Résultats : 21765 texte(s)
Détail
Liste
18301
p. 207
« Le Sieur de Crampiony donne avis au Public, qu'il a obtenu la Permission de [...] »
Début :
Le Sieur de Crampiony donne avis au Public, qu'il a obtenu la Permission de [...]
Mots clefs :
Baume souverain, Crampes, Cure, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur de Crampiony donne avis au Public, qu'il a obtenu la Permission de [...] »
LE Sieur DE CRAMPIGNY donne avis au Public',
qu'il a obtenu la Permiffion de diftribuer un Bagme
fouverain pour la Guérifon des Crampes , par le
moyen duquel un Médecin de les parens faifoit
des Cures furprenantes dans le Levant. Ceux qui
en font attaqués , & qui auront befoin de fon reméde
, s'adrefferont à Paris , rue & Hôtel du Pe--
tit-Lion , fauxbourg S. Germain , chez Madame-
BERTEL , au premier étage , entre un Vinaigrier
& un Marchand de Vin , vis- à- vis un Pâtiffier.
Le prix de ce Baume eft de 6 liv. l'once. One
donnera des Imprimés qui enfeigneront la manière
de s'en fervir . Les Perfonnes de la Provincequi
écriront au Sieur DE CRAMPIGNY , pour avoir
de fon Baume , font priées d'affranchir leurs Let--
tres , fans quoi elles ne feront pas reçues.
qu'il a obtenu la Permiffion de diftribuer un Bagme
fouverain pour la Guérifon des Crampes , par le
moyen duquel un Médecin de les parens faifoit
des Cures furprenantes dans le Levant. Ceux qui
en font attaqués , & qui auront befoin de fon reméde
, s'adrefferont à Paris , rue & Hôtel du Pe--
tit-Lion , fauxbourg S. Germain , chez Madame-
BERTEL , au premier étage , entre un Vinaigrier
& un Marchand de Vin , vis- à- vis un Pâtiffier.
Le prix de ce Baume eft de 6 liv. l'once. One
donnera des Imprimés qui enfeigneront la manière
de s'en fervir . Les Perfonnes de la Provincequi
écriront au Sieur DE CRAMPIGNY , pour avoir
de fon Baume , font priées d'affranchir leurs Let--
tres , fans quoi elles ne feront pas reçues.
Fermer
Résumé : « Le Sieur de Crampiony donne avis au Public, qu'il a obtenu la Permission de [...] »
Le Sieur DE CRAMPIGNY a obtenu l'autorisation de distribuer un baume pour les crampes, utilisé par un médecin dans le Levant. Ce baume est disponible à Paris, rue et Hôtel du Petit-Lion, faubourg Saint-Germain, chez Madame BERTEL. Le prix est de six livres l'once. Des instructions seront fournies. Les commandes des provinces doivent être affranchies.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18302
p. 198
Monseigneur le Dauphin & la Reyne en témoignent leur joye à Madame. [titre d'après la table]
Début :
Monseigneur le Dauphin fit là-dessus dés le mesme jour [...]
Mots clefs :
Visite, Dauphin, Madame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Monseigneur le Dauphin & la Reyne en témoignent leur joye à Madame. [titre d'après la table]
Mon- ſeigneur le Dauphin fit là-deſ- fusdés le meſme iour une viſite toute obligeante à Mada- me. E
Fermer
18303
p. 209-210
MORTS.
Début :
Charles François de Joy de Mianne, ci-devant Gouverneur de la citadelle d'Arras, [...]
Mots clefs :
Gouverneur, Dame, Veuve, Marquis, Maison de Chabannes, Successions et héritages
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Charles François de Joy de Mianne , ci- devant
Gouverneur de la citadelle d'Arras , ancien Brigadier
des Armées du Roi , eft mort au Château
de Lechafferie , en Bas- Poitou , le 7 Août , âgé
de foixante- dix- neuf ans . J
Dame Marie - Anne - Laurent Meſſageot , veuve
de Meffire Jean-Baptifte d'Areau , Marquis de
Poupeliniere , mourut le 11 Septembre, à Paris,
dans la cinquante - neuvieme année de fon âge.
Antoine de Chabannes , Marquis de Curton ,
210 MERCURE DE FRANCE:
+
ci-devant Colonel d'un Régiment d'Infanterie ,
eft mort à Paris le 1 Octobre dans la foixante &
quatorzième année de fon âge . Il avoit commencé
à fervir dès fa premiere jeunelle , & avoit
fait toute la guerre depuis 1704 juſqu'à la Paix
générale ; fucceffivement Capitaine de Cavalerie
& Colonel du Régiment de Coftentin , Infanterie,
en Italie & en Flandres , & à la tête duquel il
eut la cuiffe callée . Son Régiment fut réformé à
la Paix générale, & il obtint une penfion de quinze
cens livres pour fa réforme , & les appointemens
de Colonel réformé à la fuite du Régiment de
Bourbonnois.
>
Il étoit frere de Jacques de Chabannes , Marquis
de Curton Lieutenant général des armées
du Roi , mort fans enfans dans la derniere
guerre de Bohême , & lui fuccé la comme le premier
dans l'ordre de la ligne mafculine aux fubftitutions
des Marquifat de Curton dans la Guienne
près de Bordeaux , & du Palais dans le Forêt.
Il avoit époufé en 1750 Charlote - Jofephine de
Gironde , fille d'André de Gironde , Seigneur de
Buron en Auvergne , & de Claude Boiſtel , dont il
a eu une fille unique Anne-Marguerite de Chabannes
Curton , âgée de quatre ans.
Par la mort les fubftiturions des terres de la
maifon de Chabannes , en Guienne & en Auvergne
, & de la maifon de Rivoire du Palais dans
le Forêt , dont étoit fa grand'mere Gabrielle-
Françoiſe de Rivoire du Palais , Dame de Chabannes
Curton , & fille du Marquis de Rivoire
du Palais , & de la Dame de Montboiffier fa
femme ; font ouvertes en faveur de Jean- Baptifte
de Chabannes Curton , Comte de Rochefort en
Auvergne , fon frere puîné , qui devient l'aîné de
la maifon de Chabannes.
Charles François de Joy de Mianne , ci- devant
Gouverneur de la citadelle d'Arras , ancien Brigadier
des Armées du Roi , eft mort au Château
de Lechafferie , en Bas- Poitou , le 7 Août , âgé
de foixante- dix- neuf ans . J
Dame Marie - Anne - Laurent Meſſageot , veuve
de Meffire Jean-Baptifte d'Areau , Marquis de
Poupeliniere , mourut le 11 Septembre, à Paris,
dans la cinquante - neuvieme année de fon âge.
Antoine de Chabannes , Marquis de Curton ,
210 MERCURE DE FRANCE:
+
ci-devant Colonel d'un Régiment d'Infanterie ,
eft mort à Paris le 1 Octobre dans la foixante &
quatorzième année de fon âge . Il avoit commencé
à fervir dès fa premiere jeunelle , & avoit
fait toute la guerre depuis 1704 juſqu'à la Paix
générale ; fucceffivement Capitaine de Cavalerie
& Colonel du Régiment de Coftentin , Infanterie,
en Italie & en Flandres , & à la tête duquel il
eut la cuiffe callée . Son Régiment fut réformé à
la Paix générale, & il obtint une penfion de quinze
cens livres pour fa réforme , & les appointemens
de Colonel réformé à la fuite du Régiment de
Bourbonnois.
>
Il étoit frere de Jacques de Chabannes , Marquis
de Curton Lieutenant général des armées
du Roi , mort fans enfans dans la derniere
guerre de Bohême , & lui fuccé la comme le premier
dans l'ordre de la ligne mafculine aux fubftitutions
des Marquifat de Curton dans la Guienne
près de Bordeaux , & du Palais dans le Forêt.
Il avoit époufé en 1750 Charlote - Jofephine de
Gironde , fille d'André de Gironde , Seigneur de
Buron en Auvergne , & de Claude Boiſtel , dont il
a eu une fille unique Anne-Marguerite de Chabannes
Curton , âgée de quatre ans.
Par la mort les fubftiturions des terres de la
maifon de Chabannes , en Guienne & en Auvergne
, & de la maifon de Rivoire du Palais dans
le Forêt , dont étoit fa grand'mere Gabrielle-
Françoiſe de Rivoire du Palais , Dame de Chabannes
Curton , & fille du Marquis de Rivoire
du Palais , & de la Dame de Montboiffier fa
femme ; font ouvertes en faveur de Jean- Baptifte
de Chabannes Curton , Comte de Rochefort en
Auvergne , fon frere puîné , qui devient l'aîné de
la maifon de Chabannes.
Fermer
Résumé : MORTS.
Le texte relate les décès de trois personnalités françaises. Charles François de Joy de Mianne, ancien gouverneur de la citadelle d'Arras et brigadier des armées du roi, est décédé au château de Lechafferie en Bas-Poitou le 7 août à l'âge de soixante-dix-neuf ans. Dame Marie-Anne-Laurent Messageot, veuve de Jean-Baptiste d'Areau, marquis de Poupelinière, est morte à Paris le 11 septembre à l'âge de cinquante-neuf ans. Antoine de Chabannes, marquis de Curton et ancien colonel d'un régiment d'infanterie, est décédé à Paris le 1 octobre à l'âge de soixante-quatorze ans. Il a servi dès sa jeunesse, participant aux guerres de 1704 jusqu'à la paix générale, et a été capitaine de cavalerie et colonel du régiment de Costentin. Après la réforme de son régiment, il a reçu une pension et les appointements de colonel réformé. Antoine de Chabannes était le frère de Jacques de Chabannes, marquis de Curton, lieutenant général des armées du roi, mort sans enfants. Antoine de Chabannes avait épousé Charlotte-Joséphine de Gironde en 1750, avec qui il a eu une fille unique, Anne-Marguerite de Chabannes Curton, âgée de quatre ans. Sa mort a ouvert les substitutions des terres de la maison de Chabannes et de la maison de Rivoire du Palais en faveur de son frère puîné, Jean-Baptiste de Chabannes Curton, comte de Rochefort en Auvergne, qui devient ainsi l'aîné de la maison de Chabannes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18304
p. 207-208
« Le Sieur Sauvel, Marchand Distilateur, rue neuve des Petits-Champs, au [...] »
Début :
Le Sieur Sauvel, Marchand Distilateur, rue neuve des Petits-Champs, au [...]
Mots clefs :
Distillateur, Liqueurs, Bouteilles, Eaux de senteur, Chocolat
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Sauvel, Marchand Distilateur, rue neuve des Petits-Champs, au [...] »
LE Sieur SAUVEL , Marchand Diftilateur , rue
neuve des Petits - Champs , au coin de la rue des
Bons- Enfans , au Magafin de Provence , avertit le
Public qu'il lui eft arrivé plufieurs fortes de Liqueurs
étrangères ; entr'autres , du Marafquin de
Zara & de Bologne , à 18 liv . la bouteille ; nouvelle
Crême de Fleur-d'Orange au Vin de S. Lautent
, Supérieure à celle au Vin de Champagne
à 6 liv la bouteille ; Roffoglio de Bologne à 10 liv.
la bouteille ; Huile de Gérofle à 6 liv . la bouteille ;
Huile & Crême d'Anis des Indes à 6 liv . la bouteille
, double Hypotheque de Gérofle à 3 liv . la
bouteille de pinte.
Il vend auffi des Eaux de Senteur ; Eau de
Fleur- d'Orange de Malthe à 3 liv. la bouteilles
Eau de Lavande à a liv. 10 f. la pinte ; la parfu
mée à 3 liv.
208 MERCURE DE FRANCE.
On trouve encore dans fon Magafin d'excellent
Chocolat de toute eſpéce . La réputation de cet Ar
tifte s'étend tous les jours davantage , il ne peut
trop mériter l'empreffement du Public.
neuve des Petits - Champs , au coin de la rue des
Bons- Enfans , au Magafin de Provence , avertit le
Public qu'il lui eft arrivé plufieurs fortes de Liqueurs
étrangères ; entr'autres , du Marafquin de
Zara & de Bologne , à 18 liv . la bouteille ; nouvelle
Crême de Fleur-d'Orange au Vin de S. Lautent
, Supérieure à celle au Vin de Champagne
à 6 liv la bouteille ; Roffoglio de Bologne à 10 liv.
la bouteille ; Huile de Gérofle à 6 liv . la bouteille ;
Huile & Crême d'Anis des Indes à 6 liv . la bouteille
, double Hypotheque de Gérofle à 3 liv . la
bouteille de pinte.
Il vend auffi des Eaux de Senteur ; Eau de
Fleur- d'Orange de Malthe à 3 liv. la bouteilles
Eau de Lavande à a liv. 10 f. la pinte ; la parfu
mée à 3 liv.
208 MERCURE DE FRANCE.
On trouve encore dans fon Magafin d'excellent
Chocolat de toute eſpéce . La réputation de cet Ar
tifte s'étend tous les jours davantage , il ne peut
trop mériter l'empreffement du Public.
Fermer
Résumé : « Le Sieur Sauvel, Marchand Distilateur, rue neuve des Petits-Champs, au [...] »
Le Sieur Sauvel, marchand distillateur, annonce l'arrivée de diverses liqueurs étrangères, dont du Marasquin de Zara et de Bologne à 18 livres, une crème de Fleur-d'Orange au vin de Saint-Laurent à 6 livres, et du Rossoglio de Bologne à 10 livres. Il propose également des eaux de senteur et du chocolat. Sa réputation croissante mérite l'attention du public.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18305
p. 209-210
De Paris, le 31 Mars.
Début :
Quatre Batillons des Gardes-Françoises sont partis d'ici les 20, [...]
Mots clefs :
Bataillons, Gardes suisses, Colonel, Détachement, Provisions, La Rochelle, Négociants, Ordonnance, Corps des saxons, Officiers, Menaces
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De Paris, le 31 Mars.
De Paris , le 31 Mars.
Quatre Batillons des Gardes - Françoiſes font
partis d'ici les 20 , 22 , 24 & 26 de ce mois , pour
S. Omer ; & deux Bataillons des Gardes- Suiffes fe
font mis en marche les 28 & 30 pour se rendre à
Aire. Le fieur de Dalke , Colonel , qui a été envoyé
210 MERCURE DE FRANCE.
avec un Détachement vers Pofen , a mandé que
l'ennemi entra à Pofen le 28 Février. Son princi
pal objet étoit de s'emparer des provifions qu'on
y avoit raffemblées , & qui étoient bien moins confidérables
qu'ils ne l'avoient cru . Ils s'en faifirent ,
& firent jetter dans l'eau une partie des bleds , &
difpersèrent le reſte.
Du 7 Avril.
Sa Majesté étant informée des ſervices qu'ont
rendus les Négocians de la Ville de la Rochelle ,
& du zéle qu'ils ont montré pour la défenſe des
Côtes , & voulant leur en montrer fa fatisfaction ,
Elle a ordonné qu'il fera formé entre les Négocians
de la Ville de la Rochelle , un Corps de deux
cens Volontaires , fous le titre de Volontaires
d'Aunis , dont Sa Majeſté a donné le Commandement
au fieur de Selines , Lieutenant- Colonel
d'Infanterie,
Le Roi a rendu une autre Ordonnance concernant
le Corps des Saxons , au Service de Sa Majefté
, où Elle déclare que , fi le Roi de Pruffe
entreprenoit d'exécuter les menaces qu'il a faites
aux Généraux & Officiers des Troupes Saxonnes
qui font à fon Service en qualité d'auxiliaires
& dont la conduite eft pleinement juſtifiée , il
expoferoit fes Troupes à un traitement réciproque
, dont Elle efpére que ce Prince les garantira
, par la juftice qu'il rendra auxdits Généraux
& Officiers.
Quatre Batillons des Gardes - Françoiſes font
partis d'ici les 20 , 22 , 24 & 26 de ce mois , pour
S. Omer ; & deux Bataillons des Gardes- Suiffes fe
font mis en marche les 28 & 30 pour se rendre à
Aire. Le fieur de Dalke , Colonel , qui a été envoyé
210 MERCURE DE FRANCE.
avec un Détachement vers Pofen , a mandé que
l'ennemi entra à Pofen le 28 Février. Son princi
pal objet étoit de s'emparer des provifions qu'on
y avoit raffemblées , & qui étoient bien moins confidérables
qu'ils ne l'avoient cru . Ils s'en faifirent ,
& firent jetter dans l'eau une partie des bleds , &
difpersèrent le reſte.
Du 7 Avril.
Sa Majesté étant informée des ſervices qu'ont
rendus les Négocians de la Ville de la Rochelle ,
& du zéle qu'ils ont montré pour la défenſe des
Côtes , & voulant leur en montrer fa fatisfaction ,
Elle a ordonné qu'il fera formé entre les Négocians
de la Ville de la Rochelle , un Corps de deux
cens Volontaires , fous le titre de Volontaires
d'Aunis , dont Sa Majeſté a donné le Commandement
au fieur de Selines , Lieutenant- Colonel
d'Infanterie,
Le Roi a rendu une autre Ordonnance concernant
le Corps des Saxons , au Service de Sa Majefté
, où Elle déclare que , fi le Roi de Pruffe
entreprenoit d'exécuter les menaces qu'il a faites
aux Généraux & Officiers des Troupes Saxonnes
qui font à fon Service en qualité d'auxiliaires
& dont la conduite eft pleinement juſtifiée , il
expoferoit fes Troupes à un traitement réciproque
, dont Elle efpére que ce Prince les garantira
, par la juftice qu'il rendra auxdits Généraux
& Officiers.
Fermer
Résumé : De Paris, le 31 Mars.
Au printemps 1748, plusieurs mouvements militaires ont eu lieu en France. Du 20 au 26 mars, quatre bataillons des Gardes-Françaises se sont déplacés de Paris vers Saint-Omer, tandis que deux bataillons des Gardes-Suisses ont rejoint Aire les 28 et 30 mars. Le colonel Dalke a signalé que l'ennemi avait pris Posen le 28 février pour s'emparer des provisions, mais celles-ci étaient moins abondantes que prévu. Les ennemis ont détruit une partie des blés et dispersé le reste. Le 7 avril, le roi a reconnu les services des négociants de La Rochelle pour la défense des côtes et a créé un corps de deux cents volontaires, les 'Volontaires d'Aunis', sous le commandement du lieutenant-colonel de Selines. De plus, le roi a émis une ordonnance stipulant que toute action hostile du roi de Prusse envers les généraux et officiers saxons serait réciproquement sanctionnée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18306
p. 213-214
ESPAGNE.
Début :
Selon les avis reçus d'Algezire, l'Amiral Hawke a fait enlever [...]
Mots clefs :
Madrid, Amiral Hawke, Bâtiment anglais, Combat naval, Tremblement de terre, Portugal
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ESPAGNE.
ESPAGNE.
:
DE MADRID , le 21 Décembre.
Selon les avis reçus d'Algezire , l'Amiral Hawke
a fait enlever ſous le canon de cette Place un Bâtiment
Anglois , qu'un Armateur François y avoit
214 MERCURE DE FRANCE.
:
conduit. L'Officier Eſpagnol, qui commande dans
la ville , s'eſt oppofé , autant qu'il étoit en ſon
pouvoir , à cette violence. Il a fait tirer fur les
Anglois , & il y en a eu près de cent cinquante
tués ou bleſſés. Cependant ils n'ont pas laiſſe de
reprendre le Navire dont l'Armateur François s'étoit
rendu maître .
Les ſecoufles de tremblemens de terre continuent
de ſe faire fentir en divers endroits du Portugal.
Sur la fin du mois dernier elles ont été trèsfréquentes
àVireu. Ily eneut une violente le 28
àBarcellos. Depuis le 4juſqu'au 9 de ce mois , on
en aefſuyé pluſieurs à Caſcaës, àCintra, à Colares
&àOcyras. Celle du 8 renverſa pluſieurs maiſons
àSezimbra.
:
DE MADRID , le 21 Décembre.
Selon les avis reçus d'Algezire , l'Amiral Hawke
a fait enlever ſous le canon de cette Place un Bâtiment
Anglois , qu'un Armateur François y avoit
214 MERCURE DE FRANCE.
:
conduit. L'Officier Eſpagnol, qui commande dans
la ville , s'eſt oppofé , autant qu'il étoit en ſon
pouvoir , à cette violence. Il a fait tirer fur les
Anglois , & il y en a eu près de cent cinquante
tués ou bleſſés. Cependant ils n'ont pas laiſſe de
reprendre le Navire dont l'Armateur François s'étoit
rendu maître .
Les ſecoufles de tremblemens de terre continuent
de ſe faire fentir en divers endroits du Portugal.
Sur la fin du mois dernier elles ont été trèsfréquentes
àVireu. Ily eneut une violente le 28
àBarcellos. Depuis le 4juſqu'au 9 de ce mois , on
en aefſuyé pluſieurs à Caſcaës, àCintra, à Colares
&àOcyras. Celle du 8 renverſa pluſieurs maiſons
àSezimbra.
Fermer
Résumé : ESPAGNE.
Le 21 décembre, à Madrid, l'amiral Hawke a saisi un navire anglais sous contrôle français à Algésiras. L'officier espagnol a riposté, causant 150 morts ou blessés. Les Anglais ont repris le navire. Des tremblements de terre ont été ressentis au Portugal, notamment à Vireu, Barcelos, Cascais, Cintra, Colares, Ocyras et Sezimbra.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18307
p. 207-209
A L'AUTEUR DU MERCURE.
Début :
Monsieur, je vous prie d'insérer dans votre Mercure de France, l'observation suivante [...]
Mots clefs :
Sieur la Salle, Guérisons, Loupes, Charlatanerie, Incurable, Tumeur, Maladie, Crédulité, Danger
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A L'AUTEUR DU MERCURE.
A L'AUTEUR DU MERCURE.
MONSIEUR , je vous prie d'inférer dans votre
Mercure de France , Pobfervation fuivante fur
l'Avis au Public donné par le fieur de la Salle, Chirurgien
, dans le Mercure de France du mois de
Juillet dernier , à la page 237.
Je croirois manquer à ce que je dois au Public,
fi je différois plus long- temps à le précautionner
contre le fecret du fieur la Salle , Chirurgien empirique.
Il donne à ce fecret des vertus fingulieres
pour guérir indéfiniment toutes fortes de loupes
vraie charlatanerie , dont le Public n'eft que trop
fouvent la dupe & la victime ! la perte de fon argent
eft le moindre rifque qu'on court : en s'y prê
tant , la fanté en fouffre ; & l'expérience nous apprend
par des accidens , que le fieur la Salle ne
devroit pas fe diffimuler que les maladies empirent
par ces fortes de remedes , & deviennent fouvent
incurables. Cette réflexion ne fuffiroit peut-être
pas pour mettre en garde le Public contre le fecret
dont il s'agit ; en voici d'autres plus frappantes :
falfe le Ciel qu'elles arrêtent ceux qu'une confiance
aveugle pourroit livrer entre les mains du fienr
la Salle . Il est évident que ce Chirurgien ignore la
force & l'étendue du mot de loupe. Qu'est- ce que
loupe ou tumeur enkiftée : S'il étoit tant foit
verfé dans la théorie de fon métier , il fçauroit que
le nom de loupe eft un terme générique qui renferme
plufieurs efpeces , auxquels la fituation & lat
qualité de la matiere font donner différens noms.
mais il n'eft pas néceffaire d'entrer dans ce détail
& de parcourir les différentes parties ou les tumeurs
fe jettent & s'enkiftent. Il me fuffira , pour
peu
2
208 MERCURE DE FRANCE.
démontrer la charlatanerie du fieur la Salle , de
faire obferver que fon fecret , tel qu'il l'annonce ,
doit guérir toute forte de loupes , fans qu'il ait befoin
de fe fervir d'aucuns inftrumens de Chirurgie.
Il a fans doute fes raiſons pour s'en tenir à ſon ſecret.
Il faut , pour en venir aux opérations de la
main,une grande connoiffance de fon fujet; & c'eſt
ce qu'ignorent les Charlatans : mais ce que le fieur
la Salle , en qualité de Chirurgien , devroit fçavoir,
c'eft que l'application de ces prétendus fpécifiques
eft prefque toujours dangereufe. S'il avoit lu les
Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie ,
page 347 , il auroit vu que dans cette efpece de
maladie les topiques font pernicieux ; c'eft la remarque
de M. Petit , Auteur de cette obſervation .
Il n'a pas lu fans doute la brochure de M. Louis
contre les perfonnages à fecret ; cette lecture lui
cût ôté l'envie de faire imprimer le fien . Quoi
qu'il en foit , on prie le fieur la Salle de nous dire
comment il pourroit guérir une loupe pefant
plufieurs livres nous en voyons fouvent de femblables.
Son remede ne feroit-il point dans ce caslà
infructueux ? De plus , on a trouvé , à l'ouverture
de ces fortes de tumeurs , plufieurs corps
étrangers de tous genres , jufqu'à des os de différentes
figures , comme l'a remarqué M. de Ruylely,
& nombre d'autres Auteurs qui traitent de cette
efpece de maladie. Or , dans le fecond cas quel
effet doit produire l'application de fon remede
Les gens un peu éclairés doivent en appercevoir
ici l'inutilité & le danger. On n'a garde d'accufer
de malice le fieur la Salle : c'eft l'amour du bien
public qui lui a fait faire toutes les recherches néceffaires
pour la compofition de ſon ſecret . Il a encore
trouvé le moyen de le tranſporter dans tous
les lieux fans la moindre altération voilà ce qu'il
AVRIL. 1757. 209
T
nous affure. Dans quelque autre profeffion que la
fienne , l'application & le travail peuvent mériter
quelques éloges, indépendamment du fuccès : mais
en fait de fecret qui intéreffe la fanté , les feuls
fuccès foutenus font la gloire & le mérite de ceux
qui les ont trouvés . Il faut que les recherches du
fieur la Salle aient été bien longues , ou que le fuccès
ait été bien douteux , puifqu'il a attendu ſeize
ans pour faire encore imprimer cette curieuſe dé-
Couverte. N'y a-t'il pas lieu de douter qu'elle ait
eu aucun fuccès , puiſqu'il ne l'appuie d'aucun fait
de pratique ? Si cependant il trouve dans cette obfervation
quelque chofe à relever , comme on
ne craint point les objections , on ſe fera un vrai
plaifir d'y répondre.
MONSIEUR , je vous prie d'inférer dans votre
Mercure de France , Pobfervation fuivante fur
l'Avis au Public donné par le fieur de la Salle, Chirurgien
, dans le Mercure de France du mois de
Juillet dernier , à la page 237.
Je croirois manquer à ce que je dois au Public,
fi je différois plus long- temps à le précautionner
contre le fecret du fieur la Salle , Chirurgien empirique.
Il donne à ce fecret des vertus fingulieres
pour guérir indéfiniment toutes fortes de loupes
vraie charlatanerie , dont le Public n'eft que trop
fouvent la dupe & la victime ! la perte de fon argent
eft le moindre rifque qu'on court : en s'y prê
tant , la fanté en fouffre ; & l'expérience nous apprend
par des accidens , que le fieur la Salle ne
devroit pas fe diffimuler que les maladies empirent
par ces fortes de remedes , & deviennent fouvent
incurables. Cette réflexion ne fuffiroit peut-être
pas pour mettre en garde le Public contre le fecret
dont il s'agit ; en voici d'autres plus frappantes :
falfe le Ciel qu'elles arrêtent ceux qu'une confiance
aveugle pourroit livrer entre les mains du fienr
la Salle . Il est évident que ce Chirurgien ignore la
force & l'étendue du mot de loupe. Qu'est- ce que
loupe ou tumeur enkiftée : S'il étoit tant foit
verfé dans la théorie de fon métier , il fçauroit que
le nom de loupe eft un terme générique qui renferme
plufieurs efpeces , auxquels la fituation & lat
qualité de la matiere font donner différens noms.
mais il n'eft pas néceffaire d'entrer dans ce détail
& de parcourir les différentes parties ou les tumeurs
fe jettent & s'enkiftent. Il me fuffira , pour
peu
2
208 MERCURE DE FRANCE.
démontrer la charlatanerie du fieur la Salle , de
faire obferver que fon fecret , tel qu'il l'annonce ,
doit guérir toute forte de loupes , fans qu'il ait befoin
de fe fervir d'aucuns inftrumens de Chirurgie.
Il a fans doute fes raiſons pour s'en tenir à ſon ſecret.
Il faut , pour en venir aux opérations de la
main,une grande connoiffance de fon fujet; & c'eſt
ce qu'ignorent les Charlatans : mais ce que le fieur
la Salle , en qualité de Chirurgien , devroit fçavoir,
c'eft que l'application de ces prétendus fpécifiques
eft prefque toujours dangereufe. S'il avoit lu les
Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie ,
page 347 , il auroit vu que dans cette efpece de
maladie les topiques font pernicieux ; c'eft la remarque
de M. Petit , Auteur de cette obſervation .
Il n'a pas lu fans doute la brochure de M. Louis
contre les perfonnages à fecret ; cette lecture lui
cût ôté l'envie de faire imprimer le fien . Quoi
qu'il en foit , on prie le fieur la Salle de nous dire
comment il pourroit guérir une loupe pefant
plufieurs livres nous en voyons fouvent de femblables.
Son remede ne feroit-il point dans ce caslà
infructueux ? De plus , on a trouvé , à l'ouverture
de ces fortes de tumeurs , plufieurs corps
étrangers de tous genres , jufqu'à des os de différentes
figures , comme l'a remarqué M. de Ruylely,
& nombre d'autres Auteurs qui traitent de cette
efpece de maladie. Or , dans le fecond cas quel
effet doit produire l'application de fon remede
Les gens un peu éclairés doivent en appercevoir
ici l'inutilité & le danger. On n'a garde d'accufer
de malice le fieur la Salle : c'eft l'amour du bien
public qui lui a fait faire toutes les recherches néceffaires
pour la compofition de ſon ſecret . Il a encore
trouvé le moyen de le tranſporter dans tous
les lieux fans la moindre altération voilà ce qu'il
AVRIL. 1757. 209
T
nous affure. Dans quelque autre profeffion que la
fienne , l'application & le travail peuvent mériter
quelques éloges, indépendamment du fuccès : mais
en fait de fecret qui intéreffe la fanté , les feuls
fuccès foutenus font la gloire & le mérite de ceux
qui les ont trouvés . Il faut que les recherches du
fieur la Salle aient été bien longues , ou que le fuccès
ait été bien douteux , puifqu'il a attendu ſeize
ans pour faire encore imprimer cette curieuſe dé-
Couverte. N'y a-t'il pas lieu de douter qu'elle ait
eu aucun fuccès , puiſqu'il ne l'appuie d'aucun fait
de pratique ? Si cependant il trouve dans cette obfervation
quelque chofe à relever , comme on
ne craint point les objections , on ſe fera un vrai
plaifir d'y répondre.
Fermer
Résumé : A L'AUTEUR DU MERCURE.
La lettre adressée à l'éditeur du Mercure de France met en garde le public contre les pratiques du sieur de la Salle, un chirurgien empirique. L'auteur critique les prétentions de ce dernier, qui affirme pouvoir guérir toutes sortes de loupes grâce à un secret. Ce secret est qualifié de charlatanerie, mettant en danger la santé des patients et aggravant souvent leurs maladies. L'auteur souligne l'ignorance du sieur de la Salle concernant la diversité des tumeurs appelées loupes et la nécessité d'instruments chirurgicaux pour les traiter. Il est également mentionné que les remèdes topiques sont généralement pernicieux dans ce type de maladie, comme le note M. Petit dans les Mémoires de l'Académie royale de Chirurgie. La lettre questionne l'efficacité du remède du sieur de la Salle face à des tumeurs volumineuses et contenant des corps étrangers. Enfin, l'auteur exprime son scepticisme quant au succès réel du secret du sieur de la Salle, qui n'est appuyé par aucun fait de pratique et a mis seize ans à être publié.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18308
p. 198-200
La Reyne envoye Monsieur le Vicomte de Nantiac au Roy & à Monsieur, pour leur témoigner la part qu'elle prend à la Victoire de son Altesse Royale. [titre d'après la table]
Début :
Elle fut suivie quelques jours apres de celle de la [...]
Mots clefs :
Monsieur, Plaisir, Joie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : La Reyne envoye Monsieur le Vicomte de Nantiac au Roy & à Monsieur, pour leur témoigner la part qu'elle prend à la Victoire de son Altesse Royale. [titre d'après la table]
Elle fut ſuivie quelques iours apres de cellede laReyne , qui avoit envoyé d'abord au Roy & à Son AlteſſeRoya- le , Monfieur le Vicomte de
Nantiac , pour leur témoigner la joyequ'elle reſſentoitdecet- te importante Victoire. Celle
de Madame a paru ſigrande ,
qu'il eſt impoſſible del'expri- | mer , auſſi bien que les divers
mouvemens qui l'ont agitée - pendant deux jours. Elle verſoit des larmes qu'elle don -
144 LE MERCURE noit avec plaiſir à l'heureuſe nouvelle de cegrand fuccés,&
dans le plus fort de ſa joye, il y
avoitdes momens où la crainte la tourmentoit. Elle vouloit
croire que le combat n'eſtoit pas finy,&que Monfieur étoit encor au milieu des ennemis ;
&dans ce mélange de frayeur &de joye , de trouble & de
plaiſir,pourſentirtropdecho- ſes àla fois , elle ne ſçavoit pas nien cequ'elle ſentoit. L'eſprit deMademoiselleeſtoitde mê
me , & fon agitation la faiſoit courir juſques ſur l'eſcalier au devantde tous ceux qui arri- voientde l'Armée.
Nantiac , pour leur témoigner la joyequ'elle reſſentoitdecet- te importante Victoire. Celle
de Madame a paru ſigrande ,
qu'il eſt impoſſible del'expri- | mer , auſſi bien que les divers
mouvemens qui l'ont agitée - pendant deux jours. Elle verſoit des larmes qu'elle don -
144 LE MERCURE noit avec plaiſir à l'heureuſe nouvelle de cegrand fuccés,&
dans le plus fort de ſa joye, il y
avoitdes momens où la crainte la tourmentoit. Elle vouloit
croire que le combat n'eſtoit pas finy,&que Monfieur étoit encor au milieu des ennemis ;
&dans ce mélange de frayeur &de joye , de trouble & de
plaiſir,pourſentirtropdecho- ſes àla fois , elle ne ſçavoit pas nien cequ'elle ſentoit. L'eſprit deMademoiselleeſtoitde mê
me , & fon agitation la faiſoit courir juſques ſur l'eſcalier au devantde tous ceux qui arri- voientde l'Armée.
Fermer
Résumé : La Reyne envoye Monsieur le Vicomte de Nantiac au Roy & à Monsieur, pour leur témoigner la part qu'elle prend à la Victoire de son Altesse Royale. [titre d'après la table]
Après une victoire militaire, la Reine envoya le Vicomte de Nantiac pour exprimer sa joie au Roi et à Son Altesse Royale. Madame éprouva des émotions intenses, oscillant entre joie et crainte pour la sécurité de Monsieur. Mademoiselle partageait cette agitation et attendait les messagers de l'armée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18309
p. 187-189
L'Ambassadeur joue au jeu appellé du Monde, il gagne le Maître, & l'Inventeur de ce Jeu, & ce qu'il en dit. [titre d'après la table]
Début :
Le jour suivant ils allerent chez Mr Jaugeon, voir un [...]
Mots clefs :
Jacques Jaugeon, Jeu du monde, Ambassadeur, Terre, Siam
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'Ambassadeur joue au jeu appellé du Monde, il gagne le Maître, & l'Inventeur de ce Jeu, & ce qu'il en dit. [titre d'après la table]
Le jour ſuivant ils allerent
chez M Jaugeon , voir un
Jeu appelé leu du Monde, qui
eſt de la longueur d'un Billard
, & fur lequel on voit
une Carte de la Terre. L'Ambaſſadeur
en fit luy-meſme
la deſcription , & montra
toutes les Parties de l'Europe,
& le chemin qu'on pou
ij
188 IV. P. du Voy
voit prendre pour aller par
terre de Paris àSiam . Il examina
la grandeur de la France
, & le peu d'eſtenduë du
Pays de ceux qui ont voulu
s'ériger en Arbitres des Rois .
