Auteur du texte (3)
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Détail
Liste
1
p. 2314-2315
SUR la Convalescence du Roi.
Début :
France, le Ciel te rend ton Maître, [...]
Mots clefs :
Roi, Maître, Prince, Jour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUR la Convalescence du Roi.
SUR la Convalescence du Roi,
Rance , le Ciel te rend ton Maître ,
Ce Héros qu'il forma pour faire ton bonheur ,
Qui par ſes ſentimens t'a toûjours fait connoître ;
Qu'il n'eſtime rien tant que regner ſur ton coeur ;
Ceſſe de répandre des larmes ;
Il renaît pour ſecher tes pleurs ,
Et ce jour fortuné, qui finit tes douleurs,
T'affûre un deſtin plein de charmes.
Reſpecte en ce grand Roi, l'Ouvrage duTrès-Haut;
Pour ta félicité , ſa bonté le conſerve ;
Quelle grace à lui rendre ; un Prince, ſansdéfaut ,
Eſt le Maître qu'il te réſerve ;
Le front ceint de Lauriers cueillis par ſa valeur ,
Il vient frapper mes yeux d'une ſplendeur nouvelle;
La vertu , la prudence , appui de la grandeur ,
Rendront
OCTOBRE. 1744. 2318
Rendront ſa mémoire éternelle.
Qui ; monDieu,tu nous parles en ce jour par ſa voix,
EtLours devient le modéle
Sur lequel tu prétens que ſe forment les Rois ;
Peuple ſoumis à ſa puiſſance , favorisé duCiel, ado
re ſa clémence ;
Redouble , s'il ſe peut , ta tendreſſe &tes voeux ;
Content de ta reconnoiffance ,
Il prendra ſoin de ſes jours précieux.
Couvert d'une gloire immortelle ,
Paris , tu vas revoir ce Roi victorieux ;
Ne ceſſe d'élevertes chants juſques aux Cieux ;
Sers ton Dieu , ferston Prince avec le même zéle
Son exemple aujourd'hui doit ranimer ta foi ;
Avec des qualités ſi dignes de ton Roi ,
Tu mériteras qu'on t'appelle
Lhéritage du Jufte & la Ville fidelle.
Par M. Bailly , Garde Général des Tam
bleaux du Roi..
Rance , le Ciel te rend ton Maître ,
Ce Héros qu'il forma pour faire ton bonheur ,
Qui par ſes ſentimens t'a toûjours fait connoître ;
Qu'il n'eſtime rien tant que regner ſur ton coeur ;
Ceſſe de répandre des larmes ;
Il renaît pour ſecher tes pleurs ,
Et ce jour fortuné, qui finit tes douleurs,
T'affûre un deſtin plein de charmes.
Reſpecte en ce grand Roi, l'Ouvrage duTrès-Haut;
Pour ta félicité , ſa bonté le conſerve ;
Quelle grace à lui rendre ; un Prince, ſansdéfaut ,
Eſt le Maître qu'il te réſerve ;
Le front ceint de Lauriers cueillis par ſa valeur ,
Il vient frapper mes yeux d'une ſplendeur nouvelle;
La vertu , la prudence , appui de la grandeur ,
Rendront
OCTOBRE. 1744. 2318
Rendront ſa mémoire éternelle.
Qui ; monDieu,tu nous parles en ce jour par ſa voix,
EtLours devient le modéle
Sur lequel tu prétens que ſe forment les Rois ;
Peuple ſoumis à ſa puiſſance , favorisé duCiel, ado
re ſa clémence ;
Redouble , s'il ſe peut , ta tendreſſe &tes voeux ;
Content de ta reconnoiffance ,
Il prendra ſoin de ſes jours précieux.
Couvert d'une gloire immortelle ,
Paris , tu vas revoir ce Roi victorieux ;
Ne ceſſe d'élevertes chants juſques aux Cieux ;
Sers ton Dieu , ferston Prince avec le même zéle
Son exemple aujourd'hui doit ranimer ta foi ;
Avec des qualités ſi dignes de ton Roi ,
Tu mériteras qu'on t'appelle
Lhéritage du Jufte & la Ville fidelle.
Par M. Bailly , Garde Général des Tam
bleaux du Roi..
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Résumé : SUR la Convalescence du Roi.
