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1
p. 2368-2370
« HISTOIRE DU THEATRE ITALIEN depuis la décadence de la Comédie [...] »
Début :
HISTOIRE DU THEATRE ITALIEN depuis la décadence de la Comédie [...]
Mots clefs :
Théâtre italien, Comédie latine, Almanach chronologique, Histoire universelle, Privilèges des Suisses
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texteReconnaissance textuelle : « HISTOIRE DU THEATRE ITALIEN depuis la décadence de la Comédie [...] »
NOUVELLES LITTERAIRES
DES BEAUX ARTS , &c.
ISTOIRE DU THEATRE ITALIEN
Hdepuis la décadence de - la-Comédie
Latine , avec des Extraits et Examens
critiques de plusieurs Tragédies et Comédies
Italiennes , ausquels on a joint une
Explication des figures , avec une Lettre
de M. Rousseau , et la Réponse de l'Auteur.
Par Louis Riccoboni , dit Lelio ,
Tome II . Chez And. Cailleau , Place du
Pont S. Michel , 1731. grand in 8.
CALENDRIER UNIVERSEL , ou Almanach
Chronologique et perpetuel , necessaire
à la Chronologie , à l'Histoire ,
à la Critique , à la verification des dattes,
&c. Par le P. de Rebeque , D. L. C. D. J.
Seconde Edition , revûë et augmentée .
A Paris , chez Rollin , fils , Quay des Angustins
, 1731. in 4. pp . 38 .
ABREGE' DE L'HISTOIRE UNIVERSELLE ,
par feu M. Claude de l'Ifle , Historiographe
et Censeur Royal. A Paris , Quay
des
OCTOBR E. 1731. 2369
des Augustins , chez Jacq. Guerin , et Fr.
Didot , 1731. 7. vol. in 12. avec figures
COUTUMES des Bailliages de Sens et
de Langres , commentées et conférées
avec les Coûtumes voisines , et specialement
de Chaumont en Bassigny. Par
MeFuste de Laistre, Avocat au Parlement.
A Paris , Quay des Augustins , chez les
Freres Osmont , 1731. in 4. de $ 60 . pages,
sans la . Table.
LES PRIVILEGES DES SUISSES , ensemble
ceux accordez aux Villes Imperiales et
Anseatiques , et aux Habitans de Geneve,
Résidens en France. Avec un Traité historique
et politique des Alliances entre
la France et les Treize Cantons , depuis
Charles VII . jusqu'à present. Et des Observations
sur la Justice des Suisses ; fondées
sur les principes du Droit Public.
Par M. Vagel , Grand- Juge des Gardes
Suisses . A Paris, chez Saugrain et P.Prault,
Quay de Gesures , in 4.
OBSERVATIONS sur le Plomb Laminé ,
nouvellement revûës et augmentées d'un
rapport de Mrs les Commissaires de l'Académie
d'Architecture , qui prouve que
ce Plomb a les défauts citez dans les Ob.
E iij ser1370
MERCURE DE FRANCE
servations , avec quelques Reflexions sur
le Memoire de M. de Remond. Par M. B.
A Paris , de l'Imprimerie de Jacq . Guerin
Quay des Augustins , 1731. brochure in 8.
de 42. pages.
>
VOYAGE DU MONDE DE LA LUNE ;
découvert par Dominique Gonzales, Avanturier
Espagnol , surnommé le Courier
volant , traduit nouvellement de l'Espagnol
. A Paris , chez Ant . de Henqueville,
an coin de la rue Gist- le -coeur. 1731. brochure
in 12, de 68. pages.
On débite chez François le Breton , Libraire
, à l'Aigle d'or , à la descente du
Pont Neuf , chez Didot , ruë du Hurpoix
, du côté du Pont S. Michel , à la
Bible d'or , et chez Josse , rue S. Jacques,
à la Fleur de Lys d'or , quatre Tragédies
sur les sujets d'Oedipe , par M. de la
Tournelle , Commissaire des Guerres.
La varieté singuliere qui regne dans
ces quatre Ouvrages , se soutiendra , diton
, dans huit autres Tragédies sur le
même sujet d'Oedipe , et par le même
Auteur ; elles sont actuellement sous
presse.
DES BEAUX ARTS , &c.
ISTOIRE DU THEATRE ITALIEN
Hdepuis la décadence de - la-Comédie
Latine , avec des Extraits et Examens
critiques de plusieurs Tragédies et Comédies
Italiennes , ausquels on a joint une
Explication des figures , avec une Lettre
de M. Rousseau , et la Réponse de l'Auteur.
Par Louis Riccoboni , dit Lelio ,
Tome II . Chez And. Cailleau , Place du
Pont S. Michel , 1731. grand in 8.
CALENDRIER UNIVERSEL , ou Almanach
Chronologique et perpetuel , necessaire
à la Chronologie , à l'Histoire ,
à la Critique , à la verification des dattes,
&c. Par le P. de Rebeque , D. L. C. D. J.
Seconde Edition , revûë et augmentée .
A Paris , chez Rollin , fils , Quay des Angustins
, 1731. in 4. pp . 38 .
ABREGE' DE L'HISTOIRE UNIVERSELLE ,
par feu M. Claude de l'Ifle , Historiographe
et Censeur Royal. A Paris , Quay
des
OCTOBR E. 1731. 2369
des Augustins , chez Jacq. Guerin , et Fr.
Didot , 1731. 7. vol. in 12. avec figures
COUTUMES des Bailliages de Sens et
de Langres , commentées et conférées
avec les Coûtumes voisines , et specialement
de Chaumont en Bassigny. Par
MeFuste de Laistre, Avocat au Parlement.
A Paris , Quay des Augustins , chez les
Freres Osmont , 1731. in 4. de $ 60 . pages,
sans la . Table.
LES PRIVILEGES DES SUISSES , ensemble
ceux accordez aux Villes Imperiales et
Anseatiques , et aux Habitans de Geneve,
Résidens en France. Avec un Traité historique
et politique des Alliances entre
la France et les Treize Cantons , depuis
Charles VII . jusqu'à present. Et des Observations
sur la Justice des Suisses ; fondées
sur les principes du Droit Public.
Par M. Vagel , Grand- Juge des Gardes
Suisses . A Paris, chez Saugrain et P.Prault,
Quay de Gesures , in 4.
OBSERVATIONS sur le Plomb Laminé ,
nouvellement revûës et augmentées d'un
rapport de Mrs les Commissaires de l'Académie
d'Architecture , qui prouve que
ce Plomb a les défauts citez dans les Ob.
E iij ser1370
MERCURE DE FRANCE
servations , avec quelques Reflexions sur
le Memoire de M. de Remond. Par M. B.
A Paris , de l'Imprimerie de Jacq . Guerin
Quay des Augustins , 1731. brochure in 8.
de 42. pages.
>
VOYAGE DU MONDE DE LA LUNE ;
découvert par Dominique Gonzales, Avanturier
Espagnol , surnommé le Courier
volant , traduit nouvellement de l'Espagnol
. A Paris , chez Ant . de Henqueville,
an coin de la rue Gist- le -coeur. 1731. brochure
in 12, de 68. pages.
On débite chez François le Breton , Libraire
, à l'Aigle d'or , à la descente du
Pont Neuf , chez Didot , ruë du Hurpoix
, du côté du Pont S. Michel , à la
Bible d'or , et chez Josse , rue S. Jacques,
à la Fleur de Lys d'or , quatre Tragédies
sur les sujets d'Oedipe , par M. de la
Tournelle , Commissaire des Guerres.
La varieté singuliere qui regne dans
ces quatre Ouvrages , se soutiendra , diton
, dans huit autres Tragédies sur le
même sujet d'Oedipe , et par le même
Auteur ; elles sont actuellement sous
presse.
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Résumé : « HISTOIRE DU THEATRE ITALIEN depuis la décadence de la Comédie [...] »
Le document recense des publications littéraires et historiques de l'année 1731. Parmi elles, 'Histoire du Théâtre Italien' de Louis Riccoboni contient des extraits critiques de tragédies et comédies italiennes, ainsi qu'une lettre de Jean-Jacques Rousseau et la réponse de l'auteur. Le 'Calendrier Universel' du Père de Rebeque est une édition révisée et augmentée, utile pour la chronologie et la vérification des dates. L''Abrégé de l'Histoire Universelle' de Claude de l'Ifle, historiographe royal, est publié en sept volumes. Les 'Coutumes des Bailliages de Sens et de Langres' sont commentées par Me Fuste de Laistre, avocat au Parlement. 'Les Privilèges des Suisses' de M. Vagel traite des alliances entre la France et les Treize Cantons, ainsi que des observations sur la justice des Suisses. Les 'Observations sur le Plomb Laminé' de M. B. incluent un rapport de l'Académie d'Architecture. Le 'Voyage du Monde de la Lune' est une traduction d'un ouvrage espagnol de Dominique Gonzales. Enfin, quatre tragédies sur le sujet d'Œdipe par M. de la Tournelle sont disponibles, avec huit autres en préparation.
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2
p. 2370-2373
Douze Tragédies sur le même sujet d'Œdipe, [titre d'après la table]
Début :
L'une de ces quatre Tragédies, qui a pour titre : Oedipe et toute sa Famille, est [...]
Mots clefs :
Préface, Tragédie, Psaumes de David, Cantique
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texteReconnaissance textuelle : Douze Tragédies sur le même sujet d'Œdipe, [titre d'après la table]
L'une de ces quatre Tragédies , qui a
pour titre : Oedipe et toute sa Famille , est
précedée
OCTOBRE . 1731. 2371
précedée d'une Préface et suivie d'un Dialogue
entre l'Auteur et feu M. Boivin .
Le commencement de la Préface regarde
la Tragédie des trois fils de Jocaste
, qui avoit été imprimée sans Préface
; tout le reste est une explication des
moyens dont il s'est servi pour concilier
diverses opinions de M" Corneille , Despreaux
et Boivin , sur le cinquiéme Acte
de l'Oedipe de Sophocle , et pour accommoder
au Théatre les lamentations
de l'Oedipe Grec. Voici un Trait tiré du
Dialogue.
Ce n'est pas que cette nouvelle Tragédie ,
dont vous parlez , doive sa naissance à nos
procès ; elle la doit , Monsieur , à la Preface
qui précede votre Traduction de l'Oedipe
de Sophocle. Lorsque je la lûs , je m'étonnai
d'abord de ce qu'en faisant tant de
Tragédies d'Oedipe , il ne m'étoit pas seulement
une fois venu dans l'idée d'employer
·les Lamentations du cinquième Acte . Con
meille les avoit rejettées. Votre Préface m'apprit
qu'elles étoient d'un grand prix. J'ai
connu votre habileté , l'excellence de votre
gout, & la solidité de votre esprit. Votre seniment
sur ces plaintes d'Oedipe , me fit chercher
avec grand soin pendant deux jours un
nouveau sujet sur les malheurs de ce Prince,
et un moyen de faire préceder sa mort par ses
E iiij plaintes
2372 MERCURE DE FRANCE
plaintes , telles que Sophocle les a mises. Fe
crois être venu à bout de mon dessein ; je
venx dire que mon cinquième Acte doit être
bien reçû. Les Modernes avoient emprunté
déja de Sophocle , presque toutes les autres
beautez qui sont très -fréquentes dans sa Tragédie
d'Oedipe , et avoient réussi. J'ai le
premier usé de ces Lamentations , et ne leur
ai rien ôté de leur mérite. Cela ne m'a pas
été bien difficile. J'ai mis en Vers votre noble
et magnifique Traduction , et tout ce que
j'y ai ajoûé du mien n'est qu'un tour assez
ingenieux et très- heureux en même -temps
pour sauver l'horreur que le visage sanglant
d'Oedipe auroit causée aux Spectateurs sj'ai
trouvé le secret de placer de si belles plaintes
avant que ce Prince puisse porter ses
mains sur lui , et quoiqu'un peu longues ex
un temps out ce Prince qui est sans armes
ne cherche que la mort, elles ne courent poin
le risque d'ennuyer.
9
PARAPHRASE DES PSEAUMES DE DAVID
et dés Cantiques de l'Eglise , avec une
application suivie de chaque Pseaume et
de chaque Cantique à un sujet particulier
, propre à servir d'entretien avec
Dieu. Par le R. P. Th . Bern . Fellon , de
la Compagnie de Jesus. 4. vol . in 12. A
Lion , chez Claude Fournet , 1731 .
PHILO
OCTOBRE . 1731. 2373
LE PHILOSOPHE ANGLOIS, Ou Histoire de
M. Cleveland , fils naturel de Cromwel ,
écrite par lui - même , et traduite de l'Anglois
par l'Auteur des Memoires d'un Hom
me de qualité. AUtrecht, chez E. Neaulme,
4. volumes in 12.
SUPPLEMENT à l'Histoire des Guerres
Civiles de Flandres sous Philippe II . Roy
d'Espagne , du Pere Famien Strada , et
d'autres Auteurs , contenant les Procès
criminels de Lamoral , Comte d'Egmont,
et de Philippe de Montmorency , Comte
de Hornes , ausquels le Duc d'Albe a
fait trancher la Tête à Bruxelles. A Amsterdam
, chez Pierre Michield , et se trouvé
Paris , chez Briasson ruë S. Jacques ,
›
2. vol. in 12. 1729.
OEUVRES DE CLEMENT MAROT , Valet
de Chambre de François I. Roi de France
, revûës sur plusieurs Manuscrits , et
sur plus de 40. Editions ; et augmentées
tant de diverses Poësies veritables , que de
celles qu'on lui a faussement attribuées :
avec les ouvrages de Jean Marot , son
Pere , ceux de Michel Marot , son fils ,
et les Picces du differend de Clement avec
François Sagon . Accompagnées d'une
Préface Historique , et d'Observations
critiques. A la Haye , chez P. Gosse et
f. Neaulme , 1731. 6. vol. in 12 .
pour titre : Oedipe et toute sa Famille , est
précedée
OCTOBRE . 1731. 2371
précedée d'une Préface et suivie d'un Dialogue
entre l'Auteur et feu M. Boivin .
Le commencement de la Préface regarde
la Tragédie des trois fils de Jocaste
, qui avoit été imprimée sans Préface
; tout le reste est une explication des
moyens dont il s'est servi pour concilier
diverses opinions de M" Corneille , Despreaux
et Boivin , sur le cinquiéme Acte
de l'Oedipe de Sophocle , et pour accommoder
au Théatre les lamentations
de l'Oedipe Grec. Voici un Trait tiré du
Dialogue.
Ce n'est pas que cette nouvelle Tragédie ,
dont vous parlez , doive sa naissance à nos
procès ; elle la doit , Monsieur , à la Preface
qui précede votre Traduction de l'Oedipe
de Sophocle. Lorsque je la lûs , je m'étonnai
d'abord de ce qu'en faisant tant de
Tragédies d'Oedipe , il ne m'étoit pas seulement
une fois venu dans l'idée d'employer
·les Lamentations du cinquième Acte . Con
meille les avoit rejettées. Votre Préface m'apprit
qu'elles étoient d'un grand prix. J'ai
connu votre habileté , l'excellence de votre
gout, & la solidité de votre esprit. Votre seniment
sur ces plaintes d'Oedipe , me fit chercher
avec grand soin pendant deux jours un
nouveau sujet sur les malheurs de ce Prince,
et un moyen de faire préceder sa mort par ses
E iiij plaintes
2372 MERCURE DE FRANCE
plaintes , telles que Sophocle les a mises. Fe
crois être venu à bout de mon dessein ; je
venx dire que mon cinquième Acte doit être
bien reçû. Les Modernes avoient emprunté
déja de Sophocle , presque toutes les autres
beautez qui sont très -fréquentes dans sa Tragédie
d'Oedipe , et avoient réussi. J'ai le
premier usé de ces Lamentations , et ne leur
ai rien ôté de leur mérite. Cela ne m'a pas
été bien difficile. J'ai mis en Vers votre noble
et magnifique Traduction , et tout ce que
j'y ai ajoûé du mien n'est qu'un tour assez
ingenieux et très- heureux en même -temps
pour sauver l'horreur que le visage sanglant
d'Oedipe auroit causée aux Spectateurs sj'ai
trouvé le secret de placer de si belles plaintes
avant que ce Prince puisse porter ses
mains sur lui , et quoiqu'un peu longues ex
un temps out ce Prince qui est sans armes
ne cherche que la mort, elles ne courent poin
le risque d'ennuyer.
9
PARAPHRASE DES PSEAUMES DE DAVID
et dés Cantiques de l'Eglise , avec une
application suivie de chaque Pseaume et
de chaque Cantique à un sujet particulier
, propre à servir d'entretien avec
Dieu. Par le R. P. Th . Bern . Fellon , de
la Compagnie de Jesus. 4. vol . in 12. A
Lion , chez Claude Fournet , 1731 .
PHILO
OCTOBRE . 1731. 2373
LE PHILOSOPHE ANGLOIS, Ou Histoire de
M. Cleveland , fils naturel de Cromwel ,
écrite par lui - même , et traduite de l'Anglois
par l'Auteur des Memoires d'un Hom
me de qualité. AUtrecht, chez E. Neaulme,
4. volumes in 12.
SUPPLEMENT à l'Histoire des Guerres
Civiles de Flandres sous Philippe II . Roy
d'Espagne , du Pere Famien Strada , et
d'autres Auteurs , contenant les Procès
criminels de Lamoral , Comte d'Egmont,
et de Philippe de Montmorency , Comte
de Hornes , ausquels le Duc d'Albe a
fait trancher la Tête à Bruxelles. A Amsterdam
, chez Pierre Michield , et se trouvé
Paris , chez Briasson ruë S. Jacques ,
›
2. vol. in 12. 1729.
OEUVRES DE CLEMENT MAROT , Valet
de Chambre de François I. Roi de France
, revûës sur plusieurs Manuscrits , et
sur plus de 40. Editions ; et augmentées
tant de diverses Poësies veritables , que de
celles qu'on lui a faussement attribuées :
avec les ouvrages de Jean Marot , son
Pere , ceux de Michel Marot , son fils ,
et les Picces du differend de Clement avec
François Sagon . Accompagnées d'une
Préface Historique , et d'Observations
critiques. A la Haye , chez P. Gosse et
f. Neaulme , 1731. 6. vol. in 12 .
