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1
p. 170-172
Autre sur le nom de M. le Marquis de Dangeau, [titre d'après la table]
Début :
La premiere de ces deux Enigmes a esté expliquée sur le nom de Mr le / Quelle nouvelle Aritmétique, [...]
Mots clefs :
Arithmétique, Esprits, Pythagore, Ennemis, Diadème, Apôtres, Nom, Apollon, Muse
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texteReconnaissance textuelle : Autre sur le nom de M. le Marquis de Dangeau, [titre d'après la table]
La premiere de ces deux Enigmes
a efté expliquée fur le nom de M le
Marquis de Dangeau , par M Bonvallon
du Limofin. Ie croy vous obliger
en vousfaifant part de cette Explication.
Q
Velle nouvelle Aritmétique,
Pour embarraffer les Efprits,
Vicnt fe mefler, Mercure, aux Enigmes
fans prix
De ta galante République?
Trois & quatrefont ſept, ce calcul eſt aiſe;
Les fept parts font le tout, je le comprens
encore
Sans les Nombres divins du profond Py
thagore,
Je ne m'y fuis pas abufé;
Maislors qu'il s'agit de décrire
Quellesfont ces fept parts, quel enfin eft
ce tout,
Mon Art de déchiffrer eſt tout àfait àbout,
Et je n'ay nul deffein de rire.....
du Mercure Galant.
171
Tudis quela part du milieu
Parmy nos Ennemis occupe un triple lieu.
Ces Ennemis, feroit- ce point l'Espagne,
Génesfuperbe, & la fiere Allemagne?
Mais dans ces Nations qu'eft- ce donc que
AM tu agis.IN
Troisfois?
De l' Alphabet c'est la Lettrefeptième,
Nombre mistérieux qui vaut un Diademe.
O Dieux ! fi je pouvois, toin du Peuple
Etranger,
Délivrerdu péril trois qui font en danger,
Tirer du Tombeau les trois autres
Enfevelie's fous lesflots
Au plus profonddes Eaux,
Ne meprendroit-on pas pour quelqu'un
des Apoftres?
Apoftre ou non, le miracle en eft fait.
Venez Dan, fortez eau, vous, Lettre mitoyenne
,
Placez- vous entre deux, vous formerez
fans peine
L'heureux Nom de Dangeau , qui ne
craint en effet
Pij
172
Extraordinaire
Ny périls de Fortune,
Ny la Parque commune.
Son Maistre eftantfavory d'Apollon,
Et des plus honorez dans le facré Vallon,
D'un Pinceau délicat il tracerafa gloire
Sur les mefmes Autels du Temple de Mémoire,
Et fes traits animeż
Dont nousfommes charmez,
Donneurs de vie, & de vie immortelle
L'éternifent auffi parfa Mufe fidelle.
a efté expliquée fur le nom de M le
Marquis de Dangeau , par M Bonvallon
du Limofin. Ie croy vous obliger
en vousfaifant part de cette Explication.
Q
Velle nouvelle Aritmétique,
Pour embarraffer les Efprits,
Vicnt fe mefler, Mercure, aux Enigmes
fans prix
De ta galante République?
Trois & quatrefont ſept, ce calcul eſt aiſe;
Les fept parts font le tout, je le comprens
encore
Sans les Nombres divins du profond Py
thagore,
Je ne m'y fuis pas abufé;
Maislors qu'il s'agit de décrire
Quellesfont ces fept parts, quel enfin eft
ce tout,
Mon Art de déchiffrer eſt tout àfait àbout,
Et je n'ay nul deffein de rire.....
du Mercure Galant.
171
Tudis quela part du milieu
Parmy nos Ennemis occupe un triple lieu.
Ces Ennemis, feroit- ce point l'Espagne,
Génesfuperbe, & la fiere Allemagne?
Mais dans ces Nations qu'eft- ce donc que
AM tu agis.IN
Troisfois?
De l' Alphabet c'est la Lettrefeptième,
Nombre mistérieux qui vaut un Diademe.
O Dieux ! fi je pouvois, toin du Peuple
Etranger,
Délivrerdu péril trois qui font en danger,
Tirer du Tombeau les trois autres
Enfevelie's fous lesflots
Au plus profonddes Eaux,
Ne meprendroit-on pas pour quelqu'un
des Apoftres?
Apoftre ou non, le miracle en eft fait.
Venez Dan, fortez eau, vous, Lettre mitoyenne
,
Placez- vous entre deux, vous formerez
fans peine
L'heureux Nom de Dangeau , qui ne
craint en effet
Pij
172
Extraordinaire
Ny périls de Fortune,
Ny la Parque commune.
Son Maistre eftantfavory d'Apollon,
Et des plus honorez dans le facré Vallon,
D'un Pinceau délicat il tracerafa gloire
Sur les mefmes Autels du Temple de Mémoire,
Et fes traits animeż
Dont nousfommes charmez,
Donneurs de vie, & de vie immortelle
L'éternifent auffi parfa Mufe fidelle.
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Résumé : Autre sur le nom de M. le Marquis de Dangeau, [titre d'après la table]
Le texte présente une énigme et son explication, attribuée à M. Bonvallon du Limosin, concernant le nom du Marquis de Dangeau. Cette énigme, publiée dans le Mercure Galant, utilise des nombres et des lettres pour décrire une situation politique. Elle mentionne 'trois & quatrefont sept' et parle des 'fept parts' et du 'tout', sans que l'auteur comprenne ces 'fept parts' sans les nombres divins de Pythagore. L'énigme évoque également des ennemis potentiels comme l'Espagne, Gênes et l'Allemagne, et une lettre de l'alphabet, la septième, qui vaut un diadème. L'auteur souhaite délivrer des périls trois personnes en danger et trois autres ensevelies sous les flots. Il mentionne un miracle accompli et la formation du nom 'Dangeau' à partir de lettres. Le Marquis de Dangeau est décrit comme ne craignant ni les périls de la fortune ni la mort commune. Son maître, favori d'Apollon et honoré dans un vallon sacré, tracera sa gloire avec un pinceau délicat sur les autels du Temple de Mémoire. Les traits animés du Marquis, sources de charme, donnent la vie et l'immortalité, éternisés par une muse fidèle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 161-194
DES CHOSES DIFFICILES A CROIRE. DIALOGUE TROISIEME.
Début :
Voicy un troisiéme Entretien de Mr B. Vous y trouverez tant / Depuis nostre dernier entretien, j'ay pris un plaisir singulier [...]
Mots clefs :
Lambert, Belorond, Dialogue, Relations, Morale, Philosophie, Philosophes, Sciences, Réflexions, Pythagore, Peuples, Esprit, Indes, Curiosité, Médecine, Géométrie, Silence, Arithmétique
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texteReconnaissance textuelle : DES CHOSES DIFFICILES A CROIRE. DIALOGUE TROISIEME.
Voicy un troifiéme Entre
tien de M B. Vous y trou
verez tant de chofes curieufes
, que je fuis feur qu'il ne
vous plaira pas moins que
les deux premiers que vouss
avez veus.
Mday 1685.
162 MERCURE
525252 ·52525: 25255
DES CHOSES
DIFFICILES A CROIRE.
DIALOGVE TROISIE'ME.
BELOROND , LAMBRET .
BELOROND .
Depuis
noftre
dernier
entretien,
j'ay pris un plai-
~
fir fingulier à lire quelques
Relations , de la verité def
quelles je ne doute point,
parce que ceux qui ont bien
voulu les donner au Public,
GALANT. 163
& qui nous affeurent avoir
efté témoins de ce qu'ils y
rapportent , font trop obligez
à ne la point trahir , tant
par leur eſprit que par leur
état , puis qu'ils font une profeffion
particuliere
de la foûtenir
jufques aux extrémitez:
du monde .
LAMBRET.
C'est un auffi grand dé
faut d'ajoûter foy avec trop ,
de facilité à toutes fortes de :
Relations , que de ne riem
croire de ce qu'elles contien
nent.
O ij
164 MERCURE
BELORO ND ,
Je l'avouë ; mais avoiiez
auffi qu'il faut concevoir
comme un Axiôme certain ,
que ceux qui tiennent pour
Fables tout ce qui fe dit des
coûtumes differentes des nôdes
effets extraordinai
tres ,
res , & des merveilles de la
Nature, fe rendent enfin euxmefmes
la Fable des Gens
d'efprit , qui connoiſſent
mieux qu'eux les changemens
& les varietez dont l'ef
prit humain eft capable , & le
pouvoir de cette Nature dont
il nous eft impoffible
de pene
5
GALANT. 165
trer ny de meſurer toute l'étendue.
Quand on lit , par
exemple , dans de certains.
Autheurs , qu'il y a eu des
Hommes qui ont vécu des
mois & mefme des années
> fans
manger un
ignorant
qui
veut
paffer
pour
efprit
fort
, traitera
de Fables
ces
fortes
d'Histoires
, pendant
qu'un
Pomponace
, ce grand
Sectateur
d'Ariftote
, & d'autres
Philofophes
ne s'en
étonneront
pas , à caufe
de cette
réflexion
, que
tout ce qui le
voit
au refte
des Animaux
la
Nature
fe plaift
à le réaliſer
166 MERCURE
1
en quelque Homme . C'eft
pourquoy ils ne font pas fur- f
pris quand ils apprennent
qu'il y a eu des Hommes qui
ont vécu long- temps fans
manger , puis que l'étude
qu'ils ont fait de la Nature,
leur a appris que non feule
ment les Serpens , les Mouches
, les Marmottes & les
Hirondelles , mais encore les
Ours mefmes , & les Crocodiles
, tous grands qu'ils font,
paffent une partie de l'année
fans manger
.
LAMBRET :
Vous voulez bien qu'à ce
GALANT. 167
propos j'interrompe
le recit.
de ce que vous avez leu dans
les Relations
dont vous venez
de parler , en vous diſant
ce que j'ay appris ils n'y a pas
long- temps , de quelques
Perfonnes
qui ont vécu plufieurs
jours , & mefme plufieurs
années fans manger
.
BELOROND .
Parlez , me voila preft à,
yous écouter.
LAMBRE T.
Alexandre Beneicus Me.
decin , écrit qu'un Vénitien
demeura quarante jours fans
boire ny manger. On ap
168 MERCURE
prend dans noftre Mercure
François , que la Fille d'un
Maréchal de Confolent en
Angoumois appellée Jeanne
Belon , a vécu plus de dixhuit
mois de fuite , fans prendre
aucune nourrirure. Tout
ce qu'elle faifoit c'eftoit
d'ouvrir au matin les Fenêtres
de fa Chambre , & de fe
tenir à l'air. Hermolaus Barbarus
dit que du temps de
Leon X. un Preftre a vécu
quarante ans à Rome de la
refpiration de l'air , ce que ce
Pape verifia en préfence de
plufieurs Princes. Albert le
Grand
GALANT. 169
"
Grand affeure avoir veu dans
laVille de Cologne un Fol qui
paffa fept femaines fans rien
manger , beuvant feulement
quelquefois de l'eau . Du
temps de Gregoire XI. un
jeune Ecolier qui étudioit à
Lubech , fe retira en un lieu
fecret pour dormir , & là il
dormit pendant fept ans, tout
le monde croyant qu'il s'étoit
retiré hors de la Ville.
Krentz. Vandal . 1. 8. c . 36 .
Pontanus nous affeure auffi
avoir veu un Homme qui ne
bût jamais en ſa vie ny Eau
ny Vin. Je puis mettre dans
May 1685.
P
170 MERCURE
le mefme rang ce que nous
apprend lamblique c. 3. De
Vita Pyth. quand il dit que
Pythagore demeura trois
jours & deux nuits dans une
mefme poſture fans boire,
fans manger & fans dormir,
ce que je crois facilement
quand je fais reflexion aux
fréquentes abftractions
&
aux élevations d'efprit de ce
Philofophe .
BELOROND .
Tous ces Gens - là n'avoient
pas apparemment
.
mangé d'un certain Animal
qui fe trouve en Suede appelGALANT
171
lé Filfros ou Rofomach , c'eſt à
dire le Goulu , au rapport de
Cardan , & du Medecin
Lombard Megabenus. Ils difent
que cet animal a toûjours
faim fans fe jamais raf
fafier , avec cette proprieté,
fi l'on fe couvre de fa que
peau, l'on a auffi toûjours envie
de boire & de manger
,
fans qu'on puiffe eftre raffafié.
LAMBRET.
Il faut plûtoft croire qu'ils
fe feroient fervis , s'ils l'avoient
fceu , du fruit nommé
Coca ou Cocos , femblable
Pij
172 MERCURE
à un Melon , qui ſe trouve au
Perou en l'Ifle Zebut , parce
qu'il a toutes fortes de goufts
fans en avoir aucun , & que
ceux qui le portent dans leur
bouche ne font fujets à avoir
ny faim ny foif ; ce qui me
fait reffouvenir d'un autre
Fruit nomé Peci , qui fe cueille
à la Chine , & dont parle le
Pere Martini. Il dit avoir fait
plufieurs fois l'experience
qu'en le mettant dans la bouche
avec une Monnoye de
cuivre , les dents la rompent
avec la mefme facilité que ce
Fruit , réduisant le tout en une
1
GALANT. 173
fubftance bonne à manger.
Les Malabares , Peuples des
Indes Orientales, paffent bien
tout le jour fans manger , en
prenant deux grains d'une
Pafte qu'ils appellent Anfian,
& qu'ils font venir de Cambaye
; mais ils font obligez
de continuer cette nourriture
car fi une fois ils l'avoient
quitée , ils ne pourroient
pas vivre quatre jours,
quand mefme ils uferoient
d'autres viandes . Mais cela
fuffit fur cette matiere . Venons
, je vous prie , à ce que
Vous avez remarqué dans
Piij
174 MERCURE
les Relations que vous avez
leuës.
BELOROND.
Ces Relations font celle
d'un Pere Jéfuîte touchant ce
qui s'eft paffé en Canada aux
années 1657. & 1658. & celle
de Mandello. Voicy ce que
j'ay trouvé de plus curieux
dans la premiere . Chez les
Peuples qui habitent ce Païs,
on fe cicatrife & on fe bar
bouille le vifage, pour le rendre
plus agreable. Les cheveux
noirs , roides , & luifans
de graiffe , font estimez les
plus beaux. Au lieu de pouGALANT.
175
dre de Chipre , on fe fert
pour les poudrer , de duvet
ou de petites plumes
d'Oyfeaux . Le Mufc put à
Le petit Oyfeau kur
nez .
qui fe trouve dans les oeufs
que nous appellons couvis ,
leur eft de tres- bon gouft.
Ils hument l'écume du pot ,
& boivent la graiſſe avec volupté
Le potage s'y fert le
dernier
. Le pain fe mange
feparément fans le mefler avec
les autres viandes , & on n'y
boit qu'apres le repas. La
chemile fe met pardeffus
I habit.
C'eft une galanterie chez
Piiij
176 MERCURE
eux , que d'avoir les ongles
tres -grands. Lors qu'ils dancent,
ils fe tiennent fort cour
bez afin d'avoir bonne grace.
Ils enterrent leurs Morts avec
plufieurs hardes , s'imaginant
qu'ils s'en ferviront en l'autre
Monde , & en les enterrant
ils leur font garder dans
la foffe où ils les mettent , la
mefme poſture & affiette
qu'ils tenoient dans le ventre
de leur Mere. Ces coûtumes
font à préſent la plûpart
détruites , comme le raportent
ceux qui reviennent -
de ces Pais- là , parce qu'el
GALANT. 177
les font trop oppofées à celles
des François qui y habi.
tent, & qui n'ont pas cu moins
de foin de policer ces Peuples,
que de les inftruire dans
la veritable Religion . Jay
remarqué dans la feconde
Relation , que la main gau
che eft reputée la plus hono
rable chez les Japonnois ;
que les Filles Banianes des
Indes Orientales fe marient
dés l'âge de fept ou huit
parce que celles qui en ont
douze , font reputées furannées
; qu'elles font gloire d'a
voir les dents noires , & que
ans,
178 MERCURE
tout le Clergé de l'Ifle Formoſe
eft féminin , n'y ayant
que ce Sexe qui fe mefle de
la Religion . Ne m'obligez
pas , je vous prie , à vous
faire un plus long recit de
toutes ces bizarreries , parce
que je ne puis refifter plus
long- temps à la curiofité d'aprendre
quelque chofe de la
vie & des opinions de Pytagore
, que je me fuis toujours
repréſenté comme un
Homme extraordinaire . Ce
que vous m'avez déja dit de
ce Philofophe , me donne
fujet de croire qu'il vous fera
GALANT. 179
aifé de m'inftruire de ce que
j'ay envie de fçavoir .
LAMBRET.
Je le feray volontiers , autant
que je pourray rappeller
dans ma mémoire ce que
j'en ay leu chez Diogénes
Laërce, Iamblique , Diodore
de Sicile , Ciceron , T. Live,
Jofephe, Plutarque, Clement
Alexandrin , S. Ambroife ,
Eufebe , Philoftrate , S. Tho
mas , & Voffius.
Pytagore eftoit de Samos,
& vivoit du temps de Tuldius
Hoftilius , felon T Live,
& de Tarquin le Superbe,
180 MERCURE
felon Ciceron & Aulugelle.
S. Ambroise prétend qu'il
eftoit Juif d'extraction , &
Clement Alexandrin dit qu'il
s'eftoit laiffé circoncire par
les Preftres d'Egypte , pour
eftre inftruit en leur Philofophie,
qu'ils tenoient des Juifs ;
& c'est à propos de cette Circoncifion
, qu'il rapporte
pinion de ceux qui l'ont mef
me pris pour le Prophete Ezéchiel.
Jofephe luy donne le
premier rang entre tous les
Philofophes , & veut qu'il ait
tiré les plus beaux traits de
La Philofophie , de la Synago
l'oGALANT.
181
E
gue
des Hébreux . Il fit plufieurs
Voyages , pour s'infruire
de tout ce qu'il y avoit
de plus curieux de fon temps
dans toutes les Sciences , & il
reüffit fi heureuſement dans
cette avidité de fçavoir, qu'il
fe rendit extrémement habile
dans la Morale , la Politique,
la Phyſique , la Medecine,
les Méchaniques , l'Aftrolo
gie , la Geographie , la Mufique
, l'Arithmétique , la
Geométrie, & en tout ce qu'il
ya de plus rare dans les Mathematiques.
