Résultats : 21932 texte(s)
Détail
Liste
12351
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION
.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le Mercure du mois de Mai , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 29 Avril 1758.
GUIROY
.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le Mercure du mois de Mai , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 29 Avril 1758.
GUIROY
Fermer
12352
p. 212-213
AUTRE.
Début :
La Veuve du sieur Simon Bailly, donne avis au Public, qu'elle continue de vendre [...]
Mots clefs :
Savonnette, Veuve Simon Bailly
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
A Veuve du fieur Simon Bailly , donne avis aut
Public , qu'elle continue de vendre & de débiter
des Savonnettes légeres de pure crême de favou ,
dont la propriété eft connue de tout le monde.
FEVRIER. 1758 . 213
Elle demeure toujours rue Pavée Saint Sauveur
roche la Comédie Italienne, à l'image S. Nicolas,
cochere.
A Veuve du fieur Simon Bailly , donne avis aut
Public , qu'elle continue de vendre & de débiter
des Savonnettes légeres de pure crême de favou ,
dont la propriété eft connue de tout le monde.
FEVRIER. 1758 . 213
Elle demeure toujours rue Pavée Saint Sauveur
roche la Comédie Italienne, à l'image S. Nicolas,
cochere.
Fermer
12353
p. 198-199
DE BERLIN, le 25 Décembre.
Début :
Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau, Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Prince régent, Anhalt-Dessau, Köthen, Plötzkau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE BERLIN, le 25 Décembre.
DE BERLIN, le 25 Décembre.
Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau,
Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre
de l'Aigle Noir, Feldt-Matéchal des Armées
du Roi, & Gouverneur de Magdebourg, mourut
à Migdebourg le 15 de ce mois, âge de cin-
quante & un an, deux mois & vingt jours, étane
ne l: 25 Septembre 1700. II avoit épouse Gisele-
Hentiette d'Anhalt-Coethen, fille d'Auguste-
Louis, Prince Régent d'Anhalt-Coethen, morte
le 20 Avril dernier, & il laisse de son mariage se
Pr.nce Léopold Frederic-François, né le 10 Août
1740; le Prince Jean George, né le 28 Janvier
1748; le Prince Albert, né le 22 Avril 1750; &
les Princesses Henriette-Cathetine-Agnès, née le
4 Juin 1744; Marie-Léopoldine, née le 18 No-
vembre 1746, & Casimire, née le 19 Janviet
1749. Le Prince Thierty d'Anhalt-Dessau, frere
du feu Prince Régent, est chargé de la tutelle de
ces Princes & de ces Princesses, & il auta l'admi-
nistration de la Principauté de Dessau jusqu'à la
majorité du Priuce Léopold-Frederic-François.
jitized by Goo
199
1752.
FEVRIER.
On sçait que la Maison d'Anhalt vient de Bern-
hard, Electeur de Saxe. Henti, second fils de
Bernhard, fut Comte d'Ascanie. L'Empereut
Frederic II. le fit Prince d'Anhalt, & lui donna
tous les Fiess qu'il put séparer du Margraviat de
Brandebourg & du Duché de Saxe. De ce Henri
descendoit au neuviéme degié Joachim Ernest
d'Anhalt, dont les fils ont formé les cinq bran-
ches de Dessau, de Beinburg, de Ploetzgau, de
Zcibst & de Coethen. Après l'extinction de cette
derniere branche, qui a fini en 1665, la branche
de Ploetzgau prit le nom de Coethen, au lieu de
cel ui de Ploetzgau.
Léopold-Maximilien, Prince Régent d'Anhalt-Dessau,
Prince de l'Empire, Chevalier de l'Ordre
de l'Aigle Noir, Feldt-Matéchal des Armées
du Roi, & Gouverneur de Magdebourg, mourut
à Migdebourg le 15 de ce mois, âge de cin-
quante & un an, deux mois & vingt jours, étane
ne l: 25 Septembre 1700. II avoit épouse Gisele-
Hentiette d'Anhalt-Coethen, fille d'Auguste-
Louis, Prince Régent d'Anhalt-Coethen, morte
le 20 Avril dernier, & il laisse de son mariage se
Pr.nce Léopold Frederic-François, né le 10 Août
1740; le Prince Jean George, né le 28 Janvier
1748; le Prince Albert, né le 22 Avril 1750; &
les Princesses Henriette-Cathetine-Agnès, née le
4 Juin 1744; Marie-Léopoldine, née le 18 No-
vembre 1746, & Casimire, née le 19 Janviet
1749. Le Prince Thierty d'Anhalt-Dessau, frere
du feu Prince Régent, est chargé de la tutelle de
ces Princes & de ces Princesses, & il auta l'admi-
nistration de la Principauté de Dessau jusqu'à la
majorité du Priuce Léopold-Frederic-François.
jitized by Goo
199
1752.
FEVRIER.
On sçait que la Maison d'Anhalt vient de Bern-
hard, Electeur de Saxe. Henti, second fils de
Bernhard, fut Comte d'Ascanie. L'Empereut
Frederic II. le fit Prince d'Anhalt, & lui donna
tous les Fiess qu'il put séparer du Margraviat de
Brandebourg & du Duché de Saxe. De ce Henri
descendoit au neuviéme degié Joachim Ernest
d'Anhalt, dont les fils ont formé les cinq bran-
ches de Dessau, de Beinburg, de Ploetzgau, de
Zcibst & de Coethen. Après l'extinction de cette
derniere branche, qui a fini en 1665, la branche
de Ploetzgau prit le nom de Coethen, au lieu de
cel ui de Ploetzgau.
Fermer
12354
p. 210-211
MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres & Fayances, qui résistent au plus grand feu.
Début :
Roussel, Privilégié du Roi, Entrepreneur de cette Manufacture, y fabrique [...]
Mots clefs :
Manufacture royale, Fayance, Services de table, Batterie de cuisine, Cuivre, Argent, Motifs japonais, Fleurs, Émail, Vases
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres & Fayances, qui résistent au plus grand feu.
MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres , &.
Fayances , qui refiftent au plus grandfeu.
ROUSSEL, Privilégié du Roi , Entrepreneur de
cette Manufacture , y fabrique une Fayance qui eft
à l'épreuve du feu , concernant généralement tous
les Services de Table , & Batterie de Cuiſine , enforte
que l'on trouve chez lui tout ce qui le fait en
Cuivre & en Argent le tout dans des formes nou
velles & de très bon goût.
Il fabrique aufi de la Fayance fine blanche ;:
peinte , japonnée , en Fleurs naturelles comme à
Strasbourg.
AOUST. 1763. 211
left le feul qui poffède le fecret d'un Enrail
imitant le Bronze , & même infiniment plus brillant
, duquel il fait des Figures & Groupes pour
les Defferts , ainfi que de plus grandes , & Vales
pour les Jardins , Pots- Pourris , & autres piéces
curieufes. Le tout à très -juſte prix.
Son Magafin eft ouvert rue de Bâfroid , Fauxbourg
S. Antoine , à Paris.
Fayances , qui refiftent au plus grandfeu.
ROUSSEL, Privilégié du Roi , Entrepreneur de
cette Manufacture , y fabrique une Fayance qui eft
à l'épreuve du feu , concernant généralement tous
les Services de Table , & Batterie de Cuiſine , enforte
que l'on trouve chez lui tout ce qui le fait en
Cuivre & en Argent le tout dans des formes nou
velles & de très bon goût.
Il fabrique aufi de la Fayance fine blanche ;:
peinte , japonnée , en Fleurs naturelles comme à
Strasbourg.
AOUST. 1763. 211
left le feul qui poffède le fecret d'un Enrail
imitant le Bronze , & même infiniment plus brillant
, duquel il fait des Figures & Groupes pour
les Defferts , ainfi que de plus grandes , & Vales
pour les Jardins , Pots- Pourris , & autres piéces
curieufes. Le tout à très -juſte prix.
Son Magafin eft ouvert rue de Bâfroid , Fauxbourg
S. Antoine , à Paris.
Fermer
Résumé : MANUFACTURE Royale de nouvelles Terres & Fayances, qui résistent au plus grand feu.
La Manufacture Royale de nouvelles Terres, dirigée par Roussel, fabrique des faïences résistantes au feu pour divers usages. Elle produit également des articles en cuivre et en argent. Roussel détient le secret d'un émail imitant le bronze, utilisé pour des figures et des pièces de jardin. Les produits sont vendus à des prix justes au magasin situé rue de Bâfroid, Faubourg Saint-Antoine, à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12355
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Pièces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Suite & fin de l'Histoire raisonnée [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
: PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREM ER.
SUITE & fin de l'Hiftoire raiſonnée des Diſcours
de Cicéron.
EPITRE à Madame de Buf...
ÉPITRE à M. le Comte de ***
A Sophie , à qui on donna un Livre de papier
blanc.
MADRIGAL à
LES Lamies , Conte Gaulois ,
Page
19
24
2F
24
ibid
VERS adreflés par l'ane des Dlles Penfionnaires
de l'Abbaye du Lys , près Melun ,
à la Dame leur Maitreffe & Inftitutrice
le jour de fa fête.
COUPLETS à la même , en lui préfentant un
Bouquet.
COUPLETS à Madame la Marquife de Lufignan
, par Mlle de ***
ÉPIGRAMME.
VERS à M. Deshays be jeune , de l'Académie
Royale de Peinture.
ESSAI fur la Queſtion : JEANNE D'ARCQ
a- t-ellefubi réellement l'Arrêt qui la condamnoit
au fupplice dufeu ?
Lettre , fur celle inférée dans le Mercure
d'Août 1764 , au fujet de LA PUCELLB
D'ORLÉANS.
A Caroline qui vouloit fe marier,
PORTRAIT de M. Den ****
42
42
ibid.
43
44
ibid.
sa
56
NOVEMBRE . 1764. 215
65.
IMITATION de l'Epitaphe du Duc de Buckingham
, par M. M. D ....
INSCRIPTIONS mifes au bas des Portraits.
de LL. AA. SS. EE. Palatines.
IMPROMPTU fur les piéces de Canon accordées
par le Roi , & S. A. S. le Prince
Ferdinand de Brunswick , à M. le Baron
de Diesbach , &c.
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES
CHANSON,
66
6 &
69 &70
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
LA VIE héroique & privée de Henri IV,
par M. de Buri.
LETTRE de M. le Chevalier de Mouhy
M. De la Place , Auteur du Mercure , fur
l'Hiftoire abrégée du Théâtre François.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres.
à
77
$2
83 & fuiva
ART. III . SCIENCES ET BELLES LETTRES .
ACADÉMIE S.
OPUSCULES Mathématiques ou Mémoires
fur différens Sujets de Géométrie , &c. par
M. d'Alembert . Extrait.
MÉDECINE.
VERTUS des Pilules toniques du Docteur Bacher,
Médecin.
ART. IV . BEAUX - ARTS ,
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
•
LETTRE de M. Maget , ancien Chirurgien
93
102
216 MERCURE DE FRANCE:
Major de la Marine,&c . à M. De la Place,
Auteur du Mercure de France.
HORLOGERIES
ARTS AGRÉABLES.
MUSIQUE.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
GRAVUR E.
SUPPLEMENT à l'Art, des Nouvelles Littéraires.
ART. V. SPECTACLES.
SUITE des Spectacles de la Cour àFontainebleau.
SPECTACLES de Paris. Opéra.
COMÉDIE Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
ART. VI . Nouvelles Politiques..
CEREMONIES publiques.
SUPPLEMENT à l'Art. des Spectacles.
LETTRE à M. De la Place, Auteul du Mercure
, fur feu M. Leclair , premier Symphoniste
du Roi .
SUPPLEMENT à l'Article des Sciences.
Avis divers.
112
114
118
ibida
I!.
133
ibid.
134
136
160
180
190
197
198
: PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREM ER.
SUITE & fin de l'Hiftoire raiſonnée des Diſcours
de Cicéron.
EPITRE à Madame de Buf...
ÉPITRE à M. le Comte de ***
A Sophie , à qui on donna un Livre de papier
blanc.
MADRIGAL à
LES Lamies , Conte Gaulois ,
Page
19
24
2F
24
ibid
VERS adreflés par l'ane des Dlles Penfionnaires
de l'Abbaye du Lys , près Melun ,
à la Dame leur Maitreffe & Inftitutrice
le jour de fa fête.
COUPLETS à la même , en lui préfentant un
Bouquet.
COUPLETS à Madame la Marquife de Lufignan
, par Mlle de ***
ÉPIGRAMME.
VERS à M. Deshays be jeune , de l'Académie
Royale de Peinture.
ESSAI fur la Queſtion : JEANNE D'ARCQ
a- t-ellefubi réellement l'Arrêt qui la condamnoit
au fupplice dufeu ?
Lettre , fur celle inférée dans le Mercure
d'Août 1764 , au fujet de LA PUCELLB
D'ORLÉANS.
A Caroline qui vouloit fe marier,
PORTRAIT de M. Den ****
42
42
ibid.
43
44
ibid.
sa
56
NOVEMBRE . 1764. 215
65.
IMITATION de l'Epitaphe du Duc de Buckingham
, par M. M. D ....
INSCRIPTIONS mifes au bas des Portraits.
de LL. AA. SS. EE. Palatines.
IMPROMPTU fur les piéces de Canon accordées
par le Roi , & S. A. S. le Prince
Ferdinand de Brunswick , à M. le Baron
de Diesbach , &c.
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES
CHANSON,
66
6 &
69 &70
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
LA VIE héroique & privée de Henri IV,
par M. de Buri.
LETTRE de M. le Chevalier de Mouhy
M. De la Place , Auteur du Mercure , fur
l'Hiftoire abrégée du Théâtre François.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
ANNONCES de Livres.
à
77
$2
83 & fuiva
ART. III . SCIENCES ET BELLES LETTRES .
ACADÉMIE S.
OPUSCULES Mathématiques ou Mémoires
fur différens Sujets de Géométrie , &c. par
M. d'Alembert . Extrait.
MÉDECINE.
VERTUS des Pilules toniques du Docteur Bacher,
Médecin.
ART. IV . BEAUX - ARTS ,
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
•
LETTRE de M. Maget , ancien Chirurgien
93
102
216 MERCURE DE FRANCE:
Major de la Marine,&c . à M. De la Place,
Auteur du Mercure de France.
HORLOGERIES
ARTS AGRÉABLES.
MUSIQUE.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
GRAVUR E.
SUPPLEMENT à l'Art, des Nouvelles Littéraires.
ART. V. SPECTACLES.
SUITE des Spectacles de la Cour àFontainebleau.
SPECTACLES de Paris. Opéra.
COMÉDIE Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
ART. VI . Nouvelles Politiques..
CEREMONIES publiques.
SUPPLEMENT à l'Art. des Spectacles.
LETTRE à M. De la Place, Auteul du Mercure
, fur feu M. Leclair , premier Symphoniste
du Roi .
SUPPLEMENT à l'Article des Sciences.
Avis divers.
112
114
118
ibida
I!.
133
ibid.
134
136
160
180
190
197
198
Fermer
Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles de pièces fugitives en vers et en prose. Il inclut des épîtres, madrigaux, couplets et épigrammes adressés à diverses personnes, comme les pensionnaires de l'Abbaye du Lys, Madame la Marquise de Lufignan et Madame de Buf. Des essais et lettres abordent des sujets historiques, notamment la condamnation de Jeanne d'Arc et la Pucelle d'Orléans. Le texte mentionne également des portraits, imitations d'épitaphes, inscriptions, énigmes, logogryphes et chansons. La table des articles comprend des nouvelles littéraires, telles que la vie de Henri IV par M. de Buri et des lettres sur l'histoire du théâtre français. La section des sciences et belles-lettres inclut des opuscules mathématiques de M. d'Alembert et des informations sur les pilules toniques du Docteur Bacher. La section des beaux-arts et arts utiles traite de la chirurgie et de l'horlogerie. Enfin, le document mentionne des spectacles à la cour de Fontainebleau et à Paris, ainsi que des nouvelles politiques et cérémonies publiques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12356
p. 20-24
L'AMOUR MALHEUREUX, POEME.
Début :
PUISSE la passion qui consume ma vie [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'AMOUR MALHEUREUX, POEME.
L'AMOUR MALHEUREUX,
POEME.
PUISSE la passion qui consume ma vie
Répandre ſur mes vers ſa ſublime énergie,
Les échauffer du feu que l'ennui, le malheur,
L'ingratitude encor plus ſenſible à mon cœur
N'ont pû, depuis trois ans, éteindre dans mes
.
· veines !
Du véritable Amour je vais chanter les peines.
Ces Sauvages * captifs dont les vainqueurs
cruels
S'apprêtent à verſer le ſang ſur les Autels,
Le front chargé de fieurs, marchant au ſacrifice 2
Chantent un hymne aux Dieux Auteurs de leur
ſupplice.
· Cruelle Ménalie ! ainſi mes triſtes airs,
Adreſſés à l'Amour dont je porte les fèrs,
Font retentir ſon Temple où j'expire en victime,
Sur l'Océan du Monde il eſt plus d'un abîme,
A des courans divers nos vaiſſeaux expoſés
Sur différens écueils riſquent d'être briſés.
Toutes les paſſions, les foibleſſes humaines,
* Tout le monde connoît cet uſage barbare éta
bli chez les Américains & chez d'autres Peuples
V.
A
J U I N. 1764:
2 F
Pour nos cœurs, je le ſais, ſont autant de Syrènes.
Le Miniſtre éxilé calcule avec horreur
-
Les affronts dont jadis il paya ſa faveur ;
L'avide Commerçant aſſailli par l'orage
Ne veut plus s'enrichir au péril du naufrage,
Et le vieil Officier privé de penſion
pas une.
·
·
·
|
-
Déclare que la gloire eſt une illuſion . ...
Sans doute : mais l'Amour, l'Amour n'en eſt
-- Que me font les honneurs, la gloire, la fortune?
Ces brillans ſont trop faux pour pouvoir éblouir
L'œil d'un Sage ſenſible & qui cherche à jouir.
Il eſt une Déeſſe en tous lieux révérée,
Par les Humains ingrats ſouvent défigurée :
Son trône eſt la Nature, & ſous des noms divers
Elle anime, conſerve & régle l'Univers :
Dans ſes propices mains eſt une chaîne im
menſe
vrage, .
-
qui fit chérir les loix & la ſociété,
Digne de notre encens, quand ſa vertu féconde
Plus adorable encor, plus ſûre de ſes droits,
-
Que nous enſanglantons, & que ſa bienfaiſance,
Lorſque les paſſions en briſent quelqu'anneau,
Ne ſe laſſe jamais de ſerrer de nouveau.
Cette Divinité, l'objet de mon hommage, - . -
Dont l'homme eſt à la fois & le temple & l'ou2
-
C'eſt la Fille du Ciel, la ſenſibilité ;
Entretient & conduit le ſyſtême du monºae
-
22 MERCURE DE FRANCE.
Lorſque l'œil d'une femme aux cœurs dicte ſes
loix.
c'eſt là que pour me vaincre elle établit ſon
Trône;
-
Les roſes du Printemps brilloient ſur ſa couronne;
Et toutes les vertus de cet âge charmant
Rendoient ſes coups plus ſûrs, & mon danger
plus grand.
Je cédai ; je ſentis que j'avois un cœur tendre.
Eh ! quel autre à ma place eût pû mieux ſe dé
-
fendre ?
-
Quel autre eût vu ſans trouble & ſans raviſſement
Dans un cœur vertueux germer le ſentiment ?
L'Éléve de Boucher, parcourant dès l'Aurore
Les vergers de Pomone ou les jardins de Flore,
Parmi tous les objets dignes de ſon crayon,
Deſſine cette roſe hier encor bouton.
Ouverte avant le jour, elle étoit déjà belle ;
Mais le Soleil lui prête une couleur nouvelle ;
Il échauffe ſon ſein, l'aide à s'épanouir,
Et de tous ſes amans éveille le deſir.
D'une fille à quinzeans cette roſe eſt l'image.
La froide indifférence eſt la nuit du bel âge.
Pour toi,je m'en ſouviens, j'ai vu naître ce jour ;
J'ai vu briller tes yeux des ràyons de l'Amour ;
Je l'ai vu, Ménalie, animer tous tes charmes ;
Dans ton ſein étonné répandre ſes allarmes ;
Faire baºre ton cœur & colorer ton front. .. : .
Jamaisde mon eſpritces traits ne ſortiront :
'
· J U I N. 1764.
23
Se n'oubliraijamais qu'au printemps de ma vie,
J'eus les premiers ſoupirs du cœur de Ménalie ;
Que du plus tendre amour l'heureuſe illuſion
Des plus purs ſentimens ſçella notre union.
oue nos deſirs portés ſur des aîles de flâmes,
Sans reſter dans nos ſens, alloient brûler nos
«
·
·
âmes. ...
, -
-
Vous ne m'entendrez point, triſte voluptueux,
, Sybarites chargés d'un ennui faſtueux,
Nous vantez vos plaiſirs, & vivez miſérables,
-
Qui prenant pourl'amour des beſoins périſſables,
Et n'ayant que des ſens pour goûter le bonheur,
Les émouſſez encor par un abus trompeur :
Vous ne m'entendrez point, quand mes plainte*
·
·
· amerès,
-
Rappelleront en vain ces faveurs paſſagères,
Ce bonheur innocent qu'autrefois j'ai goûté.
Mais vous,ô vrais amans, qui m'avez imité,
Qui d'un cœur vertueux avez eu les prémices ;
Vous connoîtrez s'il eſt de plus cruels ſupplices
Que la perte d'un bien hélas! ſi précieux.
que l'avare Lais dupe un{vieil'amoureux :
| Que la femme galante étende ſes conquêtesi,
on doit s'attendre à tout des âmes malhonnêtes s ,
Tôt ou tard l'intérêt ou le plaiſir ſéduit
.
Le cœur qu'un vil métal ou les ſens ont conduit.
Mais d'une jeune amante, au ſein de l'innocence a
Après tant de faveurs, éprouver l'inconſtance! !
'- '
• .
-
C'eſt un exemple affreux pour l'homme corrompti
·
-
24 MERCURE DE FRANCE.
Et qui peut dégoûter de ſuivre la vertu. ººº
De quoi me ſervira d'éviter l'artifice,
si la probité même a les dangers du vice ,
Qu'on ne me parle plus de vertu, de candeur !
Elles n'éxiſtent pas, ou ſervent au malheur.
Mélanie à mes yeux en étoit le modéle :
·
.
Je l'aimai.... malheureux !j'aimois une infidelle
Hélas, je l'aime encor lun déſeſpoir âffreux ,
dre,
En éteignant mesjours, n'a poict éteint mes feux,
Ah : s'il eſt un bonheur, & qu'on puiſſe y préten
Amour, eſt-ce de toi que nous devons l'attendre ? "
Par l'Auteur de l'Epitre à Mélanie.
POEME.
PUISSE la passion qui consume ma vie
Répandre ſur mes vers ſa ſublime énergie,
Les échauffer du feu que l'ennui, le malheur,
L'ingratitude encor plus ſenſible à mon cœur
N'ont pû, depuis trois ans, éteindre dans mes
.
· veines !
Du véritable Amour je vais chanter les peines.
Ces Sauvages * captifs dont les vainqueurs
cruels
S'apprêtent à verſer le ſang ſur les Autels,
Le front chargé de fieurs, marchant au ſacrifice 2
Chantent un hymne aux Dieux Auteurs de leur
ſupplice.
· Cruelle Ménalie ! ainſi mes triſtes airs,
Adreſſés à l'Amour dont je porte les fèrs,
Font retentir ſon Temple où j'expire en victime,
Sur l'Océan du Monde il eſt plus d'un abîme,
A des courans divers nos vaiſſeaux expoſés
Sur différens écueils riſquent d'être briſés.
Toutes les paſſions, les foibleſſes humaines,
* Tout le monde connoît cet uſage barbare éta
bli chez les Américains & chez d'autres Peuples
V.
A
J U I N. 1764:
2 F
Pour nos cœurs, je le ſais, ſont autant de Syrènes.
Le Miniſtre éxilé calcule avec horreur
-
Les affronts dont jadis il paya ſa faveur ;
L'avide Commerçant aſſailli par l'orage
Ne veut plus s'enrichir au péril du naufrage,
Et le vieil Officier privé de penſion
pas une.
·
·
·
|
-
Déclare que la gloire eſt une illuſion . ...
Sans doute : mais l'Amour, l'Amour n'en eſt
-- Que me font les honneurs, la gloire, la fortune?
Ces brillans ſont trop faux pour pouvoir éblouir
L'œil d'un Sage ſenſible & qui cherche à jouir.
Il eſt une Déeſſe en tous lieux révérée,
Par les Humains ingrats ſouvent défigurée :
Son trône eſt la Nature, & ſous des noms divers
Elle anime, conſerve & régle l'Univers :
Dans ſes propices mains eſt une chaîne im
menſe
vrage, .
-
qui fit chérir les loix & la ſociété,
Digne de notre encens, quand ſa vertu féconde
Plus adorable encor, plus ſûre de ſes droits,
-
Que nous enſanglantons, & que ſa bienfaiſance,
Lorſque les paſſions en briſent quelqu'anneau,
Ne ſe laſſe jamais de ſerrer de nouveau.
Cette Divinité, l'objet de mon hommage, - . -
Dont l'homme eſt à la fois & le temple & l'ou2
-
C'eſt la Fille du Ciel, la ſenſibilité ;
Entretient & conduit le ſyſtême du monºae
-
22 MERCURE DE FRANCE.
Lorſque l'œil d'une femme aux cœurs dicte ſes
loix.
c'eſt là que pour me vaincre elle établit ſon
Trône;
-
Les roſes du Printemps brilloient ſur ſa couronne;
Et toutes les vertus de cet âge charmant
Rendoient ſes coups plus ſûrs, & mon danger
plus grand.
Je cédai ; je ſentis que j'avois un cœur tendre.
Eh ! quel autre à ma place eût pû mieux ſe dé
-
fendre ?
-
Quel autre eût vu ſans trouble & ſans raviſſement
Dans un cœur vertueux germer le ſentiment ?
L'Éléve de Boucher, parcourant dès l'Aurore
Les vergers de Pomone ou les jardins de Flore,
Parmi tous les objets dignes de ſon crayon,
Deſſine cette roſe hier encor bouton.
Ouverte avant le jour, elle étoit déjà belle ;
Mais le Soleil lui prête une couleur nouvelle ;
Il échauffe ſon ſein, l'aide à s'épanouir,
Et de tous ſes amans éveille le deſir.
D'une fille à quinzeans cette roſe eſt l'image.
La froide indifférence eſt la nuit du bel âge.
Pour toi,je m'en ſouviens, j'ai vu naître ce jour ;
J'ai vu briller tes yeux des ràyons de l'Amour ;
Je l'ai vu, Ménalie, animer tous tes charmes ;
Dans ton ſein étonné répandre ſes allarmes ;
Faire baºre ton cœur & colorer ton front. .. : .
Jamaisde mon eſpritces traits ne ſortiront :
'
· J U I N. 1764.
23
Se n'oubliraijamais qu'au printemps de ma vie,
J'eus les premiers ſoupirs du cœur de Ménalie ;
Que du plus tendre amour l'heureuſe illuſion
Des plus purs ſentimens ſçella notre union.
oue nos deſirs portés ſur des aîles de flâmes,
Sans reſter dans nos ſens, alloient brûler nos
«
·
·
âmes. ...
, -
-
Vous ne m'entendrez point, triſte voluptueux,
, Sybarites chargés d'un ennui faſtueux,
Nous vantez vos plaiſirs, & vivez miſérables,
-
Qui prenant pourl'amour des beſoins périſſables,
Et n'ayant que des ſens pour goûter le bonheur,
Les émouſſez encor par un abus trompeur :
Vous ne m'entendrez point, quand mes plainte*
·
·
· amerès,
-
Rappelleront en vain ces faveurs paſſagères,
Ce bonheur innocent qu'autrefois j'ai goûté.
Mais vous,ô vrais amans, qui m'avez imité,
Qui d'un cœur vertueux avez eu les prémices ;
Vous connoîtrez s'il eſt de plus cruels ſupplices
Que la perte d'un bien hélas! ſi précieux.
que l'avare Lais dupe un{vieil'amoureux :
| Que la femme galante étende ſes conquêtesi,
on doit s'attendre à tout des âmes malhonnêtes s ,
Tôt ou tard l'intérêt ou le plaiſir ſéduit
.
Le cœur qu'un vil métal ou les ſens ont conduit.
Mais d'une jeune amante, au ſein de l'innocence a
Après tant de faveurs, éprouver l'inconſtance! !
'- '
• .
-
C'eſt un exemple affreux pour l'homme corrompti
·
-
24 MERCURE DE FRANCE.
Et qui peut dégoûter de ſuivre la vertu. ººº
De quoi me ſervira d'éviter l'artifice,
si la probité même a les dangers du vice ,
Qu'on ne me parle plus de vertu, de candeur !
Elles n'éxiſtent pas, ou ſervent au malheur.
Mélanie à mes yeux en étoit le modéle :
·
.
Je l'aimai.... malheureux !j'aimois une infidelle
Hélas, je l'aime encor lun déſeſpoir âffreux ,
dre,
En éteignant mesjours, n'a poict éteint mes feux,
Ah : s'il eſt un bonheur, & qu'on puiſſe y préten
Amour, eſt-ce de toi que nous devons l'attendre ? "
Par l'Auteur de l'Epitre à Mélanie.
Fermer
12357
p. 213
Errata du second Volume de Janvier.
Début :
Page 120, lig. 25, l'auteur établit, lis. l'auteur tablit. Pag. 176, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata du second Volume de Janvier.
Errata dufecond Volume de Janvier.
Age 120 , lig. 25 , l'auteur étabit, lis. Pauteur
tablit.
Pag. 176, lig. derniere ,
Mais Omarfis , madame , à vos bontés ſe livre ,
if.
Mais Omarfis , Madame , à vos bontés le livre:
Pag. 189, lig. 14 & 15 , fur beaucoup d'intérêts .
lif. fur beaucoup d'intérêt.
Age 120 , lig. 25 , l'auteur étabit, lis. Pauteur
tablit.
Pag. 176, lig. derniere ,
Mais Omarfis , madame , à vos bontés ſe livre ,
if.
Mais Omarfis , Madame , à vos bontés le livre:
Pag. 189, lig. 14 & 15 , fur beaucoup d'intérêts .
lif. fur beaucoup d'intérêt.
Fermer
12358
p. 213
« La France Littéraire, contenant les noms & ouvrages des Gens de Lettres, [...] »
Début :
La France Littéraire, contenant les noms & ouvrages des Gens de Lettres, [...]
Mots clefs :
Ouvrages, Gens de lettres, Catalogue, Académies, Auteurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La France Littéraire, contenant les noms & ouvrages des Gens de Lettres, [...] »
LA France Littéraire, contenant les noms
& les ouvrages des Gens de Lettres, des Sçavans
& des Artiſtes célebres François , qui
vivent actuellement , augmentée du Catalogue
des Académies établies , tant à Paris
, que dans les différentes villes du
Royaume , & d'un autre Catalogue alphabétique
des Titres de chaque Ouvrage
fuivi du Nom de fon Auteur , pour l'année
1758. Prix 3 liv. brochée. A Paris ,
chez Duchefne , rue S. Jacques.
& les ouvrages des Gens de Lettres, des Sçavans
& des Artiſtes célebres François , qui
vivent actuellement , augmentée du Catalogue
des Académies établies , tant à Paris
, que dans les différentes villes du
Royaume , & d'un autre Catalogue alphabétique
des Titres de chaque Ouvrage
fuivi du Nom de fon Auteur , pour l'année
1758. Prix 3 liv. brochée. A Paris ,
chez Duchefne , rue S. Jacques.
Fermer
12359
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Les deux Chiens [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
LES deux Chiens &le Chat , Fable ,
page
Les Abfens ont tort , maxime françoife ; Conte à
Madame P... de M ... de L ...
Vers à Madame la Marquife de Boufflers , par Ma
l'Abbé P...
Lettre à M. de Boiffy 2
Epitre à M. D. H. G, D. T. R.
25
29
Parallele de l'orgueil & de l'élévation des Sentimens
32
Vers fur la mort du Moineau de Madame de St.. 36
Suite fur M. de Fontenelle , par M. l'Abbé Trublet,
contenant des corrections & additions aux arti
cles précédens ,
Vers à Mademoiſelle Frogier- Dupleffis ,
37
36
Lettre à l'Auteur du Mercure , & Pensées détatraduites
chées , de l'Anglois de Pope & de
Swift ,
ノ
57659
Vers à M. D. G. D. L. R. pour le premier Jour de
l'An , 78
Explication de l'Enigme & du Logegryphe du
fecond Mercure du mois d'Avril ,
Enigme ,
Logogryphe
Chanfon ,
ibida
72
73
74
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications de livres nouveaux ,
75
Lettre à M. de Boiffy , en réponse à celle du Solitaire
de Bretagne ,
114
314
ART. III. SCIENCES
ET BELLES LETTRES
.. Hiftoire. Lettre de M. Coleffe à M. l'Abbé Hardi ,
127
& c.
Médecine. Obſervations fur les effets de la Poudre
d'Alliot. Par M. de Thierry , Docteur - Régent
de la Faculté de Médecine de Paris , 133
Eloge de M. de Réaumur , lu à l'affemblée publique
de l'Académie Royale des Sciences , & c.
ART. IV. BEAUX-ARTS.
1
Mufique ,
Gravure ,
142
171
172
176
Jayallerie. Lettre à l'Auteur du Mercure , fur les
"feuilles à mettre fous les pierres de différentes
couleurs ,
Manufactures. Réflexions fur la fituation des principales
Manufactures de France , & particuliérement
de celle de Tours ,
Opera ,
ART. V. SPECTACLES.
178
181
Comédie Françoiſe , 182
Comédie Italienne , 183
Profpectus du Théâtre Italien ; 184
Nouveau Ballet du fieur Noverre ,
189
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
193
Nouvelles de la Cour , de Paris , &¿ ‚ 198
Bénéfices donnés , 205
Mariages & Morts ,
ibid.
merce des laines ,
Arrêt du Confeil d'Etat du Roi , au fujet du com→
Avis divers ,
207
21Q
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
LES deux Chiens &le Chat , Fable ,
page
Les Abfens ont tort , maxime françoife ; Conte à
Madame P... de M ... de L ...
Vers à Madame la Marquife de Boufflers , par Ma
l'Abbé P...
Lettre à M. de Boiffy 2
Epitre à M. D. H. G, D. T. R.
25
29
Parallele de l'orgueil & de l'élévation des Sentimens
32
Vers fur la mort du Moineau de Madame de St.. 36
Suite fur M. de Fontenelle , par M. l'Abbé Trublet,
contenant des corrections & additions aux arti
cles précédens ,
Vers à Mademoiſelle Frogier- Dupleffis ,
37
36
Lettre à l'Auteur du Mercure , & Pensées détatraduites
chées , de l'Anglois de Pope & de
Swift ,
ノ
57659
Vers à M. D. G. D. L. R. pour le premier Jour de
l'An , 78
Explication de l'Enigme & du Logegryphe du
fecond Mercure du mois d'Avril ,
Enigme ,
Logogryphe
Chanfon ,
ibida
72
73
74
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications de livres nouveaux ,
75
Lettre à M. de Boiffy , en réponse à celle du Solitaire
de Bretagne ,
114
314
ART. III. SCIENCES
ET BELLES LETTRES
.. Hiftoire. Lettre de M. Coleffe à M. l'Abbé Hardi ,
127
& c.
Médecine. Obſervations fur les effets de la Poudre
d'Alliot. Par M. de Thierry , Docteur - Régent
de la Faculté de Médecine de Paris , 133
Eloge de M. de Réaumur , lu à l'affemblée publique
de l'Académie Royale des Sciences , & c.
ART. IV. BEAUX-ARTS.
1
Mufique ,
Gravure ,
142
171
172
176
Jayallerie. Lettre à l'Auteur du Mercure , fur les
"feuilles à mettre fous les pierres de différentes
couleurs ,
Manufactures. Réflexions fur la fituation des principales
Manufactures de France , & particuliérement
de celle de Tours ,
Opera ,
ART. V. SPECTACLES.
