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1
p. 206-207
« Sa Majesté le Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar, [...] »
Début :
Sa Majesté le Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar, [...]
Mots clefs :
Eaux minérales, Sels, Commerce étranger, Malades, Médecin, Privilège du roi de Pologne, Authenticité, Boules d'acier
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texteReconnaissance textuelle : « Sa Majesté le Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar, [...] »
sa Majeſté le Roi de Pologne, Duc de Lorraine
& de Bar, toujours attentifs au bonheur & a la,
conſervation de ſes Sujets, a bien voulu accorder
pour 2o ans au ſieur Virion, premier Apoticaire
de feue Son Alteſſe Royale Ma lame la Ducheſſe
Douairiere de Lorraine , demeurant rue Saint
Diſier à Nancy , un Privilège excluſif pour la
vente & diſtribution des Eaux minérales & Sels
analogues , tant du Pays qu'étrangeres, ſous
l'inſpection de Meſſieurs du Collège Royal de
Médecine de la même Ville, avec défenſes à
tous autres d'en vendre ni débiter dans toute l'é
· tendue de ſes Etats, à peine de 15oo livres d'a
mende, confiſcation, &c. Permis cependant à
·tout Particulier d'en faire venir pour ſon uſage
ſeulement, (la liberté publique n'étant pas gênée ),
Cette ſage prévoyance ſi longtems deſirée par
Ies Médecins qui les ordonnent, & par les mala
des qui en font uſage, les mettra à couvert des
abus qui ſe multiplioient dans l'adminiſtration
- d'un remède ſi précieux & ſi ſalutaire, à la con
ſervation duquel des Perſonnes ſures & intelli
gentes ne ſçauroient trop veiller, puiſque la vie
des hommes en dépend,
Les conditions que le Legiſlateur a impoſées à
•cer établiſſement, ſeront inviolablement obſer
·vées : il convient d'en inſtruire le Public.
Toutes les Eaux ſe tireront du lieu de leur
· ſource dans des vaſes de grès ou de verre ſcellés
du cachet de la fontaine. Chaque envoi accom
pagné d'atteſtations authentiques ſera reçu par
· ledit Collège Royal.
| Les Eaux deſi ées par les Médecins, qui ſe trou
veront toujours au Magaſin, ſont celles des Bains,
2Buſſang , Plombierre chaude & favonneuſe,
M A I. 1759. 2o7
Vals Bruun, Bourbon , Spa , Selters , Vichy ,
Balaruc, Calſabigi & de Sedlitz, avec ſon ſel.
Chaque eſpèce d'eau ſera accempagnée d'une
| brochure d, eſlée par un Membre du Collège, qui
inſtruira de leur vertu, qualité & propriété, avec
la méthode de les prendre.
Et afin que tout ſecours ſoit donné aux Mala
des qui en auront beſoin, les Eaux de Forges,
Sainte-Reine, Vals, Cranſac, Cauterats, Bonne
Ca ſons & Dattencourt , leur ſeront fournies à
un prix raiſonnable, en diligence, en avertiſſant
-quelque temps avant de les prendre.
Le même débite auſſi en gros & en détail les
véritables boules d'acier ou de Mars , les boules
· blanches de fougere vulneraires, fidèlement tra-,
vaillées. Ceux qui en font commerce dans les
Provinces étrangeres, ſeront traités ſi favorable- !
ment, que le prix ne ſurpaſſera pas celui des
mauvaiſes qu'ils tirent ou viennent acheter en
Lorraine. Il répond de leur qualité, & ſe ſoumer
à les reprendre en tous temps , & d'en rem
bourſer le prix en cas de mécontentenment Les unes
& les autres ſeront munies des imprimés qui an
noncent leurs vertus avec la maniere de s'en ſervir.
