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1
p. 1-17
Mort de L'EMPEREUR.
Début :
Joseph-Jacob-Jean-Ignance Eustache, Empereur d'Occident, mourut à [...]
Mots clefs :
Empereur, Empire, Électeurs, Roi, Couronne
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texteReconnaissance textuelle : Mort de L'EMPEREUR.
Mort de L'EMPEREUR.
Joseph
- Jacob-Jean-
1,
Ignace Eustache
,
Empereur
d'Occident, mourut
à Vienne en Autriche de
la petite verole, le 17.
Avril
dernier, dans sa 33e.
année.
Il estoit fils aisné de
l'Empereur Leopold L ôç : d'Eleonore - Magdelaine:
Theresede Newbourg. -
Il fut declaré Roy
d'Hongrie le 17,Novem--
bre1687.
Il futeslu Roy des Ro- -
mainsle24. Janvier r6<>o,
Il prit le titre d'Empereules.
May 1705.
Il avoir épousé îc ij^j
Janvier 16go. Villein.ine--j
Amelie de BrunswikHa- -
novre ,
dont il a eu un fils
morten bas âge; &dux
filles qui sont les ArthiuUchesses
Marie Joseph ,-&
Marie-Amélie.
Les frere lX. soeurs de
l'Empereur Joseph
3
sont
l'Archiduc Charles
,
les
Archiduchesses Marie-
Elisabeth
,
Marie-Anne,
& MarieMagdelaine,
La Maison d'Autriche
futélevée pour la premiere
fois à la dignité Imperial
e en la personne deRodolphe
d'Hapfbourg à
Francfort le dernier jour
de Septembre l'an 1273. Il"
tua Ottocare second Roy
de Boheme dans une bataille
prés de Vienne. Cet
Ottocare prétendoitque
toute l'Autriche luy appartenoit;
mais Rodolphe
qui prétendoit que cetEtat
estoit dévoluà l'Empire
faute de posterité masculine,
s'en appliqua la proprieté
persornelle qu'ilfit
confirmer dansuneDiette
par lesElecteurs & lesPrinces
de l'Empire
,
& par uneBulle duPapeMartin ,
II. Aprés ces formalitez il
en donna l'investiture à
son fils Albert.Ce futalors
que les Princes de cette
Maison quitterentle titre
de Comtes d'Hapsbourg
¡ pour prendre ccluy de
Ducs d'Autriche; ensuiteils
ont pris celuy d'Archiducs.
Voicy les alliances qui
ont le plus contribué à l'agrandissement
delaMaison
d'Autriche.
L'Em pereur Maximilienépousal'an1477.
Marie
de Bourgogne, fille de
Charles le Hardy,laplus
riche heritiere de l'Europe.
Philippe II. Archiduc
d'Autriche épousa en 149^
Jeanne dAragon, heritiere
de Ferdinand V. dit le
Catholique - ,Roy d'Aragon
& d'Isabelle Reyne de Castille.
Ainsi Jeanne apporta
à son mary la Couronne
d'Aragon avec ks Etats
d'Italie lesquels y estoient
annexés qu'elleheritoit
du chef de son pere, &la-
Couronne de Castille avec
la Grenade & les Etats annexés
a cette Couronne
qu'elle heritoit duchefde
samere.
L'Empereur Charles-
Quint ayantcedé l'Empire
à son frereFerdinand,
aprés l'avoir saic élireRoy
des Romains, ces deux
freres diviserentlaMasion
d'Autriche en deux branches,
L'Aisnée a donné
cinq Rois à l'Espagne, &
la Cadette quatorze Empereurs.
Prérogatives desEmpereurs.
Ils ont la pluspart des
titres des anciens Empereurs
d'Occident.Ils prennent
ceux de tousjours
Auguste,deCesar, & de
sacréeMajesté. LeurCouronne
qui est fermée ôc
surmontée d'un Globe,est
le symbole de la Monarchie
universelle. Ils ont
seuls le pouvoir de convoquer
& de congedier Les
Diettes generales; d'en
amodier les resolutions,
& de les faire executer. Ils
peuvent non feulement
ériger les Terres en Baronies,
en Comtez , & en
Duchez; maisaussiils prétendentde
pouvoir ériger
lesPrincipautez enRoyaumes
, ( ce que prétendit
faire en 1700. l'Empereur
Leopold
, en donnant à
l'Electeur deBrandebourg
le titre de Roy de Prusse
,
par Diplome de rcconnoissance.)
Ils donnent
l'investiture des grands
fiefs de l'Empire, & ils
disposoient mesme avant
Charles-Quint
,
des Etats
& Provinces qui y estoient
dévolus. Ils instituent &
confirment les Universitez
& les Académies &
tous ces Droits de Souverains
sont si attachez à la
Couronne Impériale ,
qu'en l'absence de l'jErrêpereur
, le Roy des Romains
en joüit, & au défaut
de l'un& de l'autre,
ces Droits appartiennent
aux deux Vicaires de l'Empire
qui sont les Electeurs
de Baviere & de Saxe.L'Electeur
de Baviere e-si Vicaire
dans les pays de droit
de Franconie,&celuy de
Saxe dans les pays de droic
Saxon.Laqualité de Vicaire
est disputée à l'Electeur
de Baviere par l'Electeur
Palatin.
Vous verrez cy-aprés plus CM
longdans laBulle d'Orles
Obligations desEmpereurs.
Ils doivent prendre l'avis
des Electeurs lorsqu'il
s'agit d'engager ou d'aliener
les biens de l'Empire,
d'accorder le Privilege de
battre Monnoye *-'
,
& d'y
donner le prix. Ils ont bcfoin
d'un consentement
general des Electeurs
,. Princes, & autres m'embres
de l'Empire., pour
mettre quelqu'un au Ban
de l'Empire,commeaussi
Lorsqu'il s'agit de faire
quelqueReglement concernant
la Religion, déclarer
la Guerre,faire la
Paix, lever des subsides,
&c.
Lorsqu'un Empe- reur cft
esluils'oblige àces restrictions
de ion pouvoir par
une Capitulation qu'il fait
avec les Electeurs & Princes
de l'Empire. Selon les
occasions on peut ajouster
d'autres Articles à la Capitulation,
dont 1 Empereur
est obligé de jurer l'observation
dans le temps de
sonElection, &de la réiterer
avant &aprés son
Couronnement
, ce qui
s'observa lors de FEtechon
de l'Empereur Leopold.
Les Electeurs luy firent
promettre fous serment
de n'envoyer , aucunes
Troupes sans le consentement
de l'Empire enFlandre
ni en Italie contre les
François,suivant ce qui
estoitstipulé dans lesTraitez
de Westphalie
,
dont
l'observation luy est enjointe
par plusieurs articlesde
cette Capitulation.
Le Roy des Romains
citenu par les Electeurs,
& à la mort de l'Empereur
il succede de droit à
l'Empire, sans qu'il soit
necessaire de faire une
nouvelle Election. Ils cf.î
toient autrefois obligez
d'aller recevoir laCouronne
Imperiale à Rome des
mains duPape;ils estoient
accompagnez de vingt
mille hommes de pied & 1
de quatre mille Cavaliers
entretenus pendant le 1
voyage aux dépens de
l'Empire. Ilsestoientcouronnez
Rois de Lombardie
à Monza dans le Milanez.
LaCouronne qu'ils
recevoient estoit d'or,
sans pointes , enrichie de
Diamants, avec une petite
bande de fer au dedans,
ce qui l'a fitappeller
la Couronne de Fer.
Aprés avoir reçu la Couronne
Romaine en Allemagne
,
& la Couronne
de Ferà Monza, ils serendoient
à Rome pour y
dire couronnez Empereurs
par le Pape;mais les
Etats de l'Empire assemblez
à Francfort en 1338.
& à Colognel'année tUlvante,
considerant la dépense
que ce voyage d'Italie
causoit à l'Empire ,
conclurent que la
-
feule
élection conseroit auPrince
la pleine puissance Imperiale
,
& déclarerent
inutiles les ceremonies des
Couronnements deRome -
&de Milan; cependant
les Papes ont refuséde reconnoistre
les Empereurs,
s'ils n'obtenoient du Saint
Siége un Brefqui les dif.
pensast d'aller à Rome,&
qui confirmast leur Election.
tion. Charles-Quinta eilé
le dernier Empereur couronné
de la main du Pape;
ceux qui n'y ont pas esté
couronnez,ne sont nommez
dans lesBulles &Brefs
queImperatorElectus.
REMARQUES
Joseph
- Jacob-Jean-
1,
Ignace Eustache
,
Empereur
d'Occident, mourut
à Vienne en Autriche de
la petite verole, le 17.
Avril
dernier, dans sa 33e.
année.
Il estoit fils aisné de
l'Empereur Leopold L ôç : d'Eleonore - Magdelaine:
Theresede Newbourg. -
Il fut declaré Roy
d'Hongrie le 17,Novem--
bre1687.
Il futeslu Roy des Ro- -
mainsle24. Janvier r6<>o,
Il prit le titre d'Empereules.
May 1705.
Il avoir épousé îc ij^j
Janvier 16go. Villein.ine--j
Amelie de BrunswikHa- -
novre ,
dont il a eu un fils
morten bas âge; &dux
filles qui sont les ArthiuUchesses
Marie Joseph ,-&
Marie-Amélie.
Les frere lX. soeurs de
l'Empereur Joseph
3
sont
l'Archiduc Charles
,
les
Archiduchesses Marie-
Elisabeth
,
Marie-Anne,
& MarieMagdelaine,
La Maison d'Autriche
futélevée pour la premiere
fois à la dignité Imperial
e en la personne deRodolphe
d'Hapfbourg à
Francfort le dernier jour
de Septembre l'an 1273. Il"
tua Ottocare second Roy
de Boheme dans une bataille
prés de Vienne. Cet
Ottocare prétendoitque
toute l'Autriche luy appartenoit;
mais Rodolphe
qui prétendoit que cetEtat
estoit dévoluà l'Empire
faute de posterité masculine,
s'en appliqua la proprieté
persornelle qu'ilfit
confirmer dansuneDiette
par lesElecteurs & lesPrinces
de l'Empire
,
& par uneBulle duPapeMartin ,
II. Aprés ces formalitez il
en donna l'investiture à
son fils Albert.Ce futalors
que les Princes de cette
Maison quitterentle titre
de Comtes d'Hapsbourg
¡ pour prendre ccluy de
Ducs d'Autriche; ensuiteils
ont pris celuy d'Archiducs.
Voicy les alliances qui
ont le plus contribué à l'agrandissement
delaMaison
d'Autriche.
L'Em pereur Maximilienépousal'an1477.
Marie
de Bourgogne, fille de
Charles le Hardy,laplus
riche heritiere de l'Europe.
Philippe II. Archiduc
d'Autriche épousa en 149^
Jeanne dAragon, heritiere
de Ferdinand V. dit le
Catholique - ,Roy d'Aragon
& d'Isabelle Reyne de Castille.
Ainsi Jeanne apporta
à son mary la Couronne
d'Aragon avec ks Etats
d'Italie lesquels y estoient
annexés qu'elleheritoit
du chef de son pere, &la-
Couronne de Castille avec
la Grenade & les Etats annexés
a cette Couronne
qu'elle heritoit duchefde
samere.
L'Empereur Charles-
Quint ayantcedé l'Empire
à son frereFerdinand,
aprés l'avoir saic élireRoy
des Romains, ces deux
freres diviserentlaMasion
d'Autriche en deux branches,
L'Aisnée a donné
cinq Rois à l'Espagne, &
la Cadette quatorze Empereurs.
Prérogatives desEmpereurs.
Ils ont la pluspart des
titres des anciens Empereurs
d'Occident.Ils prennent
ceux de tousjours
Auguste,deCesar, & de
sacréeMajesté. LeurCouronne
qui est fermée ôc
surmontée d'un Globe,est
le symbole de la Monarchie
universelle. Ils ont
seuls le pouvoir de convoquer
& de congedier Les
Diettes generales; d'en
amodier les resolutions,
& de les faire executer. Ils
peuvent non feulement
ériger les Terres en Baronies,
en Comtez , & en
Duchez; maisaussiils prétendentde
pouvoir ériger
lesPrincipautez enRoyaumes
, ( ce que prétendit
faire en 1700. l'Empereur
Leopold
, en donnant à
l'Electeur deBrandebourg
le titre de Roy de Prusse
,
par Diplome de rcconnoissance.)
Ils donnent
l'investiture des grands
fiefs de l'Empire, & ils
disposoient mesme avant
Charles-Quint
,
des Etats
& Provinces qui y estoient
dévolus. Ils instituent &
confirment les Universitez
& les Académies &
tous ces Droits de Souverains
sont si attachez à la
Couronne Impériale ,
qu'en l'absence de l'jErrêpereur
, le Roy des Romains
en joüit, & au défaut
de l'un& de l'autre,
ces Droits appartiennent
aux deux Vicaires de l'Empire
qui sont les Electeurs
de Baviere & de Saxe.L'Electeur
de Baviere e-si Vicaire
dans les pays de droit
de Franconie,&celuy de
Saxe dans les pays de droic
Saxon.Laqualité de Vicaire
est disputée à l'Electeur
de Baviere par l'Electeur
Palatin.
Vous verrez cy-aprés plus CM
longdans laBulle d'Orles
Obligations desEmpereurs.
Ils doivent prendre l'avis
des Electeurs lorsqu'il
s'agit d'engager ou d'aliener
les biens de l'Empire,
d'accorder le Privilege de
battre Monnoye *-'
,
& d'y
donner le prix. Ils ont bcfoin
d'un consentement
general des Electeurs
,. Princes, & autres m'embres
de l'Empire., pour
mettre quelqu'un au Ban
de l'Empire,commeaussi
Lorsqu'il s'agit de faire
quelqueReglement concernant
la Religion, déclarer
la Guerre,faire la
Paix, lever des subsides,
&c.
Lorsqu'un Empe- reur cft
esluils'oblige àces restrictions
de ion pouvoir par
une Capitulation qu'il fait
avec les Electeurs & Princes
de l'Empire. Selon les
occasions on peut ajouster
d'autres Articles à la Capitulation,
dont 1 Empereur
est obligé de jurer l'observation
dans le temps de
sonElection, &de la réiterer
avant &aprés son
Couronnement
, ce qui
s'observa lors de FEtechon
de l'Empereur Leopold.
Les Electeurs luy firent
promettre fous serment
de n'envoyer , aucunes
Troupes sans le consentement
de l'Empire enFlandre
ni en Italie contre les
François,suivant ce qui
estoitstipulé dans lesTraitez
de Westphalie
,
dont
l'observation luy est enjointe
par plusieurs articlesde
cette Capitulation.
Le Roy des Romains
citenu par les Electeurs,
& à la mort de l'Empereur
il succede de droit à
l'Empire, sans qu'il soit
necessaire de faire une
nouvelle Election. Ils cf.î
toient autrefois obligez
d'aller recevoir laCouronne
Imperiale à Rome des
mains duPape;ils estoient
accompagnez de vingt
mille hommes de pied & 1
de quatre mille Cavaliers
entretenus pendant le 1
voyage aux dépens de
l'Empire. Ilsestoientcouronnez
Rois de Lombardie
à Monza dans le Milanez.
LaCouronne qu'ils
recevoient estoit d'or,
sans pointes , enrichie de
Diamants, avec une petite
bande de fer au dedans,
ce qui l'a fitappeller
la Couronne de Fer.
Aprés avoir reçu la Couronne
Romaine en Allemagne
,
& la Couronne
de Ferà Monza, ils serendoient
à Rome pour y
dire couronnez Empereurs
par le Pape;mais les
Etats de l'Empire assemblez
à Francfort en 1338.
& à Colognel'année tUlvante,
considerant la dépense
que ce voyage d'Italie
causoit à l'Empire ,
conclurent que la
-
feule
élection conseroit auPrince
la pleine puissance Imperiale
,
& déclarerent
inutiles les ceremonies des
Couronnements deRome -
&de Milan; cependant
les Papes ont refuséde reconnoistre
les Empereurs,
s'ils n'obtenoient du Saint
Siége un Brefqui les dif.
pensast d'aller à Rome,&
qui confirmast leur Election.
tion. Charles-Quinta eilé
le dernier Empereur couronné
de la main du Pape;
ceux qui n'y ont pas esté
couronnez,ne sont nommez
dans lesBulles &Brefs
queImperatorElectus.
REMARQUES
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Résumé : Mort de L'EMPEREUR.
Joseph Ier, fils aîné de Léopold Ier et d'Éléonore-Madeleine de Neubourg, est décédé à Vienne le 17 avril à l'âge de 33 ans. Il a été couronné roi de Hongrie en 1687, roi des Romains en 1690, et a pris le titre d'Empereur en 1705. Il a épousé Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg en 1699, avec qui il a eu un fils mort en bas âge et deux filles, les archiduchesses Marie-Josèphe et Marie-Amélie. Ses frères et sœurs incluent l'archiduc Charles et les archiduchesses Marie-Élisabeth, Marie-Anne et Marie-Madeleine. La Maison d'Autriche a été élevée à la dignité impériale en 1273 avec Rodolphe de Habsbourg, qui a vaincu Ottocar II de Bohême. Rodolphe a revendiqué l'Autriche et a fait confirmer sa propriété par les électeurs et les princes de l'Empire, ainsi que par le pape Martin IV. Il a ensuite donné l'investiture à son fils Albert, marquant le début de l'utilisation du titre d'archiduc. Les alliances matrimoniales ont joué un rôle crucial dans l'agrandissement de la Maison d'Autriche, notamment le mariage de Maximilien avec Marie de Bourgogne et celui de Philippe II avec Jeanne d'Aragon. Charles Quint a divisé la Maison d'Autriche en deux branches, l'aînée donnant des rois à l'Espagne et la cadette des empereurs au Saint-Empire. Les empereurs possèdent divers titres et prérogatives, tels que ceux d'Auguste, de César et de sacrée Majesté. Ils ont le pouvoir de convoquer et de congédier les diètes générales, d'ériger des terres en baronies, comtés, duchés et royaumes, et de donner l'investiture des grands fiefs de l'Empire. En l'absence de l'empereur, ces droits sont exercés par le roi des Romains ou les vicaires de l'Empire, les électeurs de Bavière et de Saxe. Les obligations des empereurs incluent la nécessité de consulter les électeurs pour engager ou aliéner les biens de l'Empire, accorder des privilèges de battre monnaie, déclarer la guerre, faire la paix, lever des subsides, et régler des questions religieuses. Lors de son élection, l'empereur doit jurer l'observation de ces restrictions dans une capitulation avec les électeurs et princes de l'Empire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 17-20
REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
Début :
Charles IV. aprés avoir fait publier la Bulle d'Or à [...]
Mots clefs :
Électeurs, Empereur, Bulle d'Or
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texteReconnaissance textuelle : REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
REMARQUES.
Ceremonies d'Allemagne.
Charles IV. après avoir
faitpublierla Bulle d'Or à
Mets, voulut commencer
à la faire executer en ce
qui concernoit le service
que les Princes Electeurs
devoient luy rendre lorsquil
mangeoir en public
L'on avoiteslevé une Estrade
au milieu du marchépublic
,
sur laquelle eftoïoi
la table du festin) où l'Empereur
& l'lm peratrice [Ql
placèrentd'abordjensuite
les trois Electeurs Ecclefîaftiquesvinrent
àChevacomme
Archichancelier
de l'En) pire,chacun ayant
un Sceau penduaucol, ~M
une Lettre àla main droite.
Ensuite marchoient les
quatre Electeurs ~Seculien:
aussi à Cheval ;le Ducdob
Saxe ayant un picotin ~d'ami
gent pleind'avoine ensa
main droite ,comme Archi-
Maréchal de l'Empire,&
mit pied à terre le
premier,parce que sa fonction
estaussi de placerles
Princes chacun à son rang.
Le Marquis de Brandebourg
donna à laver à
l'Empereur & à l'impératrice
avec une Eguiere &
un Bassin d'or. Le Comte
Palatin du Rhin servit les
plats surla table. Le Roy
de Bohesme ou celuy qui
le representoit,mit sur le
coin de la table un flacon
d'or plein de vin, & en
presenta à l'Empereur
dans un gobelet d'or. Aprés
les Electeurs marchoient
les deux grands
Veneurs sonnant du Cor,
& suivis de leurs Chasseurs
& de leurs Chiens;ils tuerent
devant l'Empereur
un grand Cerf& un gros
Sanglier; ensuite aprés le
repas l'Empereur les congedia
tous avec des presents
magnifiques.
Ceremonies d'Allemagne.
