du Caufé Chevalier
Seigneur de Nazelle , Lieute
nant des Maréchaux de France
en la Province de Guïenne ,
époufale 7 Oct Mademoiselle
7
Cath.JuliedeBefanne deProuvay,
fille deCharles deBeſanne
Chevalier Seigneur Vicomte
1
1
226 MERCURE
de Prouvay& Poulandon...
La Maiſon de Beſanne eſt
une des anciennes Maiſons de
Champagne Jean de Beſanne
un de les anceſtres , qui avoit
un Employ de distinction auprés
de faint Loüis , lorſqu'il
fuſt en Terre Sainte faire la
guerre aux Sarrafins ,à laBataille
de Damiere , où l'Armée
du Roy fut vigoureuſement
chargée , ledit de Befanne par
ſa valeur contint les troupes
avec tant de fermeté , que le
Roy luy donna la deviſe nec
fugit, nec metuit.
La Ceremonie de ce MariaGALANT.
227
gefut faite par M. l'Evêque de
Lavaur , dans l'Eglife Paroiffiale
de faint Mederic.
Marquis de Vallançay épouta
Midemoiselle Amelot. Il eſt
filsdeJeanHyppolite d'Eſtampes
, Marquis de Vallançay ,
&deGabrielle Loüiſe Malodu
Bofquet ; & petit fils de Dominique
d'Eltampes , lequel
étoit frere dugrand Prieur de
France , & neveu du Cardinal
de Vallançay....
Dominique d'Estampes ,
Tij
2122 MERCURE
Marquis de Vallançay , avoit
épousé en 1641. Loüife Thereſe
de Montmorency , foeur
aînée du Maréchal de Luxem
bourg & d'Elifabeth deMont
morency , Princeſſe de Mekelbourg
Dece mariage font iſſus plufieurs
enfans , & entr'autres
trois enfans mâles.
Henry Dominique , fils ainé,
qui de fon mariage n'a laifſé
que deux garçons , tous
deux morts fans alliance.FrançoisHenry
qui n'a laiſſe qu'une
fille ; &le troifiéme JeanHyppolite,
pere de Henry Hubert
GALANT. 223
:
qui eſt celuy qui vient de ſe
marier.
Le pere de Dominiqued'Eltampes
étoit Jacques d'Eſtampes,
Chevalier des Ordres du
Roy , grandMaréchal des Logis
, Lieutenant Colonel de la
Cavalerie Legere.Meffieurs de
Vallançay defcendent deLoüis
dEstampes , Seigneur de Vallançay
, lequel environ l'an
1480. a commencé la branche
des Seigneurs de Vallançay :
ceux qui en voudront ſçavoir
davantage , verront Whiſtoire
de Sainte Marthe , & l'histoire
genealogique des grands Offi-
T iiij
224 MERCURE
ciers de la Couronne par le
Pere Anfelme , qui eſt exact
dans toute la genealogie , excepré
qu'il donne pour filles à
Jean Hyppolite d'Estampes ,
fes deux foeurs , & ne parle
point de ſon fils qui eſt celuy
qui donne lieu à cet article.
Mademoiselle Ame'ot eft
fille de M. Amelot de Chaillou
, Maiſtre des Requeſtes &
Intendant du Commerce , &
de Dame Philberthe de Barril
lon ſon Epouſe , qui eſt fille
de feu M. de Barrillon , Confeillerd'Etat
ordinaire, & Ambaſſadeur
en Angleterre. Je
GALANT. 225
vous ay ſi ſouvent parlé de
Meffieurs Amelot , dont les
filles ſe ſont toûjours alliées
dans les plus grandes Maiſons,
telles que celles d'Aumont , de
Luxembourg , de Beon , de
Nicolai, deTavannes , deVaubecourt
, &autres , qu'il feroit
inutile d'en reparler ici .
Herard du Caufé Chevalier
Seigneur de Nazelle , Lieute
nant des Maréchaux de France
en la Province de Guïenne ,
époufale 7 Oct Mademoiselle
7
Cath.JuliedeBefanne deProuvay,
fille deCharles deBeſanne
Chevalier Seigneur Vicomte
1
1
226 MERCURE
de Prouvay& Poulandon...
La Maiſon de Beſanne eſt
une des anciennes Maiſons de
Champagne Jean de Beſanne
un de les anceſtres , qui avoit
un Employ de distinction auprés
de faint Loüis , lorſqu'il
fuſt en Terre Sainte faire la
guerre aux Sarrafins ,à laBataille
de Damiere , où l'Armée
du Roy fut vigoureuſement
chargée , ledit de Befanne par
ſa valeur contint les troupes
avec tant de fermeté , que le
Roy luy donna la deviſe nec
fugit, nec metuit.
La Ceremonie de ce MariaGALANT.
227
gefut faite par M. l'Evêque de
Lavaur , dans l'Eglife Paroiffiale
de faint Mederic.
Fermer
6574
p. 220-227
Nouvelles d'Angleterre.
Début :
Le 21. Juillet le Colonel de Desaunay, envoyé par le [...]
Mots clefs :
Colonel de Desaunay, Major général Hill, Angleterre, Dublin, Ducs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre.
Nouvelles il'Angleterre.
:
Le 21.JuilletJe ColonaI
de Desaunayenvoyé par le Major General Hill vap<-
posta lanouvelleque leiq.
il étoitentré dans Dunket;-
jquje, La Reine luiHc donliercinq;cenrguinées.Qn
jiça,le.canon du Parc saint
<Jam4si&:derla Toijr*on fit
-dâns, yii)e desfeux& dçs
illuminations.Qnaembarj
quésurla riviere toutesfor- j
tesdemunitions & de vivres pour envoyer à Dun1
lerque
,
& on équipe un
paquebot quiira de Douvres toutesles semaines.
On affure que l'escadre
du Vice-Amiral Jennings
passeral'hiver au Port Mahon, & qu'il y aura toûjours des vaisseeauxde guerrepour la sûreté du commerce.
Les lettres de Dublin
portent que depuis que le
General Srevvart, qui commande en chef les troupes
,
d'Irlande en l'absence du
Duc d'Ormond, est arrivé, ilafait divers change-
mens parmilesOfficiers,
militaires, & que les Lords
Justiciersavoient aussifait
plusieurs reformes dans le
Gouvernement civil.
-' La Reine n'ayant pasencore disposé de la Charge
de grand Ecuyer, qui étoit
ci-devant possedée par le
Ducde Sommerfet,anomméles Sieurs Dar£y&:Fielding pour l'exercer par commission.
;-
Les deux partis opposèz
à Londres se sont donné de
-grands mouvemens pour
l'élection de trois nouveaux j
Deputez, des Communes, ~Ia placéiededeceux ceuxààqui quilàla
Cour à donne desemplois:
maisle parti desAnglicans
l'a. emporter puisque les
Sieurs Guillaume de Stcr phens,DïxeiVvindfor9
&
Jean Hind Cotton,ausquels
cesemplois nouveati avoient été
çteélus,(e premierpour le èffîfï;deNevvp°rc, dans Milçde Vvight; lesdeux
utres pqur l'Universite & Ja ville de Cambridge.
Milord Lansdown
a -, été .Controllçur de la Mai-
son de la Reine, a la lac«. ]
de MylordMansel, a qui
on a
donné la Charge de
Receveur de l'Echiquier.
Toutestes Villes,Bourgs
& Communautez font presenterdesAdresses à la
,
Reine, pour la remercier des.*-
soinsqu'elleprend pour,
leur donner la paix! Oi*v
écrit de Lisbonne dtf>5*
Juillet,
-
que le Comte de
Portmore étoit sur Tondé*,
partpour veniren Angleterre, & qu'illaisseroit au
-
Major General Pearce le
commandement des trou-
ses; Angloises.
Le SieurHillBrigadier,
Commandant des, troupes
qui sont à Dunkerque, &
"été faitMajor général,.
Le Chevalier Guillaume
Courtney a
été élû Mem-
-
brè de la Chambre Baisé à
Exceter pour leComtéde
EXevon, a laplace du Chevalier Guillaume Pole, qui
-
a
accepté unemploy à la
-Cour: Ils sonttous deux du
parti des Anglicans, quise
fortifie; tous les jours de
plus en plus, auill
-
bienen
Ijrlândè qu'en Angleterre,
Les lettres de Dublin
portentque les Chevaliers
Thomas Southyvel & Guillaume [aine Quentinqui
étoientdu. parti contraire,
avoient étédepossedezde
leurs Charges de Commisfaires des revenusde la
Couronne,& qu'onavoir
mis en
leur,pjaçeleSiçur
Sharp,fils de l'Archevêque
d'York, & les Sieurs Vvalpôle & Mediey, çelez.Anglicans.