& de Bar, toujours attentifs au bonheur & a la,
conſervation de ſes Sujets, a bien voulu accorder
pour 2o ans au ſieur Virion, premier Apoticaire
de feue Son Alteſſe Royale Ma lame la Ducheſſe
Douairiere de Lorraine , demeurant rue Saint
Diſier à Nancy , un Privilège excluſif pour la
vente & diſtribution des Eaux minérales & Sels
analogues , tant du Pays qu'étrangeres, ſous
l'inſpection de Meſſieurs du Collège Royal de
Médecine de la même Ville, avec défenſes à
tous autres d'en vendre ni débiter dans toute l'é
· tendue de ſes Etats, à peine de 15oo livres d'a
mende, confiſcation, &c. Permis cependant à
·tout Particulier d'en faire venir pour ſon uſage
ſeulement, (la liberté publique n'étant pas gênée ),
Cette ſage prévoyance ſi longtems deſirée par
Ies Médecins qui les ordonnent, & par les mala
des qui en font uſage, les mettra à couvert des
abus qui ſe multiplioient dans l'adminiſtration
- d'un remède ſi précieux & ſi ſalutaire, à la con
ſervation duquel des Perſonnes ſures & intelli
gentes ne ſçauroient trop veiller, puiſque la vie
des hommes en dépend,
Les conditions que le Legiſlateur a impoſées à
•cer établiſſement, ſeront inviolablement obſer
·vées : il convient d'en inſtruire le Public.
Toutes les Eaux ſe tireront du lieu de leur
· ſource dans des vaſes de grès ou de verre ſcellés
du cachet de la fontaine. Chaque envoi accom
pagné d'atteſtations authentiques ſera reçu par
· ledit Collège Royal.
| Les Eaux deſi ées par les Médecins, qui ſe trou
veront toujours au Magaſin, ſont celles des Bains,
2Buſſang , Plombierre chaude & favonneuſe,
M A I. 1759. 2o7
Vals Bruun, Bourbon , Spa , Selters , Vichy ,
Balaruc, Calſabigi & de Sedlitz, avec ſon ſel.
Chaque eſpèce d'eau ſera accempagnée d'une
| brochure d, eſlée par un Membre du Collège, qui
inſtruira de leur vertu, qualité & propriété, avec
la méthode de les prendre.
Et afin que tout ſecours ſoit donné aux Mala
des qui en auront beſoin, les Eaux de Forges,
Sainte-Reine, Vals, Cranſac, Cauterats, Bonne
Ca ſons & Dattencourt , leur ſeront fournies à
un prix raiſonnable, en diligence, en avertiſſant
-quelque temps avant de les prendre.
Le même débite auſſi en gros & en détail les
véritables boules d'acier ou de Mars , les boules
· blanches de fougere vulneraires, fidèlement tra-,
vaillées. Ceux qui en font commerce dans les
Provinces étrangeres, ſeront traités ſi favorable- !
ment, que le prix ne ſurpaſſera pas celui des
mauvaiſes qu'ils tirent ou viennent acheter en
Lorraine. Il répond de leur qualité, & ſe ſoumer
à les reprendre en tous temps , & d'en rem
bourſer le prix en cas de mécontentenment Les unes
& les autres ſeront munies des imprimés qui an
noncent leurs vertus avec la maniere de s'en ſervir.
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Résumé : « Sa Majesté le Roi de Pologne, Duc de Lorraine & de Bar, [...] »
Le Roi de Pologne, Duc de Lorraine et de Bar, accorde un privilège exclusif de 20 ans au sieur Virion, apothicaire à Nancy, pour la vente et la distribution des eaux minérales et sels analogues. Ce privilège, soumis à l'inspection du Collège Royal de Médecine de Nancy, interdit à toute autre personne de vendre ces produits dans les États du Roi, sous peine d'une amende de 1500 livres et de confiscation. Les particuliers peuvent toutefois acheter ces produits pour leur usage personnel. Les eaux disponibles incluent celles des Bains de Bussang, Plombières, Vals, Bourbon, Spa, Selters, Vichy, Balaruc, Calsabigi et Sedlitz. Chaque type d'eau est accompagné d'une brochure expliquant ses vertus, qualités et propriétés, ainsi que la méthode de les prendre. Des eaux spécifiques, comme celles de Forges, Sainte-Reine, Vals, Cransac, Cauterats, Bonne Caçons et Dattencourt, sont fournies à un prix raisonnable. Virion vend également des boules d'acier ou de Mars, et des boules blanches de fougère vulnéraires, garantissant leur qualité et offrant de les reprendre en cas de mécontentement. Les produits sont accompagnés d'imprimés détaillant leurs vertus et leur usage.