Voicy les preuves
que nous donne fon Hif
.
182 MERCURE
toire de fon habileté dans
toutes ces Sciences .
Pour la Morale,il ne faut que
faire reflexion fur les beaux ·
Préceptes & fur les Symboles
énigmatiques qu'il en a
donnez , & entre autres fur
ceux- cy.
Ou taiſez- vous , ou dites
quelque chofe qui foit meilleur
que le filence , pour
faire connoiftre
qu'on doit prendre
garde à ne parler que bien
à propos.
Ne foyez pas moins fidelle à
garder le dépost d'un Secret , que
celuy d'un Tréfor. Cet avis n'eft
GALANT. 183
pas de moindre importance
que le premier pour
civile .
la vie
Touchez la Terre , quand il
tonne , pour faire entendre
le befoin que nous avons de
nous humilier devant le Ciel,
autant de fois qu'il nous marque
fa colere par les adverſitez
dont ils nous afflige.
B
Ne combatez jamais pour
obtenir la victoire , parce qu'on
ne fçauroit éviter avec trop
de foin l'envie qui la fuit.
Ne cheminez pas dans les
grands Chemins. C'eſt à dire,
ne fuivez pas les fottes opinions
du Vulgaire.
184 MERCURE
table ,
Ne vous affejez jamais à
que
le Sel n'y ait efté
mis auparavant. C'est à dire,
faites provifion de juſtice &
de fageffe avant que de vous
mettre à manger , parce que
c'eft dans ce temps qu'on en
a le plus de befoin.
Toutes chefes doivent estre communes
entre les Amis , parce
qu'un Amy doit regarder fon
Amy comme un autre foymefme.
Regardez les Loix comme les
des Villes , aufquel.
Couronnes des Villes ,
les on ne peut toucher fans
crime.
GALANT. 185
Ne frapez pas dans la main
de toutes Perfonnes indiférem
ment , c'eſt à dire , ne proſtituez
pas voſtre amitié.
Ne foufrez point d'Hyrondelles
fur le toit , pour montrer
que nous devons nous
défier de ceux qui ne nous
font des careffes que dans .
la profpérité
.
A
GoisAbftenez- vous des Ferves . 11
vouloit enſeigner par ce Pré--
cepte , qu'il ne faut pas rechercher
les Magiftratures,
parce qu'elles fe donnoient
par des fufrages dont les Fé
ves eftoient les marques.
May 1685.
Q
186 MERCURE
Ne mangez point de Poiffons
, pour faire voir combien
ceux qui aimoient le filence
luy eftoient chers .
Ne mangez jamais de la
main gauche. Ses Difciples
ont entendu par ce Précepte
prohibitif, qu'il ne faloit jamais
tirer fa fubſiſtance d'un
gain illegitime , ny d'actions
qui fuffent contre la juſtice
& l'équité.
Gratez le dedans de vostre
tefte en fortant du Logis , & le
derriere quand vous y entrez-
L'une & l'autre action fignifioit
felon ma penſée , qu'il
GALANT. 187
faut le matin , lors qu'on va
dehors ,longer attentivement
à ce qu'on doit faire , & le
foir en fe retirant , faire ré
flection fur les actions de la
journée , pour remédier à
celles qui auroient efté obmifes.
Ne fortez jamais d'un Carroffe
les pieds joints. C'eſt à
caufe que cette pofture oblige
à une defcente précipitée, &
qui s'exécute tout d'un coup.
Il vouloit apprendre par là
à ceux qui changent de réfolution
, & qui quitent un
deffein , ou un employ pour
Q "
188 MERCURE
en prendre un autre , qu'ils
doivent exécuter ce changement
petit à petit , & pref.
que infenfiblement , afin d'éviter
par cette prudence &
cette circonfpection tout ce
qu'on y peut trouver de furprenant,
Si l'on a veu Pytagore exceller
dans la Morale , les au
tres Sciences n'ont pas moins
contribué à rendre fon nom
fameux.
Diogenes raporte
que la Médecine luy doit
beaucoup. On ne peut douter
de fon habileté dans la
Politique , puis qu'il eut part
GALANT. 189
au Gouvernement des Villes
de Crotone , de Metapont,
& de Tarente où il demeuroit
ordinairement . Dans la
Phyfique , il prédit un tremblement
de terre par la faveur
de l'eau d'un Puits dont
il avoit beu. Dans les Mecaniques
; Ariftoxénus a écrit
que les Grecs tenoient de
luy leurs Poids & leurs Mefures.
Dans l'Aftrologie ; il
s'aperceut le premier , que
Vefper, & Phoſphore ou Lucifer
n'eftoient qu'une même
Etoile. Dans la Geographie
;
il affura qu'il y avoit des An190
MERCURE
tipodes. Dans la Muſique ;
il la faifoit fervir pour la Morale
, adouciffant les plus violentes
paffions de l'ame par
la mélodie ; témoin ce jeune
Homme defefperé d'amour,
qu'il remit dans fon bon fens
avec un Air Spondaïque ou
Sacrifical. Dans l'Arithmétique
, il en inventa de nouvelles
Régles. Dans la Geométrie
; il la mit en fa perfection
, lors qu'elle n'avoit
que les premiers élémens
qu'un certain Mæris avoit
donnez . C'eft luy qui a trouvé
cebeau Theoréme qui le voir
GALANT. 191
C
dans la 47 Proportion du premier
Livre des Elémens d'Eu
clide.
Ce grand Homme , tout
profond & univerfel qu'il étoit
dans les Sciences , eut pourtant
affez d'humilité pour
eftre le premier qui refufa le
nom de Sage , difant que ce
Titre n'appartenoit qu'à Dieu
feul. Il fe contenta de celuy
de Philofophe , c'eft à dire
d'Amy de la Sageffe ,
fe faifant pour ainfi dire , le
Parrain de la Philofophie.
Quoy qu'il ait affez bien penſé
de Dieu , que ce foit le pre192
MERCURE
*
mier des Philofophes qui ait
foûtenu l'Immortalité
de l'Ame
, & que Saint Thomas le
reconnoifle avecSocrate pour
les deux plus vertueux Hommes
qu'ait eu le Paganiſme,
il ne laiffe pas d'eftre tres-
• digne de cenfure , à caufe de
Métempficofe
, ou Tranf
migration des Ames. On l'a
accufé de Magie , mais les
contes dont on s'eft fervy
pour authoriſer cette accufa
tion , font fi ridicules , qu'ils
ne méritent pas la peine d'étre
refutez ; fi on veut pourtant
avoir cette fatisfaction,
fa
on
GALANT. 193
on n'a qu'à lire la fçavanté
Apologie de M Naudé. Les
Gnoftiques & une certaine
Marcelline adoroient fon
Image au rapport de Saint
Irenée & de Saint Auguftin.
Juftin dit que ceux de Metapont
l'adorerent comme un
Dieu. On ne fçait point
certainement de quelle maniere
il eft mort. Quelquesuns
difent qu'ilfut affafliné
fur le bord d'un Champ fené
de Féves , parce quil n'ofoit
y mettre le pied ; mais cette
Hiftoire eft fi indigne de ce
grand Homme , que je ne la
May 1685.
R
194 MERCURE
regarde que comme un Conte
fair à plaifir par fes Ennemis.
D'autres difent qu'il perit
de faim & de miferes
aprés quarante jours de prifon.
Il y en a enfin qui affeurent
qu'un Homme à qui il
n'avoit pas voulu enfeigner
fa Philofophie , le brûla avec
fes Diſciples dans la maiſon
où ils eftoient. La fin de la
vie de ce Philofophe , fera
s'il vous plaiſt , celle de noſtre
converſation .
tien de M B. Vous y trou
verez tant de chofes curieufes
, que je fuis feur qu'il ne
vous plaira pas moins que
les deux premiers que vouss
avez veus.
Mday 1685.
162 MERCURE
525252 ·52525: 25255
DES CHOSES
DIFFICILES A CROIRE.
DIALOGVE TROISIE'ME.
BELOROND , LAMBRET .
BELOROND .
Depuis
noftre
dernier
entretien,
j'ay pris un plai-
~
fir fingulier à lire quelques
Relations , de la verité def
quelles je ne doute point,
parce que ceux qui ont bien
voulu les donner au Public,
GALANT. 163
& qui nous affeurent avoir
efté témoins de ce qu'ils y
rapportent , font trop obligez
à ne la point trahir , tant
par leur eſprit que par leur
état , puis qu'ils font une profeffion
particuliere
de la foûtenir
jufques aux extrémitez:
du monde .
LAMBRET.
C'est un auffi grand dé
faut d'ajoûter foy avec trop ,
de facilité à toutes fortes de :
Relations , que de ne riem
croire de ce qu'elles contien
nent.
O ij
164 MERCURE
BELORO ND ,
Je l'avouë ; mais avoiiez
auffi qu'il faut concevoir
comme un Axiôme certain ,
que ceux qui tiennent pour
Fables tout ce qui fe dit des
coûtumes differentes des nôdes
effets extraordinai
tres ,
res , & des merveilles de la
Nature, fe rendent enfin euxmefmes
la Fable des Gens
d'efprit , qui connoiſſent
mieux qu'eux les changemens
& les varietez dont l'ef
prit humain eft capable , & le
pouvoir de cette Nature dont
il nous eft impoffible
de pene
5
GALANT. 165
trer ny de meſurer toute l'étendue.
Quand on lit , par
exemple , dans de certains.
Autheurs , qu'il y a eu des
Hommes qui ont vécu des
mois & mefme des années
> fans
manger un
ignorant
qui
veut
paffer
pour
efprit
fort
, traitera
de Fables
ces
fortes
d'Histoires
, pendant
qu'un
Pomponace
, ce grand
Sectateur
d'Ariftote
, & d'autres
Philofophes
ne s'en
étonneront
pas , à caufe
de cette
réflexion
, que
tout ce qui le
voit
au refte
des Animaux
la
Nature
fe plaift
à le réaliſer
166 MERCURE
1
en quelque Homme . C'eft
pourquoy ils ne font pas fur- f
pris quand ils apprennent
qu'il y a eu des Hommes qui
ont vécu long- temps fans
manger , puis que l'étude
qu'ils ont fait de la Nature,
leur a appris que non feule
ment les Serpens , les Mouches
, les Marmottes & les
Hirondelles , mais encore les
Ours mefmes , & les Crocodiles
, tous grands qu'ils font,
paffent une partie de l'année
fans manger
.
LAMBRET :
Vous voulez bien qu'à ce
GALANT. 167
propos j'interrompe
le recit.
de ce que vous avez leu dans
les Relations
dont vous venez
de parler , en vous diſant
ce que j'ay appris ils n'y a pas
long- temps , de quelques
Perfonnes
qui ont vécu plufieurs
jours , & mefme plufieurs
années fans manger
.
BELOROND .
Parlez , me voila preft à,
yous écouter.
LAMBRE T.
Alexandre Beneicus Me.
decin , écrit qu'un Vénitien
demeura quarante jours fans
boire ny manger. On ap
168 MERCURE
prend dans noftre Mercure
François , que la Fille d'un
Maréchal de Confolent en
Angoumois appellée Jeanne
Belon , a vécu plus de dixhuit
mois de fuite , fans prendre
aucune nourrirure. Tout
ce qu'elle faifoit c'eftoit
d'ouvrir au matin les Fenêtres
de fa Chambre , & de fe
tenir à l'air. Hermolaus Barbarus
dit que du temps de
Leon X. un Preftre a vécu
quarante ans à Rome de la
refpiration de l'air , ce que ce
Pape verifia en préfence de
plufieurs Princes. Albert le
Grand
GALANT. 169
"
Grand affeure avoir veu dans
laVille de Cologne un Fol qui
paffa fept femaines fans rien
manger , beuvant feulement
quelquefois de l'eau . Du
temps de Gregoire XI. un
jeune Ecolier qui étudioit à
Lubech , fe retira en un lieu
fecret pour dormir , & là il
dormit pendant fept ans, tout
le monde croyant qu'il s'étoit
retiré hors de la Ville.
Krentz. Vandal . 1. 8. c . 36 .
Pontanus nous affeure auffi
avoir veu un Homme qui ne
bût jamais en ſa vie ny Eau
ny Vin. Je puis mettre dans
May 1685.
P
170 MERCURE
le mefme rang ce que nous
apprend lamblique c. 3. De
Vita Pyth. quand il dit que
Pythagore demeura trois
jours & deux nuits dans une
mefme poſture fans boire,
fans manger & fans dormir,
ce que je crois facilement
quand je fais reflexion aux
fréquentes abftractions
&
aux élevations d'efprit de ce
Philofophe .
BELOROND .
Tous ces Gens - là n'avoient
pas apparemment
.
mangé d'un certain Animal
qui fe trouve en Suede appelGALANT
171
lé Filfros ou Rofomach , c'eſt à
dire le Goulu , au rapport de
Cardan , & du Medecin
Lombard Megabenus. Ils difent
que cet animal a toûjours
faim fans fe jamais raf
fafier , avec cette proprieté,
fi l'on fe couvre de fa que
peau, l'on a auffi toûjours envie
de boire & de manger
,
fans qu'on puiffe eftre raffafié.
LAMBRET.
Il faut plûtoft croire qu'ils
fe feroient fervis , s'ils l'avoient
fceu , du fruit nommé
Coca ou Cocos , femblable
Pij
172 MERCURE
à un Melon , qui ſe trouve au
Perou en l'Ifle Zebut , parce
qu'il a toutes fortes de goufts
fans en avoir aucun , & que
ceux qui le portent dans leur
bouche ne font fujets à avoir
ny faim ny foif ; ce qui me
fait reffouvenir d'un autre
Fruit nomé Peci , qui fe cueille
à la Chine , & dont parle le
Pere Martini. Il dit avoir fait
plufieurs fois l'experience
qu'en le mettant dans la bouche
avec une Monnoye de
cuivre , les dents la rompent
avec la mefme facilité que ce
Fruit , réduisant le tout en une
1
GALANT. 173
fubftance bonne à manger.
Les Malabares , Peuples des
Indes Orientales, paffent bien
tout le jour fans manger , en
prenant deux grains d'une
Pafte qu'ils appellent Anfian,
& qu'ils font venir de Cambaye
; mais ils font obligez
de continuer cette nourriture
car fi une fois ils l'avoient
quitée , ils ne pourroient
pas vivre quatre jours,
quand mefme ils uferoient
d'autres viandes . Mais cela
fuffit fur cette matiere . Venons
, je vous prie , à ce que
Vous avez remarqué dans
Piij
174 MERCURE
les Relations que vous avez
leuës.
BELOROND.
Ces Relations font celle
d'un Pere Jéfuîte touchant ce
qui s'eft paffé en Canada aux
années 1657. & 1658. & celle
de Mandello. Voicy ce que
j'ay trouvé de plus curieux
dans la premiere . Chez les
Peuples qui habitent ce Païs,
on fe cicatrife & on fe bar
bouille le vifage, pour le rendre
plus agreable. Les cheveux
noirs , roides , & luifans
de graiffe , font estimez les
plus beaux. Au lieu de pouGALANT.
175
dre de Chipre , on fe fert
pour les poudrer , de duvet
ou de petites plumes
d'Oyfeaux . Le Mufc put à
Le petit Oyfeau kur
nez .
qui fe trouve dans les oeufs
que nous appellons couvis ,
leur eft de tres- bon gouft.
Ils hument l'écume du pot ,
& boivent la graiſſe avec volupté
Le potage s'y fert le
dernier
. Le pain fe mange
feparément fans le mefler avec
les autres viandes , & on n'y
boit qu'apres le repas. La
chemile fe met pardeffus
I habit.
C'eft une galanterie chez
Piiij
176 MERCURE
eux , que d'avoir les ongles
tres -grands. Lors qu'ils dancent,
ils fe tiennent fort cour
bez afin d'avoir bonne grace.
Ils enterrent leurs Morts avec
plufieurs hardes , s'imaginant
qu'ils s'en ferviront en l'autre
Monde , & en les enterrant
ils leur font garder dans
la foffe où ils les mettent , la
mefme poſture & affiette
qu'ils tenoient dans le ventre
de leur Mere. Ces coûtumes
font à préſent la plûpart
détruites , comme le raportent
ceux qui reviennent -
de ces Pais- là , parce qu'el
GALANT. 177
les font trop oppofées à celles
des François qui y habi.
tent, & qui n'ont pas cu moins
de foin de policer ces Peuples,
que de les inftruire dans
la veritable Religion . Jay
remarqué dans la feconde
Relation , que la main gau
che eft reputée la plus hono
rable chez les Japonnois ;
que les Filles Banianes des
Indes Orientales fe marient
dés l'âge de fept ou huit
parce que celles qui en ont
douze , font reputées furannées
; qu'elles font gloire d'a
voir les dents noires , & que
ans,
178 MERCURE
tout le Clergé de l'Ifle Formoſe
eft féminin , n'y ayant
que ce Sexe qui fe mefle de
la Religion . Ne m'obligez
pas , je vous prie , à vous
faire un plus long recit de
toutes ces bizarreries , parce
que je ne puis refifter plus
long- temps à la curiofité d'aprendre
quelque chofe de la
vie & des opinions de Pytagore
, que je me fuis toujours
repréſenté comme un
Homme extraordinaire . Ce
que vous m'avez déja dit de
ce Philofophe , me donne
fujet de croire qu'il vous fera
GALANT. 179
aifé de m'inftruire de ce que
j'ay envie de fçavoir .
LAMBRET.
Je le feray volontiers , autant
que je pourray rappeller
dans ma mémoire ce que
j'en ay leu chez Diogénes
Laërce, Iamblique , Diodore
de Sicile , Ciceron , T. Live,
Jofephe, Plutarque, Clement
Alexandrin , S. Ambroife ,
Eufebe , Philoftrate , S. Tho
mas , & Voffius.
