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6701
p. 91-95
Glossaire en neuf Langues, &c. [titre d'après la table]
Début :
GLOSSARIUM Enneasticu, seu Dictionarium novum, &c. c'est-à-dire, Glossaire [...]
Mots clefs :
Langues, Latin, Dictionnaires, Dictionnaire, Programme, Français, Grec
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texteReconnaissance textuelle : Glossaire en neuf Langues, &c. [titre d'après la table]
GLOSSARIUM Enrzemticitm m4 Dictia-î
rmrium nez/nm , 0c. dest-à-dire , Glasmi
re- en neuf Langues, ou Dictionnaire nou
ycau pqur. lïntclligenceïde neuf Lan-f
. . _ E vj gues ,
9s.» MER CURE DE FRÂNCE
l
gucs , ÿçavoit : le Latin , le François , PIS‘;
talien , l’Anglois , ‘lilzspagnol , l’Allc——
mand , FHebreu , le Grec Littoral et le»
Grec Vulgaire , disposé suivant une Mé
thode qui forme pour ces neuf Langues
soixante et douze Dictionnaires complets
et. très-utiles , non-seulement aux gens
(le Lettres , mais aussi âceux «qui n’ont
aucune teinture de Latin , comme les
femmes et toutes les autres personnes qui
«par leur éducation et par leur état se
\
trouvent bornées a leur Langue mater
nelle : Ouvrage postume du R. P. Cas
sien , Capucin. . .
sCct Ouvrage est annoncé au Public. par
un Programme Latin et François , impri
’mé en 1731, qui ‘n’est venu que‘ depuis
à notre connaissance. lîsuraisons qui ont porté l’AOutneuyr àtrcooumve
poser cet Ouvrage; la maniere dontil a
eré distribué et dont il doit être imprimé ,‘
suivant l'étendue‘ et Perdre du Manuscrit
de l’Auteu-r. _
L’Auteur du Programme passe ensuite
au dessein et à la division de l’Ouvrage s
il fait remarquer jusquï‘: quel point ce
Dictionnaire se multiplie par le moyen du.
Latin , et quelle est son utilité. Il donne:
une idée generale des 72 Dictionnaires
que ces neuf Langues fournissent, et que
ce
4 4 k Ë
Î JA.N'V I E R.‘ 1733.‘ d 9g‘
ce Glossaire explique dans route leur‘
êtenduèäfll fait voir la difietence de cet’
Ouvrage d’avec les autres Dictionnaires
en plusieurs Langues : il donne ensuite le‘
Prospectus de POuvrage et de ses parties ;
après quoi il fait quelques remarques qui _
servent à entendre Pample détail qu’il‘
donne enouize de ces Dictionnaires , qui;
montent jusqu’â 144.. Il y a joint une‘
Méthode en faveur de ceux qui ne sça
vent pas le Latin , quoique le Latin soit
la clef de ce Dictionnaire , pour qu’ils
' puissent s’en servir utilement à apprendre
es Langues qu’ils veulent sçavoit. _
-» On y trouve enfin dans la Conclusion
du Programme un ex osé de la capacité
du Pere Cassien danslp
Eanguts, papacité que quelques Curieux
ont trouvee msques dans le nom de ce
Pere. Les Approbations terminent le Pro
gramme.
» Voilà, pour ainsi dire, une Esquisse du
Glossaire , disons quelque chose des ce
que le Programme rapporte en détail.
Nous y apprenons que le R. P. Cassien
plein d’un zele ‘tout-âfait loüable , réso
lut de donner en faveur de ‘ceux qui pot-i
tent parmi les Nations la prédication de
lOEvangile , un Dictionnaire qui pût leur
a connoissancc des
faciliter la cqnnoissance des Langues , qui.
SQÏXÎ
n
,4. MERCURE DE "FRANC!
sont les plus étenduës dans Plîurope.‘
Comme il les possedoit parfaitement , il
résolut d'abord de donner un Dictionnai
re en six Langues , sçavolt le Latin , le
François , l‘Italien , l’Anglois , le Grec
Littcral et le Grec Vulgaire. Ce Diction
naire devoir par le moyen du Latin Four
nir jusqifä trente Dictionnaires: en effet ,1
il le composa et en» fit même imprimer;
le Projet: il en ajoûta ensuite trois autres,‘
sçavoir l’Hebreu , l’vAllemand et l’Es a
gnol. Pour l’Allemand il en a acheve le
premierxDictiontiaitc , quiest de l’Alle
mand en François et en Latin ; mais pour
le second qui est celui du Latin en Fran
çois et en Allemand ,il ne pût Fachever,
prévenu par la mort.
M. de Vogel, à la sollicitation du Pere
Urse Capucin , a suppléé à cette perte ,
et c’est à ses travaux que le Public est re
devable de la perfection de ce Diction-q
mire. L’Ouvrage est divisé en deux par
tiez. : dans la premiereJes mots latins sont
expliquez dans les huit autres Langues g
dans la seconde , les huit Langues séparé
ment sont traduites en Latin. Or , en
multi liant les raports avec lacs Langues qu'ondeecxepslieqxupeli,caettiodnes
ces Langues les unes avec les autres , on.
montre que ce Dictionnaire qui fait envi...
. Ion
JANVIER} .1733." 9;‘
ron deux volumes In folio , tient lieu de
r44. Dictionnaires , dont l'acquisition se
roit impossible à bien des personnes. De—'__
là on apperçoit facilement l'utilité et tout
l'avantage de ce Glossaire. Il sufiira pour
faire connoîrre le mérite de cet Ouvrage
de faire remarquer que M. l’Abbî- Renau
a6: , qui ,' comme l’on sçait , avoir des
connoissances si profondes et si étenduës
sur les Langues , en fit Péloge dans Pap
probation qu'il donna àPAuteuren 171 r.
rapportée à lafin du Projet.
Nbublions pas d’avertir les Libraires
q-uo le Programme détaille en particulier,
la maniere dont ils doivent im rimer ce
Dictionnaire , et la forme qu’i s lui doi
vent donner _, eu égard au nombre et à la
grandeur des volumes dans lesquels ils le
distribueront. Le Programme se trouve
à Paris chez le sieur LangloisJm primeur,
ruë S. Etienne d’Egrès , au bon Pas:
tout.
rmrium nez/nm , 0c. dest-à-dire , Glasmi
re- en neuf Langues, ou Dictionnaire nou
ycau pqur. lïntclligenceïde neuf Lan-f
. . _ E vj gues ,
9s.» MER CURE DE FRÂNCE
l
gucs , ÿçavoit : le Latin , le François , PIS‘;
talien , l’Anglois , ‘lilzspagnol , l’Allc——
mand , FHebreu , le Grec Littoral et le»
Grec Vulgaire , disposé suivant une Mé
thode qui forme pour ces neuf Langues
soixante et douze Dictionnaires complets
et. très-utiles , non-seulement aux gens
(le Lettres , mais aussi âceux «qui n’ont
aucune teinture de Latin , comme les
femmes et toutes les autres personnes qui
«par leur éducation et par leur état se
\
trouvent bornées a leur Langue mater
nelle : Ouvrage postume du R. P. Cas
sien , Capucin. . .
sCct Ouvrage est annoncé au Public. par
un Programme Latin et François , impri
’mé en 1731, qui ‘n’est venu que‘ depuis
à notre connaissance. lîsuraisons qui ont porté l’AOutneuyr àtrcooumve
poser cet Ouvrage; la maniere dontil a
eré distribué et dont il doit être imprimé ,‘
suivant l'étendue‘ et Perdre du Manuscrit
de l’Auteu-r. _
L’Auteur du Programme passe ensuite
au dessein et à la division de l’Ouvrage s
il fait remarquer jusquï‘: quel point ce
Dictionnaire se multiplie par le moyen du.
Latin , et quelle est son utilité. Il donne:
une idée generale des 72 Dictionnaires
que ces neuf Langues fournissent, et que
ce
4 4 k Ë
Î JA.N'V I E R.‘ 1733.‘ d 9g‘
ce Glossaire explique dans route leur‘
êtenduèäfll fait voir la difietence de cet’
Ouvrage d’avec les autres Dictionnaires
en plusieurs Langues : il donne ensuite le‘
Prospectus de POuvrage et de ses parties ;
après quoi il fait quelques remarques qui _
servent à entendre Pample détail qu’il‘
donne enouize de ces Dictionnaires , qui;
montent jusqu’â 144.. Il y a joint une‘
Méthode en faveur de ceux qui ne sça
vent pas le Latin , quoique le Latin soit
la clef de ce Dictionnaire , pour qu’ils
' puissent s’en servir utilement à apprendre
es Langues qu’ils veulent sçavoit. _
-» On y trouve enfin dans la Conclusion
du Programme un ex osé de la capacité
du Pere Cassien danslp
Eanguts, papacité que quelques Curieux
ont trouvee msques dans le nom de ce
Pere. Les Approbations terminent le Pro
gramme.
» Voilà, pour ainsi dire, une Esquisse du
Glossaire , disons quelque chose des ce
que le Programme rapporte en détail.
Nous y apprenons que le R. P. Cassien
plein d’un zele ‘tout-âfait loüable , réso
lut de donner en faveur de ‘ceux qui pot-i
tent parmi les Nations la prédication de
lOEvangile , un Dictionnaire qui pût leur
a connoissancc des
faciliter la cqnnoissance des Langues , qui.
SQÏXÎ
n
,4. MERCURE DE "FRANC!
sont les plus étenduës dans Plîurope.‘
Comme il les possedoit parfaitement , il
résolut d'abord de donner un Dictionnai
re en six Langues , sçavolt le Latin , le
François , l‘Italien , l’Anglois , le Grec
Littcral et le Grec Vulgaire. Ce Diction
naire devoir par le moyen du Latin Four
nir jusqifä trente Dictionnaires: en effet ,1
il le composa et en» fit même imprimer;
le Projet: il en ajoûta ensuite trois autres,‘
sçavoir l’Hebreu , l’vAllemand et l’Es a
gnol. Pour l’Allemand il en a acheve le
premierxDictiontiaitc , quiest de l’Alle
mand en François et en Latin ; mais pour
le second qui est celui du Latin en Fran
çois et en Allemand ,il ne pût Fachever,
prévenu par la mort.
M. de Vogel, à la sollicitation du Pere
Urse Capucin , a suppléé à cette perte ,
et c’est à ses travaux que le Public est re
devable de la perfection de ce Diction-q
mire. L’Ouvrage est divisé en deux par
tiez. : dans la premiereJes mots latins sont
expliquez dans les huit autres Langues g
dans la seconde , les huit Langues séparé
ment sont traduites en Latin. Or , en
multi liant les raports avec lacs Langues qu'ondeecxepslieqxupeli,caettiodnes
ces Langues les unes avec les autres , on.
montre que ce Dictionnaire qui fait envi...
. Ion
JANVIER} .1733." 9;‘
ron deux volumes In folio , tient lieu de
r44. Dictionnaires , dont l'acquisition se
roit impossible à bien des personnes. De—'__
là on apperçoit facilement l'utilité et tout
l'avantage de ce Glossaire. Il sufiira pour
faire connoîrre le mérite de cet Ouvrage
de faire remarquer que M. l’Abbî- Renau
a6: , qui ,' comme l’on sçait , avoir des
connoissances si profondes et si étenduës
sur les Langues , en fit Péloge dans Pap
probation qu'il donna àPAuteuren 171 r.
rapportée à lafin du Projet.
Nbublions pas d’avertir les Libraires
q-uo le Programme détaille en particulier,
la maniere dont ils doivent im rimer ce
Dictionnaire , et la forme qu’i s lui doi
vent donner _, eu égard au nombre et à la
grandeur des volumes dans lesquels ils le
distribueront. Le Programme se trouve
à Paris chez le sieur LangloisJm primeur,
ruë S. Etienne d’Egrès , au bon Pas:
tout.
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Résumé : Glossaire en neuf Langues, &c. [titre d'après la table]
Le texte présente un ouvrage intitulé 'Glossarium Enzementicum m4 Dictia-î', également connu sous le nom de 'Dictionnaire neuf Langues'. Cet ouvrage posthume du Père Cassien, capucin, vise à faciliter la connaissance des langues les plus répandues en Europe. Il inclut le latin, le français, l'italien, l'anglais, l'espagnol, l'allemand, l'hébreu, le grec littéral et le grec vulgaire. Structuré en soixante-douze dictionnaires complets, il est utile tant pour les lettrés que pour ceux n'ayant aucune connaissance de latin, comme les femmes et d'autres personnes limitées à leur langue maternelle. L'ouvrage a été annoncé par un programme latin et français imprimé en 1731. Le Père Cassien, motivé par le désir de faciliter la prédication de l'Évangile, avait initialement prévu un dictionnaire en six langues, mais en a finalement ajouté trois autres. M. de Vogel a complété l'œuvre après la mort du Père Cassien. Le dictionnaire est divisé en deux parties : la première explique les mots latins dans les huit autres langues, et la seconde traduit les huit langues en latin. Ainsi, il équivaut à cent quarante-quatre dictionnaires, rendant son acquisition plus accessible. Le programme détaille également la méthode d'impression et de distribution de l'ouvrage, disponible chez le sieur Langlois à Paris. L'Abbé Renaudot, connu pour ses profondes connaissances linguistiques, a approuvé l'ouvrage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6702
p. 95-100
Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise, &c. [titre d'après la table]
Début :
ABREGÉ de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise. HISTOIRE abregée des Empereurs [...]
Mots clefs :
Style, Empereurs romains, Beau, Poètes, Règne, Auteurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise, &c. [titre d'après la table]
Anneau’ dePHistoire de 24. Peres de
PEglise} Hrsrome abregée des Empereurs
Romains , depuis JulesÎCesar jusqu?
Constantin le Grand. CARACTERES de 58 A
des meilleurs Historiens , Orareurs , et
Poëtes Grecs , Latins et François. Brochu
re in-u, Le prix est 1g sols. A Pari; f
' - chez‘,
9?,‘ ME RCU RE DE FRANC Ë
1
cheg. ‘Tintin , rua? Judas , Montagne sainte
Genwiéw , 173 z. -
Cet Ouvrage est propre à orner l’es-‘
prit des jeunes gens des deux sexes, qui
pourront acquérir en très-peu de tems une_
connaissance generale des matieres qui y
sont traitées. Il est coznposé de trois par
ties. Dans la premier-e , l’Auteur rapporte
en peu de mots la vie de chacun des 2.4.
Petes de l’E lise. Dans la seconde , il dé-L
crit d’un stiFe vif et animé la vie des an
ciens Empereurs Romains , avec les traits
les plus frapans et les mieux marquez qui
ont signalé leur Empire. On n’a qu’à_lire,
entr’auttes,l’article de Neton et de Dio-À
cletien. Dans la troisième , il marque d’u
ne manière nette et concise, quel a été.
le caractere des Auteurs dont il traite _,’
les bonnes et les mauvaises qualirez de
leur stile. Il n’a dit que deux mots de nos
Poëtes François , Corneille , Racine, Boi
leau, Moliete , 8C0. parce qu'ils sont assez -
con nus.
Cet Ouvrage en general est bien écrit.‘
Le stile des Caracteres est fleuri et bril-j
lant. O'n en pourra juger si on lit l’arti—‘
cle de Tire-Live , page 12,4. Les Çarac-Ï
reres de Fenelon , page 145. et les suivans
jusqu’à la page r55. La beauté du papier:
ctdes caradtcres répondent à la maniete
- ’ ' ‘ dont
u
a
JANVIE R. 1733. 97
dont il est écrit , mais pour mettre sous
les yeux du Lecteur quelque chose qui
_ lui donne une idée de ces Portraits, choi
sissons celui-ci parmi les Empereurs Ro
mains. '
. v
Au meilleur de tous les Peres succeda a
le plus méchant derous les fils. Commo
de ayant pris les Rênes de l’Empire dans
un âge encore tendre , se iaissa entiere
ment corrompre par les flateurs ; de sorte
que sans avoir aucune des qualitez de
Marc-Aurele , il eut presque tous les via
ces de Neron ', quoique son extrême
cruauté cr ses infames débauches eussent
fait revivre le tems malheureux de Domi
tien et de Caligula , il voulut cependant
que son Règne fut appellé le siècle d’or.
"Les Palmes fréquentes qu’il remporta
dans les Combats des Gladiateurs , étoient
quelque chose pour lui de plus grand que
les Triomphes les plus honorables et les
plus glorieux. Il étoit si adroit à lancer le
Javelot et à tirer de l’A rc,qu’il tuoit quel-a
‘quefois en un seul jour cent bêtes sauva
ges. Il lançoit ensuite les Javelots et les
Flèches sur le peuple pour couronner un‘
si beau spectacle. Fier de semblables Ex
ploits , il ajoûta au grand nombre des tia
tres magnifiques qu'il s’étoit déja donnés ,
çeluî dflnvincible et d’Hercule Romaicn.
e
98-M'ERCURE DE FRANCE.‘
Ce monstre plus féroce que toutes les
bêtes qu’il avoir fait périr , fut empoison
né par sa Maîtresse Marcia , e: ensuite
étranglé par un Athlète nommé Narcis
'se ,.la r56 année de son Règne , et la 32.5
“de son âge.
MALHERBE est un des Auteurs à qui la
. Poésie Françoise a le plus dbbligarion.
C’est lui quile premier fit sentir une jus
te cadence dans nos Vers , et qui nous
apprit le choix et Parrangement des mots.
La Nature ne l’avoit pas faitgrand Poëte t,
mais il cortigea cedéfaut par son esprit
et par son travail. (Qelques-unes de ses,
Odes ne vieilliront jamais , parce que le
bon goût est de tous les siécles. Il y mon;
tre d’un stile plein et uniforme tout ce
que la Nature a de plus sublime et de
plus beau , de plus naïf et de plus sim
ple. Ses pensées sont justes , ses expresà
rions sont nobles , son vers aisé , sesifign
tes variées , mais il ne s’en permet jamais
de trop hardies , et sage jusques dans ses
cmportemens , il a presque toujours fait
voit qu’en peut être raisonnable sans être
froid.
-“ Rousseau s’est rendu très-celébre par‘
ses Poésies. C’est un des Auteurs de notre
siecle qu’on lit et qu’en estime le plus.
Le Poëte , mais leaPoëtc admirable {par
J. a roi:
Ï JANVIER)‘ 1733.
‘toit dans plusieurs de ses Odes. On
toit , en lisant sa Traduction des Pseaue
mes de David , qu’il étoit animé du mê- u
‘ me feu dont ce Prophete étoit embrasé.‘
Son Ode contre la Fortune , vaut seule
un long Poëme , et surpasse tout ce que
les Anciens ont jamais fait de meilleur en
ce genre , 86C. * ,.
. LA M o -r r s. La Politesse de lîexpresa
sion , et la justesse du raisonnement," forà
ment le caractere propre de cet Illustre
Académicien , 8m. .
LA FONTAINE , qu’on peut appeller le
Phedre François , est dans toutes ses fa.
‘blcs ingénieux , naïf et charmant a on ne
peut le lire sans être agréablement ÏDSÂ
truie , et on n’en peut quitter la lecture,
tans souhaiter de la reprendre. .
t CLsMaNr MARDI‘ vivoit sous le Regne
de François I. c’est le plus ancien de nos
bons Poëtes; mais il semble renaître tous
les ans; sa vivacité naturelle er son agré
ment lui donnentun air de jeunesse qui’
brille jusques dans son vieux langage. Il
afait en qznelque- sorte la fortune de beau
coup d’anciens motsnqubn emprunte
volontiers de lui , et qu on employe mê
me à titre d'ornement. Jamais il ne fiat
plus à la mode qu'à ptesent ',.il est du hel
esprit de le copier t, et on est presque sûr
d’être
t
äooMEiRCURiîeDEFRANCËg
d’êtte applaudi de certaines gcns,avcc
une piece Marotique. .
Du CsaceAu a mieux imité que per.‘
sonne, l'élégant badinage de Marot. La
charmante naïveté qui se trouve dans ses
pensées, ses tours ingénieux, sa diction
pure et enjoüée ne sont pas ses seuls ta
ens , il sçait aussi répandre une noblesse
et une dignité merveilleuse sur les cho
ses qui en patoissent le moins suscepti
bles. Cc qu’il dit,est ordinairement assez
commun pour le Fond , mais il le presen
te sous des jours qui lui donnent un
air de nouveauté et quelque chose de pi-q
quant. Le naturel et le vrai sont , pour
ainsi dire, le fond et la matiere de ses
Ouvrages. Rien de plus simple pour l’ot
dinairc que ses sujets ; mais il a soin de
les relever par une ‘versification aisée et
coulante; par une fécondité, une délicaé
tesse 5 une netteté d'expression , et , si
j'ose le dire , par une qui plaisent infinimentl.égSèareMtéusdee Pesitncgeaayu;‘ l
ct badine , mais elle ne s’écarte jamais des
regles de la bienséance et du devoir.
PEglise} Hrsrome abregée des Empereurs
Romains , depuis JulesÎCesar jusqu?
Constantin le Grand. CARACTERES de 58 A
des meilleurs Historiens , Orareurs , et
Poëtes Grecs , Latins et François. Brochu
re in-u, Le prix est 1g sols. A Pari; f
' - chez‘,
9?,‘ ME RCU RE DE FRANC Ë
1
cheg. ‘Tintin , rua? Judas , Montagne sainte
Genwiéw , 173 z. -
Cet Ouvrage est propre à orner l’es-‘
prit des jeunes gens des deux sexes, qui
pourront acquérir en très-peu de tems une_
connaissance generale des matieres qui y
sont traitées. Il est coznposé de trois par
ties. Dans la premier-e , l’Auteur rapporte
en peu de mots la vie de chacun des 2.4.
Petes de l’E lise. Dans la seconde , il dé-L
crit d’un stiFe vif et animé la vie des an
ciens Empereurs Romains , avec les traits
les plus frapans et les mieux marquez qui
ont signalé leur Empire. On n’a qu’à_lire,
entr’auttes,l’article de Neton et de Dio-À
cletien. Dans la troisième , il marque d’u
ne manière nette et concise, quel a été.
le caractere des Auteurs dont il traite _,’
les bonnes et les mauvaises qualirez de
leur stile. Il n’a dit que deux mots de nos
Poëtes François , Corneille , Racine, Boi
leau, Moliete , 8C0. parce qu'ils sont assez -
con nus.
Cet Ouvrage en general est bien écrit.‘
Le stile des Caracteres est fleuri et bril-j
lant. O'n en pourra juger si on lit l’arti—‘
cle de Tire-Live , page 12,4. Les Çarac-Ï
reres de Fenelon , page 145. et les suivans
jusqu’à la page r55. La beauté du papier:
ctdes caradtcres répondent à la maniete
- ’ ' ‘ dont
u
a
JANVIE R. 1733. 97
dont il est écrit , mais pour mettre sous
les yeux du Lecteur quelque chose qui
_ lui donne une idée de ces Portraits, choi
sissons celui-ci parmi les Empereurs Ro
mains. '
. v
Au meilleur de tous les Peres succeda a
le plus méchant derous les fils. Commo
de ayant pris les Rênes de l’Empire dans
un âge encore tendre , se iaissa entiere
ment corrompre par les flateurs ; de sorte
que sans avoir aucune des qualitez de
Marc-Aurele , il eut presque tous les via
ces de Neron ', quoique son extrême
cruauté cr ses infames débauches eussent
fait revivre le tems malheureux de Domi
tien et de Caligula , il voulut cependant
que son Règne fut appellé le siècle d’or.
"Les Palmes fréquentes qu’il remporta
dans les Combats des Gladiateurs , étoient
quelque chose pour lui de plus grand que
les Triomphes les plus honorables et les
plus glorieux. Il étoit si adroit à lancer le
Javelot et à tirer de l’A rc,qu’il tuoit quel-a
‘quefois en un seul jour cent bêtes sauva
ges. Il lançoit ensuite les Javelots et les
Flèches sur le peuple pour couronner un‘
si beau spectacle. Fier de semblables Ex
ploits , il ajoûta au grand nombre des tia
tres magnifiques qu'il s’étoit déja donnés ,
çeluî dflnvincible et d’Hercule Romaicn.
e
98-M'ERCURE DE FRANCE.‘
Ce monstre plus féroce que toutes les
bêtes qu’il avoir fait périr , fut empoison
né par sa Maîtresse Marcia , e: ensuite
étranglé par un Athlète nommé Narcis
'se ,.la r56 année de son Règne , et la 32.5
“de son âge.
MALHERBE est un des Auteurs à qui la
. Poésie Françoise a le plus dbbligarion.
C’est lui quile premier fit sentir une jus
te cadence dans nos Vers , et qui nous
apprit le choix et Parrangement des mots.
La Nature ne l’avoit pas faitgrand Poëte t,
mais il cortigea cedéfaut par son esprit
et par son travail. (Qelques-unes de ses,
Odes ne vieilliront jamais , parce que le
bon goût est de tous les siécles. Il y mon;
tre d’un stile plein et uniforme tout ce
que la Nature a de plus sublime et de
plus beau , de plus naïf et de plus sim
ple. Ses pensées sont justes , ses expresà
rions sont nobles , son vers aisé , sesifign
tes variées , mais il ne s’en permet jamais
de trop hardies , et sage jusques dans ses
cmportemens , il a presque toujours fait
voit qu’en peut être raisonnable sans être
froid.
-“ Rousseau s’est rendu très-celébre par‘
ses Poésies. C’est un des Auteurs de notre
siecle qu’on lit et qu’en estime le plus.
Le Poëte , mais leaPoëtc admirable {par
J. a roi:
Ï JANVIER)‘ 1733.
‘toit dans plusieurs de ses Odes. On
toit , en lisant sa Traduction des Pseaue
mes de David , qu’il étoit animé du mê- u
‘ me feu dont ce Prophete étoit embrasé.‘
Son Ode contre la Fortune , vaut seule
un long Poëme , et surpasse tout ce que
les Anciens ont jamais fait de meilleur en
ce genre , 86C. * ,.
. LA M o -r r s. La Politesse de lîexpresa
sion , et la justesse du raisonnement," forà
ment le caractere propre de cet Illustre
Académicien , 8m. .
LA FONTAINE , qu’on peut appeller le
Phedre François , est dans toutes ses fa.
‘blcs ingénieux , naïf et charmant a on ne
peut le lire sans être agréablement ÏDSÂ
truie , et on n’en peut quitter la lecture,
tans souhaiter de la reprendre. .
t CLsMaNr MARDI‘ vivoit sous le Regne
de François I. c’est le plus ancien de nos
bons Poëtes; mais il semble renaître tous
les ans; sa vivacité naturelle er son agré
ment lui donnentun air de jeunesse qui’
brille jusques dans son vieux langage. Il
afait en qznelque- sorte la fortune de beau
coup d’anciens motsnqubn emprunte
volontiers de lui , et qu on employe mê
me à titre d'ornement. Jamais il ne fiat
plus à la mode qu'à ptesent ',.il est du hel
esprit de le copier t, et on est presque sûr
d’être
t
äooMEiRCURiîeDEFRANCËg
d’êtte applaudi de certaines gcns,avcc
une piece Marotique. .
Du CsaceAu a mieux imité que per.‘
sonne, l'élégant badinage de Marot. La
charmante naïveté qui se trouve dans ses
pensées, ses tours ingénieux, sa diction
pure et enjoüée ne sont pas ses seuls ta
ens , il sçait aussi répandre une noblesse
et une dignité merveilleuse sur les cho
ses qui en patoissent le moins suscepti
bles. Cc qu’il dit,est ordinairement assez
commun pour le Fond , mais il le presen
te sous des jours qui lui donnent un
air de nouveauté et quelque chose de pi-q
quant. Le naturel et le vrai sont , pour
ainsi dire, le fond et la matiere de ses
Ouvrages. Rien de plus simple pour l’ot
dinairc que ses sujets ; mais il a soin de
les relever par une ‘versification aisée et
coulante; par une fécondité, une délicaé
tesse 5 une netteté d'expression , et , si
j'ose le dire , par une qui plaisent infinimentl.égSèareMtéusdee Pesitncgeaayu;‘ l
ct badine , mais elle ne s’écarte jamais des
regles de la bienséance et du devoir.
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Résumé : Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Eglise, &c. [titre d'après la table]
Le document présente un ouvrage intitulé 'Anneau de l'Histoire de 24 Pères de l'Église et des Empereurs Romains, depuis Jules César jusqu'à Constantin le Grand'. Cet ouvrage est structuré en trois parties. La première partie expose brièvement la vie de 24 Pères de l'Église. La seconde partie décrit de manière vivante la vie des anciens empereurs romains, en mettant en avant leurs traits les plus marquants. La troisième partie évalue de façon concise les caractéristiques des auteurs grecs, latins et français, en mentionnant brièvement des poètes français tels que Corneille, Racine, Boileau et Molière. L'ouvrage est bien écrit, avec un style fleuri et brillant, et est destiné à enrichir l'esprit des jeunes gens des deux sexes en leur offrant une connaissance générale des matières traitées. Parmi les empereurs romains, le texte mentionne Commode, fils de Marc-Aurèle, qui se laissa corrompre par les flatteurs. Son règne fut marqué par la cruauté et les débauches. Commode fut empoisonné par sa maîtresse Marcia et ensuite étranglé par un athlète nommé Narcisse. Le document mentionne également des poètes français tels que Malherbe, connu pour avoir introduit une juste cadence dans la poésie française, et Rousseau, célèbre pour ses poésies et sa traduction des Psaumes de David. La Fontaine est décrit comme le Phèdre français, ingénieux et charmant. Marot, vivant sous le règne de François I, est loué pour sa vivacité et son agrément, tandis que Du Bellay est apprécié pour son élégant badinage et sa diction pure.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6703
p. 100-106
Poësies composées et récitées au College de Louis le Grand, [titre d'après la table]
Début :
MUSAE RHETORICES seu Carminum libri sex, à selectis Rhetorices Alumnis in [...]
Mots clefs :
Collège Louis le Grand, Roi, Reine, Frères, Poésies, Rhétoriciens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Poësies composées et récitées au College de Louis le Grand, [titre d'après la table]
Mvsæ RHETORICES seu Carminum li-' _
bri sex , à selectis Rhetorices Alumnis in
Regio Ludovici Magni Collegio , élabo
tari
JANŸIE R} 173;: x61‘
e tari et palàm recitati, 8Ce. dest-à-dire,
‘six Livres de Paësits , comparée: et retirées,
par des Rbétoricien: choisir , du Collage de
LOUIS LE GRAND ,mr divers Sujets propo
ne parle R. P. m; LA SANTE , de la Cam
Przgnie de Jnsus. vol. in 12. de 28S pag.
A Paris , chez les Freres Barâou , ruë S.
Jacques, aux Cicognes , 1732.
Ce Recueil a déja reçu les applaudisseä
mens du Public éclairé; il fait également
honneur à ‘Phabile Maître qui en a four- a
ni les sujets , et aux illustres Eleves qui
les ont heureusement exécutez. La gran
de variété ui s'y trouve en augmente l’a
grémcnt gi fait en même - temps notre
embarras, étant assez difficile de se dé
terminer our le choix dans un nombre
considéra le de Pièces difFerentes , qui
ont ‘toutes leurs beautez, et dont la plus:
part excellent dans leur genre. v
Nous nous arrêterpns à l’une de celles.
qui nous ont le plus frappez et dontle
sujet a interessé toute l’Europe. C'est
l'heureuse convalescence du Roy , célé
brée par M‘ le Marquis de Charost ,fils
de M.le Duc de Bethune. Cette‘ belle
Piece est _la XII‘, du III‘ Livre, et porte
ce titre : CHARITUM Trutnupnus ,siz/e 4d‘
LuDovrcuM moïèi gratin: drpopnlanti:
vutorem soterm.
Le
m MER CURE m: FRANCE.‘
"7
Le Poëre représente d’abord le Roy et
l la Reine goûtantâ Fontainebleau les plais
sirs innocens de la‘ plus belle des Saisons;
Plaisir , au milieu desquels une cruelle et
dangereuse contagion empoisonne l'air ,2
attaque le plus aimable des Rois.
En: lues , mal: fæda lues , quam taèidus Ami"
Pulmomcm exhala penetvalilru: , inficit auras ,
fltque abigit Zephiros , hilare»: quiêm invide‘
Aulam ,
Imvidm namque sole: fwar Julian m'en tarda.
‘ Suit le portrait inimitable de la petite
Verole naissante, et la description de ses
progrès. Les Graces afiligées, font des
efiorts inutiles. Elles s’attachent à defïen
cire du moins FAuguste Visage du Monar
que attaqué :
Obsimmt tlmrites ; turôam m! rider inumm ,
Dira Eraêi sobales. Rimsfugere , pa-varem ,
Conteperejoci. Q5455 se con-verrai ad‘ nm: ,
Gms Charitùm e gemit , et Iiegem defmdere forums
Cum negueat , Regis certat defendere «vultus ,
Conspimos vultus , ubi pactofoedere juntm
Insidet imgusm mm Majestzm wenusms ,
Et simul 06s: uium, simul mm ne i nifumorelmi
Î S3
La Reine , notre Auguste Reine , en.
vérin
_, J A N VIE R8 1733, ‘je;
véritable Amazone , pourparlcr le lcn;
gageide llllustre Poëte, non seulement
se’ joint a la Troupe des Graces, dans le
même dessein; mais s’exposc à tous les
dangers de la plus intime communica-g;
{ion , pour sauver un Epoux; un Monar-‘
que si cher. Cet endroit est des mieux
touchez.
s
I
Sallkitäs Cbtrrimm m?» partimr Âmuon , r!
Inclytz ; ne: raison rastas âme sedula tmltum ,
Corpus a 0mn: km CoNJUx animes» Manrrt.‘ ‘
Propagnnre parut , propriaque mlute salutam
Rners amentis amant opte: Rnema redmzptamQ
Tout ce qui suit est si beau, si pathe-i
tique,sur tout Pendroit qui peint la consç.
tance héroïque du Roy, 8re. que nous -
croïons devoir le donner icy dans son en
tier. Les Connoisseurs nous en sçauront
gré. V n.
REGINÆ que»: mngit amer ,° ne: peut‘: imago ,'
Nec dolar , nm fbrmn vint/e parie-u!» terre»: ,
Consmntem L onoicr animum. Livet aria Ring,
Àtque jaci fugiimt , ager Mme» ipse jocamr ,
Pugna fit Heroi Indus , ma vulnmz rider;
B 0 R n o N r n n M meurtris meminit Mmm ma:
dom/Indis
æugnnnzem namm jtwnt pimmarer , c: min ,
. V3
m, MERCURE DE FRANCE
' î’i prvpria extrudit virus , plantasque salnkres ,
Qe/as pari: ipsn. , tiäi solers Medieina , ministmt ,
Pharmuaque et parus agro interdieit amaros , I
Èt proml ire juëet «venu. instrument/t semnda ,
Qtippe ‘nefas repumt pretioso bac sanguine rings‘.
" A: neque mm nntuia sngax , Medeeinawve [ms
dens ,
Ne: sueei , planuque lev/tut, superant-ve dolarema
Q5217» z'ictrix inmnmssa constant?» menti: ,
fltque Profeem Polo , nutrita m6 I-Imcuu-z virtus.
l
Durn Lonoxx pugnæt, pugnä dum «uineie, e)
ntram ,
E memâris Aulaîquefugat m5 Tnrtam Pestem ;
Fuma , lneessentis fnemt que nnntia Monstri ,
figue mem varias Europe impleverat Urlzes.
Ha: rewlnns adit , nuque tuba plant/lente per omne!
Lat» refert populos Regem vieisse, nefzmdnm
Dzjfugisse luge». Gaudet gens quaque seqnestrum ,
' Convaluisse mum , qui num Regm serermt ,
fufigque‘ Pacatafaeit Arbiter aria manda. ,
5.4i Cburins dignnm ante alias diademite fron-î
rem ,
v Ut damita intnctam Pesti videre , triumpbum , .
Cpneinuers , simulque hilnres dngrere ehoreas ,
Unanimesqtu nm’ manimmmm insigne triltm
fi” 9 L
Extra;
‘n
æ
JANVIER. 1733.‘ ‘m,
‘î, _.
Extruxere , êrew‘ signutum curmine , Amas-i: , l’
Qfiad munus insculpsit celuntis ucumim tcli ;
H00 LODOIX CHARIruM DEFORMI rx non-n
TROPÆUM , t w
Versiculi scriptor , Lonorcxs umubila nome» ,
flltius infixit Gullorum in peczan umutum r
Hi ccleéruntinomcn , vurïisque trapau, Pyrasguo
Erexere lacis z Lonorco saspit: ,saspes
Gullia ncmpe sibi , valut ‘a-gra est agru‘, vuidetur.
Nos etium ingmata ingenui Pietutis Alumni,
Nos qui te à tencris sumeruri et umure docemur ,'
O noNn REX ; guasque ips; tua dzgnuris umare
Muneriéusque tufs , hîc exultumus avances , _
Te sulva , tegue incalumi ; gua vindice regnut
Relligia et stuâili , quam sperut ,pace fluetur.
Hinc amnes m‘ pluusu Strepitugue secundo ,‘
E: festa‘ prace lani ium testumur umcmtes ,
Qoemque prius mæstis oneruvimus athem van": ,'
Missiliêus recreure juvut nunc igniéus. Ædes
Hac dulci clumare sonuizt , Rsx vrvnaufllumnas
Instigunt studiis , excmpla , et. -vace Magistrat;
fi E X valet , ucclumunt , Kex dzgnus «uirverai
nvm‘- ' '
Basnxus n: Cuanosr.
Nous sommes fâchez de ne pouvoir pas
klonner icy d’autres Morceaux de ce Re
,_ J. _ q F’ cedil
o
{eËM ERCURF. DE FRANCE.‘
æ
cueil qui meritent une attention particn.
liere; mais nous ne sçaurions passer sous;
silence le beau Discours Préliminaire
aiclclressé aux Lecteurs par le Libraire,qou
lntôt par les Éditeurs du Receuil; Ce
Ëiscours , outre l'instruction et l'utilité
ufil renferme , est d’une élégance et‘
‘une pureté de Diction peu commune,
ensortcv qu’en est presque étonné cle voir
icÿ les Freres Barbe}: parler aussi admi
rablement bien Latin que les Eriennes,
les Manuces , 8Ce.
bri sex , à selectis Rhetorices Alumnis in
Regio Ludovici Magni Collegio , élabo
tari
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e tari et palàm recitati, 8Ce. dest-à-dire,
‘six Livres de Paësits , comparée: et retirées,
par des Rbétoricien: choisir , du Collage de
LOUIS LE GRAND ,mr divers Sujets propo
ne parle R. P. m; LA SANTE , de la Cam
Przgnie de Jnsus. vol. in 12. de 28S pag.
A Paris , chez les Freres Barâou , ruë S.
Jacques, aux Cicognes , 1732.
Ce Recueil a déja reçu les applaudisseä
mens du Public éclairé; il fait également
honneur à ‘Phabile Maître qui en a four- a
ni les sujets , et aux illustres Eleves qui
les ont heureusement exécutez. La gran
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embarras, étant assez difficile de se dé
terminer our le choix dans un nombre
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ont ‘toutes leurs beautez, et dont la plus:
part excellent dans leur genre. v
Nous nous arrêterpns à l’une de celles.
qui nous ont le plus frappez et dontle
sujet a interessé toute l’Europe. C'est
l'heureuse convalescence du Roy , célé
brée par M‘ le Marquis de Charost ,fils
de M.le Duc de Bethune. Cette‘ belle
Piece est _la XII‘, du III‘ Livre, et porte
ce titre : CHARITUM Trutnupnus ,siz/e 4d‘
LuDovrcuM moïèi gratin: drpopnlanti:
vutorem soterm.
Le
m MER CURE m: FRANCE.‘
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Le Poëre représente d’abord le Roy et
l la Reine goûtantâ Fontainebleau les plais
sirs innocens de la‘ plus belle des Saisons;
Plaisir , au milieu desquels une cruelle et
dangereuse contagion empoisonne l'air ,2
attaque le plus aimable des Rois.
En: lues , mal: fæda lues , quam taèidus Ami"
Pulmomcm exhala penetvalilru: , inficit auras ,
fltque abigit Zephiros , hilare»: quiêm invide‘
Aulam ,
Imvidm namque sole: fwar Julian m'en tarda.
‘ Suit le portrait inimitable de la petite
Verole naissante, et la description de ses
progrès. Les Graces afiligées, font des
efiorts inutiles. Elles s’attachent à defïen
cire du moins FAuguste Visage du Monar
que attaqué :
Obsimmt tlmrites ; turôam m! rider inumm ,
Dira Eraêi sobales. Rimsfugere , pa-varem ,
Conteperejoci. Q5455 se con-verrai ad‘ nm: ,
Gms Charitùm e gemit , et Iiegem defmdere forums
Cum negueat , Regis certat defendere «vultus ,
Conspimos vultus , ubi pactofoedere juntm
Insidet imgusm mm Majestzm wenusms ,
Et simul 06s: uium, simul mm ne i nifumorelmi
Î S3
La Reine , notre Auguste Reine , en.
vérin
_, J A N VIE R8 1733, ‘je;
véritable Amazone , pourparlcr le lcn;
gageide llllustre Poëte, non seulement
se’ joint a la Troupe des Graces, dans le
même dessein; mais s’exposc à tous les
dangers de la plus intime communica-g;
{ion , pour sauver un Epoux; un Monar-‘
que si cher. Cet endroit est des mieux
touchez.
s
I
Sallkitäs Cbtrrimm m?» partimr Âmuon , r!
Inclytz ; ne: raison rastas âme sedula tmltum ,
Corpus a 0mn: km CoNJUx animes» Manrrt.‘ ‘
Propagnnre parut , propriaque mlute salutam
Rners amentis amant opte: Rnema redmzptamQ
Tout ce qui suit est si beau, si pathe-i
tique,sur tout Pendroit qui peint la consç.
tance héroïque du Roy, 8re. que nous -
croïons devoir le donner icy dans son en
tier. Les Connoisseurs nous en sçauront
gré. V n.
REGINÆ que»: mngit amer ,° ne: peut‘: imago ,'
Nec dolar , nm fbrmn vint/e parie-u!» terre»: ,
Consmntem L onoicr animum. Livet aria Ring,
Àtque jaci fugiimt , ager Mme» ipse jocamr ,
Pugna fit Heroi Indus , ma vulnmz rider;
B 0 R n o N r n n M meurtris meminit Mmm ma:
dom/Indis
æugnnnzem namm jtwnt pimmarer , c: min ,
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m, MERCURE DE FRANCE
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Qe/as pari: ipsn. , tiäi solers Medieina , ministmt ,
Pharmuaque et parus agro interdieit amaros , I
Èt proml ire juëet «venu. instrument/t semnda ,
Qtippe ‘nefas repumt pretioso bac sanguine rings‘.
" A: neque mm nntuia sngax , Medeeinawve [ms
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Q5217» z'ictrix inmnmssa constant?» menti: ,
fltque Profeem Polo , nutrita m6 I-Imcuu-z virtus.
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Durn Lonoxx pugnæt, pugnä dum «uineie, e)
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E memâris Aulaîquefugat m5 Tnrtam Pestem ;
Fuma , lneessentis fnemt que nnntia Monstri ,
figue mem varias Europe impleverat Urlzes.
Ha: rewlnns adit , nuque tuba plant/lente per omne!
Lat» refert populos Regem vieisse, nefzmdnm
Dzjfugisse luge». Gaudet gens quaque seqnestrum ,
' Convaluisse mum , qui num Regm serermt ,
fufigque‘ Pacatafaeit Arbiter aria manda. ,
5.4i Cburins dignnm ante alias diademite fron-î
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Cpneinuers , simulque hilnres dngrere ehoreas ,
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æ
JANVIER. 1733.‘ ‘m,
‘î, _.
Extruxere , êrew‘ signutum curmine , Amas-i: , l’
Qfiad munus insculpsit celuntis ucumim tcli ;
H00 LODOIX CHARIruM DEFORMI rx non-n
TROPÆUM , t w
Versiculi scriptor , Lonorcxs umubila nome» ,
flltius infixit Gullorum in peczan umutum r
Hi ccleéruntinomcn , vurïisque trapau, Pyrasguo
Erexere lacis z Lonorco saspit: ,saspes
Gullia ncmpe sibi , valut ‘a-gra est agru‘, vuidetur.
