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1
p. 158-169
Noms de tous les Officiers Generaux nommez cette année par le Roy. [titre d'après la table]
Début :
Retournons sur la Terre, nos plus grandes affaires y sont [...]
Mots clefs :
Officiers généraux, nommer, Lieutenants généraux, Maréchaux de camp, Brigadiers
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texteReconnaissance textuelle : Noms de tous les Officiers Generaux nommez cette année par le Roy. [titre d'après la table]
Retournons lurla'T'erre,
nos plus grandes affaires y
font j & parlons des Officiers Generaux que SaMajefé a nommez avant fon
départ. Ceux qui les ont
donnez au Public, en ont
oublié beaucoup. Je ne fera y peut-eftre pas plus fi*
G A L A N T . 159
delle dans ce que j'en vay
dire-, mais ït j'apprensque
je me fois trompé en quelque chofe, je marqueray
dans le Volume fuivant ce
qui fera venu à ma connoif
lance.
Il y a plus de trois mois
que SaMajelW a nommé
Lieutenans Generapx pour
fervir en Sicile, Moniteur
le Marquis de la Tour de
Montauban, & Moniteur
de Morftas -, ce dernier y
commandoit déjà en qualité de Marèfchal de Camp,
& Moniteur deMontauban
h>o LE MERCURE
cftoit Lieutenant de Roy
delà Comté. Il a efté Gouverneur de Zutphen & de
Nimegue, & il s’eft tellement fait aimer des Peuples qui ont dépendu de
iuy, -que ceux de Zutphen
mirent fon Portrait dans
leur Hoftcl de Ville lors
qu’il les quitta, avec deffein de l’y laifter toujours,
malgré la guerre qui eft
entre les deux Nations.
On doit avouer qüe la prudence du Roy & des Minif
très eft grande, de choifir
un Homme fi agréable aux
O
G A L A N T . i 6ï
peuples, pour envoyer dans
un lieu où ceux qui n’aujoient pas le fecrec de fe
faire aimer, y ruineroienc
les Affaires de France. Paf,
fons aux autres nouveaux
Officiers Generaux que Sa
Majefté nomma quelques
jours avant que de partir.
Je ne les mettray pas icy
félon les rangs que chacun
peut prétendre par fa naiffance ; les rangs n’eftans
point réglez en France , ce
n’cft pas à moy à décider
là-dçffus.
i6t LE MERCURE
Lieutenans Generaux.
Monsieur le Prince de Soubife.
Monfieur le Comte d'Auvergne.
Les Comtes duPleffis,
De Bifly,
DeChazeron,
De Montbron,
&DeGaflion.
Les Marquis de Genlis,
De Joyeufe,
i
1
DeRannes,
De laTrotdle,
& MonGeur deMonclar.
<^Marefchaux de CampMonGeurleComte d’AyeB
GALANT.
Jdonfieur le Prince Palatin
deBirckenfeld.
Meffieurs les Marquis de
Lambert,
DeRenty,
DeSchomberg,
DeTilladet,
• De Boufflers,
De Quincy,
&DelaRabliere.
Meffieurs les Chevaliers
Fourbin,
& DeTilladet.
Monlieur le Comte de
Broglio.
Meffieurs d’Albret,
De Bocquemare,
164 LE MERCURE
De Cezan,
. D ’Ortys,
De Pertuys,
De Ranche',
De Revillon,
D'Afpremonr,
De Lançon. J > ’ ' '
Des Bonnets,
& De la Villedieu.
Brigadiers de GendarmerieMoniteur dejonvelle.
Monfieurde la Fitte.
Brigadiers de Cavalerie.
Meilleurs les Marquis
De Nonnan,
De Bufcnval,
De la S aile,
G A L A N T . i6<
De laValette,
DeMontrevel,
De S. Gelais,
DuBoxdage,
& De Livourne.
MeÆîeurs les Comtes de
S. Aignan,
. & De Tallart.
Monlîeur le Chevalier
de Grignan.
Melfieurs de la Serre,
De S. Rut,
DeVivans,
DeLaniiallerie.
Brigadiers d'Infanterie.
i66 LE M ERCURE
De Nefle,
D ’Uxelles,
De la Pierre,
& De Souvray. ;
Meffieurs de Villechauvre,
De Varennes,
De S. André,
De Phisfer,
Catinar,
Chimene,
&Marans.
►
Z
Voila un grand nombre O
d’Officicrs Generaux ( dirat-on) fans ceux qui ont elle
faits depuis que la guerre
dure^ mais on doit conû-
G A L A N T . 167
Jeter que 11 l on n en a pas
tant veu dans les Régnés
préccdens, les Armées eftoicnr moins nombreufes
qu’elles ne font aujourd’huy. Cette raifon feule
n
’a pas obligé le Roy à
donner cette qualité à tant
de braves Gens; il y en a
bcfoinautre-parcqu’à l’Armée , & à qui ce titre eft
neceiîaire pour avoir plus
d’autorité dans les Provinces où ils demeureront.
Je feray connoiftre dans
un autre Volume quelles
i68 LE MERCURE
font les fondions des Lieutenans Generaux, Marefchaux de Camp,Brigadiers,
& Aydes de Camp, afin
que tous ceux de i un &de
l’autre Sexe qui les ignorent, fçachent dequoy ils
parlent {1 fouvent, & dequoy ils félicitent leurs
Amis ou leurs Parens, lors
que le Roy a reconnu en
eux toute la prudence &
toute la valeur neceflaire
pour eftre élevez à l’un de
ces grands Emplois. Tous
ceux qui les doivent rem- fa '• ? plir cette année ayant elte
nommez^
G A L A N T . 169
nommez, le Roy fur coucher à Compiegne le dernier jour de Février. Moniteur de Louvois cftoic party deux jours auparavant,
comme un éclair qui devance la foudr
nos plus grandes affaires y
font j & parlons des Officiers Generaux que SaMajefé a nommez avant fon
départ. Ceux qui les ont
donnez au Public, en ont
oublié beaucoup. Je ne fera y peut-eftre pas plus fi*
G A L A N T . 159
delle dans ce que j'en vay
dire-, mais ït j'apprensque
je me fois trompé en quelque chofe, je marqueray
dans le Volume fuivant ce
qui fera venu à ma connoif
lance.
