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751
p. 104
Mr le Duc de Noailles a obtenu du Roy un Brevet de retenuë de cent mille écus sur sa Charge de premier Capitaine des Gardes du Corps, [titre d'après la table]
Début :
Mr le Duc de Noailles son fils a obtenu du Roy un Brevet [...]
Mots clefs :
Duc de Noailles, Charge, Premier Capitaine des Gardes du Corps
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texteReconnaissance textuelle : Mr le Duc de Noailles a obtenu du Roy un Brevet de retenuë de cent mille écus sur sa Charge de premier Capitaine des Gardes du Corps, [titre d'après la table]
Mrle Duc de Noailles son
fils a
ob tenu du Roy un Bree
de retenuë de cent mille écus
sur sa Charge de premier Capitaine. des Gardes du Corps.
Jamais Seigneur n'estentré si
jeune dans le Service, & tout
cequ'il a
fait en Catalogne dans
un âge tres- peu avancé, a
donné des preuves éclatantes de
cette vérité. Elleest connuë de
tout le monde. Ainsi je n'entrerai dans aucun détail, car
quoy qu'il ne soit pas encore
fort avancé en âge
,
j'aurois
trop de choses à vous en dire,
sijevouloism'étendre sur toutes ses actions,
fils a
ob tenu du Roy un Bree
de retenuë de cent mille écus
sur sa Charge de premier Capitaine. des Gardes du Corps.
Jamais Seigneur n'estentré si
jeune dans le Service, & tout
cequ'il a
fait en Catalogne dans
un âge tres- peu avancé, a
donné des preuves éclatantes de
cette vérité. Elleest connuë de
tout le monde. Ainsi je n'entrerai dans aucun détail, car
quoy qu'il ne soit pas encore
fort avancé en âge
,
j'aurois
trop de choses à vous en dire,
sijevouloism'étendre sur toutes ses actions,
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Résumé : Mr le Duc de Noailles a obtenu du Roy un Brevet de retenuë de cent mille écus sur sa Charge de premier Capitaine des Gardes du Corps, [titre d'après la table]
Le duc de Noailles et son fils ont reçu une rétribution royale de cent mille écus pour la charge de premier capitaine des Gardes du Corps. Le fils, malgré son jeune âge, a démontré des compétences remarquables, notamment en Catalogne. Ses actions sont bien connues et reconnues.
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752
p. 108-110
A Nantes le premier May.
Début :
Je vous envoye de nouvelles Expeditions de Mer. J'espere [...]
Mots clefs :
Expéditions de Mer, Nantes, Vaisseau
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texteReconnaissance textuelle : A Nantes le premier May.
Je vous envoye de nouvelles
Expéditions de Mer. J'espere
vous en envoyer encore de
nouvelles avant defermer m.
Letttre.
A Nantes le premier May.
Mr Paul Laurens de Dutv
kerque, Capitaine du Navire
nommé le Duc de Baviere, de
180.tonneaux & de 11. canons, étant à la hauteur de 11.
1à
23. degrez latitude Nord à
20. lieües deVigo, a rencontré
-
un Brigantin venant de
Montbay -
en Angleterre
,
du
port de 24. tonneaux chargé
de 50. Barriques deSardines
& de quelques Saumons de
Plomb dont il s'est saisi.
-
Le 22.dumême mois étant
dans le même parage, il arencontré un Paquebot d'Angleterre armé de dix canons avec 1
son lest, & 45. Matelots &
Soldats,& sixOfficiers Anglois
venant de Lisbonne pour aller
en Angleterre, qu'il a
aussi pris,
& l'a conduit dans la Riviere
de Nantes.
Mr de la Moincrie- Miniac
commandant le Vaisseau du
Roy le Superbe, a
pris une Frcgatte Angloise de 8. canons,
qui alloit en Terre-Neuve
Expéditions de Mer. J'espere
vous en envoyer encore de
nouvelles avant defermer m.
Letttre.
A Nantes le premier May.
Mr Paul Laurens de Dutv
kerque, Capitaine du Navire
nommé le Duc de Baviere, de
180.tonneaux & de 11. canons, étant à la hauteur de 11.
1à
23. degrez latitude Nord à
20. lieües deVigo, a rencontré
-
un Brigantin venant de
Montbay -
en Angleterre
,
du
port de 24. tonneaux chargé
de 50. Barriques deSardines
& de quelques Saumons de
Plomb dont il s'est saisi.
-
Le 22.dumême mois étant
dans le même parage, il arencontré un Paquebot d'Angleterre armé de dix canons avec 1
son lest, & 45. Matelots &
Soldats,& sixOfficiers Anglois
venant de Lisbonne pour aller
en Angleterre, qu'il a
aussi pris,
& l'a conduit dans la Riviere
de Nantes.
Mr de la Moincrie- Miniac
commandant le Vaisseau du
Roy le Superbe, a
pris une Frcgatte Angloise de 8. canons,
qui alloit en Terre-Neuve
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Résumé : A Nantes le premier May.
Le 1er mai, le 'Duc de Bavière' a capturé un brigantin anglais près de Vigo. Le 22 mai, il a intercepté un paquebot anglais armé de dix canons, en route vers l'Angleterre. Le 'Le Superbe' a pris une frégate anglaise de 8 canons se dirigeant vers Terre-Neuve.
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753
p. 110-116
Benediction des Etendars des Compagnies des Gardes du Corps de Villeroy & de Bouflers, avec les Discours faits à cette occasion, [titre d'après la table]
Début :
Le 11e de ce mois on fit dans l'Eglise Royale de Saint [...]
Mots clefs :
Église royale de Saint-Quentin, Bénédiction des étendards, Compagnies des gardes du corps, Abbé Despagne
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texteReconnaissance textuelle : Benediction des Etendars des Compagnies des Gardes du Corps de Villeroy & de Bouflers, avec les Discours faits à cette occasion, [titre d'après la table]
Le IIe de ce mois on fie
dans l'Eglise Royale de Saint
Quentin avec beaucoup de
pompe
,
la Benediction des
Etcndarts des Compagnies des
Gardes du Corps de Villeroy
& de Boufflers. Mr l'Abbé
Despagne,Chancelier& Cha-
noine de cette Eglise qui fit la
Ceremonie, fit le Dscours suivant à Mrs les Commandans
de la Maison du Roy, Officiers
& Gardes du Corps de Sa Majessé.
L'hommage
,
MefFeurs
,
que
'Vous faites de vos Etendarts au
Dieu des Armées, en
les déposant
sur nos Autels, pour ensuite les
<
recevoir de la main de tEglzfe)
cft sans doute de vôtre part une
reconnoissance publique, & un
aveu solemnel que la valeur &
la force sans la protection du Ciel
ne sontrien; queDieu tientdans
le seinde sa Providence toutes les
ressources de la guerre, & que
luy seul donne la victoire. Ces
justes sentimens que vôtre foy &
vostrepieté vous donnent de la
puissance du Tres-haut, produisent en vous la sainte e noble
confiance avec laquelle vous entrez en campagne.
La France, Messieurs,vous
regarde comme son principal ap..
puy, & les Troupes de Sa Aiajestétrouventenvousleurs Anges
tutelaires; vous devene^ l'ame
des Armées où t
on vousvoitparcîtrcivousfaites tout à la fois
leur beauté c, leurforce eéucs
doiventordinairementleursgrands
succés au mouvement que vous
leur donnez.On vous connoît
moins à
vos armes & 4 vos habits qu'à la valeur, à
l'honneur
& à la politisse qui vous distinguent. La reputation de vojlre
Corps a
toujours estéinalterable,
malgré lecaprice & la diversité
des évenemens; Ë7 quelqu'issuë
qu'ayent eu pour vous les Combats ,vosactions n'ont jamais
rien perdu du prodige. Puis en
s'adressant à Mr le Comte de
Montesson, Gouverneur de
S. Quentin, Commandant la
Maison du Roy, il dit: susi
tien au monde ne peut encherir
sur la gloire de commander,comme vous faites,Monsieur, un
Corpssi auguste &siredoutable,
que de joindre à
cet honneur la
garde de la Personne sacrée. du
Roy, & d'avoirJçu luy plaire.
Le Commandement de sa Massion
ne pouvoitse refuser à vos longs
services, ny à vostre ancienneté.
Si le chemin d'arriver à cet Employ n'avoitestéfait, vostre bravoure & vostre intrépiditédans le
Combat de l'année derniere,suffisoientseules pour l'abreger;mais
l'endroit leplusbrillant& leplus
solide de vostre gloire, efl devous
trouverselon lecœur dupiussage
& du plus grand Prince du monde, par l'assemblage de toutes les
vertus qui font trouver un parfait Chrestien dans le Haros.
PuifFe={-'VouJ, Monsieur, jouïr
long-temps de
ce
bonheur; fasse le
Ciel, Messieurs, qu'une Paix
prochaine couronne vos travaux,
& que cet amas de gloire qui
vous revient de tant de Guerres
longues & penibles se répande
sur vostrevieillisse, Com la rende
respectable jusqu'au tombeau.
Puissent Us larmes Ci les gemissemens de l'Eglise S'éleverjusqu'aDieu, ~(7 en obtenirle sou-
lagement de son Peuple, & la
réunion desesEnfans;puissent
ces Etendarts benis & confaetez
que ÏEgliJe vous met en main
J
n'estrejamais soüillez du fang
Cbrestien, ~&seconserver tous
entiers par une Paix aussi durable
que le siecle.
dans l'Eglise Royale de Saint
Quentin avec beaucoup de
pompe
,
la Benediction des
Etcndarts des Compagnies des
Gardes du Corps de Villeroy
& de Boufflers. Mr l'Abbé
Despagne,Chancelier& Cha-
noine de cette Eglise qui fit la
Ceremonie, fit le Dscours suivant à Mrs les Commandans
de la Maison du Roy, Officiers
& Gardes du Corps de Sa Majessé.
L'hommage
,
MefFeurs
,
que
'Vous faites de vos Etendarts au
Dieu des Armées, en
les déposant
sur nos Autels, pour ensuite les
<
recevoir de la main de tEglzfe)
cft sans doute de vôtre part une
reconnoissance publique, & un
aveu solemnel que la valeur &
la force sans la protection du Ciel
ne sontrien; queDieu tientdans
le seinde sa Providence toutes les
ressources de la guerre, & que
luy seul donne la victoire. Ces
justes sentimens que vôtre foy &
vostrepieté vous donnent de la
puissance du Tres-haut, produisent en vous la sainte e noble
confiance avec laquelle vous entrez en campagne.
La France, Messieurs,vous
regarde comme son principal ap..
puy, & les Troupes de Sa Aiajestétrouventenvousleurs Anges
tutelaires; vous devene^ l'ame
des Armées où t
on vousvoitparcîtrcivousfaites tout à la fois
leur beauté c, leurforce eéucs
doiventordinairementleursgrands
succés au mouvement que vous
leur donnez.On vous connoît
moins à
vos armes & 4 vos habits qu'à la valeur, à
l'honneur
& à la politisse qui vous distinguent. La reputation de vojlre
Corps a
toujours estéinalterable,
malgré lecaprice & la diversité
des évenemens; Ë7 quelqu'issuë
qu'ayent eu pour vous les Combats ,vosactions n'ont jamais
rien perdu du prodige. Puis en
s'adressant à Mr le Comte de
Montesson, Gouverneur de
S. Quentin, Commandant la
Maison du Roy, il dit: susi
tien au monde ne peut encherir
sur la gloire de commander,comme vous faites,Monsieur, un
Corpssi auguste &siredoutable,
que de joindre à
cet honneur la
garde de la Personne sacrée. du
Roy, & d'avoirJçu luy plaire.
Le Commandement de sa Massion
ne pouvoitse refuser à vos longs
services, ny à vostre ancienneté.
Si le chemin d'arriver à cet Employ n'avoitestéfait, vostre bravoure & vostre intrépiditédans le
Combat de l'année derniere,suffisoientseules pour l'abreger;mais
l'endroit leplusbrillant& leplus
solide de vostre gloire, efl devous
trouverselon lecœur dupiussage
& du plus grand Prince du monde, par l'assemblage de toutes les
vertus qui font trouver un parfait Chrestien dans le Haros.
PuifFe={-'VouJ, Monsieur, jouïr
long-temps de
ce
bonheur; fasse le
Ciel, Messieurs, qu'une Paix
prochaine couronne vos travaux,
& que cet amas de gloire qui
vous revient de tant de Guerres
longues & penibles se répande
sur vostrevieillisse, Com la rende
respectable jusqu'au tombeau.
Puissent Us larmes Ci les gemissemens de l'Eglise S'éleverjusqu'aDieu, ~(7 en obtenirle sou-
lagement de son Peuple, & la
réunion desesEnfans;puissent
ces Etendarts benis & confaetez
que ÏEgliJe vous met en main
J
n'estrejamais soüillez du fang
Cbrestien, ~&seconserver tous
entiers par une Paix aussi durable
que le siecle.
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Résumé : Benediction des Etendars des Compagnies des Gardes du Corps de Villeroy & de Bouflers, avec les Discours faits à cette occasion, [titre d'après la table]
Le 22 du mois, une cérémonie solennelle a eu lieu dans l'Église Royale de Saint Quentin pour la bénédiction des étendards des Compagnies des Gardes du Corps de Villeroy et de Boufflers. L'Abbé Despagne, Chancelier et Chanoine de cette église, a prononcé un discours à l'attention des commandants, officiers et gardes du corps du roi. Il a souligné que l'hommage rendu par les Gardes du Corps en déposant leurs étendards sur les autels était une reconnaissance publique de la protection divine. Il a insisté sur le fait que la valeur et la force sans la protection du Ciel ne sont rien, et que Dieu tient dans sa Providence toutes les ressources de la guerre, accordant la victoire. Ces sentiments de foi et de piété engendrent une sainte et noble confiance chez les Gardes du Corps lorsqu'ils entrent en campagne. La France considère les Gardes du Corps comme son principal appui, et les troupes royales les voient comme leurs anges tutélaires. Leur présence donne vie et force aux armées, et leurs succès sont souvent attribués à leur influence. Leur réputation est inaltérable, malgré les caprices et la diversité des événements. L'Abbé Despagne a adressé des louanges au Comte de Montesson pour sa bravoure et son intrépidité, notamment lors du combat de l'année précédente. Il a également souhaité une paix prochaine pour couronner leurs travaux et prolonger leur vieillesse dans le respect et la gloire. Enfin, il a prié pour que les étendards bénis ne soient jamais souillés du sang chrétien et que la paix soit durable.
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754
p. 160-187
Benefices donnez dans la dernière Promotion, [titre d'après la table]
Début :
Je passe à l'Article des Benefices donnez par la Roy dans la [...]
Mots clefs :
Bénéfices donnés, Roi, Promotion, Abbayes, Ordre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Benefices donnez dans la dernière Promotion, [titre d'après la table]
Je passe à
l' Article des Benefices donnez par le Roy dansla
derniere Promotion, & je
commence à l'ordinaire par
vous marquer ce que ceux qui
en ontelle pourvusont merité
ducosté de l'Eglise; car, ainj
que je vous ay (OU;O\.lrs marque
,
ce n'est ny aux services
ny à la naissance que le Roy
donne les Benefices; mais cela
ne m'empêche pas de vous parler ensuire de lanaissance&des
services de ceux qui sont distinguez par quelques endroits,
quoy que ce ne soit pas à ces
services & àcettenaissanceque
le Roy ait donné ces Benefices.
** S. M. a
donné l'Abbaye
de S. Sulpice, Ordre de Cifteaux
,
Diocese de Bellay, &
dépendante de Pontigny, à
Dom Languet Prieur de la Fer.
té, & frere de Mr le Comte de
RochefortConseiller
au Par-
lemenf de Bourgogne; de Mr
le Comte de Gergy
,
Gentilhomme ordinaire de Sa Majesté, & son Envoyé Extraordinaire prés du Grand Duc de
Toscane, & qui a
esté ci devant en la mêmequalité prés
des Ducs de Mantouë
,
de
Parme, de Wirtemberg
,
& de
plusieurs autres Princes & Etats
de l'Empire en Allemagne. Il
est aussï frere de Mr le Baron
de Montigny, Colonel de Cuirassiersau service de Monsieur
l'Eleveur de Baviere ;
de Mr
l'AbbéLanguet, Vicaire de
la Paroisse de S. Sulpice, & de
Mr l'Abbé de Coetmaloin
Aumônier de Madame la Duchesse de Bourgogne, & grand
Vicaire de l'Evêché d'Autun,
actuellement à Moulins.
Dom Languet est Docteur
de Sorbonne. Il est très- confideré, & aimé dans son Ordre.
Le feu Abbé de laFertéen faisoit tant de cas qu'il le fie
Prieur de cette Abbaye, & il
a
dit plusieurs fois qu'il desiroit fort qu'il luy fuccedaft.
Cet Abbé estant mort il y a
environ cinq mois, on a procedé à l'élection, & de vingtdeux voix Dom Lai)cyuctcii.,,,i
eu dix pour luy, & celuy qui
estoit Abbé de Saint Sulpice
en a eu douze, & par consequent estant élu Abbé de la
Ferré, l'Abbaye de S. Sulpice
qu'ilpossedoit & qui est à la
nomination du Roy, estant
vacante, Sa Majesté y a
nommé
Dom Languet.
Languer Hubert,- Ministred'Etat d'AugusteDuc deSaxe,
naquit enBourgogne en ij18,
à Viteaux
,
dont estoit GDUverneurson pere Germain Languet, Gentilhomme d'une an- -
cienne famille de l'Autunnois.
Le desir de voyager l'engagea
dés sa jeunesse à passer en Allemagne
,
où il s'attacha à sa
personne & aux sentimens de
Melancthon
;
Auguste ayant
èonnu (on esprit & son habileté pour les négociations se fit
un plaisir de les mettre enœuvre ;
il l'envoya deux fois en
France auprès de Charles IX.
& le fit son Plenipotentiaire à
la Paix de Stetin
,
lorsque cet
Electeur eut esté choisi avec
d'autres Princes pour Médiateur entre les Suédois & les
Moscovites
;
enfin il le retint
en son Conseil pour estlre plus
à portée de le consulter
; Lan-
guet donna dans toutes ces occassons des preuves de son habileté; mais dans la suite mécontent de ce qu'on le foupçonnoit d'avoir voulu répandre en Saxe la doctrine de
Zuingle
,
il se retira de cette
Cour en 1577.le célébré Guillaume Prince d'Orange l'attira
prés de luy, & te servir utilement des conseils de Languer,
qui mourut entre les bras de ce
Prince en 1581. à Anvers ou
il sur enterré. Il avoit eu deux
freres
,
l'un Claude Languet
Seigneur de Saint COrine, qui
s'attacha à lu Cour de la Reine
Catherine de Medicis, & l'autre Guy Languet qui fut Chancelier de Savoye. La famille du
premier subsiste
encore en
Bourgogne avec distinction,
dans les enfans de Denys Languer Seigneur de Rochefort,
Baron de Saffres & Gergy, &c..
Procureur General au Parlement de Dijon. La vie d'Hubert Languet a
esté imprimée
à Hall en Saxe, en 1700. L'on
y a
imprime en mesme temps
un Recueil de Lettres Secrettes
qui regardent ses négociations;
on a
aussi de luy un volume
des Lettres Latines à Camera-
rius,imprime pour la dernière
fois
a
Leipsic, un autre des Let.
tres au Chevalier Sydney fils
du Viceroy d'Irlande,imprime
en 1646.chez Elzewir, une
Relation de l'expedirion d'Augustede Saxe contre Guillaume
Grumbach, & les Revolrez de
cette Province; une Harangue
Françoise à Charles 1 X. Outre
l'ouvrage intitulé, Vindicia contra Ty annos
3
fous le nom de
Stephanusjunius Brutus, Libelle
fameux dont l'Auteur a
esté si
long temps inconnu, & un
Discours des Etats de l'Empire
qui n'a jamais esté imprinlé:
on
on luy attribuë aussi une Apologie pour, Guillaume Prince
d'Orange contre leBan& Edit
du Roy d' Espigne.Joach.Cetmerarius in njitd ph. Aîelanctbonis; Jacq. Auguste de Thou,
L. 74- de son Histoire. Dupleffis Mornay
,
Préfacé de l edir.
latinc du Livre dela Véritable
Religion: Bodinus Dærnon. l. z.
t. C.Jian. VolsPresace des Annales de GuaguinEdit.lar. Gerard Jean Vossius dans la Vie
de Fabien Burgrave de DonaJ
&c. Mr Biyle,Dissertacion sur
le Livre de Stephanus Junïus
I
Brurus.
Sa Majesté ayant esté inforlnée que Dom Perdu Religieux
Profex de l'Abbayedu Gard,
Ordre de Cîceaux, Diocese
d'Ârokns, & Prieurde l'Abbaye de la RIVOUX, de la £lia—
tionde Clevaux depuis qu'il
aembrassé la vie. Monastique,
,
y a
toûjours vécu avec beaucoup de pieré ,-de respict 5C
de sourmssion aux vo docez de
ses Supérieurs
,
d'humilité & 1
de tendresse pour ses Confreres
,
d'amour Se de douceur
envers ceux donc la conduire
luya esté confiée,qu'il
a
passé j
par toutes les chai gc5 deson
Ordre, dans l'exercice dequelles il a
pendant vingt années,
donné des preuves d'une bonne conduite
,
en ayant remply
les devoirs avec toute l'édification, la modesselavigilance,
l'exactitude
,
& la modération
possibles, & convenables à son
état
,
qu'il s'est acquis l'estime
&la consideration de tous ceux
dont il estoit connu, & qu'il
estoit tres capable de remplir
les premieres dignitez de ton
Ordre,l'Abbaye de la GraceDieu du mesme Ordre au
Diocese de Bezançon en Franche-Comté, étant venue à
va-
quer par la mort de Dom Claude François Jou ff oy de Noütllard dernier Abbé, le Roy a
honoré de son choix Dom
Louis Perdu. & l'a nommé à
cette Abbaye. Il estfilsdeMre
Augustin Perdu, & de Dame
Funçoise Lagrené des plusanciennes familles de la Ville d'Amiens,&alliées aux Maisons
les r'u, con fiderables de lamême Ville.
Du costé de son pere, il cft
petit
- neveu de Mis Perdu
Avocats d-ilin-Tuez par leur
merice
,
qui oac excellé dans
leur profession & se [ont,ftC-
quis l'estime & la consideration de toute la Province.
Il est cousin germain deMr
PerduAvocat de la Ville d Amiens, l'un des plus beaux
genies de son temps, qui s'est
ddhngué par son éloquence
& par sa grande érudition, ÔC
qui Lit mort à la stur de sort
âge, regrettélde1 -
tous ceux qui
l'ontconnu.
Il elt aussi cousin de Mr Perdu Tresorier de France de la
même Ville, qui estoit fils de
Mr Perdu Bailly d'Eu.
* Du costé de Me sa mere il
estpetit-neveu de DameMa-
delainePezé, qui estoitundes
plus beaux génies de son sexe,
& de son siecle, laquelle après
avoir mis la Reforme dans
l'Abbaye de Maubuisson Ordre de Cisteaux, & dans rrois
autres Maisons du même Ordrea esté nommée par feu
Giston Duc d'Orléans en
1640. à l'Abbaye de Voysins
pré, de cette Ville,& y
est morte en 1644 en très-bonne
odeur,ayant par savie & par ses
mœursédifiénon feulement les
encore toute la Province, &.
mérité les regrets de tous ceux
donc elleestoit connue. îfljr
<
Il cil arriere petit neveu dcÏ
Mre Francis Rose, qui fut
d'abord Licencié en Droit Canon & Civil, en suite Doyen
de la Cat hédrale. d' Amiens
,, d'où il estoit natifs,&Official
de l'Evêque du même heu, ôc.
qui fut enfin par son rare merite, & par sa pieté profonde
nommé par HenryIV. à l'E.
vêch-é d Orléans en ifyj. &;
qui mourut peu de temps après
regrettéde son Prince qui I 1-ior
noroit de ses bontez, ez de plufleurspersonnes de distinction,
Il a eu aussi pour grand 011-:
cle Mre Nicôlas Lagrené
,
qui*
futélûen1513.Abbédel'Abbaye de Saint Jean d'Amiens, i
Ordre des Chanoines Regu
-
liers de Premonstré
,
& fut
nommé en 1510. par François
I.à l'Evêché d'Ebron
,
& fait i
Suffragant de Mre François de -j
Halleuvin Evêque d'Amiens,
ilfut encore en 1522. élû Abj
bé du Mont Saint Martin, &
mourut le premier Juin1540.
Sa memoire a
esté si recommandable, qu'on a mis son
corps au milieu de la Nef de J
l'Eglise de ladite Abbaye de
SaintJean, fous une tombe de
marbre blanc, soutenuë pn fjx
lions, sur laquelle il est en re- lief couché accompagné de
quatre Anges aux quatre coins;
à l'entour de cette tombe sont
gravez ces mots:Nicolans Lagrene 1540. afifivabat domum
miam
,
& atria m~,atipsum
elegi mibi in filium. 1. i Paral.
t
Ila aussi pour parens, dans
I,E"I!cc) dans l'Epée,& dans
la Robbe
,
un grand nombre
de personnes de nlerite, &
d honneur.
L'AbbayedeS.Sigismonds
a
estédonnée à Me de la Lan-
de, fort estimée dans son Ordre,quoy que Jeune, ce qui
luy a
fait meriter
9
la nominanon du Roy Elle est proche
parente de Mr de la Lande,
ci-devant Colonel de Dragons
,o& Lieurenant général]
pour le Roy dans rOtleanois>
Employqu'ilaeu aprèsla morc^
de Mr le Marquis de la Lan ic
son pere. Le pere <5c le fils DAtl
îous- deux esté honorez du mrcj
de Lieutenans généraux des
Armées du Roy.
Me Carher
a eu
l'Abbaye]
de Blandecque Elle ^exercé
ks principales Charges de sa
Communauté, & toûjours au
gré & à la satisfactionde celles
quiluy estoient (eûmifcs. Elle
porte un nom respéctable dans
l'Eglise, de grands Serviteurs
de Dieu l'ayant porté dans les
deux derniers siecles. L'Abbaye de Blandecque est de l'Ordre de Cisteaux dans le Diocese
de
r
S
Celle
Orner*
de Mouchy
*
a
esté donnée à Me de Monbel de la Menardiere. Cette Dame joint à
une naifrlnce tres distinguée
une vertu qui luy a
souvent
attiré des éloges de ses Superieurs & qui luy a
procuré une
grande consideration dans son
0 dre. Elle a eu coûtes lesprincipales Charges de sa Communauté&elle les a
toujours exercées avec beaucoupde prudence. Elle a un genie superieur
& propre pour les plus grande> affaires. On affure qu'elle
a
fait des progrés surprenans
dans l étude des saintes Lettres.
Cette Abbaye est très ancimJ
ne, & edea eu depuis plusieurs
siecles une alliance de Confraternité avec celle de la Fcrfe,
Diocese de Nismes, & cellede
Goriau, Diocese de Lodeve.
Celle de laBuffiereàMcSe-
i"u deVillerault, qui a
estéélevée dans la Religion depuis sa
plus grande jiuncflè
;
de maniere qu'elle en a
prisde bonne heure l'espnt 6c les ITj;¡xi-,
mes Cette Abbayeestde Ordre de Cisteaux
,
dans le Docese de Bou gcs. Elle est fort
ancienne.
I Celle de Sainte Claire de
Sisteron
,
à
laquelle le Prieuré
de S. Pierre de Souribe
,
autrefois Abbaye, Diocese de Gap,
est uni, à Me de Salamarre de
Revis. L'Abbaye de Sainte
Claire est la trosiéme de ce
Diocese. Celles de Lure & de
~Croiiis sont les deux premieres, & cette derniere est unie
à lEvêché. MrThomassinEvêque de Sisteron
,
un des plus
dignes Prelats du Royaume,
avoit beaucoup d'rlhnle pour
feuë ~Me l'Abbesse de Sainte
Claire, & c'est sur son témoignage que le R>y a
nommé
celle-cy
,
qui joint à une naissance distinguée un merite &
une vertu connuë de toute la
Provence. Ellea iurrourbeau.
coc p
d habileté dans le goUJ
veiûemcnt Ecclesiastique,&il
y a peu de personnes qui s'y
ÍOltllt autant appliquees.
Le Prieuré de Saint Louis de
Rouen à Me de Pommerval
,
Religieuse du même Convent.
Savertu & son merite la distinguent beaucoup. Ellea~lOÛ"
jours accompli avec une fidelité bien édifiante les devoirs
Je son état depuis qu'elle est
dans la Religion; & elle y a
toûjours menéunevietrèspe-
~nitente & tres
-
retirée. On la
consulte de bien des endroits
sur les matieres de spiritualité
;
parcequ'onsçaitqu'elle a
sur
cela de grandes lumieres, &
une expérience de pl ufieursannées.Mrl'Archevêque dcT
Rouen l'estime beaucoup
,
&
c'est le témoignageque cePrélat a
rendu au Royen sa faveur qui a
déterminéce Prince
qui ne cherche dans les choix
qu'ilfait pour l'Eglise, que la
Vertu & lemerile,à luy dpn-
~Der cette ~Digniré. Elle ixfilla
quelquetempsàl' honneur que
SaMajestéluy faisoit,maisenfin des ordres absolus l'ontdeterminée à se charger d un fardeau qu'on a
jugé depuis longtemps n'estre pas rrop pesant
pour elle. Le Prieuré de Saint
Louis d. Rouen est tres -
ancien. Il està peu pté§ de lamê-
me ancienneté que l'Abbaye
de S. Amand qui ell dans la
même Ville, & que celle de
Gomerfontaine. Il a une affinité particuliereavecl'Abbaye
de Filles de Montiers Villiers
qui est dans le même Diocese.
C'est un usage de l'Antiquité
& des premiers Siecles de 1 Ordre Monastique que ces fortes.
de Confraternitez
:
elles formoientune union tres-étroite,
& les Monasteres ainsi liez se
fournissoient reciproquement
les secours spirituels & lestemporels
;
ils s'armoient même
quelquefois -
pour la ~dtffenfe
les unsdes autres; mais c'est sur
tout les Suffrages & les Prieres
que ces sortes d'unions avoient
pour objet principal, comme
le remarque le sçavant Pere
Mabillon, quia fait de si grandes recherches sur l'ordre Monastique.
Le Roy a
donnédepuis quelque temps un Canonicar qui
vacquoit dans l'Eglis Royale
& Collegiale de Nostre Dame
de Ville-neuve lez Avignon,à
Mr l'Abbé Ycard, Ecclesiastiqu.e d'un grand merite, &qui
a
toûjours fait une exacte profcŒoa des vertus & des devoirs
de son e(hc. Il est proche pirent du R. Pere Dom ~Variel
,
Prieur de la ChartreusedeVille neuve, & un des plus grands
sujets de son Ordre. Cet Abbé
est un grand Theologien,&il
estpeud'~Eccltsiftiques mieux
instruits que luy des Principes
de la Morale chrestienne. Il a.
d'autres talens qui luy font
auni beaucoup d'honneur.
l' Article des Benefices donnez par le Roy dansla
derniere Promotion, & je
commence à l'ordinaire par
vous marquer ce que ceux qui
en ontelle pourvusont merité
ducosté de l'Eglise; car, ainj
que je vous ay (OU;O\.lrs marque
,
ce n'est ny aux services
ny à la naissance que le Roy
donne les Benefices; mais cela
ne m'empêche pas de vous parler ensuire de lanaissance&des
services de ceux qui sont distinguez par quelques endroits,
quoy que ce ne soit pas à ces
services & àcettenaissanceque
le Roy ait donné ces Benefices.
** S. M. a
donné l'Abbaye
de S. Sulpice, Ordre de Cifteaux
,
Diocese de Bellay, &
dépendante de Pontigny, à
Dom Languet Prieur de la Fer.
té, & frere de Mr le Comte de
RochefortConseiller
au Par-
lemenf de Bourgogne; de Mr
le Comte de Gergy
,
Gentilhomme ordinaire de Sa Majesté, & son Envoyé Extraordinaire prés du Grand Duc de
Toscane, & qui a
esté ci devant en la mêmequalité prés
des Ducs de Mantouë
,
de
Parme, de Wirtemberg
,
& de
plusieurs autres Princes & Etats
de l'Empire en Allemagne. Il
est aussï frere de Mr le Baron
de Montigny, Colonel de Cuirassiersau service de Monsieur
l'Eleveur de Baviere ;
de Mr
l'AbbéLanguet, Vicaire de
la Paroisse de S. Sulpice, & de
Mr l'Abbé de Coetmaloin
Aumônier de Madame la Duchesse de Bourgogne, & grand
Vicaire de l'Evêché d'Autun,
actuellement à Moulins.
Dom Languet est Docteur
de Sorbonne. Il est très- confideré, & aimé dans son Ordre.
Le feu Abbé de laFertéen faisoit tant de cas qu'il le fie
Prieur de cette Abbaye, & il
a
dit plusieurs fois qu'il desiroit fort qu'il luy fuccedaft.
Cet Abbé estant mort il y a
environ cinq mois, on a procedé à l'élection, & de vingtdeux voix Dom Lai)cyuctcii.,,,i
eu dix pour luy, & celuy qui
estoit Abbé de Saint Sulpice
en a eu douze, & par consequent estant élu Abbé de la
Ferré, l'Abbaye de S. Sulpice
qu'ilpossedoit & qui est à la
nomination du Roy, estant
vacante, Sa Majesté y a
nommé
Dom Languet.
Languer Hubert,- Ministred'Etat d'AugusteDuc deSaxe,
naquit enBourgogne en ij18,
à Viteaux
,
dont estoit GDUverneurson pere Germain Languet, Gentilhomme d'une an- -
cienne famille de l'Autunnois.
Le desir de voyager l'engagea
dés sa jeunesse à passer en Allemagne
,
où il s'attacha à sa
personne & aux sentimens de
Melancthon
;
Auguste ayant
èonnu (on esprit & son habileté pour les négociations se fit
un plaisir de les mettre enœuvre ;
il l'envoya deux fois en
France auprès de Charles IX.
& le fit son Plenipotentiaire à
la Paix de Stetin
,
lorsque cet
Electeur eut esté choisi avec
d'autres Princes pour Médiateur entre les Suédois & les
Moscovites
;
enfin il le retint
en son Conseil pour estlre plus
à portée de le consulter
; Lan-
guet donna dans toutes ces occassons des preuves de son habileté; mais dans la suite mécontent de ce qu'on le foupçonnoit d'avoir voulu répandre en Saxe la doctrine de
Zuingle
,
il se retira de cette
Cour en 1577.le célébré Guillaume Prince d'Orange l'attira
prés de luy, & te servir utilement des conseils de Languer,
qui mourut entre les bras de ce
Prince en 1581. à Anvers ou
il sur enterré. Il avoit eu deux
freres
,
l'un Claude Languet
Seigneur de Saint COrine, qui
s'attacha à lu Cour de la Reine
Catherine de Medicis, & l'autre Guy Languet qui fut Chancelier de Savoye. La famille du
premier subsiste
encore en
Bourgogne avec distinction,
dans les enfans de Denys Languer Seigneur de Rochefort,
Baron de Saffres & Gergy, &c..
Procureur General au Parlement de Dijon. La vie d'Hubert Languet a
esté imprimée
à Hall en Saxe, en 1700. L'on
y a
imprime en mesme temps
un Recueil de Lettres Secrettes
qui regardent ses négociations;
on a
aussi de luy un volume
des Lettres Latines à Camera-
rius,imprime pour la dernière
fois
a
Leipsic, un autre des Let.
tres au Chevalier Sydney fils
du Viceroy d'Irlande,imprime
en 1646.chez Elzewir, une
Relation de l'expedirion d'Augustede Saxe contre Guillaume
Grumbach, & les Revolrez de
cette Province; une Harangue
Françoise à Charles 1 X. Outre
l'ouvrage intitulé, Vindicia contra Ty annos
3
fous le nom de
Stephanusjunius Brutus, Libelle
fameux dont l'Auteur a
esté si
long temps inconnu, & un
Discours des Etats de l'Empire
qui n'a jamais esté imprinlé:
on
on luy attribuë aussi une Apologie pour, Guillaume Prince
d'Orange contre leBan& Edit
du Roy d' Espigne.Joach.Cetmerarius in njitd ph. Aîelanctbonis; Jacq. Auguste de Thou,
L. 74- de son Histoire. Dupleffis Mornay
,
Préfacé de l edir.
latinc du Livre dela Véritable
Religion: Bodinus Dærnon. l. z.
t. C.Jian. VolsPresace des Annales de GuaguinEdit.lar. Gerard Jean Vossius dans la Vie
de Fabien Burgrave de DonaJ
&c. Mr Biyle,Dissertacion sur
le Livre de Stephanus Junïus
I
Brurus.
Sa Majesté ayant esté inforlnée que Dom Perdu Religieux
Profex de l'Abbayedu Gard,
Ordre de Cîceaux, Diocese
d'Ârokns, & Prieurde l'Abbaye de la RIVOUX, de la £lia—
tionde Clevaux depuis qu'il
aembrassé la vie. Monastique,
,
y a
toûjours vécu avec beaucoup de pieré ,-de respict 5C
de sourmssion aux vo docez de
ses Supérieurs
,
d'humilité & 1
de tendresse pour ses Confreres
,
d'amour Se de douceur
envers ceux donc la conduire
luya esté confiée,qu'il
a
passé j
par toutes les chai gc5 deson
Ordre, dans l'exercice dequelles il a
pendant vingt années,
donné des preuves d'une bonne conduite
,
en ayant remply
les devoirs avec toute l'édification, la modesselavigilance,
l'exactitude
,
& la modération
possibles, & convenables à son
état
,
qu'il s'est acquis l'estime
&la consideration de tous ceux
dont il estoit connu, & qu'il
estoit tres capable de remplir
les premieres dignitez de ton
Ordre,l'Abbaye de la GraceDieu du mesme Ordre au
Diocese de Bezançon en Franche-Comté, étant venue à
va-
quer par la mort de Dom Claude François Jou ff oy de Noütllard dernier Abbé, le Roy a
honoré de son choix Dom
Louis Perdu. & l'a nommé à
cette Abbaye. Il estfilsdeMre
Augustin Perdu, & de Dame
Funçoise Lagrené des plusanciennes familles de la Ville d'Amiens,&alliées aux Maisons
les r'u, con fiderables de lamême Ville.
Du costé de son pere, il cft
petit
- neveu de Mis Perdu
Avocats d-ilin-Tuez par leur
merice
,
qui oac excellé dans
leur profession & se [ont,ftC-
quis l'estime & la consideration de toute la Province.
Il est cousin germain deMr
PerduAvocat de la Ville d Amiens, l'un des plus beaux
genies de son temps, qui s'est
ddhngué par son éloquence
& par sa grande érudition, ÔC
qui Lit mort à la stur de sort
âge, regrettélde1 -
tous ceux qui
l'ontconnu.
Il elt aussi cousin de Mr Perdu Tresorier de France de la
même Ville, qui estoit fils de
Mr Perdu Bailly d'Eu.
* Du costé de Me sa mere il
estpetit-neveu de DameMa-
delainePezé, qui estoitundes
plus beaux génies de son sexe,
& de son siecle, laquelle après
avoir mis la Reforme dans
l'Abbaye de Maubuisson Ordre de Cisteaux, & dans rrois
autres Maisons du même Ordrea esté nommée par feu
Giston Duc d'Orléans en
1640. à l'Abbaye de Voysins
pré, de cette Ville,& y
est morte en 1644 en très-bonne
odeur,ayant par savie & par ses
mœursédifiénon feulement les
encore toute la Province, &.
mérité les regrets de tous ceux
donc elleestoit connue. îfljr
<
Il cil arriere petit neveu dcÏ
Mre Francis Rose, qui fut
d'abord Licencié en Droit Canon & Civil, en suite Doyen
de la Cat hédrale. d' Amiens
,, d'où il estoit natifs,&Official
de l'Evêque du même heu, ôc.
qui fut enfin par son rare merite, & par sa pieté profonde
nommé par HenryIV. à l'E.
vêch-é d Orléans en ifyj. &;
qui mourut peu de temps après
regrettéde son Prince qui I 1-ior
noroit de ses bontez, ez de plufleurspersonnes de distinction,
Il a eu aussi pour grand 011-:
cle Mre Nicôlas Lagrené
,
qui*
futélûen1513.Abbédel'Abbaye de Saint Jean d'Amiens, i
Ordre des Chanoines Regu
-
liers de Premonstré
,
& fut
nommé en 1510. par François
I.à l'Evêché d'Ebron
,
& fait i
Suffragant de Mre François de -j
Halleuvin Evêque d'Amiens,
ilfut encore en 1522. élû Abj
bé du Mont Saint Martin, &
mourut le premier Juin1540.
Sa memoire a
esté si recommandable, qu'on a mis son
corps au milieu de la Nef de J
l'Eglise de ladite Abbaye de
SaintJean, fous une tombe de
marbre blanc, soutenuë pn fjx
lions, sur laquelle il est en re- lief couché accompagné de
quatre Anges aux quatre coins;
à l'entour de cette tombe sont
gravez ces mots:Nicolans Lagrene 1540. afifivabat domum
miam
,
& atria m~,atipsum
elegi mibi in filium. 1. i Paral.
t
Ila aussi pour parens, dans
I,E"I!cc) dans l'Epée,& dans
la Robbe
,
un grand nombre
de personnes de nlerite, &
d honneur.
L'AbbayedeS.Sigismonds
a
estédonnée à Me de la Lan-
de, fort estimée dans son Ordre,quoy que Jeune, ce qui
luy a
fait meriter
9
la nominanon du Roy Elle est proche
parente de Mr de la Lande,
ci-devant Colonel de Dragons
,o& Lieurenant général]
pour le Roy dans rOtleanois>
Employqu'ilaeu aprèsla morc^
de Mr le Marquis de la Lan ic
son pere. Le pere <5c le fils DAtl
îous- deux esté honorez du mrcj
de Lieutenans généraux des
Armées du Roy.
Me Carher
a eu
l'Abbaye]
de Blandecque Elle ^exercé
ks principales Charges de sa
Communauté, & toûjours au
gré & à la satisfactionde celles
quiluy estoient (eûmifcs. Elle
porte un nom respéctable dans
l'Eglise, de grands Serviteurs
de Dieu l'ayant porté dans les
deux derniers siecles. L'Abbaye de Blandecque est de l'Ordre de Cisteaux dans le Diocese
de
r
S
Celle
Orner*
de Mouchy
*
a
esté donnée à Me de Monbel de la Menardiere. Cette Dame joint à
une naifrlnce tres distinguée
une vertu qui luy a
souvent
attiré des éloges de ses Superieurs & qui luy a
procuré une
grande consideration dans son
0 dre. Elle a eu coûtes lesprincipales Charges de sa Communauté&elle les a
toujours exercées avec beaucoupde prudence. Elle a un genie superieur
& propre pour les plus grande> affaires. On affure qu'elle
a
fait des progrés surprenans
dans l étude des saintes Lettres.
Cette Abbaye est très ancimJ
ne, & edea eu depuis plusieurs
siecles une alliance de Confraternité avec celle de la Fcrfe,
Diocese de Nismes, & cellede
Goriau, Diocese de Lodeve.
Celle de laBuffiereàMcSe-
i"u deVillerault, qui a
estéélevée dans la Religion depuis sa
plus grande jiuncflè
;
de maniere qu'elle en a
prisde bonne heure l'espnt 6c les ITj;¡xi-,
mes Cette Abbayeestde Ordre de Cisteaux
,
dans le Docese de Bou gcs. Elle est fort
ancienne.
I Celle de Sainte Claire de
Sisteron
,
à
laquelle le Prieuré
de S. Pierre de Souribe
,
autrefois Abbaye, Diocese de Gap,
est uni, à Me de Salamarre de
Revis. L'Abbaye de Sainte
Claire est la trosiéme de ce
Diocese. Celles de Lure & de
~Croiiis sont les deux premieres, & cette derniere est unie
à lEvêché. MrThomassinEvêque de Sisteron
,
un des plus
dignes Prelats du Royaume,
avoit beaucoup d'rlhnle pour
feuë ~Me l'Abbesse de Sainte
Claire, & c'est sur son témoignage que le R>y a
nommé
celle-cy
,
qui joint à une naissance distinguée un merite &
une vertu connuë de toute la
Provence. Ellea iurrourbeau.
coc p
d habileté dans le goUJ
veiûemcnt Ecclesiastique,&il
y a peu de personnes qui s'y
ÍOltllt autant appliquees.
Le Prieuré de Saint Louis de
Rouen à Me de Pommerval
,
Religieuse du même Convent.
Savertu & son merite la distinguent beaucoup. Ellea~lOÛ"
jours accompli avec une fidelité bien édifiante les devoirs
Je son état depuis qu'elle est
dans la Religion; & elle y a
toûjours menéunevietrèspe-
~nitente & tres
-
retirée. On la
consulte de bien des endroits
sur les matieres de spiritualité
;
parcequ'onsçaitqu'elle a
sur
cela de grandes lumieres, &
une expérience de pl ufieursannées.Mrl'Archevêque dcT
Rouen l'estime beaucoup
,
&
c'est le témoignageque cePrélat a
rendu au Royen sa faveur qui a
déterminéce Prince
qui ne cherche dans les choix
qu'ilfait pour l'Eglise, que la
Vertu & lemerile,à luy dpn-
~Der cette ~Digniré. Elle ixfilla
quelquetempsàl' honneur que
SaMajestéluy faisoit,maisenfin des ordres absolus l'ontdeterminée à se charger d un fardeau qu'on a
jugé depuis longtemps n'estre pas rrop pesant
pour elle. Le Prieuré de Saint
Louis d. Rouen est tres -
ancien. Il està peu pté§ de lamê-
me ancienneté que l'Abbaye
de S. Amand qui ell dans la
même Ville, & que celle de
Gomerfontaine. Il a une affinité particuliereavecl'Abbaye
de Filles de Montiers Villiers
qui est dans le même Diocese.
C'est un usage de l'Antiquité
& des premiers Siecles de 1 Ordre Monastique que ces fortes.
de Confraternitez
:
elles formoientune union tres-étroite,
& les Monasteres ainsi liez se
fournissoient reciproquement
les secours spirituels & lestemporels
;
ils s'armoient même
quelquefois -
pour la ~dtffenfe
les unsdes autres; mais c'est sur
tout les Suffrages & les Prieres
que ces sortes d'unions avoient
pour objet principal, comme
le remarque le sçavant Pere
Mabillon, quia fait de si grandes recherches sur l'ordre Monastique.
Le Roy a
donnédepuis quelque temps un Canonicar qui
vacquoit dans l'Eglis Royale
& Collegiale de Nostre Dame
de Ville-neuve lez Avignon,à
Mr l'Abbé Ycard, Ecclesiastiqu.e d'un grand merite, &qui
a
toûjours fait une exacte profcŒoa des vertus & des devoirs
de son e(hc. Il est proche pirent du R. Pere Dom ~Variel
,
Prieur de la ChartreusedeVille neuve, & un des plus grands
sujets de son Ordre. Cet Abbé
est un grand Theologien,&il
estpeud'~Eccltsiftiques mieux
instruits que luy des Principes
de la Morale chrestienne. Il a.
d'autres talens qui luy font
auni beaucoup d'honneur.
Fermer
Résumé : Benefices donnez dans la dernière Promotion, [titre d'après la table]
Le texte traite de la promotion de bénéfices ecclésiastiques accordés par le roi, soulignant que ces nominations ne sont pas basées sur les services ou la naissance, mais sur les mérites ecclésiastiques. Plusieurs nominations sont mentionnées, notamment celle de Dom Languet à l'Abbaye de Saint-Sulpice, Ordre de Cîteaux, Diocèse de Bellay. Dom Languet est décrit comme un homme respecté et confié dans son ordre, et frère de plusieurs personnalités influentes. Le texte détaille également la vie et les réalisations de Languer Hubert, un ministre d'État d'Auguste Duc de Saxe, connu pour ses habilités en négociations et ses écrits. D'autres nominations incluent Dom Perdu à l'Abbaye de la Grâce-Dieu en Franche-Comté, Me de la Lande à l'Abbaye de Saint-Sigismond, Me de Salmarre de Revis à l'Abbaye de Sainte Claire de Sisteron, et Me de Pommerval au Prieuré de Saint Louis de Rouen. Ces personnes sont louées pour leurs vertus, leurs mérites et leurs contributions à leurs ordres respectifs. Le texte mentionne également des alliances de confraternité entre certaines abbayes et des usages monastiques anciens.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
755
p. 187-1940
Election de Dom de Montjournal à la dignité d'Abbé de la Ferté, [titre d'après la table]
Début :
Dom N... Vernois de Montjournal Abbé nommé de Saint [...]