Nos etium ingmata ingenui Pietutis Alumni,
Nos qui te à tencris sumeruri et umure docemur ,'
O noNn REX ; guasque ips; tua dzgnuris umare
Muneriéusque tufs , hîc exultumus avances , _
Te sulva , tegue incalumi ; gua vindice regnut
Relligia et stuâili , quam sperut ,pace fluetur.
Hinc amnes m‘ pluusu Strepitugue secundo ,‘
E: festa‘ prace lani ium testumur umcmtes ,
Qoemque prius mæstis oneruvimus athem van": ,'
Missiliêus recreure juvut nunc igniéus. Ædes
Hac dulci clumare sonuizt , Rsx vrvnaufllumnas
Instigunt studiis , excmpla , et. -vace Magistrat;
fi E X valet , ucclumunt , Kex dzgnus «uirverai
nvm‘- ' '
Basnxus n: Cuanosr.
Nous sommes fâchez de ne pouvoir pas
klonner icy d’autres Morceaux de ce Re
,_ J. _ q F’ cedil
o
{eËM ERCURF. DE FRANCE.‘
æ
cueil qui meritent une attention particn.
liere; mais nous ne sçaurions passer sous;
silence le beau Discours Préliminaire
aiclclressé aux Lecteurs par le Libraire,qou
lntôt par les Éditeurs du Receuil; Ce
Ëiscours , outre l'instruction et l'utilité
ufil renferme , est d’une élégance et‘
‘une pureté de Diction peu commune,
ensortcv qu’en est presque étonné cle voir
icÿ les Freres Barbe}: parler aussi admi
rablement bien Latin que les Eriennes,
les Manuces , 8Ce.
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Résumé : Poësies composées et récitées au College de Louis le Grand, [titre d'après la table]
Le texte présente un recueil de poèmes intitulé 'Mvsæ RHETORICES seu Carminum libri sex', composé par des élèves en rhétorique du Collège de Louis le Grand. Publié en 1732 à Paris par les Frères Barbe, cet ouvrage a été acclamé par le public éclairé et rend hommage tant aux maîtres qui ont fourni les sujets qu'aux élèves qui les ont exécutés. La diversité et la qualité des pièces rendent difficile le choix parmi elles. Une pièce particulière, la douzième du troisième livre, intitulée 'CHARITUM Trutnupnus Ludovici Magni gratiam depropnanti vutorem sotern', est mise en avant. Ce poème, écrit par le Marquis de Charost, célèbre la convalescence du roi. Il décrit le roi et la reine à Fontainebleau, affectés par une contagion. La reine, comparée à une Amazone, se joint aux Grâces pour sauver le roi. Le poème détaille ensuite la convalescence héroïque du roi, avec des descriptions pathétiques et émouvantes. Le texte exprime le regret de ne pas pouvoir mentionner d'autres morceaux du recueil, mais souligne l'élégance et la pureté du discours préliminaire adressé aux lecteurs par les éditeurs.
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6704
p. 106-108
Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
Début :
TRAITÉ DES DISSENSIONS entre les Nobles et le Peuple, dans les Républiques [...]
Mots clefs :
Nobles, Peuple, Républiques, Mensonges
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
TRAITE‘ DES DISSENSIQNS entre les
Nobles et le Peuple, dans les Républi
ques d‘Athénes et de Rome , 8re. L’Art
de ramper en" Poësie,et l’Art du MCfl-z
songe Politique , traduits de ’ nglois cle
M. Suvift; in 12.. de 564. pa , ‘sans les
Tables ct lüäverrissement. A Aletbobaé
thapseudopolis , et se vend à, Paris , chez.
Îean-Frnnpois fosse , me‘ S, Jacques, à I4
Flenr de Lys d'or. 1733; i a ' '
._ Le nom seul de M. Son/ifs, Auteur des
Voyages de Gnlliwr , traduits en Fran-L
coi; depuis quelques années, suffit pour
rendre ce Recueil recommandable; les
trois Traitez dont il est composé, sont
‘légalement interessans‘ chacun dans son
genre. On voir par le premier ,qui est
_
A
l JANVIER.‘ 17.33." ‘m7
1'111 Ouvrage sérieux; combien l-es Dissen<
Jsions sont dangeripuses dans quelque Etat
ue ce soit; u’e äue jamais (qu'auesdénseasveantteargmeinednhttiirdeess
deux partis , ou même au désavantage de
tous les deux , et que souvent la Tyran
“nie d'un seul en est le fruit. L’Auteur y
ta principalement en vûë les troubles
ecPAngleterresmais ce qu’il dit de cet Etar‘,
peut servir (Plnstructlon à plusieurs au
tres Ro aumes. ‘ -
Le secyond ', est une Critique badine et
ironique des Poëtes modernes, qui au lieu
de suivre les anciens, et de tendre au vé
ritable sublime , ont suivi une nouvelle
‘routgen se livrant à une façon de penser,
bizarre etanti-naturelle ,et enséloignanc
des routes du sens commlun , pour courir
a rês le faux bel Es rir,i est intitulé:Tra'i
"ri; du Barn: ou du gtofond. L’Auteur fait
sentir que certains Ecrivains croïant s'é
lever jus’ u’au sublime , tombent plutôt
dans Pabime , ce qu’il appelle le profond
ou autrement le 1ms. '
Le troisiéme est un Extrait burlesque
d’un Traité imaginaire du Mensonge Po
litique, qu’on feint être actuellement sous
fjäessecpt qu’on proposp par slousäqption.
A n y istin ue et ex l ue es l eren
tés sortes degMensongpesîlet on donne’ un
"3 F Prof
4108 M ËRCURE DE îFRANCE
, Paroîtra allégorique en bien des endroits.
Nobles et le Peuple, dans les Républi
ques d‘Athénes et de Rome , 8re. L’Art
de ramper en" Poësie,et l’Art du MCfl-z
songe Politique , traduits de ’ nglois cle
M. Suvift; in 12.. de 564. pa , ‘sans les
Tables ct lüäverrissement. A Aletbobaé
thapseudopolis , et se vend à, Paris , chez.
Îean-Frnnpois fosse , me‘ S, Jacques, à I4
Flenr de Lys d'or. 1733; i a ' '
._ Le nom seul de M. Son/ifs, Auteur des
Voyages de Gnlliwr , traduits en Fran-L
coi; depuis quelques années, suffit pour
rendre ce Recueil recommandable; les
trois Traitez dont il est composé, sont
‘légalement interessans‘ chacun dans son
genre. On voir par le premier ,qui est
_
A
l JANVIER.‘ 17.33." ‘m7
1'111 Ouvrage sérieux; combien l-es Dissen<
Jsions sont dangeripuses dans quelque Etat
ue ce soit; u’e äue jamais (qu'auesdénseasveantteargmeinednhttiirdeess
deux partis , ou même au désavantage de
tous les deux , et que souvent la Tyran
“nie d'un seul en est le fruit. L’Auteur y
ta principalement en vûë les troubles
ecPAngleterresmais ce qu’il dit de cet Etar‘,
peut servir (Plnstructlon à plusieurs au
tres Ro aumes. ‘ -
Le secyond ', est une Critique badine et
ironique des Poëtes modernes, qui au lieu
de suivre les anciens, et de tendre au vé
ritable sublime , ont suivi une nouvelle
‘routgen se livrant à une façon de penser,
bizarre etanti-naturelle ,et enséloignanc
des routes du sens commlun , pour courir
a rês le faux bel Es rir,i est intitulé:Tra'i
"ri; du Barn: ou du gtofond. L’Auteur fait
sentir que certains Ecrivains croïant s'é
lever jus’ u’au sublime , tombent plutôt
dans Pabime , ce qu’il appelle le profond
ou autrement le 1ms. '
Le troisiéme est un Extrait burlesque
d’un Traité imaginaire du Mensonge Po
litique, qu’on feint être actuellement sous
fjäessecpt qu’on proposp par slousäqption.
A n y istin ue et ex l ue es l eren
tés sortes degMensongpesîlet on donne’ un
"3 F Prof
4108 M ËRCURE DE îFRANCE
, Paroîtra allégorique en bien des endroits.
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Résumé : Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple, &c. [titre d'après la table]
Le document présente trois traités traduits de l'anglais par M. Swift, auteur des 'Voyages de Gulliver'. Le premier traité, 'Traité des Dissensions', met en garde contre les dangers des dissensions dans les États, illustrés par les troubles en Angleterre mais applicables à d'autres royaumes. Le second traité, 'L'Art de ramper en Poésie', est une critique ironique des poètes modernes qui, en cherchant le sublime, tombent souvent dans l'abîme ou le 'profond'. Le troisième traité est un extrait burlesque d'un traité imaginaire sur le 'Mensonge Politique', présenté sous forme allégorique et satirique. L'ouvrage est publié à Paris en 1733 par Jean-François Fosset et Jacques à l'Enseigne de Lys d'or.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6705
p. 108
Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations, &c. [titre d'après la table]
Début :
LE TRIOMPHE DE LA PAUVRETÉ et des humiliations, ou la Vie de Mlle de Bellere [...]
Mots clefs :
Pauvreté, Humiliations, Sorbonne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations, &c. [titre d'après la table]
La TRIOMPHE DE LA PAuvnxtr’ et des
humiliations , ou la Vie de Mile de Belg
1ere de Woncbay , appellée communément,
‘Soeur Loüise, avec ses Lettres. A Paris”
chez. Gabriel Martin , rué S. Iacgnegtnz
in r2. , de4oo pages. , _
.- On-artribue cet Ouvrage au R.P. Mail-'
pflard, Jésuite. Nous n’en ‘pouvons donner
_une idée plus juste et plus avantageuse
._qu’en rapportant les propres termes du
Censeur ‘Royal. n On y voit, dit-il, un
a: amour et une pratique de" la pauvreté et
n des humiliations bien extraordinaires;
_ n mais elles ne renferment néanmoins rien
a >> que dédifiant, et qui nestende à la plus
n grande perfection du Christianisme.
lEn Sorbonne, ce 7 Octobre 173i. Signé,
,42”. leMoine, Docteur de la Maison et
Société de Sorbonne , Chanoine de Saint
-Benoîr. '
humiliations , ou la Vie de Mile de Belg
1ere de Woncbay , appellée communément,
‘Soeur Loüise, avec ses Lettres. A Paris”
chez. Gabriel Martin , rué S. Iacgnegtnz
in r2. , de4oo pages. , _
.- On-artribue cet Ouvrage au R.P. Mail-'
pflard, Jésuite. Nous n’en ‘pouvons donner
_une idée plus juste et plus avantageuse
._qu’en rapportant les propres termes du
Censeur ‘Royal. n On y voit, dit-il, un
a: amour et une pratique de" la pauvreté et
n des humiliations bien extraordinaires;
_ n mais elles ne renferment néanmoins rien
a >> que dédifiant, et qui nestende à la plus
n grande perfection du Christianisme.
lEn Sorbonne, ce 7 Octobre 173i. Signé,
,42”. leMoine, Docteur de la Maison et
Société de Sorbonne , Chanoine de Saint
-Benoîr. '
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Résumé : Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'La TRIOMPHE DE LA PAuvnxtr’ et des humiliations, ou la Vie de Mile de Belg 1ere de Woncbay, appellée communément ‘Soeur Loüise, avec ses Lettres' est publié à Paris en 1731. Attribué au Père Mailpflard, jésuite, il compte 400 pages. Il illustre un amour extraordinaire de la pauvreté et des humiliations, approuvé par la Sorbonne le 7 octobre 1731.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6706
p. 108-110
« TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...] »
Début :
TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...]
Mots clefs :
Cicéron, Psaumes, Erreurs populaires, Segrais, Cour d'Espagne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...] »
TUSCULANE m; CICERON , sut le mé ris
Île la Mort, traduite par M. PAbbé ‘O
jivet , de l’Acaclémie Françoise, avec des
Remarqpes de M. le Président Bouhieä,
._ G
.1
‘Ï’ ‘i JÂNV Ï E R3.’ 1733Z Ici
de la même Académie j. sur le Texte de
Cicérom-On y a jtfirr le Songe de Sciîo
pion. Chez. Gandoüin , Qxay des Augusä
tins, 1732. in 12.. a,
* ExvLr-cAüoN du Livre des Pseaumcs 3 *
où , selon la Méthode des SS. PP. on s’at-_
tache à découvrir les Mysteres de]. C. et
les Regles des Moeurs , renfermée dans la‘
lecture même de PEcriture. Chez Fmngai:
5412m] , ruë S.‘ Jacques ',' r7; 3. 4-. volumes
m rz.
‘ ÈSSAY- Sun. LES Ennemis POPULAIRES’;
du examen de plusieursopiniofls, rcçuës
domme vraies, quisont fausses ou dou
teuses. Traduit de l’Anglois de Thomas
Brown, Chevalier et Doçt. en Médecine.
Chez. Pierre _Witt_e , ruël 5.1 Jacques , et
Èidar, Qxai des Augustins , 1733. 2.. vol.
d:
m Q1 2..
. Ecwcurs de M. de Segrais, de I’Aca.‘
demie Françoise, avec les Passages imite;
des Poëres Latins. L’Athys, Poëme Pasto
ral. Le Portrait de Mademoiselle , du mê
me _Autcur ; nouvelle lEdition. iCbeæ la
13m, de Larme! , tuë du Foin.
_jfï..-.
rfiij Ï ' Mg;
Iro ME RCURÀE DE FRANC E}
MEMOIRE nr. LA Covn n’Es_pAexz ,'
rdcpuis Fannée 1679.q'usqu’en 168x. où
on verra les Ministercs de Don Juan et
du Duc cle Medina Celi, et diverses cho
ses concernant la Monarchie Espagnole.
Chez. lasse, rue S. Jacques, 173;. in u.
Île la Mort, traduite par M. PAbbé ‘O
jivet , de l’Acaclémie Françoise, avec des
Remarqpes de M. le Président Bouhieä,
._ G
.1
‘Ï’ ‘i JÂNV Ï E R3.’ 1733Z Ici
de la même Académie j. sur le Texte de
Cicérom-On y a jtfirr le Songe de Sciîo
pion. Chez. Gandoüin , Qxay des Augusä
tins, 1732. in 12.. a,
* ExvLr-cAüoN du Livre des Pseaumcs 3 *
où , selon la Méthode des SS. PP. on s’at-_
tache à découvrir les Mysteres de]. C. et
les Regles des Moeurs , renfermée dans la‘
lecture même de PEcriture. Chez Fmngai:
5412m] , ruë S.‘ Jacques ',' r7; 3. 4-. volumes
m rz.
‘ ÈSSAY- Sun. LES Ennemis POPULAIRES’;
du examen de plusieursopiniofls, rcçuës
domme vraies, quisont fausses ou dou
teuses. Traduit de l’Anglois de Thomas
Brown, Chevalier et Doçt. en Médecine.
Chez. Pierre _Witt_e , ruël 5.1 Jacques , et
Èidar, Qxai des Augustins , 1733. 2.. vol.
d:
m Q1 2..
. Ecwcurs de M. de Segrais, de I’Aca.‘
demie Françoise, avec les Passages imite;
des Poëres Latins. L’Athys, Poëme Pasto
ral. Le Portrait de Mademoiselle , du mê
me _Autcur ; nouvelle lEdition. iCbeæ la
13m, de Larme! , tuë du Foin.
_jfï..-.
rfiij Ï ' Mg;
Iro ME RCURÀE DE FRANC E}
MEMOIRE nr. LA Covn n’Es_pAexz ,'
rdcpuis Fannée 1679.q'usqu’en 168x. où
on verra les Ministercs de Don Juan et
du Duc cle Medina Celi, et diverses cho
ses concernant la Monarchie Espagnole.
Chez. lasse, rue S. Jacques, 173;. in u.
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Résumé : « TUSCULANE DE CICERON, sur le mépris de la Mort, traduite par M. l'Abbé d'Olivet, [...] »
En 1733, plusieurs ouvrages et publications notables ont été produits. Parmi eux, la traduction des 'Tusculanes' de Cicéron par l'abbé Juvet, accompagnée des remarques du Président Bouhier, a été publiée par Gandoüin. Gandoüin a également édité le 'Songe de Scipion' de Cicéron. Le document mentionne aussi une exégèse du Livre des Psaumes selon la méthode des Saints Pères, publiée par Engalius. L'essai 'Les Ennemis Populaires' de Thomas Brown, traduit de l'anglais, a été publié par Pierre Witte. Les œuvres de M. de Segrais, incluant 'L'Athys', 'Le Portrait de Mademoiselle', et des passages imités des poètes latins, ont été publiées par Larme. Enfin, un mémoire sur la Conquête de l'Espagne de 1679 à 1681, détaillant les ministères de Don Juan et du Duc de Medina Celi, a été publié par Jasse.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6707
p. 110-113
Panegyrique de S. François d'Assise, &c. [titre d'après la table]
Début :
PANEGYRIQUE de S. François d'Assise, prononcé dans l'Eglise du grand Convent [...]
Mots clefs :
Saint François d'Assise, R. P. Poisson, Autorités, Discours
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Panegyrique de S. François d'Assise, &c. [titre d'après la table]
P ANEGYRIQUE de S. François
d’Assisc, prononcé dans l’Eglise du grand
Convenr des R R. P P. Cordeliers de
Paris, le 4. Octobre 1732. Par le Par:
Poisson , Cardelier , Prédicateur ordinaire
_du Roy, Ex-DéfinitaurGeneral de tout l ‘Or
dre de -S. François , ancien Provincial, et
Premier Pare de la grande Province de Fmn
ce , eÿw‘. Brocñure in 4.. de 102. pages,
sans une Préface , qui en contient 12.. A
Paris, chez F- Joue , ruiSaint Iacqucs,
M. DCC. XXXIII, _
Si la grande réputation du R. P. Pois
1
son lui attira un nombreux Auditoire dans‘
l’Eglise où il prononça ce Panégyriquc,
il ne faut pas dourerque Pimpression de
cet Ouvrage , depuis refléchi et orné par‘
l'Auteur, nexcire les mêmes empresse
mcns pour sa lecture. Nous voudrions
bien pouvoir en donner un-Extrait; mais
c’est un Ouvrage si rempli et si étendu ,
ue cette entreprise nous portcroxtv 1n
gnilliblement ait-delà des bornes dans lcs
- e _ ' 1 quelles
J A NV I ER. i733. j n!
quelles nous sommes nécessairement res
serrez. ll est d'ailleurs de certaines pro
ductions qu’il est à propos de voir dans
leur entier , et qui ne peuvent que perg
dre par des Extraits. .
Comme le R. P. Poisson a parlé dans
son Discours le langage de l’Ectitu_re,'
' des Peres et des Ecrivains Ecclesiastiques,
et qu'il n’y a pas omis les autoriiez des
_ Auteurs Profanes _, des Poètes mêmes
‘Grecs et Latins , appuyé de cette expres
=sion de Tertullien : i‘ O testimauiu vari
tutis que upud Cbristiamarum ! iilpam eduomsaoniinaldetesfteanitre im
primer exactement toutes ces autoritez ,
qui en insttuisant, ne donnent pas un
‘petit ornement au corps de l’Ouv'ragv,
et marquent une prodigieuse lecture de
la part de l’Autcur. , .
î ' Cette Méthode, au reste, est justifiée
au long dans la Préface, et se trouve ici
bien differente de celle qui éroit en vos
gue il y a 150. ans. Elle consistoir, dit
u le P.Poisson, à faire un prétendu Sermon
n François d’un amas de Citations Grec
» ques ‘et’ Latines , cousuës presque sans
ndessein , avec quelques mots de notre
n Langue , qui croient la seule qiose que
n le Peuple pût en tendlre. Louons- 16s Ora
g Lia. de TestitrnvfnimwCwz. __ “
w ‘ F iuj acteurs
Q
‘tu. MERCURE DE FRANCE
nteurs qui ont banni ce mauvais goût.
n mais ce ne doit pas non-plus être à la.
nmode de ne mettre dans des Discours
n qu’en a ppelleEvangeliquegque des ph ra.
» sestoures languissanres, toutes vuides l,
n toutes moribondes , que de vaines iina
.3) ges , des raisonnemens énerver, des
a preuves froides, des comparaisons in
ca sipides. , ' .
Le sçavant Panegyriste est , comme
nous Pavons dit, bien éloigné de cette
maniere de prêcher ; on peut: dire en
gilet qu’en citant un si grand nombre
d’autoritez, il s’est parfaitement accom
modé au goût de ce Public éclairé , dont
il parle en ces termes. q _
_ n Il veut, ce Public,-que nous sçachions
o) si bien fondre nos études , qu'avec la
n substance et l’esprit des grands Ecri
r» vains, nous lui donnions des Périodes
» vivantes , des descriptions animées , des
"raisons solides , des preuves victorieu-_
s: ses , des autoritez respectables et‘ assor
Ÿties; il aime à trouver dans la force de
7’ nos Discours la garantie de notre capa:
9’ cire’ ,2‘: ne pouvoir nous soupçonner d'i
”_ gnorance, et nous regarderxjusques dans
ê’ la Chaire Evangelique , comme un Airain
D sonnant e: comme- une Cymbale retentir-q
v sante, 1. Corinrh. 15.2..
r _ , Enfin.
JANVIER. 173;.‘ tf3’
" Enfin il faut comîenir que tohuf ce Dis
cours, d’une pour ainsi-diraes,seiznonodnëld1ee étcee Fleëuv,eedste:
Litteratute , qui est si nécessaire à l’es:
prit pour produire quelque chose cle grand
et d’accompli, suivant la pensée et l'ex
Pression. d’un Ecrivain de l’Antiquité la
plus polie: Neque cunciperç , nm caler: par
tnm {ment patît, trin‘ iflgffili flumine Lit-_
ter-arum 1mm 4m.
d’Assisc, prononcé dans l’Eglise du grand
Convenr des R R. P P. Cordeliers de
Paris, le 4. Octobre 1732. Par le Par:
Poisson , Cardelier , Prédicateur ordinaire
_du Roy, Ex-DéfinitaurGeneral de tout l ‘Or
dre de -S. François , ancien Provincial, et
Premier Pare de la grande Province de Fmn
ce , eÿw‘. Brocñure in 4.. de 102. pages,
sans une Préface , qui en contient 12.. A
Paris, chez F- Joue , ruiSaint Iacqucs,
M. DCC. XXXIII, _
Si la grande réputation du R. P. Pois
1
son lui attira un nombreux Auditoire dans‘
l’Eglise où il prononça ce Panégyriquc,
il ne faut pas dourerque Pimpression de
cet Ouvrage , depuis refléchi et orné par‘
l'Auteur, nexcire les mêmes empresse
mcns pour sa lecture. Nous voudrions
bien pouvoir en donner un-Extrait; mais
c’est un Ouvrage si rempli et si étendu ,
ue cette entreprise nous portcroxtv 1n
gnilliblement ait-delà des bornes dans lcs
- e _ ' 1 quelles
J A NV I ER. i733. j n!
quelles nous sommes nécessairement res
serrez. ll est d'ailleurs de certaines pro
ductions qu’il est à propos de voir dans
leur entier , et qui ne peuvent que perg
dre par des Extraits. .
Comme le R. P. Poisson a parlé dans
son Discours le langage de l’Ectitu_re,'
' des Peres et des Ecrivains Ecclesiastiques,
et qu'il n’y a pas omis les autoriiez des
_ Auteurs Profanes _, des Poètes mêmes
‘Grecs et Latins , appuyé de cette expres
=sion de Tertullien : i‘ O testimauiu vari
tutis que upud Cbristiamarum ! iilpam eduomsaoniinaldetesfteanitre im
primer exactement toutes ces autoritez ,
qui en insttuisant, ne donnent pas un
‘petit ornement au corps de l’Ouv'ragv,
et marquent une prodigieuse lecture de
la part de l’Autcur. , .
î ' Cette Méthode, au reste, est justifiée
au long dans la Préface, et se trouve ici
bien differente de celle qui éroit en vos
gue il y a 150. ans. Elle consistoir, dit
u le P.Poisson, à faire un prétendu Sermon
n François d’un amas de Citations Grec
» ques ‘et’ Latines , cousuës presque sans
ndessein , avec quelques mots de notre
n Langue , qui croient la seule qiose que
n le Peuple pût en tendlre. Louons- 16s Ora
g Lia. de TestitrnvfnimwCwz. __ “
w ‘ F iuj acteurs
Q
‘tu. MERCURE DE FRANCE
nteurs qui ont banni ce mauvais goût.
n mais ce ne doit pas non-plus être à la.
nmode de ne mettre dans des Discours
n qu’en a ppelleEvangeliquegque des ph ra.
» sestoures languissanres, toutes vuides l,
n toutes moribondes , que de vaines iina
.3) ges , des raisonnemens énerver, des
a preuves froides, des comparaisons in
ca sipides. , ' .
Le sçavant Panegyriste est , comme
nous Pavons dit, bien éloigné de cette
maniere de prêcher ; on peut: dire en
gilet qu’en citant un si grand nombre
d’autoritez, il s’est parfaitement accom
modé au goût de ce Public éclairé , dont
il parle en ces termes. q _
_ n Il veut, ce Public,-que nous sçachions
o) si bien fondre nos études , qu'avec la
n substance et l’esprit des grands Ecri
r» vains, nous lui donnions des Périodes
» vivantes , des descriptions animées , des
"raisons solides , des preuves victorieu-_
s: ses , des autoritez respectables et‘ assor
Ÿties; il aime à trouver dans la force de
7’ nos Discours la garantie de notre capa:
9’ cire’ ,2‘: ne pouvoir nous soupçonner d'i
”_ gnorance, et nous regarderxjusques dans
ê’ la Chaire Evangelique , comme un Airain
D sonnant e: comme- une Cymbale retentir-q
v sante, 1. Corinrh. 15.2..
r _ , Enfin.
JANVIER. 173;.‘ tf3’
" Enfin il faut comîenir que tohuf ce Dis
cours, d’une pour ainsi-diraes,seiznonodnëld1ee étcee Fleëuv,eedste:
Litteratute , qui est si nécessaire à l’es:
prit pour produire quelque chose cle grand
et d’accompli, suivant la pensée et l'ex
Pression. d’un Ecrivain de l’Antiquité la
plus polie: Neque cunciperç , nm caler: par
tnm {ment patît, trin‘ iflgffili flumine Lit-_
ter-arum 1mm 4m.
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Résumé : Panegyrique de S. François d'Assise, &c. [titre d'après la table]
Le texte relate un panégyrique de Saint François d'Assise prononcé par le Père Poisson dans l'église des Cordeliers de Paris le 4 octobre 1732. Le Père Poisson, prédicateur ordinaire du roi et ancien Provincial de la grande Province de France, a attiré un large public grâce à sa réputation. L'ouvrage, publié en 1733, est une brochure de 102 pages sans préface, contenant 12 pages. Le Père Poisson utilise un langage ecclésiastique et cite des auteurs profanes, grecs et latins, justifiant cette méthode dans la préface. Il critique les sermons anciens, composés d'amas de citations sans cohérence, et les discours modernes trop languissants et vides. Le panégyrique est adapté au goût du public éclairé, qui apprécie des discours fondés sur des études solides, des descriptions animées, des raisons solides et des autorités respectables. Le discours est décrit comme un fleuve de littérature, essentielle pour produire des œuvres grandes et accomplies.
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6708
p. 113-115
Lettre de M. Bertrand, Medecin, [titre d'après la table]
Début :
LETTRE de M. Bertrand, Médecin, à M. Deidier, Conseiller Médecin du [...]
Mots clefs :
Médecin, Marseille, M. Bertrand, M. Deidier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de M. Bertrand, Medecin, [titre d'après la table]
L ETT Riz-de M. Betttand , Médecin ;
à M. Deidier, Conseiller Médecin du‘
Roygôcc. et premier Médecin des Ga
feres. A‘ Avignon, P47 la S ocieté , 1731..
Produire in 12v. de 3o. pages.
" Cette Lettre écrite à Marseille le 2 5.‘
Novembre 173zuroule sur une ancienne
querelle entre PAuteur et M. Deidicr ,1
l'un des Médecins envoyez à Marseille
par orälrei dan" Roy , en Pannée 1721p.
tem s e a etniere conta on; uere e 1
renditveliée par ce dernier ,g1et de (sliivieil
le date, que M. Betttand , ‘aussi bon Ju.‘
risconsulte ‘ue ‘bon Médecin ', ennemi
iäillleurs deq toute dispute outrée, ap
el c âison secours la L0 de la res
Ëtiption. y ‘ P
V »Vous le sçavez , Monsieur, lui dit-il,‘
Il. ar que ne. sgavez-vous pas? que les
‘u F il zaLoix
l
l
114. MERCURE nr FRANCE ‘
nLoiî ne donnent‘ qu’un an à ‘uneper-I i
" sonne oflnsée pour tirer raison de Pin
» jure qu’elle a reçûë. On a crû que» pout
99 le repos de la Société, il ‘falloir fixer
n un terme au ressentiment des injures
n pour ne pas perpétuer leshaines et les
nquerclles. Après ce temps-là la plainte
nn’est plus écoutée, et la personne offeng
nsée ne peut plus demander de réparaæ
u tion, HM 2min, dit J ustinien , dissi
n mulmione uboletur. De quel droit venez
» vous donc après douze ans. faire revivre
ï‘ une querelle déja éteinte, et dféchat-Ï
:2 ger route la vivacité de votre ressenti.
n ment sur une personne qui est sous
n la protection des Loix; etiqwune presg
acriprion légitime a mis à’ couvert de
arvos recherches? Les. disparesLitrerai-i‘
a; res auront-eleles plus de privilege que
n. les autres? ôte. - e
La Peste de Marseille, et urne Relation
Historique de cet Evenement, attribué: l
à M. Bettrand , font le suiet de la que- l
selle dans ilysïexgir ici._ La Relation est: i
attaquée par Deidiergnt M, Bertrand ‘
nepousse les attaques dqgson Adversaire,
qnrlquefois un peu vivement , à l'exem
ple e son Antagoniste. il y a cependant
tout lieude croire ‘que c’est ici la der
niere Piece de >ce.Pre5è-S «I-Îîîfilaairq, suif
' . . ‘i. e
J‘ A N V I E R.- 1733. n;
le Jugement quigppartient aux Lecteurs
intelligens et desinreressez. Qwiquïl en
soir, M. Bertrand proteste sur la fin de
sa Lettre ,que c'est pour la dz-rnierc Fois
qu’il mettra la main à la plume sur ce
sujet. Le Public y‘ gagnera par lïapplica
tion que cet habile Médecin continuera
de lui donner, et son silence pourra proa
duire le même effet à Fégardde M. Doi
dier , qui est en état de rendre de grands
services â la Médecine et à larChirure
gie, dans le poste qu’il occupe.
à M. Deidier, Conseiller Médecin du‘
Roygôcc. et premier Médecin des Ga
feres. A‘ Avignon, P47 la S ocieté , 1731..
Produire in 12v. de 3o. pages.
" Cette Lettre écrite à Marseille le 2 5.‘
Novembre 173zuroule sur une ancienne
querelle entre PAuteur et M. Deidicr ,1
l'un des Médecins envoyez à Marseille
par orälrei dan" Roy , en Pannée 1721p.
tem s e a etniere conta on; uere e 1
renditveliée par ce dernier ,g1et de (sliivieil
le date, que M. Betttand , ‘aussi bon Ju.‘
risconsulte ‘ue ‘bon Médecin ', ennemi
iäillleurs deq toute dispute outrée, ap
el c âison secours la L0 de la res
Ëtiption. y ‘ P
V »Vous le sçavez , Monsieur, lui dit-il,‘
Il. ar que ne. sgavez-vous pas? que les
‘u F il zaLoix
l
l
114. MERCURE nr FRANCE ‘
nLoiî ne donnent‘ qu’un an à ‘uneper-I i
" sonne oflnsée pour tirer raison de Pin
» jure qu’elle a reçûë. On a crû que» pout
99 le repos de la Société, il ‘falloir fixer
n un terme au ressentiment des injures
n pour ne pas perpétuer leshaines et les
nquerclles. Après ce temps-là la plainte
nn’est plus écoutée, et la personne offeng
nsée ne peut plus demander de réparaæ
u tion, HM 2min, dit J ustinien , dissi
n mulmione uboletur. De quel droit venez
» vous donc après douze ans. faire revivre
ï‘ une querelle déja éteinte, et dféchat-Ï
:2 ger route la vivacité de votre ressenti.
n ment sur une personne qui est sous
n la protection des Loix; etiqwune presg
acriprion légitime a mis à’ couvert de
arvos recherches? Les. disparesLitrerai-i‘
a; res auront-eleles plus de privilege que
n. les autres? ôte. - e
La Peste de Marseille, et urne Relation
Historique de cet Evenement, attribué: l
à M. Bettrand , font le suiet de la que- l
selle dans ilysïexgir ici._ La Relation est: i
attaquée par Deidiergnt M, Bertrand ‘
nepousse les attaques dqgson Adversaire,
qnrlquefois un peu vivement , à l'exem
ple e son Antagoniste. il y a cependant
tout lieude croire ‘que c’est ici la der
niere Piece de >ce.Pre5è-S «I-Îîîfilaairq, suif
' . . ‘i. e
J‘ A N V I E R.- 1733. n;
le Jugement quigppartient aux Lecteurs
intelligens et desinreressez. Qwiquïl en
soir, M. Bertrand proteste sur la fin de
sa Lettre ,que c'est pour la dz-rnierc Fois
qu’il mettra la main à la plume sur ce
sujet. Le Public y‘ gagnera par lïapplica
tion que cet habile Médecin continuera
de lui donner, et son silence pourra proa
duire le même effet à Fégardde M. Doi
dier , qui est en état de rendre de grands
services â la Médecine et à larChirure
gie, dans le poste qu’il occupe.
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Résumé : Lettre de M. Bertrand, Medecin, [titre d'après la table]
Le 25 novembre 1732, M. Bettrand, médecin, adresse une lettre à M. Deidier, conseiller médecin du roi et premier médecin des galères à Avignon. Cette lettre évoque une ancienne querelle relancée par M. Deidier après douze ans de silence. M. Bettrand s'étonne de cette résurgence, soulignant que les lois permettent un an pour réclamer justice après un tort subi. La dispute concerne la 'Peste de Marseille' et une relation historique de cet événement attribuée à M. Bettrand. M. Deidier a critiqué cette relation, et M. Bettrand a répliqué de manière vive. M. Bettrand conclut en affirmant qu'il ne reviendra plus sur ce sujet, espérant que son silence incitera M. Deidier à continuer ses contributions à la médecine et à la chirurgie. Le jugement sur cette querelle est laissé aux lecteurs.
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6709
p. 116
Nouvelle Edition des Oeuvres de S. Jerôme, &c. [titre d'après la table]
Début :
S. EUSEBII HIERONYMI Stridonensis Presbyteri Opera, in X. Tomos distributa. [...]
Mots clefs :
Saint Jérôme
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Edition des Oeuvres de S. Jerôme, &c. [titre d'après la table]
S. Eusnnrr HLERONYMI Stridonensis
Prcsbyreri Opera,în X. Tomos disrrï-j
bura. Post Monachorum 0rd. S. Benecf.’
è Congreg. S. Mauri recensionem , de-j
nuô ad Manuscr. Codices Romanes,
Ambrosianos , Veronenses , 23cc. 'castigata,l*
8Ce. Opera et Studio DoMmrcr VAL;
LARSII, Veronensis Preslàyrerï : ô em fe
tenribus aliis in eadem Civirate ireraris
_ et præcipué MARCH Scivmns MAFÏ-‘EJO.
Vemtm, M. DC c. xx x1 r: Fer Petrum
Antonium Ber/mm et ïaoabumVallarsiùme
Le Titre qu’on vient de lire est à la.
tête d’une' petite Brochure de 1€. page:
in S qui nous esr envoyée d*’Italie, et
qui contient en Langue Italienne le Plan.
d'une nouvelle Édition qu’on prépareä.
vVerone des Oeuvres de S. J crôme. PIANO
dfima nuer/d Ediziqne che si e’ akxzim di
mtte le Opçre di S. Gimlnma. On ne peut
qu’avoir très-bonne ojinion dîme pa
reille entreprise , quan on a vû dans le
Praxpectus‘ tout le détail sur lequel roule ‘
son execution.
Prcsbyreri Opera,în X. Tomos disrrï-j
bura. Post Monachorum 0rd. S. Benecf.’
è Congreg. S. Mauri recensionem , de-j
nuô ad Manuscr. Codices Romanes,
Ambrosianos , Veronenses , 23cc. 'castigata,l*
8Ce. Opera et Studio DoMmrcr VAL;
LARSII, Veronensis Preslàyrerï : ô em fe
tenribus aliis in eadem Civirate ireraris
_ et præcipué MARCH Scivmns MAFÏ-‘EJO.
Vemtm, M. DC c. xx x1 r: Fer Petrum
Antonium Ber/mm et ïaoabumVallarsiùme
Le Titre qu’on vient de lire est à la.
tête d’une' petite Brochure de 1€. page:
in S qui nous esr envoyée d*’Italie, et
qui contient en Langue Italienne le Plan.
d'une nouvelle Édition qu’on prépareä.
vVerone des Oeuvres de S. J crôme. PIANO
dfima nuer/d Ediziqne che si e’ akxzim di
mtte le Opçre di S. Gimlnma. On ne peut
qu’avoir très-bonne ojinion dîme pa
reille entreprise , quan on a vû dans le
Praxpectus‘ tout le détail sur lequel roule ‘
son execution.
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Résumé : Nouvelle Edition des Oeuvres de S. Jerôme, &c. [titre d'après la table]
Une brochure italienne annonce une nouvelle édition des œuvres de saint Jérôme, supervisée par Domenico Vallarsi et March Scipion Mafuccjo à Vérone. Cette édition, basée sur divers manuscrits, inclut les Codices Romanes, Ambrosianos et Veronenses. Le projet est salué pour sa rigueur et son soin.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6710
p. 116-120
Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines, &c. [titre d'après la table]
Début :
Nous avons reçu en même temps un autre Plan d'Ouvrage, qui s'imprimera [...]
Mots clefs :
Inscriptions grecques, Vérone, Maffei, Inscriptions latines
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines, &c. [titre d'après la table]
Nous avons reçu en même temps un‘
Û i. \
“m9
J A‘ N ‘V I ’E'R_.‘. 173;. 1x7
autre Plan dbuvtage, qui sïmprimerz
aussi à Veronne, auquel toute la Répu
blique des Lettres doit prendre interêc.
Le Plan imprimé en Latin et en Italien
de 8. pages in 4. porte ce titre: Pnos
PECTUS Uniwrmlis CollectionisLatinamm,
Veterum, m: G mcarum, Ezbnimmm et Chris
iiamzrum Inscriptianum, que”; 720w: Vara
mnsis Sociaux totim Europe dam} ,.reiqne
antiquariz studjosi: homimbus exhibe; a0
prapanit.
M. le Marquîsfllatîci a entrepris ,ose-‘
Ion ce Programme, le Recueil le plus
étendu et le plus complet , qui air encore
paru de toutes les Inscriptions Grecques
et Latines qui ont été publiés.’ deuils.
plus de deux cent ‘ans dans differenees
collections , ausquelles il doit joindre un.
três- tend nombte däutres Inscriptions
dan-fics mêmes Langues , qui n'ont point:
encore été rendues publiques et qu’il a.
recueillies auec beaucoup de soin et de:
dépense depuis plus de vingt années.
Les Inscriptions déia publiées, seront
rangées dans ce nouveau Recueil _dan9
un meilleur ordre ue dans ceux de Grut
cer , de Fabteti ,et s autres Antiquaires;
et ce qui est plus iunportant, on fera un
choix de‘ ces Inscriptions, en teiettant
celles qui paraîtront fausses à Pillusrre
. ‘ " Éditeur
118 MERCURE DE FRANCE.’
Éditeur, et en rétablissant celles qui _,
après une exacte Critique , lui semblcq
ronr avoir été alterées.
Tous les Sçavans , les Antiquaires
sur tout , sont invitez à- concourir-à l'ac
complissement dâun si grand dessein, en
envoyant à M. le Marquis MalÏei des co
pies fideles des Inscriptions qu’ils possedent,
en indiquant les endroits d’où elles»
sont tirées , si mieux ils daiment les faire
imprimer eux-mêmes incessamment. On,
recel/ra aussi avec plaisir les conseils ce
les lumieres des Sçavans sur le même sujet.
Les Paquetsseront adressez par la Poste à‘
M. François Mnselli , Chanoine et Archi
prêgre de la Cathédrale, à Veronne. r‘
' Comme l'impression de cet Ouvrage,
ne sera commencée que dans dix-huit
mois, M. Mafliei pour Penrichir et pour
le perfectionner encore davantage ,.doit
employer ce iemps à parcourir difierenss
Pays pour faire des recherches , de nou
Vcllcs découvertes , Sec. e
Tout POuVrage contiendra 6. ou 7.
Volumes in-fblio, ersera enrichi de No
fcs , d’e'claircissemens , de Traductions et‘.
des autres accompagnemens qu’une telle
maticre peut exiger. Enfin , le sçavant Au.
1'681‘ publiera un Trait’: intitulé : Art!‘
Érztica Linemrin ,' dans lequel il rendra
- * - compte;
- JANVIER. 173;.‘ .119
compte des raisons qui Font déterminé â.
faire certains rerranchemens à Pêgard de
plusieurs Inscriptions qui vsc tnouvent"
dans les précedentes collections.
Nous avons parlé plus d’une fois de
M. le Marquis Maflci , et en dernier lier;
au suie: de son Histoire DiplarzmziqueN ou; .
sommes ravis d'illustrer. de nouveau no:
nte Journal de son nom par Fannona‘
ce d’un Ouvrage aussi importantque C51
' lui dont nous venons de parler. -
Un surcroît de satisfaction pour nous
est diapprendre que M. Maffei est actueL
lcment en France our la perfection de
son dessein. Un il ustre Magistrat nous
fait l'honneur de nous marquer qu’il {toit
à Aix au commencement de ce mois de
Janvier. Il trouvera sans doute à Paris
quelque Exemplaire d’un Ouvrage i-rn,
portant dans ce même genre, que-nous
devons ‘recevoir tous les’ jours dîAngle
terre. C’est le Recueil que M. Chisull ‘a '
fait imprimer , des Inscriptions Grecques
les plus anciennes et qui ont toutes pré
cedé le Christianisme sa connoissance , sous, lqeuiTitsroentdvecAnuNërsL
Qgrnïrs ASIATICÆ Chrirtianam Aeazm
antrcedentes , ex pcimaräitManumentir Gmp
ci: dirscripoe, , [mixé vars: , Nazisque et
Cammenmrii: iflpmmAræditMonumcn-g
‘ . t. “S
izo MERCURE ‘DE F RANC E.‘
‘tigmfldntyrannm. Par EDMUNDUM CHXSÜ LE
S. T. B. Londini , Typis Gul. Bawyer ,'
172.8. x. Vol. Inc-fil. pp. 207.. ‘ v
Û i. \
“m9
J A‘ N ‘V I ’E'R_.‘. 173;. 1x7
autre Plan dbuvtage, qui sïmprimerz
aussi à Veronne, auquel toute la Répu
blique des Lettres doit prendre interêc.
Le Plan imprimé en Latin et en Italien
de 8. pages in 4. porte ce titre: Pnos
PECTUS Uniwrmlis CollectionisLatinamm,
Veterum, m: G mcarum, Ezbnimmm et Chris
iiamzrum Inscriptianum, que”; 720w: Vara
mnsis Sociaux totim Europe dam} ,.reiqne
antiquariz studjosi: homimbus exhibe; a0
prapanit.
M. le Marquîsfllatîci a entrepris ,ose-‘
Ion ce Programme, le Recueil le plus
étendu et le plus complet , qui air encore
paru de toutes les Inscriptions Grecques
et Latines qui ont été publiés.’ deuils.
plus de deux cent ‘ans dans differenees
collections , ausquelles il doit joindre un.
três- tend nombte däutres Inscriptions
dan-fics mêmes Langues , qui n'ont point:
encore été rendues publiques et qu’il a.
recueillies auec beaucoup de soin et de:
dépense depuis plus de vingt années.
Les Inscriptions déia publiées, seront
rangées dans ce nouveau Recueil _dan9
un meilleur ordre ue dans ceux de Grut
cer , de Fabteti ,et s autres Antiquaires;
et ce qui est plus iunportant, on fera un
choix de‘ ces Inscriptions, en teiettant
celles qui paraîtront fausses à Pillusrre
. ‘ " Éditeur
118 MERCURE DE FRANCE.’
Éditeur, et en rétablissant celles qui _,
après une exacte Critique , lui semblcq
ronr avoir été alterées.
