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1
p. 15-27
EXTRAIT de la dissertation sur l'utilité de la soye des Araignées, par Mr Bon, Associé Honoraire de la Societé Royale des Sciences, & Premier President en survivance de la Cour des Comptes de Montpellier.
Début :
On sera surpris d'apprendre que les Araignées font une [...]
Mots clefs :
Vers à soie, Araignées, Bon, Découverte, Soie, Manufactures
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT de la dissertation sur l'utilité de la soye des Araignées, par Mr Bon, Associé Honoraire de la Societé Royale des Sciences, & Premier President en survivance de la Cour des Comptes de Montpellier.
EXTRAIT
de la dissertationsurl'utilitédelasoye
des Araignées,
par Mr Bon,
AssociéHonorairede
la Société Royale des
Sciences , & Premier
President ensurvivance
de la Cour des Comptes
deMontpellier.
On fera surpris d'apprendre
que les Araignées
font une soye aussi belle,
aussi forte, & aussi luArec
que la soyc ordinaire. La
prévention ou l'on est contre
un Insecte aussi commun
que meprisé
,
est cause que
le Publica ignoré jusqu'icy
toute l'utilité qu'on pouvoir
en tirer ; & comment l'auroit-
il feulement soupçonné.
Celle de la foye si
considerable, a demeuré inconnuë
& négligée longtemps
après sa découverte.
Ce fut dans l'Isle de Cos que
Pamphilia,fille dePlatis,trouVa
la première l'invention delamertreenoeuvre;cette
;. découverte fut bientost
connuë chez les Romains.
On leur aporta de la soye
du Pays des Seres, où les vers
qui la font croissent naturellement.
Bienloin de profiter
d'une nouveauté si utile
ils ne purent jamais se persuader
queces vers produisissent
des filsaussi beaux &:
aussi pretieux, &tirerent sur
cela mille conjectures chimériques.
Leur ignorance
jointe à ieurparede, rendit
pend ant plusieurs siecles la
foye d'une rareté & d'une
chereté siextraordinaire,
qu'on la vendoit au poids
de l'or. Vopiscus assure que
l'Empereur Aurelicn refusa
par cette raison à l'Imperatrice
sa femme, un habit
de soye qu'elle lui demandoit
avec beaucoup
d'empressement. Cette rareté
dura fort longtemps,
& nous devons la maniere
d'élever les vers à soye à
desMoines qui en aporterent
des oeufs en Grecc fous le
Regne de rEmpcreurJufUnien.
Nous l'apprenons de
Godefroy dans ses Notes
sur laLoy premièreauCode
Livre quatriéme. Quoe res
venire nonpossunt, &la Loy
Emptori 37.d'Uipien paragraphe
premier au 21. Livre
du Dlgdle, assure que le
prix de la foye estoit égal
àcelui des Perles.
La France n'aprofité que
bien tard de cette découverte
, puisqu'HenryII,
porta aux Noces de sa fille
&desa soeur, les premiers
bas de soye qu'on eut veu
dans le Royaume. C'est à
ses soins & à ceux de ses
Successeurs que nous devons
l'ecabtinement des Manufactures
de Tours & de
Lyon, qui ont rendu les
Etoffes de foye si com- munes.&c
Ensuite Mr Bon fait observerque
lesmoindres découvertes
avoient souvent
donné lieu à des établissements
considerables
, par
exemple, dit-il. -
L'ingenieusefable d'Arachné,
ne fait elle pas bien
voirque cestaux Araignées
àqui l'on doit les premie- rsidées d'ourdir les toiles,
-& de tendre des Filets aux
animauxiaiiiifl'utilitéconftante
que j'assure qu'on en
peut tirer, les fera sans doute
regarder dans la suite
f comme les Vers à foye &
j
les Abeilles, qui sont de
tous les Insectes les plus necessaires
& les plus admirables
dans leurs ouvrages.
Mr Bon fait ensuite plusieursObservations
sur les
différentes efpcces d'Arai-
- gnées,& dit qu'on lesdistingue
par lenombre&par
l'arangement de leurs yeux,
t les unes en ayant [IX, lesautres
huit,les autres dix,
rangez differemment sur le
sommetde la teste;&qu'on
voit ces yeux sans aucun secours;
mais beaucoupmieux
avec celui de la Loupe.
En parlant desMamellons
de ces Insectes,ilfait obferver
une Mechanique fort
singuliere dont lesAraignées
se serventlorsqu'elles veulentpasser
d'un lieu à un aurre.
