Auteur du texte (2)
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Résultats : 2 texte(s)
1
p. 63-65
CHANSON DE TABLE, Sur l'air du Vaudeville d'Epicure.
Début :
O Vous que l'amitié rassemble, [...]
Mots clefs :
Amour, Amant, Bacchus, Buveurs, Vin, Bouteille
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON DE TABLE, Sur l'air du Vaudeville d'Epicure.
CHANSON DE TABLE
O
Sur l'air du Vandeville d'Epicure.
Vous que l'amitié raffemble ,
Tendres amans heureux bûveurs ;
Des Dieux que nous fervons enfemble
Chantons tour à tour les faveurs.
Du nom du Dieu que l'Inde adore ,
Bûveurs rempliffez ce féjour ;
Et
vous , beautés jeunes encore ,
Sans le nommer , chantez l'amour.
2
Le loifir plaît à la tendreffe ;
Mais Bacchus fuit. un vil repos
Le bûveur peut jouir fans ceffe
L'amant ne jouit qu'à propos.
Le bûveur dans fa folle ivreffe
Se croit un Roi toujours vainqueurs,
L'amant foumis à fa maîtreffe ,
Ne veut regner que fur fon coeur.
Dans cette brillante fougere ,
Quand Tircis verfchum vin charmants mono'
I
64 MERCURE . DE FRANCE.
Amour , fur fa mouffe légere
Me peint les traits de mon amant.
Je réunis tout ce que j'aime ,
Ma bouche afpire la liqueur ,
Et fait paffer à l'inſtant même ,
Bacchus & l'amour dans mon coeur.
Ainfi que l'enfant de Cythere',
Le Dieu du vin eft délicat :
Tous les deux aiment le myftere ;
Tous les deux redoutent l'éclat.
Dès qu'une bouteille eft ouverte
Le vin s'évapore ou s'aigrit :
Dès qu'une intrigue eft découverte ,
L'amour s'éteint ou s'affoiblit.
Au Dieu qui fait múrir lá treille ;
Amour , tu dois fouvent ton prix ;
Sylvandre armé d'une bouteille ,
Sçut enfin attendrir Iris .
Le verre à la main , elle oublie
Et fon devoir & le danger :
L'amant triomphe , & Bacchus crie
>> Mon heure eft celle du Berger.
stillid $ 1.5
D'an amour délicat & tendre , but han
JUIN. 1755.
65
Chérs amis célébrons le prix.
Bûveurs imitez tous Sylvandre ,
Nous pourrons imiter Iris.
A Bacchus donnons la journée ;
Refervons les nuits à l'amour :
L'un peut renaître avec l'année ;
Quand l'autre fuit , c'eft fans retour.
Par A. H. Poinfinet , le jeune.
O
Sur l'air du Vandeville d'Epicure.
Vous que l'amitié raffemble ,
Tendres amans heureux bûveurs ;
Des Dieux que nous fervons enfemble
Chantons tour à tour les faveurs.
Du nom du Dieu que l'Inde adore ,
Bûveurs rempliffez ce féjour ;
Et
vous , beautés jeunes encore ,
Sans le nommer , chantez l'amour.
2
Le loifir plaît à la tendreffe ;
Mais Bacchus fuit. un vil repos
Le bûveur peut jouir fans ceffe
L'amant ne jouit qu'à propos.
Le bûveur dans fa folle ivreffe
Se croit un Roi toujours vainqueurs,
L'amant foumis à fa maîtreffe ,
Ne veut regner que fur fon coeur.
Dans cette brillante fougere ,
Quand Tircis verfchum vin charmants mono'
I
64 MERCURE . DE FRANCE.
Amour , fur fa mouffe légere
Me peint les traits de mon amant.
Je réunis tout ce que j'aime ,
Ma bouche afpire la liqueur ,
Et fait paffer à l'inſtant même ,
Bacchus & l'amour dans mon coeur.
Ainfi que l'enfant de Cythere',
Le Dieu du vin eft délicat :
Tous les deux aiment le myftere ;
Tous les deux redoutent l'éclat.
Dès qu'une bouteille eft ouverte
Le vin s'évapore ou s'aigrit :
Dès qu'une intrigue eft découverte ,
L'amour s'éteint ou s'affoiblit.
Au Dieu qui fait múrir lá treille ;
Amour , tu dois fouvent ton prix ;
Sylvandre armé d'une bouteille ,
Sçut enfin attendrir Iris .
