Résultats : 109 texte(s)
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51
p. 95
Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Début :
Mr le Comte de Malaurand, Lieutenant de Roy de la [...]
Mots clefs :
Serment
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texteReconnaissance textuelle : Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Mr le Comte deMalaurand
,
Lieutenant de
Roy de -laHaute&Baffe
Alsace, a presté serment
le 28. Avril àMarly.
,
Lieutenant de
Roy de -laHaute&Baffe
Alsace, a presté serment
le 28. Avril àMarly.
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52
p. 95-96
Mort. [titre d'après la table]
Début :
Mercredy 20. de May à minuit Loüis Charles Auguste Foucquet, [...]
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texteReconnaissance textuelle : Mort. [titre d'après la table]
Mercredy 20. de May
à minuit Loüis Charles
AugusteFoucquet, Comte
de Belle-Isle, Brigadier
des Armées du Roy,ôc
Mestre deCamp General
des Dragons de France,
épousaHenrietteFrançoise
de Durforr. Le Comte
de Belle-Isle est fils de
LouisFoucquet, Marquis
deBelle-Isle,&deCatherineAgnés
de Levy, & la
Demoiselle est fille de
Charles de Durfort Marquisde
Cidrac ,& d'AngeliqueMariedu
Bourdet.
Les nopces se sont faites
chez Madame laDuchesse
de Vendosme avec beau.
coup de magnificence.
Madame la Princesse &
Madame la Princesse de
Conty y assisterent.
à minuit Loüis Charles
AugusteFoucquet, Comte
de Belle-Isle, Brigadier
des Armées du Roy,ôc
Mestre deCamp General
des Dragons de France,
épousaHenrietteFrançoise
de Durforr. Le Comte
de Belle-Isle est fils de
LouisFoucquet, Marquis
deBelle-Isle,&deCatherineAgnés
de Levy, & la
Demoiselle est fille de
Charles de Durfort Marquisde
Cidrac ,& d'AngeliqueMariedu
Bourdet.
Les nopces se sont faites
chez Madame laDuchesse
de Vendosme avec beau.
coup de magnificence.
Madame la Princesse &
Madame la Princesse de
Conty y assisterent.
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Résumé : Mort. [titre d'après la table]
Le 20 mai, Louis Charles Auguste Fouquet, Comte de Belle-Isle, épousa Henriette Françoise de Durfort. Il est le fils de Louis Fouquet et de Catherine Agnès de Levy. Elle est la fille de Charles de Durfort et d'Angélique Marie du Bourdet. La cérémonie, présidée par la Duchesse de Vendosme, fut grandiose et les Princesses de Conti y assistèrent.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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53
p. 97-98
NOUVELLES.
Début :
Aprés vous avoir donné des Nouvelles à l'ordinaire, j' [...]
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES.
NOVVELLES. r.», - -:,..¿"A '< -•- - ji prés vous avoir
donnédes Nouvelles à
l'ordinaire, j'ai cru qu'un
Journal traduit de plusieurs
Lettres Espagnoles,
feroit plaisir à ceux
qui rassemblent les morceaux
les plus curieux 6C
les plus exacts, pour
composerune fuitehifterique
des Nouvelles de
chaque espece
, ce qui
est le but principal que,,
je me suis proposé en divisant
mon Mercure en
quatre Parties; ensorte
qu'y joignant ensemble
les Nouvelles de differents
mois,on peut avoir
un Journal suivi de ce
qui s'est passé pendant
toutel'Année.
donnédes Nouvelles à
l'ordinaire, j'ai cru qu'un
Journal traduit de plusieurs
Lettres Espagnoles,
feroit plaisir à ceux
qui rassemblent les morceaux
les plus curieux 6C
les plus exacts, pour
composerune fuitehifterique
des Nouvelles de
chaque espece
, ce qui
est le but principal que,,
je me suis proposé en divisant
mon Mercure en
quatre Parties; ensorte
qu'y joignant ensemble
les Nouvelles de differents
mois,on peut avoir
un Journal suivi de ce
qui s'est passé pendant
toutel'Année.
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Résumé : NOUVELLES.
L'auteur décide de traduire un journal espagnol pour enrichir ses nouvelles. Il vise à satisfaire les lecteurs collectionnant des informations précises pour une chronique historique. Son journal, 'Mercure', est structuré en quatre parties pour offrir une vue d'ensemble des événements annuels.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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54
p. 99-144
JOURNAL veritable de tout ce qui s'est passé à Madrid de plus remarquable depuis le 20. Aoust 1710. jusqu'au 3. Decembre de la mesme année, jour auquel Sa M. C. rentra dans cette Capitale.
Début :
Dés le moment qu'on eut appris le malheureux succez [...]
Mots clefs :
Madrid, Roi d'Espagne, Philippe V
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texteReconnaissance textuelle : JOURNAL veritable de tout ce qui s'est passé à Madrid de plus remarquable depuis le 20. Aoust 1710. jusqu'au 3. Decembre de la mesme année, jour auquel Sa M. C. rentra dans cette Capitale.
if O U R NA L
veritabledetout ce qui
s'est pajjea Madrid
de plus remarquable
depuis le 20. Aoust
1710jusqu'au 3. De-
L:,,.,( de la mesme
aSnaAnéde.,jourauquel
C. 1.H-f1.- dans
cetteCapitale.
D
és le momentqu'on
"ur appris le malheureux
JUCCCZ qu'eurent le 18.
Aoust 1710. les armes du
Roy d'Espagne à la batail- -
le de Saragosse
,
dont la
nouvelle arriva à Madrid
le 20.Aoust,chacun fut saisi
d'unetristesse profonde,
ôc la consternation fut generale
dans toute la Ville,
sur tout lorsqu'on fçucjj
avec certitude que leurs
Majestez avec toute leur
Maison se preparoient as1
en sortir pour se retirer Mi
Valladolid
, ce qui s'exe":':
cuta le 9. de Septembre aujj
matin sur le rapport qu'on
eut que les Ennemis estoient
déja aux environ
deCuença. On n'a jamais
veu dans Madrid un plus
triste spectacle
; tous les
habitants fondoient en
larmes, en voyant le départ
precipité pour ne pas
dire la fuite de leurs Majestez.
Elles furent accompagnées
dans leur malheur
de tous les Conseils,
de tous les Grands,&de
tous les Nobles, sans que
rien put les retenir, ni la
crainte de perdre leurs
biens ni l'attachement à
leurs famillesnon pasmesme
l'amour.
Je dis cecy par rapport
a un jeune Amant
Espagnol qui sacrifia son
amour au zele qu'ilavoit
pour son Roy; c'estune
avanture qui méritébien u
qu'on la raconte ayeco
toutes lès circonstances.
Je vous la donneray sé-^
parement à la suitede ces
Journal, Elle y seraà sa,£
place, puisque le retour
de Philippe V. à Madrid
en fit le dénouement
,
commeson départenembrouilla
l'intrigue.
Ilyeut plusieursDames
qui suivirent la Reine
,
les
autres leurs Maris,& celles
qui ne purent suivre se
retirerent dans des Convents
: en forte qu'il ne
resta dans Madrid ni aux
environs que quelques
Ministres rebelles qui avoient
abandonné le parti
du Roy. Le Duc de Veraguas
,
President du Conseil
& des Ordres, & Conseillerd'Estat
, mourut le
mesme jour du départ de
Sa Majesté, de douleur de
n'avoirpulasuivre,àcause
de ses grandes infirmitez.
Le nouveau Duc,sonfils,
pour ne pas differer un
moment à donner au Roy
des preuves de sa fidelité,
partit aussi-tost, & suivit
Sa MajeHé sans avoir rendu
les derniers devoirs à
son pere.
Aprés le depart de leurs
Majestez
, & de tant de
personnes considerables
,
la Ville de Madrid demeura
semblable à un desert
,
& dans une tristesse incroyable.
Le 21. de Septembre le
General Stanhope Envoyé
extraordinaire d'Angleterre
auprès de l'Archiduc
vint à l'Hostel de Ville,
pour lui demander de sa
part l'obéïssance , & sur
rheure 4. Echevins furent
députés du Corps
,
pour l'aller rendre à l'Ar..
chiducqui estoit pour lors
à Alcala d'Henares.
Sur le soir du mesme
jour21. Septembre, on publia
icy le mesme Edit qui
avoit esté publié à Sarra-
, gosse le 21. Aoust, menaçant
de punir suivanttoute
la rigueur des Loix , «
ceux qui ne voudroient
pas le reconnoistre pour
leur Souverain.
Le mesme jour on publia
encore trois autres
Edits qui furent affichés
par toute laVille. Le premier
pour retenir chacun
dans ion devoir fous peine
de la vie. Le second portoit
commandement à
tous les soldats dePhilippe
V. qui seroient encore
dans Madrid ou dans les
Hospitaux
,
de se presenter
en personneouunau-
tre pour euxdans 24. heures
fous peine de la vie.
Le troisiémeestoit un ordre
de relascher tous les
prisonniers d'Estat
, en-à
-
joignantà tous les Geolliersd'y
satisfaire.
Aprés que tous ces ordres
eurent esté donnez,
le General Stanhopeprit
son logement dans une
maisonde plaisance située
hors de la Ville, & appelléela
Floride; & sonDétachement
se campa aux
environs de la Ville surle
bord du Mançanarés.
Il y eut pendant trois
nuits quelques illuminations
dont les habitants
esteignoient une partie
pendant qu'on allumoit
l'autre, & de toures les
cloches qui devoient sonner
on en sonna fort peu
parce que tous les Sacristainssurpris
de voir arriver
tant d'heretiques, mirent
tous leurs soins à preserver
du pillage ce qu'ils
avoient de plus précieux,
ôc la Connerie fut mesme
interrompuë en quelques
endroits parce que les Anglois
pillerent jusqu'aux
cordes des cloches quand
ils ne trouvoient rien de
meilleur à prendre.
Le 22. de Septembre le
General Sranhope envoya
au Couvent de Nostre-
Dame d'Atoche un Capiraine
avec 60. Cavaliers
pour en enlever tous les
Drapeaux & Etendars que
Philippe V. avoit offerts
depuis la guerre. On les
distribua aux Soldats de
chaque Nation sur laquelle
ils avoient esté pris, particulierement
à la bataille
dAlmanza. Il les porcerent
en triomphe partoutes
les ruës decette Ville
avec autant de fierté que
s'ils les eussent remportez
d'un combat, & non pas
détachées des murs d'un
Eglise. Ils les porterent
ainsijusqu'àleurcamp qui
estoit entre Madrid&Alcala.
Ensuite les vols devinrent
si frequents dans la
Ville qu'on n'a pas cesse
un seul moment d'estre
dans la crainte d'un pillage
general.
Ce mesme jour Dom
Antonio Sanguineto que
Philippe V.avoit fait Lieutenant
Général de Police
à Madrid par interim
Jonna , par ordre du General
Stanhope unMandement
-qUi portoit qu'on
<ut à recevoir fous peine
de la vie,toutes fortes de
Monnoves , tant dans la
Ville que hors d'icelle
foit quelles fussent du,
Royaume ou estrangeres,
suivant le prix courant
dont il donnaune explication
par rapport à celles
de Portugal. ir,
Le 26. toute l'A rmée
Ennemie vint camper aux
environs de Cavillejas, &
l'Archiduc prit son logement
dans la maison de
plaisance du Comte d'Aguilar
qui n'est qu'à une
lieuë de cette Ville. Ce
mesme jour on ordonna
des illuminations par toute
laVille pour le 28. jour
que l'Archiduc choisit
pour entendre la Messe à
Nostre-Dame d'Atocha,
après laquelle accompa- 1
gné de ses Gardes,estanc
entré
entré dans la Ville par la
ruë d'Atocha, il fut le long
d'icelle jusqu'à la porte
deGuadalaxara,puis ayant
repris par la grande ruë,
il forcir par la porte d'Alcala,
& se retira à la susdite
maison de campagne, fort
mal satisfait du peu d'empressement
qu'onavoit eu
d'accourir aux endroits
par où il passoit.
Le premier Octobre il
y eut feste au Palais pour
celebrer le jour auquel
l'Archiduc entroit dans sa
27eannée: mais peu de
persnnes ,
& fort peu
connues s'y trouverent
pour luy baiserles mains.
Il y eut aussi une Assemblée
d'Alcades ou Juges
dans laquelle Dom Francisco
Alvares Guerrero
présida. Les principaux
estoient Don Joséph Sotelo,
DonAdresPinto de
- Lara
,
Don Joseph Palacios
,
Don Augustin de
Cardenas, Don Louis de
la Sevilla
, & Don Pedro
Infante. Don Pedro Zamires
y fit la fonction de
Procureur du Roy. On y
nomma 40 Huissiers ou
Sergens. On ordonna ensuite
à toutes les Dames
qui s'estoient retirées dans
des Convents,de revenir
occu perleurs mai sons
faure de , quoy on y mettroit
Garnison.
Le 4. du mesme mois
onleva leCamp de Cavillejas,
& l'armée ennemie
s'avança jusqu'au Pardo.
Ce sur alors qu'on commença
d'exiler tous ceux
qui ne furent pas trouvez
agreables au gouvernement
present, & lesaccusations
qui furent portées
àceteffet devant les Juges
contre lesfidels serviteurs
duRoyPhilippe, & contre
les François,se trouverenten
si grande quantiré
qu'ils furent obligez
de n'y pas faire l'attention
qu'en attendoient les delateurs,
pour nepas voir
la Ville depourvûë d'honnestes
gens, quoyque la
plus grande partie se fût
déjaretirée& miseà couvert
dans des aziles saj',.'
crez.
Le6. dumefme mois le
<
Marquis de Palamares fut
eslu nouveau Lieutenant
General de la Ville
,
à la
place de Don Sanguineto
Yzaias, & prit possession
decette Charge.
Le 7. on ordonna à tous
les habitants de la Ville
fous peine de la vie de faire
une déclaration exacte
de tous les Chevaux qu'ils
avoient dans leurs maisons
, pour en former un
Regiment fous le nom de
Madrid,dont on fit Colonel
Don Bonifacio Maurique
de Lara ; mais l'o.
béïssance aveugle que l'on
eust pour cetordre rigoureux
ne hit nullement recompensée,
car le General
Stanhope s'empara detous
les Chevaux sans en faire
aucun paiement. On ordonna
aussi dans le mesme
temps de lever deux Regiments
d'Infanterie
, auxquels
on donna le nom de
Tolede& deGuadalaxara;
le premier eut pour Colonel
le Comte de la Puebla
de Portugal, & l'on nomma
pour le second Don
Antonio de Villaroël, tous.
deux Lieutenans Generaux.
Le 12. on envoya une
Lettre circulaire à toutes
les Dames de qualité, portant
ordre de se rendre en
quatre jours àTolede. Il
yeneutquelquesunes qui
obéïrent, mais la plufparc
resterent chez elles.
Le 14. on commença à
monter laGarde au Palais,
& le15. on ordonna à tous
les François de sortir de la
Ville dans 24. heures fous
peine de la vie.
Le 19. Don Raimon Vilana
Piolasenvoya une
Lettre circu laire à tous les
Couvents & Superieurs
d'iceux, pour les avertir
qu'ilseussent à decouvrir
aux Juges qui feroient envoyez
, tous les biens qu'ils
tenoient cachez,& qui
appartenoient à ceux qui
avoient suivi & suivoient
actuellement le party de
PhilippeV.
Le 22. il y eut une Afsemblée
de Theologiens,
Jurisconsultes
,
& Docteurs
en Droit, pour deliberer
de se rendre maistre
de
de tout ce qui estoit retenu
caché dans les Maisons
Religieuses & Couvent.
Le resultat fut qu'il falloit
visiter partout ®istrer
jusqu'aux Tombeaux ôc
Sepultures des morts ,
à
propos de quoy DonFrancisco
Parga,Vicaire de la
Paroisse de San Gines
homme tres-attaché , au
parti du Roy Philippe,
ayant esté misau nombre
des proscrits
,
& estanc
mort sur les entrefaites,
le conseil ne laissa pas de
luy faire signifier son bannissement.
Un Espagnol qui
se trouva auprés du
Corps mort, dans le
moment que le porteur
de
*
la significationarrivoit
, luy demanda fierement
ce qu'il vouloit;
l'Argoafil dit qu'il venoit
signifîer le bannit
sementàDonFrancisco:
he par dios, dit l'Espagnol
relevant sa moustache,
vos venir tardè Ar*
goafil, D. Francisco esta
bien lexos; qui veutdire,
vousveneT^tardHmjfîer9
Don Francisco estdesja
bien loin.
Cemesme jour le nouveau
Gouverneur Don
Maurique donna un Arrest
qui declaroitentr'autres
choses que quiconque
de jour & de nuit, d'une
voix haute ou basse crieroit
Vive Philippe V. seroit
executé à mort sur le
champ.
A l'occasionde cetArrest
un Bourgeois paria
contre un autre qu il y
contreviendroit publiquement
; je parie que
nonditl'autre,& jeparie
un quadruple:non reprit
celuy-cy, je ne veux rien
parier,je gagnerayassez
en contentant mon zele;
aussi-tost il s'équipa à
peu prés en Colporteur
François, &C tenant pluheurs
imprimez fous son
bras, il marmotoit tout
bas: Arrestqui dessendà
toutespersonnes,etc. Se
quand il estoit parvenu
aux mots Vive Philippe
cinq, illes crioit de toute
sa force, en sortequ'on
n'entendoit crier que
VivePhilippe V. partout
où il passoit. Onsesaisit
de luy ; il réponditfroidement
,qu'avez vous à
me dire, je publie l'Arrest
du Gouverneur. Le
faux Colporteur reçut
force bourades , mais il
se sauva, ravi de s'estre
satisfait à si bon marché
Le 20, du mesme mois
Dom Francisco Quincozes
fit publier que tous les
gens de guerre prisonniers
ou autres qui auroient
servi dans les Troupes
de Philippe V. eussent
à se presenter dans 2,4,
heures fous peine de chastimenc
arbitraire
, & de
confiscations de leurs
biens dont l'accusateur
auroit la troisiéme partie.
Il delivra au/G les ordres
pour envoyer en exil un
grand nombre d'Ecclesiastiques
tant Seculiers que
Reguliers; & dés lesjours
suivants on bannit hors
de la Ville les PP. Blanto
& Atynila
,
Su perieurs de
l'Ordre de S. Dominique,
avec le Gardien de l'Eglise
de S. Bernard, & le Pere
Cardona de l'Ordre des
Agonisans.
Le 28. l'Armée Ennemie
changea de camp,&
vint à Villaverda
Le 29. le Confcil de Castille
s'assembla fous les
ordres du Marquisde Castillo,
Gouverneur par interim
;assisté de Don FernandoGarcia-
Bazan, de
Don Joseph Garfupcy
,
de
Don Francisco. Alvarez-
Guerrero, de Don Manuel
de Gamboa, nouveauPrefident
de laChambre
,de Don Joseph de la
Serna, en qualité de Procureur
du Roy, & de Don
Migueld'Espinosa,Secretaire
de la Chambre. On
nomma ensuite pour President
du Conseil des Finances
,Don Atanafio de
Estaripa,Evesque de Licopoli,
& pour Conseillers
Assesseurs,le Marquis de
Fuente Humosa, Don
Manuel de S. Martin &
Benavente, Dom Joseph
de Palavos,les Comtes de
Belmont & de Clavijo
Don Manuel Salcedo ôc
Morequecho, Don Sebastien
Valero- Montero
»
pour Procureur du Roy
& Don Juan Manuel de
Bargos, pour Secretaire.
On establit aussi une
Chambre de Justice & une
Chambre des Compres
3 &l'on créa pour Conseillers
dans la premiere
Don Simon llavez ,
, Don
Joseph deOmagna,Don
Miguel de Mata , Don
Juan de Soto-Maya, &
Don Francisco de Melgar;
ce dernier faisoit la fonction
de Procureur du Roy.
Les Conseillers de la
Chambre des Comtes furent
le Marquis de Cavillejas,
Don AndresdeAvila,
Don Diego de Burgos,
& Don Francisco de Sylveira,
DonPrudenico Gregorio
de la Fuente eut la
Charge de Procureur du
Rofy.
-- On forma de plus un
Conseil des Indesles Seigneurs
qui le composerent
furent Don Pedro
Gamarra & Arhaga, le
Comte de Paredes
,
Don
Zamon Portocarrero ,
Don Joseph de Hugarté
,
Dom Sancho de Castro
:J Don Joseph Escals, pour
Procureur du ROY;r& Don
Domingo Lopez- Calo,
pour Secretaire. Pour le
Conseil des Ordres, on ne
put achever de le former
entierement.
Pendant ce nouveau
gouvernement on a eu la
douleur de vo~ire
publiquement au milieu
des ruës de cette grande
Ville, des Ca lices des Patenes,
desCiboires& de
toutes sortes d'Ornements
& de Vases sacrez qui avoientesté
pillez dans nos
Eglises.
Le 2. de Novembre on
publiaunEdit portant désense
à toutes fortes de
personnes d'aller auCamp
fous peine de 200. coups
de foüet.
Le 5. la farine des Magasinspublics
ayant manque
,
aussi-bien que celle
qu'on avoit tirée des Couvenrs,
des Boulangeries,
& des maisons paniculicres
, la Ville commençaà
manquer de pain, de viande
,
de vin
,
& de toutes
fortes de poissons & de legumes
necessaires à la vie,
sans que l'on vit aucun
moyen d'y remedier
, ce
qui la reduisit à la derniere
extremité;nonobstant laquelleon
ne laissa pas d'obliger
les habitants fous
peine de trahison de porter
au Camp, pendant les
trois jours suivans, tous les
cochons, les poulets, les
legumes, & les autres choses
qui pourroient se trouver
dans la Ville.
Le 8 jour dudit mois
Don Francisco de Quincozes
fit publier trois Edirs.
Le premier que les
gens de guerre qui ne s'estoient
pas encore presentés,
eussent à le faire dans
24. heures fous peine de la
vie; & dcffcnfe à toutes
personnes de les tenir cachés,
fous les mesmes peines.
Le second portoit ordre
de luy remettre sans
délay tous les habits, les
munitions ,
poudre,balles,
& autres instrumens
de guerre , ou train d'artillerie
qui se trouveroient
dans laVille. Letroisiéme
réïteroit un autre donné
cy devant, deluy remettre
incessamment entre
les mains toutes les armes,
alfucsJ fusils ,&c.
Le 9 jour dédié à la
Sainte Vierge tous les
nouveauxConseils establis
par l'Archiduc
, reçurent
ordre de passer à Tolede.
Le II. ils se mirent tous
en marche avec l'armée
qui prit le mesme chemin
de Campozuelos.
Lemesme jour II. Novembre
,l'Archiduc estant àCompozuelos, signa de
sa main un Décret paraphé
de Don Zamon Vilana
,
& adressé au Lieutenant
General de Police à
Tolede ;
il contenoit en
substance
,
qu'ayant appris
que les. Ennemis par
leurs detestables artifices
faisoient passer pour rigoureux
le Décret par luy
rendu
rendu le 12. du mois précedent
, par lequelil estoit
enjoint & ordonné àtoutes
les femmes
, veuves,
& filles des Grands d'Er..
pagne,& de tous les Nobles
de la nation qui suivoient
le party de Philippe
V. de quitter Madrid pour
aller à Tolede
;
qu'il ordonnait,
pour marquer
fès égards pour les Dames.
de condition, que toutes
les susdites personnes qui
auroient obéi & executcr
le susdit Décret du 18. Octobre
,
peussent en toute
seureté retourner à Madrid
; sur quoy une Dame
Espagnole dit: las cortesias
tardadas intienengroeta con las
Damas: que lescourtoisies
tardives perdent leur grace
auprés des Dames.
Le n. du mesme mois
on vie paroistre aux environs
de laChapelle de
l'Ange Gardien, éloignée.
de cetteVille d'un quart
de lieuë,. un petit corps
de Troupes de Philippe
V. ce qui causa une si
grande joye que Don
Antonio Sanguineto qui
depuis le depart des Ennemis
avoit repris les fonctions
de Lieutenant General
de Police, craignant
qu'iln'en arrivât quelques
desordres, prit toutes les
précautions necessaires
dans une conjoncture si
epineuse
, ce qui luy a
merité l'approbation generale.
Enfin le 25. les deux
RegimentsdePignatelli,
& de S. Jacques, commandez
parDonFeliciano
de Bracamonte, Maréchal
de Camp, firent
leur entrée au Buen-Retiro
,
& le24. jour auquel
nostre Monarque avoic
esté proclame Roy, ils entrerent
dans Madrid par
la ruë d'A lcala, puis par
la grande ruë, passerent
par la porte de Guadalaxara,
& poursuivirent le
long de la rue Nostre-
Dame par où ilssortirent
d'Arocha, d'où ils se renidirent
à Vallejas.
Le mesme jour le Roy
confirma Don Antonio
Sanguineto dans sa Charge
de Lieutenant de Police
Le 3,, Décembre pour
de S.FrançoisXavier,Sa
M.Cfut àNostre Dame
d'Atocha sur les trois heures
aprèsmidy, ou après
avoir fait chanterle Te,
Deum, il monta àcheval
accompagnéde MrleDuc
de Vendosme des principaux
Officiers de son Armée
& de saMaison, de
tous les Nobles &Grands
duRoyaume&de ses Gardes
du Corps, il fit [ott
entréepublique
,
où le
concours du peuple fut
si grand & les marques
de joye qu'il donna si extraordinaires
,
qu'il n'est
pas facile d'en juger sainement
sans en avoir esté
le témoin oculaire.
Pendantque leRoyentroit
à Madrid, on apprit
que le 3. Décembre les
Ennemisavoiententièrement
évacuéToledele29.
Novembre5que cetteVille
qu'ils avoient choisie
pour faire leur Place d'Armes,
avoir elle abandonnée
avec tant de précipitation
, que ne pouvant
sauver les Magasinsqu'ils
avoient mis dans l'Alcaçar
& dans plusieurs maifons,
y avoient mis le feu,
& placé une meche qui
dévoie faire saurer soixante
barils de poudre, ce qui
auroit détruit ce Palais
magnifique. Mais que les
habitans y estant accourus
en diligence,avoient oste
la meche & esteint le feu ;
qu'ils furent si irritez contre
les Ennemis, qu'ils prirent
les armes & chargerent
leur arriéré garde,en
quoy ils furent secondez
par cinq cens Chevaux que
Dom Pedro Ronquillo faisait entrer par une Porte,
pendant que les Ennemis fuyaient par l'autre.
veritabledetout ce qui
s'est pajjea Madrid
de plus remarquable
depuis le 20. Aoust
1710jusqu'au 3. De-
L:,,.,( de la mesme
aSnaAnéde.,jourauquel
C. 1.H-f1.- dans
cetteCapitale.
D
és le momentqu'on
"ur appris le malheureux
JUCCCZ qu'eurent le 18.
Aoust 1710. les armes du
Roy d'Espagne à la batail- -
le de Saragosse
,
dont la
nouvelle arriva à Madrid
le 20.Aoust,chacun fut saisi
d'unetristesse profonde,
ôc la consternation fut generale
dans toute la Ville,
sur tout lorsqu'on fçucjj
avec certitude que leurs
Majestez avec toute leur
Maison se preparoient as1
en sortir pour se retirer Mi
Valladolid
, ce qui s'exe":':
cuta le 9. de Septembre aujj
matin sur le rapport qu'on
eut que les Ennemis estoient
déja aux environ
deCuença. On n'a jamais
veu dans Madrid un plus
triste spectacle
; tous les
habitants fondoient en
larmes, en voyant le départ
precipité pour ne pas
dire la fuite de leurs Majestez.
Elles furent accompagnées
dans leur malheur
de tous les Conseils,
de tous les Grands,&de
tous les Nobles, sans que
rien put les retenir, ni la
crainte de perdre leurs
biens ni l'attachement à
leurs famillesnon pasmesme
l'amour.
Je dis cecy par rapport
a un jeune Amant
Espagnol qui sacrifia son
amour au zele qu'ilavoit
pour son Roy; c'estune
avanture qui méritébien u
qu'on la raconte ayeco
toutes lès circonstances.
Je vous la donneray sé-^
parement à la suitede ces
Journal, Elle y seraà sa,£
place, puisque le retour
de Philippe V. à Madrid
en fit le dénouement
,
commeson départenembrouilla
l'intrigue.
Ilyeut plusieursDames
qui suivirent la Reine
,
les
autres leurs Maris,& celles
qui ne purent suivre se
retirerent dans des Convents
: en forte qu'il ne
resta dans Madrid ni aux
environs que quelques
Ministres rebelles qui avoient
abandonné le parti
du Roy. Le Duc de Veraguas
,
President du Conseil
& des Ordres, & Conseillerd'Estat
, mourut le
mesme jour du départ de
Sa Majesté, de douleur de
n'avoirpulasuivre,àcause
de ses grandes infirmitez.
Le nouveau Duc,sonfils,
pour ne pas differer un
moment à donner au Roy
des preuves de sa fidelité,
partit aussi-tost, & suivit
Sa MajeHé sans avoir rendu
les derniers devoirs à
son pere.
Aprés le depart de leurs
Majestez
, & de tant de
personnes considerables
,
la Ville de Madrid demeura
semblable à un desert
,
& dans une tristesse incroyable.
Le 21. de Septembre le
General Stanhope Envoyé
extraordinaire d'Angleterre
auprès de l'Archiduc
vint à l'Hostel de Ville,
pour lui demander de sa
part l'obéïssance , & sur
rheure 4. Echevins furent
députés du Corps
,
pour l'aller rendre à l'Ar..
chiducqui estoit pour lors
à Alcala d'Henares.
Sur le soir du mesme
jour21. Septembre, on publia
icy le mesme Edit qui
avoit esté publié à Sarra-
, gosse le 21. Aoust, menaçant
de punir suivanttoute
la rigueur des Loix , «
ceux qui ne voudroient
pas le reconnoistre pour
leur Souverain.
Le mesme jour on publia
encore trois autres
Edits qui furent affichés
par toute laVille. Le premier
pour retenir chacun
dans ion devoir fous peine
de la vie. Le second portoit
commandement à
tous les soldats dePhilippe
V. qui seroient encore
dans Madrid ou dans les
Hospitaux
,
de se presenter
en personneouunau-
tre pour euxdans 24. heures
fous peine de la vie.
Le troisiémeestoit un ordre
de relascher tous les
prisonniers d'Estat
, en-à
-
joignantà tous les Geolliersd'y
satisfaire.
Aprés que tous ces ordres
eurent esté donnez,
le General Stanhopeprit
son logement dans une
maisonde plaisance située
hors de la Ville, & appelléela
Floride; & sonDétachement
se campa aux
environs de la Ville surle
bord du Mançanarés.
Il y eut pendant trois
nuits quelques illuminations
dont les habitants
esteignoient une partie
pendant qu'on allumoit
l'autre, & de toures les
cloches qui devoient sonner
on en sonna fort peu
parce que tous les Sacristainssurpris
de voir arriver
tant d'heretiques, mirent
tous leurs soins à preserver
du pillage ce qu'ils
avoient de plus précieux,
ôc la Connerie fut mesme
interrompuë en quelques
endroits parce que les Anglois
pillerent jusqu'aux
cordes des cloches quand
ils ne trouvoient rien de
meilleur à prendre.
Le 22. de Septembre le
General Sranhope envoya
au Couvent de Nostre-
Dame d'Atoche un Capiraine
avec 60. Cavaliers
pour en enlever tous les
Drapeaux & Etendars que
Philippe V. avoit offerts
depuis la guerre. On les
distribua aux Soldats de
chaque Nation sur laquelle
ils avoient esté pris, particulierement
à la bataille
dAlmanza. Il les porcerent
en triomphe partoutes
les ruës decette Ville
avec autant de fierté que
s'ils les eussent remportez
d'un combat, & non pas
détachées des murs d'un
Eglise. Ils les porterent
ainsijusqu'àleurcamp qui
estoit entre Madrid&Alcala.
Ensuite les vols devinrent
si frequents dans la
Ville qu'on n'a pas cesse
un seul moment d'estre
dans la crainte d'un pillage
general.
Ce mesme jour Dom
Antonio Sanguineto que
Philippe V.avoit fait Lieutenant
Général de Police
à Madrid par interim
Jonna , par ordre du General
Stanhope unMandement
-qUi portoit qu'on
<ut à recevoir fous peine
de la vie,toutes fortes de
Monnoves , tant dans la
Ville que hors d'icelle
foit quelles fussent du,
Royaume ou estrangeres,
suivant le prix courant
dont il donnaune explication
par rapport à celles
de Portugal. ir,
Le 26. toute l'A rmée
Ennemie vint camper aux
environs de Cavillejas, &
l'Archiduc prit son logement
dans la maison de
plaisance du Comte d'Aguilar
qui n'est qu'à une
lieuë de cette Ville. Ce
mesme jour on ordonna
des illuminations par toute
laVille pour le 28. jour
que l'Archiduc choisit
pour entendre la Messe à
Nostre-Dame d'Atocha,
après laquelle accompa- 1
gné de ses Gardes,estanc
entré
entré dans la Ville par la
ruë d'Atocha, il fut le long
d'icelle jusqu'à la porte
deGuadalaxara,puis ayant
repris par la grande ruë,
il forcir par la porte d'Alcala,
& se retira à la susdite
maison de campagne, fort
mal satisfait du peu d'empressement
qu'onavoit eu
d'accourir aux endroits
par où il passoit.
Le premier Octobre il
y eut feste au Palais pour
celebrer le jour auquel
l'Archiduc entroit dans sa
27eannée: mais peu de
persnnes ,
& fort peu
connues s'y trouverent
pour luy baiserles mains.
Il y eut aussi une Assemblée
d'Alcades ou Juges
dans laquelle Dom Francisco
Alvares Guerrero
présida. Les principaux
estoient Don Joséph Sotelo,
DonAdresPinto de
- Lara
,
Don Joseph Palacios
,
Don Augustin de
Cardenas, Don Louis de
la Sevilla
, & Don Pedro
Infante. Don Pedro Zamires
y fit la fonction de
Procureur du Roy. On y
nomma 40 Huissiers ou
Sergens. On ordonna ensuite
à toutes les Dames
qui s'estoient retirées dans
des Convents,de revenir
occu perleurs mai sons
faure de , quoy on y mettroit
Garnison.
Le 4. du mesme mois
onleva leCamp de Cavillejas,
& l'armée ennemie
s'avança jusqu'au Pardo.
Ce sur alors qu'on commença
d'exiler tous ceux
qui ne furent pas trouvez
agreables au gouvernement
present, & lesaccusations
qui furent portées
àceteffet devant les Juges
contre lesfidels serviteurs
duRoyPhilippe, & contre
les François,se trouverenten
si grande quantiré
qu'ils furent obligez
de n'y pas faire l'attention
qu'en attendoient les delateurs,
pour nepas voir
la Ville depourvûë d'honnestes
gens, quoyque la
plus grande partie se fût
déjaretirée& miseà couvert
dans des aziles saj',.'
crez.
Le6. dumefme mois le
<
Marquis de Palamares fut
eslu nouveau Lieutenant
General de la Ville
,
à la
place de Don Sanguineto
Yzaias, & prit possession
decette Charge.
Le 7. on ordonna à tous
les habitants de la Ville
fous peine de la vie de faire
une déclaration exacte
de tous les Chevaux qu'ils
avoient dans leurs maisons
, pour en former un
Regiment fous le nom de
Madrid,dont on fit Colonel
Don Bonifacio Maurique
de Lara ; mais l'o.
béïssance aveugle que l'on
eust pour cetordre rigoureux
ne hit nullement recompensée,
car le General
Stanhope s'empara detous
les Chevaux sans en faire
aucun paiement. On ordonna
aussi dans le mesme
temps de lever deux Regiments
d'Infanterie
, auxquels
on donna le nom de
Tolede& deGuadalaxara;
le premier eut pour Colonel
le Comte de la Puebla
de Portugal, & l'on nomma
pour le second Don
Antonio de Villaroël, tous.
deux Lieutenans Generaux.
Le 12. on envoya une
Lettre circulaire à toutes
les Dames de qualité, portant
ordre de se rendre en
quatre jours àTolede. Il
yeneutquelquesunes qui
obéïrent, mais la plufparc
resterent chez elles.
Le 14. on commença à
monter laGarde au Palais,
& le15. on ordonna à tous
les François de sortir de la
Ville dans 24. heures fous
peine de la vie.
Le 19. Don Raimon Vilana
Piolasenvoya une
Lettre circu laire à tous les
Couvents & Superieurs
d'iceux, pour les avertir
qu'ilseussent à decouvrir
aux Juges qui feroient envoyez
, tous les biens qu'ils
tenoient cachez,& qui
appartenoient à ceux qui
avoient suivi & suivoient
actuellement le party de
PhilippeV.
Le 22. il y eut une Afsemblée
de Theologiens,
Jurisconsultes
,
& Docteurs
en Droit, pour deliberer
de se rendre maistre
de
de tout ce qui estoit retenu
caché dans les Maisons
Religieuses & Couvent.
Le resultat fut qu'il falloit
visiter partout ®istrer
jusqu'aux Tombeaux ôc
Sepultures des morts ,
à
propos de quoy DonFrancisco
Parga,Vicaire de la
Paroisse de San Gines
homme tres-attaché , au
parti du Roy Philippe,
ayant esté misau nombre
des proscrits
,
& estanc
mort sur les entrefaites,
le conseil ne laissa pas de
luy faire signifier son bannissement.
Un Espagnol qui
se trouva auprés du
Corps mort, dans le
moment que le porteur
de
*
la significationarrivoit
, luy demanda fierement
ce qu'il vouloit;
l'Argoafil dit qu'il venoit
signifîer le bannit
sementàDonFrancisco:
he par dios, dit l'Espagnol
relevant sa moustache,
vos venir tardè Ar*
goafil, D. Francisco esta
bien lexos; qui veutdire,
vousveneT^tardHmjfîer9
Don Francisco estdesja
bien loin.
Cemesme jour le nouveau
Gouverneur Don
Maurique donna un Arrest
qui declaroitentr'autres
choses que quiconque
de jour & de nuit, d'une
voix haute ou basse crieroit
Vive Philippe V. seroit
executé à mort sur le
champ.
A l'occasionde cetArrest
un Bourgeois paria
contre un autre qu il y
contreviendroit publiquement
; je parie que
nonditl'autre,& jeparie
un quadruple:non reprit
celuy-cy, je ne veux rien
parier,je gagnerayassez
en contentant mon zele;
aussi-tost il s'équipa à
peu prés en Colporteur
François, &C tenant pluheurs
imprimez fous son
bras, il marmotoit tout
bas: Arrestqui dessendà
toutespersonnes,etc. Se
quand il estoit parvenu
aux mots Vive Philippe
cinq, illes crioit de toute
sa force, en sortequ'on
n'entendoit crier que
VivePhilippe V. partout
où il passoit. Onsesaisit
de luy ; il réponditfroidement
,qu'avez vous à
me dire, je publie l'Arrest
du Gouverneur. Le
faux Colporteur reçut
force bourades , mais il
se sauva, ravi de s'estre
satisfait à si bon marché
Le 20, du mesme mois
Dom Francisco Quincozes
fit publier que tous les
gens de guerre prisonniers
ou autres qui auroient
servi dans les Troupes
de Philippe V. eussent
à se presenter dans 2,4,
heures fous peine de chastimenc
arbitraire
, & de
confiscations de leurs
biens dont l'accusateur
auroit la troisiéme partie.
Il delivra au/G les ordres
pour envoyer en exil un
grand nombre d'Ecclesiastiques
tant Seculiers que
Reguliers; & dés lesjours
suivants on bannit hors
de la Ville les PP. Blanto
& Atynila
,
Su perieurs de
l'Ordre de S. Dominique,
avec le Gardien de l'Eglise
de S. Bernard, & le Pere
Cardona de l'Ordre des
Agonisans.
Le 28. l'Armée Ennemie
changea de camp,&
vint à Villaverda
Le 29. le Confcil de Castille
s'assembla fous les
ordres du Marquisde Castillo,
Gouverneur par interim
;assisté de Don FernandoGarcia-
Bazan, de
Don Joseph Garfupcy
,
de
Don Francisco. Alvarez-
Guerrero, de Don Manuel
de Gamboa, nouveauPrefident
de laChambre
,de Don Joseph de la
Serna, en qualité de Procureur
du Roy, & de Don
Migueld'Espinosa,Secretaire
de la Chambre. On
nomma ensuite pour President
du Conseil des Finances
,Don Atanafio de
Estaripa,Evesque de Licopoli,
& pour Conseillers
Assesseurs,le Marquis de
Fuente Humosa, Don
Manuel de S. Martin &
Benavente, Dom Joseph
de Palavos,les Comtes de
Belmont & de Clavijo
Don Manuel Salcedo ôc
Morequecho, Don Sebastien
Valero- Montero
»
pour Procureur du Roy
& Don Juan Manuel de
Bargos, pour Secretaire.
On establit aussi une
Chambre de Justice & une
Chambre des Compres
3 &l'on créa pour Conseillers
dans la premiere
Don Simon llavez ,
, Don
Joseph deOmagna,Don
Miguel de Mata , Don
Juan de Soto-Maya, &
Don Francisco de Melgar;
ce dernier faisoit la fonction
de Procureur du Roy.
Les Conseillers de la
Chambre des Comtes furent
le Marquis de Cavillejas,
Don AndresdeAvila,
Don Diego de Burgos,
& Don Francisco de Sylveira,
DonPrudenico Gregorio
de la Fuente eut la
Charge de Procureur du
Rofy.
-- On forma de plus un
Conseil des Indesles Seigneurs
qui le composerent
furent Don Pedro
Gamarra & Arhaga, le
Comte de Paredes
,
Don
Zamon Portocarrero ,
Don Joseph de Hugarté
,
Dom Sancho de Castro
:J Don Joseph Escals, pour
Procureur du ROY;r& Don
Domingo Lopez- Calo,
pour Secretaire. Pour le
Conseil des Ordres, on ne
put achever de le former
entierement.
Pendant ce nouveau
gouvernement on a eu la
douleur de vo~ire
publiquement au milieu
des ruës de cette grande
Ville, des Ca lices des Patenes,
desCiboires& de
toutes sortes d'Ornements
& de Vases sacrez qui avoientesté
pillez dans nos
Eglises.
Le 2. de Novembre on
publiaunEdit portant désense
à toutes fortes de
personnes d'aller auCamp
fous peine de 200. coups
de foüet.
Le 5. la farine des Magasinspublics
ayant manque
,
aussi-bien que celle
qu'on avoit tirée des Couvenrs,
des Boulangeries,
& des maisons paniculicres
, la Ville commençaà
manquer de pain, de viande
,
de vin
,
& de toutes
fortes de poissons & de legumes
necessaires à la vie,
sans que l'on vit aucun
moyen d'y remedier
, ce
qui la reduisit à la derniere
extremité;nonobstant laquelleon
ne laissa pas d'obliger
les habitants fous
peine de trahison de porter
au Camp, pendant les
trois jours suivans, tous les
cochons, les poulets, les
legumes, & les autres choses
qui pourroient se trouver
dans la Ville.
Le 8 jour dudit mois
Don Francisco de Quincozes
fit publier trois Edirs.
Le premier que les
gens de guerre qui ne s'estoient
pas encore presentés,
eussent à le faire dans
24. heures fous peine de la
vie; & dcffcnfe à toutes
personnes de les tenir cachés,
fous les mesmes peines.
Le second portoit ordre
de luy remettre sans
délay tous les habits, les
munitions ,
poudre,balles,
& autres instrumens
de guerre , ou train d'artillerie
qui se trouveroient
dans laVille. Letroisiéme
réïteroit un autre donné
cy devant, deluy remettre
incessamment entre
les mains toutes les armes,
alfucsJ fusils ,&c.
Le 9 jour dédié à la
Sainte Vierge tous les
nouveauxConseils establis
par l'Archiduc
, reçurent
ordre de passer à Tolede.
Le II. ils se mirent tous
en marche avec l'armée
qui prit le mesme chemin
de Campozuelos.
Lemesme jour II. Novembre
,l'Archiduc estant àCompozuelos, signa de
sa main un Décret paraphé
de Don Zamon Vilana
,
& adressé au Lieutenant
General de Police à
Tolede ;
il contenoit en
substance
,
qu'ayant appris
que les. Ennemis par
leurs detestables artifices
faisoient passer pour rigoureux
le Décret par luy
rendu
rendu le 12. du mois précedent
, par lequelil estoit
enjoint & ordonné àtoutes
les femmes
, veuves,
& filles des Grands d'Er..
pagne,& de tous les Nobles
de la nation qui suivoient
le party de Philippe
V. de quitter Madrid pour
aller à Tolede
;
qu'il ordonnait,
pour marquer
fès égards pour les Dames.
de condition, que toutes
les susdites personnes qui
auroient obéi & executcr
le susdit Décret du 18. Octobre
,
peussent en toute
seureté retourner à Madrid
; sur quoy une Dame
Espagnole dit: las cortesias
tardadas intienengroeta con las
Damas: que lescourtoisies
tardives perdent leur grace
auprés des Dames.
Le n. du mesme mois
on vie paroistre aux environs
de laChapelle de
l'Ange Gardien, éloignée.
de cetteVille d'un quart
de lieuë,. un petit corps
de Troupes de Philippe
V. ce qui causa une si
grande joye que Don
Antonio Sanguineto qui
depuis le depart des Ennemis
avoit repris les fonctions
de Lieutenant General
de Police, craignant
qu'iln'en arrivât quelques
desordres, prit toutes les
précautions necessaires
dans une conjoncture si
epineuse
, ce qui luy a
merité l'approbation generale.
Enfin le 25. les deux
RegimentsdePignatelli,
& de S. Jacques, commandez
parDonFeliciano
de Bracamonte, Maréchal
de Camp, firent
leur entrée au Buen-Retiro
,
& le24. jour auquel
nostre Monarque avoic
esté proclame Roy, ils entrerent
dans Madrid par
la ruë d'A lcala, puis par
la grande ruë, passerent
par la porte de Guadalaxara,
& poursuivirent le
long de la rue Nostre-
Dame par où ilssortirent
d'Arocha, d'où ils se renidirent
à Vallejas.
Le mesme jour le Roy
confirma Don Antonio
Sanguineto dans sa Charge
de Lieutenant de Police
Le 3,, Décembre pour
de S.FrançoisXavier,Sa
M.Cfut àNostre Dame
d'Atocha sur les trois heures
aprèsmidy, ou après
avoir fait chanterle Te,
Deum, il monta àcheval
accompagnéde MrleDuc
de Vendosme des principaux
Officiers de son Armée
& de saMaison, de
tous les Nobles &Grands
duRoyaume&de ses Gardes
du Corps, il fit [ott
entréepublique
,
où le
concours du peuple fut
si grand & les marques
de joye qu'il donna si extraordinaires
,
qu'il n'est
pas facile d'en juger sainement
sans en avoir esté
le témoin oculaire.
Pendantque leRoyentroit
à Madrid, on apprit
que le 3. Décembre les
Ennemisavoiententièrement
évacuéToledele29.
Novembre5que cetteVille
qu'ils avoient choisie
pour faire leur Place d'Armes,
avoir elle abandonnée
avec tant de précipitation
, que ne pouvant
sauver les Magasinsqu'ils
avoient mis dans l'Alcaçar
& dans plusieurs maifons,
y avoient mis le feu,
& placé une meche qui
dévoie faire saurer soixante
barils de poudre, ce qui
auroit détruit ce Palais
magnifique. Mais que les
habitans y estant accourus
en diligence,avoient oste
la meche & esteint le feu ;
qu'ils furent si irritez contre
les Ennemis, qu'ils prirent
les armes & chargerent
leur arriéré garde,en
quoy ils furent secondez
par cinq cens Chevaux que
Dom Pedro Ronquillo faisait entrer par une Porte,
pendant que les Ennemis fuyaient par l'autre.
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Résumé : JOURNAL veritable de tout ce qui s'est passé à Madrid de plus remarquable depuis le 20. Aoust 1710. jusqu'au 3. Decembre de la mesme année, jour auquel Sa M. C. rentra dans cette Capitale.
Entre le 20 août et le 3 décembre 1710, Madrid connut des événements marquants suite à la défaite des armées espagnoles à la bataille de Saragosse. La nouvelle de cette défaite, arrivée le 20 août, plongea la ville dans la tristesse et la consternation. Le roi Philippe V et sa cour quittèrent Madrid le 9 septembre pour Valladolid, craignant l'avancée des ennemis. Cette fuite fut accompagnée par les conseillers, les grands et les nobles, ainsi que par certaines dames suivant la reine, tandis que d'autres se retiraient dans des couvents. Le duc de Veraguas et son fils moururent le jour même du départ du roi. Après le départ des autorités, Madrid devint déserte et plongée dans une tristesse incroyable. Le général Stanhope, envoyé extraordinaire d'Angleterre, arriva le 21 septembre et demanda l'obéissance à l'archiduc. Des édits furent publiés, menaçant de punir ceux qui ne reconnaîtraient pas l'archiduc comme souverain et ordonnant la présentation des soldats de Philippe V. Des illuminations et des vols fréquents ajoutèrent à l'agitation. Le 22 septembre, Stanhope envoya des troupes pour enlever les drapeaux offerts par Philippe V. Des mesures rigoureuses furent prises, y compris l'exil des personnes non agréables au nouveau gouvernement et la confiscation des biens. Le 26 septembre, l'armée ennemie campa aux environs de Madrid, et l'archiduc prit ses quartiers dans une maison de plaisance. Des fêtes et des assemblées furent organisées, mais avec peu de participation. Le 4 octobre, le camp de Cavillejas fut levé, et l'armée ennemie avança jusqu'au Pardo. Des régiments furent levés, et des ordres rigoureux furent donnés, comme la déclaration des chevaux et l'exil des Français. Des théologiens et jurisconsultes délibérèrent sur la confiscation des biens cachés dans les maisons religieuses. Des arrestations et des bannissements furent effectués, et des gouverneurs furent nommés pour maintenir l'ordre. Un Conseil des Indes fut formé avec des membres tels que Don Pedro Gamarra et le Comte de Paredes. Pendant cette période, des objets sacrés furent pillés dans les églises. Le 2 novembre, un édit interdit aux personnes d'aller au camp sous peine de 200 coups de fouet. Le 5 novembre, la ville manqua de nourriture et de biens essentiels, et les habitants furent contraints de fournir des provisions aux troupes. Le 8 novembre, Don Francisco de Quincozes publia trois édits concernant la mobilisation des troupes et la remise des armes et munitions. Le 9 novembre, les nouveaux conseils établis par l'Archiduc reçurent l'ordre de se rendre à Tolède. Le 11 novembre, l'Archiduc signa un décret permettant aux femmes et filles des Grands d'Espagne de revenir à Madrid. Le même jour, des troupes de Philippe V apparurent près de Madrid, causant une grande joie. Le 25 novembre, les régiments de Pignatelli et de Saint-Jacques entrèrent à Madrid. Le 3 décembre, le roi fut proclamé et entra publiquement dans la ville, accompagné de nobles et de troupes. Pendant son entrée, il fut appris que les ennemis avaient évacué Tolède le 29 novembre, abandonnant des magasins et mettant le feu à des bâtiments. Les habitants de Tolède éteignirent le feu et attaquèrent les ennemis en retraite.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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55
p. 1-8
Nouvelles du Nord.
Début :
Les Lettres du Palatin de Kiowie du 19. Mars [...]
Mots clefs :
Moscovites, Troupes, Lettres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord.
NouvellesduNord.
AfLes <
Lettres du Palatinde
Kiowie du 19. Mars
dernier portent qu'il s'etoit
avancé avec le fils
du Kan des Tartaresvers
Niemirow
,
& Braclaw
capitale de la Basse Podolie;
que ces deux Placer
s'étantrendues à l'approche
de leurs Troupes, ils
y avoient sejourné peri.
dant quelques jours;
qu'ayant envoyé un Party
dans la Haute Podolie,
il avoir fait quelques Prifonniers
par lesquels on
avoir appris qu'il y avoir
a Lisianka un Corps de
six mille Moscovites;que
3 s'étant misen marche
pour lesallerataquer, les
les Moscovites étoient venus
au devant d'eux;mais
qu'àpres quelqueresistan-
1
ce ils avoient esté entierement
défaits , que le
premier fruit de cette
Vi&oire avoit esté la réduction
de Lifianxa.
Ces Lettres ajoustent
que le fils du Kan en avoit
receuune de son Pere par
laquelle illui donnoit avis
qu'il s'estoit rendu maigre
des Villes de Solofka
,
de Luiny, & de Michaïlow
,
les deux premeres
suéessur lariviere
d'Occa,&la derniere
sur le Tanaïs entre Moscou
& Veronecz où est
l'Arcenal de Marine du
Czar, & qu'ils'estoitavance
jusqu'à huit lieueë de
de Moscou.
A l'égard du Grand-
Vizir il estoit encore campe
avec 15000. hommes
à Daoud Pacha d'où il devoie
partir le 27. d'Avril
pour se rendre a13ender
quiest le rendez-vous general
de cette Armée.Voicy
un estat des Troupes
donc elle doit cflre conposée.
Cavalerie.
Trou pes desBachas.
ioi70. hommes.
Zaïms&Timariots.
17873.
Les quatre Cornettes des
1- Spahis.. 17773.
Deli ou Enfants perdus.
2046.
Total57862.
Infanterie.
Jani (Taircs.. 20000.
Gebegis ouCuiraissiers.,
10000.
Topgis ou Canonniers.
7000.
Janissaires du Caire. 3403.
Bosniens & Albanois. ?
îoooo. Pionniers.. 1400- Total61803.
L'Artillerie fera de,oo.
piècesdecanon,&de30.
mortiers.-
Les Troupes pour la
garde des frontieres ne
sont point comprises dans
cetestatnon plus queles
Tartares, & les 40000.
hommes destinez pour
l'Armée Navale dont voi- cyaussiunestat.
Vaisseaux ou Sultanes
•
grandes &petites. 18
Galleres..• 21
Galliores à 24. rames. 40
Galliotes à 16.rames. 60
Felouques au. rames. 110
Bastiments plats. 100
Jotal359.
Les Galleres, le|.Gal liotes
,&lesautres petits
Bastiments,sortirent du
Port le 18. Avril pourse
mettre à larade..
On a apprispar des
Lettres posterieures.que Ig
Palatin de Kiovie ,ec le
filsdu Kan des Tartares,
a prés avoir défaitles 6000.
Moscovites dont on a parlé,
avoient avec latestede
leurs Troupes attaqué
BialaecrKiov
; mais qu'aprés
y avoir donné trois
assauts
.>
ils avoientesté
obligez de te retirer en
attendantl'arrivée
-
de
leur Artilerier
AfLes <
Lettres du Palatinde
Kiowie du 19. Mars
dernier portent qu'il s'etoit
avancé avec le fils
du Kan des Tartaresvers
Niemirow
,
& Braclaw
capitale de la Basse Podolie;
que ces deux Placer
s'étantrendues à l'approche
de leurs Troupes, ils
y avoient sejourné peri.
dant quelques jours;
qu'ayant envoyé un Party
dans la Haute Podolie,
il avoir fait quelques Prifonniers
par lesquels on
avoir appris qu'il y avoir
a Lisianka un Corps de
six mille Moscovites;que
3 s'étant misen marche
pour lesallerataquer, les
les Moscovites étoient venus
au devant d'eux;mais
qu'àpres quelqueresistan-
1
ce ils avoient esté entierement
défaits , que le
premier fruit de cette
Vi&oire avoit esté la réduction
de Lifianxa.
Ces Lettres ajoustent
que le fils du Kan en avoit
receuune de son Pere par
laquelle illui donnoit avis
qu'il s'estoit rendu maigre
des Villes de Solofka
,
de Luiny, & de Michaïlow
,
les deux premeres
suéessur lariviere
d'Occa,&la derniere
sur le Tanaïs entre Moscou
& Veronecz où est
l'Arcenal de Marine du
Czar, & qu'ils'estoitavance
jusqu'à huit lieueë de
de Moscou.
A l'égard du Grand-
Vizir il estoit encore campe
avec 15000. hommes
à Daoud Pacha d'où il devoie
partir le 27. d'Avril
pour se rendre a13ender
quiest le rendez-vous general
de cette Armée.Voicy
un estat des Troupes
donc elle doit cflre conposée.
Cavalerie.
Trou pes desBachas.
ioi70. hommes.
Zaïms&Timariots.
17873.
Les quatre Cornettes des
1- Spahis.. 17773.
Deli ou Enfants perdus.
2046.
Total57862.
Infanterie.
Jani (Taircs.. 20000.
Gebegis ouCuiraissiers.,
10000.
Topgis ou Canonniers.
7000.
Janissaires du Caire. 3403.
Bosniens & Albanois. ?
îoooo. Pionniers.. 1400- Total61803.
L'Artillerie fera de,oo.
piècesdecanon,&de30.
mortiers.-
Les Troupes pour la
garde des frontieres ne
sont point comprises dans
cetestatnon plus queles
Tartares, & les 40000.
hommes destinez pour
l'Armée Navale dont voi- cyaussiunestat.
Vaisseaux ou Sultanes
•
grandes &petites. 18
Galleres..• 21
Galliores à 24. rames. 40
Galliotes à 16.rames. 60
Felouques au. rames. 110
Bastiments plats. 100
Jotal359.
Les Galleres, le|.Gal liotes
,&lesautres petits
Bastiments,sortirent du
Port le 18. Avril pourse
mettre à larade..
On a apprispar des
Lettres posterieures.que Ig
Palatin de Kiovie ,ec le
filsdu Kan des Tartares,
a prés avoir défaitles 6000.
Moscovites dont on a parlé,
avoient avec latestede
leurs Troupes attaqué
BialaecrKiov
; mais qu'aprés
y avoir donné trois
assauts
.>
ils avoientesté
obligez de te retirer en
attendantl'arrivée
-
de
leur Artilerier
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Résumé : Nouvelles du Nord.
Le texte décrit des opérations militaires en Podolie et autour de Moscou. Le fils du Khan des Tartares, accompagné du Palatin de Kiev, a pris Niemirow et Braclaw sans résistance, puis a capturé des prisonniers révélant la présence de 6 000 Moscovites à Lisianka. Après une bataille, les Moscovites ont été vaincus et Lisianka a été réduite. Une lettre du Khan mentionne la prise de Solofka, Luiny et Michaïlow, ainsi que l'approche des troupes à huit lieues de Moscou. Par ailleurs, le Grand Vizir, avec 15 000 hommes, doit partir de Daoud Pacha le 27 avril pour Belender, rendez-vous général de l'armée. Les troupes incluent cavalerie, infanterie et artillerie, excluant celles pour la garde des frontières et les Tartares, ainsi que 40 000 hommes pour l'armée navale. La flotte, composée de divers vaisseaux, a vu certains navires quitter le port le 18 avril. Plus tard, le Palatin de Kiev et le fils du Khan ont attaqué BialecrKiov mais se sont retirés après trois assauts infructueux, en attendant leur artillerie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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56
p. 8-14
Nouvelles de Flandre.
Début :
Le 11. Avril les Ennemis entreprirent encore de s'emparer [...]
Mots clefs :
Colonels, Ypres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandre.
Nouvelles de Flandre.
)..
Le 11 Avrilles Ennemis
entreprirentencore
de s'emparer du Porte
d'Arleux;maisils furent
repoussez avec perte, ainft
qu'ilsl'avoient esté la premierefois,
quoyqu'il euC.
fent amené du canon.
Le 12.& le13. Mrle
Maréchal de Villars fit la
reveuë de l'Armée,& des
Troupes qui font aux environs
d'Arras.
A Ypres le 28. Mai.
Mr le Comte d'Harling
partitLundy ij. de ce mois"
à trois heures après Midi avec
huit cens Grenadiers,Mrs de
Me,noti &de Barbançon Colonels
y
deux Lieutenants Colonels
, un Lieutenant de
Mineurs, 24. Mineurs
Avecune Charette d'Infime
menspourse rendre à ÏEdufc
d3Ariebecjoutjnuè &gardée
par une Redoute cer un
Moulinretranché,à un
quart de lieue de Courtray ,
a deux de Menin, à six de
Gand & a quatre de Bruges,
ilyarriva le :6 vers
les 5.heures du matin>&
aprèsavoir fait toutes feh
dispositions il donna lesignal
pour aticfaer la Redoute &
le Moulin. Ces deux Postes
furent emportez aigres une
refijlancc denviron trois
quarts d'heure,sans cependant
avoir eu que sixsoldats
tuez.MrBernard Lien*
tenant Coloneldangereusement
blejjé, deux Capitainesblessezlegerement.
Du
cçjlédes Ennemis, leCommandant
aesté blejjé, & il
y a eu environ trente Soldats
tue'{ ou hlejje^.Aprèsavoir
assemblé les Prisonniers
,
les
Mineurs s'atachcrent aux Ecluses
,
à la Redoute & au
Moulin, ~e leurtravail
ayant este achevé vers lessept
heures duJoir , ils mirent le
feu aux Mines quifirent
tout l'effet qu'on en pouvoit
attendre. Mr le Comte de
Villars & Mr l'Intendant
en ont estétémoinsoculaires,
car pour couvrir la retraite de
Mrd'Harling l'onavoitfait
sortir le meme jour 2 5. ahuit
heures du foir seize cens Fuseliers
& trois cens Dragons.
commandez par Mrde Grimaldy
Maréchal de Camp , Mr de Crecy Brigadier.
Mrs de Pertuis & de Noga.
ret Colonels, & deux Lieutenants
Colonels dontjestois
du nombre.
Nousarrivâmes à Arle-,
bec vers les sept heures dit
matin, &' nous nous mimes
en marche pour revenir vers
les huit heures du foir
, &
marchasmes toute la nuit. En4
vironsMinuit
,
étant près
de Rouffelar par ou nous devions
passer nous fumes avertis
que quatre mille chevaux
& deux mille Grend•*
diers en croupe étoient venus
pour nous couper, 0* qu'il
étoit forty en même temps
plusieursBataillons des Places
voisines
;)
pour investir
Rousselar pendant, Iç temps
que nous devionsnousy reposer.
Sur cet avis nous quitlames
le chemin de Rousselar
en nous jettentsur la droiteé
Nous fimes tant de diligence
que nous arrivames icy sans
avoir esté ataquez
)..
Le 11 Avrilles Ennemis
entreprirentencore
de s'emparer du Porte
d'Arleux;maisils furent
repoussez avec perte, ainft
qu'ilsl'avoient esté la premierefois,
quoyqu'il euC.
fent amené du canon.
Le 12.& le13. Mrle
Maréchal de Villars fit la
reveuë de l'Armée,& des
Troupes qui font aux environs
d'Arras.
A Ypres le 28. Mai.
Mr le Comte d'Harling
partitLundy ij. de ce mois"
à trois heures après Midi avec
huit cens Grenadiers,Mrs de
Me,noti &de Barbançon Colonels
y
deux Lieutenants Colonels
, un Lieutenant de
Mineurs, 24. Mineurs
Avecune Charette d'Infime
menspourse rendre à ÏEdufc
d3Ariebecjoutjnuè &gardée
par une Redoute cer un
Moulinretranché,à un
quart de lieue de Courtray ,
a deux de Menin, à six de
Gand & a quatre de Bruges,
ilyarriva le :6 vers
les 5.heures du matin>&
aprèsavoir fait toutes feh
dispositions il donna lesignal
pour aticfaer la Redoute &
le Moulin. Ces deux Postes
furent emportez aigres une
refijlancc denviron trois
quarts d'heure,sans cependant
avoir eu que sixsoldats
tuez.MrBernard Lien*
tenant Coloneldangereusement
blejjé, deux Capitainesblessezlegerement.
Du
cçjlédes Ennemis, leCommandant
aesté blejjé, & il
y a eu environ trente Soldats
tue'{ ou hlejje^.Aprèsavoir
assemblé les Prisonniers
,
les
Mineurs s'atachcrent aux Ecluses
,
à la Redoute & au
Moulin, ~e leurtravail
ayant este achevé vers lessept
heures duJoir , ils mirent le
feu aux Mines quifirent
tout l'effet qu'on en pouvoit
attendre. Mr le Comte de
Villars & Mr l'Intendant
en ont estétémoinsoculaires,
car pour couvrir la retraite de
Mrd'Harling l'onavoitfait
sortir le meme jour 2 5. ahuit
heures du foir seize cens Fuseliers
& trois cens Dragons.
commandez par Mrde Grimaldy
Maréchal de Camp , Mr de Crecy Brigadier.
Mrs de Pertuis & de Noga.
ret Colonels, & deux Lieutenants
Colonels dontjestois
du nombre.