Il y a plus de trois mois
que SaMajelW a nommé
Lieutenans Generapx pour
fervir en Sicile, Moniteur
le Marquis de la Tour de
Montauban, & Moniteur
de Morftas -, ce dernier y
commandoit déjà en qualité de Marèfchal de Camp,
& Moniteur deMontauban
h>o LE MERCURE
cftoit Lieutenant de Roy
delà Comté. Il a efté Gouverneur de Zutphen & de
Nimegue, & il s’eft tellement fait aimer des Peuples qui ont dépendu de
iuy, -que ceux de Zutphen
mirent fon Portrait dans
leur Hoftcl de Ville lors
qu’il les quitta, avec deffein de l’y laifter toujours,
malgré la guerre qui eft
entre les deux Nations.
On doit avouer qüe la prudence du Roy & des Minif
très eft grande, de choifir
un Homme fi agréable aux
O
G A L A N T . i 6ï
peuples, pour envoyer dans
un lieu où ceux qui n’aujoient pas le fecrec de fe
faire aimer, y ruineroienc
les Affaires de France. Paf,
fons aux autres nouveaux
Officiers Generaux que Sa
Majefté nomma quelques
jours avant que de partir.
Je ne les mettray pas icy
félon les rangs que chacun
peut prétendre par fa naiffance ; les rangs n’eftans
point réglez en France , ce
n’cft pas à moy à décider
là-dçffus.
i6t LE MERCURE
Lieutenans Generaux.
Monsieur le Prince de Soubife.
Monfieur le Comte d'Auvergne.
Les Comtes duPleffis,
De Bifly,
DeChazeron,
De Montbron,
&DeGaflion.
Les Marquis de Genlis,
De Joyeufe,
i
1
DeRannes,
De laTrotdle,
& MonGeur deMonclar.
<^Marefchaux de CampMonGeurleComte d’AyeB
GALANT.
Jdonfieur le Prince Palatin
deBirckenfeld.
Meffieurs les Marquis de
Lambert,
DeRenty,
DeSchomberg,
DeTilladet,
• De Boufflers,
De Quincy,
&DelaRabliere.
Meffieurs les Chevaliers
Fourbin,
& DeTilladet.
Monlieur le Comte de
Broglio.
Meffieurs d’Albret,
De Bocquemare,
164 LE MERCURE
De Cezan,
. D ’Ortys,
De Pertuys,
De Ranche',
De Revillon,
D'Afpremonr,
De Lançon. J > ’ ' '
Des Bonnets,
& De la Villedieu.
Brigadiers de GendarmerieMoniteur dejonvelle.
Monfieurde la Fitte.
Brigadiers de Cavalerie.
Meilleurs les Marquis
De Nonnan,
De Bufcnval,
De la S aile,
G A L A N T . i6<
De laValette,
DeMontrevel,
De S. Gelais,
DuBoxdage,
& De Livourne.
MeÆîeurs les Comtes de
S. Aignan,
. & De Tallart.
Monlîeur le Chevalier
de Grignan.
Melfieurs de la Serre,
De S. Rut,
DeVivans,
DeLaniiallerie.
Brigadiers d'Infanterie.
i66 LE M ERCURE
De Nefle,
D ’Uxelles,
De la Pierre,
& De Souvray. ;
Meffieurs de Villechauvre,
De Varennes,
De S. André,
De Phisfer,
Catinar,
Chimene,
&Marans.
►
Z
Voila un grand nombre O
d’Officicrs Generaux ( dirat-on) fans ceux qui ont elle
faits depuis que la guerre
dure^ mais on doit conû-
G A L A N T . 167
Jeter que 11 l on n en a pas
tant veu dans les Régnés
préccdens, les Armées eftoicnr moins nombreufes
qu’elles ne font aujourd’huy. Cette raifon feule
n
’a pas obligé le Roy à
donner cette qualité à tant
de braves Gens; il y en a
bcfoinautre-parcqu’à l’Armée , & à qui ce titre eft
neceiîaire pour avoir plus
d’autorité dans les Provinces où ils demeureront.
Je feray connoiftre dans
un autre Volume quelles
i68 LE MERCURE
font les fondions des Lieutenans Generaux, Marefchaux de Camp,Brigadiers,
& Aydes de Camp, afin
que tous ceux de i un &de
l’autre Sexe qui les ignorent, fçachent dequoy ils
parlent {1 fouvent, & dequoy ils félicitent leurs
Amis ou leurs Parens, lors
que le Roy a reconnu en
eux toute la prudence &
toute la valeur neceflaire
pour eftre élevez à l’un de
ces grands Emplois. Tous
ceux qui les doivent rem- fa '• ? plir cette année ayant elte
nommez^
G A L A N T . 169
nommez, le Roy fur coucher à Compiegne le dernier jour de Février. Moniteur de Louvois cftoic party deux jours auparavant,
comme un éclair qui devance la foudr
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Résumé : Noms de tous les Officiers Generaux nommez cette année par le Roy. [titre d'après la table]
Le texte aborde les nominations récentes d'officiers généraux effectuées par le roi avant son départ. L'auteur reconnaît la possibilité d'oublier certains noms mais s'engage à corriger toute erreur dans un volume ultérieur. Parmi les nominations notables, on trouve celles du Marquis de la Tour de Montauban et du Marquis de Moffas, désignés lieutenants généraux pour servir en Sicile. Le Marquis de Montauban, ancien lieutenant du roi en Comté, a également été gouverneur de Zutphen et de Nimègue, où il a gagné l'estime des populations locales, qui ont même affiché son portrait dans leur hôtel de ville. Le texte énumère également d'autres officiers généraux récemment nommés, incluant des lieutenants généraux, des maréchaux de camp, ainsi que des brigadiers de gendarmerie, de cavalerie et d'infanterie. L'auteur justifie ce grand nombre de nominations par l'augmentation de la taille des armées et la nécessité d'accroître l'autorité dans certaines provinces. Il précise que toutes ces nominations ont été faites avant le départ du roi de Compiègne à la fin du mois de février. Louvois était présent deux jours avant cette date.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 79-82
« Avant que d'entrer dans le détail de ce Siege, je [...] »
Début :
Avant que d'entrer dans le détail de ce Siege, je [...]
Mots clefs :
nommer, Maréchaux, Lieutenants, Brigadiers, Aides de camp
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Avant que d'entrer dans le détail de ce Siege, je [...] »
Avant que d'entrer dans
le détailde ce Siege , je croy vous devoir nommer tous
ceux qui ont alternativement
monté la Tranchée , afin d'éviterune repetition des Noms qui ſeroit ennuyeufe, & grof- firoit trop ma Lettre.
