Résultats : 1307 texte(s)
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401
p. 97-113
NOUVELLES de la basse Allemagne.
Début :
On écrit de Wismar du 14. Février que le General [...]
Mots clefs :
Moscovites, Attaquer, Ordre, Confédéré, Hongrie, Traités, Résolution, Saxe, Armée ottomane
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de la basse Allemagne.
NOUVELLES
de la basse Allemagne.
ON écrit deWismar du
14. Février que le General
Hamerstein que le Duc
d'Hanover avoit envoyé
au Comte de Steinbock
pour proposer des moyens
de faire la paix avec les
Puissances confederées, a
rapporré qu'illuy avoit dit
pour toute response qu'il
n'avoir point d'autre ordre
du Roy son Maistre
, que
de restablir les Traitez de
Trawendal & de Raenstadt.
CesmesmesLettres
portent qu'un Parti de quarante
Cavaliers Suedois
ayant appris que plusieurs
chariotsquivenoient de
Pomeranie, chargez d'habirs
& de bagages, avec
une escorte Moscovite,
marchoient vers le Holstein,
resolut de l'aller attaquer
; qu'il avait surpris
& défait l'escorte & pris
les chariots
; qu'il avoit
amené le butin & les prisonniers
à Wifmar. Celles
de l'armée des Princes confederez
, portent qu'elle
avoit passé en deux endroits
lariviere de Trene,
& que le Czar ayant trouvé
l'accèsdeFredericstadt
impraticable du costé de
l'Eyder, à cause de l'inondation
où il avoit couru
risque de se noyer, fit marcher
les Troupes vers Husum,
laissantl'inondation
de la Trene sur sa gauche.
Le 12. Février l'armée estant
arrivée prés de Fredericstadt,
sa Majesté Czarienne
se mità la testede
cinq bataillons desesGardes
& de quelques Régiments
de Dragons pour
attaquer un retranchement
gardé par les Suédois,
le combatcommença
à huit heures du matin
& dura près de cinq heures.
Les Moscovites furent
repoussez deux fois, mais
après un grand feu de canon
& de mousqueterie
ils se rendirent maistres du
retranchement
,
prirent
deux pieces de c,anon,tlueI..
ques bagages
, & firent
près de trois cents prisonniers,
on ne parle point de
la perte que les Moscovites
ont faite, qui sans doute
est considerable dans
une attaque si opiniastre.
On écrit du camp des Suedois
à Gardingen que les
Moscovites n'avoient pas
creu trouver une si vigoureuseresistance
dans l'attaque
des retranchements
faits sur la digue de Swabstede
,que le peu de TroupesSuedoisesquiy
estoient
les avoient deffendus avec
tant de valeur que les Moscovites
n'avoient pu s'en
rendre maistres que sur le
soit avec un grand carnage
de leurs gens,outreun
grand nombre suffoqué
dans le marais, & les blesfez
donc vingt chariots furent
chargez pour les conduire
à Renfbourg. Cette
grande resistance donna le
temps au General Stakelberg
de retirer de Fredericstadt
les trois mille hommes
qui y estoient en garnison,&
de faire sa retraite
vers Gardingen. Ils
avoient resolu d'attaquer
le General Sreinbock aussi-
tost la prise des retranchements;
mais ayant appris
que ce General avoit
fortifié les avenuës de son
camp par des redoutes &
des retranchements, ils
changerent de resolution.
Les dernieres Lettres de
Wismar porrent que la forteresse
de Tonningen a
esté livrée au Comte de
Steinboc K par un ordre du
jeune Prince Charles Frédéric
Duc de Holstein Gortorp
neveu du Roy de Suede
,
& qui est à Stockolm
où il a
esté déclarémajeur.
Cet ordre fut portéau General
Steinbock par OU
Courier qui passa au travers
de l'armée conféderée.
Le Colonel Wols
qui commandoit dans
Tonningen ne fit aucune
difficulté d'y obéïr
, & il
fut continué dansl'employ
de Commandant de la place.
Cette nouvelle a beaucoup
chagriné les Confederez,
qui depuis traittent
comme ennemis lesEstats
du Duc de Holstein Gottorp
; ils ontmis garnison
dansGottorp, dans Kiel &
dans Eckenforde, ils demandent
de grosses contributions
au pays, les Danois
ont fait faire l'inventaire
des meubles du Chasteau
de Gottorp dont on
fait monter la valeur à plus
de douze cens mille e
feus.'
On écrit que le Roy de
Dannemarck fait armer
quelques Vaisseaux & six
Fregates pour oster la
communication des vivres
par mer aux Suedois. Ils
menacent de ruiner lesEstats
du jeune Duc de Holstein
Gottorp
,
ils ont fait
prisonnier le sieur Breckdorf
Drossard de Gottorp
avec la garnison. Le Comte
Welling a fait publier
un Manifeste par lequel il
declare que s'ils executent
cette resolution
, les Suedois
feront un pareil traittement
aux sujets du Roy
de DannemarcK & à ceux
duRoyAuguste. LesConfederez
ont fait camper
une partie de leurs Troupes
a Oldenfworth & à
Wofbuls pour observer les
Suedois, & ils ont distiribué
le reste en quartier
d'hyver dans les Estats de
Holstein Gottorp en attendant
que le beau temps
leur donne le moyend'attaquer
les Suedois.LeCzar
a fait élever des redoutes
devant l'arméeSuedoise&
dans la Dithmarse pour
empescher qu'ils ne tirent
des vivres & des fourrages
de ces costez-là.
Sa Majesté Czarienne
partie le 19. pour aller à
Hanover ; mais ayant appris
en chemin que le General
Sceinbock avoit fait
construireunpont sur l'Eyderà
Tonningen avec un
grand nombre de batteaux
qu'il y avoit trouvez, &
qu'il commençoit à y faire
passerses Troupes, il [uc.
pendit son voyage. Il ordonnaàles
Troupes de décamper,
& de s'avancer
vers l'Eyder pour le passer
à Fredericstatd où la pluspart
de l'infanterie arriva
lé mesme jour. Le pont
estant rompu elle ne put
estreassemblée au deça que
le 21. au nombre d'environ
dix mille hommes pour aller
joindre la Cavalerie Danoise;
cependant le General
Baver s'avança pour attaquer
les Suedois, mais
comme ils n'estoient passez
qu'environ quinze ou seize
cents chevaux, & qu'ils estoient
informez que les
Ennemis recevoient à tout
moment de nouveaux renforts,
ils se retirerent après
de rudesescarmouches, ôc
la perte a esté à peu prés
égale des deux costez. Les
Lettres de Berlin portent
que le sieurLosender qui
avoitesté envoyé à Bender
estoit revenu, qu'il
avoit rapporté que le Roy
de Suede ne vouloit point
entendre parler de la Renonciation
du Roy SraniClas
à la Couronne de Po»
logne, que les Troupes Sa»
xonnes ôc Moscovites qui
estoient à VVolgast & en
d'autres lieux de Pomeranie,
en estoient sorties pour
aller dansleHolstein joindre
l'armée confederée.
On mande deDresde qu'-
on continuoit d'exercer les
milices afin de former un
corps d'environ douze mille
hommes, qui seroit mis
dans les places pourentirer
les Troupes reglées
f
on ne croit pas que les
Estats de Saxe veuillent
fournir à leurentretien la
pays estant desja excessivement
chargé,
Les Lettres de Valaquie
du 6. Février portent que
le Roy Stanislas estoit arrivé
à Bender où le Roy de
Suede estoit encore , qu'il
n'attendait pour partir que
le resultat de la conference
qu'un Bacha envoyé par
le Grand Seigneur,&un
Député du Kam des Tartares
devoient avoir sur la
frontiere avec la Palatin
de Podolie, pour regler le
passage du Roy de Suede
par la Pologne, que le
Grand Seigneur qui estoit
tousjours à Andrinople luy
avoit de nouveau envoyé
de grandes sommes, que
le Kam des Tartaresavoit
ordre de rescorter en personne,&
de traittercomme
ennemis tous ceux qui
voudroients'opposerà son
passage; celles d'Andrinople
du 28. Janvier asseurent
que lePalatin de Masovie
Ambassadeur de Poiogne,
logne
,
avoit eu Audience
du grand ViGr, & qu'il
estoit bien [rainé) mais
que les Ambassadeurs du
Czar estoient tousjours
prisonniers au Chasteau
des sept Tours,que l'armée
Othomane devoit estre
assemblée sur le Danube
avant la fin de Mars
pour s'avancer vers l'UKraine
& en chasser les
Moscovites,afin de remettre
les Cosaques en pleine
liberté.
de la basse Allemagne.
ON écrit deWismar du
14. Février que le General
Hamerstein que le Duc
d'Hanover avoit envoyé
au Comte de Steinbock
pour proposer des moyens
de faire la paix avec les
Puissances confederées, a
rapporré qu'illuy avoit dit
pour toute response qu'il
n'avoir point d'autre ordre
du Roy son Maistre
, que
de restablir les Traitez de
Trawendal & de Raenstadt.
CesmesmesLettres
portent qu'un Parti de quarante
Cavaliers Suedois
ayant appris que plusieurs
chariotsquivenoient de
Pomeranie, chargez d'habirs
& de bagages, avec
une escorte Moscovite,
marchoient vers le Holstein,
resolut de l'aller attaquer
; qu'il avait surpris
& défait l'escorte & pris
les chariots
; qu'il avoit
amené le butin & les prisonniers
à Wifmar. Celles
de l'armée des Princes confederez
, portent qu'elle
avoit passé en deux endroits
lariviere de Trene,
& que le Czar ayant trouvé
l'accèsdeFredericstadt
impraticable du costé de
l'Eyder, à cause de l'inondation
où il avoit couru
risque de se noyer, fit marcher
les Troupes vers Husum,
laissantl'inondation
de la Trene sur sa gauche.
Le 12. Février l'armée estant
arrivée prés de Fredericstadt,
sa Majesté Czarienne
se mità la testede
cinq bataillons desesGardes
& de quelques Régiments
de Dragons pour
attaquer un retranchement
gardé par les Suédois,
le combatcommença
à huit heures du matin
& dura près de cinq heures.
Les Moscovites furent
repoussez deux fois, mais
après un grand feu de canon
& de mousqueterie
ils se rendirent maistres du
retranchement
,
prirent
deux pieces de c,anon,tlueI..
ques bagages
, & firent
près de trois cents prisonniers,
on ne parle point de
la perte que les Moscovites
ont faite, qui sans doute
est considerable dans
une attaque si opiniastre.
On écrit du camp des Suedois
à Gardingen que les
Moscovites n'avoient pas
creu trouver une si vigoureuseresistance
dans l'attaque
des retranchements
faits sur la digue de Swabstede
,que le peu de TroupesSuedoisesquiy
estoient
les avoient deffendus avec
tant de valeur que les Moscovites
n'avoient pu s'en
rendre maistres que sur le
soit avec un grand carnage
de leurs gens,outreun
grand nombre suffoqué
dans le marais, & les blesfez
donc vingt chariots furent
chargez pour les conduire
à Renfbourg. Cette
grande resistance donna le
temps au General Stakelberg
de retirer de Fredericstadt
les trois mille hommes
qui y estoient en garnison,&
de faire sa retraite
vers Gardingen. Ils
avoient resolu d'attaquer
le General Sreinbock aussi-
tost la prise des retranchements;
mais ayant appris
que ce General avoit
fortifié les avenuës de son
camp par des redoutes &
des retranchements, ils
changerent de resolution.
Les dernieres Lettres de
Wismar porrent que la forteresse
de Tonningen a
esté livrée au Comte de
Steinboc K par un ordre du
jeune Prince Charles Frédéric
Duc de Holstein Gortorp
neveu du Roy de Suede
,
& qui est à Stockolm
où il a
esté déclarémajeur.
Cet ordre fut portéau General
Steinbock par OU
Courier qui passa au travers
de l'armée conféderée.
Le Colonel Wols
qui commandoit dans
Tonningen ne fit aucune
difficulté d'y obéïr
, & il
fut continué dansl'employ
de Commandant de la place.
Cette nouvelle a beaucoup
chagriné les Confederez,
qui depuis traittent
comme ennemis lesEstats
du Duc de Holstein Gottorp
; ils ontmis garnison
dansGottorp, dans Kiel &
dans Eckenforde, ils demandent
de grosses contributions
au pays, les Danois
ont fait faire l'inventaire
des meubles du Chasteau
de Gottorp dont on
fait monter la valeur à plus
de douze cens mille e
feus.'
On écrit que le Roy de
Dannemarck fait armer
quelques Vaisseaux & six
Fregates pour oster la
communication des vivres
par mer aux Suedois. Ils
menacent de ruiner lesEstats
du jeune Duc de Holstein
Gottorp
,
ils ont fait
prisonnier le sieur Breckdorf
Drossard de Gottorp
avec la garnison. Le Comte
Welling a fait publier
un Manifeste par lequel il
declare que s'ils executent
cette resolution
, les Suedois
feront un pareil traittement
aux sujets du Roy
de DannemarcK & à ceux
duRoyAuguste. LesConfederez
ont fait camper
une partie de leurs Troupes
a Oldenfworth & à
Wofbuls pour observer les
Suedois, & ils ont distiribué
le reste en quartier
d'hyver dans les Estats de
Holstein Gottorp en attendant
que le beau temps
leur donne le moyend'attaquer
les Suedois.LeCzar
a fait élever des redoutes
devant l'arméeSuedoise&
dans la Dithmarse pour
empescher qu'ils ne tirent
des vivres & des fourrages
de ces costez-là.
Sa Majesté Czarienne
partie le 19. pour aller à
Hanover ; mais ayant appris
en chemin que le General
Sceinbock avoit fait
construireunpont sur l'Eyderà
Tonningen avec un
grand nombre de batteaux
qu'il y avoit trouvez, &
qu'il commençoit à y faire
passerses Troupes, il [uc.
pendit son voyage. Il ordonnaàles
Troupes de décamper,
& de s'avancer
vers l'Eyder pour le passer
à Fredericstatd où la pluspart
de l'infanterie arriva
lé mesme jour. Le pont
estant rompu elle ne put
estreassemblée au deça que
le 21. au nombre d'environ
dix mille hommes pour aller
joindre la Cavalerie Danoise;
cependant le General
Baver s'avança pour attaquer
les Suedois, mais
comme ils n'estoient passez
qu'environ quinze ou seize
cents chevaux, & qu'ils estoient
informez que les
Ennemis recevoient à tout
moment de nouveaux renforts,
ils se retirerent après
de rudesescarmouches, ôc
la perte a esté à peu prés
égale des deux costez. Les
Lettres de Berlin portent
que le sieurLosender qui
avoitesté envoyé à Bender
estoit revenu, qu'il
avoit rapporté que le Roy
de Suede ne vouloit point
entendre parler de la Renonciation
du Roy SraniClas
à la Couronne de Po»
logne, que les Troupes Sa»
xonnes ôc Moscovites qui
estoient à VVolgast & en
d'autres lieux de Pomeranie,
en estoient sorties pour
aller dansleHolstein joindre
l'armée confederée.
On mande deDresde qu'-
on continuoit d'exercer les
milices afin de former un
corps d'environ douze mille
hommes, qui seroit mis
dans les places pourentirer
les Troupes reglées
f
on ne croit pas que les
Estats de Saxe veuillent
fournir à leurentretien la
pays estant desja excessivement
chargé,
Les Lettres de Valaquie
du 6. Février portent que
le Roy Stanislas estoit arrivé
à Bender où le Roy de
Suede estoit encore , qu'il
n'attendait pour partir que
le resultat de la conference
qu'un Bacha envoyé par
le Grand Seigneur,&un
Député du Kam des Tartares
devoient avoir sur la
frontiere avec la Palatin
de Podolie, pour regler le
passage du Roy de Suede
par la Pologne, que le
Grand Seigneur qui estoit
tousjours à Andrinople luy
avoit de nouveau envoyé
de grandes sommes, que
le Kam des Tartaresavoit
ordre de rescorter en personne,&
de traittercomme
ennemis tous ceux qui
voudroients'opposerà son
passage; celles d'Andrinople
du 28. Janvier asseurent
que lePalatin de Masovie
Ambassadeur de Poiogne,
logne
,
avoit eu Audience
du grand ViGr, & qu'il
estoit bien [rainé) mais
que les Ambassadeurs du
Czar estoient tousjours
prisonniers au Chasteau
des sept Tours,que l'armée
Othomane devoit estre
assemblée sur le Danube
avant la fin de Mars
pour s'avancer vers l'UKraine
& en chasser les
Moscovites,afin de remettre
les Cosaques en pleine
liberté.
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Résumé : NOUVELLES de la basse Allemagne.
En février, plusieurs événements militaires et politiques ont marqué la Basse-Allemagne et les régions voisines. Le général Hamerstein, envoyé par le duc d'Hanover, a rapporté que le comte de Steinbock avait pour mission de rétablir les traités de Trawendal et de Raenstadt. Des cavaliers suédois ont attaqué et capturé des chariots chargés de bagages, escortés par des Moscovites, près de Wismar. L'armée des Princes confédérés a traversé la rivière Trene pour attaquer des retranchements suédois près de Fredericstadt, malgré des inondations. Ce combat, qui a duré cinq heures, a permis aux Moscovites de prendre deux pièces de canon et de faire près de trois cents prisonniers. À Swabstede, les Suédois ont résisté vigoureusement, permettant au général Stakelberg de retirer ses troupes vers Gardingen. La forteresse de Tonningen a été livrée au comte de Steinbock par ordre du prince Charles Frédéric de Holstein-Gottorp, ce qui a déplu aux confédérés. Le roi de Danemark a armé des vaisseaux pour couper les vivres aux Suédois, tandis que le czar a interrompu son voyage pour empêcher les Suédois de traverser l'Eyder. Des escarmouches ont eu lieu entre les troupes danoises et suédoises. En Saxe, des milices ont été formées pour remplacer les troupes régulières. En Valachie, le roi Stanislas attendait le résultat d'une conférence pour le passage du roi de Suède à travers la Pologne. À Andrinople, l'armée ottomane se préparait à chasser les Moscovites d'Ukraine.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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402
p. 114-118
NOUVELLES d'Allemagne.
Début :
L'Archiduc a donné au Comte Nicolas Palsi la Charge de [...]
Mots clefs :
Juge, Chancelier, Bohême, Vivres, Allemagne, Hongrie, Vizir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Allemagne.
NOUVELLES
d'Allemagne.
L'Archiduc
a donne au
Comte Nicolas Palsi la
Çharge de grand Juge de
Hongrie, vacante par la
mort du Comte George
Erdedi ,& le gouvernement
du Comté d'Arva
que le mesme Comte Erdedi
possedoit, a esté donné
au Comte de Sinmaningh
Vice -
Président de
la Chambre de Hongrie.
On apeuré mesme que
l'Archiduc a nommé le
Comte de Thaun à la Viceroyauté
de Naples) &
qu'il a aussidonnéau Comte
SchileK la Charge de
grand Chancelier de Boheme
J
& celle de Commissaire
general des guerres
au Comte de Thierheim.
On a envoyé des ordres
en Hongrie pour reparer&
augmenter les fortifications
des places, &
pour remplir les magasins.
On fait à Vienne de grands
préparatifs pour la, campagne
prochaine quoyqu'on
parle fort d'une paix
generale. On asseure que
l'Archiduchesse doit bientost
revenir en cette Cour.
Les Lettres de Constantinople
du commencement
de Janvier confirment les
grands préparatifs de guerre
que font les Turcs pour
l'ouverture de la campagne
; elles adjoustent qu'il
y avoir ordre d'armer un
grand nombre de Galeres,
de Tartanes & de Bastïmens
de transport, qui do&
vent estre employez sur le
Danube, afin de conduire
les provisions pour la fub-?
sistance de l'armée, & pour
remplir les magasinsqui
sont establis à Silistrie
,
à
Thessalonique,& end'autres
endroits
y on juge par
le grand amas de vivres
que la principalearmée
fera tres- nombreuse. Depuis
l'arrivée du Grand
Seigneur à Andrinople, il
a fait depescher un Aga
avec de nouvelles instructions
pour aller en Pologne
expliquer au corps
de la Republique les intentions
de ce Prince touj
chant la declaration de la
guerre contre les Moscovites,&
au retour du Roy
de Suede. Les mesmes Lettres
portent que le Visir
avoit eu une conference
sur le mesme sujet avec le
Palatin de Mafovie.
d'Allemagne.
L'Archiduc
a donne au
Comte Nicolas Palsi la
Çharge de grand Juge de
Hongrie, vacante par la
mort du Comte George
Erdedi ,& le gouvernement
du Comté d'Arva
que le mesme Comte Erdedi
possedoit, a esté donné
au Comte de Sinmaningh
Vice -
Président de
la Chambre de Hongrie.
On apeuré mesme que
l'Archiduc a nommé le
Comte de Thaun à la Viceroyauté
de Naples) &
qu'il a aussidonnéau Comte
SchileK la Charge de
grand Chancelier de Boheme
J
& celle de Commissaire
general des guerres
au Comte de Thierheim.
On a envoyé des ordres
en Hongrie pour reparer&
augmenter les fortifications
des places, &
pour remplir les magasins.
On fait à Vienne de grands
préparatifs pour la, campagne
prochaine quoyqu'on
parle fort d'une paix
generale. On asseure que
l'Archiduchesse doit bientost
revenir en cette Cour.
Les Lettres de Constantinople
du commencement
de Janvier confirment les
grands préparatifs de guerre
que font les Turcs pour
l'ouverture de la campagne
; elles adjoustent qu'il
y avoir ordre d'armer un
grand nombre de Galeres,
de Tartanes & de Bastïmens
de transport, qui do&
vent estre employez sur le
Danube, afin de conduire
les provisions pour la fub-?
sistance de l'armée, & pour
remplir les magasinsqui
sont establis à Silistrie
,
à
Thessalonique,& end'autres
endroits
y on juge par
le grand amas de vivres
que la principalearmée
fera tres- nombreuse. Depuis
l'arrivée du Grand
Seigneur à Andrinople, il
a fait depescher un Aga
avec de nouvelles instructions
pour aller en Pologne
expliquer au corps
de la Republique les intentions
de ce Prince touj
chant la declaration de la
guerre contre les Moscovites,&
au retour du Roy
de Suede. Les mesmes Lettres
portent que le Visir
avoit eu une conference
sur le mesme sujet avec le
Palatin de Mafovie.
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Résumé : NOUVELLES d'Allemagne.
Le texte décrit plusieurs nominations et préparatifs militaires en Europe et en Turquie. En Hongrie, l'Archiduc a nommé le Comte Nicolas Palsi grand Juge, remplaçant le Comte George Erdedi décédé. Le gouvernement du Comté d'Arva a été confié au Comte de Sinmaningh. Le Comte de Thaun a été nommé Vice-roi de Naples, le Comte Schilek grand Chancelier de Bohême et Commissaire général des guerres, et le Comte de Thierheim Commissaire général des guerres. Des ordres ont été envoyés pour renforcer les fortifications et remplir les magasins en Hongrie. À Vienne, des préparatifs pour la prochaine campagne sont en cours, malgré les rumeurs de paix générale. L'Archiduchesse est attendue à la cour. À Constantinople, les préparatifs de guerre des Turcs sont confirmés, avec l'armement de nombreux navires pour transporter des provisions sur le Danube. L'armée turque devrait être nombreuse. Le Grand Seigneur a envoyé un Aga en Pologne pour expliquer ses intentions de guerre contre les Moscovites et le retour du Roi de Suède. Le Visir a également eu une conférence avec le Palatin de Masovie sur le même sujet.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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403
p. 118-123
NOUVELLES d'Espagne.
Début :
Le Roy a fait Brigadier de ses armées Don Joseph [...]
Mots clefs :
Brigadier, Barcelone, Gérone, Miquelet
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Espagne.
NOUVELLES
a*Espagne,r
LE Roy a fait Brigadier
de ses armées Don Joseph
de Gayoso
,
& Mendoca
Lieutenant général de l'artillerie,
qui eut une jambe
emportée d'un boulet
de canon au siege de Campo
Mayor. Sa Majesté a
formé une Junte ou Conseil
composédesPrésidents
des Conseils de Castille
&des Finances, du Comte,
de Bergeik, & trois Auditeurs
du Conseil Royal
& d'un Secretaire. On a
receu à Madrid la nouvelle
de la promotion que le
Pape avoit faite de quatre
Cardinaux,du nombre def.
quels est Don Manuel Arias
Archevesque de Se-3
ville
,
auquel le Roy en §
donne avis par un Courier
ex près On mande de Gironne
& de Roses que le
Mareschal de Berwick y
avoit fait entrer toute forte
de munitions & de vivres,
& fait remplir les magasins
de ces deux places, &
qu'il avoit laissé fous les
ordres du Comte de Piennes
dix sept Bataillons &
quelques Regiments de
Cavalerie & de Dragons.
Les Lettres de Barcelonne
portent que la levée du
blocus de Girone, y avoit
causé une grande consternation
nation, & qu'on y apprehendoit
fort que les Hollandois
ne consentissent à
la suspension d'armes
, ce
qui empescherois qu'on y
amenast par mer des grains
& d'autres provisions dont
les Catalans avoient un
extreme besoin, que le General
Staremberg avoir distribue
ses Troupes en quartier
d'hyver, & qu'il avoit
en mesme temps fait la reveuë
des Miquelets,& des
Volontaires, dont il avoic
formé des Regiments;mais
ne leur ayant pas fait donner
la payequ'onleuravoit
promise, ils s'estoient débandez
& fait de grands
desordres à la campagne.
Celles de Saragosse&d'autres
endroits portent que
le peuple de Barcelonne
estoit fort mécontent de
l'Archiduc, & que depuis
peu un grand nombre de
gens s'estoient assemblez
durant la nuit devant le
palais de l'Archiduchesse,
criant VivePhilippe V. Ils
furent ensuirefaire un
grand tumulte devant la
Maison du Comte de Staremberg.
Il avoit faitdemander
un don gratuit aux
peuples de la plaipe de
Vich:mais ils avoientrefpondu
qu'ils le donneroient
à celuy qui seroit
Roy d'Espagne & ConltO
de Barcclonne.
NOUVELLES
a*Espagne,r
LE Roy a fait Brigadier
de ses armées Don Joseph
de Gayoso
,
& Mendoca
Lieutenant général de l'artillerie,
qui eut une jambe
emportée d'un boulet
de canon au siege de Campo
Mayor. Sa Majesté a
formé une Junte ou Conseil
composédesPrésidents
des Conseils de Castille
&des Finances, du Comte,
de Bergeik, & trois Auditeurs
du Conseil Royal
& d'un Secretaire. On a
receu à Madrid la nouvelle
de la promotion que le
Pape avoit faite de quatre
Cardinaux,du nombre def.
quels est Don Manuel Arias
Archevesque de Se-3
ville
,
auquel le Roy en §
donne avis par un Courier
ex près On mande de Gironne
& de Roses que le
Mareschal de Berwick y
avoit fait entrer toute forte
de munitions & de vivres,
& fait remplir les magasins
de ces deux places, &
qu'il avoit laissé fous les
ordres du Comte de Piennes
dix sept Bataillons &
quelques Regiments de
Cavalerie & de Dragons.
Les Lettres de Barcelonne
portent que la levée du
blocus de Girone, y avoit
causé une grande consternation
nation, & qu'on y apprehendoit
fort que les Hollandois
ne consentissent à
la suspension d'armes
, ce
qui empescherois qu'on y
amenast par mer des grains
& d'autres provisions dont
les Catalans avoient un
extreme besoin, que le General
Staremberg avoir distribue
ses Troupes en quartier
d'hyver, & qu'il avoit
en mesme temps fait la reveuë
des Miquelets,& des
Volontaires, dont il avoic
formé des Regiments;mais
ne leur ayant pas fait donner
la payequ'onleuravoit
promise, ils s'estoient débandez
& fait de grands
desordres à la campagne.
Celles de Saragosse&d'autres
endroits portent que
le peuple de Barcelonne
estoit fort mécontent de
l'Archiduc, & que depuis
peu un grand nombre de
gens s'estoient assemblez
durant la nuit devant le
palais de l'Archiduchesse,
criant VivePhilippe V. Ils
furent ensuirefaire un
grand tumulte devant la
Maison du Comte de Staremberg.
Il avoit faitdemander
un don gratuit aux
peuples de la plaipe de
Vich:mais ils avoientrefpondu
qu'ils le donneroient
à celuy qui seroit
Roy d'Espagne & ConltO
de Barcclonne.
NOUVELLES
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Résumé : NOUVELLES d'Espagne.
Le roi d'Espagne a promu Don Joseph de Gayoso et Mendoca au grade de brigadier et lieutenant général de l'artillerie, malgré une blessure grave. Il a également créé une junte composée de hauts dignitaires. Madrid a appris la promotion de quatre cardinaux par le Pape, dont Don Manuel Arias. À Girone et Roses, le maréchal de Berwick a renforcé les fortifications et laissé des troupes sous le commandement du Comte de Piennes. À Barcelone, la levée du blocus de Girone a causé de l'inquiétude, notamment concernant l'approvisionnement en grains. Le général Staremberg a préparé ses troupes pour l'hiver, mais le manque de paiement a provoqué des désordres parmi les Miquelets et les volontaires. Des lettres signalent le mécontentement du peuple de Barcelone envers l'Archiduc. Des rassemblements et des tumultes ont eu lieu, avec des cris en faveur de Philippe V.
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404
p. 123-128
NOUVELLES d'Angleterre.
Début :
Le Duc d'Ormond s'est demis avec la permission de la Reine [...]
Mots clefs :
Major, Régiment, Colonel, Angleterre, Reine, Succession, Couronne, Duc de Buckingham
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Angleterre.
NOUVELLES
d'Angleterre.
LE Duc d'Ormond sest
demis avec la permission
de la Reine de son Regiment
de Cavalerie qui eit
en Irlande en faveur de
Mylord Ashburnham son
gendre. Le Regiment de
Mylord Tirawly a esté
donné au Colonel Hara
sonfils. LeMajorBlakney
a esté fait Capitaine aux
Gardes, a la place du Colonel
Coots, qui a ordre
de s'endéfaire & d'en traitter
avec luy. Le General
Compton a pris poneffion
de la Charge de Lieutenant
- Gouverneur de la
Tour que possedoit le GeneralCadogan.
Les sieurs HoraceVVal»
pole & ThomasMerhcot,
qui sont du parti des Anglicans,
ont esté faits Commissaires
des revenus d'Irlande
à la place du Chevalier
Guillaume Quintin
& du sieur Jacques Southwel
qui sont du parti contraire.
Le sieurHarisson
Secretaire des Plenipotentiaires
d'Angleterre à Utrecht
,arriva à Londres
le 10Février avec le Traité
de la Barriere & de la garantie
de la Succession à la
Couronne. On asseurequ'il
fut ratifié le 16 par la Reine,
& que le sieurHarifion
devoit partirincessamment
pour le porter en
Hollande.
Le mesme jour 10. les
ordres furent envoyez en
Flandres pour faire revenir
à Londres le premier Bataillon
des Gardes qui est
en garnison à Gand.
Le 17. le Duc de Buc-
Kingham Président du
Conseil, traitta magnifiquement
à disner le Duc
d'Aumont, le Marquis de
Monteleon, & plufieusautres
personnes de distinction.
Le Comte Pawlet
traitra aussi le Baron de
Groot Envoyé de Hano,)
ver,&lesautresMinistres
Etrangers.
Le 20. les Commissaires
de la Marine firent
vendre six vieux Vaisseaux
de guerre que des Marchands
acheterent pour
s'en servir dans leur commerce.
Le 21.le Chevalier
Thomas Hammer arriva
de France à Londres.
Le Marquis de Camarthen
fils du Duc de Leeds,
& gendre du Comted'Oxfore
grand Thresorier,doit
prendre séance dans la
Chambre des Pairs en vertu
d'une Patente de la Reine,
fous le titre de Lord
Kiveton.
NOUVELLES
d'Angleterre.
LE Duc d'Ormond sest
demis avec la permission
de la Reine de son Regiment
de Cavalerie qui eit
en Irlande en faveur de
Mylord Ashburnham son
gendre. Le Regiment de
Mylord Tirawly a esté
donné au Colonel Hara
sonfils. LeMajorBlakney
a esté fait Capitaine aux
Gardes, a la place du Colonel
Coots, qui a ordre
de s'endéfaire & d'en traitter
avec luy. Le General
Compton a pris poneffion
de la Charge de Lieutenant
- Gouverneur de la
Tour que possedoit le GeneralCadogan.
Les sieurs HoraceVVal»
pole & ThomasMerhcot,
qui sont du parti des Anglicans,
ont esté faits Commissaires
des revenus d'Irlande
à la place du Chevalier
Guillaume Quintin
& du sieur Jacques Southwel
qui sont du parti contraire.
Le sieurHarisson
Secretaire des Plenipotentiaires
d'Angleterre à Utrecht
,arriva à Londres
le 10Février avec le Traité
de la Barriere & de la garantie
de la Succession à la
Couronne. On asseurequ'il
fut ratifié le 16 par la Reine,
& que le sieurHarifion
devoit partirincessamment
pour le porter en
Hollande.
Le mesme jour 10. les
ordres furent envoyez en
Flandres pour faire revenir
à Londres le premier Bataillon
des Gardes qui est
en garnison à Gand.
Le 17. le Duc de Buc-
Kingham Président du
Conseil, traitta magnifiquement
à disner le Duc
d'Aumont, le Marquis de
Monteleon, & plufieusautres
personnes de distinction.
Le Comte Pawlet
traitra aussi le Baron de
Groot Envoyé de Hano,)
ver,&lesautresMinistres
Etrangers.
Le 20. les Commissaires
de la Marine firent
vendre six vieux Vaisseaux
de guerre que des Marchands
acheterent pour
s'en servir dans leur commerce.
Le 21.le Chevalier
Thomas Hammer arriva
de France à Londres.
Le Marquis de Camarthen
fils du Duc de Leeds,
& gendre du Comted'Oxfore
grand Thresorier,doit
prendre séance dans la
Chambre des Pairs en vertu
d'une Patente de la Reine,
fous le titre de Lord
Kiveton.
NOUVELLES
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Résumé : NOUVELLES d'Angleterre.
Le duc d'Ormond a démissionné de son régiment de cavalerie en Irlande, remplacé par son gendre, lord Ashburnham. Le régiment de lord Tirawly a été confié au colonel Hara. Le major Blakney a été promu capitaine aux Gardes, succédant au colonel Coots. Le général Compton a pris la charge de lieutenant-gouverneur de la Tour, précédemment détenue par le général Cadogan. Horace Walpole et Thomas Merhcot ont été nommés commissaires des revenus d'Irlande, remplaçant le chevalier Guillaume Quintin et Jacques Southwel. Le secrétaire des plénipotentiaires d'Angleterre à Utrecht, Harrison, est arrivé à Londres avec le traité de la Barrière et de la garantie de la succession à la Couronne, ratifié le 16 février par la reine. Le premier bataillon des Gardes stationné à Gand a été rappelé à Londres. Le 17 février, le duc de Buckingham a reçu des personnalités distinguées, dont le duc d'Aumont et le marquis de Monteleon. Le comte Pawlet a traité avec le baron de Groot et d'autres ministres étrangers. Le 20 février, six vieux vaisseaux de guerre ont été vendus à des marchands. Le 21 février, le chevalier Thomas Hammer est arrivé de France à Londres. Le marquis de Camarthen doit siéger à la Chambre des Pairs sous le titre de lord Kiveton.
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405
p. 128-132
NOUVELLES d'Utrecht & de Flandres.
Début :
Les Conferences entre les Ministres des Alliez sont plus frequentes [...]
Mots clefs :
Archiduc, Régiment, Catalogne, Utrecht, Flandre, Conférence, Traité de la Barrière, Électeur de Brandebourg
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Utrecht & de Flandres.
NOUVELLES
d'Utrecht & de
Flandres.
LEs Conferences entre
les Ministres des Alliez
sont plus frequentes qu'auparavant,
il y en a mesme
eu plusieurs entre les Plenipotentiaires
de France,
d'Angleterre, des Estats
Généraux &de l'Archiduc..
Les Lettres de Hollande
portent que les Estats Géneraux
ont ratifié le Traitré
de la Barriere, & de la
Succession à la Couronne
de la grande Bretagne. On
asseure que l'évacuation de
la Catalogne eil reglée.
On mande de Tournay
que le Regiment Saxon de
Seckendorf de deux Bataillons,
qui estoit à lasolde
Angloise
, ayant receu
ordre de s'en retourner,
voulut sortir le13 Février,
le Commandant dela Ela*
ce pria le Colonel de ce
Regiment, d'attendre qu'il
eust receu les ordres de la
Haye. Les Lettres de Bruxelles
portent que les Troupes
Danoises à la solde
d'Angleterre s'estoientas-
Semblées à Vilvorde au
nombre de Gx mille hommes
pour retourner en leur
pays, ayant esté rappellées
par le Roy de Danneniarc.
Celles de Liege du
18 porrent que les Troupes
de l'Electeur de Brandebourg
qui composent la
plus grande partie de la
garnison
,
refufoient depuis
quelques jours de faire
le service jusqu'à ce qu'
on leur paye tous les arrerages
qui leur sont deus;
elles se font faisies des portes
d'Auroix & de sainte
Marguerite,disant qu'elles
leurestoient necessaires
pour avoir communication
avec celles qui logent dans
lleess FFaauuxxbboouurrggss.. On rmnaann,..~"
de de Cambray que deux
Partis de Maubeuge & de
Condé avoient surpris près
d'Ath un poste gardé par
quatre - vingt Fantassinsd'un
des Regimenrs ds
l'Archiduc, qui furent cous
faits prisonniers.
MORTS.
d'Utrecht & de
Flandres.
LEs Conferences entre
les Ministres des Alliez
sont plus frequentes qu'auparavant,
il y en a mesme
eu plusieurs entre les Plenipotentiaires
de France,
d'Angleterre, des Estats
Généraux &de l'Archiduc..
Les Lettres de Hollande
portent que les Estats Géneraux
ont ratifié le Traitré
de la Barriere, & de la
Succession à la Couronne
de la grande Bretagne. On
asseure que l'évacuation de
la Catalogne eil reglée.
On mande de Tournay
que le Regiment Saxon de
Seckendorf de deux Bataillons,
qui estoit à lasolde
Angloise
, ayant receu
ordre de s'en retourner,
voulut sortir le13 Février,
le Commandant dela Ela*
ce pria le Colonel de ce
Regiment, d'attendre qu'il
eust receu les ordres de la
Haye. Les Lettres de Bruxelles
portent que les Troupes
Danoises à la solde
d'Angleterre s'estoientas-
Semblées à Vilvorde au
nombre de Gx mille hommes
pour retourner en leur
pays, ayant esté rappellées
par le Roy de Danneniarc.
Celles de Liege du
18 porrent que les Troupes
de l'Electeur de Brandebourg
qui composent la
plus grande partie de la
garnison
,
refufoient depuis
quelques jours de faire
le service jusqu'à ce qu'
on leur paye tous les arrerages
qui leur sont deus;
elles se font faisies des portes
d'Auroix & de sainte
Marguerite,disant qu'elles
leurestoient necessaires
pour avoir communication
avec celles qui logent dans
lleess FFaauuxxbboouurrggss.. On rmnaann,..~"
de de Cambray que deux
Partis de Maubeuge & de
Condé avoient surpris près
d'Ath un poste gardé par
quatre - vingt Fantassinsd'un
des Regimenrs ds
l'Archiduc, qui furent cous
faits prisonniers.
MORTS.
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Résumé : NOUVELLES d'Utrecht & de Flandres.
Le texte décrit plusieurs événements politiques et militaires en Europe. Les conférences entre les ministres des Alliés, incluant ceux de France, d'Angleterre, des États Généraux et de l'Archiduc, se sont multipliées. Les États Généraux des Pays-Bas ont approuvé le traité de la Barrière et de la Succession à la Couronne de la Grande-Bretagne. L'évacuation de la Catalogne est en cours de régulation. À Tournay, le régiment saxon de Seckendorf, sous commandement anglais, a reçu l'ordre de se retirer, mais attend les instructions de La Haye. Les troupes danoises au service de l'Angleterre se sont rassemblées à Vilvorde pour retourner dans leur pays, suite à un rappel du roi du Danemark. À Liège, les troupes de l'Électeur de Brandebourg ont refusé de servir jusqu'au paiement de leurs arriérés, se barricadant aux portes d'Auroix et de Sainte-Marguerite. Enfin, des troupes de Maubeuge et de Condé ont surpris un poste près d'Ath, capturant quatre-vingts fantassins d'un régiment de l'Archiduc.
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406
p. 121-127
NOUVELLES d'Espagne.
Début :
La Suspension d'Armes avec le Portugal a esté encore renouvellée [...]
Mots clefs :
Troupes, Roi, Espagne, Couronne, Renonciation, Barcelone
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Espagne.
NOVVEL-LES
d'Espagne.
La Suspension d'A rmes
avec le Portugala cité encorerenouvellée
pour quatre
mois, & le Commerce a été
rérabli.
On publia le
1 8. Mars à
Madrid, la Renonciation
que le Roy a faite de ses
droits à la Couronne de
France Le Roy a fait envoyer
cir.quantw mille écus
en Biscaye, pour commencer
à travailler à la construction
de six Vaisseaux de
guerre. LeComte de Lexington
a offert à Sa Majesté
de la part de la Reine
de la Grande Breragne sa
MaitreETc
)
de lui fournir tous
ceux dont il auroit besoin
à son choix & à un prix trèsmodiquequiseroitdeduit
surce que les Anglois lui
doivent par leTraité fait avec
eux, pour fournir des Negres
à l'Amérique Espagnole.
Onmande de Madrid qu'on
esoie convenu avec 1Auh:-
t
,
duc d'un Traité pour l'évacuation
de l'Italie.
On écrit de L sbonne que
l'on renvoyoit les soldats
étrangers qui servoient dans
les troupes dePortugal: que
plusieursVaisseaux étoient
partis pour aller charger des
biez en Barbarie, & qu'un
Armateur François avoit amené
& vendu à Lisbonne
une prise Hollandoise chargée
des Soye & d'autres
Marchandises.
- Les Lettres de Barcelonne
portent qu'une Escadre de
Vaisseaux de guerre étoit
arrivée dans le Porc)&'lue
larchidiichcffcs'étoir servie
de cette occa ssan pour declarer
à la Deputation aux
Magistrats de la Ville que
l'Archiduc avoit esté obligé
de renoncer à-ses prétentions
sur la Monarchie d'Espagne
& par consequent d'abandonner
la Catalogne; cette
Declaration jointe aux plaintes
des peuples du Lampourdan
qui arriverent en même
tems de ce Gu'ds étoient abandonnez.
1 ,& obligez à
payer de grandes contributions
aux Troupes Françoises,
causa une extrême
consternation, & excita un
grand tumulte parmi les habitans
qui afficherent de tous
costez des Pasquinades: ce
qui faisant craindre à l'Archiduchesse,
qu'ils ne lui perdissentle
respect jdlefît menacer
1:5 principaux que s'ils
ne faisoient cener ces desordres,
elle feroit venir les
Troupes de France & d'Espagne
qui étoient à sa dispoflIon
pour les châtier, on
assureaussi qu'on parle
d'envoyer au Roy une Deputation
pour des propositions
particulieres.
D'autres Lettres plus recentes
portent qu'on y avoit
publié le départ de l'Archi.
duchesse qui devoit s'cmb.
nC]uer le 10. Mars avec
ses Troupes pour passer en
Italie; eue les ordres avaient
été donnez aux Munitionaires
Generaux de former
en diligence des Magasins
-
de farine & d'orge dans l'interieur
de la Catalogne pour
la subsistance des Troupes
qui y passeront, afin d'aller
prendre possession de Tarragone
&de Barcelonne, aussitoa
que les Allemans seront
sortis.
d'Espagne.
La Suspension d'A rmes
avec le Portugala cité encorerenouvellée
pour quatre
mois, & le Commerce a été
rérabli.
On publia le
1 8. Mars à
Madrid, la Renonciation
que le Roy a faite de ses
droits à la Couronne de
France Le Roy a fait envoyer
cir.quantw mille écus
en Biscaye, pour commencer
à travailler à la construction
de six Vaisseaux de
guerre. LeComte de Lexington
a offert à Sa Majesté
de la part de la Reine
de la Grande Breragne sa
MaitreETc
)
de lui fournir tous
ceux dont il auroit besoin
à son choix & à un prix trèsmodiquequiseroitdeduit
surce que les Anglois lui
doivent par leTraité fait avec
eux, pour fournir des Negres
à l'Amérique Espagnole.
Onmande de Madrid qu'on
esoie convenu avec 1Auh:-
t
,
duc d'un Traité pour l'évacuation
de l'Italie.
On écrit de L sbonne que
l'on renvoyoit les soldats
étrangers qui servoient dans
les troupes dePortugal: que
plusieursVaisseaux étoient
partis pour aller charger des
biez en Barbarie, & qu'un
Armateur François avoit amené
& vendu à Lisbonne
une prise Hollandoise chargée
des Soye & d'autres
Marchandises.
- Les Lettres de Barcelonne
portent qu'une Escadre de
Vaisseaux de guerre étoit
arrivée dans le Porc)&'lue
larchidiichcffcs'étoir servie
de cette occa ssan pour declarer
à la Deputation aux
Magistrats de la Ville que
l'Archiduc avoit esté obligé
de renoncer à-ses prétentions
sur la Monarchie d'Espagne
& par consequent d'abandonner
la Catalogne; cette
Declaration jointe aux plaintes
des peuples du Lampourdan
qui arriverent en même
tems de ce Gu'ds étoient abandonnez.
1 ,& obligez à
payer de grandes contributions
aux Troupes Françoises,
causa une extrême
consternation, & excita un
grand tumulte parmi les habitans
qui afficherent de tous
costez des Pasquinades: ce
qui faisant craindre à l'Archiduchesse,
qu'ils ne lui perdissentle
respect jdlefît menacer
1:5 principaux que s'ils
ne faisoient cener ces desordres,
elle feroit venir les
Troupes de France & d'Espagne
qui étoient à sa dispoflIon
pour les châtier, on
assureaussi qu'on parle
d'envoyer au Roy une Deputation
pour des propositions
particulieres.
D'autres Lettres plus recentes
portent qu'on y avoit
publié le départ de l'Archi.
duchesse qui devoit s'cmb.
nC]uer le 10. Mars avec
ses Troupes pour passer en
Italie; eue les ordres avaient
été donnez aux Munitionaires
Generaux de former
en diligence des Magasins
-
de farine & d'orge dans l'interieur
de la Catalogne pour
la subsistance des Troupes
qui y passeront, afin d'aller
prendre possession de Tarragone
&de Barcelonne, aussitoa
que les Allemans seront
sortis.
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Résumé : NOUVELLES d'Espagne.
Le document relate divers événements politiques et militaires en Espagne et au Portugal. La trêve avec le Portugal a été prolongée de quatre mois, et le commerce a repris. Le 18 mars, Madrid a publié la renonciation du roi d'Espagne à ses droits sur la couronne de France. Le roi a également financé la construction de six vaisseaux de guerre en Biscaye. Le comte de Lexington a proposé, au nom de la reine de Grande-Bretagne, de fournir des navires à bas coût, en déduction des dettes britanniques envers l'Espagne pour le trafic d'esclaves en Amérique. À Lisbonne, les soldats étrangers ont été renvoyés des troupes portugaises, et plusieurs vaisseaux ont quitté le port pour charger du blé en Barbarie. Un armateur français a vendu à Lisbonne une prise hollandaise chargée de soies et autres marchandises. À Barcelone, une escadre de vaisseaux de guerre est arrivée, et l'archiduchesse a annoncé la renonciation de l'archiduc à ses prétentions sur la monarchie espagnole et son abandon de la Catalogne, provoquant des tumultes. L'archiduchesse a menacé d'intervenir avec les troupes françaises et espagnoles. Des ordres ont été donnés pour préparer des magasins de farine et d'orge en Catalogne pour les troupes destinées à prendre Tarragone et Barcelone après le départ des Allemands.
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407
p. 127-129
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
On travaille à Vienne, aux preparatifs pour la reception de l'Archiduchesse [...]
Mots clefs :
Florins, Princesse, Archiduchesse, Italie, Garnison, Moselle
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles d*Allemagne.
On travaille à Vienne, aux
preparatifs pour la reception
de l'Archiduchesse qui doit
partir de Barcelonne vers la
fin du mois de Mars. On
assure que l'Archiduc est
convenu avec les Anglois
,
de
leur payer cent florins pour
chaque per sonne de la suite
de cette Princesse qu'ils
tranrporteront en Italie,
quarante florins pour chaque
Cavalier,& vingt-cinq pour
chaque Fantassin.
Les lettres de Strasbourg
du zi.MÀrs, portentqu'un
parti des Troupes
«
Françoises
, avoit surpris &
entierement défait quatre
Compagnies de Houssars
qui alloient de Philisbourg à
Landau, dont vingt -cinq
avoient été tuez, soixante
faits prisonniers, & beaucoup
de chevaux pris, sans
autre perte que de cinq
hommes tuez & treize blessez;
qu'un autre parti François
avoit défait quarante
hommes de la Garnison de
Traerbach; sur la Moselle.
On travaille à Vienne, aux
preparatifs pour la reception
de l'Archiduchesse qui doit
partir de Barcelonne vers la
fin du mois de Mars. On
assure que l'Archiduc est
convenu avec les Anglois
,
de
leur payer cent florins pour
chaque per sonne de la suite
de cette Princesse qu'ils
tranrporteront en Italie,
quarante florins pour chaque
Cavalier,& vingt-cinq pour
chaque Fantassin.
Les lettres de Strasbourg
du zi.MÀrs, portentqu'un
parti des Troupes
«
Françoises
, avoit surpris &
entierement défait quatre
Compagnies de Houssars
qui alloient de Philisbourg à
Landau, dont vingt -cinq
avoient été tuez, soixante
faits prisonniers, & beaucoup
de chevaux pris, sans
autre perte que de cinq
hommes tuez & treize blessez;
qu'un autre parti François
avoit défait quarante
hommes de la Garnison de
Traerbach; sur la Moselle.
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
En Allemagne, des préparatifs sont en cours à Vienne pour accueillir l'Archiduchesse de Barcelone. L'Archiduc a convenu avec les Anglais de financer le transport de sa suite en Italie. À Strasbourg, des troupes françaises ont vaincu des hussards près de Philisbourg et Landau, capturant des prisonniers et des chevaux. Elles ont également défait des hommes de la garnison de Traerbach.
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408
p. 129-137
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les Lettres d'Utrecht portent que le 14. Mars on y avoit [...]
Mots clefs :
Suspension, Convention, Commerce, Catalogue, Savoie, Partis, Reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles dyfUtiecht.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le 14. Mars on
y avoit fait un Traité ou Convention
pour l'évacuation de
la Catalongne & pour la
neutralité de l'Italie; il confîftc
en quatorze articlcs qui
contiennent en substance;
que toutes IcsTroupes des Alliées
sortiront de Catalogne
& des Isles de Mayorque &
d'Iviça; & afin quecela se
fasse avec plus de promtitude
& de sureté, il y aura par
mer &parterreen ce pays-là
une Suspension qui commencera
quinze jours aprés
qu'on y auraeuconnoissance
de cette Convention:le jour
que la Suspension commencera,
la Puissance qui doit
faire l'évacuation, remettra
à son choix, à l'autre, Barcelone
ou Tarragone, la
Suspensiondurerajusqu'à ce
que la Cour qui refiJc en
Catalogne ait elle transportée
en Italie avec ceux qui
la voudront suivre de quelque
Nation & condition
qu'ilssoient avec les
Troupes & leurs effets; &
comme le transport ne peut
pas se faire en une fois,
ceux qui resteront demeureront
en sureté dans des lieux
commodes, à condition de
remettre à l'autre Puissance
les endroits qu'ils occupent
à mesure qu'ils en sortiront.Letranspottcommencera
le plustost qu'il se
pourra, & le Commandant
de la Flore Agloise le detennloera,
aprés en avoir
conferé avec les Commisfaites
des deux partis. La
Cour, sa suite, ses Troupes
& leurs effets passeront en
toute fureté en Italie à la reserve
des canons & instrumens
de guerre qui se font
trouvez sur les lieux quand
ils ont esté occupez, & de
ceux qui feront marquezaux
armes de France; & si les
Vaisseaux estoientobligez
de les relascher dans les Ports
de France, on leur donnera
toute sorte d'assistance. On
n'arrestera personne pour
dettes, mais des Commissaires
les regleront, & les
eflages qu'on laissera pour
leur seureté. Les malades &
les blessezresteront, & pourront
s'en aller par mer ou
par terre avec des Passeports
qu'on leur accordera. Tous
les prisonniers faits dans la
guerred'Espagne seront rendus
de part & d autre. Les
Commandants des deux partis
regleront tout ce qui concerne
, la sureté, le sejour,
& la commodité de la Cour
& des troupes. Lorsque l'évicuation
commencera , on
accordera & publiera une
ample amnistie, en favcur
des peuples de Catalogne 8C
des Isles de Mayorque & d'Iviça
, moyennant laquelle ils
ne pourrontestre recherchez
surce quis'est paffe,àl'accafion
de la presente guerre.
