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s. p.
CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Début :
Juin & Juillet 1721. 2. vol. Aoust, Septembre, Octobre, [...]
Mots clefs :
Catalogue, Mercure de France
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texteReconnaissance textuelle : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
CATALOGUE
des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jufqu'à prefent.
Uin & Juillet 1721 . 2. vol.
Novembre & Decembre 5. vol
.
Janvier & Fevrier 1722 .
2. vol .
Mars 1722. 2. vol.
Avril. 1. vol.
Mai.
2. vol.
Juin , Juillet & Aouft. 3. vol.
Septembre. 2. vol.
Octobre. 1. vol.
Novembre . 2, vol.
Decembre . 1. voi.
Année 1723. le mois de Decembre
double.
13. vol. Année 1724. les mois de Juin
& de Decembre doubles . 14. vol.
Année 1725. les mois de Juin ,
de Septembre
& de Decembre
doubles. IS . vol.
Année 1726. les mois de Juin
& de Decembre doubles. 14.
vol.
Année 1727. les mois de Juin
& de Décembre doubles . 14.
vol.
Année 1728. les mois de Juin
& de Décembre doubles 14.
vol
. Année 1729. les mois de Juin , de
Septembre & Décembre, doubles 15. vol,
Janvier 1730 .
1. vol.
123. vol,
des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jufqu'à prefent.
Uin & Juillet 1721 . 2. vol.
Novembre & Decembre 5. vol
.
Janvier & Fevrier 1722 .
2. vol .
Mars 1722. 2. vol.
Avril. 1. vol.
Mai.
2. vol.
Juin , Juillet & Aouft. 3. vol.
Septembre. 2. vol.
Octobre. 1. vol.
Novembre . 2, vol.
Decembre . 1. voi.
Année 1723. le mois de Decembre
double.
13. vol. Année 1724. les mois de Juin
& de Decembre doubles . 14. vol.
Année 1725. les mois de Juin ,
de Septembre
& de Decembre
doubles. IS . vol.
Année 1726. les mois de Juin
& de Decembre doubles. 14.
vol.
Année 1727. les mois de Juin
& de Décembre doubles . 14.
vol.
Année 1728. les mois de Juin
& de Décembre doubles 14.
vol
. Année 1729. les mois de Juin , de
Septembre & Décembre, doubles 15. vol,
Janvier 1730 .
1. vol.
123. vol,
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Résumé : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Le catalogue des Mercures de France de 1721 à 1730 recense 123 volumes. De 1721 à 1728, les publications sont mensuelles, avec certains mois doubles. En 1729, trois mois sont doubles. En 1730, seul janvier est mentionné. Le nombre de volumes varie de 1 à 15 par an.
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2
s. p.
PRIVILEGE DU ROY.
Début :
LOUIS, par la grace de Dieu, Roi de France & de Navarre : à nos Amez & Feaux Conseillers, les [...]
Mots clefs :
Brevet, Mercure de France, Garde des sceaux
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texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROY.
‘P R I VI L E G E
DU ROY‘.
C c
OUIS, par la grace de Dieu , Roi de France 3; de
Navarre : à nos Amez 8c Feaux Confeillers, les
Gens tenans nos Cours de Parlement, Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Graniconfeil
Baillifs , Senéehaux, leurs ‘Lieutenaus civils , 3c au:
tres nos Offitiers 8c jultieiers qwll appartiendra. 5h
LUI’ z’ Papplaudillement que reçoit le Iæîtmcunu ns
FRANCE , cy - devant appelle le Mercure Galant ,
compofé depuis l'année 167 apar le fleur de Vifé , 8;
autres Auteurs ,nous fait croire que le fleur Dufçeni _
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne ‘con.
vient pas que le Public fuit à l'avenir privé d'un ou.
vrage ‘auOE utile qiüaizréable {tant à nos fujets qu'aux
étrangers; (t'ait dans cette vûë que bien informé des
talens , 8c de la fagefle du fleur Agrume nvuRo E,
s e Ecuvcr , ancien Gendarme dans la . Compagnie es
Gendarmes de nôuç Garde ordinaire , 8L Chevalier
de notre Ordre Militaire deSai-nt Lv. ùis 3 nousluvggm
ohoiflvpouncompofcr à l'avenir exduflwment a tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de Mercure n;
FRANCE , 8L nous lu] en avons à cet effet accorde’ nôcoe
Brevet le x7. Oêrolare dernier, pour Pexecution du.
quel ledit fleur de la Ravin: nous‘ a fait lilpplier de
lui accorder nos Lettres de Prlvilege fur ce necefläî
tes : A ces CAUSES , conformément audit Brevet , Nom
lui avons permis 8e permettons par ces Prefentes de
erampoferflc dnnner au Public à l'avenir tous les mois
à lui feul excluflvcment ,l-Cdit Mercure de Eranre,qu’rî
pourra‘ faire imprimer en tel volume, forme , marge,
caraäere , conjointement, ou feparement , 8e autant;
"de fois ue bon lui fcmblera,chaque mois , 8c de le
faire venäre 8c débiter par tout nôtre Royaume, 8l ce
pendant ie temps de douze années confccutivcs, à
y compter du jour de la datte des Prefentes; ä condi
" rima neanmuins que chaque volume portera {on Appro
bation exprefle de PExaminaoeur ,qui aura été com
fÇ-ÏS
mis à ce; elfes. Faîfons êéfenfes à toutes fortes de
erfonnes , de quelques qualitez 8L conditions qu'elle‘:
foienucÿen introduire (Pimpreflions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéîffance , comme aufli à tous
Libraires , imprimeurs‘, Graveurs , 8c autres , d'un.
primer , faire imprimer , graver , vendre ,_faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, V ou en partie , ni dfen faire aucunloiuxtprlaaintch,esf,ouesnqtuoel]u:.
‘que prétexte que ce foi: , d'augmentation , correc
tions , changement de titre ,_0u autrement , tans la
permifiîon expreflecsz par écrit de Hîxpolant , ou de
ceux qui auront droit de lui ; le tout à peine de con.
fifcation des exemplaires contrefaits , de ôooo.’ livre:
d'amende , payables {ans déport par chacun des con.
trevenans , dont un tiers à Nous ; un tiers à PHôtelg
Dieu de Paris, Paurre tiers à Plîxpofant, ou à ceux;
qri auront droit de lui , 8c de tous dépens , domma.
ges 8c inrcrefls; ‘a la charge que ces Prefentes feront
enregifirées ‘tout au long fur le Rcgillrc de la Com.
munauté des Libraires/Se Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de 1a datte dücelles’; que Pimpreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , 8c non
ailleurs , en fin papier , 8c en beau carafiere , confor.
mémcnt aux Rcglemens de la Librairie ; 8L qnfavan:
de Pexpnfer en vente , le manufcric ou imprimé qui
aura {ervi de copie a Pimprcflion dudir Livre {en
‘remis dans 1c même état ou les, Approbations y au;
l'ont été données , ès mains de nôtre trèsoeher 8;
Feal Chevalier,’ Garde des Sceaux de France, le
fleur Fmunuu D’ARMeNONvILLE, Commandeur de nos
ordres , 8c qu’il en fera enluiteremis deux Exemplai.
‘tes de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , 8c un dans
celle de nôrrcdlt trèsoeher 8c feal Chex alier, Garde
des Sceaux de France; le rouc à peine de nullité des
Prefenres , du contenu defquellcs Vous enjoi nous de
faire jouir ledit Expofant, ou l'es ayans cauä? pleine.
ment 8c paifiblemem, {ans foulïrir qu'il leur loir fait
aucuns troubles 8c empêchcmens , 8L à cet cflet nous
avons revoqué 8L revoquons tous autres Priyilcges
qui pourroient avoir été donne; cy-devznt à d’autres
qwaudit Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
‘a la fin dudit Livre foi: tenuë pour dûëmcnt lignifiée,
8c qwaux copies collanionnées par l'un de nos Amez
J: Feaux Confeillcrs. Secxegaiges’ foy {cit ajoûtée, 8re;
DU ROY‘.
C c
OUIS, par la grace de Dieu , Roi de France 3; de
Navarre : à nos Amez 8c Feaux Confeillers, les
Gens tenans nos Cours de Parlement, Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Graniconfeil
Baillifs , Senéehaux, leurs ‘Lieutenaus civils , 3c au:
tres nos Offitiers 8c jultieiers qwll appartiendra. 5h
LUI’ z’ Papplaudillement que reçoit le Iæîtmcunu ns
FRANCE , cy - devant appelle le Mercure Galant ,
compofé depuis l'année 167 apar le fleur de Vifé , 8;
autres Auteurs ,nous fait croire que le fleur Dufçeni _
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne ‘con.
vient pas que le Public fuit à l'avenir privé d'un ou.
vrage ‘auOE utile qiüaizréable {tant à nos fujets qu'aux
étrangers; (t'ait dans cette vûë que bien informé des
talens , 8c de la fagefle du fleur Agrume nvuRo E,
s e Ecuvcr , ancien Gendarme dans la . Compagnie es
Gendarmes de nôuç Garde ordinaire , 8L Chevalier
de notre Ordre Militaire deSai-nt Lv. ùis 3 nousluvggm
ohoiflvpouncompofcr à l'avenir exduflwment a tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de Mercure n;
FRANCE , 8L nous lu] en avons à cet effet accorde’ nôcoe
Brevet le x7. Oêrolare dernier, pour Pexecution du.
quel ledit fleur de la Ravin: nous‘ a fait lilpplier de
lui accorder nos Lettres de Prlvilege fur ce necefläî
tes : A ces CAUSES , conformément audit Brevet , Nom
lui avons permis 8e permettons par ces Prefentes de
erampoferflc dnnner au Public à l'avenir tous les mois
à lui feul excluflvcment ,l-Cdit Mercure de Eranre,qu’rî
pourra‘ faire imprimer en tel volume, forme , marge,
caraäere , conjointement, ou feparement , 8e autant;
"de fois ue bon lui fcmblera,chaque mois , 8c de le
faire venäre 8c débiter par tout nôtre Royaume, 8l ce
pendant ie temps de douze années confccutivcs, à
y compter du jour de la datte des Prefentes; ä condi
" rima neanmuins que chaque volume portera {on Appro
bation exprefle de PExaminaoeur ,qui aura été com
fÇ-ÏS
mis à ce; elfes. Faîfons êéfenfes à toutes fortes de
erfonnes , de quelques qualitez 8L conditions qu'elle‘:
foienucÿen introduire (Pimpreflions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéîffance , comme aufli à tous
Libraires , imprimeurs‘, Graveurs , 8c autres , d'un.
primer , faire imprimer , graver , vendre ,_faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, V ou en partie , ni dfen faire aucunloiuxtprlaaintch,esf,ouesnqtuoel]u:.
‘que prétexte que ce foi: , d'augmentation , correc
tions , changement de titre ,_0u autrement , tans la
permifiîon expreflecsz par écrit de Hîxpolant , ou de
ceux qui auront droit de lui ; le tout à peine de con.
fifcation des exemplaires contrefaits , de ôooo.’ livre:
d'amende , payables {ans déport par chacun des con.
trevenans , dont un tiers à Nous ; un tiers à PHôtelg
Dieu de Paris, Paurre tiers à Plîxpofant, ou à ceux;
qri auront droit de lui , 8c de tous dépens , domma.
ges 8c inrcrefls; ‘a la charge que ces Prefentes feront
enregifirées ‘tout au long fur le Rcgillrc de la Com.
munauté des Libraires/Se Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de 1a datte dücelles’; que Pimpreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , 8c non
ailleurs , en fin papier , 8c en beau carafiere , confor.
mémcnt aux Rcglemens de la Librairie ; 8L qnfavan:
de Pexpnfer en vente , le manufcric ou imprimé qui
aura {ervi de copie a Pimprcflion dudir Livre {en
‘remis dans 1c même état ou les, Approbations y au;
l'ont été données , ès mains de nôtre trèsoeher 8;
Feal Chevalier,’ Garde des Sceaux de France, le
fleur Fmunuu D’ARMeNONvILLE, Commandeur de nos
ordres , 8c qu’il en fera enluiteremis deux Exemplai.
‘tes de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , 8c un dans
celle de nôrrcdlt trèsoeher 8c feal Chex alier, Garde
des Sceaux de France; le rouc à peine de nullité des
Prefenres , du contenu defquellcs Vous enjoi nous de
faire jouir ledit Expofant, ou l'es ayans cauä? pleine.
ment 8c paifiblemem, {ans foulïrir qu'il leur loir fait
aucuns troubles 8c empêchcmens , 8L à cet cflet nous
avons revoqué 8L revoquons tous autres Priyilcges
qui pourroient avoir été donne; cy-devznt à d’autres
qwaudit Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
‘a la fin dudit Livre foi: tenuë pour dûëmcnt lignifiée,
8c qwaux copies collanionnées par l'un de nos Amez
J: Feaux Confeillcrs. Secxegaiges’ foy {cit ajoûtée, 8re;
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Résumé : PRIVILEGE DU ROY.
Le document est un privilège royal émanant de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, destiné aux personnes et autorités compétentes. Il traite de la publication du 'Mercure Galant', une œuvre composée depuis 1672 par divers auteurs. Le dernier titulaire du brevet étant décédé, le roi a décidé de nommer Jean d'Armagnac d'Armonville, ancien gendarme et chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis, pour composer et publier le 'Mercure de France'. Un brevet a été accordé le 17 octobre pour cette mission. Ce privilège autorise d'Armonville à publier mensuellement le 'Mercure de France' pour une durée de douze années consécutives, à condition que chaque volume soit approuvé par un examinateur. Le document interdit toute impression étrangère ou contrefaçon, prévoyant la confiscation des exemplaires contrefaits et des amendes. La publication doit se faire en France, sur beau papier et en beau caractère, conformément aux règlements de la librairie. Deux exemplaires de chaque volume doivent être remis à la bibliothèque publique, au Château du Louvre, et au Garde des Sceaux. Le privilège annule tous les autres privilèges antérieurs et stipule que les copies imprimées du document seront considérées comme valides.
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3
s. p.
CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Début :
Juin et Juillet 1721. 2. vol. Août, Septembre, Octobre, Novembre [...]
Mots clefs :
Catalogue, Mercure de France
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texteReconnaissance textuelle : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
CATALOGUE des Mercure: de France,
depuis Panne’: 172.! . jusqu’): prumz.
Uin c: juillet t7“. 1,. vol.
Août , Septembre , Octobre, Novembre
et Dcccmbre ,_ 5. vol.
janvier et Fcvricr 172.1. 1.. vol.
A Mars 17m.. - . 2.. vol.
Avril, x. vol.
Ma)’, . . 2.. vol.
]uin, juillet et Août, 3. vol.
septembre, ‘ L. vol.
Octobre, x. vol.
Novembxc , 2.. vol.
Decembrc , x . vol.
Année 171,3 1c mois f1: Dcccfnbrc doublgu. v0].
Année 177,4. les mo1s‘dc ]um et de De
cembre doubles . 14. vol.
‘Année 171.5. les mois_dc ]uin , de Sep
tembre et Decembrc doubles , x5. m],
‘Année 17,5. les mois dç ]uin et de Dc
ccmbrc doubles , 14.. vol.
Annéc 17,7. les mois de ]uin et de Dc- _
cembre doublcs , x4. V010
Année 1718. les mois de ]uin ct de De
çcmbre doubles , x4. vol.
‘Année 1729. les mois de ]uin , de Sep
gcmbgc et Dccembxc doubles, V U. vol,
Année 17m. les mois de ]uin c: de D:
’ ccmbrc doubles , - x4. vol.
‘Aune’; 173x. les mois tPAvril , de ]uin
u d; Dcccmbrc doublcs ,' 1;. yol.
‘Juinéc 1732.. lcs mois de ]uin ct de Dc
ccmbrc doubles, ‘ ' 14.. vol.
janvicx 1733‘ 1‘ "°1"
350'401
depuis Panne’: 172.! . jusqu’): prumz.
Uin c: juillet t7“. 1,. vol.
Août , Septembre , Octobre, Novembre
et Dcccmbre ,_ 5. vol.
janvier et Fcvricr 172.1. 1.. vol.
A Mars 17m.. - . 2.. vol.
Avril, x. vol.
Ma)’, . . 2.. vol.
]uin, juillet et Août, 3. vol.
septembre, ‘ L. vol.
Octobre, x. vol.
Novembxc , 2.. vol.
Decembrc , x . vol.
Année 171,3 1c mois f1: Dcccfnbrc doublgu. v0].
Année 177,4. les mo1s‘dc ]um et de De
cembre doubles . 14. vol.
‘Année 171.5. les mois_dc ]uin , de Sep
tembre et Decembrc doubles , x5. m],
‘Année 17,5. les mois dç ]uin et de Dc
ccmbrc doubles , 14.. vol.
Annéc 17,7. les mois de ]uin et de Dc- _
cembre doublcs , x4. V010
Année 1718. les mois de ]uin ct de De
çcmbre doubles , x4. vol.
‘Année 1729. les mois de ]uin , de Sep
gcmbgc et Dccembxc doubles, V U. vol,
Année 17m. les mois de ]uin c: de D:
’ ccmbrc doubles , - x4. vol.
‘Aune’; 173x. les mois tPAvril , de ]uin
u d; Dcccmbrc doublcs ,' 1;. yol.
‘Juinéc 1732.. lcs mois de ]uin ct de Dc
ccmbrc doubles, ‘ ' 14.. vol.
janvicx 1733‘ 1‘ "°1"
350'401
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Résumé : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Le document est un catalogue des volumes du Mercure de France, couvrant la période de 1721 à 1733. Il détaille la répartition mensuelle et annuelle des volumes. En 1721, les publications commencent en juillet et se poursuivent jusqu'en décembre avec cinq volumes, puis continuent de janvier à mars avec deux volumes. Certaines années présentent des mois doubles, où deux volumes sont publiés pour le même mois. Par exemple, en 1722, les mois de juin et de décembre sont doubles. Cette particularité se répète avec des variations : en 1723, les mois de juin, septembre et décembre sont doubles. En 1724 et 1725, les mois de juin et de décembre sont doubles. En 1726, les mois de juin, septembre et décembre sont à nouveau doubles. En 1727 et 1728, les mois de juin et de décembre sont doubles. En 1729, les mois de juin, septembre et décembre sont doubles. En 1730, les mois de juin et de décembre sont doubles. En 1731, les mois d'avril, de juin et de décembre sont doubles. Enfin, en 1732, les mois de juin et de décembre sont doubles. Le catalogue se termine par une mention de janvier 1733.