Il dit que ce Ieu estoit fort ingenieux,
&que c'estoit le moyen
d'apprendre la Geographie en
trés-peu de temps. Il joüa une
Partie avec M Jaugeon , &
ce dernier la perdit , quoyqu'il
fuſt le maiſtre & l'Inventeur
du Jeu. L'Ambaſſadeur
dit enſuite, que s'il avoit
àfon retour les vents auffifa
vorables qu'il avoit conduit a
des Amb. de Siam, 189
droitement fon petit Vaisseau, il
arriveroit en peu de temps à
Siam . Il fit encore le tour du
Jeu , qu'il décrivit de nouveau
; & remercia enſuite
M Jaugeon , qui luy fit
voir pluſieurs Deſſeins de fon
Invention .
chez M Jaugeon , voir un
Jeu appelé leu du Monde, qui
eſt de la longueur d'un Billard
, & fur lequel on voit
une Carte de la Terre. L'Ambaſſadeur
en fit luy-meſme
la deſcription , & montra
toutes les Parties de l'Europe,
& le chemin qu'on pou
ij
188 IV. P. du Voy
voit prendre pour aller par
terre de Paris àSiam . Il examina
la grandeur de la France
, & le peu d'eſtenduë du
Pays de ceux qui ont voulu
s'ériger en Arbitres des Rois .
Il dit que ce Ieu estoit fort ingenieux,
&que c'estoit le moyen
d'apprendre la Geographie en
trés-peu de temps. Il joüa une
Partie avec M Jaugeon , &
ce dernier la perdit , quoyqu'il
fuſt le maiſtre & l'Inventeur
du Jeu. L'Ambaſſadeur
dit enſuite, que s'il avoit
àfon retour les vents auffifa
vorables qu'il avoit conduit a
des Amb. de Siam, 189
droitement fon petit Vaisseau, il
arriveroit en peu de temps à
Siam . Il fit encore le tour du
Jeu , qu'il décrivit de nouveau
; & remercia enſuite
M Jaugeon , qui luy fit
voir pluſieurs Deſſeins de fon
Invention .
Fermer
Résumé : L'Ambassadeur joue au jeu appellé du Monde, il gagne le Maître, & l'Inventeur de ce Jeu, & ce qu'il en dit. [titre d'après la table]
Le lendemain, l'ambassadeur et son groupe visitèrent M. Jaugeon pour observer le 'Jeu du Monde', une table représentant une carte de la Terre de la longueur d'un billard. L'ambassadeur décrivit le jeu et montra les différentes parties de l'Europe ainsi que le chemin terrestre de Paris à Siam. Il examina la taille de la France et la petite étendue du pays des arbitres des rois. Il trouva le jeu ingénieux et utile pour apprendre la géographie rapidement. L'ambassadeur joua une partie avec M. Jaugeon, qui perdit malgré son rôle d'inventeur. L'ambassadeur exprima ensuite son souhait de bénéficier des vents favorables qui l'avaient conduit à Siam et fit à nouveau le tour du jeu. Il remercia M. Jaugeon pour lui avoir montré plusieurs de ses inventions.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18310
p. 209-212
RÉPONSE à l'ANONYME.
Début :
Monsieur, Que la nouvelle d'un Etablissement fait à Moscou [...]
Mots clefs :
Établissement, Moscou, Orphelins, Générosité, Honneur, Auguste souveraine, Écoles, Admiration, Estime
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE à l'ANONYME.
REPONSE à l'ANONYME.
MONSIEUR ,
Que la nouvelle d'un Etabliffement
fait à Mofcou en faveur des Enfans
trouvés & des Orphelins de cet Empire
vous ait caufé un attendriffement fi
doux & fi agréable , je n'en fuis nullement
furpris ; un coeur fenfible & vertueux
voit- il rien de plus intéreffant
que ce qui eft utile à l'humanité ? Vous
le prouvez , Monfieur , d'une manière
bien honorable pour elle par votre conduite
généreufe. Les tranfports qu'elle a
fait naître dans mon âme n'ont été
modérés que par le regret de ne pas
en connoître l'Auteur. Je fuis forcé de
refpecter le motif qui vous porte à le
cacher ; mais fi par vorre vertu vous
210 MERCURE DE FRANCE.
facrifiez le tribut d'eftime & de reconnoiffance
qui vous eft dû , je ne crois
pas devoir enfevelir dans le filencer
l'exemple unique que vous donnez au
Genre humain .
En lifant les papiers publics , vous
jouirez donc , Monfieur , du plaifir d'a-'
voir fait du bien à vos femblables &
de les inftruire , & ce plaifir fera d'autant
plus vif , que les précautions de la
modeftie l'auront confervé dans toute
fa pureté ; il augmentera fans doute
lorfque vous verrez que notre augufte
Souveraine s'occupe fans ceffe de nouveaux
projets analogues au premier . Elle
vient de fonder une Communauté où
deux cent jeunes Demoifelles Nobles
recevront une éducation convenable à
leur naiffance & au rang qu'elles dorvent
occuper dans le monde . L'ouver
türe folemnelle s'en fera le 28 de Juin
de cette année . Depuis quelques femainês
fes ordres ont mis la dernière main
à l'Etabliffement d'une Académie de
jeunes Artiſtes. Dans les réglemens qui
feront imprimés vous admirerez les
précautions que Sa Majefté fçait prendre
pour conferver les moeurs de ces
jeunes gens , & rendre par ce moyen ,
JUILLET. 1764. 21r
leurs talens auffi utiles à la patrie qu'à
eux- mêmes. Bientôt des Ecoles publiques
feront établies , & des afyles pour
les infirmités humaines feront ouverts
dans toutes les Provinces & Gouvernemens
de l'Empire . En lifant ces nouvelles
, ne vous écrierez-vous pas , Monfieur
, avec un des grands Sçavans de
l'Antiquité , que la réunion du pouvoir
& de la volonté de faire le bien
eft le plus beau fpectacle que les Dieux
puiffent donner aux hommes ? Nous
chériffons la mémoire d'un Empereur
Romain , qui fe plaignoit d'avoir paffé
un jour fans faire un heureux ; quelle
ne doit pas être notre tendre admiration
pour une Souveraine qui dans un
moment affure le bonheur de plufieurs
générations !
Je fçai , Monfieur , que tous les com
mencemens font pénibles ; mais l'exemple
eft , fi je puis m'exprimer ainſi , à
notre tête. Son application , fon travail
, fes lumières conduiront toutes ces
entrepriſes à leur perfection . Pour moi,
Monfieur , je ne fçaurois y contribuer
que par mon zéle ; c'eſt par là feulement
que je puis mériter ce que vous
me dites d'obligeant , & plus encore
212 MERCURE DE FRANCE.
par mon eftime profonde pour des Perfonnes
de votre caractère , & mon défir
fincère de voir tous les hommes vous
reflembler. Je fuis pour la vie ,
MONSIEUR ,
Le zélé admirateur de vos rares vertus.
B ***
MONSIEUR ,
Que la nouvelle d'un Etabliffement
fait à Mofcou en faveur des Enfans
trouvés & des Orphelins de cet Empire
vous ait caufé un attendriffement fi
doux & fi agréable , je n'en fuis nullement
furpris ; un coeur fenfible & vertueux
voit- il rien de plus intéreffant
que ce qui eft utile à l'humanité ? Vous
le prouvez , Monfieur , d'une manière
bien honorable pour elle par votre conduite
généreufe. Les tranfports qu'elle a
fait naître dans mon âme n'ont été
modérés que par le regret de ne pas
en connoître l'Auteur. Je fuis forcé de
refpecter le motif qui vous porte à le
cacher ; mais fi par vorre vertu vous
210 MERCURE DE FRANCE.
facrifiez le tribut d'eftime & de reconnoiffance
qui vous eft dû , je ne crois
pas devoir enfevelir dans le filencer
l'exemple unique que vous donnez au
Genre humain .
En lifant les papiers publics , vous
jouirez donc , Monfieur , du plaifir d'a-'
voir fait du bien à vos femblables &
de les inftruire , & ce plaifir fera d'autant
plus vif , que les précautions de la
modeftie l'auront confervé dans toute
fa pureté ; il augmentera fans doute
lorfque vous verrez que notre augufte
Souveraine s'occupe fans ceffe de nouveaux
projets analogues au premier . Elle
vient de fonder une Communauté où
deux cent jeunes Demoifelles Nobles
recevront une éducation convenable à
leur naiffance & au rang qu'elles dorvent
occuper dans le monde . L'ouver
türe folemnelle s'en fera le 28 de Juin
de cette année . Depuis quelques femainês
fes ordres ont mis la dernière main
à l'Etabliffement d'une Académie de
jeunes Artiſtes. Dans les réglemens qui
feront imprimés vous admirerez les
précautions que Sa Majefté fçait prendre
pour conferver les moeurs de ces
jeunes gens , & rendre par ce moyen ,
JUILLET. 1764. 21r
leurs talens auffi utiles à la patrie qu'à
eux- mêmes. Bientôt des Ecoles publiques
feront établies , & des afyles pour
les infirmités humaines feront ouverts
dans toutes les Provinces & Gouvernemens
de l'Empire . En lifant ces nouvelles
, ne vous écrierez-vous pas , Monfieur
, avec un des grands Sçavans de
l'Antiquité , que la réunion du pouvoir
& de la volonté de faire le bien
eft le plus beau fpectacle que les Dieux
puiffent donner aux hommes ? Nous
chériffons la mémoire d'un Empereur
Romain , qui fe plaignoit d'avoir paffé
un jour fans faire un heureux ; quelle
ne doit pas être notre tendre admiration
pour une Souveraine qui dans un
moment affure le bonheur de plufieurs
générations !
Je fçai , Monfieur , que tous les com
mencemens font pénibles ; mais l'exemple
eft , fi je puis m'exprimer ainſi , à
notre tête. Son application , fon travail
, fes lumières conduiront toutes ces
entrepriſes à leur perfection . Pour moi,
Monfieur , je ne fçaurois y contribuer
que par mon zéle ; c'eſt par là feulement
que je puis mériter ce que vous
me dites d'obligeant , & plus encore
212 MERCURE DE FRANCE.
par mon eftime profonde pour des Perfonnes
de votre caractère , & mon défir
fincère de voir tous les hommes vous
reflembler. Je fuis pour la vie ,
MONSIEUR ,
Le zélé admirateur de vos rares vertus.
B ***
Fermer
Résumé : RÉPONSE à l'ANONYME.
L'auteur répond à un anonyme ayant informé de la création à Moscou d'un établissement pour les enfants trouvés et les orphelins. Il exprime son admiration pour cette initiative et regrette de ne pas connaître l'auteur de cette nouvelle. Il respecte le désir de l'anonyme de rester caché mais souligne l'importance de reconnaître les actions vertueuses. L'auteur mentionne plusieurs projets humanitaires et éducatifs initiés par la souveraine, tels que la fondation d'une communauté pour jeunes filles nobles, la création d'une académie pour jeunes artistes, et l'établissement d'écoles publiques et d'asiles pour les infirmes dans toutes les provinces de l'empire. Il conclut en exprimant son zèle et son admiration pour les vertus de l'anonyme et son désir de voir plus d'hommes suivre son exemple.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18311
p. 208
« Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...] »
Début :
Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...]
Mots clefs :
Perruques, Mode, Visage, Coiffe, Nouveautés
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...] »
CHAUMONT , Perruquier , fait non -feulement
toutes fortes de Perruques dans les goûts les plus
nouveaux , fpécialement celles qui font nouées
& celles en bourfes ; mais le deſſein dont il fait
ufage lui donne une grande facilité pour bien
prendre l'air du vifage , & coëffer le plus avantageufement
qu'on puiffe le defirer. Il fait voir
fes Defleins en plufieurs genres d'Accommodages
, & variés fuivant les différens goûts. Il les
éxécute enfuite au choix & à la fatisfaction des
perfonnes qui les lui demandent. De plus , il vient
de trouver l'invention d'un nouveau Reffort pour
fes Perruques bien fupérieur à tous ceux qui ont
paru jufques à ce jour , lequel eft d'autant plus
avantageux qu'il maintient l'ouvrage dans fa première
forme , l'empêche de fe retirer , & que fon
élafticité qui eft très- douce , ne fe relâche jamais
par l'ufage : en forte que durant tout celui de la
Perruque , elle joint également bien le contour du
vifage , & aufli parfaitement , pour ainfi dire , que
le pourroit faire le naturel des cheveux .
Il demeure rae S. Nicaife , au Mont Véluve.
toutes fortes de Perruques dans les goûts les plus
nouveaux , fpécialement celles qui font nouées
& celles en bourfes ; mais le deſſein dont il fait
ufage lui donne une grande facilité pour bien
prendre l'air du vifage , & coëffer le plus avantageufement
qu'on puiffe le defirer. Il fait voir
fes Defleins en plufieurs genres d'Accommodages
, & variés fuivant les différens goûts. Il les
éxécute enfuite au choix & à la fatisfaction des
perfonnes qui les lui demandent. De plus , il vient
de trouver l'invention d'un nouveau Reffort pour
fes Perruques bien fupérieur à tous ceux qui ont
paru jufques à ce jour , lequel eft d'autant plus
avantageux qu'il maintient l'ouvrage dans fa première
forme , l'empêche de fe retirer , & que fon
élafticité qui eft très- douce , ne fe relâche jamais
par l'ufage : en forte que durant tout celui de la
Perruque , elle joint également bien le contour du
vifage , & aufli parfaitement , pour ainfi dire , que
le pourroit faire le naturel des cheveux .
Il demeure rae S. Nicaife , au Mont Véluve.
Fermer
Résumé : « Chaumont, Perruquier, fait non-seulement toute sortes de Perruques dans les [...] »
Le texte décrit les services et innovations de Chaumont, un perruquier. Chaumont crée diverses perruques selon les dernières modes, notamment celles nouées et en boucles. Il maîtrise l'art de modeler les perruques pour qu'elles s'adaptent parfaitement au visage et coiffent avantageusement. Il propose plusieurs genres d'accommodements pour les cheveux, adaptés aux différents goûts des clients, et les exécute à leur satisfaction. Chaumont a récemment inventé un nouveau ressort pour les perruques, supérieur à ceux existants. Ce ressort maintient la perruque dans sa forme initiale, empêche son retrait et conserve son élasticité douce, même avec l'usage. Ainsi, la perruque épouse constamment le contour du visage et imite parfaitement les cheveux naturels. Chaumont exerce son métier au Mont Valais, rue Saint-Nicaise.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18312
p. 214-215
GRANDE BRETAGNE.
Début :
Le 15 la Chambre des Communes accorda cinquante-cinq mille Matelots pour [...]
Mots clefs :
Londres, Chambre des communes, Equipage, Mines de Redbrook, Ouvriers, Pillages, Financement militaire, Troupes, Amérique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : GRANDE BRETAGNE.
GRANDE BRETAGNE.
DE LONDRES , le 28 Décembre.
Le 1s la Chambre des Communes accorda cinquante-
cinq mille Matelots pour le ſervice de la
Flotte Royale , en ycomprenant onze mille quatre
cens dix-neufSoldats de Marine, Elle réſolut
enmême temps qu'il ſeroit alloué quatre livres
ſterlings par mois pour chaque homme, ladépenſe
de l'artillerie étant compriſe dans cet article. Le
17 elle décida qu'une taxe de quatre ſchelings par
livre ſterling , ſeroit levée ſur les terres.
Les ouvriers des mines de Redbrook , & les
charbonniers de la forêt de Déan , s'attrouperent
tumultueuſement ily a quinze jours , &pillerent
pluſieurs navires chargés de grains.
Le Baron Théodore de Neuhoff , qui après
avoir tant fait parler de lui , étoit preſque entiérement
oublié , vient de terminer ſes joursdans la
JANVIER. 1757. 215
!
prifondu Fleet , où il a éprouvé , pendant les deux
dernieres années de ſa vie , la plus affreuſe miſere.
La Chambre des Communes accorda le 22 au Roi
douze cens treize mille ſept cens quarante-fix livres
ſterlings pour l'entretien de quarante - neuf mille
ſept cens quarante-neuf hommes de troupes de
terre , en y comprenant quatre mille huit invalides
; quatre cens vingt- trois mille neuf cens
ſoixante-trois livres ſterlings pour les garniſons de
Gibraltar & des Colonies de l'Amérique ; quarante-
ſept mille ſoixante pour les Officiers Genéraux
, & pour l'Etat Major ; vingt-trois mille trois
censtrente- cinq pour les troupes Heſſoiſſes , &
quatre cens trente-trois mille vingt-cinq pour les
troupes Hanovériennes. Les troupes Heſſoiſſes
ont enfin quitté leur camp pour prendre les quartiers
d'hyver que le Parlement leur a aſſigné dans
les villes de Salisbury , de Winchester & de Southampton.
On ſe propoſe de lever inceſſamment
deux nouveaux régimens de Montagnards Ecoffois.
Les nouvelles de l'Amérique continuent d'être
défagréables. On a appris que les Chiroquois ,
qui venoient de renouveller leur alliance avec les
Anglois , s'étoient ſaiſis par ſurpriſe d'un Fort
qu'ils avoient permis de conſtruire ſur leur terri
toire,
DE LONDRES , le 28 Décembre.
Le 1s la Chambre des Communes accorda cinquante-
cinq mille Matelots pour le ſervice de la
Flotte Royale , en ycomprenant onze mille quatre
cens dix-neufSoldats de Marine, Elle réſolut
enmême temps qu'il ſeroit alloué quatre livres
ſterlings par mois pour chaque homme, ladépenſe
de l'artillerie étant compriſe dans cet article. Le
17 elle décida qu'une taxe de quatre ſchelings par
livre ſterling , ſeroit levée ſur les terres.
Les ouvriers des mines de Redbrook , & les
charbonniers de la forêt de Déan , s'attrouperent
tumultueuſement ily a quinze jours , &pillerent
pluſieurs navires chargés de grains.
Le Baron Théodore de Neuhoff , qui après
avoir tant fait parler de lui , étoit preſque entiérement
oublié , vient de terminer ſes joursdans la
JANVIER. 1757. 215
!
prifondu Fleet , où il a éprouvé , pendant les deux
dernieres années de ſa vie , la plus affreuſe miſere.
La Chambre des Communes accorda le 22 au Roi
douze cens treize mille ſept cens quarante-fix livres
ſterlings pour l'entretien de quarante - neuf mille
ſept cens quarante-neuf hommes de troupes de
terre , en y comprenant quatre mille huit invalides
; quatre cens vingt- trois mille neuf cens
ſoixante-trois livres ſterlings pour les garniſons de
Gibraltar & des Colonies de l'Amérique ; quarante-
ſept mille ſoixante pour les Officiers Genéraux
, & pour l'Etat Major ; vingt-trois mille trois
censtrente- cinq pour les troupes Heſſoiſſes , &
quatre cens trente-trois mille vingt-cinq pour les
troupes Hanovériennes. Les troupes Heſſoiſſes
ont enfin quitté leur camp pour prendre les quartiers
d'hyver que le Parlement leur a aſſigné dans
les villes de Salisbury , de Winchester & de Southampton.
On ſe propoſe de lever inceſſamment
deux nouveaux régimens de Montagnards Ecoffois.
Les nouvelles de l'Amérique continuent d'être
défagréables. On a appris que les Chiroquois ,
qui venoient de renouveller leur alliance avec les
Anglois , s'étoient ſaiſis par ſurpriſe d'un Fort
qu'ils avoient permis de conſtruire ſur leur terri
toire,
Fermer
Résumé : GRANDE BRETAGNE.
En décembre, la Chambre des Communes britannique a approuvé l'allocation de 55 000 matelots pour la Flotte Royale, incluant 11 419 soldats de marine, et a décidé d'allouer quatre livres sterling par mois pour chaque homme, couvrant les dépenses d'artillerie. Le 17 décembre, elle a décidé de lever une taxe de quatre schellings par livre sterling sur les terres. Quinze jours auparavant, des ouvriers des mines de Redbrook et des charbonniers de la forêt de Déan avaient pillé plusieurs navires chargés de grains. Le Baron Théodore de Neuhoff est décédé dans la prison de Fleet après deux années de misère. Le 22 janvier 1757, la Chambre a alloué 1 213 746 livres sterling pour l'entretien de 49 749 hommes de troupes terrestres, incluant 4 008 invalides. Elle a également alloué 423 963 livres pour les garnisons de Gibraltar et des colonies américaines, 47 060 livres pour les officiers généraux, 23 335 livres pour les troupes hessoises, et 433 025 livres pour les troupes hanovriennes. Les troupes hessoises ont pris leurs quartiers d'hiver à Salisbury, Winchester et Southampton. Deux nouveaux régiments de montagnards écossais doivent être levés. Les nouvelles d'Amérique sont défavorables, avec des Chiroquois ayant pris un fort anglais par surprise.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18313
p. 208-210
« Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...] »
Début :
Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...]
Mots clefs :
Estampes, Dessins, Vignettes, Ouvrage, Alphabet, Livre, Papiers, Emblèmes, Marchands, Libraires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...] »
LE Sieur BRESSON DE MAILLARD , Marchand
d'Eftampes , & Privilégié des Enfans de France ,
en ouvrages de Caractères , Deffeins , Vignettes ,
demeurant rue S. Jacques , Maifon de M. de Lambon
, Avocat , proche M. Duchefne , Marchand
Libraire à Paris , tient un affortiment de Caractères,
Vignettes , & de différentes Fleurs , qu'il a
deffinées d'après nature, & exécutées fur des Planches
de cuivre , avec lefquelles on peut, avec faci
JANVIER . 1764. 209
lité & fur le champ , faire divers Deffeins pour
meubles , & c .
Ledit Sieur exécute pareillement à jour nombre
d'autres ouvrages utiles , & d'une même facilité
dans l'ufage , comme des Adreſſes , Alphabeths
pour apprendre les Enfans à lire , Notes , Etiquettes
, Noms à laiffer en vifite , ou pour mettre fur
les Livres , Marques & Chiffres , Deffeins au fimple
trait pour broder ou peindre d'après.
Il dient auffi un alfortiment de toutes fortes de
Papiers peints en Vignettes , & entreprend de noter
les Livres de Plein- chant.
Il grave auffi en Taille-douce des Adreſſes avec
les attributs des différentes Profeffions , & autres
fujets.
L'Epoufe du Sieur MAILLARD deffine & colore
très - proprement les Fleurs , Emblêmes & Armoiries
, Ecrans. Elle montre aux Dames la manière
de fe fervir des Planches à jour , que l'on peut
qualifier d'Art de deffiner & de peindrefans Maitres
& fournit les Couleurs & autres chofes qui y font
relatives.
On trouvera auffi chez ledit Sieur une fuite affez
confidérable de petites Eftampes en Emblèmes ,
Deviles , Fables choilies , Prières , Bouquets & Sou
haits de bonnes Fêtes , Etrennes brochées en forme
de Calendrier, Emblématiques & Chantantes , pour
la nouvelle Année , préfentées aux Enjans de France..
Ceux qui defireront acheter & connoitre plus
particulièrement toutes lefdites Marchan difes d'Eltampes
, Caractères & Deffeins , & qui fouhaiteront
les vrais Originaux , s'adrefferont directement à
Paris au Sieur MAILLARD ; & en Province à MM.
les Libraires & Marchands d'Eftampes qu'il fournit.
Sçavoir ,
A Lyon , M. Daudet.
Rouen , M. Frere , fur le Port.
2TO MERCURE DE FRANCE.
Toulouſe , M. Jouques , rue S. Rome.
Tours , M. Jagus , Marchand Papetier.
Poitiers , M, Fatour.
Bordeaux , M. Noblet.
La Rochelle , M. Pavie , Marchand, Libraire.
A Nantes , M. Tancrer.
Liege , M. Soer , Marchand Libraire.
Dijon , M. Desventes , Marchand Libraire .
d'Eftampes , & Privilégié des Enfans de France ,
en ouvrages de Caractères , Deffeins , Vignettes ,
demeurant rue S. Jacques , Maifon de M. de Lambon
, Avocat , proche M. Duchefne , Marchand
Libraire à Paris , tient un affortiment de Caractères,
Vignettes , & de différentes Fleurs , qu'il a
deffinées d'après nature, & exécutées fur des Planches
de cuivre , avec lefquelles on peut, avec faci
JANVIER . 1764. 209
lité & fur le champ , faire divers Deffeins pour
meubles , & c .
Ledit Sieur exécute pareillement à jour nombre
d'autres ouvrages utiles , & d'une même facilité
dans l'ufage , comme des Adreſſes , Alphabeths
pour apprendre les Enfans à lire , Notes , Etiquettes
, Noms à laiffer en vifite , ou pour mettre fur
les Livres , Marques & Chiffres , Deffeins au fimple
trait pour broder ou peindre d'après.
Il dient auffi un alfortiment de toutes fortes de
Papiers peints en Vignettes , & entreprend de noter
les Livres de Plein- chant.
Il grave auffi en Taille-douce des Adreſſes avec
les attributs des différentes Profeffions , & autres
fujets.
L'Epoufe du Sieur MAILLARD deffine & colore
très - proprement les Fleurs , Emblêmes & Armoiries
, Ecrans. Elle montre aux Dames la manière
de fe fervir des Planches à jour , que l'on peut
qualifier d'Art de deffiner & de peindrefans Maitres
& fournit les Couleurs & autres chofes qui y font
relatives.
On trouvera auffi chez ledit Sieur une fuite affez
confidérable de petites Eftampes en Emblèmes ,
Deviles , Fables choilies , Prières , Bouquets & Sou
haits de bonnes Fêtes , Etrennes brochées en forme
de Calendrier, Emblématiques & Chantantes , pour
la nouvelle Année , préfentées aux Enjans de France..
Ceux qui defireront acheter & connoitre plus
particulièrement toutes lefdites Marchan difes d'Eltampes
, Caractères & Deffeins , & qui fouhaiteront
les vrais Originaux , s'adrefferont directement à
Paris au Sieur MAILLARD ; & en Province à MM.
les Libraires & Marchands d'Eftampes qu'il fournit.
Sçavoir ,
A Lyon , M. Daudet.
Rouen , M. Frere , fur le Port.
2TO MERCURE DE FRANCE.
Toulouſe , M. Jouques , rue S. Rome.
Tours , M. Jagus , Marchand Papetier.
Poitiers , M, Fatour.
Bordeaux , M. Noblet.
La Rochelle , M. Pavie , Marchand, Libraire.
A Nantes , M. Tancrer.
Liege , M. Soer , Marchand Libraire.
Dijon , M. Desventes , Marchand Libraire .
Fermer
Résumé : « Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...] »
Le document présente le Sieur Bresson de Maillard, un marchand d'estampes parisien, privilégié des Enfants de France, spécialisé dans les caractères, dessins et vignettes. Il réside rue Saint-Jacques, à la maison de M. de Lambon, avocat, près de M. Duchefne, libraire. Maillard propose divers produits comme des caractères, vignettes, fleurs définis d'après nature, et des outils pour réaliser des dessins pour meubles. Il offre également des adresses, alphabets pour enfants, notes, étiquettes, marques, chiffres, et dessins pour broder ou peindre. Il fournit des papiers peints en vignettes et grave des adresses avec les attributs des différentes professions. Son épouse colore les fleurs, emblèmes, armoiries et écrans, et enseigne aux dames l'utilisation des planches à jour. Le magasin vend des estampes en emblèmes, devises, fables, prières, bouquets et vœux pour les bonnes fêtes, présentés sous forme de calendriers emblématiques et chantants pour la nouvelle année. Les articles sont disponibles à Paris chez Maillard ou en province via des libraires et marchands d'estampes spécifiques, tels que M. Daudet à Lyon, M. Frère à Rouen, M. Jouques à Toulouse, et d'autres dans diverses villes françaises et belges.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18314
p. 210-213
MORTS.
Début :
Le Lundi 26 Mars, M. François-Antoine Olivier de Senozan, Avocat-Général au [...]
Mots clefs :
Avocat général au Grand Conseil, Mort, M. de Senozan, Éducation, Fonctions, Devoir, Vertus, Magistrature, Mademoiselle , Prince, Cardinal, Marquis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORT S.
E Lundi 26 Mars , M. François-Antoine
Olivier de Senozan , Avocat- Général au Grand-
Confeil , mourut âgé de vingt- deux ans & quelques
mois.
AVRIL. 1759. 111
Que la foule des hommes vulgaires paffe comme
une ombre : c'eft un spectacle auquel l'habitude
nous a rendus preſque infenfibles; mais que l'un de
ces hommes choifis , que le Ciel éléve aux grandes
Places , avec les talens & les vertus les plus dignes
de les remplir ; que l'un de ces hommes précieux
à l'humanité , foit moillonné comme dans
fa fleur , qu'avec lui périllent les efpérances d'une
vie laborieufe & confacrée au bien public : il
n'eft pas un bon Citoyen qui ne gémille de fa
perte , & qui ne pleure fur fon tombeau.
M. de Senozan naquit à Paris le 13 Novembre
1736 , de M. Jean-Antoine de Senozan , & de
Dame Anne-Nicole de Lamoignon , fille de M.
le Chancelier. D'une jeunelle aufli utilement remplie
tous les progrès font intéreffans. A douze
ans il fortit du Collège de Louis- le-Grand , où il
avoit fait les humanités. Des Maîtres particuliers
lui donnèrent des leçons de Philofophie dans la
mailon paternelle , la meilleure de toutes les
Ecoles , quand les Parens le veulent bien . Il fit fon
droit avec difpenfe d'âge , prêta ferment d'Avocat
, au mois de Septembre 1754 , & plaida peu
de tems après avec un applaudiffement unanime.
Il fut reçu Subftitut de M. le Procureur Général ,
au mois de Février de l'année fuivante ; & le 25
Juin de la même année , il fuccéda à M. Seguier
dans la Charge d'Avocat Général au Grand Confeil
. D'abord il eut pour Collégue M. de Tourni
qui l'aida de fes lumières ; mais bientôt après M.de
Tourni pafla au Confeil , & M. de Senozan fe
vit obligé de foutenir feul tout le poids de cette
Place importante . Si l'on confidére que depuis
plufieurs années le Gouvernement y retenoit M.
de Tourni pour y avoir un homme dignede toute
fa confiance , & que le moment où l'on permet
qu'il en abandonne les fonctions , eft celui où il
212 MERCURE DE FRANCE.
n'y laiffe qu'un Collégue de vingt ans , on jugera
de la haute opinion que ce eune Magiftrat avoit
donnée de fa fageffe . Quelques mois après M. de
Senozan eut pour Collégue M. Dauriac fon coufin
qui depuis a partagé avec lui la confi lération publique,
mais qui n'avoit alors que dix fept ans.
M. de Senozan livré à lui- même , fuffit aux
fonctions d'une Charge qui demande un Magif
trat conſommé ; & il l'a remplie juſqu'à la mort
de manière à fervir de modèle , dans un âge
où les hommes les plus heureuſement nés ont
encore befoin de leçons.
L'amour de fon devoir & une application infatigable
au travail , le déroboient à toutes les
diffipations de la jeuneffe. Il n'a jamais été enfant
; & pour lui les premières années fembloient
être l'âge de maturité. Il avoit cette fimplicité
de moeurs qui formoit le caractère vénérable
de l'ancienne Magiftrature ; la gravité qui eft la
décence de fon état n'avoit en lui rien d'affecté ;
il étoit pieux & modefte , auffi éloigné du Fanatifme
que de l'irréligion ; févère pour lui feul , &
indulgent pour les femblables. Sans vanité , fans
oftentation , il cherchoit la folide gloire dont fon
état eft fufceptible ; mais il ne l'apprécioit qu'à
fa jufte valeur : il l'a fouvent facrifiée à l'amitié
& au defir d'obliger , encore avoit- il la délicateſſe
de cacher ces facrifices , qui ne font connus que
depuis la mort.
C'eft une perte réelle pour la Magiftrature,mais
c'en eft une irréparable pour fa famille & pour
fes amis. Un homme vertueux qui lui a été tendrement
attaché, m'a dit ,en parlant de la modeftie
& de l'humanité qui formoient fon caractère :
» Perfonne n'a jamais été plus appliqué à fes de-
> voirs; ilfembloit qu'il ignorât fes fuccès; & je l'ai
vû plus d'une fois verfer des larmes fur le fort.
AVRIL. 1759. 21
>> des malheureux Plaideurs contre qui la févérité
des Loix le forçoient de conclure.
Louie de Mailly dice Mademoiſelle de Buire ,
mourut le 26 Mars à Lille en Flandres , elle
étoit la derniere de la branche de Mailly Duquelnoy
, fortie de celle de Mailly Haucourt en
4559.
Le Prince de Crouy lui fuccéde dans tous fes
biens à titre de defcendance par ſa mere .
Nicolas de Saulx de Tavannes , Cardinal de la
fainte Eglife Romaine , Archevêque de Rouen ,
Primat de Normandie , Grand Aumônier de
France , Commandeur de l'Ordre du S. Elprit ,
& Proviſeur de Sorbonne , mourut à Paris le 10 ,
dans la foixante neuvième année de fon âge. La
douceur de fes moeurs & la fageffe de fon gouvernement
dans fon Diocéſe , l'avoient rendu digne
d'être honoré de la confiance du Roi & de
celle de la Reine dont il avoit été Grand Aumônier
.
Le fieur de Vigier , Supérieur de la Commu
nauté des Prêtres de S. Sulpice , Abbé de l'Abbaye
Royale de Bonlieu , Ordre de Cîteaux , Diocele
de Limoges , eft mort en cette Ville le 3 ,
âgé de cinquante- quatre ans.
Meffire Paul de la Roche- Aymon , Marquis
de Saint Maixant , Lieutenant - Général des Armées
du Roi , Lieutenant Général & Directeur
en Chef de l'Artillerie , au Département de la
Haute & Balle Normandie , eft mort à Paris le
22 , dans la foixante feizième année de fon âge.
E Lundi 26 Mars , M. François-Antoine
Olivier de Senozan , Avocat- Général au Grand-
Confeil , mourut âgé de vingt- deux ans & quelques
mois.
AVRIL. 1759. 111
Que la foule des hommes vulgaires paffe comme
une ombre : c'eft un spectacle auquel l'habitude
nous a rendus preſque infenfibles; mais que l'un de
ces hommes choifis , que le Ciel éléve aux grandes
Places , avec les talens & les vertus les plus dignes
de les remplir ; que l'un de ces hommes précieux
à l'humanité , foit moillonné comme dans
fa fleur , qu'avec lui périllent les efpérances d'une
vie laborieufe & confacrée au bien public : il
n'eft pas un bon Citoyen qui ne gémille de fa
perte , & qui ne pleure fur fon tombeau.
M. de Senozan naquit à Paris le 13 Novembre
1736 , de M. Jean-Antoine de Senozan , & de
Dame Anne-Nicole de Lamoignon , fille de M.
le Chancelier. D'une jeunelle aufli utilement remplie
tous les progrès font intéreffans. A douze
ans il fortit du Collège de Louis- le-Grand , où il
avoit fait les humanités. Des Maîtres particuliers
lui donnèrent des leçons de Philofophie dans la
mailon paternelle , la meilleure de toutes les
Ecoles , quand les Parens le veulent bien . Il fit fon
droit avec difpenfe d'âge , prêta ferment d'Avocat
, au mois de Septembre 1754 , & plaida peu
de tems après avec un applaudiffement unanime.
Il fut reçu Subftitut de M. le Procureur Général ,
au mois de Février de l'année fuivante ; & le 25
Juin de la même année , il fuccéda à M. Seguier
dans la Charge d'Avocat Général au Grand Confeil
. D'abord il eut pour Collégue M. de Tourni
qui l'aida de fes lumières ; mais bientôt après M.de
Tourni pafla au Confeil , & M. de Senozan fe
vit obligé de foutenir feul tout le poids de cette
Place importante . Si l'on confidére que depuis
plufieurs années le Gouvernement y retenoit M.
de Tourni pour y avoir un homme dignede toute
fa confiance , & que le moment où l'on permet
qu'il en abandonne les fonctions , eft celui où il
212 MERCURE DE FRANCE.
n'y laiffe qu'un Collégue de vingt ans , on jugera
de la haute opinion que ce eune Magiftrat avoit
donnée de fa fageffe . Quelques mois après M. de
Senozan eut pour Collégue M. Dauriac fon coufin
qui depuis a partagé avec lui la confi lération publique,
mais qui n'avoit alors que dix fept ans.