Le Duc de Leedsmou- ;
rut le 6. Août dans leCom- ldans
fjquatre
-
vingt-sèptiéme;
année. annee., Il avoit été créeVicomte
£atimer par le Roy Charlés sécond ensuiteComte
de Danby. grand Tresorier & Chevalier,dé la Jar- xetiere.
A prés larévolutionil
fut fait President du Confçil Marquis deCarmarthen, & enfinDuc,deLeeds,
en 1694. .:
Il a
substitue sesbiens au
fils du Marquis de Carmarthen son fils, qui lui succede enses dignitez
:
Le 21.JuilletJe ColonaI
de Desaunayenvoyé par le Major General Hill vap<-
posta lanouvelleque leiq.
il étoitentré dans Dunket;-
jquje, La Reine luiHc donliercinq;cenrguinées.Qn
jiça,le.canon du Parc saint
<Jam4si&:derla Toijr*on fit
-dâns, yii)e desfeux& dçs
illuminations.Qnaembarj
quésurla riviere toutesfor- j
tesdemunitions & de vivres pour envoyer à Dun1
lerque
,
& on équipe un
paquebot quiira de Douvres toutesles semaines.
On affure que l'escadre
du Vice-Amiral Jennings
passeral'hiver au Port Mahon, & qu'il y aura toûjours des vaisseeauxde guerrepour la sûreté du commerce.
Les lettres de Dublin
portent que depuis que le
General Srevvart, qui commande en chef les troupes
,
d'Irlande en l'absence du
Duc d'Ormond, est arrivé, ilafait divers change-
mens parmilesOfficiers,
militaires, & que les Lords
Justiciersavoient aussifait
plusieurs reformes dans le
Gouvernement civil.
-' La Reine n'ayant pasencore disposé de la Charge
de grand Ecuyer, qui étoit
ci-devant possedée par le
Ducde Sommerfet,anomméles Sieurs Dar£y&:Fielding pour l'exercer par commission.
;-
Les deux partis opposèz
à Londres se sont donné de
-grands mouvemens pour
l'élection de trois nouveaux j
Deputez, des Communes, ~Ia placéiededeceux ceuxààqui quilàla
Cour à donne desemplois:
maisle parti desAnglicans
l'a. emporter puisque les
Sieurs Guillaume de Stcr phens,DïxeiVvindfor9
&
Jean Hind Cotton,ausquels
cesemplois nouveati avoient été
çteélus,(e premierpour le èffîfï;deNevvp°rc, dans Milçde Vvight; lesdeux
utres pqur l'Universite & Ja ville de Cambridge.
Milord Lansdown
a -, été .Controllçur de la Mai-
son de la Reine, a la lac«. ]
de MylordMansel, a qui
on a
donné la Charge de
Receveur de l'Echiquier.
Toutestes Villes,Bourgs
& Communautez font presenterdesAdresses à la
,
Reine, pour la remercier des.*-
soinsqu'elleprend pour,
leur donner la paix! Oi*v
écrit de Lisbonne dtf>5*
Juillet,
-
que le Comte de
Portmore étoit sur Tondé*,
partpour veniren Angleterre, & qu'illaisseroit au
-
Major General Pearce le
commandement des trou-
ses; Angloises.
Le SieurHillBrigadier,
Commandant des, troupes
qui sont à Dunkerque, &
"été faitMajor général,.
Le Chevalier Guillaume
Courtney a
été élû Mem-
-
brè de la Chambre Baisé à
Exceter pour leComtéde
EXevon, a laplace du Chevalier Guillaume Pole, qui
-
a
accepté unemploy à la
-Cour: Ils sonttous deux du
parti des Anglicans, quise
fortifie; tous les jours de
plus en plus, auill
-
bienen
Ijrlândè qu'en Angleterre,
Les lettres de Dublin
portentque les Chevaliers
Thomas Southyvel & Guillaume [aine Quentinqui
étoientdu. parti contraire,
avoient étédepossedezde
leurs Charges de Commisfaires des revenusde la
Couronne,& qu'onavoir
mis en
leur,pjaçeleSiçur
Sharp,fils de l'Archevêque
d'York, & les Sieurs Vvalpôle & Mediey, çelez.Anglicans.
Le Duc de Leedsmou- ;
rut le 6. Août dans leCom- ldans
fjquatre
-
vingt-sèptiéme;
année. annee., Il avoit été créeVicomte
£atimer par le Roy Charlés sécond ensuiteComte
de Danby. grand Tresorier & Chevalier,dé la Jar- xetiere.
A prés larévolutionil
fut fait President du Confçil Marquis deCarmarthen, & enfinDuc,deLeeds,
en 1694. .:
Il a
substitue sesbiens au
fils du Marquis de Carmarthen son fils, qui lui succede enses dignitez
Fermer
Résumé : Nouvelles d'Angleterre.
Le texte décrit des événements politiques et militaires en Angleterre et en Irlande. Le 21 juillet, le colonel Desaunay, envoyé par le Major General Hill, a annoncé l'entrée des troupes à Dunkerque. La Reine a récompensé Desaunay avec cinq cents guinées. Le comte de Portmore, présent à Tondé, devait se rendre en Angleterre, laissant le commandement des troupes au Major General Pearce. Le brigadier Hill a été promu Major général et commande les troupes à Dunkerque. En politique, le chevalier Guillaume Courtney a été élu à la Chambre Basse pour le comté de Devon, remplaçant le chevalier Guillaume Pole, nommé à la Cour. Les deux hommes appartiennent au parti des Anglicans, qui gagnent en influence en Irlande et en Angleterre. À Dublin, les chevaliers Thomas Southyvel et Guillaume Jacques Quentin ont été démis de leurs fonctions de commissaires des revenus de la Couronne, remplacés par Sharp, Walpole et Medley, tous Anglicans. Le duc de Leeds est décédé le 6 août à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Il avait été créé vicomte Latimer par le roi Charles II, puis comte de Danby, grand trésorier et chevalier de la Jarretière. Après la révolution, il fut président du Conseil, marquis de Carmarthen, et enfin duc de Leeds en 1694. Ses biens ont été transmis au fils du marquis de Carmarthen, qui lui succède dans ses dignités.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6575
p. 213-232
Affaires d'Angleterre, [titre d'après la table]
Début :
Tant de Personnes m'ont témoigné avoir leu avec plaisir les [...]
Mots clefs :
Angleterre, Roi, Malheurs, Apoplexie, Décès, Trône, Vengeance, Héritier, Joies, Peuple, Confiance, Grandeur, Tranquillité, Couronnement, Cérémonie, Westminster, Fonctions, Titres, Élections, Assemblées, Liste des élus, Duc, Serment, Conseiller, Royaume, Désordres, Voleurs, Proclamation, Sûreté publique, Larron, Récompenses, Guillaume Bridgeman
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Affaires d'Angleterre, [titre d'après la table]
Tant de Perſonnes m'ont
témoigné avoir leu avec plai.
fir les Nouvelles d'Angleterre
, qui font des Articles importans
dans mes deux dernieres
Lettres , que je puis
croire que vous me parlez
fincerement quand vous
m'aſſeurez que vous en eſtes
contente . L'Hiſtoire des malheurs
du Roy , dont je vous
ay fait un abregé , pouvoit ſe
trouver ſéparément en plu
ſieurs Volumes , mais peuteſtre
toutes les Relations qui
ont couru ne vous auroient
pas fourny le triſte Journal
و
ال
214 MERCURE
de ce qui s'eſtoit paſſé dans
le peu de temps qu'a duré ſa
maladie , ſi je n'avois eu le
foin d'en ramaffer les plus remarquables
circonstances.
Elle a commencé par une attaque
d'Apoplexie , contre
laquelle l'Art des Medecins 2.
efté ſans force. Il ſemble que
comme ſa vie avoit eſté extraordinaire
, il falloit auffi
que ſa mort le fuft. Je vous
envoye un Sonnet qui a esté
fait ſur cette penſée..
GALANT. 215
SUR LA MORT
DU ROY D'ANGLETERRE.
Q
Vinesçait de ceRoy l'étonnan-.
temifere!
Ses malheurs purent-ils abairefon.
grand coeur?
Un Trônequi fumoit encor dufang
d'un Pere
Poury monterfi- 10ft luyfaisoit trop
d'horreur.
Ledefirdevangeruneteftesi chere
Al'Univers entier exprimafa dou-
Ieur.