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4
s. p.
LISTE DES LIBRAIRES qui débitent le Mercure dans les Provinces du Royaume, &c.
Début :
A Toulouse, chez Enaut et Forest. Bordeaux, chez Raymond Labottiere, et chez [...]
Mots clefs :
Libraires, Mercure de France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LISTE DES LIBRAIRES qui débitent le Mercure dans les Provinces du Royaume, &c.
LISTE DES LIBRAIRES
qui débitent le Mercure dans les
Provinces du Royaume , &c.
A Toulouse , chez Enaut et Forest.
Bordeaux , chez Raymond Labouriere , et chez
Chapui , fils , au Palais , et à la Poste.
Nantes , chez Julien Maillard , et chez du Verger.
Rennes , chez Joseph Vatar , Julien Vatar , Guil
laume Jouanet Vatar et la veuve Garnier.
Blois , chez Masson .
Tours, chez Gripon.
Rouen , chez Herault .
Châlons-sur - Marne , chez Seneuse.
Amiens , chez la veuve François , Godard et Redé
le fils.
Arras , chez C. Duchamp.
Orleans chez Rouzeaux .
Angers , chez Fourreau et à la Poste..
Chartres , chez Fetil , et chez J. Roux.
Dijon , chez la veuve Armil , et à la Poste.
Versailles , chez Pigeon .
Besançon , chez Briffaut , à la Poste.
Sat Germain , chez Doré.
Lyons, à la Poste.
Reims , chez Godard .
Vitry- le- François , chez Vitalis.
Buvais , chez De Saint.
Douay , chez Willerval.
Charleville , chez P. Thesin .
fils , Moulins , chez Faure .
Mâcon , chez De Saint ,
Mets , chez la Veuve Barbier.
Boulogne-sur- Mer , chez Parasol.
qui débitent le Mercure dans les
Provinces du Royaume , &c.
A Toulouse , chez Enaut et Forest.
Bordeaux , chez Raymond Labouriere , et chez
Chapui , fils , au Palais , et à la Poste.
Nantes , chez Julien Maillard , et chez du Verger.
Rennes , chez Joseph Vatar , Julien Vatar , Guil
laume Jouanet Vatar et la veuve Garnier.
Blois , chez Masson .
Tours, chez Gripon.
Rouen , chez Herault .
Châlons-sur - Marne , chez Seneuse.
Amiens , chez la veuve François , Godard et Redé
le fils.
Arras , chez C. Duchamp.
Orleans chez Rouzeaux .
Angers , chez Fourreau et à la Poste..
Chartres , chez Fetil , et chez J. Roux.
Dijon , chez la veuve Armil , et à la Poste.
Versailles , chez Pigeon .
Besançon , chez Briffaut , à la Poste.
Sat Germain , chez Doré.
Lyons, à la Poste.
Reims , chez Godard .
Vitry- le- François , chez Vitalis.
Buvais , chez De Saint.
Douay , chez Willerval.
Charleville , chez P. Thesin .
fils , Moulins , chez Faure .
Mâcon , chez De Saint ,
Mets , chez la Veuve Barbier.
Boulogne-sur- Mer , chez Parasol.
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Résumé : LISTE DES LIBRAIRES qui débitent le Mercure dans les Provinces du Royaume, &c.
Le document énumère les points de vente du périodique 'Mercure' dans diverses provinces du Royaume. À Toulouse, le 'Mercure' est disponible chez Enaut et Forest. À Bordeaux, il est vendu chez Raymond Labouriere et chez Chapui, fils, situés au Palais et à la Poste. À Nantes, les librairies sont celles de Julien Maillard et de du Verger. À Rennes, les points de vente sont ceux de Joseph Vatar, Julien Vatar, Guillaume Jouanet Vatar et la veuve Garnier. À Blois, le 'Mercure' est disponible chez Masson. À Tours, il est vendu chez Gripon. À Rouen, le point de vente est chez Herault. À Châlons-sur-Marne, le 'Mercure' est disponible chez Seneuse. À Amiens, les librairies sont celles de la veuve François, Godard et Redèle fils. À Arras, le point de vente est chez C. Duchamp. À Orléans, le 'Mercure' est vendu chez Rouzeaux. À Angers, les points de vente sont chez Fourreau et à la Poste. À Chartres, les librairies sont celles de Fetil et de J. Roux. À Dijon, le 'Mercure' est disponible chez la veuve Armil et à la Poste. À Versailles, il est vendu chez Pigeon. À Besançon, le point de vente est chez Briffaut, à la Poste. À Saint-Germain, le 'Mercure' est disponible chez Doré. À Lyon, il est vendu à la Poste. À Reims, le point de vente est chez Godard. À Vitry-le-François, le 'Mercure' est disponible chez Vitalis. À Buvais, il est vendu chez De Saint. À Douai, le point de vente est chez Willerval. À Charleville, le 'Mercure' est disponible chez P. Thesin fils. À Moulins, il est vendu chez Faure. À Mâcon, le point de vente est chez De Saint. À Metz, le 'Mercure' est disponible chez la Veuve Barbier. À Boulogne-sur-Mer, il est vendu chez Parasol.
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5
s. p.
CATALOGUES des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Début :
Juin et Juillet 1721. 2. vol. Août, Septembre, Octobre, Novembre [...]
Mots clefs :
Catalogue, Mercure de France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CATALOGUES des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
CATALOGUE des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Uin et Juillet 1721. 2. vol.
et Decembre ,
Janvier et Fevrier 1722.
Mars 1722.
Avril ,
s. vol.
2. vol.
vol. 2.
I. vol.
May , 2. vol.
Juin , Juillet et Août ,
3. vol. Septembre ,
2. vol.
Octobre ,
I. vol.
Novembre ,
2. vol.
Decembre ,
Année les mois de Juin ,
Année 1726. les mois de Juin et de De-
Année 1723 le mois de Decembre double, 13 . vol .
Année 1724.
cembre doubles ,
1725.
tembre et Decembre doubles ,
1. vol.
les mois de Juin et de De-
14. vol.
de
Sep-
IS. vol.
cembre doubles ,
Année 1727. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1728. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1729. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1730. les mois de Juin er de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1731. les mois d'Avril , de Juin
14.
vol.
et de Decembre doubles ,
Année 1732. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
14. vol.
Janvier , Fevrier et Mars 1733 .
3. vol.
169 .vol.
depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Uin et Juillet 1721. 2. vol.
et Decembre ,
Janvier et Fevrier 1722.
Mars 1722.
Avril ,
s. vol.
2. vol.
vol. 2.
I. vol.
May , 2. vol.
Juin , Juillet et Août ,
3. vol. Septembre ,
2. vol.
Octobre ,
I. vol.
Novembre ,
2. vol.
Decembre ,
Année les mois de Juin ,
Année 1726. les mois de Juin et de De-
Année 1723 le mois de Decembre double, 13 . vol .
Année 1724.
cembre doubles ,
1725.
tembre et Decembre doubles ,
1. vol.
les mois de Juin et de De-
14. vol.
de
Sep-
IS. vol.
cembre doubles ,
Année 1727. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1728. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1729. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1730. les mois de Juin er de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1731. les mois d'Avril , de Juin
14.
vol.
et de Decembre doubles ,
Année 1732. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
14. vol.
Janvier , Fevrier et Mars 1733 .
3. vol.
169 .vol.
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Résumé : CATALOGUES des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Le document présente un catalogue des publications des Mercures de France entre 1721 et 1733. En 1721, les publications débutent en juin et se poursuivent jusqu'en décembre, avec un nombre de volumes variant de 1 à 3. En 1722, les publications deviennent mensuelles, avec 1 à 3 volumes par mois. À partir de 1723, certains mois, notamment juin et décembre, voient la parution de volumes doubles. Cette tendance se maintient jusqu'en 1732, avec des volumes doubles également en septembre à certaines occasions. En 1733, les publications reprennent en janvier, février et mars, avec 3 volumes chacun de ces mois. Le catalogue mentionne un total de 169 volumes.
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6
s. p.
PRIVILEGE DU ROY.
Début :
LOUIS, par la grace de Dieu, Roi de France & de Navarre : à nos Amez & Feaux Conseillers, les [...]
Mots clefs :
Brevet, Mercure de France, Garde des sceaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROY.
LIBRARYVILEGE
335483
ASTOR , LENOX AND
TILDEN FOUDATIONS
•
DU ROr.
Quis par lagrace de Dieu , Roi de France & de
LNavarre à nos Amez & Feaux Confeillers , les
Gens tenans nos Cours de Parlement , Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Grand- Confeil
Baillifs , Senéchaux , leurs Lieutenans Civils , & au
tres nos Officiers & Jufticiers qu'il appartiendra. SALUT
: l'applaudiffement que reçoit le MERCURE DE
FRANCE , cy - devant appellé le Mercure Galant ,
Compoſé depuis l'année 1672 , par le fieur de Vifé , &
L
tres Auteurs , nous fait croire que le fieur Dufreni ,
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne con
vient pas que le Public foit à l'avenir privé d'un ou
vrage auffi utile qu'agréable , tant à nos fujets qu'aux
étrangers ; c'est dans cette vue que bien informé des
talens , & de la fazeffe du fieur ANTOINE DE LA ROQUE ,
Ecuyer , ancien Gendarme dans la Compagnie des
Gendarmes de nôtre Garde ordinaire , & Chevalier
de notre Ordre Militaire de Saint Louis ; nous l'avons
choifi pour compofer à l'avenir exclufivement à tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de MERCURE DE
FRANCE , & nous lui en avons à cet effet accordé nôtre
Brevet le 17. Octobre dernier , pour l'execution duquel
ledit fieur de la Roque nous a fait fupplier de
fui accorder nos Lettres de Privilege fur ce neceſſaires
:A CES CAUSES , conformément audit Brevet , Nous
lui avons permis & permettons par ces Prefentes de
compofer & donner au Public l'avenir tous les mois .
alui feul exclufivement , ledit Mercure de Fran . e , quàÎ
pourra faire imprimer en tel volume , forme , marge ,
Cara&tere , conjointement , cu feparement , & autant
de fois que bon lui femblera , chaque mois , & de le
faire vendre & débiter par tout nôtre Royaume , & ce
pendant le temps de douze années confecutives ,
compter du jour de la carte des Prefentes ; à condi .
tion neanmoins que haque volume portera fon Appro
bation expreſſe de l'Examinateur , qui aura été com
à
mis
•
9
,
,
mis à cet effet . Faifons défenfes à toutes fortes de
perfonnes , de quelques qualitez & conditions qu'elles
foient , d'en introduire d'impreffions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéiffance , comme auffi à tous
Libraires , Imprimeurs , Graveurs , & autres , d'im
primer , faire imprimer , graver , vendre , faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, ou planches , en tour
ou en partie , ni d'en faire aucun Extrait , fous quelque
prétexte que ce foit , d'augmentation correc
tions , changement de titre , ou autrement fans la
permiffion expreffe & par écrit de l'Expofant , ou de
ceux qui auront droit de luis le tout à peine de confifcation
des exemplaires contrefaits , de tcoo . livres
d'amende payables fans déport par chacun des contrevenans
, dont un tiers à Nous , un tiers à l'Hôtel-
Dieu de Paris , l'autre tiers à l'Expofant , ou à ceux
qui auront droit de lui , & de tous dépens , dommages
& interefts ; à la charge que ces Prefentes feront
enregistrées tout au long fur le Begiftre de la Com.
munauté des Libraires & Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de la datte d'icelles ; que l'impreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , & non
ailleurs , en fin papier , & en beau caractere , conformément
aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant
de l'expofer en vente , le manuferit ou imprimé qui
aura fervi de copie à l'impreflion dudit Livre fera
remis dans le même état où les Approbations y auront
été données , ès mains de nôtre très- cher &
Feal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le
fieur FLEURIAU D'ARMENON VILLE, Commandeur de nos
ordres , & qu'il en fera enfuite remis deux Exemplai
res de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , & un dans
celle de notredit très - cher & feal Chevalier ,. Garde
des Sceaux de France ; le tout à peine de nullité des
Prefentes , du contenu defquelles Vous . enjoignons de
faire jouir ledit Expofant , ou fes ayans caufe pleine
ment & paisiblement , fans fouffrir qu'il leur foit fait
aucuns troubles & empêchemens , & à cet effet nous
avons revoqué & revoquons tous autres Privileges
qui pourroient avoir été donneż cy- devant à d'autres
qu'audic Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
la fin dudit Livre foit tenuë pour duëment fignifiée ,
& qu'aux copies collationnées par l'un de nos Amez
& Feaux Confeiliers . Secretaires , foy foit ajoutée , &c.
335483
ASTOR , LENOX AND
TILDEN FOUDATIONS
•
DU ROr.
Quis par lagrace de Dieu , Roi de France & de
LNavarre à nos Amez & Feaux Confeillers , les
Gens tenans nos Cours de Parlement , Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Grand- Confeil
Baillifs , Senéchaux , leurs Lieutenans Civils , & au
tres nos Officiers & Jufticiers qu'il appartiendra. SALUT
: l'applaudiffement que reçoit le MERCURE DE
FRANCE , cy - devant appellé le Mercure Galant ,
Compoſé depuis l'année 1672 , par le fieur de Vifé , &
L
tres Auteurs , nous fait croire que le fieur Dufreni ,
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne con
vient pas que le Public foit à l'avenir privé d'un ou
vrage auffi utile qu'agréable , tant à nos fujets qu'aux
étrangers ; c'est dans cette vue que bien informé des
talens , & de la fazeffe du fieur ANTOINE DE LA ROQUE ,
Ecuyer , ancien Gendarme dans la Compagnie des
Gendarmes de nôtre Garde ordinaire , & Chevalier
de notre Ordre Militaire de Saint Louis ; nous l'avons
choifi pour compofer à l'avenir exclufivement à tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de MERCURE DE
FRANCE , & nous lui en avons à cet effet accordé nôtre
Brevet le 17. Octobre dernier , pour l'execution duquel
ledit fieur de la Roque nous a fait fupplier de
fui accorder nos Lettres de Privilege fur ce neceſſaires
:A CES CAUSES , conformément audit Brevet , Nous
lui avons permis & permettons par ces Prefentes de
compofer & donner au Public l'avenir tous les mois .
alui feul exclufivement , ledit Mercure de Fran . e , quàÎ
pourra faire imprimer en tel volume , forme , marge ,
Cara&tere , conjointement , cu feparement , & autant
de fois que bon lui femblera , chaque mois , & de le
faire vendre & débiter par tout nôtre Royaume , & ce
pendant le temps de douze années confecutives ,
compter du jour de la carte des Prefentes ; à condi .
tion neanmoins que haque volume portera fon Appro
bation expreſſe de l'Examinateur , qui aura été com
à
mis
•
9
,
,
mis à cet effet . Faifons défenfes à toutes fortes de
perfonnes , de quelques qualitez & conditions qu'elles
foient , d'en introduire d'impreffions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéiffance , comme auffi à tous
Libraires , Imprimeurs , Graveurs , & autres , d'im
primer , faire imprimer , graver , vendre , faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, ou planches , en tour
ou en partie , ni d'en faire aucun Extrait , fous quelque
prétexte que ce foit , d'augmentation correc
tions , changement de titre , ou autrement fans la
permiffion expreffe & par écrit de l'Expofant , ou de
ceux qui auront droit de luis le tout à peine de confifcation
des exemplaires contrefaits , de tcoo . livres
d'amende payables fans déport par chacun des contrevenans
, dont un tiers à Nous , un tiers à l'Hôtel-
Dieu de Paris , l'autre tiers à l'Expofant , ou à ceux
qui auront droit de lui , & de tous dépens , dommages
& interefts ; à la charge que ces Prefentes feront
enregistrées tout au long fur le Begiftre de la Com.
munauté des Libraires & Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de la datte d'icelles ; que l'impreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , & non
ailleurs , en fin papier , & en beau caractere , conformément
aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant
de l'expofer en vente , le manuferit ou imprimé qui
aura fervi de copie à l'impreflion dudit Livre fera
remis dans le même état où les Approbations y auront
été données , ès mains de nôtre très- cher &
Feal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le
fieur FLEURIAU D'ARMENON VILLE, Commandeur de nos
ordres , & qu'il en fera enfuite remis deux Exemplai
res de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , & un dans
celle de notredit très - cher & feal Chevalier ,. Garde
des Sceaux de France ; le tout à peine de nullité des
Prefentes , du contenu defquelles Vous . enjoignons de
faire jouir ledit Expofant , ou fes ayans caufe pleine
ment & paisiblement , fans fouffrir qu'il leur foit fait
aucuns troubles & empêchemens , & à cet effet nous
avons revoqué & revoquons tous autres Privileges
qui pourroient avoir été donneż cy- devant à d'autres
qu'audic Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
la fin dudit Livre foit tenuë pour duëment fignifiée ,
& qu'aux copies collationnées par l'un de nos Amez
& Feaux Confeiliers . Secretaires , foy foit ajoutée , &c.
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Résumé : PRIVILEGE DU ROY.
Le document est un privilège royal accordé par le roi de France et de Navarre à Antoine de La Roque pour la composition et la publication du 'Mercure de France'. Ce privilège remplace celui du défunt sieur Dufreni, auteur du 'Mercure Galant' depuis 1672. Le roi, impressionné par les talents et la fidélité de La Roque, lui accorde l'exclusivité de la publication de cet ouvrage mensuel pour une durée de douze années consécutives. Le privilège stipule que chaque volume doit porter l'approbation de l'examinateur et interdit toute contrefaçon ou importation de versions étrangères. Les contrevenants encourent des amendes et la confiscation des exemplaires contrefaits. L'impression doit se faire en France, sur du beau papier et en respectant les règlements de la librairie. Deux exemplaires de chaque volume doivent être remis à la bibliothèque publique et au Garde des Sceaux. Le roi révoque tous les autres privilèges antérieurs et ordonne que ce privilège soit enregistré et respecté.
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7
s. p.
CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Début :
Juin et Juillet 1721. 2. vol. Août, Septembre, Octobre, Novembre [...]
Mots clefs :
Catalogue, Mercure de France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
CATALOGUE des Mercures de France,
depuis l'année 1721. jusqu'à present.
JA
Uin et Juillet 1721.
Août , Septembre , Octobre , Novembre
2. vol.
et Decembre ,
Janvier et Fevrier 1722.
s . vol.