M. de Senozan livré à lui- même , fuffit aux
fonctions d'une Charge qui demande un Magif
trat conſommé ; & il l'a remplie juſqu'à la mort
de manière à fervir de modèle , dans un âge
où les hommes les plus heureuſement nés ont
encore befoin de leçons.
L'amour de fon devoir & une application infatigable
au travail , le déroboient à toutes les
diffipations de la jeuneffe. Il n'a jamais été enfant
; & pour lui les premières années fembloient
être l'âge de maturité. Il avoit cette fimplicité
de moeurs qui formoit le caractère vénérable
de l'ancienne Magiftrature ; la gravité qui eft la
décence de fon état n'avoit en lui rien d'affecté ;
il étoit pieux & modefte , auffi éloigné du Fanatifme
que de l'irréligion ; févère pour lui feul , &
indulgent pour les femblables. Sans vanité , fans
oftentation , il cherchoit la folide gloire dont fon
état eft fufceptible ; mais il ne l'apprécioit qu'à
fa jufte valeur : il l'a fouvent facrifiée à l'amitié
& au defir d'obliger , encore avoit- il la délicateſſe
de cacher ces facrifices , qui ne font connus que
depuis la mort.
C'eft une perte réelle pour la Magiftrature,mais
c'en eft une irréparable pour fa famille & pour
fes amis. Un homme vertueux qui lui a été tendrement
attaché, m'a dit ,en parlant de la modeftie
& de l'humanité qui formoient fon caractère :
» Perfonne n'a jamais été plus appliqué à fes de-
> voirs; ilfembloit qu'il ignorât fes fuccès; & je l'ai
vû plus d'une fois verfer des larmes fur le fort.
AVRIL. 1759. 21
>> des malheureux Plaideurs contre qui la févérité
des Loix le forçoient de conclure.
Louie de Mailly dice Mademoiſelle de Buire ,
mourut le 26 Mars à Lille en Flandres , elle
étoit la derniere de la branche de Mailly Duquelnoy
, fortie de celle de Mailly Haucourt en
4559.
Le Prince de Crouy lui fuccéde dans tous fes
biens à titre de defcendance par ſa mere .
Nicolas de Saulx de Tavannes , Cardinal de la
fainte Eglife Romaine , Archevêque de Rouen ,
Primat de Normandie , Grand Aumônier de
France , Commandeur de l'Ordre du S. Elprit ,
& Proviſeur de Sorbonne , mourut à Paris le 10 ,
dans la foixante neuvième année de fon âge. La
douceur de fes moeurs & la fageffe de fon gouvernement
dans fon Diocéſe , l'avoient rendu digne
d'être honoré de la confiance du Roi & de
celle de la Reine dont il avoit été Grand Aumônier
.
Le fieur de Vigier , Supérieur de la Commu
nauté des Prêtres de S. Sulpice , Abbé de l'Abbaye
Royale de Bonlieu , Ordre de Cîteaux , Diocele
de Limoges , eft mort en cette Ville le 3 ,
âgé de cinquante- quatre ans.
Meffire Paul de la Roche- Aymon , Marquis
de Saint Maixant , Lieutenant - Général des Armées
du Roi , Lieutenant Général & Directeur
en Chef de l'Artillerie , au Département de la
Haute & Balle Normandie , eft mort à Paris le
22 , dans la foixante feizième année de fon âge.
Fermer
Résumé : MORTS.
Le texte relate la vie et la mort de François-Antoine Olivier de Senozan, Avocat-Général au Grand-Conseil, décédé le 26 mars 1759 à l'âge de vingt-deux ans. Né à Paris le 13 novembre 1736, il était le fils de Jean-Antoine de Senozan et d'Anne-Nicole de Lamoignon, fille du Chancelier. Senozan a démontré très tôt des aptitudes exceptionnelles, sortant du Collège de Louis-le-Grand à douze ans et poursuivant ses études avec des maîtres particuliers. Il a obtenu sa licence en droit et a été reçu avocat en septembre 1754. En février 1755, il est devenu substitut du Procureur Général et, le 25 juin de la même année, a succédé à M. Seguier comme Avocat Général au Grand-Conseil. Malgré son jeune âge, il a été rapidement reconnu pour sa sagesse et son dévouement, remplissant ses fonctions avec une maturité remarquable. Sa vie a été marquée par une application infatigable et une simplicité de mœurs. Sa mort a été perçue comme une perte irréparable pour la magistrature, sa famille et ses amis. Le texte mentionne également le décès de Louise de Mailly, du Cardinal de Saulx de Tavannes, du Sieur de Vigier et de Paul de la Roche-Aymon, Marquis de Saint Maixant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18315
p. 211-212
LETTRE A M. KEYSER.
Début :
J'ai l'honneur de vous adresser, Monsieur, un état de cinq malades attaqués [...]
Mots clefs :
Dragées, Traitements, Succès, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE A M. KEYSER.
LETTRE A M. KEYSER.
J'AI P'honneur de vous adreffer , Monfieur , un
état de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, que j'ai traités avec vos dragées & fuivant.
votre méthode de les adminiftrer : vous verrez
que le fuccès ne pouvoit en être plus complet , ni
les atteftations plus authentiques. Il n'y a cependant
rien d'exagéré , ni qui ne foit conforme à la
plus exacte vérité. Je ne vous diffimulerai pas .
212 MERCURE DE FRANCE.
Monfieur , que j'avois befoin de ces preuves pour
croire : accoutumé depuis un très- long- temps à
employer le mercure, par les frictions , je ne
croyois pas que toute autre maniere de le donner
pût produire de fi bon effets que celle- là ; mais
je fuis défabufé , & il eft juste que j'en fafle l'aveu.
Une circonfiance qui me plaît encore,& à laquelle
on doit faire attention , c'eft que la cure de cette
maladie par vos dragées eft beaucoup plus courte
que par les frictions , & qu'elle eft pour le moins
auf fure. J'ai l'honneur d'être , & c. Leriche,
Chirurgien Major de l'hôpital Militaire de Strafe
bourg.
A Strasbourg , le 28 Mai 1758.
J'AI P'honneur de vous adreffer , Monfieur , un
état de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne
, que j'ai traités avec vos dragées & fuivant.
votre méthode de les adminiftrer : vous verrez
que le fuccès ne pouvoit en être plus complet , ni
les atteftations plus authentiques. Il n'y a cependant
rien d'exagéré , ni qui ne foit conforme à la
plus exacte vérité. Je ne vous diffimulerai pas .
212 MERCURE DE FRANCE.
Monfieur , que j'avois befoin de ces preuves pour
croire : accoutumé depuis un très- long- temps à
employer le mercure, par les frictions , je ne
croyois pas que toute autre maniere de le donner
pût produire de fi bon effets que celle- là ; mais
je fuis défabufé , & il eft juste que j'en fafle l'aveu.
Une circonfiance qui me plaît encore,& à laquelle
on doit faire attention , c'eft que la cure de cette
maladie par vos dragées eft beaucoup plus courte
que par les frictions , & qu'elle eft pour le moins
auf fure. J'ai l'honneur d'être , & c. Leriche,
Chirurgien Major de l'hôpital Militaire de Strafe
bourg.
A Strasbourg , le 28 Mai 1758.
Fermer
Résumé : LETTRE A M. KEYSER.
Le chirurgien Leriche écrit à M. Keyser pour présenter les résultats positifs obtenus en traitant cinq malades atteints de la maladie vénérienne avec les dragées de M. Keyser. Leriche souligne que les résultats sont authentiques et complets, sans exagération. Initialement sceptique, ayant l'habitude d'utiliser le mercure par frictions, il reconnaît désormais l'efficacité des dragées. Il note que la cure par dragées est plus rapide et au moins aussi sûre que celle par frictions. Leriche exprime son honneur de partager cette expérience, datée du 28 mai 1758, depuis l'hôpital militaire de Strasbourg.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18316
p. 209-210
AUTRE.
Début :
Le sieur Guyot, successeur des sieurs Vincent & Mopinot, seul possesseur du [...]
Mots clefs :
Sieur Guyot, Encre de petite vertu, Contrefaçon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE .
La fieur Guyot , fucceffeur des fieurs Vincent &
Mopinot , feul poffeffeur du fecret de l'Encre de
la petite Vertu , connu à Paris depuis plus de 150
ans , fe croit obligé d'avertir le Public que c'eft
fans fondement que plufieurs perfonnes à Paris
vendent de l'encre fous ce nom , & qu'elle n'en eft
pas , attendu que ledit fieur Guyot ne charge qui
que ce foit à Paris d'en faire le débit , & qu'elle
ne s'eft jamais vendue & ne ſe vendra à Paris qu'en
la manufacture du fieur Guyot , file rue des Arcis ,
vis- à- vis celle de S. Jacques de la Boucherie , où
pend pour enfeigne la petite Vertu . Il a même attention
d'envoyer aux Correfpondans qu'il a établis
dans les principales Villes du Royaume , l'encre
en bouteilles , étiqueté & cacheté de fon cachet
, dans la crainte qu'on ne vînt à l'altérer.
Tout le monde fçait que cette Encre a de tout
210 MERCURE DE FRANCE.
temps été regardée comme la plus noire & la fente
indélébile ; qualité effentielle pour la confervation
des actes publics , & qui lui a mérité la préférence
des Cours Souveraines & des principaux Bureaux.
Pour que les Maîtres ne foient pas trompés par
leurs domeftiques , qui , pour éviter leurs peines ,
vont fouvent la prendre au premier endroit , ils
font priés de faire demander une Enfeigne : l'on
aura attention de la tenir au frais l'été , & d'éviter
la gelée l'hyver.
Le prix eft toujours le même , fçavoir :
La pinte de double luifante , 2 livres . L'encre
à fecret , 6 liv. La rouge , 4 liv. La grife , z liv.
La double , 1 liv. 16 f. La commune , 1 liv . 4 f.
La fieur Guyot , fucceffeur des fieurs Vincent &
Mopinot , feul poffeffeur du fecret de l'Encre de
la petite Vertu , connu à Paris depuis plus de 150
ans , fe croit obligé d'avertir le Public que c'eft
fans fondement que plufieurs perfonnes à Paris
vendent de l'encre fous ce nom , & qu'elle n'en eft
pas , attendu que ledit fieur Guyot ne charge qui
que ce foit à Paris d'en faire le débit , & qu'elle
ne s'eft jamais vendue & ne ſe vendra à Paris qu'en
la manufacture du fieur Guyot , file rue des Arcis ,
vis- à- vis celle de S. Jacques de la Boucherie , où
pend pour enfeigne la petite Vertu . Il a même attention
d'envoyer aux Correfpondans qu'il a établis
dans les principales Villes du Royaume , l'encre
en bouteilles , étiqueté & cacheté de fon cachet
, dans la crainte qu'on ne vînt à l'altérer.
Tout le monde fçait que cette Encre a de tout
210 MERCURE DE FRANCE.
temps été regardée comme la plus noire & la fente
indélébile ; qualité effentielle pour la confervation
des actes publics , & qui lui a mérité la préférence
des Cours Souveraines & des principaux Bureaux.
Pour que les Maîtres ne foient pas trompés par
leurs domeftiques , qui , pour éviter leurs peines ,
vont fouvent la prendre au premier endroit , ils
font priés de faire demander une Enfeigne : l'on
aura attention de la tenir au frais l'été , & d'éviter
la gelée l'hyver.
Le prix eft toujours le même , fçavoir :
La pinte de double luifante , 2 livres . L'encre
à fecret , 6 liv. La rouge , 4 liv. La grife , z liv.
La double , 1 liv. 16 f. La commune , 1 liv . 4 f.
Fermer
Résumé : AUTRE.
La famille Guyot, successeurs des sieurs Vincent et Mopinot, détient le secret de fabrication de l'Encre de la petite Vertu, reconnue à Paris depuis plus de 150 ans. Ils signalent que plusieurs personnes à Paris vendent frauduleusement cette encre, qui n'est commercialisée qu'au sein de leur manufacture située rue des Arcis, face à l'église Saint-Jacques de la Boucherie. Pour garantir l'authenticité, l'encre est envoyée dans des bouteilles étiquetées et cachetées aux correspondants des principales villes du royaume. L'Encre de la petite Vertu est réputée pour sa noirceur et son indélébilité, qualités essentielles pour la conservation des actes publics, ce qui lui a valu la préférence des cours souveraines et des principaux bureaux. Pour éviter les tromperies, les maîtres sont invités à demander une enseigne et à conserver l'encre au frais en été et à l'abri du gel en hiver. Les prix des différentes variétés d'encre sont également mentionnés : la pinte de double luisante à 2 livres, l'encre à secret à 6 livres, la rouge à 4 livres, la grise à 2 livres, la double à 1 livre 16 sous, et la commune à 1 livre 4 sous.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18317
p. 211-212
AVIS.
Début :
Le sieur Peromet fait une cire épilatoire, pour dégarnir les sourcils, [...]
Mots clefs :
Sieur Peromet, Cire épilatoire, Sourcils, Joues, Bras
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
La fieur Peromet fait une cire épilatoire , pour
dégarnir les fourcils , qui font trop couverts , le
front , les joues , les bras & mains qui font chargés
de poil. Il a établi fon bureau chez le fleur
Malivoire , Marchand Parfumeur , rue Bardubec ,
près la rue S. Méry; & chez le fieur Milon , Diftillateur-
Parfumeur , dans l'Abbaye Saint Germain-
des-Prés , cour des Religieux , chez le Mis.
roitier , près lafontaine. Le prix eft de 6 liv. & de :
1
212 MERCURE DE FRANCE.
3 liv. la douzaine. Il donne par écrit la façon de
s'en fervir.
La fieur Peromet fait une cire épilatoire , pour
dégarnir les fourcils , qui font trop couverts , le
front , les joues , les bras & mains qui font chargés
de poil. Il a établi fon bureau chez le fleur
Malivoire , Marchand Parfumeur , rue Bardubec ,
près la rue S. Méry; & chez le fieur Milon , Diftillateur-
Parfumeur , dans l'Abbaye Saint Germain-
des-Prés , cour des Religieux , chez le Mis.
roitier , près lafontaine. Le prix eft de 6 liv. & de :
1
212 MERCURE DE FRANCE.
3 liv. la douzaine. Il donne par écrit la façon de
s'en fervir.
Fermer
Résumé : AVIS.
L'avis porte sur une cire épilatoire de la fieur Peromet, destinée à enlever les poils superflus sur les sourcils, le front, les joues, les bras et les mains. Elle est vendue chez Malivoire, rue Bardubec, et Milon, à l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés. Le prix est de 6 livres l'unité et 3 livres la douzaine, avec un mode d'emploi fourni.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18318
p. 211-213
Suite du Catalogue de M. le chevalier Blondeau du Charnage.
Début :
NOMS Des Maisons. NOMBRE Des Titres. Alabat. I. G. &c I. [...]
Mots clefs :
Noms de famille, Titre de noblesse, Catalogue
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite du Catalogue de M. le chevalier Blondeau du Charnage.
SUITE du Catalogue de M. le Chevalier
BLONDEAU DU CHARN AGE.
NOMS
DES MAISONS
ALABAT. 1. G. &
ALABONNE.
ALADEN T.
ALLAIRE.
ALLAIS.
NOMBRE
DES TITRE So
1.
I.
I.
Z.
ALLAI X.
ALAMA N.
ALAMARGOT.
ALAMARTINE. I. G. & 1. A.
ALAMEA U.
ALAR D. 1. G. &
ALARY.
ALAUX .
ALEA UM E.
ALBANE L.
ALBERT.
ALBERTA S. 1. G. &
ALBERTHIN.
ALBIAC.
ALBIAT ( d' ).
ALBON.
ALBRET.
ALBRIGNO.
LLEGRAIN , OU ALLEGR & N .
ALLEGRE . I. G. &
6.
2.
87.
I a
2.0.
212 MERCURE DE FRANCE.
NOMS
DES MAISONS.
ALEHAN.
ALE MAIGNE
ALEMAN T.
NOMBRE
DES TITRE S.
1 .
2 .
23:
ALESME ( d').
ALEN.
ALENCE' ( ď }%
A LENÇON.
*
ALES P1' E.
ALEPS.
A LER.
A LES SEA U. R.
ALESSO.!
ALEXANDRE
A LIBERT.
ALICHA M P. R. &
ALIER ( d )
ALIE'S. ( d )
ALIGE .
ALIGRE ( d' ) . R. &
ALIGRE T. G. &
•
ALLIMLHER.
ALINTON ,
10 .
3.
2.
8 .
2.
5 .
5.
14.
1 .
1 .
22.
I.
I.
1.
ALIO T. R.
.11.
ALIX .
A LIXAN T. R. &
2.
4
ALIX BRETON. I.
ALMAIGNE.
ALMAYS ( d³ ).
ALMAS ( d' ).
ALMAURY. R.
I.
T.
OCTOBRE , 1759. 213
NOMBRE
DES TITRES ,
NOMS
DES MAISONS,
ALMERA 9. 1 .
ALNASSAR.
ALLONEA U.
ALLONVILLE,
A LOU. 3 .
ALOUGNY. I. G.
ALPOZZO ( d ' ) .
ALUSSON. R
ALVARES.
ALVASSA T
ALVEQUI N.
ALVIN.
AMA DO N.
AMADOR.
AMALUI.
I
1.
8.
1 .
2.
·
AMAND .
AMANJO N.
AMANZE . 1. A. R, &
A MAURY.
AMBLARD,
AMBOISE .
AMBRA Y.
.ag b .
8 .
2.
7.
AMCE.
3.
A MEIL..
AMELEN, OU A MELAIN.
I.
AMELINE. 2.
AMELLO N, 21.
AMELO T.
AMESTON , ou ADMESTON,
La fuite au Mercure prochair ,
BLONDEAU DU CHARN AGE.
NOMS
DES MAISONS
ALABAT. 1. G. &
ALABONNE.
ALADEN T.
ALLAIRE.
ALLAIS.
NOMBRE
DES TITRE So
1.
I.
I.
Z.
ALLAI X.
ALAMA N.
ALAMARGOT.
ALAMARTINE. I. G. & 1. A.
ALAMEA U.
ALAR D. 1. G. &
ALARY.
ALAUX .
ALEA UM E.
ALBANE L.
ALBERT.
ALBERTA S. 1. G. &
ALBERTHIN.
ALBIAC.
ALBIAT ( d' ).
ALBON.
ALBRET.
ALBRIGNO.
LLEGRAIN , OU ALLEGR & N .
ALLEGRE . I. G. &
6.
2.
87.
I a
2.0.
212 MERCURE DE FRANCE.
NOMS
DES MAISONS.
ALEHAN.
ALE MAIGNE
ALEMAN T.
NOMBRE
DES TITRE S.
1 .
2 .
23:
ALESME ( d').
ALEN.
ALENCE' ( ď }%
A LENÇON.
*
ALES P1' E.
ALEPS.
A LER.
A LES SEA U. R.
ALESSO.!
ALEXANDRE
A LIBERT.
ALICHA M P. R. &
ALIER ( d )
ALIE'S. ( d )
ALIGE .
ALIGRE ( d' ) . R. &
ALIGRE T. G. &
•
ALLIMLHER.
ALINTON ,
10 .
3.
2.
8 .
2.
5 .
5.
14.
1 .
1 .
22.
I.
I.
1.
ALIO T. R.
.11.
ALIX .
A LIXAN T. R. &
2.
4
ALIX BRETON. I.
ALMAIGNE.
ALMAYS ( d³ ).
ALMAS ( d' ).
ALMAURY. R.
I.
T.
OCTOBRE , 1759. 213
NOMBRE
DES TITRES ,
NOMS
DES MAISONS,
ALMERA 9. 1 .
ALNASSAR.
ALLONEA U.
ALLONVILLE,
A LOU. 3 .
ALOUGNY. I. G.
ALPOZZO ( d ' ) .
ALUSSON. R
ALVARES.
ALVASSA T
ALVEQUI N.
ALVIN.
AMA DO N.
AMADOR.
AMALUI.
I
1.
8.
1 .
2.
·
AMAND .
AMANJO N.
AMANZE . 1. A. R, &
A MAURY.
AMBLARD,
AMBOISE .
AMBRA Y.
.ag b .
8 .
2.
7.
AMCE.
3.
A MEIL..
AMELEN, OU A MELAIN.
I.
AMELINE. 2.
AMELLO N, 21.
AMELO T.
AMESTON , ou ADMESTON,
La fuite au Mercure prochair ,
Fermer
Résumé : Suite du Catalogue de M. le chevalier Blondeau du Charnage.
Le document est une suite du catalogue du Chevalier Blondeau du Charnage, daté d'octobre 1759. Il liste divers noms de maisons nobles ou titrées, accompagnés du nombre de titres associés à chacune. Par exemple, Alabat possède 1 titre, tandis qu'Allegre en possède 6. La liste inclut des noms tels que Alabat, Alabon, Aladent, Allaire, et bien d'autres, couvrant une large gamme allant d'Alabret à Ameston. Des indications spécifiques comme 'G.' et 'R.' apparaissent, pouvant signifier des distinctions ou des rangs particuliers. Le document semble être une compilation exhaustive de noms de familles nobles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18319
p. 211-214
Cure particuliere & de remarque.
Début :
Le sieur Keyser entreprit l'an passé M. de ***, dans l'état du monde le plus [...]
Mots clefs :
Maladie, Douleurs, M. Keyser, Traitement, Guérison, Médecins, Échange épistolaire, Remèdes, Frictions, Dragées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Cure particuliere & de remarque.
Cure particuliere && de remarque .
Le fieur Keyfer entreprit l'an paffé M. de ***,
dans l'état du monde le plus cruel & fans reffource
, ayant été manqué plufieurs fois , & les frictions
ne pouvant plus lui procurer aucun foulagement.
Avant de l'entreprendre , M Keyfer pria
ce malade de faire faire des confultations authentiques
, lefquelles furent faites par les plus habiles
perfonnes de l'Art en Médecine & en Chirurgie.
M. Keyfer ne pouvant s'étendre plus particuliérement
là- deffus , laiffe ces Meffieurs , qui font extrêmement
au fait , maîtres de juger, en fe rappellant
ce dont il eft queftion . Il entreprit donc ce
malade après leurs confultations , le guérit , &
pria de nouveau fon malade de rappeller après la
guérifon les mêmes perfonnes qui avoient affifté
à la premiere confultation ; ce qui fut exécuté ,
& où plufieurs d'entr'eux marquerent un grand
étonnement. Or comme cette cure a fait tenir
beaucoup de propos , & que les ennemis du ficut
Keyfer , toujours plus animés & plus jaloux que
212 MERCURE DE FRANCE:
jamais , ont ofé répandre danse Public , que non
feulement il l'avoit manque , ais même que ce
malade avoit été obligé de repaffer par les remedes
depuis le traitement du fieur Keyſer ; pour
prouver la nouvelle fauffeté de ces imputations ,
toujours démenties avec autant de vérité que d'authenticité,
le fieur Keyfer va rapporter une Lettre
d'un Maître en Chirurgie de Paris , écrite à fon
malade actuellement à l'armée du Roi , & la Réponſe
dudit malade à ladite Lettre ; ces deux pieces
lui ayant été envoyées par le malade lui -même ,
homme de confidération , & qui s'eft fait un plaifir
d'avertir dans la minute le fieur Keyfer des
queftions qu'on avoit ofé lui faire fur fon état.
Lettre d'un Maître en Chirurgie de Paris , à M.
de *** , à l'Armée de Clermont , en date du 12
Mai 1758.
Monfieur , pour des raifons de la derniere conféquence
, je vous prie en grace de m'écrire let
plutôt que vous pourrez l'état au jufte de votre
fanté , & s'il eft vrai que depuis le traitement que
vous a fait M. Keyler , vous avez été obligé de
paffer par les grands remedes ; c'eft une chofe
très-intéreffante à fçavoir pour moi , voulant fçavoir
au jufte l'état des malades après un temps de
traitement écoulé. Je me flatte que vous ne me
refuferez pas la grace que je vous demande , & j'ai
l'honneur d'être , &c. A Paris , le 12 Mai 1758.
Réponse de M. *** , au Maître en Chirurgie , Auteur
de la Lettre ci deffus.
Monfieur , rien ne m'eft plus aifé que de fatisfaire
à ce que vous paroiffez defirer de moi . L'on
vous en a très-fort impofé , lorfque l'on vous a
que j'avois été obligé de paffer par les remedesdepuis
que j'ai forti des mains de M. Keyfer. Bien
Koin de-là , ma ſanté a toujours été de mieux en
dit
JUI LET . 1758. 213
mieux , malgré l ue d'un long voyage que
j'ai été obligé de à cheval pour joindre mon
Corps. Depuis mon arrivée ici , j'aurai l'honneur
de vous dire, Monfieur, que je ne me fuis gêné en
rien. Je chaffe , je bois , je mange , & je fais mon
ſervice comme fi je n'avois jamais éte incommodé,
Voilà , Monfieur , la vérité pure , & je puis vous
certifier que je dirai à toute la terre que je dois la
vie à M. Keyfer , & non à d'autres , ayant été
manqué par plufieurs. J'ai l'honneur d'être , &c.
A l'Armée de Clermont , Mars 1758. ƉE ***¿
M. Keyfer ne chercheroit affurément pas
s'appuyer de faits fi authentiques ni à en triompher
, fi la malice des propos que l'on invente
chaque jour ne l'y forçoit ; il en eft encore aux➡
quels il croit devoir donner ici un démenti public
Ces propos font qu'il donne des frictions à fes
malades , & que c'eft précisément ce moyen qui lui
fait opérer les cures qu'il cite. A cela M. Keyfer
répond encore comme à la derniere reffource de
fes Adverfaires , que c'eft une fauffeté d'autant
plus grande , qu'il n'en a jamais donné une feule s
qu'il en eft bien éloigné , & qu'il leur défie de
lui citer qui que ce foit qui ofe dire qu'il lui en
ait donné. Ce font là des faits , & ces Meffieurs
peuvent actuellement chercher s'ils en trouveront
Il leur ajoutera encore que ces fortes d'imputa
tions font d'autant plus maladroites , qu'actuel
lement il eft aifé de fçavoir par la multiplicité de
fes Correfpondans , fi le remede a befoin de fric
tions pour guérir , &fi quelqu'un dans la Province
les a employées avec fes dragées. D'autres pour
effrayer le Public , & l'éloigner de ce remede , font
courir le bruit qu'il lui eft mort plufieurs malades
entre les mains. Fauffeté d'autant plus grande
qu'il ne lui en eft pas mort encore un feul , & il
214 MERCURE DE FRANCE.
les défie pareillement de l
foit , riche , pauvre , ou fol
malheureux fort par fes remedes.
Le fieur Keyfer entreprit l'an paffé M. de ***,
dans l'état du monde le plus cruel & fans reffource
, ayant été manqué plufieurs fois , & les frictions
ne pouvant plus lui procurer aucun foulagement.
Avant de l'entreprendre , M Keyfer pria
ce malade de faire faire des confultations authentiques
, lefquelles furent faites par les plus habiles
perfonnes de l'Art en Médecine & en Chirurgie.
M. Keyfer ne pouvant s'étendre plus particuliérement
là- deffus , laiffe ces Meffieurs , qui font extrêmement
au fait , maîtres de juger, en fe rappellant
ce dont il eft queftion . Il entreprit donc ce
malade après leurs confultations , le guérit , &
pria de nouveau fon malade de rappeller après la
guérifon les mêmes perfonnes qui avoient affifté
à la premiere confultation ; ce qui fut exécuté ,
& où plufieurs d'entr'eux marquerent un grand
étonnement. Or comme cette cure a fait tenir
beaucoup de propos , & que les ennemis du ficut
Keyfer , toujours plus animés & plus jaloux que
212 MERCURE DE FRANCE:
jamais , ont ofé répandre danse Public , que non
feulement il l'avoit manque , ais même que ce
malade avoit été obligé de repaffer par les remedes
depuis le traitement du fieur Keyſer ; pour
prouver la nouvelle fauffeté de ces imputations ,
toujours démenties avec autant de vérité que d'authenticité,
le fieur Keyfer va rapporter une Lettre
d'un Maître en Chirurgie de Paris , écrite à fon
malade actuellement à l'armée du Roi , & la Réponſe
dudit malade à ladite Lettre ; ces deux pieces
lui ayant été envoyées par le malade lui -même ,
homme de confidération , & qui s'eft fait un plaifir
d'avertir dans la minute le fieur Keyfer des
queftions qu'on avoit ofé lui faire fur fon état.
Lettre d'un Maître en Chirurgie de Paris , à M.
de *** , à l'Armée de Clermont , en date du 12
Mai 1758.
Monfieur , pour des raifons de la derniere conféquence
, je vous prie en grace de m'écrire let
plutôt que vous pourrez l'état au jufte de votre
fanté , & s'il eft vrai que depuis le traitement que
vous a fait M. Keyler , vous avez été obligé de
paffer par les grands remedes ; c'eft une chofe
très-intéreffante à fçavoir pour moi , voulant fçavoir
au jufte l'état des malades après un temps de
traitement écoulé. Je me flatte que vous ne me
refuferez pas la grace que je vous demande , & j'ai
l'honneur d'être , &c. A Paris , le 12 Mai 1758.
Réponse de M. *** , au Maître en Chirurgie , Auteur
de la Lettre ci deffus.
Monfieur , rien ne m'eft plus aifé que de fatisfaire
à ce que vous paroiffez defirer de moi . L'on
vous en a très-fort impofé , lorfque l'on vous a
que j'avois été obligé de paffer par les remedesdepuis
que j'ai forti des mains de M. Keyfer. Bien
Koin de-là , ma ſanté a toujours été de mieux en
dit
JUI LET . 1758. 213
mieux , malgré l ue d'un long voyage que
j'ai été obligé de à cheval pour joindre mon
Corps. Depuis mon arrivée ici , j'aurai l'honneur
de vous dire, Monfieur, que je ne me fuis gêné en
rien. Je chaffe , je bois , je mange , & je fais mon
ſervice comme fi je n'avois jamais éte incommodé,
Voilà , Monfieur , la vérité pure , & je puis vous
certifier que je dirai à toute la terre que je dois la
vie à M. Keyfer , & non à d'autres , ayant été
manqué par plufieurs. J'ai l'honneur d'être , &c.
A l'Armée de Clermont , Mars 1758. ƉE ***¿
M. Keyfer ne chercheroit affurément pas
s'appuyer de faits fi authentiques ni à en triompher
, fi la malice des propos que l'on invente
chaque jour ne l'y forçoit ; il en eft encore aux➡
quels il croit devoir donner ici un démenti public
Ces propos font qu'il donne des frictions à fes
malades , & que c'eft précisément ce moyen qui lui
fait opérer les cures qu'il cite. A cela M. Keyfer
répond encore comme à la derniere reffource de
fes Adverfaires , que c'eft une fauffeté d'autant
plus grande , qu'il n'en a jamais donné une feule s
qu'il en eft bien éloigné , & qu'il leur défie de
lui citer qui que ce foit qui ofe dire qu'il lui en
ait donné. Ce font là des faits , & ces Meffieurs
peuvent actuellement chercher s'ils en trouveront
Il leur ajoutera encore que ces fortes d'imputa
tions font d'autant plus maladroites , qu'actuel
lement il eft aifé de fçavoir par la multiplicité de
fes Correfpondans , fi le remede a befoin de fric
tions pour guérir , &fi quelqu'un dans la Province
les a employées avec fes dragées. D'autres pour
effrayer le Public , & l'éloigner de ce remede , font
courir le bruit qu'il lui eft mort plufieurs malades
entre les mains. Fauffeté d'autant plus grande
qu'il ne lui en eft pas mort encore un feul , & il
214 MERCURE DE FRANCE.
les défie pareillement de l
foit , riche , pauvre , ou fol
malheureux fort par fes remedes.
Fermer
Résumé : Cure particuliere & de remarque.
Le texte décrit la guérison de M. de *** par M. Keyfer, après l'échec de divers traitements et frictions. Avant de procéder, M. Keyfer a consulté des médecins et chirurgiens compétents. Suite à la guérison, ces professionnels ont exprimé leur surprise. Face aux rumeurs affirmant que M. Keyfer aurait échoué ou aurait eu besoin de remèdes supplémentaires, ce dernier présente une lettre d'un maître en chirurgie de Paris et la réponse de M. ***, confirmant sa bonne santé et attribuant sa guérison à M. Keyfer. Le texte réfute également les fausses accusations portées contre M. Keyfer, notamment celle de donner des frictions ou de causer la mort de patients. Ces allégations sont qualifiées d'infondées, et M. Keyfer défie ses détracteurs de prouver le contraire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18320
p. 215-218
« Le 13 Décembre, le Parlement qui avoit reçu les ordres du Roi [...] »
Début :
Le 13 Décembre, le Parlement qui avoit reçu les ordres du Roi [...]
Mots clefs :
Lit de justice, Conseillers, Maréchaux, Chancelier de France, Sa Majesté, Gouverneurs, Comtes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 13 Décembre, le Parlement qui avoit reçu les ordres du Roi [...] »
LE 13 Décembre , le Parlement qui avoit reçu
les ordres du Roi par M. le Marquis de Dreux ,
Grand Maître de Cérémonies , s'aſſembla pour
le Lit de Justice , que Sa Majesté avoit réſolu
1
216 MERCURE DE FRANCE .
detenir. M. de Lamoignon , Chancelier de France
, accompagné d'un grand nombre de Confeillers
d'Etat & de Maîtres des Requêtes , ſe
rendit au Palais. Les Maréchaux de France , s'y
rendirent en corps avec toute la Connétablie.
Vers les neuf heures & demie du matin , le Roi ,
qui avoit couché à la Meute partit de ce Château ,
ayant dans fon carroſſe Monſeigneur leDauphin,
LeDucd'Orléans , le Prince deCondé & le Comte
de Clermont. Sa Majefté étoit accompagnée d'un
nombreux détachement de ſes Gardes du Corps ,
d'un détachement de cinquante Gendarmes de ſa
Garde, de pareils Détachemens de la Compagnie
des Chevaux- Legers , & des deux Compagnies
desMouſquetaires . Devant le carroffe de Sa Majeſté
étoit le vol du Cabinet. Le Roi arriva ſur les
dix heures & un quart à la Sainte Chapelle ,
où les Maréchaux de France , les Chevaliers des
Ordres , les Gouverneurs & Lieutenans- Généraux
de Provinces , s'étoient aſſemblés pour l'attendre.
Le Prince de Conty & le Comte de la Marche
y avoient auſſi devancé Sa Majeſté. Elle monta
les degrés , précédée de ſa Cour , au ſon des
Trompettes , Hautbois , Fifres & Tambours de
la Chambre. Deux Huiſſiers de la Chambre portoient
leurs Maſſes devant le Roi. L'Abbé de
Vichy-Chamron, Tréſorier de la Sainte Chapelle ,
à la tête des Chanoines , préſenta au Roi la vraie
Croix à baifer , & le complimenta. Le Roi enrendit
la Meſſe , qui fut célébrée par l'Abbé
Châtelain , Chapelain de Sa Majesté , & pendant
laquelle on exécuta le Motet , Laudate Dominum
in Sanctis ejus , de la compoſition du ſieur Bréval ,
Maître de Muſique de la Sainte Chapelle. Lorſque
le Roi eut entendu la Meſſe, quatre Préſidens
& fix Conſeillers , députés par le Parlement , vinrent
JANVIER . 1757. 217
rent recevoir Sa Majefté , & la conduifirent à
la Grand Chambre. Le Roi s'étant affis fur fon
Trône , & toutes les ſéances ayant été priſes en la
maniere accoutumée , dont on peut voir le détail
dans le Mercure du mois d'Octobre de l'année
derniere , Sa Majesté dit : Je viens vous apporter
mes volontés . Mon Chancelier vous les annoncera.