A l'égard des Privileges des
Catalans & des habitans des
deux Isles, on est convenu
de remettre cette affaire à la
conclusion de la Paix, la
Reine de la Grande Bretagne
ayant declaré & le Roy Tres-
Chrestien fait declarer par ses
Plenipotentiaires, qu'ils y
employeroient leurs bons
offices les plus efficaces. On
a pris une pareille resolution
touchant la conservation des
biens, benefices, charges,
pensions & autres avantages
des Espagnols, des Italiens
& des Flamans, qui ont suivi
l'un des deux partis, & qui
voudront encore y demeurer.
On est encore convenu
avec le concours du Duc de
Savoye, qu'il yaura une suspension
d'armes par mer &
par terre, dans toute l'Italie
dans les ItLs de la mer Meterranée
: que pendant la
fui pen{i)n,toutes les contributions
militaires cesseront
dans les Etats du Duc de Savoye
possedez par la France,
où l'on se contentera des revenus
ordinaires:que les mêmes
conditions feront observées
dans les Provinces de
France voisines des Estats du
Duc de Savoye, & que le
commerce fera restabli durant
la suspension. Les choses
demeureront en IcaIJe en
l'estat où elles sont, & on
remet à les regler à la conclusion
de la Paix. Sa Majesté
Britanique veut bien
sur l'assurance que le Roy
Tres-Chrestien luy a donnée
pour lui & ses Alliez, se
rendre garant que la presente
Convention qui aura la
force d'un Traitésolennel,
fera observée dans tous ses
points. La presente Convention
fera ratifiée, & les
ratifications efchangées à
Utrecht, dans quatre semaines.
Les Lettres d'Utrecht
portent que le 14. Mars on
y avoit fait un Traité ou Convention
pour l'évacuation de
la Catalongne & pour la
neutralité de l'Italie; il confîftc
en quatorze articlcs qui
contiennent en substance;
que toutes IcsTroupes des Alliées
sortiront de Catalogne
& des Isles de Mayorque &
d'Iviça; & afin quecela se
fasse avec plus de promtitude
& de sureté, il y aura par
mer &parterreen ce pays-là
une Suspension qui commencera
quinze jours aprés
qu'on y auraeuconnoissance
de cette Convention:le jour
que la Suspension commencera,
la Puissance qui doit
faire l'évacuation, remettra
à son choix, à l'autre, Barcelone
ou Tarragone, la
Suspensiondurerajusqu'à ce
que la Cour qui refiJc en
Catalogne ait elle transportée
en Italie avec ceux qui
la voudront suivre de quelque
Nation & condition
qu'ilssoient avec les
Troupes & leurs effets; &
comme le transport ne peut
pas se faire en une fois,
ceux qui resteront demeureront
en sureté dans des lieux
commodes, à condition de
remettre à l'autre Puissance
les endroits qu'ils occupent
à mesure qu'ils en sortiront.Letranspottcommencera
le plustost qu'il se
pourra, & le Commandant
de la Flore Agloise le detennloera,
aprés en avoir
conferé avec les Commisfaites
des deux partis. La
Cour, sa suite, ses Troupes
& leurs effets passeront en
toute fureté en Italie à la reserve
des canons & instrumens
de guerre qui se font
trouvez sur les lieux quand
ils ont esté occupez, & de
ceux qui feront marquezaux
armes de France; & si les
Vaisseaux estoientobligez
de les relascher dans les Ports
de France, on leur donnera
toute sorte d'assistance. On
n'arrestera personne pour
dettes, mais des Commissaires
les regleront, & les
eflages qu'on laissera pour
leur seureté. Les malades &
les blessezresteront, & pourront
s'en aller par mer ou
par terre avec des Passeports
qu'on leur accordera. Tous
les prisonniers faits dans la
guerred'Espagne seront rendus
de part & d autre. Les
Commandants des deux partis
regleront tout ce qui concerne
, la sureté, le sejour,
& la commodité de la Cour
& des troupes. Lorsque l'évicuation
commencera , on
accordera & publiera une
ample amnistie, en favcur
des peuples de Catalogne 8C
des Isles de Mayorque & d'Iviça
, moyennant laquelle ils
ne pourrontestre recherchez
surce quis'est paffe,àl'accafion
de la presente guerre.
A l'égard des Privileges des
Catalans & des habitans des
deux Isles, on est convenu
de remettre cette affaire à la
conclusion de la Paix, la
Reine de la Grande Bretagne
ayant declaré & le Roy Tres-
Chrestien fait declarer par ses
Plenipotentiaires, qu'ils y
employeroient leurs bons
offices les plus efficaces. On
a pris une pareille resolution
touchant la conservation des
biens, benefices, charges,
pensions & autres avantages
des Espagnols, des Italiens
& des Flamans, qui ont suivi
l'un des deux partis, & qui
voudront encore y demeurer.
On est encore convenu
avec le concours du Duc de
Savoye, qu'il yaura une suspension
d'armes par mer &
par terre, dans toute l'Italie
dans les ItLs de la mer Meterranée
: que pendant la
fui pen{i)n,toutes les contributions
militaires cesseront
dans les Etats du Duc de Savoye
possedez par la France,
où l'on se contentera des revenus
ordinaires:que les mêmes
conditions feront observées
dans les Provinces de
France voisines des Estats du
Duc de Savoye, & que le
commerce fera restabli durant
la suspension. Les choses
demeureront en IcaIJe en
l'estat où elles sont, & on
remet à les regler à la conclusion
de la Paix. Sa Majesté
Britanique veut bien
sur l'assurance que le Roy
Tres-Chrestien luy a donnée
pour lui & ses Alliez, se
rendre garant que la presente
Convention qui aura la
force d'un Traitésolennel,
fera observée dans tous ses
points. La presente Convention
fera ratifiée, & les
ratifications efchangées à
Utrecht, dans quatre semaines.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le document 'Nouvelles dyfUtiecht' décrit un traité signé à Utrecht le 14 mars, comprenant quatorze articles. Ce traité prévoit l'évacuation de la Catalogne, ainsi que des îles de Majorque et d'Ibiza, par toutes les troupes alliées. Une suspension des hostilités débutera quinze jours après la connaissance de cette convention, assurant une évacuation sécurisée. La Cour d'Espagne, sa suite, les troupes et leurs effets seront transportés en Italie, avec des dispositions spécifiques pour les malades et les blessés. Les prisonniers de guerre seront échangés et une amnistie sera accordée aux habitants de Catalogne et des îles. Les privilèges des Catalans et des habitants des îles seront discutés lors de la conclusion de la paix. Une suspension des armes sera également observée en Italie et dans les îles de la mer Méditerranée, avec cessation des contributions militaires et rétablissement du commerce. La convention sera ratifiée et les ratifications échangées à Utrecht dans un délai de quatre semaines.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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409
p. 137-149
Nouvelles de Hambourg.
Début :
Les Troupes Danoises qui reviennent des Pays bas sont arrivées [...]
Mots clefs :
Électeur, Elbe, Renforts, Varsovie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Hambourg.
Nouvelles de Hambourg.
Les Troupes Danoises
qui reviennent des Pays bas
sont arrivées dans le Duché
de Bremen, où elles se rafraîchissent,
elles doivent bientost
passer l'Elbe pour aller
camper du costé de Lubck
afin de s'opposer à , la diversion
que les Suedois pourroient
entreprendre de ce
costé là
, avec les renforts
qu'ils attendent de Suede ef)
Pomeranie. Le General Stein-
-
bek fait fortifier les retranchements
qu'il a fait faire à
Gardingas, ou il est campé,
il les a fair garnir de palissades
&de plusieursgrosses pieces
de Canon. Les Moscovites
ont tâchéd'occuper quelque
postes avantageux pool cou.
:
,
per la communication entre
laCavalerie Suedoise & l'Infanterie
; mais ils ont esté
repoussez avec pertediscontinuentà
faire des Ponts sur
les Marais, les Canaux,&c
les Fossez ,pour s'approcher
de Tommingen,afin de le
Bombarder. Les Suedois de
leurcosté prennent toutes les.
precaurions possibles
- pour
empêcher l'effet du Bombardement.
Cependant le Roy
de Dannemartk met les Duchez
de Holstein
,
& de
Steswick ,sous contribution,
& la Vdlc de Hufum a esté
obligée de payé huit mil écus.
Les Habitans de la Ville de
Gottorp n'ont pu encore
convenir de la Comme qu'on
leur demande
t
& ils craignentd'y
estre forcez par -
execution militaire. On assure
que le Comte de Steinbock
a fait quelques propositions
au Roy deDannemarck pour
uneSuspension d'Armes. Le
Colonel Meyer Danois
,
qui
avoic esté détaché avec Uf1
Corps de Troupes pour occuper
rifle de Heilighlandt,
y a débarqué ôc il espereen
chasser lesSuédois quis'y sont
retranchez en leur coupant
les vivres.
Les Lettres de Coppenhague
portent que le Comte
Amiral Thomsen avoit fait
voile avec une Escadre de
Fregattes pourcroiser & empêcher
le transport des Troupes
que les Suedois preparent
à Gortenbourg
, & qu'on
travailloit en diligence àéquiper
la Flote Danoise. D'autres
Lettres de Wismar du
zS. Mars portent qu'un parti
de la Garnison en avoit défait
un Moscovite composé d'un
Lieutenant, & de vingt-cinq
Cavaliers dont neuf avoient
estétuez,&le Lieutenant
qui lesCommandoit avec les
quinze autres amenez prisonniers
: qu'on attendoit de
jour en jour un renfort de
Suede que quelques Frégates
Danoises
,
parmi lesquelles
il y en avoit une qui portoit
Pavillon Moscovite, croisoient
devantStralzund,pour
empêcher qu'aucunBâtiment
pur y entrer ni en sortir.
On écrit de Varsovie que
quelques Officiers Turcs &
Tartares ennemis du Roy de
Suede,qu'on croit avoir été
gagnez voulurent le con-
Zt>raindre ,à partir avec une
escorte trop foible pour le
mettre en sureté. Il fut en
mesme temps averti que ces
Officiers vouloient le livrer
a ceux qui les avoient gagnez.
Ces avis l'obligerent à se retirer
à Warnitza
,
où il avoit
fait bastir une maison, autour
de laquelle il fit faire
des retranchements. On le
pressa de retourner à Bender,
pour se preparer à partir.
Mais ille rcfufa; disant qu'il
vouloit attendre la réponse
du Grand Seigneur,auquel
M
il avoir écrit. Ils resolurent
de l'attaquer avec un grand
,
nombre de Troupes.b Le
combat commença le 11.
Févriervers les dix heures du
matin; ce Prince donna des
marques d'une valeur extraordinaire
;mais lesretranchement
ayant été forcez il se
retira dans sa maison, où il
continua de se deffendre jusqu'à
ce que le feu y ayant été
mis, il sur obligé de se rendre,
ayant reçu deux ou
trois blessures. Il futconduit
à Bender, où il fut tres bien
reçu par le Seraskier & par
le
.leK-andciTartares, qui selon
les apparances
-
avoient été
trompez par quelque ordre
surprisousupposéduGrand
Seigneurauquelle Seraskier
avoïc envoyé un Courier,
pour lui rendre compte de ce
quis'étoitpassé. On assure
que le Roy de Suede avoit été
envoyé à Andrinople avec
une escorte, accompagné de
fcs deux Secreraires d'Etat,
-Ll-c doux Generaux &
de quarante autres de ses
gens, que l'on rassembloit
- tous les Suedois & Polonois
faits prisonniers, qui étoient
bien traitez: que cet évenement
n'avoir rien changé
aux dispositions des Turcs
pour faire la guerre aux
Moscovites: que le Hospodar
de Valaquie avoit ordre
de fournir mille chariots, &
celui de Moldavie deux mille;
& que le Sultandevoit partir
d'Andrinople à la fin de Mars
ou au commencement d'Avril
pour se rendre à Buba
& à Ifacki vers l'embouchure
du Danube.
On mande de Berlin que
l'Electeur de Brandebourg
fait de grands changemens
dans sa Cour, & parmi Tes
Officiers, qu'il a fait Maréchaux
de Camp Généraux le
Comte de Lothum & un
Prince de Holstein, outre
les deux faits par le feu Electeur
; que de douze Chambellans
qu'ilyavoit, il n'en retient
que quatre; qu'il a diminué
les appointemens de
ses Ministres dans les Cours
Etrangeres; & on dit qu'au
lieu d'Envoyez il ne veut plus
y avoir que des Residents.
On assuremême qu'il veut
faire donner à loü ge ou à
ferme toutes ses maisons de
plaisance excepté Oranjenbourg,
Potzdam, Coponik,
Wilsterhausen & celle de
Charlottenbourg qui estdestinéepourl'Electrice;
qtill
a écrit de sa main au President
Dankelman qui avoit
été disgracié par le feu Electeur,&
l'a déclaréson premier
Ministre; qu'il luy a
fait rendre tous ses biens
confisquez durant sa disgrace,
& qu'il a voulu le
charger de la Direction de
toutes ses principales JffJlres.
mais qu'il s'cft excusé de l'accepter,
promettant neannloins
de lefervir de tout [on
pouvoir de ses Conseils dans
tout ce qu'il lui ordonneroit.
Les Troupes Danoises
qui reviennent des Pays bas
sont arrivées dans le Duché
de Bremen, où elles se rafraîchissent,
elles doivent bientost
passer l'Elbe pour aller
camper du costé de Lubck
afin de s'opposer à , la diversion
que les Suedois pourroient
entreprendre de ce
costé là
, avec les renforts
qu'ils attendent de Suede ef)
Pomeranie. Le General Stein-
-
bek fait fortifier les retranchements
qu'il a fait faire à
Gardingas, ou il est campé,
il les a fair garnir de palissades
&de plusieursgrosses pieces
de Canon. Les Moscovites
ont tâchéd'occuper quelque
postes avantageux pool cou.
:
,
per la communication entre
laCavalerie Suedoise & l'Infanterie
; mais ils ont esté
repoussez avec pertediscontinuentà
faire des Ponts sur
les Marais, les Canaux,&c
les Fossez ,pour s'approcher
de Tommingen,afin de le
Bombarder. Les Suedois de
leurcosté prennent toutes les.
precaurions possibles
- pour
empêcher l'effet du Bombardement.
Cependant le Roy
de Dannemartk met les Duchez
de Holstein
,
& de
Steswick ,sous contribution,
& la Vdlc de Hufum a esté
obligée de payé huit mil écus.
Les Habitans de la Ville de
Gottorp n'ont pu encore
convenir de la Comme qu'on
leur demande
t
& ils craignentd'y
estre forcez par -
execution militaire. On assure
que le Comte de Steinbock
a fait quelques propositions
au Roy deDannemarck pour
uneSuspension d'Armes. Le
Colonel Meyer Danois
,
qui
avoic esté détaché avec Uf1
Corps de Troupes pour occuper
rifle de Heilighlandt,
y a débarqué ôc il espereen
chasser lesSuédois quis'y sont
retranchez en leur coupant
les vivres.
Les Lettres de Coppenhague
portent que le Comte
Amiral Thomsen avoit fait
voile avec une Escadre de
Fregattes pourcroiser & empêcher
le transport des Troupes
que les Suedois preparent
à Gortenbourg
, & qu'on
travailloit en diligence àéquiper
la Flote Danoise. D'autres
Lettres de Wismar du
zS. Mars portent qu'un parti
de la Garnison en avoit défait
un Moscovite composé d'un
Lieutenant, & de vingt-cinq
Cavaliers dont neuf avoient
estétuez,&le Lieutenant
qui lesCommandoit avec les
quinze autres amenez prisonniers
: qu'on attendoit de
jour en jour un renfort de
Suede que quelques Frégates
Danoises
,
parmi lesquelles
il y en avoit une qui portoit
Pavillon Moscovite, croisoient
devantStralzund,pour
empêcher qu'aucunBâtiment
pur y entrer ni en sortir.
On écrit de Varsovie que
quelques Officiers Turcs &
Tartares ennemis du Roy de
Suede,qu'on croit avoir été
gagnez voulurent le con-
Zt>raindre ,à partir avec une
escorte trop foible pour le
mettre en sureté. Il fut en
mesme temps averti que ces
Officiers vouloient le livrer
a ceux qui les avoient gagnez.
Ces avis l'obligerent à se retirer
à Warnitza
,
où il avoit
fait bastir une maison, autour
de laquelle il fit faire
des retranchements. On le
pressa de retourner à Bender,
pour se preparer à partir.
Mais ille rcfufa; disant qu'il
vouloit attendre la réponse
du Grand Seigneur,auquel
M
il avoir écrit. Ils resolurent
de l'attaquer avec un grand
,
nombre de Troupes.b Le
combat commença le 11.
Févriervers les dix heures du
matin; ce Prince donna des
marques d'une valeur extraordinaire
;mais lesretranchement
ayant été forcez il se
retira dans sa maison, où il
continua de se deffendre jusqu'à
ce que le feu y ayant été
mis, il sur obligé de se rendre,
ayant reçu deux ou
trois blessures. Il futconduit
à Bender, où il fut tres bien
reçu par le Seraskier & par
le
.leK-andciTartares, qui selon
les apparances
-
avoient été
trompez par quelque ordre
surprisousupposéduGrand
Seigneurauquelle Seraskier
avoïc envoyé un Courier,
pour lui rendre compte de ce
quis'étoitpassé. On assure
que le Roy de Suede avoit été
envoyé à Andrinople avec
une escorte, accompagné de
fcs deux Secreraires d'Etat,
-Ll-c doux Generaux &
de quarante autres de ses
gens, que l'on rassembloit
- tous les Suedois & Polonois
faits prisonniers, qui étoient
bien traitez: que cet évenement
n'avoir rien changé
aux dispositions des Turcs
pour faire la guerre aux
Moscovites: que le Hospodar
de Valaquie avoit ordre
de fournir mille chariots, &
celui de Moldavie deux mille;
& que le Sultandevoit partir
d'Andrinople à la fin de Mars
ou au commencement d'Avril
pour se rendre à Buba
& à Ifacki vers l'embouchure
du Danube.
On mande de Berlin que
l'Electeur de Brandebourg
fait de grands changemens
dans sa Cour, & parmi Tes
Officiers, qu'il a fait Maréchaux
de Camp Généraux le
Comte de Lothum & un
Prince de Holstein, outre
les deux faits par le feu Electeur
; que de douze Chambellans
qu'ilyavoit, il n'en retient
que quatre; qu'il a diminué
les appointemens de
ses Ministres dans les Cours
Etrangeres; & on dit qu'au
lieu d'Envoyez il ne veut plus
y avoir que des Residents.
On assuremême qu'il veut
faire donner à loü ge ou à
ferme toutes ses maisons de
plaisance excepté Oranjenbourg,
Potzdam, Coponik,
Wilsterhausen & celle de
Charlottenbourg qui estdestinéepourl'Electrice;
qtill
a écrit de sa main au President
Dankelman qui avoit
été disgracié par le feu Electeur,&
l'a déclaréson premier
Ministre; qu'il luy a
fait rendre tous ses biens
confisquez durant sa disgrace,
& qu'il a voulu le
charger de la Direction de
toutes ses principales JffJlres.
mais qu'il s'cft excusé de l'accepter,
promettant neannloins
de lefervir de tout [on
pouvoir de ses Conseils dans
tout ce qu'il lui ordonneroit.
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Résumé : Nouvelles de Hambourg.
Les troupes danoises, de retour des Pays-Bas, se sont installées dans le Duché de Bremen avant de traverser l'Elbe pour camper près de Lübeck. Cette manœuvre vise à prévenir une éventuelle diversion suédoise, renforcée par des troupes attendues de Suède et de Poméranie. Le général Steinbek a renforcé les retranchements à Gardingas avec des palissades et des canons. Les Moscovites ont tenté de couper les communications entre la cavalerie et l'infanterie suédoises, mais ont été repoussés. Les Suédois ont pris des mesures pour éviter un bombardement. Le roi de Danemark a imposé des contributions aux duchés de Holstein et de Schleswig. La ville de Hufum a payé huit mille écus, tandis que les habitants de Gottorp refusent de payer la somme demandée, craignant une exécution militaire. Le comte de Steinbock a proposé une suspension d'armes au roi de Danemark. Le colonel Meyer danois a débarqué à Heilighlandt pour chasser les Suédois retranchés. À Copenhague, l'amiral Thomsen a pris la mer avec une escadre pour empêcher le transport des troupes suédoises à Gortenbourg. La flotte danoise est en cours d'équipement. À Wismar, un parti de la garnison a défait un détachement moscovite. Des frégates danoises, dont une arborant le pavillon moscovite, croisent devant Stralzund pour bloquer les mouvements ennemis. À Varsovie, le roi de Suède, menacé par des officiers turcs et tartares, s'est retiré à Warnitza et a refusé de retourner à Bender. Après un combat, il a été capturé et conduit à Bender. Les Turcs continuent leurs préparatifs contre les Moscovites, rassemblant des chariots et des troupes. L'Électeur de Brandebourg a effectué des changements à sa cour, nommant de nouveaux maréchaux et réduisant les appointements des ministres. Il a rétabli le président Dankelman comme premier ministre, qui a refusé la direction des principales affaires mais a promis son soutien.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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410
p. 189-192
Copie de la Lettre de Monsieur le Lieutenant General de Spaar, à Monsieur le Comte de Veling, dattée de Bender le 16e Mars 1713.
Début :
J'ay rendu compte à Votre Excellence dans ma derniere, dattée [...]
Mots clefs :
Lettre, Guerre, Moscovites
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Copie de la Lettre de Monsieur le Lieutenant General de Spaar, à Monsieur le Comte de Veling, dattée de Bender le 16e Mars 1713.
Copie de la Lettre de Monficur
le Lieutenant General de
Spaar à MonjieurleComte
de Velingt dattée de Bender le Marsi7i3.
J'ay rendu compte a
VostreExcellence dans ma
derniere, dattée du 2. 5. Février,
de la situation broüillée
de nos affaires en ce païscy
; je m'y raporte, &
supplie VostreExcellence,
de vouloir bien avoir foin
que nos Lettres de Change
soient honorées en attendant
le secours que nous attendons
incessamment dAndrinople
dont nous avons reçu aujourd'huy
un Exprés de nostre
Roy, qui est Dieu mercy en
bonne santé, & qui nous
fait mander que le Grand
Seigneur ayant ordonné au
General Poniatofski d'aller
au devant de Sa Majesté, avec
une nombreusesuite d'Officiers
Turcs, luy avoit fait
donner des assurances de son
amitié & de sa ferme resolution
de faire la guerre aux
Moscovites;qu'on avoit fait
meubler magnifiquement un
Serrail prés d'Andrinople
poury logerSaMajesté,& où
le Grand Seigneur veut conferer
avec Elle incessamment;
aprés quoy nous esperons
de revoir bien-tost nostre
cher Roy & le suivre avec
une nombreusearmée pour
allerjoindre nos gens J'ose
me flater & fuis leur que nos
affaires prendront incessamment
un bon train; sur tout
s'il estoit vray comme on
nous le dit que Monsieur de
Stecmbok a batu les ennemis
en Holstein.Je suplie Vostre
Excellence de vouloir bien
me donner avis de ce qui
se passe chez elle sur ce qui
nous regarde; j'auray foin
de l'informer exactement de
ce que nous aurons de nouveau
icy. Je suis, &.
le Lieutenant General de
Spaar à MonjieurleComte
de Velingt dattée de Bender le Marsi7i3.
J'ay rendu compte a
VostreExcellence dans ma
derniere, dattée du 2. 5. Février,
de la situation broüillée
de nos affaires en ce païscy
; je m'y raporte, &
supplie VostreExcellence,
de vouloir bien avoir foin
que nos Lettres de Change
soient honorées en attendant
le secours que nous attendons
incessamment dAndrinople
dont nous avons reçu aujourd'huy
un Exprés de nostre
Roy, qui est Dieu mercy en
bonne santé, & qui nous
fait mander que le Grand
Seigneur ayant ordonné au
General Poniatofski d'aller
au devant de Sa Majesté, avec
une nombreusesuite d'Officiers
Turcs, luy avoit fait
donner des assurances de son
amitié & de sa ferme resolution
de faire la guerre aux
Moscovites;qu'on avoit fait
meubler magnifiquement un
Serrail prés d'Andrinople
poury logerSaMajesté,& où
le Grand Seigneur veut conferer
avec Elle incessamment;
aprés quoy nous esperons
de revoir bien-tost nostre
cher Roy & le suivre avec
une nombreusearmée pour
allerjoindre nos gens J'ose
me flater & fuis leur que nos
affaires prendront incessamment
un bon train; sur tout
s'il estoit vray comme on
nous le dit que Monsieur de
Stecmbok a batu les ennemis
en Holstein.Je suplie Vostre
Excellence de vouloir bien
me donner avis de ce qui
se passe chez elle sur ce qui
nous regarde; j'auray foin
de l'informer exactement de
ce que nous aurons de nouveau
icy. Je suis, &.
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Résumé : Copie de la Lettre de Monsieur le Lieutenant General de Spaar, à Monsieur le Comte de Veling, dattée de Bender le 16e Mars 1713.
Dans une lettre datée du 13 mars, le Lieutenant Général Spaar informe le Comte de Velingt de la situation en pays. Spaar rappelle sa lettre précédente du 25 février et demande que les lettres de change soient honorées en attendant des secours d'Andrinople. Un courrier du roi, en bonne santé, annonce que le Grand Seigneur a ordonné au Général Poniatofski de se rendre à sa rencontre avec une suite d'officiers turcs, confirmant ainsi son amitié et sa résolution de faire la guerre aux Moscovites. Un serrail près d'Andrinople a été préparé pour loger le roi, où une conférence doit avoir lieu. Spaar espère revoir bientôt le roi et le suivre avec une armée pour rejoindre leurs troupes. Il mentionne également une victoire potentielle de Monsieur de Stecmbok en Holstein. Spaar sollicite des nouvelles du Comte de Velingt et promet de l'informer des développements.
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411
p. 265-283
SUPPLEMENT aux Nouvelles.
Début :
Les Lettres de Hambourg du 9. Avril portent que les Confederez [...]
Mots clefs :
Supplément, Bender, Bacha, Suède, Turcs, Lettres, Andrinople, Plénipotentiaire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLEMENT aux Nouvelles.
SVPP LEME NT
aux NouvtUes.
LEs Lettres de Hambourg
du 9. Avril portent
que les Consederezavoient
resolu d'attaquer le porte
de Gardingen ; mais on y
trouve de grandes difficultez
,
à cause que les Suedois
s'y sont retranchez de
telle sorte qu'il paroist prêt
que impossible de les en
dessoger
, outre que les
pluyes qui font tombées
depuis peu ont rompu les
chemins; plusieurs Generaux
ont proposé de bombarder
le Camp des Suédois
au lieu de les attaquer
a - force ouverte. Que les
prisonniers Moscovites qui
estoient à Stetin ont esté échangez
contre les prisonniers
Suedois que le Prince
Menzikow a renvoyez
à"TSTifînar:que les troupes
Moscovites n'observoient
aucune discipline dans le
pays de Holstein
,
n'épargnant
pas- les Terres des
Ministres du Roy de Dannemark,
ils continuent defaire-
le dégasten Pomeranie
où ils ont pillé durant
trois jours la ville d'Anklan.
On mande de Seraizund
que quelques Vais-.
seaux de Guerre Danois,
chargez de Troupes avoient
paru devantRugen,
ce qui faisoit craindre aux
Suedois qu'ils n'eussent
quelque dessein sur cette
Isle, Un Bastiment arrivé
à Elseneur avoit rapporté
que vingt
-
six Vaisseaux
Suédois, la pluspart de
Guerre, avoient fait voile
vers la Pomeranie pour
donner la chasse aux Vaie:
seaux Danois qui croisoient
dece costé là.
Les Lettres de Suede portent
que les Troupes qui
estoient dans le pays voisin
de Stockolm se mettoienten
mouvement sans
qu'on sceust quelle route
e lles devoient prendre. Le
Comte deWellingareceu
des Lettres par deux courriers
partis de Bender le
18. Avril, qui portent que
ronoMant les presensconsiderables
que le Roy de
Suede avoit faits au Seras-
Xkr ou Bacha de Bender,
il avoit retenu plusieurs
sommes quele Grand Seigneur
envoyoit à Sa Majesté
; &mesme à diverses
fois quatre cens chevaux
qu'il avoit changez contre5
d'autres quine les valoient
pas, ce que le Roy de Suede
feignit d'igno.er. Quelques
honneurs que le Bacha
ait peu rendre à ce
Prince avant son départ
pourAndrinople,ill'a traité
tousjoursavecunsi grand
mespris, qu'un jour entre
autres le Bacha ayant voulu
s'asseoit sur un Sofa où
il estoit couché, il le repoussa
d'un coup de pied,
& le fie sortir de sa Chambre.
Aprèsson départ pour
Andrinople
,
le Roy Stanislas
ayant esté amené à
Bender, le Bacha le receut
au bruit du canon )
& luy
a rendu depuis tous les
honneurs possibles: il l'a
prié d'escrire en sa faveur
au Roy de Suede
J
ayant
appris qu'il avoit eU trés
bien receu ,
& craignant
deperdre la reste ; ce qui
n'est pas sans fondement,
puisqu'il a receu ordre de
se rendre à Andrinople
pour rendre compte de sa
conduite. Son Lieutenant
aen mesme temps receu
d'autres ordres de bien
traiter les Suedois & les
Polonois qui sont restez à
Bender entre lesquels sont
le Palatin de Kiowie ,
le
Prince Wiefnowieski
)
le
Comte Tarlo, les Generaux
Smiegielskit Grudzinski,
Urbanowitz &
plusieurs autres Officiers.
Le Staroste de Bobruïs de
la Maison Sapieha,qu'on
accuse d'estre l'auteur dç
l'entreprise formée contre
le Roy de Suéde
,
& qui
est beau- frere du General
Saxon Flemming
, ayant
appris que ses affaires reprenoient
une situation favorable
,
partit avec cinq
de ses domestiques pour se
retirer en Pologne: mais
un Colonel Suédois l'ayant
poursuivi avec quelques
Cavaliers, le joignit à une
demi-lieuëdela frontiere,
&le ramena par force à
Bender. Aprés qu'il y fut
arrivé, le Gentral Smiegielski
luy demanda qui
il reconnoissoit pour Roy
de Pologne: il respondit
que c'estoit le Roy
Auguste. Alors on le
foüilla, & on trouva dans
ses bottes des lettres par
lesquelles on prétend avoir
découvert le complot formé
entre le Roy Auguste,
le Czar, le Kan & le Bacha
de Bender, pour livrer
leRoy de Suede aux troupes
Saxones & Polonoifes.
Ce Staroste estoit gardé à
veuë;du consentement du
Lieutenant du Bacha ôc
des Officiers Turcs. Le 16.
un Courrier du Roy deSuedearriva
à Bender,& rapportaqu'il
estoit en parfaite
santé : que le Grand
Seigneur avoit envoyé au
devanr de luy jusqu'à deux
journées au deça d'Andrinople
, le General Poniatowski
& plusieursOfficiers
Turcs, pour l'allurer de
son amitié,& de sa resolution
de faire la guerre aux
Moscovices. Le Sultan a
fait meubler magnifiq uement
un Serrait près de la
ville, pour y conferer avec saMajeste,quidevoitdans
peu de jours retourner à
Benderavec une nombreuse
armée de Turcs qui doit
l'escorter vers ses Estats.
Le Sultan continuë de faire
faire des amas prodigieux
de vivres. Le grand
pont qu'il faisoit faire sur
le Danube est achevé
J
&
quarante mille Turcs estoient
en marche pour le
passer, & pour s'avancer
par la Moldavie vers le
Niester
,
où l'on dit qu'ils
feront suivis par cent mille
autres, avec le Grand Seigneur
en personne.
On mande de Madrid
du 3. Avril que le 17. Mars
le Marquis de Bedmar en
vertu des Pouvoirs du Roy,
signaavecMylord Lexington
le Traité de Paixavec
l'Anglererre , lequel y fut
aussitost envoyé par un
Courrier exprès; que les
Troupes qui doivent entrer
en Catalogne pour
prendre possession decette
Principauté, ont ordre de
sortir de leur quartiers le
dix de ce mois, & le Duc de
Popoli qui doit les commander,
se prépare à partir
incessamment. Toutes
lesLettres de Catalogne
confirment,que l'Archiduchesse
sestoit embarquée
le18 Mars, laissant lecommandement
des Troupes
qui n'ont pû estre embarquéesauComte
deStaremberg
; qu'il avoir assemblé
les Miquelets&les
Volontaires, pour leur declarer
qu'ils devoient bientosts'embarquer
avec le
reste des Troupes; que
ceux qui voudroient y
prendre parti seroient bien
venus; & que ceux qui ne
levoudraient paseussentà
se retirer dans leurs maisons
à peine de la vie. On
écrit de Tortose que le
Comte de Glimesenestoit
sorri avec des Troupes, &;
qu'il s'estoit avancé jusqu'-
au col ou passage de Balaguer
, que les Ennemis
avoient fortifiépar des retranchements,
& qu'il les
avoit détruits & bruslez
sans aucune opposition. On
écrit de Sarragosse qu'un
détachement des Troupes
du Roy avoit battu & mis
en fuite des partis de Volontaires
&de Miquelets
qui inquietoient la ville de
Venafque.
On mande de Vienne
que l'Archiduchesse estoit
arrivée à Vado sur lacoste
de Genes, on elle estoit débarquée
pour se rafraischir,
que le PrinceAntoine
de Liechsteinstein
Grand Ministre de la Mai-,
son de l'Archiduc & le
Comte Charles Joseph de
Paar, General des Portes
estoient partis pour allerà
sa rencontre jusquà Roveredo
dans le Trentin. Le
Comte de Thaun est parti
pour aller prendre possession
de la Viceroyauté de
Naples, à laquelle il a esté
nommé à la place du Comte
Borromée.
On mande de Londres
que le 9. Avril le Docteur
Sachewerel fitson premier
Sermon depuis son interdiction
dans l'Eglise de
saint Sauveur au Fauxbourg
de Southwart; que le sieur
de S. Jean estoit arrivé d'Utrecht
avec la Nouvelle
que l'onze la Paix avoit
esté avec tous les Plenipotentiaires
tentiaires des Estats qui
sontenguerre 1, la referve
de ceux de l'Archiduc
& des Princes de l'Empire,
ce qui a causé une grande
joye parmy le peuple. Qu'-
on travailloit à l'armement
d'une Escadre de dix- huit
Vaisseaux de Guerre qui
doivent efire joints par dix
Vaisseaux de Guerre Hollandois,
qu'on asseure estre
destinée pour aller vers la
- Mer Baltiqueafin de tafcher
de restablir la Paix
dans le Nord.
On écrit d'Utrecht que
l'onze, à trois heures apre's
midy, les Traitez ont esté
signez dans la Maison de
l'Ëvesque de Bristol, par les
Plenipotentiaires de France
&ceux de la Grande
Bretagne, à quatre heures
avec ceux du Duc deSavoye,
à huit avec ceux du
Roy de Portugal, à minuit
avec ceux du Roy dePrusse,
àune heure avec les Plenipotentiaires
des Estats Generaux.
Ces Traitez ne seront
rendus publics qu'après
l'échange des ratifications
qui doit estre faite
dans trois semaines
, &
que quinze joursaprèson
évacuera les Places qui doivent
estre cédées de part
& d'autre. Les Estats Géneraux
ont fait publier
dans l'armée qui est cantonnée
près de Bruxelles,
& dans les Places des l'avs-
Bas Catholiques, une ceé s
aux NouvtUes.
LEs Lettres de Hambourg
du 9. Avril portent
que les Consederezavoient
resolu d'attaquer le porte
de Gardingen ; mais on y
trouve de grandes difficultez
,
à cause que les Suedois
s'y sont retranchez de
telle sorte qu'il paroist prêt
que impossible de les en
dessoger
, outre que les
pluyes qui font tombées
depuis peu ont rompu les
chemins; plusieurs Generaux
ont proposé de bombarder
le Camp des Suédois
au lieu de les attaquer
a - force ouverte. Que les
prisonniers Moscovites qui
estoient à Stetin ont esté échangez
contre les prisonniers
Suedois que le Prince
Menzikow a renvoyez
à"TSTifînar:que les troupes
Moscovites n'observoient
aucune discipline dans le
pays de Holstein
,
n'épargnant
pas- les Terres des
Ministres du Roy de Dannemark,
ils continuent defaire-
le dégasten Pomeranie
où ils ont pillé durant
trois jours la ville d'Anklan.
On mande de Seraizund
que quelques Vais-.
seaux de Guerre Danois,
chargez de Troupes avoient
paru devantRugen,
ce qui faisoit craindre aux
Suedois qu'ils n'eussent
quelque dessein sur cette
Isle, Un Bastiment arrivé
à Elseneur avoit rapporté
que vingt
-
six Vaisseaux
Suédois, la pluspart de
Guerre, avoient fait voile
vers la Pomeranie pour
donner la chasse aux Vaie:
seaux Danois qui croisoient
dece costé là.
Les Lettres de Suede portent
que les Troupes qui
estoient dans le pays voisin
de Stockolm se mettoienten
mouvement sans
qu'on sceust quelle route
e lles devoient prendre. Le
Comte deWellingareceu
des Lettres par deux courriers
partis de Bender le
18. Avril, qui portent que
ronoMant les presensconsiderables
que le Roy de
Suede avoit faits au Seras-
Xkr ou Bacha de Bender,
il avoit retenu plusieurs
sommes quele Grand Seigneur
envoyoit à Sa Majesté
; &mesme à diverses
fois quatre cens chevaux
qu'il avoit changez contre5
d'autres quine les valoient
pas, ce que le Roy de Suede
feignit d'igno.er. Quelques
honneurs que le Bacha
ait peu rendre à ce
Prince avant son départ
pourAndrinople,ill'a traité
tousjoursavecunsi grand
mespris, qu'un jour entre
autres le Bacha ayant voulu
s'asseoit sur un Sofa où
il estoit couché, il le repoussa
d'un coup de pied,
& le fie sortir de sa Chambre.
Aprèsson départ pour
Andrinople
,
le Roy Stanislas
ayant esté amené à
Bender, le Bacha le receut
au bruit du canon )
& luy
a rendu depuis tous les
honneurs possibles: il l'a
prié d'escrire en sa faveur
au Roy de Suede
J
ayant
appris qu'il avoit eU trés
bien receu ,
& craignant
deperdre la reste ; ce qui
n'est pas sans fondement,
puisqu'il a receu ordre de
se rendre à Andrinople
pour rendre compte de sa
conduite. Son Lieutenant
aen mesme temps receu
d'autres ordres de bien
traiter les Suedois & les
Polonois qui sont restez à
Bender entre lesquels sont
le Palatin de Kiowie ,
le
Prince Wiefnowieski
)
le
Comte Tarlo, les Generaux
Smiegielskit Grudzinski,
Urbanowitz &
plusieurs autres Officiers.
Le Staroste de Bobruïs de
la Maison Sapieha,qu'on
accuse d'estre l'auteur dç
l'entreprise formée contre
le Roy de Suéde
,
& qui
est beau- frere du General
Saxon Flemming
, ayant
appris que ses affaires reprenoient
une situation favorable
,
partit avec cinq
de ses domestiques pour se
retirer en Pologne: mais
un Colonel Suédois l'ayant
poursuivi avec quelques
Cavaliers, le joignit à une
demi-lieuëdela frontiere,
&le ramena par force à
Bender. Aprés qu'il y fut
arrivé, le Gentral Smiegielski
luy demanda qui
il reconnoissoit pour Roy
de Pologne: il respondit
que c'estoit le Roy
Auguste. Alors on le
foüilla, & on trouva dans
ses bottes des lettres par
lesquelles on prétend avoir
découvert le complot formé
entre le Roy Auguste,
le Czar, le Kan & le Bacha
de Bender, pour livrer
leRoy de Suede aux troupes
Saxones & Polonoifes.
Ce Staroste estoit gardé à
veuë;du consentement du
Lieutenant du Bacha ôc
des Officiers Turcs. Le 16.
un Courrier du Roy deSuedearriva
à Bender,& rapportaqu'il
estoit en parfaite
santé : que le Grand
Seigneur avoit envoyé au
devanr de luy jusqu'à deux
journées au deça d'Andrinople
, le General Poniatowski
& plusieursOfficiers
Turcs, pour l'allurer de
son amitié,& de sa resolution
de faire la guerre aux
Moscovices. Le Sultan a
fait meubler magnifiq uement
un Serrait près de la
ville, pour y conferer avec saMajeste,quidevoitdans
peu de jours retourner à
Benderavec une nombreuse
armée de Turcs qui doit
l'escorter vers ses Estats.
Le Sultan continuë de faire
faire des amas prodigieux
de vivres. Le grand
pont qu'il faisoit faire sur
le Danube est achevé
J
&
quarante mille Turcs estoient
en marche pour le
passer, & pour s'avancer
par la Moldavie vers le
Niester
,
où l'on dit qu'ils
feront suivis par cent mille
autres, avec le Grand Seigneur
en personne.
On mande de Madrid
du 3. Avril que le 17. Mars
le Marquis de Bedmar en
vertu des Pouvoirs du Roy,
signaavecMylord Lexington
le Traité de Paixavec
l'Anglererre , lequel y fut
aussitost envoyé par un
Courrier exprès; que les
Troupes qui doivent entrer
en Catalogne pour
prendre possession decette
Principauté, ont ordre de
sortir de leur quartiers le
dix de ce mois, & le Duc de
Popoli qui doit les commander,
se prépare à partir
incessamment. Toutes
lesLettres de Catalogne
confirment,que l'Archiduchesse
sestoit embarquée
le18 Mars, laissant lecommandement
des Troupes
qui n'ont pû estre embarquéesauComte
deStaremberg
; qu'il avoir assemblé
les Miquelets&les
Volontaires, pour leur declarer
qu'ils devoient bientosts'embarquer
avec le
reste des Troupes; que
ceux qui voudroient y
prendre parti seroient bien
venus; & que ceux qui ne
levoudraient paseussentà
se retirer dans leurs maisons
à peine de la vie. On
écrit de Tortose que le
Comte de Glimesenestoit
sorri avec des Troupes, &;
qu'il s'estoit avancé jusqu'-
au col ou passage de Balaguer
, que les Ennemis
avoient fortifiépar des retranchements,
& qu'il les
avoit détruits & bruslez
sans aucune opposition. On
écrit de Sarragosse qu'un
détachement des Troupes
du Roy avoit battu & mis
en fuite des partis de Volontaires
&de Miquelets
qui inquietoient la ville de
Venafque.
On mande de Vienne
que l'Archiduchesse estoit
arrivée à Vado sur lacoste
de Genes, on elle estoit débarquée
pour se rafraischir,
que le PrinceAntoine
de Liechsteinstein
Grand Ministre de la Mai-,
son de l'Archiduc & le
Comte Charles Joseph de
Paar, General des Portes
estoient partis pour allerà
sa rencontre jusquà Roveredo
dans le Trentin. Le
Comte de Thaun est parti
pour aller prendre possession
de la Viceroyauté de
Naples, à laquelle il a esté
nommé à la place du Comte
Borromée.
On mande de Londres
que le 9. Avril le Docteur
Sachewerel fitson premier
Sermon depuis son interdiction
dans l'Eglise de
saint Sauveur au Fauxbourg
de Southwart; que le sieur
de S. Jean estoit arrivé d'Utrecht
avec la Nouvelle
que l'onze la Paix avoit
esté avec tous les Plenipotentiaires
tentiaires des Estats qui
sontenguerre 1, la referve
de ceux de l'Archiduc
& des Princes de l'Empire,
ce qui a causé une grande
joye parmy le peuple. Qu'-
on travailloit à l'armement
d'une Escadre de dix- huit
Vaisseaux de Guerre qui
doivent efire joints par dix
Vaisseaux de Guerre Hollandois,
qu'on asseure estre
destinée pour aller vers la
- Mer Baltiqueafin de tafcher
de restablir la Paix
dans le Nord.
On écrit d'Utrecht que
l'onze, à trois heures apre's
midy, les Traitez ont esté
signez dans la Maison de
l'Ëvesque de Bristol, par les
Plenipotentiaires de France
&ceux de la Grande
Bretagne, à quatre heures
avec ceux du Duc deSavoye,
à huit avec ceux du
Roy de Portugal, à minuit
avec ceux du Roy dePrusse,
àune heure avec les Plenipotentiaires
des Estats Generaux.
Ces Traitez ne seront
rendus publics qu'après
l'échange des ratifications
qui doit estre faite
dans trois semaines
, &
que quinze joursaprèson
évacuera les Places qui doivent
estre cédées de part
& d'autre. Les Estats Géneraux
ont fait publier
dans l'armée qui est cantonnée
près de Bruxelles,
& dans les Places des l'avs-
Bas Catholiques, une ceé s
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Résumé : SUPPLEMENT aux Nouvelles.
Les lettres de Hambourg du 9 avril rapportent des difficultés rencontrées par les forces coalisées lors de l'attaque du port de Gardingen, en raison des fortifications suédoises et des pluies ayant endommagé les chemins. Plusieurs généraux ont proposé de bombarder le camp suédois plutôt que de l'attaquer frontalement. Des échanges de prisonniers ont eu lieu entre les Moscovites de Stetin et les Suédois renvoyés par le Prince Menzikow à Stettin. Les troupes moscovites en Holstein pillent les terres des ministres du roi de Danemark et ravagent la Poméranie, ayant pillé la ville d'Anklam pendant trois jours. À Seraizund, des vaisseaux de guerre danois chargés de troupes ont été aperçus devant l'île de Rügen, suscitant des craintes chez les Suédois. Un bâtiment arrivé à Elseneur a rapporté que vingt-six vaisseaux suédois, principalement de guerre, se dirigeaient vers la Poméranie pour chasser les vaisseaux danois. En Suède, les troupes près de Stockholm se mettent en mouvement sans destination claire. Le Comte de Welling a reçu des lettres de Bender, datées du 18 avril, révélant que le roi de Suède a retenu des sommes et des chevaux envoyés par le Grand Seigneur, malgré les présents offerts. Le Bacha de Bender a traité le roi de Suède avec mépris, allant jusqu'à le repousser d'un coup de pied. Après le départ du Bacha pour Andrinople, le roi Stanislas a été bien reçu et honoré. Le Staroste de Bobruïsk, accusé de complot contre le roi de Suède, a été arrêté alors qu'il tentait de fuir en Pologne. Des lettres trouvées sur lui révèlent un complot impliquant le roi Auguste, le Czar, le Kan et le Bacha de Bender pour livrer le roi de Suède aux troupes saxonnes et polonaises. Le roi de Suède est en bonne santé et a été reçu par le Sultan, qui prépare une armée pour l'escorter vers ses États. Le Sultan accumule des vivres et a achevé un pont sur le Danube, permettant à des troupes turques de traverser vers la Moldavie. À Madrid, le Marquis de Bedmar a signé un traité de paix avec l'Angleterre, et les troupes doivent entrer en Catalogne. L'Archiduchesse a quitté la Catalogne, laissant le commandement au Comte de Starhemberg. Des troupes espagnoles ont battu des partisans à Venafque. À Vienne, l'Archiduchesse est arrivée à Vado, près de Gênes, et le Comte de Thaun part pour Naples. À Londres, le Docteur Sachewerel a repris ses sermons, et une escadre de vaisseaux de guerre se prépare à naviguer vers la mer Baltique pour rétablir la paix. À Utrecht, les traités de paix ont été signés entre plusieurs nations, et les ratifications doivent être échangées dans trois semaines, avec évacuation des places cédées quinze jours après.
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412
p. 41-48
Memoire touchant la maison de Polignac.
Début :
On l'a promis dans le dernier Mercure, n'en ayant mis [...]
Mots clefs :
Polignac, Vicomte, Mémoire, Auvergne, Nobiliaire de Picardie, Chalançon , Nôtre-Dame du Puy, Terre Sainte, Rome
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Memoire touchant la maison de Polignac.
Memoire touchant la Maison
de Polignac.
On l'a promis dans le
dernier Mercure, n'en
ayant mis que quatre
mots, & sur un mauvais
memoire; ce qui a donné
lieu de le reformer surcelui-
ci, qui est extrait sur
le Nobiliaire de Picardie
imprimé à Paris le
Gaspard Scipion-Armand
de Polignac, Marquis dudit
lieu & de Chalançon,
frere de S. E. M.le Cardinal
de Polignac, Colonel du
regiment d'Aunis,&à cause
de Marie de Rambures son
épouse, ci-devant Fille
d'honneur de feuë Madame
la Dauphine,&heritiereen
partie de cette ancienne &
illustre Maison, Seigneur
de plusieurs autres grandes
Terres en Picardie,qu'elle a
partageas avec Madame la
Duchesse de Caderousse sa
soeur aînée. Il est fils de
Louis- Armand II. Vicomte
de Polignac, Marquis de
Chalançon, Baron deChâteauneuf,&
c. Chevalier des
Ordres du Roy, Gouverneur
de laville du Puy en
Auvergne, & des pays de
Velay & de Vivarés, mort
auPuy le3.Septembre 1692..
âgé de 80. ans; & de Jacqueline
Grimoard de Beauvoir
sa croisiéme femme, fille de
Scipion, Comte du Roure,
Marquis de Grissac,Chevalier
des Ordres du Roy, &
de Jacqueline de Montlaur:
&petit-fils de Gaspard-Armand,
Vicomte de Polignac,
Marquis de Chalançon,
Baron de Bandon, aussi
Chevalier des Ordres du
Roy,& Gouverneur desmêmes
lieux; iffii de Guillaume
Baron de Chalançon, son
sixiéme ayeul
,
qui épousa
Valburg/edePolignac sa
parente,loeur de Randon-
Armand II. Vicomte de Polignac.
Ponce IV. Vicomte de
Polignac, & qui s'érant allié
avec l'heririerc de Chalançon,
fut obligé d'en
rranfmettre le nom à la posterite.
Etienne de Polignac,
Seigneur de Rocheraine,
étoit fils puîné d'Heracle II.
Vicomte de Polignac,&de
Belifindefoeurdu Dauphin,
Comte de Clermont &
d'Auvergne, qu'il assista en
la guerre qu'il eut contre
l'Evêque de Clermont, soûtenu
par le Roy Loüis VII.
lequel ayant pris Clermont,
fit la paix entr'eux environ
l'an1180. Ponce III. Vicomtede
Polignac, pere d'Heracle,
eut pareillement de
grandes guerres contre
Pierre Evêque du Puy, qui
obligerent le même Roy de
s'acheminer en Auvergne,
qui sir leur paix l'an 1171.laquelle
fut confirmée par
Ponce EvêquedeClermont
& Robert Archevêque de
Vienne, l'an 1173. Ponce II.
Vicomte de Polignac,ayeul
de Ponce III. fit de grands
biens à diverses Eglises ôc
Abbayes; puis il se croisa
pour la Terre Sainte, & au
retour de son voïage il mourut
à Rome l'an IIIC. & fut
inhumé dans l'Eglise de Latran
par ordre du Pape PaschalII.
ainsiqu'ilest marqué
dans le Martyrologe de
l'Eglise dePolignac, quiraporte
sa mort au 9. des Cal.
de Novembre. Heracle premier,
Vicomte de Polignac,
son pere, n'eut pas moinsde
zele pour la foy. Il se croisa
au Concile de Clermont
l'an 1066. porta le grand
étendard de l'Eglise en la
Terre Sainte, & fut tué àla
bataille d'Antioche,aprés y
avoir donné des marques
d'un grand courage.LeCartulaire
de l'Eglise de Polignac
le nomme le Chevalier
Chrétien, & marque (a
mort au 7. des Ides de Juillet.
