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1
p. 213-214
ESPAGNE.
Début :
Selon les avis reçus d'Algezire, l'Amiral Hawke a fait enlever [...]
Mots clefs :
Madrid, Amiral Hawke, Bâtiment anglais, Combat naval, Tremblement de terre, Portugal
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texteReconnaissance textuelle : ESPAGNE.
ESPAGNE.
:
DE MADRID , le 21 Décembre.
Selon les avis reçus d'Algezire , l'Amiral Hawke
a fait enlever ſous le canon de cette Place un Bâtiment
Anglois , qu'un Armateur François y avoit
214 MERCURE DE FRANCE.
:
conduit. L'Officier Eſpagnol, qui commande dans
la ville , s'eſt oppofé , autant qu'il étoit en ſon
pouvoir , à cette violence. Il a fait tirer fur les
Anglois , & il y en a eu près de cent cinquante
tués ou bleſſés. Cependant ils n'ont pas laiſſe de
reprendre le Navire dont l'Armateur François s'étoit
rendu maître .
Les ſecoufles de tremblemens de terre continuent
de ſe faire fentir en divers endroits du Portugal.
Sur la fin du mois dernier elles ont été trèsfréquentes
àVireu. Ily eneut une violente le 28
àBarcellos. Depuis le 4juſqu'au 9 de ce mois , on
en aefſuyé pluſieurs à Caſcaës, àCintra, à Colares
&àOcyras. Celle du 8 renverſa pluſieurs maiſons
àSezimbra.
:
DE MADRID , le 21 Décembre.
Selon les avis reçus d'Algezire , l'Amiral Hawke
a fait enlever ſous le canon de cette Place un Bâtiment
Anglois , qu'un Armateur François y avoit
214 MERCURE DE FRANCE.
:
conduit. L'Officier Eſpagnol, qui commande dans
la ville , s'eſt oppofé , autant qu'il étoit en ſon
pouvoir , à cette violence. Il a fait tirer fur les
Anglois , & il y en a eu près de cent cinquante
tués ou bleſſés. Cependant ils n'ont pas laiſſe de
reprendre le Navire dont l'Armateur François s'étoit
rendu maître .
Les ſecoufles de tremblemens de terre continuent
de ſe faire fentir en divers endroits du Portugal.
Sur la fin du mois dernier elles ont été trèsfréquentes
àVireu. Ily eneut une violente le 28
àBarcellos. Depuis le 4juſqu'au 9 de ce mois , on
en aefſuyé pluſieurs à Caſcaës, àCintra, à Colares
&àOcyras. Celle du 8 renverſa pluſieurs maiſons
àSezimbra.
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Résumé : ESPAGNE.
Le 21 décembre, à Madrid, l'amiral Hawke a saisi un navire anglais sous contrôle français à Algésiras. L'officier espagnol a riposté, causant 150 morts ou blessés. Les Anglais ont repris le navire. Des tremblements de terre ont été ressentis au Portugal, notamment à Vireu, Barcelos, Cascais, Cintra, Colares, Ocyras et Sezimbra.
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2
p. 195-198
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le 8 Avril, le Navire le Robuste, armé de 24 canons, dont 6 [...]
Mots clefs :
Navires, Canada, Attaque, Equipage, Combat naval, Coups de canon
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
Le 8 Avril , le Navire le Robufte , armé de 24
canons , dont 6 font de huit livres de balle , &
18 de fix , appareilla de la riviere de Bordeaux
pour le Canada. L'équipage de ce bâtiment n'étoit
que de 74 hommes , mais il y avoit à bord
150
volontaires étrangers , fous les ordres du
Chevalier de Saint-Rome. Le 13 , M. Rozier ,
commandant le Robufte , eut
connoiffance d'une
Frégate , laquelle courut au Nord , jufqu'à ce "
I
ij
196 MERCURE DE FRANCE.
quelle fût dans les eaux du Navire. Bientôt elle
revira fur lui , pour lui donner chaffe. M. Rozier
fit larguer un ris au grand Hunier , & hiffer le
grand Foc & la Voile d'étai de Hune. Cependant
la Frégate approchoit. Elle fe trouva au vent du
Navire , fans avoir arboré fon Pavillon . A deux
heures , le Robufte affura le fien par un coup de
canon , & cargua les baffes voiles. Sur le champ ,
la Frégate arbora Pavillon & Flamme d'Angleterre
, & lâcha toute fa bordée. Le feu du canon
& de la moufqueterie fut très- vif de part & d'autre
jufqu'à huit heures du foir , que la Frégate le retira,
Le Robufte dans cette attaque cut fa grande
Vergae & celle du grand Hunier coupées , toutes
fes voiles mifes hors d'état de fervir , quatorze
hommes tués , & dix-neuf bleffés , dont trois Officiers
, fçavoir , MM. Diparaguere , Capi
taine en fecond ; du Sallier , fecond Lieutenant ;
& Bierre , troifieme Lieutenant. La journée du
14 fut employée à réparer ce bâtiment. Il avoit
petit vent le 14 , lorfque l'équipage découvrit la
même Frégate , qui revenoit fur lui . Les enne
mis affurerent Pavillon blanc par un coup de canon.
Cette feinte n'empêcha pas de les reconnoître.
A huit heures du foir , ils hellerent le Navire,
& crierent d'amener. Sur le refus de M. Rozier ,
ils l'attaquerent de nouveau . Ce fecond combat ne
finit qu'à minuit , & l'on n'en vit guere de plus
furieux . La plupart des maneuvres du Robuste fus
rent criblées de coups de canon . Son Mât de Hu
ne , & fon Perroquet de fougue , furent rompus.
Il perdit quinze hommes , & eut vingt- trois bleffés.
M. Rozier fit route Cap à l'Eft , dans le deffein
de fe rendre au Port de France le plus prochain
, pour fe radouber. Ala pointe du jour , il
fut encore chaffé par la même Frégate. Un troj
JUIN..1757.
197
-
feme combat s'engagea vers les onze heures du
matin. La Frégate prit le Navire par la pouppe ,
& comme il ne pouvoit manoeuvrer à caufe de fa
mauvaiſe fituation , le fieur Rofier fut obligé de
faire hacher fes deux fabords de derriere de retrai
te. Peu à peu il reprit fon avantage . Les Anglois,
paffant, alternativement de bas-bord à ftribord ,
lâcherent coup fur coup plufieurs bordées . S'étant
enfuite replacés à la pouppe du Robufte , ils firent
une autre décharge , qui renverfa fon grand mât
& fon mât d'artimon. Le Navire François leur ti
ra fes deux canons de retraite , & eut le bonheur
de les défemparer de leur Gouvernail . Auffitôt la
Frégate ennemie largua fes perroquets , & amura
fes baffes voiles , pour s'éloigner , gouvernant
avec quatre avirons. Elle tira deux coups de canon
à mitraille ; mais elle étoit déja hors de portée.
On eftime que cette Frégate , qui eft de 36 canons
depuis neuf jufqu'à dix- huit livres de balle ,
étoit montée de 260 hommes. Dans ces trois
combats , il y a eu du côté des François cinq Officiers
de bord de bleffés , trois Sergens des vo
lontaires Etrangers de tués , trois autres bleffés
dangereufement , huit Matelots & foixante-feiz.
Soldats tués ou bleffés . M. de Gaignereau , Lieutenant
du Chevalier de Saint-Rome , a été bleffé
dans la troifieme action , ainfi que le Chevalier
de Cauffade , qui s'étoit embarqué comme paffager
pour le rendre en Canada. Après avoir foutenu
tant de différentes attaques , M. Rozier ne penfoit
qu'à relâcher au Port de la Rochelle. Le 17 ,
il fit rencontre d'un Corfaire Anglois , armé de 16
canons , 28 pierriers , & environ 200 hommes
d'équipage , qui fe préfenta à la pouppe du Navire
François , en faiſant un grand feu d'artillerie & de
moufqueterie , & en affurant fon Pavillon. Alors
I iij
198 MERCURE DE FRANCE
en .
le Robuste n'avoit plus que fon Mât de Mifaine &
de Beaupré. Cependant il ne laiffa pas d'arriver ,
& il envoya plufieurs bordées aux ennemis , tout
coup portant. Le Corfaire , confidérablement
dommagé dans fes manoeuvres , fut dans la néceſ
fité de prendre le large , fans avoir tué ni bleffe
perfonne fur le Navire François. Le même foir ,
ce dernier bâtiment mouilla à l'entrée du Pertuis
d'Antioche. M. Rozier fit venir le lendemain &
bord trois Traverfiers , pour touer le Robuste en
rade de Chef de Baye , où ce Navire arriva à midi.
Son équipage , dans les diverfes attaques qu'il
a eues à foutenir , compte avoir tiré douze à treize
cens coups de canon, & plus de quinze mille coups
de fufil. Le Chevalier de Cauffade eft mort le 20
de fes bleffures.