Le Chancelier expliqua les intentions du Roi , &
les motifs qui avoient déterminé Sa Majesté à
tenir ſon Lit de Juſtice. Après que le Chancelier
eut ceffé de parler , M. de Maupeou , premier
Préſident , parla au nom du Parlement. Le Chancelier
monta enſuite vers le Roi , pour prendre ſes
ordres , un genou en terre. Remis en ſa place ,
affis & découvert , il fit ouvrir les portes , & il
ordonna au ſieur Dufranc , Secretaire de la Cour ,
faiſant les fonctions de Greffier en Chef, de lire
deux Déclarations & un Edit. Cette lecture finie ,
les Gens du Roi , M. Joly-de Fleury , Premier
Avocat Général , portant la parole , donnerent
leurs conclufions. Le Chancelier prit les avis ,
& après qu'il en eut rendu compte au Roi , il
prononça l'enregistrement . Ce qui ayant été exécuté,
le Roi fortit dans le même ordre qu'il étoit
entré. Sa Majesté trouva , ainſi qu'à fon arrivée ,
les deux Régimens des Gardes Françoiſes & Suifſes
, qui formoient une double haie dans les
rues , ſur le Pont-Neuf, & fur les Quais , depuis
le Palais juſqu'à l'extrémité du Quai des Tuileries.
Partout , ſur le paſſage du Roi , le peuple
eft accouru en foule , pourjouir de la préſence de
Sa Majefté.
Les Pairs , qui ont aſſiſté à ce Lit de Juſtice ,
font l'Evêque Duc de Laon , les Ducs d'Uzés ,
de Luines ,de Briſſac , Maréchal Duc de Richelieu ,
de la Force , de Rohan , de Luxembourg , de Ville-
II . Vol. K
21S MERCURE DE FRANCE.
roy , de Saint -Aignan, Maréchal Ducde Noailles ,
de Fitz - James , d'Antin , de Chaulnes , de Rohan-
Soubize , de Villars- Brancas , de Lauraguais , de
Biron , de la Valliere , de Fleury , Maréchal
Duc de Belle- Ifle. Les Maréchaux de Coigny ,
de Balincourt & de Clermont-Tonnerre , y ont
eu ſéance , étant entrés avec le Roi.
Voici les deux Déclarations , dont l'enrégiftrement
a été ordonné dans le Lit de Juftice.
les ordres du Roi par M. le Marquis de Dreux ,
Grand Maître de Cérémonies , s'aſſembla pour
le Lit de Justice , que Sa Majesté avoit réſolu
1
216 MERCURE DE FRANCE .
detenir. M. de Lamoignon , Chancelier de France
, accompagné d'un grand nombre de Confeillers
d'Etat & de Maîtres des Requêtes , ſe
rendit au Palais. Les Maréchaux de France , s'y
rendirent en corps avec toute la Connétablie.
Vers les neuf heures & demie du matin , le Roi ,
qui avoit couché à la Meute partit de ce Château ,
ayant dans fon carroſſe Monſeigneur leDauphin,
LeDucd'Orléans , le Prince deCondé & le Comte
de Clermont. Sa Majefté étoit accompagnée d'un
nombreux détachement de ſes Gardes du Corps ,
d'un détachement de cinquante Gendarmes de ſa
Garde, de pareils Détachemens de la Compagnie
des Chevaux- Legers , & des deux Compagnies
desMouſquetaires . Devant le carroffe de Sa Majeſté
étoit le vol du Cabinet. Le Roi arriva ſur les
dix heures & un quart à la Sainte Chapelle ,
où les Maréchaux de France , les Chevaliers des
Ordres , les Gouverneurs & Lieutenans- Généraux
de Provinces , s'étoient aſſemblés pour l'attendre.
Le Prince de Conty & le Comte de la Marche
y avoient auſſi devancé Sa Majeſté. Elle monta
les degrés , précédée de ſa Cour , au ſon des
Trompettes , Hautbois , Fifres & Tambours de
la Chambre. Deux Huiſſiers de la Chambre portoient
leurs Maſſes devant le Roi. L'Abbé de
Vichy-Chamron, Tréſorier de la Sainte Chapelle ,
à la tête des Chanoines , préſenta au Roi la vraie
Croix à baifer , & le complimenta. Le Roi enrendit
la Meſſe , qui fut célébrée par l'Abbé
Châtelain , Chapelain de Sa Majesté , & pendant
laquelle on exécuta le Motet , Laudate Dominum
in Sanctis ejus , de la compoſition du ſieur Bréval ,
Maître de Muſique de la Sainte Chapelle. Lorſque
le Roi eut entendu la Meſſe, quatre Préſidens
& fix Conſeillers , députés par le Parlement , vinrent
JANVIER . 1757. 217
rent recevoir Sa Majefté , & la conduifirent à
la Grand Chambre. Le Roi s'étant affis fur fon
Trône , & toutes les ſéances ayant été priſes en la
maniere accoutumée , dont on peut voir le détail
dans le Mercure du mois d'Octobre de l'année
derniere , Sa Majesté dit : Je viens vous apporter
mes volontés . Mon Chancelier vous les annoncera.
Le Chancelier expliqua les intentions du Roi , &
les motifs qui avoient déterminé Sa Majesté à
tenir ſon Lit de Juſtice. Après que le Chancelier
eut ceffé de parler , M. de Maupeou , premier
Préſident , parla au nom du Parlement. Le Chancelier
monta enſuite vers le Roi , pour prendre ſes
ordres , un genou en terre. Remis en ſa place ,
affis & découvert , il fit ouvrir les portes , & il
ordonna au ſieur Dufranc , Secretaire de la Cour ,
faiſant les fonctions de Greffier en Chef, de lire
deux Déclarations & un Edit. Cette lecture finie ,
les Gens du Roi , M. Joly-de Fleury , Premier
Avocat Général , portant la parole , donnerent
leurs conclufions. Le Chancelier prit les avis ,
& après qu'il en eut rendu compte au Roi , il
prononça l'enregistrement . Ce qui ayant été exécuté,
le Roi fortit dans le même ordre qu'il étoit
entré. Sa Majesté trouva , ainſi qu'à fon arrivée ,
les deux Régimens des Gardes Françoiſes & Suifſes
, qui formoient une double haie dans les
rues , ſur le Pont-Neuf, & fur les Quais , depuis
le Palais juſqu'à l'extrémité du Quai des Tuileries.
Partout , ſur le paſſage du Roi , le peuple
eft accouru en foule , pourjouir de la préſence de
Sa Majefté.
Les Pairs , qui ont aſſiſté à ce Lit de Juſtice ,
font l'Evêque Duc de Laon , les Ducs d'Uzés ,
de Luines ,de Briſſac , Maréchal Duc de Richelieu ,
de la Force , de Rohan , de Luxembourg , de Ville-
II . Vol. K
21S MERCURE DE FRANCE.
roy , de Saint -Aignan, Maréchal Ducde Noailles ,
de Fitz - James , d'Antin , de Chaulnes , de Rohan-
Soubize , de Villars- Brancas , de Lauraguais , de
Biron , de la Valliere , de Fleury , Maréchal
Duc de Belle- Ifle. Les Maréchaux de Coigny ,
de Balincourt & de Clermont-Tonnerre , y ont
eu ſéance , étant entrés avec le Roi.
Voici les deux Déclarations , dont l'enrégiftrement
a été ordonné dans le Lit de Juftice.
Fermer
Résumé : « Le 13 Décembre, le Parlement qui avoit reçu les ordres du Roi [...] »
Le 13 décembre, le Parlement se réunit pour un Lit de Justice sur ordre du Roi, transmis par le Marquis de Dreux, Grand Maître de Cérémonies. Le Chancelier de France, M. de Lamoignon, accompagné de conseillers d'État et de maîtres des requêtes, se rendit au Palais avec les Maréchaux de France et la Connétablie. Le Roi, accompagné du Dauphin, du Duc d'Orléans, du Prince de Condé et du Comte de Clermont, arriva à la Sainte-Chapelle vers dix heures et un quart. Il y fut accueilli par les Maréchaux de France, les Chevaliers des Ordres et les Gouverneurs de Provinces. Après la messe, célébrée par l'Abbé Châtelain, le Roi se dirigea vers la Grand Chambre où il annonça ses volontés, expliquées par le Chancelier. M. de Maupeou, premier Président, prit la parole au nom du Parlement. Le Chancelier fit ensuite lire deux Déclarations et un Édit par le secrétaire de la Cour. Les Gens du Roi donnèrent leurs conclusions, et le Chancelier prononça l'enregistrement. Le Roi quitta le Parlement dans le même ordre qu'à son arrivée, sous les acclamations du peuple. Plusieurs Ducs et Maréchaux étaient présents parmi les Pairs. Les deux Déclarations enregistrées lors du Lit de Justice furent lues publiquement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18321
p. 189-214
Tout ce qui s'est passé au Seminaire des Missions Etrangeres, le jour que les Ambassadeurs y ont esté regalez, avec les cinq Harangues qui leur ont esté faites dans ce Seminaire. [titre d'après la table]
Début :
Les Ambassadeurs ayant témoigné plusieurs fois à Mr l'Abbé [...]
Mots clefs :
Séminaire des Missions étrangères, Ambassadeurs, Harangues, Séminaire, Roi de Siam, Admirer, Vrai dieu, Compliments, Joie, Personnes, Monde, Langue, Artus de Lionne, Abbé, Compliment, Hébreu, Hommes, Maison, Devoir, Mérite
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Tout ce qui s'est passé au Seminaire des Missions Etrangeres, le jour que les Ambassadeurs y ont esté regalez, avec les cinq Harangues qui leur ont esté faites dans ce Seminaire. [titre d'après la table]
Les Ambaſſadeurs ayant
témoigné pluſieurs fois à M
l'Abbé de Lionne , & à r
de Brifacier, Superieur du Seminaire
des miſſions Eftrangeres
, le deſir qu'ils avoient
depuis longtemps de leur
rendre viſite dans leur mаі
fon, en fixerent enfin le jour
190 IV. P. du Voyage
au 10. Decembre . Comme le
premier Ambaſſadeur eſtoit
allé ce jour là ſeul avec M
Torf à Versailles , pour conferer
avec Mle Marquis de
Seignelay, on alla fur les trois
heures aprés midy, propoſer
aux deux autres de venir voir
la Maiſon des Incurables. Ils
répondirent ſans hefiter qu'ils
ne vouloient point ſe partager ce
jour-là , qu'ils ne fortiroient que
pour aller au Seminaire, o que
s'ils avoient ſuivy leur inclination
, ils ſe ſeroient acquittez
beaucoup pluſtoſt de ce devoir .
Si-tôt qu'on apprit qu'ils ardes
Amb . de Siam. 191
rivoient , on alla les recevoir
à la defcente de leur Carroffes
, & on les conduiſit dans
un lieu où M l'Abbé de
Choiſi leur preſenta du Thé
dans les petits Vaſes d'or &
d'argent , que M Conſtance
luy a donnez à Siam , & fit
brûler du bois d'Aquila qui
parfuma l'air enun moment.
Il eſtoit fix heures lorſque le
Premier Ambaſſadeur revint
de Verſailles ; il les trouva
en converſation avec M'PEvêque
Duc de Laon , qu'ils
avoient veu à la Fére où , ce
Prelat estoit allé exprés pour
192 IV.P.du Voyage
les ſaluer au retour de leur
Voyage deFlandre.M leMarquis
de Coeuvres ſon Frere,
qu'ils ſçavoient eſtre le beaufrere
deM l'Abbé deLionne,
eſtoit auſſi avec eux, ainſi que
-M¹ d'Aligre, Ms lesAbbez le
Pelletier & de Neſmond , les
Peres Couplet & Spinola Jefuîtes
, &quelques autres perſonnes
de merite que l'on
avoit eu ſoin d'inviter.
La converſation ayant eſté
interrompuë, il ſe fit d'abord
un peu de filence , & M² de
Brifacier accompagné des
Eccleſiaſtiques de fa maiſon,
prit
des Amb. de Siam. 193
prit cet intervalle pour faire
un compliment fort court ,
qui prepara l'eſprit des Ambaſſadeurs
à en entendre quatre
autres en diverſesLangues.
Voicy les termes de ce com
pliment.
MESSEIGNEVRS,
Vn meriteauſſi univerſel & auſſi
univerſellement reconnu que levôtre,
devroit estre publié en toutes for
tes de Langues , & nous souhaiterions
pouvoir aſſembler icy les differentes
Nations de l'Europe ,pour honorer
par leur bouche vôtre Grand
Roy dans vos Excellences , de mème
que ce puiſſant Prince a honoré
R
194 IV. P. duVoyage
à Siampar la deputation des divers
Peuples de l'Orient nôtre Incompaparable
Monarque dans la personne
defon Ambassadeur extraordinaire.
Mais fansformerde vains deſirs &
Sans rien emprunter des Royaumes
étrangers , fouffrez, Meffeigneurs ,
que plusieurs Prestres de cette Maifon
, qui vous vont complimenter
aprés moy ,se partagent entre eux
pour lover en plus d'une maniere
les talents& la conduiteque tout le
monde admire en vous , &qu'ils employent
ce que l'Hebreu a desçavant,
ce que leGrec a de poly , ce que le Latin
a de grave , & ce que le Siamois
doit avoir d'agréable à vôtre égard,
pour rendre Séparement & diverſement
à vos Eminentes qualitezles
profonds refpects qui leur font dûs ,
pour repondre à l'honneur de vôdes
Amb. de Siam. 195
tre visite , & aux marques de vos
bontez par les témoignages finceres
d'une estime & d'une reconnoiſſance
éternelle.
Ils furent enſuite compli
mentez en Hebreu au nom
des Penſionnaires du Seminaire
, & à la fin de chaque
compliment , on liſoit la traduction
Siamoiſe qui en a
voit eſté faite , partie par le
ſieur Antoine Pinto , Acolyte
du Seminaire de Siam , & partie
par le ſieur Gervaiſe , l'un
des Ecclefiaftiques François ,
que feu Me l'Eveſque d'Heliopolis
avoit menez avec luy
Rij
196 IV. P. du Voyage
dans fon dernier voyage aux
Indes. Voicy la traduction
de ce compliment Hebreu
en nôtre Langue.
MESSEIGNEVRS ,
Cette maison reçoit aujourd'huy un
honneur qu'elle n'eût jamais ofé efperer.
Elle est établie pour envoyer
des hommes Apostoliques dans les
Royaumes les plus éloignez, & c'est
ce qu'elle a toûjours fait depuis fon
établiſſement. Mais qu'elle dût recevoirjamais
trois Illuftres Ambaffadeurs
venus des extremitez de la
terre , c'est ce qu'elle apeine à croire ,
quand même elle le voit. Dans l'excez
delajoye qui la transporte , elle.
ne peut , Meſſeigneurs , que vous
des Amb. de Siam. 197
:
conjurer d'être tres-perfuadez de ſa
reconnoiſſance respectueuse , & de
Pardeur continuelle qu'elle a à prier
Le Dieu du Ciel & de la Terre , qu'il
ajoûte aux biens dont il a déja comblé
vos Excellences la parfaite connoiſſance
de celuy qui les leur afaits .
L'Hebreu fut ſuivy du
Grec , & on leur fit ce troifiéme
compliment au nom de
ceux qu'on éleve dans cette
Maiſon pour les Miſſions étrangeres
. Voicy comme il a
eſté rendu en nôtre Langue,
MESSEIGNEURS,
Entre toutes les Perſonnes qui de-
Riij
198 IV. P. du Voyage
meurent dans cetteMaison que vous
avezbien voulu honorer aujourd'hui
devotre prefence, nous croyons que
nul n'a reſſenti plus de joye quenous
qui y sommes pour nous rendre dignes
depoffer dans votre Païs,quand
nos Supericurs voudrontbien nous y
envoyer. Ce qui nousy porte , c'est le
defir de procurer au Royaume de
Siam qui a toutes les autres richeßes,
daseule qui luy manque , &fans laquelle
toutes les autres luy seroient
inutiles , c'est la connoiffance & l'aour
du vray Dieu, Createur du Ciel
& de la Terre ; & rien ne pourroit
nous donner plus de joye & d'efpevance
de réüſſir dans ce deffein que
toutes ces excellentes qualitez que
la France admire en vos perſonnes.
Cette douceur & cette affabilité que
Vous aveztémoignée envers tout le
des Amb. de Siam. 199
monde, ne nous laiſſe pas lieu de douter
que les Peuples de Siam ne reçoi
ventfavorablement ceux qui confacreront
leur vie & leurs travaux
pour leur porter les lumieres de l'Evangile
de I. C. & cette merveilleuſe
penetration d'esprit que vous
avez faitparoître en toutes fortes de
rencontres nous fait concevoir la facilité
, avec laquelle ces mêmes Peuplesse
laiſſeront perfuader des veritez
que nous deprons leur enfeigner.
Votre équité , vôtre modération
, vôtreſageſſe , &toutes vos autres
vertus jointes à celles- cy , nous
rempliſſent de veneration pour vos
Excellentces , aussi bien que de joye
en nous mêmes ; & nous portent
avec encore plus d'ardeur à demander
inceffamment au vray Dieu tout
puiſſant,&infinimentbon, de vous
>
Rimj
200 IV P. du Voyage
conferver toûjoursdans uneparfaite
Santé, de vous accorder un heureux
retour dans votre Patrie ,& la joye
de retrouver'le Roy de Siam comblé
d'un nouvel excés de gloire. Mais
fur tout, nous ne ceſſerons jamais de
demander à ce Dieu éternel , & qui
diſpoſe des coeurs des hommes comme
il luy plaiſt , qu'il vousfaffe la grace
dele connoître&de l'aimer ,&d'étre
éternellement comblez de joye
avec luy.
Aprés cela , ils furent com
plimentez en Latin au nom
des Eccleſiaſtiques du Seminaire
qui doivent partir avant
les Ambaſſadeurs. Comme la
Langue Latine eſt entenduë
preſque de tout le monde,j'ay
des Amb. de Siam. 201
crû devoir mettre ce compli
compil
ment tel qu'il a eſté pronon
cé.
Viex hâcdomoquam nuncveftrâ
preſentiâfummoperè illuf
tratis, Viri Excellentiffimi, Siamum
vobiscum profecturi sunt , eandemquè
Claffem , vel fortè etiam eandemNavim
confcenfuri, precipuam
fibi hodiè , tùm erga Excellentias
veftras Reverentiam , tum pre cateris
latitiam exhibendam effe ar
bitrantur. Habent etenim in hodierno
, quo nos afficitis , honore , velut
pignus quoddam future veftra in
ipsos benignitatis : dulciffima converfationis
in via : fortiffime tuitionis
in Patria : ubique benevolentia
fingularis. Latantur autem
202 IV. P. du Voyage
maximè , cum mente pertractant,
jam-jamquepreripiunt, quam egregia,
quàm grandia de vobis vel invitis
, in Regno Siamensi poterunt
nuntiare ; palàm nempè faciendo
meritis extollendo laudibus quicquid
alioquin veftra modeftia reticuiffet
: fummam , quam apud nos
oftendiftis , ingenj magnitudinem,
-aquabilitatem animi, in tuendo Siamenfi
nomine dignitatem : ut fuiftis
in tractandis negotijs folertes ,
in extricandis difficultatibus dexteri,
in folvendis quæftionibus prudentes,
in reſponſis mille, velferid,
vel jocosè dandis , prout res poftulabat,
femperparatiffimi : ut noftis
denique vivere cum Optimatibus
comitèr , cum Plebeijs humaniter,
cum Regijs Ministris ſapienter, cum
Principibus dignè & magnifice, &
desAmb. de Siam. 203
(quod omnium fummum eft | LVDOVICI
MAGNI laudem &gratiam
demereri . Ita ut duobus tantum
Gens Siamensis & Gallica jam
inter se diſtare videantur , Patriâ
fcilicet &Religione ; quarum altera,
perfædus initum inter potentiffimos
Reges, deinceps communis erit,
altera verò ( faxit Deus Optimus
Maximus ) prorsus una.
M l'Abbé de Lionne finit
en Siamois, au nom des Ouvriers
Apoftoliques qui travaillent
à Siam , & dans les
Royaumes voiſins . Voicy ce
qu'il dit en certe Langue.
Vſqu'icy, MESSEIGNEVRS,
j'ay vû avec une extrême joie,
204 IV. P. du Voyage
L'empressement extraordinaire que
toute la France a fait paroître à vous
témoigner l'estime,le refpest l'admiration
qu'elle a pour le très-Puif-
Sant Roy, votre Maître, &pour vous
en particulier , qui foûtenez icy fi
excellemment faDignité. Voicy l'unique
occasion où j'aye pû mêler ma
voix aux applaudſſemens publics,&
vous marquer quelque chose de mes
Sentimensfur cesujet. l'ofe dire qu'ils
Surpaffint ceux de tout le reſte des
hommes; &pour en convenir, vous
n'avez qu'à faire reflexion aux vaifons
fingulieres & personnelles que
j'ay de parler ainsi. Les autres connoiſſent
à la verité le Roy de Siam ,
Sur ce que la Renommée a publiéde
fes grandes qualitez ; mais quoiqu'-
elle ait dit du rang éminent qu'il
tient entre tous les Princes de l'o-
4
desAmb. de Siam. 205
1
ment ,
vient , de la richeſſe de ſes tresors .
de la penetration étonnante deſon efprit,
de la ſageſſe de ſon Gouvernede
l'application infatigable
qu'ildonne aux affaires de son Etat,
deson difcernement &de son amour
pour le veritable merite , de cette
merveilleuse ardeur qu'il a de tout
connoître & de tout sçavoir, de cette
affabilité qui , sans rien diminuer
de sa grandeur , luy apprend à se
proportionner à toutle monde, &qui
attire chez lay ce prodigieux nom.
bre d'Etrangers ; & ce qui nous touche
de plus prés , de cette bontépar
ticuliere qu'il a pour les Ministres
du Vray Dieu ; tout cela, dis-je, quelque
grand qu'il soit , n'est- il pas
encore au deſſous de ce que découvrent
dansſa perſonne Royale, tous ceux qui
ont le bonheur de l'approcher , & ce
206 IV. P. du Voyage
que j'y ay découvert tant de fois
moy- même ? Il en est ainsi à proporsion
des jugemens avantageux que
l'on a portez icy de vos Excellences.
On a admiré , par exemple , & l'on
n'oubliera jamais la juſteſſe&lasubtilité
de vos reponses ; cependant on
na souvent connu que la moindre
partie de leur beautè , elles en perdoient
beaucoup dans le paſſage d'une
langue à l'autre , & moy-méme
j'avois une espece d'indignation de
me voir dans l'impoſſibilité de leur
donner tout leur agrément & toute
Leur force. On a admiré ce fond de
politeſſe , qui vous rend capables
d'entrer (i aiſement dans les manieres
particulieres de chaque Nation,
quelques differentes que toutes les
Nations foient entre elles. On a admiré
cette prodigieuse égalité d'ame
• des Amb de Siam. 207
& cette Paix qui ne se trouble jamais
de rien ; on a admiré enfin cent
autres qualitez excellentes qui éclatent
tous les jours dans vos perſonnes
; cependant ceux qui en ont
esté touchez, ne vous ont vû que
comme en paſſant; qu'auroit- ce esté,
s'ils avoient eu le moyen de vous
confiderer plus à loiſir&deplus près ?
Les ordres du tres-Grand Roy de
Siam m'ont procure cét avantage ,
lorſqu'il a joint à tous les témoignages
de bonté qu'il m'avoit déja donnez
, celuy de ſouhaiter que je vous
accompagnaſſe en France . Vous y avez
ajouſté mille marques touchanres
de vôtre amitié , & la Nature
Seule qui inſpire à tous les hommes
la reconnoiſſance , suffiroit pour me
donner les fentimens les plus reſpectueux
pour votre Grand Prince,les
208 IV . P.du Voyage
plus tendres pour vos personnes , &
les plus Zelez pour votre Nation :
mais Dieu , dont la Providence conduit
tout avec une fageffe & une
bonte admirable, a pris foin luy-meme
de fortifier infiniment ces fentimens
dans mon coeur , en me confirmant
dans le defſſein de paſſer ma
vie avec vous, &de la consacrer à
vôtre ſervice, pour tâcher de contri
buer à vôtre bonheur eternel.
La lecture de tous ces
Complimens eftant finie , te
premier Ambaſſadeur dit ,
qu'ils estoient trés - obligez au
Seminaire des honneſtetez qu'il
leurfaifoit ; qu'ils luy donnoient
avec plaifir par leur viſite une
nouvelle marque de leur eftimes
des Amb. de Siam. 209
que le Roy leur Maistre , leur
avoit ordonné de prendre confiance
en ceux qui gouvernoient
cette Maison ; qu'ils rendroient
un compte exact à Sa Majesté,
des ſervices importans qu'ils recevoient
d'eux tous les jours depuis
leur arrivée à Paris ; qu'ils
n'avoient eſté en aucun lieuplus
volontiers que chez eux ; &que
s'ilspouvoient quelque jour dans
Ieur Pays donner à leurs Miffionnaires
des témoignages effectifs
de leur affection & de leur
reconnoiffance, ils le feroient avec
la plus grande joye du monde.
Apeine eut-il ceffé de par-
S
210 IV. P. du Voyage
/
ler, qu'on vint avertir que la
Table eſtoit ſervie . C'eſtoit
uneTable ovale à vingt couverts,
placez dans un Refectoire
qui estoit fort éclairé
de bougies. Le Repas fut un
Ambigu , où il y eut , pour
marque de distinction
double Service devant les
,
un
Ambaſſadeurs , & où l'abondance,
la delicateffe &la propreté
parurent également par
tout. La dépenſe en fut faite
par une Perſonne de pieté,
qui ayant appris l'honneur
que les Ambaſſadeurs vouloient
faire au Seminaire de
des Amb. de Siam . 211
le vifiter , & l'embarras où ſe
trouvoit le Superieur fur la
maniere de les recevoir ( parcequ'il
ne croyoit pas que
ſelon leurs idées il convinſt à
l'humilité de ſa profeffion,
ny à la pauvreté de ſa Maifon
, de faire un Repas qui
répondiſt à la grandeur de
leur caractere , & au merite
de leurs perſonnes ) le pri
de ne ſe mettre en peine de
rien , & fe chargea genereufement
de pourvoir à tout.
Chaque Ambaſſadeur & chaque
Mandarin avoit derriere
luy un Homme appliqué u-
Sij
212 IV. P. du Voyage
niquement à le ſervir , & on
donna de ſi bons ordres pour
tout le reſte, que tout ſe paffa
fans confufion & fans bruit.
Ainſi la tranquilité qui regna
toûjours , fit affez voir qu'on
eſtoit dans une Communauté
reglée. M¹ deBrifacier qui
n'ignoroit pas combien les
Ambaſſadeurs font choquez
des dépenses que font des
Preftres , jugea qu'il eſtoit à
propos de leur declarer de
bonne foy la chofe comme
elle eſtoit , & de leur dire,
pour les prévenir, en les conduiſant
au Refectoire,que s'ils
des Amb. de Siam. 213
trouvoient dans la Collation
qu'on leur alloit faire , quelque
forte de magnificence , ils n'en
devoient pas estre ſcandalisez
comme d'un excezcondamnable
dans une Maison Eccleſiaſtique,
mais qu ils devoient pluſtoſt l'agréer
comme un effet loüable du
Zele d'une Perſonne dont il n'avoit
pas crû devoir borner la generofité
dans une occafion, où il
ne penſoit pas qu'on pûst trop
faire pour eux. Pendant que
les Maiſtres estoient àTable,
on en ſervit une autre à fix
couverts , dans un lieu tout
proche , pour les Interpretes
274 IV. P. du Voyage
& les Secretaires . Les Gens
mangerent enfuite , & avant
dix heures les Ambaſſadeurs
ſe retirerent dans leur Hoſtel
avec de grandes marques de
fatisfaction .
témoigné pluſieurs fois à M
l'Abbé de Lionne , & à r
de Brifacier, Superieur du Seminaire
des miſſions Eftrangeres
, le deſir qu'ils avoient
depuis longtemps de leur
rendre viſite dans leur mаі
fon, en fixerent enfin le jour
190 IV. P. du Voyage
au 10. Decembre . Comme le
premier Ambaſſadeur eſtoit
allé ce jour là ſeul avec M
Torf à Versailles , pour conferer
avec Mle Marquis de
Seignelay, on alla fur les trois
heures aprés midy, propoſer
aux deux autres de venir voir
la Maiſon des Incurables. Ils
répondirent ſans hefiter qu'ils
ne vouloient point ſe partager ce
jour-là , qu'ils ne fortiroient que
pour aller au Seminaire, o que
s'ils avoient ſuivy leur inclination
, ils ſe ſeroient acquittez
beaucoup pluſtoſt de ce devoir .
Si-tôt qu'on apprit qu'ils ardes
Amb . de Siam. 191
rivoient , on alla les recevoir
à la defcente de leur Carroffes
, & on les conduiſit dans
un lieu où M l'Abbé de
Choiſi leur preſenta du Thé
dans les petits Vaſes d'or &
d'argent , que M Conſtance
luy a donnez à Siam , & fit
brûler du bois d'Aquila qui
parfuma l'air enun moment.
Il eſtoit fix heures lorſque le
Premier Ambaſſadeur revint
de Verſailles ; il les trouva
en converſation avec M'PEvêque
Duc de Laon , qu'ils
avoient veu à la Fére où , ce
Prelat estoit allé exprés pour
192 IV.P.du Voyage
les ſaluer au retour de leur
Voyage deFlandre.M leMarquis
de Coeuvres ſon Frere,
qu'ils ſçavoient eſtre le beaufrere
deM l'Abbé deLionne,
eſtoit auſſi avec eux, ainſi que
-M¹ d'Aligre, Ms lesAbbez le
Pelletier & de Neſmond , les
Peres Couplet & Spinola Jefuîtes
, &quelques autres perſonnes
de merite que l'on
avoit eu ſoin d'inviter.
La converſation ayant eſté
interrompuë, il ſe fit d'abord
un peu de filence , & M² de
Brifacier accompagné des
Eccleſiaſtiques de fa maiſon,
prit
des Amb. de Siam. 193
prit cet intervalle pour faire
un compliment fort court ,
qui prepara l'eſprit des Ambaſſadeurs
à en entendre quatre
autres en diverſesLangues.
Voicy les termes de ce com
pliment.
MESSEIGNEVRS,
Vn meriteauſſi univerſel & auſſi
univerſellement reconnu que levôtre,
devroit estre publié en toutes for
tes de Langues , & nous souhaiterions
pouvoir aſſembler icy les differentes
Nations de l'Europe ,pour honorer
par leur bouche vôtre Grand
Roy dans vos Excellences , de mème
que ce puiſſant Prince a honoré
R
194 IV. P. duVoyage
à Siampar la deputation des divers
Peuples de l'Orient nôtre Incompaparable
Monarque dans la personne
defon Ambassadeur extraordinaire.
Mais fansformerde vains deſirs &
Sans rien emprunter des Royaumes
étrangers , fouffrez, Meffeigneurs ,
que plusieurs Prestres de cette Maifon
, qui vous vont complimenter
aprés moy ,se partagent entre eux
pour lover en plus d'une maniere
les talents& la conduiteque tout le
monde admire en vous , &qu'ils employent
ce que l'Hebreu a desçavant,
ce que leGrec a de poly , ce que le Latin
a de grave , & ce que le Siamois
doit avoir d'agréable à vôtre égard,
pour rendre Séparement & diverſement
à vos Eminentes qualitezles
profonds refpects qui leur font dûs ,
pour repondre à l'honneur de vôdes
Amb. de Siam. 195
tre visite , & aux marques de vos
bontez par les témoignages finceres
d'une estime & d'une reconnoiſſance
éternelle.
Ils furent enſuite compli
mentez en Hebreu au nom
des Penſionnaires du Seminaire
, & à la fin de chaque
compliment , on liſoit la traduction
Siamoiſe qui en a
voit eſté faite , partie par le
ſieur Antoine Pinto , Acolyte
du Seminaire de Siam , & partie
par le ſieur Gervaiſe , l'un
des Ecclefiaftiques François ,
que feu Me l'Eveſque d'Heliopolis
avoit menez avec luy
Rij
196 IV. P. du Voyage
dans fon dernier voyage aux
Indes. Voicy la traduction
de ce compliment Hebreu
en nôtre Langue.
MESSEIGNEVRS ,
Cette maison reçoit aujourd'huy un
honneur qu'elle n'eût jamais ofé efperer.
Elle est établie pour envoyer
des hommes Apostoliques dans les
Royaumes les plus éloignez, & c'est
ce qu'elle a toûjours fait depuis fon
établiſſement. Mais qu'elle dût recevoirjamais
trois Illuftres Ambaffadeurs
venus des extremitez de la
terre , c'est ce qu'elle apeine à croire ,
quand même elle le voit. Dans l'excez
delajoye qui la transporte , elle.
ne peut , Meſſeigneurs , que vous
des Amb. de Siam. 197
:
conjurer d'être tres-perfuadez de ſa
reconnoiſſance respectueuse , & de
Pardeur continuelle qu'elle a à prier
Le Dieu du Ciel & de la Terre , qu'il
ajoûte aux biens dont il a déja comblé
vos Excellences la parfaite connoiſſance
de celuy qui les leur afaits .
L'Hebreu fut ſuivy du
Grec , & on leur fit ce troifiéme
compliment au nom de
ceux qu'on éleve dans cette
Maiſon pour les Miſſions étrangeres
. Voicy comme il a
eſté rendu en nôtre Langue,
MESSEIGNEURS,
Entre toutes les Perſonnes qui de-
Riij
198 IV. P. du Voyage
meurent dans cetteMaison que vous
avezbien voulu honorer aujourd'hui
devotre prefence, nous croyons que
nul n'a reſſenti plus de joye quenous
qui y sommes pour nous rendre dignes
depoffer dans votre Païs,quand
nos Supericurs voudrontbien nous y
envoyer. Ce qui nousy porte , c'est le
defir de procurer au Royaume de
Siam qui a toutes les autres richeßes,
daseule qui luy manque , &fans laquelle
toutes les autres luy seroient
inutiles , c'est la connoiffance & l'aour
du vray Dieu, Createur du Ciel
& de la Terre ; & rien ne pourroit
nous donner plus de joye & d'efpevance
de réüſſir dans ce deffein que
toutes ces excellentes qualitez que
la France admire en vos perſonnes.
Cette douceur & cette affabilité que
Vous aveztémoignée envers tout le
des Amb. de Siam. 199
monde, ne nous laiſſe pas lieu de douter
que les Peuples de Siam ne reçoi
ventfavorablement ceux qui confacreront
leur vie & leurs travaux
pour leur porter les lumieres de l'Evangile
de I. C. & cette merveilleuſe
penetration d'esprit que vous
avez faitparoître en toutes fortes de
rencontres nous fait concevoir la facilité
, avec laquelle ces mêmes Peuplesse
laiſſeront perfuader des veritez
que nous deprons leur enfeigner.
Votre équité , vôtre modération
, vôtreſageſſe , &toutes vos autres
vertus jointes à celles- cy , nous
rempliſſent de veneration pour vos
Excellentces , aussi bien que de joye
en nous mêmes ; & nous portent
avec encore plus d'ardeur à demander
inceffamment au vray Dieu tout
puiſſant,&infinimentbon, de vous
>
Rimj
200 IV P. du Voyage
conferver toûjoursdans uneparfaite
Santé, de vous accorder un heureux
retour dans votre Patrie ,& la joye
de retrouver'le Roy de Siam comblé
d'un nouvel excés de gloire. Mais
fur tout, nous ne ceſſerons jamais de
demander à ce Dieu éternel , & qui
diſpoſe des coeurs des hommes comme
il luy plaiſt , qu'il vousfaffe la grace
dele connoître&de l'aimer ,&d'étre
éternellement comblez de joye
avec luy.