Le verre à la main , elle oublie
Et fon devoir & le danger :
L'amant triomphe , & Bacchus crie
>> Mon heure eft celle du Berger.
stillid $ 1.5
D'an amour délicat & tendre , but han
JUIN. 1755.
65
Chérs amis célébrons le prix.
Bûveurs imitez tous Sylvandre ,
Nous pourrons imiter Iris.
A Bacchus donnons la journée ;
Refervons les nuits à l'amour :
L'un peut renaître avec l'année ;
Quand l'autre fuit , c'eft fans retour.
Par A. H. Poinfinet , le jeune.
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Résumé : CHANSON DE TABLE, Sur l'air du Vaudeville d'Epicure.
La 'Chanson de table' est un poème dédié à l'amitié, à l'amour et à la célébration des plaisirs de la vie. Les vers invitent les amis à chanter les faveurs des dieux tout en buvant et en célébrant l'amour. Le texte oppose le plaisir immédiat de la boisson à la jouissance plus contrôlée de l'amour. Le buveur, dans son ivresse, se croit invincible, tandis que l'amant est soumis à sa maîtresse. La poésie décrit également la délicatesse de l'amour et du vin, tous deux préférant le mystère à la lumière. Une bouteille ouverte ou une intrigue découverte peuvent ruiner ces plaisirs. Le poème se conclut par une célébration de Bacchus pendant la journée et de l'amour pendant la nuit, soulignant que l'amour peut renaître chaque année, contrairement à la boisson.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 55-57
ODE A la Vérité.
Début :
Du sein de la voûte azurée [...]
Mots clefs :
Âme, Faiblesse, Coeurs, Dieu
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texteReconnaissance textuelle : ODE A la Vérité.
ODE
A la Vérité.
DUfein de la voûte azurée
Quel rayon
éblouit mes yeux !
Quelle eft cette vierge facrée ,
Qui vers moi s'élance des cieux ?
A ſon éclat , à cette flamme
Qui pénétre & remplit mon ame
C'eft toi , célefte vérité ;
,
Tu viens me rendre à ta lumière ,
Tu viens brifer fur ma paupiere
Le fceau de la crédulité .
Les rives de l'Inculte Ingrie , ( a )
Tôt ou tard rompent leurs glaçons ;
Tôt ou tard les vents en furie
Laiffent flotter les Alcions.
Le jour ferain qui fuit l'orage ,
Offre enfin l'éclatante image
Du calme fûr où je me voi.
Laiffons la foibleffe au vulgaire ,
Tout change , mon ame s'éclaire ,
Un ciel nouveau s'ouvre pour moi.
(a ) Pays très-froid , conquis par les Suédois fur
les Mofcovites , arrofé par la Nieva.
Civ
56 MERCURE DE FRANCE.
Je connois enfin ces perfides
Que ma foibleffe ofoit aimer ;
Tandis que leurs coeurs parricides
Ne confpiroient qu'à m'opprimer.
Mon oeil franchit le labyrinthe ,
Où ces coeurs fermés par la crainte ,
Cachent l'enfer & fes fureurs ;
Plus d'égards , le Dieu qui m'éclaire ,
Cruels , pour indigner la terre ,
Vous livre à mes crayons vengeurs .
Parlez , Tyrans de ma foibleffe ,
Vils artifans de mes malheurs ,
N'avez-vous flaté ma tendreffe
Que pour vous nourrit de mes pleurs.
Coeurs ingrats , vous tramiez ma perte,
Lorfque pour vous mon ame ouverte ,
A vous aimer bornoit fes foins ;
Ainfi l'agneau , dès fa jeuneffe ,
Chérit la main qui le careffe
Pour l'immoler à nos beſoins.
Venge-moi , Dieu de l'innocence ,
Toi qui feul moteur des deſtins
Foule à tes pieds l'intelligence ,.
Et les vains projets des humains ,
De ces cruels Punis les crimes ...
SEPTEM BR E. 1755.
57
Que dis-je ces lâches victimes
Sont trop indignes de tes coups :
Je veux moi ſeul venger la terre ;
Grand Dieu , prête- moi ton tonnerre
Et laiffe éclater mon couroux.
Fuffent- ils dans les noirs abîmes ,
Je les pourfuivrai chez les morts.
J'irai leur reprocher leurs crimes ,
Trainer fur leurs pas
les remords.
J'écraferai leur tête altiere ,
Leurs fronts briſés fur la pouffiere
N'outrageront plus les vertus :
Mais qu'eft-il befoin de ta foudre ,
Ton fouffle peut les mettre en poudre ?