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Résumé : Douze Tragédies sur le même sujet d'Œdipe, [titre d'après la table]
Le texte présente une tragédie intitulée 'Oedipe et toute sa Famille', précédée d'une préface et suivie d'un dialogue entre l'auteur et M. Boivin. La préface explique comment l'auteur a concilié diverses opinions sur le cinquième acte de l''Oedipe' de Sophocle et adapté les lamentations d'Oedipe pour le théâtre. Le dialogue révèle que l'auteur a été inspiré par la préface d'une traduction de l''Oedipe' de Sophocle pour créer une nouvelle tragédie intégrant les lamentations du cinquième acte. L'auteur affirme avoir réussi à placer ces plaintes de manière à éviter l'horreur du visage sanglant d'Oedipe et à maintenir l'intérêt des spectateurs. Le texte mentionne également d'autres publications, telles qu'une paraphrase des Psaumes de David, une histoire intitulée 'Le Philosophe Anglois', un supplément à l'histoire des guerres civiles de Flandres, et les œuvres de Clément Marot.
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3
p. 2374-2375
Essai sur la Poësie et sur la Peinture, [titre d'après la table]
Début :
ESSAI SUR LA POESIE ET SUR la PEITURE, par rapport à l'Histoire Sacrée et [...]
Mots clefs :
Traité, Recueil de discours, Érudition
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Essai sur la Poësie et sur la Peinture, [titre d'après la table]
ESSAI SUR LA POESIE ET SUR la Pɛin-
TURE , par rapport à l'Histoire Sacrée et
Prophane. Par M. Charles de la Motte
Membre de l'Académie Royale , et de la
Societé des Antiquaires , &c. A Londres ,
chez Desnoyers , 1731. in 8.
Ce livre qui contient une vaste érudition
sur ces deux Arts est en Anglois . Il
est terminé par un Discours sur l'obscon
Tité chez les Ecrivains et chez les Peintres,
qui fait voir combien il est dangereux de
donner dans ce défaut , lors même qu'on
le censure.
RECUEIL DE DISCOURS sur diverses ma
sieres importantes , traduits ou composez
par Jean Barbeyrac , Professeur en Drott
dans l'Université de Groningue , qui y a
joint un Eloge Historique de feu M.
Noodt , 2. vol. in 12. A Amsterdam, chez
P. Humbert , 1731.
TRAITE' DE L'HOMME , ou du Corps
Humain vivant , par rapport à la santé
ou à la maladie , partagé en trois livres ,
où l'on expose par une nouvelle Methode
claire et abregée , la Theorie et la Pratique
de Medecine selon l'idée des Anciens
et des Modernes. Par M. Alexandre
>
Pascoli de Perouse , premier Professeur
de
OCTOBRE. 1731 2375
de Medecine à Rome , et premier Mede
cin de l'Etat Ecclesiastique. A Rome ,
chez Jerôme Maynard , 1728, in 4. pp.
850. Tout l'ouvrage est en latin.
TURE , par rapport à l'Histoire Sacrée et
Prophane. Par M. Charles de la Motte
Membre de l'Académie Royale , et de la
Societé des Antiquaires , &c. A Londres ,
chez Desnoyers , 1731. in 8.
Ce livre qui contient une vaste érudition
sur ces deux Arts est en Anglois . Il
est terminé par un Discours sur l'obscon
Tité chez les Ecrivains et chez les Peintres,
qui fait voir combien il est dangereux de
donner dans ce défaut , lors même qu'on
le censure.
RECUEIL DE DISCOURS sur diverses ma
sieres importantes , traduits ou composez
par Jean Barbeyrac , Professeur en Drott
dans l'Université de Groningue , qui y a
joint un Eloge Historique de feu M.
Noodt , 2. vol. in 12. A Amsterdam, chez
P. Humbert , 1731.
TRAITE' DE L'HOMME , ou du Corps
Humain vivant , par rapport à la santé
ou à la maladie , partagé en trois livres ,
où l'on expose par une nouvelle Methode
claire et abregée , la Theorie et la Pratique
de Medecine selon l'idée des Anciens
et des Modernes. Par M. Alexandre
>
Pascoli de Perouse , premier Professeur
de
OCTOBRE. 1731 2375
de Medecine à Rome , et premier Mede
cin de l'Etat Ecclesiastique. A Rome ,
chez Jerôme Maynard , 1728, in 4. pp.
850. Tout l'ouvrage est en latin.
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Résumé : Essai sur la Poësie et sur la Peinture, [titre d'après la table]
En 1731, trois ouvrages notables ont été publiés. Le premier, 'Essai sur la poésie et sur la peinture, par rapport à l'Histoire Sacrée et Prophane', est écrit par Charles de la Motte, membre de l'Académie Royale et de la Société des Antiquaires. Ce livre, en anglais, examine les arts de la poésie et de la peinture à travers une vaste érudition et se conclut par un discours sur l'obscénité chez les écrivains et les peintres, mettant en garde contre ses dangers même lorsqu'elle est critiquée. Le deuxième ouvrage est le 'Recueil de discours sur diverses matières importantes', traduit ou composé par Jean Barbeyrac, professeur de droit à l'Université de Groningue. Ce recueil, en deux volumes, inclut un éloge historique de feu M. Noodt. Le troisième ouvrage, 'Traité de l'Homme, ou du Corps Humain vivant', est écrit par Alexandre Pascoli de Perouse, premier professeur de médecine à Rome et premier médecin de l'État Ecclésiastique. Ce traité, en latin, a été publié à Rome en 1728 et comprend trois livres qui exposent la théorie et la pratique de la médecine selon les idées des Anciens et des Modernes, en utilisant une méthode claire et abrégée.
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4
p. 2375-2380
Bibliotheque raisonnée, &c. [titre d'après la table]
Début :
BIBLIOTHEQUE RAISONNÉE des Ouvrages des Sçavans de l'Europe, T. 2. premiere [...]
Mots clefs :
Bibliothèque raisonnée, Érudition, Manuscrit, Nouveau Testament, Traduction
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Bibliotheque raisonnée, &c. [titre d'après la table]
BIBLIOTHEQUE RAISONNE'E des Ouvrages
des Sçavans de l'Europe , T. 2. premiere
et seconde Partie in 12. de 456.
pages. A Amsterdam , chez les Westeiens
et Smitti. 1729.
La premiere Partie , qui contient les
mois de Janvier , Fevrier et Mars , ne
nous fournit presque rien qui n'ait déja
été annoncé en 1729. dans les autres.
Journaux. Nous observerons seulement
que le style de celui-ci est peu châtié ; et
que les expressions triviales , et quelquefois
basses y sont souvent employées ;
ce qui soit dit sans préjudice de la réputation
que l'Auteur peut s'acquérir
d'ailleurs par son érudition. Voici ce que
nous apprennent les Nouvelles Litteraires
de la premiere Partie.
D'OXFORD. M. Hearne , qui continue
de nous donner des Pieces rares , vient
de publier deux Volumes in 8. sous ce titre.
Liber Scaccarii. E Codice , calamo exa
rato , sibique ipsi à Richardo Gravesio Mike
tetoniensi donato , descripsit , et nunc primum
edidit Thobearnius . Qui et cum dus,
Evj
bus
2376 MERCURE DE FRANCE
bus aliis Codicibus M. contulit , Wilhel
mique etiam Worcestrei Annales rerum Anglicarum
, ante hâc itidem in editos subjecit.
On conserve précieusement l'Original de
ce Livre noir. Le Manuscrit dont s'est
servi M. Hearne , explique dans le titre
ce que c'est que ce Livre. Exemplar ve-_
tusti Codias Ms. ( nigro velamine cooperti)
in scacario penès Rememoratorem Regis conservati.
Certificationes Feodorum Militum
quæ per majores.hujus Regni Barones , aliosde
Rege in capite tenentur , de quibus
auxilium ad Matildam , Regis Henrici secundi
filium , Henrico Romanorum Imperatori
maritandam levatum erat precipuè continens.
M. Hearne a ajoûté par maniere
de Supplément un Ecrit tiré de la Bibliotheque
Colonienne , iutitulé , Catalogus
tenentium Terras per singulas hundredas ,
sive Centurias in comitatu Lincolii tempore
R. Henrici II.
que
LONDRES. Le Nouveau Testament en
Grec et en Anglois , contenant le Texte Grec
corrigé sur l'autorité des Manuscrits les plus
authentiques , et une nouvelle Traduction
conforme aux Observations des plus sçavans
Commentateurs et des plus habiles Critiques:
avec des Remarques et les Variantes , et une
Table fort ample . in 8. 2. vol. L'Auteur
de cette Traduction n'a mis ni dans le
Texte,
OCTOBRE. 17312 2377
Texte , ni dans la Traduction le fameux
Passage des trois Témoins de la premiere
Epître de S. Jean , c. 5. v. 7. Il tâche de
justifier cette omission par les Peres et
par les Critiques modernes. Les Remarques
sont purement critiques : elles sont
placées à la fin de chaque livre , et sont
fort courtes.
On vient de faire une nouvelle Edition
des Oeuvres du feu Duc de Buckingham .
en 2. vol. in 8 .
y "' M. Wilson Chanoine de Lincoln
travaille à une Version Angloise de l'Histoire
de M. de Thou , faite sur l'Edition
de Geneve en 1620. Il en est déja ( au
mois de Mars 1729. ) à la onzième Brochure
car il l'a publiée par Brochures
qui paroissent de temps en temps.
,
On a traduit en Anglois l'Histoire de
la derniere Révolution de Perse , du Pere
Du Cerceau , 2. vol. in 8 .
M. Bundy vient de donner le second
Tome de - sa Traduction Angloise de
P'Histoire Romaine des PP. Catrou et
Rouillé , in fol . Il y en a une autre Traduction
qui s'imprime par Brochures
in 8 .
Voici le titre d'un ouvrage curieux.
The present state & c. c'est-à- dire , l'Etat
présent et les Reglemens de l'Eglise de Russie
,
2378 MERCURE DE FRANCE
sie , conformément à l'Edit du feu Czar.
Avec un second Volume , qui contient plusieurs
Pieces qui regardent les flottes de ce
Prince , son expedition à Derbent ,
&c.
traduite des Originaux écrits en Langue Esclavonne
et Russiennes et une Carie très-·
exacte de la Mer Caspienne . A quoy l'on a
ajouté une Préface Generale où l'on trouve
une Relation exacte et fidele de l'élevation ·
et de la chûte du Prince Menshicoff. Par
Tho. Codsel. M. A. ci - devant Chapelain
du Comptoir Anglois en Russie , et
Membre de la Societé Royale des Sciences
à Berlin . in 8 .
-M. Durand a publié une Brochure , intitulée
, C. Plinii senioris Historiæ natu
ralis ad Titum Imp. Præfatio. Ex Ms. Regia
Societatis et veteri Editione recensuit et
illustravit David Durandus , in 12. Il a
dedié cette Brochure par une Inscription
très-élegante à la Societé Royale , qui l'a
aggregé à son Corps.
La z . Partie de ce II . Tome contient les
mois d'Avril , May et Juin 17 :9. Voici
les Titres des 5 , 7, 11 , 12 et 13 Articles
de cette Partie.
Dissertation sur les Sens et sur l'Imagina
tion , et un Essai sur la Connoissance de soymême.
En Anglois. A Londres , chez J.
Jonson , dans le Strand , 1728. in 8 pp .
231.
OCTOBRE . 1731 2372
231. L'Auteur traite ces matieres en Metaphysicien
, c'est-à- dire , d'une maniere
très- abstraite , mais peu méthodique ;
y donnant quelquefois deux et trois définitions
d'une même chose. Cet ouvrage
est semblable à tous ceux qui paroissent
en ce genre ; c'est un Ecrivain qui donne
ses imaginations et ses idées particulieres ,
en laissant à chacun la liberté de penser ,
après la lecture de ses ouvrages , comme
il pensoit auparavant.
>
Dissertatio Epistolica & c. c'est - à - dire ,
Dissertation en forme de Lettre de Mr.
Buddeus , Professeur en Theologie à Fene ,
pour servir de défense modeste contre les objections
de M. Turrettin , Professeur en Theo
logie à Geneve au sujet de la Pythonisse
dEndor. Brochure in 4. de 24. pages. A
Jene
,
chez J. Frederic Ritter , 1727.
Des trois opinions qui partagent les Sçavans
sur l'Histoire de la Pythonisse d'Endor
, M. Turrettin ayant rejetté dans une
Dissertation , celle qui suppose que ce fût
l'ombre de Samuel qui apparût veritablement
à Saül , aussi - bien que celle qui at
tribuë aù Demon d'avoir pris la figure
qui parut dans ce moment , il avoit avan
cé qu'il y a toute apparence que tout cela
ne fût qu'un jeu et un artifice de cette
femme prétendue Necromancienne. Mr.
Bud1380
MERCURE DE FRANCE
Buddeus qui a embrassé la seconde opinion
, tâche de la justifier et de l'appuyer
par cette Dissertation . Le Journaliste se
déclare en faveur de M. Turrettin , et fait
quelques remarques sur cette Dissertation
, toutes favorables au Professeur de
Geneve ; il en donne ensuite une Lettre
adressée à M. Graf , posterieure à cette
Dissertation , dans laquelle M. Turrettin
combat le Professeur d'Iena , parcequ'il
faudroit dans son sentiment supposer que
le Diable pût faire de vrais Miracles
ce qui ne se peut admettre de leur com
mun aveu. Le Journaliste renvoye au
Traitté sur les Miracles , composé par J.
Sercés , contre le Docteur Clarke , pour
y voir les raisons alléguées de part et d'autre.
Quoiqu'il en soit , on remarque dans
la dispute de ces deux Professeurs une
grande modération jointe à toute la Politesse
imaginable ; c'est un exemple dont
tous les Sçavans devroient profiter dans
leurs combats Litteraires.-
des Sçavans de l'Europe , T. 2. premiere
et seconde Partie in 12. de 456.
pages. A Amsterdam , chez les Westeiens
et Smitti. 1729.
La premiere Partie , qui contient les
mois de Janvier , Fevrier et Mars , ne
nous fournit presque rien qui n'ait déja
été annoncé en 1729. dans les autres.
Journaux. Nous observerons seulement
que le style de celui-ci est peu châtié ; et
que les expressions triviales , et quelquefois
basses y sont souvent employées ;
ce qui soit dit sans préjudice de la réputation
que l'Auteur peut s'acquérir
d'ailleurs par son érudition. Voici ce que
nous apprennent les Nouvelles Litteraires
de la premiere Partie.
D'OXFORD. M. Hearne , qui continue
de nous donner des Pieces rares , vient
de publier deux Volumes in 8. sous ce titre.
Liber Scaccarii. E Codice , calamo exa
rato , sibique ipsi à Richardo Gravesio Mike
tetoniensi donato , descripsit , et nunc primum
edidit Thobearnius . Qui et cum dus,
Evj
bus
2376 MERCURE DE FRANCE
bus aliis Codicibus M. contulit , Wilhel
mique etiam Worcestrei Annales rerum Anglicarum
, ante hâc itidem in editos subjecit.
On conserve précieusement l'Original de
ce Livre noir. Le Manuscrit dont s'est
servi M. Hearne , explique dans le titre
ce que c'est que ce Livre. Exemplar ve-_
tusti Codias Ms. ( nigro velamine cooperti)
in scacario penès Rememoratorem Regis conservati.
Certificationes Feodorum Militum
quæ per majores.hujus Regni Barones , aliosde
Rege in capite tenentur , de quibus
auxilium ad Matildam , Regis Henrici secundi
filium , Henrico Romanorum Imperatori
maritandam levatum erat precipuè continens.
M. Hearne a ajoûté par maniere
de Supplément un Ecrit tiré de la Bibliotheque
Colonienne , iutitulé , Catalogus
tenentium Terras per singulas hundredas ,
sive Centurias in comitatu Lincolii tempore
R. Henrici II.
que
LONDRES. Le Nouveau Testament en
Grec et en Anglois , contenant le Texte Grec
corrigé sur l'autorité des Manuscrits les plus
authentiques , et une nouvelle Traduction
conforme aux Observations des plus sçavans
Commentateurs et des plus habiles Critiques:
avec des Remarques et les Variantes , et une
Table fort ample . in 8. 2. vol. L'Auteur
de cette Traduction n'a mis ni dans le
Texte,
OCTOBRE. 17312 2377
Texte , ni dans la Traduction le fameux
Passage des trois Témoins de la premiere
Epître de S. Jean , c. 5. v. 7. Il tâche de
justifier cette omission par les Peres et
par les Critiques modernes. Les Remarques
sont purement critiques : elles sont
placées à la fin de chaque livre , et sont
fort courtes.
On vient de faire une nouvelle Edition
des Oeuvres du feu Duc de Buckingham .
en 2. vol. in 8 .
y "' M. Wilson Chanoine de Lincoln
travaille à une Version Angloise de l'Histoire
de M. de Thou , faite sur l'Edition
de Geneve en 1620. Il en est déja ( au
mois de Mars 1729. ) à la onzième Brochure
car il l'a publiée par Brochures
qui paroissent de temps en temps.
,
On a traduit en Anglois l'Histoire de
la derniere Révolution de Perse , du Pere
Du Cerceau , 2. vol. in 8 .
M. Bundy vient de donner le second
Tome de - sa Traduction Angloise de
P'Histoire Romaine des PP. Catrou et
Rouillé , in fol . Il y en a une autre Traduction
qui s'imprime par Brochures
in 8 .
Voici le titre d'un ouvrage curieux.
The present state & c. c'est-à- dire , l'Etat
présent et les Reglemens de l'Eglise de Russie
,
2378 MERCURE DE FRANCE
sie , conformément à l'Edit du feu Czar.
Avec un second Volume , qui contient plusieurs
Pieces qui regardent les flottes de ce
Prince , son expedition à Derbent ,
&c.
traduite des Originaux écrits en Langue Esclavonne
et Russiennes et une Carie très-·
exacte de la Mer Caspienne . A quoy l'on a
ajouté une Préface Generale où l'on trouve
une Relation exacte et fidele de l'élevation ·
et de la chûte du Prince Menshicoff. Par
Tho. Codsel. M. A. ci - devant Chapelain
du Comptoir Anglois en Russie , et
Membre de la Societé Royale des Sciences
à Berlin . in 8 .
-M. Durand a publié une Brochure , intitulée
, C. Plinii senioris Historiæ natu
ralis ad Titum Imp. Præfatio. Ex Ms. Regia
Societatis et veteri Editione recensuit et
illustravit David Durandus , in 12. Il a
dedié cette Brochure par une Inscription
très-élegante à la Societé Royale , qui l'a
aggregé à son Corps.
La z . Partie de ce II . Tome contient les
mois d'Avril , May et Juin 17 :9. Voici
les Titres des 5 , 7, 11 , 12 et 13 Articles
de cette Partie.
Dissertation sur les Sens et sur l'Imagina
tion , et un Essai sur la Connoissance de soymême.
En Anglois. A Londres , chez J.
Jonson , dans le Strand , 1728. in 8 pp .
231.