Nousarrivâmes à Arle-,
bec vers les sept heures dit
matin, &' nous nous mimes
en marche pour revenir vers
les huit heures du foir
, &
marchasmes toute la nuit. En4
vironsMinuit
,
étant près
de Rouffelar par ou nous devions
passer nous fumes avertis
que quatre mille chevaux
& deux mille Grend•*
diers en croupe étoient venus
pour nous couper, 0* qu'il
étoit forty en même temps
plusieursBataillons des Places
voisines
;)
pour investir
Rousselar pendant, Iç temps
que nous devionsnousy reposer.
Sur cet avis nous quitlames
le chemin de Rousselar
en nous jettentsur la droiteé
Nous fimes tant de diligence
que nous arrivames icy sans
avoir esté ataquez
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Résumé : Nouvelles de Flandre.
Au printemps 1709, des affrontements militaires eurent lieu en Flandre. Le 11 avril, les ennemis tentèrent de s'emparer du Port d'Arleux mais furent repoussés malgré l'usage de canons. Les 12 et 13 avril, le maréchal de Villars inspecta les troupes autour d'Arras. Le 28 mai, le comte d'Harling, avec 800 grenadiers et divers officiers, attaqua et captura une redoute et un moulin près de Courtray. L'assaut dura environ trois quarts d'heure, entraînant la mort de six soldats français et de trente ennemis tués ou blessés. Après la prise de la redoute, les mineurs sabotèrent les installations et incendièrent les mines. Le comte de Villars et l'intendant assistèrent à l'opération. Pour couvrir le retrait des troupes, 1600 fusiliers et 300 dragons sortirent le même jour. Lors du retour vers Arlebec, les troupes évitèrent une embuscade près de Rousselar, où 4000 cavaliers et 2000 grenadiers étaient déployés. Elles changèrent de direction et arrivèrent sans être attaquées.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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57
p. 14-30
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Extrait d'une Lettre de Sarragosse du 3. May. La [...]
Mots clefs :
Saragosse, Marseille, Madrid, Flotte, Régiment, Armée, Hongrie, Soldats
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvelles. d'EJj?agne."
Extrait d'une Lettre de
Sarragosse du 3. May.
L
a Reine a toujours
quelques ressentimens de Fievres
le Roy & le Prince
des Asturies font en parfaite
santé.
Les préparatifs pour l'ouverture
de la Campagne feront
bien-tost achever
,
les
Magasins de Mequinença
de Lerida
, ee de Cervera
étant presque tout afait remplis,
& toute l'artillerie du
Royaume de Valence étant
arrivée à Tortoze. Alr le
Marquis de Valdecanas a é.
tendu les Qartiers des I"rou.
pes qu'il commande au dessus
de Balaguer, le long de la
Segre& de Bragosafin de
les fairesubsister plus commodement.
Deux mille Miqueletsfefontfournis
au Roy
&se font 'Vemts rendre avec
leurs armes.
- Les Lettres de Madrid
du 12. du mesme mois portent
que l'ArméedeCatalogne
devoit saUcmbler
le 17. au deçà de la Segre,
& que le 20. elle devoit
estre campée sous Lerida;
& que Mr le Marquis de
Bay avoir assemblé celle
d'Estremadure des le 25.
Avril ; que le 29. il avoit
passé la Xevora ;
quel'Artillerie
de cette Armée y
estoit arrivée,& que plusieursRegiments
avec un
grand
grand nombre de Soldats
de recruë estoient prests
dela joindre.
Celles du 18. assûrenc
qu'on en avoic receu de
Saragossequi marquoient
que la Reine estantentierement
délivrée de la fievre
en devoit partir au
pluslost pour revenir à
Madrid ou pour aller à
Logrono sur la frontière
de Navarre, où l'airefE
tres- bon, afinde restablir
sa santé, que le General
Stanhope. avoicrègleà
Saragosse avec Mr le
Marquis de Castellar
, un
Traitepourl'échangé des
Officiers prisonniers;que
celui pour l'échange des
Soldatsn'est pas encore
conclu ;que le Royaume
d'Arragon offroir de lever
à les dépends quatreRégiments
pour la garde des
frontières,& pour servir
d'escorte aux convois;
que t'Armée d'Efirama.
dure qui estoit desja forte
de vingt-trois bataillons , &dequarante-neufEscadrons,
estoit campée prés
du pont de Badajos ; que
Mr le Marquis de Bay s'estoitavec
la Cavalerie du
costé de la riviere de Caya,
ôc aux environs de Campo
Mayor où elle fourageoit
les grains, ce qui
estoit tres -
préjudiciable
aux Portugal à cause de
la disette qu'ilsen ont
que l'Armée Portugaise
estoit une partie à EHremoz,&
lereste dansd'autres
Places.
Lettre de Sarragosse
duzyAdai.
Mrs le Marquis d'Alto*
na, & le Comte d'Aguilar
ont estéfaitsCapitaines généraux.
Don Melchior dePor*t
tugal ayant este envoyé pouA
donner lachasse à une Trou*
pe de Volontairesquifaisoient
des courses du costé de Balbastro
, on a faitpendre un
grand nombre, & dissipé le
reste qui s'etsauvé dans les
Montagnes. Les Gardes du
Corps qui font en Quartier
dans le Royaume de Valence
avaient recu ordre dese mettre
en marche; mais cetordre a
* efléfufyendu3<& on croit qu'
ils escorteront les Vivres
y
les
Munitions & l'artillerie
quisontà Tortozeoùilestarrivé
24.pieces degros Canon.
Les Troupes Françoises qui
doiventjoindre les Espagnoles
sont entrées en Aragon, 0-
le Roy à nommésix bataillons
pouraller relever la garnison
de Girone. L'Armée. doit se
mettre enmarche le
5. du mois
prochain pour entrer en Catalogne.
Mrle Marquis de Boy
fourage les grains des environs
d Elvas & de Campo-
Mayor des deux cassé de la
Caïa sans que les Portugais
fassentaucun mouvementpour
sy oposer. Il doit arrivericyau
premier jour un convoy
considerable d'argentlm vient
de Cadiz. Lasanté de la
Reine devientmeilleure de
jour en jour, elle doit partir
A 7. du moisprochain à Corella
entre Calaharra& Tudc«•*
laou l'air 11fort bonO;
Nouvellesdeplusieurs endroits
Lettre de Marseille
du19.May.
Il a fait pendant deux
jours un vent de Sud-Ouest.
très violent. Léquipage d'unf'\
Barquede la Flotepartie de
rddopourBarcelone, qui eft1
échoüeé pres de Martigues ,
a raporte que cette Flotte.
près avoir mis à la voile le
26. Avril étant escortée par
Une Escadre de dix Vaisseaux
commandée par le Vice-AmiralNorris
avoitestéérepoussée
sur les Costes de Genes parun
gros vent} pendant lequel on
avoit estéobligée, de jetter
environ deux cens cinquante
chevaux dans la Mer; qu'
ayant ensuite remis à la Voile
,
elle avoit esté battu avant
hier d'une si rude Tempeste
que tous les Vaisseaux avoient
tfie contraintsdesi laisserallerau
gré du vent qui lès
foujfoit vers les Plages de
FoZ
y
qui sont tres dangereufis.
particulierement du cossé
rks. bouches du Rhosne.
D'autres
D'autres Lettres qu'on
a reçuës depuis portent
que cette Flote estoit de
quatre- vingt Bastimens
chargez de bled & de prés
de sept mille hommes de
Troupes; & qu'il est peri
un grand nombre de ces
Bastimens, Celan le raporc
des Equipages& des
Soldats de plusieurs Barques
qui ont abordé au
Porc de Cette & à quelques
autres delamesme
Code.
Celles deNaplesdu18.
Avril marquent qu'une
Tartane qui avoit demeuré
quelque tempsa- Cagliari,
avoit rapporté que
la pluspart des bastimens
de ce Convoy y avoient
relasché après avoir esté
fort maltraitez par une
tempeste qui les avoir ob- ez de jetteren mer dix-
- huit mille sepriersde
crains pour les allegir,
& qu'une Tartane chargée
de draps pour habil-
-
ler les trou pes, estoit allée
aborder à Palerme, quarante
soldats Napolitains
qu'il y avoit dessus ayant
forcé les Matelots de les
y conduire.
," On a publie à Vienne
un Traité conclu avec les
Députez des Confederez
de Hongrie le 29. Avril
au nom de l'Empereur
quoyqu'il fuit mort dés
le 17. Par ce Traité Sa
:'
Majesté Imperiale comme
Roy de Hongrie pardonne , au Prince Ra-
,
gotzi
,
le remet en possession
de tous ses biens,
luy accorde une retraite
pour luy, pour ses Enfans,
pour sa Cour, & pour tous
les Domeitiques en Hongrie,
en Tranfilvanie, ou
ailleurs, où bon luy rem.
bleray à condition que
dans un temps limité il
évacuera les Places qui
font en son pouvoir. Ce
Traité contient aussi une
Amnistie generale pour
tous les Hongrois & les
Transilvaniens de quelque
qualité & condition
qu'ils loient,avec une restitution
generale de tous
leurs biens, foit qu'ils
ayent esté consisquez,
vendus, donnez, ou demembrez,
& mesme que
les veuves & les orphelins
joüiront de ceux dont
ils auroient deu herirer;
que rexercice de la Religion
fera permis en Hongrie
& en Tranfilvanie,
suivant les Loix de ce Royaume
*, que les Officiers
& les
soldats
estrangers
pourront se retirer où ils
jugeront a propos, & ceux
qui font domefliques,relier
avec leurs Maistres,
& que les prisonniers de
guerre, de quelque qualité
& condition qu'ils
soient, joüiront de l'amniftie.
Il ne manque plus
àceTraité que la ratification
& l'execution.
Extrait d'une Lettre de
Sarragosse du 3. May.
L
a Reine a toujours
quelques ressentimens de Fievres
le Roy & le Prince
des Asturies font en parfaite
santé.
Les préparatifs pour l'ouverture
de la Campagne feront
bien-tost achever
,
les
Magasins de Mequinença
de Lerida
, ee de Cervera
étant presque tout afait remplis,
& toute l'artillerie du
Royaume de Valence étant
arrivée à Tortoze. Alr le
Marquis de Valdecanas a é.
tendu les Qartiers des I"rou.
pes qu'il commande au dessus
de Balaguer, le long de la
Segre& de Bragosafin de
les fairesubsister plus commodement.
Deux mille Miqueletsfefontfournis
au Roy
&se font 'Vemts rendre avec
leurs armes.
- Les Lettres de Madrid
du 12. du mesme mois portent
que l'ArméedeCatalogne
devoit saUcmbler
le 17. au deçà de la Segre,
& que le 20. elle devoit
estre campée sous Lerida;
& que Mr le Marquis de
Bay avoir assemblé celle
d'Estremadure des le 25.
Avril ; que le 29. il avoit
passé la Xevora ;
quel'Artillerie
de cette Armée y
estoit arrivée,& que plusieursRegiments
avec un
grand
grand nombre de Soldats
de recruë estoient prests
dela joindre.
Celles du 18. assûrenc
qu'on en avoic receu de
Saragossequi marquoient
que la Reine estantentierement
délivrée de la fievre
en devoit partir au
pluslost pour revenir à
Madrid ou pour aller à
Logrono sur la frontière
de Navarre, où l'airefE
tres- bon, afinde restablir
sa santé, que le General
Stanhope. avoicrègleà
Saragosse avec Mr le
Marquis de Castellar
, un
Traitepourl'échangé des
Officiers prisonniers;que
celui pour l'échange des
Soldatsn'est pas encore
conclu ;que le Royaume
d'Arragon offroir de lever
à les dépends quatreRégiments
pour la garde des
frontières,& pour servir
d'escorte aux convois;
que t'Armée d'Efirama.
dure qui estoit desja forte
de vingt-trois bataillons , &dequarante-neufEscadrons,
estoit campée prés
du pont de Badajos ; que
Mr le Marquis de Bay s'estoitavec
la Cavalerie du
costé de la riviere de Caya,
ôc aux environs de Campo
Mayor où elle fourageoit
les grains, ce qui
estoit tres -
préjudiciable
aux Portugal à cause de
la disette qu'ilsen ont
que l'Armée Portugaise
estoit une partie à EHremoz,&
lereste dansd'autres
Places.
Lettre de Sarragosse
duzyAdai.
Mrs le Marquis d'Alto*
na, & le Comte d'Aguilar
ont estéfaitsCapitaines généraux.
Don Melchior dePor*t
tugal ayant este envoyé pouA
donner lachasse à une Trou*
pe de Volontairesquifaisoient
des courses du costé de Balbastro
, on a faitpendre un
grand nombre, & dissipé le
reste qui s'etsauvé dans les
Montagnes. Les Gardes du
Corps qui font en Quartier
dans le Royaume de Valence
avaient recu ordre dese mettre
en marche; mais cetordre a
* efléfufyendu3<& on croit qu'
ils escorteront les Vivres
y
les
Munitions & l'artillerie
quisontà Tortozeoùilestarrivé
24.pieces degros Canon.
Les Troupes Françoises qui
doiventjoindre les Espagnoles
sont entrées en Aragon, 0-
le Roy à nommésix bataillons
pouraller relever la garnison
de Girone. L'Armée. doit se
mettre enmarche le
5. du mois
prochain pour entrer en Catalogne.
Mrle Marquis de Boy
fourage les grains des environs
d Elvas & de Campo-
Mayor des deux cassé de la
Caïa sans que les Portugais
fassentaucun mouvementpour
sy oposer. Il doit arrivericyau
premier jour un convoy
considerable d'argentlm vient
de Cadiz. Lasanté de la
Reine devientmeilleure de
jour en jour, elle doit partir
A 7. du moisprochain à Corella
entre Calaharra& Tudc«•*
laou l'air 11fort bonO;
Nouvellesdeplusieurs endroits
Lettre de Marseille
du19.May.
Il a fait pendant deux
jours un vent de Sud-Ouest.
très violent. Léquipage d'unf'\
Barquede la Flotepartie de
rddopourBarcelone, qui eft1
échoüeé pres de Martigues ,
a raporte que cette Flotte.
près avoir mis à la voile le
26. Avril étant escortée par
Une Escadre de dix Vaisseaux
commandée par le Vice-AmiralNorris
avoitestéérepoussée
sur les Costes de Genes parun
gros vent} pendant lequel on
avoit estéobligée, de jetter
environ deux cens cinquante
chevaux dans la Mer; qu'
ayant ensuite remis à la Voile
,
elle avoit esté battu avant
hier d'une si rude Tempeste
que tous les Vaisseaux avoient
tfie contraintsdesi laisserallerau
gré du vent qui lès
foujfoit vers les Plages de
FoZ
y
qui sont tres dangereufis.
particulierement du cossé
rks. bouches du Rhosne.
D'autres
D'autres Lettres qu'on
a reçuës depuis portent
que cette Flote estoit de
quatre- vingt Bastimens
chargez de bled & de prés
de sept mille hommes de
Troupes; & qu'il est peri
un grand nombre de ces
Bastimens, Celan le raporc
des Equipages& des
Soldats de plusieurs Barques
qui ont abordé au
Porc de Cette & à quelques
autres delamesme
Code.
Celles deNaplesdu18.
Avril marquent qu'une
Tartane qui avoit demeuré
quelque tempsa- Cagliari,
avoit rapporté que
la pluspart des bastimens
de ce Convoy y avoient
relasché après avoir esté
fort maltraitez par une
tempeste qui les avoir ob- ez de jetteren mer dix-
- huit mille sepriersde
crains pour les allegir,
& qu'une Tartane chargée
de draps pour habil-
-
ler les trou pes, estoit allée
aborder à Palerme, quarante
soldats Napolitains
qu'il y avoit dessus ayant
forcé les Matelots de les
y conduire.
," On a publie à Vienne
un Traité conclu avec les
Députez des Confederez
de Hongrie le 29. Avril
au nom de l'Empereur
quoyqu'il fuit mort dés
le 17. Par ce Traité Sa
:'
Majesté Imperiale comme
Roy de Hongrie pardonne , au Prince Ra-
,
gotzi
,
le remet en possession
de tous ses biens,
luy accorde une retraite
pour luy, pour ses Enfans,
pour sa Cour, & pour tous
les Domeitiques en Hongrie,
en Tranfilvanie, ou
ailleurs, où bon luy rem.
bleray à condition que
dans un temps limité il
évacuera les Places qui
font en son pouvoir. Ce
Traité contient aussi une
Amnistie generale pour
tous les Hongrois & les
Transilvaniens de quelque
qualité & condition
qu'ils loient,avec une restitution
generale de tous
leurs biens, foit qu'ils
ayent esté consisquez,
vendus, donnez, ou demembrez,
& mesme que
les veuves & les orphelins
joüiront de ceux dont
ils auroient deu herirer;
que rexercice de la Religion
fera permis en Hongrie
& en Tranfilvanie,
suivant les Loix de ce Royaume
*, que les Officiers
& les
soldats
estrangers
pourront se retirer où ils
jugeront a propos, & ceux
qui font domefliques,relier
avec leurs Maistres,
& que les prisonniers de
guerre, de quelque qualité
& condition qu'ils
soient, joüiront de l'amniftie.
Il ne manque plus
àceTraité que la ratification
& l'execution.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le document relate des nouvelles militaires et politiques de diverses régions. À Saragosse, la Reine se remet de ses fièvres, tandis que le Roi et le Prince des Asturies sont en bonne santé. Les préparatifs pour la campagne militaire avancent, avec des magasins remplis et de l'artillerie arrivée. Le Marquis de Valdecanas a déplacé ses troupes pour mieux les approvisionner. Deux mille Miquelets ont été fournis au Roi. L'armée de Catalogne doit se rassembler et camper près de Lerida, tandis que l'armée d'Estrémadure, renforcée par de nouveaux régiments, est déjà en position près de Badajos. Le Marquis de Bay harcèle les Portugais en pillant leurs ressources. La Reine, rétablie, doit se rendre à Corella pour sa santé. À Marseille, une flotte escortée par le Vice-Amiral Norris a subi des tempêtes, perdant des chevaux et des navires. Des lettres de Naples rapportent des dommages causés par une tempête à un convoi. À Vienne, un traité a été publié, pardonnant au Prince Ragotzi et accordant une amnistie générale aux Hongrois et Transylvaniens, avec restitution des biens et liberté de religion.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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58
p. 30-33
Suite des Nouvelles du Nord.
Début :
On a receu par la voye de Vienne des Lettres de [...]
Mots clefs :
Roi, Prince, Constantinople
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite des Nouvelles du Nord.
Suite des Nouvelles
duNord.
Onareceupar lavoye
de Vienne des Lettres de
Constantinople du 4.
May,par lesquelles on apprend
que le Grand Visir
n'a deu se mettre en marche
que le
1 8. pour joindre
le Roy de Suede à
Bender. CesmesmesLectres
portent que le Kan
des Tartaresestoit de retour
de la course qu'il a- voit faite jusques vers
Moscou, qu'il avoit amené
un fort gros burin)&
vingt mille Moscovites en
esc lavage.
-
Le Czar estoit encore
en Pologne au commence
cernent du mois de Juin,
où il attendoit le Roy Auguste
pour conferer avec
luy.) ce Prince estant parti
de Dresde le 24.May
pour s'y rendre avec le
Prince Electoralsonfils
,
le bruit avoir couru quils
avoienc elle enlevez sur la
route par une Troupe de
Polonois du parti du Roy
Staniilas. Cette nouvelle
mérité connrmationmais
ce qu'il y a de cettain est
que le General Sinigielski
Polonois, qui avoir pasle
en Pomeranie avec le Roy
Stanistas
,
s'estoit avancé
vers les frontières de Pologne
sur la route que tenoit
le Roy Auguste, où
il avoir défait le Regiment
d'Egstat Saxon, ôc pris
une grande partie des C'à.
quipages de ce Prince que
ce Regiment escorcoit
duNord.
Onareceupar lavoye
de Vienne des Lettres de
Constantinople du 4.
May,par lesquelles on apprend
que le Grand Visir
n'a deu se mettre en marche
que le
1 8. pour joindre
le Roy de Suede à
Bender. CesmesmesLectres
portent que le Kan
des Tartaresestoit de retour
de la course qu'il a- voit faite jusques vers
Moscou, qu'il avoit amené
un fort gros burin)&
vingt mille Moscovites en
esc lavage.
-
Le Czar estoit encore
en Pologne au commence
cernent du mois de Juin,
où il attendoit le Roy Auguste
pour conferer avec
luy.) ce Prince estant parti
de Dresde le 24.May
pour s'y rendre avec le
Prince Electoralsonfils
,
le bruit avoir couru quils
avoienc elle enlevez sur la
route par une Troupe de
Polonois du parti du Roy
Staniilas. Cette nouvelle
mérité connrmationmais
ce qu'il y a de cettain est
que le General Sinigielski
Polonois, qui avoir pasle
en Pomeranie avec le Roy
Stanistas
,
s'estoit avancé
vers les frontières de Pologne
sur la route que tenoit
le Roy Auguste, où
il avoir défait le Regiment
d'Egstat Saxon, ôc pris
une grande partie des C'à.
quipages de ce Prince que
ce Regiment escorcoit
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Résumé : Suite des Nouvelles du Nord.
Au début du XVIIIe siècle, des événements politiques et militaires marquent l'Europe de l'Est. Le 18 mai, le Grand Visir se dirige vers Bender pour rencontrer le roi de Suède. Parallèlement, le Khan des Tartares revient d'une expédition à Moscou, ayant capturé de nombreux Moscovites. En Pologne, le Czar attend le roi Auguste pour des conférences au début du mois de juin. Auguste quitte Dresde le 24 mai avec le prince électoral et son fils. Des rumeurs évoquent une tentative d'enlèvement d'Auguste par des partisans du roi Stanislas, bien que non confirmée. Le général Sinigielski, partisan de Stanislas, attaque un régiment saxon escortant Auguste, capturant une grande partie de ses équipages.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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59
p. 33-35
Suite des Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy & le Prince des Asturies doivent accompagner la [...]
Mots clefs :
Général, Flotte, Asturies
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texteReconnaissance textuelle : Suite des Nouvelles d'Espagne.
Suite des Nouvelles
d'EJftagne.
LeRoy&le Princedes
! Astîuriesdoivent acompagner
la Reine à Corella, & on
travaille aux préparatifs
pour ce Voyage. Toutes les
Troupessont en riou-uepnme
excepté celles de la Maison
du Roy qui doivent partir
'VtYS le 10. avec Monfieur
: deVendôme. Le General
Stoerwiberg n'apas voulu m-,
tifier le Traité que le General
Stanhopeavoit fait pour
échangerlesOfficiersPrisonniers,
sexcufant sur ce que
les Soldats periraient quand
il n'y auroit plus d'Officiers
pour prendre soin d'eux. Ce
General est campé avec un
Corps de Troupes pres d'Igualada
où il peut les faire
subsister plus commodemrnt.
Nous avons appris que l'Amiral
Norris avoit debarqué
à Barcelone environcinq
mille hommes de sept qu'il
avoit en partatant de Vado
,
le resse ayant péri dans plufleurs
Tempesses quesa Flotte
a essuyées dans le trajet, avec
la plus part des chevaux qu>-
il avoit embarquez. & beaucoup
de Munitions de bouche.
Le bruit court que l'Archiduc
veut prositer du retour de cette
Flotte en Italie pourypas
ser
, & de là à Vienne;
mais que cet Amiralrefuje
desechargerdeJapersonne
sans en avoir auparavant
reçu un ordre de la Reim
Anne.
d'EJftagne.
LeRoy&le Princedes
! Astîuriesdoivent acompagner
la Reine à Corella, & on
travaille aux préparatifs
pour ce Voyage. Toutes les
Troupessont en riou-uepnme
excepté celles de la Maison
du Roy qui doivent partir
'VtYS le 10. avec Monfieur
: deVendôme. Le General
Stoerwiberg n'apas voulu m-,
tifier le Traité que le General
Stanhopeavoit fait pour
échangerlesOfficiersPrisonniers,
sexcufant sur ce que
les Soldats periraient quand
il n'y auroit plus d'Officiers
pour prendre soin d'eux. Ce
General est campé avec un
Corps de Troupes pres d'Igualada
où il peut les faire
subsister plus commodemrnt.
Nous avons appris que l'Amiral
Norris avoit debarqué
à Barcelone environcinq
mille hommes de sept qu'il
avoit en partatant de Vado
,
le resse ayant péri dans plufleurs
Tempesses quesa Flotte
a essuyées dans le trajet, avec
la plus part des chevaux qu>-
il avoit embarquez. & beaucoup
de Munitions de bouche.
Le bruit court que l'Archiduc
veut prositer du retour de cette
Flotte en Italie pourypas
ser
, & de là à Vienne;
mais que cet Amiralrefuje
desechargerdeJapersonne
sans en avoir auparavant
reçu un ordre de la Reim
Anne.
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Résumé : Suite des Nouvelles d'Espagne.
Le texte décrit les préparatifs et événements militaires en Espagne. Le Roi et le Prince des Asturies doivent escorter la Reine à Corella. Les troupes sont en alerte, sauf celles de la Maison du Roi, qui partiront le 10 avec Monsieur de Vendôme. Le Général Stoerwiberg a refusé de ratifier un traité d'échange d'officiers prisonniers proposé par le Général Stanhope, justifiant cette décision par la survie des soldats en l'absence d'officiers. Stoerwiberg est positionné près d'Igualada avec ses troupes. L'Amiral Norris a débarqué à Barcelone avec environ cinq mille hommes, après avoir subi des pertes lors de tempêtes. Il est également envisagé que l'Archiduc pourrait se rendre en Italie, puis à Vienne, mais l'Amiral Norris refuse de débarquer sans ordre de la Reine Anne.
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60
p. 36-40
Suite des Nouvelles de Flandre.
Début :
Au Camp du Prieuré S. Michel les Arras le 15. [...]
Mots clefs :
Prince, Général, Maréchal
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texteReconnaissance textuelle : Suite des Nouvelles de Flandre.
Suite des Nouvelles
de Flandre.
Au Camp du Prieuré
S. Michel lez Arras
le 15.Juin.
Les Ennemis décamperent
hier à une heure
aprés Minuit, & marcherent
sur plusieurs Colonnes.
Ils passerent la Scarpe
le matin entre Vitry
& Douay , & leurs Bagages
passerent la mesme
rivière au dessousde la
mesmeVille,& le Canal
de la Deule àAuby& à
Dourge. Leur droite est à
lievinàcoité de Lens sur
le Souchet, & leurGauche
à Pontà-Saut sur la Deule
du costé de Douay
,
le
Souchet & le Canal derriereeux.
Leurs Généraux
sont à Lens. Le gros de
notre Armée marcha en
même temps par la même
hauteur pour joindre foi.'
xante & huit Escadrons
qui estoient vers la Somme
& que Mrle Maréchal
avoit fait avancer
sur le Crinchon. Nostré
Droite est à Biaclie,nostre
Gauche à Monrencourr,
& nôtre Centre à Fampon
sur la Scarpe. Mr le
Maréchal est logé au
Prieuré
, & son Etat Major
au Fauxbourg d'Arras.
Les Lettres d'Holande
portent que l'Electeurde
Brandebourg étoit arrivé
à la Haye le 6. Juin pour
follicirer les Etats Généraux
de terminer le diferent
qu'il a avec le Prince
de Nassaw Stathouder de
Frise & de Groningue
concernant la succession
du Feu Prince d'Orangei
Ce Prince,par son Testament
avoit institué le
Prince de Nassau son Legaraire
universel , Son
AltesseElectoraleprétend
qu'il ne la pas pû ou dû
faire à son préjudice comme
étant son plus proche
parent; en cette qualité
Elle s'est mise en posses.
sion de tous les biens situez
hors des Provinces
Unies. Le Prince de Nassau
, à la prière des Hollandois
, a nommé des
Commissaires pour tra-*
vailler avec Mr Hymmen
Commissaire de son Altesse
Electorale , aux
moyens de finir cette affaire
à l'amiable.
de Flandre.
Au Camp du Prieuré
S. Michel lez Arras
le 15.Juin.
Les Ennemis décamperent
hier à une heure
aprés Minuit, & marcherent
sur plusieurs Colonnes.
Ils passerent la Scarpe
le matin entre Vitry
& Douay , & leurs Bagages
passerent la mesme
rivière au dessousde la
mesmeVille,& le Canal
de la Deule àAuby& à
Dourge. Leur droite est à
lievinàcoité de Lens sur
le Souchet, & leurGauche
à Pontà-Saut sur la Deule
du costé de Douay
,
le
Souchet & le Canal derriereeux.
Leurs Généraux
sont à Lens. Le gros de
notre Armée marcha en
même temps par la même
hauteur pour joindre foi.'
xante & huit Escadrons
qui estoient vers la Somme
& que Mrle Maréchal
avoit fait avancer
sur le Crinchon. Nostré
Droite est à Biaclie,nostre
Gauche à Monrencourr,
& nôtre Centre à Fampon
sur la Scarpe. Mr le
Maréchal est logé au
Prieuré
, & son Etat Major
au Fauxbourg d'Arras.
Les Lettres d'Holande
portent que l'Electeurde
Brandebourg étoit arrivé
à la Haye le 6. Juin pour
follicirer les Etats Généraux
de terminer le diferent
qu'il a avec le Prince
de Nassaw Stathouder de
Frise & de Groningue
concernant la succession
du Feu Prince d'Orangei
Ce Prince,par son Testament
avoit institué le
Prince de Nassau son Legaraire
universel , Son
AltesseElectoraleprétend
qu'il ne la pas pû ou dû
faire à son préjudice comme
étant son plus proche
parent; en cette qualité
Elle s'est mise en posses.
sion de tous les biens situez
hors des Provinces
Unies. Le Prince de Nassau
, à la prière des Hollandois
, a nommé des
Commissaires pour tra-*
vailler avec Mr Hymmen
Commissaire de son Altesse
Electorale , aux
moyens de finir cette affaire
à l'amiable.
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Résumé : Suite des Nouvelles de Flandre.
Le 15 juin, des mouvements militaires et des négociations politiques ont eu lieu en Flandre et en Hollande. Les forces ennemies ont quitté leur camp à minuit, se déplaçant en plusieurs colonnes et traversant la Scarpe entre Vitry et Douai. Leurs bagages ont également traversé la Scarpe en dessous de Douai, ainsi que le canal de la Deule à Auby et Dourges. Leur droite se trouve à Liévin, près de Lens sur le Souchet, et leur gauche à Pont-à-Saut sur la Deule, près de Douai. Les généraux ennemis sont à Lens. L'armée française a également marché pour rejoindre quatre-vingt-huit escadrons près du Crinchon. La droite française est à Biache, la gauche à Monchencourt, et le centre à Fampoux sur la Scarpe. Le maréchal français est logé au Prieuré de Saint-Michel, et son état-major au faubourg d'Arras. Par ailleurs, l'Électeur de Brandebourg est arrivé à La Haye le 6 juin pour négocier avec les États Généraux concernant la succession du Prince d'Orange. Le Prince d'Orange avait désigné le Prince de Nassau comme son légataire universel, mais l'Électeur conteste cette décision, affirmant être le parent le plus proche. L'Électeur a pris possession des biens situés hors des Provinces Unies. Le Prince de Nassau, à la demande des Hollandais, a nommé des commissaires pour négocier avec l'Électeur afin de résoudre ce différend à l'amiable.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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61
p. 40-51
MORTS.
Début :
Mr le Marquis de Langeron Lieutenant General des Armées Navales [...]
Mots clefs :
Chevalier, Seigneur, Marquis, Roi, Veuve
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
M O RTS.
--. Mr le Marquis de Langeron-
Lieutenant General
des Armées Navales
.& Lieutenant de Royen
basse Bretagne,& Com-
-
mandeur de l'Ordre de S.
,
Louis mourut le iS. du
mois
mois dernier d'une apoplexie
qui luy prit à
Sceaux âgéde 61. an.
Il yavoic 45. ans qu'il
estoit au service du Roy,
sa premiere Campagne
fut au Siége de Candie,
il s'est trouvé à dix rcpt
batailles navalles ,
sans
compter les combats
particuliers où il commandoit
de petites Escadres
detachées
,
il a deffendu
les Costes de Bretagne
, ôc a empeché la
descente des Ennemis
Mr l'Amiral luy a rendu
la justice de croire & de
dire qu'il avoit fort contribué
au gain de la derniere
bataille navalle où
il comandoit l'arriere garde.
Le Siége de Toulon
elt trop recent pour qu'il
soit necessaire d'en parler
,
l'Hifloire qui en a
esté imprimée peut fournir
de memoire de cette
derniere action.
Entr'autres qualités pour
la Marine ils'estoit distingué
dans la construction
des Vaisseaux où il excelloit.
On ne dit rien de sa
Maison, elle est assez connuë
dans le monde par ellemesme,& par ses alliances.
Louis d-Harcourt,fils
d'HenryDuc d'Harcourt,
Pair & Maréchalde France
,
Chevalier des Orr
dres du Roy &c. mourup
le 30. Mayâgé de 4.ans
& demi.
Jacques Malo Seigneur
de Ser, la Morte,
Frauville &c.mourursans
alliance le31. Mayâgéde
52,. ans. Il avoir esté-reç$-
Concilierau Grand Çoiv
seil en1691. 0#
Marie Talon ,veuve
de Daniel Voisin
,
Seigneur
du Pic[fis du Bois,
Iverny
, &c. Confciller
d'Estar ordinaire, mourut
le 31. May âgée de 81.
an. Ellelaisse une fille
unique , qui est veuve de
Chrestien François de la
Moignon President à
•Mortier.
:
Marie Anne Fontaine
des Montées, secondeb
femme d'Estenne d'Ali!.
gre P-rétiden-c à Mortier
mourut en couche tefc.
Juin âgée de31.an.Là
fille dont elle étoir acouchée
,
& qui étoit unU
que,ne luy a survescu que
de quelques jours. !t
- Messire Jean -
Baptiste
Matthieu Molé de
'_-Cham plastreux,Président àMortier, mourut d'apoplexie
le 5. de ce mois,
..âgé.i de trente- six ans &
trois mois, il estoit fils de
Messire Loüis Molé aussi
Président à Mortier, &
de Dame Loüise Marie
Betault, arriere petit fils
deMessire Matthieu Molé.
Garde des Sceaux de
France, & Premier Président
du Parlement, & le
cinquiéme Président à
Mortier de pere en fils.
Il estoitveufdeDameMarie
Nicole le Gorlier de
Droüilly
,
de laquelle il
laisse un fils & unefille.
Monsieur le Président
de Champlastreux estoit
frere de Mr. Molé Abbé
de saint Riquier, & de
Mr. le Chevalier Molé
Guidon de Gend'armerie,
& de Dit-ne Marie-
Loüise Molé veuve de
Mr. Talon Marquis du
Boulay Colonel du Regimentd'Orleanois.
Jean François Gilbert
Chevalier Seigneur de
Villaroy
,
Conseilier au
Parlement, mourut sans
alliance le 7. Juin âgé de
trente neufans.
Don Antonio Martin
Alvarez de Toledo ÔC
Beaumont, Enriquez, de
Rivera, Fernandez, Manrique
,
Duc d'Albe & de
Huescart, Comte de Lerin
, de Salvatierra ,&c.
Marquis de Coria,&c.
Connestable & Grand;
Chancellier de Navarre,
Sommelier de Corps du
Roy d'Espagne&son Ambassadeur
en cette Coiïr,
mourut icy le 28. May
dans sa 40 année, estant
fort regreté à cause de
ses grandes qualitez pcrfoneles
, & du zele donr
il a donné des preuves signalées
pour le service de
Sa Majesté Cathotique.
On en parlera plus amplementle
mois prochain.
André Zaluski
, Evè:..,
que de Varmie
,
Grand
Chancelier de Pologne,
mourut
jnouruc le premier May
1711. âgede63. ans. -
Le Sr Flemming, Maréchal
de Camp Général
de l'Electeur de Brandebourg
,mourut à Berlin
le10May âgé de87.ans.
Adam Antoine Grundeman
de Falckenberg,
Conseillier d'Etat du feu
Empereur, &: cy-devant
fous Maréchal de la Baffe
Autriche, mourut à Vienne
le 25. May âgé de 87. ans. Le Prince de Nassau
Adamar,Juge de la
Chambre Imperialle de
Wetzlar, mourut le 27.
May.
MagdelaineBouteroüe
veuve de Charles leClere
de Lesseville, Chevalier
Seigneur d'Incourt &c.
Conseiller au Grand Conlcil
, mourut le II. Juin
f\ âgée de 82. ans.
Catherine le Clere Epouse
de Nicolas Petit
d'Estigny
,
Chevalier de
Leudeville & Conseiller
au Grand Conseil, mourut
le 14. Juin âgée de 60.
ans.
HumbertGuillaumeC.
de Precipiano & de Soye,
Archevêque de Malines,
Primat des Pays - Bas,
mourut à Bruxelle le 9.
Juin en sa 85. année. Il
avoit esté Chanoine &
Grand Doyen de Besançon,
Plenipotentiaire àla
Diete deRatisbonne, Evêque
deBruges pendant
sept ans,& Archevêque
de Malines pendant 2 1.
an.
--. Mr le Marquis de Langeron-
Lieutenant General
des Armées Navales
.& Lieutenant de Royen
basse Bretagne,& Com-
-
mandeur de l'Ordre de S.
,
Louis mourut le iS. du
mois
mois dernier d'une apoplexie
qui luy prit à
Sceaux âgéde 61. an.
Il yavoic 45. ans qu'il
estoit au service du Roy,
sa premiere Campagne
fut au Siége de Candie,
il s'est trouvé à dix rcpt
batailles navalles ,
sans
compter les combats
particuliers où il commandoit
de petites Escadres
detachées
,
il a deffendu
les Costes de Bretagne
, ôc a empeché la
descente des Ennemis
Mr l'Amiral luy a rendu
la justice de croire & de
dire qu'il avoit fort contribué
au gain de la derniere
bataille navalle où
il comandoit l'arriere garde.
Le Siége de Toulon
elt trop recent pour qu'il
soit necessaire d'en parler
,
l'Hifloire qui en a
esté imprimée peut fournir
de memoire de cette
derniere action.
Entr'autres qualités pour
la Marine ils'estoit distingué
dans la construction
des Vaisseaux où il excelloit.
On ne dit rien de sa
Maison, elle est assez connuë
dans le monde par ellemesme,& par ses alliances.
Louis d-Harcourt,fils
d'HenryDuc d'Harcourt,
Pair & Maréchalde France
,
Chevalier des Orr
dres du Roy &c. mourup
le 30. Mayâgé de 4.ans
& demi.
Jacques Malo Seigneur
de Ser, la Morte,
Frauville &c.mourursans
alliance le31. Mayâgéde
52,. ans. Il avoir esté-reç$-
Concilierau Grand Çoiv
seil en1691. 0#
Marie Talon ,veuve
de Daniel Voisin
,
Seigneur
du Pic[fis du Bois,
Iverny
, &c. Confciller
d'Estar ordinaire, mourut
le 31. May âgée de 81.
an. Ellelaisse une fille
unique , qui est veuve de
Chrestien François de la
Moignon President à
•Mortier.
:
Marie Anne Fontaine
des Montées, secondeb
femme d'Estenne d'Ali!.
gre P-rétiden-c à Mortier
mourut en couche tefc.
Juin âgée de31.an.Là
fille dont elle étoir acouchée
,
& qui étoit unU
que,ne luy a survescu que
de quelques jours. !t
- Messire Jean -
Baptiste
Matthieu Molé de
'_-Cham plastreux,Président àMortier, mourut d'apoplexie
le 5. de ce mois,
..âgé.i de trente- six ans &
trois mois, il estoit fils de
Messire Loüis Molé aussi
Président à Mortier, &
de Dame Loüise Marie
Betault, arriere petit fils
deMessire Matthieu Molé.
Garde des Sceaux de
France, & Premier Président
du Parlement, & le
cinquiéme Président à
Mortier de pere en fils.
Il estoitveufdeDameMarie
Nicole le Gorlier de
Droüilly
,
de laquelle il
laisse un fils & unefille.
Monsieur le Président
de Champlastreux estoit
frere de Mr. Molé Abbé
de saint Riquier, & de
Mr. le Chevalier Molé
Guidon de Gend'armerie,
& de Dit-ne Marie-
Loüise Molé veuve de
Mr. Talon Marquis du
Boulay Colonel du Regimentd'Orleanois.
Jean François Gilbert
Chevalier Seigneur de
Villaroy
,
Conseilier au
Parlement, mourut sans
alliance le 7. Juin âgé de
trente neufans.
Don Antonio Martin
Alvarez de Toledo ÔC
Beaumont, Enriquez, de
Rivera, Fernandez, Manrique
,
Duc d'Albe & de
Huescart, Comte de Lerin
, de Salvatierra ,&c.
Marquis de Coria,&c.
Connestable & Grand;
Chancellier de Navarre,
Sommelier de Corps du
Roy d'Espagne&son Ambassadeur
en cette Coiïr,
mourut icy le 28. May
dans sa 40 année, estant
fort regreté à cause de
ses grandes qualitez pcrfoneles
, & du zele donr
il a donné des preuves signalées
pour le service de
Sa Majesté Cathotique.
On en parlera plus amplementle
mois prochain.
André Zaluski
, Evè:..,
que de Varmie
,
Grand
Chancelier de Pologne,
mourut
jnouruc le premier May
1711. âgede63. ans. -
Le Sr Flemming, Maréchal
de Camp Général
de l'Electeur de Brandebourg
,mourut à Berlin
le10May âgé de87.ans.
Adam Antoine Grundeman
de Falckenberg,
Conseillier d'Etat du feu
Empereur, &: cy-devant
fous Maréchal de la Baffe
Autriche, mourut à Vienne
le 25. May âgé de 87. ans. Le Prince de Nassau
Adamar,Juge de la
Chambre Imperialle de
Wetzlar, mourut le 27.
May.
MagdelaineBouteroüe
veuve de Charles leClere
de Lesseville, Chevalier
Seigneur d'Incourt &c.
Conseiller au Grand Conlcil
, mourut le II. Juin
f\ âgée de 82. ans.
Catherine le Clere Epouse
de Nicolas Petit
d'Estigny
,
Chevalier de
Leudeville & Conseiller
au Grand Conseil, mourut
le 14. Juin âgée de 60.
ans.
HumbertGuillaumeC.
de Precipiano & de Soye,
Archevêque de Malines,
Primat des Pays - Bas,
mourut à Bruxelle le 9.
Juin en sa 85. année. Il
avoit esté Chanoine &
Grand Doyen de Besançon,
Plenipotentiaire àla
Diete deRatisbonne, Evêque
deBruges pendant
sept ans,& Archevêque
de Malines pendant 2 1.
an.
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Résumé : MORTS.
Le texte relate plusieurs décès de personnalités militaires, politiques et religieuses. Le Marquis de Langeron, Lieutenant Général des Armées Navales, est décédé à l'âge de 61 ans. Sa carrière militaire fut marquée par la défense des côtes de Bretagne et la participation à diverses batailles navales. Il a été particulièrement salué pour son rôle dans la dernière bataille navale où il commandait l'arrière-garde. D'autres décès notables incluent celui de Louis d'Harcourt, fils du Duc d'Harcourt, à l'âge de 4 ans et demi, et Jacques Malo, Seigneur de Ser, à 52 ans. Marie Talon, veuve de Daniel Voisin, est décédée à 81 ans, laissant une fille unique. Marie Anne Fontaine des Montées est morte en couches à 31 ans, laissant une fille qui n'a survécu que quelques jours. Le texte mentionne également la mort de Messire Jean-Baptiste Matthieu Molé de Champlastreux, Président à Mortier, à 36 ans, et Don Antonio Martin Alvarez de Toledo, Duc d'Albe et Ambassadeur d'Espagne, à 40 ans. Parmi les figures religieuses, André Zaluski, Évêque de Varmie et Grand Chancelier de Pologne, est décédé à 63 ans, et Humbert Guillaume de Precipiano, Archevêque de Malines, à 85 ans. Ces décès couvrent un large éventail de domaines, soulignant la perte de figures influentes dans les sphères militaire, politique et religieuse.
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62
p. 52-70
MARIAGES.
Début :
Le Prince Emanuel de Nassaw, Prince du S. Empire, [...]
Mots clefs :
Prince, Marquis, Noces, Maréchal, Duc, Empire, Fille, Père, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
Le PrinceEmanuel de
Nassaw, Prince du S. Empire,
premier Lieutenant
des Gardes du CorpsWallons
du Roy d'Espagne,
fils du feu Prince François
Desiré de Nalîau-,
Prince du Saint Empire,
Prince Souverain de Sieghen
,
Doyen des Chevaliers
de la Toison d'or.
Et de N. Comtesse du
Pujet de la Ferre,Comtesïe
du St Empire,épousale
13. May Charlote de
MaillydeNesle,fille de
feu Mr le Marquis de
Nesle, & de Marie Comtesse
deColigny.
Mr le Marquis de Nef,,
le estoit Maréchal des
Camps & des Armées
du Roy, il sur au siége
de Philisbourg. Les
MaisonsdeNassau, de Mailly & de Coligny,
dont ces nouveaux Epoux
defcendenc
,
font si anciennes
,si illustres & si
connuës dans l'Europe,
qu'on se contentera de
rapporrer icy le temps ou
se forma la branche de
Sieghen - Dillembourg,
dont est ce Prince de Nassau.
Le Prince Guillaume
le Belgique est descendu
de l'Empereur Adolphe
de Nassau esleu canoniquement
par le suffrage
des Electeurs le jour de
la saint Jean Baptiste 1292.
& a continué jusques à
Guillaume troisiémePrince
d'Orange mort en Angleterre
en 1702. dernier
malle de la premiere
branche de cette Maison.
Sa mort a fait passer le
droit d'aisnesse à la branche
du Prince Emmanuel,
dont nous- parlons.
Pour ne laisser aucun doute
de cette verité il ne
faut que remarquer que
le Prince Guillaume né à
Dillembourg le 10. Avril
1489.deson mariage avec
Julienne fille de Otho
Comte Destolbourg, eut
Guillaume qui fut le premier
Prince d'Orange de
la Maison de Nassau
,
&
le Prince Jean de Nassau,
le premiera fait la branche
des Princes d'Orange,
qui a fini par la mort
du Prince d'Orange: &
le dernier a fait la branche
de Nassau Sieghem
Dillembougdontle Prince
Emmanuel descend.I
Le Prince Jean Comte
de Nassau dit le Vieux,
épousa en premieres nôces
Elisabeth fille deGeorge
Landgrave de Leuchtemberg
:en secondes nôces
Cunegondefille de
Frideric troisiéme Electeur
Palatin, & en troisiémes
Jeanne fille de Louis
Comte de Vitgenstein; il
laissa en mourant huit
Princes Ôc onze Princesses,
le Prince Jean son filsaisné
qui fut appelle le
Moux
,
continua la posterite,
ilépousa en premieres
nôces Magdelainefille
de Samuel Comre de
Valdeck, & en secondes
nôces Marguerite fille de
Jean Duc de Holstein
Sunderbourg. Il eut pour
fils du premierlit Jean dit
le Jeune, qui épousaen
1618. ErnestinePrincesse
de Ligne Comtesse d'Aremberg.
De ce mariage
est venu le Prince Jean-
François-Desiré de Nasfau
pere duPrince Emmanuel
donc nous parlons.
Cette Famille compte
onze Ducs de Gueldres.
Quatre Electeurs Archevesquesde
Mayence.
Un Evesque de Liege
en 1230. qui fut assassiné
par Theodoric du Prat &
laissa soixante & cinq Ensans
pour successeurs.
-. Un Archevesque de
Cologne, en 1136. & un
Empereur.
LesMaisonsdeMailly
&deColigny dont Madame
laPrincesse de Nasau
est fille, ne sont pas
moins anciennes en noblesse
,
ni moins relevées
en grandes alliances, depuis
l'an 1000. qu'Anselme
de Mailly qui fut tué
au siege de Lille en Flandres
en 1070. jusques à
aujourd'huy que Mr. le
Marquis de Mailly de
Nelle frere de Madame
la Princesse,deNassau :,
Commandant la Gend'armerie
de France, soustient
avec éclat le nom de Mailly.
Il y avoir desjaplusieurs
alliances des Maisons
de Mailly & de Coligny
avec celle de Nassau.
Celles des Princes de Bergues
dont Adrien de Mailly
avoit épousé lafille;
celle de Bourbon, Marguerite
de Mailly ayant
épousé leComtede Roye
&deRoucy. SafilleEleonor
fut mariéeà Loüis de
Bourbon premier Prince
de Condé, Charlorte (a
fille épousa Guillaume de
Nassau, la mere de Marguerite
de Mailly estoit
Loüise de Montmorancy
qui épousa en secondes
noces Gaipard de ColignYCesar
de Beaudean
Comte de Parabere, & de
Pardailhan Baron du Petit
Chasteau lez Rouvans,
Seigneur de la Rousseliere
en Poitou,&c.Brigadier
desArmées du Roy, &
fils d'Alexandre de Beaudean
,vivant,Comte de
Pardailhan
, & Marquis
de la Motte S. Heraye, ÔC
de Jeanne Therese de
Maijand , épousa le huit
de Juin Marie Magdelaine
de la Vieuville,fille
de René François, Marquis
dela Vieuville,Chevalier
d'honeur de la feuë
Reine, Gouverneur &
Lieutenant General pour
le Royen Poitou &c. Et
de Marie Louise de la
Chauffée d'Arrets Dame
d'Atour de Madame la
Duchesse de Berry, fille
deN de la Chauffée Seigneur
d'Arets en Normandie.
La Naissance de ces
deux nouveaux mariés
estantassez connue
,
je
vous diray seulement que
la Maison de Beaudean
de Parabereest une des
anciennes du Pays de Bigorre
,
où elle possedoit
avant l'an 1400. les terres
de Baudéan, de Coursean,
&de Parabere
,
& les Baronies
d'Aux, & de Clermont
en Pordéac.
Jean de BeaudeanComte
de Parabere Marquis
de la Mothe saint Heraye
Lieutenant General des
Armées du Roy & nommé
à l'Ordre du fainr Esprit,
& designé par Bre-
> ver pour estre Mareschal
de France, mourut dans
un âge fort avancésous
le regne de Louis treize.
Il fut marié avec Loiiife
de Gilliers veuve de Francois
de sainte Maure pere
de Charles de sainte Maure
Duc de Montauzier
Gouverneur de feu Monseigneur
le Dauphin;&
il eut de ce Mariage Henry
de Bau dean
,
Comte
de Parabere, Gouverneur
dePoitou,& Comandeur
des
des Ordres du Roy, &C.
- grand pere du Comte de
Parabere d'aujourd'huy.
Et Charles de Beaudean
Seigneur de Neüilhan ,3c
Gouverneur de Niort ,
pere de Suzanne de Beaudean
, 3c d'Angelique de
Beaudean
,
mariée au
Comte de Froulay Suzanne
de Beaudean Dame
d'Honneur de la seuë Reine
,
fut mariéeau Duc de
Navailles Maréchal de
France, duquel mariage
sont issus Françoise de
Montault de Benac mariée
à Charles de Lorraine
Duc d'Elbeuf duquel
mariage elle a eu feue
Madame la Duchesse de
Mantouë.N. de Montault
de Benac mariéeà
Mr le Marquis de Rorelin
, dont est venu Mr le
Marquis de Rotelin. N..
deMontaultdeBenac mariée
à Mr le Marquis de
Pompadour, & de Laurieres
dont est issue Madame
la Marquise de
Courcillon Dame du Palais
de Me laDauphine.
Mademoiselle de la
Vieuville
,
aujourd'huy
Comtesse de Parabere est
petite fille de Charles
Duc dela Vieuville Gouverneur
de Poitou,Chevalier
d'Honneur de la
Reine, Maréchal des
Camps,& Armées du Roy
qui estoit fils de Charles
Duc de la Vieuville Ministred'Etat,&
Sur-Intendant
des Finances, qui
eut pour fille Lucréce
Françoise de laVieuville,
femme d'Ambroisé , François Duc de Bournonville
,
Pere deMadame
laMaréchalle Duchesse
de Noailles.
Le Marquis dela Vieuville
d'aujourd'huy a pour
frere Mr le Comte de
Viennecy-devant Mestre
de Camp du régiment du
Roy Cavallerie ,& Mrle
Bailly de la Vieuville
Grand Croix de lvÍalche;
Mr le Comte de Vienne
est marié avec N. Mitte
de Chevriere
,
fille &
heritiere de Henry Mitte
de Chevriére Comte de
S.Chaumont, dont il a eu
Mr leMarquis de S. Chaumont,
Colonel d'un Regiment
de Dragons.
-'
La ceremonie du Mariage
fut faite par M.rAbbé
de la Vieuville Grand
Vicaire d'Agen frere de
la mariée.
Lors qu'on demanda
au Roy l'agrément de ce
mariage
,
Sa Majesté y
donna son approbation
dans des termes qui font
beaucoup d'honneur aux
deux Maisons des mariés,
& qui marquent qu'ilest
tres satisfait de la manière
dont Mr le Comtede
Parabere l'a servy
, il a
toujours esté en Espagne
depuis le commencement
de cette Guerre, où il s'est
distingueen plusieursoccassons
,
& entr'autres à
la bataille d'Almanzaimmédiatement
aprés laquelle
il fut fait Brigadier
seul par diftindion.
Le PrinceEmanuel de
Nassaw, Prince du S. Empire,
premier Lieutenant
des Gardes du CorpsWallons
du Roy d'Espagne,
fils du feu Prince François
Desiré de Nalîau-,
Prince du Saint Empire,
Prince Souverain de Sieghen
,
Doyen des Chevaliers
de la Toison d'or.
Et de N. Comtesse du
Pujet de la Ferre,Comtesïe
du St Empire,épousale
13. May Charlote de
MaillydeNesle,fille de
feu Mr le Marquis de
Nesle, & de Marie Comtesse
deColigny.
Mr le Marquis de Nef,,
le estoit Maréchal des
Camps & des Armées
du Roy, il sur au siége
de Philisbourg. Les
MaisonsdeNassau, de Mailly & de Coligny,
dont ces nouveaux Epoux
defcendenc
,
font si anciennes
,si illustres & si
connuës dans l'Europe,
qu'on se contentera de
rapporrer icy le temps ou
se forma la branche de
Sieghen - Dillembourg,
dont est ce Prince de Nassau.
Le Prince Guillaume
le Belgique est descendu
de l'Empereur Adolphe
de Nassau esleu canoniquement
par le suffrage
des Electeurs le jour de
la saint Jean Baptiste 1292.
& a continué jusques à
Guillaume troisiémePrince
d'Orange mort en Angleterre
en 1702. dernier
malle de la premiere
branche de cette Maison.
Sa mort a fait passer le
droit d'aisnesse à la branche
du Prince Emmanuel,
dont nous- parlons.
Pour ne laisser aucun doute
de cette verité il ne
faut que remarquer que
le Prince Guillaume né à
Dillembourg le 10. Avril
1489.deson mariage avec
Julienne fille de Otho
Comte Destolbourg, eut
Guillaume qui fut le premier
Prince d'Orange de
la Maison de Nassau
,
&
le Prince Jean de Nassau,
le premiera fait la branche
des Princes d'Orange,
qui a fini par la mort
du Prince d'Orange: &
le dernier a fait la branche
de Nassau Sieghem
Dillembougdontle Prince
Emmanuel descend.I
Le Prince Jean Comte
de Nassau dit le Vieux,
épousa en premieres nôces
Elisabeth fille deGeorge
Landgrave de Leuchtemberg
:en secondes nôces
Cunegondefille de
Frideric troisiéme Electeur
Palatin, & en troisiémes
Jeanne fille de Louis
Comte de Vitgenstein; il
laissa en mourant huit
Princes Ôc onze Princesses,
le Prince Jean son filsaisné
qui fut appelle le
Moux
,
continua la posterite,
ilépousa en premieres
nôces Magdelainefille
de Samuel Comre de
Valdeck, & en secondes
nôces Marguerite fille de
Jean Duc de Holstein
Sunderbourg. Il eut pour
fils du premierlit Jean dit
le Jeune, qui épousaen
1618. ErnestinePrincesse
de Ligne Comtesse d'Aremberg.
De ce mariage
est venu le Prince Jean-
François-Desiré de Nasfau
pere duPrince Emmanuel
donc nous parlons.
Cette Famille compte
onze Ducs de Gueldres.
Quatre Electeurs Archevesquesde
Mayence.
Un Evesque de Liege
en 1230. qui fut assassiné
par Theodoric du Prat &
laissa soixante & cinq Ensans
pour successeurs.
-. Un Archevesque de
Cologne, en 1136. & un
Empereur.
LesMaisonsdeMailly
&deColigny dont Madame
laPrincesse de Nasau
est fille, ne sont pas
moins anciennes en noblesse
,
ni moins relevées
en grandes alliances, depuis
l'an 1000. qu'Anselme
de Mailly qui fut tué
au siege de Lille en Flandres
en 1070. jusques à
aujourd'huy que Mr. le
Marquis de Mailly de
Nelle frere de Madame
la Princesse,deNassau :,
Commandant la Gend'armerie
de France, soustient
avec éclat le nom de Mailly.
Il y avoir desjaplusieurs
alliances des Maisons
de Mailly & de Coligny
avec celle de Nassau.
Celles des Princes de Bergues
dont Adrien de Mailly
avoit épousé lafille;
celle de Bourbon, Marguerite
de Mailly ayant
épousé leComtede Roye
&deRoucy. SafilleEleonor
fut mariéeà Loüis de
Bourbon premier Prince
de Condé, Charlorte (a
fille épousa Guillaume de
Nassau, la mere de Marguerite
de Mailly estoit
Loüise de Montmorancy
qui épousa en secondes
noces Gaipard de ColignYCesar
de Beaudean
Comte de Parabere, & de
Pardailhan Baron du Petit
Chasteau lez Rouvans,
Seigneur de la Rousseliere
en Poitou,&c.Brigadier
desArmées du Roy, &
fils d'Alexandre de Beaudean
,vivant,Comte de
Pardailhan
, & Marquis
de la Motte S. Heraye, ÔC
de Jeanne Therese de
Maijand , épousa le huit
de Juin Marie Magdelaine
de la Vieuville,fille
de René François, Marquis
dela Vieuville,Chevalier
d'honeur de la feuë
Reine, Gouverneur &
Lieutenant General pour
le Royen Poitou &c. Et
de Marie Louise de la
Chauffée d'Arrets Dame
d'Atour de Madame la
Duchesse de Berry, fille
deN de la Chauffée Seigneur
d'Arets en Normandie.
La Naissance de ces
deux nouveaux mariés
estantassez connue
,
je
vous diray seulement que
la Maison de Beaudean
de Parabereest une des
anciennes du Pays de Bigorre
,
où elle possedoit
avant l'an 1400. les terres
de Baudéan, de Coursean,
&de Parabere
,
& les Baronies
d'Aux, & de Clermont
en Pordéac.
Jean de BeaudeanComte
de Parabere Marquis
de la Mothe saint Heraye
Lieutenant General des
Armées du Roy & nommé
à l'Ordre du fainr Esprit,
& designé par Bre-
> ver pour estre Mareschal
de France, mourut dans
un âge fort avancésous
le regne de Louis treize.
Il fut marié avec Loiiife
de Gilliers veuve de Francois
de sainte Maure pere
de Charles de sainte Maure
Duc de Montauzier
Gouverneur de feu Monseigneur
le Dauphin;&
il eut de ce Mariage Henry
de Bau dean
,
Comte
de Parabere, Gouverneur
dePoitou,& Comandeur
des
des Ordres du Roy, &C.
- grand pere du Comte de
Parabere d'aujourd'huy.
Et Charles de Beaudean
Seigneur de Neüilhan ,3c
Gouverneur de Niort ,
pere de Suzanne de Beaudean
, 3c d'Angelique de
Beaudean
,
mariée au
Comte de Froulay Suzanne
de Beaudean Dame
d'Honneur de la seuë Reine
,
fut mariéeau Duc de
Navailles Maréchal de
France, duquel mariage
sont issus Françoise de
Montault de Benac mariée
à Charles de Lorraine
Duc d'Elbeuf duquel
mariage elle a eu feue
Madame la Duchesse de
Mantouë.N. de Montault
de Benac mariéeà
Mr le Marquis de Rorelin
, dont est venu Mr le
Marquis de Rotelin. N..
deMontaultdeBenac mariée
à Mr le Marquis de
Pompadour, & de Laurieres
dont est issue Madame
la Marquise de
Courcillon Dame du Palais
de Me laDauphine.
Mademoiselle de la
Vieuville
,
aujourd'huy
Comtesse de Parabere est
petite fille de Charles
Duc dela Vieuville Gouverneur
de Poitou,Chevalier
d'Honneur de la
Reine, Maréchal des
Camps,& Armées du Roy
qui estoit fils de Charles
Duc de la Vieuville Ministred'Etat,&
Sur-Intendant
des Finances, qui
eut pour fille Lucréce
Françoise de laVieuville,
femme d'Ambroisé , François Duc de Bournonville
,
Pere deMadame
laMaréchalle Duchesse
de Noailles.
Le Marquis dela Vieuville
d'aujourd'huy a pour
frere Mr le Comte de
Viennecy-devant Mestre
de Camp du régiment du
Roy Cavallerie ,& Mrle
Bailly de la Vieuville
Grand Croix de lvÍalche;
Mr le Comte de Vienne
est marié avec N. Mitte
de Chevriere
,
fille &
heritiere de Henry Mitte
de Chevriére Comte de
S.Chaumont, dont il a eu
Mr leMarquis de S. Chaumont,
Colonel d'un Regiment
de Dragons.
-'
La ceremonie du Mariage
fut faite par M.rAbbé
de la Vieuville Grand
Vicaire d'Agen frere de
la mariée.
Lors qu'on demanda
au Roy l'agrément de ce
mariage
,
Sa Majesté y
donna son approbation
dans des termes qui font
beaucoup d'honneur aux
deux Maisons des mariés,
& qui marquent qu'ilest
tres satisfait de la manière
dont Mr le Comtede
Parabere l'a servy
, il a
toujours esté en Espagne
depuis le commencement
de cette Guerre, où il s'est
distingueen plusieursoccassons
,
& entr'autres à
la bataille d'Almanzaimmédiatement
aprés laquelle
il fut fait Brigadier
seul par diftindion.
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Résumé : MARIAGES.
Le texte relate le mariage entre le Prince Emmanuel de Nassau et Charlotte de Mailly de Nesle. Le Prince Emmanuel est le fils du Prince François Désiré de Nassau et de la Comtesse du Puget de la Ferre. Charlotte de Mailly de Nesle est la fille du Marquis de Nesle et de Marie Comtesse de Coligny. Les maisons de Nassau, de Mailly et de Coligny sont anciennes et illustres en Europe. La branche de Siegen-Dillembourg, dont descend le Prince Emmanuel, remonte à l'Empereur Adolphe de Nassau, élu en 1292. Le Prince Guillaume de Nassau, né en 1489, a fondé la branche des Princes d'Orange. Après la mort de Guillaume III en 1702, le droit d'aînesse est passé à la branche du Prince Emmanuel. Le Prince Jean de Nassau, dit le Vieux, a épousé plusieurs femmes et a eu de nombreux enfants. Son fils aîné, Jean, a continué la lignée et a épousé Ernestine de Ligne. De ce mariage est issu Jean-François-Désiré de Nassau, père du Prince Emmanuel. Les maisons de Mailly et de Coligny sont également nobles et ont des alliances prestigieuses. La famille de Mailly remonte à Anselme de Mailly, tué au siège de Lille en 1070. Le Marquis de Mailly de Nesle, frère de la Princesse de Nassau, commande la Gendarmerie de France. La cérémonie du mariage a été approuvée par le Roi, qui a souligné les services distingués du Comte de Parabere, présent en Espagne depuis le début de la guerre et promu Brigadier après la bataille d'Almanza.
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63
p. 70-76
BENEFICES.
Début :
le 23. May, veille de la Pentecôte, le Roy donna [...]
Mots clefs :
Roi, Abbaye, Abbé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFICES,
Le 23. May
,
veille de
la Pentecôte, le Roy donna
l'Abbaye de Sully a
Mr l'Abbé du Van Grand
Vicaire de Tours. "-. Celle de S. Ruf chef
d'Ordre
,
auPere Rolin,
ReligieuxdumêmeOrdre,
Saint RufAbbaye de
Valence en Dauphiné,&
chef d'Ordre des Chanoines
reguliers de Saint
Augustin, à Amaide, Odilon,
Ponce & Durand
Prêtres de l'Eglise d'Avignon
, quiobtinrent vers
l'an 1039. de Benoist leur
Evêque
,
les Eglises de S.