Le texte célèbre la convalescence du roi et exprime la joie et le soulagement du peuple face à son rétablissement. Le roi est présenté comme un héros divin destiné au bonheur de la nation, régnant sur le cœur de ses sujets. Le poème appelle à cesser les larmes et à vénérer le roi comme une œuvre divine. Il met en avant la bonté et la valeur du roi, couvert de lauriers, dont la vertu et la prudence assureront une mémoire éternelle. Le peuple est encouragé à adorer la clémence du roi et à redoubler de tendresse et de vœux pour sa santé. Paris est invité à accueillir triomphalement le roi victorieux et à chanter ses louanges. Le texte se conclut par l'espoir que le peuple, inspiré par l'exemple du roi, méritera d'être appelé l'héritage du juste et la ville fidèle. L'auteur est M. Bailly, Garde Général des Tambourins du Roi.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 2315-2319
VAUDEVILLLE, chanté par les Harangeres de la Halle le 10 Septembre, jour des réjoüissances publiques, sur l'Air Opegué, ma commere.
Début :
Faisons tretous paroître [...]
Mots clefs :
Commère, Louis, Bien-aimé, Harengères, Air noté
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texteReconnaissance textuelle : VAUDEVILLLE, chanté par les Harangeres de la Halle le 10 Septembre, jour des réjoüissances publiques, sur l'Air Opegué, ma commere.
VAUDEVILLE , chanté par les Harangeres
de la Halle le 10 Septembre , jour
des réjouiſſances publiques , ſur l'Air Opegué
, ma commere .
FAiſons tretous paroître
Quelle est notre gayté ,
Puiſqu'enfin notre Maître
Eſt en pleine ſanté ,
:
Hij Céle$
316 MERCURE DE FRANCE,
i
Célébrons tous , ma chere ,
Notre félicité ,
Opegué , ma commere ,
Ma commere opégué .
Le Ciel , qui le conſerve
: :
:
Rend nos jours pleins d'attraits ;
Sa bonté le réſerve
Pour nous donner la paix ;
Notre bonheur , ma chere ,
Eſt des plus aſſuré ,
Opegué , ma commere , &c.
Non , jamais Capitaine
N'acquit plus de renom ;
Je l'avons vû ſans peine
Affronter leCanon ;
Dans le danger , ma chere ,
Le premier expoſé,
Opegué , ma commere , &c.
Ses ennemis ſoupirent
De ſe voir abattus ,
Mais en ſecret admirent
Sa valeur , ſes vertus ;
Juſqu'au bout de la Terre
LOUIS
OCTOBRE. 1744.
2317
Louis eſt reſpecté ,
Opegué , ma commere , &c.
Quand j'ons fait le voyage
DeMetz pour l'aller voir ,
D'abord ſon bon viſage
Ranima notre eſpoir ;
Il nous reçut , ma chere ,
Avec tant de bonté ,
Opegué , ma commere , &c.
En voyant ſa préſence
Je vinmes à trembler ;
D'un air de complaiſance
Il ſçût nous raffûrer ,
En nous diſant , ma chere ,
Enfans, je fuis ſauvé ,
Opegué , ma commere , &c.
Les yeux baignés de larmes ,
J'einbraſſions ſes genoux ;
Senſible à nos allarmes ,
Il pleuroit comme nous ;
Ah ! que Louis , ma chere ,
A le coeur bien planté !
Opegué, ma commere , &c.
1
i
)
Hiij Des
2318 MERCURE DE FRANCE.
Des Princes de la Terre
LOUIS eſt leplus gran'd;
Je cherchons à lui plaire ;
Il eſt ſibien-faiſant;
Vive Lours , ma chere,
Vive le bien Aimé !
Opegué , ma commere ,&c.
Par des cris d'allegrefle
Percons le Firmament ;
Dans l'ardeur qui nous prefle ,
Répetons hautement ,
Vive Lours , ma chere ,
Vive le Bien-aimé !
Opegué, ma commere , &c.
Allons droit àl'Image *
De ce Héros charmant ;
Offronslui notre hommage ,
Juſqu'au tendre moment ,
Qu'à ſes genoux , ma chere ,
Notre amour ſoit porté ;
Opegué , ma commere , &c.
Par lemême.
:
* L'Auteur , le jour des Illuminations,avoit place
Sous un Daisle Portrait duRoi,
On
OCTOBRE. 1744. 4 2319
On trouvera l'Air de ce Vaudeville , noté , qui eft
du feu Sr Gilliers , dans le ſecond Volume de Septembre
1729 , page 2246.
de la Halle le 10 Septembre , jour
des réjouiſſances publiques , ſur l'Air Opegué
, ma commere .