Charles IV. après avoir
faitpublierla Bulle d'Or à
Mets, voulut commencer
à la faire executer en ce
qui concernoit le service
que les Princes Electeurs
devoient luy rendre lorsquil
mangeoir en public
L'on avoiteslevé une Estrade
au milieu du marchépublic
,
sur laquelle eftoïoi
la table du festin) où l'Empereur
& l'lm peratrice [Ql
placèrentd'abordjensuite
les trois Electeurs Ecclefîaftiquesvinrent
àChevacomme
Archichancelier
de l'En) pire,chacun ayant
un Sceau penduaucol, ~M
une Lettre àla main droite.
Ensuite marchoient les
quatre Electeurs ~Seculien:
aussi à Cheval ;le Ducdob
Saxe ayant un picotin ~d'ami
gent pleind'avoine ensa
main droite ,comme Archi-
Maréchal de l'Empire,&
mit pied à terre le
premier,parce que sa fonction
estaussi de placerles
Princes chacun à son rang.
Le Marquis de Brandebourg
donna à laver à
l'Empereur & à l'impératrice
avec une Eguiere &
un Bassin d'or. Le Comte
Palatin du Rhin servit les
plats surla table. Le Roy
de Bohesme ou celuy qui
le representoit,mit sur le
coin de la table un flacon
d'or plein de vin, & en
presenta à l'Empereur
dans un gobelet d'or. Aprés
les Electeurs marchoient
les deux grands
Veneurs sonnant du Cor,
& suivis de leurs Chasseurs
& de leurs Chiens;ils tuerent
devant l'Empereur
un grand Cerf& un gros
Sanglier; ensuite aprés le
repas l'Empereur les congedia
tous avec des presents
magnifiques.
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Résumé : REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
Après la publication de la Bulle d'Or à Metz, Charles IV organisa des cérémonies impliquant les Princes Électeurs lors de ses repas publics. Une estrade fut dressée au marché public pour accueillir la table du festin, où l'Empereur et l'Impératrice prirent place en premier. Les trois Électeurs ecclésiastiques arrivèrent à cheval, portant chacun un sceau et une lettre. Ils furent suivis par les quatre Électeurs séculiers. Le Duc de Saxe, en tant qu'Archi-Maréchal, dirigea les Princes à leurs rangs respectifs. Le Marquis de Brandebourg offrit de l'eau à l'Empereur et à l'Impératrice avec des objets en or. Le Comte Palatin du Rhin servit les plats, tandis que le Roi de Bohême plaça un flacon de vin sur la table et en offrit à l'Empereur. Après les Électeurs, les grands Veneurs présentèrent un cerf et un sanglier tués devant l'Empereur. À la fin du repas, l'Empereur congédia les participants en leur offrant des présents.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 21-25
CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
Début :
Le jour marqué pour cette Cérémonie, les Peuples s'assemblent [...]
Mots clefs :
Province de Carinthie, Archiduc, Cérémonie, Prince, Paysans, Peuple
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texteReconnaissance textuelle : CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
CEREMONIE
pratiquée 10r(rte les Archiducsreçoivent
l'hommac
hiducs re ul
ge & le ferment defidelité
de la Province de Carinthie.
Le jour marqué pour
cette Cérémonie)les Peuples
s'assemblent dans une
,
Vallée proche de laVille
de saint Veit
,
qui en efi:
la Capitale; Un Païsan
monte sur une grande
pierre de marbrequ'il y a
dans une Prairie , ayant
à sa main droite une vache
noire, & une mechante
cavale à sa gauche: l'Archiduc
vertu en Paysan
,"t
une houlette de Berger lèi
la main, precédé de quantiré
de Gentilshommesri- - chement vestus
,
de ses2
Officiers & de ses Gardes
tous à pied, s'avance vers
cette pierre;Alors le Pay--
san demande ,Qjûeft celuy.'{
qui marcheiffièrement ? Et les
Peuple répondant quecVy?ï\
leur nouveau Prince; illeur
demande s'il est justeJuge,
s'il cherche le bien du Pays x..
s'ilestNoble, méritant, Chrétien,~&
Protecteurde la Fois?
Et sur ce qu'on luy répond
qu'ill'est & le lera, il dit
aux Officiers du Prince "z
Qui pourra me chasserde cette
place? Sur-quoy le Maistre
d'Hostel lui promet soixante
deniers, les deux
bestes qui sontàses cassez,
les habits que porte le
Duc
,
& qu'il fera franc de
toute forte d'Im positions.
Sur cette promesse le Payfan
descend
,
touche doucement
avec la main la
joüe du Prince, à qui il recommande
la Juflice.Cela
fait, le Prince monte sur
la pierre,ayant changé
sa houlette en une épée
nuë;& ayant promis bonne
Justice au Peuple,il va àl'Eglise Nostre-Dame,
qui n'en est pasesloignée;
où s'estant revestu de ses
plus riches habits, retourne
dans le mesme endroit,
& y reçoit l'Hommage &
leSerment defidélité. On
dit que la raison pour laquelle
les Pay sans ont ce
droit au dessus de la Noblesse
,
c'est parce qu'ils
ont
ont esté les premiers à etïu
braderle Christianisme,
pendant que lesGentilshommes
crou pirent dans
le Paganisme juiqu'au regné
de Charlemagne.
CER EMONIE
pratiquée 10r(rte les Archiducsreçoivent
l'hommac
hiducs re ul
ge & le ferment defidelité
de la Province de Carinthie.
Le jour marqué pour
cette Cérémonie)les Peuples
s'assemblent dans une
,
Vallée proche de laVille
de saint Veit
,
qui en efi:
la Capitale; Un Païsan
monte sur une grande
pierre de marbrequ'il y a
dans une Prairie , ayant
à sa main droite une vache
noire, & une mechante
cavale à sa gauche: l'Archiduc
vertu en Paysan
,"t
une houlette de Berger lèi
la main, precédé de quantiré
de Gentilshommesri- - chement vestus
,
de ses2
Officiers & de ses Gardes
tous à pied, s'avance vers
cette pierre;Alors le Pay--
san demande ,Qjûeft celuy.'{
qui marcheiffièrement ? Et les
Peuple répondant quecVy?ï\
leur nouveau Prince; illeur
demande s'il est justeJuge,
s'il cherche le bien du Pays x..
s'ilestNoble, méritant, Chrétien,~&
Protecteurde la Fois?
Et sur ce qu'on luy répond
qu'ill'est & le lera, il dit
aux Officiers du Prince "z
Qui pourra me chasserde cette
place? Sur-quoy le Maistre
d'Hostel lui promet soixante
deniers, les deux
bestes qui sontàses cassez,
les habits que porte le
Duc
,
& qu'il fera franc de
toute forte d'Im positions.
Sur cette promesse le Payfan
descend
,
touche doucement
avec la main la
joüe du Prince, à qui il recommande
la Juflice.Cela
fait, le Prince monte sur
la pierre,ayant changé
sa houlette en une épée
nuë;& ayant promis bonne
Justice au Peuple,il va àl'Eglise Nostre-Dame,
qui n'en est pasesloignée;
où s'estant revestu de ses
plus riches habits, retourne
dans le mesme endroit,
& y reçoit l'Hommage &
leSerment defidélité. On
dit que la raison pour laquelle
les Pay sans ont ce
droit au dessus de la Noblesse
,
c'est parce qu'ils
ont
ont esté les premiers à etïu
braderle Christianisme,
pendant que lesGentilshommes
crou pirent dans
le Paganisme juiqu'au regné
de Charlemagne.
CER EMONIE
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Résumé : CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
En Carinthie, les Archiducs reçoivent l'hommage et le serment de fidélité de la province lors d'une cérémonie se déroulant dans une vallée près de Saint Veit. Un paysan, accompagné d'une vache noire et d'un cheval, monte sur une pierre de marbre. L'Archiduc, déguisé en paysan, s'avance vers la pierre, escorté de gentilshommes, d'officiers et de gardes. Le paysan interroge l'Archiduc sur sa justice, son désir de bien pour le pays, sa noblesse, son mérite, sa foi chrétienne et sa protection de la foi. Après des réponses affirmatives, le paysan demande qui pourrait chasser l'Archiduc de cette place. Le maître d'hôtel promet soixante deniers, les deux bêtes et les habits du duc, ainsi que la franchise de toute forte d'impositions. Le paysan touche doucement la joue de l'Archiduc en lui recommandant la justice. L'Archiduc monte sur la pierre, change sa houlette en une épée nue et promet bonne justice au peuple. Il se rend ensuite à l'église Notre-Dame, se revêt de ses plus riches habits et retourne pour recevoir l'hommage et le serment de fidélité. Les paysans possèdent ce droit au-dessus de la noblesse car ils ont été les premiers à embrasser le christianisme, tandis que les gentilshommes restaient païens jusqu'au règne de Charlemagne.
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4
p. 25-28
CEREMONIE de la Diete.
Début :
Le jour marqué pour faire l'ouverture des Etats, l'Empereur [...]
Mots clefs :
Cérémonie, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CEREMONIE de la Diete.
CER EMONIE
de la Diete.
Le jour marqué pour
faire l'ouverture desEtats,
l'Empereur s'y rend en
Personneou par Députez,
lorsque l'Empereurestassissurson
Trofne, les Electeurs
se placent à sa droite
&à sa gauche,suivant
leur rang, sur des bans tapissez
d'écarlate & élevez
de deux marches: ceux
des autres Princes ne sont
ellevez que d'une, & tapissez
de drap vert. Lorsquechacun
est placé selon
son rang, Sa Majestéfait
faire par un Prince,les
proportions qu'il souhaite
à l'Assemblée; l'Electeur
de Tréves au nom detous
les Etatsremercie SaMajestédes
soins qu'Elle se
donne, en l'assurant qu'ils
travailleront incessammentàluy
donneruneentieresatisfactionsur
ses
demandes. On donnepar
écrità chaque Collége
les propositions de l'Em-,
sereur,qui les examinent
a part;& ayantensuite pris
leur resolution
,
ils conviennent
du jour qu'ils
doivent se joindre tous les
troIS, pour s'entrecommuniquer
leurs Centi-
: ments: &s'ils demeurent
d'accord du Resultat
,
ils
l'envoyent à l'Empereur,
qui l'ay antapprouvé
,
est
misaunombredesConstitutions
Impérial es : Mais
s'il yaquelqu'undes Collèges
dont les avis ne
soient pas conformes aux
autres & aux sentiments
du Commissaire de l'Empereur
,
la Constitution
Impériale n'a point force
de Loi, & est entierement
nulle.
de la Diete.
Le jour marqué pour
faire l'ouverture desEtats,
l'Empereur s'y rend en
Personneou par Députez,
lorsque l'Empereurestassissurson
Trofne, les Electeurs
se placent à sa droite
&à sa gauche,suivant
leur rang, sur des bans tapissez
d'écarlate & élevez
de deux marches: ceux
des autres Princes ne sont
ellevez que d'une, & tapissez
de drap vert. Lorsquechacun
est placé selon
son rang, Sa Majestéfait
faire par un Prince,les
proportions qu'il souhaite
à l'Assemblée; l'Electeur
de Tréves au nom detous
les Etatsremercie SaMajestédes
soins qu'Elle se
donne, en l'assurant qu'ils
travailleront incessammentàluy
donneruneentieresatisfactionsur
ses
demandes. On donnepar
écrità chaque Collége
les propositions de l'Em-,
sereur,qui les examinent
a part;& ayantensuite pris
leur resolution
,
ils conviennent
du jour qu'ils
doivent se joindre tous les
troIS, pour s'entrecommuniquer
leurs Centi-
: ments: &s'ils demeurent
d'accord du Resultat
,
ils
l'envoyent à l'Empereur,
qui l'ay antapprouvé
,
est
misaunombredesConstitutions
Impérial es : Mais
s'il yaquelqu'undes Collèges
dont les avis ne
soient pas conformes aux
autres & aux sentiments
du Commissaire de l'Empereur
,
la Constitution
Impériale n'a point force
de Loi, & est entierement
nulle.
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Résumé : CEREMONIE de la Diete.
Le texte décrit la cérémonie d'ouverture de la Diète, une assemblée politique du Saint-Empire romain germanique. L'Empereur ouvre la session en personne ou par députés et prend place sur son trône. Les Électeurs s'assoient à sa droite et à sa gauche selon leur rang, sur des sièges tapissés d'écarlate et surélevés de deux marches. Les autres princes sont assis sur des sièges tapissés de drap vert et surélevés d'une seule marche. L'Empereur présente ses propositions par l'intermédiaire d'un prince. L'Électeur de Trèves remercie l'Empereur au nom de tous les États et assure qu'ils travailleront à satisfaire ses demandes. Les propositions sont ensuite examinées par chaque collège séparément. Les collèges se réunissent tous les trois jours pour discuter de leurs avis. Si un accord est atteint, le résultat est envoyé à l'Empereur, qui l'approuve et le transforme en constitutions impériales. Cependant, si un collège ne partage pas les avis des autres ou ceux du commissaire de l'Empereur, la constitution impériale n'a pas force de loi et est nulle.
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5
p. 28-31
Empereurs de la Maison d'Autriche.
Début :
Rodolphe regna 19 ans. Albert I. fils de Rodolphe, fut [...]
Mots clefs :
Empereur d'Autriche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Empereurs de la Maison d'Autriche.
Empereurs dela Aîaifon
d'Autriche.
t Rodolphe régna19. ans.
Albert1.fils de Rodolphe,
fut eslu l'an1298.&.
regna 10. ans a près Adolphe
de Nassau.
FrédéricIII. succeda à
Henry VII. l'an1313.& régna
io.ans*
Albert II.succeda à Sigismondl'an
1438. & régna
2.ans.
Fre dericIV.luy succe d a
en 1440. il régna (cul 48.
ans, & 7. avec ion filsMaximilien.
Maximilien futeflu Roy
des Romains l'an 1486.
Aprés avoir regné 7. ans
avec son pere, il régna enfuite
seul26. ans.
Charles-Quint fils de
Philippe Roy d'Espagne,
succeda à Maximilien l'an
1519. ®na 36. ans.
Ferdinand fut esluRoy
des Romains l'an1531. il
gouverna l'Empire avec
son frere l'espace de 16*.
ans,
MaximilienII. succeda
a Ferdinand l'an 1562.Il
regna 10.ans.
Rodolphe succeda à
Maximilienl'an 157Z.Ôc
regna 40.ans.
Mathias succeda à Rod7olphe.
enaIn6ià.s& .réIgna
Ferdinand II. succeda
à Mathiasen1519;.&régna
18.ans.
Ferdinand III. luy fuccedaen
1657.&régna21.
an.
Leopold luy succeda
en 1658.&aregné47.ans.
Josephson fils quivient
de mourir lllv succeda en
4 1705.
d'Autriche.
t Rodolphe régna19. ans.
Albert1.fils de Rodolphe,
fut eslu l'an1298.&.
regna 10. ans a près Adolphe
de Nassau.
FrédéricIII. succeda à
Henry VII. l'an1313.& régna
io.ans*
Albert II.succeda à Sigismondl'an
1438. & régna
2.ans.
Fre dericIV.luy succe d a
en 1440. il régna (cul 48.
ans, & 7. avec ion filsMaximilien.
Maximilien futeflu Roy
des Romains l'an 1486.
Aprés avoir regné 7. ans
avec son pere, il régna enfuite
seul26. ans.
Charles-Quint fils de
Philippe Roy d'Espagne,
succeda à Maximilien l'an
1519. ®na 36. ans.
Ferdinand fut esluRoy
des Romains l'an1531. il
gouverna l'Empire avec
son frere l'espace de 16*.
ans,
MaximilienII. succeda
a Ferdinand l'an 1562.Il
regna 10.ans.
Rodolphe succeda à
Maximilienl'an 157Z.Ôc
regna 40.ans.
Mathias succeda à Rod7olphe.
enaIn6ià.s& .réIgna
Ferdinand II. succeda
à Mathiasen1519;.&régna
18.ans.
Ferdinand III. luy fuccedaen
1657.&régna21.
an.
Leopold luy succeda
en 1658.&aregné47.ans.
Josephson fils quivient
de mourir lllv succeda en
4 1705.
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Résumé : Empereurs de la Maison d'Autriche.
Le texte énumère les empereurs de la maison d'Autriche et leurs périodes de règne. Rodolphe régna 19 ans. Albert, fils de Rodolphe, fut élu en 1298 et régna 10 ans après Adolphe de Nassau. Frédéric III succéda à Henry VII en 1313 et régna 10 ans. Albert II succéda à Sigismond en 1438 et régna 2 ans. Frédéric IV lui succéda en 1440 et régna 48 ans, dont 7 avec son fils Maximilien. Maximilien fut élu roi des Romains en 1486, régna 7 ans avec son père, puis 26 ans seul. Charles-Quint, fils de Philippe roi d'Espagne, succéda à Maximilien en 1519 et régna 36 ans. Ferdinand fut élu roi des Romains en 1531 et gouverna l'Empire avec son frère pendant 16 ans. Maximilien II succéda à Ferdinand en 1562 et régna 10 ans. Rodolphe succéda à Maximilien en 1572 et régna 40 ans. Mathias succéda à Rodolphe en 1612. Ferdinand II succéda à Mathias en 1619 et régna 18 ans. Ferdinand III lui succéda en 1657 et régna 21 ans. Léopold lui succéda en 1658 et régna 47 ans. Joseph, fils du précédent, lui succéda en 1705.
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6
p. 32-39
Erudition. [titre d'après la table]
Début :
J'avois dessein de marquer par quelques traits historiques les [...]
Mots clefs :
Maison d'Autriche, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Erudition. [titre d'après la table]
J' a^oois dessein de marquerparquelquestraits
historiques les caractel'es
de chaque Empe..
reur de la Maiftn
d'Autriche,mais cela,
maurait ment trop
loin: voieyseulement
quelques traits de Rodolphe
qui est le<chef
de cette haute
jlre Adaifôn ,
Rodolphe ayant
contraint a force d'armes
Ottocare à luy rendtorcearrheonrnlagc
lige, Ot- nelevoulutpromettre
,
qu'a condition
que ce seroit en particulier,
dans sa tente ,
sans
quepersonne en - témoin.
Le jour fut pris ;
Ottocare y vint avec un
habit superbe & tout
brillantdepierreries.Rodolphe
affecta den'avoir
qu'un habit simple SC
vil comme seroit ceruy
d'un Païsan, & dans lç
moment quOttocare
ainsi paré estoit à ge—:
noux devant luy les
mainsjointes, des machines
qu'il avoit fait
préparer, enleverent la&
tente, &c donnerent ce
spectacle à toute l'Armée
;cela rompit lapaix,
&. cefut dans cette seconde
guerre qu'Ottocares
fut tué par Rodolphe.
Rodolphe esant à
Cheval par un temps des
pluye,rencontraunCIUH
ré à pied portant le Viatique
à un malade ; il
delcendit de Cheval,fit
monter le Curé dessus
, & conduisït à pied dans
les boues jusqu'à la Maison
du malade
,
le Saint
Sacremenc, qu'il reconduisitde
mesme jusqu'à
l'Eglise
,
où le Curé luy
donnantla bénédiction,
luy prédit que luy & Tes:
descendans seroientEmpereurs.
En effet, 4. ans
après l'Archevêque de
Mayence luy menageat
les Electeurs,dontquelques-
uns neconsentirera
que dans la vue d'époufer
quelques-unes de les?
filles: il en avoit pour
lors six -, toutes également
belles. ,J
Rodolphe dans sa ceremonie
de son Election
, voyant que les Electeurs
failoient difficulté
deluy rendre la soy
Se hommage
, parce
qu'onavoit oubliéd'apporter
le Sceptre
,
prit
sur l'Autel le Crucifix,
&;dit:-v-oillcy le Sceptre
des Cérejïiens. Surcette
parole on rendit l'hommage
en vertu du Crucifix.
1 Rodolphevoulant ramener
à son devoirun
Comte-de Hongrie.qui
pilloit bc massacroit publiquement
--'
le fit venir
parl'entremise de ses
amis, l'ayant fait mettre
à table avec luy Se
boire dans le mesmeverre
où il avoitbû;leComte
dit:je ne doute point
apresent que je nefois en
seureté,puisquej'ay bû
avecleplus honneste homme
du monde.
Rodolphe à l'âge de
73. ansse mitenchemin
pour aller à Spire,dilànt
qu'il alloit rendre visiteauxEmpereurs
defunts.