Il avoit pour ayeul Armand
premier, Vicomte de
Polignac, vers l'an 1010.qui
fit bâtir l'Eglise qui se voit
encore aujourd'hui dans le
château de Polignac;&qu'il
fonda l'an 1061. duconsentement
d'Adelaïs sa femme,
de Guillaume & d'Etienne
ses enfans; le dernier étant
lors Prévôt de Nôtre-Dame
du Puy, & qui depuis
fut Evêque de Clermont
l'an 1064.
de Polignac.
On l'a promis dans le
dernier Mercure, n'en
ayant mis que quatre
mots, & sur un mauvais
memoire; ce qui a donné
lieu de le reformer surcelui-
ci, qui est extrait sur
le Nobiliaire de Picardie
imprimé à Paris le
Gaspard Scipion-Armand
de Polignac, Marquis dudit
lieu & de Chalançon,
frere de S. E. M.le Cardinal
de Polignac, Colonel du
regiment d'Aunis,&à cause
de Marie de Rambures son
épouse, ci-devant Fille
d'honneur de feuë Madame
la Dauphine,&heritiereen
partie de cette ancienne &
illustre Maison, Seigneur
de plusieurs autres grandes
Terres en Picardie,qu'elle a
partageas avec Madame la
Duchesse de Caderousse sa
soeur aînée. Il est fils de
Louis- Armand II. Vicomte
de Polignac, Marquis de
Chalançon, Baron deChâteauneuf,&
c. Chevalier des
Ordres du Roy, Gouverneur
de laville du Puy en
Auvergne, & des pays de
Velay & de Vivarés, mort
auPuy le3.Septembre 1692..
âgé de 80. ans; & de Jacqueline
Grimoard de Beauvoir
sa croisiéme femme, fille de
Scipion, Comte du Roure,
Marquis de Grissac,Chevalier
des Ordres du Roy, &
de Jacqueline de Montlaur:
&petit-fils de Gaspard-Armand,
Vicomte de Polignac,
Marquis de Chalançon,
Baron de Bandon, aussi
Chevalier des Ordres du
Roy,& Gouverneur desmêmes
lieux; iffii de Guillaume
Baron de Chalançon, son
sixiéme ayeul
,
qui épousa
Valburg/edePolignac sa
parente,loeur de Randon-
Armand II. Vicomte de Polignac.
Ponce IV. Vicomte de
Polignac, & qui s'érant allié
avec l'heririerc de Chalançon,
fut obligé d'en
rranfmettre le nom à la posterite.
Etienne de Polignac,
Seigneur de Rocheraine,
étoit fils puîné d'Heracle II.
Vicomte de Polignac,&de
Belifindefoeurdu Dauphin,
Comte de Clermont &
d'Auvergne, qu'il assista en
la guerre qu'il eut contre
l'Evêque de Clermont, soûtenu
par le Roy Loüis VII.
lequel ayant pris Clermont,
fit la paix entr'eux environ
l'an1180. Ponce III. Vicomtede
Polignac, pere d'Heracle,
eut pareillement de
grandes guerres contre
Pierre Evêque du Puy, qui
obligerent le même Roy de
s'acheminer en Auvergne,
qui sir leur paix l'an 1171.laquelle
fut confirmée par
Ponce EvêquedeClermont
& Robert Archevêque de
Vienne, l'an 1173. Ponce II.
Vicomte de Polignac,ayeul
de Ponce III. fit de grands
biens à diverses Eglises ôc
Abbayes; puis il se croisa
pour la Terre Sainte, & au
retour de son voïage il mourut
à Rome l'an IIIC. & fut
inhumé dans l'Eglise de Latran
par ordre du Pape PaschalII.
ainsiqu'ilest marqué
dans le Martyrologe de
l'Eglise dePolignac, quiraporte
sa mort au 9. des Cal.
de Novembre. Heracle premier,
Vicomte de Polignac,
son pere, n'eut pas moinsde
zele pour la foy. Il se croisa
au Concile de Clermont
l'an 1066. porta le grand
étendard de l'Eglise en la
Terre Sainte, & fut tué àla
bataille d'Antioche,aprés y
avoir donné des marques
d'un grand courage.LeCartulaire
de l'Eglise de Polignac
le nomme le Chevalier
Chrétien, & marque (a
mort au 7. des Ides de Juillet.
Il avoit pour ayeul Armand
premier, Vicomte de
Polignac, vers l'an 1010.qui
fit bâtir l'Eglise qui se voit
encore aujourd'hui dans le
château de Polignac;&qu'il
fonda l'an 1061. duconsentement
d'Adelaïs sa femme,
de Guillaume & d'Etienne
ses enfans; le dernier étant
lors Prévôt de Nôtre-Dame
du Puy, & qui depuis
fut Evêque de Clermont
l'an 1064.
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Résumé : Memoire touchant la maison de Polignac.
La mémoire concernant la Maison de Polignac commence par une promesse publiée dans le dernier Mercure, reformée à partir du Nobiliaire de Picardie. Gaspard Scipion-Armand de Polignac, Marquis de Polignac et de Chalançon, est le frère du Cardinal de Polignac et Colonel du régiment d'Aunis. Il hérite en partie de la Maison de Polignac grâce à son épouse, Marie de Rambures, ancienne Fille d'honneur de la Dauphine et héritière de plusieurs grandes terres en Picardie, partagées avec sa sœur aînée, la Duchesse de Caderousse. Gaspard Scipion-Armand est le fils de Louis-Armand II, Vicomte de Polignac, Marquis de Chalançon, Baron de Châteauneuf, Chevalier des Ordres du Roy, Gouverneur de la ville du Puy en Auvergne, décédé en 1692. Sa mère est Jacqueline Grimoard de Beauvoir, fille de Scipion, Comte du Roure, Marquis de Grissac. Il est également petit-fils de Gaspard-Armand, Vicomte de Polignac, Marquis de Chalançon, Chevalier des Ordres du Roy. Le texte retrace l'histoire de la famille Polignac, mentionnant plusieurs générations et leurs exploits, tels que les participations aux guerres et aux croisades.
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413
p. 52-66
SOMMAIRE des Traitez de Paix & de Commerce entre la France, et les Estats Generaux des Provinces-Unies, conclus à Utrecht le 11. Avril 1713.
Début :
ARTICLE I. La Declaration de la Paix, & la cessation de tous actes d'hostilité, &c. [...]
Mots clefs :
Paix, Articles, Roi, Catholique, France, Espagne, Clauses, Namur, Guerre, Bavière
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texteReconnaissance textuelle : SOMMAIRE des Traitez de Paix & de Commerce entre la France, et les Estats Generaux des Provinces-Unies, conclus à Utrecht le 11. Avril 1713.
SOMMAIRE
des Traitez de Paix & de
Commerce entre la France,
0* les Estats Généraux des
Provinces - Unies> conclus
àVtrech le 11.Avril1713.
ARTICLE I. LADeclaration de la.<
, Paix, & la cessation de tous
actes d'hostilite, &c.
II.
L'oubli & l'amnistie ge;
nerale pour tous les Sujets
de part & d'autre, & le
restablissèment dans leurs
biens.
III.
é Restitution
,
des prises
dans la mer Baltique du
Nord
,
&c. dans quatre (emaines,
de la Manche jusqu'au
Cap saint Vincent;
dans six semaines, de la
Medirerranée jusques à la
Ligne dans dix semaines,
& dans huit mois par delà
la Ligne, &c.
I V. V. & V I.
Sincere
,
ferme & perpetuelle
amitié, & bonne
correspondance par mer
& par terre, & restitution
des biens aux premiers propriétaires,
&c. E iij
VII.
On remet aux Essars
Généraux en faveur de la
Maison d'autriche
, pour
barriere les Pay- Bas appessez
Espagnols
,
conformément
au Traité de Riswich,
fauf ce que possede
le Roy de Prusse
,
à qui il
fera remis de plus Lammanie
de KirKembech
avec,&c. Plus il fera reservé
dans le Duché de Luxembourg
ou de Limbourg
, une Terre de valeur
de trente.milleécus
de revenu, qui fera érigée.
en Principauté en faveur
de la Princesse des Ursins,
& héritiers, &c. VIII.
En consequence Sa Majessé
Tres-Chrestenne remet
aux Sieurs Estats Généraux,
Namur, Charleroy
,
Nieuport, &c.
IX.
Sa Maiesté Catholique
ayant cédé à Son Altesse
Eleaorale de Baviere let
dits Pays- Bas Espagnols,
Sa Màjesté Tres-Chrestienne
s'engage de faire
donner un acte de cession
de ses droits sur lesdits
Pays Bas&c. SOQAIreiTc
retenant la Souveraineté,
revenus, &c. du Duché &
Vilie de Luxembourg,la
Ville & Comté de Namur,
la ville de Charleroy, &c.
jusqu'à ce qu'elle ait esté
restablie, dans ses Etats ,
&c. à l'exception du haut
Palatinat, & remise dans
le rang de neuvième Electeur
&en possession du
Royaume de Sardaigne &
du titre de Roy &c.
L'article X. ne contient que
desfaits 0* conditions sur
l'Article précedent, qui font
trop écendus pour un Sommaire.
XI.
Le Roy de France cede
Menin, & la Ville & Citadelle
de Tournay, &c.
excepté Sr. Amand &.
Le Prince d'Epinoy rentre
dans la possession de la terre
dantoin, &c.
XII.
On cede à la MaiTon
d'Aufiriche Furnes- Ambagt,
le Fort de Knoque,
Loo,Dixmude,Yprcs,&c.
XIII.
La Navigation de la Lis
fera libre.
XIV.
Qu'aucune partie des
Pays-Bas Espagnols ne
pourra jamais erre transportée
à la Couronne
-
de
France,&c.
XV.
On rend à la France la
Ville & Citadelle de Lile
avec toute saChastelnie,
&c. Orchies, le Pays de
Lalo,la Gourgue, lesVilles
& Places d'Aire,Bctune,Sr.
Venant, le Fort François,
&c.
XVI.
Luxembourg, Namur, Charleroy
,
Nieuport &
toutes les Places, & Forts
possedez parle Roy de
France & lesEleéteurs de
Cologne & de Baviere feront
remis avec les Canons
Artilerie,&c. quiy étoient
au decés du feu Roy Catholique
Charle Il Lile
Aire, le Fort François, &c.
avecCanons,Artillerie,&c.
qui y étoienc au temps de la
prise. Ypres avec50. pieces
de Canon.
: XVII.
La retraite des troupes
dé part ôcd'autre.
XVIII.
Les droitsperçus de pa; t
& d'autre, continués seulement
jurqu'au jour de l'E.
change des ratifications.
XIX.
Détailde l'Amnistie de
parc & d'autre.
X X.
LibertédeDomiciles &
de Commerce réciproquement.
XXI.
Restablissement des dignirés,
honneurs, benesices,
&c.& tenue des Jugemens
rendus pendant la
guerre, &c.
XXI1.
Clause pour les Rentes
v afectées sur la Generalité
de quelques Provinces des
Païs Bas. XXIII.
Les benefïcesaccordez
& légitimement conferez
pendant la guerre,laissez à
ceux qui les possedent, &
tout ce qui concerne la Religion
Catholique Romaine
confervé dans son érar,
libertez, franchises.,droirs
honneurs,&c. ainsi que
devant.
- XXIV.
Pour l'exercice de la Re-
- ligion Protestante par les
troupes que les Estats
Généraux auront dans les
Places desditsPaysBas Espagnols,
&c. on se conforme
au Reglement fait
avec l'Electeur de Baviere
Gouvreneur des PaysBas.
Espagnols, fous le regne
de Charles II.
XXV.
1
Conservation des Privilèges,
Coutumes, Droits
&c. par les Communautés
, Habitans. &c.
XXVI.
Garnisons desEstatsCeneraux
qui se trouvent à
Huy &Citadelle de Liege
yresteront,auxdépens desdits
Sei gneurs, Estats; Fortifications
de Bonne rasez.
XXVII.
Tous Prisonniers de
guerre feront délivrez, &c.
XXVIII.
Levée de Contributions
de part &d'autre continuée
jusquau jour del'Eschacge
des Ratifications.
XXIX.
Renonciation réciproque
à routes anciennes pretentions,
au préjudice du
present Traité, &c.
XXX.
Les voyes de lajustice
ordinaire ouvertes; selon
les Loys de chaque Pays,
&c.
XXXI.
Précautions prises, &
confirmées pourempêcher
que les Couronnes deFrance
& d'Espagne ne puissent
amais estre unies sur la
ête d'un mesme Roy &c.
XXXII.
Commerce & Navigation
en Espagne, ou dans
les Indes Espagnoles,comme
e lles étoient fous Charles
IL
XXXIII.
Tout ce qui regardera
dans le Traité à faire avec
l'Empire,l'estat de Religion,
fera conforme à
la teneur des Traités de
Westphalie, & Rhinfels
,
&S. Goard, demeurant au
Landgrave deHesseCassel,
& moyennant un équivalent,
à payer au Prince de
Hesse Rheinfels
,
à condition
quelaReligion Catholique
Romaine y soit
exercée.
Les Articles suivans ne
contiennent que des formalités
,
publications &
actes, & quelquesclauses,
en cas de contravention,
qui n'auront pas lieu de nos
jours, puisque cette heureuse
paix fera durable.
des Traitez de Paix & de
Commerce entre la France,
0* les Estats Généraux des
Provinces - Unies> conclus
àVtrech le 11.Avril1713.
ARTICLE I. LADeclaration de la.<
, Paix, & la cessation de tous
actes d'hostilite, &c.
II.
L'oubli & l'amnistie ge;
nerale pour tous les Sujets
de part & d'autre, & le
restablissèment dans leurs
biens.
III.
é Restitution
,
des prises
dans la mer Baltique du
Nord
,
&c. dans quatre (emaines,
de la Manche jusqu'au
Cap saint Vincent;
dans six semaines, de la
Medirerranée jusques à la
Ligne dans dix semaines,
& dans huit mois par delà
la Ligne, &c.
I V. V. & V I.
Sincere
,
ferme & perpetuelle
amitié, & bonne
correspondance par mer
& par terre, & restitution
des biens aux premiers propriétaires,
&c. E iij
VII.
On remet aux Essars
Généraux en faveur de la
Maison d'autriche
, pour
barriere les Pay- Bas appessez
Espagnols
,
conformément
au Traité de Riswich,
fauf ce que possede
le Roy de Prusse
,
à qui il
fera remis de plus Lammanie
de KirKembech
avec,&c. Plus il fera reservé
dans le Duché de Luxembourg
ou de Limbourg
, une Terre de valeur
de trente.milleécus
de revenu, qui fera érigée.
en Principauté en faveur
de la Princesse des Ursins,
& héritiers, &c. VIII.
En consequence Sa Majessé
Tres-Chrestenne remet
aux Sieurs Estats Généraux,
Namur, Charleroy
,
Nieuport, &c.
IX.
Sa Maiesté Catholique
ayant cédé à Son Altesse
Eleaorale de Baviere let
dits Pays- Bas Espagnols,
Sa Màjesté Tres-Chrestienne
s'engage de faire
donner un acte de cession
de ses droits sur lesdits
Pays Bas&c. SOQAIreiTc
retenant la Souveraineté,
revenus, &c. du Duché &
Vilie de Luxembourg,la
Ville & Comté de Namur,
la ville de Charleroy, &c.
jusqu'à ce qu'elle ait esté
restablie, dans ses Etats ,
&c. à l'exception du haut
Palatinat, & remise dans
le rang de neuvième Electeur
&en possession du
Royaume de Sardaigne &
du titre de Roy &c.
L'article X. ne contient que
desfaits 0* conditions sur
l'Article précedent, qui font
trop écendus pour un Sommaire.
XI.
Le Roy de France cede
Menin, & la Ville & Citadelle
de Tournay, &c.
excepté Sr. Amand &.
Le Prince d'Epinoy rentre
dans la possession de la terre
dantoin, &c.
XII.
On cede à la MaiTon
d'Aufiriche Furnes- Ambagt,
le Fort de Knoque,
Loo,Dixmude,Yprcs,&c.
XIII.
La Navigation de la Lis
fera libre.
XIV.
Qu'aucune partie des
Pays-Bas Espagnols ne
pourra jamais erre transportée
à la Couronne
-
de
France,&c.
XV.
On rend à la France la
Ville & Citadelle de Lile
avec toute saChastelnie,
&c. Orchies, le Pays de
Lalo,la Gourgue, lesVilles
& Places d'Aire,Bctune,Sr.
Venant, le Fort François,
&c.
XVI.
Luxembourg, Namur, Charleroy
,
Nieuport &
toutes les Places, & Forts
possedez parle Roy de
France & lesEleéteurs de
Cologne & de Baviere feront
remis avec les Canons
Artilerie,&c. quiy étoient
au decés du feu Roy Catholique
Charle Il Lile
Aire, le Fort François, &c.
avecCanons,Artillerie,&c.
qui y étoienc au temps de la
prise. Ypres avec50. pieces
de Canon.
: XVII.
La retraite des troupes
dé part ôcd'autre.
XVIII.
Les droitsperçus de pa; t
& d'autre, continués seulement
jurqu'au jour de l'E.
change des ratifications.
XIX.
Détailde l'Amnistie de
parc & d'autre.
X X.
LibertédeDomiciles &
de Commerce réciproquement.
XXI.
Restablissement des dignirés,
honneurs, benesices,
&c.& tenue des Jugemens
rendus pendant la
guerre, &c.
XXI1.
Clause pour les Rentes
v afectées sur la Generalité
de quelques Provinces des
Païs Bas. XXIII.
Les benefïcesaccordez
& légitimement conferez
pendant la guerre,laissez à
ceux qui les possedent, &
tout ce qui concerne la Religion
Catholique Romaine
confervé dans son érar,
libertez, franchises.,droirs
honneurs,&c. ainsi que
devant.
- XXIV.
Pour l'exercice de la Re-
- ligion Protestante par les
troupes que les Estats
Généraux auront dans les
Places desditsPaysBas Espagnols,
&c. on se conforme
au Reglement fait
avec l'Electeur de Baviere
Gouvreneur des PaysBas.
Espagnols, fous le regne
de Charles II.
XXV.
1
Conservation des Privilèges,
Coutumes, Droits
&c. par les Communautés
, Habitans. &c.
XXVI.
Garnisons desEstatsCeneraux
qui se trouvent à
Huy &Citadelle de Liege
yresteront,auxdépens desdits
Sei gneurs, Estats; Fortifications
de Bonne rasez.
XXVII.
Tous Prisonniers de
guerre feront délivrez, &c.
XXVIII.
Levée de Contributions
de part &d'autre continuée
jusquau jour del'Eschacge
des Ratifications.
XXIX.
Renonciation réciproque
à routes anciennes pretentions,
au préjudice du
present Traité, &c.
XXX.
Les voyes de lajustice
ordinaire ouvertes; selon
les Loys de chaque Pays,
&c.
XXXI.
Précautions prises, &
confirmées pourempêcher
que les Couronnes deFrance
& d'Espagne ne puissent
amais estre unies sur la
ête d'un mesme Roy &c.
XXXII.
Commerce & Navigation
en Espagne, ou dans
les Indes Espagnoles,comme
e lles étoient fous Charles
IL
XXXIII.
Tout ce qui regardera
dans le Traité à faire avec
l'Empire,l'estat de Religion,
fera conforme à
la teneur des Traités de
Westphalie, & Rhinfels
,
&S. Goard, demeurant au
Landgrave deHesseCassel,
& moyennant un équivalent,
à payer au Prince de
Hesse Rheinfels
,
à condition
quelaReligion Catholique
Romaine y soit
exercée.
Les Articles suivans ne
contiennent que des formalités
,
publications &
actes, & quelquesclauses,
en cas de contravention,
qui n'auront pas lieu de nos
jours, puisque cette heureuse
paix fera durable.
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Résumé : SOMMAIRE des Traitez de Paix & de Commerce entre la France, et les Estats Generaux des Provinces-Unies, conclus à Utrecht le 11. Avril 1713.
Le texte présente un résumé des traités de paix et de commerce entre la France et les États Généraux des Provinces-Unies, signés à Utrecht le 11 avril 1713. Les points essentiels incluent la déclaration de paix et la cessation des hostilités, avec un engagement à mettre fin à tous les actes d'hostilité. Une amnistie générale est accordée, oubliant les actions passées et rétablissant les sujets dans leurs biens. La restitution des prises maritimes est prévue dans des délais spécifiques selon les zones géographiques. Les parties s'engagent à une amitié sincère et perpétuelle, avec restitution des biens aux premiers propriétaires. La France cède plusieurs villes et places fortes aux États Généraux et à la Maison d'Autriche, notamment Namur, Charleroi, Nieuport, Menin, et Tournay. La navigation sur la Lys est déclarée libre, et aucune partie des Pays-Bas espagnols ne peut être transférée à la Couronne de France. La France rend également des villes comme Lille, Aire, Béthune, et le Fort François. Les troupes des deux camps doivent se retirer, et les droits perçus de part et d'autre sont continués jusqu'à l'échange des ratifications. La liberté de domicile et de commerce est réciproquement garantie, et les privilèges, coutumes et droits des communautés et habitants sont conservés. Tous les prisonniers de guerre doivent être délivrés, et les parties renoncent réciproquement à toutes anciennes prétentions au préjudice du présent traité. Des mesures sont prises pour empêcher l'union des couronnes de France et d'Espagne sur une même tête. Le commerce et la navigation en Espagne et dans les Indes espagnoles sont maintenus comme sous Charles II. Enfin, les dispositions concernant la religion doivent être conformes aux traités de Westphalie, de Rijnfels et de Saint-Goar.
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414
p. 66-70
NOUVELLES de Hambourg.
Début :
Les Lettres du Holstein portent que l'armée des Princes Confederés [...]
Mots clefs :
Lettres, Holstein, Trace
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Hambourg.
NO UVEL LES
de Hambourg.
Les Lettres du Holstein
portent que l'armée des.
Princes Confederés avoic
ouvert latranchée la nuit
du 3. au 4. de ce mois devant
Tonningen &quele
6. ils avoient pouffé leurs
travaux à huit cens pas de
la Place &des retranchement
des Suedois. Que
leurs batteries de Canons
& de Mortiers devoient
estre prêtes le 9. pour bombarder
la Place. Le 7. le
General StinbocK envoya
le Colonel Stroomfeld Suedois,
demander une Conference
qui luifut accordée.
Elle se tint le 8. à
Osdensvvorth, entre le
Comte de Steinbock, & les
Generaux Confederés :
mais ils se separerent sans
rien conclure. Les Suedois
demandoient que Tonningen
demeurast en l'état où
il est, & qu'il fust rendu au
Duc de Holstein Gottorp.
Le Roy de Dannemarck
prétendoir qu'il luy fust rexnis,
ou que les Fortifications
fussentrasées,àquoy
le Comte de Steinbock ne
voulut pas consentir, ainsi
les hostilités devoient recommencer,
Les dernieres
lettres de Husum, marquent
que les Conferences
continuoient à Oldens-
worth avec aparence d'un
accommodement.
On mande de Berlin que
le départ du Roy pour la
Prusseetoit fixéau premier
de Juin, & que les troupes
destinées pour ce pays-là
étoient déjà en marche.
Elles sontcomposées de 7.
Bataillons & trois Regimens
de Cavalerie. Les
autres troupes de ce Prince
feront distribuées dans
ses Etats. Que la Reine de
Prusse étoit accouchée le
5. May à dix heures du foir
d'une fille qui fut baptissé
le huit.
de Hambourg.
Les Lettres du Holstein
portent que l'armée des.
Princes Confederés avoic
ouvert latranchée la nuit
du 3. au 4. de ce mois devant
Tonningen &quele
6. ils avoient pouffé leurs
travaux à huit cens pas de
la Place &des retranchement
des Suedois. Que
leurs batteries de Canons
& de Mortiers devoient
estre prêtes le 9. pour bombarder
la Place. Le 7. le
General StinbocK envoya
le Colonel Stroomfeld Suedois,
demander une Conference
qui luifut accordée.
Elle se tint le 8. à
Osdensvvorth, entre le
Comte de Steinbock, & les
Generaux Confederés :
mais ils se separerent sans
rien conclure. Les Suedois
demandoient que Tonningen
demeurast en l'état où
il est, & qu'il fust rendu au
Duc de Holstein Gottorp.
Le Roy de Dannemarck
prétendoir qu'il luy fust rexnis,
ou que les Fortifications
fussentrasées,àquoy
le Comte de Steinbock ne
voulut pas consentir, ainsi
les hostilités devoient recommencer,
Les dernieres
lettres de Husum, marquent
que les Conferences
continuoient à Oldens-
worth avec aparence d'un
accommodement.
On mande de Berlin que
le départ du Roy pour la
Prusseetoit fixéau premier
de Juin, & que les troupes
destinées pour ce pays-là
étoient déjà en marche.
Elles sontcomposées de 7.
Bataillons & trois Regimens
de Cavalerie. Les
autres troupes de ce Prince
feront distribuées dans
ses Etats. Que la Reine de
Prusse étoit accouchée le
5. May à dix heures du foir
d'une fille qui fut baptissé
le huit.
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Résumé : NOUVELLES de Hambourg.
Le texte décrit des événements militaires et diplomatiques en Holstein. L'armée des Princes Confédérés a creusé une tranchée devant Tonningen et prévu de bombarder la place forte suédoise à partir du 9. Le 8, une conférence a eu lieu à Oldensworth entre le comte de Steinbock et les généraux confédérés, mais sans accord. Les Suédois voulaient que Tonningen reste au duc de Holstein-Gottorp, tandis que le Danemark exigeait la reddition ou la démolition des fortifications, ce que Steinbock a refusé. Les hostilités devaient reprendre. Des négociations continuaient à Oldensworth avec des signes d'un possible accommodement. Par ailleurs, des nouvelles de Berlin annonçaient le départ du roi pour la Prusse le 1er juin avec sept bataillons et trois régiments de cavalerie. La reine de Prusse a accouché d'une fille le 5 mai, baptisée le 8.
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415
p. 131-134
Copie d'une lettre de Mr le Chevalier de Langon, à Monsieur le C. de ...
Début :
Nous amenasmes le 12. du mois d'Avril à Alicante un Vaisseau [...]
Mots clefs :
Alger, Alicante, Turc, Escadre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Copie d'une lettre de Mr le Chevalier de Langon, à Monsieur le C. de ...
Copie d'une Lettre de Mr le
Chevalier de Lançon
3
à
Monsieur leC. de
Nousamenafmes leIL.
du moisd'Avril à Alicante
- un Vaisseau d'Algerjnous
l'avions pris cette nuit- la
à quinze lieuës au Sudeft
.d'Alicante, la CaintcCathe.
-
rine en deux heures de
chasse futà bord; ilvoulut
nous faire croire qu'il eftoic
Anglois. Après bien de
mauvaisdifeours nous le
reconnufmes Turc a l'honneur
qu'il nous fit de nous
rendre vingt coups de canon
pour un que nous luy
avions tiré
>
& toute la
mousqueterie à la portée
du pirtoletjontirasur luy,
& en trois heures il fut rasé
de tous Tes masts. Ce suc
alors que nos deux Vaif-
[caux avancèrent à cinq
heures du matin, il leur tira
par honneur cinq à six
coups en amenanr pavillon.
Il couloit bas d'eau;
il y a eu cent quarre-vingc
dix hommes tuez, & cenc
foixanre trois pris ecflaves,
&vingt six bleaez, laplut.
part mortellement. Trente
six Chrestiens ont recouvré
leur liberté. Le
Rais, & son fils ont ellé
tuez;il estoithomme ri,
che & de consideration
parmi ceux. qui ont commandé
leurs escadres.
,
Le Vaisseau s'appelle Me-
.{àliina,percé pour quarante
six canons, nen ayant
que quarante montez; il
n'avoit pas son équipage
ordinaire, qui estoit de
quatre cens cinauante a
Anne
cinq cens hommes. Nous
n'y avons perdu que sepc
hommes,& vingt blessez,
dont sept le font morcellement.
On doit admirer la modeflie
de Mr le Chevalier
de Langon qui a fait l'action
,
& qui n'a pas dit un
mot de luy.
Chevalier de Lançon
3
à
Monsieur leC. de
Nousamenafmes leIL.
du moisd'Avril à Alicante
- un Vaisseau d'Algerjnous
l'avions pris cette nuit- la
à quinze lieuës au Sudeft
.d'Alicante, la CaintcCathe.
-
rine en deux heures de
chasse futà bord; ilvoulut
nous faire croire qu'il eftoic
Anglois. Après bien de
mauvaisdifeours nous le
reconnufmes Turc a l'honneur
qu'il nous fit de nous
rendre vingt coups de canon
pour un que nous luy
avions tiré
>
& toute la
mousqueterie à la portée
du pirtoletjontirasur luy,
& en trois heures il fut rasé
de tous Tes masts. Ce suc
alors que nos deux Vaif-
[caux avancèrent à cinq
heures du matin, il leur tira
par honneur cinq à six
coups en amenanr pavillon.
Il couloit bas d'eau;
il y a eu cent quarre-vingc
dix hommes tuez, & cenc
foixanre trois pris ecflaves,
&vingt six bleaez, laplut.
part mortellement. Trente
six Chrestiens ont recouvré
leur liberté. Le
Rais, & son fils ont ellé
tuez;il estoithomme ri,
che & de consideration
parmi ceux. qui ont commandé
leurs escadres.
,
Le Vaisseau s'appelle Me-
.{àliina,percé pour quarante
six canons, nen ayant
que quarante montez; il
n'avoit pas son équipage
ordinaire, qui estoit de
quatre cens cinauante a
Anne
cinq cens hommes. Nous
n'y avons perdu que sepc
hommes,& vingt blessez,
dont sept le font morcellement.
On doit admirer la modeflie
de Mr le Chevalier
de Langon qui a fait l'action
,
& qui n'a pas dit un
mot de luy.
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Résumé : Copie d'une lettre de Mr le Chevalier de Langon, à Monsieur le C. de ...
Le chevalier de Lançon rapporte une bataille navale près d'Alicante. La nuit du 11 avril, un vaisseau algérien a été capturé à quinze lieues au sud-est d'Alicante. Après une chasse de deux heures, le vaisseau, d'abord prétendu anglais, a été identifié comme turc après avoir riposté par vingt coups de canon. En trois heures, le vaisseau ennemi a été désarmé de tous ses mâts. À l'aube, il a tiré cinq à six coups de canon en signe d'honneur avant de se rendre. Le bilan humain est lourd : 190 hommes tués, 363 esclaves capturés, 26 blessés, dont la plupart sont morts. Trente-six chrétiens ont recouvré leur liberté. Le Rais et son fils, des figures respectées, ont été tués. Le vaisseau, nommé Mehaliina, était équipé pour quarante-six canons mais n'en avait que quarante montés. Son équipage comptait entre 450 et 500 hommes. Les pertes françaises se sont limitées à sept hommes tués et vingt blessés, dont sept grièvement. Le chevalier de Lançon est loué pour sa modestie, n'ayant pas mentionné son rôle dans l'action.
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416
p. 134-144
MARIAGE.
Début :
Emmanuel de Rousselet Comte de Chasteau - Renand, Lieutenant General des huit [...]
Mots clefs :
Bretagne, Chevalier, Capitaine, Versailles, Mexique
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texteReconnaissance textuelle : MARIAGE.
MARIAGE.
Emmanuel de Rousselet
Comte de Chasteaunand
,
Lieutenant General
des huit Evefchez de haute
& baffe Bretagne) Capr.
taine de Vaisseaux du Roy,
fils de François LoiïisRoufseles,
Chevalier seigneur,
Marquis de Chasteau-Renaud
,& Chevalier des Ordres
du Roy, Grand. Croix
de l'Ordre Militaire de
Saint Loiiis,Capitaine genéral
pour Sa Majesté Catholique
dans les Mers Occidentales
,
Commandant
pourSaMajeftéTresChré.
tienne toute la Province de
Bretagne,Vice-Amiral & Maréchal de France, &de
Marie- AnneRenée de la
Porte, fille & heritiere de
René de la Porte
,
Comte
d'Artois & de Crozon, &
paron de Beaumont en
Bretagne,d'Anne- Marie
du Han de Bertrie: elle est
morte au mois d'Oétobre
1696,Sea laisse de son mariage
FrançoisLoüis-Ignace
de Rousselet de Chasteau-
Renaud
,
Anne- Alberc,
Chevalier de Malte,
& Çmrnanuel deRouifeler,
qui épousa dans laChapelle
de Versailles la nuit du
-
14. au 15. Février, Mademoiselle
Marie -
Emilie de
Noailles fille de défunt
Anne Jule Duc de Noall-"
-
les, Pair & Mareflhal de
France, Chevalier des Oro
dres du Roy, Gouverneur
des Comcez de Vigueries,
de Roussillon, Conflansôc
Cerdaigne,& desVilles&
Citadelles de Perpignan,
cy-devant Premier Capitaine
des Gardes du Corps
de Sa Majesté
,
Vice -Roy
de Catalogne, & de Dame
Marie-FrançoisedeBournonville,
Veuve du Marefchal
de Noailles.
Le Mareschal deChafceau-
Renaud fie ses premieres
campagnes des l'an-
- née 1658. dans l'armée de
Flandres, commandée par
: Mr le Mareschal de Turenne,
où il s'cft distingue
en plusieurs sieges importants.
Il passa en 1661. dans
le Service de la Marine en
qualitéd'Enseigne de Vaifseau.
Les nouvelles preu»
ves de son courage, & les
bleflèures
considerables
qu'il receut à l'entreprise
de Gigery; engagerent le
Roy à le faire Capitaine de
Vaisséaux en 1664. Il se si.
gnaia depuis à la teste des
Eicadres dont on luy con- - fiia lecommandemcnr,particulierement
lorCqu'avec
un seul Vaisseau il combatit
cinq Corsaires ennemis,
& s'en rendit maifire. Il
fut fait Chef d'Escadre en
1673» Peu de temps a près,
n'ayant que deux Vaisseaux
il attaqua le jeune Ruyter
Contre-Amiral de Hollande,
qui conduisoit fous
lefcorte de huit VaiÍfeaux
de guerre, une lfotte Hollandoise
de cent trente navires,
dont huit furent coulez
à fond
x
& les obligeà
de rclafcher en Angleterre.
Le combat qu'il donna
en 1678. contre l'Amiral
Everfen*ne sur pas moins
glorieux, puirqu'avec six
de nos Vaiffcaux, il fouftinc
pendant tout un jour l'effort
de l'armée ennemie
composée de seize Vaiffeaux
de ligne & de neuf
bruflots, & contraignit leur
General de se retirer en
desordre dans le port de
Cadix, & de reprendre enfuite
la route de Hollande
,
sans avoir pû donner
à la Sicile les secours qu'il
avoit ordre d'y conduire.
En1678il fut gratifiédu
Grand
-
Prieuré de Bretagne
dans rOrdre de saint
Lazare. En1688.ilfutfait
LieutenantGeneral des Armées
Navalles. En 1689.
il remporta une Viâone
complette sur nos Ennemis
dans le combat de Baucry
, aprés avoir débarquéàleur
veueun secours d'hommes
& d'argent en Irlande
il prit mesme , en revenant
à Bress sept Vaisseaux richcment
chargez. Il passa en
1620. avec six Vaisseaux le
Détroit deGilbratarau milieu
de vingt- huitVaifleaux
Je guerre ennemjs-qui n'oferenc
l'attaquer, & ayant
joint à Brest l'Armée Na-'
vale,il eut le Commandement
de ravant- garde au
combat de Berezieres, où
il enveloppa les Hollandois
,
& fit perir dix sept
Vaissèaux de leur avançgarde,
ce quicaufàlegain
de la bataille., On le fit
Grand Croix de l'Ordre
Militaire de Saint Louis.
En 1696.onluy donna le
Commandement de rArmée
Navale composée de
cinquante Vaisseaux de ligne
qu'il conduisit de Toulon
à Brest, sans que les
Ennemis au nombre de
plus de quatre-vingtVais-.
qéaux pussent s'y opposer.
Il fut pourveu 1701. de la
-
Charge de Vice-Amiral de
France; & ayant esté honoré
en mesme temps du
titre de Capitaine General
de la Mer par le Roy d'Espagne,
il passa avec vingt
Vaisseaux dans les Indes
Occidentales pour s'opposer
aux irruptions dont elles
estoient menacées par
les Anglois & les Hollandois.
Il conduisit en Europe
la flotte du Mexique.,il
surmonta avec fermeté &
prudence les obstacles qui
paroissoient les plus invincibles,
& conduisitla flotte
dans le seul port d'Espagne,
oùil pouvoit aborder.
Sa Majesté pour reconnoître
tant de services
importants rendus sans interruption,
la honoré le 14.
Janvier 1703. du baston de
Mareschal de France.
Emmanuel de Rousselet
Comte de Chasteaunand
,
Lieutenant General
des huit Evefchez de haute
& baffe Bretagne) Capr.
taine de Vaisseaux du Roy,
fils de François LoiïisRoufseles,
Chevalier seigneur,
Marquis de Chasteau-Renaud
,& Chevalier des Ordres
du Roy, Grand. Croix
de l'Ordre Militaire de
Saint Loiiis,Capitaine genéral
pour Sa Majesté Catholique
dans les Mers Occidentales
,
Commandant
pourSaMajeftéTresChré.
tienne toute la Province de
Bretagne,Vice-Amiral & Maréchal de France, &de
Marie- AnneRenée de la
Porte, fille & heritiere de
René de la Porte
,
Comte
d'Artois & de Crozon, &
paron de Beaumont en
Bretagne,d'Anne- Marie
du Han de Bertrie: elle est
morte au mois d'Oétobre
1696,Sea laisse de son mariage
FrançoisLoüis-Ignace
de Rousselet de Chasteau-
Renaud
,
Anne- Alberc,
Chevalier de Malte,
& Çmrnanuel deRouifeler,
qui épousa dans laChapelle
de Versailles la nuit du
-
14. au 15. Février, Mademoiselle
Marie -
Emilie de
Noailles fille de défunt
Anne Jule Duc de Noall-"
-
les, Pair & Mareflhal de
France, Chevalier des Oro
dres du Roy, Gouverneur
des Comcez de Vigueries,
de Roussillon, Conflansôc
Cerdaigne,& desVilles&
Citadelles de Perpignan,
cy-devant Premier Capitaine
des Gardes du Corps
de Sa Majesté
,
Vice -Roy
de Catalogne, & de Dame
Marie-FrançoisedeBournonville,
Veuve du Marefchal
de Noailles.
Le Mareschal deChafceau-
Renaud fie ses premieres
campagnes des l'an-
- née 1658. dans l'armée de
Flandres, commandée par
: Mr le Mareschal de Turenne,
où il s'cft distingue
en plusieurs sieges importants.
Il passa en 1661. dans
le Service de la Marine en
qualitéd'Enseigne de Vaifseau.
Les nouvelles preu»
ves de son courage, & les
bleflèures
considerables
qu'il receut à l'entreprise
de Gigery; engagerent le
Roy à le faire Capitaine de
Vaisséaux en 1664. Il se si.
gnaia depuis à la teste des
Eicadres dont on luy con- - fiia lecommandemcnr,particulierement
lorCqu'avec
un seul Vaisseau il combatit
cinq Corsaires ennemis,
& s'en rendit maifire. Il
fut fait Chef d'Escadre en
1673» Peu de temps a près,
n'ayant que deux Vaisseaux
il attaqua le jeune Ruyter
Contre-Amiral de Hollande,
qui conduisoit fous
lefcorte de huit VaiÍfeaux
de guerre, une lfotte Hollandoise
de cent trente navires,
dont huit furent coulez
à fond
x
& les obligeà
de rclafcher en Angleterre.
Le combat qu'il donna
en 1678. contre l'Amiral
Everfen*ne sur pas moins
glorieux, puirqu'avec six
de nos Vaiffcaux, il fouftinc
pendant tout un jour l'effort
de l'armée ennemie
composée de seize Vaiffeaux
de ligne & de neuf
bruflots, & contraignit leur
General de se retirer en
desordre dans le port de
Cadix, & de reprendre enfuite
la route de Hollande
,
sans avoir pû donner
à la Sicile les secours qu'il
avoit ordre d'y conduire.
En1678il fut gratifiédu
Grand
-
Prieuré de Bretagne
dans rOrdre de saint
Lazare. En1688.ilfutfait
LieutenantGeneral des Armées
Navalles. En 1689.
il remporta une Viâone
complette sur nos Ennemis
dans le combat de Baucry
, aprés avoir débarquéàleur
veueun secours d'hommes
& d'argent en Irlande
il prit mesme , en revenant
à Bress sept Vaisseaux richcment
chargez. Il passa en
1620. avec six Vaisseaux le
Détroit deGilbratarau milieu
de vingt- huitVaifleaux
Je guerre ennemjs-qui n'oferenc
l'attaquer, & ayant
joint à Brest l'Armée Na-'
vale,il eut le Commandement
de ravant- garde au
combat de Berezieres, où
il enveloppa les Hollandois
,
& fit perir dix sept
Vaissèaux de leur avançgarde,
ce quicaufàlegain
de la bataille., On le fit
Grand Croix de l'Ordre
Militaire de Saint Louis.
En 1696.onluy donna le
Commandement de rArmée
Navale composée de
cinquante Vaisseaux de ligne
qu'il conduisit de Toulon
à Brest, sans que les
Ennemis au nombre de
plus de quatre-vingtVais-.
qéaux pussent s'y opposer.
Il fut pourveu 1701. de la
-
Charge de Vice-Amiral de
France; & ayant esté honoré
en mesme temps du
titre de Capitaine General
de la Mer par le Roy d'Espagne,
il passa avec vingt
Vaisseaux dans les Indes
Occidentales pour s'opposer
aux irruptions dont elles
estoient menacées par
les Anglois & les Hollandois.
Il conduisit en Europe
la flotte du Mexique.,il
surmonta avec fermeté &
prudence les obstacles qui
paroissoient les plus invincibles,
& conduisitla flotte
dans le seul port d'Espagne,
oùil pouvoit aborder.
Sa Majesté pour reconnoître
tant de services
importants rendus sans interruption,
la honoré le 14.
Janvier 1703. du baston de
Mareschal de France.
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Résumé : MARIAGE.
Le texte relate la vie et la carrière militaire d'Emmanuel de Rousselet, comte de Chasteaunand. Né de François Louis Rousselet, marquis de Chasteau-Renaud, et de Marie-Anne-Renée de la Porte, Emmanuel de Rousselet a perdu sa mère en octobre 1696. Il avait deux frères, François Louis Ignace et Anne-Albert, chevalier de Malte. Il a épousé Marie-Émilie de Noailles, fille du duc de Noailles et de Marie-Françoise de Bournonville, dans la chapelle de Versailles la nuit du 14 au 15 février. La carrière militaire d'Emmanuel de Rousselet commence en 1658 dans l'armée de Flandres sous le maréchal de Turenne. En 1661, il rejoint la marine en tant qu'enseigne de vaisseau. Promu capitaine de vaisseaux en 1664 après avoir démontré son courage lors de l'entreprise de Gigery, il devient chef d'escadre en 1673. Il se distingue en combattant cinq corsaires ennemis avec un seul vaisseau. En 1678, il affronte l'amiral Everfsen avec six vaisseaux contre une flotte ennemie de vingt-cinq vaisseaux, les forçant à se retirer. En 1678, il reçoit le Grand Prieuré de Bretagne dans l'Ordre de saint Lazare et est nommé lieutenant général des armées navales en 1688. En 1689, il remporte une victoire complète lors du combat de Baucry, capturant sept vaisseaux ennemis. En 1690, il passe le détroit de Gibraltar avec six vaisseaux et commande l'avant-garde au combat de Berezieres, où il détruit dix-sept vaisseaux ennemis. Il est fait Grand Croix de l'Ordre Militaire de Saint Louis. En 1696, il commande une armée navale de cinquante vaisseaux de ligne de Toulon à Brest sans opposition ennemie. En 1701, il est nommé vice-amiral de France et capitaine général de la mer par le roi d'Espagne. Il conduit une flotte des Indes Occidentales en Europe et surmonte divers obstacles pour la ramener en Espagne. Pour ses services, il est nommé maréchal de France le 14 janvier 1703.
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417
p. 180-191
EXTRAIT ou Sommaire du Traité de Commerce, Navigation & Marine, entre la France & les Estats Generaux, conclu à Utrech le 11. Avril 1713.
Début :
ARTICLE 1. La liberté reciproque de Commerce, comme de tout temps [...]
Mots clefs :
Traité de commerce, navigation et marine, Navires, Capitaines, Contrebande, Article, Représailles, Marchandises, Douanes, Alliés
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT ou Sommaire du Traité de Commerce, Navigation & Marine, entre la France & les Estats Generaux, conclu à Utrech le 11. Avril 1713.
EXTRAIT
ou Sommaire du Traité de
Commerce, Navigation (S*
Marine, entre la France
&les EstatsGeneraux, con
élu à Utrech le II.Avril
1713.
ARTICLE I.
LA liberté réciproque de
Commerce,comme de tout
temps avant cette guerre..
II.
1 Deffenses de prendre aucunes
Commissions pour
des armements particuliers
, ou lettres de répreGailles
des Princ es & Estats,
ennemis de la France ou
de laHollande. III.
Toutes prises de part &
d'autre après le temps des
délais marqué au Traité,
feront portées en compte
& rendues, avec compensation
des dommages, &,c.
I V..
Toutes lettres de marque
& de répresailles cydevant
accordées, déclarées
nulles,&c.
V.
Ne pourront les particuliers
Sujets des deux parties
estre misen action, &c.
pour les dettes publiques
des deux Estats.
VI.
Commerce de marchandises
& denrées restabli.
VII. VIII. & IX.
L'un ne pourra exiger des
Su jets de l'autre que les
mesmes droits qu'il exige
desfiens.
X.
Permis aux Hollandois
le debit du harenc-salé en
France, sans avoir égard
aux Déclarations & Arrestsau
contraire, &c.
Xl.&XII.
Mesmes faciliter aux
Doüannes pour les Sujets
de l'une & de l'autre part,
ports, rades,rivieres & havres
réciproquement libres
,
moyennant les Déclarations
des Capitaines
auxGouverneurs, &c.
XIII.
Asilelibre pour ceux des
deux parties qui auront
fait des prises sur les ennemis
,&au contraire refus
d'asile a ces mesmes ennemis.
XIV.
Exemption réciproque
de la Loy d'Aubeine pour
les uns dans le pays des autres,
n'y pouvant estre reputez
Aubains.
L'article XV. & les neuf
suivants contiennent en substance
que
Les Navires chargez, de
l'un des Alliez, passant devant
les collesdel'autre,
& relaschant dans leurs rades
ou ports, ne feront
point obligez d'y descharger
leurs marchandises, ni
d'y payer aucuns droits, ni
fains,
saisis
,
nyarrestez
,
sinon
pour loyales dettes & par
Justice reglées
,
& en sera
libre le transport, mesme
aux lieux ennemis desdits
Alliez, fauf aux Villes 6ç
Places assiegées, & cela à
l'exception des marchandises
de contrebande.
XXIV. & XXV.
Que lesdits Navires se
rencontranten pleine mer,
ne s'approcheront pas plus
près qu'à la portée du canon
, & secommuniqueront
par une petite Barque
, pour justifier. leurs
passeports & lettres de
mer ; & en cas qu'il y ait
des marchandises de contrebande
elles feront confïsque'es
, & les permises
quise trouveront parmy ne
le feront point.
Le XXVI. XXVII.
XXVIII.&XXIX.expliquent
les cas parties
liers & exemptions desdits
Articles,avec consignation
par les Capitaines & Armateurs
,
de quinze mille
livres tournois pour caution
solidairement des malversations
& contraventions,
&c.
XXX. XXX1. XXXII.
& XXXIII.
Si aucun desdits Capitaines
faisoit prise d'un Vaisseau
chargé desdites marchandises
de contrebande,
ils ne pourront faire ouvrir
les coffres,caisses ou tonneaux,
&c. qu'elles n'ayent
esté descenduës en terre en
presence des Juges, &c.
qui feront prompte & juste
expédition
,
& Sa Majesté
fera revoir lesdits jugements
en son Conseil en
cas que les Ambassadeurs
en portent leurs plaintes.
XXXIV.
Sa Majesté & les Estats
Generaux pourront en tout
temps faire construire ou
freter dans les pays l'un de
l'autre, tel nombre deNavires
ou de Guerre ou de
Commerce, que bon leur
semblera
,
& acheter telle
quantitéd'amunition de
guerre qu'ils auront
-
befoin
, & employeront leur
authorité pour faciliter lesdits
achats à prixraisonnable,
sansqu'ils puissent donner
les mesmes permissions
& facilitez aux ennemis
l'un del'autre
, en cas que
lesdits ennemis fussentaggresseurs.
-
XXXv.
Les Navires de Guerre
ou Marchands échoüant
par tem pestesouautre accident
aux costes de l'un
ou l'autre Allié, ce qui fera
sauvé desdits Navires estant
reclamé par les proprietaires,
&c. fera restitué
sans forme de procez,
&c. - XxxVI.
Les deux Alliez ne souffriront
que leurs Sujets reçoivent
dans leur pays aucuns
pirates & forbans qui
feront punis, & leurs prises
restituées aux proprietaires.
XXXVII.
Les Sujets de part & d'autre
pourront se faire servir
de tels Avocats, Procureurs,
Notaires, &c. qu'ils
voudront, & feront leur
Livre de trafic & correspondance
en telle langue
qu'illeur conviendra, &c.
XXXVIII.
A l'avenir aucuns Confuls
ne feront admis de part
& d'autre, & si l'on jugeoit
à propos d'envoyer
des Residents, Agents;
Commissaires ou autres, ils ne pourront establir
leurs demeures que dans
les lieux de laresidence ordinaire
de la Cour.
Les quatre Articles derniers
contiennent la confirmation
& formalitépour
l'execution & solidité des
conventionscontenus dans
les Articles cy-dessus.
ou Sommaire du Traité de
Commerce, Navigation (S*
Marine, entre la France
&les EstatsGeneraux, con
élu à Utrech le II.Avril
1713.
ARTICLE I.
LA liberté réciproque de
Commerce,comme de tout
temps avant cette guerre..
II.
1 Deffenses de prendre aucunes
Commissions pour
des armements particuliers
, ou lettres de répreGailles
des Princ es & Estats,
ennemis de la France ou
de laHollande. III.
Toutes prises de part &
d'autre après le temps des
délais marqué au Traité,
feront portées en compte
& rendues, avec compensation
des dommages, &,c.
I V..
Toutes lettres de marque
& de répresailles cydevant
accordées, déclarées
nulles,&c.
V.
Ne pourront les particuliers
Sujets des deux parties
estre misen action, &c.
pour les dettes publiques
des deux Estats.
VI.
Commerce de marchandises
& denrées restabli.
VII. VIII. & IX.
L'un ne pourra exiger des
Su jets de l'autre que les
mesmes droits qu'il exige
desfiens.
X.
Permis aux Hollandois
le debit du harenc-salé en
France, sans avoir égard
aux Déclarations & Arrestsau
contraire, &c.
Xl.&XII.
Mesmes faciliter aux
Doüannes pour les Sujets
de l'une & de l'autre part,
ports, rades,rivieres & havres
réciproquement libres
,
moyennant les Déclarations
des Capitaines
auxGouverneurs, &c.
XIII.
Asilelibre pour ceux des
deux parties qui auront
fait des prises sur les ennemis
,&au contraire refus
d'asile a ces mesmes ennemis.
XIV.
Exemption réciproque
de la Loy d'Aubeine pour
les uns dans le pays des autres,
n'y pouvant estre reputez
Aubains.