Elles se pendent perpendiculairement
à un fil; tournant
ensuite la teste du côté
du vent, elles en lancent
plusieurs de leurs-Anus., qui
partent comme destraits,
& si par hazard le vent qui
les allonge les cole contre
quelque corps solide ,ce
quelles sentent par. la resistance
qu'elles trouvent en
les tirant de temps en temps
avee leurs pattes,elles se fervent
decette espece de pont
pour alleràl'endroit où ces
fils se trouvent attachez ;
mais si ces fils ne rencontrent
rien à quoy ils puissent
se prendre, ellescontinuent
toûjours à les cacher jusqu'àce
que leur grande Ion..
gueur ,& la force avec U*
quelle le ventles pousse &
les agite, furmonrant l'équilibrede
leurscorps,elles
se sentent fortement tirer.
Alors rompant le premier
fil qui les tenoit suspendues,
elles se laissent emporter au
gré du vent, & voltigent
sur le dos,les pattesétendues;
c'est de ces - deux; manieres
qu'elles traversent les chemins
,
les rues & les plus
grandes Rivieres, &c.
Il s'étend en suite sur la ,
qualité des soyes & sur la
maniere de les fabriquer; il
conclud
conclud que les Araignées
fournissent beaucoup plus
queles Vers à foye;marque
-toutes les experiences qu'il
afaites,tant pourleurnourriture
, que pour l'oecono-
- - mic du fruit qu'on en pour-
, ra tirer.
- Ilajointàcela l'execution;
il aenvoyé des mitaines
& des basà l'Academie
- Royale des Sciences qui les
vit avec plaisir. Comme elle
cherche d'abord dans les
nouvelles découvertes cc
qui peut contribuer à l'utilité
publique, elle chargea
Mr de Reaumur de taire les
Observations làdessus,non
pas sur la possibilité de l'etablissement
;MrBon J'avoit
démontré d'une maniere
aussi certaine quecurieuse
; mais pour examiner si
les frais des Manufactures
n'emporteroient pas le profit
qu'on en tiretoiten un
mot pour compenser & pefer
en touteschoses si l'on
devoit préferer lesAraignées
aux Vers à soye.
Mr de Reaumur,après avoir
donné à Mr Bon tous
les éloges que les vrais Sçavantssedevroient
toûjours
donner les uns aux autres,
continua le discours donc
je vais vous donner un Extrait.
de la dissertationsurl'utilitédelasoye
des Araignées,
par Mr Bon,
AssociéHonorairede
la Société Royale des
Sciences , & Premier
President ensurvivance
de la Cour des Comptes
deMontpellier.
On fera surpris d'apprendre
que les Araignées
font une soye aussi belle,
aussi forte, & aussi luArec
que la soyc ordinaire. La
prévention ou l'on est contre
un Insecte aussi commun
que meprisé
,
est cause que
le Publica ignoré jusqu'icy
toute l'utilité qu'on pouvoir
en tirer ; & comment l'auroit-
il feulement soupçonné.
Celle de la foye si
considerable, a demeuré inconnuë
& négligée longtemps
après sa découverte.
Ce fut dans l'Isle de Cos que
Pamphilia,fille dePlatis,trouVa
la première l'invention delamertreenoeuvre;cette
;. découverte fut bientost
connuë chez les Romains.
On leur aporta de la soye
du Pays des Seres, où les vers
qui la font croissent naturellement.
Bienloin de profiter
d'une nouveauté si utile
ils ne purent jamais se persuader
queces vers produisissent
des filsaussi beaux &:
aussi pretieux, &tirerent sur
cela mille conjectures chimériques.
Leur ignorance
jointe à ieurparede, rendit
pend ant plusieurs siecles la
foye d'une rareté & d'une
chereté siextraordinaire,
qu'on la vendoit au poids
de l'or. Vopiscus assure que
l'Empereur Aurelicn refusa
par cette raison à l'Imperatrice
sa femme, un habit
de soye qu'elle lui demandoit
avec beaucoup
d'empressement. Cette rareté
dura fort longtemps,
& nous devons la maniere
d'élever les vers à soye à
desMoines qui en aporterent
des oeufs en Grecc fous le
Regne de rEmpcreurJufUnien.
Nous l'apprenons de
Godefroy dans ses Notes
sur laLoy premièreauCode
Livre quatriéme. Quoe res
venire nonpossunt, &la Loy
Emptori 37.d'Uipien paragraphe
premier au 21. Livre
du Dlgdle, assure que le
prix de la foye estoit égal
àcelui des Perles.
La France n'aprofité que
bien tard de cette découverte
, puisqu'HenryII,
porta aux Noces de sa fille
&desa soeur, les premiers
bas de soye qu'on eut veu
dans le Royaume. C'est à
ses soins & à ceux de ses
Successeurs que nous devons
l'ecabtinement des Manufactures
de Tours & de
Lyon, qui ont rendu les
Etoffes de foye si com- munes.&c
Ensuite Mr Bon fait observerque
lesmoindres découvertes
avoient souvent
donné lieu à des établissements
considerables
, par
exemple, dit-il. -
L'ingenieusefable d'Arachné,
ne fait elle pas bien
voirque cestaux Araignées
àqui l'on doit les premie- rsidées d'ourdir les toiles,
-& de tendre des Filets aux
animauxiaiiiifl'utilitéconftante
que j'assure qu'on en
peut tirer, les fera sans doute
regarder dans la suite
f comme les Vers à foye &
j
les Abeilles, qui sont de
tous les Insectes les plus necessaires
& les plus admirables
dans leurs ouvrages.