Aprés cela , ils furent com
plimentez en Latin au nom
des Eccleſiaſtiques du Seminaire
qui doivent partir avant
les Ambaſſadeurs. Comme la
Langue Latine eſt entenduë
preſque de tout le monde,j'ay
des Amb. de Siam. 201
crû devoir mettre ce compli
compil
ment tel qu'il a eſté pronon
cé.
Viex hâcdomoquam nuncveftrâ
preſentiâfummoperè illuf
tratis, Viri Excellentiffimi, Siamum
vobiscum profecturi sunt , eandemquè
Claffem , vel fortè etiam eandemNavim
confcenfuri, precipuam
fibi hodiè , tùm erga Excellentias
veftras Reverentiam , tum pre cateris
latitiam exhibendam effe ar
bitrantur. Habent etenim in hodierno
, quo nos afficitis , honore , velut
pignus quoddam future veftra in
ipsos benignitatis : dulciffima converfationis
in via : fortiffime tuitionis
in Patria : ubique benevolentia
fingularis. Latantur autem
202 IV. P. du Voyage
maximè , cum mente pertractant,
jam-jamquepreripiunt, quam egregia,
quàm grandia de vobis vel invitis
, in Regno Siamensi poterunt
nuntiare ; palàm nempè faciendo
meritis extollendo laudibus quicquid
alioquin veftra modeftia reticuiffet
: fummam , quam apud nos
oftendiftis , ingenj magnitudinem,
-aquabilitatem animi, in tuendo Siamenfi
nomine dignitatem : ut fuiftis
in tractandis negotijs folertes ,
in extricandis difficultatibus dexteri,
in folvendis quæftionibus prudentes,
in reſponſis mille, velferid,
vel jocosè dandis , prout res poftulabat,
femperparatiffimi : ut noftis
denique vivere cum Optimatibus
comitèr , cum Plebeijs humaniter,
cum Regijs Ministris ſapienter, cum
Principibus dignè & magnifice, &
desAmb. de Siam. 203
(quod omnium fummum eft | LVDOVICI
MAGNI laudem &gratiam
demereri . Ita ut duobus tantum
Gens Siamensis & Gallica jam
inter se diſtare videantur , Patriâ
fcilicet &Religione ; quarum altera,
perfædus initum inter potentiffimos
Reges, deinceps communis erit,
altera verò ( faxit Deus Optimus
Maximus ) prorsus una.
M l'Abbé de Lionne finit
en Siamois, au nom des Ouvriers
Apoftoliques qui travaillent
à Siam , & dans les
Royaumes voiſins . Voicy ce
qu'il dit en certe Langue.
Vſqu'icy, MESSEIGNEVRS,
j'ay vû avec une extrême joie,
204 IV. P. du Voyage
L'empressement extraordinaire que
toute la France a fait paroître à vous
témoigner l'estime,le refpest l'admiration
qu'elle a pour le très-Puif-
Sant Roy, votre Maître, &pour vous
en particulier , qui foûtenez icy fi
excellemment faDignité. Voicy l'unique
occasion où j'aye pû mêler ma
voix aux applaudſſemens publics,&
vous marquer quelque chose de mes
Sentimensfur cesujet. l'ofe dire qu'ils
Surpaffint ceux de tout le reſte des
hommes; &pour en convenir, vous
n'avez qu'à faire reflexion aux vaifons
fingulieres & personnelles que
j'ay de parler ainsi. Les autres connoiſſent
à la verité le Roy de Siam ,
Sur ce que la Renommée a publiéde
fes grandes qualitez ; mais quoiqu'-
elle ait dit du rang éminent qu'il
tient entre tous les Princes de l'o-
4
desAmb. de Siam. 205
1
ment ,
vient , de la richeſſe de ſes tresors .
de la penetration étonnante deſon efprit,
de la ſageſſe de ſon Gouvernede
l'application infatigable
qu'ildonne aux affaires de son Etat,
deson difcernement &de son amour
pour le veritable merite , de cette
merveilleuse ardeur qu'il a de tout
connoître & de tout sçavoir, de cette
affabilité qui , sans rien diminuer
de sa grandeur , luy apprend à se
proportionner à toutle monde, &qui
attire chez lay ce prodigieux nom.
bre d'Etrangers ; & ce qui nous touche
de plus prés , de cette bontépar
ticuliere qu'il a pour les Ministres
du Vray Dieu ; tout cela, dis-je, quelque
grand qu'il soit , n'est- il pas
encore au deſſous de ce que découvrent
dansſa perſonne Royale, tous ceux qui
ont le bonheur de l'approcher , & ce
206 IV. P. du Voyage
que j'y ay découvert tant de fois
moy- même ? Il en est ainsi à proporsion
des jugemens avantageux que
l'on a portez icy de vos Excellences.
On a admiré , par exemple , & l'on
n'oubliera jamais la juſteſſe&lasubtilité
de vos reponses ; cependant on
na souvent connu que la moindre
partie de leur beautè , elles en perdoient
beaucoup dans le paſſage d'une
langue à l'autre , & moy-méme
j'avois une espece d'indignation de
me voir dans l'impoſſibilité de leur
donner tout leur agrément & toute
Leur force. On a admiré ce fond de
politeſſe , qui vous rend capables
d'entrer (i aiſement dans les manieres
particulieres de chaque Nation,
quelques differentes que toutes les
Nations foient entre elles. On a admiré
cette prodigieuse égalité d'ame
• des Amb de Siam. 207
& cette Paix qui ne se trouble jamais
de rien ; on a admiré enfin cent
autres qualitez excellentes qui éclatent
tous les jours dans vos perſonnes
; cependant ceux qui en ont
esté touchez, ne vous ont vû que
comme en paſſant; qu'auroit- ce esté,
s'ils avoient eu le moyen de vous
confiderer plus à loiſir&deplus près ?
Les ordres du tres-Grand Roy de
Siam m'ont procure cét avantage ,
lorſqu'il a joint à tous les témoignages
de bonté qu'il m'avoit déja donnez
, celuy de ſouhaiter que je vous
accompagnaſſe en France . Vous y avez
ajouſté mille marques touchanres
de vôtre amitié , & la Nature
Seule qui inſpire à tous les hommes
la reconnoiſſance , suffiroit pour me
donner les fentimens les plus reſpectueux
pour votre Grand Prince,les
208 IV . P.du Voyage
plus tendres pour vos personnes , &
les plus Zelez pour votre Nation :
mais Dieu , dont la Providence conduit
tout avec une fageffe & une
bonte admirable, a pris foin luy-meme
de fortifier infiniment ces fentimens
dans mon coeur , en me confirmant
dans le defſſein de paſſer ma
vie avec vous, &de la consacrer à
vôtre ſervice, pour tâcher de contri
buer à vôtre bonheur eternel.
La lecture de tous ces
Complimens eftant finie , te
premier Ambaſſadeur dit ,
qu'ils estoient trés - obligez au
Seminaire des honneſtetez qu'il
leurfaifoit ; qu'ils luy donnoient
avec plaifir par leur viſite une
nouvelle marque de leur eftimes
des Amb. de Siam. 209
que le Roy leur Maistre , leur
avoit ordonné de prendre confiance
en ceux qui gouvernoient
cette Maison ; qu'ils rendroient
un compte exact à Sa Majesté,
des ſervices importans qu'ils recevoient
d'eux tous les jours depuis
leur arrivée à Paris ; qu'ils
n'avoient eſté en aucun lieuplus
volontiers que chez eux ; &que
s'ilspouvoient quelque jour dans
Ieur Pays donner à leurs Miffionnaires
des témoignages effectifs
de leur affection & de leur
reconnoiffance, ils le feroient avec
la plus grande joye du monde.
Apeine eut-il ceffé de par-
S
210 IV. P. du Voyage
/
ler, qu'on vint avertir que la
Table eſtoit ſervie . C'eſtoit
uneTable ovale à vingt couverts,
placez dans un Refectoire
qui estoit fort éclairé
de bougies. Le Repas fut un
Ambigu , où il y eut , pour
marque de distinction
double Service devant les
,
un
Ambaſſadeurs , & où l'abondance,
la delicateffe &la propreté
parurent également par
tout. La dépenſe en fut faite
par une Perſonne de pieté,
qui ayant appris l'honneur
que les Ambaſſadeurs vouloient
faire au Seminaire de
des Amb. de Siam . 211
le vifiter , & l'embarras où ſe
trouvoit le Superieur fur la
maniere de les recevoir ( parcequ'il
ne croyoit pas que
ſelon leurs idées il convinſt à
l'humilité de ſa profeffion,
ny à la pauvreté de ſa Maifon
, de faire un Repas qui
répondiſt à la grandeur de
leur caractere , & au merite
de leurs perſonnes ) le pri
de ne ſe mettre en peine de
rien , & fe chargea genereufement
de pourvoir à tout.
Chaque Ambaſſadeur & chaque
Mandarin avoit derriere
luy un Homme appliqué u-
Sij
212 IV. P. du Voyage
niquement à le ſervir , & on
donna de ſi bons ordres pour
tout le reſte, que tout ſe paffa
fans confufion & fans bruit.
Ainſi la tranquilité qui regna
toûjours , fit affez voir qu'on
eſtoit dans une Communauté
reglée. M¹ deBrifacier qui
n'ignoroit pas combien les
Ambaſſadeurs font choquez
des dépenses que font des
Preftres , jugea qu'il eſtoit à
propos de leur declarer de
bonne foy la chofe comme
elle eſtoit , & de leur dire,
pour les prévenir, en les conduiſant
au Refectoire,que s'ils
des Amb. de Siam. 213
trouvoient dans la Collation
qu'on leur alloit faire , quelque
forte de magnificence , ils n'en
devoient pas estre ſcandalisez
comme d'un excezcondamnable
dans une Maison Eccleſiaſtique,
mais qu ils devoient pluſtoſt l'agréer
comme un effet loüable du
Zele d'une Perſonne dont il n'avoit
pas crû devoir borner la generofité
dans une occafion, où il
ne penſoit pas qu'on pûst trop
faire pour eux. Pendant que
les Maiſtres estoient àTable,
on en ſervit une autre à fix
couverts , dans un lieu tout
proche , pour les Interpretes
274 IV. P. du Voyage
& les Secretaires . Les Gens
mangerent enfuite , & avant
dix heures les Ambaſſadeurs
ſe retirerent dans leur Hoſtel
avec de grandes marques de
fatisfaction .
Fermer
Résumé : Tout ce qui s'est passé au Seminaire des Missions Etrangeres, le jour que les Ambassadeurs y ont esté regalez, avec les cinq Harangues qui leur ont esté faites dans ce Seminaire. [titre d'après la table]
Le 10 décembre, les ambassadeurs de Siam visitèrent le Séminaire des Missions Étrangères. Initialement, ils souhaitaient rencontrer l'abbé de Lionne et M. de Brifacier, mais ces derniers étaient occupés à Versailles. À leur retour, les ambassadeurs furent accueillis par l'abbé de Choisi, qui leur offrit du thé et brûla du bois d'Aquila pour parfumer l'air. Ils rencontrèrent également plusieurs personnalités, dont le duc de Laon et le marquis de Coeuvres. M. de Brifacier, accompagné d'ecclésiastiques, prononça un compliment préparatoire, suivi de compliments en hébreu, grec, latin et siamois. Chaque compliment soulignait l'honneur de recevoir les ambassadeurs et exprimait des vœux de santé et de succès pour leur mission. Le compliment en latin fut prononcé en entier, tandis que les autres furent traduits en siamois par Antoine Pinto et Gervaise. L'abbé de Lionne conclut en siamois, exprimant la joie de la France et son admiration pour le roi de Siam et les ambassadeurs. Il souligna les qualités exceptionnelles des ambassadeurs et leur capacité à représenter dignement leur roi. Les ambassadeurs exprimèrent leur gratitude pour l'accueil et les honneurs reçus, promettant de rendre compte au roi de Siam des services rendus par le Séminaire. Lors du repas, les missionnaires témoignèrent de leur affection et de leur reconnaissance. La table, ovale et pouvant accueillir vingt convives, était placée dans un réfectoire bien éclairé. Le repas, qualifié d'ambigu, se distinguait par un double service pour les ambassadeurs et se caractérisait par son abondance, sa délicatesse et sa propreté. La dépense fut prise en charge par une personne pieuse, qui avait appris la visite des ambassadeurs et l'embarras du supérieur du séminaire concernant la manière de les recevoir. Chaque ambassadeur et mandarin avait un serviteur dédié, et tout se déroula sans confusion ni bruit, démontrant l'ordre de la communauté. Monsieur de Brifacier expliqua aux ambassadeurs que la magnificence du repas était due à la générosité d'une personne et non à un excès condamnable. Pendant que les maîtres étaient à table, un autre repas fut servi aux interprètes et secrétaires. Les ambassadeurs se retirèrent satisfaits avant dix heures.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18322
p. 200-225
Noms et Eloges de tous ceux qui se sont signalez à la Bataille de Cassel. [titre d'après la table]
Début :
Ce n'est pas sans raison que j'ay donné le nom [...]
Mots clefs :
Journée de Cassel, Signaler, Maréchaux, Valeur, Bataille, Ennemis, Marquis, Courage, Chevalier, Siège
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Noms et Eloges de tous ceux qui se sont signalez à la Bataille de Cassel. [titre d'après la table]
Ce n'eſt pas ſans raiſon que i'ay donné le nomde grande
à la journéede Caſſel, puis que ie n'en puis trouver la fin , &
que
GALANT. 145
- que ie n'ay pas encore com- mencé à parlerde ceux qui s'y ſont ſignalez ; les voicy.
1
B
1
Je ne vous dis rien deMeſſieurs les Maréchaux qui ont commandé les Aifles ; vous
avez veu ce qu'ils ont fait ,
dans ceque j'ay tiré des plus fidelles Relations. LesGeneraux ſont l'ame des Armées ,
ceſont eux qui les font mou- voir, &quandune Bataille eſt
gagnée , on peut aſſurer qu'ils y ontbeaucoup contribué.
Je vous parlerois de Monſicurle Chevalierde Lorraine,
ſi ie pouvois vous dire tous les endroits par leſquels ie ſçay qu'il a parr au ſuccésdela me- morable journée de Caſſel ; il ya fait paroiſtre cette même valeur que la Hollande & la
Tome 2. G
146 LE MERCURE Comté ontadmiréeavecétonnement , encor qu'elle fuſt oc cupée contre leurs Places , &
on ne devoit pas moins atten- dre du zele qu'ila pour le Roy
&pour la gloire de S. A. R. Monfieur le Prince de Soubiſe a montréune ſi grande vigilance , que les ennemis qui pouvoient tenter de ſon coſté
le paſſage du ſecours qu'ils vouloient jetter dans S.Omer,
n'oferent iamais l'entrepren- dre. Ileſt de la maiſon de Rohan.Tout le mõde en connoit
la grandeur& l'antiquité , &il
ſuffitdecenompour faireconnoiſtre qu'apres nos Maiſtres
&ceux de leur Sang , Mon- ſieur de Soubile ne voit prefque rien audeſſusdeluy.Lafa- geffe de courage,&la civilitéde
semoT
:
GALANT. 147
i
cePrince,ne le font pas moins confiderer que fa bonne mit ZDE DELAY
ne,donton neſe taiſt pas paryon
my le beau Sexe.
☐ Monfieur le Comtedu Plea
fis-Praflin a forcé les ennemis
en pluſieurs, endroits. Son
nom fait connoiſtre la glo- rieuſe Race dont il eſt ſorty.
La valeur qui l'accompagne dans toutes les occafions de
guerreoù il ſe trouve,&la ma- niere dont il conduit les troupesquiſontſous fontcomman- dement,font voir qu'il eſt le digneSangdeces grands Marê- chaux de France qui ſe ſont ſignalez en tant d'occaſions celebres , & particulierement
de feu Monfieur le Marefchal du Pleſfis fon Pere. Ses grandes actions ne font ignoGij
148 LE MERCURE
rées de perſonne , & l'on oublîrajamais le fameux Siegede Rozes,nyla Bataille deRhetel,
qui rétablit les affaires deFran- ce , que la guerre Civile avoit miſes endeſordre.
Modela Cardoniere a fait
desactions ſurprenantes,&fon jugement & fa preſenced'ef- prit n'ont pas moins contribué augainde laBataille, que fon grand courage ; il a paffé par tous les emplois de la Guerre,
ſans que ſes bleſſures l'ayent iamais empêché de ſe trouver dans les occafions les plusha- zardeuſes , où ſa valeur & fa
prudence ſe ſont toûjours é- galement ſignalées. Il a fou- vent ſervy à r'allier des trou- pes en defordre , & à faire paſſer la Victoire du coſté
E GALANT. 149
1
où il s'eſt rencontre. ) いよ
Monfieur d'Albret a pouffé les ennemis avec une vigueur incroyable , & les a chaffez d'un Poſte où ils eſtoient en
beaucoup plus grand nombre.
Il eſt FilsdeMonfieurde Pont,
Aiſné de la maiſon d'Albret ,
&Neveu &Gendre du fea
Maréchal de ce nom , dont la valeur, la fidelité, &la fermeté
dansles occafions où il a fallu foûtenir les intereſts du Roy
&de la Reyne Mere, ont paru avec éclat.Monfieur d'Albret
dont ie parle icy marche ſur ſes traces; il eſt bien fait , il a
del'eſprit , de la bonne mine ,
&un air noble qui perfuadeai- ſément qu'il est né des Heros
decenomquiont portéautre- fois la Couronne de Navarre.
Giij
150 LE MERCURE
Tout ce qu'il a fait depuis la plus grande jeuneſſe , répond à la grandeur de ſa naiſſance.
::On ne peut aller chercher
les ennemis avec plus d'ardeur
que fit M. le Chevalier de Sourdis. Il paffa des premiers le ruiſſeau qui ſeparoitles deux Armées , &il afervy pendant tout le combat avec une activité ſans pareille. Il a ſouvent
receu desOrdresdeMonfieur,
quele feu des ennemis ne luy a'point empêché de porter. Il
eſt fils de M. le marquis de
Sourdis Chevalier des Ordres
du Roy, &Gouverneurd'Or- leans &d'Amboiſe , petit ne- veu de feu M. le Cardinal de
Sourdise& de M. l'Archeveſquende Bordeaux , fi fameux pour avoir commandé les Ar111
GALANT. ISI
mées du Roy ſur la Mer pen- dantpluſieurs Campagnes ſous le regne de Loüis XIII. Il a
- commencé de bonne heure à
faire voir la valeur d'un ſoldat
déterminé, ſoûtenuëd'une fort
grande ſageſſe,&il ne fautpas s'eſtonner ſi ayant autant d'in.
telligence qu'il en a au meſtier de la Guerre , on l'y a veu en peu de temps honoré des plus - grands emplois.
1 Monfieur de Revel, frerede
Monfieur deBroglio, s'eſt auf- fi fort diftingué. Il eſt d'une Famille toute pleinede cœur ,
&il a toûjours fait des actions dignes de fa naiſſance, &de la valeur de ſes Peres.
Monfieur le ChevalierFourbin, &M.le marquis de Jauvel- le, ont cõbatu avec une valeur
:
Giiij
152 LE MERCURE extraordinaire ; mais ils n'ont
pas ſeulement payé de leur perſonne, puis que leur exem- ple a inſpiré aux Mouſquetai- res les actions qu'ils ontfaites ;
Il eſt ſans doute fort ſurpre- nant que tous botez & l'épée à la main ſeulement , ils ayent attaqué & défait les Bataillons
heriſſez de piques.
La vigilance de Monfieur de Tracy a beaucoup contribué au gain de la Bataille. Voicy cequel'on ditde luy dans une Relation. Monsieur de Tracy amena leſecours de Cambrayavec une telle diligence, que sur l'avis qu'il eut àBethune où ildevoitfe- journer,queM.estoit àlaveillede donner une Bataille, ilfitfaire en- cor buit lieues à l'Infanterie qu'il conduiſoit , &la fit marcherau
:
GALANT... 153 clairdela lune. C'eſt un fort
ancien Officier , & qui paffe pour un tres honneſte hom- me; il eſt toutcouvertdecoups;
il a donné des marques de ſon courage dés le premier Siege de Condé , où il eut une jam- becaffée; il receut au Siege de Tournay uncoupdans la teſte quiluy fracaſſoit la bouche; il a eſté Major General de l'Armée pendant cinq ans ſousM.
le Prince en Hollande, & fous
M.deTurenne en Allemagne;
il a eſté bleſſé legerement au
Siege de Valenciennes,& s'eſt ſignalé à la Bataille de Caffel.
Il eſt Onclede madame laPre
ſidente de Neſmond.
Onne peutdonner plus de marques d'intrepidité qu'a fait
Monfieur de Longueval qui
154 LE MERCURE commande les Dragons Dau- phins; ila paſſé le premier le ruiſſeau qui eſtoit entre les ennemis &nos troupes , àla tête de trois mille Dragons. Le Sieur de Leſtelle , ſon marefchal des Logis , receut quatre coups en cette occafion , dont il eſt mort. Monfieur de Lon
gueval , quoy que tres-jeune encor , eft tres ancien dans le
ſervice; il eſt fort aimé de м.
le Prince, qui a ſouvent dit du
biende luy , pour l'avoir veu
combattre à la Bataille de Se
nef. Le Roy luydonna il y a
deuxansleRegimentdes Dra- gons Dauphins, &le prefera à
tous ceux qui le demandoient.
L'année derniere il fut détaché pour donner fur l'Arriere,
gardé du Prince d'Orange , ce
GALANT.
市
155 qu'il fit avec beaucoup de vi- gaeur. Il fut enveloppé par un tres grand nombred'ennemis;
Monfieur de Montal qui eſtoit deſſusune hauteur,s'en apper-- = ceut, &luy ayantenvoyé ordre de ſe retirer,il fut témoin dela
plus judicieuſe Retraite &de la plus belle action que l'on puiffe faire , puis qu'avec tres.
peu de gens ildéfit une partie
des Efcadrons dont il eſtoit
environné.
Je vous aydéja parlé decé qu'a faitMonfieur dePleuvauls:
maiſtre de la garderobe de
Monfieur. Il eſtoit Capitaine de chevaux - legers pendant le Siege d'Arras ; & fa Compagnie eſtant dans la Place ,
il s'y fut jetter avec beaucoup de courage, quoyque mõſieur
:
356 LE MERCURE de Turenne luy en eût repreſenté ledanger. Il ſe diſtingua fort tant que dura ce Siege, &
s'acquit beaucoup de gloire à
celuy de maſtric , où il receut un coup de mouſquet, en fai- ſant faire un logement ſur la contreſcarpe. Cettte action fut
belle,mais ie n'ay pas le temps de vous ladécrire.
Monfieur le Chevalier de
Tauriac , Ayde de Camp de Monfieur , a r'allié dix fois les
Gensd'armes. Monfieurle маrêchal d'Humieres rendit témoignage de ſa valeur à S. A. R. qui le choiſit pour rendre compte au Roy des particu- laritez de la Bataille , & pour luyporterquaranteDrapeaux,
&treize Etendards.
Monfieur le marquis d'e ffiat,
GALANT. 157
comme ie vous ay déia dit ,
avoit eſté envoyé d'abord pour donner avis à Sa Maje- ſté du gain de la Bataille. Je vous parlerois encor de ce Marquis , ſi i'eſtois moins preſſé de finir. Il a du cœur,
le gouſt bon, &une delicateſſe d'eſprit qui ne donne iamais dans le faux brillant dont tant
de monde ſe laiſſe ébloüir.
Monfieur le Chevalier de
Nantouïllet a fait voir autant de cœur qu'il y a d'eſ- prit. Il a toute la reconnoif- ſance imaginable des bontez que Monfieur a pour luy. Il eſt de la Famillede feu Monſieur, le Cardinal de Prat ,
Chancelier de France...
Monfieur de Purnon , pre- mier Maiſtre d'Hoſtel de
198 LE MERCURE Monfieur , & Frere de mon- >
ſieur deTracy , s'eſt pareille- ment fignalé , & quoy que ſa charge ne l'engageât point àſe trouver àla Bataille , il a
voulu eſſuyer les meſmes pe
rils que fon Maiſtre. Monfieur de Merille en a fait autantfans
y eſtre obligé par ſa Charge.
On ne doit pas s'en eſtonner,
on ſçait avec quel zele il fert Monfieur, &combien SonAlteſſe Royale le confidere. Il le merte , & c'eſt un veritable:
honneſte homme.
Monfieur le Chevalier de
Lauſieres , Enſeigne des Gar- des deMonfieur, de la Maiſon
deThemines,adonnédes mar- ques d'une grande valeur , &
d'une grande conduite. Il a
rallié pluſieurs fois les Suiſſes.
GALANT. 159
-
Je croy, Madame , que l'on peut aſſeurer apres cela que la Cour de Monfieur n'eſt compoſée que de gens de merite,
de cœur&d'eſprit.Parlons encor de quelques autres.
Monfieur le Chevalier d'Eſtoge Sous - Lieutenant des Gensd'armes Anglois a eu le bras caffe , & pluſieurs autres coups. Il a donné des marques d'une grande valeur.
Monfieur le Marquis de Barrieres , qui s'estoit diſtingué àValenciennes, s'eſt auffi
fort diftingué dans ce combat.
Monfieur le Marquis de Li- vourne qui commandoit les Gensd'armes Ecoffois , dont
Monfieur le Mareſchal de
Schomberg estoit autrefois
160 LE MERCURE
Colonel , a eu deux chevaux
tuez ſous luy , & il n'a pas te.
nu à fon courage qu'il n'ait eſtétué ouprifonnier , s'eſtant meſlé pluſieurs fois parmy les Ennemis. Le bruit de ſa valeur
donnera en meſme tempsde la
joye & de la crainte à mon -
ſieur le Marquis de Pianeſſe ſon Pere , qui dans les fon -
ctions de Ministre de Savoye,
s'eſt rendu fi illustre par ſa
grande fageſſe , par la fidelité qu'il a gardée envers ſes Maiſtres , & par la prudence avec laquelle il a toûjours fait exe- cuter leurs ordres. Sa pieté qui l'a deſtaché de toutes les choſes du monde, le fait vivre pre- ſentement dans la Retraite
d'où leurs Alteſſes Royales l'ont retiré pluſieurs fois pour
د
GALAN T. 16г
1
recevoir ſesConſeils dans leurs plus preſſfantes affaires. C'eſt dans cetteRetraitequ'il a com- poſe ce beau Livre de l'in -
ſtruction Chreſtienne , que le Pere Bouhours Jeſuite a fi
bien traduit en noſtre Lan -
gue. Monfieur le Marquis de Livourne ſon Fils , eſt Chevalier de l'Ordre de Savoye :
il poſſede tout ce que les Let- tres peuvent fournir pour en- richir un eſprit : ſa prudence,
ſa ſageſſe &ſon habileté qui répondent parfaitement à ſa naiſſance , luy ont ſuſcité des ennemis dans ſon païs , qui l'ont forcé àchercher en France un azile que ſon merite luy a bien toſt fait obtenir &
qui luy a donné des occa -
ſions qu'il n'auroit peut eſtre
د
162 LE MERCURE
pas trouvées ailleurs , de faire
voir qu'il n'eſt pas moins propre pour la guerre , que pour les emplois Politiques MonfieurdeRouvrayd'Ar- guency , Lieutenant de la Venerie , &Sous Lieutenant aux
Gardes dans la Colonelle , a
eſté tué en donnant des marquesde ſa valeur.
Monfieurle Marquis de Laré
Meſtre de Campdu Regiment de Conty,a chaſſé les ennemis d'un Poſte qui leur eſtoit fort
avantageux.
Ie ne vous parle point des morts , des bleſſez , &des pri- fonniers qui ſont dans la liſte qui en a eſté donnée au pu- blic; ils ſont imprimez , &cela fuffit.
En
à la journéede Caſſel, puis que ie n'en puis trouver la fin , &
que
GALANT. 145
- que ie n'ay pas encore com- mencé à parlerde ceux qui s'y ſont ſignalez ; les voicy.
1
B
1
Je ne vous dis rien deMeſſieurs les Maréchaux qui ont commandé les Aifles ; vous
avez veu ce qu'ils ont fait ,
dans ceque j'ay tiré des plus fidelles Relations. LesGeneraux ſont l'ame des Armées ,
ceſont eux qui les font mou- voir, &quandune Bataille eſt
gagnée , on peut aſſurer qu'ils y ontbeaucoup contribué.
Je vous parlerois de Monſicurle Chevalierde Lorraine,
ſi ie pouvois vous dire tous les endroits par leſquels ie ſçay qu'il a parr au ſuccésdela me- morable journée de Caſſel ; il ya fait paroiſtre cette même valeur que la Hollande & la
Tome 2. G
146 LE MERCURE Comté ontadmiréeavecétonnement , encor qu'elle fuſt oc cupée contre leurs Places , &
on ne devoit pas moins atten- dre du zele qu'ila pour le Roy
&pour la gloire de S. A. R. Monfieur le Prince de Soubiſe a montréune ſi grande vigilance , que les ennemis qui pouvoient tenter de ſon coſté
le paſſage du ſecours qu'ils vouloient jetter dans S.Omer,
n'oferent iamais l'entrepren- dre. Ileſt de la maiſon de Rohan.Tout le mõde en connoit
la grandeur& l'antiquité , &il
ſuffitdecenompour faireconnoiſtre qu'apres nos Maiſtres
&ceux de leur Sang , Mon- ſieur de Soubile ne voit prefque rien audeſſusdeluy.Lafa- geffe de courage,&la civilitéde
semoT
:
GALANT. 147
i
cePrince,ne le font pas moins confiderer que fa bonne mit ZDE DELAY
ne,donton neſe taiſt pas paryon
my le beau Sexe.
☐ Monfieur le Comtedu Plea
fis-Praflin a forcé les ennemis
en pluſieurs, endroits. Son
nom fait connoiſtre la glo- rieuſe Race dont il eſt ſorty.
La valeur qui l'accompagne dans toutes les occafions de
guerreoù il ſe trouve,&la ma- niere dont il conduit les troupesquiſontſous fontcomman- dement,font voir qu'il eſt le digneSangdeces grands Marê- chaux de France qui ſe ſont ſignalez en tant d'occaſions celebres , & particulierement
de feu Monfieur le Marefchal du Pleſfis fon Pere. Ses grandes actions ne font ignoGij
148 LE MERCURE
rées de perſonne , & l'on oublîrajamais le fameux Siegede Rozes,nyla Bataille deRhetel,
qui rétablit les affaires deFran- ce , que la guerre Civile avoit miſes endeſordre.
Modela Cardoniere a fait
desactions ſurprenantes,&fon jugement & fa preſenced'ef- prit n'ont pas moins contribué augainde laBataille, que fon grand courage ; il a paffé par tous les emplois de la Guerre,
ſans que ſes bleſſures l'ayent iamais empêché de ſe trouver dans les occafions les plusha- zardeuſes , où ſa valeur & fa
prudence ſe ſont toûjours é- galement ſignalées. Il a fou- vent ſervy à r'allier des trou- pes en defordre , & à faire paſſer la Victoire du coſté
E GALANT. 149
1
où il s'eſt rencontre. ) いよ
Monfieur d'Albret a pouffé les ennemis avec une vigueur incroyable , & les a chaffez d'un Poſte où ils eſtoient en
beaucoup plus grand nombre.
Il eſt FilsdeMonfieurde Pont,
Aiſné de la maiſon d'Albret ,
&Neveu &Gendre du fea
Maréchal de ce nom , dont la valeur, la fidelité, &la fermeté
dansles occafions où il a fallu foûtenir les intereſts du Roy
&de la Reyne Mere, ont paru avec éclat.Monfieur d'Albret
dont ie parle icy marche ſur ſes traces; il eſt bien fait , il a
del'eſprit , de la bonne mine ,
&un air noble qui perfuadeai- ſément qu'il est né des Heros
decenomquiont portéautre- fois la Couronne de Navarre.
Giij
150 LE MERCURE
Tout ce qu'il a fait depuis la plus grande jeuneſſe , répond à la grandeur de ſa naiſſance.
::On ne peut aller chercher
les ennemis avec plus d'ardeur
que fit M. le Chevalier de Sourdis. Il paffa des premiers le ruiſſeau qui ſeparoitles deux Armées , &il afervy pendant tout le combat avec une activité ſans pareille. Il a ſouvent
receu desOrdresdeMonfieur,
quele feu des ennemis ne luy a'point empêché de porter. Il
eſt fils de M. le marquis de
Sourdis Chevalier des Ordres
du Roy, &Gouverneurd'Or- leans &d'Amboiſe , petit ne- veu de feu M. le Cardinal de
Sourdise& de M. l'Archeveſquende Bordeaux , fi fameux pour avoir commandé les Ar111
GALANT. ISI
mées du Roy ſur la Mer pen- dantpluſieurs Campagnes ſous le regne de Loüis XIII. Il a
- commencé de bonne heure à
faire voir la valeur d'un ſoldat
déterminé, ſoûtenuëd'une fort
grande ſageſſe,&il ne fautpas s'eſtonner ſi ayant autant d'in.
telligence qu'il en a au meſtier de la Guerre , on l'y a veu en peu de temps honoré des plus - grands emplois.
1 Monfieur de Revel, frerede
Monfieur deBroglio, s'eſt auf- fi fort diftingué. Il eſt d'une Famille toute pleinede cœur ,
&il a toûjours fait des actions dignes de fa naiſſance, &de la valeur de ſes Peres.
Monfieur le ChevalierFourbin, &M.le marquis de Jauvel- le, ont cõbatu avec une valeur
:
Giiij
152 LE MERCURE extraordinaire ; mais ils n'ont
pas ſeulement payé de leur perſonne, puis que leur exem- ple a inſpiré aux Mouſquetai- res les actions qu'ils ontfaites ;
Il eſt ſans doute fort ſurpre- nant que tous botez & l'épée à la main ſeulement , ils ayent attaqué & défait les Bataillons
heriſſez de piques.
La vigilance de Monfieur de Tracy a beaucoup contribué au gain de la Bataille. Voicy cequel'on ditde luy dans une Relation. Monsieur de Tracy amena leſecours de Cambrayavec une telle diligence, que sur l'avis qu'il eut àBethune où ildevoitfe- journer,queM.estoit àlaveillede donner une Bataille, ilfitfaire en- cor buit lieues à l'Infanterie qu'il conduiſoit , &la fit marcherau
:
GALANT... 153 clairdela lune. C'eſt un fort
ancien Officier , & qui paffe pour un tres honneſte hom- me; il eſt toutcouvertdecoups;
il a donné des marques de ſon courage dés le premier Siege de Condé , où il eut une jam- becaffée; il receut au Siege de Tournay uncoupdans la teſte quiluy fracaſſoit la bouche; il a eſté Major General de l'Armée pendant cinq ans ſousM.
le Prince en Hollande, & fous
M.deTurenne en Allemagne;
il a eſté bleſſé legerement au
Siege de Valenciennes,& s'eſt ſignalé à la Bataille de Caffel.
Il eſt Onclede madame laPre
ſidente de Neſmond.
Onne peutdonner plus de marques d'intrepidité qu'a fait
Monfieur de Longueval qui
154 LE MERCURE commande les Dragons Dau- phins; ila paſſé le premier le ruiſſeau qui eſtoit entre les ennemis &nos troupes , àla tête de trois mille Dragons. Le Sieur de Leſtelle , ſon marefchal des Logis , receut quatre coups en cette occafion , dont il eſt mort. Monfieur de Lon
gueval , quoy que tres-jeune encor , eft tres ancien dans le
ſervice; il eſt fort aimé de м.
le Prince, qui a ſouvent dit du
biende luy , pour l'avoir veu
combattre à la Bataille de Se
nef. Le Roy luydonna il y a
deuxansleRegimentdes Dra- gons Dauphins, &le prefera à
tous ceux qui le demandoient.
L'année derniere il fut détaché pour donner fur l'Arriere,
gardé du Prince d'Orange , ce
GALANT.