L'article XV. & les neuf
suivants contiennent en substance
que
Les Navires chargez, de
l'un des Alliez, passant devant
les collesdel'autre,
& relaschant dans leurs rades
ou ports, ne feront
point obligez d'y descharger
leurs marchandises, ni
d'y payer aucuns droits, ni
fains,
saisis
,
nyarrestez
,
sinon
pour loyales dettes & par
Justice reglées
,
& en sera
libre le transport, mesme
aux lieux ennemis desdits
Alliez, fauf aux Villes 6ç
Places assiegées, & cela à
l'exception des marchandises
de contrebande.
XXIV. & XXV.
Que lesdits Navires se
rencontranten pleine mer,
ne s'approcheront pas plus
près qu'à la portée du canon
, & secommuniqueront
par une petite Barque
, pour justifier. leurs
passeports & lettres de
mer ; & en cas qu'il y ait
des marchandises de contrebande
elles feront confïsque'es
, & les permises
quise trouveront parmy ne
le feront point.
Le XXVI. XXVII.
XXVIII.&XXIX.expliquent
les cas parties
liers & exemptions desdits
Articles,avec consignation
par les Capitaines & Armateurs
,
de quinze mille
livres tournois pour caution
solidairement des malversations
& contraventions,
&c.
XXX. XXX1. XXXII.
& XXXIII.
Si aucun desdits Capitaines
faisoit prise d'un Vaisseau
chargé desdites marchandises
de contrebande,
ils ne pourront faire ouvrir
les coffres,caisses ou tonneaux,
&c. qu'elles n'ayent
esté descenduës en terre en
presence des Juges, &c.
qui feront prompte & juste
expédition
,
& Sa Majesté
fera revoir lesdits jugements
en son Conseil en
cas que les Ambassadeurs
en portent leurs plaintes.
XXXIV.
Sa Majesté & les Estats
Generaux pourront en tout
temps faire construire ou
freter dans les pays l'un de
l'autre, tel nombre deNavires
ou de Guerre ou de
Commerce, que bon leur
semblera
,
& acheter telle
quantitéd'amunition de
guerre qu'ils auront
-
befoin
, & employeront leur
authorité pour faciliter lesdits
achats à prixraisonnable,
sansqu'ils puissent donner
les mesmes permissions
& facilitez aux ennemis
l'un del'autre
, en cas que
lesdits ennemis fussentaggresseurs.
-
XXXv.
Les Navires de Guerre
ou Marchands échoüant
par tem pestesouautre accident
aux costes de l'un
ou l'autre Allié, ce qui fera
sauvé desdits Navires estant
reclamé par les proprietaires,
&c. fera restitué
sans forme de procez,
&c. - XxxVI.
Les deux Alliez ne souffriront
que leurs Sujets reçoivent
dans leur pays aucuns
pirates & forbans qui
feront punis, & leurs prises
restituées aux proprietaires.
XXXVII.
Les Sujets de part & d'autre
pourront se faire servir
de tels Avocats, Procureurs,
Notaires, &c. qu'ils
voudront, & feront leur
Livre de trafic & correspondance
en telle langue
qu'illeur conviendra, &c.
XXXVIII.
A l'avenir aucuns Confuls
ne feront admis de part
& d'autre, & si l'on jugeoit
à propos d'envoyer
des Residents, Agents;
Commissaires ou autres, ils ne pourront establir
leurs demeures que dans
les lieux de laresidence ordinaire
de la Cour.
Les quatre Articles derniers
contiennent la confirmation
& formalitépour
l'execution & solidité des
conventionscontenus dans
les Articles cy-dessus.
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Résumé : EXTRAIT ou Sommaire du Traité de Commerce, Navigation & Marine, entre la France & les Estats Generaux, conclu à Utrech le 11. Avril 1713.
Le traité de commerce, navigation et marine entre la France et les États-Généraux, signé à Utrecht le 11 avril 1713, établit plusieurs dispositions clés. L'article I rétablit la liberté réciproque de commerce comme avant la guerre. L'article II interdit les commissions pour des armements particuliers ou les lettres de représailles contre les ennemis de la France ou de la Hollande. L'article III stipule que toutes les prises effectuées après les délais marqués doivent être rendues avec compensation des dommages. L'article IV annule toutes les lettres de marque et de représailles précédemment accordées. L'article V empêche les particuliers des deux parties d'être poursuivis pour les dettes publiques des deux États. L'article VI rétablit le commerce de marchandises et denrées. Les articles VII à IX précisent que chaque partie ne peut exiger des sujets de l'autre que les mêmes droits qu'elle exige des siens. L'article X permet aux Hollandais de vendre du hareng-salé en France malgré les déclarations contraires. Les articles XI et XII facilitent les douanes pour les sujets des deux parties, rendant les ports, rades, rivières et havres réciproquement libres. L'article XIII accorde un asile libre pour ceux ayant fait des prises sur les ennemis et refuse l'asile aux ennemis. L'article XIV exempte réciproquement de la loi d'aubaine. Les articles XV à XXIII régissent le transport des marchandises sans obligation de déchargement ou de paiement de droits, sauf pour contrebande. Les articles XXIV et XXV imposent des règles de communication entre navires en mer. Les articles XXVI à XXIX détaillent les cas particuliers et les exemptions, avec une consignation de 15 000 livres tournois pour caution. Les articles XXX à XXXIII régissent les prises de marchandises de contrebande. L'article XXXIV permet la construction ou l'affrètement de navires et l'achat d'armement. L'article XXXV traite des navires échoués et de la restitution des biens sauvés. L'article XXXVI interdit l'accueil des pirates et forbans. L'article XXXVII autorise l'usage de langues et de représentants choisis. L'article XXXVIII interdit l'admission de consuls et régule la résidence des agents. Les derniers articles confirment l'exécution et la solidité des conventions établies.
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418
p. 265-274
Extrait du Traité de Paix entre la France & l'Angleterre.
Début :
Les trois premiers articles contiennent les protestations reciproques & financiers [...]
Mots clefs :
Traité de paix, Duc, Renonciation, Roi très chrétien, Canadiens
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait du Traité de Paix entre la France & l'Angleterre.
Extrait du Traité de Paix
entre la France & L'.An..
gleterre.
Les trois premiers articles
contiennent les protestations
réciproques &
sinceres de paix & d'union
entre le Roy de France &
la Reine de la Grande Bretagne.
Articles 4 & 5.
On reconnoît le droit de
succession hereditaire établi
dans le Royaume de la
Grande Bretagne, de la
maniere qu'elle aéré limitée
par les loix de la Grande
Bretagne, tant sous le
regne de Guillaume III. que
fous celui de la Reine à present
regnante, en faveur de
ses descendans, & au défaut
d'iceux, en faveur de
la Princesse Sosie; &c. &
à ses heritiers dans la ligne
Protestante d'Hanover.
Article 6.
La renonciation du Roy
d'Espagne à la succession du
Royaume de France, & la
renonciation de Monfei-
-
gneur le Duc de Berry à la
Couronne d'Espagne, & la
renonciation de Monseigneur
le Duc d'Orleans a la
Couronne d'Espagne.
Art. 7.&8. : La liberté réciproque de
commerce & de navigation
, & les voyes de la justice
ouvertesréciproque- ment.
l Art. 9.
Le Roy TrésChrétien
fera raser les fortifications
de Dunquerque,aprésqu'il
aura été mis en possession
generalement de tout ce
qui doit lui être cedé en
équivalent de ladite démolition.
Art.10.11.12.13.&14.
Le Roy Très-Chrétien
cedera la baye & le détroit
d'Hudson,l'IsledeS.Christophe,
la nouvelle Ecosse
ou Acadie, la ville appellée
Anapolis Royale, ôc
l'isle de Terre neuve, à
l'exception des cabanes necessaires
pour secher le poie.
son: mais l'Isle de Cap breton,&
toutes celles de l'embouchure
ôc du golfe saint
Laurent demeureront à l'avenir
à la France, avec l'entiere
faculté au Roy Trés-
Chrétien d'yfortifier une
ou plusieurs places.
Art.15.
Les Canadiens, ou autres
sujets de la France ne
molefteront point les cinq
nations des Indiens amis de
la Grande Bretagne, &
ceux. ci se comporteront
pacifiquement avec les Ameriquains
sujets & amis
de la France.
: Art.16.
Lettres de represailles,
de marqne & de contremarque
annullées, & l'on
n'en expediera plus que pan
le canal des Ministres ou
Ambassadeurs du Prince
contre les sujets duquel on
poursuivra lesdites lettres.
Art. 17; 18. ôc 19. Concerne le reglement
pour les prisesfaites, soit
dans la mer Baltique ou
Septentrionale, ou par-tout
ailleurs.
:., Art. xo.' Il fera donné à tous Se
chacun des hauts alliez de
la Reine de la Grande Bretagne
une satisfaction juste
& équitable sur ce qu'ils
peuvent demander légitimement
à la France.
Art. 2.1. Qu'on aura égard dans
le Traité à faire avec l'Em^
pire, aux Traitez de Vest-L
phalie à l'égard de l'état de
la Religion.
,
Art. zi.
Le Roy Trés-Chrétien
fera droit à la famille d'Ha-:
milton sur le Duché de Châtellçrault
, au Duc de Ri-.
chemont sur les prétentions
qu'il a en France; & au
Sieur Charles de Douglas
sur quelques terres en
fondqu'il
repete; & à d'autres
particuliers.
Art. 13.
Prisonniers de guerre de
part & d'autre remis en liberté.
Arc. 14.
Le Traité de Paix entre
la France & le Portugal fera
partie du present Traité,
Sa Majesté de la Grande
Bretagne declarant qu'elle
a offert sa garantie, &c.
Art. 15.
Le Traité de paix entre
la France & la Savoye specialement
compris & confirmé
par le present, Sa Majesté
la Reine de la Grande
Bretagne s'engageant à la
meme garantie, &c.
Art. 16.
Le Serenissime Roy de
Suede, &c. le grand Duc
de Toscane, &c. la République
de Genes, &c. & le
Duc de Parme sont mêlez
dans ce Traité.
Art. 2.7.
Leurs Majestez ont aussi.
bien voulu comprendre.
dans ce Traité les villes
hanseatiques, nommément
Lubec, Breme,Hambourg,
la ville de Dantzic, &c.
Art. 28.
Seront en outre compris
dans le presentTraité de.
Paix ceux qui avant l'échange
des ratifications seront
nommezàcet effet de
part&d'autre.
Art. zg.
Enfin les ratifications
feront expediées & chan-,
gées à Utrecht dans quatre
semaines du jour de la signature,
&c.
Signé,
L S.Huxelles. L S.J.Bristol
LS.Menager. LS.Strafford.
entre la France & L'.An..
gleterre.
Les trois premiers articles
contiennent les protestations
réciproques &
sinceres de paix & d'union
entre le Roy de France &
la Reine de la Grande Bretagne.
Articles 4 & 5.
On reconnoît le droit de
succession hereditaire établi
dans le Royaume de la
Grande Bretagne, de la
maniere qu'elle aéré limitée
par les loix de la Grande
Bretagne, tant sous le
regne de Guillaume III. que
fous celui de la Reine à present
regnante, en faveur de
ses descendans, & au défaut
d'iceux, en faveur de
la Princesse Sosie; &c. &
à ses heritiers dans la ligne
Protestante d'Hanover.
Article 6.
La renonciation du Roy
d'Espagne à la succession du
Royaume de France, & la
renonciation de Monfei-
-
gneur le Duc de Berry à la
Couronne d'Espagne, & la
renonciation de Monseigneur
le Duc d'Orleans a la
Couronne d'Espagne.
Art. 7.&8. : La liberté réciproque de
commerce & de navigation
, & les voyes de la justice
ouvertesréciproque- ment.
l Art. 9.
Le Roy TrésChrétien
fera raser les fortifications
de Dunquerque,aprésqu'il
aura été mis en possession
generalement de tout ce
qui doit lui être cedé en
équivalent de ladite démolition.
Art.10.11.12.13.&14.
Le Roy Très-Chrétien
cedera la baye & le détroit
d'Hudson,l'IsledeS.Christophe,
la nouvelle Ecosse
ou Acadie, la ville appellée
Anapolis Royale, ôc
l'isle de Terre neuve, à
l'exception des cabanes necessaires
pour secher le poie.
son: mais l'Isle de Cap breton,&
toutes celles de l'embouchure
ôc du golfe saint
Laurent demeureront à l'avenir
à la France, avec l'entiere
faculté au Roy Trés-
Chrétien d'yfortifier une
ou plusieurs places.
Art.15.
Les Canadiens, ou autres
sujets de la France ne
molefteront point les cinq
nations des Indiens amis de
la Grande Bretagne, &
ceux. ci se comporteront
pacifiquement avec les Ameriquains
sujets & amis
de la France.
: Art.16.
Lettres de represailles,
de marqne & de contremarque
annullées, & l'on
n'en expediera plus que pan
le canal des Ministres ou
Ambassadeurs du Prince
contre les sujets duquel on
poursuivra lesdites lettres.
Art. 17; 18. ôc 19. Concerne le reglement
pour les prisesfaites, soit
dans la mer Baltique ou
Septentrionale, ou par-tout
ailleurs.
:., Art. xo.' Il fera donné à tous Se
chacun des hauts alliez de
la Reine de la Grande Bretagne
une satisfaction juste
& équitable sur ce qu'ils
peuvent demander légitimement
à la France.
Art. 2.1. Qu'on aura égard dans
le Traité à faire avec l'Em^
pire, aux Traitez de Vest-L
phalie à l'égard de l'état de
la Religion.
,
Art. zi.
Le Roy Trés-Chrétien
fera droit à la famille d'Ha-:
milton sur le Duché de Châtellçrault
, au Duc de Ri-.
chemont sur les prétentions
qu'il a en France; & au
Sieur Charles de Douglas
sur quelques terres en
fondqu'il
repete; & à d'autres
particuliers.
Art. 13.
Prisonniers de guerre de
part & d'autre remis en liberté.
Arc. 14.
Le Traité de Paix entre
la France & le Portugal fera
partie du present Traité,
Sa Majesté de la Grande
Bretagne declarant qu'elle
a offert sa garantie, &c.
Art. 15.
Le Traité de paix entre
la France & la Savoye specialement
compris & confirmé
par le present, Sa Majesté
la Reine de la Grande
Bretagne s'engageant à la
meme garantie, &c.
Art. 16.
Le Serenissime Roy de
Suede, &c. le grand Duc
de Toscane, &c. la République
de Genes, &c. & le
Duc de Parme sont mêlez
dans ce Traité.
Art. 2.7.
Leurs Majestez ont aussi.
bien voulu comprendre.
dans ce Traité les villes
hanseatiques, nommément
Lubec, Breme,Hambourg,
la ville de Dantzic, &c.
Art. 28.
Seront en outre compris
dans le presentTraité de.
Paix ceux qui avant l'échange
des ratifications seront
nommezàcet effet de
part&d'autre.
Art. zg.
Enfin les ratifications
feront expediées & chan-,
gées à Utrecht dans quatre
semaines du jour de la signature,
&c.
Signé,
L S.Huxelles. L S.J.Bristol
LS.Menager. LS.Strafford.
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Résumé : Extrait du Traité de Paix entre la France & l'Angleterre.
Le traité de paix entre la France et la Grande-Bretagne comprend plusieurs articles essentiels. Les trois premiers articles affirment les protestations réciproques de paix et d'union entre les monarques. Les articles 4 et 5 reconnaissent le droit de succession héréditaire dans le Royaume de Grande-Bretagne en faveur des descendants protestants de la reine et de la princesse Sophie. L'article 6 mentionne les renonciations du roi d'Espagne et des ducs de Berry et d'Orléans à certaines successions. Les articles 7 et 8 établissent la liberté réciproque de commerce et de navigation, ainsi que l'accès réciproque à la justice. L'article 9 stipule que le roi de France rasera les fortifications de Dunkerque après avoir pris possession de territoires équivalents. Les articles 10 à 14 détaillent les cessions territoriales, notamment la baie et le détroit d'Hudson, l'île de Saint-Christophe, la Nouvelle-Écosse, et Terre-Neuve, tout en laissant certaines îles au roi de France. L'article 15 exige que les Canadiens et les sujets français ne molestent pas les nations indiennes alliées de la Grande-Bretagne. Les articles suivants traitent des lettres de représailles, des prises maritimes, et des satisfactions dues aux alliés de la Grande-Bretagne. Les articles 21 à 28 mentionnent divers règlements et garanties concernant plusieurs États. Les ratifications doivent être échangées à Utrecht dans les quatre semaines suivant la signature du traité.
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419
p. 275-278
NOUVELLES.
Début :
On mande de Catalogne, qu'on attendoit à Barcelonne des côtes [...]
Mots clefs :
Catalogne, Barcelone, Lettres, Cour de Vienne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES.
NOVVELLES.
">
On mande de Catalogne,
qu'on attendoit-à Barcelonne
des côtes d'Italie
l'escadre Angloise, & un
grand nombre de bâtimens.
de transport, avec un Commissaire
general Anglais,
qui devoit assisteràl'évacuation
de h Catalogne;
que le Comte de Staremberg
avoir revoqué toutes
les Commissions & Passeports
que d'autresGeneraux
ou Chefs de volontaires
auroient accordez;qu'il
avoit fait venir le Colonel
Nebor & les Gouverneurs
d'Urgel & de la Montagne,
& les tenoit en arrêt à Barcelone,
pour avoir pillé &
ravagé le pays. Les lettres
d'Allemagne portentqu'on
travaille aux levées pour
faire la guerre à la France;
que les regimens de cavalerie
deGronfeld &deRabutin,
& celui d'infanterie
de Neubourg,s'étoientmis
en marche de Hongrie
pour aller vers le haut
Rhin; que le Prince Eugene,
quidoit commander
enchefl'arméedel'Empi,
rc, ne pourra partir que
vers le 10. May. Celles de
Londres portent que l'ordre
a été envoyé en Flandres
de faire entrer dans
Nieuport trois regimens
Anglois pour garder cette * place, jusqua ce que la
Cour de Vienne ait accepté
les offres de la France, &
donné(atisfadlion aux Electeurs
de Cologne & de
Baviere , que le regiment
du General Palmes avoit
étédonné au Sieur Blakvvel,
qui en étoit Lieutenant
Colonel; & celui que
commandoit le Chevalier
Richard Temple au Gene.
ral Hill. La Charge qu'avoit
Mylord Cholmondley
à Mylord Langsdovvn,
Controlleur de la même
milon; que le Sieur Bridges
,
Payeur general des armées
darts les pays étrangers,
avoir été privé de son
employ,& que le Duc d'Or.
mond avoit été fait Gouverneur
du Comté de Nortfolk.
">
On mande de Catalogne,
qu'on attendoit-à Barcelonne
des côtes d'Italie
l'escadre Angloise, & un
grand nombre de bâtimens.
de transport, avec un Commissaire
general Anglais,
qui devoit assisteràl'évacuation
de h Catalogne;
que le Comte de Staremberg
avoir revoqué toutes
les Commissions & Passeports
que d'autresGeneraux
ou Chefs de volontaires
auroient accordez;qu'il
avoit fait venir le Colonel
Nebor & les Gouverneurs
d'Urgel & de la Montagne,
& les tenoit en arrêt à Barcelone,
pour avoir pillé &
ravagé le pays. Les lettres
d'Allemagne portentqu'on
travaille aux levées pour
faire la guerre à la France;
que les regimens de cavalerie
deGronfeld &deRabutin,
& celui d'infanterie
de Neubourg,s'étoientmis
en marche de Hongrie
pour aller vers le haut
Rhin; que le Prince Eugene,
quidoit commander
enchefl'arméedel'Empi,
rc, ne pourra partir que
vers le 10. May. Celles de
Londres portent que l'ordre
a été envoyé en Flandres
de faire entrer dans
Nieuport trois regimens
Anglois pour garder cette * place, jusqua ce que la
Cour de Vienne ait accepté
les offres de la France, &
donné(atisfadlion aux Electeurs
de Cologne & de
Baviere , que le regiment
du General Palmes avoit
étédonné au Sieur Blakvvel,
qui en étoit Lieutenant
Colonel; & celui que
commandoit le Chevalier
Richard Temple au Gene.
ral Hill. La Charge qu'avoit
Mylord Cholmondley
à Mylord Langsdovvn,
Controlleur de la même
milon; que le Sieur Bridges
,
Payeur general des armées
darts les pays étrangers,
avoir été privé de son
employ,& que le Duc d'Or.
mond avoit été fait Gouverneur
du Comté de Nortfolk.
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Résumé : NOUVELLES.
Le texte présente plusieurs nouvelles provenant de diverses régions. En Catalogne, l'arrivée de l'escadre anglaise et de bâtiments de transport à Barcelone était attendue, supervisée par un commissaire général anglais pour l'évacuation de la région. Le Comte de Staremberg avait révoqué les commissions et passeports délivrés par d'autres généraux et arrêté plusieurs personnes pour pillage et ravages. En Allemagne, des levées étaient en cours pour préparer la guerre contre la France. Les régiments de cavalerie de Gronfeld et de Rabutin, ainsi que celui d'infanterie de Neubourg, se dirigeaient vers le haut Rhin. Le Prince Eugène, destiné à commander l'armée de l'Empire, ne pouvait partir avant le 10 mai. À Londres, des ordres avaient été envoyés en Flandre pour faire entrer trois régiments anglais à Nieuport. Plusieurs changements dans les commandements militaires étaient mentionnés, notamment les transmissions des régiments du Général Palmes et du Chevalier Richard Temple. Mylord Cholmondley avait cédé sa charge à Mylord Langsdovvn, et le Sieur Bridges avait été démis de ses fonctions de payeur général des armées. Le Duc d'Ormond avait été nommé Gouverneur du Comté de Norfolk.
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420
p. 64-70
Nouvelle d'Angleterre.
Début :
On mande de Londres que les difficultez formés par les Etats [...]
Mots clefs :
Londres, Artillerie, Taxe, Angleterre, Traite, Réjouissances
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelle d'Angleterre.
Uouvelled'Angleterre.
)'! .•i .• On mande de Londres
que les difficultés formées
par les Etats de Zelande au
sujetde l'Electeur de Baviere
ont été levées, que les Communes
avoient présenté deux
adresses, à la Reine; l'une
pour la prier de faire remettre
devant la Chambre une
estimation des sommes necessaires
pour l'entretien des
Troupes durant les six premiers
mois de cette année,
& l'autre pour l'Artillerie
qu'on a accordé, que le 15.
May le Chevalier Robert
Davers presenta un projet
p'Aae pour suspendre pendant
l'espace de deux mois,
tÜnjJQ(t de20.liv sterlinpar,
tonneau de vin de France;
que les Seigneurs avoient approuvé
le projet daâc de la
taxe sur les Terres;que le
même jour on avoit fait la
plublication de la Paix entre
la France & l' Angleterre, au
bruit des Trompettes, des
Timbales, des décharges réiteréesdel'Artillerie,
& aux
acclamations d'un nombre
infini de peuple. Le soir il y
eut par toute la Ville des réjoüissances
& des feux de
joye. Que les Communes
avoient presenté une adresse àlaReinepour la prier de
faire communiquer à la
Chambre le Traité fait avec
les Etats Généraux, touchant
la barrière & la garantie de
la succession à la Couronne,
avec la copie desinstructions
& des ordres donnez
à ceux qui l'ont conclu. Que
le ip. la Chambre avoit resolu
d'accorder à Sa Majellc
six cent trente six mille huit
cent quatre-vingt huit livres
sterlin pour l'entretien des
Troupes de terre durant les
six premiers moie de cette
année. Que le 10* le Viccomt:
de Bullingbrok Secretaire
d'Etat, avoir delivré
aux Seigneurs un message de
la Reine qui contenoit que
suivant la prérogative indubitablede
la Couronne, de
la Paix & la guerre, elle avoit
ratifié les Traitez de Paix &
de Commerce faits par son
ordre avec la France, &
qu'elle avoir ordonné de les
leur communiquer.
Le 18. de May le Duc
d'Aumont donnaen réjouie
sance de la Publication de la
Paix unefête magnifique à
tous les Seigneurs & Dames
de la Maison de la Reine.
La Comtesse de Rochester,
Dame d'honneur de Sa Majesté
dont elle cft parente,
fut priée de faire les
honneurs. Il y eut trois
tables de vingt, de trente &
quarante couverts, avec
Concert & Bal; la nuit il y
entra untres-grand nombre
de Masques, àqui on distribuades
rafraîchissemens en
abondance; on donna au
peuple & aux soldats du vin
& de la biere; tout a esté si
bien reglé, qu'il n'y a eu aucun
desordre. On a fait dans
lesVilles& les Bourgs des
Provinces de grandes réjoüissances,
le peuple temoigne
pnaratoiurteun.e joye extraordi- JOYC extraor
)'! .•i .• On mande de Londres
que les difficultés formées
par les Etats de Zelande au
sujetde l'Electeur de Baviere
ont été levées, que les Communes
avoient présenté deux
adresses, à la Reine; l'une
pour la prier de faire remettre
devant la Chambre une
estimation des sommes necessaires
pour l'entretien des
Troupes durant les six premiers
mois de cette année,
& l'autre pour l'Artillerie
qu'on a accordé, que le 15.
May le Chevalier Robert
Davers presenta un projet
p'Aae pour suspendre pendant
l'espace de deux mois,
tÜnjJQ(t de20.liv sterlinpar,
tonneau de vin de France;
que les Seigneurs avoient approuvé
le projet daâc de la
taxe sur les Terres;que le
même jour on avoit fait la
plublication de la Paix entre
la France & l' Angleterre, au
bruit des Trompettes, des
Timbales, des décharges réiteréesdel'Artillerie,
& aux
acclamations d'un nombre
infini de peuple. Le soir il y
eut par toute la Ville des réjoüissances
& des feux de
joye. Que les Communes
avoient presenté une adresse àlaReinepour la prier de
faire communiquer à la
Chambre le Traité fait avec
les Etats Généraux, touchant
la barrière & la garantie de
la succession à la Couronne,
avec la copie desinstructions
& des ordres donnez
à ceux qui l'ont conclu. Que
le ip. la Chambre avoit resolu
d'accorder à Sa Majellc
six cent trente six mille huit
cent quatre-vingt huit livres
sterlin pour l'entretien des
Troupes de terre durant les
six premiers moie de cette
année. Que le 10* le Viccomt:
de Bullingbrok Secretaire
d'Etat, avoir delivré
aux Seigneurs un message de
la Reine qui contenoit que
suivant la prérogative indubitablede
la Couronne, de
la Paix & la guerre, elle avoit
ratifié les Traitez de Paix &
de Commerce faits par son
ordre avec la France, &
qu'elle avoir ordonné de les
leur communiquer.
Le 18. de May le Duc
d'Aumont donnaen réjouie
sance de la Publication de la
Paix unefête magnifique à
tous les Seigneurs & Dames
de la Maison de la Reine.
La Comtesse de Rochester,
Dame d'honneur de Sa Majesté
dont elle cft parente,
fut priée de faire les
honneurs. Il y eut trois
tables de vingt, de trente &
quarante couverts, avec
Concert & Bal; la nuit il y
entra untres-grand nombre
de Masques, àqui on distribuades
rafraîchissemens en
abondance; on donna au
peuple & aux soldats du vin
& de la biere; tout a esté si
bien reglé, qu'il n'y a eu aucun
desordre. On a fait dans
lesVilles& les Bourgs des
Provinces de grandes réjoüissances,
le peuple temoigne
pnaratoiurteun.e joye extraordi- JOYC extraor
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Résumé : Nouvelle d'Angleterre.
En Angleterre, des événements politiques et sociaux récents ont marqué la scène. Les difficultés soulevées par les États de Zélande concernant l'Électeur de Bavière ont été résolues. Les Communes ont présenté deux adresses à la Reine : l'une pour estimer les fonds nécessaires à l'entretien des troupes pour les six premiers mois de l'année, et l'autre concernant l'artillerie. Le 15 mai, le Chevalier Robert Davers a proposé un projet de loi pour suspendre temporairement la taxe sur le vin de France. Les Seigneurs ont approuvé un projet de taxe sur les terres. La paix entre la France et l'Angleterre a été officiellement publiée, accompagnée de célébrations, y compris des feux de joie et des réjouissances dans toute la ville. Les Communes ont demandé à la Reine de communiquer le traité avec les États Généraux concernant la barrière et la garantie de la succession à la Couronne. La Chambre a alloué 636 888 livres sterling pour l'entretien des troupes de terre. Le 10 mai, le Vicomte de Bullingbrok, Secrétaire d'État, a transmis un message de la Reine ratifiant les traités de paix et de commerce avec la France. Le 18 mai, le Duc d'Aumont a organisé une fête somptueuse pour célébrer la paix, avec des banquets, des concerts, des bals et des distributions de rafraîchissements. Des réjouissances ont également eu lieu dans les provinces, manifestant une joie extraordinaire.
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421
p. 73-77
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Les Lettres de Madrid portent qu'un Commissaire Portugais y [...]
Mots clefs :
Madrid, Commissaire portugais, Manufactures, Grenadiers, Escadre anglaise, Troupes allemandes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvellesd'Espagne.
Les Lettres de Madrid
portent qu'un Commissaire
Portugais y étoit arrivé avec
trente mille écus en lettres
dechange pour payer les
provisions qui ont esté fournies
aux Tronpes Portugai-
Juin 1713. G
ses sur leur route en retournant
par terre de Catalogne
en Portugal.Que Sa Majesté
avoit accordé divers Privileges
à des particuliers qtfi
ont établi à Valdemors, qui
n'est éloigné que de quatre
lieuës de Madrid, des Manufactures
de Draps fins.
On mande de Lerida, que les
Troupes des Royaumes
d'Arragon & de Valence * s'avançcrent verscetteVille;
que le Duc de Popoli qui éft
nommé pour les commander,
devoit partir dans peu
avec Don Joseph Patinno
quiétoit ci-devant Intendant
de l'armée d'Estremadure.
On écrit de Balaguer, que le
Marquis de Cera- Grimaldi
avoit fait entrer dans le Château
d'Ager un ,grand con- voy, escorté par le Colonel
Don Dionisio Martinez de
la Urga, avec sept Compagnies
de Grenadiers & soixante
chevaux: qu'ensuitele
même Colonel avoir chiffe
les Miquelets du Font de
Montfort sur la Noguera
Kilo CGorrçana: qUII l'avoit
fait brûler, & raser le Fore
qui le couvroit. Les dernieres
Lettres de Madrid
portent que le Duc de Popolienétoit
parti le 18.May
pour aller en Catalogue,où
il doit à son arrivée trouver
toutes les Troupes assemblées
au rendez vous marque;
celles de Barcelone
portent que le General Staremberg
étoit fort occupé à
contenir & appaiser les peuples
irritez des desordres que
commettent les Troupes Allemandes,
d'autant plus
qu'elles ne font pas payées
& qu'elles manquent même
de pain; qu'il attendoit le
Vice-Amiral Jennings avec
l'Escadre Angloise qu'il commande,&
les Bastimens de
rranfport, pour faire embarquer
& transporter en
Italie toutes les Troupes Allemandes
qui font en Catalogne;
qu'il tenoit toujours
en arrest le Commandant
des Troupes qui campoienc
aux environs de Tarragone,
& le General Raphaël Neboty
avec quelques autres Officiers
pour leurs concussions.
Les Lettres de Madrid
portent qu'un Commissaire
Portugais y étoit arrivé avec
trente mille écus en lettres
dechange pour payer les
provisions qui ont esté fournies
aux Tronpes Portugai-
Juin 1713. G
ses sur leur route en retournant
par terre de Catalogne
en Portugal.Que Sa Majesté
avoit accordé divers Privileges
à des particuliers qtfi
ont établi à Valdemors, qui
n'est éloigné que de quatre
lieuës de Madrid, des Manufactures
de Draps fins.
On mande de Lerida, que les
Troupes des Royaumes
d'Arragon & de Valence * s'avançcrent verscetteVille;
que le Duc de Popoli qui éft
nommé pour les commander,
devoit partir dans peu
avec Don Joseph Patinno
quiétoit ci-devant Intendant
de l'armée d'Estremadure.
On écrit de Balaguer, que le
Marquis de Cera- Grimaldi
avoit fait entrer dans le Château
d'Ager un ,grand con- voy, escorté par le Colonel
Don Dionisio Martinez de
la Urga, avec sept Compagnies
de Grenadiers & soixante
chevaux: qu'ensuitele
même Colonel avoir chiffe
les Miquelets du Font de
Montfort sur la Noguera
Kilo CGorrçana: qUII l'avoit
fait brûler, & raser le Fore
qui le couvroit. Les dernieres
Lettres de Madrid
portent que le Duc de Popolienétoit
parti le 18.May
pour aller en Catalogue,où
il doit à son arrivée trouver
toutes les Troupes assemblées
au rendez vous marque;
celles de Barcelone
portent que le General Staremberg
étoit fort occupé à
contenir & appaiser les peuples
irritez des desordres que
commettent les Troupes Allemandes,
d'autant plus
qu'elles ne font pas payées
& qu'elles manquent même
de pain; qu'il attendoit le
Vice-Amiral Jennings avec
l'Escadre Angloise qu'il commande,&
les Bastimens de
rranfport, pour faire embarquer
& transporter en
Italie toutes les Troupes Allemandes
qui font en Catalogne;
qu'il tenoit toujours
en arrest le Commandant
des Troupes qui campoienc
aux environs de Tarragone,
& le General Raphaël Neboty
avec quelques autres Officiers
pour leurs concussions.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
En juin 1713, plusieurs événements marquants se sont produits en Espagne. Un commissaire portugais est arrivé à Madrid avec 30 000 écus pour régler des provisions destinées aux troupes portugaises en Catalogne. Le roi a octroyé des privilèges à des particuliers ayant créé des manufactures de draps fins à Valdemors, près de Madrid. À Lerida, les troupes des royaumes d'Aragon et de Valence, dirigées par le Duc de Popoli et Don Joseph Patinno, ont avancé vers la ville. À Balaguer, le Marquis de Cera-Grimaldi a escorté un grand convoi jusqu'au château d'Ager, accompagné du Colonel Don Dionisio Martinez de la Urga, qui a également chassé les Miquelets du Fort de Montfort et détruit ce dernier. Le Duc de Popoli est parti pour la Catalogne le 18 mai. À Barcelone, le Général Staremberg tentait de maîtriser les troubles causés par les troupes allemandes non payées et manquant de pain. Il attendait l'arrivée du Vice-Amiral Jennings pour transporter ces troupes en Italie et avait arrêté plusieurs officiers pour concussions.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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422
p. 77-79
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
L'Archiduc continuë de faire son séjour à Laxembourg où [...]
Mots clefs :
Archiduc, Luxembourg, Guerre, Régiments, Hongrie, Bavière, Armées de l'Empire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles d'Allemagne.
L'Archiduc conrinuë de
faire Ion sejour a Luxembourg
où l'on tient souvent
des Conseils, ausquels le
Prince Eugène & les autres
Ministres assistent, pour deliberer
sur lesaffaires presentes.
On assure qu'il a esté
résolu de continuer la guerre
contre la France; jusqu'à ce
qu'elle eut accordé à cette
Cour des conditions plus avantageuses
: qu'outre les
trois Regimens qui ont ordre
de venir de Hongrie, on
fera encore venir deux autres
bataillons de Baviere:qu'on
en attend deux autres d'Italie.
Les Lettres de Vienne
du 20.May portent que le
¡".:.\t>.,. ~<e ayant pris
congé de l'Archiduc & de
l'Imperatrice Eleonor partit
le 18.' pouraller commander
en chef les Armées de rEm.
pire & de l'Archiduc.
L'Archiduc conrinuë de
faire Ion sejour a Luxembourg
où l'on tient souvent
des Conseils, ausquels le
Prince Eugène & les autres
Ministres assistent, pour deliberer
sur lesaffaires presentes.
On assure qu'il a esté
résolu de continuer la guerre
contre la France; jusqu'à ce
qu'elle eut accordé à cette
Cour des conditions plus avantageuses
: qu'outre les
trois Regimens qui ont ordre
de venir de Hongrie, on
fera encore venir deux autres
bataillons de Baviere:qu'on
en attend deux autres d'Italie.
Les Lettres de Vienne
du 20.May portent que le
¡".:.\t>.,. ~<e ayant pris
congé de l'Archiduc & de
l'Imperatrice Eleonor partit
le 18.' pouraller commander
en chef les Armées de rEm.
pire & de l'Archiduc.
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
L'Archiduc séjourne à Luxembourg avec le Prince Eugène et d'autres ministres pour discuter des affaires actuelles. La guerre contre la France continuera jusqu'à l'obtention de meilleures conditions. Des renforts de Hongrie, de Bavière et d'Italie sont attendus. Le Prince Eugène a quitté Luxembourg le 18 mai pour prendre le commandement des armées.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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423
p. 79-87
Entrée de Milord Duc de Shrewsbury, Ambassadeur Extraordinaire de la Reine de la Grande Bretagne.
Début :
Mylord Duc de Shrewsbury, Ambassadeur Extraordinaire, et Grand Chambellan de la Maison [...]
Mots clefs :
Duc de Shrewsbury, Ambassadeur, Versailles, Cérémonie, Audience, Gardes du corps, Carrosse du roi
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texteReconnaissance textuelle : Entrée de Milord Duc de Shrewsbury, Ambassadeur Extraordinaire de la Reine de la Grande Bretagne.
Entrée de Milord Duc de
Shrewsbury
,
Ambassadeur
Extraordinaire de la Freine
de la Grandt Bretagne.
Mylord DucShrewfbury,
Ambassadeur Extraordinaire,
&Grand Chambellan
de ta Maison de la Reine de
la Grande Bretagne fit son
Entrée publique e*n cettc
Ville le 11 May.
Le Maréchal d'Estrées &
le Chevalier de Sainctot,lntroducteur
des Ambassadeurs,
furent le prendre dans
les Carosses du Roy, à la
Raquette.
Ordre de la Marche.
Le Carosse de l'Introducteur.
Le Carosse du Maréchal
d'Estrées,précédé de ses
Ecuyers & de quatre Pages
àcheval.
Deux Couriers de la Reine
de la Grande Bretagne à
cheval.
Ving t- quatre Valets de
pieds de l'Ambassadeur.
Son Escuyer, & six Pages
à cheval.
Le Carosse du Roy, dans lequel
étoient l' Ambassadeur,
le Maréchal d'Estrées & le
Chevalier de Saincto)t.
Ccluy de Monseigneur le
Duc de Berry.
Ccluy de Madame la
Duchesse de Berry.
Celuy de M~mc.
Ceux de Monsieur la
Duc d'Orleans & de Madame
la Duchesse d'Orleans.
Celuy de la Princesse de
Condé.
LeCarosse de la Duchesse
de Bourbon.
Celuy de la Princesse de
Conti Douairiere,
Ceux de la Princesse de
Conti &duPrince de Conti.
Ceux du Duc du Mayne
& de la Duchesse du Maync
Celuy de la Duchesse de
Vendôme.
Celuy du Gonut de Toulouse,
Ensuite fuivoiert les Carosses
de l'Ambassadeur qui
étoient des plus magnifiques,
suivis de ceux de plusieurs
SeigneursAnglois, & de
celuy du sieur Prior, Plenipotentiaire
de la Reine de la
Grande Bretagne.
Sitost qu'il fut arrivé à
l'Hostel des Ambassadeurs
Extraordinaires, il sur complimenté
de la part du Roy
parle Duc dela Tremoille,
premier Gentil-hommedela
Chambre de Sa Majesté.
De la part deMonseigneur
le Duc de Berry par le Marquis
de Bethune premier
Gentil-homme de sa Chambre.
De la part de Madame
la Duchesse de Berry par le
Comte de Sautnery son premier
Maistre d'Hostel.
De la part de Madame,
par le Marquis de Mortagnc
son premier Ecuyer.
De la part de Monsieur le
Duc d'Orleans par le Marquis
de Simianne son premier
Gentil-homme de la
Chambre.
1
-
De 1« part de Madame la
Duchesse d Oi leans, par le
Marquis de Saint Pierre son
premier Escuyer.
Le 13. le Prince Charles
de Lorraine, & le Chevalier
de Sainctot, allcrcnt prendreMylord
Duc de Shrewfbury
à l'Hostel des Ambassadeurs
Extraordinaires dans
le Carosse du Roy, & le conduisirent
à Verfailles à sa première
Audiance publique.
Il trouva à son arr ivée les
compagnies des Gardes Françoises
& Suisses fous les armes,
& lesGardes dela
porte & ceux de laPrevoisité.
Il fut reçû par le Marquis
de Dreux Grand Maistre
des Ccrémonies & par le
sieur des GrangesMaistre des Cérémonies, >
Les Cent
-
Suisses étoient
en habit de cérémonie, la
Hallebarde à la main, & par
le DJC de Charost Capitaine
des Gardes du Corps qui
étoient en haye & fous les
armes, à la porte & en dedans
de la Sallc des Gardes.
Apres quoyil fut conduit
aux Audiances de Monseigncur
le Dauphin, de Monseigneur
le Ducde Berry, de
Madame la Dchcftcdc Berry
,
de Madame, & de Monifcur
& Madame la Duchesse
d'Orléans,
Il fut traité magnifiquement
avec tous les Seigneurs
& Gentils-hommes de sa
fuite, pur les Officiers du
Roy, &reconduitàl'Hostel
des Ambassadeurs Extraordinaires
par le Chevalier de
Sainctot, dans le Carosse de
Sa Majesté.
Shrewsbury
,
Ambassadeur
Extraordinaire de la Freine
de la Grandt Bretagne.
Mylord DucShrewfbury,
Ambassadeur Extraordinaire,
&Grand Chambellan
de ta Maison de la Reine de
la Grande Bretagne fit son
Entrée publique e*n cettc
Ville le 11 May.
Le Maréchal d'Estrées &
le Chevalier de Sainctot,lntroducteur
des Ambassadeurs,
furent le prendre dans
les Carosses du Roy, à la
Raquette.
Ordre de la Marche.
Le Carosse de l'Introducteur.
Le Carosse du Maréchal
d'Estrées,précédé de ses
Ecuyers & de quatre Pages
àcheval.
Deux Couriers de la Reine
de la Grande Bretagne à
cheval.
Ving t- quatre Valets de
pieds de l'Ambassadeur.
Son Escuyer, & six Pages
à cheval.
Le Carosse du Roy, dans lequel
étoient l' Ambassadeur,
le Maréchal d'Estrées & le
Chevalier de Saincto)t.
Ccluy de Monseigneur le
Duc de Berry.
Ccluy de Madame la
Duchesse de Berry.
Celuy de M~mc.
Ceux de Monsieur la
Duc d'Orleans & de Madame
la Duchesse d'Orleans.
Celuy de la Princesse de
Condé.
LeCarosse de la Duchesse
de Bourbon.
Celuy de la Princesse de
Conti Douairiere,
Ceux de la Princesse de
Conti &duPrince de Conti.
Ceux du Duc du Mayne
& de la Duchesse du Maync
Celuy de la Duchesse de
Vendôme.
Celuy du Gonut de Toulouse,
Ensuite fuivoiert les Carosses
de l'Ambassadeur qui
étoient des plus magnifiques,
suivis de ceux de plusieurs
SeigneursAnglois, & de
celuy du sieur Prior, Plenipotentiaire
de la Reine de la
Grande Bretagne.
Sitost qu'il fut arrivé à
l'Hostel des Ambassadeurs
Extraordinaires, il sur complimenté
de la part du Roy
parle Duc dela Tremoille,
premier Gentil-hommedela
Chambre de Sa Majesté.
De la part deMonseigneur
le Duc de Berry par le Marquis
de Bethune premier
Gentil-homme de sa Chambre.
De la part de Madame
la Duchesse de Berry par le
Comte de Sautnery son premier
Maistre d'Hostel.
De la part de Madame,
par le Marquis de Mortagnc
son premier Ecuyer.
De la part de Monsieur le
Duc d'Orleans par le Marquis
de Simianne son premier
Gentil-homme de la
Chambre.
1
-
De 1« part de Madame la
Duchesse d Oi leans, par le
Marquis de Saint Pierre son
premier Escuyer.
Le 13. le Prince Charles
de Lorraine, & le Chevalier
de Sainctot, allcrcnt prendreMylord
Duc de Shrewfbury
à l'Hostel des Ambassadeurs
Extraordinaires dans
le Carosse du Roy, & le conduisirent
à Verfailles à sa première
Audiance publique.
Il trouva à son arr ivée les
compagnies des Gardes Françoises
& Suisses fous les armes,
& lesGardes dela
porte & ceux de laPrevoisité.
Il fut reçû par le Marquis
de Dreux Grand Maistre
des Ccrémonies & par le
sieur des GrangesMaistre des Cérémonies, >
Les Cent
-
Suisses étoient
en habit de cérémonie, la
Hallebarde à la main, & par
le DJC de Charost Capitaine
des Gardes du Corps qui
étoient en haye & fous les
armes, à la porte & en dedans
de la Sallc des Gardes.
Apres quoyil fut conduit
aux Audiances de Monseigncur
le Dauphin, de Monseigneur
le Ducde Berry, de
Madame la Dchcftcdc Berry
,
de Madame, & de Monifcur
& Madame la Duchesse
d'Orléans,
Il fut traité magnifiquement
avec tous les Seigneurs
& Gentils-hommes de sa
fuite, pur les Officiers du
Roy, &reconduitàl'Hostel
des Ambassadeurs Extraordinaires
par le Chevalier de
Sainctot, dans le Carosse de
Sa Majesté.
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Résumé : Entrée de Milord Duc de Shrewsbury, Ambassadeur Extraordinaire de la Reine de la Grande Bretagne.
Le 11 mai, le duc de Shrewsbury, ambassadeur extraordinaire de la reine de Grande-Bretagne, fit son entrée publique dans une ville française. Il fut accueilli par le maréchal d'Estrées et le chevalier de Sainctot, qui le conduisirent dans les carrosses du roi. La procession inclut des carrosses de divers nobles français, ainsi que ceux de l'ambassadeur et des seigneurs anglais. À l'hôtel des ambassadeurs, il fut complimenté par plusieurs représentants de la cour. Le 13 mai, le prince Charles de Lorraine et le chevalier de Sainctot accompagnèrent l'ambassadeur à Versailles pour sa première audience publique. Il fut accueilli par les Gardes Françaises et Suisses, ainsi que par les Gardes de la porte et de la prévôté. L'ambassadeur fut reçu par le marquis de Dreux et le sieur des Granges, et il rencontra plusieurs membres de la famille royale. Il fut ensuite reconduit à son hôtel par le chevalier de Sainctot dans le carrosse du roi.
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424
p. 186-192
Extrait du Traité de Paix entre la France & le Portugal, conclu à Utrecht le 11. Avril.
Début :
Article premier. Paix perpetuelle entre S. M. Trés Chrétienne, & [...]
Mots clefs :
Paix, Amnistie, Prisonniers, Colonies, Commerce, Vaisseaux, Territoires , Navigation, Esclaves, Garantie
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texteReconnaissance textuelle : Extrait du Traité de Paix entre la France & le Portugal, conclu à Utrecht le 11. Avril.
Extrait duTtdite de Paixentre
* laFrance &lePoriug l, conclu àUtrechtle 11. Ivril.*nGArticle
premier.
Paix perpetuelleentre S.
M.TrésChrétienne,&S.M.
Portugaise, successeurs, heritiers,&
c.Etats&sujets,&c.
** Art.2. ,Q',"'l :"
•' Oubli &amniftieehfrelés
sujets de part&d'autre,&c.
Arc. 3.
Prisonniers de guerre mis
en libertésans rançon. ':
Art. 4.
Si dans les Colonies ou
autres Domaines de leurs
Majestez on a pris quelque
place, fore ou porte, le tout
fera rendu au premier posfesseur,
en l'état où on l'aura
trouvé au temps de la publication
de la paix.
Art.5.&c6.
ti Dans lecontinent deFrance
& de Portugalle commerce
rétabli comme avat
L1 guerre, chacune des parties
se reservant la liberté de
regler les conditions, du
commercepar un traite particulier
qu'on pourra faireà
ce sujet, avec mêmes privileges
& exemptions reciproquement
accordez aux
sujets l'un de l'autre, comme
aux siens propres.
-
Art. 7.
Entrée reciproque des
vaisseaux demarchandise&
de guerre, comme par le
passé
,
pourvu que ceux-ci'
n'excedent tous ensemble le
nombre de six,à l'égard des
ports d'une plus grande
capacité,
& de trois dans les
moindres: & pour un plus
grand nombre demanderont
une permission aux
GouverneursouMagistrats,
ainsi que pour le temps du
séjour, quand leurs vaisseaux
y auront été portez
par le gros temps ou autre
necessité pressante, &c.
Art.8. 9.10. & II.
Et pour l'union & concorde
des deux nations, Sa M.
Trés-Chrétiennc se desiste
de toutes pretentions surles
terresduCap du Nort,entre
la riviere desAmasones &
celles de Japol, ou de Vincent
Pinson
; & en consequenceS.
M. Portug.pourra
faire rebâtir les forts d'Arguais
& de Camau, ou Massapa,
&les autres démolis
par le traité de Lisbonne le
4. Mars 1700. & reconnoît
5. M. Trés-Chrét.queles
deux bords de la rivieredes
Amasones,domaine,souveraineté&
navigation apartiennent
au Roy de Portu-
,,
gal. Arc. 12.
A l'égard du commerce
queleshabitans de Cayenne
pourroiententreprendre
1
dans le Maragnan, & dans
l'embouchure de la riviere
des Amasonesdéfense de
part & d'autre de passer la
riviere de Vincent Pinson
pour negocier,acheter des
esclaves dans les terres du
Cap du Nort, & aux Portugais
d'aller commercer à
Cayenne.
': ,- Arc. 1 3. &14.
S.M.Trés Chrét.empêchera
qdue'siMl ni'sysiaointndaairness lesdites terres
François, &c.
en laissant les missions aux Mir..
sionnaires Portugais. .', Art. •f»Encas de rupture entre les
François& lesPofcugais,ce qu'à
Dieu ne plaise, six moisdepart
& d'autre pour transporter leii
,
effets. f.
: Arc. 16.17.18.&19: -1
Et parce que la Reine de lai
Grande Bretagne offre d'être
garante de l'execution de ces
traité,le Roy de France & celui
de Portugal acceptent cette
garantie,&que tous les Rois-t
Princes&Républiques qui voudront
entrer dans lamêm egarantie,
puissent donner leurs
promçflès, oBligatips^&ç.Tous
:
lesart.ci-dessuspassez entre les
Ambassadeurs Plenipotentiaires,&
c.ratifications données
de part&d'autre,&c.&ont ligné
à Utrech^le.Àvriliyiji
etS.Huxel.i LS.J.C.de Tarouça.
LS.Menag. LS.D.L.de Cunha.
* laFrance &lePoriug l, conclu àUtrechtle 11. Ivril.*nGArticle
premier.
Paix perpetuelleentre S.
M.TrésChrétienne,&S.M.
Portugaise, successeurs, heritiers,&
c.Etats&sujets,&c.
** Art.2. ,Q',"'l :"
•' Oubli &amniftieehfrelés
sujets de part&d'autre,&c.
Arc. 3.
Prisonniers de guerre mis
en libertésans rançon. ':
Art. 4.
Si dans les Colonies ou
autres Domaines de leurs
Majestez on a pris quelque
place, fore ou porte, le tout
fera rendu au premier posfesseur,
en l'état où on l'aura
trouvé au temps de la publication
de la paix.
Art.5.&c6.
ti Dans lecontinent deFrance
& de Portugalle commerce
rétabli comme avat
L1 guerre, chacune des parties
se reservant la liberté de
regler les conditions, du
commercepar un traite particulier
qu'on pourra faireà
ce sujet, avec mêmes privileges
& exemptions reciproquement
accordez aux
sujets l'un de l'autre, comme
aux siens propres.
-
Art. 7.
Entrée reciproque des
vaisseaux demarchandise&
de guerre, comme par le
passé
,
pourvu que ceux-ci'
n'excedent tous ensemble le
nombre de six,à l'égard des
ports d'une plus grande
capacité,
& de trois dans les
moindres: & pour un plus
grand nombre demanderont
une permission aux
GouverneursouMagistrats,
ainsi que pour le temps du
séjour, quand leurs vaisseaux
y auront été portez
par le gros temps ou autre
necessité pressante, &c.