Just & de S. Rub,ouRoux
dans sonDiocese prés deU
Durance,delàleur çp_m:
munauté prit le nom de
S.Ruf. Depuis,cesReligieux
vinrent s'établir
prés de Valence dansl'Isle
Efparviere
,
où l'Abbé
Raimond avoit fait bâtir
un somptueux Monastere
,
ils y ont demeuré
jusqu'en 1561. que la fureur
des guerres Civiles a renversé
cet ouvrage. Ils
avoient un Prieuré dans
l'enceinte des murailles
de la Ville de Valence,
on en a fait le chef d'Ordre
après cette révolution.
L'Abbé General s'ye(l
établi,
établi
,
& y a portéles
droits de l'autorité & de
la dignité du Monastere
de l'Isle Expaviere
, avec
le contentement du Roy
Henry le Grand en 60.
39. ou 40, Abbés Generaux
, ont gouverné jut:
qu'ànos jours cetOrdre, il adonné III. Papesàl'Eglise
, AnastasseIV.Adrien
IV. & Jules II. Il en est
aussisorti trois Cardinaux
,
Guillaume de Vergy
, Amidée d'Albert,&
Angelius où Angelique
de Grimoard de Grisac
fondateur du College de
S. Rufde Montpellier.
Celle de S. Sauveur de
Beaucaire, à Me de la
Fare, Religieuse de la
même Abbaye.
Sa Majesté avoir donné
auparavant celle de
S.Wast de Moreüil, Ordre
de S. Benoist ,au Père
de HeufyfReligieux
du même Ordre.
Beatrix de Lorraine
soeur de Madame la Princesse
d'Epinoi, fille de
François Marie de Lorraine,
Prince de l'inebonne
, & d'Anne de Lorraine
soeur de Mr le Prince
de Vaudemont
, a esté
unaniment nommée Abbesse
de Remiremont,&
de l'agrément de S.AR.
Monsieur le Duc de Lorraine.
Cette Abbaye, qui estoit
autrefois de l'Ordre de
S. Benoist fut fondéel'an
620. par S. Romeric. Elle
est composée aujourd'huy
de Chanoinesses qui font
obligées de faire preuve
de quatre races deNoblefse
, mais qui peuvent se
marier, exceptél'Abbesse,
quifous laProtection des
Ducs de Lorraine est Dame
spirituelle & temporelle
de la Ville de Re.
miremont. CetteVille
dans l'enceince de laquel-,
le est l'Abbaye
,
est située
sur la Moselle au pied
du Mont Vauge à une
lieue de la Franche-Comte.
Le 23. May
,
veille de
la Pentecôte, le Roy donna
l'Abbaye de Sully a
Mr l'Abbé du Van Grand
Vicaire de Tours. "-. Celle de S. Ruf chef
d'Ordre
,
auPere Rolin,
ReligieuxdumêmeOrdre,
Saint RufAbbaye de
Valence en Dauphiné,&
chef d'Ordre des Chanoines
reguliers de Saint
Augustin, à Amaide, Odilon,
Ponce & Durand
Prêtres de l'Eglise d'Avignon
, quiobtinrent vers
l'an 1039. de Benoist leur
Evêque
,
les Eglises de S.
Just & de S. Rub,ouRoux
dans sonDiocese prés deU
Durance,delàleur çp_m:
munauté prit le nom de
S.Ruf. Depuis,cesReligieux
vinrent s'établir
prés de Valence dansl'Isle
Efparviere
,
où l'Abbé
Raimond avoit fait bâtir
un somptueux Monastere
,
ils y ont demeuré
jusqu'en 1561. que la fureur
des guerres Civiles a renversé
cet ouvrage. Ils
avoient un Prieuré dans
l'enceinte des murailles
de la Ville de Valence,
on en a fait le chef d'Ordre
après cette révolution.
L'Abbé General s'ye(l
établi,
établi
,
& y a portéles
droits de l'autorité & de
la dignité du Monastere
de l'Isle Expaviere
, avec
le contentement du Roy
Henry le Grand en 60.
39. ou 40, Abbés Generaux
, ont gouverné jut:
qu'ànos jours cetOrdre, il adonné III. Papesàl'Eglise
, AnastasseIV.Adrien
IV. & Jules II. Il en est
aussisorti trois Cardinaux
,
Guillaume de Vergy
, Amidée d'Albert,&
Angelius où Angelique
de Grimoard de Grisac
fondateur du College de
S. Rufde Montpellier.
Celle de S. Sauveur de
Beaucaire, à Me de la
Fare, Religieuse de la
même Abbaye.
Sa Majesté avoir donné
auparavant celle de
S.Wast de Moreüil, Ordre
de S. Benoist ,au Père
de HeufyfReligieux
du même Ordre.
Beatrix de Lorraine
soeur de Madame la Princesse
d'Epinoi, fille de
François Marie de Lorraine,
Prince de l'inebonne
, & d'Anne de Lorraine
soeur de Mr le Prince
de Vaudemont
, a esté
unaniment nommée Abbesse
de Remiremont,&
de l'agrément de S.AR.
Monsieur le Duc de Lorraine.
Cette Abbaye, qui estoit
autrefois de l'Ordre de
S. Benoist fut fondéel'an
620. par S. Romeric. Elle
est composée aujourd'huy
de Chanoinesses qui font
obligées de faire preuve
de quatre races deNoblefse
, mais qui peuvent se
marier, exceptél'Abbesse,
quifous laProtection des
Ducs de Lorraine est Dame
spirituelle & temporelle
de la Ville de Re.
miremont. CetteVille
dans l'enceince de laquel-,
le est l'Abbaye
,
est située
sur la Moselle au pied
du Mont Vauge à une
lieue de la Franche-Comte.
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Résumé : BENEFICES.
Le 23 mai, le roi a attribué plusieurs abbayes. L'Abbaye de Sully a été donnée à l'Abbé du Van, Grand Vicaire de Tours. L'Abbaye de Saint Ruf, chef d'Ordre, a été attribuée au Père Rolin. L'Abbaye de Saint Ruf à Valence et le chef d'Ordre des Chanoines réguliers de Saint Augustin ont été attribués à Amaide, Odilon, Ponce et Durand, prêtres d'Avignon. Ces prêtres avaient obtenu les Églises de Saint Just et de Saint Roux en 1039. Ils s'établirent près de Valence jusqu'en 1561, date à laquelle les guerres civiles détruisirent leur monastère. Ils possédaient un prieuré à Valence, devenu chef d'Ordre après cette révolution. L'Ordre a produit trois papes : Anastase IV, Adrien IV et Jules II, ainsi que trois cardinaux. L'Abbaye de Saint Sauveur de Beaucaire a été attribuée à Madame de la Fare. L'Abbaye de Saint Wast de Moreuil a été donnée au Père de Heufyf. Beatrix de Lorraine, sœur de la Princesse d'Épinoy, a été nommée Abbesse de Remiremont, fondée en 620 par Saint Romeric. Cette abbaye, composée de chanoinesses nobles, est protégée par les Ducs de Lorraine.
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64
p. 76-77
Maladie de M. le Duc du Maine. [titre d'après la table]
Début :
Le Dimanche septiéme Juin on eut à la Cour & à [...]
Mots clefs :
Maladie, Duc du Maine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Maladie de M. le Duc du Maine. [titre d'après la table]
Le Dimanche septieme
Juin on eut à la Cour& à
la Ville une grandeAlarme
,
sur un accident qui 1
parut menacer d'une maladie
dangereuse,Son Alresse
SerenissimeMonseigneur
le Duc du Maine
; mais cette alarme
cessa le lendemain&la
joye universe llequiparut
quand on aprit que cette
maladie n'auroic aucune
suite, marque l'estime ôc lavénération que tous le
monde a pour ce Prince.
Juin on eut à la Cour& à
la Ville une grandeAlarme
,
sur un accident qui 1
parut menacer d'une maladie
dangereuse,Son Alresse
SerenissimeMonseigneur
le Duc du Maine
; mais cette alarme
cessa le lendemain&la
joye universe llequiparut
quand on aprit que cette
maladie n'auroic aucune
suite, marque l'estime ôc lavénération que tous le
monde a pour ce Prince.
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65
p. 77-83
Assemblée du Clergé.
Début :
Le 15. Juin, l'ouverture de l'Assemblée extraordinaire [...]
Mots clefs :
Clergé, Roi, Abbé, Archevêque, Évêque
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texteReconnaissance textuelle : Assemblée du Clergé.
e,,,AIfemf.!ée du Clergé.
!.. Le 15.Juin,l'ouverture
de l'Assemblée extraordinaire
du-Clerzé
se fie avec les mêmeceremonies
dont on a donné
le détail lorsque la precedente
Assamblées'est teneuë.
Voicy la Lifte des
Deputez du premier & du
second rang de chaque
Province.
Province de Paris.,
Monsieur le Cardinal
de Noailles
,
Archevêque
de Paris.
Province'de Vienne.'
Mr l'Archevêque,d,e
Vienne. *
Mr l'Abbé Champier.
Province de Reims.
,
Mr l'Archevêque de
Reims.
Mr l'Abbé deBusanval.
MProvinrce,decBordleaucx.
Bordeaux.
Mr l'AbbédeLucinge.
Provinced'Alby.
Mr l'Archevêque d'Alby.
Mrl'Abbé Crouzet.
Province de Toulouse.
Mr l'fcvêqiie deLavaur.
Mr l'Abbé de Grandmont
de Lanta.
Province à*Aix.
Mrl'Evêque de Riez.
Mr l'Abbé de Valbelle.
Province d'Embrun.
Mr l'Evêque de Vence.
Mr l'Abbé Viala.
Province de Tours.
Mrl'Evesque de Leon.
Mrl'Abbé de Tressan.
Province de Narbonne.
Mr l'Evesque d'Agde.
Mrl'Abbé Trudene.
Province de Sens.
Mr l'Evesque d'Auxerre.
Mr l'Abbé de Visnic-h.
Province de Bourges.
Mr l'Evesque de Liînoges.
,"., Mrl'AbbéBrossard.
ProvinceàAMch.
, Mrl'Evesque de Coru
serans
Mr l'AbbéleMazuyer.
Province de Rouen.
Mr l'Evesque de Seez.
Mr l'Abbé de Bouville.
Province de Lyon.
Mr l'Evesque d'Autun.
Mr l'AbbédeChemé.
Province d'Arles.
Mrl'Archevesque d'ArlesMrl'AbbédeS.
Andiol
,
Prcfident
Monsieur le Cardinal de
Noailles.
Promoteur.
Mr l'Abbé de Broglie.
Secrjt.urt.
Mrl'Abî^e.1nCaa.bour.
Le 17. Al les Dipuriz
allerent (ilixr le Roy. à
Marlv. Ils furentconduits
par Mr des Granges Maistre
des Ceremonies
,
&
presentez par Mr le Comte
de Ponrchartrain Secrerairÿ<
fErar. MrleCarchfrâTde
Noailles porta
la parole;Voicyun Extrait
du Discours que Son
Eminence fit à Sa Majesté
à Mr le Dauphin &àMe
la Dauphine.
!.. Le 15.Juin,l'ouverture
de l'Assemblée extraordinaire
du-Clerzé
se fie avec les mêmeceremonies
dont on a donné
le détail lorsque la precedente
Assamblées'est teneuë.
Voicy la Lifte des
Deputez du premier & du
second rang de chaque
Province.
Province de Paris.,
Monsieur le Cardinal
de Noailles
,
Archevêque
de Paris.
Province'de Vienne.'
Mr l'Archevêque,d,e
Vienne. *
Mr l'Abbé Champier.
Province de Reims.
,
Mr l'Archevêque de
Reims.
Mr l'Abbé deBusanval.
MProvinrce,decBordleaucx.
Bordeaux.
Mr l'AbbédeLucinge.
Provinced'Alby.
Mr l'Archevêque d'Alby.
Mrl'Abbé Crouzet.
Province de Toulouse.
Mr l'fcvêqiie deLavaur.
Mr l'Abbé de Grandmont
de Lanta.
Province à*Aix.
Mrl'Evêque de Riez.
Mr l'Abbé de Valbelle.
Province d'Embrun.
Mr l'Evêque de Vence.
Mr l'Abbé Viala.
Province de Tours.
Mrl'Evesque de Leon.
Mrl'Abbé de Tressan.
Province de Narbonne.
Mr l'Evesque d'Agde.
Mrl'Abbé Trudene.
Province de Sens.
Mr l'Evesque d'Auxerre.
Mr l'Abbé de Visnic-h.
Province de Bourges.
Mr l'Evesque de Liînoges.
,"., Mrl'AbbéBrossard.
ProvinceàAMch.
, Mrl'Evesque de Coru
serans
Mr l'AbbéleMazuyer.
Province de Rouen.
Mr l'Evesque de Seez.
Mr l'Abbé de Bouville.
Province de Lyon.
Mr l'Evesque d'Autun.
Mr l'AbbédeChemé.
Province d'Arles.
Mrl'Archevesque d'ArlesMrl'AbbédeS.
Andiol
,
Prcfident
Monsieur le Cardinal de
Noailles.
Promoteur.
Mr l'Abbé de Broglie.
Secrjt.urt.
Mrl'Abî^e.1nCaa.bour.
Le 17. Al les Dipuriz
allerent (ilixr le Roy. à
Marlv. Ils furentconduits
par Mr des Granges Maistre
des Ceremonies
,
&
presentez par Mr le Comte
de Ponrchartrain Secrerairÿ<
fErar. MrleCarchfrâTde
Noailles porta
la parole;Voicyun Extrait
du Discours que Son
Eminence fit à Sa Majesté
à Mr le Dauphin &àMe
la Dauphine.
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Résumé : Assemblée du Clergé.
Le 15 juin, l'Assemblée extraordinaire du Clergé s'est ouverte avec les mêmes cérémonies que la précédente. La liste des députés du premier et du second rang de chaque province a été publiée. Parmi les notables, le Cardinal de Noailles, Archevêque de Paris, représentait la Province de Paris. D'autres provinces ont également désigné leurs représentants, comme l'Archevêque de Vienne et l'Abbé Champier pour la Province de Vienne, et l'Archevêque de Reims et l'Abbé de Busanval pour la Province de Reims. Le 17 juin, les députés se sont rendus auprès du Roi à Marly. Ils ont été conduits par Monsieur des Granges, Maître des Cérémonies, et présentés par le Comte de Pontchartrain, Secrétaire d'État. Le Cardinal de Noailles a prononcé un discours en présence du Roi, du Dauphin et de la Dauphine.
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66
p. 83-87
AU ROY.
Début :
SIRE, Le Clergé de vostre Royaume ne se lassera jamais, [...]
Mots clefs :
Roi, Clergé, Dieu, Royaume
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AU ROY.
AU ROY.
SIRE,
Le Clergé de vostre
Royaume ne se lasserajamais,
de vous cb(Ïr
,
de
vous servir & C'est rendre
àCesarce qui essa Cesar, &..
entrer dans les dejjeins de
Dieu que de vous aider àsoutenir
une guerre dont il n'a
voulu encore lafin.Quand
V. M. a fait voir qu'elle
desiroit la procurer à quelque
prix que ce fust. Ce
deluge queforment les torrents
d'iniquité qpi inonde toute la
terre ,
estencore trop violent
peurpermettre a la colombe de"
sortir de l'Arche
}
cm de porter
aux hommes le rameau dioli.
vier. Mais en differant
,
la paix Dieu a voulu recompenser
vostre soumission
à ses ordres,& pour
justifiervostre conduire,&
pour justifier mesmela
sienne, s'il est permis de
parler ainsi il reprend de
nouveau & avec plusde
force ladefense de sacause
que vous soutenez.
Une especedemiracle
, a
relevé leTrosne de yojlre sesitfils,
& le rétablit non sur
le sable
, maissur la piere serme
quisoutient le Trofne des
rois,c'est le %ele (7 lafidelité
des Sujets.
in-Uneprotection de Dieu
* si visible est acordée nonseulement
au genereux&
i pieux Roy vostre petit fils,
:' mais encore à la foy deV.
M:.àson zele constantcon -
- tre les erreurs. A son
egalitéparfaite à sa resignarion
dans les pertes
les plus sensibles.Et à tant
dautres vertus qui vous
attireront de plus en plus
cçtre protectionquenous
demandons tous les jours
pourvous.
Nous joindrons à nos
yeux tous les secours &c.
ÏEghfe ne veutse reserver
de biens temporels que pour
fournir au culte de Dieu.
Etau soulagement des pauvres
; c'est les soulager que
les defendre des violences de
rvos ennemis. & c'estsoustenir
levray culte que d'éloigner
d'un Royaume Catholique
les heresies des differentes
Nations qui vous attaquent..
Plaise à ce grand Dieu
de nous rendrebientost le calme
, çjjr de vous accorder la
consolation de voir vos sujets
heureux ~& tranquilles
,
de
vous accorder des jours aussi
longs,aussi glorieux ~& aussi
saints que nous le desirons.
SIRE,
Le Clergé de vostre
Royaume ne se lasserajamais,
de vous cb(Ïr
,
de
vous servir & C'est rendre
àCesarce qui essa Cesar, &..
entrer dans les dejjeins de
Dieu que de vous aider àsoutenir
une guerre dont il n'a
voulu encore lafin.Quand
V. M. a fait voir qu'elle
desiroit la procurer à quelque
prix que ce fust. Ce
deluge queforment les torrents
d'iniquité qpi inonde toute la
terre ,
estencore trop violent
peurpermettre a la colombe de"
sortir de l'Arche
}
cm de porter
aux hommes le rameau dioli.
vier. Mais en differant
,
la paix Dieu a voulu recompenser
vostre soumission
à ses ordres,& pour
justifiervostre conduire,&
pour justifier mesmela
sienne, s'il est permis de
parler ainsi il reprend de
nouveau & avec plusde
force ladefense de sacause
que vous soutenez.
Une especedemiracle
, a
relevé leTrosne de yojlre sesitfils,
& le rétablit non sur
le sable
, maissur la piere serme
quisoutient le Trofne des
rois,c'est le %ele (7 lafidelité
des Sujets.
in-Uneprotection de Dieu
* si visible est acordée nonseulement
au genereux&
i pieux Roy vostre petit fils,
:' mais encore à la foy deV.
M:.àson zele constantcon -
- tre les erreurs. A son
egalitéparfaite à sa resignarion
dans les pertes
les plus sensibles.Et à tant
dautres vertus qui vous
attireront de plus en plus
cçtre protectionquenous
demandons tous les jours
pourvous.
Nous joindrons à nos
yeux tous les secours &c.
ÏEghfe ne veutse reserver
de biens temporels que pour
fournir au culte de Dieu.
Etau soulagement des pauvres
; c'est les soulager que
les defendre des violences de
rvos ennemis. & c'estsoustenir
levray culte que d'éloigner
d'un Royaume Catholique
les heresies des differentes
Nations qui vous attaquent..
Plaise à ce grand Dieu
de nous rendrebientost le calme
, çjjr de vous accorder la
consolation de voir vos sujets
heureux ~& tranquilles
,
de
vous accorder des jours aussi
longs,aussi glorieux ~& aussi
saints que nous le desirons.
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Résumé : AU ROY.
Dans une lettre adressée au roi, le clergé exprime son soutien indéfectible et son désir de servir le monarque. Ils justifient leur aide en invoquant le principe de rendre à César ce qui appartient à César et d'entrer dans les desseins de Dieu. La guerre en cours, perçue comme une volonté divine, voit le clergé prêt à soutenir le roi. Le clergé souligne que la fidélité des sujets a consolidé le trône et met en avant la protection divine sur le roi et sa foi. Ils louent les vertus du roi, espérant ainsi attirer une protection divine accrue. La lettre se conclut par un vœu pour la paix et le bonheur des sujets, ainsi que pour la longévité et la sainteté du règne du roi. Le clergé réserve les biens temporels au culte de Dieu et au soulagement des pauvres, défendant les sujets contre les violences des ennemis et éloignant les hérésies des nations attaquant le royaume.
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67
p. 88-90
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
Début :
MONSEIGNEUR, Voicy le premier hommage que le Clergé a l'honneur [...]
Mots clefs :
Dauphin, Royaume, Dieu, Clergé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
AMONSEIGNEUR.
IE, - DAUPHIN.
'MONSEIGNEUR,
Voicy le premierhommage
que le Cjlergé a l'honneurde -'
vous rendre encenmonie,mais
ce n'rft pas le premier que cba-;
cun de nous vous 4 rendu en,
particulier
, ~&c >
= Quel bonheur pour
nous , & pour tout le
Royaume, de voir un
Prince né pour le gouver- n'erunjour,ci-nploycrla"
pénétration & l'élevation
- -
de
de son esprit à se convaincre
de cette grande vérité,
quetant de Princes ignorent
, que le premier devoir
des Souverains efi defaire rf-.
gner Dieu dans leurs Efiats,
Quenedoit-on
pas attendre
de cet espritde justice
,
de cet Amour pour U
regle,~&c.de cettecharitéardente
qui vous rend
si sensible à la misere des
pauvres, &c. Enfin, de
vostre attachementpour leRoy,
qui trouve envousunfils
aussi sournis, aussi tendre,
& aussi occu pé du desir de
luy plaire que l'estoitceluy
qu'il a perdu, &c.
IE, - DAUPHIN.
'MONSEIGNEUR,
Voicy le premierhommage
que le Cjlergé a l'honneurde -'
vous rendre encenmonie,mais
ce n'rft pas le premier que cba-;
cun de nous vous 4 rendu en,
particulier
, ~&c >
= Quel bonheur pour
nous , & pour tout le
Royaume, de voir un
Prince né pour le gouver- n'erunjour,ci-nploycrla"
pénétration & l'élevation
- -
de
de son esprit à se convaincre
de cette grande vérité,
quetant de Princes ignorent
, que le premier devoir
des Souverains efi defaire rf-.
gner Dieu dans leurs Efiats,
Quenedoit-on
pas attendre
de cet espritde justice
,
de cet Amour pour U
regle,~&c.de cettecharitéardente
qui vous rend
si sensible à la misere des
pauvres, &c. Enfin, de
vostre attachementpour leRoy,
qui trouve envousunfils
aussi sournis, aussi tendre,
& aussi occu pé du desir de
luy plaire que l'estoitceluy
qu'il a perdu, &c.
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Résumé : A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
Le clergé adresse une lettre au Dauphin, futur roi de France, exprimant son honneur et son bonheur de lui rendre hommage. Ils louent sa pénétration d'esprit, son sens de la justice, sa charité envers les pauvres et son dévouement au roi. Le Dauphin comprend que régner implique de servir Dieu.
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68
p. 90-91
A MADAME LA DAUPHINE.
Début :
MADAME .... Nous vous rendons aujourd'huy pour la premiere fois, [...]
Mots clefs :
Dauphine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MADAME LA DAUPHINE.
A MADAME
LADAUPHINE
MADAME.
Nous vous rendons aujourd'huy
pour lapremière
fois, nos tres humbles
hommages & avec un
sensible plaisîr quoyque
ce soit un sujet de douleur
qui nous le procure. Noflrc
caractere ne nous permet
pas de loüer en vous ce que
tout le monde y admire. :
Nous ne loüerons que vostre
foy ,&c.la droiture de
vos intentions, la delicatesse
& la soliditédevostre qrit,
la bonté devostre coeur, vojlre
union avecunauguste Epoux,
& lefoin que vous avez conjointement
avecluy deprolonger
heureusement les jours de
Sa Majesté en luy faisant
trouver dans sa Famille toute
la douceurqui est deuë à unsi
bon pere , & à un maistresi
refyeftMe*
LADAUPHINE
MADAME.
Nous vous rendons aujourd'huy
pour lapremière
fois, nos tres humbles
hommages & avec un
sensible plaisîr quoyque
ce soit un sujet de douleur
qui nous le procure. Noflrc
caractere ne nous permet
pas de loüer en vous ce que
tout le monde y admire. :
Nous ne loüerons que vostre
foy ,&c.la droiture de
vos intentions, la delicatesse
& la soliditédevostre qrit,
la bonté devostre coeur, vojlre
union avecunauguste Epoux,
& lefoin que vous avez conjointement
avecluy deprolonger
heureusement les jours de
Sa Majesté en luy faisant
trouver dans sa Famille toute
la douceurqui est deuë à unsi
bon pere , & à un maistresi
refyeftMe*
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Résumé : A MADAME LA DAUPHINE.
La lettre à Madame Ladauphine exprime des hommages et une douleur partagée. Les auteurs louent sa foi, sa droiture, sa délicatesse et la solidité de son esprit, ainsi que la bonté de son cœur. Ils soulignent son union avec son époux et leurs efforts pour prolonger les jours du roi en lui offrant toute la douceur due à un bon père et à un maître respecté.
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69
p. 92
Service pour Monseigneur. [titre d'après la table]
Début :
Le 18. Juin on fit dans l'Eglise de l'Abbaye Royale [...]
Mots clefs :
Dauphin, Abbaye royale de Saint-Denis, Église
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texteReconnaissance textuelle : Service pour Monseigneur. [titre d'après la table]
Le 18. Juin on fit dans
l'Eglise de l'AbbayeRoyaledeSaint-
Denis leService
solemnel pourle repos
de lame de feu Monseigneur
le Dauphin. On n'a
pas pu encore me donner
le détail decerte cérémonie,
ce fera pour le mois
prochain.
l'Eglise de l'AbbayeRoyaledeSaint-
Denis leService
solemnel pourle repos
de lame de feu Monseigneur
le Dauphin. On n'a
pas pu encore me donner
le détail decerte cérémonie,
ce fera pour le mois
prochain.
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70
p. 82-84
PRISES.
Début :
Six Vaisseaux Hollandois venant de Curasso, ont esté pris par [...]
Mots clefs :
Vaisseaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRISES.
PRISES.
Six Vaisseaux Hollandois
venant de CuraiTo)
ont esté pris par trois
Vaisseaux François, la Fidelle
& la Mutine, armez
à Dunkerque, & le Ju piter
armé à Bayonne. Ces six
Vaisseaux ont esté amenez
à Paimbeuf; ils estoient
chargez de Cacao,d'In
digo, de Tabac, de Sucre,
de Bois de teinture, de
plu sieurs autres Marchandises,
& de trente mille
piastres,le tout estimé plus
de douze cens mille livres.
Une Barque Françoise
a pris un Bastiment de
douze canons, sur lequel
les Ambassadeurs du Royaume
de Naples qui alloient
à Barcelone étoient
embarquez. Ils porroient
trente-deux mille pistoles àl'Archiduc.
M. l'Aigle a pris &
conduit à Alicante un
Vaisseau Majorquin chargé
de cinq mille cent
Quintaux de Froment. Ce
Vaisseau alloit à Barcelone.
Six Vaisseaux Hollandois
venant de CuraiTo)
ont esté pris par trois
Vaisseaux François, la Fidelle
& la Mutine, armez
à Dunkerque, & le Ju piter
armé à Bayonne. Ces six
Vaisseaux ont esté amenez
à Paimbeuf; ils estoient
chargez de Cacao,d'In
digo, de Tabac, de Sucre,
de Bois de teinture, de
plu sieurs autres Marchandises,
& de trente mille
piastres,le tout estimé plus
de douze cens mille livres.
Une Barque Françoise
a pris un Bastiment de
douze canons, sur lequel
les Ambassadeurs du Royaume
de Naples qui alloient
à Barcelone étoient
embarquez. Ils porroient
trente-deux mille pistoles àl'Archiduc.
M. l'Aigle a pris &
conduit à Alicante un
Vaisseau Majorquin chargé
de cinq mille cent
Quintaux de Froment. Ce
Vaisseau alloit à Barcelone.
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Résumé : PRISES.
Des vaisseaux français ont capturé six navires hollandais chargés de cacao, d'indigo, de tabac, de sucre et de marchandises diverses, estimés à plus de 1 200 000 livres. Une barque française a intercepté un bâtiment de douze canons transportant des ambassadeurs du Royaume de Naples avec 32 000 pistoles. M. l'Aigle a capturé un vaisseau majorquin chargé de 5 100 quintaux de froment.
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71
p. 85-103
Service pour feu Monseigneur le Dauphin.
Début :
Le 18. Juin on fit dans l'Eglise de l'Abbaye Royale [...]
Mots clefs :
Dauphin, Duc, Princes, Écussons, Musique, Service, Oraison funèbre, Choeur, Religieux, Autel
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Service pour feu Monseigneur le Dauphin.
Service pour feu Mon-
Seigneur ledaepl-lyn.
Le 18. Juin on fit dans
l'Eglise de l'Abbaye Royale
deS. Denis le Service
solemnel pour le repos de
l'Ame de feu Monfeigcur
le Dauphin.
Toutes les Portes de la
Ville estoienttenduës de
noir sans Ecussons ; celle
de l'entrée du Parvis estoit
ornée deCartouches & de
petitsEcussons, entre lesquelsil
y en avoit de
grands aux Armes de
Monseigneur. Les trois
grandes Portes de l'Eglise
estoient renduës,ainsi que
toute la largeur du Portail
jusques aux petites Tourelles.
La Nefestoit couverte
jusqu'à dix ou douze
pieds de la voute, ainsi
que les bas costez,&ornée
de plusieurs rangs de Car
touches & d'Ecussons.
Audessus delaGrille
ou des Jubez, pendoit depuis
la voute un grand
Tapis noir qui garnissoit
tout l'espace d'entre les
piliers. Au dessous de ce
Tapis on avoit appliqué à
la grille un Jubé de menuiserie
qui avançoit d'environvingt
pieds dans la
Nef, & dans lequel la Musique
fut placée. De chaque
cofté du Choeur au..
dessus des hautes Chaises,
regnoient jusqu'à l'Autel,
six grandes pieces quarrées
de drap noir bordées
d'Hermine, & ornées
dans le haut & dans le bas
d'une Bande de trois
rangs enQuinconge semée
de Larmes d'argent
de Dauphins,& de Fleursde-
Lys d'or. Entre chacun
de ces grands quarrez
estoient des bandes en forme
de pilastres aussisemer
de Larmes, de Dauphins,
& deFleurs de-lys. Dans
le milieu de ces pilastres
estoient de grands Ecussons
aux Armes & aux
, Chiffres de Monseigneur
alternativement,ainsi que
sur les Corniches qui estoient
surmonrées d'un
grand Luminaire qui regnoit
tout autour du
Choeur. Vis- à-vis des
Ecussons
Ecussons qui eftoienc au
dessous de la Cornic he
d'enhaut,onavoir attaché
des Girandoles garnies
de Cierges.
La Representationestoit
élevée de huit degrez
sur un Champ quarré de
deux, pieds & demi de
haut, sousun Dais soufie.
nu de quatre Colomnes.
Au dessus deceDaisestoit
uneCouronne fermée de
dix Dauphins herissez de
pointes où l'on avoit mis
desCierges qui formoient
unGroupe de Luminaire
dont l'effet estoit fort
beau. Du milieu de ce
Groupe sortoit unCierge
qui estoit beaucoup plus
élevé que les autres, &les
degrez de la Representation
estoient tout couverts
deChandeliers.
Il n'yen avoir que six
sur le Grand Autel ,&six
au dessus du Contre-Table,
à la hauteur duquel
partoic des deux costez,
desCourtines de velours
garnies de franges d'argent
& d'Ecussons,& il y
avoit des Rideauxde satin
qui estoient attachez aux
Colonnes de l'Autel.
Au dessous du Contre,
Table estoit une grande
Croix de Moire avec quatre
grands Ecussonssur du
velours,surmontée d'un
Dais avec ses Rideaux ar
restez,qui cachoit entierement
l'espacedepuisle
ContreTable jusques à1$
hauteur du Luminaire
d'enhaut, lyavoità costé
de ce Dais deuxespecesde
Pilastres semez deLarmé$
d'argent,de Dauphins ôc
de Fleurs-de-lys d'or
,
ôç
accotez de deux Consoles
sur lesquelles il y avoit des
Cierges.
On commença à allumer
le Luminaire à dix
heures & un quart.
Monseigneur le Dauphin
estant arrivé avec
Monseigneur le Duc de
Berry & S. AR. Monsieur
le Duc d'Orleansces Princes
furent conduits dans
l'Appartement qui leur
aVoic£&e préparé au bouc
de la premiere partie de
l'ancien Cloistre. L'Escalier
estoit tout tendu de
Drap noir, ainsi que le
passage jusqu'à l'Appartement
où il y avoit un Dais.
Aprés que ces Princes y
eurent esté habillez,ils
allerent prendre leurs places
dans les trois Chaises
hautes du Choeur les plus
proches de celle qui est
destinée pourl'Abbé,&c
qui est tousjours vacante
lorsqu'il n'y en a point.
Le Requiem fut entonné
par les cinq Chantres,&
continué parla Musique
du Roy, & ensuiteKyrie
eleison; & les Prélats en
entrant dans le Choeur,
saluerent la Representation
,
les Princes, la
Representation de Loüis
XIII.&l'Autel. LeCelebrant
estoit M. l'Archevesque
de Reims; ôc les
Assistans, M.l'Evesque de
Quebec ; M. l'Evesque
d'Auxerre; M. l'Evesque
de Séez
,
& M.l'Evesque
d'Autun.
Dans le Sanctuaire à
droite ,du costé de l'Evangile,
estoitunAmphithéâtre
garni de Bancs
pour les Religieux de
1
la
Maison, qui avoient psalmodié
Prime,Tierce, &
None dés six heures & demie,
dans la Chapelle du
Chevet derrière le Grand
Autel,du costé de l'Epistre
il y avoit des Bancs
pour le Clergé, vis-à-vis
desquels estoient cinq sauteüils
de velours, pour
l'Archevesque& pour les
quatre Evesques assistans.
L'Epistre fut chantée par
Dom Taveroles
,
Religieux,
Sous-Diacre,&l'Evangile
parDomQuenet,
Religieux, Diacre, deux
des Evesques alIifianseL:
dantDiacre,&SousDiacre
d'honneur. Le Graduel
fut chanté pirie's
cinq ChantresReligieux.
& la Prose par la Musique.
L'Offertoire estant finie,
Monseigneur leDauphin
allaà l'Offrande précede
du Maistre desCeremonies,
qui fit les Reverences
àl'Autel du bas des degrez
du Sanctuaire, aux Princes,
aux Cours Supérieures
,& au Clergé,&il alla
baiser l'Anneau du Celebrant
aprèsavoirpresenté
le
le Cierge. Il y avoit dix
pieces d'or à celuy de
Monseigneur le Dauphin,
huit à celuy deMonseigneur
le Duc de Berry,
& six à celuy deMonsieur
le Duc d'Orleans.
L'Oraison Funebre fut
prononcée par Mr l'Evesque
d'Angers. Ilprit pour
Texteles 13 & 17. Versets
du 3. Chapitre des Proverbes
dont il ne fit qu'un,
pour l'apliquer à Monseigneur.
Beatus homo qui inrectæ
, omnes semitæ ejus
pacificæ. Heureux l'homme
rempli de sagesse & de
prudence,ses voyes sont
toujours droires &ne tendent
qu'à Ja paix,
On ne donnera, point les
Extraits des Oraisons Fune-
Ines, parce qu'elles sontimpri
mées Cm aujji parce qu'ilyen
aura troppourentreprendre de
les donner toutes , que de
donnerseulement les plus belles
ce feroit marquer qu'on
llime moins les autres.
Monseigneur le Dauphin,
Monseigneur leDuc
deBerry,& Monsieur le
Duc d'Orleans sortirent;
del'Eglileun peu avant
quatre heures pour aller
se deshabiller, & ils sortirent
de leurs Apartements
à quatre heures trois
quarts par la grande porte
de l'Eglise,suivis du
Prieur,de plusieursReligieux
& de leurs Officiers
; & ces Princesmonterent
tous trois dans le
mesine Carosse pour retourner
à Marly,.Il y avoit
plusieurs Compagnies
des Gardes rangées obli-.
quement en haye depuis
1,2 premiere porte du parvis
jusques danslarue qui
conduir hors de Saint Denis
par le chemin dePa*.
ris.
Il y eut de si vives contestations
entre les Cent-
Suisses & les Gardes du
Corps au sujet de la barriere,
qu'il fallut, envoyer
un exprés à Marly pour
sçavoit à qui elle devoit
appartenir. La question
futdecidée en faveur des
Gardes du Corps qui la
îirent enlever.
Le 3. Juillet on fit aufll un
Service solemnel pour le reposdeL'Ame
de feu Monseigneur
leDauphin, dans l'Eglise
de Notre Dame. Mon.
sieur le Cardinal de Noailles
y officia pontificalement; &
lePeredelaRue Jesuite y prononça
l'Oraison Funebre.
Monseigneur le Dauphin, accompagné de Monseigneur
le Duc de Berry & de Monsieur
le Ducd'Orleans )efioit'
à la relte du Deuil ainsiqu'à
celuy de S. Denis; & le Clergé,
le Parlement, la Chambre
des Comptes, la Cour des Aides,
l'U niverfité & le Corps
de Villeyaissisterent. Ils y avoient
esté invitez de la tirt
du Roy par Mr. des Granges
Maistre des Ceremonies. Monsieurle
Cardinal de Noailles
donna à disneraux trois Princes
après le Service.
On ne parlera point de laCeremonie de Notre-
Dame
,
ni de la Sainte
Chapelle
,
ni par consequent
desautresquisesont
faites par route la France.
!i Ces Ceremonies n'tfl
tant presque que des repetitions
les unes des autres
, & de plus il faudroit
des Volumes entiers pour
bien marquer jusqu'où
les François ont porté
leur zele pour honorer
la memoire du grand
Prince qu'ils ont perdu..,)
Seigneur ledaepl-lyn.
Le 18. Juin on fit dans
l'Eglise de l'Abbaye Royale
deS. Denis le Service
solemnel pour le repos de
l'Ame de feu Monfeigcur
le Dauphin.
Toutes les Portes de la
Ville estoienttenduës de
noir sans Ecussons ; celle
de l'entrée du Parvis estoit
ornée deCartouches & de
petitsEcussons, entre lesquelsil
y en avoit de
grands aux Armes de
Monseigneur. Les trois
grandes Portes de l'Eglise
estoient renduës,ainsi que
toute la largeur du Portail
jusques aux petites Tourelles.
La Nefestoit couverte
jusqu'à dix ou douze
pieds de la voute, ainsi
que les bas costez,&ornée
de plusieurs rangs de Car
touches & d'Ecussons.
Audessus delaGrille
ou des Jubez, pendoit depuis
la voute un grand
Tapis noir qui garnissoit
tout l'espace d'entre les
piliers. Au dessous de ce
Tapis on avoit appliqué à
la grille un Jubé de menuiserie
qui avançoit d'environvingt
pieds dans la
Nef, & dans lequel la Musique
fut placée. De chaque
cofté du Choeur au..
dessus des hautes Chaises,
regnoient jusqu'à l'Autel,
six grandes pieces quarrées
de drap noir bordées
d'Hermine, & ornées
dans le haut & dans le bas
d'une Bande de trois
rangs enQuinconge semée
de Larmes d'argent
de Dauphins,& de Fleursde-
Lys d'or. Entre chacun
de ces grands quarrez
estoient des bandes en forme
de pilastres aussisemer
de Larmes, de Dauphins,
& deFleurs de-lys. Dans
le milieu de ces pilastres
estoient de grands Ecussons
aux Armes & aux
, Chiffres de Monseigneur
alternativement,ainsi que
sur les Corniches qui estoient
surmonrées d'un
grand Luminaire qui regnoit
tout autour du
Choeur. Vis- à-vis des
Ecussons
Ecussons qui eftoienc au
dessous de la Cornic he
d'enhaut,onavoir attaché
des Girandoles garnies
de Cierges.
La Representationestoit
élevée de huit degrez
sur un Champ quarré de
deux, pieds & demi de
haut, sousun Dais soufie.
nu de quatre Colomnes.
Au dessus deceDaisestoit
uneCouronne fermée de
dix Dauphins herissez de
pointes où l'on avoit mis
desCierges qui formoient
unGroupe de Luminaire
dont l'effet estoit fort
beau. Du milieu de ce
Groupe sortoit unCierge
qui estoit beaucoup plus
élevé que les autres, &les
degrez de la Representation
estoient tout couverts
deChandeliers.
Il n'yen avoir que six
sur le Grand Autel ,&six
au dessus du Contre-Table,
à la hauteur duquel
partoic des deux costez,
desCourtines de velours
garnies de franges d'argent
& d'Ecussons,& il y
avoit des Rideauxde satin
qui estoient attachez aux
Colonnes de l'Autel.
Au dessous du Contre,
Table estoit une grande
Croix de Moire avec quatre
grands Ecussonssur du
velours,surmontée d'un
Dais avec ses Rideaux ar
restez,qui cachoit entierement
l'espacedepuisle
ContreTable jusques à1$
hauteur du Luminaire
d'enhaut, lyavoità costé
de ce Dais deuxespecesde
Pilastres semez deLarmé$
d'argent,de Dauphins ôc
de Fleurs-de-lys d'or
,
ôç
accotez de deux Consoles
sur lesquelles il y avoit des
Cierges.
On commença à allumer
le Luminaire à dix
heures & un quart.
Monseigneur le Dauphin
estant arrivé avec
Monseigneur le Duc de
Berry & S. AR. Monsieur
le Duc d'Orleansces Princes
furent conduits dans
l'Appartement qui leur
aVoic£&e préparé au bouc
de la premiere partie de
l'ancien Cloistre. L'Escalier
estoit tout tendu de
Drap noir, ainsi que le
passage jusqu'à l'Appartement
où il y avoit un Dais.
Aprés que ces Princes y
eurent esté habillez,ils
allerent prendre leurs places
dans les trois Chaises
hautes du Choeur les plus
proches de celle qui est
destinée pourl'Abbé,&c
qui est tousjours vacante
lorsqu'il n'y en a point.
Le Requiem fut entonné
par les cinq Chantres,&
continué parla Musique
du Roy, & ensuiteKyrie
eleison; & les Prélats en
entrant dans le Choeur,
saluerent la Representation
,
les Princes, la
Representation de Loüis
XIII.&l'Autel. LeCelebrant
estoit M. l'Archevesque
de Reims; ôc les
Assistans, M.l'Evesque de
Quebec ; M. l'Evesque
d'Auxerre; M. l'Evesque
de Séez
,
& M.l'Evesque
d'Autun.
Dans le Sanctuaire à
droite ,du costé de l'Evangile,
estoitunAmphithéâtre
garni de Bancs
pour les Religieux de
1
la
Maison, qui avoient psalmodié
Prime,Tierce, &
None dés six heures & demie,
dans la Chapelle du
Chevet derrière le Grand
Autel,du costé de l'Epistre
il y avoit des Bancs
pour le Clergé, vis-à-vis
desquels estoient cinq sauteüils
de velours, pour
l'Archevesque& pour les
quatre Evesques assistans.
L'Epistre fut chantée par
Dom Taveroles
,
Religieux,
Sous-Diacre,&l'Evangile
parDomQuenet,
Religieux, Diacre, deux
des Evesques alIifianseL:
dantDiacre,&SousDiacre
d'honneur. Le Graduel
fut chanté pirie's
cinq ChantresReligieux.
& la Prose par la Musique.
L'Offertoire estant finie,
Monseigneur leDauphin
allaà l'Offrande précede
du Maistre desCeremonies,
qui fit les Reverences
àl'Autel du bas des degrez
du Sanctuaire, aux Princes,
aux Cours Supérieures
,& au Clergé,&il alla
baiser l'Anneau du Celebrant
aprèsavoirpresenté
le
le Cierge. Il y avoit dix
pieces d'or à celuy de
Monseigneur le Dauphin,
huit à celuy deMonseigneur
le Duc de Berry,
& six à celuy deMonsieur
le Duc d'Orleans.
L'Oraison Funebre fut
prononcée par Mr l'Evesque
d'Angers. Ilprit pour
Texteles 13 & 17. Versets
du 3. Chapitre des Proverbes
dont il ne fit qu'un,
pour l'apliquer à Monseigneur.
Beatus homo qui inrectæ
, omnes semitæ ejus
pacificæ. Heureux l'homme
rempli de sagesse & de
prudence,ses voyes sont
toujours droires &ne tendent
qu'à Ja paix,
On ne donnera, point les
Extraits des Oraisons Fune-
Ines, parce qu'elles sontimpri
mées Cm aujji parce qu'ilyen
aura troppourentreprendre de
les donner toutes , que de
donnerseulement les plus belles
ce feroit marquer qu'on
llime moins les autres.
Monseigneur le Dauphin,
Monseigneur leDuc
deBerry,& Monsieur le
Duc d'Orleans sortirent;
del'Eglileun peu avant
quatre heures pour aller
se deshabiller, & ils sortirent
de leurs Apartements
à quatre heures trois
quarts par la grande porte
de l'Eglise,suivis du
Prieur,de plusieursReligieux
& de leurs Officiers
; & ces Princesmonterent
tous trois dans le
mesine Carosse pour retourner
à Marly,.Il y avoit
plusieurs Compagnies
des Gardes rangées obli-.
quement en haye depuis
1,2 premiere porte du parvis
jusques danslarue qui
conduir hors de Saint Denis
par le chemin dePa*.
ris.
Il y eut de si vives contestations
entre les Cent-
Suisses & les Gardes du
Corps au sujet de la barriere,
qu'il fallut, envoyer
un exprés à Marly pour
sçavoit à qui elle devoit
appartenir. La question
futdecidée en faveur des
Gardes du Corps qui la
îirent enlever.
Le 3. Juillet on fit aufll un
Service solemnel pour le reposdeL'Ame
de feu Monseigneur
leDauphin, dans l'Eglise
de Notre Dame. Mon.
sieur le Cardinal de Noailles
y officia pontificalement; &
lePeredelaRue Jesuite y prononça
l'Oraison Funebre.
Monseigneur le Dauphin, accompagné de Monseigneur
le Duc de Berry & de Monsieur
le Ducd'Orleans )efioit'
à la relte du Deuil ainsiqu'à
celuy de S. Denis; & le Clergé,
le Parlement, la Chambre
des Comptes, la Cour des Aides,
l'U niverfité & le Corps
de Villeyaissisterent. Ils y avoient
esté invitez de la tirt
du Roy par Mr. des Granges
Maistre des Ceremonies. Monsieurle
Cardinal de Noailles
donna à disneraux trois Princes
après le Service.
On ne parlera point de laCeremonie de Notre-
Dame
,
ni de la Sainte
Chapelle
,
ni par consequent
desautresquisesont
faites par route la France.
!i Ces Ceremonies n'tfl
tant presque que des repetitions
les unes des autres
, & de plus il faudroit
des Volumes entiers pour
bien marquer jusqu'où
les François ont porté
leur zele pour honorer
la memoire du grand
Prince qu'ils ont perdu..,)
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Résumé : Service pour feu Monseigneur le Dauphin.
Le 18 juin, un service solennel fut organisé à l'Abbaye Royale de Saint-Denis pour le repos de l'âme du défunt Dauphin. La ville était en deuil, avec toutes les portes tendues de noir, sauf celle de l'entrée du parvis, ornée de cartouches et d'écussons, certains aux armes du Dauphin. L'église était également décorée de noir, avec des cartouches et des écussons sur la nef et le chœur. Un grand tapis noir couvrait l'espace entre les piliers, et un jubé de menuiserie abritait la musique. Le chœur était orné de pièces de drap noir bordées d'hermine et décorées de larmes d'argent, de dauphins et de fleurs-de-lis d'or. Des girandoles garnies de cierges étaient suspendues au-dessus des écussons. La représentation du Dauphin était élevée sur un champ carré, sous un dais soutenu par quatre colonnes, surmonté d'une couronne de dauphins et de cierges. Le service commença à dix heures et un quart, avec l'arrivée du Dauphin, du Duc de Berry et du Duc d'Orléans, conduits dans un appartement préparé pour eux. Le requiem fut entonné par les chantres et continué par la musique du roi. L'archevêque de Reims célébra la messe, assisté de plusieurs évêques. L'oraison funèbre fut prononcée par l'évêque d'Angers, qui cita les Proverbes. Après la messe, les princes sortirent de l'église pour se déshabiller et quittèrent Saint-Denis vers quatre heures et demie, escortés par des compagnies de gardes. Le 3 juillet, un autre service solennel eut lieu à l'église Notre-Dame, officié par le cardinal de Noailles, avec la présence des mêmes princes et de diverses autorités invitées par le roi. Le cardinal de Noailles offrit ensuite un dîner aux princes. Les cérémonies dans d'autres lieux de France ne sont pas détaillées, car elles étaient similaires et nécessiteraient des volumes entiers pour être décrites en détail.
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72
p. 103-110
CEREMONIES Funebres.
Début :
L'origine des Ceremonies est aussi ancienne que celle des [...]
Mots clefs :
Cérémonies funèbres, Corps, Honneur, Cérémonie, Convoi, Funérailles
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texteReconnaissance textuelle : CEREMONIES Funebres.
CEREMONIES
Funebm.
L'origine des Ceremonies
est auffi ancienne que celle
des Loix. rlJes en font au
moins l'ornement si elles n'en
font pas le soutien. Ellesfont
aussivariables que les temps,
&. aussivariées que les moeurs
& les usages des peuples, &
ce qui est regardé comme un
honneur dans un temps ou
dans un Pays, est quelquefois
envisagé comme un opprobre
dans un autre;
L'ancienne Chevalerie à
introduit beaucoup de Ceremonies
extraordinaires,dans
lesPompes funebres. Lors
que les Rois ne nommoient
personne pour conduire la
Ceremonie
,
le foin en estoit
donné en partieaux Herauts
d'Armes qui estoient de Vice-
Chevaliers instruits de toutes
les Loix de la Chevalerie, &
qui par leurs belles actions
meritoientl'estime du Publics
& à qui leur valeur avoit acquis
une authorité qu'ils conservoient
avec l'âge.
Depuis le regne de Charles
VI. la qualité de Heraut s'est
fortavilie. Les Rois ont toujours
nommé à chaque Ceremonie
quelque Seigneur de
distinctionpour la regler suivant
l'ancien usage. i ,'of'
Lors que Henry III. passa
par l'Italie il prit dugoust
aux manieres de ces Peuples
qui aimoient beaucoup les
Ceremonies, il crea plusieurs
Charges. Et entr'autres en
l'année1585. il fit un Maistre
des Ceremonies, & un Mai
stre pour servir en son absence.
Le Titre de Grand Maistren'a
esté donné an premier
que long-temps depuis. IlsembleroitparlesCharges
que toutes les Ceremonies
devroient estre reglées
, ÔC
qu'il n'y auroit rien àinnover.
Cependant elle sontrarement
lesmesmes ,ilarrivesouvent
quelqueincident,
chacun voul ant s'elever &
empieter sur les droits des autres.
Les Rois se sont trouvez
quelquefois fort embarrassez
pour decideravec juihee sur
ces affaires de point d'hon.
neur , ne sçachant précisement
à qui il doit appartenir,
-
Aux Funerailles dePhilippe
Auguste le Cardinal Legat
& l'Archevêque de
Reims vouloient officier pori..
tificalement. La dispute fut
grande, & pour les accorder
on dressa deux Autels sur lesquels
chacun celebra en mesme
temps & de mesme voix
afin qu'un seul Choeur respondistaux
deux Officians. 1
Aux Obseques de S. Louis,
le Roy Philippe III. fortfils
porta sur ses épaules le Corps
ou plutost les os de son Pere
depuis Notre-Dame jusqu'à
S. Denis. Les Croix que l'on
trouve sur le chemin furent
élevées dans les endroits OU il
se reposa. On assure qu'il se
fit plusieurs Miracles en ces
melmesendroits ,plusieurs
Malades. y ayant reçu du
soulagement à leurs maux. La
foule du Peuple qui suivoit le
Convoy estoit grande. Tous
les Seigneurs les plus distinguez
s'y trouverent ; tous les
Prelats qui estoient alors à la
Cour, s'y trouverent en habits
Pontificaux. LesReligieux
crurent que les Archevesques
& Evesques avec
leurs habits Ponti ficaux entreprenoient
sur leurs droits.
JIs; sermerent les portes de
leur Eglise& ne voulurent
point souffrir qu'on yentrast
jusqu'à ce qu'il eustestéresolu
que les Prelats quitteroient
leurs ornemens pour y entrer
sans pompe & sans marque
d'authorité ni de Jurisdiction
sur eux. -
j¡ Aux Convois où les Rois
se trouvoient
,
ils suivoient
le Corps à Cheval dans les
Champs: dans les Villes &
les Villages de leur passage
, ils metroient pied à terre. Cette
coutume s'estabolie entierement
depuis Charles V.
Tous les Enterremens des
Princesne se sont pas toujours
faits avec pompe en France.
Aux Fenerailles d'isabeau
de Bavieree veuve du Roy
Charles VI. son Corps fut
porcé du Chasteau des Tournelles
où elle mourut, jusqu'à
l'Eglise de S. Denis sans au.
cune Pompe. Les Registresdu
Parlement portent qu'il s'y
fit quelques Ceremonies ;
mais aucun Autheur contemporain
n'en parle Au contraire
ils, disent tous qu'on le mit
sans, pompe dansun Batteau
avec lui Prestre, deux Cierges,
& trois Officiers de sa Mai.
son qui le conduisirent par
eau à S. Denis où les Religieuxqu'elle
avoit comblez
de bienfaits luv firent à leurs
frais un Servicele plus hono*
rable qu'ils purent. Ils attribuent
la faute de ce manque
d'honneur qu'on luy devoit
aux Anglois qui estoient maistres
du Pays, & qui lahaïfsoient.
Aux Obseques de Charles
VIII. vingt Gentils hommes
de sa Maison porterent son. Corps. 4 1
- A celles de Loüis XII.
les hanouars ou porteurs de
sel pretendirent que cet honneur
leurappartenoit,les Rois
le leur ayant concédé dans
leurs Privilcges. Les Gentilshommes
le leur cederent, &
depuis ce temps là ils se font
conservez dans ce Droit.
Funebm.
L'origine des Ceremonies
est auffi ancienne que celle
des Loix. rlJes en font au
moins l'ornement si elles n'en
font pas le soutien. Ellesfont
aussivariables que les temps,
&. aussivariées que les moeurs
& les usages des peuples, &
ce qui est regardé comme un
honneur dans un temps ou
dans un Pays, est quelquefois
envisagé comme un opprobre
dans un autre;
L'ancienne Chevalerie à
introduit beaucoup de Ceremonies
extraordinaires,dans
lesPompes funebres. Lors
que les Rois ne nommoient
personne pour conduire la
Ceremonie
,
le foin en estoit
donné en partieaux Herauts
d'Armes qui estoient de Vice-
Chevaliers instruits de toutes
les Loix de la Chevalerie, &
qui par leurs belles actions
meritoientl'estime du Publics
& à qui leur valeur avoit acquis
une authorité qu'ils conservoient
avec l'âge.
Depuis le regne de Charles
VI. la qualité de Heraut s'est
fortavilie. Les Rois ont toujours
nommé à chaque Ceremonie
quelque Seigneur de
distinctionpour la regler suivant
l'ancien usage. i ,'of'
Lors que Henry III. passa
par l'Italie il prit dugoust
aux manieres de ces Peuples
qui aimoient beaucoup les
Ceremonies, il crea plusieurs
Charges. Et entr'autres en
l'année1585. il fit un Maistre
des Ceremonies, & un Mai
stre pour servir en son absence.
Le Titre de Grand Maistren'a
esté donné an premier
que long-temps depuis. IlsembleroitparlesCharges
que toutes les Ceremonies
devroient estre reglées
, ÔC
qu'il n'y auroit rien àinnover.
Cependant elle sontrarement
lesmesmes ,ilarrivesouvent
quelqueincident,
chacun voul ant s'elever &
empieter sur les droits des autres.
Les Rois se sont trouvez
quelquefois fort embarrassez
pour decideravec juihee sur
ces affaires de point d'hon.
neur , ne sçachant précisement
à qui il doit appartenir,
-
Aux Funerailles dePhilippe
Auguste le Cardinal Legat
& l'Archevêque de
Reims vouloient officier pori..
tificalement. La dispute fut
grande, & pour les accorder
on dressa deux Autels sur lesquels
chacun celebra en mesme
temps & de mesme voix
afin qu'un seul Choeur respondistaux
deux Officians. 1
Aux Obseques de S. Louis,
le Roy Philippe III. fortfils
porta sur ses épaules le Corps
ou plutost les os de son Pere
depuis Notre-Dame jusqu'à
S. Denis. Les Croix que l'on
trouve sur le chemin furent
élevées dans les endroits OU il
se reposa. On assure qu'il se
fit plusieurs Miracles en ces
melmesendroits ,plusieurs
Malades. y ayant reçu du
soulagement à leurs maux. La
foule du Peuple qui suivoit le
Convoy estoit grande. Tous
les Seigneurs les plus distinguez
s'y trouverent ; tous les
Prelats qui estoient alors à la
Cour, s'y trouverent en habits
Pontificaux. LesReligieux
crurent que les Archevesques
& Evesques avec
leurs habits Ponti ficaux entreprenoient
sur leurs droits.
JIs; sermerent les portes de
leur Eglise& ne voulurent
point souffrir qu'on yentrast
jusqu'à ce qu'il eustestéresolu
que les Prelats quitteroient
leurs ornemens pour y entrer
sans pompe & sans marque
d'authorité ni de Jurisdiction
sur eux. -
j¡ Aux Convois où les Rois
se trouvoient
,
ils suivoient
le Corps à Cheval dans les
Champs: dans les Villes &
les Villages de leur passage
, ils metroient pied à terre. Cette
coutume s'estabolie entierement
depuis Charles V.
Tous les Enterremens des
Princesne se sont pas toujours
faits avec pompe en France.
Aux Fenerailles d'isabeau
de Bavieree veuve du Roy
Charles VI. son Corps fut
porcé du Chasteau des Tournelles
où elle mourut, jusqu'à
l'Eglise de S. Denis sans au.
cune Pompe. Les Registresdu
Parlement portent qu'il s'y
fit quelques Ceremonies ;
mais aucun Autheur contemporain
n'en parle Au contraire
ils, disent tous qu'on le mit
sans, pompe dansun Batteau
avec lui Prestre, deux Cierges,
& trois Officiers de sa Mai.
son qui le conduisirent par
eau à S. Denis où les Religieuxqu'elle
avoit comblez
de bienfaits luv firent à leurs
frais un Servicele plus hono*
rable qu'ils purent. Ils attribuent
la faute de ce manque
d'honneur qu'on luy devoit
aux Anglois qui estoient maistres
du Pays, & qui lahaïfsoient.
Aux Obseques de Charles
VIII. vingt Gentils hommes
de sa Maison porterent son. Corps. 4 1
- A celles de Loüis XII.
les hanouars ou porteurs de
sel pretendirent que cet honneur
leurappartenoit,les Rois
le leur ayant concédé dans
leurs Privilcges. Les Gentilshommes
le leur cederent, &
depuis ce temps là ils se font
conservez dans ce Droit.
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Résumé : CEREMONIES Funebres.
Le texte examine l'origine et l'évolution des cérémonies funéraires, mettant en lumière leur ancienneté et leur diversité à travers les époques et les cultures. Les cérémonies funéraires ont été influencées par l'ancienne chevalerie, qui a introduit des rites spécifiques. Les hérauts d'armes, en tant que vice-chevaliers, jouaient un rôle crucial dans l'organisation de ces cérémonies. Sous le règne de Charles VI, la qualité des hérauts d'armes déclina, et les rois commencèrent à nommer des seigneurs de distinction pour régler les cérémonies. Henri III, impressionné par les cérémonies italiennes, créa plusieurs charges, dont celle de maître des cérémonies en 1585. Les cérémonies funéraires royales étaient souvent marquées par des disputes sur les droits et les honneurs. Par exemple, lors des funérailles de Philippe Auguste, un compromis fut trouvé pour éviter un conflit entre le cardinal légat et l'archevêque de Reims. Lors des obsèques de Saint Louis, Philippe III porta le corps de son père, et des miracles furent rapportés. Les coutumes variaient également : les rois suivaient le corps à cheval dans les champs et à pied dans les villes. Cependant, certaines funérailles, comme celles d'Isabeau de Bavière, se déroulèrent sans pompe en raison de la présence des Anglais. Les funérailles des princes ne se faisaient pas toujours avec pompe. Par exemple, celles de Charles VIII furent organisées par vingt gentilshommes, tandis que celles de Louis XII furent portées par les hanovars, porteurs de sel, après une dispute sur les privilèges.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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73
p. 110-119
Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Début :
Le 4. Juillet 1711. Jean Aubery Marquis de Vatan presta [...]
Mots clefs :
Marquis, Roi, Vatan, Lieutenant du roi, Famille
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texteReconnaissance textuelle : Prestation de Serment. [titre d'après la table]
AuberyMarquis de Vatan
presta ferment dde f:idérlité entre lesmains deSaMajesté
pour la Charge de
Lieutenant de Roy au
Gouvernement d'arlea
nois, és Pays Blaisois, Dunois
,
Amboise & Vendomois
,
sur la demission
du sieur Comte de Saumery
,
qui presta aussi le
ferment de fidelité entre
les mains de Sa Majesté
pour la Lieutenance Generale
du mesme département
le 30. Juin dernier.
Il est filsdeClaude Aui
bery Marquis de Varan
Baron de Moncy,&c.&de
Catherine le Coq de Corbevillefille
de Jean le Coq
Doyen du Parlement descendu
du celebreAvocat.
General qui vivoit
fous le Roy Jean, & que
la Cour nomme encore
aujourd'huy Joannes Gal
li. ï;Le Marquis de Vatan
a épousé en l'année 1689.
Madelaine Louise de Bailleul
,
soeur, fille & petire
fille de President à Mortier,
de l'ancienne Noblèsle
blesse de Bailleul en Nou
mandie : il a deux frères
au service du Roy
,
l'un
ancien Chevalier de Mal
-j
te , & Capitaine de Vai&
seau
,
l'aurre Capitaine
au Regiment des Dragons
de la Reine.
Claude Aubery perq
de celuy -cy avoit quatre
soeurs
; l'ainée mariée au
Marquis de Vieux-Pont,
la seconde au Comtede
Nonant
,
la troisiémeau
Comte
-
de Vauvineux desquelsMadame la Pria-,
cesse de Guemené est ntle
, laquatriéme au Marquis
deRaray.
,L Entre plusieurs hommes
déconsidérationcette
Famille a donné un JacquesAubery
,
fameux par
son éloquence
,
qui fut
Ambassadeur de Henry
fecond enAnleterre:ilfît
.,tin Traité de Paix entre
son Maistre
, & E douard.
VI. Monsieur le Chancelier
de l'Hopital a traduit
enVers latins
, un fameux
Plaidoyerde ce J lcques
Aubery
,
dont le plerÏf
neveu Benjamin Aubery
fut Ambassadeur en Hollande
fous Henry IV. Ils
sont tous descendus de
Pierre Aubery Conseiller
au Parlement fous le re-
- gne de Philippe de Valois.
-
Il y a eu dans cette famille
cinq Chevaliers de
Malte,&elle est alliée à
laMaisondelaTremoüille
deNoirmoutierparRenée
Jjlie Aubery, qui épousa
Louis de la Tremouille
d'où sont sortis Monsieur
le Duc deNoirmutier,
Monsieurle Cardinal de
la Tremouille
,
Madame
laPrincesse des Ursins&
Madame laDuchesse de
ChatillonMontmorency;
elleest aussialliée par des
femmes des maisons de
Lillebonne, de Rohan, de
Montmorency
,
Luxembourg,
de Fiesque
,
& de
plusieurs autres Maisons
illustres.
On peut faire une remarque
assez curieuse sur
le Marquisat de Vatan ,
que depuis douze cens
ans,cette Seigneurie n'ait
jamaisesté venduë,ayant
pasT. par droit de succeson
soitenligne droite
foie en ligne collatérale ,
jufqua DameClaudede
de Presteval de ~Pa.-illeu"
se
,
restée derniereheritierc
de la MaisondeVatan
, laquelle épousa en
mil six cent vingt neuf
RobertAubery5Baron de
Moncy, qui prit alors le
nom de Vatan,&en favveeuurrdduuqquueellccèettctec
TTeerrrreé
sur, érigée en Marquisar.
r Varan estune petite Vil- ledenviron quatrecent
efux/diftante de dix lieuës
de Bourges & de quatre
^'Iffoudufl
, distraite de
l'ancien ressort du Berry
ôc soumise à celuy de
Blois;
, Ce qui prouve ÍÕn'aut)l'
quité;c'estun ancien temple
desfaux Dieux qui fertf
depuis plu sieurs sieclesde
magazin pour des Bleds.