Pytagore eftoit de Samos,
& vivoit du temps de Tuldius
Hoftilius , felon T Live,
& de Tarquin le Superbe,
180 MERCURE
felon Ciceron & Aulugelle.
S. Ambroise prétend qu'il
eftoit Juif d'extraction , &
Clement Alexandrin dit qu'il
s'eftoit laiffé circoncire par
les Preftres d'Egypte , pour
eftre inftruit en leur Philofophie,
qu'ils tenoient des Juifs ;
& c'est à propos de cette Circoncifion
, qu'il rapporte
pinion de ceux qui l'ont mef
me pris pour le Prophete Ezéchiel.
Jofephe luy donne le
premier rang entre tous les
Philofophes , & veut qu'il ait
tiré les plus beaux traits de
La Philofophie , de la Synago
l'oGALANT.
181
E
gue
des Hébreux . Il fit plufieurs
Voyages , pour s'infruire
de tout ce qu'il y avoit
de plus curieux de fon temps
dans toutes les Sciences , & il
reüffit fi heureuſement dans
cette avidité de fçavoir, qu'il
fe rendit extrémement habile
dans la Morale , la Politique,
la Phyſique , la Medecine,
les Méchaniques , l'Aftrolo
gie , la Geographie , la Mufique
, l'Arithmétique , la
Geométrie, & en tout ce qu'il
ya de plus rare dans les Mathematiques.
Voicy les preuves
que nous donne fon Hif
.
182 MERCURE
toire de fon habileté dans
toutes ces Sciences .
Pour la Morale,il ne faut que
faire reflexion fur les beaux ·
Préceptes & fur les Symboles
énigmatiques qu'il en a
donnez , & entre autres fur
ceux- cy.
Ou taiſez- vous , ou dites
quelque chofe qui foit meilleur
que le filence , pour
faire connoiftre
qu'on doit prendre
garde à ne parler que bien
à propos.
Ne foyez pas moins fidelle à
garder le dépost d'un Secret , que
celuy d'un Tréfor. Cet avis n'eft
GALANT. 183
pas de moindre importance
que le premier pour
civile .
la vie
Touchez la Terre , quand il
tonne , pour faire entendre
le befoin que nous avons de
nous humilier devant le Ciel,
autant de fois qu'il nous marque
fa colere par les adverſitez
dont ils nous afflige.
B
Ne combatez jamais pour
obtenir la victoire , parce qu'on
ne fçauroit éviter avec trop
de foin l'envie qui la fuit.
Ne cheminez pas dans les
grands Chemins. C'eſt à dire,
ne fuivez pas les fottes opinions
du Vulgaire.
184 MERCURE
table ,
Ne vous affejez jamais à
que
le Sel n'y ait efté
mis auparavant. C'est à dire,
faites provifion de juſtice &
de fageffe avant que de vous
mettre à manger , parce que
c'eft dans ce temps qu'on en
a le plus de befoin.
Toutes chefes doivent estre communes
entre les Amis , parce
qu'un Amy doit regarder fon
Amy comme un autre foymefme.
Regardez les Loix comme les
des Villes , aufquel.
Couronnes des Villes ,
les on ne peut toucher fans
crime.
GALANT. 185
Ne frapez pas dans la main
de toutes Perfonnes indiférem
ment , c'eſt à dire , ne proſtituez
pas voſtre amitié.
Ne foufrez point d'Hyrondelles
fur le toit , pour montrer
que nous devons nous
défier de ceux qui ne nous
font des careffes que dans .
la profpérité
.
A
GoisAbftenez- vous des Ferves . 11
vouloit enſeigner par ce Pré--
cepte , qu'il ne faut pas rechercher
les Magiftratures,
parce qu'elles fe donnoient
par des fufrages dont les Fé
ves eftoient les marques.
May 1685.
Q
186 MERCURE
Ne mangez point de Poiffons
, pour faire voir combien
ceux qui aimoient le filence
luy eftoient chers .
Ne mangez jamais de la
main gauche. Ses Difciples
ont entendu par ce Précepte
prohibitif, qu'il ne faloit jamais
tirer fa fubſiſtance d'un
gain illegitime , ny d'actions
qui fuffent contre la juſtice
& l'équité.
Gratez le dedans de vostre
tefte en fortant du Logis , & le
derriere quand vous y entrez-
L'une & l'autre action fignifioit
felon ma penſée , qu'il
GALANT. 187
faut le matin , lors qu'on va
dehors ,longer attentivement
à ce qu'on doit faire , & le
foir en fe retirant , faire ré
flection fur les actions de la
journée , pour remédier à
celles qui auroient efté obmifes.
Ne fortez jamais d'un Carroffe
les pieds joints. C'eſt à
caufe que cette pofture oblige
à une defcente précipitée, &
qui s'exécute tout d'un coup.
Il vouloit apprendre par là
à ceux qui changent de réfolution
, & qui quitent un
deffein , ou un employ pour
Q "
188 MERCURE
en prendre un autre , qu'ils
doivent exécuter ce changement
petit à petit , & pref.
que infenfiblement , afin d'éviter
par cette prudence &
cette circonfpection tout ce
qu'on y peut trouver de furprenant,
Si l'on a veu Pytagore exceller
dans la Morale , les au
tres Sciences n'ont pas moins
contribué à rendre fon nom
fameux.
Diogenes raporte
que la Médecine luy doit
beaucoup. On ne peut douter
de fon habileté dans la
Politique , puis qu'il eut part
GALANT. 189
au Gouvernement des Villes
de Crotone , de Metapont,
& de Tarente où il demeuroit
ordinairement . Dans la
Phyfique , il prédit un tremblement
de terre par la faveur
de l'eau d'un Puits dont
il avoit beu. Dans les Mecaniques
; Ariftoxénus a écrit
que les Grecs tenoient de
luy leurs Poids & leurs Mefures.
Dans l'Aftrologie ; il
s'aperceut le premier , que
Vefper, & Phoſphore ou Lucifer
n'eftoient qu'une même
Etoile. Dans la Geographie
;
il affura qu'il y avoit des An190
MERCURE
tipodes. Dans la Muſique ;
il la faifoit fervir pour la Morale
, adouciffant les plus violentes
paffions de l'ame par
la mélodie ; témoin ce jeune
Homme defefperé d'amour,
qu'il remit dans fon bon fens
avec un Air Spondaïque ou
Sacrifical. Dans l'Arithmétique
, il en inventa de nouvelles
Régles. Dans la Geométrie
; il la mit en fa perfection
, lors qu'elle n'avoit
que les premiers élémens
qu'un certain Mæris avoit
donnez . C'eft luy qui a trouvé
cebeau Theoréme qui le voir
GALANT. 191
C
dans la 47 Proportion du premier
Livre des Elémens d'Eu
clide.
Ce grand Homme , tout
profond & univerfel qu'il étoit
dans les Sciences , eut pourtant
affez d'humilité pour
eftre le premier qui refufa le
nom de Sage , difant que ce
Titre n'appartenoit qu'à Dieu
feul. Il fe contenta de celuy
de Philofophe , c'eft à dire
d'Amy de la Sageffe ,
fe faifant pour ainfi dire , le
Parrain de la Philofophie.
Quoy qu'il ait affez bien penſé
de Dieu , que ce foit le pre192
MERCURE
*
mier des Philofophes qui ait
foûtenu l'Immortalité
de l'Ame
, & que Saint Thomas le
reconnoifle avecSocrate pour
les deux plus vertueux Hommes
qu'ait eu le Paganiſme,
il ne laiffe pas d'eftre tres-
• digne de cenfure , à caufe de
Métempficofe
, ou Tranf
migration des Ames. On l'a
accufé de Magie , mais les
contes dont on s'eft fervy
pour authoriſer cette accufa
tion , font fi ridicules , qu'ils
ne méritent pas la peine d'étre
refutez ; fi on veut pourtant
avoir cette fatisfaction,
fa
on
GALANT. 193
on n'a qu'à lire la fçavanté
Apologie de M Naudé. Les
Gnoftiques & une certaine
Marcelline adoroient fon
Image au rapport de Saint
Irenée & de Saint Auguftin.
Juftin dit que ceux de Metapont
l'adorerent comme un
Dieu. On ne fçait point
certainement de quelle maniere
il eft mort. Quelquesuns
difent qu'ilfut affafliné
fur le bord d'un Champ fené
de Féves , parce quil n'ofoit
y mettre le pied ; mais cette
Hiftoire eft fi indigne de ce
grand Homme , que je ne la
May 1685.
R
194 MERCURE
regarde que comme un Conte
fair à plaifir par fes Ennemis.
D'autres difent qu'il perit
de faim & de miferes
aprés quarante jours de prifon.
Il y en a enfin qui affeurent
qu'un Homme à qui il
n'avoit pas voulu enfeigner
fa Philofophie , le brûla avec
fes Diſciples dans la maiſon
où ils eftoient. La fin de la
vie de ce Philofophe , fera
s'il vous plaiſt , celle de noſtre
converſation .
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Résumé : DES CHOSES DIFFICILES A CROIRE. DIALOGUE TROISIEME.
En mai 1685, Belorond et Lambret débattent de récits extraordinaires rapportés dans diverses relations. Belorond affirme leur véracité, citant des exemples de personnes ayant survécu sans manger, comme Alexandre Beneicus et un prêtre à Rome. Lambret, bien qu'il mette en garde contre la crédulité excessive, reconnaît la nécessité de ne pas rejeter systématiquement ces récits. Ils évoquent des explications possibles, telles que l'évitement d'un animal suédois ou la consommation de fruits spécifiques. Un autre texte décrit des coutumes observées chez les peuples du Canada en 1657 et 1658, incluant la cicatrisation et la peinture du visage, l'esthétique des cheveux, et les habitudes alimentaires. Ces pratiques sont en déclin en raison de l'influence française. Le texte mentionne également des pratiques culturelles variées, comme l'importance de la main gauche chez les Japonais, les mariages précoces des filles en Inde, et la prédominance féminine dans le clergé à Formose. Le texte se concentre également sur Pythagore, philosophe de Samos, connu pour ses vastes connaissances en morale, politique, physique, médecine, mécanique, astrologie, géographie, musique, arithmétique et géométrie. Pythagore est décrit comme un homme érudit, ayant voyagé pour acquérir des connaissances. Il a contribué à divers domaines scientifiques et philosophiques, notamment en médecine, physique, mécanique, astrologie, géographie, musique, arithmétique et géométrie. Malgré ses contributions, il refusa le titre de sage, se contentant de celui de philosophe.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 70-78
Nouvelle maniere de diviser, composée de l'Italienne & de la Françoise.
Début :
Ce n'est pas sans raison qu'un auteur moderne des plus celebres [...]
Mots clefs :
Zéro, Division, Diviseur, Quotient, Produit, Arithmétique
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelle maniere de diviser, composée de l'Italienne & de la Françoise.
Nouvelle mortiere Je diviser,
composéedel'Italienne
&delaFrançoise..
Ce n'est pas sans raiÍÕnt
cib'un, auteur moderne des
plus célébrés en Arithmétique
a nommé la Division
l'épine de l'Arithmétique,
puis qu'elle en contient
presque seule toute la difficulté,
c'efl à dire les trois
plus difficiles opérations; savoir,
une Division,une Multiplicarion,
&uneSouftraction,
réitérées pluficurs fois
tout de fuite. C'est pour
cela qu'on doit s'appliquer
à la simplifier autant qu'il
est possible, pour la commodité
des commençans,
Nous en proposons, ici
une ,
qui etant compofee*
de la Division Françoise
& de l'Italienne, comme
des deux plus abrégées,
évite cependant les emprunts
frequens & réitérez
de la premiere, & les
longues répétitionsdu Diviseur
de la derniere.
-.
Soit pour cet effet le
nombre (9807950450 ) a
QOOO0.0 2450 1.5
1
735Q.4
7 3 5.0 o0073.5
- 9307.9 49Q0.3
20OI50
diviser par
le nombre
(49003)j'écris
d'abord
le diviseur
49003,&au
dessus le dividens
9807950450>en forte
que les premiers chiffresde
ce dernier 980, &c. contiennent
les premiers 49 y
&c. du diviseur. Et s'il y
avoit, par exemple,ig dansles
deux premiers chiffres,
du dividensyau lieu de 98V
fécrirois le 8 sur le 4 du diviseur
y
ôc le 2.
de 28 plus
avancé
avancé d'une place vers la
gauche, & le reste comme
dans la Division ordinaire.
A l'égard du reste du dividens
de (50450) donc il
déborde le diviseur vers la
droite, je récris au- dessus
des derniers chiffres 9 & 5
du dividcns ou du diviseur
en ligne perpendiculaire,
comme on le voit en l'exemple
cy joint. Divisant
donc 9 par 4 à l'ordinaire,
il vient pour quotient 1,
que j'écris fous une barre
au-dessous de 4. Je fais enfuite
la preuve à. l'Italienne,
en disant [2 fois 3 font 6.
que j'ôte de 9 qui est audessus,
il reste 3 ] que j'écris
sur le reste du dividens,
audevant de 5. Ensuite [2
fois zero ne font rien, que
j'ôte de 7, il reste 7 ]quej'écris
sur le zero du dividens,
devant le dernier 3. Ensuite
encore [ z fois rien ne font
rien]que j'écris devant le
7 au-dessus du 8. Puis [ z
fois 9 font 18 , que j'ôte de
18 ,
le reste est zéro] que
j'écris sur le 9 du dividens,
retenant l'emprunt 1. Enfin
[ 1 fois 4 font 8,de1 que je
retiens font 9, que j'ôte du
9 du dividens, le reste est
encore zéro] que j'écris audevant
du dernier zero sur
le même alignement.
Ainsi mon restetotal,
ou nouveau dividens est
( 000735) que je separe du
premier par une barre. Je
continuë donc ma Division.
en disant [4en zero,le
quotient est zéro,que j'écris
fous la barre à côté du
i ; & multipliant le diviseur
49003 par zéro, le produit
est zero) qui étant ore de
735) ilreste 735, quej'écris
au- dessus du dividens
000735 au-devant du zero,
& c'est le troisiéme dividens
, lequel étant encore
divisé par 4, le quotient est
encore zero; & le produit
de 49005 par ce zero étant
encore ôté de 7350,le reste
est 7550, que j'écris au-des
fus
J
au-devant du 4 :
ainsi
le quatriémedividens est
73504, lequel étant aussi divisé
par 4, le quotient est 1,
que j'écris sous la barre aprés
le 1 ôc les deux zéro;
& multipliant49003 par cet
1, en commençantparle
dernier chiffre3,&le produit
étant ôté de 73 504, en
commençant par le dernier
chiffre, 4,il reste 14501, que
j'écris au-dessous de 73504,
au-devant du 5, pour avoir
le 5e dividens, 145015. Enfin
divisant245015 par 4,1e quo.
tient est 5, que j'écris fous la
barre après 1; & multipliant
49003 par ce 5,le produit est
145015 ,
qui étant ôté de
2,4^015,le reste est zero, que
j'écris audessus de 14501, audevant
du zero du premier
dividens. Enfin divisant ce
reste zéro ou dernier dividens
par 4, le quotient est
zero, quejécris à la fuite
despremierschiffres du diviseur
: & comme je fuis arrivé
à un dividens(000000)
dont le dernier chiffre zéro
du dividens proposé,
9807950450, fait partie,je
conclus que la Division est
finie, Ce que le quotient
cherché est ( 100150 ).& k
reste de la Divisionzéro,
Il faut faire de mêmeà pro.
portion pour tous les autres
exemples que l'on peut proposer;
ce qu'il n'est pas poffi- le de faire ici dans un plus
grand détail.
composéedel'Italienne
&delaFrançoise..
Ce n'est pas sans raiÍÕnt
cib'un, auteur moderne des
plus célébrés en Arithmétique
a nommé la Division
l'épine de l'Arithmétique,
puis qu'elle en contient
presque seule toute la difficulté,
c'efl à dire les trois
plus difficiles opérations; savoir,
une Division,une Multiplicarion,
&uneSouftraction,
réitérées pluficurs fois
tout de fuite. C'est pour
cela qu'on doit s'appliquer
à la simplifier autant qu'il
est possible, pour la commodité
des commençans,
Nous en proposons, ici
une ,
qui etant compofee*
de la Division Françoise
& de l'Italienne, comme
des deux plus abrégées,
évite cependant les emprunts
frequens & réitérez
de la premiere, & les
longues répétitionsdu Diviseur
de la derniere.
-.
Soit pour cet effet le
nombre (9807950450 ) a
QOOO0.0 2450 1.5
1
735Q.4
7 3 5.0 o0073.5
- 9307.9 49Q0.3
20OI50
diviser par
le nombre
(49003)j'écris
d'abord
le diviseur
49003,&au
dessus le dividens
9807950450>en forte
que les premiers chiffresde
ce dernier 980, &c. contiennent
les premiers 49 y
&c. du diviseur. Et s'il y
avoit, par exemple,ig dansles
deux premiers chiffres,
du dividensyau lieu de 98V
fécrirois le 8 sur le 4 du diviseur
y
ôc le 2.
de 28 plus
avancé
avancé d'une place vers la
gauche, & le reste comme
dans la Division ordinaire.
A l'égard du reste du dividens
de (50450) donc il
déborde le diviseur vers la
droite, je récris au- dessus
des derniers chiffres 9 & 5
du dividcns ou du diviseur
en ligne perpendiculaire,
comme on le voit en l'exemple
cy joint. Divisant
donc 9 par 4 à l'ordinaire,
il vient pour quotient 1,
que j'écris fous une barre
au-dessous de 4. Je fais enfuite
la preuve à. l'Italienne,
en disant [2 fois 3 font 6.
que j'ôte de 9 qui est audessus,
il reste 3 ] que j'écris
sur le reste du dividens,
audevant de 5. Ensuite [2
fois zero ne font rien, que
j'ôte de 7, il reste 7 ]quej'écris
sur le zero du dividens,
devant le dernier 3. Ensuite
encore [ z fois rien ne font
rien]que j'écris devant le
7 au-dessus du 8. Puis [ z
fois 9 font 18 , que j'ôte de
18 ,
le reste est zéro] que
j'écris sur le 9 du dividens,
retenant l'emprunt 1. Enfin
[ 1 fois 4 font 8,de1 que je
retiens font 9, que j'ôte du
9 du dividens, le reste est
encore zéro] que j'écris audevant
du dernier zero sur
le même alignement.