Art.8. 9.10. & II.
Et pour l'union & concorde
des deux nations, Sa M.
Trés-Chrétiennc se desiste
de toutes pretentions surles
terresduCap du Nort,entre
la riviere desAmasones &
celles de Japol, ou de Vincent
Pinson
; & en consequenceS.
M. Portug.pourra
faire rebâtir les forts d'Arguais
& de Camau, ou Massapa,
&les autres démolis
par le traité de Lisbonne le
4. Mars 1700. & reconnoît
5. M. Trés-Chrét.queles
deux bords de la rivieredes
Amasones,domaine,souveraineté&
navigation apartiennent
au Roy de Portu-
,,
gal. Arc. 12.
A l'égard du commerce
queleshabitans de Cayenne
pourroiententreprendre
1
dans le Maragnan, & dans
l'embouchure de la riviere
des Amasonesdéfense de
part & d'autre de passer la
riviere de Vincent Pinson
pour negocier,acheter des
esclaves dans les terres du
Cap du Nort, & aux Portugais
d'aller commercer à
Cayenne.
': ,- Arc. 1 3. &14.
S.M.Trés Chrét.empêchera
qdue'siMl ni'sysiaointndaairness lesdites terres
François, &c.
en laissant les missions aux Mir..
sionnaires Portugais. .', Art. •f»Encas de rupture entre les
François& lesPofcugais,ce qu'à
Dieu ne plaise, six moisdepart
& d'autre pour transporter leii
,
effets. f.
: Arc. 16.17.18.&19: -1
Et parce que la Reine de lai
Grande Bretagne offre d'être
garante de l'execution de ces
traité,le Roy de France & celui
de Portugal acceptent cette
garantie,&que tous les Rois-t
Princes&Républiques qui voudront
entrer dans lamêm egarantie,
puissent donner leurs
promçflès, oBligatips^&ç.Tous
:
lesart.ci-dessuspassez entre les
Ambassadeurs Plenipotentiaires,&
c.ratifications données
de part&d'autre,&c.&ont ligné
à Utrech^le.Àvriliyiji
etS.Huxel.i LS.J.C.de Tarouça.
LS.Menag. LS.D.L.de Cunha.
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Résumé : Extrait du Traité de Paix entre la France & le Portugal, conclu à Utrecht le 11. Avril.
Le traité de paix entre la France et le Portugal, signé à Utrecht le 11 avril, instaure une paix perpétuelle entre les deux monarchies et leurs successeurs. Les points clés incluent l'amnistie des sujets des deux nations, la libération des prisonniers de guerre sans rançon, et la restitution des territoires conquis. Le commerce entre les deux pays est rétabli comme avant la guerre, avec la possibilité de régler les conditions par un traité particulier. Les vaisseaux de commerce et de guerre peuvent accéder aux ports des deux nations, sous certaines limitations. La France renonce à ses prétentions sur les terres du Cap du Nord entre les rivières des Amazones et de Vincent Pinson, permettant au Portugal de reconstruire des forts et de reconnaître sa souveraineté sur les deux rives de la rivière des Amazones. Les habitants de Cayenne et les Portugais sont interdits de commercer au-delà de certaines limites. En cas de rupture du traité, six mois sont accordés pour transporter les effets. La reine de Grande-Bretagne offre de garantir l'exécution du traité, garantie acceptée par les rois de France et de Portugal et ouverte à d'autres souverains ou républiques. Les ratifications ont été signées à Utrecht le 11 avril.
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425
p. 193-203
TRAITÉ CONCLU le 11. Avril 1713. à Utrech entre le Roy de France & le Duc de Savoye.
Début :
Ce Traité est composé de dix-neuf Articles, qui contiennent [...]
Mots clefs :
Paix, Amnistie, Restitution, Territoires , Cession, Succession, Fortifications, Arbitrage, Commerce, Frontières
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texteReconnaissance textuelle : TRAITÉ CONCLU le 11. Avril 1713. à Utrech entre le Roy de France & le Duc de Savoye.
TRAITECONCLU
le 11.Avril1713.àUtrech
entre le Roy de France (2*
le Duc de Savoye.
Ce Traité est composé
de dix neuf Articles, qui
contiennent en substance
ce qui suit.
Les deux premiers.
Qu'il y aura une bonne
& inviolable Paix entre le
RoyTres Chrestien&Son
Altesse Royale deSavoye,
- leurs heritiers, successeurs
& Estats, avec cessation de
toutes hostilitez,&unoubli
3c amnistie de tout ce
qui s'est passé durant la
presente guerre. ,
Le3 &4.
Que le Roy immédiatement
après la ratification
du present Traité, restituëra
à Son Altesse Royale
le Duché de Savoye, le
Comté de Nice, avec leurs
appartenances, & dependancesen
l'estas où ils fè
trouvent. Sa Majesté luy
cede de plus la Vallée de
Pragela,avec les Forts d'Exilles
& de Fenestrelles, les
Vallées d'Oulx; de Sezane,
deBardonache &de Chasteau
-
Dauphin, & tout ce
qui est à l'eau pendante
des Alpes vers le Piémont: iSonAlccfTe Royalecedereciproquement
à Sa Majesté
laVallée deBarcelonete
& ses dépendances, de maniere
que les Sommets des
Alpes serviront à l'avenir
de limites entre la France,
le Piémont & le Comté de
: Nice
*
& les Plaines qui
font dessus feront parragées
de mesme
,
selon le
cours des eaux.
Le 5.Article.
Qu'il est dit que comme
il a estéconvenu entre leurs
Majestez Tres-Chrestienne
& Cat holique d'une
part, & Sa MajestéBritannique
de l'autre,que le Roy
Catholique ayant cedé à
SonAltesse Royale le Royaume
de Sicile & les Isles
qui en dépendent, Sa Majesté
Tres - Chrestienne
consent & veut que cette
cession fasse partie du present
Traité, & promet pour
elle & ses successeurs de ne
s'opposerny faire aucune
choie contraire à ladite ceision,
promettant toute aide
& secours pour son exécution,
& pour maintenir
envers & contre tous Son
Altesse Royale en possession
dece Royaume.
Article 6.
Quele Roy consent que
la declaration du Roy d'£C
pagne, qui au défaut de
ses descendants, assure la
succession de la Couronne
d'Espagne & des Indes à
Son Altesse Royale & aux
Princes de Savoye
,
ainsi
qu'à leurs descendants males,
nez en legitime Mariage,
soitb tenu pour une partie
essentielle de ce Traité,
conformément à TAste
fait par le Roy d'Espagne
le 5. Novembre 1711.àceluy
des Estats ou Cortés du 7.Novembre 1712. &aux
renonciations de Monseigneur
le Duc de Berry &
de Monsieur le Duc d'Orleans
des 19. & 24. Novembre
1712.. promettant d'employer
ses forces envers ôc
contre tous,pour l'exécution
de cet article.
Article 7.
.,
Qu'il a cité convenu que
les cessions faites par le feu
Empereur Leopold à Son
AltesseRoyale dans leTraité
fait entre eux le 8. Novembre
1703. de la partie
du Duché de Montferrat
que possedoit le feu Duc de
Mantouè , des Provinces
d'Alexandrie & de Valen-
, ce , avec toutes les terres
entre lePo & le Tanaro,
de laLomelline
,
de laVallée
de Sesia
,
du droit ou
exercice de droit sur les
Fiefs des Langbes, & le
Vigevanasque ou son équivalent,
resteront dans leur
force & vigueur,&auront
leur effet, sans queSonAltesTe
Royale y puisse (ltre
troublée, mesme par les
prétendants au Duché de
Montferrat,lesquels feront
indemnisezconformément
audit Traité du 8.
Novembre 1703. promettant
d'employer conjointement
avec la Reine de la
Grande Bretagne,ses offices
ôc ses forces pour le
maintien & la garantie du
contenu au present Article
: comme aussi que la
Sentence Arbitrale du 27.
Janvier 1712. demeurera
dans sa force & vigueur, ôc
que dans six mois, les mesures
feront prises par l'Arbitrage
des Puissances garantes
du Traité de 1703.
pour le payement des
creances de Son Altesse
Royale.
Article 8.
Que Son Altesse pourra
fortifier ses frontières ôc
les lieux qui luy ont esté
cedez de parc & d'autre.
Article 9.
Que sa prétention que
le Prince de Monacho doit
prendre investiture d'elle
pour les Fiefs de Menton
& de Roccabruna, fera réglée
dans six mois par l'Arbitrage
de leurs Majestez
Très- Chrestienne & Britannique.
Les dix -autres Articles
concernent le restablissement
du Commerce & des
droits comme ils eftoienc
au temps du Duc Charles.
Emmanuel: la liberté à Son
Altesse de vendre les biens,
terres & effets qu'elle a en
France: la main levée de
ce qui a esté confisqué de
part & d'autre à l'occasion
de la guerre, à la reserve
des jugements legitimementrendus.
Ce queles
sujets de part & d'autre ont
fourni,leur fera payé Les
prisonniers de guerre ôc -
autres feront misenliberté.
Les quatre derniers ne
contiennent que les formalitez
ordinairesdes
Traitez, & ne meritent
point un Sommaire.
le 11.Avril1713.àUtrech
entre le Roy de France (2*
le Duc de Savoye.
Ce Traité est composé
de dix neuf Articles, qui
contiennent en substance
ce qui suit.
Les deux premiers.
Qu'il y aura une bonne
& inviolable Paix entre le
RoyTres Chrestien&Son
Altesse Royale deSavoye,
- leurs heritiers, successeurs
& Estats, avec cessation de
toutes hostilitez,&unoubli
3c amnistie de tout ce
qui s'est passé durant la
presente guerre. ,
Le3 &4.
Que le Roy immédiatement
après la ratification
du present Traité, restituëra
à Son Altesse Royale
le Duché de Savoye, le
Comté de Nice, avec leurs
appartenances, & dependancesen
l'estas où ils fè
trouvent. Sa Majesté luy
cede de plus la Vallée de
Pragela,avec les Forts d'Exilles
& de Fenestrelles, les
Vallées d'Oulx; de Sezane,
deBardonache &de Chasteau
-
Dauphin, & tout ce
qui est à l'eau pendante
des Alpes vers le Piémont: iSonAlccfTe Royalecedereciproquement
à Sa Majesté
laVallée deBarcelonete
& ses dépendances, de maniere
que les Sommets des
Alpes serviront à l'avenir
de limites entre la France,
le Piémont & le Comté de
: Nice
*
& les Plaines qui
font dessus feront parragées
de mesme
,
selon le
cours des eaux.
Le 5.Article.
Qu'il est dit que comme
il a estéconvenu entre leurs
Majestez Tres-Chrestienne
& Cat holique d'une
part, & Sa MajestéBritannique
de l'autre,que le Roy
Catholique ayant cedé à
SonAltesse Royale le Royaume
de Sicile & les Isles
qui en dépendent, Sa Majesté
Tres - Chrestienne
consent & veut que cette
cession fasse partie du present
Traité, & promet pour
elle & ses successeurs de ne
s'opposerny faire aucune
choie contraire à ladite ceision,
promettant toute aide
& secours pour son exécution,
& pour maintenir
envers & contre tous Son
Altesse Royale en possession
dece Royaume.
Article 6.
Quele Roy consent que
la declaration du Roy d'£C
pagne, qui au défaut de
ses descendants, assure la
succession de la Couronne
d'Espagne & des Indes à
Son Altesse Royale & aux
Princes de Savoye
,
ainsi
qu'à leurs descendants males,
nez en legitime Mariage,
soitb tenu pour une partie
essentielle de ce Traité,
conformément à TAste
fait par le Roy d'Espagne
le 5. Novembre 1711.àceluy
des Estats ou Cortés du 7.Novembre 1712. &aux
renonciations de Monseigneur
le Duc de Berry &
de Monsieur le Duc d'Orleans
des 19. & 24. Novembre
1712.. promettant d'employer
ses forces envers ôc
contre tous,pour l'exécution
de cet article.
Article 7.
.,
Qu'il a cité convenu que
les cessions faites par le feu
Empereur Leopold à Son
AltesseRoyale dans leTraité
fait entre eux le 8. Novembre
1703. de la partie
du Duché de Montferrat
que possedoit le feu Duc de
Mantouè , des Provinces
d'Alexandrie & de Valen-
, ce , avec toutes les terres
entre lePo & le Tanaro,
de laLomelline
,
de laVallée
de Sesia
,
du droit ou
exercice de droit sur les
Fiefs des Langbes, & le
Vigevanasque ou son équivalent,
resteront dans leur
force & vigueur,&auront
leur effet, sans queSonAltesTe
Royale y puisse (ltre
troublée, mesme par les
prétendants au Duché de
Montferrat,lesquels feront
indemnisezconformément
audit Traité du 8.
Novembre 1703. promettant
d'employer conjointement
avec la Reine de la
Grande Bretagne,ses offices
ôc ses forces pour le
maintien & la garantie du
contenu au present Article
: comme aussi que la
Sentence Arbitrale du 27.
Janvier 1712. demeurera
dans sa force & vigueur, ôc
que dans six mois, les mesures
feront prises par l'Arbitrage
des Puissances garantes
du Traité de 1703.
pour le payement des
creances de Son Altesse
Royale.
Article 8.
Que Son Altesse pourra
fortifier ses frontières ôc
les lieux qui luy ont esté
cedez de parc & d'autre.
Article 9.
Que sa prétention que
le Prince de Monacho doit
prendre investiture d'elle
pour les Fiefs de Menton
& de Roccabruna, fera réglée
dans six mois par l'Arbitrage
de leurs Majestez
Très- Chrestienne & Britannique.
Les dix -autres Articles
concernent le restablissement
du Commerce & des
droits comme ils eftoienc
au temps du Duc Charles.
Emmanuel: la liberté à Son
Altesse de vendre les biens,
terres & effets qu'elle a en
France: la main levée de
ce qui a esté confisqué de
part & d'autre à l'occasion
de la guerre, à la reserve
des jugements legitimementrendus.
Ce queles
sujets de part & d'autre ont
fourni,leur fera payé Les
prisonniers de guerre ôc -
autres feront misenliberté.
Les quatre derniers ne
contiennent que les formalitez
ordinairesdes
Traitez, & ne meritent
point un Sommaire.
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Résumé : TRAITÉ CONCLU le 11. Avril 1713. à Utrech entre le Roy de France & le Duc de Savoye.
Le traité d'Utrecht, signé le 11 avril 1713, entre le roi de France et le duc de Savoie, comprend dix-neuf articles. Les deux premiers articles instaurent une paix durable entre les parties, mettant fin aux hostilités et accordant une amnistie pour les actes de guerre. Les articles trois et quatre stipulent la restitution du Duché de Savoie et du Comté de Nice au duc de Savoie, ainsi que la cession de plusieurs vallées et forts à la France. En contrepartie, le duc de Savoie cède la vallée de Barcelonette à la France, les sommets des Alpes devenant les nouvelles frontières entre les deux territoires. L'article cinq confirme la cession du Royaume de Sicile au duc de Savoie par le roi catholique, avec le soutien de la France. L'article six valide la déclaration du roi d'Espagne concernant la succession de la Couronne d'Espagne et des Indes aux princes de Savoie. L'article sept maintient les cessions faites par l'empereur Léopold au duc de Savoie, incluant des territoires du Duché de Montferrat et d'autres provinces. L'article huit autorise le duc de Savoie à fortifier ses nouvelles frontières. L'article neuf prévoit un arbitrage pour régler la prétention du duc de Savoie sur les fiefs de Menton et de Roccabruna. Les articles suivants traitent du rétablissement du commerce, de la liberté de vendre des biens en France, de la levée des confiscations, du paiement des fournitures des sujets, et de la libération des prisonniers de guerre. Les quatre derniers articles concernent les formalités habituelles des traités.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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426
p. 204-218
NOUVELLES d'Andrinople.
Début :
Les Lettres d'Andrinople portent que le grand Visir a esté [...]
Mots clefs :
Andrinople, Vizir, Sultan, Guerre, Moscovites, Tartares, Conspiration , Ambassadeurs, Suède, Préparatifs
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Andrinople.
NOUVELLES
d'Andrinople.
LEs Lettres d'Andrinople
portent que le grand
Visir a esté déposer que
le Capitan Bacha avoir esté
mis en sa place: que le Seraskier
de Bender avoit
aussi esté déposé
,
& que
-
le Kan des Tartares estoit
arrivé à Andrinople,oùil
leavoit esté bien receu; que Roy de Suede avoit eu
une longue conference
avec le Sultan, qui faisoit
punir rigoureusement tous
ceux qui avoient eu part
à l'insulte faite à ce Prince,&
que l'on continuoit
de travailler aux préparatifs
dela guerre contre les
Moscovites.Qu'on avoit
appris par des Lettres de
Podoliequ'undétachement
des Troupes du Palatin
de Kiovie commandé
par le sieurValikows-
Ki, avoit enlevé un parti
de cavaleriePolonoise, &
qu'un corps de Tartares
avoit surpris prés de Bafilowen
UKraine,unegar-
, de avancée des Moscovites
dont une partie avoit
estétuée,&le reste emmené
prisonnier.
Celles de Constantinople
assurent les changements
arrivez à la Porte
Ottomane par la déposition
du grand Visir&d'autres
principaux Officiers,
& la Relegation du Kan
des Tartares à l'Isle de
Rhodes. Elles portentaussi
que ces changements ont,
esté faits sur le soupçon
d'une conspiration pour
déposer le GrandSeigneur;
que les queuës de Cheval
estoient toujours exposées
prés d'Andrinople, où l'arméeestoit
campée, que
les Troupes y arrivoient de
tous costez, & qu'on employoit
un grand nombre
de Bastiments pour tranfporrer
des vivres & des
munitions par la Mer noire
à Asaf& aux autres Pla-
- ces, ce qui donnoit lieu de
[croire que le Grand Sei- gneureitoittousjours dans
la resolution de faire la
, guerre aux Moscovites,
", que les Ambassadeurs du
Czar estoient tousjours au
sept Tours enfermez; mais
que les ostagesavoient eu
quelques conférences avec
les Ministres; que le Roy
de Suede estoit encore au
Serrail de Hassan Bacha
près d'Andrinople,traité
magnifiquement par ordre
du Sultan,& qu'iln'y
avoit encore rien
de
certain
sur son départ.
Les dernieres Lettres
d'Andrinople portent que
le nouveau grand Visir
Ibrahim avoit esté déposé
& eftranglé
,
qu'onesperoitqu'Yssuph
Bacha, quia
a desja possedécette Charge
seroit mis en sa place,
& qu'il avoit esté resolu de
faire conduire le Roy de
Suede dans ses Estats par
la Pologne,avec une puis
fante escorte
,
qui auroit
ordre de n'exercer aucune
hostilité contre les Moscovites,
jusquàce qu'on eust
veu quel succez auroicnc
les negociations qu'on estoit
sur le point de renouër
avec eux.
Les Lettres de Hambourg
du 23. May portent
quele Roy de Dannemarc
s'estantdesiste de les prétentions
sur Tonningen,
le Traité avoir esté signéle
16. par les Commissaires
des deux parties, & approuvé
à Tonningen par
le Comte de Stein bock.
Ce Traité est composé de
plusieurs Articles, sçavoir:
Que l'arméeSuedoise,
reduire à six mille hommes,
&environ deux mille
malades, se rendroit prisonniere
de guerre pour
estre efchangée avec les
prisonniers des Princes
Confederez, & le surplus
obligé à payerrançonconformément
au cartel.
Que tous les Généraux
& hauts Officiers conserveront
armes & bagages,
les archives, la caisse militaire,
& tout ce qui en dépend
sans estre visitez.
Que les Officiers subalternes
& les soldats auront
feulement leurs épées
leurs bagages& leurs har-
; des.
Que les canons, les armes
à feu, les chevaux des
Cavaliers des Dragons,
& ceux de l'artillerie, avec
les Drapeaux,Estendarts,
Timbales & Tambours
feront remis aux Confederez.
Que l'évacuation de la
place commencera trois
jours a près la signature du
Traité, & fera achevée
dans huit jours.
Que les Trou pes seront
conduites vers Kiell, Ec-
Kenford,&c. d'où ellesne
pourront estre transportées
qu'enSuede, se fournissant
à leurs dépens de
vivres & de Bastimens auxquels
le Roy de Dannemarc
fournira des passeports
, & une escorte de
trois Fregates sitost que les
ttrroouuppeessaauurroonntte,sfitéee'élèchhaann.-.
gées & leur rançon payée.
Que les Prisonniers faits
sur les Confederez, feront
retenus, ainsi que les Deserteurs
qui obtiendront
leur pardon en rentrant
dans leurs Regiments;
qu'on ne pourra obliger
aucun soldat ou autre des
Troupes Suedoises, à prendre
parti dans ce lles des
Confédérés.
Que les Troupes mancheront
tousjours & sejourneront
le quatriéme
jour,& qu'on fournira des
chariots à ceux qui tomberont
malades.
1 Que lesmalades qui sont
à Tonningen,seront transportez
au paysvoisin, où
ils feront traitez à leurs
dépens, &c.
Que la ville deTonningen
fera remise au Prince
administrateur deHolstein
Gottorp.
Que-leRoyde Dannemarc
retiendrale Duché
de Sleswick jusques. à la
conclusion de la Paix.
Que Sa Majesté Danoise
ne fera pas bombarder
Tonningen cette année,
qu'elle s'oblige d'exécuter
ce Traité en tous ses
points, & d'y faire consentir
les Chefsdesarmées de
ses Alliez.
La principale raison qui a engagé le Comte de
Steinbock à accepter ce
Traité avec les Confederez
,
est qu'il manquoit de
vivres, & ne voyoit aucune
apparence de secours.
Il se rendit le 20. May avec
quelquesuns de ses princi
paux Officiers au camp
desConfederez,où leRoy
de Dannemarc estoit. Il
baisa la main à Sa Majesté
& mitàses pieds son épée;
qu'elle luy rendit sur le
champ, & le retint à disner
avec les Généraux des
Confederez
,
aprés quoy
il retourna à Tonningen
pour faire executer leTraité.
Le 24. Tonningen&
les retranchements furent
entieremenc évacuez. Les
Troupes ont esté distri-,
buées en quartier dans le
Duché
Duché de Sleswich, elles
consistent en cinq cens
quatre-vingt neuf Officiers.
Six mille six cens quatrevingt
douze Cavaliers &
Fantassins, & deux mille
cinq cens quatre -vingt
cinq malades. Ils ont laissé
aux Confederez douze petites
pieces de canon de
bronze de trois livres de
,
bale, & six de fer, soixante
trois estendarts
,
soixante
sept drapeaux, huit paires
-
de timbales avec leurs
trompettes & tambours.
La pluspart feront eschangez
contre les Prisonniers
qui sont entre les mains
des Suedois, & le reste suivant
le cartel fera mis en
liberté pour la Comme de
quarante mille écus. On
écrit que les Moscovires &
les Saxons ont commence
à se mettre en marche vers
la Pomeranie.
d'Andrinople.
LEs Lettres d'Andrinople
portent que le grand
Visir a esté déposer que
le Capitan Bacha avoir esté
mis en sa place: que le Seraskier
de Bender avoit
aussi esté déposé
,
& que
-
le Kan des Tartares estoit
arrivé à Andrinople,oùil
leavoit esté bien receu; que Roy de Suede avoit eu
une longue conference
avec le Sultan, qui faisoit
punir rigoureusement tous
ceux qui avoient eu part
à l'insulte faite à ce Prince,&
que l'on continuoit
de travailler aux préparatifs
dela guerre contre les
Moscovites.Qu'on avoit
appris par des Lettres de
Podoliequ'undétachement
des Troupes du Palatin
de Kiovie commandé
par le sieurValikows-
Ki, avoit enlevé un parti
de cavaleriePolonoise, &
qu'un corps de Tartares
avoit surpris prés de Bafilowen
UKraine,unegar-
, de avancée des Moscovites
dont une partie avoit
estétuée,&le reste emmené
prisonnier.
Celles de Constantinople
assurent les changements
arrivez à la Porte
Ottomane par la déposition
du grand Visir&d'autres
principaux Officiers,
& la Relegation du Kan
des Tartares à l'Isle de
Rhodes. Elles portentaussi
que ces changements ont,
esté faits sur le soupçon
d'une conspiration pour
déposer le GrandSeigneur;
que les queuës de Cheval
estoient toujours exposées
prés d'Andrinople, où l'arméeestoit
campée, que
les Troupes y arrivoient de
tous costez, & qu'on employoit
un grand nombre
de Bastiments pour tranfporrer
des vivres & des
munitions par la Mer noire
à Asaf& aux autres Pla-
- ces, ce qui donnoit lieu de
[croire que le Grand Sei- gneureitoittousjours dans
la resolution de faire la
, guerre aux Moscovites,
", que les Ambassadeurs du
Czar estoient tousjours au
sept Tours enfermez; mais
que les ostagesavoient eu
quelques conférences avec
les Ministres; que le Roy
de Suede estoit encore au
Serrail de Hassan Bacha
près d'Andrinople,traité
magnifiquement par ordre
du Sultan,& qu'iln'y
avoit encore rien
de
certain
sur son départ.
Les dernieres Lettres
d'Andrinople portent que
le nouveau grand Visir
Ibrahim avoit esté déposé
& eftranglé
,
qu'onesperoitqu'Yssuph
Bacha, quia
a desja possedécette Charge
seroit mis en sa place,
& qu'il avoit esté resolu de
faire conduire le Roy de
Suede dans ses Estats par
la Pologne,avec une puis
fante escorte
,
qui auroit
ordre de n'exercer aucune
hostilité contre les Moscovites,
jusquàce qu'on eust
veu quel succez auroicnc
les negociations qu'on estoit
sur le point de renouër
avec eux.
Les Lettres de Hambourg
du 23. May portent
quele Roy de Dannemarc
s'estantdesiste de les prétentions
sur Tonningen,
le Traité avoir esté signéle
16. par les Commissaires
des deux parties, & approuvé
à Tonningen par
le Comte de Stein bock.
Ce Traité est composé de
plusieurs Articles, sçavoir:
Que l'arméeSuedoise,
reduire à six mille hommes,
&environ deux mille
malades, se rendroit prisonniere
de guerre pour
estre efchangée avec les
prisonniers des Princes
Confederez, & le surplus
obligé à payerrançonconformément
au cartel.
Que tous les Généraux
& hauts Officiers conserveront
armes & bagages,
les archives, la caisse militaire,
& tout ce qui en dépend
sans estre visitez.
Que les Officiers subalternes
& les soldats auront
feulement leurs épées
leurs bagages& leurs har-
; des.
Que les canons, les armes
à feu, les chevaux des
Cavaliers des Dragons,
& ceux de l'artillerie, avec
les Drapeaux,Estendarts,
Timbales & Tambours
feront remis aux Confederez.
Que l'évacuation de la
place commencera trois
jours a près la signature du
Traité, & fera achevée
dans huit jours.
Que les Trou pes seront
conduites vers Kiell, Ec-
Kenford,&c. d'où ellesne
pourront estre transportées
qu'enSuede, se fournissant
à leurs dépens de
vivres & de Bastimens auxquels
le Roy de Dannemarc
fournira des passeports
, & une escorte de
trois Fregates sitost que les
ttrroouuppeessaauurroonntte,sfitéee'élèchhaann.-.
gées & leur rançon payée.
Que les Prisonniers faits
sur les Confederez, feront
retenus, ainsi que les Deserteurs
qui obtiendront
leur pardon en rentrant
dans leurs Regiments;
qu'on ne pourra obliger
aucun soldat ou autre des
Troupes Suedoises, à prendre
parti dans ce lles des
Confédérés.
Que les Troupes mancheront
tousjours & sejourneront
le quatriéme
jour,& qu'on fournira des
chariots à ceux qui tomberont
malades.
1 Que lesmalades qui sont
à Tonningen,seront transportez
au paysvoisin, où
ils feront traitez à leurs
dépens, &c.
Que la ville deTonningen
fera remise au Prince
administrateur deHolstein
Gottorp.
Que-leRoyde Dannemarc
retiendrale Duché
de Sleswick jusques. à la
conclusion de la Paix.
Que Sa Majesté Danoise
ne fera pas bombarder
Tonningen cette année,
qu'elle s'oblige d'exécuter
ce Traité en tous ses
points, & d'y faire consentir
les Chefsdesarmées de
ses Alliez.
La principale raison qui a engagé le Comte de
Steinbock à accepter ce
Traité avec les Confederez
,
est qu'il manquoit de
vivres, & ne voyoit aucune
apparence de secours.
Il se rendit le 20. May avec
quelquesuns de ses princi
paux Officiers au camp
desConfederez,où leRoy
de Dannemarc estoit. Il
baisa la main à Sa Majesté
& mitàses pieds son épée;
qu'elle luy rendit sur le
champ, & le retint à disner
avec les Généraux des
Confederez
,
aprés quoy
il retourna à Tonningen
pour faire executer leTraité.
Le 24. Tonningen&
les retranchements furent
entieremenc évacuez. Les
Troupes ont esté distri-,
buées en quartier dans le
Duché
Duché de Sleswich, elles
consistent en cinq cens
quatre-vingt neuf Officiers.
Six mille six cens quatrevingt
douze Cavaliers &
Fantassins, & deux mille
cinq cens quatre -vingt
cinq malades. Ils ont laissé
aux Confederez douze petites
pieces de canon de
bronze de trois livres de
,
bale, & six de fer, soixante
trois estendarts
,
soixante
sept drapeaux, huit paires
-
de timbales avec leurs
trompettes & tambours.
La pluspart feront eschangez
contre les Prisonniers
qui sont entre les mains
des Suedois, & le reste suivant
le cartel fera mis en
liberté pour la Comme de
quarante mille écus. On
écrit que les Moscovires &
les Saxons ont commence
à se mettre en marche vers
la Pomeranie.
Fermer
Résumé : NOUVELLES d'Andrinople.
Les nouvelles d'Andrinople rapportent plusieurs changements politiques et militaires. Le grand Visir a été déposé et remplacé par le Capitan Bacha, tandis que le Seraskier de Bender a également été démis de ses fonctions. Le Kan des Tartares est arrivé à Andrinople et y a été bien reçu, mais a ensuite été relégué à l'île de Rhodes en raison de soupçons de conspiration contre le Sultan. Le roi de Suède a eu une longue conférence avec le Sultan, qui a puni sévèrement ceux impliqués dans l'insulte faite au prince suédois. Les préparatifs de guerre contre les Moscovites continuent, avec des troupes et des vivres acheminés vers la Mer Noire. Un détachement des troupes du Palatin de Kiovie a enlevé un parti de cavalerie polonaise, et des Tartares ont surpris une garnison moscovite en Ukraine. Les troupes continuent d'affluer à Andrinople, et les ambassadeurs du Czar restent enfermés. Le roi de Suède est toujours au Serrail de Hassan Bacha, traité magnifiquement, mais son départ n'est pas encore certain. Le nouveau grand Visir, Ibrahim, a été déposé et étranglé, et Yssuph Bacha est pressenti pour le remplacer. Il a été décidé de conduire le roi de Suède en Pologne avec une escorte puissante, sans exercer d'hostilités contre les Moscovites jusqu'à la conclusion des négociations. Les lettres de Hambourg du 23 mai rapportent que le roi de Danemark a renoncé à ses prétentions sur Tonningen, et un traité a été signé le 16 mai. Ce traité stipule que l'armée suédoise, réduite à six mille hommes et environ deux mille malades, se rendra prisonnière de guerre pour être échangée contre des prisonniers des princes confédérés. Les généraux et hauts officiers conserveront leurs armes et bagages. Les troupes seront conduites vers Kiell et Eckenford, d'où elles seront transportées en Suède. Les malades seront transportés dans un pays voisin. La ville de Tonningen sera remise au prince administrateur de Holstein-Gottorp, et le roi de Danemark retiendra le duché de Sleswick jusqu'à la conclusion de la paix. La principale raison de l'acceptation de ce traité par le comte de Steinbock est le manque de vivres et l'absence de secours. Le 24 mai, Tonningen et ses retranchements ont été entièrement évacués. Les troupes, composées de cinq cent quatre-vingt-neuf officiers, six mille six cent quatre-vingt-douze cavaliers et fantassins, et deux mille cinq cent quatre-vingt-cinq malades, ont laissé aux confédérés douze petites pièces de canon, soixante-trois étendards, soixante-sept drapeaux, et huit paires de timbales. La plupart seront échangés contre des prisonniers suédois, le reste sera libéré contre une somme de quarante mille écus. Les Moscovites et les Saxons commencent à se déplacer vers la Poméranie.
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427
p. 219-225
LETTRE DE L'ARMÉE au Camp de Spire le 5. de Juin 1713. au C. de L, par etc.
Début :
L'armée du Roy vient d'executer un projet bien difficile, & [...]
Mots clefs :
Armée, Maréchal, Manœuvre , Escadrons, Bataillons, Stratégie, Ennemis, Cavalerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE DE L'ARMÉE au Camp de Spire le 5. de Juin 1713. au C. de L, par etc.
LETTRE DE L'ARMEE
auCampdeSpirele j.de
Juin 1713. auC.deL.
par &c.
L'armée du Roy vient
d'executer un projet bien
difficile, & dont l'utilité
fera grande; il ne pouvoit
reunir que par une extréme
diligence & un profond
secret; & pour y par-
, venir Monsieur le Mareschal
de Villars ayant refpandu
dans tout le pays
qui est entre Haguenav
& Lauterbourg les troupes
qu'il a trouvées en Alsace,
a donné ses ordres de maniere
que dans la mesme
nuit l'armée s'est affem.
blée,formée en marchant,
& tel bataillon a fait seize
lieuës en vingt heures.Cette
diligence prodigieuse a
tellement surpris les Ennemis
, que la teste de l'armée
composée de vingtdeux
Escadrons & cent
cinquante six Bataillons &
mille grenadierscommandez
par Mr le Comte de
Broglio, Mr de Montpou
Mareschal de Camp , &
Mr deChassenet Brigadiers
, & arrivez sur la digue
de Philisbourg à onze
heures du soir, cela a occupé
toutes les troupes de
l'Empereur estant campées
fous Philisbourg, où
le Prince Eugene est arrivé
le vingt-quatre du mois
passé.. Mr le Mareschal
partit de Strasbourg le trois
à neuf heures du matin
vint , en posteauFort-Loüis.
Il avoit fait trouver Mr le
Chevalier d'Asfelds avec
un corps de Cavalerie
d'Infanterie , & du canon à
la teste de l'Isle de Selingue.
Mr le Marcfchal
se promena jusqu'à l'entrée
de la nuit sur le chemin
de Rastas, & on noubliarien
de tout ce qui
pouvoit persuader aux Ennemis
que l'on vouloit
marcher à leurs lignes
d'Estinguen.-
Dès le mesme soir Mr
le Marcfchal s'en alla en
poste à Lauterbourg, se
mit à la teste des troupes
avec les Comtes du Bourg,
de saint Fremont,Albergoti
, Vivans, Coigny ,
Montperoux
,
& le Marquis
de Broglio, de Guerchoir
Mareschaux de
Camp
*
& l'on marcha
tousjours sans faire d'autre
alte qu'une de trois heures.
Les soldats soustenants
avec un courage surprenantune
fatigue aussi violence,
Mr le Mareschal les
confolanc en marchant.
leur disant que l'on ne pouvoit
reüssir que par de telles
peines. L'on ne peut
assez louer leurs rcfponfes
& leur bonne volonté; il
ca vray qu'ils se sont un
peu desalterez ce matin le
pays estans plein de vin,
ils l'ont bien merité, ilseroit
difficile de leur en faire
distribuer par ordre, & un
petit desordre de quelques
heures est pardonnable
dans de certaines occasions.
Voilal'armée du
Roy dans le milieu du
Palatinat & des Electorats
de Treves & de Mayence
en estat de faire le siege de
Landau,&dans une abondance
de fourrage
,
qui
fourniroit à quatre cens
Escadrons pendant. toute
la Campagne si on veut
les envoyer dans ce pays,
l'armée des Ennemis estant
assemblée dès le vingt quatre
,
& ils avoient près de
cent Escadrons plus que
nous. Mr le Mareschal
ayant préferé la diligence
au nombre de trou pes, &
n'ayant que soixante Escadrons.
Il n'est arrivé des
troupes de l'armée de la
Moselle que celles que Mr
de Vivans a amenées.
auCampdeSpirele j.de
Juin 1713. auC.deL.
par &c.
L'armée du Roy vient
d'executer un projet bien
difficile, & dont l'utilité
fera grande; il ne pouvoit
reunir que par une extréme
diligence & un profond
secret; & pour y par-
, venir Monsieur le Mareschal
de Villars ayant refpandu
dans tout le pays
qui est entre Haguenav
& Lauterbourg les troupes
qu'il a trouvées en Alsace,
a donné ses ordres de maniere
que dans la mesme
nuit l'armée s'est affem.
blée,formée en marchant,
& tel bataillon a fait seize
lieuës en vingt heures.Cette
diligence prodigieuse a
tellement surpris les Ennemis
, que la teste de l'armée
composée de vingtdeux
Escadrons & cent
cinquante six Bataillons &
mille grenadierscommandez
par Mr le Comte de
Broglio, Mr de Montpou
Mareschal de Camp , &
Mr deChassenet Brigadiers
, & arrivez sur la digue
de Philisbourg à onze
heures du soir, cela a occupé
toutes les troupes de
l'Empereur estant campées
fous Philisbourg, où
le Prince Eugene est arrivé
le vingt-quatre du mois
passé.. Mr le Mareschal
partit de Strasbourg le trois
à neuf heures du matin
vint , en posteauFort-Loüis.
Il avoit fait trouver Mr le
Chevalier d'Asfelds avec
un corps de Cavalerie
d'Infanterie , & du canon à
la teste de l'Isle de Selingue.
Mr le Marcfchal
se promena jusqu'à l'entrée
de la nuit sur le chemin
de Rastas, & on noubliarien
de tout ce qui
pouvoit persuader aux Ennemis
que l'on vouloit
marcher à leurs lignes
d'Estinguen.-
Dès le mesme soir Mr
le Marcfchal s'en alla en
poste à Lauterbourg, se
mit à la teste des troupes
avec les Comtes du Bourg,
de saint Fremont,Albergoti
, Vivans, Coigny ,
Montperoux
,
& le Marquis
de Broglio, de Guerchoir
Mareschaux de
Camp
*
& l'on marcha
tousjours sans faire d'autre
alte qu'une de trois heures.
Les soldats soustenants
avec un courage surprenantune
fatigue aussi violence,
Mr le Mareschal les
confolanc en marchant.
leur disant que l'on ne pouvoit
reüssir que par de telles
peines. L'on ne peut
assez louer leurs rcfponfes
& leur bonne volonté; il
ca vray qu'ils se sont un
peu desalterez ce matin le
pays estans plein de vin,
ils l'ont bien merité, ilseroit
difficile de leur en faire
distribuer par ordre, & un
petit desordre de quelques
heures est pardonnable
dans de certaines occasions.
Voilal'armée du
Roy dans le milieu du
Palatinat & des Electorats
de Treves & de Mayence
en estat de faire le siege de
Landau,&dans une abondance
de fourrage
,
qui
fourniroit à quatre cens
Escadrons pendant. toute
la Campagne si on veut
les envoyer dans ce pays,
l'armée des Ennemis estant
assemblée dès le vingt quatre
,
& ils avoient près de
cent Escadrons plus que
nous. Mr le Mareschal
ayant préferé la diligence
au nombre de trou pes, &
n'ayant que soixante Escadrons.
Il n'est arrivé des
troupes de l'armée de la
Moselle que celles que Mr
de Vivans a amenées.
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Résumé : LETTRE DE L'ARMÉE au Camp de Spire le 5. de Juin 1713. au C. de L, par etc.
Le 1er juin 1713, l'armée du Roi, dirigée par le Maréchal de Villars, a mené une opération militaire réussie. Les troupes ont été secrètement déployées entre Haguenau et Lauterbourg, parcourant seize lieues en vingt heures pour surprendre les ennemis à Philisbourg. Cette manœuvre a pris au dépourvu les troupes de l'Empereur, commandées par le Prince Eugène. Le Maréchal de Villars a ensuite rejoint le Chevalier d'Asfeld à Fort-Louis avec des forces de cavalerie, d'infanterie et d'artillerie. Il a inspecté les troupes, feignant une marche vers les lignes ennemies d'Estinguen, avant de se rendre à Lauterbourg pour prendre la tête des troupes. L'armée a continué sa marche sans pauses significatives, les soldats supportant la fatigue avec courage. Encouragés par le Maréchal, ils ont pu se désaltérer grâce à l'abondance de vin dans la région. L'armée se trouve désormais au cœur du Palatinat et des Électorats de Trèves et de Mayence, prête à assiéger Landau. Elle dispose de fourrage suffisant pour quatre cents escadrons pendant toute la campagne, malgré la supériorité numérique des ennemis. Seules les troupes de Monsieur de Vivans de l'armée de la Moselle ont participé à cette opération.
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428
p. 280-284
INFANTERIE devant Landau.
Début :
BATAILLONS. Navarre 3 La Marinne 3 Poitou 2 Tallart 2 [...]
Mots clefs :
Infanterie, Bataillons, Cavalerie, Escadrons, Dragons, Tranchée, Bombardiers, Artillerie, Landau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : INFANTERIE devant Landau.
INFANTERIE
devant Landau.
BATAILLONS.
Navarre 3
La Marinnc 3
Poitou z
Tallart z
Dauphin 3
Saillans 1 LaChenelay 2.
Orleans z
Vermandois JL
Rouergue 2.
Sourche
- z
Medoc z :
Provence z
1 Toulouse
1
Touloule FPlanedrresigordI2z. Xaintonge. 2.
Beaujolois
2r Perry i
Auxerrois z. Royal Bavière i
Dillon i
Lagcrvefaisx Bout bon z
A1face +
Villars 3 Brendelc 3 Royal Artillerie
2r Bombardiers i
Total. 60
CAVALERIE.
ESCADRONS.
Royal 3
Cuirassiers 3
Dauphin J
Chartres 3
Dutrone 3
Villeroy 3
Hudicourt z
Bonzol L
Aubusson J,
Rennepont *
Saint Germain J,
Marcillac ,,-.tt x
Saint Pouanges
Biffon. 1
Roye 2.
Fontaine 2,
Total 39 DRAGONS.
MeftredeCamp 3
Dauphin
p
3
Foix-3
Le Chevalier de Belleifle
Total12.3
Par le Courier arrivé le
20. de ce mois la Tranchée
doit s'ouvrir le
2. 4.
La nouvelle Edition des
Essais ôc Recherches de
Mathématique & dePhysique
de Mr Parent, contenant
deux anciens volumes
fort augmentez, & un
troisiéme tout nouveau, se
vend actuellement chez JNully,ruësaint Jacques,
& C. Jombert, attenant les
grands Augustins ,
six liv.
reliée en veau.
devant Landau.
BATAILLONS.
Navarre 3
La Marinnc 3
Poitou z
Tallart z
Dauphin 3
Saillans 1 LaChenelay 2.
Orleans z
Vermandois JL
Rouergue 2.
Sourche
- z
Medoc z :
Provence z
1 Toulouse
1
Touloule FPlanedrresigordI2z. Xaintonge. 2.
Beaujolois
2r Perry i
Auxerrois z. Royal Bavière i
Dillon i
Lagcrvefaisx Bout bon z
A1face +
Villars 3 Brendelc 3 Royal Artillerie
2r Bombardiers i
Total. 60
CAVALERIE.
ESCADRONS.
Royal 3
Cuirassiers 3
Dauphin J
Chartres 3
Dutrone 3
Villeroy 3
Hudicourt z
Bonzol L
Aubusson J,
Rennepont *
Saint Germain J,
Marcillac ,,-.tt x
Saint Pouanges
Biffon. 1
Roye 2.
Fontaine 2,
Total 39 DRAGONS.
MeftredeCamp 3
Dauphin
p
3
Foix-3
Le Chevalier de Belleifle
Total12.3
Par le Courier arrivé le
20. de ce mois la Tranchée
doit s'ouvrir le
2. 4.
La nouvelle Edition des
Essais ôc Recherches de
Mathématique & dePhysique
de Mr Parent, contenant
deux anciens volumes
fort augmentez, & un
troisiéme tout nouveau, se
vend actuellement chez JNully,ruësaint Jacques,
& C. Jombert, attenant les
grands Augustins ,
six liv.
reliée en veau.
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Résumé : INFANTERIE devant Landau.
Le document décrit les unités militaires françaises engagées dans une opération près de Landau. L'infanterie est composée de 60 bataillons, incluant des unités telles que Navarre, La Marine et Poitou. La cavalerie compte 39 escadrons, avec des régiments comme Royal, Cuirassiers et Dauphin. Les dragons comprennent des régiments tels que MeftredeCamp, Dauphin et Foix, totalisant 12,3 unités. La tranchée doit s'ouvrir le 2 avril, selon un courrier reçu le 20 du mois en cours. Par ailleurs, la nouvelle édition des 'Essais et Recherches de Mathématique & de Physique' de Mr Parent est disponible chez J. Nully et C. Jombert, au prix de six livres reliée en veau.
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429
p. 93
« S. A. S. Mgr le Duc, marié le . Juillet 1713. [...] »
Début :
S. A. S. Mgr le Duc, marié le . Juillet 1713. [...]
Mots clefs :
Monseigneur le Duc, Marié, Armée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « S. A. S. Mgr le Duc, marié le . Juillet 1713. [...] »
S. A. S. Mgr le Duc, maríé le
juillet 1713. partit le 14. du
même mois pour l'armée.
juillet 1713. partit le 14. du
même mois pour l'armée.
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430
p. 95-100
Nouvelles d'Angleterre.
Début :
La Reine a donné au Duc d'Ormond le gouvernement [...]
Mots clefs :
Reine, Gouverneur, Chambre, Gardes, Garnison, Officiers, Projet, Milices, Impôts, Émeute
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre.
Nouvelles d'Angleterre.
,
La Reine a donné au Duc
Ormond lc gouverneent
des 5. Ports, qui est
n des plus considerables
u Royaume, que possedoit
i devant le Comte de Dor-
°t,La Lieutenace a été donée
à Milord Ashburnam
endre du Duc d'Ormond,.
Le Chevalier Henry Bel-
LfIìs a ete fait Gouverneur
e la ville de Bervvick sur
es frontieres d'Ecosse. La
:harnbre en grand comité
; resolu d'accorder 832.81.liv.
sterlin pour l'entrerien des
gardes & des garnisons de
la grande Bretagne ;
29095
liv. pour la garnison de Minorque;
18771. liv. pour la
garnison deGibraltar; 38964.
pour ceUe deDunkerque;&
9300.liv. pour ce qui est du
auxtroupes de Saxe-Gotha.
On a présence une adresse
à la Reine, pour la prier de
faire communiquer à la
Chambre une estimation
des sommes necessaires
pour donner la demi-paye
aux Officiers de terre qui
ont été reformez.
La
La Chambre a ordonné
le dresser un projet d'acte
pour donner pouvoir aux
Commissaires chargez de
áíre construire cinquante
nouvelles Eglises, d'acheer
du terrain pour les Eglies,
pour les cemetieres,&
pour les maisons des Mi-*
nistres.
Le 28. May les Communes
lûrent un projec da£te
pour lever cette année les
milices, & elles resolurent
le presenter une adresse à
a Reine, pour la prier de
eur faire communiquer
une estimation de la demi
paye qui doit etre donnei
aux Officiers & aux
Chapelains
de l'artillerie qui
ont servi en Flandres, e
Espagne & ailleurs ; a
prés quoy la Chambre e
grand comité travailla au
moyens de lever le subside
& il fut resolu de mettre
une imposition de deux
schelins par aune sur lc
roiles a faire des voiles, cm
[crone aportees durant sep
ans des paysetrangers;&
qu'au contraire on diminueraun
schelin par autM
sur les mêmes toiles fabriquées
dans le Royaume, &
qui [crone transportées aux
pays étrangers ;qu'on fera
la même grace aux tabacs
gâtez dans les magasins.
Les lettres d'Edimbourg
du 30. Juin portent qu'il y
a eu un grand tumulte,á
cause que les Officiers de
la Doüane avoient consisque
des marchandises qu'-
on faisoit entrer en fraude.
La populace se soûleva, enfonça
les portes de la Doüane
, jetta deux des Officiers
dans la riviere, qui ne furent
pas noyez, & enleva
les marchandises. Le Commandant
du château fut
obligé d'envoyer un detachement
de la garnison
pour appaiser ce desordre.
,
La Reine a donné au Duc
Ormond lc gouverneent
des 5. Ports, qui est
n des plus considerables
u Royaume, que possedoit
i devant le Comte de Dor-
°t,La Lieutenace a été donée
à Milord Ashburnam
endre du Duc d'Ormond,.
Le Chevalier Henry Bel-
LfIìs a ete fait Gouverneur
e la ville de Bervvick sur
es frontieres d'Ecosse. La
:harnbre en grand comité
; resolu d'accorder 832.81.liv.
sterlin pour l'entrerien des
gardes & des garnisons de
la grande Bretagne ;
29095
liv. pour la garnison de Minorque;
18771. liv. pour la
garnison deGibraltar; 38964.
pour ceUe deDunkerque;&
9300.liv. pour ce qui est du
auxtroupes de Saxe-Gotha.
On a présence une adresse
à la Reine, pour la prier de
faire communiquer à la
Chambre une estimation
des sommes necessaires
pour donner la demi-paye
aux Officiers de terre qui
ont été reformez.
La
La Chambre a ordonné
le dresser un projet d'acte
pour donner pouvoir aux
Commissaires chargez de
áíre construire cinquante
nouvelles Eglises, d'acheer
du terrain pour les Eglies,
pour les cemetieres,&
pour les maisons des Mi-*
nistres.
Le 28. May les Communes
lûrent un projec da£te
pour lever cette année les
milices, & elles resolurent
le presenter une adresse à
a Reine, pour la prier de
eur faire communiquer
une estimation de la demi
paye qui doit etre donnei
aux Officiers & aux
Chapelains
de l'artillerie qui
ont servi en Flandres, e
Espagne & ailleurs ; a
prés quoy la Chambre e
grand comité travailla au
moyens de lever le subside
& il fut resolu de mettre
une imposition de deux
schelins par aune sur lc
roiles a faire des voiles, cm
[crone aportees durant sep
ans des paysetrangers;&
qu'au contraire on diminueraun
schelin par autM
sur les mêmes toiles fabriquées
dans le Royaume, &
qui [crone transportées aux
pays étrangers ;qu'on fera
la même grace aux tabacs
gâtez dans les magasins.
Les lettres d'Edimbourg
du 30. Juin portent qu'il y
a eu un grand tumulte,á
cause que les Officiers de
la Doüane avoient consisque
des marchandises qu'-
on faisoit entrer en fraude.
La populace se soûleva, enfonça
les portes de la Doüane
, jetta deux des Officiers
dans la riviere, qui ne furent
pas noyez, & enleva
les marchandises. Le Commandant
du château fut
obligé d'envoyer un detachement
de la garnison
pour appaiser ce desordre.
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Résumé : Nouvelles d'Angleterre.
Le document décrit plusieurs décisions politiques en Angleterre. La Reine a confié au Duc d'Ormond le gouvernement des Cinq Ports, précédemment sous l'autorité du Comte de Dorset. Milord Ashburnam a été nommé lieutenant sous les ordres du Duc d'Ormond. Le Chevalier Henry Bellasis a été nommé Gouverneur de Berwick. Le Parlement a alloué des fonds pour l'entretien des gardes et garnisons en Grande-Bretagne, à Minorque, Gibraltar, Dunkerque, et pour les troupes de Saxe-Gotha. Une adresse à la Reine a été présentée pour estimer les sommes nécessaires à la demi-paye des officiers réformés. La Chambre des Communes a ordonné la rédaction d'un projet de loi pour construire cinquante nouvelles églises et acquérir des terrains. Le 28 mai, les Communes ont lu un projet de loi pour lever les milices et ont résolu de présenter une adresse à la Reine pour la demi-paye des officiers et aumôniers de l'artillerie. Le Parlement a décidé d'imposer deux schelins par aune sur les toiles importées et de réduire d'un schelin par aune l'impôt sur les toiles exportées. Des troubles ont éclaté à Édimbourg le 30 juin contre les officiers des douanes, obligeant le commandant du château à envoyer des troupes pour rétablir l'ordre.