60 LE MERCURE
Mareschauxde France.
M. le Maréchal de Schom
berg.
M. le Maréchal de la Feüillade..
M. le Duc de Luxembourg.
M. le Maréchal de Lorge.. Lieutenant Generaux.
M. le Marquis de Renel.. M.de la Cardoniere:
M. le Comte d'Auver
gne.. M. le DucdeVilleroy.
Maréchauxde Camp.
M. le Prince Palatin de
Birkenfeld.
M. le Comte de S. Gerani.
M. le Marquis de Tilladet..
M. le Chevalier de Tillas det..
L
:
GALANT.
M. le Marquis de Jauvelle.. Brigadiers de Cavaleric.
M. de la Fuite..
M. de Buzenval.
M. le Comtede Tallard..
M. d'Auger.
M. deJoffan.
Brigardiers d'Infanterie..
M. de Rubantel..
M. de Tracy.
M. le Marquis d'Uxelles.. M. de Villechauve..
M. de S. George.
Aydes de Camp du Roy..
M. le Chevalier de Ven dofme..
M. le Prince d'Harcourt.
M.le Marquis de Chiverny.
M. le Marquis de Cavois.
M. le Marquis de Danjeau.
le détailde ce Siege , je croy vous devoir nommer tous
ceux qui ont alternativement
monté la Tranchée , afin d'éviterune repetition des Noms qui ſeroit ennuyeufe, & grof- firoit trop ma Lettre.
60 LE MERCURE
Mareschauxde France.
M. le Maréchal de Schom
berg.
M. le Maréchal de la Feüillade..
M. le Duc de Luxembourg.
M. le Maréchal de Lorge.. Lieutenant Generaux.
M. le Marquis de Renel.. M.de la Cardoniere:
M. le Comte d'Auver
gne.. M. le DucdeVilleroy.
Maréchauxde Camp.
M. le Prince Palatin de
Birkenfeld.
M. le Comte de S. Gerani.
M. le Marquis de Tilladet..
M. le Chevalier de Tillas det..
L
:
GALANT.
M. le Marquis de Jauvelle.. Brigadiers de Cavaleric.
M. de la Fuite..
M. de Buzenval.
M. le Comtede Tallard..
M. d'Auger.
M. deJoffan.
Brigardiers d'Infanterie..
M. de Rubantel..
M. de Tracy.
M. le Marquis d'Uxelles.. M. de Villechauve..
M. de S. George.
Aydes de Camp du Roy..
M. le Chevalier de Ven dofme..
M. le Prince d'Harcourt.
M.le Marquis de Chiverny.
M. le Marquis de Cavois.
M. le Marquis de Danjeau.
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Résumé : « Avant que d'entrer dans le détail de ce Siege, je [...] »
Le texte énumère les officiers ayant pris part à un siège, classés par grade militaire. Les maréchaux de France sont le Maréchal de Schomberg, le Maréchal de la Feuillade, le Duc de Luxembourg et le Maréchal de Lorge. Les lieutenants généraux incluent le Marquis de Renel, M. de la Cardonnière, le Comte d'Auvergne et le Duc de Villeroy. Parmi les maréchaux de camp, on trouve le Prince Palatin de Birkenfeld, le Comte de Saint-Gérand, le Marquis de Tilladet et le Chevalier de Tilladet. Les brigadiers de cavalerie sont M. de la Fuite, M. de Buzenval, le Comte de Tallard, M. d'Auger et M. de Joffan. Les brigadiers d'infanterie comprennent M. de Rubantel, M. de Tracy, le Marquis d'Uxelles, M. de Villechauve et M. de Saint-George. Enfin, les aides de camp du roi sont le Chevalier de Vendôme, le Prince d'Harcourt, le Marquis de Chiverny, le Marquis de Cavois et le Marquis de Danjeau.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 236-245
« Le Gouvernement de Mezieres a esté donné à Monsieur de [...] »
Début :
Le Gouvernement de Mezieres a esté donné à Monsieur de [...]
Mots clefs :
Gouvernement, Charge, Mérite, Dons, nommer, Campagne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Gouvernement de Mezieres a esté donné à Monsieur de [...] »
Le Gouvernement de Mezieres a eſté donné àMonſieurde Lançon , &celuy de Sainte Menehoud à Monfieur
deNeuchelle,tousdeux Lieu- renans des Gardes du Corps de Sa Majeſté. Leurs Char- gesprouventleur mérite:elles ſe vendoient autre- fois ; mais
il y a douze ou quinze ans que le Roy voulant avoirau- pres de fa Perſonne ceuxqui avoient paffé toute leur vie dans ſes Troupes, en recom- penſa leurs ſervices.ll a conti- nué à meſure qu'elles ont va- qué à les remplir des plus bra- ves & des plus anciens Offi- ciers ; demaniere qu'il n'y en
GALANT. 175 a aucun dans ce Corps qui ne ſoit capable des plus grands Emplois militaires. 1
Le Roy a donné le Gouver- nement de Cambray àMon- ſieur de Cezan, Major du Re- giment des Gardes , & qui eſtoit Gouverneurde Condé.
C'eſt un ancien Officier , qui par ſes longs ſervices s'eſt ren- dudigne de cet honneur.
Monfieur Dreux , qui avoit la Lieutenance de Roy dans Bouchain, a cu celle de Cambray & Monfieur Pariſot la Majorité. Il ne faut que lire le détail du Siege de cette Pla- ce pour connoître ſon mérite.
Le Commandement de la
Citadelle de Cambray a été donné à Monfieur de Choiſy tres-habile Ingénieur ; &la Hiij
176 LE MERCURE
Lieutenance de Roy à Mon- ſieur du Freſne, qui estoit Ma- jor de Bouchain.
Monfieur de laLevretiere,
Commandant de Limbourg, a
eſté nommé au Gouvernementde Condé ; & Monfieur
de S. Geniers à celui de Saint
Omer. Il commandoit dans
Douay ainſi qu'il a fait dans Brifac. Il eſt Frere de Monfieur
le Maréchal de Navailles. Il a
donné en beaucoup d'occa- fions de grandes preuves de valeur,&il ne faut que le voir pour remarquer auffi- tôt qu'il a reçeudes coups tres-dangereux.