178
181
Comédie Françoiſe , 182
Comédie Italienne , 183
Profpectus du Théâtre Italien ; 184
Nouveau Ballet du fieur Noverre ,
189
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
193
Nouvelles de la Cour , de Paris , &¿ ‚ 198
Bénéfices donnés , 205
Mariages & Morts ,
ibid.
merce des laines ,
Arrêt du Confeil d'Etat du Roi , au fujet du com→
Avis divers ,
207
21Q
Fermer
Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, telles que des fables, des contes, des lettres, des épîtres et des poèmes dédiés à diverses personnes. Parmi les œuvres notables figurent 'Les deux Chiens & le Chat, Fable' et 'Les Abfens ont tort, maxime françoife'. L'Article II traite des nouvelles littéraires, incluant des extraits de livres récents et une lettre en réponse à celle du Solitaire de Bretagne. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, avec une lettre historique et des observations médicales sur la Poudre d'Alliot par M. de Thierry, ainsi qu'un éloge de M. de Réaumur. L'Article IV se concentre sur les beaux-arts, avec des sections sur la musique, la gravure, la peinture et les manufactures. L'Article V concerne les spectacles, détaillant les programmes de la comédie française et italienne, ainsi que des prospectus et des ballets. Enfin, l'Article VI présente des nouvelles étrangères, des nouvelles de la cour et de Paris, des mariages, des décès et des avis divers, incluant un arrêt du Conseil d'État du Roi au sujet de la merce des laines.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12360
p. 211-212
ERRATA.
Début :
ARTICLE premier, page premiere, ligne premiere : Vers pour mettre au-dessous du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA.
ERRATA.
ARTICLE premier , page premiere , ligne
premiere : Vers pour mettre au- deffous du
portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , &c. lifez , Vers pour être mis au
bas du portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , Miniftre & Secrétaire
d'Etat.
Page 7 , lig. 5 , métamorphofe ; lif. mẻ-
taphore.
Page 12 , lig. 20 , l'amour qu'elle m'avoit
infpirée ; lif. infpiré.
Page 50 , lig. 16 & 17 , fous leurs
mains , fertile. lif, fous leurs mains fertiles.
Page 125 , lig. 12 , quoique je n'eus ;
lif. quoique je n'euffe .
Pag. 163 , lig. 24 , prévention ; lif. prétention.
Addition à cet Errata.
Page 35 , à la note où l'Année Littéraire
eft exceptée de la multitude des feuilles
qui corrompent le goût ; ajoutez , Par ce
mot , feuilles , je dois encore avertir que
je n'entens point les Annonces & les affiches
qui paroiffent deux fois la femaine ;
elles n'ont rien a démêler avec le faux bel
112 MERCURE DE FRANCE.
efprit , & je fuis trop bon citoyen pour
les confondre avec toutes ces petites brochures
du jour , qui font le poiſon de la
littérature. Comme celles - ci ne donnent
que de fauffes lumieres ou des demi- notions
, elles ne peuvent fervir qu'à augmenter
le nombre des faux connoiffeurs ,
& qu'à groffir la lifte des mauvais écrivains
; au lieu que les autres annoncent
aux particuliers la vente des terres , des
maifons , des meubles qui font à leur ufage
, leur indiquent les appartemens qui
font à louer , les inftruifent des effets perdus
ou retrouvés , & deviennent par là
très-utiles au Public. Cette diftinction formelle
ôte toute équivoque , & ne doit
laiffer aucun foupçon de critique aux yeux
des perfonnes intéreffées : je les eftime trop
pour rien inférer qui puiffe leur nuire ou les
defobliger. J'écris ceci fur les plaintes qui
me font revenues de leur part , & je les prie
d'en croire mon aveu préférablement aux
faux rapports qu'on peut leur faire.
ARTICLE premier , page premiere , ligne
premiere : Vers pour mettre au- deffous du
portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , &c. lifez , Vers pour être mis au
bas du portrait de M. de Seychelles , Contrôleur
Général , Miniftre & Secrétaire
d'Etat.
Page 7 , lig. 5 , métamorphofe ; lif. mẻ-
taphore.
Page 12 , lig. 20 , l'amour qu'elle m'avoit
infpirée ; lif. infpiré.
Page 50 , lig. 16 & 17 , fous leurs
mains , fertile. lif, fous leurs mains fertiles.
Page 125 , lig. 12 , quoique je n'eus ;
lif. quoique je n'euffe .
Pag. 163 , lig. 24 , prévention ; lif. prétention.
Addition à cet Errata.
Page 35 , à la note où l'Année Littéraire
eft exceptée de la multitude des feuilles
qui corrompent le goût ; ajoutez , Par ce
mot , feuilles , je dois encore avertir que
je n'entens point les Annonces & les affiches
qui paroiffent deux fois la femaine ;
elles n'ont rien a démêler avec le faux bel
112 MERCURE DE FRANCE.
efprit , & je fuis trop bon citoyen pour
les confondre avec toutes ces petites brochures
du jour , qui font le poiſon de la
littérature. Comme celles - ci ne donnent
que de fauffes lumieres ou des demi- notions
, elles ne peuvent fervir qu'à augmenter
le nombre des faux connoiffeurs ,
& qu'à groffir la lifte des mauvais écrivains
; au lieu que les autres annoncent
aux particuliers la vente des terres , des
maifons , des meubles qui font à leur ufage
, leur indiquent les appartemens qui
font à louer , les inftruifent des effets perdus
ou retrouvés , & deviennent par là
très-utiles au Public. Cette diftinction formelle
ôte toute équivoque , & ne doit
laiffer aucun foupçon de critique aux yeux
des perfonnes intéreffées : je les eftime trop
pour rien inférer qui puiffe leur nuire ou les
defobliger. J'écris ceci fur les plaintes qui
me font revenues de leur part , & je les prie
d'en croire mon aveu préférablement aux
faux rapports qu'on peut leur faire.
Fermer
Résumé : ERRATA.
Le document est une liste d'errata visant à corriger des erreurs typographiques et orthographiques dans un texte. Parmi les modifications, on trouve 'Vers pour mettre au- deffous' remplacé par 'Vers pour être mis au bas' (page 1, ligne 1), 'métamorphofe' par 'métaphore' (page 7, ligne 5), 'infpirée' par 'inspirée' (page 12, ligne 20), et 'prévention' par 'prétention' (page 163, ligne 24). Une addition à l'errata précise qu'une clarification doit être ajoutée dans une note à la page 35 concernant les 'feuilles' mentionnées. L'auteur distingue les 'Annonces & les affiches' des 'petites brochures du jour', jugées nuisibles car elles corrompent le goût et propagent de fausses lumières, augmentant ainsi le nombre de mauvais écrivains. Les annonces sont jugées utiles car elles informent le public sur divers sujets pratiques. Cette distinction vise à éviter toute critique et à répondre aux plaintes reçues de personnes intéressées.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12361
p. 211-212
EAU DE RÉTINE, propre pour les Maladies des Yeux.
Début :
Les effets salutaires de cette Eau n'ont besoin que de l'exposé le plus simple [...]
Mots clefs :
Remède, Maladies des yeux, Fatigue occulaire, Paralysie, Soins
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EAU DE RÉTINE, propre pour les Maladies des Yeux.
EAU DE RÉTINE , propre pour les Maladies
des Yeux.
LES effers falutaires de cette Eau n'ont befoin
que de l'expofé le plus fimple , pour en accrédi
ter l'ufage. Dans tous les cas où il s'agit de remédier
a la foiblefle des yeux , elle a les fuccès
les plus heureux ; fa vertu fpiritueuſe & balſamique
eft appropriée à la nature des parties nerveufes
& tendineules , dont cet organe eft com-'
pofé ; elle les fortifie , leur donne du reffort & de
l'énergie lorfque l'oeil eft naturellement foible ,
ou qu'il eft fatigué par l'excès de la lecture , par
les veilles , par les travaux à la lumiere.
L'Eau de Rétine éteint auffi les rougeurs & les
phlogofes auxquelles les yeux font fi fujets : l'uſage
en eft fûr dans tous ces cas ; la feule attention
qu'il faille avoir eft de la tempérer avec trois
parties d'eau de Riviere lorfqu'il y a inflammation.
La vertu pénétrante de cette Eau procure une
circulation plus facile dans les vailleaux lymphatiques
de la cornée ; elle prévient les obftructions
opaques , les nébulofités , & les taies :
enfin , elle est très -propre à empêcher la paralyfie
& la goutte fereine de fe fixer . Volci comment
on doit fe fervir de cette Eau .
Il faut , plufieurs fois dans la journée , baffiner
légérement les fourcils & les paupières fupérieures
avec une petite éponge très - fine & très- nette , im212
MERCURE DE FRANCE.
bibée de cette eau pure : elle agira encore avec plus
d'éfficacité , fi l'on s'en frotte les mains , & qu'on'
les approche des yeux pour donner lieu à fa vapeur
de les pénétrer. Enfin en l'affoiblillant , comme if
a été dit , avec trois parties ou même une plus
grande quantité d'eau de riviere fuivant les cas ,
on peut imbiber des comprelles qu'on mettra far
les yeux pendant la nuit .
La Bouteille coûte 1 liv. 16 f. I
Cette Eau fe vend chez le fieur FAC10T7 , rue S.
Denis , la porte cochere vis - à-vis de la rue du petit
Lion.
des Yeux.
LES effers falutaires de cette Eau n'ont befoin
que de l'expofé le plus fimple , pour en accrédi
ter l'ufage. Dans tous les cas où il s'agit de remédier
a la foiblefle des yeux , elle a les fuccès
les plus heureux ; fa vertu fpiritueuſe & balſamique
eft appropriée à la nature des parties nerveufes
& tendineules , dont cet organe eft com-'
pofé ; elle les fortifie , leur donne du reffort & de
l'énergie lorfque l'oeil eft naturellement foible ,
ou qu'il eft fatigué par l'excès de la lecture , par
les veilles , par les travaux à la lumiere.
L'Eau de Rétine éteint auffi les rougeurs & les
phlogofes auxquelles les yeux font fi fujets : l'uſage
en eft fûr dans tous ces cas ; la feule attention
qu'il faille avoir eft de la tempérer avec trois
parties d'eau de Riviere lorfqu'il y a inflammation.
La vertu pénétrante de cette Eau procure une
circulation plus facile dans les vailleaux lymphatiques
de la cornée ; elle prévient les obftructions
opaques , les nébulofités , & les taies :
enfin , elle est très -propre à empêcher la paralyfie
& la goutte fereine de fe fixer . Volci comment
on doit fe fervir de cette Eau .
Il faut , plufieurs fois dans la journée , baffiner
légérement les fourcils & les paupières fupérieures
avec une petite éponge très - fine & très- nette , im212
MERCURE DE FRANCE.
bibée de cette eau pure : elle agira encore avec plus
d'éfficacité , fi l'on s'en frotte les mains , & qu'on'
les approche des yeux pour donner lieu à fa vapeur
de les pénétrer. Enfin en l'affoiblillant , comme if
a été dit , avec trois parties ou même une plus
grande quantité d'eau de riviere fuivant les cas ,
on peut imbiber des comprelles qu'on mettra far
les yeux pendant la nuit .
La Bouteille coûte 1 liv. 16 f. I
Cette Eau fe vend chez le fieur FAC10T7 , rue S.
Denis , la porte cochere vis - à-vis de la rue du petit
Lion.
Fermer
Résumé : EAU DE RÉTINE, propre pour les Maladies des Yeux.
Le texte décrit l'Eau de Rétine, un remède pour les maladies des yeux. Ses effets bénéfiques sont rapides et visibles. Elle renforce les yeux faibles ou fatigués par la lecture, les veilles ou les travaux à la lumière. Elle apaise également les rougeurs et les inflammations oculaires. Pour les inflammations, il est conseillé de la diluer avec trois parties d'eau de rivière. L'Eau de Rétine améliore la circulation dans les vaisseaux lymphatiques de la cornée, prévient les opacités et les taies, et évite la paralysie et la goutte séreuse. L'application se fait en badigeonnant les sourcils et les paupières supérieures avec une éponge imbibée d'Eau de Rétine. Pour une efficacité accrue, on peut se frotter les mains avec le produit et approcher les yeux de la vapeur. En cas d'inflammation, l'Eau de Rétine peut être diluée davantage et utilisée pour des compresses nocturnes. La bouteille coûte 1 livre 16 sous et est disponible chez le fournisseur FAC10T7, rue Saint-Denis, près de la rue du Petit Lion.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12362
p. 199-200
DE MAYENCE, le 12 Janvier.
Début :
Par une nouvelle Ordonnance, concernant les deux Foires qui se tiennent ici tous les ans, l'Electeur [...]
Mots clefs :
Foires, Ordonnance, Électeur, Marchandises, Marchands, Routes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE MAYENCE, le 12 Janvier.
DE MAYENCE, le 12 Janvier.
Par une nouvelle Ordonnance, concernant les
deux Foires qui se tiennent ici tous les ans, l'Electeur
a déclaré qu'aucune des marchandises
apportées à ces Foires, ne pourroit être faisie ni
retenue, à l'occasion des dettes contractées en
d'autres licux, qu'on observeroit pour les Let-
tres de Change, le même cours & le même paye-
ment qui s'observent à Francfort; que les procès
qui suiviendroient, seroient jugés fans frais &
sans délais, en présence de Marchands impar-
tiaux; qu'il y auroit des Courtiers jurés, établis
dans la Bourse pour la commodité du Public;
que le Bureau des emprunts seroit ouvert tous les
jours pendant la durée des Foires, & qu'on gar-
detoit aux Emprunteurs un secret inviolable; que
les grandes routes seroient reparées, & qu'on au-
roit soin de les pourvoit des gltes nécellaires
qu'on veilletoit en même tems à la sureté de ces
routes; que les Négocians, qui voudroient faire
uausporter leurs marchandises par eau, trouve-
Iiiij
200 MERCURE DE FRANCE.
roient des Bâteaux pout cet effet à Aschaffen-
bourg, à Loih, à Selingestad & à Gerasheim;
que pour assurer le ciédit, les Marchands joui-
toient du dioit d'hypothéque conventionnelle
avec préference de payement sur les autres Crean-
ciers. L'Electeur, par la même Ordonnance, ex-
horte ses Sujets de procurer aux Etiangers, qui
fréqsenteront ces Foires, toutes les facilités &
tous les secours dont ils pourront avoir besoin.
Par une nouvelle Ordonnance, concernant les
deux Foires qui se tiennent ici tous les ans, l'Electeur
a déclaré qu'aucune des marchandises
apportées à ces Foires, ne pourroit être faisie ni
retenue, à l'occasion des dettes contractées en
d'autres licux, qu'on observeroit pour les Let-
tres de Change, le même cours & le même paye-
ment qui s'observent à Francfort; que les procès
qui suiviendroient, seroient jugés fans frais &
sans délais, en présence de Marchands impar-
tiaux; qu'il y auroit des Courtiers jurés, établis
dans la Bourse pour la commodité du Public;
que le Bureau des emprunts seroit ouvert tous les
jours pendant la durée des Foires, & qu'on gar-
detoit aux Emprunteurs un secret inviolable; que
les grandes routes seroient reparées, & qu'on au-
roit soin de les pourvoit des gltes nécellaires
qu'on veilletoit en même tems à la sureté de ces
routes; que les Négocians, qui voudroient faire
uausporter leurs marchandises par eau, trouve-
Iiiij
200 MERCURE DE FRANCE.
roient des Bâteaux pout cet effet à Aschaffen-
bourg, à Loih, à Selingestad & à Gerasheim;
que pour assurer le ciédit, les Marchands joui-
toient du dioit d'hypothéque conventionnelle
avec préference de payement sur les autres Crean-
ciers. L'Electeur, par la même Ordonnance, ex-
horte ses Sujets de procurer aux Etiangers, qui
fréqsenteront ces Foires, toutes les facilités &
tous les secours dont ils pourront avoir besoin.
Fermer
12363
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Février , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . Paris,
ce 31 Janvier 1759. GUIROY.
J'ai lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Février , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion . Paris,
ce 31 Janvier 1759. GUIROY.
Fermer
12364
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. 1764. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. 1764. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. 1764. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY , rue
& vis-à-vis la Comédie Françoife. 1764.
& vis-à-vis la Comédie Françoife. 1764.
Fermer
12365
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Février , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 29 Janvier 1758. GUIRÔY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Février , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 29 Janvier 1758. GUIRÔY.
Fermer
12366
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois d'Août 1763, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu, par ordre de Monſeigneur le Chancelier , 'AI
le Mercure du mois d'Août 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 1 Juillet 1763 .
GUIROY.
J'ai lu, par ordre de Monſeigneur le Chancelier , 'AI
le Mercure du mois d'Août 1763 , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 1 Juillet 1763 .
GUIROY.
Fermer
12367
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 74. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 74. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 74. [...] »
La Chanfon notée doit regarder la page 74.
Fermer
12368
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch . Ant . Jombert,
Fermer
12369
p. 212-213
ANTI-SCORBUTIQUE, ou Propriété pour tous les maux de la bouche.
Début :
Peu de personnes sont exemptes de maux qui viennent sur la langue, [...]
Mots clefs :
Maux de dents, Langue, Gencives, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ANTI-SCORBUTIQUE, ou Propriété pour tous les maux de la bouche.
ANTI-SCORBUTIQUE , ou Propriété pour tous
les maux de la bouche.
Pau de perfonnes font exemptes des maux qui
viennent fur la langue , aux gencives , au palais
Les perfonnes de cabinet par un travail ap
pliqué y font fujets , les gens de mer beaucoup
d'autres par une difpofition particulière ; les enfans
mêmes à qui les dents croiffent n'en font
pas exempts.
Un paquet feul fuffit pour une guériſon ſubite .
En vendant le paquet on joint un imprimé
qui indique la manière aifée de fe fervir de cette
propriété.
On ne peut envoyer dans la Province pour un
feul paquet
, mais fix mis dans une même enveloppe
, qui peuvent toujours le garder dans un
cas de befoin , pour foi ou pour d'autres .
Les perfonnes de Province peuvent écrire directement
au fieur Genti , en affranchiffant les
ports de lettres , en obfervant auffi d'envoyer trois -
livres pour chaque fixain de paquets , foit par la
Pofte , droit payé , ou par les caroffes publics ; ou
par telle autre occafion qu'on voudroit faifir ou
indiquer.
AOUST. 1763. 213
Ce remède fe vend chez lefieur Genti ,Marchand,
au gros Chapelet , fur le Pont Marie , à côté du
Potier d'Eraim , à Paris.
les maux de la bouche.
Pau de perfonnes font exemptes des maux qui
viennent fur la langue , aux gencives , au palais
Les perfonnes de cabinet par un travail ap
pliqué y font fujets , les gens de mer beaucoup
d'autres par une difpofition particulière ; les enfans
mêmes à qui les dents croiffent n'en font
pas exempts.
Un paquet feul fuffit pour une guériſon ſubite .
En vendant le paquet on joint un imprimé
qui indique la manière aifée de fe fervir de cette
propriété.
On ne peut envoyer dans la Province pour un
feul paquet
, mais fix mis dans une même enveloppe
, qui peuvent toujours le garder dans un
cas de befoin , pour foi ou pour d'autres .
Les perfonnes de Province peuvent écrire directement
au fieur Genti , en affranchiffant les
ports de lettres , en obfervant auffi d'envoyer trois -
livres pour chaque fixain de paquets , foit par la
Pofte , droit payé , ou par les caroffes publics ; ou
par telle autre occafion qu'on voudroit faifir ou
indiquer.
AOUST. 1763. 213
Ce remède fe vend chez lefieur Genti ,Marchand,
au gros Chapelet , fur le Pont Marie , à côté du
Potier d'Eraim , à Paris.
Fermer
Résumé : ANTI-SCORBUTIQUE, ou Propriété pour tous les maux de la bouche.
Le texte décrit un remède anti-scorbutique destiné à traiter divers maux de la bouche, affectant la langue, les gencives et le palais. Ce problème touche une large gamme de personnes, y compris celles travaillant de manière sédentaire, les marins, les enfants en période de dentition, et d'autres individus ayant une disposition particulière. Un seul paquet de ce remède est suffisant pour une guérison rapide. Chaque paquet est accompagné d'un imprimé expliquant son utilisation. Il n'est pas possible d'envoyer un seul paquet en province, mais plusieurs peuvent être envoyés ensemble dans une même enveloppe. Les habitants de la province peuvent commander directement auprès du sieur Genti, en couvrant les frais d'expédition et en envoyant trois livres pour chaque sixain de paquets. Les commandes peuvent être envoyées par la poste, par les voitures publiques, ou par tout autre moyen de leur choix. Le remède est disponible chez le sieur Genti, marchand, situé au Gros Chapelet sur le Pont Marie, à côté du Potier d'Érain, à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12370
p. 200-202
DE MADRID, le 28 Décembre.
Début :
On a reçu par un Courier extraordinaire la Relation d'un combat, qui s'est donné entre les [...]
Mots clefs :
Vaisseaux, Vaisseau Neuf, Dragon de l'Amérique, Combat, Matin, Ennemis, Roi, Dantzig, Vaisseaux algériens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE MADRID, le 28 Décembre.
DE MADRID, le 28 Décembre.
On a reçu par un Courier extraordinaire la
Relation d'un combat, qui s'est donné entre les
Vaisseaux le Dragon & l'Amerique, commandés
par M. Stuait, & deux Vaisseaux Algériens
nommés le Dantzick & le Vaissean Neuf, le pre-
mier de soixante canons, le second de cinquante-
quatre. Voici les principales circonstances que
contient cette Relation. Le 28 du mois dernier au
matin, M. Stuart, étant à cinquante deux lieues
Quest Sud-Quest du Cap. de Saint Vincent, dé-
couvrit les deux Bâtimens Barbaresques, qui fai-
soient force de voiles pour venit le reconnoître.
Il se détermina à les attendre, & il se tint en
panne, jusqu'à ce qu'ils fussent à la portée du ca-
non. Des la seconde décharge, le second de ces
deux Vaisseaux prit la fuite. M. Stuart conrinua
depuis cinque heures & demie du soir jusqu'à deux
heures & demie du lendemain matin, le combat
contre le Dantzick, sur lequel il avoit gagné le
dessus du vent. Ce Batiment perdit son mats de
hune, & eut sa grande voile coupée. Le Vaisseau
le Dragon, ayant eté aussi fort maltraité daus
tires O
201
FEVRIER. 1752.
ses manceuvres, M. Stuart jugea à propos de s'éloi-
gner, pour les faire réparer, & il ordonna au
Vaisscau l'Amerique, de ne point cesser de faire
feu sur le Vaisseau Algérien. Le 29, entre huit
& neuf heures du matin, M Stuart recommença
à canonner ce Bâtiment, dont le Mats de Misaine
fut emporté, & la Poupe mise en pieces. Vers les
deux heures & demie de l'ap:ès midi le vent
tomba, la met grossit, & les ennemis se trouve-
rent hors de la portée du canon, ce qui obligea
les Espagnols de suspendre leur seu. Le second
des deux Vaisseaux ennemis, qui, n'ayant fui
que jusqu' à nue ceitaine distance, avoit toujours
été vù des Elpagnols, disparut le 30. Peu après
son départ, le Commandant du Dan:zick mit bas
son Pavillon, mais son équipage l'obligea de le
relever. Le combat s'engagea de nouveau, & il
dura pendant le reste du jour La nuit suivante &
le lendemain, les Vaisseaux du Roi demeurerent
dans l'inaction, parce que, la mer étant trop
grosse, ils ne pouvoient taire usage de leurs Bat-
teries basses. Le 2 de ce mois, ils attaquerent le
Dan zick avec plus de vivacité encote qu'ils n'a-
voient fait les jours précédens, & ils le forcerent
enfin de se rendre. Ce Vaisscau étant en tiop
mauvais état pour qu'on pût espérer de le con-
server, on y mit le seu, après en avoir retiré l'é-
quipage, qui étoit composé de cinq cens quatre-
vingt quatorze hommes. Cent quatre- vingt- dix
ont peri dans le combat; on a transporté sur les
Vaisseaux du Roi soixante-quinze blessés, & six
sont morts de leurs blessures. Le nombre des
Turcs & des Mores, qui ont été pris sur les Bâti-
mens ennemis, monte à trois cens quarante-hvit,
& l'on a rendu la liberté à cinquante Esclaves
Chrétiens. Moyennant la précaution que M.
itized by Goc
202 MERCUREDE FRANCE.
Stuart, avant l'action avoit prise & faire gabion-
ner ses Vaisseaux: il n'y a eu du côté des Espagnols
que trois hommes tués & vingt-cinq blesses, par-
ni lesquels on ne compte aucun Officier ni Garde-
Marine.
Le Roi, voulant récompenser les équipages des
Viisseaux le Dragea & l'Amerique, qui se sont si
soit distingues dans le combat contre le Vaisseau
Algerien le Datzick, a ordonné qu'on distribuat
à chaque Soldat & chaque Matelot un mois de
sol de pour gratification. En meme tems, Sa Ma-
jelté a envoyé à M. Stuart le Brevet de Chet d'Es-
cadre. Don Lonis de Cordone, Commmandant
le Vaisseau l'Amerique, a été pourvu de la Com-
manderre de Betera, dans l'Ordre de Calatrava.
Le Marquis de Cassinas, Lieutenant du Vaisseao
le Dracox, & Don Juan-Ignace de Salabarria,
Lieutenant du Vaissean l'Amerique, ont été nom
mes Capitaines de Vaisseaux.
On a reçu par un Courier extraordinaire la
Relation d'un combat, qui s'est donné entre les
Vaisseaux le Dragon & l'Amerique, commandés
par M. Stuait, & deux Vaisseaux Algériens
nommés le Dantzick & le Vaissean Neuf, le pre-
mier de soixante canons, le second de cinquante-
quatre. Voici les principales circonstances que
contient cette Relation. Le 28 du mois dernier au
matin, M. Stuart, étant à cinquante deux lieues
Quest Sud-Quest du Cap. de Saint Vincent, dé-
couvrit les deux Bâtimens Barbaresques, qui fai-
soient force de voiles pour venit le reconnoître.
Il se détermina à les attendre, & il se tint en
panne, jusqu'à ce qu'ils fussent à la portée du ca-
non. Des la seconde décharge, le second de ces
deux Vaisseaux prit la fuite. M. Stuart conrinua
depuis cinque heures & demie du soir jusqu'à deux
heures & demie du lendemain matin, le combat
contre le Dantzick, sur lequel il avoit gagné le
dessus du vent. Ce Batiment perdit son mats de
hune, & eut sa grande voile coupée. Le Vaisseau
le Dragon, ayant eté aussi fort maltraité daus
tires O
201
FEVRIER. 1752.
ses manceuvres, M. Stuart jugea à propos de s'éloi-
gner, pour les faire réparer, & il ordonna au
Vaisscau l'Amerique, de ne point cesser de faire
feu sur le Vaisseau Algérien. Le 29, entre huit
& neuf heures du matin, M Stuart recommença
à canonner ce Bâtiment, dont le Mats de Misaine
fut emporté, & la Poupe mise en pieces. Vers les
deux heures & demie de l'ap:ès midi le vent
tomba, la met grossit, & les ennemis se trouve-
rent hors de la portée du canon, ce qui obligea
les Espagnols de suspendre leur seu. Le second
des deux Vaisseaux ennemis, qui, n'ayant fui
que jusqu' à nue ceitaine distance, avoit toujours
été vù des Elpagnols, disparut le 30. Peu après
son départ, le Commandant du Dan:zick mit bas
son Pavillon, mais son équipage l'obligea de le
relever. Le combat s'engagea de nouveau, & il
dura pendant le reste du jour La nuit suivante &
le lendemain, les Vaisseaux du Roi demeurerent
dans l'inaction, parce que, la mer étant trop
grosse, ils ne pouvoient taire usage de leurs Bat-
teries basses. Le 2 de ce mois, ils attaquerent le
Dan zick avec plus de vivacité encote qu'ils n'a-
voient fait les jours précédens, & ils le forcerent
enfin de se rendre. Ce Vaisscau étant en tiop
mauvais état pour qu'on pût espérer de le con-
server, on y mit le seu, après en avoir retiré l'é-
quipage, qui étoit composé de cinq cens quatre-
vingt quatorze hommes. Cent quatre- vingt- dix
ont peri dans le combat; on a transporté sur les
Vaisseaux du Roi soixante-quinze blessés, & six
sont morts de leurs blessures. Le nombre des
Turcs & des Mores, qui ont été pris sur les Bâti-
mens ennemis, monte à trois cens quarante-hvit,
& l'on a rendu la liberté à cinquante Esclaves
Chrétiens. Moyennant la précaution que M.
itized by Goc
202 MERCUREDE FRANCE.
Stuart, avant l'action avoit prise & faire gabion-
ner ses Vaisseaux: il n'y a eu du côté des Espagnols
que trois hommes tués & vingt-cinq blesses, par-
ni lesquels on ne compte aucun Officier ni Garde-
Marine.
Le Roi, voulant récompenser les équipages des
Viisseaux le Dragea & l'Amerique, qui se sont si
soit distingues dans le combat contre le Vaisseau
Algerien le Datzick, a ordonné qu'on distribuat
à chaque Soldat & chaque Matelot un mois de
sol de pour gratification. En meme tems, Sa Ma-
jelté a envoyé à M. Stuart le Brevet de Chet d'Es-
cadre. Don Lonis de Cordone, Commmandant
le Vaisseau l'Amerique, a été pourvu de la Com-
manderre de Betera, dans l'Ordre de Calatrava.
Le Marquis de Cassinas, Lieutenant du Vaisseao
le Dracox, & Don Juan-Ignace de Salabarria,
Lieutenant du Vaissean l'Amerique, ont été nom
mes Capitaines de Vaisseaux.
Fermer
12371
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Epitre à M. de Boissy, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
६
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
EPITRE à M. de Boiffy , fur la quantité de vers
relatifs au jour de l'an , qu'on trouve dans les
Mercures de Janvier & de Février
Vers à M. l'Abbé de N. Aum . de M. le P....
Curé des Amognes ,
page s
par un
7
Vers à Mademoifelle H.... B.... fur le retour de
l'année 1758 ,
Vers à Madame la Comteffe d'Egmont ,
9.
ΤΟ
Ifmeine , traduction à Madame la Comteffe de
Carcado , ibid.
Le lion , à qui l'on arrache une dent , Fable , par
M. Desforges-Maillard , 22
Suite des Mélanges de Littératures , de quelques
Auteurs François 25
Cantate fur la convalefcence de M. le Prince de
Turenne , 36
Lettre de M. l'Abbé Jacquin , & c. à M. de Boiffy,
& Réflexions fur le plaifir que reffent un coeur
délicat à pardonner , 39 & 40
Vers à M. de Boullongne , Confeiller d'Etat , Inrendant
des Finances ,
Réponse au quatrain du Mercure de Nov. &c . 51
so
215
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure du mois de Février ,
Enigme ,
Logogryphe ,
ibid.
ibid.
52
54
Vers en Mufique pour M. & Madame de Monre
gard ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Lettre d'un Solitaire de Bretagne , au Marquis de
Mong....
Extraits , Précis ou Indications de livres nouveaux ,
55
58
64- Lettre à l'Auteur du Mercure ,
Avertiffement au fujet du Journal de Médecine ,
Chirurgie & Pharmacie, pour l'année 1758, 67
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Hiftoire. Précis de la folution d'un grand Problême
hiftorique , par le P. Féijoo , Bénédictin Eſpagnol
,
85
Art Militaire. Lettre à l'Auteur du Mercure , &
Examen de la Colonne qui fe trouve dans les
Rêveries du Maréchal de Saxe , & c. 102
Médecine. Remarque fur la Lettre de M. Duhamel
de Monceau , &c . 117
Séance publique de la Société des Lettres , Scien
ces & Arts de Clermont en Auvergne , &c. 125;
ART. IV. BEAUX-ARTS.
Mufique ,
Gravure ,
133
134
Horlogerie. Lettre à l'Auteur du Mercure , fur un
Cadran fingulier , 137
Méchanique, Lettre à l'Auteur du Mercure , 149
116
ART. V. SPICT CLES
Opera ,
Comédie Françoife ,
Extrait d'Iphigénie en Tauride ,
Comédie Italienne ,
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris &c ,
147
ibid.
148
172
173
179
Compliment fait à M. de Brou , Intendant de la
Généralité de Rouen ,
Morts ,
187
188
Addition à la Partie fugitive. Vers à M. le Contrôleur
Général.
Supplément à l'Article Chirurgie
ibid.
189
Mémoire Généalogique de la Branche des Caumont
de Picardie , 196
Avis fur la Loterie de l'Ecole Royale Militaire, 208
Avis divers , -212
६
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
EPITRE à M. de Boiffy , fur la quantité de vers
relatifs au jour de l'an , qu'on trouve dans les
Mercures de Janvier & de Février
Vers à M. l'Abbé de N. Aum . de M. le P....
Curé des Amognes ,
page s
par un
7
Vers à Mademoifelle H.... B.... fur le retour de
l'année 1758 ,
Vers à Madame la Comteffe d'Egmont ,
9.
ΤΟ
Ifmeine , traduction à Madame la Comteffe de
Carcado , ibid.
Le lion , à qui l'on arrache une dent , Fable , par
M. Desforges-Maillard , 22
Suite des Mélanges de Littératures , de quelques
Auteurs François 25
Cantate fur la convalefcence de M. le Prince de
Turenne , 36
Lettre de M. l'Abbé Jacquin , & c. à M. de Boiffy,
& Réflexions fur le plaifir que reffent un coeur
délicat à pardonner , 39 & 40
Vers à M. de Boullongne , Confeiller d'Etat , Inrendant
des Finances ,
Réponse au quatrain du Mercure de Nov. &c . 51
so
215
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure du mois de Février ,
Enigme ,
Logogryphe ,
ibid.
ibid.
52
54
Vers en Mufique pour M. & Madame de Monre
gard ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Lettre d'un Solitaire de Bretagne , au Marquis de
Mong....
Extraits , Précis ou Indications de livres nouveaux ,
55
58
64- Lettre à l'Auteur du Mercure ,
Avertiffement au fujet du Journal de Médecine ,
Chirurgie & Pharmacie, pour l'année 1758, 67
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Hiftoire. Précis de la folution d'un grand Problême
hiftorique , par le P. Féijoo , Bénédictin Eſpagnol
,
85
Art Militaire. Lettre à l'Auteur du Mercure , &
Examen de la Colonne qui fe trouve dans les
Rêveries du Maréchal de Saxe , & c. 102
Médecine. Remarque fur la Lettre de M. Duhamel
de Monceau , &c . 117
Séance publique de la Société des Lettres , Scien
ces & Arts de Clermont en Auvergne , &c. 125;
ART. IV. BEAUX-ARTS.
Mufique ,
Gravure ,
133
134
Horlogerie. Lettre à l'Auteur du Mercure , fur un
Cadran fingulier , 137
Méchanique, Lettre à l'Auteur du Mercure , 149
116
ART. V. SPICT CLES
Opera ,
Comédie Françoife ,
Extrait d'Iphigénie en Tauride ,
Comédie Italienne ,
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris &c ,
147
ibid.
148
172
173
179
Compliment fait à M. de Brou , Intendant de la
Généralité de Rouen ,
Morts ,
187
188
Addition à la Partie fugitive. Vers à M. le Contrôleur
Général.
Supplément à l'Article Chirurgie
ibid.
189
Mémoire Généalogique de la Branche des Caumont
de Picardie , 196
Avis fur la Loterie de l'Ecole Royale Militaire, 208
Avis divers , -212
Fermer
Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections principales. L'Article Premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, telles que des épîtres, des fables, des cantates et des lettres. Parmi les œuvres notables, on trouve des vers dédiés à diverses personnalités, une fable intitulée 'Le lion, à qui l'on arrache une dent' par M. Desforges-Maillard, et une cantate pour la convalescence de M. le Prince de Turenne. L'Article II aborde les nouvelles littéraires, incluant des extraits de livres récents et des lettres. L'Article III couvre les sciences et les belles-lettres, avec un précis historique par le P. Féijoo, une lettre sur des aspects militaires, et des remarques médicales. L'Article IV est consacré aux beaux-arts, avec des sections sur la musique, la gravure, l'horlogerie et la mécanique. L'Article V mentionne des spectacles, tels que des opéras et des comédies. Enfin, l'Article VI contient des nouvelles étrangères, des nouvelles de la cour et de Paris, ainsi que des avis divers et des mémoires généalogiques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12372
p. 185
DU NORD.
Début :
Sur la nouvelle des hostilités commises par le Roi de Prusse [...]
Mots clefs :
Saint-Petersbourg, Saxe, Roi de Prusse, Impératrice, Troupes, Livonie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DU NORD.
DU NOR D.
DE PETERSBOURG , le 17 Septembre.
Sur la nouvelle des hoftilités commiſes par le
Roi de Pruffe dans la Saxe , & de l'invaſion dont
ce Prince menace la Boheme , l'Impératrice a ordonné
d'affembler dans la Livonie un Corps con→
fidérable de troupes , deftiné à fecourir l'impératrice
Reine de Hongrie & de Boheme , & le Roi
de Pologne Electeur de Saxe. Le Feld -Maréchal
Apraxin aura le commandement de cette armée.
DE PETERSBOURG , le 17 Septembre.
Sur la nouvelle des hoftilités commiſes par le
Roi de Pruffe dans la Saxe , & de l'invaſion dont
ce Prince menace la Boheme , l'Impératrice a ordonné
d'affembler dans la Livonie un Corps con→
fidérable de troupes , deftiné à fecourir l'impératrice
Reine de Hongrie & de Boheme , & le Roi
de Pologne Electeur de Saxe. Le Feld -Maréchal
Apraxin aura le commandement de cette armée.