Qu'ily fatisfitbien quandle Cicl 業
moins contraire
Enfindansfes Etatsle ramena vainqueur!
Mais belas ! iln'estplus ; l'impitoyable
Parque
216 MERCURE
Vientde trancher lefildesjours de ce
..... Monarque..
C'auroit estétrop peu cependant pour
lefort
Qui d'abord lefoûmit aux fureurs
de l'envie,
D'avoirpar de grands traits voulu
marquersaviesa :
S'il n'eust faitremarquer le genre de
Samort.
Je vous ay appris avec
quelle fermeté fon Auguste
Succeffeur s'eſt déclaré Ca
tholique. Sa fincerité a efte
heureuſe. Les Peuples ont
eu de la joye de voir qu'il ne
cherchoit point à les trom
per , & qu'il s'en croyoit affez
aimé,
GALANT. 217
aimé , pour leur confier un
fecret de cette importance,
ſans qu'il en deuſt rien apprehender
de fâcheux. La
confiance qu'il a cuë dans l'amour
de ſes Sujets , a produit
l'effet qu'il en avoit attendu.
L'intrepidité en toutes chofes
leur paroiffant digne d'un
Monarque né pour leur donner
des Loix , ils ont eſtimé
en luy cette grandeur d'ame
✓ qui l'engage à foûtenir l'indépendance
du rang ou le
Ciel l'a élevé. Puis qu'il leur
laiſſe une entiere liberté de
confcience , il la doit avoir
Avril 1685. T
218 MERCURE
comme eux , & il feroit bien
injuſte qu'il ne joüiſt pas
d'un Privilege qu'il veut bien
leur accorder. Toutes les
Lettres qui viennent de ce
Pays là ne parlent que de la
tranquilité où tout le monde
s'y trouve , des Adreſſes pleines
de ſoûmiffion & de ref
pect , qu'on préſente de toutes
partsau nouveau Roy , &
du choix des Députez pour
le prochain Parlement. Le
16. du dernier mois on expedia
un ordre pour fignifier à
tous les Pairs du Royaume &
à leurs Femmes , de ſe trou
GALANT. 219
ver au Couronnement du
Royavec leurs Robes deCe
remonies & leurs Couron
nes. Les Barons & leurs Femmestauront
des Robes de
Velours Cramoiſy , de meſ
me que les Vicomtes & les
autres Pairs d'une dignité
plus relevée. On a nommé
le Docteur Turner Eveſque
d'Ely , pour preſcher en préſence
de leurs Majeſtez le
jourde cette ceremonie. Les
circonstances en ont eſté ré
ſoluës devant le Roy par le
Conſeil Privé qui s'eſt aſſemblépour
les regler. Les Com-
Tij
220 MERCURE
miſſaires que l'on a choiſis
pour citer tous ceux que le
devoir de leurs Charges , ou
les redevances de leurs Fiefs
obligent à faire quelques
fonctions auCouronnement,
s'affemblerent le 3. de ce
mois dans la Chambre Peinte
du Palais de Westminster,
&commencerent à recevoir
les Requeſtes de ceux qui
prétendent avoir droit de faire
ces fonctions. Ils s'occupentà
verifier lesTitres qu'on
leur préſente , pour accorder
àchacun la fonction qui luy
appartient. Sa Majeſté a fait
GALANT. 221
donner de nouvelles Lettres
à tous les Lords Lieutenans,
ou Gouverneurs des Provinces
que le feu Roy avoit établis.
Les Affemblées pour
les Elections des Députez
qui doivent entrer au Parlement,
ſe font par tout avec
beaucoup de tranquilité.
Ces Elections ont déja eſté
faites par l'Univerſité de
Cambridge , par celle d'OK--
ford , par les Comtez de Bedford
, de Brecon , de Kenr,
deHamp , de Middleſer , de
Durban , de Glocefter , de
Hereford, de Sommerſet, de
Tiij
222 MERCURE
Cambridge , de Suffer , de
Leiceſter , de Hartford , de
Chefter , de Lincoln , de
Huntington , de Darby,
de Radnor , & par les Villes
de Cantorbury , de Darby,
de Shaftsbury , de Wood.
ſtocke , de Midhurst de
Steyning , de Bedvvyn , d'Amodesham
, d'Aileſbury , de
Ludgerſtall , d'Andover , de
Durham , de Warvvicke , de
Leiceſter , de Reading , de
Devvntom , de Heddon , de
Corfe , de Shoreham , de
Stamford , de Brecon , de
Winchester , de Chippin
GALANT. 223
Wicomb , de Chippenham,
d'Ipſvvich , de Hindon , de
Peterboroug , de Southamptom
, de Limmington ,
Westminster , d'Yorc , de
Neſtingham , de Wendover
, d'Eaft-Grimſtead ,
de
d'Abington
,, ddee LLyymm ,, de Covventry
, d'Orford , de Tornes
, de Poole , de Warcham
, de Sbareham , de
Weoby , de Petersfield , de
Nevvcastle , de Borróbridge,
d'Albroug , de Thirske , du
Grand Yarmouth , de Colcheſter
, d'Huſlemere , de
Hereford , de Lempſter , do
T iiij.
224 MERCURE
1
Cardiffe , de Marleboroug,
d'Ilcheſter , de Nevv- Sarum,
de Castle- Rifing , de Tavi
ſtocke , de Chriſt Church,
de Rygate , de Windfor , de
Malton , deNorthallerten,
Nevvarke, de Richmond, de
de
Beverley , de Pontefract, de
Leaverpoole , de Stafford, de
Sandvvick de Cirenceſter, de
Weymouth, de Melcomb, de
Devices , de Hasting , de
Norfolk , de Higham-Ferfars
, de Hetsbury , de Thet
ford & de Dunvvich. Tous
ceux que l'on a choiſis font
Gens d'une grande probité,
GALANT. 225
&dont la pluſpart ont fair
paroiſtre un attachement in
violable au feu Roy dans
les temps les plus difficiles .
Le 6. de ce mois le Duc de
Queenſborouhg grand Trefo
rier , & préſentement grand
Commiſſaire de Sa Majesté
au Royaume d'Ecoffe , & le
Comte de Perth , grand
Chacelier du meſme Royaume
, preſtérent les Sermens
accoûtumez , en qualité de
Conſeillers d'Etat du Conseil
Privé du Roy , & prirent
ſeance au Conſeil ſelon leur
rang . Peu de jours aprés le
226 MERCURE
Duc d'Ormond arriva d'Irlande.
Plus de quarante Carroſſes
à fix Chevaux allerent
au devant de luy, avec quantitéde
Nobleſſe à Cheval. Il alla
auſſi-toſt ſaluer le Roy,& il en
receut un accueil tres -favorable.
Ce Monarque luy donna
en meſme temps le Bâton
de la Charge de Lord Stevvard
, ou Grand Maiſtre de ſa
Maiſon,qu'il poſſedoit ſous le
Roy Charles II. Comme il
employe tous ſes ſoins à éta.
blir la tranquilité de fon
Royaume , & à reprimer tous
les defordres qu'y pourGALANT.
227
}
C
roient commettre lesVoleurs
de grand chemin , il fit publier
le mois paſſe la Proclamation
dont voicy les termes.
A la Courde VVitheal.
DE PAR LE ROY,
& les Seigneurs de ſon Confeil
Privé.
TERoy voulant pourvoir à
lafeureté de fes Sujets dans
les Voyages qu'ils font en ce
Royaume , pour vaquer à leurs
affaires , a ordonné aujourd'huy
228 MERCURE
eſtant en fon Confeil , & il est
ordonné par ces Preſentes à tous
fes Officiers de Justice , &à tous
ſes autres amez Sujets de faire
leurs efforts , & d'user de dili
gence , pour apprehender tous
Larrons & Voleurs de grand
chemin , afin qu'on puiſſe proceceder
contr'eux felon les Loix; &
pour encourager ceux qui appre
benderont lesdits Voleurs , il est
de plus ordonné par Sa Majesté,
que l'on donnera une récompense
de dix livres sterling pour chaque
Voleur arreſté , à celuy ou à ceux
qui en quelque temps que ce ſoit,
depuis le jour de la date des pré
> GALANT. 229
fentes , jusqu'à ce qu'il plaiſe à
Sa Majesté de rappeller cét ordre
par proclamation , ou par un autre
ordre fait en ſon Confeil,
prendront ou apprehenderont aucun
Larron ou Voleur de grand
chemin , & le feront mettre en
lieu de ſeureté. Laquelle ſomme
de dix livres sterling leur fera
payée quinze jours aprés que ledit
Voleur aura esté convaincu ou
prouvé eſtre tel. Et il est enjoint
par ces Préfentes à tous les Sherifs
des Comtez , or autres dans
L'étenduë de leur Jurisdiction ou
telle conviction aura estéfaite ,de
payer à celuy ou à ceux qui ap-
い
230 MERCURE
ON
prehenderont de tels Malfai-
Eteurs,la recompenſeſuſdite dans
le temps cy-deſſus ſpecifié , pour
chaque Voleur ainſi pris &convaincu
,furle Certificat dufuge
ou de deux , ou davantage defuges
de Paix , devant lequel,
lesquels tel Voleur aura efté convaincu.