Mars 1722 •
2. vol.
Avril ,
2. vol.
I. vol.
May,
2. vol.
Juin , Juillet et Août ,
Septembre ,
3. vol.
Octobre ,
2. vol.
Novembre ,
I, vol.
Decembre ,
2. vol.
Année 1723
Année 1724 . les mois de Juin et de Dele
mois de Decembre double , 13 . vol.
I. vol.
cembre doubles ,
Année 1725. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1726. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1727. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1728. les mois de Juin et de De-
14. vol .
cembre doubles ,
Année 1729. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1730. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 173i . les mois d'Avril , de Juin
14. vol.
et de Decembre doubles ,
cembre doubles ,
Année 1732. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1733. les mois de Juin et de De-
14. vol.
14.
vol. Janvier 1734. 1. vol.
180. vel.
depuis l'année 1721. jusqu'à present.
JA
Uin et Juillet 1721.
Août , Septembre , Octobre , Novembre
2. vol.
et Decembre ,
Janvier et Fevrier 1722.
s . vol.
Mars 1722 •
2. vol.
Avril ,
2. vol.
I. vol.
May,
2. vol.
Juin , Juillet et Août ,
Septembre ,
3. vol.
Octobre ,
2. vol.
Novembre ,
I, vol.
Decembre ,
2. vol.
Année 1723
Année 1724 . les mois de Juin et de Dele
mois de Decembre double , 13 . vol.
I. vol.
cembre doubles ,
Année 1725. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1726. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1727. les mois de Juin et de De-
14. vol.
cembre doubles ,
Année 1728. les mois de Juin et de De-
14. vol .
cembre doubles ,
Année 1729. les mois de Juin , de Sep-
14. vol.
tembre et Decembre doubles ,
Année 1730. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 173i . les mois d'Avril , de Juin
14. vol.
et de Decembre doubles ,
cembre doubles ,
Année 1732. les mois de Juin et de De-
Is. vol.
cembre doubles ,
Année 1733. les mois de Juin et de De-
14. vol.
14.
vol. Janvier 1734. 1. vol.
180. vel.
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Résumé : CATALOGUE des Mercures de France, depuis l'année 1721. jusqu'à present.
Le document présente un catalogue des publications des Mercures de France de 1721 à 1734, détaillant le nombre de volumes par mois et par année. En 1721, les publications s'étendent de janvier à février 1722, avec des variations mensuelles : août à décembre 1721 comptent deux volumes chacun, tandis que janvier et février 1722 n'en comptent qu'un seul. En 1722, les mois de mars à décembre montrent également des fluctuations, certains mois ayant un ou deux volumes. À partir de 1723, le catalogue mentionne des mois doubles, indiquant des publications supplémentaires pour certains mois. Par exemple, en 1723, juin et décembre sont doubles, totalisant 13 volumes. Cette tendance se poursuit jusqu'en 1734, avec des mois doubles spécifiques chaque année, comme juin et décembre, et parfois avril, septembre ou octobre. Le catalogue se termine par la mention de janvier 1734 avec un volume, totalisant 180 volumes.
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8
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Voici le cent quatre-vingtiéme volume du Mercure de France, que nous avons [...]
Mots clefs :
Mercure de France, Pièces, Public, Nouvelles, Lecteurs, Livre, Auteurs, Ouvrages, Mémoires, Adresse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMEN T.
Voici Oici le cent quatre - vingtième volume
du Mercure de France , que nous avons
Phonneur de présenter au Roy et d'offrir au
Public , depuis le mois de Juin 1721. que
nous travaillons à cet Ouvrage , sans qu'il
ait souffert aucune interruption. Nous rendons
de nouvelles et très -humbles graces à
nos Lecteurs au commencement de cette Année
, de l'accueil favorable qu'ils continuent
de faire au Mercure. De notre
redoublerons nos soins et notre application
pour que sa lecture soit encore plus utile e
plus agréable.
En remerciant nos Lecteurs du cas qu'ils
daignent faire de ce Livre , nous leur demandons
toujours quelqu'indulgence pour les
Endroits qui leur paroîtront négligez et dons .
la diction ne paroîtra pas assez châtiée. Le
Lecteur judicieux , fera , s'il lui plaît , reflexion
que dans un.Quvrage comme celuicy;
il est très-aisé de manquer , même dans
les choses les plus communes , dont chacune
en particulier est facile mais qui ramassées,
font ensemble une multiplicité si grande.
AVERTISSEMENT.
de , qu'il est mal aisé de donner à toutes
la même attention , quelque soin qu'on
apporte sur tout quand une telle collection
est faite en si peu de temps Auteur du
&
Mercure , chargé du pénible et laborieux
employ de donner chaque mois un volume
au Public , ne peut jamais avoir le temps
de faire sur chaque Article les refléxions
qu'y feroit une Personne qui n'a que cet
Article en tête , le seul auquel elle s'inte
resse , et peut-être le seul qu'elle lit: Une
chose qui paroît un peu injuste , c'est qu'on
nous reproche quelquefois des inattentions
et qu'on ne nous scache aucun gré des cor
rections sans nombre qu'on fait et des fautes
qu'on évite.
Nous faisons de la part du Public de
nouvelles instances aux Libraires qui envoyent
des Livres pour les annoncer dans
le Mercure , d'en marquer le prix au justes
cela sert beaucoup dans les Provinces aux
personnes qui se déterminent là-dessus à les
acheter , et qui ne sont pas sûres de l'exactitude
des Messagers et des autres personnes
qu'elles chargent de leurs commissions
qui souvent les font surpayer.
On invite les Marchands et les Ouvriers
qui ont quelques nouvelles Modes , soit par
des Etoffes nouvelles , Habits , Ajustemens ,
Perruques, Coeffures, Ornemens de tête et au-
A iiij tres
AVERTISSEMENT.
tres Parures , ainsi
que de Meubles , Carosses
, Chaises et autres choses ; soit pour
Futilité , soit pour l'agrément , d'en donner
quelques Memoires pour en avertir le Public
, ce qui pourra faire plaisir à divers
Particuliers et procurer un débit avantageux
aux Marchands et aux Ouvriers.
Plusieurs Pieces en Prose et en Vers
envoyées pour le Mercure , sont souvent si
mal écrites , qu'on ne peut les déchiffrer ,
et elles sont pour cela rejettées ; d'autres
sont bonnes à quelques égards et défectueuses
en d'autres. Lorsqu'elles peuvent en valoir
la peine , nous les retouchons avec soin s
mais comme nous ne prenons ce parti qu'avec
répugnance , nous prions les Auteurs
pas trouver mauvais , et de travailter
leurs Ouvrages avec le plus d'attention
qu'il leur sera possible ; si on sçavoit leur
adresse on leur indiqueroit les défectuositez
et les corrections à faire.
de ne le
Les Sçavans et les Curieux sont priez
de vouloir bien concourir pour rendre ce
Livre encore plus utile , en nous communiquant
les Memoires et les Pieces en Prose
et en Vers , qui peuvent instruire et amuser.
Aucun genre de Litterature n'est exclus
de ce Recueil , où l'on tâche de faire regner
une agréable varieté , Poësie , Eloquence
, nouvelles Découvertes dans les Arts
AVERTISSEMENT.
et dans les Sciences , Morale , Antiquitez ,
Histoire Sacrée et Profane, Voyages , Historiettes
, Mythologie , Physique et Métaphysi
que, Pieces de Theatre , Jurisprudence, Anatomie
et Medecine , Botanique , Critique, Mathématique
, Memoires, Projets, Traductions,
Grammaires , Pieces amusantes et récréatives
, &c. Quand les Morceaux d'une
certaine consideration seront trop longs , on
les placera dans un volume extraordinaire
et on fera ensorte qu'on puisse les en detacher
facilement , pour la satisfaction des
Auteurs et des personnes qui ne veulent avoir
que certaines Pieces.
A l'égard de la Jurisprudence , nous continuerons
, autant que nous le pourrons , de
faire part au Public desQuestions importantes,
nouvelles ou singulieres qui se presenteront,
qui seront discutées et jugées dans les differens
Parlemens et autres Cours Superieures du
Royaume , en observvnt l'ordre et la mé
thode que nous avons déja tenus en pareille
matiere , sur quoi nous prions Messieurs
les Avocats et les Parties interessées , de
vouloir bien nous fournir les Memoires nécessaires.
Il n'est peut-être point d' Article dans
ce Livre qui regarde plus directement le
bien public que celui-là , et qui soit plus recherché
de la plupart des Lecteurs.
Quelques Morceaux de Prose et de Vers
A v
rejettez
AVERTISSEMENT
.
ر
ont souvenz
des
perrejettez
par bonnes raisons
donné lieu à des plaintes de la part
sonnes interessées
; mais on les prie de considerer
que
c'est toujours malgré nous que certaines Pieces sont rebutées ; nous a nous
en rapportons
pas toujours à notre jugement
dans le choix que nous faisons de celles qui
méritent l'impression
.
Quoiqu'on ait toujours la précaution de
faire mettre un Avis à la tête de chaque
Mercure pour avertir qu'on ne recevra point
de Lettres ni de Paquets par la Poste dont
le port ne soit affranchi , il en vient cependant
quelquefois qu'on est obligé de rebuter,
Ceux qui n'auront pas pris cette précaution
ne doivent pas être surpris de ne pas voir
paroître les Pieces qu'ils ont envoyées , lesquelles
sont d'ailleurs pèrdues pour eux s'ils
n'en ont point gardé de copie.
Les Personnes qui desireront avoir le Mercure
des premiers , soit dans les Provinces
on dans les Pays Etrangers , n'auront qu'à
Commis au
sadresser à M. Moreau >
Mercure , vis-à- vis la Comédie Françoise
, à Paris , qui le leur envoyera par
la voye la plus convenable et avant qu'il
soit en vente icis les Amis à qui on s'adresse
pour cela , ne sont pas ordinairement
fort
exacts ; ils n'envoyent gueres acheter ce Livre
précisément dans le temps qu'il paroît.
IL
AVERTISSEMEN T.
•
Ils ne manquent pas de le lire , souvent ils
Le prêtent et ne l'envoyent enfin que fort
tard , sous le prétexte spécieux que le Mer
sure n'a pas paru plutôt.
Nous renouvellons la priere que nous
avons déja faite , quand on envoye des Pieces
, soit en Vers , soit en Prose , de les faire.
transcrire bien lisiblement chaque morceau.
sur des papiers séparez et d'une grandeur
raisonnable , avec des marges , pour y pla
cer las additions on corrections convenables
et
que les noms propres sur tout soient exactement
écrits.
>
Nous aurons toujours les mêmes égards ·
pour les Auteurs qui ne veulent pas se faire
connoître , mais il seroit bon qu'ils donnassent
une adresse , sur tout quand il s'agit de
quelque Ouvrage qui peut demander des
éclaircissemens car souvent , faute d'un
tel secours des Pieces nous restent entre
,
le: mains sans pouvoir les employer.
Nous prions ceux qui par le moyen de
leurs correspondances reçoivent des nouvelles
d'Asie , d'Afrique , du Levant , de
Perse , de Tartarie , du Japon , de la Chine,
des Indes Orientales et Occidentales et d'antres
Pais et Contrées éloignées ; les Capitaines
, Pilotes et Officiers des Navires et
Les Voyageurs , de vouloir nous faire part
de ces Nouvelles , à l'Adresse generale du
A vj Mercure
AVERTISSEMENT.
Mercure. Ces Matieres peuvent rouler sur
les Guerres présentes de ces Etats et de leurs
Voisins ; les Révolutions , les Traitez de Paix
on de Tréve ; les occupations des Souverains
, la Religion des Peuples , leurs Cerémonies
, Coûtumes et Usages , les Phénomenes
et les productions de la Nature et de
l'Art , & c. comme Pierres précieuses , Pierres
figurées , Marcasites rares , Pétrifications
et Crystallisations extraordinaires , Coquillages
, Edifices anciens et modernes , Ruines ,
Statues , Bas-Reliefs , Inscriptions , Pierres
gravées , Médailles , Tableaux , &c.
Nous serons plus attentifs que jamais à
apprendre au Public la mort des Sçavans
et de tous ceux qui se sont distinguez dans
les Arts et dans les Mécaniques ; on y joindra
le récit de leurs principales occupations ,
de leurs Ouvrages et des plus considerables
actions de leur vie. L'Histoire des Lettres
et des Arts , doit cette marque de reconnoissance
à la memoire de ceux qui s'y sont
rendus celebres , ou qui les ont cultivez avec
soin. Nous esperons que les Parens et les
Amis de ces illustres Morts , aideront volontiers
à leur rendre ce devoir , par les
instruction qu'ils voudront bien nous fournir.
Ce que nous venons de dire regarde
non-seulement Paris , mais encore toutes les
Provinces du Royaume et les Pays Etrangers.
qui
AVERTISSEMENT.
qui peuvent fournir des Evenemens conside
rables, Morts , Mariages , Actes solemnels
Fêtes et autres faits dignes d'être transmis
à la Posterité , en observant d'écrire éxactement
et lisiblement les noms propres .
On a fait au Mercure et même plus d'une
fois l'honneur de le critiquer s c'est une gloire
qui manquoit à ce Livre. On a beau dire
nous ne changerons rien à notre méthode ,
puisque nos Lecteurs la trouvent passablement
bonne. Un Ouvrage de la nature de
celui-cy , ne sçauroit plaire également à tout
le monde , à cause de la multiplicité et de
la varieté des matieres , dont quelques- unes
sont lues par certains Lecteurs avec plaisir
et avidité , et par d'autres avec des dispositions
contraires. M. du Fresni avoit bien
raison de dire que pour que le Mercure fut
generalement approuvé , il faudroit que comme
un autre Prothée , il pût prendre entre
les mains de chaque Lecteur , une forme convenable
à l'idée qu'il s'en est faite:
C'est assez pour ce Livre de contribuer
tous les mois en quelque chose à l'instruction
et à l'amusement des Citoïens , qui vivent
ensemble paisiblement et agréablement. Le
Mercure ne doitrienprétendre au - delà.Nous
sçavons, il est vrai , que la critique outrée ,
ou la médisance plus ou moins malignement
épicée , fut toujours un mets délicieux pour
beaucoup
AVERTISSEMENT.
beaucoup de Lecteurs ; mais outre que nous
n'y avons pas le moindre penchant , nous
renonçons et de très-bon coeur , à la dangereuse
gloire d'être lûs et applaudis aux
dépens de personne.
de la
Nous serons encore plus retenus sur les
Louanges que quelques Lecteurs n'ont pas
généralement approuvées , et en effet nous
nous sommes apperçus que nous y trouvions
peu d'avantage ; au contraire on s'est vù
exposé à des especes de reproches , au lieu
des témoignages de reconnoissance , sur tout
part des gens à Talens ; car souvent
tel qu'on lou: ne doute nullement que ce ne
soit une chose qui lui est absolument dûë ,
plus souvent même il trouve qu'on ne le
lone pas assez , et ceux qu'on ne louë point
ou qu'on loue moins , sont très-indisposez ,
et prétendant qu'on loue les autres à leurs
dépens , ils sont doublement fâchez .
Nous donnons ordinairement des Extraits
des Pieces nouvelles qui paroissent sur les
Théatres de Paris , et nous faisons quelques
Observations d'après le jugement du Public
sur les beautez. et sur les deffauts qu'on y
trouve la crainte de blesser la délicatesse
des Auteurs , nous retient quelquefois et nous
empêche d'aller plus loin ; et la crainte aussi
que voulant être plus sinceres , on ne nous
accuse de partialité. Si les Auteurs euxmêmes
AVERTISSEMENT.
mêmes vouloient bien prendre sur eux de
faire un Extrait ou Memoire de leurs On .
vrages , sans dissimuler les deffauts qu'ony
trouve , cela nous donneroit la hardiesse d'étre
un peu plus. séveres et le Lecteur leur
en sçauroit gré ; ils n'y perdroient rien par
Les remarques , à charge et à décharge , que
nous ne manquerions pas d'ajouter , sans oublier
de faire observer l'extrême difficulté
qu'il y a de plaire aujourd'hui au Public
et le péril que courent tous les Ouvrages
d'esprit , qu'on lui présente. Nous faisons
avec d'autant plus de confiance cette priere
aux Auteurs Dramatiques et à tous autres ,
que certainement Corneille , Quinault , Moliere
, Racine , &c. n'auroient pas rougi d'a
vouer des deffauts dans leurs Pieces.
Nous tâcherons de soutenir le caractere
de modération , de sincerité et d'impartialité,
qu'on nous a déja fait la justice de nous attribuer.
Les Pieces seront toujours placées .
sans préference de rang et sans distinction
pour le mérite et la primauté. Les premieres
reçuës seront toujours les premieres employées,
bors le cas qu'un Ouvrage soit tellement du
temps , qu'il mérite pour cela seulement la
préference.
Les honnêtes gens nous sçavent gré d'avoir
garanti ce Livre depuis près de 13 .
ans que nous y travaillons non-seulement
de
AVERTISSEMENT
.
de toute satyre , mais même de portraits trop
ironiques , trop ressemblans et trop susceptibles
d'applications . On aura toujours la
même délicatesse pour tout ce qui pourra
blesser ou désobliger , mais nous admettrons
très-volontiers les Ouvrages dans lesquels
une plume légere s'égaiera même vivement
contre divers caracteres bien incommodes et
souvent très-dangereux dans la Societé, tels ,
par exemple , que les Nouvellistes outrez
et trop crédules , les ennuyeux , les indifférens
, les grands parleurs , tyrans des Conversations
, les Fanfarons , les Opiniâtres
Disputeurs et Clabandeurs éternels , les Indolens
, les Glorieux , qui vous disent d'un
air important les plus petites choses , les
faux Connoisseurs et ceux qui ne croyent
se connoître à rien , pas même au temps
qu'il fait , les Complaisans et fades Louangeurs
, les Envieux , &c. encore y faut- il
mettre cette clause que le Lecteur n'y puisse
reconnoître une telle personne en particulier,
mais que chacun se puisse reconnoître en
quelque chose dans la peinture generale des
vices et des ridicules de son siecle.
Il nous reste à remercier au nom du Public
, plusieurs Sçavans du premier ordre ,
d'aimables Muses et quantité d'autres personnes
d'un grand mérite , dont les productions
enrichissent le Mercure et le font rechercher.