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2
p. 227-230
AVIS. NOUVELLES EAUX DE PASSY.
Début :
M. Le Veillard, Gentilhomme servant ordinaire du Roi, & propriétaire des Nouvelles [...]
Mots clefs :
Eaux minérales, Rumeurs, Mensonges, Vertus, Authenticité, Faculté de médecine, Médecins, Analyse, Expérience
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texteReconnaissance textuelle : AVIS. NOUVELLES EAUX DE PASSY.
AVIS.
NOUVELLES EAUX DE PASSY.
M.
J
LEVEILLARD , Gentilhomme fervant
ordinaire du Roi , & propriétaire des Nouvelles
eaux minérales de Pafly , ayant appris que quelques
perfonnes ou mal inftruites , ou mal intentionnées
, faifoient courir fur les eaux des bruits
228 MERCURE DE FRANCE.
défavantageux , en les accufant d'être changées
de nature , & par conféquent dépourvues des
vertus qu'on leur avoit attribuées jufqu'à préfent ,
en les taxant même de factices , a cru qu'il devoit
prendre des mefures pour détruire , par une
preuve autentique , ces faufletés , & pour confirmer
le Public dans la confiance qu'il a eue juf
qu'à préfent dans fes eaux.
Pour cet effet , il a préfenté une requête à la
Faculté de Médecine , pour qu'il lui plût de nommer
des Commiflaires qui fiffent un nouvel examen
, & une nouvelle analyte des nouvelles eaux
de Paffy. La Faculté de Médecine lui , ayant acordé
fa demande , nomma l'été dernier , fix Docteurs
, qui furent MM. Mercy , Chomel , Vieillard
, Cofnier , Latier , & Delarivière , qui fe
tranfporterent à Pally avec M. Boyer , Doyen de
la Faculté : & après avoir fait mettre à fec les
fources , & en avoir examiné les environs avec
la plus févère attention ; ils emporterent des eaux
pour en faire l'analyfe , dans le laboratoire des
écoles . L'analyſe finie , après avoir afluré que les
e aux ne pouvoient être factices , tant à caufe de
lexamen qu'ils en avoient fait , que par ce qu'ils
croyoient impoffible de les contrefaire , ils expofent
leur analyfe,par laquelle ils ons trouvé exactement
les mêmes principes que M. Bolduc , il y a
trente ans , & concluent ainfi .
Par cette analyſe,& ces expériences , nous vous
avons démontré que les nouvelles eaux de Pally
renferment en el es mêmes un vrai vitriol de
mars , du fel de glauber naturel , du fel marin',
une terre alkaline , & de la felenite ; par conféquent
, c'est avec jufte raifon que ces eaux ont été
appellées , Nouvelles Eaux minérales ferrugineufes
de Paffy que par la connoiffance que tout Médecin
doit avoir des effets que produisent ces
AVRIL 1760 . 229
différentes matières unies & combinées enfemble,
elles peuvent & doivent être très - utiles dans les
maladies chroniques & d'obftruction , toutes les
fois qu'il s'agira de lever les embarras caufés par
l'épaiffiffement des liqueurs & la diminution du
reffort des folides ; & qu'enfin ces eaux doivent
être regardées comme un remède d'autant plus
falutaire , qu'il eft donné des mains de la fimple
nature.