Laquelle ſomme d'argent
ils prendront des deniers de
Sa Majesté , par eux receus dans
leComté ou telle conviction aura
eſté faite , & laquelle leur fera
paffée encompte, lors qu'ils viendront
rendre leurs comptes à l'Echiquier,
ou Chambre des Finances.
Et le GrandTreforierd'An
GALANT. 231
:
gleterre est autorisé par ces Préſentes
, & a pouvoir de donner
des ordres aux Officiers de l'Echi
quier , de paffer lesdits deniers en
compte aufdits Sherifs selon le
préſent ordre. Il est encore ordonné
àtous Gouverneurs, Lientenans
Gouverneurs , Fuges de
Paix, Maires , Sherifs , Baillis,
&autres Officiers & Perſonnes
de quelque qualité & condition
qu'elles foient , de prendre cond
- noiſſance du préfent ordre &y
obeïr , comme auffi de prefter fecours
& affistance en tout ce qui
regardera l'execution , ſur peine
d'encourir le déplaisir de SaMa
232 MERCURE
jesté,&d'estre poursuivis comme
contempteurs defon Autorité
Royale.
GUILLAUME BRIDGEMAN.
témoigné avoir leu avec plai.
fir les Nouvelles d'Angleterre
, qui font des Articles importans
dans mes deux dernieres
Lettres , que je puis
croire que vous me parlez
fincerement quand vous
m'aſſeurez que vous en eſtes
contente . L'Hiſtoire des malheurs
du Roy , dont je vous
ay fait un abregé , pouvoit ſe
trouver ſéparément en plu
ſieurs Volumes , mais peuteſtre
toutes les Relations qui
ont couru ne vous auroient
pas fourny le triſte Journal
و
ال
214 MERCURE
de ce qui s'eſtoit paſſé dans
le peu de temps qu'a duré ſa
maladie , ſi je n'avois eu le
foin d'en ramaffer les plus remarquables
circonstances.
Elle a commencé par une attaque
d'Apoplexie , contre
laquelle l'Art des Medecins 2.
efté ſans force. Il ſemble que
comme ſa vie avoit eſté extraordinaire
, il falloit auffi
que ſa mort le fuft. Je vous
envoye un Sonnet qui a esté
fait ſur cette penſée..
GALANT. 215
SUR LA MORT
DU ROY D'ANGLETERRE.
Q
Vinesçait de ceRoy l'étonnan-.
temifere!
Ses malheurs purent-ils abairefon.
grand coeur?
Un Trônequi fumoit encor dufang
d'un Pere
Poury monterfi- 10ft luyfaisoit trop
d'horreur.
Ledefirdevangeruneteftesi chere
Al'Univers entier exprimafa dou-
Ieur.
Qu'ily fatisfitbien quandle Cicl 業
moins contraire
Enfindansfes Etatsle ramena vainqueur!
Mais belas ! iln'estplus ; l'impitoyable
Parque
216 MERCURE
Vientde trancher lefildesjours de ce
..... Monarque..
C'auroit estétrop peu cependant pour
lefort
Qui d'abord lefoûmit aux fureurs
de l'envie,
D'avoirpar de grands traits voulu
marquersaviesa :
S'il n'eust faitremarquer le genre de
Samort.
Je vous ay appris avec
quelle fermeté fon Auguste
Succeffeur s'eſt déclaré Ca
tholique. Sa fincerité a efte
heureuſe. Les Peuples ont
eu de la joye de voir qu'il ne
cherchoit point à les trom
per , & qu'il s'en croyoit affez
aimé,
GALANT. 217
aimé , pour leur confier un
fecret de cette importance,
ſans qu'il en deuſt rien apprehender
de fâcheux. La
confiance qu'il a cuë dans l'amour
de ſes Sujets , a produit
l'effet qu'il en avoit attendu.
L'intrepidité en toutes chofes
leur paroiffant digne d'un
Monarque né pour leur donner
des Loix , ils ont eſtimé
en luy cette grandeur d'ame
✓ qui l'engage à foûtenir l'indépendance
du rang ou le
Ciel l'a élevé. Puis qu'il leur
laiſſe une entiere liberté de
confcience , il la doit avoir
Avril 1685. T
218 MERCURE
comme eux , & il feroit bien
injuſte qu'il ne joüiſt pas
d'un Privilege qu'il veut bien
leur accorder. Toutes les
Lettres qui viennent de ce
Pays là ne parlent que de la
tranquilité où tout le monde
s'y trouve , des Adreſſes pleines
de ſoûmiffion & de ref
pect , qu'on préſente de toutes
partsau nouveau Roy , &
du choix des Députez pour
le prochain Parlement. Le
16. du dernier mois on expedia
un ordre pour fignifier à
tous les Pairs du Royaume &
à leurs Femmes , de ſe trou
GALANT. 219
ver au Couronnement du
Royavec leurs Robes deCe
remonies & leurs Couron
nes. Les Barons & leurs Femmestauront
des Robes de
Velours Cramoiſy , de meſ
me que les Vicomtes & les
autres Pairs d'une dignité
plus relevée. On a nommé
le Docteur Turner Eveſque
d'Ely , pour preſcher en préſence
de leurs Majeſtez le
jourde cette ceremonie. Les
circonstances en ont eſté ré
ſoluës devant le Roy par le
Conſeil Privé qui s'eſt aſſemblépour
les regler. Les Com-
Tij
220 MERCURE
miſſaires que l'on a choiſis
pour citer tous ceux que le
devoir de leurs Charges , ou
les redevances de leurs Fiefs
obligent à faire quelques
fonctions auCouronnement,
s'affemblerent le 3. de ce
mois dans la Chambre Peinte
du Palais de Westminster,
&commencerent à recevoir
les Requeſtes de ceux qui
prétendent avoir droit de faire
ces fonctions. Ils s'occupentà
verifier lesTitres qu'on
leur préſente , pour accorder
àchacun la fonction qui luy
appartient. Sa Majeſté a fait
GALANT. 221
donner de nouvelles Lettres
à tous les Lords Lieutenans,
ou Gouverneurs des Provinces
que le feu Roy avoit établis.
Les Affemblées pour
les Elections des Députez
qui doivent entrer au Parlement,
ſe font par tout avec
beaucoup de tranquilité.
Ces Elections ont déja eſté
faites par l'Univerſité de
Cambridge , par celle d'OK--
ford , par les Comtez de Bedford
, de Brecon , de Kenr,
deHamp , de Middleſer , de
Durban , de Glocefter , de
Hereford, de Sommerſet, de
Tiij
222 MERCURE
Cambridge , de Suffer , de
Leiceſter , de Hartford , de
Chefter , de Lincoln , de
Huntington , de Darby,
de Radnor , & par les Villes
de Cantorbury , de Darby,
de Shaftsbury , de Wood.
ſtocke , de Midhurst de
Steyning , de Bedvvyn , d'Amodesham
, d'Aileſbury , de
Ludgerſtall , d'Andover , de
Durham , de Warvvicke , de
Leiceſter , de Reading , de
Devvntom , de Heddon , de
Corfe , de Shoreham , de
Stamford , de Brecon , de
Winchester , de Chippin
GALANT. 223
Wicomb , de Chippenham,
d'Ipſvvich , de Hindon , de
Peterboroug , de Southamptom
, de Limmington ,
Westminster , d'Yorc , de
Neſtingham , de Wendover
, d'Eaft-Grimſtead ,
de
d'Abington
,, ddee LLyymm ,, de Covventry
, d'Orford , de Tornes
, de Poole , de Warcham
, de Sbareham , de
Weoby , de Petersfield , de
Nevvcastle , de Borróbridge,
d'Albroug , de Thirske , du
Grand Yarmouth , de Colcheſter
, d'Huſlemere , de
Hereford , de Lempſter , do
T iiij.