Tous les Sçavans , les Antiquaires
sur tout , sont invitez à- concourir-à l'ac
complissement dâun si grand dessein, en
envoyant à M. le Marquis MalÏei des co
pies fideles des Inscriptions qu’ils possedent,
en indiquant les endroits d’où elles»
sont tirées , si mieux ils daiment les faire
imprimer eux-mêmes incessamment. On,
recel/ra aussi avec plaisir les conseils ce
les lumieres des Sçavans sur le même sujet.
Les Paquetsseront adressez par la Poste à‘
M. François Mnselli , Chanoine et Archi
prêgre de la Cathédrale, à Veronne. r‘
' Comme l'impression de cet Ouvrage,
ne sera commencée que dans dix-huit
mois, M. Mafliei pour Penrichir et pour
le perfectionner encore davantage ,.doit
employer ce iemps à parcourir difierenss
Pays pour faire des recherches , de nou
Vcllcs découvertes , Sec. e
Tout POuVrage contiendra 6. ou 7.
Volumes in-fblio, ersera enrichi de No
fcs , d’e'claircissemens , de Traductions et‘.
des autres accompagnemens qu’une telle
maticre peut exiger. Enfin , le sçavant Au.
1'681‘ publiera un Trait’: intitulé : Art!‘
Érztica Linemrin ,' dans lequel il rendra
- * - compte;
- JANVIER. 173;.‘ .119
compte des raisons qui Font déterminé â.
faire certains rerranchemens à Pêgard de
plusieurs Inscriptions qui vsc tnouvent"
dans les précedentes collections.
Nous avons parlé plus d’une fois de
M. le Marquis Maflci , et en dernier lier;
au suie: de son Histoire DiplarzmziqueN ou; .
sommes ravis d'illustrer. de nouveau no:
nte Journal de son nom par Fannona‘
ce d’un Ouvrage aussi importantque C51
' lui dont nous venons de parler. -
Un surcroît de satisfaction pour nous
est diapprendre que M. Maffei est actueL
lcment en France our la perfection de
son dessein. Un il ustre Magistrat nous
fait l'honneur de nous marquer qu’il {toit
à Aix au commencement de ce mois de
Janvier. Il trouvera sans doute à Paris
quelque Exemplaire d’un Ouvrage i-rn,
portant dans ce même genre, que-nous
devons ‘recevoir tous les’ jours dîAngle
terre. C’est le Recueil que M. Chisull ‘a '
fait imprimer , des Inscriptions Grecques
les plus anciennes et qui ont toutes pré
cedé le Christianisme sa connoissance , sous, lqeuiTitsroentdvecAnuNërsL
Qgrnïrs ASIATICÆ Chrirtianam Aeazm
antrcedentes , ex pcimaräitManumentir Gmp
ci: dirscripoe, , [mixé vars: , Nazisque et
Cammenmrii: iflpmmAræditMonumcn-g
‘ . t. “S
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‘tigmfldntyrannm. Par EDMUNDUM CHXSÜ LE
S. T. B. Londini , Typis Gul. Bawyer ,'
172.8. x. Vol. Inc-fil. pp. 207.. ‘ v
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Résumé : Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines, &c. [titre d'après la table]
Le texte annonce la publication d'un plan d'ouvrage à Vérone, destiné à la communauté des lettres. Ce plan, imprimé en latin et en italien, propose une collection d'inscriptions latines, grecques, égyptiennes et chrétiennes, visant à rassembler des contributions de toute l'Europe. Le Marquis Scipion Maffei entreprend un recueil des inscriptions grecques et latines publiées au cours des deux derniers siècles, ainsi que de nombreuses inscriptions inédites qu'il a collectées. Ce recueil sera organisé de manière rigoureuse, avec une sélection des inscriptions authentiques et la correction des erreurs. Les savants et antiquaires sont invités à contribuer en envoyant des copies d'inscriptions ou en les faisant imprimer eux-mêmes. Les paquets doivent être adressés à M. François Maffei à Vérone. L'impression débutera dans dix-huit mois, permettant à Maffei de poursuivre ses recherches. Chaque volume sera enrichi de notes, traductions et autres éléments nécessaires. Maffei publiera également un traité sur les critères de sélection des inscriptions. Le texte mentionne également la présence de Maffei en France pour perfectionner son ouvrage et signale la publication d'un recueil similaire par Edmund Chiswell à Londres, contenant des inscriptions grecques antérieures au christianisme.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6711
p. 120
Histoire de Verone, &c. [titre d'après la table]
Début :
Le sçavant Magistrat nous marque encore que M. le Marquis Maffei vient de publier [...]
Mots clefs :
Vérone, Maffei
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Histoire de Verone, &c. [titre d'après la table]
Le sçavant Magistrat nous marque encore
que M. le Marquis Mafiei vient depublie:
son Histoire de Veronne , t. Vol. infblia,
‘sous le Titre de Veromz illnrtmtægen Italien;
ajoûrant qu’il a refondu dans cette His
toire sonTraité des Amphiteatres ‘des Ro
mains , qui contient tant de nouvelles
Découvertes , ce qui a rendu un Ouvrage
particulier três-interessant pour le Public,
‘Par un grand nombre de Recherches eu.’
rieuses sur différents spjets , par beaucoup
de Bas-reliefs, dînscriptions de Médailles
"singulieres ,_8<c.
que M. le Marquis Mafiei vient depublie:
son Histoire de Veronne , t. Vol. infblia,
‘sous le Titre de Veromz illnrtmtægen Italien;
ajoûrant qu’il a refondu dans cette His
toire sonTraité des Amphiteatres ‘des Ro
mains , qui contient tant de nouvelles
Découvertes , ce qui a rendu un Ouvrage
particulier três-interessant pour le Public,
‘Par un grand nombre de Recherches eu.’
rieuses sur différents spjets , par beaucoup
de Bas-reliefs, dînscriptions de Médailles
"singulieres ,_8<c.
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Résumé : Histoire de Verone, &c. [titre d'après la table]
Le Marquis Mafiei publie 'Veromz illnrtmtægen Italien', une histoire de Vérone incluant un traité révisé sur les amphithéâtres romains. L'ouvrage présente de nouvelles découvertes, des recherches approfondies et des bas-reliefs et inscriptions de médailles. Il est enrichi de nombreux éléments intéressants pour le public.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6712
p. 120-121
Fille sçavante à Boulogne, [titre d'après la table]
Début :
Nous apprenons de Boulogne, qu'on voit dans cette Ville plusieurs Recueils [...]
Mots clefs :
Laura Bassi, Fille savante, Bologne, Portrait, Recueils
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fille sçavante à Boulogne, [titre d'après la table]
Nous apprenons de Boulogne‘, qu’en
‘voit dans cetteVille plusieurs Recueils
‘de Vers Latins et Italiens, qui y ontété
‘publiez pour celébret le mérite de Made
moiselle B4555 , laquelle a soutenu en La
‘tin publiquement des Thèses sur toute
la Philosophie, avec de grands ‘applaus
dissemens; plusieurs Dames sçavantes, ce
qui n’est pas rare en Italie, comme nous
Tavons remarqué plus d"une fois , ont
‘orné ces Recueils de Pieces de leur façon’.
‘On voit à la tête'du plus cousiderable le
Portrait en taille-douce de cette. illustre
.14. ‘plus
‘J A NvV I E R‘; 173;. ' 1'21
Î
Fille , qui à Page de 2o. ans se trouve ag-'
grégée au Collcge des Philosophes de PU-e
niversité de Boulogne, avec le Titre de
Docfeur, dont elle a pris leiGrade en
Ÿrandeisolfimnité , étant déja Membre de
a ’Institut des Sciences de la même Ville.‘
Dansce Portrait elle paroîr reïrétuë de
la Fourrure de Docteur, avec cette_Ins-,
criprion : LAURA MARIA - CHATARINA
BA s s r , Phil. Doct. Cal. Academ.’ Im
titut. Scientiar. Soviet. eÆt. A7171. XX;
Et au bas est gravé ce Distique , faisant
allusion à la celebre Laure de Petrarque,
leur» «mie , ingenio que et termine nom Petrartha.
Laum haqelaquio et mente Petrarrlm sibi.
‘voit dans cetteVille plusieurs Recueils
‘de Vers Latins et Italiens, qui y ontété
‘publiez pour celébret le mérite de Made
moiselle B4555 , laquelle a soutenu en La
‘tin publiquement des Thèses sur toute
la Philosophie, avec de grands ‘applaus
dissemens; plusieurs Dames sçavantes, ce
qui n’est pas rare en Italie, comme nous
Tavons remarqué plus d"une fois , ont
‘orné ces Recueils de Pieces de leur façon’.
‘On voit à la tête'du plus cousiderable le
Portrait en taille-douce de cette. illustre
.14. ‘plus
‘J A NvV I E R‘; 173;. ' 1'21
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Fille , qui à Page de 2o. ans se trouve ag-'
grégée au Collcge des Philosophes de PU-e
niversité de Boulogne, avec le Titre de
Docfeur, dont elle a pris leiGrade en
Ÿrandeisolfimnité , étant déja Membre de
a ’Institut des Sciences de la même Ville.‘
Dansce Portrait elle paroîr reïrétuë de
la Fourrure de Docteur, avec cette_Ins-,
criprion : LAURA MARIA - CHATARINA
BA s s r , Phil. Doct. Cal. Academ.’ Im
titut. Scientiar. Soviet. eÆt. A7171. XX;
Et au bas est gravé ce Distique , faisant
allusion à la celebre Laure de Petrarque,
leur» «mie , ingenio que et termine nom Petrartha.
Laum haqelaquio et mente Petrarrlm sibi.
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Résumé : Fille sçavante à Boulogne, [titre d'après la table]
Le texte décrit les réalisations académiques de Mademoiselle B4555, également connue sous le nom de Laura Maria Chatarina Bass, à Boulogne. À l'âge de 20 ans, elle a soutenu publiquement des thèses en philosophie, recevant de grands applaudissements. Plusieurs dames savantes, une occurrence fréquente en Italie, ont contribué à des recueils de vers latins et italiens publiés en son honneur. Ces recueils incluent son portrait en taille-douce, la montrant vêtue de la fourrure de docteur, avec l'inscription 'LAURA MARIA CHATARINA BASS, Phil. Doct. Cal. Academ. Institut. Scientiar. Soviet. eÆt. A7171. XX'. Un distique fait allusion à Laure de Pétrarque. Elle a été agrégée au Collège des Philosophes de l'Université de Boulogne et a obtenu le titre de Docteur, étant déjà membre de l'Institut des Sciences de la même ville.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6713
p. 121-122
Physique en Dialogue du P. Regnault [titre d'après la table]
Début :
On a fait une nouvelle Edition de la Physique en Dialogues, ou des Entretiens [...]
Mots clefs :
Entretiens physiques, Descartes, Gassendi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Physique en Dialogue du P. Regnault [titre d'après la table]
‘On a fait une nouvelle Edition de la‘
Physique en Dialogues , ou des Entretiens
Physiques de P. Regnault “les. C’cst la‘
\
quatrième , a com ter celle d’Amsterdam _
chez Pierre Hum err, ct la Traduction
Anglaise , imprimée à Loudres , chez W.
Innys et N.Prévôt.On écrit d’Allemagnc
Hue cet Ouvrage y paroîtra bien tôt tra
. uit en Allemand. La nouvelle Edition
Françoise de Paris est augmentée par
ÏAuteut, de la valeur d’un Volume, et
enrichie de Planches nouvelles. Ce sont
de nouveaux Entretiens , et les anciens
Perfectionnez. Les Additions sont faites
_ pour
O .
125. MERCURE DE FR ANCEq
pour les endroits où elles se trouvcnrs‘
et elles sont dans le goût des Entretiens
qu’o_n avoir déja vûs‘, même stile , même
netteté, même agrément. Si l'o_n n’y trou.
ve pas toûiours -le sérieux ordinaire de
la Phylqsophie , c’est que l’on y fait par
ler un jeune homme de beaucoup d’es
prit, d'un esprit cultivé _er dhnvcaractere
enjoüé, qui apprend agréablement la Phÿ
siqueet qui instruit de- même en s’ins—
ttuisant. Un Anonime a dit dans le Mer.‘
cure de Novembre, que les Entretiens
Physiques étoient un Ouvrage estime’,
utile, excellent; mais qu'au lieu d’Aristc_
' et d’Eudoxe , qui sont les Interlocurçurs,
il eût voulu des noms celebijs , comme
Descartes et Gissendi. Il falloir doncque
l’-Auteut parlât ou fit parler toujours ses
Interlocuteurs selon lcs principes de Des-’
cartes ou de Gassendi , souvent contre sa.
ensée , etaux dépens même de la veritél
Et avec quelle vraisemblance le P. Re
gnaulr eûæîl mis dans la bouche de Des
cartes et de Gisséndi __ les nouvelles Dê-æ
cnuvertes qui se sont Faites depuis la mort
de Descattes et de Gassendi jusqu’en 173 2..
Physique en Dialogues , ou des Entretiens
Physiques de P. Regnault “les. C’cst la‘
\
quatrième , a com ter celle d’Amsterdam _
chez Pierre Hum err, ct la Traduction
Anglaise , imprimée à Loudres , chez W.
Innys et N.Prévôt.On écrit d’Allemagnc
Hue cet Ouvrage y paroîtra bien tôt tra
. uit en Allemand. La nouvelle Edition
Françoise de Paris est augmentée par
ÏAuteut, de la valeur d’un Volume, et
enrichie de Planches nouvelles. Ce sont
de nouveaux Entretiens , et les anciens
Perfectionnez. Les Additions sont faites
_ pour
O .
125. MERCURE DE FR ANCEq
pour les endroits où elles se trouvcnrs‘
et elles sont dans le goût des Entretiens
qu’o_n avoir déja vûs‘, même stile , même
netteté, même agrément. Si l'o_n n’y trou.
ve pas toûiours -le sérieux ordinaire de
la Phylqsophie , c’est que l’on y fait par
ler un jeune homme de beaucoup d’es
prit, d'un esprit cultivé _er dhnvcaractere
enjoüé, qui apprend agréablement la Phÿ
siqueet qui instruit de- même en s’ins—
ttuisant. Un Anonime a dit dans le Mer.‘
cure de Novembre, que les Entretiens
Physiques étoient un Ouvrage estime’,
utile, excellent; mais qu'au lieu d’Aristc_
' et d’Eudoxe , qui sont les Interlocurçurs,
il eût voulu des noms celebijs , comme
Descartes et Gissendi. Il falloir doncque
l’-Auteut parlât ou fit parler toujours ses
Interlocuteurs selon lcs principes de Des-’
cartes ou de Gassendi , souvent contre sa.
ensée , etaux dépens même de la veritél
Et avec quelle vraisemblance le P. Re
gnaulr eûæîl mis dans la bouche de Des
cartes et de Gisséndi __ les nouvelles Dê-æ
cnuvertes qui se sont Faites depuis la mort
de Descattes et de Gassendi jusqu’en 173 2..
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Résumé : Physique en Dialogue du P. Regnault [titre d'après la table]
Le texte annonce la publication de la quatrième édition de l'ouvrage 'Physique en Dialogues, ou des Entretiens Physiques' du Père Regnault. Cette édition est disponible à Amsterdam chez Pierre Humerr, en traduction anglaise à Londres chez W. Innys et N. Prévôt, et une version allemande est attendue prochainement. L'édition française de Paris inclut un volume supplémentaire et de nouvelles planches, avec des entretiens nouveaux et des anciens perfectionnés. L'ouvrage présente des dialogues entre un jeune homme spirituel et cultivé, qui apprend et instruit la physique de manière agréable. Un critique anonyme dans le Mercure de Novembre a loué l'ouvrage comme estimable, utile et excellent, mais a suggéré de remplacer Aristote et Eudoxe par des noms célèbres comme Descartes et Gassendi. Cependant, cette modification obligerait l'auteur à faire adopter aux interlocuteurs les principes de Descartes ou de Gassendi, souvent au détriment de la vérité et de la vraisemblance, notamment concernant les découvertes scientifiques postérieures à la mort de ces philosophes.
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6714
p. 122-123
Abregé de la Vie des Sculpteurs, &c. [titre d'après la table]
Début :
ABREGÉ de la vie des plus celebres Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, anciens [...]
Mots clefs :
Sculpteurs, Graveurs, Maîtres, Statuaires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Abregé de la Vie des Sculpteurs, &c. [titre d'après la table]
Anime 1-2’ de la vie des plus celebres
Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, an‘
ciens et modernes des (Académiesyoù les
- Beaux
J A NV-I EARÇ 1733. n‘;
Beaux-Arts sont cultivez , avec les Pot-J
traits des meilleurs Maîtres, le Catalo-g
gue de leurs Ouvrages , et une sommai
re Description des principaux 5 des lieux
publics ou particuliers où ils sont expo-s a
sel, et un dênorflbtement des plus bel
les Antiques dont les Auteurs sont in
connus, soit en Grotipegstatuës, Bus
tes , Figures d'Animaux , Bas-Reliefs ,
Tombeaux , Autels , Urnes , Pierres gra
vées, Médailles , 81e. ensemble des meil
leurs Maîtres cÿlîcriture, et de ceux qui
ont le plus exocliépcn Broderie , Marques
rerie , Orfèvrerie , etqui se sont distin
guez en Ouvrages de Fonte et _de Potes’
rie, 8Ce. Le Livre sera terminé par un
Catalogue des Auteurs qui ont écrit de
la Sculpture , gravûre , 8re,
' L’A_uteur ui travaille à cet Ouvraae
« ‘l :3
depuis quelques "anneçs , nous engage à
le publier et à demander aux Curieux ,
aux Sçavans et aux personnes interessées,
le secours de leurs lumieres, et ce qu’ils
ont sur ces marieres propres à enrichir
ce Livre. Il‘ recevra leurs Memoites par
l’adresse du Mercure et leur rendra justice
s’ils veulent être nommez. Ceux ui ont
des Portraits des illustres Artiste; il
a à parler, pourront en faire tirer un
ont ouï a
Crayon de la grandeur in quarte Pou!"
être gravé.
Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, an‘
ciens et modernes des (Académiesyoù les
- Beaux
J A NV-I EARÇ 1733. n‘;
Beaux-Arts sont cultivez , avec les Pot-J
traits des meilleurs Maîtres, le Catalo-g
gue de leurs Ouvrages , et une sommai
re Description des principaux 5 des lieux
publics ou particuliers où ils sont expo-s a
sel, et un dênorflbtement des plus bel
les Antiques dont les Auteurs sont in
connus, soit en Grotipegstatuës, Bus
tes , Figures d'Animaux , Bas-Reliefs ,
Tombeaux , Autels , Urnes , Pierres gra
vées, Médailles , 81e. ensemble des meil
leurs Maîtres cÿlîcriture, et de ceux qui
ont le plus exocliépcn Broderie , Marques
rerie , Orfèvrerie , etqui se sont distin
guez en Ouvrages de Fonte et _de Potes’
rie, 8Ce. Le Livre sera terminé par un
Catalogue des Auteurs qui ont écrit de
la Sculpture , gravûre , 8re,
' L’A_uteur ui travaille à cet Ouvraae
« ‘l :3
depuis quelques "anneçs , nous engage à
le publier et à demander aux Curieux ,
aux Sçavans et aux personnes interessées,
le secours de leurs lumieres, et ce qu’ils
ont sur ces marieres propres à enrichir
ce Livre. Il‘ recevra leurs Memoites par
l’adresse du Mercure et leur rendra justice
s’ils veulent être nommez. Ceux ui ont
des Portraits des illustres Artiste; il
a à parler, pourront en faire tirer un
ont ouï a
Crayon de la grandeur in quarte Pou!"
être gravé.
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Résumé : Abregé de la Vie des Sculpteurs, &c. [titre d'après la table]
Le document expose un projet de livre intitulé 'Anime 1-2’ de la vie des plus célèbres Statuaires, Sculpteurs et Graveurs, anciens et modernes'. Cet ouvrage vise à rassembler des informations sur les artistes des académies de Beaux-Arts et à inclure des portraits des meilleurs maîtres. Il comportera un catalogue de leurs œuvres et une description des principaux lieux d'exposition. Le livre mentionnera également des antiquités remarquables dont les auteurs sont inconnus, telles que des statues, bustes, figures d'animaux, bas-reliefs, tombeaux, autels, urnes, pierres gravées et médailles. De plus, il couvrira les maîtres distingués en écriture, broderie, marqueterie, orfèvrerie, ainsi que ceux spécialisés en fonte et poterie. Le livre se conclura par un catalogue des auteurs ayant écrit sur la sculpture et la gravure. L'auteur du projet sollicite la contribution des curieux, savants et personnes intéressées pour enrichir l'ouvrage avec leurs mémoires et portraits des artistes illustres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6715
p. 124-125
PRIX proposé par l'Académie de Chirurgie pour l'année 1733.
Début :
L'Académie de Chirurgie, établie à Paris sous la protection du Roy, desirant [...]
Mots clefs :
Académie de chirurgie, Prix, Médaille, Tentes, Dilatants
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texteReconnaissance textuelle : PRIX proposé par l'Académie de Chirurgie pour l'année 1733.
PRIX proposiparPflcadëmie de Chirmgid
pour Panne} 175 3. "
L’Académie de Chirurgie, établie ï
Paris sous la protection du Roy , de
q sirant contribuer aux progrès de. cet Art,
et â Futilité ublique, repose pour sujet
du ‘Priîc de l'année milpsept cent trente;
U015 , a uestion suivante:
Q5215 20m, selon Je: dzflèrzfl: m: , le!
avantages et les irzconvmien: de l'usage de:
72mm et autre: dilatam. ' '
Ceux qui ‘trfgxvaillerlontjaour le Prix,’
sont invitez a onder eurs raisonnemens
sur des faits de prariquechoisis- et bien
averez ; on les prie d’écrire en François
ou en Latin , autant qu’il se pourra, et
d'avoir attention que leurs Ecrits soient
fort lisibles. . ‘N
Ils mettront à leur Mémoire une mare
que distinctive , comme Sentence, Deà
vise, Paraphe ou Signature; et cette mat.
que sera couvs rre.d’un papier blanc collé
ou cacheté , qui ne sera levé qu’en cas que
la Piece air remporté le Prix. ’
Ils adresseronr leurs Ouvrages francs
duper: , à M. Motafld , Secreraire de PA-c
académie de Chirurgie à Paris, ou les lui
feront remettre entre les mains.
L"?
J A N V I E ‘R. 173;. 12j
. ‘Les Çhirurgiens de tous Pays seront
ladmis à concourir pour le Prix ;- on n’a;
excepte que les Membres de I’Académie.
Le Prix est une Médaille d’or de la va.
leur de deux cent livres, qui sera don
îiée à celui, quihau jugement de l’Acag
demie, aura fait le meilleur Mémoire sur
la. question proposée. '
La .Médaille sera délivrée à l’Auteur
mëine , qui se‘ fera connoître ou au Por
teur d’une Procuration de sa part; l'un
ou l'autre représentant la marque dÎstinC-_
«tive , avec une copie nette du Mémoire.
Les Ouvrages ne seront reçûsque jusé
ques au dernier jour de l'année 173;. in
çlusivement. ' A
Lflflcadémie à son Assemblée publique
de i734. qui se tiendra le Mardi d’aprês
la ‘Trinité , prociamera la Piece qui. aura.
_mcrité le Prix.
pour Panne} 175 3. "
L’Académie de Chirurgie, établie ï
Paris sous la protection du Roy , de
q sirant contribuer aux progrès de. cet Art,
et â Futilité ublique, repose pour sujet
du ‘Priîc de l'année milpsept cent trente;
U015 , a uestion suivante:
Q5215 20m, selon Je: dzflèrzfl: m: , le!
avantages et les irzconvmien: de l'usage de:
72mm et autre: dilatam. ' '
Ceux qui ‘trfgxvaillerlontjaour le Prix,’
sont invitez a onder eurs raisonnemens
sur des faits de prariquechoisis- et bien
averez ; on les prie d’écrire en François
ou en Latin , autant qu’il se pourra, et
d'avoir attention que leurs Ecrits soient
fort lisibles. . ‘N
Ils mettront à leur Mémoire une mare
que distinctive , comme Sentence, Deà
vise, Paraphe ou Signature; et cette mat.
que sera couvs rre.d’un papier blanc collé
ou cacheté , qui ne sera levé qu’en cas que
la Piece air remporté le Prix. ’
Ils adresseronr leurs Ouvrages francs
duper: , à M. Motafld , Secreraire de PA-c
académie de Chirurgie à Paris, ou les lui
feront remettre entre les mains.
L"?
J A N V I E ‘R. 173;. 12j
. ‘Les Çhirurgiens de tous Pays seront
ladmis à concourir pour le Prix ;- on n’a;
excepte que les Membres de I’Académie.
Le Prix est une Médaille d’or de la va.
leur de deux cent livres, qui sera don
îiée à celui, quihau jugement de l’Acag
demie, aura fait le meilleur Mémoire sur
la. question proposée. '
La .Médaille sera délivrée à l’Auteur
mëine , qui se‘ fera connoître ou au Por
teur d’une Procuration de sa part; l'un
ou l'autre représentant la marque dÎstinC-_
«tive , avec une copie nette du Mémoire.
Les Ouvrages ne seront reçûsque jusé
ques au dernier jour de l'année 173;. in
çlusivement. ' A
Lflflcadémie à son Assemblée publique
de i734. qui se tiendra le Mardi d’aprês
la ‘Trinité , prociamera la Piece qui. aura.
_mcrité le Prix.
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Résumé : PRIX proposé par l'Académie de Chirurgie pour l'année 1733.
L'Académie de Chirurgie de Paris, sous la protection royale, a organisé un concours pour l'année 1733. Le sujet porte sur l'évaluation des avantages et des inconvénients de l'usage des sondes et dilatateurs en chirurgie. Les participants doivent soumettre des mémoires en français ou en latin, basés sur des faits de pratique bien choisis. Chaque mémoire doit comporter une marque distinctive cachée sous un papier blanc collé ou cacheté. Les mémoires doivent être envoyés à M. Motafld, secrétaire de l'Académie, avant le 31 décembre 1733. Le prix est une médaille d'or valant deux cents livres, attribuée à l'auteur du meilleur mémoire. Les chirurgiens de tous pays peuvent concourir, sauf les membres de l'Académie. La médaille sera remise à l'auteur ou à son représentant lors de l'assemblée publique de 1734, le mardi suivant la Trinité.
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6716
p. 125-127
JETTONS FRAPPEZ pour le premier jour de Janvier 1733. avec l'explication des Types, &c.
Début :
I. TRESOR ROYAL. Un Fleuve qui forme plusieurs Ruisseaux. Legende : [...]
Mots clefs :
Jetons, Trésor royal, Parties casuelles, Chambre aux deniers, Ordinaire des guerres, Extraordinaire des guerres, Bâtiments du roi, Artillerie, Marine, Galères, Ville de Paris, Maison de la reine
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texteReconnaissance textuelle : JETTONS FRAPPEZ pour le premier jour de Janvier 1733. avec l'explication des Types, &c.
JETTONS FRAPPEZ pour I0
premier- four de Janvier 173;. avec fixa
t piimtion des Types , de.
' I. Tiuzson ROYAL.
Un Fleuve qui forme‘ plusieurs Ruis
seaux. Legende: Ex ma omrgs.
"i II. PARTIES CASUELLES,
‘l Dédale traversant les Airs avec le se
- , COQ“
dut-A
w l.
ris MERCURE DE n: ANCE
cours des ailes qu’il s‘est faites. Isegendef’
Vimt prudentia Casnm.
III. Cnaunnn AUX Dnnrrnsg
w La Déesse de la Terre couchée et cn-Ë
tourée de Pampres et de Gerbes. Légende:
z 7721m1 Iavi Nectârque fim.
' IV. Onnmamr nrs GUERRES.
_ L’Egide de Pallas , couverte de son
Casque. Légende: Praxidinm et devras.
V. Exmaonnmamn nrs Gurnnrs.‘
Un Oyseau de preye qui voudroit prenä
"dre Fessor, mais qui est retenu par ses
Longes. Légende: Impatient pagne.
VI. BASTIMENS nvRov.
Une Lyre. Legende : Lenîmcn dulæ laid
i r 60mm.
V LI.
La Foudre suspendue‘ sur un Globe
Ierrcstre. Legende zforgis quo junerit ira.
VIII. MARINE.
Metcureflraversant les Airs , son Ca-‘
ducée à la maimLegende‘: Mihi para/in:
ARTILLLRIE.
1X.
JANVIER. 173-3.. 11.2
IX. GALrnzs.
v
I
_ Ùes‘ Aigles, qui après‘ avoir quitté le
Foudre, se reposent fierement sur leurs
aires. Légende : Nui tuile: mm fulmirm
ttsmnt.‘ - '
' X. LA-‘V-ILLE ne PAnrÏs.
_ Les Armes de la Ville d’un côté; cel
les de Michel-Erienne Turgot, Ptévôt
des Marchands ,. de l’autre. Légende:
5071 nom et se: qualïtez.
XI. MAISON me LA REINE.
Une Grenade couronnéfientfouverte '
‘et pleine de grains. Legende:%ot foeta,
COVWIÜ.’
premier- four de Janvier 173;. avec fixa
t piimtion des Types , de.
' I. Tiuzson ROYAL.
Un Fleuve qui forme‘ plusieurs Ruis
seaux. Legende: Ex ma omrgs.
"i II. PARTIES CASUELLES,
‘l Dédale traversant les Airs avec le se
- , COQ“
dut-A
w l.
ris MERCURE DE n: ANCE
cours des ailes qu’il s‘est faites. Isegendef’
Vimt prudentia Casnm.
III. Cnaunnn AUX Dnnrrnsg
w La Déesse de la Terre couchée et cn-Ë
tourée de Pampres et de Gerbes. Légende:
z 7721m1 Iavi Nectârque fim.
' IV. Onnmamr nrs GUERRES.
_ L’Egide de Pallas , couverte de son
Casque. Légende: Praxidinm et devras.
V. Exmaonnmamn nrs Gurnnrs.‘
Un Oyseau de preye qui voudroit prenä
"dre Fessor, mais qui est retenu par ses
Longes. Légende: Impatient pagne.
VI. BASTIMENS nvRov.
Une Lyre. Legende : Lenîmcn dulæ laid
i r 60mm.
V LI.
La Foudre suspendue‘ sur un Globe
Ierrcstre. Legende zforgis quo junerit ira.
VIII. MARINE.
Metcureflraversant les Airs , son Ca-‘
ducée à la maimLegende‘: Mihi para/in:
ARTILLLRIE.
1X.
JANVIER. 173-3.. 11.2
IX. GALrnzs.
v
I
_ Ùes‘ Aigles, qui après‘ avoir quitté le
Foudre, se reposent fierement sur leurs
aires. Légende : Nui tuile: mm fulmirm
ttsmnt.‘ - '
' X. LA-‘V-ILLE ne PAnrÏs.
_ Les Armes de la Ville d’un côté; cel
les de Michel-Erienne Turgot, Ptévôt
des Marchands ,. de l’autre. Légende:
5071 nom et se: qualïtez.
XI. MAISON me LA REINE.
Une Grenade couronnéfientfouverte '
‘et pleine de grains. Legende:%ot foeta,
COVWIÜ.’
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Résumé : JETTONS FRAPPEZ pour le premier jour de Janvier 1733. avec l'explication des Types, &c.
Le document présente une série de jetons frappés en janvier 1733, illustrant divers thèmes et légendes. Ces jetons sont classés en plusieurs catégories : 'Parties Casuelles', 'Chambre aux Deniers', 'Ornements des Guerres', 'Bâtimens Provost', 'Marine', 'Artillerie', et 'Galères'. Chaque jeton comporte une image symbolique accompagnée d'une légende en latin. Par exemple, un jeton montre un fleuve se divisant en ruisseaux avec la légende 'Ex maris omnia', tandis qu'un autre représente Mercure en vol avec la légende 'Virtute prudentia casum'. D'autres jetons illustrent des thèmes comme la déesse de la Terre entourée de pampres et de gerbes, l'égide de Pallas, un oiseau de proie retenu par ses chaînes, une lyre, la foudre sur un globe terrestre, des aigles sur leurs nids, les armes de la ville de Paris et de Michel-Etienne Turgot, et une grenade couronnée et ouverte. Le document se conclut par la date 'JANVIER. 1733.. 11.2'.
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6717
p. 127-128
QUESTION.
Début :
On se sert fréquemment depuis quelques années, en parlant des Ouvrages d'esprit, [...]
Mots clefs :
Invention , Sentiment, Ouvrages d'esprit
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : QUESTION.
go E s 7‘ 1 o N.
On se sert fréquemment depuis quelques
années , en parlant des Ouvrages d’csprit,
des termes dwwenrion et de Sentiment;
la plupart d; ceux qui les emploient n’en
connaissent pas. exactement la valeur ,
_d'autres évitent de s’en servir , dans la
crainte de les mal appliquer 3 ensorteque
ce seroit rendre service au Public que de
bien déterminer leur signification dans
les phrases Qù l’on dit qu’il y 4 de Pm
wmion dans un tel Ouvrage, ou qu’il n} m
tu faim : que tel Ont/rage m‘ rempli de sen-g
11mm:,
ëzs MERCURE DE FRANCE
timms, ou qu'il en est depourvû. On prie
‘ceux qui sont en état_de les expliquer,
de vouloir bien faire part de leurs RC1
flexions sur ce sujet.
On se sert fréquemment depuis quelques
années , en parlant des Ouvrages d’csprit,
des termes dwwenrion et de Sentiment;
la plupart d; ceux qui les emploient n’en
connaissent pas. exactement la valeur ,
_d'autres évitent de s’en servir , dans la
crainte de les mal appliquer 3 ensorteque
ce seroit rendre service au Public que de
bien déterminer leur signification dans
les phrases Qù l’on dit qu’il y 4 de Pm
wmion dans un tel Ouvrage, ou qu’il n} m
tu faim : que tel Ont/rage m‘ rempli de sen-g
11mm:,
ëzs MERCURE DE FRANCE
timms, ou qu'il en est depourvû. On prie
‘ceux qui sont en état_de les expliquer,
de vouloir bien faire part de leurs RC1
flexions sur ce sujet.
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Résumé : QUESTION.
Le texte aborde l'usage des termes 'd'Idée' et 'de Sentiment' dans les ouvrages d'esprit. Il souligne que leur signification est souvent mal connue ou évitée par crainte d'erreur. Pour clarifier ces concepts, il propose de définir ces termes et invite à partager des réflexions sur des phrases comme 'il y a de l'Idée dans un tel Ouvrage' ou 'tel Ouvrage m'a rempli de sentiment'.
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6718
p. 128
QUESTION.
Début :
Un Pilote étant en Mer par certaine Latitude Nord, et voulant trouver la [...]
Mots clefs :
Capella, Étoile, Latitude
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : QUESTION.
du ES TION.
Un Pilote étant en Mer par certaine
Latitude Nord, et voulant trouver laf
hauteur du Pole, pour _cet effet il a ob
servé l’Etoile nommée l’Epaale gauche du
Charrier Capella , trois fois plus haut
élevée que la hauteur du Soleilquïl avoir
observée, et il a observé PEtoile nom
mée le grand Chien Siriu: au Sud, être
i élevée surlihorison -, mais comme le So
leil difïeroit ladite Etoile Capella.
On demande par quelle Latitude étoit
ce Pilote lorsqu’il a faiteces Observaq
tions , avec la déclinaison du Soleil du
A ' «jour , le tout par démonstration essenæ
tielle et par regle.
Un Pilote étant en Mer par certaine
Latitude Nord, et voulant trouver laf
hauteur du Pole, pour _cet effet il a ob
servé l’Etoile nommée l’Epaale gauche du
Charrier Capella , trois fois plus haut
élevée que la hauteur du Soleilquïl avoir
observée, et il a observé PEtoile nom
mée le grand Chien Siriu: au Sud, être
i élevée surlihorison -, mais comme le So
leil difïeroit ladite Etoile Capella.
On demande par quelle Latitude étoit
ce Pilote lorsqu’il a faiteces Observaq
tions , avec la déclinaison du Soleil du
A ' «jour , le tout par démonstration essenæ
tielle et par regle.
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Résumé : QUESTION.
Un pilote en mer a observé Capella, dans le Cocher, trois fois plus élevée que le Soleil, et Sirius, dans le Grand Chien, au sud. La latitude du pilote et la déclinaison solaire doivent être déterminées via une démonstration et une règle précises.
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6719
p. 128-130
« On apprend d'Italie, que le Grand-Maître de Malte a choisi le Pere Pauli, [...] »
Début :
On apprend d'Italie, que le Grand-Maître de Malte a choisi le Pere Pauli, [...]
Mots clefs :
Italie, Allemagne, Naples, Prague, Incendie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On apprend d'Italie, que le Grand-Maître de Malte a choisi le Pere Pauli, [...] »
On apprend dîtalie’, ue le Grand
Maître de Malte a choisi, e Pere Pauli,
de Florence, pour être Histotiographc
‘de l’Ordre des Chevaliers de S. Jean de
Jçrusalem.
c
Les Lettres dhflllemagne portent qu'au
Ÿillagc d’Aysch , en Fxanconie , appar
‘ " ‘ e tenant
JANVIER. 1733.1 n;
partenant au Baron de Stiebar, que la.
emme d'un Paysan , nommé André Zo
"beleins, étoit accouchée le 14. du mois
dernier, d'un Enfant mâle , qui mourut
trois heures après , que le r8. au matin ,
elle étoit accouchée d'un second fils ,
mort quelques heures après sa naissance.
et le 2.x. d’-un troisième fils, qui mou
rut le même jour.
On apprend de Na les, que la nuit’
du 29. au 3a. Décem re, le Mont Ÿe
suve commença à jettet une grande uan
tité de matieres bitumineuses et suiphu.
reuses , ce qui a commencé de" rassurer
1e Peuple , parce que c’est toujours un
signe que les matieres, qui par leur fer
mentation dans leur conduit souterrain,‘
soulevent la terre et causent des trem
blemens , onttrouvé une issuë qui ralen-j
tit leurs efforts; '
* Les Terres embrasées des environside
Prague‘, dont nous avons parlé dans le
second Volume du Mercure de Décem
bre , ont jette depuis peu une grande
quantité de flammes; et la terre s’étane
ouverte en plusieurs endroits, un Pay
san eut le malheur d'y tomber , et y fut
consume en deux ou trois minutes. On
' ' G travaille
"m MERCURE DE FRANCE
travaille à chercher _les moÿens de prê
vcnir les suites de cet Incendie souterrain
dont on craint la communication dans
la Ville.
Maître de Malte a choisi, e Pere Pauli,
de Florence, pour être Histotiographc
‘de l’Ordre des Chevaliers de S. Jean de
Jçrusalem.
c
Les Lettres dhflllemagne portent qu'au
Ÿillagc d’Aysch , en Fxanconie , appar
‘ " ‘ e tenant
JANVIER. 1733.1 n;
partenant au Baron de Stiebar, que la.
emme d'un Paysan , nommé André Zo
"beleins, étoit accouchée le 14. du mois
dernier, d'un Enfant mâle , qui mourut
trois heures après , que le r8. au matin ,
elle étoit accouchée d'un second fils ,
mort quelques heures après sa naissance.
et le 2.x. d’-un troisième fils, qui mou
rut le même jour.
On apprend de Na les, que la nuit’
du 29. au 3a. Décem re, le Mont Ÿe
suve commença à jettet une grande uan
tité de matieres bitumineuses et suiphu.
reuses , ce qui a commencé de" rassurer
1e Peuple , parce que c’est toujours un
signe que les matieres, qui par leur fer
mentation dans leur conduit souterrain,‘
soulevent la terre et causent des trem
blemens , onttrouvé une issuë qui ralen-j
tit leurs efforts; '
* Les Terres embrasées des environside
Prague‘, dont nous avons parlé dans le
second Volume du Mercure de Décem
bre , ont jette depuis peu une grande
quantité de flammes; et la terre s’étane
ouverte en plusieurs endroits, un Pay
san eut le malheur d'y tomber , et y fut
consume en deux ou trois minutes. On
' ' G travaille
"m MERCURE DE FRANCE
travaille à chercher _les moÿens de prê
vcnir les suites de cet Incendie souterrain
dont on craint la communication dans
la Ville.
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Résumé : « On apprend d'Italie, que le Grand-Maître de Malte a choisi le Pere Pauli, [...] »
En Italie, le Grand Maître de Malte a nommé le Père Pauli, de Florence, comme historiographe de l’Ordre des Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem. En Allemagne, à Aysch en Franconie, la femme d'un paysan nommé André Zobeleins a accouché de trois fils en janvier 1733, tous décédés peu après leur naissance. À Naples, la nuit du 29 au 30 décembre, le mont Vesuve a commencé à émettre des matières bitumineuses et sulfuriques, rassurant ainsi la population. Près de Prague, des terres enflammées ont continué de projeter des flammes, causant la mort d'un paysan. Des mesures sont prises pour éviter la propagation de cet incendie souterrain vers la ville.
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6720
p. 130
« La Veuve Porcheron et le sieur Carlier, son gendre, les seuls possesseurs d'une Pommade [...] »
Début :
La Veuve Porcheron et le sieur Carlier, son gendre, les seuls possesseurs d'une Pommade [...]
Mots clefs :
Pommade, Simples, Nerfs, Médecin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Veuve Porcheron et le sieur Carlier, son gendre, les seuls possesseurs d'une Pommade [...] »
La Veuve Porchsrm et le sieur Cartier, son
gendre , les seuls possesseurs d’une Pommade
composée de Simples, autorisée par Lettres Pa
qentes du Roy , accordées a defiunt Percheron e;
a ses successeurs , cnrcgtsrrecs au Parlement , ap
rouvée de M. lepremter Médecin du Roy, de
. Helvetius , Medecin ordinaire de Sa Majesté,
et premier Medecin de la Reine , ct de Mrs. les
Doyen et Docteurs de la Faculté de Medccine d;
Paris . donnent avis qu’ils ont eux-mêmes guéri
par le seul liniment et frottement de cette Porn
made , plusieurs Malades de Rhumatisme invete
gcz , goutcux , douleurs de Nerfs _, Nerfs retirez ,
sciatiques, Paralysies , et Enquillauses dans les
boëtei des genoux, qui ne cedoicnt point aux re.
grades ' ordinaires 3 elle guérit aussi les playeg
abandonnées; elle fait transpirer Phumeur au de,
hors sans aucunescicatrices , elle n: se corrompt
jamais , ct peut se transporter en toutes sortes de
Pays. La même Pommade guérit les maux de té
te cr les fluxions. lls donnent la maniere de s’en
icrvir. Les Pots sont de cinquante sols et de cent
A cols, cachetez de leur Cachet. _
Ils dameurent à Paris, m? du Petit-Lion , quÆY-r
fier Ê. Sawvmr , au second Appartement , visJz-vi;
le me’ des deux Portes , air leur Taähau m expose’.
gendre , les seuls possesseurs d’une Pommade
composée de Simples, autorisée par Lettres Pa
qentes du Roy , accordées a defiunt Percheron e;
a ses successeurs , cnrcgtsrrecs au Parlement , ap
rouvée de M. lepremter Médecin du Roy, de
. Helvetius , Medecin ordinaire de Sa Majesté,
et premier Medecin de la Reine , ct de Mrs. les
Doyen et Docteurs de la Faculté de Medccine d;
Paris . donnent avis qu’ils ont eux-mêmes guéri
par le seul liniment et frottement de cette Porn
made , plusieurs Malades de Rhumatisme invete
gcz , goutcux , douleurs de Nerfs _, Nerfs retirez ,
sciatiques, Paralysies , et Enquillauses dans les
boëtei des genoux, qui ne cedoicnt point aux re.
grades ' ordinaires 3 elle guérit aussi les playeg
abandonnées; elle fait transpirer Phumeur au de,
hors sans aucunescicatrices , elle n: se corrompt
jamais , ct peut se transporter en toutes sortes de
Pays. La même Pommade guérit les maux de té
te cr les fluxions. lls donnent la maniere de s’en
icrvir. Les Pots sont de cinquante sols et de cent
A cols, cachetez de leur Cachet. _
Ils dameurent à Paris, m? du Petit-Lion , quÆY-r
fier Ê. Sawvmr , au second Appartement , visJz-vi;
le me’ des deux Portes , air leur Taähau m expose’.