Le 8 Avril , le Navire le Robufte , armé de 24
canons , dont 6 font de huit livres de balle , &
18 de fix , appareilla de la riviere de Bordeaux
pour le Canada. L'équipage de ce bâtiment n'étoit
que de 74 hommes , mais il y avoit à bord
150
volontaires étrangers , fous les ordres du
Chevalier de Saint-Rome. Le 13 , M. Rozier ,
commandant le Robufte , eut
connoiffance d'une
Frégate , laquelle courut au Nord , jufqu'à ce "
I
ij
196 MERCURE DE FRANCE.
quelle fût dans les eaux du Navire. Bientôt elle
revira fur lui , pour lui donner chaffe. M. Rozier
fit larguer un ris au grand Hunier , & hiffer le
grand Foc & la Voile d'étai de Hune. Cependant
la Frégate approchoit. Elle fe trouva au vent du
Navire , fans avoir arboré fon Pavillon . A deux
heures , le Robufte affura le fien par un coup de
canon , & cargua les baffes voiles. Sur le champ ,
la Frégate arbora Pavillon & Flamme d'Angleterre
, & lâcha toute fa bordée. Le feu du canon
& de la moufqueterie fut très- vif de part & d'autre
jufqu'à huit heures du foir , que la Frégate le retira,
Le Robufte dans cette attaque cut fa grande
Vergae & celle du grand Hunier coupées , toutes
fes voiles mifes hors d'état de fervir , quatorze
hommes tués , & dix-neuf bleffés , dont trois Officiers
, fçavoir , MM. Diparaguere , Capi
taine en fecond ; du Sallier , fecond Lieutenant ;
& Bierre , troifieme Lieutenant. La journée du
14 fut employée à réparer ce bâtiment. Il avoit
petit vent le 14 , lorfque l'équipage découvrit la
même Frégate , qui revenoit fur lui . Les enne
mis affurerent Pavillon blanc par un coup de canon.
Cette feinte n'empêcha pas de les reconnoître.
A huit heures du foir , ils hellerent le Navire,
& crierent d'amener. Sur le refus de M. Rozier ,
ils l'attaquerent de nouveau . Ce fecond combat ne
finit qu'à minuit , & l'on n'en vit guere de plus
furieux . La plupart des maneuvres du Robuste fus
rent criblées de coups de canon . Son Mât de Hu
ne , & fon Perroquet de fougue , furent rompus.
Il perdit quinze hommes , & eut vingt- trois bleffés.
M. Rozier fit route Cap à l'Eft , dans le deffein
de fe rendre au Port de France le plus prochain
, pour fe radouber. Ala pointe du jour , il
fut encore chaffé par la même Frégate. Un troj
JUIN..1757.
197
-
feme combat s'engagea vers les onze heures du
matin. La Frégate prit le Navire par la pouppe ,
& comme il ne pouvoit manoeuvrer à caufe de fa
mauvaiſe fituation , le fieur Rofier fut obligé de
faire hacher fes deux fabords de derriere de retrai
te. Peu à peu il reprit fon avantage . Les Anglois,
paffant, alternativement de bas-bord à ftribord ,
lâcherent coup fur coup plufieurs bordées . S'étant
enfuite replacés à la pouppe du Robufte , ils firent
une autre décharge , qui renverfa fon grand mât
& fon mât d'artimon. Le Navire François leur ti
ra fes deux canons de retraite , & eut le bonheur
de les défemparer de leur Gouvernail . Auffitôt la
Frégate ennemie largua fes perroquets , & amura
fes baffes voiles , pour s'éloigner , gouvernant
avec quatre avirons. Elle tira deux coups de canon
à mitraille ; mais elle étoit déja hors de portée.
On eftime que cette Frégate , qui eft de 36 canons
depuis neuf jufqu'à dix- huit livres de balle ,
étoit montée de 260 hommes. Dans ces trois
combats , il y a eu du côté des François cinq Officiers
de bord de bleffés , trois Sergens des vo
lontaires Etrangers de tués , trois autres bleffés
dangereufement , huit Matelots & foixante-feiz.
Soldats tués ou bleffés . M. de Gaignereau , Lieutenant
du Chevalier de Saint-Rome , a été bleffé
dans la troifieme action , ainfi que le Chevalier
de Cauffade , qui s'étoit embarqué comme paffager
pour le rendre en Canada. Après avoir foutenu
tant de différentes attaques , M. Rozier ne penfoit
qu'à relâcher au Port de la Rochelle. Le 17 ,
il fit rencontre d'un Corfaire Anglois , armé de 16
canons , 28 pierriers , & environ 200 hommes
d'équipage , qui fe préfenta à la pouppe du Navire
François , en faiſant un grand feu d'artillerie & de
moufqueterie , & en affurant fon Pavillon. Alors
I iij
198 MERCURE DE FRANCE
en .
le Robuste n'avoit plus que fon Mât de Mifaine &
de Beaupré. Cependant il ne laiffa pas d'arriver ,
& il envoya plufieurs bordées aux ennemis , tout
coup portant. Le Corfaire , confidérablement
dommagé dans fes manoeuvres , fut dans la néceſ
fité de prendre le large , fans avoir tué ni bleffe
perfonne fur le Navire François. Le même foir ,
ce dernier bâtiment mouilla à l'entrée du Pertuis
d'Antioche. M. Rozier fit venir le lendemain &
bord trois Traverfiers , pour touer le Robuste en
rade de Chef de Baye , où ce Navire arriva à midi.
Son équipage , dans les diverfes attaques qu'il
a eues à foutenir , compte avoir tiré douze à treize
cens coups de canon, & plus de quinze mille coups
de fufil. Le Chevalier de Cauffade eft mort le 20
de fes bleffures.
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Résumé : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Le 8 avril, le navire le Robuste, équipé de 24 canons et commandé par le Chevalier de Saint-Rome, quitta Bordeaux pour le Canada avec un équipage de 74 hommes et 150 volontaires étrangers. Le 13 avril, le commandant Rozier repéra une frégate anglaise qui engagea le combat. Malgré des dégâts importants, le Robuste réussit à repousser l'attaque. Le 14 avril, la frégate attaqua de nouveau, causant davantage de dommages et de pertes humaines. Le 15 avril, lors d'un troisième combat, le Robuste parvint à endommager le gouvernail de la frégate ennemie, forçant cette dernière à se retirer. Les combats firent cinq officiers blessés, trois sergents tués, et de nombreux matelots et soldats tués ou blessés. Le Robuste, gravement endommagé, se dirigea vers le port de La Rochelle. Le 17 avril, il affronta et repoussa un corsaire anglais avant de mouiller à l'entrée du Pertuis d'Antioche. Le navire arriva ensuite en rade de Chef de Baye, où il fut remorqué par des traverfiers. Le Chevalier de Cauffade, blessé lors du troisième combat, décéda le 20 avril de ses blessures.
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3
p. 185-186
ITALIE.
Début :
Plusieurs Tartanes, ayant à bord le Régiment Royal Italien, ont fait voile [...]
Mots clefs :
Naples, Tartanes, Vaisseaux, Combat naval, La Bastie, Rebelles, Paoli, Marta, Affrontements
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ITALIE.
ITALI E.
DE NAPLES , les Mai.
Plufieurs Tartanes , ayant à bord le Régiment
Royal Italien , ont fait voile de Gaete pour Palerme
fous l'escorte d'un Vaiffeau de guerre. Un des
Chabecs du Roi a conduit ici un Corfaire d'Alger ,
de dix canons , & de cent hommes d'équipage.
On a appris que Don Jofeph de Martinez a pris
un Corfaire de Tripoli , fur lequel il y avoit cent
vingt-huit hommes , & qui étoit armé de douze
canons. Ce Bâtiment Barbarefque s'eft défendu
pendant un jour entier. Quatre-vingt- dix- neuf
hommes de fon équipage ont été tuées dans le
combat.
DE LA BASTIE , le 9୨ Mai.
Depuis long- temps , les Rebelles étoient divifés
en deux factions. Celle de Paoli étoit devenue la
plus puiffante ; mais la feconde , à la tête de la
quelle étoit Matra , ne laiffoit pas d'être encore
nombreuſe. Elle tenoit le Fort Aleria , & quelques
autres poftes qu'il étoit difficile de forcer.
Paoli a eurecours à la rufe , pour abattre le parti
qui lui étoit contraire. Il a feint d'être abandonné
de la plupart de fes adhérens , & il s'eft retiré
dans le Couvent de Bofio , comme pour fauver fa
vie. Matra , étant allé l'y attaquer , s'eft trouvé
enveloppé par les troupes que Paoli avoit mifes
en embuscade. Prefque tous les affiégeans ont été
186 MERCURE DE FRANCE.
taillés en pieces. Trois de leurs chefs ont été pris.
Paoli les a fait paffer par les armes. Matra , en
fuyant , a été tué.
DE NAPLES , les Mai.
Plufieurs Tartanes , ayant à bord le Régiment
Royal Italien , ont fait voile de Gaete pour Palerme
fous l'escorte d'un Vaiffeau de guerre. Un des
Chabecs du Roi a conduit ici un Corfaire d'Alger ,
de dix canons , & de cent hommes d'équipage.
On a appris que Don Jofeph de Martinez a pris
un Corfaire de Tripoli , fur lequel il y avoit cent
vingt-huit hommes , & qui étoit armé de douze
canons. Ce Bâtiment Barbarefque s'eft défendu
pendant un jour entier. Quatre-vingt- dix- neuf
hommes de fon équipage ont été tuées dans le
combat.
DE LA BASTIE , le 9୨ Mai.
Depuis long- temps , les Rebelles étoient divifés
en deux factions. Celle de Paoli étoit devenue la
plus puiffante ; mais la feconde , à la tête de la
quelle étoit Matra , ne laiffoit pas d'être encore
nombreuſe. Elle tenoit le Fort Aleria , & quelques
autres poftes qu'il étoit difficile de forcer.