224 MERCURE
1
Cardiffe , de Marleboroug,
d'Ilcheſter , de Nevv- Sarum,
de Castle- Rifing , de Tavi
ſtocke , de Chriſt Church,
de Rygate , de Windfor , de
Malton , deNorthallerten,
Nevvarke, de Richmond, de
de
Beverley , de Pontefract, de
Leaverpoole , de Stafford, de
Sandvvick de Cirenceſter, de
Weymouth, de Melcomb, de
Devices , de Hasting , de
Norfolk , de Higham-Ferfars
, de Hetsbury , de Thet
ford & de Dunvvich. Tous
ceux que l'on a choiſis font
Gens d'une grande probité,
GALANT. 225
&dont la pluſpart ont fair
paroiſtre un attachement in
violable au feu Roy dans
les temps les plus difficiles .
Le 6. de ce mois le Duc de
Queenſborouhg grand Trefo
rier , & préſentement grand
Commiſſaire de Sa Majesté
au Royaume d'Ecoffe , & le
Comte de Perth , grand
Chacelier du meſme Royaume
, preſtérent les Sermens
accoûtumez , en qualité de
Conſeillers d'Etat du Conseil
Privé du Roy , & prirent
ſeance au Conſeil ſelon leur
rang . Peu de jours aprés le
226 MERCURE
Duc d'Ormond arriva d'Irlande.
Plus de quarante Carroſſes
à fix Chevaux allerent
au devant de luy, avec quantitéde
Nobleſſe à Cheval. Il alla
auſſi-toſt ſaluer le Roy,& il en
receut un accueil tres -favorable.
Ce Monarque luy donna
en meſme temps le Bâton
de la Charge de Lord Stevvard
, ou Grand Maiſtre de ſa
Maiſon,qu'il poſſedoit ſous le
Roy Charles II. Comme il
employe tous ſes ſoins à éta.
blir la tranquilité de fon
Royaume , & à reprimer tous
les defordres qu'y pourGALANT.
227
}
C
roient commettre lesVoleurs
de grand chemin , il fit publier
le mois paſſe la Proclamation
dont voicy les termes.
A la Courde VVitheal.
DE PAR LE ROY,
& les Seigneurs de ſon Confeil
Privé.
TERoy voulant pourvoir à
lafeureté de fes Sujets dans
les Voyages qu'ils font en ce
Royaume , pour vaquer à leurs
affaires , a ordonné aujourd'huy
228 MERCURE
eſtant en fon Confeil , & il est
ordonné par ces Preſentes à tous
fes Officiers de Justice , &à tous
ſes autres amez Sujets de faire
leurs efforts , & d'user de dili
gence , pour apprehender tous
Larrons & Voleurs de grand
chemin , afin qu'on puiſſe proceceder
contr'eux felon les Loix; &
pour encourager ceux qui appre
benderont lesdits Voleurs , il est
de plus ordonné par Sa Majesté,
que l'on donnera une récompense
de dix livres sterling pour chaque
Voleur arreſté , à celuy ou à ceux
qui en quelque temps que ce ſoit,
depuis le jour de la date des pré
> GALANT. 229
fentes , jusqu'à ce qu'il plaiſe à
Sa Majesté de rappeller cét ordre
par proclamation , ou par un autre
ordre fait en ſon Confeil,
prendront ou apprehenderont aucun
Larron ou Voleur de grand
chemin , & le feront mettre en
lieu de ſeureté. Laquelle ſomme
de dix livres sterling leur fera
payée quinze jours aprés que ledit
Voleur aura esté convaincu ou
prouvé eſtre tel. Et il est enjoint
par ces Préfentes à tous les Sherifs
des Comtez , or autres dans
L'étenduë de leur Jurisdiction ou
telle conviction aura estéfaite ,de
payer à celuy ou à ceux qui ap-
い
230 MERCURE
ON
prehenderont de tels Malfai-
Eteurs,la recompenſeſuſdite dans
le temps cy-deſſus ſpecifié , pour
chaque Voleur ainſi pris &convaincu
,furle Certificat dufuge
ou de deux , ou davantage defuges
de Paix , devant lequel,
lesquels tel Voleur aura efté convaincu.
Laquelle ſomme d'argent
ils prendront des deniers de
Sa Majesté , par eux receus dans
leComté ou telle conviction aura
eſté faite , & laquelle leur fera
paffée encompte, lors qu'ils viendront
rendre leurs comptes à l'Echiquier,
ou Chambre des Finances.
Et le GrandTreforierd'An
GALANT. 231
:
gleterre est autorisé par ces Préſentes
, & a pouvoir de donner
des ordres aux Officiers de l'Echi
quier , de paffer lesdits deniers en
compte aufdits Sherifs selon le
préſent ordre. Il est encore ordonné
àtous Gouverneurs, Lientenans
Gouverneurs , Fuges de
Paix, Maires , Sherifs , Baillis,
&autres Officiers & Perſonnes
de quelque qualité & condition
qu'elles foient , de prendre cond
- noiſſance du préfent ordre &y
obeïr , comme auffi de prefter fecours
& affistance en tout ce qui
regardera l'execution , ſur peine
d'encourir le déplaisir de SaMa
232 MERCURE
jesté,&d'estre poursuivis comme
contempteurs defon Autorité
Royale.
GUILLAUME BRIDGEMAN.
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Résumé : Affaires d'Angleterre, [titre d'après la table]
Le texte relate la réception favorable des 'Nouvelles d'Angleterre' et la satisfaction des articles récents. La mort rapide du roi d'Angleterre, due à une attaque d'apoplexie, est soulignée, malgré les efforts des médecins. Un sonnet célèbre la vie et la mort extraordinaire du roi. Le successeur du roi a fait une déclaration catholique sincère et inspire confiance. Le peuple reste calme et soumis, et les préparatifs pour le couronnement sont en cours, incluant les robes cérémonielles et la nomination de l'évêque pour le sermon. Les élections des députés pour le Parlement se déroulent paisiblement. Le duc de Queensborough est nommé grand trésorier et commissaire du roi. Il prête serment en tant que conseiller d'État, ainsi que le comte de Perth, tous deux siégeant au Conseil Privé du Roi. Le duc d'Ormond, arrivé d'Irlande, est nommé Lord Steward et œuvre à maintenir la tranquillité en réprimant les désordres. Une proclamation royale ordonne la capture des voleurs de grand chemin, offrant une récompense de dix livres sterling pour chaque arrestation. Les shérifs des comtés sont responsables de payer cette récompense, qui sera comptabilisée à l'Échiquier. Tous les officiers doivent obéir à cet ordre sous peine de sanctions royales.
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6576
p. [1840]
Errata du second volume de Juin.
Début :
Page 1484. ligne 25. le papier, lisez, le dessein sur le papier. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata du second volume de Juin.
Errata du second volume de Juin.
Page 1484. ligne 2 s . le
Page 1484. ligne 2 s . le
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6577
s. p.
ERRATA. POUR LE MERCURE D'AVRIL.
Début :
Pag. Lig. Fautes. Corrigez. 91 3. Secretaire President 96 16 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA. POUR LE MERCURE D'AVRIL.
ERRATA.
ASTOR, LENOPOUR LE MERCURE D'AVRIL.
TILDEN FOUNDATIONS
Pag. Lig. Fautes .
91 3. Secretaire
96 16 Servant
99 14 ôtez premier
Corrigez .
Prefident
ordinaire
102 17. Gentilhomme. Noble
208 2Meft.deCamp.MedesComp
.
215 24 Françoifes . Suiffes.
ASTOR, LENOPOUR LE MERCURE D'AVRIL.
TILDEN FOUNDATIONS
Pag. Lig. Fautes .
91 3. Secretaire
96 16 Servant
99 14 ôtez premier
Corrigez .
Prefident
ordinaire
102 17. Gentilhomme. Noble
208 2Meft.deCamp.MedesComp
.
215 24 Françoifes . Suiffes.
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6578
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure [...]
Mots clefs :
Adresse, Libraires
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
L
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU Commis an ›
Mercure , vis - à - vis la Comedie FranCoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
Onprie très-inftamment, quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué, afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas garde
de copie.
→
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps, & de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS
L
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU Commis an ›
Mercure , vis - à - vis la Comedie FranCoife , à Paris. Ceux qui pour leur commodité voudront remettre leurs Paquets cachetez aux Libraires qui vendent le Mercure, à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
Onprie très-inftamment, quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué, afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non-feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas garde
de copie.
→
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront avoir le Mercure de France de la premiere main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
perte de temps, & de les faire porter fur
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS
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Résumé : AVIS.