En effet, estant
tombé malade quelques
jours après, il mourut.,
& sust enterré avec les
autres Empereurs,
historiques les caractel'es
de chaque Empe..
reur de la Maiftn
d'Autriche,mais cela,
maurait ment trop
loin: voieyseulement
quelques traits de Rodolphe
qui est le<chef
de cette haute
jlre Adaifôn ,
Rodolphe ayant
contraint a force d'armes
Ottocare à luy rendtorcearrheonrnlagc
lige, Ot- nelevoulutpromettre
,
qu'a condition
que ce seroit en particulier,
dans sa tente ,
sans
quepersonne en - témoin.
Le jour fut pris ;
Ottocare y vint avec un
habit superbe & tout
brillantdepierreries.Rodolphe
affecta den'avoir
qu'un habit simple SC
vil comme seroit ceruy
d'un Païsan, & dans lç
moment quOttocare
ainsi paré estoit à ge—:
noux devant luy les
mainsjointes, des machines
qu'il avoit fait
préparer, enleverent la&
tente, &c donnerent ce
spectacle à toute l'Armée
;cela rompit lapaix,
&. cefut dans cette seconde
guerre qu'Ottocares
fut tué par Rodolphe.
Rodolphe esant à
Cheval par un temps des
pluye,rencontraunCIUH
ré à pied portant le Viatique
à un malade ; il
delcendit de Cheval,fit
monter le Curé dessus
, & conduisït à pied dans
les boues jusqu'à la Maison
du malade
,
le Saint
Sacremenc, qu'il reconduisitde
mesme jusqu'à
l'Eglise
,
où le Curé luy
donnantla bénédiction,
luy prédit que luy & Tes:
descendans seroientEmpereurs.
En effet, 4. ans
après l'Archevêque de
Mayence luy menageat
les Electeurs,dontquelques-
uns neconsentirera
que dans la vue d'époufer
quelques-unes de les?
filles: il en avoit pour
lors six -, toutes également
belles. ,J
Rodolphe dans sa ceremonie
de son Election
, voyant que les Electeurs
failoient difficulté
deluy rendre la soy
Se hommage
, parce
qu'onavoit oubliéd'apporter
le Sceptre
,
prit
sur l'Autel le Crucifix,
&;dit:-v-oillcy le Sceptre
des Cérejïiens. Surcette
parole on rendit l'hommage
en vertu du Crucifix.
1 Rodolphevoulant ramener
à son devoirun
Comte-de Hongrie.qui
pilloit bc massacroit publiquement
--'
le fit venir
parl'entremise de ses
amis, l'ayant fait mettre
à table avec luy Se
boire dans le mesmeverre
où il avoitbû;leComte
dit:je ne doute point
apresent que je nefois en
seureté,puisquej'ay bû
avecleplus honneste homme
du monde.
Rodolphe à l'âge de
73. ansse mitenchemin
pour aller à Spire,dilànt
qu'il alloit rendre visiteauxEmpereurs
defunts.
En effet, estant
tombé malade quelques
jours après, il mourut.,
& sust enterré avec les
autres Empereurs,
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Résumé : Erudition. [titre d'après la table]
Le texte relate des événements clés de la vie de Rodolphe, empereur de la Maison d'Autriche. Rodolphe contraignit Ottocare à lui rendre hommage par la force après une rencontre privée où il humilia Ottocare en exposant sa tenue somptueuse à l'armée, déclenchant une guerre au cours de laquelle Ottocare fut tué. Rodolphe fit preuve de piété en aidant un curé à porter le Viatique, geste pour lequel il reçut une prophétie sur son avenir. Quatre ans plus tard, avec l'aide de l'Archevêque de Mayence et des électeurs, il devint empereur et utilisa un crucifix comme sceptre lors de sa cérémonie d'élection. Rodolphe tenta également de rassurer un comte hongrois en partageant un repas avec lui. Il mourut à l'âge de 73 ans en se rendant à Spire et fut enterré parmi les empereurs défunts.
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7
p. 39-46
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
Le Prince Eugene estant party pour les Pays-Bas le 6. [...]
Mots clefs :
Prince, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles d'Allemagne..
t Le Prince Eugene esstanspartypour
les Pays-
Bas le 6.Avril dans le tems
qu'on croyoit l'Empereur
hors de danger, reçut en
deçà de Nuremberg un
Courrier que le Comte
d'Herberstein Vice-Président
du Conseil deGuerre
luy dépeschoit, pour luy
donner avis dela mort de
l'Empereur; l'invitant en
mesme temps de retourneràVienneoù
sapresenceestoie
fortnecessaire,
Ce Prince prit dans le moment
le party de renvoyer
le Courrier,& écrivir à la
Cour qu'il avoit jugé plus
à propos pour l' interest
de la Famille Imperiale,
& pour rassurer lesMembres
de l'Empirevoisins
du pays Ennemy., de continuer
sa route vers le +
haut Rhin & non pas en
Hollande. Il s'est abouché -
avec. les Electeurs de
MayencePa,ldaeTrteviesn6cPalatin,
ausquels il avoit
depcfché des Courriers
pour se rendre incessamment
àMayence.Ce qu'on
a pu apprendre du resultat
de leur conférence se reduit
à trois points, I. D'envoyer
un Courrier à Barcelone
pour inviter l'Archiduc
de revenir incef-
(àmmeneen Allemagne.
2. De depescher des Courriers
à Berlin & à Dresde,
pour communiquer aux
Eleveurs de Saxe & de
Brandebourg les sentiments
des trois autres El<:.-.
steurs,sçavoir de differer
FeiecHon jusques après la
paix ou dumoins jusqu'à la
la fin dela campagne pour
éviter les inconvénients
qui pourroient naistre
dans une conjoncture:
aussi fâcheuse que celle où
l'on setrouvoit. 3. Que le : Prince Eugene seroic au.
torisé de disposerde l'Ar-
- méedel'Empire pour af- -
furcr la tranquillité de
l'Allemagne,&empêcher
que les Armées de France
ne profitent de cette occasson.
En exccution. de
cette resolution
,
le Prince
Eugene s'est renduàRastad
pour passeren revuë
les Troupes qui sont aux
environs., donner les ordres
qu'il jugera necessaires
pour la garde des Lignes
d'Eslingen, & faire
marcher le reste de. l'Armée
dans les endroits convenables.
Cette Armée
doitestre renforcée par les
deuxRegimens Impériaux
& par les huit Bataillons
Palatins qui avoient marché
vers l'Oder&quiestoient
destinez pour l'Ar--
înee de Neutralité. Le'
Prince Eugene après avoir
donne ses ordres sur le
Rhinestallé en Hollande
où lesEtats Généraux ont
pris la resolution de mettre
tout en usage pour
procurer laCouronne Impériale
à l'Archiduc;ayant
envuë leur propre interest.
plustost que celuy de la
Maison d'Autriche ni de
l'Empire.
L'Imperatrice Merc
qui a la Regence des Pays
hereditaires, a ordonné
quetous les hautsOfficiers -..!.
resteraient dans leurs
Charges, en attendant les,
ordres de l'Archiduc.
Le Roy Auguste ayant
appris la mort de l'Empereur,
tint Conseil dans le
moment, où il fut résolu
d'ajouster à sa qualitéd'Electeur
,
celle de Vicaire
de l'Empire,& qu'il resteroit
en Allemagne jusques
aprésl'Election d'un nouvel
Empereur. Le Chancelier
de Pologne protesta
contre cerre résolution.
L'Electeur de Brandebourg
devoit partir le 26.
May pour serendre à Cle~:
ves..
t Le Prince Eugene esstanspartypour
les Pays-
Bas le 6.Avril dans le tems
qu'on croyoit l'Empereur
hors de danger, reçut en
deçà de Nuremberg un
Courrier que le Comte
d'Herberstein Vice-Président
du Conseil deGuerre
luy dépeschoit, pour luy
donner avis dela mort de
l'Empereur; l'invitant en
mesme temps de retourneràVienneoù
sapresenceestoie
fortnecessaire,
Ce Prince prit dans le moment
le party de renvoyer
le Courrier,& écrivir à la
Cour qu'il avoit jugé plus
à propos pour l' interest
de la Famille Imperiale,
& pour rassurer lesMembres
de l'Empirevoisins
du pays Ennemy., de continuer
sa route vers le +
haut Rhin & non pas en
Hollande. Il s'est abouché -
avec. les Electeurs de
MayencePa,ldaeTrteviesn6cPalatin,
ausquels il avoit
depcfché des Courriers
pour se rendre incessamment
àMayence.Ce qu'on
a pu apprendre du resultat
de leur conférence se reduit
à trois points, I. D'envoyer
un Courrier à Barcelone
pour inviter l'Archiduc
de revenir incef-
(àmmeneen Allemagne.
2. De depescher des Courriers
à Berlin & à Dresde,
pour communiquer aux
Eleveurs de Saxe & de
Brandebourg les sentiments
des trois autres El<:.-.
steurs,sçavoir de differer
FeiecHon jusques après la
paix ou dumoins jusqu'à la
la fin dela campagne pour
éviter les inconvénients
qui pourroient naistre
dans une conjoncture:
aussi fâcheuse que celle où
l'on setrouvoit. 3. Que le : Prince Eugene seroic au.
torisé de disposerde l'Ar-
- méedel'Empire pour af- -
furcr la tranquillité de
l'Allemagne,&empêcher
que les Armées de France
ne profitent de cette occasson.
En exccution. de
cette resolution
,
le Prince
Eugene s'est renduàRastad
pour passeren revuë
les Troupes qui sont aux
environs., donner les ordres
qu'il jugera necessaires
pour la garde des Lignes
d'Eslingen, & faire
marcher le reste de. l'Armée
dans les endroits convenables.
Cette Armée
doitestre renforcée par les
deuxRegimens Impériaux
& par les huit Bataillons
Palatins qui avoient marché
vers l'Oder&quiestoient
destinez pour l'Ar--
înee de Neutralité. Le'
Prince Eugene après avoir
donne ses ordres sur le
Rhinestallé en Hollande
où lesEtats Généraux ont
pris la resolution de mettre
tout en usage pour
procurer laCouronne Impériale
à l'Archiduc;ayant
envuë leur propre interest.
plustost que celuy de la
Maison d'Autriche ni de
l'Empire.
L'Imperatrice Merc
qui a la Regence des Pays
hereditaires, a ordonné
quetous les hautsOfficiers -..!.
resteraient dans leurs
Charges, en attendant les,
ordres de l'Archiduc.
Le Roy Auguste ayant
appris la mort de l'Empereur,
tint Conseil dans le
moment, où il fut résolu
d'ajouster à sa qualitéd'Electeur
,
celle de Vicaire
de l'Empire,& qu'il resteroit
en Allemagne jusques
aprésl'Election d'un nouvel
Empereur. Le Chancelier
de Pologne protesta
contre cerre résolution.
L'Electeur de Brandebourg
devoit partir le 26.
May pour serendre à Cle~:
ves..
Fermer
Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
Le Prince Eugène, en route pour les Pays-Bas, apprit la mort de l'Empereur près de Nuremberg. Il choisit de se diriger vers le Haut Rhin pour rassurer les voisins de l'Empire et protéger les intérêts de la famille impériale. À Mayence, il se réunit avec les Électeurs de Mayence, de Trèves et du Palatinat pour discuter de trois points : inviter l'Archiduc Charles à revenir en Allemagne, différer l'élection impériale jusqu'après la paix ou la fin de la campagne, et autoriser le Prince Eugène à utiliser l'armée impériale pour maintenir la tranquillité en Allemagne. Le Prince Eugène se rendit ensuite à Rastatt pour passer en revue les troupes et donner des ordres stratégiques. L'armée fut renforcée par des régiments impériaux et des bataillons palatins. Il se rendit ensuite en Hollande, où les États Généraux soutinrent la candidature de l'Archiduc à la couronne impériale. L'Impératrice Élisabeth ordonna que les hauts officiers restent en fonction en attendant les ordres de l'Archiduc. Le roi Auguste de Pologne décida de rester en Allemagne jusqu'à l'élection d'un nouvel Empereur, une décision contestée par le Chancelier de Pologne. L'Électeur de Brandebourg devait partir pour Clèves le 26 mai.
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8
p. 46-47
Nouvelles du Nord.
Début :
Les Lettres de Moscou du 11. Mars portent que le [...]
Mots clefs :
Moscou
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord.
NouvellesduNord.
Les Lettres de Moscouu
du II. Mars portent que IesJ
8. le Czar assista à lapublication
de la Declaration
de la Guerre contre les
Turcs. Cette publications
sefit dans l'Eglise Metro-c
policaine
,
où le Czar se
rendit avec ses Ministres
& ceuxdes Princes étrangers.
Aprés qu'un Secretaire
d'Estat en eust fait la
lécture
,
le Patriarche fit
un Sermon sur ce sujet , ensuite dequoy leCzarsit
sa priere.
Les Lettres de Moscouu
du II. Mars portent que IesJ
8. le Czar assista à lapublication
de la Declaration
de la Guerre contre les
Turcs. Cette publications
sefit dans l'Eglise Metro-c
policaine
,
où le Czar se
rendit avec ses Ministres
& ceuxdes Princes étrangers.
Aprés qu'un Secretaire
d'Estat en eust fait la
lécture
,
le Patriarche fit
un Sermon sur ce sujet , ensuite dequoy leCzarsit
sa priere.
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9
p. 47-49
Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Début :
Dans toutes les Isles de l'Archipel d'où je viens, on [...]
Mots clefs :
Anatolie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Lettre écrite de l'lae de
Metelin dans l'Anatolie
,
le 18. Février.
Dans toutes les Isles de
l'Archipel d'où je viens
, on
travaille avec beaucoup de diligence
a conflruire des Galliotes
en maniere de grands
Batteaux plats, dont lamoindre
portera deux cens hommes
avec leurs armes. Ces Bnjlimens,
ainsique tous lesautres
dontl'Armée navale du Grand
Seigneur sera composée, dataient
estre aJTemblez.. a Con.
stantinople dans le mois de
Adars. Cette Flotte qui doit;
entrer dans la Àler Noire,
fera composée de cinq cens voiles.
Lenombre desGalleresferaaudessus
de cent, trente;
celuy des Galliotes, d'environ
deux cens ; &le restestra-des
Sultanes, desSaïques
, &
iautresBaflimens.
On m'aaussi faitvoir ài
Smirne l estat des Troupes que
le Grand-Seigneur doit avoir
en
(ln Campagne. Jamais l'Empire
Ottoman n'a Ivvé une. se
-puij]unte Armée.
Metelin dans l'Anatolie
,
le 18. Février.
Dans toutes les Isles de
l'Archipel d'où je viens
, on
travaille avec beaucoup de diligence
a conflruire des Galliotes
en maniere de grands
Batteaux plats, dont lamoindre
portera deux cens hommes
avec leurs armes. Ces Bnjlimens,
ainsique tous lesautres
dontl'Armée navale du Grand
Seigneur sera composée, dataient
estre aJTemblez.. a Con.
stantinople dans le mois de
Adars. Cette Flotte qui doit;
entrer dans la Àler Noire,
fera composée de cinq cens voiles.
Lenombre desGalleresferaaudessus
de cent, trente;
celuy des Galliotes, d'environ
deux cens ; &le restestra-des
Sultanes, desSaïques
, &
iautresBaflimens.
On m'aaussi faitvoir ài
Smirne l estat des Troupes que
le Grand-Seigneur doit avoir
en
(ln Campagne. Jamais l'Empire
Ottoman n'a Ivvé une. se
-puij]unte Armée.
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Résumé : Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Le 18 février, une lettre de Metelin en Anatolie décrit les préparatifs militaires dans l'Archipel. Les habitants y construisent des galliotes, capables de transporter deux cents hommes armés. Ces bateaux, ainsi que d'autres, doivent être rassemblés à Constantinople en Adars pour former une flotte de cinq cents voiles, incluant plus de cent trente galères et deux cents galliotes. À Smyrne, l'auteur observe une mobilisation sans précédent des troupes ottomanes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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10
p. 49-53
« Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Début :
Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...]
Mots clefs :
Tartares
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texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Les Lettres deGonffcan»'
tinople du17. Mars portentque
leGrandViziren
estoit sorti le jourprécedent
avec tous les Offi*
ciers., pour aller camper
aauuxx ; environs avecles .,- Troupes qui s'y afifeiiibloietit;
qu'il donneraAufiance
fous ses Te-rsccr-s airtc
tUMiniftres Etrangers qui Iirlonec luyfouhairer un UreLlx qvj iIne
partiraquele15, ou le .j.:&.
d'avril,& quefoiïArtillerie
ferade trente cinq,
pieces de Canon. tnH
Le Roy Auguste a fait,
publierune Ordonnance
dans laSaxe, pourleverle:
sixiémehomme.Par,ce:
moyen il formera Cuni
Corps d'environ quatorze: millehommespour b garde
desfrontières. %jsè
Ilya desLettres deCa—
minietz du iç. Mars,quii
allurent que le Kandesa
Tartares qu 'on avoit dkN
avoir estédéfait.par lest
Cosaques., continuoit
-
fairedegrands ravages le
long de la rivière d('O., cca
,'en Moscovie
, -& le long
duBoristhene, oùl'cm ne
voyoicde temps en temps
quequelques Partis Moscovites.
D'autresLettres portent
que de cette Armée
de Tartares, qui estde
deux cens mille homtne-s.,
ily en avoir une partie qui
fnarchoitvers Moscou ez
que leKan qui marchoic
avec l'autre partie dans
l'UKraine, avoitreçu des
Deputez desCosaquesqui
estoient venus Iuycicmander
saprotection
,
& offrir
de se joindre à luv\i;
qu'unaurre.Co(pde Tas ïtares
commandé par un
defils duKan^&quiavoit
joint le Palatin de Kiowie,
avoir marché versla baffe
Podolieau nombredeplus
de soixante mille hommes
;que les Mofcovirès
qui gardoient cette fro~rr~
tiere s'elloientretirez par- ,
tie versKaminietz, & partie
vers Kiowie sur le Boristhene
,& quele Grand
Visir aprésavoir demeure
vingt jours sous ses Tendtes,
iroic avec la grande
Arrr>ce joindre le Roy dit
Suedeà-Bendcr
tinople du17. Mars portentque
leGrandViziren
estoit sorti le jourprécedent
avec tous les Offi*
ciers., pour aller camper
aauuxx ; environs avecles .,- Troupes qui s'y afifeiiibloietit;
qu'il donneraAufiance
fous ses Te-rsccr-s airtc
tUMiniftres Etrangers qui Iirlonec luyfouhairer un UreLlx qvj iIne
partiraquele15, ou le .j.:&.
d'avril,& quefoiïArtillerie
ferade trente cinq,
pieces de Canon. tnH
Le Roy Auguste a fait,
publierune Ordonnance
dans laSaxe, pourleverle:
sixiémehomme.Par,ce:
moyen il formera Cuni
Corps d'environ quatorze: millehommespour b garde
desfrontières. %jsè
Ilya desLettres deCa—
minietz du iç. Mars,quii
allurent que le Kandesa
Tartares qu 'on avoit dkN
avoir estédéfait.par lest
Cosaques., continuoit
-
fairedegrands ravages le
long de la rivière d('O., cca
,'en Moscovie
, -& le long
duBoristhene, oùl'cm ne
voyoicde temps en temps
quequelques Partis Moscovites.
D'autresLettres portent
que de cette Armée
de Tartares, qui estde
deux cens mille homtne-s.,
ily en avoir une partie qui
fnarchoitvers Moscou ez
que leKan qui marchoic
avec l'autre partie dans
l'UKraine, avoitreçu des
Deputez desCosaquesqui
estoient venus Iuycicmander
saprotection
,
& offrir
de se joindre à luv\i;
qu'unaurre.Co(pde Tas ïtares
commandé par un
defils duKan^&quiavoit
joint le Palatin de Kiowie,
avoir marché versla baffe
Podolieau nombredeplus
de soixante mille hommes
;que les Mofcovirès
qui gardoient cette fro~rr~
tiere s'elloientretirez par- ,
tie versKaminietz, & partie
vers Kiowie sur le Boristhene
,& quele Grand
Visir aprésavoir demeure
vingt jours sous ses Tendtes,
iroic avec la grande
Arrr>ce joindre le Roy dit
Suedeà-Bendcr
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Résumé : « Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Au début du XVIIIe siècle, des événements militaires et politiques marquent l'Europe de l'Est. Le Grand Vizir ottoman installe son camp avec ses troupes et promet une audience aux ministres étrangers entre le 15 et le 16 avril, disposant de trente-cinq pièces de canon. En Saxe, le roi Auguste publie une ordonnance pour lever un corps de quatorze mille hommes afin de protéger les frontières. En Moscovie et en Ukraine, les Tartares, malgré une défaite présumée par les Cosaques, continuent de ravager les régions. Une armée tartare de deux cents mille hommes se dirige vers Moscou, tandis qu'une autre, dirigée par un fils du Khan, marche vers la Podolie avec plus de soixante mille hommes. Les Moscovites se retirent vers Kaminietz et Kiev. Après vingt jours sous ses tentes, le Grand Vizir rejoint le roi de Suède à Bendcr.