OCTOBRE . 1731 2372
231. L'Auteur traite ces matieres en Metaphysicien
, c'est-à- dire , d'une maniere
très- abstraite , mais peu méthodique ;
y donnant quelquefois deux et trois définitions
d'une même chose. Cet ouvrage
est semblable à tous ceux qui paroissent
en ce genre ; c'est un Ecrivain qui donne
ses imaginations et ses idées particulieres ,
en laissant à chacun la liberté de penser ,
après la lecture de ses ouvrages , comme
il pensoit auparavant.
>
Dissertatio Epistolica & c. c'est - à - dire ,
Dissertation en forme de Lettre de Mr.
Buddeus , Professeur en Theologie à Fene ,
pour servir de défense modeste contre les objections
de M. Turrettin , Professeur en Theo
logie à Geneve au sujet de la Pythonisse
dEndor. Brochure in 4. de 24. pages. A
Jene
,
chez J. Frederic Ritter , 1727.
Des trois opinions qui partagent les Sçavans
sur l'Histoire de la Pythonisse d'Endor
, M. Turrettin ayant rejetté dans une
Dissertation , celle qui suppose que ce fût
l'ombre de Samuel qui apparût veritablement
à Saül , aussi - bien que celle qui at
tribuë aù Demon d'avoir pris la figure
qui parut dans ce moment , il avoit avan
cé qu'il y a toute apparence que tout cela
ne fût qu'un jeu et un artifice de cette
femme prétendue Necromancienne. Mr.
Bud1380
MERCURE DE FRANCE
Buddeus qui a embrassé la seconde opinion
, tâche de la justifier et de l'appuyer
par cette Dissertation . Le Journaliste se
déclare en faveur de M. Turrettin , et fait
quelques remarques sur cette Dissertation
, toutes favorables au Professeur de
Geneve ; il en donne ensuite une Lettre
adressée à M. Graf , posterieure à cette
Dissertation , dans laquelle M. Turrettin
combat le Professeur d'Iena , parcequ'il
faudroit dans son sentiment supposer que
le Diable pût faire de vrais Miracles
ce qui ne se peut admettre de leur com
mun aveu. Le Journaliste renvoye au
Traitté sur les Miracles , composé par J.
Sercés , contre le Docteur Clarke , pour
y voir les raisons alléguées de part et d'autre.
Quoiqu'il en soit , on remarque dans
la dispute de ces deux Professeurs une
grande modération jointe à toute la Politesse
imaginable ; c'est un exemple dont
tous les Sçavans devroient profiter dans
leurs combats Litteraires.-
Fermer
Résumé : Bibliotheque raisonnée, &c. [titre d'après la table]
Le texte présente un résumé de la 'BIBLIOTHEQUE RAISONNEE des Ouvrages des Sçavans de l'Europe', volume 2, publié en 1729 à Amsterdam. La première partie, couvrant les mois de janvier, février et mars, ne contient que peu d'informations nouvelles par rapport à d'autres journaux de l'époque. Le style est jugé peu châtié, avec des expressions triviales et parfois basses. Les 'Nouvelles Littéraires' mentionnent plusieurs publications notables. À Oxford, M. Hearne a publié deux volumes intitulés 'Liber Scaccarii', basés sur un manuscrit rare. Il a également ajouté un supplément tiré de la Bibliothèque Colonienne. À Londres, une nouvelle édition du Nouveau Testament en grec et en anglais a été publiée, omettant le passage des trois témoins dans la première Épître de Saint Jean. Une nouvelle édition des œuvres du Duc de Buckingham et une traduction en anglais de l'Histoire de M. de Thou sont également signalées. Une traduction de l'Histoire de la dernière Révolution de Perse du Père Du Cerceau et le second tome de la traduction anglaise de l'Histoire Romaine des Pères Catrou et Rouillé sont également mentionnés. Le second volume couvre les mois d'avril, mai et juin 1729. Parmi les articles notables, on trouve une 'Dissertation sur les Sens et sur l'Imagination' en anglais, jugée abstraite et peu méthodique, et une 'Dissertatio Epistolica' de M. Buddeus défendant une opinion sur la Pythonisse d'Endor contre les objections de M. Turrettin. La dispute entre les deux professeurs est marquée par une grande modération et politesse.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
5
p. 2380-2384
Oeuvres de M de S. Evremont, [titre d'après la table]
Début :
OEUVRES de M. de S. Evremond, publiées sur les Manuscrits, avec la vie de [...]
Mots clefs :
Manuscrits, Figures gravées, Anecdotes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Oeuvres de M de S. Evremont, [titre d'après la table]
OEUVRES de M. de S. Evremond , publiées
sur les Manuscrits , avec la vie de
Auteur , par M. Des Maizeaux , Membre
de la Societé Royale . Quatrième Edition ;
revue , corrigée et augmentée. Enrichie de figures
gravées par B. Picart le Romain. A
Amsterdam chez Covens et Mortier.
17.6. 5. vol. in 12:
,
On
OCTOBRE. - 1731. 2385
On trouve dans cet Article une énumeration
de toutes les differentes Editions
, bonnes ou falcifiées , qui se sont
faites de cet Ouvrage en differens endroits.
On y trouve aussi les avantages
que cette Edition peut avoir sur les autres.
M. Des Maizeaux a mis la vie de M.
de S. Evremond à la tête. Il y a beaucoup
d'Anecdotes qu'il dit tenir de M. de S.
Evremond même. L'Editeur a fait entres
dans cette vie l'Histoire ou le Catalogue
raisonné des Ouvrages de cet Auteur. Il
a ajoûté dans cette Edition plusieurs Pieces
qui ne se trouvent point dans les
autres.
A la suite de ce . Article , le Journaliste
en a placé un autre qui regarde
aussi quelques Ouvrages de M. de S. Evremond
, donnez au Public par le même
Editeur. En voici leTitre seulement . Mé-
Lange curieux des meilleures Pieces attribuées
à M. de S. Evremond , et de quelques au
tres Ouvrages rares ou nouveaux . Troisiéme
Edition , où l'on a retranché plusieurs Pieces
pour en ajoûter de plus interessantes , enrichie
de figures gravées par B. Picart le Romain.
A Amsterdam chez Covens et
Mortier , 1726. 2. vol . 12.
و
. Lettres à M. Mead , Docteur en Medecine
, touchant une nouvelle Edition de l'Histoire
2382 MERCURE DE FRANCE
toire de M. de Thon , traduites de l'Anglois.
A Londres , 1729. in 12. de 44 :
pages pour la premiere Lettre , et de 61 .
pour
la seconde.
M. Buckley est l'Auteur de ces Lettres
qui parurent en Anglois en 1728. C'est
lui- même qui a entrepris cette Edition .
Voici le Plan sur lequel il travaille . It
donnera pour Texte l'Edition toute entiere
de Lingelsheim , à qui M. de Thou
avoit envoyé peu de temps avant sa mort
une copie de son ouvrage , que Lingelsheim
fit imprimer à Geneve en 1620.
L'Editeur mettra au bas des pages les diverses
Leçons des Editions qui se firent à
Paris pendant la vie dè l'Auteur , et dont
celles de Francfort ne furent durant ca
temps - là que d'infideles copies . Il distinguera
,
à
de même les corrections et les Additions
que MM. Dupuy et Rigault
qui M. de Thou avoit confié par son Testament
, le soin de publier son Histoire ,
ont eu soin de faire dans i'Edition de Geneve
, dans laquelle il s'étoit glissé quantité
de fautes . Ces additions et ces corrections
faites par les Executeurs du Testament
de M. de Thou sur les papiers
qu'il leur avoit laissés , paroîtront à la
marge , à moins qu'elles ne regardent
seulement que des fautes de Copiste ou
,
d'I'm
OCTOBRE . 1731 2383
d'Imprimeur , ce qui dès là ne sera point
distingué du Texte ; il accompagnera
tout cela d'un Recücil , suivant l'ordre
des temps
, de Lettres imprimées et manuscrites
, qui contiennent des particula
ritez au sujet des changemens , corrections
, censures &c. de l'Histoire de Mr.
de Thou , pendant que l'Auteur fût en
vie mais ce qui n'est pas de moindre
importance , c'est une Interprétation authentique
écrite de la propre main de M.
Pierre Dupuy , des noms propres que M..
de Thou à déguisés à dessein , dont M.
Buckley enrichit son Edition.
On apprend dans les Nouvelles Litte
raires , que M. G. Merville et Dander
Kloot ont imprimé sur la copie de Paris ,
les oeuvres diverses de M. de la Fontaine,
en 4. petits Volumes. On trouve dans
cette Edition ses Oeuvres posthumes ,
plusieurs Pieces tirées de divers Recüeils,
et d'autres qui n'ont jamais paru , et que
l'on a eues des amis de M. de la Fontaine,
et de la Veuve de son Fils .
On a imprimé à Geneve une Réfutation
d'un Officier , mort au service des
Hollandois , de l'Hypothese de M. Ru→
chat , Professeur en Droit et en Histoire ,
de l'Académie de Lausanne , sur la
ques
tion
2384 MERCURE DE FRANCE
, tion si un particulier peut s'engager au
service d'un Prince Etranger sans s'informer
de la justice ou de l'injustice de la Guerre
qu'il a sur les bras ; et si un Souverain peut
fournir des Troupes aux deux Paris opposez.
On apprend de Valence en Espagne ;
que MM. de Mayans et Bordafar ons
traduit de l'Italien en Espagnol , le Monde
trompé par les Medecins de Joseph
Gafola.
sur les Manuscrits , avec la vie de
Auteur , par M. Des Maizeaux , Membre
de la Societé Royale . Quatrième Edition ;
revue , corrigée et augmentée. Enrichie de figures
gravées par B. Picart le Romain. A
Amsterdam chez Covens et Mortier.
17.6. 5. vol. in 12:
,
On
OCTOBRE. - 1731. 2385
On trouve dans cet Article une énumeration
de toutes les differentes Editions
, bonnes ou falcifiées , qui se sont
faites de cet Ouvrage en differens endroits.
On y trouve aussi les avantages
que cette Edition peut avoir sur les autres.
M. Des Maizeaux a mis la vie de M.
de S. Evremond à la tête. Il y a beaucoup
d'Anecdotes qu'il dit tenir de M. de S.
Evremond même. L'Editeur a fait entres
dans cette vie l'Histoire ou le Catalogue
raisonné des Ouvrages de cet Auteur. Il
a ajoûté dans cette Edition plusieurs Pieces
qui ne se trouvent point dans les
autres.
A la suite de ce . Article , le Journaliste
en a placé un autre qui regarde
aussi quelques Ouvrages de M. de S. Evremond
, donnez au Public par le même
Editeur. En voici leTitre seulement . Mé-
Lange curieux des meilleures Pieces attribuées
à M. de S. Evremond , et de quelques au
tres Ouvrages rares ou nouveaux . Troisiéme
Edition , où l'on a retranché plusieurs Pieces
pour en ajoûter de plus interessantes , enrichie
de figures gravées par B. Picart le Romain.
A Amsterdam chez Covens et
Mortier , 1726. 2. vol . 12.
و
. Lettres à M. Mead , Docteur en Medecine
, touchant une nouvelle Edition de l'Histoire
2382 MERCURE DE FRANCE
toire de M. de Thon , traduites de l'Anglois.
A Londres , 1729. in 12. de 44 :
pages pour la premiere Lettre , et de 61 .
pour
la seconde.
M. Buckley est l'Auteur de ces Lettres
qui parurent en Anglois en 1728. C'est
lui- même qui a entrepris cette Edition .
Voici le Plan sur lequel il travaille . It
donnera pour Texte l'Edition toute entiere
de Lingelsheim , à qui M. de Thou
avoit envoyé peu de temps avant sa mort
une copie de son ouvrage , que Lingelsheim
fit imprimer à Geneve en 1620.
L'Editeur mettra au bas des pages les diverses
Leçons des Editions qui se firent à
Paris pendant la vie dè l'Auteur , et dont
celles de Francfort ne furent durant ca
temps - là que d'infideles copies . Il distinguera
,
à
de même les corrections et les Additions
que MM. Dupuy et Rigault
qui M. de Thou avoit confié par son Testament
, le soin de publier son Histoire ,
ont eu soin de faire dans i'Edition de Geneve
, dans laquelle il s'étoit glissé quantité
de fautes . Ces additions et ces corrections
faites par les Executeurs du Testament
de M. de Thou sur les papiers
qu'il leur avoit laissés , paroîtront à la
marge , à moins qu'elles ne regardent
seulement que des fautes de Copiste ou
,
d'I'm
OCTOBRE . 1731 2383
d'Imprimeur , ce qui dès là ne sera point
distingué du Texte ; il accompagnera
tout cela d'un Recücil , suivant l'ordre
des temps
, de Lettres imprimées et manuscrites
, qui contiennent des particula
ritez au sujet des changemens , corrections
, censures &c. de l'Histoire de Mr.
de Thou , pendant que l'Auteur fût en
vie mais ce qui n'est pas de moindre
importance , c'est une Interprétation authentique
écrite de la propre main de M.
Pierre Dupuy , des noms propres que M..
de Thou à déguisés à dessein , dont M.
Buckley enrichit son Edition.
On apprend dans les Nouvelles Litte
raires , que M. G. Merville et Dander
Kloot ont imprimé sur la copie de Paris ,
les oeuvres diverses de M. de la Fontaine,
en 4. petits Volumes. On trouve dans
cette Edition ses Oeuvres posthumes ,
plusieurs Pieces tirées de divers Recüeils,
et d'autres qui n'ont jamais paru , et que
l'on a eues des amis de M. de la Fontaine,
et de la Veuve de son Fils .
On a imprimé à Geneve une Réfutation
d'un Officier , mort au service des
Hollandois , de l'Hypothese de M. Ru→
chat , Professeur en Droit et en Histoire ,
de l'Académie de Lausanne , sur la
ques
tion
2384 MERCURE DE FRANCE
, tion si un particulier peut s'engager au
service d'un Prince Etranger sans s'informer
de la justice ou de l'injustice de la Guerre
qu'il a sur les bras ; et si un Souverain peut
fournir des Troupes aux deux Paris opposez.
On apprend de Valence en Espagne ;
que MM. de Mayans et Bordafar ons
traduit de l'Italien en Espagnol , le Monde
trompé par les Medecins de Joseph
Gafola.
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Résumé : Oeuvres de M de S. Evremont, [titre d'après la table]
Le document traite de diverses publications et éditions d'œuvres littéraires et historiques. Il commence par mentionner les œuvres de M. de Saint-Évremond, publiées par M. Des Maizeaux. Cette édition inclut une biographie de l'auteur et des pièces inédites, enrichies de figures gravées par B. Picart. Elle est publiée à Amsterdam chez Covens et Mortier. Le texte énumère également les différentes éditions de ces œuvres, en soulignant les avantages de cette édition par rapport aux autres. Un autre article du document aborde une édition intitulée 'Mélange curieux des meilleures pièces attribuées à M. de Saint-Évremond', également publiée par M. Des Maizeaux à Amsterdam chez Covens et Mortier en 1726. Cette édition est enrichie de nouvelles pièces et de figures gravées par B. Picart. Le document mentionne aussi des lettres de M. Buckley à M. Mead concernant une nouvelle édition de l'histoire de M. de Thou. Cette édition utilise le texte de Lingelsheim, imprimé à Genève en 1620, et inclut des corrections et des additions faites par MM. Dupuy et Rigault, exécuteurs testamentaires de M. de Thou. L'éditeur prévoit également d'inclure un recueil de lettres et une interprétation authentique des noms propres déguisés par M. de Thou. Enfin, le texte note la publication des œuvres diverses de M. de La Fontaine à Paris, incluant des œuvres posthumes et des pièces inédites. Il mentionne également une réfutation de l'hypothèse de M. Ruchat sur des questions de droit et d'histoire, publiée à Genève, ainsi qu'une traduction en espagnol du 'Monde trompé par les médecins' de Joseph Gafola, réalisée par MM. de Mayans et Bordafar en Espagne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6
p. 2384-2391
Reception de M. de Crebillon à l'Acad. Franç [titre d'après la table]
Début :
L'Académie Françoise n'a point donné cette année les Prix d'Eloquence et de Poësie [...]
Mots clefs :
Mort, Académie, Roi, Académie française, Prix d'éloquence et de poésie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Reception de M. de Crebillon à l'Acad. Franç [titre d'après la table]
L'Académie Françoise n'a point donné
cette année les Prix d'Eloquence et de Poë
sie , qu'elle a coûtume de distribuer le
jour de la Fête de S. Louis . Ils sont reservez
pour l'Année prochaine .
Cette Académie élut le 19. AoûtM.
'de Crebillon , pour remplir la place vacante
par la mort de M. de la Faye. Le
nouvel Académicien prit séance le Jeudy
27. Septembre , er prononça un Remerciment
en Vers digne de la réputation
que ses grands talens pour le Poëme Dra.
matique lui ont acquise , et que nous sommes
mortifiez de ne pouvoir pas mettre ici
en entier pour la satisfaction de nos Lecteurs
: reduits à n'en donner qu'un précis
nous ne sommes pas peu embarassez sur
le choix car le grand , le nerveux , le
sublime
OCTOBRE. 1731. 23.85.
sublime regne par tout. Ce remerciment ,
composé de 1-18 . Vers , souvent croiscz
commence ainsi :
Muse, voici le jour si long- temps attendu,,
Jour dont aucun espoir ne m'annonçoit l'Aurore,
Jour heureux qui pour nous ne luisoit point
encore ,
Si de nos seuls succès sa course eût dépendu.
Muse , vous le voyez , une troupe immortelle
Daigne vous partager ses honneurs , ses emplois :
Parlez ; et , s'il se peut , justifiez son choix :
Mais ne prononcez rien qui ne soit digne d'elle,
Le Poëte invoque ensuite Apollon ,
pour pouvoir dignement lotier ses Nlustres
Confreres.
}
Dieu des Vers
Elûs ,
> aux rayons dont brillent tes
Souffre pour un moment que mon fen se ra
lume,
Je les vois tous couverts de ces rayons divins :
Dans leurs mains chaque jour tu déposes ta Lyre
Ma Muse , un jour de gloire est un jour de délire
, }
Sers mon audace , et prens la Lyre dans leure
mains
Après
2386 MERCURE DE FRANCE
Après la déscription de l'Académie et
des Académiciens , on lit ces Portraits :
Ame de Richelieu , contemple ton ouvrage,
Qui doit ainsi que toi percer la nuit des tems ?
Ces illustres Mortels sans cesse renaissans ,
Comme pour t'assurer un éternel hommage.
Dans l'art de gouverner moins Ministre que
Roy ,
L'Univers en tremblant , adora ton genie ;
Tout plia devant toi dans le cours de ta vie ;
Tu soûmets l'avenir , et regnes après toi , &e
Louis , ô nom cheri ! Souverain adorable ,
Des caprices du sort exemple mémorable ,
A tes Manes sacrés nous n'offrons plus de fleurs ;
Que nos regrets profonds n'arrosent de nos
pleurs.