Voici Oici le cent quatre - vingtième volume
du Mercure de France , que nous avons
Phonneur de présenter au Roy et d'offrir au
Public , depuis le mois de Juin 1721. que
nous travaillons à cet Ouvrage , sans qu'il
ait souffert aucune interruption. Nous rendons
de nouvelles et très -humbles graces à
nos Lecteurs au commencement de cette Année
, de l'accueil favorable qu'ils continuent
de faire au Mercure. De notre
redoublerons nos soins et notre application
pour que sa lecture soit encore plus utile e
plus agréable.
En remerciant nos Lecteurs du cas qu'ils
daignent faire de ce Livre , nous leur demandons
toujours quelqu'indulgence pour les
Endroits qui leur paroîtront négligez et dons .
la diction ne paroîtra pas assez châtiée. Le
Lecteur judicieux , fera , s'il lui plaît , reflexion
que dans un.Quvrage comme celuicy;
il est très-aisé de manquer , même dans
les choses les plus communes , dont chacune
en particulier est facile mais qui ramassées,
font ensemble une multiplicité si grande.
AVERTISSEMENT.
de , qu'il est mal aisé de donner à toutes
la même attention , quelque soin qu'on
apporte sur tout quand une telle collection
est faite en si peu de temps Auteur du
&
Mercure , chargé du pénible et laborieux
employ de donner chaque mois un volume
au Public , ne peut jamais avoir le temps
de faire sur chaque Article les refléxions
qu'y feroit une Personne qui n'a que cet
Article en tête , le seul auquel elle s'inte
resse , et peut-être le seul qu'elle lit: Une
chose qui paroît un peu injuste , c'est qu'on
nous reproche quelquefois des inattentions
et qu'on ne nous scache aucun gré des cor
rections sans nombre qu'on fait et des fautes
qu'on évite.
Nous faisons de la part du Public de
nouvelles instances aux Libraires qui envoyent
des Livres pour les annoncer dans
le Mercure , d'en marquer le prix au justes
cela sert beaucoup dans les Provinces aux
personnes qui se déterminent là-dessus à les
acheter , et qui ne sont pas sûres de l'exactitude
des Messagers et des autres personnes
qu'elles chargent de leurs commissions
qui souvent les font surpayer.
On invite les Marchands et les Ouvriers
qui ont quelques nouvelles Modes , soit par
des Etoffes nouvelles , Habits , Ajustemens ,
Perruques, Coeffures, Ornemens de tête et au-
A iiij tres
AVERTISSEMENT.
tres Parures , ainsi
que de Meubles , Carosses
, Chaises et autres choses ; soit pour
Futilité , soit pour l'agrément , d'en donner
quelques Memoires pour en avertir le Public
, ce qui pourra faire plaisir à divers
Particuliers et procurer un débit avantageux
aux Marchands et aux Ouvriers.
Plusieurs Pieces en Prose et en Vers
envoyées pour le Mercure , sont souvent si
mal écrites , qu'on ne peut les déchiffrer ,
et elles sont pour cela rejettées ; d'autres
sont bonnes à quelques égards et défectueuses
en d'autres. Lorsqu'elles peuvent en valoir
la peine , nous les retouchons avec soin s
mais comme nous ne prenons ce parti qu'avec
répugnance , nous prions les Auteurs
pas trouver mauvais , et de travailter
leurs Ouvrages avec le plus d'attention
qu'il leur sera possible ; si on sçavoit leur
adresse on leur indiqueroit les défectuositez
et les corrections à faire.
de ne le
Les Sçavans et les Curieux sont priez
de vouloir bien concourir pour rendre ce
Livre encore plus utile , en nous communiquant
les Memoires et les Pieces en Prose
et en Vers , qui peuvent instruire et amuser.
Aucun genre de Litterature n'est exclus
de ce Recueil , où l'on tâche de faire regner
une agréable varieté , Poësie , Eloquence
, nouvelles Découvertes dans les Arts
AVERTISSEMENT.
et dans les Sciences , Morale , Antiquitez ,
Histoire Sacrée et Profane, Voyages , Historiettes
, Mythologie , Physique et Métaphysi
que, Pieces de Theatre , Jurisprudence, Anatomie
et Medecine , Botanique , Critique, Mathématique
, Memoires, Projets, Traductions,
Grammaires , Pieces amusantes et récréatives
, &c. Quand les Morceaux d'une
certaine consideration seront trop longs , on
les placera dans un volume extraordinaire
et on fera ensorte qu'on puisse les en detacher
facilement , pour la satisfaction des
Auteurs et des personnes qui ne veulent avoir
que certaines Pieces.
A l'égard de la Jurisprudence , nous continuerons
, autant que nous le pourrons , de
faire part au Public desQuestions importantes,
nouvelles ou singulieres qui se presenteront,
qui seront discutées et jugées dans les differens
Parlemens et autres Cours Superieures du
Royaume , en observvnt l'ordre et la mé
thode que nous avons déja tenus en pareille
matiere , sur quoi nous prions Messieurs
les Avocats et les Parties interessées , de
vouloir bien nous fournir les Memoires nécessaires.
Il n'est peut-être point d' Article dans
ce Livre qui regarde plus directement le
bien public que celui-là , et qui soit plus recherché
de la plupart des Lecteurs.
Quelques Morceaux de Prose et de Vers
A v
rejettez
AVERTISSEMENT
.
ر
ont souvenz
des
perrejettez
par bonnes raisons
donné lieu à des plaintes de la part
sonnes interessées
; mais on les prie de considerer
que
c'est toujours malgré nous que certaines Pieces sont rebutées ; nous a nous
en rapportons
pas toujours à notre jugement
dans le choix que nous faisons de celles qui
méritent l'impression
.
Quoiqu'on ait toujours la précaution de
faire mettre un Avis à la tête de chaque
Mercure pour avertir qu'on ne recevra point
de Lettres ni de Paquets par la Poste dont
le port ne soit affranchi , il en vient cependant
quelquefois qu'on est obligé de rebuter,
Ceux qui n'auront pas pris cette précaution
ne doivent pas être surpris de ne pas voir
paroître les Pieces qu'ils ont envoyées , lesquelles
sont d'ailleurs pèrdues pour eux s'ils
n'en ont point gardé de copie.
Les Personnes qui desireront avoir le Mercure
des premiers , soit dans les Provinces
on dans les Pays Etrangers , n'auront qu'à
Commis au
sadresser à M. Moreau >
Mercure , vis-à- vis la Comédie Françoise
, à Paris , qui le leur envoyera par
la voye la plus convenable et avant qu'il
soit en vente icis les Amis à qui on s'adresse
pour cela , ne sont pas ordinairement
fort
exacts ; ils n'envoyent gueres acheter ce Livre
précisément dans le temps qu'il paroît.
IL
AVERTISSEMEN T.
•
Ils ne manquent pas de le lire , souvent ils
Le prêtent et ne l'envoyent enfin que fort
tard , sous le prétexte spécieux que le Mer
sure n'a pas paru plutôt.
Nous renouvellons la priere que nous
avons déja faite , quand on envoye des Pieces
, soit en Vers , soit en Prose , de les faire.
transcrire bien lisiblement chaque morceau.
sur des papiers séparez et d'une grandeur
raisonnable , avec des marges , pour y pla
cer las additions on corrections convenables
et
que les noms propres sur tout soient exactement
écrits.
>
Nous aurons toujours les mêmes égards ·
pour les Auteurs qui ne veulent pas se faire
connoître , mais il seroit bon qu'ils donnassent
une adresse , sur tout quand il s'agit de
quelque Ouvrage qui peut demander des
éclaircissemens car souvent , faute d'un
tel secours des Pieces nous restent entre
,
le: mains sans pouvoir les employer.
Nous prions ceux qui par le moyen de
leurs correspondances reçoivent des nouvelles
d'Asie , d'Afrique , du Levant , de
Perse , de Tartarie , du Japon , de la Chine,
des Indes Orientales et Occidentales et d'antres
Pais et Contrées éloignées ; les Capitaines
, Pilotes et Officiers des Navires et
Les Voyageurs , de vouloir nous faire part
de ces Nouvelles , à l'Adresse generale du
A vj Mercure
AVERTISSEMENT.
Mercure. Ces Matieres peuvent rouler sur
les Guerres présentes de ces Etats et de leurs
Voisins ; les Révolutions , les Traitez de Paix
on de Tréve ; les occupations des Souverains
, la Religion des Peuples , leurs Cerémonies
, Coûtumes et Usages , les Phénomenes
et les productions de la Nature et de
l'Art , & c. comme Pierres précieuses , Pierres
figurées , Marcasites rares , Pétrifications
et Crystallisations extraordinaires , Coquillages
, Edifices anciens et modernes , Ruines ,
Statues , Bas-Reliefs , Inscriptions , Pierres
gravées , Médailles , Tableaux , &c.
Nous serons plus attentifs que jamais à
apprendre au Public la mort des Sçavans
et de tous ceux qui se sont distinguez dans
les Arts et dans les Mécaniques ; on y joindra
le récit de leurs principales occupations ,
de leurs Ouvrages et des plus considerables
actions de leur vie. L'Histoire des Lettres
et des Arts , doit cette marque de reconnoissance
à la memoire de ceux qui s'y sont
rendus celebres , ou qui les ont cultivez avec
soin. Nous esperons que les Parens et les
Amis de ces illustres Morts , aideront volontiers
à leur rendre ce devoir , par les
instruction qu'ils voudront bien nous fournir.
Ce que nous venons de dire regarde
non-seulement Paris , mais encore toutes les
Provinces du Royaume et les Pays Etrangers.
qui
AVERTISSEMENT.
qui peuvent fournir des Evenemens conside
rables, Morts , Mariages , Actes solemnels
Fêtes et autres faits dignes d'être transmis
à la Posterité , en observant d'écrire éxactement
et lisiblement les noms propres .
On a fait au Mercure et même plus d'une
fois l'honneur de le critiquer s c'est une gloire
qui manquoit à ce Livre. On a beau dire
nous ne changerons rien à notre méthode ,
puisque nos Lecteurs la trouvent passablement
bonne. Un Ouvrage de la nature de
celui-cy , ne sçauroit plaire également à tout
le monde , à cause de la multiplicité et de
la varieté des matieres , dont quelques- unes
sont lues par certains Lecteurs avec plaisir
et avidité , et par d'autres avec des dispositions
contraires. M. du Fresni avoit bien
raison de dire que pour que le Mercure fut
generalement approuvé , il faudroit que comme
un autre Prothée , il pût prendre entre
les mains de chaque Lecteur , une forme convenable
à l'idée qu'il s'en est faite:
C'est assez pour ce Livre de contribuer
tous les mois en quelque chose à l'instruction
et à l'amusement des Citoïens , qui vivent
ensemble paisiblement et agréablement. Le
Mercure ne doitrienprétendre au - delà.Nous
sçavons, il est vrai , que la critique outrée ,
ou la médisance plus ou moins malignement
épicée , fut toujours un mets délicieux pour
beaucoup
AVERTISSEMENT.
beaucoup de Lecteurs ; mais outre que nous
n'y avons pas le moindre penchant , nous
renonçons et de très-bon coeur , à la dangereuse
gloire d'être lûs et applaudis aux
dépens de personne.
de la
Nous serons encore plus retenus sur les
Louanges que quelques Lecteurs n'ont pas
généralement approuvées , et en effet nous
nous sommes apperçus que nous y trouvions
peu d'avantage ; au contraire on s'est vù
exposé à des especes de reproches , au lieu
des témoignages de reconnoissance , sur tout
part des gens à Talens ; car souvent
tel qu'on lou: ne doute nullement que ce ne
soit une chose qui lui est absolument dûë ,
plus souvent même il trouve qu'on ne le
lone pas assez , et ceux qu'on ne louë point
ou qu'on loue moins , sont très-indisposez ,
et prétendant qu'on loue les autres à leurs
dépens , ils sont doublement fâchez .
Nous donnons ordinairement des Extraits
des Pieces nouvelles qui paroissent sur les
Théatres de Paris , et nous faisons quelques
Observations d'après le jugement du Public
sur les beautez. et sur les deffauts qu'on y
trouve la crainte de blesser la délicatesse
des Auteurs , nous retient quelquefois et nous
empêche d'aller plus loin ; et la crainte aussi
que voulant être plus sinceres , on ne nous
accuse de partialité. Si les Auteurs euxmêmes
AVERTISSEMENT.
mêmes vouloient bien prendre sur eux de
faire un Extrait ou Memoire de leurs On .
vrages , sans dissimuler les deffauts qu'ony
trouve , cela nous donneroit la hardiesse d'étre
un peu plus. séveres et le Lecteur leur
en sçauroit gré ; ils n'y perdroient rien par
Les remarques , à charge et à décharge , que
nous ne manquerions pas d'ajouter , sans oublier
de faire observer l'extrême difficulté
qu'il y a de plaire aujourd'hui au Public
et le péril que courent tous les Ouvrages
d'esprit , qu'on lui présente. Nous faisons
avec d'autant plus de confiance cette priere
aux Auteurs Dramatiques et à tous autres ,
que certainement Corneille , Quinault , Moliere
, Racine , &c. n'auroient pas rougi d'a
vouer des deffauts dans leurs Pieces.
Nous tâcherons de soutenir le caractere
de modération , de sincerité et d'impartialité,
qu'on nous a déja fait la justice de nous attribuer.
Les Pieces seront toujours placées .
sans préference de rang et sans distinction
pour le mérite et la primauté. Les premieres
reçuës seront toujours les premieres employées,
bors le cas qu'un Ouvrage soit tellement du
temps , qu'il mérite pour cela seulement la
préference.
Les honnêtes gens nous sçavent gré d'avoir
garanti ce Livre depuis près de 13 .
ans que nous y travaillons non-seulement
de
AVERTISSEMENT
.
de toute satyre , mais même de portraits trop
ironiques , trop ressemblans et trop susceptibles
d'applications . On aura toujours la
même délicatesse pour tout ce qui pourra
blesser ou désobliger , mais nous admettrons
très-volontiers les Ouvrages dans lesquels
une plume légere s'égaiera même vivement
contre divers caracteres bien incommodes et
souvent très-dangereux dans la Societé, tels ,
par exemple , que les Nouvellistes outrez
et trop crédules , les ennuyeux , les indifférens
, les grands parleurs , tyrans des Conversations
, les Fanfarons , les Opiniâtres
Disputeurs et Clabandeurs éternels , les Indolens
, les Glorieux , qui vous disent d'un
air important les plus petites choses , les
faux Connoisseurs et ceux qui ne croyent
se connoître à rien , pas même au temps
qu'il fait , les Complaisans et fades Louangeurs
, les Envieux , &c. encore y faut- il
mettre cette clause que le Lecteur n'y puisse
reconnoître une telle personne en particulier,
mais que chacun se puisse reconnoître en
quelque chose dans la peinture generale des
vices et des ridicules de son siecle.
Il nous reste à remercier au nom du Public
, plusieurs Sçavans du premier ordre ,
d'aimables Muses et quantité d'autres personnes
d'un grand mérite , dont les productions
enrichissent le Mercure et le font rechercher.
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le Mercure de France, publié sans interruption depuis juin 1721, exprime sa gratitude aux lecteurs pour leur accueil favorable et promet de continuer à améliorer la qualité de la publication. Les éditeurs demandent indulgence pour les erreurs et négligences, soulignant les défis de maintenir une qualité constante dans un ouvrage mensuel. L'avertissement inclut des demandes spécifiques aux libraires, marchands et ouvriers pour annoncer les prix des livres et des nouvelles modes. Les auteurs sont invités à bien écrire et corriger leurs œuvres avant soumission. Les savants et les curieux sont encouragés à contribuer avec des mémoires et des pièces en prose et en vers, couvrant divers sujets littéraires et scientifiques. Le Mercure continue de publier des questions juridiques importantes et des nouvelles des provinces et des pays étrangers. Les éditeurs sollicitent des pièces bien transcrites et lisibles, avec des adresses pour les éclaircissements nécessaires, ainsi que des nouvelles des régions éloignées et des informations sur les savants décédés. Le texte critique divers comportements sociaux nuisibles, tels que les nouvellistes crédules, les ennuyeux, les indifférents, les grands parleurs, les fanfarons, les opiniâtres, les indolents, les glorieux, les faux connaisseurs, les complaisants et les envieux. Il souligne l'importance de voir ces descriptions comme une réflexion générale des vices et ridicules de l'époque, plutôt que de reconnaître une personne en particulier. Le Mercure affirme sa modération, sincérité et impartialité, garantissant l'absence de satire et de portraits ironiques. Les pièces seront publiées sans préférence de rang, et les éditeurs encouragent les auteurs à soumettre des extraits de leurs œuvres avec des remarques sur les défauts. Le texte exprime également sa gratitude envers plusieurs savants, muses aimables et autres personnes méritantes dont les productions enrichissent le Mercure et en augmentent la valeur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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9
s. p.
Epitre Dedicatoire AU ROI.
Début :
Sire, Vous nous avés accordé le Privilege du Mercure de [...]
Mots clefs :
Mercure de France, Privilège, Majesté, Roi, Panégyrique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Epitre Dedicatoire AU ROI.
EpitreDedicatoire
AU ROI
Sire
Yous nous aves accordé
lePrivilege du Mercure de
France,Quelbonheur pour nous,
dy travailler dans un tems
où VOTRE MAJESTE' prodigue à
1
tous les Ecrivains tant de qualités
éminentes à célébrer , & tant de gloireà
publier. On n'estpas obligé d'emprunter
le fecours de l'Eloquence ,
pour embellir les Annales de votre
vie. SIRE , le plus fimple récit de
vos Actions paffera dans la Poſtérité
pour un Panégyrique , & vos Hiftoriens
lui paroîtront des Plines. Cependant
la vérité dit de vous ce
qu'ont dit des Monarques les plus
flatés la Fable menfongere& laplus
fervile adulation. Lorsqu'on vous
peint , on n'a befoin que de la fincerité
pour conduire le Pinceau , & la
bouche ne forme point de traits qui
ne foient gravés dans le coeur. Vous
offrez , SIRE , aux yeux de l'Univers
enchanté , un Phénomene unique
, un Vainqueur chéri , un Roi
le
citoyen , enfin un tendre Pere des
Peuples. Que de fentimens dignes
d'une mémoire éternelle a fait écla→
ter votre péril pendant la fubite &
violentemaladie qui nous a fait trembler
pour vos jours ! Que de Vertus
ont triomphé ! Les vôtres , SIRE ,
celles de votre Augufte Famille
celles de tout votre Peuple ! On a
vú briller avec le plus vif éclat ,
Courage Supérieur , l'Amour Conjugal
, la Tendreffe Filiale , & le
Zéle le plus Ardent . Tous les
Coeurs ont fait unanimement votre
Panégyrique , le vôtre en a fourni
Pilluftre matiere. Finiffons . Nous
ne pouvons , SIRE , que répéter en
vous loüant. Ne rougiffons pourtant
point de n'être que Plagiaires dans
cette occafion.. Les plus fertiles Orateurs
éprouveroient le même fort ; &
de plus , peut-on trop redire ce qui
vous honore davantage & ce qui établit
mieux la félicité de votre Empire
?