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Résumé : « La Veuve Porcheron et le sieur Carlier, son gendre, les seuls possesseurs d'une Pommade [...] »
Le texte décrit une pommade composée de simples, autorisée par des lettres patentes royales et approuvée par des médecins éminents, dont Helvetius, médecin du roi, et le premier médecin de la reine, ainsi que par la Faculté de Médecine de Paris. Cette pommade est commercialisée par la Veuve Porcharm et son gendre, le sieur Cartier, qui en détiennent l'exclusivité. Elle est réputée soigner divers maux tels que le rhumatisme, la goutte, les douleurs nerveuses, les sciatiques, les paralysies, les enflures aux genoux, les plaies abandonnées, les maux de tête et les fluxions. La pommade favorise la transpiration de l'humeur sans laisser de cicatrices et ne se corrompt jamais, facilitant ainsi son transport. Elle est disponible en deux tailles de pots, de cinquante et cent sols, et est cachetée du sceau des propriétaires. La Veuve Porcharm et le sieur Cartier résident à Paris, rue du Petit-Lion, quartier Saint-Honoré, où le produit est exposé à la vente.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6721
p. 131
BOUQUET.
Début :
Au deffaut de brillantes fleurs, [...]
Mots clefs :
Académie de Bordeaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BOUQUET.
BOUQUEË
Î
AU dcffaut de brillantes fleurs ,
Recevez mes voeux , Cclimcnc ,
Vous , qui rcgncz sur tous les coeurs .
Soycz- en toujours Souveraine. ‘
w‘ Qre Paimablc Dieu des Amours , '
‘A jamais vous prerc dcs armes; a
Iïuissc 1c nombre de vos jours , >
Ï-‘Ï Egalcr celui d; vos charmes.
La Manique u! de M. Fzrrmtd,’
Maître de Musique de PAcadimie do
Bardeaux.
Î
AU dcffaut de brillantes fleurs ,
Recevez mes voeux , Cclimcnc ,
Vous , qui rcgncz sur tous les coeurs .
Soycz- en toujours Souveraine. ‘
w‘ Qre Paimablc Dieu des Amours , '
‘A jamais vous prerc dcs armes; a
Iïuissc 1c nombre de vos jours , >
Ï-‘Ï Egalcr celui d; vos charmes.
La Manique u! de M. Fzrrmtd,’
Maître de Musique de PAcadimie do
Bardeaux.
Fermer
6722
p. 131-132
ODE ANACREONTIQUE, Mise en Musique par M. Bouvard.
Début :
Un jour je vis une Bergere, [...]
Mots clefs :
Plaisirs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE ANACREONTIQUE, Mise en Musique par M. Bouvard.
ODE ANACREONTIQUE;
_Mi:e en ‘Musique par M. Bouvard. ‘
UN jour je vis une Brrgerc ,
Ses attraits charmerenr mon coeur.
Amour mfinspira de lui plaire;
Je parvins à çc doux bonheur.
Vos feux mknchantcnr} dit laxBclle ,‘
1c suis sensible à vos soupirs ,
ou &
m MERCURE DE FRANCE
si vous étiez Amen: fiiele ,
Rien rÿégaleroir mes plaisirs.
Vous ne me verrez point volage ,’
Lui dis-je , en faisant un serment ,
Philis , sous vos loix je m’engagc ,
fy veux vivre éternellement,
Nedifferez pas â vouê rendre ,’ _ j_ j ,
lépondez" aux ‘voeux d’un Amant . .,‘
Arrêtez , qwosez-yous prétendre;
Me dit-elle d’un ton charmant.
Vous méritez que l’on vous‘ aime,
Cher Silvandre, je le sens bien;
Mais quand vous seriez FAmour même ,‘
5ans PHymen je n’écoute rien.
F‘ Je consentis âPI-Iymenée ;
Je semis croître mes desirs ;
Avant la fin de la journée,
je fuè au comble des plaisirs,
_Mi:e en ‘Musique par M. Bouvard. ‘
UN jour je vis une Brrgerc ,
Ses attraits charmerenr mon coeur.
Amour mfinspira de lui plaire;
Je parvins à çc doux bonheur.
Vos feux mknchantcnr} dit laxBclle ,‘
1c suis sensible à vos soupirs ,
ou &
m MERCURE DE FRANCE
si vous étiez Amen: fiiele ,
Rien rÿégaleroir mes plaisirs.
Vous ne me verrez point volage ,’
Lui dis-je , en faisant un serment ,
Philis , sous vos loix je m’engagc ,
fy veux vivre éternellement,
Nedifferez pas â vouê rendre ,’ _ j_ j ,
lépondez" aux ‘voeux d’un Amant . .,‘
Arrêtez , qwosez-yous prétendre;
Me dit-elle d’un ton charmant.
Vous méritez que l’on vous‘ aime,
Cher Silvandre, je le sens bien;
Mais quand vous seriez FAmour même ,‘
5ans PHymen je n’écoute rien.
F‘ Je consentis âPI-Iymenée ;
Je semis croître mes desirs ;
Avant la fin de la journée,
je fuè au comble des plaisirs,
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Résumé : ODE ANACREONTIQUE, Mise en Musique par M. Bouvard.
L'ode anacréontique décrit une rencontre amoureuse entre Silvandre et la bergère Philis. Silvandre est charmé par Philis et parvient à lui plaire. Philis accepte de l'épouser mais refuse de se donner avant le mariage. Silvandre consent au mariage et atteint le comble des plaisirs avant la fin de la journée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6723
p. 133-145
TRAGEDIE DE ZAYRE, Extrait.
Début :
Nous n'aurions pas tardé si long temps à donner l'Extrait d'une Tragédie qui [...]
Mots clefs :
Voltaire, Zaïre, Orosmane, Nérestan, Religion, Coeur, Lusignan, Lettre, Soudan, Amour, Mort, Chrétiens, Tragédie, Serment, Soeur, Spectateurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TRAGEDIE DE ZAYRE, Extrait.
TRAGEDIE DE zArRE;
ï Extrait. '
NOus n'aurions pas tardési long temps
à donner l’Extait d'une Tragédie qui
a charmé la Cour et la Ville , si son inge
nieux Auteur n’eût prévenu »l’ardeuri
que nous avons de remplir nos engage
mens; on a vû dès la naissance de cette
Piece, ce que M. de Voltaire en a bien
voulu‘ communiquer au Public , inseré ‘ " '
dans le Mercure d’Août. Uimpressjon
de ce charment Poëmenous impose däauq
tres loix et nous engage à faire part au.
Public des divers jugemens qu'on en a
portez. ‘ .
zLe Sujet de cette Tragédie est si sim-Ê
pie,‘ que quelques lignes sufliront pour
tracer le plan de ce qui fait l’action prin
ci ale. Lustgnam, dernier Roy de Jeru
- sa cm, fut détrôné par Saladin , Pere
d'Oro:mane. De cin de ses Enfms qui
furent envelopperd
n’y en eut que deux qui échapperentà
la mort,- sgavoir , un garçon et une filles
‘ G iij le
ans sa disgrace, 1l
«m, MERCURE un FRANCE
le premier âgé de quatre ans et Pautre
encore q; berccauDrosmanc devint amooe
rcux de la fille, élevée dans la Religion
Musulmane et appellêe Zaîrg. IJAmour
du Soudàn alla jusquî la vouloir épouser;
Zaïre ne put refuser - son coeur à un
Amant si rendre et si genereux. Le frere
de cette aimable Princesse ravoir été éle
vé auprès d'elle dans le Serrail, sans la
connortre pour sa soeur et sans se con
noître lui-même pour fils de Lusignan.
I.e genereux Orosmane avoir consenti
qu’il allât chercher la rançon de dix Che
valiers Chrétiens. Neremm , c’est le nom
de ce frere de Zaïre, tint sa parole et.
ä-evint avec la rançon. Orosmane lui pro
mit-cenr Chevaliers Chrétiens,’ au lieu
d; dix qu’il en demandoit seulement;
mais il en exceptn Zaïre et Lusignani
Zaïre obtint la liberté de cc derniers on
le tira de son obscure prison , et à la far
veut d'une Croix que Zaïte portoir en
fotnxe de Bracelet depuis le jour de sa
naissance, et d’une blessure que Nerestan
avoir reçûë dans le sein, il les reconnut‘
pour. ses Enfans- Le combat qui se fait
entre la Religion cr Pamout, fournit
tous les beaux senrimeps dont cette Pic»
ce est rempiie. ‘Le serment que Zayrc a
fait entre les mains de Ncxesçan, de nul
point
a q l
‘ JANVIER; 173;: '13;
Ëeînt épouser Orosmanc qu'elle ne fût
aptisée, fait le noeud de la Piece , une
Lettre équivoque produit dans le coeur
du jaloux Orosmanc cette fureur qui en
fait la sanglante catastrophe : la Piece fi.
_nit par la mort que le Soudan se donne
après Pavolr donnée à. Pinnoccnt objet
de son amour. Voici la distribution des
Actes et des Scenes.
Fmime, Esclave Chrétienne et amie de
Z4Ïre,.ouvre la Scene et lui témoigna
lrsutprise où elle est de la voir si con
tente, mal ré l'esclavage ‘où elle est en
core et dbä Neresran lui a promis de la
retirer à son retour de Paris; Zaïre lui
ouvre son coeur et lui dit que le Soudan
Paime et doit Pépouset; Fatime lui rap.
elle qu’elle est ljui fait entendre nqéuee CFhérdéutciaerninoen;quZ'aeïlrlee
a reçûë dans la Cour d’Orosmane a prese
que cificé de son souvenir toutes les aug
tres idées. . -
Omsmana vient annoncer à Zaïrc son
prochain Couronnement; mais c’esr d'une
maniere à lui faire connoîrre que si elle
ne se donnoit à lui que par reconnoisi
sauce, il ne se croiroit pas heureux. Zaïre
‘ne lui marque pas moins de délicatesse
dans les sentimens de son coeur. On vient
annoncer Parrivéesde Ncrestan ; Gros..
- G iiij marre
n36‘ MERCURE DE FRANCE
mane ordonne qu’en le fasse entrer.- -
Nerestan fait entendre au Soudan qu’il
apporte la rançon dont il êtoit convenu
avec lui pour dix Chevaliers François,
et que n'ayant pas de quoi payer la sien
ne, il consent à reprendre ses premiers
fers. Orosmane pour ne se pas montrer
moins genereux qu’un Chrétien , lui olïre
cent Chevaliers et n’accepte point la ran
çon qu’il a apportée; mais il refuse la
liberté de Lusignan par raison d’Erar, et
celle de Zaïre par raison d’amour 5 Ne
restan l’accuse de manquer de parole;
Orosmane lui ordonne de se retirer; il
dit à Zaîre qu’il-va tout ordonner pour
leur hymen, après avoir donné au soin
du Trône quelques momens qu’il est fora
té de dérober à son amour.
Il fait entrevoir aux yeux de Caraimin,‘
son Confident , quelques marques d'une
jalousie naissante au sujet de Neresran 3
il ne veut pas pourtant descendre jus
qu’à convenir qu’il est jaloux d’un Chré
tien, mais il ne laisse pas de faire enten
dre ue s’il l’étoit jamais , il seroit capa
ble de" se porter à des extrémirez dont
il rejette sur le champ la funeste image,‘
et qui cependant commencent à préparer
les Spectateurs au crudeli: amer que l'Au-.
teur a mis à la tête de [impression de sa
"
‘
JA NVIER. 1733. 137
I
‘Châtillon, Chevalier François, et Na
mmn , commencent le second Acte .
Châtillon apprend avec douleur que Lu
sîgnan ne peut obtenir sa liberté; il ex
pose en Vers pompeux tout ce qui s’est
pasvé lors du détrônement de ce dernier
Roy de Jerusalcm.
‘Zaïre vient annoncer à Nerestan quelle
a obtenu la liberté de Lusignan . ce qui
est-le comble de la joye pour Châtillon
et pour lui. _ p ,
Lusignañ arrive , soutenu par deux Che
valiers François; ce venerable Vieillard"
attirê route l’attention des Spectateurs
par le récit de ses malheuÎ-s; ildéplorc
sur tout la perte de trois- de ses Eufans
massacrés a ses yeux , et de deux aurres=
réduits â Pesclavage ; il ignore leur sort,’
il en demande des nouvelles à 'Nc.'estan
et à Zaïrc , qui peuvent en avoir oiii par-Ï
let dans le Serrail, où ils ont été élevez‘
o h À
depuis leur enfance; il les reconnoit pour
ces mêmes Enfms dont il leur demande
des nouvelles. Cette reconnoissance est
une des plus touchantes qu’on ait vûës
sur la Scene, Lusignan demande en trem
blant à Zaïre, si elle est encore Chrétien
u - ' ’ 3
ne; Zaire lui déclare in enument qu elle
est Musulmane, mais el e lui promet un
heureux retour à la Religion de ses Ayeux.
t ‘ G y, C0:
1
_ 13s MERCURE Bananes
Çorasmin vient jette: de nouvelles allait-j
mes dans les coeurs de ces Chrétiens rasq
semblez; il leur ordonne de le suivre pour
rentrer dans leurs chaînes; Lusiguan les
exhorte à raffermir leur constance e; im
pose silence à Zaïre sur un secret qui
pourroit leur devenir funeste.
. Au troisième Acte, Orosnqane parlant
5. Corasmin , instruit les Spectateurs de q
la raispn pour laquelle i_l avoir révoqué
l'ordre qui avoir mis les Chrétiens en li-;
‘botté; ._ce' qui l’)? avoir porté , c’est qu’il
‘craignoît que l’Armée Navale des Franq
gais , qu’on avoir découverte , ne fût des.
tinée à reconquerir Jerusalem , erreur
donç il venoit.d’être tiré par de {idoles
avis, Corasmin veut en vain lui donnes
de nouvelles craintes, pour Fobliger à
ne point; ‘relâcher les Chrétiens; Oros.
mane lui répond que cîest à Zgïre qu’il
a a accordé leur liberté; il ajoûte qu’il n71
pû lui refuser la consolation de voir Ne
restan pour la dernier: fois. Orosmane
sort en ordonnant à Corasmin d’obéi'r à
‘Zaïre. Corasmin dit à Nerestan qu’il va,
lui envoyer Zaïre. '.
a Après un court Monologue de Nerestan;
Zaïre arrive. Cette Scene est une des plus
belles; Neresran reproche â sa soeur le_
son qu'elle fait àla glose de se famille‘? en
. a an
= JANVIER-ï 1733-‘ r39
abandonnant la Religion de ses Peres. Zaï
re lui promet de renoncer à la Religion
des Musulmans; mais elle ne se promet;
pas à elle-même de renoncer à son amour
pour Orosmane; elle demande à Nerestan
quelle peine la Religion des Chrétiens im
poseroit à une Amante qui épouseroit
un Musulman qu’elle aimeroit; cette de.
mande fait frémir Nctestan ; Zaïre lui
confesse qu’elle aime Orosmane et qu’elle
va Pépouser; elle lui dqmande la mort
pour prixtd’un aveu dont il est irrité; ne
pouvant rien de plus , il exige d"elle avec
serment qu’elle n épousera point Orosmaä
ne avant qu'elle air été inondée de Peau sa
luraire du Baptême, et c’est ce serment qui
- pÿoduit tout Pinterêt du reste de la Piece.
un délai qu’elle
_ erestan sort pour allier fermer les yeux
à Lusignan, dont les derniers transports
ont achevé d’épuiser le peu de forces qui‘
lui restaient. Zaïre fait un Monologue
très-touchant dans lequel l’Amour et la.
Religion se combattent.
p Orosmane vient presser-Zaïre de le
rendre heureux par son Hymen‘, elle est
interdite -, il ne sçait que penser des sen
timens confus u’de lui fait paraître;
(lui demande excite sa co
1ere ; elle ne peut soutenir S011 Courroux.
et le quitte de peut de Paugmenter. ar sa,
présence. ' i G Vj ros
‘r40 MERCURE DE FR ANGE:
Orosmane ne sçait à quoi attribuer Pé-Ï
tontiantaccueil que Zaïre vient de luî
faire ', la jalousie sïntroduit dans son’
aeurs il soupçonne Zaïre et Nerestan
d'une tendre ‘intelligence; il ordonne que
le Scrrail soit fermé aux Chrétiens. '
Fatime félicite Ze1ïre,au troisième Acte,‘
du bonheur qu’elle» est prête â goûter et
qui doit être le prix des combats dont
elle est déchirée. Zaïre lui fait connaître
par tout ce qu’elle dit , combien lui coû
tera le sacrifice qu'on exige d'elle. Elle l
voudroit se jetter aux pieds d’Otosmane,
et lui faire un aveu sincere des vrais sen
timens de son coeur et des obstacles que
sa Religion oppose à. Phymen qu’il lui
offre; Fatime lui fait connoître qu’elle
cxposeroit tous les Chrétiens à la fureur
du’ Soudan par un‘ aveu si funeste.
Orosmane vient livrer u_n nouvel assaut"
"au coeur de Zaïres il lui déclare qu’une
autre va monter au Trône qu’il lui avoir
destiné, Zaïre ne peut entendre cette mek
nace sans verser des larmes; Orosmane
en est attendri, il lui dit que la‘ menacé
qu’il vient de lui fait n’étoit qu’une fein-ä
te, et qu’elle n'a ét dictée que par le
desespoir où ses injustes rcfus l’on: plon
gé; il la prie de ne plus difllerer son bon-i
heurs elle se jette à ses pieds, et le prie
9
3.
J A N V IF. R‘. 1733Z titi
I n
à son tour de lui accorder le reste de ce‘
jour pour achever de se déterminer. Otos
mane y consent malgré lui; elle le quitte;
il est frappé d'une si prompte fuite; il
s’en console pourtant par Passurance qu'il
a (‘Hêtre aimé. -
Un de ses OH-iciers vient changer cette
sécurité en désespoir; il lui présente une
Lettre qu’on vient d'intercepter ', cette
t Lettre est de Nerestan,er s’adressc à Zaïse s‘
voici ce qu’elle contient :
Clxere Zaïre , il est temps de nous voir;
Il est vers la Mosquée une secrette issuë ,
_0t‘1 vous pouvez sans bruit et sans être apperçuë,
Tromper vogsurveillans , et remplir notre espoir;
Il faut vous hazarder, vous cohnoissez mon zeley
je vous attends ; je meurs si vous nîêtes fidele.
‘La lecture de cette Lettre équivoque rea
plonge le Soudan dans la plus horrible fir
reurgil veut faire expirer Ncrestan dans les
supplices, et poignarder Zaïre; il otdon-i
ne qu’on la fasse venirî troublé, irréwolu,
il-ne sçait plusâ uoi même que Zaïreclui esst'artroêûtjeor;urisl sefidflaaltet,e
et que Net: stan n’est qu’un témetaire qui
se croit aimé, parce quîl croit mériter
de l'être ; il ordonne à Corasmin de frite
rendre ce Billet à Zaïre 5 il se ‘repent de
Pavoiq
‘rai MERCURE DE FRANCE"
Pavoir mandée; il" la veut éviter, mais’
_ inutilement. j
Dans cette Scene Zaïre sort de sa moä
deration ordinaire ; les reproches et les
menaces du Sultan , qui ne s’étoit jamais
oublié jusques-là, lui donnent‘ une no-g
ble fiertéquî n'empêche pas qu’elle ne lui
avoüë qu’elle Paime; ce dernier aveu ache
ve d’irrirer le Sultan qui la croit perfidesil
_ la congédiget se prépare à la‘ plus horrible
vengeance, quoiqu'il. avoüe qu’il Faim:
encor plus que jamais.
Au cinquième Acte Otosmane commano‘
de à un Esclave de remettre entre les mains‘
de Zaïre la fatale Lettre qui est tombée
dansles siennes ,et lui ordonne de lui ren
dre un compte fidele de tout ce quiil
aura appris.
Zaïre vient avec Fatime ', PEsclave lui"
présente la Lettre ,_ comme un garant de
sa fidelité , elle la lit et lui dit:
Allez dire au Chrétien qui marche sur vos pas i
Q3: mon coeur aujonrrÿhui ne 1c trahira pas,
Q1: Farime-en ces lieux va bien-tôt Pinrroduirt.
Zaïre sort,- l‘Esclave rend compte de
sa commission a Orosmane, ce qm de
termine ce Sultan furieux à la plus bote
rible vengeance. Zaïre revient .- ellectar:
apercevoq
J A NV I E R.‘ 1713.‘ ‘r41
appercevoir Neresran dans Pobscurité;
quelques paroles trop tendres qui lui
échappent et qui conviennent aux sen-g,
timens qu'elle a pour ce cher frere, por
tent le jaloux Orosmane à la dernierÊ
fureur; il lui plonge un poignard dans
le sein , Neresran qu’sn ‘lui amene char.
gé de fers, fait un grand cri en voyant
sa soeur qui vient d’expirer; à ce cri dou
loureux et au nom de soeur, Orosmane
recormoit son crime; Nerestan lui de.
mande la mort; Orosmane ordonne qu’on
le remette en liberté et qu'on le ren
Ÿoye chez ses patens avec tous les
Chrétiens; il plonge dans son coeur le
fatal poignard encore fumant du sang
de sa chere Zaïre. ‘ '
Il ne reste lus qu’à faire. part à no;
Lecteurs des divers jugcmens que le Pu.
blic a portez sur cette Tragédie. Tous
les suffrages sont réünis en faveur de l’in—
rerêt qui y rcgne dans tous les Actes 5 ce
lui qu’on asenti dans la reconnoissance
est le plus generalement avoüé son a sçû
bon gré à M. de Voltaire d'avoir bien
voulu descendre de I’Epiquc au Dtamaæj
tique; on trouve même qu’il a porté la
cpmplaisancc un peu loin; sa Vcrsifica
tion n'a pas paru égale par tout, et le de-î
sordrc les passion; jettent ses princi
' ' - ' paux
o‘.,.
arrajMÈkélïfls DE FRANCE
ries
. b‘
.
r,’ «ipaux Acteurs semble , dit-on , avoir pas-Α
se jusquîr ses expressions; on auroit sou
haité que le caractere qu’il a d'abord don
né à‘ son Héros ne se tût as clé-menti
jusqrÿà plonger un poignar dans le sein
de sa Maîtresse; on a beau dire que la
jalousie ‘nïst pas une passion que la rai
son puisse dompter , c’étoit à PAureur,
disent les Critiques, à ne pas donner de"
pareilles assions aux personnages dont:
1l avoir onné une idée si avantageuse;
le serment qui fait le noeud de la Piece,
ajoûtent-ils , a un caractcre dîndiscretion
qu’en ne sgauroit excuser.» Ils trouvent
aussi que les divers voyages de Neresrarr
n'ont pas encore été assez bien débrouil
lez. Les Caracteres de Lusignan , de Chê
tilion et dé Neresran , ont été-fvora
blement reçûs; pour ce.ui de Zaïre, on.
l’a trouvé fort indécis; on ne sçait pas
si elle meurt Chrétienne ou Musulmane‘;
l’amour a tousours parû sa passion do
minante , et l'on a lit-u de douter que le
mon Dim qu’elle prononce en mou_rant ,
ait pû lui tenir lieu de Baptême ou de _
Contrition zNerestan fortifie ce doute par:
ces deux Vers qu’il adresse à. Orosmane.
p
Hélas ! elle oiîerisoit notre Dieu , notre Loy,
E: ce Dieu la punit «Pavois brûlé pour roi.
« Cette
u
J ANVI Ê R‘. 1733Z '14’.
. Cette Piece a été imprimée à Roüen et
se vend à Pari: , Q4) de: Azgnsiin: ,
chez. Bauche.
ï Extrait. '
NOus n'aurions pas tardési long temps
à donner l’Extait d'une Tragédie qui
a charmé la Cour et la Ville , si son inge
nieux Auteur n’eût prévenu »l’ardeuri
que nous avons de remplir nos engage
mens; on a vû dès la naissance de cette
Piece, ce que M. de Voltaire en a bien
voulu‘ communiquer au Public , inseré ‘ " '
dans le Mercure d’Août. Uimpressjon
de ce charment Poëmenous impose däauq
tres loix et nous engage à faire part au.
Public des divers jugemens qu'on en a
portez. ‘ .
zLe Sujet de cette Tragédie est si sim-Ê
pie,‘ que quelques lignes sufliront pour
tracer le plan de ce qui fait l’action prin
ci ale. Lustgnam, dernier Roy de Jeru
- sa cm, fut détrôné par Saladin , Pere
d'Oro:mane. De cin de ses Enfms qui
furent envelopperd
n’y en eut que deux qui échapperentà
la mort,- sgavoir , un garçon et une filles
‘ G iij le
ans sa disgrace, 1l
«m, MERCURE un FRANCE
le premier âgé de quatre ans et Pautre
encore q; berccauDrosmanc devint amooe
rcux de la fille, élevée dans la Religion
Musulmane et appellêe Zaîrg. IJAmour
du Soudàn alla jusquî la vouloir épouser;
Zaïre ne put refuser - son coeur à un
Amant si rendre et si genereux. Le frere
de cette aimable Princesse ravoir été éle
vé auprès d'elle dans le Serrail, sans la
connortre pour sa soeur et sans se con
noître lui-même pour fils de Lusignan.
I.e genereux Orosmane avoir consenti
qu’il allât chercher la rançon de dix Che
valiers Chrétiens. Neremm , c’est le nom
de ce frere de Zaïre, tint sa parole et.
ä-evint avec la rançon. Orosmane lui pro
mit-cenr Chevaliers Chrétiens,’ au lieu
d; dix qu’il en demandoit seulement;
mais il en exceptn Zaïre et Lusignani
Zaïre obtint la liberté de cc derniers on
le tira de son obscure prison , et à la far
veut d'une Croix que Zaïte portoir en
fotnxe de Bracelet depuis le jour de sa
naissance, et d’une blessure que Nerestan
avoir reçûë dans le sein, il les reconnut‘
pour. ses Enfans- Le combat qui se fait
entre la Religion cr Pamout, fournit
tous les beaux senrimeps dont cette Pic»
ce est rempiie. ‘Le serment que Zayrc a
fait entre les mains de Ncxesçan, de nul
point
a q l
‘ JANVIER; 173;: '13;
Ëeînt épouser Orosmanc qu'elle ne fût
aptisée, fait le noeud de la Piece , une
Lettre équivoque produit dans le coeur
du jaloux Orosmanc cette fureur qui en
fait la sanglante catastrophe : la Piece fi.
_nit par la mort que le Soudan se donne
après Pavolr donnée à. Pinnoccnt objet
de son amour. Voici la distribution des
Actes et des Scenes.
Fmime, Esclave Chrétienne et amie de
Z4Ïre,.ouvre la Scene et lui témoigna
lrsutprise où elle est de la voir si con
tente, mal ré l'esclavage ‘où elle est en
core et dbä Neresran lui a promis de la
retirer à son retour de Paris; Zaïre lui
ouvre son coeur et lui dit que le Soudan
Paime et doit Pépouset; Fatime lui rap.
elle qu’elle est ljui fait entendre nqéuee CFhérdéutciaerninoen;quZ'aeïlrlee
a reçûë dans la Cour d’Orosmane a prese
que cificé de son souvenir toutes les aug
tres idées. . -
Omsmana vient annoncer à Zaïrc son
prochain Couronnement; mais c’esr d'une
maniere à lui faire connoîrre que si elle
ne se donnoit à lui que par reconnoisi
sauce, il ne se croiroit pas heureux. Zaïre
‘ne lui marque pas moins de délicatesse
dans les sentimens de son coeur. On vient
annoncer Parrivéesde Ncrestan ; Gros..
- G iiij marre
n36‘ MERCURE DE FRANCE
mane ordonne qu’en le fasse entrer.- -
Nerestan fait entendre au Soudan qu’il
apporte la rançon dont il êtoit convenu
avec lui pour dix Chevaliers François,
et que n'ayant pas de quoi payer la sien
ne, il consent à reprendre ses premiers
fers. Orosmane pour ne se pas montrer
moins genereux qu’un Chrétien , lui olïre
cent Chevaliers et n’accepte point la ran
çon qu’il a apportée; mais il refuse la
liberté de Lusignan par raison d’Erar, et
celle de Zaïre par raison d’amour 5 Ne
restan l’accuse de manquer de parole;
Orosmane lui ordonne de se retirer; il
dit à Zaîre qu’il-va tout ordonner pour
leur hymen, après avoir donné au soin
du Trône quelques momens qu’il est fora
té de dérober à son amour.
Il fait entrevoir aux yeux de Caraimin,‘
son Confident , quelques marques d'une
jalousie naissante au sujet de Neresran 3
il ne veut pas pourtant descendre jus
qu’à convenir qu’il est jaloux d’un Chré
tien, mais il ne laisse pas de faire enten
dre ue s’il l’étoit jamais , il seroit capa
ble de" se porter à des extrémirez dont
il rejette sur le champ la funeste image,‘
et qui cependant commencent à préparer
les Spectateurs au crudeli: amer que l'Au-.
teur a mis à la tête de [impression de sa
"
‘
JA NVIER. 1733. 137
I
‘Châtillon, Chevalier François, et Na
mmn , commencent le second Acte .
Châtillon apprend avec douleur que Lu
sîgnan ne peut obtenir sa liberté; il ex
pose en Vers pompeux tout ce qui s’est
pasvé lors du détrônement de ce dernier
Roy de Jerusalcm.
‘Zaïre vient annoncer à Nerestan quelle
a obtenu la liberté de Lusignan . ce qui
est-le comble de la joye pour Châtillon
et pour lui. _ p ,
Lusignañ arrive , soutenu par deux Che
valiers François; ce venerable Vieillard"
attirê route l’attention des Spectateurs
par le récit de ses malheuÎ-s; ildéplorc
sur tout la perte de trois- de ses Eufans
massacrés a ses yeux , et de deux aurres=
réduits â Pesclavage ; il ignore leur sort,’
il en demande des nouvelles à 'Nc.'estan
et à Zaïrc , qui peuvent en avoir oiii par-Ï
let dans le Serrail, où ils ont été élevez‘
o h À
depuis leur enfance; il les reconnoit pour
ces mêmes Enfms dont il leur demande
des nouvelles. Cette reconnoissance est
une des plus touchantes qu’on ait vûës
sur la Scene, Lusignan demande en trem
blant à Zaïre, si elle est encore Chrétien
u - ' ’ 3
ne; Zaire lui déclare in enument qu elle
est Musulmane, mais el e lui promet un
heureux retour à la Religion de ses Ayeux.
t ‘ G y, C0:
1
_ 13s MERCURE Bananes
Çorasmin vient jette: de nouvelles allait-j
mes dans les coeurs de ces Chrétiens rasq
semblez; il leur ordonne de le suivre pour
rentrer dans leurs chaînes; Lusiguan les
exhorte à raffermir leur constance e; im
pose silence à Zaïre sur un secret qui
pourroit leur devenir funeste.
. Au troisième Acte, Orosnqane parlant
5. Corasmin , instruit les Spectateurs de q
la raispn pour laquelle i_l avoir révoqué
l'ordre qui avoir mis les Chrétiens en li-;
‘botté; ._ce' qui l’)? avoir porté , c’est qu’il
‘craignoît que l’Armée Navale des Franq
gais , qu’on avoir découverte , ne fût des.
tinée à reconquerir Jerusalem , erreur
donç il venoit.d’être tiré par de {idoles
avis, Corasmin veut en vain lui donnes
de nouvelles craintes, pour Fobliger à
ne point; ‘relâcher les Chrétiens; Oros.
mane lui répond que cîest à Zgïre qu’il
a a accordé leur liberté; il ajoûte qu’il n71
pû lui refuser la consolation de voir Ne
restan pour la dernier: fois. Orosmane
sort en ordonnant à Corasmin d’obéi'r à
‘Zaïre. Corasmin dit à Nerestan qu’il va,
lui envoyer Zaïre. '.
a Après un court Monologue de Nerestan;
Zaïre arrive. Cette Scene est une des plus
belles; Neresran reproche â sa soeur le_
son qu'elle fait àla glose de se famille‘? en
. a an
= JANVIER-ï 1733-‘ r39
abandonnant la Religion de ses Peres. Zaï
re lui promet de renoncer à la Religion
des Musulmans; mais elle ne se promet;
pas à elle-même de renoncer à son amour
pour Orosmane; elle demande à Nerestan
quelle peine la Religion des Chrétiens im
poseroit à une Amante qui épouseroit
un Musulman qu’elle aimeroit; cette de.
mande fait frémir Nctestan ; Zaïre lui
confesse qu’elle aime Orosmane et qu’elle
va Pépouser; elle lui dqmande la mort
pour prixtd’un aveu dont il est irrité; ne
pouvant rien de plus , il exige d"elle avec
serment qu’elle n épousera point Orosmaä
ne avant qu'elle air été inondée de Peau sa
luraire du Baptême, et c’est ce serment qui
- pÿoduit tout Pinterêt du reste de la Piece.
un délai qu’elle
_ erestan sort pour allier fermer les yeux
à Lusignan, dont les derniers transports
ont achevé d’épuiser le peu de forces qui‘
lui restaient. Zaïre fait un Monologue
très-touchant dans lequel l’Amour et la.
Religion se combattent.
p Orosmane vient presser-Zaïre de le
rendre heureux par son Hymen‘, elle est
interdite -, il ne sçait que penser des sen
timens confus u’de lui fait paraître;
(lui demande excite sa co
1ere ; elle ne peut soutenir S011 Courroux.
et le quitte de peut de Paugmenter. ar sa,
présence. ' i G Vj ros
‘r40 MERCURE DE FR ANGE:
Orosmane ne sçait à quoi attribuer Pé-Ï
tontiantaccueil que Zaïre vient de luî
faire ', la jalousie sïntroduit dans son’
aeurs il soupçonne Zaïre et Nerestan
d'une tendre ‘intelligence; il ordonne que
le Scrrail soit fermé aux Chrétiens. '
Fatime félicite Ze1ïre,au troisième Acte,‘
du bonheur qu’elle» est prête â goûter et
qui doit être le prix des combats dont
elle est déchirée. Zaïre lui fait connaître
par tout ce qu’elle dit , combien lui coû
tera le sacrifice qu'on exige d'elle. Elle l
voudroit se jetter aux pieds d’Otosmane,
et lui faire un aveu sincere des vrais sen
timens de son coeur et des obstacles que
sa Religion oppose à. Phymen qu’il lui
offre; Fatime lui fait connoître qu’elle
cxposeroit tous les Chrétiens à la fureur
du’ Soudan par un‘ aveu si funeste.
Orosmane vient livrer u_n nouvel assaut"
"au coeur de Zaïres il lui déclare qu’une
autre va monter au Trône qu’il lui avoir
destiné, Zaïre ne peut entendre cette mek
nace sans verser des larmes; Orosmane
en est attendri, il lui dit que la‘ menacé
qu’il vient de lui fait n’étoit qu’une fein-ä
te, et qu’elle n'a ét dictée que par le
desespoir où ses injustes rcfus l’on: plon
gé; il la prie de ne plus difllerer son bon-i
heurs elle se jette à ses pieds, et le prie
9
3.
J A N V IF. R‘. 1733Z titi
I n
à son tour de lui accorder le reste de ce‘
jour pour achever de se déterminer. Otos
mane y consent malgré lui; elle le quitte;
il est frappé d'une si prompte fuite; il
s’en console pourtant par Passurance qu'il
a (‘Hêtre aimé. -
Un de ses OH-iciers vient changer cette
sécurité en désespoir; il lui présente une
Lettre qu’on vient d'intercepter ', cette
t Lettre est de Nerestan,er s’adressc à Zaïse s‘
voici ce qu’elle contient :
Clxere Zaïre , il est temps de nous voir;
Il est vers la Mosquée une secrette issuë ,
_0t‘1 vous pouvez sans bruit et sans être apperçuë,
Tromper vogsurveillans , et remplir notre espoir;
Il faut vous hazarder, vous cohnoissez mon zeley
je vous attends ; je meurs si vous nîêtes fidele.
‘La lecture de cette Lettre équivoque rea
plonge le Soudan dans la plus horrible fir
reurgil veut faire expirer Ncrestan dans les
supplices, et poignarder Zaïre; il otdon-i
ne qu’on la fasse venirî troublé, irréwolu,
il-ne sçait plusâ uoi même que Zaïreclui esst'artroêûtjeor;urisl sefidflaaltet,e
et que Net: stan n’est qu’un témetaire qui
se croit aimé, parce quîl croit mériter
de l'être ; il ordonne à Corasmin de frite
rendre ce Billet à Zaïre 5 il se ‘repent de
Pavoiq
‘rai MERCURE DE FRANCE"
Pavoir mandée; il" la veut éviter, mais’
_ inutilement. j
Dans cette Scene Zaïre sort de sa moä
deration ordinaire ; les reproches et les
menaces du Sultan , qui ne s’étoit jamais
oublié jusques-là, lui donnent‘ une no-g
ble fiertéquî n'empêche pas qu’elle ne lui
avoüë qu’elle Paime; ce dernier aveu ache
ve d’irrirer le Sultan qui la croit perfidesil
_ la congédiget se prépare à la‘ plus horrible
vengeance, quoiqu'il. avoüe qu’il Faim:
encor plus que jamais.
Au cinquième Acte Otosmane commano‘
de à un Esclave de remettre entre les mains‘
de Zaïre la fatale Lettre qui est tombée
dansles siennes ,et lui ordonne de lui ren
dre un compte fidele de tout ce quiil
aura appris.
Zaïre vient avec Fatime ', PEsclave lui"
présente la Lettre ,_ comme un garant de
sa fidelité , elle la lit et lui dit:
Allez dire au Chrétien qui marche sur vos pas i
Q3: mon coeur aujonrrÿhui ne 1c trahira pas,
Q1: Farime-en ces lieux va bien-tôt Pinrroduirt.
Zaïre sort,- l‘Esclave rend compte de
sa commission a Orosmane, ce qm de
termine ce Sultan furieux à la plus bote
rible vengeance. Zaïre revient .- ellectar:
apercevoq
J A NV I E R.‘ 1713.‘ ‘r41
appercevoir Neresran dans Pobscurité;
quelques paroles trop tendres qui lui
échappent et qui conviennent aux sen-g,
timens qu'elle a pour ce cher frere, por
tent le jaloux Orosmane à la dernierÊ
fureur; il lui plonge un poignard dans
le sein , Neresran qu’sn ‘lui amene char.
gé de fers, fait un grand cri en voyant
sa soeur qui vient d’expirer; à ce cri dou
loureux et au nom de soeur, Orosmane
recormoit son crime; Nerestan lui de.
mande la mort; Orosmane ordonne qu’on
le remette en liberté et qu'on le ren
Ÿoye chez ses patens avec tous les
Chrétiens; il plonge dans son coeur le
fatal poignard encore fumant du sang
de sa chere Zaïre. ‘ '
Il ne reste lus qu’à faire. part à no;
Lecteurs des divers jugcmens que le Pu.
blic a portez sur cette Tragédie. Tous
les suffrages sont réünis en faveur de l’in—
rerêt qui y rcgne dans tous les Actes 5 ce
lui qu’on asenti dans la reconnoissance
est le plus generalement avoüé son a sçû
bon gré à M. de Voltaire d'avoir bien
voulu descendre de I’Epiquc au Dtamaæj
tique; on trouve même qu’il a porté la
cpmplaisancc un peu loin; sa Vcrsifica
tion n'a pas paru égale par tout, et le de-î
sordrc les passion; jettent ses princi
' ' - ' paux
o‘.,.
arrajMÈkélïfls DE FRANCE
ries
. b‘
.
r,’ «ipaux Acteurs semble , dit-on , avoir pas-Α
se jusquîr ses expressions; on auroit sou
haité que le caractere qu’il a d'abord don
né à‘ son Héros ne se tût as clé-menti
jusqrÿà plonger un poignar dans le sein
de sa Maîtresse; on a beau dire que la
jalousie ‘nïst pas une passion que la rai
son puisse dompter , c’étoit à PAureur,
disent les Critiques, à ne pas donner de"
pareilles assions aux personnages dont:
1l avoir onné une idée si avantageuse;
le serment qui fait le noeud de la Piece,
ajoûtent-ils , a un caractcre dîndiscretion
qu’en ne sgauroit excuser.» Ils trouvent
aussi que les divers voyages de Neresrarr
n'ont pas encore été assez bien débrouil
lez. Les Caracteres de Lusignan , de Chê
tilion et dé Neresran , ont été-fvora
blement reçûs; pour ce.ui de Zaïre, on.
l’a trouvé fort indécis; on ne sçait pas
si elle meurt Chrétienne ou Musulmane‘;
l’amour a tousours parû sa passion do
minante , et l'on a lit-u de douter que le
mon Dim qu’elle prononce en mou_rant ,
ait pû lui tenir lieu de Baptême ou de _
Contrition zNerestan fortifie ce doute par:
ces deux Vers qu’il adresse à. Orosmane.
p
Hélas ! elle oiîerisoit notre Dieu , notre Loy,
E: ce Dieu la punit «Pavois brûlé pour roi.
« Cette
u
J ANVI Ê R‘. 1733Z '14’.
. Cette Piece a été imprimée à Roüen et
se vend à Pari: , Q4) de: Azgnsiin: ,
chez. Bauche.
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Résumé : TRAGEDIE DE ZAYRE, Extrait.
La tragédie 'Zaïre' de Voltaire a suscité un grand intérêt à la cour et dans la ville. L'intrigue se concentre sur Lustignam, dernier roi de Jérusalem, détrôné par Saladin, père d'Orosmane. Deux enfants de Lustignam survivent : un garçon et une fille, Zaïre. Élevée dans la religion musulmane, Zaïre devient l'objet de l'amour d'Orosmane. Son frère, Neresman, est également élevé dans le sérail sans connaître ses origines. Orosmane accepte de libérer Neresman en échange de la rançon de dix chevaliers chrétiens. Zaïre obtient la liberté de son père grâce à une croix et une blessure reconnaissables. Le conflit central de la pièce oppose la religion et l'amour. Zaïre promet à Neresman de ne pas épouser Orosmane avant d'être baptisée. Une lettre ambiguë déclenche la jalousie d'Orosmane, menant à une tragédie où il tue Zaïre et se donne la mort. Les critiques soulignent que Voltaire aborde des sujets philosophiques, bien que certains trouvent sa complaisance excessive. La vérification de ses principes est jugée inégale et suscite des passions. Les critiques reprochent à Voltaire d'avoir donné à son héros des expressions trop passionnées et d'avoir fait évoluer son caractère de manière excessive, notamment en le faisant passer de la jalousie à un acte violent. Ils estiment également que le serment central de la pièce est indécent et inexcusable. Les personnages de Lusignan, Chétillon et Nérestan sont bien accueillis, tandis que celui de Zaïre est perçu comme indécis. Les critiques se demandent si Zaïre meurt en tant que chrétienne ou musulmane, et doutent que son amour pour Dieu puisse remplacer un baptême ou une contrition. Nérestan renforce ce doute par des vers adressés à Orosmane. La pièce a été imprimée à Rouen et se vend à Paris chez Bauche.
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6724
p. 145-147
« Les Comédiens François, qui ont interrompu les Représentations de la Comédie [...] »
Début :
Les Comédiens François, qui ont interrompu les Représentations de la Comédie [...]
Mots clefs :
Comédiens-Français, Comédiens-Italiens, Vienne, Académie royale de musique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Comédiens François, qui ont interrompu les Représentations de la Comédie [...] »
Les Comédiens François, qui ont in?
terrompu les Représentations de la Co-j
médie du Camplaimnr, par la maladie de
quelqÿues Acteurs, donneront le mardï
3. Fevricr, la premier-e Représentation
i}: Gumzve V454, Tragédie nouvelle de
. Piron.
Le S. Février, les Comédiens Fran.‘
çois représenterent à la Cour l1 Comédie
de PEsprit Folez, et pour petite Piecg le
Mexicain malgré lui.
_. Le 13.. ‘la Piece nouvelle du Camplaisant,‘
qui fit beaucoup de plaisir , et laiScrcnade.
. Le xo. de ce mois , les Comédiens
Italiens y représentercnt le Faùcan ou lu
Oye: de 30mn: , et la Parodie des Enfant
Trauwz. , qui fit beaucoup de plaisir.