Paoli a eurecours à la rufe , pour abattre le parti
qui lui étoit contraire. Il a feint d'être abandonné
de la plupart de fes adhérens , & il s'eft retiré
dans le Couvent de Bofio , comme pour fauver fa
vie. Matra , étant allé l'y attaquer , s'eft trouvé
enveloppé par les troupes que Paoli avoit mifes
en embuscade. Prefque tous les affiégeans ont été
186 MERCURE DE FRANCE.
taillés en pieces. Trois de leurs chefs ont été pris.
Paoli les a fait paffer par les armes. Matra , en
fuyant , a été tué.
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Résumé : ITALIE.
Le texte décrit deux événements historiques distincts. Premièrement, plusieurs tartanes transportant le Régiment Royal Italien ont quitté Gaète pour Palerme sous l'escorte d'un vaisseau de guerre. Parallèlement, un navire du roi a conduit à Naples un corsaire algérien de dix canons et cent hommes d'équipage. De plus, Don Joseph de Martinez a capturé un corsaire de Tripoli, armé de douze canons et transportant cent vingt-huit hommes. Ce navire s'est défendu pendant un jour entier, entraînant la mort de quatre-vingt-dix-neuf membres de son équipage. Deuxièmement, en Corse, les rebelles étaient divisés en deux factions. La faction de Paoli était la plus puissante, mais celle dirigée par Matra contrôlait le Fort Aleria et d'autres postes stratégiques. Paoli a utilisé une ruse en feignant l'abandon de ses partisans et en se retirant dans le couvent de Boscogna. Matra, tentant de l'attaquer, a été pris en embuscade par les troupes de Paoli. La plupart des assaillants ont été tués, trois de leurs chefs capturés et exécutés, et Matra a été tué en fuyant.
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4
p. 198-203
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le 9 du mois d'Avril, M. le Marquis de Paulmy, Ministre d'Etat, [...]
Mots clefs :
Marquis, Maréchal, Roi de France, Parlement, Escadre anglaise, Vaisseaux, Canons, Marchandises, Frégates, Attaque, Princesse, Ducs, Serment, Chevalier, Évêques, Mademoiselle de Charolois, Cérémonie funèbre, Édit du roi, Rentes, Taxes, Capitaines, Corsaires , Combat naval
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &G.
Lag du mois d'Avril, M. le Marquis de Paulmy,
Miniftre d'Etat , prêta ferment entre les mains du
Roi , pour la charge de Tréforier de l'Ordre du
Saint-Efprit.
Les deux nouveaux Maréchaux de France ( MM.
les Comces de Bercheny & de Conflans ) prêterent
auffi ferment le même jour en cette qualité.
Le Roi ayant fait choix de M. le Maréchal Duc
de Befle- Ifle pour remplir la charge de Secrétaire
d'Etat au Département de la Guerre , Sa Majefté
a appellé près de fa perfonne M. de Crémille ,
Lieutenant- Général de fes Armées , pour aider
M. le Maréchal de Belle-Ifle dans les fonctions &
dans les détails de fon Département , & fous les
ordres.
La Vacance du Parlement ayant obligé de remettre
la Proceffion qui fe fait tous les ans le 22
de Mars , en mémoire de la réduction de certe
Capitale fous Pobéiffance de Henry IV , elle fe
fr en la maniere accoutumée le 7 de ce mois. Les
Lettres du Roi avoient été portées la veille aux
Compagnies , dont la préfence y eft requiſe , fuivant
l'ufage , par M. de Gizeux , Maître des cérémonies
de France en furvivance.
L'Efcadre Angloife , commandée par l'Amiral
Hawke , eft entrée le 4 Avril après-midi aux ra
des de la Rochelle , & a mouillé le 5 dans celle
de l'Ifle. Daix . Elle en eft repartie le 7 au matin
M A 1. 1758. 199
Cette Efcadre étoit compofée de fept Vaiffeaux de
ligne le Ramillies , de yo canons , le Royal-
Georges & le Royal- Guillaume , de 100 canons
chacun ; le Torbay , de 74 ; le Bedford , de 70 ;
l'Intrépide , de 64 ; & le Windſor , de 60 , avec
trois Frégates & un Senaw. L'Amiral Hauke a fait
débarquer quelque monde à l'ifle Daix , & y a
fait brûler les plattes formes , outils de travailleurs
, tombereaux , charettes , fauciffons , fafcinages
, ponts , & généralement tout ce qui s'eft
trouvé de combuftible dans les fortifications provifionnelles
que l'on y exécutoir. Tous les habitans
& ouvriers qui étoient à l'Iſle Daix , s'en étoient
retirés à Fouras dans le moment où l'Eſcadre Angloife
a paru , & il n'y étoit resté que quelques
Soldats. Les Anglois en ont emmené fept ou huit
avec eux. Les Vaiffeaux du Roi le Floriffant , le
Dragón , le Sphinx , le Hardy & le Warwick , qui
étoient en rade avec quelques Frégates , n'étant
point en état de réfilter à des forces fi fupérieures ,
fe font réfugiés dans la Charente entre Fouras &
l'Iſle Madame , & ils s'y font entraversé de maniere
à empêcher Pentrée de la riviere à l'Efcadre
Angloife , fi elle eût fair quelques tentatives pour
forcer le paffage. On avoit fait des difpofitions à
Rochefort , pour nuire par tous les moyens praticables
aux Vaiffeaux Anglois , s'ils n'en avoient
pas prévenu l'effet par leur retraite . Cependant les
Chaloupes canonnieres Anguille & l'Aventure ,
armées chacune d'un canon de 24 , & comman→
dées par les fieurs de Kergariou & de Camiran
Enfeignes de Vaiffeau, ont fort incommodé le
Vaiffeau Anglois l'Intrépide , qui étoit échoué fur
le banc de Boyard , & qui attendoit la haute mer
pour le mettre à flor. Nos Chaloupes feroient même
parvenues à le défemparer , fans le Vaiffeau le
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
Windfor & quelques Frégates qui ont mis fours
voile pour le dégager . Les Fregates . la Thetis
l'Anemone & l'Ecureuil , commandées par les
fieurs de Goimpy , de Feuquieres , Lieutenant de
Vaiffeau , du Guafpern & de Queralbeau , Enfeignes
, conduifoient un convoi de Navires de commerce
de Breft à Rochefort . L'Anemone a gagné
l'entrée de la Charente avec une partie du convoi
, & le refte s'eft mis fous la protection de la
Citadelle de Saint-Martin de Ré , avec les Fregates
la Thetis & l'Ecureuil. Cette premiere s'eft même
emparé dans le Pertuis - Breton du Corſaire Anglois
le Franc-Maçon , de 10 carrons & de 70 hommes
d'équipage , & l'a fait entrer à Saint -Martin
de Ré à la vue de l'Efcadre Angloiſe.
Le 14 Avril , le Roi tint le Sceau pour la vingtfeptieme
fois.
Sa Majefté , à l'occafion de la mort de Mademoiſelle
de Charolois , alla le même jour rendre
vifite à la Princeffe de Conty , & à Mademoiſelle
de Sens , chez qui fe trouverent le Prince & la
Princeffe de Condé .
La Reine , Monfeigneur le Dauphin , Madame
la Dauphine , Monfeigneur le Duc de Bourgogne,
Monſeigneur le Duc de Berry , Monfeigneur le
Comte de Provence , Madame Infante , Madame
& Mefdames Victoire & Louiſe , vifiterent auffi
ces Princeffes .
Le 15 , la Princeffe de Conty & Mademoiſelle
de Sens , allerent faire leurs révérences au Roi , à
la Reine & à la Famille Royale.
Le même jour , Madame Louife donna le voile
à la Dame de Ziner , dans l'Abbaye de Saint Cyr.
Le 19 , MM. l'Evêque de Digne & l'Evêquè
d'Aire prêterent ferment entre les mains du Roi .
Les fieurs Guyot de Saint- Amand & de Gangy
MA 1.1758. 201
4
prêterent ferment entre les mains du Roi le 9 du
même mois ; le premier , pour la charge de Lieutenant
de Roi de la Province du Chalonnois ; le
fecond , pour la charge de Lieutenant de Roi au
Département & Sénéchauffée de Poitiers & de Lu
fignan.
Le Roi reçut le même jour Chevaliers de l'Ordre
Royal & Militaire de Saint Louis , M. le Marquis
de Foffeufe , Capitaine- Lieutenant des Gendarmes
de la Reine , Menin de Monfeigneur le
Dauphin , & MM. les ) Comtes de Biernay , Soulieutenant
des Gendarmes de Berry ; de Lordat ,
Soulieutenant des Chevaux- Légers de Bretagne ;
de Murinais , premier Cornette des Chevaux - Legers
d'Aquitaine ; de Noé & de Saiffeval , Guidons
de Gendarmerie.
M. PEyêque de Digne a été facré le 16 Avril
dans l'Eglife des Miffions Etrangeres , par M.
l'Archevêque d'Embrun , affifté des Evêques de
Dol & de Vence,
M. l'Evêque d'Aire,a été facré le même jour à
Meaux par l'Evêque de cette derniere Ville , affifté
de l'ancien Evêque de Troyes & de celui de
Condom.