Fermer
12373
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lû, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure de Mars, & je n'y ai rien [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
" Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chancetrouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
ce premier Mars 1755.
GUIROY.
" Ai lû , par ordre de Monfeigneur le Chancetrouvé
qui puiffe en empêcher l'impreffion . A Paris
ce premier Mars 1755.
GUIROY.
Fermer
12374
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Les Oiseaux, Fable, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
LES Oifeaux , Fable ,
Doris ,
2
page f
8
37
40
4I
43
45
Zulima , fragmens de l'Hift . du Méxique ,
Etrennes en vers à Mad, e de Sault **** ,
Vers à S. A. S. Mad.e la Princeſſe de Con lé ,
La Rofe , allégorie à la Même ,
Les Tourterelles , à la Même ,
Pensées fur l'efprit de fociété ,
Epitre à Mlle. È*** en lui envoyant un Almanach
,
L'Inconſtance , Stances ,
61
65
Vers à M. le Ch . d'A . *** en lui envoyant une
Ecritoire ,
Monorime , à Mad . B .***,
Quatrains aux trois foeurs G. D. R.
66
66
67
Eloge moral de la Solitude, par Mad . de V . *** 68
Examen de la Queſtion propoſée dans le ſecond
Mercure d'Octobre ,
Enigme ,
Logogryphe ,
Logogryphus,
Chanfon ,
71
74
71
76
78
ART.II.NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Extrait du Difcours , ou Lettre à M. Grimm , à la
la fuite de la Comédie du Pere de famille , 79
Fragmens de quelques Piéces de Poëfie qui ont
concouru pour le Prix de l'Académie Françoiſe
, en 1758 , 97
Suite des Ruines de la Gréce, Par M. le Roi , 10s
216 MERCURE DE FRANCE.
Suite de l'Extrait de l'Hiftoire des Mathémati
ques ,
Difcours prononces dans l'Académie des Sciences
& Belles Lettres de Nanci , 118
Principes difcurés pour faciliter l'intelligence des
Livres prophétiques
Annonces des Livres nouveaux ,
.828
158 &ſuiv.
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES,
MEDECINE.
Lettre fur la maladie du fils de M. Delatour , 143
Prix propofés par l'Académie . des Belles- Lettres
de Marſeille , 164
Affemblée publique de l'Académie des Sciences,
des Belles Lettres & des Arts de la ville de
Besançon,
ART. IV. BEAUX-ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE .
169
Extrait des Mémoires lûs à la Séance publique de
l'Acad. Royale de Chirurgie , les Avril , 173
ARTS AGRÉABLES.
Peinture, -188
Gravûre , 190
Muſique , 191
ART. V. SPECTACLES.
Opéra ,
194
Comédie Françoife ,
1.99
Comédie Italienne,
Morts ,
200
ART. VI . Nouvelles Politiques , ibid.
217
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
LES Oifeaux , Fable ,
Doris ,
2
page f
8
37
40
4I
43
45
Zulima , fragmens de l'Hift . du Méxique ,
Etrennes en vers à Mad, e de Sault **** ,
Vers à S. A. S. Mad.e la Princeſſe de Con lé ,
La Rofe , allégorie à la Même ,
Les Tourterelles , à la Même ,
Pensées fur l'efprit de fociété ,
Epitre à Mlle. È*** en lui envoyant un Almanach
,
L'Inconſtance , Stances ,
61
65
Vers à M. le Ch . d'A . *** en lui envoyant une
Ecritoire ,
Monorime , à Mad . B .***,
Quatrains aux trois foeurs G. D. R.
66
66
67
Eloge moral de la Solitude, par Mad . de V . *** 68
Examen de la Queſtion propoſée dans le ſecond
Mercure d'Octobre ,
Enigme ,
Logogryphe ,
Logogryphus,
Chanfon ,
71
74
71
76
78
ART.II.NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Extrait du Difcours , ou Lettre à M. Grimm , à la
la fuite de la Comédie du Pere de famille , 79
Fragmens de quelques Piéces de Poëfie qui ont
concouru pour le Prix de l'Académie Françoiſe
, en 1758 , 97
Suite des Ruines de la Gréce, Par M. le Roi , 10s
216 MERCURE DE FRANCE.
Suite de l'Extrait de l'Hiftoire des Mathémati
ques ,
Difcours prononces dans l'Académie des Sciences
& Belles Lettres de Nanci , 118
Principes difcurés pour faciliter l'intelligence des
Livres prophétiques
Annonces des Livres nouveaux ,
.828
158 &ſuiv.
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES,
MEDECINE.
Lettre fur la maladie du fils de M. Delatour , 143
Prix propofés par l'Académie . des Belles- Lettres
de Marſeille , 164
Affemblée publique de l'Académie des Sciences,
des Belles Lettres & des Arts de la ville de
Besançon,
ART. IV. BEAUX-ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE .
169
Extrait des Mémoires lûs à la Séance publique de
l'Acad. Royale de Chirurgie , les Avril , 173
ARTS AGRÉABLES.
Peinture, -188
Gravûre , 190
Muſique , 191
ART. V. SPECTACLES.
Opéra ,
194
Comédie Françoife ,
1.99
Comédie Italienne,
Morts ,
200
ART. VI . Nouvelles Politiques , ibid.
217
Fermer
Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles organisée en six sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', inclut des poèmes, des textes en prose, des réflexions sur la société, des épîtres, des stances et des énigmes, dédiés à des personnes spécifiques comme Madame de Sault et la Princesse de Conti. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', contient des extraits de discours, des fragments de poésie ayant concouru pour le prix de l'Académie Française en 1758, et des suites de textes historiques ou littéraires. La troisième section, 'Sciences et Belles Lettres', aborde des sujets médicaux, des prix académiques, des comptes rendus d'assemblées académiques et des principes pour l'interprétation des livres prophétiques. La quatrième section, 'Beaux-Arts', est divisée en 'Arts utiles' et 'Arts agréables', couvrant des domaines comme la chirurgie, la peinture, la gravure et la musique. La cinquième section, 'Spectacles', liste les différents types de spectacles tels que l'opéra, la comédie française, la comédie italienne et les annonces de décès. Enfin, la sixième section, 'Nouvelles Politiques', est mentionnée sans détails supplémentaires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12375
p. 213-215
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Sur la Statue Equestre du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
SURIB
ARTICLE PREMIER.
UR la Statue Equeftre Du Roi.
VERS à Mlle B.
ÉPITRE à MHe D. S. P.
Pag.5
IQ
RÉPONSE à une Dlle qui demandoit à l'Auteur
quelle étoit la différence de l'amour
au mariage.
II
15
TROISIEME caractère du vrai Philofophe . ibid.
LES Amis du Siécle , Fable .
FRAGMENT d'une Lettre pour fervir de juſtification
à un ami outrage.
PORTRAIT de Madame de P **.
VERS à Madame D ***
LBS Tombeaux , Ode.
La Financier , Fable.
L'ÉTONNEMENT Iéciproque, Nouvelle Orien
tale.
19
2
22
23
ibid.
31
ibide
214 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE à M. De là Place.
VERS fur la convalefcence de M. D. V.
DIALOGUE entre Sémiramis & Jeanne d'Arques
. 52
POUR M. le Prince de Solre. 66
ENIGMES. 67 &68
69 & 70
72
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
REPONSE de M. de Saintfoix à M. L. C. D.
L. V.
****
•
LETTRE à M. De la Place , fur la mort de
M. de Boullioud.
REMARQUES fur le véritable fens de deux
Vers de Martial.
74
76
78
THEATRE de M. FAVAKT , ou Recueil des
Comédies , Parodies & Opéra-Comiques. 84
FAMILLES des Plantes , par M. ADANSON .
ANNONCES de Livres.
III
115 & fuiv..
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES LETTRES .
ACADEMIES .
PRIX proposé par l'Académie Royale des
Sciences & Belles- Lettres de PRUSSE ,
pour l'année 1763.
ELOGE hiftorique de M. LE PERE.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
LETTRE d'un Étudiant en Chirurgie ,
M***, Chirurgien de Province..
121
126
139
AO UST. 1763. 215
ARTS AGRÉABLES.
A MM. les Conciliateurs,
147
MUSIQUE. 149
GRAVURE. 150
ART. V. SPECTACLES.
ACADÉMIE Royale de Mufique.
ISI
COMÉDIE Françoiſe . ibid.
COMÉDIE Italienne.
153
ART. VI. Monument public.
SUPPLEMENT aux Piéces Fugitives.
CÉRÉMONIES & Fêtes publiques .
354
166
175
NOUVELLES Politiques.
183
MARIAGES.
MORTS.
LETTRE intéreffante pour les bons Citoyens. 206
Avis.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
SURIB
ARTICLE PREMIER.
UR la Statue Equeftre Du Roi.
VERS à Mlle B.
ÉPITRE à MHe D. S. P.
Pag.5
IQ
RÉPONSE à une Dlle qui demandoit à l'Auteur
quelle étoit la différence de l'amour
au mariage.
II
15
TROISIEME caractère du vrai Philofophe . ibid.
LES Amis du Siécle , Fable .
FRAGMENT d'une Lettre pour fervir de juſtification
à un ami outrage.
PORTRAIT de Madame de P **.
VERS à Madame D ***
LBS Tombeaux , Ode.
La Financier , Fable.
L'ÉTONNEMENT Iéciproque, Nouvelle Orien
tale.
19
2
22
23
ibid.
31
ibide
214 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE à M. De là Place.
VERS fur la convalefcence de M. D. V.
DIALOGUE entre Sémiramis & Jeanne d'Arques
. 52
POUR M. le Prince de Solre. 66
ENIGMES. 67 &68
69 & 70
72
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
REPONSE de M. de Saintfoix à M. L. C. D.
L. V.
****
•
LETTRE à M. De la Place , fur la mort de
M. de Boullioud.
REMARQUES fur le véritable fens de deux
Vers de Martial.
74
76
78
THEATRE de M. FAVAKT , ou Recueil des
Comédies , Parodies & Opéra-Comiques. 84
FAMILLES des Plantes , par M. ADANSON .
ANNONCES de Livres.
III
115 & fuiv..
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES LETTRES .
ACADEMIES .
PRIX proposé par l'Académie Royale des
Sciences & Belles- Lettres de PRUSSE ,
pour l'année 1763.
ELOGE hiftorique de M. LE PERE.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
CHIRURGIE.
LETTRE d'un Étudiant en Chirurgie ,
M***, Chirurgien de Province..
121
126
139
AO UST. 1763. 215
ARTS AGRÉABLES.
A MM. les Conciliateurs,
147
MUSIQUE. 149
GRAVURE. 150
ART. V. SPECTACLES.
ACADÉMIE Royale de Mufique.
ISI
COMÉDIE Françoiſe . ibid.
COMÉDIE Italienne.
153
ART. VI. Monument public.
SUPPLEMENT aux Piéces Fugitives.
CÉRÉMONIES & Fêtes publiques .
354
166
175
NOUVELLES Politiques.
183
MARIAGES.
MORTS.
LETTRE intéreffante pour les bons Citoyens. 206
Avis.
Fermer
Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections. La première, 'Pièces fugitives en vers et en prose', regroupe divers poèmes, épîtres, fables, lettres et autres écrits littéraires, incluant des œuvres telles que 'Sur la Statue Équestre du Roi' et 'Les Amis du Siècle'. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', contient des lettres et des remarques sur des sujets littéraires, ainsi qu'une réponse de M. de Saintfoix. La troisième section, 'Sciences et Belles Lettres', mentionne des prix académiques, des éloges historiques et des annonces de livres. La quatrième section, 'Beaux-Arts', aborde les arts utiles comme la chirurgie, et les arts agréables comme la musique et la gravure. La cinquième section, 'Spectacles', liste les activités de l'Académie Royale de Musique et les représentations de comédies françaises et italiennes. Enfin, la sixième section, 'Monument public', inclut des suppléments, des cérémonies publiques, des nouvelles politiques et des avis divers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12376
p. 213-215
TABLE DES ARTICLES.
Début :
ARTICLE PREMIER. PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE. Vers [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIE R.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VErs pour être mis au bas du portrait de M.
de Seychelles , Contrôleur Général , Miniftre
& Secrétaire d'Etat
A Madame la M. de S....
Madrigal ,
L'origine des Eventails , à Mlle....
A Mademoiſelle D. L. R.
page s
ibid.
7
27
30
Portraits des quatre premiers Peintres d'Italie
Doutes fur l'exiſtence d'un Public ,
32 La Nobleffe de l'Ecole Militaire , à M. du Verney
,
Mots de l'Enigme & du Logogryphe du Mercure
de Février ,
Eeigmes & Logogryphes ,
Vaudeville de table ,
41
43
44
47
214
ARTICLE SECOND
NOUVELLES LITTERAIRES.
'Séance publique de l'Académie de Montauban ,
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux , 63
ARTICLE TROISIEME.
SCIENCES ET BELLES - LETTRES. \
Hiftoire.
Réponſe du fieur Vojeu de Brunem aux obferva
tions du P. Laugier , fur la nouvelle Hiſtoire
de la conquête de la Chine ,
*Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V.
91
109
Généalogie.
Mémoire critique ,
Chirurgie.
115
Progrès du Lithotome caché pour la taille , 123
Séances particulieres de la Société Littéraire de
Châlons , 127
ARTICLE QUATRIE ME,
BEAUX- ARTS.
Peinture.
Avis de M. Boucher , Peintre du Roi , 145
Lettre à M. *** fur la Peinture encauſtique , 145
215
Gravure.
Avis de M. Surrugue ,
Muſique.
852
Méthode plus facile que l'ancienne pour l'ac
compagnement du clavecin , par M. Dubugrarre
, Organiſte de S. Sauveur ,
Horlogerie.
154
Nouveaux cadrans de pendules , imitant l'émail
156
ARTICLE CINQUIEM E.
SPECTACLES.
Opéra , 159
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 161
Opéra Comique ,
162
Concert Spirituel , 164
ARTICLE SIXIEM E.
NOUVELLES
ÉTRANGERES.
De Conftantinople , &c. 165
Journal de France.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Remarques fur la Lotterie de Bruxelles ;
Naiflance , Mariages & Morts ,
Avis divers ,
Errata ,
ARTICLE PREMIE R.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VErs pour être mis au bas du portrait de M.
de Seychelles , Contrôleur Général , Miniftre
& Secrétaire d'Etat
A Madame la M. de S....
Madrigal ,
L'origine des Eventails , à Mlle....
A Mademoiſelle D. L. R.
page s
ibid.
7
27
30
Portraits des quatre premiers Peintres d'Italie
Doutes fur l'exiſtence d'un Public ,
32 La Nobleffe de l'Ecole Militaire , à M. du Verney
,
Mots de l'Enigme & du Logogryphe du Mercure
de Février ,
Eeigmes & Logogryphes ,
Vaudeville de table ,
41
43
44
47
214
ARTICLE SECOND
NOUVELLES LITTERAIRES.
'Séance publique de l'Académie de Montauban ,
Extraits , Précis ou Indications des Livres nou
veaux , 63
ARTICLE TROISIEME.
SCIENCES ET BELLES - LETTRES. \
Hiftoire.
Réponſe du fieur Vojeu de Brunem aux obferva
tions du P. Laugier , fur la nouvelle Hiſtoire
de la conquête de la Chine ,
*Lettre de M. le P. H. à M. l'Abbé V.
91
109
Généalogie.
Mémoire critique ,
Chirurgie.
115
Progrès du Lithotome caché pour la taille , 123
Séances particulieres de la Société Littéraire de
Châlons , 127
ARTICLE QUATRIE ME,
BEAUX- ARTS.
Peinture.
Avis de M. Boucher , Peintre du Roi , 145
Lettre à M. *** fur la Peinture encauſtique , 145
215
Gravure.
Avis de M. Surrugue ,
Muſique.
852
Méthode plus facile que l'ancienne pour l'ac
compagnement du clavecin , par M. Dubugrarre
, Organiſte de S. Sauveur ,
Horlogerie.
154
Nouveaux cadrans de pendules , imitant l'émail
156
ARTICLE CINQUIEM E.
SPECTACLES.
Opéra , 159
Comédie Françoife ,
ibid.
Comédie Italienne , 161
Opéra Comique ,
162
Concert Spirituel , 164
ARTICLE SIXIEM E.
NOUVELLES
ÉTRANGERES.
De Conftantinople , &c. 165
Journal de France.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Remarques fur la Lotterie de Bruxelles ;
Naiflance , Mariages & Morts ,
Avis divers ,
Errata ,
Fermer
Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections. La première section rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des poèmes dédiés à diverses personnes, des portraits des premiers peintres d'Italie, des réflexions sur l'existence d'un public, et des contributions littéraires variées comme des énigmes, des logogryphes et des vaudevilles. La deuxième section traite des nouvelles littéraires, avec des extraits et des indications de livres nouveaux, ainsi qu'une séance publique de l'Académie de Montauban. La troisième section aborde les sciences et les belles-lettres, incluant une réponse historique, une lettre sur la généalogie, et des avancées en chirurgie. La quatrième section se concentre sur les beaux-arts, avec des avis sur la peinture, la gravure, la musique et l'horlogerie. La cinquième section liste les spectacles, tels que l'opéra, la comédie française et italienne, l'opéra comique, et les concerts spirituels. Enfin, la sixième section rapporte les nouvelles étrangères, les nouvelles de la cour et de Paris, ainsi que des remarques diverses et des errata.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12377
p. 185-195
ALLEMAGNE.
Début :
On a fait pendant trois jours dans toutes les Eglises, des prieres [...]
Mots clefs :
Vienne, Impératrice Reine de Hongrie et Bohême, Ordonnances, Bratislava, Seigneurs, Maison d'Esterhasi, Régiments, Prince Picolomini, Baron de Buccow, Ratisbonne, Rescrit de l'Empereur, Électeur de Saxe, Violences, Diète, Roi de Prusse, Dresde, Batailles, Officiers, Ministre plénipotentiaire de l'Impératrice de Russie, Déclaration, Berlin, Sieur d'Oppren, États généraux des Provinces-Unies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ALLEMAGNE.
ALLEMAGNE.
DE VIENNE , le 25 Septembre.
On a fait pendant trois jours dans toutes les
Eglifes , des prieres publiques pour la profpérité
des Amesde l'Impératrice keine. Cette Princeffe
a ordonné que les Chambres de fes Finances fourniffent
sing kieutzers par jour pour chacun des
garçons , depuis l'age de huit ans jufqu'à feize ,
qui doivent être transférés de Boheme en Autriche.
Ceux depuis feize ans jufqu'à quarante- cinq ,
formeront un Corps de Milices. Ils auront fept
kreutzers de paie par jour , & on leur donnera
186 MERCURE DE FRANCE.
un uniforme. Lorfque la tranquillité ſera rendue
à l'Allemagne , on les renverra chez eux .
DE PRESBOURG , le 26 Septembre.
En attendant les réfolutions que les Etats de
Hongrie prendront pour fournir à l'Impératrice
Reine les fecours néceffaires dans la conjoncture
préfente , plufieurs Seigneurs ont fait éclater d'avance
le zele dont ils font animés. La Maiſon
d'Efterhafi a donné l'exemple , & elle a offert la
premiere de lever à fes dépens un Régiment.
Quelques autres des Maifons les plus confidérables
de ce Royaume ont fait la même offre . Elles
ont été imitées par divers Evêques & riches Bénéficiers.
Du Quartier Général du Prince Picolemini à
Spalena-Lhotka , le 29 Septembre 1756 .
Le Baron de Buccow , Lieutenant - Feld- Maréchal
, qui étoit en avant pour obferver les monvemens
du Feld- Maréchal de Schwerin , ayant
appris que ce Général s'avançoit en forces , fe
replia fur Slavietin , enfuite à Oberb'eff , & le
21 il fe pofta derriere le pont de Schmirlitz. Le
22 il détacha le Baron Lufinski , Colonel Commandant
du Régiment de Feftetitz , avec quatre
cens Dragons des Régimens de Bathiani & de
Collowrath , & cent cinquante Huffards pour inquiéter
les ennemis. A la pointe du jour , le
Baron Lufinsky découvrit quelques E'cadrons
Pruffiens. Il les fit attaquer par fes Huffards. Les
Dragons de Bathiani & de Collowrath , fans attendre
l'ordre , donnerent de leur côté avec fureur.
Les Escadrons ennemis furent culbutés . Leur
perte monte à trois cens hommes , & on leur a
NOVEMBRE . 1756. 187
fait plufieurs prifonniers . Du côté des Autrichiens,
il eft reſté cent vingt Dragons ou Huffards fur le
champ de bataille. Aujourd'hui les troupes du
-Feld - Maréchal de Schwerin ont fait un grand
fourrage. Le Régiment de Bethléem entra hier
dans notre camp.
DE RATISBONNE , le 7 Octobre.
Voici l'Extrait du Refcrit que l'Empereur a addreffé
au Roi de Pruffe. « Nous François , par la
» grace de Dieu , Empereur des Romains , &c.
» Non feulement il eft notoire à tout l'Empire ,
mais il nous a été repréſenté par S. M. le Roi
» de Pologne Electeur de Saxe , que V. M. Electeur
» de Brandebourg étoit tombée hoftilement , par
» deux endroits , fur les Etats Electoraux de Saxe
avec une armée d'environ foixante mille hom-
» mes ; qu'Elle s'étoit emparée de la plus grande
partie de ces Etats ; que dès que vos troupes y
» furent entrées , elles commencerent par exiger
> du pays une quantité de livraiſons , qui alloit
beaucoup au-delà de fes facultés ; qu'on enleva
» aux Sujets leur bétail , leurs chevaux & leurs Va-
>>lets : qu'on s'empara de Léipfick , ainfi que des
> autres Villes ; qu'on faifit & dépouilla toutes les
caifles; qu'il fut défendu , fous peine de la vie ,
» à tous les Caifliers , Confeillers de Ville ,
» Marchands & autres Sujets , de rien payer dé-
»formais à l'Electeur de Saxe , & qu'ils eurent
>>ordre de remettre à Votre Majefté toutes les rentes
, accifes , tailles , & autres impôts du pays.
» que V. M. a fait prifonniers tous les Militaires
ɔɔde l'Electorat , qui font tombés en votre puif-
» fance ; & que même , contre le droit des gens ,
won a retenu plufieurs jours , comme tel , le
ISS MERCURE DE FRANCE.
» Général Méager que l'Electeur fon Maître avoi
envoyé vers vous avec des lettres : enfin que de
»telles hoftilités ont obligé le Roi de Pologne :
Electeur de Saxe , d'abandonner ſa réfidence ce
»Drefde , & d'aller chercher avec les troupes un
»azyle , qui pût affurer fa liberté d'Etat de l'Emmpire.
De plus, la Déclaration que V. M. a fait
»publier à Berlin , ne nous a pas permis d'igno-
»rer, que fes grands préparatifs de guerre étoient
deftinés contre les Etats Royaux & Electoraнx
» de Boheme , & qu'Elle alloit envahir encore
» d'autres Provinces de l'Empire . V. M. doit
>> reconnoître d'Elle - même que des vexations
>>auffi inouis contre l'Electorat de Saxe , les vio-
»lences & les pillages de vos troupes , leurs mena-
Dces de ravager tout par le fer & par le feu , la
» marche annoncée contre d'autres Etars , font
directement oppofées aux Loix de l'Empire. Ces
»entrepriſes bleffant notre autorité Impériale & la
»dignité de l'Empire , & renverfant toute la Confwtitution
du Corps Germanique , Nous nous
voyons indifpenfablement obligés , en vertu de
»notre Office Impérial , de remplir ce qu'exigent
» de nous l'adminiſtration de l'autorité qui nous
»a été confiée ; les Libertés de l'Allemagne ; la
> fûreté commune de tous les Etats de l'Empire ;
>>la tranquillité publique ; & les fermens folem-
»nels que nous avons faits d'obferver notre Ca-
»pitulation Impériale. A ces Cauſes , & par la
»plénitude de notre Pouvoir , nous commandons
très-férieufement à Votre Majefté , de faire ceffer
>> incontinent toutes violences contraires au repos
»public , & de renoncer à toute invaſion dans l'E-
>>lectorat de Saxe & dans d'autres pays de l'Allemagne.
Nous vous enjoignons de retirer vos
troupes fans aucun délai , & de ceffer des armeNOVEMBRE
. 1756. 189
X
mens dangereux pour la fûreté générale de l'Em-
» pire ; de réparer tous les dommages commis
» de reftituer ce qui a été pris ; & de nous infor-
» mer de l'exactitude avec laquelle vous aurez exécuté
ces ordres. Donné à Vienne , le 13 Septem
» bre 17:56. ”
Le Décret envoyé à la Diete par l'Empereur ,
n'eft pas conçu dans des termes moins forts . Il finit
ainfi . « Comme il ne faut rien négliger pour
>> arrêter le cours du défordre , & que le preflant
» danger où le trouve l'Electeur de Saxe , exige
>> une très prompte affiftance , on rappelle tous les
Habitans ou Naturels de l'Empire , qui font em,
» ployés au fervice & à la préfente expédition du
» Roi de Pruffe Electeur de Brandebourg. On re-
» commande auffi à tous les Cercles de l'Empire
de fecourir promptement la Paitie fouffrante
»comme il eft de leur devoir , & de ne pas per-
»mettre que dans leurs Diftricts il foit fait aucunes
levées pour l'Aggreffeur. S. M. Impériale ne
doute pas que ces Cercles ne voient d'eux mê-
» mes le péril qui menace chaque Etat en parti-
> culier & tout l'Empire en général. Certainement
»ils prévoient les maux qui réfulteroient d'un
bouleverſement total du Corps Germanique . Ils
»conçoivent qu'après la ruine des principaux
Etats , il ne refteroit aux autres que d'éprouver
»le même fort ; & que , l'occaſion le préfentant
Oppreffeur ne manqueroit pas de leur ravir
leurs Poffeffions , leurs Droits , leurs Libertés ,
& ( ce que les Membres de l'Empire ont de plus
»précieux ) , leur indépendance de leurs Co -Etats.
Ainfi S. M Impériale eft perfuadée que , fur des
>conſidérations fi importantes , ils fecoureront
de tout leur pouvoir l'Etat qui a été le premier
Denvahi, afin de prévenir le malheur de l'être eux190
MERCURE DE FRANCE.
» mêmes dans la fuite . Cependant comme d'un côré
les arrangemens concernant ce lecours exi-
» gent une nouvelle Ordonnance de l'Empire , &
» que de l'autre il est néceffaire de prendre des mefures
pour mettre déformais l'Allemagne en fû-
» reté , S. M. Imp. n'a pas voulu différer d'expo-
»fer , ainfi qu'Elle fait par la Préfente , aux Elec-
>> teurs , Princes & Etats , le danger éminent dont
>>l'Empire eft menacé , & ce qu'Elle a fair pour
mécarter l'orage. Elle leur déclare en même temps,
qu'elle défire d'eux qu'ils fe réuniffent inceffa
ment pour contribuer aux fecours qui doivent
Dêtre fournis , & qu'ils faffent part de leur délibé-
>> ration à S. M. Imp. , afin qu'on prenne de con-
» cert une réfolution ferme & Patriotique . Signé à
Vienne , le 14 Septembre 1756. »
la
Dans une nouvelle Déclaration qui paroît de
part du Roi de Pruffe , il eft dit : Que l'état de
profpérité , où la Maifon Electorale de Brandebourg
fe trouve depuis le commencement de ce
fiecle , & le zele de cette Maifon pour le maintien
des droits de l'Empire, & pour l'intérêt de la cauſe
Proteftante , ont excité contre S. M. Pruffienne
les vues de la Cour de Vienne , & ont animé cette
Cour à former des entreprifes pour l'affoiblir ;
que la Cour de Drefde n'a pu diffimuler non plus
fa façon de penfer à cet égard , & les fentimens
de haine qu'elle portoit à S. M. Pruffienne ; que
ces difpofitions des deux Cours ont produit entre
elles un concert de mefures qui tendoient à l'écrafer
, Elle & fa Maiſon Electorale , ou du moins
à la mettre dans un état de médiocrité , qui la
réduisit au rang des Electeurs les moins puiffans
de l'Empire ; qu'on s'étoit proposé de parvenir à
ce but , en commençant par la dépouiller des
acquifitions dont la divine Providence a couronné
NOVEMBRE . 1756 . 191
fon zele pour la gloire & les véritables intérêts
du Corps Germanique . Le Baron de Plotho , Miaiftre
du Roi de Pruffe à la Diete , en remettant
cette Déclaration aux autres Miniftres qui compofent
cette affemblée , a ajouté : « Que comme
on avoit mis le Roi fon Maître dans la néceffité
de ne plus ufer de ménagemens fur les découvertes
qu'il a faites au fujet des intentions des
> Cours de Vienne & de Drefde , S. M. Pruf-
>fienne ne tarderoit pas à mettre au jour les
preuves qu'Elle avoit en main du projet médité
par ces deux Cours pour la fubverfion de la
Maifon Electorale de Brandebourg , & pour
lui faire fubir le joug qui menaçoit en même
temps le reste de l'Empire. »
DE DRESDE , le 4 Octobre.
On reçut avant-hier la nouvelle de la bataille
qui s'eft donnée le premier de ce mois dans la
plaine de Welmina , entre l'armée Autrichienne
commandée par le Feld - Maréchal de Browne , &
celle à la tête de laquelle eft le Roi de Pruffe.
Les troupes de part & d'autre ont combattu avec
une valeur extraordinaire , & l'action a été des
plus fanglantes. Diverfes lettres font monter la
perte des Pruffiens au double de celle des Autri➡
chiens. Les premiers ont commandé quatre cens
charriots , & enlevé de tous côtés des chevaux
pour conduire ici leurs bleffés . Entre les Officiers
de marque qui ont été tués dans l'armée du Roi
de Pruffe , on compte les Généraux de Kleift &
de Forcade , & les ieurs de Luderitz , d'Oertz , de
Driefen & de Quadt , Majors Généraux. La nuit
qui a fuivi l'action , chacune des deux armées a
couché fur le terrein qu'elle occupoit avant le
192 MERCURE DE FRANCE.
combat. Le lendemain , les Pruffiens font revenus
àleur camp près d'Auffig. Le Roi de Prufle s'attribuant
, ainfi que les Autrichiens , l'avantage de
la bataille , fit chanter avant- hier le Te Deum
dans ce camp , au bruit d'une triple falve d'artillerie
& de moufqueterie. Ce Prince fe rendit le
même jour à Gros- Sedlitz , où eft le principal
quartier des troupes qui bloquent le camp de
Pirna. Sa Majefté Prullienne a ordonné de lever
vingt-deux mille hommes de recrues dans cet
Electorat , & tout le pays fe trouve dans un tel
épuifement , que plufieurs Payfans prennent volontairement
le parti du fervice . L'armée Saxonne
a reçu de Boheme par l'Elbe un convoi de vivres.
Le fieur de Groffe , Miniftre Plénipotentiaire
de l'Impératrice de Ruffie , communiqua le 23 du
mois dernier aux Miniftres Etrangers qui font en
cette Ville , une Déclaration datée du 4 , & portant
en ſubſtance : « Que comme S. M. Impériale
»de Ruffie dans les préparatifs qu'Elle avoit or
»donné de faire au printemps dernier , n'avoit eu
»pour but que de fe mettre en état de remplir fes
Dengagemens avec les Alliés , fuppofé que quel-
» qu'un d'eux fût attaqué , ces préparatifs de terre
& de mer avoient été fufpendus , auffi- tôt qu'on
avoit pu ſe flatter , que ce cas n'exifteroit pas de
»quelques temps , afin que tout l'Univers pût
Dêtre convaincu que S. M. Imp . Cz. étoit auffi
néloignée de mettre l'Europe en allarme fans une
»néceffité extrême , qu'Elle étoit difpofée à fe-
» courir fes Alliés , lorſqu'ils étoient menacés d'at
taque . Que loin de reconnoître les fentimens de
wcette Princeffe à cet égard , le Roi de Pruffe ,
quoiqu'il fût demeuré tranquille pendant les
»préparatifs de la Ruffie , & même quelque temps
après qu'on les eût ceffés , avoit commencé à
»faire
NOVEMBRE . 1756. 193
faire tout d'un coup de fi puiffans armemens ,
qu'ils avoient donné lieu d'appréhender que le
feu d'une guerre n'éclatât inceffamment . Que
» cependant , pour ne pas multiplier les craintes ,
» & ne pas fournir à S. M. Pr. un prétexte appa-
>> rent de troubler la tranquillité publique, la Ruffie
s'étoit abftenue de faire aucun nouveau mouve-
» ment , dans l'efperance que le Roi de Pruffe ,
imitant cet exemple , ne voudroit pas être auteur
» de la renaiffance des troubles . Mais que ce Prin-
>> ce ayant continué d'armer de toutes les forces ,
» fans le moindre relâche , & fans en alléguer
d'autre raiſon que l'idée qu'il s'étoit formée
» d'avoir une attaque à craindre , il avoit parlà
» donné fuffisamment à connoître qu'il ne cher-
>> choit qu'un prétexte pour troubler le repos de
» l'Europe. Qu'il eft conftant en effet , que lorfque
le Roi de Pruffe a preffé fes armemens avec
» le plus d'ardeur , ceux de la Ruſſie avoient ceffé
» depuis longtems , & que ceux de l'Impératrice
Reine de Hongrie & de Boheme n'ont commencé,
que lorfque les mouvemens fucceffifs
>>des Pruffiens & l'augmentation de leurs forces
» ont donné lieu de craindre pour la Boheme
»& pour la Moravie , d'autant plus qu'on n'igno-
»roit pas le mécontentement que le Roi de Pruffe
» avoit conçu de la conclufion du Traité de Ver
failles , quoique ce Prince , en concluant celui
qu'il a fait avec la Grande-Bretagne , n'eût
guere paru fe metre en peine de ce qu'on pour-
»roit en penfer à la Cour de Vienne. Qu'il eft
» donc évident , comme il le paroît à S. M. Imp.
» Cz. , que le Roi de Pruffe doit être confidéré
>>comme le premier auteur des troubles qui vone
»éclorre , quoiqu'il ait affecté de publier qu'il
n'avoit pris toutes ces mesures que pour fe
IS
194 MERCURE DE FRANCE.
»défendre contre fes ennemis , lefquels n'ont
»exifté que dans la fuppofition qu'il en a faite .
Que c'eft néanmoins fur cette fuppofition qu'il
» s'eft cru en droit de faire demander à l'Impératrice
Reine de Hongrie & de Boheme une
explication , de même que fur les préparatifs
»de cette Princeffe , en ajoutant à cette demande
que fi la réponſe n'étoit pas à fon gré , il protef-
»toit devant Dieu qu'il ne feroit pas refponfable
des fuites qui en réfulteroient. Qu'attendu tou
»tes ces circonftances , l'Impératrice de Ruffie ne
peut cacher plus long - temps les véritables fentimens
dont Elle eft remplie à cet égard , ni
s'empêcher de déclarer , que comme Elle ne
»peut regarder d'un oeil indifférent toute invafion
» qui feroit faite dans les Etats de fes Alliés , par-
»ticuliérement dans les Etats de l'Impératrice
»Reine de Hongrie , & dans les Etats Electoraux
» de Saxe , Elle fournira un prompt & puiſſant
fecours à la Puiffance injuftement attaquée , &
qu'Elle ne fe croira nullement reſponſable des
»fuites que la conduite préfente & menaçante du
Roi de Pruffe entraînera après elle. »>
D
DE BERLIN , le 6 Octobre.
Le 3 de ce mois au matin , le fieur d'Oppen ,
Aide de Camp du Roi , arriva de Boheme , précédé
de quatorze Poftillons fonnant du Cor . Cet Officier
a remis aux deux Reines des lettres , par
lefquelles Sa Majefté informe ces Princeffes des
principaux détails de la bataille du premier de
ce mois. Le Prince François de Brunfwic vient
d'être fait Major Général .
Cette Cour a fait affurer les Puiffances , dont
les Sujets ont des fonds dans la Steur , qu'ils
NOVEMBRE. 1756. 195
recevront le paiement de leurs arrérages aux
termes de l'échéance , fans qu'il foit rien changé
aux arrangemens pris à cet égard . Sa Majefté
a fait donner en particulier les plus fortes affurances
fur cet article aux Etats Generaux des Provinces-
Unies.
DE VIENNE , le 25 Septembre.
On a fait pendant trois jours dans toutes les
Eglifes , des prieres publiques pour la profpérité
des Amesde l'Impératrice keine. Cette Princeffe
a ordonné que les Chambres de fes Finances fourniffent
sing kieutzers par jour pour chacun des
garçons , depuis l'age de huit ans jufqu'à feize ,
qui doivent être transférés de Boheme en Autriche.