- Le 5. Janvier , le sieur Fabio , nouveau‘
Comédien Italien , qui u’avoit jamais a4,
m sur aucun Thêatre, débuta sur cefiul
de lT-Iôrel de Bourgogne, et y joüa le‘
Rôle de Pantalon avec applaudissement ,‘
dans une Comédie Italienne, intitulée ä
Arlequin Medecin 71014711. Ce nouvel Ac—‘
_ teur est d’une taille avantageuse, et il
enttî
f4! MERCURE DE FRANCE
entre très-bien dans le caractete de ce
Personnage qu’il a joüé depuis dans d'au-i
tres Picces Italiennes , et il a été applaudi
du Public. _ _
Le 19. les mêmes Comédiens donneo‘
rent une petite Piece nouvelle en Vers et
en un Acte, avec des Divertissemens, qui
a pour titre , les Etrgnmr‘ ou l4 Bagatelle.‘
Cette nouveauté qui est‘ de la composi-j
tlon de M. de Boissy , a été rcçûë très
favorablement du Public , et attire tous
les jours de ‘nombreuses Assemblées au
Théatre Italien. ’ La Dlle Roland , qui a
étéoreçûë depuis“ peu dans la Troupe,‘
danse un Pas de Deux avec le sieur Ric
coboni, qui est Fort applaudi son par
lera plus particulieremcnt de cette Piece.‘
Le 2.5. Janvier , l’Académic Royale
de Musique donna la derniere Représen
tation de l’Opera d’lsis , et le 27. elle
mit au Théatre Ompbnle , dont le Poëme
est de feu M. de la Matin, et la Musique
de M. des Tbucbes, Sur-Intendant de l:
Musique du Roy. Cette Picce, qui fait
très-grand plaisir au Public, n'avoir pas
été remise depuis le mois d’Avril x7214‘
on en parlera plus au long.
On apprend de Vienne , qu’en y a‘
Construîl
_ ‘LIA N VIE R} 1735. » ‘r47.
construit au commencement de ce mois
un Théarre privilegié , près de la Porte.
diltalie, où ‘on représente actuellement
un Opera qui a pour titre: Le Miroir 4
de la Fidclite’. i
terrompu les Représentations de la Co-j
médie du Camplaimnr, par la maladie de
quelqÿues Acteurs, donneront le mardï
3. Fevricr, la premier-e Représentation
i}: Gumzve V454, Tragédie nouvelle de
. Piron.
Le S. Février, les Comédiens Fran.‘
çois représenterent à la Cour l1 Comédie
de PEsprit Folez, et pour petite Piecg le
Mexicain malgré lui.
_. Le 13.. ‘la Piece nouvelle du Camplaisant,‘
qui fit beaucoup de plaisir , et laiScrcnade.
. Le xo. de ce mois , les Comédiens
Italiens y représentercnt le Faùcan ou lu
Oye: de 30mn: , et la Parodie des Enfant
Trauwz. , qui fit beaucoup de plaisir.
- Le 5. Janvier , le sieur Fabio , nouveau‘
Comédien Italien , qui u’avoit jamais a4,
m sur aucun Thêatre, débuta sur cefiul
de lT-Iôrel de Bourgogne, et y joüa le‘
Rôle de Pantalon avec applaudissement ,‘
dans une Comédie Italienne, intitulée ä
Arlequin Medecin 71014711. Ce nouvel Ac—‘
_ teur est d’une taille avantageuse, et il
enttî
f4! MERCURE DE FRANCE
entre très-bien dans le caractete de ce
Personnage qu’il a joüé depuis dans d'au-i
tres Picces Italiennes , et il a été applaudi
du Public. _ _
Le 19. les mêmes Comédiens donneo‘
rent une petite Piece nouvelle en Vers et
en un Acte, avec des Divertissemens, qui
a pour titre , les Etrgnmr‘ ou l4 Bagatelle.‘
Cette nouveauté qui est‘ de la composi-j
tlon de M. de Boissy , a été rcçûë très
favorablement du Public , et attire tous
les jours de ‘nombreuses Assemblées au
Théatre Italien. ’ La Dlle Roland , qui a
étéoreçûë depuis“ peu dans la Troupe,‘
danse un Pas de Deux avec le sieur Ric
coboni, qui est Fort applaudi son par
lera plus particulieremcnt de cette Piece.‘
Le 2.5. Janvier , l’Académic Royale
de Musique donna la derniere Représen
tation de l’Opera d’lsis , et le 27. elle
mit au Théatre Ompbnle , dont le Poëme
est de feu M. de la Matin, et la Musique
de M. des Tbucbes, Sur-Intendant de l:
Musique du Roy. Cette Picce, qui fait
très-grand plaisir au Public, n'avoir pas
été remise depuis le mois d’Avril x7214‘
on en parlera plus au long.
On apprend de Vienne , qu’en y a‘
Construîl
_ ‘LIA N VIE R} 1735. » ‘r47.
construit au commencement de ce mois
un Théarre privilegié , près de la Porte.
diltalie, où ‘on représente actuellement
un Opera qui a pour titre: Le Miroir 4
de la Fidclite’. i
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Résumé : « Les Comédiens François, qui ont interrompu les Représentations de la Comédie [...] »
En janvier 1735, les Comédiens Français ont interrompu les représentations de *Camplaimnr* en raison de la maladie d'acteurs. Ils ont repris avec *Genseric* de Piron le 3 février, puis joué *L'Esprit Follet* et *Le Mexicain malgré lui* à la Cour le 5 février. La pièce *Le Camplaisant* a été bien accueillie le 13 février. Les Comédiens Italiens ont représenté *Le Faucon ou l'Oye de 30 mm* et *La Parodie des Enfants Trouvés* le 20 février. Le 5 janvier, le comédien italien Fabio a débuté au théâtre de l'Hôtel de Bourgogne dans *Arlequin Médecin*, jouant Pantalon avec succès. Le 19 janvier, les Comédiens Italiens ont présenté *Les Étrangers ou la Bagatelle* de M. de Boissy, avec des applaudissements pour Mlle Roland et le sieur Riccoboni. L'Académie Royale de Musique a donné la dernière représentation de l'opéra *Isis* le 25 janvier et a mis en scène *Omphale* le 27 janvier, absente des scènes depuis avril 1724, avec un poème de feu M. de La Motte et la musique de M. des Tricheurs. À Vienne, un théâtre privilégié a été construit près de la Porte d'Italie, où l'on représente actuellement *Le Miroir de la Fidélité*.
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6725
p. 149-150
DE TURQUIE ET DE PERSE.
Début :
Les Lettres de Constantinople, portent que le Grand-Seigneur avoit fait remettre 3000. [...]
Mots clefs :
Constantinople, Pacha , Perse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DE TURQUIE ET DE PERSE.
D_B T 1711041115 121‘ ne Pense, r
. l
Es Lettres de Constantinople, portent que le
LGrand- Seigneur avoiffait remettre gooo.
Bourses au Pacha de Bagdad qui commande son
Armée en Perse , et qu’on se préparait à faire
partir incessamment tous les secours dont ce Ge
neral peut avoir besoin pour sïopposcr aÏux de;
seins ambitieux de Thamas Kouli-Kart.
Par dïautres Lettres particulieres de la même
,Ville , on pprend que la Maladie contagieuse
rfétoit p; encore entrerement eesséc , malgré le _
froid dela saison ; qu’il y avoir eu âjanocoviclr,
petite Ville Maritime du Canal de la Met Noire,
_|m Incendie qui avoir çonsumé r5_o. Maisons ,
et que toute la Vlllt auroir été réduite en cendres,
si le Grand-vizir ne s’y fût pas rendu avec de;
OEroupes pour la secourir. ' i ‘
On apprend par les dernieres Lettres de Perse;
que Tiiamaslliouli-Kan, dontéPautoriË auâ
rnentoit tous es "ours avoir crit au an e
Gcorgie de lui fotirnir aiu plutôt soeo. homme‘.
de Cavalerie; que ce premier Ministre ne v<l>u_-,-,_
‘ ‘ ' ‘ .035
l
uo- MERCURE DE FRANCE
loir entendre parler d'aucun accommodations
avec la Porte , et qu’il avoir rejette’ avec beau
coup de hauteur des propositions que le Pacha
de Bagdarl lui avoir fait faire pour parvenir ai un
nouveau Traité de Paix entre les deux Puissances.
. l
Es Lettres de Constantinople, portent que le
LGrand- Seigneur avoiffait remettre gooo.
Bourses au Pacha de Bagdad qui commande son
Armée en Perse , et qu’on se préparait à faire
partir incessamment tous les secours dont ce Ge
neral peut avoir besoin pour sïopposcr aÏux de;
seins ambitieux de Thamas Kouli-Kart.
Par dïautres Lettres particulieres de la même
,Ville , on pprend que la Maladie contagieuse
rfétoit p; encore entrerement eesséc , malgré le _
froid dela saison ; qu’il y avoir eu âjanocoviclr,
petite Ville Maritime du Canal de la Met Noire,
_|m Incendie qui avoir çonsumé r5_o. Maisons ,
et que toute la Vlllt auroir été réduite en cendres,
si le Grand-vizir ne s’y fût pas rendu avec de;
OEroupes pour la secourir. ' i ‘
On apprend par les dernieres Lettres de Perse;
que Tiiamaslliouli-Kan, dontéPautoriË auâ
rnentoit tous es "ours avoir crit au an e
Gcorgie de lui fotirnir aiu plutôt soeo. homme‘.
de Cavalerie; que ce premier Ministre ne v<l>u_-,-,_
‘ ‘ ' ‘ .035
l
uo- MERCURE DE FRANCE
loir entendre parler d'aucun accommodations
avec la Porte , et qu’il avoir rejette’ avec beau
coup de hauteur des propositions que le Pacha
de Bagdarl lui avoir fait faire pour parvenir ai un
nouveau Traité de Paix entre les deux Puissances.
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Résumé : DE TURQUIE ET DE PERSE.
Le Grand Seigneur a décidé d'accorder des bourses au Pacha de Bagdad pour renforcer sa résistance contre Thamas Kouli-Kan en Perse. Malgré le froid, une maladie contagieuse persiste. Un incendie a détruit 150 maisons à Janovic, une ville maritime du canal de la mer Noire, et le Grand-vizir a envoyé des troupes pour secourir la population. En Perse, Thamas Kouli-Kan a exigé des renforts de cavalerie de la Géorgie. Le premier ministre persan a refusé toute négociation avec la Porte et rejeté les propositions de paix du Pacha de Bagdad.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6726
p. 150
RUSSIE.
Début :
On a reçu avis d'Astracan et de Derbent, qu'il y étoit arrivé plusieurs jeunes Seigneurs [...]
Mots clefs :
Tartares, Géorgiens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RUSSIE.
Russrr.
N a reçu avis düflsrracän et de Derbents,‘
(Dquïl y éroit arrivé plusieurs jeunes Seigneur:
Tartares et Georgiens , qui viennent demander à
la Czarine de Pemploi dans ses Troupes.‘ Ils ont
ramené avec eux un très-grand nombre de Do
mestiques et de Chevaux , et ils doivent partit
incessamment pour Moscou.
N a reçu avis düflsrracän et de Derbents,‘
(Dquïl y éroit arrivé plusieurs jeunes Seigneur:
Tartares et Georgiens , qui viennent demander à
la Czarine de Pemploi dans ses Troupes.‘ Ils ont
ramené avec eux un très-grand nombre de Do
mestiques et de Chevaux , et ils doivent partit
incessamment pour Moscou.
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6727
p. 150-151
DANNEMARCK.
Début :
La République de Hollande paroît vouloir s'opposer à l'augmentation du Commerce de [...]
Mots clefs :
Danemark, Hollande, Commerce
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DANNEMARCK.
Dasntnruancx.
A République de Hollande paroi‘: vouloir
Lfopposcr â Faugmcntarion du Commerce de
Cette Nation dans_lcs Inde: Orientales, et M.
Greys, Ministre du ‘Roy à la. Haye, a écrit i
s. M. Dan. que les Directeurs de la Compagnie,
des Indes Orientales cPHollande se poposoient
«Pemployer toutes sortes de moyens pour obli
ger les Danois inter-esse: dans le Commerce de
Traiiquebar et de la Chine , a‘ d'équiper pour les
1nde: , que le même nombre de Vaisseaux qu’ils
y envoyoient avaîit le nouveau Privilege que le
goy leur a accordé depuis environ deux ans. La
Lettre de M. Greys ayant été lûë dans le Conseil
du Roy , le Secrcraire d’Erat a remis depuis â.
M.Coynan, Envoyé des Erars Generaux, une Dé.
‘datation de S.M. Dan. portant en substance que
par- le Traité de Commerce qu’elle avoir renou
(ellé avec la République cFHollande, on n-i'av_olr
« 3.199
a JANVIER. :733.» r51
(ien stipule qui pût borner la Navigation et le
Çommerce de ses sujets , et qu'elle émit résoluë
de les protegcr,
A République de Hollande paroi‘: vouloir
Lfopposcr â Faugmcntarion du Commerce de
Cette Nation dans_lcs Inde: Orientales, et M.
Greys, Ministre du ‘Roy à la. Haye, a écrit i
s. M. Dan. que les Directeurs de la Compagnie,
des Indes Orientales cPHollande se poposoient
«Pemployer toutes sortes de moyens pour obli
ger les Danois inter-esse: dans le Commerce de
Traiiquebar et de la Chine , a‘ d'équiper pour les
1nde: , que le même nombre de Vaisseaux qu’ils
y envoyoient avaîit le nouveau Privilege que le
goy leur a accordé depuis environ deux ans. La
Lettre de M. Greys ayant été lûë dans le Conseil
du Roy , le Secrcraire d’Erat a remis depuis â.
M.Coynan, Envoyé des Erars Generaux, une Dé.
‘datation de S.M. Dan. portant en substance que
par- le Traité de Commerce qu’elle avoir renou
(ellé avec la République cFHollande, on n-i'av_olr
« 3.199
a JANVIER. :733.» r51
(ien stipule qui pût borner la Navigation et le
Çommerce de ses sujets , et qu'elle émit résoluë
de les protegcr,
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Résumé : DANNEMARCK.
Le texte relate une situation diplomatique entre la République de Hollande et le Danemark. Le ministre danois Greys à La Haye a informé le roi du Danemark que la Compagnie des Indes Orientales des Pays-Bas cherchait à empêcher les Danois de s'impliquer dans le commerce de Tranquebar et de la Chine. La Compagnie hollandaise tentait de forcer les Danois à équiper le même nombre de vaisseaux pour les Indes, conformément à un nouveau privilège accordé par le roi de Hollande. Après la lecture de la lettre de M. Greys dans le Conseil du Roi, le secrétaire d'État a remis une déclaration au représentant danois, M. Coynan. Cette déclaration stipulait que le traité de commerce entre le Danemark et la République de Hollande n'imposait aucune restriction à la navigation et au commerce des sujets danois. Le Danemark a donc exprimé sa résolution de protéger les intérêts de ses sujets.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6728
p. 151
ALLEMAGNE.
Début :
On écrit de Schwerin, que le Duc Charles Leopold de Meckelbourg y avoit fait publier [...]
Mots clefs :
Schwerin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ALLEMAGNE.
Arranncuz.
N écrit de Seiiwcrin, que le Duc Charles
mLeopold de Meckelbourg y avoir fait pu
blier un nouveau Manifeste , par lequel il exhor
xe les diflerens Ordres de son Duché âlui de?
meurer fidelea , et de ne point reconnaître pour
Administrateur le _Duc Chrétien Loiiis son frette
on ajoute que ce Prince étoit parti quelques ours
gprèa pour Dantzic et qu’on croyoit qu il se
(endroit dans peu à Petersbourg , pour deman
der des secours â la Czarine , sa belle-soeur.
Les Lettres de Neustad, portent que les Com
missaires Subdeleguez de la Commission Impe
tiale y étaient arrivez pour régler avec le Due
chrétien Louis , tout ce qui est nécessaire polir
son administration.
N écrit de Seiiwcrin, que le Duc Charles
mLeopold de Meckelbourg y avoir fait pu
blier un nouveau Manifeste , par lequel il exhor
xe les diflerens Ordres de son Duché âlui de?
meurer fidelea , et de ne point reconnaître pour
Administrateur le _Duc Chrétien Loiiis son frette
on ajoute que ce Prince étoit parti quelques ours
gprèa pour Dantzic et qu’on croyoit qu il se
(endroit dans peu à Petersbourg , pour deman
der des secours â la Czarine , sa belle-soeur.
Les Lettres de Neustad, portent que les Com
missaires Subdeleguez de la Commission Impe
tiale y étaient arrivez pour régler avec le Due
chrétien Louis , tout ce qui est nécessaire polir
son administration.
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Résumé : ALLEMAGNE.
Le Duc Charles Léopold de Mecklembourg appelle à la fidélité envers lui, rejetant son frère Chrétien Louis comme administrateur. Chrétien Louis a quitté le duché pour Dantzic, puis Petersbourg, afin de solliciter l'aide de la Czarine. Des commissaires de la Commission Impériale sont arrivés pour régler l'administration avec Chrétien Louis.
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6729
p. 151-153
ITALIE.
Début :
Le 6. de ce mois, les Expeditionnaires Apostoliques présenterent au Pape, suivant l'usage [...]
Mots clefs :
Peuple, Messe, Sainte Marie, Tremblement de terre, Église, Rome
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texteReconnaissance textuelle : ITALIE.
I ‘r A i. t 1:.
b
E s. de ce mois , les ExpeditionuairesApoe-a‘
‘ toliques présenterent au Pape , suivant l'au...‘
g: , cent Ecus d’or dans un Calice , et ‘ils com
plimenterenr S‘. S. par un Discours Latin que
M, Franç. César Moraldi prononça. ;
Les Entrepreneurs des Théarres , sur lesquels
on ne représente à Rorne que des Comédies , ont
obtenu la permisson de les rouvrir, â condition
de faire détruire les Loges, pour éviter tout su
jet de contestation surles distinctions entre les
Ambassadeurs et Ministres Etran ers._
On écrit de Naples que le n. Ëu mois dernier
' . ' 98
(:5: MERCURE DE FRANCÈ
on celcbra , selon la coutume , le Fête annuelle
instituée pour remercier Dieu de ce que cane
.1’ ille fut délivrée en 1s 3 x. de Pembrasemenr
‘tient elle étoit ménacée par les matieres enflam
méts que le Mont Vcsuve vomissoit alors. On
exposa dans l'Église Métropolitaine le Chef et le
Sang de S. Janvier, Protecteur de ce Royaume,
mais le Peuple qui y étoit accouru en fouie ,
n’ayant pas vu le Miracle ordinaire de la lique.
faction du Sang,fut extrêmement consterné. Le
CardinalArçhevêque et le Viccroi , touchez de
‘son desespoir‘, ordonnerent à quelques Prédica
teurs zclez de monter en chaire dans plusieurs
Eglises et de consoler le Peuple. Le P. Nobili ,
‘Capticin, qui étoit de ce nombre , ayant obtenu
desDéputcz du Trésor "la permission de prêcher
‘dans la Cha elle sa ion conserve les Reliques de
VS. Janvier, r mettre le Peuple à genoux et lui
pyant demande’ un signe de sa contrition , on en
tendit un cri generalqui dans Pinstant fut suivi
du Miracle dont tout le Peuple fut témoin. ‘
ces Lettres ajoûtent qu’on prend des mesures
et qu’on commencez‘: fiavaiiler pour réparer les
dommages caustz par le Tremblement de Terre
du 2. 9. Novembreces dommages sont beaucoup
plus considerables qu’on ne le cro oit, puisqtfil
y a des réparations pressantes â aire dans tous
les Edifices publics , comme au Palais de Viceroy,
,9‘. celui du Tribunal Royal, a‘ Fñglise Métropo
litaine , dont Paîie gauche de la Croisée est feu;
duë en trois endroits , à FEgiise de sainte Marie
lie la Paix , à celle de George , de sainte Marie .
Majeure _.-il. celles des Dames Franciscaines , des
Religieux des Pieuses Ecoles , du S. lcsprit , des
S S. Apôtres , et à dix on douze autres dont les
Ïondcmens ont été ébranlcz, Plusieurs autres
Jillss
J A NVIE R. I723? ‘r5;
filles de ce Royaume ont aussi ressenti les elferi
terribles de ce Tremblement de Terre , et les plus
maltraitées sont celle d’Ariano, qui est presque;
totalement détruite 5 Montefusco, Flumari , To-j
rclla , S. Mange , Mercogliano , Arpaja, san
Barbaro , Monttlla, ‘Guardia-Lombarda , Saut.
Angelo- Lombardo , Tuflb , S. Nazareth , Dcn-,
tecanne, la Grotte Miranda , Gefualdo , Leoue .
Calabrito et plusieurs autres.
Les dernieres Lettres reçûës au sujet de ce fu-j
nestc évenement, confirment que la Ville du.
riano est entierement détruite , n’y ayant plus
(Pfiglise sur pied‘, ensorte qu’on celebre la Messe
dans des Grottes. Près de zoo. Habitans de cette
Ville ont été ensevelis sou_s les ruines , le reste
s’étant sauve’ dans les campagnes où ils pcnserent
périr de froid le lendemain, a cause de la nege qui
tomba en abondance. Le Bourg de Pierra de Fusi
a eu le même sort, et plus de cent Habitans ont
perdu la vie. L’Eglise de celui d’Apico s’en onça,
pendant que PArchi-Prêtre celebroi’: la Messe. et:
tout le Peuple qui s’y étoit réfugie , eut le mal:
beur d’être écrasé.
b
E s. de ce mois , les ExpeditionuairesApoe-a‘
‘ toliques présenterent au Pape , suivant l'au...‘
g: , cent Ecus d’or dans un Calice , et ‘ils com
plimenterenr S‘. S. par un Discours Latin que
M, Franç. César Moraldi prononça. ;
Les Entrepreneurs des Théarres , sur lesquels
on ne représente à Rorne que des Comédies , ont
obtenu la permisson de les rouvrir, â condition
de faire détruire les Loges, pour éviter tout su
jet de contestation surles distinctions entre les
Ambassadeurs et Ministres Etran ers._
On écrit de Naples que le n. Ëu mois dernier
' . ' 98
(:5: MERCURE DE FRANCÈ
on celcbra , selon la coutume , le Fête annuelle
instituée pour remercier Dieu de ce que cane
.1’ ille fut délivrée en 1s 3 x. de Pembrasemenr
‘tient elle étoit ménacée par les matieres enflam
méts que le Mont Vcsuve vomissoit alors. On
exposa dans l'Église Métropolitaine le Chef et le
Sang de S. Janvier, Protecteur de ce Royaume,
mais le Peuple qui y étoit accouru en fouie ,
n’ayant pas vu le Miracle ordinaire de la lique.
faction du Sang,fut extrêmement consterné. Le
CardinalArçhevêque et le Viccroi , touchez de
‘son desespoir‘, ordonnerent à quelques Prédica
teurs zclez de monter en chaire dans plusieurs
Eglises et de consoler le Peuple. Le P. Nobili ,
‘Capticin, qui étoit de ce nombre , ayant obtenu
desDéputcz du Trésor "la permission de prêcher
‘dans la Cha elle sa ion conserve les Reliques de
VS. Janvier, r mettre le Peuple à genoux et lui
pyant demande’ un signe de sa contrition , on en
tendit un cri generalqui dans Pinstant fut suivi
du Miracle dont tout le Peuple fut témoin. ‘
ces Lettres ajoûtent qu’on prend des mesures
et qu’on commencez‘: fiavaiiler pour réparer les
dommages caustz par le Tremblement de Terre
du 2. 9. Novembreces dommages sont beaucoup
plus considerables qu’on ne le cro oit, puisqtfil
y a des réparations pressantes â aire dans tous
les Edifices publics , comme au Palais de Viceroy,
,9‘. celui du Tribunal Royal, a‘ Fñglise Métropo
litaine , dont Paîie gauche de la Croisée est feu;
duë en trois endroits , à FEgiise de sainte Marie
lie la Paix , à celle de George , de sainte Marie .
Majeure _.-il. celles des Dames Franciscaines , des
Religieux des Pieuses Ecoles , du S. lcsprit , des
S S. Apôtres , et à dix on douze autres dont les
Ïondcmens ont été ébranlcz, Plusieurs autres
Jillss
J A NVIE R. I723? ‘r5;
filles de ce Royaume ont aussi ressenti les elferi
terribles de ce Tremblement de Terre , et les plus
maltraitées sont celle d’Ariano, qui est presque;
totalement détruite 5 Montefusco, Flumari , To-j
rclla , S. Mange , Mercogliano , Arpaja, san
Barbaro , Monttlla, ‘Guardia-Lombarda , Saut.
Angelo- Lombardo , Tuflb , S. Nazareth , Dcn-,
tecanne, la Grotte Miranda , Gefualdo , Leoue .
Calabrito et plusieurs autres.
Les dernieres Lettres reçûës au sujet de ce fu-j
nestc évenement, confirment que la Ville du.
riano est entierement détruite , n’y ayant plus
(Pfiglise sur pied‘, ensorte qu’on celebre la Messe
dans des Grottes. Près de zoo. Habitans de cette
Ville ont été ensevelis sou_s les ruines , le reste
s’étant sauve’ dans les campagnes où ils pcnserent
périr de froid le lendemain, a cause de la nege qui
tomba en abondance. Le Bourg de Pierra de Fusi
a eu le même sort, et plus de cent Habitans ont
perdu la vie. L’Eglise de celui d’Apico s’en onça,
pendant que PArchi-Prêtre celebroi’: la Messe. et:
tout le Peuple qui s’y étoit réfugie , eut le mal:
beur d’être écrasé.
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Résumé : ITALIE.
En ce mois, les expéditionnaires apostoliques ont offert 100 écus d’or au Pape et ont prononcé un discours en latin. À Rome, les théâtres ont rouvert après avoir détruit les loges pour éviter les contestations sur les distinctions entre ambassadeurs et ministres étrangers. À Naples, la fête annuelle pour la délivrance de la ville en 1631 a eu lieu, mais le miracle de la liquéfaction du sang de Saint Janvier n’a pas eu lieu, consternant le peuple. Le cardinal archevêque et le vice-roi ont ordonné des prédications pour consoler la population. Le Père Nobili a obtenu la permission de prêcher et le miracle s’est produit après ses prières. Des mesures sont prises pour réparer les dommages causés par le tremblement de terre du 29 novembre, affectant divers édifices publics et plusieurs villes et villages, dont Ariano, Montefusco, Flumeri, et Pierra de Fusi. La ville d’Ariano est entièrement détruite avec près de 200 victimes, et l’église d’Apico s’est effondrée pendant la messe, tuant de nombreux fidèles.
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6730
p. 153-154
ESPAGNE.
Début :
On apprend par les dernieres Nouvelles reçûës d'Oran, que l'Armée des Maures étoit [...]
Mots clefs :
Oran, Galiotes, Canon, Escadre
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texteReconnaissance textuelle : ESPAGNE.
ESPAGNE.
‘N apprend par les dtrnieres Nouvelles tel
çtîës d’Oran , que 'l’Arme'e des Maures étoit
toujours campée â trois lieuës de la Place, et
qu’elle faisoit des mouvemens continuels qui
paroissoient n’avoir pour objet que d’assurer la.
subsistance de leurs Troupes. Les mêmes Lettres»
marquent que la Garnisdn d’Oran avoit achevé
de rétablir les Fortifications de la Ville et des
Châteaux , et qu’on y avoit ajouté plusieurs
Ouvrages avancez qui étaient necessairlîls potä
Ü .
154; MERCURE ‘DTËFRÀNCE
h communication des Forts, et pour la plu!
grande sûreté de la Place , encas que les Man-i
12's prissent le parti de Passiéger une seconde.
is. ' '
‘ L’Escadre que les îlgeriens avoient équipée
ur aller au secours ’Orarii , et qui est la lu:
änsidemble que cette Régence ait jamais räite
en Mer , étoit commandée par Hasen-Acachi ,
et composée de n: Vaisseaux de Guerre , quatre
saîques , et 7 Galiotes. La Capitaine qui est un
fVaisseau neuf, étoit montée de 76 piéces du
Canon ., et les autres depuis t8. jusqurà.“ Pie.
ces , faisant en tout , y compris les sarqucs et,
l'es Galiotes, in. piéces de Canon , et ayant-â:
bord 295c. Turcs , 187e. Renegats , et 39a lis
claves Chrétiens , en tout 62.30 hommes; ccpcn
dan; quelque formidable que Fur cette Escadre .
elle n’a pas osé attendre celle des Espagnol: ,
quoiqifinferieurede beaucoup ; mais yéçan; en
suite éloignée de la Côte , elle a enlevé un grand
riombre de Bâtimens de diverses Nations, sous
prétexlte qu’ils aväiänt à bord des provisions
pour aGarnison rail.
‘N apprend par les dtrnieres Nouvelles tel
çtîës d’Oran , que 'l’Arme'e des Maures étoit
toujours campée â trois lieuës de la Place, et
qu’elle faisoit des mouvemens continuels qui
paroissoient n’avoir pour objet que d’assurer la.
subsistance de leurs Troupes. Les mêmes Lettres»
marquent que la Garnisdn d’Oran avoit achevé
de rétablir les Fortifications de la Ville et des
Châteaux , et qu’on y avoit ajouté plusieurs
Ouvrages avancez qui étaient necessairlîls potä
Ü .
154; MERCURE ‘DTËFRÀNCE
h communication des Forts, et pour la plu!
grande sûreté de la Place , encas que les Man-i
12's prissent le parti de Passiéger une seconde.
is. ' '
‘ L’Escadre que les îlgeriens avoient équipée
ur aller au secours ’Orarii , et qui est la lu:
änsidemble que cette Régence ait jamais räite
en Mer , étoit commandée par Hasen-Acachi ,
et composée de n: Vaisseaux de Guerre , quatre
saîques , et 7 Galiotes. La Capitaine qui est un
fVaisseau neuf, étoit montée de 76 piéces du
Canon ., et les autres depuis t8. jusqurà.“ Pie.
ces , faisant en tout , y compris les sarqucs et,
l'es Galiotes, in. piéces de Canon , et ayant-â:
bord 295c. Turcs , 187e. Renegats , et 39a lis
claves Chrétiens , en tout 62.30 hommes; ccpcn
dan; quelque formidable que Fur cette Escadre .
elle n’a pas osé attendre celle des Espagnol: ,
quoiqifinferieurede beaucoup ; mais yéçan; en
suite éloignée de la Côte , elle a enlevé un grand
riombre de Bâtimens de diverses Nations, sous
prétexlte qu’ils aväiänt à bord des provisions
pour aGarnison rail.
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Résumé : ESPAGNE.
En Espagne, les dernières nouvelles d'Oran rapportent que l'armée des Maures est toujours présente à trois lieues de la ville, effectuant des mouvements pour assurer la subsistance de ses troupes. La garnison d'Oran a achevé de restaurer les fortifications de la ville et des châteaux, ajoutant des ouvrages avancés pour renforcer la défense et la communication entre les forts. L'escadre algérienne, destinée à secourir Oran, est la plus importante jamais assemblée par la régence d'Alger. Elle est commandée par Hasen-Acachi et composée de neuf vaisseaux de guerre, quatre saïques et sept galiotes, totalisant 314 pièces de canon et 623 hommes à bord, incluant des Turcs, des renégats et des esclaves chrétiens. Malgré sa puissance, l'escadre algérienne n'a pas affronté l'escadre espagnole, inférieure en nombre, et s'est éloignée après avoir capturé plusieurs bâtiments sous prétexte qu'ils transportaient des provisions pour la garnison d'Oran.
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6731
p. 154-156
GRANDE BRETAGNE.
Début :
Le 27 de ce mois, vers les deux heures après midi, le Roi se rendit à la Chambre des [...]
Mots clefs :
Roi, Chambre des communes, Bien public, Subsides, Bonheur, Affaires publiques
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texteReconnaissance textuelle : GRANDE BRETAGNE.
GRANDE BRETAGNE.
' -E a7 de ce mois ,' vers les deux heures après
midi, le Roi se rendit â. la Chambre des
Pairs avec les cerémonies aecoûtumées ; et S. M.
ayant mandé les Communes, fit le Discours sui
vant, , . .
Mylorals et Mëssieurs , je ressens une grande sa-J
s-Ïtisfaetion de ce ue la situation présente des
sa alÏairesJant au-de ans qu’au dehors du Royau.
., me , ne me donne diantre’ raison de vous as
assembler aujourrPhui quefexpédition des afä
n faires
JANVIER.‘ 1733. i”.
le faires publiques et l'envie de trouver une.ocä
a casion de recevoir vos avis sur les affaires qui
o: pourront se présenter , et qui demanderont
a Pattention et la considération du Parle
p ment.
Messieurs de I4 Chambre des Communesÿ Ie
adonnerai ordre de préparer et de remettre de
n vaut vous l’Etat de la dépense pour le service
n de Pannée courante: je ne doute point que
avons ne leviez eflîcacement les subsides que
h vous jugerez nécessaires pour Phonneur , l1
u sûreté et la défense du Royaume avec le même
a empressement que j’ai toujours éprouvé en
p vous , et: je ne puis m’empêcher de vous re
o» commander comme une considération digne
u de la Chambre des Communes de la Grande
» Bretagne , de prendre dans vos délibérations ,
æ soit en levant les subsides annuels, soit en dis
uttibuant les revenus publics , les mesures que
n vous croirez les plus capables de contribuer au.
s; soulagement présent et futur de ceux que voue
u représentez. '
‘Mylam’: et Messieurs. Vous devez être con-é
avaincus combien il est à souhaiter que vous
o; travailliez avec le plus de diligence qu’il sera
n possible aux affaires publiques , et que rien ne
a: donnera plus de poids et de crédit à vos déli
.21 bérations , que le soin avec lequel vous éviterez
se des animositez et des emportemens déraison
nnables , et l'attention que vous aurez de vous
a: occuper constamment du veritable interêt de
a: votre Patrie, sansvvous. laisser détourner de
uCCt objet par aucun prétexte , quelque spéeieu;
- s3 qu’il partit. Qre cela soit donc votre premier’
a) et_ prmcipalsoin , et le peuple sera sensible aux
wavanzages qu'il recevra de la sagesse et de læ‘
_ _ . H l} l) fCÎo
‘_
,
152M ERCURE m: FRANCE.‘
s, fermeté qui vous feront préfèrer son soulage:
a. ment et le bien public a toutes autres coustdég‘
v: rations. .
ce Discours fut prononcéau nom du Roi par
le Lord Raymond , chef de Justice de la Cou:
du Banc du Roi’, â cause de Pindisposition du
Grand-Chancelier. Après que le Roi se fut reti
xé , les Seigneurs résolurent de présenter une
Adresse à S. M, pour la remercier de sa Haran
gue , pour ICCODBOÎIÏC la bonté que le Roi avoir
cuë de témoigner tant d’envie de recevoir leurs
avis sur les matieres qui demanderoient Parten
tion du Parlement, et pour assûrar S. M. que la
Chambre expediera les affaires publiques le plus
promptement qu’il se pourra , ce travaillera avec
autant de sagesse quede zele sur tout ce qui in
teressera le bonheur du peuple et le bien public.
La Chambre des Communes résoluraussi de préc
semer une Adresse à S. M. pour la remercier de
sa Haranguc , pour témoigner leur satisfaction
de la situation présente des affaires , tant au-de...
dans qtÿau dehors du Royaume, et pour Passûv‘
ree du zele avec lequel elle entreroit dans toutes
les vuës de S. M. et se couformeroit à ce qu'elle
lui avoit recommandé. a
- Le les Seigneurs allerent présenterleurAdt-csè
se au Rol qui leur répondit ;
ytYLozeDs,
u je‘ vous remercie de cette respectueuse et 5-‘
en dele Adresse. Comme le bonheur de mon peu
vple et Febien public ont toujours été mon pring’
‘ucipal objet, le zcle que vous me témoignez d'y
’° contribuer , ne peut nfêrre que très-agréable ,
>°et il vous asslîre de plus en Plus ma faveur et
“m; ‘protection,
' -E a7 de ce mois ,' vers les deux heures après
midi, le Roi se rendit â. la Chambre des
Pairs avec les cerémonies aecoûtumées ; et S. M.
ayant mandé les Communes, fit le Discours sui
vant, , . .
Mylorals et Mëssieurs , je ressens une grande sa-J
s-Ïtisfaetion de ce ue la situation présente des
sa alÏairesJant au-de ans qu’au dehors du Royau.
., me , ne me donne diantre’ raison de vous as
assembler aujourrPhui quefexpédition des afä
n faires
JANVIER.‘ 1733. i”.
le faires publiques et l'envie de trouver une.ocä
a casion de recevoir vos avis sur les affaires qui
o: pourront se présenter , et qui demanderont
a Pattention et la considération du Parle
p ment.
Messieurs de I4 Chambre des Communesÿ Ie
adonnerai ordre de préparer et de remettre de
n vaut vous l’Etat de la dépense pour le service
n de Pannée courante: je ne doute point que
avons ne leviez eflîcacement les subsides que
h vous jugerez nécessaires pour Phonneur , l1
u sûreté et la défense du Royaume avec le même
a empressement que j’ai toujours éprouvé en
p vous , et: je ne puis m’empêcher de vous re
o» commander comme une considération digne
u de la Chambre des Communes de la Grande
» Bretagne , de prendre dans vos délibérations ,
æ soit en levant les subsides annuels, soit en dis
uttibuant les revenus publics , les mesures que
n vous croirez les plus capables de contribuer au.
s; soulagement présent et futur de ceux que voue
u représentez. '
‘Mylam’: et Messieurs. Vous devez être con-é
avaincus combien il est à souhaiter que vous
o; travailliez avec le plus de diligence qu’il sera
n possible aux affaires publiques , et que rien ne
a: donnera plus de poids et de crédit à vos déli
.21 bérations , que le soin avec lequel vous éviterez
se des animositez et des emportemens déraison
nnables , et l'attention que vous aurez de vous
a: occuper constamment du veritable interêt de
a: votre Patrie, sansvvous. laisser détourner de
uCCt objet par aucun prétexte , quelque spéeieu;
- s3 qu’il partit. Qre cela soit donc votre premier’
a) et_ prmcipalsoin , et le peuple sera sensible aux
wavanzages qu'il recevra de la sagesse et de læ‘
_ _ . H l} l) fCÎo
‘_
,
152M ERCURE m: FRANCE.‘
s, fermeté qui vous feront préfèrer son soulage:
a. ment et le bien public a toutes autres coustdég‘
v: rations. .
ce Discours fut prononcéau nom du Roi par
le Lord Raymond , chef de Justice de la Cou:
du Banc du Roi’, â cause de Pindisposition du
Grand-Chancelier. Après que le Roi se fut reti
xé , les Seigneurs résolurent de présenter une
Adresse à S. M, pour la remercier de sa Haran
gue , pour ICCODBOÎIÏC la bonté que le Roi avoir
cuë de témoigner tant d’envie de recevoir leurs
avis sur les matieres qui demanderoient Parten
tion du Parlement, et pour assûrar S. M. que la
Chambre expediera les affaires publiques le plus
promptement qu’il se pourra , ce travaillera avec
autant de sagesse quede zele sur tout ce qui in
teressera le bonheur du peuple et le bien public.
La Chambre des Communes résoluraussi de préc
semer une Adresse à S. M. pour la remercier de
sa Haranguc , pour témoigner leur satisfaction
de la situation présente des affaires , tant au-de...
dans qtÿau dehors du Royaume, et pour Passûv‘
ree du zele avec lequel elle entreroit dans toutes
les vuës de S. M. et se couformeroit à ce qu'elle
lui avoit recommandé. a
- Le les Seigneurs allerent présenterleurAdt-csè
se au Rol qui leur répondit ;
ytYLozeDs,
u je‘ vous remercie de cette respectueuse et 5-‘
en dele Adresse. Comme le bonheur de mon peu
vple et Febien public ont toujours été mon pring’
‘ucipal objet, le zcle que vous me témoignez d'y
’° contribuer , ne peut nfêrre que très-agréable ,
>°et il vous asslîre de plus en Plus ma faveur et
“m; ‘protection,
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Résumé : GRANDE BRETAGNE.
Le 7 janvier 1733, le roi de Grande-Bretagne s'adressa à la Chambre des Pairs et convoqua les Communes. Il exprima sa satisfaction quant à la situation intérieure et extérieure du royaume et sollicita les avis du Parlement sur les affaires futures. Le roi demanda à la Chambre des Communes de préparer un état des dépenses pour l'année en cours et d'obtenir les subsides nécessaires pour l'honneur, la sûreté et la défense du royaume, tout en soulageant le peuple. Il encouragea les députés à travailler avec diligence et à éviter les animosités, en se concentrant sur l'intérêt de la patrie. Le discours fut prononcé par le Lord Raymond en raison de l'indisposition du Grand-Chancelier. Après le discours, les Seigneurs et la Chambre des Communes résolurent de présenter des adresses au roi pour le remercier et assurer de leur zèle à expédier les affaires publiques promptement et avec sagesse. Le roi répondit en remerciant les Seigneurs et en exprimant son agrément face à leur zèle pour le bonheur du peuple et le bien public.
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6732
p. 157-158
MORTS, NAISSANCES des Pays Etrangers.
Début :
Le Cardinal Corneille Bentivoglio d'Aragon, mourut le 31 Décembre dans la 65 année [...]
Mots clefs :
Cornelio Bentivoglio d'Aragona, Cardinal
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES des Pays Etrangers.
de: Pays Étrangers. *
E Cardinal Corneille Bentivoglio dmragon ;
mourut le 3x Décembre dans la 6; année
de_ son âge i étant né à Ferrare le r7 Mai 1568.
A son r_e our do sa Nouciaturc de France, il avoit
été fait ‘èardinal le 19 Novembre 1719. parle
Pape Clément XI. qui lui donna le titre de S. Je
Iômcxles Esclavons . et qui le fit Legat de la Ro
magne au mois_de Mars 1720- Il avoit été ‘con
firme’ dans cet emploi par Innocent XlIl. dans
le" premier Consistoire qu’il tint le 1.8 Mai r72. I.
et il avoit demeuré clans . cette Lvégation jusquïm
. mois de juillet 1172.6. que le Roi d’Espagne le_
chargea. glu soin de ses affaires auprès du S. Siea’
pe. Le corps de ce Cardinal ayant été embaumé
ut porté le premier de ce mois dans PEglise des
Religieuses de Sainte Cecile, au-delâ du Tibre ,
où il fut inhumé le a avec beaucoup de pompe
et de cerérnonie , les Cardinaux ayant assisté 3
ses obseques au nombre de 2.6. . A
La ‘Princesse Douaitiere de Nassau Usingemde
la famille des Comtes de LoWcnfttin-Wcrtheim,
mourut â Francfort le g de ce mais dans la 7x.
année de son âge. . - ’
Il est mort â Vienne enâutriclie , tant dans la
Ville que dans les Faubourgspendant le cop
rant de l’année demicte 788;. personnes ,_ 55a
voir 1.617. hommes , 1357. femmes, zrzo en
fans mâles ait-dessous de dix ans, ct 2.568‘ filles.
H ii Il
“J
xçs MERCURE ms FRANCE
Il est ne’: pendant le même tems 474;. ma
fans.
E Cardinal Corneille Bentivoglio dmragon ;
mourut le 3x Décembre dans la 6; année
de_ son âge i étant né à Ferrare le r7 Mai 1568.
A son r_e our do sa Nouciaturc de France, il avoit
été fait ‘èardinal le 19 Novembre 1719. parle
Pape Clément XI. qui lui donna le titre de S. Je
Iômcxles Esclavons . et qui le fit Legat de la Ro
magne au mois_de Mars 1720- Il avoit été ‘con
firme’ dans cet emploi par Innocent XlIl. dans
le" premier Consistoire qu’il tint le 1.8 Mai r72. I.
et il avoit demeuré clans . cette Lvégation jusquïm
. mois de juillet 1172.6. que le Roi d’Espagne le_
chargea. glu soin de ses affaires auprès du S. Siea’
pe. Le corps de ce Cardinal ayant été embaumé
ut porté le premier de ce mois dans PEglise des
Religieuses de Sainte Cecile, au-delâ du Tibre ,
où il fut inhumé le a avec beaucoup de pompe
et de cerérnonie , les Cardinaux ayant assisté 3
ses obseques au nombre de 2.6. . A
La ‘Princesse Douaitiere de Nassau Usingemde
la famille des Comtes de LoWcnfttin-Wcrtheim,
mourut â Francfort le g de ce mais dans la 7x.
année de son âge. . - ’
Il est mort â Vienne enâutriclie , tant dans la
Ville que dans les Faubourgspendant le cop
rant de l’année demicte 788;. personnes ,_ 55a
voir 1.617. hommes , 1357. femmes, zrzo en
fans mâles ait-dessous de dix ans, ct 2.568‘ filles.