Mots clefs :
Dom Vernois de Montjournal, Élection, Saint Sulpice, Abbé de la Ferté
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Election de Dom de Montjournal à la dignité d'Abbé de la Ferté, [titre d'après la table]
Dom N.Vernois de Montjournal Abbé nommé de Saint
Sulpice en Bugey &,quin,âvilt
pas encore reçu la ~B-nedi& on Abbatiale,
a lnéélûdet'uis
quelque tempsAbbé de la
Ferté. Mr Pinon Intendant
de Bourgogne prcfida à cette
élection & c'est la dernierc
fonction qu'il ait faite de son
employ en Bourgogne. Dom
de Montjournal estoit Abbé
de Saint Sulpice depuis environ
deux années. Il y en a
Gx ou
sept que le Roy luy donna
une Abbaye de l'Etroite Obfervance de Cîteaux, mais sur
ce qu'on representa à S. M.
que ce Religieux n'estoit pas
de la Reforme, ce Prince
dont la justice regle toutes les
avions craignant qu'un Abbé
qui n'estoit pas Reformé ne
pût pas compatir avec des
Religieux quil'estoient revoqua ta grace qu'il luy avoir
faite, maisen luy laissantl'esperancede le dédommager
bien tost
; en effet Mrs de
Guenegaud, à la famille desquels ce Religieux estoit fore
attaché
3
ayant fait ressouvenir
S. M. de la grace qu'il avoir
promis à Dom deMontjournal, il luy donna il y a
environ deux annéesl'Abbaye
de Saint Sulpice qui vaquoit
par la mort de Mr de Montholon frere du feu premief
President de Rouen. Il estoit
alors Professeur en Théologie:
auCollege des Bernardins de
Paris, & il n'y avoit que très,
peu de temps qu'il avoit pris le
Bonner de Docteur de~Soi-bon:
ne
,
la Licence dont ,il eiloicj
avec feu Mr 1 Abbé d'Heudi-^
court nommé Evêque dE^
vreux
,
n'ayant fini qu'avec
l'année1703. Il n'avoit pasencore esté beni Abbé, de S.
Sulpice lors qu'ilaestée|uj
Abbé de la Ferté. Il a eu pour
concurrent Dom Languet
Prieur de laFerté sur lequc.i,.i-il
ne l'a emportéque de deux
voix, & le même Dom Lan-J
J
guet a en fuite esté son successeur en l'Abbaye de Saint Sulpice qui est trcs ancienne &
qui a
eud'illustres Abbez qui
luy ont fait de grands biens ;
tels sont les Moyna, & les
Ecrevieu, Abbez de S. Sulpice
dont on voit encore les Armes
dans une belle Crosse & dans
le Chœur de cette ancienne
Abbaye. Dom de Montjournal a un frere Chanoine de
Noyonqui y
est fort estimé,
&que feu Mr de Tonnerre y
attira;il ena unautre Conseiller au Presidial de Moulins. Ils.
font de cette Ville-là & d'une
ï
ancienne famille de Bourbonnois. Le nouvel Abbé a
elle
fort regretté à Saint Sulpice ;
ila quitté ce lieu au bruit que
répandoient dans toute 1Abbaye les pleurs & les gem.Hemens de ses Religieux, de ses
Domestiques & de tous les
Paysans des Villages dépendant de Saint Sulpice qui
estoient accourus pour recevoir ses derniers adieux & sa
Bénédiction & qui fondoient
tous en larm-s en voyanr qu'il
s'élolgnoit d'eux pour ne les
plus revoir.Jamaisspectacle
ne fut plus couchant,les manic..
res
[CS de cet Abbé avoient cité
si gracieuses
,
si douces, & si
prévenantes qu'on ne doit pas
estre surpris des regrets que
son départ acaufez dans toute
la Province du Bugey. La
Noblesse qui le cherissoit a
aulh pris part à l'affliction
publique; un grand nombre
de Gentilshommes & d'Ecclesiastiques du voisinagevinrent
luy rendre leurs hommages
pour
la derniere fois presque
tous fondant en larmes. La
maniere dont cet Abbé avoit
Ivlcu avec eux les avoir charmez. SaMaisonestoit ouverte
a tous les honnestes gens qui
y
estoientreçus avec une politesse & une sage profusion qui
faisoient beaucoup d'honneur
à cet Abbé. Les pauvres y
ont le plus perdu: aussi leurs
'04 regretsle fontils faits remarqu
Sulpice en Bugey &,quin,âvilt
pas encore reçu la ~B-nedi& on Abbatiale,
a lnéélûdet'uis
quelque tempsAbbé de la
Ferté. Mr Pinon Intendant
de Bourgogne prcfida à cette
élection & c'est la dernierc
fonction qu'il ait faite de son
employ en Bourgogne. Dom
de Montjournal estoit Abbé
de Saint Sulpice depuis environ
deux années. Il y en a
Gx ou
sept que le Roy luy donna
une Abbaye de l'Etroite Obfervance de Cîteaux, mais sur
ce qu'on representa à S. M.
que ce Religieux n'estoit pas
de la Reforme, ce Prince
dont la justice regle toutes les
avions craignant qu'un Abbé
qui n'estoit pas Reformé ne
pût pas compatir avec des
Religieux quil'estoient revoqua ta grace qu'il luy avoir
faite, maisen luy laissantl'esperancede le dédommager
bien tost
; en effet Mrs de
Guenegaud, à la famille desquels ce Religieux estoit fore
attaché
3
ayant fait ressouvenir
S. M. de la grace qu'il avoir
promis à Dom deMontjournal, il luy donna il y a
environ deux annéesl'Abbaye
de Saint Sulpice qui vaquoit
par la mort de Mr de Montholon frere du feu premief
President de Rouen. Il estoit
alors Professeur en Théologie:
auCollege des Bernardins de
Paris, & il n'y avoit que très,
peu de temps qu'il avoit pris le
Bonner de Docteur de~Soi-bon:
ne
,
la Licence dont ,il eiloicj
avec feu Mr 1 Abbé d'Heudi-^
court nommé Evêque dE^
vreux
,
n'ayant fini qu'avec
l'année1703. Il n'avoit pasencore esté beni Abbé, de S.
Sulpice lors qu'ilaestée|uj
Abbé de la Ferté. Il a eu pour
concurrent Dom Languet
Prieur de laFerté sur lequc.i,.i-il
ne l'a emportéque de deux
voix, & le même Dom Lan-J
J
guet a en fuite esté son successeur en l'Abbaye de Saint Sulpice qui est trcs ancienne &
qui a
eud'illustres Abbez qui
luy ont fait de grands biens ;
tels sont les Moyna, & les
Ecrevieu, Abbez de S. Sulpice
dont on voit encore les Armes
dans une belle Crosse & dans
le Chœur de cette ancienne
Abbaye. Dom de Montjournal a un frere Chanoine de
Noyonqui y
est fort estimé,
&que feu Mr de Tonnerre y
attira;il ena unautre Conseiller au Presidial de Moulins. Ils.
font de cette Ville-là & d'une
ï
ancienne famille de Bourbonnois. Le nouvel Abbé a
elle
fort regretté à Saint Sulpice ;
ila quitté ce lieu au bruit que
répandoient dans toute 1Abbaye les pleurs & les gem.Hemens de ses Religieux, de ses
Domestiques & de tous les
Paysans des Villages dépendant de Saint Sulpice qui
estoient accourus pour recevoir ses derniers adieux & sa
Bénédiction & qui fondoient
tous en larm-s en voyanr qu'il
s'élolgnoit d'eux pour ne les
plus revoir.Jamaisspectacle
ne fut plus couchant,les manic..
res
[CS de cet Abbé avoient cité
si gracieuses
,
si douces, & si
prévenantes qu'on ne doit pas
estre surpris des regrets que
son départ acaufez dans toute
la Province du Bugey. La
Noblesse qui le cherissoit a
aulh pris part à l'affliction
publique; un grand nombre
de Gentilshommes & d'Ecclesiastiques du voisinagevinrent
luy rendre leurs hommages
pour
la derniere fois presque
tous fondant en larmes. La
maniere dont cet Abbé avoit
Ivlcu avec eux les avoir charmez. SaMaisonestoit ouverte
a tous les honnestes gens qui
y
estoientreçus avec une politesse & une sage profusion qui
faisoient beaucoup d'honneur
à cet Abbé. Les pauvres y
ont le plus perdu: aussi leurs
'04 regretsle fontils faits remarqu
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Résumé : Election de Dom de Montjournal à la dignité d'Abbé de la Ferté, [titre d'après la table]
Dom Vernois de Montjournal, abbé de Saint-Sulpice en Bugey, fut élu abbé de la Ferté avant même de recevoir la bénédiction abbatiale. Cette élection, supervisée par Mr Pinon, Intendant de Bourgogne, marqua la dernière fonction de ce dernier en Bourgogne. Dom de Montjournal avait été abbé de Saint-Sulpice pendant environ deux ans, après avoir reçu cette abbaye grâce à l'intervention de la famille Guénégaud. Précédemment, le roi lui avait offert une abbaye de l'Étroite Observance de Cîteaux, mais cette grâce fut révoquée car il n'appartenait pas à la Réforme. Le roi lui avait promis un dédommagement. Dom de Montjournal était également professeur de théologie au Collège des Bernardins de Paris et avait récemment obtenu le bonnet de docteur en Sorbonne. Son élection à la Ferté fut contestée par Dom Languet, prieur de la Ferté, qui obtint deux voix de moins. Dom de Montjournal avait un frère chanoine de Noyon et un autre conseiller au Présidial de Moulins. Son départ de Saint-Sulpice fut marqué par des pleurs et des regrets profonds de la part des religieux, des domestiques et des paysans des villages dépendants de l'abbaye. La noblesse et les ecclésiastiques du voisinage vinrent lui rendre hommage, touchés par sa manière de vivre et sa générosité envers les pauvres.
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756
p. 194-201
Ce qui s'est passé au Chapitre Provincial des grands Augustins, tenu dans leur grand Convent de Lyon, [titre d'après la table]
Début :
Le Chapitre Provincial des Augustins s'est tenu depuis quelque temps [...]
Mots clefs :
Chapitre Provincial, Couvent des augustins, Lyon, Père le Blanc, Docteur, Harangue
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texteReconnaissance textuelle : Ce qui s'est passé au Chapitre Provincial des grands Augustins, tenu dans leur grand Convent de Lyon, [titre d'après la table]
Le Chapitre Provincial des
Augustins s'est tenu depuis
quelque temps dans leur grand
Convent de Lyon. Le Pçjc de
Morillon de Poyle Docteur de>
Sorbonne & de la Ville de
Beziers, ayant fini son temps
de Provincial, on luy a
donné
pour successeur le P. de Coha-
de de la Province d'Auvergne, & qui a
déjà pasle par les
charges principales de l'Ordre.
Le P. le Blanc Docteur de Sorbonne & d'un merite generalement reconnu a
esté fait Definiteur. Selon l'usage ordinaire il y eut des Theses de Theologie dans le cours de ce Chapitre Le P. de Courcclles Saint
Julien d'une Maison très qualissée de FrancheComté, Pretre de cct Ordre, en soutint le
Lundy il. du mois de May
dans l'Eglise. Elles estoient sur
la Penitence. Mr de Cohadc
Docteur de la Maison & So-*
cieté de Sorbonne, Custode de
l'Eglise Paroissiale de SainteCroix, & un des Vicaires Généraux de Mr l'Archevêque de
Lyon en fit l'ouverture par une l,
tres-belle Harangue à la gloire,
du Soûtenantqu'ilfelicita sur
le retour de sa santo'-( lePere dcl
Saint Julien avoit c:fié:plaladc à
Cremieuoùil demeure) & dans
laquelleil donna des loüanges
àl'Ordre des Augustins,&aux
grands hommes qui en font
fortis.Gilles de Rome,&un
grand nombre d'autres n'ysu
lent pas oubliez. Il argument
ensuite sur i'Amicion;& il ifJ
r
puya beaucoup sur un Décret
de laFaculté de Paris, qui semble favoriser l'opinion de ceux
qui disent quel'amour de Dieu
commence n'est pas absolumenc necessaire dans ce Sacrement. Un jeune Docteur de
Sorbonne argumenta ensuite
sur l'inutilité de la Penitence
pour la justification(vous sçavez sans doute, que dans la
dispute celuy qui argumente
prend toûjours le mauvais parti > ôc attaquede frontlesveritez les mieux établies, & que
ce ne font que des combats
feints) ce jeune Docteur s'ap-
puya de l'autorité de quantité
de Conciles, & de celle de la
Confession d'Aufbourg,& sur
tout cela il étala une grande
érudition. Le P. Rolin Jacobin
Bachelier de Sorbonne &grand
Predicateur, argumenta enfuite sur l'Attrition
,
& unPcre
Carme qui prit enfuitc la These argumenta fort solidement
sur la necessité de se confesser
& de recourir à la Penitence,
dés qu'on estoit tombé dans le
péchémortel, sous peine d'en
commettre de nouveau chaque fois qu'on diffère de recourir au remede. Enfin le Perc
Valant Jesuite & un des Professeurs de Theologie dans le
grand College, fit laclôture;
il commença par une Harangue qui fut tres belle,& d'une
latinité très pure; illoü
1
fort le
Soutenant,&il parla de la noblesse de son origine d'une maniere très -
avantageuse. Il s'étendit ensuite sur l'affinitéqu'il
y avoit toujours euë entre l'Ordre des Augustins & la Compagnie de Jesus. Illoüa fort les
grands hommes sortis du premier de ces Or dres, & à cette
occasion il parla de Mr l'Evêque d'Ascalonquiest à la Chi-
ne, &,qui a
esté Augustin, Ce
Prélat dans les. questionsagîtées en ce Pays-là, apris hautcment le parti desPP. Jesuites,
sur cela le Pere Valant fit une
belle& touchante peinture île
ItCâf ou est à present la'ç-hrftienté en la Chine; & en parlant de leurs adversairesqu'il
traita de Scioli, il eniît desportraits qui plurent fort. Son argument fut court à cause de
l'heure qui sonna. Le Soutenant fit ensuite son Harangue,
qui fut tresbelle&biendéclamée,, Elleestoità laloüangedu
Chapitre Provincial. Le Perc
Rousset Docteur en Theologie presidoit.
Augustins s'est tenu depuis
quelque temps dans leur grand
Convent de Lyon. Le Pçjc de
Morillon de Poyle Docteur de>
Sorbonne & de la Ville de
Beziers, ayant fini son temps
de Provincial, on luy a
donné
pour successeur le P. de Coha-
de de la Province d'Auvergne, & qui a
déjà pasle par les
charges principales de l'Ordre.
Le P. le Blanc Docteur de Sorbonne & d'un merite generalement reconnu a
esté fait Definiteur. Selon l'usage ordinaire il y eut des Theses de Theologie dans le cours de ce Chapitre Le P. de Courcclles Saint
Julien d'une Maison très qualissée de FrancheComté, Pretre de cct Ordre, en soutint le
Lundy il. du mois de May
dans l'Eglise. Elles estoient sur
la Penitence. Mr de Cohadc
Docteur de la Maison & So-*
cieté de Sorbonne, Custode de
l'Eglise Paroissiale de SainteCroix, & un des Vicaires Généraux de Mr l'Archevêque de
Lyon en fit l'ouverture par une l,
tres-belle Harangue à la gloire,
du Soûtenantqu'ilfelicita sur
le retour de sa santo'-( lePere dcl
Saint Julien avoit c:fié:plaladc à
Cremieuoùil demeure) & dans
laquelleil donna des loüanges
àl'Ordre des Augustins,&aux
grands hommes qui en font
fortis.Gilles de Rome,&un
grand nombre d'autres n'ysu
lent pas oubliez. Il argument
ensuite sur i'Amicion;& il ifJ
r
puya beaucoup sur un Décret
de laFaculté de Paris, qui semble favoriser l'opinion de ceux
qui disent quel'amour de Dieu
commence n'est pas absolumenc necessaire dans ce Sacrement. Un jeune Docteur de
Sorbonne argumenta ensuite
sur l'inutilité de la Penitence
pour la justification(vous sçavez sans doute, que dans la
dispute celuy qui argumente
prend toûjours le mauvais parti > ôc attaquede frontlesveritez les mieux établies, & que
ce ne font que des combats
feints) ce jeune Docteur s'ap-
puya de l'autorité de quantité
de Conciles, & de celle de la
Confession d'Aufbourg,& sur
tout cela il étala une grande
érudition. Le P. Rolin Jacobin
Bachelier de Sorbonne &grand
Predicateur, argumenta enfuite sur l'Attrition
,
& unPcre
Carme qui prit enfuitc la These argumenta fort solidement
sur la necessité de se confesser
& de recourir à la Penitence,
dés qu'on estoit tombé dans le
péchémortel, sous peine d'en
commettre de nouveau chaque fois qu'on diffère de recourir au remede. Enfin le Perc
Valant Jesuite & un des Professeurs de Theologie dans le
grand College, fit laclôture;
il commença par une Harangue qui fut tres belle,& d'une
latinité très pure; illoü
1
fort le
Soutenant,&il parla de la noblesse de son origine d'une maniere très -
avantageuse. Il s'étendit ensuite sur l'affinitéqu'il
y avoit toujours euë entre l'Ordre des Augustins & la Compagnie de Jesus. Illoüa fort les
grands hommes sortis du premier de ces Or dres, & à cette
occasion il parla de Mr l'Evêque d'Ascalonquiest à la Chi-
ne, &,qui a
esté Augustin, Ce
Prélat dans les. questionsagîtées en ce Pays-là, apris hautcment le parti desPP. Jesuites,
sur cela le Pere Valant fit une
belle& touchante peinture île
ItCâf ou est à present la'ç-hrftienté en la Chine; & en parlant de leurs adversairesqu'il
traita de Scioli, il eniît desportraits qui plurent fort. Son argument fut court à cause de
l'heure qui sonna. Le Soutenant fit ensuite son Harangue,
qui fut tresbelle&biendéclamée,, Elleestoità laloüangedu
Chapitre Provincial. Le Perc
Rousset Docteur en Theologie presidoit.
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Résumé : Ce qui s'est passé au Chapitre Provincial des grands Augustins, tenu dans leur grand Convent de Lyon, [titre d'après la table]
Le Chapitre Provincial des Augustins s'est tenu récemment au grand couvent de Lyon. Le Père Morillon de Poyle a terminé son mandat de Provincial et a été remplacé par le Père de Cohade de la Province d'Auvergne. Le Père le Blanc a été nommé Définiteur. Conformément à la tradition, des thèses de théologie ont été soutenues. Le Père de Courcelles Saint Julien a soutenu des thèses sur la pénitence le 11 mai. Monsieur de Cohade a ouvert la séance en louant le soutenant et l'Ordre des Augustins, mentionnant Gilles de Rome. Un jeune Docteur de Sorbonne a argumenté sur l'inutilité de la pénitence pour la justification. Le Père Rolin et un Père Carme ont ensuite discuté de l'attrition et de la nécessité de la confession. Le Père Valant, Jésuite, a clôturé les débats en latin, soulignant l'affinité entre les Augustins et la Compagnie de Jésus. Il a également parlé des chrétiens en Chine. Le soutenant a conclu en louant le Chapitre Provincial, sous la présidence du Père Rousset.
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757
p. 216-222
Article touchant un obmission faite dans celuy des nouveaux Brigadiers, [titre d'après la table]
Début :
Je vous ay déja marqué en vous parlant des nouveaux [...]
Mots clefs :
Mr de Margeret, Capitaine, Nouveaux brigadiers
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Article touchant un obmission faite dans celuy des nouveaux Brigadiers, [titre d'après la table]
Je vous ay déja marqué en
vous parlant des nouveaux
Brigadiers, qu'il n'estoit pas
impossible que je ne me fùfTc
trompe
trompé à l'égard de quelquesuns, ce qui est arrivé touchant
Mr deMargeret, dont le pere
n'a jamaisestéaux Isles.Jedois
ajoûter aussi que celuy dont
j'ay parlé ne s'est point trouvé
à la Bataille de Malplaquet.
Mrde Margeret Capitaine
au Regiment des Gardes Françoises, Chevalier de S. Louis,
«
cH: fils de Pierre de Margeret,
S' Grand Audiancier de France,
Seigneur de Pontaut qui estoit
petit-neveu du Capitaine Mari geret, qui ayant fait plusieurs
voyages dans les Pays les plus
)
éloignez, son fort voulut qu'-
aprés qu'il eut servi le Prince
de Transilvanie, ensuite l'Empereur en Hongrie, puis le
Roy de Pologne, en qualité
de Capitaine d'uneCompagnie
de gens de pied, & estre parvenu au service de Boris Empereur de Ruffie il eut le Com-
• mandement d'une Compagnie
deCavalerie. Demetriusayant
fucccdé à Boris, cet Empereur
l'honora dela Charge de la premiere Compagnie de ses Gardes;mais lesaffairesdecet Empereur ayant esté extrêmement
bouleversées, ce Capitaine fut
obligé de revenir en France,
où il fut tres- bien reçû du Roy
Henry IV. qui l'honora de
son affection, & qui luy or- donna de donner au Public un Recit des Mœurs, & de beaucoup de particularitez de l'Etat de Russie.
Il reste encore plusieurs ensans de Pierre Margeret grand
Audiencier; voicy une circonstance qui regarde l'aîné, & qui àcause de sasingulariré, merite de vous estre rapportée. Dés
sa naissance il sur mis chez un Maistre de Pension qui avoit chez luy des Nourrices qui ne partoient que Latin; en sorte
les Enfans que l'on y mettoit
suçoient cette Langue en suçantle lair. Dés qu'il eut) la
langue déliée il parut unssi
grand prodige qu'il fut presenté au Roy devant quise
trouverent des gens tres habiles qui furent étonnez de voir
un enfant de deux ans parler
Latin comme il auroit pû faire
à quarante. Depuis cetemps-là
son pere luy fit apprendre p!usieurs Langues, & sur tout la
Grecque, où il réüssitparfairemenr. Il le fit étudier ensuite
enTheologie & en Droit où i
ilserendit fort habile;maisil
l
changea les Portefeüilles. en
une épée, & il monta par dcgrcz à la Charge de Capitaine
aux Gardes.
J'aurois beaucoup de ebofes
à vous dire de Mr l'Abbé de
Margeret, si le temps ne me
manquoit pas; il a
beaucoup
contribué à l'avancement de
ses freres, dansle service.
Feuë leur mere avoir un
vray & singulier merite. Elle
estoit si remplie de bonnes
qualitez
,
qu'un tres -
grand
nombre de Princesses & de
Duchesses l'estimoient beaucoup. Madame Royale luy fai-
soit tressouvent l'honneur de
luy écrire,aussi bien que la
Reine de Portugal; & Mrs de
Margeret conservent encore
jeurs Lettres, comme des déposts considerables, & capables de faire honneur à la memoire d'une si digne mere & à
ses enfans.
vous parlant des nouveaux
Brigadiers, qu'il n'estoit pas
impossible que je ne me fùfTc
trompe
trompé à l'égard de quelquesuns, ce qui est arrivé touchant
Mr deMargeret, dont le pere
n'a jamaisestéaux Isles.Jedois
ajoûter aussi que celuy dont
j'ay parlé ne s'est point trouvé
à la Bataille de Malplaquet.
Mrde Margeret Capitaine
au Regiment des Gardes Françoises, Chevalier de S. Louis,
«
cH: fils de Pierre de Margeret,
S' Grand Audiancier de France,
Seigneur de Pontaut qui estoit
petit-neveu du Capitaine Mari geret, qui ayant fait plusieurs
voyages dans les Pays les plus
)
éloignez, son fort voulut qu'-
aprés qu'il eut servi le Prince
de Transilvanie, ensuite l'Empereur en Hongrie, puis le
Roy de Pologne, en qualité
de Capitaine d'uneCompagnie
de gens de pied, & estre parvenu au service de Boris Empereur de Ruffie il eut le Com-
• mandement d'une Compagnie
deCavalerie. Demetriusayant
fucccdé à Boris, cet Empereur
l'honora dela Charge de la premiere Compagnie de ses Gardes;mais lesaffairesdecet Empereur ayant esté extrêmement
bouleversées, ce Capitaine fut
obligé de revenir en France,
où il fut tres- bien reçû du Roy
Henry IV. qui l'honora de
son affection, & qui luy or- donna de donner au Public un Recit des Mœurs, & de beaucoup de particularitez de l'Etat de Russie.
Il reste encore plusieurs ensans de Pierre Margeret grand
Audiencier; voicy une circonstance qui regarde l'aîné, & qui àcause de sasingulariré, merite de vous estre rapportée. Dés
sa naissance il sur mis chez un Maistre de Pension qui avoit chez luy des Nourrices qui ne partoient que Latin; en sorte
les Enfans que l'on y mettoit
suçoient cette Langue en suçantle lair. Dés qu'il eut) la
langue déliée il parut unssi
grand prodige qu'il fut presenté au Roy devant quise
trouverent des gens tres habiles qui furent étonnez de voir
un enfant de deux ans parler
Latin comme il auroit pû faire
à quarante. Depuis cetemps-là
son pere luy fit apprendre p!usieurs Langues, & sur tout la
Grecque, où il réüssitparfairemenr. Il le fit étudier ensuite
enTheologie & en Droit où i
ilserendit fort habile;maisil
l
changea les Portefeüilles. en
une épée, & il monta par dcgrcz à la Charge de Capitaine
aux Gardes.
J'aurois beaucoup de ebofes
à vous dire de Mr l'Abbé de
Margeret, si le temps ne me
manquoit pas; il a
beaucoup
contribué à l'avancement de
ses freres, dansle service.
Feuë leur mere avoir un
vray & singulier merite. Elle
estoit si remplie de bonnes
qualitez
,
qu'un tres -
grand
nombre de Princesses & de
Duchesses l'estimoient beaucoup. Madame Royale luy fai-
soit tressouvent l'honneur de
luy écrire,aussi bien que la
Reine de Portugal; & Mrs de
Margeret conservent encore
jeurs Lettres, comme des déposts considerables, & capables de faire honneur à la memoire d'une si digne mere & à
ses enfans.
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Résumé : Article touchant un obmission faite dans celuy des nouveaux Brigadiers, [titre d'après la table]
Le texte évoque la famille Margeret et ses membres notables. L'auteur reconnaît une erreur concernant Monsieur de Margeret, dont le père n'a jamais été aux Îles et qui n'a pas participé à la bataille de Malplaquet. Monsieur de Margeret est capitaine au régiment des Gardes Françaises et chevalier de Saint-Louis. Il est le fils de Pierre de Margeret, grand auditeur de France et seigneur de Pontaut. Pierre de Margeret avait plusieurs enfants, dont l'aîné a maîtrisé plusieurs langues, s'est distingué en théologie et en droit avant de devenir capitaine aux Gardes. Leur mère, décédée, était respectée par de nombreuses princesses et duchesses, telles que Madame Royale et la reine de Portugal, qui lui écrivaient fréquemment. Les lettres de ces personnalités témoignent de la valeur de cette mère et de ses enfants. Un autre membre notable de la famille est un capitaine Margeret, petit-neveu de Pierre, qui a servi divers princes européens et le tsar Boris en Russie avant de revenir en France et de rédiger un récit sur les mœurs russes à la demande du roi Henri IV.
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758
p. 222-225
Ceremonie aussi devote que curieuse faite à Soissons, à laquelle a assisté la Compagnie des Gardes du Corps commandée par Mr le Duc de Villeroy, [titre d'après la table]
Début :
Voicy un Article qui vous paroistra des plus curieux, & [...]
Mots clefs :
Pères feuillants, Religion, Gardes du corps, Soissons
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Ceremonie aussi devote que curieuse faite à Soissons, à laquelle a assisté la Compagnie des Gardes du Corps commandée par Mr le Duc de Villeroy, [titre d'après la table]
Voicy un Article qui vous
paroistra des plus curieux, Se
qui vous donnera des marques
de l'attachement que les François ont pour le Roy & de
leur zelepour ce qui regarde
la Religion.
La Compagnie des Gardes
du Corps commandée par Mr
le Duc de Villeroy
,
s'éstant ap.
semblée à Soissons le 29.Avril
pour aller en Flandre le premier de May, Mr de la Boulaye, qui estoit alors seul Chef
deBrigade, accepta l'offre que
les Peres Feüillans de cette Ville vinrent luy faire de dire le
premier jour de May, jour du
départ, & Feste de S. Jacques
& S. Philippes, la Messe à cinq
heures du matin, pour la santé
du Roy, & pour la prosperité
de ses Armes. Mrde la Boulaye s'y rendit avec la Compagnie, qui reçut à la fin de la
Messe, la Benediction du tresSaint Sacrement. Mrs de la
Boulaye
,
de Grillet, du Clos,
de la Faye, Beauchamps, Croisillac Officiers superieurs,avec
tous les Brigadiers, Sous-Brigadiers
,
Porte Etendarts, & plusieurs anciens Gardes reçurent
aussi en forme de Scapulaire un
S. Suaire, sur lequel le P. Dom
Jacques de Saint Dominique,
avoit tous les jours en disant
la Messe, fait repofcr la sainte
Hostie. Le petit S. Suaire est
cacheté dans du papier, & enveloppé dans une petite Bourses avec l'Inscripcion desEten-
dam du grand Constantin;
quand al triompha des enneTais2c Dieu& del' Eglise. In
àocsignovinces.
w
Rienn'est plus édifiant, tant
du cofté des Officiers, que de
celuy des Peres Feüillans de
Soissons.
paroistra des plus curieux, Se
qui vous donnera des marques
de l'attachement que les François ont pour le Roy & de
leur zelepour ce qui regarde
la Religion.
La Compagnie des Gardes
du Corps commandée par Mr
le Duc de Villeroy
,
s'éstant ap.
semblée à Soissons le 29.Avril
pour aller en Flandre le premier de May, Mr de la Boulaye, qui estoit alors seul Chef
deBrigade, accepta l'offre que
les Peres Feüillans de cette Ville vinrent luy faire de dire le
premier jour de May, jour du
départ, & Feste de S. Jacques
& S. Philippes, la Messe à cinq
heures du matin, pour la santé
du Roy, & pour la prosperité
de ses Armes. Mrde la Boulaye s'y rendit avec la Compagnie, qui reçut à la fin de la
Messe, la Benediction du tresSaint Sacrement. Mrs de la
Boulaye
,
de Grillet, du Clos,
de la Faye, Beauchamps, Croisillac Officiers superieurs,avec
tous les Brigadiers, Sous-Brigadiers
,
Porte Etendarts, & plusieurs anciens Gardes reçurent
aussi en forme de Scapulaire un
S. Suaire, sur lequel le P. Dom
Jacques de Saint Dominique,
avoit tous les jours en disant
la Messe, fait repofcr la sainte
Hostie. Le petit S. Suaire est
cacheté dans du papier, & enveloppé dans une petite Bourses avec l'Inscripcion desEten-
dam du grand Constantin;
quand al triompha des enneTais2c Dieu& del' Eglise. In
àocsignovinces.
w
Rienn'est plus édifiant, tant
du cofté des Officiers, que de
celuy des Peres Feüillans de
Soissons.
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Résumé : Ceremonie aussi devote que curieuse faite à Soissons, à laquelle a assisté la Compagnie des Gardes du Corps commandée par Mr le Duc de Villeroy, [titre d'après la table]
Le 29 avril, la Compagnie des Gardes du Corps, sous la direction du Duc de Villeroy, se rassembla à Soissons pour partir en Flandre le 1er mai. Monsieur de la Boullaye, Chef de Brigade, accepta l'offre des Pères Feuillants de Soissons de célébrer une messe à cinq heures du matin, jour du départ, qui coïncidait avec la fête de Saint Jacques et Saint Philippe. La Compagnie assista à cette messe pour la santé du roi et la prospérité de ses armées. À la fin de la messe, la Compagnie reçut la bénédiction du Très-Saint Sacrement. Plusieurs officiers supérieurs, brigadiers, sous-brigadiers, porte-étendards et anciens gardes reçurent un petit suaire contenant une sainte hostie bénie par le Père Dom Jacques de Saint Dominique. Ce suaire était cacheté dans du papier et enveloppé dans une petite bourse, accompagnée d'une inscription évoquant l'étendard de Constantin. La scène fut jugée très édifiante par les officiers et les Pères Feuillants.
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759
p. 225-233
Mariage de Mademoiselle d'Enguien, & tout ce qui s'est fait à cette occasion, [titre d'après la table]
Début :
Je passe à un des plus grands Mariages qui se soient faits [...]
Mots clefs :
Mariage, Mademoiselle d'Enguien, Concert, Académie française, Vers, Monsieur de Vendôme
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mariage de Mademoiselle d'Enguien, & tout ce qui s'est fait à cette occasion, [titre d'après la table]
Jepasse à un des plus grands
Mariages qui se soient faits
depuis long temps, puisqu'il
s'agit de celuy de Mademoiselle d'Enguien, fille de feuë -
o
S. A. S. Monsieurle Prince, &
d'Anne de Baviere
,
fille d'Edoüard de Baviere, Comte PalatinduRhin, Duc de Baviere,
& de Madame Annede Gonzaçnieo de Cleves, Princesse de
Mantouë, avec Monsieur de
Vendotme.
Ce Prince arriva à Seaux
,
où estoit certe Prince sse
,
le
Mercredy 14. de May l'apresdinée. Il y eur le soir avant soupé un grand Concert de Voix
&d'instrumens dansl'Appartement de MadamelaDuchesse
du Maine, & dont Mr de Malezieu, de l'Académie Françoise, avoit fait les Vers, ausquels on trouva le tour d'esprit qui luy est ordinaire, qui
plurent beaucoup à l'A(Tem-
blée,& qui reçurent de grands
applaudissemens. Ces Vers étoient à la loüange de Macfemoiselle d'Enguien & de Monsieur de Vendosme, & ils
avoient esté mis en Air par un
des Musiciens de S. A. S. Monsieur le Duc du Maine. Il y eut
ensuite un grand soupé, duquel
estoient les familles de Condé
& de Conry, & Monsieur le
Comte deToulouse.
Le lendemain,vers le Midy,
on signa le Contrat de Mariage dans l'Appartement de Madame la Duchesse du Maine.
De là ils allerent à la Chapelle
où ils turent mariez par
Mr l'Archevêque d'A IX
,
assisté du Curé de Scaux,& de
l'Aumônier de Monsieur le
Duc du Maine; cet Archevêque dit la Mené. Toute l'Assemblée fut ensuite traitée à
dîné par Monsieur le Duc du
Meine, & Mr l'Archevêque
d'A'x sur de ce repas. Il y eut
le soir un grand Concert, après
lequelil veutungrand soupé.
Le Vendredy il y eut un
grand dîné après lequel on
joüa,& sur le soir il y eut Concert qui fut composé de Mr
Buterne Organise du Roy,
qui accompagnoit du Clavecin ;
de Mr Forcroy, qui
jouoit de la Baffe de Viole, "tic
Mr des Costeaux qui joüoit de
la Flute Allemande, & de Mr
Visée,quijoüoit du Theor be.
Mr de Canipistron, de l'Academie Françoise, & attaché
à Monsieur de Vendosme
)
donna après le Mariage leVirelay suivant.
Je veux parlerje ne puis plus me
taire,
Enfin deux Cœurs l'un pour l'au-
,.
tre formez
Sont de leurs feux également
charmez
Ah le beau coup que ïAmour
vient defaire!
Parcentvertusd'un brillant caractere
On njojoit bien
ces Cœursse ressembler;
Mais cejloit, peu comment les
assembler
C'est l'heureux coup quel'Hymen
vient defaire.
Ce Dieufolâtre a
conduit
ce mystere
En Dieusensécar il a
biensenty
Qu'ilfalloit mettre Hymen deson
party
C'est, ~c
jnj(]ua ce jourinsensible,severe,
ENGUIEN avoitdédaignétous les
'VŒUX,
L'Hymen pourtant l'enchaîne de
ses nœuds,
-
C'est, &C.
VENDÔMEenproye ason ardeur
guerrière
3
Nourri de Gloire, affamé de Com- -
bats
Bravoit l'Hymen çy ne s'attendoit pas.
A l'heureux coup que l*Amour
vient de faire.
Il me souvient d'une semblable
affaire
Et quand DU MAINE obtint
l'objet charmant
De ses desirs chacun dit hautement
Ah le beau coup, &c.
Prince D'ANETfcyez donc bien.
tôt Pere D' jeune Mars,d'unfils digne
devous
Afin qu'alors nous chantions encor tous
Ah le beau coup 3
&c. Le Samedi Monsieur de Vcn-
dôme partit sur les 5. ou 6.
heures pour Versaillesoùétoit
le Roy, & le Dimanche il revint coucher à Seaux.
Mariages qui se soient faits
depuis long temps, puisqu'il
s'agit de celuy de Mademoiselle d'Enguien, fille de feuë -
o
S. A. S. Monsieurle Prince, &
d'Anne de Baviere
,
fille d'Edoüard de Baviere, Comte PalatinduRhin, Duc de Baviere,
& de Madame Annede Gonzaçnieo de Cleves, Princesse de
Mantouë, avec Monsieur de
Vendotme.
Ce Prince arriva à Seaux
,
où estoit certe Prince sse
,
le
Mercredy 14. de May l'apresdinée. Il y eur le soir avant soupé un grand Concert de Voix
&d'instrumens dansl'Appartement de MadamelaDuchesse
du Maine, & dont Mr de Malezieu, de l'Académie Françoise, avoit fait les Vers, ausquels on trouva le tour d'esprit qui luy est ordinaire, qui
plurent beaucoup à l'A(Tem-
blée,& qui reçurent de grands
applaudissemens. Ces Vers étoient à la loüange de Macfemoiselle d'Enguien & de Monsieur de Vendosme, & ils
avoient esté mis en Air par un
des Musiciens de S. A. S. Monsieur le Duc du Maine. Il y eut
ensuite un grand soupé, duquel
estoient les familles de Condé
& de Conry, & Monsieur le
Comte deToulouse.
Le lendemain,vers le Midy,
on signa le Contrat de Mariage dans l'Appartement de Madame la Duchesse du Maine.
De là ils allerent à la Chapelle
où ils turent mariez par
Mr l'Archevêque d'A IX
,
assisté du Curé de Scaux,& de
l'Aumônier de Monsieur le
Duc du Maine; cet Archevêque dit la Mené. Toute l'Assemblée fut ensuite traitée à
dîné par Monsieur le Duc du
Meine, & Mr l'Archevêque
d'A'x sur de ce repas. Il y eut
le soir un grand Concert, après
lequelil veutungrand soupé.
Le Vendredy il y eut un
grand dîné après lequel on
joüa,& sur le soir il y eut Concert qui fut composé de Mr
Buterne Organise du Roy,
qui accompagnoit du Clavecin ;
de Mr Forcroy, qui
jouoit de la Baffe de Viole, "tic
Mr des Costeaux qui joüoit de
la Flute Allemande, & de Mr
Visée,quijoüoit du Theor be.
Mr de Canipistron, de l'Academie Françoise, & attaché
à Monsieur de Vendosme
)
donna après le Mariage leVirelay suivant.
Je veux parlerje ne puis plus me
taire,
Enfin deux Cœurs l'un pour l'au-
,.
tre formez
Sont de leurs feux également
charmez
Ah le beau coup que ïAmour
vient defaire!
Parcentvertusd'un brillant caractere
On njojoit bien
ces Cœursse ressembler;
Mais cejloit, peu comment les
assembler
C'est l'heureux coup quel'Hymen
vient defaire.
Ce Dieufolâtre a
conduit
ce mystere
En Dieusensécar il a
biensenty
Qu'ilfalloit mettre Hymen deson
party
C'est, ~c
jnj(]ua ce jourinsensible,severe,
ENGUIEN avoitdédaignétous les
'VŒUX,
L'Hymen pourtant l'enchaîne de
ses nœuds,
-
C'est, &C.
VENDÔMEenproye ason ardeur
guerrière
3
Nourri de Gloire, affamé de Com- -
bats
Bravoit l'Hymen çy ne s'attendoit pas.
A l'heureux coup que l*Amour
vient de faire.
Il me souvient d'une semblable
affaire
Et quand DU MAINE obtint
l'objet charmant
De ses desirs chacun dit hautement
Ah le beau coup, &c.
Prince D'ANETfcyez donc bien.
tôt Pere D' jeune Mars,d'unfils digne
devous
Afin qu'alors nous chantions encor tous
Ah le beau coup 3
&c. Le Samedi Monsieur de Vcn-
dôme partit sur les 5. ou 6.
heures pour Versaillesoùétoit
le Roy, & le Dimanche il revint coucher à Seaux.
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Résumé : Mariage de Mademoiselle d'Enguien, & tout ce qui s'est fait à cette occasion, [titre d'après la table]
Le texte relate le mariage de Mademoiselle d'Enguien, fille du Prince d'Enguien et d'Anne de Bavière, avec Monsieur de Vendôme. La cérémonie se déroula à Sceaux. Le Prince de Vendôme arriva le 14 mai. Un concert fut organisé dans l'appartement de Madame la Duchesse du Maine, avec des vers de Monsieur de Malezieu et de la musique d'un musicien du Duc du Maine. Le lendemain, le contrat de mariage fut signé en présence de l'Archevêque d'Aix et de l'Aumônier du Duc du Maine, suivi d'un dîner offert par le Duc du Maine et l'Archevêque. Le vendredi, un autre dîner et un concert eurent lieu. Monsieur de Canpistron, de l'Académie Française, composa un virielay célébrant l'union des deux cœurs. Le samedi, Monsieur de Vendôme se rendit à Versailles et revint coucher à Sceaux le dimanche.
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760
p. 234-238
Nomination à un Prieuré qui avoit esté oublié dans la derniere Promotion, [titre d'après la table]
Début :
Vous attend peut-estre que je vous parle de l'ouverture [...]
Mots clefs :
Parlement, Promotion, Dom de la Guerinière
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texteReconnaissance textuelle : Nomination à un Prieuré qui avoit esté oublié dans la derniere Promotion, [titre d'après la table]
Vous attendez peut-estre
que je vous parle de l'ouverture d'après Pâques du Parlement; mais il y a
déja plusieurs
années que Mr le Premier President de Harlay, a
supprimé
ces sortes d'ouvertures, qui ne
se font plus qu'après la Saint
Martin. Il a
seulement conlervé les Mercuriales, qui ne se
font qu'à buis clos. Elles ont
esté faites cette année par Mr
Jolly de Fleury Avocat General
,
dont Meissieurs ont cilé
tres-satisfaits. Rien n'estplus
profitable que ces fortes de
Discours lors qu'on s'en acquitte aussi bien qu'a fait cet
Avocat General, qui a
parlé
avec autant d'éloquence que de
bon sens.
Dans la derniere Promotion
des Benefices faire par le Roy
y
lePrieuré de Raveau en Angoumois à
3. lieuës d'Angou-
lesme, qui vaquoit depuis quelque temps
,
avoir esté oublié.
Mais Sa Majesté en signant la
feüille l'a donné à Dom de la
GueriniereReligieux de Grandmont, dont le mérité est generalement reconnu. Ce Religieux n'a que trente ans. Cependant, quoy qu'il foit encore dans un âge si peu avancé, il a
déjà Professé la Philophie & la Theologie dans l'Abbaye de Grandmont, qui est le
Chef de l'Ordre, avec l'ap.
plaudissement de Mr FAbbe
de Grandmont son General,
qui a
la réputation de sçavoir
parfaitement juger du vray
merite.
Dom de la Gueriniere est
d'une tres-bonne Maison du
Maine. Il en ennemi de toutes
les nouveautez. Il défend &
soûtient la saine Doctrine avec
d'autant plus d'ardeur qu'il a
toûjours fait voir une inclination naturelle pour l'amourde
la vérité. Il joint à un profond
sçavoir une vertu solide. La
sincerité en son caractere ; Se
enfin il est d'une modestie singuliere qui se trouve rarement.
dans les personnes qui peuvent véritablement se flatter
d'avoir d'aussi beaux & d'aussi
heureux talens que ce digne
Religieux.
que je vous parle de l'ouverture d'après Pâques du Parlement; mais il y a
déja plusieurs
années que Mr le Premier President de Harlay, a
supprimé
ces sortes d'ouvertures, qui ne
se font plus qu'après la Saint
Martin. Il a
seulement conlervé les Mercuriales, qui ne se
font qu'à buis clos. Elles ont
esté faites cette année par Mr
Jolly de Fleury Avocat General
,
dont Meissieurs ont cilé
tres-satisfaits. Rien n'estplus
profitable que ces fortes de
Discours lors qu'on s'en acquitte aussi bien qu'a fait cet
Avocat General, qui a
parlé
avec autant d'éloquence que de
bon sens.
Dans la derniere Promotion
des Benefices faire par le Roy
y
lePrieuré de Raveau en Angoumois à
3. lieuës d'Angou-
lesme, qui vaquoit depuis quelque temps
,
avoir esté oublié.
Mais Sa Majesté en signant la
feüille l'a donné à Dom de la
GueriniereReligieux de Grandmont, dont le mérité est generalement reconnu. Ce Religieux n'a que trente ans. Cependant, quoy qu'il foit encore dans un âge si peu avancé, il a
déjà Professé la Philophie & la Theologie dans l'Abbaye de Grandmont, qui est le
Chef de l'Ordre, avec l'ap.
plaudissement de Mr FAbbe
de Grandmont son General,
qui a
la réputation de sçavoir
parfaitement juger du vray
merite.
Dom de la Gueriniere est
d'une tres-bonne Maison du
Maine. Il en ennemi de toutes
les nouveautez. Il défend &
soûtient la saine Doctrine avec
d'autant plus d'ardeur qu'il a
toûjours fait voir une inclination naturelle pour l'amourde
la vérité. Il joint à un profond
sçavoir une vertu solide. La
sincerité en son caractere ; Se
enfin il est d'une modestie singuliere qui se trouve rarement.
dans les personnes qui peuvent véritablement se flatter
d'avoir d'aussi beaux & d'aussi
heureux talens que ce digne
Religieux.
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Résumé : Nomination à un Prieuré qui avoit esté oublié dans la derniere Promotion, [titre d'après la table]
Le texte aborde deux sujets principaux. Premièrement, il mentionne la suppression des ouvertures du Parlement après Pâques, remplacées par les Mercuriales, des discours tenus à huis clos. Cette année, ces discours ont été prononcés par Monsieur Jolly de Fleury, Avocat Général, et ont été très bien accueillis. Les discours de ce type sont jugés profitables lorsqu'ils sont bien exécutés, ce que Monsieur Jolly de Fleury a réussi à faire avec éloquence et bon sens. Deuxièmement, le texte évoque la promotion des bénéfices par le roi, notamment le prieuré de Raveau en Angoumois, vacant depuis quelque temps et oublié. Le roi a attribué ce prieuré à Dom de la Guerinière, un religieux de l'ordre de Grandmont, reconnu pour son mérite. Dom de la Guerinière, âgé de trente ans, a enseigné la philosophie et la théologie à l'abbaye de Grandmont, sous l'approbation de l'abbé de Grandmont, son général. Issu d'une bonne famille du Maine, il est connu pour son opposition aux nouveautés et son soutien à la saine doctrine. Il est décrit comme ayant un profond savoir, une vertu solide, une sincérité de caractère et une modestie rare parmi les personnes talentueuses.
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761
p. 241-243
Mr le Maréchal Duc de Bervick, est nommé Pair de France, [titre d'après la table]
Début :
Je ne vous ay point encore dit que le Roy avoit créé Duc [...]
Mots clefs :
Pair de France, Duc de Berwick
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texteReconnaissance textuelle : Mr le Maréchal Duc de Bervick, est nommé Pair de France, [titre d'après la table]
Je ne vous ay point encore
dit que le Roy avoit créé Duc
&Pair de France, Mr le Maréchal Duc de Berwick. J'attendois qu'il fût reçu au Parlement
pour vous en parler
,
ce que
l'on avoit laissé en suspens, u
on laissoit mesme répandre le
bruit que cette Recc ption se
feroit avant qu'il partit pour
aller commander l'Armée de
Dauphiné;maistout cela n'é-
toit qu'une adresse pour empêcher les Alliez de croire qu'il
irait servir cette Campagne en
Flandre. Aussi, jamais na t-on
parlé si diversement d'un départ, & le jour mêmequ'il est
party, personne ne pouvoit
assurer qu'il partiroic. Ceux qui
connoissent parfaitement ce
Maréchal font charmez de sa
conduite, & sur tout ceux qui
se sont trouvez à la Bataille
d'Almanza. Jamais General n'a
gardé plus de sens froid dans
lesCombats. Il s'esttrouvé par
tout dans cette fameuse BatailIci il a tout examiné par luy-
niernie; il a
donné ordre à
tout, & il s'yest acquisune
estime générale.Ceux qui l'ont
vu commander en Dauphiné,
ne sont pas moins charmez de
sa conduite & de sa fermeté,
& disent que voyant tout par
luy mesme, il est impossible de
le surprendre en la moindre
chose.
dit que le Roy avoit créé Duc
&Pair de France, Mr le Maréchal Duc de Berwick. J'attendois qu'il fût reçu au Parlement
pour vous en parler
,
ce que
l'on avoit laissé en suspens, u
on laissoit mesme répandre le
bruit que cette Recc ption se
feroit avant qu'il partit pour
aller commander l'Armée de
Dauphiné;maistout cela n'é-
toit qu'une adresse pour empêcher les Alliez de croire qu'il
irait servir cette Campagne en
Flandre. Aussi, jamais na t-on
parlé si diversement d'un départ, & le jour mêmequ'il est
party, personne ne pouvoit
assurer qu'il partiroic. Ceux qui
connoissent parfaitement ce
Maréchal font charmez de sa
conduite, & sur tout ceux qui
se sont trouvez à la Bataille
d'Almanza. Jamais General n'a
gardé plus de sens froid dans
lesCombats. Il s'esttrouvé par
tout dans cette fameuse BatailIci il a tout examiné par luy-
niernie; il a
donné ordre à
tout, & il s'yest acquisune
estime générale.Ceux qui l'ont
vu commander en Dauphiné,
ne sont pas moins charmez de
sa conduite & de sa fermeté,
& disent que voyant tout par
luy mesme, il est impossible de
le surprendre en la moindre
chose.