Mr Bon fait ensuite plusieursObservations
sur les
différentes efpcces d'Arai-
- gnées,& dit qu'on lesdistingue
par lenombre&par
l'arangement de leurs yeux,
t les unes en ayant [IX, lesautres
huit,les autres dix,
rangez differemment sur le
sommetde la teste;&qu'on
voit ces yeux sans aucun secours;
mais beaucoupmieux
avec celui de la Loupe.
En parlant desMamellons
de ces Insectes,ilfait obferver
une Mechanique fort
singuliere dont lesAraignées
se serventlorsqu'elles veulentpasser
d'un lieu à un aurre.
Elles se pendent perpendiculairement
à un fil; tournant
ensuite la teste du côté
du vent, elles en lancent
plusieurs de leurs-Anus., qui
partent comme destraits,
& si par hazard le vent qui
les allonge les cole contre
quelque corps solide ,ce
quelles sentent par. la resistance
qu'elles trouvent en
les tirant de temps en temps
avee leurs pattes,elles se fervent
decette espece de pont
pour alleràl'endroit où ces
fils se trouvent attachez ;
mais si ces fils ne rencontrent
rien à quoy ils puissent
se prendre, ellescontinuent
toûjours à les cacher jusqu'àce
que leur grande Ion..
gueur ,& la force avec U*
quelle le ventles pousse &
les agite, furmonrant l'équilibrede
leurscorps,elles
se sentent fortement tirer.
Alors rompant le premier
fil qui les tenoit suspendues,
elles se laissent emporter au
gré du vent, & voltigent
sur le dos,les pattesétendues;
c'est de ces - deux; manieres
qu'elles traversent les chemins
,
les rues & les plus
grandes Rivieres, &c.
Il s'étend en suite sur la ,
qualité des soyes & sur la
maniere de les fabriquer; il
conclud
conclud que les Araignées
fournissent beaucoup plus
queles Vers à foye;marque
-toutes les experiences qu'il
afaites,tant pourleurnourriture
, que pour l'oecono-
- - mic du fruit qu'on en pour-
, ra tirer.
- Ilajointàcela l'execution;
il aenvoyé des mitaines
& des basà l'Academie
- Royale des Sciences qui les
vit avec plaisir. Comme elle
cherche d'abord dans les
nouvelles découvertes cc
qui peut contribuer à l'utilité
publique, elle chargea
Mr de Reaumur de taire les
Observations làdessus,non
pas sur la possibilité de l'etablissement
;MrBon J'avoit
démontré d'une maniere
aussi certaine quecurieuse
; mais pour examiner si
les frais des Manufactures
n'emporteroient pas le profit
qu'on en tiretoiten un
mot pour compenser & pefer
en touteschoses si l'on
devoit préferer lesAraignées
aux Vers à soye.
Mr de Reaumur,après avoir
donné à Mr Bon tous
les éloges que les vrais Sçavantssedevroient
toûjours
donner les uns aux autres,
continua le discours donc
je vais vous donner un Extrait.
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Résumé : EXTRAIT de la dissertation sur l'utilité de la soye des Araignées, par Mr Bon, Associé Honoraire de la Societé Royale des Sciences, & Premier President en survivance de la Cour des Comptes de Montpellier.
Le texte de Monsieur Bon, Associé Honoraire de la Société Royale des Sciences et Premier Président en survivance de la Cour des Comptes de Montpellier, examine l'utilité de la soie produite par les araignées. Monsieur Bon note que, malgré ses qualités esthétiques et sa solidité, la soie d'araignée est peu connue en raison des préjugés contre cet insecte. Il compare cette situation à l'ignorance initiale des Romains concernant la production de soie par les vers à soie, qui étaient perçus comme précieux et rares. La découverte de la soie par les Romains est attribuée à Pamphilia, fille de Platis, sur l'île de Cos. Les Romains, bien que conscients de la soie, ne comprenaient pas sa production et la considéraient comme extrêmement rare et chère. Cette rareté persista jusqu'à ce que des moines apportent des œufs de vers à soie en Grèce sous le règne de l'empereur Justinien. En France, l'utilisation de la soie se développa tardivement. Henri II introduisit les premiers bas de soie lors des noces de sa fille et de sa sœur. Les manufactures de Tours et de Lyon, encouragées par Henri II et ses successeurs, rendirent les étoffes de soie courantes. Monsieur Bon souligne que les araignées, comme les vers à soie et les abeilles, sont des insectes admirables et nécessaires. Il décrit les différentes espèces d'araignées et leurs mécanismes de déplacement, utilisant des fils de soie pour se déplacer. Il affirme que les araignées produisent une quantité de soie supérieure à celle des vers à soie et présente des expériences pour prouver cette affirmation. L'Académie Royale des Sciences, intéressée par ces découvertes, chargea Monsieur de Reaumur d'examiner la viabilité économique de l'exploitation de la soie d'araignée. Monsieur de Reaumur, après avoir loué les travaux de Monsieur Bon, poursuivit les observations pour évaluer les coûts et les bénéfices potentiels.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 73-77
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Les Lettres de Madrid portent qu'un Commissaire Portugais y [...]