Mais comme la Faculté , Meffieurs , nous a
moins chargés de nous affurer de la nature des
nouvelles eaux de Paffy , des principes qui les
compofent , & des vertus qui leur font propres ,
que d'examiner avec la derniere attention , fi les
bruits qui fe font répandus de fources éteintes ,
de principes dénaturés , & dé vertus détruites ,
font fondés en raiſon ; pour remplir l'étendue de
notre Miffion , nous n'hésiterons pas à vous confirmer
, que les defcentes que nous avons faites
fur les lieux le fond des baffins , que nous avons
fait mettre à fec , & fouillé à différentes repriſes
les plus petits coins & recoins qui n'ont point
échappés à nos recherches , les eaux que nous
avons vû ruiffeler en abondance & de plufieurs
endroits , leur limpidité & leur faveur , le caractère
de la nature qui s'eft manifefté partout , &
enfin notre analyfe & nos expériences , doivent
'convaincre tout efprit raisonnable , qu'actuellement
aux nouvelles eaux minérales de Paffy , les
eaux y coulent de la même manière qu'en 1720 ,
que la Faculté s'y tranfporta pour la premiere
fois , & en quantité plus que fuffifante pour fournir
aux befoins des Citoyens ; que leur nature & la
combinaiſon de leurs différens principes n'étant
point changés , il eft impoffible que leurs vertus
médicinales foient détruites ; & que les bruits dé
Lavantageux qui fe font répandus au fujet defdites
230 MERCURE DE FRANCE.
eaux , ne peuvent partir que de la prévention ou
de l'ignorance.
Nous concluons donc , Meffieurs , en finiffant
notre rapport , que fi la Faculté n'a pas héfité
en 1720, pour le bien & l'utilité publique , de mettre
en crédit , par fon approbation, des eaux qui
n'avoient pas encore l'attache & le fceau de l'expérience
confirmée , elle doit aujourd'hui, par un
decret autentique, affermir les Citoyens dans la
confiance qui eft due aux mêmes eaux , fur l'utilité
defquelles 40 années d'ufage & d'effers falutaires,
fous les yeux des Médecins, ne permettent
pas de former aucun doute.
NOUVELLES EAUX DE PASSY.
M.
J
LEVEILLARD , Gentilhomme fervant
ordinaire du Roi , & propriétaire des Nouvelles
eaux minérales de Pafly , ayant appris que quelques
perfonnes ou mal inftruites , ou mal intentionnées
, faifoient courir fur les eaux des bruits
228 MERCURE DE FRANCE.
défavantageux , en les accufant d'être changées
de nature , & par conféquent dépourvues des
vertus qu'on leur avoit attribuées jufqu'à préfent ,
en les taxant même de factices , a cru qu'il devoit
prendre des mefures pour détruire , par une
preuve autentique , ces faufletés , & pour confirmer
le Public dans la confiance qu'il a eue juf
qu'à préfent dans fes eaux.
Pour cet effet , il a préfenté une requête à la
Faculté de Médecine , pour qu'il lui plût de nommer
des Commiflaires qui fiffent un nouvel examen
, & une nouvelle analyte des nouvelles eaux
de Paffy. La Faculté de Médecine lui , ayant acordé
fa demande , nomma l'été dernier , fix Docteurs
, qui furent MM. Mercy , Chomel , Vieillard
, Cofnier , Latier , & Delarivière , qui fe
tranfporterent à Pally avec M. Boyer , Doyen de
la Faculté : & après avoir fait mettre à fec les
fources , & en avoir examiné les environs avec
la plus févère attention ; ils emporterent des eaux
pour en faire l'analyfe , dans le laboratoire des
écoles . L'analyſe finie , après avoir afluré que les
e aux ne pouvoient être factices , tant à caufe de
lexamen qu'ils en avoient fait , que par ce qu'ils
croyoient impoffible de les contrefaire , ils expofent
leur analyfe,par laquelle ils ons trouvé exactement
les mêmes principes que M. Bolduc , il y a
trente ans , & concluent ainfi .