Monfieur Raouffet Capitai- ne dasNavarre,a êté fait Lieutenant deRoy de S.Omer ; &
la Majorité a été donnée à
GALAN T. 177
Monfieur de Rochepaire Ingenieur,ainſi quele Comma- dementdeDoüay à Monfieur
leMarquis de Pierrefite, qui a
ſervylong- tempsdans l'Infan- terie à la teſte du Regiment duRoy.
MonfieurdeRouvray,Lieu- tenant de la Veneric,ayant été tue danslaJournée de Caffe HEQOO le Roy a pourveu de cette LYON S
1993 *
ChargeMonfieurdela Mot- te Exempt des Gardes du
Corps. C'eſt un tres-honneſte
Homme , dont on a veu avec joye le mérite récompensé. Il futbleſſe à la Bataille de Senef, &il ne s'eſt trouvé dans
aucune occaſion où il n'air
donné beaucoup de marques
de courage.
2
Monfieur de laCardoniere
H iiij
178 LE MERCURE
a eu la Charge de Mestre de Camp General de la Cavale- rie Legere, vacante par la mort de M. le Marquis de Renel.Je vous ay parlé de ſon mérite dans mes dernieres Lettres , &
vous voyez que je vous ay dit -
vray , puis que le Roy l'a reconnu.
Les Pages du Roy s'étant fi- gnalés dans les occaſions les plus perilleuſes. Sa Ma- jeſté pour commencer à
leur en témoigner ſa ſatisfa- tion,adonné à M.de Boiſden.
nemets leur Doyen une En- ſeigne aux Gardes .
Le Roy a fait Monfieur du
Peré , Lieutenant Colonel du
Regiment Lyonois,en luy di- fant , Qu'il ne pouvoit remettre
cette Charge en de meilleures
mains, & qu'il lefift bienfervir.
GALANT. 179
-
2
On ne peut faire un préſent de meilleure grace; & des pa- roles ſi obligeantes , prononcées par un ſi grand Prince doivent cauſer plus de joye à
ungalant Homme , que tout ce qu'il en pouroit recevoir ;
auſſi en ont-elles donné beaucoup à Monfieur du Peré.
C'eſt un tres-ancien Officier ,
quoy que jeune encor. Il a
commencé à porter les armes dés l'âge de treize ans ; &depuis vingt-quatre années il s'eſt ſignalé dans toutes les occaſions où le Regiment Lyonois s'eſt trouvé. On ſçait combien de gloire ce Regi- ment s'eſt acquis , & qu'il a
fait des choſes incroyables.
Monfieurle Duc de Villeroy s'étantexpoſé depuis plu
Hv
180 LE MERCURE
ſieurs années aux périls les plus évidens, & ayant merité d'être Lieutenant General
dans un âge où les autres có- mencent à peine àfaire parler d'eux, Sa Majesté a voulu en- cor reconnoître l'ardeur avec
laquelle il a ſervy cette Cam- pagne, &luy adõnéune Pen- fion dedouze mille livres de
rente , en attendant qu'il luy faſſe autrement connoître
combien il eſt fatisfait de luy.
deNeuchelle,tousdeux Lieu- renans des Gardes du Corps de Sa Majeſté. Leurs Char- gesprouventleur mérite:elles ſe vendoient autre- fois ; mais
il y a douze ou quinze ans que le Roy voulant avoirau- pres de fa Perſonne ceuxqui avoient paffé toute leur vie dans ſes Troupes, en recom- penſa leurs ſervices.ll a conti- nué à meſure qu'elles ont va- qué à les remplir des plus bra- ves & des plus anciens Offi- ciers ; demaniere qu'il n'y en
GALANT. 175 a aucun dans ce Corps qui ne ſoit capable des plus grands Emplois militaires. 1
Le Roy a donné le Gouver- nement de Cambray àMon- ſieur de Cezan, Major du Re- giment des Gardes , & qui eſtoit Gouverneurde Condé.
C'eſt un ancien Officier , qui par ſes longs ſervices s'eſt ren- dudigne de cet honneur.
Monfieur Dreux , qui avoit la Lieutenance de Roy dans Bouchain, a cu celle de Cambray & Monfieur Pariſot la Majorité. Il ne faut que lire le détail du Siege de cette Pla- ce pour connoître ſon mérite.
Le Commandement de la
Citadelle de Cambray a été donné à Monfieur de Choiſy tres-habile Ingénieur ; &la Hiij
176 LE MERCURE
Lieutenance de Roy à Mon- ſieur du Freſne, qui estoit Ma- jor de Bouchain.
Monfieur de laLevretiere,
Commandant de Limbourg, a
eſté nommé au Gouvernementde Condé ; & Monfieur
de S. Geniers à celui de Saint
Omer. Il commandoit dans
Douay ainſi qu'il a fait dans Brifac. Il eſt Frere de Monfieur
le Maréchal de Navailles. Il a
donné en beaucoup d'occa- fions de grandes preuves de valeur,&il ne faut que le voir pour remarquer auffi- tôt qu'il a reçeudes coups tres-dangereux.
Monfieur Raouffet Capitai- ne dasNavarre,a êté fait Lieutenant deRoy de S.Omer ; &
la Majorité a été donnée à
GALAN T. 177
Monfieur de Rochepaire Ingenieur,ainſi quele Comma- dementdeDoüay à Monfieur
leMarquis de Pierrefite, qui a
ſervylong- tempsdans l'Infan- terie à la teſte du Regiment duRoy.
MonfieurdeRouvray,Lieu- tenant de la Veneric,ayant été tue danslaJournée de Caffe HEQOO le Roy a pourveu de cette LYON S
1993 *
ChargeMonfieurdela Mot- te Exempt des Gardes du
Corps. C'eſt un tres-honneſte
Homme , dont on a veu avec joye le mérite récompensé. Il futbleſſe à la Bataille de Senef, &il ne s'eſt trouvé dans
aucune occaſion où il n'air
donné beaucoup de marques
de courage.
2
Monfieur de laCardoniere
H iiij
178 LE MERCURE
a eu la Charge de Mestre de Camp General de la Cavale- rie Legere, vacante par la mort de M. le Marquis de Renel.Je vous ay parlé de ſon mérite dans mes dernieres Lettres , &
vous voyez que je vous ay dit -
vray , puis que le Roy l'a reconnu.
Les Pages du Roy s'étant fi- gnalés dans les occaſions les plus perilleuſes. Sa Ma- jeſté pour commencer à
leur en témoigner ſa ſatisfa- tion,adonné à M.de Boiſden.
nemets leur Doyen une En- ſeigne aux Gardes .