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xçs MERCURE ms FRANCE
Il est ne’: pendant le même tems 474;. ma
fans.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES des Pays Etrangers.
Le texte relate le décès du cardinal Corneille Bentivoglio, né à Ferrare le 17 mai 1568 et décédé le 30 décembre à l'âge de 66 ans. Nommé cardinal par le pape Clément XI le 19 novembre 1719, il avait reçu le titre de Saint Jérôme des Illyriens et avait été désigné légat en Romagne en mars 1720. Innocent XIII avait confirmé cette légation le 18 mai 1721, et Bentivoglio avait occupé ce poste jusqu'en juillet 1726, date à laquelle il avait été chargé des affaires du roi d'Espagne auprès du Saint-Siège. Son corps, embaumé, a été transféré le 1er janvier dans l'église des Religieuses de Sainte-Cécile, où il a été inhumé avec pompe et cérémonie en présence de 26 cardinaux. Par ailleurs, la princesse douairière de Nassau-Usingen, de la famille des comtes de Löwenstein-Wertheim, est décédée à Francfort le 9 janvier à l'âge de 71 ans. Le texte mentionne également les décès survenus à Vienne en Autriche durant la première moitié de l'année 1788, totalisant 5 507 personnes, dont 1 617 hommes, 1 357 femmes, 2 270 garçons de moins de dix ans et 2 568 filles. Pendant cette même période, 474 garçons sont nés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6733
p. 162-167
FRANCE, Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le premier de ce mois, le Roi et la Reine, Monseigneur le Dauphin, [...]
Mots clefs :
Roi, Reine, Duc, Comte, Mort, Prince, Cour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : FRANCE, Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
FKA C*E,' 5 '
Nouvelle: de la Çour , de Iari: , Ü‘? u
E premier (le ce mais»; le Roi 9€ l3
Reine , Monseigneur-lçwlÿauplgin ,
(Monseigneur le Duc d’Anjou, et Mes
a-’ 4 4
v JANVIER. 1733." p13,
flamçs de France , reçûren: les comph
Qmens sur la nouvelle année , des Princes
Let Princesses du Sang , des Seigneurs et.
Dames de la- Cour , et les respects du
‘Corps de Ville , &c. Après quoi le Roi
actompagnê du Duc d’OrIear_1s , du Duc
deiiîourbon , du Comte deîixaroiois, dû
Comte de Clvrmonr, du Duc du Màine;
du Comte d’Eu ,. du Comte- de. Toulou
ze , et des Chëvaiicrs , Conæmandeurs et
Officiers des Ordres qui ÿêtoienr assem
blez dans le Cabinet de S. M. se rendit à
la‘. Chrpeilz‘ du Château de VzrsailleæLe
Prince de Conry en Hxbit de, Novice
marchoiriimmédiatezwientaprès les grancls
‘Officiers a et le Cardinal de Poligziac, en
- Chape de Cardinai, (‘ierriere S. M. Le
Roi devangqui les deux Huissiers de
'11 Chambre portoient leurs Masses , êroit
Lcn Manteau , le Collier de POrdre _pu‘
‘d'ami; ; àinsi ‘Êquéïcs Chevaliers. Le Roi
étant entré dans la Chapcile , on ‘com‘
gnrnçq ‘le Kent‘ Cramer’. après l; uel le
ÇgÇarAinaI de Polignacÿ qui avoit r'-te nom
Commahndçu; çlePOrdrc dès le :6
Mai :1728. prêta Serment, et fut reçû ‘par
_S. M.‘ Le lggjiliîînrenäifit ‘qnsuiteiia Grand‘:
‘Massé qui fut‘ ‘célebrêe par îjïAbbë B595.
En , Cbapelaîn ordinaire de "Ïâfïiaîâeîfe
ÿï. èäwxnu.:.-.«f52h3a5és....getH,.vai.M319_ i Pæuèe‘
I
1E4 MERCURE m; FIRTANCE
Après la Messe , le Roi donna le Collier.‘ i
tic POrdre au Prince de Conty s après
Quoi S. M. fut reconduite dans son Ap-p
partement avec les cerémonies accoûtu
_mées. La Reine , accompagnée des Dames
de sa Cour , entendit la même Messe dan:
"sa Tribune. '
(
' Le Roia donné au Prince de Conti , le
3
' ‘Régiment de Cavalerie, vacant par là,
mort du Duc dïflincour.
i‘ Le r2 de ce mois, PEvêque Comte de
Noyon , et le Duc de Rufiec , Pairs de
France , prirent séance au Parlement avec,
‘les cerémonies accoûtumées.
Le 26. de ce mois, Plîvëque de Vencb
Îfut élû à l’Académie Françoise, à la pla
‘ ce vacante par la mort de. l’Evêq_ue d”:
_Metz-. - v '
Le Chapitre de ‘PEglTse Métropolitaine
fêtant assemblé le gode ce mois , élut
PAbbé (PI-larcourt , Chanoine de la m6‘
‘me Fglise, pour remplir laDignirê de
_Doyen,.vàcante par la mort de Pflbbb
Zde‘JG4on3t1a;.u‘ldte.s; nxoisjM_ . Rat; Rec. teït.
. -
_ .,
à JANVIER. ‘:733’. r83
“de PUnivci-sité,’ accompagnéides Doyen;
des Faculrez ct ‘des Procurcurs des Nat
ftions , aHa à Marly, où il! eut Phonneur
‘suivant Pancicn usage , de présentez; un
Cierge au Roy et à. Ia Reine. ‘ ’
Le lendemain, Te Pcre Vicäire Gcncê
‘ral d'es Religieux de la Mercy , accom’.
‘ Pagnê de troisRcÏigicux du Convent‘
‘du Marais,‘ eut aussi Phdnneur dé pré.
jsentcr un Cicrge à l'a Reine, pour sa"
‘tisfnire ä une des conditions de leur‘
établissement ,_ fait àParis en 16:5. par‘
la Reine Marie de Médicis‘. ' ' x
"hic premier Janvier i1 y eut à Vëfäaifè
Te Concert dçs Vingr-quartè pendant R:
dîner du Roi chez la Reine; on y éxécuü
ta une suite d’Airs d’e Fa composition Je
‘M. Uestoucfies , Sur-intendant de la Mu-g‘
' ‘sîquc du Roi en Semestre.
.. .3
jee} çfie Ÿsil‘ y eut Concert chez Fa
‘Rëïn. LoîfïïôñvçhÿhtàicPïoibgùc et les
‘kuaïiâïÿnäyêëâficîu’ Ballet "des Elemm: ',.
1 Un: lès principaux Rôles furent chantez:
‘par les Dflîs Antier , Cburvasicr et Leu-s
net , Ct par les Srs dflkngerville , Petitq
(otgt Guedon. _ _ ' _
"Î I6 r": et l5: i4 , dàns Ieïsaïon de lazRèei-l
Proiéguç crfcs trois premiers AC
.- - u _ .,
166 M ERCURE DE FRANCE
.tes de Thesée à les ÿdeux derniers furent
‘continuez à Marly le i7. Les Rôles de
.Medc'e et (Tlîglé , furent chantez par les
Dlles Duhamel et Courvasier , et les Srs
'd'A’ngerville et Petitrot firent ceux d'5
gée et de Thesée.
, Le x9‘, laeReine entendit le Prologue
et le premier Acte cPAmadi: d: Grâce ,
qu’en continua le 241 et le a4.
_ Le 2.6 , le Prologue ‘et le premier Acte
de Semimmi; , qu'on continua le 2.8 et le
«.3: , et APexêcution fit beaucoup de
plaisir. _
Le 29 Janvier Iesgïhé-arres ayant été
fermez à l'occasion du‘ Service qui fut fait
fi Notre- Dame pour le»feu Roi de Sar
fldaigne Ÿictor-Amedîe ,il y eut Concert
I _S_pi,ritu_el au Château des Thuiileries , on
‘y chanta un "Moter à grand Choeur de
_M. de la Lande , Bmti 0mm! ,qu’on n’a
voit pas encore éxecutéfl et qiiiufiir trèî
goûtez; après plusieurs Pièces d; simphoa
înie ,3 joüÔes parles SrszBlaver érleiçlerc...
‘le. Concert fur :41: de M. de ltaerLmainndé:epa{rplreê,c1e2d;‘e d'une
' excellente Piece de simphonie, et d’u_n
Carillon fu nebre. p
q Le a 4.:Janvlgt_ j la Irortèlrziegde
‘essais. si“. jladsâ e étëÿliiîgfiëleiläàægïä:
, J A NVîî E R. 1753. "r61
Ù
boursement des Actions , fut tirée en la.
‘maniere accoûtumêe , à PHôtel de la
Compagnie. La Liste des Numeros ga;
gitans des Actions ettdixiêmes d'Actions
qui doivent être remboursées , a été ren
due‘ publique , faisant en tout le nombre
de 314 Actions.
Nouvelle: de la Çour , de Iari: , Ü‘? u
E premier (le ce mais»; le Roi 9€ l3
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(Monseigneur le Duc d’Anjou, et Mes
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v JANVIER. 1733." p13,
flamçs de France , reçûren: les comph
Qmens sur la nouvelle année , des Princes
Let Princesses du Sang , des Seigneurs et.
Dames de la- Cour , et les respects du
‘Corps de Ville , &c. Après quoi le Roi
actompagnê du Duc d’OrIear_1s , du Duc
deiiîourbon , du Comte deîixaroiois, dû
Comte de Clvrmonr, du Duc du Màine;
du Comte d’Eu ,. du Comte- de. Toulou
ze , et des Chëvaiicrs , Conæmandeurs et
Officiers des Ordres qui ÿêtoienr assem
blez dans le Cabinet de S. M. se rendit à
la‘. Chrpeilz‘ du Château de VzrsailleæLe
Prince de Conry en Hxbit de, Novice
marchoiriimmédiatezwientaprès les grancls
‘Officiers a et le Cardinal de Poligziac, en
- Chape de Cardinai, (‘ierriere S. M. Le
Roi devangqui les deux Huissiers de
'11 Chambre portoient leurs Masses , êroit
Lcn Manteau , le Collier de POrdre _pu‘
‘d'ami; ; àinsi ‘Êquéïcs Chevaliers. Le Roi
étant entré dans la Chapcile , on ‘com‘
gnrnçq ‘le Kent‘ Cramer’. après l; uel le
ÇgÇarAinaI de Polignacÿ qui avoit r'-te nom
Commahndçu; çlePOrdrc dès le :6
Mai :1728. prêta Serment, et fut reçû ‘par
_S. M.‘ Le lggjiliîînrenäifit ‘qnsuiteiia Grand‘:
‘Massé qui fut‘ ‘célebrêe par îjïAbbë B595.
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1E4 MERCURE m; FIRTANCE
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"sa Tribune. '
(
' Le Roia donné au Prince de Conti , le
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' ‘Régiment de Cavalerie, vacant par là,
mort du Duc dïflincour.
i‘ Le r2 de ce mois, PEvêque Comte de
Noyon , et le Duc de Rufiec , Pairs de
France , prirent séance au Parlement avec,
‘les cerémonies accoûtumées.
Le 26. de ce mois, Plîvëque de Vencb
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PAbbé (PI-larcourt , Chanoine de la m6‘
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‘suivant Pancicn usage , de présentez; un
Cierge au Roy et à. Ia Reine. ‘ ’
Le lendemain, Te Pcre Vicäire Gcncê
‘ral d'es Religieux de la Mercy , accom’.
‘ Pagnê de troisRcÏigicux du Convent‘
‘du Marais,‘ eut aussi Phdnneur dé pré.
jsentcr un Cicrge à l'a Reine, pour sa"
‘tisfnire ä une des conditions de leur‘
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la Reine Marie de Médicis‘. ' ' x
"hic premier Janvier i1 y eut à Vëfäaifè
Te Concert dçs Vingr-quartè pendant R:
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ta une suite d’Airs d’e Fa composition Je
‘M. Uestoucfies , Sur-intendant de la Mu-g‘
' ‘sîquc du Roi en Semestre.
.. .3
jee} çfie Ÿsil‘ y eut Concert chez Fa
‘Rëïn. LoîfïïôñvçhÿhtàicPïoibgùc et les
‘kuaïiâïÿnäyêëâficîu’ Ballet "des Elemm: ',.
1 Un: lès principaux Rôles furent chantez:
‘par les Dflîs Antier , Cburvasicr et Leu-s
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166 M ERCURE DE FRANCE
.tes de Thesée à les ÿdeux derniers furent
‘continuez à Marly le i7. Les Rôles de
.Medc'e et (Tlîglé , furent chantez par les
Dlles Duhamel et Courvasier , et les Srs
'd'A’ngerville et Petitrot firent ceux d'5
gée et de Thesée.
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qu’en continua le 241 et le a4.
_ Le 2.6 , le Prologue ‘et le premier Acte
de Semimmi; , qu'on continua le 2.8 et le
«.3: , et APexêcution fit beaucoup de
plaisir. _
Le 29 Janvier Iesgïhé-arres ayant été
fermez à l'occasion du‘ Service qui fut fait
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fldaigne Ÿictor-Amedîe ,il y eut Concert
I _S_pi,ritu_el au Château des Thuiileries , on
‘y chanta un "Moter à grand Choeur de
_M. de la Lande , Bmti 0mm! ,qu’on n’a
voit pas encore éxecutéfl et qiiiufiir trèî
goûtez; après plusieurs Pièces d; simphoa
înie ,3 joüÔes parles SrszBlaver érleiçlerc...
‘le. Concert fur :41: de M. de ltaerLmainndé:epa{rplreê,c1e2d;‘e d'une
' excellente Piece de simphonie, et d’u_n
Carillon fu nebre. p
q Le a 4.:Janvlgt_ j la Irortèlrziegde
‘essais. si“. jladsâ e étëÿliiîgfiëleiläàægïä:
, J A NVîî E R. 1753. "r61
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boursement des Actions , fut tirée en la.
‘maniere accoûtumêe , à PHôtel de la
Compagnie. La Liste des Numeros ga;
gitans des Actions ettdixiêmes d'Actions
qui doivent être remboursées , a été ren
due‘ publique , faisant en tout le nombre
de 314 Actions.
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Résumé : FRANCE, Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
En janvier 1733, plusieurs événements marquants eurent lieu à la cour de France. Le 1er janvier, le Roi, la Reine, ainsi que divers princes et princesses du sang reçurent les vœux de la nouvelle année. Le Roi, accompagné de plusieurs ducs et comtes, assista à une messe célébrée par l'abbé Bossu à la chapelle du Château de Versailles. Le Cardinal de Polignac, nommé commandeur de l'Ordre en mai 1728, prêta serment. Après la messe, le Roi remit le Collier de l'Ordre au Prince de Conti, qui reçut également le 3e Régiment de Cavalerie. Le 12 janvier, l'évêque comte de Noyon et le duc de Ruffec prirent séance au Parlement. Le 26 janvier, l'évêque de Vence fut élu à l'Académie Française, et l'abbé Pilharcourt fut élu doyen du chapitre de l'Église métropolitaine. Le 1er janvier, un concert des Vingt-quatre Violons eut lieu pendant le dîner du Roi chez la Reine, interprétant des airs composés par M. Le Boucher, surintendant de la musique du Roi. Divers concerts et représentations théâtrales se déroulèrent à Marly et aux Tuileries, incluant des œuvres comme 'Les Éléments' et 'Sémiramis'. Le 29 janvier, un concert spirituel fut donné aux Tuileries en mémoire du roi de Sardaigne Victor-Amédée. Enfin, le 31 janvier, la loterie des essais fut tirée à l'Hôtel de la Compagnie.
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6734
p. 167-168
A Mlle de Chanville, SONGE.
Début :
Qu'on bâtit en rêvant de Châteaux en Espagne ! [...]
Mots clefs :
Songe, Adieu, Coeur, Richesse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Mlle de Chanville, SONGE.
A‘ M”. de Chanvälr ‘, ' i j:
. ‘- SONGEÇ -:
U’on bâtit cnrêrant de Châteauxen-ifisä
pagne Z ‘
Je m’étois cette nuit "fait un destin ;si doux ,
(Ëe tout ce que lïon fruit du pays de Coca-l
gne _ ' s
Etoit millcrfois air-dessous.
‘ ]’avois recouvré ma jeunesse‘, _
Mon esprit , belle Iris , avoir presque‘
. 10m‘ r
“t...
Du vôtre la délicatesse ,
]’étois , comme on dit, fait ai. tout ,1
Et favois du Perou tout l’or et la richesse.
je vous Poifrois avec mon coeur;
Cette offre eut rheureux sort de ne vous pasdé-‘v
laize z
Ê sa‘
‘k8 MERCURE Dl! FRANCHE
Il ne manquait donc plus qu’un point amoÿ
bonheur; - ’
Ijl-lymen alloit y satisfaire.
Mais un maudit réveil, fatal à mes souhaits‘;
A renversé toute Parfaire: '
lTrop fidele portrait‘ du pot i‘ la Laitiere;
A ' rai vû tomber tous mes projets.
Adieu bonlair ,'adieu jeunesse ; l
. Adieu génie, adieu richesse.
fics dons (en. sont allés, comme ils étoient vcê
nus ,
Il me reste pourtant encore l e
ce coeur constant qui_vous adore ,
Mais , tout seul , c’est moins qu’un E51»;
. ‘- SONGEÇ -:
U’on bâtit cnrêrant de Châteauxen-ifisä
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Je m’étois cette nuit "fait un destin ;si doux ,
(Ëe tout ce que lïon fruit du pays de Coca-l
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Etoit millcrfois air-dessous.
‘ ]’avois recouvré ma jeunesse‘, _
Mon esprit , belle Iris , avoir presque‘
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Du vôtre la délicatesse ,
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Et favois du Perou tout l’or et la richesse.
je vous Poifrois avec mon coeur;
Cette offre eut rheureux sort de ne vous pasdé-‘v
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Ê sa‘
‘k8 MERCURE Dl! FRANCHE
Il ne manquait donc plus qu’un point amoÿ
bonheur; - ’
Ijl-lymen alloit y satisfaire.
Mais un maudit réveil, fatal à mes souhaits‘;
A renversé toute Parfaire: '
lTrop fidele portrait‘ du pot i‘ la Laitiere;
A ' rai vû tomber tous mes projets.
Adieu bonlair ,'adieu jeunesse ; l
. Adieu génie, adieu richesse.
fics dons (en. sont allés, comme ils étoient vcê
nus ,
Il me reste pourtant encore l e
ce coeur constant qui_vous adore ,
Mais , tout seul , c’est moins qu’un E51»;
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Résumé : A Mlle de Chanville, SONGE.
Dans le poème 'Songe' de Jean de La Fontaine, le narrateur relate un rêve agréable où il retrouve sa jeunesse, son esprit et sa délicatesse, ainsi que toutes les richesses du Pérou. Il exprime son amour et son désir de faire une offre à une personne nommée Iris. Cependant, ce bonheur est brutalement interrompu par un réveil qui détruit tous ses projets et rêves, le ramenant à la réalité. Il doit alors dire adieu à son bonheur, sa jeunesse, son génie et sa richesse. Malgré cela, il conserve un cœur constant qui adore Iris, bien que cela soit insuffisant sans les autres éléments de son bonheur rêvé.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6735
p. 169-171
MORTS, NAISSANCES & Mariages.
Début :
Le 9 Janvier, mourut Mre Jean-Zacharie de Lafaürie de Villendrault, [...]
Mots clefs :
Dame, Marquis, Veuve, Chevalier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS, NAISSANCES & Mariages.
MORTS,NAISSANCES
- l gâvMariages.
' E 9 Janvier, mourut M” Jean - Za?
charie de Lafaürie de Villenclrlàult,
Président en la Cour des Aydes de Paris,
, ïct Conseiller Honoraire au Parlement de
Bordeaux) Chevalier , Seigneur , Baron
Ho’ Villendrault , Vicomte de ‘Paulmier ,
“dans la 33 année de son âge.
' Dame Marie de Lamoignon , veuve
‘tic Victor Maurice, Comte de Broglie,
Maréchal de France, Gouverneur d'As
vesncs , mourutâ Paris le n, Janvier
Ïlans la 88° année de son âge.
François Doffoil, mourut à. Ver-vins,
‘petite Ville de Picardie, le r; de ce mois,
âgé de no ans, étant né en 152.3. il per
dit son pere à Pâge de Io ans , et Fut ma
tiépînq fois , ec eut douze garçons et
huit filles. _
Dame Jeanne-Antoinette (le Belloy;
veuve de Charles, Comtcide Lannoy 5
filie de Feu Jacques deiBelloy, Chevalier,
‘Marquis de Carillon , et de Dame Ami
CÎC de Courtenay , mourut en son Chä;
teau de la. Motte, en Picardie, âgée de.
8€ ans.
PÎCE:
[70 ME RCURE D E FRANCE
q Pierre Brûlard, Marquis de Genlis, est;
' mort dequis quelque rempsfllans son
Château de Genlisen Picardiec, dans la
85‘ année de son âge. v ' _ ‘
M” ‘Pierre Sabatier , Évêque d’Amiens,‘
mourut le zo. dans son Dioclse , âgé de
79 ans accomplis.
Dame Antoinerte-hladelaine de Bor
deaux; veuve M. Henry Martel , Comte
de Fontaine , premier Ecuyer cle S. A. R,‘ '
Madame la Duchesse d’O_rlean_s , mougrç
à Paris le 24,-d.ans la °7z°annêe de son
âge. Son Corps fut transporté en l’Egli—
se du Village de Brétigny , dont elle émit:
Darne. - ' -. ‘»
Dame Marie- Gahrielle le Cirier de"
Neufchelles, Epouse de Jacques -,'Samuel
‘le Clerc , Marquis de Juigné , 86C. Colt-a}
‘nel du Régiment dïnfmrerie d’Orleans ,
accoucha le 4 Janvier d’un fils,qui fut:
pommé Léon-Marguerite , par Leon le
‘Cirier, Marquis de Neufchelles, Lieu;
tenantdes Gardes du Corpsfi/larêchal des
Camps et Armées du Roy , Gouverneur
de Sainte Ménéhoud , et par D. Maries
‘Marguerite le Méneszrel de Hauguel‘,
E ouse de Jacques Bazin de Bezons, Ma.
Ïx chal de France , Chevalier des Ordres
du Roy ’, ôzc. ‘ - -
. l‘ Are
JANVIER: :733.‘ ‘x7!
Àtmand-Jean de S. Simon , Marquis de
Ruiïec , Grand d’Espngne de la premiere
Classe , Mestre de Camp de Cavalerie,
second fils de Loüis , Duc de S. Simon ,
Pair de France , Comte de Rane , ôcc.
Grand dfEspagne de la premiere Classe ,
Chevalier des Ordres du Roy, Gouver
‘neur de Blaye, Grand-Baillif et Gouver
neur de Senlis", Capitaine du Pont S.Ma
Vxent , Vidame de Chartres, Marquis de
Ruffec,&c. et de. D. Marie de Durfort
de Lorge, épousa Zdans la Chapelle de
PHôtel d’Auvergne ,la nuit du 2px au 2.7.
' Janvier , Dame Marie - Jeanne - Loüise
Bauyn d’Angervllliers , veuve de Jeanä
René de Longueil , Marquis de Maisons,‘
ëcc Président à Mortier , Fille unique de’
Nicolas - Prosper Bauyn , Seigneur d’An
gervilliers , Ministre et Secretaire d’Etat_,_
et de Dame Marianne de Maupou.
- l gâvMariages.
' E 9 Janvier, mourut M” Jean - Za?
charie de Lafaürie de Villenclrlàult,
Président en la Cour des Aydes de Paris,
, ïct Conseiller Honoraire au Parlement de
Bordeaux) Chevalier , Seigneur , Baron
Ho’ Villendrault , Vicomte de ‘Paulmier ,
“dans la 33 année de son âge.
' Dame Marie de Lamoignon , veuve
‘tic Victor Maurice, Comte de Broglie,
Maréchal de France, Gouverneur d'As
vesncs , mourutâ Paris le n, Janvier
Ïlans la 88° année de son âge.
François Doffoil, mourut à. Ver-vins,
‘petite Ville de Picardie, le r; de ce mois,
âgé de no ans, étant né en 152.3. il per
dit son pere à Pâge de Io ans , et Fut ma
tiépînq fois , ec eut douze garçons et
huit filles. _
Dame Jeanne-Antoinette (le Belloy;
veuve de Charles, Comtcide Lannoy 5
filie de Feu Jacques deiBelloy, Chevalier,
‘Marquis de Carillon , et de Dame Ami
CÎC de Courtenay , mourut en son Chä;
teau de la. Motte, en Picardie, âgée de.
8€ ans.
PÎCE:
[70 ME RCURE D E FRANCE
q Pierre Brûlard, Marquis de Genlis, est;
' mort dequis quelque rempsfllans son
Château de Genlisen Picardiec, dans la
85‘ année de son âge. v ' _ ‘
M” ‘Pierre Sabatier , Évêque d’Amiens,‘
mourut le zo. dans son Dioclse , âgé de
79 ans accomplis.
Dame Antoinerte-hladelaine de Bor
deaux; veuve M. Henry Martel , Comte
de Fontaine , premier Ecuyer cle S. A. R,‘ '
Madame la Duchesse d’O_rlean_s , mougrç
à Paris le 24,-d.ans la °7z°annêe de son
âge. Son Corps fut transporté en l’Egli—
se du Village de Brétigny , dont elle émit:
Darne. - ' -. ‘»
Dame Marie- Gahrielle le Cirier de"
Neufchelles, Epouse de Jacques -,'Samuel
‘le Clerc , Marquis de Juigné , 86C. Colt-a}
‘nel du Régiment dïnfmrerie d’Orleans ,
accoucha le 4 Janvier d’un fils,qui fut:
pommé Léon-Marguerite , par Leon le
‘Cirier, Marquis de Neufchelles, Lieu;
tenantdes Gardes du Corpsfi/larêchal des
Camps et Armées du Roy , Gouverneur
de Sainte Ménéhoud , et par D. Maries
‘Marguerite le Méneszrel de Hauguel‘,
E ouse de Jacques Bazin de Bezons, Ma.
Ïx chal de France , Chevalier des Ordres
du Roy ’, ôzc. ‘ - -
. l‘ Are
JANVIER: :733.‘ ‘x7!
Àtmand-Jean de S. Simon , Marquis de
Ruiïec , Grand d’Espngne de la premiere
Classe , Mestre de Camp de Cavalerie,
second fils de Loüis , Duc de S. Simon ,
Pair de France , Comte de Rane , ôcc.
Grand dfEspagne de la premiere Classe ,
Chevalier des Ordres du Roy, Gouver
‘neur de Blaye, Grand-Baillif et Gouver
neur de Senlis", Capitaine du Pont S.Ma
Vxent , Vidame de Chartres, Marquis de
Ruffec,&c. et de. D. Marie de Durfort
de Lorge, épousa Zdans la Chapelle de
PHôtel d’Auvergne ,la nuit du 2px au 2.7.
' Janvier , Dame Marie - Jeanne - Loüise
Bauyn d’Angervllliers , veuve de Jeanä
René de Longueil , Marquis de Maisons,‘
ëcc Président à Mortier , Fille unique de’
Nicolas - Prosper Bauyn , Seigneur d’An
gervilliers , Ministre et Secretaire d’Etat_,_
et de Dame Marianne de Maupou.
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Résumé : MORTS, NAISSANCES & Mariages.
En janvier 1733, plusieurs décès notables ont été enregistrés. Le 9 janvier, M. Jean-Charles de Lafaürie de Villenclrlàult, Président à la Cour des Aydes de Paris et Conseiller Honoraire au Parlement de Bordeaux, est décédé à l'âge de 33 ans. Dame Marie de Lamoignon, veuve de Victor Maurice, Comte de Broglie, Maréchal de France, est morte à Paris le 11 janvier à l'âge de 88 ans. François Doffoil est décédé à Ver-vins, en Picardie, le 1er janvier à l'âge de 90 ans. Il avait perdu son père à l'âge de 10 ans et s'était marié six fois, ayant douze garçons et huit filles. Dame Jeanne-Antoinette de Belloy, veuve de Charles, Comte de Lannoy, est décédée dans son château de la Motte, en Picardie, à l'âge de 86 ans. Pierre Brûlard, Marquis de Genlis, est mort dans son château de Genlis, en Picardie, à l'âge de 85 ans. M. Pierre Sabatier, Évêque d’Amiens, est décédé le 20 janvier dans son diocèse à l'âge de 79 ans. Dame Antoinette-Hadelaine de Bordeaux, veuve de Henry Martel, Comte de Fontaine, est morte à Paris le 24 janvier à l'âge de 72 ans. Son corps a été transporté à l’église du village de Brétigny, dont elle était Dame. Dame Marie-Gabrielle le Clerc de Neufchelles, épouse de Jacques-Samuel le Clerc, Marquis de Juigné, a accouché le 4 janvier d’un fils nommé Léon-Marguerite. Le 27 janvier, Armand-Jean de Saint Simon, Marquis de Ruffec, Grand d’Espagne de la première Classe, a épousé dans la chapelle de l’Hôtel d’Auvergne Dame Marie-Jeanne-Louise Bauyn d’Angerville, veuve de Jean-René de Longueil, Marquis de Maisons. Elle était la fille unique de Nicolas-Prosper Bauyn, Seigneur d’Angerville, Ministre et Secrétaire d’État, et de Dame Marianne de Maupeou.
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6736
p. 172-173
Prix de l'Académie de Marseille, [titre d'après la table]
Début :
L'Académie de Marseille avertit le public que le 25 Août, jour et Fête de [...]
Mots clefs :
Académie de Marseille, Maréchal de Villars, Prix, Ode, Utilité des prix académiques
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texteReconnaissance textuelle : Prix de l'Académie de Marseille, [titre d'après la table]
'Académie de Marseille avertit le
pu-
Lblic que le 25. Août , jour et Fête de
S. Louis , de la présente année 1733 , elle
adjugera le prix que M. le Maréchal de
Villars , son Protecteur, vient de fonder ,
à une Piece de Poësie de rio Vers au plus ,
et de 80 au moins , qui sera une Ode, ou
un Poëme à Rimes plattes , dont le sujet
sera l'Utilité des Prix Académiques à l'occasion
de la fondation de celui de l'Aca
démie <
JANVIER. 17337 173
démie des Belles Lettres de Marseille.
On addressera les Ouvrages destinez
au Concours , à M. de Chalamont de la
Visclede , Secretaire perpetuel de l'Açadémie
des Belles Lettres de Marseille , ruë
de l'Evêché ; on affranchira les Paquets à
la Poste ; ils ne seront reçûs que jusqu'au
1 May inclusivement ; les Auteurs ne
mettront point leurs noms au bas de
leurs Ouvrages , mais une Sentence de
l'Ecriture , des Peres ou des Auteurs prophanes
, et ne se feront connoître en aucune
façon , jusqu'au jour de la décision
parce que si cela arrivoit par leur faute ,
ils seroient exclus du concours.
En envoyant les Ouvrages , il faut.
marquer une adresse , à laquelle M. le Secretaire
envoyera son Récepissé , et l'Auteur
de l'Ouvrage Couronné n'aura qu'à
representer le Récepissé ou le faire res
présenter , moyennant quoi le Prix sera
remis.
pu-
Lblic que le 25. Août , jour et Fête de
S. Louis , de la présente année 1733 , elle
adjugera le prix que M. le Maréchal de
Villars , son Protecteur, vient de fonder ,
à une Piece de Poësie de rio Vers au plus ,
et de 80 au moins , qui sera une Ode, ou
un Poëme à Rimes plattes , dont le sujet
sera l'Utilité des Prix Académiques à l'occasion
de la fondation de celui de l'Aca
démie <
JANVIER. 17337 173
démie des Belles Lettres de Marseille.
On addressera les Ouvrages destinez
au Concours , à M. de Chalamont de la
Visclede , Secretaire perpetuel de l'Açadémie
des Belles Lettres de Marseille , ruë
de l'Evêché ; on affranchira les Paquets à
la Poste ; ils ne seront reçûs que jusqu'au
1 May inclusivement ; les Auteurs ne
mettront point leurs noms au bas de
leurs Ouvrages , mais une Sentence de
l'Ecriture , des Peres ou des Auteurs prophanes
, et ne se feront connoître en aucune
façon , jusqu'au jour de la décision
parce que si cela arrivoit par leur faute ,
ils seroient exclus du concours.
En envoyant les Ouvrages , il faut.
marquer une adresse , à laquelle M. le Secretaire
envoyera son Récepissé , et l'Auteur
de l'Ouvrage Couronné n'aura qu'à
representer le Récepissé ou le faire res
présenter , moyennant quoi le Prix sera
remis.
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Résumé : Prix de l'Académie de Marseille, [titre d'après la table]
L'Académie de Marseille a annoncé l'attribution d'un prix le 25 août 1733, à l'occasion de la fête de Saint Louis. Ce prix, créé par le Maréchal de Villars, récompense une œuvre poétique composée de 10 à 80 vers. L'œuvre doit être une ode ou un poème en rimes plates, traitant de l'utilité des prix académiques lors de la fondation du prix de l'Académie des Belles Lettres de Marseille. Les soumissions doivent être envoyées à M. de Chalamont de la Visclede, secrétaire perpétuel de l'Académie, au plus tard le 1er mai 1733. Les auteurs ne doivent pas signer leurs œuvres mais inclure une sentence tirée de l'Écriture, des Pères de l'Église ou des auteurs profanes. Ils doivent également fournir une adresse pour recevoir un récépissé, nécessaire pour la remise du prix. Les auteurs ne doivent pas se révéler avant la décision finale, sous peine d'exclusion.
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6737
p. 174-175
Nouvelles Estampes gravées ; Andromede &c. [titre d'après la table]
Début :
Il paroît une tres-belle Estampe en large, dont le sujet excellemment traité, [...]
Mots clefs :
Charles Coypel, Estampe, Persée, Andromède
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Estampes gravées ; Andromede &c. [titre d'après la table]
Il paroît une tres- belle Estampe en lar◄
ge , dont le sujet excellemment traité
par M. Charles Coypel , représente Persée
délivrant Andromede , exposée au
Monstre , sur un Rocher au bord de la
Mer. Il n'y a rien à désirer dans l'action
et l'expression de ces deux principaux
Personnages , non plus que dans les deux
Figures du Pere et de la Mere , placées
sur la premiere ligne de cette riche et
élegante Composition , dont ces Vers
qu'on lit au bas , acheveront la description
:
Fuyez , jalouses Néréïdes
Fuyez dans vos Grottes humides ;
Persée aime Androméde , et lui rendra le jour ;
Le Monstre servira de trophée à sa gloire ,
Et c'est pour Andromède une double victoire ,
Que de triompher par l'Amour.
Cette
JANVIER. 1733. 175
Cette Estampe est tres- bien gravée par
le S Surugue ( d'après le Tableau Origi
nal qui est dans le Cabinet du Roy ) et
se vend chez lui , rue des Noyers.
Le même Louis Surugue , vend une
nouvelle Estampe , de la suite du Roman
Comique , gravée par Edme Jeaurat , d'a
près le Tableau du S J. B. Pater , qui a
ingénieusement représenté le Pocte Roquebrun
, qui rompt la Ceinture de sa
Culotte , en voulant monter à Cheval
à la place de Ragotin . Tom. 1. ch, 20.
ge , dont le sujet excellemment traité
par M. Charles Coypel , représente Persée
délivrant Andromede , exposée au
Monstre , sur un Rocher au bord de la
Mer. Il n'y a rien à désirer dans l'action
et l'expression de ces deux principaux
Personnages , non plus que dans les deux
Figures du Pere et de la Mere , placées
sur la premiere ligne de cette riche et
élegante Composition , dont ces Vers
qu'on lit au bas , acheveront la description
:
Fuyez , jalouses Néréïdes
Fuyez dans vos Grottes humides ;
Persée aime Androméde , et lui rendra le jour ;
Le Monstre servira de trophée à sa gloire ,
Et c'est pour Andromède une double victoire ,
Que de triompher par l'Amour.
Cette
JANVIER. 1733. 175
Cette Estampe est tres- bien gravée par
le S Surugue ( d'après le Tableau Origi
nal qui est dans le Cabinet du Roy ) et
se vend chez lui , rue des Noyers.
Le même Louis Surugue , vend une
nouvelle Estampe , de la suite du Roman
Comique , gravée par Edme Jeaurat , d'a
près le Tableau du S J. B. Pater , qui a
ingénieusement représenté le Pocte Roquebrun
, qui rompt la Ceinture de sa
Culotte , en voulant monter à Cheval
à la place de Ragotin . Tom. 1. ch, 20.
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Résumé : Nouvelles Estampes gravées ; Andromede &c. [titre d'après la table]
Le texte présente deux estampes. La première, réalisée par Charles Coypel et gravée par Louis Surugue, représente Persée délivrant Andromède d'un monstre marin. Cette œuvre, inspirée d'un tableau du cabinet du roi, met en scène Persée et Andromède avec une action et une expression parfaites. Les parents d'Andromède sont également présents, ajoutant à la richesse de la composition. Une description poétique au bas de l'estampe souligne l'amour de Persée pour Andromède et sa victoire sur le monstre. Cette estampe est disponible à la vente chez l'artiste, rue des Noyers. La seconde estampe, issue de la suite du Roman Comique, est gravée par Edme Jeaurat d'après un tableau de Jean-Baptiste Pater. Elle illustre le personnage de Roquebrun en train de rompre la ceinture de sa culotte en montant à cheval à la place de Ragotin.
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6738
p. 175-176
LES DEUX AMOURS.
Début :
Certain Enfant qu'avec crainte on caresse, [...]
Mots clefs :
Coeur, Amour, Amours
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LES DEUX AMOURS.
LES DEUX , AMOURS.
C
Ertain Enfant qu'avec crainte on caresse
,
Et qu'on connoît à son malin souris ,
Court en tous lieux , précédé par les ris
Mais trop souvent , suivi par la tristesse.
Dans le coeur des humains il entre avec souplesse
,
Habite avec fierté , s'envole avec mépris ?
(Il est un autre Amour, fils craintif de l'estime ;
Soumis dans ses chagrins , constant dans ses
désirs ,
Que la vertu soutient , que la Candeur anime ;
Qui résiste aux rigueurs , et croît par les plai
sirs .
De cet Amour le Flambeau peut paroître ,
Moins
. 76 MERCURE DE FRANCE
Moins éclatant , mais ces jeux sont plus
doux ,
C'est-là le Dieu que mon coeur veut pour
Maître ,
Et je ne veux le servir que pour vous.
C
Ertain Enfant qu'avec crainte on caresse
,
Et qu'on connoît à son malin souris ,
Court en tous lieux , précédé par les ris
Mais trop souvent , suivi par la tristesse.
Dans le coeur des humains il entre avec souplesse
,
Habite avec fierté , s'envole avec mépris ?
(Il est un autre Amour, fils craintif de l'estime ;
Soumis dans ses chagrins , constant dans ses
désirs ,
Que la vertu soutient , que la Candeur anime ;
Qui résiste aux rigueurs , et croît par les plai
sirs .
De cet Amour le Flambeau peut paroître ,
Moins
. 76 MERCURE DE FRANCE
Moins éclatant , mais ces jeux sont plus
doux ,
C'est-là le Dieu que mon coeur veut pour
Maître ,
Et je ne veux le servir que pour vous.
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Résumé : LES DEUX AMOURS.
Le poème 'Les Deux Amours' oppose deux types d'amour. Le premier, enfant malicieux, apporte joie puis tristesse. Le second, fils de l'estime, est constant et soutenu par la vertu. Le poète préfère ce dernier amour, qu'il souhaite servir pour une personne spécifique.
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6739
p. 176-177
« Nous avons déja parlé assez au long de la Carte generale du Sr Lemau de Lajasse, [...] »
Début :
Nous avons déja parlé assez au long de la Carte generale du Sr Lemau de Lajasse, [...]
Mots clefs :
Roi, Troupes, Militaire, Carte, Lemau de La Jaisse
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texteReconnaissance textuelle : « Nous avons déja parlé assez au long de la Carte generale du Sr Lemau de Lajasse, [...] »
Nous avons déja parlé assez au long de
la Carte generale du S Lemau de Lajasse
, de 7 pieds en quarré , montée sur
Gorge et Rouleau , enrichie de Taillesdouces
des meilleurs Maîtres , conte
nant l'Histoire Militaire de France , depuis
son origine. On y voit 11c Plans ,
représentant les principales Places de
Guerre et Villes Maritimes ; la Maison
Militaire du Roy , l'Infanterie , la Cavalerie
, les Dragons , et les Troupes for
mées en Compagnies , avec les différentes
Figures armées , tant à pied qu'à che
val , et leurs Trophées d'armes , ancien
nes et modernes . On y voit aussi au mi
lieu de chaque Corps de Troupes, la forme
et la couleur de leurs Etendarts, Gui
dons et Drapeaux , Colonels et d'Ordonnance
, qui y sont représentez en Blazon
ainsi que les Uniformes et Armures de
toutes les Troupes du Roy , avec les ad-)
ditions , pour la difference de chaque
Habillement et Equipage.
Les premiers Exemplaires de cet Ouvrage
JANVIER. 1733. 177
3
rage , tant en grande Carte montée ,
qu'en Livre , relié en Maroquin doré
ont été présentez par l'Auteur , le second
jour de cette année , au Roy , à la Reine ,
et à toute la Cour.
la Carte generale du S Lemau de Lajasse
, de 7 pieds en quarré , montée sur
Gorge et Rouleau , enrichie de Taillesdouces
des meilleurs Maîtres , conte
nant l'Histoire Militaire de France , depuis
son origine. On y voit 11c Plans ,
représentant les principales Places de
Guerre et Villes Maritimes ; la Maison
Militaire du Roy , l'Infanterie , la Cavalerie
, les Dragons , et les Troupes for
mées en Compagnies , avec les différentes
Figures armées , tant à pied qu'à che
val , et leurs Trophées d'armes , ancien
nes et modernes . On y voit aussi au mi
lieu de chaque Corps de Troupes, la forme
et la couleur de leurs Etendarts, Gui
dons et Drapeaux , Colonels et d'Ordonnance
, qui y sont représentez en Blazon
ainsi que les Uniformes et Armures de
toutes les Troupes du Roy , avec les ad-)
ditions , pour la difference de chaque
Habillement et Equipage.
Les premiers Exemplaires de cet Ouvrage
JANVIER. 1733. 177
3
rage , tant en grande Carte montée ,
qu'en Livre , relié en Maroquin doré
ont été présentez par l'Auteur , le second
jour de cette année , au Roy , à la Reine ,
et à toute la Cour.
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Résumé : « Nous avons déja parlé assez au long de la Carte generale du Sr Lemau de Lajasse, [...] »
Le texte présente une carte générale intitulée 'S Lemau de Lajasse', mesurant 7 pieds carrés, montée sur gorge et rouleau, et ornée de tailles-douces par des maîtres renommés. Cette carte retrace l'histoire militaire de la France depuis ses origines et inclut 11 plans des principales places de guerre et villes maritimes. Elle décrit la Maison Militaire du Roi, l'infanterie, la cavalerie, les dragons et les troupes en compagnies, avec des figures armées à pied et à cheval, ainsi que leurs trophées d'armes anciens et modernes. La carte montre également la forme et la couleur des étendards, guidons et drapeaux des différents corps de troupes, représentés en blason, ainsi que les uniformes et armures de toutes les troupes du Roi, avec des détails pour différencier chaque habillement et équipement. Les premiers exemplaires de cet ouvrage, en grande carte montée ou en livre relié en maroquin doré, ont été offerts par l'auteur au Roi, à la Reine et à la Cour le 2 janvier 1733.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6740
p. 177-184
RÉPONSE à deux Articles du Mercure du mois d'Octobre dernier.
Début :
Je viens de voir dans le Mercure du mois d'Octobre dernier, deux Articles [...]
Mots clefs :
Orléans, Inscription, Lettres, Serfs, Roi, Gaules, Voyage, Manumission, Guespin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE à deux Articles du Mercure du mois d'Octobre dernier.
RE'PONSE à deux Articles du Mercure
du mois d'Octobre dernier.