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Résumé : Mr le Maréchal Duc de Bervick, est nommé Pair de France, [titre d'après la table]
Le roi a nommé le maréchal duc de Berwick duc et pair de France. Sa réception au Parlement a été retardée pour éviter que les alliés ne pensent qu'il irait servir en Flandre. Son départ pour commander l'armée de Dauphiné a été marqué par des rumeurs et des incertitudes jusqu'au dernier moment. Berwick est apprécié pour sa conduite, notamment par ceux ayant participé à la bataille d'Almanza. Lors de cette bataille, il a montré un grand sang-froid et une maîtrise exceptionnelle, examinant et ordonnant tout personnellement, ce qui lui a valu une estime générale. Sa conduite et sa fermeté en Dauphiné ont également été louées, soulignant son attention aux détails et sa capacité à anticiper les situations.
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762
p. 243-245
Serment presté entre les mains du Roy par Mr le Bret, pour la Charge de Premier President du Parlement d'Aix, [titre d'après la table]
Début :
Voicy un Article qui regarde une autre prestation de serment. [...]
Mots clefs :
Serment, Premier président du Parlement d'Aix, Charge
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Serment presté entre les mains du Roy par Mr le Bret, pour la Charge de Premier President du Parlement d'Aix, [titre d'après la table]
Voicy un Article qui regarde une autre prestation de serment. Mr le Bret Intendant de
Provence, dont j'ay souvent
eu occasion de vous parler, &
dont le mérité & les services
sontgeneralement reconnus,
vient de recevoir des marques
que le Roy a
de la satisfaction
de ses services, & vient de
prester ferment entre les mains
de Sa Majesté, de la Charge de
Premier Président du Parlement d'Aix. Comme la Provence a
toûjours elle satisfaite
de ses maniérés d'agir dans
D
toutes les choses où il a
esté
employé par le Roy, il n'y a
pas lieu de douter qu'elle n'aie
beaucoup de joye de le voir élevé à la teste d'un Parlement
où il pourra tous les jours faire connoître aux Provençaux
l'amour qu'il a pour eux en
les servant,& en leurrendant
justice en tout ce qu'il pourra.
Provence, dont j'ay souvent
eu occasion de vous parler, &
dont le mérité & les services
sontgeneralement reconnus,
vient de recevoir des marques
que le Roy a
de la satisfaction
de ses services, & vient de
prester ferment entre les mains
de Sa Majesté, de la Charge de
Premier Président du Parlement d'Aix. Comme la Provence a
toûjours elle satisfaite
de ses maniérés d'agir dans
D
toutes les choses où il a
esté
employé par le Roy, il n'y a
pas lieu de douter qu'elle n'aie
beaucoup de joye de le voir élevé à la teste d'un Parlement
où il pourra tous les jours faire connoître aux Provençaux
l'amour qu'il a pour eux en
les servant,& en leurrendant
justice en tout ce qu'il pourra.
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Résumé : Serment presté entre les mains du Roy par Mr le Bret, pour la Charge de Premier President du Parlement d'Aix, [titre d'après la table]
L'article annonce la nomination de M. le Bret comme Premier Président du Parlement d'Aix. Le roi salue ses services et son mérite. La Provence approuve cette promotion, espérant que M. le Bret continuera à rendre justice aux Provençaux.
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763
p. 245-248
Cahiers des Etats de Bourgogne, presentez au Roy, [titre d'après la table]
Début :
Je vous parlay l'année derniere de la tenuë des Etats de [...]
Mots clefs :
États de Bourgogne, Province
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Cahiers des Etats de Bourgogne, presentez au Roy, [titre d'après la table]
Je vous parlay l'année derniere de la tenue des Etats de
Bourgogne. Vous sçavez, que
cette Province qui en des plus
zélées du Royaume pour le
bien de l'Etar
,
tant à cause
de sa fidélité pour le Roy qui
luy est naturelle, que par les
exemples que luy en ont donné les Princes du Sang qui en
ont esté Gouverneurs, s'est
toûjourssurpassée lors qu'il a
esté question des Dons gratuits qu'elle est obligée de faire tous les trois ans, ainsi que
font tousles autres Païs d'Etats.
Je vous envoyai alors un détail
des genereux efforts qu'elle fie
en cette occasion
,
& je vous
fis voir en mesme temps ce que
feuë S. A. S. Monsieur le Duc
fit en cette occasion pour le
bien de l'Etat, & pour soulager la Province, en forte que
malgré la difficulté du temps,
tout se passa au gré du Roy,
& à la satisfactionduPeriple.
Il est vray que ce Prince fit des
choses surprenantes, & qu'il
sacrifia beaucoup de droits qui
lui appartenoient.
Les Deputez de ces mesmes
Etats, qui sont Mr l'Abbé de
Druys pour le Clergé; Mr lc)
Comte d'Epinac pour la Noblesse) & Mr le Meullier, Maire
de la Ville de Semur, pour le
Tiers Etat, viennent de presenter à Sa Majesté les Cahiers
de la Province, & ils ont esté
conduits à la maniéré accoûtumée, ayant esté presentez par
Mr le Marquis de la Vrilliere
Secretaire d'Etat, & conduits
par Mr des Granges, Maître
des Ceremonies; & ils ont eu
Audiance de toute la Maison
Royale. S. A. S. Monsieur le
Duc, auroit tenu le premier
rang à cette fonction, sans son
départ pour l'Armée.Vous
scavez la grande impatience
de ce jeune Prince-pour courir
à la gloire, & qu'il seroit party beaucoup plûtôt qui n'a
fait, si des- ordres particuliers
di* Roy ne l'eussent arresté ;
qu'il est presentement à la telle
du Regiment de Condé Cavalerie où il espere faire connoître qu'il estdu même Sang,
& qu'il ressent la mesme ardeur donr tous ses Ayeuls ont
esté animez
Bourgogne. Vous sçavez, que
cette Province qui en des plus
zélées du Royaume pour le
bien de l'Etar
,
tant à cause
de sa fidélité pour le Roy qui
luy est naturelle, que par les
exemples que luy en ont donné les Princes du Sang qui en
ont esté Gouverneurs, s'est
toûjourssurpassée lors qu'il a
esté question des Dons gratuits qu'elle est obligée de faire tous les trois ans, ainsi que
font tousles autres Païs d'Etats.
Je vous envoyai alors un détail
des genereux efforts qu'elle fie
en cette occasion
,
& je vous
fis voir en mesme temps ce que
feuë S. A. S. Monsieur le Duc
fit en cette occasion pour le
bien de l'Etat, & pour soulager la Province, en forte que
malgré la difficulté du temps,
tout se passa au gré du Roy,
& à la satisfactionduPeriple.
Il est vray que ce Prince fit des
choses surprenantes, & qu'il
sacrifia beaucoup de droits qui
lui appartenoient.
Les Deputez de ces mesmes
Etats, qui sont Mr l'Abbé de
Druys pour le Clergé; Mr lc)
Comte d'Epinac pour la Noblesse) & Mr le Meullier, Maire
de la Ville de Semur, pour le
Tiers Etat, viennent de presenter à Sa Majesté les Cahiers
de la Province, & ils ont esté
conduits à la maniéré accoûtumée, ayant esté presentez par
Mr le Marquis de la Vrilliere
Secretaire d'Etat, & conduits
par Mr des Granges, Maître
des Ceremonies; & ils ont eu
Audiance de toute la Maison
Royale. S. A. S. Monsieur le
Duc, auroit tenu le premier
rang à cette fonction, sans son
départ pour l'Armée.Vous
scavez la grande impatience
de ce jeune Prince-pour courir
à la gloire, & qu'il seroit party beaucoup plûtôt qui n'a
fait, si des- ordres particuliers
di* Roy ne l'eussent arresté ;
qu'il est presentement à la telle
du Regiment de Condé Cavalerie où il espere faire connoître qu'il estdu même Sang,
& qu'il ressent la mesme ardeur donr tous ses Ayeuls ont
esté animez
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Résumé : Cahiers des Etats de Bourgogne, presentez au Roy, [titre d'après la table]
L'auteur souligne la fidélité de la province de Bourgogne envers le roi et son zèle pour le bien de l'État, notamment à travers les dons gratuits effectués tous les trois ans. L'année précédente, il avait déjà rapporté la tenue des États de Bourgogne et les actions du duc défunt pour soulager la province malgré les difficultés. Récemment, les députés des États de Bourgogne, représentant le clergé, la noblesse et le tiers état, ont présenté à Sa Majesté les cahiers de la province. Ils ont été introduits par le marquis de La Vrillière, secrétaire d'État, et conduits par des Granges, maître des cérémonies, et ont eu audience de toute la maison royale. Le duc, qui aurait dû tenir le premier rang lors de cette fonction, est parti pour l'armée, animé par une grande impatience de courir à la gloire. Il se trouve actuellement au sein du régiment de Condé cavalerie, espérant y prouver sa valeur et son ardeur héritée de ses ancêtres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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764
p. 256-263
Nouvelles Expeditions de Mer, [titre d'après la table]
Début :
Quoy que les Nouvelles publiques vous ayent appris plusieurs [...]
Mots clefs :
Expéditions de Mer, Vaisseaux, Marine, Sucre, Cacao
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Expeditions de Mer, [titre d'après la table]
Quoy que les Nouvelles publiques vous ayent appris plufleurs Expéditions de Mer, je
vous en envoyc un Memoire
beaucoup plus ample que celuy que vous avez déja vû. Je
ne laisseray pas de vous repeter ce que porte celuy qui a
déjaesté rendu public, où il se
trouve même quelques circonstances dffirenrcs. --.t
* >• *
DeS.Ma!olep.Mayi7io,
*" +. Les Vaisseaux le Curieux &,
le Diligent venant de Moka
dans la Mer rouge sont arrivez. En faisant leur route pour
1
se rendre à Moka ils prirent
vers les 23. degrez 50. mi-
nutes Sud, après cinq heures
de combat le VaitTeauleVainqueurdeMiddelbourg de trente-six Canons montez, de
205 hommes d'équipage, &
de 800. tonneaux qui alloit
à Batavia. Il estoit chargé de
50. milleducatons, de 30. mille piastres en or, & de 1jo/
milleflorins en marchandises.
Ils arriverent à Moka au mois
de Janvier 170.9. ils furent tresbien reçus par le Roy & par
les Peuples de ce Pays; ayant
eu la permission de traiter à
trois pour cent de droits, quoy
que les autres Nations en
payent plus de lix. Aprés leur
départ de Moka ils prirent le
Vaisseau Hollandois nommé
le Quismy, de 24. canons & de
800. tonneaux sorti de Batavia pour Surate chargé de deux
cens douze mille cinq cens livres de poivre, de cinq cens soixante dix-huit mille huit cens
quatre-vingt sept livresde fucrc
en poudre, de cent huit mille livres de sucre candy, de dixhuit mille cent soixante & dixsept livres de dents d'Eléphant,
de trenteneufmille cent vingtcinq livres de cuivre du Japon,
de quarante mille livres d'alun,
& de cinquante milliers de fer
en petites barres.LeVaisseau le
Diligent est chargé de 1700.
balles de Caffé pesant deux
cent cinquante livres chacune,
& le Curieux de deux mille
trois cens aussi de deux cens
cinquante livres chacune.
La Couronne Corsaire de S.
Malo y a
amené un Vaisseau
d'Amsterdamde six-vingt tonneaux venant de Curasso, chargé de cacao, de sucre, de tabac, de cuirs, & de bois de
Campesche, estimé trentemille écus. Ce Bastiment estoit
parti de Curasso avec une t.Flu-
te de trois cens tonneaux, qui
a
aussi esté prisele iy Avril
par deux Vaisseaux de Saint
Malo.
Le Corsaire le S.Jan de Rot:
cofde 6. canons a
pris sur les
Sorlingues le 16.le Navire les
cinq Sœurs de Middelbourg,
Interlope Hollandois, qui venoit de la Coste de la Mine. Il
s'y esttrouvé250. marcs de
poudre d'or, dix milliers de
morfil & quelques autres marchandises de Traitte. Le Capitaine François a
esté dangereusement blessé
)
& le Capitaine Hollandoistué. Les Ar..
mateurs auront prés de quinze
pour un de profit.
La Fregate du Roy la Nymphe venant de la Martinique
,
estarrivée à la Rochelle. Mr
du Gué qui la commande a
pris un Corsaire Anglois forti
d'Antigue.
UnVaisseau de h même
Nation,chargé de planches
& de merrcin.
Un autrevenantde Nieves,
chargé de sucre
,
& un autre
qui vient de la Barbade aussi
chargé de sucre.
La Fregate de S. Malo l4
Reine el'EsPagne, cil arrivée à
laRochelle, venant del'Amerique richement chargée.
Mr Porée commandant la
Fregate laBecasse a pris &conduit au Port-Louis un Corsairedc Gersé.
Je crois que vous apprendrez toutes ces Prises avec
beaucoup de plaisir, tant à
cause de l'honneur qu'elles
font à la Marine de France
„
que des avantages que la Nation en retire.
vous en envoyc un Memoire
beaucoup plus ample que celuy que vous avez déja vû. Je
ne laisseray pas de vous repeter ce que porte celuy qui a
déjaesté rendu public, où il se
trouve même quelques circonstances dffirenrcs. --.t
* >• *
DeS.Ma!olep.Mayi7io,
*" +. Les Vaisseaux le Curieux &,
le Diligent venant de Moka
dans la Mer rouge sont arrivez. En faisant leur route pour
1
se rendre à Moka ils prirent
vers les 23. degrez 50. mi-
nutes Sud, après cinq heures
de combat le VaitTeauleVainqueurdeMiddelbourg de trente-six Canons montez, de
205 hommes d'équipage, &
de 800. tonneaux qui alloit
à Batavia. Il estoit chargé de
50. milleducatons, de 30. mille piastres en or, & de 1jo/
milleflorins en marchandises.
Ils arriverent à Moka au mois
de Janvier 170.9. ils furent tresbien reçus par le Roy & par
les Peuples de ce Pays; ayant
eu la permission de traiter à
trois pour cent de droits, quoy
que les autres Nations en
payent plus de lix. Aprés leur
départ de Moka ils prirent le
Vaisseau Hollandois nommé
le Quismy, de 24. canons & de
800. tonneaux sorti de Batavia pour Surate chargé de deux
cens douze mille cinq cens livres de poivre, de cinq cens soixante dix-huit mille huit cens
quatre-vingt sept livresde fucrc
en poudre, de cent huit mille livres de sucre candy, de dixhuit mille cent soixante & dixsept livres de dents d'Eléphant,
de trenteneufmille cent vingtcinq livres de cuivre du Japon,
de quarante mille livres d'alun,
& de cinquante milliers de fer
en petites barres.LeVaisseau le
Diligent est chargé de 1700.
balles de Caffé pesant deux
cent cinquante livres chacune,
& le Curieux de deux mille
trois cens aussi de deux cens
cinquante livres chacune.
La Couronne Corsaire de S.
Malo y a
amené un Vaisseau
d'Amsterdamde six-vingt tonneaux venant de Curasso, chargé de cacao, de sucre, de tabac, de cuirs, & de bois de
Campesche, estimé trentemille écus. Ce Bastiment estoit
parti de Curasso avec une t.Flu-
te de trois cens tonneaux, qui
a
aussi esté prisele iy Avril
par deux Vaisseaux de Saint
Malo.
Le Corsaire le S.Jan de Rot:
cofde 6. canons a
pris sur les
Sorlingues le 16.le Navire les
cinq Sœurs de Middelbourg,
Interlope Hollandois, qui venoit de la Coste de la Mine. Il
s'y esttrouvé250. marcs de
poudre d'or, dix milliers de
morfil & quelques autres marchandises de Traitte. Le Capitaine François a
esté dangereusement blessé
)
& le Capitaine Hollandoistué. Les Ar..
mateurs auront prés de quinze
pour un de profit.
La Fregate du Roy la Nymphe venant de la Martinique
,
estarrivée à la Rochelle. Mr
du Gué qui la commande a
pris un Corsaire Anglois forti
d'Antigue.
UnVaisseau de h même
Nation,chargé de planches
& de merrcin.
Un autrevenantde Nieves,
chargé de sucre
,
& un autre
qui vient de la Barbade aussi
chargé de sucre.
La Fregate de S. Malo l4
Reine el'EsPagne, cil arrivée à
laRochelle, venant del'Amerique richement chargée.
Mr Porée commandant la
Fregate laBecasse a pris &conduit au Port-Louis un Corsairedc Gersé.
Je crois que vous apprendrez toutes ces Prises avec
beaucoup de plaisir, tant à
cause de l'honneur qu'elles
font à la Marine de France
„
que des avantages que la Nation en retire.
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Résumé : Nouvelles Expeditions de Mer, [titre d'après la table]
Le document décrit plusieurs expéditions maritimes et prises de vaisseaux par des corsaires français. Les vaisseaux *Le Curieux* et *Le Diligent*, revenus de Moka dans la mer Rouge, ont capturé le vaisseau hollandais *Le Vainqueur de Middelbourg*, chargé de 50 000 ducats, 30 000 piastres en or et 130 000 florins en marchandises. Ils ont également pris *Le Quismy*, un vaisseau hollandais transportant du poivre, du sucre, des dents d'éléphant, du cuivre et d'autres marchandises. *Le Diligent* transportait 1 700 balles de café, et *Le Curieux* 2 300 balles. La couronne corsaire de Saint-Malo a capturé un vaisseau d'Amsterdam chargé de cacao, sucre, tabac et bois de Campêche. Le corsaire *Le Saint-Jean de Rotcoff* a pris le navire *Les cinq Sœurs* près des Sorlingues, trouvant à bord 250 marcs de poudre d'or et 10 000 morfil. La frégate royale *La Nymphe* a capturé un corsaire anglais près d'Antigua. Plusieurs autres vaisseaux, chargés de planches, de sucre et de marchandises diverses, ont également été pris. Ces prises sont saluées pour l'honneur qu'elles apportent à la marine française et les avantages qu'elles procurent à la nation.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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765
p. 271-278
Discours faits par Mr Hervé à Mr de Beauharnois, Intendant de la Rochelle, & de la Marine au Port de Rochefort, [titre d'après la table]
Début :
Comme ma Lettre est susceptible de toutes sortes de matieres, [...]
Mots clefs :
Discours, Ordres, Mr de Beauharnais, Rochefort
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Discours faits par Mr Hervé à Mr de Beauharnois, Intendant de la Rochelle, & de la Marine au Port de Rochefort, [titre d'après la table]
Comme ma Lettre estsusceptible de toutes fortes de
matieres, je vous envoye un
Discours fait à Mr de Beauharnois dont je vous ay déja entretenu des grands Emplois.
Vous sçavez qu'il est presentement Intendant de la Generalité de la Rochelle & de la Marine, au Port de Rochefort.
Ce Discours fut prononcé le
16e May par Mr HervéPresi-
dent au SiegeRoyal de Rochefort.
MONSEIGNEUR,
Ce n'estpasfeulement legenie
superieur, mais c'est aussi la majestéde nostre Souverain,qui brille dans le choixqu'ilfait des Sujetspropres pour remplirlesCharges considerables, & les principaux Emplois deson Etat. En
effetrienn'estpluscapablededonner une haute idée desesperfections
,
e-rd'wfyirer desfnlimens
respectueux poursasuprême Dignité, quelorsque les premiers
Ministres de ses volontez expliquent les ordres de Sa Majesté.
Llinfinous reverrons tous ceux qui
ont l'honneur d'estrechargez
de l'execution de ses ordres, CT
nous reverrons en vous [on zele
pour la Religion,son amour pour,
la Justice, &fin attention singuliere au bien & au soulagement
desesSujets. Vousavezdéjafait
admirer dans le nouveau Monde toutes les Vertus Royales de
LOUIS LE GRAND. Mais
ceferoit peu que de les avoir exposées à la seule veneration des
Peuples qui habitent au de-là des
mers; (;7 de n'avoirsoûtenu 14
gloire de son regne que dans les
froids climatsd'une partie de i.Amerique
,
si vous ne faijte% pas
aujjt respecterson nom dans rEurope. Il ne manquoit à V. G.pour
unsiloüabledessin
3
que le Poste
important dont il asçurecompenser en dernier lieu vos services
p1[p%* present que semblable
àl'Ange dont nous
parleS.Jean,
vous avez un piedsur la terre,
&l'autresur la mer, vous vous
trouve^ en
place & dans unesituation à faire redouter sur ces
deux Elemens les forces de la
France. Il est vray que diversement occupé par vos differentes
jonctions vos regards seront necefairementpartar'ieK comme l'étoientceux de Janus. Maissans
rien perdre de vûë vous les porterezd'un costésur les détails de la
Marine,&d'un autresur les affaires de la Generalité. Vousy
estestses entré,Monseigneur,sous les entre
,,
Monseigneur, fous les
favorables auspices d'une paix
prochaine, qu'en devons-nous augurer que lebiende l'Etat, &la
félicité publique? Heureuse donc
la destinée des Provinces de Xaintonge & d'Aunis; & heureux
en particulier le fort devos treshumbles & tres-obeeansferviteurs.
AUTRE DISCOURS
Fait par le même pour l'Hôtel de Ville.
MONSEIGNEUR,
La perte que nous avonsfaite
ne pouvoit fifre reparée que par un
des premiers hommes du siecle.
Maissipoursoûtenir le titre glorieux d'Intendant deJustice, Police, Finances, & Marine, il est
necessaire d'avoir d'éminentes qualitck qui répondent à
ces
differentesfonctions. La Renomméeapris
le soin de publier par tout qu'à
l'exemple du Sage vousfaites toûjours presiderl'équité dans HJOS
Ju.
gemens«Quavec la salutaire pré1voyance de Joseph
,
vous aue;C
faitgoûter les fruits d'une bonne
Police au Peuple que Sa Majesxtiauoitfournis à
vos ordres. Qie
,Jans l'œconomie des Finances du
Prince vous ave% mérité les éloges que l'Esprit de véritédonneau
serviteur prudent & fidele ; &
qu'enfin vostre habileté dans les
mdjfaires maritimes surpasse celle
des Officiers qui fous le regne du
plus puissant Roy d'Israèlleservirentsi utilement dans la Mari- ne
qu'ils procurerent a ses Etats
uneprodigieuse abondance des choJes mêmeles plus rares, & les
plus precieuses. Fasse le Ciel que
de tant de vertus réünies dans V.
G. la France en retire à jamais
tous les grands avantages qu'elle
en doit esperer; &quesous votre
favorable &puissante protection
cette Ville na,antejouee de ses
Privileges, prenne d'heureux accroissemens, &soitdélivréepour
toûjours de l'estat déplorable où le
malheur des temps l'aréduite. Ce
font les souhaits, Monseigneur,
de vos tres-humbles &tres-obéïssansserviteur
matieres, je vous envoye un
Discours fait à Mr de Beauharnois dont je vous ay déja entretenu des grands Emplois.
Vous sçavez qu'il est presentement Intendant de la Generalité de la Rochelle & de la Marine, au Port de Rochefort.
Ce Discours fut prononcé le
16e May par Mr HervéPresi-
dent au SiegeRoyal de Rochefort.
MONSEIGNEUR,
Ce n'estpasfeulement legenie
superieur, mais c'est aussi la majestéde nostre Souverain,qui brille dans le choixqu'ilfait des Sujetspropres pour remplirlesCharges considerables, & les principaux Emplois deson Etat. En
effetrienn'estpluscapablededonner une haute idée desesperfections
,
e-rd'wfyirer desfnlimens
respectueux poursasuprême Dignité, quelorsque les premiers
Ministres de ses volontez expliquent les ordres de Sa Majesté.
Llinfinous reverrons tous ceux qui
ont l'honneur d'estrechargez
de l'execution de ses ordres, CT
nous reverrons en vous [on zele
pour la Religion,son amour pour,
la Justice, &fin attention singuliere au bien & au soulagement
desesSujets. Vousavezdéjafait
admirer dans le nouveau Monde toutes les Vertus Royales de
LOUIS LE GRAND. Mais
ceferoit peu que de les avoir exposées à la seule veneration des
Peuples qui habitent au de-là des
mers; (;7 de n'avoirsoûtenu 14
gloire de son regne que dans les
froids climatsd'une partie de i.Amerique
,
si vous ne faijte% pas
aujjt respecterson nom dans rEurope. Il ne manquoit à V. G.pour
unsiloüabledessin
3
que le Poste
important dont il asçurecompenser en dernier lieu vos services
p1[p%* present que semblable
àl'Ange dont nous
parleS.Jean,
vous avez un piedsur la terre,
&l'autresur la mer, vous vous
trouve^ en
place & dans unesituation à faire redouter sur ces
deux Elemens les forces de la
France. Il est vray que diversement occupé par vos differentes
jonctions vos regards seront necefairementpartar'ieK comme l'étoientceux de Janus. Maissans
rien perdre de vûë vous les porterezd'un costésur les détails de la
Marine,&d'un autresur les affaires de la Generalité. Vousy
estestses entré,Monseigneur,sous les entre
,,
Monseigneur, fous les
favorables auspices d'une paix
prochaine, qu'en devons-nous augurer que lebiende l'Etat, &la
félicité publique? Heureuse donc
la destinée des Provinces de Xaintonge & d'Aunis; & heureux
en particulier le fort devos treshumbles & tres-obeeansferviteurs.
AUTRE DISCOURS
Fait par le même pour l'Hôtel de Ville.
MONSEIGNEUR,
La perte que nous avonsfaite
ne pouvoit fifre reparée que par un
des premiers hommes du siecle.
Maissipoursoûtenir le titre glorieux d'Intendant deJustice, Police, Finances, & Marine, il est
necessaire d'avoir d'éminentes qualitck qui répondent à
ces
differentesfonctions. La Renomméeapris
le soin de publier par tout qu'à
l'exemple du Sage vousfaites toûjours presiderl'équité dans HJOS
Ju.
gemens«Quavec la salutaire pré1voyance de Joseph
,
vous aue;C
faitgoûter les fruits d'une bonne
Police au Peuple que Sa Majesxtiauoitfournis à
vos ordres. Qie
,Jans l'œconomie des Finances du
Prince vous ave% mérité les éloges que l'Esprit de véritédonneau
serviteur prudent & fidele ; &
qu'enfin vostre habileté dans les
mdjfaires maritimes surpasse celle
des Officiers qui fous le regne du
plus puissant Roy d'Israèlleservirentsi utilement dans la Mari- ne
qu'ils procurerent a ses Etats
uneprodigieuse abondance des choJes mêmeles plus rares, & les
plus precieuses. Fasse le Ciel que
de tant de vertus réünies dans V.
G. la France en retire à jamais
tous les grands avantages qu'elle
en doit esperer; &quesous votre
favorable &puissante protection
cette Ville na,antejouee de ses
Privileges, prenne d'heureux accroissemens, &soitdélivréepour
toûjours de l'estat déplorable où le
malheur des temps l'aréduite. Ce
font les souhaits, Monseigneur,
de vos tres-humbles &tres-obéïssansserviteur
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Résumé : Discours faits par Mr Hervé à Mr de Beauharnois, Intendant de la Rochelle, & de la Marine au Port de Rochefort, [titre d'après la table]
Le texte est une lettre accompagnant deux discours prononcés par Monsieur Hervé, Président au Siège Royal de Rochefort, le 16 mai. Le premier discours est adressé à Monsieur de Beauharnois, Intendant de la Généralité de La Rochelle et de la Marine au Port de Rochefort. Monsieur Hervé loue la sagesse du souverain dans le choix de ses sujets pour des charges importantes et met en avant les qualités de Monsieur de Beauharnois, notamment son zèle pour la religion, son amour pour la justice et son attention au bien-être des sujets. Il souligne également l'importance de ses services tant sur terre que sur mer et exprime l'espoir d'une paix prochaine. Le second discours, prononcé à l'Hôtel de Ville, salue l'arrivée de Monsieur de Beauharnois comme Intendant de Justice, Police, Finances et Marine. Il souligne ses qualités éminentes et ses succès dans diverses fonctions, comparant ses actions à celles de figures bibliques comme Joseph. Le discours exprime le souhait que ses vertus apportent de grands avantages à la France et que la ville profite de ses privilèges et connaisse une prospérité accrue.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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766
p. 291
Prise de cinq Vaisseaux Anglois, [titre d'après la table]
Début :
Nous apprenons, par les Anglois mesmes, puisque c'est [...]
Mots clefs :
Anglais, Vaisseau, Prise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Prise de cinq Vaisseaux Anglois, [titre d'après la table]
Nous apprenons, par les
Anglôis mesmes, puisque c'est
par
1 unVaisseau arriveen 29.
jours de la Jamaïque à Bristol,
que quatre Vaisseaux de guerre
François avoient pris l'Heureux
retour, Brigantin, & quatre autres Navires sur la Coste de
Guinée, & que sur l'un de ces derniers il y
avoit 500. Negre
Anglôis mesmes, puisque c'est
par
1 unVaisseau arriveen 29.
jours de la Jamaïque à Bristol,
que quatre Vaisseaux de guerre
François avoient pris l'Heureux
retour, Brigantin, & quatre autres Navires sur la Coste de
Guinée, & que sur l'un de ces derniers il y
avoit 500. Negre
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767
p. 292
Affaires d'Espagne, [titre d'après la table]
Début :
Je ne vous dis rien des Affaires d'Espagne, selon toutes [...]
Mots clefs :
Espagne, Armée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Affaires d'Espagne, [titre d'après la table]
Je ne vous dis rien des Affaires d'Espagne, selontoutes
les apparences, elles ne peuvent aller mieux, & l'amour
des Espagnols fcmblc tous leaJ
jours augmenter pour leur legitime Roy, quoy qu'il ait
pa-j
ru depuis long-tempsqu'il rïC;
pouvoit aller plus loin. Il s'est
rendu maistre de Balaguer, &
les Aragonoisfontvoir pour
ce Prince une ardeur, & une
fidelité incroyables. On ne
peut voir d'Armée mieux regtée sans superflu,parce que lesuperflu retranchémet rou-1
tes choses dans l'abondance.
les apparences, elles ne peuvent aller mieux, & l'amour
des Espagnols fcmblc tous leaJ
jours augmenter pour leur legitime Roy, quoy qu'il ait
pa-j
ru depuis long-tempsqu'il rïC;
pouvoit aller plus loin. Il s'est
rendu maistre de Balaguer, &
les Aragonoisfontvoir pour
ce Prince une ardeur, & une
fidelité incroyables. On ne
peut voir d'Armée mieux regtée sans superflu,parce que lesuperflu retranchémet rou-1
tes choses dans l'abondance.
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Résumé : Affaires d'Espagne, [titre d'après la table]
Le texte évoque une amélioration de la situation en Espagne, où l'amour des Espagnols pour leur roi légitime croît malgré sa longue règne. Le roi a récemment pris le contrôle de Balaguer. Les Aragonais montrent une grande fidélité. L'armée espagnole est bien organisée, sans excès, même en période d'abondance.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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768
p. 293-294
Affaires de Flandre, [titre d'après la table]
Début :
A l'égard des Affaires de Flandre, je me trouve obligé [...]
Mots clefs :
Flandre, Siège
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Affaires de Flandre, [titre d'après la table]
A l'égard des Affaires de
Flandre,je me trouve obligé
de finir ma Lettre sans pouvoir dire à quoy elles aboutiront. Dés que les Ennemis ont
vu que l'on marchoit à eux,
la peur les a
saisîs;ils se sont
retirez dans leurs retranchemens dont ils estoient sortis
pour marc her vers nous;ils
ont fait venir une partie des
Troupes qui font le Siege de
Douay, & Mr d'Albergotti
s'etf servy à propos de cette
occasion pour faire une sortie
qui a
comblé tous leurs travaux; de maniere que le Siege
de cette Place pourra durer encore plus long-temps qu'il n'a
fait jusqu'à present. Je fuis, Madame, vostre, &c. A Paris ce 3e Juin 1710.
Flandre,je me trouve obligé
de finir ma Lettre sans pouvoir dire à quoy elles aboutiront. Dés que les Ennemis ont
vu que l'on marchoit à eux,
la peur les a
saisîs;ils se sont
retirez dans leurs retranchemens dont ils estoient sortis
pour marc her vers nous;ils
ont fait venir une partie des
Troupes qui font le Siege de
Douay, & Mr d'Albergotti
s'etf servy à propos de cette
occasion pour faire une sortie
qui a
comblé tous leurs travaux; de maniere que le Siege
de cette Place pourra durer encore plus long-temps qu'il n'a
fait jusqu'à present. Je fuis, Madame, vostre, &c. A Paris ce 3e Juin 1710.
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Résumé : Affaires de Flandre, [titre d'après la table]
En juin 1710, les opérations militaires en Flandre sont incertaines. Les ennemis, effrayés par l'approche des troupes, se retirent dans leurs retranchements et rappellent des troupes assiégeant Douai. Monsieur d'Albergotti prolonge ainsi le siège de Douai. La lettre est datée du 3 juin 1710 à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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769
p. 17-30
Nouvelles de Juin. [titre d'après la table]
Début :
De Paris le 26. Juin. LE 22. AVRIL la Ville [...]
Mots clefs :
Brigadier, Camp, Commandant, Versailles, Ratisbonne, Paris, Camp de Corbins
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Juin. [titre d'après la table]
De Paris le z6.Juin.
*
LE ZI. AVRIL la Ville
de Douay a esté investie par
les Alliez.
LA NUIT DU 4.AU 5. JUIN
la tranchéeaesté ouverte.
LE 29.JUIN laVilleaesté
renduë par Capitulation,
avec le Fort de Scarpe.
Mrle Comte d'Albergothy
,
Lieutenant General,
Commandant en Chef.
Mr de Pomereu, Gouverneur.
Mrde Valory, Maréchal
de Camp, & Commandant
les Ingénieurs.
Mr le Comte de Dreux,
Maréchal de Camp.
M1le Duc de Mortemar,
Brigadier General d'Infanterie.
Mrle Comte de Lagnion,
Brigadier.
MrdeChastenay, Brigadier.
M' le Chevalier de Saucourt,
Commandant l'Artillerie.
Les Maréchaux de Camp
ont esté faits Lieutenans
Generaux.
ï M1 k Duc de Mortemar
aété faitMaréchal de Camp.
Mrle Marquis de Lille,
Colonel, a esté fait Brigadier.
Mrle Chevalier de Villouvet,
Colonel, a este fait Brigadier.
Il n'y avoit dans la Place
que 7500. hommes.
Le corps d'Armée détaché
pour le siege
,
estoit
composé de 40. Bataillons
& de 40. Escadrons.
Leur Artillerie estoit de
70. pieces de canori, & de
80.mortiers ou pieriers.
Les Assiegeans ont perdu
8. à 9000. hommes.
On a fait 32.sorties.
La droite de l'Ataque c*
toit commandée par lePrince
d'Anhalt-Dessau,& la
gauche par le Prince d'Orange.
L'Armée d'observation;
commandée par le Prince
Eugene,& par Milord Mari..
borough.
Je distingue les moindres
circonstances par
Articles, pour en faclliter
la recherche.
Je mets en forme de
Table la date des Lettres
davis, & à la teste de
chaque Articleladate du
fait dont il s'agit.Voicy,
par exemple, l'arrangement
que je suivray pour
les dates.
JDt Versailles le y. Juin.
LE 5. JUIN Monsieur
le Cardinal de Noailles béniz
la nouvelle Chapelle du
Chasteau avec les ceremonies
ordinaires.
Du Camp de Corbins le
t 5.Juin.
•
LE2.JUIN, Dom Juan
Anronio d'Amezaga,commandant
un détachement
de tArmeeduRoy d'Espagne,
prit d'alTaut la Ville
, d'Estadilla.
De Paris le 6.Juin.
LE le Roy a donné
à Mr Coypel;la Charge de
Garde des Tableaux & des
Peintures de la Couronne.
Elle vacquoit par la mort de
Mr Oats.
De Paris le 6.Juin.
LE 6.JU1N Louisedela
Baulme le Blanc,Duchesse
de la Valliere, est morte
âgée de 67. ans au grand
Convent des Carmelites.
Elle y avoit pris l Habit de
Religion fous le nom de
Soeur Louise de la Misericorde,
& elle y avoic passé 36. ans
dans la pratique de la penitence
la plus austere, & de
toutesles vertus chrêtiennes.
DeRatisbonnele
LIl E.leDucHenry de
Saxe -
Reinhield est more
sans enfans. Le Duc Jean-
Ernest de Salfeld son frere,
& le Duc de Saxe -
Meincngen
son neveu, ont pris
possession de ses Etats. Le
Duc de Saxe- Gotha,aussi
neveu du défunt s'yest opposé.
DeVcrfailleslei LE13. JUIN le Roy
a donnél'Abbaye d'Haulmont
à Don Ansbert Petit.
De Versailles le 13.Juin
LE13 JUINle Roy a
donné l'Abbaye de VernaisonàMcduRouffecdela
Baume.
- DeVeifailles le 13, Juin,
LE13 JUIN leRoya
donné l'Abbaye de Sainte
Claire de Clermont à Mc
Dagrain.
DeVeifâillesIt13.Juin..
LE 13. JUIN le Roy
a donné le Doyenné de
Saint Omer à Mr l'Abbé
des Lyons, Grand - Vicaire
de Saint Omer.
1
C'estassez de Nouvelles
de fuite: je les interrompray
souvent par des
Ouvragesd'esprit ou par
des Historiettes
,
quand
j'enauray. Cettealternative
des-ennuyera également
certains beaux
Esprits que les Nouvelles
fatiguent,&certains
Nouvellistes qu'un Ouvrage
d'esprit fait bâiller.
La difficulté,C'est de
trouver une especed'ordre
pour arranger d'une
maniere amusante tant
de sujets differens ou opposez.
Je trouve cela si
difficile que je desespere
d'yréüssir. Un bel ordre
est bien plus aisé à trouver.
L'ord re a des réglés ;
mais un desordre agreable
n'a gueres d'autres réglés
que la variété &c le
goust.
La variété est une re,.
gleseure pour plaire; je
vous promets de varier
quand j'auray dequoy. A
l'égarddu goust, la regle
feure c'est quelegoust
d'un seul homme ne
sçauroit plaire à tous.
-
Je ne puis pourtant arranger
que selon mon
goust. J'ensuis fâché
: je
tâcheray de reparer le dé..
faut de l'arrangement
par le bon choix des
Ouvrages.
En donnant d'abord
quelques Pieces composées
par des Auteurs du
premier ordre, je prétens
rendre honorable la place
que je donneray dans
mon Mercure. Je prie
donc tous les excellents
Compositeurs de s'y placer
,
afin qu'il soit honteux
de n'y pas estre
,
à
tous ceux qui me refuseront
leurs Ouvrages.
*
LE ZI. AVRIL la Ville
de Douay a esté investie par
les Alliez.
LA NUIT DU 4.AU 5. JUIN
la tranchéeaesté ouverte.
LE 29.JUIN laVilleaesté
renduë par Capitulation,
avec le Fort de Scarpe.
Mrle Comte d'Albergothy
,
Lieutenant General,
Commandant en Chef.
Mr de Pomereu, Gouverneur.
Mrde Valory, Maréchal
de Camp, & Commandant
les Ingénieurs.
Mr le Comte de Dreux,
Maréchal de Camp.
M1le Duc de Mortemar,
Brigadier General d'Infanterie.
Mrle Comte de Lagnion,
Brigadier.
MrdeChastenay, Brigadier.
M' le Chevalier de Saucourt,
Commandant l'Artillerie.
Les Maréchaux de Camp
ont esté faits Lieutenans
Generaux.
ï M1 k Duc de Mortemar
aété faitMaréchal de Camp.
Mrle Marquis de Lille,
Colonel, a esté fait Brigadier.
Mrle Chevalier de Villouvet,
Colonel, a este fait Brigadier.
Il n'y avoit dans la Place
que 7500. hommes.
Le corps d'Armée détaché
pour le siege
,
estoit
composé de 40. Bataillons
& de 40. Escadrons.
Leur Artillerie estoit de
70. pieces de canori, & de
80.mortiers ou pieriers.
Les Assiegeans ont perdu
8. à 9000. hommes.
On a fait 32.sorties.
La droite de l'Ataque c*
toit commandée par lePrince
d'Anhalt-Dessau,& la
gauche par le Prince d'Orange.
L'Armée d'observation;
commandée par le Prince
Eugene,& par Milord Mari..
borough.
Je distingue les moindres
circonstances par
Articles, pour en faclliter
la recherche.
Je mets en forme de
Table la date des Lettres
davis, & à la teste de
chaque Articleladate du
fait dont il s'agit.Voicy,
par exemple, l'arrangement
que je suivray pour
les dates.
JDt Versailles le y. Juin.
LE 5. JUIN Monsieur
le Cardinal de Noailles béniz
la nouvelle Chapelle du
Chasteau avec les ceremonies
ordinaires.
Du Camp de Corbins le
t 5.Juin.
•
LE2.JUIN, Dom Juan
Anronio d'Amezaga,commandant
un détachement
de tArmeeduRoy d'Espagne,
prit d'alTaut la Ville
, d'Estadilla.
De Paris le 6.Juin.
LE le Roy a donné
à Mr Coypel;la Charge de
Garde des Tableaux & des
Peintures de la Couronne.
Elle vacquoit par la mort de
Mr Oats.
De Paris le 6.Juin.
LE 6.JU1N Louisedela
Baulme le Blanc,Duchesse
de la Valliere, est morte
âgée de 67. ans au grand
Convent des Carmelites.
Elle y avoit pris l Habit de
Religion fous le nom de
Soeur Louise de la Misericorde,
& elle y avoic passé 36. ans
dans la pratique de la penitence
la plus austere, & de
toutesles vertus chrêtiennes.
DeRatisbonnele
LIl E.leDucHenry de
Saxe -
Reinhield est more
sans enfans. Le Duc Jean-
Ernest de Salfeld son frere,
& le Duc de Saxe -
Meincngen
son neveu, ont pris
possession de ses Etats. Le
Duc de Saxe- Gotha,aussi
neveu du défunt s'yest opposé.
DeVcrfailleslei LE13. JUIN le Roy
a donnél'Abbaye d'Haulmont
à Don Ansbert Petit.
De Versailles le 13.Juin
LE13 JUINle Roy a
donné l'Abbaye de VernaisonàMcduRouffecdela
Baume.
- DeVeifailles le 13, Juin,
LE13 JUIN leRoya
donné l'Abbaye de Sainte
Claire de Clermont à Mc
Dagrain.
DeVeifâillesIt13.Juin..
LE 13. JUIN le Roy
a donné le Doyenné de
Saint Omer à Mr l'Abbé
des Lyons, Grand - Vicaire
de Saint Omer.
1
C'estassez de Nouvelles
de fuite: je les interrompray
souvent par des
Ouvragesd'esprit ou par
des Historiettes
,
quand
j'enauray. Cettealternative
des-ennuyera également
certains beaux
Esprits que les Nouvelles
fatiguent,&certains
Nouvellistes qu'un Ouvrage
d'esprit fait bâiller.
La difficulté,C'est de
trouver une especed'ordre
pour arranger d'une
maniere amusante tant
de sujets differens ou opposez.
Je trouve cela si
difficile que je desespere
d'yréüssir. Un bel ordre
est bien plus aisé à trouver.
L'ord re a des réglés ;
mais un desordre agreable
n'a gueres d'autres réglés
que la variété &c le
goust.
La variété est une re,.
gleseure pour plaire; je
vous promets de varier
quand j'auray dequoy. A
l'égarddu goust, la regle
feure c'est quelegoust
d'un seul homme ne
sçauroit plaire à tous.
-
Je ne puis pourtant arranger
que selon mon
goust. J'ensuis fâché
: je
tâcheray de reparer le dé..
faut de l'arrangement
par le bon choix des
Ouvrages.
En donnant d'abord
quelques Pieces composées
par des Auteurs du
premier ordre, je prétens
rendre honorable la place
que je donneray dans
mon Mercure. Je prie
donc tous les excellents
Compositeurs de s'y placer
,
afin qu'il soit honteux
de n'y pas estre
,
à
tous ceux qui me refuseront
leurs Ouvrages.
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Résumé : Nouvelles de Juin. [titre d'après la table]
En juin, plusieurs événements historiques marquants ont eu lieu. Le 21 avril, les alliés ont investi la ville de Douai. La tranchée a été ouverte la nuit du 4 au 5 juin, et la ville s'est rendue le 29 juin par capitulation, accompagnée du Fort de Scarpe. Les principaux commandants étaient le Comte d'Albergothy, Lieutenant Général et Commandant en Chef, ainsi que plusieurs autres officiers de haut rang. La garnison de Douai comptait 7 500 hommes, tandis que le corps d'armée assiégeant était composé de 40 bataillons et 40 escadrons, avec une artillerie de 70 pièces de canon et 80 mortiers. Les assiégeants ont subi des pertes de 8 000 à 9 000 hommes et ont effectué 32 sorties. Les attaques étaient commandées par le Prince d'Anhalt-Dessau à droite et le Prince d'Orange à gauche. L'armée d'observation était dirigée par le Prince Eugène et Milord Marlborough. Parallèlement, d'autres événements notables ont eu lieu. Le 5 juin, la nouvelle chapelle du Château de Versailles a été bénie par le Cardinal de Noailles. Le 2 juin, la ville d'Estadilla a été prise par Dom Juan Antonio d'Amezaga. Le 6 juin, Louise de La Baume Le Blanc, Duchesse de La Vallière, est décédée à l'âge de 67 ans. Le 13 juin, le Roi a fait plusieurs donations d'abbayes et de doyennés. Le texte mentionne également la mort du Duc Henry de Saxe-Reinhield et les disputes de succession qui en ont découlé. L'auteur exprime ses difficultés à organiser les nouvelles de manière amusante et variée, tout en promettant de présenter des œuvres d'auteurs de premier ordre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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770
p. 37-38
NOUVELLES DE JUILLET.
Début :
LE I. JUILLET M[RC] Armand de Joyeuse est mort âgé [...]
Mots clefs :
Armand de Joyeuse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES DE JUILLET.
NOUVELLES
DDEE J U ILL, É' t. JUILLEF,
DeParis le l.Juillet,
LE IJ.. JUILLET MrQ
J Armand de Joyeuse eil:
mort âgé de plus de80ans.
Il estoit Marechal de France,
Chevalrcr des Ordres du
Roy, Gouverneur & Lieutenant
General pour sa Majesté
des Villes,Pays, &
EvèchezdeMets&Verdun;
& Gouverneurparticulier
de la Ville & Citadelle de
Mets.
DDEE J U ILL, É' t. JUILLEF,
DeParis le l.Juillet,
LE IJ.. JUILLET MrQ
J Armand de Joyeuse eil:
mort âgé de plus de80ans.
Il estoit Marechal de France,
Chevalrcr des Ordres du
Roy, Gouverneur & Lieutenant
General pour sa Majesté
des Villes,Pays, &
EvèchezdeMets&Verdun;
& Gouverneurparticulier
de la Ville & Citadelle de
Mets.
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771
p. 47-50
« De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...] »
Début :
De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...]
Mots clefs :
Monsieur de Nointel, Paris, Lunéville, La Haye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...] »
DeParts le^.Juillet.
i LE 2. JUILLET LERoy
donnaà Mrle Comte d'Albergotti
le Gouvernement
de Saar-Louis, & S. M. l'a
nomme pour cilie Cheva.
lierduS.Esprit.
-
DeLunevtllele4.
Juillet,
- « LE 4. JUILLET à5.heures
du matin, S. A R. Madame
la Duchesse de Lorraine
est accouchée d'une
Princesse. 1De Paris le7.Juillet. ,G 1 1* i
LE 2,9. JU INMleMarquis
de Sablé est mort. j Il eftoic fils de Mr Servien
Ministre & Secretaire
d'Ecar, & Surineendant des
Finances; & frere de Mr
l'Abbé Servien
,
& de feuë
MelaDuchclfedcSully.
-,
DeParisle10.Juillet.
LE10. JUILLET Mr
de Nointel
,
fils de Mr de
Nointel Bechameil Coru
seiller d'Etat,aépousé Mlle:
Rouillé,fille de Mr Rouillé
Maistre des Requestes.
Delà Hayele 10.failleti
LEJUILLET le General
Hompefch a esté
nomme au Gouvernement
de laville deDouay.
Mr des Roques Ingenieur
en chef a esté nommé
à celuy du Fort deScarpe.
i LE 2. JUILLET LERoy
donnaà Mrle Comte d'Albergotti
le Gouvernement
de Saar-Louis, & S. M. l'a
nomme pour cilie Cheva.
lierduS.Esprit.