Le Roy a fait Monfieur du
Peré , Lieutenant Colonel du
Regiment Lyonois,en luy di- fant , Qu'il ne pouvoit remettre
cette Charge en de meilleures
mains, & qu'il lefift bienfervir.
GALANT. 179
-
2
On ne peut faire un préſent de meilleure grace; & des pa- roles ſi obligeantes , prononcées par un ſi grand Prince doivent cauſer plus de joye à
ungalant Homme , que tout ce qu'il en pouroit recevoir ;
auſſi en ont-elles donné beaucoup à Monfieur du Peré.
C'eſt un tres-ancien Officier ,
quoy que jeune encor. Il a
commencé à porter les armes dés l'âge de treize ans ; &depuis vingt-quatre années il s'eſt ſignalé dans toutes les occaſions où le Regiment Lyonois s'eſt trouvé. On ſçait combien de gloire ce Regi- ment s'eſt acquis , & qu'il a
fait des choſes incroyables.
Monfieurle Duc de Villeroy s'étantexpoſé depuis plu
Hv
180 LE MERCURE
ſieurs années aux périls les plus évidens, & ayant merité d'être Lieutenant General
dans un âge où les autres có- mencent à peine àfaire parler d'eux, Sa Majesté a voulu en- cor reconnoître l'ardeur avec
laquelle il a ſervy cette Cam- pagne, &luy adõnéune Pen- fion dedouze mille livres de
rente , en attendant qu'il luy faſſe autrement connoître
combien il eſt fatisfait de luy.
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Résumé : « Le Gouvernement de Mezieres a esté donné à Monsieur de [...] »
Le texte relate plusieurs nominations et promotions au sein de l'armée française. Monsieur de Lançon et Monsieur de Neuchelle, lieutenants des Gardes du Corps du roi, ont respectivement été nommés gouverneurs de Mézières et de Sainte Menehould. Le roi a privilégié des officiers ayant une longue carrière à son service pour remplir ces postes. Monsieur de Cezan, Major du Régiment des Gardes et ancien Gouverneur de Condé, a été nommé Gouverneur de Cambray. Monsieur Dreux, ancien Lieutenant du Roi à Bouchain, a reçu la Lieutenance de Cambray, tandis que Monsieur Parisot a obtenu la Majorité. Le Commandement de la Citadelle de Cambray a été confié à Monsieur de Choisy, ingénieur, et la Lieutenance du Roi à Monsieur du Fresne, ancien Major de Bouchain. Monsieur de la Levretière, Commandant de Limbourg, a été nommé Gouverneur de Condé. Monsieur de Saint Geniers, frère du Maréchal de Navailles, a reçu le Gouvernement de Saint Omer après avoir commandé à Douay et Brissac. Monsieur Raouffet, Capitaine au Navarre, a été nommé Lieutenant du Roi à Saint Omer, et la Majorité a été donnée à Monsieur de Rochepaire, ingénieur. Le Commandement de Douay a été confié au Marquis de Pierrefite, vétéran de l'infanterie. Monsieur de la Motte, Exempt des Gardes du Corps, a remplacé Monsieur de Rouvray, Lieutenant de la Vérine, tué à la bataille de Caffé. Monsieur de la Cardonnière a obtenu la charge de Mestre de Camp Général de la Cavalerie Légère après la mort du Marquis de Renel. Les Pages du Roi, ayant montré leur bravoure, ont reçu des distinctions, notamment Monsieur de Boisden, nommé Doyen des Pages. Le roi a promu Monsieur du Peré au rang de Lieutenant Colonel du Régiment Lyonois, soulignant ses vingt-quatre années de service distingué. Enfin, le Duc de Villeroy a reçu une pension de douze mille livres en reconnaissance de ses actions courageuses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 203-204
« Avant que le Roy eust quitté la Frontiere, il avoit [...] »
Début :
Avant que le Roy eust quitté la Frontiere, il avoit [...]
Mots clefs :
nommer, Abbé de Maupeou, Doyenné de Saint Quentin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Avant que le Roy eust quitté la Frontiere, il avoit [...] »
Avant que le Roy euſt quité la Frontiere , il avoit nommé
Monfieur l'Abbé de Maupeou,
Fils du Prefidentde ce Nom, &
Parent de m' de Pompone , au Doyenné de S. Quentin ; &
ayant ſceu que cette Nomina- tion appartenoit au Chapitre , il
voulut laiſſer aux Chanoines
l'entiere liberté de leurs Droits.
Ils s'aſſemblerent , & ne trou
GALANT. 133 vant pas un plus digne Sujer pour en faire leur Doyen , que la perſonne de Monfieur l'Ab- bé de Maupeou , toutes leurs
ej voix ſe réünirent à celle de Sa - Majefté.
Monfieur l'Abbé de Maupeou,
Fils du Prefidentde ce Nom, &
Parent de m' de Pompone , au Doyenné de S. Quentin ; &
ayant ſceu que cette Nomina- tion appartenoit au Chapitre , il
voulut laiſſer aux Chanoines
l'entiere liberté de leurs Droits.
Ils s'aſſemblerent , & ne trou
GALANT. 133 vant pas un plus digne Sujer pour en faire leur Doyen , que la perſonne de Monfieur l'Ab- bé de Maupeou , toutes leurs
ej voix ſe réünirent à celle de Sa - Majefté.
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Résumé : « Avant que le Roy eust quitté la Frontiere, il avoit [...] »
Le roi nomma l'abbé de Maupeou doyen de Saint-Quentin avant de quitter la frontière. Il laissa aux chanoines la liberté de confirmer cette nomination. Les chanoines choisirent à l'unanimité l'abbé de Maupeou, validant ainsi la décision royale.
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5
p. 112-113
« On me fait bien de l'honneur, Madame, comme vous le [...] »
Début :
On me fait bien de l'honneur, Madame, comme vous le [...]
Mots clefs :
Auteur, Inconnu, nommer
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texteReconnaissance textuelle : « On me fait bien de l'honneur, Madame, comme vous le [...] »
Onme fait biende l'honneur,
Madame, comme vous le voyez
par le commencement de ce Billet , & cela , grace à un In- connu qui ne s'eſt point encor vouludeclarer Autheur de l'Enigme , car je me ſens obligé de vous dire qu'elle n'est pas de moy ,& de refuſer une gloire qui nem'eſt pointdeuë. le croy qu'apres la fincerité de cet aveu , vous ne douterez pas que je n'aye toûjours beaucoup de
GALANT. 71
joye à rendrejustice aux Gens d'eſprit, &que je ne me fafle un fort grand plaifir de les nommer quand je les connoy. l'ay enfin découvert que celuy qui a fait le Panegyrique des Alliez que vous avez tant eſtimé, s'appel- loit Mde Maſſeville.