L'Académie Royale des Sciences ayant élu le
feur Bezout & le Comte de Lauragais , pour remplir
les deux places d'Adjoints - Méchaniciens , va
cantes par la promotion de M. le Chevalier d'Arcy
& de M. Yaucanfon à celles d'Affociés Ordinaires
, le Roi a bien voulu agréer fon choix.
Le Corps de Mademoiſelle de Charolois , après
avoir été embaumé , a été expofé pendant plufeurs
jours dans une Chambre de parade , éclairée.
par un grand nombre de lumieres , & tendue de
blanc. Il fut porté le 13 Avril au Couvent des
Carmelites du Fauxbourg Saint Jacques , pour y
I v
202 MERCURE DE FRANCE.
être inhumé. Le cortège du Convoi étoit compoft
de cent Pauvres , couverts de draps gris , & tenant
chacun un fambeau ; des Officiers , des Suiffes &
des Valets de Chambre de la Princeffe à cheval
de plus de cent cinquante Valers de pieds , de fept
Carroffes drapés à fix chevaux harnachés & capa
raçonnés de noir , qui étoient remplis par les
Ecuyers , les Gentilshommes , les principaux Of
heiers , & les Femmes de Chambres ; & de deux
Carroles à huit chevaux. Dans le premier de ces
deux Carroffes , étoit le Corps de la Princeffe
avec les deur Aumôniers. La Princeffe de Condé
étoit dans le fecond avec la Princeffe de Rohan
la Dame de Renty , fa Dame d'Honneur , la Dame
du Guefelin , fa Dame de Compagnie , & les
Dames attachées à la Princeffe défunte. Lorsqu'on
fut aux Carmelites , le Corps fat defcendu du Carroffe
par les huit Valers de Chambre, & porté fous
le portique intérieur de l'Eglife , ou les Religieufes
, tenant chacune un cierge à la main , étoient
rangées à droite & à gauche avec trente Eeclefiafriques
, le Supérieur de la Maifon à leur tête. L'Evêque
de Valence en camail & en rochet , accom
pagné du Curé de Saint Sulpice en étole ; en préfentant
le Corps & le Coeur de la Princeffe aux
Carmelites , leur fit un difcours auquel le Supé
rieur répondit , enfuite ces Religieufes commencerent
l'Office des Morts. Les prietes finies , les
hair Valets de Chambre porterent le Corps près de
la foffe , & Py ayant defeende , le Ceur fur pofe
fur la croix du cerceuil . La Princeffe de Condé qui
menoit le deuil , étoit en longue mante , dont la
queue étoit portée par le fieur de Tourailles , for
fecond Ecuyer.
On vient de publier un Edit du Roi portant
création de trois millions deur cens mille livres
MAI. 1758.
203
actuelles & effectives de Rentes héréditaires à
quatre pour cent fur les Aydes & Gabelles , par
forme de remplacement des Rentes créées par
l'Edit de Juin 1720. Chaque conſtitution particuliere
defdites Rentes ne pourra être moindre que
de mille livres de principal , qui produiront quarante
livres de rente. Il n'y aura fur ces Rentes
aucune retenue de vingtieme ni des deux fols pour
livre du dixieme , & de toutes autres impofitions.
Les Communautés Eccléfiaftiques , les Hôpitaux ,
& tous gens de main- morte , ainfi que les Etran
gers non-naturalifés & ceux mêmes qui demeure-
Font hots du Royaume , pourront acquérir lefdites
Rentes & en jouir , fans être obligés à aucune
formalité, ni payer aucuns droits d'amortiffemens.
On pourra en tranfmettre la propriété à d'autres
par voie de réconftitution. A commencer du premier
Janvier 1760 , on remboursera tous les ans
en deniers comptans une partie des capitaux defdites
Rentes jufqu'à leur extinétion totale , & ce
remboursement fe fera par la voie du fort , en
forme de Loterie , en la maniere qu'il eft porté &
expliqué par l'Edit . Les capitaux desdites Rentes
feront fournis moitié en argent, moitié en contrats .
Les lettres de Livourne annoncent que la Frégate
la Rofe , de 16 canons , commandée par le
feur de Sade , Capitaine de Vaiffeau , a conduit
à Malte le 9 Mars le Corſaire Anglois le Léopard,
de 36 canons , dont elle s'eft emparé après um
long combat.
•
Le Capitaine Ferdinand de Renaud , qui commande
le Corfaire le Duc d'Ayen , de Boulogne ,
s'eft rendu maître des Brigantins Anglois le Sal
tens, chargéd'orge & de farine,& laFortune, ayant
pour cargaifon du fucre ,du fel , des vins , des fruits,
&c. & il les a fait conduire à Dunkerque. Le mê-
I vj
204 MERCURE DE FRANCE .
me Corfaire a pris un troifieme Bâtiment Anglois
chargé de charbon de terre , qui s'est échoué aux
environs d'Oftende .
Le Navire Anglois le Thomlefon , d'Antigues ,
'de 200 tonneaux , chargé de fucre & de coton
eft arrivé à Morlaix : il a été pris par le Corfaire
le Comte de Langeron , de Saint -Malo..
On mande de Marfeille , qu'il y a été conduit
un Brigantin Anglois appellé le Conftant , chargé
raifins fecs , qui a été pris par les Corfaires la
Conftance & le Charron , de ce port .
Le Corfaire la Ville- Helio , de Vannes , ayant
rencontré le 17 Juillet dernier au Cap Finiſtere
le Navire Anglois l'Elifabeth , forti de Roterdam
le 2 du même mois fous pavillon Hollandois , le
fomma d'amener & d'exhiber fes papiers . Ce Bâtiment
ayant refuſé d'amener , le Corſaire François
l'attaqua , & après un combat fanglant , s'en rendit
maître à l'abordage . Cette prife fi légitime a
fait l'objet d'une conteftation qui a été jugée le 8
de ce mois au Confeil des Prifes , en faveur du
Corfaire de Vannes. Elle eft eftimée plus de quatre
cens mille livres.
Le Capitaine Adrien de Lille , commandant le
Corfaire la Fulvie , de Dunkerque , s'eft rendu
maître des Navires Anglois l'Ellis , de Liverpool ,
de 200 tonneaux , armé de 4 canons & de 15 hommes
, & la Providence , de Briſtol , de 350 tonneaux
, armé de 24 canons & de 60 hommes. Ces
deux Bâtimens , qui alloient à la Jamaïque chacun
avec un chargement confiftant en vivres & en
marchandifes feches , ont été conduits à Morlaix .
Le Capitaine de Lille , en fociété avec le Corſaire
le Maurepas , de Dunkerque , a fait de plus pour
environ cinquante mille livres de rançons.
Le Navire Anglois l'Ulyffe , de la Nouvelle .
MA I. 1758 . 203
Yorck, d'où il venoit avec un chargement compofé
de bois de campêche, & de 80 barrils de goudron
, a été pris par le Corfaire l'Espérance , de
Bayonne, où il eft arrivé.
Le Capitaine Durbecq- de la Ciotat , commandant
la Galliote la Curieufe , qui a été armée en
courſe à Marſeille au mois de Janvier dernier , s'eft
rendu maître à la hauteur de Malaga , d'un Navire
Anglois dont le Capitaine a offert deux mille livres
fterlings pour fa rançon .
Lag du mois d'Avril, M. le Marquis de Paulmy,
Miniftre d'Etat , prêta ferment entre les mains du
Roi , pour la charge de Tréforier de l'Ordre du
Saint-Efprit.
Les deux nouveaux Maréchaux de France ( MM.
les Comces de Bercheny & de Conflans ) prêterent
auffi ferment le même jour en cette qualité.
Le Roi ayant fait choix de M. le Maréchal Duc
de Befle- Ifle pour remplir la charge de Secrétaire
d'Etat au Département de la Guerre , Sa Majefté
a appellé près de fa perfonne M. de Crémille ,
Lieutenant- Général de fes Armées , pour aider
M. le Maréchal de Belle-Ifle dans les fonctions &
dans les détails de fon Département , & fous les
ordres.
La Vacance du Parlement ayant obligé de remettre
la Proceffion qui fe fait tous les ans le 22
de Mars , en mémoire de la réduction de certe
Capitale fous Pobéiffance de Henry IV , elle fe
fr en la maniere accoutumée le 7 de ce mois. Les
Lettres du Roi avoient été portées la veille aux
Compagnies , dont la préfence y eft requiſe , fuivant
l'ufage , par M. de Gizeux , Maître des cérémonies
de France en furvivance.