-
DeLunevtllele4.
Juillet,
- « LE 4. JUILLET à5.heures
du matin, S. A R. Madame
la Duchesse de Lorraine
est accouchée d'une
Princesse. 1De Paris le7.Juillet. ,G 1 1* i
LE 2,9. JU INMleMarquis
de Sablé est mort. j Il eftoic fils de Mr Servien
Ministre & Secretaire
d'Ecar, & Surineendant des
Finances; & frere de Mr
l'Abbé Servien
,
& de feuë
MelaDuchclfedcSully.
-,
DeParisle10.Juillet.
LE10. JUILLET Mr
de Nointel
,
fils de Mr de
Nointel Bechameil Coru
seiller d'Etat,aépousé Mlle:
Rouillé,fille de Mr Rouillé
Maistre des Requestes.
Delà Hayele 10.failleti
LEJUILLET le General
Hompefch a esté
nomme au Gouvernement
de laville deDouay.
Mr des Roques Ingenieur
en chef a esté nommé
à celuy du Fort deScarpe.
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Résumé : « De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET le Roy [...] »
Le 2 juillet, le Comte d'Albergotti fut nommé Chevalier du Saint-Esprit. Le 4 juillet, la Duchesse de Lorraine accoucha d'une princesse. Le 9 juillet, le Marquis de Sablé, fils du Ministre Servien, décéda. Le 10 juillet, Monsieur de Nointel épousa Mademoiselle Rouillé. Le même jour, Hompesch fut nommé Gouverneur de Douai et des Roques Gouverneur du Fort de Scarpe.
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772
p. 50-57
Mariage de Monseigneur le Duc de Berry. [titre d'après la table]
Début :
Le Roy ayant fait inviter par Mr Desgranges, Maître des [...]
Mots clefs :
Duc de Berry, Duchesse de Berry, Princes, Princesses, Versailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mariage de Monseigneur le Duc de Berry. [titre d'après la table]
De Verfailles le u.. Juillet.iic/
Le Roy ayant fait inviter
par MrDesgranges,
Maître des Ceremonies,
les Princes & Princesses de
la Maison Royale,au Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry avec Mademoiselle
,
ils se trouvèrent
tous à Versailles le 5. de ce
mois. Le mêmejourleContrat
fut signé dans le Cabi-
O net du Roy,& ensuite les
Fiançailles furent faites par
Monsieur le Cardinal de
Janson, Grand Aumônier
de France.
Le Lendemain 6. le Ma-, -
riage fut célébré dans la
Chapelle du Chasteau par
le même Cardinal en presence
du Roy, de tous les
Princes, & de toutes leg
Princenes. Le soitil y eut un
grand repas dans le Salon de
l'Appartement du Roy; ils
estoient28. à tablé, Princes
& Princesses de la Maison
Royale. Messieurs les
Prince de Dombes & le
Comte d'Eu, ausquels le
Roy a accordé les mêmes
honneurs qu'a Monsieur le
Duc du Maine leur pere,
y estoientaussi dans leur
rang.
Le Roy estoit au bout
d'une Table dont la droite
& la gauche estoient reçat
plies dans l'ordre qui suit. -
LE ROY.
A la droite du R.
Monseigneur.
Madame la Duchesse de
Bourgogne.
Madame laDuchesse de
Berry.
MonsieurleDuc d'Orleans.
Madame la Grande DuchcITC.
Madame la Princesse.
Madame la Princesse de
Conty ancienne Doüair icrc.
Mosieur le Prince de
Conty.
Mademoiselle de Valois.
de Charollois.
Madame la Duchesse de
Vendosme.
Mademoiselle de la Roche-
sur-Yon.
Monsieur le Prince de
Dombes.
Monsieur le Comte de
Toulouse.
A la gauche du Roy.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne.
Monseigneur leDucde
Berry.
Madame.
Madame la Duchesse
d'Orléans.
Monsieur le Duc de
Chartres.
Monsieur le Comtede
Charollois.
Madame la Princesse de
Conty nouvelle Doüairiere.
Mademoiselle deChartres
Mademoiselle de Bourbon.
Madame la Duchesse du
Maine.
Mademoiselle de Conty.
Monsieur le Duc du Maine,
Monsieur le Comte
d'Eu.
*
Le 7. Monseigneur le
Duc & Madame la Duchesse
de Berry furent vificez
par le Roy, par Monseigneur
le Dauphin par tous
les autres Princes & Princesses
& par les Grands de la
1
Cour; la KeinedAngleterre
y vint aussi de Chaillot.
Le 8. ils furent visitez pal:
les Ambassadeurs & Ministrçs
Etrangers, & le .9. par
le Prevost des Marchands &
Echevins de la VilledeParis,
qui firent à Madame la buchesse
de Berry les presens
accoûtutnez en pareilles occafions.
Voicy l'Extrait des
Lettres d'Appanage.
Le Roy ayant fait inviter
par MrDesgranges,
Maître des Ceremonies,
les Princes & Princesses de
la Maison Royale,au Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry avec Mademoiselle
,
ils se trouvèrent
tous à Versailles le 5. de ce
mois. Le mêmejourleContrat
fut signé dans le Cabi-
O net du Roy,& ensuite les
Fiançailles furent faites par
Monsieur le Cardinal de
Janson, Grand Aumônier
de France.
Le Lendemain 6. le Ma-, -
riage fut célébré dans la
Chapelle du Chasteau par
le même Cardinal en presence
du Roy, de tous les
Princes, & de toutes leg
Princenes. Le soitil y eut un
grand repas dans le Salon de
l'Appartement du Roy; ils
estoient28. à tablé, Princes
& Princesses de la Maison
Royale. Messieurs les
Prince de Dombes & le
Comte d'Eu, ausquels le
Roy a accordé les mêmes
honneurs qu'a Monsieur le
Duc du Maine leur pere,
y estoientaussi dans leur
rang.
Le Roy estoit au bout
d'une Table dont la droite
& la gauche estoient reçat
plies dans l'ordre qui suit. -
LE ROY.
A la droite du R.
Monseigneur.
Madame la Duchesse de
Bourgogne.
Madame laDuchesse de
Berry.
MonsieurleDuc d'Orleans.
Madame la Grande DuchcITC.
Madame la Princesse.
Madame la Princesse de
Conty ancienne Doüair icrc.
Mosieur le Prince de
Conty.
Mademoiselle de Valois.
de Charollois.
Madame la Duchesse de
Vendosme.
Mademoiselle de la Roche-
sur-Yon.
Monsieur le Prince de
Dombes.
Monsieur le Comte de
Toulouse.
A la gauche du Roy.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne.
Monseigneur leDucde
Berry.
Madame.
Madame la Duchesse
d'Orléans.
Monsieur le Duc de
Chartres.
Monsieur le Comtede
Charollois.
Madame la Princesse de
Conty nouvelle Doüairiere.
Mademoiselle deChartres
Mademoiselle de Bourbon.
Madame la Duchesse du
Maine.
Mademoiselle de Conty.
Monsieur le Duc du Maine,
Monsieur le Comte
d'Eu.
*
Le 7. Monseigneur le
Duc & Madame la Duchesse
de Berry furent vificez
par le Roy, par Monseigneur
le Dauphin par tous
les autres Princes & Princesses
& par les Grands de la
1
Cour; la KeinedAngleterre
y vint aussi de Chaillot.
Le 8. ils furent visitez pal:
les Ambassadeurs & Ministrçs
Etrangers, & le .9. par
le Prevost des Marchands &
Echevins de la VilledeParis,
qui firent à Madame la buchesse
de Berry les presens
accoûtutnez en pareilles occafions.
Voicy l'Extrait des
Lettres d'Appanage.
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Résumé : Mariage de Monseigneur le Duc de Berry. [titre d'après la table]
Le 5 juillet, le roi organisa le mariage de Monseigneur le Duc de Berry avec Mademoiselle. Le contrat fut signé dans le cabinet royal, et les fiançailles furent bénies par le Cardinal de Janson. Le lendemain, la cérémonie nuptiale eut lieu dans la chapelle du château, en présence du roi et des membres de la Maison Royale. Un grand repas fut servi dans le salon de l'appartement royal, réunissant 28 personnes, dont les princes et princesses de la Maison Royale, ainsi que les princes de Dombes et le comte d'Eu. Le roi présida le repas, entouré des membres de la famille royale selon un ordre précis. Les jours suivants, le Duc et la Duchesse de Berry reçurent des visites de courtoisie, notamment de la reine d'Angleterre, des ambassadeurs étrangers et des représentants de la ville de Paris, qui offrirent des présents à la Duchesse.
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773
p. 121-141
AUTRES NOUVELLES de Juillet.
Début :
De Paris le 3. Juillet. LE 2. JUILLET, le Roy [...]
Mots clefs :
Roi, Parlement, Évêché, Toulouse, Montmorin, Martyrs, Cardinal, Abbaye, Maréchal, Conversion, Paris, Versailles, Agde
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES NOUVELLES de Juillet.
AUTRES NOUVELLES
Ac Juillet.
De Parie le Juillet.
Lei. JUILLET, leRoy
a donné à Mr le Maréchal
de Villars, les Gouvernements
desVilles,Pays3 &,
Evêchez de Metz, ôc-de
Verdun, & de la Citadelle
de la première deces Villes.
Ces Gouvernementsvacquoient
par la mort deMr
dejoyeuse.
DeParùlej.juillet.
LE 3. JUILLET, Monsieur
le Cardinal de Jansonn,
Grand-Aumônier de
France, administra les ceremoniesdu
Baptême a
Monsieur le Duc de Chartres.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne fut le Parrain,
& Madame, la Marraine;
ils le nommèrent LOUIS.
Mademoisellede Valois
reçut aum les cérémonies
du Baptême.
Elle fut tenuë par Monseigneur
le Duc de Berry,
&: par Mademoiselle qui
la nommerent Charlotte-
Aglaé.
A l'occauon du nom
,d'Aglaé:l je diray deux mots
de la conversion de cette
Sainte,parce que cette conversionest
fort singuliere,
& peu connue Mr l'Abbé
Fleury en parle dans son
Histoire de l'Eglise.
- Je vous donne cette Di.
gression historique, seulement
comme un essay des
soins queje prendray pour
varier mes nouvelles. Je
saisiray la moindre occasion
: le nom d'une Ville
ou d'une Famille suffira
pour me faire citer quel
-
questraitscurieux ou d'histoireoud'érudition.
Enun
mot avec le temps je vous
donneray millechoses que
je ne vous promets point;
mais pour me dédommager
jemanquerayquelquefois
à vous donnerce queje
vous auray promis.
CONVERSIOND'AGLAE
AGlaé, Dame Romaine
,
fille d'Alsace
,
qui avoitesléProconsul,
& si riche quelleavoit
un grand nombre d'Intendarits,
trouva tant de
méritéa Fund'eux, quelle
l'aima passionément,
f5 réfiolut de l'époufer.
rUnefeule difficultél'arressoit.
Cet Intendtlnt qui
avoit nom BonavenrureMépriroitfortles
Chre-
Jïiens que l'onperfecutoit
alors en Oriént. Àglaé au
contraire
> ne parloit au
jeune Pajen que de laferveur
des Chrestiens pour
le Dieu qu'ils adoroient.
Elle luy ordonnad'aller
luy-même en Orient, f5
de Imy apporter des Reli
ques de ces Saints Martyrs
dontonparIcittant a
Rome) & IUJI déclara
quellene repoujeroitpoine
qu'il ne lujen eutappor-
,
té. luy en eut appor-
Bonaventurefut forcé
d'obeir.AglaéluYdonna
des équipagesr/Jagnijiques,
ê5 des parfumspour
embaumer un de ces corps
Saints quelle vouloitvoiy
ahfolur/Jellt. Bonaventure
part;Aglaé¡¡ttendJon
retour avec impatience;
elle ne doute point qu'il
ne revienne Chretlien dés
quil aura vu ce nombre'
infini de Martyrs.Bonaventure
arrive dans la
* ville de Tharfi
,
e5 voit
en effet tant de Martyrs
& tant de miracles, quetouché
de ces grands cxemples
3
il voulut les
suivre.IlfutJepresenter
au Tyran j il se déclara
Cbreftien, eS ilfutlivré
aux tourments,ou avant
que d'expirer il ordonna
à Ces gens de porter fort
corps a Aglaepouracheverde
la convertir.
Cela fut executé; le
Cc(o)rrtetgeegearrivaaRRoommee'
avec la mêmepompe qu -
jigléavoit ordonnée pour
apporter le corps d'un
Martyr. Dti, plus- loinquelle
le vit, trarjortée
dejoyeelle courut au devant
des Reliques qu'elle
attendott ; mais trouvant
à leur place celuy quelle
dévottépoufer3quellefÙrj
j' -'
prijt! elle enJut frappee
>
comme d'un coup de foudre
iînats ce fut un coup
heureux de la grâce, qui
d'Aglaé Payenne encore
jusqua ce jour, sa une
grande Sainte que noas
honorons.
De Versailles le n.-Juillet,
LE II. JUILLET, le
Roy a nommé à l'Archevesché
de Reims,Mr l'Archevesque
d'Arles.
Il est de la Maison de lit Mailly, frere de Mr l'Evesque
de Lavaur;de Me de
Mailly, Prieure perpétuelle
à la nomination duRoy,
du Monastere Royal de
S. Louis dePoissy ,&de
Me de Mailly Religieuse à
Longchamps
LEIF.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evescl é de
Seez
,
Mr l'Abbé Turgot,
Aumosnier de Sa Majessé.
IlaestéAgent duClergé
«LE II.JUILLET;leRoy,
a nomme a l'Evéché de
Vabres
,
Mr l'Abbé de la
Chapelle
,
Grand-Vicaire
deMende.
Il étoit Député à laderniere
Assemblée du Cler-
•
gé"
LEII.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Comminges
,
Mr l'Abbé
du Boucher.
Ilest de S.Pourçainen
Auvergne, & il se nomme
Gabriel Olivier de Nubieres
du Boucher.
LEII. JUI LLET,Roy
a nomméàl'Evêché d'Aire
y
Mr l'Abbé de Montmorin,,
Grand-Vicaire de
Vienne.
Il est de la Maison de
S. Heran de Montmorin.
La Terre de Montmorin
est l'une des quatre premières
& plus anciennes
Baronies d'Auvergne.
LEII.JUI LLET,leRoy
a nommé à l'Evesché d'Autun
,
Mr l'Abbé de Dromesnil
,
Aumosnier de Sa
Majesté.
Mr l'Abbé de Maulévrier
aussi Aumosuier de
Sa Majesté, qui avoit cydevant
elle nomme a cet
Evesché, s'en étoit démis
volontairement.
Mr l'Abbé de Dromefnil
est proche parent de
Mr le Maréchal de Bout
fiers.
LEII. JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Nismes, Mr l'Abbé de la
Parifiere.
Il est parentde Mr l'Archevefque
de Rouen.
Le Roya donné sur cet
Evesché, une pension à Mr
l'Abbé du Doucet, fils de
Mrepierre du Doucet, Chepalier
Seigneur de Cussac,
d'uneancienne noblesse de
Poitou.
LElLiE.J1U1JuIiLLLLEETT.J, IeeRRooyy
a nomméà l'Evesché d'Evreux,
Mr l'Abbé le Normand
,Chanoine de Saine
Honoréa & Officiai de
Paris.
Il est parent de Mr le
Normand Fermier General.
LE 11. JuiLLETJeRoy
a donné l'Abbaye de Saint
Remy de Reims, à Mrle
Cardinal Gualteri'o.
Il a esté Vice-Legat
d'Avignon ,&ensuite
Nonce du Pape en France.
LF-II.JUILLET,leRoy
a donnél'Abbaye de Saint
Etienne de Caen à Mrle
Cardinal delaTrimoille.
Cette Abbaye est dans
le Diocese de Bayeux, de
l'Ordre de S. Benoist,&
de la Congregation de
S. Maur;elleavoit été fondée
par Guillaume le Conquérant
Roy d'Angleterre.
i
DeParisle 13.Juillet.
LE 12. JUI LLET, Mre
François Berthier, ChevalierSeigneur
de S. Géniés,
cy -devant Avocat
General au Parlement de
Toulouse,innommépremier
President au Parlement de
Pau en 17°. a été fait Premier
President du Parlement
de Toulouse par la
démission volontaire de
Mre Alexandre Morant
que Ces incommoditez ont
obligé de se retirer.
On trouve le nom de
Berthier dans les Fastes de
la ville de Toulouse du18e
siecle
-$
& dans les Registres
du Parlement du icc
siecle.
Les Annales Ecclesiastiques
font mention de cinq
Prelats que cette Maison a
donnez à l'Eglise, dont il
y a eu aussi-
Un Chancelier de la
Reine Marguerite, qui
estoit en mesme temps
Conseiller d'Etat.
Un premier President:
du Parlement deToulouse,
outre celuy qui donne lieu
à cet Article.
Deux Presidents a Mortier
,
& plusieurs autres
Magistrats.
c? 4
D'Agde en Languedoc
le 14. Jurllet.
LE 13. JUILLET
,
Mr
( l'Abbé Maboul Evesque
dAlet fut sacré dans FEglise
Cathedrale de cette
Vilie, par les mains de Mr
l'Evesqued'Agde,a{ïifté
de Mrs les Evesques de
Beziers & de Castres.
De Paris le 15
,
Juillet. -
LE 15. JUI llet ,
Mr - l'Abbé Anselme a esté reçu
à l'Académie des Médailles
&Inscriptions.
De Paris le 16.Juillet,
Le.Juillet,le
Roya nomme Me la Duchesse
de S. Simon
,
fille
de feu Mr le Maréchal de
Lorge, Dame d'Honneur
de Madame la Duchesse
deBerry. : 1
MedelaVieuville,Da
med'Atour. \1.
Et Mled'Aveze premiere
Femme de Chambre.
Autre interruption
de Nouvelles. Je les interromps
icy par pure
envie de les interrompre,
c'est- d ire, pour
varier.
Ac Juillet.
De Parie le Juillet.
Lei. JUILLET, leRoy
a donné à Mr le Maréchal
de Villars, les Gouvernements
desVilles,Pays3 &,
Evêchez de Metz, ôc-de
Verdun, & de la Citadelle
de la première deces Villes.
Ces Gouvernementsvacquoient
par la mort deMr
dejoyeuse.
DeParùlej.juillet.
LE 3. JUILLET, Monsieur
le Cardinal de Jansonn,
Grand-Aumônier de
France, administra les ceremoniesdu
Baptême a
Monsieur le Duc de Chartres.
Monseigneur le Duc de
Bourgogne fut le Parrain,
& Madame, la Marraine;
ils le nommèrent LOUIS.
Mademoisellede Valois
reçut aum les cérémonies
du Baptême.
Elle fut tenuë par Monseigneur
le Duc de Berry,
&: par Mademoiselle qui
la nommerent Charlotte-
Aglaé.
A l'occauon du nom
,d'Aglaé:l je diray deux mots
de la conversion de cette
Sainte,parce que cette conversionest
fort singuliere,
& peu connue Mr l'Abbé
Fleury en parle dans son
Histoire de l'Eglise.
- Je vous donne cette Di.
gression historique, seulement
comme un essay des
soins queje prendray pour
varier mes nouvelles. Je
saisiray la moindre occasion
: le nom d'une Ville
ou d'une Famille suffira
pour me faire citer quel
-
questraitscurieux ou d'histoireoud'érudition.
Enun
mot avec le temps je vous
donneray millechoses que
je ne vous promets point;
mais pour me dédommager
jemanquerayquelquefois
à vous donnerce queje
vous auray promis.
CONVERSIOND'AGLAE
AGlaé, Dame Romaine
,
fille d'Alsace
,
qui avoitesléProconsul,
& si riche quelleavoit
un grand nombre d'Intendarits,
trouva tant de
méritéa Fund'eux, quelle
l'aima passionément,
f5 réfiolut de l'époufer.
rUnefeule difficultél'arressoit.
Cet Intendtlnt qui
avoit nom BonavenrureMépriroitfortles
Chre-
Jïiens que l'onperfecutoit
alors en Oriént. Àglaé au
contraire
> ne parloit au
jeune Pajen que de laferveur
des Chrestiens pour
le Dieu qu'ils adoroient.
Elle luy ordonnad'aller
luy-même en Orient, f5
de Imy apporter des Reli
ques de ces Saints Martyrs
dontonparIcittant a
Rome) & IUJI déclara
quellene repoujeroitpoine
qu'il ne lujen eutappor-
,
té. luy en eut appor-
Bonaventurefut forcé
d'obeir.AglaéluYdonna
des équipagesr/Jagnijiques,
ê5 des parfumspour
embaumer un de ces corps
Saints quelle vouloitvoiy
ahfolur/Jellt. Bonaventure
part;Aglaé¡¡ttendJon
retour avec impatience;
elle ne doute point qu'il
ne revienne Chretlien dés
quil aura vu ce nombre'
infini de Martyrs.Bonaventure
arrive dans la
* ville de Tharfi
,
e5 voit
en effet tant de Martyrs
& tant de miracles, quetouché
de ces grands cxemples
3
il voulut les
suivre.IlfutJepresenter
au Tyran j il se déclara
Cbreftien, eS ilfutlivré
aux tourments,ou avant
que d'expirer il ordonna
à Ces gens de porter fort
corps a Aglaepouracheverde
la convertir.
Cela fut executé; le
Cc(o)rrtetgeegearrivaaRRoommee'
avec la mêmepompe qu -
jigléavoit ordonnée pour
apporter le corps d'un
Martyr. Dti, plus- loinquelle
le vit, trarjortée
dejoyeelle courut au devant
des Reliques qu'elle
attendott ; mais trouvant
à leur place celuy quelle
dévottépoufer3quellefÙrj
j' -'
prijt! elle enJut frappee
>
comme d'un coup de foudre
iînats ce fut un coup
heureux de la grâce, qui
d'Aglaé Payenne encore
jusqua ce jour, sa une
grande Sainte que noas
honorons.
De Versailles le n.-Juillet,
LE II. JUILLET, le
Roy a nommé à l'Archevesché
de Reims,Mr l'Archevesque
d'Arles.
Il est de la Maison de lit Mailly, frere de Mr l'Evesque
de Lavaur;de Me de
Mailly, Prieure perpétuelle
à la nomination duRoy,
du Monastere Royal de
S. Louis dePoissy ,&de
Me de Mailly Religieuse à
Longchamps
LEIF.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evescl é de
Seez
,
Mr l'Abbé Turgot,
Aumosnier de Sa Majessé.
IlaestéAgent duClergé
«LE II.JUILLET;leRoy,
a nomme a l'Evéché de
Vabres
,
Mr l'Abbé de la
Chapelle
,
Grand-Vicaire
deMende.
Il étoit Député à laderniere
Assemblée du Cler-
•
gé"
LEII.JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Comminges
,
Mr l'Abbé
du Boucher.
Ilest de S.Pourçainen
Auvergne, & il se nomme
Gabriel Olivier de Nubieres
du Boucher.
LEII. JUI LLET,Roy
a nomméàl'Evêché d'Aire
y
Mr l'Abbé de Montmorin,,
Grand-Vicaire de
Vienne.
Il est de la Maison de
S. Heran de Montmorin.
La Terre de Montmorin
est l'une des quatre premières
& plus anciennes
Baronies d'Auvergne.
LEII.JUI LLET,leRoy
a nommé à l'Evesché d'Autun
,
Mr l'Abbé de Dromesnil
,
Aumosnier de Sa
Majesté.
Mr l'Abbé de Maulévrier
aussi Aumosuier de
Sa Majesté, qui avoit cydevant
elle nomme a cet
Evesché, s'en étoit démis
volontairement.
Mr l'Abbé de Dromefnil
est proche parent de
Mr le Maréchal de Bout
fiers.
LEII. JUILLET,leRoy
a nommé à l'Evesché de
Nismes, Mr l'Abbé de la
Parifiere.
Il est parentde Mr l'Archevefque
de Rouen.
Le Roya donné sur cet
Evesché, une pension à Mr
l'Abbé du Doucet, fils de
Mrepierre du Doucet, Chepalier
Seigneur de Cussac,
d'uneancienne noblesse de
Poitou.
LElLiE.J1U1JuIiLLLLEETT.J, IeeRRooyy
a nomméà l'Evesché d'Evreux,
Mr l'Abbé le Normand
,Chanoine de Saine
Honoréa & Officiai de
Paris.
Il est parent de Mr le
Normand Fermier General.
LE 11. JuiLLETJeRoy
a donné l'Abbaye de Saint
Remy de Reims, à Mrle
Cardinal Gualteri'o.
Il a esté Vice-Legat
d'Avignon ,&ensuite
Nonce du Pape en France.
LF-II.JUILLET,leRoy
a donnél'Abbaye de Saint
Etienne de Caen à Mrle
Cardinal delaTrimoille.
Cette Abbaye est dans
le Diocese de Bayeux, de
l'Ordre de S. Benoist,&
de la Congregation de
S. Maur;elleavoit été fondée
par Guillaume le Conquérant
Roy d'Angleterre.
i
DeParisle 13.Juillet.
LE 12. JUI LLET, Mre
François Berthier, ChevalierSeigneur
de S. Géniés,
cy -devant Avocat
General au Parlement de
Toulouse,innommépremier
President au Parlement de
Pau en 17°. a été fait Premier
President du Parlement
de Toulouse par la
démission volontaire de
Mre Alexandre Morant
que Ces incommoditez ont
obligé de se retirer.
On trouve le nom de
Berthier dans les Fastes de
la ville de Toulouse du18e
siecle
-$
& dans les Registres
du Parlement du icc
siecle.
Les Annales Ecclesiastiques
font mention de cinq
Prelats que cette Maison a
donnez à l'Eglise, dont il
y a eu aussi-
Un Chancelier de la
Reine Marguerite, qui
estoit en mesme temps
Conseiller d'Etat.
Un premier President:
du Parlement deToulouse,
outre celuy qui donne lieu
à cet Article.
Deux Presidents a Mortier
,
& plusieurs autres
Magistrats.
c? 4
D'Agde en Languedoc
le 14. Jurllet.
LE 13. JUILLET
,
Mr
( l'Abbé Maboul Evesque
dAlet fut sacré dans FEglise
Cathedrale de cette
Vilie, par les mains de Mr
l'Evesqued'Agde,a{ïifté
de Mrs les Evesques de
Beziers & de Castres.
De Paris le 15
,
Juillet. -
LE 15. JUI llet ,
Mr - l'Abbé Anselme a esté reçu
à l'Académie des Médailles
&Inscriptions.
De Paris le 16.Juillet,
Le.Juillet,le
Roya nomme Me la Duchesse
de S. Simon
,
fille
de feu Mr le Maréchal de
Lorge, Dame d'Honneur
de Madame la Duchesse
deBerry. : 1
MedelaVieuville,Da
med'Atour. \1.
Et Mled'Aveze premiere
Femme de Chambre.
Autre interruption
de Nouvelles. Je les interromps
icy par pure
envie de les interrompre,
c'est- d ire, pour
varier.
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Résumé : AUTRES NOUVELLES de Juillet.
En juillet, plusieurs événements et nominations ont eu lieu. Le roi a attribué au Maréchal de Villars les gouvernements des villes, pays et évêchés de Metz, Verdun, et la citadelle de Metz, suite au décès de Monsieur de Joyeuse. Le Cardinal de Janson a administré le baptême au Duc de Chartres, nommé Louis, avec le Duc de Bourgogne comme parrain et Madame comme marraine. Mademoiselle de Valois a été baptisée Charlotte-Aglaé par le Duc de Berry et Mademoiselle. Le texte mentionne également la conversion de Sainte Aglaé, une dame romaine qui a converti son fiancé Bonaventure au christianisme. Le roi a nommé plusieurs prélats à divers évêchés : Monsieur l'Archevêque d'Arles à Reims, l'Abbé Turgot à Seez, l'Abbé de la Chapelle à Vabres, l'Abbé du Boucher à Comminges, l'Abbé de Montmorin à Aire, l'Abbé de Dromesnil à Autun, l'Abbé de la Parisière à Nîmes, et l'Abbé le Normand à Évreux. Le Cardinal Gualterio a reçu l'Abbaye de Saint-Rémy de Reims, et le Cardinal de la Trémoille celle de Saint-Étienne de Caen. François Berthier, ancien Avocat Général au Parlement de Toulouse, a été nommé Premier Président du Parlement de Toulouse. L'Abbé Maboul a été sacré évêque d'Alet. Enfin, la Duchesse de Saint-Simon a été nommée Dame d'Honneur de Madame la Duchesse de Berry, et Mademoiselle de Vieuville et Mademoiselle d'Avezé ont été nommées premières femmes de chambre.
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774
p. 169-181
AUTRES NOUVELLES DE JUILLET.
Début :
Je retombe toûjours avec peine dans les Nouvelles ; & parce [...]
Mots clefs :
Roi, Abbaye, Paris, Marquis, Versailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES NOUVELLES DE JUILLET.
AUTRES
NOUVELLES
DE JUILLET.
Je retombe toujours
avec peine dans les Nouvelles;
& parce qu'elles
m'ennuyent naturellement,
jem'imagine quelles
doivent ennuyer les
autres. Ilyaura peut-être
dans celles-cy quelque
Mariage,&la nouvelle
d'un Mariage fait toûjours
sur l'imagination
une petite impressionde
joye; mais aussi les Morts
font affligeantes,
En vérité on ne peut
gueres estre seur dans la
vie de ce qui peut réjouir
ou affiiger. Les
Morts n'affligent ps
toûjours) & les Mariages
ne réjouissent pas
tout lemonde.
Depuis deux jours, une
riche Veuve, dont la
mort eûtréjoiiy les héritiers,
les a fort affligez
par un second mariage.
Qui peut douter qu'il
n'y ait des Morts réjouis
fautes, & des Mariages
affligeants ? J'en prens à
témoin les Maris & les
Femmes.
De Paris le 19.Juillet.
LE15. JUILLET Mr
Thomé
,
Fermier General
est mort.
De Paris le 19, Juillet.
LE 30. JUIN MreGaspard
de Lamer,de Matha,
Evgucd)Aire, est mort en
son Diocese.
Il estoit orignaire d'Auvergne
;il avoit esté nommé
à l'Abbaye de S. Cyran en
1 7. aprés le decés de Mr
l'Abbé de Mouchy,& à
l'Evêchéd'Aire en 1706.
par la translation de Gaston
Floriot à l'Evêché d'Orleans.
De Paris le 19.Juillet.
LE14. JUILLET M:CJen-
Baptisse-Michel Colbert
,
Archevêque de Toulouse
,
est mort en cettc
Ville,âgéde71.ans.
Il estoit frere de feu Mr
le Marquis de Villacerf, Se
de Mr le Marquis de Saint-
Poange.
Le 17. le Chapitre de la
Cathedrale s'est assemblé ,
& a ordonné un Service
pour le 19. qui a esté fait
solemnellement.
Le lendemain on a procedé
à l'élection des Grands-
Vicaires & autres Officiers;
voicy les noms de ceux qui
ont esté élus Grands
-
Vicaires.
Mrl'AbbéOlierdeVerneüll,
Chancelier.
Mrl'AbbédeCastelan,
Chantre.
Mr l'Abbé de Glatens.
Mr l'Abbé de S. Orens.
Mr l'Abbé de Compaing.
Da e P- arisle -19.JNillet.
LE JUIN,Mr le
Marquisde Renty est mort
ensonChasteau de Renty
en Basse - Normandie. Il
estoit Lieutenant General
&s Armées du Roy,&
Lieutenant General de la
Franche-Comté.
Feu Mr le Marquis de Renty
estoit fils de Mrc Gaston-
Jean-Baptiste de Renty, Baron
de Landelles, mort à
Paris en odeur de sainteté le
24. Avril 1649, âgé de 37.
ans, dont le Pere de S. Jure,
Jesuite, a écrit lavie.
Sa mereestoit Elizabeth
de Balzac d'Entragues.
De Versailles le zy.
Juillet.
LE 15, JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Saint Denis de Reims à Mr
l'Archevêque d'Aix.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye
d'Elan à Mr l'Evêque de
Noyon.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Cyran à Mr l'Evêque de
Nevers.
LE ZJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Mouzon à Mr l'Abbé de
Polignac. LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Benigne de Dijon à Mr
l'Abbé Defmarctz.
LE25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Belle fontaine à Mr l'Abbé
d'Iliers-d'Enrragues, Au
mônier du Roy.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Clairmont à Mr l'Abbé de
Dangeau
,
Lecteur du Roy,
& frere de Mr le Marquis
de Dangeau.
*
Il a elle Camerier d'honneur
des Papes Clement X.
& Innocent XI.
LEJUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Bonne-Fontaine à Mr l'Abbé
Maréchal.
LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Breteüil à Mr l'Abbé d'Aspremont.
LE 25.JUILLET le
Roy a donnél'Abbaye de
Sauve Majeure à Mr l'Abbé
des Halles, Grand
- Vicaire
de Vienne. , LE 2.J.JU1LLET le
Roy a donnel'Abbayede
S. Serge d'A ngers à Mr
l'AbbédeVassé.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Severin à Mr l'Abbé de
Cotte.
LE 2.5. JUILLET le Roy
a donné l'Abbaye de la Roë
à Mr l'Abbé d'Arche s Grand Vicaire de Bordeaux.
LE 2.5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
BaigneàMrl'AbbédeCrillon
,Grand-Vicaire de Vence.
LE 2. 5.JUILLET LE
Roy a donné l'Abbaye de
Jonselle à Mr l'Abbé Massilian.
Le 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Genlis à Mr l'AbbéCrozar.
LE I 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Celefroin à Mr l'Abbé de
la Vieville.
LE i 5. JUILLET le
Roya donnél'Abbaye de
Bouras à Mr l'Abbé de Lesseville.
LE 25. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Leger de Soissons,au Pere
Colas de l'Ordre de S.
Augustin.
LE 1 5.JUILLET le
Roy a donné le Prieuré Ample
de Sainte Radegonde a
Mr l'Abbé Bergier.
NOUVELLES
DE JUILLET.
Je retombe toujours
avec peine dans les Nouvelles;
& parce qu'elles
m'ennuyent naturellement,
jem'imagine quelles
doivent ennuyer les
autres. Ilyaura peut-être
dans celles-cy quelque
Mariage,&la nouvelle
d'un Mariage fait toûjours
sur l'imagination
une petite impressionde
joye; mais aussi les Morts
font affligeantes,
En vérité on ne peut
gueres estre seur dans la
vie de ce qui peut réjouir
ou affiiger. Les
Morts n'affligent ps
toûjours) & les Mariages
ne réjouissent pas
tout lemonde.
Depuis deux jours, une
riche Veuve, dont la
mort eûtréjoiiy les héritiers,
les a fort affligez
par un second mariage.
Qui peut douter qu'il
n'y ait des Morts réjouis
fautes, & des Mariages
affligeants ? J'en prens à
témoin les Maris & les
Femmes.
De Paris le 19.Juillet.
LE15. JUILLET Mr
Thomé
,
Fermier General
est mort.
De Paris le 19, Juillet.
LE 30. JUIN MreGaspard
de Lamer,de Matha,
Evgucd)Aire, est mort en
son Diocese.
Il estoit orignaire d'Auvergne
;il avoit esté nommé
à l'Abbaye de S. Cyran en
1 7. aprés le decés de Mr
l'Abbé de Mouchy,& à
l'Evêchéd'Aire en 1706.
par la translation de Gaston
Floriot à l'Evêché d'Orleans.
De Paris le 19.Juillet.
LE14. JUILLET M:CJen-
Baptisse-Michel Colbert
,
Archevêque de Toulouse
,
est mort en cettc
Ville,âgéde71.ans.
Il estoit frere de feu Mr
le Marquis de Villacerf, Se
de Mr le Marquis de Saint-
Poange.
Le 17. le Chapitre de la
Cathedrale s'est assemblé ,
& a ordonné un Service
pour le 19. qui a esté fait
solemnellement.
Le lendemain on a procedé
à l'élection des Grands-
Vicaires & autres Officiers;
voicy les noms de ceux qui
ont esté élus Grands
-
Vicaires.
Mrl'AbbéOlierdeVerneüll,
Chancelier.
Mrl'AbbédeCastelan,
Chantre.
Mr l'Abbé de Glatens.
Mr l'Abbé de S. Orens.
Mr l'Abbé de Compaing.
Da e P- arisle -19.JNillet.
LE JUIN,Mr le
Marquisde Renty est mort
ensonChasteau de Renty
en Basse - Normandie. Il
estoit Lieutenant General
&s Armées du Roy,&
Lieutenant General de la
Franche-Comté.
Feu Mr le Marquis de Renty
estoit fils de Mrc Gaston-
Jean-Baptiste de Renty, Baron
de Landelles, mort à
Paris en odeur de sainteté le
24. Avril 1649, âgé de 37.
ans, dont le Pere de S. Jure,
Jesuite, a écrit lavie.
Sa mereestoit Elizabeth
de Balzac d'Entragues.
De Versailles le zy.
Juillet.
LE 15, JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Saint Denis de Reims à Mr
l'Archevêque d'Aix.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye
d'Elan à Mr l'Evêque de
Noyon.
LE IJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Cyran à Mr l'Evêque de
Nevers.
LE ZJ. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Mouzon à Mr l'Abbé de
Polignac. LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Benigne de Dijon à Mr
l'Abbé Defmarctz.
LE25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Belle fontaine à Mr l'Abbé
d'Iliers-d'Enrragues, Au
mônier du Roy.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Clairmont à Mr l'Abbé de
Dangeau
,
Lecteur du Roy,
& frere de Mr le Marquis
de Dangeau.
*
Il a elle Camerier d'honneur
des Papes Clement X.
& Innocent XI.
LEJUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Bonne-Fontaine à Mr l'Abbé
Maréchal.
LE 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Breteüil à Mr l'Abbé d'Aspremont.
LE 25.JUILLET le
Roy a donnél'Abbaye de
Sauve Majeure à Mr l'Abbé
des Halles, Grand
- Vicaire
de Vienne. , LE 2.J.JU1LLET le
Roy a donnel'Abbayede
S. Serge d'A ngers à Mr
l'AbbédeVassé.
LE 2 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Severin à Mr l'Abbé de
Cotte.
LE 2.5. JUILLET le Roy
a donné l'Abbaye de la Roë
à Mr l'Abbé d'Arche s Grand Vicaire de Bordeaux.
LE 2.5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
BaigneàMrl'AbbédeCrillon
,Grand-Vicaire de Vence.
LE 2. 5.JUILLET LE
Roy a donné l'Abbaye de
Jonselle à Mr l'Abbé Massilian.
Le 25.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Genlis à Mr l'AbbéCrozar.
LE I 5.JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
Celefroin à Mr l'Abbé de
la Vieville.
LE i 5. JUILLET le
Roya donnél'Abbaye de
Bouras à Mr l'Abbé de Lesseville.
LE 25. JUILLET le
Roy a donné l'Abbaye de
S. Leger de Soissons,au Pere
Colas de l'Ordre de S.
Augustin.
LE 1 5.JUILLET le
Roy a donné le Prieuré Ample
de Sainte Radegonde a
Mr l'Abbé Bergier.
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Résumé : AUTRES NOUVELLES DE JUILLET.
En juillet, les nouvelles mettent en lumière la nature imprévisible des événements joyeux ou tristes. Les mariages et les décès peuvent avoir des effets variés sur les personnes. Par exemple, une riche veuve a récemment épousé un second mari, ce qui a affligé ses héritiers. Plusieurs décès notables sont rapportés, notamment celui de Mr Thomé, Fermier Général, le 15 juillet, de Mre Gaspard de Lamer, évêque d'Aire, le 30 juin, et de Mr Jean-Baptiste-Michel Colbert, archevêque de Toulouse, le 14 juillet. Le texte détaille également les funérailles de l'archevêque de Toulouse et l'élection de nouveaux Grands-Vicaires. De plus, il liste plusieurs nominations royales d'abbayes à divers ecclésiastiques, notamment l'abbaye de Saint-Denis de Reims à l'archevêque d'Aix, et plusieurs autres abbayes à divers abbés et Grands-Vicaires.
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775
p. 186-195
Clergé. [titre d'après la table]
Début :
De Versailles le 25. Juillet. LE 20. JUIN Messieurs [...]
Mots clefs :
Dieu, Harangue, Évêque de Troyes, Clergé, Versailles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Clergé. [titre d'après la table]
DeVerfailles le 2J.
Juillet.
LE 20. JUIN Messieurs
les Deputez de l'Assemblée
generale du Clergé,qui a
commencéle 10. Mars, eurent
audiance du Roy. Ils
furent accompagnez par Mr
le Comte de Pontchartrain
Secretaire d'Etat, & conduits
par Mr Desgranges,
Maistre des Ceremonies.
Je n'ay pu mettre cet
Articleà son rang , parce
que j'attendois la Harangue
pour en faire
un Extrait.
Afin qu'il ne m'arrive
plus de pareils dérangemens,
j'ay imaginé de
mettre à la fin de chaque
Mercure, un Supplément
détaché, pour
y placer tout ce qui me
viendra trop tard, &; qui
pourroit retarder l'impression.
J'avertis en même
temps que je n'ay pu
parler des Familles de
cette derniere Nomination
de Juillet, faute de
loisir pour m'eninformer.
Cette faute de loisir
m'arrivera souvent,
à moins que le Public
ne me foulage en m'envoyant
des Mémoires.
Voicy l'Extrait de la
Harangue.
Mr l'Evêque de Troyes
fit une Harangue, dont
je rapporteray seulement
icy quelques endroits.
Il exposa d'abord le
respect & le dévouement
du Clergé, pour celuy
dont le Trône representele
Trône de Dieu
même; &: continua en
ces termes:
Nous voyons que le régné
de Dieu eflle modele
que V. M. fèpropofc
pour former le Jîen.Sageffi
à qui rienn-échape ;
application sans relâche
a tout connoifire & à
tout régler: Zele de la
jujiice j amour de la vérité
s fermeté toujours
égaleJgrandeur d'ame
qu'aucun evenement ne
peuttroublersquelspuifi
sans motifs de noftte pro.
fonde vénération! -)
-: Il s'étendit ensuite sur
le sujet de l'Assemblée
du Clergé: sur son ardeur
& sur sonzele à secourir
l'Etat dans une
guerre entreprise pour la
défense de la Justice&
de la Religion.
Vostreamour, continua-
t-il, pour l'Eglisè
9
est le principal motifqui
raffimble & qui arme
tantdePeuplessilsnefont
animcZoJ que contre le
Dejfruéfeur de l'Herifiç
qu'ilspoudroientrelever,
& contre le Dejfen/eur
de la Majejfé Royale
& l'unique ajjle des
Rois perjecutc pour la
Foy.
Mrl'Evêque de Troyes
fit sur la fin plusieurs
souhaits pour le bonheur
de la France; les voicy.
Que Dieu, qui difPosi
du coeur des Princes
aussi bien que de la Victoi- re. insPire à tous les
Princesliguez* des pensées
dejuflice&depaix..
& que l'abondanceprête
a succeder à une assette
fsiannsseexxeemmppllee,,rreennddee au
Royaumefin repos &sa
filicitl.
Ces souhaits, prononcez
au nom de l'Eglise,
dont les paroles font des
Oracles, me parurent
des prédictionsplutost
que des souhaits.
Plaije à Dieu, poursuivit-
il
,
d'ajoûter aux
années que vous aveZ
passées, un grand nombre
d'annéesheureuses
que nous ne cesserons de
luy demanderpourVotre
Aîajeflé.PuiJJieZj-vous
goûter le platfir de vous
voir revivre dans une
Po[terltémultipliéeSuivant
les bénédictions de
rEcriture.
EtpuijJent vos Sujets
•
combleZ.J chaquejour de
nouveauxtélnonagesd
vofirebonté3jo*uir dans
le calme & dans lajoye,
du plus precieux de tous
les biens, qui est, S [ R E)
de possèder long-temps le
plusgrand &le meilleur
des Rois.
Mre Denis-François
le Bouthillier de Chavigny,
Evêque de Troyes,
qui prononça cette Harangue
,
est fils de Mre
Armand- Léon le Bouthillier
j
aîné du nom j
Comte de Chavigny &c
de Pont - sur
- Seine,Se
d'Elisabeth Bossuet.
Juillet.
LE 20. JUIN Messieurs
les Deputez de l'Assemblée
generale du Clergé,qui a
commencéle 10. Mars, eurent
audiance du Roy. Ils
furent accompagnez par Mr
le Comte de Pontchartrain
Secretaire d'Etat, & conduits
par Mr Desgranges,
Maistre des Ceremonies.
Je n'ay pu mettre cet
Articleà son rang , parce
que j'attendois la Harangue
pour en faire
un Extrait.
Afin qu'il ne m'arrive
plus de pareils dérangemens,
j'ay imaginé de
mettre à la fin de chaque
Mercure, un Supplément
détaché, pour
y placer tout ce qui me
viendra trop tard, &; qui
pourroit retarder l'impression.
J'avertis en même
temps que je n'ay pu
parler des Familles de
cette derniere Nomination
de Juillet, faute de
loisir pour m'eninformer.
Cette faute de loisir
m'arrivera souvent,
à moins que le Public
ne me foulage en m'envoyant
des Mémoires.
Voicy l'Extrait de la
Harangue.
Mr l'Evêque de Troyes
fit une Harangue, dont
je rapporteray seulement
icy quelques endroits.
Il exposa d'abord le
respect & le dévouement
du Clergé, pour celuy
dont le Trône representele
Trône de Dieu
même; &: continua en
ces termes:
Nous voyons que le régné
de Dieu eflle modele
que V. M. fèpropofc
pour former le Jîen.Sageffi
à qui rienn-échape ;
application sans relâche
a tout connoifire & à
tout régler: Zele de la
jujiice j amour de la vérité
s fermeté toujours
égaleJgrandeur d'ame
qu'aucun evenement ne
peuttroublersquelspuifi
sans motifs de noftte pro.
fonde vénération! -)
-: Il s'étendit ensuite sur
le sujet de l'Assemblée
du Clergé: sur son ardeur
& sur sonzele à secourir
l'Etat dans une
guerre entreprise pour la
défense de la Justice&
de la Religion.
Vostreamour, continua-
t-il, pour l'Eglisè
9
est le principal motifqui
raffimble & qui arme
tantdePeuplessilsnefont
animcZoJ que contre le
Dejfruéfeur de l'Herifiç
qu'ilspoudroientrelever,
& contre le Dejfen/eur
de la Majejfé Royale
& l'unique ajjle des
Rois perjecutc pour la
Foy.
Mrl'Evêque de Troyes
fit sur la fin plusieurs
souhaits pour le bonheur
de la France; les voicy.
Que Dieu, qui difPosi
du coeur des Princes
aussi bien que de la Victoi- re. insPire à tous les
Princesliguez* des pensées
dejuflice&depaix..
& que l'abondanceprête
a succeder à une assette
fsiannsseexxeemmppllee,,rreennddee au
Royaumefin repos &sa
filicitl.
Ces souhaits, prononcez
au nom de l'Eglise,
dont les paroles font des
Oracles, me parurent
des prédictionsplutost
que des souhaits.
Plaije à Dieu, poursuivit-
il
,
d'ajoûter aux
années que vous aveZ
passées, un grand nombre
d'annéesheureuses
que nous ne cesserons de
luy demanderpourVotre
Aîajeflé.PuiJJieZj-vous
goûter le platfir de vous
voir revivre dans une
Po[terltémultipliéeSuivant
les bénédictions de
rEcriture.
EtpuijJent vos Sujets
•
combleZ.J chaquejour de
nouveauxtélnonagesd
vofirebonté3jo*uir dans
le calme & dans lajoye,
du plus precieux de tous
les biens, qui est, S [ R E)
de possèder long-temps le
plusgrand &le meilleur
des Rois.
Mre Denis-François
le Bouthillier de Chavigny,
Evêque de Troyes,
qui prononça cette Harangue
,
est fils de Mre
Armand- Léon le Bouthillier
j
aîné du nom j
Comte de Chavigny &c
de Pont - sur
- Seine,Se
d'Elisabeth Bossuet.
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Résumé : Clergé. [titre d'après la table]
Le 20 juin, les députés de l'Assemblée générale du Clergé, débutée le 10 mars, furent reçus par le roi en présence du Comte de Pontchartrain et de Desgranges. L'auteur du texte n'a pas pu inclure cet événement initialement, faute de la harangue complète. Pour éviter de tels problèmes à l'avenir, il prévoit de publier un supplément à la fin de chaque Mercure pour les informations tardives. Il mentionne également son manque d'informations sur les familles de la dernière nomination de juillet et invite le public à lui envoyer des mémoires. L'extrait de la harangue de l'Évêque de Troyes, Denis-François Le Bouthillier de Chavigny, exprime le respect et le dévouement du Clergé envers le roi. L'Évêque compare le règne de Dieu à celui du roi, soulignant ses qualités de sagesse, de justice, de vérité, de fermeté et de grandeur d'âme. Il parle de l'Assemblée du Clergé, de son ardeur à secourir l'État dans une guerre pour la défense de la justice et de la religion. L'Église est présentée comme le principal motif rassemblant et armant les peuples contre les ennemis de la Majesté Royale. L'Évêque exprime des souhaits pour le bonheur de la France, espérant la justice et la paix, et prie pour de nombreuses années heureuses pour le roi et ses sujets.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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776
p. 217-222
Lettre de Frontignan du I. Aoust.