Madame, comme vous le voyez
par le commencement de ce Billet , & cela , grace à un In- connu qui ne s'eſt point encor vouludeclarer Autheur de l'Enigme , car je me ſens obligé de vous dire qu'elle n'est pas de moy ,& de refuſer une gloire qui nem'eſt pointdeuë. le croy qu'apres la fincerité de cet aveu , vous ne douterez pas que je n'aye toûjours beaucoup de
GALANT. 71
joye à rendrejustice aux Gens d'eſprit, &que je ne me fafle un fort grand plaifir de les nommer quand je les connoy. l'ay enfin découvert que celuy qui a fait le Panegyrique des Alliez que vous avez tant eſtimé, s'appel- loit Mde Maſſeville.
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Résumé : « On me fait bien de l'honneur, Madame, comme vous le [...] »
L'auteur d'une lettre nie être l'auteur d'une énigme et refuse la gloire qui ne lui revient pas. Il apprécie rendre justice aux talents connus. Il révèle que M. Masseville est l'auteur d'un panégyrique des alliés apprécié par la destinataire.
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6
p. 2381-2387
ETABLISSEMENT d'une Académie Royale des Belles Lettres, à la Rochelle. Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville, le 20 Août 1732.
Début :
Il y a depuis plusieurs années dans la Ville de la Rochelle, une Société de [...]
Mots clefs :
Académie royale des belles-lettres, La Rochelle, Société de gens de Lettres, Lettres patentes, Académiciens honoraires, nommer, Académiciens titulaires, Assemblée
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texteReconnaissance textuelle : ETABLISSEMENT d'une Académie Royale des Belles Lettres, à la Rochelle. Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville, le 20 Août 1732.
ETABLISSEMENT d'une Académie
Royale des Belles Lettres , à la Rochelle.
Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville
le 20 Août 1732.
Iville Rochelle , une Société de
Ly a depuis plusieurs années dans la
Gens de Lettres , dont l'objet est de se
perfectionner dans les connoissances qui
concernent l'Eloquence et la Poësie . Cette
Société a enfin obtenu des Lettres Patendes bons Poëtes du dernier siecle. Voici une Allusion quifutfaite à son nom par M. le Comte de
Saint Aignan.
D tes
2382 MERCURE DE FRANCE
>
tes à l'instar des autres Corps Académiques du Royaume, par lesquelles le Roy,
en approuvant un dessein qui tend à distinguer cette Ville par la Litterature
comme elle l'est par l'étendue et par l'éclat de son commerce , authorise les Assemblées et les Reglemens necessaires
pour maintenir l'ordre et la splendeur de
la nouvelle Académie.
A la fin des Lettres Patentes en forme
d'Edit, donné à Versailles au mois d'Août
1732. est un Etat des Personnes que S. M.
a nommées pour composer l'Académie
Royale ; le Roy se réservant de nommer
encore pour une fois seulement, cinquante Personnes , à mesure que les sujets se
présenteront pour faire le nombre de 30
Personnes conformement aux Lettres
Patentes.
Académiciens honoraires.
MESSIEURS.
L'Evêque de la Rochelle.
Le *** Commandant dans la Ville.
Bignon , Intendant de la Généralité.
Le Marquis de Bourzac..
Le Président du Présidial.
Le Lieutenant General.
Le Procureur du Roy
Le
NOVEMBRE, 1732. 2383
Le Maire de la Ville.
L'Abbé de Langery.
Académiciens Titulaires.
MESSIEURS le Marquis de la Cheva
Leraye. Boutiron Avocat. Cadoret Chanolne et Conseiller au Présidial, Cadoret de
Beaupreau Conseiller au Présidial. De
Hillerin Doyen du Chapitre. De Hillerin
Trésorier du Chapitre. De Chassiron
Conseiller d'honneur. Darger Chanoine.
Fontaine Lieutenant particulier. L'Abbé
Girouard. Girard de Bellevue Assesseur.
Gastumaux Négociant. L'Abbé de Moncrif Theologal. Robert de Beaurepaire
Conseiller au Présidial. Regnaud Avocat.
Valin Avocat.
+
Fait et arrêté , à Versailles le 24º jour
d'Avril 1732. Signé , LOUIS. Etplus
bas, PHELYPPE AUX.
Suivent aussi les Statuts que le Roy
veut et ordonne être observez par l'Académie.
Ils sont au nombre de xxxv. dont le
premier porte qu'elle sera composée de
Xxx Académiciens, nez dans le Païs d'Aunix ,ou de Pere de la même Province. On
les choisira , s'il se peut , résidents dans la
même Ville de la Rochelle. On pourra
Dij nean-
2384 MERCURE DE FRANCE
néanmoins élire des personnes de la Province domiciliées ailleurs , ou des Etrangers établis et demeurant dans cette Ville, par la considération de leur merite.
Les fonctions du Directeur , du Chancelier , et de deux Secretaires , sont réglées par les Articles III. IV. et V. Les
autres Articles concernent les fonctions
l'ordre , et la police de l'Académie. Fait
et arrêté à Versailles le même jour 24.
Avril 1732. Signé , Phelyppeaux.
Ces Lettres Patentes furent envoyées à
la Societé Litteraire par M. Bignon , Intendant de la Rochelle , qui étoit alors
à Paris ,avec une de ses Lettres , dattée du
premier Juillet , par laquelle il paroît que
S. A. S. M. le Prince de Conti , Protecteur de l'Académie , les lui avoit addressées.
On en fit pour la premiere fois la lecture dans une Assemblée tenuë le 14 Juillet. L'Abbé de Moncrif , l'un des nouveaux Académiciens nommez par le Roi,
en prit occasion de faire son remerciment à M M. de la Societé Litteraire, qui
l'avoient admis depuis peu dans leur
Compagnie , et l'avoient chargé de porter la parole à M. l'Intendant , à l'occasion des services qu'il venoit de rendre
pendant son séjour à Paris , pour l'expé- dition
NOVEMBRE. 1732. 2385
dition des Lettres Patentes. Ce Discours
fut extrêmement goûté par sa délicatesse
et par sa précision , rien n'y fut cependant oublié de tout ce qui devoit natu
rellement y entrer. On écouta surtout
avec une attention singuliere ce que dit
l'Académicien au sujet de la * Princesse à
qui l'Académie doit son Auguste Protecteur , et en particulier l'article qui concerne le Prince.