L'Efcadre Angloife , commandée par l'Amiral
Hawke , eft entrée le 4 Avril après-midi aux ra
des de la Rochelle , & a mouillé le 5 dans celle
de l'Ifle. Daix . Elle en eft repartie le 7 au matin
M A 1. 1758. 199
Cette Efcadre étoit compofée de fept Vaiffeaux de
ligne le Ramillies , de yo canons , le Royal-
Georges & le Royal- Guillaume , de 100 canons
chacun ; le Torbay , de 74 ; le Bedford , de 70 ;
l'Intrépide , de 64 ; & le Windſor , de 60 , avec
trois Frégates & un Senaw. L'Amiral Hauke a fait
débarquer quelque monde à l'ifle Daix , & y a
fait brûler les plattes formes , outils de travailleurs
, tombereaux , charettes , fauciffons , fafcinages
, ponts , & généralement tout ce qui s'eft
trouvé de combuftible dans les fortifications provifionnelles
que l'on y exécutoir. Tous les habitans
& ouvriers qui étoient à l'Iſle Daix , s'en étoient
retirés à Fouras dans le moment où l'Eſcadre Angloife
a paru , & il n'y étoit resté que quelques
Soldats. Les Anglois en ont emmené fept ou huit
avec eux. Les Vaiffeaux du Roi le Floriffant , le
Dragón , le Sphinx , le Hardy & le Warwick , qui
étoient en rade avec quelques Frégates , n'étant
point en état de réfilter à des forces fi fupérieures ,
fe font réfugiés dans la Charente entre Fouras &
l'Iſle Madame , & ils s'y font entraversé de maniere
à empêcher Pentrée de la riviere à l'Efcadre
Angloife , fi elle eût fair quelques tentatives pour
forcer le paffage. On avoit fait des difpofitions à
Rochefort , pour nuire par tous les moyens praticables
aux Vaiffeaux Anglois , s'ils n'en avoient
pas prévenu l'effet par leur retraite . Cependant les
Chaloupes canonnieres Anguille & l'Aventure ,
armées chacune d'un canon de 24 , & comman→
dées par les fieurs de Kergariou & de Camiran
Enfeignes de Vaiffeau, ont fort incommodé le
Vaiffeau Anglois l'Intrépide , qui étoit échoué fur
le banc de Boyard , & qui attendoit la haute mer
pour le mettre à flor. Nos Chaloupes feroient même
parvenues à le défemparer , fans le Vaiffeau le
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
Windfor & quelques Frégates qui ont mis fours
voile pour le dégager . Les Fregates . la Thetis
l'Anemone & l'Ecureuil , commandées par les
fieurs de Goimpy , de Feuquieres , Lieutenant de
Vaiffeau , du Guafpern & de Queralbeau , Enfeignes
, conduifoient un convoi de Navires de commerce
de Breft à Rochefort . L'Anemone a gagné
l'entrée de la Charente avec une partie du convoi
, & le refte s'eft mis fous la protection de la
Citadelle de Saint-Martin de Ré , avec les Fregates
la Thetis & l'Ecureuil. Cette premiere s'eft même
emparé dans le Pertuis - Breton du Corſaire Anglois
le Franc-Maçon , de 10 carrons & de 70 hommes
d'équipage , & l'a fait entrer à Saint -Martin
de Ré à la vue de l'Efcadre Angloiſe.
Le 14 Avril , le Roi tint le Sceau pour la vingtfeptieme
fois.
Sa Majefté , à l'occafion de la mort de Mademoiſelle
de Charolois , alla le même jour rendre
vifite à la Princeffe de Conty , & à Mademoiſelle
de Sens , chez qui fe trouverent le Prince & la
Princeffe de Condé .
La Reine , Monfeigneur le Dauphin , Madame
la Dauphine , Monfeigneur le Duc de Bourgogne,
Monſeigneur le Duc de Berry , Monfeigneur le
Comte de Provence , Madame Infante , Madame
& Mefdames Victoire & Louiſe , vifiterent auffi
ces Princeffes .
Le 15 , la Princeffe de Conty & Mademoiſelle
de Sens , allerent faire leurs révérences au Roi , à
la Reine & à la Famille Royale.
Le même jour , Madame Louife donna le voile
à la Dame de Ziner , dans l'Abbaye de Saint Cyr.
Le 19 , MM. l'Evêque de Digne & l'Evêquè
d'Aire prêterent ferment entre les mains du Roi .
Les fieurs Guyot de Saint- Amand & de Gangy
MA 1.1758. 201
4
prêterent ferment entre les mains du Roi le 9 du
même mois ; le premier , pour la charge de Lieutenant
de Roi de la Province du Chalonnois ; le
fecond , pour la charge de Lieutenant de Roi au
Département & Sénéchauffée de Poitiers & de Lu
fignan.
Le Roi reçut le même jour Chevaliers de l'Ordre
Royal & Militaire de Saint Louis , M. le Marquis
de Foffeufe , Capitaine- Lieutenant des Gendarmes
de la Reine , Menin de Monfeigneur le
Dauphin , & MM. les ) Comtes de Biernay , Soulieutenant
des Gendarmes de Berry ; de Lordat ,
Soulieutenant des Chevaux- Légers de Bretagne ;
de Murinais , premier Cornette des Chevaux - Legers
d'Aquitaine ; de Noé & de Saiffeval , Guidons
de Gendarmerie.
M. PEyêque de Digne a été facré le 16 Avril
dans l'Eglife des Miffions Etrangeres , par M.
l'Archevêque d'Embrun , affifté des Evêques de
Dol & de Vence,
M. l'Evêque d'Aire,a été facré le même jour à
Meaux par l'Evêque de cette derniere Ville , affifté
de l'ancien Evêque de Troyes & de celui de
Condom.
L'Académie Royale des Sciences ayant élu le
feur Bezout & le Comte de Lauragais , pour remplir
les deux places d'Adjoints - Méchaniciens , va
cantes par la promotion de M. le Chevalier d'Arcy
& de M. Yaucanfon à celles d'Affociés Ordinaires
, le Roi a bien voulu agréer fon choix.
Le Corps de Mademoiſelle de Charolois , après
avoir été embaumé , a été expofé pendant plufeurs
jours dans une Chambre de parade , éclairée.
par un grand nombre de lumieres , & tendue de
blanc. Il fut porté le 13 Avril au Couvent des
Carmelites du Fauxbourg Saint Jacques , pour y
I v
202 MERCURE DE FRANCE.
être inhumé. Le cortège du Convoi étoit compoft
de cent Pauvres , couverts de draps gris , & tenant
chacun un fambeau ; des Officiers , des Suiffes &
des Valets de Chambre de la Princeffe à cheval
de plus de cent cinquante Valers de pieds , de fept
Carroffes drapés à fix chevaux harnachés & capa
raçonnés de noir , qui étoient remplis par les
Ecuyers , les Gentilshommes , les principaux Of
heiers , & les Femmes de Chambres ; & de deux
Carroles à huit chevaux. Dans le premier de ces
deux Carroffes , étoit le Corps de la Princeffe
avec les deur Aumôniers. La Princeffe de Condé
étoit dans le fecond avec la Princeffe de Rohan
la Dame de Renty , fa Dame d'Honneur , la Dame
du Guefelin , fa Dame de Compagnie , & les
Dames attachées à la Princeffe défunte. Lorsqu'on
fut aux Carmelites , le Corps fat defcendu du Carroffe
par les huit Valers de Chambre, & porté fous
le portique intérieur de l'Eglife , ou les Religieufes
, tenant chacune un cierge à la main , étoient
rangées à droite & à gauche avec trente Eeclefiafriques
, le Supérieur de la Maifon à leur tête. L'Evêque
de Valence en camail & en rochet , accom
pagné du Curé de Saint Sulpice en étole ; en préfentant
le Corps & le Coeur de la Princeffe aux
Carmelites , leur fit un difcours auquel le Supé
rieur répondit , enfuite ces Religieufes commencerent
l'Office des Morts. Les prietes finies , les
hair Valets de Chambre porterent le Corps près de
la foffe , & Py ayant defeende , le Ceur fur pofe
fur la croix du cerceuil . La Princeffe de Condé qui
menoit le deuil , étoit en longue mante , dont la
queue étoit portée par le fieur de Tourailles , for
fecond Ecuyer.
On vient de publier un Edit du Roi portant
création de trois millions deur cens mille livres
MAI. 1758.
203
actuelles & effectives de Rentes héréditaires à
quatre pour cent fur les Aydes & Gabelles , par
forme de remplacement des Rentes créées par
l'Edit de Juin 1720. Chaque conſtitution particuliere
defdites Rentes ne pourra être moindre que
de mille livres de principal , qui produiront quarante
livres de rente. Il n'y aura fur ces Rentes
aucune retenue de vingtieme ni des deux fols pour
livre du dixieme , & de toutes autres impofitions.
Les Communautés Eccléfiaftiques , les Hôpitaux ,
& tous gens de main- morte , ainfi que les Etran
gers non-naturalifés & ceux mêmes qui demeure-
Font hots du Royaume , pourront acquérir lefdites
Rentes & en jouir , fans être obligés à aucune
formalité, ni payer aucuns droits d'amortiffemens.
On pourra en tranfmettre la propriété à d'autres
par voie de réconftitution. A commencer du premier
Janvier 1760 , on remboursera tous les ans
en deniers comptans une partie des capitaux defdites
Rentes jufqu'à leur extinétion totale , & ce
remboursement fe fera par la voie du fort , en
forme de Loterie , en la maniere qu'il eft porté &
expliqué par l'Edit . Les capitaux desdites Rentes
feront fournis moitié en argent, moitié en contrats .
Les lettres de Livourne annoncent que la Frégate
la Rofe , de 16 canons , commandée par le
feur de Sade , Capitaine de Vaiffeau , a conduit
à Malte le 9 Mars le Corſaire Anglois le Léopard,
de 36 canons , dont elle s'eft emparé après um
long combat.