FAiſons tretous paroître
Quelle est notre gayté ,
Puiſqu'enfin notre Maître
Eſt en pleine ſanté ,
:
Hij Céle$
316 MERCURE DE FRANCE,
i
Célébrons tous , ma chere ,
Notre félicité ,
Opegué , ma commere ,
Ma commere opégué .
Le Ciel , qui le conſerve
: :
:
Rend nos jours pleins d'attraits ;
Sa bonté le réſerve
Pour nous donner la paix ;
Notre bonheur , ma chere ,
Eſt des plus aſſuré ,
Opegué , ma commere , &c.
Non , jamais Capitaine
N'acquit plus de renom ;
Je l'avons vû ſans peine
Affronter leCanon ;
Dans le danger , ma chere ,
Le premier expoſé,
Opegué , ma commere , &c.
Ses ennemis ſoupirent
De ſe voir abattus ,
Mais en ſecret admirent
Sa valeur , ſes vertus ;
Juſqu'au bout de la Terre
LOUIS
OCTOBRE. 1744.
2317
Louis eſt reſpecté ,
Opegué , ma commere , &c.
Quand j'ons fait le voyage
DeMetz pour l'aller voir ,
D'abord ſon bon viſage
Ranima notre eſpoir ;
Il nous reçut , ma chere ,
Avec tant de bonté ,
Opegué , ma commere , &c.
En voyant ſa préſence
Je vinmes à trembler ;
D'un air de complaiſance
Il ſçût nous raffûrer ,
En nous diſant , ma chere ,
Enfans, je fuis ſauvé ,
Opegué , ma commere , &c.
Les yeux baignés de larmes ,
J'einbraſſions ſes genoux ;
Senſible à nos allarmes ,
Il pleuroit comme nous ;
Ah ! que Louis , ma chere ,
A le coeur bien planté !
Opegué, ma commere , &c.
1
i
)
Hiij Des
2318 MERCURE DE FRANCE.
Des Princes de la Terre
LOUIS eſt leplus gran'd;
Je cherchons à lui plaire ;
Il eſt ſibien-faiſant;
Vive Lours , ma chere,
Vive le bien Aimé !
Opegué , ma commere ,&c.
Par des cris d'allegrefle
Percons le Firmament ;
Dans l'ardeur qui nous prefle ,
Répetons hautement ,
Vive Lours , ma chere ,
Vive le Bien-aimé !
Opegué, ma commere , &c.
Allons droit àl'Image *
De ce Héros charmant ;
Offronslui notre hommage ,
Juſqu'au tendre moment ,
Qu'à ſes genoux , ma chere ,
Notre amour ſoit porté ;
Opegué , ma commere , &c.
Par lemême.
:
* L'Auteur , le jour des Illuminations,avoit place
Sous un Daisle Portrait duRoi,
On
OCTOBRE. 1744. 4 2319
On trouvera l'Air de ce Vaudeville , noté , qui eft
du feu Sr Gilliers , dans le ſecond Volume de Septembre
1729 , page 2246.
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Résumé : VAUDEVILLLE, chanté par les Harangeres de la Halle le 10 Septembre, jour des réjoüissances publiques, sur l'Air Opegué, ma commere.
Le 10 septembre, un vaudeville chanté aux Halles célèbre la santé et la bravoure de Louis, probablement le roi Louis XV. Les paroles expriment la joie et la gratitude du peuple pour la bonne santé du roi et ses qualités de leadership. Elles soulignent son courage face au danger et son respect universel. Le vaudeville décrit une visite royale à Metz, où Louis a accueilli chaleureusement les visiteurs, les rassurant et partageant leurs émotions. Le texte se termine par des louanges à Louis, le décrivant comme le plus grand des princes et exprimant le désir de lui offrir un hommage sincère. L'auteur mentionne avoir placé son portrait sous un dais lors des illuminations. La mélodie du vaudeville est attribuée au défunt Sieur Gilliers et peut être trouvée dans un volume précédent.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. [5]-8
VERS sur l'Exposition des Tableaux au Sallon du Louvre en 1761.
Début :
QUEL spectacle pompeux vient frapper nos regards ! [...]
Mots clefs :
Yeux, Histoire, Nature, Gloire, Roi, Avenir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS sur l'Exposition des Tableaux au Sallon du Louvre en 1761.
VERS fur l'Expofition des Tableaux
au Sallon du Louvre en 1761..
QUEL VEL fpectacle pompeux vient frapper nos regards
!