Prince charmant , dit- il , reste précieux et
unique d'Ayeux si dignes de l'amour des
François , en particulier des Provinces voisines dont ils ont été les Peres , et les Mat
tres. Prince en qui l'on a vu des dispositions
toujours si fort au- dessus de son âge , un espritjuste , penetrant , dont éclatent tous les
jours des traits d'un naturel si heureux , que
nous ne devons point douter de voir se réunir
en lui avec le sang des Condés , des Contys ,
toutes les perfections glorieuses qu'ont partagées tant de Heros dont il est descendu. Aussi le Ciel semble en avoir pris un soin si
singulier, qu'il a fait naître pour le former
un de ces Hommes rares , dont le génie vaste, l'imagination féconde , la solidité du ju
gement , font un de ses plus parfaits Ouvrages. C'est Mentor lui- même , dont les sages
* S. A. S. la Princesse de Conty.
* M. De la Chevaleraye.
*
Diij leçons
2386 MERCURE DE FRANCE
Leçons , et l'active vigilance ont donné aux
dispositions si admirables du jeune Prince
tout l'éclat dont elles étoient susceptibles.
M. Gastumaux , Directeur de la Societé Litteraire , quoique non prévenu sur
le Discours dont on vient de parler , fit
sur le champ une Réponse qui contenta
tous les Auditeurs.
•
?
Le 18 du même mois l'Académie s'étant
' assemblée , M. Regnaud , Avocat , à la
tête de tous les Membres , prononça à
l'Hôtel de Ville un Discours qui mériteroit d'être transcrit ici en son entier ; c'est
ce que les bornes d'unExtrait ne sçauroient
permettre , et ce qu'on tâchera de réparer dans la suite. Če Discours reçût tous
les applaudissemens qu'il méritoit.
Le 25. l'Abbé de Moncrif , choisi par
l'Académie , comme on l'a déja dit , pour
marquer sa reconnoissance à M. Bignon ",
s'acquitta de cette fonction par un autre
Discours , qui en son genre n'étoit pas inferieur à celui du même Académicien
dont il est parlé ci - dessus.
Le 28. M. de Chassiron , Conseiller
d'Honneur au Présidial , complimenta
au nom et à la tête de l'Académie
M. de Chambon , Lieutenant pour le Roi
dans la Ville et Château de la Rochelle
Commandant en l'absence du Gouverneur
NOVEMBRE. 1732. 2387
neur , et Académicien honoraire. On ne
peut parler plus dignement ni en moins
de paroles sut ce sujet.
Comme M. l'Evêque de la Rochelle
n'étoit pas dans la Ville , l'Académie jugea à propos de lui écrire pour lui faire
part de son érection , &c. La Lettre ne
contient rien que de beau et de mesuré.
Elle est dattée du même jour 18 Juillet ,
et signée de MM. l'Abbé de Moncrif
Darger , Fontaine , Cadoret , de Chassiron , Gastumeau , Valin , Regnaud , et
Cadoret de Beaupreau.
Royale des Belles Lettres , à la Rochelle.
Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville
le 20 Août 1732.
Iville Rochelle , une Société de
Ly a depuis plusieurs années dans la
Gens de Lettres , dont l'objet est de se
perfectionner dans les connoissances qui
concernent l'Eloquence et la Poësie . Cette
Société a enfin obtenu des Lettres Patendes bons Poëtes du dernier siecle. Voici une Allusion quifutfaite à son nom par M. le Comte de
Saint Aignan.
D tes
2382 MERCURE DE FRANCE
>
tes à l'instar des autres Corps Académiques du Royaume, par lesquelles le Roy,
en approuvant un dessein qui tend à distinguer cette Ville par la Litterature
comme elle l'est par l'étendue et par l'éclat de son commerce , authorise les Assemblées et les Reglemens necessaires
pour maintenir l'ordre et la splendeur de
la nouvelle Académie.
A la fin des Lettres Patentes en forme
d'Edit, donné à Versailles au mois d'Août
1732. est un Etat des Personnes que S. M.
a nommées pour composer l'Académie
Royale ; le Roy se réservant de nommer
encore pour une fois seulement, cinquante Personnes , à mesure que les sujets se
présenteront pour faire le nombre de 30
Personnes conformement aux Lettres
Patentes.
Académiciens honoraires.
MESSIEURS.
L'Evêque de la Rochelle.
Le *** Commandant dans la Ville.
Bignon , Intendant de la Généralité.
Le Marquis de Bourzac..
Le Président du Présidial.
Le Lieutenant General.
Le Procureur du Roy
Le
NOVEMBRE, 1732. 2383
Le Maire de la Ville.
L'Abbé de Langery.
Académiciens Titulaires.
MESSIEURS le Marquis de la Cheva
Leraye. Boutiron Avocat. Cadoret Chanolne et Conseiller au Présidial, Cadoret de
Beaupreau Conseiller au Présidial. De
Hillerin Doyen du Chapitre. De Hillerin
Trésorier du Chapitre. De Chassiron
Conseiller d'honneur. Darger Chanoine.
Fontaine Lieutenant particulier. L'Abbé
Girouard. Girard de Bellevue Assesseur.
Gastumaux Négociant. L'Abbé de Moncrif Theologal. Robert de Beaurepaire
Conseiller au Présidial. Regnaud Avocat.
Valin Avocat.
+
Fait et arrêté , à Versailles le 24º jour
d'Avril 1732. Signé , LOUIS. Etplus
bas, PHELYPPE AUX.
Suivent aussi les Statuts que le Roy
veut et ordonne être observez par l'Académie.
Ils sont au nombre de xxxv. dont le
premier porte qu'elle sera composée de
Xxx Académiciens, nez dans le Païs d'Aunix ,ou de Pere de la même Province. On
les choisira , s'il se peut , résidents dans la
même Ville de la Rochelle. On pourra
Dij nean-
2384 MERCURE DE FRANCE
néanmoins élire des personnes de la Province domiciliées ailleurs , ou des Etrangers établis et demeurant dans cette Ville, par la considération de leur merite.
Les fonctions du Directeur , du Chancelier , et de deux Secretaires , sont réglées par les Articles III. IV. et V. Les
autres Articles concernent les fonctions
l'ordre , et la police de l'Académie. Fait
et arrêté à Versailles le même jour 24.
