Résultats : 14611 texte(s)
Détail
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2251
p. 106-108
ENIGME.
Début :
Je te prens par le nez, incorrigible yvrogne, [...]
Mots clefs :
Melon
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
JEteprens par le nez..,,
incorrigibleyvrogne,
Etpar mainte tentation
Jesuisprochaineoccasion
D'un peché qui rougit ta
trogne;
o
Tu ne me connois bien qu'-
en joüissant de Je moy , suis une Enigme pour
•
tay.
Pour le Lecteur aujjî je
crains qu'ilne devine
Oue je suis la liqueur
divine:
Jesuiscomme le vinsouvent
pernicieux
Pour estre trop delicieux.
Dans un Palais de verre
ainsique lui j'habite,
Parma couleurvermeille
ainsique luy j'invites
Mais n'estant pas uns
liqueur,
Et n'ayant*pas en moy cette vive chaleur
Qui ranime Jouvent les
ardeursd'un coeur
tendre:
je nesuis pas le vin, l'on
ne peut s) 'yméprendre.
JEteprens par le nez..,,
incorrigibleyvrogne,
Etpar mainte tentation
Jesuisprochaineoccasion
D'un peché qui rougit ta
trogne;
o
Tu ne me connois bien qu'-
en joüissant de Je moy , suis une Enigme pour
•
tay.
Pour le Lecteur aujjî je
crains qu'ilne devine
Oue je suis la liqueur
divine:
Jesuiscomme le vinsouvent
pernicieux
Pour estre trop delicieux.
Dans un Palais de verre
ainsique lui j'habite,
Parma couleurvermeille
ainsique luy j'invites
Mais n'estant pas uns
liqueur,
Et n'ayant*pas en moy cette vive chaleur
Qui ranime Jouvent les
ardeursd'un coeur
tendre:
je nesuis pas le vin, l'on
ne peut s) 'yméprendre.
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2252
p. 1-10
Lettre de Basle du 22. Aoust.
Début :
Thomas Masner, qui avoit eu la temerité d'arrester Monsieur [...]
Mots clefs :
Sentence, Accusé, Procès
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Basle du 22. Aoust.
Lettre de Basle du 2..
.Aoust.
Thomas MaÍÏler, qui
avoir eu la temerité d'arrester
Monsieur le Grand
Prieur de France dans un
Etat libre & neutre, & de
le livrer aux Officiers de la
Maison dAutriche, a esté
condamné le 17. Aoust à
lIanes, où efl: le Tribunal
destroisLigues Grises
,
comme criminel de leze
Majesté, &c. voicy la copie
de son Arrest.
SENTENCE FINALE
renduë contre Thomas
Masner, Factur & Bourgeois
de Coire.
ApresAvoirouï Yaccufation,
(a
ItÛure
çy l'Examen des
témoignages documents
, e
differentes Lettres écrites de
lapropre main de l'accusé, &
tout ce qui a estéraporté en
justice,par Messieurs les Ffveoaquuxé,
l'ailsasisestlaénacperès avoir inde
Dieu 'OVoq
prononcé Cm sentencié unanimement
que l'accusé Thomas
Mafnpr qui estencorefugitif
doit eflrc deposé de tous les
honneurs,&chargest &
émolumens
,
banny des trois
LiguesGrises,&sateste mise
à prix de cinq cent ducats, en
forte que celui qui le tuëroit
ou apporterait sa tesse, recevra
lesdits cinq cens ducats de la
caisse commune des troisLigues;
mais celui qui le livreroit en
vie entre les mains de lajuflice
des trois Ligues, aura pour
recompense mil ducats aufft à
prendre dans la Caisse des Ligues
, avec la liberté
,
s'jlefiJÍt
an banny
,
de plus l'accusé archiscelerat
Thomas Masner,
comme offenseur de la Majesté
Divine & de son Prince
territorial
,
traistre de lapatrie,
rebelle (7 voleur de grands
chemins, Faux - monoyenr,
convaincu de tous les crims,
qforfaits) dont il a efiç
accusé
,
fera mis en quatte
quartiers parle Bourreau ; &
ainsiexecuté à morty & les
quatre quartiers & son corps
seront exposés publiquement
y sur les grands chemins; Mais
comme lui Thomas Masner,
s'estsoustraitpresentement de
la justice,
3
l'exécution se fera
dans son effigie, e elle sera
en mesme temps brûlée par le
Bourreau ici dans la place des
executionsconjointement avec
ses écrits rebelles C, diffamatuires
publics contre l'Etat ccontre
les Representants, sa
maison sera de molie jusquaux
fondements, c, fon dressera,
en la place deux colonnes d'infamiey
avec l'inscription de
tousses crimes; tous ses biens
& effetsdedans le pays, &
dehors
3
comme aussi toutes les
Charges & émolumens, seront
des à present échues au Fisedes
trois Lignes;,&comme celui on
ceux qui ci-aprés parleront de
la libération de lui Masner,
ou qui la demanderont,qui
auront avec lui directement ou
indirectement une correspondance
de bouche, ou par escrit
dedans ou dehors le pays , cqui
lui donneront retraite Qfi
domicile, tomberont da la disgrace
destroisLigues&payeront
milécus d'amende, l'on
imposepareillementparserment
à chaquesuperio*rite& commune
du pays de sesaisir de lui toutes
lesfois& en tel lieu qu'on
pourra l'attraper
,
sous peine
de l'exclusion des trois Ligues^
& la reserve d'un plusgrand
chastiment 0* d'accomplir cette
sentence en la personne de lui
Thomas MfIIfrurJ sans autre
forme de procés ; maissisuivant
les menaces qui ont esle
faites les capitaux
9 e les
tfis que nos Compatriotes ont
danslespays étrangersfussent
attaquez tous ou en partie par
luy Thomas Masner ou a son
instigation cm qu'ilfussent mis
en afrrjf) nous accordons dés
à present le droit&lepouvoir à
nosditsCompatriottes
y
ainsiendomagezde
s'enprendre aux en-
* sans c--heritters deMasner,&
desefairepayerde tousfrais&
dommages; c'est Ainsi que nous
decretons, prononçons &fin.
tentions au nom de Dieu le
juge,&parJustice. Faite&
publiée à Ilants le 17. Aoufl
1 7 1 1.
ExproetoCello Jo:Vida*
ricus Deb'acmental: Supis
Gris: FrÍd : Coneillarius 0*
Actuarius.
Sur l'instanteintercession de
Dame Urima Adapter née
Stampa, femme du malheureux
Thomas Masner qui a
eslé condamné, faite par son
frere
, & son cousin,Maître
Jean Bannier, r*r Charles
Siampa,&pard'autres parens,
l'on a en leurconsideration,&
particulierement des enfans,
0* petits enfans, (7';7 de leurs
fredectjj~curs£7* parents J moderé !a Sentence publ ée
sçavoitque y pour les épargner,
ladite Sentence n'aura point
de lieuàl'égardde la demolition
de la maison, e de l'erection
des colonnes d'infamie, mais que
tous lesautrespointsportez par
la Sentence demeureront en
leursforces &serontexecutez.
Faite &publiée comme dessus.
Signé, D; Bluéîmental.
.Aoust.
Thomas MaÍÏler, qui
avoir eu la temerité d'arrester
Monsieur le Grand
Prieur de France dans un
Etat libre & neutre, & de
le livrer aux Officiers de la
Maison dAutriche, a esté
condamné le 17. Aoust à
lIanes, où efl: le Tribunal
destroisLigues Grises
,
comme criminel de leze
Majesté, &c. voicy la copie
de son Arrest.
SENTENCE FINALE
renduë contre Thomas
Masner, Factur & Bourgeois
de Coire.
ApresAvoirouï Yaccufation,
(a
ItÛure
çy l'Examen des
témoignages documents
, e
differentes Lettres écrites de
lapropre main de l'accusé, &
tout ce qui a estéraporté en
justice,par Messieurs les Ffveoaquuxé,
l'ailsasisestlaénacperès avoir inde
Dieu 'OVoq
prononcé Cm sentencié unanimement
que l'accusé Thomas
Mafnpr qui estencorefugitif
doit eflrc deposé de tous les
honneurs,&chargest &
émolumens
,
banny des trois
LiguesGrises,&sateste mise
à prix de cinq cent ducats, en
forte que celui qui le tuëroit
ou apporterait sa tesse, recevra
lesdits cinq cens ducats de la
caisse commune des troisLigues;
mais celui qui le livreroit en
vie entre les mains de lajuflice
des trois Ligues, aura pour
recompense mil ducats aufft à
prendre dans la Caisse des Ligues
, avec la liberté
,
s'jlefiJÍt
an banny
,
de plus l'accusé archiscelerat
Thomas Masner,
comme offenseur de la Majesté
Divine & de son Prince
territorial
,
traistre de lapatrie,
rebelle (7 voleur de grands
chemins, Faux - monoyenr,
convaincu de tous les crims,
qforfaits) dont il a efiç
accusé
,
fera mis en quatte
quartiers parle Bourreau ; &
ainsiexecuté à morty & les
quatre quartiers & son corps
seront exposés publiquement
y sur les grands chemins; Mais
comme lui Thomas Masner,
s'estsoustraitpresentement de
la justice,
3
l'exécution se fera
dans son effigie, e elle sera
en mesme temps brûlée par le
Bourreau ici dans la place des
executionsconjointement avec
ses écrits rebelles C, diffamatuires
publics contre l'Etat ccontre
les Representants, sa
maison sera de molie jusquaux
fondements, c, fon dressera,
en la place deux colonnes d'infamiey
avec l'inscription de
tousses crimes; tous ses biens
& effetsdedans le pays, &
dehors
3
comme aussi toutes les
Charges & émolumens, seront
des à present échues au Fisedes
trois Lignes;,&comme celui on
ceux qui ci-aprés parleront de
la libération de lui Masner,
ou qui la demanderont,qui
auront avec lui directement ou
indirectement une correspondance
de bouche, ou par escrit
dedans ou dehors le pays , cqui
lui donneront retraite Qfi
domicile, tomberont da la disgrace
destroisLigues&payeront
milécus d'amende, l'on
imposepareillementparserment
à chaquesuperio*rite& commune
du pays de sesaisir de lui toutes
lesfois& en tel lieu qu'on
pourra l'attraper
,
sous peine
de l'exclusion des trois Ligues^
& la reserve d'un plusgrand
chastiment 0* d'accomplir cette
sentence en la personne de lui
Thomas MfIIfrurJ sans autre
forme de procés ; maissisuivant
les menaces qui ont esle
faites les capitaux
9 e les
tfis que nos Compatriotes ont
danslespays étrangersfussent
attaquez tous ou en partie par
luy Thomas Masner ou a son
instigation cm qu'ilfussent mis
en afrrjf) nous accordons dés
à present le droit&lepouvoir à
nosditsCompatriottes
y
ainsiendomagezde
s'enprendre aux en-
* sans c--heritters deMasner,&
desefairepayerde tousfrais&
dommages; c'est Ainsi que nous
decretons, prononçons &fin.
tentions au nom de Dieu le
juge,&parJustice. Faite&
publiée à Ilants le 17. Aoufl
1 7 1 1.
ExproetoCello Jo:Vida*
ricus Deb'acmental: Supis
Gris: FrÍd : Coneillarius 0*
Actuarius.
Sur l'instanteintercession de
Dame Urima Adapter née
Stampa, femme du malheureux
Thomas Masner qui a
eslé condamné, faite par son
frere
, & son cousin,Maître
Jean Bannier, r*r Charles
Siampa,&pard'autres parens,
l'on a en leurconsideration,&
particulierement des enfans,
0* petits enfans, (7';7 de leurs
fredectjj~curs£7* parents J moderé !a Sentence publ ée
sçavoitque y pour les épargner,
ladite Sentence n'aura point
de lieuàl'égardde la demolition
de la maison, e de l'erection
des colonnes d'infamie, mais que
tous lesautrespointsportez par
la Sentence demeureront en
leursforces &serontexecutez.
Faite &publiée comme dessus.
Signé, D; Bluéîmental.
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Résumé : Lettre de Basle du 22. Aoust.
Le 2 août, une lettre de Bâle a rapporté que Thomas Mailler, également connu sous le nom de Thomas Masner, a été condamné pour avoir livré Monsieur le Grand Prieur de France aux Officiers de la Maison d'Autriche dans un État libre et neutre. Le 17 août 1711, le Tribunal des Trois Ligues Grises à Ilanz a prononcé une sentence contre Masner, Facteur et Bourgeois de Coire. Après avoir examiné les accusations, les témoignages, les documents et les lettres écrites par l'accusé, le tribunal a déclaré que Masner, alors en fuite, devait être déchu de tous ses honneurs, charges et émoluments, banni des Trois Ligues Grises, et mis à prix pour cinq cents ducats. Une récompense de mille ducats a été promise à celui qui le livrerait vivant. Masner a été condamné pour lèse-majesté, trahison, rébellion, vol, faux-monnayage, et divers autres crimes. En raison de sa fuite, l'exécution a été réalisée en effigie, et ses écrits rebelles et diffamatoires ont été brûlés. Sa maison a été épargnée grâce à l'intercession de sa femme et de ses proches, mais tous ses biens et charges ont été confisqués. Toute personne aidant Masner ou parlant de sa libération encourrait une amende et des sanctions. Les compatriotes à l'étranger ont été autorisés à se défendre contre toute attaque de Masner. La sentence a été publiée le 17 août 1711.
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2253
p. 10-17
FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
Début :
Le 12. Juillet Monseigneur le P. R. donna une grande [...]
Mots clefs :
Fête, Berlin, Reine, Dame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
FESTE.
Extraitd'une Lettre deBerlin
du 14. Juillet.
Le12. Juil let Monfei*
gneur le P. Ri donna une
grande feste pour celebrer le
jour de lanaissance du Roy.
Ce jour fut d'abord celebré
par un Te Deum, chanté
au bruit d'une triple décharge
du Canon des Ramparts.
SaMajestéallaàsix
heures chez Madame la P*
R. oùil y avoir un grand
nombre de- Dames,&l'on
se mit au jeu comme à l'ordinaire
vers les huit heures ,
on tira au sort par billets
pour l'ordre delaTable. La
Reine qui ne tira point non
plus que Madamela P. R.
eufrpouï fyjàry Mr le Margrave
Philippe, & Madame
la P. R. Mr le Veld Maréchal.
On commença la
marche chacunavec sa Dame
selon le numero qu'ils
avoient&on se mit à table
de cette maniere
,
la place
de la Reine,&celle de Madame
la P. R. marquées.
LaTableestoitfaiteen double
équerre, & décoréeaussi
bien que laSalle dela maniere
la plus charmante du
monde; c'est celle ou les
Comtessesmangent ordinairement.
Les murailles esloienttapissées
de feuillages
& de fleurs naturelles entrelassées
avec un art infini.
Il y avoit plus de vingt
grands Miroirs de sept à
huit pieds de hauteur & de
beaucoup d'autres ornemens.
Les deux longs bouts
de la Table faisoient en dedans
une espece d'allée de
beaux Se grands Orangers,
desorteque sansqu'onvie les
Caisses, les Arbres sortoient
du bord de la table d'une
plate bande de fleurs qui
regnoient tout à l'entour
& devant laquelle les Confitures
& les Plats estoient
rangez. Cela farsoit un effet
fore agreable ; mais ce
<1u'll y avoit de plus beau,
estoit une grande Cascade
placée dans un enfoncement
de verdure
, avec une Gerbe
d'eau qui tomboit dans un
grand bassin dont les bords
ainsi que tous les bassins
d'où tomboient lesnapes, étoient
de cristal,en sorte que
ces grands compartiments
de cristaux, & napes d'eau
éclairées derriere & devant
d'une infinité de bougies
ressembloient à ces Fontaines
dont les Descriptions fc
trouvent dans les Livres des
Fées. Mr Eosanderenaesté
l'Architecte. Au dessus de
la Cascade
,
il y avoit un
grand Choeur de Musique
qui dura pendant le repas,&
ensuite pendant que
l' on dança. La Reine & Madame
la P. R. estoient assises
vis-à-vis de cette Cascade
p & le P. R. nestoit point à
Table; il alloit & venoit
par tout, & donnoit ses
ordres de la maniere du
monde laplus gracieuse&
la pluscharmante. Madame
la P. R. commença le BaJ
par un menuet, & a prés que.
oneur danséassez long tems
à la Françoise, on dansa à la
Polonoise. Le Prince se distingua,
par sa danse & par
son enjoûment,ilavoit pris
pour sa femme Mrde Rocolle.
La Reine resta presente
& spectruce jusques
àune heure aprésminuit;
alors chacun se retira.
Je disois à moy -
même
,
pourquoy Madame l'Electricen'estellepasicy
?quelle
joye ne seroit-ce pas pour elle
de voir le Prince& la Princcflfe
ses petits enfants briller
dans cette feste & s'attirer
l'amour & la vénération de
tour le monde.
Enfin, Madame, vous
voyez que si depuis longtemps
jen'ay pas eu l'honneur
de vous écrire, je ne
manque pas dans les occasions
dem'acquitter de moiv
devoir. Je fuis &
Extraitd'une Lettre deBerlin
du 14. Juillet.
Le12. Juil let Monfei*
gneur le P. Ri donna une
grande feste pour celebrer le
jour de lanaissance du Roy.
Ce jour fut d'abord celebré
par un Te Deum, chanté
au bruit d'une triple décharge
du Canon des Ramparts.
SaMajestéallaàsix
heures chez Madame la P*
R. oùil y avoir un grand
nombre de- Dames,&l'on
se mit au jeu comme à l'ordinaire
vers les huit heures ,
on tira au sort par billets
pour l'ordre delaTable. La
Reine qui ne tira point non
plus que Madamela P. R.
eufrpouï fyjàry Mr le Margrave
Philippe, & Madame
la P. R. Mr le Veld Maréchal.
On commença la
marche chacunavec sa Dame
selon le numero qu'ils
avoient&on se mit à table
de cette maniere
,
la place
de la Reine,&celle de Madame
la P. R. marquées.
LaTableestoitfaiteen double
équerre, & décoréeaussi
bien que laSalle dela maniere
la plus charmante du
monde; c'est celle ou les
Comtessesmangent ordinairement.
Les murailles esloienttapissées
de feuillages
& de fleurs naturelles entrelassées
avec un art infini.
Il y avoit plus de vingt
grands Miroirs de sept à
huit pieds de hauteur & de
beaucoup d'autres ornemens.
Les deux longs bouts
de la Table faisoient en dedans
une espece d'allée de
beaux Se grands Orangers,
desorteque sansqu'onvie les
Caisses, les Arbres sortoient
du bord de la table d'une
plate bande de fleurs qui
regnoient tout à l'entour
& devant laquelle les Confitures
& les Plats estoient
rangez. Cela farsoit un effet
fore agreable ; mais ce
<1u'll y avoit de plus beau,
estoit une grande Cascade
placée dans un enfoncement
de verdure
, avec une Gerbe
d'eau qui tomboit dans un
grand bassin dont les bords
ainsi que tous les bassins
d'où tomboient lesnapes, étoient
de cristal,en sorte que
ces grands compartiments
de cristaux, & napes d'eau
éclairées derriere & devant
d'une infinité de bougies
ressembloient à ces Fontaines
dont les Descriptions fc
trouvent dans les Livres des
Fées. Mr Eosanderenaesté
l'Architecte. Au dessus de
la Cascade
,
il y avoit un
grand Choeur de Musique
qui dura pendant le repas,&
ensuite pendant que
l' on dança. La Reine & Madame
la P. R. estoient assises
vis-à-vis de cette Cascade
p & le P. R. nestoit point à
Table; il alloit & venoit
par tout, & donnoit ses
ordres de la maniere du
monde laplus gracieuse&
la pluscharmante. Madame
la P. R. commença le BaJ
par un menuet, & a prés que.
oneur danséassez long tems
à la Françoise, on dansa à la
Polonoise. Le Prince se distingua,
par sa danse & par
son enjoûment,ilavoit pris
pour sa femme Mrde Rocolle.
La Reine resta presente
& spectruce jusques
àune heure aprésminuit;
alors chacun se retira.
Je disois à moy -
même
,
pourquoy Madame l'Electricen'estellepasicy
?quelle
joye ne seroit-ce pas pour elle
de voir le Prince& la Princcflfe
ses petits enfants briller
dans cette feste & s'attirer
l'amour & la vénération de
tour le monde.
Enfin, Madame, vous
voyez que si depuis longtemps
jen'ay pas eu l'honneur
de vous écrire, je ne
manque pas dans les occasions
dem'acquitter de moiv
devoir. Je fuis &
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Résumé : FESTE. Extrait d'une Lettre de Berlin du 14. Juillet.
Le 12 juillet, le Prince Ri organisa une grande fête pour célébrer l'anniversaire du roi. La journée commença par un Te Deum et une triple décharge de canon. Le soir, le roi se rendit chez Madame la Princesse Royale en présence de nombreuses dames. À huit heures, les places à table furent tirées au sort par billets, sauf pour la reine et Madame la Princesse Royale, dont les places furent attribuées au Margrave Philippe et au Veld Maréchal. La table, en forme de double équerre, était décorée de feuillages, de fleurs naturelles, de miroirs et d'ornements divers. Des orangers et une grande cascade éclairée par des bougies ajoutaient à la magnificence. La musique accompagna le repas et la danse. La reine et Madame la Princesse Royale étaient assises face à la cascade. Le Prince Royal dansa avec Madame de Rocolle. La reine resta jusqu'à une heure après minuit avant que chacun ne se retire. L'auteur regrette l'absence de Madame l'Électrice, qui aurait apprécié de voir ses petits-enfants briller lors de cette fête.
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2254
p. 17-19
ACADEMIES.
Début :
Le 25. Aoust Mrs de l'Academie Françoise celebrerent la [...]
Mots clefs :
Académie française, Académie royale des sciences, Académie royale des médailles et inscriptions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ACADEMIES.
ACADEMIES.
Le25.AouttMrsde l' Academie
Françoisecelebrerent
la Feste de Sain Louis Roy
de France, selon leur coutume.
Oi dit la Messedans
la Chapelledu Louvre, pendantlaquelle
on chantaun
MotetenMusique quiavoit
esté composé par Mr du
Bouder.Le Panegyrique du
Saint sur prononcé par Mr
l'Abbé Germain.
Mrs de l'Academie Royale
des Sciences, &de celle des
Médailles& Inscriptions celebrerent
la même Fête dans
FEgLifedesPreitresde l'Oratoire
; & le Pere Quinquet
Theatinprononça le Pane.
gyrique.
L'aprésdînée, M" de
l'Academie Françoise tinrcnc
leurAssemblée pour
délivrer le Prix d'Eloquence
qui fut donné à M' Roy,
Confeillct au Chasteler; celuy
de Poesie fut remis à
l'Année prochaine.
Le25.AouttMrsde l' Academie
Françoisecelebrerent
la Feste de Sain Louis Roy
de France, selon leur coutume.
Oi dit la Messedans
la Chapelledu Louvre, pendantlaquelle
on chantaun
MotetenMusique quiavoit
esté composé par Mr du
Bouder.Le Panegyrique du
Saint sur prononcé par Mr
l'Abbé Germain.
Mrs de l'Academie Royale
des Sciences, &de celle des
Médailles& Inscriptions celebrerent
la même Fête dans
FEgLifedesPreitresde l'Oratoire
; & le Pere Quinquet
Theatinprononça le Pane.
gyrique.
L'aprésdînée, M" de
l'Academie Françoise tinrcnc
leurAssemblée pour
délivrer le Prix d'Eloquence
qui fut donné à M' Roy,
Confeillct au Chasteler; celuy
de Poesie fut remis à
l'Année prochaine.
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Résumé : ACADEMIES.
Le 25 août, l'Académie Française célébra la fête de Saint Louis au Louvre. La messe fut accompagnée d'un motet de Monsieur du Bouder et le panégyrique fut prononcé par l'Abbé Germain. L'Académie Royale des Sciences et des Médailles et Inscriptions tint une célébration similaire à la chapelle des Prêtres de l'Oratoire. L'après-midi, l'Académie Française décerna le prix d'éloquence à Monsieur Roy. Le prix de poésie fut reporté.
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2255
p. 19-23
Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Début :
Le 25. Aoust, Feste de Saint Louis, Mr de la Brulerie [...]
Mots clefs :
Joigny, Général, Maréchal, Chevalier, Camp, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Fcftc donnée àJoigny le
jour de Saint Louis>
par M1 de la Brulcric,
ancien Officier
des Troupes du Roy,
&Chevalier de l'Or.
dre Royal & Alili- - taire de S. Louis.
-, Le 25.Aoust,Festede
Le 2 5. Aoust, Feste de
Saint Louis, M1 de la Brulerie
,
l'un des principaux
Officiers de la Ville de Joigny,
donna un dîné magnifique
ou fetrouverent Mrle
Marquis de Guerchy
, pere
du Lieutenant General, Mr
le Marquis de Monrperous,
Lieutenant General & Mestre
de Camp General de la
Cavalerie de France; Mr le
Marqu i s dHautestilt Ilc
Maréchal ,. de Camp; Mr de
la Tarte aussi Maréchal de
Camp, & tous Chevaliers
de S.Louis ; Mr de Chamlay
Grand Croix de ccr Ordre;
Mr Joly ancien Brigadier
des Armées du Roy,
Chevalier de Saint Louis £
Mr le Baron de Bontain
,, Maître des Cercmonies U,
Prevost de l'Ordre; Mr
d Iverniaussi Brigadier &
Chevalier de Saint Louis;
Mr de Brumpt ancien Colonel
Ecossois
,
qui amena la?
Noblesse d'Ecosse& quil'a,
commandée pour le fervicc
du Roy jusqu'en 1 692.
Mr d'Arbonnc
,
Capitaine,
audit Regiment de Pardaillan
Cava0lerie, Mrle Gheva*
lier de Verneüillet
,
fils du
Press dent à Mortier de Rouen,
Menin de Monsieur le
Duc du Maine, tous cbcvalier
de S. Louis Mrs Berthelot,
de Pleneuf, deCharmoy
,& de Senan, ancien
Colonel de Cavalerie, s'y
trouvèrent aussi, avec plusieurs
autres per sonnes de
consideration.
On passa l'aprésdînée
en Jeux & en réjoii(Tances,
& le soir Mr de la Brulerie
donna aussiun grand soupe
aux Dîmes, au Gouverneur
,..au President & à tous
les Conseillers de la Ville.
Apres le soupé on tira un
beau feu d'Artifice
,
qui
fut suivi d'un Bal qui dura
toute lanuit.
jour de Saint Louis>
par M1 de la Brulcric,
ancien Officier
des Troupes du Roy,
&Chevalier de l'Or.
dre Royal & Alili- - taire de S. Louis.
-, Le 25.Aoust,Festede
Le 2 5. Aoust, Feste de
Saint Louis, M1 de la Brulerie
,
l'un des principaux
Officiers de la Ville de Joigny,
donna un dîné magnifique
ou fetrouverent Mrle
Marquis de Guerchy
, pere
du Lieutenant General, Mr
le Marquis de Monrperous,
Lieutenant General & Mestre
de Camp General de la
Cavalerie de France; Mr le
Marqu i s dHautestilt Ilc
Maréchal ,. de Camp; Mr de
la Tarte aussi Maréchal de
Camp, & tous Chevaliers
de S.Louis ; Mr de Chamlay
Grand Croix de ccr Ordre;
Mr Joly ancien Brigadier
des Armées du Roy,
Chevalier de Saint Louis £
Mr le Baron de Bontain
,, Maître des Cercmonies U,
Prevost de l'Ordre; Mr
d Iverniaussi Brigadier &
Chevalier de Saint Louis;
Mr de Brumpt ancien Colonel
Ecossois
,
qui amena la?
Noblesse d'Ecosse& quil'a,
commandée pour le fervicc
du Roy jusqu'en 1 692.
Mr d'Arbonnc
,
Capitaine,
audit Regiment de Pardaillan
Cava0lerie, Mrle Gheva*
lier de Verneüillet
,
fils du
Press dent à Mortier de Rouen,
Menin de Monsieur le
Duc du Maine, tous cbcvalier
de S. Louis Mrs Berthelot,
de Pleneuf, deCharmoy
,& de Senan, ancien
Colonel de Cavalerie, s'y
trouvèrent aussi, avec plusieurs
autres per sonnes de
consideration.
On passa l'aprésdînée
en Jeux & en réjoii(Tances,
& le soir Mr de la Brulerie
donna aussiun grand soupe
aux Dîmes, au Gouverneur
,..au President & à tous
les Conseillers de la Ville.
Apres le soupé on tira un
beau feu d'Artifice
,
qui
fut suivi d'un Bal qui dura
toute lanuit.
Fermer
Résumé : Feste donnée à Joigny le jour de Saint Loüis, par Mr de la Brulerie, ancien Officier des Troupes du Roy, & Chevalier de l'Ordre Royal & Militaire de S. Loüis.
Le 25 août, à l'occasion de la fête de Saint Louis, M. de la Brulerie, ancien officier des Troupes du Roy et Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, organisa un dîner somptueux à Joigny. Les invités comprenaient des personnalités notables telles que le Marquis de Guerchy, père du Lieutenant Général, le Marquis de Montperoux, Lieutenant Général et Maître de Camp Général de la Cavalerie de France, ainsi que plusieurs Maréchaux de Camp et Chevaliers de Saint-Louis. Parmi les autres invités de marque figuraient le Baron de Bontain, Maître des Cérémonies et Prévôt de l'Ordre, et Mr. d'Iverny, Brigadier et Chevalier de Saint-Louis. L'après-midi fut marquée par des jeux et des réjouissances, suivis d'un grand souper offert aux Dîmes, au Gouverneur, au Président et aux Conseillers de la Ville. Le soir, un feu d'artifice fut tiré, suivi d'un bal qui dura toute la nuit.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2256
p. 23-48
MORTS.
Début :
Loüis François de Boufflers, Pair & Maréchal de France [...]
Mots clefs :
Roi, Maréchal, Régiment, Maison de Boufflers, Gouverneur, Comte, Armée, Province, Luxembourg, Allemagne, France, Seigneur, Paris, Ville
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Loüis François de Bouf-
Hers) Pair & Maréchal de
France, Chevalier Ordres
du Roy & de la Toison
d'Or, Capitaine des Gardes
du Corps,cydevant Colonel
du Regiment des Gardes
Françoises, Grand Bailly ôô
Gouverneur hereduaire de
la Ville de Beauvais & du
Beauvoisis
,
Gouverneur &
LieutenantGeneral des Provinces
de Flandres & de
Haynault, Gouverneur particulier
& Souverain Bailly
des Villes,Citadelle&Châ.
tellenie de Lille de General
desArmées du Roy,mourut
à Fontainebleau le 22. )âgé de Ci. ans sepe
-
mois. Son Corps a este
apporté à Saint Paul où il a
estéinhumé Il estoit né le
dix Janvier 1644. &il commença
à porter les Armes en
qualité de Cadet, dans le
Regiment
Regiment des Gardes o en
1662.. En 1663. &1664.,
il le trouva aux expéditions
de Marsal &deGigery. En
1 666. il fut fait Sous Lieutenant
dans le mêmeRégiment,
& il se distingua l'année
suivante au Sièges de
Tournay
,
de Douay
,
de
Lille ,&de pluficurs autres
Places. En 1668. il servit
d Aide Major au Regiment
des Gardes en 1669 il fut
fait Colonel du Regiment
Royal de Dragons, & l'annéesuivante
il Cervi[:'là: la
teste de ce Regiment à la
Conqueste de la Lorraine
fous Mr le Maréchal de
Crequy. A la mort de Mr
le Comte de Boufflers son
frere aine
,
il eut la Charge
- de Lieutenant General de la
Province de l'Isle de France,
& celle de grand Bailly de
Beauvais donc ce Comte é- toit pourvû. Il servit dans la
guerre de Hollande fous Mr
de Turenne & fous Mr le
Maréchal de Luxembourg
, s'y distingua en plusieurs
occasions, & entrautres au
Combat deWoerden où il
fut bleuet passa en AHeWr
gne sur la fin de l'année
1673. ilfutblessé en1674.
à la Batailled'Ensheim. En
1675.il fut fait Brigadier
de Dragons,&soutint les
efforts des Ennemis à la teste
de l'arriere Garde de l'Armée
lors qu'elle se retira
aprés la mort de Mr de
Turenne. En 1676.ilservit
en Allemagne fous Mr le
Maréchal de Luxembourg.
En 1677. il fut fait Maréchal
de Camp&servit fous
Mr le Maréchal deCrequy.
En 1678. il se trouva aux
Combats de Rhinsfeld ,dç
Seckaigen,6id
bourg, & suc pourvû la
même année de la Charge
de Colonel general de Dragons.
Ilalla l'annéesuivante
en Dauphiné avec un corps
d'armée, & en 1681. il prit
possession de Casal, & la
mêmeannéeilfut faitLieutenant
general. En J68z.
il marcha avec un corps
d'armée vers les Pyrenées
pour obliger la Ville de Fontarabie
defaireauRoy satisfaébon
que Sa Majesté luy
- demandoit.En1683. ilrejpafla
enFlandre ou il servit
sousMr le Miréchal d'Humieres.
En 1684. aprés la
reduction de Luxembourg
il campa surl' Escautavecun
corps de troupes jusques à
laconclusion de la Trêve.
En1685.il passaàBayonne,
& de là dans la Guyenne
pour y commander en
Chef En 1686. il eut le
Gouvernement de la Ville
& Province de Luxembourg - &du Comté de Chini. En
1687.il fut pourvû de celuy
de Lorraine &de la Province
de la Sarre & du Commandement
en Chef des
trois Evêchez & de Sedan,
En 1688. il Commanda
l'Armée d' Allemagne en Chef, prit Keiserloutre
Krutznac J'
,
Worms
,
Oppeinl-
ieini reduisit tout le
Palatinat à l'obeissance du
Roy,& fitentrer des Troupes
dans Mayence. Cette
même année Sa Majesté
l'honora du Collier de ses
Ordres. Il fit plusieurs autres
expeditions les deux
années suivantes
,
& Commanda
l'Armée de la Motets
le. En 1690. il eut lecommandement
en Chef du
Paysd'entre Sambre & la
Mer. Enr6sn.il fut blessé
au Siege de Mons, bombarda
la Ville de Liége ,& fut
fait Colonel des Gardes
Françoises. En 1691. il
investit la Ville de Namur
s'opposa t au Prince d'Orangequi
voulut secourircette
place, se distingua à la
BailledeSteinkerke
,
bombarda
Charleroy & reprit
Furnes que les Ennemis
avoient fortifié. Au commencement
du mois deMars
1693. le Roy l'honora du
Baston deMaréchal de France
,
& de l'Ordre de Saint
Loüis au mois d'Avril suivant.
Il servit cette même
annéeen Allemagne fous
Monseigneur le Dauphin,
& en Flandres l'année suivante
où il fut fait Gouverneur
& Lieutenant general
decette Province & du
Pays conquis. En 1695. il
deffendit la Ville de Namur
pendant plus de deux mois
assi'gée par le Prince d'Orange,
autte sir conduire
à Mastrick, ouil resta15.
jours. A son retour le Roy
érigea sa tetre de Cagny en
Duché fous le nom de Boufflers
en 1695.Il Commanda
l'Armée: du Roy enrre
Sambre& Meuse en 1696.
& en 1697.Le 4. Septembre
1701. il fit élever dans son
Chasteau de Boufflers en
Beauvoisis, la Statuëéquestre
du Roy, la même année
il eut ordre de se re-ndre à Bruxelles pour commander
dans tous les Pays Bas
Espagnols conjointement
avec Mr le Marquis de
Bedmar. En1702.il servit
fous Monseisneur le Duc
de Bourgogne. En 1703. il
commandal'Arméedu Roy
en Flandreconjointement
avec Mr le Maréchal de
Villeroy,& dessit les Hollandois
avec Mrle Marquis
de Bedmar
, au combat
d'Eckeren
; ce sur pour le
recompenser de cette action
que le Roy d'Espagne luy
envoya l'Ordre de la Toison
d'or. Cette même année
le Roy le fit Capitaine
des Gardes du Corps, & il
se démit de celle deColonel
des Gardes Françoises. En
1708. ildeffendit la Ville,
& la Citadelle de Lille d'une
maniere qui luy fit beaucoup
d'honneur, & ce qui
luy fit meriter la dignité de
Pair de France que le Roy
luy donna par Lettres Patentes
registrées le 1 9.
Mars1709. S. M.luy accordaaussi
les grandes entrées
de premier Gentilhomme
de la Chambre,& la survivance
du Gouvernement
de Flandre pour Mr le
Comte de Boufflerssonfils
aîné. La derniere a£tionou
feu Mr le Maréchal de
Boufflers s'est diliinguéa
esté la Bataille de Mdlplaquet
,
où il commandoic
l'aile droire ; il y renver sa
tour ce qui s'opposa à luy ;
mais Mr le Maréchal de
Villars qui commandoic
Jt:e gauch e ayant elle
blesse dangereusement
,
&
ayant en plusieurs de les Of.,
ficiers generaux tuez ,
Mr
le Maréchal de BoufH:rs,
soutintencore long temps
les efforts des ennemis
nonosbtant leur grande fuperiorité,
jusqu'à ce qu'il
jugeait à propos de faire sa
retraitequ'il fit en si bon
ordre que les ennemis n'ose
rent le suivre.
-
La Maison de Boufflers
est des plus anciennes de la
Province de Picardie. Elle
a pris son nom de la Terre
de Boufflers qui est dans le
Ponthieu, & qui a été possedéefans
interruption depuis
1200 ans jusqu'àcejour par
ceux de cette Maison.
JeanBaptisteleFévre de
la Barre, Commandeur, PLC.
vost & Mairre des Ceremonies
de l'Ordre Royal, Militaire
ez Hôpitalier de N0
tre-Damedu Mont Carmel
& deS. Lazare de Jerusslem,
mourut le 17. Aoust âgé de
71. ans. Antoine le Févre
,
Seigneur de la Barre Conseillerau
Parlement; son pere
avoit esté Prevost des Marchands.
Marie de Ligny, qui avoit
épouséle 1 3 Janvier 1677.
Antoine Egon, Prince de
Furstemberg mourut à Paris
le
1 8.Aoust âgé de 55.ans.
EllelaissaN.de Furstemberg
qui épousa le
1 3. Mars
1704. N.. Comte de Lannoy,
& Marie Loüise Maunce,
quiépousa le 10. Janvier
1708. Jean Baptiste
Colbert, Marquis de Seignelay.
Jean Guillemin, Seigneur
de Courchamp,Maistre
des Requestes, mourut le
18. Aoust. Il avoit épouse
Marthe-Clemence de Bailleul
fille & soeeur de Picfi"
dents au Par lement,
Jean Phelypeaux, Conseiller
d'Erat Ordinaire, cidevant
Intendant de Paris,
mourut le 19. Aoust âgé de
6S ans. Il étoit frere de Mr
le Chancclhcjr.
Le P. Charlesde RocllC"
blanche
,
Cordelier
,
Doctenr
de Soi bonne, L(d. ur
en Theologie& ancien Gardien
des Cordelters de Paris
y mourut le 17. Août en sa
6 7 année & en sa 5 o. de
Religion en reputation
d'une grane verru.
Anne
-
Elisabeth
-
David
de Vaux, épouze de François
Joseph de Sevré,Conseiller
au Parlement, mourut le 11.
Aoust âgée de 3 Y. ans.
Marie- Anne- Charlote de
Bourbon,Demoiselle d'Estouteville,
fille de feu Louis
Henry legitimé deBourbon,
Prince de Neufchastel ert
Suisse, & d'Angelique Cunegonde
de Montmorency-
Luxembourg
,
qui étoitnée
le
2. 6. Septembre 1 70 1.
mourut le 23.Aoust. Elle
laisse pour heritiere sa soeur
unique, épouse de Mr le
Duc de Luines.
JeanAubery
,
Marquis de
Vatan
y
Baron de Serricres
&c. Lieutenant de Roy au
Gouvernement d'Orleanois
& Blaisois, mourut le 28.
Aoust âgéde55.ans. Illaisse
des enfans de N. de Bailleut,
soeur de MC de Courchamp
dont on vient de parler.
Elisabeth Sophie Cheron,
de l'Academie Royale de
Peinture & Seul pture, & de
celle des Ricovrati de Padouë,
épouse de Mr le Gay,
Ingénieur ordin aire duRoy,
mourut le 4. Septembre.
Marie - Madelaine du
Moncel de Martinrast, veuve
de Georges de Scudery
,
Gouverneur de N. Dame de
la Garde, mourut le 6. Septembre
,
âgé de 90. ans. J.:rofme de Sainte Beuve,
Prieur de S Jean de Moncoriolo
, mourut aussi le 6.
Septembre. Il étoit frere de
feu Mr de S. Beuve, Docteur
de Sorbonne
,
& fort
connu de tous lesSçavans.
Marie du Clos, mourut
à Falaise
,
sur la fin du
mois d'Aoust dans sa centneuviéme
année.
Henry Colbert de Maulevrier
,Chevalier de Malthe,
Lieutenant General des
Armées du Roy,mourut à
Cambray le 15.Aoust âgé
de 34 ans. Il y avoir17 ans
qu'il servoit avec cette francjiç,
yalc fitnalurejle au1
sang des Colberts. Il fut
blessé dangereusement i en 7 1695. au siege de Namur,
où Mr le Marquis de Maulevrier
son frere aîné fut
tué. Le Roy luy donna son
Regiment, qui suc envoyé
en Italie en 170 1. où il son:
signalétantque la guerre y
a duré. Il passa ensuite en
Espagne où il servit fous
Monsieur le Ducd'Or leans;
il se distingua particulierement
au siege de Lcrida. Il
a exercé la Charged'Inspecteur
general d'Infanterie
pendant sixannéesavectougc
l'exactitude & la probité
que demande cet employé
Aussi Mr le Chevalier de
Maulevrier possedoit il toutes
les qualitez du plus excellent
Officier general & celles
du plus parfait honnestehomme
Ilest generalement
regretté des gens de guetre
& de tous ceux qui le connoissoient.
Il estoit fils de
feu Mr le Comte de Maulevrier
,
Lieutenant general o des Armées du Roy ,Chelier
de se, Ordres, Gouverneur
de Tournay
)
frere de
feu MrColbert.
Guillaume de Bautru ,, Comte de Serrant, ci- devant
Chancelier de feuëSon
A. R. Monsieur, Frere unique
du Roy,estmort à Serrant
en Anjou, âgé de 9y.
ans. Il estoit filsdeGuillaume
Bautru, Introducteur
des Ambassadeurs, Envoyé
du Royen diverses Cours,
& de l'Academie Françoise.
Mylord Jean Caryll, Baron
de Dunford en Angleterre,
Ministre & Secretaire
d'Etat du Roy de la grande
Bretagne
,
&Secretaire des
Commandemens de la Reine,
est mort à S. Germain
en Laye âgé de 94. ans. Il
s'estoit. toujoursdistingué
par sa pieté, par sa capacité,
par son attachement à fOQ
legitime Souverain, & par
sa charité envers les Pauvres.
Anne GeneviéveMartineau
épouse de François-
Fcrrand
,
Seigneur de Villemilan
,Maistre des Requêtes
&. Intendant en Bretagne,
mourut le 15. Septembre
âgée de 4 5. ans,laissant
unefille unique.
Marie-Reinede Monc.
chal, veuve de Charles- Honoré
Barentin, Seigneur
d'Hardivillers,&c.Maistre
des Requestes
, mourut le
16. Septembre âgée de 27
ans, laissant posterité.
Loüis François de Bouf-
Hers) Pair & Maréchal de
France, Chevalier Ordres
du Roy & de la Toison
d'Or, Capitaine des Gardes
du Corps,cydevant Colonel
du Regiment des Gardes
Françoises, Grand Bailly ôô
Gouverneur hereduaire de
la Ville de Beauvais & du
Beauvoisis
,
Gouverneur &
LieutenantGeneral des Provinces
de Flandres & de
Haynault, Gouverneur particulier
& Souverain Bailly
des Villes,Citadelle&Châ.
tellenie de Lille de General
desArmées du Roy,mourut
à Fontainebleau le 22. )âgé de Ci. ans sepe
-
mois. Son Corps a este
apporté à Saint Paul où il a
estéinhumé Il estoit né le
dix Janvier 1644. &il commença
à porter les Armes en
qualité de Cadet, dans le
Regiment
Regiment des Gardes o en
1662.. En 1663. &1664.,
il le trouva aux expéditions
de Marsal &deGigery. En
1 666. il fut fait Sous Lieutenant
dans le mêmeRégiment,
& il se distingua l'année
suivante au Sièges de
Tournay
,
de Douay
,
de
Lille ,&de pluficurs autres
Places. En 1668. il servit
d Aide Major au Regiment
des Gardes en 1669 il fut
fait Colonel du Regiment
Royal de Dragons, & l'annéesuivante
il Cervi[:'là: la
teste de ce Regiment à la
Conqueste de la Lorraine
fous Mr le Maréchal de
Crequy. A la mort de Mr
le Comte de Boufflers son
frere aine
,
il eut la Charge
- de Lieutenant General de la
Province de l'Isle de France,
& celle de grand Bailly de
Beauvais donc ce Comte é- toit pourvû. Il servit dans la
guerre de Hollande fous Mr
de Turenne & fous Mr le
Maréchal de Luxembourg
, s'y distingua en plusieurs
occasions, & entrautres au
Combat deWoerden où il
fut bleuet passa en AHeWr
gne sur la fin de l'année
1673. ilfutblessé en1674.
à la Batailled'Ensheim. En
1675.il fut fait Brigadier
de Dragons,&soutint les
efforts des Ennemis à la teste
de l'arriere Garde de l'Armée
lors qu'elle se retira
aprés la mort de Mr de
Turenne. En 1676.ilservit
en Allemagne fous Mr le
Maréchal de Luxembourg.
En 1677. il fut fait Maréchal
de Camp&servit fous
Mr le Maréchal deCrequy.
En 1678. il se trouva aux
Combats de Rhinsfeld ,dç
Seckaigen,6id
bourg, & suc pourvû la
même année de la Charge
de Colonel general de Dragons.