J
E viens de voir dans le Mercure du
mois d'Octobre dernier , deux Articles
qui me concernent ; le premier, contient
des Remarques sur ce que j'ai dit au
'sujet de la Manumission d'Orleans , dans
le Mercure de Juin , et dans le second on
nous donne une nouvelle Etimologie du
mot de Guespin , contre celle qui est imprimée
dans le Mercure de May. Voicy
ce que j'ai à répondre à l'un et à l'autre.
L'Auteur des Remarques les commence
par m'avertir que l'Inscription d'Orleans,
que je croyois jusques icy , n'avoir point
été donnée figurée, se trouve neanmoins
gravée dans les Annales Benedictines, du
P. Mabillon. En effet , elle s'y rencontre
à la page 533 du 5 vol . Je remercie
l'Observateur de me l'avoir indiquée ,
mais quand j'aurois sçû cette particularité,
je n'aurois pas moins donné l'Inscription
au Mercure , qui étant un Livre en-
I tre
178 MERCURE DE FRANCE
tre les mains de tout le monde , est beaucoup
plus propre qu'aucun autre à la répandre
et à la faire connoître par tout.
On sçaura du moins ce qu'est devenu ce
Monument après la destruction desTours,
où il se trouvoit attaché , et cela pourra
engager ceux qui passeront par Orleans ,
à demander à le voir. Les Curieux doivent
tout attendre en cette occasion de la
politesse des Chanoines qui en ont la
garde.
L'Observateur se plaint ensuite , que
dans la Liste de ceux qui ont rapporté
l'Inscription , j'aie oublié l'Auteur du
Voyage Liturgique , dans l'Ouvrage duquel
elle se trouve fidelement décrite . A cela
je réponds que je n'ai jamais pensé à faire
un dénombrement complet de tous ceux
qui ont fait mention de ce Monument. Je
n'ai cité que ceux que j'avois sous la
main ; car il y en a bien un plus grand
nombre ; et je me contenterai icy d'ajouter
Guillaume Fournier ; d'autant plus
qu'en rapportant l'Inscription , ch. 4. du
liv. 1. de ses Selectiones , il s'est trompé sur
le nom de l'Affranchi , LETBERTUS , qu'il
appelle mal LEMTBERTUS . Au reste , ce
n'est point le titre de Voyage Liturgique
qui m'a empêché de penser à cet Ouvrage
, comme semble le croire l'Auteur des
Re-
,
JANVIE R. 1733 179
Remarques ; je sçavois qu'il y avoit dans
ce Livre bien des choses plus éloignées de
la Liturgie , qu'une Manumission ad altare.
Mais comme je n'avois fait que par--
courir legerement ce Voyage , lorsqu'il
parut , je ne me souvenois pas d'y avoir
vû la nôtre .
La Remarque qui suit , regarde l'Ins--
cription même: On demande pourquoi
l'affranchissement de Letbert est le seul
qui se trouve gravé sur la Pierre ; et on
ajoute que j'en devois rendre raison . J'avoue
que si je l'avois fait , j'aurois donné
un grand jour à l'Inscription . Mais com
ment en venir à bout ? Les termes simples
et concis qui la composent, ne donnent
aucun lieu à des conjectures , et les Archives
de l'Eglise d'Orleans , où ce Letbert
est entierement inconnu , ne nous
en apprennent pas davantage . Il faut
donc , sans chercher à deviner , dans un
fait entierement obscur , se contenter de
dire , avec M de Lasaussaie * , que la gravûre
de cet affrancissement n'a été que
pour suppléer à un autre Acte , selon la
disposition de la Loy de Constantin sur
ce sujet , qui permet que dans cette occasion
: Vice Actorum , interponatur qualiscunque
scriptura.
✯ Annal. Eccl. Aurel. L. 9. n. 6.
I ij Com
180 MERCURE DE FRANCE
les
Comme tout ce que j'ai dit sur les Serfs
et leurs affranchissemens , n'a été que pour
en donner une teinture legere qui pût
servir à entendre l'Inscription , j'ai pû
avancer d'une maniere generale que
Serfs avoient subsisté en France jusqu'au
milieu du treizième siècle, quoiqu'il n'en
soit fait mention que bien long- tems après,
puisque ce fut vers ce tems - là , qu'au
rapport d un des Historiens d'Orleans, *
S. Louis affranchit tous ceux qui se trouvoient
en France , moyennant quelques
sommes qu'ils payeroient à leurs Scigneurs.
Il est vrai que cette Ordonnance
que Le Maire date de l'an 1255. ne se
trouve point dans le nouveau Recueil de
celles de nos Rois de la troisiéme Race .
Mais comme dans les Lettres du Roi
Louis Hutin , du troisième Juillet 1315 ,
sur le même sujet , il est fait mention d'une
Ordonnance plus ancienne qu'on n'a
pas , il y a apparence que c'est de celle
de S. Louis qu'il est parlé. Les Seigneurs
ne se presserent pas beaucoup d'obéir à
ces ordres , qu'on avoit réïterez sous les
Régnes suivans, et il est parlé de Serfs jusques
dans le quinziéme siècle , quoiqu'a
bolis dès le treizième.
* Le Maire , p . 327. dų I. Tome,
J¢
JANVIER 1733 181
9
Je viens à la derniere Observation de
l'Auteur du Mémoire. J'ai dit que les Lettres
que le Chapitre d'Orleans avoit obtenuës
en 1204. du Roi Philippe Auguste
, pour l'affranchissement de ses Serfs
servirent vingt ans après en 1224 pour
ceux de Mesnil - Giraut , et qu'elles furent
confirmées par le Roi Louis VIII. L'Au
teur m'oppose que dans les Lettres de ce
Roi qui sont rapportées par Ducange et
par le Pere Martenne , et qui , pour le dire
en passant , ne se trouvent point dans le
Trésor de l'Eglise d'Orleans , il n'est parlé
en aucune maniere de cette confirmation
. Cela est vrai . Mais une autre Charte
de Louis VIII. du même Trésor , donnée
à Paris au mois de Septembre de la même
année 1224. en fait expresse mention .
Noveritis quod nos dilectis nostris Domino
et Cto Aurelianensi ad exemplum progenitoris
nostri Philippi recordationis inclite
Regis quondam F.illustris concessimus ut ipsi
servos suos et ancillas suas... autoritate nostra
et sua manumittant. Comme cette Charte
ne parle point de Mesnil Giraut , et
que ce sont des Lettres distinctes de celles
que
de Ducange et du Pere Martenne , c'est
une faute de les avoir confondues , mais
je ne l'ai fait qu'après les Auteurs de
I iij
l'His182
MERCURE DE FRANCE
1
l'Histoire d'Orleans , dont j'avois co-
*
pié les termes sur cet article : cela peut
me servir d'excuse .
Voilà ce que j'avois à dire sur le premier
Mémoire. L'Auteur m'en paroît aussi
poli que sçavant , et je lui ai bien de
l'obligation de l'idée avantageuse qu'il
s'est formée de moi ; j'aurois cependant
souhaité qu'il ne m'eut point désigné par
mon nom , et que me trouvant couvert
sous des Lettres initiales , il m'eut laissé
garder l'incognito.
Il s'agit à présent de la nouvelle étimologie
du mot de Guespin . L'Auteur la
tire de Guespos , mot Grec selon lui , qui
signifie une pierre brillante qui se trouve
aux environs de l'Epire , et voici l'histoire
qu'il fait de cette dénomination . Les
peuples de ces Pays étant passés dans les
Gaules environ 250 ans après la destruction
de Troye , y fonderent la Ville d'Orleans
et remarquant dans ses habitans
une finesse d'esprit qu'on ne voyoit point
dans les autres Gaulois , ils les appellerent
Guespos , par rapport à la pierre brillante
de même nom .
La Pierre dont veut parler notre Etimologiste
est le Gyp , pierre transparen
Le Maire , p. 327. T. 1. Guion. pag.
te *
JANVIER. 1732. 183
te qui se trouve avec le plastre , et qu'il
auroit dû nommer Gupsos futes , car
son Guespos ne signifie rien . Que cette
pierre se rencontre en Epire , ou non
cela ne fait rien au sujet dont il s'agit ,
puisqu'il n'est point vrai que les Epirotes
se soient jamais venus établir dans les
Gaules. L'Etimologiste a confondu les
habitans de la Phocide , Province voisine
de l'Epire , avec les Phocéens , peuples
d'Ionie en Asie , qu'on sçait avoir descendus
dans les Gaules du tems de Cyrus ,
dont ils fuyoient la domination ; mais
la fondation d'Orleans n'est pas moins
étrangere à ces derniers qu'aux Epirotes.
Les Phocéens se contenterent d'occuper les
>
côtes maritimes où ils avoient abordé
sans avancer dans les terres , bien loin de
pénétrer dans des Provinces aussi éloignées
que les nôtres. Marseille leur dût
sa naissance , mais celle d'Orleans appartient
trop aux Chartrains , sous la domi
nation desquels nous trouvons cette Ville
aussi-tôt qu'elle nous est connue , pour
vouloir la rapporter à d'autres. Tout ce
que l'Etimologiste dit là- dessus est avancé
gratuitement et sans aucune preuve.
Herodote , L. I. Justin , Liv. XLIII. Solin ,
C8. &c.
I iiij Je
184 MERCURE DE FRANCE
Je pourrois à mon tour lui reprocher sa
négligence pour la recherche de la Verité , si
je ne craignois de m'être déja trop arrêté
sur un Sujet qui peut- être ne méritoit pas
d'être refuté sérieusement.
D. P.
A Orleans , ce 7 Decembre 1732.
du mois d'Octobre dernier.
J
E viens de voir dans le Mercure du
mois d'Octobre dernier , deux Articles
qui me concernent ; le premier, contient
des Remarques sur ce que j'ai dit au
'sujet de la Manumission d'Orleans , dans
le Mercure de Juin , et dans le second on
nous donne une nouvelle Etimologie du
mot de Guespin , contre celle qui est imprimée
dans le Mercure de May. Voicy
ce que j'ai à répondre à l'un et à l'autre.
L'Auteur des Remarques les commence
par m'avertir que l'Inscription d'Orleans,
que je croyois jusques icy , n'avoir point
été donnée figurée, se trouve neanmoins
gravée dans les Annales Benedictines, du
P. Mabillon. En effet , elle s'y rencontre
à la page 533 du 5 vol . Je remercie
l'Observateur de me l'avoir indiquée ,
mais quand j'aurois sçû cette particularité,
je n'aurois pas moins donné l'Inscription
au Mercure , qui étant un Livre en-
I tre
178 MERCURE DE FRANCE
tre les mains de tout le monde , est beaucoup
plus propre qu'aucun autre à la répandre
et à la faire connoître par tout.
On sçaura du moins ce qu'est devenu ce
Monument après la destruction desTours,
où il se trouvoit attaché , et cela pourra
engager ceux qui passeront par Orleans ,
à demander à le voir. Les Curieux doivent
tout attendre en cette occasion de la
politesse des Chanoines qui en ont la
garde.
L'Observateur se plaint ensuite , que
dans la Liste de ceux qui ont rapporté
l'Inscription , j'aie oublié l'Auteur du
Voyage Liturgique , dans l'Ouvrage duquel
elle se trouve fidelement décrite . A cela
je réponds que je n'ai jamais pensé à faire
un dénombrement complet de tous ceux
qui ont fait mention de ce Monument. Je
n'ai cité que ceux que j'avois sous la
main ; car il y en a bien un plus grand
nombre ; et je me contenterai icy d'ajouter
Guillaume Fournier ; d'autant plus
qu'en rapportant l'Inscription , ch. 4. du
liv. 1. de ses Selectiones , il s'est trompé sur
le nom de l'Affranchi , LETBERTUS , qu'il
appelle mal LEMTBERTUS . Au reste , ce
n'est point le titre de Voyage Liturgique
qui m'a empêché de penser à cet Ouvrage
, comme semble le croire l'Auteur des
Re-
,
JANVIE R. 1733 179
Remarques ; je sçavois qu'il y avoit dans
ce Livre bien des choses plus éloignées de
la Liturgie , qu'une Manumission ad altare.
Mais comme je n'avois fait que par--
courir legerement ce Voyage , lorsqu'il
parut , je ne me souvenois pas d'y avoir
vû la nôtre .
La Remarque qui suit , regarde l'Ins--
cription même: On demande pourquoi
l'affranchissement de Letbert est le seul
qui se trouve gravé sur la Pierre ; et on
ajoute que j'en devois rendre raison . J'avoue
que si je l'avois fait , j'aurois donné
un grand jour à l'Inscription . Mais com
ment en venir à bout ? Les termes simples
et concis qui la composent, ne donnent
aucun lieu à des conjectures , et les Archives
de l'Eglise d'Orleans , où ce Letbert
est entierement inconnu , ne nous
en apprennent pas davantage . Il faut
donc , sans chercher à deviner , dans un
fait entierement obscur , se contenter de
dire , avec M de Lasaussaie * , que la gravûre
de cet affrancissement n'a été que
pour suppléer à un autre Acte , selon la
disposition de la Loy de Constantin sur
ce sujet , qui permet que dans cette occasion
: Vice Actorum , interponatur qualiscunque
scriptura.
✯ Annal. Eccl. Aurel. L. 9. n. 6.
I ij Com
180 MERCURE DE FRANCE
les
Comme tout ce que j'ai dit sur les Serfs
et leurs affranchissemens , n'a été que pour
en donner une teinture legere qui pût
servir à entendre l'Inscription , j'ai pû
avancer d'une maniere generale que
Serfs avoient subsisté en France jusqu'au
milieu du treizième siècle, quoiqu'il n'en
soit fait mention que bien long- tems après,
puisque ce fut vers ce tems - là , qu'au
rapport d un des Historiens d'Orleans, *
S. Louis affranchit tous ceux qui se trouvoient
en France , moyennant quelques
sommes qu'ils payeroient à leurs Scigneurs.
Il est vrai que cette Ordonnance
que Le Maire date de l'an 1255. ne se
trouve point dans le nouveau Recueil de
celles de nos Rois de la troisiéme Race .
Mais comme dans les Lettres du Roi
Louis Hutin , du troisième Juillet 1315 ,
sur le même sujet , il est fait mention d'une
Ordonnance plus ancienne qu'on n'a
pas , il y a apparence que c'est de celle
de S. Louis qu'il est parlé. Les Seigneurs
ne se presserent pas beaucoup d'obéir à
ces ordres , qu'on avoit réïterez sous les
Régnes suivans, et il est parlé de Serfs jusques
dans le quinziéme siècle , quoiqu'a
bolis dès le treizième.
* Le Maire , p . 327. dų I. Tome,
J¢
JANVIER 1733 181
9
Je viens à la derniere Observation de
l'Auteur du Mémoire. J'ai dit que les Lettres
que le Chapitre d'Orleans avoit obtenuës
en 1204. du Roi Philippe Auguste
, pour l'affranchissement de ses Serfs
servirent vingt ans après en 1224 pour
ceux de Mesnil - Giraut , et qu'elles furent
confirmées par le Roi Louis VIII. L'Au
teur m'oppose que dans les Lettres de ce
Roi qui sont rapportées par Ducange et
par le Pere Martenne , et qui , pour le dire
en passant , ne se trouvent point dans le
Trésor de l'Eglise d'Orleans , il n'est parlé
en aucune maniere de cette confirmation
. Cela est vrai . Mais une autre Charte
de Louis VIII. du même Trésor , donnée
à Paris au mois de Septembre de la même
année 1224. en fait expresse mention .
Noveritis quod nos dilectis nostris Domino
et Cto Aurelianensi ad exemplum progenitoris
nostri Philippi recordationis inclite
Regis quondam F.illustris concessimus ut ipsi
servos suos et ancillas suas... autoritate nostra
et sua manumittant. Comme cette Charte
ne parle point de Mesnil Giraut , et
que ce sont des Lettres distinctes de celles
que
de Ducange et du Pere Martenne , c'est
une faute de les avoir confondues , mais
je ne l'ai fait qu'après les Auteurs de
I iij
l'His182
MERCURE DE FRANCE
1
l'Histoire d'Orleans , dont j'avois co-
*
pié les termes sur cet article : cela peut
me servir d'excuse .
Voilà ce que j'avois à dire sur le premier
Mémoire. L'Auteur m'en paroît aussi
poli que sçavant , et je lui ai bien de
l'obligation de l'idée avantageuse qu'il
s'est formée de moi ; j'aurois cependant
souhaité qu'il ne m'eut point désigné par
mon nom , et que me trouvant couvert
sous des Lettres initiales , il m'eut laissé
garder l'incognito.
Il s'agit à présent de la nouvelle étimologie
du mot de Guespin . L'Auteur la
tire de Guespos , mot Grec selon lui , qui
signifie une pierre brillante qui se trouve
aux environs de l'Epire , et voici l'histoire
qu'il fait de cette dénomination . Les
peuples de ces Pays étant passés dans les
Gaules environ 250 ans après la destruction
de Troye , y fonderent la Ville d'Orleans
et remarquant dans ses habitans
une finesse d'esprit qu'on ne voyoit point
dans les autres Gaulois , ils les appellerent
Guespos , par rapport à la pierre brillante
de même nom .
La Pierre dont veut parler notre Etimologiste
est le Gyp , pierre transparen
Le Maire , p. 327. T. 1. Guion. pag.
te *
JANVIER. 1732. 183
te qui se trouve avec le plastre , et qu'il
auroit dû nommer Gupsos futes , car
son Guespos ne signifie rien . Que cette
pierre se rencontre en Epire , ou non
cela ne fait rien au sujet dont il s'agit ,
puisqu'il n'est point vrai que les Epirotes
se soient jamais venus établir dans les
Gaules. L'Etimologiste a confondu les
habitans de la Phocide , Province voisine
de l'Epire , avec les Phocéens , peuples
d'Ionie en Asie , qu'on sçait avoir descendus
dans les Gaules du tems de Cyrus ,
dont ils fuyoient la domination ; mais
la fondation d'Orleans n'est pas moins
étrangere à ces derniers qu'aux Epirotes.
Les Phocéens se contenterent d'occuper les
>
côtes maritimes où ils avoient abordé
sans avancer dans les terres , bien loin de
pénétrer dans des Provinces aussi éloignées
que les nôtres. Marseille leur dût
sa naissance , mais celle d'Orleans appartient
trop aux Chartrains , sous la domi
nation desquels nous trouvons cette Ville
aussi-tôt qu'elle nous est connue , pour
vouloir la rapporter à d'autres. Tout ce
que l'Etimologiste dit là- dessus est avancé
gratuitement et sans aucune preuve.
Herodote , L. I. Justin , Liv. XLIII. Solin ,
C8. &c.
I iiij Je
184 MERCURE DE FRANCE
Je pourrois à mon tour lui reprocher sa
négligence pour la recherche de la Verité , si
je ne craignois de m'être déja trop arrêté
sur un Sujet qui peut- être ne méritoit pas
d'être refuté sérieusement.
D. P.
A Orleans , ce 7 Decembre 1732.
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Résumé : RÉPONSE à deux Articles du Mercure du mois d'Octobre dernier.
L'auteur réagit à deux articles du Mercure d'octobre précédent. Le premier article discute de la manumission d'Orléans, mentionnée dans le Mercure de juin. L'auteur découvre que l'inscription d'Orléans, qu'il croyait non figurée, est en réalité gravée dans les Annales Benedictines du Père Mabillon. Il remercie l'observateur pour cette information mais justifie la publication de l'inscription dans le Mercure, car ce dernier est plus accessible au public. Il reconnaît avoir omis de citer l'auteur du Voyage Liturgique, qui décrit fidèlement l'inscription, mais précise qu'il n'avait pas l'intention de faire un dénombrement complet des sources. L'auteur aborde également la question de l'unicité de l'affranchissement de Letbert gravé sur la pierre, un fait qu'il ne peut expliquer faute de preuves suffisantes. Il mentionne que les serfs ont subsisté en France jusqu'au milieu du treizième siècle, bien que des ordonnances comme celle de Saint Louis aient visé à les affranchir. Le second article propose une nouvelle étymologie du mot 'Guespin', que l'auteur réfute. Selon lui, cette étymologie est incorrecte et repose sur des confusions historiques. L'auteur critique la méthode de l'étymologiste, qui aurait confondu les habitants de la Phocide avec les Phocéens. Il souligne que la fondation d'Orléans est attribuée aux Chartrains, non aux Épirotes ou aux Phocéens. Il conclut en regrettant la négligence de l'étymologiste dans la recherche de la vérité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6741
p. 184-185
CONTRE LES AUTEURS SATYRIQUES.
Début :
Dieu des Vers, puissant Apollon, [...]
Mots clefs :
Auteurs satiriques, Dieux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CONTRE LES AUTEURS SATYRIQUES.
CONTRE LES AUTEURS SATYRIQUES,
Dieu des Vers , puissant Apollon ,
Peux - tu souffrir sur le Parnasse ,
Peux-tu voir répandus dans le sacré Vallon
D'implacables Démons dont l'insolente audace
Par les plus indignes Chansons ,
De ta Lyre aujourd'hui font mépriser les sons ?
Les Eumenides ennemies ,
Dont la noire fureur en tous lieux se répand ,
Ont- elles converti les Muses en Furies ?
L'Hypocrene en bourbier , et Pegase en Serpent
Il paroit tous les jours des Satyres nouvelles ,
Dans le Public sans cesse on séme des Bre
vets ,
Des Monorimes , * des Couplets ;
Et ces injurieux Libelles
Armés de leurs traits odieux ,
Portent des atteintes cruelles ,
Sans épargner même les Dieux :
* Ouvrage tout en mêmes rimes et d'une satyre
ontrée.
2
C'est
JANVIER.
1733. 185
C'est l'Enfer qui vomit ces insolents ouvra
ges;
Ce tissu de fiel et d'outrages
Ajoûte à la malignité
L'imposture et l'impiété ;
Les plus hautes vertus deviennent leurs victi
mes ,
Et les Auteurs de tant de crimes
Se flattent de l'impunité.
De ces nouveaux Pythons purge à jamais la
terre ,
Fils du plus grand des Dieux , de sa gloire ja
Joux ,
Frappe , fais tomber sous tes coups
Des Monstres dignes du Tonnerre .
Dieu des Vers , puissant Apollon ,
Peux - tu souffrir sur le Parnasse ,
Peux-tu voir répandus dans le sacré Vallon
D'implacables Démons dont l'insolente audace
Par les plus indignes Chansons ,
De ta Lyre aujourd'hui font mépriser les sons ?
Les Eumenides ennemies ,
Dont la noire fureur en tous lieux se répand ,
Ont- elles converti les Muses en Furies ?
L'Hypocrene en bourbier , et Pegase en Serpent
Il paroit tous les jours des Satyres nouvelles ,
Dans le Public sans cesse on séme des Bre
vets ,
Des Monorimes , * des Couplets ;
Et ces injurieux Libelles
Armés de leurs traits odieux ,
Portent des atteintes cruelles ,
Sans épargner même les Dieux :
* Ouvrage tout en mêmes rimes et d'une satyre
ontrée.
2
C'est
JANVIER.
1733. 185
C'est l'Enfer qui vomit ces insolents ouvra
ges;
Ce tissu de fiel et d'outrages
Ajoûte à la malignité
L'imposture et l'impiété ;
Les plus hautes vertus deviennent leurs victi
mes ,
Et les Auteurs de tant de crimes
Se flattent de l'impunité.
De ces nouveaux Pythons purge à jamais la
terre ,
Fils du plus grand des Dieux , de sa gloire ja
Joux ,
Frappe , fais tomber sous tes coups
Des Monstres dignes du Tonnerre .
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Résumé : CONTRE LES AUTEURS SATYRIQUES.
En janvier 1733, une supplique est adressée à Apollon pour qu'il intervienne contre les auteurs satiriques. L'auteur exprime son indignation face à la prolifération de satires impertinentes qui dénigrent la poésie sacrée et offensent les dieux. Ces satires sont décrites comme des démons implacables et des furies, comparées à des monstres issus de l'enfer. Elles prennent diverses formes, telles que des brevets, des monorimes et des couplets, et sont qualifiées de libelles injurieux armés de traits odieux. L'auteur dénonce la malignité, l'imposture et l'impiété de ces œuvres, qui visent même les plus hautes vertus. Il appelle Apollon à purger la terre de ces monstres, les comparant à des Pythons, et à les frapper avec la puissance de son père, Zeus.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6742
p. 185-190
LETTRE écrite de Constantinople le 22. Novembre 1732. au sujet de la derniere contagion, et de la nouvelle Révolution de Perse.
Début :
Depuis le 12 de Juillet, Monsieur, que je ne vous ai donné des nouvelles [...]
Mots clefs :
Thamas Kouli-Kan, Roi de Perse, Ministre, Turcs, Constantinople, Révolution, Paix, Ispahan, Chah, Contagion, Peste
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Constantinople le 22. Novembre 1732. au sujet de la derniere contagion, et de la nouvelle Révolution de Perse.
LETTRE écrite de Constantinople le 22.
Novembre 1732. au sujet de la derniere
contagion , et de la nouvelle Révolution
de Perse.
D
Epuis le 12 de Juillet , Monsieur ,
que je ne vous ai donné des nouvelles
de ce pays- ci , il n'y a presque été
question que de la Peste . Voilà près de
cinq mois qu'on ne parle d'autre chose
que de ses ravages à Constantinople , et
quoique les Turcs ayent coûtume de se
mocquer de ceux qui la craignent , on a
I v remar
186 MERCURE DE FRANCE
remarqué cette année , au grand deshonneur
de la prédestination absoluë, qui est ,
comme vous sçavez , le Dogme favori des
Mahometans , qu'en general , ce ter ible
fleau leur a causé autant d'effroi qu'au :
autres ; mais comme par respect pour
leurs préjugez , la plupart n'en ont pas
pris plus de précautions qu'à l'ordinaire
on assûre qu'il a péri dans cette Ville et
dans ses environs 150 mille personnes .
Je ne sçai si ce calcul est bien fidele ; ce qu'il
y a de vraí , c'est que la contagion se répandant
comme un torrent , n'a pas plus
épargné les grands que les petits : elle
s'est introduite jusques dans le Serrail du
Grand Seigneur , dont elle a emporté
beaucoup d'Officiers , et sur- tout d'Eunu
ques noirs , entr'autres le Kasnadar ou
Trésorier de Sa Hautesse. L'Eski - Serai ,
c'est-à-dire , le vieux Serrail , où sont
renfermées aussi sévérement que dans un
Monastere , les Sultanes du G. S. après
sa mort ou sa déposition , n'en a pas été
éxempt non plus : trois ou quatre Sultanes
y sont mortes , du nombre desquelles.
a été la Sultane favorite du dernier Sultan
Achmet III . et Mere de la Sultane veuvedu
fameux G. V. Ibraim Pacha , qui fut
étranglé il y a deux ans. Celle- ci avoit
été pareillement attaquée du même mal ,
mais
JANVIER. 1733 137
mais elle a eu le bonheur d'en réchaper.
Enfin , pour ne vous point ennuyer par
un plus long détail sur cette triste matiere
, j'ajoûterai seulement que le G. Viz.
d'aujourd'hui a eu la douleur et la cons →
tance d'en voir mourir dans son propre
Palais un de ses freres , un de ses neveux ,
sa fille , celui à qui elle étoit promise en
mariage , et plus de deux cent de ses domestiques.
Dieu merci cette cruelle maladie
tire à sa fin , et la communication
commence à se rétablir par tout.
Je reviens , Monsieur , à ma Lettre du
2 Juillet ; je vous y marquois , si vous
Vous en souvenez , que le 4 du même
mois , la Porte avoit reçû des dépêches
d'Achmet , Pacha de Babilonne , qui envoyoit
au G. S. une Lettre de Chah -Tahmas
, pour Sa Hautesse , par laquelle ce
Prince rejettoit entierement l'infraction
du dernier Traité de Paix sur Tahmas-
-Couli- Kan , son Itimadil-Deulet, ou Grand
Visir , qui paroissoit vouloir usurper son
Trône , mais que les Turcs se défiant de
la bonne- foy du Roy de Perse , et apprehendant
que pour les mieux trompet ,
n'eut concerté avec son premier Ministre
la rebellion dont il l'accusoit , la Portene
sçavoit à quoi s'en tenir , ni à qui elledevoit
effectivement attribuer la rupture'
Lvj d'une
il
188 MERCURE DE FRANCE
1
d'une Paix recherchée avec tant d'ém
pressement par la Perse , et si fraîchement
concluë.
Ce Mystere impénétrable alors , s'est
enfin éclairci ; on a reçû depuis quelques
jours des nouvelles , dont quant à present
, je ne puis vous rapporter- qu'un
précis ; me réservant à vous les détailler ,
lorsqu'on m'aura remis une Piece qu'on
m'a promise. Ces nouvelles disent donc
en substance , que d'un côté Tahmas-
Couli Khan , après avoir déclaré en termes
formels , par ses Lettres , au Roy
son Maître , qu'il ne ratifieroit jamais ce
Traité honteux , que Sa Majesté venoit
de faire avec les Turcs. Il étoit parti du
Corassan , et avoit pris la route d'Ispahan
à la tête d'une Armée , composée
de Montagnads féroces et déterminez
comme lui ; que d'un autre côté Chah-
'Tahmas , persistant à vouloir que la derniere
Paix eut son entiere exécution
cette contrariété de sentimens avoit jetté
la division entre le Souverain , le premier
Ministre , et leurs Partisans respectifs
; que cependant le Prince voyant approcher
Tahmas- Couli- Kan , homme ambitieux
, capable de tout entreprendre , et
dont les Explois lui avoient faits un grand
nombre d'amis , jusques dans sa propre
Cour
JANVIER 1733. 189
Cour , avoit cru devoir ceder au temps ,
et se reconcilier avec lui ; que le perfide
Ministre cachant son noir dessein sous les
dehors affectez d'un zéle , d'une fidélité ,
et d'un attachement à toute épreuve ,
pour l'honneur de son Souverain, et pour
le bien du Royaume , avoit reçu avec
une soumission toute respectueuse en
apparence , les propositions qu'on étoit
alle lui faire , de la part de Chah - Tahmas.
Qu'en conséquence il s'étoit rendu
avec peu de suite à Ispahan , après avoir
cependant distribué ses Troupes dans différens
quartiers , aux environs de cette
Capitale, que par ce moyen il tenoit comme
bloquée,et qu'y étant arrivé, la premicre
chose qu'il avoit faite,avec le secours de
ses Partisans , dont le Roy étoit environ
né , même dans son Palais , avoit été de se
saisir de ce malheureux Prince qu'il avoit
fait mettre sur le champ dans un Carosse
fermé , et fait conduire avec une grosse
Escorte , vers le Corassan , où l'on ignoroit
encore ce qu'il étoit devenu ; qu'ensuite
il avoit forcé le Harem ou apparte
ment des Femmes , ce lieu si sacré , sur
tout en Perse ; qu'il y avoit d'abord violé
la soeur du Roy , qu'on dit êrre une fort
bille Princesse ; qu'ensuite il avoit tiré de
ce Harem un enfant au Berceau , fils de
ChahTo
MERCURE DE FRANCE
Chah-Tahmas ; qu'il l'avoit fait proclamer
Roy de Perse , publiant que son Pere
étoit incapable de regner ; qu'il s'étoit fait
déclarer Regent du Royaume , pendant
la minorité de ce nouveau Monarque .
Qu'en cette qualité , il s'étoit revêtu des
Habits Royaux , et des autres marques
de Souverain, et avoit paru en public avec
un faste extraordinaire ; qu'il faisoit journellement
massacrer ce qui restoit de
grands Seigneurs à la Cour , attachez à
Chah-Tahmas , ou qui pouvoient lui faire
ombrage ; qu'il enrichissoit de leurs dépouilles
les compagnons de ses désordres
et de sa fortune , et qu'il commandoit si
despotiquement dans Ispahan , que tout
y trembloit sous lui , d'une maniere qui
tenoit du prodige. Je suis , &c.
P. V. D.
Novembre 1732. au sujet de la derniere
contagion , et de la nouvelle Révolution
de Perse.
D
Epuis le 12 de Juillet , Monsieur ,
que je ne vous ai donné des nouvelles
de ce pays- ci , il n'y a presque été
question que de la Peste . Voilà près de
cinq mois qu'on ne parle d'autre chose
que de ses ravages à Constantinople , et
quoique les Turcs ayent coûtume de se
mocquer de ceux qui la craignent , on a
I v remar
186 MERCURE DE FRANCE
remarqué cette année , au grand deshonneur
de la prédestination absoluë, qui est ,
comme vous sçavez , le Dogme favori des
Mahometans , qu'en general , ce ter ible
fleau leur a causé autant d'effroi qu'au :
autres ; mais comme par respect pour
leurs préjugez , la plupart n'en ont pas
pris plus de précautions qu'à l'ordinaire
on assûre qu'il a péri dans cette Ville et
dans ses environs 150 mille personnes .
Je ne sçai si ce calcul est bien fidele ; ce qu'il
y a de vraí , c'est que la contagion se répandant
comme un torrent , n'a pas plus
épargné les grands que les petits : elle
s'est introduite jusques dans le Serrail du
Grand Seigneur , dont elle a emporté
beaucoup d'Officiers , et sur- tout d'Eunu
ques noirs , entr'autres le Kasnadar ou
Trésorier de Sa Hautesse. L'Eski - Serai ,
c'est-à-dire , le vieux Serrail , où sont
renfermées aussi sévérement que dans un
Monastere , les Sultanes du G. S. après
sa mort ou sa déposition , n'en a pas été
éxempt non plus : trois ou quatre Sultanes
y sont mortes , du nombre desquelles.
a été la Sultane favorite du dernier Sultan
Achmet III . et Mere de la Sultane veuvedu
fameux G. V. Ibraim Pacha , qui fut
étranglé il y a deux ans. Celle- ci avoit
été pareillement attaquée du même mal ,
mais
JANVIER. 1733 137
mais elle a eu le bonheur d'en réchaper.
Enfin , pour ne vous point ennuyer par
un plus long détail sur cette triste matiere
, j'ajoûterai seulement que le G. Viz.
d'aujourd'hui a eu la douleur et la cons →
tance d'en voir mourir dans son propre
Palais un de ses freres , un de ses neveux ,
sa fille , celui à qui elle étoit promise en
mariage , et plus de deux cent de ses domestiques.
Dieu merci cette cruelle maladie
tire à sa fin , et la communication
commence à se rétablir par tout.
Je reviens , Monsieur , à ma Lettre du
2 Juillet ; je vous y marquois , si vous
Vous en souvenez , que le 4 du même
mois , la Porte avoit reçû des dépêches
d'Achmet , Pacha de Babilonne , qui envoyoit
au G. S. une Lettre de Chah -Tahmas
, pour Sa Hautesse , par laquelle ce
Prince rejettoit entierement l'infraction
du dernier Traité de Paix sur Tahmas-
-Couli- Kan , son Itimadil-Deulet, ou Grand
Visir , qui paroissoit vouloir usurper son
Trône , mais que les Turcs se défiant de
la bonne- foy du Roy de Perse , et apprehendant
que pour les mieux trompet ,
n'eut concerté avec son premier Ministre
la rebellion dont il l'accusoit , la Portene
sçavoit à quoi s'en tenir , ni à qui elledevoit
effectivement attribuer la rupture'
Lvj d'une
il
188 MERCURE DE FRANCE
1
d'une Paix recherchée avec tant d'ém
pressement par la Perse , et si fraîchement
concluë.
Ce Mystere impénétrable alors , s'est
enfin éclairci ; on a reçû depuis quelques
jours des nouvelles , dont quant à present
, je ne puis vous rapporter- qu'un
précis ; me réservant à vous les détailler ,
lorsqu'on m'aura remis une Piece qu'on
m'a promise. Ces nouvelles disent donc
en substance , que d'un côté Tahmas-
Couli Khan , après avoir déclaré en termes
formels , par ses Lettres , au Roy
son Maître , qu'il ne ratifieroit jamais ce
Traité honteux , que Sa Majesté venoit
de faire avec les Turcs. Il étoit parti du
Corassan , et avoit pris la route d'Ispahan
à la tête d'une Armée , composée
de Montagnads féroces et déterminez
comme lui ; que d'un autre côté Chah-
'Tahmas , persistant à vouloir que la derniere
Paix eut son entiere exécution
cette contrariété de sentimens avoit jetté
la division entre le Souverain , le premier
Ministre , et leurs Partisans respectifs
; que cependant le Prince voyant approcher
Tahmas- Couli- Kan , homme ambitieux
, capable de tout entreprendre , et
dont les Explois lui avoient faits un grand
nombre d'amis , jusques dans sa propre
Cour
JANVIER 1733. 189
Cour , avoit cru devoir ceder au temps ,
et se reconcilier avec lui ; que le perfide
Ministre cachant son noir dessein sous les
dehors affectez d'un zéle , d'une fidélité ,
et d'un attachement à toute épreuve ,
pour l'honneur de son Souverain, et pour
le bien du Royaume , avoit reçu avec
une soumission toute respectueuse en
apparence , les propositions qu'on étoit
alle lui faire , de la part de Chah - Tahmas.
Qu'en conséquence il s'étoit rendu
avec peu de suite à Ispahan , après avoir
cependant distribué ses Troupes dans différens
quartiers , aux environs de cette
Capitale, que par ce moyen il tenoit comme
bloquée,et qu'y étant arrivé, la premicre
chose qu'il avoit faite,avec le secours de
ses Partisans , dont le Roy étoit environ
né , même dans son Palais , avoit été de se
saisir de ce malheureux Prince qu'il avoit
fait mettre sur le champ dans un Carosse
fermé , et fait conduire avec une grosse
Escorte , vers le Corassan , où l'on ignoroit
encore ce qu'il étoit devenu ; qu'ensuite
il avoit forcé le Harem ou apparte
ment des Femmes , ce lieu si sacré , sur
tout en Perse ; qu'il y avoit d'abord violé
la soeur du Roy , qu'on dit êrre une fort
bille Princesse ; qu'ensuite il avoit tiré de
ce Harem un enfant au Berceau , fils de
ChahTo
MERCURE DE FRANCE
Chah-Tahmas ; qu'il l'avoit fait proclamer
Roy de Perse , publiant que son Pere
étoit incapable de regner ; qu'il s'étoit fait
déclarer Regent du Royaume , pendant
la minorité de ce nouveau Monarque .
Qu'en cette qualité , il s'étoit revêtu des
Habits Royaux , et des autres marques
de Souverain, et avoit paru en public avec
un faste extraordinaire ; qu'il faisoit journellement
massacrer ce qui restoit de
grands Seigneurs à la Cour , attachez à
Chah-Tahmas , ou qui pouvoient lui faire
ombrage ; qu'il enrichissoit de leurs dépouilles
les compagnons de ses désordres
et de sa fortune , et qu'il commandoit si
despotiquement dans Ispahan , que tout
y trembloit sous lui , d'une maniere qui
tenoit du prodige. Je suis , &c.
P. V. D.
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Résumé : LETTRE écrite de Constantinople le 22. Novembre 1732. au sujet de la derniere contagion, et de la nouvelle Révolution de Perse.
La lettre du 22 novembre 1732 décrit les récents événements à Constantinople et en Perse. À Constantinople, la peste a sévi depuis le 12 juillet, causant la mort de 150 000 personnes, y compris des membres de la cour impériale et des eunuques. La maladie a également frappé le harem, entraînant le décès de plusieurs sultanes, dont la favorite du sultan Achmet III. Le grand vizir a également perdu des membres de sa famille et des domestiques. Actuellement, la peste semble en rémission. En Perse, une crise politique majeure est en cours. Le chah Tahmas a rejeté le dernier traité de paix avec les Turcs, accusant son grand vizir, Tahmas-Couli Khan, de vouloir usurper le trône. Tahmas-Couli Khan, à la tête d'une armée, a marché sur Ispahan, forçant le chah à se réconcilier avec lui. Profitant de cette situation, Tahmas-Couli Khan a ensuite emprisonné le chah, violé sa sœur et proclamé un enfant roi, se déclarant régent. Il a instauré un règne de terreur, éliminant les opposants et s'enrichissant de leurs biens.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6743
p. 190-191
SONNET Sur un Pécheur Pénitent.
Début :
Dans l'excés des maux que j'endure, [...]
Mots clefs :
Seigneur, Pénitent, Pécheur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SONNET Sur un Pécheur Pénitent.
SONNET
Sur un Pécheur Pénitent.
Dans l'excés des maux que j'endure
Jay souvent prié le Seigneur 9"
D'agir avec moins de rigueur ,
A l'égard de sa Créature.
Kay
JANVIER . 1732. 191
Fay dit : Auteur de la Nature ,
Grand Dieu , voi ma triste langueur ;.
Infirme , je perds ma vigueur ,
Comme une fleur perd sa parure .
Mais , Seigneur , rejette ces voeux ;
Le soulagement que je veux
Est d'un ordre bien plus sublime.
Releve mon coeur abattu ;
Et d'un vil Esclave du crime ,
Fais un Enfant de la Vertu.
Liberati autem à peccato servi facti estis jussitin..
Rom. 6. 18. 22.
Sur un Pécheur Pénitent.
Dans l'excés des maux que j'endure
Jay souvent prié le Seigneur 9"
D'agir avec moins de rigueur ,
A l'égard de sa Créature.
Kay
JANVIER . 1732. 191
Fay dit : Auteur de la Nature ,
Grand Dieu , voi ma triste langueur ;.
Infirme , je perds ma vigueur ,
Comme une fleur perd sa parure .
Mais , Seigneur , rejette ces voeux ;
Le soulagement que je veux
Est d'un ordre bien plus sublime.
Releve mon coeur abattu ;
Et d'un vil Esclave du crime ,
Fais un Enfant de la Vertu.
Liberati autem à peccato servi facti estis jussitin..
Rom. 6. 18. 22.
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Résumé : SONNET Sur un Pécheur Pénitent.
Le sonnet 'Sur un Pécheur Pénitent' décrit la souffrance et la repentance d'un individu. En janvier 1732, l'auteur prie Dieu de lui accorder une délivrance spirituelle. Il souhaite passer d'esclave du crime à enfant de la vertu, évoquant la libération du péché et la servitude de la justice.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6744
p. 192-197
ARRESTS NOTABLES.
Début :
ORDONNANCE DU ROY, du 17. Decembre qui regle le rang et la place que [...]
Mots clefs :
Cour, Thèse, Syndic, Roi, Faculté de théologie, Disputes, Émouvoir les esprits, Thèses
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARRESTS NOTABLES.
ARRESTS NOTABLE S.
RDONNANCE DU ROY, du 17
Decembre,
Decembre qui regle le rang et la place que
les Chanceliers des Consulats des Echelles du
Levant , doivent occuper dans les Ceremonies
publiques , par laquelle S. M. ordonne que dans
toutes les occasions où la Nation se trouvera
assemblée en corps , pour des Ceremonies publiques
, les Chanceliers pourvûs de Brévets de
S M. marcheront immédiatement après les Dé--
putez de la Nation , et avant les autres Négocians .
A l'égard des Chanceliers substituez ou nommez
par les Consuls pour exercer les Chancelleries
dans les cas de mort , de maladie ou d'absence
des titulaires , veut S. M. qu'ils n'ayent aucun
rang dans lesdites Cerémonies , et qu'ils marchent
avec les Négocians sans distinction ni
preséance , &c.
ARREST du Parlement , qui ordonne la
suppression d'une These .
Ce jour , les Gens du Roy sont entrez en la
Cour , et Maître Pierre Gilbert de Voisins , Avo
cat dudit Seigneur Roy , portant la parole , ont
dit :
31.
Qu'ayant eu avis d'une These qui fut soutenuë
en Sorbonne Mercredi dernier Décembre
par un Bachelier de Licence nommé Me Jean
Hanharan , Prêtre , Irlandois de Nation , ils ont
pris soin de s'en faire remettre des Exemplaires ,
et qu'après les avoir vus , ils ont crû qu'il étoit
de
JANVIER. 1733 193
'de leur devoir d'en rendre compte à la Cour sur
le champ .
Que sans s'arrêter à la difference qui se trouve
entre les divers Exemplaires par rapport à la dé
dicace et à l'inscription qui l'accompagne , singularité
dont ils ne chercheront point à appro-.
fondir la raison ; il leur suffit d'observer que sous
P'un et l'autre titre la These est la même,et qu'elle
mérite toute l'attention de la Cour. Rien de plus
insuffisant ni de moins correct sur tout ce qui
regarde nos Maximes , qu'on y voit diversement
alterées , tantôt par des expressions vicieuses ,
tantôt par des réticences suspectes , tantôt par la
correspondance et le rapport avec ce qui précede
ou ce qui suit.