Début :
LE 24. JUILLET au matin, plusieurs vaisseaux ennemis parurent à [...]
Mots clefs :
Duc de Noailles, Duc de Roquelaure, Ennemis, Troupes
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texteReconnaissance textuelle : Lettre de Frontignan du I. Aoust.
Lettre de Frontignan du
1. Aoust.
LE 24.JUILLET au
matin, plusieursvaisseaux
ennemis parurent à la hauteur
de Montpellier.
A six heures du soir ils
debarquerent à Cette,villageouvert&
sans défense:
ils s'en emparerent.
Mr le Duc de Roquelaure
se rendit à rontignan
avec Mr de Basville,
& rassembla le peu de troupes
dont il pouvoit disposer,
sans dégarnir les Cevennes
ni le Vivarez.
Il ne put avoir que trois
Compagnies de Cavalerie;
il se rendit àMeze sur l'Etang
de Thau où il Clllpeî.
cha toutesles descentes que
les ennemis vouloient y
tenterà la faveur de l'Etang.
Mr le Duc de Noailles
estoit campé au Boulou,
six lieuës au delà de Perpignan.
Mr le Duc de Roquelaure
luy dépefcha unCourier
pourluy demander du
secours ; mais les ennemis
avoient cruce secours impossible.
On fait quelquefois
l'impossible quand on
veut, & qu'on sçait prendre
promptement le bon
party.
Mr le Duc de Noailles
arrange son projet,& prend
la posteenuninstant. Il se
fait suivre de si prés par
900. C-hevaux.,iooo.Grénadiers
& 12. pieces de
canon, dont 4. estoient de
2.4. livres de bales, qu'on
dit dansle pays qu'on avoit
veu une armée & du canon
qui couroient la poste.
Les 900. Chevaux eftoient
commandez par Mr
le Marquis de Caylus, Maréchal
deCamp.
Les 1000. Grenadiers
estoient commandez par
Mr de Planque
p
Brigadier.
Mr de Chastillon
, &
Mrd'Estaires, Maréchaux
de Camp.
Mr d'Offeville, & Mr
de Sandricourc ,Brigadiers.
Mr de Bosselly
,
Mr le
Comte deNoailles,&Mr
le Marquis de Noailles,
Colonels, estoient de ce
détachement.
Mr leDuc deRoquelaure
& Mr le Duc de
Noailles arrivez à Agde en
mesme temps que les troupes,
resolurent d'attaquer
dans le moment à peine
laissa-t'on quatre heures de
repos aux troupes , après
quoy on fut aux ennemis
qu'on obligea de se retirer
au Port de Cette. On les
suivitlelong delaplage
nonobstant le grand feu
des vaisseaux.
Dans le temps qu'ils se
rembarquerent,on apperçut
au haut de la montagne
de Saint Clair six cens
hommes qui furent attaquez
si vivement par nos
Dragons , qu'on en tua
plusieurs;& l'on fit prisonniers
quelques Officiers
& quatre-vingts soldats.
Le reste fut pousséjusqu'à
la mer où plusieurs se
noyerent.
1. Aoust.
LE 24.JUILLET au
matin, plusieursvaisseaux
ennemis parurent à la hauteur
de Montpellier.
A six heures du soir ils
debarquerent à Cette,villageouvert&
sans défense:
ils s'en emparerent.
Mr le Duc de Roquelaure
se rendit à rontignan
avec Mr de Basville,
& rassembla le peu de troupes
dont il pouvoit disposer,
sans dégarnir les Cevennes
ni le Vivarez.
Il ne put avoir que trois
Compagnies de Cavalerie;
il se rendit àMeze sur l'Etang
de Thau où il Clllpeî.
cha toutesles descentes que
les ennemis vouloient y
tenterà la faveur de l'Etang.
Mr le Duc de Noailles
estoit campé au Boulou,
six lieuës au delà de Perpignan.
Mr le Duc de Roquelaure
luy dépefcha unCourier
pourluy demander du
secours ; mais les ennemis
avoient cruce secours impossible.
On fait quelquefois
l'impossible quand on
veut, & qu'on sçait prendre
promptement le bon
party.
Mr le Duc de Noailles
arrange son projet,& prend
la posteenuninstant. Il se
fait suivre de si prés par
900. C-hevaux.,iooo.Grénadiers
& 12. pieces de
canon, dont 4. estoient de
2.4. livres de bales, qu'on
dit dansle pays qu'on avoit
veu une armée & du canon
qui couroient la poste.
Les 900. Chevaux eftoient
commandez par Mr
le Marquis de Caylus, Maréchal
deCamp.
Les 1000. Grenadiers
estoient commandez par
Mr de Planque
p
Brigadier.
Mr de Chastillon
, &
Mrd'Estaires, Maréchaux
de Camp.
Mr d'Offeville, & Mr
de Sandricourc ,Brigadiers.
Mr de Bosselly
,
Mr le
Comte deNoailles,&Mr
le Marquis de Noailles,
Colonels, estoient de ce
détachement.
Mr leDuc deRoquelaure
& Mr le Duc de
Noailles arrivez à Agde en
mesme temps que les troupes,
resolurent d'attaquer
dans le moment à peine
laissa-t'on quatre heures de
repos aux troupes , après
quoy on fut aux ennemis
qu'on obligea de se retirer
au Port de Cette. On les
suivitlelong delaplage
nonobstant le grand feu
des vaisseaux.
Dans le temps qu'ils se
rembarquerent,on apperçut
au haut de la montagne
de Saint Clair six cens
hommes qui furent attaquez
si vivement par nos
Dragons , qu'on en tua
plusieurs;& l'on fit prisonniers
quelques Officiers
& quatre-vingts soldats.
Le reste fut pousséjusqu'à
la mer où plusieurs se
noyerent.
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Résumé : Lettre de Frontignan du I. Aoust.
Le 24 juillet, des vaisseaux ennemis débarquèrent à Cette, un village sans défense près de Montpellier. Le Duc de Roquelaure, accompagné de Mr de Basville, rassembla les troupes disponibles sans affaiblir les défenses des Cévennes et du Vivarais. Il se positionna à Mèze sur l'étang de Thau pour empêcher les descentes ennemies. Pendant ce temps, le Duc de Noailles, campé au Boulou près de Perpignan, reçut une demande de secours. Il organisa rapidement une force composée de 900 chevaux, 1000 grenadiers et 12 pièces de canon, commandée par plusieurs officiers de haut rang. Les deux ducs arrivèrent à Agde avec les troupes et attaquèrent immédiatement les ennemis, les forçant à se retirer au port de Cette. Pendant leur rembarquement, des dragons français attaquèrent et tuèrent plusieurs hommes ennemis sur la montagne de Saint Clair, faisant également des prisonniers.
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777
p. 223-224
Extrait d'une autre Lettre. [titre d'après la table]
Début :
Le reste des 600. hommes se sauva au Fort qui est [...]
Mots clefs :
Frégate, Fort, Ennemis, Port
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait d'une autre Lettre. [titre d'après la table]
Ce qui fuit eji extrait
,>
dune autre Relation.
Le reste des 600. hommes
se sauva au Fort qui est
au bout du Mole d'où les
ennemis faisoient ungrand
feu. Ils estoient fouftenus
par le canon d'une Fregate
qui estoit dans le port costé
en travers, & de plusieurs
vaisseaux.
L'Artillerie estant arrivée
, on en fit trois batteries
y
& après avoir fait
quelques décharges qui
chasserent la Fregate du
port, les Grenadiers commandez
par Mr d'Auzé,
Capitaine au Regiment
d'Artois, & soustenu par
Mrde Planque,s'avancerent
lelong duMole, &
escaladerent le Fort où ils
firent prisonniers deuxOfficiers&
soixante & dix
soldats.
On fit ensuite avancer à
l'extremité du village une
batterie qui obligea les ennemis
à s'éloigner, & le
30. Juillet ils sirentvoile
vers leLevant.
,>
dune autre Relation.
Le reste des 600. hommes
se sauva au Fort qui est
au bout du Mole d'où les
ennemis faisoient ungrand
feu. Ils estoient fouftenus
par le canon d'une Fregate
qui estoit dans le port costé
en travers, & de plusieurs
vaisseaux.
L'Artillerie estant arrivée
, on en fit trois batteries
y
& après avoir fait
quelques décharges qui
chasserent la Fregate du
port, les Grenadiers commandez
par Mr d'Auzé,
Capitaine au Regiment
d'Artois, & soustenu par
Mrde Planque,s'avancerent
lelong duMole, &
escaladerent le Fort où ils
firent prisonniers deuxOfficiers&
soixante & dix
soldats.
On fit ensuite avancer à
l'extremité du village une
batterie qui obligea les ennemis
à s'éloigner, & le
30. Juillet ils sirentvoile
vers leLevant.
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Résumé : Extrait d'une autre Lettre. [titre d'après la table]
Une bataille opposa 600 hommes retranchés dans un fort à l'extrémité d'un môle, soutenus par une frégate et des vaisseaux. L'artillerie créa trois batteries, chassant la frégate. Les grenadiers, dirigés par Monsieur d'Auzé, capturèrent deux officiers et soixante-dix soldats. Les ennemis se retirèrent et levèrent l'ancre le 30 juillet.
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778
p. 225-234
AVANTURE DE MR POUJET.
Début :
L'Affaire de Cette a pensé nous couster un Juge [...]
Mots clefs :
Juge, Poujet, Ennemis, Vin, Bière, Officiers, Généraux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVANTURE DE MR POUJET.
AVANTURE
DEVis-rOUss-T.,
L'Affairede Cette
a pensé nous couster un
Juge de l'Amirauté i
voicy l'Avanture.
Mr Poujet, juge de
l'Amirauté fut intimidé
par les ennemis qui
l'obligerent à prester
ferment de fidelitéà la
Reine Anne, & luy
donnerent des Provifions
nouvelles pour
sa Charge.ils le firent
Magistrat Anglois
,
moyennant quoy il fut
pillé tout le premier
par préference
, &c il
resta dans Cette jusqu'au
jour du départ
des ennemis.
En les voyant quitter
prise, il crut pouvoir
abjurer la Magistrature
Angloise.Il
depefcha un Paysan
pour donner avis à nos
Generaux de la retraite
des ennemis. Ce Paysan
fut surpris se glissant
furtivement le
long de la Plage. On
l'arrestecomme un Espion
; on le menace.
Ce pauvre Ruste répond
naïvement:Je ne
suis point un Espion
>
Messieurs,jesuisun Cotfr
rier • maistues à pied,
luy dit on; N'importe,
jesuisle CourierduJuge
de mon Village, puisque
c'est luy qui m'envoye porterdes
avis.
Sur cette déclaration
MylordNorris envoya
prendre Mr Poujet
à Cette, & dés qu'il
fut arrivé on luy déclara
qu'on l'alloitcondamner
comme unAnglois
qui trahit safouveraine.
Helas
, M'ef
sieurs
>
leur réponditjJil
A
, tout effrayé
) vous
ne devez* me condamner
ni com*me Ang/cü ni comme François
3 car
je ne fçâ) plus ce que je
(UIJ.
s, On ne luy tient pas
de longs discours
,
&
sans autre forme de
procés on le déc lare
traistre: on le condamne
: on va le faire pendre.
Pendant qu on le dispose
à prendre son party
de bonne grace ou
a être pendu malgré
luy,deux Officiers que
nous avions faits prisonniers
furent amenez
à nos Generaux,
qui leur faisant une reception
polie & gracieuse
, leur donnerent
d'abord leurtable
pour prison.
Aprés lesy avoir te-
0
nus joyeusement captifs
, on les renvoya sur
leur parole;mais à condition
qu'ils porteroient
au Mylord les
marques de leurcaptivité;
c'est-à-dire force
bouteilles du mesme
vin dont ils avoient
bu.
Ils partent avec cinq
ou six hommes chargez
de bon vin, sans
compter celuy qu'ils
avoient dans la teste
, qui donnoit à leur
marche un air de gayeté
d'un tres-bon augure
pour tous ceux
qu'ils rencontroient.
Cette troupe gaillardearriva
fortà propos
pourégayerun peu
la ceremonie funeste
du pauvreMr Poujet.
Il présentoitdéja lecol
au sacrificateur
, & la
victime alloit estre immoléeen
l'air, tordue
les Officiers parurent
avec leur present bachique.
En l' offrant au
Mylord ils crierent
>
grace , grace. Le Dieu
du vin solicita. Quel
Juge pourroit estre infléxible
à tant de bouteilles.
LesOfficiersy
joignent un recit patetique
de la reception
que nos Generaux, leur
ont faite. Enfin le Mylord
attendry leurrenvoye
Mr Poujet avec
un present de Biere excellente.
;
Ainsipour deux Officiers
& de bon vin
y l'on nous donna en échange,
un Juge ôcde
la Biere. Nous y perdons;
mais c'est la feule
perte que nous ayons
faite en forçant les ennemis
à se rembarquer.
DEVis-rOUss-T.,
L'Affairede Cette
a pensé nous couster un
Juge de l'Amirauté i
voicy l'Avanture.
Mr Poujet, juge de
l'Amirauté fut intimidé
par les ennemis qui
l'obligerent à prester
ferment de fidelitéà la
Reine Anne, & luy
donnerent des Provifions
nouvelles pour
sa Charge.ils le firent
Magistrat Anglois
,
moyennant quoy il fut
pillé tout le premier
par préference
, &c il
resta dans Cette jusqu'au
jour du départ
des ennemis.
En les voyant quitter
prise, il crut pouvoir
abjurer la Magistrature
Angloise.Il
depefcha un Paysan
pour donner avis à nos
Generaux de la retraite
des ennemis. Ce Paysan
fut surpris se glissant
furtivement le
long de la Plage. On
l'arrestecomme un Espion
; on le menace.
Ce pauvre Ruste répond
naïvement:Je ne
suis point un Espion
>
Messieurs,jesuisun Cotfr
rier • maistues à pied,
luy dit on; N'importe,
jesuisle CourierduJuge
de mon Village, puisque
c'est luy qui m'envoye porterdes
avis.
Sur cette déclaration
MylordNorris envoya
prendre Mr Poujet
à Cette, & dés qu'il
fut arrivé on luy déclara
qu'on l'alloitcondamner
comme unAnglois
qui trahit safouveraine.
Helas
, M'ef
sieurs
>
leur réponditjJil
A
, tout effrayé
) vous
ne devez* me condamner
ni com*me Ang/cü ni comme François
3 car
je ne fçâ) plus ce que je
(UIJ.
s, On ne luy tient pas
de longs discours
,
&
sans autre forme de
procés on le déc lare
traistre: on le condamne
: on va le faire pendre.
Pendant qu on le dispose
à prendre son party
de bonne grace ou
a être pendu malgré
luy,deux Officiers que
nous avions faits prisonniers
furent amenez
à nos Generaux,
qui leur faisant une reception
polie & gracieuse
, leur donnerent
d'abord leurtable
pour prison.
Aprés lesy avoir te-
0
nus joyeusement captifs
, on les renvoya sur
leur parole;mais à condition
qu'ils porteroient
au Mylord les
marques de leurcaptivité;
c'est-à-dire force
bouteilles du mesme
vin dont ils avoient
bu.
Ils partent avec cinq
ou six hommes chargez
de bon vin, sans
compter celuy qu'ils
avoient dans la teste
, qui donnoit à leur
marche un air de gayeté
d'un tres-bon augure
pour tous ceux
qu'ils rencontroient.
Cette troupe gaillardearriva
fortà propos
pourégayerun peu
la ceremonie funeste
du pauvreMr Poujet.
Il présentoitdéja lecol
au sacrificateur
, & la
victime alloit estre immoléeen
l'air, tordue
les Officiers parurent
avec leur present bachique.
En l' offrant au
Mylord ils crierent
>
grace , grace. Le Dieu
du vin solicita. Quel
Juge pourroit estre infléxible
à tant de bouteilles.
LesOfficiersy
joignent un recit patetique
de la reception
que nos Generaux, leur
ont faite. Enfin le Mylord
attendry leurrenvoye
Mr Poujet avec
un present de Biere excellente.
;
Ainsipour deux Officiers
& de bon vin
y l'on nous donna en échange,
un Juge ôcde
la Biere. Nous y perdons;
mais c'est la feule
perte que nous ayons
faite en forçant les ennemis
à se rembarquer.
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Résumé : AVANTURE DE MR POUJET.
Le texte raconte l'histoire de Mr Poujet, juge de l'Amirauté à Cette, forcé par les ennemis de prêter serment de fidélité à la Reine Anne et de devenir magistrat anglais. Après le départ des ennemis, Poujet envoie un paysan avertir les généraux français, mais ce dernier est arrêté et accusé d'espionnage. Poujet est alors capturé et condamné pour trahison. Alors qu'il est sur le point d'être pendu, deux officiers français, récemment libérés, arrivent avec des bouteilles de vin en guise de marque de leur captivité. Ils intercedent en faveur de Poujet. Mylord Norris, impressionné par leur geste et par le vin, gracie Poujet et le renvoie avec un présent de bière. Cette négociation permet de sauver Poujet, bien que les Français aient perdu un juge en échange de deux officiers et du vin.
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779
p. 235-236
« De Paris le 10. Aoust. LE 10. AOUST, Mre Jean [...] »
Début :
De Paris le 10. Aoust. LE 10. AOUST, Mre Jean [...]
Mots clefs :
Bignon, Chapitre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De Paris le 10. Aoust. LE 10. AOUST, Mre Jean [...] »
De Parule10, Aoufl.
LE10 A OUST, Mre
Jean Paul Bignon, Abbé
deS. Quentin, Conseiller -
d'Estat ordinaire, a fr
possession du Doyenne de
S. Germain l'Auxerrois
5
vacant par lamort de Mr
l'Abbé Chapellier.
Le Mardy ti. Juillet,
le Chapitre s'estantassemblépourélireun
nouveau
Doyen,Mr l'Abbé Bignon
a ete él1ûA .
-
Ila eu toutes les voix,
à son élection comme il a
eu à sa reception celles de
tout Paris qui est venu en
foule applaudir au choix
du Chapitre.
LE10 A OUST, Mre
Jean Paul Bignon, Abbé
deS. Quentin, Conseiller -
d'Estat ordinaire, a fr
possession du Doyenne de
S. Germain l'Auxerrois
5
vacant par lamort de Mr
l'Abbé Chapellier.
Le Mardy ti. Juillet,
le Chapitre s'estantassemblépourélireun
nouveau
Doyen,Mr l'Abbé Bignon
a ete él1ûA .
-
Ila eu toutes les voix,
à son élection comme il a
eu à sa reception celles de
tout Paris qui est venu en
foule applaudir au choix
du Chapitre.
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780
p. 263-282
« De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...] »
Début :
De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...]
Mots clefs :
Roi, Duc, Lieutenant, Abbaye, Extraordinaire, Marquis, Audience, Évêque, Échevins, Duc de Lorraine, Famille royale, Parlement, Fête, Princesse, Paris, Versailles, Madrid, Londres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...] »
DeParule
LE18. ju1N,Mlle de
Rohan, fille de Mr leOuc
de RohanChabot,&c de
Me la Duchesse de Rohan,
a épousé Mr le Prince de
Bergh.
De Versailles le10.Juin.
LE20.JUIN,011areçu
des Lettres de Bayonequi
portoient qu'un Vaisseau
venant de S. Jean deLuz y
avoit amené une Fluste
Hollandoise venant de Surinam,
chargée de Sucre,
d'Indigo
,
de Cacao, &
d'autres Marchandises,estiméescentmille
Ecus. Í:
DeParislezq.Juin. ./*i
LE24. JUIN,Monsieur
le Cardinal de Noailles
a esté reçu Doyen
d'Honneur de laFaculté
de Droit de cette Université.
De Madridlez^.Juin.
- LE 16. de ce moisleRoy
d'Espagne ayant détaché
Mr leComte de Mahony
,
Lieutenant General; Don
Pedro Ronquillo
,
Maréchal
de Camp,& Mr le
Comte de Montemar, Brigadier
,
les deux premiers
ie font emparez de Cervera&
deTorra
3
& le dernier
a enlevé aux Ennemis
un Convoy de grains & de
farine.
DeParis le 3o.Juin.
LE30. JUIN,Mrl'Archevesque
d'Alby
,
sut
reçu à l'Académie Francoise
à la place de feu Mr
l'Evesque de Nismes.
Il est de la Maison de
Nesmond
, & il estoit
Evesque de Montauban
quand il fut nommé à rAr,
chevesché d'Alby. -
De Madrid leiyJuillet,
LE 6.JUILLY-T,Mr10
Baron de Huart,commandant
un Détachement de
l'armée duRoy d'Espagne,
s'est empare de la villede
Naval, poste important
dans le Comté de Ribagorça.
Il a rompu ensuite aux
Ennemis, lePont de Medianos
qui leur servoit de
communication., LA NUIT DU y.AU 8.
JUILLET, Don Juan de
Montenegro a pris par eC
calade laville deMiranda
de Duero sur les Portugais.
C'est une grandeVille qui
a de bonnes Tours
3
& une
Citadelle. Les Habitants
ont offert cent mille pistoles
pour Ce racheter du
pillage. La prise de cette
pbllairce a donné lieu d'estales
contributions dans
une bonne partie du Portugal.
De Parjis le., z6- .Juillet.
LE JUILLET,le
Roy a fait Lieutenant General
de ses Armées,Mr
de Brindelet,Colonel Suisse.
Il s'est distingué au siege
de Doüay.
Josse, Sieur de Brinde.
let, aesté Lieutenant-Colonel
du Regiment Suisse
deStouppe en 1692. Il en
fut fait Colonel en 1701.à
la mort de Mr de Stouppe,
Lieutenant-General; ilfut
fait Brigadieren IJQZ. &
Maréchal de Camp en
1709.
JDee PPaariislee28S..Juil1le! t.
LE 18. JUILLET,
Mrc Jean le Camus, Maistre
des Requestes de l'Hostel,
& Lieutenant Civil,
est mort âgé de 74. ans.
De Versailles le 6. AOtfl.
LE6.AOUST,Mr Alamanno
Salviati
)
Nonce
Extraordinaire du Pape ,
eutson Audiance de Congé-
-
De Londres le 7. Aoujl.
LE 6. AOUST
,
Mr
Creffer nommé pour aller
en qualité d'Envoyéd'Angleterre
à la Cour d'Ha:-
novre, est mort d'Apoplexie.
Il estoit allé à Kensington
pour prendre congé
de la Reine Anne.
- De Paris le 9. Aotifl.
:' «LE 9. AOUST
)
Mr le
Duc d'Harcourt fut reçu
Tair de France. ; au Parlement,
avec les ceremonies
accoustumées.
DeVersailles le ii. Aoust.
LE 12. AOUST,Mrle
Marquis de Lamberti Envoyé
Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine,
a eu sa premicre Audiance
publique du Roy,
& des Princes & Princesses
de la Famille Royale, qu'il
complimenta sur le Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry. Ilestoit accompagnéde
Mr de Barrois,
aussi Envoyé Extraordinaire
de Monsieur le
Duc de Lorraine.
De Versailles ie13.Aomll.
LE13. A ousT ,les
Députez des Estats de Languedoc
ont eu Audiance
du Roy. Ils furent prerentez
parMr.leDuc du Maine
Gouverneur de la Province,
& par Mr le Marquis
delaVrilliere, Secretaire
d'Estat, & conduits
par Mr des Granges, Maistre
des Ceremonies.
Les Députez estoient
Mr l'Evesque de Montauban,
qui porta la parole
; Mr le Vicomte de Polignac
;Mr de Bonnesons,
Lieutenant du Maire de
Lodeve; Mr de Vermale,
Maire de Joyeuse ; Mr
Joubert, Syndic de la Province,&
Mr Pennautier,
Treibner.
De Pans le15.Aoufl.
1:.
;, LE 15.AOUST
,
Feste
de l'Assomption de laVierge,
on a fait la Procession
de rEglifc Metropolitaine.
Les Compagnies Superieures)
Mr le Prevost des
Marchands, les Echevins
& le Corps de Villes'y
trouvèrent.
L'élection de deux nouveaux
Echevins a este faite
le lendemain.
MrBignonaesté continué
Prevost des Marchands.
Mr Hazon, Quartinier
Et Mr Brillon,Avocat
en Parlement, ont esté élûs
Echevins.
DeVersaillesle 17.AOufl
LE 17, AOUST, le Roy
a donné l'Abbaye du Maf-
Garnier à Mr l'Evesque de
Soissons.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye de Montier
S.Jean à Mr l'Abbé de
Maulevrier ,Aumosnier
deSaMajesté.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye deChalivoy
àMr l'Abbé de Goazanvot,
Chapelain de Sa
Majesté.
LE 17. AOUST,se Roy
a donné l'Abbaye de Bertancourt
à Mede Mouchy,
Religieuse de la mesme
Abbaye.
Dans la précédente pro..
motion, le Roy donna
l'Abbaye de S. Éusebe à
Mr l'Abbé Despinouze,
Député de l'Assemblée du
Clergé.
De Verfailles le 18\Aouft<
LE18. AOUST, les
nouveaux Echevins ont
presté ferment entre les
mains du Roy. Le Scrutin
estoit porté par Mr de
Fourqueux,Conseiller au
Parlement. Ils ont salué
ensuite les Princes & les
Princesses de la Famille
Royale, 1
De Verfaillesle 19.4cujl.
,. r
7 LE 19. A 0UST j
Mr
Agostino Cusani
,
Nonce
ordinaire du Pape, a eu
Audiance particuliere du
Roy.
LE 19. AOUST
J
Mr le
Marquis deLamberty,En-.
voyé Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine
a eu son Audiance
de Congé du Roy, & des
Princes ôc Princesses de la
Famille Royale.
LE 19. AOUST
,
Mr le
Comte de Bardy, Envoyé
Extraordinaire du Grand
Duc de Toscane a eu Audtiance
particuliereduRoy. v** De Paris le10. ^oujï.. t" '* w,,'.r"' f f-
LE 20. AouST }Ylr.
Charles Bernardin Gigault,
Marquis de Belsons,
est mort agé de 2 5.
ans. Il étoit Mestre de
CCaamvapledri'eu,n Regiment de
ôc Gouverneur
du Chasteau de Vincennes.
Ce Gouvernement aété
donné a Mr. le Marquis du
Chastelet, à la Charge d'une
Pension de 4000. Livres
pendant 10. ans pour
le fils de Mr. de Bessons.
Le Roy s'efl reservé la nomination
à la Lieutenance
de Roy, qui apartenoit cydevant
au Gouverneur.
LePere de Mr. du Chastelet
a été Grand Marechal
de Loraine.
De Paris le 25. Aoust.
LE 25. AOUST. MEK
sieurs de l'Academie Françoise
ont célébré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
de S. Thomas du Louvre.
La Messea été celebrée
par Mr. l'ancien Evesque
d'Avranches, & le Panégyrique
duSaint a été prononcé
par Mr l'Abbe du
Buisson.
LE z5. AOUST
,
Meslieurs
del'AcademieRoyale
des Sciences
, Se Messieursdel'AcademieRoyale
des Médaillés Se Inscriptions,
ont celebré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
desPrêtres del'Oratoire.
, Le Panegyrique du S.
a été prononcépar le Pefc
Poisson Cordelier.
LE18. ju1N,Mlle de
Rohan, fille de Mr leOuc
de RohanChabot,&c de
Me la Duchesse de Rohan,
a épousé Mr le Prince de
Bergh.
De Versailles le10.Juin.
LE20.JUIN,011areçu
des Lettres de Bayonequi
portoient qu'un Vaisseau
venant de S. Jean deLuz y
avoit amené une Fluste
Hollandoise venant de Surinam,
chargée de Sucre,
d'Indigo
,
de Cacao, &
d'autres Marchandises,estiméescentmille
Ecus. Í:
DeParislezq.Juin. ./*i
LE24. JUIN,Monsieur
le Cardinal de Noailles
a esté reçu Doyen
d'Honneur de laFaculté
de Droit de cette Université.
De Madridlez^.Juin.
- LE 16. de ce moisleRoy
d'Espagne ayant détaché
Mr leComte de Mahony
,
Lieutenant General; Don
Pedro Ronquillo
,
Maréchal
de Camp,& Mr le
Comte de Montemar, Brigadier
,
les deux premiers
ie font emparez de Cervera&
deTorra
3
& le dernier
a enlevé aux Ennemis
un Convoy de grains & de
farine.
DeParis le 3o.Juin.
LE30. JUIN,Mrl'Archevesque
d'Alby
,
sut
reçu à l'Académie Francoise
à la place de feu Mr
l'Evesque de Nismes.
Il est de la Maison de
Nesmond
, & il estoit
Evesque de Montauban
quand il fut nommé à rAr,
chevesché d'Alby. -
De Madrid leiyJuillet,
LE 6.JUILLY-T,Mr10
Baron de Huart,commandant
un Détachement de
l'armée duRoy d'Espagne,
s'est empare de la villede
Naval, poste important
dans le Comté de Ribagorça.
Il a rompu ensuite aux
Ennemis, lePont de Medianos
qui leur servoit de
communication., LA NUIT DU y.AU 8.
JUILLET, Don Juan de
Montenegro a pris par eC
calade laville deMiranda
de Duero sur les Portugais.
C'est une grandeVille qui
a de bonnes Tours
3
& une
Citadelle. Les Habitants
ont offert cent mille pistoles
pour Ce racheter du
pillage. La prise de cette
pbllairce a donné lieu d'estales
contributions dans
une bonne partie du Portugal.
De Parjis le., z6- .Juillet.
LE JUILLET,le
Roy a fait Lieutenant General
de ses Armées,Mr
de Brindelet,Colonel Suisse.
Il s'est distingué au siege
de Doüay.
Josse, Sieur de Brinde.
let, aesté Lieutenant-Colonel
du Regiment Suisse
deStouppe en 1692. Il en
fut fait Colonel en 1701.à
la mort de Mr de Stouppe,
Lieutenant-General; ilfut
fait Brigadieren IJQZ. &
Maréchal de Camp en
1709.
JDee PPaariislee28S..Juil1le! t.
LE 18. JUILLET,
Mrc Jean le Camus, Maistre
des Requestes de l'Hostel,
& Lieutenant Civil,
est mort âgé de 74. ans.
De Versailles le 6. AOtfl.
LE6.AOUST,Mr Alamanno
Salviati
)
Nonce
Extraordinaire du Pape ,
eutson Audiance de Congé-
-
De Londres le 7. Aoujl.
LE 6. AOUST
,
Mr
Creffer nommé pour aller
en qualité d'Envoyéd'Angleterre
à la Cour d'Ha:-
novre, est mort d'Apoplexie.
Il estoit allé à Kensington
pour prendre congé
de la Reine Anne.
- De Paris le 9. Aotifl.
:' «LE 9. AOUST
)
Mr le
Duc d'Harcourt fut reçu
Tair de France. ; au Parlement,
avec les ceremonies
accoustumées.
DeVersailles le ii. Aoust.
LE 12. AOUST,Mrle
Marquis de Lamberti Envoyé
Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine,
a eu sa premicre Audiance
publique du Roy,
& des Princes & Princesses
de la Famille Royale, qu'il
complimenta sur le Mariage
de Monseigneur le
Duc de Berry. Ilestoit accompagnéde
Mr de Barrois,
aussi Envoyé Extraordinaire
de Monsieur le
Duc de Lorraine.
De Versailles ie13.Aomll.
LE13. A ousT ,les
Députez des Estats de Languedoc
ont eu Audiance
du Roy. Ils furent prerentez
parMr.leDuc du Maine
Gouverneur de la Province,
& par Mr le Marquis
delaVrilliere, Secretaire
d'Estat, & conduits
par Mr des Granges, Maistre
des Ceremonies.
Les Députez estoient
Mr l'Evesque de Montauban,
qui porta la parole
; Mr le Vicomte de Polignac
;Mr de Bonnesons,
Lieutenant du Maire de
Lodeve; Mr de Vermale,
Maire de Joyeuse ; Mr
Joubert, Syndic de la Province,&
Mr Pennautier,
Treibner.
De Pans le15.Aoufl.
1:.
;, LE 15.AOUST
,
Feste
de l'Assomption de laVierge,
on a fait la Procession
de rEglifc Metropolitaine.
Les Compagnies Superieures)
Mr le Prevost des
Marchands, les Echevins
& le Corps de Villes'y
trouvèrent.
L'élection de deux nouveaux
Echevins a este faite
le lendemain.
MrBignonaesté continué
Prevost des Marchands.
Mr Hazon, Quartinier
Et Mr Brillon,Avocat
en Parlement, ont esté élûs
Echevins.
DeVersaillesle 17.AOufl
LE 17, AOUST, le Roy
a donné l'Abbaye du Maf-
Garnier à Mr l'Evesque de
Soissons.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye de Montier
S.Jean à Mr l'Abbé de
Maulevrier ,Aumosnier
deSaMajesté.
LE 17. AOUST,le Roy
a donné l'Abbaye deChalivoy
àMr l'Abbé de Goazanvot,
Chapelain de Sa
Majesté.
LE 17. AOUST,se Roy
a donné l'Abbaye de Bertancourt
à Mede Mouchy,
Religieuse de la mesme
Abbaye.
Dans la précédente pro..
motion, le Roy donna
l'Abbaye de S. Éusebe à
Mr l'Abbé Despinouze,
Député de l'Assemblée du
Clergé.
De Verfailles le 18\Aouft<
LE18. AOUST, les
nouveaux Echevins ont
presté ferment entre les
mains du Roy. Le Scrutin
estoit porté par Mr de
Fourqueux,Conseiller au
Parlement. Ils ont salué
ensuite les Princes & les
Princesses de la Famille
Royale, 1
De Verfaillesle 19.4cujl.
,. r
7 LE 19. A 0UST j
Mr
Agostino Cusani
,
Nonce
ordinaire du Pape, a eu
Audiance particuliere du
Roy.
LE 19. AOUST
J
Mr le
Marquis deLamberty,En-.
voyé Extraordinaire de
Monsieur le Duc de Lorraine
a eu son Audiance
de Congé du Roy, & des
Princes ôc Princesses de la
Famille Royale.
LE 19. AOUST
,
Mr le
Comte de Bardy, Envoyé
Extraordinaire du Grand
Duc de Toscane a eu Audtiance
particuliereduRoy. v** De Paris le10. ^oujï.. t" '* w,,'.r"' f f-
LE 20. AouST }Ylr.
Charles Bernardin Gigault,
Marquis de Belsons,
est mort agé de 2 5.
ans. Il étoit Mestre de
CCaamvapledri'eu,n Regiment de
ôc Gouverneur
du Chasteau de Vincennes.
Ce Gouvernement aété
donné a Mr. le Marquis du
Chastelet, à la Charge d'une
Pension de 4000. Livres
pendant 10. ans pour
le fils de Mr. de Bessons.
Le Roy s'efl reservé la nomination
à la Lieutenance
de Roy, qui apartenoit cydevant
au Gouverneur.
LePere de Mr. du Chastelet
a été Grand Marechal
de Loraine.
De Paris le 25. Aoust.
LE 25. AOUST. MEK
sieurs de l'Academie Françoise
ont célébré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
de S. Thomas du Louvre.
La Messea été celebrée
par Mr. l'ancien Evesque
d'Avranches, & le Panégyrique
duSaint a été prononcé
par Mr l'Abbe du
Buisson.
LE z5. AOUST
,
Meslieurs
del'AcademieRoyale
des Sciences
, Se Messieursdel'AcademieRoyale
des Médaillés Se Inscriptions,
ont celebré la Feste
de S. Loüis dans l'Eglise
desPrêtres del'Oratoire.
, Le Panegyrique du S.
a été prononcépar le Pefc
Poisson Cordelier.
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Résumé : « De Paris le 18. Juin. LE 18. JUIN, Mlle de [...] »
Le document relate divers événements survenus entre juin et août. Le 18 juin, Mlle de Rohan a épousé le Prince de Bergh. Le 20 juin, des lettres de Bayonne ont annoncé l'arrivée d'une flûte hollandaise chargée de sucre, d'indigo, de cacao et d'autres marchandises, estimées à cent mille écus. Le 24 juin, le Cardinal de Noailles a été reçu Doyen d'Honneur de la Faculté de Droit de l'Université de Paris. En Espagne, le 16 juin, le roi a envoyé des officiers prendre des villes et des convois. Le 30 juin, l'Archevêque d'Alby a été reçu à l'Académie Française. Le 6 juillet, le Baron de Huart a pris la ville de Naval. La nuit du 7 au 8 juillet, Don Juan de Montenegro a pris la ville de Miranda de Duero. Le 26 juillet, le roi a nommé Monsieur de Brindelet Lieutenant Général de ses Armées. Le 18 juillet, Jean le Camus, Maître des Requestes, est décédé à l'âge de 74 ans. Le 6 août, Alamanno Salviati, Nonce Extraordinaire du Pape, a eu son audience de congé. Le même jour, Creffer, nommé Envoyé en Angleterre, est mort d'apoplexie. Le 9 août, le Duc d'Harcourt a été reçu Pair de France. Le 12 août, le Marquis de Lamberti, Envoyé Extraordinaire du Duc de Lorraine, a eu sa première audience publique. Le 13 août, les députés des États de Languedoc ont été reçus par le roi. Le 15 août, une procession a eu lieu pour la fête de l'Assomption de la Vierge. Le 17 août, le roi a attribué plusieurs abbayes à divers ecclésiastiques. Le 18 août, les nouveaux échevins ont prêté serment. Le 19 août, Agostino Cusani, Nonce ordinaire du Pape, et le Marquis de Lamberti ont eu leurs audiences de congé. Le 20 août, Charles Bernardin Gigault, Marquis de Bessons, est décédé. Le 25 août, les académies française, des sciences et des médailles et inscriptions ont célébré la fête de Saint Louis.
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781
p. 12-21
EXTRAIT d'un Procés qui se poursuit au Conseil.
Début :
Roman, Gondol, & Lati, tous trois Officiers Mariniers du Département [...]
Mots clefs :
Vaisseau, Armateur, Anglais, Droit, Question, Action, Prisonniers, Guerre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'un Procés qui se poursuit au Conseil.
EXTRAIT
D'un Procésquisepoursuit
au Conjeil.
Roman,Gondol, & Lati,
tous trois Officiers Mariniers
du Département de
Toulon, s'embarquerent à
Marseille sur un Vaisseau
Marchand,
En saisant route vers le
Havre de Grace ils furent
attaquez & pris parunVaisseau
de
-
Guerre Anglois qui
lesconduisit à Baston; ils y
resterent ¡' quelque temps
gardez à vue.
Le 20. Décembre 1709,
on les embarqua dans un
autre vaisseau Marchand
qui partoit pour Londres,
ou bien il s'y embarquérent
de leur bon gré, car c'çft
là l'un des points que les
Avocats se disputent. Le fait
dont ils conviennent tous,
c'estqu'il y avoir sur le Vaisseau
dont il s'agit huit Anglois,
sçavoir leCapitaine,
un Capitaine passager, un
Pilote & cinq Matelots.
Nostrois prisonniers
conspirérent la mort des
deuxCapitaines & du Pilote,
chacun deux se
chargea detuersonhomme;
tous trois réunirent, & les
cinq Matelots voyantleurs
Chefs morts, se fourmirent
ànos troisFrançoisqui se
trouverent enfin maistres
du Vaisseau Anglois.
Avant que d'achever
le recit du fait on pouroit
faire une premiere question
curieuse sur l'action
de ces trois François :
Est-elle louable ou blâmable?
S'ils avoient esté prisonniers
sur leur parole,
leur action feroit sans
doute un crime énorme.
S'ils sont prisonniers
forcez & mal-traitez,
l'action change de nature
: celuy qui traite
cruellement un prisonnier
le met en droit de
tenter jusqu'aux voyes
cruelles pour se délivrer;
On leur allegue qu'ils
n'étoientpoint du tout
prisonniersen cette occasion,
s'estant engagez &
embarquezde bonne
volonté,&qu'étant à la
solde & même à la table
du Capitaine
,
leur
cntreprife a esté une trahison.
Ils prétendent que telles
circonstances peuvent
se rencontrer dans
pareille entreprise, quelle
ne seroitpas indigne
d'un Héros. La question
est donc de sçavoir si
l'action est heroïque ou
criminelle.
J'appuye beaucoup sur
cette premierequestion,
car ilme paroist que c'est
le principalfondement
de celle que je vais expliquer
en continuant le
recit du fait.
Ce fut le 10. de Janvier
1710, que ces trois François
se rendirent maîtresduVaisseau.
Ilsfaisoientroutevers
la France lors qu'ils rencontrerent
à la hauteur des Sorlingues
un Armateur de
Roscoff, Armateur François,
qui voyant un Vaisseau
de la Fabrique Angloise,
s'enréjouit comme
d'une capture qu'il pouvoit
faire.
Nos François de leur
costé se réjoüirent à Tafped:
duVaisseauFrançois, dont
ils esperoient du secours,&
se laissant aborder, se declarerenc
François & amis de
l'Armateur. Mais l'Armateur
voulut toujoûrsqu'ils
fussent-ennemis & Anglois
comme leur Vaisseau qu'il
vouloit gagner; en un mot
il s'en empara & jetta à terre
les François qui s'en étoient
emparez sur les Anglois.
La grande question c'est
de sçavoir à qui doit appartenir
ce Vaisseau. On a déja
jugé par provision qu'il
napparcenok a pas un
d'eux, parce que l'Armateur
n'ayant pas droit de conquerir
sur les François, sa
Commissiond'Armateur
est nulle à leur égard,& que
les François n'ayant point
du tout de Commission
n'ont pû le conquerir sur
les Anglois.
C'est pour revenir contre
ce Jugement de l'Amirauté
que les trois François ont
presenté Requeste, au Conseil.
Ils prétendent que le
Vaisseau leur apartienr par
le droit des gens comme le prix
d'une dEiion légitimé & glorieuse.
Ainsi, selon euxmesmes
la question se réduit
à sçavoir s'ils ont tué &
conquis de bonne guerre,
car mauvaise guerre ne peut
jamais établir qu'un mauvais
droit.
D'un Procésquisepoursuit
au Conjeil.
Roman,Gondol, & Lati,
tous trois Officiers Mariniers
du Département de
Toulon, s'embarquerent à
Marseille sur un Vaisseau
Marchand,
En saisant route vers le
Havre de Grace ils furent
attaquez & pris parunVaisseau
de
-
Guerre Anglois qui
lesconduisit à Baston; ils y
resterent ¡' quelque temps
gardez à vue.
Le 20. Décembre 1709,
on les embarqua dans un
autre vaisseau Marchand
qui partoit pour Londres,
ou bien il s'y embarquérent
de leur bon gré, car c'çft
là l'un des points que les
Avocats se disputent. Le fait
dont ils conviennent tous,
c'estqu'il y avoir sur le Vaisseau
dont il s'agit huit Anglois,
sçavoir leCapitaine,
un Capitaine passager, un
Pilote & cinq Matelots.
Nostrois prisonniers
conspirérent la mort des
deuxCapitaines & du Pilote,
chacun deux se
chargea detuersonhomme;
tous trois réunirent, & les
cinq Matelots voyantleurs
Chefs morts, se fourmirent
ànos troisFrançoisqui se
trouverent enfin maistres
du Vaisseau Anglois.
Avant que d'achever
le recit du fait on pouroit
faire une premiere question
curieuse sur l'action
de ces trois François :
Est-elle louable ou blâmable?
S'ils avoient esté prisonniers
sur leur parole,
leur action feroit sans
doute un crime énorme.
S'ils sont prisonniers
forcez & mal-traitez,
l'action change de nature
: celuy qui traite
cruellement un prisonnier
le met en droit de
tenter jusqu'aux voyes
cruelles pour se délivrer;
On leur allegue qu'ils
n'étoientpoint du tout
prisonniersen cette occasion,
s'estant engagez &
embarquezde bonne
volonté,&qu'étant à la
solde & même à la table
du Capitaine
,
leur
cntreprife a esté une trahison.
Ils prétendent que telles
circonstances peuvent
se rencontrer dans
pareille entreprise, quelle
ne seroitpas indigne
d'un Héros. La question
est donc de sçavoir si
l'action est heroïque ou
criminelle.
J'appuye beaucoup sur
cette premierequestion,
car ilme paroist que c'est
le principalfondement
de celle que je vais expliquer
en continuant le
recit du fait.
Ce fut le 10. de Janvier
1710, que ces trois François
se rendirent maîtresduVaisseau.
Ilsfaisoientroutevers
la France lors qu'ils rencontrerent
à la hauteur des Sorlingues
un Armateur de
Roscoff, Armateur François,
qui voyant un Vaisseau
de la Fabrique Angloise,
s'enréjouit comme
d'une capture qu'il pouvoit
faire.
Nos François de leur
costé se réjoüirent à Tafped:
duVaisseauFrançois, dont
ils esperoient du secours,&
se laissant aborder, se declarerenc
François & amis de
l'Armateur. Mais l'Armateur
voulut toujoûrsqu'ils
fussent-ennemis & Anglois
comme leur Vaisseau qu'il
vouloit gagner; en un mot
il s'en empara & jetta à terre
les François qui s'en étoient
emparez sur les Anglois.
La grande question c'est
de sçavoir à qui doit appartenir
ce Vaisseau. On a déja
jugé par provision qu'il
napparcenok a pas un
d'eux, parce que l'Armateur
n'ayant pas droit de conquerir
sur les François, sa
Commissiond'Armateur
est nulle à leur égard,& que
les François n'ayant point
du tout de Commission
n'ont pû le conquerir sur
les Anglois.
C'est pour revenir contre
ce Jugement de l'Amirauté
que les trois François ont
presenté Requeste, au Conseil.
Ils prétendent que le
Vaisseau leur apartienr par
le droit des gens comme le prix
d'une dEiion légitimé & glorieuse.
Ainsi, selon euxmesmes
la question se réduit
à sçavoir s'ils ont tué &
conquis de bonne guerre,
car mauvaise guerre ne peut
jamais établir qu'un mauvais
droit.
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Résumé : EXTRAIT d'un Procés qui se poursuit au Conseil.
Le texte narre l'histoire de trois officiers mariniers français, Roman, Gondol et Lati, originaires de Toulon, qui s'embarquèrent à Marseille sur un vaisseau marchand à destination du Havre de Grâce. Capturés par un vaisseau de guerre anglais, ils furent conduits à Boston puis transférés à Londres le 20 décembre 1709. À bord du nouveau vaisseau, ils conspirèrent pour tuer les capitaines et le pilote anglais, prenant ainsi le contrôle du navire le 10 janvier 1710. Ils rencontrèrent ensuite un armateur français près des Sorlingues, qui, croyant le vaisseau anglais, s'en empara et les jeta à terre. La principale question juridique concerne la propriété du vaisseau. Les Français contestent un jugement de l'Amirauté, affirmant que le vaisseau leur appartient par le droit des gens, en tant que prix d'une action légitime. La controverse porte sur la légitimité de leurs actions et la nature de leur capture.
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782
p. 21-30
NOUVELLES. Lettre de Lerida du 16. Aoust.
Début :
Je ne doute pas, Monsieur, que vous n'ayez vû quelque [...]
Mots clefs :
Ennemis, Armées du roi, Lérida, Bataillons, Comte de Merode, Escadrons, Cavalerie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES. Lettre de Lerida du 16. Aoust.
NOUVELLES,
Lettre de Lerida du i6<
Aoust. Je
ne doute pas, Monsieur,
que vous n'ayez vû quelque
Relation da combat donnele20
de ce mois entre tArmEe du
Roy & celle de l'Archiduc;
mais je doute que vous en aje^
vû de plus veritable&mieux
circonflanciée que celle que je
me donne l'honneur de ruous
envoyer.
Le 19 l'armée du Rrry
étant campéeprés de Saragoj]e}
& celle des ennemis en dcçade
la Chartreuse,Monsieur le
'Marquis de Baj alla les reconnoître
pendant que Sa Majestéfit
avancer toute l'Armée
qui ptfja la nuit en bataille,
"ltinji que celle des ennnemis.
Lecombatcommença le lendemainmatin
par une canonade
qui dura depuis six heures jusaprèsdemidy
que les troupes
vinrent aux mains.
Les ennemis ayantrenforcé
leur aîle gauche de la plus
grandepartie de leur Cavalerie,
voulurent d'abord prendre en
flanc la droite de l'Arméedu
PKoy
,
qui rfioit commandéepar
MessieursdeAmezaga c-
Mahoni. Mais les Gardes du
Corps &les Dragons leschargerent
avec tant de vigueur.•'
qu'ils en firentungrandcarnage&
pousserent le restejusqu'à
l'Ebre,ouils'ennoyaungrand
nomWfi,
Le reste de la Cavalerie de
la droite aprés avoirachevéde
défaire la premiere ligne des
Ennemis, fut arrestée&mise
en desordre par leur seconde
ligne
,
sans que Monsieur le
Marquis de Bay, qui (yporta
promptement, pust la rallier
à cause qu'elle fut mal soustenuë
par l'Infanterie dont la
pluspart des Soldatsestoient
nouvellement leve%.