Ilalla l'annéesuivante
en Dauphiné avec un corps
d'armée, & en 1681. il prit
possession de Casal, & la
mêmeannéeilfut faitLieutenant
general. En J68z.
il marcha avec un corps
d'armée vers les Pyrenées
pour obliger la Ville de Fontarabie
defaireauRoy satisfaébon
que Sa Majesté luy
- demandoit.En1683. ilrejpafla
enFlandre ou il servit
sousMr le Miréchal d'Humieres.
En 1684. aprés la
reduction de Luxembourg
il campa surl' Escautavecun
corps de troupes jusques à
laconclusion de la Trêve.
En1685.il passaàBayonne,
& de là dans la Guyenne
pour y commander en
Chef En 1686. il eut le
Gouvernement de la Ville
& Province de Luxembourg - &du Comté de Chini. En
1687.il fut pourvû de celuy
de Lorraine &de la Province
de la Sarre & du Commandement
en Chef des
trois Evêchez & de Sedan,
En 1688. il Commanda
l'Armée d' Allemagne en Chef, prit Keiserloutre
Krutznac J'
,
Worms
,
Oppeinl-
ieini reduisit tout le
Palatinat à l'obeissance du
Roy,& fitentrer des Troupes
dans Mayence. Cette
même année Sa Majesté
l'honora du Collier de ses
Ordres. Il fit plusieurs autres
expeditions les deux
années suivantes
,
& Commanda
l'Armée de la Motets
le. En 1690. il eut lecommandement
en Chef du
Paysd'entre Sambre & la
Mer. Enr6sn.il fut blessé
au Siege de Mons, bombarda
la Ville de Liége ,& fut
fait Colonel des Gardes
Françoises. En 1691. il
investit la Ville de Namur
s'opposa t au Prince d'Orangequi
voulut secourircette
place, se distingua à la
BailledeSteinkerke
,
bombarda
Charleroy & reprit
Furnes que les Ennemis
avoient fortifié. Au commencement
du mois deMars
1693. le Roy l'honora du
Baston deMaréchal de France
,
& de l'Ordre de Saint
Loüis au mois d'Avril suivant.
Il servit cette même
annéeen Allemagne fous
Monseigneur le Dauphin,
& en Flandres l'année suivante
où il fut fait Gouverneur
& Lieutenant general
decette Province & du
Pays conquis. En 1695. il
deffendit la Ville de Namur
pendant plus de deux mois
assi'gée par le Prince d'Orange,
autte sir conduire
à Mastrick, ouil resta15.
jours. A son retour le Roy
érigea sa tetre de Cagny en
Duché fous le nom de Boufflers
en 1695.Il Commanda
l'Armée: du Roy enrre
Sambre& Meuse en 1696.
& en 1697.Le 4. Septembre
1701. il fit élever dans son
Chasteau de Boufflers en
Beauvoisis, la Statuëéquestre
du Roy, la même année
il eut ordre de se re-ndre à Bruxelles pour commander
dans tous les Pays Bas
Espagnols conjointement
avec Mr le Marquis de
Bedmar. En1702.il servit
fous Monseisneur le Duc
de Bourgogne. En 1703. il
commandal'Arméedu Roy
en Flandreconjointement
avec Mr le Maréchal de
Villeroy,& dessit les Hollandois
avec Mrle Marquis
de Bedmar
, au combat
d'Eckeren
; ce sur pour le
recompenser de cette action
que le Roy d'Espagne luy
envoya l'Ordre de la Toison
d'or. Cette même année
le Roy le fit Capitaine
des Gardes du Corps, & il
se démit de celle deColonel
des Gardes Françoises. En
1708. ildeffendit la Ville,
& la Citadelle de Lille d'une
maniere qui luy fit beaucoup
d'honneur, & ce qui
luy fit meriter la dignité de
Pair de France que le Roy
luy donna par Lettres Patentes
registrées le 1 9.
Mars1709. S. M.luy accordaaussi
les grandes entrées
de premier Gentilhomme
de la Chambre,& la survivance
du Gouvernement
de Flandre pour Mr le
Comte de Boufflerssonfils
aîné. La derniere a£tionou
feu Mr le Maréchal de
Boufflers s'est diliinguéa
esté la Bataille de Mdlplaquet
,
où il commandoic
l'aile droire ; il y renver sa
tour ce qui s'opposa à luy ;
mais Mr le Maréchal de
Villars qui commandoic
Jt:e gauch e ayant elle
blesse dangereusement
,
&
ayant en plusieurs de les Of.,
ficiers generaux tuez ,
Mr
le Maréchal de BoufH:rs,
soutintencore long temps
les efforts des ennemis
nonosbtant leur grande fuperiorité,
jusqu'à ce qu'il
jugeait à propos de faire sa
retraitequ'il fit en si bon
ordre que les ennemis n'ose
rent le suivre.
-
La Maison de Boufflers
est des plus anciennes de la
Province de Picardie. Elle
a pris son nom de la Terre
de Boufflers qui est dans le
Ponthieu, & qui a été possedéefans
interruption depuis
1200 ans jusqu'àcejour par
ceux de cette Maison.
JeanBaptisteleFévre de
la Barre, Commandeur, PLC.
vost & Mairre des Ceremonies
de l'Ordre Royal, Militaire
ez Hôpitalier de N0
tre-Damedu Mont Carmel
& deS. Lazare de Jerusslem,
mourut le 17. Aoust âgé de
71. ans. Antoine le Févre
,
Seigneur de la Barre Conseillerau
Parlement; son pere
avoit esté Prevost des Marchands.
Marie de Ligny, qui avoit
épouséle 1 3 Janvier 1677.
Antoine Egon, Prince de
Furstemberg mourut à Paris
le
1 8.Aoust âgé de 55.ans.
EllelaissaN.de Furstemberg
qui épousa le
1 3. Mars
1704. N.. Comte de Lannoy,
& Marie Loüise Maunce,
quiépousa le 10. Janvier
1708. Jean Baptiste
Colbert, Marquis de Seignelay.
Jean Guillemin, Seigneur
de Courchamp,Maistre
des Requestes, mourut le
18. Aoust. Il avoit épouse
Marthe-Clemence de Bailleul
fille & soeeur de Picfi"
dents au Par lement,
Jean Phelypeaux, Conseiller
d'Erat Ordinaire, cidevant
Intendant de Paris,
mourut le 19. Aoust âgé de
6S ans. Il étoit frere de Mr
le Chancclhcjr.
Le P. Charlesde RocllC"
blanche
,
Cordelier
,
Doctenr
de Soi bonne, L(d. ur
en Theologie& ancien Gardien
des Cordelters de Paris
y mourut le 17. Août en sa
6 7 année & en sa 5 o. de
Religion en reputation
d'une grane verru.
Anne
-
Elisabeth
-
David
de Vaux, épouze de François
Joseph de Sevré,Conseiller
au Parlement, mourut le 11.
Aoust âgée de 3 Y. ans.
Marie- Anne- Charlote de
Bourbon,Demoiselle d'Estouteville,
fille de feu Louis
Henry legitimé deBourbon,
Prince de Neufchastel ert
Suisse, & d'Angelique Cunegonde
de Montmorency-
Luxembourg
,
qui étoitnée
le
2. 6. Septembre 1 70 1.
mourut le 23.Aoust. Elle
laisse pour heritiere sa soeur
unique, épouse de Mr le
Duc de Luines.
JeanAubery
,
Marquis de
Vatan
y
Baron de Serricres
&c. Lieutenant de Roy au
Gouvernement d'Orleanois
& Blaisois, mourut le 28.
Aoust âgéde55.ans. Illaisse
des enfans de N. de Bailleut,
soeur de MC de Courchamp
dont on vient de parler.
Elisabeth Sophie Cheron,
de l'Academie Royale de
Peinture & Seul pture, & de
celle des Ricovrati de Padouë,
épouse de Mr le Gay,
Ingénieur ordin aire duRoy,
mourut le 4. Septembre.
Marie - Madelaine du
Moncel de Martinrast, veuve
de Georges de Scudery
,
Gouverneur de N. Dame de
la Garde, mourut le 6. Septembre
,
âgé de 90. ans. J.:rofme de Sainte Beuve,
Prieur de S Jean de Moncoriolo
, mourut aussi le 6.
Septembre. Il étoit frere de
feu Mr de S. Beuve, Docteur
de Sorbonne
,
& fort
connu de tous lesSçavans.
Marie du Clos, mourut
à Falaise
,
sur la fin du
mois d'Aoust dans sa centneuviéme
année.
Henry Colbert de Maulevrier
,Chevalier de Malthe,
Lieutenant General des
Armées du Roy,mourut à
Cambray le 15.Aoust âgé
de 34 ans. Il y avoir17 ans
qu'il servoit avec cette francjiç,
yalc fitnalurejle au1
sang des Colberts. Il fut
blessé dangereusement i en 7 1695. au siege de Namur,
où Mr le Marquis de Maulevrier
son frere aîné fut
tué. Le Roy luy donna son
Regiment, qui suc envoyé
en Italie en 170 1. où il son:
signalétantque la guerre y
a duré. Il passa ensuite en
Espagne où il servit fous
Monsieur le Ducd'Or leans;
il se distingua particulierement
au siege de Lcrida. Il
a exercé la Charged'Inspecteur
general d'Infanterie
pendant sixannéesavectougc
l'exactitude & la probité
que demande cet employé
Aussi Mr le Chevalier de
Maulevrier possedoit il toutes
les qualitez du plus excellent
Officier general & celles
du plus parfait honnestehomme
Ilest generalement
regretté des gens de guetre
& de tous ceux qui le connoissoient.
Il estoit fils de
feu Mr le Comte de Maulevrier
,
Lieutenant general o des Armées du Roy ,Chelier
de se, Ordres, Gouverneur
de Tournay
)
frere de
feu MrColbert.
Guillaume de Bautru ,, Comte de Serrant, ci- devant
Chancelier de feuëSon
A. R. Monsieur, Frere unique
du Roy,estmort à Serrant
en Anjou, âgé de 9y.
ans. Il estoit filsdeGuillaume
Bautru, Introducteur
des Ambassadeurs, Envoyé
du Royen diverses Cours,
& de l'Academie Françoise.
Mylord Jean Caryll, Baron
de Dunford en Angleterre,
Ministre & Secretaire
d'Etat du Roy de la grande
Bretagne
,
&Secretaire des
Commandemens de la Reine,
est mort à S. Germain
en Laye âgé de 94. ans. Il
s'estoit. toujoursdistingué
par sa pieté, par sa capacité,
par son attachement à fOQ
legitime Souverain, & par
sa charité envers les Pauvres.
Anne GeneviéveMartineau
épouse de François-
Fcrrand
,
Seigneur de Villemilan
,Maistre des Requêtes
&. Intendant en Bretagne,
mourut le 15. Septembre
âgée de 4 5. ans,laissant
unefille unique.
Marie-Reinede Monc.
chal, veuve de Charles- Honoré
Barentin, Seigneur
d'Hardivillers,&c.Maistre
des Requestes
, mourut le
16. Septembre âgée de 27
ans, laissant posterité.
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Résumé : MORTS.
Louis François de Boufflers, Pair et Maréchal de France, naquit le 10 janvier 1644. Il débuta sa carrière militaire en 1662 au sein du Régiment des Gardes Françaises et se distingua lors des sièges de Tournay, Douay et Lille en 1667. En 1668, il fut nommé Aide-Major et, en 1669, Colonel du Régiment Royal de Dragons. Il servit sous divers maréchaux, tels que Turenne et Luxembourg, et fut blessé à plusieurs reprises, notamment à la bataille d'Ensheim en 1674. Sa carrière ascensionnelle se poursuivit avec les promotions de Brigadier de Dragons en 1675, Maréchal de Camp en 1677 et Lieutenant Général en 1681. Il participa à de nombreuses campagnes en Allemagne, Flandre et Dauphiné. En 1690, il reçut le commandement en chef du Pays d'entre Sambre et Meuse et fut promu Maréchal de France en 1693. Il continua de servir dans diverses provinces et fut récompensé par le roi d'Espagne avec l'Ordre de la Toison d'Or en 1703. En 1708, il défendit Lille avec honneur et reçut la dignité de Pair de France en 1709. Sa dernière action notable fut la bataille de Malplaquet en 1709, où il commanda l'aile droite. La Maison de Boufflers est l'une des plus anciennes de Picardie, possédant la Terre de Boufflers depuis 1200 ans. Le texte mentionne également le décès de plusieurs autres personnalités, dont Jean-Baptiste Le Fèvre de la Barre, Antoine Le Fèvre, Antoine Egon, Prince de Furstemberg, et plusieurs autres nobles et ecclésiastiques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2257
p. 48-49
MARIAGES.
Début :
Le 14. Septembre Mr de Lamoignon de Blanc mesnil Avocat [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
Le 14. Septembre Mr de
Lamoignon de Blanc-mesnil
Avocat general du Parlement
, épousa Mademoiselle
Daligre, fille d'Estienne
Daligre
,
President au
Parlement,&de Madelainc
le Pelletier, sa premiere fcmtnc.
Ec
Et le 17. du même mois
le President Daligre épousa
en troisième nôces Mademoiselle
de Bonnetot, fille
de Mr de Vauroüy, Marquis
de Bonnetot, premier
President de la Chambre
des Comptes de Rouen.
Le 14. Septembre Mr de
Lamoignon de Blanc-mesnil
Avocat general du Parlement
, épousa Mademoiselle
Daligre, fille d'Estienne
Daligre
,
President au
Parlement,&de Madelainc
le Pelletier, sa premiere fcmtnc.
Ec
Et le 17. du même mois
le President Daligre épousa
en troisième nôces Mademoiselle
de Bonnetot, fille
de Mr de Vauroüy, Marquis
de Bonnetot, premier
President de la Chambre
des Comptes de Rouen.
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2258
p. 49-51
BENEFICES.
Début :
Le 15. Aoust le Roy nomma à l'Evesché de Rennes, [...]
Mots clefs :
Rennes, Évêché
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texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFICES.
Le 15. Aoust le Roy nomma
à l'Evesché de Rennes
,
vaccant par la mort de Jean-
Baptiste de Beaumanoir
Christophe- Louis ,
-
Turpin
deCrisslay-Sanzay, Docteur
de Sorbonne,&Doyen de
Saint Martin de Tours.
Artemiusestoit Evesque
de Rennes fous le Pape
Leon VII. &Nleniliu,, après
S. Amand fous le grand
Clovis. S. Moran remplissoit
ce Siege vers l'an703.
& fit sa démission vers l'an
717, pour aller resider à
Berzetto en Italie, dont il
fut fait Abbé.
Le Diocesede Rennes renferme
263. Paroissescomprises
fous six Doyennez
Ruraux, desquels il y ena
trois qui dépendent de lAr.
; *4
chidiaconé de Rennes & les
trois autres de celuy du Desert.
Ilya
Le 15. Aoust le Roy nomma
à l'Evesché de Rennes
,
vaccant par la mort de Jean-
Baptiste de Beaumanoir
Christophe- Louis ,
-
Turpin
deCrisslay-Sanzay, Docteur
de Sorbonne,&Doyen de
Saint Martin de Tours.
Artemiusestoit Evesque
de Rennes fous le Pape
Leon VII. &Nleniliu,, après
S. Amand fous le grand
Clovis. S. Moran remplissoit
ce Siege vers l'an703.
& fit sa démission vers l'an
717, pour aller resider à
Berzetto en Italie, dont il
fut fait Abbé.
Le Diocesede Rennes renferme
263. Paroissescomprises
fous six Doyennez
Ruraux, desquels il y ena
trois qui dépendent de lAr.
; *4
chidiaconé de Rennes & les
trois autres de celuy du Desert.
Ilya
Fermer
Résumé : BENEFICES.
Le 15 août, Christophe-Louis Turpin de Crissay-Sanzay fut nommé évêque de Rennes après le décès de Jean-Baptiste de Beaumanoir. Historique : Artemius, Nlenilius, saint Moran ont été évêques de Rennes. Le diocèse comprend 263 paroisses en six doyennés, trois dépendant de l'Archevêché, et deux archidiaconés.
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2259
p. 51-53
« Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...] »
Début :
Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...]
Mots clefs :
Rennes, Eau, Puits
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...] »
Ilya dans la Ville de Rennesproche
laPorte de Morlaix
un Puitsfait en 1698. dans
lequel un Maçonqui travailloit
au haut laissa tomberson
marteau.Unhomme dejournéey
estant descendu pourle
chercher, fut étouffé en approchant
de l'eau. Ily endescendit
unsecondpour tirer le corps
mort, qui eut la mêmedestinée
ainsiqu'un troisiéme. Ony en
descendit unquatriémeà demi
•yvrebien liéàquion rçcommanda
de crier quand il
fentiroit quelque chose qui l'incommoderoit.
Il cria dés qu'il
fut prés de l'eau
, & on le retijra
promptement;maisil mourut
trois jours aprés. Ilditqu'il
avoitsentiunechaleur qui luy
brûloit lesentrailles.Ony descendit
un chien quicria au même
endroit, &quimourutpeu
de temps aprés quil eut esté retiré.
Quand onjettoit de l'eausur
ce chien mourant il revenoit de
même que ceuxqui ont étéjettés
dans lafameusegrottedu Chien
prés de Naples. On retira ensuite
lescadavresavecdes crocs; on
lesou-irit.,eon neputreconnOl/
Ire aucune cause de leur
mort. Ce qu'ily a de plussurprenantc'est
que ce nefont point
des terres nouvellement remuées
qui causent ces accidens,
& que l'on boit tous les jours
de l'eau de ce Puitssans aucune
incommodité.
','.,
laPorte de Morlaix
un Puitsfait en 1698. dans
lequel un Maçonqui travailloit
au haut laissa tomberson
marteau.Unhomme dejournéey
estant descendu pourle
chercher, fut étouffé en approchant
de l'eau. Ily endescendit
unsecondpour tirer le corps
mort, qui eut la mêmedestinée
ainsiqu'un troisiéme. Ony en
descendit unquatriémeà demi
•yvrebien liéàquion rçcommanda
de crier quand il
fentiroit quelque chose qui l'incommoderoit.
Il cria dés qu'il
fut prés de l'eau
, & on le retijra
promptement;maisil mourut
trois jours aprés. Ilditqu'il
avoitsentiunechaleur qui luy
brûloit lesentrailles.Ony descendit
un chien quicria au même
endroit, &quimourutpeu
de temps aprés quil eut esté retiré.
Quand onjettoit de l'eausur
ce chien mourant il revenoit de
même que ceuxqui ont étéjettés
dans lafameusegrottedu Chien
prés de Naples. On retira ensuite
lescadavresavecdes crocs; on
lesou-irit.,eon neputreconnOl/
Ire aucune cause de leur
mort. Ce qu'ily a de plussurprenantc'est
que ce nefont point
des terres nouvellement remuées
qui causent ces accidens,
& que l'on boit tous les jours
de l'eau de ce Puitssans aucune
incommodité.
','.,
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Résumé : « Il y a dans la Ville de Rennes proche de la Porte de Morlaix [...] »
En 1698, à Rennes, près de la Porte de Morlaix, un puits fut construit. Un maçon y laissa tomber son marteau. Un homme envoyé pour le récupérer fut étouffé en approchant de l'eau. Deux autres personnes subirent le même sort. Un quatrième homme, bien attaché et recommandé de crier s'il sentait quelque chose, cria dès qu'il fut près de l'eau et mourut trois jours plus tard, affirmant avoir senti une chaleur lui brûler les entrailles. Un chien descendu dans le puits cria au même endroit et mourut peu après. L'eau jetée sur le chien mourant le faisait réagir comme les chiens jetés dans la grotte du Chien près de Naples. Les cadavres furent retirés et examinés, mais aucune cause de leur mort ne put être identifiée. Les accidents ne sont pas causés par des terres nouvellement remuées, et l'eau du puits est consommée quotidiennement sans problème.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2260
p. 53-61
« Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Début :
Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...]
Mots clefs :
Abbaye, Diocèse, Abbé, Majesté, Ordre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Sa Majesté donna I)Abbaye
de S. Florent lez Saumur
, vacante par la mort
de Mr l'Abbé de Bourlaimontj
à Françoisde Berton
de Crillon Evesque de Vence.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist, &
dans le Diocese d'Angers,
quoy qu'elle ne se dise d'aucun
Diocese. On l'appelle
Saint Florent, lez Saumur,
parce qu'elle est ficuée proche
de la Ville de Saumur,
& pour la distinguer d'une
autre Abbaye du même
nom qui est dans la Ville,
& qu'on nomme Saint Florent
le Vieux.
Saint Florent, natif de
Poitou, estoit Prestre, Disciple
de S. Martin. Aprés
la mort de son Maistre il
se retira dans un caverne de
la montagne de Glonne ou
Glan sur la rive de la Loire,
dans le. Diocese d'Angers
du costédeceluy de Nantes,&
il y finit ses jours. On
fit de son Hermitag-c. vers la
fin du septiéme siecle une
Abbaye qui subsiste encore
aussi fous le nom de Saint
FlorentleVieux. CerteAbbaye
ayant esté pillée & brûlée
par les Normans, Thibault
Comte de Blois en fit
rebastir une autre dans le
Chasteau de Saumur, où
l'on déposa les Reliques de
S. Florent, ce qui donna
encore le nojD à cette Ab,..
baye,qui fut détruite avec
le Chasteau l'an 1025. Quatreou
cinq ans après on en
bastit une nouvelle prés de
la Ville vers le Couchant,
sur la petite riviere de
Thoué qui va se décharger
de là dans la Loire, & c'est
celle que Ion nomme Saint
Florent lez Saumur.
Celle de la Creste - a esté
donnée à Antoine Charpin
de Gennetines, Evêque de
Limoges;elle vacquoit aussi
par la mort de Mr l'Abbé
de Bourlaimont. Cette Abbayeest
de l'Ordre de Cie..
teaux , au Diocese de Langres
,& ficuée dans le Bourg
de la Creste sur lariviere de
Regnon dans le Bassignyen
Champagne à trois lieuës
de Chaumont du costé de
l'Orient. Elle fut fondée le
30. Juin iiii.&clleeflfil.-.
le de Morimond. Saint Bernard
en parle dans la Lettre
346-
Celle de Montiers Ramey
, ou de Montieramey
)
vacante par la mort deMr
de Beaumanoir Evesque de
Rennes, à Pierre de Pardaillan
de Gondrin, Chanoine
del'Eglise de Paris, & fils
de Mr le Duc d'Antin. Elle
estde l'Ordre de S. Benoist,
au Diocese de Troyesen
Champagne, & ficuée à
quatre lieuës de laVille de
cenom,sur leruisseau de
Barse. Cette Abbaye fut
fondéel'an 837.sousLouis
leDebonnaire par le Prestre
Adremar ou ArrerJlàrJdont
rite porta le nom pendant
quelque temps, comme on
le voit par ces mots latins
MenasteriumAmmarense ou
Monasterium Adremari. Le
Corps de Saint Victor
,
dit
SaintVictre d'Aicis
3
sur Aube
en Champagne
,
fut en*
terré dans sa Cellule de Saturniac,
à trois petites lieuës
de cette Ville. Il fut transportédepuis
dans le Monastcre
du Manoir de Carbon
appelle Montier Ramey
,
&
ce fut ce qui donna occasion
de choisir ce Saint pour
Patron du lieu.
Celle de Tulley
, vacante
par la mortd'Estienne de
Rollée de Pallieres
3
à Mr
l'Abbé Trudaine. Elle est
de l'Ordre deCisteaux
,
&
dans le Diocese de Langres.
Celie de Laumosne, ou
du Petit-Cisteaux
, vacance
par lamort de Mr l'Abbé
du Pré, à Mr l Abbé Martineau
de Prince. Elle ert de
l'Ordre de Cisteaux, & dans
le Diocese de Chartres.
Celle de Bonnevaux,
vacante par la démission
d'Henri Augustin lePilleur,
nomméàl'Evêché de Saintes,
àMr l'Abbé Carpinel.
Elleest del'Ordre de Cisteaux
, dans le Diocese de
Vienne; & elle sur fondée
par le Pape Calixte II.
Celle de laVernuce,vacante
par la mort de Mr
l'Abbé Bossard, à Mr
l'Abbé Berjavel. Elle est
de l'Ordre deSaine Augustin
, & dans le Diocese de
Bourges.
Celle de S. Loup, qui est à
la Presentation de Monsieur
le Duc d'Orléans, à Me de
Chastillon. Elleestdel'Ordre
Cisteaux,&dans le Diocese
d'Orleans,àun quart
de lieuë de la Ville de ce
nom. Cette Abbaye estoit
vaccante par la mort de
Louise-Charlotte de Char.
tillon.
de S. Florent lez Saumur
, vacante par la mort
de Mr l'Abbé de Bourlaimontj
à Françoisde Berton
de Crillon Evesque de Vence.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist, &
dans le Diocese d'Angers,
quoy qu'elle ne se dise d'aucun
Diocese. On l'appelle
Saint Florent, lez Saumur,
parce qu'elle est ficuée proche
de la Ville de Saumur,
& pour la distinguer d'une
autre Abbaye du même
nom qui est dans la Ville,
& qu'on nomme Saint Florent
le Vieux.
Saint Florent, natif de
Poitou, estoit Prestre, Disciple
de S. Martin. Aprés
la mort de son Maistre il
se retira dans un caverne de
la montagne de Glonne ou
Glan sur la rive de la Loire,
dans le. Diocese d'Angers
du costédeceluy de Nantes,&
il y finit ses jours. On
fit de son Hermitag-c. vers la
fin du septiéme siecle une
Abbaye qui subsiste encore
aussi fous le nom de Saint
FlorentleVieux. CerteAbbaye
ayant esté pillée & brûlée
par les Normans, Thibault
Comte de Blois en fit
rebastir une autre dans le
Chasteau de Saumur, où
l'on déposa les Reliques de
S. Florent, ce qui donna
encore le nojD à cette Ab,..
baye,qui fut détruite avec
le Chasteau l'an 1025. Quatreou
cinq ans après on en
bastit une nouvelle prés de
la Ville vers le Couchant,
sur la petite riviere de
Thoué qui va se décharger
de là dans la Loire, & c'est
celle que Ion nomme Saint
Florent lez Saumur.
Celle de la Creste - a esté
donnée à Antoine Charpin
de Gennetines, Evêque de
Limoges;elle vacquoit aussi
par la mort de Mr l'Abbé
de Bourlaimont. Cette Abbayeest
de l'Ordre de Cie..
teaux , au Diocese de Langres
,& ficuée dans le Bourg
de la Creste sur lariviere de
Regnon dans le Bassignyen
Champagne à trois lieuës
de Chaumont du costé de
l'Orient. Elle fut fondée le
30. Juin iiii.&clleeflfil.-.
le de Morimond. Saint Bernard
en parle dans la Lettre
346-
Celle de Montiers Ramey
, ou de Montieramey
)
vacante par la mort deMr
de Beaumanoir Evesque de
Rennes, à Pierre de Pardaillan
de Gondrin, Chanoine
del'Eglise de Paris, & fils
de Mr le Duc d'Antin. Elle
estde l'Ordre de S. Benoist,
au Diocese de Troyesen
Champagne, & ficuée à
quatre lieuës de laVille de
cenom,sur leruisseau de
Barse. Cette Abbaye fut
fondéel'an 837.sousLouis
leDebonnaire par le Prestre
Adremar ou ArrerJlàrJdont
rite porta le nom pendant
quelque temps, comme on
le voit par ces mots latins
MenasteriumAmmarense ou
Monasterium Adremari. Le
Corps de Saint Victor
,
dit
SaintVictre d'Aicis
3
sur Aube
en Champagne
,
fut en*
terré dans sa Cellule de Saturniac,
à trois petites lieuës
de cette Ville. Il fut transportédepuis
dans le Monastcre
du Manoir de Carbon
appelle Montier Ramey
,
&
ce fut ce qui donna occasion
de choisir ce Saint pour
Patron du lieu.
Celle de Tulley
, vacante
par la mortd'Estienne de
Rollée de Pallieres
3
à Mr
l'Abbé Trudaine. Elle est
de l'Ordre deCisteaux
,
&
dans le Diocese de Langres.
Celie de Laumosne, ou
du Petit-Cisteaux
, vacance
par lamort de Mr l'Abbé
du Pré, à Mr l Abbé Martineau
de Prince. Elle ert de
l'Ordre de Cisteaux, & dans
le Diocese de Chartres.
Celle de Bonnevaux,
vacante par la démission
d'Henri Augustin lePilleur,
nomméàl'Evêché de Saintes,
àMr l'Abbé Carpinel.
Elleest del'Ordre de Cisteaux
, dans le Diocese de
Vienne; & elle sur fondée
par le Pape Calixte II.
Celle de laVernuce,vacante
par la mort de Mr
l'Abbé Bossard, à Mr
l'Abbé Berjavel. Elle est
de l'Ordre deSaine Augustin
, & dans le Diocese de
Bourges.
Celle de S. Loup, qui est à
la Presentation de Monsieur
le Duc d'Orléans, à Me de
Chastillon. Elleestdel'Ordre
Cisteaux,&dans le Diocese
d'Orleans,àun quart
de lieuë de la Ville de ce
nom. Cette Abbaye estoit
vaccante par la mort de
Louise-Charlotte de Char.
tillon.
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Résumé : « Sa Majesté donna l'Abbaye de S. Florent lez Saumur, [...] »
Le texte mentionne plusieurs nominations et informations concernant des abbayes en France. Sa Majesté a attribué l'Abbaye de Saint-Florent-lez-Saumur, de l'Ordre de Saint-Benoît et située près de Saumur, à François de Berton de Crillon, Évêque de Vence. Cette abbaye est distincte de Saint-Florent-le-Vieux, fondée au septième siècle sur les lieux de retraite de Saint Florent, un disciple de Saint Martin. L'abbaye actuelle a été reconstruite après avoir été pillée par les Normands et détruite en 1025. D'autres abbayes mentionnées incluent celle de la Creste, donnée à Antoine Charpin de Gennetines, Évêque de Limoges, et située dans le Diocèse de Langres. L'Abbaye de Montiers-Ramey, fondée en 837 par le prêtre Adremar, a été attribuée à Pierre de Pardaillan de Gondrin, Chanoine de Paris. L'Abbaye de Tulley, de l'Ordre de Cîteaux, a été confiée à l'Abbé Trudaine. L'Abbaye de Laumosne, également de l'Ordre de Cîteaux, a été donnée à l'Abbé Martineau de Prince. L'Abbaye de Bonnevaux, fondée par le Pape Calixte II, a été attribuée à l'Abbé Carpinel. L'Abbaye de la Vernuce, de l'Ordre de Saint-Augustin, a été confiée à l'Abbé Berjavel. Enfin, l'Abbaye de Saint-Loup, de l'Ordre de Cîteaux, a été présentée à Me de Chastillon par le Duc d'Orléans.
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2261
p. 62-65
Nominations, & c. [titre d'après la table]
Début :
Le Roy a fait Conseiller d'Etat, Semestre, Mr Trudaine [...]
Mots clefs :
Duc, Prince, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nominations, & c. [titre d'après la table]
d'Etat, Semestre
,
Mr Trudaine
Intendant de Bourgogne
,& M1 Bignon Prévoit
des Marchands est monté
au rang des Conseillers
d'Erat Ordinaires, par la
more de Mr Phelyppeaux.
Le 19.AoustMr le
Prevost des Marchands, &
les Echevins allerent poster
le Scrutin au Royà Fontainebleau,
pour l'Election
de deux nouveaux Echevins.
Il fut pre senté à Sa
Majesté par MrLanglois
de la FortelleConseiller ap
Parlement. Les nouveaux
Echevins qui sont Mr
Tardif Conseiller de Ville,
& Mr Presti Bourgeois
prêtèrent ferment 9 de fidelité
entre les mains du Roy;ils
furent conduits par Mr des
Granges Maistre des Ceremonies.
Le Corps de Ville
eut ensuite l'honneur de
saluer Monseigneur le Dauphin,
Madame la Dauphine,
Monseigneur le Ducde
Berry, MadameJa Duchesse
de Berry ,& Madame.
Le4, Septembre Mrs les
Députezdes Etats de Languedoc
allerent à Versailles
complimenter Monseigneur
le Duc de Bretagne, b & Monfeigncur le Duc
d'Anjou. Ils furent pre sentez
par Mr des Granges
Maistre des Ceremonies.
Le Roy a donnéla Charge
de Capitaine des Gardes
du Corps vacante par la
mort de Mr le Maréchal de
SoufRees, à Mr le Duc de
Charost Lieutenant General
des Armées de Sa
Majesté. Cette Charge avoic
autre fois esté possedée par
Loüis de Bethune Duc de
Charost son ayeul.
Le premier jour de Septembre
la Princesse
, veuve
du feu Prince de Naflaw
Stadhouder hereditaire de
Frise& deGroningue, accoucha
d'un Prince ,ce qui
fera différer ladécision du
Procès qu'il yavoit entre le
pere de ce jeune Prince, l'Eleveur de Brandebourg,
& les autres prétendants à
la succession du feu Prince
d'Orangè.
,
Mr Trudaine
Intendant de Bourgogne
,& M1 Bignon Prévoit
des Marchands est monté
au rang des Conseillers
d'Erat Ordinaires, par la
more de Mr Phelyppeaux.
Le 19.AoustMr le
Prevost des Marchands, &
les Echevins allerent poster
le Scrutin au Royà Fontainebleau,
pour l'Election
de deux nouveaux Echevins.
Il fut pre senté à Sa
Majesté par MrLanglois
de la FortelleConseiller ap
Parlement. Les nouveaux
Echevins qui sont Mr
Tardif Conseiller de Ville,
& Mr Presti Bourgeois
prêtèrent ferment 9 de fidelité
entre les mains du Roy;ils
furent conduits par Mr des
Granges Maistre des Ceremonies.
Le Corps de Ville
eut ensuite l'honneur de
saluer Monseigneur le Dauphin,
Madame la Dauphine,
Monseigneur le Ducde
Berry, MadameJa Duchesse
de Berry ,& Madame.
Le4, Septembre Mrs les
Députezdes Etats de Languedoc
allerent à Versailles
complimenter Monseigneur
le Duc de Bretagne, b & Monfeigncur le Duc
d'Anjou. Ils furent pre sentez
par Mr des Granges
Maistre des Ceremonies.
Le Roy a donnéla Charge
de Capitaine des Gardes
du Corps vacante par la
mort de Mr le Maréchal de
SoufRees, à Mr le Duc de
Charost Lieutenant General
des Armées de Sa
Majesté. Cette Charge avoic
autre fois esté possedée par
Loüis de Bethune Duc de
Charost son ayeul.
Le premier jour de Septembre
la Princesse
, veuve
du feu Prince de Naflaw
Stadhouder hereditaire de
Frise& deGroningue, accoucha
d'un Prince ,ce qui
fera différer ladécision du
Procès qu'il yavoit entre le
pere de ce jeune Prince, l'Eleveur de Brandebourg,
& les autres prétendants à
la succession du feu Prince
d'Orangè.
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Résumé : Nominations, & c. [titre d'après la table]
Le document décrit plusieurs événements officiels et cérémoniels. Monsieur Trudaine, Intendant de Bourgogne, et Monsieur Bignon ont été nommés Conseillers d'État Ordinaires, remplaçant Monsieur Phelyppeaux. Le 19 août, le Prévôt des Marchands et les Échevins se rendirent à Fontainebleau pour élire deux nouveaux Échevins, Monsieur Tardif et Monsieur Presti, qui prêtèrent serment de fidélité au Roi. Ils saluèrent ensuite les membres de la famille royale. Le 4 septembre, les députés des États de Languedoc félicitèrent les Ducs de Bretagne et d'Anjou à Versailles. Le Roi nomma Monsieur le Duc de Charost Capitaine des Gardes du Corps, une charge précédemment détenue par son aïeul. Le 1er septembre, la Princesse veuve du Prince de Nassau accoucha d'un prince, retardant ainsi la décision d'un procès concernant la succession du Prince d'Orange entre l'Électeur de Brandebourg et d'autres prétendants.
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2262
p. 66-68
Extrait d'une Lettre de Saragosse du 16. Aoust.
Début :
Le Chasteau d'Arens se rendit le 1r de ce mois, & le [...]
Mots clefs :
Saragosse, Régiment
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de Saragosse du 16. Aoust.
Extrait d'une Lettre de Sa,
ragosse du 16. Aoust.
Le Chasteau d'Avens se
rendit le i' de re mois, & le
General Showel qui sj étoit
retiréa estéfaitprisonnieravec
prés de cent Allemans &quelques
dutrèsTroupes,&Àillà
Marquis d'.drpajouJqui commandoit
à cesiegeestalléfaire
celuy du Chasteau de Venasque>
afin de resserrer les Ennemisducostéde
la Mer; Couvrir
une communication
avec la Guyenne, Ily a cil
un grand tumulte à Barcelone
y
à l'occasin de l'embarquement
de l'archiduc, la
populace s'étant mutinée pour
s'y opposer,yayantestéexcitée
par deux Regiments de
la nation: mais ce tumulte n'a
point eû de suite. Cependant
l'on prit des mesures pour en
empêcher de nouveaux en faisant
embarquer ces deux Regiments
pour les transporter
ailleurs
, &en faisant répandre
le bruit que l'Archiducne
devait s'embarquer que pour
paferà Tarragone&Je mettre
ala teste dtJon Armée.
ragosse du 16. Aoust.
Le Chasteau d'Avens se
rendit le i' de re mois, & le
General Showel qui sj étoit
retiréa estéfaitprisonnieravec
prés de cent Allemans &quelques
dutrèsTroupes,&Àillà
Marquis d'.drpajouJqui commandoit
à cesiegeestalléfaire
celuy du Chasteau de Venasque>
afin de resserrer les Ennemisducostéde
la Mer; Couvrir
une communication
avec la Guyenne, Ily a cil
un grand tumulte à Barcelone
y
à l'occasin de l'embarquement
de l'archiduc, la
populace s'étant mutinée pour
s'y opposer,yayantestéexcitée
par deux Regiments de
la nation: mais ce tumulte n'a
point eû de suite. Cependant
l'on prit des mesures pour en
empêcher de nouveaux en faisant
embarquer ces deux Regiments
pour les transporter
ailleurs
, &en faisant répandre
le bruit que l'Archiducne
devait s'embarquer que pour
paferà Tarragone&Je mettre
ala teste dtJon Armée.
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Résumé : Extrait d'une Lettre de Saragosse du 16. Aoust.
Le 1er août, le château d'Avens tomba et le général Showel fut capturé avec environ cent Allemands. Le marquis d'Aprajou se prépara à assiéger Venasque. À Barcelone, une émeute éclata contre l'embarquement de l'archiduc, mais fut réprimée. Des mesures furent prises pour éviter de nouveaux troubles.
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2263
p. 68-73
« D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...]
Mots clefs :
Troupes, Vaisseau, Portugal, Barcelone, Bataillons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...] »
Dautres Lettres portent
que le General Srarcmberg
s'cfioit effectivement mis en
campagne,qu'il avoir partagé
ses troupes en trois
corps dont les deux plus
confiderablcs avoient esté
portez entre Igualada &
Montblanc pour coupcr le
chemin de Barcelonne
,
&
couvrir la Plaine de Tarragone
; que ion Quartier
gênerai estoit à SantaColoma
;que l'autre corps, con.
Manc en trois mille homà.
mes avoit esté envoyé à
Oftalric pour observer un
Camp volant de troupes
Françoises qui estoit du
coilé de Gironne, & que ce
General attendoit un renfort
de neuf bataillons Arcglois
qui devoient venir dé
Portugal.
Qael'Arméed'Espagne
qui estoit composée de cinquante
quatre Bataillons Br.
de (oixante & dix sept Efcadrons
estoit tres belle Se
abondamment pourvûe de
toutes les chofesnecefiaires$>
que celle des ennemis, mailquoit
de vivres,& même
d'eau-,&quel'Archiduc ne
s'efioit poinc encore embarqué
j mais qu'il devoir
partir incessamment avec
une Fiotc de trente deux
.Vaisseaux qui s'ettoient assemblez
à Barcelonne.
Les Lettres de Cadix du
11. Aoust difenc que le 8.
il y estoit arrivé quatre Bastimens
Portugais de la
Flote du Brcfil pris par plusieurs
Armateurs François,
qui après les avoir amarincz)
avoient continué de poursuivre
le reste de la Flote;
que cette nouvelle avoit
fort déconcerté les Negotians
de Lisbonne d'où l'on
avoir fait partir pluficurs
Navires pour aller chercher
des bleds en Affrique;
mais quiy estoient revenus
sur l'avis qu'ils avoient eu
que quelques Vaisseaux de
guerre François croisoient
sur leur route, ce qui avoit
encore fait augmenter le
prix des grains qui eftoic
déja fort haut. Ces mêmes
Lettres confirment la grande
desertion des troupes de
la Garniion de Gibraltarfaute
de payement &qu'outre
les deux cens hommes qui
en estoient fortis fous prétexte
dallerenparty &qui
estoient venus se rendrc
avec leurs Officiers, il en
arrivoit fouvenc d'autres.
:.
Celles de Madriddu24,
du même mois portent
qu'on aeu des avjs dEftremadure
qui confirmentque
les troupes Angloises qui
font en Portugal marchoient
à Llfbonne ou elles
.devoients'embarquer pour
j>aflfe£ en Catalogne,&que
les,
lesPortugais en paroissoient
fort mécontens.
que le General Srarcmberg
s'cfioit effectivement mis en
campagne,qu'il avoir partagé
ses troupes en trois
corps dont les deux plus
confiderablcs avoient esté
portez entre Igualada &
Montblanc pour coupcr le
chemin de Barcelonne
,
&
couvrir la Plaine de Tarragone
; que ion Quartier
gênerai estoit à SantaColoma
;que l'autre corps, con.
Manc en trois mille homà.
mes avoit esté envoyé à
Oftalric pour observer un
Camp volant de troupes
Françoises qui estoit du
coilé de Gironne, & que ce
General attendoit un renfort
de neuf bataillons Arcglois
qui devoient venir dé
Portugal.
Qael'Arméed'Espagne
qui estoit composée de cinquante
quatre Bataillons Br.
de (oixante & dix sept Efcadrons
estoit tres belle Se
abondamment pourvûe de
toutes les chofesnecefiaires$>
que celle des ennemis, mailquoit
de vivres,& même
d'eau-,&quel'Archiduc ne
s'efioit poinc encore embarqué
j mais qu'il devoir
partir incessamment avec
une Fiotc de trente deux
.Vaisseaux qui s'ettoient assemblez
à Barcelonne.
Les Lettres de Cadix du
11. Aoust difenc que le 8.
il y estoit arrivé quatre Bastimens
Portugais de la
Flote du Brcfil pris par plusieurs
Armateurs François,
qui après les avoir amarincz)
avoient continué de poursuivre
le reste de la Flote;
que cette nouvelle avoit
fort déconcerté les Negotians
de Lisbonne d'où l'on
avoir fait partir pluficurs
Navires pour aller chercher
des bleds en Affrique;
mais quiy estoient revenus
sur l'avis qu'ils avoient eu
que quelques Vaisseaux de
guerre François croisoient
sur leur route, ce qui avoit
encore fait augmenter le
prix des grains qui eftoic
déja fort haut. Ces mêmes
Lettres confirment la grande
desertion des troupes de
la Garniion de Gibraltarfaute
de payement &qu'outre
les deux cens hommes qui
en estoient fortis fous prétexte
dallerenparty &qui
estoient venus se rendrc
avec leurs Officiers, il en
arrivoit fouvenc d'autres.
:.
Celles de Madriddu24,
du même mois portent
qu'on aeu des avjs dEftremadure
qui confirmentque
les troupes Angloises qui
font en Portugal marchoient
à Llfbonne ou elles
.devoients'embarquer pour
j>aflfe£ en Catalogne,&que
les,
lesPortugais en paroissoient
fort mécontens.
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Résumé : « D'autres Lettres portent que le General Staremberg s'estoit [...] »
Le texte décrit les mouvements militaires et logistiques des troupes et des flottes. Le général Starhemberg a déployé ses troupes en trois corps. Deux corps sont positionnés entre Igualada et Montblanc pour bloquer l'accès à Barcelone et protéger la plaine de Tarragone, tandis que le quartier général est à Santa Coloma. Un troisième corps de trois mille hommes est envoyé à Hostalric pour surveiller des troupes françaises près de Gérone. Starhemberg attend des renforts de neuf bataillons anglais venant du Portugal. L'armée espagnole, composée de cinquante-quatre bataillons et soixante-dix-sept escadrons, est bien équipée et approvisionnée, contrairement aux ennemis qui manquent de vivres et d'eau. L'archiduc doit partir avec une flotte de trente-deux vaisseaux rassemblée à Barcelone. Des lettres de Cadix rapportent la capture de quatre bâtiments portugais par des armateurs français, perturbant les négociants de Lisbonne. Les prix des grains ont augmenté en raison de la présence de vaisseaux de guerre français. Les mêmes lettres confirment une grande désertion parmi les troupes de Gibraltar en raison du non-paiement des soldes. Des lettres de Madrid indiquent que les troupes anglaises au Portugal se dirigent vers Lisbonne pour s'embarquer vers la Catalogne, suscitant le mécontentement des Portugais.
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2264
p. 73-77
Lettre du Camp de Paillancour, du 1. Septembre.
Début :
Mr le Maréchal de Villars, ayant résolu d'inquieter les [...]
Mots clefs :
Ennemis, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre du Camp de Paillancour, du 1. Septembre.
Lettre du Camp de Paillan?
cour,.;du i'.,Sept,em{bres .: :'1
Mr le Maréchal de VIIi.-
lars
, ayant réjolu
,
çtinquiéter
les Ennemisy commande hier
aprèsmidjsix millef&ldats ou
grenadiers.Il iftfaireAdeujç
Ponts agauche de Thun*4'Euefjue
, entre ceVillage .(!¡-
Etrun qui furent conftruiu
^yec\tant de di-ligene* de
sècret que les Ennemis qui,rien
ctoicnt qu'à une portée de moufquej
fte Xç$Apperçltrept,point.