Mots clefs :
Madrid, Commissaire portugais, Manufactures, Grenadiers, Escadre anglaise, Troupes allemandes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvellesd'Espagne.
Les Lettres de Madrid
portent qu'un Commissaire
Portugais y étoit arrivé avec
trente mille écus en lettres
dechange pour payer les
provisions qui ont esté fournies
aux Tronpes Portugai-
Juin 1713. G
ses sur leur route en retournant
par terre de Catalogne
en Portugal.Que Sa Majesté
avoit accordé divers Privileges
à des particuliers qtfi
ont établi à Valdemors, qui
n'est éloigné que de quatre
lieuës de Madrid, des Manufactures
de Draps fins.
On mande de Lerida, que les
Troupes des Royaumes
d'Arragon & de Valence * s'avançcrent verscetteVille;
que le Duc de Popoli qui éft
nommé pour les commander,
devoit partir dans peu
avec Don Joseph Patinno
quiétoit ci-devant Intendant
de l'armée d'Estremadure.
On écrit de Balaguer, que le
Marquis de Cera- Grimaldi
avoit fait entrer dans le Château
d'Ager un ,grand con- voy, escorté par le Colonel
Don Dionisio Martinez de
la Urga, avec sept Compagnies
de Grenadiers & soixante
chevaux: qu'ensuitele
même Colonel avoir chiffe
les Miquelets du Font de
Montfort sur la Noguera
Kilo CGorrçana: qUII l'avoit
fait brûler, & raser le Fore
qui le couvroit. Les dernieres
Lettres de Madrid
portent que le Duc de Popolienétoit
parti le 18.May
pour aller en Catalogue,où
il doit à son arrivée trouver
toutes les Troupes assemblées
au rendez vous marque;
celles de Barcelone
portent que le General Staremberg
étoit fort occupé à
contenir & appaiser les peuples
irritez des desordres que
commettent les Troupes Allemandes,
d'autant plus
qu'elles ne font pas payées
& qu'elles manquent même
de pain; qu'il attendoit le
Vice-Amiral Jennings avec
l'Escadre Angloise qu'il commande,&
les Bastimens de
rranfport, pour faire embarquer
& transporter en
Italie toutes les Troupes Allemandes
qui font en Catalogne;
qu'il tenoit toujours
en arrest le Commandant
des Troupes qui campoienc
aux environs de Tarragone,
& le General Raphaël Neboty
avec quelques autres Officiers
pour leurs concussions.
Les Lettres de Madrid
portent qu'un Commissaire
Portugais y étoit arrivé avec
trente mille écus en lettres
dechange pour payer les
provisions qui ont esté fournies
aux Tronpes Portugai-
Juin 1713. G
ses sur leur route en retournant
par terre de Catalogne
en Portugal.Que Sa Majesté
avoit accordé divers Privileges
à des particuliers qtfi
ont établi à Valdemors, qui
n'est éloigné que de quatre
lieuës de Madrid, des Manufactures
de Draps fins.
On mande de Lerida, que les
Troupes des Royaumes
d'Arragon & de Valence * s'avançcrent verscetteVille;
que le Duc de Popoli qui éft
nommé pour les commander,
devoit partir dans peu
avec Don Joseph Patinno
quiétoit ci-devant Intendant
de l'armée d'Estremadure.