Ceux depuis feize ans jufqu'à quarante- cinq ,
formeront un Corps de Milices. Ils auront fept
kreutzers de paie par jour , & on leur donnera
186 MERCURE DE FRANCE.
un uniforme. Lorfque la tranquillité ſera rendue
à l'Allemagne , on les renverra chez eux .
DE PRESBOURG , le 26 Septembre.
En attendant les réfolutions que les Etats de
Hongrie prendront pour fournir à l'Impératrice
Reine les fecours néceffaires dans la conjoncture
préfente , plufieurs Seigneurs ont fait éclater d'avance
le zele dont ils font animés. La Maiſon
d'Efterhafi a donné l'exemple , & elle a offert la
premiere de lever à fes dépens un Régiment.
Quelques autres des Maifons les plus confidérables
de ce Royaume ont fait la même offre . Elles
ont été imitées par divers Evêques & riches Bénéficiers.
Du Quartier Général du Prince Picolemini à
Spalena-Lhotka , le 29 Septembre 1756 .
Le Baron de Buccow , Lieutenant - Feld- Maréchal
, qui étoit en avant pour obferver les monvemens
du Feld- Maréchal de Schwerin , ayant
appris que ce Général s'avançoit en forces , fe
replia fur Slavietin , enfuite à Oberb'eff , & le
21 il fe pofta derriere le pont de Schmirlitz. Le
22 il détacha le Baron Lufinski , Colonel Commandant
du Régiment de Feftetitz , avec quatre
cens Dragons des Régimens de Bathiani & de
Collowrath , & cent cinquante Huffards pour inquiéter
les ennemis. A la pointe du jour , le
Baron Lufinsky découvrit quelques E'cadrons
Pruffiens. Il les fit attaquer par fes Huffards. Les
Dragons de Bathiani & de Collowrath , fans attendre
l'ordre , donnerent de leur côté avec fureur.
Les Escadrons ennemis furent culbutés . Leur
perte monte à trois cens hommes , & on leur a
NOVEMBRE . 1756. 187
fait plufieurs prifonniers . Du côté des Autrichiens,
il eft reſté cent vingt Dragons ou Huffards fur le
champ de bataille. Aujourd'hui les troupes du
-Feld - Maréchal de Schwerin ont fait un grand
fourrage. Le Régiment de Bethléem entra hier
dans notre camp.
DE RATISBONNE , le 7 Octobre.
Voici l'Extrait du Refcrit que l'Empereur a addreffé
au Roi de Pruffe. « Nous François , par la
» grace de Dieu , Empereur des Romains , &c.
» Non feulement il eft notoire à tout l'Empire ,
mais il nous a été repréſenté par S. M. le Roi
» de Pologne Electeur de Saxe , que V. M. Electeur
» de Brandebourg étoit tombée hoftilement , par
» deux endroits , fur les Etats Electoraux de Saxe
avec une armée d'environ foixante mille hom-
» mes ; qu'Elle s'étoit emparée de la plus grande
partie de ces Etats ; que dès que vos troupes y
» furent entrées , elles commencerent par exiger
> du pays une quantité de livraiſons , qui alloit
beaucoup au-delà de fes facultés ; qu'on enleva
» aux Sujets leur bétail , leurs chevaux & leurs Va-
>>lets : qu'on s'empara de Léipfick , ainfi que des
> autres Villes ; qu'on faifit & dépouilla toutes les
caifles; qu'il fut défendu , fous peine de la vie ,
» à tous les Caifliers , Confeillers de Ville ,
» Marchands & autres Sujets , de rien payer dé-
»formais à l'Electeur de Saxe , & qu'ils eurent
>>ordre de remettre à Votre Majefté toutes les rentes
, accifes , tailles , & autres impôts du pays.
» que V. M. a fait prifonniers tous les Militaires
ɔɔde l'Electorat , qui font tombés en votre puif-
» fance ; & que même , contre le droit des gens ,
won a retenu plufieurs jours , comme tel , le
ISS MERCURE DE FRANCE.
» Général Méager que l'Electeur fon Maître avoi
envoyé vers vous avec des lettres : enfin que de
»telles hoftilités ont obligé le Roi de Pologne :
Electeur de Saxe , d'abandonner ſa réfidence ce
»Drefde , & d'aller chercher avec les troupes un
»azyle , qui pût affurer fa liberté d'Etat de l'Emmpire.
De plus, la Déclaration que V. M. a fait
»publier à Berlin , ne nous a pas permis d'igno-
»rer, que fes grands préparatifs de guerre étoient
deftinés contre les Etats Royaux & Electoraнx
» de Boheme , & qu'Elle alloit envahir encore
» d'autres Provinces de l'Empire . V. M. doit
>> reconnoître d'Elle - même que des vexations
>>auffi inouis contre l'Electorat de Saxe , les vio-
»lences & les pillages de vos troupes , leurs mena-
Dces de ravager tout par le fer & par le feu , la
» marche annoncée contre d'autres Etars , font
directement oppofées aux Loix de l'Empire. Ces
»entrepriſes bleffant notre autorité Impériale & la
»dignité de l'Empire , & renverfant toute la Confwtitution
du Corps Germanique , Nous nous
voyons indifpenfablement obligés , en vertu de
»notre Office Impérial , de remplir ce qu'exigent
» de nous l'adminiſtration de l'autorité qui nous
»a été confiée ; les Libertés de l'Allemagne ; la
> fûreté commune de tous les Etats de l'Empire ;
>>la tranquillité publique ; & les fermens folem-
»nels que nous avons faits d'obferver notre Ca-
»pitulation Impériale. A ces Cauſes , & par la
»plénitude de notre Pouvoir , nous commandons
très-férieufement à Votre Majefté , de faire ceffer
>> incontinent toutes violences contraires au repos
»public , & de renoncer à toute invaſion dans l'E-
>>lectorat de Saxe & dans d'autres pays de l'Allemagne.
Nous vous enjoignons de retirer vos
troupes fans aucun délai , & de ceffer des armeNOVEMBRE
. 1756. 189
X
mens dangereux pour la fûreté générale de l'Em-
» pire ; de réparer tous les dommages commis
» de reftituer ce qui a été pris ; & de nous infor-
» mer de l'exactitude avec laquelle vous aurez exécuté
ces ordres. Donné à Vienne , le 13 Septem
» bre 17:56. ”
Le Décret envoyé à la Diete par l'Empereur ,
n'eft pas conçu dans des termes moins forts . Il finit
ainfi . « Comme il ne faut rien négliger pour
>> arrêter le cours du défordre , & que le preflant
» danger où le trouve l'Electeur de Saxe , exige
>> une très prompte affiftance , on rappelle tous les
Habitans ou Naturels de l'Empire , qui font em,
» ployés au fervice & à la préfente expédition du
» Roi de Pruffe Electeur de Brandebourg. On re-
» commande auffi à tous les Cercles de l'Empire
de fecourir promptement la Paitie fouffrante
»comme il eft de leur devoir , & de ne pas per-
»mettre que dans leurs Diftricts il foit fait aucunes
levées pour l'Aggreffeur. S. M. Impériale ne
doute pas que ces Cercles ne voient d'eux mê-
» mes le péril qui menace chaque Etat en parti-
> culier & tout l'Empire en général. Certainement
»ils prévoient les maux qui réfulteroient d'un
bouleverſement total du Corps Germanique . Ils
»conçoivent qu'après la ruine des principaux
Etats , il ne refteroit aux autres que d'éprouver
»le même fort ; & que , l'occaſion le préfentant
Oppreffeur ne manqueroit pas de leur ravir
leurs Poffeffions , leurs Droits , leurs Libertés ,
& ( ce que les Membres de l'Empire ont de plus
»précieux ) , leur indépendance de leurs Co -Etats.
Ainfi S. M Impériale eft perfuadée que , fur des
>conſidérations fi importantes , ils fecoureront
de tout leur pouvoir l'Etat qui a été le premier
Denvahi, afin de prévenir le malheur de l'être eux190
MERCURE DE FRANCE.
» mêmes dans la fuite . Cependant comme d'un côré
les arrangemens concernant ce lecours exi-
» gent une nouvelle Ordonnance de l'Empire , &
» que de l'autre il est néceffaire de prendre des mefures
pour mettre déformais l'Allemagne en fû-
» reté , S. M. Imp. n'a pas voulu différer d'expo-
»fer , ainfi qu'Elle fait par la Préfente , aux Elec-
>> teurs , Princes & Etats , le danger éminent dont
>>l'Empire eft menacé , & ce qu'Elle a fair pour
mécarter l'orage. Elle leur déclare en même temps,
qu'elle défire d'eux qu'ils fe réuniffent inceffa
ment pour contribuer aux fecours qui doivent
Dêtre fournis , & qu'ils faffent part de leur délibé-
>> ration à S. M. Imp. , afin qu'on prenne de con-
» cert une réfolution ferme & Patriotique . Signé à
Vienne , le 14 Septembre 1756. »
la
Dans une nouvelle Déclaration qui paroît de
part du Roi de Pruffe , il eft dit : Que l'état de
profpérité , où la Maifon Electorale de Brandebourg
fe trouve depuis le commencement de ce
fiecle , & le zele de cette Maifon pour le maintien
des droits de l'Empire, & pour l'intérêt de la cauſe
Proteftante , ont excité contre S. M. Pruffienne
les vues de la Cour de Vienne , & ont animé cette
Cour à former des entreprifes pour l'affoiblir ;
que la Cour de Drefde n'a pu diffimuler non plus
fa façon de penfer à cet égard , & les fentimens
de haine qu'elle portoit à S. M. Pruffienne ; que
ces difpofitions des deux Cours ont produit entre
elles un concert de mefures qui tendoient à l'écrafer
, Elle & fa Maiſon Electorale , ou du moins
à la mettre dans un état de médiocrité , qui la
réduisit au rang des Electeurs les moins puiffans
de l'Empire ; qu'on s'étoit proposé de parvenir à
ce but , en commençant par la dépouiller des
acquifitions dont la divine Providence a couronné
NOVEMBRE . 1756 . 191
fon zele pour la gloire & les véritables intérêts
du Corps Germanique . Le Baron de Plotho , Miaiftre
du Roi de Pruffe à la Diete , en remettant
cette Déclaration aux autres Miniftres qui compofent
cette affemblée , a ajouté : « Que comme
on avoit mis le Roi fon Maître dans la néceffité
de ne plus ufer de ménagemens fur les découvertes
qu'il a faites au fujet des intentions des
> Cours de Vienne & de Drefde , S. M. Pruf-
>fienne ne tarderoit pas à mettre au jour les
preuves qu'Elle avoit en main du projet médité
par ces deux Cours pour la fubverfion de la
Maifon Electorale de Brandebourg , & pour
lui faire fubir le joug qui menaçoit en même
temps le reste de l'Empire. »
DE DRESDE , le 4 Octobre.
On reçut avant-hier la nouvelle de la bataille
qui s'eft donnée le premier de ce mois dans la
plaine de Welmina , entre l'armée Autrichienne
commandée par le Feld - Maréchal de Browne , &
celle à la tête de laquelle eft le Roi de Pruffe.
Les troupes de part & d'autre ont combattu avec
une valeur extraordinaire , & l'action a été des
plus fanglantes. Diverfes lettres font monter la
perte des Pruffiens au double de celle des Autri➡
chiens. Les premiers ont commandé quatre cens
charriots , & enlevé de tous côtés des chevaux
pour conduire ici leurs bleffés . Entre les Officiers
de marque qui ont été tués dans l'armée du Roi
de Pruffe , on compte les Généraux de Kleift &
de Forcade , & les ieurs de Luderitz , d'Oertz , de
Driefen & de Quadt , Majors Généraux. La nuit
qui a fuivi l'action , chacune des deux armées a
couché fur le terrein qu'elle occupoit avant le
192 MERCURE DE FRANCE.
combat. Le lendemain , les Pruffiens font revenus
àleur camp près d'Auffig. Le Roi de Prufle s'attribuant
, ainfi que les Autrichiens , l'avantage de
la bataille , fit chanter avant- hier le Te Deum
dans ce camp , au bruit d'une triple falve d'artillerie
& de moufqueterie. Ce Prince fe rendit le
même jour à Gros- Sedlitz , où eft le principal
quartier des troupes qui bloquent le camp de
Pirna. Sa Majefté Prullienne a ordonné de lever
vingt-deux mille hommes de recrues dans cet
Electorat , & tout le pays fe trouve dans un tel
épuifement , que plufieurs Payfans prennent volontairement
le parti du fervice . L'armée Saxonne
a reçu de Boheme par l'Elbe un convoi de vivres.
Le fieur de Groffe , Miniftre Plénipotentiaire
de l'Impératrice de Ruffie , communiqua le 23 du
mois dernier aux Miniftres Etrangers qui font en
cette Ville , une Déclaration datée du 4 , & portant
en ſubſtance : « Que comme S. M. Impériale
»de Ruffie dans les préparatifs qu'Elle avoit or
»donné de faire au printemps dernier , n'avoit eu
»pour but que de fe mettre en état de remplir fes
Dengagemens avec les Alliés , fuppofé que quel-
» qu'un d'eux fût attaqué , ces préparatifs de terre
& de mer avoient été fufpendus , auffi- tôt qu'on
avoit pu ſe flatter , que ce cas n'exifteroit pas de
»quelques temps , afin que tout l'Univers pût
Dêtre convaincu que S. M. Imp . Cz. étoit auffi
néloignée de mettre l'Europe en allarme fans une
»néceffité extrême , qu'Elle étoit difpofée à fe-
» courir fes Alliés , lorſqu'ils étoient menacés d'at
taque . Que loin de reconnoître les fentimens de
wcette Princeffe à cet égard , le Roi de Pruffe ,
quoiqu'il fût demeuré tranquille pendant les
»préparatifs de la Ruffie , & même quelque temps
après qu'on les eût ceffés , avoit commencé à
»faire
NOVEMBRE . 1756. 193
faire tout d'un coup de fi puiffans armemens ,
qu'ils avoient donné lieu d'appréhender que le
feu d'une guerre n'éclatât inceffamment . Que
» cependant , pour ne pas multiplier les craintes ,
» & ne pas fournir à S. M. Pr. un prétexte appa-
>> rent de troubler la tranquillité publique, la Ruffie
s'étoit abftenue de faire aucun nouveau mouve-
» ment , dans l'efperance que le Roi de Pruffe ,
imitant cet exemple , ne voudroit pas être auteur
» de la renaiffance des troubles . Mais que ce Prin-
>> ce ayant continué d'armer de toutes les forces ,
» fans le moindre relâche , & fans en alléguer
d'autre raiſon que l'idée qu'il s'étoit formée
» d'avoir une attaque à craindre , il avoit parlà
» donné fuffisamment à connoître qu'il ne cher-
>> choit qu'un prétexte pour troubler le repos de
» l'Europe. Qu'il eft conftant en effet , que lorfque
le Roi de Pruffe a preffé fes armemens avec
» le plus d'ardeur , ceux de la Ruſſie avoient ceffé
» depuis longtems , & que ceux de l'Impératrice
Reine de Hongrie & de Boheme n'ont commencé,
que lorfque les mouvemens fucceffifs
>>des Pruffiens & l'augmentation de leurs forces
» ont donné lieu de craindre pour la Boheme
»& pour la Moravie , d'autant plus qu'on n'igno-
»roit pas le mécontentement que le Roi de Pruffe
» avoit conçu de la conclufion du Traité de Ver
failles , quoique ce Prince , en concluant celui
qu'il a fait avec la Grande-Bretagne , n'eût
guere paru fe metre en peine de ce qu'on pour-
»roit en penfer à la Cour de Vienne. Qu'il eft
» donc évident , comme il le paroît à S. M. Imp.
» Cz. , que le Roi de Pruffe doit être confidéré
>>comme le premier auteur des troubles qui vone
»éclorre , quoiqu'il ait affecté de publier qu'il
n'avoit pris toutes ces mesures que pour fe
IS
194 MERCURE DE FRANCE.
»défendre contre fes ennemis , lefquels n'ont
»exifté que dans la fuppofition qu'il en a faite .
Que c'eft néanmoins fur cette fuppofition qu'il
» s'eft cru en droit de faire demander à l'Impératrice
Reine de Hongrie & de Boheme une
explication , de même que fur les préparatifs
»de cette Princeffe , en ajoutant à cette demande
que fi la réponſe n'étoit pas à fon gré , il protef-
»toit devant Dieu qu'il ne feroit pas refponfable
des fuites qui en réfulteroient. Qu'attendu tou
»tes ces circonftances , l'Impératrice de Ruffie ne
peut cacher plus long - temps les véritables fentimens
dont Elle eft remplie à cet égard , ni
s'empêcher de déclarer , que comme Elle ne
»peut regarder d'un oeil indifférent toute invafion
» qui feroit faite dans les Etats de fes Alliés , par-
»ticuliérement dans les Etats de l'Impératrice
»Reine de Hongrie , & dans les Etats Electoraux
» de Saxe , Elle fournira un prompt & puiſſant
fecours à la Puiffance injuftement attaquée , &
qu'Elle ne fe croira nullement reſponſable des
»fuites que la conduite préfente & menaçante du
Roi de Pruffe entraînera après elle. »>
D
DE BERLIN , le 6 Octobre.
Le 3 de ce mois au matin , le fieur d'Oppen ,
Aide de Camp du Roi , arriva de Boheme , précédé
de quatorze Poftillons fonnant du Cor . Cet Officier
a remis aux deux Reines des lettres , par
lefquelles Sa Majefté informe ces Princeffes des
principaux détails de la bataille du premier de
ce mois. Le Prince François de Brunfwic vient
d'être fait Major Général .
Cette Cour a fait affurer les Puiffances , dont
les Sujets ont des fonds dans la Steur , qu'ils
NOVEMBRE. 1756. 195
recevront le paiement de leurs arrérages aux
termes de l'échéance , fans qu'il foit rien changé
aux arrangemens pris à cet égard . Sa Majefté
a fait donner en particulier les plus fortes affurances
fur cet article aux Etats Generaux des Provinces-
Unies.
Fermer
Résumé : ALLEMAGNE.
En Allemagne, des prières publiques ont été organisées pendant trois jours pour la prospérité de l'âme de l'Impératrice Reine. Cette dernière a ordonné aux Chambres des Finances de fournir six kreutzers par jour pour chaque garçon âgé de huit à seize ans, transférés de Bohême en Autriche. Les jeunes âgés de seize à quarante-cinq ans formeront un corps de milices, recevront sept kreutzers de paie par jour et un uniforme, et seront renvoyés chez eux une fois la tranquillité rétablie. À Presbourg, plusieurs seigneurs ont offert de lever des régiments à leurs frais, imités par divers évêques et riches bénéficiaires. Le Baron de Buccow, Lieutenant-Feld-Maréchal, s'est replié face aux forces du Feld-Maréchal de Schwerin. Le Baron Lufinski a attaqué des escadrons prussiens, causant des pertes significatives. L'Empereur a adressé un écrit au Roi de Prusse, dénonçant les hostilités prussiennes en Saxe, les pillages et les exactions. Il a commandé au Roi de Prusse de cesser ces violences, de retirer ses troupes et de réparer les dommages. La Diète impériale a été informée du danger menaçant l'Empire et appelée à secourir l'Électorat de Saxe. Le Roi de Prusse a publié une déclaration accusant les cours de Vienne et de Dresde de conspirer contre la Maison Electorale de Brandebourg. Une bataille a eu lieu entre les armées autrichienne et prussienne, avec des pertes lourdes des deux côtés. Le Roi de Prusse a ordonné de lever des recrues en Saxe, malgré l'épuisement du pays. La Russie a suspendu ses préparatifs militaires, espérant éviter la guerre, mais le Roi de Prusse a continué d'armer. Le texte mentionne également les tensions croissantes en Europe, particulièrement entre le Roi de Prusse et l'Impératrice Reine de Hongrie et de Bohême. Le Roi de Prusse est considéré comme le principal instigateur des troubles, bien qu'il ait prétendu agir en défense contre des ennemis supposés. L'Impératrice de Russie a déclaré qu'elle fournirait un soutien rapide et puissant à toute puissance injustement attaquée, notamment les États de l'Impératrice Reine de Hongrie et les États électoraux de Saxe. Le 3 octobre, le sieur d'Oppen, Aide de Camp du Roi de Prusse, a apporté des lettres aux deux Reines détaillant la bataille du 1er octobre. La Cour de Prusse a également assuré les puissances ayant des fonds dans la Steur qu'ils recevraient le paiement de leurs arrérages aux termes prévus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12378
p. 24
VERS pour un Ami de l'Auteur, qu'une jeune Demoiselle qu'il aimoit, avoit mis, en badinant, à la porte, le premier jour de Mai. (C'est l'Amant qui parle à sa Maîtresse.)
Début :
AU temps jadis, quand un Amant courtois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS pour un Ami de l'Auteur, qu'une jeune Demoiselle qu'il aimoit, avoit mis, en badinant, à la porte, le premier jour de Mai. (C'est l'Amant qui parle à sa Maîtresse.)
VERS pour un Ami de l'Auteur, qu'une
jeune Demoiselle qu'il aimoit, avoit
mis, en badinant, à la porte, le premier
jour de Mai.
(C'est l'Amant qui parle à sa Maîtresse.)
AU temps jadis, quand un Amant courtois
Alloit offrir à ſa jeune Maîtreſſe
Un beau Mai verd, gage de ſa tendreſſe ;
Le tendre objet qui ſoi donnoit des loix,
Ne recevoit ſoh amour de la forte,
Et le Mai ſeul étoit mis à la porte.
Par le même.
jeune Demoiselle qu'il aimoit, avoit
mis, en badinant, à la porte, le premier
jour de Mai.
(C'est l'Amant qui parle à sa Maîtresse.)
AU temps jadis, quand un Amant courtois
Alloit offrir à ſa jeune Maîtreſſe
Un beau Mai verd, gage de ſa tendreſſe ;
Le tendre objet qui ſoi donnoit des loix,
Ne recevoit ſoh amour de la forte,
Et le Mai ſeul étoit mis à la porte.
Par le même.
Fermer
12379
p. 216
« Les Vers en Musique doivent regarder la page 54. [...] »
Début :
Les Vers en Musique doivent regarder la page 54. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Vers en Musique doivent regarder la page 54. [...] »
Les Vers en Mufique doivent regarder la page sai
Fermer
12380
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 78. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 78. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 78. [...] »
La Chanfon notée doit regarder la page 78.
Fermer
12381
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY,
rue & vis-à-vis la Comédie Françoile.
rue & vis-à-vis la Comédie Françoile.
Fermer
12382
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch, Ant. Jombert,
Fermer
12383
p. 202-203
DE GENES, le 13 Décembre.
Début :
Une Académie de Peinture, de Sculpture & d'Architecture, tant Civile que Militaire, vient [...]
Mots clefs :
Académie, Peinture, Sculpture, Architecture, Gênes, Beaux-arts, Assemblée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE GENES, le 13 Décembre.
DE GENES, le 13 Décembre.
Une Académie de Peinture, de Sculpture &
d'Architecture, tant Civile que Militare, vient
d'ètre établie sous la protection du Sénat. Cet
établi ssement, également ptopre à illustret la
Viile de Génes, & à favoriser le progrès des
Beaux-Arts, est du priacipalement aux soins du
Dac de Massa-Nora, plus recommandable enco-
re pat ses lumieres que par son iliustre naissance. La
nouvelie Académie est compo ée de trente Acadé-
miciens Honoraues, tous pris dins le Corps des
Nobles, & de trente six Artistes, distribués en dif-
serentes Classes. Elie &t le 5l'ouverture de ses
FEVRIER.
1752.
203
Séances par une Assemblée publique, à laquelle se
trouverent la plupart des Sénateurs, & un grand
nombre d'autres personnes de distinction. Le Mar-
quis Jacques-Philippe Durazzo, Directeur de la
Compagnie, prononça un Discours sur l'excellence
& l'utilité des Beaux Arts. On lut ensuite le Régle-
ment qui fixe l'administration de l'Académie, &
dont un article assure aux jeunes Eleves l'avan-
tage de recevoir gratuitement toutes les instruc-
tions qui leur seront nécessaires. Cette Assemblée
s'est tenue oans le Palais du Marquis Jean-Fran-
çois Brignolé de Sale, Sénateur Perpétuel, qui a
rempli la Dignité de Doge avec tant d'applaudis-
sement, & que son zéle pour la Patrie a tendu si
cher à tous les Génois.
Une Académie de Peinture, de Sculpture &
d'Architecture, tant Civile que Militare, vient
d'ètre établie sous la protection du Sénat. Cet
établi ssement, également ptopre à illustret la
Viile de Génes, & à favoriser le progrès des
Beaux-Arts, est du priacipalement aux soins du
Dac de Massa-Nora, plus recommandable enco-
re pat ses lumieres que par son iliustre naissance. La
nouvelie Académie est compo ée de trente Acadé-
miciens Honoraues, tous pris dins le Corps des
Nobles, & de trente six Artistes, distribués en dif-
serentes Classes. Elie &t le 5l'ouverture de ses
FEVRIER.
1752.
203
Séances par une Assemblée publique, à laquelle se
trouverent la plupart des Sénateurs, & un grand
nombre d'autres personnes de distinction. Le Mar-
quis Jacques-Philippe Durazzo, Directeur de la
Compagnie, prononça un Discours sur l'excellence
& l'utilité des Beaux Arts. On lut ensuite le Régle-
ment qui fixe l'administration de l'Académie, &
dont un article assure aux jeunes Eleves l'avan-
tage de recevoir gratuitement toutes les instruc-
tions qui leur seront nécessaires. Cette Assemblée
s'est tenue oans le Palais du Marquis Jean-Fran-
çois Brignolé de Sale, Sénateur Perpétuel, qui a
rempli la Dignité de Doge avec tant d'applaudis-
sement, & que son zéle pour la Patrie a tendu si
cher à tous les Génois.
Fermer
12384
p. 210-211
« Messire Joseph de la Motte-Guerin, Maréchal des Camps & Armées du Roi, [...] »
Début :
Messire Joseph de la Motte-Guerin, Maréchal des Camps & Armées du Roi, [...]
Mots clefs :
Maréchal, Gouverneur, Fille, Comte, Capitaine, Morts
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Messire Joseph de la Motte-Guerin, Maréchal des Camps & Armées du Roi, [...] »
Meffire
Jofeph
de
la
Motte
-
Guerin
,
Maréchal
des
Camps
&
Armées du
Roi
,
Gouverneur
de
Philippeville
,
nommé
pour
commander
en
Hai-
nault
,
mourut
à
Orly
le
22 de
Juin
,
âgé
de
foi-
xante
-
fix
ans
.
Sa
Majesté
a
difpofe
de
ce
Gouvernement
en
faveur
du
Marquis
de
Jumilhac
.
Marie - Gabrielle- Charlotte Louiſe de Melun,
fille de feu Jean-Alexandre de Melun , Meftre de
Camp , commandant le Régiment Royal- Cava
lerie , & de Louife-Elifabeth de Melun , mourutà
Verſailles le 14 Juillet dans la fleur de fon âge,
Les vertus dont elle étoit douée l'ont faite regre
ter de toute la Cour.
mouEftienne , Comte de Tiercelin de Broffe ,
rut le 9 de ce mois dans fon Château de Beau
cour en Picardie. La Maiſon de Tiercelin de
Broffe eft éteinte par fa mort. Il ne laiffe qu'une
fille mariée au Comte de Riencourt , ci-devant
Capitaine de Cavalerie.
Meffire Louis- Céfar de Combault d'Auteuil ,
AOUST
.
1759
.
217
ཤ
Ecuyer
du
Prince
de
Condé
,
mourut
à
Paris
le
rs
gé
de
quatre
vingt
dix
-
fept
ans
.
Pierrette Dubois , née à Belleville- lez-Paris ,
Jeuve de Pierre Finot , eft morte en cette Ville
ers , dans la cent cinquième année de fon âge.
Jofeph
de
la
Motte
-
Guerin
,
Maréchal
des
Camps
&
Armées du
Roi
,
Gouverneur
de
Philippeville
,
nommé
pour
commander
en
Hai-
nault
,
mourut
à
Orly
le
22 de
Juin
,
âgé
de
foi-
xante
-
fix
ans
.
Sa
Majesté
a
difpofe
de
ce
Gouvernement
en
faveur
du
Marquis
de
Jumilhac
.
Marie - Gabrielle- Charlotte Louiſe de Melun,
fille de feu Jean-Alexandre de Melun , Meftre de
Camp , commandant le Régiment Royal- Cava
lerie , & de Louife-Elifabeth de Melun , mourutà
Verſailles le 14 Juillet dans la fleur de fon âge,
Les vertus dont elle étoit douée l'ont faite regre
ter de toute la Cour.
mouEftienne , Comte de Tiercelin de Broffe ,
rut le 9 de ce mois dans fon Château de Beau
cour en Picardie. La Maiſon de Tiercelin de
Broffe eft éteinte par fa mort. Il ne laiffe qu'une
fille mariée au Comte de Riencourt , ci-devant
Capitaine de Cavalerie.
Meffire Louis- Céfar de Combault d'Auteuil ,
AOUST
.
1759
.
217
ཤ
Ecuyer
du
Prince
de
Condé
,
mourut
à
Paris
le
rs
gé
de
quatre
vingt
dix
-
fept
ans
.
Pierrette Dubois , née à Belleville- lez-Paris ,
Jeuve de Pierre Finot , eft morte en cette Ville
ers , dans la cent cinquième année de fon âge.
Fermer
Résumé : « Messire Joseph de la Motte-Guerin, Maréchal des Camps & Armées du Roi, [...] »
En 1759, plusieurs décès notables ont été enregistrés. Joseph de la Motte-Guerin, Maréchal des Camps et Armées du Roi, Gouverneur de Philippeville et commandant en Hainaut, est décédé à Orly le 22 juin à l'âge de soixante-six ans. Le roi a nommé le Marquis de Jumilhac pour le remplacer. Marie-Gabrielle-Charlotte-Louise de Melun, fille de Jean-Alexandre de Melun et de Louise-Élisabeth de Melun, est morte à Versailles le 14 juillet à un jeune âge. Elle était connue pour ses vertus et regrettée par toute la Cour. Étienne, Comte de Tiercelin de Brousse, est décédé le 9 du mois dans son château de Beaucourt en Picardie, éteignant ainsi la Maison de Tiercelin de Brousse. Il laisse une fille mariée au Comte de Riencourt, ancien Capitaine de Cavalerie. Louis-César de Combault d'Auteuil, Écuyer du Prince de Condé, est mort à Paris à l'âge de quatre-vingt-sept ans. Enfin, Pierrette Dubois, née à Belleville-lez-Paris et veuve de Pierre Finot, est décédée à Paris à l'âge de cent cinq ans.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12385
p. 2456-2459
PROMOTION d'Officiers de Marine, du 30 Septembre 1731 .
Mots clefs :
Officiers de marine, Vaisseaux, Chevaliers, Brigades, Artillerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PROMOTION d'Officiers de Marine, du 30 Septembre 1731 .
PROMOTION d'Officiers de Marine,
du 30 Septembre 1731 .
M
Capitaines de Vaisseaux , z4.
ESSIEURS de Sesmaisons. Des
quilles.Comte du Quesne.La Chaire
Beaupoirier. Galiffet. de Kermada
Huon. Ravenel. De Cheylus. De Sabran
Bagnols. Bisault.De Joganville. Baraudin
Breugnon. S. Clair. La Maisonfort du Bois
des Cours. Chevalier de S. Hermine. Toranl.
Comtes des Gouttes. La Jonquiere.
Coulombe . Mauclere. Du Quesnel . Chevalier
d'Albert. De Pardaillan.
Taissea Lieutenans de Vaisseaux , 49.
Messieurs Du Plessis Faucherie. De
Réals. La Prévalais. De Vassan. De Liesta.
Davaleau . Destry. Clancy. De Selve l'aîné.
Desbois. Beaumont le Normant., La
Grandiere. Rousier de Bellisle. Courat de
SurOCTOBR
E. 1731. 2457
Surmont. Pepiner . Vincheguerre. Droualen.
De Cussy, Desgrez Mont S. Pere
Rambures. Bodon de Moisan. Champ-`
martin. Du Tillet. Fonsenai Ruillé. De
Fraïgne. Chevalier du Mené. Chevalier
de Meré. Boisrond d'Orignac. Du Gaspern.
Silly de Louvigny. S. Légier Despannes.
Francfort Mesnier. D'Ypreville.
Pepin de Maisonneuve. Chevalier de
Réals . Longueval d'Haraucourt . Luzenno
de Kersalaun . De Brague. Chevalier
d'Ervaux . Chevalier de Montlovet , Ayde
Major. Du Houlbec. De Rossel . Penandref
de Kersȧuzon . De Rimberlieu . Chevalier
de Kerlorec. De Chabannes. De
Martonne. Chevalier de Flavacourt. Mar
quis de Florensac.
Enseignes de Vaisseaux , 116.
Messieurs Desgots , cadet. Chabert de
Burgues. Daubigny , l'aîné . Téodat de Sossionde.
De Kervenny . La Chivert la Bossierre.
De Gats. De Bournonville. De
Granvil. Clavier . Du Chesineur . Poutevez
cadet. Chevalier de Kersauzon . Du Gémeaux
. La Fregonniere. Keramel Patcevaux
. De Montalet . Dessonville . Marcouville.
La Villeon . De Barazer. Bréchart.
Chevalier de Cogolin. Kerjeanmol. Damblart
2458 MERCURE DE FRANCE
blart de Lasmatre . De Rochemaure la
Devese. De Drucourt. Du Bois de Macquillé
. De Marolies .Ripert.Des Goutte la
Salle. Viry de Lacerée. Chevalier de Pannat.
Chevalier de Villiers.De Mine Quinson.
Muzino: Du Chateau, Beaulieu Thivas
Rolland. Dacher. Chevalier de Requiston.
De Mézières . S. Hilaire . De Sabran
Grammont. Colbert de Turgis.Chevalier
de Parcevaux . De Coetsaillan.D'Herville.
Droüalen. Kersa de Boisgerlin . Kerjean
Kerjean. De Cabannous. De Guerros
. De Molien. Saint- Laurens de Sartres.
Darcy Montfriol. Beaudouvin . De Gouyon
miniac. Chevalier de Castillon, Chevalier
de la Routiere. S. André Montmejean,
S. Allouarne. De Font Rivaux. La
Maisonfort le cadet. Kermabon. Montfort
Gaillardbois , Darquemont, De Tour
Sagny. Cogolin le cadet. De Saliez. Du
Mesnil Norey. Kerlerec de Kerrasegan .
Motheux le cadet. De Merville . Cheva
lier de Vence. Chevalier de Villevieille.
De Gourselas. Thiersant. De Tetreneyre.
Beaussier de Quiez . De Chezac. Jubert de
Bouville. De Chancy . De Kersaint. Tredern
du Drence. De Savigny. De Castillon
l'aîné. Neveu de Roulon . Odon des
Goutes. La Garigue la Tournerie. Bailly
S. Mars. Bart. Chapiseaux . De Fransures.
De
OCTOBRE . 1731. 2459
De Blacas . De Moisset . Boutteville Sebville.
D'Urtubie- Fagosse. Keroulas . Marquis
des Gouttes . Mesnard du Plessix .
Chevalier Damfreville . Roquefeüil . Chevalier
de Mercy . Gabarret. Chevalier de
Tessé. Chevalier de Surgeret .
Chefs de Brigades.
Messieurs Pezeron de Kervenigant. La
Balme.La Clocheterie.Chevalier de Montlevrier.
Chevalier de la Rue du Fresnay.
De Guidy. De Viray. De la Filliere. Du
Castelet Perez .
Artillerie.
Messieurs de Massiac , Capitaine . S.Su
rin de Mortagne , Lieutenant. S. André
du Verger. Chevalier de Guébriant, Sous-
Lieutenant. De Castillon , cadet. Kergui
ziau de Kervasdoué , Aydes.
du 30 Septembre 1731 .
M
Capitaines de Vaisseaux , z4.
ESSIEURS de Sesmaisons. Des
quilles.Comte du Quesne.La Chaire
Beaupoirier. Galiffet. de Kermada
Huon. Ravenel. De Cheylus. De Sabran
Bagnols. Bisault.De Joganville. Baraudin
Breugnon. S. Clair. La Maisonfort du Bois
des Cours. Chevalier de S. Hermine. Toranl.
Comtes des Gouttes. La Jonquiere.
Coulombe . Mauclere. Du Quesnel . Chevalier
d'Albert. De Pardaillan.
Taissea Lieutenans de Vaisseaux , 49.
Messieurs Du Plessis Faucherie. De
Réals. La Prévalais. De Vassan. De Liesta.
Davaleau . Destry. Clancy. De Selve l'aîné.
Desbois. Beaumont le Normant., La
Grandiere. Rousier de Bellisle. Courat de
SurOCTOBR
E. 1731. 2457
Surmont. Pepiner . Vincheguerre. Droualen.