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431
p. 100-107
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a fait Brigadier de ses armées Don Francisco [...]
Mots clefs :
Brigadier, Armées, Colonel, Recrues, Magasins, Officiers, Gouvernement, Catalogne, Évacuation, Troupes
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvellesd'Espagne.
Le Roy a fait Brigadier
de ses armées Don Francisco
Bruno de Cano, Colonel
du regiment d'infanterie
d'Ostende,enconsideration
des services qu'il
a rendus aux Pays-Bas,surtout
au blocus de Girone,
où il s'est fort distingué.
Les recruës & la remonte
de la cavalerie sont achevées,
& tous les magasins
de la frontiere font remplis
: neanmoins le Roy a
fait donner quatre cent
mille écus aux Munitionnaires,
de l'argent qui lui
est venu des Indes, afin que
les troupes soient abondamment
pourvues de toutes
les choses necessaires.
Sa Majeste a nommc
cinq Officiers de Robe,tous
Catalans, pour regler le
gouvernement politique
de la Caralogne, avec ordre
d'accorder a cette Principauré
tous les privileges
qui ne porteront point de
prejudice à sa Souveraineté.
On croit qu'ils seront
reglez sur le pied des
Royaumes d'Arragon & de
Valence.
Les lettres de Catalogne
du 19 Juin portent que Tefcadre
Angloise étoit revenuë
dePort Mahon,oùdie
e,rolt retourne,e pour y
charger des provisions,pendant
que le Vice-Amiral
Jennings, qui étoitresté a |
arcelone, prenoit avec le
Comte de Staremberg des
mesures pour lembarquement
des troupes Allemanles;
que le Marquis de Cera
Grimaldi, Commissaire
general pour l'évacuation
le la Catalogne, avoit reçû
me lettre du Comte de Staemberg
,
qui lui marquoic
que s'il vouloit se rendre le
3.àCervera,ilytrouveaoít
un Commissaire Alleman,
qu'il avoit nomine
pour regler avec lui la sortie
des troupes de l'Archiduc,
& qu'on croit qu'on
fera avancer l'armée du
Roy pour couvrir leur em
barquement, & empêcher
qu'elles ne soient insultées
par les Catalans, qui [ontj
irritez de leur depart; que
les Officiers Allemans étoient
obligez de vendre la
plupart de leurs equipages,
à cause qu'ils manquoienc
de vaisseaux de transport
pour les embarquer tous.
Les dernieres lettres de
Catalogne portent que le
Marquis de Ceva Grimaldi
& Don FranciscoPineda
qui ont été nommez CommiiTaires
pour regler l'évacuation
de la Catalog ne, &
v assister,s'ecoienc assemblez
à Cervera avec les
Commissaires nommez par
le General Staremberg;
que les troupes du Roy
s'assembloient
pour prendre
possession decette Principauré:
mais que l'evacuadon
étoit retardée, parce fluil n'y avoir Dre pas un nom, suffisant de bátimens de
charge pour transporter
toutes les troupes Allemandes
} qu une partie de ceux
tG.u'on avoir fretez en Italie
refusoient de partir, à moins
qu'on ne leur payât d'avance
ce qui leura ere promis.
On écrit de Girone que
le Sieur de Maleden, Commandant
de Cadaquez
,
ayant appcrcù quatre galiotes
Majorquines faisant
route vers le Cap de Creus,
jugea qu'elles viendroient
se mettre à l'abri de la petite
Ille Fredosa, pour enlever
huit barques chargées
de farine qui alloient à Roses
,
prit cinquante grenadiers
du regiment Suisse de
Castelas, & alla se mettre
n embuscade dans cette
sle. Deux galiotes,l'une
pontée de quatre-vingtix
hommes, ôc l'autre de
eize, entrerent dans le
rort) les aucres les suivant: -
nais ayant été decouvert,
1 fut contraint de charger
es deux premiéres, qui
iprés avoir soutenu un
grand feu, furent obligées
de se rendre, aprés avoir
eu quinze hommes tuez, plusieurs blessez, IX soixante
& quinze faits prisonniers.
Le Roy a fait Brigadier
de ses armées Don Francisco
Bruno de Cano, Colonel
du regiment d'infanterie
d'Ostende,enconsideration
des services qu'il
a rendus aux Pays-Bas,surtout
au blocus de Girone,
où il s'est fort distingué.
Les recruës & la remonte
de la cavalerie sont achevées,
& tous les magasins
de la frontiere font remplis
: neanmoins le Roy a
fait donner quatre cent
mille écus aux Munitionnaires,
de l'argent qui lui
est venu des Indes, afin que
les troupes soient abondamment
pourvues de toutes
les choses necessaires.
Sa Majeste a nommc
cinq Officiers de Robe,tous
Catalans, pour regler le
gouvernement politique
de la Caralogne, avec ordre
d'accorder a cette Principauré
tous les privileges
qui ne porteront point de
prejudice à sa Souveraineté.
On croit qu'ils seront
reglez sur le pied des
Royaumes d'Arragon & de
Valence.
Les lettres de Catalogne
du 19 Juin portent que Tefcadre
Angloise étoit revenuë
dePort Mahon,oùdie
e,rolt retourne,e pour y
charger des provisions,pendant
que le Vice-Amiral
Jennings, qui étoitresté a |
arcelone, prenoit avec le
Comte de Staremberg des
mesures pour lembarquement
des troupes Allemanles;
que le Marquis de Cera
Grimaldi, Commissaire
general pour l'évacuation
le la Catalogne, avoit reçû
me lettre du Comte de Staemberg
,
qui lui marquoic
que s'il vouloit se rendre le
3.àCervera,ilytrouveaoít
un Commissaire Alleman,
qu'il avoit nomine
pour regler avec lui la sortie
des troupes de l'Archiduc,
& qu'on croit qu'on
fera avancer l'armée du
Roy pour couvrir leur em
barquement, & empêcher
qu'elles ne soient insultées
par les Catalans, qui [ontj
irritez de leur depart; que
les Officiers Allemans étoient
obligez de vendre la
plupart de leurs equipages,
à cause qu'ils manquoienc
de vaisseaux de transport
pour les embarquer tous.
Les dernieres lettres de
Catalogne portent que le
Marquis de Ceva Grimaldi
& Don FranciscoPineda
qui ont été nommez CommiiTaires
pour regler l'évacuation
de la Catalog ne, &
v assister,s'ecoienc assemblez
à Cervera avec les
Commissaires nommez par
le General Staremberg;
que les troupes du Roy
s'assembloient
pour prendre
possession decette Principauré:
mais que l'evacuadon
étoit retardée, parce fluil n'y avoir Dre pas un nom, suffisant de bátimens de
charge pour transporter
toutes les troupes Allemandes
} qu une partie de ceux
tG.u'on avoir fretez en Italie
refusoient de partir, à moins
qu'on ne leur payât d'avance
ce qui leura ere promis.
On écrit de Girone que
le Sieur de Maleden, Commandant
de Cadaquez
,
ayant appcrcù quatre galiotes
Majorquines faisant
route vers le Cap de Creus,
jugea qu'elles viendroient
se mettre à l'abri de la petite
Ille Fredosa, pour enlever
huit barques chargées
de farine qui alloient à Roses
,
prit cinquante grenadiers
du regiment Suisse de
Castelas, & alla se mettre
n embuscade dans cette
sle. Deux galiotes,l'une
pontée de quatre-vingtix
hommes, ôc l'autre de
eize, entrerent dans le
rort) les aucres les suivant: -
nais ayant été decouvert,
1 fut contraint de charger
es deux premiéres, qui
iprés avoir soutenu un
grand feu, furent obligées
de se rendre, aprés avoir
eu quinze hommes tuez, plusieurs blessez, IX soixante
& quinze faits prisonniers.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le roi a promu Don Francisco Bruno de Cano au grade de brigadier pour ses services aux Pays-Bas, notamment lors du blocus de Girone. Les recrutements et les approvisionnements de la cavalerie sont achevés, et le roi a alloué quatre cent mille écus aux munitionnaires pour assurer l'approvisionnement des troupes. Sa Majesté a nommé cinq officiers catalans pour régler le gouvernement politique de la Catalogne, en accordant des privilèges similaires à ceux des royaumes d'Aragon et de Valence. Les lettres de Catalogne du 19 juin rapportent le retour de la flotte anglaise à Port Mahon pour charger des provisions, tandis que le vice-amiral Jennings et le comte de Staremberg prenaient des mesures pour l'embarquement des troupes allemandes. Le marquis de Ceva Grimaldi, commissaire général pour l'évacuation de la Catalogne, a reçu une lettre du comte de Staremberg proposant une rencontre à Cervera pour régler la sortie des troupes de l'Archiduc. L'évacuation est retardée en raison du manque de navires de transport. À Girone, le sieur de Maleden a capturé deux galiotes majorquines après une embuscade, faisant quinze morts, plusieurs blessés et soixante-quinze prisonniers.
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432
p. 108-113
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
Les ambassadeurs d'Espagne continuent leurs conferences avec ceux [...]
Mots clefs :
Ambassadeurs, Conférences, Traités, Grande-Bretagne, Portugal, Électeurs, Troupes, Régiments, Rhin, Tumulte
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles d'Utrecht. ])
- Les ambassadeurs d'Es
pagne continuent leui
conferences avec ceux de
la Reine de la grande Bre
tagne, de Portugal, &
des Etats Generaux. Or
espere que les deux traitez
feront conclus dans.
peu & signez. Letraité
avec la Grande Bretagne
doit être incessamment
conclu. Il est survenuquel
ques difficultez touchan
celui de Portugal
, qui
nt oblige les Plenipoentiaires
a envoyer des
bini^rs a Madrid & a LisoLnene.
Baron Carg & le Bairn
de Malknecht, Minisies
des Electeurs de Coloe
& de Baviere, font pard'Utrecht
pour aller re.
Duver leurs maîtres, aes
avoir terminé ce qui
gardoit les interêtsde ces
rinces avec cette Répulique.
On mande de Cologne
ue les troupes de Vvirmberg
,
qui consistent en
un regiment de cavalerie
& trois d'infanterie, de
voient arriver le premier
Juillet prés de Cologne |
avec deux regimens d'in
fanterie de Munster & u
de Holstein-Gottorp)pou
marcher vers l'Empire; qu
les six regimens de cavale!
rie & les huit d'infanterie
du Duc de Hanover cam
poient encore prés de Lim
bourg sur le Lahn
; que le
troupes Saxonnes qui viennent
des Pays Bas, com
posées d'un regiment de
cavalerie, de deux de dra.íï
gons, & de sept bataillons,
avoient passé le Rhin à
Mulheim & à Cologne le
29.Juin ; qu'on ne sçavoit
pas si clles remonteroient
vers le haut Rhin, qu'on parce assuroit que leur General
avoit reçû ordre de
les faire marcher vers laSaxe
; que les troupes de
Prusse étoient vers Nuys,
dans le bas Electorat de
Cologne, & que celles de
Munster & de Hesse Cassel
n'etoient pas encore en
mouvement: de sorte que
l'armée de l'Empire ne
pourra pas être sitôt assemblée.
On mande de Gand qu'il
y a eu un grand tumulte,
à cause d'un soldat Anglois
qui fut au nom de ses camarades
demander une
somme qu'on leur retenoit
pour leurs tentes au Gene-j
ral Sabine, qui le fit arrê-r
ter& mettre entre les mains jl
du Prevôt. Le bruit s'etancrépandu
qu'il alloit etrei
executé
,
plus de mille fol-j
dats s'attrouperent la nuid
du 22. au 23. de Juin, déIi-:
vrerent le prisonnier
,
elû-t
renc;
rent un grenadier pour General,
& se retrancherent
si bien derriere un pont,
on ils mirent trois pieces de
canon, qu'on fut obligé de
leur accorder une amnistie
generale, & leur promettre
l'argentqu'ils demandoient
ce;
- Les ambassadeurs d'Es
pagne continuent leui
conferences avec ceux de
la Reine de la grande Bre
tagne, de Portugal, &
des Etats Generaux. Or
espere que les deux traitez
feront conclus dans.
peu & signez. Letraité
avec la Grande Bretagne
doit être incessamment
conclu. Il est survenuquel
ques difficultez touchan
celui de Portugal
, qui
nt oblige les Plenipoentiaires
a envoyer des
bini^rs a Madrid & a LisoLnene.
Baron Carg & le Bairn
de Malknecht, Minisies
des Electeurs de Coloe
& de Baviere, font pard'Utrecht
pour aller re.
Duver leurs maîtres, aes
avoir terminé ce qui
gardoit les interêtsde ces
rinces avec cette Répulique.
On mande de Cologne
ue les troupes de Vvirmberg
,
qui consistent en
un regiment de cavalerie
& trois d'infanterie, de
voient arriver le premier
Juillet prés de Cologne |
avec deux regimens d'in
fanterie de Munster & u
de Holstein-Gottorp)pou
marcher vers l'Empire; qu
les six regimens de cavale!
rie & les huit d'infanterie
du Duc de Hanover cam
poient encore prés de Lim
bourg sur le Lahn
; que le
troupes Saxonnes qui viennent
des Pays Bas, com
posées d'un regiment de
cavalerie, de deux de dra.íï
gons, & de sept bataillons,
avoient passé le Rhin à
Mulheim & à Cologne le
29.Juin ; qu'on ne sçavoit
pas si clles remonteroient
vers le haut Rhin, qu'on parce assuroit que leur General
avoit reçû ordre de
les faire marcher vers laSaxe
; que les troupes de
Prusse étoient vers Nuys,
dans le bas Electorat de
Cologne, & que celles de
Munster & de Hesse Cassel
n'etoient pas encore en
mouvement: de sorte que
l'armée de l'Empire ne
pourra pas être sitôt assemblée.
On mande de Gand qu'il
y a eu un grand tumulte,
à cause d'un soldat Anglois
qui fut au nom de ses camarades
demander une
somme qu'on leur retenoit
pour leurs tentes au Gene-j
ral Sabine, qui le fit arrê-r
ter& mettre entre les mains jl
du Prevôt. Le bruit s'etancrépandu
qu'il alloit etrei
executé
,
plus de mille fol-j
dats s'attrouperent la nuid
du 22. au 23. de Juin, déIi-:
vrerent le prisonnier
,
elû-t
renc;
rent un grenadier pour General,
& se retrancherent
si bien derriere un pont,
on ils mirent trois pieces de
canon, qu'on fut obligé de
leur accorder une amnistie
generale, & leur promettre
l'argentqu'ils demandoient
ce;
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le texte traite des négociations diplomatiques et des mouvements militaires à Utrecht. Les ambassadeurs d'Espagne discutent avec ceux de la Grande-Bretagne, du Portugal et des États Généraux. Les traités avec la Grande-Bretagne devraient être rapidement conclus, tandis que des difficultés avec le Portugal nécessitent l'envoi de binômes à Madrid et Lisbonne. Les barons Carg et Malknecht, ministres des Électeurs de Cologne et de Bavière, retournent auprès de leurs maîtres après des affaires avec la République. Sur le plan militaire, les troupes de Wirnberg, composées de cavalerie et d'infanterie, doivent arriver près de Cologne le 1er juillet avec des renforts de Munster et de Holstein-Gottorp pour marcher vers l'Empire. Les troupes du Duc de Hanovre campent près de Limburg, tandis que les troupes saxonnes, venues des Pays-Bas, ont traversé le Rhin. Les troupes prussiennes sont près de Nuys, mais celles de Munster et de Hesse Cassel retardent l'assemblée de l'armée de l'Empire. À Gand, un tumulte a éclaté à cause d'un soldat anglais. Après son arrestation, plus de mille soldats se sont rassemblés, ont libéré le prisonnier, élu un général et se sont retranchés derrière un pont avec des canons. Une amnistie générale et le paiement de la somme demandée ont été accordés pour apaiser la situation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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433
p. 113-122
Nouvelles de l'armée.
Début :
Le Maréchal de Villars ayant reglé avec le Maréchal de [...]
Mots clefs :
Maréchal, Villars, Attaque, Landau, Tranchée, Régiments, Troupes, Siège, Canons, Prisonniers
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de l'armée.
Nouvelles de I'armee.
Le Maréchal de Villars
ayant reglé avec le Maréchal
de Besons & le Sieur
de
-
Vallory l'attaque de
Landau, & le jour de Toui1
verture de la tranchée, il
fit élever un retranchement
d'onze cent toises, pour occuper
la sortie du pont de
Philisbourg. Le Comte de
Broglio fut détaché pour,
allcr du côté de Vvorms
avec vingt escadrons, ramasser
les grains des campagnes
voisines de Mayence
: il étoit soûtenu par le
Marquis d'Alegre,qui campoit
avec cent escadrons
dans la plaine de Frankendal.
Le Comtc de Coigny
gardoit avec un corps de
troupes les bords du Rhin
depuis le camp jusqu'àYochenum,
& le Comte du
Bourg avec un autre corps
usqu'au Fort Loüis. Le Maréchal
de Villars a laissé en
Alsace vers Brisac plusieurs
Dataillons & escadrons,
pour s'opposer au corps que
es ennemis ont dans la Foaêt
noire.
Le Sieur de Dillon Lieuestant
general fut détaché
jour aller attaquer la ville
5c le château de Keiferlauern,
qui se rendirent Ie: 24.
Juin. La garnison futfaite
prisonniere de guerre, au
nombre de cent fantassins
ou hussars, avec urn*Ctolo- nel & quarante Officiers,
qui furent conduits aChalons.
On y a trouvé huit canons
& deux mortiers ;
beaucoup de munitions 6c
de vivres. LeSieur de saint:
Pierre,Brigadier d'infanrerie,
& Lieutenant Colonel
du regiment de fainc;
Valier, y a été dangerewfe-j
ment blessé. Aprés la prises
de Keiserlautern le Sieurj
Dillon détacha le Baron dei
d
Sandraski, Brigadier d'arrriée,
commandant le regiment
de Courcillon, avec
trois cent chevaux, pour
aller investir le château de
Vvolfstein, & sommer le
Commandantde se rendre;
ce qu'il refusa, à moins qu'il ne fût attaqué dans les sorties.
Le Sieur Dillon en éstant
averti
, y envoya six
compagnies de grenadiers,
avec deux mortiers & deux
canons. Sitôt qu'on eut tiré
trente volées de canon, ils
le rendirent prisonniers de
guerre
au nombre de cent
hommes.
Le 25. le Maréchal de
Villars alla visiter le siege
de l'ouvrage à corne qui
couvre le passage du pont
volant de Manheim, que
le Comte d'Albergotty,
Lieutenant general, attaquoit
par son ordre. Ce
poste est trés-fort, ayant
deux fossez pleins d'eau, 6c
communication par leRhin,
avec les ennemis.
Le Maréchal de Befons;
fit faire la nuit du 24. au 2;.,
Juin l'ouverture de la tranchée
devant Landau par le
Comte du Bourg Lieutelant
general, & le Marquis
le Mimeure Maréchal de
amp , avec les regimens
e Navarre, de Saillant,
e Sourches, & de Dillon.
elle fut ouverte à la droite
e l'ouvrage à corne de la
orte de France,& fut pousée
à la demi-portée de fu-
1 des premiers ouvrages
e la place. Nous n'y avons
erdu qu'un grenadier,les
ssiegez ne nous ayant aper^
us qu'à la pointe du
our.
Le 2.r.au soir la tranchée
ut relevée par le Marquis
de Silly avec les regiment
de la Marine, de la Chene.
Jaye, de Medoc, & du
Royal-Baviere. ?!
Le 26. par le Marquis del
saint Fremont 3c le Cheva
lier de Broglio
, avec les ren
gimens d'Orleans, deTallard,
de Vermandois, & de
saintAnge. 11t
-
Le 27. par les Marquis des
Hautefort & de Grancey }:
avec les regimens de Bro£-
se,d'Alsace, & de Chartres.
:,' Lesassiegezfirent unes
sortie le 12. de ce mois ; ils
furent
Furent repoussez jusqu'a.
leur contrescarpe par les
regimens. de Navarre &
d'Auxerrois, avec perte de
:>art & d'autre. Le Marquis
de Biron, qui avoit
monté la tranchée ce jourà,
cut le bras gauche cas
é Le Sieur Jacquier, Brigadier
d'Ingenieurs, fiic
fcleflc à la tête d'un éclat de
bombe ;le Sieur le Camus
[ngenieur de Brifac
,
fut
aussi blessé dangereuse- ment.* [.Lcs lettres de l'arméedu.
portent qu'on avoit poussé
les approches jusqui
quarante toises du premier
ouvrage avance du cote de
la Justice, qui est une redoute
en forme de tenailles,
revêtuë à douze pieds
de hauteur,ayant une gorge
fermee d'un mur erenelé
, avec un chemin couvert
& une communication
avec la ville,défendu des
deux côtez par des parapets
j & qu'on avoit pouisé
"une parallele de quatre à
cinq cent toises
,
fortisiée
adu miolieu
Le Maréchal de Villars
ayant reglé avec le Maréchal
de Besons & le Sieur
de
-
Vallory l'attaque de
Landau, & le jour de Toui1
verture de la tranchée, il
fit élever un retranchement
d'onze cent toises, pour occuper
la sortie du pont de
Philisbourg. Le Comte de
Broglio fut détaché pour,
allcr du côté de Vvorms
avec vingt escadrons, ramasser
les grains des campagnes
voisines de Mayence
: il étoit soûtenu par le
Marquis d'Alegre,qui campoit
avec cent escadrons
dans la plaine de Frankendal.
Le Comtc de Coigny
gardoit avec un corps de
troupes les bords du Rhin
depuis le camp jusqu'àYochenum,
& le Comte du
Bourg avec un autre corps
usqu'au Fort Loüis. Le Maréchal
de Villars a laissé en
Alsace vers Brisac plusieurs
Dataillons & escadrons,
pour s'opposer au corps que
es ennemis ont dans la Foaêt
noire.
Le Sieur de Dillon Lieuestant
general fut détaché
jour aller attaquer la ville
5c le château de Keiferlauern,
qui se rendirent Ie: 24.
Juin. La garnison futfaite
prisonniere de guerre, au
nombre de cent fantassins
ou hussars, avec urn*Ctolo- nel & quarante Officiers,
qui furent conduits aChalons.
On y a trouvé huit canons
& deux mortiers ;
beaucoup de munitions 6c
de vivres. LeSieur de saint:
Pierre,Brigadier d'infanrerie,
& Lieutenant Colonel
du regiment de fainc;
Valier, y a été dangerewfe-j
ment blessé. Aprés la prises
de Keiserlautern le Sieurj
Dillon détacha le Baron dei
d
Sandraski, Brigadier d'arrriée,
commandant le regiment
de Courcillon, avec
trois cent chevaux, pour
aller investir le château de
Vvolfstein, & sommer le
Commandantde se rendre;
ce qu'il refusa, à moins qu'il ne fût attaqué dans les sorties.
Le Sieur Dillon en éstant
averti
, y envoya six
compagnies de grenadiers,
avec deux mortiers & deux
canons. Sitôt qu'on eut tiré
trente volées de canon, ils
le rendirent prisonniers de
guerre
au nombre de cent
hommes.
Le 25. le Maréchal de
Villars alla visiter le siege
de l'ouvrage à corne qui
couvre le passage du pont
volant de Manheim, que
le Comte d'Albergotty,
Lieutenant general, attaquoit
par son ordre. Ce
poste est trés-fort, ayant
deux fossez pleins d'eau, 6c
communication par leRhin,
avec les ennemis.
Le Maréchal de Befons;
fit faire la nuit du 24. au 2;.,
Juin l'ouverture de la tranchée
devant Landau par le
Comte du Bourg Lieutelant
general, & le Marquis
le Mimeure Maréchal de
amp , avec les regimens
e Navarre, de Saillant,
e Sourches, & de Dillon.
elle fut ouverte à la droite
e l'ouvrage à corne de la
orte de France,& fut pousée
à la demi-portée de fu-
1 des premiers ouvrages
e la place. Nous n'y avons
erdu qu'un grenadier,les
ssiegez ne nous ayant aper^
us qu'à la pointe du
our.
Le 2.r.au soir la tranchée
ut relevée par le Marquis
de Silly avec les regiment
de la Marine, de la Chene.
Jaye, de Medoc, & du
Royal-Baviere. ?!
Le 26. par le Marquis del
saint Fremont 3c le Cheva
lier de Broglio
, avec les ren
gimens d'Orleans, deTallard,
de Vermandois, & de
saintAnge. 11t
-
Le 27. par les Marquis des
Hautefort & de Grancey }:
avec les regimens de Bro£-
se,d'Alsace, & de Chartres.
:,' Lesassiegezfirent unes
sortie le 12. de ce mois ; ils
furent
Furent repoussez jusqu'a.
leur contrescarpe par les
regimens. de Navarre &
d'Auxerrois, avec perte de
:>art & d'autre. Le Marquis
de Biron, qui avoit
monté la tranchée ce jourà,
cut le bras gauche cas
é Le Sieur Jacquier, Brigadier
d'Ingenieurs, fiic
fcleflc à la tête d'un éclat de
bombe ;le Sieur le Camus
[ngenieur de Brifac
,
fut
aussi blessé dangereuse- ment.* [.Lcs lettres de l'arméedu.
portent qu'on avoit poussé
les approches jusqui
quarante toises du premier
ouvrage avance du cote de
la Justice, qui est une redoute
en forme de tenailles,
revêtuë à douze pieds
de hauteur,ayant une gorge
fermee d'un mur erenelé
, avec un chemin couvert
& une communication
avec la ville,défendu des
deux côtez par des parapets
j & qu'on avoit pouisé
"une parallele de quatre à
cinq cent toises
,
fortisiée
adu miolieu
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Résumé : Nouvelles de l'armée.
Le maréchal de Villars, en collaboration avec les maréchaux de Besons et Vallory, a planifié l'attaque de Landau. Le 24 juin, il a fait construire un retranchement pour contrôler la sortie du pont de Philisbourg. Le comte de Broglio a été envoyé vers Worms avec vingt escadrons pour rassembler des grains, soutenu par le marquis d'Alegre avec cent escadrons à Frankendal. Le comte de Coigny et le comte du Bourg ont gardé les bords du Rhin avec leurs troupes respectives. Des détachements ont été laissés en Alsace pour contrer les ennemis dans la Forêt-Noire. Le même jour, le sieur de Dillon, lieutenant général, a attaqué et pris la ville et le château de Keiserlautern, capturant cent fantassins ou hussards, un colonel, quarante officiers, huit canons et deux mortiers. Le sieur de Saint-Pierre et le sieur Valier ont été blessés lors de cette opération. Après cette prise, le baron de Sandraski a été envoyé pour investir le château de Wolfstein, qui s'est rendu après un bombardement. Le 25 juin, le maréchal de Villars a visité le siège de l'ouvrage à corne couvrant le passage du pont volant de Mannheim, attaqué par le comte d'Albergotti. La nuit du 24 au 25 juin, le maréchal de Besons a ouvert la tranchée devant Landau avec plusieurs régiments. La tranchée a été relevée les jours suivants par différents maréchaux et régiments. Le 27 juin, les assiégés ont tenté une sortie, repoussée par les régiments de Navarre et d'Auxerrois. Plusieurs officiers ont été blessés lors de cette opération. Les approches ont été poussées jusqu'à quarante toises du premier ouvrage avancé du côté de la Justice, une redoute fortifiée. Une parallèle de quatre à cinq cents toises a été construite et fortifiée au milieu.
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434
p. 123-124
Estat des troupes qui sont dans Landau.
Début :
BATAILLONS. Palatin. Nassau, 1. Chomberne, Mayence, 1. [...]
Mots clefs :
Bataillons, Troupes, Landau, Escadrons, Compagnie, Cavalerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Estat des troupes qui sont dans Landau.
Bfiat des troupes qui sont
, dans Landau.
BATAILLONS.
v Palatin.
Nassau, I.
Chomberne, 1.
Mayence.
Goler, 2.
Franconie.
Darmstat, 2.
Anhalt, 2. DtfHf/f.
Anspach, I.
Imperiaux.
Gombertein, I.
Dornay, I.
DeBens, 1.
Total 12. bataillons.
Et3. escadrons d'Hussars,
& une compagnie franche
de cavalerie.
, dans Landau.
BATAILLONS.
v Palatin.
Nassau, I.
Chomberne, 1.
Mayence.
Goler, 2.
Franconie.
Darmstat, 2.
Anhalt, 2. DtfHf/f.
Anspach, I.
Imperiaux.
Gombertein, I.
Dornay, I.
DeBens, 1.
Total 12. bataillons.
Et3. escadrons d'Hussars,
& une compagnie franche
de cavalerie.
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435
p. 215-216
LUDOVICO MANGO In res foeliciter Pacis Bellique gesas. EPIGRAMMA ab A.P.P.M.P.P.A
Début :
Finitimos animo juvenis Ludovicus & armis, [...]
Mots clefs :
Bellique , Ludovicus , Pacis , Victoria , Armis , Consilio , Senex , Mirentur , Gloria, Martem
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texteReconnaissance textuelle : LUDOVICO MANGO In res foeliciter Pacis Bellique gesas. EPIGRAMMA ab A.P.P.M.P.P.A
LUDOVICO MAGNO
n res foeliciterPads
Bellique gestas.
EPIGRAMMA
ab A.P.P.M.P.P.A
>
Finitimos animo jwvenis
Ludovicus Cftrmis,
Vieit) nunc armisconsilioquesenex.
Multaspostclades rédiit
victoria rui{fo
Vincere sic viélus g, loria
major erat.
Nunc igitur faceant, £$*
regem jure mirentur
Ø-necpace videt, necï sibiMarteparem.
Jiunc tu ne aspicias ^4ks\
germaniceSolem,
Subradiis
,
memor es ,, tela tremenda vibrat.
n res foeliciterPads
Bellique gestas.
EPIGRAMMA
ab A.P.P.M.P.P.A
>
Finitimos animo jwvenis
Ludovicus Cftrmis,
Vieit) nunc armisconsilioquesenex.
Multaspostclades rédiit
victoria rui{fo
Vincere sic viélus g, loria
major erat.
Nunc igitur faceant, £$*
regem jure mirentur
Ø-necpace videt, necï sibiMarteparem.
Jiunc tu ne aspicias ^4ks\
germaniceSolem,
Subradiis
,
memor es ,, tela tremenda vibrat.
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436
p. 217-252
RELATION de Monsieur Cassart.
Début :
Nous appareillâmes de la Martinique le 12. Janvier, & fimes voile [...]
Mots clefs :
Cassart, Flibustiers , Vaisseaux, Combat, Naufrage, Mortiers, Indiens , Caracas , Contribution , Retranchement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RELATION de Monsieur Cassart.
HELATION
de Monsieur Cassart. NOus appareillâmes de
la Martinique le 12.
janvier, & fimes voile pour
a Guadeloupe qui en un
sle Françoise, & voisine de
a précedente. Nous y prines
trois de nos Vaisseaux
lui y estoient, .& environ
:ent cinquante Flibustiers;
lelànousallâmes à S. Eustahe,
petite Isle Hollandoise
où nous moiiiiiames, le
2.
j.}
elle a esté pillée & brulee,il
y a deux ans par les Flibu
tiers de la Martinique, les
habitans nous firent plus d
pitié que d'envie;cependant
aprés avoir pris lavaleur
de IOOOO. écus de contribution
, nous levames
l'Ancre le :.7. pour aller à
Carasol, dans nostre rout
nous eûmes deux jours d
calmc, ce qui sit prendre le
parti à MonsieurCassart de
toucher la Coste de Caraças
Espagnolle, pour y faire dt
.réau, ayant appris qu'il n'y
on avoit point à Carasol
,
le
lo. Février estant sur la
:osie qui n'est habitée que
Indiens, le calme nous 0..
Iligea de moüillerdevant
ne Plage qu'on appelle
ropsea, ou cinq jours
prés nostre Vaisseau se perit;
je n'estoit pas à bord
quand ce malheur arriva, j'aois
profité d'un Canot que
Mr Cassart avoit envoyé à la
fille de Carcaça: avec le
Baron de Mouvance, Lieuenant
de Vaisseau qui alloit
aire un compliment de sa
art auGouverneur; comme
cerce Ville est éloignée de
dix huit lieuës de l'endroi
où nos Vaisseaux estoient
mouillez, nous n'aprimes
cette perre que deux jours
aprés, Mr Cassart ayan
appareillé sur lemìnuit pour
venir mouiller avec son escadre
à la Ville, son Vaisseau
deux heures aprés toucha
sur un banc inconnû à trois
lieuës de terre, & y rella
iqluelque temps, aprés quoy revint à flot de luy mêlTIC;
mais estant crevé dans beaucoup
d'endroits & plein
d'eau
, on n'eût que le temps
Ie l'aller echouer à terre, où
lOUS raYOnS laisse. On n'a
oresque rien sauvé, bienneureux
d'avoir pû sauver les
quipages & nos hardes, à
cause de la Mer qui bat en
tofts & qui est furieuse. Mr
tTaflart mit toute son application
aprés cela, à faire débrquerdeux
Mortiers de
douze pouces pour servir a
on expedition, ilyreüssit
avec beaucoup de peines,
nais il ne pût avoir les Bombes
ny les Fusécs; aprés un
bareil naufragc nous ne derions
plus songer à aller attaquer
Carasol,ayant perdu
pour trois mois de vivres à
huitcens hommes quiétoient
dans ce Navire, la moitié dCi
leurs armes, & toutes les munitions
de guerre;cependant
Mr Cassart en decida autre
ment. Le 13. de Fevrier
nous fimes voile pour
cette
Isle avec cinq Vaisseaux qui
nous restoient, & nous
y|
moüillâmes le 16. dans un
Ance que l'on appelle Sainte
Croix, comme les courants
Tone fort rapides, & qu'ils
portent au large, nous ne
fimespointnostre descente
c lendemain, à caused'un
le nos gros Vaisseaux qui
e pouvoit gagner le moüilage.
Le 17. ce Vaisseau bien
oin de s'approcher étoit enlaine
par Ics courants & levent
contraire, ce qui nous
faisoit desesperecr de pouvoir
ien entreprendre & bien
moins de retiffir si ce Navire
venoit à nous manquer, cela
irriva cependant ainsi, & le
18. au matin nous ne le
nmesplus, il avoit avec luy
ies deux Mortiers de douze
pouces sauvez du naufrage,
qui estoient nos plus gros,
la plus grande partie des
Bombes pour d'autres que
nous avions, trois cent soldats
& quatorze ou quinze
Officiers done six
cftoicnc!
nos princi paux, tout s'opposoit
de ce coste-là a nostre
snrreprise: de l'autre nouSj
donnions le temps aux
ennemis
de s'assembler, cnnn
Mr Cassartcontre toute apparence
de reüssir prit son 1
parti sur le champ & dans la
resolution de vaincre ou d'y
rester, nous descendîmes à
terre Ie: même jour a neuf
heures du matin au nombre
de six cens soldats & de trois
cens cinquante Flibustiers;
d'abord nous trompâmes les
ennemis qui nous attendoicnt
dans l'Ance, devant
laquelle nous estions moüille
& qui nous voyoicnr partir
de nos Vaisseaux dans nos
Chaloupes, quand nous
nous fûmes un peu avanccz
& que' l'approche de terre
commenta à, couvrir nos
Chaloupes, nous vogâmes
de force sur nostre droite,
& nous mîmes pied à terre
un àun, deux à deux dans
une petitePlageque les ennemis
ne gjrdoient pas, la
croyant impratiquable, à la , ,. verite on na jamais rien veu
de pareil pour la difficult^
car s'il y avoir eu seulement
vingt hommes bien resolus,
nousaurions cfte obligez de
nous rembarquer avec perce,
c'estoit un endroit fort petit,
lequel aprés que Ton estoit
descendu à terre, il falloit
monter en grimpant par
dessus un Rocher tres dimcultueux
& passer par un
trou un à un pour s'aller former
dans un petit bois taillis
qui suivoit ce passage, nostre
bonheurnousconduisit heureusement
& nous fit former
peu à peu un corps de 400.
hommes, àl'abry desquels les
autres passoient & arrivoient
en seureté. Les ennemis qui
estoient à deux portées de
fusil de nous, ne nous sqeurent
que lorsque nous defilâmes
par quatre dans une
Plaine qui aboutissoit a ce
petit Bois, ou nous nous
rangeames en bataille,
quand nos gens furent dcfcendus
les ennemis ne nous
tirant que de tres-loin & occupant
une hauteur, nous
marchâmes à eux fort vîte
en bataille, ilsne disputerent
point leur terrain, ils nous
abandonnerent la Montagne
aprés avoir fait leur décharge
qui ne nous blessa que
cinq ou six hommes & en
tua trois, ils se jetterent sur
leur droitederriereunretranchement
qu'ils y
avoient:
comme nous avions monté
cette Montagne fort vîte
& que nos Troupes estoient
fort essouflées, Mr Caffart
les fic reposer; ce fût là que
les ennemis nous tirerent de
leur retranchement plus de
deux mil coups de fusil; mais
aux premiers tirez nous nous
couvtîmes de la Crete de la
Montage, ce qui rendit leur
grand feu sans beaucoup
d'effet, les balles nous passant
par dessus la teste,lorsque
nos soldats furent reposez
nous marchâmes droit à
eux sans beaucoup d'ordre
la bayonnete au bout du fusil;
ilssoûtinrent nostre fCll
quelque temps par le leur;
maiscomme nous avancions
toûjours à mesure que nous
avions tíré, il n'attendirent
pas l'effet denos ~bayons,
nous sautâmes dans le retranchement
qui estoitdune
bonne muraille de pierre &
les poursuivîmes l'espace de
demy lieuë, nous leurs
prîmes dans cette attaque
trois Drapeaux & la pluspart
de leurs chevaux qui nous
ont bien servi dans la suite,
nous perdîmes quarantecinq
hommes tant tuez que blessez,
Mr Cassartaesté blessé
dangereusement d'une balle
quiluy perce le pied; cette
affaire ayant ainsiréüssi nous
jugeames que ce choc intimideroit
les ennemis & que
nous irions plus loin; c'est
pourquoy l'on resolut de
s'aller emparer d'un habitation
qui nous restoit sur
nostre gauche à demy lieue
dans une belle Plaine, nous
y arrivâmes sans difficulté &
ne voyant d'ennemis d'un
costé ny d'autre, nous y
fimes nostreCamp. Comme
Mr Cassart avoit esté emporté
à bord il envoya Mr
de Bandeville, Capitaine de
Fregatte pour comm nder à
sa place & pour reglerce que
nous aurions à faire dans la
suite, nous passames la nuit
sansestreinquietezde !'ennc'"j
my, Mr Cassart, dis- je, ayanc
remis toutes choses à laprudence
de Mr de Bandeville,
soit pour le rembarquement,
foit pour penérrer
plus avant, l'on tine confcil
le lendemain matin pour
voir si il falloit marcher par
terre à la Ville qui estoit à
huit lieuës de là, & l'on fût
d'avis d'attendre un jour
pour voir si deux beatteaux
que l'on avoit envoyé à bord
de ce Vaisseau qui nous
manquoit chercher nos gros
Mortiers, & nos Troupes
'arriveroient pas, aprés ce
emps attendu nous ne vÎnlCS
ien paroistre& nous n'aons
rien vtu depuis,les bâ-
~mens n'auront jamais pû
~agner contre le vent & les
ourants. Le 20l'on retint
n nouveau conseil qui s'cn
rmic entiérement à Mr
Cassart qui conclut à pené-
~trer dans le Pays & à marher
à laVille, nous voyons
evantnousmille difficultez
ui n'estoient pas faciles à
~rnionter par un si petit
ombre de Troupes que
ous estions, ayant selon les
apparences plusieurs retranchemens
à forcer qui mineroient
nostre Troupe avant
d'arriver à la Ville qui eaoie.,
fort éloignée oucre qu'il y
avoit dans rifle trois miUcJ
hommes armez, & que nous|
estions artendus depuis plus
de six semaines; d'un autre*
costé nous n'avions point de f
Port à nous auprés de la Ville
pour pouvoir débarquer nos
Mortiers & nos Vivres, cela
n'empêcha point il fût resolu
que l'an partiroit le lendemain,
& que nos Chaloupes
partiroient en raemci
temps en côtoyant la terre
avec les vivres, les bombes
& trois Mortiers qui nous
estoient, dont les deux plus
;ros n'estoient que de neuf
~pouces & l'autre au dessus,
, nous nous preparames a
narcher tout ce jour, pour
cette effetl'on fit débarquer
~enc cinquante Matelots ar-
~ez pour nous servir de
enfort,maisilsnousincommoderent
beaucoup plus
qu'ils ne nous furent utiles,
~e n, à six heures du man
nous nous mî(\mes en
tarchc) nous fimes quatre
licacs cc jour là sans voÏII
qui que ce soit, nous couchames
forttranquillement
à une habitation que nous
trouvâmes sur le chemin
Lc 22 nous fimes la rnêm
manoeuvre dans le dessein
de nous allcr emparer _d'
petit Port qui s'appelle Piscader,
qui est éloigné de la
Ville de trois quarts de lieuë
& oùily a une batterie de &
pieces decanon quidonnesur
la Mer & qui n'a qu'un foffi
retranché du costé de terre
afin de mettre nos Chal-
oupes en seurcte qui alloient
comme j'ay déja dit le long
de la coste à mesureque
nous avancions par terre,
mais nous fûmes trompez
dans nos attentes. Le 22. au
matin aprés avoir fait environ
une lieuë & passé un fort
mauvais defilé, nous arrivâmes
dans une Plaineassez
grande qui avoic pour face
une Montagne fort étenduë;
nostre guide nous dit que le
grand chemin passoit pardessus
la hauteur & qu'il n'en
connoissoit point d'autre,
sans nous defier de l'ennemy,
puisque nousnel'avionspas
trouvé au defilé nous marchâmes,
d'abord nous apperçûmes
quelques Cavaliers
ce qui nous fit fait alte pour
nous mettre en battaille
quand cela fût fait nous
continuames nostre route
tambour battant & Drapeaux
deployez à mesure
que nous avancions du pied
de la Montagne nous appercevions
le nombre des ennemis
augmenter &qu'ilyavoit
là un fort retranchement,
quand nous en fûmes bien
persuadez, Mr de Bandeville
fit marcher le premier
bataillon par la droite pour
prendre les ennemis en flanc
le second bataillon dont ma
Compagnie estoit & dont
j'étois troisiéme Capitaine
marcha droit en face du rctranchement,&
lesFlibustiers
& Matelots marcherent par
la gauche, dans cette disposition
sans sçavoir le nombre
d'ennemis que nous avions
à combattre jle premier bataillon
marcha seul par la
droite, comme j'ay déja dit,
parce qu'il falloit beaucoup
monter & passer par un Bois.
avant d'arriver au flanc du
retran hement, comme
nous n'étionssimplement
que hors la portéedu fusil
nousattendîmes que nostre
premier bataillon eût tiré
avant de donner, aux premiers
coups nous marcharries
les ennemis nous laisserent
approcher à portée de pistolet
sans tirer,aprèsquoy l'on
n'entendit plusde route parts
qu'un fCLJ terrible, neuf
pieces de canon qu'ilsavoient
tirerent sur nous à Inirraiile,
ce quifit plier lesFlibustiers&
Matelots; nos Troupes ne
firent pas de même, comme
le
le feu du canon Sc de la
Mousqueterie nous empêphoit
de montcr au retranchement
aussi visteque nous
l'-aurions souhaite,& que la
montée étoit assez escarpée.
L'on nousfit jetter sur nostre
droite, nous montâmes au
travers les Rochers &les
rPlnes) cequi nous fit rencontrer
avec les Grenadiers
du premier Bataillon, & entramesensemble
par le lfanc
dans le retranchement que
les ennemis abandonnerent.
Comme le feu estoit fort diminué
les Flibustiers & les
Matelots reprirent courage
& donnerent par la gauche
quine tint pas, voyanc leurs
camarades en suite,ilsavoient
comme nous du blanc à
leurs chapeaux, ce qui nous
empêcha d'en tuerbeaucoup,
nous leurs prîmes encore
quatre Drapeaux & neuf
pieces de canon de bronze;
ce te action fût vive, mais
clic patoist incroyable, ils
estoient sept cens soixance
&, quinze blancs, & trois
cens noirs armcz, ce que
nous (qumes sur le champ
par les prisonniers que nous
simes, nous ne perdîmes que
quarante hommes tant tuez
que blcfleZj nous devionsen
perdre davantage & assurement
que toutnôtre bataillon
devoit y rester, nostre bonheur
vient de ce que nous
~cftions trop prests sans avoir
tiré, car ils estoient obligez
de tirer de haut en bas, ce
quifaisoit tomber la plufparc
de leurs balles derriere nous
sans effet, n'osant par trop fc
découvrir;je ne perdis que
cinq hommes de ma Compagnie
& mon Enseigne
bkLTé. Comme ceretranchement
estoit entouré de
Bois, nous ne nous y arreiames
point, nous rejoignames
legrand chemin & fimcs demi
lieue sans aucun vestige
d'ennemy nous nous reposâmes
dans lc dessein d'aller
le foir attaqucr Piscader,
mais comme nous contâmes
que cet endroit feroit fort
deffendu, nous fûmes coucher
à demi líeuë de ce petit
Port à caufc de lanuit.
Le lendemain 2. 3. nousmarchâmes
à Piscader, nous
fûmes surpris agréablement
d'y trouver pas Chaloupes
moüíllées;les ennemis épouvantez
de la veille avoicnt
abandonné cette batterie &
encloüé les canons & nos
Chaloupes estoient arrivées
demi- heure avant nous; l'é.
pouvante les avoient tellement
saisisqu'ils s'étoient
retirez en confusion dedans
leur Ville qui est fermée du
costé de la terre, par le Port
& fortifiee de quatre bons
Bastions, comme nous ne
devions pas esperer de faire
rendre cette Ville par le peu
de monde que nous estions
par la difficulté de faire débarquer
de gros canon de
nos Vaisseaux qui estoient
fort éloignez,n'y ayant point
de moüillage que dans le
Port, & par le peu de vivres
que nous avions, on se conrenta
de la bombarder à
dessein de la faire contribuer,
pour cet effet nous marchâmes
le 2.4. à la Ville, le terrein
avoic esté reconnu la .;1
veille par de mauvaisconnoisseurs,
ce qui pensa nous coûter
cher; car l'on nous mena
a portée du pistolet de cette
Ville pour aller à un Camp
que Ton avoit marqué; &
par le plus grand bon-heur
du monde, dans le temps de
nostre passage les ennemis
ayant mis lc feu à des maifons
qui cftoienc le long de
la Mer, nous passames à la
gueulle de leurs canons &
des Vaisseaux
*,
ils s'aperçeurent
cependant de nostre
marche sur la fin, ce qui les
fit tirer sur ceux qu'ils
voyoient, nous perdîmes
cinq hommes du canon ,
nous fûmes obligez de décamper
sur Itf champ, quoique
couverts d'un petit rideau,
lis chargeoient leurs
canons à demi charge, &
tirant p.ar,ricochet lis com- mençoient a nous incommoder,
cela nous fit retirer
derríere une Montagne qui
estoit proche de nous, &
nous campâmes hors la portée
du canon. Le 2 5. & le
16. nos trois mortiers furent
débarquez & mis en
batterie à rrois cens toises
delaVille. Le 27. au matin
estant prêts à tirer on envoya
sommer la Ville de contribuer,
ce que le Gouverneur
ne vouluc entendre, sa réponse
nous fit commencer
de bombarder à huit heures
du matin; on nous répondit
à bon coups de canon qui
nefirent rien dans nostre
épaulement. Sur le midy nos
mortiers cesserent de tirer,
& je montai la tranchée ce
foir la avec ma Compagnie ;
sur les huit heures du foir
nous recommençâmes de
tirer, ce qui dura jusqu'a minuit.
Le 18. au matin nous
fimeslamême chose, aprés
quoy sur les ncuf heures les
ennemis demanderent une
Tréve pour sçavoir ce que
Mr Caffard demandoit de
contnbution; cnfin apres
trois jours de pourparler a
cause de l'eloignement de
nos Vaisseaux
,
dans lesquels
Monsieur Caffart estoit, la
contribution fLIt arrêtée &
signée le 3. de Mars à quatre
cent soixante mille francs,
bien heureux d'avoir tirécela;
car si ils avoient attendus
encore un jour nous estions
obligezde nous rembarquer
faute de vivres & de munitions,
nous n'avions pas cent
bombres à tirer, encore n'étoient-
elles pas bonnes par
l'inégalitédéfusées, Le
Vaisseau absent les ayant
routes; l'on commença le
payement. Le 4, ils nous
tinrent jusqu'au 1 5. esperant
qu'il leur arriveroit quelque
nouvelle d'Europe pour leur
confirmer une Tréve avec la
France dont ils nous menaçoient.
Le 1 5. nos Troupes
se rembarquerent
& nous fimes voile le 20.
pour la Ville de S. Domingue
Espagnolle; où nous
avons fait de l'eau &. sommes
partis deux Vaisseaux pour
Europe. Le 19. Mr Caffart
ayanc mené les deux autres
en Cartagene.
de Monsieur Cassart. NOus appareillâmes de
la Martinique le 12.
janvier, & fimes voile pour
a Guadeloupe qui en un
sle Françoise, & voisine de
a précedente. Nous y prines
trois de nos Vaisseaux
lui y estoient, .& environ
:ent cinquante Flibustiers;
lelànousallâmes à S. Eustahe,
petite Isle Hollandoise
où nous moiiiiiames, le
2.
j.}
elle a esté pillée & brulee,il
y a deux ans par les Flibu
tiers de la Martinique, les
habitans nous firent plus d
pitié que d'envie;cependant
aprés avoir pris lavaleur
de IOOOO. écus de contribution
, nous levames
l'Ancre le :.7. pour aller à
Carasol, dans nostre rout
nous eûmes deux jours d
calmc, ce qui sit prendre le
parti à MonsieurCassart de
toucher la Coste de Caraças
Espagnolle, pour y faire dt
.réau, ayant appris qu'il n'y
on avoit point à Carasol
,
le
lo. Février estant sur la
:osie qui n'est habitée que
Indiens, le calme nous 0..
Iligea de moüillerdevant
ne Plage qu'on appelle
ropsea, ou cinq jours
prés nostre Vaisseau se perit;
je n'estoit pas à bord
quand ce malheur arriva, j'aois
profité d'un Canot que
Mr Cassart avoit envoyé à la
fille de Carcaça: avec le
Baron de Mouvance, Lieuenant
de Vaisseau qui alloit
aire un compliment de sa
art auGouverneur; comme
cerce Ville est éloignée de
dix huit lieuës de l'endroi
où nos Vaisseaux estoient
mouillez, nous n'aprimes
cette perre que deux jours
aprés, Mr Cassart ayan
appareillé sur lemìnuit pour
venir mouiller avec son escadre
à la Ville, son Vaisseau
deux heures aprés toucha
sur un banc inconnû à trois
lieuës de terre, & y rella
iqluelque temps, aprés quoy revint à flot de luy mêlTIC;
mais estant crevé dans beaucoup
d'endroits & plein
d'eau
, on n'eût que le temps
Ie l'aller echouer à terre, où
lOUS raYOnS laisse. On n'a
oresque rien sauvé, bienneureux
d'avoir pû sauver les
quipages & nos hardes, à
cause de la Mer qui bat en
tofts & qui est furieuse. Mr
tTaflart mit toute son application
aprés cela, à faire débrquerdeux
Mortiers de
douze pouces pour servir a
on expedition, ilyreüssit
avec beaucoup de peines,
nais il ne pût avoir les Bombes
ny les Fusécs; aprés un
bareil naufragc nous ne derions
plus songer à aller attaquer
Carasol,ayant perdu
pour trois mois de vivres à
huitcens hommes quiétoient
dans ce Navire, la moitié dCi
leurs armes, & toutes les munitions
de guerre;cependant
Mr Cassart en decida autre
ment. Le 13. de Fevrier
nous fimes voile pour
cette
Isle avec cinq Vaisseaux qui
nous restoient, & nous
y|
moüillâmes le 16. dans un
Ance que l'on appelle Sainte
Croix, comme les courants
Tone fort rapides, & qu'ils
portent au large, nous ne
fimespointnostre descente
c lendemain, à caused'un
le nos gros Vaisseaux qui
e pouvoit gagner le moüilage.