Quel triomphe eft offert à la docte Peinture !
Cent chef-d'oeuvres divers avec éclat épars ,
De lauriers immortels couronnent la Nature ,
Et femblent réunis pour la gloire des Arts.
II. Vol
A iij
1
16 MERCURE DE FRANCE .
Louis s'offre à mes yeux , Dieux ! quelle main
hardie
Transporte à l'avenir le Portrait de mon Roi
* Vanlo , cette heureuſe faillie ,
Ce fuccès étonnant qui n'étoit dû qu'à toi ,
Immortalife ton génie.
Ce n'étoit pas affez que le plus tendre amour
Dans le fond de nos coeurs eût gravé (on image ,
Il falloit expofer au jour
Un Monument qui fçût en être enfin le gage.
Séduit par cent morceaux rares & précieux
Dont le choix prèſqu'inestimable ,
Forme dans ce Palais un coup d'oeil admirables
Sur la Tour , fur Roflin on arrête les yeux :
2.
Ces Rigauds de nos jours , nés pour peindre les
Dieux ,
Triomphent , occupent la Scène;
Et rivaux fans diſſenfion ,
C'eſt à qui dans la route où la gloire les méne ,
Atteindra la perfection.
** Un fublime talent me rappelle à moi- même :
Admirons ! c'est ici qu'avec un goût extrême
Les Arts ont rapproché leurs chefs - d'oeuvres fçavans
;
*** Vanlo, Dumont , Reflout , Boucher , Peintres
d'Hiftoire ,
* Premier Peintre du Roi d'Espagne.
**
L'Hiftoire.
*** Carle Van-loo , célébre Peintred'Hiftoire.
OCTOBRE . 176 !. 7
Dont les noms ne fçauroient paffer qu'avec les
temps ,
S'éfforcent à l'envi d'obtenir la victoire.
Pierre dont le génie en tous lieux eft vanté ,
Marche d'un pas égal à l'Immortalité.
Le Dieu qui préfide au Parnaffe ,
Content de leurs fréquens fuccès ,
Près des Coypels , des Jouvenets
A déja défigné leur place.
+
En dépit de leurs Envieux ,
Je les vois couronnés par les mains de la Gloire.
Ainfi l'Artiſte vertueux
Verra de fon vivant refpecter fa mémoire.
Qu'apperçois -je ! ô prodige ! ô moment fortuné !
La Sculpture eft portée à ſon plus haut degré.
Lemoyne , Falconet , Vaffé , Mignot , Pigale ,
Nous l'offrent aujourd'hui dans toute fa vigueur }
Et l'Antiquité leur rivale
Reprend fous leur cifeau fa première fplendeur.
Parcourons ce charmant afyle.
Ici , plus d'une main habile
Prend , pour ſe diftinguer , des chemins différens.
II eft de ces heureux talens ,
Dont les yeux enchantés chériffent l'impofture.
Cochin , Cars, & le Bas, par leur préciſion ,
Du fage Connoiffeur , font l'admiration :
Vernet , Chardin , Machy , rivaux de la Nature ,
A iv
8 MERCURE DE FRANCE.
Nous la préfentent dans fon beau:
Païfages , Animaux , Figure , Architecture ,
Tout s'anime fous leur pinceau .
D'une nature fimple , imitateur févére ,
Greufe fait dans un goût nouveau ,
Saifir l'art de furprendre , & le fecret de plaire.
Pour rendre à l'avenir les faits les plus brillans.
Et confacrer ton augufte mémoire ,
Dit , à Louis , la Mufe de l'Hiftoire ,
Minerve a fçu former ces hommes excellens 3
Ils vont me feconder dans un fi noble Ouvrages
Tandis que j'écrirai tes exploits glorieux ,
Leur fublime crayon en tracera l'image ;
J'enchanterai les coeurs , ils charmeront les yeux.
BAILLY , Garde des Tableaux du Roi..
au Sallon du Louvre en 1761..
QUEL VEL fpectacle pompeux vient frapper nos regards
!
Quel triomphe eft offert à la docte Peinture !
Cent chef-d'oeuvres divers avec éclat épars ,
De lauriers immortels couronnent la Nature ,
Et femblent réunis pour la gloire des Arts.
II. Vol
A iij
1
16 MERCURE DE FRANCE .
Louis s'offre à mes yeux , Dieux ! quelle main
hardie
Transporte à l'avenir le Portrait de mon Roi
* Vanlo , cette heureuſe faillie ,
Ce fuccès étonnant qui n'étoit dû qu'à toi ,
Immortalife ton génie.