•
Le Capitaine Ferdinand de Renaud , qui commande
le Corfaire le Duc d'Ayen , de Boulogne ,
s'eft rendu maître des Brigantins Anglois le Sal
tens, chargéd'orge & de farine,& laFortune, ayant
pour cargaifon du fucre ,du fel , des vins , des fruits,
&c. & il les a fait conduire à Dunkerque. Le mê-
I vj
204 MERCURE DE FRANCE .
me Corfaire a pris un troifieme Bâtiment Anglois
chargé de charbon de terre , qui s'est échoué aux
environs d'Oftende .
Le Navire Anglois le Thomlefon , d'Antigues ,
'de 200 tonneaux , chargé de fucre & de coton
eft arrivé à Morlaix : il a été pris par le Corfaire
le Comte de Langeron , de Saint -Malo..
On mande de Marfeille , qu'il y a été conduit
un Brigantin Anglois appellé le Conftant , chargé
raifins fecs , qui a été pris par les Corfaires la
Conftance & le Charron , de ce port .
Le Corfaire la Ville- Helio , de Vannes , ayant
rencontré le 17 Juillet dernier au Cap Finiſtere
le Navire Anglois l'Elifabeth , forti de Roterdam
le 2 du même mois fous pavillon Hollandois , le
fomma d'amener & d'exhiber fes papiers . Ce Bâtiment
ayant refuſé d'amener , le Corſaire François
l'attaqua , & après un combat fanglant , s'en rendit
maître à l'abordage . Cette prife fi légitime a
fait l'objet d'une conteftation qui a été jugée le 8
de ce mois au Confeil des Prifes , en faveur du
Corfaire de Vannes. Elle eft eftimée plus de quatre
cens mille livres.
Le Capitaine Adrien de Lille , commandant le
Corfaire la Fulvie , de Dunkerque , s'eft rendu
maître des Navires Anglois l'Ellis , de Liverpool ,
de 200 tonneaux , armé de 4 canons & de 15 hommes
, & la Providence , de Briſtol , de 350 tonneaux
, armé de 24 canons & de 60 hommes. Ces
deux Bâtimens , qui alloient à la Jamaïque chacun
avec un chargement confiftant en vivres & en
marchandifes feches , ont été conduits à Morlaix .
Le Capitaine de Lille , en fociété avec le Corſaire
le Maurepas , de Dunkerque , a fait de plus pour
environ cinquante mille livres de rançons.
Le Navire Anglois l'Ulyffe , de la Nouvelle .
MA I. 1758 . 203
Yorck, d'où il venoit avec un chargement compofé
de bois de campêche, & de 80 barrils de goudron
, a été pris par le Corfaire l'Espérance , de
Bayonne, où il eft arrivé.
Le Capitaine Durbecq- de la Ciotat , commandant
la Galliote la Curieufe , qui a été armée en
courſe à Marſeille au mois de Janvier dernier , s'eft
rendu maître à la hauteur de Malaga , d'un Navire
Anglois dont le Capitaine a offert deux mille livres
fterlings pour fa rançon .
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Résumé : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
En avril 1758, plusieurs événements significatifs se sont déroulés à la cour de France. Le Marquis de Paulmy a prêté serment pour la charge de Trésorier de l'Ordre du Saint-Esprit. Les Comtes de Bercheny et de Conflans ont été nommés Maréchaux de France et ont également prêté serment. Le Roi a nommé le Maréchal Duc de Belle-Isle au Département de la Guerre et a appelé M. de Crémille pour l'assister. La procession annuelle en mémoire de la réduction de Paris sous Henri IV a été reportée au 7 avril. Sur le plan militaire, l'escadre anglaise commandée par l'Amiral Hawke est entrée dans la rade de l'île d'Aix le 4 avril, composée de sept vaisseaux de ligne et de trois frégates. Les vaisseaux français se sont réfugiés dans la Charente pour éviter un affrontement. Les chaloupes canonnières françaises ont attaqué le vaisseau anglais l'Intrépide, échoué sur le banc de Boyard. Plusieurs frégates françaises ont protégé un convoi de navires de commerce. Le Roi a tenu le Sceau pour la vingt-septième fois le 14 avril. À l'occasion de la mort de Mademoiselle de Charolois, le Roi et la famille royale ont rendu visite à la Princesse de Conty et à Mademoiselle de Sens. Le corps de Mademoiselle de Charolois a été inhumé au couvent des Carmélites du Faubourg Saint-Jacques. Des nominations et promotions ont eu lieu, notamment celles des Évêques de Digne et d'Aire, et de plusieurs officiers. L'Académie Royale des Sciences a élu les sieurs Bezout et le Comte de Lauragais comme Adjoints-Mécaniciens. Un édit royal a créé trois millions de livres de rentes héréditaires à quatre pour cent. En mer, plusieurs prises de navires anglais par des corsaires français ont été signalées, notamment par le Capitaine de Renaud et le Capitaine Adrien de Lille. Ces prises ont été conduites à Dunkerque et à Morlaix.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 191-192
« La Flotte Angloise ayant paru le 4 du mois de Juin à la côte [...] »
Début :
La Flotte Angloise ayant paru le 4 du mois de Juin à la côte [...]
Mots clefs :
Flotte anglaise, Saint-Malo, Débarquement, Frégates, Combat naval, Capitaine, Troupes, Retraite des ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Flotte Angloise ayant paru le 4 du mois de Juin à la côte [...] »
La Flotte Angloife ayant paru le 4 du mois de
A
Juin à la côte devant Saint- Malo , elle fit le lendemain
fon débarquement à Cancale . Le Commandant
qui étoit dans le Fort fit une vigoureufe
réfiftance ; mais il fut obligé de céder au feu de
deux Frégates qui avoient ruiné toutes les défenfes
du Fort , & il ſe retira avec fa troupe . Les ennemis
s'étendirent enfuite jufques dans le Fauxbourg
de Saint- Servant ; mais les deux mille hommes
qui y avoient pris pofte , s'en font retirés le 9
avant le jour , & font rentrés dans le camp établi
fur les hauteurs de Paramé . Le Capitaine qui
commandoit dans la redoute du Nés , s'en étant
apperçu , a détaché fon Lieutenant & trente hommes
qui ont pris poſte à la tête du Fauxbourg.
Sur les neuf heures , on a reconnu que la batterie
de mortiers , à laquelle l'ennemi travailloit depuis
plufieurs jours , étoit abandonnée , & qu'il y avoit
un grand mouvement dans le camp. Vers midi ,
a été totalement détendu ; toutes les Troupes fe
font mises en batailles , & à cinq heures elle ont
commencé à défiler vers Cancale. M. le Duc d'Aiguillon
a fait fortir de la Ville , à l'entrée de la
nuit , un Détachement de la Garniſon fous les
ordres de M.leComte de laTour d'Auvergne , compofé
de loixante
Gentilshommes Volontaires ,
d'environ cent cinquante Malouins & de quatre
cents cinquante hommes d'Infanterie , pour éclai
il
192 MERCURE DE FRANCE.
rer la marche des ennemis & entamer leur ar
riere-garde. Ils ont été joints fur les hauteurs de
Paramé par huit cents Gardes- Côtes & deux cents
cinquante Dragons. Le Comte d'Aubigny , Maréchal
de Camp , qui a conduit ce dernier Détachement
, a pris le commandement du tout. Les
Anglois ont laiffé dans leur camp une grande partie
de leurs fubfiftances , & pluſieurs canons encloués.
La retraite précipité des ennemis ne peut être
attribuée qu'à la nouvelle qu'ils ont reçue de la
prochaine arrivée des Troupes qui viennent de
Breft & de l'Orient au fecours de Saint-Malo . On
a fait une diligence incroyable , au moyen des
précautions qu'on a prifes d'établir des chariots
fur la route , pour porter les Soldats fatigués , &
du vin qu'on leur diſtribuoit de diftance en diftance..
A
Juin à la côte devant Saint- Malo , elle fit le lendemain
fon débarquement à Cancale . Le Commandant
qui étoit dans le Fort fit une vigoureufe
réfiftance ; mais il fut obligé de céder au feu de
deux Frégates qui avoient ruiné toutes les défenfes
du Fort , & il ſe retira avec fa troupe . Les ennemis
s'étendirent enfuite jufques dans le Fauxbourg
de Saint- Servant ; mais les deux mille hommes
qui y avoient pris pofte , s'en font retirés le 9
avant le jour , & font rentrés dans le camp établi
fur les hauteurs de Paramé . Le Capitaine qui
commandoit dans la redoute du Nés , s'en étant
apperçu , a détaché fon Lieutenant & trente hommes
qui ont pris poſte à la tête du Fauxbourg.
Sur les neuf heures , on a reconnu que la batterie
de mortiers , à laquelle l'ennemi travailloit depuis
plufieurs jours , étoit abandonnée , & qu'il y avoit
un grand mouvement dans le camp. Vers midi ,
a été totalement détendu ; toutes les Troupes fe
font mises en batailles , & à cinq heures elle ont
commencé à défiler vers Cancale. M. le Duc d'Aiguillon
a fait fortir de la Ville , à l'entrée de la
nuit , un Détachement de la Garniſon fous les
ordres de M.leComte de laTour d'Auvergne , compofé
de loixante
Gentilshommes Volontaires ,
d'environ cent cinquante Malouins & de quatre
cents cinquante hommes d'Infanterie , pour éclai
il
192 MERCURE DE FRANCE.
rer la marche des ennemis & entamer leur ar
riere-garde. Ils ont été joints fur les hauteurs de
Paramé par huit cents Gardes- Côtes & deux cents
cinquante Dragons. Le Comte d'Aubigny , Maréchal
de Camp , qui a conduit ce dernier Détachement
, a pris le commandement du tout. Les
Anglois ont laiffé dans leur camp une grande partie
de leurs fubfiftances , & pluſieurs canons encloués.