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11
p. 53-55
Lettre d'Antigue.
Début :
Le General Park estant rappellé depuis plus de six mois, [...]
Mots clefs :
Antigua
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Antigue.
Lettre d'Antigue.
Le Général Parestant
rutilé depuis plus de six
mois,&ayanteu ordre de It
Reine de laisser le commandement
des Ijles Angloises à Mr
Lamilton,e qu'il n'apas voit-
Ut executer; la Chambre des
Communes de l'¡fie d'Antigus
s'estant tumultueusement assemblée,
sepresenterent che%
luypourluydemandersaCommission.
Ledit General prévc*
Mfcdelacboje} avoitfait mettre
quatre pièces de Canondirm-
ant sa maison, & assemblé
une Compagnie de Grenadiers
qui tirèrent une des piéces de
damnsur les habitants
,
lesquels
forcèrent au nombre de
trois centssur la maison :>.C?tJfllffoncerent
les portes & lesfer
nestres
, entrèrent dedans;) &
trouvèrent le General Part
une Carabine à la mainqu'il
tirasurun Capitaine de Milice
qui estoita la tesse de ces
gens attroupe, & le tua.
Lequel Generalreceuten mejl
me temps un coup de pistoletà
la cuijjc dont iltomba, &
l'assommerent ensuite.ilya
eu - quatre hovîmes de tufZ du
tDjlé des habitants ,sça voir le
Capitaine ,
deux Gen,1ilshommes
, & un Particulier,
&pde.l1a partduGénéral, lluy, quatre Grenadiers avec
plhfieurs djj b!.jfje;•£
Le Général Parestant
rutilé depuis plus de six
mois,&ayanteu ordre de It
Reine de laisser le commandement
des Ijles Angloises à Mr
Lamilton,e qu'il n'apas voit-
Ut executer; la Chambre des
Communes de l'¡fie d'Antigus
s'estant tumultueusement assemblée,
sepresenterent che%
luypourluydemandersaCommission.
Ledit General prévc*
Mfcdelacboje} avoitfait mettre
quatre pièces de Canondirm-
ant sa maison, & assemblé
une Compagnie de Grenadiers
qui tirèrent une des piéces de
damnsur les habitants
,
lesquels
forcèrent au nombre de
trois centssur la maison :>.C?tJfllffoncerent
les portes & lesfer
nestres
, entrèrent dedans;) &
trouvèrent le General Part
une Carabine à la mainqu'il
tirasurun Capitaine de Milice
qui estoita la tesse de ces
gens attroupe, & le tua.
Lequel Generalreceuten mejl
me temps un coup de pistoletà
la cuijjc dont iltomba, &
l'assommerent ensuite.ilya
eu - quatre hovîmes de tufZ du
tDjlé des habitants ,sça voir le
Capitaine ,
deux Gen,1ilshommes
, & un Particulier,
&pde.l1a partduGénéral, lluy, quatre Grenadiers avec
plhfieurs djj b!.jfje;•£
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Résumé : Lettre d'Antigue.
La lettre d'Antigue décrit les événements suivant l'ordre donné au général Parestant de céder le commandement des îles Angloises à M. Lamilton. La Chambre des Communes de l'île d'Antigue s'est réunie pour demander la destitution du général. Prévenu de l'arrivée d'une foule, Parestant avait préparé quatre pièces de canon et une compagnie de grenadiers devant sa maison. Lors de l'affrontement, trois cents habitants ont forcé l'entrée, trouvé le général armé d'une carabine et tué un capitaine de milice. Parestant a été blessé par un coup de pistolet puis achevé. Les pertes humaines incluent quatre habitants tués, parmi lesquels un capitaine, deux gentilshommes et un particulier, ainsi que quatre grenadiers et plusieurs blessés du côté du général.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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12
p. 55-61
Nouvelles d'Espagne.
Début :
De Sarragosse le 21. Avril. Le Roy a fait publier un [...]
Mots clefs :
Saragosse, Madrid, Cervera
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvelles ci'E[pgne.
DeSarra£oflc ! e21 Avril.
Le î{oja faitpublier un
Décret en forme de Règlement
pour le Gouvernement dù-
Royaume d'Aragon. Ce De
cret portequejusqua ce que la
Paix donne lien de formerune,
Ordonnance perpetuelle
Sa Majestéaresolu dedonne,r
au Prince de Tserclas de Tilyl
le Commandement général ,
tant civil que Militaire, de
Police&deFinance squily.
aura une Audiance composée.
dedeux Salles
,
l'unepour le
Civil, dans laquelle ilyaura
quatre Auditeurs quijugeront
Ion les anciennes Loix d'A.
ragon; l'autre pour le Criminel
,
otl. ily en aura cinq qui
jugerontJeIon lesLoix de Cà4
stille ; qu'outre ces Oiffcient
cette Atidiantr aura un President&
un Procureur General
; que le Conseil des Finances,
otttre le Presidentqui
serale CommandantGeneral,
seracomposéde huit personnes,
dent deux feront Ecclesiastiques
,deuxdeprincipaleNoblrffi
deux Gentilshommes,
& deux des plus confiderablct
Bourgeois de Sarragosse ou de
-
quelque autre Ville duRoyau*
me avècunSecretaire.
Les préparatifs pour.['ou..î
verture. de la CampagneJfont:
prejqueennerement acbevevç
Toutes les Recrues ont desja
paffél'Ebre ainsiqu'unegran*
de partie des Chevaux de re.
monte. Ily a ordrede faire
prendre Le vert aureste,pen
dantqu'on lefera prendreàla
Cavalerie qui estenCataloyo-
ne.La grosseArtillerie de- Vdliner,
dans laquelle il yaJox~
Zé gros Mortiers,doitarriver
dans trois jours & elle
partyraaujfttofl pour Lertda
avec unautre train qui esticy.
Les Lettresde Madrid
portent qu'on avoit esté
dansde grandes inquiétudesà
eaule du mauvais
etat de la santéde laRepne
;in-aisque la nouvelle
qu'ony avoit reçu qu'elle
estoit entièrement delivrée
de lafiévre double
tierce qui l'avoit reprise,
avoirbeaucoup re;cny<
Cc11es deCervera one:
appris qu'un Regiment
Ennemi compose,d'italiens
&, d'Espagnols,estoit
venu se rendre à M.r le
Marquis de Valdecanas
avec le Colonel.&tousles
autresOfficiers.CeGene*
ral avoit reçu un grand
Convoy de- coures iortes
de provision avec neuf
piècesdeCanon,& ilCe
pre'paroit àattaquer IgualadaoùJ
les Ennemis
avoienc fait rentrer une
Garnison de mille hom,
mes*
Don FelipeRamirezde
Arellano, Lieutenant Generat
,a défait prés d'Almeida.
un Party decent
cinquantePortugais qui
avoitenlevéun Troupeau
de bétail. Le Party Portugaisestoit
compp-se'decent
Cavaliers;&de cinquanteGrenadier&
Don
garnirez n'avoit quesoixante
Cavalierssans lnfanterieJla
ramènele,butin
'<]ue les Ennemie
avoient pris sans avoir
perdu.un.seul homme; il ya eu que luy quia reçu
une legere blessure;à la
jambe.
DeSarra£oflc ! e21 Avril.
Le î{oja faitpublier un
Décret en forme de Règlement
pour le Gouvernement dù-
Royaume d'Aragon. Ce De
cret portequejusqua ce que la
Paix donne lien de formerune,
Ordonnance perpetuelle
Sa Majestéaresolu dedonne,r
au Prince de Tserclas de Tilyl
le Commandement général ,
tant civil que Militaire, de
Police&deFinance squily.
aura une Audiance composée.
dedeux Salles
,
l'unepour le
Civil, dans laquelle ilyaura
quatre Auditeurs quijugeront
Ion les anciennes Loix d'A.
ragon; l'autre pour le Criminel
,
otl. ily en aura cinq qui
jugerontJeIon lesLoix de Cà4
stille ; qu'outre ces Oiffcient
cette Atidiantr aura un President&
un Procureur General
; que le Conseil des Finances,
otttre le Presidentqui
serale CommandantGeneral,
seracomposéde huit personnes,
dent deux feront Ecclesiastiques
,deuxdeprincipaleNoblrffi
deux Gentilshommes,
& deux des plus confiderablct
Bourgeois de Sarragosse ou de
-
quelque autre Ville duRoyau*
me avècunSecretaire.
Les préparatifs pour.['ou..î
verture. de la CampagneJfont:
prejqueennerement acbevevç
Toutes les Recrues ont desja
paffél'Ebre ainsiqu'unegran*
de partie des Chevaux de re.
monte. Ily a ordrede faire
prendre Le vert aureste,pen
dantqu'on lefera prendreàla
Cavalerie qui estenCataloyo-
ne.La grosseArtillerie de- Vdliner,
dans laquelle il yaJox~
Zé gros Mortiers,doitarriver
dans trois jours & elle
partyraaujfttofl pour Lertda
avec unautre train qui esticy.
Les Lettresde Madrid
portent qu'on avoit esté
dansde grandes inquiétudesà
eaule du mauvais
etat de la santéde laRepne
;in-aisque la nouvelle
qu'ony avoit reçu qu'elle
estoit entièrement delivrée
de lafiévre double
tierce qui l'avoit reprise,
avoirbeaucoup re;cny<
Cc11es deCervera one:
appris qu'un Regiment
Ennemi compose,d'italiens
&, d'Espagnols,estoit
venu se rendre à M.r le
Marquis de Valdecanas
avec le Colonel.&tousles
autresOfficiers.CeGene*
ral avoit reçu un grand
Convoy de- coures iortes
de provision avec neuf
piècesdeCanon,& ilCe
pre'paroit àattaquer IgualadaoùJ
les Ennemis
avoienc fait rentrer une
Garnison de mille hom,
mes*
Don FelipeRamirezde
Arellano, Lieutenant Generat
,a défait prés d'Almeida.
un Party decent
cinquantePortugais qui
avoitenlevéun Troupeau
de bétail. Le Party Portugaisestoit
compp-se'decent
Cavaliers;&de cinquanteGrenadier&
Don
garnirez n'avoit quesoixante
Cavalierssans lnfanterieJla
ramènele,butin
'<]ue les Ennemie
avoient pris sans avoir
perdu.un.seul homme; il ya eu que luy quia reçu
une legere blessure;à la
jambe.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le 21 avril, le roi d'Espagne a publié un décret établissant un règlement pour le gouvernement du Royaume d'Aragon, en vigueur jusqu'à la conclusion de la paix. Ce décret nomme le Prince de Tserclas de Tilly au commandement général civil et militaire, ainsi que de la police et des finances. Une audience composée de deux salles sera créée : une pour les affaires civiles, avec quatre auditeurs jugant selon les anciennes lois d'Aragon, et une autre pour les affaires criminelles, avec cinq auditeurs jugant selon les lois castillanes. Cette audience inclura également un président et un procureur général. Le Conseil des Finances, dirigé par le commandant général, sera composé de huit personnes, incluant deux ecclésiastiques, deux nobles, deux gentilshommes, et deux bourgeois influents de Sarragosse ou d'une autre ville du royaume, ainsi qu'un secrétaire. Les préparatifs pour l'ouverture de la campagne sont presque achevés. Les recrues et une grande partie des chevaux de remonte ont déjà passé l'Èbre. Les troupes doivent prendre le vert, ainsi que la cavalerie en Catalogne. La grosse artillerie de Valence, incluant seize gros mortiers, doit arriver dans trois jours pour partir ensuite vers Lérida. Les lettres de Madrid indiquent que la reine s'est rétablie après des inquiétudes sur sa santé. Les troupes ennemies, composées d'Italiens et d'Espagnols, se sont rendues au Marquis de Valdecanas, qui se prépare à attaquer Igualada. Don Felipe Ramirez de Arellano a défait un groupe de cinquante Portugais près d'Almeida, récupérant un butin sans perte humaine, bien qu'il ait été légèrement blessé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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13
p. 61-71
Nouvelles de Flandre.
Début :
Le 30. Avril Mylord Marlborough arriva incognito à Tournay. Il n'y [...]
Mots clefs :
Roi, Camp, Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandre.
Nouvelles<de Flandre.
Le 30. AvrilMylord.
,'hlLlrlborougharriva incognitoà
Tournay.Iln'y
retta qu'un moment^&il
aila couchera Fline. (tJt,J
,r La nuit du30. au^-iv
Mayle GénéraTopequi
avoit son quartier au Chasteaud'Air
, nemarcher
dix pieces de cartondé
ceux quiestoientsur FEf-"
planadede Tournay, avec
40. Chariots d'artillerie
chargez de poudre& de
balles,& il alla joindre
sept mille hommes qui
estoient campezau Mont
de laTrinitéain si que les
Trou pes qui estoientà
SainteMaure& aux autres
Villagescircon-vioifinsô&:
toutescesTrou pes marchèrentensuite
àla sourdineversOrchies.
Ily eust
en mesme tempsunmouvement
vers le Pont à
1\1arque,.& soixante Batteaux
qui estoient sur la
Lys, ôcqui avoientordre
de remonter sur l'Efcaut*
remonterent de nouveau
versLille.
Le1.May au soir 50.
Batteaux quiéroient à Oudenarde
chargez de munitions
de bouche, arriverent
à Tournay.Leseaux
de la Scarpe estoient 'fl
.basTes que lesEnnemis fiu
j'enc obligez d'alleger
leurs'Batteaux de 7.àS;
:•JpeaSulmenelbsa.Crream£faoinrq,bueeaudc'oeuapu
parcequelesVoitures de
terre ne pouvoient passer
du costé du Village de
Coulicheoùlaterreest si
mouvante, que l'on n'y
peur faire de chetiii.
Le2..les Boulangers de
.l'arméeennemie entretentà
Tournay .;-cependant
le gros de cetteAr-
:l11ée passalaScarpe entre
«poiiay
Doüay& Pecquencourc,
,& cam pa depuis Sommais
jusqu'au Village d)Ab[.
con. -1'
Le mesme jour leCamp
de Mylordd'Albermarle
quiestoit à Mande &à
Mortagrne
,
fut renforce,
&il dévoie arriver des
Troupes au peritCamp de
Calogne ôc de Vaux commandé
parMrdeS.Clair
Gouverneur d-Audenarcte.•<
- Le 3.le Campde Mer*,
tagne marchoit pour joindre
Lt. grande Armée, à
l'exception de deux'Real.',
ments de laGarnison du
Chasteau
,
&ilestoit arrivé
au camp de Calogne
trois Regiments d'Infanterie
,
qui avec la Garnison
deS. Amand devoient
servir à escorterles Batteaux,
dontil en estoitencore
arrivé la veille à
Tournay 33. chargez de farinevenantd'Oudenarde.
Le soir du mesme jour
3. les Ennemis firentsortir
de Tournay 55. à 60.'0
pièces de gros canon& :
1 500. charettes d)Arrillè.
rie;qui prirent la route de
Lille-jpour;serendrepà
Doüay rJ & unCorps de
Troupes qui estoit campé
à Ninove arriva àBlaton.
,r Le 4"cesi11eflnesTrau..
pes se mirent en marche
pour aller joindre la grande
Armée qui avoit passé
le Scarpe.
L'Armée du Rov estoit
campée la droite au delà
deBouchain,la gauche à
Monchi Preux-, & lecentre
àOisi; ensorte que les
deux Armées n'estoient
separées que par laSensée
& par des Marais qui sont
uneespece de barriere depuis
la Scarpe jusqu'à sErs
caur. NostreCavaleries'estendoit
sur les derriercs
du calté de la Somme
pour subsister plus conu
modement. Mr leMareschal
deVillarsaprés avoir
visité le terrain-entre la
Scarpel'escaut,&l'Haisne,
faisoit travailleràdeji.
Redoutes & desRetranchements
dans lesendroits
où les Ennemis
pourroient penetrer, &il
raifoic retenir les eauxde
laScarpe, de laSensée,
à& de l'Escaut à Bouchain , Valenciennes; &àCondé..,
ce quiembarrassois
beaucouples Ennemis qui
ne pouvoient faire rémora
ter leurs Batteaux parces
rivieres que très-difficile
lenlcilr.
LeColonel Savary s'ees
tantavancé dans l'Artois
avec 45 hommes, futenveloppé,&
on le conduite
àHcidin avec tout foin
Party.
Le7.les Ennemisayant
attaqué le Poste d'Arleux
,
situésur laSensée de leur
costé;ilsseretirerent a près
avoir eu plus de trois cens
hommes tuezou blessez.
Le 9 le Major General
Chambrier qui escortoit
unConvoy de quarante
cinq Belandres qui remontoient
la Scarpeavec
deux Bataillons, l'un des
Gardes bteues,<3e l'autre
Suisse
,
faisant neuf cens
hommes
,
fut attaqué par
Mr de Permangle Commandant
de Condé à la
place de Mrde Puissegur,
entreSaintAmand & Mortagne.
Le combat fut ro-rc
opiniarre•mais quoique
Mrde Permangle n'eust
que huit cens hommes,
les Ennemis furent entierementdéfaits;
leur Commandant
fut pris, & on
brusla quarante Batteaux
de soin, d'avoine & de fa^
rines.
Le 30. AvrilMylord.
,'hlLlrlborougharriva incognitoà
Tournay.Iln'y
retta qu'un moment^&il
aila couchera Fline. (tJt,J
,r La nuit du30. au^-iv
Mayle GénéraTopequi
avoit son quartier au Chasteaud'Air
, nemarcher
dix pieces de cartondé
ceux quiestoientsur FEf-"
planadede Tournay, avec
40. Chariots d'artillerie
chargez de poudre& de
balles,& il alla joindre
sept mille hommes qui
estoient campezau Mont
de laTrinitéain si que les
Trou pes qui estoientà
SainteMaure& aux autres
Villagescircon-vioifinsô&:
toutescesTrou pes marchèrentensuite
àla sourdineversOrchies.
Ily eust
en mesme tempsunmouvement
vers le Pont à
1\1arque,.& soixante Batteaux
qui estoient sur la
Lys, ôcqui avoientordre
de remonter sur l'Efcaut*
remonterent de nouveau
versLille.
Le1.May au soir 50.
Batteaux quiéroient à Oudenarde
chargez de munitions
de bouche, arriverent
à Tournay.Leseaux
de la Scarpe estoient 'fl
.basTes que lesEnnemis fiu
j'enc obligez d'alleger
leurs'Batteaux de 7.àS;
:•JpeaSulmenelbsa.Crream£faoinrq,bueeaudc'oeuapu
parcequelesVoitures de
terre ne pouvoient passer
du costé du Village de
Coulicheoùlaterreest si
mouvante, que l'on n'y
peur faire de chetiii.
Le2..les Boulangers de
.l'arméeennemie entretentà
Tournay .;-cependant
le gros de cetteAr-
:l11ée passalaScarpe entre
«poiiay
Doüay& Pecquencourc,
,& cam pa depuis Sommais
jusqu'au Village d)Ab[.
con. -1'
Le mesme jour leCamp
de Mylordd'Albermarle
quiestoit à Mande &à
Mortagrne
,
fut renforce,
&il dévoie arriver des
Troupes au peritCamp de
Calogne ôc de Vaux commandé
parMrdeS.Clair
Gouverneur d-Audenarcte.•<
- Le 3.le Campde Mer*,
tagne marchoit pour joindre
Lt. grande Armée, à
l'exception de deux'Real.',
ments de laGarnison du
Chasteau
,
&ilestoit arrivé
au camp de Calogne
trois Regiments d'Infanterie
,
qui avec la Garnison
deS. Amand devoient
servir à escorterles Batteaux,
dontil en estoitencore
arrivé la veille à
Tournay 33. chargez de farinevenantd'Oudenarde.
Le soir du mesme jour
3. les Ennemis firentsortir
de Tournay 55. à 60.'0
pièces de gros canon& :
1 500. charettes d)Arrillè.
rie;qui prirent la route de
Lille-jpour;serendrepà
Doüay rJ & unCorps de
Troupes qui estoit campé
à Ninove arriva àBlaton.
,r Le 4"cesi11eflnesTrau..
pes se mirent en marche
pour aller joindre la grande
Armée qui avoit passé
le Scarpe.
L'Armée du Rov estoit
campée la droite au delà
deBouchain,la gauche à
Monchi Preux-, & lecentre
àOisi; ensorte que les
deux Armées n'estoient
separées que par laSensée
& par des Marais qui sont
uneespece de barriere depuis
la Scarpe jusqu'à sErs
caur. NostreCavaleries'estendoit
sur les derriercs
du calté de la Somme
pour subsister plus conu
modement. Mr leMareschal
deVillarsaprés avoir
visité le terrain-entre la
Scarpel'escaut,&l'Haisne,
faisoit travailleràdeji.