Les Troupesypdjferept;le plus
grand dêtachememt3 commandé
par Mr de, sÇhzfteaumorand
alla 4u 'çossé' de Hg,.rdair prés
de Bouchain; le fècond, aux
Ôfdres\de Jplr clt Çofefcdre,
Pianhaajwj où Us Ennemis
fdini]^xmBa>tailblonsw;(Q'iftYe.r:'t,r _bi(JD
f*dujoroïftém,>fiw$le
~O'PMWtt~f àe A4r le Chevalierde
4en
-4e l'Efawrtik-#'Hjkidc'it
Pont, Mrde Colandre.attaqua
le posse dlwy pour attirer les
Ennemis de ce cojlé-là.Mrdt
Chafteaumorandattaqua celui
de Hourdin où ily avoitquatre
BataiHons, dontonfit ungrand
carnage ; toutes les Tentes, &
lesMaisons de Hordain où il
y avoit un grand nombre
d'Officiersfurent pilltes
> (nforte
que la plus part des Soldatsyfirentungrosbutin.
On
prit un Maréchal de Camp
qui commandoit à cefxofle, un
Colonelj trois Capitaines> un
Enjeigney deux Ingénieurs ,
soixante Soldats, le rtftcAyant
esiétué,ou ayantpris la fuite9 é cent Chevaux. Dans le
temps que Mr de Cbafteaumorand
attaquoit Hourdin
Mr iAubigny3prenoitlepofie,
d'Etrun à revers 3
où il fit
soixantehommesprisonniers
le , resse létantsàulsé à la fa*
leur de la nuit: Air J'AIIbigny
fit ensuite travailler a
achever le Pont avec Mr le
Chevalier de LivryJ qui étoit
tefiéde l'autrecoté, Cmonysit
pafferles Troupes qui nefurent
point poursuivies par les Ennemis
,
dont toute l'Armée refia
çn Bataille jusques à deux
heures du matin ; Air de Frne/
on
,
Colonel de Bigorre, (7
le Lieutenant Colonel de Picardie,
ont eee*blessez
Nousaprenons en ce mo~
ment,que Mr de Coignies, 4
dtffait prés du Quesnoy
„
ftpt
Escadrons de Cavalerie&de
Dragons , qui jervoient d'efl
corte aux Fourageurs ; quil 4
pris un grand nombre de Chevaux
, de Soldats
a
&d'Of.
ficiers; & entrautres le Lieu.
tenant General & le Major
Generalqui commandoitntl'ep
corte; mais que MrdeBroïld
y a ejlè tué.
cour,.;du i'.,Sept,em{bres .: :'1
Mr le Maréchal de VIIi.-
lars
, ayant réjolu
,
çtinquiéter
les Ennemisy commande hier
aprèsmidjsix millef&ldats ou
grenadiers.Il iftfaireAdeujç
Ponts agauche de Thun*4'Euefjue
, entre ceVillage .(!¡-
Etrun qui furent conftruiu
^yec\tant de di-ligene* de
sècret que les Ennemis qui,rien
ctoicnt qu'à une portée de moufquej
fte Xç$Apperçltrept,point.
Les Troupesypdjferept;le plus
grand dêtachememt3 commandé
par Mr de, sÇhzfteaumorand
alla 4u 'çossé' de Hg,.rdair prés
de Bouchain; le fècond, aux
Ôfdres\de Jplr clt Çofefcdre,
Pianhaajwj où Us Ennemis
fdini]^xmBa>tailblonsw;(Q'iftYe.r:'t,r _bi(JD
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4en
-4e l'Efawrtik-#'Hjkidc'it
Pont, Mrde Colandre.attaqua
le posse dlwy pour attirer les
Ennemis de ce cojlé-là.Mrdt
Chafteaumorandattaqua celui
de Hourdin où ily avoitquatre
BataiHons, dontonfit ungrand
carnage ; toutes les Tentes, &
lesMaisons de Hordain où il
y avoit un grand nombre
d'Officiersfurent pilltes
> (nforte
que la plus part des Soldatsyfirentungrosbutin.
On
prit un Maréchal de Camp
qui commandoit à cefxofle, un
Colonelj trois Capitaines> un
Enjeigney deux Ingénieurs ,
soixante Soldats, le rtftcAyant
esiétué,ou ayantpris la fuite9 é cent Chevaux. Dans le
temps que Mr de Cbafteaumorand
attaquoit Hourdin
Mr iAubigny3prenoitlepofie,
d'Etrun à revers 3
où il fit
soixantehommesprisonniers
le , resse létantsàulsé à la fa*
leur de la nuit: Air J'AIIbigny
fit ensuite travailler a
achever le Pont avec Mr le
Chevalier de LivryJ qui étoit
tefiéde l'autrecoté, Cmonysit
pafferles Troupes qui nefurent
point poursuivies par les Ennemis
,
dont toute l'Armée refia
çn Bataille jusques à deux
heures du matin ; Air de Frne/
on
,
Colonel de Bigorre, (7
le Lieutenant Colonel de Picardie,
ont eee*blessez
Nousaprenons en ce mo~
ment,que Mr de Coignies, 4
dtffait prés du Quesnoy
„
ftpt
Escadrons de Cavalerie&de
Dragons , qui jervoient d'efl
corte aux Fourageurs ; quil 4
pris un grand nombre de Chevaux
, de Soldats
a
&d'Of.
ficiers; & entrautres le Lieu.
tenant General & le Major
Generalqui commandoitntl'ep
corte; mais que MrdeBroïld
y a ejlè tué.
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Résumé : Lettre du Camp de Paillancour, du 1. Septembre.
Le 1er septembre, des attaques ont été menées contre les ennemis. La veille, six mille fantassins et grenadiers ont construit des ponts près de Thun-l'Évêque sans être repérés. Les troupes se sont ensuite divisées : une partie, dirigée par Monsieur de Chafteaumorand, a attaqué Hourdin, vainquant quatre bataillons ennemis et capturant plusieurs officiers et soldats. Une autre partie, sous les ordres du Prince de Condé, a affronté les ennemis à Planche-à-Baron. Monsieur de Colandre a attaqué Estrun pour attirer les ennemis, tandis que Monsieur de Laubigny a pris Estrun à revers, faisant soixante prisonniers. Les troupes ont achevé la construction du pont sous la direction de Monsieur le Chevalier de Livry. L'armée ennemie a battu en retraite sans poursuivre. Parmi les blessés figurent le Colonel de Bigorre et le Lieutenant Colonel de Picardie. Monsieur de Coignies a capturé des escadrons de cavalerie et de dragons près du Quesnoy, faisant de nombreux prisonniers, mais Monsieur de Broglie a été tué.
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2265
p. 78-79
« Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...] »
Début :
Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...]
Mots clefs :
Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...] »
Les Ennemis ont inverti
Bouchain le I o. Aoust. Depuisce
jour-là jusqu'au23.
ils ont travaillé à faire des
passages dans le Marais
à force de fascines,& à
faire des retranchements
pour couvrir la Cavalerie
qui devoir soutenir les
Travailleurs.
Lanuit du23. au 24. ils
ouvrirent la tranchée à trois
attaques. La Garnison est
sortie de la Placele 14 Septembre,
fouslineCapitulation
honorable; mais qui
n'a pas esté executée par la
mauvaisesoy des Ennemis.
Ondfrrtrieralemdïs prochainundétail:
drconstancié
dece siege.
Bouchain le I o. Aoust. Depuisce
jour-là jusqu'au23.
ils ont travaillé à faire des
passages dans le Marais
à force de fascines,& à
faire des retranchements
pour couvrir la Cavalerie
qui devoir soutenir les
Travailleurs.
Lanuit du23. au 24. ils
ouvrirent la tranchée à trois
attaques. La Garnison est
sortie de la Placele 14 Septembre,
fouslineCapitulation
honorable; mais qui
n'a pas esté executée par la
mauvaisesoy des Ennemis.
Ondfrrtrieralemdïs prochainundétail:
drconstancié
dece siege.
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Résumé : « Les Ennemis ont investi Bouchain le 10. Aoust. Depuis ce [...] »
Du 1er au 23 août, les ennemis ont pris Bouchain et préparé des passages dans le marais. La nuit du 23 au 24 août, ils ont ouvert des tranchées. La garnison a capitulé le 14 septembre, mais les ennemis n'ont pas respecté la capitulation. Un rapport détaillé suivra.
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2266
p. 79-81
NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
Début :
L'Armée de Monsieur le Duc de Savoye se mit [...]
Mots clefs :
Grenoble, Camp
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
NOWELIÉS ddee-DDaauùpphihnien. ê!.
Extraitd'une Lettre de Grenoble
}di4 il.Septembre*
L'Armée de Monncur
le Duc de Savoyc se mit
avant hier en marche pour
repasser en Pïémont. Mrle
Maréchal Berwickdécampaen
même temps pour la
fuivrc. Il a d'abord marche
à faine Jean de Maurienne,
& a ensuite remonté le
Galibier. Mr leComte de
Silly a quitté son camp des
Echelles pour venir occuper
celuy de Barreaux, & en
partant il a congédié toutes
les Milices. Toute sa Cavalerie
a campé aujourd'huy
autour de cette Ville & doit
retournerenSavoye. Tous
les François qui estoient
sortis de Chambery ont eu
ordred'y retourner.Mr le
Maréchal de Berwick a
donné ses ordres pour faire
remonter vers Briançon
t'AnUteric du Camp de
Barreaux, & deux cens paires
de boeufs ont esté estemblées
pour cet effet.
Extraitd'une Lettre de Grenoble
}di4 il.Septembre*
L'Armée de Monncur
le Duc de Savoyc se mit
avant hier en marche pour
repasser en Pïémont. Mrle
Maréchal Berwickdécampaen
même temps pour la
fuivrc. Il a d'abord marche
à faine Jean de Maurienne,
& a ensuite remonté le
Galibier. Mr leComte de
Silly a quitté son camp des
Echelles pour venir occuper
celuy de Barreaux, & en
partant il a congédié toutes
les Milices. Toute sa Cavalerie
a campé aujourd'huy
autour de cette Ville & doit
retournerenSavoye. Tous
les François qui estoient
sortis de Chambery ont eu
ordred'y retourner.Mr le
Maréchal de Berwick a
donné ses ordres pour faire
remonter vers Briançon
t'AnUteric du Camp de
Barreaux, & deux cens paires
de boeufs ont esté estemblées
pour cet effet.
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Résumé : NOUVELLES de Dauphiné. Extrait d'une Lettre de Grenoble, du 11. Septembre
Le 4 septembre, l'armée du duc de Savoie a regagné le Piémont. Le maréchal de Berwick a suivi le duc, traversant la vallée de la Maurienne et le col du Galibier. Le comte de Silly a déplacé ses troupes des Échelles à Barreaux, renvoyant les milices. La cavalerie française doit retourner en Savoie. Berwick a ordonné le transfert des troupes de Barreaux vers Briançon, avec deux cents paires de bœufs.
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2267
p. 81-84
« L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...] »
Début :
L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...]
Mots clefs :
Danois, Roi Auguste
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...] »
enfindéterminé à fc rendre
à Francfort pour assister aux
Conférences qui s'y tiennent
pour regler la Capitulation
perpetuelle que l'on
dpoeirtefuairre. jurer au futur Em- jurer E-m1
Les Ennemis ont fait
renrrer dans leurs Lignes
les Troupes qu'ils avoieont le
long du R hin.
w L'Armée Danoise arriva
le 15.Aoust prés du passage
de Damgarten,& le Roy
de Damnemarck ayant fait
faire les dispositions pour
attaquer le Retranchement
des Suedois, le28 l'Artillerie
commença à tirer, & la
nuit on jetta une grande
quantité de fascines dans le
Marais, ce qui obligea les
Suédois qui a pprehendoient
destre coupez, de seretirer
à Stralzund avec leur Artillerie.
Le 30. les Danois,
après avoir reparé le Pont
que les Suedois avoient
rompu s avancèrent jusqu'à
deux lieuës de Straizund,
où ils s'arresterent en attendant
leurgrosse Artillerie
pour attaquer les Retranchements
qui sont devantlaPlace.
Le Roy Auguste estoit
entré en Pomeranie avec un
Corps deSaxons & de Moscovites,
& marchoit à grandes
journées pour joindre le
Roy de Dannemarck. Il
s'est emparé de Demmin,
d'AnKlam,& deTreplow,
sans aucune resistance considerablede
la part des Suedois
, donc la principale attention
n'est qu'à conferver
Stralzund, Stetin, ôC
Wmar.
à Francfort pour assister aux
Conférences qui s'y tiennent
pour regler la Capitulation
perpetuelle que l'on
dpoeirtefuairre. jurer au futur Em- jurer E-m1
Les Ennemis ont fait
renrrer dans leurs Lignes
les Troupes qu'ils avoieont le
long du R hin.
w L'Armée Danoise arriva
le 15.Aoust prés du passage
de Damgarten,& le Roy
de Damnemarck ayant fait
faire les dispositions pour
attaquer le Retranchement
des Suedois, le28 l'Artillerie
commença à tirer, & la
nuit on jetta une grande
quantité de fascines dans le
Marais, ce qui obligea les
Suédois qui a pprehendoient
destre coupez, de seretirer
à Stralzund avec leur Artillerie.
Le 30. les Danois,
après avoir reparé le Pont
que les Suedois avoient
rompu s avancèrent jusqu'à
deux lieuës de Straizund,
où ils s'arresterent en attendant
leurgrosse Artillerie
pour attaquer les Retranchements
qui sont devantlaPlace.
Le Roy Auguste estoit
entré en Pomeranie avec un
Corps deSaxons & de Moscovites,
& marchoit à grandes
journées pour joindre le
Roy de Dannemarck. Il
s'est emparé de Demmin,
d'AnKlam,& deTreplow,
sans aucune resistance considerablede
la part des Suedois
, donc la principale attention
n'est qu'à conferver
Stralzund, Stetin, ôC
Wmar.
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Résumé : « L'Electeur Palatin s'est enfin déterminé à se rendre [...] »
Le texte relate des événements militaires et diplomatiques en Europe. Un émissaire se rend à Francfort pour des conférences sur une capitulation perpétuelle. Les ennemis retirent leurs troupes du Rhin. Le 15 août, l'armée danoise atteint Damgarten et attaque les retranchements suédois le 28 août. Les Suédois, craignant d'être isolés, se retirent à Stralsund avec leur artillerie. Le 30 août, les Danois avancent près de Stralsund après avoir réparé un pont détruit par les Suédois, attendant leur artillerie pour attaquer. Simultanément, le roi Auguste pénètre en Poméranie avec des troupes saxonnes et moscovites, prenant plusieurs villes comme Demmin, Anklam et Treplow sans résistance. Les Suédois se concentrent sur la défense de Stralsund, Stettin et Wismar.
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2268
p. 84-93
Lettre de Constantinople du 7. Aoust.
Début :
Le 3. de ce mois le Grand Seigneur reçut plusieurs [...]
Mots clefs :
Seigneur, Turcs, Tartares, Constantinople, Moscovites, Tsar
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texteReconnaissance textuelle : Lettre de Constantinople du 7. Aoust.
Lettre de Conflantinople du
7. Aoust.,
Le 3. de ce mois le Grand
Seigneur reçut plusieurs
Courriers du Grand Visir ,
avec la nouvelle que l'Armée
Moscovite forte de
soixantemille hommes
commandée par le Czar en
personne avoit esté presqu'entierement
deffaite Le
combat commença le i%
Juillet aprèsmidy prés de
Falczin surle Prut. Il y cuç
plusde trente mille Mofc<>
vires tuez par les Turcs ôc
par les Tartares
,
fc sans la
nuit qui survint le nombre
auroit esté plus grand. Le
reste de leur Armée n'ayant
pûCc retirer parce que IC$
Turcs & les Tartares l'environnoient
de tous costez
les uns & les autres paflere&t
la nuit tous les Armes. Le
lendemain marin les Moscovites
se rallierent & se
couvrirent avec des chevaux
de frise; mais le grand
Visir sit aussicost tirer le
canon sur ce retranc hement.
Alors le Czar luy
envoyaunOfficier pour luy
proposer une Capitulation
avec le grand Seigneur &
avec le Roy de Suede
,
&
voyant que les Turcs continuoient
leur canonnade,
il envoyaquatre Officiers
pourréterer cette proposition,
& pour prier le grand
Visir de faire cesser le Canon
ce qui luy fut accordé. Mr
Czasirow ViceChancellier,
&le fils du General Szeremetow
furent estvoyez
au grand Visir avec lequel
ils convinrent que la Ville
d'Asaf seroit rendue au
grand Seigneur;qiae: les
Fortesses de Kaminka
,
de
Sagara&de Samara seraient
démolies ; que l'Ukraine
; feroit iTtmifc danssonancienne
liberté;quele Czar
ne semêleroit plus des Affiliés
de Pologne; qu'illivreroit
le Prince Demetrius
Cantemir, & le rebelleKebaliaba
,
& qu'on reme -
troit au grand Seigneur
l'Artillerie & les Munitions
de l'Armée Moscovite. Ces
six Articles préliminaires
dévoient estre suivis d'un
: traité de Paix qui seroit fait
à Bender où Mrs Czasirow,
& Szeremetow
)
[c ren,
- droient en qualité de Plcnipotentiaires
& pour ser-
-vir d'Otages de ce quiavait
-
esté conclu sans que le grand
Visiten eust donné aucun.
Onapermisaurestede l Ar- !
mée Moscovite de se retirer
àKiowie; mais comme les
Soldatsestoient accablez de
fatigue & de faim, même
avant la Bataille, & qu'il
étoient poursuivis par les
Tartates à cause que le Kan
n'avoit point eû de part à
cc'qui avoir esté conclu avec
le Czar, oncroyoit qu'ilen
réchaperoit un fort petit
nombre, cependant le
grand Visir les faisoit accompagner
par dix ou
cloute mille hommes fous
pretexte de leur servir d'escorte
contre les Tartares y
mais en effet pour les faire
marcher à petites journées,
afin d'avoir le temps de recevoir
les ordres du grand
Seigneur. Mr Funck Envoyé
du Roy de Suede presenta
le 4. au Grand Seigneur,
& au Kaimakan, un
Memoire concernant les'
interests du Roy son Maître.
Tous les Visirs, & le
Musti l'assurerent que ce
Prince auroit lieu d'estre
content avant que les Moscovites
sortissent des Etats
du Grand Seigneur, &
que le Kapigilar Kiaïaski
) devoit partir incessament
pour procurer à Sa Majesté
Suedoise toute sorte satisfaction.
Le 5 Mr Funck fut
appellépour aller chez le
Kaimakan où il trouva le
Musti&le Scllâar- Pacha,
gendre du grand Seigneur,
afin deconferer sur son Me.
moire par lequel il demandoit
que le Roy de Suede
fut compris dans le traité
de Bender, & qu'il fust stipulé
qu'il seroit conduit
dans ses Etats avec autant
de troupes qu'il fouhaitcroit.
Osman Pacha Kiaïa ou
Lieutenant du grand Visir
qu'ilavoit envoyé pour
apporter la nouvelle de
cette Victoire, a esté disgracié
au lieu d'estre recompensérce
qui marque que
le Grand Seigneur estmécontent
de la precipitation
avec laquelle le grand Visîr
a conclu la Capitulation
y
pouvant se rendre maistre
du Czar &du reste de fem
Armée;cependant on n'a
pas laissé de faire plusieurs
décharges d'Artillerie aprés
l'arrivée decette nouvelle,&
toute la Ville ena témoigné
une grande joye. On remarque
que la deffaite du Czar
(H: arrivée le même mois
que celle du Roy de Suede
à Pultowa, & que lemême
malheur de ces deux
Princes leurestarrivé pour
s'estreengagé trop avant
sans Magasins,en paysennemi.
7. Aoust.,
Le 3. de ce mois le Grand
Seigneur reçut plusieurs
Courriers du Grand Visir ,
avec la nouvelle que l'Armée
Moscovite forte de
soixantemille hommes
commandée par le Czar en
personne avoit esté presqu'entierement
deffaite Le
combat commença le i%
Juillet aprèsmidy prés de
Falczin surle Prut. Il y cuç
plusde trente mille Mofc<>
vires tuez par les Turcs ôc
par les Tartares
,
fc sans la
nuit qui survint le nombre
auroit esté plus grand. Le
reste de leur Armée n'ayant
pûCc retirer parce que IC$
Turcs & les Tartares l'environnoient
de tous costez
les uns & les autres paflere&t
la nuit tous les Armes. Le
lendemain marin les Moscovites
se rallierent & se
couvrirent avec des chevaux
de frise; mais le grand
Visir sit aussicost tirer le
canon sur ce retranc hement.
Alors le Czar luy
envoyaunOfficier pour luy
proposer une Capitulation
avec le grand Seigneur &
avec le Roy de Suede
,
&
voyant que les Turcs continuoient
leur canonnade,
il envoyaquatre Officiers
pourréterer cette proposition,
& pour prier le grand
Visir de faire cesser le Canon
ce qui luy fut accordé. Mr
Czasirow ViceChancellier,
&le fils du General Szeremetow
furent estvoyez
au grand Visir avec lequel
ils convinrent que la Ville
d'Asaf seroit rendue au
grand Seigneur;qiae: les
Fortesses de Kaminka
,
de
Sagara&de Samara seraient
démolies ; que l'Ukraine
; feroit iTtmifc danssonancienne
liberté;quele Czar
ne semêleroit plus des Affiliés
de Pologne; qu'illivreroit
le Prince Demetrius
Cantemir, & le rebelleKebaliaba
,
& qu'on reme -
troit au grand Seigneur
l'Artillerie & les Munitions
de l'Armée Moscovite. Ces
six Articles préliminaires
dévoient estre suivis d'un
: traité de Paix qui seroit fait
à Bender où Mrs Czasirow,
& Szeremetow
)
[c ren,
- droient en qualité de Plcnipotentiaires
& pour ser-
-vir d'Otages de ce quiavait
-
esté conclu sans que le grand
Visiten eust donné aucun.
Onapermisaurestede l Ar- !
mée Moscovite de se retirer
àKiowie; mais comme les
Soldatsestoient accablez de
fatigue & de faim, même
avant la Bataille, & qu'il
étoient poursuivis par les
Tartates à cause que le Kan
n'avoit point eû de part à
cc'qui avoir esté conclu avec
le Czar, oncroyoit qu'ilen
réchaperoit un fort petit
nombre, cependant le
grand Visir les faisoit accompagner
par dix ou
cloute mille hommes fous
pretexte de leur servir d'escorte
contre les Tartares y
mais en effet pour les faire
marcher à petites journées,
afin d'avoir le temps de recevoir
les ordres du grand
Seigneur. Mr Funck Envoyé
du Roy de Suede presenta
le 4. au Grand Seigneur,
& au Kaimakan, un
Memoire concernant les'
interests du Roy son Maître.
Tous les Visirs, & le
Musti l'assurerent que ce
Prince auroit lieu d'estre
content avant que les Moscovites
sortissent des Etats
du Grand Seigneur, &
que le Kapigilar Kiaïaski
) devoit partir incessament
pour procurer à Sa Majesté
Suedoise toute sorte satisfaction.
Le 5 Mr Funck fut
appellépour aller chez le
Kaimakan où il trouva le
Musti&le Scllâar- Pacha,
gendre du grand Seigneur,
afin deconferer sur son Me.
moire par lequel il demandoit
que le Roy de Suede
fut compris dans le traité
de Bender, & qu'il fust stipulé
qu'il seroit conduit
dans ses Etats avec autant
de troupes qu'il fouhaitcroit.
Osman Pacha Kiaïa ou
Lieutenant du grand Visir
qu'ilavoit envoyé pour
apporter la nouvelle de
cette Victoire, a esté disgracié
au lieu d'estre recompensérce
qui marque que
le Grand Seigneur estmécontent
de la precipitation
avec laquelle le grand Visîr
a conclu la Capitulation
y
pouvant se rendre maistre
du Czar &du reste de fem
Armée;cependant on n'a
pas laissé de faire plusieurs
décharges d'Artillerie aprés
l'arrivée decette nouvelle,&
toute la Ville ena témoigné
une grande joye. On remarque
que la deffaite du Czar
(H: arrivée le même mois
que celle du Roy de Suede
à Pultowa, & que lemême
malheur de ces deux
Princes leurestarrivé pour
s'estreengagé trop avant
sans Magasins,en paysennemi.
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Résumé : Lettre de Constantinople du 7. Aoust.
Le 3 août, le Grand Seigneur reçut des nouvelles du Grand Visir annonçant une victoire turque contre l'armée moscovite, forte de soixante mille hommes et dirigée par le Czar en personne, près de Falczin sur le Prut. Le combat, débuté le 1er juillet, avait causé la mort de plus de trente mille Moscovites. La nuit suivante avait empêché un bilan plus lourd. Les survivants, encerclés par les Turcs et les Tartares, tentèrent de se rallier mais furent repoussés par la canonnade turque. Le Czar proposa alors une capitulation, acceptée après négociations. Les termes préliminaires incluaient la reddition de la ville d'Asaf, la démolition de certaines forteresses, la liberté de l'Ukraine, la libération de prisonniers et la restitution de l'artillerie moscovite. Ces articles devaient être suivis d'un traité de paix à Bender. L'armée moscovite fut autorisée à se retirer à Kiowie, escortée par des troupes turques pour éviter les Tartares. Le 4 août, l'envoyé du Roi de Suède présenta un mémoire concernant les intérêts de son maître, assurant une satisfaction avant le départ des Moscovites. Le 5 août, des conférences eurent lieu pour inclure le Roi de Suède dans le traité de Bender. La défaite du Czar, survenue le même mois que celle du Roi de Suède à Pultowa, fut attribuée à une avancée trop profonde sans approvisionnement adéquat.
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2269
s. p.
TABLE.
Début :
I. PARTIE. Litterature, 3 Traduction d'un Fragment d'Ovide, [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE. r I. PARTI E.
Littérature Trâdutfioj/1d*un 3 Fragment d'ovidë,
2*h
La réputation des Poètes, 24
Suite,de l'Abregé dei'IUiade, 28
Argument du yc Livre, 51 II. PARTIE.
Suite &fin de l'Hijlùire EjJa-,
gnole, 1
Article Burlesque,fuite du Paralelled'Homère
& de RabIais,
y3
La vrayeEloquence 80
Tempefie de Rablais, 94
Enigme, 107
- III. PARTIE.
Piecesfugitives, Epigramme, 1
,
pigr.amme, i
Plaintesy 3
Epigramme? 22,
table. <
AMesdamesde P. iJ
Réponfea une Lettrer 16
Epigramme, 7,7
Autre, 29
eouluetnouveatl 31' IV. PARTIE.
Nouvelles, Lettre de Bajlc, l'
JAFefice daondnéee amBeirleins, ,1710
Festedonnéeàjoigny
?
19
Morts, 23
Mariages, 48
Bénéfices, 49 Nominations
>
ec. 6 à
Nouvellesd"Ejpagne, 6G:
Nouvelles de Flandre, 7$
Nouvelles de Dauphinéy79
Nouvelles d^Alkmagne& dt+
Nord3 i Si
Littérature Trâdutfioj/1d*un 3 Fragment d'ovidë,
2*h
La réputation des Poètes, 24
Suite,de l'Abregé dei'IUiade, 28
Argument du yc Livre, 51 II. PARTIE.
Suite &fin de l'Hijlùire EjJa-,
gnole, 1
Article Burlesque,fuite du Paralelled'Homère
& de RabIais,
y3
La vrayeEloquence 80
Tempefie de Rablais, 94
Enigme, 107
- III. PARTIE.
Piecesfugitives, Epigramme, 1
,
pigr.amme, i
Plaintesy 3
Epigramme? 22,
table. <
AMesdamesde P. iJ
Réponfea une Lettrer 16
Epigramme, 7,7
Autre, 29
eouluetnouveatl 31' IV. PARTIE.
Nouvelles, Lettre de Bajlc, l'
JAFefice daondnéee amBeirleins, ,1710
Festedonnéeàjoigny
?
19
Morts, 23
Mariages, 48
Bénéfices, 49 Nominations
>
ec. 6 à
Nouvellesd"Ejpagne, 6G:
Nouvelles de Flandre, 7$
Nouvelles de Dauphinéy79
Nouvelles d^Alkmagne& dt+
Nord3 i Si
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Résumé : TABLE.
Le document comprend quatre parties. La première contient des fragments littéraires, dont un extrait d'Ovide et une suite de l'abrégé de l'Iliade. La deuxième partie explore des sujets littéraires, incluant une comparaison entre Homère et Rabelais. La troisième regroupe des pièces fugitives comme des épigrammes. La quatrième présente des nouvelles diverses, incluant des événements sociaux et des informations de régions comme l'Espagne et la Flandre.
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2270
p. 13-29
EXTRAIT d'un manuscrit par quelques François, dont on n'avoit encore eu aucunes nouvelles, parce qu'il s'en sauva que deux, qui ne sont arrivez à Brest que depuis quelques mois.
Début :
Il y a quelques années que dix François escortez de [...]
Mots clefs :
Brest, Roi, Hommes, Nation, Français, Peuple, Rivière, Pays, Découverte, Mississippi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'un manuscrit par quelques François, dont on n'avoit encore eu aucunes nouvelles, parce qu'il s'en sauva que deux, qui ne sont arrivez à Brest que depuis quelques mois.
.Ex-'TRAIT
d'un manuscrit de rua.
yageentrepris parquelques
François, donton
n'avait encore eu aucunes
nouvelles,parce
qud'eilunxe,qsu'einnessaounvtaarqruievez,
a Brestque depuis
quelques mots* I L y a quelques années
que dix François escortez
de deuxSauvages,estant
partisde Montreal,&s'estant
arrestez dans le pays
des Illinois, & sur le bord
de la riviere de Mififtapy,
ils eurent envied'aller à la
découverte. Ils prirent
trois Canotsd'écorce pour
remonter Misissipy
,
sur
lesquels ayant fait cent
cinquante lieuës,ils trouverent
un sault qui les obligea
à faire pendant six
lieuës un portage ,
aprés
lequel ils se rembarquerent
sur le mesmefleuve,
& remonterent encore
quarante lieues sans trouvsr
aucune Nation. Ils
chafiercnr pendant un
mois & demy
,
& tenterent
quelque nouvelle découverte
;enfin ils trouverent
une riviere à quatorze
lieuës de là qui couroit au
Sud Sud-Ouest ce qui
leur fie croire qu'elle alloit
se rendre dans la mer du
Sud, ayant son cours opposé
à celles qui vont se
rendre dans la mer du
Nord. ils resolurent de
porter leurs Canots, pour
y naviger. Dans ce trajet
ils trouverent des lions,
des leopards
,
des tigres,
qui ne leur firent aucun
mal. Estant entrez dans
cette riviere, &: estant descendus
environ centcinquante
lieuës,ilstrouverent
une grande Nation,
qu'on appelle Escaniba,
qui occupe pour le moins
deux cens lieuësde pays,
dans lequelils trouverent
plu sieurs villes,villages
forts, dont les maisons sont
basties de bois & d'écorces.
Ilsont un Roy qui
se dit Descendant de Montcztmu,
& quiestordinairement
habillé de peaux
d'hommes, qui fontcommunes
en ces pays-là,les
peu ples mesme s'en habillent
aum.
Ils font policés en leurs
manieres, Idolatres,leurs
Idoles font affreuses & d'une
grandeur énorme
,
lesquelles
sont dans le Palais
du Roy. Il y en a deux entre
autres, dont l'une est de
figure humaine, armée de
lances & de traits, tenant
un pied enterre,& l'autre
en l'air
* avec la main sur
une figure decheval, comme
s'il vouloit le monter.
Ils disent quec'estla ftai
tuë d'un de leurs Roys qui
qui a filé grand conqueranr.
Cette statuë a dans
la bouche une escarboucle
de formequarrée,&grosse
comme un oeuf d'houtarde
,
qui brille & éc laire
pendant la nuit comme
un feu. L'autre de ces Idoles
estune femme, qui eH:
une Reine montéeen selle
sur une figure de Licorne
à costé de quatre grands
chiens. Ces figures sont
d'or fin nlafIif, & très- malfaites.
Elles sont placées
sur une estradequiest aussi
d'or,& de trente piedsen
quarré. Entre les deux fta*
tuës on entre dans l'appartement
duRoypar unvestibule
magnifique, c'est
là où se tient la garde du
Roy composée de deux
cens hommes.
-.. Le Palais du Roy est
tres grand, & a trois étages
,
les murailles de
huit pieds, font d'or massifen
carreaux rangez l'un
sur l'autre comme des briques
, avec des cram pons
& des barres de mesme
métal,le resteest decharpente
couverte de bois
JeRoy :t y demeure seul avec
ses femmes.À --vj.
'h'
Ces peuples font un.
grand commerce d'or; on
n'a pu deviner avec quel..
le Nation, si ce n'est,laJaponnoise
; car ils le tran sportent
fort loinparcaravannes,
& ils direntà nos
François, qu'ily avoit six
Lunes de chemin jusqu'à
cette Nation. Nos avanturiers
virent partir une
de ces caravannes dans le
tempsde leur sejour, COIHT.-
posée de plus de trois cens
boeufs tous chargez d'or
cscortez d'un pareil nombre
de cavaliers armez dis
lances & de flèches , avec
une espece de poignard;
la Nation leur donne en
- troc du fer, de l'acier, Irlz
des armes blanches. Ils
n'ont point l'usage de l'escriture,
ilsontuneespece
d'écorce apprestée comme
du papier
,
sur laquelle ils
marquent la quantité d'os
dont le conducteur est
chargé
).
& dont il doit
compter a sonretour.
,.
Le Roy s'a ppelle Agauzan,
qui veut dire en leur
langage,le Grand Roy;
il n'a aucune guerre , &
cependant il a tousjours
cent mille hommes tant
Cavalerie qu'Infanterie»
Leurs trompettes font
droites & d'or, dont ils sonnent
fort mal, & des especes
de tambours portez
par des boeufs, faits comme
des chaudrons d'or ,
couverts de peaux de cerfs;
les troupes s'exercent une
fois la semaine en presence
du Roy.
Ces peuples font basanez
, hideux, la teste Ion:"
gue & estroite, parce qu'on
leur ferre la teste estant
jeunes avec du bois ; les
femmes y sont belles &
blanches comme en Europe
; elles ont aussibien
que les hommes de grandes
oreilles qu'ils estiment
une beauté,&qu'ils chargent
danneaux dor ; ife
ont aussi les ongles fort
grands, & cela est une distinéction
,
les hommes les
plus velus y sont les plus
-beàux.,
La poligamie y cffc en
usage, & ils le mettent peu
en peine de la conduite
desfilles, pourveu qu'elles
ne soient point engagées.
Ils aiment la joye & la
danse,mangent beaucoup,
font du vin de palme
,
ôc
ont d'autres boissons3
grands fumeurs, le tabac
y est bon, ôc vient sans
cftre cultivé;ils receurent
parfaitement bien lesFrançois
qui estoient les prcmiers
Européensqu'ils eussent
veus.
Le Roy voulutles retenir
,
& les marier, & il
leur fit promettre de revenir.
Ils estoient surpris de
l'effet des fusils
, • & les
craignoientsifort qu'ils
D'oÍtrCnr enapprocher.
Lepaysest fort tempere,
on y vit jusqu'à une extrêmevieillesse
,&les peuples
ne sontsujets à aucune
maladie.
On y trouve toutes fortes
de fruitstant d'Europe
que des Indes. Ily a du
bled (1'Inde) & dela folle
avoine aussi bonne & au-ni
blancheque le ris; ils font
du pain de l'un & de l'autre,
on n'y cultive que le
bled d'Inde, les plaines y
sont belles, les paturages
excellents, & remplis de
toutes fortes d'animaux,
les rivieres poissonneuses,
& les terres & les bois remplis
d'oiseaux
,
de perroquets
,de singes,& d'animaux
singuliers. La ville
capitale est esloignéed'environ
six lieuës de la riviere
de Missi
, qui veut dire
Riviere d'or ony l.
Nos François,après avoir
pris congé du Roy , promirent
de revenir dans
trente six Lunes, & d'apporter
du corail, des nasfades
& d'autres marchandises
du Canada, pour troquer
contre de l'or. Ils en
fonc si peu de cas que le
Roy leur dit d'en prendre
à leur discretion
,
de maniere
qu'ils s'en chargerent
,
& prirent chacun
soixante barres d'environ
une palme de long, & du
poids r de quatre livres.
Deux de nos avanturiers
eurent la curiosité d'aller
voir l'endroit d'où l'on tire
cet or,ils rapporterentque
les mines estoient dans le
creux des montagnes, ôc
quedans lesdebordemens
les eaux les entraisnoient,
& que la seicheresse estant
venuë on en trouvoit de
gros monceaux sur le lit
des terres qui demeurent
àsec quatremois de l'année.
Lapluspart denosFrançois
furent maffectez dans
leur retour auxembouchures
du fleuve saint Laurent
, par un forban Anglois;
il n'yen a que deux
qui
quise soient échappez,&
qui après une longue captivité
en différences bayes
aux Indes orientales
, occidentales
,& à laChine,
sesonsenfin rendus à Brest,
ils assurent sur leur teste,
que si l'on veut les conduire
à Mi/ifli-py.ilsretrouveront
aisément le chemin
qu'ils ont fait, &c conduit,
rontàce nouveau Perou.
d'un manuscrit de rua.
yageentrepris parquelques
François, donton
n'avait encore eu aucunes
nouvelles,parce
qud'eilunxe,qsu'einnessaounvtaarqruievez,
a Brestque depuis
quelques mots* I L y a quelques années
que dix François escortez
de deuxSauvages,estant
partisde Montreal,&s'estant
arrestez dans le pays
des Illinois, & sur le bord
de la riviere de Mififtapy,
ils eurent envied'aller à la
découverte. Ils prirent
trois Canotsd'écorce pour
remonter Misissipy
,
sur
lesquels ayant fait cent
cinquante lieuës,ils trouverent
un sault qui les obligea
à faire pendant six
lieuës un portage ,
aprés
lequel ils se rembarquerent
sur le mesmefleuve,
& remonterent encore
quarante lieues sans trouvsr
aucune Nation. Ils
chafiercnr pendant un
mois & demy
,
& tenterent
quelque nouvelle découverte
;enfin ils trouverent
une riviere à quatorze
lieuës de là qui couroit au
Sud Sud-Ouest ce qui
leur fie croire qu'elle alloit
se rendre dans la mer du
Sud, ayant son cours opposé
à celles qui vont se
rendre dans la mer du
Nord. ils resolurent de
porter leurs Canots, pour
y naviger. Dans ce trajet
ils trouverent des lions,
des leopards
,
des tigres,
qui ne leur firent aucun
mal. Estant entrez dans
cette riviere, &: estant descendus
environ centcinquante
lieuës,ilstrouverent
une grande Nation,
qu'on appelle Escaniba,
qui occupe pour le moins
deux cens lieuësde pays,
dans lequelils trouverent
plu sieurs villes,villages
forts, dont les maisons sont
basties de bois & d'écorces.
Ilsont un Roy qui
se dit Descendant de Montcztmu,
& quiestordinairement
habillé de peaux
d'hommes, qui fontcommunes
en ces pays-là,les
peu ples mesme s'en habillent
aum.
Ils font policés en leurs
manieres, Idolatres,leurs
Idoles font affreuses & d'une
grandeur énorme
,
lesquelles
sont dans le Palais
du Roy. Il y en a deux entre
autres, dont l'une est de
figure humaine, armée de
lances & de traits, tenant
un pied enterre,& l'autre
en l'air
* avec la main sur
une figure decheval, comme
s'il vouloit le monter.
Ils disent quec'estla ftai
tuë d'un de leurs Roys qui
qui a filé grand conqueranr.
Cette statuë a dans
la bouche une escarboucle
de formequarrée,&grosse
comme un oeuf d'houtarde
,
qui brille & éc laire
pendant la nuit comme
un feu. L'autre de ces Idoles
estune femme, qui eH:
une Reine montéeen selle
sur une figure de Licorne
à costé de quatre grands
chiens. Ces figures sont
d'or fin nlafIif, & très- malfaites.
Elles sont placées
sur une estradequiest aussi
d'or,& de trente piedsen
quarré. Entre les deux fta*
tuës on entre dans l'appartement
duRoypar unvestibule
magnifique, c'est
là où se tient la garde du
Roy composée de deux
cens hommes.
-.. Le Palais du Roy est
tres grand, & a trois étages
,
les murailles de
huit pieds, font d'or massifen
carreaux rangez l'un
sur l'autre comme des briques
, avec des cram pons
& des barres de mesme
métal,le resteest decharpente
couverte de bois
JeRoy :t y demeure seul avec
ses femmes.À --vj.
'h'
Ces peuples font un.
grand commerce d'or; on
n'a pu deviner avec quel..
le Nation, si ce n'est,laJaponnoise
; car ils le tran sportent
fort loinparcaravannes,
& ils direntà nos
François, qu'ily avoit six
Lunes de chemin jusqu'à
cette Nation. Nos avanturiers
virent partir une
de ces caravannes dans le
tempsde leur sejour, COIHT.-
posée de plus de trois cens
boeufs tous chargez d'or
cscortez d'un pareil nombre
de cavaliers armez dis
lances & de flèches , avec
une espece de poignard;
la Nation leur donne en
- troc du fer, de l'acier, Irlz
des armes blanches. Ils
n'ont point l'usage de l'escriture,
ilsontuneespece
d'écorce apprestée comme
du papier
,
sur laquelle ils
marquent la quantité d'os
dont le conducteur est
chargé
).
& dont il doit
compter a sonretour.
,.
Le Roy s'a ppelle Agauzan,
qui veut dire en leur
langage,le Grand Roy;
il n'a aucune guerre , &
cependant il a tousjours
cent mille hommes tant
Cavalerie qu'Infanterie»
Leurs trompettes font
droites & d'or, dont ils sonnent
fort mal, & des especes
de tambours portez
par des boeufs, faits comme
des chaudrons d'or ,
couverts de peaux de cerfs;
les troupes s'exercent une
fois la semaine en presence
du Roy.
Ces peuples font basanez
, hideux, la teste Ion:"
gue & estroite, parce qu'on
leur ferre la teste estant
jeunes avec du bois ; les
femmes y sont belles &
blanches comme en Europe
; elles ont aussibien
que les hommes de grandes
oreilles qu'ils estiment
une beauté,&qu'ils chargent
danneaux dor ; ife
ont aussi les ongles fort
grands, & cela est une distinéction
,
les hommes les
plus velus y sont les plus
-beàux.,
La poligamie y cffc en
usage, & ils le mettent peu
en peine de la conduite
desfilles, pourveu qu'elles
ne soient point engagées.
Ils aiment la joye & la
danse,mangent beaucoup,
font du vin de palme
,
ôc
ont d'autres boissons3
grands fumeurs, le tabac
y est bon, ôc vient sans
cftre cultivé;ils receurent
parfaitement bien lesFrançois
qui estoient les prcmiers
Européensqu'ils eussent
veus.
Le Roy voulutles retenir
,
& les marier, & il
leur fit promettre de revenir.
Ils estoient surpris de
l'effet des fusils
, • & les
craignoientsifort qu'ils
D'oÍtrCnr enapprocher.
Lepaysest fort tempere,
on y vit jusqu'à une extrêmevieillesse
,&les peuples
ne sontsujets à aucune
maladie.
On y trouve toutes fortes
de fruitstant d'Europe
que des Indes. Ily a du
bled (1'Inde) & dela folle
avoine aussi bonne & au-ni
blancheque le ris; ils font
du pain de l'un & de l'autre,
on n'y cultive que le
bled d'Inde, les plaines y
sont belles, les paturages
excellents, & remplis de
toutes fortes d'animaux,
les rivieres poissonneuses,
& les terres & les bois remplis
d'oiseaux
,
de perroquets
,de singes,& d'animaux
singuliers. La ville
capitale est esloignéed'environ
six lieuës de la riviere
de Missi
, qui veut dire
Riviere d'or ony l.
Nos François,après avoir
pris congé du Roy , promirent
de revenir dans
trente six Lunes, & d'apporter
du corail, des nasfades
& d'autres marchandises
du Canada, pour troquer
contre de l'or. Ils en
fonc si peu de cas que le
Roy leur dit d'en prendre
à leur discretion
,
de maniere
qu'ils s'en chargerent
,
& prirent chacun
soixante barres d'environ
une palme de long, & du
poids r de quatre livres.
Deux de nos avanturiers
eurent la curiosité d'aller
voir l'endroit d'où l'on tire
cet or,ils rapporterentque
les mines estoient dans le
creux des montagnes, ôc
quedans lesdebordemens
les eaux les entraisnoient,
& que la seicheresse estant
venuë on en trouvoit de
gros monceaux sur le lit
des terres qui demeurent
àsec quatremois de l'année.
Lapluspart denosFrançois
furent maffectez dans
leur retour auxembouchures
du fleuve saint Laurent
, par un forban Anglois;
il n'yen a que deux
qui
quise soient échappez,&
qui après une longue captivité
en différences bayes
aux Indes orientales
, occidentales
,& à laChine,
sesonsenfin rendus à Brest,
ils assurent sur leur teste,
que si l'on veut les conduire
à Mi/ifli-py.ilsretrouveront
aisément le chemin
qu'ils ont fait, &c conduit,
rontàce nouveau Perou.
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Résumé : EXTRAIT d'un manuscrit par quelques François, dont on n'avoit encore eu aucunes nouvelles, parce qu'il s'en sauva que deux, qui ne sont arrivez à Brest que depuis quelques mois.