Vous , qui l'avez suivi de victoire en victoire ,
A la fois Compagnon , et témoin de sa gloire ,
Qui de tout vôtre sang sçûtes la consacrer ,
Guerrier , qui mieux que vous pourroit la céle◄
brer ?
Quel Roi mérita mieux une auguste loüange ? ``.
De dons et de vertus quel précieux mélange
C'étoit après les Dieux , l'ame de l'univers , &c.
Le
OCTOBR E. 1731. 2387
Le Portrait du Roy est terminé par ces
deux beaux Vers.
Juste , Clement , Pieux , son austere jeunesse
Semble déja dicter les loix de la vieillesse .
Un Ministre attentif , prudent , religieux ,
Fuyant des vains Lauriers l'éclat ambitieux ,
Qui sçait , du bien public sage dépositaire ,
User en Citoyen du pouvoir arbitraire ;
Aigle de Jupiter , maïs ami de la Paix ,
Il gouverne la foudre , et ne tonne jamais .
LOUIS , c'est mériter l'Empire de la Terre ,
Que sçavoir dignement confier son Tonnere, & c.
Ce Poëme est terminé par le Portrait
de M. de la Faye , dont nous ne prendrons
que ces 4.
ces 4. Vers.
Le goût du vray, du beau , Censeur ingenieux ,
Qui , sans humilier , montroit à faire mieux ;
Le Sel Athenien , l'Urbanité Romaine ;
Tour à tour Lelius , Malherbe , ou la Fontaine ;
Si nous avons été embarrassez dans
l'Extrait qu'on vient de lire nous voici
encore plus en peine sur la réponse faite
par M. Hardion , Directeur de l'Académie.
Que prendre en effet dans un Discours
de 80. lignes de Prose , d'un stile
concis , simple , et aussi noble que naturel
.
2388 MERCURE DE FRANCE
> rel ? Nous nous bornons à deux traits
l'un sur l'Académicien qui n'est plus ,
l'autre sur celui qui le remplace. Nous
demandons pardon à l'Auteur et au Lecteur
, d'être obligez de tronquer un Dis
cours dont on ne sçauroit rien retrancher
qu'aux dépens de l'un et de l'autre.
MONSIEUR ,
Une mort précipitée nous a enlevé un
Confrere , que le caractere de son esprit
et la douceur de ses moeurs , nous font
également regretter. Né avec d'heureuses
dispositions pour la Poësie , M. de la
Faye en fit son plus agréable amusement ,
et réussit dans les differens genres où son
goût l'avoit porté. Soit que dans des sujets
galans il se plût à exprimer , ou les
sentimens d'un coeur tendre et délicat ,
ou les transports d'une joye aimable ; soit
qu'avec la Lyre de Malherbe , il celebrat
sur un ton plus sérieux et plus élevé , les
puissans charmes de l'harmonie , l'ame
des beaux Vers , et en soûtint les Privileges
contre un illustre ami Mr. de la
Motte , qui s'étoit fait un jeu de les attaquer
, pour l'exciter à les établir plus solidement
sous quelque forme qu'il ait
voulu se montrer , il a fait voir par tout
une imagination feconde et brillante , un
genic
OCTOBRE 17318 2389
genie simple , aisé , naïf , toûjours ennemi
de l'affectation , et de cette paiure recherchée
qui détruit les vrayes beautez
de la nature.
Mais aussi simple dans ses moeurs que
dans ses Ecrits , il fut regardé comme un
modele des vertus propres pour la Societé
et autant qu'on estimoit dans ses
Poësies l'agrément , l'élegance , la délicatesse
, autant on aimoit dins sa personne
la docilité , la mode tie , la politesse , et
sur tout , une gayeté douce et spirituelle
dont il assai onnoit tous ses discou s.
M Hardion continuant de répondre au
nouvel Académicien , lui dit que son
élection a eu autint d'Approbateurs qu'il
y a de Personnes éclairées sur le vrai mérite
..... que ses Tragedies , depuis longtemps
l'objet de l'admiration publique ,
seront un sujet d'émulation dans les siécles
à venir On peut , Monsieur , poursuit
il par le faux éclat de quelques
fleurs passageres , ébloüir pour un instant
des Spectateurs avides de nouveautez . Ils
cedent d'abord à la douce illusion d'un
trait lumineux d'une pasée plus specieu
e que solide et ne dé elent pas
toûjours du premier coup d'oeil , le vice
caché sous l'apparenc de l beuté. Mais
lor que des Poëmes tels que les vôtres ,
›
,
F. Mon
2390 MERCURE DE FRANCE
Monsieur , redemandés avec empressement
, reparoissent toûjours plus beaux
et plus dignes d'être applaudis lorsque
livrés au grand jour de l'impression , plus
dangereux encore que celui de la représentation
, ils ont soutenu le rigoureux
examen du Censeur , recueilli dans le silence
de son Cabinet , lorsqu'ils ont résisté
aux efforts de l'envie toûjours armée
contre les Auteurs vivans.: quelles preu
ves plus certaines peut- on desirer de leur
perfection ? quels présages plus assurés de
Ieur durée & c.
Les Cartes qui font dans l'Hiftoire de l'Isle de
S. Domingue , du R. P. de Charlevoix , Jesuite .
de laquelle on a fait mention dans le Mercure
précédent , sont de M. d'Anville , Géographe or¬
dinaire du Roy , dont on a remarqué que le nom
n'étoit pas donné correctement dans cet article
page 2159.
On peut dire en général des divers Sujets
traitez dans ces Cartes, mais principalement à l'égard
de toute l'étendue de la Carte generale , qui
comprend une partie confiderable et la plus fréquentée
du nouveau Monde, que l'Auteur ayant
trouvé la matiere comme toute neuve , quoique
déja traitée par presque tous les Géographes, elle
paroît sortie de ses mains avec plus de détail et de
précision qu'on n'y en avoit encore mis. L'Auteur
que plusieurs personnes aussi touchées du progrès
general de la Géographie , que de sa réputation
particuliere , avoient excité à écrire sur le détail
de cet Ouvrage , s'eft trouvé mortifié de n'avoir
раз
OCTOBRE. 1721. 23༡ ་
Pas le tems de le faire , pensant qu'il auroit peutêtre
été agréable pour le public,et sûrement avantageux
pour son Ouvrage, le rendre compted'une
infinité de circonstances assez curieuses , et peu
familieres , tirées la plupart des Histoires particulieres
des Espagnols , que tout le monde ne
peut pas lire dans leur langue, dans tout leur détail
, inconnues sur tout aux Géographes , quoique
la connoissance interieure des vastes païs, sous
la domination du Roy d'Espagne , dépende de
celle de leurs Ecrivains , qui seuls ont pû en être
suffisamment instruirs.
cette année les Prix d'Eloquence et de Poë
sie , qu'elle a coûtume de distribuer le
jour de la Fête de S. Louis . Ils sont reservez
pour l'Année prochaine .
Cette Académie élut le 19. AoûtM.
'de Crebillon , pour remplir la place vacante
par la mort de M. de la Faye. Le
nouvel Académicien prit séance le Jeudy
27. Septembre , er prononça un Remerciment
en Vers digne de la réputation
que ses grands talens pour le Poëme Dra.
matique lui ont acquise , et que nous sommes
mortifiez de ne pouvoir pas mettre ici
en entier pour la satisfaction de nos Lecteurs
: reduits à n'en donner qu'un précis
nous ne sommes pas peu embarassez sur
le choix car le grand , le nerveux , le
sublime
OCTOBRE. 1731. 23.85.
sublime regne par tout. Ce remerciment ,
composé de 1-18 . Vers , souvent croiscz
commence ainsi :
Muse, voici le jour si long- temps attendu,,
Jour dont aucun espoir ne m'annonçoit l'Aurore,
Jour heureux qui pour nous ne luisoit point
encore ,
Si de nos seuls succès sa course eût dépendu.
Muse , vous le voyez , une troupe immortelle
Daigne vous partager ses honneurs , ses emplois :
Parlez ; et , s'il se peut , justifiez son choix :
Mais ne prononcez rien qui ne soit digne d'elle,
Le Poëte invoque ensuite Apollon ,
pour pouvoir dignement lotier ses Nlustres
Confreres.
}
Dieu des Vers
Elûs ,
> aux rayons dont brillent tes
Souffre pour un moment que mon fen se ra
lume,
Je les vois tous couverts de ces rayons divins :
Dans leurs mains chaque jour tu déposes ta Lyre
Ma Muse , un jour de gloire est un jour de délire
, }
Sers mon audace , et prens la Lyre dans leure
mains
Après
2386 MERCURE DE FRANCE
Après la déscription de l'Académie et
des Académiciens , on lit ces Portraits :
Ame de Richelieu , contemple ton ouvrage,
Qui doit ainsi que toi percer la nuit des tems ?
Ces illustres Mortels sans cesse renaissans ,
Comme pour t'assurer un éternel hommage.
Dans l'art de gouverner moins Ministre que
Roy ,
L'Univers en tremblant , adora ton genie ;
Tout plia devant toi dans le cours de ta vie ;
Tu soûmets l'avenir , et regnes après toi , &e
Louis , ô nom cheri ! Souverain adorable ,
Des caprices du sort exemple mémorable ,
A tes Manes sacrés nous n'offrons plus de fleurs ;
Que nos regrets profonds n'arrosent de nos
pleurs.
Vous , qui l'avez suivi de victoire en victoire ,
A la fois Compagnon , et témoin de sa gloire ,
Qui de tout vôtre sang sçûtes la consacrer ,
Guerrier , qui mieux que vous pourroit la céle◄
brer ?
Quel Roi mérita mieux une auguste loüange ? ``.
De dons et de vertus quel précieux mélange
C'étoit après les Dieux , l'ame de l'univers , &c.
Le
OCTOBR E. 1731. 2387
Le Portrait du Roy est terminé par ces
deux beaux Vers.
Juste , Clement , Pieux , son austere jeunesse
Semble déja dicter les loix de la vieillesse .
Un Ministre attentif , prudent , religieux ,
Fuyant des vains Lauriers l'éclat ambitieux ,
Qui sçait , du bien public sage dépositaire ,
User en Citoyen du pouvoir arbitraire ;
Aigle de Jupiter , maïs ami de la Paix ,
Il gouverne la foudre , et ne tonne jamais .
LOUIS , c'est mériter l'Empire de la Terre ,
Que sçavoir dignement confier son Tonnere, & c.
Ce Poëme est terminé par le Portrait
de M. de la Faye , dont nous ne prendrons
que ces 4.
ces 4. Vers.
Le goût du vray, du beau , Censeur ingenieux ,
Qui , sans humilier , montroit à faire mieux ;
Le Sel Athenien , l'Urbanité Romaine ;
Tour à tour Lelius , Malherbe , ou la Fontaine ;
Si nous avons été embarrassez dans
l'Extrait qu'on vient de lire nous voici
encore plus en peine sur la réponse faite
par M. Hardion , Directeur de l'Académie.
Que prendre en effet dans un Discours
de 80. lignes de Prose , d'un stile
concis , simple , et aussi noble que naturel
.
2388 MERCURE DE FRANCE
> rel ? Nous nous bornons à deux traits
l'un sur l'Académicien qui n'est plus ,
l'autre sur celui qui le remplace. Nous
demandons pardon à l'Auteur et au Lecteur
, d'être obligez de tronquer un Dis
cours dont on ne sçauroit rien retrancher
qu'aux dépens de l'un et de l'autre.
MONSIEUR ,
Une mort précipitée nous a enlevé un
Confrere , que le caractere de son esprit
et la douceur de ses moeurs , nous font
également regretter. Né avec d'heureuses
dispositions pour la Poësie , M. de la
Faye en fit son plus agréable amusement ,
et réussit dans les differens genres où son
goût l'avoit porté. Soit que dans des sujets
galans il se plût à exprimer , ou les
sentimens d'un coeur tendre et délicat ,
ou les transports d'une joye aimable ; soit
qu'avec la Lyre de Malherbe , il celebrat
sur un ton plus sérieux et plus élevé , les
puissans charmes de l'harmonie , l'ame
des beaux Vers , et en soûtint les Privileges
contre un illustre ami Mr. de la
Motte , qui s'étoit fait un jeu de les attaquer
, pour l'exciter à les établir plus solidement
sous quelque forme qu'il ait
voulu se montrer , il a fait voir par tout
une imagination feconde et brillante , un
genic
OCTOBRE 17318 2389
genie simple , aisé , naïf , toûjours ennemi
de l'affectation , et de cette paiure recherchée
qui détruit les vrayes beautez
de la nature.
Mais aussi simple dans ses moeurs que
dans ses Ecrits , il fut regardé comme un
modele des vertus propres pour la Societé
et autant qu'on estimoit dans ses
Poësies l'agrément , l'élegance , la délicatesse
, autant on aimoit dins sa personne
la docilité , la mode tie , la politesse , et
sur tout , une gayeté douce et spirituelle
dont il assai onnoit tous ses discou s.
M Hardion continuant de répondre au
nouvel Académicien , lui dit que son
élection a eu autint d'Approbateurs qu'il
y a de Personnes éclairées sur le vrai mérite
..... que ses Tragedies , depuis longtemps
l'objet de l'admiration publique ,
seront un sujet d'émulation dans les siécles
à venir On peut , Monsieur , poursuit
il par le faux éclat de quelques
fleurs passageres , ébloüir pour un instant
des Spectateurs avides de nouveautez . Ils
cedent d'abord à la douce illusion d'un
trait lumineux d'une pasée plus specieu
e que solide et ne dé elent pas
toûjours du premier coup d'oeil , le vice
caché sous l'apparenc de l beuté. Mais
lor que des Poëmes tels que les vôtres ,
›
,
F. Mon
2390 MERCURE DE FRANCE
Monsieur , redemandés avec empressement
, reparoissent toûjours plus beaux
et plus dignes d'être applaudis lorsque
livrés au grand jour de l'impression , plus
dangereux encore que celui de la représentation
, ils ont soutenu le rigoureux
examen du Censeur , recueilli dans le silence
de son Cabinet , lorsqu'ils ont résisté
aux efforts de l'envie toûjours armée
contre les Auteurs vivans.: quelles preu
ves plus certaines peut- on desirer de leur
perfection ? quels présages plus assurés de
Ieur durée & c.
Les Cartes qui font dans l'Hiftoire de l'Isle de
S. Domingue , du R. P. de Charlevoix , Jesuite .
de laquelle on a fait mention dans le Mercure
précédent , sont de M. d'Anville , Géographe or¬
dinaire du Roy , dont on a remarqué que le nom
n'étoit pas donné correctement dans cet article
page 2159.
On peut dire en général des divers Sujets
traitez dans ces Cartes, mais principalement à l'égard
de toute l'étendue de la Carte generale , qui
comprend une partie confiderable et la plus fréquentée
du nouveau Monde, que l'Auteur ayant
trouvé la matiere comme toute neuve , quoique
déja traitée par presque tous les Géographes, elle
paroît sortie de ses mains avec plus de détail et de
précision qu'on n'y en avoit encore mis. L'Auteur
que plusieurs personnes aussi touchées du progrès
general de la Géographie , que de sa réputation
particuliere , avoient excité à écrire sur le détail
de cet Ouvrage , s'eft trouvé mortifié de n'avoir
раз
OCTOBRE. 1721. 23༡ ་
Pas le tems de le faire , pensant qu'il auroit peutêtre
été agréable pour le public,et sûrement avantageux
pour son Ouvrage, le rendre compted'une
infinité de circonstances assez curieuses , et peu
familieres , tirées la plupart des Histoires particulieres
des Espagnols , que tout le monde ne
peut pas lire dans leur langue, dans tout leur détail
, inconnues sur tout aux Géographes , quoique
la connoissance interieure des vastes païs, sous
la domination du Roy d'Espagne , dépende de
celle de leurs Ecrivains , qui seuls ont pû en être
suffisamment instruirs.
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Résumé : Reception de M. de Crebillon à l'Acad. Franç [titre d'après la table]
En octobre 1731, l'Académie Françoise n'a pas attribué les Prix d'Éloquence et de Poésie, habituellement décernés lors de la fête de Saint-Louis, et les a reportés à l'année suivante. Le 19 août, l'Académie a élu Claude-Prosper Jolyot de Crébillon pour remplacer M. de la Faye, décédé. Crébillon a pris séance le 27 septembre et a prononcé un remerciement en vers, soulignant ses talents en poésie dramatique. Ce discours, composé de 118 vers, invoquait la Muse et Apollon pour justifier son élection et honorer ses confrères. Le texte mentionne également des portraits des académiciens et du roi Louis, louant ses vertus et son gouvernement. Le portrait de M. de la Faye est brièvement cité, soulignant son goût pour la poésie et ses qualités personnelles. M. Hardion, directeur de l'Académie, a répondu au nouvel académicien en louant ses tragédies et leur valeur durable. Enfin, le texte évoque les cartes de l'histoire de l'île de Saint-Domingue du père Charlevoix, réalisées par M. d'Anville, géographe du roi. Ces cartes sont saluées pour leur détail et leur précision, bien que l'auteur n'ait pas eu le temps de les compléter avec des informations supplémentaires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 2391-2394
DESCRIPTION d'un Globe celeste mouvant, qui represente le mouvement du Soleil, de la Lune et des Etoiles fixes, inventé par M. Outhier, Prêtre du Diocèse de Besançon, et presenté par l'Autheur à l'Academie Royale des Sciences, le 26 Juillet 1727.
Début :
On voit d'abord un Globe celeste, porté par l'Axe du monde dans un Cercle méridien, [...]
Mots clefs :
Académie royale des sciences, Étoiles fixes, Machine, Lune, Sonnerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DESCRIPTION d'un Globe celeste mouvant, qui represente le mouvement du Soleil, de la Lune et des Etoiles fixes, inventé par M. Outhier, Prêtre du Diocèse de Besançon, et presenté par l'Autheur à l'Academie Royale des Sciences, le 26 Juillet 1727.
OF
N voit d'abord un Globe celeste, porté par
l'Axe du monde dans un Cercle méridien ,
qui est engagé dans l'horizon à l'élevation du Polet
aux Spheres ordinaires. Sur ce Globe sont représentées
toutes les constellations et les Etoiles fixes,
et au dedans est enfermé le mouvement d'une
Pendule qui le fait mouvoir,et lui fait achever sa
révolution d'Orient en Occident , heures ,
16 minutes et quelques secondes, sur les Poles du
monde.
en 23
Pendant que le Globe tourne ainsi , une Aiguille
marque les heures du temps moyen , sur un petit
Cadran , qui est attaché fur le Méridien , au Pole
Arctique ; et en même temps un second mou-
Fij vement
2392 MERCURE
DE FRANCE
vement , qui est conduit par le premier , donne
sur les Poles de l'Eccliptique les mouvemens
propres du Soleil , de la Lune et des Nuës , par
le moyen d'une piece excentrique & de trois branches
,dont l'une porte le Soleil , qui demeure par
la construction de la Machine, huit jours de plus
dans les signes Septentrionaux, que dans les Méridionaux.