L'avis traite de la distribution du Mercure de France. L'adresse générale pour les envois est celle de Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Pour plus de commodité, les paquets peuvent être remis aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est recommandé d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste afin d'éviter qu'ils ne soient rejetés et perdus. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir le Mercure de France rapidement, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier se chargera de préparer et d'expédier les paquets sans délai, soit par la poste, soit par les messageries indiquées. Le prix du Mercure de France est de trente sols.
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6579
p. 218
« Il me prend à present envie, & je ne sçay pourquoy, [...] »
Début :
Il me prend à present envie, & je ne sçay pourquoy, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Il me prend à present envie, & je ne sçay pourquoy, [...] »
Il me prend à preſent envie,&
je ne ſçay pourquoy ,
de fatiguer le Lecteur à force
de plaiſirs . En fortant duBal,
je le prie de ſe laiſſer mener à
la Comedie; c'eſt maintenant,
à dire vray , un plaifir bien
mince : mais il n'importe , c'eſt
un licu deſtiné à l'amusement
du public , & quelque ennuy
qu'ily trouve , & moy aufli ,
je ne ſçaurois me diſpenſer
d'en parler.
je ne ſçay pourquoy ,
de fatiguer le Lecteur à force
de plaiſirs . En fortant duBal,
je le prie de ſe laiſſer mener à
la Comedie; c'eſt maintenant,
à dire vray , un plaifir bien
mince : mais il n'importe , c'eſt
un licu deſtiné à l'amusement
du public , & quelque ennuy
qu'ily trouve , & moy aufli ,
je ne ſçaurois me diſpenſer
d'en parler.
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6580
p. 1690
APPROBATION.
Début :
J'ay lû par ordre de Monsieur le Gardes des Sceaux, le Mercure de France du Mois de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
"Ay lú par ordre de Monfieur le Gardes deo
J'Sceaux ,le Mercure de France du dess de
Juillet auquel je n'ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris ce 9. Août 1730..
P
HARDION.
"Ay lú par ordre de Monfieur le Gardes deo
J'Sceaux ,le Mercure de France du dess de
Juillet auquel je n'ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris ce 9. Août 1730..
P
HARDION.
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6581
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure, [...]
Mots clefs :
Moreau, Commis au Mercure, Paquets, Paris, Librairie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
L'ADRESSE
'
ADRESSE
generale
eft
à
Monfieur
MOREAU
,
Commis au
Mercure , vis - à- vis la Comedie Fran-
goife , à Paris. Ceux qui pour leur com-
modité voudront remettre leurs Paquets ca-
chetez aux Libraires qui vendent le Mer-
cure; à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On
prie
très
-
inftamment
,
quand
on
adreſſe
des
Lettres
ou Paquets
par
la Pofte
,
d'avoir
foin
d'en
affranchir
le
Port
,
comme
cela
s'eft
toujours
pratiqué
,
afin
d'épargner
,
à
nous
le
déplaifir
de
les
rebuter
,
&
à
ceux qui
les
envoyent
,
celui
,
non
-
feulement
de ne
pas
voir
paroître
leurs
Ouvrages ,
même
de
les
perdre
,
s'ils
n'en ont
pas gardé
de
copie
.
#
mais
Les
Libraires des Provinces
&
des
Pays
Etrangers
,
ou
tes
Particuliers
qui
fouhaite-
ront
avoir
le
Mercure de France de la pre-
mierė
main
,
&
plus
promptement
,
n'auront
qu'à donner
leurs adreſſes
à
M.
Moreau
,
qui aura foin
de
faire
leurs
Paquets`fansperte
de temps
,
&
de
les
faire porier furT'heure
à la Pofte
,
ou
aux
Meffageries qu'oului indiquera
.
PRIX XXX
.
SOLS
L'ADRESSE
'
ADRESSE
generale
eft
à
Monfieur
MOREAU
,
Commis au
Mercure , vis - à- vis la Comedie Fran-
goife , à Paris. Ceux qui pour leur com-
modité voudront remettre leurs Paquets ca-
chetez aux Libraires qui vendent le Mer-
cure; à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On
prie
très
-
inftamment
,
quand
on
adreſſe
des
Lettres
ou Paquets
par
la Pofte
,
d'avoir
foin
d'en
affranchir
le
Port
,
comme
cela
s'eft
toujours
pratiqué
,
afin
d'épargner
,
à
nous
le
déplaifir
de
les
rebuter
,
&
à
ceux qui
les
envoyent
,
celui
,
non
-
feulement
de ne
pas
voir
paroître
leurs
Ouvrages ,
même
de
les
perdre
,
s'ils
n'en ont
pas gardé
de
copie
.
#
mais
Les
Libraires des Provinces
&
des
Pays
Etrangers
,
ou
tes
Particuliers
qui
fouhaite-
ront
avoir
le
Mercure de France de la pre-
mierė
main
,
&
plus
promptement
,
n'auront
qu'à donner
leurs adreſſes
à
M.
Moreau
,
qui aura foin
de
faire
leurs
Paquets`fansperte
de temps
,
&
de
les
faire porier furT'heure
à la Pofte
,
ou
aux
Meffageries qu'oului indiquera
.
PRIX XXX
.
SOLS
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Résumé : AVIS.
L'avis porte sur la distribution du périodique Mercure. Les lecteurs parisiens peuvent déposer leurs paquets cachetés chez les libraires vendant le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste pour éviter leur rejet et la perte des ouvrages en l'absence de copie. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir le Mercure de France dès sa parution, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier se chargera de l'envoi rapide des paquets par la poste ou par les messageries. Le prix de cette distribution est fixé à trente sols.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6582
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue& vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
rue& vis-à-vis la Comédie Françoiſe.
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6583
p. 60
CHANSON NOUVELLE, Sur l'air de JOCONDE.
Début :
Mil sept cent neuf, mis sept cent dix, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CHANSON NOUVELLE, Sur l'air de JOCONDE.
CHANSON
NOUVELLE,
Sur l'air de
-
JOCONDE.
MIl sept cent neuf, mil
septcent dix,
Le coeur plein de foiblesse,
A ma Catin, à ma Philis
J'exprimois ma tendresse.
Adieu Philis, adieu Catin,
Pendant mil sept cent onze
Nous allons avoir de bon
vin
J'auray le coeur de bronze.
NOUVELLE,
Sur l'air de
-
JOCONDE.
MIl sept cent neuf, mil
septcent dix,
Le coeur plein de foiblesse,
A ma Catin, à ma Philis
J'exprimois ma tendresse.
Adieu Philis, adieu Catin,
Pendant mil sept cent onze
Nous allons avoir de bon
vin
J'auray le coeur de bronze.
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6584
s. p.
CATALOGUES des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Début :
Juin et Juillet 1721. 2. vol. Août, Septembre, Octobre, Novembre [...]
Mots clefs :
Catalogue, Mercure de France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CATALOGUES des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
CATALOGUE des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Uin et Juillet 1721. 2. vol.
et Decembre ,
Janvier et Fevrier 1722.
Mars 1722.
Avril ,
s. vol.
2. vol.
vol. 2.
I. vol.
May , 2. vol.
Juin , Juillet et Août ,
3. vol. Septembre ,
2. vol.
Octobre ,
I. vol.
Novembre ,
2. vol.
Decembre ,
Année les mois de Juin ,
Année 1726. les mois de Juin et de De-
Année 1723 le mois de Decembre double, 13 . vol .
Année 1724.
cembre doubles ,
1725.
tembre et Decembre doubles ,
1. vol.
les mois de Juin et de De-
14. vol.
de
Sep-
IS. vol.
cembre doubles ,
Année 1727. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1728. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1729. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1730. les mois de Juin er de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1731. les mois d'Avril , de Juin
14.
vol.
et de Decembre doubles ,
Année 1732. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
14. vol.
Janvier , Fevrier et Mars 1733 .
3. vol.
169 .vol.
depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Uin et Juillet 1721. 2. vol.
et Decembre ,
Janvier et Fevrier 1722.
Mars 1722.
Avril ,
s. vol.
2. vol.
vol. 2.
I. vol.
May , 2. vol.
Juin , Juillet et Août ,
3. vol. Septembre ,
2. vol.
Octobre ,
I. vol.
Novembre ,
2. vol.
Decembre ,
Année les mois de Juin ,
Année 1726. les mois de Juin et de De-
Année 1723 le mois de Decembre double, 13 . vol .
Année 1724.
cembre doubles ,
1725.
tembre et Decembre doubles ,
1. vol.
les mois de Juin et de De-
14. vol.
de
Sep-
IS. vol.
cembre doubles ,
Année 1727. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1728. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1729. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1730. les mois de Juin er de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1731. les mois d'Avril , de Juin
14.
vol.
et de Decembre doubles ,
Année 1732. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
14. vol.