Un groupe de dix Français, accompagné de deux autochtones, quitta Montréal pour explorer le pays des Illinois, près de la rivière Mississippi. Ils entreprirent une expédition en remontant le Mississippi sur trois canots d'écorce, parcourant environ 150 lieues avant de rencontrer un obstacle les forçant à faire un portage de six lieues. Après avoir remonté encore 40 lieues sans rencontrer de nation, ils découvrirent une rivière coulant vers le sud-sud-ouest, qu'ils pensèrent mener à la mer du Sud. En naviguant sur cette rivière, ils parcoururent environ 150 lieues et trouvèrent une grande nation appelée Escaniba, occupant au moins 200 lieues de territoire. Cette nation possédait plusieurs villes fortifiées avec des maisons en bois et en écorce. Leur roi, se prétendant descendant de Montezuma, était souvent vêtu de peaux humaines. Les habitants étaient idolâtres, avec des idoles énormes et affreuses dans le palais royal. Ils pratiquaient un grand commerce d'or, transporté par caravanes de bœufs, et échangeaient l'or contre du fer et des armes blanches. Le roi, nommé Agauzan, disposait d'une armée de 100 000 hommes et vivait dans un palais en or massif. Les Français furent bien accueillis et promirent de revenir avec des marchandises pour échanger contre de l'or. Cependant, lors de leur retour, la plupart furent capturés par un forban anglais, et seuls deux survivants parvinrent à Brest après une longue captivité. Ils affirmèrent pouvoir retrouver le chemin du 'nouveau Pérou' s'ils étaient conduits au Mississippi.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2271
p. 30-54
Livre nouveau.
Début :
On vient de me mettre entre les mains un Manuscrit [...]
Mots clefs :
Cercle, Soleil, Monde, Milieu, Terre, Copernic, Zodiaque, Méridien, Longitude, Mer, Règles, Degré
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texteReconnaissance textuelle : Livre nouveau.
oNvient de me mettre
entre les mains un Manuscrit
tout neuf, dont j'espere
vous donner un Extrait
quand je l'auray parcouru
à loisir. Comme
il y a dans ce Livre quelque
chose de très interessant
pour la navigation,
j'ay eu impatience de
l'annoncer. Quoyque ce qt-le.ce soit unfujçtfèi-ieux Ôc
Important, on n'a pas
laissé d'y meller du badi-
;
nage pour le rendre plus
à la portéede tour le monde.
Voicy par exemple le
titre:
- Le Chemin des gens d'esprit,
Dialogueenjoué & sèrieux
entre Mr Du petit C- Mr
Augrand J'Vol. in li.
Contenant plusieurs Historiettes
,
& autres petites
pieces curieuses ; une Reformation
des Systesmes
du Monde des Anciens &
des Modernes; & un
Moyen pour trouver les
Longirndes
, avec autant
de preçision qu'ontrouve
lesLatitudes.
ParR. MAUNY.
En attendant (monvous
en donne un ample Ex*,
traie, en voicy uneidée
qui m'aestecommuniquée
par un des amis de l'Aurteur
: car il est juste de
vous donner, autant qu'-
on pourra, des nouveautez
avantmesme qu'elles
paroissent, pour vous dédommager
de l'ancienneté
de quelques morceaux
qu'on donnefinr.
plement, parce qu'ils font
bons., ou parce que n'eflant
pas imprimez, ils
- peuvent estre nouveaux,
pour beaucoup de persons.
nes.. 1,
Letitre deceLivreconvient
à la maniere dont les
sujets y sont traitez: on y
commence d'abord par les
fujcrs. les plus petits, qui
conduisent insensiblement
aux plus grands,&c c'est la
route que suivent ordinairement
les gensd'esprit.
Le commencement est
un badinage qui conduit
insensiblement, par le recit
de plusieurs historiettes,.
à la morale la plus serieuse.
Il donne ensuite un petit
Systeme du Monde, figuré,
qui donne occasîon
de détruire les opinions de
Pcolemée
,
de Copernic,
de Tichobrahé & de Def.
carres, sur la sicuarion &
sur les mouvements du Soleil
& de la Terre, & particulièrement
celle de Copernic
qu'il combaten dif-
Ferens endroits par des raisons
tres fimples & tres na. turelles.Voicyl'opinion
du nouvel. Auteur, & dans
ses propres termes.
;
Je suppose quelaTerre
est directement dans le
ce milieu du Monde,com- *
me l'ont suppose Prole-
,
mée&Tichobrahémais
qu'au lieu d'y être immo-$c
bile, elle s'y meut sur son
Axe; que cet Axe ou plu- «
stoit la Ligne que l'on a*
imaginée palier d'u npolecc.
à l'autre )efl: inclinée vers
le Septentrion, ainsi que«
le marquent les Globes
cc ordinaires;que la Terre«
tourne dessus du mefLnecc
costéque tourne le Soleil«
dans sonCiel,qu'elle ne»
fait son tour qu'en un an,
»& quele Soleil n'a qu'un
»mouvement qu'ilfait aur
»,rour,de „ son Ciel en k? heuresou un jour nacu-
'Ife!.,
Voicyce qu'il dit enfuile
pour faire connoistre
quecesmouvementsde la
Terre & du Soleil peuvent
assez bien se rapporter
pour operer l'accroisseiiient&
la diminution des
jours& des nuits avec le
changement desSaisons,
Pour le bien comprendreimaginez-
vous que
nous
nous fommesaun.Juin"
qui est Je pluslong Jourcc
de l'année: que ce jourlà
la partie de la surface
de la Terre que nous ha- cc
bitons, est leplus prés
du Cercle ou tourne le-e"
Soleilqu'elle puisse en Cf
approcher; quele Cer- Ce
cle où tourne Je Soleil
Cafixe)& noncetAstre;
que la partie de lafurface
de la Terre -que nous"
habitons, s'esloigne ducc
Cercle où tourne le So-f* leiljusqu'au22.Decem cc'
brequi est leplus court
,, jour de Iannee, & que
,, depuis le 22. Décembre
jusqu'au 11. Juin de 1an-
„ née suivante,cette mes-
„ me partie de la surface
/, de la Terre, s'approche
,, du Cercle ou tourne le Soleil. Il me semble que
;y
cela est aisé à concevoir,
5) en supposant que la Ter-
,, re fait son tour en un an
,,,de la manière que je vous l'ayexpliqué,& que c'est ce mouvement de laTer-
,, re qui fait les Equinoxes
) & les Solstices
,
& non
,),
le Soleil, qui ne n-ionte,
'& ne baisse pas plus dans (jC
un tempsque dansun au- €c
cre~&: qui ne tourne point
en biaifanc comme une"
éTcharpee,rmraies bi,en«la" Monopinion à cet égard
est fondée sur une"
experienceque vous pouyez
faire facilement. Pre-,,,r
nez un cercle de dernli-ce
muid, divisez-"
tre parties égales avec"
un compas ; marquez yee
Içs points de .diviGon'c
dans le milieudela lar- cc
geur en dedans;atta-f<
»
chez-le sur une tabie ou
,, sur une planche avec une
5> pointe que vous ferez ,,,,passer dans un de ces pints de division
, ,, en observantquececercle
„n'incline d'aucun costé;
c'està-dire
,
qui1 soit fr
droit, que le point d'en-
;) haut soit à plomb sur ce-
J" luy d'enbas; faites deux
,, petites mortoises surla
table ou la planche dont
,, le milieu foit vis-à-vis la
testede sa pointe, & qui
33
soientesloignees decette
JJ pointe chacune de trois
poucesafin qu'il yaitun'"
espace de six bons pou-,,'"
ces entre ces deux mor
toises
,
dans lesquelles
vous serezentrer un peu
à force deux petites re- cc,
gles assez hautes pour(C
deborder d'un pouce au'*
dessusdu cercle; cela
vous donnera.lafacilitétÇ
de les cloüer aux bouts
d'une petite barre -quite
aura aussi six bons pouces
de longueur
, que
vousattacherezen cra.cc
vers sur lehaut duCer-"
clevis-à-vis du point
"que vous y aurez mar-
,>
qué.Lorsqueces regles,
aurontesté affermies de
"cette maniere,vous marquerez
dans le milieu de
"leur hauteur:"& de leur
,)
largeur, le point central
>}
du Cercle:ce pointcentral.
ellant marque, vous
"prendrez avec un com-
"pas environ la troisiéme
partie du demi diametre
iyde ce Cercle que vous
"marquerez sur l'une dei,
Regles au dessus du point
central, & sur l'autre au
"deiT?us de ce mesme
point central;aprés quoy
vous percerez les deux CCt
Regles avec une fort petite
vrille, à l'endroit où
vous aurez faitces deux"
marques,afin qu'en par.
fant dans les deux trollS,cc
un morceau de fil dtar.(C
chal bien droit, il se trou-"
ve en ligne diagonale.
Prenez ensuiteune boule
dont le diamerren'exce- <c
de pas l'espace qu'il y aura
entre les deux Regles;
percez la de part en part,
ensorte que l'épaisseur se cl
trouveégale tour à l'en- el
"tour du trou; placez î&
"entrevos deux Regles otb
vous la ferez tenir par lé
3> moy en de vostre broche
de fil d'arc hal
,
de laquelyy
le vous courberez un peei
9)
le bout qui fera en haut,
yyâSn de l'empescher de
"glisseren bas. Cette boule
estant ainsi place'e;»
„ vous marquerez quatre
points dessus
,
dire6leiment
vis-à-vis des quatre
"que vous aurezmarquez
3y(ur leCercle. Vous su p*. "parerez que ce Cercle
JJ
sera celuy où tournera le
Soleil, & que cette bou- 1r- leseralaTerre; que le'&.
point d'enhaut &, celuy <f
,. d'en bas,marquez sur la
boule, seront les points Ct:
des deux Solstices, & quec<
ceux des deux costez fe-((
ront les deux pointsdes"
Equinoxesvous suppo- c.,
ferez aussi que le Soleil<c
fait letour de sonCercle
en 24.heures, ou un jour"
naturel, & que laTerre"
ne fait le sien qu'en une cc
année.Celasuppose,vous"
verrez qu'en faisanttour-c,"
ner la boulctot,,sioursdu,",e
mesme costé, les points
desSolstices s'éloigne-
,, ront pendant six mois du
Cercle oùtourne leSoleil,
& s'en raprocheront
3,
pendant six autres mois,
',,& quelespointsdesEqui-
"noxes passeront tous les
fîxjjiois d'un costé de ce cercle àJautre.
Decette experience artificielle,
on passe à une
nouvelle définition duflus
& reflus de la Mer, qui est
aussi tres sensible
,
& enfiiitc
au moyen de pouvoir
trouver les Longitudes
dans tous les points dit
Monde, avec autant de
précisionqu'on trouve les
Latitudes. L'Autheur dit
en un endroit:
-- Je crois que la Terre
se meut de la maniere«
dont je l'ay expliqué; que
te Soleilpasse vis-àvis les"-
douze Signes du Zodiaque
en 24.. heures ou un «
jour naturel; que la par.,
tie du premier Meridien
quiest dans la Zone Tor- «
ride, paÍfe vis- à -vis de «
ces douze Signes dans le.ùcours
d'une année; que*
,)C0111111e dans toutes les
»obfervarions astronomi-
» ques que l'on a faitesjus-
« qu'à present, l'onatous-
"jours supposé que le Globe
de la Terre estoit im-
«mobile ou qu'il se mou-
»voit autrement qu'il Ce,
MCIIT, c'est ce qui doit
t) avoir empesché que l'on.
n'é1ie encore pû sçavoir
« le véritable & le plus seur
Mmoyen de trouver les
» Longitudes dans tous les
points du Monde;& que.
«
si l'on fixoit un point dans
le Zodiaquevis-a vis duquel
lepremier Meri- «
diense trouveroitJepre-cc
mier jour de l an, ou un «
autre jour remarquable,«
on connoiftroit dans quel«
point il seroit tous les au-«
tres jours del'année, & «
par le mesme moyen )es«
Longitudes dans tous les
pointsdu Monde,avec «
plusde précision que l'on
n'aencorefait,parceque
pour connoistre précise
ment en quel lieu on feroit,
on n'auroit qu'à observer
vis- à -vis de quel"
point du Zodiaque on se
"trouveroit ,&compter
ensuitecombien il y au-
« roit de degrez. depuis ce
point duZodiaque juf-
""qu'à celuy vis-à-vis du-
-»
quel lepremier Meridien
devroit se trouver.
1.
Il ditdans un autre endroit:
» Vous comprenez bien
« qu'il seraaussi facile de
«trouver le Degré du pre-
"mier Meridien,qu'il a
» esté facilejusqu'à prefenc
» de trouver le Degré du
» Soleil, ea supposant qu'il
avoit un cours annuel, «
& que j'attribuë à la par-«
tie du premier Meridien«
qui est entre les Cercles
(C des Tropiques, ce quecc
Ptolemée&Tichobrahé «
ont attribué au Soleil. «
Dans un autre,en parlant
de l'observation qu'on
dcvroit faire pourconnoistre
dans quel Degré de
tel Signe se trouveroit le
premier Meridien un certain
jour de l'année,il dit:
Mais en disantun cer- «
tain jour de l'année
,
je"
ne dis pas qu'on ne de- «
') vroit faire cette observa-
3)
tion qu'un seul jour; je
„ veux dire qu'a prés l'avoir
5, faire pendantunan,&
marqué chaque jour vis-
„ à-vis de quel Degré de
„ tel Signe lé trouveroit le
„ premier Meridien
, on
choisiroit un jour remarj9
quabledans l'année,d'où
„ l'on comenceroità com- „pterle „ Degré du premier Meridien; & j'ajouste
„ que pourque cette observation
fust juste
,
il fau-
„ droit la faire de dessus
,, la pointe occidentale de
Tille
i-sie.où,l'on fait passer“
le premier Meridien. (C
Ces endroits, ainsi que,
tous lesautres.sont entremeslenzM
de contradiét.ions.
Ci derépliqués qui y donnent
encore plus de forcer
mais cependant l'Autheur
finit en disant qu'il n'a
point allez de sagacitény
de présomption pour croire
pouvoir donner au public
un ouvrage parfait, ôc
que s'ille publie , c'est
particulièrement dans le
dessein que si lesSçavants
trouvent sonopinion sur le"
mouvement du Soleil, ôC
sur celuy de la Terre, digne
de leur atrention ,ils
travailleront aux moyens
de la rendre utileà la marine.
entre les mains un Manuscrit
tout neuf, dont j'espere
vous donner un Extrait
quand je l'auray parcouru
à loisir. Comme
il y a dans ce Livre quelque
chose de très interessant
pour la navigation,
j'ay eu impatience de
l'annoncer. Quoyque ce qt-le.ce soit unfujçtfèi-ieux Ôc
Important, on n'a pas
laissé d'y meller du badi-
;
nage pour le rendre plus
à la portéede tour le monde.
Voicy par exemple le
titre:
- Le Chemin des gens d'esprit,
Dialogueenjoué & sèrieux
entre Mr Du petit C- Mr
Augrand J'Vol. in li.
Contenant plusieurs Historiettes
,
& autres petites
pieces curieuses ; une Reformation
des Systesmes
du Monde des Anciens &
des Modernes; & un
Moyen pour trouver les
Longirndes
, avec autant
de preçision qu'ontrouve
lesLatitudes.
ParR. MAUNY.
En attendant (monvous
en donne un ample Ex*,
traie, en voicy uneidée
qui m'aestecommuniquée
par un des amis de l'Aurteur
: car il est juste de
vous donner, autant qu'-
on pourra, des nouveautez
avantmesme qu'elles
paroissent, pour vous dédommager
de l'ancienneté
de quelques morceaux
qu'on donnefinr.
plement, parce qu'ils font
bons., ou parce que n'eflant
pas imprimez, ils
- peuvent estre nouveaux,
pour beaucoup de persons.
nes.. 1,
Letitre deceLivreconvient
à la maniere dont les
sujets y sont traitez: on y
commence d'abord par les
fujcrs. les plus petits, qui
conduisent insensiblement
aux plus grands,&c c'est la
route que suivent ordinairement
les gensd'esprit.
Le commencement est
un badinage qui conduit
insensiblement, par le recit
de plusieurs historiettes,.
à la morale la plus serieuse.
Il donne ensuite un petit
Systeme du Monde, figuré,
qui donne occasîon
de détruire les opinions de
Pcolemée
,
de Copernic,
de Tichobrahé & de Def.
carres, sur la sicuarion &
sur les mouvements du Soleil
& de la Terre, & particulièrement
celle de Copernic
qu'il combaten dif-
Ferens endroits par des raisons
tres fimples & tres na. turelles.Voicyl'opinion
du nouvel. Auteur, & dans
ses propres termes.
;
Je suppose quelaTerre
est directement dans le
ce milieu du Monde,com- *
me l'ont suppose Prole-
,
mée&Tichobrahémais
qu'au lieu d'y être immo-$c
bile, elle s'y meut sur son
Axe; que cet Axe ou plu- «
stoit la Ligne que l'on a*
imaginée palier d'u npolecc.
à l'autre )efl: inclinée vers
le Septentrion, ainsi que«
le marquent les Globes
cc ordinaires;que la Terre«
tourne dessus du mefLnecc
costéque tourne le Soleil«
dans sonCiel,qu'elle ne»
fait son tour qu'en un an,
»& quele Soleil n'a qu'un
»mouvement qu'ilfait aur
»,rour,de „ son Ciel en k? heuresou un jour nacu-
'Ife!.,
Voicyce qu'il dit enfuile
pour faire connoistre
quecesmouvementsde la
Terre & du Soleil peuvent
assez bien se rapporter
pour operer l'accroisseiiient&
la diminution des
jours& des nuits avec le
changement desSaisons,
Pour le bien comprendreimaginez-
vous que
nous
nous fommesaun.Juin"
qui est Je pluslong Jourcc
de l'année: que ce jourlà
la partie de la surface
de la Terre que nous ha- cc
bitons, est leplus prés
du Cercle ou tourne le-e"
Soleilqu'elle puisse en Cf
approcher; quele Cer- Ce
cle où tourne Je Soleil
Cafixe)& noncetAstre;
que la partie de lafurface
de la Terre -que nous"
habitons, s'esloigne ducc
Cercle où tourne le So-f* leiljusqu'au22.Decem cc'
brequi est leplus court
,, jour de Iannee, & que
,, depuis le 22. Décembre
jusqu'au 11. Juin de 1an-
„ née suivante,cette mes-
„ me partie de la surface
/, de la Terre, s'approche
,, du Cercle ou tourne le Soleil. Il me semble que
;y
cela est aisé à concevoir,
5) en supposant que la Ter-
,, re fait son tour en un an
,,,de la manière que je vous l'ayexpliqué,& que c'est ce mouvement de laTer-
,, re qui fait les Equinoxes
) & les Solstices
,
& non
,),
le Soleil, qui ne n-ionte,
'& ne baisse pas plus dans (jC
un tempsque dansun au- €c
cre~&: qui ne tourne point
en biaifanc comme une"
éTcharpee,rmraies bi,en«la" Monopinion à cet égard
est fondée sur une"
experienceque vous pouyez
faire facilement. Pre-,,,r
nez un cercle de dernli-ce
muid, divisez-"
tre parties égales avec"
un compas ; marquez yee
Içs points de .diviGon'c
dans le milieudela lar- cc
geur en dedans;atta-f<
»
chez-le sur une tabie ou
,, sur une planche avec une
5> pointe que vous ferez ,,,,passer dans un de ces pints de division
, ,, en observantquececercle
„n'incline d'aucun costé;
c'està-dire
,
qui1 soit fr
droit, que le point d'en-
;) haut soit à plomb sur ce-
J" luy d'enbas; faites deux
,, petites mortoises surla
table ou la planche dont
,, le milieu foit vis-à-vis la
testede sa pointe, & qui
33
soientesloignees decette
JJ pointe chacune de trois
poucesafin qu'il yaitun'"
espace de six bons pou-,,'"
ces entre ces deux mor
toises
,
dans lesquelles
vous serezentrer un peu
à force deux petites re- cc,
gles assez hautes pour(C
deborder d'un pouce au'*
dessusdu cercle; cela
vous donnera.lafacilitétÇ
de les cloüer aux bouts
d'une petite barre -quite
aura aussi six bons pouces
de longueur
, que
vousattacherezen cra.cc
vers sur lehaut duCer-"
clevis-à-vis du point
"que vous y aurez mar-
,>
qué.Lorsqueces regles,
aurontesté affermies de
"cette maniere,vous marquerez
dans le milieu de
"leur hauteur:"& de leur
,)
largeur, le point central
>}
du Cercle:ce pointcentral.
ellant marque, vous
"prendrez avec un com-
"pas environ la troisiéme
partie du demi diametre
iyde ce Cercle que vous
"marquerez sur l'une dei,
Regles au dessus du point
central, & sur l'autre au
"deiT?us de ce mesme
point central;aprés quoy
vous percerez les deux CCt
Regles avec une fort petite
vrille, à l'endroit où
vous aurez faitces deux"
marques,afin qu'en par.
fant dans les deux trollS,cc
un morceau de fil dtar.(C
chal bien droit, il se trou-"
ve en ligne diagonale.
Prenez ensuiteune boule
dont le diamerren'exce- <c
de pas l'espace qu'il y aura
entre les deux Regles;
percez la de part en part,
ensorte que l'épaisseur se cl
trouveégale tour à l'en- el
"tour du trou; placez î&
"entrevos deux Regles otb
vous la ferez tenir par lé
3> moy en de vostre broche
de fil d'arc hal
,
de laquelyy
le vous courberez un peei
9)
le bout qui fera en haut,
yyâSn de l'empescher de
"glisseren bas. Cette boule
estant ainsi place'e;»
„ vous marquerez quatre
points dessus
,
dire6leiment
vis-à-vis des quatre
"que vous aurezmarquez
3y(ur leCercle. Vous su p*. "parerez que ce Cercle
JJ
sera celuy où tournera le
Soleil, & que cette bou- 1r- leseralaTerre; que le'&.
point d'enhaut &, celuy <f
,. d'en bas,marquez sur la
boule, seront les points Ct:
des deux Solstices, & quec<
ceux des deux costez fe-((
ront les deux pointsdes"
Equinoxesvous suppo- c.,
ferez aussi que le Soleil<c
fait letour de sonCercle
en 24.heures, ou un jour"
naturel, & que laTerre"
ne fait le sien qu'en une cc
année.Celasuppose,vous"
verrez qu'en faisanttour-c,"
ner la boulctot,,sioursdu,",e
mesme costé, les points
desSolstices s'éloigne-
,, ront pendant six mois du
Cercle oùtourne leSoleil,
& s'en raprocheront
3,
pendant six autres mois,
',,& quelespointsdesEqui-
"noxes passeront tous les
fîxjjiois d'un costé de ce cercle àJautre.
Decette experience artificielle,
on passe à une
nouvelle définition duflus
& reflus de la Mer, qui est
aussi tres sensible
,
& enfiiitc
au moyen de pouvoir
trouver les Longitudes
dans tous les points dit
Monde, avec autant de
précisionqu'on trouve les
Latitudes. L'Autheur dit
en un endroit:
-- Je crois que la Terre
se meut de la maniere«
dont je l'ay expliqué; que
te Soleilpasse vis-àvis les"-
douze Signes du Zodiaque
en 24.. heures ou un «
jour naturel; que la par.,
tie du premier Meridien
quiest dans la Zone Tor- «
ride, paÍfe vis- à -vis de «
ces douze Signes dans le.ùcours
d'une année; que*
,)C0111111e dans toutes les
»obfervarions astronomi-
» ques que l'on a faitesjus-
« qu'à present, l'onatous-
"jours supposé que le Globe
de la Terre estoit im-
«mobile ou qu'il se mou-
»voit autrement qu'il Ce,
MCIIT, c'est ce qui doit
t) avoir empesché que l'on.
n'é1ie encore pû sçavoir
« le véritable & le plus seur
Mmoyen de trouver les
» Longitudes dans tous les
points du Monde;& que.
«
si l'on fixoit un point dans
le Zodiaquevis-a vis duquel
lepremier Meri- «
diense trouveroitJepre-cc
mier jour de l an, ou un «
autre jour remarquable,«
on connoiftroit dans quel«
point il seroit tous les au-«
tres jours del'année, & «
par le mesme moyen )es«
Longitudes dans tous les
pointsdu Monde,avec «
plusde précision que l'on
n'aencorefait,parceque
pour connoistre précise
ment en quel lieu on feroit,
on n'auroit qu'à observer
vis- à -vis de quel"
point du Zodiaque on se
"trouveroit ,&compter
ensuitecombien il y au-
« roit de degrez. depuis ce
point duZodiaque juf-
""qu'à celuy vis-à-vis du-
-»
quel lepremier Meridien
devroit se trouver.
1.
Il ditdans un autre endroit:
» Vous comprenez bien
« qu'il seraaussi facile de
«trouver le Degré du pre-
"mier Meridien,qu'il a
» esté facilejusqu'à prefenc
» de trouver le Degré du
» Soleil, ea supposant qu'il
avoit un cours annuel, «
& que j'attribuë à la par-«
tie du premier Meridien«
qui est entre les Cercles
(C des Tropiques, ce quecc
Ptolemée&Tichobrahé «
ont attribué au Soleil. «
Dans un autre,en parlant
de l'observation qu'on
dcvroit faire pourconnoistre
dans quel Degré de
tel Signe se trouveroit le
premier Meridien un certain
jour de l'année,il dit:
Mais en disantun cer- «
tain jour de l'année
,
je"
ne dis pas qu'on ne de- «
') vroit faire cette observa-
3)
tion qu'un seul jour; je
„ veux dire qu'a prés l'avoir
5, faire pendantunan,&
marqué chaque jour vis-
„ à-vis de quel Degré de
„ tel Signe lé trouveroit le
„ premier Meridien
, on
choisiroit un jour remarj9
quabledans l'année,d'où
„ l'on comenceroità com- „pterle „ Degré du premier Meridien; & j'ajouste
„ que pourque cette observation
fust juste
,
il fau-
„ droit la faire de dessus
,, la pointe occidentale de
Tille
i-sie.où,l'on fait passer“
le premier Meridien. (C
Ces endroits, ainsi que,
tous lesautres.sont entremeslenzM
de contradiét.ions.
Ci derépliqués qui y donnent
encore plus de forcer
mais cependant l'Autheur
finit en disant qu'il n'a
point allez de sagacitény
de présomption pour croire
pouvoir donner au public
un ouvrage parfait, ôc
que s'ille publie , c'est
particulièrement dans le
dessein que si lesSçavants
trouvent sonopinion sur le"
mouvement du Soleil, ôC
sur celuy de la Terre, digne
de leur atrention ,ils
travailleront aux moyens
de la rendre utileà la marine.
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Résumé : Livre nouveau.
Le manuscrit 'Le Chemin des gens d'esprit' est un dialogue entre Monsieur Du Petit C- et Monsieur Augrand. Il contient des historiettes, des pièces curieuses, une réforme des systèmes du monde anciens et modernes, et une méthode pour déterminer les longitudes avec la même précision que les latitudes. L'auteur, R. Mauny, propose une nouvelle théorie sur les mouvements de la Terre et du Soleil. Selon cette théorie, la Terre est au centre de l'univers et tourne sur son axe incliné, effectuant une rotation annuelle. Cette théorie explique les variations des jours et des nuits ainsi que les saisons. L'auteur utilise une expérience avec un cercle et une boule représentant respectivement le Soleil et la Terre pour illustrer sa théorie. Il suggère également une nouvelle méthode pour observer les longitudes en fixant un point dans le Zodiaque. Le manuscrit inclut des contradictions et des erreurs, mais l'auteur espère que les savants pourront améliorer et utiliser ses idées pour la navigation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2272
p. 54-63
De l'excellence de la musique, & son utilité.
Début :
On fait tort à la Musique en luy donnant le nom [...]
Mots clefs :
Musique, Art, Science, Excellence
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De l'excellence de la musique, & son utilité.
De£excellentede la nzu- huey&fônutilité.
ON fait tort à la Musique
en luy donnant lenom, art ou de science. Le premier
est trop simple & trop
Borné, rx lesecond, quoyque
plus noble & plus estendu,
ne satisfait pas assez,
concevons une plus haute
idée de l'harmonie, qui
s'empare, pour ainsi dire,
de toutes les faculrez de
nostreamc~ qui suspend
tous ses autres sentiments
dans le moment que nous
en sommes charmez.
-
Examinonsenquoy chaque
scienceou chaque arc
pourroient disputerquelque
p éference
, ou aller
de pair avec elle, Si la Logique
nousfaitvaloirl'invention
de ses sillogismes;
la fuguedans la Musiqué
a'est-die pas aussi ingenieufe?
Etsil'art de trouver
la définition d'un problème
estrenfermé en ce l,,,
le-là, celle-cy ne définit'elle
pas, pour ainsidire,,
par desexpressions & des
modu lations d iflinâ,estot,.,,.,
tes lesdifférentes passions-
LaPhysique qui nous developpe
cous les secrets de
la nature ,
& qui les employe
si heureusement à 1a*
guerison denos maladies,
n'a point d'effet plus surprenant
que celuy de la
Musique
,
qui guérit le venin
de. la Tarentole
, cet
animal si dangereux.Cette
-
guerison n'est que le simple
effetd'un air gay qu'-
un Simphorniste aura joué
sur un violon; ce rteft point
un conte, une chose si extraordinaire
se voie tressouvent
au Royaume de
Naples. Passons à la Morale
par qui. les vertus&
les vices font si bien désinis.
Ellenousapprendl'art
de faire un portrait ou un
caractere ; mais elle n'a
pas la vertu d'émouvoir
ce degré de perfection
n'appartient qu'à la Mu!i:ú
-que: c'est elle qui nous émeut
,
qui nous adoucit
qui nous charme ,& qui
nous consoles la fable luy
a donné du pouvoir sur
toutes les Divinirez ; les
Parques,les Furies &Pluton
mesme ne luy resusent
rien. Voyons ce que les
autres sciencesont decomtnli'nave.
celle. L'Arithmetique
a des rapports tresconnus
avec les accords
harmoniques. Les Mathematiques
ont un objet
communavec elle,la grandeur,
& la quantité continuë&
discrette, les tems,.
lesproportions:les raisons
& les habitudes font également
de leur ressort. La
Peinture & l'Architecture,
ces arts si cheris & tant
estimez, vont de compagnie
avec la Musique. Le
premier nous la reprefenre
actuellement, & le second
luy est toujoursdans
une parfaite correspondance
, la Musique est res
profunda, & selon Theophile,
magnus etiamque the-:
saurus.Son pouvoir est divin
& le Demon estcontraint
de lui cederMusica
fugatur Diabalus, ~& qui
juxtasententiam jobfagittas
reputasquasi paleas ~& lapidessundevelutstipulas
spernitderidet
etiam yibrantsrrz
bjft<im, &: dur'ijftmos mahoz
pro nibilo pendit ad citharde
sonitum tremefactus reccdit}&
quem nulla its superat fuperatharmoni*.
Les Anciens,
selonPlutarque, mettoient
une lyre dans les mains de
l'amour , avec l'arc & le
carquois à ses pieds, pour
montrer le rang que
tientla Musiquesurtoutes
nos
nos passions ; & les Gentilsavoient
de coustume
de representer leurs Divinitez
dans une attitude
harmonieuse. Prisci musica
instrumenta, in manus Deorum
imagtnibusposuerunt, nonsanè
quód eo lyr<t, aut cytharæ ludere
putarent ,
sed quod nullum
Deo opus convenientius
effi judicaverant quam consonantiam
& harmoniam. Au
sentiment de saint Thomas,
elle esleve nostreesprit
à la contemplation des
choses celestes. Cantussalubriterfit
in Ecclesia ad devotionem
excitandam. AuiIi
Platon nous exhorte de
l'apprendrependant nostre
~jeueffe -par ces paroles:
Nonne Princeps,~primaria
illi* mdjicu tdacanb ,
mod&l&rumconcentuum
rktionibus vprfaJttr,efficrtijji*
trie in ipjkdrriwte interioratri*
jtüit, , vemjfatequadam
animumvebementissimum tan-
- git , dftmqnr adeo verinftath
decoreafficit si in ~ta accuratè
claboret ,XT à teneris annir
instituatur. Il ne faut pas
douter que ces grandshommes
payentcompris
parfaitement l'excellence
de la Musique, & par l'eflims
qu'ils en ontfait
nous devons conclure de
son utilité& de son avantage.
Onremarque que
Socrate s'en instruisit à soixante
& dix ans,& ce qui
arriva à Themistocle,doit
servir d'exemple à bien du
monde. Ce Capitaine,
pour avoir refusé une lyre
qui luy fut presentée à propos,
& dans une heure de
récréation
,
demeura exposé
le reste de sa vie à la
raillerie &aumépris.
ON fait tort à la Musique
en luy donnant lenom, art ou de science. Le premier
est trop simple & trop
Borné, rx lesecond, quoyque
plus noble & plus estendu,
ne satisfait pas assez,
concevons une plus haute
idée de l'harmonie, qui
s'empare, pour ainsi dire,
de toutes les faculrez de
nostreamc~ qui suspend
tous ses autres sentiments
dans le moment que nous
en sommes charmez.
-
Examinonsenquoy chaque
scienceou chaque arc
pourroient disputerquelque
p éference
, ou aller
de pair avec elle, Si la Logique
nousfaitvaloirl'invention
de ses sillogismes;
la fuguedans la Musiqué
a'est-die pas aussi ingenieufe?
Etsil'art de trouver
la définition d'un problème
estrenfermé en ce l,,,
le-là, celle-cy ne définit'elle
pas, pour ainsidire,,
par desexpressions & des
modu lations d iflinâ,estot,.,,.,
tes lesdifférentes passions-
LaPhysique qui nous developpe
cous les secrets de
la nature ,
& qui les employe
si heureusement à 1a*
guerison denos maladies,
n'a point d'effet plus surprenant
que celuy de la
Musique
,
qui guérit le venin
de. la Tarentole
, cet
animal si dangereux.Cette
-
guerison n'est que le simple
effetd'un air gay qu'-
un Simphorniste aura joué
sur un violon; ce rteft point
un conte, une chose si extraordinaire
se voie tressouvent
au Royaume de
Naples. Passons à la Morale
par qui. les vertus&
les vices font si bien désinis.
Ellenousapprendl'art
de faire un portrait ou un
caractere ; mais elle n'a
pas la vertu d'émouvoir
ce degré de perfection
n'appartient qu'à la Mu!i:ú
-que: c'est elle qui nous émeut
,
qui nous adoucit
qui nous charme ,& qui
nous consoles la fable luy
a donné du pouvoir sur
toutes les Divinirez ; les
Parques,les Furies &Pluton
mesme ne luy resusent
rien. Voyons ce que les
autres sciencesont decomtnli'nave.
celle. L'Arithmetique
a des rapports tresconnus
avec les accords
harmoniques. Les Mathematiques
ont un objet
communavec elle,la grandeur,
& la quantité continuë&
discrette, les tems,.
lesproportions:les raisons
& les habitudes font également
de leur ressort. La
Peinture & l'Architecture,
ces arts si cheris & tant
estimez, vont de compagnie
avec la Musique. Le
premier nous la reprefenre
actuellement, & le second
luy est toujoursdans
une parfaite correspondance
, la Musique est res
profunda, & selon Theophile,
magnus etiamque the-:
saurus.Son pouvoir est divin
& le Demon estcontraint
de lui cederMusica
fugatur Diabalus, ~& qui
juxtasententiam jobfagittas
reputasquasi paleas ~& lapidessundevelutstipulas
spernitderidet
etiam yibrantsrrz
bjft<im, &: dur'ijftmos mahoz
pro nibilo pendit ad citharde
sonitum tremefactus reccdit}&
quem nulla its superat fuperatharmoni*.
Les Anciens,
selonPlutarque, mettoient
une lyre dans les mains de
l'amour , avec l'arc & le
carquois à ses pieds, pour
montrer le rang que
tientla Musiquesurtoutes
nos
nos passions ; & les Gentilsavoient
de coustume
de representer leurs Divinitez
dans une attitude
harmonieuse. Prisci musica
instrumenta, in manus Deorum
imagtnibusposuerunt, nonsanè
quód eo lyr<t, aut cytharæ ludere
putarent ,
sed quod nullum
Deo opus convenientius
effi judicaverant quam consonantiam
& harmoniam. Au
sentiment de saint Thomas,
elle esleve nostreesprit
à la contemplation des
choses celestes. Cantussalubriterfit
in Ecclesia ad devotionem
excitandam. AuiIi
Platon nous exhorte de
l'apprendrependant nostre
~jeueffe -par ces paroles:
Nonne Princeps,~primaria
illi* mdjicu tdacanb ,
mod&l&rumconcentuum
rktionibus vprfaJttr,efficrtijji*
trie in ipjkdrriwte interioratri*
jtüit, , vemjfatequadam
animumvebementissimum tan-
- git , dftmqnr adeo verinftath
decoreafficit si in ~ta accuratè
claboret ,XT à teneris annir
instituatur. Il ne faut pas
douter que ces grandshommes
payentcompris
parfaitement l'excellence
de la Musique, & par l'eflims
qu'ils en ontfait
nous devons conclure de
son utilité& de son avantage.
Onremarque que
Socrate s'en instruisit à soixante
& dix ans,& ce qui
arriva à Themistocle,doit
servir d'exemple à bien du
monde. Ce Capitaine,
pour avoir refusé une lyre
qui luy fut presentée à propos,
& dans une heure de
récréation
,
demeura exposé
le reste de sa vie à la
raillerie &aumépris.
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Résumé : De l'excellence de la musique, & son utilité.
Le texte explore la supériorité de la musique par rapport aux autres arts et sciences. Il critique l'idée de réduire la musique à un simple art ou une science, affirmant qu'elle engage toutes les facultés de l'âme et suspend les autres sentiments lorsqu'elle charme. La musique est comparée à diverses disciplines telles que la logique, la physique, la morale, l'arithmétique, les mathématiques, la peinture et l'architecture. Elle possède des vertus uniques, comme la capacité de guérir le venin de la tarentule par un air gai joué au violon, et d'émouvoir les passions de manière supérieure à la morale. Les Anciens et les philosophes comme Platon et saint Thomas d'Aquin reconnaissaient l'excellence de la musique, la considérant comme une élévation de l'esprit vers les choses célestes. Le texte mentionne des exemples historiques, tels que Socrate qui s'instruisit de la musique à un âge avancé, et Themistocle qui fut raillé pour avoir refusé une lyre. Ces exemples illustrent l'importance accordée à la musique dans l'éducation et la vie des individus. En somme, la musique est présentée comme un art supérieur, capable de toucher l'âme de manière profonde et unique.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2273
p. 71-76
« Ce qui paroist si surprenant dans ce genre, n'est [...] »
Début :
Ce qui paroist si surprenant dans ce genre, n'est [...]
Mots clefs :
Grossesse, Nature
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Ce qui paroist si surprenant dans ce genre, n'est [...] »
Cequi paroist sisurp-
rfcnanc danscegenre,
n'estaufondqu'unfiniplejeude
lanaturel,ou
pour parler plus juste, un
jeu del'imagination ;
cette facultéde l'ame plus
active & plus à craindre
en general dans les femmes
que dans les hommes,
nous manifestetous
les jours la force de [cs
impreissions par les effets
bifares &extraordinaires
qu'elle produit assez frequemment.
Les humeurs
coulant en abondance
dans certaine partie durant
le temps de la grossesse,
doivent augmenter
le mouvement des cfprits.
Ceux-cy précipitez,
pour ainsidire, sur
des organessusceptibles
des moindres impressions
par leur extrême delicaresse,
tesse, les font obëir aux
differens ébranlements
qu'ils y causent,&Csile
trouble &l'agitation surviennent
à la veuë impréveuë
d'un objet ou
desagreable ou effrayant,
l'ordre naturel des parties
de l'embryon se renverse
sur le champ, elles
souffrent une assez violente
révolution pour
que leur premier arrangement
soit altéré,&
qu'il en succede un nouveau
qui respond tous;
joursinvariablementàla
nature du sujet-qui surprend,
qui émeut,&qui
le plussouventeffraye./
Quant àcette gnolîcfîe
dont le terme a esté;de
deux ans, c'est ,un effet
du peu d'accroisement
des petits monstres, a-qui,
le peli.de.iiourrititre qu'-
ils recevoientostoit- le
poidsnecessaire Ô£,ordiV
naire pour lemportersur>
leressort de la partie qui.
lesenveloppoit&C'est
ce poidsque leur a doiv*
né le remede en déterminant
par sa violence ks)
esprits à se porter de ce collé-la:.;<v-
Au lieu de s'estonner
de ces dérangements de
la nature comme deprodiges
,il faut s'estonner
au contraire que la forme
des ensans dépendant fî
fortde l'imaginationdelamere
,il vienne au monde
tant d'enfants parfait,
c'est une preuve
que l'imagination des
Dames est plus reglée
que les hommes ne le
dirent.
rfcnanc danscegenre,
n'estaufondqu'unfiniplejeude
lanaturel,ou
pour parler plus juste, un
jeu del'imagination ;
cette facultéde l'ame plus
active & plus à craindre
en general dans les femmes
que dans les hommes,
nous manifestetous
les jours la force de [cs
impreissions par les effets
bifares &extraordinaires
qu'elle produit assez frequemment.
Les humeurs
coulant en abondance
dans certaine partie durant
le temps de la grossesse,
doivent augmenter
le mouvement des cfprits.
Ceux-cy précipitez,
pour ainsidire, sur
des organessusceptibles
des moindres impressions
par leur extrême delicaresse,
tesse, les font obëir aux
differens ébranlements
qu'ils y causent,&Csile
trouble &l'agitation surviennent
à la veuë impréveuë
d'un objet ou
desagreable ou effrayant,
l'ordre naturel des parties
de l'embryon se renverse
sur le champ, elles
souffrent une assez violente
révolution pour
que leur premier arrangement
soit altéré,&
qu'il en succede un nouveau
qui respond tous;
joursinvariablementàla
nature du sujet-qui surprend,
qui émeut,&qui
le plussouventeffraye./
Quant àcette gnolîcfîe
dont le terme a esté;de
deux ans, c'est ,un effet
du peu d'accroisement
des petits monstres, a-qui,
le peli.de.iiourrititre qu'-
ils recevoientostoit- le
poidsnecessaire Ô£,ordiV
naire pour lemportersur>
leressort de la partie qui.
lesenveloppoit&C'est
ce poidsque leur a doiv*
né le remede en déterminant
par sa violence ks)
esprits à se porter de ce collé-la:.;<v-
Au lieu de s'estonner
de ces dérangements de
la nature comme deprodiges
,il faut s'estonner
au contraire que la forme
des ensans dépendant fî
fortde l'imaginationdelamere
,il vienne au monde
tant d'enfants parfait,
c'est une preuve
que l'imagination des
Dames est plus reglée
que les hommes ne le
dirent.
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Résumé : « Ce qui paroist si surprenant dans ce genre, n'est [...] »
Le texte explore l'impact de l'imagination maternelle sur le développement fœtal. Il décrit l'imagination comme un phénomène plus actif et puissant chez les femmes. Pendant la grossesse, les humeurs abondantes intensifient l'activité des esprits, rendant les organes délicats sensibles à diverses impressions. La vision soudaine d'un objet désagréable ou effrayant peut perturber l'ordre naturel de l'embryon, modifiant ainsi son arrangement initial. Le texte mentionne également la 'gnolîcfîe', une condition où des monstres naissent après deux ans en raison de leur faible croissance et du poids nécessaire pour l'accouchement. Plutôt que de s'étonner des anomalies, il est suggéré de s'émerveiller que tant d'enfants parfaits naissent, malgré la dépendance de leur forme à l'imagination maternelle. Cela démontre que l'imagination des femmes est plus régulée que ce que les hommes pensent.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2274
p. 52-54
LES VENDANGES. Sur le mesme air.
Début :
I. Couplet. Dans la vigne à Glaudine [...]
Mots clefs :
Vendanges, Vendangeurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LES VENDANGES. Sur le mesme air.
LES VENDANGES.
Surlemesne air.
I. Couplet.
Dans la vigne ri.Glaudine
Les Vendangeursy vont,
On choisit à la mine
Ceux qui vendangeront.
yîux Vendangeurs qui
brillent
Ony donne le pas:
Les autresygrapillent,
MaisnjJ-verkdangentpas.
1 I. Couplet.
Sur la fin de l'Automne
Vint un joli vieillard,
Si la vendange est bonne
J'en veux:avoirmafart.
Cette prudente fille
Luyrespondit tout bas,
Vieux Vendangeur graplie,
Mais ne vendangepas.
Aux vignes de Cithere,
Parmy les raisins doux,
Ejf maintegrape amere,
Nevnouc¿sté.z/fez.., point peur
Ce pourunefille
Est un grand embarras;
LMaaipslnusejvaeanedfarnagpeiplleas
Mais ne vendange pas
Surlemesne air.
I. Couplet.
Dans la vigne ri.Glaudine
Les Vendangeursy vont,
On choisit à la mine
Ceux qui vendangeront.
yîux Vendangeurs qui
brillent
Ony donne le pas:
Les autresygrapillent,
MaisnjJ-verkdangentpas.
1 I. Couplet.
Sur la fin de l'Automne
Vint un joli vieillard,
Si la vendange est bonne
J'en veux:avoirmafart.
Cette prudente fille
Luyrespondit tout bas,
Vieux Vendangeur graplie,
Mais ne vendangepas.
Aux vignes de Cithere,
Parmy les raisins doux,
Ejf maintegrape amere,
Nevnouc¿sté.z/fez.., point peur
Ce pourunefille
Est un grand embarras;
LMaaipslnusejvaeanedfarnagpeiplleas
Mais ne vendange pas
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Résumé : LES VENDANGES. Sur le mesme air.
Le texte relate une scène de vendanges où certains vendangeurs, appelés 'grapilleurs', ne participent pas réellement. Un vieillard souhaite aider, mais une jeune fille prudente lui répond qu'il grappille sans vendanger. Les vignes de Cythère produisent des raisins doux et des grappes amères. La jeune fille exprime son embarras face à cette situation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2275
p. 58-73
Conte Arabe.
Début :
Le Calife Arbroun fut comparé par les Poëtes de son [...]
Mots clefs :
Calife, Arbre, Bague, Colère, Rire, Esprit, Mélancolie, Corneilles, Philosophes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Conte Arabe.
Conte Arab- e.
LECalise Arbroun fut
comparé par les Poëtes
seTon temps àun arbre
prodigieusement grand
qui estoit près de son
chasteau ; ses profondes
& vastes racines,c'estoit,
disoient-ils, la puissance
du Calife solidement cftablie;
la tigeeslevée de-,
cet arbre portoitjusquaux
nuës une teste superbe
,le Calife avoit
l'esprit sublime; la teste
de cet arbre étoit ornée
de fleurs & de fruits, ce
Calife estoit gracieux &
bienfaisant, en un mot il
n'avoitdedeffaut qu'une
noire melancolie
,
qui
obscurcissoit le brillant
de son esprit, mais pour
dissiper ces nuages melancoliques
il avoit fait
son amy dun Filosofe,
qui sçayoit égayer la Filosofie
par des morales
réjouissantes, &par de,.
foliescensées.