La retraite précipité des ennemis ne peut être
attribuée qu'à la nouvelle qu'ils ont reçue de la
prochaine arrivée des Troupes qui viennent de
Breft & de l'Orient au fecours de Saint-Malo . On
a fait une diligence incroyable , au moyen des
précautions qu'on a prifes d'établir des chariots
fur la route , pour porter les Soldats fatigués , &
du vin qu'on leur diſtribuoit de diftance en diftance..
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Résumé : « La Flotte Angloise ayant paru le 4 du mois de Juin à la côte [...] »
Le 4 juin, la flotte anglaise apparut devant Saint-Malo et débarqua à Cancale le lendemain. Le commandant du fort résista mais dut céder face au feu de deux frégates ennemies, ruinant les défenses. Les Anglais avancèrent jusqu'au faubourg de Saint-Servant et se retirèrent le 9 juin avant l'aube, rejoignant leur camp sur les hauteurs de Paramé. Le capitaine de la redoute du Nés envoya des hommes prendre position au faubourg. Vers midi, les troupes ennemies commencèrent à se retirer vers Cancale. Le duc d'Aiguillon envoya un détachement pour éclairer la marche des Anglais et attaquer leur arrière-garde. Ce détachement fut rejoint par des Gardes-Côtes et des Dragons. Les Anglais laissèrent derrière eux des subsistances et des canons encloués, leur retraite étant attribuée à la nouvelle de l'arrivée imminente des troupes de Brest et de l'Orient. Des mesures furent prises pour transporter les soldats fatigués et leur distribuer du vin.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 206-207
DE LONDRES, le 16 Septembre.
Début :
L'Amiral Boscawen a laissé le commandement de son Escadre à l'Amiral [...]
Mots clefs :
Amiral, Escadre, Commandement, Combat naval, Fort de Niagara, Amérique, Prise d'un fort, Officiers, Régiment, Prisonniers de guerre, New York, Montréal
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE LONDRES, le 16 Septembre.
DE LONDRES , le 16 Septembre.
L'Amiral Bofcawen a laiffé le commandement
de fon Efcadre à l'Amiral Broderick. Il s'eft détaché
avec trois vaiffeaux pour amener ici les
vaiffeaux François dont il s'eft emparé fur les
côtes de Portugal. Il mande que le combat a été
très- difputé, & que quoique l'ennemi fùt inférieur
de beaucoup , il s'eft défendu avec une bravoure
extraordinaire. Il ajoute que plufieurs de nos
vaiffeaux ont beaucoup fouffert , & quequelquesuns
ont été mis hors de combat.
La Cour a fait publier le détail fuivant de la
prife du Fort de Niagara dans l'Amérique Septentrionale
. Le 22 Juillet , le général Johnſon
fut averti qu'un corps ennemi compofé de douze
cens François , & de cinq cens Sauvages , s'avançoit
du faut de Niagara , pour fecourir le Fort
de ce nom . Le 23 , il fit occuper le chemin qui
eft entre le faut & le Fort par les troupes légeres,
foutenues de plufieurs piquets d'Infanterie , de
tous les grenadiers , & d'un gros détachement
tiré du quarante-fixieme Régiment .Il pourvut à
la garde de la tranchée , & fit ſes difpofitions
pour le combat . Le 24 , l'ennemi parut , & attaqua
nos troupes en tournant leur flanc. L'attaque
fut pouffée avec tant de vivacité , qu'en
moins d'une heure les principaux Officiers furent
engagés au milieu de nos rangs. Cette ardeur de
T'ennemi lui devint funefte. Il fe trouva séparé
en plufieurs pelotons , qui furent enveloppés &
accablés par nos troupes beaucoup plus nombreufes.
Les fieurs Aubri & de Ligneri , qui commandoient
ce détachement , fe rendirent prifon
niers de guerre , après avoir reçu l'un & l'autre
plufieus bleffures. La garnifon du Fort qui n'a
voit plus d'eſpérance d'être ſecourue , capitula le
OCTOBRE. 1759.
207
25. Elle a été conduite à la nouvelle Yorck . Tour:
ce qu'il y avoit d'habitans dans le Fort a eu permiffion
de le retirer à Montreal.
L'Amiral Bofcawen a laiffé le commandement
de fon Efcadre à l'Amiral Broderick. Il s'eft détaché
avec trois vaiffeaux pour amener ici les
vaiffeaux François dont il s'eft emparé fur les
côtes de Portugal. Il mande que le combat a été
très- difputé, & que quoique l'ennemi fùt inférieur
de beaucoup , il s'eft défendu avec une bravoure
extraordinaire. Il ajoute que plufieurs de nos
vaiffeaux ont beaucoup fouffert , & quequelquesuns
ont été mis hors de combat.
La Cour a fait publier le détail fuivant de la
prife du Fort de Niagara dans l'Amérique Septentrionale
. Le 22 Juillet , le général Johnſon
fut averti qu'un corps ennemi compofé de douze
cens François , & de cinq cens Sauvages , s'avançoit
du faut de Niagara , pour fecourir le Fort
de ce nom . Le 23 , il fit occuper le chemin qui
eft entre le faut & le Fort par les troupes légeres,
foutenues de plufieurs piquets d'Infanterie , de
tous les grenadiers , & d'un gros détachement
tiré du quarante-fixieme Régiment .Il pourvut à
la garde de la tranchée , & fit ſes difpofitions
pour le combat . Le 24 , l'ennemi parut , & attaqua
nos troupes en tournant leur flanc. L'attaque
fut pouffée avec tant de vivacité , qu'en
moins d'une heure les principaux Officiers furent
engagés au milieu de nos rangs. Cette ardeur de
T'ennemi lui devint funefte. Il fe trouva séparé
en plufieurs pelotons , qui furent enveloppés &
accablés par nos troupes beaucoup plus nombreufes.
Les fieurs Aubri & de Ligneri , qui commandoient
ce détachement , fe rendirent prifon
niers de guerre , après avoir reçu l'un & l'autre
plufieus bleffures. La garnifon du Fort qui n'a
voit plus d'eſpérance d'être ſecourue , capitula le
OCTOBRE. 1759.
207
25. Elle a été conduite à la nouvelle Yorck . Tour:
ce qu'il y avoit d'habitans dans le Fort a eu permiffion
de le retirer à Montreal.
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Résumé : DE LONDRES, le 16 Septembre.
Le 16 septembre, l'amiral Bofcawen a cédé le commandement de son escadre à l'amiral Broderick et a quitté avec trois vaisseaux pour ramener des vaisseaux français capturés au large du Portugal. Malgré la supériorité numérique des forces britanniques, les Français se sont défendus avec bravoure, causant des dommages à plusieurs vaisseaux britanniques, certains étant même mis hors de combat. Par ailleurs, la Cour a publié les détails de la prise du Fort de Niagara en Amérique du Nord. Le 22 juillet, le général Johnson a été informé de l'approche d'un corps ennemi composé de 1 200 Français et 500 Amérindiens pour secourir le Fort de Niagara. Le 23 juillet, Johnson a positionné des troupes légères et des grenadiers pour défendre le chemin entre le fleuve et le fort. Le 24 juillet, l'ennemi a attaqué en tournant le flanc des troupes britanniques. Malgré une résistance acharnée, les forces ennemies ont été divisées et vaincues par les troupes britanniques plus nombreuses. Les chefs français, sieurs Aubri et de Lignery, ont été blessés et faits prisonniers. La garnison du fort, n'ayant plus d'espoir de secours, a capitulé le 25 juillet. Les habitants du fort ont été autorisés à se rendre à Montréal.
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7
p. 212
DE PARIS, le 20 Octobre.
Début :
Les vaisseaux du Roi le Guerrier & le Souverain, chacun de 74 canons, [...]
Mots clefs :
Vaisseaux, Escadre, Canons, Lieutenant, Combat naval, Archevêque, Famille royale
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texteReconnaissance textuelle : DE PARIS, le 20 Octobre.
DE PARIS , le 20 Octobre.
Les vaiffeaux du Roi le Guerrier & le Souverain,
chacun de 74 canons , qui faifoient partie de l'Efcadre
commandée par le fieur de la Clue , & qui
s'en étoient féparés après le combat du 17 Août
dernier , font arrivés au port de Rochefort , l'un
le 28 Septembre , & l'autre le 11 de ce mois.
Le fieur de Village de Villevieille , Lieutenant
de vaiffeau, a été tué dans le combat du 17 à bord
du Guerrier , ainfi que 13 Soldats ; 46 ont été
bleffés.
Le fieur de Paul , Sous -Brigadier des Gardes,
de la Marine , a été tué dans le même combar
à bord du Souverain. La perte de l'équipage de ce
vaiffeau a été de 17 hommes tués, & de 54 bleffés.
Le Souverain a rencontré aux atterrages un
vaiſſeau Anglois de même force ; il a eu contre
ce vaiffeau un combat très vif , dans lequel fix
hommes de fon équipage ont été tués , & 34
bleffés . Il a été obligé de l'abandonner à l'approche
de plufieurs autres vaiffeaux Anglois qui
venoient à fon fecours.