De Cussy, Desgrez Mont S. Pere
Rambures. Bodon de Moisan. Champ-`
martin. Du Tillet. Fonsenai Ruillé. De
Fraïgne. Chevalier du Mené. Chevalier
de Meré. Boisrond d'Orignac. Du Gaspern.
Silly de Louvigny. S. Légier Despannes.
Francfort Mesnier. D'Ypreville.
Pepin de Maisonneuve. Chevalier de
Réals . Longueval d'Haraucourt . Luzenno
de Kersalaun . De Brague. Chevalier
d'Ervaux . Chevalier de Montlovet , Ayde
Major. Du Houlbec. De Rossel . Penandref
de Kersȧuzon . De Rimberlieu . Chevalier
de Kerlorec. De Chabannes. De
Martonne. Chevalier de Flavacourt. Mar
quis de Florensac.
Enseignes de Vaisseaux , 116.
Messieurs Desgots , cadet. Chabert de
Burgues. Daubigny , l'aîné . Téodat de Sossionde.
De Kervenny . La Chivert la Bossierre.
De Gats. De Bournonville. De
Granvil. Clavier . Du Chesineur . Poutevez
cadet. Chevalier de Kersauzon . Du Gémeaux
. La Fregonniere. Keramel Patcevaux
. De Montalet . Dessonville . Marcouville.
La Villeon . De Barazer. Bréchart.
Chevalier de Cogolin. Kerjeanmol. Damblart
2458 MERCURE DE FRANCE
blart de Lasmatre . De Rochemaure la
Devese. De Drucourt. Du Bois de Macquillé
. De Marolies .Ripert.Des Goutte la
Salle. Viry de Lacerée. Chevalier de Pannat.
Chevalier de Villiers.De Mine Quinson.
Muzino: Du Chateau, Beaulieu Thivas
Rolland. Dacher. Chevalier de Requiston.
De Mézières . S. Hilaire . De Sabran
Grammont. Colbert de Turgis.Chevalier
de Parcevaux . De Coetsaillan.D'Herville.
Droüalen. Kersa de Boisgerlin . Kerjean
Kerjean. De Cabannous. De Guerros
. De Molien. Saint- Laurens de Sartres.
Darcy Montfriol. Beaudouvin . De Gouyon
miniac. Chevalier de Castillon, Chevalier
de la Routiere. S. André Montmejean,
S. Allouarne. De Font Rivaux. La
Maisonfort le cadet. Kermabon. Montfort
Gaillardbois , Darquemont, De Tour
Sagny. Cogolin le cadet. De Saliez. Du
Mesnil Norey. Kerlerec de Kerrasegan .
Motheux le cadet. De Merville . Cheva
lier de Vence. Chevalier de Villevieille.
De Gourselas. Thiersant. De Tetreneyre.
Beaussier de Quiez . De Chezac. Jubert de
Bouville. De Chancy . De Kersaint. Tredern
du Drence. De Savigny. De Castillon
l'aîné. Neveu de Roulon . Odon des
Goutes. La Garigue la Tournerie. Bailly
S. Mars. Bart. Chapiseaux . De Fransures.
De
OCTOBRE . 1731. 2459
De Blacas . De Moisset . Boutteville Sebville.
D'Urtubie- Fagosse. Keroulas . Marquis
des Gouttes . Mesnard du Plessix .
Chevalier Damfreville . Roquefeüil . Chevalier
de Mercy . Gabarret. Chevalier de
Tessé. Chevalier de Surgeret .
Chefs de Brigades.
Messieurs Pezeron de Kervenigant. La
Balme.La Clocheterie.Chevalier de Montlevrier.
Chevalier de la Rue du Fresnay.
De Guidy. De Viray. De la Filliere. Du
Castelet Perez .
Artillerie.
Messieurs de Massiac , Capitaine . S.Su
rin de Mortagne , Lieutenant. S. André
du Verger. Chevalier de Guébriant, Sous-
Lieutenant. De Castillon , cadet. Kergui
ziau de Kervasdoué , Aydes.
Fermer
Résumé : PROMOTION d'Officiers de Marine, du 30 Septembre 1731 .
Le document, daté du 30 septembre 1731, liste les promotions d'officiers de marine réparties en trois catégories : capitaines de vaisseaux, lieutenants de vaisseaux et enseignes de vaisseaux. Parmi les capitaines promus figurent le comte du Quesne, Beaupoirier, Galiffet, de Kermada, Huon, Ravenel, de Cheylus, de Sabran, Bagnols, Bisault, de Joganville, Baraudin, Breugnon, S. Clair, La Maisonfort du Bois des Cours, Chevalier de S. Hermine, Toranl, comte des Gouttes, La Jonquiere, Coulombe, Mauclere, Du Quesnel, Chevalier d'Albert et de Pardaillan. Les lieutenants promus incluent Du Plessis Faucherie, de Réals, La Prévalais, de Vassan, de Liesta, Davaleau, Destry, Clancy, de Selve l'aîné, Desbois, Beaumont le Normant, La Grandiere, Rousier de Bellisle, Courat de Surmont, Pepiner, Vincheguerre, Droualen, de Cussy, Desgrez, Mont S. Pere, Rambures, Bodon de Moisan, Champ-martin, Du Tillet, Fonsenai, Ruillé, de Fraïgne, Chevalier du Mené, Chevalier de Meré, Boisrond d'Orignac, Du Gaspern, Silly de Louvigny, S. Légier Despannes, Francfort Mesnier, d'Ypreville, Pepin de Maisonneuve, Chevalier de Réals, Longueval d'Haraucourt, Luzenno de Kersalaun, de Brague, Chevalier d'Ervaux, Chevalier de Montlovet, Ayde Major, Du Houlbec, de Rossel, Penandref de Kersȧuzon, de Rimberlieu, Chevalier de Kerlorec, de Chabannes, de Martonne, Chevalier de Flavacourt et marquis de Florensac. Les enseignes promus comprennent Desgots, cadet, Chabert de Burgues, Daubigny, l'aîné, Téodat de Sossionde, de Kervenny, La Chivert la Bossierre, de Gats, de Bournonville, de Granvil, Clavier, Du Chesineur, Poutevez cadet, Chevalier de Kersauzon, Du Gémeaux, La Fregonniere, Keramel Patcevaux, de Montalet, Dessonville, Marcouville, La Villeon, de Barazer, Bréchart, Chevalier de Cogolin, Kerjeanmol, Damblart, blart de Lasmatre, de Rochemaure la Devese, de Drucourt, Du Bois de Macquillé, de Marolies, Ripert, des Goutte la Salle, Viry de Lacerée, Chevalier de Pannat, Chevalier de Villiers, de Mine Quinson, Muzino, Du Chateau, Beaulieu, Thivas, Rolland, Dacher, Chevalier de Requiston, de Mézières, S. Hilaire, de Sabran Grammont, Colbert de Turgis, Chevalier de Parcevaux, de Coetsaillan, d'Herville, Droüalen, Kersa de Boisgerlin, Kerjean Kerjean, de Cabannous, de Guerros, de Molien, Saint-Laurens de Sartres, Darcy Montfriol, Beaudouvin, de Gouyon miniac, Chevalier de Castillon, Chevalier de la Routiere, S. André Montmejean, S. Allouarne, de Font Rivaux, La Maisonfort le cadet, Kermabon, Montfort Gaillardbois, Darquemont, de Tour Sagny, Cogolin le cadet, de Saliez, Du Mesnil Norey, Kerlerec de Kerrasegan, Motheux le cadet, de Merville, Chevalier de Vence, Chevalier de Villevieille, de Gourselas, Thiersant, de Tetreneyre, Beaussier de Quiez, de Chezac, Jubert de Bouville, de Chancy, de Kersaint, Tredern du Drence, de Savigny, de Castillon l'aîné, Neveu de Roulon, Odon des Goutes, La Garigue la Tournerie, Bailly S. Mars, Bart. Chapiseaux, de Fransures, de Blacas, de Moisset, Boutteville Sebville, d'Urtubie-Fagosse, Keroulas, marquis des Gouttes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12386
p. 215
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY
rue & vis- à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis- à-vis la Comédie Françoiſe.
Fermer
12387
p. 215
« La Chanson notée doit regarder la page 47. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 47. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 47. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 47.
Fermer
12388
p. 215
« De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT. [...] »
De l'Imprimerie de Ch. A JOMBERT.
Fermer
12389
p. 627
TABLE.
Début :
Pieces Fugitives, &c. L'Homme, Ode, Réponse d'un Grammairien, sur [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE .
Ieces Fugitives , &c. L'Homme , Odo , 415
PRéponse d'un Grammairien , sur le Bureau
Tipografique ,
Sur une Gageure , Vers ,
Lettre sur la Tragedie de Brutus ,
Qde au Maréchal de Villars ,
Lettre sur les bruits entendus à Ansacq
Nouvelles de Cythere , & c .
Lettre sur le Bureau Typographique , &c.
Epitre en Vers , Réponse ,
422
427
448
441
447
457
458
465
Réponse sur la gloire des Orateurs et des Poëtes
,
Imitation d'une Ode d'Horace ,
469
479
Observation sur deux Colomnes miliaires,&c. 48 x
La Providence , Ode , 492
Réponse à M. B. sur l'usage de l'Eau de vie , 495
Enigmes et Logogriphes , 505
Nouvelles Litteraires , & c. Memoires pour servir
à l'Histoire des Hommes Illustres , 508
Lettres Patentes de François I. contre Ramus , 514
Memoires de la vie du Comte de Grammont, $ 20
La Science parfaite des Notaires , &c .
Découverte de l'Empire de Cantahaṛ , &c.
527
533
Discours sur les avantages et la necessité de l'Union
,
Bibliotheque Grammaticale , & c.
Sermons de l'Abbé Anselme ,
536
553
$56.
Epitaphe de la Dlle Oldfield , Comedienne , 560
L'esprit des conversations agréables , &c.
Histoire Ecclesiastique d'Orient ,
563
567
Phéno mene vú à Briançon , 570
Lettre sur des Insectes trouvez dans des Légumės
,
572
Nouvelles Estampes , 573
Médailles du Roi , & c. 574
Chanson à boire ,
575
Spectacles. Arlequin Phaeton , &c. 577
La fausse Prude , Opera Comique , 591
593
Isabelle Arlequin , &c.
Nouvelles Etrangeres. Turquie et Perse , Russie ,
Pologne , Allemagne ,
Italie , Portugal ,
Grande Bretagne , Hollande et Païs - Bas ,
Morts des Païs Etrangers ,
596
600
602
ibid.
France , Nouvelles de la Cour , de Paris , & c. 603
Lettre sur un fait très - extraordinaire ,
Morts , Mariages , &c.
Arrêts Notables ,
Ieces Fugitives , &c. L'Homme , Odo , 415
PRéponse d'un Grammairien , sur le Bureau
Tipografique ,
Sur une Gageure , Vers ,
Lettre sur la Tragedie de Brutus ,
Qde au Maréchal de Villars ,
Lettre sur les bruits entendus à Ansacq
Nouvelles de Cythere , & c .
Lettre sur le Bureau Typographique , &c.
Epitre en Vers , Réponse ,
422
427
448
441
447
457
458
465
Réponse sur la gloire des Orateurs et des Poëtes
,
Imitation d'une Ode d'Horace ,
469
479
Observation sur deux Colomnes miliaires,&c. 48 x
La Providence , Ode , 492
Réponse à M. B. sur l'usage de l'Eau de vie , 495
Enigmes et Logogriphes , 505
Nouvelles Litteraires , & c. Memoires pour servir
à l'Histoire des Hommes Illustres , 508
Lettres Patentes de François I. contre Ramus , 514
Memoires de la vie du Comte de Grammont, $ 20
La Science parfaite des Notaires , &c .
Découverte de l'Empire de Cantahaṛ , &c.
527
533
Discours sur les avantages et la necessité de l'Union
,
Bibliotheque Grammaticale , & c.
Sermons de l'Abbé Anselme ,
536
553
$56.
Epitaphe de la Dlle Oldfield , Comedienne , 560
L'esprit des conversations agréables , &c.
Histoire Ecclesiastique d'Orient ,
563
567
Phéno mene vú à Briançon , 570
Lettre sur des Insectes trouvez dans des Légumės
,
572
Nouvelles Estampes , 573
Médailles du Roi , & c. 574
Chanson à boire ,
575
Spectacles. Arlequin Phaeton , &c. 577
La fausse Prude , Opera Comique , 591
593
Isabelle Arlequin , &c.
Nouvelles Etrangeres. Turquie et Perse , Russie ,
Pologne , Allemagne ,
Italie , Portugal ,
Grande Bretagne , Hollande et Païs - Bas ,
Morts des Païs Etrangers ,
596
600
602
ibid.
France , Nouvelles de la Cour , de Paris , & c. 603
Lettre sur un fait très - extraordinaire ,
Morts , Mariages , &c.
Arrêts Notables ,
Fermer
Résumé : TABLE.
Le document présente une compilation de divers écrits et sujets abordés dans une publication. Les entrées incluent des poèmes, des lettres, des mémoires historiques, des observations scientifiques et des nouvelles littéraires. Parmi les œuvres notables, on trouve des réponses de grammairiens, des lettres sur des sujets variés comme la tragédie de Brutus ou des bruits entendus à Ansacq, ainsi que des imitations poétiques et des énigmes. Le texte mentionne également des documents historiques tels que les Lettres Patentes de François I contre Ramus et des mémoires sur des figures illustres comme le Comte de Grammont. Des sujets religieux et scientifiques sont également présents, comme des sermons de l'Abbé Anselme et des observations sur des colonnes miliaires. La publication inclut aussi des nouvelles étrangères concernant plusieurs pays, des spectacles comme 'Arlequin Phaeton' et 'La fausse Prude', ainsi que des événements notables en France et à l'étranger, y compris des décès et des mariages.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12390
p. 211-212
Dix-huitiéme Traitement depuis son Etablissement.
Début :
Le nommé Laréjouissance, Compagnie de [?]ronteroy, entré le 8 Février, & sorti le 6 Mars [...]
Mots clefs :
Compagnie, Soldats, Malades, Guérison, Chirurgien-major, Certificats
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Dix-huitiéme Traitement depuis son Etablissement.
ix-huitième Traitement depuisfon Etabliſſement
LE
nommé
Laréjouiffance
,
Compagnie
deronteroy
,
entré
le 8
Février
,
&
forti
le
6
Mars
.
arfaitement
guéri
.
Le nommé Lecocq , Compagnie de Guer, entré
18 Février , & forti le 27 Mars , parfaitement
uéri.
> 23
)
Le nommé Beaufire , Compagnie d'Obfouvil
entré le de Novembre , & forti les Juin
arfaitement guéri. Il a été guéri de .... au bout
le deux mois , & le refte du temps il eft demeuré
ans l'Hôpital pour le faire traiter d'une autre
naladie.
Na
Le
nommé
Beaufoleil
,
Compagnie
de
Lannoy
,
ntré le
15 Février
&
forti le
24
Avril
,
parfaire-
nent guéri
.
Le nommé Demolle , Compagnie de Guer , en-
ré le 8 Mars & forti le 10 Avril , parfaitement
uéri.
Le nommé Enot , Compagnie de Bouville , en-
ré le 8 Mars , & forti le 24 Avril , parfaitement
guéri.
Lenommé Malherbe , Compagnie de Latour,
Entré le 8 Mars & forti le 24 , parfaitement guéri.
Le nommé Azefnard, Compagnie de Cheva
212
MERCURE
DE FRANCE
.
lier , entré le 15 Mars & forti le 1 Mai , parfaite
ment guéri.
Le nommé Vincent , Compagnie de Viennay,
entré le 15 Mars & forti le 24 Avril , parfais
ment guéri.
Le nommé Flamand , Compagnie de Nolivos ,
entré le 22 Mars , & forti bien guéri le 8 Mai
Le nommé Maubange , Compagnie de Duran-
zas , entré le 29 Mars & forti le s Mai , parfaite-
ment guéri.
Lenommé
S.
Hilaire
,
Compagnie
d'Apremont
,
entré
le
29
Mars
&
forti
le
8
Mai
,
parfaitemen
guéri
.
&
Je
fouffigné
,
Chirurgien
-
Major
de
la
feconde
Compagnie
des Moufquetaires
&
Inspecteur
de
PHôpital
du
Régiment
des
Gardes
Françoifes
certifie
avoir
examiné
par ordre
de
Monfieur
le
Maréchal
dé Biron
les
douze
Soldats
ci
-
deflus
nominés
,
en
avoir.vâ
&
fuivi les
traitemens
,
qu'ils
font
fortis
tous bien guéris
.
Je
certifie
de
plus
qu'il
ne
leur
eft
arrivé
aucune
espéce
d'aco
dens
quelconques
,
&
que
depuis
la
fin
de
1756
,
que
cer
Hôpital
eſt
établi
,
je
n'en
ai
vu
arriver
aucun
.
A
Paris
le
14
Juillet
1759
.
LE
nommé
Laréjouiffance
,
Compagnie
deronteroy
,
entré
le 8
Février
,
&
forti
le
6
Mars
.
arfaitement
guéri
.
Le nommé Lecocq , Compagnie de Guer, entré
18 Février , & forti le 27 Mars , parfaitement
uéri.
> 23
)
Le nommé Beaufire , Compagnie d'Obfouvil
entré le de Novembre , & forti les Juin
arfaitement guéri. Il a été guéri de .... au bout
le deux mois , & le refte du temps il eft demeuré
ans l'Hôpital pour le faire traiter d'une autre
naladie.
Na
Le
nommé
Beaufoleil
,
Compagnie
de
Lannoy
,
ntré le
15 Février
&
forti le
24
Avril
,
parfaire-
nent guéri
.
Le nommé Demolle , Compagnie de Guer , en-
ré le 8 Mars & forti le 10 Avril , parfaitement
uéri.
Le nommé Enot , Compagnie de Bouville , en-
ré le 8 Mars , & forti le 24 Avril , parfaitement
guéri.
Lenommé Malherbe , Compagnie de Latour,
Entré le 8 Mars & forti le 24 , parfaitement guéri.
Le nommé Azefnard, Compagnie de Cheva
212
MERCURE
DE FRANCE
.
lier , entré le 15 Mars & forti le 1 Mai , parfaite
ment guéri.
Le nommé Vincent , Compagnie de Viennay,
entré le 15 Mars & forti le 24 Avril , parfais
ment guéri.
Le nommé Flamand , Compagnie de Nolivos ,
entré le 22 Mars , & forti bien guéri le 8 Mai
Le nommé Maubange , Compagnie de Duran-
zas , entré le 29 Mars & forti le s Mai , parfaite-
ment guéri.
Lenommé
S.
Hilaire
,
Compagnie
d'Apremont
,
entré
le
29
Mars
&
forti
le
8
Mai
,
parfaitemen
guéri
.
&
Je
fouffigné
,
Chirurgien
-
Major
de
la
feconde
Compagnie
des Moufquetaires
&
Inspecteur
de
PHôpital
du
Régiment
des
Gardes
Françoifes
certifie
avoir
examiné
par ordre
de
Monfieur
le
Maréchal
dé Biron
les
douze
Soldats
ci
-
deflus
nominés
,
en
avoir.vâ
&
fuivi les
traitemens
,
qu'ils
font
fortis
tous bien guéris
.
Je
certifie
de
plus
qu'il
ne
leur
eft
arrivé
aucune
espéce
d'aco
dens
quelconques
,
&
que
depuis
la
fin
de
1756
,
que
cer
Hôpital
eſt
établi
,
je
n'en
ai
vu
arriver
aucun
.
A
Paris
le
14
Juillet
1759
.
Fermer
Résumé : Dix-huitiéme Traitement depuis son Etablissement.
Le document est un rapport médical concernant douze soldats hospitalisés et guéris. Les soldats mentionnés sont Laréjouiffance, Lecocq, Beaufire, Beaufoleil, Demolle, Enot, Malherbe, Azefnard, Vincent, Flamand, Maubange et S. Hilaire, appartenant à diverses compagnies. Les dates d'entrée et de sortie varient, par exemple, Laréjouiffance est entré le 8 février et sorti le 6 mars, tandis que Beaufire est entré en novembre et sorti en juin. Le chirurgien-major de la seconde compagnie des Mousquetaires et inspecteur de l'hôpital du régiment des Gardes Françaises certifie que ces soldats ont été examinés, traités et sont sortis guéris. Il atteste également qu'aucun accident n'est survenu et que depuis l'établissement de l'hôpital en 1756, aucun cas similaire n'a été observé. Le document est daté du 14 juillet 1759.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12391
p. 203-204
DE LONDRES, le 23 Décembre.
Début :
En conséquence du succès des differentes expériences faites, par un Gentilhomme des environs [...]
Mots clefs :
Vers à soie, Angleterre, Parlement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE LONDRES, le 23 Décembre.
DE LONDRES, le 23 Décembre.
En conséquence du succès des differentes expériences
faites, par un Gentilhomme des environs
de cette Capitale, le Gouvernement se propose
d'établir en Angleterre l'usage d'élever des vers à
soye.
Henri de Saint Jean. Vicomre de Bolingbrone,
mourut hier dans sa Terre, près de cette Ville,
âgé de soixante-dix-huit ans. Il passoit avec justi-
ce pour l'un des hommes les plus éclaijés que
l'Angleterre ait produits. Son éloquence lui avoit
acquis de bonne heure une grande réputation
dans la Chambre des Communes. Peu après l'A-
vénement de la Reme Anne au Trône, cette
Princesse le choisit pour reinplir la place de Se-
crétaire des Guerres. En 1710, elle le nomma
Secrétaire d'Etat, & en 1711, elle le créa Pai
Ivj
204 MERCUREDE FRANCE.
de la Grande Bretagne. Les orages, qui s'éleve-
rent contre lui en Angleterre aptès la Paix d'U-
trecht, lui firent perdre sa séance au Parlement,
& l'obligerent même d'abandonner sa Patrie.
Dans la suite, il obtint la permission d'y revenit
& il fut rehabilité dans son Titre de Pair, mais
non dans le droit d'entrer au Parlement.
En conséquence du succès des differentes expériences
faites, par un Gentilhomme des environs
de cette Capitale, le Gouvernement se propose
d'établir en Angleterre l'usage d'élever des vers à
soye.
Henri de Saint Jean. Vicomre de Bolingbrone,
mourut hier dans sa Terre, près de cette Ville,
âgé de soixante-dix-huit ans. Il passoit avec justi-
ce pour l'un des hommes les plus éclaijés que
l'Angleterre ait produits. Son éloquence lui avoit
acquis de bonne heure une grande réputation
dans la Chambre des Communes. Peu après l'A-
vénement de la Reme Anne au Trône, cette
Princesse le choisit pour reinplir la place de Se-
crétaire des Guerres. En 1710, elle le nomma
Secrétaire d'Etat, & en 1711, elle le créa Pai
Ivj
204 MERCUREDE FRANCE.
de la Grande Bretagne. Les orages, qui s'éleve-
rent contre lui en Angleterre aptès la Paix d'U-
trecht, lui firent perdre sa séance au Parlement,
& l'obligerent même d'abandonner sa Patrie.
Dans la suite, il obtint la permission d'y revenit
& il fut rehabilité dans son Titre de Pair, mais
non dans le droit d'entrer au Parlement.
Fermer
12392
p. 25-50
LES DEUX PRIX, CONTE, Tiré d'un Manuscrit Grec.
Début :
LA Thessalie est le véritable Elisée de la Gréce, le séjour du repos & des plaisirs. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LES DEUX PRIX, CONTE, Tiré d'un Manuscrit Grec.
LES DEUX PRIX,
CONTE,
Tiré d'un Manuscrit Grec.
LA Thessalie est le véritable Elisée de
la Gréce, le séjour du repos & des plaisirs.
La Nature n'y paroît que ſous l'exté
rieur le plus ſéduiſant; elle y ſeme avec
profuſion les riches tréſors qu'elle n'étale
ailleurs qu'avec réſerve. Jupiter ſe plaît
ſur la cime du Mont Olympe; Minerve
parmi les rochers de l'Attique; Diane
au ſein des forêts de l'Elide ; Mars
dans les plaines de la Thrace; Vénus
dans les boſquets de Cythère , & ,
l'Amour dans les délicieux vallons de
Tempé.Jamais ces beaux lieux ne réten
tiſſent que du ſon paifible des flûtes &
des muſettes. Jamais le Pénée qui
arroſe la Theſſalie, ne vit ſur ſes bords
que des Amans fortunés.
aux pieds d'un Autel dédié à l'Amour.
Voici les vœux qu'ils adreſſoient à ce
Dieu leur unique maître.
H
-
Therſandre & Doris étoient l'un & .
l'autre. Chaque jour l'Aurore les voyoit
26 MERCURE DE FRANCE.
» Souverain de notre âme, Arbitre
» du bonheur de nos jours , daigne
» en remplir tous les inſtans. Ceux qui
» ne te ſeroient pas conſacrés ſeroient
» perdus pour nous. Ceux dont tu
» diſpoſes
ſont les
ſeuls dont nous
» jouiſſions. Fais que Doris , diſoit
» Therſandre , n'écoute jamais aucun
» des rivaux que ſa beauté m'attire. Fais
» que Therſandre, diſoit Doris, metrou
» ve toujours plus belle que toutes mes
» rivales ; & tous deux ajoutoient en
» ſemble : » fais que nous méritions
» de ſervir de modéle aux Amans qui
» doivent naître après nous.
Therſandre & Doris avoient de quoi
ſe raſſurer
contre l'inconſtance. La
Theſſalie entiere n'offroit rien d'auſſi
parfait que ce jeune couple. On eût
dit que la Nature, en les formant, avoit
prévu les deſſeins de l'Amour. On eût
dit que l'Amour , en les
uniſſant ,
n'avoit fait qu'obéir à la Nature.
· Doris n'en étoit qu'à ſon troiſiéme
luſtre.Aux grâces touchantes & ingé
nues de cet âge , elle uniſſoit
les
charmes ſéduiſans d'une beauté ac
complie. L'éclat du lys & de la roſe le
céde à l'éclat de ſon teint. L'aſtre de
Vénus b#lle moins au milieu de la
J U I N. 1764.
·
27
nuit que les yeux de Doris au milieu
du jour Ses regards paſſent juſqu'à
l'âme ; ſon doux ſourire ſemble l'appel
ler ; toute ſa perſonne eſt animée par
les Grâces. Les plus belles Theſſalien
nes évitent ſa rencontre ; elles ont ſoin
ſurtout d'en préſerver leurs Amans.
Il eſt difficile de la voir & de reſ
ter fidéle à toute autre. Mais Doris ne
vouloit de fidélité que dans Therſandre.
C'étoit à lui ſeul qu'elle vouloit plaire :
c'étoit lui ſeul qui pouvoit la fixer.
ſDoris jettoit-elleles yeux ſur le criſtal des
fontaines ? c'étoit pour y voir ſi ſes
charmes avoient toujours de quoi cap
tiver Therſandre. Doris cueilloit - elle
des fleurs ſur les rives du Pénée ? c'é-
toit pour en orner Therſandre, ou pour
s'en parer à ſes yeux.
Le jeune Theſſalien répondoit à tant
d'amour par un Amour égal , un amour
qui ne pouvoit ni diminuer ni s'ac
· croître. Sa vue occaſionnoit mille infi
délités ; ſon cœur n'étoit le complice
d'aucune. Abſent de Doris, il ne de
ſiroit qu'elle , avec elle il ne deſiroit
plus rien. L'un & l'autre fuyoient les
lieux trop fréquentés ;
-
-
mais ils les
·fuyoient enſemble. Ceux où ils pou
voient être ſeuls étoient toujours ceux
2s : 1ºo
: B ij
,
28 MERCURE DE FRANCE.
qui les charmoient davantage. En vain ,
§ Therſandre à Doris , en vain la
· blonde Iſméne & la brune Zirphé s'é-
garent-elles ſouvent de leur route, & ſe
trouvent , comme par hazard , ſur la
· nôtre; leurs charmes ne peuvent arrêter
mes regards ; je ne les apperçois que
pour mieux ſentir combien elles vous
cédent ; je les fuirois ſi elles avoient
#uelque choſe à vous diſputer.
Un ſeul point troubloit la félicité de
ces deux amans. Ils ne pouvoient être
· unis par les nœuds de l'hymen qu'après
une cérémonie conſacrée par l'uſage
& les loix du païs. Elle ſe renouvelloit
tous les ans, & ce tems étoit prochain.
Elle conſiſtoit à couronner de myrthes &
de fleurs la plus belle desTheſſaliennes.,
& le Theſſalien le mieux fait : elleconſiſ
toit ſurtout à unir pour jamais le couple
, couronné : union que n'avoit pas tou
·jour précédé celle des cœurs & #
ne ſuivoit pas toujours. Bien des fois l'a-
mour gémit de cet uſage. Bien des fois
cet uſage rompit les deſſeins de l'amour.
Therſandre & Doris étoient ceux qui
en devoient le moins redouter les ſuites;
cependant ils les redoutoient.La crainte
- l'emportoit en eux ſur l'amour - propre.
Therſandre n'oſoit ſe flatter d'avoir le
prix & ne doutoit pas que Doris ne
·
J U I N. 1764.
29
l'obtînt. Doris croyoit déjà voir couron
ner Therſandre, & quelqu'une de ſes
rivales. Fous deux ainſi craignoient
d'être bien-tôt ſéparés. En vain chaque
naïade offroit à la jeune Theſſalienne un
miroir propre à la raſſurer : elle ne s'y
contemploit qu'avec défiance, elle ſe
trouvoit moins belle de jour en jour. Par,
la même raiſon , les charmes les plus
médiocres dans toute autre lui ſem
bloient devoir l'emporter ſur les ſiens.
C'étoit la première fois ſans doute qu'une
jeune Beauté oublioit ſes propres avan
tages, la première fois, ſur-tout, qu'elle
apprécioit trop ceux de ſes rivales. On
a déjà vu que Therſandre jugeoit auſſi
modeſtement de lui même. Il eût voulu
pouvoir éloigner cette fatale cérémonie.
Ce ſeroit, diſoit-il, retarder le triom
phe de Doris : mais dois-je ſouhaiter que .
Doris triomphe ſi je ne partage moi
même ſa victoire ? Si cette victoire qui
l'attend, doit pour jamais nous ſéparer ?
Peu s'en falloit qu'il ne regrettât que
Doris eût tant de charmes. Il deſiroit
qu'elle pût trouver des rivales , ou
plutôt qu'elle ne s'expoſât point à la né
· ceſſité de les vaincre.
Doris,qui avoit les mêmes craintes,
formoit en ſecret les mêmes vœux. Les
B iij
3o MERCURE DE FRANCE.
âmes de ces deux amans étoient d'accord
avant que leurs bouches ſe fuſſent ex
pliquées. Ce fut Doris qui rompit le
ſilence la première. Voici ce qu'elle
diſoit à ſon amant qui l'écoutoit, l'ad
miroit & l'adoroit.
Le jour approche, mon chèr Therſan
dre , ce jour où la JeuneſſeTheſſalienne
doit accourir en foule aux Temples de
Vénus & d'Apollon. Bien-tôt vont ſe
diſtribuer ces prix que la vanité recher
che & que l'amour doit dédaigner.
Votre victoire n'eſt pas douteuſe; mais
la mienne peut l'être, une de mes com
pagnes peut m'être préferée, & vous-mê
me alors ſeriez contraint de me la pré
férer.Ce dernier malheur eſt le ſeul que
je redoute : ayons le courage de le pré
venir. Peu m'importe que la Grece en
tiere me croye dépourvue de charmes :
je ne veux être belle qu'aux yeux de
Therſandre. Je vais réjouir la jalouſe
Dircé en publiant qu'une maladie ſubite
a défiguré mes traits au point de me ré
duire à les cacher. Je ne crains pas de
trouver d'incrédules.
.
Ah l s'écria Therſandre, pour ſoup
çonner un tel ſacrifice il faudroit ſoi
même en être capable ; il faudroit avoir
l'âme de Doris , il faudroit avoir ſon
J U I N. 1764.
3I
· amour.Jugez de mes tranſports , ajouta
t-il en tombant à ſes genoux ! je le dé
- firois ce ſacrifice; mais je n'oſois l'éxi
ger : trop ſûr de vos ſuccès, je doutois
de plus en plus des miens. Le moindre
de mes rivaux me ſembloit redoutable.
Tout amour-propre ceſſe quand il s'agit
de s'expoſer à vous perdre.C'en eſt fait ;
nul hazard ne pourra plus nous ſéparer.
Je vais feindre comme vous ; je vais
ſuppoſer qu'un accident funeſte m'inter
dit les moyens d'aſpirer au prix. Ehlquel
autre prix pourroit me flatter après
celui que Doris m'aſſure ?
Cette explication rendit le calme aux
deux amans. Ils ne ſongerent plus qu'à
effectuer leur projet. Le bruit courut dès
le jourſuivant que Doris étoit menacée
de perdre la vue. Cette nouvelle réjouit
plus d'une belle Theſſalienne. Telle qui
auparavant n'oſoit pas même ſonger au
prix, oſa dès-lors y prétendre & ſe le
promettre. Peu importoit au plus grand
nombre que leurs amans fuſſent préfé
rés; elles n'ambitionnoient cette préfé
rence que pour elles-mêmes; elles ne
craignoient pas d'épouſer l'amant d'une
· autre. Quelques-unes redoutoient cet
| échange : mais elles ne pouvoient ſe
· reſoudre à n'en pas courir les riſques :
B iv
#
N,
32 MERCURE DE FRANCE.
d'autres ne fe perſuadoient pas qu'il
pût y en avoir ni pour elles ni pour leurs
amans.La ſeule Doris,le ſeul Therſandre,
s'aimoient aſſez pour ignorer tous leurs
avantages : ils ne vouloient point faire
dépendre du hazard un bonheur qui ne
dépendoit que deux-mêmes. Therſandre
à ſon tour prit des meſures pours'éxemp
ter du concours. Il attaque um Sanglier
furieux, le tue ; mais il feimt d'être lui
même fort bleſſé. Au bout de quelques
jours on publie par ſon ordre que cette
bleſſure le prive pour jamais de l'uſage
d'un bras, & par la même raiſon du droit
d'aſpirer au prix. Cette nouvelle ſup
poſition trouve auſſi peu d'incrédules
que la première.
Alors on vit s'accroitre & le nombre
& l'eſpoir des concurrens. Nul d'entre
eux ne ſoupçonnoit le ſtratagême, tous
avoient intérêt de ne point s'y oppoſer.
Un ſeul néanmoins s'affligeoit de l'éve
nement. Ce n'étoit point comme ami
de Therſandre, c'étoit comme ſon rival.
Il aimoit Doris qui ne l'avoit jamais fa
voriſé d'un regard : mais tant de rigueur
· ne diminuoit ni ſes eſpérances ni la bon
ne opinion qu'il avoit de lui-même. Il ſe
croyoit aſſuré du prix : il ne doutoit pas
que Dorisn'obtînt le même avantage ſur
J U I N. 1764.
3 $
ſes rivales : Doris par cette raiſon ne
pouvoit éviter d'être à lui. Ainſi raiſon
noit Eurilas, c'étoit le nom du Theſſa
lien préſomptueux. Il attendoit avec la -
plus vive impatience le jour qui devoit
éclairer ſon triomphe. Il apprit alors
que Doris étoit forcée de renoncer au
ſien , qu'elle n'avoit plus droit d'y pré
tendre. A cette nouvelle ſa douleur ſur
paſſa de beaucoup ſon amour. Il aimoit
Doris parce qu'elle étoit la plus belle
des Theſſaliennes ;
c'étoit ſa beauté
ſeule qu'il aimoit.Quelques agrémens de
plus dans une autre l'euſſent arraché à la
première. La ſource de ſon déplaiſir étoit
que Doris ne pût être ni effacée ni rem
placée. Il trouva un autre ſujet d'afflic
tion dans la bleſſure de Therſandre, qu'il
croyoit réelle. Cétoit une fleur de moins
à ſa couronne, une victoire aſſurée que
la fortune lui enlevoit. L'amour-propre
étoit l'unique ſource des deſirs & des
regrèts d'Eurilas.
Bientôt même il ſoupçonna que Doris
& Therſandre pouvoient être d'accord,
& feindre des maux qu'ils ne reſſentoient
pas. Ils craignent, diſoit-il, d'être ſéparés,
& c'eſt moi ſeul qui cauſe cette crainte.