:
Ce General envoya en mê..
me temps ordre à Don joseph
de Armendariz&à Don Pedro
Ronquillo qui commandoient
la gauche de la premiere
Ligne de le venirjoindre avec
toute leur Cavalerie,àla reserve
ve de huit Escadrons ; çya
Monsieur le Comte de Merode
&à MonsieurleMarquis
de Lançarotte,qui commandoient
lasecondeLigne,deprendre
les Postes de Messieurs de
Armandariz&Ronquillo.
Dés qu'ils furentarrivez ils
chargerent si vigoureusement
les Ennemisqu'ils les firent
plier; mais le desordrede nostre
seconde Ligne de la droite
estoitsigrand qu'ils ne purent
faire une seconde charge.
Monsieur le Comte de Merode
& Monsieur le Marquis
deLançarottes'avancerent antcc
la seconde Ligne de la gauche
qu'ils commandoient; mais
s'estans aperçusque les Ennemisavoient
détaché de leur
droite trois Bataillons pour
prendreenflancles Gardes IUilonnes
qui estoient à la tesse de
la premiere Ligne de la gauche,
Monsieur le Marquis deLancarotte
marcha à eux avec deux
Escadrons
, & les défit entierement.
Il alla ensuiterejoindre le
reste de la Cavalerie & trois
Bataillons
, & marcha avec
Monsieur le Comte de Merode
pour charger unesecondefois,
mais les Ennemis ayant détaché
dix Escadrons &plusieurs
Bataillonspour les enveloper,
ils furent obligez de se retirer
en couvrant deux Bataillons
des Gardes Walonnes quise
posterent sur les hauteurs de la
Guerba.
La Brigade de Rupelmonde
oerrefta les Ennemis, & ne fit
saretraitequ'a lafin delaBataille
,
apréslaquelleellese retira
sans estre poursuivie, non
plus que le reste de l'Armée,
dont la plus grande partie se
rassemblaàTudela aute Mon-
Jieur le Marquis de Bay4 &
unepartieà Daroca avec Monsieur
le Duc de Pratameno.
Les Ennemisfont demeurez
maistres du ChampdeBataille,
mais cette Victoire leur a coûté
cher; leur Infanterieayant
d'abordestéfort mal-traitéepar
le canon; leuraîlegauche ayant
estédeffaite, '& à laquelle on
apris cinq Etendarts, çj$r ensuite
plusieurs autres Bataillons
ausquels on a enlevéquatre
Drapeaux.
On n'a encore pu sçavoir le
nombre des morts de l'Armée
du R..oy.,parce qu'ilrevienticus
lesjours desgens qu'on awit
cru tt4fZ oufaitsPrisonniers,
On ria perdu d'Officiers de consideration
que Monsieur le Duc
d'Havré, quifut tuéd'un coup
de canonavant que l'aéîionfut
tout àfaitengagée.
Les Habitans de Saragojfc
ont donné des marques de leur
zelc au Roy en fournissant à
son Armée du pain, du vin
j&ode lauviandre pesnda.nt trois, Nostre Garnison a enlevé aux
Ennemis un Convoy de cinquante
Chariots de vivres &
de munitions; &quarantemil
écus en especes qui estoient destinez
pour payer leurs Troupes.
Jesuis, &c.
Lettre de Lerida du i6<
Aoust. Je
ne doute pas, Monsieur,
que vous n'ayez vû quelque
Relation da combat donnele20
de ce mois entre tArmEe du
Roy & celle de l'Archiduc;
mais je doute que vous en aje^
vû de plus veritable&mieux
circonflanciée que celle que je
me donne l'honneur de ruous
envoyer.
Le 19 l'armée du Rrry
étant campéeprés de Saragoj]e}
& celle des ennemis en dcçade
la Chartreuse,Monsieur le
'Marquis de Baj alla les reconnoître
pendant que Sa Majestéfit
avancer toute l'Armée
qui ptfja la nuit en bataille,
"ltinji que celle des ennnemis.
Lecombatcommença le lendemainmatin
par une canonade
qui dura depuis six heures jusaprèsdemidy
que les troupes
vinrent aux mains.
Les ennemis ayantrenforcé
leur aîle gauche de la plus
grandepartie de leur Cavalerie,
voulurent d'abord prendre en
flanc la droite de l'Arméedu
PKoy
,
qui rfioit commandéepar
MessieursdeAmezaga c-
Mahoni. Mais les Gardes du
Corps &les Dragons leschargerent
avec tant de vigueur.•'
qu'ils en firentungrandcarnage&
pousserent le restejusqu'à
l'Ebre,ouils'ennoyaungrand
nomWfi,
Le reste de la Cavalerie de
la droite aprés avoirachevéde
défaire la premiere ligne des
Ennemis, fut arrestée&mise
en desordre par leur seconde
ligne
,
sans que Monsieur le
Marquis de Bay, qui (yporta
promptement, pust la rallier
à cause qu'elle fut mal soustenuë
par l'Infanterie dont la
pluspart des Soldatsestoient
nouvellement leve%.
:
Ce General envoya en mê..
me temps ordre à Don joseph
de Armendariz&à Don Pedro
Ronquillo qui commandoient
la gauche de la premiere
Ligne de le venirjoindre avec
toute leur Cavalerie,àla reserve
ve de huit Escadrons ; çya
Monsieur le Comte de Merode
&à MonsieurleMarquis
de Lançarotte,qui commandoient
lasecondeLigne,deprendre
les Postes de Messieurs de
Armandariz&Ronquillo.
Dés qu'ils furentarrivez ils
chargerent si vigoureusement
les Ennemisqu'ils les firent
plier; mais le desordrede nostre
seconde Ligne de la droite
estoitsigrand qu'ils ne purent
faire une seconde charge.
Monsieur le Comte de Merode
& Monsieur le Marquis
deLançarottes'avancerent antcc
la seconde Ligne de la gauche
qu'ils commandoient; mais
s'estans aperçusque les Ennemisavoient
détaché de leur
droite trois Bataillons pour
prendreenflancles Gardes IUilonnes
qui estoient à la tesse de
la premiere Ligne de la gauche,
Monsieur le Marquis deLancarotte
marcha à eux avec deux
Escadrons
, & les défit entierement.
Il alla ensuiterejoindre le
reste de la Cavalerie & trois
Bataillons
, & marcha avec
Monsieur le Comte de Merode
pour charger unesecondefois,
mais les Ennemis ayant détaché
dix Escadrons &plusieurs
Bataillonspour les enveloper,
ils furent obligez de se retirer
en couvrant deux Bataillons
des Gardes Walonnes quise
posterent sur les hauteurs de la
Guerba.
La Brigade de Rupelmonde
oerrefta les Ennemis, & ne fit
saretraitequ'a lafin delaBataille
,
apréslaquelleellese retira
sans estre poursuivie, non
plus que le reste de l'Armée,
dont la plus grande partie se
rassemblaàTudela aute Mon-
Jieur le Marquis de Bay4 &
unepartieà Daroca avec Monsieur
le Duc de Pratameno.
Les Ennemisfont demeurez
maistres du ChampdeBataille,
mais cette Victoire leur a coûté
cher; leur Infanterieayant
d'abordestéfort mal-traitéepar
le canon; leuraîlegauche ayant
estédeffaite, '& à laquelle on
apris cinq Etendarts, çj$r ensuite
plusieurs autres Bataillons
ausquels on a enlevéquatre
Drapeaux.
On n'a encore pu sçavoir le
nombre des morts de l'Armée
du R..oy.,parce qu'ilrevienticus
lesjours desgens qu'on awit
cru tt4fZ oufaitsPrisonniers,
On ria perdu d'Officiers de consideration
que Monsieur le Duc
d'Havré, quifut tuéd'un coup
de canonavant que l'aéîionfut
tout àfaitengagée.
Les Habitans de Saragojfc
ont donné des marques de leur
zelc au Roy en fournissant à
son Armée du pain, du vin
j&ode lauviandre pesnda.nt trois, Nostre Garnison a enlevé aux
Ennemis un Convoy de cinquante
Chariots de vivres &
de munitions; &quarantemil
écus en especes qui estoient destinez
pour payer leurs Troupes.
Jesuis, &c.
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Résumé : NOUVELLES. Lettre de Lerida du 16. Aoust.
Le 19 août, l'armée du Roi, stationnée près de Saragosse, affronta celle de l'Archiduc, positionnée près de la Chartreuse. Le combat débuta le 20 août par une intense canonade suivie d'engagements directs. Les ennemis renforcèrent leur aile gauche avec une grande partie de leur cavalerie pour attaquer le flanc droit de l'armée du Roi, commandé par les messieurs d'Amezaga et Mahoni. Les Gardes du Corps et les Dragons repoussèrent vigoureusement cette attaque, infligeant de lourdes pertes et repoussant les survivants jusqu'à l'Èbre. La cavalerie de la droite, après avoir défait la première ligne ennemie, fut désorganisée par la seconde ligne adverse. Le Marquis de Bay tenta de rallier la cavalerie, mais sans le soutien suffisant de l'infanterie, composée de soldats nouvellement recrutés. Il ordonna alors à Don Joseph de Armendariz et Don Pedro Ronquillo de se replier avec leur cavalerie. Le Comte de Merode et le Marquis de Lançarotte prirent leurs postes. La cavalerie ennemie, bien que repoussée, profita du désordre pour éviter une seconde charge. Le Marquis de Lançarotte défit trois bataillons ennemis visant les Gardes Wallonnes, mais face à une contre-attaque ennemie avec dix escadrons et plusieurs bataillons, les forces du Roi se retirèrent en couvrant les Gardes Wallonnes. La Brigade de Rupelmonde harcela les ennemis jusqu'à la fin de la bataille. Les forces ennemies restèrent maîtresses du champ de bataille, mais leur victoire fut coûteuse, avec une infanterie sévèrement touchée par le canon et plusieurs drapeaux capturés. L'armée du Roi perdit le Duc d'Havré, tué par un coup de canon. Les habitants de Saragosse soutinrent l'armée du Roi en fournissant des vivres, tandis que la garnison captura un convoi ennemi de cinquante chariots de vivres et munitions, ainsi que quarante mille écus en espèces.
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783
p. 30-31
Siege de Bethune. [titre d'après la table]
Début :
Les Ennemis commencerent à investir Bethune le 15 Juillet, ce [...]
Mots clefs :
Béthune, Siège de Béthune
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Siege de Bethune. [titre d'après la table]
Les Ennemis commencerent
à investirBethune le lj
Juillet, ce qui fut achevé le
18 au foir.
La tranchée fut ouverte la
nuit du 23. au 24., les Bateries
commencerent àtirer
le 30. Le28 Aoust les Allie..
gez battirent la Chamade,
& la capitulation fut reglés
le i«j. en 28. articles conforme
à celle de Douay.
Le 3 1. la Garnison sortit
au nombre de 1500. hommes,
outre 700. ma'ades~Ô6
blcfièz) & futconduiteàS.
Ome
à investirBethune le lj
Juillet, ce qui fut achevé le
18 au foir.
La tranchée fut ouverte la
nuit du 23. au 24., les Bateries
commencerent àtirer
le 30. Le28 Aoust les Allie..
gez battirent la Chamade,
& la capitulation fut reglés
le i«j. en 28. articles conforme
à celle de Douay.
Le 3 1. la Garnison sortit
au nombre de 1500. hommes,
outre 700. ma'ades~Ô6
blcfièz) & futconduiteàS.
Ome
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784
p. 40-46
Siege de S. Venant. [titre d'après la table]
Début :
Saint Venant fut investi le 5. Septembre, & la tranchée [...]
Mots clefs :
Siège de Saint-Venant, Régiment de Bugey, Tranchée, Ennemis
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texteReconnaissance textuelle : Siege de S. Venant. [titre d'après la table]
Saint Venant fut investi le
5.Septembre,& la tranchée
fut ouverte la nuit du 16.
au17. lesinnondations qui
en faisoient la plus grande
forceayant estésaignées, la
Garnisonfutobligée decapituler
le 29. au soir. Elle
sortit le 2. Octobre avec armes
&bagages, deux pieces
de canon, & toutes les autres
marques d'honneur, &
sur conduite à Arras. Cette
Garnison estoit au nombre
de deux mil hommes.
Les Ennemis ont eu à ce
Siege prés de mil hommes
tuez ou blessez.
Nous n'y avons, perdu aucun
Officier de consideration
que Mr le Comte de
Bcrenger du Gua, Colonel
du Regiment de Bugey, qui
fut tué le 24. Septembre. Il
avoit entrepris une sortie où
il ne fut suivi que d'une trentaine
de Grenadiers, la planche
sur laquelle tout son détachement
devoir passer s'étant
rompuë, ilne laissapas
de se jetter dans la tranchée
& de culbuter les Ennemis.
Il faisoitensuite sa retraite
avec toute la conduite & la
valeur possible ; lors qu'il
receu un coup dans la teste
dont il mourut.
Il servoit depuis sa plus
grande jeunesse,& il ne s'étoit
point pasle de Campagne
qu'il ne se fût distingué.
La derniere année il enleva
le poste considerable de la
Tuyle
,
dans la Val-d'Aost.
Il fit la même année cette
belle retraite à Constans,où
il arresta les Ennemis, &se
retiraavec les deux seulsBataillons
de son Regimenr.
Il estoit filsde Mr leComte
du Gua
,
Maréchal de
Camp, quia serviavecdistinction
depuis 1670 &pcn,
dant la derniere Guerre d'Italie
,
où il a esté estropié
d'un bras; & de Damoiselle
N de Symiane, soeur
de Mr le Marquis de Symiane,
Premier Gentilhomme
de la Chambre de S-- A. R.
Monsieur le Duc d'Orléans.
Tout le mondeconnoist
l'illustre Maison de Berenger
en Dauphiné, &la Genealogie
en a esté imprimée exactement
par feu Mr Chorier,
Historien decette Province.
Mr leComte duGuaavoit
trois fils, dont l'aîné est
enterré à Aire, le second à
S. Venant,&le Roy a donné
au troisieme le Regiment
de Bugey.
Mr le Marquis de Listenay,
Maréchal de Camp,
estant mort dans une sortie
faite à Aire le 24. Septembre,
le Roy a donné son Regiment
à son frere; sa Charge
dans la Gendarmerie à sa
fille pour la vendre, & sa
pension de sixmil livres à sa
Veuve.
Mr de Listenay estoitl'aïné
de l'illustre Maison de
Beauffremont
, au Comté
de Bourgogne.
Le Roy a donné à Mr de
Langez, Capitaine de Cavalerie,
un Guidon de Gendarmerie,
avec permission
de vendre sa Compagnie.
5.Septembre,& la tranchée
fut ouverte la nuit du 16.
au17. lesinnondations qui
en faisoient la plus grande
forceayant estésaignées, la
Garnisonfutobligée decapituler
le 29. au soir. Elle
sortit le 2. Octobre avec armes
&bagages, deux pieces
de canon, & toutes les autres
marques d'honneur, &
sur conduite à Arras. Cette
Garnison estoit au nombre
de deux mil hommes.
Les Ennemis ont eu à ce
Siege prés de mil hommes
tuez ou blessez.
Nous n'y avons, perdu aucun
Officier de consideration
que Mr le Comte de
Bcrenger du Gua, Colonel
du Regiment de Bugey, qui
fut tué le 24. Septembre. Il
avoit entrepris une sortie où
il ne fut suivi que d'une trentaine
de Grenadiers, la planche
sur laquelle tout son détachement
devoir passer s'étant
rompuë, ilne laissapas
de se jetter dans la tranchée
& de culbuter les Ennemis.
Il faisoitensuite sa retraite
avec toute la conduite & la
valeur possible ; lors qu'il
receu un coup dans la teste
dont il mourut.
Il servoit depuis sa plus
grande jeunesse,& il ne s'étoit
point pasle de Campagne
qu'il ne se fût distingué.
La derniere année il enleva
le poste considerable de la
Tuyle
,
dans la Val-d'Aost.
Il fit la même année cette
belle retraite à Constans,où
il arresta les Ennemis, &se
retiraavec les deux seulsBataillons
de son Regimenr.
Il estoit filsde Mr leComte
du Gua
,
Maréchal de
Camp, quia serviavecdistinction
depuis 1670 &pcn,
dant la derniere Guerre d'Italie
,
où il a esté estropié
d'un bras; & de Damoiselle
N de Symiane, soeur
de Mr le Marquis de Symiane,
Premier Gentilhomme
de la Chambre de S-- A. R.
Monsieur le Duc d'Orléans.
Tout le mondeconnoist
l'illustre Maison de Berenger
en Dauphiné, &la Genealogie
en a esté imprimée exactement
par feu Mr Chorier,
Historien decette Province.
Mr leComte duGuaavoit
trois fils, dont l'aîné est
enterré à Aire, le second à
S. Venant,&le Roy a donné
au troisieme le Regiment
de Bugey.
Mr le Marquis de Listenay,
Maréchal de Camp,
estant mort dans une sortie
faite à Aire le 24. Septembre,
le Roy a donné son Regiment
à son frere; sa Charge
dans la Gendarmerie à sa
fille pour la vendre, & sa
pension de sixmil livres à sa
Veuve.
Mr de Listenay estoitl'aïné
de l'illustre Maison de
Beauffremont
, au Comté
de Bourgogne.
Le Roy a donné à Mr de
Langez, Capitaine de Cavalerie,
un Guidon de Gendarmerie,
avec permission
de vendre sa Compagnie.
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Résumé : Siege de S. Venant. [titre d'après la table]
Le siège de Saint Venant débuta le 5 septembre 1793. La tranchée fut ouverte la nuit du 16 au 17 septembre. Malgré les inondations, la garnison dut capituler le 29 septembre. Elle sortit le 2 octobre avec armes et bagages, deux pièces de canon et toutes les marques d'honneur, et fut conduite à Arras. La garnison comptait deux mille hommes. Les ennemis subirent près de mille hommes tués ou blessés. Parmi les pertes notables, le Comte de Berenger du Gua, Colonel du Régiment de Bugey, fut tué le 24 septembre lors d'une sortie. Il avait entrepris cette sortie avec une trentaine de grenadiers et fut mortellement blessé en se retirant. Il servait depuis sa jeunesse et s'était distingué dans plusieurs campagnes. Le Marquis de Listenay, Maréchal de Camp, mourut également le 24 septembre lors d'une sortie à Aire. Le Roi attribua son régiment à son frère, sa charge dans la gendarmerie à sa fille pour la vendre, et sa pension de six mille livres à sa veuve. Le Roi accorda également un guidon de gendarmerie à Mr de Langez, Capitaine de Cavalerie, avec permission de vendre sa compagnie.
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785
p. 77-80
SIÈGE D'AIRE.
Début :
Aire fut investi le cinquiéme Septembre, & la tranchée fut [...]
Mots clefs :
Siège d'Aire-sur-la-Lys, Armée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SIÈGE D'AIRE.
SIEGE &J1RE:
Aire fut investi le cinquième
Septembre
,
& la
tranchéefut ouverte la nuit
du 12.au 13.
Mr le Maréchal de Villars
fit avancer l'Armée prés
de Hesdin, la gauche à Auchy
sur le Ternois, la droite
à Valiere, le Centre à
Eftruval ayant la Canche
derriere; le24. il partit pour
aller aux eaux, & Mr le Maréchal
d'Harcour arriva le
xj. pour commander 1Armée
en sa place.
Le 19. au matin les Ennemis
commencerent de tirer
avec 33. piécesdecanon.
à l'ataque gauche, &avec
44.à lataque droite.
Lanuit du 20.au21. ils
avancerent jusqu'auFossé de
la Redoute de la Laquete ,
mais ils furent obligez d'abandonner
leur tranchée
,;
parce que les Assiegez ayant
fait une ouverture à laDigue
laremplirent d'eau.
Le lendemain ils travailler
rent à la Baigner pour faire
écouler les eaux.
Le 22. ils avancerent
jusqu'à laRedoute qu'ils emporterent
après avoir perdu
trois cent hommes.
Le lendemain les Affiegez
firent une sortie pour
la reprendre; mais ils furent
repoussez après un rude
combat ; voicy ce qu'en a
mandé un Officier de l'Armée
Ennemie.
Mr d'Audencourt, Cadet,
de Mr le Comte de la Motte
Colonel de Loraine
, ayant de.
mandé 200. Grenadiers pour
reprendre la Redoutéque nous
avions enlevée,ilnousestvenu
ataquer. Ily aeu une
grande tuerie de part. d'au.'
tre;il a eu la cuisse cassée.
Noustravaillons à present
à nous rendre Maistres du
Chaussoir
,
qui est encore un
ouvrage avance , après cjuoy
nous travaillerons à saigner
l'innondation ; nous esperons
estre les Maistres de la Place
à la Toussaints.
Aire fut investi le cinquième
Septembre
,
& la
tranchéefut ouverte la nuit
du 12.au 13.
Mr le Maréchal de Villars
fit avancer l'Armée prés
de Hesdin, la gauche à Auchy
sur le Ternois, la droite
à Valiere, le Centre à
Eftruval ayant la Canche
derriere; le24. il partit pour
aller aux eaux, & Mr le Maréchal
d'Harcour arriva le
xj. pour commander 1Armée
en sa place.
Le 19. au matin les Ennemis
commencerent de tirer
avec 33. piécesdecanon.
à l'ataque gauche, &avec
44.à lataque droite.
Lanuit du 20.au21. ils
avancerent jusqu'auFossé de
la Redoute de la Laquete ,
mais ils furent obligez d'abandonner
leur tranchée
,;
parce que les Assiegez ayant
fait une ouverture à laDigue
laremplirent d'eau.
Le lendemain ils travailler
rent à la Baigner pour faire
écouler les eaux.
Le 22. ils avancerent
jusqu'à laRedoute qu'ils emporterent
après avoir perdu
trois cent hommes.
Le lendemain les Affiegez
firent une sortie pour
la reprendre; mais ils furent
repoussez après un rude
combat ; voicy ce qu'en a
mandé un Officier de l'Armée
Ennemie.
Mr d'Audencourt, Cadet,
de Mr le Comte de la Motte
Colonel de Loraine
, ayant de.
mandé 200. Grenadiers pour
reprendre la Redoutéque nous
avions enlevée,ilnousestvenu
ataquer. Ily aeu une
grande tuerie de part. d'au.'
tre;il a eu la cuisse cassée.
Noustravaillons à present
à nous rendre Maistres du
Chaussoir
,
qui est encore un
ouvrage avance , après cjuoy
nous travaillerons à saigner
l'innondation ; nous esperons
estre les Maistres de la Place
à la Toussaints.
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Résumé : SIÈGE D'AIRE.
Le siège de Hesdin débuta le 5 septembre. Le maréchal de Villars positionna l'armée avec la gauche à Auchy-sur-Ternois, la droite à Valiere et le centre à Étrunval. Une tranchée fut ouverte la nuit du 12 au 13 septembre. Le 24 septembre, Villars partit aux eaux et fut remplacé par le maréchal d'Harcourt le 11 octobre. Le 19 septembre, les ennemis commencèrent à tirer avec 77 pièces de canon. La nuit du 20 au 21 septembre, ils avancèrent jusqu'au fossé de la redoute de La Laquete mais durent abandonner leur tranchée en raison d'une ouverture dans la digue. Le 22 septembre, les ennemis prirent la redoute après avoir perdu trois cents hommes. Le lendemain, les assiégés tentèrent une sortie pour reprendre la redoute mais furent repoussés. Un officier ennemi rapporta une grande tuerie et la blessure du cadet d'Audencourt. Les assiégés travaillaient à prendre le contrôle du Chaussoir et prévoyaient de drainer les inondations, espérant maîtriser la place d'ici la Toussaint.
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786
p. 80-85
AUTRE LETTRE du même Officier. DU CAMP devant Aire le 25 Septembre
Début :
Le 22. Monsieur le Comte d'Esteing, Lieutenant General Commandant [...]
Mots clefs :
Montvert, Houdetot, Siège d'Aire-sur-la-Lys, Ennemis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE LETTRE du même Officier. DU CAMP devant Aire le 25 Septembre
AUTRE LETTRE
du même Officier.
DU CAMP
devantAire le 2.5SeptembrÓ
Le 22.Monsieur le Comte
JtEfteing, Lieutenant General
Commandant à S. Omer ,
fit un détachement de goo..
Chevaux commandépar Mrs
de Mortagny (Cf d*Ejlaghol
Brigadiers; MÏS du Palais ,
de S.Sernin &d*Houdetôt
Colonels
,
Neufchastel (7
Montvert Lieutenants-Colonels
; ilspasserentl'Ax
, &
se posterent dans des fonds de
l'autrecosté, au delà des
hauteurs qui sont à une lieue
demie de S. Omer. Ils envoyerent
devant euxtrois cens
Chevaux
, en deux corps , sous les ordres de Mrs d'Houdetot
~& de Montvert
,
du
cofté du Village d'Heuderin.
ghem
, avec ordre de recevoir lefleurHergeuft 30Hous
fards
,
qui avec15Dragons
poussentjusques dans le quartier
du Comte deNassauWeilbourg
à S. yiugujlm
,
où ils
sabrerent. Une Garde de 60.
Cuirassiers y estans accouruë
fut battuë renvesée; mais
tous nos Houssards ejlantallc%.
au secours avec 300. Maîtres
quise trouvoientcommandez
pousserentvos Houssards. Mr
de Montvert
, au lieu de les
attendre de se rejoindre à
Mrd'houdetot,marcha à eux,
fut renversé,& ces trois cents
Chevauxfurentrepoussezvivementjusqu'à
ce que Mr de
Mortantnousayantàsontour
envelopé,il ne s 'ensauva que
ce qui put penetrer au travers
de vos Troupes. On nous en
tua beaucoupy & nous eûmes
68. Cavaliers de pris.
Mr de Mortani aprèss'estre
remis en bataille
, voyantque
toutnostre piquet alloit au Je*
çoursrepassa la petite rivure
&jia ou quelques uns de nos
gens le suivirent, (y tomberent
dans une embuscade de
Grenadiers que l'on avoit pofdtez
deanscle Vqillague deeBla.n-
Les François perdirent Mr
de MontnjertLieutenantColonel
,
deux Lieutenants avec
cÓmmiflion de Capitaine, deux
Autres, trois Cornettes,sept
Maréchaux des Logis,&une
quarantaine deDragons ou Ca-
Valiers.
Nous avons perdu en tout
trois cents hommes.
Lanuit du21.au13,les
Ennemis pousserent une paralelle,
maislesassiegez ayant
fait une sortie à une heure
aprèsminuit ruinerent
une partie de leurs travaux.
Le soir du 2. 3. Mr le
Marquis de Flavacourt avec
quatre cents Grenadiers gu
trois cents Travailleurs ruerent
presque tout ce qui se
trouva dans la tranchée &
ruinerent tous les travaux
des Ennemis,Mr de Flavacoure
y fut blessé.
du même Officier.
DU CAMP
devantAire le 2.5SeptembrÓ
Le 22.Monsieur le Comte
JtEfteing, Lieutenant General
Commandant à S. Omer ,
fit un détachement de goo..
Chevaux commandépar Mrs
de Mortagny (Cf d*Ejlaghol
Brigadiers; MÏS du Palais ,
de S.Sernin &d*Houdetôt
Colonels
,
Neufchastel (7
Montvert Lieutenants-Colonels
; ilspasserentl'Ax
, &
se posterent dans des fonds de
l'autrecosté, au delà des
hauteurs qui sont à une lieue
demie de S. Omer. Ils envoyerent
devant euxtrois cens
Chevaux
, en deux corps , sous les ordres de Mrs d'Houdetot
~& de Montvert
,
du
cofté du Village d'Heuderin.
ghem
, avec ordre de recevoir lefleurHergeuft 30Hous
fards
,
qui avec15Dragons
poussentjusques dans le quartier
du Comte deNassauWeilbourg
à S. yiugujlm
,
où ils
sabrerent. Une Garde de 60.
Cuirassiers y estans accouruë
fut battuë renvesée; mais
tous nos Houssards ejlantallc%.
au secours avec 300. Maîtres
quise trouvoientcommandez
pousserentvos Houssards. Mr
de Montvert
, au lieu de les
attendre de se rejoindre à
Mrd'houdetot,marcha à eux,
fut renversé,& ces trois cents
Chevauxfurentrepoussezvivementjusqu'à
ce que Mr de
Mortantnousayantàsontour
envelopé,il ne s 'ensauva que
ce qui put penetrer au travers
de vos Troupes. On nous en
tua beaucoupy & nous eûmes
68. Cavaliers de pris.
Mr de Mortani aprèss'estre
remis en bataille
, voyantque
toutnostre piquet alloit au Je*
çoursrepassa la petite rivure
&jia ou quelques uns de nos
gens le suivirent, (y tomberent
dans une embuscade de
Grenadiers que l'on avoit pofdtez
deanscle Vqillague deeBla.n-
Les François perdirent Mr
de MontnjertLieutenantColonel
,
deux Lieutenants avec
cÓmmiflion de Capitaine, deux
Autres, trois Cornettes,sept
Maréchaux des Logis,&une
quarantaine deDragons ou Ca-
Valiers.
Nous avons perdu en tout
trois cents hommes.
Lanuit du21.au13,les
Ennemis pousserent une paralelle,
maislesassiegez ayant
fait une sortie à une heure
aprèsminuit ruinerent
une partie de leurs travaux.
Le soir du 2. 3. Mr le
Marquis de Flavacourt avec
quatre cents Grenadiers gu
trois cents Travailleurs ruerent
presque tout ce qui se
trouva dans la tranchée &
ruinerent tous les travaux
des Ennemis,Mr de Flavacoure
y fut blessé.
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Résumé : AUTRE LETTRE du même Officier. DU CAMP devant Aire le 25 Septembre
Le 22 septembre, le lieutenant général Jefteing envoya un détachement de 600 chevaux sous les ordres de plusieurs officiers, dont les brigadiers de Mortagny et d'Eslagholf, pour traverser l'Aa et se positionner près de Saint-Omer. Trois cents chevaux furent envoyés vers Heuderin pour affronter 300 hussards et 15 dragons ennemis. Une garde de 60 cuirassiers fut battue, mais les hussards furent repoussés par 300 maîtres commandés. Montvert, commandant l'un des corps, fut renversé en attaquant l'ennemi. Les troupes ennemies furent repoussées, mais une partie put s'échapper. Les Français perdirent Montvert et plusieurs autres officiers et soldats. Les assiégés tuèrent de nombreux ennemis et en capturèrent 68. La nuit du 21 au 23 septembre, les ennemis tentèrent de construire une parallèle, mais les assiégés firent une sortie pour ruiner leurs travaux. Le 23 septembre, le marquis de Flavacourt, avec des grenadiers et des travailleurs, détruisit presque tous les travaux ennemis dans la tranchée, mais fut blessé. Les pertes françaises s'élèvent à trois cents hommes.
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787
p. 86-97
RELATION de l'Affaire de Vive Saint-Eloy.
Début :
Le 24. Septembre Mr le Chevalier de Valence, Capitaine de [...]
Mots clefs :
Ennemis, Infanterie, Dragons, Grenadiers, Chevaux, Cavalerie, Valence, Vive-Saint-Éloi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RELATION de l'Affaire de Vive Saint-Eloy.
RELATION
de l'Affaire de Vive
Saint-Eloy.
Le 24. Septembre Mr le
Chevalier de Valence, CapitainedeGalere,
arriva d'Ipres
& rendit compte au
Roy de ce qui fuir. Mrriatendant
ayant donné avis à
Mrde Ravignan, Maréchal
de Camp, que les ennemis
faisoient remonter un gros
Convoy par la Lys, il partitle
18. à dix heures du soir
avec Mrs d'Houk, & de Jarnac
Brigadiers, Mrs de Valence
, de Noailles, de Nogaret,
de Louvigny
,
d'Angennes
,
& de Montesson
Colonels) 19. Compagnies
de Grenadiers, 1500. Fuseliers,
& leRégiment de
Dragons de S. Chaumont.
Il marcha toute la nuit
dans les Bois, prés de Vive
S. Eloy, passa à la veuë de
Menin, & à la demi portée
du canon de Courtray, à
troislieues de Deins en deça
de Gand, & arriva à deux
heures après midi à Oucghem
sur le bord de la Lys.
Trente Houssards qu'il
avoit envoyez à la découverte,
vinrent avertir que
les Ennemis se mettoient en
bataille à Vive S. Eloy sur
le bord de la riviere,&qu'ils
rangeoient leurs Batteaux
derriere eux; il pressa la
marche de ses Troupes, &
ayant pillé le Village, pendant
que l'Infanterie se
mettoit en bataille,ilalla
reconnoitre les Ennemis.
Mr le Comte d'Arhlone,
qui commandoit l'Escorte
du Convoy, avoit
13oo. hommes d'Infanterie
& 600.Chevaux. Il
avoit appuyé sa gauche à un
Mardis impratiquable joignant
la Lys. Son front qui
croit fort étroit, se trouvoit
couvert d'une prairie coupée
par trois fossez, & une
levée de terre; il avoit posté
sa Cavalerie, à sa droite
qui nestoit point retranchée.
Mr de Ravignanprit lemeilleur
party qui estoit de
se poster de maniere qu'en
allongeant sa gauche
,
il y
postast Mr de ,Jarnac
,
Mr
de Louvigny, Mr deMontesson
avec 6oo.Fuseliers,
à costé d'eux , & le Regiment
de Dragons de Saint-
Chaumont,avec 30. Houssarts
qui faisoient face à la
Cavalerie ennemie. Monsieur
d'Houk Brigadier,Mrsde
Valence & de Nogaret
Colonels avec les Grenadiers
,
Mrs d'Angennes &,;
de Noailles Colonels, avec
le surplus desFuseliersoccupoient
la droite jusquau-
Marais.
- Comme on avoitobservé
que la Cavalerie ennemie
pouvoir pénétrerparunchemin
& tomber sur la gauche
de l'Infanterie, on posta à
l'entrée, de ce chemin60.
Fufeliers. Au signal, qui étoit
de battre aux champs,
les Fufeliers de la droite firent
feu sur les ennemis pour
les occuper. En même temps
tous les grenadiers passerent
les trois fossez sans tirer, &
tombèrent sur les ennemis
la bayonnette au bout du
fusil, se mêlercnt & culbuterent
les premiers rangs,
firent un grand carnage,&
poufferent sivivement les ennemis,
qu'ils n'eurent pas Ictemps
de se jetterdans deux
vieilles Redoutes ruinées.
Nos Dragons cependant
chargèrent sià props & si
brusquement la Cavalerie
ennemie, qu'ils la défirent
en tres peu de temps. Les
Houssards qui estoient à la
teste des Dragons fabrerent
avec tant de fureur,qu'elle
fut renversée. Mr de Jarnac
<
fc replia sur la droite, &
•
prit en flanc l'Infanterie ennemie
qui estoit déja presque
tout à faitrenversée par
<
les Grenadiers.
âe Des 1300.hommes d'Infanterie
, tout fut tué ou
noyé à l'exception de C09+
qui furent conduits à Ipres,
& d'une trentaine deblessez
à mort, qu'onlaissa dans
les Villages. On compta que
des 600. Chevaux la moitié
avoit estétuez ou noyez, le
reste s'estant sauvé du costé
de Deins. Le Comte d'Athlone
qui commandoit l'efcorte
, fut fait prisonnier,
avec un Lieutenant Colonel,
un Major &36. autres Officiers.
On prit beaucoup de
Chevaux des Cavaliers ÔC
tous ceux qui remontoient
les Belandres sur lesquelles
les soldats se chargèrent de
Burin; dix furent choisis
pourmettrele feu aux poudres
avec précaution,ils le
firent, & secoucherentensuite
à terre a près s'estre
bouché les oreilles, ce qui
n'empêcha pas que deux ne
furent estoussez. Le bruit
fut si furieux que le Village
de S. Eloy vive fut renverfé
,
& que la terre fut ébranlée
jusques à Valenciennes,
&S. Quentin ou
les vitres en furent cassées;
laLys fut separée en deuxbras
au travers des Terres,
& les Batteaux furent tous
brifez. Il yavoir treize cent
quatre - vingt milliers de
poudre, de l'Artillerie, &
une grande quantité de boulets,
de bombes chargées,
de carcasses
,
de grenades;
de vinaigre & d'eau de vie.
Après cette expédition
,
qui ne coûtaque50. hommes
tuez ou blessez
,
Mr de
Ravignan, marcha lentement
vers Rouffelar où il
arriva le lendemain à midy;
ses Troupes estant fort satiguées
, a cause qu'elles e''
toient cliarcyées&embarassées
deprisonniers. Il y reçût
avis que les ennemisenvoyoient
plusieursdétachemens
pour le couper. En
effet une heure après 600.
Chevaux ennemis parurent
avec quelque Infanterie, &
attaqueront un poste à la
portéedefusil de Rouffelar.
Mr du Bois, Lieutenant Colonel
de S. Chaumont partit
avec 100. Dragons, fou.
tenus de quelques Grenadiers,
commandez par Mr
de Valence. Les ennemis se
retirèrentavec précipitation
Monsieur
Mr Dubois les poursuivit
leur , tua 15.hommes, prit
un Officier avec 10. Chevaux;
ensuite Mr de Ravignan
marcha par le grand
chemin d'Ipres, où il arriva
le 10 au soit.
de l'Affaire de Vive
Saint-Eloy.
Le 24. Septembre Mr le
Chevalier de Valence, CapitainedeGalere,
arriva d'Ipres
& rendit compte au
Roy de ce qui fuir. Mrriatendant
ayant donné avis à
Mrde Ravignan, Maréchal
de Camp, que les ennemis
faisoient remonter un gros
Convoy par la Lys, il partitle
18. à dix heures du soir
avec Mrs d'Houk, & de Jarnac
Brigadiers, Mrs de Valence
, de Noailles, de Nogaret,
de Louvigny
,
d'Angennes
,
& de Montesson
Colonels) 19. Compagnies
de Grenadiers, 1500. Fuseliers,
& leRégiment de
Dragons de S. Chaumont.
Il marcha toute la nuit
dans les Bois, prés de Vive
S. Eloy, passa à la veuë de
Menin, & à la demi portée
du canon de Courtray, à
troislieues de Deins en deça
de Gand, & arriva à deux
heures après midi à Oucghem
sur le bord de la Lys.
Trente Houssards qu'il
avoit envoyez à la découverte,
vinrent avertir que
les Ennemis se mettoient en
bataille à Vive S. Eloy sur
le bord de la riviere,&qu'ils
rangeoient leurs Batteaux
derriere eux; il pressa la
marche de ses Troupes, &
ayant pillé le Village, pendant
que l'Infanterie se
mettoit en bataille,ilalla
reconnoitre les Ennemis.
Mr le Comte d'Arhlone,
qui commandoit l'Escorte
du Convoy, avoit
13oo. hommes d'Infanterie
& 600.Chevaux. Il
avoit appuyé sa gauche à un
Mardis impratiquable joignant
la Lys. Son front qui
croit fort étroit, se trouvoit
couvert d'une prairie coupée
par trois fossez, & une
levée de terre; il avoit posté
sa Cavalerie, à sa droite
qui nestoit point retranchée.
Mr de Ravignanprit lemeilleur
party qui estoit de
se poster de maniere qu'en
allongeant sa gauche
,
il y
postast Mr de ,Jarnac
,
Mr
de Louvigny, Mr deMontesson
avec 6oo.Fuseliers,
à costé d'eux , & le Regiment
de Dragons de Saint-
Chaumont,avec 30. Houssarts
qui faisoient face à la
Cavalerie ennemie. Monsieur
d'Houk Brigadier,Mrsde
Valence & de Nogaret
Colonels avec les Grenadiers
,
Mrs d'Angennes &,;
de Noailles Colonels, avec
le surplus desFuseliersoccupoient
la droite jusquau-
Marais.
- Comme on avoitobservé
que la Cavalerie ennemie
pouvoir pénétrerparunchemin
& tomber sur la gauche
de l'Infanterie, on posta à
l'entrée, de ce chemin60.
Fufeliers. Au signal, qui étoit
de battre aux champs,
les Fufeliers de la droite firent
feu sur les ennemis pour
les occuper. En même temps
tous les grenadiers passerent
les trois fossez sans tirer, &
tombèrent sur les ennemis
la bayonnette au bout du
fusil, se mêlercnt & culbuterent
les premiers rangs,
firent un grand carnage,&
poufferent sivivement les ennemis,
qu'ils n'eurent pas Ictemps
de se jetterdans deux
vieilles Redoutes ruinées.
Nos Dragons cependant
chargèrent sià props & si
brusquement la Cavalerie
ennemie, qu'ils la défirent
en tres peu de temps. Les
Houssards qui estoient à la
teste des Dragons fabrerent
avec tant de fureur,qu'elle
fut renversée. Mr de Jarnac
<
fc replia sur la droite, &
•
prit en flanc l'Infanterie ennemie
qui estoit déja presque
tout à faitrenversée par
<
les Grenadiers.
âe Des 1300.hommes d'Infanterie
, tout fut tué ou
noyé à l'exception de C09+
qui furent conduits à Ipres,
& d'une trentaine deblessez
à mort, qu'onlaissa dans
les Villages. On compta que
des 600. Chevaux la moitié
avoit estétuez ou noyez, le
reste s'estant sauvé du costé
de Deins. Le Comte d'Athlone
qui commandoit l'efcorte
, fut fait prisonnier,
avec un Lieutenant Colonel,
un Major &36. autres Officiers.
On prit beaucoup de
Chevaux des Cavaliers ÔC
tous ceux qui remontoient
les Belandres sur lesquelles
les soldats se chargèrent de
Burin; dix furent choisis
pourmettrele feu aux poudres
avec précaution,ils le
firent, & secoucherentensuite
à terre a près s'estre
bouché les oreilles, ce qui
n'empêcha pas que deux ne
furent estoussez. Le bruit
fut si furieux que le Village
de S. Eloy vive fut renverfé
,
& que la terre fut ébranlée
jusques à Valenciennes,
&S. Quentin ou
les vitres en furent cassées;
laLys fut separée en deuxbras
au travers des Terres,
& les Batteaux furent tous
brifez. Il yavoir treize cent
quatre - vingt milliers de
poudre, de l'Artillerie, &
une grande quantité de boulets,
de bombes chargées,
de carcasses
,
de grenades;
de vinaigre & d'eau de vie.
Après cette expédition
,
qui ne coûtaque50. hommes
tuez ou blessez
,
Mr de
Ravignan, marcha lentement
vers Rouffelar où il
arriva le lendemain à midy;
ses Troupes estant fort satiguées
, a cause qu'elles e''
toient cliarcyées&embarassées
deprisonniers. Il y reçût
avis que les ennemisenvoyoient
plusieursdétachemens
pour le couper. En
effet une heure après 600.
Chevaux ennemis parurent
avec quelque Infanterie, &
attaqueront un poste à la
portéedefusil de Rouffelar.
Mr du Bois, Lieutenant Colonel
de S. Chaumont partit
avec 100. Dragons, fou.
tenus de quelques Grenadiers,
commandez par Mr
de Valence. Les ennemis se
retirèrentavec précipitation
Monsieur
Mr Dubois les poursuivit
leur , tua 15.hommes, prit
un Officier avec 10. Chevaux;
ensuite Mr de Ravignan
marcha par le grand
chemin d'Ipres, où il arriva
le 10 au soit.
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Résumé : RELATION de l'Affaire de Vive Saint-Eloy.
Le 24 septembre, le Chevalier de Valence, Capitaine de Galère, alerta le roi de la remontée d'un convoi ennemi par la Lys. Le 18 septembre, à dix heures du soir, Monsieur de Ravignan, Maréchal de Camp, partit avec plusieurs officiers et troupes, incluant des grenadiers, fusiliers et dragons. Ils marchèrent toute la nuit et arrivèrent à Oucghem, sur le bord de la Lys. Des hussards signalèrent que les ennemis se préparaient à combattre à Vive Saint-Eloy. Monsieur de Ravignan organisa ses troupes pour attaquer, allongeant sa gauche et postant des fusiliers et des dragons pour contrer la cavalerie ennemie. Les grenadiers chargèrent les ennemis, causant un grand carnage, tandis que les dragons et les hussards défirent la cavalerie ennemie. La bataille fut victorieuse, avec 1300 hommes d'infanterie ennemis tués ou noyés, et de nombreux chevaux capturés ou tués. Le Comte d'Athlone, commandant l'escorte ennemie, fut fait prisonnier. Après la bataille, Monsieur de Ravignan marcha vers Rouffelar, où il reçut des renforts et repoussa une attaque ennemie. Il arriva à Ipres le 10 octobre au soir.
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788
p. 97-99
Le Prince Charles de Lorraine esleu Coadjuteur de Treves. [titre d'après la table]
Début :
Le 24. Septembre le Chapitre de l'Eglise Metropolitaine de [...]
Mots clefs :
Duc de Lorraine, Charles de Lorraine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Le Prince Charles de Lorraine esleu Coadjuteur de Treves. [titre d'après la table]
leChapitre
de l'Eglise Métropolitaine
de Treves
,
élut le
Prince Charles deLorraine,
Evêque d'Osnabruck
, &
d'Olmuts
,
Coadjuteur de
&
l'Evesque & Eleveur de
Monsieur le Duc de Lorraine,
qui la reçue le Vendredy
16.elle luyfut confirmée
par MonficurSchmittbourg
neveu de l'Electeur
de Trêves,quivint la
complimenter de la part de
son oncle. Peu de temps
après S. A. R. envoya ordre
au Chapitre de l'Eglise
primatiale de Nancy pour
le Te Deum; Elle l'avoir fait
chanter d'abord àLuneville
sans a cune Ceremonie.
Mais le soit elle le fit chanter
en musique
,
jetter de
l'argent au Peuple
,
couler
des Fontaines de vin. Il y
eut des illuminattons pendant
trois jours,un feu d'artifice,
un grand repas & un
grand bal. Monsieurle Duc
de Lorraine pour faire honneur
àMrde Schmittbourg
lui donna à CouperchezMr
le Marquis de Lenoncourt
son grand Chambellan
,
avec S. A. R. Madame la
Duchesse de Lorraine. S. A.
R.fit presentàMrdeSchmittbourg
de son Portrait.
enrichi de diamants.
de l'Eglise Métropolitaine
de Treves
,
élut le
Prince Charles deLorraine,
Evêque d'Osnabruck
, &
d'Olmuts
,
Coadjuteur de
&
l'Evesque & Eleveur de
Monsieur le Duc de Lorraine,
qui la reçue le Vendredy
16.elle luyfut confirmée
par MonficurSchmittbourg
neveu de l'Electeur
de Trêves,quivint la
complimenter de la part de
son oncle. Peu de temps
après S. A. R. envoya ordre
au Chapitre de l'Eglise
primatiale de Nancy pour
le Te Deum; Elle l'avoir fait
chanter d'abord àLuneville
sans a cune Ceremonie.
Mais le soit elle le fit chanter
en musique
,
jetter de
l'argent au Peuple
,
couler
des Fontaines de vin. Il y
eut des illuminattons pendant
trois jours,un feu d'artifice,
un grand repas & un
grand bal. Monsieurle Duc
de Lorraine pour faire honneur
àMrde Schmittbourg
lui donna à CouperchezMr
le Marquis de Lenoncourt
son grand Chambellan
,
avec S. A. R. Madame la
Duchesse de Lorraine. S. A.
R.fit presentàMrdeSchmittbourg
de son Portrait.
enrichi de diamants.
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Résumé : Le Prince Charles de Lorraine esleu Coadjuteur de Treves. [titre d'après la table]
Le Chapitre de l'Église Métropolitaine de Trèves élut le Prince Charles de Lorraine, Évêque d'Osnabruck et d'Olmuts, comme coadjuteur et élève de l'Évêque et du Duc de Lorraine. Cette élection fut confirmée le 16 par Monsieur Schmittbourg, neveu de l'Électeur de Trèves, qui vint complimenter le Prince Charles au nom de son oncle. Le Prince Charles ordonna ensuite au Chapitre de l'Église primatiale de Nancy de chanter le Te Deum. Initialement, le Te Deum fut chanté à Lunéville sans cérémonie. Par la suite, il fut chanté en musique, accompagné de diverses festivités : distribution d'argent au peuple, fontaines de vin, illuminations pendant trois jours, un feu d'artifice, un grand repas et un grand bal. Pour honorer Monsieur de Schmittbourg, le Duc de Lorraine lui fit couper le pain par Monsieur le Marquis de Lenoncourt, son grand Chambellan, en présence de Madame la Duchesse de Lorraine. Le Prince Charles offrit à Monsieur de Schmittbourg un portrait enrichi de diamants.
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789
p. 116-119
SUITE des Nouvelles d'Espagne depuis la Bataille de Saragosse.
Début :
Le 24. Aoust le Roy d'Espagne arriva à Madrid, [...]
Mots clefs :
Madrid, Espagne, Troupes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUITE des Nouvelles d'Espagne depuis la Bataille de Saragosse.