Redoutes & desRetranchements
dans lesendroits
où les Ennemis
pourroient penetrer, &il
raifoic retenir les eauxde
laScarpe, de laSensée,
à& de l'Escaut à Bouchain , Valenciennes; &àCondé..,
ce quiembarrassois
beaucouples Ennemis qui
ne pouvoient faire rémora
ter leurs Batteaux parces
rivieres que très-difficile
lenlcilr.
LeColonel Savary s'ees
tantavancé dans l'Artois
avec 45 hommes, futenveloppé,&
on le conduite
àHcidin avec tout foin
Party.
Le7.les Ennemisayant
attaqué le Poste d'Arleux
,
situésur laSensée de leur
costé;ilsseretirerent a près
avoir eu plus de trois cens
hommes tuezou blessez.
Le 9 le Major General
Chambrier qui escortoit
unConvoy de quarante
cinq Belandres qui remontoient
la Scarpeavec
deux Bataillons, l'un des
Gardes bteues,<3e l'autre
Suisse
,
faisant neuf cens
hommes
,
fut attaqué par
Mr de Permangle Commandant
de Condé à la
place de Mrde Puissegur,
entreSaintAmand & Mortagne.
Le combat fut ro-rc
opiniarre•mais quoique
Mrde Permangle n'eust
que huit cens hommes,
les Ennemis furent entierementdéfaits;
leur Commandant
fut pris, & on
brusla quarante Batteaux
de soin, d'avoine & de fa^
rines.
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Résumé : Nouvelles de Flandre.
À la fin avril et début mai, des événements militaires significatifs se déroulent en Flandre. Le 30 avril, le lord Larlborough arrive incognito à Tournay et repart rapidement. La nuit suivante, le général d'Orque mobilise des troupes et de l'artillerie, rejoignant des forces près de Tournay. Ces troupes marchent vers Orchies, tandis que des bateaux sur la Lys et la Scarpe se déplacent vers Lille et Tournay. Le 1er mai, des bateaux chargés de munitions arrivent à Tournay. Les ennemis allègent leurs bateaux en raison de la faible profondeur de la Scarpe. Le 2 mai, les boulangers de l'armée ennemie sont à Tournay, et le gros de l'armée ennemie traverse la Scarpe. Le camp de Mylord d'Albermarle est renforcé par des troupes venues de Calogne et de Vaux. Le 3 mai, le camp de Mergnagne rejoint la grande armée, et des régiments d'infanterie escortent des bateaux de farine à Tournay. Le soir, les ennemis sortent de Tournay avec des canons et des chariots d'artillerie, se dirigeant vers Lille et Douai. Le 4 mai, ces troupes rejoignent la grande armée au-delà de la Scarpe. L'armée du Roi est positionnée entre Bouchain et Oisi, séparée de l'armée ennemie par la Sensée et des marais. La cavalerie française est déployée près de la Somme. Le maréchal de Villars supervise la construction de redoutes et de retranchements pour empêcher les ennemis de progresser. Le colonel Savary est capturé en Artois. Le 7 mai, les ennemis attaquent Arleux, subissant de lourdes pertes. Le 9 mai, le major général Chambrier, escortant un convoi, est attaqué près de Saint-Amand. Les ennemis sont défaits, leur commandant est capturé, et quarante bateaux sont brûlés.
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14
p. 71-80
MORTS.
Début :
Poiter, Vice-Chambelan du Roy d'Angleterre, est mort à [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
M 0 R T S.
Poiter, Vice-Chambelan
du Roy d'Angleterre,
estmort à S. Germain en
Lave dans sa 74e. année.
Il avoit eue envoyé du feu
Roy Jacques II. à Rome
lors de larevolution
-, ôc
ensuite Envoyéàla Cour
deFrance.• .:C,
Gillesd'Aligre,Chevalier
Seigneur deBoilkn*
dry,cy* devantConseiller
au Parlement, mourut le
12Avril âgé de 47.ans. Il
n'a point laissé de posterité
de Catherine Turgot
de S. Clair. **.
Charles le Royde Jumelles,
Marquis de Cerizy
, Chevalier de l'ordre
Militairede S. Louis,Mareschal
reschal desCamps & Armées
du Roy, mourutle
t.5. Avril. 'IlavoitcRé Envoyé
de SaMajelléattpré;
desCantons Suisses.
Marguerite le Tellier,
Epouse deLouis Nicolas
deNeusville,DucdeVilleroy
,Pair de France, Ca-.
pitaine desGardes duRoy,
LieutenantGeneral de les
> Armées, &au Gouverne-
,
ment de laVille de Lyon
&desProvincesdeLyonnois,
Forez ,& Beaujollois
, mourut le i-.Avril
dans sa 33°. année.Elle a
lailie deuxgarçons&deux
filles.
François le Fevre de
Caumartin, ChevalierSeigneur
de Mormant, mourur
sansalliancele24. Avril
âgéde 82. ans.
Laurent Berthemel
,Chevalier Seigneur deLagerk3e
de Moutreuil,
Maistre des Requestes
..,)
,mcurut aussi sansalliance
le 15.Avril.
Marie Barbe de la Croix
de Chevricr
, veuve de
Louis de Pontevez, Marquis
deBuous, Lieutenant
de Roy deProvence, mou- rutàApt en Provence le
a,~. Avrilâgée de 69. ans.
Mrle Marquis de Buous,
sonfils ,eîl Gouverneur
d'Apt, & Syndic de k*
Noblesse deProvence.
Marie-Claire deBretagne
, Abbesse de Malnouë
,
est morte âgée de
84. ans. Elle érait fille de
Claude deBretagne,Comte
de Vertus & deGoello,
Baron d'AvaLi-crour&d'lngrande
,Seigneurde Clisson
,&;Gouverneur d-z Rennes,morten 1637.
-
Jeanne-Phiberte Ca;
Hius de Pontcarré Epouse
d'Etienne Bochart, Chevalier
de Sarron ,
Presidentenla
premiereChambredesEnquêtes,
mourut
le premier Mayen sa41,
année. Elle estoit fille de
Mr de Pontcarré
, mort
Conseiller d'Honneur au
Partemenc,ôe soeur de Mr
de Pontcarré
,
premier ;
presidentau Parlement de
Itolien, & de Mr Camus
Durand
,
Conseiller au
Parlement.
La Princesse.,fille aînée
de Monsieurle Duc, de
Lorraine, nouvellement
pourvûë de l'Abbaye de
Remiremont
, mourut à
Luneville le 4. May. Son
Corpsaesté portéaux Cordeliers
de Nancy- dans le
Tombeau des Ducs de Lorraine.
r,* Marie Claude lePelletier
,
Epouse de Jacques-
Etienne Turgor, Chevalier
Seigneur de Soumont,
Bons, Ussy, Brucourt, &c.
Maistre des Requestes &
Intendant de la Generalité
de Moulins
, mourut
lej.Mjy.Elleelibir fille Je
MichellePelletier deSouzy,
Conseillerd'estat, &au,
Conseil Royal, & Directeur
General. des Fortifi-
-carions;& de feuë Marie,
GueNrin.."A ~oi sixc» Voisin,Epouse,
de Mr de Vaubourg,
Conseiller d'Estat,est mor-
,..te.!e Vendredy 8. du mois
de May agée de 44.ans
Elle estoit soeur de MrVoifin
Ministre&Secrétaire
d'Estat,& Mr de Vaubourg
est freredeMrDefmwcz,
aussiMinistre&
Controlleur General des
finances3& neveu de feu
iMrColbert. On peut juger
par là dans quelle agreable
situation se trouvoie
Me de Vaubourg
, mais son grand detac hement
des choses de ce
.monde & son austere pieté
larendoit peusensibleaux
biens, & aux honneurs.
Elleestoitmodeste auatnt
que vertueuse, & aussi aimée
de tout ceux qui la
connoissoient qu'elle aimoit
l^s pauvres pour qui
sa charitéestoit inépuisa-
ble. Me deVaubourg sa:C
se deuxenfants, un fils <3fc ;
une fille qui est veuve dtl
Mrle Marquis d'An gen>
ne,Brigadier des Armées
du Roy,eue'à:k'bataille
de Malplaquet.
Poiter, Vice-Chambelan
du Roy d'Angleterre,
estmort à S. Germain en
Lave dans sa 74e. année.
Il avoit eue envoyé du feu
Roy Jacques II. à Rome
lors de larevolution
-, ôc
ensuite Envoyéàla Cour
deFrance.• .:C,
Gillesd'Aligre,Chevalier
Seigneur deBoilkn*
dry,cy* devantConseiller
au Parlement, mourut le
12Avril âgé de 47.ans. Il
n'a point laissé de posterité
de Catherine Turgot
de S. Clair. **.
Charles le Royde Jumelles,
Marquis de Cerizy
, Chevalier de l'ordre
Militairede S. Louis,Mareschal
reschal desCamps & Armées
du Roy, mourutle
t.5. Avril. 'IlavoitcRé Envoyé
de SaMajelléattpré;
desCantons Suisses.
Marguerite le Tellier,
Epouse deLouis Nicolas
deNeusville,DucdeVilleroy
,Pair de France, Ca-.
pitaine desGardes duRoy,
LieutenantGeneral de les
> Armées, &au Gouverne-
,
ment de laVille de Lyon
&desProvincesdeLyonnois,
Forez ,& Beaujollois
, mourut le i-.Avril
dans sa 33°. année.Elle a
lailie deuxgarçons&deux
filles.
François le Fevre de
Caumartin, ChevalierSeigneur
de Mormant, mourur
sansalliancele24. Avril
âgéde 82. ans.
Laurent Berthemel
,Chevalier Seigneur deLagerk3e
de Moutreuil,
Maistre des Requestes
..,)
,mcurut aussi sansalliance
le 15.Avril.
Marie Barbe de la Croix
de Chevricr
, veuve de
Louis de Pontevez, Marquis
deBuous, Lieutenant
de Roy deProvence, mou- rutàApt en Provence le
a,~. Avrilâgée de 69. ans.
Mrle Marquis de Buous,
sonfils ,eîl Gouverneur
d'Apt, & Syndic de k*
Noblesse deProvence.
Marie-Claire deBretagne
, Abbesse de Malnouë
,
est morte âgée de
84. ans. Elle érait fille de
Claude deBretagne,Comte
de Vertus & deGoello,
Baron d'AvaLi-crour&d'lngrande
,Seigneurde Clisson
,&;Gouverneur d-z Rennes,morten 1637.
-
Jeanne-Phiberte Ca;
Hius de Pontcarré Epouse
d'Etienne Bochart, Chevalier
de Sarron ,
Presidentenla
premiereChambredesEnquêtes,
mourut
le premier Mayen sa41,
année. Elle estoit fille de
Mr de Pontcarré
, mort
Conseiller d'Honneur au
Partemenc,ôe soeur de Mr
de Pontcarré
,
premier ;
presidentau Parlement de
Itolien, & de Mr Camus
Durand
,
Conseiller au
Parlement.
La Princesse.,fille aînée
de Monsieurle Duc, de
Lorraine, nouvellement
pourvûë de l'Abbaye de
Remiremont
, mourut à
Luneville le 4. May. Son
Corpsaesté portéaux Cordeliers
de Nancy- dans le
Tombeau des Ducs de Lorraine.
r,* Marie Claude lePelletier
,
Epouse de Jacques-
Etienne Turgor, Chevalier
Seigneur de Soumont,
Bons, Ussy, Brucourt, &c.
Maistre des Requestes &
Intendant de la Generalité
de Moulins
, mourut
lej.Mjy.Elleelibir fille Je
MichellePelletier deSouzy,
Conseillerd'estat, &au,
Conseil Royal, & Directeur
General. des Fortifi-
-carions;& de feuë Marie,
GueNrin.."A ~oi sixc» Voisin,Epouse,
de Mr de Vaubourg,
Conseiller d'Estat,est mor-
,..te.!e Vendredy 8. du mois
de May agée de 44.ans
Elle estoit soeur de MrVoifin
Ministre&Secrétaire
d'Estat,& Mr de Vaubourg
est freredeMrDefmwcz,
aussiMinistre&
Controlleur General des
finances3& neveu de feu
iMrColbert. On peut juger
par là dans quelle agreable
situation se trouvoie
Me de Vaubourg
, mais son grand detac hement
des choses de ce
.monde & son austere pieté
larendoit peusensibleaux
biens, & aux honneurs.
Elleestoitmodeste auatnt
que vertueuse, & aussi aimée
de tout ceux qui la
connoissoient qu'elle aimoit
l^s pauvres pour qui
sa charitéestoit inépuisa-
ble. Me deVaubourg sa:C
se deuxenfants, un fils <3fc ;
une fille qui est veuve dtl
Mrle Marquis d'An gen>
ne,Brigadier des Armées
du Roy,eue'à:k'bataille
de Malplaquet.
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Résumé : MORTS.
Le texte évoque le décès de plusieurs personnalités françaises et anglaises au début du XVIIIe siècle. Poiter, Vice-Chambellan du roi d'Angleterre, est mort à Saint-Germain-en-Laye à l'âge de 74 ans. Il avait été envoyé par le roi Jacques II à Rome lors de la révolution, puis à la cour de France. Gilles d'Aligre, Chevalier et Seigneur de Boilkn, est décédé le 12 avril à 47 ans sans descendance. Charles de Jumelles, Marquis de Cerizy, Chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis et Maréchal des camps et armées du roi, est mort le 15 avril. Il avait été envoyé par Sa Majesté auprès des cantons suisses. Marguerite Le Tellier, épouse du Duc de Villeroy, est décédée le 1er avril à 33 ans, laissant deux garçons et deux filles. François Le Fèvre de Caumartin, Chevalier et Seigneur de Mormant, est mort sans alliance le 24 avril à 82 ans. Laurent Berthemel, Chevalier et Seigneur de Lagerk et de Moutreuil, Maître des Requestes, est décédé sans alliance le 15 avril. Marie Barbe de la Croix de Chevrières, veuve du Marquis de Buoux, est morte à Apt en Provence le 24 avril à 69 ans. Marie-Claire de Bretagne, Abbesse de Malnouë, est décédée à 84 ans. Jeanne-Philiberte Cailloux de Pontcarré, épouse d'Étienne Bochart, est morte le 1er mai à 41 ans. La Princesse, fille aînée du Duc de Lorraine, est décédée à Lunéville le 4 mai. Marie Claude Le Pelletier, épouse de Jacques-Étienne Turgot, est morte le 1er mai. Marie Anne Voisin, épouse de Mr de Vaubourg, est décédée le 8 mai à 44 ans. Elle était connue pour sa modestie, sa vertu et sa charité envers les pauvres, laissant deux enfants, dont un fils, Brigadier des Armées du roi, mort à la bataille de Malplaquet.
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15
p. 80-82
Services pour feu Monseigneur. [titre d'après la table]
Début :
Le zele des François pour Monseigneur le Dauphin égale leur [...]
Mots clefs :
Dauphin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Services pour feu Monseigneur. [titre d'après la table]
Le zele des François.
pour MonseigneurleDairphin
égale leur affliction
pour la perte d'unsi grand
Prince. Le nombre des
prieres & des Services
qu'on fait pour Iuy1 estsi
grande tant à Paris que
dans les Provinces, que
toutece VolumenefufBrok
pas pour placer les mémoires
qu,'onm'e, nenvoye.
On prépare ausside
tous costez des Oraisons
Funebres. La premiere
qu'on air faite dans Parisa
este prononcée par Mr
delaPause-Margon.Quoiqu'il
ne soit âgé que de21.
an,cette Piece d'Eloquenceaestétrouvée
dignedes
Orateurs les plus consomniez
& les plus célèbres:
Mr l'Abbé de la Paufe est:
£ls de Mr de Màrgorr,
Brigadier des Armées du-
Roy de Lis-uten-aiu deRoy
de la Province de
Languedoc.
pour MonseigneurleDairphin
égale leur affliction
pour la perte d'unsi grand
Prince. Le nombre des
prieres & des Services
qu'on fait pour Iuy1 estsi
grande tant à Paris que
dans les Provinces, que
toutece VolumenefufBrok
pas pour placer les mémoires
qu,'onm'e, nenvoye.
On prépare ausside
tous costez des Oraisons
Funebres. La premiere
qu'on air faite dans Parisa
este prononcée par Mr
delaPause-Margon.Quoiqu'il
ne soit âgé que de21.
an,cette Piece d'Eloquenceaestétrouvée
dignedes
Orateurs les plus consomniez
& les plus célèbres:
Mr l'Abbé de la Paufe est:
£ls de Mr de Màrgorr,
Brigadier des Armées du-
Roy de Lis-uten-aiu deRoy
de la Province de
Languedoc.
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Résumé : Services pour feu Monseigneur. [titre d'après la table]
Suite à la perte d'un grand prince, les Français manifestent leur affliction et leur zèle par de nombreuses prières et services religieux à Paris et en province. La première oraison funèbre à Paris a été prononcée par Monsieur de la Pause-Margon, âgé de 21 ans, fils de Monsieur de Margon, brigadier des armées du roi et lieutenant du roi en Languedoc. Cette oraison a été jugée digne des orateurs les plus expérimentés.
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16
p. 82-85
Estat des Officiers Generaux, & des Troupes qui vont en Espagne.
Début :
LIEUTENANS GENERAUX. Guerchy. Muret. MARECHAUX DE CAMP. Arpajou. Chastillon. Le [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Estat des Officiers Generaux, & des Troupes qui vont en Espagne.
EstatdesOfficiers Généraux
, &desTroupes cjui vont
en Ejjhlgne.
LIEUTENANSGENERAUX
Guerchy.
Muret.
MARECHAUX DE CAMPArpajou.
Chastillon.
IleDuc deDuras.
Le Comte d'Estaires.
Planque.
Le Comte de Fienne
commandera ,', en Catalogne,
Mr Brancas,Gouverneur
de Gironne, y commandera
fous luy.
MARE'CHAUX DE CAMP
enSardaigne.
Tournon.
Pelleport.
C.ailus,.
Infanterie qui va en Efyagnè.-
Normandie, 3. Bataiilons.
Auvergne,
2, LaCouronne, 2
Artois)
Cinquième du Royal Artillerie,
;i Deuxième des. Bombar- diers,.• Forets,•• 2,
Angoumois,
La Marche, 2»-
Total16.
Cavaleriequi va en.EJfagnz, gne, Berry, 5
Fleches, 3
Putange, 2,
Vaudremont, 2,
Parabere, %,
Germinan, 2,
Dragons.
Bouville, 3
î3olclli,
Chatel, t
Total 2.4.
, &desTroupes cjui vont
en Ejjhlgne.
LIEUTENANSGENERAUX
Guerchy.
Muret.
MARECHAUX DE CAMPArpajou.
Chastillon.
IleDuc deDuras.
Le Comte d'Estaires.
Planque.
Le Comte de Fienne
commandera ,', en Catalogne,
Mr Brancas,Gouverneur
de Gironne, y commandera
fous luy.
MARE'CHAUX DE CAMP
enSardaigne.
Tournon.
Pelleport.
C.ailus,.
Infanterie qui va en Efyagnè.-
Normandie, 3. Bataiilons.
Auvergne,
2, LaCouronne, 2
Artois)
Cinquième du Royal Artillerie,
;i Deuxième des. Bombar- diers,.• Forets,•• 2,
Angoumois,
La Marche, 2»-
Total16.
Cavaleriequi va en.EJfagnz, gne, Berry, 5
Fleches, 3
Putange, 2,
Vaudremont, 2,
Parabere, %,
Germinan, 2,
Dragons.
Bouville, 3
î3olclli,
Chatel, t
Total 2.4.
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Résumé : Estat des Officiers Generaux, & des Troupes qui vont en Espagne.
Le document liste les officiers généraux et les troupes envoyées en Égypte. Les lieutenants généraux sont Guerchy et Muret. Les maréchaux de camp en France incluent Arpajou, Chastillon, le duc de Duras, le comte d'Estaires, Planque et le comte de Fienne. L'infanterie comprend 16 bataillons de divers régiments. La cavalerie inclut 24 régiments de dragons.
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17
p. 86-90
MARINE.
Début :
Du Havre le 8. Avril. Le Vaisseau du Roy le [...]
Mots clefs :
Le Havre, Dunkerque, La Rochelle, Morlaix, Brest, Cherbourg
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARINE.
JQMrArR<INE. ^]>
? DuHavreleS. Avril.