La seconde branche conduit la Lune
qui est portée sur la troisiéme ; & cette troisiéme
est dirigée par l'Excentrique , pour faire prendre
à la Lune ses latitudes Septentrionale & Méridionale
. L'Excentrique a aussi son mouvement
particulier , pour donner le mouvement des
noeuds. La Lune outre cela , ou plutôt le petit
Globe d'yvoire qui le représente, tourne sur son
centre et prefente toujours la moitié qui est blanche
vers le Soleil.
Par tous ces mouvemens on connoît le lever ,
le paffage au Meridien , le coucher , les amp itudes
ortives & occases , les differentes élevations
fous le Meridien du Soleil, de la Lune et des Etoiles
fixes ; les conjonctions du Soleil et de la Lune,
celles qui font Ecliptiques & celles qui ne le font
pas , et toutes les Phases de la Lune. Le Soleil
ayant ses differences d'ascension droite fait connoître
le temps vrai , & sa difference au temps
moyen que l'on connoît sur le petit Çadran , qui
eft au Pole Arétique.
Toute la machine eft d'une telle construction,
qu'elle n'eft pas pius sujette à s'arrêter que les
Pendules ordinaires , les differens mouvemens
qu'on vient de rapporter ne chatgeant prefque en
rien l'ouvrage .
Messieurs de l'Académic Royale des Sciences
qui eurent la bonté de donner une approbation
generale à cet Ouvrage , ont bien voulu après le
rap
OCTOBRE 1731. \ 2293
faport de Messieurs Cassini et du Fay, qui avoient
été nommez pour l'examiner , le faire inserer
dans l'histoire de l'Académie de 1727. au nom→
bre des Machines et des inventions qu'ils ont approuvécs.
EXTRAITde l'Histoire de l'Académie
Royale des Sciences , de l'année 17270
page 143.
ور
ם כ
အ
כ כ
ן כ
UN Globe celeste mouvant, de M. Guthier,
Prêtre du Diocèse de Besançon , qui représente
le mouvement diurne & le mouvement
annuel du Soleil , leur difference ou celle
" du temps vrai et du moyen , tous les mouvemens
de la Lune , ses Phases , les Eclipses , le
bɔ passage des Etoiles fixes
par le Méridien , leur
mouvement particulier , &c . tout cela par la
construction interieure du Globe, qui contient
deux mouvemens séparez, dont l'un se fait sur
l'axe de l'Equateur , & l'autre sur celui de l'Ecliptique.
Il contient aussi une Horloge sonante.
Quoiqu'il y ait déja plusieurs Ouvrages dans
ce gout - là , on a trouvé que celui - cy
étoit tres ingénieusement imaginé , que quel-
» ques dispositions nouvelles ; celles par exemple
, qui regardent les Phases de la Lune et ses
Latitudes , le rendoient simple , et donnoient
une idée avantageuse de l'intelligence et de
» l'habileté de l'inventeur.
>>
∞
ל כ
Da
que
Comme Messieurs de l'Académie trouverent
la Machine seroit encore plus simple et plus
parfaite , de n'avoir point de sonnerie , mais d'avoir
une Aiguille de minutes. L'Auteur dans d'autres
semblables Ouvrages qu'il a fait exécuter ,
en a` retranché la sonnerie , qui les auroit rendus
Fiij trop
2394 MERCURE
DE FRANCE
trop composez, y a ajouté l'Aiguille des minutes,
les a fait marcher huit jours sans les remonter ,y
a donné un moyen d'allonger ou accourcir la
Pendule tres facilement , pour en regler les mouvemens
, sans être obligé d'ouvrir le Globe. Un
de ces Ouvrages a paru à l'Assemblée de l'Acadé
mie , le 1 Septembre 1731 et a été envoïé au
Roy de Portugal , et P'Auteur a eu l'honneur de
lire à l'Assemblée du s du même mois , un Memoire
au sujet de ces perfections qu'il a donné à
son Ouvrage, qu'il a fait exécuter par le sieur
Jean - Baptiste Cattin , Horloger de Franche-
Comté , qui y a parfaitement bien réussi .
I
Les Curieux qui voudront avoir de pareilles
Machines , du même Auteur, en trouveront chez
le sieur C. Langlois , Ingénieur du Roy pour les
Instrumens de Mathématique .
Il demeure sur le Quai de l'Horloge du Palais
, à l'Enseigne du Niveau , et c'est lui qui a
P'honneur de travailler pour l'Observatoire,pour
PAcademie Royale des Sciences , et pour les autres
differentes Académies du Royaume.
N voit d'abord un Globe celeste, porté par
l'Axe du monde dans un Cercle méridien ,
qui est engagé dans l'horizon à l'élevation du Polet
aux Spheres ordinaires. Sur ce Globe sont représentées
toutes les constellations et les Etoiles fixes,
et au dedans est enfermé le mouvement d'une
Pendule qui le fait mouvoir,et lui fait achever sa
révolution d'Orient en Occident , heures ,
16 minutes et quelques secondes, sur les Poles du
monde.
en 23
Pendant que le Globe tourne ainsi , une Aiguille
marque les heures du temps moyen , sur un petit
Cadran , qui est attaché fur le Méridien , au Pole
Arctique ; et en même temps un second mou-
Fij vement
2392 MERCURE
DE FRANCE
vement , qui est conduit par le premier , donne
sur les Poles de l'Eccliptique les mouvemens
propres du Soleil , de la Lune et des Nuës , par
le moyen d'une piece excentrique & de trois branches
,dont l'une porte le Soleil , qui demeure par
la construction de la Machine, huit jours de plus
dans les signes Septentrionaux, que dans les Méridionaux.
La seconde branche conduit la Lune
qui est portée sur la troisiéme ; & cette troisiéme
est dirigée par l'Excentrique , pour faire prendre
à la Lune ses latitudes Septentrionale & Méridionale
. L'Excentrique a aussi son mouvement
particulier , pour donner le mouvement des
noeuds. La Lune outre cela , ou plutôt le petit
Globe d'yvoire qui le représente, tourne sur son
centre et prefente toujours la moitié qui est blanche
vers le Soleil.
Par tous ces mouvemens on connoît le lever ,
le paffage au Meridien , le coucher , les amp itudes
ortives & occases , les differentes élevations
fous le Meridien du Soleil, de la Lune et des Etoiles
fixes ; les conjonctions du Soleil et de la Lune,
celles qui font Ecliptiques & celles qui ne le font
pas , et toutes les Phases de la Lune. Le Soleil
ayant ses differences d'ascension droite fait connoître
le temps vrai , & sa difference au temps
moyen que l'on connoît sur le petit Çadran , qui
eft au Pole Arétique.
Toute la machine eft d'une telle construction,
qu'elle n'eft pas pius sujette à s'arrêter que les
Pendules ordinaires , les differens mouvemens
qu'on vient de rapporter ne chatgeant prefque en
rien l'ouvrage .
Messieurs de l'Académic Royale des Sciences
qui eurent la bonté de donner une approbation
generale à cet Ouvrage , ont bien voulu après le
rap
OCTOBRE 1731. \ 2293
faport de Messieurs Cassini et du Fay, qui avoient
été nommez pour l'examiner , le faire inserer
dans l'histoire de l'Académie de 1727. au nom→
bre des Machines et des inventions qu'ils ont approuvécs.
EXTRAITde l'Histoire de l'Académie
Royale des Sciences , de l'année 17270
page 143.
ور
ם כ
အ
כ כ
ן כ
UN Globe celeste mouvant, de M. Guthier,
Prêtre du Diocèse de Besançon , qui représente
le mouvement diurne & le mouvement
annuel du Soleil , leur difference ou celle
" du temps vrai et du moyen , tous les mouvemens
de la Lune , ses Phases , les Eclipses , le
bɔ passage des Etoiles fixes
par le Méridien , leur
mouvement particulier , &c . tout cela par la
construction interieure du Globe, qui contient
deux mouvemens séparez, dont l'un se fait sur
l'axe de l'Equateur , & l'autre sur celui de l'Ecliptique.
Il contient aussi une Horloge sonante.
Quoiqu'il y ait déja plusieurs Ouvrages dans
ce gout - là , on a trouvé que celui - cy
étoit tres ingénieusement imaginé , que quel-
» ques dispositions nouvelles ; celles par exemple
, qui regardent les Phases de la Lune et ses
Latitudes , le rendoient simple , et donnoient
une idée avantageuse de l'intelligence et de
» l'habileté de l'inventeur.
>>
∞
ל כ
Da
que
Comme Messieurs de l'Académie trouverent
la Machine seroit encore plus simple et plus
parfaite , de n'avoir point de sonnerie , mais d'avoir
une Aiguille de minutes. L'Auteur dans d'autres
semblables Ouvrages qu'il a fait exécuter ,
en a` retranché la sonnerie , qui les auroit rendus
Fiij trop
2394 MERCURE
DE FRANCE
trop composez, y a ajouté l'Aiguille des minutes,
les a fait marcher huit jours sans les remonter ,y
a donné un moyen d'allonger ou accourcir la
Pendule tres facilement , pour en regler les mouvemens
, sans être obligé d'ouvrir le Globe. Un
de ces Ouvrages a paru à l'Assemblée de l'Acadé
mie , le 1 Septembre 1731 et a été envoïé au
Roy de Portugal , et P'Auteur a eu l'honneur de
lire à l'Assemblée du s du même mois , un Memoire
au sujet de ces perfections qu'il a donné à
son Ouvrage, qu'il a fait exécuter par le sieur
Jean - Baptiste Cattin , Horloger de Franche-
Comté , qui y a parfaitement bien réussi .
I
Les Curieux qui voudront avoir de pareilles
Machines , du même Auteur, en trouveront chez
le sieur C. Langlois , Ingénieur du Roy pour les
Instrumens de Mathématique .
Il demeure sur le Quai de l'Horloge du Palais
, à l'Enseigne du Niveau , et c'est lui qui a
P'honneur de travailler pour l'Observatoire,pour
PAcademie Royale des Sciences , et pour les autres
differentes Académies du Royaume.
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Résumé : DESCRIPTION d'un Globe celeste mouvant, qui represente le mouvement du Soleil, de la Lune et des Etoiles fixes, inventé par M. Outhier, Prêtre du Diocèse de Besançon, et presenté par l'Autheur à l'Academie Royale des Sciences, le 26 Juillet 1727.
Le texte présente un Globe céleste conçu par M. Guthier, prêtre du diocèse de Besançon. Cet instrument illustre les mouvements diurnes et annuels du Soleil, ainsi que ceux de la Lune, y compris ses phases et les éclipses. Il montre également le passage des étoiles fixes par le méridien et leurs mouvements particuliers. Le Globe est doté de deux mouvements séparés : l'un sur l'axe de l'équateur et l'autre sur celui de l'écliptique. Il comprend une horloge sonnante et des dispositifs innovants pour les phases de la Lune et ses latitudes, ce qui le rend simple et ingénieux. L'Académie Royale des Sciences a approuvé cet ouvrage et l'a inclus dans l'histoire de l'Académie de 1727. Les membres de l'Académie ont recommandé de supprimer la sonnerie et d'ajouter une aiguille de minutes pour simplifier et améliorer la machine. M. Guthier a ensuite créé d'autres instruments similaires sans sonnerie, avec une aiguille de minutes, et capables de fonctionner huit jours sans remontage. Un de ces ouvrages a été présenté à l'Assemblée de l'Académie le 1er septembre 1731 et envoyé au roi de Portugal. Les personnes intéressées peuvent acquérir des machines similaires auprès de M. C. Langlois, ingénieur du roi pour les instruments de mathématiques, résidant sur le Quai de l'Horloge du Palais, à l'Enseigne du Niveau. M. Langlois travaille pour l'Observatoire, l'Académie Royale des Sciences et d'autres académies du royaume.
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8
p. 2394-2396
LETTRE écrite de Nîmes, le 20 Aoust 1731. au sujet d'un Remede qui dissout la Pierre.
Début :
On a vû, Monfieur, avec plaisir dans votre Mercure de Juillet dernier, une Lettre qui [...]
Mots clefs :
Remède, Pierre, Libérateur, Charité, Sauveur, Générosité chrétienne
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Nîmes, le 20 Aoust 1731. au sujet d'un Remede qui dissout la Pierre.
N-a vu , Monfieur , avec plaifir dans votre
Mercure deJuillet dernier , une Lettre qui
confirme la verité du remede qui sert à dissoudre
la Pierre dans les Reins . Cette confirmation eft
tres -agréable au public et aux personnes interessées;
mais elle le seroit bien davantage,si on avoit
bien voulu manifester la composition de ce remede;
car que sert-il d'être assuré qu'il y en a un,
si l'on ne sçait point en quoi il consiste : Il paroît
OCTOBRE. 173. 2395
ne
roit que celui qui en possede le secret , ne veut
point le découvrir , et qu'il ne le distribuë qu'à
ceux qui ont le bonheur d'être de ses amis ou
qui peuvent le récompenser dignement ; quoiqu'il
en soit des motifs qu'il peut avoir ,
seroit - il pas plus honorable pour lui , de
livrer au public un remede qui lui procureroit
la gloire d'être comme le Liberateur du genre
humain, en affranchissant une infinité de malheureux
des douleurs piquantes et insupportables
qu'ils ressentens ? Quelle consolation pour lui ,
d'imiter la charité et la compassion du Sauveur
même , qui n'avoit point de plus grand plaisir que
de soulager et de guérir des malades . Toutes les
personnes affligées de ce mal ; lui donneroient
mille louanges et mille benedictions. Pour moi
je vous l'avouë , si j'étois à sa place , je serois incapable
de refuser au public un remede si salutaire
, et je renoncerois de bon coeur pour cela
à toutes les esperances de la fortune . Quel plus
grand mérite ponr un honnête homnie , et sur
tout pour un Chrétien , que de rendre la santé à
ses semblables ? Mérite également loüable et devant
Dieu et devant les hommes.
Il est vrai que la communication de ce remede
auroit des suites , et que plusieurs Opérateurs
tres - habiles perdroient par ce moyen toute leur
pratique ; mais faudroit- il que cette pratique se
soutint aux dépens de tant de malheureux , exposez
à leurs cruelles opérations ; et la générosi
té chrétienne ne devroit - elle pas inspirer à celui
qui est le dépositaire de ce remede , de finir tous
les tourmens , toutes les inquiétudes , tous les perils
, dont ces infortunez malades sont menacez ?
Voilà , Monsieur , les sentimens que la lettre de
votre dernier Mercure m'a inſpirez . J'ai crû , ent
Fiiij lisan
219K MERCURE DE FRANCE
.
lifant le titre de cette Lettre, que j'y trouverois ce
remede si désiré mais on nous a laissé sur la
bonne bouché , et tout le monde a le déplaisir de
se voir frustré de son attente. Car on voit bien
qu'il est impossible aux personnes interessées de
trouver par elles -mêmes la composition de ce
remede. Si vous voulez inserer cette Lettre dans
votre Mercure, peut - être serviroit - elle à toucher
de compassion et de charité le Possesseur de ce
remede. C'est ce que j'ose me promettre , et de
votre politesse et du soin que vous avez de procurer
en toutes occasions le bien public . Je suis ,
&c.
Mercure deJuillet dernier , une Lettre qui
confirme la verité du remede qui sert à dissoudre
la Pierre dans les Reins . Cette confirmation eft
tres -agréable au public et aux personnes interessées;
mais elle le seroit bien davantage,si on avoit
bien voulu manifester la composition de ce remede;
car que sert-il d'être assuré qu'il y en a un,
si l'on ne sçait point en quoi il consiste : Il paroît
OCTOBRE. 173. 2395
ne
roit que celui qui en possede le secret , ne veut
point le découvrir , et qu'il ne le distribuë qu'à
ceux qui ont le bonheur d'être de ses amis ou
qui peuvent le récompenser dignement ; quoiqu'il
en soit des motifs qu'il peut avoir ,
seroit - il pas plus honorable pour lui , de
livrer au public un remede qui lui procureroit
la gloire d'être comme le Liberateur du genre
humain, en affranchissant une infinité de malheureux
des douleurs piquantes et insupportables
qu'ils ressentens ? Quelle consolation pour lui ,
d'imiter la charité et la compassion du Sauveur
même , qui n'avoit point de plus grand plaisir que
de soulager et de guérir des malades . Toutes les
personnes affligées de ce mal ; lui donneroient
mille louanges et mille benedictions. Pour moi
je vous l'avouë , si j'étois à sa place , je serois incapable
de refuser au public un remede si salutaire
, et je renoncerois de bon coeur pour cela
à toutes les esperances de la fortune . Quel plus
grand mérite ponr un honnête homnie , et sur
tout pour un Chrétien , que de rendre la santé à
ses semblables ? Mérite également loüable et devant
Dieu et devant les hommes.
Il est vrai que la communication de ce remede
auroit des suites , et que plusieurs Opérateurs
tres - habiles perdroient par ce moyen toute leur
pratique ; mais faudroit- il que cette pratique se
soutint aux dépens de tant de malheureux , exposez
à leurs cruelles opérations ; et la générosi
té chrétienne ne devroit - elle pas inspirer à celui
qui est le dépositaire de ce remede , de finir tous
les tourmens , toutes les inquiétudes , tous les perils
, dont ces infortunez malades sont menacez ?
Voilà , Monsieur , les sentimens que la lettre de
votre dernier Mercure m'a inſpirez . J'ai crû , ent
Fiiij lisan
219K MERCURE DE FRANCE
.
lifant le titre de cette Lettre, que j'y trouverois ce
remede si désiré mais on nous a laissé sur la
bonne bouché , et tout le monde a le déplaisir de
se voir frustré de son attente. Car on voit bien
qu'il est impossible aux personnes interessées de
trouver par elles -mêmes la composition de ce
remede. Si vous voulez inserer cette Lettre dans
votre Mercure, peut - être serviroit - elle à toucher
de compassion et de charité le Possesseur de ce
remede. C'est ce que j'ose me promettre , et de
votre politesse et du soin que vous avez de procurer
en toutes occasions le bien public . Je suis ,
&c.
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Résumé : LETTRE écrite de Nîmes, le 20 Aoust 1731. au sujet d'un Remede qui dissout la Pierre.