Que ce n'est pas en cela seul que l'Auteur de
cette These a donné dans des écueils qu'il semble
avoir cherché exprès. Que sur ce qui peut
avoir rapport aux affaires présentes de l'Eglise ,
au lieu de la circonspection si nécessaire , il
montre une affectation qui ne tend qu'à émouvoir
les esprits , qu'à entretenir les disputes , et
qu'à exclure ce qu'il y a de plus capable de conduire
à l'uniformité et à la paix .
Qu'une These si peu mesurée et si dangereuse,
est un signal de discorde qu'on ne peut trop
tôt étouffer. Qu'on n'avoit pas lieu de s'attendre
qu'elle dût échapper à l'attention du Syndic de
la Faculté de Théologie , et qu'après la bonté
que la Cour avoit euë en dernier lieu , de recevoir
les assurances qu'il lui avoit données sur sa conduite
, eux Gens du Roy , avoient dû compter
qu'elle seroit plus circonspecte et plus exacte à
l'avenir. Que c'est ce qui les engage à proposer
à la Cour de le mander avec ceux qui on cû part
à cette These , pour entendre d'elle - même ce
qu'elle
194 MERCURE DE FRANCE
qu'elle jugera à propos de statuer à leur égard
que c'est ainsi qu'elle en a souvent usé dans les
occasions qui ont paru le demander , et que c'est
le moyen qui leur paroît le plus propre à arrêter
ces tentatives affectées , que des esprits qui ne respirent
que le trouble font éclore de tems en tems,
Eux Retirez :
Vû une These intitulée : Pastorum exemplari ,
et dans une autre édition de la même These ,
Verbo nascenti, et à la fin de chacun desdits Exemplaires
, Has Theses, Deo duce , auspice Dei-para ,
et Praside S. M. N. Jacobo Leullier , Sacra Facultatis
Parisiensis Doctore Theologo et Decano Sorbonico
, Seniore , necnon antiquo Sancti Ludovici
in Insula Pastore vigilantissimo , tueri conabitur
Joannes Hanharan , Limericensis in Hybernia Presbyter
, ejusdem Sacra Facultatis Parisiensis Baccataureus
Theologus , die Mercurii trigesima prima
mensis Decembris , anno Domini MDCCXXXII . ab
octava matutina , ad sextam vespertinam , in Sorbona
, pro majore ordinaria. Ladite These conte
nant neuf Positions toutes conformes dans chacun
desdits Exemplaires. La matiere mise en déliberation
:
La Cour a arrêté et ordonné que ladite These
sera et demeurera supprimée ; enjoint à tous
ceux qui en auroient des Exemplaires , de les apporter
à cet effet au Greffe de la Cour , et cependant
ordonné que le Syndic de la Faculté de
Théologie , le Président de la These et le Répondant
seront mandez en la Cour Mercredy
prochain sept heures et demie du matin en la
Grand'Chambre , pour eux ouys en présence du
Procureur General du Roy , être sur ses Conclusións
ordonné par la Cour ce qu'il appartiendra;
ordonne en outre que Copies collationnées du
présent
JANVIER. 17337 195
présent Arrêt seront envoyées aux Bailliages et
Sénechaussées du Ressort , pour y être lûës , pu
pliées et enregistrées. Enjoint aux Substituts du
Procureur General du Roy d'y tenir la main , et
d'en certifier la Cour dans un mois. Fait en Par
lement le s . Janvier 1733. Signé , YSABEAU.
ARREST du Parlement , donné en execu
tion de celui du 5. Janvier.
Ce jour les Gens du Roy sont entrez , et ont
dit : Qu'en execution de l'Arrêt de la Cour de
Lundi dernier , le Syndic de la Faculté de Théologie
de Paris , et celui qui a soutenu la These supprimée
par son Arrêt du 5. de ce mois , étoient
au Parquet des Huissiers ; que le Doyen de ladite
Faculté ne s'est point rendu aux Ordres de la
Cour pour cause d'indisposition ; et à l'instant
le Syndic et le Répondant mandez , et ayant pris
place au Barreau du côté du Greffe , M. le Premier
Président leur a dir : La Cour justement
mécontente d'une These soutenue en Sorbonne
le 31. Décembre dernier , et en ayant ordonné
la suppression par son Arrêt du 5. Janvier , vous
a mandé en ce jour , pour vous faire entendre
combien elle improuve la condute, tant du Doyen
qui a présidé à une These si dangereuse et si capable
d'exciter le feu de la discorde , que du Bachelier
qui l'a soutenue , et encore plus du Syndic
qui l'a approuvée par sa signature.
Chargé par son état d'examiner et d'arrêter
toutes les Theses qui pourroient exciter du trouble
, il a manqué au plus essentiel de ses devoirs,
et il est d'autant plus repréhensible que l'année
derniere la Cour ayant bien voulu se contenter
de la déclaration de ses sentimens sur les Maxies
du Royaume , Pavoit chargé par Arrêt du
156 MERCURE DE FRANCE
1f. Août 1732. de veiller plus exactement que
jamais sur tout ce qui se passeroit dans la Faculté
de Théologie
Inscruits du mécontentement de la Cour , il ne
vous reste plus qu'à lui marquer des dispositions
propres à prévenir les effets de sa juste severité.
Eux entendus , les Gens du Roy , Me Pierre
Gilbert de Voisins , Avocat dudit Seigneur Roy
portant la parole , ont dit :
Qu'il ne s'agit plus d'aucune discussion sur la
These ; que la Cour y a prononcé en connoissance
de cause : qu'il ne s'agit que de voir ce qu'il
convient de statuer à l'égard de ceux qui y ont
eu part. Qu'ils ne peuvent s'empêcher de dire
qu'on ne sçauroit assez blamer la conduite du
Syndic ; que ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il est
instruit des intentions de la Cour pour le bien le
plus essentiel , et pour la tranquillité : qu'il y a
manqué plus d'une fois ; et qu'après ce qui se
passa il y a quelque temps lorsque la Cour eut
la bonté de recevoir les assuances qu'il donna
sur sa conduite à l'avenir , il est plus repréhenble
que jamais. Qu'il faut donc lui faire des injonctions
en forme , telles que la Cour les prononce
contre ceux qu'elle regirde comme étant
en faute inexcusable. Que le Répondant est inexcusable
aussi. Qu'à l'égard du Président nommé
dans la These , il s'est excusé de se présenter aujourd'hui
sur une indisposition actuelle,que son
âge rend vrai - semblable ; mais qu'il lui eût écé
facile de desavouer la These en même- temps ; et
que ne l'ayant pas fait , la Cour est en état de le
compren ire dans les injonctions qu'elle jugera à
de faire aux deux propos autres. Que ce sera à
eux , et surtout au Syndic , de faire ensorte qu'on
ne soit pas obligé d'aller plus loin dans la suite,
et
JANVIER. 1733. 197
et que le Ministere public ne soit pas forcé de
prendre d'autres mesures.
Qu'ils requierent donc qu'ils soit enjoint au
Syndic d'être plus exact et plus circonspect à l'avenir
dans ses fonctions et de veiller à ce qu'il
ne soit rien mis dans les Theses , qui puisse
émouvoir les esprits et entretenir les disputes présentes
, à peine d'être procedé contre lui ainsi
qu'il appartiendra : Enjoint sous les mêmes peines
, tant au Président qu'au Répondant de se
conformer à l'Arrêt , chacun en ce qui les concerne.
Eux retirez,ensemble le Sindic et le Répondant.
La matiere mise en déliberation , les Gens du Roy
ayant été mandez , et M, le Premier Président
ayant ordonné qu'on fit entrer le Syndic et le Répondant
:
La Cour a enjoint au Syndic de la Faculté de
Théologie , d'être plus exact et plus circonspect
à l'avenir dans ses fonctions , et de veiller à ce
qu'il ne soit rien mis dans les Theses qui puisse
émouvoir les esprits et entretenir les disputes
présentes , à peine d'être procedé contre lui ainsi
qu'il appartiendra : enjoint sous les mêmes peines,
tant au Président qu'au Répondant , de se conformer
au présent Arrêt , chacun en ce qui les
concerne Fait en Parlement le 7. Janvier 1733 .
Signé , YSABE A U.
RDONNANCE DU ROY, du 17
Decembre,
Decembre qui regle le rang et la place que
les Chanceliers des Consulats des Echelles du
Levant , doivent occuper dans les Ceremonies
publiques , par laquelle S. M. ordonne que dans
toutes les occasions où la Nation se trouvera
assemblée en corps , pour des Ceremonies publiques
, les Chanceliers pourvûs de Brévets de
S M. marcheront immédiatement après les Dé--
putez de la Nation , et avant les autres Négocians .
A l'égard des Chanceliers substituez ou nommez
par les Consuls pour exercer les Chancelleries
dans les cas de mort , de maladie ou d'absence
des titulaires , veut S. M. qu'ils n'ayent aucun
rang dans lesdites Cerémonies , et qu'ils marchent
avec les Négocians sans distinction ni
preséance , &c.
ARREST du Parlement , qui ordonne la
suppression d'une These .
Ce jour , les Gens du Roy sont entrez en la
Cour , et Maître Pierre Gilbert de Voisins , Avo
cat dudit Seigneur Roy , portant la parole , ont
dit :
31.
Qu'ayant eu avis d'une These qui fut soutenuë
en Sorbonne Mercredi dernier Décembre
par un Bachelier de Licence nommé Me Jean
Hanharan , Prêtre , Irlandois de Nation , ils ont
pris soin de s'en faire remettre des Exemplaires ,
et qu'après les avoir vus , ils ont crû qu'il étoit
de
JANVIER. 1733 193
'de leur devoir d'en rendre compte à la Cour sur
le champ .
Que sans s'arrêter à la difference qui se trouve
entre les divers Exemplaires par rapport à la dé
dicace et à l'inscription qui l'accompagne , singularité
dont ils ne chercheront point à appro-.
fondir la raison ; il leur suffit d'observer que sous
P'un et l'autre titre la These est la même,et qu'elle
mérite toute l'attention de la Cour. Rien de plus
insuffisant ni de moins correct sur tout ce qui
regarde nos Maximes , qu'on y voit diversement
alterées , tantôt par des expressions vicieuses ,
tantôt par des réticences suspectes , tantôt par la
correspondance et le rapport avec ce qui précede
ou ce qui suit.
Que ce n'est pas en cela seul que l'Auteur de
cette These a donné dans des écueils qu'il semble
avoir cherché exprès. Que sur ce qui peut
avoir rapport aux affaires présentes de l'Eglise ,
au lieu de la circonspection si nécessaire , il
montre une affectation qui ne tend qu'à émouvoir
les esprits , qu'à entretenir les disputes , et
qu'à exclure ce qu'il y a de plus capable de conduire
à l'uniformité et à la paix .
Qu'une These si peu mesurée et si dangereuse,
est un signal de discorde qu'on ne peut trop
tôt étouffer. Qu'on n'avoit pas lieu de s'attendre
qu'elle dût échapper à l'attention du Syndic de
la Faculté de Théologie , et qu'après la bonté
que la Cour avoit euë en dernier lieu , de recevoir
les assurances qu'il lui avoit données sur sa conduite
, eux Gens du Roy , avoient dû compter
qu'elle seroit plus circonspecte et plus exacte à
l'avenir. Que c'est ce qui les engage à proposer
à la Cour de le mander avec ceux qui on cû part
à cette These , pour entendre d'elle - même ce
qu'elle
194 MERCURE DE FRANCE
qu'elle jugera à propos de statuer à leur égard
que c'est ainsi qu'elle en a souvent usé dans les
occasions qui ont paru le demander , et que c'est
le moyen qui leur paroît le plus propre à arrêter
ces tentatives affectées , que des esprits qui ne respirent
que le trouble font éclore de tems en tems,
Eux Retirez :
Vû une These intitulée : Pastorum exemplari ,
et dans une autre édition de la même These ,
Verbo nascenti, et à la fin de chacun desdits Exemplaires
, Has Theses, Deo duce , auspice Dei-para ,
et Praside S. M. N. Jacobo Leullier , Sacra Facultatis
Parisiensis Doctore Theologo et Decano Sorbonico
, Seniore , necnon antiquo Sancti Ludovici
in Insula Pastore vigilantissimo , tueri conabitur
Joannes Hanharan , Limericensis in Hybernia Presbyter
, ejusdem Sacra Facultatis Parisiensis Baccataureus
Theologus , die Mercurii trigesima prima
mensis Decembris , anno Domini MDCCXXXII . ab
octava matutina , ad sextam vespertinam , in Sorbona
, pro majore ordinaria. Ladite These conte
nant neuf Positions toutes conformes dans chacun
desdits Exemplaires. La matiere mise en déliberation
:
La Cour a arrêté et ordonné que ladite These
sera et demeurera supprimée ; enjoint à tous
ceux qui en auroient des Exemplaires , de les apporter
à cet effet au Greffe de la Cour , et cependant
ordonné que le Syndic de la Faculté de
Théologie , le Président de la These et le Répondant
seront mandez en la Cour Mercredy
prochain sept heures et demie du matin en la
Grand'Chambre , pour eux ouys en présence du
Procureur General du Roy , être sur ses Conclusións
ordonné par la Cour ce qu'il appartiendra;
ordonne en outre que Copies collationnées du
présent
JANVIER. 17337 195
présent Arrêt seront envoyées aux Bailliages et
Sénechaussées du Ressort , pour y être lûës , pu
pliées et enregistrées. Enjoint aux Substituts du
Procureur General du Roy d'y tenir la main , et
d'en certifier la Cour dans un mois. Fait en Par
lement le s . Janvier 1733. Signé , YSABEAU.
ARREST du Parlement , donné en execu
tion de celui du 5. Janvier.
Ce jour les Gens du Roy sont entrez , et ont
dit : Qu'en execution de l'Arrêt de la Cour de
Lundi dernier , le Syndic de la Faculté de Théologie
de Paris , et celui qui a soutenu la These supprimée
par son Arrêt du 5. de ce mois , étoient
au Parquet des Huissiers ; que le Doyen de ladite
Faculté ne s'est point rendu aux Ordres de la
Cour pour cause d'indisposition ; et à l'instant
le Syndic et le Répondant mandez , et ayant pris
place au Barreau du côté du Greffe , M. le Premier
Président leur a dir : La Cour justement
mécontente d'une These soutenue en Sorbonne
le 31. Décembre dernier , et en ayant ordonné
la suppression par son Arrêt du 5. Janvier , vous
a mandé en ce jour , pour vous faire entendre
combien elle improuve la condute, tant du Doyen
qui a présidé à une These si dangereuse et si capable
d'exciter le feu de la discorde , que du Bachelier
qui l'a soutenue , et encore plus du Syndic
qui l'a approuvée par sa signature.
Chargé par son état d'examiner et d'arrêter
toutes les Theses qui pourroient exciter du trouble
, il a manqué au plus essentiel de ses devoirs,
et il est d'autant plus repréhensible que l'année
derniere la Cour ayant bien voulu se contenter
de la déclaration de ses sentimens sur les Maxies
du Royaume , Pavoit chargé par Arrêt du
156 MERCURE DE FRANCE
1f. Août 1732. de veiller plus exactement que
jamais sur tout ce qui se passeroit dans la Faculté
de Théologie
Inscruits du mécontentement de la Cour , il ne
vous reste plus qu'à lui marquer des dispositions
propres à prévenir les effets de sa juste severité.
Eux entendus , les Gens du Roy , Me Pierre
Gilbert de Voisins , Avocat dudit Seigneur Roy
portant la parole , ont dit :
Qu'il ne s'agit plus d'aucune discussion sur la
These ; que la Cour y a prononcé en connoissance
de cause : qu'il ne s'agit que de voir ce qu'il
convient de statuer à l'égard de ceux qui y ont
eu part. Qu'ils ne peuvent s'empêcher de dire
qu'on ne sçauroit assez blamer la conduite du
Syndic ; que ce n'est pas d'aujourd'hui qu'il est
instruit des intentions de la Cour pour le bien le
plus essentiel , et pour la tranquillité : qu'il y a
manqué plus d'une fois ; et qu'après ce qui se
passa il y a quelque temps lorsque la Cour eut
la bonté de recevoir les assuances qu'il donna
sur sa conduite à l'avenir , il est plus repréhenble
que jamais. Qu'il faut donc lui faire des injonctions
en forme , telles que la Cour les prononce
contre ceux qu'elle regirde comme étant
en faute inexcusable. Que le Répondant est inexcusable
aussi. Qu'à l'égard du Président nommé
dans la These , il s'est excusé de se présenter aujourd'hui
sur une indisposition actuelle,que son
âge rend vrai - semblable ; mais qu'il lui eût écé
facile de desavouer la These en même- temps ; et
que ne l'ayant pas fait , la Cour est en état de le
compren ire dans les injonctions qu'elle jugera à
de faire aux deux propos autres. Que ce sera à
eux , et surtout au Syndic , de faire ensorte qu'on
ne soit pas obligé d'aller plus loin dans la suite,
et
JANVIER. 1733. 197
et que le Ministere public ne soit pas forcé de
prendre d'autres mesures.
Qu'ils requierent donc qu'ils soit enjoint au
Syndic d'être plus exact et plus circonspect à l'avenir
dans ses fonctions et de veiller à ce qu'il
ne soit rien mis dans les Theses , qui puisse
émouvoir les esprits et entretenir les disputes présentes
, à peine d'être procedé contre lui ainsi
qu'il appartiendra : Enjoint sous les mêmes peines
, tant au Président qu'au Répondant de se
conformer à l'Arrêt , chacun en ce qui les concerne.
Eux retirez,ensemble le Sindic et le Répondant.
La matiere mise en déliberation , les Gens du Roy
ayant été mandez , et M, le Premier Président
ayant ordonné qu'on fit entrer le Syndic et le Répondant
:
La Cour a enjoint au Syndic de la Faculté de
Théologie , d'être plus exact et plus circonspect
à l'avenir dans ses fonctions , et de veiller à ce
qu'il ne soit rien mis dans les Theses qui puisse
émouvoir les esprits et entretenir les disputes
présentes , à peine d'être procedé contre lui ainsi
qu'il appartiendra : enjoint sous les mêmes peines,
tant au Président qu'au Répondant , de se conformer
au présent Arrêt , chacun en ce qui les
concerne Fait en Parlement le 7. Janvier 1733 .
Signé , YSABE A U.
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Résumé : ARRESTS NOTABLES.
En 1733, plusieurs décisions judiciaires et administratives françaises ont été prises. Une ordonnance royale du 17 décembre 1732 a établi le rang et la place des Chanceliers des Consulats des Échelles du Levant lors des cérémonies publiques. Les Chanceliers munis de brevets royaux doivent suivre immédiatement les députés de la Nation et précéder les autres négociants. En revanche, les Chanceliers substituts ou nommés par les Consuls n'ont pas de rang particulier et doivent se placer parmi les négociants sans distinction. Par ailleurs, un arrêt du Parlement a ordonné la suppression d'une thèse soutenue en Sorbonne le 31 décembre 1732 par Jean Hanharan, un bachelier irlandais. La thèse a été jugée insuffisante et dangereuse, altérant les maximes du royaume et risquant d'émouvoir les esprits. Le Parlement a décidé de mandater le Syndic de la Faculté de Théologie, le Président de la thèse et le Répondant pour entendre leurs explications. Un autre arrêt du Parlement, en exécution de celui du 5 janvier 1733, a rapporté que le Syndic et le Répondant avaient été entendus par la Cour. Le Syndic a été réprimandé pour avoir manqué à ses devoirs en approuvant une thèse capable d'exciter la discorde. La Cour a enjoint au Syndic, au Président et au Répondant de faire preuve de plus de circonspection à l'avenir, sous peine de sanctions.
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6745
p. 197
« Le sieur Dugeron, ancien Chirurgien d'Armée, continue de donner avis qu'il a fait la découverte [...] »
Début :
Le sieur Dugeron, ancien Chirurgien d'Armée, continue de donner avis qu'il a fait la découverte [...]
Mots clefs :
Remède, Dents
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Dugeron, ancien Chirurgien d'Armée, continue de donner avis qu'il a fait la découverte [...] »
Le sieur Dugeron , ancien Chirurgien d'Armée
, continue de donner avis qu'il a fait la découverte
d'un Remede sans goût , qui préserve
les dents de se gâter et de tomber ; ceux qui en
ont en connoissent l'utilité . Il met son nom et
le prix sur ses Boetes Sa demeure avec Tableau
est à Paris , rue Comtesse d'Artois , proche la Co,
médie Italienne,
, continue de donner avis qu'il a fait la découverte
d'un Remede sans goût , qui préserve
les dents de se gâter et de tomber ; ceux qui en
ont en connoissent l'utilité . Il met son nom et
le prix sur ses Boetes Sa demeure avec Tableau
est à Paris , rue Comtesse d'Artois , proche la Co,
médie Italienne,
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6746
s. p.
TABLE
Début :
Privilege du Roy pour le Mercure. Catalogue des Mercures de France depuis 1721. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE
TABLE
Paralogue des Mercures de France depuis
Rivilege du Roy pour le Mercure.
1721.
Avertissement aux Amateurs de ce Journal .
Liste des Libraires qui distribuent le Mercure.
Pieces Fugitives. Les quatre Ages , Cantate ,
Question Notable , jugée à Dijon ,
Le Progrès de la Tragédie , Ode ,
5
18
Lettre au sujet de la Critique du Spectacle de la
Nature , & c.
Ode d'Horace , Imitation ,
Remarques curieuses sur le Beauvoisis , &c.
Les Nôces de Plutus , Cantate ,
22
34
36
so
Remarques de M. Bouguer , sur la Lettre de
M. Meynier ,
A Mlle de la Vigne , Madrigal ,
Septiéme Lettre sur Oran et Ceuta ,
Noels nouveaux ,
Parallele de Théophraste et de la Bruyere ,
Rondeau à Madame * * *
53
64
65
75
78
80
Réponse aux Vers adressez à Mlle de Malcrais
,
81
LogoLogogryphes
, &c. ibid.
Nouvelles Litteraires , des Beaux Arts , &c. Recueil
de Pieces d'Histoire et de Litterature ,
&c.
Glossaire en neuf Langues , & c.
85
91
Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Èglise ,
& c. 95
Poësies composées et récitées au College de
Louis le Grand , 100
Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple
, &c.
106
Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations,
& c.
Panegyrique de S. François d'Assise , &c.
Lettre de M. Bertrand , Medecin ,
Nouvelle Edition des OEuvres de S. Jerôme ,
108
110
113
& c.
118
Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines
, & c .
Histoire de Verone , &c.
Fille sçavante à Boulogne
Physique en Dialogue du P. Regnault ,
Abregé de la Vie des Sculpteurs , & c .
Prix de l'Académie de Chirurgie ,
Jettons de 1733.
117
120
ibid.
121
123
124
125
Question sur le terme d'Invention et de Sentiment
,
Autre Question sur la Navigation ,
Chanson Notée , Bouquet et Ode Anacreontique
en Musique ,
Spectacles , Extrait de Zaïre ,
La Fête d'Iris , Cantatille ,
127
128
132
133
147
Nouvelles Etrangeres , de Turquie et Perse , 149
De Russie , Dannemarc , Allemagne , Italie , 150
Nouvelles d'Espagne et d'Oran , &c.
Grande Bretagne ,
153
154
Morts
Morts , Naissances des Pays Etrangers , &c. 157
Poëme , Etrennes à M. M. &c. 158
France , Nouvelles de la Cour , de Paris , &c . 162
A Mile Chanville , Songe ,
Morts , Naissances et Mariages ,
167
169
Réponse à la Missive du Chevalier Leucotece ,
& c.
171
Addition. Prix de l'Académie de Marseille , 172
Madrigal ,
Nouvelles Estampes gravées ; Andromede &c.
Les deux Amours , Madrigal.
173
174
175
Réponse sur l'étimologie du mot de Guespin ,
& c.
Contre les Auteurs Satyriques ,
177
184
Lettre de Constantinople sur la derniere contagion
, et la nouvelle Révolution de Perse , 185
Sonnet ,
Arrêts Notables ,>
Paralogue des Mercures de France depuis
Rivilege du Roy pour le Mercure.
1721.
Avertissement aux Amateurs de ce Journal .
Liste des Libraires qui distribuent le Mercure.
Pieces Fugitives. Les quatre Ages , Cantate ,
Question Notable , jugée à Dijon ,
Le Progrès de la Tragédie , Ode ,
5
18
Lettre au sujet de la Critique du Spectacle de la
Nature , & c.
Ode d'Horace , Imitation ,
Remarques curieuses sur le Beauvoisis , &c.
Les Nôces de Plutus , Cantate ,
22
34
36
so
Remarques de M. Bouguer , sur la Lettre de
M. Meynier ,
A Mlle de la Vigne , Madrigal ,
Septiéme Lettre sur Oran et Ceuta ,
Noels nouveaux ,
Parallele de Théophraste et de la Bruyere ,
Rondeau à Madame * * *
53
64
65
75
78
80
Réponse aux Vers adressez à Mlle de Malcrais
,
81
LogoLogogryphes
, &c. ibid.
Nouvelles Litteraires , des Beaux Arts , &c. Recueil
de Pieces d'Histoire et de Litterature ,
&c.
Glossaire en neuf Langues , & c.
85
91
Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Èglise ,
& c. 95
Poësies composées et récitées au College de
Louis le Grand , 100
Traité des dissentions entre les Nobles et le Peuple
, &c.
106
Le Triomphe de la Pauvreté et des humiliations,
& c.
Panegyrique de S. François d'Assise , &c.
Lettre de M. Bertrand , Medecin ,
Nouvelle Edition des OEuvres de S. Jerôme ,
108
110
113
& c.
118
Recueil de toutes les Inscriptions Grecques et Latines
, & c .
Histoire de Verone , &c.
Fille sçavante à Boulogne
Physique en Dialogue du P. Regnault ,
Abregé de la Vie des Sculpteurs , & c .
Prix de l'Académie de Chirurgie ,
Jettons de 1733.
117
120
ibid.
121
123
124
125
Question sur le terme d'Invention et de Sentiment
,
Autre Question sur la Navigation ,
Chanson Notée , Bouquet et Ode Anacreontique
en Musique ,
Spectacles , Extrait de Zaïre ,
La Fête d'Iris , Cantatille ,
127
128
132
133
147
Nouvelles Etrangeres , de Turquie et Perse , 149
De Russie , Dannemarc , Allemagne , Italie , 150
Nouvelles d'Espagne et d'Oran , &c.
Grande Bretagne ,
153
154
Morts
Morts , Naissances des Pays Etrangers , &c. 157
Poëme , Etrennes à M. M. &c. 158
France , Nouvelles de la Cour , de Paris , &c . 162
A Mile Chanville , Songe ,
Morts , Naissances et Mariages ,
167
169
Réponse à la Missive du Chevalier Leucotece ,
& c.
171
Addition. Prix de l'Académie de Marseille , 172
Madrigal ,
Nouvelles Estampes gravées ; Andromede &c.
Les deux Amours , Madrigal.
173
174
175
Réponse sur l'étimologie du mot de Guespin ,
& c.
Contre les Auteurs Satyriques ,
177
184
Lettre de Constantinople sur la derniere contagion
, et la nouvelle Révolution de Perse , 185
Sonnet ,
Arrêts Notables ,>
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Résumé : TABLE
Le document est un tableau répertoriant divers articles et œuvres littéraires parus dans le 'Mercure de France' en 1721. Il commence par des informations sur les privilèges royaux et des avertissements aux lecteurs. Le tableau liste également les libraires distribuant le journal. Il inclut une variété de pièces littéraires telles que des cantates, des odes, des lettres, des madrigaux et des nouvelles littéraires. Parmi les œuvres notables figurent 'Les quatre Ages', 'Le Progrès de la Tragédie' et 'Parallèle de Théophraste et de La Bruyère'. Le document mentionne aussi des travaux historiques et scientifiques, comme 'Abregé de l'Histoire des 24. Peres de l'Èglise' et 'Physique en Dialogue du P. Regnault'. Des nouvelles étrangères provenant de Turquie, de Perse, de Russie, d'Allemagne, d'Italie, d'Espagne et de Grande-Bretagne sont également répertoriées. Le tableau se termine par des informations sur des naissances, des mariages et des décès, ainsi que des poèmes et des réponses à des missives.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6747
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 76. ligne 14. Moyran, lisez Meyran. Ibid. l. 3. du bas, Leuville, l. Louville. [...]
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texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Age 76. ligne 14 Moyran , lisez Meyran ,
Pibid. 1. 3. du bas , Leuville , 1. Louville,
P. 79. 1. 10. Monotomie , 1.Monotonie.
P. 145. l. 11. Février , l . Janvier
Age 76. ligne 14 Moyran , lisez Meyran ,
Pibid. 1. 3. du bas , Leuville , 1. Louville,
P. 79. 1. 10. Monotomie , 1.Monotonie.
P. 145. l. 11. Février , l . Janvier
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6748
s. p.
« Les Jettons de 1733. doivent regarder la page 125 La Chanson notée doit regarder la page [1]3[1] [...] »
Début :
Les Jettons de 1733. doivent regarder la page 125 La Chanson notée doit regarder la page [1]3[1] [...]
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Les Jettons de 1733. doivent regarder la page 125
La Chanson notée doit regarder la page 232
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6749
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure, [...]
Mots clefs :
Moreau, Commis au Mercure, Paquets, Paris, Librairie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
L'ADRESSE
'
ADRESSE
generale
eft
à
Monfieur
MOREAU
,
Commis au
Mercure , vis - à- vis la Comedie Fran-
goife , à Paris. Ceux qui pour leur com-
modité voudront remettre leurs Paquets ca-
chetez aux Libraires qui vendent le Mer-
cure; à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On
prie
très
-
inftamment
,
quand
on
adreſſe
des
Lettres
ou Paquets
par
la Pofte
,
d'avoir
foin
d'en
affranchir
le
Port
,
comme
cela
s'eft
toujours
pratiqué
,
afin
d'épargner
,
à
nous
le
déplaifir
de
les
rebuter
,
&
à
ceux qui
les
envoyent
,
celui
,
non
-
feulement
de ne
pas
voir
paroître
leurs
Ouvrages ,
même
de
les
perdre
,
s'ils
n'en ont
pas gardé
de
copie
.
#
mais
Les
Libraires des Provinces
&
des
Pays
Etrangers
,
ou
tes
Particuliers
qui
fouhaite-
ront
avoir
le
Mercure de France de la pre-
mierė
main
,
&
plus
promptement
,
n'auront
qu'à donner
leurs adreſſes
à
M.
Moreau
,
qui aura foin
de
faire
leurs
Paquets`fansperte
de temps
,
&
de
les
faire porier furT'heure
à la Pofte
,
ou
aux
Meffageries qu'oului indiquera
.
PRIX XXX
.
SOLS
L'ADRESSE
'
ADRESSE
generale
eft
à
Monfieur
MOREAU
,
Commis au
Mercure , vis - à- vis la Comedie Fran-
goife , à Paris. Ceux qui pour leur com-
modité voudront remettre leurs Paquets ca-
chetez aux Libraires qui vendent le Mer-
cure; à Paris , peuventfe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On
prie
très
-
inftamment
,
quand
on
adreſſe
des
Lettres
ou Paquets
par
la Pofte
,
d'avoir
foin
d'en
affranchir
le
Port
,
comme
cela
s'eft
toujours
pratiqué
,
afin
d'épargner
,
à
nous
le
déplaifir
de
les
rebuter
,
&
à
ceux qui
les
envoyent
,
celui
,
non
-
feulement
de ne
pas
voir
paroître
leurs
Ouvrages ,
même
de
les
perdre
,
s'ils
n'en ont
pas gardé
de
copie
.
#
mais
Les
Libraires des Provinces
&
des
Pays
Etrangers
,
ou
tes
Particuliers
qui
fouhaite-
ront
avoir
le
Mercure de France de la pre-
mierė
main
,
&
plus
promptement
,
n'auront
qu'à donner
leurs adreſſes
à
M.
Moreau
,
qui aura foin
de
faire
leurs
Paquets`fansperte
de temps
,
&
de
les
faire porier furT'heure
à la Pofte
,
ou
aux
Meffageries qu'oului indiquera
.
PRIX XXX
.
SOLS
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Résumé : AVIS.
L'avis porte sur la distribution du périodique Mercure. Les lecteurs parisiens peuvent déposer leurs paquets cachetés chez les libraires vendant le Mercure. Il est conseillé d'affranchir les lettres ou paquets envoyés par la poste pour éviter leur rejet et la perte des ouvrages en l'absence de copie. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers souhaitant recevoir le Mercure de France dès sa parution, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau. Ce dernier se chargera de l'envoi rapide des paquets par la poste ou par les messageries. Le prix de cette distribution est fixé à trente sols.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6750
p. 199-204
L'ESPERANCE. ODE.
Début :
Accours divine Polhimnie ; [...]
Mots clefs :
Espérance, Dieux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'ESPERANCE. ODE.
L'ESPERANCE.
O D E.
Ccours divine Polhimnie ;
Je sens de lyriques transports ;
Viens inspirer à mon génie ,
L'Art qui charma le Dieu des Morts
Par une peinture fidelle ,
Inconnue au Pinceau d'Apelle ,
Je prétens prouver aujourd'hui` ;
A ij Que
200 MERCURE DE FRANCE
Que l'homme dans son éxistence ,
N'a d'autre but que l'Esperance ,
D'autre guide , ni d'autre appui.
En vain dans le sein des richesses ,
Un Mortel est enseveli ;
Bien-tôt de ces enchanteresses ,
Son coeur cesse d'être ébloüi ;
C'est le plus haut rang qu'il espere.
Mais en vain par cette chimere ,
Il croit son espoir abattų .
Semblable à la Tonne perfide ,
En se remplissant il se vuide ,
Et meurt sans le bien attendu.
Jeunes Guerriers , qui de Bellone ,
Suivez par tout les Etendarts ;
C'est l'Esperance qui vous donne
L'ardeur de courir aux hazards.
La Paix pour vous n'a point de charmes ,
C'est dans le plus fort des allarines ,
Que voys goûtez quelques douceurs ,
Dans l'attente que votre gloire ,
Bien -tôt au Temple de Mémoire ,
Trouvera des admirateurs.
Quand
FEVRIE R. 1733. 201
Quand de la Boëte de Pandore ,
Pour punir nos divers deffauts ,
Jadis les Dieux firent éclore ,
Nos Tyrans sous le nom de maux.
Ils y laisserent par clémence ,
Ou pour marquer leur Providence ,
L'espoir , ressource des Mortels ,
Faveur à jamais nécessaire ,
Pour soulager notre misere ,
Et pour l'honneur de leurs Autels.
來
Jamais le remors de nos crimes ,
N'eût mis le coûteau dans nos mains ,
Pour leur immoler des Victimes ,
Au gré de leurs pieux desseins ;
Lhomme dans sa funeste course ,
Ne trouvant aucune ressource >
Que dans les bras du désespoir ,
Eût maudit leur pouvoir suprême,
Et la rage en ce mal extrême ,
Leur auroit ravi l'Encensoir.
Esperance , ô Fille divine !
Tu calmes seule nos Esprits ;
C'est toi qui soutiens la Machine ,
Dont nos yeux sont toujours surpris.
Le Pauvre au sein de l'indigence ,
A iij
Par
202 MERCURE DE FRANCE
Par toi se croit dans l'opulence ,
Oubliant son funeste état ;
Et le Roy qui perd sa Couronne
Par les disgraces de Bellonne ,
Sans la porter, en voit l'éclat.
M
A l'envi tout te rend hommage ,
Tout aime à vivre sous ta loi ;
Tu sçais ranimer le courage ,
Dans un péril digne d'effroi ,
Le Nocher sans mâts , sans boussole
Tourmenté des Sujets d'Eole ,
Croit encore entrevoir le Port ;
Ainsi malgré le sort contraire ,
Tout nous paroît imaginaire ,
Même l'image de la mort.
Dans cette douce confiance ,
Notre coeur rempli de projets ,
Dans un éloignement immense ,
Voit la fin de tous ses souhaits ;
Entouré d'une nuit obscure ,
Le Sçavant croit de la Nature ,
Développer l'Art merveilleux ,
Et l'Esprit sublime se flatte ,
D'approfondir la triple Hécate ,
Secret réservé pour les Dieux.
Elle
FEVRIER. 203 1733.
Elle fit toujours les grands hommes ,
Par le crime ou par la vertu ;
Même dans le siecle où nous sommes ,
Tout son pouvoir nous est connu.
Caton de ses moeurs épurées ,
Chez les Romains tant réverées ,
Attendoit un nom glorieux ;
Et Brutus , cet insigne Traître,
Comptoit en immolant son Maître ,
D'être admiré de ses Neveux . dura
Sous les Loix du Dieu de Cythere
C'est elle qui range nos coeurs ;
Sans elle il ne sçauroit nous plaire ,
Malgré ses attraits enchanteurs ;
Son Carquois , ses traits et ses chaînes ,
Ne seroient que des Armes vaines ,
Pour combattre et vaincre nos sens ;
Nous lui résisterions sans cesse ,
Si pour prix de notre tendresse ,
Nous n'esperions ses doux présents.
.Ne vous aveuglez point , Monarques ,
C'est elle qui peuple vos Cours ;
Quel zele ! et par combien de marques ,
On le signale tous les jours !
Vous vivriez en Solitaires ,
A.iiij De
204 MERCURE DE FRANCE
De vos grandeurs imaginaires ,
Seuls épris et contemplateurs ;
Si marchant toujours sur vos traces ,
Elle ne promettoit les graces ,
Dont vous êtes dispensateurs. "
Est-ce à toi , Nymphe du Permesse,
A qui ma Lyre doit ses sons ?
Non , la Déïté qui me presse ,
Inspire mieux ses Nourrissons ;
Elle fut l'Auteur des merveilles ,
Qui charment encor nos oreilles ,
Malgré la cruauté des temps ;
L'ayant pour but dans cet Ouvrage ,
Je compte déja sur l'hommage ,
Du Pinde et de ses Habitans.
O D E.
Ccours divine Polhimnie ;
Je sens de lyriques transports ;
Viens inspirer à mon génie ,
L'Art qui charma le Dieu des Morts
Par une peinture fidelle ,
Inconnue au Pinceau d'Apelle ,
Je prétens prouver aujourd'hui` ;
A ij Que
200 MERCURE DE FRANCE
Que l'homme dans son éxistence ,
N'a d'autre but que l'Esperance ,
D'autre guide , ni d'autre appui.
En vain dans le sein des richesses ,
Un Mortel est enseveli ;
Bien-tôt de ces enchanteresses ,
Son coeur cesse d'être ébloüi ;
C'est le plus haut rang qu'il espere.
Mais en vain par cette chimere ,
Il croit son espoir abattų .
Semblable à la Tonne perfide ,
En se remplissant il se vuide ,
Et meurt sans le bien attendu.
Jeunes Guerriers , qui de Bellone ,
Suivez par tout les Etendarts ;
C'est l'Esperance qui vous donne
L'ardeur de courir aux hazards.
La Paix pour vous n'a point de charmes ,
C'est dans le plus fort des allarines ,
Que voys goûtez quelques douceurs ,
Dans l'attente que votre gloire ,
Bien -tôt au Temple de Mémoire ,
Trouvera des admirateurs.
Quand
FEVRIE R. 1733. 201
Quand de la Boëte de Pandore ,
Pour punir nos divers deffauts ,
Jadis les Dieux firent éclore ,
Nos Tyrans sous le nom de maux.
Ils y laisserent par clémence ,
Ou pour marquer leur Providence ,
L'espoir , ressource des Mortels ,
Faveur à jamais nécessaire ,
Pour soulager notre misere ,
Et pour l'honneur de leurs Autels.
來
Jamais le remors de nos crimes ,
N'eût mis le coûteau dans nos mains ,
Pour leur immoler des Victimes ,
Au gré de leurs pieux desseins ;
Lhomme dans sa funeste course ,
Ne trouvant aucune ressource >
Que dans les bras du désespoir ,
Eût maudit leur pouvoir suprême,
Et la rage en ce mal extrême ,
Leur auroit ravi l'Encensoir.
Esperance , ô Fille divine !
Tu calmes seule nos Esprits ;
C'est toi qui soutiens la Machine ,
Dont nos yeux sont toujours surpris.
Le Pauvre au sein de l'indigence ,
A iij
Par
202 MERCURE DE FRANCE
Par toi se croit dans l'opulence ,
Oubliant son funeste état ;
Et le Roy qui perd sa Couronne
Par les disgraces de Bellonne ,
Sans la porter, en voit l'éclat.
M
A l'envi tout te rend hommage ,
Tout aime à vivre sous ta loi ;
Tu sçais ranimer le courage ,
Dans un péril digne d'effroi ,
Le Nocher sans mâts , sans boussole
Tourmenté des Sujets d'Eole ,
Croit encore entrevoir le Port ;
Ainsi malgré le sort contraire ,
Tout nous paroît imaginaire ,
Même l'image de la mort.
Dans cette douce confiance ,
Notre coeur rempli de projets ,
Dans un éloignement immense ,
Voit la fin de tous ses souhaits ;
Entouré d'une nuit obscure ,
Le Sçavant croit de la Nature ,
Développer l'Art merveilleux ,
Et l'Esprit sublime se flatte ,
D'approfondir la triple Hécate ,
Secret réservé pour les Dieux.
Elle
FEVRIER. 203 1733.
Elle fit toujours les grands hommes ,
Par le crime ou par la vertu ;
Même dans le siecle où nous sommes ,
Tout son pouvoir nous est connu.
Caton de ses moeurs épurées ,
Chez les Romains tant réverées ,
Attendoit un nom glorieux ;
Et Brutus , cet insigne Traître,
Comptoit en immolant son Maître ,
D'être admiré de ses Neveux . dura
Sous les Loix du Dieu de Cythere
C'est elle qui range nos coeurs ;
Sans elle il ne sçauroit nous plaire ,
Malgré ses attraits enchanteurs ;
Son Carquois , ses traits et ses chaînes ,
Ne seroient que des Armes vaines ,
Pour combattre et vaincre nos sens ;
Nous lui résisterions sans cesse ,
Si pour prix de notre tendresse ,
Nous n'esperions ses doux présents.
.Ne vous aveuglez point , Monarques ,
C'est elle qui peuple vos Cours ;
Quel zele ! et par combien de marques ,
On le signale tous les jours !
Vous vivriez en Solitaires ,
A.iiij De
204 MERCURE DE FRANCE
De vos grandeurs imaginaires ,
Seuls épris et contemplateurs ;
Si marchant toujours sur vos traces ,
Elle ne promettoit les graces ,
Dont vous êtes dispensateurs. "
Est-ce à toi , Nymphe du Permesse,
A qui ma Lyre doit ses sons ?
Non , la Déïté qui me presse ,
Inspire mieux ses Nourrissons ;
Elle fut l'Auteur des merveilles ,
Qui charment encor nos oreilles ,
Malgré la cruauté des temps ;
L'ayant pour but dans cet Ouvrage ,
Je compte déja sur l'hommage ,
Du Pinde et de ses Habitans.
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Résumé : L'ESPERANCE. ODE.
Le poème 'L'Espérance' met en lumière le rôle crucial de l'espérance dans la vie humaine. Inspirée par la muse Polymnie, l'auteur présente l'espérance comme le seul but, guide et soutien de l'homme. Même en période d'abondance, l'homme continue de chercher davantage, car l'espérance se renouvelle constamment. Les jeunes guerriers, par exemple, sont motivés par l'espérance à rechercher la gloire. L'espérance est comparée à ce qui reste dans la boîte de Pandore après que tous les maux en soient sortis, offrant une ressource essentielle pour atténuer la misère humaine. Sans espérance, l'homme sombrerait dans le désespoir et maudirait les dieux. Elle permet au pauvre de se sentir riche et au roi déchu de revoir l'éclat de sa couronne. L'espérance redonne courage face aux dangers et permet aux hommes de poursuivre leurs projets. Elle a façonné les grands hommes, qu'ils aient agi par crime ou par vertu. Dans le domaine de l'amour, l'espérance rend les attraits enchanteurs efficaces. Les monarques doivent leur cour à l'espérance, qui promet des grâces imaginaires. L'auteur conclut en dédiant son œuvre à l'espérance, espérant recevoir l'hommage du Parnasse et de ses habitants.
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