*
LeMartyrologe de TAî>-
baye de S. Sulpice de
Bourges fait mention que
S. Sulpice Archevespe
de Bourges en l'an cinq
cent quatrevingt sept,du
temps de Gontran oncle
du Roy Cloraire, estoit
fils d'un Seigneur de Vacart
,
& il ya dans cette
Ville un cres-ancienChapitredepuis
plus de huit
cens arcs, fous le titre de
S. LaurumqLn y sur martyriséen
l'an 5+. par.rordre
de Toula B.oy' des
Goths.
presta ferment dde f:idérlité entre lesmains deSaMajesté
pour la Charge de
Lieutenant de Roy au
Gouvernement d'arlea
nois, és Pays Blaisois, Dunois
,
Amboise & Vendomois
,
sur la demission
du sieur Comte de Saumery
,
qui presta aussi le
ferment de fidelité entre
les mains de Sa Majesté
pour la Lieutenance Generale
du mesme département
le 30. Juin dernier.
Il est filsdeClaude Aui
bery Marquis de Varan
Baron de Moncy,&c.&de
Catherine le Coq de Corbevillefille
de Jean le Coq
Doyen du Parlement descendu
du celebreAvocat.
General qui vivoit
fous le Roy Jean, & que
la Cour nomme encore
aujourd'huy Joannes Gal
li. ï;Le Marquis de Vatan
a épousé en l'année 1689.
Madelaine Louise de Bailleul
,
soeur, fille & petire
fille de President à Mortier,
de l'ancienne Noblèsle
blesse de Bailleul en Nou
mandie : il a deux frères
au service du Roy
,
l'un
ancien Chevalier de Mal
-j
te , & Capitaine de Vai&
seau
,
l'aurre Capitaine
au Regiment des Dragons
de la Reine.
Claude Aubery perq
de celuy -cy avoit quatre
soeurs
; l'ainée mariée au
Marquis de Vieux-Pont,
la seconde au Comtede
Nonant
,
la troisiémeau
Comte
-
de Vauvineux desquelsMadame la Pria-,
cesse de Guemené est ntle
, laquatriéme au Marquis
deRaray.
,L Entre plusieurs hommes
déconsidérationcette
Famille a donné un JacquesAubery
,
fameux par
son éloquence
,
qui fut
Ambassadeur de Henry
fecond enAnleterre:ilfît
.,tin Traité de Paix entre
son Maistre
, & E douard.
VI. Monsieur le Chancelier
de l'Hopital a traduit
enVers latins
, un fameux
Plaidoyerde ce J lcques
Aubery
,
dont le plerÏf
neveu Benjamin Aubery
fut Ambassadeur en Hollande
fous Henry IV. Ils
sont tous descendus de
Pierre Aubery Conseiller
au Parlement fous le re-
- gne de Philippe de Valois.
-
Il y a eu dans cette famille
cinq Chevaliers de
Malte,&elle est alliée à
laMaisondelaTremoüille
deNoirmoutierparRenée
Jjlie Aubery, qui épousa
Louis de la Tremouille
d'où sont sortis Monsieur
le Duc deNoirmutier,
Monsieurle Cardinal de
la Tremouille
,
Madame
laPrincesse des Ursins&
Madame laDuchesse de
ChatillonMontmorency;
elleest aussialliée par des
femmes des maisons de
Lillebonne, de Rohan, de
Montmorency
,
Luxembourg,
de Fiesque
,
& de
plusieurs autres Maisons
illustres.
On peut faire une remarque
assez curieuse sur
le Marquisat de Vatan ,
que depuis douze cens
ans,cette Seigneurie n'ait
jamaisesté venduë,ayant
pasT. par droit de succeson
soitenligne droite
foie en ligne collatérale ,
jufqua DameClaudede
de Presteval de ~Pa.-illeu"
se
,
restée derniereheritierc
de la MaisondeVatan
, laquelle épousa en
mil six cent vingt neuf
RobertAubery5Baron de
Moncy, qui prit alors le
nom de Vatan,&en favveeuurrdduuqquueellccèettctec
TTeerrrreé
sur, érigée en Marquisar.
r Varan estune petite Vil- ledenviron quatrecent
efux/diftante de dix lieuës
de Bourges & de quatre
^'Iffoudufl
, distraite de
l'ancien ressort du Berry
ôc soumise à celuy de
Blois;
, Ce qui prouve ÍÕn'aut)l'
quité;c'estun ancien temple
desfaux Dieux qui fertf
depuis plu sieurs sieclesde
magazin pour des Bleds.
*
LeMartyrologe de TAî>-
baye de S. Sulpice de
Bourges fait mention que
S. Sulpice Archevespe
de Bourges en l'an cinq
cent quatrevingt sept,du
temps de Gontran oncle
du Roy Cloraire, estoit
fils d'un Seigneur de Vacart
,
& il ya dans cette
Ville un cres-ancienChapitredepuis
plus de huit
cens arcs, fous le titre de
S. LaurumqLn y sur martyriséen
l'an 5+. par.rordre
de Toula B.oy' des
Goths.
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Résumé : Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Le texte présente Aubery, Marquis de Vatan, qui a prêté serment de fidélité au roi pour la charge de Lieutenant du Roi au Gouvernement d'Orléans, des Pays Blaisois, Dunois, Amboise et Vendomois, succédant au Comte de Saumery. Aubery est le fils de Claude Aubery, Marquis de Varan, et de Catherine Le Coq de Corbeville. Il a épousé Madeleine Louise de Bailleul en 1689 et a deux frères au service du roi. Claude Aubery avait quatre sœurs, dont les mariages ont lié la famille à diverses maisons nobles. La famille Aubery est connue pour son éloquence et ses ambassadeurs, notamment Jacques Aubery, célèbre pour son traité de paix entre Henri II et Édouard VI. La famille compte également plusieurs Chevaliers de Malte et est alliée à de nombreuses maisons illustres, comme la maison de La Trémoille et de Montmorency. Le Marquisat de Vatan, possession de la famille depuis douze cents ans, n'a jamais été vendu et est passé par succession. Varan est une petite ville située à environ dix lieues de Bourges et quatre lieues de Vierzon, connue pour son ancien temple païen utilisé comme magasin à blé. La ville possède également un ancien chapitre dédié à Saint-Laurent, martyr au IIIe siècle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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74
p. 119-120
Avis. [titre d'après la table]
Début :
On mettra dans le mois prochain les Morts & les [...]
Mots clefs :
Mémoires
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texteReconnaissance textuelle : Avis. [titre d'après la table]
On mettra, dans le mois
prochain les Morts &':lei
Mariages de celuy cy , parce
lqeue le temps me marque, &
temps me manque , pane
qu'onattend troptard bwcn*
'cryer les Mémoire*, je prie
ceuxquimefontl'honneur de
m'en envoyerde lesecrire plus
correctement, leje- prie ceux
qui negligent de me lesenvoyer
de pardonnersi l'on fait des
fautesgroflieres- J'évite autant
que je puis ces inconvénients
enne parlantpointdu toutou
fort peude certaines Familles
estrangeres dont je n'ay pas eu
rleloeisirsdeechexrchear
prochain les Morts &':lei
Mariages de celuy cy , parce
lqeue le temps me marque, &
temps me manque , pane
qu'onattend troptard bwcn*
'cryer les Mémoire*, je prie
ceuxquimefontl'honneur de
m'en envoyerde lesecrire plus
correctement, leje- prie ceux
qui negligent de me lesenvoyer
de pardonnersi l'on fait des
fautesgroflieres- J'évite autant
que je puis ces inconvénients
enne parlantpointdu toutou
fort peude certaines Familles
estrangeres dont je n'ay pas eu
rleloeisirsdeechexrchear
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Résumé : Avis. [titre d'après la table]
Le texte annonce la publication prochaine des décès et mariages récents, justifiant le délai par un manque de temps. L'auteur demande aux lecteurs d'envoyer des informations précises et correctes, s'excuse pour les erreurs éventuelles et évite de mentionner certaines familles étrangères par manque de vérification.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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75
p. 121-164
Bulle d'Or. [titre d'après la table]
Début :
ARTICLE XXII. De l'ordre de la Marche des Princes [...]
Mots clefs :
Bulle d'Or, Princes, Empereur, Électeurs, Roi, Romains, Cour, Ecclésiastique, Archevêque, Cheval, Duc, Honneur, Criminels, Sceau, Bâton, Logis, Saxe, Crime, Fille, Fils, Ordre, Coupable, Séance, Mort, Charge
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texteReconnaissance textuelle : Bulle d'Or. [titre d'après la table]
ARTLCLEXXII.
De l'ordre de la Marche des
FrincesELetteurs,dr parqui
sont portées les Marques honoraires.
pOur déclarer le rangquel
les Princes Electeurs doivent
tenir en marchant avec
l'Empereur ou avec le Roi
desRomains en public & erL
cérémonie, & dont nous
avons ci- dessus fait mention,
Nous ordonnons que toutes
les fois que pendant la tenuë
d'une Diete Imperiale, il
faudra que les Princes Electeurs
marchent processionnellement
avec l'Empereur au le
Roi des Romains, en quelques
actionsou solemnitez
que cesoit, & qu'ils y portent
les Ornemens Impériaux ou
Royalix; le Duc de Saxe portant
FEpee Imperiale ou
Royale, marchera immédiatement
devant l'Empereur,
étant au milieu entre luy &
l'Electeur de Trêves ; ledit
Electeur de Saxe aura à sa
droite le Comte Palatin du
Rhin, qui portera le Globe
ou la Pomme Imperiale, &à
sa gauche le Marquis de
Brandebourg
, portant le
Sceptre, tous trois marchant
de front: le. Roi de Boheme
suivra immédiatementl'EmpereurouleRoides
Romains;
sans que personne marche entre
l'Empereur ou ledit Roi
&lui.
ARTIClE XXIII.
DesBénédictions des Archevesques
en lapresence de1•'*-
,,.lT'Empereur. Outes les fois qu'on
celébrera en solemnité
la Méfie devant l'Empeteur
ou le Roy des Romains,
,U que les Archevesques de
Mayence, de Tréves & de
Cologne; ou deux d'entre eux s'y trouveront presens, on
observeraàla confession qui
se dità l'entrée de la Messe,
au baisen de l'Evangile & de
la Paix qu'on presente après
(Ag":/tsDei,& même aux Bénédictions
qui se donnent à la fin
de la Méfie
,
&: à celles qui
se font à l'entrée de table &
aux graces quife rendent après
le repas, cet ordre que Nous
avons estimé à propos d'y étatablir,
de leur avis & consentement;
qui est que le premier
aura cet honneur le premier
jour; le second, le second
jour; & le troisiéme, le
t,roin2e.m.e jour. Nousdéclarons en ce
cas, que l'ordre de la primauté
ou posteriorité entre
les Archevesques, doit estre
dreeglé sur l'ordre & le temps leur consecration. Et afin
qu'ils se préviennent les uns
les autres par des témoignages
d'honneur &de déference,
& que leur exemple oblige
les autres à s'honorer mutuellement,
Nous desirons que celui
que cet ordre, touchant
les choses susdites, regardera
le premier
,
fasse à ses Collegues
une civilité & une honnêteté
charitable pour les inviteràprendre
cet honneur, &
qu'après cela il procèdeaux
choses susdites, ou à quelqu'une
d'elles.
ARTICLE XXIV.
Les Loix suisantes ont ejlè
publiées en la Diete de Metz
lejour de Noël, l'an 13r6.
Par Charles IV.Empereur des
Romains toujours Auguste,
.RoydiBobeme,affiflédetous
les PÍinces Electeurs du Saint
Empire en presence du Vénérable
Pere en Dieu le Seigneur
Théodorique Evêque d'Albe,
Cardinal de la sainte Eglise
Romaine>& de CharlesFils
aîné du Roy de France, Illustre
Duc de Normandie, &
Dauphin de Viennois.
S.J. SI quelqu'un estoit
entrédans quelque
complotcriminel, ou auroit
fait ferment ou promesse de
s'y engager avec les Princes
& Gentilshommes, ou avec des Particuliers &: autres
Personnnes quelconques
mêmes roturieres, pour attenter
à la vie des Reverends
& Illustres Princes Electeurs
du saint Empire Romain,
tant Ecclesiastiques que Seculiers,
ou de quelqu'un d'eux,
qu'il périsse par le glaive, &:
que tous ses biens soient
confisquez comme criminel de
leze.Majesté ; car ils sont
partie de nostre Corps: Et en
ces rencontres les Loix punissent
lavolontéaveclamême
severité que le crime mesme.
Et bien qu'il fût juste que les
fils d'un tel parricide moururentd'une
pareille more)
parce que l'on en peut appréhender
les mêmes exemples;
néanmoins par une bonté
particuliére
,
Nous leur donnons
la vie: Mais Nous voulons
qu'ils soient fruftrez de
la succession maternelle ou
ayeule, comme aussi de tout
les biens qu'ils pouroient esperer
par droit d'heredité &
de succession, ou par testament
de leurs autres parens &.
amis; afin qu'étant toujours
pauvres & necessiteux, l'infamie
de leur pere les accompagne
toûjours;qu'ils ne puissent
jamais parvenir à aucun
honneur & Dignité, même à
celles qui sont conferées par
l'Eglise; & qu'ilssoient re-@
duits à telle extremité, qu'ils
languissent dans une necessité
continuelle
,
& trouvent par
ce moyen leur soulagement
dans la mort &: leur supplice
dans la vie. Nous voulons aussi
que ceux qui oseront intercéder
pour telles sortes de gens,
soient notez d'une infamie
perpetuelle.
§. 2. Pour ce qui est des
filles de ces criminels ,en
quelque nombre qu'elles
puissent estre
,
Nous ordonnons
qu'elles prennentla falcidie
ou la quatriéme partie
en la successionde leur mere,
foit qu'elle ait fait testament
ou non; afin qu'elles ayent plûcôc:
une médiocre nourriture
de fille, qu'un entier avantage
ou nom d'heritieres.Car
en effet la Sentence doit être
d'autant plus moderée à leur
égard, que nous sommes perfuadez
que la foiblesse de leur
sexe les empêchera de commettre
des crimes de cette
nature.
§. Déclarons aussi les
émancipations que telles gens
pourroient avoir faites de leur
fils ou de leurs filles, depuis
la publication de la presente
Loi
,
nulles &: de nul effet ;
pareillement Nous déclarons
nulles & de nulle valeur toutes
les constitutionsde dot, donations
& toutes les autres
aliénations qui auront été faites
par fraude
, &. même de
droit,depuis le temps qu'ils
auront commencé à faire le
premier projet de ces conspirations
&: complot. Si les
femmes ayant retiré leur dot
se trouvent en cet état, que
ce qu'elles auront reçu de
leurs maris à titre de donations,
elles le doiventreserver
à leurs fils, lorsquel'usufruit
n'aura plus lieu;qu'ellesçachent
que toutes ces choses,
qui selon la Loi devroient
retourner aux fils, seront appliquées
à nostre Fisc, à la
reserve de la falcidie ou quatriéme
qui en fera prise pour
les filles, & n n pour les fils.
§. 4. Ce que nous venons
de dire de ces criminels & de
leurs fils,doitaussi estre entendu
de leurs satelites, complices
& ministres, & de
leursfils. Toutefois si aucun
des complices, touché du
desir d'une veritable gloire
découvre la conspiration, en
son commencement, il en recevra
de Nous récompense
& honneur: Mais pour cel ui
qui aura eu part à ces conspirations
&: ne les aura revelées
que bien tard, avant
néanmoinsqu'elles ayent été
découvertes, il fera estimé
digne feulement d'absolution
&: du pardon de son crime.
§. 5. Nous ordonnons aussi,
que s'il est revelé quelque
attentat commis contre lesdits
Princes Electeurs Ecclesiastiques
ou Seculiers, l'on
puissemême après la mort
du coupable poursuivre de
nouveau la punition de ce
crime. ,-
§. 6.De même,l'on pourra
pour ce crime de leze-Majesté,
à l'égard deidics Princes
Electeurs, donner la question
aux serviteurs du Maître
qui aura été accusé.
- §.7. Ordonnons deplus
par ce presentEdit Imperial,
& voulons que même après
la mort du coupable l'on
puisse commencer à informer
contre lui,afin quele
crime, étant * averé, sa mémoire
puisse estre condamnée
&: ses biens confisquez.
Car dés là que quelqu'un a
formé le dessein d'uncrime
détestable,il en est en quelque
façon coupable & bourrelé
en son ame.
$. 8. C'estpourquoy, dés
que quelqu'un se trouvera
coupable d'untel attentat
Nous voulons qu'il ne puisse
plus ni vendre, ni aliener, ni
donner la liberté à ses esclaves,
& mêmequ'on ne lui
puissepluspayer ce qui lui
estdû.
§.9.Pareillement ordonnons
qu'à ce sujet on applique
à laquestion les serviteurs
du criminels c'est-à-dire,
pour le crime ducomplot détestable
fait contre les Princes
Electeurs Ecclesiastiques
'&. Seculiers.
§. 10. Et si quelqu'unde
ces criminels meurt pendant
l'instruction du Procez, Nous
voulons que ses biens, à cause
qu'on est encore incertain
qui en fera leSuccesseur,
soient mis entre les mains de
la Justice.
ARTICLE XXV.
De la conservation des Princi»
pautez, des Electeurs en
leurentier. sS'Il est expedient que toutes
Principautez soient
conservées en leur entier, afin
que la Justice s'affermisse, &
que les bons & fideles Sujets
jouissentd'un parfait repos
d'une paix profonde ;il est
encore ,
sans comparaison beaucoup plus juste queles,
grandes Principautez, Domaines
,
Honneurs & Droits
des Princes Electeurs
,
demeurent
aussi en leur entier;
car là où lepéril est leplus à
craindre
,
c'est là ou il faut
user de plus grandes précaurions
de peur que les colomnesVenant
à manquer 3 toute le bâtiment ne tombe
en ruine.
§. I. Nous voulons donc &
or donnons parcet Edit Imperial
perpetuel, qu'à l'avenir
&à perpétuité les grandes
& magnifiques Principatitez
,
tellesque sont le Royau-
me de Bohême , la Comtç,
Palatine du Rhin,la Duché
de Saxe & le Marquisat de
Brandebourg,leurs Terres
Jurisdictions , , Hommages &
Vasselages, avec leurs appartenances
& dépendances, ne
puissent estre partagées
,
diviséesoudémembrées
en
quelque façon que ce soit ;
mais qu'elles demeurent à
perpétuité unies &: conservées
en leur entier. ,:.
§. 2. Que le Fils aîné y
succéde,& que tout le Domaine&
tout le Droit appartienne
à luy seul ; si cen'est
qu'il soit insensé,ou qu'il ait
tel autre grand &: notable
défaut qui l'empêche absolument
de gouverner; auquel
cas la successionluy estanc
défenduë
,
Nous voulons que
le fécond Fils, s'il y en a un
en la même ligne, y foit appellé
; sinon l'aîné des Frères
ou Parens paternelslaïque
qui se trouvera estre le plus
proche en ligne directe &:
masculine: lequel toutefois
fera tenu de donner des preuves
continuelles de sa bonté
& liberalité envers ses autres
Frères ôc Soeurs, contribuant
à leur subsistance selon la
grace qu'il aura reçue de
Dieu, & selon la bonne vo- lonté& facultez de son
patrimoine; lui défendant
expressément tout partage, division&démembrement
des Principautez,&: de leurs
appartenances ôc dépendances,
en quelque façon que
ce puisse être.
ARTICLE XXV-I.,,-
De la Cour Impériale desa
séance. , I.LE jour que l'EmpereurouleRoides
Romains voudra tenir folemnellement
sa Cour, les Princes
Electeurs tant Ecclesiastiques
que Seculiers, se renfdront
à une heure ou environ,
au logis de la demeure
Impériale ou Royale,ou
l'Empereur ou le Roi, étant
revêtu de tous lesOrneniens
Impériaux monteraachevai,
avectous les Princes Electeurs
qui l'accompagneront
jusqu'au lieu préparé pour
la Séance chacun en l'ordre
& en la maniéré qui a été cidessusprescrite
, &: inserée
dans l'Ordonnance qui regle
les marches des mêmes Princes
Eleaeurs.
2. L'Archichancelier dansl'Archichancellariat
duquel
la Cour Impériale se tiendra,
portera aussi au bout d'un Bâton
d'argent tous les Sceaux'
Impériaux ou Royaux.
§. 3. Mais les Princes Electeurs
Seculiers porteront le
Septre
,
la Pomme & l'Epée
,
en la nlanie-re qui a été dite
ci
-
dessus.
§. 4.Quelques autres Prill
ces inférieurs qui feront dé
putez par l'Empereur &: à
son choix, porteront immédiatement
devant l'Archevesque
de Trevesmarchant eJt.,
son rang, premièrement la
Couronne d'Aix-la-Chapelle:,
& en secondlieu, celle de
Milan: Ce qui ne se pratiquera
feulement que devant
l'Empereur, orné de la Couronne
Impériale.
§. L'Imperatrice aussi, ou,
la Reine des Romains, étant
revêtue des Habits & Orne.
mens de Ceremonie, marchera
après le Roi ou l'Empereur
des Romains, &: auiïi
après le Roi de Boheme , qui
fuit immédiatement l'Emper
reur ,mais çloignécd'unçù.
pace compétant, & accom
pagnée de ses principaux Officiers
&: de ses Filles d'Honneur
¡& ce jusques au lieu de
la Séance.
ARTICLE XXVII.
Des Fondions des Princes Electeurs
dans les rencontres oh
lesEmpereurs oit. Rois des Romains
tiennent folemnellement
leur Cour. NOus ordonnons que
toutes les fois que l'Elnpereur
ou le Roi des Romains
voudra tenir solemnellement
sa Cour, &: où Ice
PrincesEle&enrs ferontobjigèt
de faireles Ponctions de,
leurs Charges,on observe eiv
cela l'ordre suivant.-
§. i.Premièrement,TEm-,
pereurou le Roides Roi-riainsf,-
étant assis en sa Chaire Roya-r
le, ou sur le TrôneImpérialv
le Duc de Saxe fera sa ChaiM
ge en la maniéré que nous;
allons dire. On mettra d-,
vàntle Logis de la Séance
Imperiale ou Royale, un tas
d'Avoine, de telle hauceuf)
qu'il aille jusqu'au poitrai"
ou juf ues à la Telle du cheval
sur lequel le Duc fera.,
monté;: & le Duc ayant en'
ses mai ns un Bâton d'argent
& une Mesure aussi d'argent,>
qui peseront ensemble douze,
Marcs d'argnt.'& étant ï;
cheval- remplira la' mesure
d'avoine & la donnerar' au
premier Palfrenier qu'il ren-'
contrera. Apres quoi, fichant
le Bâton dans l'avoine, il se
retirera; & son Vice-Maréchal
, sçavoir de Pappenheim,
s'approchant, ou lui
absent, le Mareschal de la
1Cour,Jpaermvettroa leipinllagee d.e
§.i Dés que l'Empereur
ou le Roi des Romains se fera
mis à table, les Princes Electeurs
Ecclesiastiques, c'est-à-,
dire les Archevêques, étant'
debout devant la table avec
les autres Prelats, la beniront
suivant l'ordre qui a été
ci- dessus par Nous prescrit.
La Bénédiction étant faite,
les
les mêmes Archevêques, s'ilt
font tous presens, ou bien
deux, ou un d'entr'eux, pren*
,dront les Sceaux Impériaux
ou Roïaux des mains du Chancelier
de la Cour;& l'Archevesque
dans lArchichancellariat
duquel la Cour se tiendra,
marchant au milieu des
deux autres Archevesques qui
feront à ses cotez,tenant avec
lui le Bâton d'argent où les
Sceaux feront suspendus
; tous
trois les porteront ainli, &
les mettront avec rcfpctt lui?
la Table devant l'Empereur
ou le Roy. Mais l'Empereur
cru le Roiles leur rendra auflktost
: Et celui dans l'Archichancellariat
duquell%Cerémonies
se feront, comml a
vçté dit, pendra à Ton col le
plus grand Sceau, & le portera
ainsi durant tout le Difner
& apiés, jusquesà ce qu'il
foit retourné à cheval du Pa-
Jais à son Logis. Or le Bâton
dont nous venons de parler,
doit estre d'argent, du poids
-de douze marcs; & les trois
Archevesques doivent payer
chacun le tiers, tant du poids
de l'argent que du prix de
la façon. Le Baston & les
Sceaux demeureront au Chancellier
de la Cour, qui en fera
ce qu'il lui plaira; & c'est
pourquoi aussi-tofi: que celui
des Archevesques auquel il
aura appartenu de porter le
plus grand Sceau au col, depuis
le-Palais jusqu'à son Logis
( comme il a été dit )y
sera arrivé) il renvoyera par
quelqu'un deses Domestiques
audit Chancelier de la. Cour
Imperiale,ledit Sceau sur le
même cheval; & l'Archevefque,
selon la décence desa
propre Dignité & l'amitié
qu'il portera audit Chancelier
de la Cour, fera tenu
de lui donner aussi le cheval.
§. 3. Ensuite le Marquis
de Brandebourg viendra à
cheval, ayant en ses mains un
Bassin &: une Aiguière d'Argent
, du poids de douze
marcs, avec de l'eau & une
belle Serviette. En mettant
pied à terre, il donnera à laver
au Seigneur Empereur
ou au Roi des Romains.
<§.A. Le Comte Palatin du
Rhin entrera de mesme à
Cheval, portant quatre Plats
d'argent remplis deViande,
chaque Plat du poids de trois
marcs; & ayant mis pied à
terre, mettra les Plats sur la
Table devant l'Empereur ou
Roi des Romains.
§,f. Aprés eux viendra
le Roi de Boheme, Archi-
Echanson, étant aussi à Cheval,
& tenant à la main une
Coupe ou Gobelet d'argent
du poids de douze marcs.
couvert tic plein de Vin &
d'eau;& ayant mis pied à
terre, presentera à boire à
l'Empereurou au -
Roi des
Romains.
§. 6. Nousordonnonsaussi,
quesuivant ce quia éç
ptac'iquéjufql'ici),lesPrin
ces Electeurs Seculiersayantfait
leuts Charges, le Vice-
Chambellan de Falkenstein
ait le Cheval , le Bassin &
l'Aiguiére du Marquis de
Brandebourg: le Maistre de
Cuisine de Norteniberg, le
Cheval &: les plats du Comte
Palatin du Rhin; le Vice-
Echanson de Limbourg, le
Cheval &le Gobelet du Roy
de Bohême ; & le Vice-
Marêchal de Pappenheim, le Cheval,le Bâton& la Mesure
du Duc de Saxe. Bien
entendu que c'est en cas que
ces Officiers se trouventen
Personne à la Cour Imperiale
ou Royale, &: y fassent les
Fonctions de leurs Charges:
Autrement
,
& siis sont tous
absens ou quelques-uns d'eux,
alors les Officiers ordinaires
de l'Empereur ou du Roy des
Romains serviront au lieu
des Absens, chacun en sa
Charge; & comme ils en
feront les fonctions
,
aussi
joyiront-ils des émolunens;
ARTICLE XXVIIL
Des Tables Impériales &
Electorales. ;I'LA Table Imperiale
ou Royale doitestre
disposée en forte qu'elle soit
plus haute de six pieds que
lesautres Tables de la Salle ;
& aux jours des Affciiiblée%
solemnelles personne ne s'y
mettra que l'Empereur ou le
Roy des Romains seul.
§. 2. Et même la Place ôâ
la Table de l'Impératrice ou
Reineseradressée à côté,&
plusbaffe de trois pieds que
celle de l'Empereur ou Roy
des Romains;mais plus haute
quecelle des Electeurs aussi
de trois pieds. Pour les Tables
& places des Princes
Electeurs
, on les dressera
toutes d'une même hauteur.
§. 3. On dressera sept Tables
pour les sept Elecceun
Ecclesiastiques & Seculiers,
au bas de la Table Impériale,
sçavoir trois du côté droit ,
&trois autres du côté gauche
& la septiéme vis-à-vis de
l'Empereur ou Roy des Romains
,
dans le même ordre
que nous avons dit icy à l'Article
des Séances & du Rang
des Princes Elctlcurs ; en
forte que Personne, de quelque
qualité & condition qu'elle
foit
, ne se puisse mettre
entre deux ou à leurs Tables.
§. 4. Il ne sera permis à
aucun des susdits Princes Electeurs
Seculiers qui aura raie
sa Charge, de s'aller mettre
à la Table qui luy aura esté
preparée
, que tous les autres
Electeurs les Collegues
n'ayent fait aussi leurs Charges
mais que dés que quelqu'un
d'eux ou quelqu'uns auroit
fait la leur, ils se retireront
auprès de leur Table, &: se
tiendront làdebout, jusqu'à
ce que tous les autres ayent
achevé les Fondions susdites
de leurs Charges; &: alors ils
s'assoiront tous en même
temps,chacun à sa Table. §. 5. Dautant que nous
prouvons par les Relations
tres-certaines& par des Tradirions
si anciennes qu'il n'y a
point de memoirede contraire,
qu'il a été de tout temps
heureusement observé, que
l'éledion du Roy des Romains
futur Empereur se doit faire
en la Ville de Francfort, & le
Couronnement à Aix-la-C ha
- pelle, &que l'Elû Empereur
doit tenir sa premiere Cour
Royale à Nuremberg
-,
c'est
pourquoy Nous voulons, par
plusieurs raisons, qu'il en soit
usé de même à l'avenir;si co
n'est qu'il y ait empêchement
legitimé.
§. 6. Toutes les fois que
quelque Electeur Ecclesiastique
ou Seculier qui aura esté
appelle à la Cour Imperiale,
ne pourra pour quelque raison
legitime s'y trouver en Personlie
,
&: qu'il yenvoyera un Ambassadeur
ou Deputé; cet Ambaffadeur
,
de quelque condition
ou qualité qu'il soit ;,
quoi qu'en vertu de son pouvoir
il doiveestre admis en la
place de celuyqu'ilreprefente,
ne se mettra pas à la Table
quel'on aura destinée pour celuy
qui l'aura envoyé.
b-,~ Enfin toutes les Ceremonies
de cette Cour Imperiale
estant achevées
, tout l'échaffaut
ou Bâtiment de bois qui
aura esté fait pour la Seance &
pour les Tables de l'Empereur
ou Roy des Romains,& des
Princes Electeursassemblez
pour ces Ceremonies solemnelles,
oupour donner l'Investiture
des Fiefs, appartiendraauMaistred'Hôtel.
ARTICLEXXIX,
Des Droits des officiers, lorsque
les Princes font Hommage
de leurs Fiefs à l'Empereurou
au Roydes Romains,
§.1.ORdonnons par le
present Edit Imperial,
que lorsque les Princes
Electeurs, tant Ecclesiastiques
que Seculiers,recevrontlenrs
Fiefs 011 Droits Souverains
des mains de l'Empereur ouJ
du Roy des Romains
,
ils ne
soient point obligez de payer
ou de donner aucune choseà
qui que se foit: Car comme
l'argent que l'on paye sousce
pretexte en:du aux Officiers,
& que les Princes Electeurs
ont la Superiorité sur tous les
Officiers de la Cour Impériale
, ayant même en ces fortes
d'Offices leurs Substituts étaablis
& gagezà cet eiFet par
les Empereurs, il feroit absurde
que des Officiers substituez
demandaient de l'argent
ou des«Presens à leurs
Supcrieurs; si ce n'est que
lesdits Princes Electeurs leus
veuillent donner quelque
chosede leur propre volonré
& libéralité.•
§. 2. Mais les autres Prin-
"#s de l'Empire, tant EccleSadiquesqueSéculiers,
en
recevant leurs Fiefs,comme
nous venons de dire, de l'Empereur
ou du Roy des Romains,
donneront aux Officiers
de la Cour Imperiale ou
Royale , ,chacun soixante-trois
marcs 5cun quart d'argent;
si ce n'est que quelqu'un d'eux
pûtverifier sonexemption,&
faire voir que par privilege
Impérial ou Royal il foit dispensé
de payer laditesomme
, & tous les autrès droits que
l'on a accoutumé de payer
quand on prend l'Invefiiture;
&. ce fera le Maistre d'Hostel
de l'Empereurou du Roydes
Romains qui fera le partage
de ladite somme de soixantetrois
marcs & un quart d'ar.
gent, enla manière quisuit.
Premièrement, il en prendra
dixmarcs pour lui; Il en
donnera autant au Chancelier
de l'Empereurou du Roi
des Romains ; aux Secrétaires
, Nottaires & Dicteurs
trois marcs ;& à celui qui
scelle
, pour la cire & le parchemin
,unquart; sans quele
C hancelier&les Secretaires
soient tenus de donner pour
cela autre chose, sinon un
Certificat du Fief reçû ou de
sîmples Lettres d'Investiture.
Semblablement, le Maistred'Hostel
donnera de ladite
somme dix marcs à l'Echanson
de Limbourg ; dix aux
Vice - Marêchal de Pappenheim
,
&dix auVice-Chambellan
de Falkenstein ; pourvu
qu'ils se trouvent en personne
à ces Investitures, ôc
qu'ils y fartent les Fondions
de leurs Charges; autrement
&: en leur absence
,
les Officiers
de la Cour de l' Empereur
ou du Roi des Romains
qui feront la Charge des Absens
, & qui enauront eu la
peine, en recevront aussi le
profit.& les émolumens
§. 3. Mais lorsquele Prince
monté sur un Cheval ou toute
autre Bête, recevra l'Investiture
deses Fiefsde l'Empereur
ou du Roi des Romains
, quelque foit cette Bête,
elleappartiendra au grand
Maréchal ,c'est-à-dirfcauDue
de Saxe, s'il estpresent; sinon
à son Vice-Marêchal de
Pappenheim, &- en son absence
au Marêchal dela Cour de
l'Empereur.
ARTicle XXX.
De ÏInftruftion des Princels
Electeurs aux Langues.
§. I.DAutant que la
Majestédusaint
EmpireRomain doit prc{cri..
re les Loix, & commander
plusieursPeuples de diverses
Nations, moeurs, façons
de faire &: de différentes Langues
; il est Julie, & les plus
Gige le jugent ainsi,.que tes
Princes Electeursquisont les
côlomnes & les arcs-boutans
de l'Empire, soient instruits
& ayent la connoissance de
plusieurs Langues;parce qu'étant
obligez de soulager lEm-'
pereur en ses plus importantes
affaires; il est necessaire
qu'ils entendent plusieurspersonnes
, & que reciproquement
ils se puissent faire entendre
à plusieurs.
2. C'est pourquoy Nous
ordonnons que les Fils ou Heritiers
& Successeurs des Illustres
Princes Electeurs; ravoir
du Roy de Bohême, du
Comte Palatin du Rhin, du
Duc de Saxe, & duMarquis
de Brandebourg, qui sçavent
apparemment la Langue Allemande,
parcequ'ils ta. doivent
avoir apprise.dés leur ensance
; estant parvenus à l'à..
ge de sept ans,se fassentinstruire
aux Langues Latines,
Italienne & Esclavonne : en
telle sorte qu'ayant atteint la
quatorzième annéede leurâge,
ils y soient sçavans, selon
le talent que Dieu leur en au.
ra-donné : ce que Nous ne
jugeons pas feulement utile;,
mais aussi necessaire, à eause
que l'usage de ces Langues
est fort ordinaire dans l'Empire
pour le maniement de ses
plus importantes affaires.
; §. 3. Nous laissons toutefois
à l'option des Peres le particulier
de cette Instruction;en
forte qu'ildépendra d'eux
d'envoyer leur fils ou les Tarens
qu'ils jugeront leur devoir
apparemment succéder
en l'Eledorat, aux lieux où
ils pourront apprendre commodément
ces Langues, ou
de leur donner dans leurs
Maison des Précepteurs &: de
jeunes Camarades, par l'inftruétion
8c la conversation desquels ils puissent s'instruire
dans ces Langues.
Fin.
De l'ordre de la Marche des
FrincesELetteurs,dr parqui
sont portées les Marques honoraires.
pOur déclarer le rangquel
les Princes Electeurs doivent
tenir en marchant avec
l'Empereur ou avec le Roi
desRomains en public & erL
cérémonie, & dont nous
avons ci- dessus fait mention,
Nous ordonnons que toutes
les fois que pendant la tenuë
d'une Diete Imperiale, il
faudra que les Princes Electeurs
marchent processionnellement
avec l'Empereur au le
Roi des Romains, en quelques
actionsou solemnitez
que cesoit, & qu'ils y portent
les Ornemens Impériaux ou
Royalix; le Duc de Saxe portant
FEpee Imperiale ou
Royale, marchera immédiatement
devant l'Empereur,
étant au milieu entre luy &
l'Electeur de Trêves ; ledit
Electeur de Saxe aura à sa
droite le Comte Palatin du
Rhin, qui portera le Globe
ou la Pomme Imperiale, &à
sa gauche le Marquis de
Brandebourg
, portant le
Sceptre, tous trois marchant
de front: le. Roi de Boheme
suivra immédiatementl'EmpereurouleRoides
Romains;
sans que personne marche entre
l'Empereur ou ledit Roi
&lui.
ARTIClE XXIII.
DesBénédictions des Archevesques
en lapresence de1•'*-
,,.lT'Empereur. Outes les fois qu'on
celébrera en solemnité
la Méfie devant l'Empeteur
ou le Roy des Romains,
,U que les Archevesques de
Mayence, de Tréves & de
Cologne; ou deux d'entre eux s'y trouveront presens, on
observeraàla confession qui
se dità l'entrée de la Messe,
au baisen de l'Evangile & de
la Paix qu'on presente après
(Ag":/tsDei,& même aux Bénédictions
qui se donnent à la fin
de la Méfie
,
&: à celles qui
se font à l'entrée de table &
aux graces quife rendent après
le repas, cet ordre que Nous
avons estimé à propos d'y étatablir,
de leur avis & consentement;
qui est que le premier
aura cet honneur le premier
jour; le second, le second
jour; & le troisiéme, le
t,roin2e.m.e jour. Nousdéclarons en ce
cas, que l'ordre de la primauté
ou posteriorité entre
les Archevesques, doit estre
dreeglé sur l'ordre & le temps leur consecration. Et afin
qu'ils se préviennent les uns
les autres par des témoignages
d'honneur &de déference,
& que leur exemple oblige
les autres à s'honorer mutuellement,
Nous desirons que celui
que cet ordre, touchant
les choses susdites, regardera
le premier
,
fasse à ses Collegues
une civilité & une honnêteté
charitable pour les inviteràprendre
cet honneur, &
qu'après cela il procèdeaux
choses susdites, ou à quelqu'une
d'elles.
ARTICLE XXIV.
Les Loix suisantes ont ejlè
publiées en la Diete de Metz
lejour de Noël, l'an 13r6.
Par Charles IV.Empereur des
Romains toujours Auguste,
.RoydiBobeme,affiflédetous
les PÍinces Electeurs du Saint
Empire en presence du Vénérable
Pere en Dieu le Seigneur
Théodorique Evêque d'Albe,
Cardinal de la sainte Eglise
Romaine>& de CharlesFils
aîné du Roy de France, Illustre
Duc de Normandie, &
Dauphin de Viennois.
S.J. SI quelqu'un estoit
entrédans quelque
complotcriminel, ou auroit
fait ferment ou promesse de
s'y engager avec les Princes
& Gentilshommes, ou avec des Particuliers &: autres
Personnnes quelconques
mêmes roturieres, pour attenter
à la vie des Reverends
& Illustres Princes Electeurs
du saint Empire Romain,
tant Ecclesiastiques que Seculiers,
ou de quelqu'un d'eux,
qu'il périsse par le glaive, &:
que tous ses biens soient
confisquez comme criminel de
leze.Majesté ; car ils sont
partie de nostre Corps: Et en
ces rencontres les Loix punissent
lavolontéaveclamême
severité que le crime mesme.
Et bien qu'il fût juste que les
fils d'un tel parricide moururentd'une
pareille more)
parce que l'on en peut appréhender
les mêmes exemples;
néanmoins par une bonté
particuliére
,
Nous leur donnons
la vie: Mais Nous voulons
qu'ils soient fruftrez de
la succession maternelle ou
ayeule, comme aussi de tout
les biens qu'ils pouroient esperer
par droit d'heredité &
de succession, ou par testament
de leurs autres parens &.
amis; afin qu'étant toujours
pauvres & necessiteux, l'infamie
de leur pere les accompagne
toûjours;qu'ils ne puissent
jamais parvenir à aucun
honneur & Dignité, même à
celles qui sont conferées par
l'Eglise; & qu'ilssoient re-@
duits à telle extremité, qu'ils
languissent dans une necessité
continuelle
,
& trouvent par
ce moyen leur soulagement
dans la mort &: leur supplice
dans la vie. Nous voulons aussi
que ceux qui oseront intercéder
pour telles sortes de gens,
soient notez d'une infamie
perpetuelle.
§. 2. Pour ce qui est des
filles de ces criminels ,en
quelque nombre qu'elles
puissent estre
,
Nous ordonnons
qu'elles prennentla falcidie
ou la quatriéme partie
en la successionde leur mere,
foit qu'elle ait fait testament
ou non; afin qu'elles ayent plûcôc:
une médiocre nourriture
de fille, qu'un entier avantage
ou nom d'heritieres.Car
en effet la Sentence doit être
d'autant plus moderée à leur
égard, que nous sommes perfuadez
que la foiblesse de leur
sexe les empêchera de commettre
des crimes de cette
nature.
§. Déclarons aussi les
émancipations que telles gens
pourroient avoir faites de leur
fils ou de leurs filles, depuis
la publication de la presente
Loi
,
nulles &: de nul effet ;
pareillement Nous déclarons
nulles & de nulle valeur toutes
les constitutionsde dot, donations
& toutes les autres
aliénations qui auront été faites
par fraude
, &. même de
droit,depuis le temps qu'ils
auront commencé à faire le
premier projet de ces conspirations
&: complot. Si les
femmes ayant retiré leur dot
se trouvent en cet état, que
ce qu'elles auront reçu de
leurs maris à titre de donations,
elles le doiventreserver
à leurs fils, lorsquel'usufruit
n'aura plus lieu;qu'ellesçachent
que toutes ces choses,
qui selon la Loi devroient
retourner aux fils, seront appliquées
à nostre Fisc, à la
reserve de la falcidie ou quatriéme
qui en fera prise pour
les filles, & n n pour les fils.
§. 4. Ce que nous venons
de dire de ces criminels & de
leurs fils,doitaussi estre entendu
de leurs satelites, complices
& ministres, & de
leursfils. Toutefois si aucun
des complices, touché du
desir d'une veritable gloire
découvre la conspiration, en
son commencement, il en recevra
de Nous récompense
& honneur: Mais pour cel ui
qui aura eu part à ces conspirations
&: ne les aura revelées
que bien tard, avant
néanmoinsqu'elles ayent été
découvertes, il fera estimé
digne feulement d'absolution
&: du pardon de son crime.
§. 5. Nous ordonnons aussi,
que s'il est revelé quelque
attentat commis contre lesdits
Princes Electeurs Ecclesiastiques
ou Seculiers, l'on
puissemême après la mort
du coupable poursuivre de
nouveau la punition de ce
crime. ,-
§. 6.De même,l'on pourra
pour ce crime de leze-Majesté,
à l'égard deidics Princes
Electeurs, donner la question
aux serviteurs du Maître
qui aura été accusé.
- §.7. Ordonnons deplus
par ce presentEdit Imperial,
& voulons que même après
la mort du coupable l'on
puisse commencer à informer
contre lui,afin quele
crime, étant * averé, sa mémoire
puisse estre condamnée
&: ses biens confisquez.
Car dés là que quelqu'un a
formé le dessein d'uncrime
détestable,il en est en quelque
façon coupable & bourrelé
en son ame.
$. 8. C'estpourquoy, dés
que quelqu'un se trouvera
coupable d'untel attentat
Nous voulons qu'il ne puisse
plus ni vendre, ni aliener, ni
donner la liberté à ses esclaves,
& mêmequ'on ne lui
puissepluspayer ce qui lui
estdû.
§.9.Pareillement ordonnons
qu'à ce sujet on applique
à laquestion les serviteurs
du criminels c'est-à-dire,
pour le crime ducomplot détestable
fait contre les Princes
Electeurs Ecclesiastiques
'&. Seculiers.
§. 10. Et si quelqu'unde
ces criminels meurt pendant
l'instruction du Procez, Nous
voulons que ses biens, à cause
qu'on est encore incertain
qui en fera leSuccesseur,
soient mis entre les mains de
la Justice.
ARTICLE XXV.
De la conservation des Princi»
pautez, des Electeurs en
leurentier. sS'Il est expedient que toutes
Principautez soient
conservées en leur entier, afin
que la Justice s'affermisse, &
que les bons & fideles Sujets
jouissentd'un parfait repos
d'une paix profonde ;il est
encore ,
sans comparaison beaucoup plus juste queles,
grandes Principautez, Domaines
,
Honneurs & Droits
des Princes Electeurs
,
demeurent
aussi en leur entier;
car là où lepéril est leplus à
craindre
,
c'est là ou il faut
user de plus grandes précaurions
de peur que les colomnesVenant
à manquer 3 toute le bâtiment ne tombe
en ruine.
§. I. Nous voulons donc &
or donnons parcet Edit Imperial
perpetuel, qu'à l'avenir
&à perpétuité les grandes
& magnifiques Principatitez
,
tellesque sont le Royau-
me de Bohême , la Comtç,
Palatine du Rhin,la Duché
de Saxe & le Marquisat de
Brandebourg,leurs Terres
Jurisdictions , , Hommages &
Vasselages, avec leurs appartenances
& dépendances, ne
puissent estre partagées
,
diviséesoudémembrées
en
quelque façon que ce soit ;
mais qu'elles demeurent à
perpétuité unies &: conservées
en leur entier. ,:.
§. 2. Que le Fils aîné y
succéde,& que tout le Domaine&
tout le Droit appartienne
à luy seul ; si cen'est
qu'il soit insensé,ou qu'il ait
tel autre grand &: notable
défaut qui l'empêche absolument
de gouverner; auquel
cas la successionluy estanc
défenduë
,
Nous voulons que
le fécond Fils, s'il y en a un
en la même ligne, y foit appellé
; sinon l'aîné des Frères
ou Parens paternelslaïque
qui se trouvera estre le plus
proche en ligne directe &:
masculine: lequel toutefois
fera tenu de donner des preuves
continuelles de sa bonté
& liberalité envers ses autres
Frères ôc Soeurs, contribuant
à leur subsistance selon la
grace qu'il aura reçue de
Dieu, & selon la bonne vo- lonté& facultez de son
patrimoine; lui défendant
expressément tout partage, division&démembrement
des Principautez,&: de leurs
appartenances ôc dépendances,
en quelque façon que
ce puisse être.
ARTICLE XXV-I.,,-
De la Cour Impériale desa
séance. , I.LE jour que l'EmpereurouleRoides
Romains voudra tenir folemnellement
sa Cour, les Princes
Electeurs tant Ecclesiastiques
que Seculiers, se renfdront
à une heure ou environ,
au logis de la demeure
Impériale ou Royale,ou
l'Empereur ou le Roi, étant
revêtu de tous lesOrneniens
Impériaux monteraachevai,
avectous les Princes Electeurs
qui l'accompagneront
jusqu'au lieu préparé pour
la Séance chacun en l'ordre
& en la maniéré qui a été cidessusprescrite
, &: inserée
dans l'Ordonnance qui regle
les marches des mêmes Princes
Eleaeurs.
2. L'Archichancelier dansl'Archichancellariat
duquel
la Cour Impériale se tiendra,
portera aussi au bout d'un Bâton
d'argent tous les Sceaux'
Impériaux ou Royaux.
§. 3. Mais les Princes Electeurs
Seculiers porteront le
Septre
,
la Pomme & l'Epée
,
en la nlanie-re qui a été dite
ci
-
dessus.
§. 4.Quelques autres Prill
ces inférieurs qui feront dé
putez par l'Empereur &: à
son choix, porteront immédiatement
devant l'Archevesque
de Trevesmarchant eJt.,
son rang, premièrement la
Couronne d'Aix-la-Chapelle:,
& en secondlieu, celle de
Milan: Ce qui ne se pratiquera
feulement que devant
l'Empereur, orné de la Couronne
Impériale.
§. L'Imperatrice aussi, ou,
la Reine des Romains, étant
revêtue des Habits & Orne.
mens de Ceremonie, marchera
après le Roi ou l'Empereur
des Romains, &: auiïi
après le Roi de Boheme , qui
fuit immédiatement l'Emper
reur ,mais çloignécd'unçù.
pace compétant, & accom
pagnée de ses principaux Officiers
&: de ses Filles d'Honneur
¡& ce jusques au lieu de
la Séance.
ARTICLE XXVII.
Des Fondions des Princes Electeurs
dans les rencontres oh
lesEmpereurs oit. Rois des Romains
tiennent folemnellement
leur Cour. NOus ordonnons que
toutes les fois que l'Elnpereur
ou le Roi des Romains
voudra tenir solemnellement
sa Cour, &: où Ice
PrincesEle&enrs ferontobjigèt
de faireles Ponctions de,
leurs Charges,on observe eiv
cela l'ordre suivant.-
§. i.Premièrement,TEm-,
pereurou le Roides Roi-riainsf,-
étant assis en sa Chaire Roya-r
le, ou sur le TrôneImpérialv
le Duc de Saxe fera sa ChaiM
ge en la maniéré que nous;
allons dire. On mettra d-,
vàntle Logis de la Séance
Imperiale ou Royale, un tas
d'Avoine, de telle hauceuf)
qu'il aille jusqu'au poitrai"
ou juf ues à la Telle du cheval
sur lequel le Duc fera.,
monté;: & le Duc ayant en'
ses mai ns un Bâton d'argent
& une Mesure aussi d'argent,>
qui peseront ensemble douze,
Marcs d'argnt.'& étant ï;
cheval- remplira la' mesure
d'avoine & la donnerar' au
premier Palfrenier qu'il ren-'
contrera. Apres quoi, fichant
le Bâton dans l'avoine, il se
retirera; & son Vice-Maréchal
, sçavoir de Pappenheim,
s'approchant, ou lui
absent, le Mareschal de la
1Cour,Jpaermvettroa leipinllagee d.e
§.i Dés que l'Empereur
ou le Roi des Romains se fera
mis à table, les Princes Electeurs
Ecclesiastiques, c'est-à-,
dire les Archevêques, étant'
debout devant la table avec
les autres Prelats, la beniront
suivant l'ordre qui a été
ci- dessus par Nous prescrit.
La Bénédiction étant faite,
les
les mêmes Archevêques, s'ilt
font tous presens, ou bien
deux, ou un d'entr'eux, pren*
,dront les Sceaux Impériaux
ou Roïaux des mains du Chancelier
de la Cour;& l'Archevesque
dans lArchichancellariat
duquel la Cour se tiendra,
marchant au milieu des
deux autres Archevesques qui
feront à ses cotez,tenant avec
lui le Bâton d'argent où les
Sceaux feront suspendus
; tous
trois les porteront ainli, &
les mettront avec rcfpctt lui?
la Table devant l'Empereur
ou le Roy. Mais l'Empereur
cru le Roiles leur rendra auflktost
: Et celui dans l'Archichancellariat
duquell%Cerémonies
se feront, comml a
vçté dit, pendra à Ton col le
plus grand Sceau, & le portera
ainsi durant tout le Difner
& apiés, jusquesà ce qu'il
foit retourné à cheval du Pa-
Jais à son Logis. Or le Bâton
dont nous venons de parler,
doit estre d'argent, du poids
-de douze marcs; & les trois
Archevesques doivent payer
chacun le tiers, tant du poids
de l'argent que du prix de
la façon. Le Baston & les
Sceaux demeureront au Chancellier
de la Cour, qui en fera
ce qu'il lui plaira; & c'est
pourquoi aussi-tofi: que celui
des Archevesques auquel il
aura appartenu de porter le
plus grand Sceau au col, depuis
le-Palais jusqu'à son Logis
( comme il a été dit )y
sera arrivé) il renvoyera par
quelqu'un deses Domestiques
audit Chancelier de la. Cour
Imperiale,ledit Sceau sur le
même cheval; & l'Archevefque,
selon la décence desa
propre Dignité & l'amitié
qu'il portera audit Chancelier
de la Cour, fera tenu
de lui donner aussi le cheval.
§. 3. Ensuite le Marquis
de Brandebourg viendra à
cheval, ayant en ses mains un
Bassin &: une Aiguière d'Argent
, du poids de douze
marcs, avec de l'eau & une
belle Serviette. En mettant
pied à terre, il donnera à laver
au Seigneur Empereur
ou au Roi des Romains.
<§.A. Le Comte Palatin du
Rhin entrera de mesme à
Cheval, portant quatre Plats
d'argent remplis deViande,
chaque Plat du poids de trois
marcs; & ayant mis pied à
terre, mettra les Plats sur la
Table devant l'Empereur ou
Roi des Romains.
§,f. Aprés eux viendra
le Roi de Boheme, Archi-
Echanson, étant aussi à Cheval,
& tenant à la main une
Coupe ou Gobelet d'argent
du poids de douze marcs.
couvert tic plein de Vin &
d'eau;& ayant mis pied à
terre, presentera à boire à
l'Empereurou au -
Roi des
Romains.
§. 6. Nousordonnonsaussi,
quesuivant ce quia éç
ptac'iquéjufql'ici),lesPrin
ces Electeurs Seculiersayantfait
leuts Charges, le Vice-
Chambellan de Falkenstein
ait le Cheval , le Bassin &
l'Aiguiére du Marquis de
Brandebourg: le Maistre de
Cuisine de Norteniberg, le
Cheval &: les plats du Comte
Palatin du Rhin; le Vice-
Echanson de Limbourg, le
Cheval &le Gobelet du Roy
de Bohême ; & le Vice-
Marêchal de Pappenheim, le Cheval,le Bâton& la Mesure
du Duc de Saxe. Bien
entendu que c'est en cas que
ces Officiers se trouventen
Personne à la Cour Imperiale
ou Royale, &: y fassent les
Fonctions de leurs Charges:
Autrement
,
& siis sont tous
absens ou quelques-uns d'eux,
alors les Officiers ordinaires
de l'Empereur ou du Roy des
Romains serviront au lieu
des Absens, chacun en sa
Charge; & comme ils en
feront les fonctions
,
aussi
joyiront-ils des émolunens;
ARTICLE XXVIIL
Des Tables Impériales &
Electorales. ;I'LA Table Imperiale
ou Royale doitestre
disposée en forte qu'elle soit
plus haute de six pieds que
lesautres Tables de la Salle ;
& aux jours des Affciiiblée%
solemnelles personne ne s'y
mettra que l'Empereur ou le
Roy des Romains seul.
§. 2. Et même la Place ôâ
la Table de l'Impératrice ou
Reineseradressée à côté,&
plusbaffe de trois pieds que
celle de l'Empereur ou Roy
des Romains;mais plus haute
quecelle des Electeurs aussi
de trois pieds. Pour les Tables
& places des Princes
Electeurs
, on les dressera
toutes d'une même hauteur.
§. 3. On dressera sept Tables
pour les sept Elecceun
Ecclesiastiques & Seculiers,
au bas de la Table Impériale,
sçavoir trois du côté droit ,
&trois autres du côté gauche
& la septiéme vis-à-vis de
l'Empereur ou Roy des Romains
,
dans le même ordre
que nous avons dit icy à l'Article
des Séances & du Rang
des Princes Elctlcurs ; en
forte que Personne, de quelque
qualité & condition qu'elle
foit
, ne se puisse mettre
entre deux ou à leurs Tables.
§. 4. Il ne sera permis à
aucun des susdits Princes Electeurs
Seculiers qui aura raie
sa Charge, de s'aller mettre
à la Table qui luy aura esté
preparée
, que tous les autres
Electeurs les Collegues
n'ayent fait aussi leurs Charges
mais que dés que quelqu'un
d'eux ou quelqu'uns auroit
fait la leur, ils se retireront
auprès de leur Table, &: se
tiendront làdebout, jusqu'à
ce que tous les autres ayent
achevé les Fondions susdites
de leurs Charges; &: alors ils
s'assoiront tous en même
temps,chacun à sa Table. §. 5. Dautant que nous
prouvons par les Relations
tres-certaines& par des Tradirions
si anciennes qu'il n'y a
point de memoirede contraire,
qu'il a été de tout temps
heureusement observé, que
l'éledion du Roy des Romains
futur Empereur se doit faire
en la Ville de Francfort, & le
Couronnement à Aix-la-C ha
- pelle, &que l'Elû Empereur
doit tenir sa premiere Cour
Royale à Nuremberg
-,
c'est
pourquoy Nous voulons, par
plusieurs raisons, qu'il en soit
usé de même à l'avenir;si co
n'est qu'il y ait empêchement
legitimé.
§. 6. Toutes les fois que
quelque Electeur Ecclesiastique
ou Seculier qui aura esté
appelle à la Cour Imperiale,
ne pourra pour quelque raison
legitime s'y trouver en Personlie
,
&: qu'il yenvoyera un Ambassadeur
ou Deputé; cet Ambaffadeur
,
de quelque condition
ou qualité qu'il soit ;,
quoi qu'en vertu de son pouvoir
il doiveestre admis en la
place de celuyqu'ilreprefente,
ne se mettra pas à la Table
quel'on aura destinée pour celuy
qui l'aura envoyé.
b-,~ Enfin toutes les Ceremonies
de cette Cour Imperiale
estant achevées
, tout l'échaffaut
ou Bâtiment de bois qui
aura esté fait pour la Seance &
pour les Tables de l'Empereur
ou Roy des Romains,& des
Princes Electeursassemblez
pour ces Ceremonies solemnelles,
oupour donner l'Investiture
des Fiefs, appartiendraauMaistred'Hôtel.
ARTICLEXXIX,
Des Droits des officiers, lorsque
les Princes font Hommage
de leurs Fiefs à l'Empereurou
au Roydes Romains,
§.1.ORdonnons par le
present Edit Imperial,
que lorsque les Princes
Electeurs, tant Ecclesiastiques
que Seculiers,recevrontlenrs
Fiefs 011 Droits Souverains
des mains de l'Empereur ouJ
du Roy des Romains
,
ils ne
soient point obligez de payer
ou de donner aucune choseà
qui que se foit: Car comme
l'argent que l'on paye sousce
pretexte en:du aux Officiers,
& que les Princes Electeurs
ont la Superiorité sur tous les
Officiers de la Cour Impériale
, ayant même en ces fortes
d'Offices leurs Substituts étaablis
& gagezà cet eiFet par
les Empereurs, il feroit absurde
que des Officiers substituez
demandaient de l'argent
ou des«Presens à leurs
Supcrieurs; si ce n'est que
lesdits Princes Electeurs leus
veuillent donner quelque
chosede leur propre volonré
& libéralité.•
§. 2. Mais les autres Prin-
"#s de l'Empire, tant EccleSadiquesqueSéculiers,
en
recevant leurs Fiefs,comme
nous venons de dire, de l'Empereur
ou du Roy des Romains,
donneront aux Officiers
de la Cour Imperiale ou
Royale , ,chacun soixante-trois
marcs 5cun quart d'argent;
si ce n'est que quelqu'un d'eux
pûtverifier sonexemption,&
faire voir que par privilege
Impérial ou Royal il foit dispensé
de payer laditesomme
, & tous les autrès droits que
l'on a accoutumé de payer
quand on prend l'Invefiiture;
&. ce fera le Maistre d'Hostel
de l'Empereurou du Roydes
Romains qui fera le partage
de ladite somme de soixantetrois
marcs & un quart d'ar.
gent, enla manière quisuit.
Premièrement, il en prendra
dixmarcs pour lui; Il en
donnera autant au Chancelier
de l'Empereurou du Roi
des Romains ; aux Secrétaires
, Nottaires & Dicteurs
trois marcs ;& à celui qui
scelle
, pour la cire & le parchemin
,unquart; sans quele
C hancelier&les Secretaires
soient tenus de donner pour
cela autre chose, sinon un
Certificat du Fief reçû ou de
sîmples Lettres d'Investiture.
Semblablement, le Maistred'Hostel
donnera de ladite
somme dix marcs à l'Echanson
de Limbourg ; dix aux
Vice - Marêchal de Pappenheim
,
&dix auVice-Chambellan
de Falkenstein ; pourvu
qu'ils se trouvent en personne
à ces Investitures, ôc
qu'ils y fartent les Fondions
de leurs Charges; autrement
&: en leur absence
,
les Officiers
de la Cour de l' Empereur
ou du Roi des Romains
qui feront la Charge des Absens
, & qui enauront eu la
peine, en recevront aussi le
profit.& les émolumens
§. 3. Mais lorsquele Prince
monté sur un Cheval ou toute
autre Bête, recevra l'Investiture
deses Fiefsde l'Empereur
ou du Roi des Romains
, quelque foit cette Bête,
elleappartiendra au grand
Maréchal ,c'est-à-dirfcauDue
de Saxe, s'il estpresent; sinon
à son Vice-Marêchal de
Pappenheim, &- en son absence
au Marêchal dela Cour de
l'Empereur.
ARTicle XXX.
De ÏInftruftion des Princels
Electeurs aux Langues.
§. I.DAutant que la
Majestédusaint
EmpireRomain doit prc{cri..
re les Loix, & commander
plusieursPeuples de diverses
Nations, moeurs, façons
de faire &: de différentes Langues
; il est Julie, & les plus
Gige le jugent ainsi,.que tes
Princes Electeursquisont les
côlomnes & les arcs-boutans
de l'Empire, soient instruits
& ayent la connoissance de
plusieurs Langues;parce qu'étant
obligez de soulager lEm-'
pereur en ses plus importantes
affaires; il est necessaire
qu'ils entendent plusieurspersonnes
, & que reciproquement
ils se puissent faire entendre
à plusieurs.
2. C'est pourquoy Nous
ordonnons que les Fils ou Heritiers
& Successeurs des Illustres
Princes Electeurs; ravoir
du Roy de Bohême, du
Comte Palatin du Rhin, du
Duc de Saxe, & duMarquis
de Brandebourg, qui sçavent
apparemment la Langue Allemande,
parcequ'ils ta. doivent
avoir apprise.dés leur ensance
; estant parvenus à l'à..
ge de sept ans,se fassentinstruire
aux Langues Latines,
Italienne & Esclavonne : en
telle sorte qu'ayant atteint la
quatorzième annéede leurâge,
ils y soient sçavans, selon
le talent que Dieu leur en au.
ra-donné : ce que Nous ne
jugeons pas feulement utile;,
mais aussi necessaire, à eause
que l'usage de ces Langues
est fort ordinaire dans l'Empire
pour le maniement de ses
plus importantes affaires.
; §. 3. Nous laissons toutefois
à l'option des Peres le particulier
de cette Instruction;en
forte qu'ildépendra d'eux
d'envoyer leur fils ou les Tarens
qu'ils jugeront leur devoir
apparemment succéder
en l'Eledorat, aux lieux où
ils pourront apprendre commodément
ces Langues, ou
de leur donner dans leurs
Maison des Précepteurs &: de
jeunes Camarades, par l'inftruétion
8c la conversation desquels ils puissent s'instruire
dans ces Langues.
Fin.
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Résumé : Bulle d'Or. [titre d'après la table]
Le texte présente plusieurs articles régissant les cérémonies et les lois du Saint-Empire Romain. L'article XXII décrit l'ordre de marche des Princes Électeurs lors des processions avec l'Empereur ou le Roi des Romains. Le Duc de Saxe porte l'épée impériale et marche devant l'Empereur, flanqué de l'Électeur de Trêves à gauche et du Comte Palatin du Rhin à droite, portant le globe impérial. Le Marquis de Brandebourg, portant le sceptre, complète ce trio. Le Roi de Bohême suit immédiatement l'Empereur sans que personne ne marche entre eux. L'article XXIII régit les bénédictions des archevêques en présence de l'Empereur. Les archevêques de Mayence, Trêves et Cologne se succèdent dans l'ordre de leur consécration pour les bénédictions lors des messes et des repas. L'article XXIV traite des lois contre les complots visant les Princes Électeurs. Toute personne impliquée dans un tel complot est passible de la peine de mort et de la confiscation de ses biens. Les descendants des criminels sont privés de leurs droits successoraux et des honneurs. Les complices peuvent obtenir une récompense s'ils révèlent le complot à temps. L'article XXV stipule que les grandes principautés des Princes Électeurs, telles que le Royaume de Bohême, la Comté Palatine du Rhin, le Duché de Saxe et le Marquisat de Brandebourg, doivent rester indivisibles et être transmises au fils aîné. En cas d'incapacité du fils aîné, la succession passe au frère ou au parent le plus proche. L'article XXVI décrit les cérémonies de la Cour Impériale. Les Princes Électeurs se rendent à la demeure impériale, où l'Empereur, revêtu de ses ornements, monte sur le trône accompagné des Électeurs. L'Archichancelier porte les sceaux impériaux, tandis que les Électeurs séculiers portent le sceptre, la pomme et l'épée. L'Impératrice ou la Reine des Romains suit l'Empereur. L'article XXVII détaille les fonctions des Princes Électeurs lors des cérémonies de la Cour Impériale. Le Duc de Saxe effectue une cérémonie symbolique avec de l'avoine et un bâton d'argent, suivie par son vice-maréchal ou le maréchal de la cour. Les archevêques bénissent la table avant que les Princes Électeurs ne prennent place. Les princes électeurs doivent accomplir leurs charges avant de s'asseoir à leurs tables respectives. La table impériale est la plus élevée, suivie de celle de l'impératrice, puis des tables des électeurs. Les cérémonies se déroulent traditionnellement à Francfort, Aix-la-Chapelle, et Nuremberg. Les princes électeurs ne paient pas pour recevoir leurs fiefs, mais les autres princes doivent verser une somme aux officiers impériaux. Les princes électeurs doivent également être instruits dans plusieurs langues pour mieux gérer les affaires de l'Empire.