市
155 qu'il fit avec beaucoup de vi- gaeur. Il fut enveloppé par un tres grand nombred'ennemis;
Monfieur de Montal qui eſtoit deſſusune hauteur,s'en apper-- = ceut, &luy ayantenvoyé ordre de ſe retirer,il fut témoin dela
plus judicieuſe Retraite &de la plus belle action que l'on puiffe faire , puis qu'avec tres.
peu de gens ildéfit une partie
des Efcadrons dont il eſtoit
environné.
Je vous aydéja parlé decé qu'a faitMonfieur dePleuvauls:
maiſtre de la garderobe de
Monfieur. Il eſtoit Capitaine de chevaux - legers pendant le Siege d'Arras ; & fa Compagnie eſtant dans la Place ,
il s'y fut jetter avec beaucoup de courage, quoyque mõſieur
:
356 LE MERCURE de Turenne luy en eût repreſenté ledanger. Il ſe diſtingua fort tant que dura ce Siege, &
s'acquit beaucoup de gloire à
celuy de maſtric , où il receut un coup de mouſquet, en fai- ſant faire un logement ſur la contreſcarpe. Cettte action fut
belle,mais ie n'ay pas le temps de vous ladécrire.
Monfieur le Chevalier de
Tauriac , Ayde de Camp de Monfieur , a r'allié dix fois les
Gensd'armes. Monfieurle маrêchal d'Humieres rendit témoignage de ſa valeur à S. A. R. qui le choiſit pour rendre compte au Roy des particu- laritez de la Bataille , & pour luyporterquaranteDrapeaux,
&treize Etendards.
Monfieur le marquis d'e ffiat,
GALANT. 157
comme ie vous ay déia dit ,
avoit eſté envoyé d'abord pour donner avis à Sa Maje- ſté du gain de la Bataille. Je vous parlerois encor de ce Marquis , ſi i'eſtois moins preſſé de finir. Il a du cœur,
le gouſt bon, &une delicateſſe d'eſprit qui ne donne iamais dans le faux brillant dont tant
de monde ſe laiſſe ébloüir.
Monfieur le Chevalier de
Nantouïllet a fait voir autant de cœur qu'il y a d'eſ- prit. Il a toute la reconnoif- ſance imaginable des bontez que Monfieur a pour luy. Il eſt de la Famillede feu Monſieur, le Cardinal de Prat ,
Chancelier de France...
Monfieur de Purnon , pre- mier Maiſtre d'Hoſtel de
198 LE MERCURE Monfieur , & Frere de mon- >
ſieur deTracy , s'eſt pareille- ment fignalé , & quoy que ſa charge ne l'engageât point àſe trouver àla Bataille , il a
voulu eſſuyer les meſmes pe
rils que fon Maiſtre. Monfieur de Merille en a fait autantfans
y eſtre obligé par ſa Charge.
On ne doit pas s'en eſtonner,
on ſçait avec quel zele il fert Monfieur, &combien SonAlteſſe Royale le confidere. Il le merte , & c'eſt un veritable:
honneſte homme.
Monfieur le Chevalier de
Lauſieres , Enſeigne des Gar- des deMonfieur, de la Maiſon
deThemines,adonnédes mar- ques d'une grande valeur , &
d'une grande conduite. Il a
rallié pluſieurs fois les Suiſſes.
GALANT. 159
-
Je croy, Madame , que l'on peut aſſeurer apres cela que la Cour de Monfieur n'eſt compoſée que de gens de merite,
de cœur&d'eſprit.Parlons encor de quelques autres.
Monfieur le Chevalier d'Eſtoge Sous - Lieutenant des Gensd'armes Anglois a eu le bras caffe , & pluſieurs autres coups. Il a donné des marques d'une grande valeur.
Monfieur le Marquis de Barrieres , qui s'estoit diſtingué àValenciennes, s'eſt auffi
fort diftingué dans ce combat.
Monfieur le Marquis de Li- vourne qui commandoit les Gensd'armes Ecoffois , dont
Monfieur le Mareſchal de
Schomberg estoit autrefois
160 LE MERCURE
Colonel , a eu deux chevaux
tuez ſous luy , & il n'a pas te.
nu à fon courage qu'il n'ait eſtétué ouprifonnier , s'eſtant meſlé pluſieurs fois parmy les Ennemis. Le bruit de ſa valeur
donnera en meſme tempsde la
joye & de la crainte à mon -
ſieur le Marquis de Pianeſſe ſon Pere , qui dans les fon -
ctions de Ministre de Savoye,
s'eſt rendu fi illustre par ſa
grande fageſſe , par la fidelité qu'il a gardée envers ſes Maiſtres , & par la prudence avec laquelle il a toûjours fait exe- cuter leurs ordres. Sa pieté qui l'a deſtaché de toutes les choſes du monde, le fait vivre pre- ſentement dans la Retraite
d'où leurs Alteſſes Royales l'ont retiré pluſieurs fois pour
د
GALAN T. 16г
1
recevoir ſesConſeils dans leurs plus preſſfantes affaires. C'eſt dans cetteRetraitequ'il a com- poſe ce beau Livre de l'in -
ſtruction Chreſtienne , que le Pere Bouhours Jeſuite a fi
bien traduit en noſtre Lan -
gue. Monfieur le Marquis de Livourne ſon Fils , eſt Chevalier de l'Ordre de Savoye :
il poſſede tout ce que les Let- tres peuvent fournir pour en- richir un eſprit : ſa prudence,
ſa ſageſſe &ſon habileté qui répondent parfaitement à ſa naiſſance , luy ont ſuſcité des ennemis dans ſon païs , qui l'ont forcé àchercher en France un azile que ſon merite luy a bien toſt fait obtenir &
qui luy a donné des occa -
ſions qu'il n'auroit peut eſtre
د
162 LE MERCURE
pas trouvées ailleurs , de faire
voir qu'il n'eſt pas moins propre pour la guerre , que pour les emplois Politiques MonfieurdeRouvrayd'Ar- guency , Lieutenant de la Venerie , &Sous Lieutenant aux
Gardes dans la Colonelle , a
eſté tué en donnant des marquesde ſa valeur.
Monfieurle Marquis de Laré
Meſtre de Campdu Regiment de Conty,a chaſſé les ennemis d'un Poſte qui leur eſtoit fort
avantageux.
Ie ne vous parle point des morts , des bleſſez , &des pri- fonniers qui ſont dans la liſte qui en a eſté donnée au pu- blic; ils ſont imprimez , &cela fuffit.
En
Fermer
Résumé : Noms et Eloges de tous ceux qui se sont signalez à la Bataille de Cassel. [titre d'après la table]
La bataille de Cassel est décrite comme une 'mémorable journée' par l'auteur, mettant en lumière le courage et la valeur de plusieurs généraux et officiers. Les maréchaux et généraux sont particulièrement salués pour leur rôle crucial dans la victoire. Parmi les officiers distingués, on trouve le Chevalier de Lorraine, le Prince de Soubise, le Comte du Pleufis-Praslin, Modèle Cardonnière, le Marquis d'Albret, le Chevalier de Sourdis, le Chevalier de Revel, le Chevalier Fourbin, le Marquis de Jauvelle, le Marquis de Tracy, le Marquis de Longueval, le Chevalier de Tauriac, le Marquis d'Effiat, le Chevalier de Nantouillet, le Chevalier de Purnon, le Chevalier de Merille, le Chevalier de Lausieres, le Chevalier d'Estoge, le Marquis de Barrières, le Marquis de Livourne, et le Marquis de Laré. Le Marquis de Livourne, fils du Marquis de Pianesse, est particulièrement noté pour sa valeur et sa prudence. Le texte mentionne brièvement les morts, blessés et prisonniers sans les détailler.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18323
p. 212
AUTRE.
Début :
Le vinaigre de Turbie qui a la propriété de guérir le mal de dents, [...]
Mots clefs :
Vinaigre de turbie, Maux de dents, Gencives, Sieur Maille, Vinaigres divers, Usages multiples
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E vinaigre de Turbie qui a la propriété de gué
rir le mal de dents , & le vinaigre Romain qui les
blanchit , raffermit les gencives , & fe diftribuent
toujours avec fuccès chez le fieur Maille , Vinaigrier-
Diftillateur ordinaire de Leurs Majeſtés Imperialles
, feul poffeffeur du fecret de les compofer.
On y trouve également le véritable vinaigre
des quatre voleurs , dont la vertu eft de préferver
de tout air contagieux , comme auffi différens
vinaigres , pour blanchir & entretenir la
peau , guérir les boutons &c. , & généralement
toutes fortes de vinaigres à l'uſage de la table ,
bains & toilette , au nombre de cent foixante :
les moindres bouteilles font de trois livres . En
écrivant une lettre d'avis au fieur Maille , & ent
voyant. Pargent par la pofte le tout affranchi
de port , il fera tenir très - exactement les vinaigres
qu'on lui demandera , avec la facon de
s'en fervir. Il demeure rue Saint André des Arts ,
aux armes impériales , la troifieme porte cochere
à main droite , en entrant par le bout qui fait face
à la rue de la Huchette.
E vinaigre de Turbie qui a la propriété de gué
rir le mal de dents , & le vinaigre Romain qui les
blanchit , raffermit les gencives , & fe diftribuent
toujours avec fuccès chez le fieur Maille , Vinaigrier-
Diftillateur ordinaire de Leurs Majeſtés Imperialles
, feul poffeffeur du fecret de les compofer.
On y trouve également le véritable vinaigre
des quatre voleurs , dont la vertu eft de préferver
de tout air contagieux , comme auffi différens
vinaigres , pour blanchir & entretenir la
peau , guérir les boutons &c. , & généralement
toutes fortes de vinaigres à l'uſage de la table ,
bains & toilette , au nombre de cent foixante :
les moindres bouteilles font de trois livres . En
écrivant une lettre d'avis au fieur Maille , & ent
voyant. Pargent par la pofte le tout affranchi
de port , il fera tenir très - exactement les vinaigres
qu'on lui demandera , avec la facon de
s'en fervir. Il demeure rue Saint André des Arts ,
aux armes impériales , la troifieme porte cochere
à main droite , en entrant par le bout qui fait face
à la rue de la Huchette.
Fermer
Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les divers vinaigres proposés par le sieur Maille, vinaigrier-distillateur des Majestés Impériales. Parmi les produits, on trouve le vinaigre de Turbie, efficace contre le mal de dents, et le vinaigre Romain, qui blanchit les dents et raffermit les gencives. Le texte mentionne également le véritable vinaigre des quatre voleurs, connu pour ses propriétés préservatrices contre les airs contagieux. Maille offre aussi des vinaigres pour blanchir et entretenir la peau, guérir les boutons, et d'autres usages domestiques, totalisant cent soixante variétés. Les plus petites bouteilles contiennent trois livres. Pour commander, il suffit d'envoyer une lettre d'avis au sieur Maille avec l'argent affranchi de port. Les vinaigres seront expédiés avec les instructions d'utilisation. Le sieur Maille réside rue Saint André des Arts, aux armes impériales, troisième porte cochère à main droite en entrant par le bout face à la rue de la Huchette.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18324
p. 210
« On s'abonne au Cabinet Littéraire, Pont de Notre-Dame, pour la lecture de tous les [...] »
Début :
On s'abonne au Cabinet Littéraire, Pont de Notre-Dame, pour la lecture de tous les [...]
Mots clefs :
Cabinet littéraire, Abonnement, Tablettes, Almanach
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On s'abonne au Cabinet Littéraire, Pont de Notre-Dame, pour la lecture de tous les [...] »
ON S'ABONNE au Cabinet Littéraire , Pont de
Notre-Dame , pour la lecture de tous les Livres
qui compofent le Cabinet ,
pour l'année
pour
fix mois
pour
trois mois
pour un mois •
au volume , pour deux jours .
18 liv.
12.
T
3
1
10 £
4f..
On diftribue un Avis plus détaillé , & le Cataloguegratis.
On tient au Cabinet un affortiment complet de
tous les Almanachs chantans & autres intéreffans
pour l'année 1764 5 & particulièrement les Almanachs
fuivans en grand nombre,
*
9
Les Tablettes Mythologiques & Pirtorefques
ou l'explication & la manière de connoître les Tableaux
& Statues , avec des Couplers relatifs au:
fujet. (fous preffe. )
Le Cadeau de l'Amour. ( fous preffe. )
Les Délaffemens de Paphos. fous preſſe . )
Tous lefdits Almanachs fur les Airs les plus
nouveaux .
L'Almanach fous verre ,
L'Almanach de Cabinet de la petite Pofte de
Baris , en carton .
L'Almanach Hiftorique de la petite Pofte de
Paris , avec une notion exacte de ce qu'il y a de
curieux & de rare à Paris , avec la Lifte des Rues
de Paris ; Almanach très- utile aux Etrangers.
Notre-Dame , pour la lecture de tous les Livres
qui compofent le Cabinet ,
pour l'année
pour
fix mois
pour
trois mois
pour un mois •
au volume , pour deux jours .
18 liv.
12.
T
3
1
10 £
4f..
On diftribue un Avis plus détaillé , & le Cataloguegratis.
On tient au Cabinet un affortiment complet de
tous les Almanachs chantans & autres intéreffans
pour l'année 1764 5 & particulièrement les Almanachs
fuivans en grand nombre,
*
9
Les Tablettes Mythologiques & Pirtorefques
ou l'explication & la manière de connoître les Tableaux
& Statues , avec des Couplers relatifs au:
fujet. (fous preffe. )
Le Cadeau de l'Amour. ( fous preffe. )
Les Délaffemens de Paphos. fous preſſe . )
Tous lefdits Almanachs fur les Airs les plus
nouveaux .
L'Almanach fous verre ,
L'Almanach de Cabinet de la petite Pofte de
Baris , en carton .
L'Almanach Hiftorique de la petite Pofte de
Paris , avec une notion exacte de ce qu'il y a de
curieux & de rare à Paris , avec la Lifte des Rues
de Paris ; Almanach très- utile aux Etrangers.
Fermer
Résumé : « On s'abonne au Cabinet Littéraire, Pont de Notre-Dame, pour la lecture de tous les [...] »
Le document décrit les modalités d'abonnement au Cabinet Littéraire au Pont de Notre-Dame. Les tarifs sont les suivants : 18 livres pour un an, 12 livres pour six mois, 3 livres pour trois mois, et 10 sous pour un mois. Il est aussi possible de louer un volume pour deux jours. Un avis détaillé et un catalogue sont disponibles gratuitement. Le Cabinet propose une large sélection d'almanachs pour les années 1764 et 1765, incluant des almanachs chantants et diverses publications intéressantes. Parmi les titres mentionnés figurent 'Les Tablettes Mythologiques & Pirtorefques', 'Le Cadeau de l'Amour', et 'Les Délaffemens de Paphos'. Des éditions spécifiques comme 'L'Almanach fous verre', 'L'Almanach de Cabinet de la petite Pofte de Baris' et 'L'Almanach Hiftorique de la petite Pofte de Paris' sont également disponibles. Ce dernier almanach est particulièrement utile pour les étrangers, offrant des informations sur les curiosités et les rues de Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18325
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure ; [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis au
Mercure vis - à - vis la Comedie Frangoife
, à Paris. Ceux qui pour leur com
modité voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très-inftamment , quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter, & à ceux qui
les envoyent , celui , non -feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
& de les faire porter temps fur
Perte de
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS,
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU , Commis au
Mercure vis - à - vis la Comedie Frangoife
, à Paris. Ceux qui pour leur com
modité voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour les faire tenir.
On prie très-inftamment , quand on adreſſe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter, & à ceux qui
les envoyent , celui , non -feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreffes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans
& de les faire porter temps fur
Perte de
Pheure à la Pofte , ou aux Meffageries qu'on
lui indiquera.
PRIX XXX. SOLS,
Fermer
Résumé : AVIS.
Le Mercure de France peut être envoyé à l'adresse de Monsieur Moreau, commis au Mercure, située vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Les lecteurs peuvent également confier leurs paquets cachetés aux libraires parisiens qui vendent le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets pour éviter qu'ils ne soient rejetés. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau pour recevoir le Mercure sans frais. Le prix du Mercure de France est de trente sols.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18326
p. 212
SUPPLÉMENT à l'Article de Littérature. AVIS.
Début :
Si quelqu'un a un premier vol. de la G[e]ographie Balviene vulgairement [...]
Mots clefs :
Volume, Géographie, Atlas, Imprimeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT à l'Article de Littérature. AVIS.
SUPPLÉMENT à l'Article de Littérature.
AVIS.
Si quelqu'un a un premier vol. de la
Gographie Blaviene vulgairement nommée
Atlas de Blaeu , en grand Papier ,
Edition de 1667 , il peut en donner
avis à M. HERISSANT, Imprimeurdu
Cabinet du Roi , rue Saint Jacques , qui
en payera le prix convenable en lui remettant
ce volume.
AVIS.
Si quelqu'un a un premier vol. de la
Gographie Blaviene vulgairement nommée
Atlas de Blaeu , en grand Papier ,
Edition de 1667 , il peut en donner
avis à M. HERISSANT, Imprimeurdu
Cabinet du Roi , rue Saint Jacques , qui
en payera le prix convenable en lui remettant
ce volume.
Fermer
18327
p. 212
AVIS DIVERS.
Début :
On trouve en tout temps chez le sieur Tavernier, Marchand, quai de la [...]
Mots clefs :
Marchand, Jarres, Provence
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS DIVERS.
A VIS
,
DIVER S.
On trouve en tout temps chez le fieur TAVERNIER
, Marchand quai de la Mégifferie , au
Cigue blanc , à côté de la grille de l'Arche - Marion
, près le Pont- Neuf, de très- belles Jarres de
Provence , bien émaillées intérieurement , contenant
depuis quatre julqu'à douze voies d'eau : il a
d'ailleurs le moyen de les fabler de façon que
l'eau s'y clarifie auffi -tôr.
,
DIVER S.
On trouve en tout temps chez le fieur TAVERNIER
, Marchand quai de la Mégifferie , au
Cigue blanc , à côté de la grille de l'Arche - Marion
, près le Pont- Neuf, de très- belles Jarres de
Provence , bien émaillées intérieurement , contenant
depuis quatre julqu'à douze voies d'eau : il a
d'ailleurs le moyen de les fabler de façon que
l'eau s'y clarifie auffi -tôr.
Fermer
18328
p. 210-211
AUTRE.
Début :
Le sieur Maillard demeurant au Collège de Cambray, place Cambray, [...]
Mots clefs :
Sieur Maillard, Feuilles d'emblêmes, Cadrans de dévotion, Fables, Devises, Almanachs, Ornements, Vignettes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
LE fieur Maillard demeurant au College de
Cambray , place Cambray , près la rue S. Jac
ques à Paris , continue de faire & vendre différens
ouvrages en caracteres & vignettes , &
entreprend de noter les livres d'Eglife ."
On trouvera en fon autre demeure , rue Saint
Jacques, la deuxieme porte cochere au deffus de la
rue des Noyers , une fuite de foixante feuilles
d'emblêmes , fentences , cadrans de dévotion ,
fables , devifes , & autres fujets moraux , ga
lans , en formes d'étrennes , curieufes & inftruc→
tives , & propres à orner des écrans , almanachs,
boîtes, &c. defquels ledit fiear Maillard fait les
envois aux maifons Religieufes , & aux Mar.
chands de province. Ces fujets bien choifis , joints
à la propreté de l'exécution , bien enluminés &
ornés de jolies vignettes deffinées avec goût ,
merité les fuffrages des curieux. On trouvera auſk
ont
AVRIL. 1757. 213
chez le fieur Maillard divers autres fujets peints
avec lefdites vignettes , comme figures Chinoiſes,
papier peint , cartouche, & c,
LE fieur Maillard demeurant au College de
Cambray , place Cambray , près la rue S. Jac
ques à Paris , continue de faire & vendre différens
ouvrages en caracteres & vignettes , &
entreprend de noter les livres d'Eglife ."
On trouvera en fon autre demeure , rue Saint
Jacques, la deuxieme porte cochere au deffus de la
rue des Noyers , une fuite de foixante feuilles
d'emblêmes , fentences , cadrans de dévotion ,
fables , devifes , & autres fujets moraux , ga
lans , en formes d'étrennes , curieufes & inftruc→
tives , & propres à orner des écrans , almanachs,
boîtes, &c. defquels ledit fiear Maillard fait les
envois aux maifons Religieufes , & aux Mar.
chands de province. Ces fujets bien choifis , joints
à la propreté de l'exécution , bien enluminés &
ornés de jolies vignettes deffinées avec goût ,
merité les fuffrages des curieux. On trouvera auſk
ont
AVRIL. 1757. 213
chez le fieur Maillard divers autres fujets peints
avec lefdites vignettes , comme figures Chinoiſes,
papier peint , cartouche, & c,
Fermer
Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les activités du sieur Maillard, résidant au Collège de Cambray à Paris. Maillard fabrique et vend divers ouvrages en caractères et vignettes, et propose de noter les livres d'Église. Il est également joignable à son domicile de la rue Saint-Jacques, à la deuxième porte cochère au-dessus de la rue des Noyers. Il propose une suite de soixante feuilles d'emblèmes, sentences, cadrans de dévotion, fables, devises et autres sujets moraux et galants, adaptés pour les étrennes. Ces œuvres, destinées à orner des écrans, almanachs, boîtes, etc., sont envoyées à des maisons religieuses et à des marchands de province. Les sujets choisis, combinés à la propreté de l'exécution et à l'enluminure soignée, ainsi qu'aux jolies vignettes définies avec goût, méritent les suffrages des curieux. Maillard offre également divers autres sujets peints avec les mêmes vignettes, tels que des figures chinoises, du papier peint et des cartouches.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18329
p. 212-213
AUTRE.
Début :
Il s'est établi au fauxbourg Saint-Antoine, rue de Montreuil, [...]
Mots clefs :
Manufactures de toiles, Toiles peintes, Fond d'or, Argent, Tapisseries, Solidité, Éclat
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Il s'eft établi an fauxbourg Saint- Antoine , rue
de Montreuil , dans la maiſon de M. Titon , uné
Manufacture de toiles peintes à fond d'or , d'ar
gent , en camayeux , propres pour tapifferies
JUIN. 1757. " 213
d'antichambre , falles à manger & cabinets . Pour
paravents & écrans ; même pour fauteuils . Outre
une folidité reconnue , qui forme la qualité
effentielle de ces toiles , elles ont un éclat admirable
, qui imite les étoffes riches & le damas
on les lave fans les ternir , & elles ne fouffrent
aucuns infectes partout où elles font tendues.
Il s'eft établi an fauxbourg Saint- Antoine , rue
de Montreuil , dans la maiſon de M. Titon , uné
Manufacture de toiles peintes à fond d'or , d'ar
gent , en camayeux , propres pour tapifferies
JUIN. 1757. " 213
d'antichambre , falles à manger & cabinets . Pour
paravents & écrans ; même pour fauteuils . Outre
une folidité reconnue , qui forme la qualité
effentielle de ces toiles , elles ont un éclat admirable
, qui imite les étoffes riches & le damas
on les lave fans les ternir , & elles ne fouffrent
aucuns infectes partout où elles font tendues.
Fermer
Résumé : AUTRE.
En juin 1757, une manufacture de toiles peintes a été fondée dans le faubourg Saint-Antoine, rue de Montreuil, chez M. Titon. Elle produit des toiles à fond d'or, d'argent et en camayeux pour divers usages, comme les tapisseries et les paravents. Ces toiles sont reconnues pour leur solidité, leur éclat imitant les étoffes riches et le damas, et peuvent être lavées sans se ternir.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18330
p. 212-214
ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
Début :
Le nommé Antoine Buiron, dit Saint-Flours, Grenadier au Régiment de la [...]
Mots clefs :
Traitement, Soldats, Compagnie, Guérison, Certificats, Chirurgien, Symptômes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
ETAT de cinq malade's attaqués de la maladie
vénérienne , qui ont été traités à l'Hôpital Militaire
de Strasbourg avec les dragées de M. Keyfer
& fuivant fa méthode , par les foins de M. te
Riche , Chirurgien - Major dudit Hôpital , &
avec la permiffion de M. le Baron de Luce , Intendant
de la Province d'Alface.. 2
LsE nommé Antoine Buiron , dit Saint- Flours ,
Grenadier au Régiment de la Roche - Aymond ,
Compagnie de Saint - Fal . Il entra à l'hôpital le 7
Avril , & fon traitement n'a commencé que le 23
dudit mois . Il en eft forti le 18 de Mai parfaite
ment guéri , & fes forces rétablies.
Le nommé Jean- Baptifte-Joſeph Robelor , dit
Jofeph, Cavalier au Régiment de Gramond, Compagnie
de Toulle , eft entré à l'hôpital le 23 du
mois de Mars. Son traitement a commencé le to
d'Avril , & a fini le 12 Mai.
Le nommé Nicolas la Forge , dit la Forge ,
Cavalier au Régiment de Bezons , Compagnie de
OCTOBRE. 1758. 213
Ponty , eft entré à l'hôpital le 23 Mars. Son traitement
a commencé le 10 d'Avril , & a fini le 14
Main &
Le nommé Gabriel - Pierre , dit Darras , Sapeur
au Régiment du Corps royal d'Artillerie , Compagnie
de Clincl amps , eft entré à l'hôpital le 21
Mars . Son traitement a commencé le 10 du mois
d'Avril , & a fini le 14 Mai.
Le nommé Vidal Eſtreman , dit la Jeuneffe ,
Soldat au Régiment Infanterie de Beauvoifis , de
la Compagnie de Laftour. Son traitement a commencé
le 10 du mois d'Avril , & a fini le 20 de
Mail eft parfaitement guéri. E
Certificat de Meffieurs les Médecins , Chirurgiens-
Majors, Chirurgiens Aide-Majors de l'lzòpital "
Militaire de Strasbourg.
Nous , Médecins , Chirurgiens- Majors, & Aides
de l'Hôpital Militaire de Strasbourg , fouffignés
certifions & atteftons que nous avons vifité trèsfcrupuleufement
les malades dénommes au préfent
état , & que nous avons trouvés qu'ils avoient
chacun les fymptômes propres & particuliers de
la maladie vénérienne ; que nous nous fommes
transportés plufieurs fois dans la falle où ils ont
été traités par l'invitation de M. Leriche , Chirur
gien Major chargé de ce traitement , pour voir
de quelle maniere les dragées antivénériennes ont
agi fur eux , que nous avons appris & obfervés en
interrogeant lefdits malades que ce remede produifoit
des évacuations fûres , douces & ailées ,
tant par les felles , que par les fueurs , les urines
& la falivation , & que la guérifon de ces malades
ayant été une fuire de l'adminiftration des dragées
, nous eftimons qu'elles peuvent être employées
avec les meilleurs fuccès pour la guérifon
de cette maladie. Fait à Strasbourg , le 25 du mois
214 MERCURE DE FRANCE.
de Mai 1758.Guérin & Paris , Médecins-Docteurs.
Leriche , Chirurgien-Major ; Bomergue , Chirur
gien- Major en fecond ; Leriche & Barbezant
Chirurgiens: Aide- Majors.
vénérienne , qui ont été traités à l'Hôpital Militaire
de Strasbourg avec les dragées de M. Keyfer
& fuivant fa méthode , par les foins de M. te
Riche , Chirurgien - Major dudit Hôpital , &
avec la permiffion de M. le Baron de Luce , Intendant
de la Province d'Alface.. 2
LsE nommé Antoine Buiron , dit Saint- Flours ,
Grenadier au Régiment de la Roche - Aymond ,
Compagnie de Saint - Fal . Il entra à l'hôpital le 7
Avril , & fon traitement n'a commencé que le 23
dudit mois . Il en eft forti le 18 de Mai parfaite
ment guéri , & fes forces rétablies.
Le nommé Jean- Baptifte-Joſeph Robelor , dit
Jofeph, Cavalier au Régiment de Gramond, Compagnie
de Toulle , eft entré à l'hôpital le 23 du
mois de Mars. Son traitement a commencé le to
d'Avril , & a fini le 12 Mai.
Le nommé Nicolas la Forge , dit la Forge ,
Cavalier au Régiment de Bezons , Compagnie de
OCTOBRE. 1758. 213
Ponty , eft entré à l'hôpital le 23 Mars. Son traitement
a commencé le 10 d'Avril , & a fini le 14
Main &
Le nommé Gabriel - Pierre , dit Darras , Sapeur
au Régiment du Corps royal d'Artillerie , Compagnie
de Clincl amps , eft entré à l'hôpital le 21
Mars . Son traitement a commencé le 10 du mois
d'Avril , & a fini le 14 Mai.
Le nommé Vidal Eſtreman , dit la Jeuneffe ,
Soldat au Régiment Infanterie de Beauvoifis , de
la Compagnie de Laftour. Son traitement a commencé
le 10 du mois d'Avril , & a fini le 20 de
Mail eft parfaitement guéri. E
Certificat de Meffieurs les Médecins , Chirurgiens-
Majors, Chirurgiens Aide-Majors de l'lzòpital "
Militaire de Strasbourg.
Nous , Médecins , Chirurgiens- Majors, & Aides
de l'Hôpital Militaire de Strasbourg , fouffignés
certifions & atteftons que nous avons vifité trèsfcrupuleufement
les malades dénommes au préfent
état , & que nous avons trouvés qu'ils avoient
chacun les fymptômes propres & particuliers de
la maladie vénérienne ; que nous nous fommes
transportés plufieurs fois dans la falle où ils ont
été traités par l'invitation de M. Leriche , Chirur
gien Major chargé de ce traitement , pour voir
de quelle maniere les dragées antivénériennes ont
agi fur eux , que nous avons appris & obfervés en
interrogeant lefdits malades que ce remede produifoit
des évacuations fûres , douces & ailées ,
tant par les felles , que par les fueurs , les urines
& la falivation , & que la guérifon de ces malades
ayant été une fuire de l'adminiftration des dragées
, nous eftimons qu'elles peuvent être employées
avec les meilleurs fuccès pour la guérifon
de cette maladie. Fait à Strasbourg , le 25 du mois
214 MERCURE DE FRANCE.
de Mai 1758.Guérin & Paris , Médecins-Docteurs.
Leriche , Chirurgien-Major ; Bomergue , Chirur
gien- Major en fecond ; Leriche & Barbezant
Chirurgiens: Aide- Majors.
Fermer
Résumé : ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
Le document décrit le traitement de cinq malades atteints de la maladie vénérienne à l'Hôpital Militaire de Strasbourg. Les patients sont Antoine Buiron, Jean-Baptiste-Joseph Robelor, Nicolas la Forge, Gabriel-Pierre et Vidal Estreman, appartenant à divers régiments et compagnies. Le traitement, supervisé par M. Keyfer et M. Leriche, Chirurgien-Major, a débuté en avril 1758 et s'est achevé entre le 12 et le 20 mai 1758. Tous les patients ont été déclarés guéris. Les médecins et chirurgiens ont certifié l'efficacité des dragées antivénériennes utilisées, soulignant qu'elles ont provoqué des évacuations sûres et douces. Le certificat a été signé à Strasbourg le 25 mai 1758 par les professionnels de santé impliqués.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18330
ETAT de cinq malades attaqués de la maladie vénérienne, qui ont été traités à l'Hôpital Militaire de Strasbourg avec les dragées de M. Keyser & suivant sa méthode, par les soins de M. le Riche, Chirurgien-Major dudit Hôpital, & avec la permission de M. le Baron de Lucé, Intendant de la Province d'Alsace.
18331
p. 209-220
« Le 14. les Maîtres Paumiers firent chanter dans l'Eglise des [...] »
Début :
Le 14. les Maîtres Paumiers firent chanter dans l'Eglise des [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 14. les Maîtres Paumiers firent chanter dans l'Eglise des [...] »
Le 14. les Maîtres Paumiers
firent chanter dans l'Eglise des
Mathurins, un Te Deum en
musique, de la composition de
Monsieur Campra. Il y avoit
des Thuorbes, des basses de
viole & des dessus, des trom-
pettes & des timballes, de ma-
niere qu'avec les voix, plus de
cinquante personnes jouerent
ou chanterent à ce Te Deum,
qui fut tres applaudi.
La Communauté des Mar-
chands Privilegiez suivant la
S 1
210 Réjouissances.
Cour, étant particulierement
tres attachée au service du Roy,
distingua le 21. de Juillet d'une
mahiere tres éclatante, elle
avoit choisi l'Eglise des Reli-
gieuſes de faint Magloire, ruë
de saint Denis pour cette cere-
monie; & pour cet effet, elle
fit decorer le portail du Con-
vent, en maniere d'Arc de
triomphe. Au dessus de la cor-
niche, qui en faisoit l'entable-
ment, on avoit placé un grand
Tableau du Roy, enferme d'u-
ne riche bordure, sous un dais
tres magnique & brodé d'or
Aux deux côtez étoient éle-
vez deux grands palmiers, char-
gez de Trophées d'Armes na-
turelles de Drapeaux, casques,
corcelets, masses d'Armes, per-
Réjovissances.
21I
tuisanes, coutelas & autres in-
strumens de Guerre. Sous la
corniche & au dessous du Ta-
bleau du Roy, étoient les Ar-
moiries de S M. avec tous leurs
ornemens dans un grand car-
touche isolé, accompagnées des
deux côtez, de deux inscriptions
Latines & en lettres d'or pa-
reillement dans des bordu-
res ovales dorées. Dans l'une
on lisoit unum sequimur, &
dans l'autre rependet in omnes,
Du haut du dais, tomboient à
droite & à gauche des Guir-
landes & des Festons de fleurs
naturelles, qui venoient se méler
agréablement avec tous ces or-
nemens, & qui aprés avoir pa-
ré de ceintre, descendoient des
deux côtez jusque sur le Socle,
212 Réjouissances.
Le dessous de la porte & tou-
te la façade de l'Eglise étoient
ornez de Tapisseries. On avoit
couvert le ceintre plein gothi-
que de la porte de l'Eglise, d'u-
ne grande table de marbre blanc
feint, ou étoit cette belle Iuscri-
ption.
REGI PROAVO,
FAXIT DEUS UT QUONDAM
ATAVO,
REGALI EJUS PROSAPIAE
ET NATALIBUS ERINCIPIS
DUCIS BRITANNIAE
INSTITORES ET OPIFICES
LICI
Réjouissances.
213
BENE PRECANTUR.
C'est à dire. Les Maichands
& Artisans suivant la Cour, font
des vœux & souhaittent toute pro-
sperité au Roy Bisayeul (fasse le
Ciel qu'on le voye un jour Trisayeul)
à sa Famille Royalle & à la
Naissance de Monseigneur le Duc
de Bretagne.
Cette Inscription étoit ac-
compagnée de six devises, qui
exprimoient ce que les Peuples
doivent un jour esperer de ce
grand & beau Prince.
I.
Pour montrer qu'il ira aufsi
loin que ses Ancêtres, un Re
jetton qui naît au pied d'un
grand Arbre, avec ce môt
214. Réjouissances.
STIKPI PAR ERIT.
Pour égaler un jour la Hauteur de
sa Tige.
II.
Un Aiglon dans son aire, qui
épanouit ses alles en voyant
trois grands Aigles qui volent
au dessus, marque qu'il voudroit
déja les suivre, pour se rendre
digne du sang dont il est issu.
PROLES DIGNA PATRUM.
Digne Fils de ses grands Ayeux.
IIII.
Pour la valeur future de ce
grand Prince, un jeune. Coq qui
par ſa diſposition montre déja
J'ardeur qui l'anime & qui l'en-
fame,
25
AD
Réjouissances. 215
AD BELLICA NATUS.
Il nait pour la Valeur.
IV.
Pour montrer qu'à l'exemple
de ses Peres il aimera les Ver-
tus qui font les veritables He-
ros, un Lionceau.
A VITE VIRTUTIS NO
DEGENER.
Par tout il soutiendra la vertu de
ses Peres.
V.
Le Cedre porte sa cime plus
haut que tous les autres arbres:
c'est pourquoy, pour montrer ce
que sera un jour Monseigneur
le Duc de Bretagne, on a mis
suillet 1704. II. P.
I)
Réjouissances.
216
pour le corps de cette devise,
un jeune Cedre qui s'éleve, &
pour ame.