Janvier , Fevrier et Mars 1733 .
3. vol.
169 .vol.
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Résumé : CATALOGUES des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Le document présente un catalogue des publications des Mercures de France entre 1721 et 1733. En 1721, les publications débutent en juin et se poursuivent jusqu'en décembre, avec un nombre de volumes variant de 1 à 3. En 1722, les publications deviennent mensuelles, avec 1 à 3 volumes par mois. À partir de 1723, certains mois, notamment juin et décembre, voient la parution de volumes doubles. Cette tendance se maintient jusqu'en 1732, avec des volumes doubles également en septembre à certaines occasions. En 1733, les publications reprennent en janvier, février et mars, avec 3 volumes chacun de ces mois. Le catalogue mentionne un total de 169 volumes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6585
p. [1840]
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 1659. ligne 10. Vers, lisez Verres. P. 1693. l. 3 du bas, de, l. du P. 1727.l. 9. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Age 1659. ligne 10. Vers , lisez Verres. P.
4893. l. 3. du bas , de , l. du. P. 1727- 1. 9.
d'un , l. du. P. 1746. l. 15. feux , l . Jeux. P. 1748 .
1. 1. ladite , l. de ladite. P. 1749. 1. 21. avoit , 1.
avoient . P. 1776. 1. 12. Trianer , l. Trianon. P.
P. 1780. l. 8. Brutes , 1. Bustes. P. 1789. 1. 24.
le , l. se.
L'Air noté doit regarder la page
1784,
Age 1659. ligne 10. Vers , lisez Verres. P.
4893. l. 3. du bas , de , l. du. P. 1727- 1. 9.
d'un , l. du. P. 1746. l. 15. feux , l . Jeux. P. 1748 .
1. 1. ladite , l. de ladite. P. 1749. 1. 21. avoit , 1.
avoient . P. 1776. 1. 12. Trianer , l. Trianon. P.
P. 1780. l. 8. Brutes , 1. Bustes. P. 1789. 1. 24.
le , l. se.
L'Air noté doit regarder la page
1784,
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6586
p. 218
« C'est par erreur que l'on a dit à l'Article de Madame VIEN, que sans l'exemple de Mlle ROSA [...] »
Début :
C'est par erreur que l'on a dit à l'Article de Madame VIEN, que sans l'exemple de Mlle ROSA [...]
Mots clefs :
Erreur, Fleurs, Fille, Talents
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « C'est par erreur que l'on a dit à l'Article de Madame VIEN, que sans l'exemple de Mlle ROSA [...] »
C'eſt par erreur que l'on a dit à l'Article de
Madame VIEN,que ſans l'exemple de Mlle RoSA
ALBA , l'honneur d'être admiſe à l'Académie
Royale ſeroit unique pour cette Dame. Mieux
inftruits , nous croyons que l'on trouvera ici
avec plaiſir les noms & les genres de talens
des femmesdiſtinguées dans les Arts , par cette
honorable admiffion .
Dile Catherine DUCHEMIN , femme de Gra
RARDON ,peignoit les fleurs & fut reçue en
1663 .
,
Dile Géneviève de BOULONGNE , Fille aînée
de Louis de BOULONGNE, peignoit l'Hiſtoire , les
fleurs & les fruits. Elle fut reçue en 1669 .
Magdeleine de BOULONGNE , ſeconde fille de
Louis de BOULONGNE , peignoit auſſi l'Hiſtoire ,
les fleurs & les fruits , elle fut reçue le mêmejour
que ſa foeur.
Dlle Elizabeth CHERON , peignoit l'Hiſtoire ,
le Portrait ,&gravoit , elle fut reçue en 1672 .
Dile ROSA-ALBA-CARIERA , dont tout lemon
de connoît le genre de talens, avoit été reçue en
1720. C
Voilà les Virtuoses qui ont précédé Mde VIEN ,
àlamémoire deſquelles nous nous empreſſons
de reftituer ce que notre précédente erreur
avoit innocemment dérobé.
Madame VIEN,que ſans l'exemple de Mlle RoSA
ALBA , l'honneur d'être admiſe à l'Académie
Royale ſeroit unique pour cette Dame. Mieux
inftruits , nous croyons que l'on trouvera ici
avec plaiſir les noms & les genres de talens
des femmesdiſtinguées dans les Arts , par cette
honorable admiffion .
Dile Catherine DUCHEMIN , femme de Gra
RARDON ,peignoit les fleurs & fut reçue en
1663 .
,
Dile Géneviève de BOULONGNE , Fille aînée
de Louis de BOULONGNE, peignoit l'Hiſtoire , les
fleurs & les fruits. Elle fut reçue en 1669 .
Magdeleine de BOULONGNE , ſeconde fille de
Louis de BOULONGNE , peignoit auſſi l'Hiſtoire ,
les fleurs & les fruits , elle fut reçue le mêmejour
que ſa foeur.
Dlle Elizabeth CHERON , peignoit l'Hiſtoire ,
le Portrait ,&gravoit , elle fut reçue en 1672 .
Dile ROSA-ALBA-CARIERA , dont tout lemon
de connoît le genre de talens, avoit été reçue en
1720. C
Voilà les Virtuoses qui ont précédé Mde VIEN ,
àlamémoire deſquelles nous nous empreſſons
de reftituer ce que notre précédente erreur
avoit innocemment dérobé.
Fermer
6587
s. p.
Errata d'Avril.
Début :
Page 637. ligne 5. une Cyppe lisez, un Cyppe. P. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata d'Avril.
Errata d'Avril.
1.
Age 637. ligne 5. une Cyppe , lisez, un Cyppe.
P. 642. 1. 28. Joigny, Torigny.
P. 661. l. 4. tels , 1. tel.
P. 691. 1. 13. déblayée , 1. déplacée.
P. 692. l. 16. PEquille , 7. l'Esquille.
1. 23. Gallions , Galiotes,
1. 16. offrit la offert.
P. 792.
P. 793.
P. 801. 1. 21. Titou , l. Titon.
P. 811. 1. 22. ferme , 1. tourne.
P. 813.1. 16. Antiennes , l. anciennes.
1.
Age 637. ligne 5. une Cyppe , lisez, un Cyppe.
P. 642. 1. 28. Joigny, Torigny.
P. 661. l. 4. tels , 1. tel.
P. 691. 1. 13. déblayée , 1. déplacée.
P. 692. l. 16. PEquille , 7. l'Esquille.
1. 23. Gallions , Galiotes,
1. 16. offrit la offert.
P. 792.
P. 793.
P. 801. 1. 21. Titou , l. Titon.
P. 811. 1. 22. ferme , 1. tourne.
P. 813.1. 16. Antiennes , l. anciennes.
Fermer
6588
s. p.
Errata de Janvier.
Début :
PAGE 124. ligne 1. Nascott, lisez Nascoti. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata de Janvier.
PAGE 124. ligne 1. Nascott, lisez Nascoti.
Fermer
6589
s. p.
APPORBATION.
Début :
J'ai lû par Ordre de Monseigneur le Chancelier le Mercure de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPORBATION.
APPROBATION.
J'ai lu par Ordre de Monfeigneur
le Chancelier leMerowe
de Juillet 1717. où je n'ay rien
trouvé , qui en puiffe empêcher
l'impreſſion. Fait à Paris ce 29.
Juillet 1717.
TERRASSON,
J'ai lu par Ordre de Monfeigneur
le Chancelier leMerowe
de Juillet 1717. où je n'ay rien
trouvé , qui en puiffe empêcher
l'impreſſion. Fait à Paris ce 29.
Juillet 1717.
TERRASSON,
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6590
s. p.
Errata de Septembre.
Début :
Charlotte de Rohan Guemené, est morte Epouse en secondes Nopces de M. Hugues de Crequy, [...]
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texteReconnaissance textuelle : Errata de Septembre.
Errata de Septembre.
Charlotte de Rohan Guemené , est morte Epouse
en secondes Nopces de M. Hugues de Crequy ,
dit le Compte de Crequy , et non pas de Jean-
Antoine de Crequy , Comte de Canaples , frere
aîné dudit Hugues.
Charlotte de Rohan Guemené , est morte Epouse
en secondes Nopces de M. Hugues de Crequy ,
dit le Compte de Crequy , et non pas de Jean-
Antoine de Crequy , Comte de Canaples , frere
aîné dudit Hugues.
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6591
s. p.
Errata d'Avril.