Par cette analyſe,& ces expériences , nous vous
avons démontré que les nouvelles eaux de Pally
renferment en el es mêmes un vrai vitriol de
mars , du fel de glauber naturel , du fel marin',
une terre alkaline , & de la felenite ; par conféquent
, c'est avec jufte raifon que ces eaux ont été
appellées , Nouvelles Eaux minérales ferrugineufes
de Paffy que par la connoiffance que tout Médecin
doit avoir des effets que produisent ces
AVRIL 1760 . 229
différentes matières unies & combinées enfemble,
elles peuvent & doivent être très - utiles dans les
maladies chroniques & d'obftruction , toutes les
fois qu'il s'agira de lever les embarras caufés par
l'épaiffiffement des liqueurs & la diminution du
reffort des folides ; & qu'enfin ces eaux doivent
être regardées comme un remède d'autant plus
falutaire , qu'il eft donné des mains de la fimple
nature.
Mais comme la Faculté , Meffieurs , nous a
moins chargés de nous affurer de la nature des
nouvelles eaux de Paffy , des principes qui les
compofent , & des vertus qui leur font propres ,
que d'examiner avec la derniere attention , fi les
bruits qui fe font répandus de fources éteintes ,
de principes dénaturés , & dé vertus détruites ,
font fondés en raiſon ; pour remplir l'étendue de
notre Miffion , nous n'hésiterons pas à vous confirmer
, que les defcentes que nous avons faites
fur les lieux le fond des baffins , que nous avons
fait mettre à fec , & fouillé à différentes repriſes
les plus petits coins & recoins qui n'ont point
échappés à nos recherches , les eaux que nous
avons vû ruiffeler en abondance & de plufieurs
endroits , leur limpidité & leur faveur , le caractère
de la nature qui s'eft manifefté partout , &
enfin notre analyfe & nos expériences , doivent
'convaincre tout efprit raisonnable , qu'actuellement
aux nouvelles eaux minérales de Paffy , les
eaux y coulent de la même manière qu'en 1720 ,
que la Faculté s'y tranfporta pour la premiere
fois , & en quantité plus que fuffifante pour fournir
aux befoins des Citoyens ; que leur nature & la
combinaiſon de leurs différens principes n'étant
point changés , il eft impoffible que leurs vertus
médicinales foient détruites ; & que les bruits dé
Lavantageux qui fe font répandus au fujet defdites
230 MERCURE DE FRANCE.
eaux , ne peuvent partir que de la prévention ou
de l'ignorance.
Nous concluons donc , Meffieurs , en finiffant
notre rapport , que fi la Faculté n'a pas héfité
en 1720, pour le bien & l'utilité publique , de mettre
en crédit , par fon approbation, des eaux qui
n'avoient pas encore l'attache & le fceau de l'expérience
confirmée , elle doit aujourd'hui, par un
decret autentique, affermir les Citoyens dans la
confiance qui eft due aux mêmes eaux , fur l'utilité
defquelles 40 années d'ufage & d'effers falutaires,
fous les yeux des Médecins, ne permettent
pas de former aucun doute.
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Résumé : AVIS. NOUVELLES EAUX DE PASSY.
M. Leveillard, gentilhomme ordinaire du Roi et propriétaire des Nouvelles eaux minérales de Passy, a réagi aux rumeurs défavorables circulant sur ses eaux, les accusant d'être changées de nature ou factices. Pour rétablir la vérité, il a sollicité la Faculté de Médecine afin de nommer des commissaires pour examiner et analyser les eaux. La Faculté a désigné six docteurs pour se rendre à Passy et examiner les sources ainsi que leurs environs. Après analyse, les docteurs ont confirmé que les eaux contenaient les mêmes principes que ceux identifiés trente ans auparavant par M. Bolduc, notamment du vitriol de Mars, du sel de Glauber naturel, du sel marin, une terre alcaline et de la sélénite. Ils ont conclu que ces eaux étaient efficaces pour traiter les maladies chroniques et d'obstruction, en levant les embarras causés par l'épaississement des liquides et la diminution de la force des solides. Les docteurs ont également affirmé que les rumeurs sur les sources éteintes ou les principes dénaturés étaient infondées. Les eaux coulaient abondamment et leur nature n'avait pas changé, garantissant ainsi leurs vertus médicinales. La Faculté doit donc confirmer l'utilité publique de ces eaux, comme elle l'avait fait en 1720, après quarante années d'usage et d'effets bénéfiques sous la surveillance des médecins.
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