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76
p. 22-26
NOUVELLES de Flandre.
Début :
La nuit du 4. au 5. Aoust les Ennemis quitterent leur [...]
Mots clefs :
Ennemis, Maréchal, Armée
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Flandre.
NOVVELLES
de Flandre.
-
La nuit du4.au5.Aoust
les Ennemis quitterent leur
Camp de Betonsart, & décamperent
sans tambours
ny trompettes. Milord
Marlborough fit filer [Orl
Armée par derriere le Mont
saint Eloy, pendant que le
Gouverneur de Doiiay avec
un Corps de six mille hommes
estoit allé occuper le
passage de la Sensée,& aprésavoirtraversé
la Plaine de
Lens ils passerent la Scarpc
prés de Vitry, &laSensée àAubigny,& camperenc
leur droite au Ruisseau de
M~rquion leur gauche
à Thun l'Evêque. Mr le
Maréchal de Villars ayant
esté informé de la route que
les Ennemis avoient prise
Et battre , la Generale
a
&
marcha à deux heures du
matin & fit tant de diligence
avec la teste de l'Armée
qu'il arriva prés de Cambray,
oùil fie camper les
Troupes à mesure qu'elles
arriverent dans une Plaine
toute découverte à la vûë
des ennemis, qui au lieu de
venir l'attaquer, décamperent
la nuit du 6: au 7. &,-
passerent l'Escaut sur huit
Ponts
Ponts. Ils mirent leur droite
à Hapre sur la Selle, &
leur gauche à Hordain appuyée
à l'Escaut.Mrle
Maréchal de Villarss'éten-
K dit vers Cambray ,& mit
sa gauche à Vane sur laSenséeà
trois quarts de lieüe de
Bouchain, & dans cette
dispositionl'Arméeestoit
paralelle à la gauche des
ennemis. Mr de Broglio
avoir marché avec sa reserve
à Denain entre Valencicnnes
& Bouchain pour
couper aux ennemis la com- l munication avec Douay
,
& eut ordre de jetter cinq
cens Grenadiers dans cette î
derniere Place. Mr le Chevalier
de Luxembourgestoit j
entré dans la premiere avec j
deux Regimens de Dragons. vi,
Une partie des Garnisons de i.j
SaintOmer&d'Ipres devoit j
joindre l'Armée avec Mr le
Comte de Villars & Mr le
Marquis deGoë briant.
de Flandre.
-
La nuit du4.au5.Aoust
les Ennemis quitterent leur
Camp de Betonsart, & décamperent
sans tambours
ny trompettes. Milord
Marlborough fit filer [Orl
Armée par derriere le Mont
saint Eloy, pendant que le
Gouverneur de Doiiay avec
un Corps de six mille hommes
estoit allé occuper le
passage de la Sensée,& aprésavoirtraversé
la Plaine de
Lens ils passerent la Scarpc
prés de Vitry, &laSensée àAubigny,& camperenc
leur droite au Ruisseau de
M~rquion leur gauche
à Thun l'Evêque. Mr le
Maréchal de Villars ayant
esté informé de la route que
les Ennemis avoient prise
Et battre , la Generale
a
&
marcha à deux heures du
matin & fit tant de diligence
avec la teste de l'Armée
qu'il arriva prés de Cambray,
oùil fie camper les
Troupes à mesure qu'elles
arriverent dans une Plaine
toute découverte à la vûë
des ennemis, qui au lieu de
venir l'attaquer, décamperent
la nuit du 6: au 7. &,-
passerent l'Escaut sur huit
Ponts
Ponts. Ils mirent leur droite
à Hapre sur la Selle, &
leur gauche à Hordain appuyée
à l'Escaut.Mrle
Maréchal de Villarss'éten-
K dit vers Cambray ,& mit
sa gauche à Vane sur laSenséeà
trois quarts de lieüe de
Bouchain, & dans cette
dispositionl'Arméeestoit
paralelle à la gauche des
ennemis. Mr de Broglio
avoir marché avec sa reserve
à Denain entre Valencicnnes
& Bouchain pour
couper aux ennemis la com- l munication avec Douay
,
& eut ordre de jetter cinq
cens Grenadiers dans cette î
derniere Place. Mr le Chevalier
de Luxembourgestoit j
entré dans la premiere avec j
deux Regimens de Dragons. vi,
Une partie des Garnisons de i.j
SaintOmer&d'Ipres devoit j
joindre l'Armée avec Mr le
Comte de Villars & Mr le
Marquis deGoë briant.
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Résumé : NOUVELLES de Flandre.
Au début août, des mouvements militaires significatifs eurent lieu en Flandre. La nuit du 4 au 5 août, les ennemis quittèrent Betonsart et se déplacèrent silencieusement. Lord Marlborough dirigea son armée derrière le Mont Saint-Éloy, tandis que le gouverneur de Douai, avec six mille hommes, occupa le passage de la Sensée. Les troupes traversèrent la plaine de Lens, la Scarpe près de Vitry, et la Sensée à Aubigny, avant de camper avec leur droite au ruisseau de Marquion et leur gauche à Thun-l'Évêque. Informé de ces mouvements, le maréchal de Villars marcha avec son armée à deux heures du matin et arriva près de Cambrai. Les troupes campèrent dans une plaine découverte, visible des ennemis, qui décampèrent la nuit du 6 au 7 août et traversèrent l'Escaut sur huit ponts. Les ennemis positionnèrent leur droite à Hapre sur la Selle et leur gauche à Hordain, appuyée à l'Escaut. Le maréchal de Villars se dirigea vers Cambrai et positionna sa gauche à Vigne sur la Sensée, à trois quarts de lieue de Bouchain, rendant l'armée parallèle à la gauche des ennemis. Le comte de Broglie marcha avec sa réserve à Denain pour couper la communication des ennemis avec Douai et reçut l'ordre de placer cinq cents grenadiers à Douai. Le chevalier de Luxembourg entra dans Douai avec deux régiments de dragons. Des parties des garnisons de Saint-Omer et d'Ypres devaient rejoindre l'armée avec le comte de Villars et le marquis de Gœbriant.
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77
p. 27-33
NOUVELLES de Dauphiné.
Début :
Lettre de Grenoble du 9 Aoust. Les Armées sont en presence [...]
Mots clefs :
Savoie, Dauphiné, Duc de Savoie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Dauphiné.
NOUVELLES
de Dauphiné
Acere de Grenoble du 9.
Aoust.
Les Armées sont en presence
depuis quinze jours; mais
dans une inaction surprenante.
Il estassez, difficile de penetrer
es
desseins de Monsieur le
Duc de Savoye. Il a porté
lepuis quelques jours son
Camp depuis S. Piere d'Albigny
jusqu'à la plaine de
Montmeillm : son quartier
l'st au Chasteau des Marches
où ilpasseson temps à nous observer
tranquilement. EtMr
le Maréchal de Bervick
4 se retrancher , entre le Fou
Barreau & Chapareillan ; de
maniere que ce posse est absolument
hors d'insulte. Monsieur
deSissy ne l'estpas moins
au Pas de la Crotte & des
Echelles> & l'on craint peu
ou pour mieux dire point du
tout pour ces deux entrées. Il
y en auroit une autreplus ouverte
& moins bien gardée
,
du cosé de S. Geis où l'on
ç'a pûpost que des Milices.
Cependant les Houssardsn'ont
pas encore osé les attaquers ;
comme la Saison s'avance &
qu'il nous doit arriver des
Troupes de différents endroits
ily a lieu de croire que Monsieur
de Savoye se retirera
bien-tôt, d'autant plus qu'il
ne subsiste dans son Camp
qu'avec une peine & une Jé..
pense infinie. Les Convois ne
peuventvenir que par le petit
Saint Bernard dont les chemins
doivent être bien rompus àcause
des pluyes continuelles depuis
quinze jours. Sa Cavallerie
4 bien de la peine à trouver
assezdefourage dans la Savoye
pourysubsister. Le Pain vaut
dix sols la livre dans son
Camp. Le prix du Foin &
de l'Avoineaaugmenté iry;
mais les autres denrées ont
bat'fjé à cause de la grande
quantitéqu'on y en apporte.
Monsieur Ddon tfl toûjours
en Mauriennecampé sur les
bords de Arc & de l'Isere
qu'il agarnis de canon dans les
endroits guéables. Si lapluye
continuë encore quelques jours
ces deux Rivieres ne le feront
en aucun endroit pendant le
reste de l'année.Monsieur de
Àfcdavi mandequ'ilestsi
tra**quile dansson Camp qu'il
y fait jàire un Jardin. On
amena hier icy un Ingenieur
que l'on surprit en levant le
Plan du Camp de Barreau,
Nous sommes ici aussi tranquiles
que si nous étions en
temps de Paix; mais on a eu
plusieursallarmes du costé de
S. Genis e du Pont de Beauvoisincependant
les Houssards
n'ont encore osépasserla Riviere
de Guiers qui Jepafe la
Savoye du Dauphine.
D'autres Lettres portent que
Monsieur de Cadrieu t/l.
campé à l'entrée d'une gorge
par o l'on pouroit venir du
cossé de la grande Charteuse,
& tombersur Mont Fleury
> 0* que Monsieur le Maréchal
de Bervickfaisoitaccommoder
des ptjjdges qui conduisent de
son Camp à Briançon afin de
pouvoir s'y porter plus promptement
en cas de besoin, que
Monsieur le Duc de Savoye est
malade; qu'il avoit commence
à tomber des neiges au petit
S. Bernard; qu'il étoit déjà
arrivé8 Bataillons&4. Escadrons
de renfortau Campde
Barreau, que Monsieurle Duc
de Savoye marchait du côtéde
dit Col de Galibier, & que
2l<fonjieur le Maréchal de
Bervick s'avançoitpour luy
endisputer le pâjjage.
de Dauphiné
Acere de Grenoble du 9.
Aoust.
Les Armées sont en presence
depuis quinze jours; mais
dans une inaction surprenante.
Il estassez, difficile de penetrer
es
desseins de Monsieur le
Duc de Savoye. Il a porté
lepuis quelques jours son
Camp depuis S. Piere d'Albigny
jusqu'à la plaine de
Montmeillm : son quartier
l'st au Chasteau des Marches
où ilpasseson temps à nous observer
tranquilement. EtMr
le Maréchal de Bervick
4 se retrancher , entre le Fou
Barreau & Chapareillan ; de
maniere que ce posse est absolument
hors d'insulte. Monsieur
deSissy ne l'estpas moins
au Pas de la Crotte & des
Echelles> & l'on craint peu
ou pour mieux dire point du
tout pour ces deux entrées. Il
y en auroit une autreplus ouverte
& moins bien gardée
,
du cosé de S. Geis où l'on
ç'a pûpost que des Milices.
Cependant les Houssardsn'ont
pas encore osé les attaquers ;
comme la Saison s'avance &
qu'il nous doit arriver des
Troupes de différents endroits
ily a lieu de croire que Monsieur
de Savoye se retirera
bien-tôt, d'autant plus qu'il
ne subsiste dans son Camp
qu'avec une peine & une Jé..
pense infinie. Les Convois ne
peuventvenir que par le petit
Saint Bernard dont les chemins
doivent être bien rompus àcause
des pluyes continuelles depuis
quinze jours. Sa Cavallerie
4 bien de la peine à trouver
assezdefourage dans la Savoye
pourysubsister. Le Pain vaut
dix sols la livre dans son
Camp. Le prix du Foin &
de l'Avoineaaugmenté iry;
mais les autres denrées ont
bat'fjé à cause de la grande
quantitéqu'on y en apporte.
Monsieur Ddon tfl toûjours
en Mauriennecampé sur les
bords de Arc & de l'Isere
qu'il agarnis de canon dans les
endroits guéables. Si lapluye
continuë encore quelques jours
ces deux Rivieres ne le feront
en aucun endroit pendant le
reste de l'année.Monsieur de
Àfcdavi mandequ'ilestsi
tra**quile dansson Camp qu'il
y fait jàire un Jardin. On
amena hier icy un Ingenieur
que l'on surprit en levant le
Plan du Camp de Barreau,
Nous sommes ici aussi tranquiles
que si nous étions en
temps de Paix; mais on a eu
plusieursallarmes du costé de
S. Genis e du Pont de Beauvoisincependant
les Houssards
n'ont encore osépasserla Riviere
de Guiers qui Jepafe la
Savoye du Dauphine.
D'autres Lettres portent que
Monsieur de Cadrieu t/l.
campé à l'entrée d'une gorge
par o l'on pouroit venir du
cossé de la grande Charteuse,
& tombersur Mont Fleury
> 0* que Monsieur le Maréchal
de Bervickfaisoitaccommoder
des ptjjdges qui conduisent de
son Camp à Briançon afin de
pouvoir s'y porter plus promptement
en cas de besoin, que
Monsieur le Duc de Savoye est
malade; qu'il avoit commence
à tomber des neiges au petit
S. Bernard; qu'il étoit déjà
arrivé8 Bataillons&4. Escadrons
de renfortau Campde
Barreau, que Monsieurle Duc
de Savoye marchait du côtéde
dit Col de Galibier, & que
2l<fonjieur le Maréchal de
Bervick s'avançoitpour luy
endisputer le pâjjage.
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Résumé : NOUVELLES de Dauphiné.
Le texte décrit la situation militaire entre les armées du Duc de Savoie et les forces françaises dans le Dauphiné. Depuis quinze jours, les armées sont face à face mais inactives. Le Duc de Savoie a déplacé son camp de Saint-Pierre-d'Albigny à la plaine de Montmelian. Le Maréchal de Bervick est retranché entre le Fou-Barreau et Chapareillan, tandis que Monsieur de Sissy défend les passages du Pas de la Crotte et des Échelles. Une autre entrée, du côté de Saint-Genis, est moins bien gardée. Les hussards n'ont pas attaqué, et l'arrivée de troupes françaises pourrait forcer le Duc de Savoie à se retirer. Les conditions dans son camp sont difficiles : les convois passent par le col du Petit Saint-Bernard, dont les chemins sont détériorés par les pluies, et la cavalerie manque de fourrage. Monsieur Donat est positionné en Maurienne avec des canons pour défendre les gués. Monsieur de Cadavieul signale une tranquillité totale dans son camp. La région est calme malgré quelques alarmes. Le Duc de Savoie est malade, et des mouvements de troupes sont signalés du côté du col du Galibier. Le Maréchal de Bervick se prépare à disputer le passage au Duc de Savoie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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78
p. 33-70
NOUVELLES de divers endroits.
Début :
On a appris par les Lettres de Cadix du 10. Juillet, [...]
Mots clefs :
Duc, Roi, Marquis, Fille, Veuve, Prince, Comte, Guerre, Seigneur, Armée, Commandant, Vaisseau, Espagne, Officier, Chevalier, Croix, Seigneur, Fille, France, Mort
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de divers endroits.
NOUVELLES
dedivers endroits.
Onaappris par les Lettres
de Cadix du 10. Juillet r
que Mrl'Aigleaprès yavoir
amenépluseurs Prises
, erv
estoit party le quatre pour
allercroiser vers le Dérroit.
que le lendemain il avoit
attaquéune Fregate Hollandoise
de36. canons commandée
par le Capitaine
Jean Hopener
-, que lecombat
avoit duré plus de deux
heures, U qu'enfin cette
Fregate avoir esté coulée à
fond ;niais que Mr l'Aigle
y avoir été tué, alnllquc:
plusieurs Officiers & Soldats
de son équipage. Son Corps
a estéenterréà Malagaavec
tous les honneurs dûs à un
homme qui s'étoit distinguéen
plusieurs occasions
cependant le cours de cette
guerre.
Le 30, Juillet il parut à
la hauteur de Bayonne une
Escadre de11. Vaisseaux
de guerre Anglois revenant
de Lisbonne &: retournant
dans les Ports d'Angleterre.
Une heure aprèsquelle eut
fait voile une de nos Frégatesamena
deux Prises, dont
l'une estoit un Baftimenc-
Hollandois qui allait. à
Lisbonne chargé de Vins.
*
DesLettresde Lisbonne
du 17. Juin portent que le
Navire Nostra- Senora de
Torso, qui marquoit que
la Flotte de Pernambuco
avoitesté pris le 4. Avrilà
15. lieues du Tage par un
Vaisseau de guerre François
de l'Escadre de Mr du Casse
qui avoir mis l'équipage à
terre à rifle de Madere ;
queceNavire estoit chargé
de 450. caisses de Sucre,
de 400. rolles de Tabac,
de Cuirs, de bois de Bresit,
& de 40. mille Crufades
tant en argent monnayé
qu'en poudre d'or; que le
Vaisseau qui l'avoit pris,
selon le rapport de l'équipage
, estoit parti de Brest
avec fcpt ou huit autres
dont ilavoit estéseparé, &
qu'ildévoiealler à la Martinique.
Je n'ay pû vous parler
plutost de la mort de Don
Antonio Martin Alvarez
de Tolede & Beaumont,
Enriquez
,
de Rivera,Fernandez
)
Manrique, Duc
d'Albe, & de Huefcar
J Comte de Lerin, de Salvatierra,
&c. Marquis deCoria
, &c. Connestable &
Grand Chancellier de Navarre,
Sommellier de Corps
du Roy d'Espagne & Ton
Ambassadeur en France,
qui mourut icy le 28. May
en la 41.l'année de son âge.
Sa maladie a esté des j^lus
longues, &: elle ne luy a
jamaisservy de raison ny de
pretexte pour le dispenser
d'aucuns de ses devoirs, &
ce grand Ministre a toûjours
s-ofuotuernenuud'du'nueneen£ra5ie force
e le poids d'une Ambassade
aussi importante & aussï
laborieuse. Il y a succombé
à la fin, & la mort de
MonCeigneur a achevé de
l'accabler; l'interetvif&
fîneere qu'il y prenoit le fie
paroistreencore plus sensible
à cette perte qu'il ne
l'avoit paru à celle de Mr
le Connestable de Navarre
fonftls unique qui donnait
déjà de si grandes esperances,&
qu'il perdit nlalhcu..
reusement à sa 19eannée.
Comme toute la vie de
Mr le Duc d'Albe avoi-c
esté une préparation à la
mort on n'eut pas de peine
à l'y disposer. Sa résignationavoitesté
plus prompte
que le premier avis qu'oq
eut pû luy en donner. Quelques
heures avant sa mort
il fit prier un de nos, plu£
grands Ministres de vouloir
bienluy rendre encore une
visite,&de venir recevoir
ses derniers adieux. Cet
entretien fut touchant de
part & d'autre; lemourant
parla assezlong
-
temps de
choses importantes avec le
mêmeesprit,lamême force
& la même grandeur d'ame
quil avoit fait dans sa meilleure
santé. Enfinilsouhaita
de recevoir la Benediction
deMr le Cardinal de Noailles
Archevêquede Paris.
Son Eminence s'y transporta
sur l'heure.
Madame la Duchesse
d'Albe n'a pû avoir dans
une douleur aussi accablante
que Dieu pour consolation.
Elle se retira sur l'heureau
Valde Grace. Elle se
tient toujours dans cette
retraite si conforme à sa
situation. Elle a esté le modelle
des femmes mariées ;
elle l'est des veuves de son
rang.
LeRoyd'Espagne luy a
fait l'honneur de luy écrire
de sa main en langue EfpJ.¿
gnole la Lettre du monde
la plus consolante, La Reine
luyaécrit de même. S. NL
C.a joint aux honneurs
qu'elle a fait à cccccittuftre
veuve des liberalitez qui
honorent en elle lamémoire
du deffunt. Elle ;cil de la
grande Maison de Poncé de
Leon
,
fille de l'illustre Me
la Duchesse d'Aveiro
,
&
soeur de Mr le Duc d'Arcos
& de Mr le Duc de Banos
tous deux Granded'Espagne.
Mr le Duc d'Albe qui
n'arienoubliéen mouranc
a laissé par un écrit de sa
main le foin & la conduite
des Affaires d'Espagne en
France: à Mr Don Feliz-
Corncjo son Secrétaire
d'Ambassade. S. M. C. a
confirmé ce choix dans l'interim
jusqu'àce qu'il vienne
icy de sa part un nouvel
Ambassadeur. Le Portrait
en vers de Mr le Ducd'Albeestdansla
partie des Picces
Fugitives de ce moiscy.
Charlotte Armande d'Argouges
de Rannes épouse
de Guillaume Alexandre ,
Marquis de Vieuxpont
Lieutenant General des ar*.
mées du Roy
<
& Couverneur
de la Ville de Beauvais
& du Beauvoisis, mourut
le 28. Juin âgée de 36,.
ans. Elle estoit fille unique
de Nicolas d'Argouges
Marquis de Rannes, Lieutenant
General des Armées
du Roy, Colonel General
des Dragons
, & de Charlotte
de Beautru - Nogentqui
épousaen seconde nôces.
Jean
-
Baptisse Armand de
Rohan Prince de Montauban
,dont elle est veuve.
Mre N.Chabert Chevalier
de Saint Louis
)
Chef
d'Escadre des Armées Na-,
vales du Roy,fils du grand-
ChJbert)est mort à Toulon.
Ilavoit donné dans
toutes les occasions des
preuves de son courage &
de sa capacité. Il avoit ramené
du Sud une Flore d'argent
des plus riches qui
soient jamais venuës de
ces Mers. Il arriva heureusement
à Rochefort sur lafin
du mois de Mars de*
l'année 1709.aprés avoir
évité par son habileté quatre
Escadres des ennelllisr.
quil'attendoient sur sarouteen
quatre endroits differens.
Le Vaisseau du Roy
le Trident qu'il Commandoit
estle premier Vaisseau
de guerre qu'on ait vû à la
Rade de Lima depuis la découverte
de ce Continent
Marie Louis Chevalier,
Marquis de Sourdeilles,
Baron deFeissac, &c. Lieutenantde
Roy au Gouvernement
de Limosin & de
la Marche, est mort dans
son Chasteau de la Ganne
âgé de 44.ans. Ilaesté fort
regretté,&particulièrement
des Pauvres.
Il avoit épousé Marie fille
de Robert Marquis de Lignerac
Comte de Saint Chaînant
d'une des plusillustres
&de plus anciennes maisons
d'Auvergne.
Sa mere estoit de celle
des Vicomtes de Sedicre
A alliée à celles de Noailles9»
de Gimel, &c. & sa grande
mere estoit de celle d'Aubusson
la Feüillade.
Mr le Marquis de Sourdeilles
avoir d'abord pris le
party des Armes;mais la'
mort de son pere dont il
estoit filsunique, l'obligea
de quitter le Service. b
Catherine de Robeyre
3 épouse dYvesMarie dela
Bourdonnaye Seigneur de
Cotoyon
,
Maistre des Requestes
& Intendant à 0r.
leans,mourut aux eaux de
Bour bon le 24. Juin âgée
de 44. ans laissant posterité
Elle estoit fille de Mr de
Ribeyre Conseilier d'Etat,
&deCatherine Potier fills
de Mr de Novion premier
President.- Jean Guillaume Frison,
Prince de Nassau Stathouder
de Fiise., sur noyé le 14<
Juillet avec le Brigadier
WiJkeSc•
Wilkes. Il. sftoit parry de
l'Armée de Flandre pour
aller travailler à l'Affaire de
la successïon du feu Prince
dOrange qu'il avoir contre
l'Electeur de Brandebourg
qui estoit venu en Hollande
pour la terminer. Il s'embarqua
pour traverser le
passage de Moerdick,&
estanc demeuré dans son
Carosseàcause de la pluyc
avec le Brigadier Wilkes
uunnccoouuppddeevveenntt qui survint*,
renversa le ponton. On ne
trouva leurs corps que queL
ques jours après.
Ce Prince eltoïc hfe
d'Henry Casimir Prince de
Nassau & Stathouder de
Frise mort le15 Mars
1686. &d'Amelie fille de
Jean Georges Prince d'Anhalt
Dessau.
Ilestoit néle 4. Aoust;
1687.&avoirépousé le 16.
Avril 1709. Marie Louise
fille de Charles Landgrave
deHesseCassel,&deMarie
Amélie fille Jacques Duc de
Curlande. Il a laisse une
Princesse née au mois de
Septembre1710. & sa
veuve enceinte.
Les Etats Généraux ont
fait un accommodement
provisionnel entre l'Electeur
de Brandebourg &les
héritiers de ce Prince,qui ne
doit prejudicier en aucune
manière aux droits des Parties
; il porte que S.A. E.
jouira par provisionde la
Maisonde la vieille Cour à
la Haye,de la Maison du
Bois,dc HonslardiCK, de
Diercn& de quelquesTerres
qui valent six mille
florins de rente à quoy on
en ajoutera vingt
- quatre
mille pour faire la somme
de cinquante mille Horins
par an ; sur lesquels on en
retiendra dix mille pour
l'entretien de ces Maisons,
8c cela outre les biens donc
il joiiic déja; que la Princes.
se veuve, en qualité de Mere
& de Tutrice de son enfant
ou enfans
3
jouira de la
Maifoii de Loo; de la fomme
de cinquante mille florins
par an ,
qui fera prise
sur les biensde la fucceisson,
&unesomme decinquante
mille florinsune fois payée;
& que six mois après laccouchcment
de cette Prin
cess elle envoyera des Plénipotentiaires
pour termu
ner les pretentions de parc
& d'autre.
1
Madame la Duchesse de
Berry estant accouchée
avant terme le u. Juillet
d'une Princesse qui mourut
en même tem ps , on porta
son corps à SaintDenisle
13.Il y fut accompagné par
Mr la DacheffedeBeauvil
lier & par Me la Marquise
de Chastillon,& il fut inhumé
par Mr l'Evêque de
Séez premier Aumônier de
Monfcigncur le Duc de
Berry.
Charles Claude
,
Sire
& Comte de Breauté, Marquis
du Hotot
,
&c.Maistre
de la Garderobbe de S. A. R,
Philippe petitfils deFrance
Duc d'Orléans, mourut le xi. Juilleten sa 46.année,
Anne Geneviève Charr
rier épousede Charles Cesar
Le scalopier Maistre des
Requestes, & Intendant du
Commerce & de la Generalité
de Châlons,mourus
le14. Juillet.; Annele Maistre,épousede
Marc Anne Goiflard Seigneur
de Montsabert, Baron
de Toureil
)
&c. Conseiller
au Parlement
s mou- *
rut le 26. Juillet. i
MichelFrançois de Bethune
Comte de Charost mourut
le z6. Juillet dans sa
sisiemeannée.Ilestoit fils
d'Armand de Bethune Duc
de Charost& de Catherine
de Lamet sa sécondé femme.
I.(¡
Jean Baptiste Jacques
Ollier Marquis de Veneuil,
Seigneur de Preau Maistre
de la. Garderobbe de feue
S. A. R. Monsieur Frere
unique du Roy, mourut le
17. Juilletâgéde50. ans. Il
estoit Gouverneur deDomfont.
Henry Charles Arnauld
Comte de Pomponne,
mourut le 2.7.Juillet âgé
de 14.ans 7. mois. Ilestoit
fils de Nicolas Simon Arnaud
Marquis de Pomponne
, Sire Baron de Ferrieres,
Chambrois
,
Auquiville
Marqnis de Paloifeau
,
&c.
BrigadierdesArmées du
Roy; Lieutenant General
& Commandant pour Sa
Majeste aux Provinces de
l'isle de France & Soissonnois
; &de Confiance de
Harville Paloiseau.
Le Pere Jean de la Roche
, Prestre de l'Oratoire
fameux Predicateur, mourut
le 18Juittec.: -
François d'Anglure de
Bourlaymont, Docteur en
Theologie de la Faculté de
Paris, qui avoit été nommé
à l'Evêché de Pamiers
en 1681. qui s'en éroit démis
en 1685. sans avoir esté
Sacré, & qui fut nommé à
lors Abbé de Saint Florent
de Saumur, mourut le i-f.
Juillet. Il étoit fils de Nicolas
Marquis de Bourlaymont,
Gouverneur de Sesnay.
Gaspart- Claude Noler,
Docteur en Thologic de la
Faculté de Paris & Chanoi
ne de Nostre Dame, mourut
le premier Aoust âgé de j3.ans.
Mrle Cardinal de Noailles,
a donné son Canonicat
à Mr l'Abbé Vivant, son
Grand Vicaire& Penitentier
del'EglisedeParis,ci devant
.Curé de S.Leusson meriteest
connu de tout le monde..
Alsonce de. Bonne de
Crequi Duc de Lesdiguiéres,
Paire de France,mourut
le 5. Aoust âgé de 85,
ans. Son Corps a esté ports
aux Carmelitesde S. Denis
en France, où a esté inhi*.
méeAnne du Roure sa
mere, qui mourut le 18,
Février. 1686. &qui étoit
veuve de Charles Sire de"
Grequi & de Canapies, , Mestrede Camp du Regi:
ment des Gardes;.mort de
la blessure qu'il reçueau
siege de Chamberylanuitdu14.
au IJ.May 1630.
& qui étoit second fils de
Charles Sire de Crequi Duc
de Lesdiguiéres Maréchal
de France. Celuy qui vient
de mourir avoitépousé à
l'âge de 75. ans le u Septembre
1702. Gabrielle
Victoire de Rochechoüart
fille de Louis Duc de Vivonne
Pair &Maréchal de France
,
& d'Antoinette de
Mesmes, dont il n'a point
cû d'enfans.
Marie Anne Picques
épouse , de Loüis Gabriel
Portail
j
Chevalier Seigneur
de Fresnceu ,&au paravant
veuve de François Pajoc
Seigneur de Cordon,rnourut
le 6. Aoust âgée de quarante
-
iix ans, sans laisser
de postencé de ses deux alliances.
Florcnt de Marparaulr,
Marquis du même lieu
,
mourut le 7. Août.
Nicolle Miron, veuve
de DanielJacquinot
, Seigneur des Pressoirs
,
mourut le 9. Aoustâgée de
85. ans.
Claude le Pelletier
Conseillcr d'Etat ordinaire
; President Honoraire
du Parlement, Minifstr
d'Etat, cy- devant Prevost
des Marchands
,
Contrôlleur
General des Finances,
& sur-Intendant des postes
mourut le 10. Aoust en sa
8 1. année. Il y avoit déjà
long
- temps qu'ils'étoit
retiré du Monde ; & qu'il
ne s'ocupoit qu'à des oeeuvres
de Pieté., & particulièrement
à soulager les Pauvres.
1 Monsieur de Canaples,
ancien Commandant de la
Ville de Lyon dont on vient
de parler, avoir pris le nom
-
de Lesdiguiéres) & c'est luy
qui étoit le dernier de cec-
Ite Maison. Il avoir douze
mille livres de pension de
la Ville de Lyon; comme
6
Commandant, dont il s'en
estoit reservé neuf mille
i
lors qu'il se démit de ce
Commandement en faveur
de M' de Rochebonne en
luy laissant les trois autres
mille livres. Depuislamort
de M' de Canaples la penfion
de neuf mille livres
E
qu'ils'értit reservée sur
li.
celle de douze que fait la
Ville au Commandant ; a
cfté donnée,à Monsieur le
Duc de Villeroy.
Depuis la mort de Monseigneur,
le Roy a acordé
à Madame la Dauphine, la
Nef, le Cadenas, le Bâton
de Maistre d'Hotel & la
Musique. Elle mangea pour
la premiere fois à son grand
Couvert comme Dauphine
le 8. Aoust, & elle fut servie
par Monsieur le Marquis de
Vilacerfson premier Maître
d'Hostel; & le 10. elle fut
servie aussi à son grand
Couvert par Mr de la Croix
son Maître d'Hostel. Il se
rendit à la bouche avec ses
Officiers, lava ses mains; le
Contrôlleur & le Gentilhomme
servant les lavetent
ensuite; l'Ecuyer ordinaire
de la Bouche luy presenta
une Assiettesurlaquelle il
y avoir des Mouillettes - do
pain; il en prit deux avec
lefquclles il toucha tous les
Mets les uns après les autres;
il en donna une à manger à
l'Ecuyer de la Bouche, ensuite
il prit son Baston des
mains de l'Hussier du Bu-f
reau qui l'y avoit apporté.
puis la marche commença
en cet ordre. Un Garde du
Corps du Roy ayant la
Carabine sur l'épaule; un
Huissier de Salle & un
Huissier du Bureau, Mr de
la Croix marchoit derriere
eux, ayant son Baston de
Maistre d'Hostel à la main.
Un Gentil
-
homme servant
& le Contrôlieur portant
chacun un Plat, l'Ecuyer de
la Bouche & les autres
Officiers de la Bouche en
portant aussî chacun un,
marchaient ensuite. Lors
qu'ilsfurent arrivez à la Salleoù
estoit le prest, Mr de la
Croix vit mettre tous les
Plats surlaTable, où un
Gentil-homme servant qui
étoit de Garde au prest, fit
un nouvel essai de chaque
Plat: & donna la Mouillette
dont il avoit fait l'éssai à
chacun de ceux qui avoient
porté les Plats, après quoy
Mr de la Croix les vit met--
tersurla Table par les Gentils-
hommes servants. ;
*i IIlallaen suite,ayant Tonv
Baston à la main,, avertir
Monseigneur le Dauphin;
<k Madame la Dauphine;
puis il revint à la Table ou
il attendit Monseigneur le
Dauphin. Dés qu'il parut
il mit son Chapeau & son
Baston entre les mains du
Chef de Gobelet, & presensa
à ce Prince une serviette
mouilléequiétoic
encre deux Assiettes d'or
pour se laver les mains; il
prit ensuite une autre serviette
mouilléeaussï cntre
deux Alliettes d'or qu'il
presenta de mesme à Madame
la Dauphine. Un
Gentilhomme servant presenta
une autre serviette
mouillée aussi entre deux
assiettes ,à Madame
,
qui
mangea pour la première
fois avec Madame la Dauphine
à son grand couvert
Alors Mr de la Croix
reprit son Bâton & son Chapeau
,&retourna à la bouche
precedé feulement d'un
Garde du Corps & des deux
Huissiers.L'essay du second
fcrvice ne se fit point à IfI
bouche; mais au prest où
citoit la Nef. Il se plaçaen- t
:-
suite au costédroit du Fauteuil
de Monseigneur le
Dauphinoùil restapendant
toutle repasayant toujours
son Bâton à la main; les
Genciihommes servants firentle
Service de même que
cchheezz le RRooyj.
-
Il y avoir à ce repas une
tres grande Assemblée de
Dames;il y en avoit treize
qui avoient le Tabouret
,
les autresestoient debour.
Monfcigneur le Dauphin&
Madame la Dauphine tinrent
ensuite un Cercle dé
Dames comme chez le Roy
aprèssonsoupé; Cérémonie
qui si fait pour les re'--
mercier.
dedivers endroits.
Onaappris par les Lettres
de Cadix du 10. Juillet r
que Mrl'Aigleaprès yavoir
amenépluseurs Prises
, erv
estoit party le quatre pour
allercroiser vers le Dérroit.
que le lendemain il avoit
attaquéune Fregate Hollandoise
de36. canons commandée
par le Capitaine
Jean Hopener
-, que lecombat
avoit duré plus de deux
heures, U qu'enfin cette
Fregate avoir esté coulée à
fond ;niais que Mr l'Aigle
y avoir été tué, alnllquc:
plusieurs Officiers & Soldats
de son équipage. Son Corps
a estéenterréà Malagaavec
tous les honneurs dûs à un
homme qui s'étoit distinguéen
plusieurs occasions
cependant le cours de cette
guerre.
Le 30, Juillet il parut à
la hauteur de Bayonne une
Escadre de11. Vaisseaux
de guerre Anglois revenant
de Lisbonne &: retournant
dans les Ports d'Angleterre.
Une heure aprèsquelle eut
fait voile une de nos Frégatesamena
deux Prises, dont
l'une estoit un Baftimenc-
Hollandois qui allait. à
Lisbonne chargé de Vins.
*
DesLettresde Lisbonne
du 17. Juin portent que le
Navire Nostra- Senora de
Torso, qui marquoit que
la Flotte de Pernambuco
avoitesté pris le 4. Avrilà
15. lieues du Tage par un
Vaisseau de guerre François
de l'Escadre de Mr du Casse
qui avoir mis l'équipage à
terre à rifle de Madere ;
queceNavire estoit chargé
de 450. caisses de Sucre,
de 400. rolles de Tabac,
de Cuirs, de bois de Bresit,
& de 40. mille Crufades
tant en argent monnayé
qu'en poudre d'or; que le
Vaisseau qui l'avoit pris,
selon le rapport de l'équipage
, estoit parti de Brest
avec fcpt ou huit autres
dont ilavoit estéseparé, &
qu'ildévoiealler à la Martinique.
Je n'ay pû vous parler
plutost de la mort de Don
Antonio Martin Alvarez
de Tolede & Beaumont,
Enriquez
,
de Rivera,Fernandez
)
Manrique, Duc
d'Albe, & de Huefcar
J Comte de Lerin, de Salvatierra,
&c. Marquis deCoria
, &c. Connestable &
Grand Chancellier de Navarre,
Sommellier de Corps
du Roy d'Espagne & Ton
Ambassadeur en France,
qui mourut icy le 28. May
en la 41.l'année de son âge.
Sa maladie a esté des j^lus
longues, &: elle ne luy a
jamaisservy de raison ny de
pretexte pour le dispenser
d'aucuns de ses devoirs, &
ce grand Ministre a toûjours
s-ofuotuernenuud'du'nueneen£ra5ie force
e le poids d'une Ambassade
aussi importante & aussï
laborieuse. Il y a succombé
à la fin, & la mort de
MonCeigneur a achevé de
l'accabler; l'interetvif&
fîneere qu'il y prenoit le fie
paroistreencore plus sensible
à cette perte qu'il ne
l'avoit paru à celle de Mr
le Connestable de Navarre
fonftls unique qui donnait
déjà de si grandes esperances,&
qu'il perdit nlalhcu..
reusement à sa 19eannée.
Comme toute la vie de
Mr le Duc d'Albe avoi-c
esté une préparation à la
mort on n'eut pas de peine
à l'y disposer. Sa résignationavoitesté
plus prompte
que le premier avis qu'oq
eut pû luy en donner. Quelques
heures avant sa mort
il fit prier un de nos, plu£
grands Ministres de vouloir
bienluy rendre encore une
visite,&de venir recevoir
ses derniers adieux. Cet
entretien fut touchant de
part & d'autre; lemourant
parla assezlong
-
temps de
choses importantes avec le
mêmeesprit,lamême force
& la même grandeur d'ame
quil avoit fait dans sa meilleure
santé. Enfinilsouhaita
de recevoir la Benediction
deMr le Cardinal de Noailles
Archevêquede Paris.
Son Eminence s'y transporta
sur l'heure.
Madame la Duchesse
d'Albe n'a pû avoir dans
une douleur aussi accablante
que Dieu pour consolation.
Elle se retira sur l'heureau
Valde Grace. Elle se
tient toujours dans cette
retraite si conforme à sa
situation. Elle a esté le modelle
des femmes mariées ;
elle l'est des veuves de son
rang.
LeRoyd'Espagne luy a
fait l'honneur de luy écrire
de sa main en langue EfpJ.¿
gnole la Lettre du monde
la plus consolante, La Reine
luyaécrit de même. S. NL
C.a joint aux honneurs
qu'elle a fait à cccccittuftre
veuve des liberalitez qui
honorent en elle lamémoire
du deffunt. Elle ;cil de la
grande Maison de Poncé de
Leon
,
fille de l'illustre Me
la Duchesse d'Aveiro
,
&
soeur de Mr le Duc d'Arcos
& de Mr le Duc de Banos
tous deux Granded'Espagne.
Mr le Duc d'Albe qui
n'arienoubliéen mouranc
a laissé par un écrit de sa
main le foin & la conduite
des Affaires d'Espagne en
France: à Mr Don Feliz-
Corncjo son Secrétaire
d'Ambassade. S. M. C. a
confirmé ce choix dans l'interim
jusqu'àce qu'il vienne
icy de sa part un nouvel
Ambassadeur. Le Portrait
en vers de Mr le Ducd'Albeestdansla
partie des Picces
Fugitives de ce moiscy.
Charlotte Armande d'Argouges
de Rannes épouse
de Guillaume Alexandre ,
Marquis de Vieuxpont
Lieutenant General des ar*.
mées du Roy
<
& Couverneur
de la Ville de Beauvais
& du Beauvoisis, mourut
le 28. Juin âgée de 36,.
ans. Elle estoit fille unique
de Nicolas d'Argouges
Marquis de Rannes, Lieutenant
General des Armées
du Roy, Colonel General
des Dragons
, & de Charlotte
de Beautru - Nogentqui
épousaen seconde nôces.
Jean
-
Baptisse Armand de
Rohan Prince de Montauban
,dont elle est veuve.
Mre N.Chabert Chevalier
de Saint Louis
)
Chef
d'Escadre des Armées Na-,
vales du Roy,fils du grand-
ChJbert)est mort à Toulon.
Ilavoit donné dans
toutes les occasions des
preuves de son courage &
de sa capacité. Il avoit ramené
du Sud une Flore d'argent
des plus riches qui
soient jamais venuës de
ces Mers. Il arriva heureusement
à Rochefort sur lafin
du mois de Mars de*
l'année 1709.aprés avoir
évité par son habileté quatre
Escadres des ennelllisr.
quil'attendoient sur sarouteen
quatre endroits differens.
Le Vaisseau du Roy
le Trident qu'il Commandoit
estle premier Vaisseau
de guerre qu'on ait vû à la
Rade de Lima depuis la découverte
de ce Continent
Marie Louis Chevalier,
Marquis de Sourdeilles,
Baron deFeissac, &c. Lieutenantde
Roy au Gouvernement
de Limosin & de
la Marche, est mort dans
son Chasteau de la Ganne
âgé de 44.ans. Ilaesté fort
regretté,&particulièrement
des Pauvres.
Il avoit épousé Marie fille
de Robert Marquis de Lignerac
Comte de Saint Chaînant
d'une des plusillustres
&de plus anciennes maisons
d'Auvergne.
Sa mere estoit de celle
des Vicomtes de Sedicre
A alliée à celles de Noailles9»
de Gimel, &c. & sa grande
mere estoit de celle d'Aubusson
la Feüillade.
Mr le Marquis de Sourdeilles
avoir d'abord pris le
party des Armes;mais la'
mort de son pere dont il
estoit filsunique, l'obligea
de quitter le Service. b
Catherine de Robeyre
3 épouse dYvesMarie dela
Bourdonnaye Seigneur de
Cotoyon
,
Maistre des Requestes
& Intendant à 0r.
leans,mourut aux eaux de
Bour bon le 24. Juin âgée
de 44. ans laissant posterité
Elle estoit fille de Mr de
Ribeyre Conseilier d'Etat,
&deCatherine Potier fills
de Mr de Novion premier
President.- Jean Guillaume Frison,
Prince de Nassau Stathouder
de Fiise., sur noyé le 14<
Juillet avec le Brigadier
WiJkeSc•
Wilkes. Il. sftoit parry de
l'Armée de Flandre pour
aller travailler à l'Affaire de
la successïon du feu Prince
dOrange qu'il avoir contre
l'Electeur de Brandebourg
qui estoit venu en Hollande
pour la terminer. Il s'embarqua
pour traverser le
passage de Moerdick,&
estanc demeuré dans son
Carosseàcause de la pluyc
avec le Brigadier Wilkes
uunnccoouuppddeevveenntt qui survint*,
renversa le ponton. On ne
trouva leurs corps que queL
ques jours après.
Ce Prince eltoïc hfe
d'Henry Casimir Prince de
Nassau & Stathouder de
Frise mort le15 Mars
1686. &d'Amelie fille de
Jean Georges Prince d'Anhalt
Dessau.
Ilestoit néle 4. Aoust;
1687.&avoirépousé le 16.
Avril 1709. Marie Louise
fille de Charles Landgrave
deHesseCassel,&deMarie
Amélie fille Jacques Duc de
Curlande. Il a laisse une
Princesse née au mois de
Septembre1710. & sa
veuve enceinte.
Les Etats Généraux ont
fait un accommodement
provisionnel entre l'Electeur
de Brandebourg &les
héritiers de ce Prince,qui ne
doit prejudicier en aucune
manière aux droits des Parties
; il porte que S.A. E.
jouira par provisionde la
Maisonde la vieille Cour à
la Haye,de la Maison du
Bois,dc HonslardiCK, de
Diercn& de quelquesTerres
qui valent six mille
florins de rente à quoy on
en ajoutera vingt
- quatre
mille pour faire la somme
de cinquante mille Horins
par an ; sur lesquels on en
retiendra dix mille pour
l'entretien de ces Maisons,
8c cela outre les biens donc
il joiiic déja; que la Princes.
se veuve, en qualité de Mere
& de Tutrice de son enfant
ou enfans
3
jouira de la
Maifoii de Loo; de la fomme
de cinquante mille florins
par an ,
qui fera prise
sur les biensde la fucceisson,
&unesomme decinquante
mille florinsune fois payée;
& que six mois après laccouchcment
de cette Prin
cess elle envoyera des Plénipotentiaires
pour termu
ner les pretentions de parc
& d'autre.
1
Madame la Duchesse de
Berry estant accouchée
avant terme le u. Juillet
d'une Princesse qui mourut
en même tem ps , on porta
son corps à SaintDenisle
13.Il y fut accompagné par
Mr la DacheffedeBeauvil
lier & par Me la Marquise
de Chastillon,& il fut inhumé
par Mr l'Evêque de
Séez premier Aumônier de
Monfcigncur le Duc de
Berry.
Charles Claude
,
Sire
& Comte de Breauté, Marquis
du Hotot
,
&c.Maistre
de la Garderobbe de S. A. R,
Philippe petitfils deFrance
Duc d'Orléans, mourut le xi. Juilleten sa 46.année,
Anne Geneviève Charr
rier épousede Charles Cesar
Le scalopier Maistre des
Requestes, & Intendant du
Commerce & de la Generalité
de Châlons,mourus
le14. Juillet.; Annele Maistre,épousede
Marc Anne Goiflard Seigneur
de Montsabert, Baron
de Toureil
)
&c. Conseiller
au Parlement
s mou- *
rut le 26. Juillet. i
MichelFrançois de Bethune
Comte de Charost mourut
le z6. Juillet dans sa
sisiemeannée.Ilestoit fils
d'Armand de Bethune Duc
de Charost& de Catherine
de Lamet sa sécondé femme.
I.(¡
Jean Baptiste Jacques
Ollier Marquis de Veneuil,
Seigneur de Preau Maistre
de la. Garderobbe de feue
S. A. R. Monsieur Frere
unique du Roy, mourut le
17. Juilletâgéde50. ans. Il
estoit Gouverneur deDomfont.
Henry Charles Arnauld
Comte de Pomponne,
mourut le 2.7.Juillet âgé
de 14.ans 7. mois. Ilestoit
fils de Nicolas Simon Arnaud
Marquis de Pomponne
, Sire Baron de Ferrieres,
Chambrois
,
Auquiville
Marqnis de Paloifeau
,
&c.
BrigadierdesArmées du
Roy; Lieutenant General
& Commandant pour Sa
Majeste aux Provinces de
l'isle de France & Soissonnois
; &de Confiance de
Harville Paloiseau.
Le Pere Jean de la Roche
, Prestre de l'Oratoire
fameux Predicateur, mourut
le 18Juittec.: -
François d'Anglure de
Bourlaymont, Docteur en
Theologie de la Faculté de
Paris, qui avoit été nommé
à l'Evêché de Pamiers
en 1681. qui s'en éroit démis
en 1685. sans avoir esté
Sacré, & qui fut nommé à
lors Abbé de Saint Florent
de Saumur, mourut le i-f.
Juillet. Il étoit fils de Nicolas
Marquis de Bourlaymont,
Gouverneur de Sesnay.
Gaspart- Claude Noler,
Docteur en Thologic de la
Faculté de Paris & Chanoi
ne de Nostre Dame, mourut
le premier Aoust âgé de j3.ans.
Mrle Cardinal de Noailles,
a donné son Canonicat
à Mr l'Abbé Vivant, son
Grand Vicaire& Penitentier
del'EglisedeParis,ci devant
.Curé de S.Leusson meriteest
connu de tout le monde..
Alsonce de. Bonne de
Crequi Duc de Lesdiguiéres,
Paire de France,mourut
le 5. Aoust âgé de 85,
ans. Son Corps a esté ports
aux Carmelitesde S. Denis
en France, où a esté inhi*.
méeAnne du Roure sa
mere, qui mourut le 18,
Février. 1686. &qui étoit
veuve de Charles Sire de"
Grequi & de Canapies, , Mestrede Camp du Regi:
ment des Gardes;.mort de
la blessure qu'il reçueau
siege de Chamberylanuitdu14.
au IJ.May 1630.
& qui étoit second fils de
Charles Sire de Crequi Duc
de Lesdiguiéres Maréchal
de France. Celuy qui vient
de mourir avoitépousé à
l'âge de 75. ans le u Septembre
1702. Gabrielle
Victoire de Rochechoüart
fille de Louis Duc de Vivonne
Pair &Maréchal de France
,
& d'Antoinette de
Mesmes, dont il n'a point
cû d'enfans.
Marie Anne Picques
épouse , de Loüis Gabriel
Portail
j
Chevalier Seigneur
de Fresnceu ,&au paravant
veuve de François Pajoc
Seigneur de Cordon,rnourut
le 6. Aoust âgée de quarante
-
iix ans, sans laisser
de postencé de ses deux alliances.
Florcnt de Marparaulr,
Marquis du même lieu
,
mourut le 7. Août.
Nicolle Miron, veuve
de DanielJacquinot
, Seigneur des Pressoirs
,
mourut le 9. Aoustâgée de
85. ans.
Claude le Pelletier
Conseillcr d'Etat ordinaire
; President Honoraire
du Parlement, Minifstr
d'Etat, cy- devant Prevost
des Marchands
,
Contrôlleur
General des Finances,
& sur-Intendant des postes
mourut le 10. Aoust en sa
8 1. année. Il y avoit déjà
long
- temps qu'ils'étoit
retiré du Monde ; & qu'il
ne s'ocupoit qu'à des oeeuvres
de Pieté., & particulièrement
à soulager les Pauvres.
1 Monsieur de Canaples,
ancien Commandant de la
Ville de Lyon dont on vient
de parler, avoir pris le nom
-
de Lesdiguiéres) & c'est luy
qui étoit le dernier de cec-
Ite Maison. Il avoir douze
mille livres de pension de
la Ville de Lyon; comme
6
Commandant, dont il s'en
estoit reservé neuf mille
i
lors qu'il se démit de ce
Commandement en faveur
de M' de Rochebonne en
luy laissant les trois autres
mille livres. Depuislamort
de M' de Canaples la penfion
de neuf mille livres
E
qu'ils'értit reservée sur
li.
celle de douze que fait la
Ville au Commandant ; a
cfté donnée,à Monsieur le
Duc de Villeroy.
Depuis la mort de Monseigneur,
le Roy a acordé
à Madame la Dauphine, la
Nef, le Cadenas, le Bâton
de Maistre d'Hotel & la
Musique. Elle mangea pour
la premiere fois à son grand
Couvert comme Dauphine
le 8. Aoust, & elle fut servie
par Monsieur le Marquis de
Vilacerfson premier Maître
d'Hostel; & le 10. elle fut
servie aussi à son grand
Couvert par Mr de la Croix
son Maître d'Hostel. Il se
rendit à la bouche avec ses
Officiers, lava ses mains; le
Contrôlleur & le Gentilhomme
servant les lavetent
ensuite; l'Ecuyer ordinaire
de la Bouche luy presenta
une Assiettesurlaquelle il
y avoir des Mouillettes - do
pain; il en prit deux avec
lefquclles il toucha tous les
Mets les uns après les autres;
il en donna une à manger à
l'Ecuyer de la Bouche, ensuite
il prit son Baston des
mains de l'Hussier du Bu-f
reau qui l'y avoit apporté.
puis la marche commença
en cet ordre. Un Garde du
Corps du Roy ayant la
Carabine sur l'épaule; un
Huissier de Salle & un
Huissier du Bureau, Mr de
la Croix marchoit derriere
eux, ayant son Baston de
Maistre d'Hostel à la main.
Un Gentil
-
homme servant
& le Contrôlieur portant
chacun un Plat, l'Ecuyer de
la Bouche & les autres
Officiers de la Bouche en
portant aussî chacun un,
marchaient ensuite. Lors
qu'ilsfurent arrivez à la Salleoù
estoit le prest, Mr de la
Croix vit mettre tous les
Plats surlaTable, où un
Gentil-homme servant qui
étoit de Garde au prest, fit
un nouvel essai de chaque
Plat: & donna la Mouillette
dont il avoit fait l'éssai à
chacun de ceux qui avoient
porté les Plats, après quoy
Mr de la Croix les vit met--
tersurla Table par les Gentils-
hommes servants. ;
*i IIlallaen suite,ayant Tonv
Baston à la main,, avertir
Monseigneur le Dauphin;
<k Madame la Dauphine;
puis il revint à la Table ou
il attendit Monseigneur le
Dauphin. Dés qu'il parut
il mit son Chapeau & son
Baston entre les mains du
Chef de Gobelet, & presensa
à ce Prince une serviette
mouilléequiétoic
encre deux Assiettes d'or
pour se laver les mains; il
prit ensuite une autre serviette
mouilléeaussï cntre
deux Alliettes d'or qu'il
presenta de mesme à Madame
la Dauphine. Un
Gentilhomme servant presenta
une autre serviette
mouillée aussi entre deux
assiettes ,à Madame
,
qui
mangea pour la première
fois avec Madame la Dauphine
à son grand couvert
Alors Mr de la Croix
reprit son Bâton & son Chapeau
,&retourna à la bouche
precedé feulement d'un
Garde du Corps & des deux
Huissiers.L'essay du second
fcrvice ne se fit point à IfI
bouche; mais au prest où
citoit la Nef. Il se plaçaen- t
:-
suite au costédroit du Fauteuil
de Monseigneur le
Dauphinoùil restapendant
toutle repasayant toujours
son Bâton à la main; les
Genciihommes servants firentle
Service de même que
cchheezz le RRooyj.
-
Il y avoir à ce repas une
tres grande Assemblée de
Dames;il y en avoit treize
qui avoient le Tabouret
,
les autresestoient debour.
Monfcigneur le Dauphin&
Madame la Dauphine tinrent
ensuite un Cercle dé
Dames comme chez le Roy
aprèssonsoupé; Cérémonie
qui si fait pour les re'--
mercier.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de divers endroits.
Le texte relate divers événements militaires et décès notables. Le navire français 'L'Aigle' a coulé une frégate hollandaise après un combat de plus de deux heures, mais son capitaine a été tué. Le 30 juillet, une escadre anglaise de 11 vaisseaux a été aperçue près de Bayonne. Un navire français a capturé un bateau hollandais chargé de vins près de Lisbonne. Plusieurs personnalités ont également péri, dont le duc d'Albe, ambassadeur d'Espagne en France, décédé à l'âge de 41 ans après une longue maladie. Sa veuve s'est retirée au couvent du Val-de-Grâce. Le marquis de Vieuxpont, lieutenant général des armées du roi, est mort à l'âge de 36 ans. Le chevalier de Chabert, chef d'escadre, est décédé à Toulon après avoir ramené une riche cargaison d'argent. Le marquis de Sourdeilles, lieutenant du roi en Limousin, est mort à l'âge de 44 ans. Parmi les autres décès notables, on compte le prince de Nassau, stathouder de Frise, noyé avec le brigadier Wilkes. La duchesse de Berry a accouché prématurément d'une princesse qui est décédée peu après. Le texte mentionne également des événements et des transferts de responsabilités au sein de la cour. Un commandant avait réservé neuf mille livres, laissant trois mille livres à M. de Rochebonne après sa démission. Suite au décès de M. de Canaples, la pension de neuf mille livres a été transmise au Duc de Villeroy. Après la mort de Monseigneur, le roi a accordé à Madame la Dauphine divers privilèges, dont la Nef, le Cadenas, le Bâton de Maître d'Hôtel et la Musique. Elle a participé pour la première fois à un grand couvert le 8 août, servie par le Marquis de Vilacerf, et le 10 août par M. de la Croix, son Maître d'Hôtel. Ce dernier a suivi un protocole précis, incluant la présentation des mets et l'utilisation de mouillettes. Lors du repas, une grande assemblée de dames était présente, avec treize d'entre elles ayant le privilège du tabouret. Après le souper, Monseigneur le Dauphin et Madame la Dauphine ont tenu un cercle de dames pour remercier les invités.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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79
p. 71
Morts, dont on ne vient que d'estre informé, & dont on parlera le mois prochain.
Début :
J. B. le Févre de la Barre. Me la Princesse de Furstemberg. [...]
80
p. 71-72
BENEFICES.
Début :
Le Roy a donné l'Evêché de Rennes à Mr l'Abbé [...]
Mots clefs :
Abbé, Abbaye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFlCES.
"u Le Roy a donné rEvêchéde
Rennes àMr l'Abbé
de Sanzay. L'Abbaye de
Saint Florent à Mr l'Evêque
de Vence. L'Abbaye de la
Creste à Mr l'Evêquc de
Limoges.L'Abbaye do1'
l'Abbaye de Monnetiersramey,
à Mr l'Abbé d'Antin.
l'Abbaye de Theuley, à Mr
l'Abbé de Trudenne.l'Abbaye
de Laumonne
J
à Mr
l'Abbé Martinau de Princé.
l'Abbaye de Bonnevaux,à
Mrl'AbbéCarpinel. l'Abbaye
de la Vernusse
,
à Mr
l'Abbé Berjavel. l'Abbaye
de Saint Loup, à Me de
Chastillon.
On parlera plus amplement de ces Bénéfices le
mois prochain.
"u Le Roy a donné rEvêchéde
Rennes àMr l'Abbé
de Sanzay. L'Abbaye de
Saint Florent à Mr l'Evêque
de Vence. L'Abbaye de la
Creste à Mr l'Evêquc de
Limoges.L'Abbaye do1'
l'Abbaye de Monnetiersramey,
à Mr l'Abbé d'Antin.
l'Abbaye de Theuley, à Mr
l'Abbé de Trudenne.l'Abbaye
de Laumonne
J
à Mr
l'Abbé Martinau de Princé.
l'Abbaye de Bonnevaux,à
Mrl'AbbéCarpinel. l'Abbaye
de la Vernusse
,
à Mr
l'Abbé Berjavel. l'Abbaye
de Saint Loup, à Me de
Chastillon.
On parlera plus amplement de ces Bénéfices le
mois prochain.
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Résumé : BENEFICES.
Le roi attribue plusieurs abbayes : l'Abbé de Sanzay reçoit le Révêché de Rennes, l'Évêque de Vence obtient l'Abbaye de Saint Florent, l'Évêque de Limoges reçoit l'Abbaye de la Creste, et l'Abbé d'Antin se voit attribuer l'Abbaye de Monnetiersramey. L'Abbé de Trudenne obtient l'Abbaye de Theuley, l'Abbé Martinau de Princé reçoit l'Abbaye de Laumonne, l'Abbé Carpinel obtient l'Abbaye de Bonnevaux, et l'Abbé Berjavel se voit attribuer l'Abbaye de la Vernusse. L'Abbaye de Saint Loup est attribuée à Me de Chastillon. Des détails supplémentaires seront fournis le mois prochain.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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81
p. 1-10
Lettre de Basle du 22. Aoust.
Début :
Thomas Masner, qui avoit eu la temerité d'arrester Monsieur [...]
Mots clefs :
Sentence, Accusé, Procès
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Basle du 22. Aoust.
Lettre de Basle du 2..
.Aoust.
Thomas MaÍÏler, qui
avoir eu la temerité d'arrester
Monsieur le Grand
Prieur de France dans un
Etat libre & neutre, & de
le livrer aux Officiers de la
Maison dAutriche, a esté
condamné le 17. Aoust à
lIanes, où efl: le Tribunal
destroisLigues Grises
,
comme criminel de leze
Majesté, &c. voicy la copie
de son Arrest.
SENTENCE FINALE
renduë contre Thomas
Masner, Factur & Bourgeois
de Coire.
ApresAvoirouï Yaccufation,
(a
ItÛure
çy l'Examen des
témoignages documents
, e
differentes Lettres écrites de
lapropre main de l'accusé, &
tout ce qui a estéraporté en
justice,par Messieurs les Ffveoaquuxé,
l'ailsasisestlaénacperès avoir inde
Dieu 'OVoq
prononcé Cm sentencié unanimement
que l'accusé Thomas
Mafnpr qui estencorefugitif
doit eflrc deposé de tous les
honneurs,&chargest &
émolumens
,
banny des trois
LiguesGrises,&sateste mise
à prix de cinq cent ducats, en
forte que celui qui le tuëroit
ou apporterait sa tesse, recevra
lesdits cinq cens ducats de la
caisse commune des troisLigues;
mais celui qui le livreroit en
vie entre les mains de lajuflice
des trois Ligues, aura pour
recompense mil ducats aufft à
prendre dans la Caisse des Ligues
, avec la liberté
,
s'jlefiJÍt
an banny
,
de plus l'accusé archiscelerat
Thomas Masner,
comme offenseur de la Majesté
Divine & de son Prince
territorial
,
traistre de lapatrie,
rebelle (7 voleur de grands
chemins, Faux - monoyenr,
convaincu de tous les crims,
qforfaits) dont il a efiç
accusé
,
fera mis en quatte
quartiers parle Bourreau ; &
ainsiexecuté à morty & les
quatre quartiers & son corps
seront exposés publiquement
y sur les grands chemins; Mais
comme lui Thomas Masner,
s'estsoustraitpresentement de
la justice,
3
l'exécution se fera
dans son effigie, e elle sera
en mesme temps brûlée par le
Bourreau ici dans la place des
executionsconjointement avec
ses écrits rebelles C, diffamatuires
publics contre l'Etat ccontre
les Representants, sa
maison sera de molie jusquaux
fondements, c, fon dressera,
en la place deux colonnes d'infamiey
avec l'inscription de
tousses crimes; tous ses biens
& effetsdedans le pays, &
dehors
3
comme aussi toutes les
Charges & émolumens, seront
des à present échues au Fisedes
trois Lignes;,&comme celui on
ceux qui ci-aprés parleront de
la libération de lui Masner,
ou qui la demanderont,qui
auront avec lui directement ou
indirectement une correspondance
de bouche, ou par escrit
dedans ou dehors le pays , cqui
lui donneront retraite Qfi
domicile, tomberont da la disgrace
destroisLigues&payeront
milécus d'amende, l'on
imposepareillementparserment
à chaquesuperio*rite& commune
du pays de sesaisir de lui toutes
lesfois& en tel lieu qu'on
pourra l'attraper
,
sous peine
de l'exclusion des trois Ligues^
& la reserve d'un plusgrand
chastiment 0* d'accomplir cette
sentence en la personne de lui
Thomas MfIIfrurJ sans autre
forme de procés ; maissisuivant
les menaces qui ont esle
faites les capitaux
9 e les
tfis que nos Compatriotes ont
danslespays étrangersfussent
attaquez tous ou en partie par
luy Thomas Masner ou a son
instigation cm qu'ilfussent mis
en afrrjf) nous accordons dés
à present le droit&lepouvoir à
nosditsCompatriottes
y
ainsiendomagezde
s'enprendre aux en-
* sans c--heritters deMasner,&
desefairepayerde tousfrais&
dommages; c'est Ainsi que nous
decretons, prononçons &fin.
tentions au nom de Dieu le
juge,&parJustice. Faite&
publiée à Ilants le 17. Aoufl
1 7 1 1.