L'auteur d'une lettre adressée à un éditeur exprime sa satisfaction de voir confirmée l'efficacité d'un remède contre la pierre dans les reins dans le Mercure de Juillet. Il regrette cependant que la composition de ce remède ne soit pas révélée. L'auteur suggère que le détenteur du secret pourrait gagner en gloire et en bénédictions en partageant ce remède, soulageant ainsi de nombreuses personnes souffrant de douleurs insupportables. Il compare cette action à la charité et la compassion du Sauveur, soulignant le mérite d'un chrétien qui rend la santé à ses semblables. L'auteur reconnaît que la divulgation du remède pourrait nuire à certains opérateurs, mais insiste sur l'importance de la générosité chrétienne pour mettre fin aux souffrances des malades. La lettre se termine par l'espoir que cette missive touchera le détenteur du remède et l'incitera à le partager, exprimant la confiance en la politesse et le souci du bien public de l'éditeur.
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9
p. 2396-2399
OBSERVATIONS sur une maladie, qui attaque les Bêtes à corne et les Chevaux, dans la Généralité d'Auvergne ; & qui s'est introduite sur la fin du mois d'Avril dernier, dans l'Election de Gannac, Généralité de Moulins.
Début :
Cette maladie se découvre par une Vessie qui qui paroît dessus, dessous, ou aux côtez de la [...]
Mots clefs :
Bêtes à corne, Chevaux, Maladie, Vessie, Ulcère, Langue
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : OBSERVATIONS sur une maladie, qui attaque les Bêtes à corne et les Chevaux, dans la Généralité d'Auvergne ; & qui s'est introduite sur la fin du mois d'Avril dernier, dans l'Election de Gannac, Généralité de Moulins.
OBSERVATIONS sur une maladie, qui
attaque les Bêtes à corne et les Chevaux ,
dans la Généralité d'Auvergne ; & qui
s'est introduite sur la fin du mois d'Avril
dernier , dans l'Election de Gannac, Généralité
de Moulins.
Ette maladie se découvre par une Vessie qui
Caromdadu ,découv ,par une
langue de la bête malade. Cette vessie est blanche
dans sa naissance , rougit ensuite , et devient
enfin presque noire. Elle créve , et laisse après elle
un ulcere chancreux , qui creuse dans l'épaisseur
de la langue , en avançant du côté de sa racine ,
la coupe en entier , et fait peu de temps après perir
Panimal. On voit dans vingt- quatre heures,
le commencement , le progrès et la fin de cette
maladie.
Elle est d'autant plus dangereuse, qu'elle ne se
manifeste par aucun symptôme exterieur , et
que la Bête malade boit, mange et travaille à son
ordi
OCTOBRE 1731. 2397
ordinaire , jusqu'à ce que la langue soit tombée.
Il est donc question , pour prévenir les suites
fâcheuses de cette maladie , d'avoir une attentioninfinie
à faire visiter deux ou trois fois par jour
la langue de toutes les Bêtes à corne , pour être
en état de prendre le mal dans sa naissance , et
sur tout l'on ne doit point se tranquilliser sur
l'éloignement de la maladie.
L'Experience vient d'apprendre que quoiqu'elle
fut à une distance raisonnable de là Ville de
Gannac , toutes les Paroisses des environs de cette
Ville et à une lieuë et demie à la ronde , en ont
été infectées dans le même jour, sans qu'il y ait eu
aucune communication d'une Paroisse à l'autre..
Voicy les remedes dont on s'est servi en Auvergne
, et dont on use encore dans la partie de
l'Election de Gannac , qui est affligée de cette
maladie.
L'on propose d'abord un remede préservatif
pour les Bestiaux qui ne sont point encore attaquez
, et on le compose des Drogues suivantes ;
pour chaque Bête.
Theriaque ou Orvietan ; 3 dragmes.
Gingembre , Gerofle et Canelle , une dragie
Genievre en grain et Poivre concassé, 2 dragmés
de chaque.
Et une Muscade , d'une moyenne grosseur
qu'il faut concasser..
L'on fait infuser le tout dans un Pot couvert ,
pendants à 6 heures au moins, dans une pinte de
Bon vin rouge ; et avant de donner le remede , on
asoinde bien remuer le tout , de maniere que le
mare suive l'infusion. L'en observe encore de he
Ev le
2398 MERCURE DE FRANCE
le donner qu'après que la Bête a étés à 6 heu
res sans manger.
Ce breuvage ne peut que faire du bien au Bes
tiaux qui le prennent ; mais il n'est pas toujours
infaillible pour empêcher la maladie , qui se guérit
de la maniere suivante.
Si en visitant les Bestiaux l'on apperçoit une
on plusieurs Vessies adhérantes à la langue, il faut
sur le champ avec une cueilliere d'argent ou une
piece d'argent , créver la Vessie , en enlever la
peau,et racler la playe jusqu'au sang ; 'ensuite l'étuver
et laver avec de l'eau de fontaine , et mieux
encore avec du fort vinaigre, dans lequel on aura
mis auparavant du Sel pilé , du Poivre , de l'Ait
concassé et des Herbes fortes , si l'on en a. Cela
fait , l'on couvre la playe de Sel bien fin , après
l'avoir bien frottée avec une Pierre de Vitriol de
Chypre.
Si en visitant les Bestiaux , l'on trouve l'ulcere
formé , il faut user du même remede et le réiterer
dans l'un et dans l'autre cas, deux et trois fois
par jour , jusqu'à la guérison.
L'on prétend que lorsque la Vessie se trouve
sur la langue , l'on doit faire saigner la Beste au
Gol.
L'on se sert actuellement et avec succès de ce
remede , qui fut mis en usage il y a environ dixhuit
ans contre une pareille maladiet qui depuis
quelque temps regne à Paris et aux environs sur
les Chevaux , ainsi que sur les Bêtes à corne. On
attribuë cette maladie à la grande sécheresse , et à
la prodigieuse quantité de Chenilles qu'il y a eu
cette année. Au reste on peut en toute seureté se
servir de ce remede, que nous tenons d'une bonne
main , et que nous avons encore fait examiner
par des personnes intelligentes , qui , sur l'experience
OCTOBRE. 1731. 2399
rience , ne doutent pas de l'utilité que le public
en doit rétirer .
attaque les Bêtes à corne et les Chevaux ,
dans la Généralité d'Auvergne ; & qui
s'est introduite sur la fin du mois d'Avril
dernier , dans l'Election de Gannac, Généralité
de Moulins.
Ette maladie se découvre par une Vessie qui
Caromdadu ,découv ,par une
langue de la bête malade. Cette vessie est blanche
dans sa naissance , rougit ensuite , et devient
enfin presque noire. Elle créve , et laisse après elle
un ulcere chancreux , qui creuse dans l'épaisseur
de la langue , en avançant du côté de sa racine ,
la coupe en entier , et fait peu de temps après perir
Panimal. On voit dans vingt- quatre heures,
le commencement , le progrès et la fin de cette
maladie.
Elle est d'autant plus dangereuse, qu'elle ne se
manifeste par aucun symptôme exterieur , et
que la Bête malade boit, mange et travaille à son
ordi
OCTOBRE 1731. 2397
ordinaire , jusqu'à ce que la langue soit tombée.
Il est donc question , pour prévenir les suites
fâcheuses de cette maladie , d'avoir une attentioninfinie
à faire visiter deux ou trois fois par jour
la langue de toutes les Bêtes à corne , pour être
en état de prendre le mal dans sa naissance , et
sur tout l'on ne doit point se tranquilliser sur
l'éloignement de la maladie.
L'Experience vient d'apprendre que quoiqu'elle
fut à une distance raisonnable de là Ville de
Gannac , toutes les Paroisses des environs de cette
Ville et à une lieuë et demie à la ronde , en ont
été infectées dans le même jour, sans qu'il y ait eu
aucune communication d'une Paroisse à l'autre..
Voicy les remedes dont on s'est servi en Auvergne
, et dont on use encore dans la partie de
l'Election de Gannac , qui est affligée de cette
maladie.
L'on propose d'abord un remede préservatif
pour les Bestiaux qui ne sont point encore attaquez
, et on le compose des Drogues suivantes ;
pour chaque Bête.
Theriaque ou Orvietan ; 3 dragmes.
Gingembre , Gerofle et Canelle , une dragie
Genievre en grain et Poivre concassé, 2 dragmés
de chaque.
Et une Muscade , d'une moyenne grosseur
qu'il faut concasser..
L'on fait infuser le tout dans un Pot couvert ,
pendants à 6 heures au moins, dans une pinte de
Bon vin rouge ; et avant de donner le remede , on
asoinde bien remuer le tout , de maniere que le
mare suive l'infusion. L'en observe encore de he
Ev le
2398 MERCURE DE FRANCE
le donner qu'après que la Bête a étés à 6 heu
res sans manger.
Ce breuvage ne peut que faire du bien au Bes
tiaux qui le prennent ; mais il n'est pas toujours
infaillible pour empêcher la maladie , qui se guérit
de la maniere suivante.
Si en visitant les Bestiaux l'on apperçoit une
on plusieurs Vessies adhérantes à la langue, il faut
sur le champ avec une cueilliere d'argent ou une
piece d'argent , créver la Vessie , en enlever la
peau,et racler la playe jusqu'au sang ; 'ensuite l'étuver
et laver avec de l'eau de fontaine , et mieux
encore avec du fort vinaigre, dans lequel on aura
mis auparavant du Sel pilé , du Poivre , de l'Ait
concassé et des Herbes fortes , si l'on en a. Cela
fait , l'on couvre la playe de Sel bien fin , après
l'avoir bien frottée avec une Pierre de Vitriol de
Chypre.
Si en visitant les Bestiaux , l'on trouve l'ulcere
formé , il faut user du même remede et le réiterer
dans l'un et dans l'autre cas, deux et trois fois
par jour , jusqu'à la guérison.
L'on prétend que lorsque la Vessie se trouve
sur la langue , l'on doit faire saigner la Beste au
Gol.
L'on se sert actuellement et avec succès de ce
remede , qui fut mis en usage il y a environ dixhuit
ans contre une pareille maladiet qui depuis
quelque temps regne à Paris et aux environs sur
les Chevaux , ainsi que sur les Bêtes à corne. On
attribuë cette maladie à la grande sécheresse , et à
la prodigieuse quantité de Chenilles qu'il y a eu
cette année. Au reste on peut en toute seureté se
servir de ce remede, que nous tenons d'une bonne
main , et que nous avons encore fait examiner
par des personnes intelligentes , qui , sur l'experience
OCTOBRE. 1731. 2399
rience , ne doutent pas de l'utilité que le public
en doit rétirer .
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Résumé : OBSERVATIONS sur une maladie, qui attaque les Bêtes à corne et les Chevaux, dans la Généralité d'Auvergne ; & qui s'est introduite sur la fin du mois d'Avril dernier, dans l'Election de Gannac, Généralité de Moulins.
À la fin du mois d'avril, une maladie affectant les bovins et les chevaux a été observée dans la Généralité d'Auvergne et l'Élection de Gannac. Cette maladie se caractérise par l'apparition d'une vessie sur la langue de l'animal, qui passe du blanc au noir avant d'éclater, laissant un ulcère mortel. Les animaux ne montrent pas de symptômes extérieurs et continuent de boire, manger et travailler normalement jusqu'à la chute de la langue. Pour prévenir cette maladie, il est conseillé de surveiller régulièrement la langue des animaux. La maladie s'est rapidement propagée dans les paroisses environnantes de Gannac, sans communication directe entre elles. Les remèdes proposés incluent un traitement préventif à base de thériaque, gingembre, girofle, cannelle, genièvre, poivre et muscade, infusés dans du vin rouge. Pour les animaux déjà atteints, il est recommandé de crever les vessies, de nettoyer la plaie avec du vinaigre et du sel, et d'appliquer du sel fin et du vitriol de Chypre. Un saignement au garrot est également suggéré. Ces traitements ont été utilisés avec succès contre une maladie similaire à Paris et sont attribués à la sécheresse et à la prolifération de chenilles.
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10
p. 2399-2400
EXTRAIT d'une Lettre d'Orleans , écrite le 20 Septembre 1731. fur une production singuliere.
Début :
Un Orleanois, en temps de vendange, peut parler Raisin : Navita de Ventis, &. On [...]
Mots clefs :
Orléans, Vendange, Bourguignon, Vigne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre d'Orleans , écrite le 20 Septembre 1731. fur une production singuliere.
EXTRAIT d'une Lettre d'Orleans , écrite
le 20 Septembre 1731. fur une
production finguliere .
N Orleanois , en temps de vendange , peut
>
s'empresseroit,sans doute davantage, à écouter un
Champenois ou un Bourguignon. On se flateroit
de quelque nouvelle découverte ; mais un Or-
Jéanois , dira-t - on , avec son vin bier inferieur
que va-t- il nous conter quelque chose qui va
Nous surprendre , et que vous croirez peut - être
digne de faire un article du Mercure.
Voicy dequoi il est question.
>
Etant allé me promener il y a deux jours ,
chez un ami qui faisoit sa vendange , il me régala
d'une Branche de Vigne , de laquelle pendoient
deux Raisins , l'un noir , l'autre blanc ,
tous deux en parfaite maturité ; de sorte qu'on ne
pouvoit pas dire que le blanc n'étoit qu'un verjus
qui n'avoit pas encore pris couleur ; d'ailleurs
nulle supercherie pour faire donner quelqu'un
dans le panneau , cela auroit été grossier . J'examinai
la branche long- temps et de fort pres. C'étoit
réellement les deux differentes especes de blanc
et de noir , sorties du même endroit , sur la longueur
de deux pouces.
>
Aprés la branche , il me presenta une Grappe ,
moitié de grains noirs , moitié de grains blancs ,
et le tout encore de parfaite maturité , autre espece
de prodige. Je prends cette Grappe , je la
considere ; je l'examine , je tire des grains de
l'une et l'autre espece ; je les goute , je les trouve
F vj tous
2400 MERCURE DE FRANCE
tous deux bons et mûrs. Ce n'est point encore là
une Grappe qu'on auroit pû dire moitié raisin et
moitié verjus ; la parfaite maturité des grains
les deux differentes especes réünies. er ,
comme confonduës.
prouve
Sur mes questions réïterées , le maître de la
maison me répondit que les deux Seps qui produisent
ces sortes de Raisins sont dans sa Vigne,
en plein champ , qu'il me les fera voir, si je veux.
Ôn scait qu'il n'y a sur la vigne ni greffe ni
écusson , pour marier différentes especes , comme
cela se fait sur les Arbres fruitiers. Pour mertre
en quelque façon le comble à la varieté dans
ce genre , deux personnes me dirent qu'elles
connoissoient une Treille , qui produisoit une
année des raisins blancs , et l'autre année des
raisins noirs ; elles nommerent même la maison
dans cette Ville où est cette Treille singuliere.
Aprés cela , n'avouerez- vous pas que si nos
Vignes ne produisent rien d'exquis, du moins elles
font voir quelque chose d'assez rare . Que les Scavans
nous expliquent , s'il est possible , les causes
Phisiques de ces productions bizarres , où tout est
de la nature , et rien absolument de l'art. Pour
moi je ne sçai dire autre chose , si- non : J'ai vû,
et que s'il y avoit sur ce sujet des incrédules , il
esr encore temps de leur faire voir la même
chose.
le 20 Septembre 1731. fur une
production finguliere .
N Orleanois , en temps de vendange , peut
>
s'empresseroit,sans doute davantage, à écouter un
Champenois ou un Bourguignon. On se flateroit
de quelque nouvelle découverte ; mais un Or-
Jéanois , dira-t - on , avec son vin bier inferieur
que va-t- il nous conter quelque chose qui va
Nous surprendre , et que vous croirez peut - être
digne de faire un article du Mercure.
Voicy dequoi il est question.
>
Etant allé me promener il y a deux jours ,
chez un ami qui faisoit sa vendange , il me régala
d'une Branche de Vigne , de laquelle pendoient
deux Raisins , l'un noir , l'autre blanc ,
tous deux en parfaite maturité ; de sorte qu'on ne
pouvoit pas dire que le blanc n'étoit qu'un verjus
qui n'avoit pas encore pris couleur ; d'ailleurs
nulle supercherie pour faire donner quelqu'un
dans le panneau , cela auroit été grossier . J'examinai
la branche long- temps et de fort pres. C'étoit
réellement les deux differentes especes de blanc
et de noir , sorties du même endroit , sur la longueur
de deux pouces.
>
Aprés la branche , il me presenta une Grappe ,
moitié de grains noirs , moitié de grains blancs ,
et le tout encore de parfaite maturité , autre espece
de prodige. Je prends cette Grappe , je la
considere ; je l'examine , je tire des grains de
l'une et l'autre espece ; je les goute , je les trouve
F vj tous
2400 MERCURE DE FRANCE
tous deux bons et mûrs. Ce n'est point encore là
une Grappe qu'on auroit pû dire moitié raisin et
moitié verjus ; la parfaite maturité des grains
les deux differentes especes réünies. er ,
comme confonduës.
prouve
Sur mes questions réïterées , le maître de la
maison me répondit que les deux Seps qui produisent
ces sortes de Raisins sont dans sa Vigne,
en plein champ , qu'il me les fera voir, si je veux.
Ôn scait qu'il n'y a sur la vigne ni greffe ni
écusson , pour marier différentes especes , comme
cela se fait sur les Arbres fruitiers. Pour mertre
en quelque façon le comble à la varieté dans
ce genre , deux personnes me dirent qu'elles
connoissoient une Treille , qui produisoit une
année des raisins blancs , et l'autre année des
raisins noirs ; elles nommerent même la maison
dans cette Ville où est cette Treille singuliere.
Aprés cela , n'avouerez- vous pas que si nos
Vignes ne produisent rien d'exquis, du moins elles
font voir quelque chose d'assez rare . Que les Scavans
nous expliquent , s'il est possible , les causes
Phisiques de ces productions bizarres , où tout est
de la nature , et rien absolument de l'art. Pour
moi je ne sçai dire autre chose , si- non : J'ai vû,
et que s'il y avoit sur ce sujet des incrédules , il
esr encore temps de leur faire voir la même
chose.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre d'Orleans , écrite le 20 Septembre 1731. fur une production singuliere.
Le 20 septembre 1731, une lettre décrit une observation inhabituelle dans une vigne à Orléans. L'auteur rapporte avoir vu une branche de vigne portant des raisins noirs et blancs, tous parfaitement mûrs. Il mentionne également une grappe composée moitié de grains noirs et moitié de grains blancs, également mûrs. Le propriétaire de la vigne confirme la présence de ces deux types de raisins sans recours à la greffe ou à l'écusson. Deux personnes affirment connaître une treille produisant des raisins blancs une année et des raisins noirs l'année suivante. L'auteur invite les savants à expliquer les causes physiques de ces phénomènes naturels rares et inhabituels.
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11
p. 2400-2402
LETTRE écrite de Paris, le 30 Aoust 1731. sur la petite Verole.