Le Calife Arbroun difoitque
l'esprit de Thomme
estant encore plus
maladif que son corps,
un bon Filosofe estoit
aussi necessaire auprès
d'un Princequ'un bon
Madecin.Unjour estant
ieui avec le Medecin de
-& melancolie câpres une
réverie profonde, & regardant
l'arbrequ'onluy
comparoit, il s'écria tout a-coup : Arbroun, Arbroun
, tu attristetes
amis parta melancolie,
comme cet arbre toufu
attriste cm. les ombrageant
les arbresqui l'environnent,
puis se tournant
vers le Filosofe:
Ecoute, amy,luy dit-il,
je te promets une bague
chaquefois que tu pourras
me faire rire. Bon,
reprit le Filosofe en secoüant
la teste, je ne gagneroispas
avec vousen
dix ans dequoy orner un
de mes doigts, j'auray
beau plaisanter vous ne
rirez jamais; ce fera quelquefois
ma faute,& quelquefois
la vostre
,
mais
vous jugerez de mes bons
mots selon vostre mauvaise
humeur, & je n'auray
poli-Lt de bague.
Hé bien,reprit le Calife,
toutes les fois que
tu pourras me prouver
quec'est ma faute de n'avoir
pas ry - de tes plaisanteries
,
je te les paieray
-cimme bonnes, maisil
faudra me prouver par
raison que j'aurois deu
rire.Vous me reduisez
à l impossible, dit le Filosose,
je puis bien prouver
par raisonqu'un bon
motestraisonnable,mais
quand on pourroit prouver
qu'il estrisible
, on ne
prouvera pointàunhomme
qu'il a tort de n'en
pas rire. Voyons pourtant,
continualeFilosose,
sivous rirez de ceque
ma conté ce matin la fille
de chambrede cette
veuve, dont le mary
mourut hier, c'est la veuvede
vostre maistre
d'Hostel. Vous sçavez
qu'elle se picquoit d'estre
la plus tendre épouse du
pays,
pays, & par consequent
elle va te picquer d'estre
la plus affligée veuve qui
fut jamais. Hier après
avoir, en presence de sa
fille de chambre, épuisé
Ces larmes & sa douleur,
elle s'enferma seule pour
pouvoir en liberté laisser
reposer [on affliction &
estudierlerole d'affligée
qu'elle a resolu de soustenir.
Elle cherchedans
fan miroir tous les airs
& Les changements de
visage qui peuvent con^
venir aux larmes qu'elle
répandra; car elle compte
que les larmes ne luy
manqueront pas. De toutes
ces grimacesd'affliction
qu elle estudioit au
miroir, une entreautres
luy parut si plaisante à
elie-mesme,qu'ellene
put s'empescherd'enrire:
après avoir un peu
ri elle recommença son
estude,autregrimace qui
luy parut encore plus
plaifainte,illuyprit alors
des éclats de rire si violents
6c si continus que
je croy qu'elle rira tant
qu'elle fera veuve.
Ce recit accompagné
desgrimaces de la veuve
que contrefit le Filo-
(ose
,- ne fit pas seulement
sourciller le Calife.
- Le Filosofe bilieux
v&ifc.oillerreedeosut bpleicdqeubéoanus rmots ,onn'en rit point
il plaisante , de rage, Se
par de vives secoussesil
veut ébranler leCalife,
comme un voyageur alteré
qui voudroit atraper
une poire,s'efforce
d'ébranler à secousses reiterées
le poirier dont il
desire ardemment le
fruit; mais le Calife est
inebranlable, le Filosose
elt outré, & cette colere
outrée dans un Filosose
qui veut faire riredevoit
avoir son effet
, mais le
Califeenburità peine..,
Se faire sourire ne suffisoit
pas pour gagner la
bague.Dans le moment
une voléeouplustostune
épaissenuée de corneilles
vint se reposer sur ce
grand arbre à qui nous
avons comparé le Calife.
Je vishier ces mesmes,
corneilles,dit impromt tu
le Filosose
,
elles pense,
rent desesperer un brutal
distrait, qui voyant cette
nuéedetristes oiseaux
noircir les fruits & les
fleurs d'un si bel arbre,
s'irrita d'abord, & oubliant
que cette tige est
groilè comme une tour,
voulut dans son premier
mouvement secouer ce
gros arbre comme un
jeune poirier.
Imaginez-vous cet extravagantoccupé
du desir
defaire envoler ces
corneilles, transporté de
colere contre elles , il
redoubloit ses secousses
en se meurtrissant le dos
contrc le tronc de l'arbre,
comme nous voyons les
petitsenfans en colere,
frapper du poing la muraille
qui leur a fait une
bosse au front; le recit
que je vous fais n'est pas
riGble, mais je ne pûsjamais
m'empescher de rire
en voyant la chose en
original. Je croy que j'en
eusse ri comme toy, dit
le Calife, si je l'eusse veu.
Vous deviez donc rire
en me voyant en colere
vouloir pardes secousses
de plaisanteries reiterées
chasser de vostre teste les
noires corneilles,c'est-àdire,
les soucis &C les chagrinsqui
vous offuC.
quent. Je t'entens, dit le
Calife, en tirant de son.
doigt une bague, tu me
prouve que je devois rire
en voyant ta colere
,
ainsi
tu as gagné la bague..
C'est de ce conte qu'est
venu le ProverbeArabe
qui dit à propos des
grands,
grands Seigneurs, que
leur grandeur & leurs
soucis accablentde mélancolie,
Ils ontune volée
de corneillesdans la
iefle*
On
LECalise Arbroun fut
comparé par les Poëtes
seTon temps àun arbre
prodigieusement grand
qui estoit près de son
chasteau ; ses profondes
& vastes racines,c'estoit,
disoient-ils, la puissance
du Calife solidement cftablie;
la tigeeslevée de-,
cet arbre portoitjusquaux
nuës une teste superbe
,le Calife avoit
l'esprit sublime; la teste
de cet arbre étoit ornée
de fleurs & de fruits, ce
Calife estoit gracieux &
bienfaisant, en un mot il
n'avoitdedeffaut qu'une
noire melancolie
,
qui
obscurcissoit le brillant
de son esprit, mais pour
dissiper ces nuages melancoliques
il avoit fait
son amy dun Filosofe,
qui sçayoit égayer la Filosofie
par des morales
réjouissantes, &par de,.
foliescensées.
Le Calife Arbroun difoitque
l'esprit de Thomme
estant encore plus
maladif que son corps,
un bon Filosofe estoit
aussi necessaire auprès
d'un Princequ'un bon
Madecin.Unjour estant
ieui avec le Medecin de
-& melancolie câpres une
réverie profonde, & regardant
l'arbrequ'onluy
comparoit, il s'écria tout a-coup : Arbroun, Arbroun
, tu attristetes
amis parta melancolie,
comme cet arbre toufu
attriste cm. les ombrageant
les arbresqui l'environnent,
puis se tournant
vers le Filosofe:
Ecoute, amy,luy dit-il,
je te promets une bague
chaquefois que tu pourras
me faire rire. Bon,
reprit le Filosofe en secoüant
la teste, je ne gagneroispas
avec vousen
dix ans dequoy orner un
de mes doigts, j'auray
beau plaisanter vous ne
rirez jamais; ce fera quelquefois
ma faute,& quelquefois
la vostre
,
mais
vous jugerez de mes bons
mots selon vostre mauvaise
humeur, & je n'auray
poli-Lt de bague.
Hé bien,reprit le Calife,
toutes les fois que
tu pourras me prouver
quec'est ma faute de n'avoir
pas ry - de tes plaisanteries
,
je te les paieray
-cimme bonnes, maisil
faudra me prouver par
raison que j'aurois deu
rire.Vous me reduisez
à l impossible, dit le Filosose,
je puis bien prouver
par raisonqu'un bon
motestraisonnable,mais
quand on pourroit prouver
qu'il estrisible
, on ne
prouvera pointàunhomme
qu'il a tort de n'en
pas rire. Voyons pourtant,
continualeFilosose,
sivous rirez de ceque
ma conté ce matin la fille
de chambrede cette
veuve, dont le mary
mourut hier, c'est la veuvede
vostre maistre
d'Hostel. Vous sçavez
qu'elle se picquoit d'estre
la plus tendre épouse du
pays,
pays, & par consequent
elle va te picquer d'estre
la plus affligée veuve qui
fut jamais. Hier après
avoir, en presence de sa
fille de chambre, épuisé
Ces larmes & sa douleur,
elle s'enferma seule pour
pouvoir en liberté laisser
reposer [on affliction &
estudierlerole d'affligée
qu'elle a resolu de soustenir.
Elle cherchedans
fan miroir tous les airs
& Les changements de
visage qui peuvent con^
venir aux larmes qu'elle
répandra; car elle compte
que les larmes ne luy
manqueront pas. De toutes
ces grimacesd'affliction
qu elle estudioit au
miroir, une entreautres
luy parut si plaisante à
elie-mesme,qu'ellene
put s'empescherd'enrire:
après avoir un peu
ri elle recommença son
estude,autregrimace qui
luy parut encore plus
plaifainte,illuyprit alors
des éclats de rire si violents
6c si continus que
je croy qu'elle rira tant
qu'elle fera veuve.
Ce recit accompagné
desgrimaces de la veuve
que contrefit le Filo-
(ose
,- ne fit pas seulement
sourciller le Calife.
- Le Filosofe bilieux
v&ifc.oillerreedeosut bpleicdqeubéoanus rmots ,onn'en rit point
il plaisante , de rage, Se
par de vives secoussesil
veut ébranler leCalife,
comme un voyageur alteré
qui voudroit atraper
une poire,s'efforce
d'ébranler à secousses reiterées
le poirier dont il
desire ardemment le
fruit; mais le Calife est
inebranlable, le Filosose
elt outré, & cette colere
outrée dans un Filosose
qui veut faire riredevoit
avoir son effet
, mais le
Califeenburità peine..,
Se faire sourire ne suffisoit
pas pour gagner la
bague.Dans le moment
une voléeouplustostune
épaissenuée de corneilles
vint se reposer sur ce
grand arbre à qui nous
avons comparé le Calife.
Je vishier ces mesmes,
corneilles,dit impromt tu
le Filosose
,
elles pense,
rent desesperer un brutal
distrait, qui voyant cette
nuéedetristes oiseaux
noircir les fruits & les
fleurs d'un si bel arbre,
s'irrita d'abord, & oubliant
que cette tige est
groilè comme une tour,
voulut dans son premier
mouvement secouer ce
gros arbre comme un
jeune poirier.
Imaginez-vous cet extravagantoccupé
du desir
defaire envoler ces
corneilles, transporté de
colere contre elles , il
redoubloit ses secousses
en se meurtrissant le dos
contrc le tronc de l'arbre,
comme nous voyons les
petitsenfans en colere,
frapper du poing la muraille
qui leur a fait une
bosse au front; le recit
que je vous fais n'est pas
riGble, mais je ne pûsjamais
m'empescher de rire
en voyant la chose en
original. Je croy que j'en
eusse ri comme toy, dit
le Calife, si je l'eusse veu.
Vous deviez donc rire
en me voyant en colere
vouloir pardes secousses
de plaisanteries reiterées
chasser de vostre teste les
noires corneilles,c'est-àdire,
les soucis &C les chagrinsqui
vous offuC.
quent. Je t'entens, dit le
Calife, en tirant de son.
doigt une bague, tu me
prouve que je devois rire
en voyant ta colere
,
ainsi
tu as gagné la bague..
C'est de ce conte qu'est
venu le ProverbeArabe
qui dit à propos des
grands,
grands Seigneurs, que
leur grandeur & leurs
soucis accablentde mélancolie,
Ils ontune volée
de corneillesdans la
iefle*
On
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Résumé : Conte Arabe.
Le texte relate l'histoire du Calife Arbroun, comparé à un arbre majestueux dont les racines incarnent sa puissance, la tige élevée symbolise son esprit sublime, et les fleurs et fruits représentent sa grâce et sa bienfaisance. Cependant, Arbroun est tourmenté par une mélancolie profonde qui obscurcit son esprit. Pour y remédier, il s'entoure d'un philosophe chargé de le divertir et de dissiper ses sombres pensées. Un jour, en contemplant l'arbre qui le symbolise, Arbroun exprime sa tristesse et compare son ombre à celle de l'arbre. Il promet une bague au philosophe chaque fois qu'il parviendra à le faire rire. Le philosophe, sceptique, affirme que cela est impossible, car la mélancolie du Calife est profonde. Il raconte alors l'histoire d'une veuve hypocrite qui, malgré ses efforts pour paraître affligée, finit par rire en se regardant dans un miroir. Cependant, cette histoire ne parvient pas à faire rire Arbroun. Le philosophe, frustré, utilise une métaphore des corneilles qui noircissent les fruits de l'arbre, symbolisant les soucis du Calife. Il décrit un homme en colère tentant vainement de secouer un arbre pour chasser les corneilles, se blessant lui-même dans l'effort. Cette image finit par faire sourire Arbroun, qui reconnaît alors la justesse de la comparaison et offre une bague au philosophe. Cette anecdote a donné naissance au proverbe arabe selon lequel la grandeur et les soucis des grands seigneurs les accablent de mélancolie, symbolisés par une volée de corneilles dans la tête.
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2276
p. 80-81
EPISTRE chagrine. Sur le mot de l'Enigme qui est le MELON.
Début :
Quand il gresle quelle frayeur [...]
Mots clefs :
Melon, Vin
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texteReconnaissance textuelle : EPISTRE chagrine. Sur le mot de l'Enigme qui est le MELON.
EPISTRE
chagrine.
Sur le mot de l'Enigme
quiestle MELON. L Es Melons ne valent
rien sur la fin de l'Automne,
à peine puis- je les souffrir
en plein Esié : que je
fuis ndigné de le voir comparé
au vin: le vin est le
symbole de la sincerité, le
melon est le symbole de la
tromperie, le vin donne du
courage, le melon ne donne
que dela crainte.
Quand il gresse quelle frayeur
A-t-onpour son palais de verres
Quand on l'achette on a bien peur
De ne trouver en luy qu'unfade
goustdeterre.
Dans un estomac rapporteur,
Des nezil devient la terreur:
Quandonle mange on a la crainte
D'estre tourmenté d'une éprainte;
Toujours crainte, terreur,frayeur.
Dans cefruitpesant ~& trompeur,
Eny révanttantostje craignois.
la migraine :
Mauditsoitlefruit ~& lagraine,
L'autheur de l'Enigme &le nom
De mon ennemi le Melon.
chagrine.
Sur le mot de l'Enigme
quiestle MELON. L Es Melons ne valent
rien sur la fin de l'Automne,
à peine puis- je les souffrir
en plein Esié : que je
fuis ndigné de le voir comparé
au vin: le vin est le
symbole de la sincerité, le
melon est le symbole de la
tromperie, le vin donne du
courage, le melon ne donne
que dela crainte.
Quand il gresse quelle frayeur
A-t-onpour son palais de verres
Quand on l'achette on a bien peur
De ne trouver en luy qu'unfade
goustdeterre.
Dans un estomac rapporteur,
Des nezil devient la terreur:
Quandonle mange on a la crainte
D'estre tourmenté d'une éprainte;
Toujours crainte, terreur,frayeur.
Dans cefruitpesant ~& trompeur,
Eny révanttantostje craignois.
la migraine :
Mauditsoitlefruit ~& lagraine,
L'autheur de l'Enigme &le nom
De mon ennemi le Melon.
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Résumé : EPISTRE chagrine. Sur le mot de l'Enigme qui est le MELON.
L'épître exprime une aversion pour le melon, jugé insipide et trompeur. L'auteur le compare défavorablement au vin, symbole de sincérité. Il craint un goût fade, des troubles digestifs et des migraines. Il qualifie le melon de 'fruit pesant et trompeur' et le désigne comme son ennemi.
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2277
p. 82
L'APOLOGIE du Melon contre le vin.
Début :
Au Melon doit ceder la bachique liqueur, [...]
Mots clefs :
Melon, Vin
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texteReconnaissance textuelle : L'APOLOGIE du Melon contre le vin.
L'APOLOGIE
du Melon contre levin.
Au Melon doit ceder la bachique
liqueur,
Plusdelicieux qu'ambrosie
, Jamais on ne le falsifie,
Jamais Melon fumeux n'entesta.
son mangeur.
En nous rafraishissantilguérit
la miyraine:
Beni soit le fruit ~& la graine,
Jjautheur de l'Enigme, ~& le
nom
Demon cher amy le Melon.
du Melon contre levin.
Au Melon doit ceder la bachique
liqueur,
Plusdelicieux qu'ambrosie
, Jamais on ne le falsifie,
Jamais Melon fumeux n'entesta.
son mangeur.
En nous rafraishissantilguérit
la miyraine:
Beni soit le fruit ~& la graine,
Jjautheur de l'Enigme, ~& le
nom
Demon cher amy le Melon.
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2278
p. 83-84
ENIGME.
Début :
Ma froideur est sans borne avec mes ennemis, [...]
Mots clefs :
Pipe
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
MAfroideur est sans borne
avec mes ennemis,
J'ay de l'ardeurpour mes ttmis,
C'estpoureuxseulsqueje respire,
Je les entretienssansrien dire,
Jesoulage leurs maux,je calme
leurs ennuis,
Je m'estonne qu'estant aussipeu
que je fuis,
J'occupe tant de bonnes testes
;
Telquifit degrandes cenquestes
Dmsiefprit qui m'anime a
puisésonconseils
Tels'endort avec moy la cervelle
troubliée
Quon trouve sage à son reveil,
Et tel dans certaineassemblée,
Sur table me voyant doublée
Ëp-j quadruplée,
Pour me mieux deviner me
touchant de la main,
Reve à moy jusqu'au lendemain.
MAfroideur est sans borne
avec mes ennemis,
J'ay de l'ardeurpour mes ttmis,
C'estpoureuxseulsqueje respire,
Je les entretienssansrien dire,
Jesoulage leurs maux,je calme
leurs ennuis,
Je m'estonne qu'estant aussipeu
que je fuis,
J'occupe tant de bonnes testes
;
Telquifit degrandes cenquestes
Dmsiefprit qui m'anime a
puisésonconseils
Tels'endort avec moy la cervelle
troubliée
Quon trouve sage à son reveil,
Et tel dans certaineassemblée,
Sur table me voyant doublée
Ëp-j quadruplée,
Pour me mieux deviner me
touchant de la main,
Reve à moy jusqu'au lendemain.
Fermer
2279
p. 11-20
LA LIBERTÉ. Cantate nouvelle.
Début :
De l'Or & de l'Argent le charme insurmontable [...]
Mots clefs :
Liberté, Charme, Ardeur , Plaisirs, Désir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LA LIBERTÉ. Cantate nouvelle.
LALIBERTE.
Cantate nouvelle.
DEl'Or & de l'Argent le
charme insurmontable
Fait que tout retentit de
leur prix trop vanté:
Mais je pretens chanterun
bien plus estimable,
C'est l'innocente Liberté.
A ce projet tout m'écoute,
Tout s'accorde àmes desirs,
Et pour m'ouvrir une
route
Je vois voler les plaisirs.
0 douce liberté, qui peut
goûter tes charmes,
Ne voir point d'autre objet
digne de son ardeur,
Son coeur n'est point touché
du foin de la grandeur
Il sçait , en l'évitant s'épargner
mille allarmes.
Rien ne peut troubler son
bonheur, Jamaisen disputant un
chimérique honneur
;Un rival préferé ne fit
couler seslarmes.
0 douce liberté, qui peut
goûtertes charmes ,
Ne voit point d'autre objet
digne de son ardeur.
Dansunétattoûjours
tranquile
Il voit, sans se livrer à leurs
indignes fers,
La basse flatterie; & la
crainte servile
Prendresoin d'avilir les
coeurs de l'univers.
Sur la plus terrible des
Mers
Il voit à tout nôtre art la
fortune indocile
Nous presenter ses bords
de naufrages couverts,
Et son indépendance est
comme un sûr azile
Quile met à l'abri des plus
<fam»eux rev-ers. C'estcequ'ennos bois
l'oyseau chante
En fuyant la captivité,
Liberté, liberté.
Sans la liberté qui m'enchante
Un coeurest toûjoursagité.
Est-ce le bien qui nous
contente,
Et vaut-il tous les soins
dont ilest acheté?
Liberté, liberté.
C'est ce qu'en nos bois
l'oyseau chante.
Jusqu'où la liberté portet-
elle ses droits ?
A table qui suit d'autres
loix
Languira dans le plaisir
même,
Quoiqu'on trouve à s'y
trvoêirmune deou,ceur «x-
Un repas n'a rien de charmanc
Quand on s'y contraint
un moment.
Fuyez
,
fuyez tendre eI:J
clavage;
Pour mieux ressentir l'avantage
De se trouver en liberté,
Il fautêtre échapé du funeste
naufrage
Que l'on fait en suivant
une ingrate beauté.
Mais ô present du Ciel,
que même l'innocence
Ne peut nous assûrer dans
la jeune saison!
Toutt'attaque à la fois,
le sçavoir,l'ignorance,
Les moeurs, les préjugez,
les sens &la raison
Tout s'empresse à l'en,vy
de nous donner un
Maître;
Sile faux honneur ne peut
l'être,
Le plaisirsnoussoûmet
morce, -
L'interest avec plus de
force
Asservit nos coeurs pour
jamais.
La liberté qui nous appelle
Ne s'offrepoint sans les
plaisirs:
Mais on n'y peut courir
sans elle
Qu'ilsn'échappent à nos
desirs.
Sous le nom du devoir que
d'égards sur la terre
Nous rendent l'un de l'autre
esclaves malheureux!
L'opinion nous livre une.
éternelle guerre,
Et de tous nos liens c'est
le plus rigoureux.
Que d'écüeils,que de naufrages
Menacent la liberté!
Mais regagnons les rivages
Laissonsgronder les orages,
Dont je me vis agité :
Que les autres rendus sages"
Par ce bien que j'ai chanté
Connoissent les avantages
D'en jouir en fiîreré.
Cantate nouvelle.
DEl'Or & de l'Argent le
charme insurmontable
Fait que tout retentit de
leur prix trop vanté:
Mais je pretens chanterun
bien plus estimable,
C'est l'innocente Liberté.
A ce projet tout m'écoute,
Tout s'accorde àmes desirs,
Et pour m'ouvrir une
route
Je vois voler les plaisirs.
0 douce liberté, qui peut
goûter tes charmes,
Ne voir point d'autre objet
digne de son ardeur,
Son coeur n'est point touché
du foin de la grandeur
Il sçait , en l'évitant s'épargner
mille allarmes.
Rien ne peut troubler son
bonheur, Jamaisen disputant un
chimérique honneur
;Un rival préferé ne fit
couler seslarmes.
0 douce liberté, qui peut
goûtertes charmes ,
Ne voit point d'autre objet
digne de son ardeur.
Dansunétattoûjours
tranquile
Il voit, sans se livrer à leurs
indignes fers,
La basse flatterie; & la
crainte servile
Prendresoin d'avilir les
coeurs de l'univers.
Sur la plus terrible des
Mers
Il voit à tout nôtre art la
fortune indocile
Nous presenter ses bords
de naufrages couverts,
Et son indépendance est
comme un sûr azile
Quile met à l'abri des plus
<fam»eux rev-ers. C'estcequ'ennos bois
l'oyseau chante
En fuyant la captivité,
Liberté, liberté.
Sans la liberté qui m'enchante
Un coeurest toûjoursagité.
Est-ce le bien qui nous
contente,
Et vaut-il tous les soins
dont ilest acheté?
Liberté, liberté.
C'est ce qu'en nos bois
l'oyseau chante.
Jusqu'où la liberté portet-
elle ses droits ?
A table qui suit d'autres
loix
Languira dans le plaisir
même,
Quoiqu'on trouve à s'y
trvoêirmune deou,ceur «x-
Un repas n'a rien de charmanc
Quand on s'y contraint
un moment.
Fuyez
,
fuyez tendre eI:J
clavage;
Pour mieux ressentir l'avantage
De se trouver en liberté,
Il fautêtre échapé du funeste
naufrage
Que l'on fait en suivant
une ingrate beauté.
Mais ô present du Ciel,
que même l'innocence
Ne peut nous assûrer dans
la jeune saison!
Toutt'attaque à la fois,
le sçavoir,l'ignorance,
Les moeurs, les préjugez,
les sens &la raison
Tout s'empresse à l'en,vy
de nous donner un
Maître;
Sile faux honneur ne peut
l'être,
Le plaisirsnoussoûmet
morce, -
L'interest avec plus de
force
Asservit nos coeurs pour
jamais.
La liberté qui nous appelle
Ne s'offrepoint sans les
plaisirs:
Mais on n'y peut courir
sans elle
Qu'ilsn'échappent à nos
desirs.
Sous le nom du devoir que
d'égards sur la terre
Nous rendent l'un de l'autre
esclaves malheureux!
L'opinion nous livre une.
éternelle guerre,
Et de tous nos liens c'est
le plus rigoureux.
Que d'écüeils,que de naufrages
Menacent la liberté!
Mais regagnons les rivages
Laissonsgronder les orages,
Dont je me vis agité :
Que les autres rendus sages"
Par ce bien que j'ai chanté
Connoissent les avantages
D'en jouir en fiîreré.
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Résumé : LA LIBERTÉ. Cantate nouvelle.
La cantate 'LALIBERTE' célèbre la liberté comme un bien supérieur à l'or et à l'argent. L'auteur exalte la liberté, la décrivant comme un état où le cœur est apaisé, loin des soucis de grandeur et des disputes pour des honneurs chimériques. La liberté permet d'éviter la flatterie, la crainte servile et les dangers des mers, offrant un refuge sûr contre les revers. Elle est comparée à un oiseau chantant dans les bois, symbolisant la fuite de la captivité. Sans liberté, le cœur reste agité. La liberté est associée au plaisir et à la tranquillité, contrastant avec les contraintes et les souffrances de l'esclavage. Le texte met en garde contre diverses menaces à la liberté, telles que le savoir, l'ignorance, les mœurs, les préjugés, les sens et la raison, qui peuvent asservir les cœurs. Il critique également les faux honneurs, les plaisirs, l'intérêt et l'opinion, qui rendent les hommes esclaves les uns des autres. Malgré les dangers, l'auteur encourage à regagner les rivages de la liberté et à profiter de ses avantages.
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2280
p. 20-24
LE PHENIX, Nouvelle Elegie.
Début :
Je ne puis resister à mon ardeur extrême, [...]
Mots clefs :
Phénix, Ardeur , Coeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE PHENIX, Nouvelle Elegie.
LEPHENIX,
Nouvelle Elegie,
E ne puisresisteràmon
ardeur extrême,
Souffrez donc belle Iris,
souffrez queje vous
aime,
Si d'un amant tropvieux
vous méprisez l'ardeur,
Il faut me preparer à mourir
de douleur;
Je mourrai, volontiers, iL
ne m'est pas possible,
Avant quede mourir; de
vous rendre sensible,
Trop heureux! moy, qui
suis un Phenix en
amour,
Si de ma cendre, aussi je
renaissois unjour
Et plus jeune & plus beau,
j'aurois lieu de pretendre
A mon tour, belle Iris
de vous voir le coeur
tendre,
Vous ne me verriez pas
inconstant&leger,
Et je ne fongerois jamais
à vous changer.
Que de douceur pour
vous, de marques de
tendresse;
Que de plaisir, pour moi,
de revoir ma Maîtresse,
Et lui trouver un coeur
tout pleind'un nouveau
feu.
Vous m'en feriez, Iris,
bien-tôt un tendre
aveu,
Je vous appellercis des
deux noms, que suggere
Ce petit Dieu des coeurs,
que partout on revere,
Quelquefois mes soupirs
vous apprendroient
tout bas
Ce qu'en l'âge où je fuis,
je ne vous dirois
pas.
Ah ! que nous menerions
une agreable vie:
Mais mon bonheur helas!
seroit digne d'envie,
Si comblé de plaisirs &
content de mon sort,
A soixante ans passez en
Phenix estant mort,
Une seconde fois je renaissois
encore,
Beau, jeune, & digne
enfin de celle que
j'adore.
Nouvelle Elegie,
E ne puisresisteràmon
ardeur extrême,
Souffrez donc belle Iris,
souffrez queje vous
aime,
Si d'un amant tropvieux
vous méprisez l'ardeur,
Il faut me preparer à mourir
de douleur;
Je mourrai, volontiers, iL
ne m'est pas possible,
Avant quede mourir; de
vous rendre sensible,
Trop heureux! moy, qui
suis un Phenix en
amour,
Si de ma cendre, aussi je
renaissois unjour
Et plus jeune & plus beau,
j'aurois lieu de pretendre
A mon tour, belle Iris
de vous voir le coeur
tendre,
Vous ne me verriez pas
inconstant&leger,
Et je ne fongerois jamais
à vous changer.
Que de douceur pour
vous, de marques de
tendresse;
Que de plaisir, pour moi,
de revoir ma Maîtresse,
Et lui trouver un coeur
tout pleind'un nouveau
feu.
Vous m'en feriez, Iris,
bien-tôt un tendre
aveu,
Je vous appellercis des
deux noms, que suggere
Ce petit Dieu des coeurs,
que partout on revere,
Quelquefois mes soupirs
vous apprendroient
tout bas
Ce qu'en l'âge où je fuis,
je ne vous dirois
pas.
Ah ! que nous menerions
une agreable vie:
Mais mon bonheur helas!
seroit digne d'envie,
Si comblé de plaisirs &
content de mon sort,
A soixante ans passez en
Phenix estant mort,
Une seconde fois je renaissois
encore,
Beau, jeune, & digne
enfin de celle que
j'adore.
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Résumé : LE PHENIX, Nouvelle Elegie.
Dans 'Nouvelle Élégie', le narrateur exprime un amour passionné pour Iris. Il la supplie de l'aimer, malgré son âge avancé, et menace de mourir de douleur si elle ne lui accorde pas son affection. Il se compare à un phénix, espérant renaître plus jeune et plus beau pour conquérir son cœur. Le narrateur promet fidélité et tendresse, imaginant les douceurs et les marques d'affection qu'ils partageraient. Il évoque les soupirs révélant ses sentiments et une vie agréable avec Iris. Cependant, il regrette que son bonheur soit impossible, souhaitant renaître à soixante ans pour être digne de son amour.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2281
p. 25-39
PIECE NOUVELLE sur un coup d'Hombre extraordinaire. A LA FORTUNE. Reproche.
Début :
Oh parbleu c'en est trop, Fortune, [...]
Mots clefs :
Dieu, Roi, Fortune, Dame, Coeur, Temps, Malheur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PIECE NOUVELLE sur un coup d'Hombre extraordinaire. A LA FORTUNE. Reproche.
PIECE NOUVELLE
surun coup d'Hombre
extraordinaire.
A LA FORTUNE. roche. [
- OHparbleu c'en est trop,
Fortune,
Tu mepousses trop vive-
',' ment:: Quoy j'essuyrai par tout
ta poursuiteimportune?
Tes caprices surmoy s'exerceant
conftamme^t,
Je souffrirai dans le (île'nce?
Non, non, c'est trop longtemps
me faire violence
)
Je veux de tes rigueursme
plaindre hautement.
Ce nest pas toutefoisquî
un indiscret murmure
Veuille reveler tous tes
>
,
coups:
Non je n'éclaterai dans
mon juste corroux
Que surma derniere avanture.
,
Hier au sortir d'un dînéJ
Poinc prévu, point imaginé,
Et par là même encor plus
agréable,
Oùpar d'excellens mets ôc
du vin delectable
Mon débileestomac se
crut assassiné; ., Des convives joyeux,les
têtesaffoiblies,
Par de bon cafférétablies,
On vint me porter un
cartel
Pour un de cescombats
inconnus à nos peres,
Dont aujourd'huyl'usage
est tel-y .-!
Qu'il opposesouvent,frere
à soeurs soeurs à frere ;
Une reprisefd'Hoimbnreen- Pour sortir de l'allégorie.
J'acceptai le défi, bientôt
le fort malin
Sur mon jeu s'abandonne
avec tant de furie .:
C
Que j'en perdois dix mille
» au quarorzième tour,
De pareils accidens éprouvez
chaque jour,
Depuislong-temps mon
ameest peu surprise,
Jusqu'au vingtième coup
nous poupffornsislaere-.
Jeconcevois alors quelque
espoir de retour.:
Mais troisbêtesconsiderables
Que je vis échapperàmon
pressentiment
M'infpiroientcontre rHo
breun tel ressentiment
Que je donnai lejeu cent
fois à tous les diables.
Ce fut bien-pis au dernier
coup
Il était gros 8c je perdois
beaucoup,
Doubleraison qui rend les
as noirs desirables:
Mais helas ! on a beau,
quand on est en malheur,
D'un voeu secret redoubler
laserveur,
Mêler, pester, jurer, ou se
mettre en priere, -
La seule patience est alors
de faison.
Le Ciel d'un malheureux
adoucit lamisere:
Mais il est sourd avec raison
-
Aux cris d'un Martyr volontaire.
Je reviens au sujet qui cause
ma colere.
J'avois à ma droite un
joueur
Enprojetssérieux,toûjours
plein de bonheur:
Mais je ne fçavois pas que
pour lui sifidelle,
Dame fortune en sa faveur
S'amusât à la bagatelle.
Je réprouvai le tiers, le
jouant en premier,
Fait une bête de trois mille,
Il donne ensuite
; Iris, des
trois la moins habile,
Veut jouer, j'y consens:
mais nôtre heureux
dernier :.
Se fait assez long-temps
attendre,
Hesite;rêve, enfin force
Iris au sans prendre,
Iris lui cede,ilnôme coeur,
Je portois de cette couleur
Manillequatrième par.
Roy, Dame & le
cinq
,
Iris m'en laisse justement,
Cinq, que je prens de si
main même:
Mon port étoit tout fait,
ainsi dans le moment
Je le jette sur ma rentrée.
Mais du talon à peine Iris
l'a séparée
Qu'elle court la reprendre,
ôc veut m'en
laissersix, --
Le tiers, avec raison, dit
que j'ay déja pris
Qu'il nest plus temps,Iris
convient desaméprise,
S'appelle de cent noms,
s'accuse de bêtise
Enfin, après un peu de
bruit
Iris n'en prend que sept des
huity
Et dans lécart met la derllicre,
J'ay déjà dit qu'Iris était
prei-iliere
Elle joüe un bas pique,&
me dit,j'ay le Roy.
J'ouvre ma rentrée &j'y
voy
Untresle, un six decoeur,
qui faisoit le cinquième,
Et Dame de piquetroifié-
,
me;
Je lemploye, elle passe, &
le tiers en pâlit
Alors voyant l'Hombre en
':;'
cheville .<
Je fais à tout du plus petit
Ensuposant qu'Iris avoit
Batte,ouSpadiile
De cette supposition
Avec un peu d'attention
5 La raison à trouver n'est
pas fort difficile,
Et même l'examen n'en est
pas inutile.
Iris qui la premiere avoit
voulu joüer
En ayant perdu l'efpe-
- rance
N'en avoit pris que sept:
or cette circonstance
(J'en appelle aux Joüeurs
qui voudront l'avouer)
Ne laissoit
-
elle pas au
moins quelque apparence
5
Qu'Iris avoit un Matador?
Sur mon bas coeur joiïé,
l'Hombre force du
Ponte,
Iris jette du trefle, & j'en
crois mieux encor
Qu'elle a Spadille,ainsi je
compte,
Baste cinquiéme à l'Hombre
,avec un Roy gardé,
Et l'eclaircissèment n'en
fut pas retardé;
C'étoit le Roy. de trefle,
ille joue,illuy pasle
Il en rejoue encore le six,
Moy je coupe du cinq, &
crois le coup remis,
Je fais à tout du Roy, le
Baste fort de place,
Iris gagne,le tiers fait à
tout du Valet,
J'y mets la Dame
,
& selon
mon souhait
Je me vois quatre mains,
(car aucune avanture
Ne sçauroit m'enlever une
1.
1
Manille fûre)
L'Hombre a déja trois
mains, & tient entre les
doigts
Le quatre ,1 le deux& le
trois,
je jouë un pique,il prend,
fait à tout, Iris gagne,
Je prends de la Manille,
& nous montrons
nos jeux,
L'Hombre étaleson humble
deux,
Moy, le quatre de pique,
&d'une main profane
Iris montre un Roy de
carreau.
Qui me confond, me glac
ce. oui l'aspectd'un
Bourreau
Surprend moins l'innocène,
que la brigue
condamne,
Que je ne fus frappé d'un
malheur si nouveau: Spadille quelquefois se
trouve la treizième,
Mais peut-on dutalon détacher
la huitième?
Non ce bizarre coup pour
moy seul reservé
N'étoit point encore arrivé,
De la faute d'Iris, complice
trop certaine,
Fortune pour toûjours fois
fûre de ma haine;
C'est trop long
- temps
exercer contre moy
Des rigueurs que mon
coeur supporteroit à
peine
D'un Dieu plus aveugle
que toy.
surun coup d'Hombre
extraordinaire.
A LA FORTUNE. roche. [
- OHparbleu c'en est trop,
Fortune,
Tu mepousses trop vive-
',' ment:: Quoy j'essuyrai par tout
ta poursuiteimportune?
Tes caprices surmoy s'exerceant
conftamme^t,
Je souffrirai dans le (île'nce?
Non, non, c'est trop longtemps
me faire violence
)
Je veux de tes rigueursme
plaindre hautement.
Ce nest pas toutefoisquî
un indiscret murmure
Veuille reveler tous tes
>
,
coups:
Non je n'éclaterai dans
mon juste corroux
Que surma derniere avanture.
,
Hier au sortir d'un dînéJ
Poinc prévu, point imaginé,
Et par là même encor plus
agréable,
Oùpar d'excellens mets ôc
du vin delectable
Mon débileestomac se
crut assassiné; ., Des convives joyeux,les
têtesaffoiblies,
Par de bon cafférétablies,
On vint me porter un
cartel
Pour un de cescombats
inconnus à nos peres,
Dont aujourd'huyl'usage
est tel-y .-!
Qu'il opposesouvent,frere
à soeurs soeurs à frere ;
Une reprisefd'Hoimbnreen- Pour sortir de l'allégorie.
J'acceptai le défi, bientôt
le fort malin
Sur mon jeu s'abandonne
avec tant de furie .:
C
Que j'en perdois dix mille
» au quarorzième tour,
De pareils accidens éprouvez
chaque jour,
Depuislong-temps mon
ameest peu surprise,
Jusqu'au vingtième coup
nous poupffornsislaere-.
Jeconcevois alors quelque
espoir de retour.:
Mais troisbêtesconsiderables
Que je vis échapperàmon
pressentiment
M'infpiroientcontre rHo
breun tel ressentiment
Que je donnai lejeu cent
fois à tous les diables.
Ce fut bien-pis au dernier
coup
Il était gros 8c je perdois
beaucoup,
Doubleraison qui rend les
as noirs desirables:
Mais helas ! on a beau,
quand on est en malheur,
D'un voeu secret redoubler
laserveur,
Mêler, pester, jurer, ou se
mettre en priere, -
La seule patience est alors
de faison.
Le Ciel d'un malheureux
adoucit lamisere:
Mais il est sourd avec raison
-
Aux cris d'un Martyr volontaire.
Je reviens au sujet qui cause
ma colere.
J'avois à ma droite un
joueur
Enprojetssérieux,toûjours
plein de bonheur:
Mais je ne fçavois pas que
pour lui sifidelle,
Dame fortune en sa faveur
S'amusât à la bagatelle.
Je réprouvai le tiers, le
jouant en premier,
Fait une bête de trois mille,
Il donne ensuite
; Iris, des
trois la moins habile,
Veut jouer, j'y consens:
mais nôtre heureux
dernier :.
Se fait assez long-temps
attendre,
Hesite;rêve, enfin force
Iris au sans prendre,
Iris lui cede,ilnôme coeur,
Je portois de cette couleur
Manillequatrième par.
Roy, Dame & le
cinq
,
Iris m'en laisse justement,
Cinq, que je prens de si
main même:
Mon port étoit tout fait,
ainsi dans le moment
Je le jette sur ma rentrée.
Mais du talon à peine Iris
l'a séparée
Qu'elle court la reprendre,
ôc veut m'en
laissersix, --
Le tiers, avec raison, dit
que j'ay déja pris
Qu'il nest plus temps,Iris
convient desaméprise,
S'appelle de cent noms,
s'accuse de bêtise
Enfin, après un peu de
bruit
Iris n'en prend que sept des
huity
Et dans lécart met la derllicre,
J'ay déjà dit qu'Iris était
prei-iliere
Elle joüe un bas pique,&
me dit,j'ay le Roy.
J'ouvre ma rentrée &j'y
voy
Untresle, un six decoeur,
qui faisoit le cinquième,
Et Dame de piquetroifié-
,
me;
Je lemploye, elle passe, &
le tiers en pâlit
Alors voyant l'Hombre en
':;'
cheville .<
Je fais à tout du plus petit
Ensuposant qu'Iris avoit
Batte,ouSpadiile
De cette supposition
Avec un peu d'attention
5 La raison à trouver n'est
pas fort difficile,
Et même l'examen n'en est
pas inutile.
Iris qui la premiere avoit
voulu joüer
En ayant perdu l'efpe-
- rance
N'en avoit pris que sept:
or cette circonstance
(J'en appelle aux Joüeurs
qui voudront l'avouer)
Ne laissoit
-
elle pas au
moins quelque apparence
5
Qu'Iris avoit un Matador?
Sur mon bas coeur joiïé,
l'Hombre force du
Ponte,
Iris jette du trefle, & j'en
crois mieux encor
Qu'elle a Spadille,ainsi je
compte,
Baste cinquiéme à l'Hombre
,avec un Roy gardé,
Et l'eclaircissèment n'en
fut pas retardé;
C'étoit le Roy. de trefle,
ille joue,illuy pasle
Il en rejoue encore le six,
Moy je coupe du cinq, &
crois le coup remis,
Je fais à tout du Roy, le
Baste fort de place,
Iris gagne,le tiers fait à
tout du Valet,
J'y mets la Dame
,
& selon
mon souhait
Je me vois quatre mains,
(car aucune avanture
Ne sçauroit m'enlever une
1.
1
Manille fûre)
L'Hombre a déja trois
mains, & tient entre les
doigts
Le quatre ,1 le deux& le
trois,
je jouë un pique,il prend,
fait à tout, Iris gagne,
Je prends de la Manille,
& nous montrons
nos jeux,
L'Hombre étaleson humble
deux,
Moy, le quatre de pique,
&d'une main profane
Iris montre un Roy de
carreau.
Qui me confond, me glac
ce. oui l'aspectd'un
Bourreau
Surprend moins l'innocène,
que la brigue
condamne,
Que je ne fus frappé d'un
malheur si nouveau: Spadille quelquefois se
trouve la treizième,
Mais peut-on dutalon détacher
la huitième?
Non ce bizarre coup pour
moy seul reservé
N'étoit point encore arrivé,
De la faute d'Iris, complice
trop certaine,
Fortune pour toûjours fois
fûre de ma haine;
C'est trop long
- temps
exercer contre moy
Des rigueurs que mon
coeur supporteroit à
peine
D'un Dieu plus aveugle
que toy.
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Résumé : PIECE NOUVELLE sur un coup d'Hombre extraordinaire. A LA FORTUNE. Reproche.
Le texte relate une séquence de jeu où le narrateur exprime sa frustration face à la Fortune. Après un dîner agréable, il reçoit un cartel l'invitant à un duel, mais il s'avère que ce défi concerne une partie de jeu. Le narrateur perd une somme importante, ce qui le plonge dans le désarroi face à cette série de malchances. Lors d'une autre partie, il est trompé par une joueuse nommée Iris, qui manipule les cartes pour gagner. Malgré ses efforts pour anticiper les mouvements de ses adversaires, le narrateur finit par perdre de manière inattendue. Il découvre qu'Iris possédait un roi de carreau, ce qui le laisse stupéfait et furieux. Il accuse la Fortune de partialité et décide de se plaindre hautement de ses rigueurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2282
p. 40-51
A MADAME DE.. pour Dodo sa Doguine.
Début :
Cette chere Dodo, cette aimable Doguine, [...]
Mots clefs :
Doguine, Amour, Yeux, Dieu, Beauté, Déguisement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A MADAME DE.. pour Dodo sa Doguine.
pourDodosaDoguine.
CEtte chereDodo, cette
aimable Doguine,
L'objet de vos plus doux
transports,
N'est point, Iris, une machine,
-
Comme Descartesl'ima-
, gine,
JO Dont l'instinct: feulement
fait mouvoir les
ressorts
;
EcouEcoutez
un récit fidele
De , tout ce que mes yeux -ont vu,., Un tel fpeftacle eut confondu
Le Philosophe & sa fe-
,
quelle;
En vôtre absence ce matin
Je faisois à Dodo mille &
mille caresses)
Et passant sur sa tête une
flatteuse main,
Je joignois ce discours à
toutes mes tendresses
: Dodo, que vôtre xort est
doux !
Le plus charmant objet
qui soit dans la narure,
Iris, pour qui nous brûlons
tous
D'une ardeur si tendre &
-.
-
si pure,
Iris n'a d'amour que pour
- vous
Vous plaisez à ses yeux, : vousla voyez sans
; cesse,
Et sans redouter son courroux
Vous luy marquez vô tre
tendresse
Quel mortelSe qu, el Dieu
n'en feroit point jaloux?