SVITE
Des Nouvellesd'Espagne
depuis la Ba-
- taille de Saragosse.
Le 14.Aoustle liloy0
d'Espagne arriva à Madrid,
oùaprés avoir donné les ordres
necessaires pour grossir
son Armée par de nouvelles
Troupes ,&la bien faire
fournir d'argent, de vivres,
d'artillerie,& demunitions,
il jugea à propos de conduire
la Reine & le Prince
des Asturies àValladolid
où les anciens Rois deCastille
faisoient leur sejour ordinaire.
Sa Majesté Catholique
fit declarer à tous ses
Conseils, qu'elle ne prétendoit
contraindre personne
às'y rendre, maiscettedispense
ne servit qu'à redoubler
le zele de tous les Tribunaux,
de tous les Grands,
& des autres personnes les
plus considerables qui fuivirent
leurs Majestez Catholiques
à Valladolid, oàelles
arriverent le 16. Scp.
tembre. L'Armée des Ennemis
estoit alors à Ariza
sur le Xalon en Arragon
,
au delà deCalatayud.
Cette Ville du temps des
Romains, s'appelloitBilbilis ;
c'estoit la Patrie du Poëte
Martial.
Monsieur le Marquis
de Bay estoit campé du
costé d'Aranda de Duero,
sur le grand chemin de Burgos
à Madrid,où les Troupes
qu'il atrendoit devoient
aller le joindre,pendant que
DonJuan Antonio de Amezaga
estoit avec un corps
de Cavalerie aux environs
de Madrid, pourempêcher
les courses des partis EnnemEis.
Des Nouvellesd'Espagne
depuis la Ba-
- taille de Saragosse.
Le 14.Aoustle liloy0
d'Espagne arriva à Madrid,
oùaprés avoir donné les ordres
necessaires pour grossir
son Armée par de nouvelles
Troupes ,&la bien faire
fournir d'argent, de vivres,
d'artillerie,& demunitions,
il jugea à propos de conduire
la Reine & le Prince
des Asturies àValladolid
où les anciens Rois deCastille
faisoient leur sejour ordinaire.
Sa Majesté Catholique
fit declarer à tous ses
Conseils, qu'elle ne prétendoit
contraindre personne
às'y rendre, maiscettedispense
ne servit qu'à redoubler
le zele de tous les Tribunaux,
de tous les Grands,
& des autres personnes les
plus considerables qui fuivirent
leurs Majestez Catholiques
à Valladolid, oàelles
arriverent le 16. Scp.
tembre. L'Armée des Ennemis
estoit alors à Ariza
sur le Xalon en Arragon
,
au delà deCalatayud.
Cette Ville du temps des
Romains, s'appelloitBilbilis ;
c'estoit la Patrie du Poëte
Martial.
Monsieur le Marquis
de Bay estoit campé du
costé d'Aranda de Duero,
sur le grand chemin de Burgos
à Madrid,où les Troupes
qu'il atrendoit devoient
aller le joindre,pendant que
DonJuan Antonio de Amezaga
estoit avec un corps
de Cavalerie aux environs
de Madrid, pourempêcher
les courses des partis EnnemEis.
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Résumé : SUITE des Nouvelles d'Espagne depuis la Bataille de Saragosse.
Le 14 août, le roi d'Espagne arriva à Madrid et ordonna de renforcer son armée avec de nouvelles troupes et de sécuriser le ravitaillement en argent, vivres, artillerie et munitions. Il décida ensuite de se rendre à Valladolid avec la reine et le prince des Asturies, un lieu de séjour traditionnel des anciens rois de Castille. Bien que le roi ait déclaré que personne n'était contraint de les suivre, de nombreux tribunaux, grands et personnes considérables choisirent de les accompagner. Ils arrivèrent à Valladolid le 16 septembre. À cette époque, l'armée ennemie était positionnée à Ariza, sur le Xalon en Aragon, au-delà de Calatayud, une ville connue sous le nom de Bilbilis à l'époque romaine et patrie du poète Martial. Le marquis de Bay était campé près d'Aranda de Duero, sur la route de Burgos à Madrid, où les troupes devaient le rejoindre. Don Juan Antonio de Amezaga, avec un corps de cavalerie, était stationné aux environs de Madrid pour empêcher les incursions des partis ennemis.
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790
p. 119-122
EXTRAIT d'une Lettre de Lerida, du 18. Septembre.
Début :
Mr le Comte de Louvignies, qui commande icy, ayant esté [...]
Mots clefs :
Prisonniers, Armée, Ennemis, Lérida
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de Lerida, du 18. Septembre.
EnnemEis.
XTRAIT
d'une Lettre de Lerida,
duig. Septembre.
Mrle Comte de Louvignies,
qui commande icy
,
ayantesté
avertj que les Ennemis faisoientconduire
à Barcelone cinq
cent Officiers ou Soldats,qu'ils
avoient faits prisonniers à la
bataille el," Sarragosse
,
estant
sorti avec une partie de nostre
Garnison pour tâcher de les delivrer,
a reussidans son dessein.
Ila battu lEforte & ramené
les Prisonniers.
Plusieurs RegimentsFrançoissont
arrivez à S. Jeande
pieddePort
,
où ils attendent
les ordres pour entrer en Navarre.
Les Miquelets s'estoientempare'{
du passage de Canfranc
dans les Pyrenées ; mais ils
en ont bientost eftéchaJjèz,&
le passage estàpresent libreentre
cette Ville,Monçon &saca
qui font les plusfortes Places,
d'Aragon
,
&quifont bien
pourvues de toutes îeschofesnece[
faires
-
cessaires
>
en cas de Siege ; mais
on ne croit pas les Ennemis en
estat d'en entreprendre aucun.
Mr le Duc de Noailles est
arrivé à Valladolid le même
jourque leursMajestez Catholiquesquiy
arriverent avant
hier
, & Mr de Vendôme y
devoit arriver hier.
Les dernieres nouvelles que
nous avons receuës del'armée
des Ennemis , portent que le
Comte de Starremberg avoit
fait cuire une grande quantité
de biscuits
,
&qu'on lui avoit
écrit que sa presence efloit necessaire
en Catalogne,
, parce
qu'on attendoit un 7randcorpsi
de Troupes Françoises dans le.
Roussillon ; nous ne croyonspasi
que ce Genralrisquedese laisser
enfermer avec l'Archiduc
&son Armée, qui estbaucoup
diminuée à cause des grandes
fatiguesqu'elle a essuyées
XTRAIT
d'une Lettre de Lerida,
duig. Septembre.
Mrle Comte de Louvignies,
qui commande icy
,
ayantesté
avertj que les Ennemis faisoientconduire
à Barcelone cinq
cent Officiers ou Soldats,qu'ils
avoient faits prisonniers à la
bataille el," Sarragosse
,
estant
sorti avec une partie de nostre
Garnison pour tâcher de les delivrer,
a reussidans son dessein.
Ila battu lEforte & ramené
les Prisonniers.
Plusieurs RegimentsFrançoissont
arrivez à S. Jeande
pieddePort
,
où ils attendent
les ordres pour entrer en Navarre.
Les Miquelets s'estoientempare'{
du passage de Canfranc
dans les Pyrenées ; mais ils
en ont bientost eftéchaJjèz,&
le passage estàpresent libreentre
cette Ville,Monçon &saca
qui font les plusfortes Places,
d'Aragon
,
&quifont bien
pourvues de toutes îeschofesnece[
faires
-
cessaires
>
en cas de Siege ; mais
on ne croit pas les Ennemis en
estat d'en entreprendre aucun.
Mr le Duc de Noailles est
arrivé à Valladolid le même
jourque leursMajestez Catholiquesquiy
arriverent avant
hier
, & Mr de Vendôme y
devoit arriver hier.
Les dernieres nouvelles que
nous avons receuës del'armée
des Ennemis , portent que le
Comte de Starremberg avoit
fait cuire une grande quantité
de biscuits
,
&qu'on lui avoit
écrit que sa presence efloit necessaire
en Catalogne,
, parce
qu'on attendoit un 7randcorpsi
de Troupes Françoises dans le.
Roussillon ; nous ne croyonspasi
que ce Genralrisquedese laisser
enfermer avec l'Archiduc
&son Armée, qui estbaucoup
diminuée à cause des grandes
fatiguesqu'elle a essuyées
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de Lerida, du 18. Septembre.
Le texte décrit des événements militaires en Espagne et dans les Pyrénées. Le Comte de Louvignies a libéré cinq cents officiers ou soldats français prisonniers à Barcelone après la bataille de Saragosse. Plusieurs régiments français sont arrivés à Saint-Jean-de-Pied-de-Port, en attente d'ordres pour entrer en Navarre. Les Miquelets avaient pris le contrôle du passage de Canfranc, mais en ont été chassés, libérant ainsi le passage entre Saint-Jean-de-Pied-de-Port, Monçon et Saca, des places fortes bien approvisionnées en Aragon. Le Duc de Noailles est arrivé à Valladolid le même jour que les Majestés Catholiques, et le Duc de Vendôme devait arriver le lendemain. Les dernières nouvelles de l'armée ennemie indiquent que le Comte de Starhemberg avait préparé une grande quantité de biscuits et reçu l'ordre de se rendre en Catalogne en raison de l'attente d'un grand corps de troupes françaises dans le Roussillon. Cependant, il est peu probable que ce général risque de se laisser enfermer avec l'Archiduc et son armée, affaiblie par les grandes fatigues subies.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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791
p. 122-128
SUITE des nouvelles d'Espagne.
Début :
Le 18. Septembre les Grands d'Espagne, en continuant leur [...]
Mots clefs :
Espagne, Valladolid, Armée, Prince des Asturies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUITE des nouvelles d'Espagne.
SUITE
des nouvelles d'Espagne:
Le18. Septembre lesGrands
d'Espagne, en continuant
leur zele pour la justecause
de leur Roy legitime,lui de
manderent permi/Iîond'é«:
:'Crire une Lettre à Sa MajestéTresChrétienne
;cette
Lettre est écrite dans les
termes les plus forts, les plus
touchants &les plus respectueux.
Ils y protestent au
nom de toute laNoblesse&
des Peuples d'Espagne qu'ils
sacrifieront leurs biens &
leur vie pour faire passer
à la posterité un nouvel
exemple de l'amour & dela
fidélité de la Nation Espagnole
pour leur Souverain.
Dés que le Courier fut arrivé
,
S. E. Monsieur le Duc
d'Albe, tout malade qu'il
(fiait partit pour porter
cetteLettre au Roy, & il
renvoya le même Courrier
aux Grands avecune réponse
tcllç qu'ils pouvoient la
souhaitter.
DE VALLADOLID
le 1 3. Septembre.
LeRoy arrivaicyle16avec
la Reine le Prince des
Asturies, les Tribunaux, les
Grands, & routes les personnes
les plus distinguées
de Madrid, excepté Mr le
Duc de Veraguasqu'estoit
à l'extrémité lors du déparc
de leurs Majestez Catholiques.
Mr leDuc de Noailles
y arriva le même jour,& Mr
de Vendôme le lendemain.
Aprésfonarrivéc on tint un
grand Conseil où tous les
Généraux assisterent,&aprés
lequel le Roy dcclara qu'il
semettroit à latestedel'Armée
avec Mr de Vendôme,
& que Mr le Comte d'Aguilar,
Mr le Duc de Popoli-,
Nir le Comte de Las Torres,
&Mrs les Marquis de
Val de Cains, d'A itona
,
& de Thouy
,
serviroient
en qualité de CapitainesGeneraux;
que Mr le Marquis
de Bay retourneroit en Estremadure,
& que la Reine,
le Prince des Asturies, &
tous les Conseils iroient à
Vittoria.
Les Gouverneurs de Lerida,
deMonçon,&de Jaca,
font continuellement des
courses. Celuy de Lerida a
délivré 500. Prisonniers que
les Ennemis conduisoient à
Barcelone:un parti a arrêté
un Courrier de l'Archiduc
qui mandoit à l'Archiduchesse
que son Armée
avoit manque de vivres pendant
plusieurs jours, qu'on
leconduisoit à Madrid malgré
luy
, & contre. l'avis du
Comte de Staremberg
, quc
les Généraux des Alliez n'avoient
pas voulu écouter,
& que les Peuplesestoient si
affectionnez à Philippes V.
qu'il n'y avoir pas lieu d'esperer
de tirer d'autres avantages
de sa victoire que quel.
ques contributions pour
payer les Troupes.
Le19 l'Armée Ennemie
arriva à Alcala
,
d'où l'Archiduc
alla à Madrid avec
un détachement. A ion approche
Mr de Amezaga se- r toit retiré avec son corps de
Cavalerie.
des nouvelles d'Espagne:
Le18. Septembre lesGrands
d'Espagne, en continuant
leur zele pour la justecause
de leur Roy legitime,lui de
manderent permi/Iîond'é«:
:'Crire une Lettre à Sa MajestéTresChrétienne
;cette
Lettre est écrite dans les
termes les plus forts, les plus
touchants &les plus respectueux.
Ils y protestent au
nom de toute laNoblesse&
des Peuples d'Espagne qu'ils
sacrifieront leurs biens &
leur vie pour faire passer
à la posterité un nouvel
exemple de l'amour & dela
fidélité de la Nation Espagnole
pour leur Souverain.
Dés que le Courier fut arrivé
,
S. E. Monsieur le Duc
d'Albe, tout malade qu'il
(fiait partit pour porter
cetteLettre au Roy, & il
renvoya le même Courrier
aux Grands avecune réponse
tcllç qu'ils pouvoient la
souhaitter.
DE VALLADOLID
le 1 3. Septembre.
LeRoy arrivaicyle16avec
la Reine le Prince des
Asturies, les Tribunaux, les
Grands, & routes les personnes
les plus distinguées
de Madrid, excepté Mr le
Duc de Veraguasqu'estoit
à l'extrémité lors du déparc
de leurs Majestez Catholiques.
Mr leDuc de Noailles
y arriva le même jour,& Mr
de Vendôme le lendemain.
Aprésfonarrivéc on tint un
grand Conseil où tous les
Généraux assisterent,&aprés
lequel le Roy dcclara qu'il
semettroit à latestedel'Armée
avec Mr de Vendôme,
& que Mr le Comte d'Aguilar,
Mr le Duc de Popoli-,
Nir le Comte de Las Torres,
&Mrs les Marquis de
Val de Cains, d'A itona
,
& de Thouy
,
serviroient
en qualité de CapitainesGeneraux;
que Mr le Marquis
de Bay retourneroit en Estremadure,
& que la Reine,
le Prince des Asturies, &
tous les Conseils iroient à
Vittoria.
Les Gouverneurs de Lerida,
deMonçon,&de Jaca,
font continuellement des
courses. Celuy de Lerida a
délivré 500. Prisonniers que
les Ennemis conduisoient à
Barcelone:un parti a arrêté
un Courrier de l'Archiduc
qui mandoit à l'Archiduchesse
que son Armée
avoit manque de vivres pendant
plusieurs jours, qu'on
leconduisoit à Madrid malgré
luy
, & contre. l'avis du
Comte de Staremberg
, quc
les Généraux des Alliez n'avoient
pas voulu écouter,
& que les Peuplesestoient si
affectionnez à Philippes V.
qu'il n'y avoir pas lieu d'esperer
de tirer d'autres avantages
de sa victoire que quel.
ques contributions pour
payer les Troupes.
Le19 l'Armée Ennemie
arriva à Alcala
,
d'où l'Archiduc
alla à Madrid avec
un détachement. A ion approche
Mr de Amezaga se- r toit retiré avec son corps de
Cavalerie.
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Résumé : SUITE des nouvelles d'Espagne.
Le 18 septembre, les Grands d'Espagne écrivirent à Louis XIV pour affirmer leur fidélité au roi légitime et leur volonté de sacrifier leurs biens et leur vie pour la cause royale. Le duc d'Albe, malgré sa maladie, porta cette lettre au roi et reçut une réponse satisfaisante. Le 16 septembre, le roi d'Espagne, la reine, le prince des Asturies et diverses personnalités arrivèrent à Valladolid. Un grand conseil fut tenu, où le roi annonça qu'il prendrait la tête de l'armée avec le duc de Vendôme. Plusieurs nobles furent nommés capitaines-généraux, et la reine, le prince des Asturies ainsi que les conseils se dirigèrent vers Vittoria. Les gouverneurs de Lerida, Monçon et Jaca menaient des opérations militaires, libérant des prisonniers et interceptant des courriers ennemis. Le 19 septembre, l'armée ennemie arriva à Alcala et l'archiduc se rendit à Madrid, forçant Mr de Amezaga à se retirer avec son corps de cavalerie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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792
p. 128-134
EXTRAIT d'une Lettre de Lerida du 29. Septembre.
Début :
Nostre Commandant a esté dans un mouvement continuel depuis la [...]
Mots clefs :
Espagne, Convoi, Prisonniers, Ennemis, Général Stanhope
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de Lerida du 29. Septembre.
EXTRAIT
d'une Lettre deLerida
du29. Septembre,
Nostre Commandant a esté
dans un mouvement continuel
depuis laBataille de Sarragope.
Il ne s'estpas contentéd'avoir
délivréla plusgrande partie des
Prisonniers que les Ennemisy
avoientfaits
, & qu'ils faisoient
conduire à Barcelone. Il
méditaitdepuis long-tempsun
moyendesurprendre Balaguer,
posse important, que les Ennemis
avoient fortifié, & à la
faveur duquel ilssesont maintenus
si long-temps dans nostre
Voisinage.L'ocasion s'est presensée,
& il en a profité. Sur
l'avis qu'ilavoit receu que les
Ennemis y conduisoient un
Convoy
,
il sortit avec une
partie de nostre Garnison, &se
posta demaniéréque ce Convoy
venant àpasserdanssonembuscade,
l'Escortese trouva envelopée.
Il lafittouteprisonniere,
à la reserve ae quelques joi-
(lats quifurent tue Ensuite Il
fîtmarcher leConvoy
,
à la tête
duquel il mit des Soldats qui
sçavoientparlerAllemand,qui
ayant ditàlaporte qu'ils estoient
de l'Escorte qui amenoit le
Convoy entrerentdans la Ville
sansaucuneresistance. LaGarnison
qui estoit de 800. hommes
, après avoir reconnu la,
surprise,se mit en défense; mais
ellefutcontrainte decederaprés
en avoir eu plus de trois cents
de tuez Ceux qui resstoientfurent
faits prisonniers avec le
Gouverneur. Onstrnfititefàuter
les jortificatîons
, & on a
Amené icy tous les Prisonniers,
douzepiecesdecanon, quatre
mortiers & quantitédevivres
& demunitions.
Le 19.Septembre l'Armée
ennemiearriva à Alcala,d'où.
le General Stanhope s'avan.
ça avec un détachement de
tjoo. Chevaux. Mais l'Archiduc
n'y efloit pas encore
entré le 2.3. LaVille de Tolede
se fortifioit
,
& avoit
pris les armes. Les Ennemis
ayant envoyé deux Regiments
de Cavalerie pour la
sommer de prêter ferment
à l'Archiduc,les Habirans
les obligerent de se retirer.
Le Village de Vallejas,qui
fournissoit une grande partie
du pain qui se consommoit
à Madrid, a esté bruslé par
les ordres du General Stanhope,
parce que lesHabitans
avoientrefusé d'en fournir à
ses Troupes. Mr le Duc de
Veraguas , President du
Conseil desOrdres,qui estoit
àl'extremité lors du départ
du Roy d'Espagne pour
Valladolid, mourut le lendemain,
& Mr le Marquis
de Jamaïca son fils, après
lui avoir rendu les derniers
devoirs, suivit Sa Majesté
Catholique.
Tous les Grands & les
autres personnes les plus
distinguées,ontoffert tous
leurs biens au Roy d'Espagne.
La Reine & le Prince des
Asturies,arriveren le premier
Octobre à Vittoria,
avec un grand nombre de
personnes de distinction.outre
tous les Officiers des Conseils.
L'Armée Espagnole,forte
d'environ 14000. hommes,
estoit campée à Penafiel
sur leDuero. Elle devoit de
là continuer sa marche vers
Valladolidoùle Royd'Espagne
l'attendoitpour se
mettre à la telleavec Mrde
Vendôme,& marcher du
cofté de Salamanque,.
d'une Lettre deLerida
du29. Septembre,
Nostre Commandant a esté
dans un mouvement continuel
depuis laBataille de Sarragope.
Il ne s'estpas contentéd'avoir
délivréla plusgrande partie des
Prisonniers que les Ennemisy
avoientfaits
, & qu'ils faisoient
conduire à Barcelone. Il
méditaitdepuis long-tempsun
moyendesurprendre Balaguer,
posse important, que les Ennemis
avoient fortifié, & à la
faveur duquel ilssesont maintenus
si long-temps dans nostre
Voisinage.L'ocasion s'est presensée,
& il en a profité. Sur
l'avis qu'ilavoit receu que les
Ennemis y conduisoient un
Convoy
,
il sortit avec une
partie de nostre Garnison, &se
posta demaniéréque ce Convoy
venant àpasserdanssonembuscade,
l'Escortese trouva envelopée.
Il lafittouteprisonniere,
à la reserve ae quelques joi-
(lats quifurent tue Ensuite Il
fîtmarcher leConvoy
,
à la tête
duquel il mit des Soldats qui
sçavoientparlerAllemand,qui
ayant ditàlaporte qu'ils estoient
de l'Escorte qui amenoit le
Convoy entrerentdans la Ville
sansaucuneresistance. LaGarnison
qui estoit de 800. hommes
, après avoir reconnu la,
surprise,se mit en défense; mais
ellefutcontrainte decederaprés
en avoir eu plus de trois cents
de tuez Ceux qui resstoientfurent
faits prisonniers avec le
Gouverneur. Onstrnfititefàuter
les jortificatîons
, & on a
Amené icy tous les Prisonniers,
douzepiecesdecanon, quatre
mortiers & quantitédevivres
& demunitions.
Le 19.Septembre l'Armée
ennemiearriva à Alcala,d'où.
le General Stanhope s'avan.
ça avec un détachement de
tjoo. Chevaux. Mais l'Archiduc
n'y efloit pas encore
entré le 2.3. LaVille de Tolede
se fortifioit
,
& avoit
pris les armes. Les Ennemis
ayant envoyé deux Regiments
de Cavalerie pour la
sommer de prêter ferment
à l'Archiduc,les Habirans
les obligerent de se retirer.
Le Village de Vallejas,qui
fournissoit une grande partie
du pain qui se consommoit
à Madrid, a esté bruslé par
les ordres du General Stanhope,
parce que lesHabitans
avoientrefusé d'en fournir à
ses Troupes. Mr le Duc de
Veraguas , President du
Conseil desOrdres,qui estoit
àl'extremité lors du départ
du Roy d'Espagne pour
Valladolid, mourut le lendemain,
& Mr le Marquis
de Jamaïca son fils, après
lui avoir rendu les derniers
devoirs, suivit Sa Majesté
Catholique.
Tous les Grands & les
autres personnes les plus
distinguées,ontoffert tous
leurs biens au Roy d'Espagne.
La Reine & le Prince des
Asturies,arriveren le premier
Octobre à Vittoria,
avec un grand nombre de
personnes de distinction.outre
tous les Officiers des Conseils.
L'Armée Espagnole,forte
d'environ 14000. hommes,
estoit campée à Penafiel
sur leDuero. Elle devoit de
là continuer sa marche vers
Valladolidoùle Royd'Espagne
l'attendoitpour se
mettre à la telleavec Mrde
Vendôme,& marcher du
cofté de Salamanque,.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de Lerida du 29. Septembre.
Le 29 septembre, le commandant, après la bataille de Saragosse, libéra des prisonniers ennemis à Barcelone et attaqua Balaguer, une position fortifiée. Il intercepta un convoi ennemi, captura l'escorte et fit entrer des soldats déguisés dans la ville, permettant de prendre une garnison de 800 hommes. Les prisonniers, canons, mortiers et munitions furent amenés à Lérida. Le 19 septembre, l'armée ennemie arriva à Alcalá, mais l'archiduc n'y était pas encore. Tolède repoussa deux régiments de cavalerie ennemis. Vallejas fut incendié sur ordre du général Stanhope après le refus des habitants de ravitailler ses troupes. Le duc de Veragua et son fils, le marquis de Jamaïque, moururent après le départ du roi d'Espagne pour Valladolid. La reine et le prince des Asturies arrivèrent à Vittoria le 1er octobre. L'armée espagnole, forte de 14 000 hommes, campait à Peñafiel, prête à marcher vers Valladolid pour se joindre au roi et à M. de Vendôme afin de progresser vers Salamanque.
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793
p. 134-143
Suite du Siége d'Aire.
Début :
La nuit du 27. au 28. Septembre les Assiegez brulerent [...]
Mots clefs :
Attaque, Nuit, Ennemis, Place, Siège d'Aire-sur-la-Lys
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite du Siége d'Aire.
Suite du Sièged'Aire.
La nuit du 17. au 28.
Septembre les Assiegez brulèrent
tous les Ponts des
Assiegeants, & la nuit du
28. am9. ils firentune sor- liede00. hommes qui
juinerent une partie des travaux
& renverserent tout
ce qui se presenta devant
eux, & ne se retirerent qu'aprés
que le General Gromkau
y eut conduit deux Régiments
quifurent aussi fort
maltraitez.
Le 3.Octobre les Ennemis
attaquerent la Redoute
qui est sur la Chaussée de
Bethune; mais ils furent repoussezavec
beaucoup de
- perte , & le lendemain ils y
donnerent un nouvel assaut
voiùveilms efunrtent repoussezaussi
qu'au premier. Ils
remporterent enfin le 5.
mais comme elle est ouverte
du costé de la Place ils
perdirent plus de 300 hommes
en s'y logeant,tant par
le Canon, que par la Moufqueterie
des Assiegez, du
nombre desquels estoient
plusieurs Officiers. Le General
Efferenyfut blclfé
,
& le Comte de Dhona eut
la teste emportée par un
boulet.
Le 7. les Ennemis ayant
fait un logement du costé
de l'avant fosTé à l'attaque
gauche) les Afficuez sirent
une sortie & le ruinerent. La
nuit suivante les Assiegeans
travaillentà lerétablir; mais
le lendemain les Assiegez
y jetterent une si grande
quantité de Bombes qu'ils
le ruincrent de nouveau.
La nuit du9. au 10.les
tranchées de l'attaque gauc
he furent inondées,quoy
que les Ennemis eussent fait
des ouverturespour faire écouler
l'eaude l'avant fossé
Le 10. lesEnnemis travaillerent
encore à faire écouler
les eaux, ce qui n'empêcha
pas que la nuit leurs tranchées&
même une Batterie
furent inondées de nouveau,
mais les jours suivants
ayant encore fait écouler
des eaux, ils pousserentleurs
ouvrages jusqu'àl'avant fossé
& jetterent des Ponts pour
attaquer le Glacis de la Contrescarpe.
Le 16. ils y donnerent
l'Assaut, & ils se rendirent
Maistresd'une partie du
chemin couvert après un
combat fort opiniâtre. Mais
le lendemain ils en furent
chassezavec une perte considerable.
Lesjours suivants,
jusqu'au24.ils y donnerent
plusieursassauts inutilement
ayant toûjours esté repoussez
avec beaucoup de perte;
maisenfin aprèsl'avoir encore
attaqué plusieurs fois,
ils en demeurerent les Maîtres
le 27. à l'exception
d'une Place d'Armes.
La nuit du 28. au 29.
lesEnnemis attaquerent cette
d erniere place d' Armesqu'il
leur restoit à prendre, & s'en
emparerent aprés une vigoureuse
resistance.
Les pluyes estant furvs*
nuës ont si fort incommo
dé lesEnnemisàl'attaque de
la Porte d'Arras, que leurs
Troupes avoient de l'eau
jusqu'à l'estomach
, en sorte
qu'ils furent obligez d'abandonner
cette attaque où
il y avoir trois batteries
qu'ils ne purent retirer des
bouës. Ils avoient déja abandonnéuneautreattaque
& il n'y avoit plus que celle
d'entre la Porte de Nostre-
Dame&cellle d'Arras,d'où
l'on battoir la Place.
Le.29. Mr le Comte
d'Esting , qui estoitcampé
derriere la Colm entre Bergues
&S.Orner,alla camper
avec ses Troupes sous
le canon de la Citadelled'Ipres,
où Mr le Comte de
Villars qui doit commander
dans cette Place,étoit ar.
rivé avec trois Régiments.
Les Ennemis avoient un
Camp de 8000. hommes le
long de la Lis pour favoriserunConvoy
de 300. batteaux
chargez de toutes fortes
de munitions de Guerre
& de bouche qui devoit leur
venir de Gand; mais après
enestre sorci& rentrédeux
fois, ils resolurent de lefaire
escorter par quinze mille
hommes,sur ce qu'ils avoient
esté informez que
nous en avions dix mille du
costé d'Ipresqui devoient
l'attaquer.
Le 30.au soirun party
enleva cent Chevaux aux
Ennemis prés de Lille.
Un de leur Régimentsde
Dragons qu'ils envoyoient
en garnison à Mons
àcause dumauvais cRac ouT,
*1! eftoic, fut attaqué prés de
Tournay par le Partisan Jacob
quien tua cinquante
& en fit pluficurs Prisonniers.
La nuit du 17. au 28.
Septembre les Assiegez brulèrent
tous les Ponts des
Assiegeants, & la nuit du
28. am9. ils firentune sor- liede00. hommes qui
juinerent une partie des travaux
& renverserent tout
ce qui se presenta devant
eux, & ne se retirerent qu'aprés
que le General Gromkau
y eut conduit deux Régiments
quifurent aussi fort
maltraitez.
Le 3.Octobre les Ennemis
attaquerent la Redoute
qui est sur la Chaussée de
Bethune; mais ils furent repoussezavec
beaucoup de
- perte , & le lendemain ils y
donnerent un nouvel assaut
voiùveilms efunrtent repoussezaussi
qu'au premier. Ils
remporterent enfin le 5.
mais comme elle est ouverte
du costé de la Place ils
perdirent plus de 300 hommes
en s'y logeant,tant par
le Canon, que par la Moufqueterie
des Assiegez, du
nombre desquels estoient
plusieurs Officiers. Le General
Efferenyfut blclfé
,
& le Comte de Dhona eut
la teste emportée par un
boulet.
Le 7. les Ennemis ayant
fait un logement du costé
de l'avant fosTé à l'attaque
gauche) les Afficuez sirent
une sortie & le ruinerent. La
nuit suivante les Assiegeans
travaillentà lerétablir; mais
le lendemain les Assiegez
y jetterent une si grande
quantité de Bombes qu'ils
le ruincrent de nouveau.
La nuit du9. au 10.les
tranchées de l'attaque gauc
he furent inondées,quoy
que les Ennemis eussent fait
des ouverturespour faire écouler
l'eaude l'avant fossé
Le 10. lesEnnemis travaillerent
encore à faire écouler
les eaux, ce qui n'empêcha
pas que la nuit leurs tranchées&
même une Batterie
furent inondées de nouveau,
mais les jours suivants
ayant encore fait écouler
des eaux, ils pousserentleurs
ouvrages jusqu'àl'avant fossé
& jetterent des Ponts pour
attaquer le Glacis de la Contrescarpe.
Le 16. ils y donnerent
l'Assaut, & ils se rendirent
Maistresd'une partie du
chemin couvert après un
combat fort opiniâtre. Mais
le lendemain ils en furent
chassezavec une perte considerable.
Lesjours suivants,
jusqu'au24.ils y donnerent
plusieursassauts inutilement
ayant toûjours esté repoussez
avec beaucoup de perte;
maisenfin aprèsl'avoir encore
attaqué plusieurs fois,
ils en demeurerent les Maîtres
le 27. à l'exception
d'une Place d'Armes.
La nuit du 28. au 29.
lesEnnemis attaquerent cette
d erniere place d' Armesqu'il
leur restoit à prendre, & s'en
emparerent aprés une vigoureuse
resistance.
Les pluyes estant furvs*
nuës ont si fort incommo
dé lesEnnemisàl'attaque de
la Porte d'Arras, que leurs
Troupes avoient de l'eau
jusqu'à l'estomach
, en sorte
qu'ils furent obligez d'abandonner
cette attaque où
il y avoir trois batteries
qu'ils ne purent retirer des
bouës. Ils avoient déja abandonnéuneautreattaque
& il n'y avoit plus que celle
d'entre la Porte de Nostre-
Dame&cellle d'Arras,d'où
l'on battoir la Place.
Le.29. Mr le Comte
d'Esting , qui estoitcampé
derriere la Colm entre Bergues
&S.Orner,alla camper
avec ses Troupes sous
le canon de la Citadelled'Ipres,
où Mr le Comte de
Villars qui doit commander
dans cette Place,étoit ar.
rivé avec trois Régiments.
Les Ennemis avoient un
Camp de 8000. hommes le
long de la Lis pour favoriserunConvoy
de 300. batteaux
chargez de toutes fortes
de munitions de Guerre
& de bouche qui devoit leur
venir de Gand; mais après
enestre sorci& rentrédeux
fois, ils resolurent de lefaire
escorter par quinze mille
hommes,sur ce qu'ils avoient
esté informez que
nous en avions dix mille du
costé d'Ipresqui devoient
l'attaquer.
Le 30.au soirun party
enleva cent Chevaux aux
Ennemis prés de Lille.
Un de leur Régimentsde
Dragons qu'ils envoyoient
en garnison à Mons
àcause dumauvais cRac ouT,
*1! eftoic, fut attaqué prés de
Tournay par le Partisan Jacob
quien tua cinquante
& en fit pluficurs Prisonniers.
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Résumé : Suite du Siége d'Aire.
Le siège d'Aire-sur-la-Lys se caractérise par plusieurs actions militaires intenses. Du 17 au 28 septembre, les assiégés incendient les ponts des assiégeants et effectuent des sorties nocturnes pour détruire leurs travaux. Le 3 octobre, les ennemis attaquent une redoute mais sont repoussés avec de lourdes pertes. Le 5 octobre, ils prennent la redoute malgré des pertes importantes, incluant plusieurs officiers blessés ou tués. Les nuits suivantes, les assiégeants tentent de rétablir leurs positions mais sont contrés par des bombardements. Le 10 octobre, ils avancent jusqu'à l'avant-fossé et construisent des ponts pour attaquer le glacis. Le 16 octobre, ils prennent une partie du chemin couvert mais sont repoussés le lendemain. Jusqu'au 24 octobre, plusieurs assauts sont repoussés avec de lourdes pertes. Le 27 octobre, les ennemis prennent le chemin couvert, sauf une place d'armes, qu'ils s'emparent la nuit du 28 au 29 octobre après une résistance vigoureuse. Les pluies perturbent les opérations des ennemis, les forçant à abandonner certaines attaques. Le 29 octobre, le comte d'Esting et le comte de Villars se positionnent près de la citadelle d'Ipres avec leurs troupes. Les ennemis préparent un convoi de munitions escorté par 15 000 hommes pour contrer une attaque prévue par 10 000 soldats français. Le 30 octobre, un détachement français capture cent chevaux ennemis près de Lille et un régiment de dragons ennemis est attaqué près de Tournai, subissant des pertes significatives.
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794
p. 189-192
LISTE DES TROUPES envoyées en Roussillon.
Début :
Je vous donne cette Liste en attendant l'Article des [...]
Mots clefs :
Troupes, Roussillon, Bataillons, Escadrons
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texteReconnaissance textuelle : LISTE DES TROUPES envoyées en Roussillon.
LISTE
DES TROUPES
envoyées en Roussillon,
Je vous donne cette
Lifte en attendant
l'Articledes nouvellesd'Espagne
dont j'attends
des Relations.
MrDillon, Lieutenant
General de Dauphiné.
CAVALERIE.
ESCADRONS. ADanujpohuin..5Paràbelle. 3 Pucange. 2, Flèche. 2Germinon. zValgran, zz
DRAGON S.
La Lande.., Chasselas. 3 3
FSomomeiri.x.••. 3>
Total des Escadrons.
28.
INFANTERIE.
BATAILLONS.
Normandie..«.$
La Couronne.I Auvergne. ;2,
LFaMlanardcrhee..&2.
Oleron. Vermandois.1r
Soiflonnois., 1
Tierache. Baujollois.. zForez. zEDgarmigans.i. i2, L
Vivarez: , Perigord.tl Lubautfe., Villeneuve.. r j Yalouzq.., Chanlpigni.. r
1 Léon. Seye.*rj Total des Bataillons.
36.
DES TROUPES
envoyées en Roussillon,
Je vous donne cette
Lifte en attendant
l'Articledes nouvellesd'Espagne
dont j'attends
des Relations.
MrDillon, Lieutenant
General de Dauphiné.
CAVALERIE.
ESCADRONS. ADanujpohuin..5Paràbelle. 3 Pucange. 2, Flèche. 2Germinon. zValgran, zz
DRAGON S.
La Lande.., Chasselas. 3 3
FSomomeiri.x.••. 3>
Total des Escadrons.
28.
INFANTERIE.
BATAILLONS.
Normandie..«.$
La Couronne.I Auvergne. ;2,
LFaMlanardcrhee..&2.
Oleron. Vermandois.1r
Soiflonnois., 1
Tierache. Baujollois.. zForez. zEDgarmigans.i. i2, L
Vivarez: , Perigord.tl Lubautfe., Villeneuve.. r j Yalouzq.., Chanlpigni.. r
1 Léon. Seye.*rj Total des Bataillons.
36.
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Résumé : LISTE DES TROUPES envoyées en Roussillon.
Mr. Dillon, Lieutenant Général de Dauphiné, a dressé une liste des troupes envoyées en Roussillon. Elle comprend 28 escadrons de cavalerie répartis dans divers lieux et 36 bataillons d'infanterie, incluant des unités comme Normandie et Auvergne. La liste est fournie en attendant des nouvelles d'Espagne.
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795
p. 211-218
Me de Belzunce, benite Abbesse du Ronceray. [titre d'après la table]
Début :
Le 14. Septembre, Me de Belzunce, Abbesse de l'Abbaye [...]
Mots clefs :
Abbesse, Ronceray, Belzunce, Abbaye, Abbaye royale d'Angers, Religieuses, Lauzun, Procession
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texteReconnaissance textuelle : Me de Belzunce, benite Abbesse du Ronceray. [titre d'après la table]
Le 14. septembre ,
Me de Belzunce
,
Abbesse
de l'Abbaye Royale d'A ngers,
dite du Ronceray
,
fut
bénite dans sonEgliseCollegiale
de la Trinité, par
Mr l'Evesque de Marseille,
son frere
, & assistée par
deux autres Abbesses, toutes
deux ses Tantes. La Trinité
est immédiatement
dépendante de l'Abbesse•
Dés que le Prélat eut
ptis ses ornements Pontificaux
, il alla chercher la
nouvelleAbbesse dans le
Choeur, d'où il vint en
procession.LesChanoines
en Chapes,les Chapelains
& autres Ecclesiastiques
au nombre de trente, en
Dalmatiques, précedoienc
l'Abbesse qui étoit suivie
de toute sa Communauté,
marchant deux à deux.
Elle avoit à son costé droit,
Me de Lauzun Abbesse de
Saintes, & à son costé gau- che, Me de Lauzun, ancienne
Abbesse de la mesme
Abbaye du Ronceray,
dont elle s'est démise en
faveur de sa Nièce. Dans
cet ordre la Procession sortit
du Choeur
,
traversa
l'Eglise Abbatiale; & se
rendit dans celle de la Trinité
qui la joint, au son
des Cloches des deux Eglises.
Après la Messe,la procession
se rendit dans le
Choeur du Ronceray, où
le Prélat ayant intronisé
l'Abbesse, il entonna le
Te Deum qui fut chanté en
Musique par les Religieuses.
Cette nouvelle Abbesse
est de la Maison deBelzunce
dont on a parlé lorsque
son frere fut nommé Evesque
deMarseille.
L'Abbaye Royale du
Ronceray d'Angers, est si
ancienne que l'on ignore
sa premiere fondation. On
sçait feulement qu'avant
que le Roy de Sicile Duc
d'Anjou l'eutrétablie dans
son premier lustre, & luy
eust fait prendre la Regle
de Saint Benoist
,
c'estoit
une AbbayedeChanoines.
ses, donr les Religieuses
ont gardé quelque chose de
l'habit, & quelques usages
particuliers pour les ceremonies
,
sur tout à leur
Prsession, aprèslaquelle
on fait la Bénédiction des
Vierges comme elle cil:
marquéedanslePontifical
Romain. On croit que les
feules Religieuses du Ronceray
,
& les Chartreuses
ont confervé cet usage.
Les Dames Religieuses
du Ronceray ne sont reçues
qu'après avoir fait les
mesmes preuves que l'on
exige à Malthe pour les
Chevaliers. Il y a huit
Prieurez que l'Abbesse
donne à des Religieuses
qui en sont Titulaires, &
les peuvent resigner.
Cette Abbaye a de grands
droics.L'Abbesse est Dame
d'une grande partie de la
Ville d'Angers, ce quiest
cause qu'elle s'appelloit
Dame d'Angers,jusqu'à ce
qu'uneStatuemiraculeuse
de la Sainte Vierge, trouvée
dans des Ronces, eust
fait donner le nom du
Ronceray à l'Abbaye où
l'on conferve avec beaucoup
de vénération cette
Image dans une Chapelle
très,ancienne qui est fous
terre, d'où il fort une Ronce,
ce,quiestverte en tout
temps.
Il y a eu des Abbesses
du Ronceray des Maisons
de Vantadour
,
deChampagne
, de Rohany&de la
Tremoille. Les dernieres
font Mesdames Simonne
& Ivonne de Maillé Brezé;
Antoinette du Puy,Charlotte
de Grammont qui vie
encore, &qui s'est démise.
Elleest Tante de Me de
Belzunce du codé de pere
& de mere ,
Françoise de
Caumont de Lauzun qui
demeure avec sa Nièce, en
faveur de qui elle s'est demire;
& enfin Anne-Marie-
Loüise de Belzunce qui
vient d'estre benite. Elle a
esté Grande-Prieure de
l'Abbaye de Saintes,Coadjutrice
du Ronceray le 10.
Février 1708. & Abbesse le
19.Mars de l'année suivante.
Elleestsoeur deMr
leMarquis deCastelron,
BrigadierdesArmées
du Roy, Capitaine des
Gendarmes de Monseigneur
le Duc de Bourgogne
, Se commandant actuellement
la Gendarmerie.
Me de Belzunce
,
Abbesse
de l'Abbaye Royale d'A ngers,
dite du Ronceray
,
fut
bénite dans sonEgliseCollegiale
de la Trinité, par
Mr l'Evesque de Marseille,
son frere
, & assistée par
deux autres Abbesses, toutes
deux ses Tantes. La Trinité
est immédiatement
dépendante de l'Abbesse•
Dés que le Prélat eut
ptis ses ornements Pontificaux
, il alla chercher la
nouvelleAbbesse dans le
Choeur, d'où il vint en
procession.LesChanoines
en Chapes,les Chapelains
& autres Ecclesiastiques
au nombre de trente, en
Dalmatiques, précedoienc
l'Abbesse qui étoit suivie
de toute sa Communauté,
marchant deux à deux.
Elle avoit à son costé droit,
Me de Lauzun Abbesse de
Saintes, & à son costé gau- che, Me de Lauzun, ancienne
Abbesse de la mesme
Abbaye du Ronceray,
dont elle s'est démise en
faveur de sa Nièce. Dans
cet ordre la Procession sortit
du Choeur
,
traversa
l'Eglise Abbatiale; & se
rendit dans celle de la Trinité
qui la joint, au son
des Cloches des deux Eglises.
Après la Messe,la procession
se rendit dans le
Choeur du Ronceray, où
le Prélat ayant intronisé
l'Abbesse, il entonna le
Te Deum qui fut chanté en
Musique par les Religieuses.
Cette nouvelle Abbesse
est de la Maison deBelzunce
dont on a parlé lorsque
son frere fut nommé Evesque
deMarseille.
L'Abbaye Royale du
Ronceray d'Angers, est si
ancienne que l'on ignore
sa premiere fondation. On
sçait feulement qu'avant
que le Roy de Sicile Duc
d'Anjou l'eutrétablie dans
son premier lustre, & luy
eust fait prendre la Regle
de Saint Benoist
,
c'estoit
une AbbayedeChanoines.
ses, donr les Religieuses
ont gardé quelque chose de
l'habit, & quelques usages
particuliers pour les ceremonies
,
sur tout à leur
Prsession, aprèslaquelle
on fait la Bénédiction des
Vierges comme elle cil:
marquéedanslePontifical
Romain. On croit que les
feules Religieuses du Ronceray
,
& les Chartreuses
ont confervé cet usage.
Les Dames Religieuses
du Ronceray ne sont reçues
qu'après avoir fait les
mesmes preuves que l'on
exige à Malthe pour les
Chevaliers. Il y a huit
Prieurez que l'Abbesse
donne à des Religieuses
qui en sont Titulaires, &
les peuvent resigner.
Cette Abbaye a de grands
droics.L'Abbesse est Dame
d'une grande partie de la
Ville d'Angers, ce quiest
cause qu'elle s'appelloit
Dame d'Angers,jusqu'à ce
qu'uneStatuemiraculeuse
de la Sainte Vierge, trouvée
dans des Ronces, eust
fait donner le nom du
Ronceray à l'Abbaye où
l'on conferve avec beaucoup
de vénération cette
Image dans une Chapelle
très,ancienne qui est fous
terre, d'où il fort une Ronce,
ce,quiestverte en tout
temps.
Il y a eu des Abbesses
du Ronceray des Maisons
de Vantadour
,
deChampagne
, de Rohany&de la
Tremoille. Les dernieres
font Mesdames Simonne
& Ivonne de Maillé Brezé;
Antoinette du Puy,Charlotte
de Grammont qui vie
encore, &qui s'est démise.
Elleest Tante de Me de
Belzunce du codé de pere
& de mere ,
Françoise de
Caumont de Lauzun qui
demeure avec sa Nièce, en
faveur de qui elle s'est demire;
& enfin Anne-Marie-
Loüise de Belzunce qui
vient d'estre benite. Elle a
esté Grande-Prieure de
l'Abbaye de Saintes,Coadjutrice
du Ronceray le 10.
Février 1708. & Abbesse le
19.Mars de l'année suivante.
Elleestsoeur deMr
leMarquis deCastelron,
BrigadierdesArmées
du Roy, Capitaine des
Gendarmes de Monseigneur
le Duc de Bourgogne
, Se commandant actuellement
la Gendarmerie.
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Résumé : Me de Belzunce, benite Abbesse du Ronceray. [titre d'après la table]
Le 14 septembre, Me de Belzunce fut bénite Abbesse de l'Abbaye Royale d'Angers, dite du Ronceray, par l'Évêque de Marseille, son frère, assisté de deux autres Abbesses, ses tantes. La cérémonie se déroula dans l'Église Collégiale de la Trinité, avec une procession incluant des Chanoines, des Chapelains et d'autres Ecclésiastiques. Me de Belzunce était accompagnée de Me de Lauzun, Abbesse de Saintes, et de l'ancienne Abbesse du Ronceray, qui s'était démise en sa faveur. Après la messe, l'Évêque intronisa Me de Belzunce et entonna le Te Deum. L'Abbaye Royale du Ronceray, d'origine inconnue, était initialement une Abbaye de Chanoinesses. Elle fut rétablie par le Roi de Sicile Duc d'Anjou. Les Religieuses du Ronceray conservent des usages particuliers et l'Abbesse est Dame d'une grande partie de la Ville d'Angers. L'Abbaye doit son nom à une statue miraculeuse de la Sainte Vierge trouvée dans des ronces. Me de Belzunce, sœur du Marquis de Castelron, fut Grande-Prieure de l'Abbaye de Saintes et Coadjutrice du Ronceray avant sa bénédiction.
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796
p. 239-246
RECEPTION DE Mr. LE LIEUTENANT CIVIL.
Début :
Le Samedy 4. Octobre, Mr d'Argouges de Rannes fut [...]
Mots clefs :
Lieutenant civil, Godard, Grand-chambre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RECEPTION DE Mr. LE LIEUTENANT CIVIL.
RECEPTION
D E
Mr.LE LIEUTENANT CIVIL.
Le Samedy 4. Octobre,
Mr d'Argouges de Rannes
fut instalé dans la Charge
de Lieutenant Civilpar*Mr
Godard Conseiller de la
Grand'-Chambre.
Mr Godard le conduifit
d'abord au Parc Civil
où présidoit pour lors Mr
Pasquier Lieutenant Particulier
avec plusieurs Confeillers.
Là MrGodard prir
la place du Président, &
mitMr le Lieurenant Civil
à sa droite, ou l'Avocat du
Roy luy fit un Discours.
EnsuiteMr Godard, que
Mr le Lieutenant Civil
avoit prié de bonne foy de
ne luy point composer d'Eloge
, ne luy dit que quelques
mots sans préparation
sur le choix du Roy. Ce
choix
,
dit il
,
d'un Roysi
juste & siéclairé,estun gage
àses puples des lumieres &
de l'équitéduJuge qu'il leur
donné.