ExproetoCello Jo:Vida*
ricus Deb'acmental: Supis
Gris: FrÍd : Coneillarius 0*
Actuarius.
Sur l'instanteintercession de
Dame Urima Adapter née
Stampa, femme du malheureux
Thomas Masner qui a
eslé condamné, faite par son
frere
, & son cousin,Maître
Jean Bannier, r*r Charles
Siampa,&pard'autres parens,
l'on a en leurconsideration,&
particulierement des enfans,
0* petits enfans, (7';7 de leurs
fredectjj~curs£7* parents J moderé !a Sentence publ ée
sçavoitque y pour les épargner,
ladite Sentence n'aura point
de lieuàl'égardde la demolition
de la maison, e de l'erection
des colonnes d'infamie, mais que
tous lesautrespointsportez par
la Sentence demeureront en
leursforces &serontexecutez.
Faite &publiée comme dessus.
Signé, D; Bluéîmental.
.Aoust.
Thomas MaÍÏler, qui
avoir eu la temerité d'arrester
Monsieur le Grand
Prieur de France dans un
Etat libre & neutre, & de
le livrer aux Officiers de la
Maison dAutriche, a esté
condamné le 17. Aoust à
lIanes, où efl: le Tribunal
destroisLigues Grises
,
comme criminel de leze
Majesté, &c. voicy la copie
de son Arrest.
SENTENCE FINALE
renduë contre Thomas
Masner, Factur & Bourgeois
de Coire.
ApresAvoirouï Yaccufation,
(a
ItÛure
çy l'Examen des
témoignages documents
, e
differentes Lettres écrites de
lapropre main de l'accusé, &
tout ce qui a estéraporté en
justice,par Messieurs les Ffveoaquuxé,
l'ailsasisestlaénacperès avoir inde
Dieu 'OVoq
prononcé Cm sentencié unanimement
que l'accusé Thomas
Mafnpr qui estencorefugitif
doit eflrc deposé de tous les
honneurs,&chargest &
émolumens
,
banny des trois
LiguesGrises,&sateste mise
à prix de cinq cent ducats, en
forte que celui qui le tuëroit
ou apporterait sa tesse, recevra
lesdits cinq cens ducats de la
caisse commune des troisLigues;
mais celui qui le livreroit en
vie entre les mains de lajuflice
des trois Ligues, aura pour
recompense mil ducats aufft à
prendre dans la Caisse des Ligues
, avec la liberté
,
s'jlefiJÍt
an banny
,
de plus l'accusé archiscelerat
Thomas Masner,
comme offenseur de la Majesté
Divine & de son Prince
territorial
,
traistre de lapatrie,
rebelle (7 voleur de grands
chemins, Faux - monoyenr,
convaincu de tous les crims,
qforfaits) dont il a efiç
accusé
,
fera mis en quatte
quartiers parle Bourreau ; &
ainsiexecuté à morty & les
quatre quartiers & son corps
seront exposés publiquement
y sur les grands chemins; Mais
comme lui Thomas Masner,
s'estsoustraitpresentement de
la justice,
3
l'exécution se fera
dans son effigie, e elle sera
en mesme temps brûlée par le
Bourreau ici dans la place des
executionsconjointement avec
ses écrits rebelles C, diffamatuires
publics contre l'Etat ccontre
les Representants, sa
maison sera de molie jusquaux
fondements, c, fon dressera,
en la place deux colonnes d'infamiey
avec l'inscription de
tousses crimes; tous ses biens
& effetsdedans le pays, &
dehors
3
comme aussi toutes les
Charges & émolumens, seront
des à present échues au Fisedes
trois Lignes;,&comme celui on
ceux qui ci-aprés parleront de
la libération de lui Masner,
ou qui la demanderont,qui
auront avec lui directement ou
indirectement une correspondance
de bouche, ou par escrit
dedans ou dehors le pays , cqui
lui donneront retraite Qfi
domicile, tomberont da la disgrace
destroisLigues&payeront
milécus d'amende, l'on
imposepareillementparserment
à chaquesuperio*rite& commune
du pays de sesaisir de lui toutes
lesfois& en tel lieu qu'on
pourra l'attraper
,
sous peine
de l'exclusion des trois Ligues^
& la reserve d'un plusgrand
chastiment 0* d'accomplir cette
sentence en la personne de lui
Thomas MfIIfrurJ sans autre
forme de procés ; maissisuivant
les menaces qui ont esle
faites les capitaux
9 e les
tfis que nos Compatriotes ont
danslespays étrangersfussent
attaquez tous ou en partie par
luy Thomas Masner ou a son
instigation cm qu'ilfussent mis
en afrrjf) nous accordons dés
à present le droit&lepouvoir à
nosditsCompatriottes
y
ainsiendomagezde
s'enprendre aux en-
* sans c--heritters deMasner,&
desefairepayerde tousfrais&
dommages; c'est Ainsi que nous
decretons, prononçons &fin.
tentions au nom de Dieu le
juge,&parJustice. Faite&
publiée à Ilants le 17. Aoufl
1 7 1 1.
ExproetoCello Jo:Vida*
ricus Deb'acmental: Supis
Gris: FrÍd : Coneillarius 0*
Actuarius.
Sur l'instanteintercession de
Dame Urima Adapter née
Stampa, femme du malheureux
Thomas Masner qui a
eslé condamné, faite par son
frere
, & son cousin,Maître
Jean Bannier, r*r Charles
Siampa,&pard'autres parens,
l'on a en leurconsideration,&
particulierement des enfans,
0* petits enfans, (7';7 de leurs
fredectjj~curs£7* parents J moderé !a Sentence publ ée
sçavoitque y pour les épargner,
ladite Sentence n'aura point
de lieuàl'égardde la demolition
de la maison, e de l'erection
des colonnes d'infamie, mais que
tous lesautrespointsportez par
la Sentence demeureront en
leursforces &serontexecutez.
Faite &publiée comme dessus.
Signé, D; Bluéîmental.
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Résumé : Lettre de Basle du 22. Aoust.
Le 2 août, une lettre de Bâle a rapporté que Thomas Mailler, également connu sous le nom de Thomas Masner, a été condamné pour avoir livré Monsieur le Grand Prieur de France aux Officiers de la Maison d'Autriche dans un État libre et neutre. Le 17 août 1711, le Tribunal des Trois Ligues Grises à Ilanz a prononcé une sentence contre Masner, Facteur et Bourgeois de Coire. Après avoir examiné les accusations, les témoignages, les documents et les lettres écrites par l'accusé, le tribunal a déclaré que Masner, alors en fuite, devait être déchu de tous ses honneurs, charges et émoluments, banni des Trois Ligues Grises, et mis à prix pour cinq cents ducats. Une récompense de mille ducats a été promise à celui qui le livrerait vivant. Masner a été condamné pour lèse-majesté, trahison, rébellion, vol, faux-monnayage, et divers autres crimes. En raison de sa fuite, l'exécution a été réalisée en effigie, et ses écrits rebelles et diffamatoires ont été brûlés. Sa maison a été épargnée grâce à l'intercession de sa femme et de ses proches, mais tous ses biens et charges ont été confisqués. Toute personne aidant Masner ou parlant de sa libération encourrait une amende et des sanctions. Les compatriotes à l'étranger ont été autorisés à se défendre contre toute attaque de Masner. La sentence a été publiée le 17 août 1711.
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82
p. 10-17
FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
Début :
Le 12. Juillet Monseigneur le P. R. donna une grande [...]
Mots clefs :
Fête, Berlin, Reine, Dame
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texteReconnaissance textuelle : FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
FESTE.
Extraitd'une Lettre deBerlin
du 14. Juillet.
Le12. Juil let Monfei*
gneur le P. Ri donna une
grande feste pour celebrer le
jour de lanaissance du Roy.
Ce jour fut d'abord celebré
par un Te Deum, chanté
au bruit d'une triple décharge
du Canon des Ramparts.
SaMajestéallaàsix
heures chez Madame la P*
R. oùil y avoir un grand
nombre de- Dames,&l'on
se mit au jeu comme à l'ordinaire
vers les huit heures ,
on tira au sort par billets
pour l'ordre delaTable. La
Reine qui ne tira point non
plus que Madamela P. R.
eufrpouï fyjàry Mr le Margrave
Philippe, & Madame
la P. R. Mr le Veld Maréchal.
On commença la
marche chacunavec sa Dame
selon le numero qu'ils
avoient&on se mit à table
de cette maniere
,
la place
de la Reine,&celle de Madame
la P. R. marquées.
LaTableestoitfaiteen double
équerre, & décoréeaussi
bien que laSalle dela maniere
la plus charmante du
monde; c'est celle ou les
Comtessesmangent ordinairement.
Les murailles esloienttapissées
de feuillages
& de fleurs naturelles entrelassées
avec un art infini.
Il y avoit plus de vingt
grands Miroirs de sept à
huit pieds de hauteur & de
beaucoup d'autres ornemens.
Les deux longs bouts
de la Table faisoient en dedans
une espece d'allée de
beaux Se grands Orangers,
desorteque sansqu'onvie les
Caisses, les Arbres sortoient
du bord de la table d'une
plate bande de fleurs qui
regnoient tout à l'entour
& devant laquelle les Confitures
& les Plats estoient
rangez. Cela farsoit un effet
fore agreable ; mais ce
<1u'll y avoit de plus beau,
estoit une grande Cascade
placée dans un enfoncement
de verdure
, avec une Gerbe
d'eau qui tomboit dans un
grand bassin dont les bords
ainsi que tous les bassins
d'où tomboient lesnapes, étoient
de cristal,en sorte que
ces grands compartiments
de cristaux, & napes d'eau
éclairées derriere & devant
d'une infinité de bougies
ressembloient à ces Fontaines
dont les Descriptions fc
trouvent dans les Livres des
Fées. Mr Eosanderenaesté
l'Architecte. Au dessus de
la Cascade
,
il y avoit un
grand Choeur de Musique
qui dura pendant le repas,&
ensuite pendant que
l' on dança. La Reine & Madame
la P. R. estoient assises
vis-à-vis de cette Cascade
p & le P. R. nestoit point à
Table; il alloit & venoit
par tout, & donnoit ses
ordres de la maniere du
monde laplus gracieuse&
la pluscharmante. Madame
la P. R. commença le BaJ
par un menuet, & a prés que.
oneur danséassez long tems
à la Françoise, on dansa à la
Polonoise. Le Prince se distingua,
par sa danse & par
son enjoûment,ilavoit pris
pour sa femme Mrde Rocolle.
La Reine resta presente
& spectruce jusques
àune heure aprésminuit;
alors chacun se retira.
Je disois à moy -
même
,
pourquoy Madame l'Electricen'estellepasicy
?quelle
joye ne seroit-ce pas pour elle
de voir le Prince& la Princcflfe
ses petits enfants briller
dans cette feste & s'attirer
l'amour & la vénération de
tour le monde.
Enfin, Madame, vous
voyez que si depuis longtemps
jen'ay pas eu l'honneur
de vous écrire, je ne
manque pas dans les occasions
dem'acquitter de moiv
devoir. Je fuis &
Extraitd'une Lettre deBerlin
du 14. Juillet.
Le12. Juil let Monfei*
gneur le P. Ri donna une
grande feste pour celebrer le
jour de lanaissance du Roy.
Ce jour fut d'abord celebré
par un Te Deum, chanté
au bruit d'une triple décharge
du Canon des Ramparts.
SaMajestéallaàsix
heures chez Madame la P*
R. oùil y avoir un grand
nombre de- Dames,&l'on
se mit au jeu comme à l'ordinaire
vers les huit heures ,
on tira au sort par billets
pour l'ordre delaTable. La
Reine qui ne tira point non
plus que Madamela P. R.
eufrpouï fyjàry Mr le Margrave
Philippe, & Madame
la P. R. Mr le Veld Maréchal.
On commença la
marche chacunavec sa Dame
selon le numero qu'ils
avoient&on se mit à table
de cette maniere
,
la place
de la Reine,&celle de Madame
la P. R. marquées.
LaTableestoitfaiteen double
équerre, & décoréeaussi
bien que laSalle dela maniere
la plus charmante du
monde; c'est celle ou les
Comtessesmangent ordinairement.
Les murailles esloienttapissées
de feuillages
& de fleurs naturelles entrelassées
avec un art infini.
Il y avoit plus de vingt
grands Miroirs de sept à
huit pieds de hauteur & de
beaucoup d'autres ornemens.
Les deux longs bouts
de la Table faisoient en dedans
une espece d'allée de
beaux Se grands Orangers,
desorteque sansqu'onvie les
Caisses, les Arbres sortoient
du bord de la table d'une
plate bande de fleurs qui
regnoient tout à l'entour
& devant laquelle les Confitures
& les Plats estoient
rangez. Cela farsoit un effet
fore agreable ; mais ce
<1u'll y avoit de plus beau,
estoit une grande Cascade
placée dans un enfoncement
de verdure
, avec une Gerbe
d'eau qui tomboit dans un
grand bassin dont les bords
ainsi que tous les bassins
d'où tomboient lesnapes, étoient
de cristal,en sorte que
ces grands compartiments
de cristaux, & napes d'eau
éclairées derriere & devant
d'une infinité de bougies
ressembloient à ces Fontaines
dont les Descriptions fc
trouvent dans les Livres des
Fées. Mr Eosanderenaesté
l'Architecte. Au dessus de
la Cascade
,
il y avoit un
grand Choeur de Musique
qui dura pendant le repas,&
ensuite pendant que
l' on dança. La Reine & Madame
la P. R. estoient assises
vis-à-vis de cette Cascade
p & le P. R. nestoit point à
Table; il alloit & venoit
par tout, & donnoit ses
ordres de la maniere du
monde laplus gracieuse&
la pluscharmante. Madame
la P. R. commença le BaJ
par un menuet, & a prés que.
oneur danséassez long tems
à la Françoise, on dansa à la
Polonoise. Le Prince se distingua,
par sa danse & par
son enjoûment,ilavoit pris
pour sa femme Mrde Rocolle.
La Reine resta presente
& spectruce jusques
àune heure aprésminuit;
alors chacun se retira.
Je disois à moy -
même
,
pourquoy Madame l'Electricen'estellepasicy
?quelle
joye ne seroit-ce pas pour elle
de voir le Prince& la Princcflfe
ses petits enfants briller
dans cette feste & s'attirer
l'amour & la vénération de
tour le monde.
Enfin, Madame, vous
voyez que si depuis longtemps
jen'ay pas eu l'honneur
de vous écrire, je ne
manque pas dans les occasions
dem'acquitter de moiv
devoir. Je fuis &
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Résumé : FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
Le 12 juillet, le Prince Ri organisa une grande fête pour célébrer l'anniversaire du roi. La journée commença par un Te Deum et une triple décharge de canon. Le soir, le roi se rendit chez Madame la Princesse Royale en présence de nombreuses dames. À huit heures, les places à table furent tirées au sort par billets, sauf pour la reine et Madame la Princesse Royale, dont les places furent attribuées au Margrave Philippe et au Veld Maréchal. La table, en forme de double équerre, était décorée de feuillages, de fleurs naturelles, de miroirs et d'ornements divers. Des orangers et une grande cascade éclairée par des bougies ajoutaient à la magnificence. La musique accompagna le repas et la danse. La reine et Madame la Princesse Royale étaient assises face à la cascade. Le Prince Royal dansa avec Madame de Rocolle. La reine resta jusqu'à une heure après minuit avant que chacun ne se retire. L'auteur regrette l'absence de Madame l'Électrice, qui aurait apprécié de voir ses petits-enfants briller lors de cette fête.
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83
p. 17-19
ACADEMIES.
Début :
Le 25. Aoust Mrs de l'Academie Françoise celebrerent la [...]
Mots clefs :
Académie française, Académie royale des sciences, Académie royale des médailles et inscriptions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ACADEMIES.
ACADEMIES.
Le25.AouttMrsde l' Academie
Françoisecelebrerent
la Feste de Sain Louis Roy
de France, selon leur coutume.
Oi dit la Messedans
la Chapelledu Louvre, pendantlaquelle
on chantaun
MotetenMusique quiavoit
esté composé par Mr du
Bouder.Le Panegyrique du
Saint sur prononcé par Mr
l'Abbé Germain.
Mrs de l'Academie Royale
des Sciences, &de celle des
Médailles& Inscriptions celebrerent
la même Fête dans
FEgLifedesPreitresde l'Oratoire
; & le Pere Quinquet
Theatinprononça le Pane.
gyrique.
L'aprésdînée, M" de
l'Academie Françoise tinrcnc
leurAssemblée pour
délivrer le Prix d'Eloquence
qui fut donné à M' Roy,
Confeillct au Chasteler; celuy
de Poesie fut remis à
l'Année prochaine.
Le25.AouttMrsde l' Academie
Françoisecelebrerent
la Feste de Sain Louis Roy
de France, selon leur coutume.
Oi dit la Messedans
la Chapelledu Louvre, pendantlaquelle
on chantaun
MotetenMusique quiavoit
esté composé par Mr du
Bouder.Le Panegyrique du
Saint sur prononcé par Mr
l'Abbé Germain.
Mrs de l'Academie Royale
des Sciences, &de celle des
Médailles& Inscriptions celebrerent
la même Fête dans
FEgLifedesPreitresde l'Oratoire
; & le Pere Quinquet
Theatinprononça le Pane.
gyrique.
L'aprésdînée, M" de
l'Academie Françoise tinrcnc
leurAssemblée pour
délivrer le Prix d'Eloquence
qui fut donné à M' Roy,
Confeillct au Chasteler; celuy
de Poesie fut remis à
l'Année prochaine.
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Résumé : ACADEMIES.
Le 25 août, l'Académie Française célébra la fête de Saint Louis au Louvre. La messe fut accompagnée d'un motet de Monsieur du Bouder et le panégyrique fut prononcé par l'Abbé Germain. L'Académie Royale des Sciences et des Médailles et Inscriptions tint une célébration similaire à la chapelle des Prêtres de l'Oratoire. L'après-midi, l'Académie Française décerna le prix d'éloquence à Monsieur Roy. Le prix de poésie fut reporté.
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84
p. 19-23
Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Début :
Le 25. Aoust, Feste de Saint Louis, Mr de la Brulerie [...]
Mots clefs :
Joigny, Général, Maréchal, Chevalier, Camp, Roi
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texteReconnaissance textuelle : Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Fcftc donnée àJoigny le
jour de Saint Louis>
par M1 de la Brulcric,
ancien Officier
des Troupes du Roy,
&Chevalier de l'Or.
dre Royal & Alili- - taire de S. Louis.
-, Le 25.Aoust,Festede
Le 2 5. Aoust, Feste de
Saint Louis, M1 de la Brulerie
,
l'un des principaux
Officiers de la Ville de Joigny,
donna un dîné magnifique
ou fetrouverent Mrle
Marquis de Guerchy
, pere
du Lieutenant General, Mr
le Marquis de Monrperous,
Lieutenant General & Mestre
de Camp General de la
Cavalerie de France; Mr le
Marqu i s dHautestilt Ilc
Maréchal ,. de Camp; Mr de
la Tarte aussi Maréchal de
Camp, & tous Chevaliers
de S.Louis ; Mr de Chamlay
Grand Croix de ccr Ordre;
Mr Joly ancien Brigadier
des Armées du Roy,
Chevalier de Saint Louis £
Mr le Baron de Bontain
,, Maître des Cercmonies U,
Prevost de l'Ordre; Mr
d Iverniaussi Brigadier &
Chevalier de Saint Louis;
Mr de Brumpt ancien Colonel
Ecossois
,
qui amena la?
Noblesse d'Ecosse& quil'a,
commandée pour le fervicc
du Roy jusqu'en 1 692.
Mr d'Arbonnc
,
Capitaine,
audit Regiment de Pardaillan
Cava0lerie, Mrle Gheva*
lier de Verneüillet
,
fils du
Press dent à Mortier de Rouen,
Menin de Monsieur le
Duc du Maine, tous cbcvalier
de S. Louis Mrs Berthelot,
de Pleneuf, deCharmoy
,& de Senan, ancien
Colonel de Cavalerie, s'y
trouvèrent aussi, avec plusieurs
autres per sonnes de
consideration.
On passa l'aprésdînée
en Jeux & en réjoii(Tances,
& le soir Mr de la Brulerie
donna aussiun grand soupe
aux Dîmes, au Gouverneur
,..au President & à tous
les Conseillers de la Ville.
Apres le soupé on tira un
beau feu d'Artifice
,
qui
fut suivi d'un Bal qui dura
toute lanuit.
jour de Saint Louis>
par M1 de la Brulcric,
ancien Officier
des Troupes du Roy,
&Chevalier de l'Or.
dre Royal & Alili- - taire de S. Louis.
-, Le 25.Aoust,Festede
Le 2 5. Aoust, Feste de
Saint Louis, M1 de la Brulerie
,
l'un des principaux
Officiers de la Ville de Joigny,
donna un dîné magnifique
ou fetrouverent Mrle
Marquis de Guerchy
, pere
du Lieutenant General, Mr
le Marquis de Monrperous,
Lieutenant General & Mestre
de Camp General de la
Cavalerie de France; Mr le
Marqu i s dHautestilt Ilc
Maréchal ,. de Camp; Mr de
la Tarte aussi Maréchal de
Camp, & tous Chevaliers
de S.Louis ; Mr de Chamlay
Grand Croix de ccr Ordre;
Mr Joly ancien Brigadier
des Armées du Roy,
Chevalier de Saint Louis £
Mr le Baron de Bontain
,, Maître des Cercmonies U,
Prevost de l'Ordre; Mr
d Iverniaussi Brigadier &
Chevalier de Saint Louis;
Mr de Brumpt ancien Colonel
Ecossois
,
qui amena la?
Noblesse d'Ecosse& quil'a,
commandée pour le fervicc
du Roy jusqu'en 1 692.
Mr d'Arbonnc
,
Capitaine,
audit Regiment de Pardaillan
Cava0lerie, Mrle Gheva*
lier de Verneüillet
,
fils du
Press dent à Mortier de Rouen,
Menin de Monsieur le
Duc du Maine, tous cbcvalier
de S. Louis Mrs Berthelot,
de Pleneuf, deCharmoy
,& de Senan, ancien
Colonel de Cavalerie, s'y
trouvèrent aussi, avec plusieurs
autres per sonnes de
consideration.
On passa l'aprésdînée
en Jeux & en réjoii(Tances,
& le soir Mr de la Brulerie
donna aussiun grand soupe
aux Dîmes, au Gouverneur
,..au President & à tous
les Conseillers de la Ville.
Apres le soupé on tira un
beau feu d'Artifice
,
qui
fut suivi d'un Bal qui dura
toute lanuit.
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Résumé : Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Le 25 août, à l'occasion de la fête de Saint Louis, M. de la Brulerie, ancien officier des Troupes du Roy et Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, organisa un dîner somptueux à Joigny. Les invités comprenaient des personnalités notables telles que le Marquis de Guerchy, père du Lieutenant Général, le Marquis de Montperoux, Lieutenant Général et Maître de Camp Général de la Cavalerie de France, ainsi que plusieurs Maréchaux de Camp et Chevaliers de Saint-Louis. Parmi les autres invités de marque figuraient le Baron de Bontain, Maître des Cérémonies et Prévôt de l'Ordre, et Mr. d'Iverny, Brigadier et Chevalier de Saint-Louis. L'après-midi fut marquée par des jeux et des réjouissances, suivis d'un grand souper offert aux Dîmes, au Gouverneur, au Président et aux Conseillers de la Ville. Le soir, un feu d'artifice fut tiré, suivi d'un bal qui dura toute la nuit.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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85
p. 23-48
MORTS.
Début :
Loüis François de Boufflers, Pair & Maréchal de France [...]
Mots clefs :
Roi, Maréchal, Régiment, Maison de Boufflers, Gouverneur, Comte, Armée, Province, Luxembourg, Allemagne, France, Seigneur, Paris, Ville
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Loüis François de Bouf-
Hers) Pair & Maréchal de
France, Chevalier Ordres
du Roy & de la Toison
d'Or, Capitaine des Gardes
du Corps,cydevant Colonel
du Regiment des Gardes
Françoises, Grand Bailly ôô
Gouverneur hereduaire de
la Ville de Beauvais & du
Beauvoisis
,
Gouverneur &
LieutenantGeneral des Provinces
de Flandres & de
Haynault, Gouverneur particulier
& Souverain Bailly
des Villes,Citadelle&Châ.
tellenie de Lille de General
desArmées du Roy,mourut
à Fontainebleau le 22. )âgé de Ci. ans sepe
-
mois. Son Corps a este
apporté à Saint Paul où il a
estéinhumé Il estoit né le
dix Janvier 1644. &il commença
à porter les Armes en
qualité de Cadet, dans le
Regiment
Regiment des Gardes o en
1662.. En 1663. &1664.,
il le trouva aux expéditions
de Marsal &deGigery. En
1 666. il fut fait Sous Lieutenant
dans le mêmeRégiment,
& il se distingua l'année
suivante au Sièges de
Tournay
,
de Douay
,
de
Lille ,&de pluficurs autres
Places. En 1668. il servit
d Aide Major au Regiment
des Gardes en 1669 il fut
fait Colonel du Regiment
Royal de Dragons, & l'annéesuivante
il Cervi[:'là: la
teste de ce Regiment à la
Conqueste de la Lorraine
fous Mr le Maréchal de
Crequy. A la mort de Mr
le Comte de Boufflers son
frere aine
,
il eut la Charge
- de Lieutenant General de la
Province de l'Isle de France,
& celle de grand Bailly de
Beauvais donc ce Comte é- toit pourvû. Il servit dans la
guerre de Hollande fous Mr
de Turenne & fous Mr le
Maréchal de Luxembourg
, s'y distingua en plusieurs
occasions, & entrautres au
Combat deWoerden où il
fut bleuet passa en AHeWr
gne sur la fin de l'année
1673. ilfutblessé en1674.
à la Batailled'Ensheim. En
1675.il fut fait Brigadier
de Dragons,&soutint les
efforts des Ennemis à la teste
de l'arriere Garde de l'Armée
lors qu'elle se retira
aprés la mort de Mr de
Turenne. En 1676.ilservit
en Allemagne fous Mr le
Maréchal de Luxembourg.
En 1677. il fut fait Maréchal
de Camp&servit fous
Mr le Maréchal deCrequy.
En 1678. il se trouva aux
Combats de Rhinsfeld ,dç
Seckaigen,6id
bourg, & suc pourvû la
même année de la Charge
de Colonel general de Dragons.
Ilalla l'annéesuivante
en Dauphiné avec un corps
d'armée, & en 1681. il prit
possession de Casal, & la
mêmeannéeilfut faitLieutenant
general. En J68z.
il marcha avec un corps
d'armée vers les Pyrenées
pour obliger la Ville de Fontarabie
defaireauRoy satisfaébon
que Sa Majesté luy
- demandoit.En1683. ilrejpafla
enFlandre ou il servit
sousMr le Miréchal d'Humieres.
En 1684. aprés la
reduction de Luxembourg
il campa surl' Escautavecun
corps de troupes jusques à
laconclusion de la Trêve.
En1685.il passaàBayonne,
& de là dans la Guyenne
pour y commander en
Chef En 1686. il eut le
Gouvernement de la Ville
& Province de Luxembourg - &du Comté de Chini. En
1687.il fut pourvû de celuy
de Lorraine &de la Province
de la Sarre & du Commandement
en Chef des
trois Evêchez & de Sedan,
En 1688. il Commanda
l'Armée d' Allemagne en Chef, prit Keiserloutre
Krutznac J'
,
Worms
,
Oppeinl-
ieini reduisit tout le
Palatinat à l'obeissance du
Roy,& fitentrer des Troupes
dans Mayence. Cette
même année Sa Majesté
l'honora du Collier de ses
Ordres. Il fit plusieurs autres
expeditions les deux
années suivantes
,
& Commanda
l'Armée de la Motets
le. En 1690. il eut lecommandement
en Chef du
Paysd'entre Sambre & la
Mer. Enr6sn.il fut blessé
au Siege de Mons, bombarda
la Ville de Liége ,& fut
fait Colonel des Gardes
Françoises. En 1691. il
investit la Ville de Namur
s'opposa t au Prince d'Orangequi
voulut secourircette
place, se distingua à la
BailledeSteinkerke
,
bombarda
Charleroy & reprit
Furnes que les Ennemis
avoient fortifié. Au commencement
du mois deMars
1693. le Roy l'honora du
Baston deMaréchal de France
,
& de l'Ordre de Saint
Loüis au mois d'Avril suivant.
Il servit cette même
annéeen Allemagne fous
Monseigneur le Dauphin,
& en Flandres l'année suivante
où il fut fait Gouverneur
& Lieutenant general
decette Province & du
Pays conquis. En 1695. il
deffendit la Ville de Namur
pendant plus de deux mois
assi'gée par le Prince d'Orange,
autte sir conduire
à Mastrick, ouil resta15.
jours. A son retour le Roy
érigea sa tetre de Cagny en
Duché fous le nom de Boufflers
en 1695.Il Commanda
l'Armée: du Roy enrre
Sambre& Meuse en 1696.
& en 1697.Le 4. Septembre
1701. il fit élever dans son
Chasteau de Boufflers en
Beauvoisis, la Statuëéquestre
du Roy, la même année
il eut ordre de se re-ndre à Bruxelles pour commander
dans tous les Pays Bas
Espagnols conjointement
avec Mr le Marquis de
Bedmar. En1702.il servit
fous Monseisneur le Duc
de Bourgogne. En 1703. il
commandal'Arméedu Roy
en Flandreconjointement
avec Mr le Maréchal de
Villeroy,& dessit les Hollandois
avec Mrle Marquis
de Bedmar
, au combat
d'Eckeren
; ce sur pour le
recompenser de cette action
que le Roy d'Espagne luy
envoya l'Ordre de la Toison
d'or. Cette même année
le Roy le fit Capitaine
des Gardes du Corps, & il
se démit de celle deColonel
des Gardes Françoises. En
1708. ildeffendit la Ville,
& la Citadelle de Lille d'une
maniere qui luy fit beaucoup
d'honneur, & ce qui
luy fit meriter la dignité de
Pair de France que le Roy
luy donna par Lettres Patentes
registrées le 1 9.
Mars1709. S. M.luy accordaaussi
les grandes entrées
de premier Gentilhomme
de la Chambre,& la survivance
du Gouvernement
de Flandre pour Mr le
Comte de Boufflerssonfils
aîné. La derniere a£tionou
feu Mr le Maréchal de
Boufflers s'est diliinguéa
esté la Bataille de Mdlplaquet
,
où il commandoic
l'aile droire ; il y renver sa
tour ce qui s'opposa à luy ;
mais Mr le Maréchal de
Villars qui commandoic
Jt:e gauch e ayant elle
blesse dangereusement
,
&
ayant en plusieurs de les Of.,
ficiers generaux tuez ,
Mr
le Maréchal de BoufH:rs,
soutintencore long temps
les efforts des ennemis
nonosbtant leur grande fuperiorité,
jusqu'à ce qu'il
jugeait à propos de faire sa
retraitequ'il fit en si bon
ordre que les ennemis n'ose
rent le suivre.
-
La Maison de Boufflers
est des plus anciennes de la
Province de Picardie. Elle
a pris son nom de la Terre
de Boufflers qui est dans le
Ponthieu, & qui a été possedéefans
interruption depuis
1200 ans jusqu'àcejour par
ceux de cette Maison.
JeanBaptisteleFévre de
la Barre, Commandeur, PLC.
vost & Mairre des Ceremonies
de l'Ordre Royal, Militaire
ez Hôpitalier de N0
tre-Damedu Mont Carmel
& deS. Lazare de Jerusslem,
mourut le 17. Aoust âgé de
71. ans. Antoine le Févre
,
Seigneur de la Barre Conseillerau
Parlement; son pere
avoit esté Prevost des Marchands.
Marie de Ligny, qui avoit
épouséle 1 3 Janvier 1677.
Antoine Egon, Prince de
Furstemberg mourut à Paris
le
1 8.Aoust âgé de 55.ans.
EllelaissaN.de Furstemberg
qui épousa le
1 3. Mars
1704. N.. Comte de Lannoy,
& Marie Loüise Maunce,
quiépousa le 10. Janvier
1708. Jean Baptiste
Colbert, Marquis de Seignelay.
Jean Guillemin, Seigneur
de Courchamp,Maistre
des Requestes, mourut le
18. Aoust. Il avoit épouse
Marthe-Clemence de Bailleul
fille & soeeur de Picfi"
dents au Par lement,
Jean Phelypeaux, Conseiller
d'Erat Ordinaire, cidevant
Intendant de Paris,
mourut le 19. Aoust âgé de
6S ans. Il étoit frere de Mr
le Chancclhcjr.
Le P. Charlesde RocllC"
blanche
,
Cordelier
,
Doctenr
de Soi bonne, L(d. ur
en Theologie& ancien Gardien
des Cordelters de Paris
y mourut le 17. Août en sa
6 7 année & en sa 5 o. de
Religion en reputation
d'une grane verru.
Anne
-
Elisabeth
-
David
de Vaux, épouze de François
Joseph de Sevré,Conseiller
au Parlement, mourut le 11.
Aoust âgée de 3 Y. ans.
Marie- Anne- Charlote de
Bourbon,Demoiselle d'Estouteville,
fille de feu Louis
Henry legitimé deBourbon,
Prince de Neufchastel ert
Suisse, & d'Angelique Cunegonde
de Montmorency-
Luxembourg
,
qui étoitnée
le
2. 6. Septembre 1 70 1.
mourut le 23.Aoust. Elle
laisse pour heritiere sa soeur
unique, épouse de Mr le
Duc de Luines.
JeanAubery
,
Marquis de
Vatan
y
Baron de Serricres
&c. Lieutenant de Roy au
Gouvernement d'Orleanois
& Blaisois, mourut le 28.
Aoust âgéde55.ans. Illaisse
des enfans de N. de Bailleut,
soeur de MC de Courchamp
dont on vient de parler.
Elisabeth Sophie Cheron,
de l'Academie Royale de
Peinture & Seul pture, & de
celle des Ricovrati de Padouë,
épouse de Mr le Gay,
Ingénieur ordin aire duRoy,
mourut le 4. Septembre.
Marie - Madelaine du
Moncel de Martinrast, veuve
de Georges de Scudery
,
Gouverneur de N. Dame de
la Garde, mourut le 6. Septembre
,
âgé de 90. ans. J.:rofme de Sainte Beuve,
Prieur de S Jean de Moncoriolo
, mourut aussi le 6.
Septembre. Il étoit frere de
feu Mr de S. Beuve, Docteur
de Sorbonne
,
& fort
connu de tous lesSçavans.
Marie du Clos, mourut
à Falaise
,
sur la fin du
mois d'Aoust dans sa centneuviéme
année.
Henry Colbert de Maulevrier
,Chevalier de Malthe,
Lieutenant General des
Armées du Roy,mourut à
Cambray le 15.Aoust âgé
de 34 ans. Il y avoir17 ans
qu'il servoit avec cette francjiç,
yalc fitnalurejle au1
sang des Colberts. Il fut
blessé dangereusement i en 7 1695. au siege de Namur,
où Mr le Marquis de Maulevrier
son frere aîné fut
tué. Le Roy luy donna son
Regiment, qui suc envoyé
en Italie en 170 1. où il son:
signalétantque la guerre y
a duré. Il passa ensuite en
Espagne où il servit fous
Monsieur le Ducd'Or leans;
il se distingua particulierement
au siege de Lcrida. Il
a exercé la Charged'Inspecteur
general d'Infanterie
pendant sixannéesavectougc
l'exactitude & la probité
que demande cet employé
Aussi Mr le Chevalier de
Maulevrier possedoit il toutes
les qualitez du plus excellent
Officier general & celles
du plus parfait honnestehomme
Ilest generalement
regretté des gens de guetre
& de tous ceux qui le connoissoient.
Il estoit fils de
feu Mr le Comte de Maulevrier
,
Lieutenant general o des Armées du Roy ,Chelier
de se, Ordres, Gouverneur
de Tournay
)
frere de
feu MrColbert.
Guillaume de Bautru ,, Comte de Serrant, ci- devant
Chancelier de feuëSon
A. R. Monsieur, Frere unique
du Roy,estmort à Serrant
en Anjou, âgé de 9y.
ans. Il estoit filsdeGuillaume
Bautru, Introducteur
des Ambassadeurs, Envoyé
du Royen diverses Cours,
& de l'Academie Françoise.
Mylord Jean Caryll, Baron
de Dunford en Angleterre,
Ministre & Secretaire
d'Etat du Roy de la grande
Bretagne
,
&Secretaire des
Commandemens de la Reine,
est mort à S. Germain
en Laye âgé de 94. ans. Il
s'estoit. toujoursdistingué
par sa pieté, par sa capacité,
par son attachement à fOQ
legitime Souverain, & par
sa charité envers les Pauvres.
Anne GeneviéveMartineau
épouse de François-
Fcrrand
,
Seigneur de Villemilan
,Maistre des Requêtes
&. Intendant en Bretagne,
mourut le 15. Septembre
âgée de 4 5. ans,laissant
unefille unique.
Marie-Reinede Monc.
chal, veuve de Charles- Honoré
Barentin, Seigneur
d'Hardivillers,&c.Maistre
des Requestes
, mourut le
16. Septembre âgée de 27
ans, laissant posterité.
Loüis François de Bouf-
Hers) Pair & Maréchal de
France, Chevalier Ordres
du Roy & de la Toison
d'Or, Capitaine des Gardes
du Corps,cydevant Colonel
du Regiment des Gardes
Françoises, Grand Bailly ôô
Gouverneur hereduaire de
la Ville de Beauvais & du
Beauvoisis
,
Gouverneur &
LieutenantGeneral des Provinces
de Flandres & de
Haynault, Gouverneur particulier
& Souverain Bailly
des Villes,Citadelle&Châ.
tellenie de Lille de General
desArmées du Roy,mourut
à Fontainebleau le 22. )âgé de Ci. ans sepe
-
mois. Son Corps a este
apporté à Saint Paul où il a
estéinhumé Il estoit né le
dix Janvier 1644. &il commença
à porter les Armes en
qualité de Cadet, dans le
Regiment
Regiment des Gardes o en
1662.. En 1663. &1664.,
il le trouva aux expéditions
de Marsal &deGigery. En
1 666. il fut fait Sous Lieutenant
dans le mêmeRégiment,
& il se distingua l'année
suivante au Sièges de
Tournay
,
de Douay
,
de
Lille ,&de pluficurs autres
Places. En 1668. il servit
d Aide Major au Regiment
des Gardes en 1669 il fut
fait Colonel du Regiment
Royal de Dragons, & l'annéesuivante
il Cervi[:'là: la
teste de ce Regiment à la
Conqueste de la Lorraine
fous Mr le Maréchal de
Crequy. A la mort de Mr
le Comte de Boufflers son
frere aine
,
il eut la Charge
- de Lieutenant General de la
Province de l'Isle de France,
& celle de grand Bailly de
Beauvais donc ce Comte é- toit pourvû. Il servit dans la
guerre de Hollande fous Mr
de Turenne & fous Mr le
Maréchal de Luxembourg
, s'y distingua en plusieurs
occasions, & entrautres au
Combat deWoerden où il
fut bleuet passa en AHeWr
gne sur la fin de l'année
1673. ilfutblessé en1674.
à la Batailled'Ensheim. En
1675.il fut fait Brigadier
de Dragons,&soutint les
efforts des Ennemis à la teste
de l'arriere Garde de l'Armée
lors qu'elle se retira
aprés la mort de Mr de
Turenne. En 1676.ilservit
en Allemagne fous Mr le
Maréchal de Luxembourg.
En 1677. il fut fait Maréchal
de Camp&servit fous
Mr le Maréchal deCrequy.
En 1678. il se trouva aux
Combats de Rhinsfeld ,dç
Seckaigen,6id
bourg, & suc pourvû la
même année de la Charge
de Colonel general de Dragons.
Ilalla l'annéesuivante
en Dauphiné avec un corps
d'armée, & en 1681. il prit
possession de Casal, & la
mêmeannéeilfut faitLieutenant
general. En J68z.
il marcha avec un corps
d'armée vers les Pyrenées
pour obliger la Ville de Fontarabie
defaireauRoy satisfaébon
que Sa Majesté luy
- demandoit.En1683. ilrejpafla
enFlandre ou il servit
sousMr le Miréchal d'Humieres.
En 1684. aprés la
reduction de Luxembourg
il campa surl' Escautavecun
corps de troupes jusques à
laconclusion de la Trêve.
En1685.il passaàBayonne,
& de là dans la Guyenne
pour y commander en
Chef En 1686. il eut le
Gouvernement de la Ville
& Province de Luxembourg - &du Comté de Chini. En
1687.il fut pourvû de celuy
de Lorraine &de la Province
de la Sarre & du Commandement
en Chef des
trois Evêchez & de Sedan,
En 1688. il Commanda
l'Armée d' Allemagne en Chef, prit Keiserloutre
Krutznac J'
,
Worms
,
Oppeinl-
ieini reduisit tout le
Palatinat à l'obeissance du
Roy,& fitentrer des Troupes
dans Mayence. Cette
même année Sa Majesté
l'honora du Collier de ses
Ordres. Il fit plusieurs autres
expeditions les deux
années suivantes
,
& Commanda
l'Armée de la Motets
le. En 1690. il eut lecommandement
en Chef du
Paysd'entre Sambre & la
Mer. Enr6sn.il fut blessé
au Siege de Mons, bombarda
la Ville de Liége ,& fut
fait Colonel des Gardes
Françoises. En 1691. il
investit la Ville de Namur
s'opposa t au Prince d'Orangequi
voulut secourircette
place, se distingua à la
BailledeSteinkerke
,
bombarda
Charleroy & reprit
Furnes que les Ennemis
avoient fortifié. Au commencement
du mois deMars
1693. le Roy l'honora du
Baston deMaréchal de France
,
& de l'Ordre de Saint
Loüis au mois d'Avril suivant.
Il servit cette même
annéeen Allemagne fous
Monseigneur le Dauphin,
& en Flandres l'année suivante
où il fut fait Gouverneur
& Lieutenant general
decette Province & du
Pays conquis. En 1695. il
deffendit la Ville de Namur
pendant plus de deux mois
assi'gée par le Prince d'Orange,
autte sir conduire
à Mastrick, ouil resta15.
jours. A son retour le Roy
érigea sa tetre de Cagny en
Duché fous le nom de Boufflers
en 1695.Il Commanda
l'Armée: du Roy enrre
Sambre& Meuse en 1696.
& en 1697.Le 4. Septembre
1701. il fit élever dans son
Chasteau de Boufflers en
Beauvoisis, la Statuëéquestre
du Roy, la même année
il eut ordre de se re-ndre à Bruxelles pour commander
dans tous les Pays Bas
Espagnols conjointement
avec Mr le Marquis de
Bedmar. En1702.il servit
fous Monseisneur le Duc
de Bourgogne. En 1703. il
commandal'Arméedu Roy
en Flandreconjointement
avec Mr le Maréchal de
Villeroy,& dessit les Hollandois
avec Mrle Marquis
de Bedmar
, au combat
d'Eckeren
; ce sur pour le
recompenser de cette action
que le Roy d'Espagne luy
envoya l'Ordre de la Toison
d'or. Cette même année
le Roy le fit Capitaine
des Gardes du Corps, & il
se démit de celle deColonel
des Gardes Françoises. En
1708. ildeffendit la Ville,
& la Citadelle de Lille d'une
maniere qui luy fit beaucoup
d'honneur, & ce qui
luy fit meriter la dignité de
Pair de France que le Roy
luy donna par Lettres Patentes
registrées le 1 9.
Mars1709. S. M.luy accordaaussi
les grandes entrées
de premier Gentilhomme
de la Chambre,& la survivance
du Gouvernement
de Flandre pour Mr le
Comte de Boufflerssonfils
aîné. La derniere a£tionou
feu Mr le Maréchal de
Boufflers s'est diliinguéa
esté la Bataille de Mdlplaquet
,
où il commandoic
l'aile droire ; il y renver sa
tour ce qui s'opposa à luy ;
mais Mr le Maréchal de
Villars qui commandoic
Jt:e gauch e ayant elle
blesse dangereusement
,
&
ayant en plusieurs de les Of.,
ficiers generaux tuez ,
Mr
le Maréchal de BoufH:rs,
soutintencore long temps
les efforts des ennemis
nonosbtant leur grande fuperiorité,
jusqu'à ce qu'il
jugeait à propos de faire sa
retraitequ'il fit en si bon
ordre que les ennemis n'ose
rent le suivre.
-
La Maison de Boufflers
est des plus anciennes de la
Province de Picardie. Elle
a pris son nom de la Terre
de Boufflers qui est dans le
Ponthieu, & qui a été possedéefans
interruption depuis
1200 ans jusqu'àcejour par
ceux de cette Maison.
JeanBaptisteleFévre de
la Barre, Commandeur, PLC.
vost & Mairre des Ceremonies
de l'Ordre Royal, Militaire
ez Hôpitalier de N0
tre-Damedu Mont Carmel
& deS. Lazare de Jerusslem,
mourut le 17. Aoust âgé de
71. ans. Antoine le Févre
,
Seigneur de la Barre Conseillerau
Parlement; son pere
avoit esté Prevost des Marchands.
Marie de Ligny, qui avoit
épouséle 1 3 Janvier 1677.
Antoine Egon, Prince de
Furstemberg mourut à Paris
le
1 8.Aoust âgé de 55.ans.
EllelaissaN.de Furstemberg
qui épousa le
1 3. Mars
1704. N.. Comte de Lannoy,
& Marie Loüise Maunce,
quiépousa le 10. Janvier
1708. Jean Baptiste
Colbert, Marquis de Seignelay.
Jean Guillemin, Seigneur
de Courchamp,Maistre
des Requestes, mourut le
18. Aoust. Il avoit épouse
Marthe-Clemence de Bailleul
fille & soeeur de Picfi"
dents au Par lement,
Jean Phelypeaux, Conseiller
d'Erat Ordinaire, cidevant
Intendant de Paris,
mourut le 19. Aoust âgé de
6S ans. Il étoit frere de Mr
le Chancclhcjr.
Le P. Charlesde RocllC"
blanche
,
Cordelier
,
Doctenr
de Soi bonne, L(d. ur
en Theologie& ancien Gardien
des Cordelters de Paris
y mourut le 17. Août en sa
6 7 année & en sa 5 o. de
Religion en reputation
d'une grane verru.
Anne
-
Elisabeth
-
David
de Vaux, épouze de François
Joseph de Sevré,Conseiller
au Parlement, mourut le 11.
Aoust âgée de 3 Y. ans.
Marie- Anne- Charlote de
Bourbon,Demoiselle d'Estouteville,
fille de feu Louis
Henry legitimé deBourbon,
Prince de Neufchastel ert
Suisse, & d'Angelique Cunegonde
de Montmorency-
Luxembourg
,
qui étoitnée
le
2. 6. Septembre 1 70 1.
mourut le 23.Aoust. Elle
laisse pour heritiere sa soeur
unique, épouse de Mr le
Duc de Luines.
JeanAubery
,
Marquis de
Vatan
y
Baron de Serricres
&c. Lieutenant de Roy au
Gouvernement d'Orleanois
& Blaisois, mourut le 28.
Aoust âgéde55.ans. Illaisse
des enfans de N. de Bailleut,
soeur de MC de Courchamp
dont on vient de parler.
Elisabeth Sophie Cheron,
de l'Academie Royale de
Peinture & Seul pture, & de
celle des Ricovrati de Padouë,
épouse de Mr le Gay,
Ingénieur ordin aire duRoy,
mourut le 4. Septembre.
Marie - Madelaine du
Moncel de Martinrast, veuve
de Georges de Scudery
,
Gouverneur de N. Dame de
la Garde, mourut le 6. Septembre
,
âgé de 90. ans. J.:rofme de Sainte Beuve,
Prieur de S Jean de Moncoriolo
, mourut aussi le 6.
Septembre. Il étoit frere de
feu Mr de S. Beuve, Docteur
de Sorbonne
,
& fort
connu de tous lesSçavans.
Marie du Clos, mourut
à Falaise
,
sur la fin du
mois d'Aoust dans sa centneuviéme
année.
Henry Colbert de Maulevrier
,Chevalier de Malthe,
Lieutenant General des
Armées du Roy,mourut à
Cambray le 15.Aoust âgé
de 34 ans. Il y avoir17 ans
qu'il servoit avec cette francjiç,
yalc fitnalurejle au1
sang des Colberts. Il fut
blessé dangereusement i en 7 1695. au siege de Namur,
où Mr le Marquis de Maulevrier
son frere aîné fut
tué. Le Roy luy donna son
Regiment, qui suc envoyé
en Italie en 170 1. où il son:
signalétantque la guerre y
a duré. Il passa ensuite en
Espagne où il servit fous
Monsieur le Ducd'Or leans;
il se distingua particulierement
au siege de Lcrida. Il
a exercé la Charged'Inspecteur
general d'Infanterie
pendant sixannéesavectougc
l'exactitude & la probité
que demande cet employé
Aussi Mr le Chevalier de
Maulevrier possedoit il toutes
les qualitez du plus excellent
Officier general & celles
du plus parfait honnestehomme
Ilest generalement
regretté des gens de guetre
& de tous ceux qui le connoissoient.
Il estoit fils de
feu Mr le Comte de Maulevrier
,
Lieutenant general o des Armées du Roy ,Chelier
de se, Ordres, Gouverneur
de Tournay
)
frere de
feu MrColbert.
Guillaume de Bautru ,, Comte de Serrant, ci- devant
Chancelier de feuëSon
A. R. Monsieur, Frere unique
du Roy,estmort à Serrant
en Anjou, âgé de 9y.
ans. Il estoit filsdeGuillaume
Bautru, Introducteur
des Ambassadeurs, Envoyé
du Royen diverses Cours,
& de l'Academie Françoise.
Mylord Jean Caryll, Baron
de Dunford en Angleterre,
Ministre & Secretaire
d'Etat du Roy de la grande
Bretagne
,
&Secretaire des
Commandemens de la Reine,
est mort à S. Germain
en Laye âgé de 94. ans. Il
s'estoit. toujoursdistingué
par sa pieté, par sa capacité,
par son attachement à fOQ
legitime Souverain, & par
sa charité envers les Pauvres.
Anne GeneviéveMartineau
épouse de François-
Fcrrand
,
Seigneur de Villemilan
,Maistre des Requêtes
&. Intendant en Bretagne,
mourut le 15. Septembre
âgée de 4 5. ans,laissant
unefille unique.
Marie-Reinede Monc.
chal, veuve de Charles- Honoré
Barentin, Seigneur
d'Hardivillers,&c.Maistre
des Requestes
, mourut le
16. Septembre âgée de 27
ans, laissant posterité.
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Résumé : MORTS.
Louis François de Boufflers, Pair et Maréchal de France, naquit le 10 janvier 1644. Il débuta sa carrière militaire en 1662 au sein du Régiment des Gardes Françaises et se distingua lors des sièges de Tournay, Douay et Lille en 1667. En 1668, il fut nommé Aide-Major et, en 1669, Colonel du Régiment Royal de Dragons. Il servit sous divers maréchaux, tels que Turenne et Luxembourg, et fut blessé à plusieurs reprises, notamment à la bataille d'Ensheim en 1674. Sa carrière ascensionnelle se poursuivit avec les promotions de Brigadier de Dragons en 1675, Maréchal de Camp en 1677 et Lieutenant Général en 1681. Il participa à de nombreuses campagnes en Allemagne, Flandre et Dauphiné. En 1690, il reçut le commandement en chef du Pays d'entre Sambre et Meuse et fut promu Maréchal de France en 1693. Il continua de servir dans diverses provinces et fut récompensé par le roi d'Espagne avec l'Ordre de la Toison d'Or en 1703. En 1708, il défendit Lille avec honneur et reçut la dignité de Pair de France en 1709. Sa dernière action notable fut la bataille de Malplaquet en 1709, où il commanda l'aile droite. La Maison de Boufflers est l'une des plus anciennes de Picardie, possédant la Terre de Boufflers depuis 1200 ans. Le texte mentionne également le décès de plusieurs autres personnalités, dont Jean-Baptiste Le Fèvre de la Barre, Antoine Le Fèvre, Antoine Egon, Prince de Furstemberg, et plusieurs autres nobles et ecclésiastiques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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86
p. 48-49
MARIAGES.
Début :
Le 14. Septembre Mr de Lamoignon de Blanc mesnil Avocat [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
Le 14. Septembre Mr de
Lamoignon de Blanc-mesnil
Avocat general du Parlement
, épousa Mademoiselle
Daligre, fille d'Estienne
Daligre
,
President au
Parlement,&de Madelainc
le Pelletier, sa premiere fcmtnc.
Ec
Et le 17. du même mois
le President Daligre épousa
en troisième nôces Mademoiselle
de Bonnetot, fille
de Mr de Vauroüy, Marquis
de Bonnetot, premier
President de la Chambre
des Comptes de Rouen.
Le 14. Septembre Mr de
Lamoignon de Blanc-mesnil
Avocat general du Parlement
, épousa Mademoiselle
Daligre, fille d'Estienne
Daligre
,
President au
Parlement,&de Madelainc
le Pelletier, sa premiere fcmtnc.
Ec
Et le 17. du même mois
le President Daligre épousa
en troisième nôces Mademoiselle
de Bonnetot, fille
de Mr de Vauroüy, Marquis
de Bonnetot, premier
President de la Chambre
des Comptes de Rouen.
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87
p. 49-51
BENEFICES.
Début :
Le 15. Aoust le Roy nomma à l'Evesché de Rennes, [...]
Mots clefs :
Rennes, Évêché
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFICES.
Le 15. Aoust le Roy nomma
à l'Evesché de Rennes
,
vaccant par la mort de Jean-
Baptiste de Beaumanoir
Christophe- Louis ,
-
Turpin
deCrisslay-Sanzay, Docteur
de Sorbonne,&Doyen de
Saint Martin de Tours.
Artemiusestoit Evesque
de Rennes fous le Pape
Leon VII. &Nleniliu,, après
S. Amand fous le grand
Clovis. S. Moran remplissoit
ce Siege vers l'an703.
& fit sa démission vers l'an
717, pour aller resider à
Berzetto en Italie, dont il
fut fait Abbé.
Le Diocesede Rennes renferme
263. Paroissescomprises
fous six Doyennez
Ruraux, desquels il y ena
trois qui dépendent de lAr.
; *4
chidiaconé de Rennes & les
trois autres de celuy du Desert.
Ilya
Le 15. Aoust le Roy nomma
à l'Evesché de Rennes
,
vaccant par la mort de Jean-
Baptiste de Beaumanoir
Christophe- Louis ,
-
Turpin
deCrisslay-Sanzay, Docteur
de Sorbonne,&Doyen de
Saint Martin de Tours.
Artemiusestoit Evesque
de Rennes fous le Pape
Leon VII. &Nleniliu,, après
S. Amand fous le grand
Clovis. S. Moran remplissoit
ce Siege vers l'an703.
& fit sa démission vers l'an
717, pour aller resider à
Berzetto en Italie, dont il
fut fait Abbé.
Le Diocesede Rennes renferme
263. Paroissescomprises
fous six Doyennez
Ruraux, desquels il y ena
trois qui dépendent de lAr.
; *4
chidiaconé de Rennes & les
trois autres de celuy du Desert.
Ilya
Fermer
Résumé : BENEFICES.
Le 15 août, Christophe-Louis Turpin de Crissay-Sanzay fut nommé évêque de Rennes après le décès de Jean-Baptiste de Beaumanoir. Historique : Artemius, Nlenilius, saint Moran ont été évêques de Rennes. Le diocèse comprend 263 paroisses en six doyennés, trois dépendant de l'Archevêché, et deux archidiaconés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
88
p. 51-53
« Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...] »
Début :
Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...]
Mots clefs :
Rennes, Eau, Puits
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...] »
Ilya dans la Ville de Rennesproche
laPorte de Morlaix
un Puitsfait en 1698. dans
lequel un Maçonqui travailloit
au haut laissa tomberson
marteau.Unhomme dejournéey
estant descendu pourle
chercher, fut étouffé en approchant
de l'eau. Ily endescendit
unsecondpour tirer le corps
mort, qui eut la mêmedestinée
ainsiqu'un troisiéme. Ony en
descendit unquatriémeà demi
•yvrebien liéàquion rçcommanda
de crier quand il
fentiroit quelque chose qui l'incommoderoit.
Il cria dés qu'il
fut prés de l'eau
, & on le retijra
promptement;maisil mourut
trois jours aprés. Ilditqu'il
avoitsentiunechaleur qui luy
brûloit lesentrailles.Ony descendit
un chien quicria au même
endroit, &quimourutpeu
de temps aprés quil eut esté retiré.
Quand onjettoit de l'eausur
ce chien mourant il revenoit de
même que ceuxqui ont étéjettés
dans lafameusegrottedu Chien
prés de Naples. On retira ensuite
lescadavresavecdes crocs; on
lesou-irit.,eon neputreconnOl/
Ire aucune cause de leur
mort. Ce qu'ily a de plussurprenantc'est
que ce nefont point
des terres nouvellement remuées
qui causent ces accidens,
& que l'on boit tous les jours
de l'eau de ce Puitssans aucune
incommodité.
','.,
laPorte de Morlaix
un Puitsfait en 1698. dans
lequel un Maçonqui travailloit
au haut laissa tomberson
marteau.Unhomme dejournéey
estant descendu pourle
chercher, fut étouffé en approchant
de l'eau. Ily endescendit
unsecondpour tirer le corps
mort, qui eut la mêmedestinée
ainsiqu'un troisiéme. Ony en
descendit unquatriémeà demi
•yvrebien liéàquion rçcommanda
de crier quand il
fentiroit quelque chose qui l'incommoderoit.
Il cria dés qu'il
fut prés de l'eau
, & on le retijra
promptement;maisil mourut
trois jours aprés. Ilditqu'il
avoitsentiunechaleur qui luy
brûloit lesentrailles.Ony descendit
un chien quicria au même
endroit, &quimourutpeu
de temps aprés quil eut esté retiré.
Quand onjettoit de l'eausur
ce chien mourant il revenoit de
même que ceuxqui ont étéjettés
dans lafameusegrottedu Chien
prés de Naples. On retira ensuite
lescadavresavecdes crocs; on
lesou-irit.,eon neputreconnOl/
Ire aucune cause de leur
mort. Ce qu'ily a de plussurprenantc'est
que ce nefont point
des terres nouvellement remuées
qui causent ces accidens,
& que l'on boit tous les jours
de l'eau de ce Puitssans aucune
incommodité.
','.,
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Résumé : « Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...] »
En 1698, à Rennes, près de la Porte de Morlaix, un puits fut construit. Un maçon y laissa tomber son marteau. Un homme envoyé pour le récupérer fut étouffé en approchant de l'eau. Deux autres personnes subirent le même sort. Un quatrième homme, bien attaché et recommandé de crier s'il sentait quelque chose, cria dès qu'il fut près de l'eau et mourut trois jours plus tard, affirmant avoir senti une chaleur lui brûler les entrailles. Un chien descendu dans le puits cria au même endroit et mourut peu après. L'eau jetée sur le chien mourant le faisait réagir comme les chiens jetés dans la grotte du Chien près de Naples. Les cadavres furent retirés et examinés, mais aucune cause de leur mort ne put être identifiée. Les accidents ne sont pas causés par des terres nouvellement remuées, et l'eau du puits est consommée quotidiennement sans problème.
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89
p. 53-61
« Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Début :
Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...]
Mots clefs :
Abbaye, Diocèse, Abbé, Majesté, Ordre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Sa Majesté donna I)Abbaye
de S. Florent lez Saumur
, vacante par la mort
de Mr l'Abbé de Bourlaimontj
à Françoisde Berton
de Crillon Evesque de Vence.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist, &
dans le Diocese d'Angers,
quoy qu'elle ne se dise d'aucun
Diocese. On l'appelle
Saint Florent, lez Saumur,
parce qu'elle est ficuée proche
de la Ville de Saumur,
& pour la distinguer d'une
autre Abbaye du même
nom qui est dans la Ville,
& qu'on nomme Saint Florent
le Vieux.
Saint Florent, natif de
Poitou, estoit Prestre, Disciple
de S. Martin. Aprés
la mort de son Maistre il
se retira dans un caverne de
la montagne de Glonne ou
Glan sur la rive de la Loire,
dans le. Diocese d'Angers
du costédeceluy de Nantes,&
il y finit ses jours. On
fit de son Hermitag-c. vers la
fin du septiéme siecle une
Abbaye qui subsiste encore
aussi fous le nom de Saint
FlorentleVieux. CerteAbbaye
ayant esté pillée & brûlée
par les Normans, Thibault
Comte de Blois en fit
rebastir une autre dans le
Chasteau de Saumur, où
l'on déposa les Reliques de
S. Florent, ce qui donna
encore le nojD à cette Ab,..
baye,qui fut détruite avec
le Chasteau l'an 1025. Quatreou
cinq ans après on en
bastit une nouvelle prés de
la Ville vers le Couchant,
sur la petite riviere de
Thoué qui va se décharger
de là dans la Loire, & c'est
celle que Ion nomme Saint
Florent lez Saumur.
Celle de la Creste - a esté
donnée à Antoine Charpin
de Gennetines, Evêque de
Limoges;elle vacquoit aussi
par la mort de Mr l'Abbé
de Bourlaimont. Cette Abbayeest
de l'Ordre de Cie..
teaux , au Diocese de Langres
,& ficuée dans le Bourg
de la Creste sur lariviere de
Regnon dans le Bassignyen
Champagne à trois lieuës
de Chaumont du costé de
l'Orient. Elle fut fondée le
30. Juin iiii.&clleeflfil.-.
le de Morimond. Saint Bernard
en parle dans la Lettre
346-
Celle de Montiers Ramey
, ou de Montieramey
)
vacante par la mort deMr
de Beaumanoir Evesque de
Rennes, à Pierre de Pardaillan
de Gondrin, Chanoine
del'Eglise de Paris, & fils
de Mr le Duc d'Antin. Elle
estde l'Ordre de S. Benoist,
au Diocese de Troyesen
Champagne, & ficuée à
quatre lieuës de laVille de
cenom,sur leruisseau de
Barse. Cette Abbaye fut
fondéel'an 837.sousLouis
leDebonnaire par le Prestre
Adremar ou ArrerJlàrJdont
rite porta le nom pendant
quelque temps, comme on
le voit par ces mots latins
MenasteriumAmmarense ou
Monasterium Adremari. Le
Corps de Saint Victor
,
dit
SaintVictre d'Aicis
3
sur Aube
en Champagne
,
fut en*
terré dans sa Cellule de Saturniac,
à trois petites lieuës
de cette Ville. Il fut transportédepuis
dans le Monastcre
du Manoir de Carbon
appelle Montier Ramey
,
&
ce fut ce qui donna occasion
de choisir ce Saint pour
Patron du lieu.
Celle de Tulley
, vacante
par la mortd'Estienne de
Rollée de Pallieres
3
à Mr
l'Abbé Trudaine. Elle est
de l'Ordre deCisteaux
,
&
dans le Diocese de Langres.
Celie de Laumosne, ou
du Petit-Cisteaux
, vacance
par lamort de Mr l'Abbé
du Pré, à Mr l Abbé Martineau
de Prince. Elle ert de
l'Ordre de Cisteaux, & dans
le Diocese de Chartres.
Celle de Bonnevaux,
vacante par la démission
d'Henri Augustin lePilleur,
nomméàl'Evêché de Saintes,
àMr l'Abbé Carpinel.
Elleest del'Ordre de Cisteaux
, dans le Diocese de
Vienne; & elle sur fondée
par le Pape Calixte II.
Celle de laVernuce,vacante
par la mort de Mr
l'Abbé Bossard, à Mr
l'Abbé Berjavel. Elle est
de l'Ordre deSaine Augustin
, & dans le Diocese de
Bourges.
Celle de S. Loup, qui est à
la Presentation de Monsieur
le Duc d'Orléans, à Me de
Chastillon. Elleestdel'Ordre
Cisteaux,&dans le Diocese
d'Orleans,àun quart
de lieuë de la Ville de ce
nom. Cette Abbaye estoit
vaccante par la mort de
Louise-Charlotte de Char.
tillon.
de S. Florent lez Saumur
, vacante par la mort
de Mr l'Abbé de Bourlaimontj
à Françoisde Berton
de Crillon Evesque de Vence.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist, &
dans le Diocese d'Angers,
quoy qu'elle ne se dise d'aucun
Diocese. On l'appelle
Saint Florent, lez Saumur,
parce qu'elle est ficuée proche
de la Ville de Saumur,
& pour la distinguer d'une
autre Abbaye du même
nom qui est dans la Ville,
& qu'on nomme Saint Florent
le Vieux.