Début :
Vous feriez plaisir, Monsieur, à plusieurs personnes, d'inserer dans le Mercure de [...]
Mots clefs :
Petite vérole, Maladie contagieuse, Médecins physiciens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Paris, le 30 Aoust 1731. sur la petite Verole.
LETTRE écrite de Paris; le 30 Aouſt 17 3:10
sur la petite Verole.
V à
Ous feriez plaisir , Monsieur , plusieurs
personnes , d'inserer dans le Mercure de
France , la question suivante.
Il y a quelques jours que dans une compagaie-
Qui
OCTOBRE . 1731. 240
bù il se trouva deux Médecins : il s'éleva une
dispute touchant la petite Vérole , sçavoir :
Si c'est une maladie contagieuse.
Hippocrate dit . oui , et Galien dit non. Quoi
que la question ne soit pas nouvelle , il est certain
qu'elle n'a pas encore été traitée comme elle
pourroit l'être. On ne sçait encore qu'en croire ,
et cependant l'affirmative cause bien des desor
dres. La frayeur que cette maladie inspire , fait
en quelque sorte renoncer aux devoirs les plus
sacrez de la nature ; une mere tendre se refuse
l'enfant le plus cheri, et le laisse à la discretion
d'une main étrangere ; le fils évite son pere , les .
umis se fuyent ; enfin les personnes les mieux
unies se séparent et se privent de toute consolation
, tant que cette maladie dure. On raisonna
beaucoup sur l'Expedient des Anglois , avec
leur Infertion, et quelqu'un de la Compagnie les
compara à de braves soldats qui s'essayent à tirer
les uns sur les autres , avec des Fusils chargez à
balles , dont tous les coups ne portent pas.
D'un autre côté , la négative fait faire bien des
imprudences. On blâme ceux qui sont attaquez.
de la petite Vérole pour avoir été dans des en
droits où elle étoit , et l'on ne manque pas d'en
attribuer la cause à leurs démarches, s'ils en échapent
sans l'avoir , on est dans l'admiration ; ne
seroit-ce pas une erreur de part et d'autre ? De
quelque façon que la chose soit décidée , pourvû
qu'elle le soit , le public. sçauroit du moins
à quoi s'en tenir.
On voit quelquefois s'élever dans la litterature
entre de grands adversaires des disputes sur des
choses moins importantes , et après replique sur
repli
2402 MERCURE DE FRANCE
replique tous les suffrages se réunir.La question
proposée n'est assurément pas indifferente ; er
quelques habiles Médecins Physiciens , qu'on
verroit aux prises là - dessus ,ne manqueroient pas
d'attirer l'attention du public . Quoiqu'on en dise,
il est constant que ces Messieurs sont recherchez,
et qu'on ne sent que trop souvent le besoin qu'on
a d'eux . Nous en passons communément par tout
ce qu'ils veulent , et nous mettons tous les jours ,
avec confiance , notre vie entre leurs mains.
Le public , sans être Medecin de profession ;
n'en est pas pour cela moins capable de juger
cette affaire , comme il en a jugé d'autres qui
sembloient n'être pas de sa competence ; et le
vaincu dans cette espece de combat, auroit constamment
autant de gloire que le vainqueur.
Vous n'ignorez pas , Monsieur , combien les
sentimens sont partagez là - dessus. Si en proposant
cette question il se trouvoit quelqu'un qui
découvrit nettement la vérité , vous obligeriez,
Monsieur , votre , &c.
sur la petite Verole.
V à
Ous feriez plaisir , Monsieur , plusieurs
personnes , d'inserer dans le Mercure de
France , la question suivante.
Il y a quelques jours que dans une compagaie-
Qui
OCTOBRE . 1731. 240
bù il se trouva deux Médecins : il s'éleva une
dispute touchant la petite Vérole , sçavoir :
Si c'est une maladie contagieuse.
Hippocrate dit . oui , et Galien dit non. Quoi
que la question ne soit pas nouvelle , il est certain
qu'elle n'a pas encore été traitée comme elle
pourroit l'être. On ne sçait encore qu'en croire ,
et cependant l'affirmative cause bien des desor
dres. La frayeur que cette maladie inspire , fait
en quelque sorte renoncer aux devoirs les plus
sacrez de la nature ; une mere tendre se refuse
l'enfant le plus cheri, et le laisse à la discretion
d'une main étrangere ; le fils évite son pere , les .
umis se fuyent ; enfin les personnes les mieux
unies se séparent et se privent de toute consolation
, tant que cette maladie dure. On raisonna
beaucoup sur l'Expedient des Anglois , avec
leur Infertion, et quelqu'un de la Compagnie les
compara à de braves soldats qui s'essayent à tirer
les uns sur les autres , avec des Fusils chargez à
balles , dont tous les coups ne portent pas.
D'un autre côté , la négative fait faire bien des
imprudences. On blâme ceux qui sont attaquez.
de la petite Vérole pour avoir été dans des en
droits où elle étoit , et l'on ne manque pas d'en
attribuer la cause à leurs démarches, s'ils en échapent
sans l'avoir , on est dans l'admiration ; ne
seroit-ce pas une erreur de part et d'autre ? De
quelque façon que la chose soit décidée , pourvû
qu'elle le soit , le public. sçauroit du moins
à quoi s'en tenir.
On voit quelquefois s'élever dans la litterature
entre de grands adversaires des disputes sur des
choses moins importantes , et après replique sur
repli
2402 MERCURE DE FRANCE
replique tous les suffrages se réunir.La question
proposée n'est assurément pas indifferente ; er
quelques habiles Médecins Physiciens , qu'on
verroit aux prises là - dessus ,ne manqueroient pas
d'attirer l'attention du public . Quoiqu'on en dise,
il est constant que ces Messieurs sont recherchez,
et qu'on ne sent que trop souvent le besoin qu'on
a d'eux . Nous en passons communément par tout
ce qu'ils veulent , et nous mettons tous les jours ,
avec confiance , notre vie entre leurs mains.
Le public , sans être Medecin de profession ;
n'en est pas pour cela moins capable de juger
cette affaire , comme il en a jugé d'autres qui
sembloient n'être pas de sa competence ; et le
vaincu dans cette espece de combat, auroit constamment
autant de gloire que le vainqueur.
Vous n'ignorez pas , Monsieur , combien les
sentimens sont partagez là - dessus. Si en proposant
cette question il se trouvoit quelqu'un qui
découvrit nettement la vérité , vous obligeriez,
Monsieur , votre , &c.
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Résumé : LETTRE écrite de Paris, le 30 Aoust 1731. sur la petite Verole.
Dans une lettre datée du 30 août 1731, deux médecins débattent de la nature contagieuse de la petite vérole. L'un soutient la contagiosité, suivant Hippocrate, tandis que l'autre la nie, suivant Galien. Cette controverse, bien que non nouvelle, reste non résolue et cause des désordres sociaux. La peur de la maladie pousse les gens à éviter leurs proches. La lettre mentionne la méthode anglaise de l'inoculation, comparée à des soldats tirant avec des fusils. La négation de la contagiosité mène à des imprudences, tandis que l'affirmation cause des séparations. La lettre suggère que la question doit être traitée par des médecins compétents et que le public est capable de juger cette affaire. Elle appelle à une résolution claire pour éviter les erreurs et les souffrances inutiles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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12
p. 2402-2403
Composition de l'Orvietan et du Mitridate, [titre d'après la table]
Début :
Mercredi, 24 de ce mois, les Marchands Apoticaires de Paris, exposerent en public, dans [...]
Mots clefs :
Marchands apothicaires, Drogues, Mithridate, Orviétan
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texteReconnaissance textuelle : Composition de l'Orvietan et du Mitridate, [titre d'après la table]
Mercredi , 24 de ce mois , les Marchands Apoticaires
de Paris , exposerent en public , dans
leur Maison , ruë de l'Arbalête , toutes les Drogues
qui entrent dans la composition du Mitridate
et de l'Orvietan. Les Magistrats et la Faculté
de Medecine leur firent l'honneur d'y assister et
parurent très- satisfaits du choix et de l'arrangement.
M. Baron , Doyen de la Faculté de Medecine
de Paris , et M. Afforty , Professeur en Pharmacie,
prononcerent chacun un Discours histo rique
de ces deux Antidotes , et M. Habert, Garde
en Charge du Corps des Apoticaires , en fit un
autre sur le méme sujet . Il fit ensuite connoître
chaque Drogue en particulier aux Magistrats qui
avoient
OCTOBRE 1731. 240
avoient honoré cette assemblée de leur présence.
On proceda tout de suite à l'ouverture du vaisseau
qui renferme la Thériaque qu'ils composerent
l'année derniere. La visite en ayant été faite par
les Magistrats, et la Faculté de Medecine , ilfut
décidé qu'elle étoit dans sa perfection pour la
consistence , le goût , la couleur et l'odeur. Messieurs
les Apoticaires de Paris la distribueront
ainsi qu'ils l'ont annoncé au public par leurs af
fiches.
de Paris , exposerent en public , dans
leur Maison , ruë de l'Arbalête , toutes les Drogues
qui entrent dans la composition du Mitridate
et de l'Orvietan. Les Magistrats et la Faculté
de Medecine leur firent l'honneur d'y assister et
parurent très- satisfaits du choix et de l'arrangement.
M. Baron , Doyen de la Faculté de Medecine
de Paris , et M. Afforty , Professeur en Pharmacie,
prononcerent chacun un Discours histo rique
de ces deux Antidotes , et M. Habert, Garde
en Charge du Corps des Apoticaires , en fit un
autre sur le méme sujet . Il fit ensuite connoître
chaque Drogue en particulier aux Magistrats qui
avoient
OCTOBRE 1731. 240
avoient honoré cette assemblée de leur présence.
On proceda tout de suite à l'ouverture du vaisseau
qui renferme la Thériaque qu'ils composerent
l'année derniere. La visite en ayant été faite par
les Magistrats, et la Faculté de Medecine , ilfut
décidé qu'elle étoit dans sa perfection pour la
consistence , le goût , la couleur et l'odeur. Messieurs
les Apoticaires de Paris la distribueront
ainsi qu'ils l'ont annoncé au public par leurs af
fiches.
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Résumé : Composition de l'Orvietan et du Mitridate, [titre d'après la table]
Le 24 octobre 1731, les Marchands Apoticaires de Paris ont exposé publiquement les drogues composant le Mitridate et l'Orvietan dans leur Maison rue de l'Arbalête. Cette exposition a été marquée par la présence des Magistrats et de la Faculté de Médecine, qui ont approuvé le choix et l'arrangement des drogues. M. Baron, Doyen de la Faculté de Médecine, M. Afforty, Professeur en Pharmacie, et M. Habert, Garde en Charge du Corps des Apoticaires, ont prononcé des discours historiques sur ces antidotes. M. Habert a ensuite présenté chaque drogue aux Magistrats. La Thériaque composée l'année précédente a été inspectée et jugée parfaite en termes de consistance, goût, couleur et odeur. Les Apoticaires de Paris ont annoncé qu'ils distribueraient cette Thériaque au public.
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13
p. 2405-2406
RÉPONSE à la Lettre d'une Dame, qui depuis peu fait usage du Bureau Tipographique.
Début :
Je n'ai jamais douté, Madame, que l'experience ne confirmât ce que j'avois déja eu [...]
Mots clefs :
Ignorance, Prévention, Présomptueux, Critique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE à la Lettre d'une Dame, qui depuis peu fait usage du Bureau Tipographique.
LETTRE de l'Auteur Typographe à M.
Riombal , au sujet de sa Lettre inserée
dans le Mercure du mois de Septembre
dernier.
J
'Ai appris , Monsieur , qu'on se plaignoit
de ce que vous aviez employé dans vôtre
Lettre ces termes subsantifs d'ignorance , de prévention
, d'envie et de mauvaise foi , contre
des Critiques habiles , qui supposent avoir droit
d'employer contre leurs adversaires de la Cour
et de la Ville , les termes adjectifs de présomptueux
, de fou , de sot , de dupe , de charlatan
et d'avanturier. On dit que vous avez mal -fait
de suivre leur exemple en cela. Le Public scandalisé
du fait , jugera la dispute : Si le bureau
a eu le malheur de n'être pas du goût de quelques
Regens du Plessis , il ne s'ensuit pas qu'ils
soient bien au fait du Sistême Typographique ;
ces Messieurs sçavent bien qu'on peut être habile
sur une chose et être dans l'ignorance sur
l'autre.
>
Quoiqu'ils sçachent bien le Latin et le Grec
qu'ils sont obligez d'enseigner , ils peuvent ignorer
le sistême dont ils croyent n'avoir pas besoin
2406 MERCURE DE FRANCE
soin ; et ce n'est que sur cet Article que doivent
tomber les expressions qui vous ont échappé à
Poccasion des leurs. Nous aurions tort d'ailleurs
de nous plaindre d'un College célebre , dont le
digne Principal a bien voulu permettre l'usage du
Bureau, sans sçavoir que dans la suite on s'en serviroit
pour MONSEIGNEUR LE DAUPHINCT
pour MESDAMES DE FRANCE ; Vous n'ignorez pas
non plus que les deux Sous - Principaux de ce
fameux College ont reconnu l'utilité de ce sistême
il y auroit donc de l'injustice , et même
de l'ingratitude à confondre sous le terme de
College , les Critiques et les Approbateurs du
Bureau Typographique , J'ai l'honneur d'être
&c.
Riombal , au sujet de sa Lettre inserée
dans le Mercure du mois de Septembre
dernier.
J
'Ai appris , Monsieur , qu'on se plaignoit
de ce que vous aviez employé dans vôtre
Lettre ces termes subsantifs d'ignorance , de prévention
, d'envie et de mauvaise foi , contre
des Critiques habiles , qui supposent avoir droit
d'employer contre leurs adversaires de la Cour
et de la Ville , les termes adjectifs de présomptueux
, de fou , de sot , de dupe , de charlatan
et d'avanturier. On dit que vous avez mal -fait
de suivre leur exemple en cela. Le Public scandalisé
du fait , jugera la dispute : Si le bureau
a eu le malheur de n'être pas du goût de quelques
Regens du Plessis , il ne s'ensuit pas qu'ils
soient bien au fait du Sistême Typographique ;
ces Messieurs sçavent bien qu'on peut être habile
sur une chose et être dans l'ignorance sur
l'autre.
>
Quoiqu'ils sçachent bien le Latin et le Grec
qu'ils sont obligez d'enseigner , ils peuvent ignorer
le sistême dont ils croyent n'avoir pas besoin
2406 MERCURE DE FRANCE
soin ; et ce n'est que sur cet Article que doivent
tomber les expressions qui vous ont échappé à
Poccasion des leurs. Nous aurions tort d'ailleurs
de nous plaindre d'un College célebre , dont le
digne Principal a bien voulu permettre l'usage du
Bureau, sans sçavoir que dans la suite on s'en serviroit
pour MONSEIGNEUR LE DAUPHINCT
pour MESDAMES DE FRANCE ; Vous n'ignorez pas
non plus que les deux Sous - Principaux de ce
fameux College ont reconnu l'utilité de ce sistême
il y auroit donc de l'injustice , et même
de l'ingratitude à confondre sous le terme de
College , les Critiques et les Approbateurs du
Bureau Typographique , J'ai l'honneur d'être
&c.
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Résumé : RÉPONSE à la Lettre d'une Dame, qui depuis peu fait usage du Bureau Tipographique.
L'auteur typographe écrit à M. Riombal pour répondre à une lettre publiée dans le Mercure de septembre précédent. L'auteur note que M. Riombal a utilisé des termes tels qu'ignorance, prévention, envie et mauvaise foi contre des critiques, tandis que ces critiques employaient des adjectifs péjoratifs comme présomptueux, fou, sot, dupe, charlatan et aventurier. L'auteur souligne que le public jugera cette dispute. Il précise que le fait que le bureau typographique n'ait pas plu à certains régents du Plessis ne signifie pas qu'ils maîtrisent le système typographique. Ces régents, bien qu'experts en latin et en grec, peuvent ignorer ce système qu'ils jugent inutile. L'auteur défend l'usage du bureau typographique, approuvé par le principal d'un collège célèbre et reconnu utile par deux sous-principaux. Il conclut en soulignant l'injustice de confondre les critiques et les approbateurs du système typographique.
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14
p. 2406-2407
CLARISSIMIS VIRIS
Début :
Petro Chirac, Regi à sanctioribus Consiliis ; antiquo Universitatis Medicine Monspelliensis [...]
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texteReconnaissance textuelle : CLARISSIMIS VIRIS
CLARISSIMIS VIRIS
Petro Chirac , Regi à sanctioribus Consiliis ;
antiquo Universitatis Medicine Monspelliensis
Professori , Regiæ Scientiarum Academiæ Pari--
siensis Socio honorario , Horti Regii Præfecto
et Archiatrorum Comiti..
Et Francisco Chicoyneau in suprema Mons
pel . Computorum , subsidiorum , Fiscique juria
Curia Senatori integerrimo , Professori Regio
Anatomico , et Botanico Universitatis Medicina
ejusdem urbis Cancellario amplissimo , et Ju
dici æquissimo. Nunc Regiæ Prolis Archiatro
1
Carmen.
Gallia festivo repetat nova gaudia plausu ;
Regia perpetuo jam vivent lilia Flore :
Augusti Regis Chirac , prolisque sacratæ
Franciscus , pretiosa tuentur corpora et ævum.
Imperio istorum segnes Clothus , lachesisque
Nectere
OCTOBRE . 1737. 2407
Nectere continuo cogentur fila labore ;
Forcipe et abrupto , manibusq ad terga ligatio
Atropos immitis nitetur scindere frustra :
Regia perpetuo sic vivent lilia flore.
Laurus Reiazari Italus vovet.
Petro Chirac , Regi à sanctioribus Consiliis ;
antiquo Universitatis Medicine Monspelliensis
Professori , Regiæ Scientiarum Academiæ Pari--
siensis Socio honorario , Horti Regii Præfecto
et Archiatrorum Comiti..
Et Francisco Chicoyneau in suprema Mons
pel . Computorum , subsidiorum , Fiscique juria
Curia Senatori integerrimo , Professori Regio
Anatomico , et Botanico Universitatis Medicina
ejusdem urbis Cancellario amplissimo , et Ju
dici æquissimo. Nunc Regiæ Prolis Archiatro
1
Carmen.
Gallia festivo repetat nova gaudia plausu ;
Regia perpetuo jam vivent lilia Flore :
Augusti Regis Chirac , prolisque sacratæ
Franciscus , pretiosa tuentur corpora et ævum.
Imperio istorum segnes Clothus , lachesisque
Nectere
OCTOBRE . 1737. 2407
Nectere continuo cogentur fila labore ;
Forcipe et abrupto , manibusq ad terga ligatio
Atropos immitis nitetur scindere frustra :
Regia perpetuo sic vivent lilia flore.