Le 17. ce Vaisseau bien
oin de s'approcher étoit enlaine
par Ics courants & levent
contraire, ce qui nous
faisoit desesperecr de pouvoir
ien entreprendre & bien
moins de retiffir si ce Navire
venoit à nous manquer, cela
irriva cependant ainsi, & le
18. au matin nous ne le
nmesplus, il avoit avec luy
ies deux Mortiers de douze
pouces sauvez du naufrage,
qui estoient nos plus gros,
la plus grande partie des
Bombes pour d'autres que
nous avions, trois cent soldats
& quatorze ou quinze
Officiers done six
cftoicnc!
nos princi paux, tout s'opposoit
de ce coste-là a nostre
snrreprise: de l'autre nouSj
donnions le temps aux
ennemis
de s'assembler, cnnn
Mr Cassartcontre toute apparence
de reüssir prit son 1
parti sur le champ & dans la
resolution de vaincre ou d'y
rester, nous descendîmes à
terre Ie: même jour a neuf
heures du matin au nombre
de six cens soldats & de trois
cens cinquante Flibustiers;
d'abord nous trompâmes les
ennemis qui nous attendoicnt
dans l'Ance, devant
laquelle nous estions moüille
& qui nous voyoicnr partir
de nos Vaisseaux dans nos
Chaloupes, quand nous
nous fûmes un peu avanccz
& que' l'approche de terre
commenta à, couvrir nos
Chaloupes, nous vogâmes
de force sur nostre droite,
& nous mîmes pied à terre
un àun, deux à deux dans
une petitePlageque les ennemis
ne gjrdoient pas, la
croyant impratiquable, à la , ,. verite on na jamais rien veu
de pareil pour la difficult^
car s'il y avoir eu seulement
vingt hommes bien resolus,
nousaurions cfte obligez de
nous rembarquer avec perce,
c'estoit un endroit fort petit,
lequel aprés que Ton estoit
descendu à terre, il falloit
monter en grimpant par
dessus un Rocher tres dimcultueux
& passer par un
trou un à un pour s'aller former
dans un petit bois taillis
qui suivoit ce passage, nostre
bonheurnousconduisit heureusement
& nous fit former
peu à peu un corps de 400.
hommes, àl'abry desquels les
autres passoient & arrivoient
en seureté. Les ennemis qui
estoient à deux portées de
fusil de nous, ne nous sqeurent
que lorsque nous defilâmes
par quatre dans une
Plaine qui aboutissoit a ce
petit Bois, ou nous nous
rangeames en bataille,
quand nos gens furent dcfcendus
les ennemis ne nous
tirant que de tres-loin & occupant
une hauteur, nous
marchâmes à eux fort vîte
en bataille, ilsne disputerent
point leur terrain, ils nous
abandonnerent la Montagne
aprés avoir fait leur décharge
qui ne nous blessa que
cinq ou six hommes & en
tua trois, ils se jetterent sur
leur droitederriereunretranchement
qu'ils y
avoient:
comme nous avions monté
cette Montagne fort vîte
& que nos Troupes estoient
fort essouflées, Mr Caffart
les fic reposer; ce fût là que
les ennemis nous tirerent de
leur retranchement plus de
deux mil coups de fusil; mais
aux premiers tirez nous nous
couvtîmes de la Crete de la
Montage, ce qui rendit leur
grand feu sans beaucoup
d'effet, les balles nous passant
par dessus la teste,lorsque
nos soldats furent reposez
nous marchâmes droit à
eux sans beaucoup d'ordre
la bayonnete au bout du fusil;
ilssoûtinrent nostre fCll
quelque temps par le leur;
maiscomme nous avancions
toûjours à mesure que nous
avions tíré, il n'attendirent
pas l'effet denos ~bayons,
nous sautâmes dans le retranchement
qui estoitdune
bonne muraille de pierre &
les poursuivîmes l'espace de
demy lieuë, nous leurs
prîmes dans cette attaque
trois Drapeaux & la pluspart
de leurs chevaux qui nous
ont bien servi dans la suite,
nous perdîmes quarantecinq
hommes tant tuez que blessez,
Mr Cassartaesté blessé
dangereusement d'une balle
quiluy perce le pied; cette
affaire ayant ainsiréüssi nous
jugeames que ce choc intimideroit
les ennemis & que
nous irions plus loin; c'est
pourquoy l'on resolut de
s'aller emparer d'un habitation
qui nous restoit sur
nostre gauche à demy lieue
dans une belle Plaine, nous
y arrivâmes sans difficulté &
ne voyant d'ennemis d'un
costé ny d'autre, nous y
fimes nostreCamp. Comme
Mr Cassart avoit esté emporté
à bord il envoya Mr
de Bandeville, Capitaine de
Fregatte pour comm nder à
sa place & pour reglerce que
nous aurions à faire dans la
suite, nous passames la nuit
sansestreinquietezde !'ennc'"j
my, Mr Cassart, dis- je, ayanc
remis toutes choses à laprudence
de Mr de Bandeville,
soit pour le rembarquement,
foit pour penérrer
plus avant, l'on tine confcil
le lendemain matin pour
voir si il falloit marcher par
terre à la Ville qui estoit à
huit lieuës de là, & l'on fût
d'avis d'attendre un jour
pour voir si deux beatteaux
que l'on avoit envoyé à bord
de ce Vaisseau qui nous
manquoit chercher nos gros
Mortiers, & nos Troupes
'arriveroient pas, aprés ce
emps attendu nous ne vÎnlCS
ien paroistre& nous n'aons
rien vtu depuis,les bâ-
~mens n'auront jamais pû
~agner contre le vent & les
ourants. Le 20l'on retint
n nouveau conseil qui s'cn
rmic entiérement à Mr
Cassart qui conclut à pené-
~trer dans le Pays & à marher
à laVille, nous voyons
evantnousmille difficultez
ui n'estoient pas faciles à
~rnionter par un si petit
ombre de Troupes que
ous estions, ayant selon les
apparences plusieurs retranchemens
à forcer qui mineroient
nostre Troupe avant
d'arriver à la Ville qui eaoie.,
fort éloignée oucre qu'il y
avoit dans rifle trois miUcJ
hommes armez, & que nous|
estions artendus depuis plus
de six semaines; d'un autre*
costé nous n'avions point de f
Port à nous auprés de la Ville
pour pouvoir débarquer nos
Mortiers & nos Vivres, cela
n'empêcha point il fût resolu
que l'an partiroit le lendemain,
& que nos Chaloupes
partiroient en raemci
temps en côtoyant la terre
avec les vivres, les bombes
& trois Mortiers qui nous
estoient, dont les deux plus
;ros n'estoient que de neuf
~pouces & l'autre au dessus,
, nous nous preparames a
narcher tout ce jour, pour
cette effetl'on fit débarquer
~enc cinquante Matelots ar-
~ez pour nous servir de
enfort,maisilsnousincommoderent
beaucoup plus
qu'ils ne nous furent utiles,
~e n, à six heures du man
nous nous mî(\mes en
tarchc) nous fimes quatre
licacs cc jour là sans voÏII
qui que ce soit, nous couchames
forttranquillement
à une habitation que nous
trouvâmes sur le chemin
Lc 22 nous fimes la rnêm
manoeuvre dans le dessein
de nous allcr emparer _d'
petit Port qui s'appelle Piscader,
qui est éloigné de la
Ville de trois quarts de lieuë
& oùily a une batterie de &
pieces decanon quidonnesur
la Mer & qui n'a qu'un foffi
retranché du costé de terre
afin de mettre nos Chal-
oupes en seurcte qui alloient
comme j'ay déja dit le long
de la coste à mesureque
nous avancions par terre,
mais nous fûmes trompez
dans nos attentes. Le 22. au
matin aprés avoir fait environ
une lieuë & passé un fort
mauvais defilé, nous arrivâmes
dans une Plaineassez
grande qui avoic pour face
une Montagne fort étenduë;
nostre guide nous dit que le
grand chemin passoit pardessus
la hauteur & qu'il n'en
connoissoit point d'autre,
sans nous defier de l'ennemy,
puisque nousnel'avionspas
trouvé au defilé nous marchâmes,
d'abord nous apperçûmes
quelques Cavaliers
ce qui nous fit fait alte pour
nous mettre en battaille
quand cela fût fait nous
continuames nostre route
tambour battant & Drapeaux
deployez à mesure
que nous avancions du pied
de la Montagne nous appercevions
le nombre des ennemis
augmenter &qu'ilyavoit
là un fort retranchement,
quand nous en fûmes bien
persuadez, Mr de Bandeville
fit marcher le premier
bataillon par la droite pour
prendre les ennemis en flanc
le second bataillon dont ma
Compagnie estoit & dont
j'étois troisiéme Capitaine
marcha droit en face du rctranchement,&
lesFlibustiers
& Matelots marcherent par
la gauche, dans cette disposition
sans sçavoir le nombre
d'ennemis que nous avions
à combattre jle premier bataillon
marcha seul par la
droite, comme j'ay déja dit,
parce qu'il falloit beaucoup
monter & passer par un Bois.
avant d'arriver au flanc du
retran hement, comme
nous n'étionssimplement
que hors la portéedu fusil
nousattendîmes que nostre
premier bataillon eût tiré
avant de donner, aux premiers
coups nous marcharries
les ennemis nous laisserent
approcher à portée de pistolet
sans tirer,aprèsquoy l'on
n'entendit plusde route parts
qu'un fCLJ terrible, neuf
pieces de canon qu'ilsavoient
tirerent sur nous à Inirraiile,
ce quifit plier lesFlibustiers&
Matelots; nos Troupes ne
firent pas de même, comme
le
le feu du canon Sc de la
Mousqueterie nous empêphoit
de montcr au retranchement
aussi visteque nous
l'-aurions souhaite,& que la
montée étoit assez escarpée.
L'on nousfit jetter sur nostre
droite, nous montâmes au
travers les Rochers &les
rPlnes) cequi nous fit rencontrer
avec les Grenadiers
du premier Bataillon, & entramesensemble
par le lfanc
dans le retranchement que
les ennemis abandonnerent.
Comme le feu estoit fort diminué
les Flibustiers & les
Matelots reprirent courage
& donnerent par la gauche
quine tint pas, voyanc leurs
camarades en suite,ilsavoient
comme nous du blanc à
leurs chapeaux, ce qui nous
empêcha d'en tuerbeaucoup,
nous leurs prîmes encore
quatre Drapeaux & neuf
pieces de canon de bronze;
ce te action fût vive, mais
clic patoist incroyable, ils
estoient sept cens soixance
&, quinze blancs, & trois
cens noirs armcz, ce que
nous (qumes sur le champ
par les prisonniers que nous
simes, nous ne perdîmes que
quarante hommes tant tuez
que blcfleZj nous devionsen
perdre davantage & assurement
que toutnôtre bataillon
devoit y rester, nostre bonheur
vient de ce que nous
~cftions trop prests sans avoir
tiré, car ils estoient obligez
de tirer de haut en bas, ce
quifaisoit tomber la plufparc
de leurs balles derriere nous
sans effet, n'osant par trop fc
découvrir;je ne perdis que
cinq hommes de ma Compagnie
& mon Enseigne
bkLTé. Comme ceretranchement
estoit entouré de
Bois, nous ne nous y arreiames
point, nous rejoignames
legrand chemin & fimcs demi
lieue sans aucun vestige
d'ennemy nous nous reposâmes
dans lc dessein d'aller
le foir attaqucr Piscader,
mais comme nous contâmes
que cet endroit feroit fort
deffendu, nous fûmes coucher
à demi líeuë de ce petit
Port à caufc de lanuit.
Le lendemain 2. 3. nousmarchâmes
à Piscader, nous
fûmes surpris agréablement
d'y trouver pas Chaloupes
moüíllées;les ennemis épouvantez
de la veille avoicnt
abandonné cette batterie &
encloüé les canons & nos
Chaloupes estoient arrivées
demi- heure avant nous; l'é.
pouvante les avoient tellement
saisisqu'ils s'étoient
retirez en confusion dedans
leur Ville qui est fermée du
costé de la terre, par le Port
& fortifiee de quatre bons
Bastions, comme nous ne
devions pas esperer de faire
rendre cette Ville par le peu
de monde que nous estions
par la difficulté de faire débarquer
de gros canon de
nos Vaisseaux qui estoient
fort éloignez,n'y ayant point
de moüillage que dans le
Port, & par le peu de vivres
que nous avions, on se conrenta
de la bombarder à
dessein de la faire contribuer,
pour cet effet nous marchâmes
le 2.4. à la Ville, le terrein
avoic esté reconnu la .;1
veille par de mauvaisconnoisseurs,
ce qui pensa nous coûter
cher; car l'on nous mena
a portée du pistolet de cette
Ville pour aller à un Camp
que Ton avoit marqué; &
par le plus grand bon-heur
du monde, dans le temps de
nostre passage les ennemis
ayant mis lc feu à des maifons
qui cftoienc le long de
la Mer, nous passames à la
gueulle de leurs canons &
des Vaisseaux
*,
ils s'aperçeurent
cependant de nostre
marche sur la fin, ce qui les
fit tirer sur ceux qu'ils
voyoient, nous perdîmes
cinq hommes du canon ,
nous fûmes obligez de décamper
sur Itf champ, quoique
couverts d'un petit rideau,
lis chargeoient leurs
canons à demi charge, &
tirant p.ar,ricochet lis com- mençoient a nous incommoder,
cela nous fit retirer
derríere une Montagne qui
estoit proche de nous, &
nous campâmes hors la portée
du canon. Le 2 5. & le
16. nos trois mortiers furent
débarquez & mis en
batterie à rrois cens toises
delaVille. Le 27. au matin
estant prêts à tirer on envoya
sommer la Ville de contribuer,
ce que le Gouverneur
ne vouluc entendre, sa réponse
nous fit commencer
de bombarder à huit heures
du matin; on nous répondit
à bon coups de canon qui
nefirent rien dans nostre
épaulement. Sur le midy nos
mortiers cesserent de tirer,
& je montai la tranchée ce
foir la avec ma Compagnie ;
sur les huit heures du foir
nous recommençâmes de
tirer, ce qui dura jusqu'a minuit.
Le 18. au matin nous
fimeslamême chose, aprés
quoy sur les ncuf heures les
ennemis demanderent une
Tréve pour sçavoir ce que
Mr Caffard demandoit de
contnbution; cnfin apres
trois jours de pourparler a
cause de l'eloignement de
nos Vaisseaux
,
dans lesquels
Monsieur Caffart estoit, la
contribution fLIt arrêtée &
signée le 3. de Mars à quatre
cent soixante mille francs,
bien heureux d'avoir tirécela;
car si ils avoient attendus
encore un jour nous estions
obligezde nous rembarquer
faute de vivres & de munitions,
nous n'avions pas cent
bombres à tirer, encore n'étoient-
elles pas bonnes par
l'inégalitédéfusées, Le
Vaisseau absent les ayant
routes; l'on commença le
payement. Le 4, ils nous
tinrent jusqu'au 1 5. esperant
qu'il leur arriveroit quelque
nouvelle d'Europe pour leur
confirmer une Tréve avec la
France dont ils nous menaçoient.
Le 1 5. nos Troupes
se rembarquerent
& nous fimes voile le 20.
pour la Ville de S. Domingue
Espagnolle; où nous
avons fait de l'eau &. sommes
partis deux Vaisseaux pour
Europe. Le 19. Mr Caffart
ayanc mené les deux autres
en Cartagene.
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Résumé : RELATION de Monsieur Cassart.
Le texte relate une expédition militaire dirigée par Monsieur Cassart, débutant le 12 janvier depuis la Martinique vers la Guadeloupe. Après avoir pillé l'île hollandaise de Saint-Eustache, les forces se dirigèrent vers Carasol. Un calme forcé les obligea à mouiller devant la plage de Ropsea, où leur vaisseau se perdit. Cassart, informé deux jours plus tard, vit également son vaisseau s'échouer, entraînant la perte de vivres et de munitions. Malgré ces revers, Cassart décida d'attaquer Carasol. Le 13 février, ils appareillèrent avec cinq vaisseaux restants et mouillèrent le 16 dans l'anse Sainte-Croix. Le 18, un vaisseau avec des mortiers et des soldats se perdit. Cassart, résolu, descendit à terre avec 650 soldats et 350 flibustiers. Ils trompèrent les ennemis en débarquant sur une plage impraticable et montèrent une attaque surprise. Après une bataille intense, ils prirent trois drapeaux et des chevaux. Cassart fut blessé. Le 20, ils décidèrent de pénétrer dans le pays malgré les difficultés. Le 22, ils affrontèrent un retranchement ennemi et prirent quatre drapeaux et neuf pièces de canon. Ils continuèrent leur avancée, repoussant les attaques ennemies et prenant des positions stratégiques. Par la suite, le texte décrit une expédition militaire à Piscader. À leur arrivée, les auteurs constatèrent que les ennemis avaient abandonné une batterie et enfermé les canons, laissant leurs chaloupes à quai. Les forces ennemies s'étaient retirées dans leur ville fortifiée, protégée par quatre bastions. Les auteurs décidèrent de bombarder la ville pour obtenir une contribution, faute de pouvoir la prendre d'assaut ou de débarquer des canons lourds. Le 24, ils marchèrent vers la ville mais furent pris sous le feu ennemi, perdant cinq hommes. Ils se retirèrent derrière une montagne pour échapper aux tirs. Les 25 et 26, trois mortiers furent débarqués et mis en batterie. Le 27, après un ultimatum refusé par le gouverneur, le bombardement commença. Les pourparlers aboutirent à une contribution de 460 000 francs, signée le 3 mars. Les troupes se rembarquèrent le 15 et partirent pour la ville de Saint-Domingue espagnole le 20.
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437
p. 264-268
Extrait d'une Lettre de Gironne le 7. Juillet 1713.
Début :
L'évacuation se fait tres serieusement de la part du General [...]
Mots clefs :
Staremberg, Bataillons, Naples, Évêque de Barcelone, Révolte, Assemblée générale, Députés, Munitions
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texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de Gironne le 7. Juillet 1713.
Extrait d'une Lettre dt
Gironne le 7. Jmilet 171 3. V. L'évacuation se fait tresserieusement
de la part du
General Staremberg; il a
déja
déja fait embarquer seize
bataillons qui font le Regimens
de Staremberg,Traun,
Bagnes, Rcventelaw
,
les
Grisons & un autre, lesquels
ont fait voile du costé de
Naples; l'Evesque de Barceloneest
parti en même tems;
ce que je vous écrívis il y a
quelque tems au sujet de la
mort dusieur Puig, fils de
l'un des Chefs de la revolte
est confirmé; il fût tué à
Bergue où il commandoit.
Le nommé Ragus, autre
Chef des revoltes à quitté sa
résidence ordinaire.
Lesdeliberations dcTAfsemblée
generale qui s'y
tient n'ont encore rien produir;
on avoit dit d'abord
que les habitans de la Ville
&. de la Plaine de Vich
avoienc refusé d'y envoyer
des Deputez; cependant ils
y en ont huit; mais cette
Viilc> celle de Manrez, &
plusieurs autres ont limité le
pouvoir de leurs
-
Deputez
à ne faire qu'écouter ce qui
se passera dans l'Assemblée
pour leuren rendre compte
&. ne prendre aucune delibe- 1
ration sans avoir rc^u répon-
>'Iii
se; cependant nous aprochons
du 1 5. de ce mois, jour
auquel Barcelone doic estre
remise au Roy d'Espagne.
Du reste ils ont fait jurer un
tres grand secret à tous ceux
qui ontesté admis dans cette
Assemblée. Ilsont empêche
le General Staremberg de
tirer de Montjouy aucunc
munition & y ont mis
garnison Bougeoise. Ils
ont aussi fait entrer dans la
Ville quelques Troupes de la
Deputation, cela n'empêcha
pas qu'il ny eut beaucoup
de gens qui conseillerent de
prendre le parti le plus sage.
Gironne le 7. Jmilet 171 3. V. L'évacuation se fait tresserieusement
de la part du
General Staremberg; il a
déja
déja fait embarquer seize
bataillons qui font le Regimens
de Staremberg,Traun,
Bagnes, Rcventelaw
,
les
Grisons & un autre, lesquels
ont fait voile du costé de
Naples; l'Evesque de Barceloneest
parti en même tems;
ce que je vous écrívis il y a
quelque tems au sujet de la
mort dusieur Puig, fils de
l'un des Chefs de la revolte
est confirmé; il fût tué à
Bergue où il commandoit.
Le nommé Ragus, autre
Chef des revoltes à quitté sa
résidence ordinaire.
Lesdeliberations dcTAfsemblée
generale qui s'y
tient n'ont encore rien produir;
on avoit dit d'abord
que les habitans de la Ville
&. de la Plaine de Vich
avoienc refusé d'y envoyer
des Deputez; cependant ils
y en ont huit; mais cette
Viilc> celle de Manrez, &
plusieurs autres ont limité le
pouvoir de leurs
-
Deputez
à ne faire qu'écouter ce qui
se passera dans l'Assemblée
pour leuren rendre compte
&. ne prendre aucune delibe- 1
ration sans avoir rc^u répon-
>'Iii
se; cependant nous aprochons
du 1 5. de ce mois, jour
auquel Barcelone doic estre
remise au Roy d'Espagne.
Du reste ils ont fait jurer un
tres grand secret à tous ceux
qui ontesté admis dans cette
Assemblée. Ilsont empêche
le General Staremberg de
tirer de Montjouy aucunc
munition & y ont mis
garnison Bougeoise. Ils
ont aussi fait entrer dans la
Ville quelques Troupes de la
Deputation, cela n'empêcha
pas qu'il ny eut beaucoup
de gens qui conseillerent de
prendre le parti le plus sage.
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Résumé : Extrait d'une Lettre de Gironne le 7. Juillet 1713.
Le 7 juillet 1713, à Girone, l'évacuation des troupes se déroule sous la direction du général Staremberg. Seize bataillons, incluant les régiments de Staremberg, Traun, Bagnes, Reventlow, les Grisons et un autre, ont embarqué pour Naples. L'évêque de Barcelone est également parti. La mort de Puig, fils d'un chef de la révolte, est confirmée ; il a été tué à Bergue. Un autre chef des révoltes, Ragus, a quitté sa résidence habituelle. Les délibérations de l'assemblée générale à Barcelone n'ont pas encore abouti. Initialement, les habitants de Barcelone et de la plaine de Vich avaient refusé d'envoyer des députés, mais ils en ont finalement envoyé huit. Ces députés, ainsi que ceux de Manrez et d'autres villes, ont limité leur pouvoir à écouter et rendre compte sans prendre de décisions sans réponse préalable. Barcelone doit être remise au roi d'Espagne le 15 juillet. Un grand secret entoure l'assemblée, et les habitants ont empêché Staremberg de retirer des munitions de Montjouy, y plaçant une garnison bourgeoise et faisant entrer des troupes de la députation dans la ville. Malgré cela, de nombreux conseils prônent la sagesse.
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438
p. 280-281
Nouvelles de Landau.
Début :
Les Lettres de l'armée du 17. portent que la nuit [...]
Mots clefs :
Assiégés, Fourneau, Travailleurs, Enterrés, Batteries, Lunettes, Artillerie, Siège
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Landau.
Nouvelles de Landau.
Les Lettres de l'armée du
17. portent que la nuit du
14. au 15. les Assiegez firent
piicr un fourneau qui fit
auter les
-
travailleurs, dont
quinze ou seize furent enterez,
lis en firent joüer trois
utresendiversendroits qui
enous incommoderent pas,
qu'ontravailloit à éta bllf des
batteries qui verront a, revers
a plus grande partie de l'avant
chemin couvert & des
Lunettes qu'ondoit attaquer
~au premier jour, que les
Assiegez n'avoient encore
Ciic qu'une íàrrie.
Les Lettres de l'armée du
17. portent que la nuit du
14. au 15. les Assiegez firent
piicr un fourneau qui fit
auter les
-
travailleurs, dont
quinze ou seize furent enterez,
lis en firent joüer trois
utresendiversendroits qui
enous incommoderent pas,
qu'ontravailloit à éta bllf des
batteries qui verront a, revers
a plus grande partie de l'avant
chemin couvert & des
Lunettes qu'ondoit attaquer
~au premier jour, que les
Assiegez n'avoient encore
Ciic qu'une íàrrie.
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Résumé : Nouvelles de Landau.
Dans la nuit du 14 au 15, les assiégeants ont fait exploser un fourneau, tuant quinze ou seize travailleurs. Ils ont également utilisé trois pièces d'artillerie sans causer de dommages majeurs. Les travaux de construction des batteries continuaient pour attaquer une partie de l'avant-chemin couvert et des lunettes. Une seule batterie était alors en place.
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439
p. 282-283
EXTRAIT d'une Lettre de l'Armée le 29 Juillet 1713.
Début :
Nous esperons estre Maistre de Landau vers le 10. d'Aoust [...]
Mots clefs :
Landau, Fourneaux, Redoutes, Sapes, Canon, Mortiers, Brèche, Assiégés
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de l'Armée le 29 Juillet 1713.
EXTRAIT
d*line Letrre de i'Arm/e ic
ip -
Juillet 1 715.
:
Nous esperons efiUl
MJlflrc de Landau vers
le 10. d'Aoust; car la ~redou
table demi lune de ~Melac
quiestrevêtuë d'un bora
chimin &. d'un large foile^
fut abandonnée; la nuir dLl.
22.au 23 lestroisredoutes
de la gauchequi ne ~valent
rien lOdt envelopées; nous
sommes logez sur l'angle,
onze fourneaux sauterent Ie;
,o.sans nous incommoder,
on laisse jetter les derniers
eux aux ennemis. On coninuë
les fappcs avec ardeur,
& avec quarante pieces de
canon&trentemortiers. On
mpose silence aux Assiegez
&on bit en breche. Le Chcvalieer
deBaviere rt^ur une
:ontufion à la tcftclc ii4
d*line Letrre de i'Arm/e ic
ip -
Juillet 1 715.
:
Nous esperons efiUl
MJlflrc de Landau vers
le 10. d'Aoust; car la ~redou
table demi lune de ~Melac
quiestrevêtuë d'un bora
chimin &. d'un large foile^
fut abandonnée; la nuir dLl.
22.au 23 lestroisredoutes
de la gauchequi ne ~valent
rien lOdt envelopées; nous
sommes logez sur l'angle,
onze fourneaux sauterent Ie;
,o.sans nous incommoder,
on laisse jetter les derniers
eux aux ennemis. On coninuë
les fappcs avec ardeur,
& avec quarante pieces de
canon&trentemortiers. On
mpose silence aux Assiegez
&on bit en breche. Le Chcvalieer
deBaviere rt^ur une
:ontufion à la tcftclc ii4
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de l'Armée le 29 Juillet 1713.
En juillet 1715, une lettre militaire rapporte des opérations près de Landau. Les troupes visent à atteindre ce camp d'ici le 10 août. La redoute de Melac a été abandonnée. Trois redoutes de la gauche ont été enveloppées. Les forces sont positionnées stratégiquement. Onze explosions n'ont causé aucun dommage. Les attaques se poursuivent avec quarante canons et trente mortiers, réduisant les assiégés au silence et ouvrant des brèches. Le Chevalier de Bavière a déserté.
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440
p. 69-72
Tranchée de la nuit du 24. Juillet, & autres jours suivans.
Début :
Le 24. Messieurs De S. Fremont, Lieutenant general. Le C. [...]
Mots clefs :
Tranchée, Régiments, Officiers, Dates, Lieutenant
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texteReconnaissance textuelle : Tranchée de la nuit du 24. Juillet, & autres jours suivans.
Tranchée de la nuit du14.Juil-
./et,fY autresjours futvanSr
LeiA.Messieurs
De S. Fremont, Lieutenant
general.
Le C. de la Macq, Maréchal
de Camp.
Et Nonon, Brigadier.
Regtmtns.
Navarre, 3. bac,
Saillianr., 2.
Medoc, 2.
Souches, 2*
Le i<. MefTicurs
D'Albcrg* otty. «A
Bourc.
Dherlin.
eRégimens.
La Marine, 5.
Orleans) 2..
Perigord
, 1.
Saintonge, 2..
Dilon, J.
Le 2.6. Memm
D'Hautefort.
Verac.
Barnhoel.
Régimens.
Tallart, r.
.A lface, 4*
Hefy, J.
Leirj. Mmeurs
Surville.
Maulevrier.
Cebret.
Regimens.
Broflc, t;
Bourbon, ze
Vermandois) Z. Sorbec,,- Le 18. Messieurs
Dauvray.
De Broglio.
Hoel.
Régimens.
Poitou, 1,
RVoiicirglulca, rs,J.Z. Flandres, 2.
Le19. Mefliturs
Desting.
Roch.
Brillac.
Regtmensr Dauphin,$•
Brendelay , 3.
Chartres3 Z.
Perry, il
Le 30. Meneurs
De Cheladet.
De Mortemart.
Montbason.
Resimens.
La Gervafais, Z.
Provence, s.
Toulouse, Z.
Auxerrois, Z.
Royal-Baviere, 1.
Comme
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general.
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Et Nonon, Brigadier.
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Surville.
Maulevrier.
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Regimens.
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Vermandois) Z. Sorbec,,- Le 18. Messieurs
Dauvray.
De Broglio.
Hoel.
Régimens.
Poitou, 1,
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Le19. Mefliturs
Desting.
Roch.
Brillac.
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Brendelay , 3.
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Perry, il
Le 30. Meneurs
De Cheladet.
De Mortemart.
Montbason.
Resimens.
La Gervafais, Z.
Provence, s.
Toulouse, Z.
Auxerrois, Z.
Royal-Baviere, 1.
Comme
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Résumé : Tranchée de la nuit du 24. Juillet, & autres jours suivans.
Le document liste des régiments et leurs commandants impliqués dans des opérations militaires du 14 juillet à la fin du mois. Les unités incluent Navarre, Medoc, La Marine, et Provence. Les commandants notables sont le Lieutenant général de S. Fremont et le Maréchal de Camp C. de la Macq. Les dates clés sont le 14, le 18, le 19, le 26 et le 30 du mois.
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441
p. 111-118
Nouvelles d'Angleterre.
Début :
On écrit de Londres que le General Evans partit le [...]
Mots clefs :
Londres, Duc d'Aumont, Escadre, Reine, Parlement, Paix, Ministres, Médaille
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre.
Nouvelles d'Angleterre.
On écrit de Londres que
le GeneralEvans partit le
20. Juillet pour aller à Douvres
casser les regimens de
Pocock, de Nevvton 8c
d'Evans, qui doivent y être
arrivez de Flandres; que
le 24. tous les artificiers avoient
été envoyez à Vvol
vvich pour charger de*
bombes, & preparer d'autres
artifices pour l'escadre
qui est vers l'embouchure
de la Tamise
,
qui devoit
partir incessamment pour
aller joindre une escadre
Hollandoise,& faire ensemble
voile vers la mer Baltique,
afin d'obliger les Puissances
du Nord à faire la
paix; quenéanmoins les
Ministres des Etats,garans
des traitez de Vvestphalie,
de Travvendal & de Raenstadt,
travailloient à engager
les parties interessées à
un
en accommodement à l'amiable,
ou à les y contraindre
par la force;quele 17.
la Reine, qui joüit d'une
parfaite santé, étoit reve.,
nuë de Kensington au Palais
de saint James, d'où
elle alla à la Chambre des
Pairs ; que les Communes
s'y étant rendues
3
elle donna
son confenremenr à
l'acte pour faire circuler
douze mille livressterlin de
billets de l'Echiquier, 6c
pour lever cinq cent mille
livres sterlin destinées à
payer les dettes de la liste
civile, & à plusieurs autres
actes ;qu'ensuite elle avoic
fait une harangue aux deux
Chambres, dans laquelle
elle avoit declaré qu'elle
étoit venuë pour terminer
cette seance
;
qu'elle les
avoit remerciez des subsides
qu'ils lui avoient cidevant
accordez,&qui lui
avoient fourni les moyens
de soûtenir la guerre & de
conclure une paix avantageuse
;
qu'elle leur avoit
recommandé de faire connoître
à toute la nation les
biens qui lui en reviennent
& de tâcher de détruire les
divisionsfomentées avec
tant d'artifice, qu'il étoit
necessaire de faire voir
l'amour qu'on avoir pour la
patrie, en se réunissant
pour prévenir la malice
des personnes mal intentionnées,
& détrompant
ceux qui étoient abuiez
j
que rien ne pouvoir maintenir
la paix, que de s'attacher
fermement au gouvernement
dans l'Eglise &
dans l'Etat; qu'on ne pouvoir
faire fond que sur ceux
qui ont ces sentimens:
qu'elle esperoit trouver
l'hyver prochain son Parlement
resolu d'agir dans
les mêmes principes. Aprés
quoy Sa Majesté Britannique
retourna en chaise au
Palais de saint James. Elle
étoit suivie par ses Dames
d'honneur dans son carosse
de parade, attelé de six des
beaux chevaux dont le Duc
d'Aumont lui a fait present.
Son Excellence, accompagnée
de plusieurs Gentilshommes
de [a. fuite ,
suivoit avec deux de ses
magnifiquescarosses. La
Reine a fait distribuer aux -
membres des deux Chambres
des medailles d'or,
qu'elle avoir fait fraper
pour la paix, du poids de
trois guinées & demie chacune.
Milord Compton,Evêque
de Londres, mourut le
18. Juillet, après quelques
jours de maladie, âgé de
quatre-vingt-un an.
La Comtesse Doüairiere
de Salisbury mourut le 19.
au soir.
• Le 25.le Duc d'Aumont
donna un grand bal aux
Seigneurs & aux Dames de
la Cour, & autres personnes
de distinction
;
il fit
distribuer pour les masques
deux mille billets, dont il
envoya cinquante à Milord
Maire pour en disposer.
On y servit des rafraîchissemens
en abondance, &
tout se passa avec beaucoup
d'ordre & de magnificence.
On écrit de Londres que
le GeneralEvans partit le
20. Juillet pour aller à Douvres
casser les regimens de
Pocock, de Nevvton 8c
d'Evans, qui doivent y être
arrivez de Flandres; que
le 24. tous les artificiers avoient
été envoyez à Vvol
vvich pour charger de*
bombes, & preparer d'autres
artifices pour l'escadre
qui est vers l'embouchure
de la Tamise
,
qui devoit
partir incessamment pour
aller joindre une escadre
Hollandoise,& faire ensemble
voile vers la mer Baltique,
afin d'obliger les Puissances
du Nord à faire la
paix; quenéanmoins les
Ministres des Etats,garans
des traitez de Vvestphalie,
de Travvendal & de Raenstadt,
travailloient à engager
les parties interessées à
un
en accommodement à l'amiable,
ou à les y contraindre
par la force;quele 17.
la Reine, qui joüit d'une
parfaite santé, étoit reve.,
nuë de Kensington au Palais
de saint James, d'où
elle alla à la Chambre des
Pairs ; que les Communes
s'y étant rendues
3
elle donna
son confenremenr à
l'acte pour faire circuler
douze mille livressterlin de
billets de l'Echiquier, 6c
pour lever cinq cent mille
livres sterlin destinées à
payer les dettes de la liste
civile, & à plusieurs autres
actes ;qu'ensuite elle avoic
fait une harangue aux deux
Chambres, dans laquelle
elle avoit declaré qu'elle
étoit venuë pour terminer
cette seance
;
qu'elle les
avoit remerciez des subsides
qu'ils lui avoient cidevant
accordez,&qui lui
avoient fourni les moyens
de soûtenir la guerre & de
conclure une paix avantageuse
;
qu'elle leur avoit
recommandé de faire connoître
à toute la nation les
biens qui lui en reviennent
& de tâcher de détruire les
divisionsfomentées avec
tant d'artifice, qu'il étoit
necessaire de faire voir
l'amour qu'on avoir pour la
patrie, en se réunissant
pour prévenir la malice
des personnes mal intentionnées,
& détrompant
ceux qui étoient abuiez
j
que rien ne pouvoir maintenir
la paix, que de s'attacher
fermement au gouvernement
dans l'Eglise &
dans l'Etat; qu'on ne pouvoir
faire fond que sur ceux
qui ont ces sentimens:
qu'elle esperoit trouver
l'hyver prochain son Parlement
resolu d'agir dans
les mêmes principes. Aprés
quoy Sa Majesté Britannique
retourna en chaise au
Palais de saint James. Elle
étoit suivie par ses Dames
d'honneur dans son carosse
de parade, attelé de six des
beaux chevaux dont le Duc
d'Aumont lui a fait present.
Son Excellence, accompagnée
de plusieurs Gentilshommes
de [a. fuite ,
suivoit avec deux de ses
magnifiquescarosses. La
Reine a fait distribuer aux -
membres des deux Chambres
des medailles d'or,
qu'elle avoir fait fraper
pour la paix, du poids de
trois guinées & demie chacune.
Milord Compton,Evêque
de Londres, mourut le
18. Juillet, après quelques
jours de maladie, âgé de
quatre-vingt-un an.
La Comtesse Doüairiere
de Salisbury mourut le 19.
au soir.
• Le 25.le Duc d'Aumont
donna un grand bal aux
Seigneurs & aux Dames de
la Cour, & autres personnes
de distinction
;
il fit
distribuer pour les masques
deux mille billets, dont il
envoya cinquante à Milord
Maire pour en disposer.
On y servit des rafraîchissemens
en abondance, &
tout se passa avec beaucoup
d'ordre & de magnificence.
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Résumé : Nouvelles d'Angleterre.
Le texte décrit des événements récents en Angleterre. Le général Evans a quitté Londres le 20 juillet pour Douvres afin de disperser les régiments de Pocock, Newton et Evans, arrivés de Flandres. Le 24 juillet, des artificiers ont été envoyés à Woolwich pour préparer des bombes et autres artifices pour une escadre près de l'embouchure de la Tamise. Cette escadre devait rejoindre une escadre hollandaise pour se diriger vers la mer Baltique et forcer les puissances du Nord à faire la paix. Cependant, les ministres des États garants des traités de Westphalie, Travendal et Raenstadt travaillent à un accommodement à l'amiable ou par la force. Le 17 juillet, la Reine, en parfaite santé, s'est rendue du palais de Kensington au palais de Saint James. Elle a donné son consentement à plusieurs actes, dont un pour émettre des billets de l'Échiquier et lever des fonds pour payer les dettes civiles. Elle a ensuite harangué les deux Chambres, les remerciant pour les subsides accordés et les encourageant à unir la nation pour maintenir la paix et soutenir le gouvernement. La Reine a distribué des médailles d'or aux membres des deux Chambres pour célébrer la paix. Milord Compton, évêque de Londres, est décédé le 18 juillet à l'âge de quatre-vingt-un ans après une courte maladie. La comtesse douairière de Salisbury est décédée le 19 juillet au soir. Le 25 juillet, le duc d'Aumont a organisé un grand bal à la cour, distribuant des billets pour les masques et offrant des rafraîchissements en abondance.
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442
p. 118-134
Nouvelles d'Espagne.
Début :
On mande de Madrid du 17. Juillet, qu'un courier [...]
Mots clefs :
Madrid, Catalogne, Duc de Popoli, Tarragone, Rébellion, Archevêque, Traite, Ratification , Trésorerie
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
NouvellesJtEfyagnc.
On mande de Madrid
du 17. Juillet, qu'un courier
dépêché par le Duc de
Popoli y étoic arrivé avec
des lettres,qui portent que
dans une assemblée des trois
Estats de Catalogne tenuë
à Barcelonne, le Clergé &
la plupart de la Noblesse ôc
des principaux bourgeois
avoient été d'avis de se soûmettre
à l'obeïssance du
Roy: mais que le député
de Manresa, appellé Sinos,
& quelques autres, avoient
persuadé à la populace de
se défendre jusqu'à ce qu'-
on leur eût accordé la conservation
de leurs privileges
; qu'ensuite ils avoient
publie la guerre au son des
tambours & des trompettes
contre la France &contre
l'Espagne, & nommé des
chefs pour les commander;
qu'il étoit arrivé le
1 3. un
courier de Tarragonne ,
avec des lettres trés-respectueuses
de l'Archevêque
& du Clergé, pour assurer
le Roy qu'ils étoient prêts
de se soûmettre à son obeïssance
; que les rebeles en
ay ant été informez,avoient
envoyé le General Nebot
avec quatre-vingt chevaux,
pour
pour obliger les peuples
de la campagne de Tarragonne
à prendre les armes:
mais qu'au contraire ils les
avoient tournées contre lui,
fait plusieurs de ses gens
prisonniers, & que les rebeles
n'avoient pas eu un meilleur
succés à Oftalric
; que
les troupes du Roy étoient
entrées le 1J. dans Tarragonne)
& avoient été reçûës
par les habitans avec
des cris de Vi'-tt le Roy Philippe
V. que le Comte de
Staremberg s'étoit embarqué
,& avoit fait voile avec
les croupes Allemandes,à
la reserve de quatre mille
hommes de l'Electeur Palatin,
ausquels les rebeles
avoient enlevé les bâtimens
de transportoù ils devoient
s'embarquer, & qu'ils s'étoient
campez & retranchez
sur le bord de la mer,
en attendant une autre
commodité pour leur départ.
Les dernieres lettres de
Catalogne confirmentl'entrée
du Marquis de Leede
avec son détachement dans
Tarragonne, pendant que
les troupes Allemandes en
sortoient par une autre porte.
Elles sont restées au
voisinage, en attendant
l'escorte que le Marquis de
Leede leura promise pour
les mettre à couvert des infuites
des Catalans, & aller
en fûreté joindre deux regimens
Allemans qui n'avoient
pus'embarquer avec
le Comte de Staremberg,
& qui devoient être conduits
à quelque port au-delà
de Barcelonne, où les vaiCseaux
doivent revenir pour
les transporter aussi en Italie;
que le Marquis de Leede
avoirdétachéun Officier,
avec des troupes, & un ordre
du Commandant Allemand
de Tarragonne pour
prendre possession de la
tour de Salo, située sur la
côte,àtrois lieuës de l'ouest,
de Tarragonne : ce qui a
étéexecuté de bonne foy.
On assure qu'avant l'arrivéc
du Marquis de Leede
à Tarragonne, plus de
vingt-cinq villes & bourgs
envoyerent leurs deputez
pour se remettre à la clemence
du Roy, que ceux
cjui font de Barcelonne le
feroient au ssi soûmis, s'ils
n'en avoient été empêchez
par quatre cent volontaires
commandez par Raphaël
Nebot. Les lettres de Cervera
portent que le Duc de
Popoli en devoit partir le
16. avec toute l'armée pour
marcher vers Igualada, &
de là vers la plaine de Barcelonne,
où il devoit arriver
le 24. & qu'on croyoit
qu'il entreroit dans cette
villelà, nonobstant la resolution
que la populace avoit
prise
de
se défendre. On
écrit de Girone que les
Erats de Catalogne furent
assemblez le 30. Juin, pour
deliberer sur le parti qu'ils
devoient prendre après
avoir été abandonnez par
l'Archiduc ; que le Clergé
avoit été d'avis de se soûmettre
à leur Roy legitime
; que la Noblesse avoit
été du même sentiment, à
la pluralité de deux voix
seulement: maisque le tiers
Etat,excité par les auteurs
de la revolte
J
avoit resolu
de se défendre, à moins
qu'on ne leur accordât la
confirmation de tous leurs
privileges que plusieurs
des principaux de la Noblesse
se sont retirez dans
leurs maisons, ou sont venus
à Girone, entr'autres le
Comte de Fuentes Arragonnois,
qui avoit été Viceroy
de Sardaigne; & le
Comte de Palma, qui ayant
été Viceroy de Caralogne
pour Sa Majesté Catholique,
avoit embrassé le parti
de l'Archiduc,s'est retiré à
Mattaro ; que les rebeles
ont choisi pour leurs chefs
le nommé Ragas, auteur
de la revolte de la plaine de
Vich; Buffet, qui fie revolter
le Royaume de Valence;
Nebot, qui desertaavec
son regiment & l'argent du
Roy d'Espagne; & d'autres
personnes semblables. Que
Nebot étoit sorti de Barcelonne
avec quatre ou cinq
mille hommes, pour surprendre
Tarragonne, quoique
le Gouverneur lui eût
fait dire que s'il approchoit
on tireroit sur lui;qu'il s'étoit
approché d'une porte
gardée par les bourgeois,
qu'il esperoit seduire,& qui
tirerent sur les gens: ce
qui l'obligea à abandonner
cette entreprise. Que le
18. nonobstant lacessation
d'armes, ils s'étoient emparez
du poste de Riu d'Arenas
,
à une lieuë au deçà
d'Ostalric, où il y avoir cinquante
hommes du regimenr
de Beauvoisis, dont
leCapitaine fut tué avec
plusieurs soldats, & les autres
faits prisonniers
; que
le Marquis de Leede avoir
dressé une embuscade de
six cent cavaliers à un gros
corps de Miquelets que Nebor
commandoit, qui ICSi
avoic surpris & les avoit entièrement
défdÍts; ôc qu'on
ne sçavoit pas ce qu'étoit
devenu Nebot, & que les
rebeles -de Barcelonne avoienc
envoyé au Gouverneur
de Gironne le regiment
de la Ciudad pour
augmenter sa garnison r
mais qu'ilavoirrefusé de
le recevoir, & qu'il avoit
répondu qu'il vouloit remettre
la place à Sa Majesté
Catholique. Les dernieres
lettres de Catalogne portent
que le Duc de Popoli
étoit aux environs de Barcelonne
avec son armée;
que Sa Majesté Catholique
étoit maître de toute la Catalogne
,
à la reserve de
cette Capitale &: de Cardone,
où étoient les Miquelets
: mais qu'ils en seroient
bientôt chassez.
On écrit de Torro{e.
qu'un convoy de trente bâtimens,
parmi lesquels il y
avoit six galeres, croie sorti
le 15.Juillet du port des AL
faqués, à l'embouchure de
l'Ebro, chargé de neuf
mille quintaux de farine,
de quatorze mille quintaux
de bled, ôc de vingt mille
d'orge & d'avoine pour
Tarragonne.
On mande de Madrid,
que le Comte de Montijo
y eH: arrivé d'Utrecht, avec
la ratification du traité fait
par les Plenipotentiaires
d'Espagne aveclaReine de
la Grande Bretagne, le
Duc de Savoye & le Roy
de Prusse ; qu'il y passa il y
a quelques jours un courier
venant d'Utrecht, & allant
à Lisbonne, au sujet de
quelques difficultez qui retardent
la conclusion de 1$
paix entre l'Espagne & le
Portugal;que le Duc & la
Duchesse d'Albuquerque y,
étoient venus, leur affaire
ayant ece terminée, moyennant
une lomrne considerableque
le Duc a apnnée
au Roy pour les dépenses
de la guerre;& qu'il y étoit
arrivé un convoy d'argent,
qui est le produit de l'induit
de huit ,& un quart
pour cent,dont on est convenu
avec les interessez sur
les effetsde laflote. Il consiste
en sept centmille piastres
,
dont deux cent mille
sont pour les Officiers, &
les cinq cent mille autres
pour le Roy, qui les a fait
porter à la Tresorerie generale
de la guerre.
On mande de Madrid
du 17. Juillet, qu'un courier
dépêché par le Duc de
Popoli y étoic arrivé avec
des lettres,qui portent que
dans une assemblée des trois
Estats de Catalogne tenuë
à Barcelonne, le Clergé &
la plupart de la Noblesse ôc
des principaux bourgeois
avoient été d'avis de se soûmettre
à l'obeïssance du
Roy: mais que le député
de Manresa, appellé Sinos,
& quelques autres, avoient
persuadé à la populace de
se défendre jusqu'à ce qu'-
on leur eût accordé la conservation
de leurs privileges
; qu'ensuite ils avoient
publie la guerre au son des
tambours & des trompettes
contre la France &contre
l'Espagne, & nommé des
chefs pour les commander;
qu'il étoit arrivé le
1 3. un
courier de Tarragonne ,
avec des lettres trés-respectueuses
de l'Archevêque
& du Clergé, pour assurer
le Roy qu'ils étoient prêts
de se soûmettre à son obeïssance
; que les rebeles en
ay ant été informez,avoient
envoyé le General Nebot
avec quatre-vingt chevaux,
pour
pour obliger les peuples
de la campagne de Tarragonne
à prendre les armes:
mais qu'au contraire ils les
avoient tournées contre lui,
fait plusieurs de ses gens
prisonniers, & que les rebeles
n'avoient pas eu un meilleur
succés à Oftalric
; que
les troupes du Roy étoient
entrées le 1J. dans Tarragonne)
& avoient été reçûës
par les habitans avec
des cris de Vi'-tt le Roy Philippe
V. que le Comte de
Staremberg s'étoit embarqué
,& avoit fait voile avec
les croupes Allemandes,à
la reserve de quatre mille
hommes de l'Electeur Palatin,
ausquels les rebeles
avoient enlevé les bâtimens
de transportoù ils devoient
s'embarquer, & qu'ils s'étoient
campez & retranchez
sur le bord de la mer,
en attendant une autre
commodité pour leur départ.
Les dernieres lettres de
Catalogne confirmentl'entrée
du Marquis de Leede
avec son détachement dans
Tarragonne, pendant que
les troupes Allemandes en
sortoient par une autre porte.
Elles sont restées au
voisinage, en attendant
l'escorte que le Marquis de
Leede leura promise pour
les mettre à couvert des infuites
des Catalans, & aller
en fûreté joindre deux regimens
Allemans qui n'avoient
pus'embarquer avec
le Comte de Staremberg,
& qui devoient être conduits
à quelque port au-delà
de Barcelonne, où les vaiCseaux
doivent revenir pour
les transporter aussi en Italie;
que le Marquis de Leede
avoirdétachéun Officier,
avec des troupes, & un ordre
du Commandant Allemand
de Tarragonne pour
prendre possession de la
tour de Salo, située sur la
côte,àtrois lieuës de l'ouest,
de Tarragonne : ce qui a
étéexecuté de bonne foy.
On assure qu'avant l'arrivéc
du Marquis de Leede
à Tarragonne, plus de
vingt-cinq villes & bourgs
envoyerent leurs deputez
pour se remettre à la clemence
du Roy, que ceux
cjui font de Barcelonne le
feroient au ssi soûmis, s'ils
n'en avoient été empêchez
par quatre cent volontaires
commandez par Raphaël
Nebot. Les lettres de Cervera
portent que le Duc de
Popoli en devoit partir le
16. avec toute l'armée pour
marcher vers Igualada, &
de là vers la plaine de Barcelonne,
où il devoit arriver
le 24. & qu'on croyoit
qu'il entreroit dans cette
villelà, nonobstant la resolution
que la populace avoit
prise
de
se défendre. On
écrit de Girone que les
Erats de Catalogne furent
assemblez le 30. Juin, pour
deliberer sur le parti qu'ils
devoient prendre après
avoir été abandonnez par
l'Archiduc ; que le Clergé
avoit été d'avis de se soûmettre
à leur Roy legitime
; que la Noblesse avoit
été du même sentiment, à
la pluralité de deux voix
seulement: maisque le tiers
Etat,excité par les auteurs
de la revolte
J
avoit resolu
de se défendre, à moins
qu'on ne leur accordât la
confirmation de tous leurs
privileges que plusieurs
des principaux de la Noblesse
se sont retirez dans
leurs maisons, ou sont venus
à Girone, entr'autres le
Comte de Fuentes Arragonnois,
qui avoit été Viceroy
de Sardaigne; & le
Comte de Palma, qui ayant
été Viceroy de Caralogne
pour Sa Majesté Catholique,
avoit embrassé le parti
de l'Archiduc,s'est retiré à
Mattaro ; que les rebeles
ont choisi pour leurs chefs
le nommé Ragas, auteur
de la revolte de la plaine de
Vich; Buffet, qui fie revolter
le Royaume de Valence;
Nebot, qui desertaavec
son regiment & l'argent du
Roy d'Espagne; & d'autres
personnes semblables. Que
Nebot étoit sorti de Barcelonne
avec quatre ou cinq
mille hommes, pour surprendre
Tarragonne, quoique
le Gouverneur lui eût
fait dire que s'il approchoit
on tireroit sur lui;qu'il s'étoit
approché d'une porte
gardée par les bourgeois,
qu'il esperoit seduire,& qui
tirerent sur les gens: ce
qui l'obligea à abandonner
cette entreprise. Que le
18. nonobstant lacessation
d'armes, ils s'étoient emparez
du poste de Riu d'Arenas
,
à une lieuë au deçà
d'Ostalric, où il y avoir cinquante
hommes du regimenr
de Beauvoisis, dont
leCapitaine fut tué avec
plusieurs soldats, & les autres
faits prisonniers
; que
le Marquis de Leede avoir
dressé une embuscade de
six cent cavaliers à un gros
corps de Miquelets que Nebor
commandoit, qui ICSi
avoic surpris & les avoit entièrement
défdÍts; ôc qu'on
ne sçavoit pas ce qu'étoit
devenu Nebot, & que les
rebeles -de Barcelonne avoienc
envoyé au Gouverneur
de Gironne le regiment
de la Ciudad pour
augmenter sa garnison r
mais qu'ilavoirrefusé de
le recevoir, & qu'il avoit
répondu qu'il vouloit remettre
la place à Sa Majesté
Catholique. Les dernieres
lettres de Catalogne portent
que le Duc de Popoli
étoit aux environs de Barcelonne
avec son armée;
que Sa Majesté Catholique
étoit maître de toute la Catalogne
,
à la reserve de
cette Capitale &: de Cardone,
où étoient les Miquelets
: mais qu'ils en seroient
bientôt chassez.