Début :
Page 608. ligne 2. Veuville, lisez Neuville. P. 650. l. 13. Lac, l. Sac. P. 821. l. 21. et suivantes, [...]
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texteReconnaissance textuelle : Errata d'Avril.
Errata d'Avril.
Age 608. ligne 2. Veuville , lisez Neuvile
P. 650. 1. 13. Lac, l.Sac. P. 821. 1. 21.et sui
vantes , Talegrand , 1. Taleyran,
Age 608. ligne 2. Veuville , lisez Neuvile
P. 650. 1. 13. Lac, l.Sac. P. 821. 1. 21.et sui
vantes , Talegrand , 1. Taleyran,
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6592
s. p.
Errata de Février.
Début :
PAGE 257. ligne 2. Titulaires, lisez Tutelaires. P. 266. l. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata de Février.
Errata de Février.
PAge 257. ligne 2. Titulaires , lisex Tutelaires.
P. 366 1. 27. constante , l. constance.
P 371. 1. 2. du bas , fondé , l. fonde.
P. 408.. 30. Motasque Couray. , 1. Nolasque
Couvay.
P. 542. l. 16. Milords ses Freres , l. Milords Freres du Soutenant.
PAge 257. ligne 2. Titulaires , lisex Tutelaires.
P. 366 1. 27. constante , l. constance.
P 371. 1. 2. du bas , fondé , l. fonde.
P. 408.. 30. Motasque Couray. , 1. Nolasque
Couvay.
P. 542. l. 16. Milords ses Freres , l. Milords Freres du Soutenant.
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6593
p. 2694
« On donnera deux Volumes du Mercure le mois prochain, pour avoir lieu d'employer [...] »
Début :
On donnera deux Volumes du Mercure le mois prochain, pour avoir lieu d'employer [...]
Mots clefs :
Volumes, Pièces, Curiosité du public
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texteReconnaissance textuelle : « On donnera deux Volumes du Mercure le mois prochain, pour avoir lieu d'employer [...] »
On donnera deux Volumes du Mercure le
mois prochain , pour avoir lieu d'employer .
les pieces qui sont restées en arriere , pendant
le cours de l'année , et que nous croyons dignes
de la curiosité du public
mois prochain , pour avoir lieu d'employer .
les pieces qui sont restées en arriere , pendant
le cours de l'année , et que nous croyons dignes
de la curiosité du public
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6594
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 892. ligne 16. crachement, lisez, craquement. P. 901 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fantes à corriger dans ce Livre.
Page191. ligne. 16. crachement, lisex , cra- quement. 1
F. 901. 1. derniere, adieu, reçois encore , l. pars,
adieu , prens encore.
P. 923.1 20. Voscomti , l. Visconti.
P. 924. 1. 13. d'Osliglice , l . d'Ostiglia.
P. 933. 1. 13. encore , Lencor.
P. 939. 1. 4. les dominations , ?. la domination,
P. 965. 1. 5. le , I. ce.
P. 991. 1. 5. lieu , . lien
Page191. ligne. 16. crachement, lisex , cra- quement. 1
F. 901. 1. derniere, adieu, reçois encore , l. pars,
adieu , prens encore.
P. 923.1 20. Voscomti , l. Visconti.
P. 924. 1. 13. d'Osliglice , l . d'Ostiglia.
P. 933. 1. 13. encore , Lencor.
P. 939. 1. 4. les dominations , ?. la domination,
P. 965. 1. 5. le , I. ce.
P. 991. 1. 5. lieu , . lien
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6595
s. p.
Errata d'Octobre.
Début :
Pag. 2137. ligne 20 fixus lisez fiscus. P. 2304. ligne 2. du bas, du Roi, ôtez ces mots. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata d'Octobre.
Errata d'Octobre.
Pag. 2137. ligne 20 fixus lisez fiscus. P. 2304 .
ligne 2. du bas , du Roi , ôtez ces mots.
Pag. 2137. ligne 20 fixus lisez fiscus. P. 2304 .
ligne 2. du bas , du Roi , ôtez ces mots.
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6596
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 839. ligne 25. Longis, lisez Longin. P. 842. l. 19. l'Ostologie, l. l'Osteologie P. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fantes à corriger dans ce Livre.
Age 839. ligne 25. Longis , lisez Longin
P842.1. 19. l'Ostologie , l. l'Osteologie P
2.
5 .
844 1. derniere , au derriere du , l. derriere le. P.
849. 1. du bas , à , l. en . P. 889. L. l'Asem
blée , I. P'Assemblée. P. 915. 1. 22. d'Hurgevilly,
1. d'Heurgeville. P. 926. l. 18. Dajac , I. Doujat.
P. 943. 1. derniere , Brosset , l. Brossette.
Age 839. ligne 25. Longis , lisez Longin
P842.1. 19. l'Ostologie , l. l'Osteologie P
2.
5 .
844 1. derniere , au derriere du , l. derriere le. P.
849. 1. du bas , à , l. en . P. 889. L. l'Asem
blée , I. P'Assemblée. P. 915. 1. 22. d'Hurgevilly,
1. d'Heurgeville. P. 926. l. 18. Dajac , I. Doujat.
P. 943. 1. derniere , Brosset , l. Brossette.
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6597
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Les personnes qui souhaiteront faire insérer des Avis, Memoires, ou [...]
Mots clefs :
Avis, Mémoires, Pièces, Publication
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
ES perfonnes qui
fouhaiteront faire in-
L
férer des Avis , Memoires,
ou autres Piéces pour le
Mercure , auront la bonté
d'adreffer leurs paquets ´à
M. PIERRE RIBOU , à la
defcente du Pont - Neuf ,
à l'Image S. Loüis . On
les prie d'en affranchir le
port , fans quoy ils refteront
au rebut.
ES perfonnes qui
fouhaiteront faire in-
L
férer des Avis , Memoires,
ou autres Piéces pour le
Mercure , auront la bonté
d'adreffer leurs paquets ´à
M. PIERRE RIBOU , à la
defcente du Pont - Neuf ,
à l'Image S. Loüis . On
les prie d'en affranchir le
port , fans quoy ils refteront
au rebut.
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6598
s. p.
TABLE.
Début :
Reflexions sur l'Art de parler en Public, Epitre en Vers à M. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
Eflexions fur l'Art de parler en Public ,
Rexton
5
Vers à M. le Duc de Noailles , par
M. le Grand.
37
Sur l'Amour par le même. 41
LePantheon B..chique. 45
Bouquet.
Madrigal fur un Nooeud d'Epée.
Journal de Hongrie.
Etat des Troupes de Farmée Imperiale.
Suite du Journal de Rose.
so
5.
γι
65
69
Journal de Paris. وا
Lettres Curieuſes. ry
Fable fut la Groffene de S. A. S. Madane la
PrincelledeConty par M. Fuſel.er . 127
▲Mlie de Lu , Fable allegorique , par M.
le Chevalier de S. Jory. 135
LeMerite&la Fortune , Fable. 335
Reflexions fur la Tragedie de Semiramis. 119
Enigmes. 184
Charfon. 186
Suite de Journal de Hongrie.
Suite du Journal de Paris.
Article des Morts.
Morave.
Suplément.
Extrait d'une Lettre de la Rochelle.
187
195
210
238
20
zio
Eflexions fur l'Art de parler en Public ,
Rexton
5
Vers à M. le Duc de Noailles , par
M. le Grand.
37
Sur l'Amour par le même. 41
LePantheon B..chique. 45
Bouquet.
Madrigal fur un Nooeud d'Epée.
Journal de Hongrie.
Etat des Troupes de Farmée Imperiale.
Suite du Journal de Rose.
so
5.
γι
65
69
Journal de Paris. وا
Lettres Curieuſes. ry
Fable fut la Groffene de S. A. S. Madane la
PrincelledeConty par M. Fuſel.er . 127
▲Mlie de Lu , Fable allegorique , par M.
le Chevalier de S. Jory. 135
LeMerite&la Fortune , Fable. 335
Reflexions fur la Tragedie de Semiramis. 119
Enigmes. 184
Charfon. 186
Suite de Journal de Hongrie.
Suite du Journal de Paris.
Article des Morts.
Morave.
Suplément.
Extrait d'une Lettre de la Rochelle.
187
195
210
238
20
zio
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6599
s. p.
« La Chanson notée doit regarder la page 995 [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 995 [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 995 [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 995
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6600
s. p.
« L'Air noté doit regarder la page 2464. [...] »
Début :
L'Air noté doit regarder la page 2464. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « L'Air noté doit regarder la page 2464. [...] »
trenérder la page 24640
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