On écrit de Balaguer, que le
Marquis de Cera- Grimaldi
avoit fait entrer dans le Château
d'Ager un ,grand con- voy, escorté par le Colonel
Don Dionisio Martinez de
la Urga, avec sept Compagnies
de Grenadiers & soixante
chevaux: qu'ensuitele
même Colonel avoir chiffe
les Miquelets du Font de
Montfort sur la Noguera
Kilo CGorrçana: qUII l'avoit
fait brûler, & raser le Fore
qui le couvroit. Les dernieres
Lettres de Madrid
portent que le Duc de Popolienétoit
parti le 18.May
pour aller en Catalogue,où
il doit à son arrivée trouver
toutes les Troupes assemblées
au rendez vous marque;
celles de Barcelone
portent que le General Staremberg
étoit fort occupé à
contenir & appaiser les peuples
irritez des desordres que
commettent les Troupes Allemandes,
d'autant plus
qu'elles ne font pas payées
& qu'elles manquent même
de pain; qu'il attendoit le
Vice-Amiral Jennings avec
l'Escadre Angloise qu'il commande,&
les Bastimens de
rranfport, pour faire embarquer
& transporter en
Italie toutes les Troupes Allemandes
qui font en Catalogne;
qu'il tenoit toujours
en arrest le Commandant
des Troupes qui campoienc
aux environs de Tarragone,
& le General Raphaël Neboty
avec quelques autres Officiers
pour leurs concussions.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
En juin 1713, plusieurs événements marquants se sont produits en Espagne. Un commissaire portugais est arrivé à Madrid avec 30 000 écus pour régler des provisions destinées aux troupes portugaises en Catalogne. Le roi a octroyé des privilèges à des particuliers ayant créé des manufactures de draps fins à Valdemors, près de Madrid. À Lerida, les troupes des royaumes d'Aragon et de Valence, dirigées par le Duc de Popoli et Don Joseph Patinno, ont avancé vers la ville. À Balaguer, le Marquis de Cera-Grimaldi a escorté un grand convoi jusqu'au château d'Ager, accompagné du Colonel Don Dionisio Martinez de la Urga, qui a également chassé les Miquelets du Fort de Montfort et détruit ce dernier. Le Duc de Popoli est parti pour la Catalogne le 18 mai. À Barcelone, le Général Staremberg tentait de maîtriser les troubles causés par les troupes allemandes non payées et manquant de pain. Il attendait l'arrivée du Vice-Amiral Jennings pour transporter ces troupes en Italie et avait arrêté plusieurs officiers pour concussions.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 2307-2310
Fête donnée par M. de Julienne, [titre d'après la table]
Début :
M. de Julienne, Chevalier de l'Ordre du Roi, Entrepreneur des Manufactures Royales [...]
Mots clefs :
Roi, Portique, Arcades, Pyramide, Colonne, Fête, Manufactures, M. de Julienne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Fête donnée par M. de Julienne, [titre d'après la table]
M. de Julienne , Chevalier de l'Ordre du
Roi , Entrepreneur des Manufactures Royales
des Draps& des Ecarlates des Gobelins ,
fit chanter le 17 Septembre , dans l'Egliſe
Royale & Paroiſſiale de S. Hyppolite un Te
Deum à grand Choeur, au fujet de la Convalefcence
du Roi.
Il donna à cette occafion un fouper de
25 couverts , & fit illuminer le Cloître de
l'Egliſe Paroiffiale & Collégiale de S. Marcel,
que les Chanoines lui avoient offert ,
comme un Lieu plus convenable , & à une
très-petite diftance où l'Hôtel des Manufactures
eſt ſitué.
L'Enclos
2308 MERCURE DE FRANCE.
L'Enclos de cet Hôtel eſt très-ſpacieux ;
lamoitié eſt plantée de fix rangées d'Ormes,
qui forment pluſieurs allées ,dont la principale
aboutit à la grande porte de l'Eglife.
A la tête de ces allées , on avoit conſtruit
un grand Portique , dont le milieu étoit
marqué par une grande Arcade de 10 pieds
d'ouverture fur 30 d'élévation , couronnée
d'un Fronton, fur la pointe duquel on liſoir
dans un Cartouche à fond bleu , en Ca
ractéres d'or , VIVE LE ROI. Au-deſſus
du Fronton , s'élevoit une Pyramide de 18
pieds de hauteur, terminée par une Fleur de
Lis de fix pieds. Cette Pyramide étoit auffi
peinte en bleu & garnie de Lampions ; on
voyoit vers le milieu de la Pyramide leChiffre
duRoi couronné,le tout profilé de Lampions
, ainſi que le reſte de la Décoration ,
ce qui faiſoit un très-bel effet , & qu'on
voyoit de fort loin.
La grande Arcade du milieu étoit accompagnéede
cinq moindres Arcades de chaque
côté. Toute cette ſuite d'Arcades étoit
interrompuë par une Colomne torſe, de 15
pieds de hauteur , avec ſa baze &fơn chapiteau.