On écrit de Torro{e.
qu'un convoy de trente bâtimens,
parmi lesquels il y
avoit six galeres, croie sorti
le 15.Juillet du port des AL
faqués, à l'embouchure de
l'Ebro, chargé de neuf
mille quintaux de farine,
de quatorze mille quintaux
de bled, ôc de vingt mille
d'orge & d'avoine pour
Tarragonne.
On mande de Madrid,
que le Comte de Montijo
y eH: arrivé d'Utrecht, avec
la ratification du traité fait
par les Plenipotentiaires
d'Espagne aveclaReine de
la Grande Bretagne, le
Duc de Savoye & le Roy
de Prusse ; qu'il y passa il y
a quelques jours un courier
venant d'Utrecht, & allant
à Lisbonne, au sujet de
quelques difficultez qui retardent
la conclusion de 1$
paix entre l'Espagne & le
Portugal;que le Duc & la
Duchesse d'Albuquerque y,
étoient venus, leur affaire
ayant ece terminée, moyennant
une lomrne considerableque
le Duc a apnnée
au Roy pour les dépenses
de la guerre;& qu'il y étoit
arrivé un convoy d'argent,
qui est le produit de l'induit
de huit ,& un quart
pour cent,dont on est convenu
avec les interessez sur
les effetsde laflote. Il consiste
en sept centmille piastres
,
dont deux cent mille
sont pour les Officiers, &
les cinq cent mille autres
pour le Roy, qui les a fait
porter à la Tresorerie generale
de la guerre.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le 17 juillet, un courrier du Duc de Popoli a rapporté des événements en Catalogne à Madrid. À Barcelone, le clergé, la noblesse et les bourgeois ont décidé de se soumettre au roi, mais certains, comme le député de Manresa, Sinos, ont incité la population à se défendre pour conserver leurs privilèges. Les rebelles ont déclaré la guerre à la France et à l'Espagne, nommant des chefs pour les commander. À Tarragone, l'archevêque et le clergé ont assuré le roi de leur soumission, mais les rebelles ont tenté de lever des troupes dans la campagne sans succès. Les troupes royales sont entrées à Tarragone et ont été accueillies favorablement. Le Comte de Staremberg a quitté Tarragone avec les troupes allemandes, à l'exception de quatre mille hommes de l'Électeur Palatin, dont les bâtiments de transport ont été pris par les rebelles. Le Marquis de Leede est entré à Tarragone avec son détachement pendant que les troupes allemandes sortaient. Plusieurs villes et bourgs ont envoyé des députés pour se soumettre au roi. Le Duc de Popoli a quitté Tarragone avec son armée pour marcher vers Barcelone. À Girone, les États de Catalogne se sont réunis pour délibérer après l'abandon par l'Archiduc. Le clergé et la noblesse ont voté pour la soumission, mais le tiers état a résolu de se défendre sans la confirmation de leurs privilèges. Les rebelles ont choisi des chefs, dont Nebot, qui a tenté sans succès de surprendre Tarragone. Le Marquis de Leede a défait un groupe de Miquelets commandés par Nebot. Le Duc de Popoli est aux environs de Barcelone avec son armée, et le roi est maître de toute la Catalogne sauf Barcelone et Cardone. Un convoi de vivres a quitté l'embouchure de l'Ebro pour Tarragone. À Madrid, le Comte de Montijo est arrivé avec la ratification d'un traité entre l'Espagne et plusieurs puissances européennes. Des difficultés retardent la conclusion de la paix entre l'Espagne et le Portugal. Un convoi d'argent, produit de l'indult, a été porté à la trésorerie générale de la guerre.
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443
p. 134-144
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
Les lettres de Vienne du 29. Juillet portent qu'une [...]
Mots clefs :
Vienne, Prusse, Ratisbonne, Stettin, Moscovites, Tartares, Suède, Traite, Tsar
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles etAllemagne.
Les lettres de Vienne du
29juillet portent qu'une
partie des troupes Allemandes
de Catalogne étoient
arrivées à Genes; qu'elles
seroient suivies par le reste
vers la fin du mois; & que
le Baron de Regal, Lieutenant
general, devoit incessamment
partir du Milanés
avec son regiment&
celui du General Staremberg
d'infanterie, & celui
de Hautois de cavalerie,
pour venir en Allemagne,
& marcher ensuite vers
l'armée du haut Rhin.
On mande de Berlin du
17. que le Roy de Prusse
avoit fait déclarer à la Diete
de Ratisbonne qu'il ne pouvoit
fournir à l'armée de
l'Empire que son contingent
de six mille hommes,
ayant besoin du restede ses
troupes pour les garnisons
de Vvefel, de Meurs, de
Gueldres, & des autres places
voisines, & aussi pour
couvrir ses Etats d'Allemagne
& de Prusse,àcause
de la guerre du Nord. Les
conferences qui se tenoient
à Berlin pour terminer la
guerre dans la basse Allemagne
, sont 6nies, sans
qu'on ait pris aucune resolution.
Le Prince Menzikovv
pria le Roy de Prusse
de lui prêter quelques canons
,qui lui répondit que,
bien loin de contribuer à
la
la guerre du Nord,il vouloit
employer tous ses soins
& ses bons offices pour la
faire cesser. Ces Princes
confederez se preparent à
faire le siege de Stetin, où
le Prinze Menzikovv doit
commander, pendant que
les Danois & Saxons seront
celui de Stralzund
,
dont le
General Flemming aura la
conduite. On parle diffe
remment de ce qui con-*
cerne les affaires du Grand
Seigneur avec les Moscovites.
Plusieurs lettres de
Bender , d'Andrinople &
des environs, portent que
la paix avoit été renouvellée
avec le Czar: mais que
les conditions étoient fort
dures,particulierementtouchant
le tribut annuel que
les Moscovites payoient
aux Tartares avant le traité
de Carlovvicz
; que cependant
l'arméeOthomane
continuoit sa marche vers
la frontiere pour faire exe..¡
curer le traité, faciliter le
passage du Roy de Suede,
& favoriser le rétablissement
du Roy Stanislas;que
le Kan des Tartares étoit
parti le 30. Juin pour Bender
, afin de regler toutes
choses avec ces Princes, &
aller ensuite avec eux joindre
l'arméeOthomane; que
le Divan avoit resolu de ne
point declarer la guerre
aux Moscovites;que le Roy
de Suede devoit partir dans
peu pour être conduit à
Danzick par la Pologne
avecuneescorte de sixmille
chevaux; que le Grand Seigneur
avoit accepté les riches
presens du Roy Auguste;
que les ambassadeurs
& les ôtages du Czar n'avoient
point été renvoyez
aux sept Tours; que le Kan
des Tartares étoit porté
pour la guerre: mais qu'on
esperoit le gagner par de
grandes sommes. D'autres
portent que le Grand Seigneur
avoit non feulement
donné une entiere saisfaction
au Roy de Suede touchantl'attentat
fait contre
sa personne à Bender: mais
qu'il lui avoit donné de
nouvelles assurances de toute
forte de secours,jusqu'à
ce qu'il fût rétabli dans ses
Etats ; qu'ilavoit declaré
aux ôtages & aux ambassadeurs
Moscovites que le
Sultan consentiroit au re.,
nouvellement de la paix a
ces conditions.
I. Que le Czar restituëroit
au Roy de Suede tout
ce qu'il avoit conquis sur
lui, sans aucune exception,
ôc qu'il lui payeroit une
grandesomme pour dédommagement
des pertes,
des ravages& des frais de
la guerre.
2. Que les Moscovites ne
se mêleroient plus directement
ni indirectement des
affaires de Pologne, ni de
maintenir le Roy Auguste:
mais qu'ils retireroient toutes
leurs troupes d'Allemagne
& des Provinces du
Nord par mer, sans entrer
ni passer par la Pologne.
3. Que le Czar quitteroit
le titre d'Empereur des
Grecs.
4. Qu'il rétabliroit le gouvernement-
de Moscovie sur
son ancien pied.
5. Qu'il cederoit enfin
aux Turcs la partie de l'U
kraine - qui est au delà du
Boristene & le Royaume
d'Astracan ; que les ôtages
& les ambassadeursdu Czar
avoient demandé trente
jours pour répondre à ces
propositions, qu'on leur
avoit accordez pour tout
délai; que le Divan s'étoit
assemblé,&que le Musty
y avoit parlé avec beaucoup
de force, & qu'après
plusieûrs remontrances, il
avoit conclu à faire la guerre
aux Moscovites, & que
cette resolution avoit été
approuvée par de grandes
acclamations des milices,
ausquelles elle avoit été aussitôt
communiquée; queivsuite
le Grand Seigneur étoit
allé conferer sur ce sujet
avec le Roy de Suede à
Domiska. Toutes ces nouvelles
si contraires meritent
confirmation avanc
«jue d'y ajouter foy.
Les lettres de Vienne du
29juillet portent qu'une
partie des troupes Allemandes
de Catalogne étoient
arrivées à Genes; qu'elles
seroient suivies par le reste
vers la fin du mois; & que
le Baron de Regal, Lieutenant
general, devoit incessamment
partir du Milanés
avec son regiment&
celui du General Staremberg
d'infanterie, & celui
de Hautois de cavalerie,
pour venir en Allemagne,
& marcher ensuite vers
l'armée du haut Rhin.
On mande de Berlin du
17. que le Roy de Prusse
avoit fait déclarer à la Diete
de Ratisbonne qu'il ne pouvoit
fournir à l'armée de
l'Empire que son contingent
de six mille hommes,
ayant besoin du restede ses
troupes pour les garnisons
de Vvefel, de Meurs, de
Gueldres, & des autres places
voisines, & aussi pour
couvrir ses Etats d'Allemagne
& de Prusse,àcause
de la guerre du Nord. Les
conferences qui se tenoient
à Berlin pour terminer la
guerre dans la basse Allemagne
, sont 6nies, sans
qu'on ait pris aucune resolution.
Le Prince Menzikovv
pria le Roy de Prusse
de lui prêter quelques canons
,qui lui répondit que,
bien loin de contribuer à
la
la guerre du Nord,il vouloit
employer tous ses soins
& ses bons offices pour la
faire cesser. Ces Princes
confederez se preparent à
faire le siege de Stetin, où
le Prinze Menzikovv doit
commander, pendant que
les Danois & Saxons seront
celui de Stralzund
,
dont le
General Flemming aura la
conduite. On parle diffe
remment de ce qui con-*
cerne les affaires du Grand
Seigneur avec les Moscovites.
Plusieurs lettres de
Bender , d'Andrinople &
des environs, portent que
la paix avoit été renouvellée
avec le Czar: mais que
les conditions étoient fort
dures,particulierementtouchant
le tribut annuel que
les Moscovites payoient
aux Tartares avant le traité
de Carlovvicz
; que cependant
l'arméeOthomane
continuoit sa marche vers
la frontiere pour faire exe..¡
curer le traité, faciliter le
passage du Roy de Suede,
& favoriser le rétablissement
du Roy Stanislas;que
le Kan des Tartares étoit
parti le 30. Juin pour Bender
, afin de regler toutes
choses avec ces Princes, &
aller ensuite avec eux joindre
l'arméeOthomane; que
le Divan avoit resolu de ne
point declarer la guerre
aux Moscovites;que le Roy
de Suede devoit partir dans
peu pour être conduit à
Danzick par la Pologne
avecuneescorte de sixmille
chevaux; que le Grand Seigneur
avoit accepté les riches
presens du Roy Auguste;
que les ambassadeurs
& les ôtages du Czar n'avoient
point été renvoyez
aux sept Tours; que le Kan
des Tartares étoit porté
pour la guerre: mais qu'on
esperoit le gagner par de
grandes sommes. D'autres
portent que le Grand Seigneur
avoit non feulement
donné une entiere saisfaction
au Roy de Suede touchantl'attentat
fait contre
sa personne à Bender: mais
qu'il lui avoit donné de
nouvelles assurances de toute
forte de secours,jusqu'à
ce qu'il fût rétabli dans ses
Etats ; qu'ilavoit declaré
aux ôtages & aux ambassadeurs
Moscovites que le
Sultan consentiroit au re.,
nouvellement de la paix a
ces conditions.
I. Que le Czar restituëroit
au Roy de Suede tout
ce qu'il avoit conquis sur
lui, sans aucune exception,
ôc qu'il lui payeroit une
grandesomme pour dédommagement
des pertes,
des ravages& des frais de
la guerre.
2. Que les Moscovites ne
se mêleroient plus directement
ni indirectement des
affaires de Pologne, ni de
maintenir le Roy Auguste:
mais qu'ils retireroient toutes
leurs troupes d'Allemagne
& des Provinces du
Nord par mer, sans entrer
ni passer par la Pologne.
3. Que le Czar quitteroit
le titre d'Empereur des
Grecs.
4. Qu'il rétabliroit le gouvernement-
de Moscovie sur
son ancien pied.
5. Qu'il cederoit enfin
aux Turcs la partie de l'U
kraine - qui est au delà du
Boristene & le Royaume
d'Astracan ; que les ôtages
& les ambassadeursdu Czar
avoient demandé trente
jours pour répondre à ces
propositions, qu'on leur
avoit accordez pour tout
délai; que le Divan s'étoit
assemblé,&que le Musty
y avoit parlé avec beaucoup
de force, & qu'après
plusieûrs remontrances, il
avoit conclu à faire la guerre
aux Moscovites, & que
cette resolution avoit été
approuvée par de grandes
acclamations des milices,
ausquelles elle avoit été aussitôt
communiquée; queivsuite
le Grand Seigneur étoit
allé conferer sur ce sujet
avec le Roy de Suede à
Domiska. Toutes ces nouvelles
si contraires meritent
confirmation avanc
«jue d'y ajouter foy.
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
À la fin juillet, des troupes allemandes de Catalogne ont atteint Gênes, avec d'autres unités prévues pour le reste du mois. Le Baron de Regal, Lieutenant général, doit quitter le Milanais avec ses régiments pour rejoindre l'armée du haut Rhin. À Berlin, le roi de Prusse informe la Diète de Ratisbonne qu'il ne peut fournir à l'armée de l'Empire que six mille hommes, ses troupes étant nécessaires pour les garnisons et la défense de ses États. Les conférences pour mettre fin à la guerre en basse Allemagne sont suspendues sans résolution. Le prince Menzikov demande des canons au roi de Prusse, qui refuse, préférant œuvrer pour la paix. Les confédérés se préparent à assiéger Stetin et Stralzund. Concernant les affaires ottomanes, des lettres rapportent des informations contradictoires sur la paix entre le Grand Seigneur et les Moscovites. Certaines lettres mentionnent des conditions dures pour la paix, tandis que d'autres parlent de préparatifs de guerre. Le roi de Suède doit partir pour Danzick avec une escorte. Le Grand Seigneur a accepté des présents du roi Auguste et n'a pas renvoyé les otages du Czar. Les conditions de paix proposées par le Divan incluent la restitution des territoires conquis par le Czar, le retrait des troupes moscovites de Pologne et d'Allemagne, l'abandon du titre d'Empereur des Grecs, et la cession de certaines régions aux Turcs. Les otages moscovites ont demandé un délai pour répondre, et le Divan a décidé de faire la guerre aux Moscovites.
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444
p. 203-215
NOUVELLES de Landau.
Début :
LEs Lettres du camp devant Laudau portent que le 17. [...]
Mots clefs :
Landau, Tranchée, Lunettes, Maréchal de Villars, Assiégés, Grenadiers, Prince Eugène
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Landau.
NOVVELLES
de Landau.
Les Lettres du camp
devant Laudauporrent
que le 17. Juillet l'une des
sappes fut poussée jusqu'au
chemin couvert de la lunette
de la droite, que le'
Mareschal de Bezonsestant
allé à la tranchée,avoit
ordonné de continuer la
sappe,&que si les ennemis
sortoient de la lunette,de
ne leur opposer qu'une
vingtaine de Grenadiers ;
malgrél'ordredonné,quelques
ennemis s'estant avancez
hors de la lunetre furent
chargez par cinq
compagnies du Regimenc
de Navarre, & par trois
piquets du Régiment de
Medoc
,
qui les repousserent,
& se logerent fer
deux angles saillants du
chemin couvert de la lunette
; mais estant exposez
à découvert au feu de
la Place,& des quatre lunettes,
il y eut onze Officiers
& cent cinquante soldats
tuez ou blessez. Que
le Prince Talmont qui
commandoit la Tranchée
ce jour là y recent une contusion
d'un gabion qui fut
renversé surluy.Que la
nuit du18. au 19. l'Arsena
l avoiteste bruslé avec
quinze mille mousquets &:
tous les affuts de rechange
des assiegez. Que le20.
sept batreries de quatre cancns
c hacune, commencerent
à battre en breche
les quatre lunettes
, que
nostre artillerie faisoit un
si grand feu qu'il y avoit
desja des brec hesauxcontregardes,
& avoit démonté
tous les canons des assiegez
,à la reserve de quatre
ou cinq, & qu'aussitost que
les lunettes seroient prises
on battroit la Place avec
soixante & dix pieces de
canon, quarante mortiers
& vingt pierriers. Que les
assiegez faisoient souvent
jouër des mines sans esser.
On écrit de l'armée des
ennemis que le Prince Eugene
avoit passé le Rhin
avec vingt mille hommes,
&qu'il estoit campé près
de Mayence
, ayant sa
droite couverte par le
Rhin, sa gauche par un
ruisseau
,
& devant luy un
double retranchement
jquMavok laissé quaranteJ
mille hommes pour garder
ses lignes. La nuit du 25.
au 24. on s'em para de la
quatrième lunette sur la
droite que les ennemis abandonnerent,
on se logea
devant la gorge à cause
des fourneaux. Lanuitdu
30.au 31. les ennemis firentunesortie
dela redoute
de Hessy
,
ils renverserent
quelques gabions
deux compagnies de Gre-J
nadiers les repousserent.
La nuit du 51. au premier
Aoust leMareschal de Villars
fit attaquer les trois
lunettes qui restoient, avec
neuf compagnies de la
tranchée & treize autres
quiestoient venuës dela
grande afnée.
On commença l'atraque
à la droite pour y attirer
les ennemis ; un moment
après on attaqua les
trois lunettes: on fit jouer
une mine fous la redoute
de Mélac, qui ayant fait
une breche suffisante
,
fut
emportée
emportée la bayonnette au
bout du fusil, les deux autres
furent prises par escalade;
nous y avons perdu
dans ces differentes attaques
deux Capitaines & un
Ingenieur tuez, & quarante
six blessez. Lanuitdu
au 3. les alliegezfirent
joüer deuxfourneaux dans
les gorges des trois lunettes
que nous avions prises
deux jours auparavant, ils
firent des sorties pour car--
cher de les reprendre,ils
entrerent dans une, mais
ils furent coupez, plusieurs
furent faits prisonniers, ôc
les autres repoussez avec
perte, & si vigoureusement
qu'un Sergent & quinze
Grenadiers entrerent
dans le chemin couvert
que les ennemis abandonnoient
croyant qu'on vouloit
l'attaquer
, nous avons
perdu dans cette occasion
deux Capitaines de Grenadiers
du Regiment d'Orleans
,huit autres Officiers
& quatre Ingénieurs
blessez, quarante ou cinquante
soldats tuez, & environ
cent blessez. Lanuit
du 4.au 5. fut em ployée à
faire une parallele detrois
à quatre cens toises sur le
glacis du chemin couvert
du front des attaques, on
y establit des batteries de
canon, de mortiers & de
pierriers. On attacha des
mineurs fous les an gles
saillansdu chemin couvert
depuis la porte de France
jusqu'à la sortie de la riviere;
les assiegez firent jouër
cinq ou six fourneaux qui
leur causerent plus de perte
qu'aux assiegeants. La mesme
nuit on attaqua le pafte
quicouvroit U l"¡;,tJC'
qui barre la riviere &i\m*
plissoit d'eau le fosse de la
contrescarpe qui eil: devant
le reduit; ce pasté fut emporté
,
il estoit deffendu
par cent hommes commandez
par un Capitaine
qui sur pris, toute sa troupe
fut prise, tuée ou noyée.
Tandis qu'on travailloit à
s'y loger les assiegez firent
une sortie pour reprendre
cet ouvrage, mais ils furent
repoussez, nous n'avons
perdu dans cette attaque
que quelques soldats & un
Capitaine de Grenadiers
du Regiment de Villars-
Suisse, le sieur ManyMajor
aesté dangereusement
blessé. Depuis qu'on a coupé
la digue de charpente &
l'écluse qui sont à la gorge
-
du pasté
,
les eaux sont
beaucoup diminuées. On
asseure que les assiegez ont
desja faitjouer plus de quarante
mines. On écrit du
camp de Spire que le 18,
Juillet le Maréchal de Villars
ayant fait un détachement
de cavalerie & de
dragons fut visiter les bords
du Rhin jusqu'au dessous
deMayence,&reconnoistre
les nouveaux ouvrages
dont les ennemis ont augmenté
les fortifications de
la place. Il y arriva le 25.
& reconnut que le Prince
Eugene avoit formé un
camp entre le Mein & le
Rhin, que les troupes
d'Hanoverestoient encore
à cinqou six lieuës de Mayenc,&
que celle de Hesse
& des autresen eftoienc
encore plus esloignées. Le
Marechal de Villars revint
le 30. à son camp; cette j
course causa une grande
allarme. Le Duc deBourbon
fit le 5. la reveuë de la
Cavalerie.
de Landau.
Les Lettres du camp
devant Laudauporrent
que le 17. Juillet l'une des
sappes fut poussée jusqu'au
chemin couvert de la lunette
de la droite, que le'
Mareschal de Bezonsestant
allé à la tranchée,avoit
ordonné de continuer la
sappe,&que si les ennemis
sortoient de la lunette,de
ne leur opposer qu'une
vingtaine de Grenadiers ;
malgrél'ordredonné,quelques
ennemis s'estant avancez
hors de la lunetre furent
chargez par cinq
compagnies du Regimenc
de Navarre, & par trois
piquets du Régiment de
Medoc
,
qui les repousserent,
& se logerent fer
deux angles saillants du
chemin couvert de la lunette
; mais estant exposez
à découvert au feu de
la Place,& des quatre lunettes,
il y eut onze Officiers
& cent cinquante soldats
tuez ou blessez. Que
le Prince Talmont qui
commandoit la Tranchée
ce jour là y recent une contusion
d'un gabion qui fut
renversé surluy.Que la
nuit du18. au 19. l'Arsena
l avoiteste bruslé avec
quinze mille mousquets &:
tous les affuts de rechange
des assiegez. Que le20.
sept batreries de quatre cancns
c hacune, commencerent
à battre en breche
les quatre lunettes
, que
nostre artillerie faisoit un
si grand feu qu'il y avoit
desja des brec hesauxcontregardes,
& avoit démonté
tous les canons des assiegez
,à la reserve de quatre
ou cinq, & qu'aussitost que
les lunettes seroient prises
on battroit la Place avec
soixante & dix pieces de
canon, quarante mortiers
& vingt pierriers. Que les
assiegez faisoient souvent
jouër des mines sans esser.
On écrit de l'armée des
ennemis que le Prince Eugene
avoit passé le Rhin
avec vingt mille hommes,
&qu'il estoit campé près
de Mayence
, ayant sa
droite couverte par le
Rhin, sa gauche par un
ruisseau
,
& devant luy un
double retranchement
jquMavok laissé quaranteJ
mille hommes pour garder
ses lignes. La nuit du 25.
au 24. on s'em para de la
quatrième lunette sur la
droite que les ennemis abandonnerent,
on se logea
devant la gorge à cause
des fourneaux. Lanuitdu
30.au 31. les ennemis firentunesortie
dela redoute
de Hessy
,
ils renverserent
quelques gabions
deux compagnies de Gre-J
nadiers les repousserent.
La nuit du 51. au premier
Aoust leMareschal de Villars
fit attaquer les trois
lunettes qui restoient, avec
neuf compagnies de la
tranchée & treize autres
quiestoient venuës dela
grande afnée.
On commença l'atraque
à la droite pour y attirer
les ennemis ; un moment
après on attaqua les
trois lunettes: on fit jouer
une mine fous la redoute
de Mélac, qui ayant fait
une breche suffisante
,
fut
emportée
emportée la bayonnette au
bout du fusil, les deux autres
furent prises par escalade;
nous y avons perdu
dans ces differentes attaques
deux Capitaines & un
Ingenieur tuez, & quarante
six blessez. Lanuitdu
au 3. les alliegezfirent
joüer deuxfourneaux dans
les gorges des trois lunettes
que nous avions prises
deux jours auparavant, ils
firent des sorties pour car--
cher de les reprendre,ils
entrerent dans une, mais
ils furent coupez, plusieurs
furent faits prisonniers, ôc
les autres repoussez avec
perte, & si vigoureusement
qu'un Sergent & quinze
Grenadiers entrerent
dans le chemin couvert
que les ennemis abandonnoient
croyant qu'on vouloit
l'attaquer
, nous avons
perdu dans cette occasion
deux Capitaines de Grenadiers
du Regiment d'Orleans
,huit autres Officiers
& quatre Ingénieurs
blessez, quarante ou cinquante
soldats tuez, & environ
cent blessez. Lanuit
du 4.au 5. fut em ployée à
faire une parallele detrois
à quatre cens toises sur le
glacis du chemin couvert
du front des attaques, on
y establit des batteries de
canon, de mortiers & de
pierriers. On attacha des
mineurs fous les an gles
saillansdu chemin couvert
depuis la porte de France
jusqu'à la sortie de la riviere;
les assiegez firent jouër
cinq ou six fourneaux qui
leur causerent plus de perte
qu'aux assiegeants. La mesme
nuit on attaqua le pafte
quicouvroit U l"¡;,tJC'
qui barre la riviere &i\m*
plissoit d'eau le fosse de la
contrescarpe qui eil: devant
le reduit; ce pasté fut emporté
,
il estoit deffendu
par cent hommes commandez
par un Capitaine
qui sur pris, toute sa troupe
fut prise, tuée ou noyée.
Tandis qu'on travailloit à
s'y loger les assiegez firent
une sortie pour reprendre
cet ouvrage, mais ils furent
repoussez, nous n'avons
perdu dans cette attaque
que quelques soldats & un
Capitaine de Grenadiers
du Regiment de Villars-
Suisse, le sieur ManyMajor
aesté dangereusement
blessé. Depuis qu'on a coupé
la digue de charpente &
l'écluse qui sont à la gorge
-
du pasté
,
les eaux sont
beaucoup diminuées. On
asseure que les assiegez ont
desja faitjouer plus de quarante
mines. On écrit du
camp de Spire que le 18,
Juillet le Maréchal de Villars
ayant fait un détachement
de cavalerie & de
dragons fut visiter les bords
du Rhin jusqu'au dessous
deMayence,&reconnoistre
les nouveaux ouvrages
dont les ennemis ont augmenté
les fortifications de
la place. Il y arriva le 25.
& reconnut que le Prince
Eugene avoit formé un
camp entre le Mein & le
Rhin, que les troupes
d'Hanoverestoient encore
à cinqou six lieuës de Mayenc,&
que celle de Hesse
& des autresen eftoienc
encore plus esloignées. Le
Marechal de Villars revint
le 30. à son camp; cette j
course causa une grande
allarme. Le Duc deBourbon
fit le 5. la reveuë de la
Cavalerie.
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Résumé : NOUVELLES de Landau.
Le document décrit les opérations militaires autour de Landau en juillet et août. Le 17 juillet, une sape atteignit le chemin couvert de la lunette droite, et malgré les ordres, des compagnies des régiments de Navarre et de Médoc chargèrent les ennemis, subissant des pertes. Le Prince Talmont fut blessé lors de cet affrontement. La nuit du 18 au 19 juillet, l'arsenal ennemi fut incendié, détruisant 15 000 mousquets. Le 20 juillet, sept batteries commencèrent à bombarder les lunettes, démontant presque tous les canons ennemis. Parallèlement, le Prince Eugène traversa le Rhin avec 20 000 hommes et établit son camp près de Mayence. La nuit du 25 au 26 juillet, la quatrième lunette fut capturée. Le 30 au 31 juillet, une sortie ennemie fut repoussée. Le 1er août, le Maréchal de Villars lança une attaque contre les trois lunettes restantes, les prenant par escalade et mine avec des pertes légères. Les alliés tentèrent de reprendre les lunettes mais furent repoussés. Du 4 au 5 août, une parallèle fut construite et des batteries établies. Les assaillants attaquèrent et prirent un pâté défendu par 100 hommes. Le Maréchal de Villars inspecta les fortifications ennemies près de Mayence et revint à son camp le 30 juillet. Le Duc de Bourbon passa en revue la cavalerie le 5 août.
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445
p. 215-218
Extraits de plusieurs Lettres du Camp de Landau.
Début :
On écrit de l'Armée de devant Landau du 2. Aoust [...]
Mots clefs :
Landau , Blessures , Boulet de Canon, Chemin couvert
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extraits de plusieurs Lettres du Camp de Landau.
Extraits de plujteurs Lettres
du Camp de Landau.
On écrit de l'Armée de
devant Landau du 2. Aoust,
que le 27. Juillet le Regiment
d'Alsace descendant
les tranchées, un boulet de
Canon emporta la jambe
aux sieursFerrette & Canville
Enseignes dudit Régiment
, & tua deux Soldacs
; que le sieur Guncherot
Capitaine de Grenadiers
est mort de sa blessure,
& que les sieurs de
Siller & de Petri Capitaines
de Grenadiers du Regiment
d'Alsace qui ont
esté blessez au bras, sont
hors de danger, & que
malgré leurs blessuresils
retournerent aux attaques.
Le 31. Juillet les trois
Redoutes qui restoient ont
esté attaquées & emportées.
M. leDuc de Guiche
estant de tranchée le 3. de
ce mois, on devoit attaquer
quer les chemins couverts.
On a fait pendant la nuit
du 3. au 4. la parallele de
communication environ
trois toises en avant sur les
angles saillants du chemin
couvert, où les mineurs
font depuis pour tascher
de découvrir les mines des
assiegez. A la droite à la
hauteur de la lunette
d'Heffi ou de Quaquem
nous avons un logement
sur l'angle du chemin couvert
de la place qui n'est
qu'à deuxtoises des pallisfades;
nous avançons aussi
unesappesurlepasté qui
(H à la droite de la redoute
de Quaquem quiest à la
sortie des eaux & qui couvre
le batardeau qui retient
celle que formel'inondation
qui couvre le reduit,
nous estions hier matin
sur le fossé du chemin
couvert de ce petit ouvrage
dans lequel il paroist y
avoir peu de troupes.
du Camp de Landau.
On écrit de l'Armée de
devant Landau du 2. Aoust,
que le 27. Juillet le Regiment
d'Alsace descendant
les tranchées, un boulet de
Canon emporta la jambe
aux sieursFerrette & Canville
Enseignes dudit Régiment
, & tua deux Soldacs
; que le sieur Guncherot
Capitaine de Grenadiers
est mort de sa blessure,
& que les sieurs de
Siller & de Petri Capitaines
de Grenadiers du Regiment
d'Alsace qui ont
esté blessez au bras, sont
hors de danger, & que
malgré leurs blessuresils
retournerent aux attaques.
Le 31. Juillet les trois
Redoutes qui restoient ont
esté attaquées & emportées.
M. leDuc de Guiche
estant de tranchée le 3. de
ce mois, on devoit attaquer
quer les chemins couverts.
On a fait pendant la nuit
du 3. au 4. la parallele de
communication environ
trois toises en avant sur les
angles saillants du chemin
couvert, où les mineurs
font depuis pour tascher
de découvrir les mines des
assiegez. A la droite à la
hauteur de la lunette
d'Heffi ou de Quaquem
nous avons un logement
sur l'angle du chemin couvert
de la place qui n'est
qu'à deuxtoises des pallisfades;
nous avançons aussi
unesappesurlepasté qui
(H à la droite de la redoute
de Quaquem quiest à la
sortie des eaux & qui couvre
le batardeau qui retient
celle que formel'inondation
qui couvre le reduit,
nous estions hier matin
sur le fossé du chemin
couvert de ce petit ouvrage
dans lequel il paroist y
avoir peu de troupes.
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Résumé : Extraits de plusieurs Lettres du Camp de Landau.
Le document décrit les événements militaires lors du siège de Landau. Le 27 juillet, le régiment d'Alsace a subi des pertes lors de la descente des tranchées : les enseignes Ferrette et Canville ont perdu une jambe, deux soldats ont été tués, et le capitaine de grenadiers Guncherot est mort de ses blessures. Les capitaines de grenadiers Siller et Petri, blessés au bras, ont continué les attaques malgré leurs blessures. Le 31 juillet, trois redoutes restantes ont été attaquées et capturées. Le duc de Guiche a inspecté les tranchées le 3 août, et des travaux de fortification ont été réalisés pendant la nuit du 3 au 4 août, incluant la construction d'une parallèle de communication et des sapes pour découvrir les mines ennemies. Des positions stratégiques ont été établies, notamment à la lunette d'Heffi ou de Quaquem, et sur le pasté à droite de la redoute de Quaquem, protégeant un batardeau contre les inondations. Le 4 août, des troupes ont été observées dans un petit ouvrage du chemin couvert.
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446
p. 218-222
Du Camp devant Laudau du 5. Aoust.
Début :
Je descendis avant hier ma sixiéme tranchée, il n'y [...]
Mots clefs :
Tranchée, Prisonniers, Lunettes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Du Camp devant Laudau du 5. Aoust.
Du Camp devant Laudau
du 5. Aoust.
Je descendis avant hier
ma sixiéme tranchée, il
-ney en avoit point encore
eude si vive, nous nous
rendismes maistres de toutes
les traverses que les ennemis
avoient encore entre
le chemin couvert & les
lunettes qui furent prises
il y a deux jours ,& nous
fismes un logement au pied
du glacis du chemin couvert,
ils nous inquiéterent
le plus quils peurent par
un grand feu de mousqueterie
& de canon, & par
plusieurs petites sorties où
ils furent repoussez,&par
cinq mines qu'ils firent
jouër,cependant nousavons
bienreussi. La nuit
du 3. au 4. a estéemployée
à achever la parallele, 8c
à la perfectionner de telle
forte que nous l'occupons
presentement. L'on a pris
cette nuit un pasté qui est
tout -
à
-
fait à la droite où
sont les écluses de la sortie
des eaux;il estoit deffendu
par cent hommes commandez
par un Capitaine
qui a esté pris avec toute
sa troupe tuée, blessee ou
prise
> nous nous en femmes
emparez, nous cfperons
faire baisser les eaux
de cinq pieds. L'attaque
qui est entierement déterminée
de ce costé-là fera
beaucoup plus facile, nous
esperons estre maistre de
la Ville dans peu. Nous
avons fait dans cet ouvrage
quarante à cinquante
prisonniers
, toutes nos
troupes ont fait merveille
dans toutes ces differentes
attaques. Je compte fort
n'avoir plus qu'une tranchée
à monter; on croit
que ce soir l'on fera fauter
l'angle saillant du chemin
couvert de la contregarde
du reduit où le mineur est
attaché depuis deux jours,
& qu'on se logera sur cet
angle.
du 5. Aoust.
Je descendis avant hier
ma sixiéme tranchée, il
-ney en avoit point encore
eude si vive, nous nous
rendismes maistres de toutes
les traverses que les ennemis
avoient encore entre
le chemin couvert & les
lunettes qui furent prises
il y a deux jours ,& nous
fismes un logement au pied
du glacis du chemin couvert,
ils nous inquiéterent
le plus quils peurent par
un grand feu de mousqueterie
& de canon, & par
plusieurs petites sorties où
ils furent repoussez,&par
cinq mines qu'ils firent
jouër,cependant nousavons
bienreussi. La nuit
du 3. au 4. a estéemployée
à achever la parallele, 8c
à la perfectionner de telle
forte que nous l'occupons
presentement. L'on a pris
cette nuit un pasté qui est
tout -
à
-
fait à la droite où
sont les écluses de la sortie
des eaux;il estoit deffendu
par cent hommes commandez
par un Capitaine
qui a esté pris avec toute
sa troupe tuée, blessee ou
prise
> nous nous en femmes
emparez, nous cfperons
faire baisser les eaux
de cinq pieds. L'attaque
qui est entierement déterminée
de ce costé-là fera
beaucoup plus facile, nous
esperons estre maistre de
la Ville dans peu. Nous
avons fait dans cet ouvrage
quarante à cinquante
prisonniers
, toutes nos
troupes ont fait merveille
dans toutes ces differentes
attaques. Je compte fort
n'avoir plus qu'une tranchée
à monter; on croit
que ce soir l'on fera fauter
l'angle saillant du chemin
couvert de la contregarde
du reduit où le mineur est
attaché depuis deux jours,
& qu'on se logera sur cet
angle.
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Résumé : Du Camp devant Laudau du 5. Aoust.
Le texte relate les opérations militaires menées par une armée devant la ville de Laudau. Le 5 août, les troupes ont pris le contrôle de plusieurs traverses ennemies et construit un logement au pied du glacis du chemin couvert. Malgré un feu intense de mousqueterie et de canon, ainsi que plusieurs sorties ennemies et cinq explosions de mines, les soldats ont progressé. La nuit du 3 au 4 août, ils ont achevé une parallèle qu'ils occupent désormais. Ils ont également pris un pâté défendu par cent hommes, permettant de baisser les eaux de cinq pieds et facilitant l'attaque de la ville. Cette opération a permis de capturer quarante à cinquante prisonniers. L'armée prévoit de monter une dernière tranchée et de prendre le contrôle de la ville dans peu de temps.
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447
p. 222-224
De Landau ce 13. Aoust 1713.
Début :
La nuit du 12. au 13. on a attaqué le [...]
Mots clefs :
Redent, Grenadiers, Contregarde
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De Landau ce 13. Aoust 1713.
De Landauce13.jdouftijii.
La nuit du 12. au 13. on
a attaqué le redent qui est
entre les deux angles rentrans
des deux conrregardes,
sçavoir la verte & celle
qui est reveftuë où l'on
s'est logé le long de la gorge
,& l'on a fait une communication
sur la mesme
ligne avec un crochet en
retour depuis ladite gorge
jusqu'aux pallissades du
tambour le long de la demie
gorge qui regarde la
contregarde du réduit; l'on
a poussé une sappe à la parallele
qui fait le front de
la face gauche de cette
mesme contregarde
)
cela
a esté attaqué par vingt
Grenadiers, & soutenus
duRegiment Dauphin, le
redent n'estoit nullement
endommagé,il estoit frisé
,
pallissadé avec un fossé
& chemin couvert , nous
n'y avons perdu que trois
Grenadiers, soixante travailleurs,
un Capitaine de
Brosse blessé
,
& un Lieutenant
de Saillant. L'on a
jetté un pont sur le fossé
de lacontregarde de la demie
Lune bruslé par les
assiegez, & restabli dans
la nuit;l'on a fait une batterie
de six pieces de canon
pour battre en breche
la contregarde qui fera
à la gauche du redent,
elle doit tirer demain matin
14. de ce mois.
La nuit du 12. au 13. on
a attaqué le redent qui est
entre les deux angles rentrans
des deux conrregardes,
sçavoir la verte & celle
qui est reveftuë où l'on
s'est logé le long de la gorge
,& l'on a fait une communication
sur la mesme
ligne avec un crochet en
retour depuis ladite gorge
jusqu'aux pallissades du
tambour le long de la demie
gorge qui regarde la
contregarde du réduit; l'on
a poussé une sappe à la parallele
qui fait le front de
la face gauche de cette
mesme contregarde
)
cela
a esté attaqué par vingt
Grenadiers, & soutenus
duRegiment Dauphin, le
redent n'estoit nullement
endommagé,il estoit frisé
,
pallissadé avec un fossé
& chemin couvert , nous
n'y avons perdu que trois
Grenadiers, soixante travailleurs,
un Capitaine de
Brosse blessé
,
& un Lieutenant
de Saillant. L'on a
jetté un pont sur le fossé
de lacontregarde de la demie
Lune bruslé par les
assiegez, & restabli dans
la nuit;l'on a fait une batterie
de six pieces de canon
pour battre en breche
la contregarde qui fera
à la gauche du redent,
elle doit tirer demain matin
14. de ce mois.
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Résumé : De Landau ce 13. Aoust 1713.
La nuit du 12 au 13, une attaque a été lancée contre un redent situé entre deux contregardes. Les assaillants se sont positionnés le long de la gorge et ont établi une communication sur la même ligne avec un crochet en retour jusqu'aux palissades du tambour. Une sape a été creusée parallèlement au front de la face gauche de cette contregarde. L'attaque a été menée par vingt grenadiers, soutenus par le Régiment Dauphin. Malgré la présence de palissades, d'un fossé et d'un chemin couvert, le redent n'a subi aucun dommage significatif. Les pertes françaises se sont limitées à trois grenadiers, soixante travailleurs, un capitaine blessé et un lieutenant. Un pont a été jeté sur le fossé de la contregarde de la demi-lune, brûlée par les assiégés et restaurée durant la nuit. Une batterie de six pièces de canon a été construite pour battre en brèche la contregarde située à gauche du redent, prévue pour tirer le matin du 14.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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448
p. 225-226
De Landau ce 13. Aoust 1713.
Début :
Mr de la Valliere qui estoit la nuit passée de [...]
Mots clefs :
Tranchée, Ouvrage, Palissade
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De Landau ce 13. Aoust 1713.
De Landau ce 13.Aoufl 1715,
Mr de la Valliere qui
estoit la nuit passée de tranchée
a fait taster par trenteGrenadiers
duRegiment
Dauphin le petit ouvrage
de terre qui est entre les angles
rentrants des contregardes
de la demie- lune &
du reduit, quoique son ouvrage
fust dans sonentier,
qu'il n'y manquât pas une
palissade, les Grenadiers y
sont entrez, ont tué vingt
hommes qui le gardoient,
exceptésix que l'on a pris,
(establissement & la communication
ont estédifficiles
à cause des feux des
contregardes qui plongent
dans cet ouvrage, il en a
cousté soixante travailleurs
tuez ou blessez mais l'ouvrage
est fini.
Mr de la Valliere qui
estoit la nuit passée de tranchée
a fait taster par trenteGrenadiers
duRegiment
Dauphin le petit ouvrage
de terre qui est entre les angles
rentrants des contregardes
de la demie- lune &
du reduit, quoique son ouvrage
fust dans sonentier,
qu'il n'y manquât pas une
palissade, les Grenadiers y
sont entrez, ont tué vingt
hommes qui le gardoient,
exceptésix que l'on a pris,
(establissement & la communication
ont estédifficiles
à cause des feux des
contregardes qui plongent
dans cet ouvrage, il en a
cousté soixante travailleurs
tuez ou blessez mais l'ouvrage
est fini.
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Résumé : De Landau ce 13. Aoust 1713.
Le 13 août 1715, à Landau, Monsieur de la Vallière a ordonné une attaque nocturne contre un ouvrage de terre. Trente grenadiers du Régiment Dauphin ont pénétré l'ouvrage, tué vingt hommes et en ont capturé six. L'opération a coûté la vie ou blessé soixante travailleurs. L'ouvrage a été achevé malgré les difficultés.
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449
p. 226-227
Nouvelles de Flandres.
Début :
Les Lettres de Gand & de Bruges portent que trois [...]
Mots clefs :
Cavalerie, Flandres, Garnison
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
Nouvelles de Flandres.
LesLettres de Gand &
de Brugesportent que trois
Regiments de cavalerie
Anglois qui y estoient en
garnison, en estoient partis
pour s'aller embarquer
& repasser en Angleterre,
que le General Sabin
ayant découvert que quel.t
ques soldats tramoient une
nouvelle conspiration, avoit
fait venir de Bruges
quelques Regiments de
Dragons qui arriverent le
11. Juillet à trois heures du
matin, & occu perent les
avenuës des casernes,qu'on
y avoit pris les autheurs du
précedent tumulte, qui
aprés un Conseil de guerre
furent arquebufez le lendemain
avec cinq autres.
LesLettres de Gand &
de Brugesportent que trois
Regiments de cavalerie
Anglois qui y estoient en
garnison, en estoient partis
pour s'aller embarquer
& repasser en Angleterre,
que le General Sabin
ayant découvert que quel.t
ques soldats tramoient une
nouvelle conspiration, avoit
fait venir de Bruges
quelques Regiments de
Dragons qui arriverent le
11. Juillet à trois heures du
matin, & occu perent les
avenuës des casernes,qu'on
y avoit pris les autheurs du
précedent tumulte, qui
aprés un Conseil de guerre
furent arquebufez le lendemain
avec cinq autres.
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Trois régiments de cavalerie anglaise ont quitté Gand et Bruges pour l'Angleterre. Le général Sabin a découvert une conspiration parmi les soldats. Des dragons de Bruges ont occupé les casernes le 11 juillet. Huit conspirateurs ont été exécutés après un conseil de guerre.
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450
p. 228-232
Nouvelles d'Utrecht.
Début :
On mande d'Utrecht que le 4. de ce mois [...]
Mots clefs :
Utrecht, Conférences, Ambassadeurs, Guerre du Nord, Espagne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Utrecht.
Nouvelles d'Vtrecht.
On mande d'Utrecht
que le4. decemois le Duc
d'Ossone & le Marquis de
Monteleon Ambassadeurs
d'Espagne,arrivèrent à la
Haye dans trois carosses à
six chevaux, qu'ils avoient
eu plusieurs conférences
avec les Dépurez de l'Estat
touchant quelques articles
qui retardent la conclusion
du Traité, & qu'on
esperoit que les difficultez
feroient bientostlevées.
Les Lettrés de la Haye portent
que les Deputez de
l'Estar avoient aulIi eu diverses
conferences avec les
Ministres duCzar, duRoy
de DannemarK,& du Roy
Auguste, pour tascher de
terminer la guerre du
Nord. Onmande de Bonne
que le Regiment Suisse
du Colonel Diesbach
,
qui
y estoit en garnison au fervice
des Provinces. Unies,
avoir esté licentié; que les
- troupes du Duc d'Hanover
s'estoient approchées de
Mayence, & que d'autres
avoient pris leurs places
toujours au deça du Mein,
que les troupes de Pruflfe,
de Saxe, de Wirtemberg
, & autres revenuës des
Pays-Bas, estoient encore
dans le Westerwalet au
Nord du Mein.
Les dernieres Lettres de
la Haye portent que les
Plenipotentiaires d'Espagne
avoient eu avec les
Députez des Estats Generaux
& le sieur Heinsius
Pensionnaire
,
plusieurs
conférences dans lesquelles
presque toutes les difficultez
avoient estélevées,
gz qu'ils devoient retourner
dans peu à Ucrecht pour signer
le Traité de Paix entre
l'Espagne & cet Enar,
& qu'on n'attendoit que
le retour des courriers pour
conclure au fli la Paix entre
la mesme Couronne ôc lePortugal. On mande de
Francfort que les troupes deWirtemberg&de Saxe
avoient paffé le Mein pour
aller joindrel'armée de
l'Empire, que celles d'Hanover
& la pluspart des
autres estoient encore au
deçà de cette riviere
,
&
qu'on ne sçavoit le party
que devoient prendre ce lles
du Landgrave de Hesse-
Cassel qui font encore dans
leur pays.
On mande d'Utrecht
que le4. decemois le Duc
d'Ossone & le Marquis de
Monteleon Ambassadeurs
d'Espagne,arrivèrent à la
Haye dans trois carosses à
six chevaux, qu'ils avoient
eu plusieurs conférences
avec les Dépurez de l'Estat
touchant quelques articles
qui retardent la conclusion
du Traité, & qu'on
esperoit que les difficultez
feroient bientostlevées.
Les Lettrés de la Haye portent
que les Deputez de
l'Estar avoient aulIi eu diverses
conferences avec les
Ministres duCzar, duRoy
de DannemarK,& du Roy
Auguste, pour tascher de
terminer la guerre du
Nord. Onmande de Bonne
que le Regiment Suisse
du Colonel Diesbach
,
qui
y estoit en garnison au fervice
des Provinces. Unies,
avoir esté licentié; que les
- troupes du Duc d'Hanover
s'estoient approchées de
Mayence, & que d'autres
avoient pris leurs places
toujours au deça du Mein,
que les troupes de Pruflfe,
de Saxe, de Wirtemberg
, & autres revenuës des
Pays-Bas, estoient encore
dans le Westerwalet au
Nord du Mein.
Les dernieres Lettres de
la Haye portent que les
Plenipotentiaires d'Espagne
avoient eu avec les
Députez des Estats Generaux
& le sieur Heinsius
Pensionnaire
,
plusieurs
conférences dans lesquelles
presque toutes les difficultez
avoient estélevées,
gz qu'ils devoient retourner
dans peu à Ucrecht pour signer
le Traité de Paix entre
l'Espagne & cet Enar,
& qu'on n'attendoit que
le retour des courriers pour
conclure au fli la Paix entre
la mesme Couronne ôc lePortugal. On mande de
Francfort que les troupes deWirtemberg&de Saxe
avoient paffé le Mein pour
aller joindrel'armée de
l'Empire, que celles d'Hanover
& la pluspart des
autres estoient encore au
deçà de cette riviere
,
&
qu'on ne sçavoit le party
que devoient prendre ce lles
du Landgrave de Hesse-
Cassel qui font encore dans
leur pays.
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Résumé : Nouvelles d'Utrecht.
Le texte décrit des événements diplomatiques et militaires en Europe. À Utrecht, le 4 décembre, les ambassadeurs espagnols Duc d'Ossone et Marquis de Monteleon sont arrivés à La Haye pour des conférences avec les députés des États généraux concernant des articles retardant la conclusion d'un traité. Des espoirs sont exprimés pour une résolution rapide des difficultés. À La Haye, des conférences ont également eu lieu avec les ministres du Czar, du roi de Danemark et du roi Auguste pour tenter de mettre fin à la guerre du Nord. Le régiment suisse du Colonel Diesbach, en garnison au service des Provinces-Unies, a été licencié. Les troupes du Duc d'Hanover se sont approchées de Mayence, remplacées par d'autres troupes au sud du Mein. Les troupes de Prusse, de Saxe, de Wurtemberg et d'autres, revenues des Pays-Bas, sont encore dans le Westerwald, au nord du Mein. Les plénipotentiaires espagnols ont eu plusieurs conférences avec les députés des États généraux et le pensionnaire Heinsius, levant presque toutes les difficultés. Ils doivent retourner à Utrecht pour signer le traité de paix entre l'Espagne et les Provinces-Unies et attendent le retour des courriers pour conclure la paix avec le Portugal. À Francfort, les troupes de Wurtemberg et de Saxe ont traversé le Mein pour rejoindre l'armée de l'Empire, tandis que celles d'Hanover et la plupart des autres restent au sud du Mein. La position des troupes du Landgrave de Hesse-Cassel reste incertaine.
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