Saint Florent, natif de
Poitou, estoit Prestre, Disciple
de S. Martin. Aprés
la mort de son Maistre il
se retira dans un caverne de
la montagne de Glonne ou
Glan sur la rive de la Loire,
dans le. Diocese d'Angers
du costédeceluy de Nantes,&
il y finit ses jours. On
fit de son Hermitag-c. vers la
fin du septiéme siecle une
Abbaye qui subsiste encore
aussi fous le nom de Saint
FlorentleVieux. CerteAbbaye
ayant esté pillée & brûlée
par les Normans, Thibault
Comte de Blois en fit
rebastir une autre dans le
Chasteau de Saumur, où
l'on déposa les Reliques de
S. Florent, ce qui donna
encore le nojD à cette Ab,..
baye,qui fut détruite avec
le Chasteau l'an 1025. Quatreou
cinq ans après on en
bastit une nouvelle prés de
la Ville vers le Couchant,
sur la petite riviere de
Thoué qui va se décharger
de là dans la Loire, & c'est
celle que Ion nomme Saint
Florent lez Saumur.
Celle de la Creste - a esté
donnée à Antoine Charpin
de Gennetines, Evêque de
Limoges;elle vacquoit aussi
par la mort de Mr l'Abbé
de Bourlaimont. Cette Abbayeest
de l'Ordre de Cie..
teaux , au Diocese de Langres
,& ficuée dans le Bourg
de la Creste sur lariviere de
Regnon dans le Bassignyen
Champagne à trois lieuës
de Chaumont du costé de
l'Orient. Elle fut fondée le
30. Juin iiii.&clleeflfil.-.
le de Morimond. Saint Bernard
en parle dans la Lettre
346-
Celle de Montiers Ramey
, ou de Montieramey
)
vacante par la mort deMr
de Beaumanoir Evesque de
Rennes, à Pierre de Pardaillan
de Gondrin, Chanoine
del'Eglise de Paris, & fils
de Mr le Duc d'Antin. Elle
estde l'Ordre de S. Benoist,
au Diocese de Troyesen
Champagne, & ficuée à
quatre lieuës de laVille de
cenom,sur leruisseau de
Barse. Cette Abbaye fut
fondéel'an 837.sousLouis
leDebonnaire par le Prestre
Adremar ou ArrerJlàrJdont
rite porta le nom pendant
quelque temps, comme on
le voit par ces mots latins
MenasteriumAmmarense ou
Monasterium Adremari. Le
Corps de Saint Victor
,
dit
SaintVictre d'Aicis
3
sur Aube
en Champagne
,
fut en*
terré dans sa Cellule de Saturniac,
à trois petites lieuës
de cette Ville. Il fut transportédepuis
dans le Monastcre
du Manoir de Carbon
appelle Montier Ramey
,
&
ce fut ce qui donna occasion
de choisir ce Saint pour
Patron du lieu.
Celle de Tulley
, vacante
par la mortd'Estienne de
Rollée de Pallieres
3
à Mr
l'Abbé Trudaine. Elle est
de l'Ordre deCisteaux
,
&
dans le Diocese de Langres.
Celie de Laumosne, ou
du Petit-Cisteaux
, vacance
par lamort de Mr l'Abbé
du Pré, à Mr l Abbé Martineau
de Prince. Elle ert de
l'Ordre de Cisteaux, & dans
le Diocese de Chartres.
Celle de Bonnevaux,
vacante par la démission
d'Henri Augustin lePilleur,
nomméàl'Evêché de Saintes,
àMr l'Abbé Carpinel.
Elleest del'Ordre de Cisteaux
, dans le Diocese de
Vienne; & elle sur fondée
par le Pape Calixte II.
Celle de laVernuce,vacante
par la mort de Mr
l'Abbé Bossard, à Mr
l'Abbé Berjavel. Elle est
de l'Ordre deSaine Augustin
, & dans le Diocese de
Bourges.
Celle de S. Loup, qui est à
la Presentation de Monsieur
le Duc d'Orléans, à Me de
Chastillon. Elleestdel'Ordre
Cisteaux,&dans le Diocese
d'Orleans,àun quart
de lieuë de la Ville de ce
nom. Cette Abbaye estoit
vaccante par la mort de
Louise-Charlotte de Char.
tillon.
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Résumé : « Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Le texte mentionne plusieurs nominations et informations concernant des abbayes en France. Sa Majesté a attribué l'Abbaye de Saint-Florent-lez-Saumur, de l'Ordre de Saint-Benoît et située près de Saumur, à François de Berton de Crillon, Évêque de Vence. Cette abbaye est distincte de Saint-Florent-le-Vieux, fondée au septième siècle sur les lieux de retraite de Saint Florent, un disciple de Saint Martin. L'abbaye actuelle a été reconstruite après avoir été pillée par les Normands et détruite en 1025. D'autres abbayes mentionnées incluent celle de la Creste, donnée à Antoine Charpin de Gennetines, Évêque de Limoges, et située dans le Diocèse de Langres. L'Abbaye de Montiers-Ramey, fondée en 837 par le prêtre Adremar, a été attribuée à Pierre de Pardaillan de Gondrin, Chanoine de Paris. L'Abbaye de Tulley, de l'Ordre de Cîteaux, a été confiée à l'Abbé Trudaine. L'Abbaye de Laumosne, également de l'Ordre de Cîteaux, a été donnée à l'Abbé Martineau de Prince. L'Abbaye de Bonnevaux, fondée par le Pape Calixte II, a été attribuée à l'Abbé Carpinel. L'Abbaye de la Vernuce, de l'Ordre de Saint-Augustin, a été confiée à l'Abbé Berjavel. Enfin, l'Abbaye de Saint-Loup, de l'Ordre de Cîteaux, a été présentée à Me de Chastillon par le Duc d'Orléans.
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90
p. 62-65
Nominations, & c. [titre d'après la table]
Début :
Le Roy a fait Conseiller d'Etat, Semestre, Mr Trudaine [...]
Mots clefs :
Duc, Prince, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nominations, & c. [titre d'après la table]
d'Etat, Semestre
,
Mr Trudaine
Intendant de Bourgogne
,& M1 Bignon Prévoit
des Marchands est monté
au rang des Conseillers
d'Erat Ordinaires, par la
more de Mr Phelyppeaux.
Le 19.AoustMr le
Prevost des Marchands, &
les Echevins allerent poster
le Scrutin au Royà Fontainebleau,
pour l'Election
de deux nouveaux Echevins.
Il fut pre senté à Sa
Majesté par MrLanglois
de la FortelleConseiller ap
Parlement. Les nouveaux
Echevins qui sont Mr
Tardif Conseiller de Ville,
& Mr Presti Bourgeois
prêtèrent ferment 9 de fidelité
entre les mains du Roy;ils
furent conduits par Mr des
Granges Maistre des Ceremonies.
Le Corps de Ville
eut ensuite l'honneur de
saluer Monseigneur le Dauphin,
Madame la Dauphine,
Monseigneur le Ducde
Berry, MadameJa Duchesse
de Berry ,& Madame.
Le4, Septembre Mrs les
Députezdes Etats de Languedoc
allerent à Versailles
complimenter Monseigneur
le Duc de Bretagne, b & Monfeigncur le Duc
d'Anjou. Ils furent pre sentez
par Mr des Granges
Maistre des Ceremonies.
Le Roy a donnéla Charge
de Capitaine des Gardes
du Corps vacante par la
mort de Mr le Maréchal de
SoufRees, à Mr le Duc de
Charost Lieutenant General
des Armées de Sa
Majesté. Cette Charge avoic
autre fois esté possedée par
Loüis de Bethune Duc de
Charost son ayeul.
Le premier jour de Septembre
la Princesse
, veuve
du feu Prince de Naflaw
Stadhouder hereditaire de
Frise& deGroningue, accoucha
d'un Prince ,ce qui
fera différer ladécision du
Procès qu'il yavoit entre le
pere de ce jeune Prince, l'Eleveur de Brandebourg,
& les autres prétendants à
la succession du feu Prince
d'Orangè.
,
Mr Trudaine
Intendant de Bourgogne
,& M1 Bignon Prévoit
des Marchands est monté
au rang des Conseillers
d'Erat Ordinaires, par la
more de Mr Phelyppeaux.
Le 19.AoustMr le
Prevost des Marchands, &
les Echevins allerent poster
le Scrutin au Royà Fontainebleau,
pour l'Election
de deux nouveaux Echevins.
Il fut pre senté à Sa
Majesté par MrLanglois
de la FortelleConseiller ap
Parlement. Les nouveaux
Echevins qui sont Mr
Tardif Conseiller de Ville,
& Mr Presti Bourgeois
prêtèrent ferment 9 de fidelité
entre les mains du Roy;ils
furent conduits par Mr des
Granges Maistre des Ceremonies.
Le Corps de Ville
eut ensuite l'honneur de
saluer Monseigneur le Dauphin,
Madame la Dauphine,
Monseigneur le Ducde
Berry, MadameJa Duchesse
de Berry ,& Madame.
Le4, Septembre Mrs les
Députezdes Etats de Languedoc
allerent à Versailles
complimenter Monseigneur
le Duc de Bretagne, b & Monfeigncur le Duc
d'Anjou. Ils furent pre sentez
par Mr des Granges
Maistre des Ceremonies.
Le Roy a donnéla Charge
de Capitaine des Gardes
du Corps vacante par la
mort de Mr le Maréchal de
SoufRees, à Mr le Duc de
Charost Lieutenant General
des Armées de Sa
Majesté. Cette Charge avoic
autre fois esté possedée par
Loüis de Bethune Duc de
Charost son ayeul.
Le premier jour de Septembre
la Princesse
, veuve
du feu Prince de Naflaw
Stadhouder hereditaire de
Frise& deGroningue, accoucha
d'un Prince ,ce qui
fera différer ladécision du
Procès qu'il yavoit entre le
pere de ce jeune Prince, l'Eleveur de Brandebourg,
& les autres prétendants à
la succession du feu Prince
d'Orangè.
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Résumé : Nominations, & c. [titre d'après la table]
Le document décrit plusieurs événements officiels et cérémoniels. Monsieur Trudaine, Intendant de Bourgogne, et Monsieur Bignon ont été nommés Conseillers d'État Ordinaires, remplaçant Monsieur Phelyppeaux. Le 19 août, le Prévôt des Marchands et les Échevins se rendirent à Fontainebleau pour élire deux nouveaux Échevins, Monsieur Tardif et Monsieur Presti, qui prêtèrent serment de fidélité au Roi. Ils saluèrent ensuite les membres de la famille royale. Le 4 septembre, les députés des États de Languedoc félicitèrent les Ducs de Bretagne et d'Anjou à Versailles. Le Roi nomma Monsieur le Duc de Charost Capitaine des Gardes du Corps, une charge précédemment détenue par son aïeul. Le 1er septembre, la Princesse veuve du Prince de Nassau accoucha d'un prince, retardant ainsi la décision d'un procès concernant la succession du Prince d'Orange entre l'Électeur de Brandebourg et d'autres prétendants.
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91
p. 79-81
NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
Début :
L'Armée de Monsieur le Duc de Savoye se mit [...]
Mots clefs :
Grenoble, Camp
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
NOWELIÉS ddee-DDaauùpphihnien. ê!.
Extraitd'une Lettre de Grenoble
}di4 il.Septembre*
L'Armée de Monncur
le Duc de Savoyc se mit
avant hier en marche pour
repasser en Pïémont. Mrle
Maréchal Berwickdécampaen
même temps pour la
fuivrc. Il a d'abord marche
à faine Jean de Maurienne,
& a ensuite remonté le
Galibier. Mr leComte de
Silly a quitté son camp des
Echelles pour venir occuper
celuy de Barreaux, & en
partant il a congédié toutes
les Milices. Toute sa Cavalerie
a campé aujourd'huy
autour de cette Ville & doit
retournerenSavoye. Tous
les François qui estoient
sortis de Chambery ont eu
ordred'y retourner.Mr le
Maréchal de Berwick a
donné ses ordres pour faire
remonter vers Briançon
t'AnUteric du Camp de
Barreaux, & deux cens paires
de boeufs ont esté estemblées
pour cet effet.
Extraitd'une Lettre de Grenoble
}di4 il.Septembre*
L'Armée de Monncur
le Duc de Savoyc se mit
avant hier en marche pour
repasser en Pïémont. Mrle
Maréchal Berwickdécampaen
même temps pour la
fuivrc. Il a d'abord marche
à faine Jean de Maurienne,
& a ensuite remonté le
Galibier. Mr leComte de
Silly a quitté son camp des
Echelles pour venir occuper
celuy de Barreaux, & en
partant il a congédié toutes
les Milices. Toute sa Cavalerie
a campé aujourd'huy
autour de cette Ville & doit
retournerenSavoye. Tous
les François qui estoient
sortis de Chambery ont eu
ordred'y retourner.Mr le
Maréchal de Berwick a
donné ses ordres pour faire
remonter vers Briançon
t'AnUteric du Camp de
Barreaux, & deux cens paires
de boeufs ont esté estemblées
pour cet effet.
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Résumé : NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
Le 4 septembre, l'armée du duc de Savoie a regagné le Piémont. Le maréchal de Berwick a suivi le duc, traversant la vallée de la Maurienne et le col du Galibier. Le comte de Silly a déplacé ses troupes des Échelles à Barreaux, renvoyant les milices. La cavalerie française doit retourner en Savoie. Berwick a ordonné le transfert des troupes de Barreaux vers Briançon, avec deux cents paires de bœufs.
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92
p. 70-103
NOUVELLES de divers endroits.
Début :
de Venise. Le Maistre d'un Navire Venitien, arrivé de [...]
Mots clefs :
Dunkerque, Cambrai, Strasbourg, Rome, Francfort, Cadix, Varsovie, Dauphiné, Lisbonne, Vigo, Alicante, Lérida, Saragosse, Dublin, Toulon, Bayonne, Hollande, Madrid, Venise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de divers endroits.
NOUVELLES
de divers endroits.
de Venise.
Le Maistre d'un Navire
Venitien, arrivé de Tripoly
de Barbarie, a raporré que
la Milice du Pays s'etoit
revoltée contre les Deis;
qu'elle en avoir massacré
trois ; qu'un autre qui
s'etant sauvé étoit allé à
Constantinople en avoit
raporté des ordres pour son
retablissement; Mais que
loin queles Peuples y
voulussent consentir,les
troubles étoient beaucoup
augmentez depuis son
retour. Et Ici j, Septembre
il arriva une Marsiliane, qui
avoit raporté que ce Dei
avoir aussi esté massacré par
la Milice & parle Peuple,
& .que les autres s'étoient
sauvez avec beaucoup de
peine.
--
De Rome.
Le 18. Septembre on
celebraàRomedans l'Eglise
Nationale de S. Louis, un
Service solemnel pour le
repos de l'Ame de feu
Monseigneur le Dauphin,
avec un appareil tres-magnifique
du dessein de Mr
•
le Gros fameux Sculpteur
François. Mr le Cardinal
de la Tremoille s'y rendit
avec un Cortege de plus de
soixante Prelats, & les
Cardinaux y assistèrent en
Corps.
de
de Madrid.
Le 26. dumesmemois
on fit aulIi les obseques de
ce Prince à Madrid,avec une
grande magnificence dans
l'Eglisedu Monastere Royal
des Religieuses de l'Incarnation.
Tous les Grands &
Conseils y assisterent, avec
un nombre extraordinaire
de Peuple. La premiere
grande Messe fut celebréc
pontificalement par lEvesque
d'Urgel, la seconde par
l'Evesque deLerida
,
la troifiélne
par le Patriarche des
Indes, & l'Oraison Funebre
fut prononcée par le
Pere Augustin de Cattejon
Jesuite.
Le 2.7. & le 28. les Religieuses
du mesme Monastere
firent aussi faire un
Service solemnel peur le
repos de l'Ame decePrince.
La qiacnéme Messe fut
celebrée pontificalement
par le Pere Alonzo Pimentel
Dominiquain.
Les mesmes jours 2.7. &
2.8. le Cops de Ville fit
faire les mesmes obseques
dans l'Eglise du Monastere
Royal des Dominiquains.
L'Evesque de Lerida y
officia pontificalement, &
Dom Juan de las Heras
prononça l'Oraison Fune.
bre.
Le ig. & le 30. Septembre,
& le 1rOctobre
, les mesmesobseques furent
faitesdans le Monastere
Royal des Carmelites Deschaussées.
La Me(Te fut celebrée
pontificalement par
l'Evesque de Gironne, &
l'OraisonFunebre fut prononcée
par le Pere Pierre
de la Conception, Carme
Deschaussé.
De Holande.
Les Etats Generaux ayant
accepté dêtre Parrains du
jeune Prince de Nassaw,
fils du feu Prince de Nassaw
Srathouder hereditaire de
Frise
,
luy ont fait present
d'une obligation de quatre
mille florins de rente qui luy
devoit estre envoyée dans
une Boëte d'or, avec une
somme pour les Domestiques
de la Chambre de la
Princcffe sa mcre. Les Etats
d'Holande ont aussi fait present
à ce Prince d'une obligation
de deux mille cinq
cens florins de rente dans
une Boëte d'or; & la Province
de Frise luy a confervé
toutes les Charges du
feu Prince son pere, avec
les Regiments des Gardes
de Cavallerie & d'Infanterie,
& une pension de cinq,
mille florins;
DeBayonne le iyOétobre.
Une Fregate du Roy de
rrente canons, commandée
par Mr de la Mothe a attaqué
un Vaisseau Anglois de
soixante canons & l'ayant
abordé après trois heures
de combat, elle alloit s'en
emparer lors qu'il sauta en
l'air avec tout l'équipage
par le feu qui prit à la Sainte
Barbe où étoient les Poudres;
& cela sans que la
Fregate ait reçu d'autre
dommage que ses voiles
brulées.
Deux autres Fregates y
ont amené le 2. un Navire
Anglois chargé de Soyes,
de Cotton, de Noix,de raisins
secs, de beaucoup d'autres
drogues propres à la
Teinture, le tout estimé
deux cens mille livres.
Un Armateur y amena
aussi un Bastiment de la
mesme Nation, chargé de
Sucre.
De Toulon.
Il arriva icy le 4. un
Navire tout demasté qui
étoit remorqué par deux
Armateurs. C'est un Vaisseau
Portugais chargé de
Sucre, de Tabac, & de
Cuir, le tout estimé cent
cinquante mille écus.
Le mesme jour il arriva
aussi un Vaisseau Catalan,
chargé de Vins & d'autres
provisions pour Barcelone.
De Dublin.
La populace, au nombre
de quatre a cinq mille personnes,
a fait de grands
desordres, enlevant les
Toiles peintes des Bouriques
& dechirant les habirs
des femmes qui en étoient
venues, àcause du grand
prejudice que ces Toiles
causoiencaux Manufactures
de Laine; mais ce
desordre fut appaisé par une
proclamation qui fut publiée.
De Lisbone le 26.Septembre.
La misere est extreme
dans ce Royaume; les vivres
n'y ont presque plus
de prix. Le Roy à de nou.
veau envoyé trente Bastimens
en Barbarie pour y
acheter des grains; Mais
comme lis ne sont escortez
que par quatre Vaisseaux de
guerre, on craint qu'ils ne
soient encore enlevez par
les Vaisseaux François qui
croi sent vers le Détroit. Sur
des avis qu 'on a eus de la
Frontiere que les Troupes
Espagnoles avoient reçu
toutes leurs Recruës, leurs
remontes, & un mois de
paye, tous les Officiers qui
étoient icy son partis pour
se rendre à leurs Corps,
Mais nôtre Armée n'a point
de Magasins. Un de nos
Vaisseaux de 54. canons &
de 150.hommes déquipage
ayant donné sur un Banc,
en entrant dans la Rivière,
cil peri; mais tout l'équipage
s'est fauvé l'exception
de dix huit per sonnes qui
ont erté noyées.
D~Z<<' le zz.
*
:
Il partit d'icy un grand
Convoy de vivres avec dix
pieces de canon de 24.livres
de balle & plusieurs Mortiers
pour aller joindtc
l'Armée. Mr de Vendosme
a ordonné de luy envoyer
encore quelque pieces de
canon du mesme calibre.
De Sarragose le 7. Octobre
Le 23. Septembre il
partit d'icy un Convoy de
cent trente Chariots & de
deux cent Mulets chargez
de grains rj que l'on fait
moudre à Fraga & à Lerida
d'où on les transporte à
l'Armée
d'A,lcantr.
- Deux Galliotcs de rifle
d'Ivica ayaj.it attaque un
Navire François par le travers
de Denia, les Galleres
d'Espagne qui étoient dans
ce Port en sortirent, prirent
une de ces Galliotes qui
étoit montée de quatre
vingt dix hommes.Trente
furent tuez dans le combat,
.& les soixante restant surent
mis à la Rame.
De Vigo.
Le 14. Septembre, la
Frégate la Susanne amena
une prise Hollandoisede
trois ce ns tonneaux chargée
de Seigle.
La Fregate le Grison, de
Saint Jean de Luz, y amena
le mesme jour quatre prises,
dont deux de cent tonneaux
chacune étoient chargées de
froment, une de Seigle,
d'Orge, & de plusieurs
Ballots de Marchandises, &
la quatrième du port de
trois cens tonneaux, étoic
chargée d'Acier
,
de Draps
fins, & d'autres riches Marchandises.
Cette Fregate;
avec quelques autres Armateurs
aamené dans ce Port
en fort peu de temps vingtcinq
pri ses.
De Dunkerque.
Le Chevalier Bart, &le
Comte Philippe ont amené
une prise chargée de Vins
de Teinte, d'Oranges & de
Citrons; laFregate la Mutine
a amené un Navire
Anglois chargé de Charbon
de terre, & deux Rançons
de quatre mille trois cens
florins; & la Fregatre la
Sorciereaamené deux Bast -
mens Hollandois chargez
de Moruë.
De Dauphiné.
L'armée de Mr le Duc
de Savoye ayant repassé les
Alpes; & de celle duRoy
consommé les fourages
dans les Vallées dDulx &
dePragelas,MrdeBerwick
ramene les troupes par- la
Vallée de Maurienne, pour
ldes'hdiivsterirbsuer en quartier -,
De Romele 2 6. Septembre. -Le 21. on tint une trÓÏt.
siéme Congregation touchant
l'immunité Eclesiastique
en presence du Pape,
où il se trouva dix Cardinauxavec
les Prelats. Le
foirmesme, undes Expeditionnaires
d'Espagne fut
arresté dans sa maison parce
qu'il avoit servi de temoin
à la signification que Mr
de Molines avoit fait faire
à l'Agent des Eglises de ce
mesme Royaume, pour luy
ordonner d'aller rendre
compte de sa conduite,avec
deffence de s'ingerer dans
les affaires des Eglisesd'Efpagne
parce qu'elles avoient
revoqué leurs procurations
dont il étoit chargé cydevant.
L'autre Expeditionnaire
ayant esté averty
se retira en lieu de seureté.
Le lendemain le Cardinal
Pauluccy, Secretaire d'Etat,
écrivit un billet de la parc
du Pape à Mr Molines où il
il luy marquoit de s'abstenir
de toutes ses fonctions
de Doyen de la Rote,ainsi
que de ses autres emplois.
Le 2 5. il reçut un autre
billet par lequel le Cardinal
Vicaire luy signifioit quele
Pape l'avoit suspendu de
ses Ordres sacrez.
De Varsovie du25.
Septembre.
L'Envoyé du grand Seigneur
; les Députez du Roy
de Suède
, ceux du Kan des
Tartares; & ceux du Palatin
de Kiowie ont eû une Conserence
à Jaslowiecz, à l'entrée
de la haute Podolie avec
plusieurs Senateurs Polonois,
qui ayant déclaré qu'ils
ctoient Députez de la parc
du Roy Auguste, & de
la Républiquede Pologne,
l'envoyé Turc a refusé
de traiter avec eux, & de
leur délivrer les Lettres
dont le Grand Vizir l'avoit
chargé, s'exeusant sur
ce qu'il ne reconnoissoit pas
pour Representans de la Republique,
ceux qui venoient
dela part du Roy Auguste;
que le Grand Seigneur
ne reconnoissoit pas Roy
de Pologne; ajoutant qu'il
avoit ordre de faire des Proposicions
avantageuses à la
Pologne,qu'ilne pouvoir
leur expliquer; mais que 10
grand Visir esperoit que la
Republique favoriseroit le
passage du Roy de Suede ,
& que les Moscovites sortiroient
des Etats de Pologne
,conformement au
Traité conclu avec le Czar,
ensuite dequoy ils se sont
retirez.
De Carelsbade, en Bobeme.
Le Gzar a déclaré que
par le Traité conclu avec le
grand Visir, il avoit promis
de ne se plus méslerdes
Affaires de Pologne, pourvû
que le Roy de Suede ne
s'enmêlastpasnonplus,&
que si Sa Majesté Suedoise
s'en mêloit ; il affisteroit le
Roy Auguste son Allié, de
toutes ses forces; qu'à l'égard
de la restitution d'Asaph
, il ne l'executeroit
qu'aprés que le Roy de
Suede feroit party avec une
Escorte de cinq mille hommes
seulement, pour retourner
dans ses états, &
que si cette Efcortc étoit
plus forteil s'oposeroit à
son passage.
De Francfort le 13. Oéîobre.
Le 11. on fit forcir d'icy
tous les Etrangers, excepté
ceux de la suite des Electeurs
&des Ambassadeurs,
& le lendemain 12. l'Archiduc
fut élû Empreur par les
Electeurs de Tréves, de
Mayence, & Palatin, presents
: & les Ambassadeurs
des Eleveurs de Saxe, de
Brandebourg, & du Duc
d'Hanover, nonobstant les
Protestations de nullité des
ElecteursdeCologne ÔC
de Baviere.
<
«
De Lunevillele16.
Madame la Duchessede
Lorraine, est acouçhée lanuit
derniere d'une Princesfc
; & il est arrivé aujourd'huy
un Courrier dépeché
par l'Electeur de Trêves
qui a rapporté que l'Archiduc
avoit été élû Empereur
le 12, d'une voix unanime.
--
De Cadix le 6. Oftobrt,
Il est venuce marin trente
six Deserteurs de la Garnsson
de Gilbraltar, parmy
lesquels
lesquels il y a deux Lieutenants.
Ils se plaigent de n'a
voir touché aucun prest de
puis six mois; & on dit que
les deux Bataillons qu'on y
a amenez de Portugal ne 0 montoient qu'à trois cens
hommes; dont plus de la
moirié estoient malades, &
que deux Fregates chargées
de vivres, étoient peries en
entrant dans la Baye.
protestent contrel'Election
précipitée d'un Empereur
en faveur de l'Archiduc,
la Capitulation perpetuelle
n'étant pas encore reglée ni
les griefs de l'Empire purgez
touchant les trois Religions
tolerées en Alemagne ; les
Tribunaux de Justice &
l'évaluation des Monnoyes;
Mr Albano
, a déja representé,
que cette élection ne
pouvoit être canonique sans
la presence des Electeurs
de Cologne,& de Baviere :
On n'y a point parlé du neuvième
Ek£toratr, ny de
l'érection de la Prusse en
Royaume.
De Strajbouro le
1 8.
Le Prince Eugene
, a fait
faire de grandes réjouïssances
dans fun Camp pour
l'Electiondu nouvel Empereur
; deux jours aprés il envoya
reconnoîtrenoslignes
par des Ingenieurs escortez
de deux cens Chevaux; mais
nos Troupes étant sorties
sur eux, il y en eut dix neuf
tuez, & quatorze de pris
avec un des Ingenieurs.
Un party de vingt cinq
de nos Houssards, ayant
pénétré dans le derriere de
leur Armée ; mit le feu à
un amas de fourages,&coupa
à coups de fabre environ
mille sacs de farine, a près
quoy ce party se retira avec
trente neuf Chevaux des
ennemis, sans avoir perdu
un seul homme, quoy qu'il
eust été poursuivy pendant
plus de quatre heures.
De Cambray.
JLcs Inspecteurs d'Infanterie
ont commencé au
jourd'huy à faire leur revue,
après laquelle lesTroupes
marcheront dans les Quartiers
qui leur son defigncz.
Mr d'Albergothi a fait faire
devant les Retranchements
deVauvrechain,des Redoutes
& des Fortins oùl'on a
placé de l'Artillerie.
L'infanterie Ennemie est
encore prés de Bouchain, &
on luya envoyé de Tournay,
quatre cens Chariots
chargez de vivres. La Garnsson
deCondé, qui a esté
considerablement augmentée,
à bruié des Fourages,
& enlevé douze cens Sacs
d'A voine
De Dunhrcju?.
Deux de nos Fregates ont
amené deux Bastimens Hollandois
chargez d'Huile de
Baleine, & z-, un Anglors sur
lequelon a trouvé quinze
mille livres sterlin en Guinées,
&environ pourcent
mille livres de Marchandises.
Mr de Benac a fait deux
autres prises, estimées cinquante
mille écus chacune.
de divers endroits.
de Venise.
Le Maistre d'un Navire
Venitien, arrivé de Tripoly
de Barbarie, a raporré que
la Milice du Pays s'etoit
revoltée contre les Deis;
qu'elle en avoir massacré
trois ; qu'un autre qui
s'etant sauvé étoit allé à
Constantinople en avoit
raporté des ordres pour son
retablissement; Mais que
loin queles Peuples y
voulussent consentir,les
troubles étoient beaucoup
augmentez depuis son
retour. Et Ici j, Septembre
il arriva une Marsiliane, qui
avoit raporté que ce Dei
avoir aussi esté massacré par
la Milice & parle Peuple,
& .que les autres s'étoient
sauvez avec beaucoup de
peine.
--
De Rome.
Le 18. Septembre on
celebraàRomedans l'Eglise
Nationale de S. Louis, un
Service solemnel pour le
repos de l'Ame de feu
Monseigneur le Dauphin,
avec un appareil tres-magnifique
du dessein de Mr
•
le Gros fameux Sculpteur
François. Mr le Cardinal
de la Tremoille s'y rendit
avec un Cortege de plus de
soixante Prelats, & les
Cardinaux y assistèrent en
Corps.
de
de Madrid.
Le 26. dumesmemois
on fit aulIi les obseques de
ce Prince à Madrid,avec une
grande magnificence dans
l'Eglisedu Monastere Royal
des Religieuses de l'Incarnation.
Tous les Grands &
Conseils y assisterent, avec
un nombre extraordinaire
de Peuple. La premiere
grande Messe fut celebréc
pontificalement par lEvesque
d'Urgel, la seconde par
l'Evesque deLerida
,
la troifiélne
par le Patriarche des
Indes, & l'Oraison Funebre
fut prononcée par le
Pere Augustin de Cattejon
Jesuite.
Le 2.7. & le 28. les Religieuses
du mesme Monastere
firent aussi faire un
Service solemnel peur le
repos de l'Ame decePrince.
La qiacnéme Messe fut
celebrée pontificalement
par le Pere Alonzo Pimentel
Dominiquain.
Les mesmes jours 2.7. &
2.8. le Cops de Ville fit
faire les mesmes obseques
dans l'Eglise du Monastere
Royal des Dominiquains.
L'Evesque de Lerida y
officia pontificalement, &
Dom Juan de las Heras
prononça l'Oraison Fune.
bre.
Le ig. & le 30. Septembre,
& le 1rOctobre
, les mesmesobseques furent
faitesdans le Monastere
Royal des Carmelites Deschaussées.
La Me(Te fut celebrée
pontificalement par
l'Evesque de Gironne, &
l'OraisonFunebre fut prononcée
par le Pere Pierre
de la Conception, Carme
Deschaussé.
De Holande.
Les Etats Generaux ayant
accepté dêtre Parrains du
jeune Prince de Nassaw,
fils du feu Prince de Nassaw
Srathouder hereditaire de
Frise
,
luy ont fait present
d'une obligation de quatre
mille florins de rente qui luy
devoit estre envoyée dans
une Boëte d'or, avec une
somme pour les Domestiques
de la Chambre de la
Princcffe sa mcre. Les Etats
d'Holande ont aussi fait present
à ce Prince d'une obligation
de deux mille cinq
cens florins de rente dans
une Boëte d'or; & la Province
de Frise luy a confervé
toutes les Charges du
feu Prince son pere, avec
les Regiments des Gardes
de Cavallerie & d'Infanterie,
& une pension de cinq,
mille florins;
DeBayonne le iyOétobre.
Une Fregate du Roy de
rrente canons, commandée
par Mr de la Mothe a attaqué
un Vaisseau Anglois de
soixante canons & l'ayant
abordé après trois heures
de combat, elle alloit s'en
emparer lors qu'il sauta en
l'air avec tout l'équipage
par le feu qui prit à la Sainte
Barbe où étoient les Poudres;
& cela sans que la
Fregate ait reçu d'autre
dommage que ses voiles
brulées.
Deux autres Fregates y
ont amené le 2. un Navire
Anglois chargé de Soyes,
de Cotton, de Noix,de raisins
secs, de beaucoup d'autres
drogues propres à la
Teinture, le tout estimé
deux cens mille livres.
Un Armateur y amena
aussi un Bastiment de la
mesme Nation, chargé de
Sucre.
De Toulon.
Il arriva icy le 4. un
Navire tout demasté qui
étoit remorqué par deux
Armateurs. C'est un Vaisseau
Portugais chargé de
Sucre, de Tabac, & de
Cuir, le tout estimé cent
cinquante mille écus.
Le mesme jour il arriva
aussi un Vaisseau Catalan,
chargé de Vins & d'autres
provisions pour Barcelone.
De Dublin.
La populace, au nombre
de quatre a cinq mille personnes,
a fait de grands
desordres, enlevant les
Toiles peintes des Bouriques
& dechirant les habirs
des femmes qui en étoient
venues, àcause du grand
prejudice que ces Toiles
causoiencaux Manufactures
de Laine; mais ce
desordre fut appaisé par une
proclamation qui fut publiée.
De Lisbone le 26.Septembre.
La misere est extreme
dans ce Royaume; les vivres
n'y ont presque plus
de prix. Le Roy à de nou.
veau envoyé trente Bastimens
en Barbarie pour y
acheter des grains; Mais
comme lis ne sont escortez
que par quatre Vaisseaux de
guerre, on craint qu'ils ne
soient encore enlevez par
les Vaisseaux François qui
croi sent vers le Détroit. Sur
des avis qu 'on a eus de la
Frontiere que les Troupes
Espagnoles avoient reçu
toutes leurs Recruës, leurs
remontes, & un mois de
paye, tous les Officiers qui
étoient icy son partis pour
se rendre à leurs Corps,
Mais nôtre Armée n'a point
de Magasins. Un de nos
Vaisseaux de 54. canons &
de 150.hommes déquipage
ayant donné sur un Banc,
en entrant dans la Rivière,
cil peri; mais tout l'équipage
s'est fauvé l'exception
de dix huit per sonnes qui
ont erté noyées.
D~Z<<' le zz.
*
:
Il partit d'icy un grand
Convoy de vivres avec dix
pieces de canon de 24.livres
de balle & plusieurs Mortiers
pour aller joindtc
l'Armée. Mr de Vendosme
a ordonné de luy envoyer
encore quelque pieces de
canon du mesme calibre.
De Sarragose le 7. Octobre
Le 23. Septembre il
partit d'icy un Convoy de
cent trente Chariots & de
deux cent Mulets chargez
de grains rj que l'on fait
moudre à Fraga & à Lerida
d'où on les transporte à
l'Armée
d'A,lcantr.
- Deux Galliotcs de rifle
d'Ivica ayaj.it attaque un
Navire François par le travers
de Denia, les Galleres
d'Espagne qui étoient dans
ce Port en sortirent, prirent
une de ces Galliotes qui
étoit montée de quatre
vingt dix hommes.Trente
furent tuez dans le combat,
.& les soixante restant surent
mis à la Rame.
De Vigo.
Le 14. Septembre, la
Frégate la Susanne amena
une prise Hollandoisede
trois ce ns tonneaux chargée
de Seigle.
La Fregate le Grison, de
Saint Jean de Luz, y amena
le mesme jour quatre prises,
dont deux de cent tonneaux
chacune étoient chargées de
froment, une de Seigle,
d'Orge, & de plusieurs
Ballots de Marchandises, &
la quatrième du port de
trois cens tonneaux, étoic
chargée d'Acier
,
de Draps
fins, & d'autres riches Marchandises.
Cette Fregate;
avec quelques autres Armateurs
aamené dans ce Port
en fort peu de temps vingtcinq
pri ses.
De Dunkerque.
Le Chevalier Bart, &le
Comte Philippe ont amené
une prise chargée de Vins
de Teinte, d'Oranges & de
Citrons; laFregate la Mutine
a amené un Navire
Anglois chargé de Charbon
de terre, & deux Rançons
de quatre mille trois cens
florins; & la Fregatre la
Sorciereaamené deux Bast -
mens Hollandois chargez
de Moruë.
De Dauphiné.
L'armée de Mr le Duc
de Savoye ayant repassé les
Alpes; & de celle duRoy
consommé les fourages
dans les Vallées dDulx &
dePragelas,MrdeBerwick
ramene les troupes par- la
Vallée de Maurienne, pour
ldes'hdiivsterirbsuer en quartier -,
De Romele 2 6. Septembre. -Le 21. on tint une trÓÏt.
siéme Congregation touchant
l'immunité Eclesiastique
en presence du Pape,
où il se trouva dix Cardinauxavec
les Prelats. Le
foirmesme, undes Expeditionnaires
d'Espagne fut
arresté dans sa maison parce
qu'il avoit servi de temoin
à la signification que Mr
de Molines avoit fait faire
à l'Agent des Eglises de ce
mesme Royaume, pour luy
ordonner d'aller rendre
compte de sa conduite,avec
deffence de s'ingerer dans
les affaires des Eglisesd'Efpagne
parce qu'elles avoient
revoqué leurs procurations
dont il étoit chargé cydevant.
L'autre Expeditionnaire
ayant esté averty
se retira en lieu de seureté.
Le lendemain le Cardinal
Pauluccy, Secretaire d'Etat,
écrivit un billet de la parc
du Pape à Mr Molines où il
il luy marquoit de s'abstenir
de toutes ses fonctions
de Doyen de la Rote,ainsi
que de ses autres emplois.
Le 2 5. il reçut un autre
billet par lequel le Cardinal
Vicaire luy signifioit quele
Pape l'avoit suspendu de
ses Ordres sacrez.
De Varsovie du25.
Septembre.
L'Envoyé du grand Seigneur
; les Députez du Roy
de Suède
, ceux du Kan des
Tartares; & ceux du Palatin
de Kiowie ont eû une Conserence
à Jaslowiecz, à l'entrée
de la haute Podolie avec
plusieurs Senateurs Polonois,
qui ayant déclaré qu'ils
ctoient Députez de la parc
du Roy Auguste, & de
la Républiquede Pologne,
l'envoyé Turc a refusé
de traiter avec eux, & de
leur délivrer les Lettres
dont le Grand Vizir l'avoit
chargé, s'exeusant sur
ce qu'il ne reconnoissoit pas
pour Representans de la Republique,
ceux qui venoient
dela part du Roy Auguste;
que le Grand Seigneur
ne reconnoissoit pas Roy
de Pologne; ajoutant qu'il
avoit ordre de faire des Proposicions
avantageuses à la
Pologne,qu'ilne pouvoir
leur expliquer; mais que 10
grand Visir esperoit que la
Republique favoriseroit le
passage du Roy de Suede ,
& que les Moscovites sortiroient
des Etats de Pologne
,conformement au
Traité conclu avec le Czar,
ensuite dequoy ils se sont
retirez.
De Carelsbade, en Bobeme.
Le Gzar a déclaré que
par le Traité conclu avec le
grand Visir, il avoit promis
de ne se plus méslerdes
Affaires de Pologne, pourvû
que le Roy de Suede ne
s'enmêlastpasnonplus,&
que si Sa Majesté Suedoise
s'en mêloit ; il affisteroit le
Roy Auguste son Allié, de
toutes ses forces; qu'à l'égard
de la restitution d'Asaph
, il ne l'executeroit
qu'aprés que le Roy de
Suede feroit party avec une
Escorte de cinq mille hommes
seulement, pour retourner
dans ses états, &
que si cette Efcortc étoit
plus forteil s'oposeroit à
son passage.
De Francfort le 13. Oéîobre.
Le 11. on fit forcir d'icy
tous les Etrangers, excepté
ceux de la suite des Electeurs
&des Ambassadeurs,
& le lendemain 12. l'Archiduc
fut élû Empreur par les
Electeurs de Tréves, de
Mayence, & Palatin, presents
: & les Ambassadeurs
des Eleveurs de Saxe, de
Brandebourg, & du Duc
d'Hanover, nonobstant les
Protestations de nullité des
ElecteursdeCologne ÔC
de Baviere.
<
«
De Lunevillele16.
Madame la Duchessede
Lorraine, est acouçhée lanuit
derniere d'une Princesfc
; & il est arrivé aujourd'huy
un Courrier dépeché
par l'Electeur de Trêves
qui a rapporté que l'Archiduc
avoit été élû Empereur
le 12, d'une voix unanime.
--
De Cadix le 6. Oftobrt,
Il est venuce marin trente
six Deserteurs de la Garnsson
de Gilbraltar, parmy
lesquels
lesquels il y a deux Lieutenants.
Ils se plaigent de n'a
voir touché aucun prest de
puis six mois; & on dit que
les deux Bataillons qu'on y
a amenez de Portugal ne 0 montoient qu'à trois cens
hommes; dont plus de la
moirié estoient malades, &
que deux Fregates chargées
de vivres, étoient peries en
entrant dans la Baye.
protestent contrel'Election
précipitée d'un Empereur
en faveur de l'Archiduc,
la Capitulation perpetuelle
n'étant pas encore reglée ni
les griefs de l'Empire purgez
touchant les trois Religions
tolerées en Alemagne ; les
Tribunaux de Justice &
l'évaluation des Monnoyes;
Mr Albano
, a déja representé,
que cette élection ne
pouvoit être canonique sans
la presence des Electeurs
de Cologne,& de Baviere :
On n'y a point parlé du neuvième
Ek£toratr, ny de
l'érection de la Prusse en
Royaume.
De Strajbouro le
1 8.
Le Prince Eugene
, a fait
faire de grandes réjouïssances
dans fun Camp pour
l'Electiondu nouvel Empereur
; deux jours aprés il envoya
reconnoîtrenoslignes
par des Ingenieurs escortez
de deux cens Chevaux; mais
nos Troupes étant sorties
sur eux, il y en eut dix neuf
tuez, & quatorze de pris
avec un des Ingenieurs.
Un party de vingt cinq
de nos Houssards, ayant
pénétré dans le derriere de
leur Armée ; mit le feu à
un amas de fourages,&coupa
à coups de fabre environ
mille sacs de farine, a près
quoy ce party se retira avec
trente neuf Chevaux des
ennemis, sans avoir perdu
un seul homme, quoy qu'il
eust été poursuivy pendant
plus de quatre heures.
De Cambray.
JLcs Inspecteurs d'Infanterie
ont commencé au
jourd'huy à faire leur revue,
après laquelle lesTroupes
marcheront dans les Quartiers
qui leur son defigncz.
Mr d'Albergothi a fait faire
devant les Retranchements
deVauvrechain,des Redoutes
& des Fortins oùl'on a
placé de l'Artillerie.
L'infanterie Ennemie est
encore prés de Bouchain, &
on luya envoyé de Tournay,
quatre cens Chariots
chargez de vivres. La Garnsson
deCondé, qui a esté
considerablement augmentée,
à bruié des Fourages,
& enlevé douze cens Sacs
d'A voine
De Dunhrcju?.
Deux de nos Fregates ont
amené deux Bastimens Hollandois
chargez d'Huile de
Baleine, & z-, un Anglors sur
lequelon a trouvé quinze
mille livres sterlin en Guinées,
&environ pourcent
mille livres de Marchandises.
Mr de Benac a fait deux
autres prises, estimées cinquante
mille écus chacune.
Fermer
Résumé : NOUVELLES de divers endroits.
Le texte relate diverses nouvelles provenant de plusieurs régions. À Venise, une rébellion de la milice de Tripoli contre les Deys a entraîné la mort de trois d'entre eux. Un Dey, réfugié à Constantinople, est revenu avec des ordres pour rétablir son autorité, mais les troubles ont persisté. En septembre, une Marseillaise a rapporté que ce Dey avait également été massacré par la milice et le peuple. À Rome, un service solennel a été célébré le 18 septembre pour le repos de l'âme du feu Dauphin, en présence du cardinal de la Tremoille et de plusieurs prélats. À Madrid, les obsèques du prince ont été célébrées avec magnificence le 26 septembre dans l'église du monastère royal des Religieuses de l'Incarnation, avec des messes et oraisons funèbres prononcées par des dignitaires religieux. En Hollande, les États Généraux ont accepté de parrainer le jeune prince de Nassau, fils du feu prince de Nassau, en lui offrant une rente et des charges militaires. À Bayonne, une frégate française a attaqué un vaisseau anglais de soixante canons, qui a explosé. Deux autres frégates ont capturé un navire anglais chargé de diverses marchandises. À Toulon, un vaisseau portugais démâté et un vaisseau catalan chargé de vins sont arrivés. À Dublin, des désordres causés par la populace ont été apaisés par une proclamation après la destruction de toiles peintes préjudiciables aux manufactures de laine. À Lisbonne, la misère est extrême et le roi a envoyé des navires en Barbarie pour acheter des grains, malgré les menaces des vaisseaux français. À Saragosse, un convoi de chariots et de mulets chargés de grains a été envoyé à l'armée d'Alcant. À Vigo, plusieurs frégates ont amené des prises hollandaise et anglaise chargées de diverses marchandises. À Dunkerque, des prises chargées de vins, de charbon, de morue et d'huile de baleine ont été amenées. En Dauphiné, l'armée du duc de Savoie ayant consommé les fourages, Mr de Berwick a ramené les troupes par la vallée de Maurienne pour les mettre en quartiers d'hiver. À Rome, une congrégation a traité de l'immunité ecclésiastique en présence du Pape, et un expéditionnaire espagnol a été arrêté. À Varsovie, une conférence a eu lieu entre divers envoyés, mais l'envoyé turc a refusé de traiter avec les députés du roi Auguste. À Carlsbad, le czar a déclaré qu'il n'interviendrait plus dans les affaires de Pologne à condition que le roi de Suède en fasse autant. À Francfort, l'archiduc a été élu empereur par les électeurs de Trèves, de Mayence et du Palatin, malgré les protestations des électeurs de Cologne et de Bavière. À Luneville, la duchesse de Lorraine a accouché d'une princesse. À Cadix, trente-six déserteurs de la garnison de Gibraltar se sont plaints de ne pas avoir touché de solde depuis six mois. À Strasbourg, le prince Eugène a célébré l'élection du nouvel empereur et des escarmouches ont eu lieu entre les troupes françaises et ennemies. À Cambrai, les inspecteurs d'infanterie ont commencé leur revue et les troupes ont marché vers leurs quartiers, tandis que des redoutes et des fortins ont été construits devant les retranchements de Vauvrechain.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
93
p. 103-110
MORTS.
Début :
Charles Marie Maillard de Tournon, Cardinal Piemontois, Legat dans l' [...]
Mots clefs :
Général, Roi, Cardinal
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Charles Marie Maillard
de Tournon,Cardinal Picmontois,
Legat dans l'Empire
de la Chine, mourut
à Macao le 18. Juin 1710.
Il étoit l'un des Cametiers
d'honneur du Pape Clement
XI. qui le nomma
Patrarche d'Antioche le
Décembre
1 701. & declara
en mesme temps qu'ill'avoir
destiné pour l'envoyer
à la Chine en qualité de
VisiteurApoltohque,avec
les facultez de Legat à
Latere pour y porter les
Decrets & les Reglemens
necessaires pour la conduite
des Chrêtieus de ce Païs-là.
Le 21. du mesme mois le
Pape fit dans le Choeur de
l'Eglise de S. Pierre la ceremonie
de le sacrer Patriarche,
assisté des Cardinaux
Acciajoli & Carpegna,fonction
que les Papes n'avoient
point faite pendant tout le
cours du siecle precedent
depuis ClementVIII. Sa
Sainteté le nomma Cardinalle
I
r. Aoust 1707. on
a recu à Rome un Proces
verbal contenant les circonstances
de sa mort.
Maria Gabrieli Giovanni,
Cardinal, mourut à Caprola
- dans sa cinquante
huitiémeannée.Il y étoit
allé pour prendre l'air afin
de s'y rétablir d'une grande
maladie qu'il avoit eue auparavant.
Il avoit esté General
des Feuillants, & fait
Cardinal par le Pape Innocent
XII. à la promotion
du 14. Novembre. Il vacque
par ces deux Morts,
dix sept places dans le Sacré
College.
Le Chevalier Richard
de Bulstrode, Anglois,
mourut à S. Germain en
Laye le 3e. Octobre age
decent cinq ans. Ilavoit
servy fous cinq Rois d'Angleterre.
Il avoit esté Commiflairc
General de l'Armée
du Roy Charles I. puis Envoyé
Extraordinaire à ta
Cour de Bruxelles sousdes
Rois Henry II. & Jacques
IL Il a laissé dix-sept ensans
de deux lits, donc trois
font Moufcjuetaires}- l'aîné
de ses fils, est âgé de soixante
& douze ans, & le
plus jeune de treize.
René Seguin
,
Capitaine
du Châceau du Louvre,
mourut le 4. Octobre agé
de 66 ans après une longue
maladie. Il étoit le
dernier de sa famille
,
qui
a possedé cette Charge de
pere en fils, pendant quatre-
vingt ans.
Antoine François Picard,
Seigneur de Mauny, Conseiller
au Parlement, mourut
sans alliance le11. Octobre
agé de trente ans.
Bonaventure Frotier,
Marquis de la Messeliere,
Marechal des Camps & Armées
du Roy, mourut le
14.Septembre dans sa
Terre de la Messeliere en
Poitou. Il avoit esté Gouverneur
de MastricK. -
Anne Thibeuf mourut
le
1 5. Octobre. Elle avoit
épousé en premiere Noces
Clauded'Alesso, Conseilkr
au Parlement
,
&,. en
seconde-noces Pierre Lallomant
de Lestiée Vicomte
de Villeneuve &c. Gouverneur
des Villes & Citadelle
de Donchcry & d'Auxerre.
Antoinette Françoise
Robineau de Fortelles seconde
femme de Cesar
Hurault Comte du Marais,
mourut le 16. Octobre
# agée de 33. ans.
Marie- Anne Roland ,
épouse de Claude Jacques
du Noyer, Seigneur de
Touches, Maistre des Requestes
, mourut en couches
le 18. Octobre.
Jean Angelique de Frezeau,
Marquis de la Frefelicre)
Lieutenant General
des Armées du Roy,&
Premier Lieutenant General
de l'Artillerie de France,
mourut le 16. Octobre en
sonChâteau de laChaussée,
agé de 39. ans. Son
Corps a esté apporté à
Saint Paul où il a esté inhumé.
Charles Marie Maillard
de Tournon,Cardinal Picmontois,
Legat dans l'Empire
de la Chine, mourut
à Macao le 18. Juin 1710.
Il étoit l'un des Cametiers
d'honneur du Pape Clement
XI. qui le nomma
Patrarche d'Antioche le
Décembre
1 701. & declara
en mesme temps qu'ill'avoir
destiné pour l'envoyer
à la Chine en qualité de
VisiteurApoltohque,avec
les facultez de Legat à
Latere pour y porter les
Decrets & les Reglemens
necessaires pour la conduite
des Chrêtieus de ce Païs-là.
Le 21. du mesme mois le
Pape fit dans le Choeur de
l'Eglise de S. Pierre la ceremonie
de le sacrer Patriarche,
assisté des Cardinaux
Acciajoli & Carpegna,fonction
que les Papes n'avoient
point faite pendant tout le
cours du siecle precedent
depuis ClementVIII. Sa
Sainteté le nomma Cardinalle
I
r. Aoust 1707. on
a recu à Rome un Proces
verbal contenant les circonstances
de sa mort.
Maria Gabrieli Giovanni,
Cardinal, mourut à Caprola
- dans sa cinquante
huitiémeannée.Il y étoit
allé pour prendre l'air afin
de s'y rétablir d'une grande
maladie qu'il avoit eue auparavant.
Il avoit esté General
des Feuillants, & fait
Cardinal par le Pape Innocent
XII. à la promotion
du 14. Novembre. Il vacque
par ces deux Morts,
dix sept places dans le Sacré
College.
Le Chevalier Richard
de Bulstrode, Anglois,
mourut à S. Germain en
Laye le 3e. Octobre age
decent cinq ans. Ilavoit
servy fous cinq Rois d'Angleterre.
Il avoit esté Commiflairc
General de l'Armée
du Roy Charles I. puis Envoyé
Extraordinaire à ta
Cour de Bruxelles sousdes
Rois Henry II. & Jacques
IL Il a laissé dix-sept ensans
de deux lits, donc trois
font Moufcjuetaires}- l'aîné
de ses fils, est âgé de soixante
& douze ans, & le
plus jeune de treize.
René Seguin
,
Capitaine
du Châceau du Louvre,
mourut le 4. Octobre agé
de 66 ans après une longue
maladie. Il étoit le
dernier de sa famille
,
qui
a possedé cette Charge de
pere en fils, pendant quatre-
vingt ans.
Antoine François Picard,
Seigneur de Mauny, Conseiller
au Parlement, mourut
sans alliance le11. Octobre
agé de trente ans.
Bonaventure Frotier,
Marquis de la Messeliere,
Marechal des Camps & Armées
du Roy, mourut le
14.Septembre dans sa
Terre de la Messeliere en
Poitou. Il avoit esté Gouverneur
de MastricK. -
Anne Thibeuf mourut
le
1 5. Octobre. Elle avoit
épousé en premiere Noces
Clauded'Alesso, Conseilkr
au Parlement
,
&,. en
seconde-noces Pierre Lallomant
de Lestiée Vicomte
de Villeneuve &c. Gouverneur
des Villes & Citadelle
de Donchcry & d'Auxerre.
Antoinette Françoise
Robineau de Fortelles seconde
femme de Cesar
Hurault Comte du Marais,
mourut le 16. Octobre
# agée de 33. ans.
Marie- Anne Roland ,
épouse de Claude Jacques
du Noyer, Seigneur de
Touches, Maistre des Requestes
, mourut en couches
le 18. Octobre.
Jean Angelique de Frezeau,
Marquis de la Frefelicre)
Lieutenant General
des Armées du Roy,&
Premier Lieutenant General
de l'Artillerie de France,
mourut le 16. Octobre en
sonChâteau de laChaussée,
agé de 39. ans. Son
Corps a esté apporté à
Saint Paul où il a esté inhumé.
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Résumé : MORTS.
Le texte mentionne plusieurs décès notables. Charles Marie Maillard de Tournon, Cardinal Picmontois et Légat en Chine, est décédé à Macao le 18 juin 1710. Il avait été nommé Patriarche d'Antioche en décembre 1701 et sacré à l'Église de Saint-Pierre le 21 décembre 1701. Il fut élevé au rang de Cardinal le 1er août 1707. Maria Gabrieli Giovanni, Cardinal, est mort à Caprola à l'âge de cinquante-huit ans. Ces deux décès ont laissé dix-sept places vacantes dans le Sacré Collège. Richard de Bulstrode, Chevalier anglais, est décédé à Saint-Germain-en-Laye le 3 octobre à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Il avait servi sous cinq Rois d'Angleterre et laissé dix-sept enfants. René Seguin, Capitaine du Château du Louvre, est mort le 4 octobre à l'âge de soixante-six ans après une longue maladie. Antoine François Picard, Seigneur de Mauny et Conseiller au Parlement, est décédé sans alliance le 11 octobre à l'âge de trente ans. Bonaventure Frotier, Marquis de la Messeliere et Maréchal des Camps et Armées du Roi, est mort le 14 septembre. Anne Thibeuf est décédée le 15 octobre. Antoinette Françoise Robineau de Fortelles, seconde femme de César Hurault Comte du Marais, est morte le 16 octobre à l'âge de trente-trois ans. Marie-Anne Roland, épouse de Claude Jacques du Noyer, est décédée en couches le 18 octobre. Jean Angélique de Frezeau, Marquis de la Frezelière et Lieutenant Général des Armées du Roi, est mort le 16 octobre à l'âge de trente-neuf ans.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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94
p. 110-111
« Les Services que Mr de Fontanieu a rendus dans la [...] »
Début :
Les Services que Mr de Fontanieu a rendus dans la [...]
Mots clefs :
Charge
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Services que Mr de Fontanieu a rendus dans la [...] »
Les Services que Mr de
Fontanieu a rendus dans la
charge de Tresorier general
de la Marine qu'il a possedée
pendant plusieurs années,
lui procurerent au commencement
de 1710, la
Direction Gcneralle du
Commerce; La maniere
dont ill'a exercée luy ayant
de plus en plus attiré la
confiance, le Royl'achoisi
pour remplir la Charge
d'Intendant & Controlleur
General des Meubles de la
Couronne.
Fontanieu a rendus dans la
charge de Tresorier general
de la Marine qu'il a possedée
pendant plusieurs années,
lui procurerent au commencement
de 1710, la
Direction Gcneralle du
Commerce; La maniere
dont ill'a exercée luy ayant
de plus en plus attiré la
confiance, le Royl'achoisi
pour remplir la Charge
d'Intendant & Controlleur
General des Meubles de la
Couronne.
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95
p. 111-112
Tremblement de Terre, [titre d'après la table]
Début :
Plusieurs Lettres d'Anjou, & de Normandie portent qu'on [...]
Mots clefs :
Tremblements de terre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Tremblement de Terre, [titre d'après la table]
Plusieurs Lettres d'Anjou,
& de Normandie portent
-
qu'on a ressenty plusieurs
secousses ou tremblemens
de Terre dans ces deux Provinces;
qu'il y a eu des lieux
où les habitans écoient sortis
de leurs maisons pour
eviter d'être écrasez par les
ruines : Et entr'autres les
Religieuses de l'Abbaye de
Frontevauxquifurent pendant
vingt quatre heures
dans leur jardin, où elles
entendirent de grands
bruits souterrains. Quelques
unes de ces Lettres
disent qu'il y a eu quelques
Eglises, & quelques
Chasteaux endommagez.
On en parlera le mois prochain
si on en est mieux
informé.
& de Normandie portent
-
qu'on a ressenty plusieurs
secousses ou tremblemens
de Terre dans ces deux Provinces;
qu'il y a eu des lieux
où les habitans écoient sortis
de leurs maisons pour
eviter d'être écrasez par les
ruines : Et entr'autres les
Religieuses de l'Abbaye de
Frontevauxquifurent pendant
vingt quatre heures
dans leur jardin, où elles
entendirent de grands
bruits souterrains. Quelques
unes de ces Lettres
disent qu'il y a eu quelques
Eglises, & quelques
Chasteaux endommagez.
On en parlera le mois prochain
si on en est mieux
informé.
Fermer
Résumé : Tremblement de Terre, [titre d'après la table]
Des tremblements de terre ont été ressentis en Anjou et en Normandie, poussant les habitants à quitter leurs maisons par peur des ruines. Les religieuses de l'Abbaye de Frontevaux ont passé vingt-quatre heures dans leur jardin, entendant des bruits souterrains. Des églises et châteaux ont subi des dommages. Des informations supplémentaires seront fournies le mois suivant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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96
p. 113-133
GRAND ACCIDENT ARRIVÉ A LYON
Début :
L'accident arrivé à Lyon le onze Octobre est si [...]
Mots clefs :
Accident, Lyon, Pont de la Guillotière, Chevaux, Foule, Peuple, Femmes, Barrière, Chirurgiens, Cadavres, Morts
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : GRAND ACCIDENT ARRIVÉ A LYON
GRAND ACCIDENT,
ARRIVE' A LYON.
L'Accidentarrivé à
Lyon le onze Octobre
est si extraordinaire,
que l'on a crû en devoir
donner le récit
dans les mêmes termes
qu'il a esté envoyé par
un témoin oculaire.
De Lyon le 12. Octobre.
Hier Dimanche, onze
de ce mois, entre six &
sept heures du soir, cmi
centpersonnes furent
tuées oublessées sur le
Pont du "BJoone de la
Cuillotiere ; en voici le
sujet. Tous les ans lepeuplede
Lyon-va en dévotionà
une Eglise en Dlluphiné,
à une lieuë de la
Ville,sous l'invocation
desaint DenIs) dans la
Paroisse de Bron, & le
jour de la dévotion est
toujours le Dimanche qui
suitlejourde la fêtede
de ce Saint. Tout lepeuple
revenoit en soule, &
si pressé
, que depuis le
bout de la Guillotiere jusques
à la forte dela Ville
tout estoit plein&ferré
à ïexceZj. Lepont du
Rhône,comme voussçat¡;
ez. a une descente ajjez*
rapideauprès de la porte
qUI vienten Bellecourt,
cette foule de peuple à
l'endroit de cette descente
fut renversee&culbutée
demaniere que les dernierspoussant
lespremiers
ceux-cise monterent les
unssur les autres jusques
àla hauteur d'unpremier
étage,&s',é,.craso- ienttous
impitoyablement, en sortequ'on
tira lescorpsétous
se,souslapresseaunombre
de deux cent dix-huit
personnes quej'ay evues é.
tenduës le long du rampart
: les autres furent
emportez chezeux partie
mourans, (5 expirerent
peu de tempsaprés
vestrearrivez,plusieurs
vinrent finir leurvie
à l'Hôtel-Dieu, &plusieurs
enfin ont eeé blesfezj
,
meurtresou estropiez
: des familles entieresy
ontperi, peres, meres
fj) enfans. Des maris
y ont vu mourir leurs
femmes, des femmes y
ont vûécraser leursmaris
: Jugezcombien de
veuves, d'orphelins, en
un mot quelledesolation
Ifrmlna une journée qui
jusques-là avoit estési
bellei e5 où on s'efîoit bien
diverti.Vousestesenpeine
de sçavoir comment
arriva un accidentsisunefie
&si I*noü;>sIZ)OUS
allez.. l'apprendre.
Comme la nuit tomboit
lessoldats desportes
voulant rançonner les
gens qui se trouveroient
fermez hors de la Ville , tirerent la barrièredela
porte)(J) lessaisoient composer
pour entrer les uns
aprés les autres:cetteceremonie
donna le temps à
la foule du monde à se
presser encore davantage
à l'endroit du corps de
garde qui efi entre les
deuxportes,joint à ce qu'-
onsonnoit la retraitepour
faire avancer à grands
pas ceux qui estoient encore
au fauxbourg,& le
long des chemins:Voila
donc unepopulaceentasfée
au devant de cette
barriere
,
attendez un
moment, vous la verrez,
déboucher de la maniere
du monde laplussurprenante.
Un carosse venant
de Bellecour se presenta
àcettebarriere poursortir
la Ville ; les soldats
sont obligez, de leur donner
passagê, ft} pour cela
d'ouvrir ladite barriere;
toutaussitôt le peuple qui
est u" animal se jetta
avec tant d'impetuosité
pour profiter de cette ouruertur£,
& entrer plus
visse que leschevaux,
quinepouvantsoustenir
l'ffur; de la foule furent
renyerfezj dans le même
temps ; tout ce peuple ensemblese
jetta autravers
des chevaux, & en un
instant tout futconfondu,
hommes&femmes, ensans,
chevaux & caresse,
tout fut écrasé. Vous noterez,
qu'au dedans de
cette barriere étoientdeux
chaisesroulantes,des homme-
rà cheval
,
deschaises
àporteurs, 19 que le torrent
dela foulequipoussoit
toujours de dessus le
Pont,jointà l'avantage
que luy donnoit la descente
,que necessairement
les premiers furent obligez,
ase monter les uns
sur les autres à la hauteur
que je vouf aydit,
les chaises furent moulëes,
les chevaux étouffez^
avec les gens, non
sans avoir mordu &
rué de grands coups de
pieds, quifaisoientencore
plus tomber ceux quiestoient
contraints de s'en
approcher. Je vous laisse
à lueer quel désordre,
quels hurlemens, quels
hannissemens
, & quel
deuil afuivt cette trisse
scene.