Ainsi mon restetotal,
ou nouveau dividens est
( 000735) que je separe du
premier par une barre. Je
continuë donc ma Division.
en disant [4en zero,le
quotient est zéro,que j'écris
fous la barre à côté du
i ; & multipliant le diviseur
49003 par zéro, le produit
est zero) qui étant ore de
735) ilreste 735, quej'écris
au- dessus du dividens
000735 au-devant du zero,
& c'est le troisiéme dividens
, lequel étant encore
divisé par 4, le quotient est
encore zero; & le produit
de 49005 par ce zero étant
encore ôté de 7350,le reste
est 7550, que j'écris au-des
fus
J
au-devant du 4 :
ainsi
le quatriémedividens est
73504, lequel étant aussi divisé
par 4, le quotient est 1,
que j'écris sous la barre aprés
le 1 ôc les deux zéro;
& multipliant49003 par cet
1, en commençantparle
dernier chiffre3,&le produit
étant ôté de 73 504, en
commençant par le dernier
chiffre, 4,il reste 14501, que
j'écris au-dessous de 73504,
au-devant du 5, pour avoir
le 5e dividens, 145015. Enfin
divisant245015 par 4,1e quo.
tient est 5, que j'écris fous la
barre après 1; & multipliant
49003 par ce 5,le produit est
145015 ,
qui étant ôté de
2,4^015,le reste est zero, que
j'écris audessus de 14501, audevant
du zero du premier
dividens. Enfin divisant ce
reste zéro ou dernier dividens
par 4, le quotient est
zero, quejécris à la fuite
despremierschiffres du diviseur
: & comme je fuis arrivé
à un dividens(000000)
dont le dernier chiffre zéro
du dividens proposé,
9807950450, fait partie,je
conclus que la Division est
finie, Ce que le quotient
cherché est ( 100150 ).& k
reste de la Divisionzéro,
Il faut faire de mêmeà pro.
portion pour tous les autres
exemples que l'on peut proposer;
ce qu'il n'est pas poffi- le de faire ici dans un plus
grand détail.
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Résumé : Nouvelle maniere de diviser, composée de l'Italienne & de la Françoise.
Le texte expose une méthode de division combinant les techniques italiennes et françaises pour simplifier les opérations arithmétiques. La division est considérée comme l'opération la plus complexe en arithmétique, impliquant des répétitions de division, multiplication et soustraction. La méthode proposée vise à réduire les emprunts fréquents et les répétitions longues en utilisant les techniques les plus abrégées. Pour illustrer cette méthode, le texte présente un exemple de division du nombre 9807950450 par 49003. Le processus commence par l'alignement du diviseur et du dividende. Ensuite, des opérations de division, multiplication et soustraction sont effectuées de manière itérative. Chaque étape est détaillée, montrant comment les quotients et les restes sont calculés et écrits. Le texte conclut que la division est terminée lorsque le dividende devient zéro. Le quotient recherché est 100150, avec un reste de zéro. Cette méthode peut être appliquée à d'autres exemples de division de manière similaire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 63-69
Réponse à l'auteur de la critique sur la nouvelle preuve de Multiplication par 11, insérée dans le Mercure de Paris en Septembre 1713. page 112.
Début :
Le memoire en question se trouve dans le Mercure de [...]
Mots clefs :
Critique, Multiplication, Preuve, Mémoire, Arithmétique, Opérations, Savants
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Réponse à l'auteur de la critique sur la nouvelle preuve de Multiplication par 11, insérée dans le Mercure de Paris en Septembre 1713. page 112.
Riponfe à l'auteur de la critiquesur
la nouvelle preuve
de Multiplication par 11,
inferee dans le Mercure de
Paris en Septembre 17i 3.
page m.
* Le memoire en question
se trouve dans le Mercure
de Mars 1713. page 49. L'auteur
de la critique pretend
trois choses
: la premiere,
que l'auteur de la preuve
de Il a eu en vûe de faire
tomber l'ancienne preuve
de 9 ;
la feconde, que la
nouvelle preuve de II cft
beaucoup plus difficile à
pratiquer, que de recommencer
la Multiplication:
la troisiéme,que cette preuve
ne devoir pas être inferée
dans le Mercure de Paris.
Nous allons faire voir
qu'il sest trompé abfolument
sur ces trois chefs
sans pretendre rien rabat-,
tre de sa capacité. Pour être
persuadé qu'il est dans l'er--
reur sur le premier chef,
il ne faut que lire ce que
je dis à la page 101, sur la
preuve de 9. Le voici. (Pour
rendre
rendre donc cette preuve
plus fidelle du double,je
me fers de la preuve de 11j)
& à la page 56. & 57-Ravoir
: (je dis que la certitude
de la preuve est double,
de ce qu'elle feroit, si
je n'avois fait que la preuve
de9}) & encore page 68.
&69. où je dis: (Ce qui demande
deux fois plus de
coups, pour faire paroîtfç
la preuve de nfallacieuse.,
compriiè celle de 9, que
pour celle de 9 ou de11
toute feule.) Ces trois j>a£-
fagesfont plus que suffisans,
pour faire voir que bien
loin de vouloirdetraire la
preuve de 9 par celle de 11, je n',ai au co.ntraire invente,
celle-ci, que pour rétablir
l'usage de celle de 9 :&
cela d'autant plus que je
reconnois que ces deux
ne sçauroient fubfifler l'une
sans l'autre. Voyons maintenant
si nôtre critique est
mieux fondé surlefécond
chef. Pour cet effet il ne
s'agit que d'examiner s'il
est plus court de multiplier
une feconde fois (73904)
par( 50871 ) que de mettre
la preuve de 9 & celle de
II en usage, & sans avoir
égard aux zeros & à l'unité
qui Ce trouvent dans ces
deux nombres, ce qui est
un hazard,considerons que
la multiplication feule de
ces deux nombres demande
déja25. opérations, qu'ensuite l'addition des
cinq produits en demande
encore vingt-cinq autres,
ce qui fait cinquante opérations
en tout, comme
chacun peut le voir en faisant
foy-même la multiplication
de ces deux nombres.
Considerons aussi que
pour faire la preuve de Il
le preparatif sur les lieux
pairs des introduisans&du
produit ne demande que neuf operations, lequel
preparatif étant fait, la
preuve de li. ne demande
au resteque dix opérations
sur les produifans & neuf
sur le produit; de même
quela preuve de 9,ce qui
fait 38 pour lest. qui avec
les 9du prepatatif ne sont
que 47 en tout; c'est à dire3
de moins que la premiere
preuve, à quoy il faut adjoûter
que dans ces 47. operations
,il n'y a que deux
feules multiplications, au
lieu que dans la premiere
preuve ily ena 15 ,ce qui
rend la nouvelle preuve
considerablement plus aisée.
Quant au troisieme
chef,l'auteur de la critique
s'est mis lui-même dans son
tort, en la faisant imprimer
dans le Mercure de Paris,
& non pas dans le Journal
des Sçavans.
la nouvelle preuve
de Multiplication par 11,
inferee dans le Mercure de
Paris en Septembre 17i 3.
page m.
* Le memoire en question
se trouve dans le Mercure
de Mars 1713. page 49. L'auteur
de la critique pretend
trois choses
: la premiere,
que l'auteur de la preuve
de Il a eu en vûe de faire
tomber l'ancienne preuve
de 9 ;
la feconde, que la
nouvelle preuve de II cft
beaucoup plus difficile à
pratiquer, que de recommencer
la Multiplication:
la troisiéme,que cette preuve
ne devoir pas être inferée
dans le Mercure de Paris.
Nous allons faire voir
qu'il sest trompé abfolument
sur ces trois chefs
sans pretendre rien rabat-,
tre de sa capacité. Pour être
persuadé qu'il est dans l'er--
reur sur le premier chef,
il ne faut que lire ce que
je dis à la page 101, sur la
preuve de 9. Le voici. (Pour
rendre
rendre donc cette preuve
plus fidelle du double,je
me fers de la preuve de 11j)
& à la page 56. & 57-Ravoir
: (je dis que la certitude
de la preuve est double,
de ce qu'elle feroit, si
je n'avois fait que la preuve
de9}) & encore page 68.
&69. où je dis: (Ce qui demande
deux fois plus de
coups, pour faire paroîtfç
la preuve de nfallacieuse.,
compriiè celle de 9, que
pour celle de 9 ou de11
toute feule.) Ces trois j>a£-
fagesfont plus que suffisans,
pour faire voir que bien
loin de vouloirdetraire la
preuve de 9 par celle de 11, je n',ai au co.ntraire invente,
celle-ci, que pour rétablir
l'usage de celle de 9 :&
cela d'autant plus que je
reconnois que ces deux
ne sçauroient fubfifler l'une
sans l'autre. Voyons maintenant
si nôtre critique est
mieux fondé surlefécond
chef. Pour cet effet il ne
s'agit que d'examiner s'il
est plus court de multiplier
une feconde fois (73904)
par( 50871 ) que de mettre
la preuve de 9 & celle de
II en usage, & sans avoir
égard aux zeros & à l'unité
qui Ce trouvent dans ces
deux nombres, ce qui est
un hazard,considerons que
la multiplication feule de
ces deux nombres demande
déja25. opérations, qu'ensuite l'addition des
cinq produits en demande
encore vingt-cinq autres,
ce qui fait cinquante opérations
en tout, comme
chacun peut le voir en faisant
foy-même la multiplication
de ces deux nombres.
Considerons aussi que
pour faire la preuve de Il
le preparatif sur les lieux
pairs des introduisans&du
produit ne demande que neuf operations, lequel
preparatif étant fait, la
preuve de li. ne demande
au resteque dix opérations
sur les produifans & neuf
sur le produit; de même
quela preuve de 9,ce qui
fait 38 pour lest. qui avec
les 9du prepatatif ne sont
que 47 en tout; c'est à dire3
de moins que la premiere
preuve, à quoy il faut adjoûter
que dans ces 47. operations
,il n'y a que deux
feules multiplications, au
lieu que dans la premiere
preuve ily ena 15 ,ce qui
rend la nouvelle preuve
considerablement plus aisée.
Quant au troisieme
chef,l'auteur de la critique
s'est mis lui-même dans son
tort, en la faisant imprimer
dans le Mercure de Paris,
& non pas dans le Journal
des Sçavans.
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Résumé : Réponse à l'auteur de la critique sur la nouvelle preuve de Multiplication par 11, insérée dans le Mercure de Paris en Septembre 1713. page 112.
En septembre 1713, une critique publiée dans le Mercure de Paris a contesté une nouvelle preuve de multiplication par 11. La critique avançait trois points : la nouvelle preuve visait à discréditer l'ancienne preuve de 9, elle était plus difficile à pratiquer que la multiplication elle-même, et elle ne devrait pas être publiée dans le Mercure de Paris. L'auteur de la réponse réfute ces critiques en expliquant que la nouvelle preuve de 11 a été conçue pour renforcer l'ancienne preuve de 9, les deux preuves étant complémentaires et nécessaires l'une à l'autre. Il démontre également que la nouvelle preuve est plus efficace et moins complexe que la multiplication directe. Enfin, il souligne que la critique elle-même a été publiée dans le Mercure de France, contredisant ainsi son propre argument.
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5
p. 1541-1544
Les Elemens de Mathématique de M. Varignon, &c. [titre d'après la table]
Début :
M. Cochet, de la Maison et Société de Sorbonne, Professeur de Philosophie [...]
Mots clefs :
Maison et Société de Sorbonne, Mathématique, Algèbre, Arithmétique, Géométrie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Les Elemens de Mathématique de M. Varignon, &c. [titre d'après la table]
M. Cochet , de la Maison et Societé
de Sorbonne , Professeur de Philosophie:
au College des Quatre -Nations , vient
de donner au Public , en François , les
Elemens de Mathématique du celebre
M. de Varignon , &c. des Académies,
Royales des Sciences de France , d'Angleterre
et de Prusse , Professeur de Ma
thématique au College de Mazarin , et
Lecteur du Roi en Philosophie au Col
lege Royal ..
C'est un volume in 4. qui contient un
Traité abregé d'Algebre et d'Arithméti
que , qui peut servir d'introduction à tou
tes les parties des Mathématiques , et un
autre Traité des plus complers de la Géo
metrie Elementaire. E v
1542 MERCURE DE FRANCE
Le Traité d'Algebre d'Arithmétique est
divisé en quatre Livres , dont le premier
est de l'Addition , Soustraction , Multi
plication et Division ; le second , des Pro
portions et des Fractions ; on trouve dans
ce second Livre la Regle de Proportion
ou la Regle de Trois , qu'on appelle aussi
Regle d'Or , à cause de sa grande utili
té ; elle est expliquée de la façon la plus
simple et la plus intelligible , de même
que la Regle de Compagnie , et par les
principes qu'on établit dans ce second
Livre on peut aisément résoudre plusieurs
autres questions qu'on trouve dans ces
Traitez particuliers d'Arithmétique ; le
troisiénie Livre est de l'extraction des Ra
cines , et le quatrième des Equations . 7
Les Regles d'Arithmétique sont par
tout jointes à celle d'Algebre , pour faire
mieux sentir l'analogie qui est entr'elles.
Le Traité de Géométrie est divisé en
deux Parties dont la premiere est la Géo
metrie spéculative , ei la seconde , la Géo
métrie pratique.
La Geométrie speculative contient cinq
Livres dans le premier , on traite des
Lignes ; dans le second , des surfaces ;
dansle troisiéme , des Proportions ou des
Regles de compa : er , des grandeurs entre
elles ; dans le quatrième , des Proportions
II. Vol. des
JUIN. 1735.
1543
des lignes droites et des figures qu'elles
renferment ; dans le cinquième , des So
lides ou des Corps.
Tout ce qu'Euclide a dit des Propor
tions , se trouve renfermé dans sept Re
gles qui suffisent pour l'intelligence de
tout ce qui appartient aux Proportions
en general , et les démonstrations de ces
Regles sont si courtes , qu'elles sont con
tenues dans deux pages .
Toute la Trigonométrie est réduite à
trois Théorêmes , par le moyen desquels
on mesure toutes sortes de Triangles et
de figures rectilignes , et par consequent
toutes sortes d'étendues.
La Géométrie pratique, qui est la seconde
Partie, apprend à mesurer toute sorte d'é
tenduës, et comme toute Etenduë est ou li
gne, ou surface , ou solide, elle est divisée
en trois Chapitres ; le premier traite des
Lignes ; le second des Surfaces; le troisié
me des Solides our des Corps.
Les principes de Géométrie sont dé
veloppez dans cet Ouvrage avec tant de
justesse et d'exactitude , les propositions
y sont enchaînées d'une maniere si simple
et si naturelle , les démonstrations y sont
si courtes et si faciles , qu'on y recon noît
aisément la superiorité du génie de celui
qui en est Auteur. La Méthode qu'il a
F vj
II. Vol. su vic
1544 MERCURE DE FRANCE
suivie dans ces Elemens , le met parfai
tement à couvert des reproches qu'on fait
avec assez de fondement à quelques Géo
métres , en les accusant de manquer d'or
dre dans l'arrangement de leur matiere ;
il s'est étudié à mettre tout dans le plus
grand jour , et il ne s'est point épargné
le travail de l'arrangement , beaucoup
moins flatteur et souvent plus pénible
que celui de la production mêmes de- là
vient que nous avons si peu de bons Ele
mens de Mathématiques ,et que l'on peut
tirer un très- grand avantage de l'impres
sion de ceux de M. Varignon . Il les a tra
vaillez pendant plusieurs années avec tous
les soins et toute l'attention possible, pour
faciliter aux Commençans l'entrée dans
la Science des Mathématiques , qu'il pos
sedoit si parfaitement, et à laquelle il s'est
appliqué toute sa vie avec tant de succès
qu'il est parvenu à mériter le rang le
plus di tingué parmi les plus celebres Ma
thématiciens de l'Europe.
Cet Ouvrage de 155. pages , sans la
Table , la Préface et l'Epitre Dédicatoire à
S.A. S. M. le Comte de Clermont , est orné
de 22. grandes Planches et de grand nom
bre de figures . Il se vend à Paris , Quay
des Augustins , chez P. M. Brunet , 1731 .
de Sorbonne , Professeur de Philosophie:
au College des Quatre -Nations , vient
de donner au Public , en François , les
Elemens de Mathématique du celebre
M. de Varignon , &c. des Académies,
Royales des Sciences de France , d'Angleterre
et de Prusse , Professeur de Ma
thématique au College de Mazarin , et
Lecteur du Roi en Philosophie au Col
lege Royal ..
C'est un volume in 4. qui contient un
Traité abregé d'Algebre et d'Arithméti
que , qui peut servir d'introduction à tou
tes les parties des Mathématiques , et un
autre Traité des plus complers de la Géo
metrie Elementaire. E v
1542 MERCURE DE FRANCE
Le Traité d'Algebre d'Arithmétique est
divisé en quatre Livres , dont le premier
est de l'Addition , Soustraction , Multi
plication et Division ; le second , des Pro
portions et des Fractions ; on trouve dans
ce second Livre la Regle de Proportion
ou la Regle de Trois , qu'on appelle aussi
Regle d'Or , à cause de sa grande utili
té ; elle est expliquée de la façon la plus
simple et la plus intelligible , de même
que la Regle de Compagnie , et par les
principes qu'on établit dans ce second
Livre on peut aisément résoudre plusieurs
autres questions qu'on trouve dans ces
Traitez particuliers d'Arithmétique ; le
troisiénie Livre est de l'extraction des Ra
cines , et le quatrième des Equations . 7
Les Regles d'Arithmétique sont par
tout jointes à celle d'Algebre , pour faire
mieux sentir l'analogie qui est entr'elles.
Le Traité de Géométrie est divisé en
deux Parties dont la premiere est la Géo
metrie spéculative , ei la seconde , la Géo
métrie pratique.