Ce n'étoit pas affez que le plus tendre amour
Dans le fond de nos coeurs eût gravé (on image ,
Il falloit expofer au jour
Un Monument qui fçût en être enfin le gage.
Séduit par cent morceaux rares & précieux
Dont le choix prèſqu'inestimable ,
Forme dans ce Palais un coup d'oeil admirables
Sur la Tour , fur Roflin on arrête les yeux :
2.
Ces Rigauds de nos jours , nés pour peindre les
Dieux ,
Triomphent , occupent la Scène;
Et rivaux fans diſſenfion ,
C'eſt à qui dans la route où la gloire les méne ,
Atteindra la perfection.
** Un fublime talent me rappelle à moi- même :
Admirons ! c'est ici qu'avec un goût extrême
Les Arts ont rapproché leurs chefs - d'oeuvres fçavans
;
*** Vanlo, Dumont , Reflout , Boucher , Peintres
d'Hiftoire ,
* Premier Peintre du Roi d'Espagne.
**
L'Hiftoire.
*** Carle Van-loo , célébre Peintred'Hiftoire.
OCTOBRE . 176 !. 7
Dont les noms ne fçauroient paffer qu'avec les
temps ,
S'éfforcent à l'envi d'obtenir la victoire.
Pierre dont le génie en tous lieux eft vanté ,
Marche d'un pas égal à l'Immortalité.
Le Dieu qui préfide au Parnaffe ,
Content de leurs fréquens fuccès ,
Près des Coypels , des Jouvenets
A déja défigné leur place.
+
En dépit de leurs Envieux ,
Je les vois couronnés par les mains de la Gloire.
Ainfi l'Artiſte vertueux
Verra de fon vivant refpecter fa mémoire.
Qu'apperçois -je ! ô prodige ! ô moment fortuné !
La Sculpture eft portée à ſon plus haut degré.
Lemoyne , Falconet , Vaffé , Mignot , Pigale ,
Nous l'offrent aujourd'hui dans toute fa vigueur }
Et l'Antiquité leur rivale
Reprend fous leur cifeau fa première fplendeur.
Parcourons ce charmant afyle.
Ici , plus d'une main habile
Prend , pour ſe diftinguer , des chemins différens.
II eft de ces heureux talens ,
Dont les yeux enchantés chériffent l'impofture.
Cochin , Cars, & le Bas, par leur préciſion ,
Du fage Connoiffeur , font l'admiration :
Vernet , Chardin , Machy , rivaux de la Nature ,
A iv
8 MERCURE DE FRANCE.
Nous la préfentent dans fon beau:
Païfages , Animaux , Figure , Architecture ,
Tout s'anime fous leur pinceau .
D'une nature fimple , imitateur févére ,
Greufe fait dans un goût nouveau ,
Saifir l'art de furprendre , & le fecret de plaire.
Pour rendre à l'avenir les faits les plus brillans.
Et confacrer ton augufte mémoire ,
Dit , à Louis , la Mufe de l'Hiftoire ,
Minerve a fçu former ces hommes excellens 3
Ils vont me feconder dans un fi noble Ouvrages
Tandis que j'écrirai tes exploits glorieux ,
Leur fublime crayon en tracera l'image ;
J'enchanterai les coeurs , ils charmeront les yeux.
BAILLY , Garde des Tableaux du Roi..
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Résumé : VERS sur l'Exposition des Tableaux au Sallon du Louvre en 1761.
Le poème célèbre l'exposition des tableaux au Salon du Louvre en 1761, mettant en lumière l'éclat et la grandeur de l'événement. Il présente une collection de chefs-d'œuvre honorant la peinture et la nature. Plusieurs artistes sont mis en avant, tels que Louis, Vanloo, Rigaud, Dumont, Resnout, Boucher, Coypel, et Jouvenet, dont les talents sont loués. Vanloo est particulièrement félicité pour son succès exceptionnel. Le texte mentionne aussi des sculpteurs comme Lemoyne, Falconet, Vassé, Mignot, et Pigalle, dont les œuvres rivalisent avec celles de l'Antiquité. Des peintres comme Cochin, Cars, Le Bas, Vernet, Chardin, et Machy sont admirés pour leur précision et leur capacité à imiter la nature. Le poème se conclut par une invocation à la muse de l'histoire, Minerve, pour qu'elle inspire ces artistes à immortaliser les exploits du roi Louis.
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