Mais ce que v,ous admirerez,
encore davantage
eïl que ma soeur avec
une femme de chambre,
qui étoient allées àla
Guillotierre à pied pour
voirentrertoutcemonde,
eurent le bonheur dese
trouver prés de la barriere
lorsquonl'ouvrit pour
laiserpasser le carosse, &
quelles n'eurent que le
tems deseglisseràcoté du
carosie rerdans la
Ville, lorfàuuvinstant
aprèscemêmecarosse fut
renversé, & que to'4tle
fracas arriva ; la Maitrefft
du carofe estMadame
de Servien,&fut
traînéepar deuxsoldats
de la porte dans le Corps
de Garde: mais elle eut
lechagrin de voir perir
fon cocher, ses deux chevfaurx
,a&csoancajroiss.eetout
Des Chirurgiens acconrurent
à cet événement,
comme à lafindune bata
lie ; &entre autres
operations qu'ils eurent à
faire, celled'ouvrir les
femmes enceintes pour
en tirer les enfins fitpaslamoindre;pa,rmnye
tous ces morts il y a eu
,de bons Bourgeois, des
Marchands, despersonnes
aisées
,
des artisans3
.des valets & des sermantes.
Mr. le Prévost des,
Marchands> Mr. de
Vallorge Major de la
Ville,t0 Air.leProcureur
General, y accouturent,
ilsy ont passé
toute la nuit à faire ranger
les corpsmorts, à les
numérotersurlefront &
les marquerd'un cachet,
en même temps ils flisoientfaire
un pacquet de
leurs effets & de tout
-ce qui étoit sur eux
sujet àse perdre,&ma1--
quoient cepacquet du mê.
me numero rU du mème
cachet, afin que les Parens
pussent recevoir tout
ce qui pouvoit leur appartenir.
Le lendemain chacun
.a!la reconnoître les liens,
& ces Cadavres furent
emportez, chacun en sa
.P¿,roij]e,poury être enterrez;
deforte qu'après
lesVespres l'on nevojoit
par toute la Ville, que
ides Enterremens & des
lamentations.
D'autres Lettres portent
que la principale
cause de ce grand accident,
dent, fut que les gens
qui étoient les pluséloi.
gnez de tabarrière, entendant
le grand bruit
qu'on y faisoit, au lieu
des'écarter pour donner
aux autres la facilité
d'ouvrir le passage,
s'avancerent tout à
coup, soit par la curiosité
desçavoir ce que c'était, soit par la
crainte qu'ils avoient
-
de ne pouvoir rentrer
dans la ville, ensorte
que ceux qui se trouvoienc
à la tête de cette
longue file, ne pouvant
avancer furent renversez;
queceuxquiétoient
les plus prés d'eux furent
en Incme temps
culbutez sureux, & sur
ceux-cy, ceux qui les
joignoient,ne pouvant
faire autre chose que de
monter sur ceux qui
étoient devant eux, par
l'imposibilité de résister
au poids qui les
pressoit par derriere >
qu'un Lieutenant Colonel
qui avoit misle
pistolet à la main pour
le faire faire jour au travers
de la foule, avoit
aussi été étouffé de même
que son cheval, Se
que l'on avoit trouvé
dans la riviere une lieuë
au-dessous duPont,plusieurs
personnes qui s'y
étoient jettées plûtost
que de le laisserécraser
contre le parapet.
Le Pont de la Guillotiere,
sur le Rhosne,
est basti degrosses pierres
de taille: il a cent
cinquante pas de longueursur
dix-neuf
grandes arches: Ily a
dans le milieu de ce
Pont une forte Tour
que l'on dit faire la réparation
du Lyonnois
& du Dauphiné, quoyque
le Faux-bourg de
la Guiilotiere
, qui est
au, bout de ce Pont,
prétende estreduLyonnoise
On garde ordinairement
les portes de
laVillede Lyon: mais
principalement celle
du Rhosne, comme
étant la plus proche des
Terres Etrangères.
ARRIVE' A LYON.
L'Accidentarrivé à
Lyon le onze Octobre
est si extraordinaire,
que l'on a crû en devoir
donner le récit
dans les mêmes termes
qu'il a esté envoyé par
un témoin oculaire.
De Lyon le 12. Octobre.
Hier Dimanche, onze
de ce mois, entre six &
sept heures du soir, cmi
centpersonnes furent
tuées oublessées sur le
Pont du "BJoone de la
Cuillotiere ; en voici le
sujet. Tous les ans lepeuplede
Lyon-va en dévotionà
une Eglise en Dlluphiné,
à une lieuë de la
Ville,sous l'invocation
desaint DenIs) dans la
Paroisse de Bron, & le
jour de la dévotion est
toujours le Dimanche qui
suitlejourde la fêtede
de ce Saint. Tout lepeuple
revenoit en soule, &
si pressé
, que depuis le
bout de la Guillotiere jusques
à la forte dela Ville
tout estoit plein&ferré
à ïexceZj. Lepont du
Rhône,comme voussçat¡;
ez. a une descente ajjez*
rapideauprès de la porte
qUI vienten Bellecourt,
cette foule de peuple à
l'endroit de cette descente
fut renversee&culbutée
demaniere que les dernierspoussant
lespremiers
ceux-cise monterent les
unssur les autres jusques
àla hauteur d'unpremier
étage,&s',é,.craso- ienttous
impitoyablement, en sortequ'on
tira lescorpsétous
se,souslapresseaunombre
de deux cent dix-huit
personnes quej'ay evues é.
tenduës le long du rampart
: les autres furent
emportez chezeux partie
mourans, (5 expirerent
peu de tempsaprés
vestrearrivez,plusieurs
vinrent finir leurvie
à l'Hôtel-Dieu, &plusieurs
enfin ont eeé blesfezj
,
meurtresou estropiez
: des familles entieresy
ontperi, peres, meres
fj) enfans. Des maris
y ont vu mourir leurs
femmes, des femmes y
ont vûécraser leursmaris
: Jugezcombien de
veuves, d'orphelins, en
un mot quelledesolation
Ifrmlna une journée qui
jusques-là avoit estési
bellei e5 où on s'efîoit bien
diverti.Vousestesenpeine
de sçavoir comment
arriva un accidentsisunefie
&si I*noü;>sIZ)OUS
allez.. l'apprendre.
Comme la nuit tomboit
lessoldats desportes
voulant rançonner les
gens qui se trouveroient
fermez hors de la Ville , tirerent la barrièredela
porte)(J) lessaisoient composer
pour entrer les uns
aprés les autres:cetteceremonie
donna le temps à
la foule du monde à se
presser encore davantage
à l'endroit du corps de
garde qui efi entre les
deuxportes,joint à ce qu'-
onsonnoit la retraitepour
faire avancer à grands
pas ceux qui estoient encore
au fauxbourg,& le
long des chemins:Voila
donc unepopulaceentasfée
au devant de cette
barriere
,
attendez un
moment, vous la verrez,
déboucher de la maniere
du monde laplussurprenante.
Un carosse venant
de Bellecour se presenta
àcettebarriere poursortir
la Ville ; les soldats
sont obligez, de leur donner
passagê, ft} pour cela
d'ouvrir ladite barriere;
toutaussitôt le peuple qui
est u" animal se jetta
avec tant d'impetuosité
pour profiter de cette ouruertur£,
& entrer plus
visse que leschevaux,
quinepouvantsoustenir
l'ffur; de la foule furent
renyerfezj dans le même
temps ; tout ce peuple ensemblese
jetta autravers
des chevaux, & en un
instant tout futconfondu,
hommes&femmes, ensans,
chevaux & caresse,
tout fut écrasé. Vous noterez,
qu'au dedans de
cette barriere étoientdeux
chaisesroulantes,des homme-
rà cheval
,
deschaises
àporteurs, 19 que le torrent
dela foulequipoussoit
toujours de dessus le
Pont,jointà l'avantage
que luy donnoit la descente
,que necessairement
les premiers furent obligez,
ase monter les uns
sur les autres à la hauteur
que je vouf aydit,
les chaises furent moulëes,
les chevaux étouffez^
avec les gens, non
sans avoir mordu &
rué de grands coups de
pieds, quifaisoientencore
plus tomber ceux quiestoient
contraints de s'en
approcher. Je vous laisse
à lueer quel désordre,
quels hurlemens, quels
hannissemens
, & quel
deuil afuivt cette trisse
scene.
Mais ce que v,ous admirerez,
encore davantage
eïl que ma soeur avec
une femme de chambre,
qui étoient allées àla
Guillotierre à pied pour
voirentrertoutcemonde,
eurent le bonheur dese
trouver prés de la barriere
lorsquonl'ouvrit pour
laiserpasser le carosse, &
quelles n'eurent que le
tems deseglisseràcoté du
carosie rerdans la
Ville, lorfàuuvinstant
aprèscemêmecarosse fut
renversé, & que to'4tle
fracas arriva ; la Maitrefft
du carofe estMadame
de Servien,&fut
traînéepar deuxsoldats
de la porte dans le Corps
de Garde: mais elle eut
lechagrin de voir perir
fon cocher, ses deux chevfaurx
,a&csoancajroiss.eetout
Des Chirurgiens acconrurent
à cet événement,
comme à lafindune bata
lie ; &entre autres
operations qu'ils eurent à
faire, celled'ouvrir les
femmes enceintes pour
en tirer les enfins fitpaslamoindre;pa,rmnye
tous ces morts il y a eu
,de bons Bourgeois, des
Marchands, despersonnes
aisées
,
des artisans3
.des valets & des sermantes.
Mr. le Prévost des,
Marchands> Mr. de
Vallorge Major de la
Ville,t0 Air.leProcureur
General, y accouturent,
ilsy ont passé
toute la nuit à faire ranger
les corpsmorts, à les
numérotersurlefront &
les marquerd'un cachet,
en même temps ils flisoientfaire
un pacquet de
leurs effets & de tout
-ce qui étoit sur eux
sujet àse perdre,&ma1--
quoient cepacquet du mê.
me numero rU du mème
cachet, afin que les Parens
pussent recevoir tout
ce qui pouvoit leur appartenir.
Le lendemain chacun
.a!la reconnoître les liens,
& ces Cadavres furent
emportez, chacun en sa
.P¿,roij]e,poury être enterrez;
deforte qu'après
lesVespres l'on nevojoit
par toute la Ville, que
ides Enterremens & des
lamentations.
D'autres Lettres portent
que la principale
cause de ce grand accident,
dent, fut que les gens
qui étoient les pluséloi.
gnez de tabarrière, entendant
le grand bruit
qu'on y faisoit, au lieu
des'écarter pour donner
aux autres la facilité
d'ouvrir le passage,
s'avancerent tout à
coup, soit par la curiosité
desçavoir ce que c'était, soit par la
crainte qu'ils avoient
-
de ne pouvoir rentrer
dans la ville, ensorte
que ceux qui se trouvoienc
à la tête de cette
longue file, ne pouvant
avancer furent renversez;
queceuxquiétoient
les plus prés d'eux furent
en Incme temps
culbutez sureux, & sur
ceux-cy, ceux qui les
joignoient,ne pouvant
faire autre chose que de
monter sur ceux qui
étoient devant eux, par
l'imposibilité de résister
au poids qui les
pressoit par derriere >
qu'un Lieutenant Colonel
qui avoit misle
pistolet à la main pour
le faire faire jour au travers
de la foule, avoit
aussi été étouffé de même
que son cheval, Se
que l'on avoit trouvé
dans la riviere une lieuë
au-dessous duPont,plusieurs
personnes qui s'y
étoient jettées plûtost
que de le laisserécraser
contre le parapet.
Le Pont de la Guillotiere,
sur le Rhosne,
est basti degrosses pierres
de taille: il a cent
cinquante pas de longueursur
dix-neuf
grandes arches: Ily a
dans le milieu de ce
Pont une forte Tour
que l'on dit faire la réparation
du Lyonnois
& du Dauphiné, quoyque
le Faux-bourg de
la Guiilotiere
, qui est
au, bout de ce Pont,
prétende estreduLyonnoise
On garde ordinairement
les portes de
laVillede Lyon: mais
principalement celle
du Rhosne, comme
étant la plus proche des
Terres Etrangères.
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Résumé : GRAND ACCIDENT ARRIVÉ A LYON
Le 11 octobre, un accident tragique s'est produit à Lyon sur le Pont de la Guillotière. Environ cent personnes ont été tuées ou blessées lors d'une procession de retour d'une dévotion à une église en Dauphiné. La foule, pressée de rentrer en ville, s'est amassée sur le pont, provoquant une bousculade meurtrière. Les derniers de la file ont poussé les premiers, entraînant une chute en cascade où les gens se sont écrasés les uns sur les autres. Les corps ont été retrouvés le long du rempart, et de nombreux blessés ont été transportés à l'Hôtel-Dieu. Des familles entières ont été décimées, laissant de nombreux veufs et orphelins. L'accident a été exacerbé par l'ouverture de la barrière de la porte pour laisser passer un carrosse, permettant à la foule de se précipiter en avant. La descente rapide du pont et la pression de la foule ont contribué à la tragédie. Des chirurgiens ont dû intervenir pour des opérations d'urgence, y compris l'extraction d'enfants de femmes enceintes. Les autorités, dont le Prévôt des Marchands, le Major de la Ville et le Procureur Général, ont passé la nuit à organiser les corps et à récupérer les effets personnels des victimes. Le lendemain, les corps ont été identifiés et enterrés, et la ville était en deuil. D'autres rapports indiquent que la curiosité et la peur des retardataires ont également contribué à l'accident. Le Pont de la Guillotière, long de cent cinquante pas et composé de dix-neuf arches, est un point stratégique de la ville.
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97
p. 133-136
DEDICACE d'une Eglise.
Début :
L'Eglise que M. l'Abbé le Moyne, Docteur de [...]
Mots clefs :
Église, Dédicace, Temple, Évêque
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texteReconnaissance textuelle : DEDICACE d'une Eglise.
EDICACE
d'uneEglise.
- L'EglisequeM.l'Abbé
le Moyne, Docteur de
Sorbonne, & Seigneur de
$elle-Ifle ,y afait bâtir,
étant achevée
,
M. l'Evêque
de Châlons fit la ceremonie
de la Dédicace le
6. Septembre. Ce Prélat
pour s'y préparer jeûna la
veille, ainsi que tous. les
habitans, aulquels il Se le
jour mêmeundiscours pastoral
sur le Sacrement de
Confirmation, qu'il administraensuite
pour faireal.
lusson de la consécration
desTemples vivansà celle
d'unTemple matériel.
1
Le soir on fit la Translation
de S. Peregrin, premier
Evêque d'Auxerre,
de S.Eustache & de S. Simplicie,
Martyrs, donnez
par les Religieux de Saint
Denis.
LeDimanche dés le point
du jour,M.FEvëque alla à
rEglife d'où l'on avoit ôté
tous les bancs. Il y fit allumer
les 12 cierges qui étoient
devant les 12 croix
des piliers, une à chacun,
après quoi il y laissa un Diacre
seul
,
qui en ferma les
portes. Il continua ensuite
laCeremonie par plusieurs
Procenions au dehors &
au dedans
y par plufieurs
enceniemens,parle chant
de plusieurs hymnes, de
cantiques, de Pseaumes,
par differens Exorcismes,
des Benedidions,desLustrations,
des Onctions
d'eau Grégorienne,d'huîle
des Carhecumenes, de
S.Crême,des Prostrations,
par le scel des tombeaux
des Martyrs, par la formation
des Alphabets grec &
latin sur la cendre étenduë
en forme de Croixde S.
André,par l'Eloge du Fondateur,
les devoirs des paroissiens, & par une Messe
Solemnelle.
d'uneEglise.
- L'EglisequeM.l'Abbé
le Moyne, Docteur de
Sorbonne, & Seigneur de
$elle-Ifle ,y afait bâtir,
étant achevée
,
M. l'Evêque
de Châlons fit la ceremonie
de la Dédicace le
6. Septembre. Ce Prélat
pour s'y préparer jeûna la
veille, ainsi que tous. les
habitans, aulquels il Se le
jour mêmeundiscours pastoral
sur le Sacrement de
Confirmation, qu'il administraensuite
pour faireal.
lusson de la consécration
desTemples vivansà celle
d'unTemple matériel.
1
Le soir on fit la Translation
de S. Peregrin, premier
Evêque d'Auxerre,
de S.Eustache & de S. Simplicie,
Martyrs, donnez
par les Religieux de Saint
Denis.
LeDimanche dés le point
du jour,M.FEvëque alla à
rEglife d'où l'on avoit ôté
tous les bancs. Il y fit allumer
les 12 cierges qui étoient
devant les 12 croix
des piliers, une à chacun,
après quoi il y laissa un Diacre
seul
,
qui en ferma les
portes. Il continua ensuite
laCeremonie par plusieurs
Procenions au dehors &
au dedans
y par plufieurs
enceniemens,parle chant
de plusieurs hymnes, de
cantiques, de Pseaumes,
par differens Exorcismes,
des Benedidions,desLustrations,
des Onctions
d'eau Grégorienne,d'huîle
des Carhecumenes, de
S.Crême,des Prostrations,
par le scel des tombeaux
des Martyrs, par la formation
des Alphabets grec &
latin sur la cendre étenduë
en forme de Croixde S.
André,par l'Eloge du Fondateur,
les devoirs des paroissiens, & par une Messe
Solemnelle.
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Résumé : DEDICACE d'une Eglise.
Le texte relate la dédicace d'une église construite par M. l'Abbé le Moyne, Docteur de Sorbonne et Seigneur de Celle-Ifle. La cérémonie, présidée par M. l'Évêque de Châlons, s'est déroulée le 6 septembre. La veille, l'évêque et les habitants ont jeûné. L'évêque a prononcé un discours sur le sacrement de Confirmation, qu'il a ensuite administré. Les reliques de Saint Pérégrin, Saint Eustache et Saint Simplicie ont été translatées depuis les Religieux de Saint Denis. Le dimanche, dès l'aube, l'évêque a allumé douze cierges devant les croix des piliers et a laissé un diacre fermer les portes. La cérémonie a inclus plusieurs processions, encensements, chants, exorcismes, bénédictions, lustrations, onctions et prosternations. L'évêque a rendu hommage au fondateur et rappelé les devoirs des paroissiens avant de célébrer une messe solennelle.
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98
p. 66-83
Nouvelles d'Angleterre, & de Hollande.
Début :
Les Lettres de Londres du 16. Octobre portent qu'on [...]
Mots clefs :
Angleterre, Paix, Flotte, Guerre, Vaisseau, Carthagène, France, Traité de paix, Roi
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre, & de Hollande.
Nouvellesd'Angleterre
& de Hollande.
Les Lettres de Londres
du 1 6.Octobre portent
qu'on en avoit reçu de la
Jamayque par lesquelles on
aprenoit que le Capitaine
Littleton
,
Commandant
une Escadre de 1JX Vaisseaux
de Guerre y étant arrivé
le 22.Juillet eut avis
que Mr du Casse
,
étoit du
côté de Cartagene
,
& qu'il
n' avoit que trois Vaisseaux
de guerre&deux Fregates,
cequi ': le fit résoudre de
l'aller attaquer ; que dans ce
dessein il fit voile le 29. &
que le 6. Août il vit terre à
huit où dixlieuës à l'Orient
de Cartagene. Que le même
jour un Vaisseau qu'il avoit
envoyé à là découverte
fit signal qu'il voyoit cinq,
Varîteaux à Boca Chica,qui
est à l'entrée du Port de Cartagene
;que le7aumatinil
découvrit quatre Navires à
qui *1 ctojhna chasse&cle soit
il en prit un grandqu'il crut
estre un Gallion,&une Parache
; qu'il résolutensuite de
retourner à la Jamaïque afin
defortifier sonEscadre du
Vaisseau le Medway,&d'aller
attendre Mr du Casse, au
bout Occidentalde l'Isle de
Cuba,paroùil devoitpasser
pour aller àla Havane;
mais que l'on n'avoit eûdepuisaucunes
nouvelles de Mr
de Littleton, & qu'on avoit
seulementapris de la Jamaïque
qu'on n'avoit trouvény
or ny argent dans les deux
Bastimens pris, ce quifaisoit
croire que Mr du Casse, les
avoitEnvoyez pour amuser
ce Capitaine pendant qu'il
prendroit une aurre route
'avcc les Gallions.
Celles du20 disent que
Je Colonel Clayton,aporta
le 16.la Relation de l'entrepriseformée
sur Quebec
qui portoiten substance
que la Flotte aprés avoir été
retenuë plusd'unmois à
Bastondansla nouvelle Angleterre
, en partit le roi
Aoûrdernier;qu'elle arriva
le 19. à l'entrée delà grande
,îiviere' de Saint Laurent Otr,
elle fut obligée par unvent
de Nordoüest tres violent
de moüiller dans , la Baye de
Gaspé;que le premier Septembre
ilsentrerent dans la
riviere ou ils avancèrent environ
quarente lieuës, aprés
quoy ils se trouverent incomodez
d'une brume fort
épaisse & d'un grand vent
d'Est-sud-Est; que vers les
huit heures du soir le Chevalier
Hovendon Walker
,
qui commandoit la Flotte,
fie signal aux Vaisseaux de se
tenir serrez, & deporrer au
Sud
,
les Pilotes qu'il avotjE
pris à Baston, dont le Gouverneur
luy avoit répondu
de la capacité, ne connissant
pas -lesmoiiiIlagcs.; que quoy
qu'il eustpriscetteprécaution
,
les Courants ne laisserent
pas de porter la Flotte
vers la coste du Nord où elle
donna sur des rochers qui
firent périr deux Vaisseaux
chargez de provisions
,
&
huit autres chargez devingt
six Compagnies de Troupes
réglées ; que néanmoins il
ne se perdit aucun Vaisseau
de guerre;quele lendemain
4 la Flotte demeura au meme
endroit pour secourir
ceux qui s'étoient fauvcz sur
les débris; que le r: on tint
Conseil de Guerre dans lequelilfut
résolud'abandonner
l'entreprise, parce que
la perte qu'on venoit de
faire en rendoit l'excution
plus difficile, & que d'ailleurs
la faison étoit siavancée,
qu'on avoir tout lieu de
craindre de pareils accidens,
par le peu de connoissance
des Pilotes;qu'ainsi on mie
à la voile pour décendre la
Riviere;que la Flottearriva
!~ 1 5. àla Baye des Espagnols
gnols, dans l'Isle du Cap
Breton; que le19on cinc
un autre Conseil de guerre
pour délibérer si on arraqueroit
le Fort de Plaisance
dans l'Isle de Terre-Neuve-,
suivant l'ordre. qu'on en
avoit en cas querentreprise
sur Quebec ne réüssitpas;
mais qu'il futrésolu de rc+
tourner en Angleterre, parce
qu'on n'avoitpassuffisament
de vivres.Que d'autres
Lettres écritespardes Officiers,
font monter la perte à
, quatorze Navires, à prés de
deux mille hommes
,
&
disentqu'on étoit en peine
du Colonel Nicholson,qui
ayoit ordre lorsquela Flotte
partie de Baston de s'avancer
de la New- YorK avec
3000. horameSjCe qu'il pouroit
rassembler de Sauvages
pourattaquer l'Isle de Mont
rcal sçituée vers le haut de
la Rivicre de Saint Laurent,
parce que la Flotte devant
luy fournir des vivres, on ne avoir pas comment il auroit
pû se retirer & résister
aux François & aux Sauva-
,
ges leurs amis.
Les Lettres du 30. de la
même Ville, portent que le
Chevalier Hovendon Walker,
étoit arrivé à la Rade de
Sainte Helene prés l'Isle de
Wight avec la Flotte qui étoit
allée en Canada;que les
Troupes qui étoient dessus
avoient esté distribuées en
quartier de rafraichissement
dans les lieuxvoisins; que le :16. le feu ayant pris par accidentauVaisseaurl'Edgar
do
>7°.pieces deCanons, sauta
> en l'air avec cinq cens hommes
qui étoient dessus, dont
aucun ne se sauva qu'un Matelot
qui étoit dans la Chaloupe
, & trois Officiers qui
avoient mis pied à terre;
qu'il y avoit sur ce Vaisseau
quelques Habitans de Port smouth
qui eurent la même
destinée que l'Equipage.
Que le 24. on publia les
Préliminaires dont on assuroit
que la France & l'Angleterre
estoient convenus
pour parvenir à une Paix génerale
,qui contiennent que
le Roy Très -
Chrestien reconnoistra
la Reine de la
Grande-Bretagne en cette
qualité, & la Succçflion à
la Couronne,selon qu'elle
est à present establie-qu'il
consentira de bonne foy
qu'onprennetoures les mefurcs
justes-&raisonnables
pour empêcher que les Coutonnes
de France & d',E[-
pagne ne soient jamais réü.
nies en la personned'un me-N
me Prince; que l'intention
duRoyest que tous lesPrinces
& Etats engagez dans
cette guerre, sans aucune
,
exception trouvent une satisfaction
raisonnable dans
le Traitéde Paix,& que le
Commerce soit rétably &; 1
maintenu à l'avantage de la
Grande Bretagne, de la Hol.
lande & des autres Nations,
que comme le Roy veut exa.
ctement observer la Paix
quand elle fera concluë, ôc
que l'objetqu'il se propose
etf d'assurer les Frontières de
son Royaume sansinquieter
en aucune maniéré les Etats
de ses voisins ,il promet de
consentir par le Traité qui
se fera que les Hollandois
soient mis en possession des
Places fortesqui y sont specifiées,
&qui serviront à l'avenir
de bariere pour assurer
le repos de la République de
Hollande ;que le Roy consent
aussi qu'on forme une
barrière seure &convenable
pour l'Empire & la Maison
d'Autriche;que quoyque le
Roy ait dépensé de grandes
sommes pour l'acquisition&
&les fortifications de Dunkerque,
Sa Majesté s'engage
à les faire raser aprèslaconclufion
de la Paix, moyens
nant un équivalent à sa fatisfaction
& comme les Anglois
ne peuvent le fournir,
la discution en fera remise
aux Conferences pour la
Négociation de la Paix. &
que lors que les Conférences
seront commencées on y
examinera à l'amiable & de
bonne foy les prétentions
des Princes & Etats engagez
dans cette Guerre, & on
n'obmettra rien pour les
terminer à la fatisfactondes
Parties.
On a appris par les Lettres
de la Haye du zi. Octobre
que sur le bruit qui s'y estoit
répandu que la Paix se négocioic
en Angleterre avoir
obligé les Etats Generaux à
y envoyer Mr Buys, Penfionnaire
d'Amsterdam en
qualité d'Envoyé Extraordinaire
: que le
1 6. il partit
pour aller s'embarquer sur
un Yacht de l'Etat que
le Comte de Strafford Ambassadeur
d'Angleterre arriva
le ii. à la Haye
,
&
que le lendemain matinil
eut une conférence avec le
Pensionnaire Heinfius.
Celles du29 portent qu'-
on ne doutoit plus des Negociations
de la Paix commencées
entre l'Angleterre
&la France;que comme
elle etoit ardemmeut souhaitée
le Publicq n'avoit
point d'autre attention; que
depuisl'arrivée du Comte
de Strafford
,
Ambassadeur
& Plénipotentiaire d'Angleterre,
il avoit toujours cil
des Conférences avec le
Pensionnaire Heinfius,&
sept Dépurer des Etats Généraux
qui s'étoient aussi
assemblez extraordinairement
pour déliberer sur ce
qu'il avoit communiqué.
Celles du5. Novembre
disent que tous les Ministres
des Puissances Alliées
,
lene
avoient dépêché des Courriers
pour les informer de
ces Propositions Préliminaires,
afin de recevoir leurs
ordres.
& de Hollande.
Les Lettres de Londres
du 1 6.Octobre portent
qu'on en avoit reçu de la
Jamayque par lesquelles on
aprenoit que le Capitaine
Littleton
,
Commandant
une Escadre de 1JX Vaisseaux
de Guerre y étant arrivé
le 22.Juillet eut avis
que Mr du Casse
,
étoit du
côté de Cartagene
,
& qu'il
n' avoit que trois Vaisseaux
de guerre&deux Fregates,
cequi ': le fit résoudre de
l'aller attaquer ; que dans ce
dessein il fit voile le 29. &
que le 6. Août il vit terre à
huit où dixlieuës à l'Orient
de Cartagene. Que le même
jour un Vaisseau qu'il avoit
envoyé à là découverte
fit signal qu'il voyoit cinq,
Varîteaux à Boca Chica,qui
est à l'entrée du Port de Cartagene
;que le7aumatinil
découvrit quatre Navires à
qui *1 ctojhna chasse&cle soit
il en prit un grandqu'il crut
estre un Gallion,&une Parache
; qu'il résolutensuite de
retourner à la Jamaïque afin
defortifier sonEscadre du
Vaisseau le Medway,&d'aller
attendre Mr du Casse, au
bout Occidentalde l'Isle de
Cuba,paroùil devoitpasser
pour aller àla Havane;
mais que l'on n'avoit eûdepuisaucunes
nouvelles de Mr
de Littleton, & qu'on avoit
seulementapris de la Jamaïque
qu'on n'avoit trouvény
or ny argent dans les deux
Bastimens pris, ce quifaisoit
croire que Mr du Casse, les
avoitEnvoyez pour amuser
ce Capitaine pendant qu'il
prendroit une aurre route
'avcc les Gallions.
Celles du20 disent que
Je Colonel Clayton,aporta
le 16.la Relation de l'entrepriseformée
sur Quebec
qui portoiten substance
que la Flotte aprés avoir été
retenuë plusd'unmois à
Bastondansla nouvelle Angleterre
, en partit le roi
Aoûrdernier;qu'elle arriva
le 19. à l'entrée delà grande
,îiviere' de Saint Laurent Otr,
elle fut obligée par unvent
de Nordoüest tres violent
de moüiller dans , la Baye de
Gaspé;que le premier Septembre
ilsentrerent dans la
riviere ou ils avancèrent environ
quarente lieuës, aprés
quoy ils se trouverent incomodez
d'une brume fort
épaisse & d'un grand vent
d'Est-sud-Est; que vers les
huit heures du soir le Chevalier
Hovendon Walker
,
qui commandoit la Flotte,
fie signal aux Vaisseaux de se
tenir serrez, & deporrer au
Sud
,
les Pilotes qu'il avotjE
pris à Baston, dont le Gouverneur
luy avoit répondu
de la capacité, ne connissant
pas -lesmoiiiIlagcs.; que quoy
qu'il eustpriscetteprécaution
,
les Courants ne laisserent
pas de porter la Flotte
vers la coste du Nord où elle
donna sur des rochers qui
firent périr deux Vaisseaux
chargez de provisions
,
&
huit autres chargez devingt
six Compagnies de Troupes
réglées ; que néanmoins il
ne se perdit aucun Vaisseau
de guerre;quele lendemain
4 la Flotte demeura au meme
endroit pour secourir
ceux qui s'étoient fauvcz sur
les débris; que le r: on tint
Conseil de Guerre dans lequelilfut
résolud'abandonner
l'entreprise, parce que
la perte qu'on venoit de
faire en rendoit l'excution
plus difficile, & que d'ailleurs
la faison étoit siavancée,
qu'on avoir tout lieu de
craindre de pareils accidens,
par le peu de connoissance
des Pilotes;qu'ainsi on mie
à la voile pour décendre la
Riviere;que la Flottearriva
!~ 1 5. àla Baye des Espagnols
gnols, dans l'Isle du Cap
Breton; que le19on cinc
un autre Conseil de guerre
pour délibérer si on arraqueroit
le Fort de Plaisance
dans l'Isle de Terre-Neuve-,
suivant l'ordre. qu'on en
avoit en cas querentreprise
sur Quebec ne réüssitpas;
mais qu'il futrésolu de rc+
tourner en Angleterre, parce
qu'on n'avoitpassuffisament
de vivres.Que d'autres
Lettres écritespardes Officiers,
font monter la perte à
, quatorze Navires, à prés de
deux mille hommes
,
&
disentqu'on étoit en peine
du Colonel Nicholson,qui
ayoit ordre lorsquela Flotte
partie de Baston de s'avancer
de la New- YorK avec
3000. horameSjCe qu'il pouroit
rassembler de Sauvages
pourattaquer l'Isle de Mont
rcal sçituée vers le haut de
la Rivicre de Saint Laurent,
parce que la Flotte devant
luy fournir des vivres, on ne avoir pas comment il auroit
pû se retirer & résister
aux François & aux Sauva-
,
ges leurs amis.
Les Lettres du 30. de la
même Ville, portent que le
Chevalier Hovendon Walker,
étoit arrivé à la Rade de
Sainte Helene prés l'Isle de
Wight avec la Flotte qui étoit
allée en Canada;que les
Troupes qui étoient dessus
avoient esté distribuées en
quartier de rafraichissement
dans les lieuxvoisins; que le :16. le feu ayant pris par accidentauVaisseaurl'Edgar
do
>7°.pieces deCanons, sauta
> en l'air avec cinq cens hommes
qui étoient dessus, dont
aucun ne se sauva qu'un Matelot
qui étoit dans la Chaloupe
, & trois Officiers qui
avoient mis pied à terre;
qu'il y avoit sur ce Vaisseau
quelques Habitans de Port smouth
qui eurent la même
destinée que l'Equipage.
Que le 24. on publia les
Préliminaires dont on assuroit
que la France & l'Angleterre
estoient convenus
pour parvenir à une Paix génerale
,qui contiennent que
le Roy Très -
Chrestien reconnoistra
la Reine de la
Grande-Bretagne en cette
qualité, & la Succçflion à
la Couronne,selon qu'elle
est à present establie-qu'il
consentira de bonne foy
qu'onprennetoures les mefurcs
justes-&raisonnables
pour empêcher que les Coutonnes
de France & d',E[-
pagne ne soient jamais réü.
nies en la personned'un me-N
me Prince; que l'intention
duRoyest que tous lesPrinces
& Etats engagez dans
cette guerre, sans aucune
,
exception trouvent une satisfaction
raisonnable dans
le Traitéde Paix,& que le
Commerce soit rétably &; 1
maintenu à l'avantage de la
Grande Bretagne, de la Hol.
lande & des autres Nations,
que comme le Roy veut exa.
ctement observer la Paix
quand elle fera concluë, ôc
que l'objetqu'il se propose
etf d'assurer les Frontières de
son Royaume sansinquieter
en aucune maniéré les Etats
de ses voisins ,il promet de
consentir par le Traité qui
se fera que les Hollandois
soient mis en possession des
Places fortesqui y sont specifiées,
&qui serviront à l'avenir
de bariere pour assurer
le repos de la République de
Hollande ;que le Roy consent
aussi qu'on forme une
barrière seure &convenable
pour l'Empire & la Maison
d'Autriche;que quoyque le
Roy ait dépensé de grandes
sommes pour l'acquisition&
&les fortifications de Dunkerque,
Sa Majesté s'engage
à les faire raser aprèslaconclufion
de la Paix, moyens
nant un équivalent à sa fatisfaction
& comme les Anglois
ne peuvent le fournir,
la discution en fera remise
aux Conferences pour la
Négociation de la Paix. &
que lors que les Conférences
seront commencées on y
examinera à l'amiable & de
bonne foy les prétentions
des Princes & Etats engagez
dans cette Guerre, & on
n'obmettra rien pour les
terminer à la fatisfactondes
Parties.
On a appris par les Lettres
de la Haye du zi. Octobre
que sur le bruit qui s'y estoit
répandu que la Paix se négocioic
en Angleterre avoir
obligé les Etats Generaux à
y envoyer Mr Buys, Penfionnaire
d'Amsterdam en
qualité d'Envoyé Extraordinaire
: que le
1 6. il partit
pour aller s'embarquer sur
un Yacht de l'Etat que
le Comte de Strafford Ambassadeur
d'Angleterre arriva
le ii. à la Haye
,
&
que le lendemain matinil
eut une conférence avec le
Pensionnaire Heinfius.
Celles du29 portent qu'-
on ne doutoit plus des Negociations
de la Paix commencées
entre l'Angleterre
&la France;que comme
elle etoit ardemmeut souhaitée
le Publicq n'avoit
point d'autre attention; que
depuisl'arrivée du Comte
de Strafford
,
Ambassadeur
& Plénipotentiaire d'Angleterre,
il avoit toujours cil
des Conférences avec le
Pensionnaire Heinfius,&
sept Dépurer des Etats Généraux
qui s'étoient aussi
assemblez extraordinairement
pour déliberer sur ce
qu'il avoit communiqué.
Celles du5. Novembre
disent que tous les Ministres
des Puissances Alliées
,
lene
avoient dépêché des Courriers
pour les informer de
ces Propositions Préliminaires,
afin de recevoir leurs
ordres.
Fermer
Résumé : Nouvelles d'Angleterre, & de Hollande.
Le texte traite des événements militaires et diplomatiques impliquant l'Angleterre et la Hollande. En octobre, des lettres de Londres rapportent que le capitaine Littleton, à la tête d'une escadre de dix vaisseaux de guerre, a appris la présence de Monsieur du Casse près de Carthagène avec trois vaisseaux de guerre et deux frégates. Littleton a décidé de l'attaquer mais a choisi de retourner en Jamaïque pour renforcer son escadre avant de se diriger vers l'ouest de Cuba pour attendre du Casse. Aucune nouvelle de Littleton n'a été reçue depuis, et les deux bâtiments capturés ne contenaient ni or ni argent, suggérant que du Casse les avait envoyés pour détourner Littleton. Le colonel Clayton a rapporté une expédition contre Québec. La flotte, partie de Boston, a été retardée et repoussée par des conditions météorologiques défavorables, perdant plusieurs navires et hommes. La flotte a ensuite décidé de retourner en Angleterre en raison du manque de vivres et de la saison avancée. Des lettres du 30 octobre indiquent que le chevalier Hovendon Walker est arrivé à Sainte-Hélène avec la flotte, et qu'un accident a causé l'explosion du vaisseau l'Edgar, tuant cinq cents hommes. Le 24 octobre, des préliminaires de paix entre la France et l'Angleterre ont été publiés, reconnaissant la reine d'Angleterre et établissant des mesures pour prévenir les conflits futurs. La France s'engage à raser les fortifications de Dunkerque et à former des barrières pour assurer la paix en Hollande et dans l'Empire. À La Haye, les États généraux ont envoyé Monsieur Buys en Angleterre pour les négociations de paix, et le comte de Strafford a eu des conférences avec le pensionnaire Heinsius et des députés des États généraux. Les négociations de paix entre l'Angleterre et la France sont confirmées, et les ministres des puissances alliées ont été informés des propositions préliminaires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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99
p. 83-89
Suite des Nouvelles d'Espagne.
Début :
Monsieur de Vendosme, ayant eu avis que trois mille hommes [...]
Mots clefs :
Ennemis, Hommes, Duc de Vendôme
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texteReconnaissance textuelle : Suite des Nouvelles d'Espagne.
Suite des Nouvelles
d'Espagne.
Monsieur de Vendosme,
ayant eu avis que trois mille
hommes des meilleures
Troupes de l'ArméeduGeneral
Staremberg
,
avoient
,
pris secrettement la route
de Tarragone pour quelque
expédition, il envoya avertir
les Gouvet neurs de TorraCe
& de Lerida de se tenis
sur leurs gardes. Eneffet,le
General Wezel, à la teste de
ce détachement
,
auquel il
avoir joint deux mille cinq
cens Miquelets,arriva le 2
Octobreavant le jour sur le
glacis de Tortose sans avoir
esté découvert à cause d'un
grand broülllard. ces Troupes
surprirent d'abord un
Corps de Garde prés de la
barrière & la demi lune de
la Porte du Temple
,
où il
n'y avoir point de Garde Ils
voulurent ensuite cfcalader
la muraille prés de la Tour
voisine de l'angleflanqué du
Bastion de S. Jean ; mais le
bruic qu'ils firent en posant
leurs Echelles, les fit découvrir.
Onavertitaussi-tost
MrdeGlines Commandant
de la Place qui s'y transporta
avec toute la diligence
possible. Dés qu'ilfutarrivé
il fit tirer cinq coups de canon
qui estoient le signal
pour faire prendre lesarmes
à la Garnison. Dans le même
temps il fit tirer sur le Rempart
les Echelles que les Ennemis
avoienc dressées, par
les So ldats de sa garde qui
l'avoient suivi. Lesennemis
fc voyant découverts se glisrent
entre les ouvrages & la
riviere ; mais la Garnison &
un grand nombre de Bourgeois
ayant occupé tous les :
Portes, on sir pluficurs décharges
de canon sur eux
chargé à cartouche, qui leur
tuèrent beaucoup de monde.
Cependant ils ne se rebuterentpas&
s'avancerent
aux portes du Temple &de
Saint Jean ausquelles il voulurent
attacher des petards
pour les enfoncer; mais lesgrandes
décharges que l'on
fie sur eux les obligèrent de
seretirer en si grand desordre
qu'ils abandonnèrent
quatrecens hommes qui
avoient pris poste dans la
demi lune de la Porte du
Temple, avec un Lieutenant-
Colonel & plusieurs
autres Officiers'; tout leur
attirail, & huit cent fusils.
Mrs de Bustamante qui étoit
avec deux cens hommes à
deux lieues de là, accourut
au bruit du canon, lequel
ayant trouvé les Ennemis
qui se retiroient, les poursuivit,
& en prie un grand
nombre. On compte que,
cette entrepriseleuracoûté
prés de quinze cens hommes
tant tuez que prisonniers &
deserteurs qui se fontvenus
rendre depuis.
D'autres Lettres portent
qu'après que les Ennemis Ce
furent retirez
,
l'Evêque fit
chanter le Te Deum, & distribuer
ensuite des rafraîchissemens
à la Garnison &
aux Bourgeois qui avoient
pris les armes pour la deffense
de leur patrie; que dans le
même temps que les Ennemis
avoientessayé de furprendre
Tortose
,
plusieurs
Vaisseaux de guerre & plufleurs
Galeres où il y avoit
des Troupes de débarquement
avoient approché de
Vignaroz à l'embouchure
de l'Ebre, dans le destein de
s'emparer de cette Ville ou
de brûler les Magasins de
grains qu'on y avoit amassez
; mais qu'ils avoient esté
pareillement contraints de
le retirer sans avoir pû exe-
,
cuter leur dessein.
d'Espagne.
Monsieur de Vendosme,
ayant eu avis que trois mille
hommes des meilleures
Troupes de l'ArméeduGeneral
Staremberg
,
avoient
,
pris secrettement la route
de Tarragone pour quelque
expédition, il envoya avertir
les Gouvet neurs de TorraCe
& de Lerida de se tenis
sur leurs gardes. Eneffet,le
General Wezel, à la teste de
ce détachement
,
auquel il
avoir joint deux mille cinq
cens Miquelets,arriva le 2
Octobreavant le jour sur le
glacis de Tortose sans avoir
esté découvert à cause d'un
grand broülllard. ces Troupes
surprirent d'abord un
Corps de Garde prés de la
barrière & la demi lune de
la Porte du Temple
,
où il
n'y avoir point de Garde Ils
voulurent ensuite cfcalader
la muraille prés de la Tour
voisine de l'angleflanqué du
Bastion de S. Jean ; mais le
bruic qu'ils firent en posant
leurs Echelles, les fit découvrir.
Onavertitaussi-tost
MrdeGlines Commandant
de la Place qui s'y transporta
avec toute la diligence
possible. Dés qu'ilfutarrivé
il fit tirer cinq coups de canon
qui estoient le signal
pour faire prendre lesarmes
à la Garnison. Dans le même
temps il fit tirer sur le Rempart
les Echelles que les Ennemis
avoienc dressées, par
les So ldats de sa garde qui
l'avoient suivi. Lesennemis
fc voyant découverts se glisrent
entre les ouvrages & la
riviere ; mais la Garnison &
un grand nombre de Bourgeois
ayant occupé tous les :
Portes, on sir pluficurs décharges
de canon sur eux
chargé à cartouche, qui leur
tuèrent beaucoup de monde.
Cependant ils ne se rebuterentpas&
s'avancerent
aux portes du Temple &de
Saint Jean ausquelles il voulurent
attacher des petards
pour les enfoncer; mais lesgrandes
décharges que l'on
fie sur eux les obligèrent de
seretirer en si grand desordre
qu'ils abandonnèrent
quatrecens hommes qui
avoient pris poste dans la
demi lune de la Porte du
Temple, avec un Lieutenant-
Colonel & plusieurs
autres Officiers'; tout leur
attirail, & huit cent fusils.
Mrs de Bustamante qui étoit
avec deux cens hommes à
deux lieues de là, accourut
au bruit du canon, lequel
ayant trouvé les Ennemis
qui se retiroient, les poursuivit,
& en prie un grand
nombre. On compte que,
cette entrepriseleuracoûté
prés de quinze cens hommes
tant tuez que prisonniers &
deserteurs qui se fontvenus
rendre depuis.
D'autres Lettres portent
qu'après que les Ennemis Ce
furent retirez
,
l'Evêque fit
chanter le Te Deum, & distribuer
ensuite des rafraîchissemens
à la Garnison &
aux Bourgeois qui avoient
pris les armes pour la deffense
de leur patrie; que dans le
même temps que les Ennemis
avoientessayé de furprendre
Tortose
,
plusieurs
Vaisseaux de guerre & plufleurs
Galeres où il y avoit
des Troupes de débarquement
avoient approché de
Vignaroz à l'embouchure
de l'Ebre, dans le destein de
s'emparer de cette Ville ou
de brûler les Magasins de
grains qu'on y avoit amassez
; mais qu'ils avoient esté
pareillement contraints de
le retirer sans avoir pû exe-
,
cuter leur dessein.
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Résumé : Suite des Nouvelles d'Espagne.
Le marquis de Vendôme, averti de l'approche de trois mille hommes des troupes du général Staremberg vers Tarragone, alerta les gouverneurs de Tortose et de Lérida. Le général Wezel, à la tête de cinq mille hommes, arriva devant Tortose le 2 octobre, profitant du brouillard pour éviter la détection. Les troupes surprirent un corps de garde près de la Porte du Temple et tentèrent d'escalader la muraille, mais furent découvertes. Le commandant M. de Glines fit tirer des coups de canon pour alerter la garnison. Les assaillants, repoussés par des décharges de canon, tentèrent d'enfoncer les portes avec des pétards sans succès. Ils se retirèrent en désordre, abandonnant quatre cents hommes, des officiers et des armes. M. de Bustamante captura un grand nombre d'ennemis en retraite. Cette attaque coûta aux assaillants près de quinze cents hommes. Après le retrait des ennemis, l'évêque fit chanter le Te Deum et distribuer des rafraîchissements. Parallèlement, des vaisseaux de guerre approchèrent de Vinaroz pour s'emparer de la ville ou brûler des magasins de grains, mais se retirèrent sans exécuter leur plan.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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100
p. 90-106
NOUVELLES de divers endroits.
Début :
De Gironne le 26. Aoust. Mr le Marquis de Brancas [...]
Mots clefs :
Gironne, Fête, Bayonne, Gênes, Milan, Hambourg, Incendie, Leipzig, Tempête, Mortalité, Bétail, Maladie
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de divers endroits.
NOUVELLESde
divers endroits.
De Gironne le 2.6.Aoufl.
Mr le Marquis de Brancas,
Lieutenant General des
Armées du Roy, Gouverneur
de Gironne, & Commandeur
de l'Ordre Militaire
de S. Louis, a donne une
grande Feste pour honorer
la mémoire de ce Sainr
,
&
pour donner des marques
de son zele au Roy ,à Sa
Majesté Catholique, &, à
Monseigneur le Prince des
Asturies, qui en porte le
nom.
Le 24 il ordonna aux
Trompettes de la Ville d'avertir
les Habitans d'illuminer
le soit toutes lesfenêtres
de leurs maisons; ce qui suc
cxecuté avec toutes les marques
d'un zele des plus ar..
dents.
Le 15. jour de laFeffe de
Saint Louis) Mr le Comto:
de Ficnnes. Lieutenant ge-
,
neral des Arméesdu Roy,
& Commandant enchefles
Troupes sur la Fronticre
Chevalier de Saint Louis;
Mr le Marquis deCaylus;
& Mr de Rignolet
,
Maré.
chauxdeCamp;Mr le
Comte de Valouse, & Mr
le Comte de Parabere,Brigadiers
; Mr de Grcfigny,
Lieutenant de Roy de la
Place; Mr deReding-, Cofanel;
Mr du Chayla,Ingénieur,
&c Chevalier deSaint
Louis;FEcac Major, & plufittiVs
Officiers des Quartiers
voisins, allèrent le matin
faire compliment à Mr le
Gouverneur,ainsi que le
Clergé dela Ville- laNo-
0
blesse, les Jurats, & les principaux
Bourgeois, & chacquuentl.
uluyypprercsfecnnttaauunn BBoouu--'
Toute cette Assemblée
se rendit ensuite dans une
Paroisse du Mercadal quiest
commune aux Religieuses
de Saint Bernard, où l'on
chanta une grande Mcffe en
Musique qui finit par le verset
Domine salvum sac Re..
gem.
L'aprésdinée il y eut un
grand Concert de voix &
dinstrumcns dans la maison
de Mr Prats, Gentilhomme
distingué &, premier Juratde
la Ville ,où logeoit Mr
le Marquis de Caraffa Seigneur
Napolitain, Maréchal
des Camps & Armées
de Sa Majesté Catholique;
Les Dames, quiestoientmagnifiquement
parées, furenc
placéessur des chaises&sur
des Carreaux à la maniere
Espagnole, selonleur rang.
dans une Salle fort spacieuse
illuminée par un grand
nombre de lustres, de girandoles
&de consoles garnies
de bougies.
On y servit une grande
, Collation, a prèslaquelle on
tira un beau Feu d'artifice
,
de l'invention de Mr de la
Grange. Il estoit dressé dans
la grande Place de la Ville;
C'étoit un Arcde Triomphe
defigurecxagonalc quifoû+
tenoit une cfpeccdelcl-lâé
! teau àquatre pans,orne d'un
) côtré d'Ecussons aux Armes
de France, & de l'autre d'Ecussons
des Armes d'Espa-
! gne,&entouré d'une balustrade
de Fleurs- delys,La
Statue Equestre de S, Louis
qui estoit au haut, sembloit
! détruire par des foudres qui
i
partoienc de sa main droite
quatre figures de Maures
qui representoient l'Herefie,
l'Idolâtrie, & les Sarrafins,
dont il avoir délivré la
Cité sainte; & les deux côtezoù
il n'y avoir pointd'E.
cussonsetoient garnis d'Emblêmes
à la loüange des deux
Rois, & du Gouverneur.
:
Une triple salve de prés
de cent pieces de canon fut
lesignalde l'exécution dece
Feu, après laquelle Mr le
Marquis de Brancas donna
un soupémagnifique.
De
DeBayonne le 24. Octobre.
La ReineDouairiere d'Espagne
ayantsouhaité daller
passer quinze jours au Château
de Bidache appartenant aMrle Duc de Grammont,
choisit Mr de Larretigny,
Commissaire Ordonnateur
des Classes au Département
de Bayonne, pour l'y conduire
,
Sa Majesté s'embarqua
le 22.. à neuf heures du
matin dans une Chaloupe
dela diligence avec laquelle
Mr de Larretigny ravoir:
fait conduire, qu'elle luy fit
l'honneur de le gratificr dune
tabattiere magnifique.
De Genes le 17.Octobre.
L'Archiduc débarquaicy
le 12. au matin; mais il ne
voulut point s'y arrester,
quoy qu'on luy eust fait
préparer un Logement: il
réfusa aussi les prefçnsde la
République, fous prétexte
qu'elle n'a point voulu le
reconnaître pour Royd'EC
pagne:il monta dans sa Calèche
à la sortie de la Chaloupe
qui le Init à terre, &
pritlaroute de Milan.
De Milanleil.Octobre
Depuis le 12. que l'Archiduc
est arrivé icy plusieursSeigneursy
font venus
le salüer
,
& entrautres le
Duc d'Ucede qui a quitté le
service du Roy Philippe V.
& qui cependant n'a pasesté
reçu par ce nouveau
Maistre, avec autant d'agrément
qu'ill'esperoit. Ce
Prince mange tous les jours,
en public, travaille avec ses
Ministres aux moyens de
trouver lesgrosses sommes
dont ila besoin. Le 157 le
Comte de Windischras,
Envoyé par l'Ambassadeur
de l'Archiduc à Francfort
luy aporta la nouvelle de
son Election à l'Empire.
Le Prince d'A vellino, & le
Marquis de Prié arriverent
le mesme jour de Rome.
On atrend un Depucé de la
Dicte Electorale qui aporte
l'Actedel'Election, & le
Cardinal Légat que le Pape
envoye pour complimenter
ce Prince.
De Hambourg le 6 Novembre
Le feu ayant pris à
Alrena le 2. de ce mois,
plus de trois cens maisons
ont este brulées, ainsi que
le Quartier des Juifs & leur
Synagogue; on y envoya
d'icy plusieurs Pompes pour
esteindre le feu avec des
Massons & des Charpentiers
; Mais telles coupures
que l'on fist dans les bastimens,
on ne put l'empescher
de le communiquer
des uns aux autres, & cet
incendie ne fut arresté que
le lendemain à cinq heures
du soir.
La Ville de Prestoë,
sicuée prés de la pointe
Méridionale de l'Iste de
de Zéeland, a esté entiere
mentréduiteen cendres.
De Leipfikle 5. Novembre.
Il fit hier une tempeste
si extraordinaire; qu'elle a
renversé pluficurs maisons,
déraciné & abbatu une
grande quantité d'arbres
dans les Forests & ailleurs,
rüiné les Jardins que le Roy
Auguste avoit fait faire
proche du Château de
Dresdec; & cette mesme
tempeste a fait perir un
Yacht magnifiquedel'Electeur
de Brandebourg.
DeVienne le 2. Novembre.
La mortalité parmy le
bettail dans l'Autriche &
»
dans la Hongrie est incroyable.
PouZrD peu que cela
dure l'on fera contraint
•
d'y vivre sans viande, san
beurre, sans fromage, &
sans laitage; & comme le
labour des Terres se fait
en ces Pays là presque uniquement
avec des Boeufs,il
y a beaucoup de Terres qui
y resteront en friche.Cette
maladie qui a d'abord règne
dans la Transylvanie, n'y a
presgue, laissé ni Boeufs,. ni
Vaches ni Moutons..
De Rome le 24. Octobre,
On reçut la semaine
dernière plusieursLettres
de Ferrare, portant que la
mortalité du bestail augmenroit
considerablement
dans le Veronois, le Vicentin
,
& le Padouan
, ce qui
faisoit aprehenderla contagion.
Ces lettres ayant (fié
luës dans la Congrégation
de la Consulte, il a esté
ordonné de prendre toutes
lesmesuresnecessaires pour
empêcher qu'il n'entrast
dans l'Etat Ecclesiastique
aucuns bestiaux venant de
ces Pays là, & on a recommandé
au Cardinal Impe.
rialc qui va à Milan de ne
passer paraucundesendroits
qui sont infectez de cette
maladie.
divers endroits.
De Gironne le 2.6.Aoufl.
Mr le Marquis de Brancas,
Lieutenant General des
Armées du Roy, Gouverneur
de Gironne, & Commandeur
de l'Ordre Militaire
de S. Louis, a donne une
grande Feste pour honorer
la mémoire de ce Sainr
,
&
pour donner des marques
de son zele au Roy ,à Sa
Majesté Catholique, &, à
Monseigneur le Prince des
Asturies, qui en porte le
nom.
Le 24 il ordonna aux
Trompettes de la Ville d'avertir
les Habitans d'illuminer
le soit toutes lesfenêtres
de leurs maisons; ce qui suc
cxecuté avec toutes les marques
d'un zele des plus ar..
dents.
Le 15. jour de laFeffe de
Saint Louis) Mr le Comto:
de Ficnnes. Lieutenant ge-
,
neral des Arméesdu Roy,
& Commandant enchefles
Troupes sur la Fronticre
Chevalier de Saint Louis;
Mr le Marquis deCaylus;
& Mr de Rignolet
,
Maré.
chauxdeCamp;Mr le
Comte de Valouse, & Mr
le Comte de Parabere,Brigadiers
; Mr de Grcfigny,
Lieutenant de Roy de la
Place; Mr deReding-, Cofanel;
Mr du Chayla,Ingénieur,
&c Chevalier deSaint
Louis;FEcac Major, & plufittiVs
Officiers des Quartiers
voisins, allèrent le matin
faire compliment à Mr le
Gouverneur,ainsi que le
Clergé dela Ville- laNo-
0
blesse, les Jurats, & les principaux
Bourgeois, & chacquuentl.
uluyypprercsfecnnttaauunn BBoouu--'
Toute cette Assemblée
se rendit ensuite dans une
Paroisse du Mercadal quiest
commune aux Religieuses
de Saint Bernard, où l'on
chanta une grande Mcffe en
Musique qui finit par le verset
Domine salvum sac Re..
gem.
L'aprésdinée il y eut un
grand Concert de voix &
dinstrumcns dans la maison
de Mr Prats, Gentilhomme
distingué &, premier Juratde
la Ville ,où logeoit Mr
le Marquis de Caraffa Seigneur
Napolitain, Maréchal
des Camps & Armées
de Sa Majesté Catholique;
Les Dames, quiestoientmagnifiquement
parées, furenc
placéessur des chaises&sur
des Carreaux à la maniere
Espagnole, selonleur rang.
dans une Salle fort spacieuse
illuminée par un grand
nombre de lustres, de girandoles
&de consoles garnies
de bougies.
On y servit une grande
, Collation, a prèslaquelle on
tira un beau Feu d'artifice
,
de l'invention de Mr de la
Grange. Il estoit dressé dans
la grande Place de la Ville;
C'étoit un Arcde Triomphe
defigurecxagonalc quifoû+
tenoit une cfpeccdelcl-lâé
! teau àquatre pans,orne d'un
) côtré d'Ecussons aux Armes
de France, & de l'autre d'Ecussons
des Armes d'Espa-
! gne,&entouré d'une balustrade
de Fleurs- delys,La
Statue Equestre de S, Louis
qui estoit au haut, sembloit
! détruire par des foudres qui
i
partoienc de sa main droite
quatre figures de Maures
qui representoient l'Herefie,
l'Idolâtrie, & les Sarrafins,
dont il avoir délivré la
Cité sainte; & les deux côtezoù
il n'y avoir pointd'E.
cussonsetoient garnis d'Emblêmes
à la loüange des deux
Rois, & du Gouverneur.
:
Une triple salve de prés
de cent pieces de canon fut
lesignalde l'exécution dece
Feu, après laquelle Mr le
Marquis de Brancas donna
un soupémagnifique.
De
DeBayonne le 24. Octobre.
La ReineDouairiere d'Espagne
ayantsouhaité daller
passer quinze jours au Château
de Bidache appartenant aMrle Duc de Grammont,
choisit Mr de Larretigny,
Commissaire Ordonnateur
des Classes au Département
de Bayonne, pour l'y conduire
,
Sa Majesté s'embarqua
le 22.. à neuf heures du
matin dans une Chaloupe
dela diligence avec laquelle
Mr de Larretigny ravoir:
fait conduire, qu'elle luy fit
l'honneur de le gratificr dune
tabattiere magnifique.
De Genes le 17.Octobre.
L'Archiduc débarquaicy
le 12. au matin; mais il ne
voulut point s'y arrester,
quoy qu'on luy eust fait
préparer un Logement: il
réfusa aussi les prefçnsde la
République, fous prétexte
qu'elle n'a point voulu le
reconnaître pour Royd'EC
pagne:il monta dans sa Calèche
à la sortie de la Chaloupe
qui le Init à terre, &
pritlaroute de Milan.
De Milanleil.Octobre
Depuis le 12. que l'Archiduc
est arrivé icy plusieursSeigneursy
font venus
le salüer
,
& entrautres le
Duc d'Ucede qui a quitté le
service du Roy Philippe V.
& qui cependant n'a pasesté
reçu par ce nouveau
Maistre, avec autant d'agrément
qu'ill'esperoit. Ce
Prince mange tous les jours,
en public, travaille avec ses
Ministres aux moyens de
trouver lesgrosses sommes
dont ila besoin. Le 157 le
Comte de Windischras,
Envoyé par l'Ambassadeur
de l'Archiduc à Francfort
luy aporta la nouvelle de
son Election à l'Empire.
Le Prince d'A vellino, & le
Marquis de Prié arriverent
le mesme jour de Rome.
On atrend un Depucé de la
Dicte Electorale qui aporte
l'Actedel'Election, & le
Cardinal Légat que le Pape
envoye pour complimenter
ce Prince.
De Hambourg le 6 Novembre
Le feu ayant pris à
Alrena le 2. de ce mois,
plus de trois cens maisons
ont este brulées, ainsi que
le Quartier des Juifs & leur
Synagogue; on y envoya
d'icy plusieurs Pompes pour
esteindre le feu avec des
Massons & des Charpentiers
; Mais telles coupures
que l'on fist dans les bastimens,
on ne put l'empescher
de le communiquer
des uns aux autres, & cet
incendie ne fut arresté que
le lendemain à cinq heures
du soir.
La Ville de Prestoë,
sicuée prés de la pointe
Méridionale de l'Iste de
de Zéeland, a esté entiere
mentréduiteen cendres.
De Leipfikle 5. Novembre.
Il fit hier une tempeste
si extraordinaire; qu'elle a
renversé pluficurs maisons,
déraciné & abbatu une
grande quantité d'arbres
dans les Forests & ailleurs,
rüiné les Jardins que le Roy
Auguste avoit fait faire
proche du Château de
Dresdec; & cette mesme
tempeste a fait perir un
Yacht magnifiquedel'Electeur
de Brandebourg.
DeVienne le 2. Novembre.
La mortalité parmy le
bettail dans l'Autriche &
»
dans la Hongrie est incroyable.
PouZrD peu que cela
dure l'on fera contraint
•
d'y vivre sans viande, san
beurre, sans fromage, &
sans laitage; & comme le
labour des Terres se fait
en ces Pays là presque uniquement
avec des Boeufs,il
y a beaucoup de Terres qui
y resteront en friche.Cette
maladie qui a d'abord règne
dans la Transylvanie, n'y a
presgue, laissé ni Boeufs,. ni
Vaches ni Moutons..
De Rome le 24. Octobre,
On reçut la semaine
dernière plusieursLettres
de Ferrare, portant que la
mortalité du bestail augmenroit
considerablement
dans le Veronois, le Vicentin
,
& le Padouan
, ce qui
faisoit aprehenderla contagion.
Ces lettres ayant (fié
luës dans la Congrégation
de la Consulte, il a esté
ordonné de prendre toutes
lesmesuresnecessaires pour
empêcher qu'il n'entrast
dans l'Etat Ecclesiastique
aucuns bestiaux venant de
ces Pays là, & on a recommandé
au Cardinal Impe.
rialc qui va à Milan de ne
passer paraucundesendroits
qui sont infectez de cette
maladie.
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Résumé : NOUVELLES de divers endroits.
Le texte relate divers événements survenus dans plusieurs villes européennes. À Gironne, le 2 juin, le Marquis de Brancas, Lieutenant Général des Armées du Roi, Gouverneur de Gironne et Commandeur de l'Ordre Militaire de Saint Louis, a organisé une grande fête en l'honneur de Saint Louis. Le 24 juin, il a ordonné aux trompettes de la ville d'avertir les habitants d'illuminer leurs fenêtres. Le 15 juin, divers dignitaires, dont le Comte de Fiennes, le Marquis de Caylus, et plusieurs brigadiers, ont rendu hommage au Gouverneur. Une messe solennelle a été chantée dans une paroisse, suivie d'un concert et d'un feu d'artifice dans la grande place de la ville. À Bayonne, le 24 octobre, la Reine Douairière d'Espagne a souhaité passer quinze jours au Château de Bidache, appartenant au Duc de Grammont. Elle a choisi Monsieur de Larretigny pour la conduire et l'a récompensé d'une tabatière magnifique. À Gênes, le 17 octobre, l'Archiduc a débarqué mais a refusé les honneurs de la République et a pris la route de Milan. À Milan, le 11 octobre, plusieurs seigneurs, dont le Duc d'Ucede, ont salué l'Archiduc. L'Archiduc a reçu la nouvelle de son élection à l'Empire et a travaillé avec ses ministres pour trouver des fonds. À Hambourg, le 6 novembre, un incendie a détruit plus de trois cents maisons à Alrena, y compris le quartier des Juifs et leur synagogue. La ville de Prestoë a été entièrement réduite en cendres. À Leipzig, le 5 novembre, une tempête a causé des dégâts importants, renversant des maisons et détruisant des jardins. À Vienne, le 2 novembre, une épidémie a décimé le bétail en Autriche et en Hongrie, menaçant l'agriculture et l'alimentation. À Rome, le 24 octobre, des lettres de Ferrare ont signalé une augmentation de la mortalité du bétail dans plusieurs régions, incitant les autorités à prendre des mesures pour empêcher la contagion.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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