Ha! si ce Jupiter que nous
vante la Fable,
Estoit un immortel & le
Maître des Dieux
Il seroit sdescendu des cieux
Pour jouïr dundestin femblable,
Ce puissant Dieu de l'univers
, Qui souvent pour quelques
mortelles
Prit tant de changemens
divers,
Se fût fait Doguine pour
elle;
Qu'il eut vécu content
dans de si, beaux liens,
Mais sans rationnement le
.,. Ciel vous a fair naître,
Et vousaprodigué des
biens*'•
• Que vous ne pouvez pas * connoîtrej
En prononçantcesmots
je demeurai surpris
D'une metamorphose étrange
Qui me coupa ;i voix coupalavoix ôc
troubla mes esprits,,
Dodo s'enfle, s'éleve & sa
figure change;
Un éclat merveilleux brille
, ,. detoutesparts,
Dodo n'est plus une doguine,
Elle paroît à mes regards
Sous les charmans appas
d'une beauté divine.
Arrête, me dit-elle, & connois
mon pouvoir,
Je fuis Fée, & l'on sçait
quelles sont nos merveilles
,
On sçait par tout que mes
pareilles,
Sous des déguisemens fouvent
selaissent voir:
Jepréside aux appas, c'est
mon foin ordinaire
De dispenser le don de
plaire:
Heureuxàqui je le dépars.
C'et! moy qui fçut rendre
si belles
Les S*** ôc lesV**
Qui de , tous les humains
enchantent les regards,
Parmi les beaux objets en
qui de ma puiilànce
Brillent les merveilleux effets,
Iris est un des plus parfaits,
Je fus presente à sa naifsance,
,., Ma main prit foin de luy
former
Tous les traits d'un charmant
visage,
Esprit
,
douceur5 prefenr
qu'on doit pluseltimer:
Enfin elle reçût un parfait
assemblage ,.;
-
o
De tout ce qui peutfaire
aImer; ¡. r:c
Ah! si le Ciel avoit fecondé
mon ouvrage
Il l'auroit élevéeauxsupr
mes grandeurs:
Mais l'Amour qui la fuit
repare cet outrage
Par l'empire de tous les
coeurs. i. Avec elle toujoursj'ai priy
plaisir à vivre,
Yj paffe mes plus doux
Inomens, Et fous divers!déguifç--
mens
Je fuis empressëe à la fuivre.
Lorsque dans la retraite
ellealla s'enfermer,
D'y marcher sur fcs pas
je me crus trop heureuse,.
Est-il quelque demeure
affreuse
Qu'elle ne puisse faire ai-
; mer?
J'y goutois àla voir mille
douceurs secretes,
Avec un amusant caquet
Je pris pourréjpiiir de
eau
::
xaufeufes nonnettes
,La figure d'un perroquet.,,
Aujourd'huy tu me vois
paroître
Sous un nouveau dcguife.-
ment,
Et ce n'est qu'à toy feulement
Que je puis me fairecon-
, noître.
A ces mots elle entend du
bruit,
On vient, dit-elle,un jour
tu pourras être in.-
struit v
Du bonheur queje luy
destine
;
Je rentre dans ma peau,
c'ellun arrest des
Cieux,
Je puis être Fée à tes yeux,
Pour toute autre je suis
doguine.
Voila quel est son fort, voi-
-1
-la charmante Iris,
D'où naissent ces appas
dont nous sommes
épris;
En vous voyant briller de
cent beautez parfaites,
Je me doutois toûjours de
quelque enchantement.
On nest point naturelle.
ment
Au/fi charmante que vous
l1l>'Aêtes.
CEtte chereDodo, cette
aimable Doguine,
L'objet de vos plus doux
transports,
N'est point, Iris, une machine,
-
Comme Descartesl'ima-
, gine,
JO Dont l'instinct: feulement
fait mouvoir les
ressorts
;
EcouEcoutez
un récit fidele
De , tout ce que mes yeux -ont vu,., Un tel fpeftacle eut confondu
Le Philosophe & sa fe-
,
quelle;
En vôtre absence ce matin
Je faisois à Dodo mille &
mille caresses)
Et passant sur sa tête une
flatteuse main,
Je joignois ce discours à
toutes mes tendresses
: Dodo, que vôtre xort est
doux !
Le plus charmant objet
qui soit dans la narure,
Iris, pour qui nous brûlons
tous
D'une ardeur si tendre &
-.
-
si pure,
Iris n'a d'amour que pour
- vous
Vous plaisez à ses yeux, : vousla voyez sans
; cesse,
Et sans redouter son courroux
Vous luy marquez vô tre
tendresse
Quel mortelSe qu, el Dieu
n'en feroit point jaloux?
Ha! si ce Jupiter que nous
vante la Fable,
Estoit un immortel & le
Maître des Dieux
Il seroit sdescendu des cieux
Pour jouïr dundestin femblable,
Ce puissant Dieu de l'univers
, Qui souvent pour quelques
mortelles
Prit tant de changemens
divers,
Se fût fait Doguine pour
elle;
Qu'il eut vécu content
dans de si, beaux liens,
Mais sans rationnement le
.,. Ciel vous a fair naître,
Et vousaprodigué des
biens*'•
• Que vous ne pouvez pas * connoîtrej
En prononçantcesmots
je demeurai surpris
D'une metamorphose étrange
Qui me coupa ;i voix coupalavoix ôc
troubla mes esprits,,
Dodo s'enfle, s'éleve & sa
figure change;
Un éclat merveilleux brille
, ,. detoutesparts,
Dodo n'est plus une doguine,
Elle paroît à mes regards
Sous les charmans appas
d'une beauté divine.
Arrête, me dit-elle, & connois
mon pouvoir,
Je fuis Fée, & l'on sçait
quelles sont nos merveilles
,
On sçait par tout que mes
pareilles,
Sous des déguisemens fouvent
selaissent voir:
Jepréside aux appas, c'est
mon foin ordinaire
De dispenser le don de
plaire:
Heureuxàqui je le dépars.
C'et! moy qui fçut rendre
si belles
Les S*** ôc lesV**
Qui de , tous les humains
enchantent les regards,
Parmi les beaux objets en
qui de ma puiilànce
Brillent les merveilleux effets,
Iris est un des plus parfaits,
Je fus presente à sa naifsance,
,., Ma main prit foin de luy
former
Tous les traits d'un charmant
visage,
Esprit
,
douceur5 prefenr
qu'on doit pluseltimer:
Enfin elle reçût un parfait
assemblage ,.;
-
o
De tout ce qui peutfaire
aImer; ¡. r:c
Ah! si le Ciel avoit fecondé
mon ouvrage
Il l'auroit élevéeauxsupr
mes grandeurs:
Mais l'Amour qui la fuit
repare cet outrage
Par l'empire de tous les
coeurs. i. Avec elle toujoursj'ai priy
plaisir à vivre,
Yj paffe mes plus doux
Inomens, Et fous divers!déguifç--
mens
Je fuis empressëe à la fuivre.
Lorsque dans la retraite
ellealla s'enfermer,
D'y marcher sur fcs pas
je me crus trop heureuse,.
Est-il quelque demeure
affreuse
Qu'elle ne puisse faire ai-
; mer?
J'y goutois àla voir mille
douceurs secretes,
Avec un amusant caquet
Je pris pourréjpiiir de
eau
::
xaufeufes nonnettes
,La figure d'un perroquet.,,
Aujourd'huy tu me vois
paroître
Sous un nouveau dcguife.-
ment,
Et ce n'est qu'à toy feulement
Que je puis me fairecon-
, noître.
A ces mots elle entend du
bruit,
On vient, dit-elle,un jour
tu pourras être in.-
struit v
Du bonheur queje luy
destine
;
Je rentre dans ma peau,
c'ellun arrest des
Cieux,
Je puis être Fée à tes yeux,
Pour toute autre je suis
doguine.
Voila quel est son fort, voi-
-1
-la charmante Iris,
D'où naissent ces appas
dont nous sommes
épris;
En vous voyant briller de
cent beautez parfaites,
Je me doutois toûjours de
quelque enchantement.
On nest point naturelle.
ment
Au/fi charmante que vous
l1l>'Aêtes.
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Résumé : A MADAME DE.. pour Dodo sa Doguine.
Le texte est une lettre poétique adressée à Iris, relatant une transformation magique. Le narrateur, en caressant sa chienne Dodosa, exprime son admiration pour Iris, dont Dodosa est amoureuse. Soudain, Dodosa se transforme en une fée divine, présidant aux charmes. Elle révèle avoir donné à Iris ses traits parfaits et avoue passer du temps avec elle sous divers déguisements, y compris celui d'un perroquet. À l'approche de quelqu'un, la fée doit partir, promettant de révéler un jour le bonheur destiné à Iris. Elle reprend alors son apparence de chienne, confirmant qu'elle n'est une fée que pour le narrateur. Le texte se conclut par l'admiration du narrateur pour les charmes surnaturels d'Iris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2283
p. 51-52
CHANSON NOUVELLE.
Début :
L'aveugle Enfant pour exercer sa rage [...]
Mots clefs :
Aveugle, Enfant
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON NOUVELLE.
CHANSON NOVVELLE.
L'Aveugle
Enfant
pour exercer sarage
Un jour lança mille
traits dans mon fein:
Ah!sij'en meurs, Filis,
cest vôtre ouvrage; Car japperçus qu'avec
un ris malin
Du pelir Dieu vous
conduisiez la
main. ,
Réponflfúr les mimes
Rimm.
L'aveugle Enfant n'exerce
point [a rage
En vous lançant mille
traits dans: le sein,
Si vous mourrez,Tirsis,
c'est vôtre ouvrage ;
Car contre moy du petit
Dieu malin
Sans y penser je conduifois
la main.
L'Aveugle
Enfant
pour exercer sarage
Un jour lança mille
traits dans mon fein:
Ah!sij'en meurs, Filis,
cest vôtre ouvrage; Car japperçus qu'avec
un ris malin
Du pelir Dieu vous
conduisiez la
main. ,
Réponflfúr les mimes
Rimm.
L'aveugle Enfant n'exerce
point [a rage
En vous lançant mille
traits dans: le sein,
Si vous mourrez,Tirsis,
c'est vôtre ouvrage ;
Car contre moy du petit
Dieu malin
Sans y penser je conduifois
la main.
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2284
p. 53-59
STANCES.
Début :
Bannissez la melancolie [...]
Mots clefs :
Amants, Regrets, Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : STANCES.
STANCES.
BAnniffez la melancolie
Ou vôtre ame est ensevelie,
Donnez, mon cher Daphnls)
un terme a vos
douleurs)
Vos [oupirs) vos regrets,
vos plaintes& vos
larges
Ne ranimeront^oint les
charmes
De l'adorable objet qui
fait couler mes
pleurs.
Envain dans sa douleur
extreme
Un amant, s'oubliant roymême,
A des resteséteints s'immole
tous-les jours;
Nôs feuxne percent point
jusques en ces lieux
sombres
Destinez , au séjour des
ombres.
Le moment du rrépas en
limite le cours.
Les biens dont l'Amour
nous couronne
Ressemblent aux fleurs
dont l'Auronne,
Au forcir de l'été vient paj
rer nos jardins,
Par les fiers Aquillons de
.: leur tige arrachées,
On les voie tristement
couchées,
Terminer en naissant leurs
fragiles destins.
Son Empire inconstant
muable. ,
N'eut jamais de bonheur
durable,
Toujours quelques hivers
entroublent les Printem
ps.
Posseder seus un coeur
égal, tendre,sincere,
Quines'occupoic qu'à
vous plaire,
Vous étiez trop heureux
pour l'être plus longtemps.
Ah! dans l'ennuy qui vous
devore,
Au moins ce bien vous
reste encore,
Que vous fûtes aimé jufquau
dernier moment,
Et vôtre peine,helas!peutêtre
eit moins cruelle
Que la peine d'un coeur
fidelle,
Qui Se voit immoler aux
voeux d'un autre
Amant.
Cent rares vertus embellirent
Celle à qui les destins
commirent
D'unir des mêmes noeuds
vôtre coeur & le sien;
Je sçai qu'elle ne fut legere
ni volage:
Mais enfin l'amant le plus
rage,
Croyez-moy,c'estl'amant
qui ne compte sur
rien,
Ces temps où regnoient
l'innocence,
\- La fidélité, l'inconstance.
Inutiles regrets! que fontils
devenus?
Les noeuds les plus facrezy
les sermens, les promesses
Sont de vaines delicatesses,
Dont même en nos hameaux
on ne [e pique -
plus.
Guerissez.
- vous, s'il est
possible,
Du malheur d'être trop
sensible,
Que vos maux, cher
Daphnis, puissent
bien-tôt finir.
Rappellez l'heureux tems
de vôtre indifference,
Et sage par experience,
Bannissez de l'amour juc.
ques au souvenir.
BAnniffez la melancolie
Ou vôtre ame est ensevelie,
Donnez, mon cher Daphnls)
un terme a vos
douleurs)
Vos [oupirs) vos regrets,
vos plaintes& vos
larges
Ne ranimeront^oint les
charmes
De l'adorable objet qui
fait couler mes
pleurs.
Envain dans sa douleur
extreme
Un amant, s'oubliant roymême,
A des resteséteints s'immole
tous-les jours;
Nôs feuxne percent point
jusques en ces lieux
sombres
Destinez , au séjour des
ombres.
Le moment du rrépas en
limite le cours.
Les biens dont l'Amour
nous couronne
Ressemblent aux fleurs
dont l'Auronne,
Au forcir de l'été vient paj
rer nos jardins,
Par les fiers Aquillons de
.: leur tige arrachées,
On les voie tristement
couchées,
Terminer en naissant leurs
fragiles destins.
Son Empire inconstant
muable. ,
N'eut jamais de bonheur
durable,
Toujours quelques hivers
entroublent les Printem
ps.
Posseder seus un coeur
égal, tendre,sincere,
Quines'occupoic qu'à
vous plaire,
Vous étiez trop heureux
pour l'être plus longtemps.
Ah! dans l'ennuy qui vous
devore,
Au moins ce bien vous
reste encore,
Que vous fûtes aimé jufquau
dernier moment,
Et vôtre peine,helas!peutêtre
eit moins cruelle
Que la peine d'un coeur
fidelle,
Qui Se voit immoler aux
voeux d'un autre
Amant.
Cent rares vertus embellirent
Celle à qui les destins
commirent
D'unir des mêmes noeuds
vôtre coeur & le sien;
Je sçai qu'elle ne fut legere
ni volage:
Mais enfin l'amant le plus
rage,
Croyez-moy,c'estl'amant
qui ne compte sur
rien,
Ces temps où regnoient
l'innocence,
\- La fidélité, l'inconstance.
Inutiles regrets! que fontils
devenus?
Les noeuds les plus facrezy
les sermens, les promesses
Sont de vaines delicatesses,
Dont même en nos hameaux
on ne [e pique -
plus.
Guerissez.
- vous, s'il est
possible,
Du malheur d'être trop
sensible,
Que vos maux, cher
Daphnis, puissent
bien-tôt finir.
Rappellez l'heureux tems
de vôtre indifference,
Et sage par experience,
Bannissez de l'amour juc.
ques au souvenir.
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Résumé : STANCES.
Le texte est une série de stances poétiques adressées à Daphnis, l'encourageant à surmonter sa mélancolie et ses douleurs. Le poète lui conseille de ne pas raviver les souvenirs de son amour perdu, car cela prolongerait sa souffrance. Il compare les biens de l'amour à des fleurs éphémères qui se fanent rapidement, soulignant l'inconstance de l'amour et la fragilité des moments heureux, souvent troublés par des périodes de tristesse. Le poète rappelle à Daphnis qu'il a été aimé jusqu'au dernier moment et que sa peine pourrait être moins cruelle que celle d'un cœur fidèle trahi. Il met en avant les vertus de l'être aimé tout en reconnaissant l'inévitable inconstance des sentiments. Le poète conclut en encourageant Daphnis à guérir de sa sensibilité excessive et à bannir les souvenirs de l'amour pour retrouver une indifférence heureuse.
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2285
p. 60
CHANSON NOUVELLE, Sur l'air de JOCONDE.
Début :
Mil sept cent neuf, mis sept cent dix, [...]
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON NOUVELLE, Sur l'air de JOCONDE.
CHANSON
NOUVELLE,
Sur l'air de
-
JOCONDE.
MIl sept cent neuf, mil
septcent dix,
Le coeur plein de foiblesse,
A ma Catin, à ma Philis
J'exprimois ma tendresse.
Adieu Philis, adieu Catin,
Pendant mil sept cent onze
Nous allons avoir de bon
vin
J'auray le coeur de bronze.
NOUVELLE,
Sur l'air de
-
JOCONDE.
MIl sept cent neuf, mil
septcent dix,
Le coeur plein de foiblesse,
A ma Catin, à ma Philis
J'exprimois ma tendresse.
Adieu Philis, adieu Catin,
Pendant mil sept cent onze
Nous allons avoir de bon
vin
J'auray le coeur de bronze.
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2286
p. 1-5
Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Début :
Mr le Marquis d'Arpajon ayant fait ouvrir la tranchée [...]
Mots clefs :
Venasque, Troupes, Hommes
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texteReconnaissance textuelle : Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Au Camp devant Venasque
le 18. Septembre.
Mr le Marquis d'jfrpajon
Ayant fait ouvrir la tranchée
la nuitdu 1 1. au 12. ellefut
pousséejusqu'à une hauteur où
l'on établit uue batterie le len-
JenJain, qui commença à tirer
le jour mesme,&qui continua,
le 14. & le
1 j. ensorte que
l'onfit une bréche large de cinq
toises. Neanmoins Mr le
Marquis d'Arpajon ne jugea
pas à propos que les troupes
entreprissent d) monter, parce
qu'outre quelle étoit trop escarpée,
ilyavoitderriere, un
retranchement formé de facqs
remplisde laine
,
soutenus par
des poutres devant&derriere
& dont celle de devant étoient
en pointe vis
-
à- vis de la
bréche. Cet inconvenient fit
prendre la resolution de tirer à
bouletsrouges dans le Chasteau,
afin Jj mettre le feu, ce qui
teûjfit dés lepremier coup qui
fut tiré: le boulet mit le feu à
la paille des Casernes qui se
communiqua incontinent à la
charpente & causa un fort
grand enbrazement qui fit
fendre le mur de la Cisterne.
Le Gouverneur fit aussi-tost
battre la Chamade & la Capitulation
fut, qu'ilseroitprisonnier
de guerre avec les
troupes reglées desagarnison,
montant à trois cens hommes,
fy les Miquelets à direction.}
parmi les trois cens hommes il
y enavoit cent du Regiment
de Showel dont cinquante
prirent parti dans les troupes
du Roy d'Espagne. Le reste,
parmi lesquels ily avoit dixhuitOfficiers,
dont deux étoient
Lieutenants Colonels
3
demanderent
à ejlre conduits en
France, cm le Gouverneur,
en Atragon. La prise de ce
Chasteau rfi tres-importante,
parce qu'elle nous ouvreune
communication libre avec la
Gascogne par le pays de
Comminge: c'estoit la principale
retraite des Miquelets
de ce costé là. Ils avoient lieu
de s'ycroire en seureté, car U
situation en est si avantageux
se
,
qu'untres-petit nombre
d'hommes qui ne manqueroient
ni devivres ni de Munitions.
pourroient y tenir fort longtemps
contre une puissante
armée.
le 18. Septembre.
Mr le Marquis d'jfrpajon
Ayant fait ouvrir la tranchée
la nuitdu 1 1. au 12. ellefut
pousséejusqu'à une hauteur où
l'on établit uue batterie le len-
JenJain, qui commença à tirer
le jour mesme,&qui continua,
le 14. & le
1 j. ensorte que
l'onfit une bréche large de cinq
toises. Neanmoins Mr le
Marquis d'Arpajon ne jugea
pas à propos que les troupes
entreprissent d) monter, parce
qu'outre quelle étoit trop escarpée,
ilyavoitderriere, un
retranchement formé de facqs
remplisde laine
,
soutenus par
des poutres devant&derriere
& dont celle de devant étoient
en pointe vis
-
à- vis de la
bréche. Cet inconvenient fit
prendre la resolution de tirer à
bouletsrouges dans le Chasteau,
afin Jj mettre le feu, ce qui
teûjfit dés lepremier coup qui
fut tiré: le boulet mit le feu à
la paille des Casernes qui se
communiqua incontinent à la
charpente & causa un fort
grand enbrazement qui fit
fendre le mur de la Cisterne.
Le Gouverneur fit aussi-tost
battre la Chamade & la Capitulation
fut, qu'ilseroitprisonnier
de guerre avec les
troupes reglées desagarnison,
montant à trois cens hommes,
fy les Miquelets à direction.}
parmi les trois cens hommes il
y enavoit cent du Regiment
de Showel dont cinquante
prirent parti dans les troupes
du Roy d'Espagne. Le reste,
parmi lesquels ily avoit dixhuitOfficiers,
dont deux étoient
Lieutenants Colonels
3
demanderent
à ejlre conduits en
France, cm le Gouverneur,
en Atragon. La prise de ce
Chasteau rfi tres-importante,
parce qu'elle nous ouvreune
communication libre avec la
Gascogne par le pays de
Comminge: c'estoit la principale
retraite des Miquelets
de ce costé là. Ils avoient lieu
de s'ycroire en seureté, car U
situation en est si avantageux
se
,
qu'untres-petit nombre
d'hommes qui ne manqueroient
ni devivres ni de Munitions.
pourroient y tenir fort longtemps
contre une puissante
armée.
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Résumé : Au camp devant Venasque le 18. Septembre.
Le 18 septembre, le Marquis d'Arpajon annonce la prise du château de Venasque. Les travaux de siège, initiés la nuit du 11 au 12 septembre, ont permis d'établir une batterie qui a ouvert une brèche de cinq toises les 14 et 15 septembre. Cependant, cette brèche était protégée par des fascines remplis de laine et soutenus par des poutres. Pour surmonter cet obstacle, des boulets rouges ont été utilisés pour incendier le château. Le premier boulet a mis le feu à la paille des casernes, endommageant le mur de la citerne. Le gouverneur a alors demandé la capitulation, devenant prisonnier de guerre avec 300 hommes, dont 100 du régiment de Showel. Parmi eux, 50 ont rejoint les troupes du roi d'Espagne, tandis que les autres, incluant 18 officiers et deux lieutenants-colonels, ont demandé à être conduits en France. La prise de ce château est stratégique car elle ouvre une communication libre avec la Gascogne via le pays de Comminge, principale retraite des Miquelets. La position du château permet à un petit nombre d'hommes de tenir longtemps contre une armée puissante.
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2287
p. 5-13
« Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Début :
Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...]
Mots clefs :
Troupes, Ennemis, Marquis, Bataillon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Les letres du 25. portent
que Mr le Marquis de Folleville
qui avoit apporté la
confirmation de la prise de
ce Chasteau,loüoitbeaucoup
Mr de Matamoros,
Capitaine d'Artillerie, à
l'industrie duquel on devoit
la reduction de ce poste important;
que le Prince de
Santo-Buono, cy-devant
Ambassadeur d'Espagne à
Venise
,
avoir eu la Viceroyauté
du Perou, pour le
recompenser de ses services
& de la fidélité qu'il a toujours
gardée à son legitime
Souverain, nonobstant les
grands biens qu'il possedoit
au Royaume de Naples, &
qui ont esté confisquez.
Celles du Camp de Calaf
du 19.disent que le 16.
Mr de Vendosme partit de
Cervera avec les troupes
Espagnoles pour aller camper
à Tarosa &: ocuper le
poste de Calaf;que le même
jour les troupes Françoises
qui étoient à Agramunt,
commandées par Monsieur
le Marquis de Guerchy
arriverent à une lieuë du
Camp; que le lendemain
17. Mr de Vendosme fie
partir tous les Dragons à la
pointe du jour & qu'il les
suivit vers les sept heures
avec la Cavalerie; que Mr
le Chevalier de Croix qui
les commandoit, étant arrivé
aux hauteurs de Saint
Martin, envoya avertir ce
Prince que l'Armée ennemie
paroissoit sortir des défilezde
Capons; qu'il partit
incontinent pour l'aller joindre
après avoir envoyé ordre
à Mr le Marquis de Laver
qui étoit à la teste de la
colonne de l'Infanterie Espagnole
,
d'avancer en
grande diligence, & à la
Cavaler ie de marcher demesme.
Mais que dés que
les ennemis s'aperceurent
que l'on marchoit à eux, ils
reculerent,& après avoir
passe leruisseau de Pratz del
Rey, ils mirent leur droite
au Bourgdu même nom,
qui efl; fermé de bonnes murailles
, &, leur gauche au
Moulin de Montferrat,entouré
aussi d'une muraille
fort épaisse
, & le gros de
leur Armée de l'autre côtéde
la haureur.
Que Monsieur de Vendosme
mit la droite de la
sienne sur la hauteur du
Moulin,& la gauche sur cek
le de Prats del Rey. Qu'il fie
ensuitedresser des Batteries
qui incommoderent beaucoup
les Ennemis, & fit
avancer les Troupes pour
chasser ceux qui bordoient
le ruisseau
,
& dont plus de
cinq cens furent tuez; que
le 18. les ennemis tenrerent
de s'emparer du ruisseau;
que pour cet effet ils firent
avancer quatre Bataillons
Anglois contre deux Compagnies
des Gardes Walones
qui le gardoient,&qui
tinrent ferme, jusqu'à ce
que Monsieur de Vendosme
ayant fait marcher la
Brigade entiere, les ennemis
furent obligez de se retirer
en desordre après avoir
perdu plusde cent hommes;
que lesennemis estoient fore
- incommodez sur les - bau..
teurs qu'ils occupoient,
n'ayant point d'Artillerie
pouropposer à celle de
Monsieur de Vendosme
, la difficulté des Montagnes
ne leur permettant pas d'y
en conduire, & parce que
Monsieur de Vendosme occupant
le poste de Calafoù
il a établisonQuartier,ils
ne peuvent plus tirer des
Montagnes les provisions
qu'ils en tiroient.
Les Lettres deCadizconfirment
que la charge des
quatorze Navires Anglois
& Hollandois qui y ont
esté conduits par six Armateurs
François,est estimée
plus de trois millions;
que ces Prises ont elle faites
prés de l'embouchuredu
Tage sur une Flotte de
cinquante - deux Vaisseaux ,»
& que les autres s'estant
écartez avoient donné à
la Coste
,
où ils estoient
pétis avec leurs Charges;
qu'il y en avoit plusieurs
chargez de bled
, qui est à
un prix excessifen Portugal;
& que le bruit qui avoit
couru que toutes les Troupes
Angloises qui sont dans
ce Royaume passoient en
Catalogne ,ne s estoit pas
trouvé veritable, n'y ayant
eu que deux Bataillons fort
foibles qui s'estoientembarquez
pour aller remplacer
les Troupes de la Garniton
de Gibraltar qui avoient
deferté.
que Mr le Marquis de Folleville
qui avoit apporté la
confirmation de la prise de
ce Chasteau,loüoitbeaucoup
Mr de Matamoros,
Capitaine d'Artillerie, à
l'industrie duquel on devoit
la reduction de ce poste important;
que le Prince de
Santo-Buono, cy-devant
Ambassadeur d'Espagne à
Venise
,
avoir eu la Viceroyauté
du Perou, pour le
recompenser de ses services
& de la fidélité qu'il a toujours
gardée à son legitime
Souverain, nonobstant les
grands biens qu'il possedoit
au Royaume de Naples, &
qui ont esté confisquez.
Celles du Camp de Calaf
du 19.disent que le 16.
Mr de Vendosme partit de
Cervera avec les troupes
Espagnoles pour aller camper
à Tarosa &: ocuper le
poste de Calaf;que le même
jour les troupes Françoises
qui étoient à Agramunt,
commandées par Monsieur
le Marquis de Guerchy
arriverent à une lieuë du
Camp; que le lendemain
17. Mr de Vendosme fie
partir tous les Dragons à la
pointe du jour & qu'il les
suivit vers les sept heures
avec la Cavalerie; que Mr
le Chevalier de Croix qui
les commandoit, étant arrivé
aux hauteurs de Saint
Martin, envoya avertir ce
Prince que l'Armée ennemie
paroissoit sortir des défilezde
Capons; qu'il partit
incontinent pour l'aller joindre
après avoir envoyé ordre
à Mr le Marquis de Laver
qui étoit à la teste de la
colonne de l'Infanterie Espagnole
,
d'avancer en
grande diligence, & à la
Cavaler ie de marcher demesme.
Mais que dés que
les ennemis s'aperceurent
que l'on marchoit à eux, ils
reculerent,& après avoir
passe leruisseau de Pratz del
Rey, ils mirent leur droite
au Bourgdu même nom,
qui efl; fermé de bonnes murailles
, &, leur gauche au
Moulin de Montferrat,entouré
aussi d'une muraille
fort épaisse
, & le gros de
leur Armée de l'autre côtéde
la haureur.
Que Monsieur de Vendosme
mit la droite de la
sienne sur la hauteur du
Moulin,& la gauche sur cek
le de Prats del Rey. Qu'il fie
ensuitedresser des Batteries
qui incommoderent beaucoup
les Ennemis, & fit
avancer les Troupes pour
chasser ceux qui bordoient
le ruisseau
,
& dont plus de
cinq cens furent tuez; que
le 18. les ennemis tenrerent
de s'emparer du ruisseau;
que pour cet effet ils firent
avancer quatre Bataillons
Anglois contre deux Compagnies
des Gardes Walones
qui le gardoient,&qui
tinrent ferme, jusqu'à ce
que Monsieur de Vendosme
ayant fait marcher la
Brigade entiere, les ennemis
furent obligez de se retirer
en desordre après avoir
perdu plusde cent hommes;
que lesennemis estoient fore
- incommodez sur les - bau..
teurs qu'ils occupoient,
n'ayant point d'Artillerie
pouropposer à celle de
Monsieur de Vendosme
, la difficulté des Montagnes
ne leur permettant pas d'y
en conduire, & parce que
Monsieur de Vendosme occupant
le poste de Calafoù
il a établisonQuartier,ils
ne peuvent plus tirer des
Montagnes les provisions
qu'ils en tiroient.
Les Lettres deCadizconfirment
que la charge des
quatorze Navires Anglois
& Hollandois qui y ont
esté conduits par six Armateurs
François,est estimée
plus de trois millions;
que ces Prises ont elle faites
prés de l'embouchuredu
Tage sur une Flotte de
cinquante - deux Vaisseaux ,»
& que les autres s'estant
écartez avoient donné à
la Coste
,
où ils estoient
pétis avec leurs Charges;
qu'il y en avoit plusieurs
chargez de bled
, qui est à
un prix excessifen Portugal;
& que le bruit qui avoit
couru que toutes les Troupes
Angloises qui sont dans
ce Royaume passoient en
Catalogne ,ne s estoit pas
trouvé veritable, n'y ayant
eu que deux Bataillons fort
foibles qui s'estoientembarquez
pour aller remplacer
les Troupes de la Garniton
de Gibraltar qui avoient
deferté.
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Résumé : « Les letres du 25. portent que Mr le Marquis de Folleville [...] »
Les lettres du 25 mentionnent la prise d'un château par le Marquis de Folleville, qui a salué le rôle crucial du Capitaine d'Artillerie Monsieur de Matamoros. Le Prince de Santo-Buono, ancien Ambassadeur d'Espagne à Venise, a été nommé Vice-roi du Pérou pour sa fidélité à son souverain, malgré la confiscation de ses biens au Royaume de Naples. Les lettres du camp de Calaf, datées du 19, rapportent que Monsieur de Vendosme a quitté Cervera avec les troupes espagnoles pour camper à Tarosa et occuper le poste de Calaf. Les troupes françaises, commandées par le Marquis de Guerchy, se sont approchées du camp. Le 17, Monsieur de Vendosme a envoyé les Dragons à l'aube, suivis par la cavalerie. Les ennemis, apercevant l'avancée des troupes, se sont retirés après avoir traversé le ruisseau de Pratz del Rey. Monsieur de Vendosme a positionné ses troupes sur les hauteurs et a dressé des batteries, tuant plus de cinq cents ennemis. Le 18, les ennemis ont tenté de reprendre le ruisseau mais ont été repoussés après avoir perdu plus de cent hommes. Les lettres de Cadix confirment la capture de quatorze navires anglo-hollandais par des armateurs français, estimée à plus de trois millions, près de l'embouchure du Tage. Plusieurs navires étaient chargés de blé. Contrairement aux rumeurs, seules deux faibles bataillons anglais se sont embarqués pour Gibraltar, et non pour la Catalogne.
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2288
p. 14-23
TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
Début :
LE ROY. Illustres, Venerables, Excellens, Nobles, Magnifiques, & nos Amez [...]
Mots clefs :
Ennemis, Allemagne, Épouse, Consolation, Catalogne, Barcelone, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
TRADUCTION
- de la Lettre écrite par
l'Archiduc à la Dépude
Catalogne.
LE ROY.
lllustres, Venerables,
Excellens,Nobles, Magnifiques,
& nos Amez
&tres-fidelles Députez,
& Auditeurs des Comtes
de la Généralité de cette
Principautéde Catalogne.
La prompte & imprévue
mort de l'Empereur
Joseph, mon Frere, qui a
laisséle Trône Impérial
vaccant, mefitd'abord
penser que mapresence
estoit necessaire en Allemagne
pour my opposer
aux pernicieuxdesseins
des Ennemis qui ne manquerontpas
dans cettefatale
conjonctured'essayer
à troubler le repos de mes
Royaumes&Pays hereditaires
, & à brouiller
toute £si Umagies mais
la considération du chagrin
que vous auroitcause
mon absence, m'afait
sùsPendreJufèJues icycette
juste & convenable rsolution.
Cependantcomme
ma presence (JI absolument
necessaire dans mes
Domaines & Etats hereaitairespouryétablirla
seureté; & principalement
poury travaillerau
bien de nostresainte Religion
, & en particulier
pour vousyprepareravec
toute la diligence possible
~desTroupes&desfubfî*
des pour la deffense de
cette tres-fidellePricipauté,
&pourfinir cetteguerre
; considerations qui ont
obligé les Princesd'Allemagne
de solliciter mon
départ pour prévenir les
grands préjudices que
pourroient causer les pernicieux
desseins des Ennemis.
Tout cela ma déterminé
à passer pour un
peu de temps in Allemagne
; & quoy qu'ilfust
tres-convenable pour moy
& pour tous mes bons
vassauxdenemepoint
separer de la Reine mon
Epouse, je veux pourtant
vous donner la plus
grande marque de cet
amour que vous avez
mérité de moy par vôtre
confiance en vous laissant
& confiant à votreifdélité
ce que j'ayde plus
cher&de plusprécieux ;
cette separation mesera
tres-sensible, mais elle cft
aducieparlapenséeque
je travaille par la à votre
plus grande consolation.
C'estsurl'experience
quej'ay eue de vdtrejidelitéqueje
mefonde dans
laresolution quejeprens ;
le glorieuxsacrifice que
vous m'avez fait dans
les temps les plusfâcheux
me rassure donc, ~& me
fait esperer que dans toutes
les occasions presenteront,
vous donnerez
tous lessecours neceJJairtJ.
à la Reine mon Epouse
,
ce quiseul est capable de
me consolerpendant mon
absence qui ne sera pas
~longue,&durantlaquelle
je vous affurc que je
feray les derniers efforts
pourfinir une guerre qui
vous afflige ~tant,&pour
vous délivrerpar laforce
des Armes detout ce que
vous avezsouffert avec
tant de constance de la
partde mes Ennemis.Je
Vous recommandede nouveau
leprecieuxgage que
je vouslaisse. Et comme
vous trouverezvôtre consolation
en elle ,
elle trou- -
vera aussi lasienne dans
votre constante fidelité.
Vous devez cela à l'amour
paternel que fay
pour vous , & dont je
vais travailler à vous
donner encore deplus
grandes marques parla
réduction entiere de la
MonarchIe d'EJpagne>.
ce qui relèveraextrêmementlelustre
delaNation
Catalanne&quoy
que Mrs les Presidents
ayent merité d'entendre
de ma bouche ces expressions
de matendresse.,&
qu'ils vous les ayent redites
enparticulier,j'ay
crû devoirencorevous les
repeterafin de vous faire
mieux connoistrecombien
est grande ma tendresse
pour vous, &pour vous
engager par là à continuer
la vostre pour le
service de la Reine mon
Epouse
, & à pourvoir
parvotresecours&votre
application à tous les bc-
Joms indispensables dans -
les conjonctures presentes
pour le biendecettePrincipauté,
en attendant que
je revienne moy - même
vous y animerpourvôtre
plusgrande consolation.
De Barcelone le 6. Sept. 1 711.
MOY LE ROY.
Don Raymond de Villanéc
dePerlas.
- de la Lettre écrite par
l'Archiduc à la Dépude
Catalogne.
LE ROY.
lllustres, Venerables,
Excellens,Nobles, Magnifiques,
& nos Amez
&tres-fidelles Députez,
& Auditeurs des Comtes
de la Généralité de cette
Principautéde Catalogne.
La prompte & imprévue
mort de l'Empereur
Joseph, mon Frere, qui a
laisséle Trône Impérial
vaccant, mefitd'abord
penser que mapresence
estoit necessaire en Allemagne
pour my opposer
aux pernicieuxdesseins
des Ennemis qui ne manquerontpas
dans cettefatale
conjonctured'essayer
à troubler le repos de mes
Royaumes&Pays hereditaires
, & à brouiller
toute £si Umagies mais
la considération du chagrin
que vous auroitcause
mon absence, m'afait
sùsPendreJufèJues icycette
juste & convenable rsolution.
Cependantcomme
ma presence (JI absolument
necessaire dans mes
Domaines & Etats hereaitairespouryétablirla
seureté; & principalement
poury travaillerau
bien de nostresainte Religion
, & en particulier
pour vousyprepareravec
toute la diligence possible
~desTroupes&desfubfî*
des pour la deffense de
cette tres-fidellePricipauté,
&pourfinir cetteguerre
; considerations qui ont
obligé les Princesd'Allemagne
de solliciter mon
départ pour prévenir les
grands préjudices que
pourroient causer les pernicieux
desseins des Ennemis.
Tout cela ma déterminé
à passer pour un
peu de temps in Allemagne
; & quoy qu'ilfust
tres-convenable pour moy
& pour tous mes bons
vassauxdenemepoint
separer de la Reine mon
Epouse, je veux pourtant
vous donner la plus
grande marque de cet
amour que vous avez
mérité de moy par vôtre
confiance en vous laissant
& confiant à votreifdélité
ce que j'ayde plus
cher&de plusprécieux ;
cette separation mesera
tres-sensible, mais elle cft
aducieparlapenséeque
je travaille par la à votre
plus grande consolation.
C'estsurl'experience
quej'ay eue de vdtrejidelitéqueje
mefonde dans
laresolution quejeprens ;
le glorieuxsacrifice que
vous m'avez fait dans
les temps les plusfâcheux
me rassure donc, ~& me
fait esperer que dans toutes
les occasions presenteront,
vous donnerez
tous lessecours neceJJairtJ.
à la Reine mon Epouse
,
ce quiseul est capable de
me consolerpendant mon
absence qui ne sera pas
~longue,&durantlaquelle
je vous affurc que je
feray les derniers efforts
pourfinir une guerre qui
vous afflige ~tant,&pour
vous délivrerpar laforce
des Armes detout ce que
vous avezsouffert avec
tant de constance de la
partde mes Ennemis.Je
Vous recommandede nouveau
leprecieuxgage que
je vouslaisse. Et comme
vous trouverezvôtre consolation
en elle ,
elle trou- -
vera aussi lasienne dans
votre constante fidelité.
Vous devez cela à l'amour
paternel que fay
pour vous , & dont je
vais travailler à vous
donner encore deplus
grandes marques parla
réduction entiere de la
MonarchIe d'EJpagne>.
ce qui relèveraextrêmementlelustre
delaNation
Catalanne&quoy
que Mrs les Presidents
ayent merité d'entendre
de ma bouche ces expressions
de matendresse.,&
qu'ils vous les ayent redites
enparticulier,j'ay
crû devoirencorevous les
repeterafin de vous faire
mieux connoistrecombien
est grande ma tendresse
pour vous, &pour vous
engager par là à continuer
la vostre pour le
service de la Reine mon
Epouse
, & à pourvoir
parvotresecours&votre
application à tous les bc-
Joms indispensables dans -
les conjonctures presentes
pour le biendecettePrincipauté,
en attendant que
je revienne moy - même
vous y animerpourvôtre
plusgrande consolation.
De Barcelone le 6. Sept. 1 711.
MOY LE ROY.
Don Raymond de Villanéc
dePerlas.
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Résumé : TRADUCTION de la Lettre écrite par l'Archiduc à la Dépude Catalogne
Dans une lettre adressée à ses fidèles députés et auditeurs des comtes de la Généralité de la Principauté de Catalogne, un roi annonce la mort imprévue de son frère, l'Empereur Joseph, laissant le trône impérial vacant. Cette situation l'oblige à se rendre en Allemagne pour contrer les menaces des ennemis et protéger ses royaumes héréditaires. Le roi exprime son chagrin à l'idée de quitter la Catalogne et souligne la nécessité de sa présence en Allemagne pour assurer la sécurité et le bien de la religion. Il décide de partir pour un court moment, malgré la douleur de se séparer de la reine, son épouse. Il confie la défense de la Catalogne et la protection de la reine aux députés, en se fondant sur leur fidélité éprouvée. Le roi les encourage à soutenir la reine et à continuer à servir la Principauté avec constance et fidélité. Il promet de revenir rapidement et de mettre fin à la guerre qui afflige la Catalogne. Le roi réitère son amour paternel pour la nation catalane et son désir de la voir relevée par la réduction de la Monarchie d'Espagne. La lettre se termine par une expression de tendresse et un appel à la fidélité et au service de la reine et de la Principauté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2289
p. 24-31
EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
Début :
Le Czar ayant eu avis que le Grand Vizir estoir en marche [...]
Mots clefs :
Moscovites, Tsar, Turcs, Armée, Grand vizir
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
EXTRAIT
De la Relation de ce qui s'cft
passé entre l'Armée du
Grand Seigneur & celle
du Czar, depuis le 18.
Juillet jusqu'au 23. écrire
par un Officier General
dcTArmee Mofcovitc.
Le Czarayant eu avis què leGrandVizirestoit en marche
pour l'aller attaquer, tint
Conseil de guerre dans lequel
plusieurs
plusieurs Generaux opinerent
qu'il étoittrès-important de
ne point s'éloigner du Niester
afin que l'arméefust toûjours.
à portée de tirer des vivres de
la Pologne par le moyen de
cette Riviere
, & que si on
alloit au devant des Turcs, il
pourroit arriver de grands inconveniens
de s'engager dans
un pays où l'onn'étoit pas
assuré de trouver desubsistance.
Cet avis ne fut pas suivi; on
marché vers la riviere de Prut
que l'on pajja, & aprés s'être
avancé jufcjuà la hauteur de
Falezin, le 18. Juillet
,
le
GenetaIjanuifutdétaché avec
la plus grande partie de la,
Cavalerie, & le refle de
l'armée le suivit. Maisayant
reconnu que les Turcs avoient
passé le Danube, £<r qu'ily
en avoit un gros Corpsqui
s'avançoit pour le coupet, en
informa le Czar qui envoya
le General Injberg avec un
autre détachement avec ordre
de rejoindre le gros de l'armée
qui s'avançoiten même-temps;
Cependant cette jonction nepût
se faire sans que le General
Fanus nefust inquietté, de ma-
-
niere qu'il futobligédeformer
un Corps quarré de toutesa
Cavalerie& defaire mettre
pied à terre aux Dragons qu'il
mit dans le centre avec les é..-
quipages, & marcha en cet
ordrependant que les Cosaques
& les ValaquesMoscovites
défiloientpar les hauteurs. Ce
furent eux qui souffrirent le
plus, les Tartares, (7 plus de
quarante mille Turcs les ayant
poursuivisainsique le General
Janus quine rejoignit le Czar
que le 19. à deux heures, après
avoirperdu beaucoup d'hommes
& de chevaux dans les continuelles
escarmouches. On tint
ensuite Conseildeguerre dans.
lequel ilfut resolu demarcher
toute la nuit pourse raprocher
du Prut, & de bruler tous les
Chariots les moins neceßaires,
ce quifutexecutéavant dese
mettre en marche. Onforma
plusieurs Corps quarrez de
toutel'armée, (7 onmittous
leséquipages ce bagages dans
le centre de chaque Corps les
quatre .cÇJJ!e'{.. étantborde% par
des chevaux defrise que des
soldatsportoientsur leurs épaules,
eton marcha en cet ordre,
Leto. à la pointe du jour,
- la Cavalerie du grand Vlfir,
quiavoitsuivi les Moscovites
pendant la nuit chargea leur
arrieregarde&lespoursuivit
jusqu'à lariviere de Prut, ote
ilsfirent halte.Les Turcss'arresterent
aussipour attendre leur
Infanterie &leur Artillerie
qqtrrtii a;rrivèrentaqVua>tre hrçu/rVç».s
aprèsmidy.Alors les, Turcs ifèrent
un grandfeu de canon qui
durlfyùfcjuàlanuitpendantla*
qùelielesMoscovitessecouvrirerlt
par de bons retranchemens.
Le21. dés legrandmatin,
les Turcs qui avoientpresque
enîïèrcrhènt inytfii leur
Camp, recommencerent leur
canonnade avec beancoup plus
tfQrdre çy defurie,ensorte que
les Moscovites perdirent beaucoup
de monde, ayant eu même
plusieurs Generaux tue^ ou
bljfz
,
entr'autres le General
Wittemant, tué; & les Generaux
Ostein,Brassey, Hallard,
avoient esté blejjc% la
veille. Ily eut ensuite une
suspension d'aemes, que le
grand Vtjir acorda sur une
lettre que le czar luy écrivit,
'& le 23. on apprit que la Paix
avoit esté concluë.
Lereste de la Relationest
conforme à ce qui a esté rapporté
dans celle qu'on a
donnée le mois dernier.
De la Relation de ce qui s'cft
passé entre l'Armée du
Grand Seigneur & celle
du Czar, depuis le 18.
Juillet jusqu'au 23. écrire
par un Officier General
dcTArmee Mofcovitc.
Le Czarayant eu avis què leGrandVizirestoit en marche
pour l'aller attaquer, tint
Conseil de guerre dans lequel
plusieurs
plusieurs Generaux opinerent
qu'il étoittrès-important de
ne point s'éloigner du Niester
afin que l'arméefust toûjours.