Alors il ſonge à vérifier ce doute, à pré
venir le larcin qu'on prétend lui faire
B v
34 MERCURE DE FRANCE.
Il y avoit dans cette contrée un Vieil
lard iſſu de la race d'Eſculape & qui -
avoit hérité de ſa ſcience. Les triſtes &
nombreux accidens qui affligent l'huma
nité ſembloient fuir devant lui. La con
fiance renaiſſoit à ſon approche , & cette
confiance n'étoit point trompée. Ce fut
lui qu'Eurilas voulut d'abord conſulter,
& voici comment il raiſonnoit : ſi Ther
ſandre & Doris, diſoit il, ſont entre
les mains de ce Vieillard , leur guériſon
- eſt prèſque aſſurée : ſi, au contraire , ils
n'ont pas eu recours à lui , c'eſt qu'ils
redoutent ſa pénétration. il arrive chez
Eurimaque, ainſi ſe nommoit l'héritier
du Dieu d'Epidaure, il lui parle de Doris
& de Therſandre. Ce n'étoit pas la pre
mière fois que ces deux noms avoient
frappé les
oreilles d'Eurimaque ; mais
ni Therſandre , ni
Doris
n'avoient
jamais eu recours à ſon art. La natu
1e avoit joint en eux les heureux tré
ſors de la ſanté aux dons brillans des
grâces
perſonnelles. Eurimaque s'at
tendrit au récit d'Eurilas. Je fais , lui
dit-il, ce qu'on publie à la louange de
ce jeune couple : ſon double accident
m'afflige. Puiſſe mon art lui être de
quelque utilité ! C'étoit offrir à Eurilas
une faveur qu'il s'apprêtoit à demander
J U I N. 1764.
Il détermine facilement le Vieillard à le
ſuivre. Tous deux s'avancent vers la
demeure de Doris.
-
Les deux amans s'applaudiſſoient de
leur feinte. Ils jouiſſoient de l'erreur
qu'elle avoit cauſée ; ils ſe promet
toient d'en jouir encore mieux par la
ſuite. Après un régime & des ſecours
ſimulés, ils reprirent leur conduite or
dinaire. Ils ne ſoupçonnoient pas qu'au
cun Theſſalien, qu'aucune Theſſalienne
oſaſſènt les contredire & cherchaſſent à
divulguer leur ſecret. Chaque jour ils ſe
rendoient enſemble au ſein d'un vallon
paiſible & iſolé. Doris avoit les yeux
couverts d'un bandeau ; Therſandre lui
ſervoit de guide, & lui - même avoit
- le bras ſoutenu par une écharpe ; mais
- l'écharpe & le bandeau ne reſtoient pas
toujours attachés : ſouvent Therſandre
faiſoit uſage de ſes deux mains pour
preſſer les mains de Doris, pour la parer
des plus belles fleurs que le Pénée voit
éclore ſur ſa rive. Souvent Doris atta
choit ſurTherſandre des yeux dont l'éclat
brilloit au loin & étoit bien propre à dé
mentir le malheur dont elle ſe plaignoit.
· Que ne vous dois-je pas ? lui diſoit
un jour Therſandre , quel ſacrifice ne
me fait pas votre amour ? C'eſt peu de
B vj
36 MERCURE DE FRANCE.
renoncer au prix qui vous eſt dû ; vous
renoncez à l'honneur de paſſer pour
belle, à l'avantage de le paroître : vous
cédez l'empire de la beauté à celles qui
ne devroient qu'embellir votre triom
· phe ! ... Mon cher Therſandre, inter
· rompit Doris, le ſeul empire qui me
· flatte eſt celui que vous me donnez ſur
votre âme : qu'il me reſte, je n'en de
ſire, je n'en regrette aucun autre. Ah !
s'écria l'amoureux Theſſalien , préſu
mez-vous qu'il ſoit en mon pouvoir de
vous l'ôter ? qu'il ſoit même au vôtre
de le perdre ? Doris régnera fur tous
ceux qui l'appercevront : elle ne ſçau
roit fuir un regard fans renoncer à une
victoire. Que l'Amour en ſoit loué, re
prenoit Doris , j'aime ſes dons pour
vous les offrir ; je regretterois de vous
offrir moins. Vous-même , mon cher
Therſandre , vous-même ne faites-vous
pas pour moi ce que je fais pour vous ?
Vos ſacrifices égalent ou ſurpaſſent les
miens : puiſſe votre ſatisfaction egaler
la mienne !
-
-
A ce dernier diſcours Therſandre ne
répondit que par des tranſports; langa
ge toujours expreſſif chez les vrais
Amans. Non , ajouta-t-il , mon bon
heur tel qu'il eſt, ne peut s'accroître :
J U I N. 1764.
nul autre ſoin ne peut
des jaloux.
.
37
le troubler.
Soyons heureux pour nous - mêmes ;
laiſſons à d'autres le vain deſir de faire
Ce fut au milieu d'un pareil entre
tien qu'Eurilas les ſurprit ſans en être
lui-même apperçu. Ils n'étoient point
ſur leurs gardes : les ſoupçons d'Eurilas
furent confirmés. Il étoit trop vain pour
témoigner un violent dépit. Il ne le fut
pas encore aſſez pour paroître tran
· quile. Eurimaque arriva quelques inſ
tans après lui. Voyez, dit-il au vieillard,
voyez ces deux Amans; ils n'ont be
ſoin ni de mes ſecours, ni des vôtres.
L'Amour dans cette contrée eſt fécond
en prodiges : c'eſt lui, ſans doute, qui
vient d'opérer une fi belle cure.
Tandis qu'il parloit ainſi, Therſandre
& Doris continuoient à n'être occupés
que d'eux-mêmes : ils ne voyoient ni
Eurilas ni Eurimaque Ce fut Therſan
dre qui les apperçut le premier. Il ſçut
modérer fa ſurpriſe; il ſçut même pré
venir Doris à temps du parti qu'elle
devoit prendre. C'étoit de paroître ne
rien voir. Tons deux ignoroient la pro
feſſion d'Eurimaque , & combien il
étoit difficile d'échapper à ſes lumières.
Eurilas étoit celui qu'ils craignoient le
38 MERCURE DE FRANCE.
plus. Cependant l'un & l'autre témoin
avançoient toujours.
Ils arrivent. Le
bras d'Eurilas a déja repris l'écharpe.
Doris les regarde, mais ſans qu'aucun
ſigne annonce qu'elle les apperçoit.
Telle Pigmalion vit d'abord ſa ſtatüe
avant que l'Amour l'eût animée en ſa
faveur, telle parut Doris aux yeux d'Eu
rilas & d'Eurimaque. Mais la mépriſe
ne pouvoit être longue. Le regard de
Doris pour être immobile n'en étoit
pas moins perçant. Le Soleil qu'aucun
nuage ne voile à nos yeux ne peut
nous dérober ſes rayons : il nous échauf
fe malgré lui-même.
.
-
-
Non , s'écria Eurilas , de ſi beaux
yeux ne peuvent être inutiles à Doris,
ils ont trop de pouvoir ſur les nôtres !
Ils font trop ſentir à notre âme leur
vive & douce influence ! Vous en par
lez comme un Amant, lui dit Eurima
que, & cette manière de voir a ſon
mérite : la mienne, d'ailleurs, s'accorde
avec la vôtre. Non, belle Doris , pour
ſuivit-il, vous n'êtes point privée de l'u-
ſage de vos yeux. C'eſt ce qu'éprouve
roient & atteſteroient en vous voyant
tous les Theſſaliens; c'eſt ce qu'affirme
de plus ici un deſcendant, un ſucceſ
ſeur d'Eſculape
:
2
,
... e
J U I N. 1764.
| Ce diſcours ſi
39
Ces derniers mots firent trembler &
Doris & Therſandre. Ils reconnurent
Eurimaque. Ils virent qu'une plus lon
gue diſſimulation ſeroit inutile. Eh,
commert pouvoir lui en impoſer ? Les
maux réels ne lui réſiſtoient pas : des
maux ſuppoſés lui pourroient-ils faire
illuſion ? Un autre motif excitoit encore
le zéle du vieillard. Il étoit du nombre
des Juges auxquels Therſandre cher
choit à ſe ſouſtraire. Il croyoit Apollon
même outragé par ce deſſein. Jeune
homme, dit-il à Therſandre, apprends
à faire un autre uſage des
faveurs
que la Nature & les Dieux t'ont bien
voulu départir : apprends que les maſ
quer c'eſt
les méconnoître ; c'eſt te
montrer ingrat envers ceux à qui tu
les dois. Ta modeſtie eſt un crime. Al
lez, pourſuivit-il en s'adreſſant au jeune
couple , allez diſputer ou plutôt recevoir
le prix qui vous attend. Pourquoi vous
refuſer à un triomphe certain ? Voit
on l'Aigle ſuir le Soleil & les Colom
bes le char de Vénus ?
-
-
flatteur pour Ther
fandre devoit peu flatter Eurilas : mais
ſa vanité le raſſuroit. : Il jugea qu'Euri
maque ſe connoiſſoit mieux en infirmités
qu'en agrémens. Lui-même exhorta ſon
--
4o MERCURE DE FRANCE.
,
rival à mettre à profit les conſeils du
vieillard. -
Il fallut que les deux Amans s'y déter
minaſſent : mais ils ne le promirent qu'en
ſoupirant. Leur amour gémiſſoit de ſe
compromettre ainſi , leurs craintes ſe
renouvelloient. En même temps s'é-
vanouiſſoient les eſpérances de la Jeu
neſſe Theſſalienne. Tels à l'aſpect du
Phénix , les autres oiſeaux reconnoiſ
ſent leur infériorité. Ils l'entourent dans
un profond ſilence, & ceux qu'enor
gueilliſſoit l'éclat de leur plumage per- .
dent toute leur fierté en contemplant
le ſien.
Le ſeul Eurilas n'avoit rien perdu de
ſa préſomption. Il eût voulu pouvoir
hâter le jour du couronnement. Ce
jour enfin arriva, & Doris & Therſan
dre frémirent. Doris dans ce moment
trouvoit que la Nature avoit bien peu
fait pour elle. Ce fut la première fois
qu'elle ſoupçonna que l'Art pouvoit
être employé : ce fut même à regret
qu'elle n'en fit point uſage. L'onde juſ
qu'alors lui avoit tenu lieu de miroir :
pour cette fois elle y en joignit un ar- .
tificiel. Ses yeux conſultoient l'un &
l'autre avec inquiétude : ni l'un ni l'au
: .
º,
|
|
-
J U I N. 1764.
41
tre ne les ſatisfirent. Jamais Doris ne
s'étoit moins plû à elle-même ; jamais
elle n'eſpéra moins plaire aux yeux
d'autrui.
Therſandre étoit dans la même ſitua
tion , avoit les mêmes craintes pour lui
même. Il vit Doris, il fut ébloui. La
· crainte de paroître moins belle ſembloit
ajouter à ſa beauté. Ah, lui dit-il , vo
tre triomphe n'eſt que trop certain !
quelle rivale pourroit le balancer ? La
Couronne eſt à vous ; mais, hélas r
dès ce moment peut-être ceſſez-vous
d'être à moi !
Non , repliqua Doris , la victoire
que Therſandre me promet eſt le
ſeul moyen de me conſerver à lui. La
ſienne eſt aſſurée. Puiſſe mon triomphe
n'être pas plus douteux ! ....
· Doris ! interrompit vivement Ther
- ſandre , vous outragez la Nature qui
épuiſa ſes plus riches dons en votre fa
veur. Quel Tribunal pourroit n'en être
pas frappé ? Ce ſont , il eſt vrai, des
femmes qui vous jugent ; mais vous
leur êtes trop ſupérieure en attraits
pour exciter leur jalouſie. Voit-on l'Af
tre de la Nuit rien diſputer à celui du
Jour ?
-
-
Ecoutez moi, Therſandre, reprit Do
42 MERCURE DE FRANCE.
ris : j'ignore ſi mes avantages ſont tels
-que vous les appréciez; j'ignore le ſuc
cès qui m'attend ; mais ſi la déciſion du
Tribunal
m'eſt contraire ; ſi même,
par quelque injuſtice, elle pouvoit ne
t'être point favorable , crois que je ne
· ſurvivrois point au malheur d'être à
quelque autre qn'à toi.
.
Ah I s'écria l'amoureux Théſſalien, je
jure par Apollon & tous les Dieux de
l'Olympe, que s'il faut aujourd'hui me
lier à tout autre objet que Doris, la
mort au même inſtant briſera ma chaîne;
je préférerai le trépas à cette infortune.
Doris verſoit des larmes en écoutant
Therſandre,&Therſandreétoit hors delui
même. On vint les ſéparer : on leur an
nonça que l'heure de ſe rendre au Tem
ple étoit venue. Quel moment ! Quelle
épreuve ! il fallut pourtant obéir. Déja
une foule immenſe occupoit les avenues
de l'un & de l'autre Temple , ſurtout
du Temple de Vénus. Déjà les plus belles
Theſſaliennes y accouroient avec cet
empreſſement que donne le deſir d'une
Victoire flatteuſe & brillante.
La blonde Iſmene s'avança la pre
mière. Ses regards avoient la douceur des
rayons de l'aurore , ſes traits plus d'a-
grément que de régularité. On l'eût priſe
J U I N. 1764.
43
pour une Grâce, mais on ne l'eût jamais .
priſe pour Vénus.
La brune Zirphé parut enſuite. Sa
taille & ſa démarche ſont celles d'une
Nymphe; ſon œil lance les feux brûlans
du Midi. Il n'échauffe pas, il conſume.
Zirphé a l'art de faire naître les deſirs ;
- mais rarement elle inſpire l'amour. On
cherche à la vaincre plutôt qu'à lui plaire.
· Dircé eût voulu devancer les deux
premières. Son foible eſt de vouloir
dominer partout. On ne dira point qu'elle
manque de beauté, on ne dira pas que
Dircé ſoit belle. Son air impérieux nuit
à ſes agrémens ; il effarouche le timide
eſſain des Grâces.Jamais Dircé ne mar
che en leur compagnie. On la prendroit
pour l'altière Junon qui vient non pas
diſputer, mais éxiger la pomme.
Une foule d'autres Teſſaliennes s'em
preſſoient de paroître. Leurs charmes
réunis , mais prèſque tous différens ,
offroient la douce & riante variété des
fleurs d'un parterre.
Doris n'arriva que la dernière. Tous
les yeux , tous les cœurs volérent à ſa
rencontre. Tous furent éblouis , tous
furent émus. On douta ſi ce n'étoit point
Vénus elle-même qui alloit préſider en
perſonne dans ſon Temple.
On vit les plus belles des aſpirantes
-
44 MERCURE DE FRANCE.
-rougir , pâlir à l'aſpect de Doris, jet
ter un coup d'œil inquiet , tantôt ſur
elle, tantôt ſur le Tribunal qui devoit
apprécier leurs charmes On vit ce
même Tribunal étonné qu'une même
· perſonne réunît tant d'attraits, donner
de ſubites marques d'admiration qui
valoient bien un jugement approfondi.
Cependant la cérémonie commença.
Elle conſiſtoit dans l'éxamen ſcrupuleux
des charmes de chaque aſpirante. Là,nul
le d'entre elles ne pouvoit recourir aux
preſtiges de l'art. Pour paroître belle ,
il falloit l'être, il falloit même l'être dans
toute ſà perſonne. Une tête plus qu'hu
maine entée ſur un corps défectueux ,
une taille divine dépourvue de la blan
cheur & de l'embonpoint ſuffiſant,
telles autres perfections accompagnées
de certains défauts, ne donnoient au
cun droit au prix. Il n'étoit dû qu'à
celles envers qui la Nature s'étoit mon
trée en tous points libérale. Plus d'une
fois , cependant, il avoit fallu adoucir
la rigueur de cette condition ; quel
quefois on avoit pû s'y conformer.
On le pouvoit dans cette circonſtance,.
bien plus que dans aucune autre.
C'étoit dans le ſanctuaire même du
Temple que s'achevoit l'éxamen. Cha
J U I N. 1764.
445
que Beauté y parut ſans voile, chaque
défaut put être apperçu ; rien ne pou
voit en impoſer aux yeux des Juges.
Rien ne leur en impoſa. Toutes ces
jeunes Theſſaliennes avoient eu part
aux dons de la Nature, mais ils dif
féroient dans prèſque chacune d'elles.
Aux unes, elle prodigua les charmes
que l'uſage laiſſe en proie aux regards :
aux autres elle départit ceux qu'il obli
ge de cacher. Leurs perfections réunies
euſſent produit une beauté ſans défaut ;
nulle d'entre elles ne pouvoit prétendre
à ce titre. Nulle ,
c'eſt trop dire.
Doris fit voir en elle ſeule tout ce
que ſes rivales ne poſſédoient qu'en
- CO1I11IlllIl.
Il y avoit dans le ſanctuaire une
Statue de la Déeſſe. Le célébre Phidias
en fut l'Auteur. Il employa pour l'a-
: chever toutes les reſſources de ſon
art, toutes celles que lui offrit la Na
ture. Les plus rares Beautés de toute la
Gréce lui ſervirent de modèle : mais
en ce moment l'on crut qu'il n'avoit
eu d'autre modèle que Doris.
Recevez cette Couronne , lui dit la
Grande Prêtreſſe au bruit des acclama
tions des autres Juges, régnez ſur tou
tes vos Compagnes. Elles ne doivent
46 MERCURE DE FRANCE.
point en murmurer. On peut vous cé
der l'empire de la Beauté ſans renon
cer à l'honneur d'être Belle.
Qui le croira ? les rivales mêmes de
Doris applaudirent à ſon triomphe !
Il eſt un point de fupériorité qui en
impoſe à l'envie même. La jalouſe
Dircé l'éprouva : elle accourut, elle vint
la première offrir ſon hommage à Doris.
Mais Doris ne jouiſſoit pas encore de ſa
victoire. Une crainte nouvelle agitoit
ſon âme. Elle n'oſoit douter que Ther
ſandre n'obtînt le prix; elle n'oſoit ſe
promettre qu'il l'obtînt. La brigue pou
voit l'en priver , ſes Juges pouvoient
ſe méprendre ; & dès-lors quel malheur
pour elle-même d'avoir été préférée !
On jugeoit ſon deſtin'digne d'envie ,
& elle craignoit d'envier bientôt celui
de ſes rivales.
· Cependant, on la couvre d'une robe
flotante & légère , telle que la portoit
Vénus lorſqu'elle s'offrit pour la pre
mière fois aux regards d'Adonis. Mais
Vénus y parut ſans voile, & Doris ne
devoit paroître que voilée aux yeux de
celui qu'une victoire pareille à la fienne
alloit rendre ſon époux. Lui-même ne
devoit l'aborder que couvert de l'ar
mure qu'il venoit d'obtenir. Ce double
J U I N. 1764.
47
uſage ſubſiſtoit depuis l'origne des Prix.
On vouloit par-là nourir juſqu'après l'hy
men une incertitude fâcheuſe , mais
utile. Souvent elle ſuſpendit la joie :
ſouvent elle prévint la réſiſtance.
.
L'autel où devoit être uni le couple
victorieux étoit placé au milieu d'une
avenue qui conduiſoit d'un temple à
l'autre. Une ſymphonie mélodieuſe fut
le ſignal pour s'y rendre. Doris friſſonna
de nouveau. On la conduiſoit en triom
phe ; mais ſes pas chanceloient : on
l'eût priſe pour une victime dévouée à la
colère de Diane plutôt que pour une
favorite de Vénus. De ſon côté le vain
queur approchoit, conduit par les Prê
tres d'Apollon. Une foule immenſe de
ſpectateurs contemploit cette cérémo
nie. On chanta les hymnes de la Déeſſe
& du Dieu qui préſidoient à ces myſ
tères. Vénus y étoit peinte. Apollon y
étoit peint. Tel eſt Therſandre , diſoit
Doris , en admirant le dernier tableau :
tel eſt Therſandre ; pourroit-il n'être pas
couronné ? Mais en vain fes regards per
çoient le voile qui la couvroit : en vain
cherchoit-elle à démêler les traits de
l'époux qu'elle alloit ſe donner : la viſière
de ſon caſque entiérement baiſſée trom
poit toutes ſes recherches. Elle crut voir,
v-' ' i
#
48 MERCURE DE FRANCE.
cependant, les yeux du jeune Theſſa
lien occupés du même ſoin qui l'occu
poit elle-même : c'étoit avec auſſi peu
de ſuccès d'une part que de l'autre.
Alors la grande Prêtreſſe de Vénus,
& le Chef des Prêtres d'Apollon, firent
approcher le jeune couple juſqu'au bord
de l'autel. On ne leur demanda point
s'ils vouloient être unis : l'uſage leur en
faiſoit une loi irrévocable. Le grand
Prêtre joignit leurs mains : la Prêtreſſe
les enchaînoit avec des fleurs : le peuple
· formoit des vœux pour leur félicité. Eux
mêmes, cependant , n'oſoient encore
ſe la promettre. Ce qu'ils éprouvoient ne
peut ſe décrire. La main de Doris trem
bloit dans celle du jeune Theſſalien : il
lui parut n'être pas moins agité. Hélas !
diſoit intérieurement : Doris , quelle
ſituation peut ſe comparer à la mienne ?
Peut-être m'uniſſai-je à Therſandre ?
Peut-être deviens-je la conquête ou
d'Eurilas ou de quelque autre : ce mo
ment décide pour jamais ou de mon
bonheur ou de mon infortune. J'ignore
ce qu'il me réſerve, & je n'oſe ni té
moigner trop d'empreſſement, ni mar
quer trop de répugnance.
Doris balançoit encore, & déja elle
n'étoit plus libre. Déja elle avoit un
époux
J U I N. 1764.
49
époux ſans le connoître, ſans en être
connue. Mais ce myſtère alloit enfin s'é-
claicir. Doris attendoit ce moment avec
agitation, avec éffroi. Il alloit décider
de ſon bonheur, & même de ſa vie : car
elle étoit réſolue de ne point ſurvivre au
malheur d'être ſéparée de Therſandre, au
malheur d'être à tout autre qu'a lui.
Il lui reſtoit à ſubir un autre uſage, il
falloit que ſon époux détachât le voile
qui la déroboit à ſes yeux :
il falloit
qu'elle-même, enſuite , le dépouillât de
ſon caſque. Le ſilence dans cette occa
ſion devoit continuer de part & d'autre.
Le Theſſalien léve le voile , jette un cri
involontaire & tombe aux pieds de
Doris : mais Doris étoit hors d'elle-mê
, me ; Doris ne diſtingua point ces accéns
· inarticulés. Etoit-ce la voix de Therſan
dre ? Etoit-ce la voix de quelqu'un de
ſes Rivaux? L'attitude par elle-même an
nonçoit de l'amour ; mais combien d'au
tres queTherſandre ont paru l'aimer ! elle
héſitoit, elle trembloit, en dénouant les
liens du caſque ; ſon œil regarde &
craint de voir; ſès mains n'oſent prèſque
achever leur ouvrage. C'en eſt fait ce
pendant : le caſque eſt enlevé; le ſort
de Doris eſt éclairci : elle ſuffit à peine
aux mouvem ens qui ºgº# elle tom
-
-
-
-)
5o MERCURE DE FRANCE.
be, elle ſe jette dans les bras de ſon
époux. Cétoit Therſandre.
A cette vue, tous les ſpectateurs pouſ
ſent des cris d'acclamation. Chacun ap
plaudit au choix des Juges , au ſort
des deux Amans. Les rivaux même de
Therſandre n'en murmurent pas, tant
ce jeune couple ſemble fait pour n'être
point ſéparé. Le ſeul Eurilas en ju
geoit autrement ; mais l'amour - pro
pre étouffoit ſes plaintes , ſa manière
d'aimer écartoit ſes regrets : il atten
doit tout de lui-même , & ſe trompa
toujours dans ſon attente. Therſandre
& Doris , au contraire , eſpéroient
tout l'un de l'autre, & leur eſpoir ne
fut jamais trompé.
CONTE,
Tiré d'un Manuscrit Grec.
LA Thessalie est le véritable Elisée de
la Gréce, le séjour du repos & des plaisirs.
La Nature n'y paroît que ſous l'exté
rieur le plus ſéduiſant; elle y ſeme avec
profuſion les riches tréſors qu'elle n'étale
ailleurs qu'avec réſerve. Jupiter ſe plaît
ſur la cime du Mont Olympe; Minerve
parmi les rochers de l'Attique; Diane
au ſein des forêts de l'Elide ; Mars
dans les plaines de la Thrace; Vénus
dans les boſquets de Cythère , & ,
l'Amour dans les délicieux vallons de
Tempé.Jamais ces beaux lieux ne réten
tiſſent que du ſon paifible des flûtes &
des muſettes. Jamais le Pénée qui
arroſe la Theſſalie, ne vit ſur ſes bords
que des Amans fortunés.
aux pieds d'un Autel dédié à l'Amour.
Voici les vœux qu'ils adreſſoient à ce
Dieu leur unique maître.
H
-
Therſandre & Doris étoient l'un & .
l'autre. Chaque jour l'Aurore les voyoit
26 MERCURE DE FRANCE.
» Souverain de notre âme, Arbitre
» du bonheur de nos jours , daigne
» en remplir tous les inſtans. Ceux qui
» ne te ſeroient pas conſacrés ſeroient
» perdus pour nous. Ceux dont tu
» diſpoſes
ſont les
ſeuls dont nous
» jouiſſions. Fais que Doris , diſoit
» Therſandre , n'écoute jamais aucun
» des rivaux que ſa beauté m'attire. Fais
» que Therſandre, diſoit Doris, metrou
» ve toujours plus belle que toutes mes
» rivales ; & tous deux ajoutoient en
» ſemble : » fais que nous méritions
» de ſervir de modéle aux Amans qui
» doivent naître après nous.
Therſandre & Doris avoient de quoi
ſe raſſurer
contre l'inconſtance. La
Theſſalie entiere n'offroit rien d'auſſi
parfait que ce jeune couple. On eût
dit que la Nature, en les formant, avoit
prévu les deſſeins de l'Amour. On eût
dit que l'Amour , en les
uniſſant ,
n'avoit fait qu'obéir à la Nature.
· Doris n'en étoit qu'à ſon troiſiéme
luſtre.Aux grâces touchantes & ingé
nues de cet âge , elle uniſſoit
les
charmes ſéduiſans d'une beauté ac
complie. L'éclat du lys & de la roſe le
céde à l'éclat de ſon teint. L'aſtre de
Vénus b#lle moins au milieu de la
J U I N. 1764.
·
27
nuit que les yeux de Doris au milieu
du jour Ses regards paſſent juſqu'à
l'âme ; ſon doux ſourire ſemble l'appel
ler ; toute ſa perſonne eſt animée par
les Grâces. Les plus belles Theſſalien
nes évitent ſa rencontre ; elles ont ſoin
ſurtout d'en préſerver leurs Amans.
Il eſt difficile de la voir & de reſ
ter fidéle à toute autre. Mais Doris ne
vouloit de fidélité que dans Therſandre.
C'étoit à lui ſeul qu'elle vouloit plaire :
c'étoit lui ſeul qui pouvoit la fixer.
ſDoris jettoit-elleles yeux ſur le criſtal des
fontaines ? c'étoit pour y voir ſi ſes
charmes avoient toujours de quoi cap
tiver Therſandre. Doris cueilloit - elle
des fleurs ſur les rives du Pénée ? c'é-
toit pour en orner Therſandre, ou pour
s'en parer à ſes yeux.
Le jeune Theſſalien répondoit à tant
d'amour par un Amour égal , un amour
qui ne pouvoit ni diminuer ni s'ac
· croître. Sa vue occaſionnoit mille infi
délités ; ſon cœur n'étoit le complice
d'aucune. Abſent de Doris, il ne de
ſiroit qu'elle , avec elle il ne deſiroit
plus rien. L'un & l'autre fuyoient les
lieux trop fréquentés ;
-
-
mais ils les
·fuyoient enſemble. Ceux où ils pou
voient être ſeuls étoient toujours ceux
2s : 1ºo
: B ij
,
28 MERCURE DE FRANCE.
qui les charmoient davantage. En vain ,
§ Therſandre à Doris , en vain la
· blonde Iſméne & la brune Zirphé s'é-
garent-elles ſouvent de leur route, & ſe
trouvent , comme par hazard , ſur la
· nôtre; leurs charmes ne peuvent arrêter
mes regards ; je ne les apperçois que
pour mieux ſentir combien elles vous
cédent ; je les fuirois ſi elles avoient
#uelque choſe à vous diſputer.
Un ſeul point troubloit la félicité de
ces deux amans. Ils ne pouvoient être
· unis par les nœuds de l'hymen qu'après
une cérémonie conſacrée par l'uſage
& les loix du païs. Elle ſe renouvelloit
tous les ans, & ce tems étoit prochain.
Elle conſiſtoit à couronner de myrthes &
de fleurs la plus belle desTheſſaliennes.,
& le Theſſalien le mieux fait : elleconſiſ
toit ſurtout à unir pour jamais le couple
, couronné : union que n'avoit pas tou
·jour précédé celle des cœurs & #
ne ſuivoit pas toujours. Bien des fois l'a-
mour gémit de cet uſage. Bien des fois
cet uſage rompit les deſſeins de l'amour.
Therſandre & Doris étoient ceux qui
en devoient le moins redouter les ſuites;
cependant ils les redoutoient.La crainte
- l'emportoit en eux ſur l'amour - propre.
Therſandre n'oſoit ſe flatter d'avoir le
prix & ne doutoit pas que Doris ne
·
J U I N. 1764.
29
l'obtînt. Doris croyoit déjà voir couron
ner Therſandre, & quelqu'une de ſes
rivales. Fous deux ainſi craignoient
d'être bien-tôt ſéparés. En vain chaque
naïade offroit à la jeune Theſſalienne un
miroir propre à la raſſurer : elle ne s'y
contemploit qu'avec défiance, elle ſe
trouvoit moins belle de jour en jour. Par,
la même raiſon , les charmes les plus
médiocres dans toute autre lui ſem
bloient devoir l'emporter ſur les ſiens.
C'étoit la première fois ſans doute qu'une
jeune Beauté oublioit ſes propres avan
tages, la première fois, ſur-tout, qu'elle
apprécioit trop ceux de ſes rivales. On
a déjà vu que Therſandre jugeoit auſſi
modeſtement de lui même. Il eût voulu
pouvoir éloigner cette fatale cérémonie.
Ce ſeroit, diſoit-il, retarder le triom
phe de Doris : mais dois-je ſouhaiter que .
Doris triomphe ſi je ne partage moi
même ſa victoire ? Si cette victoire qui
l'attend, doit pour jamais nous ſéparer ?
Peu s'en falloit qu'il ne regrettât que
Doris eût tant de charmes. Il deſiroit
qu'elle pût trouver des rivales , ou
plutôt qu'elle ne s'expoſât point à la né
· ceſſité de les vaincre.
Doris,qui avoit les mêmes craintes,
formoit en ſecret les mêmes vœux. Les
B iij
3o MERCURE DE FRANCE.
âmes de ces deux amans étoient d'accord
avant que leurs bouches ſe fuſſent ex
pliquées. Ce fut Doris qui rompit le
ſilence la première. Voici ce qu'elle
diſoit à ſon amant qui l'écoutoit, l'ad
miroit & l'adoroit.
Le jour approche, mon chèr Therſan
dre , ce jour où la JeuneſſeTheſſalienne
doit accourir en foule aux Temples de
Vénus & d'Apollon. Bien-tôt vont ſe
diſtribuer ces prix que la vanité recher
che & que l'amour doit dédaigner.
Votre victoire n'eſt pas douteuſe; mais
la mienne peut l'être, une de mes com
pagnes peut m'être préferée, & vous-mê
me alors ſeriez contraint de me la pré
férer.Ce dernier malheur eſt le ſeul que
je redoute : ayons le courage de le pré
venir. Peu m'importe que la Grece en
tiere me croye dépourvue de charmes :
je ne veux être belle qu'aux yeux de
Therſandre. Je vais réjouir la jalouſe
Dircé en publiant qu'une maladie ſubite
a défiguré mes traits au point de me ré
duire à les cacher. Je ne crains pas de
trouver d'incrédules.
.
Ah l s'écria Therſandre, pour ſoup
çonner un tel ſacrifice il faudroit ſoi
même en être capable ; il faudroit avoir
l'âme de Doris , il faudroit avoir ſon
J U I N. 1764.
3I
· amour.Jugez de mes tranſports , ajouta
t-il en tombant à ſes genoux ! je le dé
- firois ce ſacrifice; mais je n'oſois l'éxi
ger : trop ſûr de vos ſuccès, je doutois
de plus en plus des miens. Le moindre
de mes rivaux me ſembloit redoutable.
Tout amour-propre ceſſe quand il s'agit
de s'expoſer à vous perdre.C'en eſt fait ;
nul hazard ne pourra plus nous ſéparer.
Je vais feindre comme vous ; je vais
ſuppoſer qu'un accident funeſte m'inter
dit les moyens d'aſpirer au prix. Ehlquel
autre prix pourroit me flatter après
celui que Doris m'aſſure ?
Cette explication rendit le calme aux
deux amans. Ils ne ſongerent plus qu'à
effectuer leur projet. Le bruit courut dès
le jourſuivant que Doris étoit menacée
de perdre la vue. Cette nouvelle réjouit
plus d'une belle Theſſalienne. Telle qui
auparavant n'oſoit pas même ſonger au
prix, oſa dès-lors y prétendre & ſe le
promettre. Peu importoit au plus grand
nombre que leurs amans fuſſent préfé
rés; elles n'ambitionnoient cette préfé
rence que pour elles-mêmes; elles ne
craignoient pas d'épouſer l'amant d'une
· autre. Quelques-unes redoutoient cet
| échange : mais elles ne pouvoient ſe
· reſoudre à n'en pas courir les riſques :
B iv
#
N,
32 MERCURE DE FRANCE.
d'autres ne fe perſuadoient pas qu'il
pût y en avoir ni pour elles ni pour leurs
amans.La ſeule Doris,le ſeul Therſandre,
s'aimoient aſſez pour ignorer tous leurs
avantages : ils ne vouloient point faire
dépendre du hazard un bonheur qui ne
dépendoit que deux-mêmes. Therſandre
à ſon tour prit des meſures pours'éxemp
ter du concours. Il attaque um Sanglier
furieux, le tue ; mais il feimt d'être lui
même fort bleſſé. Au bout de quelques
jours on publie par ſon ordre que cette
bleſſure le prive pour jamais de l'uſage
d'un bras, & par la même raiſon du droit
d'aſpirer au prix. Cette nouvelle ſup
poſition trouve auſſi peu d'incrédules
que la première.
Alors on vit s'accroitre & le nombre
& l'eſpoir des concurrens. Nul d'entre
eux ne ſoupçonnoit le ſtratagême, tous
avoient intérêt de ne point s'y oppoſer.
Un ſeul néanmoins s'affligeoit de l'éve
nement. Ce n'étoit point comme ami
de Therſandre, c'étoit comme ſon rival.
Il aimoit Doris qui ne l'avoit jamais fa
voriſé d'un regard : mais tant de rigueur
· ne diminuoit ni ſes eſpérances ni la bon
ne opinion qu'il avoit de lui-même. Il ſe
croyoit aſſuré du prix : il ne doutoit pas
que Dorisn'obtînt le même avantage ſur
J U I N. 1764.
3 $
ſes rivales : Doris par cette raiſon ne
pouvoit éviter d'être à lui. Ainſi raiſon
noit Eurilas, c'étoit le nom du Theſſa
lien préſomptueux. Il attendoit avec la -
plus vive impatience le jour qui devoit
éclairer ſon triomphe. Il apprit alors
que Doris étoit forcée de renoncer au
ſien , qu'elle n'avoit plus droit d'y pré
tendre. A cette nouvelle ſa douleur ſur
paſſa de beaucoup ſon amour. Il aimoit
Doris parce qu'elle étoit la plus belle
des Theſſaliennes ;
c'étoit ſa beauté
ſeule qu'il aimoit.Quelques agrémens de
plus dans une autre l'euſſent arraché à la
première. La ſource de ſon déplaiſir étoit
que Doris ne pût être ni effacée ni rem
placée. Il trouva un autre ſujet d'afflic
tion dans la bleſſure de Therſandre, qu'il
croyoit réelle. Cétoit une fleur de moins
à ſa couronne, une victoire aſſurée que
la fortune lui enlevoit. L'amour-propre
étoit l'unique ſource des deſirs & des
regrèts d'Eurilas.
Bientôt même il ſoupçonna que Doris
& Therſandre pouvoient être d'accord,
& feindre des maux qu'ils ne reſſentoient
pas. Ils craignent, diſoit-il, d'être ſéparés,
& c'eſt moi ſeul qui cauſe cette crainte.