CRESCIT UT ALIAS SUPERÉT.
Il croit pour etre au dessus des autres,
VI.
Si les Cometes sont les signes
funestes des malheurs: au con-
traire, les Etoiles qui paroissent
de nouveau nous annoncent la
prosperité & les biens; La Paix
etant le plus grand de tous & le
plus souhaité; il est constant
que la Naissance de Monsei-
gneur le Duc de Bretagne, éta-
blissant la Branche de Mon-
seigneur le Duc de Bourgogne,
dissipe les craintes que les Es-
pagnols pourroient avoir de
Réjouissances.
217
quelque rupture, si ce Prince
mouroit sans posterité, unit
davantage les deux Nations, de-
sespere les ennemis du Roy
Catholique, affermit par con-
sequent l'amour de ses peuples
& fait esperer aux uns & aux
autres une paix durable & soli-
de. C'est ce qu'on a exprimé
par une Etoile brillante & de
la premiere grandeur, au cœeur
de laquelle est une hermine,
avec ces paroles.
NOVA LUX PRAENUNCIA
PACIS.
Par cet Astre nouveau nous esperons
la Paix.
On avoit mis enfin une autre
Inscription dans l'Eglise & au
dessus de la Tribune; où pour
T ij
218 Réjouissances.
rendre autant qu'on a pû l'ex-
pression de la lettre du Roy
on avoit écrit en Latin.
FELICIS PROAVI SO-
BOLES NUMEROSA FO-
VEBITSPEM POPULI.
Cette Naissance perpetuë le bon-
heur des peuples par cette longue
suite de Rois qu'elle leur assure.
Toute l'Eglise étoit tenduë
de tres-riches Tapisseries, ornée
d'un grand nombre de lustres,
mais la parure de l'Autel sur-
passoit tout le reste; soit par
la richesse des ornemens, soit
par la quantité des Girandoles
& du luminaire, où l'on avoit
mis par tout des écussons aux
Armes du Roy; & ce qui aug
219
Réjouissances.
mentoit la beauté du ſpectacle,
c'étoit quantité de vases & de
quaisses de fleurs, qui faisoient
une varieté tres agréable parmi
toutes ces richesses, & rendoient
une odeur qui parfumoit toute
l'Eglise.
Mr le Marquis de Sourches,
grand Prevôt de France, fit
l'honneur à cette Communauté
qui depend de luy, d'assister à
cette fête, à la tête de tous les
Officiers de sa Jurisdiction Mr
l'Abbé de Sourches, Aumônier
du Roy, revétu d'une chape
tres magnifique, sit la ceremo-
nie, & entonna le Te Deum,
qui fut continué par une excel-
lente Musique & par une tres-
belle ſimphonie, de la compo-
sition de Mr Lallouette Maitre
11
220
Réjovissances.
de l'Eglise de Paris, aussi-bien
que la Priere pour le Roy &
pour la Famille Royalle, com-
posée de paroles choisies ex-
prés, tirées de l'Ecriture Sainte,
qui fut chantée avec le même
succés.
Pendant la ceremonie, les
fanfares des trompettes & le
bruit des timballes du Roy, qui
étoient placées au dehors, &
à des fenêtres qui donnoient
sur la ruë, occupoient agréa-
blement un grand concours de
peuple, qui à cause de la fou-
le, n'avoit pu trouver aucune
entrée dans l'Eglise.
Tout cela s'est fait par les
soins des Messieurs Lambert,
Le Febvre & Maurice, Sindics
generaux de cette Compagnie.
firent chanter dans l'Eglise des
Mathurins, un Te Deum en
musique, de la composition de
Monsieur Campra. Il y avoit
des Thuorbes, des basses de
viole & des dessus, des trom-
pettes & des timballes, de ma-
niere qu'avec les voix, plus de
cinquante personnes jouerent
ou chanterent à ce Te Deum,
qui fut tres applaudi.
La Communauté des Mar-
chands Privilegiez suivant la
S 1
210 Réjouissances.
Cour, étant particulierement
tres attachée au service du Roy,
distingua le 21. de Juillet d'une
mahiere tres éclatante, elle
avoit choisi l'Eglise des Reli-
gieuſes de faint Magloire, ruë
de saint Denis pour cette cere-
monie; & pour cet effet, elle
fit decorer le portail du Con-
vent, en maniere d'Arc de
triomphe. Au dessus de la cor-
niche, qui en faisoit l'entable-
ment, on avoit placé un grand
Tableau du Roy, enferme d'u-
ne riche bordure, sous un dais
tres magnique & brodé d'or
Aux deux côtez étoient éle-
vez deux grands palmiers, char-
gez de Trophées d'Armes na-
turelles de Drapeaux, casques,
corcelets, masses d'Armes, per-
Réjovissances.
21I
tuisanes, coutelas & autres in-
strumens de Guerre. Sous la
corniche & au dessous du Ta-
bleau du Roy, étoient les Ar-
moiries de S M. avec tous leurs
ornemens dans un grand car-
touche isolé, accompagnées des
deux côtez, de deux inscriptions
Latines & en lettres d'or pa-
reillement dans des bordu-
res ovales dorées. Dans l'une
on lisoit unum sequimur, &
dans l'autre rependet in omnes,
Du haut du dais, tomboient à
droite & à gauche des Guir-
landes & des Festons de fleurs
naturelles, qui venoient se méler
agréablement avec tous ces or-
nemens, & qui aprés avoir pa-
ré de ceintre, descendoient des
deux côtez jusque sur le Socle,
212 Réjouissances.
Le dessous de la porte & tou-
te la façade de l'Eglise étoient
ornez de Tapisseries. On avoit
couvert le ceintre plein gothi-
que de la porte de l'Eglise, d'u-
ne grande table de marbre blanc
feint, ou étoit cette belle Iuscri-
ption.
REGI PROAVO,
FAXIT DEUS UT QUONDAM
ATAVO,
REGALI EJUS PROSAPIAE
ET NATALIBUS ERINCIPIS
DUCIS BRITANNIAE
INSTITORES ET OPIFICES
LICI
Réjouissances.
213
BENE PRECANTUR.
C'est à dire. Les Maichands
& Artisans suivant la Cour, font
des vœux & souhaittent toute pro-
sperité au Roy Bisayeul (fasse le
Ciel qu'on le voye un jour Trisayeul)
à sa Famille Royalle & à la
Naissance de Monseigneur le Duc
de Bretagne.
Cette Inscription étoit ac-
compagnée de six devises, qui
exprimoient ce que les Peuples
doivent un jour esperer de ce
grand & beau Prince.
I.
Pour montrer qu'il ira aufsi
loin que ses Ancêtres, un Re
jetton qui naît au pied d'un
grand Arbre, avec ce môt
214. Réjouissances.
STIKPI PAR ERIT.
Pour égaler un jour la Hauteur de
sa Tige.
II.
Un Aiglon dans son aire, qui
épanouit ses alles en voyant
trois grands Aigles qui volent
au dessus, marque qu'il voudroit
déja les suivre, pour se rendre
digne du sang dont il est issu.
PROLES DIGNA PATRUM.
Digne Fils de ses grands Ayeux.
IIII.
Pour la valeur future de ce
grand Prince, un jeune. Coq qui
par ſa diſposition montre déja
J'ardeur qui l'anime & qui l'en-
fame,
25
AD
Réjouissances. 215
AD BELLICA NATUS.
Il nait pour la Valeur.
IV.
Pour montrer qu'à l'exemple
de ses Peres il aimera les Ver-
tus qui font les veritables He-
ros, un Lionceau.
A VITE VIRTUTIS NO
DEGENER.
Par tout il soutiendra la vertu de
ses Peres.
V.
Le Cedre porte sa cime plus
haut que tous les autres arbres:
c'est pourquoy, pour montrer ce
que sera un jour Monseigneur
le Duc de Bretagne, on a mis
suillet 1704. II. P.
I)
Réjouissances.
216
pour le corps de cette devise,
un jeune Cedre qui s'éleve, &
pour ame.
CRESCIT UT ALIAS SUPERÉT.
Il croit pour etre au dessus des autres,
VI.
Si les Cometes sont les signes
funestes des malheurs: au con-
traire, les Etoiles qui paroissent
de nouveau nous annoncent la
prosperité & les biens; La Paix
etant le plus grand de tous & le
plus souhaité; il est constant
que la Naissance de Monsei-
gneur le Duc de Bretagne, éta-
blissant la Branche de Mon-
seigneur le Duc de Bourgogne,
dissipe les craintes que les Es-
pagnols pourroient avoir de
Réjouissances.
217
quelque rupture, si ce Prince
mouroit sans posterité, unit
davantage les deux Nations, de-
sespere les ennemis du Roy
Catholique, affermit par con-
sequent l'amour de ses peuples
& fait esperer aux uns & aux
autres une paix durable & soli-
de. C'est ce qu'on a exprimé
par une Etoile brillante & de
la premiere grandeur, au cœeur
de laquelle est une hermine,
avec ces paroles.
NOVA LUX PRAENUNCIA
PACIS.
Par cet Astre nouveau nous esperons
la Paix.
On avoit mis enfin une autre
Inscription dans l'Eglise & au
dessus de la Tribune; où pour
T ij
218 Réjouissances.
rendre autant qu'on a pû l'ex-
pression de la lettre du Roy
on avoit écrit en Latin.
FELICIS PROAVI SO-
BOLES NUMEROSA FO-
VEBITSPEM POPULI.
Cette Naissance perpetuë le bon-
heur des peuples par cette longue
suite de Rois qu'elle leur assure.
Toute l'Eglise étoit tenduë
de tres-riches Tapisseries, ornée
d'un grand nombre de lustres,
mais la parure de l'Autel sur-
passoit tout le reste; soit par
la richesse des ornemens, soit
par la quantité des Girandoles
& du luminaire, où l'on avoit
mis par tout des écussons aux
Armes du Roy; & ce qui aug
219
Réjouissances.
mentoit la beauté du ſpectacle,
c'étoit quantité de vases & de
quaisses de fleurs, qui faisoient
une varieté tres agréable parmi
toutes ces richesses, & rendoient
une odeur qui parfumoit toute
l'Eglise.
Mr le Marquis de Sourches,
grand Prevôt de France, fit
l'honneur à cette Communauté
qui depend de luy, d'assister à
cette fête, à la tête de tous les
Officiers de sa Jurisdiction Mr
l'Abbé de Sourches, Aumônier
du Roy, revétu d'une chape
tres magnifique, sit la ceremo-
nie, & entonna le Te Deum,
qui fut continué par une excel-
lente Musique & par une tres-
belle ſimphonie, de la compo-
sition de Mr Lallouette Maitre
11
220
Réjovissances.
de l'Eglise de Paris, aussi-bien
que la Priere pour le Roy &
pour la Famille Royalle, com-
posée de paroles choisies ex-
prés, tirées de l'Ecriture Sainte,
qui fut chantée avec le même
succés.
Pendant la ceremonie, les
fanfares des trompettes & le
bruit des timballes du Roy, qui
étoient placées au dehors, &
à des fenêtres qui donnoient
sur la ruë, occupoient agréa-
blement un grand concours de
peuple, qui à cause de la fou-
le, n'avoit pu trouver aucune
entrée dans l'Eglise.
Tout cela s'est fait par les
soins des Messieurs Lambert,
Le Febvre & Maurice, Sindics
generaux de cette Compagnie.
Fermer
18332
p. 213
« Les Intéressés dans les Armemens pour la traite des Négres ou pour [...] »
Début :
Les Intéressés dans les Armemens pour la traite des Négres ou pour [...]
Mots clefs :
Armements, Traite des esclaves, Assurances, Commerce
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Intéressés dans les Armemens pour la traite des Négres ou pour [...] »
Les Intéreffés dans les Armemens pour la traite
des Négres ou pour tout autre Commerce , qui
defireront faire allurer les fonds qu'ils ont mis
dans le dites entreprifes , tant pour l'aller que pour
le retour , font avertis qu'une Compagnie de
Ville commerçantedu Royaume fe charge de faire
le dites allurances à des conditions très - avantageules.
On peut s'ad eller au fieur Bleuze , demeurant
à l'Hotel de la Prévôté , rue d'Argenteuil ,
qui communiquera auxdits Intérellés les conditions
& leur procurera les polices d'aſſurances .
des Négres ou pour tout autre Commerce , qui
defireront faire allurer les fonds qu'ils ont mis
dans le dites entreprifes , tant pour l'aller que pour
le retour , font avertis qu'une Compagnie de
Ville commerçantedu Royaume fe charge de faire
le dites allurances à des conditions très - avantageules.
On peut s'ad eller au fieur Bleuze , demeurant
à l'Hotel de la Prévôté , rue d'Argenteuil ,
qui communiquera auxdits Intérellés les conditions
& leur procurera les polices d'aſſurances .
Fermer
Résumé : « Les Intéressés dans les Armemens pour la traite des Négres ou pour [...] »
Une compagnie de commerce du Royaume propose de garantir les fonds investis dans la traite des Nègres et autres commerces. Cette garantie est offerte à des conditions avantageuses. Pour plus d'informations et souscription, contacter le sieur Bleuze à l'Hôtel de la Prévôté, rue d'Argenteuil.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18333
p. 213
« Les Actionnaires de l'Armement des Navires & Corvette le Prince [...] »
Début :
Les Actionnaires de l'Armement des Navires & Corvette le Prince [...]
Mots clefs :
Actionnaires, Navires, Capitaines, Destination
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Actionnaires de l'Armement des Navires & Corvette le Prince [...] »
Les Actionnaires de l'Armement des Navires
& Corvette le Prince & la Princeffe de Rohan-
Guimenée qui s'est fait à Nantes par MM .
Plumard de Frieux , Philippe Beauvoir & Compagnie,
Capitaine Morel l'ainé , font avertis que
ces Bâtimens font en rade depuis le 15 Juin dernier,
& qu'ils feront voile dans les premiers jours de ce
mois pour aller à leur deftination Ceux qui voudront
avoir de plus amples éclairciffemens fur
cet objet , peuvent s'adreller à M. Bleuze , à Paris
, à l'Hôtel de la Prévôté , rue d'Argenteuil ,
ou à M. le Faucheur , Négociant , chargé de la
Caiffe dudit Armément , dans lequel il eſt inté
reffé , à l'Apport- Paris .
& Corvette le Prince & la Princeffe de Rohan-
Guimenée qui s'est fait à Nantes par MM .
Plumard de Frieux , Philippe Beauvoir & Compagnie,
Capitaine Morel l'ainé , font avertis que
ces Bâtimens font en rade depuis le 15 Juin dernier,
& qu'ils feront voile dans les premiers jours de ce
mois pour aller à leur deftination Ceux qui voudront
avoir de plus amples éclairciffemens fur
cet objet , peuvent s'adreller à M. Bleuze , à Paris
, à l'Hôtel de la Prévôté , rue d'Argenteuil ,
ou à M. le Faucheur , Négociant , chargé de la
Caiffe dudit Armément , dans lequel il eſt inté
reffé , à l'Apport- Paris .
Fermer
Résumé : « Les Actionnaires de l'Armement des Navires & Corvette le Prince [...] »
Les navires 'Corvette le Prince' et 'la Princeffe de Rohan-Guimenée' sont en rade depuis le 15 juin et doivent appareiller début juillet. Les actionnaires peuvent contacter M. Bleuze à Paris ou M. le Faucheur pour plus d'informations. Les actionnaires incluent MM. Plumard de Frieux, Philippe Beauvoir & Compagnie et Capitaine Morel l'aîné.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18334
p. 213
ERRATA du second Volume de Juillet 1764.
Début :
Page 90, ligne 11, 15 Mai, lisez, 14 Mai. Page 91, ligne 12, la [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA du second Volume de Juillet 1764.
ERRATA du fecond Volume de Juillet 1764.
Page 90 , ligne 11 , 15 Mai , lifez 14 Mai.
Page 91 , ligne 12 , la Compagnie , lifez la
Compagnie.
Page 91 , lig. 18 , & me faire , lifez & me ferez.
P. 98 , une autorité , fez à une autorité.
P. 98 , 1. 18 , fi M. l'Abbé , lifez & fi M. l'Abbé..
Page 90 , ligne 11 , 15 Mai , lifez 14 Mai.
Page 91 , ligne 12 , la Compagnie , lifez la
Compagnie.
Page 91 , lig. 18 , & me faire , lifez & me ferez.
P. 98 , une autorité , fez à une autorité.
P. 98 , 1. 18 , fi M. l'Abbé , lifez & fi M. l'Abbé..
Fermer
18335
p. 211-212
AUTRE.
Début :
Nous croyons devoir annoncer au Public comme un objet intéressant, que Madame [...]
Mots clefs :
Madame Thomin, Ingénieur en optique, Lunettes, Biloupe, Microscopes, Télescopes, Usage utile, Grossissement, Lentilles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
NOUS croyons
devoir annoncer
au Public com
me un objet intéreſſant
, que Madame
Thomin
eft continuée
dans l'exercice
du privilége
dont
jouiffoit
fon mari, d'Ingénieur
en optique
de la
Reine : elle foutient
le commerce
de lunettes ,
conferves
, biloupes
, microſcopes
, teleſcopes
,
& tout ce qui dépend
de l'optique
. Elle travaille
,
comme
elle faifoit fous la direction
de fon mari ,
à tous les ouvrages
de l'art dont on peut voir
le détail dans le traité d'optique
méchanique
,
imprimé
en 1749 , chez Jean- Baptifte
Coignard
& Antoine
Boudet , rue Saint Jacques , à la Bi
ble d'or.
On trouve chez elle une espece de biloupe
qui a un double verre , & dont l'ufage eft extrêmement
utile pour les Horlogers , les Peintres ,
les Deffinateurs , & furtout pour les vieilles
écritures elle fert auffi pour la botanique en
ce qu'elle groffit & diftinguent les objets. Certe
biloupe eft de l'invention de M. Thomin , qui
en a laiffé le fecret à fa veuve.
Il a perfectionné une forte de microſcope à
la main , que l'on nomme engifcope , parce qu'il
n'a point de verres, & qu'il n'eft compofé que
de lentilles. Il eft porté fur une tige particuliere ,
avec un appui rond ou quarré & facile à tenir.
Au haut de cette tige eft une bonette dans laquelle
eft enfoncée un miroir d'argent qui fait,
par le moyen du poli , la reflection du microfco212
MERCURE DE FRANCE.
pe univerfel , & par le moyen de trois ou quatre
lentilles de rechange , dont le propre eft de groffir
plus ou moins les plus petits objets, felon les
foyers qu'on leur donne.
Au milieu de cette tige eft une pince qui s'ouvre
en appuyant deux doigts fur deux petits boutons
où l'on met les animaux dont on veut voir la circulation
du fang. Au bout de cette pince eft une
pointe d'acier recourbé , qui fert à recevoir les
quatre petites dames blanches & noires , fur lefquelles
on met les objets qui ne font point tranfparens,
comme le fable, la poudre, & l'etoffe , &c.
Vous déviffez cette pointe , & vous mettez en fa
place deux petites plaques de cuivre jointes en◄
femble , l'une percée au milieu , & l'autre de
glace pour recevoir les liqueurs, ou fluides , ou
épaiffes, que vous voulez examiner. Le tout dans un
petit coffret de chagrin affez commode pour être
emporté dans la poche.
La dame Themin travaille elle- même tous ces
ouvrages avec un Artiſte habile , que M. Thomin
a inftruit lui-même fur toutes ces connoiffances
pendant plufieurs années.
NOUS croyons
devoir annoncer
au Public com
me un objet intéreſſant
, que Madame
Thomin
eft continuée
dans l'exercice
du privilége
dont
jouiffoit
fon mari, d'Ingénieur
en optique
de la
Reine : elle foutient
le commerce
de lunettes ,
conferves
, biloupes
, microſcopes
, teleſcopes
,
& tout ce qui dépend
de l'optique
. Elle travaille
,
comme
elle faifoit fous la direction
de fon mari ,
à tous les ouvrages
de l'art dont on peut voir
le détail dans le traité d'optique
méchanique
,
imprimé
en 1749 , chez Jean- Baptifte
Coignard
& Antoine
Boudet , rue Saint Jacques , à la Bi
ble d'or.
On trouve chez elle une espece de biloupe
qui a un double verre , & dont l'ufage eft extrêmement
utile pour les Horlogers , les Peintres ,
les Deffinateurs , & furtout pour les vieilles
écritures elle fert auffi pour la botanique en
ce qu'elle groffit & diftinguent les objets. Certe
biloupe eft de l'invention de M. Thomin , qui
en a laiffé le fecret à fa veuve.
Il a perfectionné une forte de microſcope à
la main , que l'on nomme engifcope , parce qu'il
n'a point de verres, & qu'il n'eft compofé que
de lentilles. Il eft porté fur une tige particuliere ,
avec un appui rond ou quarré & facile à tenir.
Au haut de cette tige eft une bonette dans laquelle
eft enfoncée un miroir d'argent qui fait,
par le moyen du poli , la reflection du microfco212
MERCURE DE FRANCE.
pe univerfel , & par le moyen de trois ou quatre
lentilles de rechange , dont le propre eft de groffir
plus ou moins les plus petits objets, felon les
foyers qu'on leur donne.
Au milieu de cette tige eft une pince qui s'ouvre
en appuyant deux doigts fur deux petits boutons
où l'on met les animaux dont on veut voir la circulation
du fang. Au bout de cette pince eft une
pointe d'acier recourbé , qui fert à recevoir les
quatre petites dames blanches & noires , fur lefquelles
on met les objets qui ne font point tranfparens,
comme le fable, la poudre, & l'etoffe , &c.
Vous déviffez cette pointe , & vous mettez en fa
place deux petites plaques de cuivre jointes en◄
femble , l'une percée au milieu , & l'autre de
glace pour recevoir les liqueurs, ou fluides , ou
épaiffes, que vous voulez examiner. Le tout dans un
petit coffret de chagrin affez commode pour être
emporté dans la poche.
La dame Themin travaille elle- même tous ces
ouvrages avec un Artiſte habile , que M. Thomin
a inftruit lui-même fur toutes ces connoiffances
pendant plufieurs années.
Fermer
Résumé : AUTRE.
Madame Thomin a repris l'activité de son mari en tant qu'ingénieur en optique de la Reine, se spécialisant dans la vente d'instruments optiques tels que des lunettes, loupes, microscopes et télescopes. Elle continue de produire des ouvrages décrits dans le traité d'optique mécanique publié en 1749. Parmi les produits notables, une loupe à double verre, inventée par Monsieur Thomin, est particulièrement utile pour les horlogers, peintres, dessinateurs, la lecture de vieilles écritures et la botanique. Madame Thomin a également perfectionné un microscope portatif appelé engiscope, composé uniquement de lentilles et sans verres. Cet instrument, monté sur une tige avec un miroir d'argent et des lentilles interchangeables, inclut une pince pour observer la circulation sanguine chez les animaux et une pointe d'acier recourbée pour examiner des substances non transparentes. L'engiscope est fourni dans un petit coffret pratique pour être transporté. Madame Thomin collabore avec un artiste formé par Monsieur Thomin pour la réalisation de ces ouvrages.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18336
p. 200-201
Allée d'eau ou allée de Cascades, [titre d'après la table]
Début :
Au sortir de ce lieu, les Ambassadeurs virent l'Allée [...]
Mots clefs :
Allée d'eau, Allée des cascades, Groupes d'amours, Jeunes garçons, Jeunes filles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Allée d'eau ou allée de Cascades, [titre d'après la table]
Au fortir de ce lieu , les
Ambaſladeurs virent l'Allée
d'Eau , ou l'Allée des Cascades.
Au milieu de cette allée , on
en voit une autre formée
par des Groupes d'Amours ,
de jeunes Garçons , de jeunes
5. Filles , de jeunes Satyres , de
petits Tritons & de petits
Termes , qui portent ſur leurs
teſtes , les uns de grandes coquilles
en forme de baffins,
pleines de corail & de co
Qiij
194 Suite du Foyage
quillages , & les autres d'es
paniers remplis de fleurs
& de fruits. Les jets d'eau
qui ſortent de tous ces baffins
qui font portez par ces
Groupes , & qui en forment
des napes , ont fait donner à
ce lieu le nom d'Allée d'eau ..
Ambaſladeurs virent l'Allée
d'Eau , ou l'Allée des Cascades.
Au milieu de cette allée , on
en voit une autre formée
par des Groupes d'Amours ,
de jeunes Garçons , de jeunes
5. Filles , de jeunes Satyres , de
petits Tritons & de petits
Termes , qui portent ſur leurs
teſtes , les uns de grandes coquilles
en forme de baffins,
pleines de corail & de co
Qiij
194 Suite du Foyage
quillages , & les autres d'es
paniers remplis de fleurs
& de fruits. Les jets d'eau
qui ſortent de tous ces baffins
qui font portez par ces
Groupes , & qui en forment
des napes , ont fait donner à
ce lieu le nom d'Allée d'eau ..
Fermer
Résumé : Allée d'eau ou allée de Cascades, [titre d'après la table]
Des ambassadeurs découvrent l'Allée d'Eau, ou Allée des Cascades, ornée de sculptures représentant des Amours, jeunes garçons, jeunes filles, Satyres, Tritons et Termes. Ces figures portent des objets variés comme des coquilles remplies de corail, ou des paniers de fleurs et fruits. Les jets d'eau des coquilles forment des nappes d'eau.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18337
s. p.
TABLE.
Début :
Piéces fugitives. Le Roman comique, Poëme, &c. 2764 [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABL E.
léces fugitives . Le Roman comique , Poëme ,
Pléces
&c .
2764
2773
Suite de la feptiéme Lettre , fur la Bibliotheque
des Enfans , &c.
Vertumne & Pomene , Cantate , 2801
Relation d'un Phénoméne extraordinaire, arrivé
à fept lieues d'icy ,
Epigrammes ,
2804
2834
Lettre de Laufanne , au fujet d'une forme fingu
liere de Jugement criminel , & fur un Phénoméne
arrivé au mois d'Oct. dern .
2835
2839
Lettre fur la petite Vérole,dont les Religieufes &
Rondeau ,
les Demoifelles de S.Cyr ont été affligées , 1840
Enigme. Logogryphes , 2871
Nouvelles Litteraires , &c. 2873
Hiftoire du B. H. Gérard Tenque ,
2874
Airs férieux & à boire , & c. 2876
Le Calendrier chronologique & hiftorique , & c.
2877
La Henriade , nouvelle édition. Poëme, 2878
Elegies de M. L. B. C. avec un Difcours fur ce
genre de Poefie, & quelques autres Piéces , &c.
2887
Nouvelles Poëfies fpirituelles & morales , fur les
plus beaux Airs , &c.
Defcription abregée de la Carte generale & hiftorique
de la Monarchie & du Militaire de
France , &c.
Phénomene , &c.
Imitation de J. C. &c.
Roman Comique en Eftampe ,
2901
2903
2916
2917
2919
2920 Châffe d'argent de S. Aignan ,
Médaille du Pape , gravée en taille doucè , 2923
؟
Spec
2925
2936
Spectacles , Tragedie de Brutus , Extrait ,
L'Opera de Phaéton , Décorations ,
Nouvelles étrangeres , extraites de plufieurs Lettres
de Conftantinople , fur la révolution , &c.
De Ruffie , de Pologne ,
Suede , Dannemarc ,
Allemagne ,
Italie ,
2942
2957
2959
2960
1961
Efpagne , Grande Bretagne >
2963
Morts des Pays Etrangers 2965
France. Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.2966
Morts , Naiffances ,
ibid.
léces fugitives . Le Roman comique , Poëme ,
Pléces
&c .
2764
2773
Suite de la feptiéme Lettre , fur la Bibliotheque
des Enfans , &c.
Vertumne & Pomene , Cantate , 2801
Relation d'un Phénoméne extraordinaire, arrivé
à fept lieues d'icy ,
Epigrammes ,
2804
2834
Lettre de Laufanne , au fujet d'une forme fingu
liere de Jugement criminel , & fur un Phénoméne
arrivé au mois d'Oct. dern .
2835
2839
Lettre fur la petite Vérole,dont les Religieufes &
Rondeau ,
les Demoifelles de S.Cyr ont été affligées , 1840
Enigme. Logogryphes , 2871
Nouvelles Litteraires , &c. 2873
Hiftoire du B. H. Gérard Tenque ,
2874
Airs férieux & à boire , & c. 2876
Le Calendrier chronologique & hiftorique , & c.
2877
La Henriade , nouvelle édition. Poëme, 2878
Elegies de M. L. B. C. avec un Difcours fur ce
genre de Poefie, & quelques autres Piéces , &c.
2887
Nouvelles Poëfies fpirituelles & morales , fur les
plus beaux Airs , &c.
Defcription abregée de la Carte generale & hiftorique
de la Monarchie & du Militaire de
France , &c.
Phénomene , &c.
Imitation de J. C. &c.
Roman Comique en Eftampe ,
2901
2903
2916
2917
2919
2920 Châffe d'argent de S. Aignan ,
Médaille du Pape , gravée en taille doucè , 2923
؟
Spec
2925
2936
Spectacles , Tragedie de Brutus , Extrait ,
L'Opera de Phaéton , Décorations ,
Nouvelles étrangeres , extraites de plufieurs Lettres
de Conftantinople , fur la révolution , &c.
De Ruffie , de Pologne ,
Suede , Dannemarc ,
Allemagne ,
Italie ,
2942
2957
2959
2960
1961
Efpagne , Grande Bretagne >
2963
Morts des Pays Etrangers 2965
France. Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.2966
Morts , Naiffances ,
ibid.
Fermer
Résumé : TABLE.
Le document présente une liste de publications et d'événements divers. Il inclut des œuvres littéraires telles que 'Le Roman comique' et 'La Henriade', ainsi que des poèmes et des cantates comme 'Vertumne & Pomone'. On y trouve également des lettres et des relations sur des phénomènes extraordinaires, des épigrammes, et des lettres sur des sujets variés comme la variole et des formes singulières de jugement criminel. Le document mentionne des œuvres spirituelles et morales, des descriptions de cartes, et des imitations littéraires. Parmi les objets notables, figurent des médailles et des gravures. Il relate aussi des spectacles, des tragédies, des opéras, et des nouvelles étrangères provenant de diverses régions comme Constantinople, la Pologne, la Suède, le Danemark, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, et la Grande-Bretagne. Le document se termine par des annonces de décès et de naissances en France et à l'étranger.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18338
p. 213-214
AUTRE.
Début :
M. Rabiqueau ayant été consulté pour trouver le moyen de filer le soin, [...]
Mots clefs :
M. Rabiqueau, Rouet, Bottes, Optique, Illumination, Lampes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
M. Rabiqueau ayant été confulté pour trouver
le moyen de filer le foin , il a fait ufage d'un rouet
de corderie qu'il a perfectionné pour cet effet , &
a réduit la botte de dix livres , filée , coquetée &
furcoquetée , à quatre pieds de long fur cinq pouces
de diametre , au lieu que la même botte a
près de quatre pieds de long fur un pied de diametre
: de- là les perfonnes qui veulent faire ufage
de fes rouets gagneront beaucoup pour la place &
le tranfport. Un bateau chargera au moins trois
fois davantage , & ne fera plus obligé à fe borner
pour les arches des ponts.. Il en résulte la même
commodité pour les magafins , & les voitures pour
guerre. Il faudra moins d'hommes , moins d'équipages
, & moins de chevaux. la
•
Les curieux , en venant voir les repréſentations
quis fesfont tous les après-midi chez M. Rabiqueau
, trouveront la premiere botte qui a été filée
le 4 de ce mois.
M. Rabiqueau a perfectionné une nouvelle optique
en illumination , qu'il a donnée au Public
fans avoir été annoncée. Plufieurs perſonnes l'ont
invité à l'indiquer , parce que la vivacité de fes
lampes optiques y produit un effet au deffus du
naturel ; le vif des lampions , des terrines , flammifie
dans toute l'illumination. Le ciel , les
214 MERCURE DE FRANCE.
hommes , les maiſons , tout y eft éclairé d'un ré
flet qui tient l'Amateur dans l'admiration ; &
ceux qui ont cherché à copier , n'ont fait & ne
feront que des à peu près ; de même que ceux que
s'efforcent de contrefaire fes lampes optiques qui
ne fe trouvent qu'au cabinet privilégié du Roi, rue
Saint Jacques , vis -à- vis les Filles Sainte -Marie.
Le foir on voit un billard de deux feules lampes,
qui forment un jour brillant fans interruption
pour moucher ; ce qui eft fort gracieux pour les
joueurs. On a ajouté aux lampes un fil de fer qui
fixe le niveau des meches , & foulage l'attention
des domeftiques en rendant l'effet plus beau .
M. Rabiqueau ayant été confulté pour trouver
le moyen de filer le foin , il a fait ufage d'un rouet
de corderie qu'il a perfectionné pour cet effet , &
a réduit la botte de dix livres , filée , coquetée &
furcoquetée , à quatre pieds de long fur cinq pouces
de diametre , au lieu que la même botte a
près de quatre pieds de long fur un pied de diametre
: de- là les perfonnes qui veulent faire ufage
de fes rouets gagneront beaucoup pour la place &
le tranfport. Un bateau chargera au moins trois
fois davantage , & ne fera plus obligé à fe borner
pour les arches des ponts.. Il en résulte la même
commodité pour les magafins , & les voitures pour
guerre. Il faudra moins d'hommes , moins d'équipages
, & moins de chevaux. la
•
Les curieux , en venant voir les repréſentations
quis fesfont tous les après-midi chez M. Rabiqueau
, trouveront la premiere botte qui a été filée
le 4 de ce mois.
M. Rabiqueau a perfectionné une nouvelle optique
en illumination , qu'il a donnée au Public
fans avoir été annoncée. Plufieurs perſonnes l'ont
invité à l'indiquer , parce que la vivacité de fes
lampes optiques y produit un effet au deffus du
naturel ; le vif des lampions , des terrines , flammifie
dans toute l'illumination. Le ciel , les
214 MERCURE DE FRANCE.
hommes , les maiſons , tout y eft éclairé d'un ré
flet qui tient l'Amateur dans l'admiration ; &
ceux qui ont cherché à copier , n'ont fait & ne
feront que des à peu près ; de même que ceux que
s'efforcent de contrefaire fes lampes optiques qui
ne fe trouvent qu'au cabinet privilégié du Roi, rue
Saint Jacques , vis -à- vis les Filles Sainte -Marie.
Le foir on voit un billard de deux feules lampes,
qui forment un jour brillant fans interruption
pour moucher ; ce qui eft fort gracieux pour les
joueurs. On a ajouté aux lampes un fil de fer qui
fixe le niveau des meches , & foulage l'attention
des domeftiques en rendant l'effet plus beau .
Fermer
Résumé : AUTRE.
M. Rabiqueau a mis au point un procédé pour filer le foin à l'aide d'un rouet de corderie amélioré. Cette méthode réduit la taille des bottes de foin filées, coquetées et furcoquetées à quatre pieds de long sur cinq pouces de diamètre, contre quatre pieds de long sur un pied de diamètre auparavant. Cela permet un gain de place et de transport, notamment pour les bateaux, les magasins et les voitures de guerre, réduisant ainsi les besoins en hommes, équipages et chevaux. Des démonstrations sont disponibles chez M. Rabiqueau tous les après-midi. En outre, M. Rabiqueau a innové dans le domaine de l'optique d'illumination. Ses lampes optiques offrent une vivacité et un reflet appréciés du public. Ces lampes éclairent un billard avec seulement deux lampes, fournissant une lumière brillante sans interruption pour moucher les mèches. Un fil de fer fixe le niveau des mèches, améliorant l'effet visuel et réduisant l'attention nécessaire des domestiques. Ces innovations sont exposées au cabinet privilégié du Roi, rue Saint-Jacques, en face des Filles Sainte-Marie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18339
p. 211-213
SECOND SUPPLÉMENT à la Liste des Abonnés au Mercure, qui se trouve dans le Volume de Décembre dernier, & dont le premier Supplément est dans le Mercure du premier Janvier.
Début :
Abonnés de Paris. Messieurs, Antoine, à l'Ecu Dauphin, rue Bourg-l'Abbé. [...]