à portée de tirer des vivres de
la Pologne par le moyen de
cette Riviere
, & que si on
alloit au devant des Turcs, il
pourroit arriver de grands inconveniens
de s'engager dans
un pays où l'onn'étoit pas
assuré de trouver desubsistance.
Cet avis ne fut pas suivi; on
marché vers la riviere de Prut
que l'on pajja, & aprés s'être
avancé jufcjuà la hauteur de
Falezin, le 18. Juillet
,
le
GenetaIjanuifutdétaché avec
la plus grande partie de la,
Cavalerie, & le refle de
l'armée le suivit. Maisayant
reconnu que les Turcs avoient
passé le Danube, £<r qu'ily
en avoit un gros Corpsqui
s'avançoit pour le coupet, en
informa le Czar qui envoya
le General Injberg avec un
autre détachement avec ordre
de rejoindre le gros de l'armée
qui s'avançoiten même-temps;
Cependant cette jonction nepût
se faire sans que le General
Fanus nefust inquietté, de ma-
-
niere qu'il futobligédeformer
un Corps quarré de toutesa
Cavalerie& defaire mettre
pied à terre aux Dragons qu'il
mit dans le centre avec les é..-
quipages, & marcha en cet
ordrependant que les Cosaques
& les ValaquesMoscovites
défiloientpar les hauteurs. Ce
furent eux qui souffrirent le
plus, les Tartares, (7 plus de
quarante mille Turcs les ayant
poursuivisainsique le General
Janus quine rejoignit le Czar
que le 19. à deux heures, après
avoirperdu beaucoup d'hommes
& de chevaux dans les continuelles
escarmouches. On tint
ensuite Conseildeguerre dans.
lequel ilfut resolu demarcher
toute la nuit pourse raprocher
du Prut, & de bruler tous les
Chariots les moins neceßaires,
ce quifutexecutéavant dese
mettre en marche. Onforma
plusieurs Corps quarrez de
toutel'armée, (7 onmittous
leséquipages ce bagages dans
le centre de chaque Corps les
quatre .cÇJJ!e'{.. étantborde% par
des chevaux defrise que des
soldatsportoientsur leurs épaules,
eton marcha en cet ordre,
Leto. à la pointe du jour,
- la Cavalerie du grand Vlfir,
quiavoitsuivi les Moscovites
pendant la nuit chargea leur
arrieregarde&lespoursuivit
jusqu'à lariviere de Prut, ote
ilsfirent halte.Les Turcss'arresterent
aussipour attendre leur
Infanterie &leur Artillerie
qqtrrtii a;rrivèrentaqVua>tre hrçu/rVç».s
aprèsmidy.Alors les, Turcs ifèrent
un grandfeu de canon qui
durlfyùfcjuàlanuitpendantla*
qùelielesMoscovitessecouvrirerlt
par de bons retranchemens.
Le21. dés legrandmatin,
les Turcs qui avoientpresque
enîïèrcrhènt inytfii leur
Camp, recommencerent leur
canonnade avec beancoup plus
tfQrdre çy defurie,ensorte que
les Moscovites perdirent beaucoup
de monde, ayant eu même
plusieurs Generaux tue^ ou
bljfz
,
entr'autres le General
Wittemant, tué; & les Generaux
Ostein,Brassey, Hallard,
avoient esté blejjc% la
veille. Ily eut ensuite une
suspension d'aemes, que le
grand Vtjir acorda sur une
lettre que le czar luy écrivit,
'& le 23. on apprit que la Paix
avoit esté concluë.
Lereste de la Relationest
conforme à ce qui a esté rapporté
dans celle qu'on a
donnée le mois dernier.
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Résumé : EXTRAIT De la Relation de ce qui s'est passé entre l'Armée du Grand Seigneur & celle du Czar, depuis le 18. Juillet jusqu'au 23. écrite par un Officier General de l'Armée Moscovite.
Du 18 au 23 juillet, les armées ottomanes et russes s'affrontèrent. Informé de l'avancée du Grand Vizir, le Czar convoqua un conseil de guerre. Malgré des recommandations de rester près du Niester pour l'approvisionnement, l'armée russe marcha vers la rivière Prut et atteignit Falezin le 18 juillet. Les Turcs, ayant traversé le Danube, ouvrirent un feu de canon intense jusqu'au matin. Le 21 juillet, les Turcs intensifièrent leur canonnade, causant de lourdes pertes aux Russes, y compris la mort du général Wittemant et des blessures à plusieurs généraux. Une suspension des hostilités fut accordée après une lettre du Czar au Grand Vizir, et le 23 juillet, la conclusion de la paix fut annoncée.
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2290
p. 31-44
« D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...]
Mots clefs :
Grand vizir, Moscovites, Traité de paix, Tsar, Roi de Suède, Prince, Seigneur, Tartares, Ambassadeur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
D'autres Lettres portent
que le Czar avoit quitté son
Armée, &avoir passé à Carelsbade
en Boheme
,
où le
Prince de Mofcovic son fils
devoit l'aller joindre; que
le Grand Visir avoit ordonné
à Hassan Bacha, Gouverneur
de Romelie d'escorter
le Roy de Suede avec plus
de quarante mille hommes,
non-seulement jusqu'enPologne,
mais jusqu'en Pomcranie
en cas de besoin, &
cela sans compter un grand
nombre de Tartares
,
les
Troupes du Palatin de Kiovie,
& celles de Sa Majesté
Suedoise ; que ce Prince
estoit parti de Bender avec
cette puissante Escortes que
l'Ambassadeur de Hollande
avoit remontréau Kiaïa du
grand Vizir, que l'Armée
destinée à maintenir la neutralité
du Nord de l'Allemagne
s'y oppoferoit ainsi
que les Polonois, les Moscovites
& les Saxons; mais
que cet Officier luy avoit
répondu que l'on verroit
qui auroit la hardiesse de
disputer lepassage auxTroupes
Otomanes, & qu'en cas
de resistance,Hassan Bacha
avoit ordre ex prés de l'ouvrir
à force d'armes.
Par celles de Moscou du
3. on apprend qu'on y avoit
fait trois décharges de canon
en réjoüissance de la
conclusion de la Paix perpetuelle
avec les Turcs.
CellesdeWarsovie du
29. disent que le Czar estoit
arrivé le 19. à Zolkiew à
troislieuës de Limberg ;
qu'il devoit arriver à Warsovie
le 3 1. pour se rendre
en Prusse & en Pomeranie ;
que le Roy de Suede estoit
en chemin pour retourner
dans ses Etats
, prenant sa
route par la Hongrie, mais
que cette derniere nouvelle
meritoit confirmation.
Voici la Copie du traité
de Paix concl u entre les
Turcs & les Moscovites,
que l'on a reçuë à Vienne.
I.
Qu'Asaph serarenduaux
Turcs dans l'étatoùil estoit
lors que leCzar s'enestempare.
II.
Que Taignaron,Kamenk,
& les Forteresses nouvellement
con struites sur lariviere
de Saman serontrasées.
-l"
IlL
Que le Czar ne se meslera
en aucune maniere des Po-
.lonois ny CosaquesBarabais
& Potkili, & qu'il fortira
de leur Pays avectoutes
ses forces.
- IV.
Que les Marchands avec
leurs Marchandises pourront
venir sur les Frontieres
des Turcs, & que le
Czarne pourra avoir d'Ambassadeur
ny d'Envoyé à la
Porte.
V.
Que tous les Turcs faits
prisonniers par les Moscovites,
feront remis en liberté.
VI.
Que le Roy de Suede sera
renvoyé dans ses Etats li- vbrement & sans empêchement
de la part des Moscovites.
VII.
Que tout Acre d'hostilité
cessera de part & d'autre;
& que pour seureté de cc
Traité leCzar donnera pour
otages le Chancelier Schafsiros,
& le Prince Czeremetof;
moyennant quoy l'on
permettroit aux Moscovites
de se retirer dans leur
pays. Les Turcs leur 'ont
donné du pain pour onze
jours, & une Èscorte de
douze mille hommes pour
lesgarentir des insultesdes
Tartares.
VIII.
.,: Que le Czar n'aura aucuns!
Vaisseaux sur la Mer noirs
&qu'il payera auCham des
Tartares le tribut devingt
mille Ducats qu'illuypayoit
autrefois.
IX.
Que S. M. Czarienne livrera
aux Turcs lé Prince de
Moldavie.
Les mêmes Lettres de
Vienne disent que ce Traité
ayant esté envoyé à Constantinople
il avoir estératifié
par le Grand Seigneur le
4. Aoust
,
& renvoyé au
grand Visir; mais que sur
les remontrances du MiniC
tre de Suede à la Porte, l'on
avoit envoyé ordre au grand
Visird'entreren negociation
avec le Czar au sujet du Roy
de Suede avant d'échanger
laratification.
D'autres Lettres portent
que le grand Seigneur a nommé
des Commissaires pour
travailler à la Paix avec la Pologne
; que la Republique
doit envoyer des Députez
pour conferer avec eux;que
les Tarrares continuoient
leurs courses le long du
Niester, ne voulant point
estre compris dans le Traité
de Paix conclu par le grand
Visir.
Que le Czar refusoit de
l'executer, quant à la restitution
d'Asaph & à la démolition
de ses nouvelles
Foiteresses sur la Mernoire,
jusqu'à ce que le Roy de
Suede fust sorti des Etats
duGrand Seigneur, se plaignant
d'ailleurs que l'escorte
qu'onprétendoit donner
à Sa Majesté Suedoisealloit
beaucoup au-delà de ce
qu'on estoit convenu; voicy
ce que portent celles de
Wbarloyrie deii n..Septem- Les Tartares ont saccagé
un grand nombre de Villages
au- delàdu Bog
,
& emmerié
en esclavage tous les
Moscovites&les Cosaqnes
deleurpartiqu'ils y ont
trouvez,&continuënt leurs
hostilitez le long du Niester.
Une partie de I/Armec
Ottomaneestencore le
long du Prut,&le reste du
costé de Bender. Un Ambassadeur
du Grand Seigneur
est arrivé sur, les Frontieres
duRoyaume;il a envoyé demander
des Passeports pour
venir conferer avec quelques
Senateurs touchant le
renouvellement de la Trêve
concluëàCarlowitz&d'affermir
la Paix avec la Republique.
Cet Amb.uadcur
est accompagné de deux Députez;
l'un du Roy de Suede
,
& l'autre du Palatin de
Klovic. Ce dernier a fait publier
des Lettres circulaires
par lesquelles il declarc qu'il
travaille à faire sortir tous
les Moscovites de la Pologne,
à procurer une Paix
avantageuse à la Republique,&
entr'autreàluy faire
restituer toute l'Ukraine.
On doit nommer plusieurs
personnes distinguées, pour
aller conferer avec cet Ambassadeur
qui eflaussichargé
de s'informer du nombre
de Moscovites qui ont
repassé le Niester
,
& s'ils
avoient évacué la Pologne
suivant le Traité conclu
avec le Czar, & dont l'Armée
du Grand Seigneur attendoit
lexecution. Néanmoins
les Moscovites, ont
pris des Quartiers dans la
Volhinie. Le General Szeremetoff
a établi le sien à
à Ostrog ; le Prince Galiczen
à Dubno ; le General
Weisbach à Brody;le General
Bonne à Sokal sur le
Boug
,
Frontière du Palatinat
de BeIzJ & le General Baver
en Lithuanie. Toutes ces
parcicularitez donnent lieu
de croire qu'on n'a pas esté
bien informé des conditions
du Traité conclu entre
le Czar & le grand Vizir
, ou que si elles sont
telles qu'on l'a publié,
la Paix ne fera pas de longue
durée, à moins que le
grand Vizir n'oblige les
Moscovites à executer le
Traité.
que le Czar avoit quitté son
Armée, &avoir passé à Carelsbade
en Boheme
,
où le
Prince de Mofcovic son fils
devoit l'aller joindre; que
le Grand Visir avoit ordonné
à Hassan Bacha, Gouverneur
de Romelie d'escorter
le Roy de Suede avec plus
de quarante mille hommes,
non-seulement jusqu'enPologne,
mais jusqu'en Pomcranie
en cas de besoin, &
cela sans compter un grand
nombre de Tartares
,
les
Troupes du Palatin de Kiovie,
& celles de Sa Majesté
Suedoise ; que ce Prince
estoit parti de Bender avec
cette puissante Escortes que
l'Ambassadeur de Hollande
avoit remontréau Kiaïa du
grand Vizir, que l'Armée
destinée à maintenir la neutralité
du Nord de l'Allemagne
s'y oppoferoit ainsi
que les Polonois, les Moscovites
& les Saxons; mais
que cet Officier luy avoit
répondu que l'on verroit
qui auroit la hardiesse de
disputer lepassage auxTroupes
Otomanes, & qu'en cas
de resistance,Hassan Bacha
avoit ordre ex prés de l'ouvrir
à force d'armes.
Par celles de Moscou du
3. on apprend qu'on y avoit
fait trois décharges de canon
en réjoüissance de la
conclusion de la Paix perpetuelle
avec les Turcs.
CellesdeWarsovie du
29. disent que le Czar estoit
arrivé le 19. à Zolkiew à
troislieuës de Limberg ;
qu'il devoit arriver à Warsovie
le 3 1. pour se rendre
en Prusse & en Pomeranie ;
que le Roy de Suede estoit
en chemin pour retourner
dans ses Etats
, prenant sa
route par la Hongrie, mais
que cette derniere nouvelle
meritoit confirmation.
Voici la Copie du traité
de Paix concl u entre les
Turcs & les Moscovites,
que l'on a reçuë à Vienne.
I.
Qu'Asaph serarenduaux
Turcs dans l'étatoùil estoit
lors que leCzar s'enestempare.
II.
Que Taignaron,Kamenk,
& les Forteresses nouvellement
con struites sur lariviere
de Saman serontrasées.
-l"
IlL
Que le Czar ne se meslera
en aucune maniere des Po-
.lonois ny CosaquesBarabais
& Potkili, & qu'il fortira
de leur Pays avectoutes
ses forces.
- IV.
Que les Marchands avec
leurs Marchandises pourront
venir sur les Frontieres
des Turcs, & que le
Czarne pourra avoir d'Ambassadeur
ny d'Envoyé à la
Porte.
V.
Que tous les Turcs faits
prisonniers par les Moscovites,
feront remis en liberté.
VI.
Que le Roy de Suede sera
renvoyé dans ses Etats li- vbrement & sans empêchement
de la part des Moscovites.
VII.
Que tout Acre d'hostilité
cessera de part & d'autre;
& que pour seureté de cc
Traité leCzar donnera pour
otages le Chancelier Schafsiros,
& le Prince Czeremetof;
moyennant quoy l'on
permettroit aux Moscovites
de se retirer dans leur
pays. Les Turcs leur 'ont
donné du pain pour onze
jours, & une Èscorte de
douze mille hommes pour
lesgarentir des insultesdes
Tartares.
VIII.
.,: Que le Czar n'aura aucuns!
Vaisseaux sur la Mer noirs
&qu'il payera auCham des
Tartares le tribut devingt
mille Ducats qu'illuypayoit
autrefois.
IX.
Que S. M. Czarienne livrera
aux Turcs lé Prince de
Moldavie.
Les mêmes Lettres de
Vienne disent que ce Traité
ayant esté envoyé à Constantinople
il avoir estératifié
par le Grand Seigneur le
4. Aoust
,
& renvoyé au
grand Visir; mais que sur
les remontrances du MiniC
tre de Suede à la Porte, l'on
avoit envoyé ordre au grand
Visird'entreren negociation
avec le Czar au sujet du Roy
de Suede avant d'échanger
laratification.
D'autres Lettres portent
que le grand Seigneur a nommé
des Commissaires pour
travailler à la Paix avec la Pologne
; que la Republique
doit envoyer des Députez
pour conferer avec eux;que
les Tarrares continuoient
leurs courses le long du
Niester, ne voulant point
estre compris dans le Traité
de Paix conclu par le grand
Visir.
Que le Czar refusoit de
l'executer, quant à la restitution
d'Asaph & à la démolition
de ses nouvelles
Foiteresses sur la Mernoire,
jusqu'à ce que le Roy de
Suede fust sorti des Etats
duGrand Seigneur, se plaignant
d'ailleurs que l'escorte
qu'onprétendoit donner
à Sa Majesté Suedoisealloit
beaucoup au-delà de ce
qu'on estoit convenu; voicy
ce que portent celles de
Wbarloyrie deii n..Septem- Les Tartares ont saccagé
un grand nombre de Villages
au- delàdu Bog
,
& emmerié
en esclavage tous les
Moscovites&les Cosaqnes
deleurpartiqu'ils y ont
trouvez,&continuënt leurs
hostilitez le long du Niester.
Une partie de I/Armec
Ottomaneestencore le
long du Prut,&le reste du
costé de Bender. Un Ambassadeur
du Grand Seigneur
est arrivé sur, les Frontieres
duRoyaume;il a envoyé demander
des Passeports pour
venir conferer avec quelques
Senateurs touchant le
renouvellement de la Trêve
concluëàCarlowitz&d'affermir
la Paix avec la Republique.
Cet Amb.uadcur
est accompagné de deux Députez;
l'un du Roy de Suede
,
& l'autre du Palatin de
Klovic. Ce dernier a fait publier
des Lettres circulaires
par lesquelles il declarc qu'il
travaille à faire sortir tous
les Moscovites de la Pologne,
à procurer une Paix
avantageuse à la Republique,&
entr'autreàluy faire
restituer toute l'Ukraine.
On doit nommer plusieurs
personnes distinguées, pour
aller conferer avec cet Ambassadeur
qui eflaussichargé
de s'informer du nombre
de Moscovites qui ont
repassé le Niester
,
& s'ils
avoient évacué la Pologne
suivant le Traité conclu
avec le Czar, & dont l'Armée
du Grand Seigneur attendoit
lexecution. Néanmoins
les Moscovites, ont
pris des Quartiers dans la
Volhinie. Le General Szeremetoff
a établi le sien à
à Ostrog ; le Prince Galiczen
à Dubno ; le General
Weisbach à Brody;le General
Bonne à Sokal sur le
Boug
,
Frontière du Palatinat
de BeIzJ & le General Baver
en Lithuanie. Toutes ces
parcicularitez donnent lieu
de croire qu'on n'a pas esté
bien informé des conditions
du Traité conclu entre
le Czar & le grand Vizir
, ou que si elles sont
telles qu'on l'a publié,
la Paix ne fera pas de longue
durée, à moins que le
grand Vizir n'oblige les
Moscovites à executer le
Traité.
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Résumé : « D'autres Lettres portent que le Czar avoit quitté son [...] »
Le texte décrit plusieurs événements diplomatiques et militaires impliquant le Czar, le Grand Visir, le Roi de Suède et d'autres acteurs. Le Czar a quitté son armée pour se rendre à Carlsbad en Bohême afin de rejoindre son fils, le Prince de Moscovie. Le Grand Visir a ordonné à Hassan Bacha, Gouverneur de Romélie, d'escorter le Roi de Suède avec une armée de plus de quarante mille hommes, renforcée par des Tartares et des troupes polonaises et suédoises. Cette escorte doit accompagner le Roi de Suède jusqu'en Pologne et en Poméranie si nécessaire. L'ambassadeur de Hollande a informé le Kiaïa du Grand Vizir que cette escorte pourrait rencontrer des résistances, notamment de l'armée destinée à maintenir la neutralité du Nord de l'Allemagne. Hassan Bacha a reçu l'ordre d'ouvrir le passage par la force si besoin. Des lettres de Moscou rapportent des salves de canon célébrant la conclusion d'une paix perpétuelle avec les Turcs. À Varsovie, il est signalé que le Czar est arrivé à Zolkiew et doit se rendre en Prusse et en Poméranie, tandis que le Roi de Suède est en route pour retourner dans ses États via la Hongrie. Un traité de paix entre les Turcs et les Moscovites est présenté, incluant des clauses telles que la restitution d'Asaph, la démolition de nouvelles forteresses, la neutralité du Czar dans les affaires polonaises, la liberté des marchands, la libération des prisonniers turcs, le retour du Roi de Suède dans ses États, et la cessation des hostilités. Le Czar doit fournir des otages et payer un tribut aux Tartares. Le traité a été ratifié par le Grand Seigneur et renvoyé au Grand Visir, mais des négociations supplémentaires sont en cours concernant le Roi de Suède. Les Tartares continuent leurs raids le long du Niester, et le Czar refuse d'exécuter certaines parties du traité jusqu'à ce que le Roi de Suède quitte les États du Grand Seigneur. Un ambassadeur du Grand Seigneur est arrivé pour discuter du renouvellement de la trêve et de la paix avec la République, accompagné de députés du Roi de Suède et du Palatin de Kiovie. Les Moscovites ont pris des quartiers en Volhynie, malgré les conditions du traité, suggérant des incertitudes quant à la durabilité de la paix.
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2291
p. 45-48
EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
Début :
Le 21. il partit d'icy cinquante Caléches de poste, [...]
Mots clefs :
Impératrice, Vienne
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
EXTRAIT 1 d'une Lettre de Vienne le
16. Septembre.
Le i~. il partit d'icy cinquanteCaléches
de poste
chacune dequatrechevaux , qui
prirent la route du Tirol pour
estre partagées en differents
endroitssur la route de Milan
en cette ville3 pour le service
de l'Archiduc (7 desasuite.
Mr le Comte de PaarGeneral
des Postes des Payshereditaires
partit le lendemain pour aller
établirces relais, efutluivi
le 2 3. & le 24. par Mr le
Comte de Vratislau, & par
Mr le Comte de 'Uratyau
Vice-Chancellierde l'Empire.
Il est arrivé un Courier du
Roy Augustepour donner avis
à l'Impératrice Regente que le
Czar étoit arrivé à Carelsbade
en Boheme,&pour la
prier de trouver bon qu'il envoyastune
Garde de deux cens
hommes à ce Prince. L'Impératrice
répondit qu'elle ne pouvoit
pas permettre à des Troupes
étrangeres d'entrer dans les
Pays hereditaires;que le Czar
étoit en seureté à Carelsbade;
mais que neanmoins elle avoit
envoyé ordre au Commandant
dePrague de luy envoyer le
nombre de Troupes qu'ilsouhaiteroit
pour luy (er:Vir de Garde.
MrWitwortEnvoyé d'Angleterre
estparty pourse rendre auprés
de ce Prince; plusieurs autres
personnesde consideration
de cette ville
,
de la Cour de
Berlin, Cm de celle d'Hanover,
s'y font aussirenduës pour le
complimenter. On a étably icy
des Prieres de quarente heures
pour l'heureux retour de ïArchiducsur
ce qu'il amandéque
les Catalans ne vouloient pas
consentirquel'Archiduchesse
s'embarquastavecluy ; onparle
d'envoyeràsa place l'Archiducbejp
soeur aînée de ce Prince,
dés qu'ilsera arrivé.
16. Septembre.
Le i~. il partit d'icy cinquanteCaléches
de poste
chacune dequatrechevaux , qui
prirent la route du Tirol pour
estre partagées en differents
endroitssur la route de Milan
en cette ville3 pour le service
de l'Archiduc (7 desasuite.
Mr le Comte de PaarGeneral
des Postes des Payshereditaires
partit le lendemain pour aller
établirces relais, efutluivi
le 2 3. & le 24. par Mr le
Comte de Vratislau, & par
Mr le Comte de 'Uratyau
Vice-Chancellierde l'Empire.
Il est arrivé un Courier du
Roy Augustepour donner avis
à l'Impératrice Regente que le
Czar étoit arrivé à Carelsbade
en Boheme,&pour la
prier de trouver bon qu'il envoyastune
Garde de deux cens
hommes à ce Prince. L'Impératrice
répondit qu'elle ne pouvoit
pas permettre à des Troupes
étrangeres d'entrer dans les
Pays hereditaires;que le Czar
étoit en seureté à Carelsbade;
mais que neanmoins elle avoit
envoyé ordre au Commandant
dePrague de luy envoyer le
nombre de Troupes qu'ilsouhaiteroit
pour luy (er:Vir de Garde.
MrWitwortEnvoyé d'Angleterre
estparty pourse rendre auprés
de ce Prince; plusieurs autres
personnesde consideration
de cette ville
,
de la Cour de
Berlin, Cm de celle d'Hanover,
s'y font aussirenduës pour le
complimenter. On a étably icy
des Prieres de quarente heures
pour l'heureux retour de ïArchiducsur
ce qu'il amandéque
les Catalans ne vouloient pas
consentirquel'Archiduchesse
s'embarquastavecluy ; onparle
d'envoyeràsa place l'Archiducbejp
soeur aînée de ce Prince,
dés qu'ilsera arrivé.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de Vienne le 26. Septembre.
Le 16 septembre, cinquante calèches de poste partirent de Vienne vers le Tyrol pour être réparties sur la route de Milan afin de servir l'Archiduc. Le Comte de Paar, Général des Postes des Pays héréditaires, partit le lendemain pour établir des relais, suivi les 23 et 24 septembre par les Comtes de Vratislau et d'Uratyau, Vice-Chancellier de l'Empire. Un courrier du Roi Auguste informa l'Impératrice Régente de l'arrivée du Czar à Carlsbad en Bohême et demanda la permission d'envoyer une garde de deux cents hommes. L'Impératrice refusa l'entrée de troupes étrangères mais ordonna au Commandant de Prague d'envoyer des troupes pour la garde du Czar. L'Envoyé d'Angleterre, Mr Witwort, ainsi que plusieurs personnalités de Vienne, Berlin et Hanovre, se rendirent auprès du Czar pour le complimenter. Des prières de quarante heures furent organisées pour le retour de l'Archiduc, qui avait mentionné que les Catalans refusaient l'embarquement de l'Archiduchesse. On envisagea d'envoyer à sa place l'Archiduc Léopold, sœur aînée de ce Prince, dès son arrivée.
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2292
p. 48-58
« Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Début :
Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...]
Mots clefs :
Suédois, Artillerie, Roi du Danemark, Camp, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres deBerlin portent
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
que les Suedois ayant
assemblé des Troupes 6c
des Bastimens à Malmoé
,
pouraller tenter une descenre
dans l'ine de Zeeland, le
Comte du Guldenlew,
Commandant de la Flotte
Danoiiè,elloit allé lesattaquer
avec vingt Vaisseaux
de guerre; qu'il avoit pris
vingt-cinq
vingt-cinq de leurs BatHmens,
& fait échoüer plusieursautres,
ensuite dequoy
il avoit voulu bombarder
Malmoé ; mais sans avoir
pû y causer aucun dommage,
à cause du trop grand
éloignement; que le General
Lewendal qui marchoit
vers Bahus
, avoit reculé
pour seretrancher dans un
Poste avantageux, ayant eu
avis que le Comte de Steinbock
s'avançoit avec dix à
douze mille hommes pour
le combattre.
Celles de Pomeranie du
15.Septembre,disent que
les troupes Danoises, Saxones,&
Moscovitesn'avoiensts
encore rien entrepris sur
Stralzund, Weymar, &
rifls de Rugen;que le Roy
Auguste&leRoy de DannemarKavoientsouvent
des
Conferences, & que leurs
Troupes souffroient beaucoup
faute de subsistance
,
parce que les habitans de la
Campagne avoient retiré
leurs grains& leurs bestiaux
dans les Places fortes, ce
qui causoit une grande desertion
; que les Suedois
avoient brûlé les Fauxbourgs
de Stralzund ; que
le 12. ils estoient sortis de
laVille au nombre de cinq
cent Cavaliers ou Dragons,
& qu'ils enleverent plus de
cent chevaux, & plusieurs
Chariots chargez de fourage.
;
Que le17.avantle jour
la Garnison de Wismar sortit
avec de l'Artillerie & canonna
pendant plus de;deux*
heures le Camp des Danois
& la nuit du 18. au 19elle
sortir avec des Mortiers,
& bombarda le Camp de
maniere que les Danois furent
contraints de s'éloigner,
sans oser marcher aux
Suedois de crainte de tomber
dans quelqur,cnibufcade.
., Par lesLettres du n. on
a appris que laresolution
d'assieger cette Place avoit
elle changée dans une conferenceque
le Roy de Dannemark
avoit euë avec le
Roy Auguste, & quOBdévoit
entreprendre celuy de
Stralzund, parce que les
fortifications étoient moins
bonnes que celles de WiC.
mar ,& d'attaquer auparavant
l'Isle de Rugen, qui
n'est separée de la premiere
de ces Places que par un
petit bras de Mer; que néanmoins
on trouvoit de
grandes dificultez dans l'exccution
de ce projet, le
Camp retranché de devant
Stralzund ne pouvant estre
forcé sans avoir de grosse ,
Artillerie qui n'etoit point
encore arrivée acause des
mauvais chemins, & qu'il
n'y avoit plus de fourages
aux environs du Camp ,
inconvenient d'autant plus
considerable que la plus
part des Troupes Saxonnes
&CMaosvcovaitelslceonsrisitoeit e.n
Que cependant on devoit
attaquer cette place dés
que la grosse Artillerie seroit
arrivée; que pour cet effet le
Roy de Dannemark avoit
retiré l'Infanterie qui étoit
devant Wismar, à l'excption
de deux Bataillons, à
la Place de laquelle il avoit
envoyé la Cavallerie, afin
de continuer le blocus de
cette Place;qu'il avoit aussi
rapellé les Troupes qu'il
avoit mises dans les Villes
de Damgatten ; Rostok,
Demmin, Anclam, &
autres que les Suedois
avoient abandonnées acause
que ces Places ne sont pas
en état de soutenir un Siege:
que la Flotte Danoise, au
nombre de trente Vasseaux
de guerre s'etoitapprochée
de l'Mc de Rugen
,
afin
d'empecher les Suedois d'en
tirer aucunes commoditez.
Les lettres de Vienne du
12 Septembre portent que
la foudre étant tombée à
Weissembourg en Transylvanie
sur un Magasin à
poudre, lavoit fait fauter
avec deux autres où le feu
s'etoit communiqué,ce qui
avoir renversé une partie
des murailles de la Vi)ie &
prés de cent cinquante
Maisons.
Et par celles du 19. on
apprend que le Comte
Charles Maximilien de
Thurn, grand Maistre de la
Maison de L'imperatrice
Regente partit de cette Ville
pour aller en qualité de
Commissaire, asTiner à l'Election
d'un nouvel Evêque
d'Olmutz à la place du
Prince Charles de Lorrai.
ne, qui s'est démis de cet
Evesché, depuis qu'il a esté
revestu de la dignité d'Electeur
de Treves; que
l'Election a esté faite en
faveur du Comte de Schrottenbach
Doyen de la Cathedrale
de Faltzbourg, &
Chanoine d'Olmutz; que
le 14. il y eut une grande
reformeparmi les bas
Officiers du feu Empereur,
& particulierement de
Musiciens & de Chasseurs.
& qu'on retrancha encore.
un grand nombre de pensions,
m.e sme de cel les qui
ont ctte confirmées par
L'impératrice Regente; que
les Troupes qui fonr en
Transylvanie & qui avoient
c eu ordre de venir sur le
Rhin avoient reçu un contre
ordre, pour rester en ce
Pays là jusqu'àcequ'on cust
sçu qu'elles seroientles suites
du Traité de Paixcouclu
encre les Turcs & les
Moscovices.
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Résumé : « Les Lettres de Berlin portent que les Suedois ayant assemblé [...] »
Les Lettres de Berlin rapportent que les Suédois ont rassemblé des troupes et des bâtiments à Malmoë pour une descente sur l'île de Zeeland. Le Comte du Guldenlew, commandant de la flotte danoise, a attaqué avec vingt vaisseaux de guerre, capturant vingt-cinq bâtiments suédois et en détruisant plusieurs autres. Il a ensuite tenté de bombarder Malmoë sans succès en raison de l'éloignement. Le général Lewendal, marchant vers Bahus, a reculé pour se retrancher après avoir appris l'avancée du Comte de Steinbock avec dix à douze mille hommes. Les lettres de Pomeranie du 15 septembre indiquent que les troupes danoises, saxonnes et moscovites n'avaient pas encore agi contre Stralzund, Weimar et les îles de Rügen. Les rois Auguste et de Danemark tenaient des conférences, mais leurs troupes souffraient de la faim car les habitants avaient retiré leurs grains et bestiaux dans les places fortes, causant une grande désertion. Les Suédois avaient brûlé les faubourgs de Stralzund et, le 12 septembre, cinq cents cavaliers avaient enlevé plus de cent chevaux et plusieurs chariots de fourrage. Le 17 septembre, la garnison de Wismar avait canonné le camp des Danois pendant plus de deux heures. La nuit du 18 au 19, elle avait bombardé le camp avec des mortiers, forçant les Danois à se retirer. Les lettres du 19 septembre rapportent que la résolution d'assiéger Wismar avait changé lors d'une conférence entre les rois de Danemark et Auguste. Ils décidèrent d'attaquer Stralzund en raison de ses fortifications moins robustes et de prendre l'île de Rügen. Cependant, l'exécution du projet était difficile en raison de l'absence de grosse artillerie et de fourrage. Le roi de Danemark avait retiré l'infanterie de Wismar, à l'exception de deux bataillons, et rappelé les troupes des villes abandonnées par les Suédois. La flotte danoise, composée de trente vaisseaux de guerre, s'était approchée de l'île de Rügen pour empêcher les Suédois d'en tirer profit. Les lettres de Vienne du 12 septembre mentionnent qu'une foudre à Weissembourg en Transylvanie avait détruit un magasin à poudre, causant la destruction de près de cent cinquante maisons. Le 19 septembre, il est rapporté que le Comte Charles Maximilien de Thurn, grand maître de la Maison de l'impératrice régente, était parti pour l'élection d'un nouvel évêque d'Olmutz. L'élection a été faite en faveur du Comte de Schrottenbach. Il y a eu une grande réforme parmi les bas officiers de l'ancien empereur, avec la suppression de nombreuses pensions. Les troupes destinées à la Transylvanie ont reçu l'ordre de rester jusqu'à ce que les suites du traité de paix entre les Turcs et les Moscovites soient connues.
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2293
p. 59-60
EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
Début :
Nous ocupons toûjours le même Camp & les Ennemis occupent [...]
Mots clefs :
Camp, Troupes, Alsace
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
EXTRAIT
d'une Lettre du Camp de
Salmbach en Alsace,
du 1r.Oétobrc.
Nous ocuponstoûjourslemême
Camp(y lesEnnemis occupentaussi
encore le leur ; mais
avec celte différence, que nous
subsistons fort commodement;
Cg- (\uenujlrej4rmée tfi en
AUssi bon état qu'elle étoit à
l'ouverture de la Campagne,
(*7* que celle des Ennemis
soufre beaucoup, particulierement
la Cavalerie, faute de
Fourage. Le PrinceEugene
à écrit aux Cercles Voisins,que
s'ils ne faisoient fournir des
Fourages secs, ils ne pouroit
empêcher les Troupes de fourager
à leur gré, & cjuil ne
repondroitpasdesdesordresque
cettelicence cauferott. LA
mortalité regne dans leur
Armée parmi les Troupes, Çp*
parmi les chevaux. Il estparti
un détachement de la nostrepour
aller sur la Saar ou Mr de
Quadt Lieutenant General
assemble un Camp volant.
d'une Lettre du Camp de
Salmbach en Alsace,
du 1r.Oétobrc.
Nous ocuponstoûjourslemême
Camp(y lesEnnemis occupentaussi
encore le leur ; mais
avec celte différence, que nous
subsistons fort commodement;
Cg- (\uenujlrej4rmée tfi en
AUssi bon état qu'elle étoit à
l'ouverture de la Campagne,
(*7* que celle des Ennemis
soufre beaucoup, particulierement
la Cavalerie, faute de
Fourage. Le PrinceEugene
à écrit aux Cercles Voisins,que
s'ils ne faisoient fournir des
Fourages secs, ils ne pouroit
empêcher les Troupes de fourager
à leur gré, & cjuil ne
repondroitpasdesdesordresque
cettelicence cauferott. LA
mortalité regne dans leur
Armée parmi les Troupes, Çp*
parmi les chevaux. Il estparti
un détachement de la nostrepour
aller sur la Saar ou Mr de
Quadt Lieutenant General
assemble un Camp volant.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre du Camp de Salmbach en Alsace, du 1r. Octobre.
Le 1er octobre, une lettre du camp de Salmbach décrit une situation militaire favorable pour l'armée des auteurs, bien approvisionnée. L'armée ennemie, en revanche, manque de fourrage, affectant sa cavalerie. Le Prince Eugène demande des fourrages secs aux cercles voisins pour éviter des désordres. La mortalité est élevée chez l'ennemi, tant parmi les troupes que les chevaux. Un détachement est envoyé sur la Saar, où Monsieur de Quadt rassemble un camp volant.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2294
p. 61-62
Extrait d'une Lettre de Grenoble du 26. Ooctobre.
Début :
Monsieur le Duc de Savoye est parti de Conflans pour [...]
Mots clefs :
Duc de Savoie, Grenoble
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre de Grenoble du 26. Ooctobre.
Extrait d'une Lettre de Gre,..
nobledu26. Octobre.
Monsieur le Duc de Savoye
ffi parti de Corstans pour
retournerà Turin
,
aprés avoir
14igé desordres à ses Troupes
defairesauter le Fort d'Exiles
& de repasserpromptement les
Monts,cequ'elles ont executé
aprésen avoir retirél'Artillerie
<*r les Munitions qui ont
tsts conduites à SP,7,e. Mr de
B.rwic/Z en ayant uu avis a
commandé divers détachemens
pour harceler les EnYJcrnis)
dont un. leur a enlevé des
Farinest & un autre a fort
maltraité quatre Bataillons.
nobledu26. Octobre.
Monsieur le Duc de Savoye
ffi parti de Corstans pour
retournerà Turin
,
aprés avoir
14igé desordres à ses Troupes
defairesauter le Fort d'Exiles
& de repasserpromptement les
Monts,cequ'elles ont executé
aprésen avoir retirél'Artillerie
<*r les Munitions qui ont
tsts conduites à SP,7,e. Mr de
B.rwic/Z en ayant uu avis a
commandé divers détachemens
pour harceler les EnYJcrnis)
dont un. leur a enlevé des
Farinest & un autre a fort
maltraité quatre Bataillons.
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Résumé : Extrait d'une Lettre de Grenoble du 26. Ooctobre.
Le 26 octobre, une lettre alerte le Duc de Savoie que des troupes ont quitté Corstans pour Turin après des désordres. Elles ont détruit le Fort d'Exilles et transporté l'artillerie à S.P. Monsieur de Berwick a ordonné des détachements pour harceler les ennemis, réussissant à leur prendre des farines et à malmener quatre bataillons.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2295
p. 62-64
« D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...]
Mots clefs :
Armée, Duc de Savoie
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texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...] »
D'autres Lettres portent
que Mr de Berwick étoit
arrivé le 2. 5. au Camp de
Jouvenceau dans la Vallée
d'Oulx avec une partie de
l'Armée; que le 29. il avoit
estendu sa droite jusqu'à
Villars d'Amont dans la
Vallée de Pragelas où les
,
fourages étoient abondants
; qu il y avoit des détachemens
de l'Armée des
Ennemis postez à Saint
Colomban, à Jullon, &
au-dessus de Fenestrelles,
pendant que le reste des
Troupes défiloit par la Val
d'Aoust, & par le petit S.
Bernard; & d'autres qui
font posterieures, que Mr
le Duc de Savoye qui étoit
arrivé à Turin,avoit encore
eu quelques accès de fièvre:
que toute son Armée avoit
repassé les Alpes, & que celle
du Roy continuoit de consommer
,
les fourages dans
-
les Vallées d'Oulx ÔC de
Pragelas.
que Mr de Berwick étoit
arrivé le 2. 5. au Camp de
Jouvenceau dans la Vallée
d'Oulx avec une partie de
l'Armée; que le 29. il avoit
estendu sa droite jusqu'à
Villars d'Amont dans la
Vallée de Pragelas où les
,
fourages étoient abondants
; qu il y avoit des détachemens
de l'Armée des
Ennemis postez à Saint
Colomban, à Jullon, &
au-dessus de Fenestrelles,
pendant que le reste des
Troupes défiloit par la Val
d'Aoust, & par le petit S.
Bernard; & d'autres qui
font posterieures, que Mr
le Duc de Savoye qui étoit
arrivé à Turin,avoit encore
eu quelques accès de fièvre:
que toute son Armée avoit
repassé les Alpes, & que celle
du Roy continuoit de consommer
,
les fourages dans
-
les Vallées d'Oulx ÔC de
Pragelas.
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Résumé : « D'autres Lettres portent que Mr de Berwick étoit arrivé [...] »
Le 25 mai, Monsieur de Berwick a établi son camp dans la vallée d'Oulx. Le 29 mai, il a avancé jusqu'à Villars d'Amont dans la vallée de Pragelas. Les ennemis étaient positionnés à Saint Colomban, Jullon et au-dessus de Fenestrelles. Le duc de Savoie, à Turin, a eu des accès de fièvre. L'armée du roi a continué de consommer les fourrages dans les vallées d'Oulx et de Pragelas.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2296
p. 64-65
« Les Lettres d'Arras du 1r Octobre, portent que les [...] »
Début :
Les Lettres d'Arras du 1r Octobre, portent que les [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres d'Arras du 1r Octobre, portent que les [...] »
Les Lettres d'Arras du i*
Octobre, portenr que les
Ennemis avoient fait conduire
le reste de leur grosse
Artillerieà Tournay; qu'il
avoit esté resolu dans un
Conseil de guerre de tenir
la Campagne le plus longtemps
qu'il seroit possible
à cause de la proximité de
l'Armée de France, & que
pour cet effet on donneroit
les ordres necessaires pour
amener à leur Camp du
Foin& de l'Avoine, dont
on manquoit absolument.
Octobre, portenr que les
Ennemis avoient fait conduire
le reste de leur grosse
Artillerieà Tournay; qu'il
avoit esté resolu dans un
Conseil de guerre de tenir
la Campagne le plus longtemps
qu'il seroit possible
à cause de la proximité de
l'Armée de France, & que
pour cet effet on donneroit
les ordres necessaires pour
amener à leur Camp du
Foin& de l'Avoine, dont
on manquoit absolument.
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2297
p. 65-66
Extrait d'une Lettre du Camp de Paillancourt du 8. Octobre.
Début :
Nous occupons encore nos mêmes postes ; & nous avons toûjours [...]
Mots clefs :
Garnison
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texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une Lettre du Camp de Paillancourt du 8. Octobre.
Extrait d'une Lettre du
•
Camp de Paillancourt
du 8. Octobre.
Nous occupons encore mil
mêmespostes ; & nous avons
toûjoursnos Pontssur L'Efcatit
&sur le Senses. Ilvientpresque
tous les jours des Deserleurs
ennemis qui rapportent ,
que les maladies continuent
dans leur Camp. Ceux qui
vinrent hier ont dit que Mylord
Marlborough
, avoit envoyéune
heure avant le jour
fourager du costé de Condé;
mais que la Garnison de cette
Place étant tombée sur les
fourageurs & sur l'escorte
,
avoit enlevé quatre cent chevaux
& plusieurs Soldats ou
Cavalliers.
La Garnison d'Ipres à défait
ungrospartiEnnemi CMpris
cent chevaux.
•
Camp de Paillancourt
du 8. Octobre.
Nous occupons encore mil
mêmespostes ; & nous avons
toûjoursnos Pontssur L'Efcatit
&sur le Senses. Ilvientpresque
tous les jours des Deserleurs
ennemis qui rapportent ,
que les maladies continuent
dans leur Camp. Ceux qui
vinrent hier ont dit que Mylord
Marlborough
, avoit envoyéune
heure avant le jour
fourager du costé de Condé;
mais que la Garnison de cette
Place étant tombée sur les
fourageurs & sur l'escorte
,
avoit enlevé quatre cent chevaux
& plusieurs Soldats ou
Cavalliers.
La Garnison d'Ipres à défait
ungrospartiEnnemi CMpris
cent chevaux.
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Résumé : Extrait d'une Lettre du Camp de Paillancourt du 8. Octobre.
Le 8 octobre, les troupes occupent les mêmes positions et contrôlent les ponts sur l'Escaut et le Sensée. Des déserteurs ennemis signalent des maladies dans leur camp. Hier, la garnison de Condé a capturé quatre cents chevaux et plusieurs soldats ennemis. La garnison d'Ypres a repoussé une force ennemie, capturant cent chevaux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2298
p. 66-70
« D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...] »
Début :
D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...]
Mots clefs :
Major, Comte
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texteReconnaissance textuelle : « D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...] »
D'autres Letrres portent
que les Ennemis font élever
un Fort dans le Marais de
Bouchain, à la pointe qui
cft entre l'Escaut & le Senset,
afin d'établir une communication
seure entre ces
deux Places, & pour en
rendre l'invertissement plus
difficile ; que leur Armée
fcroitdéja retirée à cause de
la disette des fourages &
des incommoditez que les
Troupes souffrent, s'il n'etoit
absolument necessaire
de repater les brèches de
Bouchainavant qu'elles se
separent; que les Provinces
de Brabant, de Flandre, &
de Haynaut avoient cfte
taxées pour fournir du foin
de la paille, & de l'avoine,
&mesme laChastellenie de
Lille, quoy que ses fourages
ayent esté consommez pendant
la Campagne; qu'on
écoit convenu de part &
d'autre de fournir des grains
aux Paysans pour ensemencer
leurs terres, de leur
rendre leurs Bestiaux, & de
deffendre aux soldats fous
peine de la vie de les leur
enlever: Que le Partisandu
Moulin, étant forti de Namur,
avec deuxmille hommes,
avoit traversé tout le
Brabant, & s'etoit avancé
jusqu'au prés de Heusden,
où il avoit surpris & pillé
le Chasteau de Mouwen.