Laurus Reiazari Italus vovet.
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Résumé : CLARISSIMIS VIRIS
Le poème célèbre Pierre Chirac et François Chicoyneau, éminents médecins français. Chirac, membre des conseils royaux et directeur du Jardin Royal, et Chicoyneau, sénateur et professeur, protègent le roi Auguste et son fils François des destins funestes. Laurus Reiazari Italus offre un laurier en octobre 1737.
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15
p. 2407-2411
« On mande de Barcelonne, que la petite Verole est devenuë epidemique cette année dans [...] »
Début :
On mande de Barcelonne, que la petite Verole est devenuë epidemique cette année dans [...]
Mots clefs :
Petite vérole, Catalogne, Bonnet de Docteur en Théologie, Tremblement de terre, Estampe, Violon
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texteReconnaissance textuelle : « On mande de Barcelonne, que la petite Verole est devenuë epidemique cette année dans [...] »
On mande de Barcelonne , que la petite Ve
role est devenue epidemique cette année dans
toute la Catalogne , qu'elle attaque toutes sortes
de Personnes et à tout âge mais qu'elle n'est
pas mortelle. On mande au contraire de Milan
que la même maladie y fait de grands ravages ,
et qu'il y est mort depuis quelque temps plus de
3000. Enfans,
-
On apprend de Lisbonne , que le 31. Aoust ,
le P. Pierre de la Conception , Religieux du
Tiers Ordre de S. François , reçût le Bonnet
de Docteur en Theologie dans l'Université de
Coimbre. C'est le premier Religieux de l'Ordre
de S. François qui ait été reçû Docteur
› non.
seulement dans cette Université , mais dans toutes
les autres du Royaume de Portugal : il eût
pour Parrain le P. Manuel de S. Jerome , Provincial
du Tiers-Ordre de S. François en Por
tugal.
Les Académies Litteraires se multiplient ent
Portugal ; outre celle de l'Histoire établie à Lisbonne
et celle de Guimaraens , qui a publić :
depuis peu diverses Pieces de Poësie , qui sont
fort applaudies , il vient de s'en établir une nou◄
velle dans la Ville de Braga.
2408 MERCURE DE FRANCE
On apprend en même temps de la Ville de
Chaves en Portugal , que le 8. Août on y avoit
essuyé une Tempête affreuse , qui s'étoit formée
autour d'une Montagne voisine de cette Ville ,
qu'en très-peu de temps la Riviere d'Avelans
s'étoit tellement enflée par la Pluye , que dans
l'espace de trois heures elle avoit entrainé toutes
les Maisons voisines , déraciné tous les Arbres
et fait perir une partie des Habitans.
?
Le Comte d'Orrery , sçavant Anglois , mort
depuis peu , a laissé à l'Université d'Oxford ,
sa belle Bibliotheque qu'on estime 6000. livres
sterlings.
On apprend de la Haye , que le Docteur Desaguliers
y donne depuis le mois dernier , un
cours de Philosophie experimentale , auquel assistent
un grand nombre de Personnes de distinction
le Duc de Lorraine , aussi curieux que
versé dans ce genre de Science , l'a honoré plusieurs
fois de sa presence.
::
On a appris en dernier lieu de la Chine ,
que le Tremblement de Terre dont nous avons
déja parlé , arrivé à Pekim et aux environs , le
30. Septembre 1730. à dix heures trois quarts
fût si violent et si subit , qu'il ne
de se mettre en su-
>
le
temps
›
du matin
donna à personne
reté. Au moment qu'on l'apperçût on vît les
Maisons tomber : l'effort se faisoit par- dessous ,
et les Murailles s'élevoient comme si ç'eût été
l'effet d'une Mine. La premiere sécoussé qui fût
P'unique violente ne dura qu'une minute , et
dans ce peu de temps elle renversa la moitié de
la Ville de Pekin. On compte déja plus de cent
mille personnes qui ont péri
OCTOBRE. 1731. 2409
A quatre lieues au Nord de Pekin , la Terre
s'est ouverte ; il en est sorti une fumée ou un
Brouillard épais ; la Terre s'est trouvée ensuite
couverte d'une eau noire en un endroit , jaúnatre
dans un autre , noire et rougeatre
ailleurs e
un gros Village appellé Tcha - ho a été entie
rement abîmé.
>
"
2
On n'est pas encore sans crainte le Tremblement
n'êtant pas fini. Le jour qu'il commença
, il y eût huit ou neuf secousses mais legeres
; depuis le 30. Septembre jusqu'au 12. d'Öctobre
, il y en cût 23. Lorsque a premiere secousse
se fit sentir P'Empereur étoit dans une
Barque sur un Canal de ses Jardins ; il se prosterna
aussi tôt , acora l'Esprit du Ciel , et l'invoqua
, en s'accusant et attribuant ce fleau du
Ciel à sa négligence dans le Gouvernement. .
>
On écrit de Florence , que le Riposodi Rafaele
paroît imprimé avec de nouvelles figures. C'est
un Dialogue sur la Feinture et la Sculpture ,
très bien écrit et très estimé où l'on traitte
de l'invention , de la disposition , du choix des
attitudes , du dessein et du coloris.
>
Il paroît une nouvelle Estampe dont le
sujet est la Ceremonie du Mariage de Louis
XIV avec Marie Therese d'Autriche. Elle est
de parei le grandeur des six qui ont déja paru ,
dont cinq sont gravées par le celebre SEBASTIEN
LE CLERC , la sixiéme representant l'Entrevuë
des deux Rois Louis XIV. et Philippe IV. Roi
d'Espagne , et celle qui donne lieu à cet article
sont du Sieur Jeorat , d'après aes Tableaux de
Ja composition de M. Le Brun ces deux dernieres
Estampes se vendent chez ledit Jcorat ,
•
Graveur
AIO MERCURE DE FRANCE
>
Graveur , ruë S. Jacques , vis - à- vis les Mathu
rins au Livre d'Or. On trouve aussi chez lui
beaucoup d'Estampes du même Sebastien Le
Clerc , son Beau Pere ; cet avis est d'autant plus
necessaire , que l'on expose en Public quantité
de copies des ouvrages de cet excellent Maître ;
et qu'à deux entr'autres ( l'Académie des Sciences
et des beaux Arts , et l'Entrée d'Alexandre
dans Babilone ) pour les rendre plus conformes
aux Originales , on en a imité jusqu'aux dedicaces
avec le nom de l'Auteur , exactitude , à la
verité , dont le motif est aussi visible que condamnable
par les honnêtes gens et par les cu
rieux intelligens.
Le Sieur le Blanc , Fondeur du Roy , extrê
mement connu par les beaux Ouvrages qu'il fair
d'un Métal de sa composition , couleur d'Or ,
qu'on a bien de la peine à distinguer du vrai or ,
nous prie d'avertir le Public , qu'il est trompé
tous les jours par de méchants Ouvriers , qui
veulent imiter sa composition et son travail , se
Bervant même de son nom pour vendre de mauvaises
Marchandises. Le Sr. le Blanc fait depuis
dix ans un grand débit de ses ouvrages , qu'on
peut voir chez le Roy , chez les Princes et chez
quantité de Seigneurs de la Ville et de la Cour,
Il demeure dans le Cloître S. Germain l'Au
xerrois.
Les Curieux trouveront chez lui quantité d'ouvrages
de goût , utiles et agréables , comme ornemens
de toute espece , Boucles , Pommes de
Cannes , Gardes d'Epées , Tabatieres , Garnitures
de Boutons , Flambeaux , Toilettes , Bras
Lustres , sur-tout de Table , Grilles à feu , & c.
Le
THE
NEW
YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND TILDEN
FOUNDATIONS
.
O IL
ASTOR, LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS
.
Le
OCTOBRE. 1731. 2411
Le Sieur Aubert , Intendant de la Musique
de S. A. S. M. le Duc , vient de donner au Public
un quatriéme Livre de Sonnates ; les Ouvra➡
,
de cet Auteur sont très recherchez. Il suffira
de dire qu'il a sçû joindre dans ce dernier , le
beau chant et les au neuf. On le peut
graces
executer sur la Flute comme sur le Violon ; il
donnera aussi dans le cours de l'Hyver prochain
sa quatriéme suite de Concert de Simphonie ;
on trouvera tous ses ouvrages chez le Sr. Boivin,
rue S. Honoré , à laregle d'or , le Sr. le Clerc ,
rue du Roule , à la Croix d'or , et chez l'Auteur
ruë S. Honoré , vis - à- vis la ruë de Gre➡
nelle , aux Dames de France. Il fera les envois
en Province tels qu'on les souhaittera , en lui
écrivant et lui marquant une adresse exacte.
Le prix de ce Livre de Sonnates est de 8. liv.
et celui de ses Concerts de Symphonie est de
3. liv. 12. fols.
› Papillon , Graveur en bois ruë S. Louis ,
près le Palais , à Paris , donne avis que le petit
Almanach de Paris , pour l'Année 1732. sera
augmenté et embelli de plusieurs choses curieuses.
Avec deux nouvelles planches des mois
qui feront la moitié de l'Année complette .
role est devenue epidemique cette année dans
toute la Catalogne , qu'elle attaque toutes sortes
de Personnes et à tout âge mais qu'elle n'est
pas mortelle. On mande au contraire de Milan
que la même maladie y fait de grands ravages ,
et qu'il y est mort depuis quelque temps plus de
3000. Enfans,
-
On apprend de Lisbonne , que le 31. Aoust ,
le P. Pierre de la Conception , Religieux du
Tiers Ordre de S. François , reçût le Bonnet
de Docteur en Theologie dans l'Université de
Coimbre. C'est le premier Religieux de l'Ordre
de S. François qui ait été reçû Docteur
› non.
seulement dans cette Université , mais dans toutes
les autres du Royaume de Portugal : il eût
pour Parrain le P. Manuel de S. Jerome , Provincial
du Tiers-Ordre de S. François en Por
tugal.
Les Académies Litteraires se multiplient ent
Portugal ; outre celle de l'Histoire établie à Lisbonne
et celle de Guimaraens , qui a publić :
depuis peu diverses Pieces de Poësie , qui sont
fort applaudies , il vient de s'en établir une nou◄
velle dans la Ville de Braga.
2408 MERCURE DE FRANCE
On apprend en même temps de la Ville de
Chaves en Portugal , que le 8. Août on y avoit
essuyé une Tempête affreuse , qui s'étoit formée
autour d'une Montagne voisine de cette Ville ,
qu'en très-peu de temps la Riviere d'Avelans
s'étoit tellement enflée par la Pluye , que dans
l'espace de trois heures elle avoit entrainé toutes
les Maisons voisines , déraciné tous les Arbres
et fait perir une partie des Habitans.
?
Le Comte d'Orrery , sçavant Anglois , mort
depuis peu , a laissé à l'Université d'Oxford ,
sa belle Bibliotheque qu'on estime 6000. livres
sterlings.
On apprend de la Haye , que le Docteur Desaguliers
y donne depuis le mois dernier , un
cours de Philosophie experimentale , auquel assistent
un grand nombre de Personnes de distinction
le Duc de Lorraine , aussi curieux que
versé dans ce genre de Science , l'a honoré plusieurs
fois de sa presence.
::
On a appris en dernier lieu de la Chine ,
que le Tremblement de Terre dont nous avons
déja parlé , arrivé à Pekim et aux environs , le
30. Septembre 1730. à dix heures trois quarts
fût si violent et si subit , qu'il ne
de se mettre en su-
>
le
temps
›
du matin
donna à personne
reté. Au moment qu'on l'apperçût on vît les
Maisons tomber : l'effort se faisoit par- dessous ,
et les Murailles s'élevoient comme si ç'eût été
l'effet d'une Mine. La premiere sécoussé qui fût
P'unique violente ne dura qu'une minute , et
dans ce peu de temps elle renversa la moitié de
la Ville de Pekin. On compte déja plus de cent
mille personnes qui ont péri
OCTOBRE. 1731. 2409
A quatre lieues au Nord de Pekin , la Terre
s'est ouverte ; il en est sorti une fumée ou un
Brouillard épais ; la Terre s'est trouvée ensuite
couverte d'une eau noire en un endroit , jaúnatre
dans un autre , noire et rougeatre
ailleurs e
un gros Village appellé Tcha - ho a été entie
rement abîmé.
>
"
2
On n'est pas encore sans crainte le Tremblement
n'êtant pas fini. Le jour qu'il commença
, il y eût huit ou neuf secousses mais legeres
; depuis le 30. Septembre jusqu'au 12. d'Öctobre
, il y en cût 23. Lorsque a premiere secousse
se fit sentir P'Empereur étoit dans une
Barque sur un Canal de ses Jardins ; il se prosterna
aussi tôt , acora l'Esprit du Ciel , et l'invoqua
, en s'accusant et attribuant ce fleau du
Ciel à sa négligence dans le Gouvernement. .
>
On écrit de Florence , que le Riposodi Rafaele
paroît imprimé avec de nouvelles figures. C'est
un Dialogue sur la Feinture et la Sculpture ,
très bien écrit et très estimé où l'on traitte
de l'invention , de la disposition , du choix des
attitudes , du dessein et du coloris.
>
Il paroît une nouvelle Estampe dont le
sujet est la Ceremonie du Mariage de Louis
XIV avec Marie Therese d'Autriche. Elle est
de parei le grandeur des six qui ont déja paru ,
dont cinq sont gravées par le celebre SEBASTIEN
LE CLERC , la sixiéme representant l'Entrevuë
des deux Rois Louis XIV. et Philippe IV. Roi
d'Espagne , et celle qui donne lieu à cet article
sont du Sieur Jeorat , d'après aes Tableaux de
Ja composition de M. Le Brun ces deux dernieres
Estampes se vendent chez ledit Jcorat ,
•
Graveur
AIO MERCURE DE FRANCE
>
Graveur , ruë S. Jacques , vis - à- vis les Mathu
rins au Livre d'Or. On trouve aussi chez lui
beaucoup d'Estampes du même Sebastien Le
Clerc , son Beau Pere ; cet avis est d'autant plus
necessaire , que l'on expose en Public quantité
de copies des ouvrages de cet excellent Maître ;
et qu'à deux entr'autres ( l'Académie des Sciences
et des beaux Arts , et l'Entrée d'Alexandre
dans Babilone ) pour les rendre plus conformes
aux Originales , on en a imité jusqu'aux dedicaces
avec le nom de l'Auteur , exactitude , à la
verité , dont le motif est aussi visible que condamnable
par les honnêtes gens et par les cu
rieux intelligens.
Le Sieur le Blanc , Fondeur du Roy , extrê
mement connu par les beaux Ouvrages qu'il fair
d'un Métal de sa composition , couleur d'Or ,
qu'on a bien de la peine à distinguer du vrai or ,
nous prie d'avertir le Public , qu'il est trompé
tous les jours par de méchants Ouvriers , qui
veulent imiter sa composition et son travail , se
Bervant même de son nom pour vendre de mauvaises
Marchandises. Le Sr. le Blanc fait depuis
dix ans un grand débit de ses ouvrages , qu'on
peut voir chez le Roy , chez les Princes et chez
quantité de Seigneurs de la Ville et de la Cour,
Il demeure dans le Cloître S. Germain l'Au
xerrois.
Les Curieux trouveront chez lui quantité d'ouvrages
de goût , utiles et agréables , comme ornemens
de toute espece , Boucles , Pommes de
Cannes , Gardes d'Epées , Tabatieres , Garnitures
de Boutons , Flambeaux , Toilettes , Bras
Lustres , sur-tout de Table , Grilles à feu , & c.
Le
THE
NEW
YORK
PUBLIC
LIBRARY
.
ASTOR
, LENOX
AND TILDEN
FOUNDATIONS
.
O IL
ASTOR, LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS
.
Le
OCTOBRE. 1731. 2411
Le Sieur Aubert , Intendant de la Musique
de S. A. S. M. le Duc , vient de donner au Public
un quatriéme Livre de Sonnates ; les Ouvra➡
,
de cet Auteur sont très recherchez. Il suffira
de dire qu'il a sçû joindre dans ce dernier , le
beau chant et les au neuf. On le peut
graces
executer sur la Flute comme sur le Violon ; il
donnera aussi dans le cours de l'Hyver prochain
sa quatriéme suite de Concert de Simphonie ;
on trouvera tous ses ouvrages chez le Sr. Boivin,
rue S. Honoré , à laregle d'or , le Sr. le Clerc ,
rue du Roule , à la Croix d'or , et chez l'Auteur
ruë S. Honoré , vis - à- vis la ruë de Gre➡
nelle , aux Dames de France. Il fera les envois
en Province tels qu'on les souhaittera , en lui
écrivant et lui marquant une adresse exacte.
Le prix de ce Livre de Sonnates est de 8. liv.
et celui de ses Concerts de Symphonie est de
3. liv. 12. fols.
› Papillon , Graveur en bois ruë S. Louis ,
près le Palais , à Paris , donne avis que le petit
Almanach de Paris , pour l'Année 1732. sera
augmenté et embelli de plusieurs choses curieuses.
Avec deux nouvelles planches des mois
qui feront la moitié de l'Année complette .
Fermer
Résumé : « On mande de Barcelonne, que la petite Verole est devenuë epidemique cette année dans [...] »
En 1731, plusieurs événements historiques et culturels marquants ont eu lieu. En Catalogne, une épidémie de variole est devenue endémique, affectant toutes les classes d'âge sans être mortelle. À Milan, la variole a causé la mort de plus de 3000 enfants. Au Portugal, le Père Pierre de la Conception a obtenu le bonnet de docteur en théologie à l'Université de Coimbre, devenant le premier religieux de l'Ordre de Saint-François à recevoir ce titre dans le pays. Les académies littéraires se sont multipliées avec de nouvelles créations à Braga et Guimaraens. À Chaves, une tempête a causé des ravages et entraîné la mort de nombreux habitants. Le Comte d'Orrery a légué sa bibliothèque à l'Université d'Oxford. À La Haye, le Docteur Desaguliers a donné des cours de philosophie expérimentale, fréquentés par des personnalités distinguées. En Chine, un violent tremblement de terre a frappé Pékin, causant la mort de plus de cent mille personnes et des destructions massives. À Florence, un dialogue sur la peinture et la sculpture a été publié. Une nouvelle estampe représentant le mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse d'Autriche a été mise en vente. Le fondeur Le Blanc a averti contre les contrefaçons de ses œuvres. Le musicien Aubert a publié un quatrième livre de sonates et annoncé une suite de concerts pour l'hiver prochain. Enfin, le graveur Papillon a annoncé l'augmentation et l'embellissement de l'Almanach de Paris pour l'année 1732.
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