Nous fommes avec le plus profond
respect ,
SIRE ,
DE VOTRE MAJESTE" ,
Les très - humbles & trèsfidéles
Sujets, FUSELIER
DE LA BRUERE .
AU ROI
Sire
Yous nous aves accordé
lePrivilege du Mercure de
France,Quelbonheur pour nous,
dy travailler dans un tems
où VOTRE MAJESTE' prodigue à
1
tous les Ecrivains tant de qualités
éminentes à célébrer , & tant de gloireà
publier. On n'estpas obligé d'emprunter
le fecours de l'Eloquence ,
pour embellir les Annales de votre
vie. SIRE , le plus fimple récit de
vos Actions paffera dans la Poſtérité
pour un Panégyrique , & vos Hiftoriens
lui paroîtront des Plines. Cependant
la vérité dit de vous ce
qu'ont dit des Monarques les plus
flatés la Fable menfongere& laplus
fervile adulation. Lorsqu'on vous
peint , on n'a befoin que de la fincerité
pour conduire le Pinceau , & la
bouche ne forme point de traits qui
ne foient gravés dans le coeur. Vous
offrez , SIRE , aux yeux de l'Univers
enchanté , un Phénomene unique
, un Vainqueur chéri , un Roi
le
citoyen , enfin un tendre Pere des
Peuples. Que de fentimens dignes
d'une mémoire éternelle a fait écla→
ter votre péril pendant la fubite &
violentemaladie qui nous a fait trembler
pour vos jours ! Que de Vertus
ont triomphé ! Les vôtres , SIRE ,
celles de votre Augufte Famille
celles de tout votre Peuple ! On a
vú briller avec le plus vif éclat ,
Courage Supérieur , l'Amour Conjugal
, la Tendreffe Filiale , & le
Zéle le plus Ardent . Tous les
Coeurs ont fait unanimement votre
Panégyrique , le vôtre en a fourni
Pilluftre matiere. Finiffons . Nous
ne pouvons , SIRE , que répéter en
vous loüant. Ne rougiffons pourtant
point de n'être que Plagiaires dans
cette occafion.. Les plus fertiles Orateurs
éprouveroient le même fort ; &
de plus , peut-on trop redire ce qui
vous honore davantage & ce qui établit
mieux la félicité de votre Empire
?
Nous fommes avec le plus profond
respect ,
SIRE ,
DE VOTRE MAJESTE" ,
Les très - humbles & trèsfidéles
Sujets, FUSELIER
DE LA BRUERE .
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Résumé : Epitre Dedicatoire AU ROI.
L'épître dédicatoire est adressée au roi pour exprimer la gratitude pour le privilège accordé au 'Mercure de France'. L'auteur met en avant les qualités éminentes et la gloire incontestable du règne royal, rendant inutile toute éloquence supplémentaire. La vérité suffit à célébrer les vertus royales, comparables aux récits les plus flatteurs. Le roi est décrit comme un phénomène unique, un vainqueur chéri, un citoyen et un père des peuples. Lors de sa récente maladie, des sentiments tels que le courage, l'amour conjugal, la tendresse filiale et le zèle ardent ont été manifestés. Tous les cœurs ont uni leurs louanges. L'auteur affirme qu'il est impossible de trop louer le roi sans devenir plagiaire, car chaque éloge renforce la félicité de son empire. L'épître se conclut par une expression de profond respect et de fidélité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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10
s. p.
BREVET qui accorde le Mercure de France aux Sieurs Fuselier & la Bruere.
Début :
AUJOURD'HUI trente-un Octobre mil sept cent quarante quatre, le Roi étant au [...]
Mots clefs :
Sa Majesté, Mercure de France, Brevet, Ouvrage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BREVET qui accorde le Mercure de France aux Sieurs Fuselier & la Bruere.
BREVET qui accorde le Mercure de
France aux Sieurs Fuſelier & la Bruere..
A au
UJOURD'H UI trente-un Octobre mil
ſept cent quarante quatre , le Roi étant
Camp devant Fribourg , voulant que le Mercure
de France , que le défunt Sieur de la Roque compoſoit
tous les mois , foit continué avec toute l'attention
convenable à un Ouvrage auffi utile qu'ag
éable au Public. Sa Majesté bien informée des
talens & de la ſageſſe des Sieurs Louis Fuſelier
&Charles-Antoine le Clerc de la Bruere , les a
choiſis & nommés pour compoſer à l'avenir leMercure
de France excluſivement à tous autres , & ce
tant qu'il plaira à Sa Majesté , laquelle veut & ordonne
à cet effer que toutes Lettres de Privilege
leur en ſoient expédiées , aux conditions neanmoins
de ne pouvoir céder ni tranſporter leur
part dans ledit Privilege à quelque perſonne que ce
puifle être , l'intentionde Sa Majeſté étant que le
ſurvivant des deux en joüiffe en entier Veut en
outre Sa Majesté que leſdits Sieurs Fuzelier &
la Bruere partagent entre eux le travail pour la
compoſition dudit Ouvrage , & les émolumens
qui proviendront d'icelui par égale portion , le
tout à commencer au mois de Novembre prochain
, & pour aſſurance de ſa volonté , Sa Majesté
m'a commandé d'en expédier le préſent Brévet ,
qu'elle a ſigné de ſa main & fait contre- figner par
moi Confeiller , Sécretaire d'Etat & de ſes Commandemens
& Finances .
Signé LOUIS.
Et plus bas , PHELYPPEAUX
Et au dos eſt écrit :
Registré sur leRegiſtre onze de la Chambre Royale
Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris ,
Nº 394 , folio 233 , conformément aux anciensRoglemens
, confirmés par celui du 28 Février 1723 .
AParis le dixDécembre 1744.
Signé, VINCENT , Syndic.
France aux Sieurs Fuſelier & la Bruere..
A au
UJOURD'H UI trente-un Octobre mil
ſept cent quarante quatre , le Roi étant
Camp devant Fribourg , voulant que le Mercure
de France , que le défunt Sieur de la Roque compoſoit
tous les mois , foit continué avec toute l'attention
convenable à un Ouvrage auffi utile qu'ag
éable au Public. Sa Majesté bien informée des
talens & de la ſageſſe des Sieurs Louis Fuſelier
&Charles-Antoine le Clerc de la Bruere , les a
choiſis & nommés pour compoſer à l'avenir leMercure
de France excluſivement à tous autres , & ce
tant qu'il plaira à Sa Majesté , laquelle veut & ordonne
à cet effer que toutes Lettres de Privilege
leur en ſoient expédiées , aux conditions neanmoins
de ne pouvoir céder ni tranſporter leur
part dans ledit Privilege à quelque perſonne que ce
puifle être , l'intentionde Sa Majeſté étant que le
ſurvivant des deux en joüiffe en entier Veut en
outre Sa Majesté que leſdits Sieurs Fuzelier &
la Bruere partagent entre eux le travail pour la
compoſition dudit Ouvrage , & les émolumens
qui proviendront d'icelui par égale portion , le
tout à commencer au mois de Novembre prochain
, & pour aſſurance de ſa volonté , Sa Majesté
m'a commandé d'en expédier le préſent Brévet ,
qu'elle a ſigné de ſa main & fait contre- figner par
moi Confeiller , Sécretaire d'Etat & de ſes Commandemens
& Finances .
Signé LOUIS.
Et plus bas , PHELYPPEAUX
Et au dos eſt écrit :
Registré sur leRegiſtre onze de la Chambre Royale
Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris ,
Nº 394 , folio 233 , conformément aux anciensRoglemens
, confirmés par celui du 28 Février 1723 .
AParis le dixDécembre 1744.
Signé, VINCENT , Syndic.
Fermer
11
s. p.
PRIVILEGE DU ROI.
Début :
LOUIS par la grace de Dieu, Roi de France & de Navarre : A nos amés & féaux Conseillers, [...]
Mots clefs :
Mercure de France, Imprimeurs, Libraires, Paris, Livres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROI.
PRIVILEGE DU ROI,
OUIS par la grace de Dieu , Roi de France
&de Navarre : A nos amés & féaux Conſeillers
, les Gens tenans nos Cours de Parlement ,
Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel ,
GrandConfeil , Prévôt de Paris , Baillifs , Sénéchaux
, leurs Lieutenans Civils & autres nos jufticiers
qu'il appartiendra. SALUT , nos chers &
bien amés Louis Fuzelier & Charles Antoine le Clerc
de la Bruere , Nous ont fait remontrer , que l'applaudiſſement
que reçoit le Mercure de France,
Nous a fait croire que le ſieur de la Roque titulaire
dudernier Brevet étant décédé , il ne convient pas
que le Public ſoit privé à l'avenir d'un Ouvrage
auſſi utile qu'agréable , tant à nos Sujets qu'aux
Etrangers ; c'eſt dans cette vûë que bien informés
des talens& de la ſageſſe des ſieurs Fuzelier & le
Clerc de la Bruere,Nous les avons choiſis pour com.
poſer à l'avenir excluſivement à tous autres ledit
Ouvrage , ſous le titre deMercure de France , &
Nous leur en avons accordé à cet effet notre Brevec
en datte du trente-un du mois dernier , à condition
que le ſurvivant des deux jouira ſeul de la faculté
& Privilége,pour l'exécution duquel ils Nous
ont très-humblement ſupplié de leur accorder nos
Lettres ſur ce néceſſaires. A CES CAUSES ,
Voulant traiter favorablement leſdits ſieurs Expofans
, Nous leurs avons permis & permettons par
ces Préſentes de compoſer & donner au Publicà
l'avenir tous les mois ,à eux ſeuls excluſivement à
tous autres ledit Mercure de France , qu'ils pourront
faireimprimer enun ou pluſieurs Volumes conjoin,
,
,
tement ou ſéparément & autant de fois que bon
leur ſemblera chaque mois, & de le faire vendre &
débiter par tout notre Royaume , Pays Terres &
Seigneuries de notre obeſſance ,pendant le tems
&eſpace de vingt années confécutives , à compter
dujour de ladatte des Preſentes , à condition néanmoins
que chaque Volume porte ſon Approbation
exprefle de 1 Examinateur qui aura été commis à
cet effet , & en outre Nous avons revoqué & revoquons
tous autres Priviléges qui pourroient avoir
été donnés ci-devant à d'autres qu'audits ſieurs
Expoſans faiſons défenſes à toutes perſonnes
de quelque qualité & condition qu'elles foient
d'enintroduire d'Impreffion ou Gravure Etrangere
dans aucun lieu de notre obéillance , comme aufli
àtous Libraires - Imprimeurs Graveurs Imprimeurs
, Marchands en Taille douce & autres d'imprimer
, faire imprimer , graver ou faire graver ,
vendre, faire vendre, débiter ni contrefaire ledit Livre
ou Planches en tout ni en partie , ni d'en faire
aucuns Extraits ſous quelque prétexte que ce foit
d'augmentation , correction, changement de Titres
ou autrement ſans la permiffion ex refle ou par
écrit deſdits ſieurs Expoſans ou de ceux qui auront
droit d'eux , le tout à peine de confiſcation tantdes
Planches que des Exemplaires contrefaits & des uf
tenciles qui auront ſervi à ladite contrefaçon que
Nous entendons être ſaiſis en quelque lieu qu'ils
foient trouvés , de fix mille livres d'amende contre
chacun des contrevenans , dont un tiers à Nous , un
tiers à l'Hôtel- Dieu de Paris , & l'autre tiers auldits
fieurs Expoſans,& de tous dépens dommages & intérêts
, à la charge que ces Préfentes feront en regiftrées
tout au long fur le Regiſtre de la Communauté
des Libraires & Imprimeurs de Paris, dans trois mois
de ladatte des Préſentes ,& que l'impreffion de ce
:
Livre fera faite dans notre Royaume & non ailleurs
, & que les Impetrans ſe conformeront en
tout aux Réglemens de la Librairie & notamment à
celui du dix Avril mil ſept cent vingt-cinq , &
qu'avant de les expoſer en vente, les Manufcuitsou
Imprimés quiauront ſervi de copie à l'impreſſion
deſdits Livres ſeront remis dans le même état ou les
Approbations y auront été données ès mains de nôtre
très-cher & féal Chevalier Chancelier de France,
le ſieur Dagueſſeau , Commandeur de nos Ordres
, & qu'il en ſera enſuite remis deux Exemplaires
de chacun dans notre Bibliothéque Publique,
un dans celle notre Château du Louvre,&un
dans celle de notre très cher & féal Chancelier de
France , le tour à peine de nullité des Préſentes , du
contenu deſquelles vous mandons & enjoignons
de faire jouir leſdits ſieurs Expoſans ou leurs ayants
cauſe,pleinement& paiſiblement,ſans ſouffrir qu'il
leut ſoit fait aucun trouble ni empêchement. Voulons
que la copie des Préſentes qui fera imprimée
au commencement ou à la fin deſdits Livres ſoit
tenuë pour dûëment ſignifiée, & qu'aux copies collationnées
par un de nos amés & féaux Conſeillers
Sécrétaires , foi ſoit ajoutée comme à l'Original.
Commandons au premier notre Huffier ou Sergent
ſur ce requis de faire pour l'exécution d'icelles
tous Actes requis & néceſſaires , fans demander
autre permiffion & nonobſtant Clameur de
Haro , Charte Normande& Lettres à ce contraires
, car tel eſt notre plaiſir. Donné à Paris , le
treizieme jour de Novembre , l'an de grace mil
ſept cent quarante-quatre & de notre Régne le
trentiéme.
Par leRoi enfon Confeil , NOBLET.
Régistréſur le Régiſtre onze de la Chambre Royale
Syndicale des Libraires & Imprimeurs , ſous le
même Numero & le même folio que le Brévet attaché
ſous le préſent contre-ſcel ( N°. 394 , fol. 233 , )
conformément au Reglément de 1723 , qui fait défense
Art. 4, à toutes perſonnes de quelque qualité qu'elles
foient, autres qquuee les Libraires & Imprimeurs ,de
vendre , débiter & faire afficher aucuns Livres pour
les vendre en leurs noms , soit qu'ils s'en disent les
Auteurs ou autrement , & à la charge de fournirà
ladite Chambre Royale & Syndicale des Libraires
Imprimeurs de Paris huit Exemplaires de chacun &
par chacun mois , preſcrits par l'Article 108 duméme
Reglement.A Paris le 10 Décembre 1744.
Signé, VINCENT , Syndic,
OUIS par la grace de Dieu , Roi de France
&de Navarre : A nos amés & féaux Conſeillers
, les Gens tenans nos Cours de Parlement ,
Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel ,
GrandConfeil , Prévôt de Paris , Baillifs , Sénéchaux
, leurs Lieutenans Civils & autres nos jufticiers
qu'il appartiendra. SALUT , nos chers &
bien amés Louis Fuzelier & Charles Antoine le Clerc
de la Bruere , Nous ont fait remontrer , que l'applaudiſſement
que reçoit le Mercure de France,
Nous a fait croire que le ſieur de la Roque titulaire
dudernier Brevet étant décédé , il ne convient pas
que le Public ſoit privé à l'avenir d'un Ouvrage
auſſi utile qu'agréable , tant à nos Sujets qu'aux
Etrangers ; c'eſt dans cette vûë que bien informés
des talens& de la ſageſſe des ſieurs Fuzelier & le
Clerc de la Bruere,Nous les avons choiſis pour com.
poſer à l'avenir excluſivement à tous autres ledit
Ouvrage , ſous le titre deMercure de France , &
Nous leur en avons accordé à cet effet notre Brevec
en datte du trente-un du mois dernier , à condition
que le ſurvivant des deux jouira ſeul de la faculté
& Privilége,pour l'exécution duquel ils Nous
ont très-humblement ſupplié de leur accorder nos
Lettres ſur ce néceſſaires. A CES CAUSES ,
Voulant traiter favorablement leſdits ſieurs Expofans
, Nous leurs avons permis & permettons par
ces Préſentes de compoſer & donner au Publicà
l'avenir tous les mois ,à eux ſeuls excluſivement à
tous autres ledit Mercure de France , qu'ils pourront
faireimprimer enun ou pluſieurs Volumes conjoin,
,
,
tement ou ſéparément & autant de fois que bon
leur ſemblera chaque mois, & de le faire vendre &
débiter par tout notre Royaume , Pays Terres &
Seigneuries de notre obeſſance ,pendant le tems
&eſpace de vingt années confécutives , à compter
dujour de ladatte des Preſentes , à condition néanmoins
que chaque Volume porte ſon Approbation
exprefle de 1 Examinateur qui aura été commis à
cet effet , & en outre Nous avons revoqué & revoquons
tous autres Priviléges qui pourroient avoir
été donnés ci-devant à d'autres qu'audits ſieurs
Expoſans faiſons défenſes à toutes perſonnes
de quelque qualité & condition qu'elles foient
d'enintroduire d'Impreffion ou Gravure Etrangere
dans aucun lieu de notre obéillance , comme aufli
àtous Libraires - Imprimeurs Graveurs Imprimeurs
, Marchands en Taille douce & autres d'imprimer
, faire imprimer , graver ou faire graver ,
vendre, faire vendre, débiter ni contrefaire ledit Livre
ou Planches en tout ni en partie , ni d'en faire
aucuns Extraits ſous quelque prétexte que ce foit
d'augmentation , correction, changement de Titres
ou autrement ſans la permiffion ex refle ou par
écrit deſdits ſieurs Expoſans ou de ceux qui auront
droit d'eux , le tout à peine de confiſcation tantdes
Planches que des Exemplaires contrefaits & des uf
tenciles qui auront ſervi à ladite contrefaçon que
Nous entendons être ſaiſis en quelque lieu qu'ils
foient trouvés , de fix mille livres d'amende contre
chacun des contrevenans , dont un tiers à Nous , un
tiers à l'Hôtel- Dieu de Paris , & l'autre tiers auldits
fieurs Expoſans,& de tous dépens dommages & intérêts
, à la charge que ces Préfentes feront en regiftrées
tout au long fur le Regiſtre de la Communauté
des Libraires & Imprimeurs de Paris, dans trois mois
de ladatte des Préſentes ,& que l'impreffion de ce
:
Livre fera faite dans notre Royaume & non ailleurs
, & que les Impetrans ſe conformeront en
tout aux Réglemens de la Librairie & notamment à
celui du dix Avril mil ſept cent vingt-cinq , &
qu'avant de les expoſer en vente, les Manufcuitsou
Imprimés quiauront ſervi de copie à l'impreſſion
deſdits Livres ſeront remis dans le même état ou les
Approbations y auront été données ès mains de nôtre
très-cher & féal Chevalier Chancelier de France,
le ſieur Dagueſſeau , Commandeur de nos Ordres
, & qu'il en ſera enſuite remis deux Exemplaires
de chacun dans notre Bibliothéque Publique,
un dans celle notre Château du Louvre,&un
dans celle de notre très cher & féal Chancelier de
France , le tour à peine de nullité des Préſentes , du
contenu deſquelles vous mandons & enjoignons
de faire jouir leſdits ſieurs Expoſans ou leurs ayants
cauſe,pleinement& paiſiblement,ſans ſouffrir qu'il
leut ſoit fait aucun trouble ni empêchement. Voulons
que la copie des Préſentes qui fera imprimée
au commencement ou à la fin deſdits Livres ſoit
tenuë pour dûëment ſignifiée, & qu'aux copies collationnées
par un de nos amés & féaux Conſeillers
Sécrétaires , foi ſoit ajoutée comme à l'Original.