Avril 1732. Signé , Phelyppeaux.
Ces Lettres Patentes furent envoyées à
la Societé Litteraire par M. Bignon , Intendant de la Rochelle , qui étoit alors
à Paris ,avec une de ses Lettres , dattée du
premier Juillet , par laquelle il paroît que
S. A. S. M. le Prince de Conti , Protecteur de l'Académie , les lui avoit addressées.
On en fit pour la premiere fois la lecture dans une Assemblée tenuë le 14 Juillet. L'Abbé de Moncrif , l'un des nouveaux Académiciens nommez par le Roi,
en prit occasion de faire son remerciment à M M. de la Societé Litteraire, qui
l'avoient admis depuis peu dans leur
Compagnie , et l'avoient chargé de porter la parole à M. l'Intendant , à l'occasion des services qu'il venoit de rendre
pendant son séjour à Paris , pour l'expé- dition
NOVEMBRE. 1732. 2385
dition des Lettres Patentes. Ce Discours
fut extrêmement goûté par sa délicatesse
et par sa précision , rien n'y fut cependant oublié de tout ce qui devoit natu
rellement y entrer. On écouta surtout
avec une attention singuliere ce que dit
l'Académicien au sujet de la * Princesse à
qui l'Académie doit son Auguste Protecteur , et en particulier l'article qui concerne le Prince.
Prince charmant , dit- il , reste précieux et
unique d'Ayeux si dignes de l'amour des
François , en particulier des Provinces voisines dont ils ont été les Peres , et les Mat
tres. Prince en qui l'on a vu des dispositions
toujours si fort au- dessus de son âge , un espritjuste , penetrant , dont éclatent tous les
jours des traits d'un naturel si heureux , que
nous ne devons point douter de voir se réunir
en lui avec le sang des Condés , des Contys ,
toutes les perfections glorieuses qu'ont partagées tant de Heros dont il est descendu. Aussi le Ciel semble en avoir pris un soin si
singulier, qu'il a fait naître pour le former
un de ces Hommes rares , dont le génie vaste, l'imagination féconde , la solidité du ju
gement , font un de ses plus parfaits Ouvrages. C'est Mentor lui- même , dont les sages
* S. A. S. la Princesse de Conty.
* M. De la Chevaleraye.
*
Diij leçons
2386 MERCURE DE FRANCE
Leçons , et l'active vigilance ont donné aux
dispositions si admirables du jeune Prince
tout l'éclat dont elles étoient susceptibles.
M. Gastumaux , Directeur de la Societé Litteraire , quoique non prévenu sur
le Discours dont on vient de parler , fit
sur le champ une Réponse qui contenta
tous les Auditeurs.
•
?
Le 18 du même mois l'Académie s'étant
' assemblée , M. Regnaud , Avocat , à la
tête de tous les Membres , prononça à
l'Hôtel de Ville un Discours qui mériteroit d'être transcrit ici en son entier ; c'est
ce que les bornes d'unExtrait ne sçauroient
permettre , et ce qu'on tâchera de réparer dans la suite. Če Discours reçût tous
les applaudissemens qu'il méritoit.
Le 25. l'Abbé de Moncrif , choisi par
l'Académie , comme on l'a déja dit , pour
marquer sa reconnoissance à M. Bignon ",
s'acquitta de cette fonction par un autre
Discours , qui en son genre n'étoit pas inferieur à celui du même Académicien
dont il est parlé ci - dessus.
Le 28. M. de Chassiron , Conseiller
d'Honneur au Présidial , complimenta
au nom et à la tête de l'Académie
M. de Chambon , Lieutenant pour le Roi
dans la Ville et Château de la Rochelle
Commandant en l'absence du Gouverneur
NOVEMBRE. 1732. 2387
neur , et Académicien honoraire. On ne
peut parler plus dignement ni en moins
de paroles sut ce sujet.
Comme M. l'Evêque de la Rochelle
n'étoit pas dans la Ville , l'Académie jugea à propos de lui écrire pour lui faire
part de son érection , &c. La Lettre ne
contient rien que de beau et de mesuré.
Elle est dattée du même jour 18 Juillet ,
et signée de MM. l'Abbé de Moncrif
Darger , Fontaine , Cadoret , de Chassiron , Gastumeau , Valin , Regnaud , et
Cadoret de Beaupreau.
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Résumé : ETABLISSEMENT d'une Académie Royale des Belles Lettres, à la Rochelle. Extrait d'une Lettre écrite de cette Ville, le 20 Août 1732.
En août 1732, une lettre de La Rochelle annonce la création de l'Académie Royale des Belles Lettres. Depuis plusieurs années, une société de gens de lettres s'était formée dans cette ville pour se perfectionner en éloquence et poésie. Cette société a obtenu des Lettres Patentes du roi, qui approuvent son projet de distinguer La Rochelle par la littérature, à l'image de son commerce. Le roi autorise les assemblées et les règlements nécessaires pour maintenir l'ordre et la splendeur de la nouvelle Académie. Les Lettres Patentes, datées d'août 1732, nomment les premiers académiciens, incluant l'évêque de La Rochelle, l'intendant Bignon, et plusieurs notables locaux. Le roi se réserve le droit de nommer cinquante personnes supplémentaires pour atteindre un total de trente académiciens. Les statuts de l'Académie, au nombre de trente-cinq, régissent son fonctionnement. Ils stipulent que les académiciens doivent être nés ou résidents dans la province d'Aunis, ou domiciliés à La Rochelle. Les rôles du directeur, du chancelier, et des secrétaires sont également définis. Les Lettres Patentes ont été envoyées à la société littéraire par l'intendant Bignon, qui les avait reçues du prince de Conti, protecteur de l'Académie. La première lecture des Lettres Patentes a eu lieu le 14 juillet 1732, lors d'une assemblée où l'abbé de Moncrif a remercié la société littéraire et l'intendant pour leurs services. Plusieurs discours ont été prononcés par les nouveaux académiciens pour marquer leur reconnaissance et leur engagement. Notamment, M. Regnaud a prononcé un discours à l'Hôtel de Ville le 18 juillet, et l'abbé de Moncrif a adressé un discours à M. Bignon le 25 juillet. Le 28 juillet, M. de Chassiron a complimenté M. de Chambon, lieutenant du roi et académicien honoraire. Une lettre a également été envoyée à l'évêque de La Rochelle pour l'informer de l'érection de l'Académie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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