Mots clefs :
Abonnés, Liste, Noms, Paris, Province
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SECOND SUPPLÉMENT à la Liste des Abonnés au Mercure, qui se trouve dans le Volume de Décembre dernier, & dont le premier Supplément est dans le Mercure du premier Janvier.
SECOND SUPPLÉMENT à la Lifte des
Abonnés au Mercure , qui fe trouve
dans le Volume de Décembre dernier ,
& dont lepremier Supplément eft dans
le Mercure du premier Janvier. *
ABONNÉS DE PARIS.
MESSIEURS ,
-ANTOINE , à l'Ecu Dauphin , rue Bourg- l'Abbé..
Bardou de Farceville , rue d'Argenteuil.
Chardon , Fermier du Roi , rue Montmartre , vis--
à-vis la rue du Jours
Chopin , Confeiller au Grand-Confeil , à l'Hôtel
d'Aumont , rue de Jouy.
Cochu , Médecin , cloître Notre-Dame.
D'Aihene , Maître des Requêtes , rue des Deux
Portes:
D'Hémery ( Madame ) , rue des Poftes..
La Bonne ( de ) , Lieutenant de MM . les Maré--
chaux de France rue du Bacq , à l'Hôtel de
Nevers.
Le Fevre , Avocat au Parlement , rue la Tixeran--
derie .
* Onfoufcrit en tout temps pour le Mercure , chez
M. LUTTON , Greffier au Parlement , rue Sainte
Anne , Butte S. Roch , au Bureau du Mercure de
France. En fe faifant infcrire chez lui , on reçoit le
Mercure plus promptement , & plus exactement
212 MERCURE DE FRANCE .
Noël , Marchand de Bois , place de la Baftille.
Paulain , Commiffaire des Guerres , rue des Francs-
Bourgeois.
Puffan , Fermier Général , rue S Marc.
Puiffan , Premier Commis de la Police, rue Saint-
Marc.
Wimpffen ( le Baron de ) , Brigadier des Armées
du Roi , Colonel - Commandant da Régiment
de la Marck , à l'Hôtel de Luxembourg , rue S.
Marc
ABONNÉS DE PROVINCE.
MESSIEURS
Alcock & Compagnie , Entrepreneur de la Manufacture
Royale , à la Charitéfür Loire,
Barrey ( le Chevalier de , Capitaine d'Infanterie,
à Bernay en Normandie .
Batlematon l'aîné , à Quimper.
Beaufort le Comte de ) , en
lé en Artois.
fon Château de Moul-
Blachere , Directeur de la Pofte , à l'Argentiere ,
par Aubenas en Vivarais.
Boillelet ( de ) , ancien Moufquetaire du Roi , au
Château de la Noue , près Vierzon.
Cannac , à Lyon.
Champdoré de , ancien Notaire , à Fontenayle-
Comte en Bas- Poitou .
Comcy de ) , Maréchal de Camp , Commandant
à Toulon.
Courrejolles ( de ) , Négociant , à Baïonne .
Crefcia ( la Marquife de ) , enfa Terre de Crefcia ,
près d'Orgelet , en Franche-Comté .
Dupin , à Saint Jean-pied-de-port.
Geoffroy de Vaudiere, Secrétaire du 'Roi , à Epernay
en Champagne.
Gros , Libraire , à Lons -le-Saunier en Franche-
Comté,
JANVIER . 1764.
213
Hébert , Tréforier de France honoraire au Bureau
des Finances , à Soiffons.
La Baupaumerie ( de , Lieutenant Général , à
Montere u-faut- Yonne.
Laporte ( de ) , Directeur des Poftes , à Betfort.
Le Baron l'aîné , Libraire , à Caën .
Le Roux , Libraire , à Strasbourg , deux exemplaires.
L'Efcouer le Marquis de ) , au Château de L'Efquiffiou
, près Morlaix.
Lobreau ( Madame ) , Directrice des Spectacles , à
Lyon .
May ( de ) , Officier au Régiment de la Ferre , à
Perpignan.
Portalis ( de ) , Chevalier de S. Louis , Commiffaire
Ordonnateur des Guerres , à Toulon.
Portally , Négociant , à Toulon.
Rannon , Lieutenant de l'Amirauté , à Quimper.
Saint-Vaft ( de ) , ancien Capitaine de Cavalerie ,
Chevalier de l'Ordre Røyal & Militaire de Saint
Louis , à Tinchebray.
Turin ( le Comte de ) , au Mans .
Abonnés au Mercure , qui fe trouve
dans le Volume de Décembre dernier ,
& dont lepremier Supplément eft dans
le Mercure du premier Janvier. *
ABONNÉS DE PARIS.
MESSIEURS ,
-ANTOINE , à l'Ecu Dauphin , rue Bourg- l'Abbé..
Bardou de Farceville , rue d'Argenteuil.
Chardon , Fermier du Roi , rue Montmartre , vis--
à-vis la rue du Jours
Chopin , Confeiller au Grand-Confeil , à l'Hôtel
d'Aumont , rue de Jouy.
Cochu , Médecin , cloître Notre-Dame.
D'Aihene , Maître des Requêtes , rue des Deux
Portes:
D'Hémery ( Madame ) , rue des Poftes..
La Bonne ( de ) , Lieutenant de MM . les Maré--
chaux de France rue du Bacq , à l'Hôtel de
Nevers.
Le Fevre , Avocat au Parlement , rue la Tixeran--
derie .
* Onfoufcrit en tout temps pour le Mercure , chez
M. LUTTON , Greffier au Parlement , rue Sainte
Anne , Butte S. Roch , au Bureau du Mercure de
France. En fe faifant infcrire chez lui , on reçoit le
Mercure plus promptement , & plus exactement
212 MERCURE DE FRANCE .
Noël , Marchand de Bois , place de la Baftille.
Paulain , Commiffaire des Guerres , rue des Francs-
Bourgeois.
Puffan , Fermier Général , rue S Marc.
Puiffan , Premier Commis de la Police, rue Saint-
Marc.
Wimpffen ( le Baron de ) , Brigadier des Armées
du Roi , Colonel - Commandant da Régiment
de la Marck , à l'Hôtel de Luxembourg , rue S.
Marc
ABONNÉS DE PROVINCE.
MESSIEURS
Alcock & Compagnie , Entrepreneur de la Manufacture
Royale , à la Charitéfür Loire,
Barrey ( le Chevalier de , Capitaine d'Infanterie,
à Bernay en Normandie .
Batlematon l'aîné , à Quimper.
Beaufort le Comte de ) , en
lé en Artois.
fon Château de Moul-
Blachere , Directeur de la Pofte , à l'Argentiere ,
par Aubenas en Vivarais.
Boillelet ( de ) , ancien Moufquetaire du Roi , au
Château de la Noue , près Vierzon.
Cannac , à Lyon.
Champdoré de , ancien Notaire , à Fontenayle-
Comte en Bas- Poitou .
Comcy de ) , Maréchal de Camp , Commandant
à Toulon.
Courrejolles ( de ) , Négociant , à Baïonne .
Crefcia ( la Marquife de ) , enfa Terre de Crefcia ,
près d'Orgelet , en Franche-Comté .
Dupin , à Saint Jean-pied-de-port.
Geoffroy de Vaudiere, Secrétaire du 'Roi , à Epernay
en Champagne.
Gros , Libraire , à Lons -le-Saunier en Franche-
Comté,
JANVIER . 1764.
213
Hébert , Tréforier de France honoraire au Bureau
des Finances , à Soiffons.
La Baupaumerie ( de , Lieutenant Général , à
Montere u-faut- Yonne.
Laporte ( de ) , Directeur des Poftes , à Betfort.
Le Baron l'aîné , Libraire , à Caën .
Le Roux , Libraire , à Strasbourg , deux exemplaires.
L'Efcouer le Marquis de ) , au Château de L'Efquiffiou
, près Morlaix.
Lobreau ( Madame ) , Directrice des Spectacles , à
Lyon .
May ( de ) , Officier au Régiment de la Ferre , à
Perpignan.
Portalis ( de ) , Chevalier de S. Louis , Commiffaire
Ordonnateur des Guerres , à Toulon.
Portally , Négociant , à Toulon.
Rannon , Lieutenant de l'Amirauté , à Quimper.
Saint-Vaft ( de ) , ancien Capitaine de Cavalerie ,
Chevalier de l'Ordre Røyal & Militaire de Saint
Louis , à Tinchebray.
Turin ( le Comte de ) , au Mans .
Fermer
Résumé : SECOND SUPPLÉMENT à la Liste des Abonnés au Mercure, qui se trouve dans le Volume de Décembre dernier, & dont le premier Supplément est dans le Mercure du premier Janvier.
Le document est un supplément à la liste des abonnés au Mercure de France, publié en janvier 1764. Il répertorie les abonnés de Paris et de province. Parmi les abonnés parisiens figurent des personnalités telles que Antoine, Bardou de Farceville, Chardon, Chopin, Cochu, D'Aihene, D'Hémery, La Bonne, Le Fevre, Noël, Paulain, Puffan, Puiffan, et le Baron de Wimpffen. Les abonnés de province incluent Alcock & Compagnie, le Chevalier de Barrey, Batlematon l'aîné, le Comte de Beaufort, Blachere, de Boillelet, Cannac, Champdoré, Comcy de, Courrejolles, la Marquise de Crescia, Dupin, Geoffroy de Vaudiere, Gros, Hébert, de La Baupaumerie, Laporte, Le Baron l'aîné, Le Roux, le Marquis de L'Escouër, Madame Lobreau, de May, Portalis, Portally, Rannon, de Saint-Vast, et le Comte de Turin. Les abonnements peuvent être souscrits auprès de M. LUTTON, greffier au Parlement, rue Sainte Anne, Butte S. Roch, au Bureau du Mercure de France.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18340
p. [1263]-1267
LA BEAUTÉ ODE.
Début :
Quel spectacle s'offre à ma vûë ? [...]
Mots clefs :
Beauté, Attraits, Dieux, Traits
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LA BEAUTÉ ODE.
LA BEAUTE
O DE.
Uel fpectacle s'offre à ma vie ?
Quel objet vient flatter mes fens !
Mon ame paroît toute émuë ;
D'où naît le trouble que je fens ?
Mon efprit étonné s'égare ;
Un charme inconnu s'en empare ,
Confus , inquiet , agité ,
II. Vol.
A ij Quelle
1264 MERCURE DE FRANCE
Quelle Divinité puiſſante
Me frappe , me ravit , m'enchante ?
Eft-ce toi , charmante Beauté ? ´
Mais qui pourroit te méconnoître.
Qui peut fe méprendre à ces traits ?
Déeffe , tu n'as qu'à paroître ,
Tout cede à tes divins attraits ;
Oui , l'Univers te rend hommage ;
On admire en toi i'affemblage
Des plus rares préfens des Dieux ,
Tout eft fous leur obéiffance ;
Mais tout l'éclat de leur puiffance
Cede à celui de deux beaux yeux,
Autrefois épris de tes charmes
On vit ces Maîtres des mortels
Te rendant à l'envi les armes
Venir encenſer tes Autels.-
›
En Satyre pour Antiope , *
En Taureau pour la belle Europe
On vit Jupiter fe changer ;
Bacchus d'un Raifin prend la forme ,
Neptune en Dauphin fe transforme
,
Le beau Phoebus devient Berger.
* Métamorphofe
d'Ovide . Liv. 7.
Mais II. Vol
JUIN. 1730 .
1265
Mais c'eft pea , du plus infenfible
Tu peux diffiper la froideur ;
De l'ennemi le plus terrible
Tu fçais défarmer la fureur ;
En calme tu changes l'orage ;
·Tu domptes le plus fier courage ;
Tu changes la haine en amour ;
Tu furmontes tous les obftacles;
Et pour enfanter des miracles ,
Tu n'as qu'à te montrer au jour.
L'Amour , ce fier Tyran qui brave
Le pouvoir des Dieux & des Rois ,
Devient lui-même ton Eſclave ;
Pfiché l'a foumis à tes Loix; '
Si tu ne lui prêtois des charmes
Ses traits feroient de vaines armes
Ils ne pourroient rien enflamer
Il faut du moins ton apparence
Pour faire pancher la balance
Vers l'objet dont il veut charmer.
De même qu'une fleur nouvelle
Qu'un Printems voit naître & mourir ,
On apperçoit dans la plus belle
Ton brillant éclat ſe flétrir .
Le tems qui n'épargne perfonne
II. Vol. A iij De
1266 MERCURE DE FRANCE
De fa cruelle faux moiffonne
Sans égard , tes Roſes , tes Lys ;
Mais fon inexorable rage
En penfant te faire un outrage
De tes dons augmente le prix.
Les Ris , les Graces , la Jeuneffe
Accompagnent par tout tes pas ;
Les plaifirs te fuivent ſans ceffe ,
Il n'en eft point où tu n'es pas ;
De fes Héros , Déeffe aimable ,
Tout l'Univers t'eft redevable ,
Il te doit leurs faits glorieux ;
Hercule eut Jupiter pour pere ;
Mais fans les attraits de fa mere
Auroit- il merité les Cieux ?
Grands Dieux ! quels cris fe font entendre !
Qu'apperçois -je de toutes parts !
Une Ville réduite en cendre
Vient de s'offrir à mes regards ;
Je frémis ! qui le pourroit croire
Décffe , on l'immole à ta gloire ,
C'est pour poffeder tes appas :
Oui l'on voit la fuperbe Troye
A la fureur des Grecs en proye
Pour l'Epoufe de Menelas.
I I. Vol.
Mais
JUIN. 1730. 1267
Mais infenfe , qu'ofai - je faire ?
Quel vain eſpoir peut me flater ?
Beauté , quelle ardeur temeraire
M'engage à vouloir te chanter ?
Ta vûë en dit plus que ma Lyre ,
Et malgré le feu qui m'infpire
Je peins mal tes divins attraits.
Heureux , pour prix d'un foible hommage ,
Si tu daignois fur mòn Ouvrage
Répandre quelqu'un de tes traits.
ParM. Richa rd de Ruffey , de Dijon.
O DE.
Uel fpectacle s'offre à ma vie ?
Quel objet vient flatter mes fens !
Mon ame paroît toute émuë ;
D'où naît le trouble que je fens ?
Mon efprit étonné s'égare ;
Un charme inconnu s'en empare ,
Confus , inquiet , agité ,
II. Vol.
A ij Quelle
1264 MERCURE DE FRANCE
Quelle Divinité puiſſante
Me frappe , me ravit , m'enchante ?
Eft-ce toi , charmante Beauté ? ´
Mais qui pourroit te méconnoître.
Qui peut fe méprendre à ces traits ?
Déeffe , tu n'as qu'à paroître ,
Tout cede à tes divins attraits ;
Oui , l'Univers te rend hommage ;
On admire en toi i'affemblage
Des plus rares préfens des Dieux ,
Tout eft fous leur obéiffance ;
Mais tout l'éclat de leur puiffance
Cede à celui de deux beaux yeux,
Autrefois épris de tes charmes
On vit ces Maîtres des mortels
Te rendant à l'envi les armes
Venir encenſer tes Autels.-
›
En Satyre pour Antiope , *
En Taureau pour la belle Europe
On vit Jupiter fe changer ;
Bacchus d'un Raifin prend la forme ,
Neptune en Dauphin fe transforme
,
Le beau Phoebus devient Berger.
* Métamorphofe
d'Ovide . Liv. 7.
Mais II. Vol
JUIN. 1730 .
1265
Mais c'eft pea , du plus infenfible
Tu peux diffiper la froideur ;
De l'ennemi le plus terrible
Tu fçais défarmer la fureur ;
En calme tu changes l'orage ;
·Tu domptes le plus fier courage ;
Tu changes la haine en amour ;
Tu furmontes tous les obftacles;
Et pour enfanter des miracles ,
Tu n'as qu'à te montrer au jour.
L'Amour , ce fier Tyran qui brave
Le pouvoir des Dieux & des Rois ,
Devient lui-même ton Eſclave ;
Pfiché l'a foumis à tes Loix; '
Si tu ne lui prêtois des charmes
Ses traits feroient de vaines armes
Ils ne pourroient rien enflamer
Il faut du moins ton apparence
Pour faire pancher la balance
Vers l'objet dont il veut charmer.
De même qu'une fleur nouvelle
Qu'un Printems voit naître & mourir ,
On apperçoit dans la plus belle
Ton brillant éclat ſe flétrir .
Le tems qui n'épargne perfonne
II. Vol. A iij De
1266 MERCURE DE FRANCE
De fa cruelle faux moiffonne
Sans égard , tes Roſes , tes Lys ;
Mais fon inexorable rage
En penfant te faire un outrage
De tes dons augmente le prix.
Les Ris , les Graces , la Jeuneffe
Accompagnent par tout tes pas ;
Les plaifirs te fuivent ſans ceffe ,
Il n'en eft point où tu n'es pas ;
De fes Héros , Déeffe aimable ,
Tout l'Univers t'eft redevable ,
Il te doit leurs faits glorieux ;
Hercule eut Jupiter pour pere ;
Mais fans les attraits de fa mere
Auroit- il merité les Cieux ?
Grands Dieux ! quels cris fe font entendre !
Qu'apperçois -je de toutes parts !
Une Ville réduite en cendre
Vient de s'offrir à mes regards ;
Je frémis ! qui le pourroit croire
Décffe , on l'immole à ta gloire ,
C'est pour poffeder tes appas :
Oui l'on voit la fuperbe Troye
A la fureur des Grecs en proye
Pour l'Epoufe de Menelas.
I I. Vol.
Mais
JUIN. 1730. 1267
Mais infenfe , qu'ofai - je faire ?
Quel vain eſpoir peut me flater ?
Beauté , quelle ardeur temeraire
M'engage à vouloir te chanter ?
Ta vûë en dit plus que ma Lyre ,
Et malgré le feu qui m'infpire
Je peins mal tes divins attraits.
Heureux , pour prix d'un foible hommage ,
Si tu daignois fur mòn Ouvrage
Répandre quelqu'un de tes traits.
ParM. Richa rd de Ruffey , de Dijon.
Fermer
Résumé : LA BEAUTÉ ODE.
Le poème 'La Beauté', publié dans le Mercure de France en juin 1730, exalte la beauté, personnifiée et divinisée par l'auteur. La beauté est décrite comme une puissance capable de charmer et de dominer tous les êtres, y compris les dieux. Jupiter, Bacchus, Neptune et Apollon se transforment pour séduire des mortels, illustrant ainsi son pouvoir irrésistible. La beauté peut apaiser la colère, transformer la haine en amour et surmonter tous les obstacles. Cependant, elle est éphémère, comparable à une fleur printanière. Malgré sa fugacité, elle est associée à des rires, des grâces et à la jeunesse, et inspire des plaisirs constants. L'auteur mentionne la destruction de Troie pour Hélène, soulignant que même les villes peuvent être sacrifiées pour la beauté. Il conclut en exprimant son admiration et son désir de chanter la beauté, tout en reconnaissant l'impuissance de ses mots à capturer pleinement ses charmes divins.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18341
s. p.
« La Médaille gravée doit regarder la page 2923. [...] »
Début :
La Médaille gravée doit regarder la page 2923. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Médaille gravée doit regarder la page 2923. [...] »
La Médaille gravée doit regarder la page 2923.
Fermer
18342
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Vice-Chancelier, le second volume du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Vice- Chan- ΑΙ
celier , le fecond volume du Mercure de Juiller
1764 , & je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 15 Juillet 1764,
GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Vice- Chan- ΑΙ
celier , le fecond volume du Mercure de Juiller
1764 , & je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 15 Juillet 1764,
GUIROY.
Fermer
18343
p. 214
ERRATA du premier Mercure de Juin.
Début :
Page 117, ligne 23 & 24, tous ses traits sont beaux sans être exactement [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA du premier Mercure de Juin.
ERRATA
du premier Mercure de Juin.
AGE 117 , ligne 23 & 24, tous les traits font
beaux fans être exactement régulier , lifex , ré
guliers.
Page 186 , lig. 1718 , elle fut repréfentée la
cinquieme fois , lifez , pour la cinquieme fois.
Page 187 , lig, 15 , 16 & 17 , il a paru enfuite
dans l'Andrienne , l'Enfant prodigue & Maho¬
met , par les rôles de Simon , Euphemon pere,
& Zopire , lifez , il a continué dans l'Andrienne
, dans l'Enfant prodigue & Mahomet , les
ôles de Simon, d'Euphemon pere, & de Zopire,
du premier Mercure de Juin.
AGE 117 , ligne 23 & 24, tous les traits font
beaux fans être exactement régulier , lifex , ré
guliers.
Page 186 , lig. 1718 , elle fut repréfentée la
cinquieme fois , lifez , pour la cinquieme fois.
Page 187 , lig, 15 , 16 & 17 , il a paru enfuite
dans l'Andrienne , l'Enfant prodigue & Maho¬
met , par les rôles de Simon , Euphemon pere,
& Zopire , lifez , il a continué dans l'Andrienne
, dans l'Enfant prodigue & Mahomet , les
ôles de Simon, d'Euphemon pere, & de Zopire,
Fermer
Résumé : ERRATA du premier Mercure de Juin.
Le document liste des corrections pour le premier numéro du Mercure de Juin. À la page 117, lignes 23 et 24, les traits doivent être réguliers. À la page 186, ligne 1718, corriger 'elle fut repréfentée la cinquieme fois' en 'pour la cinquieme fois'. À la page 187, lignes 15 à 17, corriger 'il a paru enfuite' en 'il a continué'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18344
p. 214
AVIS.
Début :
Le Public est averti qu'il n'y a que le sieur Garrot qui possede le [...]
Mots clefs :
Eau des Sultannes, Embellissement, Peau, Bain de santé, Taches de la peau, Rougeurs de la peau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
LEE
Public eft averti qu'il n'y a que le fieur
Garrot qui poffede le fecret & la compofition de
la véritable Eau des Sultanes du feu fieur Richard
de Marolle , dont les vertus & propriétés font incomparables
pour l'embelliffement de la peau. On
peut s'en fervir le matin & le foir. Elle rafermit la
peau , la fortifie & l'adoucit confidérablement en
la blanchiffant : elle a auffi la vertu de rafraîchir :
elle convient , non-feulement au beau Sexe , mais
encore aux hommes qui ont le vifage brulé du
foleil en courant la pofte ou la chaffe. Il ne faut
qu'imbiber un petit linge fin ou une éponge avec
cette Eau , & s'en étuver pour fe trouver promptement
foulagé. Cette eau eft très -convenable dans
les bains de fanté & de propreté ; on la peut mêler
avec l'eau du bain à volonté ; lorſqu'on fera
forti du bain , on peut l'employer toute pure ; on
peut auffi , après s'être bien lavé les mains & les
avoir effuyées , fe les frotter de ladite Eau pure ,
puis la laiffer fécher fans les effuyer que très -légérement.
Cette eau eft aufſi très- bonne pour les taches
de rouffeurs & les rougeurs de la petite vérole
; elle les efface entiérement. Plufieurs Seigneurs
& Dames s'en fervent actuellement . Cette Eau fe
débite en différentes Provinces. Le prix du flacon
eft de fix livres , & le demi - flacon eft de trois livres
. Il demeure actuellement rue des deux Ponts ,
Ifle S. Louis , entre un Papetier & un Chaircuitier,
au premier étage. Son Tableau eft fur la porte.
Les perfonnes de Province auront la bonté d'affranchir
les Lettres qu'elles lui écriront.
LEE
Public eft averti qu'il n'y a que le fieur
Garrot qui poffede le fecret & la compofition de
la véritable Eau des Sultanes du feu fieur Richard
de Marolle , dont les vertus & propriétés font incomparables
pour l'embelliffement de la peau. On
peut s'en fervir le matin & le foir. Elle rafermit la
peau , la fortifie & l'adoucit confidérablement en
la blanchiffant : elle a auffi la vertu de rafraîchir :
elle convient , non-feulement au beau Sexe , mais
encore aux hommes qui ont le vifage brulé du
foleil en courant la pofte ou la chaffe. Il ne faut
qu'imbiber un petit linge fin ou une éponge avec
cette Eau , & s'en étuver pour fe trouver promptement
foulagé. Cette eau eft très -convenable dans
les bains de fanté & de propreté ; on la peut mêler
avec l'eau du bain à volonté ; lorſqu'on fera
forti du bain , on peut l'employer toute pure ; on
peut auffi , après s'être bien lavé les mains & les
avoir effuyées , fe les frotter de ladite Eau pure ,
puis la laiffer fécher fans les effuyer que très -légérement.
Cette eau eft aufſi très- bonne pour les taches
de rouffeurs & les rougeurs de la petite vérole
; elle les efface entiérement. Plufieurs Seigneurs
& Dames s'en fervent actuellement . Cette Eau fe
débite en différentes Provinces. Le prix du flacon
eft de fix livres , & le demi - flacon eft de trois livres
. Il demeure actuellement rue des deux Ponts ,
Ifle S. Louis , entre un Papetier & un Chaircuitier,
au premier étage. Son Tableau eft fur la porte.
Les perfonnes de Province auront la bonté d'affranchir
les Lettres qu'elles lui écriront.
Fermer
Résumé : AVIS.
L'avis informe le public que le sieur Garrot détient le secret et la composition de la véritable Eau des Sultanes, initialement créée par le feu sieur Richard de Marolle. Cette eau possède des vertus exceptionnelles pour l'embellissement de la peau, qu'elle raffermit, fortifie et adoucit tout en la blanchissant. Elle peut être utilisée le matin et le soir et convient également aux hommes ayant le visage brûlé par le soleil. Pour l'utiliser, il suffit d'imbiber un linge fin ou une éponge avec cette eau et de s'en étuver pour soulager rapidement. L'Eau des Sultanes est adaptée aux bains de santé et de propreté, pouvant être mélangée à l'eau du bain ou utilisée pure après le bain. Elle est efficace pour les taches de rousseur et les rougeurs de la petite vérole, les effaçant entièrement. De nombreux seigneurs et dames l'utilisent déjà. Cette eau est vendue en différentes provinces au prix de six livres pour un flacon et trois livres pour un demi-flacon. Le sieur Garrot réside rue des deux Ponts, île Saint-Louis, entre un papetier et un charcutier, au premier étage. Son tableau est affiché sur la porte. Les personnes de province sont priées d'affranchir les lettres qu'elles lui enverront.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18345
p. 214
MARIAGES.
Début :
M. Lancelot, Comte de Turpin de Crissé, Mestre de Camp, d'un Régiment [...]
Mots clefs :
Comte, Brigadier, Colonel, Régiment, Marquis, Contrat de mariage, Dame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
M. LANCELOT , Comte de Turpin de Criffé ,
Meftre de Camp , d'un Régiment de Huffards
de fon nom , Brigadier des Armées du Roi, Infpecteur
Général de Cavalerie & de Dragons, veuf,
de Louife Marie Jeanne- Catherine-Huguette Gabrielle
de Lufignan de Lezay , a époulé le 21 ,
Elifabeth-Marie-Conftance de Lowendalh , fille
de feu Woldemar , Comte de Lowendalh & du
Saint-Empire , Maréchal de France , Chevalier
des Ordres du Roi , Colonel d'un Régiment d'In- `
fanterie Allemande de fon nom , & l'un des Académiciens
honoraires de l'Académie Royale des
Sciences , & de Barbe-Madeleine Elifabeth, Comtelle
de Szembeck.
Meffire Pierre- Céfar de la Brouffe , Marquis de
Verteillac Gouverneur , grand Sénéchal & Lieutenant
de Roi de Périgord , fils de Meffire Thibaud
de la Brouffe , Comte de Verteillac , & de Dame
Angélique de la Brouffe de Verteillac , fut mariée
le 20 avec Demoifelle Louife-Marie de Saint- Quintin
de Blet, fille de feu Meffire Alexandre de Saint-
Quintin , Comte de Blet , Maréchal des Camps '
& Armées du Roi & de Dame Marie Peirenc
de Moras. Leurs Majeftés & la Famille Royale
avoient figné le 18 leur Contrat de mariage.
M. LANCELOT , Comte de Turpin de Criffé ,
Meftre de Camp , d'un Régiment de Huffards
de fon nom , Brigadier des Armées du Roi, Infpecteur
Général de Cavalerie & de Dragons, veuf,
de Louife Marie Jeanne- Catherine-Huguette Gabrielle
de Lufignan de Lezay , a époulé le 21 ,
Elifabeth-Marie-Conftance de Lowendalh , fille
de feu Woldemar , Comte de Lowendalh & du
Saint-Empire , Maréchal de France , Chevalier
des Ordres du Roi , Colonel d'un Régiment d'In- `
fanterie Allemande de fon nom , & l'un des Académiciens
honoraires de l'Académie Royale des
Sciences , & de Barbe-Madeleine Elifabeth, Comtelle
de Szembeck.
Meffire Pierre- Céfar de la Brouffe , Marquis de
Verteillac Gouverneur , grand Sénéchal & Lieutenant
de Roi de Périgord , fils de Meffire Thibaud
de la Brouffe , Comte de Verteillac , & de Dame
Angélique de la Brouffe de Verteillac , fut mariée
le 20 avec Demoifelle Louife-Marie de Saint- Quintin
de Blet, fille de feu Meffire Alexandre de Saint-
Quintin , Comte de Blet , Maréchal des Camps '
& Armées du Roi & de Dame Marie Peirenc
de Moras. Leurs Majeftés & la Famille Royale
avoient figné le 18 leur Contrat de mariage.
Fermer
Résumé : MARIAGES.
Le texte relate deux mariages au sein de l'aristocratie française. Le premier concerne M. Lancelot, Comte de Turpin de Criffé, Maître de Camp d'un Régiment de Hussards, Brigadier des Armées du Roi, Inspecteur Général de Cavalerie et de Dragons. Veuf de Louise Marie Jeanne-Catherine-Huguette Gabrielle de Lufignan de Lezay, il a épousé le 21 Élisabeth-Marie-Constance de Lowendalh, fille de feu Woldemar, Comte de Lowendalh et du Saint-Empire, Maréchal de France, Chevalier des Ordres du Roi, Colonel d'un Régiment d'Infanterie Allemande et Académicien honoraire de l'Académie Royale des Sciences, et de Barbe-Madeleine Élisabeth, Comtelle de Szembeck. Le second mariage implique Meffire Pierre-César de la Brouffe, Marquis de Verteillac, Gouverneur, grand Sénéchal et Lieutenant du Roi de Périgord, fils de Meffire Thibaud de la Brouffe, Comte de Verteillac, et de Dame Angélique de la Brouffe de Verteillac. Il a épousé le 20 Demoiselle Louise-Marie de Saint-Quintin de Blet, fille de feu Meffire Alexandre de Saint-Quintin, Comte de Blet, Maréchal des Camps et Armées du Roi, et de Dame Marie Peirenc de Moras. Leurs Majestés et la Famille Royale ont signé le 18 leur Contrat de mariage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18346
p. 214
AVIS.
Début :
Le changement de demeure du sieur Garrot, qui possede seul le secret [...]
Mots clefs :
Eau des Sultannes, Changement, Adresse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
E changement de demeure du fieur Garrot, qui
poffede feul le fecret de l'Eau des Sultanes , eſt une
raifon de l'annoncer de nouveau. Il demeure actuellement
rue des Deux-Ponts , Ile Saint-Louis ,
entre un Marchand Paperier & un Chaircutier , au
premier étage. Il prie les perfonnes qui lui écri
ront d'affranchir leurs lettres . On ne répétera point
toutes les bonnes qualités de cette Eau ; la principale
eft de rafraîchir , de raffermir & d'embellir
la peau. Le prix du flacon eft de 6 liv. & celui du
demi-flacon 3 liv.
E changement de demeure du fieur Garrot, qui
poffede feul le fecret de l'Eau des Sultanes , eſt une
raifon de l'annoncer de nouveau. Il demeure actuellement
rue des Deux-Ponts , Ile Saint-Louis ,
entre un Marchand Paperier & un Chaircutier , au
premier étage. Il prie les perfonnes qui lui écri
ront d'affranchir leurs lettres . On ne répétera point
toutes les bonnes qualités de cette Eau ; la principale
eft de rafraîchir , de raffermir & d'embellir
la peau. Le prix du flacon eft de 6 liv. & celui du
demi-flacon 3 liv.
Fermer
Résumé : AVIS.
L'avis informe du déménagement du sieur Garrot, détenteur du secret de l'Eau des Sultanes, rue des Deux-Ponts, Île Saint-Louis. L'Eau des Sultanes rafraîchit, raffermit et embellit la peau. Un flacon coûte six livres, un demi-flacon trois livres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18347
p. 214
Fautes à corriger dans le premier Mercure d'Octobre.
Début :
Page 143. L'annonce du Livre intitulé Storia universale, sacre e profana [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans le premier Mercure d'Octobre.
Fautes à corriger dans le premier Mercure
d'Octobre.
Page 143. L'annonce du Livre intitulé Storia
univerfale , facra e profana, Tomo V, eft la fuite
de la traduction Italienne de M. Hardion ; & fe
vend à Paris chez G. Defprez , rue S. Jacques .
Page 197. ligne 15. de Bernei : lifez de Bernoy.
Ibid. ligne 18. Benet : lifez Bellet .
Page 209.ligne 12. Béthune : lifez Bellunce.
Dans ce Volume.
P. 35. I. 27. Annibal Caco : lifez Annibal Caro .
Page 85. ligne 3. fes fins : lifez ces fins.
Page 87. ligne 22. qui fert d'un couvercle : lifeg
qui fert de couvercle.
Page 146. ligne 26. plus d'environ mille morts ;
lifez environ 900 mille morts.
Ibid. lig. 29. la victime : lifez les victimes.
Page 153. ligne 10. a trois : lifez a cité trois.
Ibid. ligne 27. d'une : lifez de .
d'Octobre.
Page 143. L'annonce du Livre intitulé Storia
univerfale , facra e profana, Tomo V, eft la fuite
de la traduction Italienne de M. Hardion ; & fe
vend à Paris chez G. Defprez , rue S. Jacques .
Page 197. ligne 15. de Bernei : lifez de Bernoy.
Ibid. ligne 18. Benet : lifez Bellet .
Page 209.ligne 12. Béthune : lifez Bellunce.
Dans ce Volume.
P. 35. I. 27. Annibal Caco : lifez Annibal Caro .
Page 85. ligne 3. fes fins : lifez ces fins.
Page 87. ligne 22. qui fert d'un couvercle : lifeg
qui fert de couvercle.
Page 146. ligne 26. plus d'environ mille morts ;
lifez environ 900 mille morts.
Ibid. lig. 29. la victime : lifez les victimes.
Page 153. ligne 10. a trois : lifez a cité trois.
Ibid. ligne 27. d'une : lifez de .
Fermer
Résumé : Fautes à corriger dans le premier Mercure d'Octobre.
Le document énumère les erreurs à corriger dans le premier numéro du Mercure d'octobre. Parmi les corrections, on trouve des modifications orthographiques comme 'de Bernei' en 'de Bernoy' et 'Béthune' en 'Bellunce'. D'autres corrections incluent 'Annibal Caco' en 'Annibal Caro' et 'qui fert d'un couvercle' en 'qui sert de couvercle'. Des ajustements sont également notés pour des phrases et des chiffres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
18348
s. p.
Errata du premier volume de Decembre.
Début :
Page 2620. lig. 7. Paperbroch, lisez Bollandus. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata du premier volume de Decembre.
Page 2620. lig. 7. Paperbroch, lisez Bollandus.
Fermer
18349
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second Mercure du mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier;
le fecond Mercure du mois d'Octobre , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 16 Octobre 1758. GUIROY
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier;
le fecond Mercure du mois d'Octobre , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 16 Octobre 1758. GUIROY
Fermer
18350
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second Mercure du mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
'Ai lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le fecond Mercure du mois d'Octobre , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion .
A Paris , ce 15 Octobre 1759. GUIRÖY.
'Ai lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le fecond Mercure du mois d'Octobre , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion .
A Paris , ce 15 Octobre 1759. GUIRÖY.
Fermer