Commandons au premier notre Huffier ou Sergent
ſur ce requis de faire pour l'exécution d'icelles
tous Actes requis & néceſſaires , fans demander
autre permiffion & nonobſtant Clameur de
Haro , Charte Normande& Lettres à ce contraires
, car tel eſt notre plaiſir. Donné à Paris , le
treizieme jour de Novembre , l'an de grace mil
ſept cent quarante-quatre & de notre Régne le
trentiéme.
Par leRoi enfon Confeil , NOBLET.
Régistréſur le Régiſtre onze de la Chambre Royale
Syndicale des Libraires & Imprimeurs , ſous le
même Numero & le même folio que le Brévet attaché
ſous le préſent contre-ſcel ( N°. 394 , fol. 233 , )
conformément au Reglément de 1723 , qui fait défense
Art. 4, à toutes perſonnes de quelque qualité qu'elles
foient, autres qquuee les Libraires & Imprimeurs ,de
vendre , débiter & faire afficher aucuns Livres pour
les vendre en leurs noms , soit qu'ils s'en disent les
Auteurs ou autrement , & à la charge de fournirà
ladite Chambre Royale & Syndicale des Libraires
Imprimeurs de Paris huit Exemplaires de chacun &
par chacun mois , preſcrits par l'Article 108 duméme
Reglement.A Paris le 10 Décembre 1744.
Signé, VINCENT , Syndic,
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13
p. iii-xii
AVANT-PROPOS.
Début :
De tous les ouvrages périodiques, le Mercure de France est [...]
Mots clefs :
Mercure de France, Public, Donneau de Visé, Charles-Antoine Leclerc de la Bruère, Articles, Arrangement, Diversité
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVANT-PROPOS.
AVANT- PROPOS.
E tous les ouvrages périodiques
, le Mercure de France eft
le plus difficile ; on lui impoſe les
loix les plus rigoureuſes. Il embraffe
tout , mais il ne peut rien traiter , ni
rien approfondir . On lui fait un crime
de penfer ; à peine lui permeton
de donner un précis des écrits
qui paroiffent. S'il approuve , il n'eft
qu'un louangeur fade & banal ; s'il
ofe critiquer , il bleffe l'amour propre
délicat des Auteurs. Le Public
lui- même le trouve mauvais , & dit
que le Mercure fort de fa fphere ;
qu'il doit fe borner à marquer fimplement
le jour qu'une piece dramatique
a été jouée pour la premiere
fois , avec le nombre de fes repréfentations
; ou s'il paroît un livre nouveau
, qu'il doit fe contenter d'annoncer
modeftement fon titre & le
nom du Libraire qui le vend. On le
A ij
iv AVANT-PROPOS.
condamne non feulement à ne
qu'un froid Journaliſte , mais on veut
le reftreindre encore à la féchereffe
d'un faifeur d'affiches. Ses privileges
néanmoins font les mieux fondés
& doivent être les plus étendus. Le
Journal des Sçavans eft le feul qui
puiffe lui difputer le droit d'ancienneté
tous les autres lui font poftérieurs
cependant tout leur devient
permis . Ils font toujours les premiers
à fe faifir des matieres qui font de
fon reffort , & à crier en même tems
que c'eft lui qui entreprend fur les
autres , & qu'il paffe les limites qu'on
lui a prefcrites. Cette plainte eft d'autant
plus injufte , que ces Journaux ,
fous différens titres , fe multiplient
tous les jours à fes dépens , & que fon
droit exclufif eft de n'avoir point de
bornes . Les Belles-Lettres , les Sciences
& les Arts , tous les genres font
de fon domaine : il doit en prendre la
fleur ; elle conftitue fon effence , &
la diverfité forme fon caractere . Voilà
pourquoi je choisis l'une pour
AVANT-PROPOS.
régle , & l'autre pour deviſe.
Comme il n'eft qu'une collection
ou qu'un ouvrage de découpures, il ŋe
peut être riche que du bien des autres.
Son plus grand mérite dépend
du choix : mais pour le bien faire ,
il faut avoir de quoi choifir . Mal→
heureuſement pour moi , mes prédéceffeurs
ont épuifé les premieres
fources: je fuis dans l'obligation d'inviter
tous les gens de lettres à m'ouvrir
de nouveaux tréfors . Je prie furtout
ceux qui font les plus intéreſſés
à rendre mon livre meilleur , à les enrichir
de morceaux qui puiffent le
faire lire de mon côté , je leur
promets
d'appliquer tous mes foins à les
mettre en bonne compagnie. Je fçai
que plufieurs ont de la répugnance
à fe voir imprimés dans un ouvrage
dégradé par la Bruyere , auteur des
caracteres ; mais depuis que les Voltaire
& les Fontenelle n'ont pas dédaigné
d'y tenir un rang , aucun de
leurs confreres ne doit plus rougir
d'y paroître. La pudeur d'un Ecrivain
A iij
vj AVANTPROPOS.
doit confifter à ne pas donner de mauvaifes
productions : qu'elles foient
marquées au bon coin , la place n'y
fait rien ; elles lui feront toujours honneur
, dans quelque endroit qu'elles
foient mifes. J'ai fouvent remarqué
que les nouveaux nobles craignent
plus de fe compromettre que les
vrais Gentilshommes. Fondé fur ce
principe , j'efpere que les meilleurs
Auteurs feront les plus hardis à décorer
mon recueil , fans avoir peur de
déroger. Je me ferai d'ailleurs une loi
très rigide de ne pas les nommer
quand ils voudront être anonymes.
-
A l'égard de ceux qui n'ont compofé
que des piéces fugitives , c'eft
une obligation pour eux de vuider
leur porte-feuille en ma faveur. Tous
les écrits détachés , qui n'ont pas
affez d'étendue pour faire un Cuvre
en forme , & devenir un livre ,
appartiennent de droit au Mercure
c'eft un bien qu'on lui retient ; ils
doivent y être dépofés comme dans
les archives de la littérature ; s'il
AVANT-PROPOS.
vij
ne leur affure pas une gloire immortelle
, il les tire du moins de l'obfcurité
, & leur donne une célébrité paffagere
. Il eſt même du devoir d'un
bon citoyen de rendre publics fes
amuſemens , quand ils peuvent tourner
au profit ou au plaifir de la fociété.
De Vifé avoit fait du Mercure
un ouvrage purement agréable. Ses
fucceffeurs , par degrés , font parvenus
au point d'en faire un livre éga
lement utile. M. de la Bruere y a le
plus contribué.
Qu'on me permette ici de quitter
un inftant mon fujet pour rendre
juftice à fon mérite , c'eft le moins
que je dois à la mémoire d'un Auteur
eſtimable , à qui je fuccéde ; je
puis dire fans bleffer la vérité , qu'il
étoit fait pour perfectionner tout ce
qu'il dirigeoit . La folidité de fon efprit
, & la jufteffe de fon goût égaloient
la douceur de fon caractere.
Il réuniffoit même les talens oppofés
, & n'a pas moins réuffi dans l'art
A iiig
viij
AVANT-PROPOS.
de négocier que dans l'art d'écrire.
En France , il a fait honneur aux
Belles Lettres par les différens écrits
qu'il a mis au jour. A Rome , il s'eft
diftingué dans les affaires dont il a
été chargé , par la maniere fage dont
il les a conduites. La confidération
qu'il s'étoit juſtement acquife dans
une Cour auffi difficile , eft le plus
beau trait de louange que je puiffe lui
donner. La confiance pleine d'eftime
M. le Duc de Nivernois a touque
jours eue pour lui pendant fa vie , &
les regrets finceres dont il l'honore
après la mort mettent le comble à
fon éloge.
Pour revenir à l'ouvrage qu'il a
augmenté par fes foins , ou par le travail
de ceux qui l'ont conduit en fon
abfence , je ne me fuis point écarté
de la forme qu'ils lui ont donnée.
J'ai fait feulement quelques additions
particulieres , pour mettre plus
d'ordre dans les matieres qui le compofent.
Je le divife en fix articles . !
201
1
AVANT-PROPOS. ix
Le premier contient les Piéces fugitives
en vers & en profe . Je n'y fais
entrer que les morceaux d'imagination
& de pur agrément : Poëĥies ,
Contes , Fables , Romans , Hiftorietes
, Chanſons , Enigmes & Logogryphes
.
Le fecond renferme les Nouvelles
Littéraires, où je place les féances publiques
des Académies de Paris & de ,
Province. J'annonce dans ce même ·
article tous les livres nouveaux , dont
je donne un précis , c'eſt-à- dire un
précis des ouvrages fçavans ; car je
donnerai un extrait en forme des
Romans qui auront quelque célébrité
; l'amuſant & le frivole étant à
moi fans reſtriction .
Le troifieme concerne les Sciences
& Belles- Lettres. On y mettra alternativement
différens morceaux*fur
* Je dois avertir ici le public que c'est moins un
ngagement que je prens avec lui , qu'une invita
A v
AVANT PROPOS.
la Phyfique , la Géométrie , la Jurif
prudence , la Politique , la Guerre ,
le Commerce , la Finance , la Médecine
, fur la Chronologie , l'Hiftoire
& les Medailles. Je porterai fouvent
à la fin de cet article les Séances publiques
des Académies des Sciences
& des Belles - Lettres , ainfi que de
celle de Chirurgie , avec un extrait
des mémoires qu'on y aura lûs , quand
l'article des Nouvelles littéraires fera
trop abondant.
Le quatrieme eft réſervé pour les
Beaux Arts , que je partage en Arts
agréables , tels que la Peinture , la
Sculpture , la Gravure , la Mufique ,
laDanfe ; & en Arts utiles , tels que
tion que je fais aux Sçavans de me faire part de
leurs productions de tout genre. Je les prie en même
tems de réduire les morceaux qu'ils m'enverront à
une extrême préciſion ; elle est un devoir pour moi ,
il faut que je m'y foumette , d'autant plus que la
multiplicité des matieres laiffe à chacune trop pess
de place pour les pouvoir mettre dans toute leur
étendue.
AVANT-PROPOS.
xj
l'Architecture , les Manufactures
l'Horlogerie , &c.
Le cinquieme article regarde les
Spectacles , où feront les extraits des
piéces de théatre , & tout ce qui
concerne les deux Comédies, les deux
Opéra , le Concert fpirituel , & les
Drames de Collége, Je ferai également
fobre fur la louange & fur la
cenfure. Je tâcherai fur-tout de ne
mettre jamais mon fentiment particulier
à la place de celui du public , &
de ne rien dire qui puiffe humilier ou
décourager les Auteurs . Des critiques
qu'on m'enverra fur les nouveautés
qui réuffiront , je n'admettrai que
celles qui feront juftes & ménagées ,
où il n'entrera rien de perfonnel. Les
traits de la critique doivent toujours
porter fur l'ouvrage , & ne bleffer
jamais l'Ecrivain.
Le fixieme & dernier article raffemble
à l'ordinaire les Nouvelles
Etrangeres & celles de France , les
A vj
xij AAVVAANNTTPPRROOPPOOSS..
Naiffances , les Morts , les Edits ,
les Déclarations , & Arrêts , avec les
Avis . Par cet arrangement , auquel
je ferai toujours fidele , chacun trou
vera d'abord la partie qu'il préfe
re, ou le morceau qui l'intéreffe .
E tous les ouvrages périodiques
, le Mercure de France eft
le plus difficile ; on lui impoſe les
loix les plus rigoureuſes. Il embraffe
tout , mais il ne peut rien traiter , ni
rien approfondir . On lui fait un crime
de penfer ; à peine lui permeton
de donner un précis des écrits
qui paroiffent. S'il approuve , il n'eft
qu'un louangeur fade & banal ; s'il
ofe critiquer , il bleffe l'amour propre
délicat des Auteurs. Le Public
lui- même le trouve mauvais , & dit
que le Mercure fort de fa fphere ;
qu'il doit fe borner à marquer fimplement
le jour qu'une piece dramatique
a été jouée pour la premiere
fois , avec le nombre de fes repréfentations
; ou s'il paroît un livre nouveau
, qu'il doit fe contenter d'annoncer
modeftement fon titre & le
nom du Libraire qui le vend. On le
A ij
iv AVANT-PROPOS.
condamne non feulement à ne
qu'un froid Journaliſte , mais on veut
le reftreindre encore à la féchereffe
d'un faifeur d'affiches. Ses privileges
néanmoins font les mieux fondés
& doivent être les plus étendus. Le
Journal des Sçavans eft le feul qui
puiffe lui difputer le droit d'ancienneté
tous les autres lui font poftérieurs
cependant tout leur devient
permis . Ils font toujours les premiers
à fe faifir des matieres qui font de
fon reffort , & à crier en même tems
que c'eft lui qui entreprend fur les
autres , & qu'il paffe les limites qu'on
lui a prefcrites. Cette plainte eft d'autant
plus injufte , que ces Journaux ,
fous différens titres , fe multiplient
tous les jours à fes dépens , & que fon
droit exclufif eft de n'avoir point de
bornes . Les Belles-Lettres , les Sciences
& les Arts , tous les genres font
de fon domaine : il doit en prendre la
fleur ; elle conftitue fon effence , &
la diverfité forme fon caractere . Voilà
pourquoi je choisis l'une pour
AVANT-PROPOS.
régle , & l'autre pour deviſe.
Comme il n'eft qu'une collection
ou qu'un ouvrage de découpures, il ŋe
peut être riche que du bien des autres.
Son plus grand mérite dépend
du choix : mais pour le bien faire ,
il faut avoir de quoi choifir . Mal→
heureuſement pour moi , mes prédéceffeurs
ont épuifé les premieres
fources: je fuis dans l'obligation d'inviter
tous les gens de lettres à m'ouvrir
de nouveaux tréfors . Je prie furtout
ceux qui font les plus intéreſſés
à rendre mon livre meilleur , à les enrichir
de morceaux qui puiffent le
faire lire de mon côté , je leur
promets
d'appliquer tous mes foins à les
mettre en bonne compagnie. Je fçai
que plufieurs ont de la répugnance
à fe voir imprimés dans un ouvrage
dégradé par la Bruyere , auteur des
caracteres ; mais depuis que les Voltaire
& les Fontenelle n'ont pas dédaigné
d'y tenir un rang , aucun de
leurs confreres ne doit plus rougir
d'y paroître. La pudeur d'un Ecrivain
A iij
vj AVANTPROPOS.
doit confifter à ne pas donner de mauvaifes
productions : qu'elles foient
marquées au bon coin , la place n'y
fait rien ; elles lui feront toujours honneur
, dans quelque endroit qu'elles
foient mifes. J'ai fouvent remarqué
que les nouveaux nobles craignent
plus de fe compromettre que les
vrais Gentilshommes. Fondé fur ce
principe , j'efpere que les meilleurs
Auteurs feront les plus hardis à décorer
mon recueil , fans avoir peur de
déroger. Je me ferai d'ailleurs une loi
très rigide de ne pas les nommer
quand ils voudront être anonymes.
-
A l'égard de ceux qui n'ont compofé
que des piéces fugitives , c'eft
une obligation pour eux de vuider
leur porte-feuille en ma faveur. Tous
les écrits détachés , qui n'ont pas
affez d'étendue pour faire un Cuvre
en forme , & devenir un livre ,
appartiennent de droit au Mercure
c'eft un bien qu'on lui retient ; ils
doivent y être dépofés comme dans
les archives de la littérature ; s'il
AVANT-PROPOS.
vij
ne leur affure pas une gloire immortelle
, il les tire du moins de l'obfcurité
, & leur donne une célébrité paffagere
. Il eſt même du devoir d'un
bon citoyen de rendre publics fes
amuſemens , quand ils peuvent tourner
au profit ou au plaifir de la fociété.
De Vifé avoit fait du Mercure
un ouvrage purement agréable. Ses
fucceffeurs , par degrés , font parvenus
au point d'en faire un livre éga
lement utile. M. de la Bruere y a le
plus contribué.
Qu'on me permette ici de quitter
un inftant mon fujet pour rendre
juftice à fon mérite , c'eft le moins
que je dois à la mémoire d'un Auteur
eſtimable , à qui je fuccéde ; je
puis dire fans bleffer la vérité , qu'il
étoit fait pour perfectionner tout ce
qu'il dirigeoit . La folidité de fon efprit
, & la jufteffe de fon goût égaloient
la douceur de fon caractere.
Il réuniffoit même les talens oppofés
, & n'a pas moins réuffi dans l'art
A iiig
viij
AVANT-PROPOS.
de négocier que dans l'art d'écrire.
En France , il a fait honneur aux
Belles Lettres par les différens écrits
qu'il a mis au jour. A Rome , il s'eft
diftingué dans les affaires dont il a
été chargé , par la maniere fage dont
il les a conduites. La confidération
qu'il s'étoit juſtement acquife dans
une Cour auffi difficile , eft le plus
beau trait de louange que je puiffe lui
donner. La confiance pleine d'eftime
M. le Duc de Nivernois a touque
jours eue pour lui pendant fa vie , &
les regrets finceres dont il l'honore
après la mort mettent le comble à
fon éloge.