Du chapiteaude chaque Colomne,s'élevoit
uneConſole pour ſervir d'appui à la corniche
de l'entablement. Sur cette corniche,on
avoit placé à l'aplomb de chaque Colomne,
des Vaſes d'une très-belle forme , & de
grandes
OCTOBRE. 1744. 2309
grandes Fleurs-de-Lis aux extrémités. Toutes
les Arcades dont on vient de parler ,
étoient ornées de Feſtons & de Guirlandes,
Au travers de ce grand Portique , de 16
toiſes de face , on voyoit dans l'éloignement
une autre Décoration , auſſi en Portique ,
repréſentant l'entrée d'un Palais en perfpective
; du milieu du Veſtibule pendoit un
Lustre de cristal , garni de bougies , & entre
les Arbres dont on a parlé , étoient encore
d'autres Luftres , qui répondoient aux Arcades
de ce Portique , &qui éclairoient des
Danſes , qui s'y étoient formées,
Pour que les Perſonnes de diſtinction
invitées à cette Fête , puſſent joüir commo
dément de ce gracieux coup d'oeil , M. de
Julienne avoit eu ſoin de faire conſtruire
un Amphithéatre , couvert & orné de Tapiſſeries
, capable de contenir 400 perfon.
nes; & afin qu'il ne manquât rien à cette
Fête , il avoit fait élever ſur chaque côté du
Cloître des Gradins , pour placer la Symphonie
, Violons , Tymbales , Trompettes
& Cors de Chaſſe , qui ſe répondoient alternativement
; & dans l'autre extrémité
étoient poſées deux piéces de Vin , qui furent
diſtribuées au Peuple. Pendant route
cette Fête , il fut tiré pluſieurs Boëres , qui
ne contribuerent pas peu à rendre cette réjoüiſſance
des plus ſolemnelles. On peut dire
!
2310 MERCURE DE FRANCE.
re enfin, que M. de Julienne, qui a été l'Inventeur
de ce Spectacle , n'a rien épargné
pour donner des marques de ſon zéle, pour,
célébrer l'heureux retour de la ſanté du
Roi.
Roi , Entrepreneur des Manufactures Royales
des Draps& des Ecarlates des Gobelins ,
fit chanter le 17 Septembre , dans l'Egliſe
Royale & Paroiſſiale de S. Hyppolite un Te
Deum à grand Choeur, au fujet de la Convalefcence
du Roi.
Il donna à cette occafion un fouper de
25 couverts , & fit illuminer le Cloître de
l'Egliſe Paroiffiale & Collégiale de S. Marcel,
que les Chanoines lui avoient offert ,
comme un Lieu plus convenable , & à une
très-petite diftance où l'Hôtel des Manufactures
eſt ſitué.
L'Enclos
2308 MERCURE DE FRANCE.
L'Enclos de cet Hôtel eſt très-ſpacieux ;
lamoitié eſt plantée de fix rangées d'Ormes,
qui forment pluſieurs allées ,dont la principale
aboutit à la grande porte de l'Eglife.
A la tête de ces allées , on avoit conſtruit
un grand Portique , dont le milieu étoit
marqué par une grande Arcade de 10 pieds
d'ouverture fur 30 d'élévation , couronnée
d'un Fronton, fur la pointe duquel on liſoir
dans un Cartouche à fond bleu , en Ca
ractéres d'or , VIVE LE ROI. Au-deſſus
du Fronton , s'élevoit une Pyramide de 18
pieds de hauteur, terminée par une Fleur de
Lis de fix pieds. Cette Pyramide étoit auffi
peinte en bleu & garnie de Lampions ; on
voyoit vers le milieu de la Pyramide leChiffre
duRoi couronné,le tout profilé de Lampions
, ainſi que le reſte de la Décoration ,
ce qui faiſoit un très-bel effet , & qu'on
voyoit de fort loin.
La grande Arcade du milieu étoit accompagnéede
cinq moindres Arcades de chaque
côté. Toute cette ſuite d'Arcades étoit
interrompuë par une Colomne torſe, de 15
pieds de hauteur , avec ſa baze &fơn chapiteau.
Du chapiteaude chaque Colomne,s'élevoit
uneConſole pour ſervir d'appui à la corniche
de l'entablement. Sur cette corniche,on
avoit placé à l'aplomb de chaque Colomne,
des Vaſes d'une très-belle forme , & de
grandes
OCTOBRE. 1744. 2309
grandes Fleurs-de-Lis aux extrémités. Toutes
les Arcades dont on vient de parler ,
étoient ornées de Feſtons & de Guirlandes,
Au travers de ce grand Portique , de 16
toiſes de face , on voyoit dans l'éloignement
une autre Décoration , auſſi en Portique ,
repréſentant l'entrée d'un Palais en perfpective
; du milieu du Veſtibule pendoit un
Lustre de cristal , garni de bougies , & entre
les Arbres dont on a parlé , étoient encore
d'autres Luftres , qui répondoient aux Arcades
de ce Portique , &qui éclairoient des
Danſes , qui s'y étoient formées,
Pour que les Perſonnes de diſtinction
invitées à cette Fête , puſſent joüir commo
dément de ce gracieux coup d'oeil , M. de
Julienne avoit eu ſoin de faire conſtruire
un Amphithéatre , couvert & orné de Tapiſſeries
, capable de contenir 400 perfon.
nes; & afin qu'il ne manquât rien à cette
Fête , il avoit fait élever ſur chaque côté du
Cloître des Gradins , pour placer la Symphonie
, Violons , Tymbales , Trompettes
& Cors de Chaſſe , qui ſe répondoient alternativement
; & dans l'autre extrémité
étoient poſées deux piéces de Vin , qui furent
diſtribuées au Peuple. Pendant route
cette Fête , il fut tiré pluſieurs Boëres , qui
ne contribuerent pas peu à rendre cette réjoüiſſance
des plus ſolemnelles. On peut dire
!