La Geométrie speculative contient cinq
Livres dans le premier , on traite des
Lignes ; dans le second , des surfaces ;
dansle troisiéme , des Proportions ou des
Regles de compa : er , des grandeurs entre
elles ; dans le quatrième , des Proportions
II. Vol. des
JUIN. 1735.
1543
des lignes droites et des figures qu'elles
renferment ; dans le cinquième , des So
lides ou des Corps.
Tout ce qu'Euclide a dit des Propor
tions , se trouve renfermé dans sept Re
gles qui suffisent pour l'intelligence de
tout ce qui appartient aux Proportions
en general , et les démonstrations de ces
Regles sont si courtes , qu'elles sont con
tenues dans deux pages .
Toute la Trigonométrie est réduite à
trois Théorêmes , par le moyen desquels
on mesure toutes sortes de Triangles et
de figures rectilignes , et par consequent
toutes sortes d'étendues.
La Géométrie pratique, qui est la seconde
Partie, apprend à mesurer toute sorte d'é
tenduës, et comme toute Etenduë est ou li
gne, ou surface , ou solide, elle est divisée
en trois Chapitres ; le premier traite des
Lignes ; le second des Surfaces; le troisié
me des Solides our des Corps.
Les principes de Géométrie sont dé
veloppez dans cet Ouvrage avec tant de
justesse et d'exactitude , les propositions
y sont enchaînées d'une maniere si simple
et si naturelle , les démonstrations y sont
si courtes et si faciles , qu'on y recon noît
aisément la superiorité du génie de celui
qui en est Auteur. La Méthode qu'il a
F vj
II. Vol. su vic
1544 MERCURE DE FRANCE
suivie dans ces Elemens , le met parfai
tement à couvert des reproches qu'on fait
avec assez de fondement à quelques Géo
métres , en les accusant de manquer d'or
dre dans l'arrangement de leur matiere ;
il s'est étudié à mettre tout dans le plus
grand jour , et il ne s'est point épargné
le travail de l'arrangement , beaucoup
moins flatteur et souvent plus pénible
que celui de la production mêmes de- là
vient que nous avons si peu de bons Ele
mens de Mathématiques ,et que l'on peut
tirer un très- grand avantage de l'impres
sion de ceux de M. Varignon . Il les a tra
vaillez pendant plusieurs années avec tous
les soins et toute l'attention possible, pour
faciliter aux Commençans l'entrée dans
la Science des Mathématiques , qu'il pos
sedoit si parfaitement, et à laquelle il s'est
appliqué toute sa vie avec tant de succès
qu'il est parvenu à mériter le rang le
plus di tingué parmi les plus celebres Ma
thématiciens de l'Europe.
Cet Ouvrage de 155. pages , sans la
Table , la Préface et l'Epitre Dédicatoire à
S.A. S. M. le Comte de Clermont , est orné
de 22. grandes Planches et de grand nom
bre de figures . Il se vend à Paris , Quay
des Augustins , chez P. M. Brunet , 1731 .
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Résumé : Les Elemens de Mathématique de M. Varignon, &c. [titre d'après la table]
M. Cochet, professeur de philosophie au Collège des Quatre-Nations, a publié les 'Éléments de Mathématique' de M. de Varignon, académicien des sciences de France, d'Angleterre et de Prusse, professeur de mathématiques au Collège de Mazarin et lecteur du roi en philosophie au Collège Royal. Cet ouvrage, en format in-4, se compose d'un traité abrégé d'algèbre et d'arithmétique, servant d'introduction aux mathématiques, et d'un traité complet de géométrie élémentaire. Le traité d'algèbre et d'arithmétique est structuré en quatre livres. Le premier livre traite de l'addition, de la soustraction, de la multiplication et de la division. Le second livre aborde les proportions et les fractions, incluant la règle de proportion et la règle de compagnie. Le troisième livre concerne l'extraction des racines, et le quatrième traite des équations. Les règles d'arithmétique sont intégrées à celles de l'algèbre pour mieux en montrer l'analogie. Le traité de géométrie est divisé en deux parties : la géométrie spéculative et la géométrie pratique. La géométrie spéculative contient cinq livres traitant des lignes, des surfaces, des proportions, des figures et des solides. La trigonométrie est réduite à trois théorèmes permettant de mesurer divers triangles et figures. La géométrie pratique, divisée en trois chapitres, enseigne à mesurer les lignes, surfaces et solides. L'ouvrage est remarquable par la justesse et l'exactitude des principes de géométrie, la simplicité des propositions et la clarté des démonstrations. M. Varignon a travaillé plusieurs années sur cet ouvrage pour faciliter l'apprentissage des mathématiques. Le livre, de 155 pages, est illustré de 22 grandes planches et de nombreuses figures, et se vend à Paris chez P. M. Brunet.
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6
p. 1986-1991
« EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...] »
Début :
EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...]
Mots clefs :
Exposition anatomique, Matières bénéficiales, Providence, Charles XII, Exploits et saisies mobiliaires, Observations, Pères de l'Église, Dictionnaire, Arithmétique, Catholicité
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...] »
EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain ; par Jacques- Benigne Winslow , de l'Academie Royale
des Sciences , Docteur , Regent de la Faculté de Médecine , en l'Université de
Paris , ancien Professeur en Anatomie et
en Chirurgie , dans la même Faculté
Interprete du Roy en Langue Teutonique , et de la Societé Royale de Berlin .
A Paris , chez Guill. Desprez, et Jean
Desessards , rue S. Jacques, 1732. in 4º.
de 739 pages.
>
RECUEIL des principales Décisions sur
les Matieres Beneficiales , extraites des
Canons, des Conciles, et des plus celebres
Auteurs , conformes aux Edits et Décla
rations du Roy, et à la Jurisprudence des
Parlemens du Royaume et du GrandConseil. Nouvelle Edition , revûë , corrigée et augmentée de plus de moitić. Par
M.R. Drapier, Avocat au Parlement. 2
vol,
SEPTEMBRE. 1732 1987
vol. in 12. prix s liv. relié. A Paris, chez
Nic. P. Armand, ruë S. Jacques , 1732.
CONDUITE DE LA PROVIDENCE , dans l'é
tablissement de la Congrégation de N.
Dame, qui a pour son Instituteur le Bienheureux Pere Pierre Fourier, dit vulgairement de Mataincourt , Superieur General
et Reformateur des Chanoines Reguliers
de la Congregation de N. Sauveur. Presentée à Nosseigneurs les Evêques , com
me premiers Superieurs de cette Congré
gation. Avec une Préface , en forme de
Discours , aux Filles de cer Institut. A
Toul , chezCl. Vincent , 1732. 2.vol.grand
in 89.
REMARQUES historiques et critiques sur
l'histoire de Charles XII. Roy de Suéde ;
par M. de Voltaire , pour servir de Supplément à cet Ouvrage. Par M.de la Motraye. Nouvelle Edition , corrigée et augmentée. A Londres , et se vend à Paris ,
chez Mich. Etienne David, Quai des Augustins , et Antoine Heuqueville , au coin
de la rue Gisle- Cœur. Broch. in 12. de 80
pag.On voit à la tête ie Portrait, en pied ,
de Charles XII. fort bien caractérisé.
RECUEIL DES REGLEMENS , concernant
E iiij le
1988 MERCURE DE FRANCE
le Contrôle des Exploits et Saisies mobi
liaires , rendus depuis leur établissement
jusqu'à present. Avec le précis de ce qu'ils
contiennent , et une Table Alphabétique des Matieres qui y ont rapport, pour
en faciliter l'intelligence et l'exécution .
Ouvrage utile et necessaire à tous les Officiers de Justice , aux Employez dans
toutes les Fermes et Droits de S. M.et aux
Parties. A Paris , chez P. Prault , Quai
de Gêvres , 1732. gros in 12 de 588 pag.
sans l'Avertissement , les Tables , et le
précis des Reglemens, concernant le Contrôle des Exploits et les Saisies mobiliaires d'environ so pag.
>
OBSERVATIONS MATHEMATIQUES , AStronomiques , Géographiques et Physiques , tirées des anciens livres Chinois
ou faites nouvellement aux Indes & ailleurs ; par les PP. de la Comp. de JESUS.
Rédigées et publiées par le P. Et. Souciet , de la même Compagnie. Tome 2.
contenant une Histoire de l'Astronomie
Chinoise , avec des Dissertations ; par le
P. Gaubil Jesuite. Tom. 3 contenant un
Traité de l'Astroromie Chinoise par le
même P Gaubil. A Paris, chez Rollin pere ,
Quai des Augustins , 1732. in 4. tom. 2.
pages 178. tome 3. pages 373.sans la Préface
SEPTEMBRE. 1732 1989
face du second Tome , et sans les Planches.
ABREGE' DE L'HISTOIRE de 24 Peres de
Eglise.Histoire abregée des Empereurs Romains , depuis Jules Cesar jusqu'à Constantin le Grand. Caracteres de 58 des meilleurs Historiens , Orateurs et Poëtes Grecs ,
Latins et François ; ouvrage tres-utile, sur
tout aux jeunes gens de l'un et de l'autre
sexe, qui pourront en tres- peu de temps
acquerir une connoissance générale des
matiéres annoncées cy- dessus. Chez Tautin , rue Judas , Montagne sainte Geneviéve, Morel le jeune, au Palais , et Musier fils , Quai des Augustins, 1732 . in 12.
HISTOIRE ANCIENNE des Egyptiens ,
des Carthaginois , des Assyriens , des
Babiloniens , des Medes et des Perses , des
Macédoniens , des Grecs ; par M. Rollin,
Tome IV. Chez la Veuve Etienne , ruë
S. Facques, 1732. in 12.
APOLOGIE DES BESTES , ou leurs rafsonnemens et connoissances prouvez
contre le Systême des Cartesiens , qui
prétendent que les Bêtes ne sont que des
Machines Automates. Ouvrage en Vers.
Par M. Morfouace de Beaumont. Paris ,
E v Quay
1990 MERCURE DE FRANCE
Quay de Gevres , chez Prault , 1732. in 8,
>
DICTIONNAIRE des Arts et des Sciences , &c. P. M. D. C. de l'Académie
Françoise nouvelle Edition revûë
corrigée et augmentée par M... de l'Académie Royale des Sciences, 1732. infol.
2 vol. Chez Coignardpere et fils, Den. Mariette , J. B. Delespine , rue S. Jacques , et
Jacques Rollin , Quay des Augustins.
NOUVEAU TRAITE'
D'ARITHMETIQUE,
ou Description des proprietez er usages
d'un nouveau Tarif de réduction Arithmetique et Géometrique. Avec une Instruction familiere pour faire méchani- quement , par le moyen de ce Tarif, les
principales operations des Regles , tant
d'Arithmetique que deTrigonométrie rectiligne , comme aussi de Gnomonique et
de Navigation. Le tout par des exemples
simples qui facilitent la pratique de cet
Ins.rument , inventé et mis en lumiere
par M. J. B. de Mean , Ingenieur , qui
demeure chez M. Homet , Marchand Cartier et Paperier , ruë de Seine , Fauxbourg
S. Germain. In 8. 1732. Quay des Augustins , chez P. Martin , et Gab. Valeyre,
rue de la vieille Bouclerie.
Li
SEPTEMBRE. 1732. 1991
LE NOUVEAU Secretaire de la Cour ,
ou Lettres Familieres sur toutes sortes de
Sujets , avec des Réponses ; derniere Edition. A Paris , au Palais , chez Th. le
Gras , 1732. in 12. de 560. pages , so,
sols relié.
LE TRIOMPHE DE LA CATHOLICI
TE' , ou Réponse d'un Protestant nouvellement converti , aux difficultez que
lui propose sa Sœur , sur la Religion Prétendue Réformée , avec une Dissertation
sur la dispute que S. Paul cut avec Céphas. Par M. l'Abbé D ***. A Paris ,
ruë de la Harpe , au bon Pasteur , 1732.
in 12. de 250. pages.
OEUVRES DIVERSES , de M. Patru , contenant ses Plaidoyers , Harangues , Lettres et Vies de quelques- uns de ses Amis.
Quatrième Edition considerablement
augmentée. Chez N. Gosselin , au Palais ,
1732. 2, vol. in 4.
des Sciences , Docteur , Regent de la Faculté de Médecine , en l'Université de
Paris , ancien Professeur en Anatomie et
en Chirurgie , dans la même Faculté
Interprete du Roy en Langue Teutonique , et de la Societé Royale de Berlin .
A Paris , chez Guill. Desprez, et Jean
Desessards , rue S. Jacques, 1732. in 4º.
de 739 pages.
>
RECUEIL des principales Décisions sur
les Matieres Beneficiales , extraites des
Canons, des Conciles, et des plus celebres
Auteurs , conformes aux Edits et Décla
rations du Roy, et à la Jurisprudence des
Parlemens du Royaume et du GrandConseil. Nouvelle Edition , revûë , corrigée et augmentée de plus de moitić. Par
M.R. Drapier, Avocat au Parlement. 2
vol,
SEPTEMBRE. 1732 1987
vol. in 12. prix s liv. relié. A Paris, chez
Nic. P. Armand, ruë S. Jacques , 1732.
CONDUITE DE LA PROVIDENCE , dans l'é
tablissement de la Congrégation de N.
Dame, qui a pour son Instituteur le Bienheureux Pere Pierre Fourier, dit vulgairement de Mataincourt , Superieur General
et Reformateur des Chanoines Reguliers
de la Congregation de N. Sauveur. Presentée à Nosseigneurs les Evêques , com
me premiers Superieurs de cette Congré
gation. Avec une Préface , en forme de
Discours , aux Filles de cer Institut. A
Toul , chezCl. Vincent , 1732. 2.vol.grand
in 89.
REMARQUES historiques et critiques sur
l'histoire de Charles XII. Roy de Suéde ;
par M. de Voltaire , pour servir de Supplément à cet Ouvrage. Par M.de la Motraye. Nouvelle Edition , corrigée et augmentée. A Londres , et se vend à Paris ,
chez Mich. Etienne David, Quai des Augustins , et Antoine Heuqueville , au coin
de la rue Gisle- Cœur. Broch. in 12. de 80
pag.On voit à la tête ie Portrait, en pied ,
de Charles XII. fort bien caractérisé.
RECUEIL DES REGLEMENS , concernant
E iiij le
1988 MERCURE DE FRANCE
le Contrôle des Exploits et Saisies mobi
liaires , rendus depuis leur établissement
jusqu'à present. Avec le précis de ce qu'ils
contiennent , et une Table Alphabétique des Matieres qui y ont rapport, pour
en faciliter l'intelligence et l'exécution .
Ouvrage utile et necessaire à tous les Officiers de Justice , aux Employez dans
toutes les Fermes et Droits de S. M.et aux
Parties. A Paris , chez P. Prault , Quai
de Gêvres , 1732. gros in 12 de 588 pag.
sans l'Avertissement , les Tables , et le
précis des Reglemens, concernant le Contrôle des Exploits et les Saisies mobiliaires d'environ so pag.
>
OBSERVATIONS MATHEMATIQUES , AStronomiques , Géographiques et Physiques , tirées des anciens livres Chinois
ou faites nouvellement aux Indes & ailleurs ; par les PP. de la Comp. de JESUS.
Rédigées et publiées par le P. Et. Souciet , de la même Compagnie. Tome 2.
contenant une Histoire de l'Astronomie
Chinoise , avec des Dissertations ; par le
P. Gaubil Jesuite. Tom. 3 contenant un
Traité de l'Astroromie Chinoise par le
même P Gaubil. A Paris, chez Rollin pere ,
Quai des Augustins , 1732. in 4. tom. 2.
pages 178. tome 3. pages 373.sans la Préface
SEPTEMBRE. 1732 1989
face du second Tome , et sans les Planches.
ABREGE' DE L'HISTOIRE de 24 Peres de
Eglise.Histoire abregée des Empereurs Romains , depuis Jules Cesar jusqu'à Constantin le Grand. Caracteres de 58 des meilleurs Historiens , Orateurs et Poëtes Grecs ,
Latins et François ; ouvrage tres-utile, sur
tout aux jeunes gens de l'un et de l'autre
sexe, qui pourront en tres- peu de temps
acquerir une connoissance générale des
matiéres annoncées cy- dessus. Chez Tautin , rue Judas , Montagne sainte Geneviéve, Morel le jeune, au Palais , et Musier fils , Quai des Augustins, 1732 . in 12.
HISTOIRE ANCIENNE des Egyptiens ,
des Carthaginois , des Assyriens , des
Babiloniens , des Medes et des Perses , des
Macédoniens , des Grecs ; par M. Rollin,
Tome IV. Chez la Veuve Etienne , ruë
S. Facques, 1732. in 12.
APOLOGIE DES BESTES , ou leurs rafsonnemens et connoissances prouvez
contre le Systême des Cartesiens , qui
prétendent que les Bêtes ne sont que des
Machines Automates. Ouvrage en Vers.
Par M. Morfouace de Beaumont. Paris ,
E v Quay
1990 MERCURE DE FRANCE
Quay de Gevres , chez Prault , 1732. in 8,
>
DICTIONNAIRE des Arts et des Sciences , &c. P. M. D. C. de l'Académie
Françoise nouvelle Edition revûë
corrigée et augmentée par M... de l'Académie Royale des Sciences, 1732. infol.
2 vol. Chez Coignardpere et fils, Den. Mariette , J. B. Delespine , rue S. Jacques , et
Jacques Rollin , Quay des Augustins.
NOUVEAU TRAITE'
D'ARITHMETIQUE,
ou Description des proprietez er usages
d'un nouveau Tarif de réduction Arithmetique et Géometrique. Avec une Instruction familiere pour faire méchani- quement , par le moyen de ce Tarif, les
principales operations des Regles , tant
d'Arithmetique que deTrigonométrie rectiligne , comme aussi de Gnomonique et
de Navigation. Le tout par des exemples
simples qui facilitent la pratique de cet
Ins.rument , inventé et mis en lumiere
par M. J. B. de Mean , Ingenieur , qui
demeure chez M. Homet , Marchand Cartier et Paperier , ruë de Seine , Fauxbourg
S. Germain. In 8. 1732. Quay des Augustins , chez P. Martin , et Gab. Valeyre,
rue de la vieille Bouclerie.