Grand Dieu , parle , & qu'ils ne foient plus.
Poinfinet le jeune.
L'Auteur dans fa noble colere , prend
ici le ton du Pfalmifte : L'agneau timide
eft tout à coup transformé en aigle , qui
porte & lance la foudre , on peut dire de
jui ,
Facit indignatio verfum.
A la Vérité.
DUfein de la voûte azurée
Quel rayon
éblouit mes yeux !
Quelle eft cette vierge facrée ,
Qui vers moi s'élance des cieux ?
A ſon éclat , à cette flamme
Qui pénétre & remplit mon ame
C'eft toi , célefte vérité ;
,
Tu viens me rendre à ta lumière ,
Tu viens brifer fur ma paupiere
Le fceau de la crédulité .
Les rives de l'Inculte Ingrie , ( a )
Tôt ou tard rompent leurs glaçons ;
Tôt ou tard les vents en furie
Laiffent flotter les Alcions.
Le jour ferain qui fuit l'orage ,
Offre enfin l'éclatante image
Du calme fûr où je me voi.
Laiffons la foibleffe au vulgaire ,
Tout change , mon ame s'éclaire ,
Un ciel nouveau s'ouvre pour moi.
(a ) Pays très-froid , conquis par les Suédois fur
les Mofcovites , arrofé par la Nieva.
Civ
56 MERCURE DE FRANCE.
Je connois enfin ces perfides
Que ma foibleffe ofoit aimer ;
Tandis que leurs coeurs parricides
Ne confpiroient qu'à m'opprimer.
Mon oeil franchit le labyrinthe ,
Où ces coeurs fermés par la crainte ,
Cachent l'enfer & fes fureurs ;
Plus d'égards , le Dieu qui m'éclaire ,
Cruels , pour indigner la terre ,
Vous livre à mes crayons vengeurs .
Parlez , Tyrans de ma foibleffe ,
Vils artifans de mes malheurs ,
N'avez-vous flaté ma tendreffe
Que pour vous nourrit de mes pleurs.
Coeurs ingrats , vous tramiez ma perte,
Lorfque pour vous mon ame ouverte ,
A vous aimer bornoit fes foins ;
Ainfi l'agneau , dès fa jeuneffe ,
Chérit la main qui le careffe
Pour l'immoler à nos beſoins.
Venge-moi , Dieu de l'innocence ,
Toi qui feul moteur des deſtins
Foule à tes pieds l'intelligence ,.
Et les vains projets des humains ,
De ces cruels Punis les crimes ...
SEPTEM BR E. 1755.
57
Que dis-je ces lâches victimes
Sont trop indignes de tes coups :
Je veux moi ſeul venger la terre ;
Grand Dieu , prête- moi ton tonnerre
Et laiffe éclater mon couroux.
Fuffent- ils dans les noirs abîmes ,
Je les pourfuivrai chez les morts.
J'irai leur reprocher leurs crimes ,
Trainer fur leurs pas
les remords.
J'écraferai leur tête altiere ,
Leurs fronts briſés fur la pouffiere
N'outrageront plus les vertus :
Mais qu'eft-il befoin de ta foudre ,
Ton fouffle peut les mettre en poudre ?
Grand Dieu , parle , & qu'ils ne foient plus.
Poinfinet le jeune.
L'Auteur dans fa noble colere , prend
ici le ton du Pfalmifte : L'agneau timide
eft tout à coup transformé en aigle , qui
porte & lance la foudre , on peut dire de
jui ,
Facit indignatio verfum.
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Résumé : ODE A la Vérité.
Dans l''ODE À LA VÉRITÉ', l'auteur célèbre la vérité comme une lumière éblouissante et sacrée qui dissipe l'ignorance et la crédulité, offrant une vision claire et sereine. Il compare cette révélation à la fonte des glaces en Ingérie, symbolisant la libération des contraintes. Le poète dénonce ensuite ceux qui ont exploité sa faiblesse et conspiré contre lui, révélant leur nature cruelle et parricide cachée derrière des apparences trompeuses. Il décide de les dénoncer et de les punir, invoquant l'aide divine pour venger l'innocence opprimée. Le poète se transforme en un aigle vengeur, prêt à poursuivre ses ennemis même dans les abîmes pour les accabler de remords et les réduire à néant. Il conclut en demandant à Dieu de les anéantir complètement.
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