Pour revenir à l'ouvrage qu'il a
augmenté par fes foins , ou par le travail
de ceux qui l'ont conduit en fon
abfence , je ne me fuis point écarté
de la forme qu'ils lui ont donnée.
J'ai fait feulement quelques additions
particulieres , pour mettre plus
d'ordre dans les matieres qui le compofent.
Je le divife en fix articles . !
201
1
AVANT-PROPOS. ix
Le premier contient les Piéces fugitives
en vers & en profe . Je n'y fais
entrer que les morceaux d'imagination
& de pur agrément : Poëĥies ,
Contes , Fables , Romans , Hiftorietes
, Chanſons , Enigmes & Logogryphes
.
Le fecond renferme les Nouvelles
Littéraires, où je place les féances publiques
des Académies de Paris & de ,
Province. J'annonce dans ce même ·
article tous les livres nouveaux , dont
je donne un précis , c'eſt-à- dire un
précis des ouvrages fçavans ; car je
donnerai un extrait en forme des
Romans qui auront quelque célébrité
; l'amuſant & le frivole étant à
moi fans reſtriction .
Le troifieme concerne les Sciences
& Belles- Lettres. On y mettra alternativement
différens morceaux*fur
* Je dois avertir ici le public que c'est moins un
ngagement que je prens avec lui , qu'une invita
A v
AVANT PROPOS.
la Phyfique , la Géométrie , la Jurif
prudence , la Politique , la Guerre ,
le Commerce , la Finance , la Médecine
, fur la Chronologie , l'Hiftoire
& les Medailles. Je porterai fouvent
à la fin de cet article les Séances publiques
des Académies des Sciences
& des Belles - Lettres , ainfi que de
celle de Chirurgie , avec un extrait
des mémoires qu'on y aura lûs , quand
l'article des Nouvelles littéraires fera
trop abondant.
Le quatrieme eft réſervé pour les
Beaux Arts , que je partage en Arts
agréables , tels que la Peinture , la
Sculpture , la Gravure , la Mufique ,
laDanfe ; & en Arts utiles , tels que
tion que je fais aux Sçavans de me faire part de
leurs productions de tout genre. Je les prie en même
tems de réduire les morceaux qu'ils m'enverront à
une extrême préciſion ; elle est un devoir pour moi ,
il faut que je m'y foumette , d'autant plus que la
multiplicité des matieres laiffe à chacune trop pess
de place pour les pouvoir mettre dans toute leur
étendue.
AVANT-PROPOS.
xj
l'Architecture , les Manufactures
l'Horlogerie , &c.
Le cinquieme article regarde les
Spectacles , où feront les extraits des
piéces de théatre , & tout ce qui
concerne les deux Comédies, les deux
Opéra , le Concert fpirituel , & les
Drames de Collége, Je ferai également
fobre fur la louange & fur la
cenfure. Je tâcherai fur-tout de ne
mettre jamais mon fentiment particulier
à la place de celui du public , &
de ne rien dire qui puiffe humilier ou
décourager les Auteurs . Des critiques
qu'on m'enverra fur les nouveautés
qui réuffiront , je n'admettrai que
celles qui feront juftes & ménagées ,
où il n'entrera rien de perfonnel. Les
traits de la critique doivent toujours
porter fur l'ouvrage , & ne bleffer
jamais l'Ecrivain.
Le fixieme & dernier article raffemble
à l'ordinaire les Nouvelles
Etrangeres & celles de France , les
A vj
xij AAVVAANNTTPPRROOPPOOSS..
Naiffances , les Morts , les Edits ,
les Déclarations , & Arrêts , avec les
Avis . Par cet arrangement , auquel
je ferai toujours fidele , chacun trou
vera d'abord la partie qu'il préfe
re, ou le morceau qui l'intéreffe .
Fermer
Résumé : AVANT-PROPOS.
Le Mercure de France est un périodique littéraire et scientifique soumis à diverses contraintes et critiques. Il doit éviter de critiquer ou d'approuver les œuvres, se limitant souvent à annoncer les publications et les représentations théâtrales. Malgré ces limitations, le Mercure possède des privilèges bien établis et doit couvrir un large éventail de sujets, allant des Belles-Lettres aux Sciences et aux Arts. L'auteur reconnaît que le Mercure est une collection de découpures, dépendant du choix des meilleurs morceaux. Il invite les gens de lettres à contribuer, promettant de bien les présenter. Des auteurs prestigieux comme Voltaire et Fontenelle ont déjà contribué, ce qui devrait encourager d'autres écrivains à participer. Le périodique est structuré en six articles : pièces fugitives, nouvelles littéraires, sciences et Belles-Lettres, Beaux-Arts, spectacles, et nouvelles étrangères et françaises. Chaque article est conçu pour offrir une variété de contenus, allant des poèmes aux extraits de livres, en passant par les comptes rendus des académies et les critiques théâtrales. L'auteur s'engage à maintenir un ton équilibré, évitant de blesser les auteurs tout en fournissant des critiques justes et constructives.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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14
p. 212-214
Avis de l'Auteur du Mercure.
Début :
Nous donnons avis à nos Abonnées que nous commencerons à publier au [...]
Mots clefs :
Recueil, Pièces en vers et en prose, Mercure de France, Parution mensuelle, Auteurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Avis de l'Auteur du Mercure.
Avis de l'Auteur du Mercure .
ous donnons avis à nos Abonnés que nous
commencerons à publier au premier d'Août , au
JUIN. 1757 . 213
I
plus tard , un choix , en forme de Recueil , de tous
les morceaux de Vers & de Profe qui ont été inférés
dans le Mercure depuis fon origine. Nous
ne nous bornerons point aux matieres de belefprit
; tout ce qui nous paroîtra offrir du piquant
ou de l'utile , dans quelque genre que ce foit ,
trouvera place dans notre Recueil , qui fera diftribué
tous les mois comme le Mercure de France ,
& aura le même nombre de pages. Ces divers
morceaux feront relevés par le plus d'anecdotes
intéreffantes que nous pourrons raffembler fur
les Auteurs qui les ont autrefois publiés , lorf
qu'ils fe feront fait connoître ; & pour ceux qui
ont voulu garder l'incognite , nous ferons nos
efforts pour découvrir leur nom. Nous aurons
foin d'y joindre les critiques auxquelles ils auront
donné lieu , & nous hazarderons de donner quelquefois
nos réflexions , lorfque nous jugerons
que cela pourra ajouter au plaifir des Lecteurs ,
& piquer leur curiofité & leur goût. L'on fçait
affez que le Mercure a été le berceau de la gloire
des plus célebres Auteurs , qui aient exifté depuis
près de cent ans. Bien des perfonnes n'étant pas
difpofées à acheter les Ouvrages multipliés de
tant d'Ecrivains illuftres , il s'en trouvera peut-être
plufieurs qui feront bien - aifes de pouvoir promener
leurs regards fur ces premieres productions
de leur efprit , & fur ces premiers rayons de
leur gloire. Il y a d'ailleurs des chofes trèslagréables
, très- piquantes & très - utiles , qui ne fe
trouvent que dans les Mercures , & qui auroient
été perdues pour jamais ; fi nous n'avions pas
fongé à faire le Recueil que nous annonçons . Il y a
près de 1200 volumes du Mercure , à compter depuis
fon origine en 1672 , jufqu'en l'année 1754 ,
que nous en avons obtenu le Privilege . La Collee
A
214 MERCURE DE FRANCE.
:
tion en eft prefque impoffible à faire, & fetoit d'ail
leurs d'une très -grande dépenfe ; celle que nous
Avons entrepriſe épargnera des foins inutiles , ou
des frais confidérables. Nous nous engageons à
faire tous nos efforts pour réparer la privation de
l'une , par la poffeffion de l'autre, Nous répétons
que nous n'exclurons aucun genre , & nous promettons
la plus grande attention pour le choix .
Ce qu'on fera en droit de nous demander lorſque
l'Ouvrage fera arrivé à fon terme , n'aura certainement
pas dépendu de nos foins & de notre
zele. La diftribution fe fera tous les premiers du
mois on donnera douze volumes par année.
Les perfonnes qui voudront s'abonner , payeront
d'avance 18 liv . à raifon de 30. fols par volume,
Les autres payeront 36 fols. Celles de Province
auxquelles on l'enverra par la pofte , payeront
24 liv. en tout. Il faudra s'adreffer au Bureau du
Mercure à l'ordinaire , chez M. Lutton ; c'eſt à
lui que nous prions nos Abonnés d'adreffer
franche de port , la lettre d'avis par laquelle ils
voudront bien notifier leurs intentions. Par ce
moyen en prenant cette collection , ils pofféderont
tous les Mercures depuis l'origine , dans l'espace
de quatre ou cinq ans , qui fera le temps qu'on
mettra à la faire. On y joindra un extrait de
l'ancien Mercure François , qui renferme une partie
effentielle & confidérable de l'historique de
l'Europe depuis 1604 jufqu'en 1644. Nous en
inférerons quarante pages dans chaque volume. Il
tiendra lieu d'article des nouvelles , & nous ofons
dire que ce ne fera pas l'endroit , du livre , le
moins intéreffant , tant par les événemens extraordinaires
qu'il renferme , que par la difficulté
qu'il y a de fe procurer l'original plus cher en-
Core que rare.
ous donnons avis à nos Abonnés que nous
commencerons à publier au premier d'Août , au
JUIN. 1757 . 213
I
plus tard , un choix , en forme de Recueil , de tous
les morceaux de Vers & de Profe qui ont été inférés
dans le Mercure depuis fon origine. Nous
ne nous bornerons point aux matieres de belefprit
; tout ce qui nous paroîtra offrir du piquant
ou de l'utile , dans quelque genre que ce foit ,
trouvera place dans notre Recueil , qui fera diftribué
tous les mois comme le Mercure de France ,
& aura le même nombre de pages. Ces divers
morceaux feront relevés par le plus d'anecdotes
intéreffantes que nous pourrons raffembler fur
les Auteurs qui les ont autrefois publiés , lorf
qu'ils fe feront fait connoître ; & pour ceux qui
ont voulu garder l'incognite , nous ferons nos
efforts pour découvrir leur nom. Nous aurons
foin d'y joindre les critiques auxquelles ils auront
donné lieu , & nous hazarderons de donner quelquefois
nos réflexions , lorfque nous jugerons
que cela pourra ajouter au plaifir des Lecteurs ,
& piquer leur curiofité & leur goût. L'on fçait
affez que le Mercure a été le berceau de la gloire
des plus célebres Auteurs , qui aient exifté depuis
près de cent ans. Bien des perfonnes n'étant pas
difpofées à acheter les Ouvrages multipliés de
tant d'Ecrivains illuftres , il s'en trouvera peut-être
plufieurs qui feront bien - aifes de pouvoir promener
leurs regards fur ces premieres productions
de leur efprit , & fur ces premiers rayons de
leur gloire. Il y a d'ailleurs des chofes trèslagréables
, très- piquantes & très - utiles , qui ne fe
trouvent que dans les Mercures , & qui auroient
été perdues pour jamais ; fi nous n'avions pas
fongé à faire le Recueil que nous annonçons . Il y a
près de 1200 volumes du Mercure , à compter depuis
fon origine en 1672 , jufqu'en l'année 1754 ,
que nous en avons obtenu le Privilege . La Collee
A
214 MERCURE DE FRANCE.
:
tion en eft prefque impoffible à faire, & fetoit d'ail
leurs d'une très -grande dépenfe ; celle que nous
Avons entrepriſe épargnera des foins inutiles , ou
des frais confidérables. Nous nous engageons à
faire tous nos efforts pour réparer la privation de
l'une , par la poffeffion de l'autre, Nous répétons
que nous n'exclurons aucun genre , & nous promettons
la plus grande attention pour le choix .
Ce qu'on fera en droit de nous demander lorſque
l'Ouvrage fera arrivé à fon terme , n'aura certainement
pas dépendu de nos foins & de notre
zele. La diftribution fe fera tous les premiers du
mois on donnera douze volumes par année.
Les perfonnes qui voudront s'abonner , payeront
d'avance 18 liv . à raifon de 30. fols par volume,
Les autres payeront 36 fols. Celles de Province
auxquelles on l'enverra par la pofte , payeront
24 liv. en tout. Il faudra s'adreffer au Bureau du
Mercure à l'ordinaire , chez M. Lutton ; c'eſt à
lui que nous prions nos Abonnés d'adreffer
franche de port , la lettre d'avis par laquelle ils
voudront bien notifier leurs intentions. Par ce
moyen en prenant cette collection , ils pofféderont
tous les Mercures depuis l'origine , dans l'espace
de quatre ou cinq ans , qui fera le temps qu'on
mettra à la faire. On y joindra un extrait de
l'ancien Mercure François , qui renferme une partie
effentielle & confidérable de l'historique de
l'Europe depuis 1604 jufqu'en 1644. Nous en
inférerons quarante pages dans chaque volume. Il
tiendra lieu d'article des nouvelles , & nous ofons
dire que ce ne fera pas l'endroit , du livre , le
moins intéreffant , tant par les événemens extraordinaires
qu'il renferme , que par la difficulté
qu'il y a de fe procurer l'original plus cher en-
Core que rare.
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Résumé : Avis de l'Auteur du Mercure.
À partir du 1er août 1757, le Mercure publiera un recueil mensuel regroupant des poèmes et des proses parus depuis sa création. Ce recueil inclura des œuvres de belle-lettres, des éléments jugés piquants ou utiles, ainsi que des anecdotes sur les auteurs et des critiques. L'objectif est de rendre hommage aux auteurs célèbres et de préserver des œuvres rares issues des 1200 volumes du Mercure, publiés entre 1672 et 1754. Chaque volume contiendra un extrait de l'ancien Mercure François, couvrant l'histoire de l'Europe de 1604 à 1644. Les abonnements sont disponibles auprès de M. Lutton au bureau du Mercure. Les abonnés paieront 18 livres à l'avance pour 12 volumes par an, tandis que les autres paieront 36 sols par volume. Les personnes en province paieront 24 livres.
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15
p. 7-13
ÉPITRE AU MERCURE.
Début :
Toi qui du monde studieux [...]
Mots clefs :
Messager, Logogriphes, Chansons, Art dramatique, Louis, Mercure de France, Crébillon, Pensions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ÉPITRE AU MERCURE.
ÉPITRE AU MERCURE.
Toror qui du monde ſtudieux
Seize fois dans un an parcours l'immenfe eſpace,
Ardent Meffager du Parnalle ,
Et rival quant au nom , du Mellager des Dieux :
On dit qu'allez longtemps votre emploi fat le
même ;
Que fouvent , l'un & l'autre avec art travestis ,
Votre foin journalier , votre devoir ſuprême
A iv
8 MERCURE DE FRANCE .
Fut de porter à quelque Iſis ,
En dépit des Argus , plus d'un galant emblême.
Des Logogryphes , des Chansons ,
Jadis , de nos François captivoient les fuffrages.
Le Mercure Galant , fi j'en crois mes foupçons ,
Eût alors dédaigné de plus graves meſſages .
Ces temps ont difparu : tout change avec les
moeurs.
Le Mercure de France , au brillant joint l'utile.
Son moderne appanage eft un enclos fertile
Où les fruits s'uniffent aux fleurs.
Là , comme auparavant , Beliſe peut encore
Cueillir les doux préſens de Flore :
Là , figurent , en même temps ,
VERTUMNE CERES & POMONE :
Là , chacun à fon gré moiffonne
Les dons paffagers du Printemps ,
Et les fruits durables d'Automne.
Je vois l'Agriculteur , ce Philofophe heureux ,
Guidé par tes leçons dans fes travaux ruſtiques :
Je vois nos Citadins , raiſonneurs haſardeux ,
Réformer , d'après toi , leurs calculs chimériques:
Je vois l'Emule de Strabon ,
Celui d'Archimède & d'Euclide ,
Ceux d'Hipocrate & de Newton ,
Grace à ta courfe uniforme & rapide ,
JANVIER . 1763 . 9
Donner & recevoir mainte docte leçon.
Plus loin la jeune Eglé pour qui tant de ſcience
N'eſt rien , avec raifon , auprès d'un Madrigal ,
Détourne cent feuillets pour chercher une ftance,
Et fourit , en lifant certain Conte moral :
Route fleurie , où trop d'orgueil peut- être ,
Même, après Marmontel , m'a déja fait paroître : *
Ah , puiſſé- je , du moins , y marcher ſon égal !
Ce n'est pas tout je vois encore
Et Polymnie & Terpficore ,
>
Se foumettre à ton Tribunal .
Ces jeux où Dangeville , Eléve de Thalie,
Emprunte les accens , fon fouris , fon regard ,
Où Clairon , du Tragique épuifant l'énergie
Atteint , fans nul éffort , les bornes de fon art :
Cet autre art plus fublime où triomphe Voltaire ,
Où Saintfoix , où Piron brillent chacun à part :
L'art dramatique enfin , pour nous fi néceſſaire ;
Tous ces talens , du Sage accueillis , révérés ,
'Dont le but en tous lieux eft d'inftruire & de
plaire ,
Trouvent dans ton recueil leurs faftes confacrés.
La Corne d'Amalthée , l'Anneau de Gygès , Lindor
Délie , trois Contes inférés dans les précédens Mercures
, font de l'Auteur de cette Epitre , de même que les
Quiproquo , Nouvelle inférée en partie dans ce premier
Volume,
A v
10 MERCURE DE FRANCE .
Que dirai - je de plus ? C'eft ton heureux domaine
Qui fert de récompenfe à ces Mortels vantés ,
Dont le crayon fublime ou l'éloquente veine
Plus d'une fois à nos yeux enchantés
Fit triompher Clio , Thalie & Melpomène.
Aux foutiens des beaux Arts , trop longtems ou
bliés ,
Tu fournis des fecours que res fuccès font naître .
Par-là de leurs travaux ils fe verroient payés ,
Si de teis travaux pouvoient l'être .
Ainfi , Rome naiffante oroit à fes Guerriers ,
Outre de ftériles Lauriers ,
Une part du Domaine accrû par leur courage.
Bientôt elle y joignit d'auguftes monumens ,
De la reconnoiffance ingénieux hommage ,
Et muets orateurs de leurs faits triomphans.