Li
SEPTEMBRE. 1732. 1991
LE NOUVEAU Secretaire de la Cour ,
ou Lettres Familieres sur toutes sortes de
Sujets , avec des Réponses ; derniere Edition. A Paris , au Palais , chez Th. le
Gras , 1732. in 12. de 560. pages , so,
sols relié.
LE TRIOMPHE DE LA CATHOLICI
TE' , ou Réponse d'un Protestant nouvellement converti , aux difficultez que
lui propose sa Sœur , sur la Religion Prétendue Réformée , avec une Dissertation
sur la dispute que S. Paul cut avec Céphas. Par M. l'Abbé D ***. A Paris ,
ruë de la Harpe , au bon Pasteur , 1732.
in 12. de 250. pages.
OEUVRES DIVERSES , de M. Patru , contenant ses Plaidoyers , Harangues , Lettres et Vies de quelques- uns de ses Amis.
Quatrième Edition considerablement
augmentée. Chez N. Gosselin , au Palais ,
1732. 2, vol. in 4.
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Résumé : « EXPOSITION ANATOMIQUE de la Structure du Corps humain; par Jacques-Begnine [...] »
En 1732, à Paris et dans d'autres villes, plusieurs publications ont été éditées, couvrant divers domaines tels que la science, l'histoire, le droit et la littérature. Parmi les ouvrages notables, Jacques-Bénigne Winslow, membre de l'Académie Royale des Sciences et docteur en médecine, a publié 'Exposition Anatomique de la Structure du Corps humain', un ouvrage de 739 pages. D'autres publications marquantes incluent 'Recueil des principales Décisions sur les Matieres Beneficiales' par M.R. Drapier, 'Conduite de la Providence' sur la Congrégation de Notre-Dame, et 'Remarques historiques et critiques sur l'histoire de Charles XII' par M. de Voltaire. Le texte mentionne également des recueils de règlements juridiques, des observations mathématiques et astronomiques, des histoires abrégées, des dictionnaires, et des traités d'arithmétique. Plusieurs de ces ouvrages sont des nouvelles éditions révisées et augmentées, reflétant une mise à jour des connaissances et des informations.
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7
p. 2434-2436
Elemens de Géométrie, &c. [titre d'après la table]
Début :
ELEMENS DE GEOMETRIE, avec un abregé d'Arithmetique et d'Algebre, dédiez [...]
Mots clefs :
Géométrie, Arithmétique, Algèbre, Trigonométrie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Elemens de Géométrie, &c. [titre d'après la table]
ELEMENS PE GEOMETRRIE , avec un
abregé d'Arithmetique et d'Algebre , dédiez à l'Université de Paris , par M. Rivard. A Paris , rue S. Jacques, chez Clande Jombert et Henry , vis-à -vis S. Yves ,
1732. 400 pag. in quarto.
Get Ouvrage renferme deux Parties ,
dont la premiere est un abregé d'Arith
métique et d'Algebre ; et la seconde, qui
est la principale , sont les Elemens de
Géométrie , ausquels on a ajouté un Trai
té de Trigonométrie rectiligne. L'Auteur
ayant souhaité le dédier à l'Université
de
NOVEMBRE 1731 243¶
de Paris , M. le Recteur l'a fait examiner
par quelques Professeurs de Philosophie
qui en ont rendu un témoignage fort
avantageux , comme on le peut voir par
par une conclusion du Tribunal de l'U
niversité , que l'on trouve imprimée après
le Privilege. M. Grandin , Professeur de
Philosophie , au College de Navarre, qui
est un de ceux qui avoient été priez
d'examiner l'Ouvrage , a envoié à l'Auteur l'Approbation suivante.
Les connoissances qu'on veut donner
Lesprit , doivent être précédées de tout ce qu'el
Les supposent , pour être comprises dans toute
leur étendue. L'ordre et la nettetési néces
saire en tout genre , le sont plus particuliere
ment , quand il s'agit de Géométrie. C'est
dans un fécond enchaînement de propósi
tions , clairement énoncées , que consiste tou
te la difficulté et tout le prix des Elemens de
Géométrie. L'Auteur de cet Ouvrage m'a pa
rú avoir disposé ces Elemens de maniere que
ce qu'ilpresente d'abord mene naturellement
Lesprit à Pintelligence de ce qui suit.
Il a écarté ce qui peut être suppléé , il æ
passé du simple au composé , et il s'est atta
ché à suivre cet ordre naturel , qu'on recher
che avectant d'ardeur depuis plus d'un sié
cle.Les Mathematiques font aujourd'hui une
partie si commune et si necessaire de la PhyF iiij sique,
2436 MERCURE DE FRANCE
sique , qu'on ne sçauroit trop en recommander l'étude à la jeunesse. On ne peut aussi
marquer trop de reconnoissance aux per
sonnes habiles , qui prennent la peine d'en
faciliter l'entrée. A Paris ce premier jour d'Août 1732.
Signé M. GRANDIN.
abregé d'Arithmetique et d'Algebre , dédiez à l'Université de Paris , par M. Rivard. A Paris , rue S. Jacques, chez Clande Jombert et Henry , vis-à -vis S. Yves ,
1732. 400 pag. in quarto.
Get Ouvrage renferme deux Parties ,
dont la premiere est un abregé d'Arith
métique et d'Algebre ; et la seconde, qui
est la principale , sont les Elemens de
Géométrie , ausquels on a ajouté un Trai
té de Trigonométrie rectiligne. L'Auteur
ayant souhaité le dédier à l'Université
de
NOVEMBRE 1731 243¶
de Paris , M. le Recteur l'a fait examiner
par quelques Professeurs de Philosophie
qui en ont rendu un témoignage fort
avantageux , comme on le peut voir par
par une conclusion du Tribunal de l'U
niversité , que l'on trouve imprimée après
le Privilege. M. Grandin , Professeur de
Philosophie , au College de Navarre, qui
est un de ceux qui avoient été priez
d'examiner l'Ouvrage , a envoié à l'Auteur l'Approbation suivante.
Les connoissances qu'on veut donner
Lesprit , doivent être précédées de tout ce qu'el
Les supposent , pour être comprises dans toute
leur étendue. L'ordre et la nettetési néces
saire en tout genre , le sont plus particuliere
ment , quand il s'agit de Géométrie. C'est
dans un fécond enchaînement de propósi
tions , clairement énoncées , que consiste tou
te la difficulté et tout le prix des Elemens de
Géométrie. L'Auteur de cet Ouvrage m'a pa
rú avoir disposé ces Elemens de maniere que
ce qu'ilpresente d'abord mene naturellement
Lesprit à Pintelligence de ce qui suit.
Il a écarté ce qui peut être suppléé , il æ
passé du simple au composé , et il s'est atta
ché à suivre cet ordre naturel , qu'on recher
che avectant d'ardeur depuis plus d'un sié
cle.Les Mathematiques font aujourd'hui une
partie si commune et si necessaire de la PhyF iiij sique,
2436 MERCURE DE FRANCE
sique , qu'on ne sçauroit trop en recommander l'étude à la jeunesse. On ne peut aussi
marquer trop de reconnoissance aux per
sonnes habiles , qui prennent la peine d'en
faciliter l'entrée. A Paris ce premier jour d'Août 1732.
Signé M. GRANDIN.
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Résumé : Elemens de Géométrie, &c. [titre d'après la table]
Le texte présente 'Éléments de Géométrie', un ouvrage publié en 1732 par M. Rivard et dédié à l'Université de Paris. Cet ouvrage se divise en deux parties : un abrégé d'arithmétique et d'algèbre, et une section principale sur les éléments de géométrie, incluant un traité de trigonométrie rectiligne. L'ouvrage a été examiné par des professeurs de philosophie de l'Université de Paris, qui ont rendu un témoignage favorable. M. Grandin, professeur de philosophie au Collège de Navarre, a approuvé l'ouvrage, soulignant l'importance de l'ordre et de la clarté dans l'enseignement de la géométrie. Il a noté que l'auteur a structuré les éléments de manière à guider naturellement l'esprit du lecteur du simple au composé, suivant un ordre naturel recherché depuis plus d'un siècle. L'étude des mathématiques est considérée comme essentielle pour la physique et doit être recommandée à la jeunesse. L'approbation de M. Grandin est datée du 1er août 1732.
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8
p. 747-749
« DISCOURS sur les differentes figures des Astres, d'où l'on tire des conjectures sur [...] »
Début :
DISCOURS sur les differentes figures des Astres, d'où l'on tire des conjectures sur [...]
Mots clefs :
Astres, Arithmétique, Philippe Auguste, Livre de la Genèse, Livre de Job, Audiences du Parlement, Épouse infortunée, Mainmorte
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « DISCOURS sur les differentes figures des Astres, d'où l'on tire des conjectures sur [...] »
DISCOURS sur les differentes figures des
Astres , d'où l'on tire des conjectures sur
Les Etoiles qui paroissent changer de
grandeur , et sur l'Anneau de Saturne ;
avec une exposition abrégée des Systê
mes de M. Descartes , et de M. Newton.
Par M. de Maupertuis , de l'Académic
F v Roya
748 MERCURE DE FRANCE
Royale des Sciences , et de la Société
Royale de Londres. 4 Paris , de l'Imprimerie
Royale , 1732. in 8. de 83 pag.
ARITHMETIQUE DE MONTRE'E , par un
Prêtre de l'Oratoire , cy devant Professeur
Royal de Mathématique , dans l’Université
d'Angers. A Rennes , rue du Bec,
chez P. Cabut , 1732. in 12. de 216 pages,
sans la Préface et la Table .
ANECDOTES de la Cour de Philippe Auguste
, 3. vol . in 12. chez fosse , ruë S.Jaques
, et chez la veuve Pissot , Quai de
Comi. Cet Ouvrage qui est actuellement
sous Presse , est de Mlle de Lussan ; elle a
déja donné au public l'Histoire de Madame
de Gondez et les Veillées de Thessalie
, que le public a si- bien reçuës.
EXPLICATION DU LIVRE DE LA Genese,
où selon la Méthode des SS. Peres , l'on
s'attache à découvrir les Mystères de J.C.
et les Regles des Moeurs , renfermées
dans la Lettre même de l'Ecriture . A
Paris , raë S. Jacques , chez Fr. Babuty
6 vol . in 12 .
و
EXPLICATION DU LIVRE DE JOB , où selon
la Methode des SS . Peres , on s'attache
AVRIL. 1733. 749
che à découvrir les Mysteres de J. C. et
les Regles des Maurs , renfermées dans
la Lettre même de l'Ecriture , chez le même
Libraire , 1732.4 vol . in 12 .
JOURNAL des principales Audiences du
Parlement , avec les Arrêts qui y ont été
rendus. Nouvelle Edition , revuë , corrigée
et augmentée de plusieurs Questions
et Reglemens , placez dans l'ordre des
temps . A Paris , par une Compagnie de
Libraires , 1733. 4 vol . in fol.
L'EPOUSE INFORTUNE'E , Histoire Ita
lienne , Galante et Tragique. Par M. D.
P.B. A Paris , chez P. Prault , Quai de
Gévres , 1733. in 12. de 200 pag.
"
TRAITE' de la Main -Morte et des Retraits
, Par M.T.F. Dunod , ancien Avocat
au Parlement et Professeur Royal , en
l'Université de Besançon, A Dijon , chez
du Fay. 1733. in 4.
Astres , d'où l'on tire des conjectures sur
Les Etoiles qui paroissent changer de
grandeur , et sur l'Anneau de Saturne ;
avec une exposition abrégée des Systê
mes de M. Descartes , et de M. Newton.
Par M. de Maupertuis , de l'Académic
F v Roya
748 MERCURE DE FRANCE
Royale des Sciences , et de la Société
Royale de Londres. 4 Paris , de l'Imprimerie
Royale , 1732. in 8. de 83 pag.
ARITHMETIQUE DE MONTRE'E , par un
Prêtre de l'Oratoire , cy devant Professeur
Royal de Mathématique , dans l’Université
d'Angers. A Rennes , rue du Bec,
chez P. Cabut , 1732. in 12. de 216 pages,
sans la Préface et la Table .
ANECDOTES de la Cour de Philippe Auguste
, 3. vol . in 12. chez fosse , ruë S.Jaques
, et chez la veuve Pissot , Quai de
Comi. Cet Ouvrage qui est actuellement
sous Presse , est de Mlle de Lussan ; elle a
déja donné au public l'Histoire de Madame
de Gondez et les Veillées de Thessalie
, que le public a si- bien reçuës.
EXPLICATION DU LIVRE DE LA Genese,
où selon la Méthode des SS. Peres , l'on
s'attache à découvrir les Mystères de J.C.
et les Regles des Moeurs , renfermées
dans la Lettre même de l'Ecriture . A
Paris , raë S. Jacques , chez Fr. Babuty
6 vol . in 12 .
و
EXPLICATION DU LIVRE DE JOB , où selon
la Methode des SS . Peres , on s'attache
AVRIL. 1733. 749
che à découvrir les Mysteres de J. C. et
les Regles des Maurs , renfermées dans
la Lettre même de l'Ecriture , chez le même
Libraire , 1732.4 vol . in 12 .
JOURNAL des principales Audiences du
Parlement , avec les Arrêts qui y ont été
rendus. Nouvelle Edition , revuë , corrigée
et augmentée de plusieurs Questions
et Reglemens , placez dans l'ordre des
temps . A Paris , par une Compagnie de
Libraires , 1733. 4 vol . in fol.
L'EPOUSE INFORTUNE'E , Histoire Ita
lienne , Galante et Tragique. Par M. D.
P.B. A Paris , chez P. Prault , Quai de
Gévres , 1733. in 12. de 200 pag.
"
TRAITE' de la Main -Morte et des Retraits
, Par M.T.F. Dunod , ancien Avocat
au Parlement et Professeur Royal , en
l'Université de Besançon, A Dijon , chez
du Fay. 1733. in 4.
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Résumé : « DISCOURS sur les differentes figures des Astres, d'où l'on tire des conjectures sur [...] »
Le texte énumère des publications et ouvrages parus entre 1732 et 1733. Parmi eux, 'Discours sur les différentes figures des Astres' de Pierre-Louis Moreau de Maupertuis, membre de l'Académie Royale des Sciences et de la Société Royale de Londres, publié en 1732 à Paris. Cet ouvrage aborde les étoiles changeantes de grandeur, l'anneau de Saturne, et présente les systèmes de René Descartes et d'Isaac Newton. D'autres publications incluent 'Arithmétique de Montre' par un prêtre de l'Oratoire, 'Anecdotes de la Cour de Philippe Auguste' par Mlle de Lussan, et des ouvrages religieux comme 'Explication du Livre de la Genèse' et 'Explication du Livre de Job', suivant la méthode des Saints Pères. Le texte mentionne aussi des publications juridiques telles que le 'Journal des principales Audiences du Parlement' et des œuvres littéraires comme 'L'Épouse Infortunée', une histoire italienne galante et tragique. Enfin, un traité juridique intitulé 'Traité de la Main-Morte et des Retraits' par M. T. F. Dunod est également cité.
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9
p. 2653-2656
« ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...] »
Début :
ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...]
Mots clefs :
Arithmétique, Règles, Mariage, Almanach du mariage, Arithmétique démontrée, Arithmétique militaire, Segrais
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...] »
LMANACH DU MARIAGE , pour ,
l'année 1734. Ouvrage instructif et
Epigrammatique , nouvelle Edition , aug-
I. Vol. mentée
2654 MERCURE DE FRANCE
mentée de la Carte de l'Isle du Mariage ,-
avec la Description litterale du Pays.
Dédié à la Jeunesse amoureuse , par un
Philosophe Garçon. A Paris , chez Charles
Guillaume , Quay des Augustins , à
S. Charles , in 24.
L'ARITHMETIQUE DE MONTREE,
Ouvrage nouveau , par un Prêtre de l'O
ratoire , ancien Professeur de Mathématique
de l'Université d'Angers ; à Rouen,
et se vend à Paris , rue S. Jacques , chez
Pierre Witte , 1733. in 12. de 216. pages,
Le Pere Jean- Baptiste- Adrien de Mercastel
, Auteur de ce Livre , dit dans sa
Préface que les Maîtres à écrire ensei
gnent des Pratiques très- certaines , qu'il
n'en a point d'autres à mettre en usage
dans tous ses Calculs , et que ce sont les
Regles qu'ils ont coûtume de donner
qu'il entreprend d'expliquer.
Cet Ouvrage est divisé en deux Parties.
Dans la premiere , on explique les
Regles du Calcul ; dans la seconde , on
en montre l'usage dans les questions qui
demandent plusieurs Operations. Ceux
qui ne veulent que la Pratique , la trouveront
ici très bien expliquée ; ils en auront
un Traité bien complet , si en abandonnant
tout ce qui est sous les Titres
La Vel de
DECEM BR E. 1733. 26.58
de Théorêmes et de Démonstrations , ils .
getiennent tout le reste.
L'ARITHMETIQUE MILITAIRE , ou l'Arithmétique-
Pratique de l'Ingénieur et
de l'Officier , divisée en trois Parties ;
Ouvrage également nécessaire aux Offi
ciers , aux Ingénieurs et aux Commerçans.
Troisiéme Edition , corrigée et de.
beaucoup augmentée par M. de Clermont,
Commissaire d'Artillerie. A Paris , chez
P. Witte , rue S. Jacques , et chez Didot ,
Quay des Augustins , 1733. in 4.
L'Auteur s'attache dans la premiere.
Partie de cet Ouvrage , à établir les fondemens
de l'Arithmétique , qui consis
fent en quatre Regles generales. 11 passe
ensuite à l'explication de la Regle de Trois
ou de Proportion , puis à celle de la Raeine
quarrée , &c.
Il explique dans la seconde Partie les
Fractions , d'une maniere claire et convaincante
, et j'ose même dire , ajoûte .
Auteur , qu'on ne trouvera point de
Traité d'Arithmétique en norre Langue,
où elles soient expliquées plus à fond :
et plus nettement.