& plusieurs autres lieux, de
la Province d Holande,
d'ou il s'eroit ensuite retiré
sans aucune perte, avec un:
grand nombre d'Otages;
& que Mr le Maréchal de
Villarsavoit accordé congé
sur leur parole au Comte
dErbach
, &- au Major de
Wasnaer
, que Mr leComte
deCoignies avoit fait prisonniers
dans unfourageprés
de Landrecies, de-mcunc
qu'au General Major Bor k,
& au Comte de Denhof,
prisà l'attaque de Hordain.
que les Ennemis font élever
un Fort dans le Marais de
Bouchain, à la pointe qui
cft entre l'Escaut & le Senset,
afin d'établir une communication
seure entre ces
deux Places, & pour en
rendre l'invertissement plus
difficile ; que leur Armée
fcroitdéja retirée à cause de
la disette des fourages &
des incommoditez que les
Troupes souffrent, s'il n'etoit
absolument necessaire
de repater les brèches de
Bouchainavant qu'elles se
separent; que les Provinces
de Brabant, de Flandre, &
de Haynaut avoient cfte
taxées pour fournir du foin
de la paille, & de l'avoine,
&mesme laChastellenie de
Lille, quoy que ses fourages
ayent esté consommez pendant
la Campagne; qu'on
écoit convenu de part &
d'autre de fournir des grains
aux Paysans pour ensemencer
leurs terres, de leur
rendre leurs Bestiaux, & de
deffendre aux soldats fous
peine de la vie de les leur
enlever: Que le Partisandu
Moulin, étant forti de Namur,
avec deuxmille hommes,
avoit traversé tout le
Brabant, & s'etoit avancé
jusqu'au prés de Heusden,
où il avoit surpris & pillé
le Chasteau de Mouwen.
& plusieurs autres lieux, de
la Province d Holande,
d'ou il s'eroit ensuite retiré
sans aucune perte, avec un:
grand nombre d'Otages;
& que Mr le Maréchal de
Villarsavoit accordé congé
sur leur parole au Comte
dErbach
, &- au Major de
Wasnaer
, que Mr leComte
deCoignies avoit fait prisonniers
dans unfourageprés
de Landrecies, de-mcunc
qu'au General Major Bor k,
& au Comte de Denhof,
prisà l'attaque de Hordain.
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Résumé : « D'autres Lettres portent que les Ennemis font élever un [...] »
Le texte décrit plusieurs événements militaires et logistiques. Les ennemis ont construit un fort dans le marais de Bouchain, entre l'Escaut et le Senset, pour sécuriser la communication entre deux places et compliquer une éventuelle attaque. Leur armée, initialement en retrait en raison de la pénurie de fourrage et des conditions difficiles, doit rester pour réparer les brèches de Bouchain. Les provinces de Brabant, de Flandre et de Hainaut, ainsi que la châtellenie de Lille, sont taxées pour fournir du foin, de la paille et de l'avoine, malgré la consommation précédente. Un accord est conclu pour fournir des grains aux paysans, leur rendre leurs bêtes et interdire aux soldats de les enlever sous peine de mort. Par ailleurs, un parti de Namur, fort de deux mille hommes, a traversé le Brabant, pillé le château de Mouwen et d'autres lieux en Hollande, avant de se retirer avec de nombreux otages. Le maréchal de Villars a libéré sur parole le comte d'Erbach et le major de Wasnaer, capturés par le comte de Coignies lors d'un fourrage près de Landrecies. De même, le général major Borck et le comte de Denhof, pris lors de l'attaque de Hordain, ont été libérés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2299
p. 70-103
NOUVELLES de divers endroits.
Début :
de Venise. Le Maistre d'un Navire Venitien, arrivé de [...]
Mots clefs :
Dunkerque, Cambrai, Strasbourg, Rome, Francfort, Cadix, Varsovie, Dauphiné, Lisbonne, Vigo, Alicante, Lérida, Saragosse, Dublin, Toulon, Bayonne, Hollande, Madrid, Venise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES de divers endroits.
NOUVELLES
de divers endroits.
de Venise.
Le Maistre d'un Navire
Venitien, arrivé de Tripoly
de Barbarie, a raporré que
la Milice du Pays s'etoit
revoltée contre les Deis;
qu'elle en avoir massacré
trois ; qu'un autre qui
s'etant sauvé étoit allé à
Constantinople en avoit
raporté des ordres pour son
retablissement; Mais que
loin queles Peuples y
voulussent consentir,les
troubles étoient beaucoup
augmentez depuis son
retour. Et Ici j, Septembre
il arriva une Marsiliane, qui
avoit raporté que ce Dei
avoir aussi esté massacré par
la Milice & parle Peuple,
& .que les autres s'étoient
sauvez avec beaucoup de
peine.
--
De Rome.
Le 18. Septembre on
celebraàRomedans l'Eglise
Nationale de S. Louis, un
Service solemnel pour le
repos de l'Ame de feu
Monseigneur le Dauphin,
avec un appareil tres-magnifique
du dessein de Mr
•
le Gros fameux Sculpteur
François. Mr le Cardinal
de la Tremoille s'y rendit
avec un Cortege de plus de
soixante Prelats, & les
Cardinaux y assistèrent en
Corps.
de
de Madrid.
Le 26. dumesmemois
on fit aulIi les obseques de
ce Prince à Madrid,avec une
grande magnificence dans
l'Eglisedu Monastere Royal
des Religieuses de l'Incarnation.
Tous les Grands &
Conseils y assisterent, avec
un nombre extraordinaire
de Peuple. La premiere
grande Messe fut celebréc
pontificalement par lEvesque
d'Urgel, la seconde par
l'Evesque deLerida
,
la troifiélne
par le Patriarche des
Indes, & l'Oraison Funebre
fut prononcée par le
Pere Augustin de Cattejon
Jesuite.
Le 2.7. & le 28. les Religieuses
du mesme Monastere
firent aussi faire un
Service solemnel peur le
repos de l'Ame decePrince.
La qiacnéme Messe fut
celebrée pontificalement
par le Pere Alonzo Pimentel
Dominiquain.
Les mesmes jours 2.7. &
2.8. le Cops de Ville fit
faire les mesmes obseques
dans l'Eglise du Monastere
Royal des Dominiquains.
L'Evesque de Lerida y
officia pontificalement, &
Dom Juan de las Heras
prononça l'Oraison Fune.
bre.
Le ig. & le 30. Septembre,
& le 1rOctobre
, les mesmesobseques furent
faitesdans le Monastere
Royal des Carmelites Deschaussées.
La Me(Te fut celebrée
pontificalement par
l'Evesque de Gironne, &
l'OraisonFunebre fut prononcée
par le Pere Pierre
de la Conception, Carme
Deschaussé.
De Holande.
Les Etats Generaux ayant
accepté dêtre Parrains du
jeune Prince de Nassaw,
fils du feu Prince de Nassaw
Srathouder hereditaire de
Frise
,
luy ont fait present
d'une obligation de quatre
mille florins de rente qui luy
devoit estre envoyée dans
une Boëte d'or, avec une
somme pour les Domestiques
de la Chambre de la
Princcffe sa mcre. Les Etats
d'Holande ont aussi fait present
à ce Prince d'une obligation
de deux mille cinq
cens florins de rente dans
une Boëte d'or; & la Province
de Frise luy a confervé
toutes les Charges du
feu Prince son pere, avec
les Regiments des Gardes
de Cavallerie & d'Infanterie,
& une pension de cinq,
mille florins;
DeBayonne le iyOétobre.
Une Fregate du Roy de
rrente canons, commandée
par Mr de la Mothe a attaqué
un Vaisseau Anglois de
soixante canons & l'ayant
abordé après trois heures
de combat, elle alloit s'en
emparer lors qu'il sauta en
l'air avec tout l'équipage
par le feu qui prit à la Sainte
Barbe où étoient les Poudres;
& cela sans que la
Fregate ait reçu d'autre
dommage que ses voiles
brulées.
Deux autres Fregates y
ont amené le 2. un Navire
Anglois chargé de Soyes,
de Cotton, de Noix,de raisins
secs, de beaucoup d'autres
drogues propres à la
Teinture, le tout estimé
deux cens mille livres.
Un Armateur y amena
aussi un Bastiment de la
mesme Nation, chargé de
Sucre.
De Toulon.
Il arriva icy le 4. un
Navire tout demasté qui
étoit remorqué par deux
Armateurs. C'est un Vaisseau
Portugais chargé de
Sucre, de Tabac, & de
Cuir, le tout estimé cent
cinquante mille écus.
Le mesme jour il arriva
aussi un Vaisseau Catalan,
chargé de Vins & d'autres
provisions pour Barcelone.
De Dublin.
La populace, au nombre
de quatre a cinq mille personnes,
a fait de grands
desordres, enlevant les
Toiles peintes des Bouriques
& dechirant les habirs
des femmes qui en étoient
venues, àcause du grand
prejudice que ces Toiles
causoiencaux Manufactures
de Laine; mais ce
desordre fut appaisé par une
proclamation qui fut publiée.
De Lisbone le 26.Septembre.
La misere est extreme
dans ce Royaume; les vivres
n'y ont presque plus
de prix. Le Roy à de nou.
veau envoyé trente Bastimens
en Barbarie pour y
acheter des grains; Mais
comme lis ne sont escortez
que par quatre Vaisseaux de
guerre, on craint qu'ils ne
soient encore enlevez par
les Vaisseaux François qui
croi sent vers le Détroit. Sur
des avis qu 'on a eus de la
Frontiere que les Troupes
Espagnoles avoient reçu
toutes leurs Recruës, leurs
remontes, & un mois de
paye, tous les Officiers qui
étoient icy son partis pour
se rendre à leurs Corps,
Mais nôtre Armée n'a point
de Magasins. Un de nos
Vaisseaux de 54. canons &
de 150.hommes déquipage
ayant donné sur un Banc,
en entrant dans la Rivière,
cil peri; mais tout l'équipage
s'est fauvé l'exception
de dix huit per sonnes qui
ont erté noyées.
D~Z<<' le zz.
*
:
Il partit d'icy un grand
Convoy de vivres avec dix
pieces de canon de 24.livres
de balle & plusieurs Mortiers
pour aller joindtc
l'Armée. Mr de Vendosme
a ordonné de luy envoyer
encore quelque pieces de
canon du mesme calibre.
De Sarragose le 7. Octobre
Le 23. Septembre il
partit d'icy un Convoy de
cent trente Chariots & de
deux cent Mulets chargez
de grains rj que l'on fait
moudre à Fraga & à Lerida
d'où on les transporte à
l'Armée
d'A,lcantr.
- Deux Galliotcs de rifle
d'Ivica ayaj.it attaque un
Navire François par le travers
de Denia, les Galleres
d'Espagne qui étoient dans
ce Port en sortirent, prirent
une de ces Galliotes qui
étoit montée de quatre
vingt dix hommes.Trente
furent tuez dans le combat,
.& les soixante restant surent
mis à la Rame.
De Vigo.
Le 14. Septembre, la
Frégate la Susanne amena
une prise Hollandoisede
trois ce ns tonneaux chargée
de Seigle.
La Fregate le Grison, de
Saint Jean de Luz, y amena
le mesme jour quatre prises,
dont deux de cent tonneaux
chacune étoient chargées de
froment, une de Seigle,
d'Orge, & de plusieurs
Ballots de Marchandises, &
la quatrième du port de
trois cens tonneaux, étoic
chargée d'Acier
,
de Draps
fins, & d'autres riches Marchandises.
Cette Fregate;
avec quelques autres Armateurs
aamené dans ce Port
en fort peu de temps vingtcinq
pri ses.
De Dunkerque.
Le Chevalier Bart, &le
Comte Philippe ont amené
une prise chargée de Vins
de Teinte, d'Oranges & de
Citrons; laFregate la Mutine
a amené un Navire
Anglois chargé de Charbon
de terre, & deux Rançons
de quatre mille trois cens
florins; & la Fregatre la
Sorciereaamené deux Bast -
mens Hollandois chargez
de Moruë.
De Dauphiné.
L'armée de Mr le Duc
de Savoye ayant repassé les
Alpes; & de celle duRoy
consommé les fourages
dans les Vallées dDulx &
dePragelas,MrdeBerwick
ramene les troupes par- la
Vallée de Maurienne, pour
ldes'hdiivsterirbsuer en quartier -,
De Romele 2 6. Septembre. -Le 21. on tint une trÓÏt.
siéme Congregation touchant
l'immunité Eclesiastique
en presence du Pape,
où il se trouva dix Cardinauxavec
les Prelats. Le
foirmesme, undes Expeditionnaires
d'Espagne fut
arresté dans sa maison parce
qu'il avoit servi de temoin
à la signification que Mr
de Molines avoit fait faire
à l'Agent des Eglises de ce
mesme Royaume, pour luy
ordonner d'aller rendre
compte de sa conduite,avec
deffence de s'ingerer dans
les affaires des Eglisesd'Efpagne
parce qu'elles avoient
revoqué leurs procurations
dont il étoit chargé cydevant.
L'autre Expeditionnaire
ayant esté averty
se retira en lieu de seureté.
Le lendemain le Cardinal
Pauluccy, Secretaire d'Etat,
écrivit un billet de la parc
du Pape à Mr Molines où il
il luy marquoit de s'abstenir
de toutes ses fonctions
de Doyen de la Rote,ainsi
que de ses autres emplois.
Le 2 5. il reçut un autre
billet par lequel le Cardinal
Vicaire luy signifioit quele
Pape l'avoit suspendu de
ses Ordres sacrez.
De Varsovie du25.
Septembre.
L'Envoyé du grand Seigneur
; les Députez du Roy
de Suède
, ceux du Kan des
Tartares; & ceux du Palatin
de Kiowie ont eû une Conserence
à Jaslowiecz, à l'entrée
de la haute Podolie avec
plusieurs Senateurs Polonois,
qui ayant déclaré qu'ils
ctoient Députez de la parc
du Roy Auguste, & de
la Républiquede Pologne,
l'envoyé Turc a refusé
de traiter avec eux, & de
leur délivrer les Lettres
dont le Grand Vizir l'avoit
chargé, s'exeusant sur
ce qu'il ne reconnoissoit pas
pour Representans de la Republique,
ceux qui venoient
dela part du Roy Auguste;
que le Grand Seigneur
ne reconnoissoit pas Roy
de Pologne; ajoutant qu'il
avoit ordre de faire des Proposicions
avantageuses à la
Pologne,qu'ilne pouvoir
leur expliquer; mais que 10
grand Visir esperoit que la
Republique favoriseroit le
passage du Roy de Suede ,
& que les Moscovites sortiroient
des Etats de Pologne
,conformement au
Traité conclu avec le Czar,
ensuite dequoy ils se sont
retirez.
De Carelsbade, en Bobeme.
Le Gzar a déclaré que
par le Traité conclu avec le
grand Visir, il avoit promis
de ne se plus méslerdes
Affaires de Pologne, pourvû
que le Roy de Suede ne
s'enmêlastpasnonplus,&
que si Sa Majesté Suedoise
s'en mêloit ; il affisteroit le
Roy Auguste son Allié, de
toutes ses forces; qu'à l'égard
de la restitution d'Asaph
, il ne l'executeroit
qu'aprés que le Roy de
Suede feroit party avec une
Escorte de cinq mille hommes
seulement, pour retourner
dans ses états, &
que si cette Efcortc étoit
plus forteil s'oposeroit à
son passage.
De Francfort le 13. Oéîobre.
Le 11. on fit forcir d'icy
tous les Etrangers, excepté
ceux de la suite des Electeurs
&des Ambassadeurs,
& le lendemain 12. l'Archiduc
fut élû Empreur par les
Electeurs de Tréves, de
Mayence, & Palatin, presents
: & les Ambassadeurs
des Eleveurs de Saxe, de
Brandebourg, & du Duc
d'Hanover, nonobstant les
Protestations de nullité des
ElecteursdeCologne ÔC
de Baviere.
<
«
De Lunevillele16.
Madame la Duchessede
Lorraine, est acouçhée lanuit
derniere d'une Princesfc
; & il est arrivé aujourd'huy
un Courrier dépeché
par l'Electeur de Trêves
qui a rapporté que l'Archiduc
avoit été élû Empereur
le 12, d'une voix unanime.
--
De Cadix le 6. Oftobrt,
Il est venuce marin trente
six Deserteurs de la Garnsson
de Gilbraltar, parmy
lesquels
lesquels il y a deux Lieutenants.
Ils se plaigent de n'a
voir touché aucun prest de
puis six mois; & on dit que
les deux Bataillons qu'on y
a amenez de Portugal ne 0 montoient qu'à trois cens
hommes; dont plus de la
moirié estoient malades, &
que deux Fregates chargées
de vivres, étoient peries en
entrant dans la Baye.
protestent contrel'Election
précipitée d'un Empereur
en faveur de l'Archiduc,
la Capitulation perpetuelle
n'étant pas encore reglée ni
les griefs de l'Empire purgez
touchant les trois Religions
tolerées en Alemagne ; les
Tribunaux de Justice &
l'évaluation des Monnoyes;
Mr Albano
, a déja representé,
que cette élection ne
pouvoit être canonique sans
la presence des Electeurs
de Cologne,& de Baviere :
On n'y a point parlé du neuvième
Ek£toratr, ny de
l'érection de la Prusse en
Royaume.
De Strajbouro le
1 8.
Le Prince Eugene
, a fait
faire de grandes réjouïssances
dans fun Camp pour
l'Electiondu nouvel Empereur
; deux jours aprés il envoya
reconnoîtrenoslignes
par des Ingenieurs escortez
de deux cens Chevaux; mais
nos Troupes étant sorties
sur eux, il y en eut dix neuf
tuez, & quatorze de pris
avec un des Ingenieurs.
Un party de vingt cinq
de nos Houssards, ayant
pénétré dans le derriere de
leur Armée ; mit le feu à
un amas de fourages,&coupa
à coups de fabre environ
mille sacs de farine, a près
quoy ce party se retira avec
trente neuf Chevaux des
ennemis, sans avoir perdu
un seul homme, quoy qu'il
eust été poursuivy pendant
plus de quatre heures.
De Cambray.
JLcs Inspecteurs d'Infanterie
ont commencé au
jourd'huy à faire leur revue,
après laquelle lesTroupes
marcheront dans les Quartiers
qui leur son defigncz.
Mr d'Albergothi a fait faire
devant les Retranchements
deVauvrechain,des Redoutes
& des Fortins oùl'on a
placé de l'Artillerie.
L'infanterie Ennemie est
encore prés de Bouchain, &
on luya envoyé de Tournay,
quatre cens Chariots
chargez de vivres. La Garnsson
deCondé, qui a esté
considerablement augmentée,
à bruié des Fourages,
& enlevé douze cens Sacs
d'A voine
De Dunhrcju?.
Deux de nos Fregates ont
amené deux Bastimens Hollandois
chargez d'Huile de
Baleine, & z-, un Anglors sur
lequelon a trouvé quinze
mille livres sterlin en Guinées,
&environ pourcent
mille livres de Marchandises.
Mr de Benac a fait deux
autres prises, estimées cinquante
mille écus chacune.
de divers endroits.
de Venise.
Le Maistre d'un Navire
Venitien, arrivé de Tripoly
de Barbarie, a raporré que
la Milice du Pays s'etoit
revoltée contre les Deis;
qu'elle en avoir massacré
trois ; qu'un autre qui
s'etant sauvé étoit allé à
Constantinople en avoit
raporté des ordres pour son
retablissement; Mais que
loin queles Peuples y
voulussent consentir,les
troubles étoient beaucoup
augmentez depuis son
retour. Et Ici j, Septembre
il arriva une Marsiliane, qui
avoit raporté que ce Dei
avoir aussi esté massacré par
la Milice & parle Peuple,
& .que les autres s'étoient
sauvez avec beaucoup de
peine.
--
De Rome.
Le 18. Septembre on
celebraàRomedans l'Eglise
Nationale de S. Louis, un
Service solemnel pour le
repos de l'Ame de feu
Monseigneur le Dauphin,
avec un appareil tres-magnifique
du dessein de Mr
•
le Gros fameux Sculpteur
François. Mr le Cardinal
de la Tremoille s'y rendit
avec un Cortege de plus de
soixante Prelats, & les
Cardinaux y assistèrent en
Corps.
de
de Madrid.
Le 26. dumesmemois
on fit aulIi les obseques de
ce Prince à Madrid,avec une
grande magnificence dans
l'Eglisedu Monastere Royal
des Religieuses de l'Incarnation.
Tous les Grands &
Conseils y assisterent, avec
un nombre extraordinaire
de Peuple. La premiere
grande Messe fut celebréc
pontificalement par lEvesque
d'Urgel, la seconde par
l'Evesque deLerida
,
la troifiélne
par le Patriarche des
Indes, & l'Oraison Funebre
fut prononcée par le
Pere Augustin de Cattejon
Jesuite.
Le 2.7. & le 28. les Religieuses
du mesme Monastere
firent aussi faire un
Service solemnel peur le
repos de l'Ame decePrince.
La qiacnéme Messe fut
celebrée pontificalement
par le Pere Alonzo Pimentel
Dominiquain.
Les mesmes jours 2.7. &
2.8. le Cops de Ville fit
faire les mesmes obseques
dans l'Eglise du Monastere
Royal des Dominiquains.
L'Evesque de Lerida y
officia pontificalement, &
Dom Juan de las Heras
prononça l'Oraison Fune.
bre.
Le ig. & le 30. Septembre,
& le 1rOctobre
, les mesmesobseques furent
faitesdans le Monastere
Royal des Carmelites Deschaussées.
La Me(Te fut celebrée
pontificalement par
l'Evesque de Gironne, &
l'OraisonFunebre fut prononcée
par le Pere Pierre
de la Conception, Carme
Deschaussé.
De Holande.
Les Etats Generaux ayant
accepté dêtre Parrains du
jeune Prince de Nassaw,
fils du feu Prince de Nassaw
Srathouder hereditaire de
Frise
,
luy ont fait present
d'une obligation de quatre
mille florins de rente qui luy
devoit estre envoyée dans
une Boëte d'or, avec une
somme pour les Domestiques
de la Chambre de la
Princcffe sa mcre. Les Etats
d'Holande ont aussi fait present
à ce Prince d'une obligation
de deux mille cinq
cens florins de rente dans
une Boëte d'or; & la Province
de Frise luy a confervé
toutes les Charges du
feu Prince son pere, avec
les Regiments des Gardes
de Cavallerie & d'Infanterie,
& une pension de cinq,
mille florins;
DeBayonne le iyOétobre.
Une Fregate du Roy de
rrente canons, commandée
par Mr de la Mothe a attaqué
un Vaisseau Anglois de
soixante canons & l'ayant
abordé après trois heures
de combat, elle alloit s'en
emparer lors qu'il sauta en
l'air avec tout l'équipage
par le feu qui prit à la Sainte
Barbe où étoient les Poudres;
& cela sans que la
Fregate ait reçu d'autre
dommage que ses voiles
brulées.
Deux autres Fregates y
ont amené le 2. un Navire
Anglois chargé de Soyes,
de Cotton, de Noix,de raisins
secs, de beaucoup d'autres
drogues propres à la
Teinture, le tout estimé
deux cens mille livres.
Un Armateur y amena
aussi un Bastiment de la
mesme Nation, chargé de
Sucre.
De Toulon.
Il arriva icy le 4. un
Navire tout demasté qui
étoit remorqué par deux
Armateurs. C'est un Vaisseau
Portugais chargé de
Sucre, de Tabac, & de
Cuir, le tout estimé cent
cinquante mille écus.
Le mesme jour il arriva
aussi un Vaisseau Catalan,
chargé de Vins & d'autres
provisions pour Barcelone.
De Dublin.
La populace, au nombre
de quatre a cinq mille personnes,
a fait de grands
desordres, enlevant les
Toiles peintes des Bouriques
& dechirant les habirs
des femmes qui en étoient
venues, àcause du grand
prejudice que ces Toiles
causoiencaux Manufactures
de Laine; mais ce
desordre fut appaisé par une
proclamation qui fut publiée.
De Lisbone le 26.Septembre.
La misere est extreme
dans ce Royaume; les vivres
n'y ont presque plus
de prix. Le Roy à de nou.
veau envoyé trente Bastimens
en Barbarie pour y
acheter des grains; Mais
comme lis ne sont escortez
que par quatre Vaisseaux de
guerre, on craint qu'ils ne
soient encore enlevez par
les Vaisseaux François qui
croi sent vers le Détroit. Sur
des avis qu 'on a eus de la
Frontiere que les Troupes
Espagnoles avoient reçu
toutes leurs Recruës, leurs
remontes, & un mois de
paye, tous les Officiers qui
étoient icy son partis pour
se rendre à leurs Corps,
Mais nôtre Armée n'a point
de Magasins. Un de nos
Vaisseaux de 54. canons &
de 150.hommes déquipage
ayant donné sur un Banc,
en entrant dans la Rivière,
cil peri; mais tout l'équipage
s'est fauvé l'exception
de dix huit per sonnes qui
ont erté noyées.
D~Z<<' le zz.
*
:
Il partit d'icy un grand
Convoy de vivres avec dix
pieces de canon de 24.livres
de balle & plusieurs Mortiers
pour aller joindtc
l'Armée. Mr de Vendosme
a ordonné de luy envoyer
encore quelque pieces de
canon du mesme calibre.
De Sarragose le 7. Octobre
Le 23. Septembre il
partit d'icy un Convoy de
cent trente Chariots & de
deux cent Mulets chargez
de grains rj que l'on fait
moudre à Fraga & à Lerida
d'où on les transporte à
l'Armée
d'A,lcantr.
- Deux Galliotcs de rifle
d'Ivica ayaj.it attaque un
Navire François par le travers
de Denia, les Galleres
d'Espagne qui étoient dans
ce Port en sortirent, prirent
une de ces Galliotes qui
étoit montée de quatre
vingt dix hommes.Trente
furent tuez dans le combat,
.& les soixante restant surent
mis à la Rame.
De Vigo.
Le 14. Septembre, la
Frégate la Susanne amena
une prise Hollandoisede
trois ce ns tonneaux chargée
de Seigle.
La Fregate le Grison, de
Saint Jean de Luz, y amena
le mesme jour quatre prises,
dont deux de cent tonneaux
chacune étoient chargées de
froment, une de Seigle,
d'Orge, & de plusieurs
Ballots de Marchandises, &
la quatrième du port de
trois cens tonneaux, étoic
chargée d'Acier
,
de Draps
fins, & d'autres riches Marchandises.
Cette Fregate;
avec quelques autres Armateurs
aamené dans ce Port
en fort peu de temps vingtcinq
pri ses.
De Dunkerque.
Le Chevalier Bart, &le
Comte Philippe ont amené
une prise chargée de Vins
de Teinte, d'Oranges & de
Citrons; laFregate la Mutine
a amené un Navire
Anglois chargé de Charbon
de terre, & deux Rançons
de quatre mille trois cens
florins; & la Fregatre la
Sorciereaamené deux Bast -
mens Hollandois chargez
de Moruë.
De Dauphiné.
L'armée de Mr le Duc
de Savoye ayant repassé les
Alpes; & de celle duRoy
consommé les fourages
dans les Vallées dDulx &
dePragelas,MrdeBerwick
ramene les troupes par- la
Vallée de Maurienne, pour
ldes'hdiivsterirbsuer en quartier -,
De Romele 2 6. Septembre. -Le 21. on tint une trÓÏt.
siéme Congregation touchant
l'immunité Eclesiastique
en presence du Pape,
où il se trouva dix Cardinauxavec
les Prelats. Le
foirmesme, undes Expeditionnaires
d'Espagne fut
arresté dans sa maison parce
qu'il avoit servi de temoin
à la signification que Mr
de Molines avoit fait faire
à l'Agent des Eglises de ce
mesme Royaume, pour luy
ordonner d'aller rendre
compte de sa conduite,avec
deffence de s'ingerer dans
les affaires des Eglisesd'Efpagne
parce qu'elles avoient
revoqué leurs procurations
dont il étoit chargé cydevant.
L'autre Expeditionnaire
ayant esté averty
se retira en lieu de seureté.
Le lendemain le Cardinal
Pauluccy, Secretaire d'Etat,
écrivit un billet de la parc
du Pape à Mr Molines où il
il luy marquoit de s'abstenir
de toutes ses fonctions
de Doyen de la Rote,ainsi
que de ses autres emplois.
Le 2 5. il reçut un autre
billet par lequel le Cardinal
Vicaire luy signifioit quele
Pape l'avoit suspendu de
ses Ordres sacrez.
De Varsovie du25.
Septembre.
L'Envoyé du grand Seigneur
; les Députez du Roy
de Suède
, ceux du Kan des
Tartares; & ceux du Palatin
de Kiowie ont eû une Conserence
à Jaslowiecz, à l'entrée
de la haute Podolie avec
plusieurs Senateurs Polonois,
qui ayant déclaré qu'ils
ctoient Députez de la parc
du Roy Auguste, & de
la Républiquede Pologne,
l'envoyé Turc a refusé
de traiter avec eux, & de
leur délivrer les Lettres
dont le Grand Vizir l'avoit
chargé, s'exeusant sur
ce qu'il ne reconnoissoit pas
pour Representans de la Republique,
ceux qui venoient
dela part du Roy Auguste;
que le Grand Seigneur
ne reconnoissoit pas Roy
de Pologne; ajoutant qu'il
avoit ordre de faire des Proposicions
avantageuses à la
Pologne,qu'ilne pouvoir
leur expliquer; mais que 10
grand Visir esperoit que la
Republique favoriseroit le
passage du Roy de Suede ,
& que les Moscovites sortiroient
des Etats de Pologne
,conformement au
Traité conclu avec le Czar,
ensuite dequoy ils se sont
retirez.
De Carelsbade, en Bobeme.
Le Gzar a déclaré que
par le Traité conclu avec le
grand Visir, il avoit promis
de ne se plus méslerdes
Affaires de Pologne, pourvû
que le Roy de Suede ne
s'enmêlastpasnonplus,&
que si Sa Majesté Suedoise
s'en mêloit ; il affisteroit le
Roy Auguste son Allié, de
toutes ses forces; qu'à l'égard
de la restitution d'Asaph
, il ne l'executeroit
qu'aprés que le Roy de
Suede feroit party avec une
Escorte de cinq mille hommes
seulement, pour retourner
dans ses états, &
que si cette Efcortc étoit
plus forteil s'oposeroit à
son passage.
De Francfort le 13. Oéîobre.
Le 11. on fit forcir d'icy
tous les Etrangers, excepté
ceux de la suite des Electeurs
&des Ambassadeurs,
& le lendemain 12. l'Archiduc
fut élû Empreur par les
Electeurs de Tréves, de
Mayence, & Palatin, presents
: & les Ambassadeurs
des Eleveurs de Saxe, de
Brandebourg, & du Duc
d'Hanover, nonobstant les
Protestations de nullité des
ElecteursdeCologne ÔC
de Baviere.
<
«
De Lunevillele16.
Madame la Duchessede
Lorraine, est acouçhée lanuit
derniere d'une Princesfc
; & il est arrivé aujourd'huy
un Courrier dépeché
par l'Electeur de Trêves
qui a rapporté que l'Archiduc
avoit été élû Empereur
le 12, d'une voix unanime.
--
De Cadix le 6. Oftobrt,
Il est venuce marin trente
six Deserteurs de la Garnsson
de Gilbraltar, parmy
lesquels
lesquels il y a deux Lieutenants.
Ils se plaigent de n'a
voir touché aucun prest de
puis six mois; & on dit que
les deux Bataillons qu'on y
a amenez de Portugal ne 0 montoient qu'à trois cens
hommes; dont plus de la
moirié estoient malades, &
que deux Fregates chargées
de vivres, étoient peries en
entrant dans la Baye.
protestent contrel'Election
précipitée d'un Empereur
en faveur de l'Archiduc,
la Capitulation perpetuelle
n'étant pas encore reglée ni
les griefs de l'Empire purgez
touchant les trois Religions
tolerées en Alemagne ; les
Tribunaux de Justice &
l'évaluation des Monnoyes;
Mr Albano
, a déja representé,
que cette élection ne
pouvoit être canonique sans
la presence des Electeurs
de Cologne,& de Baviere :
On n'y a point parlé du neuvième
Ek£toratr, ny de
l'érection de la Prusse en
Royaume.
De Strajbouro le
1 8.
Le Prince Eugene
, a fait
faire de grandes réjouïssances
dans fun Camp pour
l'Electiondu nouvel Empereur
; deux jours aprés il envoya
reconnoîtrenoslignes
par des Ingenieurs escortez
de deux cens Chevaux; mais
nos Troupes étant sorties
sur eux, il y en eut dix neuf
tuez, & quatorze de pris
avec un des Ingenieurs.
Un party de vingt cinq
de nos Houssards, ayant
pénétré dans le derriere de
leur Armée ; mit le feu à
un amas de fourages,&coupa
à coups de fabre environ
mille sacs de farine, a près
quoy ce party se retira avec
trente neuf Chevaux des
ennemis, sans avoir perdu
un seul homme, quoy qu'il
eust été poursuivy pendant
plus de quatre heures.
De Cambray.
JLcs Inspecteurs d'Infanterie
ont commencé au
jourd'huy à faire leur revue,
après laquelle lesTroupes
marcheront dans les Quartiers
qui leur son defigncz.
Mr d'Albergothi a fait faire
devant les Retranchements
deVauvrechain,des Redoutes
& des Fortins oùl'on a
placé de l'Artillerie.
L'infanterie Ennemie est
encore prés de Bouchain, &
on luya envoyé de Tournay,
quatre cens Chariots
chargez de vivres. La Garnsson
deCondé, qui a esté
considerablement augmentée,
à bruié des Fourages,
& enlevé douze cens Sacs
d'A voine
De Dunhrcju?.
Deux de nos Fregates ont
amené deux Bastimens Hollandois
chargez d'Huile de
Baleine, & z-, un Anglors sur
lequelon a trouvé quinze
mille livres sterlin en Guinées,
&environ pourcent
mille livres de Marchandises.
Mr de Benac a fait deux
autres prises, estimées cinquante
mille écus chacune.
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Résumé : NOUVELLES de divers endroits.
Le texte relate diverses nouvelles provenant de plusieurs régions. À Venise, une rébellion de la milice de Tripoli contre les Deys a entraîné la mort de trois d'entre eux. Un Dey, réfugié à Constantinople, est revenu avec des ordres pour rétablir son autorité, mais les troubles ont persisté. En septembre, une Marseillaise a rapporté que ce Dey avait également été massacré par la milice et le peuple. À Rome, un service solennel a été célébré le 18 septembre pour le repos de l'âme du feu Dauphin, en présence du cardinal de la Tremoille et de plusieurs prélats. À Madrid, les obsèques du prince ont été célébrées avec magnificence le 26 septembre dans l'église du monastère royal des Religieuses de l'Incarnation, avec des messes et oraisons funèbres prononcées par des dignitaires religieux. En Hollande, les États Généraux ont accepté de parrainer le jeune prince de Nassau, fils du feu prince de Nassau, en lui offrant une rente et des charges militaires. À Bayonne, une frégate française a attaqué un vaisseau anglais de soixante canons, qui a explosé. Deux autres frégates ont capturé un navire anglais chargé de diverses marchandises. À Toulon, un vaisseau portugais démâté et un vaisseau catalan chargé de vins sont arrivés. À Dublin, des désordres causés par la populace ont été apaisés par une proclamation après la destruction de toiles peintes préjudiciables aux manufactures de laine. À Lisbonne, la misère est extrême et le roi a envoyé des navires en Barbarie pour acheter des grains, malgré les menaces des vaisseaux français. À Saragosse, un convoi de chariots et de mulets chargés de grains a été envoyé à l'armée d'Alcant. À Vigo, plusieurs frégates ont amené des prises hollandaise et anglaise chargées de diverses marchandises. À Dunkerque, des prises chargées de vins, de charbon, de morue et d'huile de baleine ont été amenées. En Dauphiné, l'armée du duc de Savoie ayant consommé les fourages, Mr de Berwick a ramené les troupes par la vallée de Maurienne pour les mettre en quartiers d'hiver. À Rome, une congrégation a traité de l'immunité ecclésiastique en présence du Pape, et un expéditionnaire espagnol a été arrêté. À Varsovie, une conférence a eu lieu entre divers envoyés, mais l'envoyé turc a refusé de traiter avec les députés du roi Auguste. À Carlsbad, le czar a déclaré qu'il n'interviendrait plus dans les affaires de Pologne à condition que le roi de Suède en fasse autant. À Francfort, l'archiduc a été élu empereur par les électeurs de Trèves, de Mayence et du Palatin, malgré les protestations des électeurs de Cologne et de Bavière. À Luneville, la duchesse de Lorraine a accouché d'une princesse. À Cadix, trente-six déserteurs de la garnison de Gibraltar se sont plaints de ne pas avoir touché de solde depuis six mois. À Strasbourg, le prince Eugène a célébré l'élection du nouvel empereur et des escarmouches ont eu lieu entre les troupes françaises et ennemies. À Cambrai, les inspecteurs d'infanterie ont commencé leur revue et les troupes ont marché vers leurs quartiers, tandis que des redoutes et des fortins ont été construits devant les retranchements de Vauvrechain.
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2300
p. 103-110
MORTS.
Début :
Charles Marie Maillard de Tournon, Cardinal Piemontois, Legat dans l' [...]
Mots clefs :
Général, Roi, Cardinal
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Charles Marie Maillard
de Tournon,Cardinal Picmontois,
Legat dans l'Empire
de la Chine, mourut
à Macao le 18. Juin 1710.
Il étoit l'un des Cametiers
d'honneur du Pape Clement
XI. qui le nomma
Patrarche d'Antioche le
Décembre
1 701. & declara
en mesme temps qu'ill'avoir
destiné pour l'envoyer
à la Chine en qualité de
VisiteurApoltohque,avec
les facultez de Legat à
Latere pour y porter les
Decrets & les Reglemens
necessaires pour la conduite
des Chrêtieus de ce Païs-là.
Le 21. du mesme mois le
Pape fit dans le Choeur de
l'Eglise de S. Pierre la ceremonie
de le sacrer Patriarche,
assisté des Cardinaux
Acciajoli & Carpegna,fonction
que les Papes n'avoient
point faite pendant tout le
cours du siecle precedent
depuis ClementVIII. Sa
Sainteté le nomma Cardinalle
I
r. Aoust 1707. on
a recu à Rome un Proces
verbal contenant les circonstances
de sa mort.
Maria Gabrieli Giovanni,
Cardinal, mourut à Caprola
- dans sa cinquante
huitiémeannée.Il y étoit
allé pour prendre l'air afin
de s'y rétablir d'une grande
maladie qu'il avoit eue auparavant.
Il avoit esté General
des Feuillants, & fait
Cardinal par le Pape Innocent
XII. à la promotion
du 14. Novembre. Il vacque
par ces deux Morts,
dix sept places dans le Sacré
College.
Le Chevalier Richard
de Bulstrode, Anglois,
mourut à S. Germain en
Laye le 3e. Octobre age
decent cinq ans. Ilavoit
servy fous cinq Rois d'Angleterre.
Il avoit esté Commiflairc
General de l'Armée
du Roy Charles I. puis Envoyé
Extraordinaire à ta
Cour de Bruxelles sousdes
Rois Henry II. & Jacques
IL Il a laissé dix-sept ensans
de deux lits, donc trois
font Moufcjuetaires}- l'aîné
de ses fils, est âgé de soixante
& douze ans, & le
plus jeune de treize.
René Seguin
,
Capitaine
du Châceau du Louvre,
mourut le 4. Octobre agé
de 66 ans après une longue
maladie. Il étoit le
dernier de sa famille
,
qui
a possedé cette Charge de
pere en fils, pendant quatre-
vingt ans.
Antoine François Picard,
Seigneur de Mauny, Conseiller
au Parlement, mourut
sans alliance le11. Octobre
agé de trente ans.
Bonaventure Frotier,
Marquis de la Messeliere,
Marechal des Camps & Armées
du Roy, mourut le
14.Septembre dans sa
Terre de la Messeliere en
Poitou. Il avoit esté Gouverneur
de MastricK. -
Anne Thibeuf mourut
le
1 5. Octobre. Elle avoit
épousé en premiere Noces
Clauded'Alesso, Conseilkr
au Parlement
,
&,. en
seconde-noces Pierre Lallomant
de Lestiée Vicomte
de Villeneuve &c. Gouverneur
des Villes & Citadelle
de Donchcry & d'Auxerre.
Antoinette Françoise
Robineau de Fortelles seconde
femme de Cesar
Hurault Comte du Marais,
mourut le 16. Octobre
# agée de 33. ans.
Marie- Anne Roland ,
épouse de Claude Jacques
du Noyer, Seigneur de
Touches, Maistre des Requestes
, mourut en couches
le 18. Octobre.
Jean Angelique de Frezeau,
Marquis de la Frefelicre)
Lieutenant General
des Armées du Roy,&
Premier Lieutenant General
de l'Artillerie de France,
mourut le 16. Octobre en
sonChâteau de laChaussée,
agé de 39. ans. Son
Corps a esté apporté à
Saint Paul où il a esté inhumé.
Charles Marie Maillard
de Tournon,Cardinal Picmontois,
Legat dans l'Empire
de la Chine, mourut
à Macao le 18. Juin 1710.
Il étoit l'un des Cametiers
d'honneur du Pape Clement
XI. qui le nomma
Patrarche d'Antioche le
Décembre
1 701. & declara
en mesme temps qu'ill'avoir
destiné pour l'envoyer
à la Chine en qualité de
VisiteurApoltohque,avec
les facultez de Legat à
Latere pour y porter les
Decrets & les Reglemens
necessaires pour la conduite
des Chrêtieus de ce Païs-là.
Le 21. du mesme mois le
Pape fit dans le Choeur de
l'Eglise de S. Pierre la ceremonie
de le sacrer Patriarche,
assisté des Cardinaux
Acciajoli & Carpegna,fonction
que les Papes n'avoient
point faite pendant tout le
cours du siecle precedent
depuis ClementVIII. Sa
Sainteté le nomma Cardinalle
I
r. Aoust 1707. on
a recu à Rome un Proces
verbal contenant les circonstances
de sa mort.
Maria Gabrieli Giovanni,
Cardinal, mourut à Caprola
- dans sa cinquante
huitiémeannée.Il y étoit
allé pour prendre l'air afin
de s'y rétablir d'une grande
maladie qu'il avoit eue auparavant.
Il avoit esté General
des Feuillants, & fait
Cardinal par le Pape Innocent
XII. à la promotion
du 14. Novembre. Il vacque
par ces deux Morts,
dix sept places dans le Sacré
College.
Le Chevalier Richard
de Bulstrode, Anglois,
mourut à S. Germain en
Laye le 3e. Octobre age
decent cinq ans. Ilavoit
servy fous cinq Rois d'Angleterre.
Il avoit esté Commiflairc
General de l'Armée
du Roy Charles I. puis Envoyé
Extraordinaire à ta
Cour de Bruxelles sousdes
Rois Henry II. & Jacques
IL Il a laissé dix-sept ensans
de deux lits, donc trois
font Moufcjuetaires}- l'aîné
de ses fils, est âgé de soixante
& douze ans, & le
plus jeune de treize.
René Seguin
,
Capitaine
du Châceau du Louvre,
mourut le 4. Octobre agé
de 66 ans après une longue
maladie. Il étoit le
dernier de sa famille
,
qui
a possedé cette Charge de
pere en fils, pendant quatre-
vingt ans.
Antoine François Picard,
Seigneur de Mauny, Conseiller
au Parlement, mourut
sans alliance le11. Octobre
agé de trente ans.
Bonaventure Frotier,
Marquis de la Messeliere,
Marechal des Camps & Armées
du Roy, mourut le
14.Septembre dans sa
Terre de la Messeliere en
Poitou. Il avoit esté Gouverneur
de MastricK. -
Anne Thibeuf mourut
le
1 5. Octobre. Elle avoit
épousé en premiere Noces
Clauded'Alesso, Conseilkr
au Parlement
,
&,. en
seconde-noces Pierre Lallomant
de Lestiée Vicomte
de Villeneuve &c. Gouverneur
des Villes & Citadelle
de Donchcry & d'Auxerre.
Antoinette Françoise
Robineau de Fortelles seconde
femme de Cesar
Hurault Comte du Marais,
mourut le 16. Octobre
# agée de 33. ans.
Marie- Anne Roland ,
épouse de Claude Jacques
du Noyer, Seigneur de
Touches, Maistre des Requestes
, mourut en couches
le 18. Octobre.
Jean Angelique de Frezeau,
Marquis de la Frefelicre)
Lieutenant General
des Armées du Roy,&
Premier Lieutenant General
de l'Artillerie de France,
mourut le 16. Octobre en
sonChâteau de laChaussée,
agé de 39. ans. Son
Corps a esté apporté à
Saint Paul où il a esté inhumé.
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Résumé : MORTS.
Le texte mentionne plusieurs décès notables. Charles Marie Maillard de Tournon, Cardinal Picmontois et Légat en Chine, est décédé à Macao le 18 juin 1710. Il avait été nommé Patriarche d'Antioche en décembre 1701 et sacré à l'Église de Saint-Pierre le 21 décembre 1701. Il fut élevé au rang de Cardinal le 1er août 1707. Maria Gabrieli Giovanni, Cardinal, est mort à Caprola à l'âge de cinquante-huit ans. Ces deux décès ont laissé dix-sept places vacantes dans le Sacré Collège. Richard de Bulstrode, Chevalier anglais, est décédé à Saint-Germain-en-Laye le 3 octobre à l'âge de quatre-vingt-cinq ans. Il avait servi sous cinq Rois d'Angleterre et laissé dix-sept enfants. René Seguin, Capitaine du Château du Louvre, est mort le 4 octobre à l'âge de soixante-six ans après une longue maladie. Antoine François Picard, Seigneur de Mauny et Conseiller au Parlement, est décédé sans alliance le 11 octobre à l'âge de trente ans. Bonaventure Frotier, Marquis de la Messeliere et Maréchal des Camps et Armées du Roi, est mort le 14 septembre. Anne Thibeuf est décédée le 15 octobre. Antoinette Françoise Robineau de Fortelles, seconde femme de César Hurault Comte du Marais, est morte le 16 octobre à l'âge de trente-trois ans. Marie-Anne Roland, épouse de Claude Jacques du Noyer, est décédée en couches le 18 octobre. Jean Angélique de Frezeau, Marquis de la Frezelière et Lieutenant Général des Armées du Roi, est mort le 16 octobre à l'âge de trente-neuf ans.
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