2310 MERCURE DE FRANCE.
re enfin, que M. de Julienne, qui a été l'Inventeur
de ce Spectacle , n'a rien épargné
pour donner des marques de ſon zéle, pour,
célébrer l'heureux retour de la ſanté du
Roi.
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Résumé : Fête donnée par M. de Julienne, [titre d'après la table]
Le 17 septembre, M. de Julienne, Chevalier de l'Ordre du Roi et Entrepreneur des Manufactures Royales des Draps et des Écarlates des Gobelins, organisa un Te Deum à Saint-Hippolyte pour célébrer la convalescence du Roi. Il offrit un souper de 25 couverts et illumina le cloître de l'église Saint-Marcel. L'Hôtel des Manufactures, doté d'un grand portique et d'une pyramide illuminée, fut décoré avec des colonnes torses, des consoles, des vases, des fleurs-de-lis, des festons et des guirlandes. Pour la fête, M. de Julienne fit construire un amphithéâtre couvert pour 400 personnes, avec des gradins pour une symphonie et divers instruments. Du vin fut distribué au peuple et des feux d'artifice furent tirés. M. de Julienne, inventeur de ce spectacle, n'épargna aucun effort pour célébrer le retour à la santé du Roi.
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4
p. 204
DE LA HAYE, le 7 Janvier.
Début :
On vient de publier un Edit, par lequel les Etats Généraux défendent à toutes personnes [...]
Mots clefs :
États généraux, Billets, Manufactures, Fabriques
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texteReconnaissance textuelle : DE LA HAYE, le 7 Janvier.
DE LA HAYE, le 7 Janvier.
On vient de publier un Edit, par lequel les
Etats Généraux défendent à toutes personnes
tant nationales qu'étrangeres, de s'employer di-
rectement ni indirectement à faire sortit des Pro-
vinces-Unies, des ouvriers des Monulactures &
des Fabriques de ces Provinces, sous peine d'être
punies avec rigueur, & même d'être condamnées
a mort, selon l'exigence du cas. Leurs Hautes
Puissances promettent une récompense de cent
ducats, à quiconque indiquera quelqu'un des con-
trevenans. Le Conseil d'Etat a établi une nou-
velle Lotterie, dans laquelle il y aura trente mille
Billets, & quatorze mille quatre cens douze Lots.
Les Billets seront de soixante-dix florins, dont on
fournira cinq au premier payement, dix dans cha-
cun des trois payemens suivaus, quinze au cin-
quième, & vingt au derniet.
On vient de publier un Edit, par lequel les
Etats Généraux défendent à toutes personnes
tant nationales qu'étrangeres, de s'employer di-
rectement ni indirectement à faire sortit des Pro-
vinces-Unies, des ouvriers des Monulactures &
des Fabriques de ces Provinces, sous peine d'être
punies avec rigueur, & même d'être condamnées
a mort, selon l'exigence du cas. Leurs Hautes
Puissances promettent une récompense de cent
ducats, à quiconque indiquera quelqu'un des con-
trevenans. Le Conseil d'Etat a établi une nou-
velle Lotterie, dans laquelle il y aura trente mille
Billets, & quatorze mille quatre cens douze Lots.
Les Billets seront de soixante-dix florins, dont on
fournira cinq au premier payement, dix dans cha-
cun des trois payemens suivaus, quinze au cin-
quième, & vingt au derniet.
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Résumé : DE LA HAYE, le 7 Janvier.
Le 7 janvier à La Haye, les États Généraux interdisent le recrutement d'ouvriers des Provinces-Unies, sous peine de mort. Une récompense de cent ducats est offerte pour les dénonciations. Le Conseil d'État lance une loterie avec trente mille billets et quatorze mille quatre cent douze lots, vendus à soixante-dix florins en plusieurs paiements.
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5
p. 175-176
MANUFACTURES.
Début :
Comme l'article des Nouvelles littéraires s'est trouvé rempli, nous avons [...]
Mots clefs :
Commerce des laines, Laine, Manufactures
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MANUFACTURES.
MANUFACTURES.
Omme l'article des Nouvelles litté
Cairess eft trouvé remplis nous avons
cru pouvoir inférer dans celui des arts ce
précis d'un mémoire fur les laines , où
l'on examine , 1°. quelles font les différentes
qualités des laines propres aux manu
factures de France 2. fi on ne pourroit
pas fe paffer de laines étrangeres ; com
ment on pourroit perfectionner la quali
té , & augmenter la qualité de nos laines.