La troisiéme Partie renferme les Regles
Vulgaires , qui , selon notre Auteur,
sont d'un grand secours dans les diffi
I. Vol. cultez
2056 MERCURE DE FRANCE
cultez qui arrivent dans l'emploi d'um
Ingénieur et dans le détail des affaires
qui regardent les Troupes , aussi - bien
que dans le Commerce , qu'on auroit
peine à développer sans le secours de
ces mêmes Regles . Outre que , dit-il ,
le bien prendre , elles contiennent ce
qu'il y a de plus curieux dans l'Arithmétique
, et qui paroit surprenant à ceux
qui ne sont pas versez dans le Calcul.
AVANTURES de Clamades et de Clar
monde , tirées de l'Espagnol . Par Madame
E. G. D. R. A Paris , rue S. Jacques ,
shez Morin , 17; 3 . in 12. de 348. pages.
POESIES DIVERSES de M. de Segrais
de l'Académie Françoise , les Eglogues ,
l'Athis , Poëme. Pastoral , les Odes , Epitres
, Elegies , Chansons , Stances . Nou .
velle Edition . Rue du Foin , chez la veuve
Delormel , et au Petit Pont , chez René
Josse 1733. in s.
l'année 1734. Ouvrage instructif et
Epigrammatique , nouvelle Edition , aug-
I. Vol. mentée
2654 MERCURE DE FRANCE
mentée de la Carte de l'Isle du Mariage ,-
avec la Description litterale du Pays.
Dédié à la Jeunesse amoureuse , par un
Philosophe Garçon. A Paris , chez Charles
Guillaume , Quay des Augustins , à
S. Charles , in 24.
L'ARITHMETIQUE DE MONTREE,
Ouvrage nouveau , par un Prêtre de l'O
ratoire , ancien Professeur de Mathématique
de l'Université d'Angers ; à Rouen,
et se vend à Paris , rue S. Jacques , chez
Pierre Witte , 1733. in 12. de 216. pages,
Le Pere Jean- Baptiste- Adrien de Mercastel
, Auteur de ce Livre , dit dans sa
Préface que les Maîtres à écrire ensei
gnent des Pratiques très- certaines , qu'il
n'en a point d'autres à mettre en usage
dans tous ses Calculs , et que ce sont les
Regles qu'ils ont coûtume de donner
qu'il entreprend d'expliquer.
Cet Ouvrage est divisé en deux Parties.
Dans la premiere , on explique les
Regles du Calcul ; dans la seconde , on
en montre l'usage dans les questions qui
demandent plusieurs Operations. Ceux
qui ne veulent que la Pratique , la trouveront
ici très bien expliquée ; ils en auront
un Traité bien complet , si en abandonnant
tout ce qui est sous les Titres
La Vel de
DECEM BR E. 1733. 26.58
de Théorêmes et de Démonstrations , ils .
getiennent tout le reste.
L'ARITHMETIQUE MILITAIRE , ou l'Arithmétique-
Pratique de l'Ingénieur et
de l'Officier , divisée en trois Parties ;
Ouvrage également nécessaire aux Offi
ciers , aux Ingénieurs et aux Commerçans.
Troisiéme Edition , corrigée et de.
beaucoup augmentée par M. de Clermont,
Commissaire d'Artillerie. A Paris , chez
P. Witte , rue S. Jacques , et chez Didot ,
Quay des Augustins , 1733. in 4.
L'Auteur s'attache dans la premiere.
Partie de cet Ouvrage , à établir les fondemens
de l'Arithmétique , qui consis
fent en quatre Regles generales. 11 passe
ensuite à l'explication de la Regle de Trois
ou de Proportion , puis à celle de la Raeine
quarrée , &c.
Il explique dans la seconde Partie les
Fractions , d'une maniere claire et convaincante
, et j'ose même dire , ajoûte .
Auteur , qu'on ne trouvera point de
Traité d'Arithmétique en norre Langue,
où elles soient expliquées plus à fond :
et plus nettement.
La troisiéme Partie renferme les Regles
Vulgaires , qui , selon notre Auteur,
sont d'un grand secours dans les diffi
I. Vol. cultez
2056 MERCURE DE FRANCE
cultez qui arrivent dans l'emploi d'um
Ingénieur et dans le détail des affaires
qui regardent les Troupes , aussi - bien
que dans le Commerce , qu'on auroit
peine à développer sans le secours de
ces mêmes Regles . Outre que , dit-il ,
le bien prendre , elles contiennent ce
qu'il y a de plus curieux dans l'Arithmétique
, et qui paroit surprenant à ceux
qui ne sont pas versez dans le Calcul.
AVANTURES de Clamades et de Clar
monde , tirées de l'Espagnol . Par Madame
E. G. D. R. A Paris , rue S. Jacques ,
shez Morin , 17; 3 . in 12. de 348. pages.
POESIES DIVERSES de M. de Segrais
de l'Académie Françoise , les Eglogues ,
l'Athis , Poëme. Pastoral , les Odes , Epitres
, Elegies , Chansons , Stances . Nou .
velle Edition . Rue du Foin , chez la veuve
Delormel , et au Petit Pont , chez René
Josse 1733. in s.
Fermer
Résumé : « ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...] »
Le document présente plusieurs ouvrages publiés en 1733 et 1734. L' 'Almanach du Mariage' pour l'année 1734 est un ouvrage instructif et épigrammatique, dédié à la jeunesse amoureuse, et inclut une carte de l'île du Mariage avec une description littérale du pays. L' 'Arithmétique de Montree' est un ouvrage de mathématiques écrit par le Père Jean-Baptiste-Adrien de Mercastel, ancien professeur à l'Université d'Angers. Il est divisé en deux parties : la première explique les règles du calcul, et la seconde montre leur usage dans des questions nécessitant plusieurs opérations. L' 'Arithmétique Militaire' est un ouvrage pratique pour les officiers, ingénieurs et commerçants, divisé en trois parties. La première partie établit les fondements de l'arithmétique et explique la règle de trois et la racine carrée. La seconde partie traite des fractions de manière claire et détaillée. La troisième partie présente les règles vulgaires utiles dans les affaires militaires et commerciales. Enfin, le document mentionne les 'Aventures de Clamades et de Clarimonde', traduites de l'espagnol, et les 'Poésies Diverses' de M. de Segrais, incluant des églogues, un poème pastoral, des odes, épîtres, élégies, chansons et stances.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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11
p. 1842-1850
ASSEMBLÉE publique de la même Académie, du 22 Avril 1744.
Début :
LES grandes occupat[i]ons de M. Pallu, Intendant de Lyon, ne lui ayant pas permis de donner, / Mémoire, contenant la Description de plusieurs Machines de Guerre. Les [...]
Mots clefs :
Lyon, Degrés, Calcul, Observation, Éclipse de lune, Provence, Nombres, Soleil, Machine, Arithmétique, Arts libéraux, Cadrans solaires, Phtisie, Observations météorologiques, Architecture
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ASSEMBLÉE publique de la même Académie, du 22 Avril 1744.
ASSEMBLE' E publique de la même
Académie , du 22 Avril 1744.
I
Es grandes occupat ons de M. Pallu , Inten
dant de Lyon , ne lui ayant pas permis de donner,
en qualité de Directeur de l'Académie, les Extraits
des Mémoires qui y ont été lûs depuis la
derniere Aff mblée publique il avoit prié M.
Borde,President de la précédente année , d'en faire
le Recueil & la lecture. Voici les Extraits qu'il a
rapportés.
?
Mémoire , contenant la Defcription de plufieurs
Machines de Guerre.
Les avantages que le Public peut retirer des ingénieufes
inventions , & des Machines qui forment
le curieux Cabinet de M. Grollier de Servieres
viennent infentiblen: ent orner nos Regifties. Ce
Mémoire contient des détails de conftruction &
d'apAOUST.
1744. 1.843
application. 1 : D'une Machine qui fert à forer
des Canons. Le Canon eft jetté en tonte tout maffif,
eft placé fur cette Machine & y ett fufpendu , dans
une fituation renventée & perpendiculaire , fur des
piéces de bois , qui lui permettent de defcendre infenfiblement
fur des forets de diferentes grandeurs
& force , qui en détachent ia natiere , en
tournant rapidement fur leur centre , par l'action
des chevaux , ou de tout utre moteur. Une feconde
Machiné faire paffer du Canon > pour au travers
d'une Riviere , loifqu'il n'y a point de Pont.
Une troifiéme , pour transporter ailément du Canon
fur divers endroits du Rempart ; moyen etile lorf
que les batteries des affiégés ont été démontées en
partie , & qu'il eft néceffaire de taire feu en plu-
Geurs endroits 4. Un Pont volant , pour trav.rfer
un foflé 5 ° . & 6 ° Deux moyens différens & d'une
grande fimplicité , pour éventer les Mines des affié--
geans , les prevenir & les inonder.
Sur les fractions des Nombres.
Les opérations d'Arithmetique préfentent fou
vent des fractions , dont il eit neceflaire de connoître
la valeur relativement à l'efpéce dont elles font
parties aliquotes , il faut pour y parvenir, employer
des réductions , qui fouvent , par la longueur du
calcul , deviennent fufceptibles d'erreur. M. l'Abbé
Dugaiby, qui a fenti ces difficultés , a cru pouvoir
les lever , en. imaginant des tables & des échelles
où ces reductions ie trouvent toutes faites , au premier
coup d'oeil ; un Inftrument qui a quelque rap- .
port au Compas de proportion , & inventé pour faciliter
la conftruction de ces échelles lui a fervi uti- >
lement. I elt compofé de deux régles , donc l'une
eft divifée fuivant la fuite naturelle des Nombres ,
I vj
&
1844 MERCURE DE FRANCE.
& l'autre , felon l'ordre des Nombres impairs ; le
centre de mouvement des deux régles eft variable
fur l'une des deux . Cet Inftrument divife tout cercle
& tout, fecteur à volonté , felon les différentes gradations
des Nombres , marqués fur la principale.
régle , & réfout méchaniquement & fans calcul le
Problême de Papus , fans avoir recours aux lignes
du fecond genre.
Obfervations du Paffage de la Planette de
Mercure fur le Soleil , le matin du 5
Novembre 1743 .
que
2
Un Phenomene fenfible & obfervé avec exactitude
, préſente aux Aftronomes des preuves de la
jufteffe , ou de la fauffeté de leurs hypotéfes . Il leur
eft donc extrêmement important de n'en pas laiffer
échapper l'heureux inftant. Le Paffage de Mercure
fur le Soleil , eft d'autant plus utile à l'Aftronomie,
le mouvement de cette Planette n'eft pas encore
bien connu , fes révolutions , quoique promp
tes , ne le placent que rarement dans une fiuation
propre à être obfervé. Le Phénomene annoncé par
les Ephemerides , avertit le P. Beraud de le précautionner
pour l'Obfervation Une Lunette de 20
pieds un quart de cercle , une Machine parallactique
& une Pendule réglée fur le mouvement vrai ,
furent préparées pour cette Obfervation ; le tems la
favorifa parfaitement . Mercure parut par la Lunette
de 20 pieds, exactement rond , fort noir , & fa circonférence
bien terminée , fans nebulofité , & fans
anneau lumineux. L'inftant de fon immerſion totale
fut à 8 heures du matin , 49' f1 " , tems vrai , &
celui de l'émerfion totale à i heures après midi ,
21' 20" , le tems de fon immerfion . totale à fon
émerfion entiere fut de 4 heures 3.1 ' 29" , & le tems
I
que
A O UST. 1744. . 1845
que fon diamétre mit à paffer le bord occidental dư
Soleil de z ' 6" , d'où l'on a conclu , que le moment
de for entrée fur le bord oriental , fut à 8 heures 47°
45" , qui différe du tems de l'entrée déterminée ,
par les Tables de 14' 33 " dont il a avancé , le diamétre
apparent du Soleil ce jour-là , étant de 32 °
30" ; la route entiere de Mercure comparée à ce
diamétre eft de 27 ' 14" . Le P. Beraud , par un calcul
intéreffant & tiré de cette Obfervation , donne
le rapport de la grandeur véritable de Mercure &
fon diamétre ; comparée à celle de la Terre , elle
eft comme 388 à 1200, c'eft- à-dire, que fon diamètre
eft un peu plus d'un tiers de celui de la Terre ; fa
furface un neuvième , & ſa ſolidité un vingt - feptiéme:
ce qui fe trouve très conforme aux précédentes
déterminations données par les Aftronomes les
plus exacts. Cette Obfervation annonce donc une
erreur dans les Tables, mais le P. Beraud ne fe preffe
pas de la conclure ; c'eft à la conformité des Obfervations
du même Phénomene à décider de la justef
fe ou de l'erreur des Tables qui les prédiſent.
Obfervation de l'Eclipfe de Lune , du z
Novembre 1743-
Le moment de cette Eclipfe a encore précédé le
tems où elle devoit arriver , felon les Ephémerides
de 15' 42 " , différence trop confidérable & qui auroit
pu faire douter de l'exactitude de l'Obfervation
, fi le P. Beraud n'avoit eu la fatisfaction de
voit la fienne ne différer que de peu de fecondes de
celles qui ont été faites en même-tems , à Toulon ,
par le P. du Chatelard , l'un de nos Académiciens
affociés , & à Marseille , par le P. Permas . Tel eft
P'ufage de ces fortes de comparaifons . Eiles font à
l'Aftro1846
MERCURE DE FRANCE.
FAftronomie , ce que les démonftrations font à la
Géométrie .
Sur les proportions dans l'Arithmetique.
M. l'Abbé Dugaiby préfenta un fecond Inftrument
qu'il a inventé , pour faciliter l'intelligence &
P'ufage des régles de proportions . Le quatrieme
proportionnel à trois nombres donnés, vient comme
de lui même fe placer fur l'Inftrument , par une
opération fimple ,immédiate & fans calcul , qui ne
demande que beaucoup de précifion dans l'inftru
ment.
Sur la perfection des Arts Libéraux.
L'Architecture , la Peinture , la Sculpture & la
Gravure , font des Arts infiniment précieux , la perfection
où nous les voyons , a conduit M. de la
Monce à en pénétrer la caufe . Les Analyfes qu'il
en a faites , lui font voir par tout , que les habiles.
Maîtres n'ont été tels que par une étude fuivie &
attentive des beaux Arts & des Sciences , qui conduifent
à leur intelligence. Il fait voir que les cinq
ordres d'Architecture doivent être confiderés com
me les lettres de l'Alphabet , c'eft - à- dire fufceptibles
d'une combinaiſon étonnante , laquelle bien enten
duë ne manquera jamais de plaire . Que le Pinceau
guidé par l'H ftoire , la Fable & les diverfes productions
de la Nature , préfentera tout à la fois , le
bon goût , la vérité la nobleffe de l'exécution
& enfin que le Cifeau & le Burin conduits par des
mains attentives , produiront ces Chefs-d'oeuvres
d'une pratique haoile & d'une fçavante imitation..
Sur
AOUST. 1847
1744.
Sur la conftruction des Cadrans Solaires , Verticaux
, Méridionaux déclinans ; & la
connoiffance de la Méridienne fur des Plans
Verticaux.
&
La Géométrie fe place par tout avec fuccès ; le
calcul différentiel vient au fecours d'une pratique
de Gnomonique , & fournit par une formule , une
Méthode fimple & exacte , pour trouver la déclinaifon
d'un Plan vertical , & en conféquence , la
ligne méridienne fur ce Plan . M., Mathon , à l'aide
de cette méthode , tire une tangente à la ligne
d'ombre d'un ftyle droit , élevé perpendiculairemert
fur le Plan , au point le lus près de midi ,
en conclut , par le calcul , le vrai point du midi , &
Ja hauteur du Pôle. Une feconde méthode pour
trouver la même méridienne , fans avoir befoin de
connoître la déclinaifon du Plan , fuppofe la maniere
ordinaire pour tracer la meridienne fur des
Plans horifontaux , par des cercles concentriques ,
décrits du pied d'un ftyle droit mais pour éviter
les erreurs , produites par le changemen de déclimaifon
du Soleil , M. Mathon propoſe de tirer une
tangente à la ligne d'ombre , au point trouvé part
Poble vation le complement de l'Angle de cette
tangente , avec une ligne verticale fera l'Angle
cherché entre la fous- litaire & la ligne de midi Les
petits arcs de la Courbe décrite , par l'extrêmité de
P'ombre , peuvent être pris , fans erreur fenfible
pour des lignes droites , furtout lorfqu'on fera ufage
de ftyles un peu longs.
:
Sur
1848 MERCURE DE FRANCE.
Sur l'ufage du Sucre de lait , dans l'Emoptifie
&les fueurs immédiates qui accompagnent
ordinairement la Phibyfi .
M. Moegling , l'un des Académiciens affociés ,
nous fit part de la maniere fitée en fon Pays , pour
la compofition du Sucre de lait ; elle est peu diffé
tente de celle des Suiffes . D'heureuſes applications
qu'il afaites de ceRemede à l'Emoptyfie & à l'Eryfie ,
l'ont perfuadé , qu'il n'opéroit efficacement dans
l'une & l'autre maladie , que par les fels abondans
qu'il renferme , lefquels fe mêlant avec le fang ,
l'embaraffent , en arrêtent la fougue, & l'empêchent
de monter avec impétuofité dans les poulmons ,
& par leur qualité aftringeante , confolident les petits
vaiffeaux , & font ceffer les vomiffemens & crachemens
de fang . Il rafraîchit la chaleur immoderée,
& refferre les pores qui laiffent échapper avec
trop de facilité la Lymphe qui circule avec le fang-
Obfervations météorologiques faites à Lyon en
l'année 1743 »
comparées avec celles de
Provence , qui nous ont été envoyées par Le
P. du Chatelard & par M. Boeuf , Confeiller
au Parlement d'Aix.
Le plus grand froid a été à Lyon le 28 Janvier ,
de 7 dégrés au deffous de la congélation , & en Provence
le 23 , feulement de deux dégrés tous la congélation
, donc le froid de l'Hyver 1743.à Lyon , a
été plus grand que celui de Provence des dégrés .
La plus grande chaleur à Lyon de l'Eté 1743 , a
été le 18 Juin de 29 dégrés au - deffus de la congélation
& en Provence le 1 Août de 23 dégrés ,
›
donc
AOUST. 1744. 1849
donc l'Eté de Lyon a été plus chaud que celui de
Provence de 6 dégrés , & à peu près dans la même
proportion du froid. Nous avons déja remarqué ,
dans les années précédentes , des différences prelque
auffi fenfibles .