Chez toi renaît encor ce jufte & noble uſage :
Oui , lorfque parvenus au terme rigoureux
De leur humaine deſtinée ,
La mort fur tes Héros étend fon voile affreux ;
Quand des Mufes en deuil la troupe conſternée ,
Regrette Echyle * Plaute , arrachés à nos voeux ;
Par des monumens plus durables
Que des fimulachres pompeux ,
Tu confacres chez nos neveux ,
* Feu M, de Crébillon 5 fi juftement furnommé l'Echyle
François , avoit une penfion fur le Mercure . Il ne
feroit pas difficile de trouver plus d'an Plaute parmi
MM. les Penfionnaires vivans.
JANVIER. 1763 .
11
La gloire de ces morts à jamais mémorables ,
Et toujours vivans à leurs yeux.
Poarfuis ; & que ton Caducée
Devienne le fceptre des Arts ;
De ces Enfans des Cieux la troupe difperfée
Par les cris du terrible Mars ,
Se réunit de toutes parts ,
Et reprend ſa ſplendeur trop longtems éclipſée .
Un Roi qui la chérit , qui dans tous les deffeins ,
Prend l'honneur pour flambeau , prend la vertu
pour guide ,
Enchaînant fous les pieds la difcorde homicide ,
De nos jours orageux a fait des jours fereins .
Louis , ( à ce nom feul votre elpoir ſe ranime ,
Beaux Arts , que fi ſouvent ont cherché les bienfaits
! )
LOUIS , à votre éffor fublime
Prépare un libre cours , & de vaſtes ſujets.
Déja plus d'une fois l'Art de nos Praxitelles
Imprima fur l'airain l'image de ſes traits * :
* On ſçait qu'il y a déja plufieurs années que les Villes
de Bordeaux & de Rennes ont l'une & Pautre fait elever
une Statue au Roi dans leur enceinte . Paris & Rheims
vont jouir du même avantage. Ces quatre Monuniens
doivent à tous égards fixer l'attention de la pollerité.
On a beaucoup écrit fur celui que fait riger la Walle
de Rheims. Je dois ajo ter qu'à cette occafio 1 , cette Cité
antique femble avoir pris une nouvelle forme. Une foule
d'Ouvrages modernes l'embellit & la decore . Ceft de
quoi le Public pourra juger par le Plan qui en doit bien-
A vj
12 MERCURE DE FRANCE ..
C'eſt à vos touches immortelles ,
Mufes , qu'il appartient d'animer ces Portraits.
Peignez cette ame égale , intrépide , fincère ,
Cette ame de LOUIS , fi digne de TITUS ,
Ce coeur né pour aimer , ce noble caractère ,
Cette fermeté rare , & pour dire encor plus ,
Cette bonté que rien n'altère ....
O toi , prompt Meffager , qui dans ton cours heureux
Ne marches que fous fes aufpices ,
T
Porte jufqu'à fes pieds mon encens & mes voeux.
Jadis mes yeux ont vu ce Roi victorieux
De mes foibles éffais accueillir les prémices * .
Renaîffez , ô momens pour moi fi glorieux !
Du moins , puiffe à fon gré , mon zéle induſtrieux
Multiplier fes facrifices.
Ont dit que pour chanter les vergers & les champs ,
Tranſporté d'une ardeur extrême ,
Le Berger Héfiode obtint des Mufes même
La Lyre qui régla ſes ruftiques accens :
Ah ! fid'un pareil avantage
tôt paroître. Tous ces travaux , ainfi que ceux de la nouvelle
Place , te font exécutés d'après les Deffeins & fous
les yeux de M. le Gendre , Ingénieur en Chef de la
Province de Champagne. Ses talens ont dignement fecondé
le zéle des Citoyens & des Magiftrats municipaux
de cette Ville ancienne & célébre,
* En 1748 , l'Auteur n'étant âgé que de 19 ans, eut
l'honneur de préfenter au Roi un Difcours en Vers de fa
compofition fur les Victoires de SA MAJESTE'.
JANVIER. 1763 . 13
Mes voeux ardens étoient ſuivis ;
Mon choix eft fait : je jure par LOUIS ,
D'en faire un plus fublime uſage.
Par M. DE LA DIXMERIE.
Toror qui du monde ſtudieux
Seize fois dans un an parcours l'immenfe eſpace,
Ardent Meffager du Parnalle ,
Et rival quant au nom , du Mellager des Dieux :
On dit qu'allez longtemps votre emploi fat le
même ;
Que fouvent , l'un & l'autre avec art travestis ,
Votre foin journalier , votre devoir ſuprême
A iv
8 MERCURE DE FRANCE .
Fut de porter à quelque Iſis ,
En dépit des Argus , plus d'un galant emblême.
Des Logogryphes , des Chansons ,
Jadis , de nos François captivoient les fuffrages.
Le Mercure Galant , fi j'en crois mes foupçons ,
Eût alors dédaigné de plus graves meſſages .
Ces temps ont difparu : tout change avec les
moeurs.
Le Mercure de France , au brillant joint l'utile.
Son moderne appanage eft un enclos fertile
Où les fruits s'uniffent aux fleurs.
Là , comme auparavant , Beliſe peut encore
Cueillir les doux préſens de Flore :
Là , figurent , en même temps ,
VERTUMNE CERES & POMONE :
Là , chacun à fon gré moiffonne
Les dons paffagers du Printemps ,
Et les fruits durables d'Automne.
Je vois l'Agriculteur , ce Philofophe heureux ,
Guidé par tes leçons dans fes travaux ruſtiques :
Je vois nos Citadins , raiſonneurs haſardeux ,
Réformer , d'après toi , leurs calculs chimériques:
Je vois l'Emule de Strabon ,
Celui d'Archimède & d'Euclide ,
Ceux d'Hipocrate & de Newton ,
Grace à ta courfe uniforme & rapide ,
JANVIER . 1763 . 9
Donner & recevoir mainte docte leçon.
Plus loin la jeune Eglé pour qui tant de ſcience
N'eſt rien , avec raifon , auprès d'un Madrigal ,
Détourne cent feuillets pour chercher une ftance,
Et fourit , en lifant certain Conte moral :
Route fleurie , où trop d'orgueil peut- être ,
Même, après Marmontel , m'a déja fait paroître : *
Ah , puiſſé- je , du moins , y marcher ſon égal !
Ce n'est pas tout je vois encore
Et Polymnie & Terpficore ,
>
Se foumettre à ton Tribunal .
Ces jeux où Dangeville , Eléve de Thalie,
Emprunte les accens , fon fouris , fon regard ,
Où Clairon , du Tragique épuifant l'énergie
Atteint , fans nul éffort , les bornes de fon art :
Cet autre art plus fublime où triomphe Voltaire ,
Où Saintfoix , où Piron brillent chacun à part :
L'art dramatique enfin , pour nous fi néceſſaire ;
Tous ces talens , du Sage accueillis , révérés ,
'Dont le but en tous lieux eft d'inftruire & de
plaire ,
Trouvent dans ton recueil leurs faftes confacrés.
La Corne d'Amalthée , l'Anneau de Gygès , Lindor
Délie , trois Contes inférés dans les précédens Mercures
, font de l'Auteur de cette Epitre , de même que les
Quiproquo , Nouvelle inférée en partie dans ce premier
Volume,
A v
10 MERCURE DE FRANCE .
Que dirai - je de plus ? C'eft ton heureux domaine
Qui fert de récompenfe à ces Mortels vantés ,
Dont le crayon fublime ou l'éloquente veine
Plus d'une fois à nos yeux enchantés
Fit triompher Clio , Thalie & Melpomène.
Aux foutiens des beaux Arts , trop longtems ou
bliés ,
Tu fournis des fecours que res fuccès font naître .
Par-là de leurs travaux ils fe verroient payés ,
Si de teis travaux pouvoient l'être .
Ainfi , Rome naiffante oroit à fes Guerriers ,
Outre de ftériles Lauriers ,
Une part du Domaine accrû par leur courage.
Bientôt elle y joignit d'auguftes monumens ,
De la reconnoiffance ingénieux hommage ,
Et muets orateurs de leurs faits triomphans.
Chez toi renaît encor ce jufte & noble uſage :
Oui , lorfque parvenus au terme rigoureux
De leur humaine deſtinée ,
La mort fur tes Héros étend fon voile affreux ;
Quand des Mufes en deuil la troupe conſternée ,
Regrette Echyle * Plaute , arrachés à nos voeux ;
Par des monumens plus durables
Que des fimulachres pompeux ,
Tu confacres chez nos neveux ,
* Feu M, de Crébillon 5 fi juftement furnommé l'Echyle
François , avoit une penfion fur le Mercure . Il ne
feroit pas difficile de trouver plus d'an Plaute parmi
MM. les Penfionnaires vivans.
JANVIER. 1763 .
11
La gloire de ces morts à jamais mémorables ,
Et toujours vivans à leurs yeux.
Poarfuis ; & que ton Caducée
Devienne le fceptre des Arts ;
De ces Enfans des Cieux la troupe difperfée
Par les cris du terrible Mars ,
Se réunit de toutes parts ,
Et reprend ſa ſplendeur trop longtems éclipſée .
Un Roi qui la chérit , qui dans tous les deffeins ,
Prend l'honneur pour flambeau , prend la vertu
pour guide ,
Enchaînant fous les pieds la difcorde homicide ,
De nos jours orageux a fait des jours fereins .
Louis , ( à ce nom feul votre elpoir ſe ranime ,
Beaux Arts , que fi ſouvent ont cherché les bienfaits
! )
LOUIS , à votre éffor fublime
Prépare un libre cours , & de vaſtes ſujets.
Déja plus d'une fois l'Art de nos Praxitelles
Imprima fur l'airain l'image de ſes traits * :
* On ſçait qu'il y a déja plufieurs années que les Villes
de Bordeaux & de Rennes ont l'une & Pautre fait elever
une Statue au Roi dans leur enceinte . Paris & Rheims
vont jouir du même avantage. Ces quatre Monuniens
doivent à tous égards fixer l'attention de la pollerité.
On a beaucoup écrit fur celui que fait riger la Walle
de Rheims. Je dois ajo ter qu'à cette occafio 1 , cette Cité
antique femble avoir pris une nouvelle forme. Une foule
d'Ouvrages modernes l'embellit & la decore . Ceft de
quoi le Public pourra juger par le Plan qui en doit bien-
A vj
12 MERCURE DE FRANCE ..
C'eſt à vos touches immortelles ,
Mufes , qu'il appartient d'animer ces Portraits.
Peignez cette ame égale , intrépide , fincère ,
Cette ame de LOUIS , fi digne de TITUS ,
Ce coeur né pour aimer , ce noble caractère ,
Cette fermeté rare , & pour dire encor plus ,
Cette bonté que rien n'altère ....
O toi , prompt Meffager , qui dans ton cours heureux
Ne marches que fous fes aufpices ,
T
Porte jufqu'à fes pieds mon encens & mes voeux.
Jadis mes yeux ont vu ce Roi victorieux
De mes foibles éffais accueillir les prémices * .
Renaîffez , ô momens pour moi fi glorieux !
Du moins , puiffe à fon gré , mon zéle induſtrieux
Multiplier fes facrifices.
Ont dit que pour chanter les vergers & les champs ,
Tranſporté d'une ardeur extrême ,
Le Berger Héfiode obtint des Mufes même
La Lyre qui régla ſes ruftiques accens :
Ah ! fid'un pareil avantage
tôt paroître. Tous ces travaux , ainfi que ceux de la nouvelle
Place , te font exécutés d'après les Deffeins & fous
les yeux de M. le Gendre , Ingénieur en Chef de la
Province de Champagne. Ses talens ont dignement fecondé
le zéle des Citoyens & des Magiftrats municipaux
de cette Ville ancienne & célébre,
* En 1748 , l'Auteur n'étant âgé que de 19 ans, eut
l'honneur de préfenter au Roi un Difcours en Vers de fa
compofition fur les Victoires de SA MAJESTE'.
JANVIER. 1763 . 13
Mes voeux ardens étoient ſuivis ;
Mon choix eft fait : je jure par LOUIS ,
D'en faire un plus fublime uſage.
Par M. DE LA DIXMERIE.
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Résumé : ÉPITRE AU MERCURE.
L'épître au Mercure célèbre le périodique 'Mercure de France' et ses diverses contributions. Le texte compare ce périodique à la planète Mercure et au messager des dieux, soulignant leur rôle commun de messagers. Il évoque l'évolution du 'Mercure Galant', autrefois dédié à des messages plus légers, vers le 'Mercure de France', qui combine l'utile et le brillant. Ce périodique offre une variété de contenus, allant des poèmes aux traités philosophiques, en passant par des œuvres dramatiques et des contes. Le 'Mercure de France' couvre plusieurs disciplines, telles que l'agriculture, les sciences, la philosophie et les arts dramatiques. Il mentionne des figures littéraires et artistiques contemporaines comme Voltaire et Marmontel. Le périodique est présenté comme un soutien aux arts et aux lettres, récompensant les talents et perpétuant la mémoire des grands hommes. L'épître rend hommage au roi Louis, qui soutient les arts et les lettres, et exprime le souhait que le 'Mercure de France' continue de prospérer sous ses auspices. Le texte se conclut par un vœu pour que le périodique puisse multiplier ses sacrifices en l'honneur du roi.
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16
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
Le Mercure de France, auquel on a réuni le Journal Politique de Bruxelles, paroîtra à l'avenir [...]
Mots clefs :
Journal, Mercure de France, Port, Feuilles, Province, Souscripteurs
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE MERCURE de France , auquel on a rétini le
Journal de Politique de Bruxelles , paroîtra à l'avenir
tous les dix jours , les f , 15 & 25 de chaque mois .
Chaque Cahier fera compofé de cinq feuilles. Ce
Journal , quoique augmenté de trente-fix feuilles par
an , fera, comme ci -devant , du prix de 24liv . pour
trente- fix Caliers , rendus francs de port à Paris , & -
de 32 liv . pour la Province. On a auli réuni au
Mercure toutes les foufcriptions du Journal des
Dames , du Journal François , du Journal ou Gazette
de Littérature, du Journal des Spectacles ; &
ces quatre Journaux font fupprimés.
Les Soufcripteurs de Paris qui font dans le cas
d'aller paffer quelques mois en province , & qui
defireront y recevoir leur Journal , paieront pour le
port 3 liv. On peut foufcrire en tout temps & à
telle époque que l'on veut , pourvu que ce foit pour
une année .
On prie Meffieurs les Soufcripteurs d'envoyer
d'avance le prix de leur abonnement , franc de port,
par la Pofte , à l'adreffe du Sieur PANCKOUCKE ,
Propriétaire du Brevet & Privilége du Mercure , rue
des Poitevins ; c'eft à lui auffi qu'il faut adreffer
maintenant les Paquets & Lettres , ainfi que les
Livres , les Etampes , les Pièces de vers ou de
profe , la Mufique , les Annonces , Avis , Obfervations
, Anecdotes , Evénemens finguliers, Remarques
fur les Sciences & Arts , & généralement tout ce
qu'on veut faire inférer dans le Mercure de France .
Comme ce Journal fera véritablement composé par
une Société de Gens de Lettres , le Sieur PANCKOUCKE
fe charge de leur faire paffer les objets qui lui auront
été remis , chacun fuivant leur partie
LE MERCURE de France , auquel on a rétini le
Journal de Politique de Bruxelles , paroîtra à l'avenir
tous les dix jours , les f , 15 & 25 de chaque mois .
Chaque Cahier fera compofé de cinq feuilles. Ce
Journal , quoique augmenté de trente-fix feuilles par
an , fera, comme ci -devant , du prix de 24liv . pour
trente- fix Caliers , rendus francs de port à Paris , & -
de 32 liv . pour la Province. On a auli réuni au
Mercure toutes les foufcriptions du Journal des
Dames , du Journal François , du Journal ou Gazette
de Littérature, du Journal des Spectacles ; &
ces quatre Journaux font fupprimés.
Les Soufcripteurs de Paris qui font dans le cas
d'aller paffer quelques mois en province , & qui
defireront y recevoir leur Journal , paieront pour le
port 3 liv. On peut foufcrire en tout temps & à
telle époque que l'on veut , pourvu que ce foit pour
une année .
On prie Meffieurs les Soufcripteurs d'envoyer
d'avance le prix de leur abonnement , franc de port,
par la Pofte , à l'adreffe du Sieur PANCKOUCKE ,
Propriétaire du Brevet & Privilége du Mercure , rue
des Poitevins ; c'eft à lui auffi qu'il faut adreffer
maintenant les Paquets & Lettres , ainfi que les
Livres , les Etampes , les Pièces de vers ou de
profe , la Mufique , les Annonces , Avis , Obfervations
, Anecdotes , Evénemens finguliers, Remarques
fur les Sciences & Arts , & généralement tout ce
qu'on veut faire inférer dans le Mercure de France .
Comme ce Journal fera véritablement composé par
une Société de Gens de Lettres , le Sieur PANCKOUCKE
fe charge de leur faire paffer les objets qui lui auront
été remis , chacun fuivant leur partie
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Résumé : AVERTISSEMENT.
Le 'Mercure de France', intégrant désormais le 'Journal de Politique de Bruxelles', sera publié tous les dix jours, les 6, 15 et 25 de chaque mois. Chaque numéro comportera cinq feuilles. Malgré une augmentation de trente-six feuilles par an, le prix reste inchangé : 24 livres pour trente-six numéros à Paris et 32 livres pour la province. Les abonnements incluent les contenus des journaux supprimés : 'Journal des Dames', 'Journal Français', 'Journal ou Gazette de Littérature' et 'Journal des Spectacles'. Les abonnés parisiens partant en province pourront recevoir leur journal avec un supplément de 3 livres pour le port. Les abonnements peuvent être souscrits à tout moment pour une année complète. Les paiements doivent être envoyés à Monsieur Panckoucke, propriétaire du brevet et privilège du 'Mercure', rue des Poitevins. Panckoucke reçoit également les articles, lettres, livres, gravures, poèmes, musique, annonces, observations, anecdotes, événements singuliers, remarques sur les sciences et les arts, et toute autre contribution destinée au 'Mercure de France'. Le journal sera rédigé par une société de gens de lettres, et Panckoucke se chargera de distribuer les contributions reçues selon leurs domaines respectifs.
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17
p. 105-106
ÉNIGME.
Début :
Ami Lecteur, je crains d'être long ; j'ai dessein [...]
Mots clefs :
Mercure de France