-- tmw&
Le Vaisseau du Roy se
* Sephirea. prisun Vaisseau
Angiois chargé de Sucre
du Bresil, & decent cinquante
pieces de Vin de
MJderc. J&nïi &V
'"Mic~.
DeDunquerque le13.Avril
i^uon
La Renommée a pris
un Bastiment Hotiandors
chargé de Moruë
,
& la
Marie-Charlotte en a pris
unHambourgeoischargré
de Cuivre,d'Acier, d'Amidon
,& de plusieurs
autreseffets, letoutesti-
..me cent mille livres.
De la Rochelle le 16. Avril.
,t
-
La Corvette du Roy
laRenée tJ , commandée
parMr Foüilleuse,a pris à
l'abordage le Marlborough,
Corsaire de Grenezey
Le Capitaine & le
Lieutenant ont esté bieslez
à mort ,
& plusieurs
autresont eslé tuez, i&;
blessez.
DeMorlaix le 17. Avril.
MrChauvel de Jonval
a pris un Navire Anglois
de ii. canons,chargé de
plomb, d'Estain
,
de Harengs
,
de Sardines, &
d'autresMarchandises.
«
De Brestle 29. Avril.
Le Vaisseaula Couronne
de S. Malo, de huit canons,
a pris un Corsaire -de
de Grenefey
,
de dix canons,
& de 72. hommes
d'équipage.
De Cherbourg le 29.Avril.
Mr Fontaine a amene
unNavire chargé d'Orge,
qu'il a pris à la coste d'Angleterre
où l'équipage
s'est fauyé*•
De Brestle 30 -
Le Ltiz-,lnçay- a pris un
Vaisseau Anglois forti de
Cork,chargé de Froment
& d'Orge pour Lisbonne.
Mr du Tertre Daniel a
pris un Paquebot Anglois
allant à la Jamaïque.
MrChauvel de Dunval
a pris deux Bastiments
Hollandois chargez de
Pois; & un Armateur de
Dunquerque a amené un
NyavirieAnnglo
? DuHavreleS. Avril.
-- tmw&
Le Vaisseau du Roy se
* Sephirea. prisun Vaisseau
Angiois chargé de Sucre
du Bresil, & decent cinquante
pieces de Vin de
MJderc. J&nïi &V
'"Mic~.
DeDunquerque le13.Avril
i^uon
La Renommée a pris
un Bastiment Hotiandors
chargé de Moruë
,
& la
Marie-Charlotte en a pris
unHambourgeoischargré
de Cuivre,d'Acier, d'Amidon
,& de plusieurs
autreseffets, letoutesti-
..me cent mille livres.
De la Rochelle le 16. Avril.
,t
-
La Corvette du Roy
laRenée tJ , commandée
parMr Foüilleuse,a pris à
l'abordage le Marlborough,
Corsaire de Grenezey
Le Capitaine & le
Lieutenant ont esté bieslez
à mort ,
& plusieurs
autresont eslé tuez, i&;
blessez.
DeMorlaix le 17. Avril.
MrChauvel de Jonval
a pris un Navire Anglois
de ii. canons,chargé de
plomb, d'Estain
,
de Harengs
,
de Sardines, &
d'autresMarchandises.
«
De Brestle 29. Avril.
Le Vaisseaula Couronne
de S. Malo, de huit canons,
a pris un Corsaire -de
de Grenefey
,
de dix canons,
& de 72. hommes
d'équipage.
De Cherbourg le 29.Avril.
Mr Fontaine a amene
unNavire chargé d'Orge,
qu'il a pris à la coste d'Angleterre
où l'équipage
s'est fauyé*•
De Brestle 30 -
Le Ltiz-,lnçay- a pris un
Vaisseau Anglois forti de
Cork,chargé de Froment
& d'Orge pour Lisbonne.
Mr du Tertre Daniel a
pris un Paquebot Anglois
allant à la Jamaïque.
MrChauvel de Dunval
a pris deux Bastiments
Hollandois chargez de
Pois; & un Armateur de
Dunquerque a amené un
NyavirieAnnglo
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Résumé : MARINE.
En avril, plusieurs prises de navires ont été réalisées par des vaisseaux français. Le 13 avril, la Renommée a capturé un navire hollandais chargé de morue, et la Marie-Charlotte a pris un navire hambourgeois transportant du cuivre, de l'acier, de l'amidon et d'autres marchandises, évaluées à environ cent mille livres. Le 16 avril, la corvette royale la Renée a pris à l'abordage le Marlborough, un corsaire de Grenesey, tuant le capitaine, le lieutenant et plusieurs membres d'équipage. Le 17 avril, M. Chauvel de Jonval a capturé un navire anglais de onze canons chargé de plomb, d'étain, de harengs, de sardines et d'autres marchandises. Le 29 avril, le vaisseau la Couronne de Saint-Malo a pris un corsaire de Grenesey de dix canons et 72 hommes d'équipage. À Cherbourg, M. Fontaine a amené un navire chargé d'orge pris au large des côtes anglaises. Le 30 avril, M. du Tertre Daniel a capturé un paquebot anglais se rendant en Jamaïque, et M. Chauvel de Dunval a pris deux navires hollandais chargés de pois. De plus, un armateur de Dunkerque a amené un navire anglais.
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18
p. 90-94
« A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...] »
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A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...]
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texteReconnaissance textuelle : « A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...] »
A propos de Marine,
je vous ay donnédans le
Mercure d'Octobre Textrait
d'un procez dont je
promis le jugement qui
n'a esté rendu au Conseil
fqueadepuiis pteu..Voicy le '-
Roman, Gondol
,
&
Lati
, tous trois Matelots
Officiers du navire du departement
de Toulon, s'embarquerent à Toulon
sur unVaisseau marchand.
En faisantrouteversle
Havre de Grace, ils furent
attaquez & pris par un
Vaisseau de guerre qui les
conduisitàBaston.
Le20.Decembre1709.
on les embarqua dans un
autre Vaisseau marchand
qui partoit pour Londres
Il y avoit sur ceVainèattr
huit Anglois ; sçavoir, Ifc.
Capitaine, un Capitaine
passager, un Pilote,&cinq
Matelots.
Nos trois prisonniers
conspirerent la mort des
deux Capitaines, & du
Pilote; chacun d'eux fè
chargea de tuer son homme;
tous trois re'iiffirenr,.
&lescinqMatelotsvoyant
leurs chefs morts se soumirent
à nos trois Françoisqui
se trouverent enfin
maistres du Vaisseau
Anglois. Le 10.Janvier
IJTO. que cestrois François
se rendirent maistres
du Vaisseau ,ils faisoient
route vers la France lorsqu'ils
rencontrerentvers
Sorlingues un Armateur
de Roscoff, Armateur
François, qui voyant un
Vaisseau de la fabrique
- Angloise le reprit sur nos
François. La question estoit
de sçavoir àqui devoit
: appartenirceVaisseau.
Jugement..
Le prix a esté adjugé
moitié à l'Armateur,8è
moitiéaux trois Matelots.
Apparemment on a
prouvé dans l'instruction
du procez que les trois
Matelots se sont emparez
de bonneguerre du Vaisseau
Ennemy où on les tenoit
esclaves,&qu'ensuite
ayant arborépavillon
Ennemy
,
& l'Armateur
les ayant aussi attaquez
de bonne guerre, le Vaisseau
étoit de bonne prise
pour tous.
je vous ay donnédans le
Mercure d'Octobre Textrait
d'un procez dont je
promis le jugement qui
n'a esté rendu au Conseil
fqueadepuiis pteu..Voicy le '-
Roman, Gondol
,
&
Lati
, tous trois Matelots
Officiers du navire du departement
de Toulon, s'embarquerent à Toulon
sur unVaisseau marchand.
En faisantrouteversle
Havre de Grace, ils furent
attaquez & pris par un
Vaisseau de guerre qui les
conduisitàBaston.
Le20.Decembre1709.
on les embarqua dans un
autre Vaisseau marchand
qui partoit pour Londres
Il y avoit sur ceVainèattr
huit Anglois ; sçavoir, Ifc.
Capitaine, un Capitaine
passager, un Pilote,&cinq
Matelots.
Nos trois prisonniers
conspirerent la mort des
deux Capitaines, & du
Pilote; chacun d'eux fè
chargea de tuer son homme;
tous trois re'iiffirenr,.
&lescinqMatelotsvoyant
leurs chefs morts se soumirent
à nos trois Françoisqui
se trouverent enfin
maistres du Vaisseau
Anglois. Le 10.Janvier
IJTO. que cestrois François
se rendirent maistres
du Vaisseau ,ils faisoient
route vers la France lorsqu'ils
rencontrerentvers
Sorlingues un Armateur
de Roscoff, Armateur
François, qui voyant un
Vaisseau de la fabrique
- Angloise le reprit sur nos
François. La question estoit
de sçavoir àqui devoit
: appartenirceVaisseau.
Jugement..
Le prix a esté adjugé
moitié à l'Armateur,8è
moitiéaux trois Matelots.
Apparemment on a
prouvé dans l'instruction
du procez que les trois
Matelots se sont emparez
de bonneguerre du Vaisseau
Ennemy où on les tenoit
esclaves,&qu'ensuite
ayant arborépavillon
Ennemy
,
& l'Armateur
les ayant aussi attaquez
de bonne guerre, le Vaisseau
étoit de bonne prise
pour tous.
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Résumé : « A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...] »
Le texte raconte l'histoire de trois matelots français, Roman, Gondol et Lati, officiers d'un navire de Toulon, qui s'embarquèrent sur un vaisseau marchand attaqué par un vaisseau de guerre et conduits à Baston. Le 20 décembre 1709, ils furent transférés sur un autre vaisseau marchand à destination de Londres, où se trouvaient huit Anglais, dont deux capitaines, un pilote et cinq matelots. Les Français conspirèrent pour tuer les deux capitaines et le pilote, prenant ensuite le contrôle du vaisseau. Le 10 janvier 1710, ils rencontrèrent un armateur de Roscoff, qui captura le vaisseau, le croyant anglais. La question juridique portait sur la propriété du vaisseau. Le jugement décida que le prix du vaisseau serait partagé moitié à l'armateur et moitié aux trois matelots, car il fut prouvé que les matelots s'étaient emparés du vaisseau ennemi de bonne guerre et que l'armateur les avait également attaqués de bonne guerre, rendant la prise légitime pour toutes les parties.
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19
p. 95
Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Début :
Mr le Comte de Malaurand, Lieutenant de Roy de la [...]
Mots clefs :
Serment
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texteReconnaissance textuelle : Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Mr le Comte deMalaurand
,
Lieutenant de
Roy de -laHaute&Baffe
Alsace, a presté serment
le 28. Avril àMarly.
,
Lieutenant de
Roy de -laHaute&Baffe
Alsace, a presté serment
le 28. Avril àMarly.
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20
p. 95-96
Mort. [titre d'après la table]
Début :
Mercredy 20. de May à minuit Loüis Charles Auguste Foucquet, [...]
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texteReconnaissance textuelle : Mort. [titre d'après la table]
Mercredy 20. de May
à minuit Loüis Charles
AugusteFoucquet, Comte
de Belle-Isle, Brigadier
des Armées du Roy,ôc
Mestre deCamp General
des Dragons de France,
épousaHenrietteFrançoise
de Durforr. Le Comte
de Belle-Isle est fils de
LouisFoucquet, Marquis
deBelle-Isle,&deCatherineAgnés
de Levy, & la
Demoiselle est fille de
Charles de Durfort Marquisde
Cidrac ,& d'AngeliqueMariedu
Bourdet.
Les nopces se sont faites
chez Madame laDuchesse
de Vendosme avec beau.
coup de magnificence.
Madame la Princesse &
Madame la Princesse de
Conty y assisterent.
à minuit Loüis Charles
AugusteFoucquet, Comte
de Belle-Isle, Brigadier
des Armées du Roy,ôc
Mestre deCamp General
des Dragons de France,
épousaHenrietteFrançoise
de Durforr. Le Comte
de Belle-Isle est fils de
LouisFoucquet, Marquis
deBelle-Isle,&deCatherineAgnés
de Levy, & la
Demoiselle est fille de
Charles de Durfort Marquisde
Cidrac ,& d'AngeliqueMariedu
Bourdet.
Les nopces se sont faites
chez Madame laDuchesse
de Vendosme avec beau.
coup de magnificence.
Madame la Princesse &
Madame la Princesse de
Conty y assisterent.
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Résumé : Mort. [titre d'après la table]
Le 20 mai, Louis Charles Auguste Fouquet, Comte de Belle-Isle, épousa Henriette Françoise de Durfort. Il est le fils de Louis Fouquet et de Catherine Agnès de Levy. Elle est la fille de Charles de Durfort et d'Angélique Marie du Bourdet. La cérémonie, présidée par la Duchesse de Vendosme, fut grandiose et les Princesses de Conti y assistèrent.
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21
p. 97-98
NOUVELLES.
Début :
Aprés vous avoir donné des Nouvelles à l'ordinaire, j' [...]
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES.
NOVVELLES. r.», - -:,..¿"A '< -•- - ji prés vous avoir
donnédes Nouvelles à
l'ordinaire, j'ai cru qu'un
Journal traduit de plusieurs
Lettres Espagnoles,
feroit plaisir à ceux
qui rassemblent les morceaux
les plus curieux 6C
les plus exacts, pour
composerune fuitehifterique
des Nouvelles de
chaque espece
, ce qui
est le but principal que,,
je me suis proposé en divisant
mon Mercure en
quatre Parties; ensorte
qu'y joignant ensemble
les Nouvelles de differents
mois,on peut avoir
un Journal suivi de ce
qui s'est passé pendant
toutel'Année.
donnédes Nouvelles à
l'ordinaire, j'ai cru qu'un
Journal traduit de plusieurs
Lettres Espagnoles,
feroit plaisir à ceux
qui rassemblent les morceaux
les plus curieux 6C
les plus exacts, pour
composerune fuitehifterique
des Nouvelles de
chaque espece
, ce qui
est le but principal que,,
je me suis proposé en divisant
mon Mercure en
quatre Parties; ensorte
qu'y joignant ensemble
les Nouvelles de differents
mois,on peut avoir
un Journal suivi de ce
qui s'est passé pendant
toutel'Année.
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Résumé : NOUVELLES.
L'auteur décide de traduire un journal espagnol pour enrichir ses nouvelles. Il vise à satisfaire les lecteurs collectionnant des informations précises pour une chronique historique. Son journal, 'Mercure', est structuré en quatre parties pour offrir une vue d'ensemble des événements annuels.
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22
p. 99-144
JOURNAL veritable de tout ce qui s'est passé à Madrid de plus remarquable depuis le 20. Aoust 1710. jusqu'au 3. Decembre de la mesme année, jour auquel Sa M. C. rentra dans cette Capitale.
Début :
Dés le moment qu'on eut appris le malheureux succez [...]
Mots clefs :
Madrid, Roi d'Espagne, Philippe V
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texteReconnaissance textuelle : JOURNAL veritable de tout ce qui s'est passé à Madrid de plus remarquable depuis le 20. Aoust 1710. jusqu'au 3. Decembre de la mesme année, jour auquel Sa M. C. rentra dans cette Capitale.
if O U R NA L
veritabledetout ce qui
s'est pajjea Madrid
de plus remarquable
depuis le 20. Aoust
1710jusqu'au 3. De-
L:,,.,( de la mesme
aSnaAnéde.,jourauquel
C. 1.H-f1.- dans
cetteCapitale.
D
és le momentqu'on
"ur appris le malheureux
JUCCCZ qu'eurent le 18.
Aoust 1710. les armes du
Roy d'Espagne à la batail- -
le de Saragosse
,
dont la
nouvelle arriva à Madrid
le 20.Aoust,chacun fut saisi
d'unetristesse profonde,
ôc la consternation fut generale
dans toute la Ville,
sur tout lorsqu'on fçucjj
avec certitude que leurs
Majestez avec toute leur
Maison se preparoient as1
en sortir pour se retirer Mi
Valladolid
, ce qui s'exe":':
cuta le 9. de Septembre aujj
matin sur le rapport qu'on
eut que les Ennemis estoient
déja aux environ
deCuença. On n'a jamais
veu dans Madrid un plus
triste spectacle
; tous les
habitants fondoient en
larmes, en voyant le départ
precipité pour ne pas
dire la fuite de leurs Majestez.
Elles furent accompagnées
dans leur malheur
de tous les Conseils,
de tous les Grands,&de
tous les Nobles, sans que
rien put les retenir, ni la
crainte de perdre leurs
biens ni l'attachement à
leurs famillesnon pasmesme
l'amour.
Je dis cecy par rapport
a un jeune Amant
Espagnol qui sacrifia son
amour au zele qu'ilavoit
pour son Roy; c'estune
avanture qui méritébien u
qu'on la raconte ayeco
toutes lès circonstances.
Je vous la donneray sé-^
parement à la suitede ces
Journal, Elle y seraà sa,£
place, puisque le retour
de Philippe V. à Madrid
en fit le dénouement
,
commeson départenembrouilla
l'intrigue.
Ilyeut plusieursDames
qui suivirent la Reine
,
les
autres leurs Maris,& celles
qui ne purent suivre se
retirerent dans des Convents
: en forte qu'il ne
resta dans Madrid ni aux
environs que quelques
Ministres rebelles qui avoient
abandonné le parti
du Roy. Le Duc de Veraguas
,
President du Conseil
& des Ordres, & Conseillerd'Estat
, mourut le
mesme jour du départ de
Sa Majesté, de douleur de
n'avoirpulasuivre,àcause
de ses grandes infirmitez.
Le nouveau Duc,sonfils,
pour ne pas differer un
moment à donner au Roy
des preuves de sa fidelité,
partit aussi-tost, & suivit
Sa MajeHé sans avoir rendu
les derniers devoirs à
son pere.
Aprés le depart de leurs
Majestez
, & de tant de
personnes considerables
,
la Ville de Madrid demeura
semblable à un desert
,
& dans une tristesse incroyable.
Le 21. de Septembre le
General Stanhope Envoyé
extraordinaire d'Angleterre
auprès de l'Archiduc
vint à l'Hostel de Ville,
pour lui demander de sa
part l'obéïssance , & sur
rheure 4. Echevins furent
députés du Corps
,
pour l'aller rendre à l'Ar..
chiducqui estoit pour lors
à Alcala d'Henares.
Sur le soir du mesme
jour21. Septembre, on publia
icy le mesme Edit qui
avoit esté publié à Sarra-
, gosse le 21. Aoust, menaçant
de punir suivanttoute
la rigueur des Loix , «
ceux qui ne voudroient
pas le reconnoistre pour
leur Souverain.
Le mesme jour on publia
encore trois autres
Edits qui furent affichés
par toute laVille. Le premier
pour retenir chacun
dans ion devoir fous peine
de la vie. Le second portoit
commandement à
tous les soldats dePhilippe
V. qui seroient encore
dans Madrid ou dans les
Hospitaux
,
de se presenter
en personneouunau-
tre pour euxdans 24. heures
fous peine de la vie.
Le troisiémeestoit un ordre
de relascher tous les
prisonniers d'Estat
, en-à
-
joignantà tous les Geolliersd'y
satisfaire.
Aprés que tous ces ordres
eurent esté donnez,
le General Stanhopeprit
son logement dans une
maisonde plaisance située
hors de la Ville, & appelléela
Floride; & sonDétachement
se campa aux
environs de la Ville surle
bord du Mançanarés.
Il y eut pendant trois
nuits quelques illuminations
dont les habitants
esteignoient une partie
pendant qu'on allumoit
l'autre, & de toures les
cloches qui devoient sonner
on en sonna fort peu
parce que tous les Sacristainssurpris
de voir arriver
tant d'heretiques, mirent
tous leurs soins à preserver
du pillage ce qu'ils
avoient de plus précieux,
ôc la Connerie fut mesme
interrompuë en quelques
endroits parce que les Anglois
pillerent jusqu'aux
cordes des cloches quand
ils ne trouvoient rien de
meilleur à prendre.
Le 22. de Septembre le
General Sranhope envoya
au Couvent de Nostre-
Dame d'Atoche un Capiraine
avec 60. Cavaliers
pour en enlever tous les
Drapeaux & Etendars que
Philippe V. avoit offerts
depuis la guerre. On les
distribua aux Soldats de
chaque Nation sur laquelle
ils avoient esté pris, particulierement
à la bataille
dAlmanza. Il les porcerent
en triomphe partoutes
les ruës decette Ville
avec autant de fierté que
s'ils les eussent remportez
d'un combat, & non pas
détachées des murs d'un
Eglise. Ils les porterent
ainsijusqu'àleurcamp qui
estoit entre Madrid&Alcala.