Les hauteurs du Barométre ont été à peu près les
mêmes à Lyon & en Provence , & les mêmes jours
relativement à la hauteur des Lieux.
3
La déclinaifon de l'Aiguille aimantée a été affés
conftamment de 16 dégrés à Toulon , & à Lyon
de 15 dégrés 30' Nord - Ouest.
Sur la meilleure maniere d'enfeigner
l'Arithmétique.
l'or-
Il eft certain que plufieurs perfonnes fe plaignent
d'avoir oublié à chiffrer , prefqu'auffi- tôt qu'ils l'avoient
appris . M. Cheinet fait voir évidemment que
ce défaut ne vient pas feulement du peu d'habitude
qu'on en conferve , mais bien plus encore de la
maniere dont on a été enſeigné. Il ne faut que fentir
la différence qu'il y a entre un Arithméticien &
un Chiffreur. Les Maîtres n'enfeignent , pour
dinaire , que la fimple pratique de l'Arithinétique ,
qui s'oublie fort aisément , au lieu que les principes
de certe Science ne pénétrent dans l'entendeinent ,
que pour s'y affûrer une place conftante , & y former
des traces inéfaçables. Plufieurs raifons enga
gent M. Cheinet à donner des inſtructions aux Maî.
tres & aux Difciples , pour les conduire sûrement
dans la théorie & dans la pratique de cette Scien-
EC.
Obfer
1850 MERCURE DE FRANCE.
Obfervations fur la réforme de la Severonde ,
en ufage dans cette Ville , & nommée communément
Forget.
C'est ici une espéce de reproche fait à l'habitude ,
au mauvais goût & au préjugé ; la Severonde ou le
Forget des Toits de cette Ville , a préfenté à M.
Delorme des fujets d'Obfervations critiques , qui
paroiffent bien fondées. Elles portent fur la faillie
défectueufe que cette Severonde préfente à la vûë ,
fur fon inutilité pour préferver de la pluye le mûr
de face & les paffans : fur l'oeconomie de fa rétorme
, dans la conftruction & dans les réparations fré
quentes : fur les dangers aufquels expofe la faillie
hors-d'oeuvre , en facilitant à la flâme la communication
d'une maison à l'autre ; fur la diminution du
jour , nuifible aux Ouvriers & aux Manufactures ;
& enfin fur l'humidité & le mauvais air qu'elle
maintient dans les appartemens , par fon oppofition
à une circulation aifée . M. Delorme ajoute à toutes
cès Obfervations , deux modéles tirés de la belle
& fimple Architecture , qu'il feroit à fouhaiter
qu'on voulut imiter , mais une certaine fatalité veut
que l'indiférence pour le bien public , piévale pref
que toûjours.
M. Cheinet lût un Mémoire fur l'harmonie & fur
les régles de la compofition ; l'Extrait en a été
donné dans la précédente Affemblée publique.
M. Delamonce fit la lecture d'un Mémoire fur
plufieurs anciens Temples , & leur comparaiſon avec
nos Eglifes modernes . L'Extrait fe trouve avec ceux
de la Séance publique du 8 Mai 1743 .
M. Gaviner termina la Séance , par un Mémoire
fur les Régules Métalliques , dont on a vû l'Extrait
avec ceux de la précédente Aſſemblée publique.
Académie , du 22 Avril 1744.
I
Es grandes occupat ons de M. Pallu , Inten
dant de Lyon , ne lui ayant pas permis de donner,
en qualité de Directeur de l'Académie, les Extraits
des Mémoires qui y ont été lûs depuis la
derniere Aff mblée publique il avoit prié M.
Borde,President de la précédente année , d'en faire
le Recueil & la lecture. Voici les Extraits qu'il a
rapportés.
?
Mémoire , contenant la Defcription de plufieurs
Machines de Guerre.
Les avantages que le Public peut retirer des ingénieufes
inventions , & des Machines qui forment
le curieux Cabinet de M. Grollier de Servieres
viennent infentiblen: ent orner nos Regifties. Ce
Mémoire contient des détails de conftruction &
d'apAOUST.
1744. 1.843
application. 1 : D'une Machine qui fert à forer
des Canons. Le Canon eft jetté en tonte tout maffif,
eft placé fur cette Machine & y ett fufpendu , dans
une fituation renventée & perpendiculaire , fur des
piéces de bois , qui lui permettent de defcendre infenfiblement
fur des forets de diferentes grandeurs
& force , qui en détachent ia natiere , en
tournant rapidement fur leur centre , par l'action
des chevaux , ou de tout utre moteur. Une feconde
Machiné faire paffer du Canon > pour au travers
d'une Riviere , loifqu'il n'y a point de Pont.
Une troifiéme , pour transporter ailément du Canon
fur divers endroits du Rempart ; moyen etile lorf
que les batteries des affiégés ont été démontées en
partie , & qu'il eft néceffaire de taire feu en plu-
Geurs endroits 4. Un Pont volant , pour trav.rfer
un foflé 5 ° . & 6 ° Deux moyens différens & d'une
grande fimplicité , pour éventer les Mines des affié--
geans , les prevenir & les inonder.
Sur les fractions des Nombres.
Les opérations d'Arithmetique préfentent fou
vent des fractions , dont il eit neceflaire de connoître
la valeur relativement à l'efpéce dont elles font
parties aliquotes , il faut pour y parvenir, employer
des réductions , qui fouvent , par la longueur du
calcul , deviennent fufceptibles d'erreur. M. l'Abbé
Dugaiby, qui a fenti ces difficultés , a cru pouvoir
les lever , en. imaginant des tables & des échelles
où ces reductions ie trouvent toutes faites , au premier
coup d'oeil ; un Inftrument qui a quelque rap- .
port au Compas de proportion , & inventé pour faciliter
la conftruction de ces échelles lui a fervi uti- >
lement. I elt compofé de deux régles , donc l'une
eft divifée fuivant la fuite naturelle des Nombres ,
I vj
&
1844 MERCURE DE FRANCE.
& l'autre , felon l'ordre des Nombres impairs ; le
centre de mouvement des deux régles eft variable
fur l'une des deux . Cet Inftrument divife tout cercle
& tout, fecteur à volonté , felon les différentes gradations
des Nombres , marqués fur la principale.
régle , & réfout méchaniquement & fans calcul le
Problême de Papus , fans avoir recours aux lignes
du fecond genre.
Obfervations du Paffage de la Planette de
Mercure fur le Soleil , le matin du 5
Novembre 1743 .
que
2
Un Phenomene fenfible & obfervé avec exactitude
, préſente aux Aftronomes des preuves de la
jufteffe , ou de la fauffeté de leurs hypotéfes . Il leur
eft donc extrêmement important de n'en pas laiffer
échapper l'heureux inftant. Le Paffage de Mercure
fur le Soleil , eft d'autant plus utile à l'Aftronomie,
le mouvement de cette Planette n'eft pas encore
bien connu , fes révolutions , quoique promp
tes , ne le placent que rarement dans une fiuation
propre à être obfervé. Le Phénomene annoncé par
les Ephemerides , avertit le P. Beraud de le précautionner
pour l'Obfervation Une Lunette de 20
pieds un quart de cercle , une Machine parallactique
& une Pendule réglée fur le mouvement vrai ,
furent préparées pour cette Obfervation ; le tems la
favorifa parfaitement . Mercure parut par la Lunette
de 20 pieds, exactement rond , fort noir , & fa circonférence
bien terminée , fans nebulofité , & fans
anneau lumineux. L'inftant de fon immerſion totale
fut à 8 heures du matin , 49' f1 " , tems vrai , &
celui de l'émerfion totale à i heures après midi ,
21' 20" , le tems de fon immerfion . totale à fon
émerfion entiere fut de 4 heures 3.1 ' 29" , & le tems
I
que
A O UST. 1744. . 1845
que fon diamétre mit à paffer le bord occidental dư
Soleil de z ' 6" , d'où l'on a conclu , que le moment
de for entrée fur le bord oriental , fut à 8 heures 47°
45" , qui différe du tems de l'entrée déterminée ,
par les Tables de 14' 33 " dont il a avancé , le diamétre
apparent du Soleil ce jour-là , étant de 32 °
30" ; la route entiere de Mercure comparée à ce
diamétre eft de 27 ' 14" . Le P. Beraud , par un calcul
intéreffant & tiré de cette Obfervation , donne
le rapport de la grandeur véritable de Mercure &
fon diamétre ; comparée à celle de la Terre , elle
eft comme 388 à 1200, c'eft- à-dire, que fon diamètre
eft un peu plus d'un tiers de celui de la Terre ; fa
furface un neuvième , & ſa ſolidité un vingt - feptiéme:
ce qui fe trouve très conforme aux précédentes
déterminations données par les Aftronomes les
plus exacts. Cette Obfervation annonce donc une
erreur dans les Tables, mais le P. Beraud ne fe preffe
pas de la conclure ; c'eft à la conformité des Obfervations
du même Phénomene à décider de la justef
fe ou de l'erreur des Tables qui les prédiſent.
Obfervation de l'Eclipfe de Lune , du z
Novembre 1743-
Le moment de cette Eclipfe a encore précédé le
tems où elle devoit arriver , felon les Ephémerides
de 15' 42 " , différence trop confidérable & qui auroit
pu faire douter de l'exactitude de l'Obfervation
, fi le P. Beraud n'avoit eu la fatisfaction de
voit la fienne ne différer que de peu de fecondes de
celles qui ont été faites en même-tems , à Toulon ,
par le P. du Chatelard , l'un de nos Académiciens
affociés , & à Marseille , par le P. Permas . Tel eft
P'ufage de ces fortes de comparaifons . Eiles font à
l'Aftro1846
MERCURE DE FRANCE.
FAftronomie , ce que les démonftrations font à la
Géométrie .
Sur les proportions dans l'Arithmetique.
M. l'Abbé Dugaiby préfenta un fecond Inftrument
qu'il a inventé , pour faciliter l'intelligence &
P'ufage des régles de proportions . Le quatrieme
proportionnel à trois nombres donnés, vient comme
de lui même fe placer fur l'Inftrument , par une
opération fimple ,immédiate & fans calcul , qui ne
demande que beaucoup de précifion dans l'inftru
ment.
Sur la perfection des Arts Libéraux.
L'Architecture , la Peinture , la Sculpture & la
Gravure , font des Arts infiniment précieux , la perfection
où nous les voyons , a conduit M. de la
Monce à en pénétrer la caufe . Les Analyfes qu'il
en a faites , lui font voir par tout , que les habiles.
Maîtres n'ont été tels que par une étude fuivie &
attentive des beaux Arts & des Sciences , qui conduifent
à leur intelligence. Il fait voir que les cinq
ordres d'Architecture doivent être confiderés com
me les lettres de l'Alphabet , c'eft - à- dire fufceptibles
d'une combinaiſon étonnante , laquelle bien enten
duë ne manquera jamais de plaire . Que le Pinceau
guidé par l'H ftoire , la Fable & les diverfes productions
de la Nature , préfentera tout à la fois , le
bon goût , la vérité la nobleffe de l'exécution
& enfin que le Cifeau & le Burin conduits par des
mains attentives , produiront ces Chefs-d'oeuvres
d'une pratique haoile & d'une fçavante imitation..
Sur
AOUST. 1847
1744.
Sur la conftruction des Cadrans Solaires , Verticaux
, Méridionaux déclinans ; & la
connoiffance de la Méridienne fur des Plans
Verticaux.
&
La Géométrie fe place par tout avec fuccès ; le
calcul différentiel vient au fecours d'une pratique
de Gnomonique , & fournit par une formule , une
Méthode fimple & exacte , pour trouver la déclinaifon
d'un Plan vertical , & en conféquence , la
ligne méridienne fur ce Plan . M., Mathon , à l'aide
de cette méthode , tire une tangente à la ligne
d'ombre d'un ftyle droit , élevé perpendiculairemert
fur le Plan , au point le lus près de midi ,
en conclut , par le calcul , le vrai point du midi , &
Ja hauteur du Pôle. Une feconde méthode pour
trouver la même méridienne , fans avoir befoin de
connoître la déclinaifon du Plan , fuppofe la maniere
ordinaire pour tracer la meridienne fur des
Plans horifontaux , par des cercles concentriques ,
décrits du pied d'un ftyle droit mais pour éviter
les erreurs , produites par le changemen de déclimaifon
du Soleil , M. Mathon propoſe de tirer une
tangente à la ligne d'ombre , au point trouvé part
Poble vation le complement de l'Angle de cette
tangente , avec une ligne verticale fera l'Angle
cherché entre la fous- litaire & la ligne de midi Les
petits arcs de la Courbe décrite , par l'extrêmité de
P'ombre , peuvent être pris , fans erreur fenfible
pour des lignes droites , furtout lorfqu'on fera ufage
de ftyles un peu longs.
:
Sur
1848 MERCURE DE FRANCE.
Sur l'ufage du Sucre de lait , dans l'Emoptifie
&les fueurs immédiates qui accompagnent
ordinairement la Phibyfi .
M. Moegling , l'un des Académiciens affociés ,
nous fit part de la maniere fitée en fon Pays , pour
la compofition du Sucre de lait ; elle est peu diffé
tente de celle des Suiffes . D'heureuſes applications
qu'il afaites de ceRemede à l'Emoptyfie & à l'Eryfie ,
l'ont perfuadé , qu'il n'opéroit efficacement dans
l'une & l'autre maladie , que par les fels abondans
qu'il renferme , lefquels fe mêlant avec le fang ,
l'embaraffent , en arrêtent la fougue, & l'empêchent
de monter avec impétuofité dans les poulmons ,
& par leur qualité aftringeante , confolident les petits
vaiffeaux , & font ceffer les vomiffemens & crachemens
de fang . Il rafraîchit la chaleur immoderée,
& refferre les pores qui laiffent échapper avec
trop de facilité la Lymphe qui circule avec le fang-
Obfervations météorologiques faites à Lyon en
l'année 1743 »
comparées avec celles de
Provence , qui nous ont été envoyées par Le
P. du Chatelard & par M. Boeuf , Confeiller
au Parlement d'Aix.
Le plus grand froid a été à Lyon le 28 Janvier ,
de 7 dégrés au deffous de la congélation , & en Provence
le 23 , feulement de deux dégrés tous la congélation
, donc le froid de l'Hyver 1743.à Lyon , a
été plus grand que celui de Provence des dégrés .
La plus grande chaleur à Lyon de l'Eté 1743 , a
été le 18 Juin de 29 dégrés au - deffus de la congélation
& en Provence le 1 Août de 23 dégrés ,
›
donc
AOUST. 1744. 1849
donc l'Eté de Lyon a été plus chaud que celui de
Provence de 6 dégrés , & à peu près dans la même
proportion du froid. Nous avons déja remarqué ,
dans les années précédentes , des différences prelque
auffi fenfibles .
Les hauteurs du Barométre ont été à peu près les
mêmes à Lyon & en Provence , & les mêmes jours
relativement à la hauteur des Lieux.
3
La déclinaifon de l'Aiguille aimantée a été affés
conftamment de 16 dégrés à Toulon , & à Lyon
de 15 dégrés 30' Nord - Ouest.
Sur la meilleure maniere d'enfeigner
l'Arithmétique.
l'or-
Il eft certain que plufieurs perfonnes fe plaignent
d'avoir oublié à chiffrer , prefqu'auffi- tôt qu'ils l'avoient
appris . M. Cheinet fait voir évidemment que
ce défaut ne vient pas feulement du peu d'habitude
qu'on en conferve , mais bien plus encore de la
maniere dont on a été enſeigné. Il ne faut que fentir
la différence qu'il y a entre un Arithméticien &
un Chiffreur. Les Maîtres n'enfeignent , pour
dinaire , que la fimple pratique de l'Arithinétique ,
qui s'oublie fort aisément , au lieu que les principes
de certe Science ne pénétrent dans l'entendeinent ,
que pour s'y affûrer une place conftante , & y former
des traces inéfaçables. Plufieurs raifons enga
gent M. Cheinet à donner des inſtructions aux Maî.
tres & aux Difciples , pour les conduire sûrement
dans la théorie & dans la pratique de cette Scien-
EC.
Obfer
1850 MERCURE DE FRANCE.
Obfervations fur la réforme de la Severonde ,
en ufage dans cette Ville , & nommée communément
Forget.
C'est ici une espéce de reproche fait à l'habitude ,
au mauvais goût & au préjugé ; la Severonde ou le
Forget des Toits de cette Ville , a préfenté à M.
Delorme des fujets d'Obfervations critiques , qui
paroiffent bien fondées. Elles portent fur la faillie
défectueufe que cette Severonde préfente à la vûë ,
fur fon inutilité pour préferver de la pluye le mûr
de face & les paffans : fur l'oeconomie de fa rétorme
, dans la conftruction & dans les réparations fré
quentes : fur les dangers aufquels expofe la faillie
hors-d'oeuvre , en facilitant à la flâme la communication
d'une maison à l'autre ; fur la diminution du
jour , nuifible aux Ouvriers & aux Manufactures ;
& enfin fur l'humidité & le mauvais air qu'elle
maintient dans les appartemens , par fon oppofition
à une circulation aifée . M. Delorme ajoute à toutes
cès Obfervations , deux modéles tirés de la belle
& fimple Architecture , qu'il feroit à fouhaiter
qu'on voulut imiter , mais une certaine fatalité veut
que l'indiférence pour le bien public , piévale pref
que toûjours.
M. Cheinet lût un Mémoire fur l'harmonie & fur
les régles de la compofition ; l'Extrait en a été
donné dans la précédente Affemblée publique.
M. Delamonce fit la lecture d'un Mémoire fur
plufieurs anciens Temples , & leur comparaiſon avec
nos Eglifes modernes . L'Extrait fe trouve avec ceux
de la Séance publique du 8 Mai 1743 .
M. Gaviner termina la Séance , par un Mémoire
fur les Régules Métalliques , dont on a vû l'Extrait
avec ceux de la précédente Aſſemblée publique.
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