Alors il ſonge à vérifier ce doute, à pré
venir le larcin qu'on prétend lui faire
B v
34 MERCURE DE FRANCE.
Il y avoit dans cette contrée un Vieil
lard iſſu de la race d'Eſculape & qui -
avoit hérité de ſa ſcience. Les triſtes &
nombreux accidens qui affligent l'huma
nité ſembloient fuir devant lui. La con
fiance renaiſſoit à ſon approche , & cette
confiance n'étoit point trompée. Ce fut
lui qu'Eurilas voulut d'abord conſulter,
& voici comment il raiſonnoit : ſi Ther
ſandre & Doris, diſoit il, ſont entre
les mains de ce Vieillard , leur guériſon
- eſt prèſque aſſurée : ſi, au contraire , ils
n'ont pas eu recours à lui , c'eſt qu'ils
redoutent ſa pénétration. il arrive chez
Eurimaque, ainſi ſe nommoit l'héritier
du Dieu d'Epidaure, il lui parle de Doris
& de Therſandre. Ce n'étoit pas la pre
mière fois que ces deux noms avoient
frappé les
oreilles d'Eurimaque ; mais
ni Therſandre , ni
Doris
n'avoient
jamais eu recours à ſon art. La natu
1e avoit joint en eux les heureux tré
ſors de la ſanté aux dons brillans des
grâces
perſonnelles. Eurimaque s'at
tendrit au récit d'Eurilas. Je fais , lui
dit-il, ce qu'on publie à la louange de
ce jeune couple : ſon double accident
m'afflige. Puiſſe mon art lui être de
quelque utilité ! C'étoit offrir à Eurilas
une faveur qu'il s'apprêtoit à demander
J U I N. 1764.
Il détermine facilement le Vieillard à le
ſuivre. Tous deux s'avancent vers la
demeure de Doris.
-
Les deux amans s'applaudiſſoient de
leur feinte. Ils jouiſſoient de l'erreur
qu'elle avoit cauſée ; ils ſe promet
toient d'en jouir encore mieux par la
ſuite. Après un régime & des ſecours
ſimulés, ils reprirent leur conduite or
dinaire. Ils ne ſoupçonnoient pas qu'au
cun Theſſalien, qu'aucune Theſſalienne
oſaſſènt les contredire & cherchaſſent à
divulguer leur ſecret. Chaque jour ils ſe
rendoient enſemble au ſein d'un vallon
paiſible & iſolé. Doris avoit les yeux
couverts d'un bandeau ; Therſandre lui
ſervoit de guide, & lui - même avoit
- le bras ſoutenu par une écharpe ; mais
- l'écharpe & le bandeau ne reſtoient pas
toujours attachés : ſouvent Therſandre
faiſoit uſage de ſes deux mains pour
preſſer les mains de Doris, pour la parer
des plus belles fleurs que le Pénée voit
éclore ſur ſa rive. Souvent Doris atta
choit ſurTherſandre des yeux dont l'éclat
brilloit au loin & étoit bien propre à dé
mentir le malheur dont elle ſe plaignoit.
· Que ne vous dois-je pas ? lui diſoit
un jour Therſandre , quel ſacrifice ne
me fait pas votre amour ? C'eſt peu de
B vj
36 MERCURE DE FRANCE.
renoncer au prix qui vous eſt dû ; vous
renoncez à l'honneur de paſſer pour
belle, à l'avantage de le paroître : vous
cédez l'empire de la beauté à celles qui
ne devroient qu'embellir votre triom
· phe ! ... Mon cher Therſandre, inter
· rompit Doris, le ſeul empire qui me
· flatte eſt celui que vous me donnez ſur
votre âme : qu'il me reſte, je n'en de
ſire, je n'en regrette aucun autre. Ah !
s'écria l'amoureux Theſſalien , préſu
mez-vous qu'il ſoit en mon pouvoir de
vous l'ôter ? qu'il ſoit même au vôtre
de le perdre ? Doris régnera fur tous
ceux qui l'appercevront : elle ne ſçau
roit fuir un regard fans renoncer à une
victoire. Que l'Amour en ſoit loué, re
prenoit Doris , j'aime ſes dons pour
vous les offrir ; je regretterois de vous
offrir moins. Vous-même , mon cher
Therſandre , vous-même ne faites-vous
pas pour moi ce que je fais pour vous ?
Vos ſacrifices égalent ou ſurpaſſent les
miens : puiſſe votre ſatisfaction egaler
la mienne !
-
-
A ce dernier diſcours Therſandre ne
répondit que par des tranſports; langa
ge toujours expreſſif chez les vrais
Amans. Non , ajouta-t-il , mon bon
heur tel qu'il eſt, ne peut s'accroître :
J U I N. 1764.
nul autre ſoin ne peut
des jaloux.
.
37
le troubler.
Soyons heureux pour nous - mêmes ;
laiſſons à d'autres le vain deſir de faire
Ce fut au milieu d'un pareil entre
tien qu'Eurilas les ſurprit ſans en être
lui-même apperçu. Ils n'étoient point
ſur leurs gardes : les ſoupçons d'Eurilas
furent confirmés. Il étoit trop vain pour
témoigner un violent dépit. Il ne le fut
pas encore aſſez pour paroître tran
· quile. Eurimaque arriva quelques inſ
tans après lui. Voyez, dit-il au vieillard,
voyez ces deux Amans; ils n'ont be
ſoin ni de mes ſecours, ni des vôtres.
L'Amour dans cette contrée eſt fécond
en prodiges : c'eſt lui, ſans doute, qui
vient d'opérer une fi belle cure.
Tandis qu'il parloit ainſi, Therſandre
& Doris continuoient à n'être occupés
que d'eux-mêmes : ils ne voyoient ni
Eurilas ni Eurimaque Ce fut Therſan
dre qui les apperçut le premier. Il ſçut
modérer fa ſurpriſe; il ſçut même pré
venir Doris à temps du parti qu'elle
devoit prendre. C'étoit de paroître ne
rien voir. Tons deux ignoroient la pro
feſſion d'Eurimaque , & combien il
étoit difficile d'échapper à ſes lumières.
Eurilas étoit celui qu'ils craignoient le
38 MERCURE DE FRANCE.
plus. Cependant l'un & l'autre témoin
avançoient toujours.
Ils arrivent. Le
bras d'Eurilas a déja repris l'écharpe.
Doris les regarde, mais ſans qu'aucun
ſigne annonce qu'elle les apperçoit.
Telle Pigmalion vit d'abord ſa ſtatüe
avant que l'Amour l'eût animée en ſa
faveur, telle parut Doris aux yeux d'Eu
rilas & d'Eurimaque. Mais la mépriſe
ne pouvoit être longue. Le regard de
Doris pour être immobile n'en étoit
pas moins perçant. Le Soleil qu'aucun
nuage ne voile à nos yeux ne peut
nous dérober ſes rayons : il nous échauf
fe malgré lui-même.
.
-
-
Non , s'écria Eurilas , de ſi beaux
yeux ne peuvent être inutiles à Doris,
ils ont trop de pouvoir ſur les nôtres !
Ils font trop ſentir à notre âme leur
vive & douce influence ! Vous en par
lez comme un Amant, lui dit Eurima
que, & cette manière de voir a ſon
mérite : la mienne, d'ailleurs, s'accorde
avec la vôtre. Non, belle Doris , pour
ſuivit-il, vous n'êtes point privée de l'u-
ſage de vos yeux. C'eſt ce qu'éprouve
roient & atteſteroient en vous voyant
tous les Theſſaliens; c'eſt ce qu'affirme
de plus ici un deſcendant, un ſucceſ
ſeur d'Eſculape
:
2
,
... e
J U I N. 1764.
| Ce diſcours ſi
39
Ces derniers mots firent trembler &
Doris & Therſandre. Ils reconnurent
Eurimaque. Ils virent qu'une plus lon
gue diſſimulation ſeroit inutile. Eh,
commert pouvoir lui en impoſer ? Les
maux réels ne lui réſiſtoient pas : des
maux ſuppoſés lui pourroient-ils faire
illuſion ? Un autre motif excitoit encore
le zéle du vieillard. Il étoit du nombre
des Juges auxquels Therſandre cher
choit à ſe ſouſtraire. Il croyoit Apollon
même outragé par ce deſſein. Jeune
homme, dit-il à Therſandre, apprends
à faire un autre uſage des
faveurs
que la Nature & les Dieux t'ont bien
voulu départir : apprends que les maſ
quer c'eſt
les méconnoître ; c'eſt te
montrer ingrat envers ceux à qui tu
les dois. Ta modeſtie eſt un crime. Al
lez, pourſuivit-il en s'adreſſant au jeune
couple , allez diſputer ou plutôt recevoir
le prix qui vous attend. Pourquoi vous
refuſer à un triomphe certain ? Voit
on l'Aigle ſuir le Soleil & les Colom
bes le char de Vénus ?
-
-
flatteur pour Ther
fandre devoit peu flatter Eurilas : mais
ſa vanité le raſſuroit. : Il jugea qu'Euri
maque ſe connoiſſoit mieux en infirmités
qu'en agrémens. Lui-même exhorta ſon
--
4o MERCURE DE FRANCE.
,
rival à mettre à profit les conſeils du
vieillard. -
Il fallut que les deux Amans s'y déter
minaſſent : mais ils ne le promirent qu'en
ſoupirant. Leur amour gémiſſoit de ſe
compromettre ainſi , leurs craintes ſe
renouvelloient. En même temps s'é-
vanouiſſoient les eſpérances de la Jeu
neſſe Theſſalienne. Tels à l'aſpect du
Phénix , les autres oiſeaux reconnoiſ
ſent leur infériorité. Ils l'entourent dans
un profond ſilence, & ceux qu'enor
gueilliſſoit l'éclat de leur plumage per- .
dent toute leur fierté en contemplant
le ſien.
Le ſeul Eurilas n'avoit rien perdu de
ſa préſomption. Il eût voulu pouvoir
hâter le jour du couronnement. Ce
jour enfin arriva, & Doris & Therſan
dre frémirent. Doris dans ce moment
trouvoit que la Nature avoit bien peu
fait pour elle. Ce fut la première fois
qu'elle ſoupçonna que l'Art pouvoit
être employé : ce fut même à regret
qu'elle n'en fit point uſage. L'onde juſ
qu'alors lui avoit tenu lieu de miroir :
pour cette fois elle y en joignit un ar- .
tificiel. Ses yeux conſultoient l'un &
l'autre avec inquiétude : ni l'un ni l'au
: .
º,
|
|
-
J U I N. 1764.
41
tre ne les ſatisfirent. Jamais Doris ne
s'étoit moins plû à elle-même ; jamais
elle n'eſpéra moins plaire aux yeux
d'autrui.
Therſandre étoit dans la même ſitua
tion , avoit les mêmes craintes pour lui
même. Il vit Doris, il fut ébloui. La
· crainte de paroître moins belle ſembloit
ajouter à ſa beauté. Ah, lui dit-il , vo
tre triomphe n'eſt que trop certain !
quelle rivale pourroit le balancer ? La
Couronne eſt à vous ; mais, hélas r
dès ce moment peut-être ceſſez-vous
d'être à moi !
Non , repliqua Doris , la victoire
que Therſandre me promet eſt le
ſeul moyen de me conſerver à lui. La
ſienne eſt aſſurée. Puiſſe mon triomphe
n'être pas plus douteux ! ....
· Doris ! interrompit vivement Ther
- ſandre , vous outragez la Nature qui
épuiſa ſes plus riches dons en votre fa
veur. Quel Tribunal pourroit n'en être
pas frappé ? Ce ſont , il eſt vrai, des
femmes qui vous jugent ; mais vous
leur êtes trop ſupérieure en attraits
pour exciter leur jalouſie. Voit-on l'Af
tre de la Nuit rien diſputer à celui du
Jour ?
-
-
Ecoutez moi, Therſandre, reprit Do
42 MERCURE DE FRANCE.
ris : j'ignore ſi mes avantages ſont tels
-que vous les appréciez; j'ignore le ſuc
cès qui m'attend ; mais ſi la déciſion du
Tribunal
m'eſt contraire ; ſi même,
par quelque injuſtice, elle pouvoit ne
t'être point favorable , crois que je ne
· ſurvivrois point au malheur d'être à
quelque autre qn'à toi.
.
Ah I s'écria l'amoureux Théſſalien, je
jure par Apollon & tous les Dieux de
l'Olympe, que s'il faut aujourd'hui me
lier à tout autre objet que Doris, la
mort au même inſtant briſera ma chaîne;
je préférerai le trépas à cette infortune.
Doris verſoit des larmes en écoutant
Therſandre,&Therſandreétoit hors delui
même. On vint les ſéparer : on leur an
nonça que l'heure de ſe rendre au Tem
ple étoit venue. Quel moment ! Quelle
épreuve ! il fallut pourtant obéir. Déja
une foule immenſe occupoit les avenues
de l'un & de l'autre Temple , ſurtout
du Temple de Vénus. Déjà les plus belles
Theſſaliennes y accouroient avec cet
empreſſement que donne le deſir d'une
Victoire flatteuſe & brillante.
La blonde Iſmene s'avança la pre
mière. Ses regards avoient la douceur des
rayons de l'aurore , ſes traits plus d'a-
grément que de régularité. On l'eût priſe
J U I N. 1764.
43
pour une Grâce, mais on ne l'eût jamais .
priſe pour Vénus.
La brune Zirphé parut enſuite. Sa
taille & ſa démarche ſont celles d'une
Nymphe; ſon œil lance les feux brûlans
du Midi. Il n'échauffe pas, il conſume.
Zirphé a l'art de faire naître les deſirs ;
- mais rarement elle inſpire l'amour. On
cherche à la vaincre plutôt qu'à lui plaire.
· Dircé eût voulu devancer les deux
premières. Son foible eſt de vouloir
dominer partout. On ne dira point qu'elle
manque de beauté, on ne dira pas que
Dircé ſoit belle. Son air impérieux nuit
à ſes agrémens ; il effarouche le timide
eſſain des Grâces.Jamais Dircé ne mar
che en leur compagnie. On la prendroit
pour l'altière Junon qui vient non pas
diſputer, mais éxiger la pomme.
Une foule d'autres Teſſaliennes s'em
preſſoient de paroître. Leurs charmes
réunis , mais prèſque tous différens ,
offroient la douce & riante variété des
fleurs d'un parterre.
Doris n'arriva que la dernière. Tous
les yeux , tous les cœurs volérent à ſa
rencontre. Tous furent éblouis , tous
furent émus. On douta ſi ce n'étoit point
Vénus elle-même qui alloit préſider en
perſonne dans ſon Temple.
On vit les plus belles des aſpirantes
-
44 MERCURE DE FRANCE.
-rougir , pâlir à l'aſpect de Doris, jet
ter un coup d'œil inquiet , tantôt ſur
elle, tantôt ſur le Tribunal qui devoit
apprécier leurs charmes On vit ce
même Tribunal étonné qu'une même
· perſonne réunît tant d'attraits, donner
de ſubites marques d'admiration qui
valoient bien un jugement approfondi.
Cependant la cérémonie commença.
Elle conſiſtoit dans l'éxamen ſcrupuleux
des charmes de chaque aſpirante. Là,nul
le d'entre elles ne pouvoit recourir aux
preſtiges de l'art. Pour paroître belle ,
il falloit l'être, il falloit même l'être dans
toute ſà perſonne. Une tête plus qu'hu
maine entée ſur un corps défectueux ,
une taille divine dépourvue de la blan
cheur & de l'embonpoint ſuffiſant,
telles autres perfections accompagnées
de certains défauts, ne donnoient au
cun droit au prix. Il n'étoit dû qu'à
celles envers qui la Nature s'étoit mon
trée en tous points libérale. Plus d'une
fois , cependant, il avoit fallu adoucir
la rigueur de cette condition ; quel
quefois on avoit pû s'y conformer.
On le pouvoit dans cette circonſtance,.
bien plus que dans aucune autre.
C'étoit dans le ſanctuaire même du
Temple que s'achevoit l'éxamen. Cha
J U I N. 1764.
445
que Beauté y parut ſans voile, chaque
défaut put être apperçu ; rien ne pou
voit en impoſer aux yeux des Juges.
Rien ne leur en impoſa. Toutes ces
jeunes Theſſaliennes avoient eu part
aux dons de la Nature, mais ils dif
féroient dans prèſque chacune d'elles.
Aux unes, elle prodigua les charmes
que l'uſage laiſſe en proie aux regards :
aux autres elle départit ceux qu'il obli
ge de cacher. Leurs perfections réunies
euſſent produit une beauté ſans défaut ;
nulle d'entre elles ne pouvoit prétendre
à ce titre. Nulle ,
c'eſt trop dire.
Doris fit voir en elle ſeule tout ce
que ſes rivales ne poſſédoient qu'en
- CO1I11IlllIl.
Il y avoit dans le ſanctuaire une
Statue de la Déeſſe. Le célébre Phidias
en fut l'Auteur. Il employa pour l'a-
: chever toutes les reſſources de ſon
art, toutes celles que lui offrit la Na
ture. Les plus rares Beautés de toute la
Gréce lui ſervirent de modèle : mais
en ce moment l'on crut qu'il n'avoit
eu d'autre modèle que Doris.
Recevez cette Couronne , lui dit la
Grande Prêtreſſe au bruit des acclama
tions des autres Juges, régnez ſur tou
tes vos Compagnes. Elles ne doivent
46 MERCURE DE FRANCE.
point en murmurer. On peut vous cé
der l'empire de la Beauté ſans renon
cer à l'honneur d'être Belle.
Qui le croira ? les rivales mêmes de
Doris applaudirent à ſon triomphe !
Il eſt un point de fupériorité qui en
impoſe à l'envie même. La jalouſe
Dircé l'éprouva : elle accourut, elle vint
la première offrir ſon hommage à Doris.
Mais Doris ne jouiſſoit pas encore de ſa
victoire. Une crainte nouvelle agitoit
ſon âme. Elle n'oſoit douter que Ther
ſandre n'obtînt le prix; elle n'oſoit ſe
promettre qu'il l'obtînt. La brigue pou
voit l'en priver , ſes Juges pouvoient
ſe méprendre ; & dès-lors quel malheur
pour elle-même d'avoir été préférée !
On jugeoit ſon deſtin'digne d'envie ,
& elle craignoit d'envier bientôt celui
de ſes rivales.
· Cependant, on la couvre d'une robe
flotante & légère , telle que la portoit
Vénus lorſqu'elle s'offrit pour la pre
mière fois aux regards d'Adonis. Mais
Vénus y parut ſans voile, & Doris ne
devoit paroître que voilée aux yeux de
celui qu'une victoire pareille à la fienne
alloit rendre ſon époux. Lui-même ne
devoit l'aborder que couvert de l'ar
mure qu'il venoit d'obtenir. Ce double
J U I N. 1764.
47
uſage ſubſiſtoit depuis l'origne des Prix.
On vouloit par-là nourir juſqu'après l'hy
men une incertitude fâcheuſe , mais
utile. Souvent elle ſuſpendit la joie :
ſouvent elle prévint la réſiſtance.
.
L'autel où devoit être uni le couple
victorieux étoit placé au milieu d'une
avenue qui conduiſoit d'un temple à
l'autre. Une ſymphonie mélodieuſe fut
le ſignal pour s'y rendre. Doris friſſonna
de nouveau. On la conduiſoit en triom
phe ; mais ſes pas chanceloient : on
l'eût priſe pour une victime dévouée à la
colère de Diane plutôt que pour une
favorite de Vénus. De ſon côté le vain
queur approchoit, conduit par les Prê
tres d'Apollon. Une foule immenſe de
ſpectateurs contemploit cette cérémo
nie. On chanta les hymnes de la Déeſſe
& du Dieu qui préſidoient à ces myſ
tères. Vénus y étoit peinte. Apollon y
étoit peint. Tel eſt Therſandre , diſoit
Doris , en admirant le dernier tableau :
tel eſt Therſandre ; pourroit-il n'être pas
couronné ? Mais en vain fes regards per
çoient le voile qui la couvroit : en vain
cherchoit-elle à démêler les traits de
l'époux qu'elle alloit ſe donner : la viſière
de ſon caſque entiérement baiſſée trom
poit toutes ſes recherches. Elle crut voir,
v-' ' i
#
48 MERCURE DE FRANCE.
cependant, les yeux du jeune Theſſa
lien occupés du même ſoin qui l'occu
poit elle-même : c'étoit avec auſſi peu
de ſuccès d'une part que de l'autre.
Alors la grande Prêtreſſe de Vénus,
& le Chef des Prêtres d'Apollon, firent
approcher le jeune couple juſqu'au bord
de l'autel. On ne leur demanda point
s'ils vouloient être unis : l'uſage leur en
faiſoit une loi irrévocable. Le grand
Prêtre joignit leurs mains : la Prêtreſſe
les enchaînoit avec des fleurs : le peuple
· formoit des vœux pour leur félicité. Eux
mêmes, cependant , n'oſoient encore
ſe la promettre. Ce qu'ils éprouvoient ne
peut ſe décrire. La main de Doris trem
bloit dans celle du jeune Theſſalien : il
lui parut n'être pas moins agité. Hélas !
diſoit intérieurement : Doris , quelle
ſituation peut ſe comparer à la mienne ?
Peut-être m'uniſſai-je à Therſandre ?
Peut-être deviens-je la conquête ou
d'Eurilas ou de quelque autre : ce mo
ment décide pour jamais ou de mon
bonheur ou de mon infortune. J'ignore
ce qu'il me réſerve, & je n'oſe ni té
moigner trop d'empreſſement, ni mar
quer trop de répugnance.
Doris balançoit encore, & déja elle
n'étoit plus libre. Déja elle avoit un
époux
J U I N. 1764.
49
époux ſans le connoître, ſans en être
connue. Mais ce myſtère alloit enfin s'é-
claicir. Doris attendoit ce moment avec
agitation, avec éffroi. Il alloit décider
de ſon bonheur, & même de ſa vie : car
elle étoit réſolue de ne point ſurvivre au
malheur d'être ſéparée de Therſandre, au
malheur d'être à tout autre qu'a lui.
Il lui reſtoit à ſubir un autre uſage, il
falloit que ſon époux détachât le voile
qui la déroboit à ſes yeux :
il falloit
qu'elle-même, enſuite , le dépouillât de
ſon caſque. Le ſilence dans cette occa
ſion devoit continuer de part & d'autre.
Le Theſſalien léve le voile , jette un cri
involontaire & tombe aux pieds de
Doris : mais Doris étoit hors d'elle-mê
, me ; Doris ne diſtingua point ces accéns
· inarticulés. Etoit-ce la voix de Therſan
dre ? Etoit-ce la voix de quelqu'un de
ſes Rivaux? L'attitude par elle-même an
nonçoit de l'amour ; mais combien d'au
tres queTherſandre ont paru l'aimer ! elle
héſitoit, elle trembloit, en dénouant les
liens du caſque ; ſon œil regarde &
craint de voir; ſès mains n'oſent prèſque
achever leur ouvrage. C'en eſt fait ce
pendant : le caſque eſt enlevé; le ſort
de Doris eſt éclairci : elle ſuffit à peine
aux mouvem ens qui ºgº# elle tom
-
-
-
-)
5o MERCURE DE FRANCE.
be, elle ſe jette dans les bras de ſon
époux. Cétoit Therſandre.
A cette vue, tous les ſpectateurs pouſ
ſent des cris d'acclamation. Chacun ap
plaudit au choix des Juges , au ſort
des deux Amans. Les rivaux même de
Therſandre n'en murmurent pas, tant
ce jeune couple ſemble fait pour n'être
point ſéparé. Le ſeul Eurilas en ju
geoit autrement ; mais l'amour - pro
pre étouffoit ſes plaintes , ſa manière
d'aimer écartoit ſes regrets : il atten
doit tout de lui-même , & ſe trompa
toujours dans ſon attente. Therſandre
& Doris , au contraire , eſpéroient
tout l'un de l'autre, & leur eſpoir ne
fut jamais trompé.
Fermer
12393
p. 204
DE LA HAYE, le 7 Janvier.
Début :
On vient de publier un Edit, par lequel les Etats Généraux défendent à toutes personnes [...]
Mots clefs :
États généraux, Billets, Manufactures, Fabriques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE LA HAYE, le 7 Janvier.
DE LA HAYE, le 7 Janvier.
On vient de publier un Edit, par lequel les
Etats Généraux défendent à toutes personnes
tant nationales qu'étrangeres, de s'employer di-
rectement ni indirectement à faire sortit des Pro-
vinces-Unies, des ouvriers des Monulactures &
des Fabriques de ces Provinces, sous peine d'être
punies avec rigueur, & même d'être condamnées
a mort, selon l'exigence du cas. Leurs Hautes
Puissances promettent une récompense de cent
ducats, à quiconque indiquera quelqu'un des con-
trevenans. Le Conseil d'Etat a établi une nou-
velle Lotterie, dans laquelle il y aura trente mille
Billets, & quatorze mille quatre cens douze Lots.
Les Billets seront de soixante-dix florins, dont on
fournira cinq au premier payement, dix dans cha-
cun des trois payemens suivaus, quinze au cin-
quième, & vingt au derniet.
On vient de publier un Edit, par lequel les
Etats Généraux défendent à toutes personnes
tant nationales qu'étrangeres, de s'employer di-
rectement ni indirectement à faire sortit des Pro-
vinces-Unies, des ouvriers des Monulactures &
des Fabriques de ces Provinces, sous peine d'être
punies avec rigueur, & même d'être condamnées
a mort, selon l'exigence du cas. Leurs Hautes
Puissances promettent une récompense de cent
ducats, à quiconque indiquera quelqu'un des con-
trevenans. Le Conseil d'Etat a établi une nou-
velle Lotterie, dans laquelle il y aura trente mille
Billets, & quatorze mille quatre cens douze Lots.
Les Billets seront de soixante-dix florins, dont on
fournira cinq au premier payement, dix dans cha-
cun des trois payemens suivaus, quinze au cin-
quième, & vingt au derniet.
Fermer
12394
s. p.
Errata de Fevrier.
Début :
Page 261. ligne 18. fertiles, lisez fertile. P. 293. l, 25. simplicien, l. Ange. [...]
Mots clefs :
Errata, Fautes, Corriger, Page
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata de Fevrier.
Errata de Fevrier.
Age 261. ligne 18. fertiles , lisez fertile.
PAP. 293. 1. 25. simplicien
, l. Ange.
Ibid. 1. 27. lui , ôtez ce mot.
P. 338. 1. derniere , fels , l . fils,
Age 261. ligne 18. fertiles , lisez fertile.
PAP. 293. 1. 25. simplicien
, l. Ange.
Ibid. 1. 27. lui , ôtez ce mot.
P. 338. 1. derniere , fels , l . fils,
Fermer
12395
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Pages 423. ligne 4. suprendre, l. suspendre. P. 427. l. 5. Caton, l. Cateau. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Age 423. ligne 4. surprendre , l. suspendre.
P. 427. 1. 5. Caton , I. Cateau. PA
Ibid. 1. 15. ou l'on , l. ou l'an.
P. 446. 1. pénultiéme , Falaye , l. Palaye .
P. 458. 1. 6. pour , l. par.
P. 468. 1. 2. et repette , l. et le repette.
P. 521. l. 13. suivie , l. si vive .
P. 525. 1. derniere , poursuit- il , l. pousuivit-il.
P. 526. l . 9. ses yeux , l. ses voeux.
P. 563. 1. 22. le , l . ce.
607
608
609 .
La Médaille gravée doit regarder la page 574
Air noté doit regarder la page
575
Age 423. ligne 4. surprendre , l. suspendre.
P. 427. 1. 5. Caton , I. Cateau. PA
Ibid. 1. 15. ou l'on , l. ou l'an.
P. 446. 1. pénultiéme , Falaye , l. Palaye .
P. 458. 1. 6. pour , l. par.
P. 468. 1. 2. et repette , l. et le repette.
P. 521. l. 13. suivie , l. si vive .
P. 525. 1. derniere , poursuit- il , l. pousuivit-il.
P. 526. l . 9. ses yeux , l. ses voeux.
P. 563. 1. 22. le , l . ce.
607
608
609 .
La Médaille gravée doit regarder la page 574
Air noté doit regarder la page
575
Fermer
Résumé : Fautes à corriger dans ce Livre.
Le document liste des corrections pour un livre, incluant des modifications de mots sur diverses pages et lignes. Par exemple, 'surprendre' doit être remplacé par 'suspendre' à la page 423, ligne 4. Il mentionne aussi la position de la médaille gravée et de l'air noté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12396
p. 212-215
« L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...] »
Début :
L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...]
Mots clefs :
M. Keyser, Attaque, Ouvrage, Défense, Vérité, Remède, Académie des sciences, Composants, Effets secondaires, Certificats, Cure, Palliatif, Maréchal de Biron, Témoignages de patients, Dragées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...] »
Lfeur
Keyfer
a
l'honneur
de
prévenir
le
P
blic
,
qu'ayant
été
attaqué
de nouveau
dans
un
Livre
,
qui a
pour
titre
,
Traité
des
Tumeurs
&
Ulceres
,
de
la
façon
la
plus
injufte
&
la
pl
légere
,
il
vient d'y
répondre par
un
écrit
part
culier
qui
fe
trouve chez
le fieur
Delornel
Mar
chand
Libraire
,
rue du
Foin
;
il
le ſupplie
de
lit
attentivement
les
objets
de
défenſes
, d'obfervet
la
vérité
&
l'autenticité
des
Certificats
qu'il
a
pro
duit
,
&
d'être
perfuadé
qu'il
n'y a
rien
avant
qu'il
ne
foit
en
état
de prouver
aux
yeux
de
tou
l'Univers
: il
n'a
jufqu'ici
combattu
tous
fes
Ad
verfaires
qu'avec
les
armes de
la
vérité
; il
cre
être
au
moment de
les faire taire
pour
toujours
,
AOUST
.
1759
.
213
&
l'Académie
des
Sciences
,
qui veut
bien être
ſon
Juge
,
prononcera
bientôt
fur
la
compofition
defon
remède
,
fur
les
effets
&
fon
efficacité
;
cette
Académie
ayant
déja
nominé
pour
cela
des
Com-
miffaires
dont
les
talens
,
les
lumières
&
la
haute
réputation
ne
lui
laiſſent
rien
à
defirer
.
En
atten-
´
dant
il
croit
devoir
donner
ici
l'Extrait
court
&
fuccinct
de
la
dernière attaque qui
lui
a
été
faite
de
la
part
de
l'Auteur
anonyme du
Traité des
Tumeurs
,
&
celui
de
la
réponſe
qu'il
a
faite
.
Premièrement
,
fon
Aggrelleur
foupçonne
,
préfume
,
&
quoiqu'il
n'en
convienne
point
,
conclut
même
qu'il
doit
entrer
du
Sublimé
cor-
rofif
dans
la
compofition
de
fon
remède
.
Il
rap-
porte
pour
appuyer
les
conjectures
&
les
foupçons
une
expérience
frivole
; il
donne
les
raisons
les
plus
fuperficielles
;
il
cherche
à
perfuader
,
&
par
conféquent
il
effraye
injuftement
le
Public
.
A cela le fieur Keyſer répond par des analyſes
aurentiques faites à Paris & dans les Provinces par
les plus habiles Gens de l'Art. Tous atteſtent n'a-
voir trouvé dans la décompofition de fon reméde,
aucun atôme de Sublimé. Par conféquent l'impu-
tation tombe d'elle-même. On a fçu meme depuis
que l'Anonyme s'en étoit affuré par fes propres
expériences , & qu'il étoit convenu qu'il n'y avoit
point de Sublimé.
Secondement , l'Anonyme fe déchaîne contre
les effets du reméde. A le croire ce ne font que
nauſies , vomiſlemens , coliques , inflammations ,
effets pernicieux , funefles &c.
A cela le fieur Keyſer répond en offrant de
-préfenter à l'Anonime ( ne pouvant citer mille au❤
tres malades qu'il a traités , qu'il a bien guéris ,
& qui fe portent à merveille j 400 Soldats guéris
dans l'Hôpital de Monfi ur le Maréchal de Bi-
ron ; il produir les Certificats les plus autenti-
ques de Paris , & de la Province. Tous les Gens
£
14
MERCURE
DE
FRANCE
.
de
l'Art
qui
les
ont
donnés
atteſtent après
avoit
traité
avec
fon
reméde
les
uns to
Malades
,
les autres
30
,
ainſi
du
reſte
,
n'en
avoir
jamzi
vû
réſulter
le
moindre
accident
.
Par
conséquen
F'Anonyme
qui
ne
connoît point
le
reméde
,
qui
n'a jamais
traité
avec
,
qui
n'a
même
vû
traiter
perfonne
,
a
feul
vû
tous ces
mauvais
effets
.
Que
répondre à
cela
? Le
Public
jugera
fi
les
témoigna
ges
de
plus
de
cent perfonnes
habiles
dans
l'Ar
de
la
Médecine
,
&
de
la
Chirurgie
,
connues
pour
les plus
honnêtes
gens
,
peuvent
avoir
été
toutes
gagnées pour
s'accorder
à
dire
un
bien
général
d'une chofe
auffi
dangereufe
,
&
furtout
lorfque
l'on
prouve
qu'il
n'eft
pas
mort
en
feul
homme
far quatre
cens
.
D'ailleurs
comme
il
vient
d'être
démontré
dans
l'Article
précédent
qu'il n'y a
pas
de Sublimé
corrofif
,
il
eſt
clair
que
les
effets da
reméde
ne
peuvent
être
tels
que
l'Anonyme
les
fuppofe
.
Troifiémement
,
l'Anonyme
ne
s'en
tient
pas
là
,
il
veut encore
que
le
reméde
foit
infuffifant
,
que
les
cures
prétendues
ne
foient
que
palliatives
,
&
qu'il
faut
en
revenir
aux
frictions
&
c
.
A
cela
le fieur
Keyſer
offre
encore de
préfente
fes
400
Soldats
pour
fubir
l'examen
de
l'Anonyme
lui
-
même
,
il
produit
les
Certificats
de
perfonne
habiles
qui
atteftent
qu'il
s'en
eft fait
chaque
an
née
depuis quatre ans
une
revue générale
,
que
les guérifons
fe
font trouvées conftantes
&
foli-
des
que
les
Soldats
jouiffent
de
la
meilleure
fanté
.
Tous
les
Correfpóndans
du
feur
Keyſer
qui
ont
traité
une
multitude
de Malades
,
difent
la
même
choſe
;
perfonne ne
vient
le
plaindre
d'avoir
été
manqué
.
M.
le Maréchal de Biron
,
fi
connu par
fon
amour
pour
la vérité
,
pour
la
juftice
&
pour
le
bien public
,
veut bien appuyer
toutes ces preuves
AOUST
.
1759
.
211de
fon
témoignage
.
Il
a
en
main
les
originaux
de
tous
les
Certificats
;
il
va
les
dépofer
de
la
part
du
Roi
entre
les
mains
de l'Académie
.
Enfin
le
feur
Keyſer
offre
à
l'Anonyme
de
traiter
ſous
les
yeur
douze Malades
qu'il
choifira
lui
-
même
,
&
de
ne
pas
leur
donner une
ſeule
dragée
qu'en ſa
préſence
:
il
ſupplie
l'Académie
de
nommer
des
Commiflaires
pour
en
faire
autant
fous
leurs
yeux
.
Que
peut
-
il
faire
de
plus
?
&
comment
ſe
refuſer
à
des preuves
de
cette
force
?
Keyfer
a
l'honneur
de
prévenir
le
P
blic
,
qu'ayant
été
attaqué
de nouveau
dans
un
Livre
,
qui a
pour
titre
,
Traité
des
Tumeurs
&
Ulceres
,
de
la
façon
la
plus
injufte
&
la
pl
légere
,
il
vient d'y
répondre par
un
écrit
part
culier
qui
fe
trouve chez
le fieur
Delornel
Mar
chand
Libraire
,
rue du
Foin
;
il
le ſupplie
de
lit
attentivement
les
objets
de
défenſes
, d'obfervet
la
vérité
&
l'autenticité
des
Certificats
qu'il
a
pro
duit
,
&
d'être
perfuadé
qu'il
n'y a
rien
avant
qu'il
ne
foit
en
état
de prouver
aux
yeux
de
tou
l'Univers
: il
n'a
jufqu'ici
combattu
tous
fes
Ad
verfaires
qu'avec
les
armes de
la
vérité
; il
cre
être
au
moment de
les faire taire
pour
toujours
,
AOUST
.
1759
.
213
&
l'Académie
des
Sciences
,
qui veut
bien être
ſon
Juge
,
prononcera
bientôt
fur
la
compofition
defon
remède
,
fur
les
effets
&
fon
efficacité
;
cette
Académie
ayant
déja
nominé
pour
cela
des
Com-
miffaires
dont
les
talens
,
les
lumières
&
la
haute
réputation
ne
lui
laiſſent
rien
à
defirer
.
En
atten-
´
dant
il
croit
devoir
donner
ici
l'Extrait
court
&
fuccinct
de
la
dernière attaque qui
lui
a
été
faite
de
la
part
de
l'Auteur
anonyme du
Traité des
Tumeurs
,
&
celui
de
la
réponſe
qu'il
a
faite
.
Premièrement
,
fon
Aggrelleur
foupçonne
,
préfume
,
&
quoiqu'il
n'en
convienne
point
,
conclut
même
qu'il
doit
entrer
du
Sublimé
cor-
rofif
dans
la
compofition
de
fon
remède
.