Ensuite les vols devinrent
si frequents dans la
Ville qu'on n'a pas cesse
un seul moment d'estre
dans la crainte d'un pillage
general.
Ce mesme jour Dom
Antonio Sanguineto que
Philippe V.avoit fait Lieutenant
Général de Police
à Madrid par interim
Jonna , par ordre du General
Stanhope unMandement
-qUi portoit qu'on
<ut à recevoir fous peine
de la vie,toutes fortes de
Monnoves , tant dans la
Ville que hors d'icelle
foit quelles fussent du,
Royaume ou estrangeres,
suivant le prix courant
dont il donnaune explication
par rapport à celles
de Portugal. ir,
Le 26. toute l'A rmée
Ennemie vint camper aux
environs de Cavillejas, &
l'Archiduc prit son logement
dans la maison de
plaisance du Comte d'Aguilar
qui n'est qu'à une
lieuë de cette Ville. Ce
mesme jour on ordonna
des illuminations par toute
laVille pour le 28. jour
que l'Archiduc choisit
pour entendre la Messe à
Nostre-Dame d'Atocha,
après laquelle accompa- 1
gné de ses Gardes,estanc
entré
entré dans la Ville par la
ruë d'Atocha, il fut le long
d'icelle jusqu'à la porte
deGuadalaxara,puis ayant
repris par la grande ruë,
il forcir par la porte d'Alcala,
& se retira à la susdite
maison de campagne, fort
mal satisfait du peu d'empressement
qu'onavoit eu
d'accourir aux endroits
par où il passoit.
Le premier Octobre il
y eut feste au Palais pour
celebrer le jour auquel
l'Archiduc entroit dans sa
27eannée: mais peu de
persnnes ,
& fort peu
connues s'y trouverent
pour luy baiserles mains.
Il y eut aussi une Assemblée
d'Alcades ou Juges
dans laquelle Dom Francisco
Alvares Guerrero
présida. Les principaux
estoient Don Joséph Sotelo,
DonAdresPinto de
- Lara
,
Don Joseph Palacios
,
Don Augustin de
Cardenas, Don Louis de
la Sevilla
, & Don Pedro
Infante. Don Pedro Zamires
y fit la fonction de
Procureur du Roy. On y
nomma 40 Huissiers ou
Sergens. On ordonna ensuite
à toutes les Dames
qui s'estoient retirées dans
des Convents,de revenir
occu perleurs mai sons
faure de , quoy on y mettroit
Garnison.
Le 4. du mesme mois
onleva leCamp de Cavillejas,
& l'armée ennemie
s'avança jusqu'au Pardo.
Ce sur alors qu'on commença
d'exiler tous ceux
qui ne furent pas trouvez
agreables au gouvernement
present, & lesaccusations
qui furent portées
àceteffet devant les Juges
contre lesfidels serviteurs
duRoyPhilippe, & contre
les François,se trouverenten
si grande quantiré
qu'ils furent obligez
de n'y pas faire l'attention
qu'en attendoient les delateurs,
pour nepas voir
la Ville depourvûë d'honnestes
gens, quoyque la
plus grande partie se fût
déjaretirée& miseà couvert
dans des aziles saj',.'
crez.
Le6. dumefme mois le
<
Marquis de Palamares fut
eslu nouveau Lieutenant
General de la Ville
,
à la
place de Don Sanguineto
Yzaias, & prit possession
decette Charge.
Le 7. on ordonna à tous
les habitants de la Ville
fous peine de la vie de faire
une déclaration exacte
de tous les Chevaux qu'ils
avoient dans leurs maisons
, pour en former un
Regiment fous le nom de
Madrid,dont on fit Colonel
Don Bonifacio Maurique
de Lara ; mais l'o.
béïssance aveugle que l'on
eust pour cetordre rigoureux
ne hit nullement recompensée,
car le General
Stanhope s'empara detous
les Chevaux sans en faire
aucun paiement. On ordonna
aussi dans le mesme
temps de lever deux Regiments
d'Infanterie
, auxquels
on donna le nom de
Tolede& deGuadalaxara;
le premier eut pour Colonel
le Comte de la Puebla
de Portugal, & l'on nomma
pour le second Don
Antonio de Villaroël, tous.
deux Lieutenans Generaux.
Le 12. on envoya une
Lettre circulaire à toutes
les Dames de qualité, portant
ordre de se rendre en
quatre jours àTolede. Il
yeneutquelquesunes qui
obéïrent, mais la plufparc
resterent chez elles.
Le 14. on commença à
monter laGarde au Palais,
& le15. on ordonna à tous
les François de sortir de la
Ville dans 24. heures fous
peine de la vie.
Le 19. Don Raimon Vilana
Piolasenvoya une
Lettre circu laire à tous les
Couvents & Superieurs
d'iceux, pour les avertir
qu'ilseussent à decouvrir
aux Juges qui feroient envoyez
, tous les biens qu'ils
tenoient cachez,& qui
appartenoient à ceux qui
avoient suivi & suivoient
actuellement le party de
PhilippeV.
Le 22. il y eut une Afsemblée
de Theologiens,
Jurisconsultes
,
& Docteurs
en Droit, pour deliberer
de se rendre maistre
de
de tout ce qui estoit retenu
caché dans les Maisons
Religieuses & Couvent.
Le resultat fut qu'il falloit
visiter partout ®istrer
jusqu'aux Tombeaux ôc
Sepultures des morts ,
à
propos de quoy DonFrancisco
Parga,Vicaire de la
Paroisse de San Gines
homme tres-attaché , au
parti du Roy Philippe,
ayant esté misau nombre
des proscrits
,
& estanc
mort sur les entrefaites,
le conseil ne laissa pas de
luy faire signifier son bannissement.
Un Espagnol qui
se trouva auprés du
Corps mort, dans le
moment que le porteur
de
*
la significationarrivoit
, luy demanda fierement
ce qu'il vouloit;
l'Argoafil dit qu'il venoit
signifîer le bannit
sementàDonFrancisco:
he par dios, dit l'Espagnol
relevant sa moustache,
vos venir tardè Ar*
goafil, D. Francisco esta
bien lexos; qui veutdire,
vousveneT^tardHmjfîer9
Don Francisco estdesja
bien loin.
Cemesme jour le nouveau
Gouverneur Don
Maurique donna un Arrest
qui declaroitentr'autres
choses que quiconque
de jour & de nuit, d'une
voix haute ou basse crieroit
Vive Philippe V. seroit
executé à mort sur le
champ.
A l'occasionde cetArrest
un Bourgeois paria
contre un autre qu il y
contreviendroit publiquement
; je parie que
nonditl'autre,& jeparie
un quadruple:non reprit
celuy-cy, je ne veux rien
parier,je gagnerayassez
en contentant mon zele;
aussi-tost il s'équipa à
peu prés en Colporteur
François, &C tenant pluheurs
imprimez fous son
bras, il marmotoit tout
bas: Arrestqui dessendà
toutespersonnes,etc. Se
quand il estoit parvenu
aux mots Vive Philippe
cinq, illes crioit de toute
sa force, en sortequ'on
n'entendoit crier que
VivePhilippe V. partout
où il passoit. Onsesaisit
de luy ; il réponditfroidement
,qu'avez vous à
me dire, je publie l'Arrest
du Gouverneur. Le
faux Colporteur reçut
force bourades , mais il
se sauva, ravi de s'estre
satisfait à si bon marché
Le 20, du mesme mois
Dom Francisco Quincozes
fit publier que tous les
gens de guerre prisonniers
ou autres qui auroient
servi dans les Troupes
de Philippe V. eussent
à se presenter dans 2,4,
heures fous peine de chastimenc
arbitraire
, & de
confiscations de leurs
biens dont l'accusateur
auroit la troisiéme partie.
Il delivra au/G les ordres
pour envoyer en exil un
grand nombre d'Ecclesiastiques
tant Seculiers que
Reguliers; & dés lesjours
suivants on bannit hors
de la Ville les PP. Blanto
& Atynila
,
Su perieurs de
l'Ordre de S. Dominique,
avec le Gardien de l'Eglise
de S. Bernard, & le Pere
Cardona de l'Ordre des
Agonisans.
Le 28. l'Armée Ennemie
changea de camp,&
vint à Villaverda
Le 29. le Confcil de Castille
s'assembla fous les
ordres du Marquisde Castillo,
Gouverneur par interim
;assisté de Don FernandoGarcia-
Bazan, de
Don Joseph Garfupcy
,
de
Don Francisco. Alvarez-
Guerrero, de Don Manuel
de Gamboa, nouveauPrefident
de laChambre
,de Don Joseph de la
Serna, en qualité de Procureur
du Roy, & de Don
Migueld'Espinosa,Secretaire
de la Chambre. On
nomma ensuite pour President
du Conseil des Finances
,Don Atanafio de
Estaripa,Evesque de Licopoli,
& pour Conseillers
Assesseurs,le Marquis de
Fuente Humosa, Don
Manuel de S. Martin &
Benavente, Dom Joseph
de Palavos,les Comtes de
Belmont & de Clavijo
Don Manuel Salcedo ôc
Morequecho, Don Sebastien
Valero- Montero
»
pour Procureur du Roy
& Don Juan Manuel de
Bargos, pour Secretaire.
On establit aussi une
Chambre de Justice & une
Chambre des Compres
3 &l'on créa pour Conseillers
dans la premiere
Don Simon llavez ,
, Don
Joseph deOmagna,Don
Miguel de Mata , Don
Juan de Soto-Maya, &
Don Francisco de Melgar;
ce dernier faisoit la fonction
de Procureur du Roy.
Les Conseillers de la
Chambre des Comtes furent
le Marquis de Cavillejas,
Don AndresdeAvila,
Don Diego de Burgos,
& Don Francisco de Sylveira,
DonPrudenico Gregorio
de la Fuente eut la
Charge de Procureur du
Rofy.
-- On forma de plus un
Conseil des Indesles Seigneurs
qui le composerent
furent Don Pedro
Gamarra & Arhaga, le
Comte de Paredes
,
Don
Zamon Portocarrero ,
Don Joseph de Hugarté
,
Dom Sancho de Castro
:J Don Joseph Escals, pour
Procureur du ROY;r& Don
Domingo Lopez- Calo,
pour Secretaire. Pour le
Conseil des Ordres, on ne
put achever de le former
entierement.
Pendant ce nouveau
gouvernement on a eu la
douleur de vo~ire
publiquement au milieu
des ruës de cette grande
Ville, des Ca lices des Patenes,
desCiboires& de
toutes sortes d'Ornements
& de Vases sacrez qui avoientesté
pillez dans nos
Eglises.
Le 2. de Novembre on
publiaunEdit portant désense
à toutes fortes de
personnes d'aller auCamp
fous peine de 200. coups
de foüet.
Le 5. la farine des Magasinspublics
ayant manque
,
aussi-bien que celle
qu'on avoit tirée des Couvenrs,
des Boulangeries,
& des maisons paniculicres
, la Ville commençaà
manquer de pain, de viande
,
de vin
,
& de toutes
fortes de poissons & de legumes
necessaires à la vie,
sans que l'on vit aucun
moyen d'y remedier
, ce
qui la reduisit à la derniere
extremité;nonobstant laquelleon
ne laissa pas d'obliger
les habitants fous
peine de trahison de porter
au Camp, pendant les
trois jours suivans, tous les
cochons, les poulets, les
legumes, & les autres choses
qui pourroient se trouver
dans la Ville.
Le 8 jour dudit mois
Don Francisco de Quincozes
fit publier trois Edirs.
Le premier que les
gens de guerre qui ne s'estoient
pas encore presentés,
eussent à le faire dans
24. heures fous peine de la
vie; & dcffcnfe à toutes
personnes de les tenir cachés,
fous les mesmes peines.
Le second portoit ordre
de luy remettre sans
délay tous les habits, les
munitions ,
poudre,balles,
& autres instrumens
de guerre , ou train d'artillerie
qui se trouveroient
dans laVille. Letroisiéme
réïteroit un autre donné
cy devant, deluy remettre
incessamment entre
les mains toutes les armes,
alfucsJ fusils ,&c.
Le 9 jour dédié à la
Sainte Vierge tous les
nouveauxConseils establis
par l'Archiduc
, reçurent
ordre de passer à Tolede.
Le II. ils se mirent tous
en marche avec l'armée
qui prit le mesme chemin
de Campozuelos.
Lemesme jour II. Novembre
,l'Archiduc estant àCompozuelos, signa de
sa main un Décret paraphé
de Don Zamon Vilana
,
& adressé au Lieutenant
General de Police à
Tolede ;
il contenoit en
substance
,
qu'ayant appris
que les. Ennemis par
leurs detestables artifices
faisoient passer pour rigoureux
le Décret par luy
rendu
rendu le 12. du mois précedent
, par lequelil estoit
enjoint & ordonné àtoutes
les femmes
, veuves,
& filles des Grands d'Er..
pagne,& de tous les Nobles
de la nation qui suivoient
le party de Philippe
V. de quitter Madrid pour
aller à Tolede
;
qu'il ordonnait,
pour marquer
fès égards pour les Dames.
de condition, que toutes
les susdites personnes qui
auroient obéi & executcr
le susdit Décret du 18. Octobre
,
peussent en toute
seureté retourner à Madrid
; sur quoy une Dame
Espagnole dit: las cortesias
tardadas intienengroeta con las
Damas: que lescourtoisies
tardives perdent leur grace
auprés des Dames.
Le n. du mesme mois
on vie paroistre aux environs
de laChapelle de
l'Ange Gardien, éloignée.
de cetteVille d'un quart
de lieuë,. un petit corps
de Troupes de Philippe
V. ce qui causa une si
grande joye que Don
Antonio Sanguineto qui
depuis le depart des Ennemis
avoit repris les fonctions
de Lieutenant General
de Police, craignant
qu'iln'en arrivât quelques
desordres, prit toutes les
précautions necessaires
dans une conjoncture si
epineuse
, ce qui luy a
merité l'approbation generale.
Enfin le 25. les deux
RegimentsdePignatelli,
& de S. Jacques, commandez
parDonFeliciano
de Bracamonte, Maréchal
de Camp, firent
leur entrée au Buen-Retiro
,
& le24. jour auquel
nostre Monarque avoic
esté proclame Roy, ils entrerent
dans Madrid par
la ruë d'A lcala, puis par
la grande ruë, passerent
par la porte de Guadalaxara,
& poursuivirent le
long de la rue Nostre-
Dame par où ilssortirent
d'Arocha, d'où ils se renidirent
à Vallejas.
Le mesme jour le Roy
confirma Don Antonio
Sanguineto dans sa Charge
de Lieutenant de Police
Le 3,, Décembre pour
de S.FrançoisXavier,Sa
M.Cfut àNostre Dame
d'Atocha sur les trois heures
aprèsmidy, ou après
avoir fait chanterle Te,
Deum, il monta àcheval
accompagnéde MrleDuc
de Vendosme des principaux
Officiers de son Armée
& de saMaison, de
tous les Nobles &Grands
duRoyaume&de ses Gardes
du Corps, il fit [ott
entréepublique
,
où le
concours du peuple fut
si grand & les marques
de joye qu'il donna si extraordinaires
,
qu'il n'est
pas facile d'en juger sainement
sans en avoir esté
le témoin oculaire.
Pendantque leRoyentroit
à Madrid, on apprit
que le 3. Décembre les
Ennemisavoiententièrement
évacuéToledele29.
Novembre5que cetteVille
qu'ils avoient choisie
pour faire leur Place d'Armes,
avoir elle abandonnée
avec tant de précipitation
, que ne pouvant
sauver les Magasinsqu'ils
avoient mis dans l'Alcaçar
& dans plusieurs maifons,
y avoient mis le feu,
& placé une meche qui
dévoie faire saurer soixante
barils de poudre, ce qui
auroit détruit ce Palais
magnifique. Mais que les
habitans y estant accourus
en diligence,avoient oste
la meche & esteint le feu ;
qu'ils furent si irritez contre
les Ennemis, qu'ils prirent
les armes & chargerent
leur arriéré garde,en
quoy ils furent secondez
par cinq cens Chevaux que
Dom Pedro Ronquillo faisait entrer par une Porte,
pendant que les Ennemis fuyaient par l'autre.
veritabledetout ce qui
s'est pajjea Madrid
de plus remarquable
depuis le 20. Aoust
1710jusqu'au 3. De-
L:,,.,( de la mesme
aSnaAnéde.,jourauquel
C. 1.H-f1.- dans
cetteCapitale.
D
és le momentqu'on
"ur appris le malheureux
JUCCCZ qu'eurent le 18.
Aoust 1710. les armes du
Roy d'Espagne à la batail- -
le de Saragosse
,
dont la
nouvelle arriva à Madrid
le 20.Aoust,chacun fut saisi
d'unetristesse profonde,
ôc la consternation fut generale
dans toute la Ville,
sur tout lorsqu'on fçucjj
avec certitude que leurs
Majestez avec toute leur
Maison se preparoient as1
en sortir pour se retirer Mi
Valladolid
, ce qui s'exe":':
cuta le 9. de Septembre aujj
matin sur le rapport qu'on
eut que les Ennemis estoient
déja aux environ
deCuença. On n'a jamais
veu dans Madrid un plus
triste spectacle
; tous les
habitants fondoient en
larmes, en voyant le départ
precipité pour ne pas
dire la fuite de leurs Majestez.
Elles furent accompagnées
dans leur malheur
de tous les Conseils,
de tous les Grands,&de
tous les Nobles, sans que
rien put les retenir, ni la
crainte de perdre leurs
biens ni l'attachement à
leurs famillesnon pasmesme
l'amour.
Je dis cecy par rapport
a un jeune Amant
Espagnol qui sacrifia son
amour au zele qu'ilavoit
pour son Roy; c'estune
avanture qui méritébien u
qu'on la raconte ayeco
toutes lès circonstances.
Je vous la donneray sé-^
parement à la suitede ces
Journal, Elle y seraà sa,£
place, puisque le retour
de Philippe V. à Madrid
en fit le dénouement
,
commeson départenembrouilla
l'intrigue.
Ilyeut plusieursDames
qui suivirent la Reine
,
les
autres leurs Maris,& celles
qui ne purent suivre se
retirerent dans des Convents
: en forte qu'il ne
resta dans Madrid ni aux
environs que quelques
Ministres rebelles qui avoient
abandonné le parti
du Roy. Le Duc de Veraguas
,
President du Conseil
& des Ordres, & Conseillerd'Estat
, mourut le
mesme jour du départ de
Sa Majesté, de douleur de
n'avoirpulasuivre,àcause
de ses grandes infirmitez.
Le nouveau Duc,sonfils,
pour ne pas differer un
moment à donner au Roy
des preuves de sa fidelité,
partit aussi-tost, & suivit
Sa MajeHé sans avoir rendu
les derniers devoirs à
son pere.
Aprés le depart de leurs
Majestez
, & de tant de
personnes considerables
,
la Ville de Madrid demeura
semblable à un desert
,
& dans une tristesse incroyable.
Le 21. de Septembre le
General Stanhope Envoyé
extraordinaire d'Angleterre
auprès de l'Archiduc
vint à l'Hostel de Ville,
pour lui demander de sa
part l'obéïssance , & sur
rheure 4. Echevins furent
députés du Corps
,
pour l'aller rendre à l'Ar..
chiducqui estoit pour lors
à Alcala d'Henares.
Sur le soir du mesme
jour21. Septembre, on publia
icy le mesme Edit qui
avoit esté publié à Sarra-
, gosse le 21. Aoust, menaçant
de punir suivanttoute
la rigueur des Loix , «
ceux qui ne voudroient
pas le reconnoistre pour
leur Souverain.
Le mesme jour on publia
encore trois autres
Edits qui furent affichés
par toute laVille. Le premier
pour retenir chacun
dans ion devoir fous peine
de la vie. Le second portoit
commandement à
tous les soldats dePhilippe
V. qui seroient encore
dans Madrid ou dans les
Hospitaux
,
de se presenter
en personneouunau-
tre pour euxdans 24. heures
fous peine de la vie.
Le troisiémeestoit un ordre
de relascher tous les
prisonniers d'Estat
, en-à
-
joignantà tous les Geolliersd'y
satisfaire.
Aprés que tous ces ordres
eurent esté donnez,
le General Stanhopeprit
son logement dans une
maisonde plaisance située
hors de la Ville, & appelléela
Floride; & sonDétachement
se campa aux
environs de la Ville surle
bord du Mançanarés.