Du 27.
L'Archevêque de Paris ayant eu permiſſion du
Roi de revenir dans fon Diocèfe , arriva à Verfailles
le 20 de ce mois , & eut l'honneur de voir
Sa Majefté le même jour . Il rendit enfuite fes
reſpects à la Reine & à la Famille Royale. Il vint
en cette Ville le lendemain 21 , fur les neufheures
du foir.
Les vaiffeaux du Roi le Guerrier & le Souverain,
chacun de 74 canons , qui faifoient partie de l'Efcadre
commandée par le fieur de la Clue , & qui
s'en étoient féparés après le combat du 17 Août
dernier , font arrivés au port de Rochefort , l'un
le 28 Septembre , & l'autre le 11 de ce mois.
Le fieur de Village de Villevieille , Lieutenant
de vaiffeau, a été tué dans le combat du 17 à bord
du Guerrier , ainfi que 13 Soldats ; 46 ont été
bleffés.
Le fieur de Paul , Sous -Brigadier des Gardes,
de la Marine , a été tué dans le même combar
à bord du Souverain. La perte de l'équipage de ce
vaiffeau a été de 17 hommes tués, & de 54 bleffés.
Le Souverain a rencontré aux atterrages un
vaiſſeau Anglois de même force ; il a eu contre
ce vaiffeau un combat très vif , dans lequel fix
hommes de fon équipage ont été tués , & 34
bleffés . Il a été obligé de l'abandonner à l'approche
de plufieurs autres vaiffeaux Anglois qui
venoient à fon fecours.
Du 27.
L'Archevêque de Paris ayant eu permiſſion du
Roi de revenir dans fon Diocèfe , arriva à Verfailles
le 20 de ce mois , & eut l'honneur de voir
Sa Majefté le même jour . Il rendit enfuite fes
reſpects à la Reine & à la Famille Royale. Il vint
en cette Ville le lendemain 21 , fur les neufheures
du foir.
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Résumé : DE PARIS, le 20 Octobre.
Le 20 octobre, les vaisseaux français le Guerrier et le Souverain, chacun armé de 74 canons, sont arrivés au port de Rochefort après s'être séparés de l'escadre commandée par le sieur de la Clue suite au combat du 17 août. Le Guerrier est arrivé le 28 septembre et le Souverain le 11 octobre. Lors du combat du 17 août, le sieur de Village de Villevieille, lieutenant de vaisseau, et 13 soldats ont été tués à bord du Guerrier, tandis que 46 autres ont été blessés. À bord du Souverain, le sieur de Paul, sous-brigadier des Gardes de la Marine, a été tué, et la perte totale de l'équipage s'est élevée à 17 hommes tués et 54 blessés. Le Souverain a ensuite affronté un vaisseau anglais de même force, subissant six hommes tués et 34 blessés, avant d'abandonner le combat face à plusieurs autres vaisseaux anglais. Par ailleurs, l'Archevêque de Paris, ayant obtenu la permission du Roi de revenir dans son diocèse, est arrivé à Versailles le 20 octobre et a rencontré Sa Majesté le même jour. Il a ensuite rendu ses respects à la Reine et à la Famille Royale, et est arrivé à Paris le lendemain, le 21 octobre, vers neuf heures du matin.
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8
p. 208-209
De BAYONNE, le 16 Septembre.
Début :
On apprend par un Vaisseau arrivé à Saint Ander que des six [...]
Mots clefs :
Vaisseaux, Marchand, Marquis, Ennemis, Combat naval, Capitaines, Cargaison, Artillerie, Armateur
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texteReconnaissance textuelle : De BAYONNE, le 16 Septembre.
De BAYONNE , le 16 Septembre.
On apprend par un Vaiffeau arrivé à Saint Ander
que des fix Vaiffeaux partis de Bordeaux ,
trois font arrivés dans le fleuve Saint Laurent ,
favoir ; le Marchand , le Marquis de Malaufe &
le Bienfaifant. Ils ont atterré dans la Baye des
Chaleurs avec fix prifes qu'ils avoient faites dans
OCTOBRE. 1760. 206-
ce fleuve fur les Anglois. Cinq Vaiffeaux de guerre
ennemis les ont pourfuivis jufques dans ce port,
Les Capitaines de ces trois VaiffeauxMarchands ,
ont fait la plus belle manoeuvre ; ils ont mis à
terre prèfque tous leurs Canons ; ils ont conftruit
à la hate une efpéce de fort d'où ils ont tiré fur
les Vaiffeaux Anglois ; ils en ont coulé un à fond
ils ont eu le tems de mettre à terre leur Car
gaifon , & l'on ne doute pas qu'ils n'ayent fait
paffer à Montréal les munitions & les fubfiftancés
qui étoient deftinées pour cette place. Ils ont
enfuite mis le feu à leurs trois Vailleaux & aux
fix qu'ils avoient pris , afin qu'ils ne tombaſſent
point entre les mains des Anglois.
Le Marquis de Vaudreuil , ayant formé le projet
d'une expédition fur le fleuve Saint Laurent ,
a chargé le fieur Minville l'aîné , Armateur de ce
port , de l'exécuter . Cet Armateur a paffé hardiment
avec fon Vaiffeau fous le fort de Quebec
de l'Artillerie duquel il a effuyé tout le feu , &
dont il a été fort endommagé; cela ne l'a pas em
pêché de remplir fon objet ; il a pris dans ce
fleuve quatorze Vaifleaux Anglois pleins de munitions
pour Quebec ; il les a conduits un peu plus
haut que la Baye des Chaleurs , & après en avoir
fait décharger toutes les Cargaifons qu'il a fair
tranfporter à Montréal , il les a brulés ainfi que
fon Vaiffeau , pour 'qu'ils ne devinflent pas la
proie des ennemis.
On affure que la recolte a été abondante dans
le Territoire de Montréal , & que nous fommes
en état de nous y foutenir long-tems contre les
Anglois,
On apprend par un Vaiffeau arrivé à Saint Ander
que des fix Vaiffeaux partis de Bordeaux ,
trois font arrivés dans le fleuve Saint Laurent ,
favoir ; le Marchand , le Marquis de Malaufe &
le Bienfaifant. Ils ont atterré dans la Baye des
Chaleurs avec fix prifes qu'ils avoient faites dans
OCTOBRE. 1760. 206-
ce fleuve fur les Anglois. Cinq Vaiffeaux de guerre
ennemis les ont pourfuivis jufques dans ce port,
Les Capitaines de ces trois VaiffeauxMarchands ,
ont fait la plus belle manoeuvre ; ils ont mis à
terre prèfque tous leurs Canons ; ils ont conftruit
à la hate une efpéce de fort d'où ils ont tiré fur
les Vaiffeaux Anglois ; ils en ont coulé un à fond
ils ont eu le tems de mettre à terre leur Car
gaifon , & l'on ne doute pas qu'ils n'ayent fait
paffer à Montréal les munitions & les fubfiftancés
qui étoient deftinées pour cette place. Ils ont
enfuite mis le feu à leurs trois Vailleaux & aux
fix qu'ils avoient pris , afin qu'ils ne tombaſſent
point entre les mains des Anglois.
Le Marquis de Vaudreuil , ayant formé le projet
d'une expédition fur le fleuve Saint Laurent ,
a chargé le fieur Minville l'aîné , Armateur de ce
port , de l'exécuter . Cet Armateur a paffé hardiment
avec fon Vaiffeau fous le fort de Quebec
de l'Artillerie duquel il a effuyé tout le feu , &
dont il a été fort endommagé; cela ne l'a pas em
pêché de remplir fon objet ; il a pris dans ce
fleuve quatorze Vaifleaux Anglois pleins de munitions
pour Quebec ; il les a conduits un peu plus
haut que la Baye des Chaleurs , & après en avoir
fait décharger toutes les Cargaifons qu'il a fair
tranfporter à Montréal , il les a brulés ainfi que
fon Vaiffeau , pour 'qu'ils ne devinflent pas la
proie des ennemis.
On affure que la recolte a été abondante dans
le Territoire de Montréal , & que nous fommes
en état de nous y foutenir long-tems contre les
Anglois,
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Résumé : De BAYONNE, le 16 Septembre.
Le 16 septembre, trois vaisseaux français, le Marchand, le Marquis de Malaufe et le Bienfaifant, ont atteint le fleuve Saint-Laurent après avoir capturé six navires anglais. Ils ont accosté dans la Baie des Chaleurs, où cinq vaisseaux de guerre ennemis les poursuivaient. Les capitaines ont débarqué leurs canons et construit une fortification pour repousser les Anglais, coulant un vaisseau ennemi et mettant leur cargaison à terre, probablement à Montréal. Pour éviter la capture, ils ont incendié leurs vaisseaux. Parallèlement, le Marquis de Vaudreuil a organisé une expédition sur le fleuve Saint-Laurent. L'armateur Minville l'aîné a mené cette mission, capturant quatorze vaisseaux anglais chargés de munitions pour Québec. Il a conduit ces vaisseaux au-delà de la Baie des Chaleurs, déchargé les cargaisons à Montréal, et incendié les navires, y compris le sien. Enfin, la récolte dans le territoire de Montréal a été abondante, permettant de soutenir une longue résistance contre les Anglais.
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