Il
rap-
porte
pour
appuyer
les
conjectures
&
les
foupçons
une
expérience
frivole
; il
donne
les
raisons
les
plus
fuperficielles
;
il
cherche
à
perfuader
,
&
par
conféquent
il
effraye
injuftement
le
Public
.
A cela le fieur Keyſer répond par des analyſes
aurentiques faites à Paris & dans les Provinces par
les plus habiles Gens de l'Art. Tous atteſtent n'a-
voir trouvé dans la décompofition de fon reméde,
aucun atôme de Sublimé. Par conféquent l'impu-
tation tombe d'elle-même. On a fçu meme depuis
que l'Anonyme s'en étoit affuré par fes propres
expériences , & qu'il étoit convenu qu'il n'y avoit
point de Sublimé.
Secondement , l'Anonyme fe déchaîne contre
les effets du reméde. A le croire ce ne font que
nauſies , vomiſlemens , coliques , inflammations ,
effets pernicieux , funefles &c.
A cela le fieur Keyſer répond en offrant de
-préfenter à l'Anonime ( ne pouvant citer mille au❤
tres malades qu'il a traités , qu'il a bien guéris ,
& qui fe portent à merveille j 400 Soldats guéris
dans l'Hôpital de Monfi ur le Maréchal de Bi-
ron ; il produir les Certificats les plus autenti-
ques de Paris , & de la Province. Tous les Gens
£
14
MERCURE
DE
FRANCE
.
de
l'Art
qui
les
ont
donnés
atteſtent après
avoit
traité
avec
fon
reméde
les
uns to
Malades
,
les autres
30
,
ainſi
du
reſte
,
n'en
avoir
jamzi
vû
réſulter
le
moindre
accident
.
Par
conséquen
F'Anonyme
qui
ne
connoît point
le
reméde
,
qui
n'a jamais
traité
avec
,
qui
n'a
même
vû
traiter
perfonne
,
a
feul
vû
tous ces
mauvais
effets
.
Que
répondre à
cela
? Le
Public
jugera
fi
les
témoigna
ges
de
plus
de
cent perfonnes
habiles
dans
l'Ar
de
la
Médecine
,
&
de
la
Chirurgie
,
connues
pour
les plus
honnêtes
gens
,
peuvent
avoir
été
toutes
gagnées pour
s'accorder
à
dire
un
bien
général
d'une chofe
auffi
dangereufe
,
&
furtout
lorfque
l'on
prouve
qu'il
n'eft
pas
mort
en
feul
homme
far quatre
cens
.
D'ailleurs
comme
il
vient
d'être
démontré
dans
l'Article
précédent
qu'il n'y a
pas
de Sublimé
corrofif
,
il
eſt
clair
que
les
effets da
reméde
ne
peuvent
être
tels
que
l'Anonyme
les
fuppofe
.
Troifiémement
,
l'Anonyme
ne
s'en
tient
pas
là
,
il
veut encore
que
le
reméde
foit
infuffifant
,
que
les
cures
prétendues
ne
foient
que
palliatives
,
&
qu'il
faut
en
revenir
aux
frictions
&
c
.
A
cela
le fieur
Keyſer
offre
encore de
préfente
fes
400
Soldats
pour
fubir
l'examen
de
l'Anonyme
lui
-
même
,
il
produit
les
Certificats
de
perfonne
habiles
qui
atteftent
qu'il
s'en
eft fait
chaque
an
née
depuis quatre ans
une
revue générale
,
que
les guérifons
fe
font trouvées conftantes
&
foli-
des
que
les
Soldats
jouiffent
de
la
meilleure
fanté
.
Tous
les
Correfpóndans
du
feur
Keyſer
qui
ont
traité
une
multitude
de Malades
,
difent
la
même
choſe
;
perfonne ne
vient
le
plaindre
d'avoir
été
manqué
.
M.
le Maréchal de Biron
,
fi
connu par
fon
amour
pour
la vérité
,
pour
la
juftice
&
pour
le
bien public
,
veut bien appuyer
toutes ces preuves
AOUST
.
1759
.
211de
fon
témoignage
.
Il
a
en
main
les
originaux
de
tous
les
Certificats
;
il
va
les
dépofer
de
la
part
du
Roi
entre
les
mains
de l'Académie
.
Enfin
le
feur
Keyſer
offre
à
l'Anonyme
de
traiter
ſous
les
yeur
douze Malades
qu'il
choifira
lui
-
même
,
&
de
ne
pas
leur
donner une
ſeule
dragée
qu'en ſa
préſence
:
il
ſupplie
l'Académie
de
nommer
des
Commiflaires
pour
en
faire
autant
fous
leurs
yeux
.
Que
peut
-
il
faire
de
plus
?
&
comment
ſe
refuſer
à
des preuves
de
cette
force
?
Fermer
Résumé : « L[e] sieur Keyser a l'honneur de prévenir le Public, qu'ayant été attaqué de nouveau dans [...] »
Le sieur Keyfer a publié une déclaration en réponse à une attaque dans un livre intitulé 'Traité des Tumeurs & Ulcères'. Il a rédigé une réponse disponible chez le libraire Delornel et invite le public à examiner les preuves et certificats qu'il a fournis pour appuyer ses affirmations. Keyfer affirme n'avoir jamais utilisé d'autres moyens que la vérité pour se défendre et se dit prêt à faire taire ses détracteurs. L'Académie des Sciences, chargée de juger de la composition et de l'efficacité de son remède, a nommé des commissaires compétents. En attendant leur verdict, Keyfer présente un extrait de la dernière attaque et de sa réponse. L'auteur anonyme du 'Traité des Tumeurs' accuse Keyfer d'utiliser du sublimé corrosif dans son remède. Keyfer réfute cette accusation en produisant des analyses authentiques réalisées par des experts, confirmant l'absence de sublimé. L'anonyme critique également les effets du remède, les qualifiant de pernicieux et funestes. Keyfer répond en offrant de présenter 400 soldats guéris à l'hôpital de Montsurr, sous la supervision du Maréchal de Biron, ainsi que des certificats authentiques de médecins et chirurgiens attestant de l'efficacité et de la sécurité de son remède. Il propose également de traiter douze malades choisis par l'anonyme sous la supervision de l'Académie des Sciences pour prouver l'efficacité de son remède.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12397
p. 203-204
HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-deuxiéme Traitement consécutif, depuis son Etablissement.
Début :
Les nommés Compagnies. Duchateau, de Marsay. S. Flour, du Dreneuc. [...]
Mots clefs :
Traitement, Soldats, Compagnies, Maladies, Guérison, M. Keyser, Épreuves, Certificats, Médecins, Remèdes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-deuxiéme Traitement consécutif, depuis son Etablissement.
HOPITAL
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Vingt-deuxième Traitement confécutif, depuisfon
Etabliffement,
Les nommés
D UCHATEAU ,
Compagnies
de Marfay.
s. Flour ,
Vambre,
Prevost ,
S. Amour ,
Thibault
*
Brunet ,
Lapenfée ,
Dubois ,
Michaut ,
Flamand ,'
D'Orlay ,
du Dreneuc.
de Vifé .
de Voifenon.
d'Etrrieu.
de Launoy.
de Guer.
Colonelle.
de Voifenon.
de Guer
de Noliers.
Colonelle.
Ces douze Soldats font entrés à l'Hôpital dans
les mois de Mars & d'Avril , de la préſente année ,
attaqués des maladies les plus graves , & ont été
parfaitement guéris.
M. Keyfer a l'honneur d'informer le Public que
n'étant pas poffible de lui donner dans le préfent
Mercure , les détails des maladies traitées à Londres
, à l'Orient , & à Limoges , oùil s'eſt fait différentes
épreuves , il peur néanmoins lui certifier
publiquement que lesdites épreuves ont également
I vj
204 MERCURE DE FRANCE:
bien réuffi partout , & que les malades traités dans
ces trois endroits ont été parfaitement guéris au
rapport de Meffieurs les Médecins & Chirurgiens
deldits lieux , dont il a les certificats les plus authentiques.
Il le prévient en même temps , que
quoiqu'il plaife à plufieurs perfonnes de répandre
faullement & malignement que fon reméde ton
be de jour en jour , les cures qu'il opée n'en
font pas moins conftantes & continuelles , les malades
de fon hôpital n'en font pas moins abondans
& traités continuellement , & que la plus grande
preuve qu'il puiffe lui en donner , c'eft qu'il a plû
au Roi de vouloir bien accorder à cet hôpital des
Lettres - Fatentes qui ont été enregiſtrées au Parlement
& annoncées dans les Gazettes & les Ecrits
publics .
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Vingt-deuxième Traitement confécutif, depuisfon
Etabliffement,
Les nommés
D UCHATEAU ,
Compagnies
de Marfay.
s. Flour ,
Vambre,
Prevost ,
S. Amour ,
Thibault
*
Brunet ,
Lapenfée ,
Dubois ,
Michaut ,
Flamand ,'
D'Orlay ,
du Dreneuc.
de Vifé .
de Voifenon.
d'Etrrieu.
de Launoy.
de Guer.
Colonelle.
de Voifenon.
de Guer
de Noliers.
Colonelle.
Ces douze Soldats font entrés à l'Hôpital dans
les mois de Mars & d'Avril , de la préſente année ,
attaqués des maladies les plus graves , & ont été
parfaitement guéris.
M. Keyfer a l'honneur d'informer le Public que
n'étant pas poffible de lui donner dans le préfent
Mercure , les détails des maladies traitées à Londres
, à l'Orient , & à Limoges , oùil s'eſt fait différentes
épreuves , il peur néanmoins lui certifier
publiquement que lesdites épreuves ont également
I vj
204 MERCURE DE FRANCE:
bien réuffi partout , & que les malades traités dans
ces trois endroits ont été parfaitement guéris au
rapport de Meffieurs les Médecins & Chirurgiens
deldits lieux , dont il a les certificats les plus authentiques.
Il le prévient en même temps , que
quoiqu'il plaife à plufieurs perfonnes de répandre
faullement & malignement que fon reméde ton
be de jour en jour , les cures qu'il opée n'en
font pas moins conftantes & continuelles , les malades
de fon hôpital n'en font pas moins abondans
& traités continuellement , & que la plus grande
preuve qu'il puiffe lui en donner , c'eft qu'il a plû
au Roi de vouloir bien accorder à cet hôpital des
Lettres - Fatentes qui ont été enregiſtrées au Parlement
& annoncées dans les Gazettes & les Ecrits
publics .
Fermer
Résumé : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Vingt-deuxiéme Traitement consécutif, depuis son Etablissement.
Le document relate un rapport sur les traitements réalisés à l'hôpital du maréchal duc de Birion. Douze soldats des compagnies de Marfay et du régiment du colonel de Voisenon ont été soignés pour des maladies graves en mars et avril de l'année en cours et ont été guéris. M. Keyfer mentionne des guérisons positives à Londres, à l'Orient et à Limoges, confirmées par les médecins et chirurgiens locaux. Il réfute les rumeurs sur l'inefficacité de son remède, affirmant des guérisons constantes. La reconnaissance royale est attestée par des lettres patentes enregistrées au Parlement et publiées dans les gazettes et écrits publics.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12398
p. 2459-2461
EXTRAIT d'une Lettre de Mons, sur une Ceremonie Guerriere.
Début :
Comme l'amour cause quelquefois la guerre ou du moins simpatise avec elle, je vous [...]
Mots clefs :
Mariage, Permission du roi, Cavalerie, Régiment, Élixir efficace, Reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de Mons, sur une Ceremonie Guerriere.
EXTRAIT d'une Lettre de Mons ;
sur une Ceremonie Guerriere.
W
Omme l'amour cause quelquefois la guerre
Co
ou du moins simpatise avec elle , je vous
dirai que dans les premiers jours d'Août de cette
annee , à Maubeuge , Ville frontiere de France
L'amour a causé un évenement agréable, dont s'est
ensuivi
240 MERCURE DE FRANCE
ensuivi une image de la guerre , fort interessante
pour les Gens du métier. C'est à l'occasion du
Mariage d'un Capitaine de Cavalerie au Regiment
de Bretagne , avec la permission du Roy
et d'une Chanoinesse , Dame d'une aussi grande
naissance que de mérite , et qui a des biens consi
derables. En réjouissance de ce Mariage, le Regi-.
ment a fait deux jours après des Exercices en
représentation de bataille , par des manoeuvres si
bien ordonnez et si parfaitement executez en présence
d'une infinité de personnes de tout sexe , et
particulierement de quantité d'Officiers , que l'on
na pû refuser à ce Regiment une approbation generale
, aussi les Gens de métier et les Connoisseurs
avoient n'avoir jamais vû de mouvemens
de Cavalerie et de manoeuvres de guerre si
prompts , si vifs et si avantageux pour les Assaildants
, que tout ce qui a été executé dans cette occasion
par ce Régiment , qui est magnifique en
tout. Il est commandé et, instruit depuis longtemps
dans ces exercices par M. de Tocqueville ,
qui en est le Lieutenant Colonel , et qui est un
Officier de mérite , consommé dans le métier .
particulierement dans la pratique de ces sortes de
manoeuvres vives et expeditives devant l'Ennemi;
aussi a-t'il été parfaitement bien secondé par les
Officiers du Régiment , dont plusieurs sont des
personnes de distinction fort actifs , et agissants
par émulation et par la confiance qu'ils ont en ce
Lieutenant-Colonel.
Beaucoup de nos Officiers et d'autres des environs
, se proposent le plaisir d'aller voir les
premiers Exercices que doit encore faire ce même
Régiment , en faisant les civilitez dûës à cet Offcier
au sujet de son Mariage.
Le sieur de Fleury, seul possesseur d'un Elixir,
efficace
OCTOBRE. 1731. 2461
efficace , d'une odeur agréable , avec lequel il
blanchit parfaitement les dents sans aucune douleur
, arrête la carie , fond dans l'instant le tartre
qui y est attaché , purifie les gensives sans les
couper ni alterer , il en chasse la mauvaise matiere
et sans se servir d'aucun ferrement .
Les effets de ce Remede se font sur le champ ; il
arrête la douleur des dents cariées , sans aucune
suite fâcheuse ni autre inconvenient . Après un
très- grand nombre d'experiences , ayant été à la
Cour, par ordre de la Reine , il a fait usage de
son Elixir pour plusieurs personnes de grande
consideration. L'application de ce Remede
est très facile , il ne se fait qu'avec de
petits morceaux de bois en forme de curedent ;
après qu'on en a fait usage une seule fois , on
peut aisément se conserver les dents blanches et
les gensives saines , en prenant les précautions
suivantes.
-
1º . Se ratisser la langue tous les matins avec
un coûteau d'yoire ou autre. 2 ° . Se laver la bouche
et les dents avec une petite éponge . 3 ° . Se
frotter les dents avec du papier , fin brulé et se
rincer la bouche ensuite. Le sieur de Fleury de-.
meure vis-à- vis M. le Président de Luber, chez
Madame Moulé , ruë de Clery,
sur une Ceremonie Guerriere.
W
Omme l'amour cause quelquefois la guerre
Co
ou du moins simpatise avec elle , je vous
dirai que dans les premiers jours d'Août de cette
annee , à Maubeuge , Ville frontiere de France
L'amour a causé un évenement agréable, dont s'est
ensuivi
240 MERCURE DE FRANCE
ensuivi une image de la guerre , fort interessante
pour les Gens du métier. C'est à l'occasion du
Mariage d'un Capitaine de Cavalerie au Regiment
de Bretagne , avec la permission du Roy
et d'une Chanoinesse , Dame d'une aussi grande
naissance que de mérite , et qui a des biens consi
derables. En réjouissance de ce Mariage, le Regi-.
ment a fait deux jours après des Exercices en
représentation de bataille , par des manoeuvres si
bien ordonnez et si parfaitement executez en présence
d'une infinité de personnes de tout sexe , et
particulierement de quantité d'Officiers , que l'on
na pû refuser à ce Regiment une approbation generale
, aussi les Gens de métier et les Connoisseurs
avoient n'avoir jamais vû de mouvemens
de Cavalerie et de manoeuvres de guerre si
prompts , si vifs et si avantageux pour les Assaildants
, que tout ce qui a été executé dans cette occasion
par ce Régiment , qui est magnifique en
tout. Il est commandé et, instruit depuis longtemps
dans ces exercices par M. de Tocqueville ,
qui en est le Lieutenant Colonel , et qui est un
Officier de mérite , consommé dans le métier .
particulierement dans la pratique de ces sortes de
manoeuvres vives et expeditives devant l'Ennemi;
aussi a-t'il été parfaitement bien secondé par les
Officiers du Régiment , dont plusieurs sont des
personnes de distinction fort actifs , et agissants
par émulation et par la confiance qu'ils ont en ce
Lieutenant-Colonel.
Beaucoup de nos Officiers et d'autres des environs
, se proposent le plaisir d'aller voir les
premiers Exercices que doit encore faire ce même
Régiment , en faisant les civilitez dûës à cet Offcier
au sujet de son Mariage.
Le sieur de Fleury, seul possesseur d'un Elixir,
efficace
OCTOBRE. 1731. 2461
efficace , d'une odeur agréable , avec lequel il
blanchit parfaitement les dents sans aucune douleur
, arrête la carie , fond dans l'instant le tartre
qui y est attaché , purifie les gensives sans les
couper ni alterer , il en chasse la mauvaise matiere
et sans se servir d'aucun ferrement .
Les effets de ce Remede se font sur le champ ; il
arrête la douleur des dents cariées , sans aucune
suite fâcheuse ni autre inconvenient . Après un
très- grand nombre d'experiences , ayant été à la
Cour, par ordre de la Reine , il a fait usage de
son Elixir pour plusieurs personnes de grande
consideration. L'application de ce Remede
est très facile , il ne se fait qu'avec de
petits morceaux de bois en forme de curedent ;
après qu'on en a fait usage une seule fois , on
peut aisément se conserver les dents blanches et
les gensives saines , en prenant les précautions
suivantes.
-
1º . Se ratisser la langue tous les matins avec
un coûteau d'yoire ou autre. 2 ° . Se laver la bouche
et les dents avec une petite éponge . 3 ° . Se
frotter les dents avec du papier , fin brulé et se
rincer la bouche ensuite. Le sieur de Fleury de-.
meure vis-à- vis M. le Président de Luber, chez
Madame Moulé , ruë de Clery,
Fermer
Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de Mons, sur une Ceremonie Guerriere.
En août, à Maubeuge, un mariage a eu lieu entre un capitaine de cavalerie du régiment de Bretagne et une chanoinesse de haute naissance et de mérite, possédant des biens considérables. Avec la permission du roi, le régiment a organisé deux jours après le mariage des exercices militaires représentant une bataille. Ces manœuvres, exécutées en présence de nombreuses personnes et d'officiers, ont été saluées par une approbation générale. Les mouvements de cavalerie et les manœuvres de guerre ont été jugés prompts et avantageux pour les assaillants. Le régiment, commandé par M. de Tocqueville, lieutenant-colonel, est réputé pour son excellence dans ces exercices. Plusieurs officiers du régiment ont également été loués pour leur émulation et leur confiance en leur lieutenant-colonel. De nombreux officiers des environs prévoient de se rendre aux prochains exercices du régiment pour rendre hommage à l'officier à l'occasion de son mariage. Par ailleurs, le sieur de Fleury propose un élixir efficace pour blanchir les dents, arrêter la carie, fondre le tartre et purifier les gencives sans douleur. Cet élixir a été testé à la cour sur ordre de la reine et est appliqué facilement avec des cure-dents. Pour maintenir des dents blanches et des gencives saines, il recommande de se ratisser la langue, de se laver la bouche avec une éponge, et de se frotter les dents avec du papier fin brûlé. Le sieur de Fleury réside vis-à-vis de M. le Président de Luber, chez Madame Moulé, rue de Clery.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
12399
p. 205-209
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le 17. Décembre, le Roi revint à Versailles du Château de Bellevue. [...]
Mots clefs :
Roi, Dauphin, Compagnie, Dauphine, Majestés, Château, Actions, Livres, Évêque, Reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Le 17. Décembre, le Roi revint à Versailles
du Château de Bellevue.
Le 18, le Roi prit le divertissement de la
chasse dans la forêt de Saint Germain.
Le 19, quatriéme Dimanche de l'Avent,
Leurs Majestés accompagnées de Monscigneur
le Dauphin, de Madame la Dauphine, & de
Mesdames de France entendirent le Sermon de
l'Abbé Froquiere, Chanoine & Théologal de
l'Eglise Cathédrale de Noyon.
Monseigneur le Dauphin, Madame la Dau-
phine, & Mesdames Henriette, Victoire, So-
phie & Louise allerent le 22 souper au Château
de Trianon où le Roi étoit depuis le 20, d'où
il n'est revenu que le 23.
Un Courier extraordinaire a apporté la nou-
velle, que Madame la Duchesse de Parme étoit
accouchée d'une Princesse le 9 à huit heures du
matin.
Par un Artêt du Conseil d'Etat, le Roi a
prorogé, jusqu'au premier Janvier 1755, la
perception du droit de demi pour cent sur les mar-
chandises qui viennent des Colonies Françoises
de l'Amérique.
Le 23, les actions de la Compagnie des
Indes étoient à dix huit cens quatre-vingt deux
livres dix sols; les Billets de la p:emiere Loterie
Royale, à sept-cens-fix livres, & ceux de la se-
conde, à six cens- cinquante- une.
oogle
206 MERCURE DE FRANCE.
Le même jour, le Noi reviut du Château de
Trianon.
Le 24, veille de la fête de la Nativité de Notre-
Seigneur, L. M. accompagnées de Monseigneur
le Dauphin, de Madame la Dauphine, & de
Mesdames de France, entendirent daus la Cha-
pelle du Château les premieres Vêpres, qui fu-
rent chantées en musique, & ausquelles l'Evêque
de Cahors officia.
Le jour de la fête, le Roi & la Reine qui
avoient entendu trois Messes à minuit, assiste-
rent à la Grande Messe, celebrée pontificalement
par le même Prelat. Leurs Majestés étoient ac-
compagnées de Monseigneur le Dauphin, de
Madame la Dauphine & de Mesdames.
L'après-midi, le Roi, la Reine, & la Fa-
mille Royale entendirent le Sermon de l'Abbé
Froquiere, Chanoine & Théologal de l'E-
glise Cathédrale de Noyon. Leurs Majestés
assisterent ensuite aux Vêpres & au Salut, & l'E-
vêque de Cahors y officia.
Monseigneur le Dauphiu communia le 24, par
les mains de l'Abbé de la Chateigneraye, Au-
mônier du Roi.
Le Roi se rendit le 26 à Bellevûe, & en est
revenu le 28.
Sa Majesté a donné au Duc de Chaulnes;
le Gouvernement des Provinces de Picardie
& d'Artois, vacant par la mort du Prince
Charles.
La Compagnie des Indes tint le 24, une as-
semblée générale, à laquelle présida M de Ma-
chault, Garde des Sceaux de France, & Con-
trôleur Général des Finances. Il a été résolu
dans cette assemblée, que la Compagnie, afin
d'être plus en état d'exécuter les arrangemens
FEVRIER.
1752.
207
pris pour Paccroissement de son Commerce,
n'augmenteroit point le dividende des actions
échu en 1751.
Moyennant les réparations qui ont été faites au-
Port de Honfleur un vaisseau tirant jusqu'à seize
pieds d'cau. peut entrer dans ce Port, sans cou-
rir aucun risque.
M. Thiroux de Gerseuil a été nommé Inten-
dant Général des Couriers, Postes & Relais de
Fiance à la place de feu M. Lavechef du Parc.
Le premier jour de l'an, les Princes & Prin-
cesses, & les Seigneurs & Dames de la Cour,
eurent l'honneur de complimentet le Roi sur la
nouvelle année.
Le Corps de Ville a rendu à cette occasion
ses respects à leurs Majestés, à Monseigneur le
Dauphin, à Madame la Dauphine, à Monsei-
gneur le Duc de Bourgogne, à Madame, &
Mesdames de France.
Les Chevaliers, Commandeurs & Officiers
de l'Ordre du Saint Esprit, s'étant assemblés vers
les onze heures du matin dans le Cabinet du
Roi, Sa Majesté tint un chapitre, & nomma
Chvalier le Prince de Condé. Le Roi sortit en-
suite de son appartement, pour aller à la Cha-
pelle. Sa Majesté, devant laquelle les deux Huis-
siers de la Chambre portoient leurs masses,
étoit en manteau, le collier de l'Ordre par des-
sus, ainsi que celui de la Toison d'or. Elle étoit
précédée de Monseigneur le Dauphin, du Duc
de Chartres, du Comte de Charolois, du Com-
te de Clermont, du Prince de Conty, du Com-
te de la Marche, du Prince de Dombes, du
Comte d'Eu, du Duc de Penthievre, & des Che-
valiers, Commandeurs & Officiers de l'Ordre.
Après la Grande Messe, qui fut celébrée pas
208 MERCUREDEFRANCE.
l'Abbé Gergois, Chapelain ordinaire de la Cha-
pelle de Musique, le Roi fut reconduit à son ap-
partement en la maniere accoutuinée. La Rei-
ne, Madame la Dauphine, & Mesdames de
France entendirent la Messe dans la tribune.
Leurs Majestés tinrent le soir grand appar-
tement. Le Roi joua au lansquenet, & la Rei-
ne au cavagnole, & il y eut plusieurs autres ta-
bles de jeu.
La nuit du premier au second de ce mois
le Roi se trouva indisposé. Sa Majesté a pris
trois jours de suite les Eaux de Vichy, & elle
jouit à présent d'une santé parfaite.
Le Marquis de Crillon, député de la Ville
d'Avignon, pour complimenter le Roi sut la
naissance de Monseigneur le Duc de Bourgo-
gne, eut le 3 sa premiere audience publique de
Sa Majesté: il fut conduit à cette audience, ain-
si qu'à celles de la Reine, de Monseigneur le
Dauphin, de Madame la Dauphine, de Mon-
seigneur le Duc de Bourgogne, de Madame
& de Mesdames de France, par le Marquis de
Verneuil, Inrioducteur des Ambassadeurs
Le 2, les Députés des Etats de Bretagne
eurent audience du Roi. Ils furent présentés par
le Duc de Penthievre, Gouverneur de la Pro-
vince, & par le Comte de Saint Florentin
Ministre & Secretaire d'htat, & conduit par le
Grand Maîrre, & le Mistre des Cérémonies. La
deputation étoit composée de l'Evêque de Tre-
guier, pour le Clergé, du Vicomte de Chabot
pour la Noblesse; de M. de Bellabre, Séné-
chal de Nantes, pour le tiers Etat, du Comte
de Quelen, Procureur Général & Syn ic des
Etats, & de M. de la Boissiere, Trésorier Gé-
néral de la Province; l'Evêque de Treguier
209
FEVRIER. 1752.
étant malade, le Vicomte de Chabot porta la
parole.
Sa Majesté a permis au Comte d'Argenson,
Ministre & Secretaire d'Etat, ayant le depar-
tement de la Guerre, de se démeitre de la Di-
rection Génétale des Haras de France, en faveur
du Matquis de Vover, son fils.
Le Comte de Prunier-Saint André, Lieute-
nint Géneral des armées du Roi, & Lieute-
nant des Gardes du corps dans la Compagnie
de harost, a ob enu le Gouvernement de la
Ville de Montreuil en Basse Picardie. Il a don-
né en menie temps sa dém ssion de la place
de Lieutenant des Gardes du Corps, & la Bri-
gade, qui vacquoit dans la Compagnie de Cha-
rost par la retraite de cet Offitier, a été accor-
dée à M. de Vercel, Maréchal de Camps
Exempt dans la même Compagnie.
Le 5, les Actions de la Compagnie des In-
des étoient à dix-huit cens vingt-cinq livres;
les Billets de la premiere Lotterie Rovale à lept
cens six, & ceux de la seconde, à six ceus
cinquaute-deux.
Le 17. Décembre, le Roi revint à Versailles
du Château de Bellevue.
Le 18, le Roi prit le divertissement de la
chasse dans la forêt de Saint Germain.
Le 19, quatriéme Dimanche de l'Avent,
Leurs Majestés accompagnées de Monscigneur
le Dauphin, de Madame la Dauphine, & de
Mesdames de France entendirent le Sermon de
l'Abbé Froquiere, Chanoine & Théologal de
l'Eglise Cathédrale de Noyon.
Monseigneur le Dauphin, Madame la Dau-
phine, & Mesdames Henriette, Victoire, So-
phie & Louise allerent le 22 souper au Château
de Trianon où le Roi étoit depuis le 20, d'où
il n'est revenu que le 23.
Un Courier extraordinaire a apporté la nou-
velle, que Madame la Duchesse de Parme étoit
accouchée d'une Princesse le 9 à huit heures du
matin.
Par un Artêt du Conseil d'Etat, le Roi a
prorogé, jusqu'au premier Janvier 1755, la
perception du droit de demi pour cent sur les mar-
chandises qui viennent des Colonies Françoises
de l'Amérique.
Le 23, les actions de la Compagnie des
Indes étoient à dix huit cens quatre-vingt deux
livres dix sols; les Billets de la p:emiere Loterie
Royale, à sept-cens-fix livres, & ceux de la se-
conde, à six cens- cinquante- une.
oogle
206 MERCURE DE FRANCE.
Le même jour, le Noi reviut du Château de
Trianon.
Le 24, veille de la fête de la Nativité de Notre-
Seigneur, L. M. accompagnées de Monseigneur
le Dauphin, de Madame la Dauphine, & de
Mesdames de France, entendirent daus la Cha-
pelle du Château les premieres Vêpres, qui fu-
rent chantées en musique, & ausquelles l'Evêque
de Cahors officia.
Le jour de la fête, le Roi & la Reine qui
avoient entendu trois Messes à minuit, assiste-
rent à la Grande Messe, celebrée pontificalement
par le même Prelat. Leurs Majestés étoient ac-
compagnées de Monseigneur le Dauphin, de
Madame la Dauphine & de Mesdames.
L'après-midi, le Roi, la Reine, & la Fa-
mille Royale entendirent le Sermon de l'Abbé
Froquiere, Chanoine & Théologal de l'E-
glise Cathédrale de Noyon. Leurs Majestés
assisterent ensuite aux Vêpres & au Salut, & l'E-
vêque de Cahors y officia.
Monseigneur le Dauphiu communia le 24, par
les mains de l'Abbé de la Chateigneraye, Au-
mônier du Roi.
Le Roi se rendit le 26 à Bellevûe, & en est
revenu le 28.
Sa Majesté a donné au Duc de Chaulnes;
le Gouvernement des Provinces de Picardie
& d'Artois, vacant par la mort du Prince
Charles.
La Compagnie des Indes tint le 24, une as-
semblée générale, à laquelle présida M de Ma-
chault, Garde des Sceaux de France, & Con-
trôleur Général des Finances. Il a été résolu
dans cette assemblée, que la Compagnie, afin
d'être plus en état d'exécuter les arrangemens
FEVRIER.
1752.
207
pris pour Paccroissement de son Commerce,
n'augmenteroit point le dividende des actions
échu en 1751.
Moyennant les réparations qui ont été faites au-
Port de Honfleur un vaisseau tirant jusqu'à seize
pieds d'cau. peut entrer dans ce Port, sans cou-
rir aucun risque.
M. Thiroux de Gerseuil a été nommé Inten-
dant Général des Couriers, Postes & Relais de
Fiance à la place de feu M. Lavechef du Parc.
Le premier jour de l'an, les Princes & Prin-
cesses, & les Seigneurs & Dames de la Cour,
eurent l'honneur de complimentet le Roi sur la
nouvelle année.
Le Corps de Ville a rendu à cette occasion
ses respects à leurs Majestés, à Monseigneur le
Dauphin, à Madame la Dauphine, à Monsei-
gneur le Duc de Bourgogne, à Madame, &
Mesdames de France.
Les Chevaliers, Commandeurs & Officiers
de l'Ordre du Saint Esprit, s'étant assemblés vers
les onze heures du matin dans le Cabinet du
Roi, Sa Majesté tint un chapitre, & nomma
Chvalier le Prince de Condé. Le Roi sortit en-
suite de son appartement, pour aller à la Cha-
pelle. Sa Majesté, devant laquelle les deux Huis-
siers de la Chambre portoient leurs masses,
étoit en manteau, le collier de l'Ordre par des-
sus, ainsi que celui de la Toison d'or. Elle étoit
précédée de Monseigneur le Dauphin, du Duc
de Chartres, du Comte de Charolois, du Com-
te de Clermont, du Prince de Conty, du Com-
te de la Marche, du Prince de Dombes, du
Comte d'Eu, du Duc de Penthievre, & des Che-
valiers, Commandeurs & Officiers de l'Ordre.
Après la Grande Messe, qui fut celébrée pas
208 MERCUREDEFRANCE.
l'Abbé Gergois, Chapelain ordinaire de la Cha-
pelle de Musique, le Roi fut reconduit à son ap-
partement en la maniere accoutuinée. La Rei-
ne, Madame la Dauphine, & Mesdames de
France entendirent la Messe dans la tribune.
Leurs Majestés tinrent le soir grand appar-
tement. Le Roi joua au lansquenet, & la Rei-
ne au cavagnole, & il y eut plusieurs autres ta-
bles de jeu.
La nuit du premier au second de ce mois
le Roi se trouva indisposé. Sa Majesté a pris
trois jours de suite les Eaux de Vichy, & elle
jouit à présent d'une santé parfaite.
Le Marquis de Crillon, député de la Ville
d'Avignon, pour complimenter le Roi sut la
naissance de Monseigneur le Duc de Bourgo-
gne, eut le 3 sa premiere audience publique de
Sa Majesté: il fut conduit à cette audience, ain-
si qu'à celles de la Reine, de Monseigneur le
Dauphin, de Madame la Dauphine, de Mon-
seigneur le Duc de Bourgogne, de Madame
& de Mesdames de France, par le Marquis de
Verneuil, Inrioducteur des Ambassadeurs
Le 2, les Députés des Etats de Bretagne
eurent audience du Roi. Ils furent présentés par
le Duc de Penthievre, Gouverneur de la Pro-
vince, & par le Comte de Saint Florentin
Ministre & Secretaire d'htat, & conduit par le
Grand Maîrre, & le Mistre des Cérémonies. La
deputation étoit composée de l'Evêque de Tre-
guier, pour le Clergé, du Vicomte de Chabot
pour la Noblesse; de M. de Bellabre, Séné-
chal de Nantes, pour le tiers Etat, du Comte
de Quelen, Procureur Général & Syn ic des
Etats, & de M. de la Boissiere, Trésorier Gé-
néral de la Province; l'Evêque de Treguier
209
FEVRIER. 1752.
étant malade, le Vicomte de Chabot porta la
parole.
Sa Majesté a permis au Comte d'Argenson,
Ministre & Secretaire d'Etat, ayant le depar-
tement de la Guerre, de se démeitre de la Di-
rection Génétale des Haras de France, en faveur
du Matquis de Vover, son fils.
Le Comte de Prunier-Saint André, Lieute-
nint Géneral des armées du Roi, & Lieute-
nant des Gardes du corps dans la Compagnie
de harost, a ob enu le Gouvernement de la
Ville de Montreuil en Basse Picardie. Il a don-
né en menie temps sa dém ssion de la place
de Lieutenant des Gardes du Corps, & la Bri-
gade, qui vacquoit dans la Compagnie de Cha-
rost par la retraite de cet Offitier, a été accor-
dée à M. de Vercel, Maréchal de Camps
Exempt dans la même Compagnie.
Le 5, les Actions de la Compagnie des In-
des étoient à dix-huit cens vingt-cinq livres;
les Billets de la premiere Lotterie Rovale à lept
cens six, & ceux de la seconde, à six ceus
cinquaute-deux.
Fermer
12400
p. 204
« Le sieur Prevôt, Marchand Fabriquant de Castors, rue [...] »
Début :
Le sieur Prevôt, Marchand Fabriquant de Castors, rue [...]
Mots clefs :
Marchand, Castors, Chapeaux, Beauté, Soie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Prevôt, Marchand Fabriquant de Castors, rue [...] »
Le fieur PREVÔT , Marchand Fabriquant de
Caftors , rue Guénégaud , à Paris , donne avis au
Public , qu'il vient d'inventer une compofition de
Chapeaux , qui par un mélange parfait de caftor
& defoye , ont acquis un degré de beauté , d'ufage
& de perfection que cette marchandiſe n'avoit pas
eu jufqu'à ce jour , il en fabrique depuis 1 liv.
jufqu'à 24.
Caftors , rue Guénégaud , à Paris , donne avis au
Public , qu'il vient d'inventer une compofition de
Chapeaux , qui par un mélange parfait de caftor
& defoye , ont acquis un degré de beauté , d'ufage
& de perfection que cette marchandiſe n'avoit pas
eu jufqu'à ce jour , il en fabrique depuis 1 liv.
jufqu'à 24.
Fermer