Il y eut pendant trois
nuits quelques illuminations
dont les habitants
esteignoient une partie
pendant qu'on allumoit
l'autre, & de toures les
cloches qui devoient sonner
on en sonna fort peu
parce que tous les Sacristainssurpris
de voir arriver
tant d'heretiques, mirent
tous leurs soins à preserver
du pillage ce qu'ils
avoient de plus précieux,
ôc la Connerie fut mesme
interrompuë en quelques
endroits parce que les Anglois
pillerent jusqu'aux
cordes des cloches quand
ils ne trouvoient rien de
meilleur à prendre.
Le 22. de Septembre le
General Sranhope envoya
au Couvent de Nostre-
Dame d'Atoche un Capiraine
avec 60. Cavaliers
pour en enlever tous les
Drapeaux & Etendars que
Philippe V. avoit offerts
depuis la guerre. On les
distribua aux Soldats de
chaque Nation sur laquelle
ils avoient esté pris, particulierement
à la bataille
dAlmanza. Il les porcerent
en triomphe partoutes
les ruës decette Ville
avec autant de fierté que
s'ils les eussent remportez
d'un combat, & non pas
détachées des murs d'un
Eglise. Ils les porterent
ainsijusqu'àleurcamp qui
estoit entre Madrid&Alcala.
Ensuite les vols devinrent
si frequents dans la
Ville qu'on n'a pas cesse
un seul moment d'estre
dans la crainte d'un pillage
general.
Ce mesme jour Dom
Antonio Sanguineto que
Philippe V.avoit fait Lieutenant
Général de Police
à Madrid par interim
Jonna , par ordre du General
Stanhope unMandement
-qUi portoit qu'on
<ut à recevoir fous peine
de la vie,toutes fortes de
Monnoves , tant dans la
Ville que hors d'icelle
foit quelles fussent du,
Royaume ou estrangeres,
suivant le prix courant
dont il donnaune explication
par rapport à celles
de Portugal. ir,
Le 26. toute l'A rmée
Ennemie vint camper aux
environs de Cavillejas, &
l'Archiduc prit son logement
dans la maison de
plaisance du Comte d'Aguilar
qui n'est qu'à une
lieuë de cette Ville. Ce
mesme jour on ordonna
des illuminations par toute
laVille pour le 28. jour
que l'Archiduc choisit
pour entendre la Messe à
Nostre-Dame d'Atocha,
après laquelle accompa- 1
gné de ses Gardes,estanc
entré
entré dans la Ville par la
ruë d'Atocha, il fut le long
d'icelle jusqu'à la porte
deGuadalaxara,puis ayant
repris par la grande ruë,
il forcir par la porte d'Alcala,
& se retira à la susdite
maison de campagne, fort
mal satisfait du peu d'empressement
qu'onavoit eu
d'accourir aux endroits
par où il passoit.
Le premier Octobre il
y eut feste au Palais pour
celebrer le jour auquel
l'Archiduc entroit dans sa
27eannée: mais peu de
persnnes ,
& fort peu
connues s'y trouverent
pour luy baiserles mains.
Il y eut aussi une Assemblée
d'Alcades ou Juges
dans laquelle Dom Francisco
Alvares Guerrero
présida. Les principaux
estoient Don Joséph Sotelo,
DonAdresPinto de
- Lara
,
Don Joseph Palacios
,
Don Augustin de
Cardenas, Don Louis de
la Sevilla
, & Don Pedro
Infante. Don Pedro Zamires
y fit la fonction de
Procureur du Roy. On y
nomma 40 Huissiers ou
Sergens. On ordonna ensuite
à toutes les Dames
qui s'estoient retirées dans
des Convents,de revenir
occu perleurs mai sons
faure de , quoy on y mettroit
Garnison.
Le 4. du mesme mois
onleva leCamp de Cavillejas,
& l'armée ennemie
s'avança jusqu'au Pardo.
Ce sur alors qu'on commença
d'exiler tous ceux
qui ne furent pas trouvez
agreables au gouvernement
present, & lesaccusations
qui furent portées
àceteffet devant les Juges
contre lesfidels serviteurs
duRoyPhilippe, & contre
les François,se trouverenten
si grande quantiré
qu'ils furent obligez
de n'y pas faire l'attention
qu'en attendoient les delateurs,
pour nepas voir
la Ville depourvûë d'honnestes
gens, quoyque la
plus grande partie se fût
déjaretirée& miseà couvert
dans des aziles saj',.'
crez.
Le6. dumefme mois le
<
Marquis de Palamares fut
eslu nouveau Lieutenant
General de la Ville
,
à la
place de Don Sanguineto
Yzaias, & prit possession
decette Charge.
Le 7. on ordonna à tous
les habitants de la Ville
fous peine de la vie de faire
une déclaration exacte
de tous les Chevaux qu'ils
avoient dans leurs maisons
, pour en former un
Regiment fous le nom de
Madrid,dont on fit Colonel
Don Bonifacio Maurique
de Lara ; mais l'o.
béïssance aveugle que l'on
eust pour cetordre rigoureux
ne hit nullement recompensée,
car le General
Stanhope s'empara detous
les Chevaux sans en faire
aucun paiement. On ordonna
aussi dans le mesme
temps de lever deux Regiments
d'Infanterie
, auxquels
on donna le nom de
Tolede& deGuadalaxara;
le premier eut pour Colonel
le Comte de la Puebla
de Portugal, & l'on nomma
pour le second Don
Antonio de Villaroël, tous.
deux Lieutenans Generaux.
Le 12. on envoya une
Lettre circulaire à toutes
les Dames de qualité, portant
ordre de se rendre en
quatre jours àTolede. Il
yeneutquelquesunes qui
obéïrent, mais la plufparc
resterent chez elles.
Le 14. on commença à
monter laGarde au Palais,
& le15. on ordonna à tous
les François de sortir de la
Ville dans 24. heures fous
peine de la vie.
Le 19. Don Raimon Vilana
Piolasenvoya une
Lettre circu laire à tous les
Couvents & Superieurs
d'iceux, pour les avertir
qu'ilseussent à decouvrir
aux Juges qui feroient envoyez
, tous les biens qu'ils
tenoient cachez,& qui
appartenoient à ceux qui
avoient suivi & suivoient
actuellement le party de
PhilippeV.
Le 22. il y eut une Afsemblée
de Theologiens,
Jurisconsultes
,
& Docteurs
en Droit, pour deliberer
de se rendre maistre
de
de tout ce qui estoit retenu
caché dans les Maisons
Religieuses & Couvent.
Le resultat fut qu'il falloit
visiter partout ®istrer
jusqu'aux Tombeaux ôc
Sepultures des morts ,
à
propos de quoy DonFrancisco
Parga,Vicaire de la
Paroisse de San Gines
homme tres-attaché , au
parti du Roy Philippe,
ayant esté misau nombre
des proscrits
,
& estanc
mort sur les entrefaites,
le conseil ne laissa pas de
luy faire signifier son bannissement.
Un Espagnol qui
se trouva auprés du
Corps mort, dans le
moment que le porteur
de
*
la significationarrivoit
, luy demanda fierement
ce qu'il vouloit;
l'Argoafil dit qu'il venoit
signifîer le bannit
sementàDonFrancisco:
he par dios, dit l'Espagnol
relevant sa moustache,
vos venir tardè Ar*
goafil, D. Francisco esta
bien lexos; qui veutdire,
vousveneT^tardHmjfîer9
Don Francisco estdesja
bien loin.
Cemesme jour le nouveau
Gouverneur Don
Maurique donna un Arrest
qui declaroitentr'autres
choses que quiconque
de jour & de nuit, d'une
voix haute ou basse crieroit
Vive Philippe V. seroit
executé à mort sur le
champ.
A l'occasionde cetArrest
un Bourgeois paria
contre un autre qu il y
contreviendroit publiquement
; je parie que
nonditl'autre,& jeparie
un quadruple:non reprit
celuy-cy, je ne veux rien
parier,je gagnerayassez
en contentant mon zele;
aussi-tost il s'équipa à
peu prés en Colporteur
François, &C tenant pluheurs
imprimez fous son
bras, il marmotoit tout
bas: Arrestqui dessendà
toutespersonnes,etc. Se
quand il estoit parvenu
aux mots Vive Philippe
cinq, illes crioit de toute
sa force, en sortequ'on
n'entendoit crier que
VivePhilippe V. partout
où il passoit. Onsesaisit
de luy ; il réponditfroidement
,qu'avez vous à
me dire, je publie l'Arrest
du Gouverneur. Le
faux Colporteur reçut
force bourades , mais il
se sauva, ravi de s'estre
satisfait à si bon marché
Le 20, du mesme mois
Dom Francisco Quincozes
fit publier que tous les
gens de guerre prisonniers
ou autres qui auroient
servi dans les Troupes
de Philippe V. eussent
à se presenter dans 2,4,
heures fous peine de chastimenc
arbitraire
, & de
confiscations de leurs
biens dont l'accusateur
auroit la troisiéme partie.
Il delivra au/G les ordres
pour envoyer en exil un
grand nombre d'Ecclesiastiques
tant Seculiers que
Reguliers; & dés lesjours
suivants on bannit hors
de la Ville les PP. Blanto
& Atynila
,
Su perieurs de
l'Ordre de S. Dominique,
avec le Gardien de l'Eglise
de S. Bernard, & le Pere
Cardona de l'Ordre des
Agonisans.
Le 28. l'Armée Ennemie
changea de camp,&
vint à Villaverda
Le 29. le Confcil de Castille
s'assembla fous les
ordres du Marquisde Castillo,
Gouverneur par interim
;assisté de Don FernandoGarcia-
Bazan, de
Don Joseph Garfupcy
,
de
Don Francisco. Alvarez-
Guerrero, de Don Manuel
de Gamboa, nouveauPrefident
de laChambre
,de Don Joseph de la
Serna, en qualité de Procureur
du Roy, & de Don
Migueld'Espinosa,Secretaire
de la Chambre. On
nomma ensuite pour President
du Conseil des Finances
,Don Atanafio de
Estaripa,Evesque de Licopoli,
& pour Conseillers
Assesseurs,le Marquis de
Fuente Humosa, Don
Manuel de S. Martin &
Benavente, Dom Joseph
de Palavos,les Comtes de
Belmont & de Clavijo
Don Manuel Salcedo ôc
Morequecho, Don Sebastien
Valero- Montero
»
pour Procureur du Roy
& Don Juan Manuel de
Bargos, pour Secretaire.
On establit aussi une
Chambre de Justice & une
Chambre des Compres
3 &l'on créa pour Conseillers
dans la premiere
Don Simon llavez ,
, Don
Joseph deOmagna,Don
Miguel de Mata , Don
Juan de Soto-Maya, &
Don Francisco de Melgar;
ce dernier faisoit la fonction
de Procureur du Roy.
Les Conseillers de la
Chambre des Comtes furent
le Marquis de Cavillejas,
Don AndresdeAvila,
Don Diego de Burgos,
& Don Francisco de Sylveira,
DonPrudenico Gregorio
de la Fuente eut la
Charge de Procureur du
Rofy.
-- On forma de plus un
Conseil des Indesles Seigneurs
qui le composerent
furent Don Pedro
Gamarra & Arhaga, le
Comte de Paredes
,
Don
Zamon Portocarrero ,
Don Joseph de Hugarté
,
Dom Sancho de Castro
:J Don Joseph Escals, pour
Procureur du ROY;r& Don
Domingo Lopez- Calo,
pour Secretaire. Pour le
Conseil des Ordres, on ne
put achever de le former
entierement.
Pendant ce nouveau
gouvernement on a eu la
douleur de vo~ire
publiquement au milieu
des ruës de cette grande
Ville, des Ca lices des Patenes,
desCiboires& de
toutes sortes d'Ornements
& de Vases sacrez qui avoientesté
pillez dans nos
Eglises.
Le 2. de Novembre on
publiaunEdit portant désense
à toutes fortes de
personnes d'aller auCamp
fous peine de 200. coups
de foüet.
Le 5. la farine des Magasinspublics
ayant manque
,
aussi-bien que celle
qu'on avoit tirée des Couvenrs,
des Boulangeries,
& des maisons paniculicres
, la Ville commençaà
manquer de pain, de viande
,
de vin
,
& de toutes
fortes de poissons & de legumes
necessaires à la vie,
sans que l'on vit aucun
moyen d'y remedier
, ce
qui la reduisit à la derniere
extremité;nonobstant laquelleon
ne laissa pas d'obliger
les habitants fous
peine de trahison de porter
au Camp, pendant les
trois jours suivans, tous les
cochons, les poulets, les
legumes, & les autres choses
qui pourroient se trouver
dans la Ville.
Le 8 jour dudit mois
Don Francisco de Quincozes
fit publier trois Edirs.
Le premier que les
gens de guerre qui ne s'estoient
pas encore presentés,
eussent à le faire dans
24. heures fous peine de la
vie; & dcffcnfe à toutes
personnes de les tenir cachés,
fous les mesmes peines.
Le second portoit ordre
de luy remettre sans
délay tous les habits, les
munitions ,
poudre,balles,
& autres instrumens
de guerre , ou train d'artillerie
qui se trouveroient
dans laVille. Letroisiéme
réïteroit un autre donné
cy devant, deluy remettre
incessamment entre
les mains toutes les armes,
alfucsJ fusils ,&c.
Le 9 jour dédié à la
Sainte Vierge tous les
nouveauxConseils establis
par l'Archiduc
, reçurent
ordre de passer à Tolede.
Le II. ils se mirent tous
en marche avec l'armée
qui prit le mesme chemin
de Campozuelos.
Lemesme jour II. Novembre
,l'Archiduc estant àCompozuelos, signa de
sa main un Décret paraphé
de Don Zamon Vilana
,
& adressé au Lieutenant
General de Police à
Tolede ;
il contenoit en
substance
,
qu'ayant appris
que les. Ennemis par
leurs detestables artifices
faisoient passer pour rigoureux
le Décret par luy
rendu
rendu le 12. du mois précedent
, par lequelil estoit
enjoint & ordonné àtoutes
les femmes
, veuves,
& filles des Grands d'Er..
pagne,& de tous les Nobles
de la nation qui suivoient
le party de Philippe
V. de quitter Madrid pour
aller à Tolede
;
qu'il ordonnait,
pour marquer
fès égards pour les Dames.
de condition, que toutes
les susdites personnes qui
auroient obéi & executcr
le susdit Décret du 18. Octobre
,
peussent en toute
seureté retourner à Madrid
; sur quoy une Dame
Espagnole dit: las cortesias
tardadas intienengroeta con las
Damas: que lescourtoisies
tardives perdent leur grace
auprés des Dames.
Le n. du mesme mois
on vie paroistre aux environs
de laChapelle de
l'Ange Gardien, éloignée.
de cetteVille d'un quart
de lieuë,. un petit corps
de Troupes de Philippe
V. ce qui causa une si
grande joye que Don
Antonio Sanguineto qui
depuis le depart des Ennemis
avoit repris les fonctions
de Lieutenant General
de Police, craignant
qu'iln'en arrivât quelques
desordres, prit toutes les
précautions necessaires
dans une conjoncture si
epineuse
, ce qui luy a
merité l'approbation generale.
Enfin le 25. les deux
RegimentsdePignatelli,
& de S. Jacques, commandez
parDonFeliciano
de Bracamonte, Maréchal
de Camp, firent
leur entrée au Buen-Retiro
,
& le24. jour auquel
nostre Monarque avoic
esté proclame Roy, ils entrerent
dans Madrid par
la ruë d'A lcala, puis par
la grande ruë, passerent
par la porte de Guadalaxara,
& poursuivirent le
long de la rue Nostre-
Dame par où ilssortirent
d'Arocha, d'où ils se renidirent
à Vallejas.
Le mesme jour le Roy
confirma Don Antonio
Sanguineto dans sa Charge
de Lieutenant de Police
Le 3,, Décembre pour
de S.FrançoisXavier,Sa
M.Cfut àNostre Dame
d'Atocha sur les trois heures
aprèsmidy, ou après
avoir fait chanterle Te,
Deum, il monta àcheval
accompagnéde MrleDuc
de Vendosme des principaux
Officiers de son Armée
& de saMaison, de
tous les Nobles &Grands
duRoyaume&de ses Gardes
du Corps, il fit [ott
entréepublique
,
où le
concours du peuple fut
si grand & les marques
de joye qu'il donna si extraordinaires
,
qu'il n'est
pas facile d'en juger sainement
sans en avoir esté
le témoin oculaire.
Pendantque leRoyentroit
à Madrid, on apprit
que le 3. Décembre les
Ennemisavoiententièrement
évacuéToledele29.
Novembre5que cetteVille
qu'ils avoient choisie
pour faire leur Place d'Armes,
avoir elle abandonnée
avec tant de précipitation
, que ne pouvant
sauver les Magasinsqu'ils
avoient mis dans l'Alcaçar
& dans plusieurs maifons,
y avoient mis le feu,
& placé une meche qui
dévoie faire saurer soixante
barils de poudre, ce qui
auroit détruit ce Palais
magnifique. Mais que les
habitans y estant accourus
en diligence,avoient oste
la meche & esteint le feu ;
qu'ils furent si irritez contre
les Ennemis, qu'ils prirent
les armes & chargerent
leur arriéré garde,en
quoy ils furent secondez
par cinq cens Chevaux que
Dom Pedro Ronquillo faisait entrer par une Porte,
pendant que les Ennemis fuyaient par l'autre.
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Résumé : JOURNAL veritable de tout ce qui s'est passé à Madrid de plus remarquable depuis le 20. Aoust 1710. jusqu'au 3. Decembre de la mesme année, jour auquel Sa M. C. rentra dans cette Capitale.
Entre le 20 août et le 3 décembre 1710, Madrid connut des événements marquants suite à la défaite des armées espagnoles à la bataille de Saragosse. La nouvelle de cette défaite, arrivée le 20 août, plongea la ville dans la tristesse et la consternation. Le roi Philippe V et sa cour quittèrent Madrid le 9 septembre pour Valladolid, craignant l'avancée des ennemis. Cette fuite fut accompagnée par les conseillers, les grands et les nobles, ainsi que par certaines dames suivant la reine, tandis que d'autres se retiraient dans des couvents. Le duc de Veraguas et son fils moururent le jour même du départ du roi. Après le départ des autorités, Madrid devint déserte et plongée dans une tristesse incroyable. Le général Stanhope, envoyé extraordinaire d'Angleterre, arriva le 21 septembre et demanda l'obéissance à l'archiduc. Des édits furent publiés, menaçant de punir ceux qui ne reconnaîtraient pas l'archiduc comme souverain et ordonnant la présentation des soldats de Philippe V. Des illuminations et des vols fréquents ajoutèrent à l'agitation. Le 22 septembre, Stanhope envoya des troupes pour enlever les drapeaux offerts par Philippe V. Des mesures rigoureuses furent prises, y compris l'exil des personnes non agréables au nouveau gouvernement et la confiscation des biens. Le 26 septembre, l'armée ennemie campa aux environs de Madrid, et l'archiduc prit ses quartiers dans une maison de plaisance. Des fêtes et des assemblées furent organisées, mais avec peu de participation. Le 4 octobre, le camp de Cavillejas fut levé, et l'armée ennemie avança jusqu'au Pardo. Des régiments furent levés, et des ordres rigoureux furent donnés, comme la déclaration des chevaux et l'exil des Français. Des théologiens et jurisconsultes délibérèrent sur la confiscation des biens cachés dans les maisons religieuses. Des arrestations et des bannissements furent effectués, et des gouverneurs furent nommés pour maintenir l'ordre. Un Conseil des Indes fut formé avec des membres tels que Don Pedro Gamarra et le Comte de Paredes. Pendant cette période, des objets sacrés furent pillés dans les églises. Le 2 novembre, un édit interdit aux personnes d'aller au camp sous peine de 200 coups de fouet. Le 5 novembre, la ville manqua de nourriture et de biens essentiels, et les habitants furent contraints de fournir des provisions aux troupes. Le 8 novembre, Don Francisco de Quincozes publia trois édits concernant la mobilisation des troupes et la remise des armes et munitions. Le 9 novembre, les nouveaux conseils établis par l'Archiduc reçurent l'ordre de se rendre à Tolède. Le 11 novembre, l'Archiduc signa un décret permettant aux femmes et filles des Grands d'Espagne de revenir à Madrid. Le même jour, des troupes de Philippe V apparurent près de Madrid, causant une grande joie. Le 25 novembre, les régiments de Pignatelli et de Saint-Jacques entrèrent à Madrid. Le 3 décembre, le roi fut proclamé et entra publiquement dans la ville, accompagné de nobles et de troupes. Pendant son entrée, il fut appris que les ennemis avaient évacué Tolède le 29 novembre, abandonnant des magasins et mettant le feu à des bâtiments. Les habitants de Tolède éteignirent le feu et attaquèrent les ennemis en retraite.
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