Le titre fenl annonce la divifion de tout
J'ouvrage. Le mémoite eft précédé d'un
avertiffement , dans lequel on prévient
qu'il doit fa naiffance au zele de M. le
Duc de Chaulnes pour l'avancement des
Hiv
176 MERCURE DE FRANCE.
L'académie
arts , & que les trois questions qu'on y difcute
, ont été propofées par l'Académie
d'Amiens , pour le fujet du prix de 1754
On finit ce prélude par prévenir ceux qui
prennent quelqu'intérêt au commerce desi
laines , de ne pas acquérir le même ouvrage
imprimé à Amiens ; l'édition de cette
ville ayant été faite à l'infeu & fans la
participation de l'auteur qui a préfidé à
celle- ci , & l'a augmentée d'obfervations ,
& rectifié le ftyle dans tous les endroits où
il étoit défectueux.usb.copa o ibon said
Le commerce des laines eft un des objets
les plus importans qui puiffent occuper
fe
gouvernement. L'accroiffement du nombre
de nos manufactures , & la multipli
cation des métiers rendant chaque jour
plus rares les laines de la meilleure efpéce
, c'eft rendre fervice à la patrie que
de s'étudier aux moyens de perfectionner
celles que nous avons , & d'en augmenter
la quantité. La recherche de ces moyens
occupe principalement l'auteur de ce mé4
moire ; & nous penfons qu'il procéde avec
l'ordre & la clarté dont cette queftion in
portante étoit fufceptible ; que l'ouvrage
eft bienfait , & que la lecture n'en fera pas
moins agréable qu'utile. Il fe vend à Paris
, chez Guillyn , Libraire , quai des Au
guftins , au Lys d'or.1755.5
Omme l'article des Nouvelles litté
Cairess eft trouvé remplis nous avons
cru pouvoir inférer dans celui des arts ce
précis d'un mémoire fur les laines , où
l'on examine , 1°. quelles font les différentes
qualités des laines propres aux manu
factures de France 2. fi on ne pourroit
pas fe paffer de laines étrangeres ; com
ment on pourroit perfectionner la quali
té , & augmenter la qualité de nos laines.
Le titre fenl annonce la divifion de tout
J'ouvrage. Le mémoite eft précédé d'un
avertiffement , dans lequel on prévient
qu'il doit fa naiffance au zele de M. le
Duc de Chaulnes pour l'avancement des
Hiv
176 MERCURE DE FRANCE.
L'académie
arts , & que les trois questions qu'on y difcute
, ont été propofées par l'Académie
d'Amiens , pour le fujet du prix de 1754
On finit ce prélude par prévenir ceux qui
prennent quelqu'intérêt au commerce desi
laines , de ne pas acquérir le même ouvrage
imprimé à Amiens ; l'édition de cette
ville ayant été faite à l'infeu & fans la
participation de l'auteur qui a préfidé à
celle- ci , & l'a augmentée d'obfervations ,
& rectifié le ftyle dans tous les endroits où
il étoit défectueux.usb.copa o ibon said
Le commerce des laines eft un des objets
les plus importans qui puiffent occuper
fe
gouvernement. L'accroiffement du nombre
de nos manufactures , & la multipli
cation des métiers rendant chaque jour
plus rares les laines de la meilleure efpéce
, c'eft rendre fervice à la patrie que
de s'étudier aux moyens de perfectionner
celles que nous avons , & d'en augmenter
la quantité. La recherche de ces moyens
occupe principalement l'auteur de ce mé4
moire ; & nous penfons qu'il procéde avec
l'ordre & la clarté dont cette queftion in
portante étoit fufceptible ; que l'ouvrage
eft bienfait , & que la lecture n'en fera pas
moins agréable qu'utile. Il fe vend à Paris
, chez Guillyn , Libraire , quai des Au
guftins , au Lys d'or.1755.5
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Résumé : MANUFACTURES.
Le texte présente un mémoire sur les laines, publié dans les Nouvelles littéraires, qui examine les différentes qualités des laines adaptées aux manufactures françaises et explore la possibilité de se passer de laines étrangères. Ce mémoire, divisé en trois questions proposées par l'Académie d'Amiens pour le prix de 1754, est motivé par le zèle du Duc de Chaulnes pour l'avancement des arts. Il met en garde contre l'achat de l'édition d'Amiens, réalisée sans la participation de l'auteur. Le commerce des laines est considéré comme crucial pour le gouvernement en raison de l'accroissement des manufactures et de la rareté des laines de bonne qualité. L'auteur s'efforce de trouver des moyens pour améliorer et augmenter la production de laines françaises. Le texte conclut en soulignant que l'ouvrage est bien structuré, clair et utile, et est disponible à Paris chez Guillyn, libraire.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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