Il
Il luy propola ensuite
pour modelle dans saFamillemesme
,
Mrs le Pelletier
,
qui remplirent si
dignernent les premieres
places de l'Etat & qui
joignent, continua-t'il
,
à
tant de vertus, celle qui les
releve toutes;cess cette modeflie
,vertusi rare dans l'élévation
, &surtout avec les qualitez
brillantes quevous poJJedez
; mais cette modestie que je
louë en vous m'imposeJtlence.
Mr Godard prononça enfuite
les mots essentiels au
Cérémonial de l'instalation
; c'est icy
,
dit-il, que
mous rendrezjustice aux Sujets
du Roy.
La mesme modestie
qui fait craindre les
éloges à Mr le Lieutenant
Civil, luy fit prononcer
sa réponse si
bas, que peu de gens
l'entendirent. Comme
j'estois assez prés pour
entendre,je hazarday à
la faveur du sens que
j'ay retenu de faire tort
au tour & aux exprcfsions
qui peuvent m'estre
échapées.
Persuadé quejesquis
3
Mon.
fleur
:J
de l'importance de mes
devoirs
,
je ressens combien il
m'est difficile de les remplir.
L'illustre Magistrat auquel je
succede
,
est un de ceux dont
l'exempleeg toujours ref^efiabley
& toujours redoutable à
ses successeurs. Ce Tribunal
est encore tout plein desgrandes
idées de juflice qui estoient le
principe & la réglé de ses
jugements. Son image estgravée
dans vos coeur, dit-ilaux
Conseillers
, je ne viens
point l'effacer.Heureuxsije
puis la retracer soiblement.
Vous my aiderez ,Mersieurs,
& en entrant icy je
compte sur les lumieres etune
Compagniesiaccoustumée à
connoistre la juflice
, .& à la
rendre.
1
, Lejour qu'on instale un
Lieutenant CIvIl, on plaide
une Cause devant le
Conseiller de la Grand'- Chambre dont le prononce
est un Arrestquoyqu'au
Chastelet
,
parcequ'ilrepresente
là leP-arleillent,
Cette Audiance finie,
le Conseillerc'est-à. dire,
le Parlement, va instaler
le Lieutenant Civil à la
Chambre Civile, & de là
àla Chambre du Conseil,
où sont le Lieutenant Criminel&
le Lieutenant Particulierqui
vont au devant
du Parlement jusqu'à la
porte, & c'etf à la Chambre
du Conseil que le Lieutenant
Civil commence Ces
fondions.
Feu Mr le Camus a esté
Lieutenant Civil prés de
quarante ans. il fut nomme
pour remplir cette placeau
mois de Juillet i6-jia*
D E
Mr.LE LIEUTENANT CIVIL.
Le Samedy 4. Octobre,
Mr d'Argouges de Rannes
fut instalé dans la Charge
de Lieutenant Civilpar*Mr
Godard Conseiller de la
Grand'-Chambre.
Mr Godard le conduifit
d'abord au Parc Civil
où présidoit pour lors Mr
Pasquier Lieutenant Particulier
avec plusieurs Confeillers.
Là MrGodard prir
la place du Président, &
mitMr le Lieurenant Civil
à sa droite, ou l'Avocat du
Roy luy fit un Discours.
EnsuiteMr Godard, que
Mr le Lieutenant Civil
avoit prié de bonne foy de
ne luy point composer d'Eloge
, ne luy dit que quelques
mots sans préparation
sur le choix du Roy. Ce
choix
,
dit il
,
d'un Roysi
juste & siéclairé,estun gage
àses puples des lumieres &
de l'équitéduJuge qu'il leur
donné.
Il
Il luy propola ensuite
pour modelle dans saFamillemesme
,
Mrs le Pelletier
,
qui remplirent si
dignernent les premieres
places de l'Etat & qui
joignent, continua-t'il
,
à
tant de vertus, celle qui les
releve toutes;cess cette modeflie
,vertusi rare dans l'élévation
, &surtout avec les qualitez
brillantes quevous poJJedez
; mais cette modestie que je
louë en vous m'imposeJtlence.
Mr Godard prononça enfuite
les mots essentiels au
Cérémonial de l'instalation
; c'est icy
,
dit-il, que
mous rendrezjustice aux Sujets
du Roy.
La mesme modestie
qui fait craindre les
éloges à Mr le Lieutenant
Civil, luy fit prononcer
sa réponse si
bas, que peu de gens
l'entendirent. Comme
j'estois assez prés pour
entendre,je hazarday à
la faveur du sens que
j'ay retenu de faire tort
au tour & aux exprcfsions
qui peuvent m'estre
échapées.
Persuadé quejesquis
3
Mon.
fleur
:J
de l'importance de mes
devoirs
,
je ressens combien il
m'est difficile de les remplir.
L'illustre Magistrat auquel je
succede
,
est un de ceux dont
l'exempleeg toujours ref^efiabley
& toujours redoutable à
ses successeurs. Ce Tribunal
est encore tout plein desgrandes
idées de juflice qui estoient le
principe & la réglé de ses
jugements. Son image estgravée
dans vos coeur, dit-ilaux
Conseillers
, je ne viens
point l'effacer.Heureuxsije
puis la retracer soiblement.
Vous my aiderez ,Mersieurs,
& en entrant icy je
compte sur les lumieres etune
Compagniesiaccoustumée à
connoistre la juflice
, .& à la
rendre.
1
, Lejour qu'on instale un
Lieutenant CIvIl, on plaide
une Cause devant le
Conseiller de la Grand'- Chambre dont le prononce
est un Arrestquoyqu'au
Chastelet
,
parcequ'ilrepresente
là leP-arleillent,
Cette Audiance finie,
le Conseillerc'est-à. dire,
le Parlement, va instaler
le Lieutenant Civil à la
Chambre Civile, & de là
àla Chambre du Conseil,
où sont le Lieutenant Criminel&
le Lieutenant Particulierqui
vont au devant
du Parlement jusqu'à la
porte, & c'etf à la Chambre
du Conseil que le Lieutenant
Civil commence Ces
fondions.
Feu Mr le Camus a esté
Lieutenant Civil prés de
quarante ans. il fut nomme
pour remplir cette placeau
mois de Juillet i6-jia*
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Résumé : RECEPTION DE Mr. LE LIEUTENANT CIVIL.
Le 4 octobre, Monsieur d'Argouges de Rannes fut installé dans la charge de Lieutenant Civil par Monsieur Godard, Conseiller de la Grand'-Chambre. La cérémonie débuta au Parc Civil sous la présidence de Monsieur Pasquier, Lieutenant Particulier, en présence de plusieurs conseillers. Monsieur Godard installa Monsieur d'Argouges à sa droite, où l'Avocat du Roy prononça un discours. Monsieur Godard, malgré la demande de ne pas composer d'éloge, parla du choix du Roi, soulignant sa justice et sa clarté, et proposa Monsieur le Pelletier comme modèle de vertu et de modestie. Il rappela ensuite au Lieutenant Civil son devoir de rendre justice aux sujets du Roi. Monsieur d'Argouges, par modestie, exprima la difficulté de remplir ses devoirs et l'exemple laissé par son prédécesseur, soulignant l'importance de maintenir les grandes idées de justice du tribunal et comptant sur le soutien des conseillers. Lors de cette installation, une cause est plaidée devant le Conseiller de la Grand'-Chambre, dont le prononcé est un arrêt rendu au Châtelet. Après cette audience, le Parlement installa le Lieutenant Civil à la Chambre Civile, puis à la Chambre du Conseil, où le Lieutenant Criminel et le Lieutenant Particulier l'attendaient pour commencer ses fonctions. Monsieur Camus avait occupé la charge de Lieutenant Civil pendant près de quarante ans, étant nommé en juillet 1614.
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797
p. 303-305
Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Début :
Le 15. Septembre Mr le Marquis d'Argence presta serment [...]
Mots clefs :
Toulure, Marquis d'Argence, Serment
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Le 15. Septembre Mr
leMarquis d'Argence presta
ferment entre les mains
du Roy pour la Ch irge
de Lieutenant de Roy de
Bourgogne au departement
de l'Auxois, Autunois,
& Auxerrois, vacante
par le déceds de Mr de
Creancé son Beau-pere.
,
La Maison d'Argence
est tres ancienne. HuC?gues
Tison d'Argence fit en
itiC. une échange de la
Terre de Dirac, quiest
encore dans cette Famille,
avec une Duchesse de
Guienne,&Contesse d'Angoumois
qui fut dèpuis.
Reine d'Angleterre. Certe
princessedonna la Terre
de Dirac en échange du
Chasteau de Toulure &
ses dépendancesdont les
Comtes d'Angoumois firent
depuis leur lieu de
plaisance. Pasquier dans sa
recherche de la France,
dit que la Riviere qui
prend sa source dans cette
Terre
Terre) & qui porte aussi
le nom de Toulure
,
est
couverte de Signes, pavée
de Truites, bordée d'Ecrevisses
, & lardéed'Anguilles.
leMarquis d'Argence presta
ferment entre les mains
du Roy pour la Ch irge
de Lieutenant de Roy de
Bourgogne au departement
de l'Auxois, Autunois,
& Auxerrois, vacante
par le déceds de Mr de
Creancé son Beau-pere.
,
La Maison d'Argence
est tres ancienne. HuC?gues
Tison d'Argence fit en
itiC. une échange de la
Terre de Dirac, quiest
encore dans cette Famille,
avec une Duchesse de
Guienne,&Contesse d'Angoumois
qui fut dèpuis.
Reine d'Angleterre. Certe
princessedonna la Terre
de Dirac en échange du
Chasteau de Toulure &
ses dépendancesdont les
Comtes d'Angoumois firent
depuis leur lieu de
plaisance. Pasquier dans sa
recherche de la France,
dit que la Riviere qui
prend sa source dans cette
Terre
Terre) & qui porte aussi
le nom de Toulure
,
est
couverte de Signes, pavée
de Truites, bordée d'Ecrevisses
, & lardéed'Anguilles.
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Résumé : Prestation de Serment. [titre d'après la table]
Le 15 septembre, le Marquis d'Argence a prêté serment pour la charge de Lieutenant du Roi de Bourgogne. Cette fonction était vacante après le décès de Monsieur de Creancé, son beau-père. La Maison d'Argence est ancienne. Au XIIIe siècle, Hugues Tison d'Argence échangea la Terre de Dirac avec une Duchesse de Guienne, future Reine d'Angleterre, contre le Château de Toulure. La rivière Toulure, sur cette terre, est riche en poissons.
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798
p. 317-351
Suite des Nouvelles d'Espagne. [titre d'après la table]
Début :
Extrait d'une Lettre d'Aranda du 31. Septembre. [...]
Mots clefs :
Madrid, Aranda, Vitoria, Ennemis, Espagne, Tolède, Roi d'Espagne, Armée du roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite des Nouvelles d'Espagne. [titre d'après la table]
Extrait d'une Lettre d'Aranda
du 31.Septembre.
DOmJoseph Vallejo
, Colonel deCavalerie
,
qui
avoit estédetachépour inco rmoder
les Ennemis, ayant esté
informé que le General Wet-
ZCI
,
qui commande les Troupes
de VElecteur Palatin marchoit
vers L'Aragon avec un
Colonel. L'Ï une escorte de
deux cens Chevaux
,
marcha
le 30. dans le dessein de les
combattre.Illesjoignità Vaidés
et deux lêltCStcy.) où il
les attaqua si vivementque
malgré la grande resistance
qu'ils firent ils furententièrement
défaits. Plus de cinquante
furent tuez, &soixante
faitsprisonniers avec
un Capitaine C, unautre
Officier &' on prit tous U$
Equipages du General dans
lesquels on trouva plus detrois
mille Pistolesen or, &beau*
coup de Vaisselled'Argent
le toutfut pillé. Ce. General
(fg- le Colonel avec le reste de
leurs Cavaliers,sesauverent
aSizuenca<5oùlesEn.emii It Siguença ou CS.- n ': em¡.~ avaientzoo.Fantaffins$
mais ne s'y croyant pas en
seureté
, par la crainte qu'ils
avoient des habitans
,
demanderent
à capituler. On leur
accorda un passeportqu'ils demanderent
pour quatorze personnes.
Aprés cette action qui
ne cousta que quelques Cavaliers
à Mr de Vallejo
,
il envoya
icy les prisonniers
, &
marcha le lendemain à Guadalara
afin de pouvoir observer
les Ennemis de plus prés.
LEtrois Octobre le
Roy d'ESpsgne,& Monsieur
de Vendosme arriverent
à Tordesillas sur l£
Duero pouraller se mettre
à la teste de l'Armée
qui estoit à Salamanque
& qui devoit estrejointe,
par les Garnisons de Pampelune,
de Jaca en Aragon,
de Fontarabie, de S.
Sebastien & du Passage
ces Garnisons devant estre
relevées Dar d'autres Tioupes
;)
sçavoir celles de Pampelune
& de Jaca; par trois
Regiments tirez de Bayone
,
& celles de S. Sebastien
, de Fonrarabie & du
Passage par de nouvelles
Troupes que les Estats de
Biscaye
,
d'A lava & de
Guipuscoa doivent lever
& entretenir à leurs dé- pens.
DesLettres deMadrid du
4, portent que l'Archiduc
n'y estoit entré que le 28.
Septembre,qu'il estoit precedé
parle Regiment de
Cavalerie de Galvés,&
accompagné de ses Gardes
; qu'il entra par la ruë
d'Alcala &: qu'il continua
sa marche par la Grande
ruë jUÍllutà la Porte de
Guadalaxara, qu'il allai
l'Eglise deNostre-Dame
d'Atocha où il entendit la
Messe ; qu'il alla ensuite,
sansentrer au Palais; à la
Maison de Campagne de
Ivlrle Comte d'Aguilar&
-de-'li'auPirdo où ilestoit
encore le 4. qu'une partie
estoit dans le Voisinage ,
ôtl'autre le long de la Riviere
deXarama ;qu'elle
n'estoit composée que de
14000. hommes de Troupes
reglées &d'environ
Z500. Miquelests ou Bandits
qui faisoient de grands
desordres
,
ayantpilléplusieursVillages
aux,,, environs
du Pardo, & commis
plusieurs Sacrileges dans
les Eglises en emportant
les Vases, Sacrez & en jettant
les hosties consacrées
par terre; que les Curez
quiavoientesté en demander
justice au Comte de
Staremberg avoient ea
pour reponse, qu'il ne pouvoit
empescher ces desordres
faute d'argent dequoy
payer les Troupes ,
que la Ville de Madrid
n'estoit gouvernée que pas
les Alcaldes; que les Generaux
avoient reglé la contribution
à quarente deux
mille Ecus par mois, &
qu'on en avoit fait le premier
payement d'un Magatin
de farine que la Reine
avoitordonnéde jetter
parce q'uelle estoit gastée,
& de laquelle neanmoins
les Ennemis faisoient faire
du pain pour leurs Troupes
;qu'ils tiroienc des contributions
en grains des
autres lieux, ce qui n'empeschoit
pas que le pain ne fustbeaucoup plus cher à
Mad11d qua 1ordmairc.
Voicy ce que porte uneletre
de Madrid. Malgrécette
cherté du pain le peuple ria
pointvouluramasserl'Argent
que l'Archiduc a fait jetter
dans les rucs,CM ce mesme peuple
ordinairement amateur des
Spectaclesserenferma dans le
temps des Illuminations, &
assomma quelques Comediens
qui avoient joüé dans un des
Fauxbourgs un Prologue de
rejoüissance
,& mesme que le
Poëte qui l'avoitcomposé,
avoit aujjt esté trouvé mort le
lendemain dans la rot,
:' LE Roy d'Espagne
arrivaà Salamanque le 5.
avec Monsieur de Vendosme
,
où ils ne demeurerent
qu'un jour parce que l'Arméecontinuoit
de marcher
vers Placentia quoy
que toutes les Troupes
n'eussent pas encore joint.
Elle trouvoit par tout une
grandeabondance de vivres
& de fourages, & il
arrivoit ous les jours des
Recruës & des Corps de
Troupes tirées de divers
endroits.
• tes Regiments de Castille
& de Madrid passerent
le 15.enrevûë devant
sa Majesté Catholique qui
les trouvacomplets &en
tres bon estat. On a distribué
des Officiers François
quiestoient sans employ,
dans les Regiments où il
en manquoit. L'Estramadure
a donné des Chevaux
de remonte pour la Cavalerie,
& il y avoit quarente
pieces de Canon en estat
de marcher.
On a mis la Cavalerie
en quartier de rafraichissement
en attendant la
jonction du r<.fte des
Troupes
,
à l'exception de
neufcens Chevaux qui ont
esté detachez vers Talavera
de la Reyna,pour mieux
observer les mouvements
des Ennemis.Les Dragons,
commandez par Mr le
Comte Mahoni sontallez
a Oropezaen deçade Talavera;
toute l'Infanterie
partit le 17. pour aller camper
à Casa Tejada à huit
lieues de Placentia.
Un détachement de la
Garnison de Pampelune,
joint
joint par un bon nombre
d'habitans armez ayant
pane l'Ebre s'est emparé
de la Ville de Corella où
les Ennemis avoient des
Troupes, entre Calahorra
,
& Tudela
,
& a fait la
Garnison prisonniere.Plusieurs
Maisons de mal intentionnez
ontesté pillées,
entr'autres ce ledu nommé
Ferrer qui a esté aussi
rasée parce queson Fils
estoit à teste dela Garnison.
Copied'uneLettre écrite
deVittoria du 21.
Octobre. JE reçois une lettre de
D. Henriquez deCavaillas
Capitaine au Regiment
de Toledequin'a point
quitté le Roy depuis sa
sortie de Madrid. Il me
marque que depuis l'arrivée
de S. M. C. à Placentia
les Troupes estoient
campées entreCoria &Almara
; que Mrde Vendosllle
estantentré dans cette
derniere Place avec un
gros detachementen avoit
fait rompre le Pont le 14.
& que ceGeneral ayant ensuite
marché le long du
Tage pourreconnoistre la
disposition de l'Armée de
l'Archiduc dans laCastille
, il s'avança jusquà une
lieuë d'Oropesa où il fut
attaqué par 500. Cavaliers
Alemans embusquez qui
le prirent par derriere 6c
crurent pouvoir l'enveloper.
Son detachemenc n'estoit
que de 260. Cavaliers
avec lesquelsil fit une
sivigoureiife deffense qu'il
mit les ennemis en fuite
,
entua ou blessa plus de
ioo. & en prit 41. quiont
eslé amenez hier icy. Il dit
que l'Archiduc ne paroilt
plus avoir le dessein defaire
la jonction des Troupes
de Portugal depuis que
8000. hommes de (es troupesqui
s'estoient avancez
vers Albuquerqueavoienc
retourné sur leurs pas à l'aproche
de l'ArméeEfpagnole.
Mr de Vendosme
alla encore hier reconnoiftre
rAmee Ennemiequi a
remonte le lage. Mr b
Marquis de Bay tient les
Portugais dans le refpetl:.
On amena hier au Camp
ii. Miquelers qui couroient
les Montagnes de
Tolede dont quelqoues-uns
assurent que l'Archiduc
meditoit La retraitte dans
l'Arragon. Nous attendons
lereste de l'Artillerieavec
les munitions Se les provisions
de bouchepour8jours
qui feront prêtes au plus
tard le 18. après quoy nous
marcherons aux Ennemis
qui desolent la Castillepar
leursvexations. On nous
écrit icy de la frontiere de
Navarrecjue les Ennemis
retirent les petites garni-*
fons qui font sur la Frontiere.
d'Arragon dont ils
forment un Corps a Saragosse
avec lequel ilspré-,
tendent assurer le paisage
dCe cettae Proivilncelpear la.
Extrait d'une autre
Lettre de Vittoria.
LE Roy d'Espagne a
devancé huit mille Portugaise
de2,4.heuresy &sejtemparédu
Pontd'Almaraz. On
erojoit quilefloïtimpojjïble de
les prévenir & on a admiré
la diligence quesa M. C. c-
Mr de Vendosme ont fait
ainsi que Mr le Marquis de
Bay qui les a ensuite con•>'
traints de se retirer:LArchiduceffort
embarrassépourfç
retirer noyant que quinze
mille hommes dont trois mille
font malades. Il ravage les
Maisons & Chasteaux des
Grands & brusle beaucoupde
Villages aux environs de
Madrid. On a surpris une
lettre de /'Archidu:hejje 2
Aiadamefd Mere par laquelle
elle luy mande que les affaires
du Roy son Mary*
vont si mal que ii cela continueelle
apprehende que
les Catalans ne prennent
des resolutions violentes.
&Armée J^Jpagnolc efl
presentement de vingt deux
mille hommes effiaifs. Le
Roy cherche à donnerBataille
; maisMonsîeur de Vertdosme
le retient, le suppliant
de temporiser enattendantMr
le Duc de Moailles. La Ville
de Cadiz a vingt quatre Bataillons
y
taillons
y
& a offert au Roy
J'Espagne de luyen envoyer ce
quilluy plairoit. Sa Majeflé
atémoignéqu'il ejioitnecejfau
requ'ils restassentJ & qu'elle
estoit très Jatisfaite dailleurs
.de leur bonne volonté.
A Vittoria le13.
«
Offabre.
L'Armée du Roy
d'Espagne est prefente-
Hienc composée de douze lmille hommes de pied & de sept mille chevaux; &
, cp nombre est effedtify- le
Roy attend encore deux
millechevaux dans peu de
jours, de forte qu'il (ira.
bien plus fort en Cavalerie
que sesEnnemis. l'A rgent
n'a pointmanquéjur.
qu'àpreient,$d'onne/çauroit
pouffer plus loin la ûr
délité que le font tous les
peuples d'Espagne. Le
Royaume de Murcie a pri$
les Armes dans la refoluçion
de se bien deffendre si
les Ennemis viennent 1attaquer,
celuy de Valence
en a fait autant. Il court
un bruit depuis hier midy
que les Ennemis feignant
-d'envoyer un detachemenc
à Tolede se retirent
véritablement ce qui est
fort naturel à croire s'il est
vray que les Portugais se
soient retirezcomme on
le publie. La Province de
Biicaye vient de donner
5000. pistoles à la Reine;
Il vient de tems en tems de
pareils petits lecours icy
aussi bien qu'à tArmée du
Roy d'Espagne.
Quelques traitres avoient
tramé une conspirationà
Tortose; mais elle a ellé
decouverte, & les auteurs
ont été pris &arrestez. Un
autretraître avoit livré aux
Ennemisla Ville de Xerès
de los Cavalleros vers
la Frontière de l'Alentejo,
mais il n'en ont pas profité
j'en estant retirez après
avoir néanmoins fait farter
quelques fortifications
lX. bruslé quelques munitions.
On vient de recevoir
nouvelle que les Ennemis
marchentàS. Pozuelo qui
est sur le chemin de Tolede
; cestaussi celuy d'Aragon
& de Valençe. On ne
sçait point lequel ils prendront,
Latesse de Armée
du Roy decpaone ea à
Talavera de la Reina àn.
lieuës de Madrid On dit
mesme que le Colonel Vallejo
est à Alcala. Nous
sommes icy dans un tresvilain
pays entouré de
montagnes;mais qui est
bon pour la feurecé de la
Reine.
A Vînoriale 3°,Oélobrea
tat-des affaires ¿,Ef.
P (,-;?Ï' n'est pas augi mauvais
que vous l'avek. pu croire.
LesEnnemis font toujours
campez aux environs de Madrid.
L'Archiduc est au Pardo.
Les Villagessontpillez &'
bruslezjusqu'aux Eglises où
les Anglois& les Holandois
font des impietez & des sacrileges
abominables.LesMaisons
de tous lesFrançois&de
tous ceux qui ont suivi la
Couront estépilléesà Madrid,
& la noflre par consequent ,
ejl du nombre. Les François
ont eu ordre de sortir de cette
Ville dans 24. heures sous
peine de la viey &les Dames
qui font restées à Madrid,
ordre d'aller à Tolede ; la plus
part ontdéja obey
, & les autres
se disposent à le faire.
Ellesfont prés de 60. dans le
cas. On nefait quelle peut
estrel'intentiondel'Archiduc,
à moins qu'il ne croye engager
par-là les Marisqui font auprès
du Roy & de la Reine
d'aller trouver leurs femmes.
Ony a ordonné encore à tous
ceux qui ont des Armes
,
de
les porter a la Caza delCampo
; on craint que ce ne foit
dans la vue defaire un pillage
général ensortant de Cette
Capitale. Mrle Marquisde
Manfera, qui ayant prés de
cent ans, n'avoit pas pusuivre
le Roy,quelque bonne en'"
viequ'ilen eust, estant rcflêà
Madrid, le GeneralStanhope
lalla voir pour l'exhorter
d'allerse mettre aux pieds du
Roy Carlos tercero. illuy
répondit qu'il pouvoit le
mettre aux pieds de l'Archiduc
d'Autriche, ter~
dontse servent les Espagnols
pour dire assurer de leurs respects;
qu'ill'honoroitcomme
un grand Prince; qu'il
pouvoit luy dire de sapart,
quil n'avoit qu'un Dieu,
uneLoy & un Roy; que
son Dieu & sa Loy H1y
estoient connus; que pour
son Roy,s'il ignoroit qui
il estoit,il luy apprenoit
quec'estoitPhilippeV. de
Bourbon legitime Roy
d'Espagne, a qui il avait
presté le ferment defidèle
lé
;
qu'il ne vouloit pas que
le peu de joursqu'il avoità
vivre, fussent tachez,
de l'infamie de luy estre
parjure; quec'estoitlà tout
ce qu'il pouvoir dire de sa
part à l'Archiduc. Ilfiâit
son discours, en disant qu'il
estoit las d'estre debout,
& qu'il s'alloit coucher.
De-la le General Stanhope
fut chez Mrle Marquis de
Frezno, qui luy répondit en
substance la mesmechose,ajoustant
que l'Archiduc estoit
maist. e de le traitter comme
prisonnier; mais que
sans son grand âge & ses
infirmitez qui l'avoient
mis hors d'estat de suivre
son Roy, il ne l'auroit pas
trouvé à Madrid.
Monsieur de Vendosme efi
charmé de lafidélité des peuples.
Elle va dela de tout ce
que l'on en peut dire.Je ne vous
enciteray qu'un exemple qui
vousferajuger du reste. Les
Ennemis ayant ordonné dans
un Village près de Madrid
qu'oncriastvivat Carlostercero,
tes habitants crierent
vivat Felippé Quinto. On
les menaça dufeu;ils crierent
encore plus fort; onmit lefeu
à leursMaisonsilss'assemblerent,
& danserent autour
desflames jusqu'à ce que tout
just redu t encendres, disant
que c'estoient leurs illuminations
& leurs feux de jojt
qu'ilssaisoient par avarie?
pour le retour de leur Roy à
Madrid.Ce détail, & les
réponses de Mr de Manfera
& de Mr de Frezno au
General Stanbope ontesté envoyées
à la Reine dans ces
mesmes termes.
Le R<jy esttousjours depuis
le 19. à Casa Tejada
,
soft
Armée en quartier
,
qui se
peutassemblerendeuxjoursa
trois lieues de-là. Mr de Vallejo
est avec un détachement
entreSegovie & Madrid;
Mrde, Bagamonteavec500.
Chevaux, à Torre Lodana
prés l'Escurial ; MrMahoni,
avec lesDragons de l'Armée
à Calçada d'Oropeza
, &
MrLanceroti avecun autre
détachement, à Talavera de
la Reyna. On estinformé par
ces Officiers. Generaux
,
de
toutceque font les Ennemis.,
les paysans ayant un grand
foin de les en instruire, & les
Ennemissontsipeu informe";\.
de ce qui nousregarde
, que
dans des lettres qu'onleura
surprisces derniersjours, leurs
Generaux demandaient s'il
estoitvray que Mr de Vendosme
eust joint Philippe V.
Onprend la plupartde leurs
Courriers, ce qui nous est trèsutilepoursçavoirl'eflat
omils
sont
, & quellessont leurs
intentions: lesilencedes paysans
à leur égard, & le peu
d'avisquonleur donne, ont
fait dire icy 3quele secours
de France qui vientjoindre
Mrde JSloailIcs enCatalogne,
aura joint avant quils sçachent
quilsoit party de Dauphiné'.
Il
y d'autres Lettres
qui portentqueMrdeVendosmeavoitdétache
4000.
Chevaux sur les ailes de
l'Arméedel'Archiduc;
,qu'il avoit plus de seize
,cens prifonners ; que les
Ennemis ayant fait une
descente sur les Costes du
Royaume de Valence, Mr
Gaëtano les avoit repoussez
avec les Troupes de
Murcie, & qu'il y en avoit
eu quatre cens Tele pris ou
de tuez.
du 31.Septembre.
DOmJoseph Vallejo
, Colonel deCavalerie
,
qui
avoit estédetachépour inco rmoder
les Ennemis, ayant esté
informé que le General Wet-
ZCI
,
qui commande les Troupes
de VElecteur Palatin marchoit
vers L'Aragon avec un
Colonel. L'Ï une escorte de
deux cens Chevaux
,
marcha
le 30. dans le dessein de les
combattre.Illesjoignità Vaidés
et deux lêltCStcy.) où il
les attaqua si vivementque
malgré la grande resistance
qu'ils firent ils furententièrement
défaits. Plus de cinquante
furent tuez, &soixante
faitsprisonniers avec
un Capitaine C, unautre
Officier &' on prit tous U$
Equipages du General dans
lesquels on trouva plus detrois
mille Pistolesen or, &beau*
coup de Vaisselled'Argent
le toutfut pillé. Ce. General
(fg- le Colonel avec le reste de
leurs Cavaliers,sesauverent
aSizuenca<5oùlesEn.emii It Siguença ou CS.- n ': em¡.~ avaientzoo.Fantaffins$
mais ne s'y croyant pas en
seureté
, par la crainte qu'ils
avoient des habitans
,
demanderent
à capituler. On leur
accorda un passeportqu'ils demanderent
pour quatorze personnes.
Aprés cette action qui
ne cousta que quelques Cavaliers
à Mr de Vallejo
,
il envoya
icy les prisonniers
, &
marcha le lendemain à Guadalara
afin de pouvoir observer
les Ennemis de plus prés.
LEtrois Octobre le
Roy d'ESpsgne,& Monsieur
de Vendosme arriverent
à Tordesillas sur l£
Duero pouraller se mettre
à la teste de l'Armée
qui estoit à Salamanque
& qui devoit estrejointe,
par les Garnisons de Pampelune,
de Jaca en Aragon,
de Fontarabie, de S.
Sebastien & du Passage
ces Garnisons devant estre
relevées Dar d'autres Tioupes
;)
sçavoir celles de Pampelune
& de Jaca; par trois
Regiments tirez de Bayone
,
& celles de S. Sebastien
, de Fonrarabie & du
Passage par de nouvelles
Troupes que les Estats de
Biscaye
,
d'A lava & de
Guipuscoa doivent lever
& entretenir à leurs dé- pens.
DesLettres deMadrid du
4, portent que l'Archiduc
n'y estoit entré que le 28.
Septembre,qu'il estoit precedé
parle Regiment de
Cavalerie de Galvés,&
accompagné de ses Gardes
; qu'il entra par la ruë
d'Alcala &: qu'il continua
sa marche par la Grande
ruë jUÍllutà la Porte de
Guadalaxara, qu'il allai
l'Eglise deNostre-Dame
d'Atocha où il entendit la
Messe ; qu'il alla ensuite,
sansentrer au Palais; à la
Maison de Campagne de
Ivlrle Comte d'Aguilar&
-de-'li'auPirdo où ilestoit
encore le 4. qu'une partie
estoit dans le Voisinage ,
ôtl'autre le long de la Riviere
deXarama ;qu'elle
n'estoit composée que de
14000. hommes de Troupes
reglées &d'environ
Z500. Miquelests ou Bandits
qui faisoient de grands
desordres
,
ayantpilléplusieursVillages
aux,,, environs
du Pardo, & commis
plusieurs Sacrileges dans
les Eglises en emportant
les Vases, Sacrez & en jettant
les hosties consacrées
par terre; que les Curez
quiavoientesté en demander
justice au Comte de
Staremberg avoient ea
pour reponse, qu'il ne pouvoit
empescher ces desordres
faute d'argent dequoy
payer les Troupes ,
que la Ville de Madrid
n'estoit gouvernée que pas
les Alcaldes; que les Generaux
avoient reglé la contribution
à quarente deux
mille Ecus par mois, &
qu'on en avoit fait le premier
payement d'un Magatin
de farine que la Reine
avoitordonnéde jetter
parce q'uelle estoit gastée,
& de laquelle neanmoins
les Ennemis faisoient faire
du pain pour leurs Troupes
;qu'ils tiroienc des contributions
en grains des
autres lieux, ce qui n'empeschoit
pas que le pain ne fustbeaucoup plus cher à
Mad11d qua 1ordmairc.
Voicy ce que porte uneletre
de Madrid. Malgrécette
cherté du pain le peuple ria
pointvouluramasserl'Argent
que l'Archiduc a fait jetter
dans les rucs,CM ce mesme peuple
ordinairement amateur des
Spectaclesserenferma dans le
temps des Illuminations, &
assomma quelques Comediens
qui avoient joüé dans un des
Fauxbourgs un Prologue de
rejoüissance
,& mesme que le
Poëte qui l'avoitcomposé,
avoit aujjt esté trouvé mort le
lendemain dans la rot,
:' LE Roy d'Espagne
arrivaà Salamanque le 5.
avec Monsieur de Vendosme
,
où ils ne demeurerent
qu'un jour parce que l'Arméecontinuoit
de marcher
vers Placentia quoy
que toutes les Troupes
n'eussent pas encore joint.
Elle trouvoit par tout une
grandeabondance de vivres
& de fourages, & il
arrivoit ous les jours des
Recruës & des Corps de
Troupes tirées de divers
endroits.
• tes Regiments de Castille
& de Madrid passerent
le 15.enrevûë devant
sa Majesté Catholique qui
les trouvacomplets &en
tres bon estat. On a distribué
des Officiers François
quiestoient sans employ,
dans les Regiments où il
en manquoit. L'Estramadure
a donné des Chevaux
de remonte pour la Cavalerie,
& il y avoit quarente
pieces de Canon en estat
de marcher.
On a mis la Cavalerie
en quartier de rafraichissement
en attendant la
jonction du r<.fte des
Troupes
,
à l'exception de
neufcens Chevaux qui ont
esté detachez vers Talavera
de la Reyna,pour mieux
observer les mouvements
des Ennemis.Les Dragons,
commandez par Mr le
Comte Mahoni sontallez
a Oropezaen deçade Talavera;
toute l'Infanterie
partit le 17. pour aller camper
à Casa Tejada à huit
lieues de Placentia.
Un détachement de la
Garnison de Pampelune,
joint
joint par un bon nombre
d'habitans armez ayant
pane l'Ebre s'est emparé
de la Ville de Corella où
les Ennemis avoient des
Troupes, entre Calahorra
,
& Tudela
,
& a fait la
Garnison prisonniere.Plusieurs
Maisons de mal intentionnez
ontesté pillées,
entr'autres ce ledu nommé
Ferrer qui a esté aussi
rasée parce queson Fils
estoit à teste dela Garnison.
Copied'uneLettre écrite
deVittoria du 21.
Octobre. JE reçois une lettre de
D. Henriquez deCavaillas
Capitaine au Regiment
de Toledequin'a point
quitté le Roy depuis sa
sortie de Madrid. Il me
marque que depuis l'arrivée
de S. M. C. à Placentia
les Troupes estoient
campées entreCoria &Almara
; que Mrde Vendosllle
estantentré dans cette
derniere Place avec un
gros detachementen avoit
fait rompre le Pont le 14.
& que ceGeneral ayant ensuite
marché le long du
Tage pourreconnoistre la
disposition de l'Armée de
l'Archiduc dans laCastille
, il s'avança jusquà une
lieuë d'Oropesa où il fut
attaqué par 500. Cavaliers
Alemans embusquez qui
le prirent par derriere 6c
crurent pouvoir l'enveloper.
Son detachemenc n'estoit
que de 260. Cavaliers
avec lesquelsil fit une
sivigoureiife deffense qu'il
mit les ennemis en fuite
,
entua ou blessa plus de
ioo. & en prit 41. quiont
eslé amenez hier icy. Il dit
que l'Archiduc ne paroilt
plus avoir le dessein defaire
la jonction des Troupes
de Portugal depuis que
8000. hommes de (es troupesqui
s'estoient avancez
vers Albuquerqueavoienc
retourné sur leurs pas à l'aproche
de l'ArméeEfpagnole.
Mr de Vendosme
alla encore hier reconnoiftre
rAmee Ennemiequi a
remonte le lage. Mr b
Marquis de Bay tient les
Portugais dans le refpetl:.
On amena hier au Camp
ii. Miquelers qui couroient
les Montagnes de
Tolede dont quelqoues-uns
assurent que l'Archiduc
meditoit La retraitte dans
l'Arragon. Nous attendons
lereste de l'Artillerieavec
les munitions Se les provisions
de bouchepour8jours
qui feront prêtes au plus
tard le 18. après quoy nous
marcherons aux Ennemis
qui desolent la Castillepar
leursvexations. On nous
écrit icy de la frontiere de
Navarrecjue les Ennemis
retirent les petites garni-*
fons qui font sur la Frontiere.
d'Arragon dont ils
forment un Corps a Saragosse
avec lequel ilspré-,
tendent assurer le paisage
dCe cettae Proivilncelpear la.
Extrait d'une autre
Lettre de Vittoria.
LE Roy d'Espagne a
devancé huit mille Portugaise
de2,4.heuresy &sejtemparédu
Pontd'Almaraz. On
erojoit quilefloïtimpojjïble de
les prévenir & on a admiré
la diligence quesa M. C. c-
Mr de Vendosme ont fait
ainsi que Mr le Marquis de
Bay qui les a ensuite con•>'
traints de se retirer:LArchiduceffort
embarrassépourfç
retirer noyant que quinze
mille hommes dont trois mille
font malades. Il ravage les
Maisons & Chasteaux des
Grands & brusle beaucoupde
Villages aux environs de
Madrid. On a surpris une
lettre de /'Archidu:hejje 2
Aiadamefd Mere par laquelle
elle luy mande que les affaires
du Roy son Mary*
vont si mal que ii cela continueelle
apprehende que
les Catalans ne prennent
des resolutions violentes.
&Armée J^Jpagnolc efl
presentement de vingt deux
mille hommes effiaifs. Le
Roy cherche à donnerBataille
; maisMonsîeur de Vertdosme
le retient, le suppliant
de temporiser enattendantMr
le Duc de Moailles. La Ville
de Cadiz a vingt quatre Bataillons
y
taillons
y
& a offert au Roy
J'Espagne de luyen envoyer ce
quilluy plairoit. Sa Majeflé
atémoignéqu'il ejioitnecejfau
requ'ils restassentJ & qu'elle
estoit très Jatisfaite dailleurs
.de leur bonne volonté.
A Vittoria le13.
«
Offabre.
L'Armée du Roy
d'Espagne est prefente-
Hienc composée de douze lmille hommes de pied & de sept mille chevaux; &
, cp nombre est effedtify- le
Roy attend encore deux
millechevaux dans peu de
jours, de forte qu'il (ira.
bien plus fort en Cavalerie
que sesEnnemis. l'A rgent
n'a pointmanquéjur.
qu'àpreient,$d'onne/çauroit
pouffer plus loin la ûr
délité que le font tous les
peuples d'Espagne. Le
Royaume de Murcie a pri$
les Armes dans la refoluçion
de se bien deffendre si
les Ennemis viennent 1attaquer,
celuy de Valence
en a fait autant. Il court
un bruit depuis hier midy
que les Ennemis feignant
-d'envoyer un detachemenc
à Tolede se retirent
véritablement ce qui est
fort naturel à croire s'il est
vray que les Portugais se
soient retirezcomme on
le publie. La Province de
Biicaye vient de donner
5000. pistoles à la Reine;
Il vient de tems en tems de
pareils petits lecours icy
aussi bien qu'à tArmée du
Roy d'Espagne.
Quelques traitres avoient
tramé une conspirationà
Tortose; mais elle a ellé
decouverte, & les auteurs
ont été pris &arrestez. Un
autretraître avoit livré aux
Ennemisla Ville de Xerès
de los Cavalleros vers
la Frontière de l'Alentejo,
mais il n'en ont pas profité
j'en estant retirez après
avoir néanmoins fait farter
quelques fortifications
lX. bruslé quelques munitions.
On vient de recevoir
nouvelle que les Ennemis
marchentàS. Pozuelo qui
est sur le chemin de Tolede
; cestaussi celuy d'Aragon
& de Valençe. On ne
sçait point lequel ils prendront,
Latesse de Armée
du Roy decpaone ea à
Talavera de la Reina àn.
lieuës de Madrid On dit
mesme que le Colonel Vallejo
est à Alcala. Nous
sommes icy dans un tresvilain
pays entouré de
montagnes;mais qui est
bon pour la feurecé de la
Reine.
A Vînoriale 3°,Oélobrea
tat-des affaires ¿,Ef.
P (,-;?Ï' n'est pas augi mauvais
que vous l'avek. pu croire.
LesEnnemis font toujours
campez aux environs de Madrid.
L'Archiduc est au Pardo.
Les Villagessontpillez &'
bruslezjusqu'aux Eglises où
les Anglois& les Holandois
font des impietez & des sacrileges
abominables.LesMaisons
de tous lesFrançois&de
tous ceux qui ont suivi la
Couront estépilléesà Madrid,
& la noflre par consequent ,
ejl du nombre. Les François
ont eu ordre de sortir de cette
Ville dans 24. heures sous
peine de la viey &les Dames
qui font restées à Madrid,
ordre d'aller à Tolede ; la plus
part ontdéja obey
, & les autres
se disposent à le faire.
Ellesfont prés de 60. dans le
cas. On nefait quelle peut
estrel'intentiondel'Archiduc,
à moins qu'il ne croye engager
par-là les Marisqui font auprès
du Roy & de la Reine
d'aller trouver leurs femmes.
Ony a ordonné encore à tous
ceux qui ont des Armes
,
de
les porter a la Caza delCampo
; on craint que ce ne foit
dans la vue defaire un pillage
général ensortant de Cette
Capitale. Mrle Marquisde
Manfera, qui ayant prés de
cent ans, n'avoit pas pusuivre
le Roy,quelque bonne en'"
viequ'ilen eust, estant rcflêà
Madrid, le GeneralStanhope
lalla voir pour l'exhorter
d'allerse mettre aux pieds du
Roy Carlos tercero. illuy
répondit qu'il pouvoit le
mettre aux pieds de l'Archiduc
d'Autriche, ter~
dontse servent les Espagnols
pour dire assurer de leurs respects;
qu'ill'honoroitcomme
un grand Prince; qu'il
pouvoit luy dire de sapart,
quil n'avoit qu'un Dieu,
uneLoy & un Roy; que
son Dieu & sa Loy H1y
estoient connus; que pour
son Roy,s'il ignoroit qui
il estoit,il luy apprenoit
quec'estoitPhilippeV. de
Bourbon legitime Roy
d'Espagne, a qui il avait
presté le ferment defidèle
lé
;
qu'il ne vouloit pas que
le peu de joursqu'il avoità
vivre, fussent tachez,
de l'infamie de luy estre
parjure; quec'estoitlà tout
ce qu'il pouvoir dire de sa
part à l'Archiduc. Ilfiâit
son discours, en disant qu'il
estoit las d'estre debout,
& qu'il s'alloit coucher.
De-la le General Stanhope
fut chez Mrle Marquis de
Frezno, qui luy répondit en
substance la mesmechose,ajoustant
que l'Archiduc estoit
maist. e de le traitter comme
prisonnier; mais que
sans son grand âge & ses
infirmitez qui l'avoient
mis hors d'estat de suivre
son Roy, il ne l'auroit pas
trouvé à Madrid.
Monsieur de Vendosme efi
charmé de lafidélité des peuples.
Elle va dela de tout ce
que l'on en peut dire.Je ne vous
enciteray qu'un exemple qui
vousferajuger du reste. Les
Ennemis ayant ordonné dans
un Village près de Madrid
qu'oncriastvivat Carlostercero,
tes habitants crierent
vivat Felippé Quinto. On
les menaça dufeu;ils crierent
encore plus fort; onmit lefeu
à leursMaisonsilss'assemblerent,
& danserent autour
desflames jusqu'à ce que tout
just redu t encendres, disant
que c'estoient leurs illuminations
& leurs feux de jojt
qu'ilssaisoient par avarie?
pour le retour de leur Roy à
Madrid.Ce détail, & les
réponses de Mr de Manfera
& de Mr de Frezno au
General Stanbope ontesté envoyées
à la Reine dans ces
mesmes termes.
Le R<jy esttousjours depuis
le 19. à Casa Tejada
,
soft
Armée en quartier
,
qui se
peutassemblerendeuxjoursa
trois lieues de-là. Mr de Vallejo
est avec un détachement
entreSegovie & Madrid;
Mrde, Bagamonteavec500.
Chevaux, à Torre Lodana
prés l'Escurial ; MrMahoni,
avec lesDragons de l'Armée
à Calçada d'Oropeza
, &
MrLanceroti avecun autre
détachement, à Talavera de
la Reyna. On estinformé par
ces Officiers. Generaux
,
de
toutceque font les Ennemis.,
les paysans ayant un grand
foin de les en instruire, & les
Ennemissontsipeu informe";\.
de ce qui nousregarde
, que
dans des lettres qu'onleura
surprisces derniersjours, leurs
Generaux demandaient s'il
estoitvray que Mr de Vendosme
eust joint Philippe V.
Onprend la plupartde leurs
Courriers, ce qui nous est trèsutilepoursçavoirl'eflat
omils
sont
, & quellessont leurs
intentions: lesilencedes paysans
à leur égard, & le peu
d'avisquonleur donne, ont
fait dire icy 3quele secours
de France qui vientjoindre
Mrde JSloailIcs enCatalogne,
aura joint avant quils sçachent
quilsoit party de Dauphiné'.
Il
y d'autres Lettres
qui portentqueMrdeVendosmeavoitdétache
4000.
Chevaux sur les ailes de
l'Arméedel'Archiduc;
,qu'il avoit plus de seize
,cens prifonners ; que les
Ennemis ayant fait une
descente sur les Costes du
Royaume de Valence, Mr
Gaëtano les avoit repoussez
avec les Troupes de
Murcie, & qu'il y en avoit
eu quatre cens Tele pris ou
de tuez.
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Résumé : Suite des Nouvelles d'Espagne. [titre d'après la table]
La lettre d'Aranda du 31 septembre 1706 décrit plusieurs événements militaires et politiques en Espagne. Le colonel Vallejo a attaqué et vaincu les troupes du général Wet-ZCI près de Vaidés et de Lécetcy, tuant plus de cinquante ennemis et en capturant soixante. Les Espagnols ont également pillé des équipements précieux, incluant trois mille pistoles en or et de la vaisselle d'argent. Les généraux ennemis se sont réfugiés à Siguenza. L'archiduc, confronté à la retraite de ses troupes, a ravagé des maisons et villages autour de Madrid. Une lettre interceptée indique que les affaires du roi d'Espagne sont en difficulté, ce qui inquiète les Catalans. L'armée espagnole, forte de quinze mille hommes dont trois mille malades, attend des renforts. Cadix a proposé son aide au roi, mais celui-ci a refusé, se déclarant satisfait de leur bonne volonté. À Vittoria, l'armée du roi d'Espagne compte douze mille hommes de pied et sept mille chevaux, avec deux mille autres chevaux attendus. Les royaumes de Murcie et de Valence se préparent à se défendre. Des conspirations à Tortose et des trahisons à Xerès ont été découvertes et réprimées. Les ennemis se dirigent vers S. Pozuelo, tandis que l'armée du roi est à Talavera de la Reina. Le 30 octobre à Vitoria, les ennemis campent autour de Madrid, pillant et brûlant les villages, y compris les églises. Les Français ont reçu l'ordre de quitter Madrid, et les dames doivent se rendre à Tolède. Les habitants de Madrid restent fidèles à Philippe V. Les marquis de Manfera et de Frezno ont refusé de se rendre à l'archiduc, affirmant leur loyauté envers Philippe V. Le roi est à Casa Tejada, et plusieurs détachements surveillent les mouvements ennemis. Les courriers ennemis sont souvent interceptés, fournissant des informations précieuses sur leurs intentions et mouvements.
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799
p. 352-357
Suite du siege d'Aire.
Début :
Au Camp devant Aire le 1. Novembre. Le Prince Eugene [...]
Mots clefs :
Aire-sur-la-Lys
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Suite du siege d'Aire.
Suite du siege d'Aire.
Au Carrtp devant Aire
leI.Novembre,
LE Prince Eugene &
MylordDuccroyoientque la
Place ne durerait quejusqu'au
I. Novembre
, &seplaignentfort
de l'attaque du P.
D. qui nous faitperdre bien
du monde. Les 4jJicgez nous
ont donné deux fois de l'eau
dans nos Logements, que nous
avons dans le chemincouvert.
La premiere fois nous avons
eu
eu 160. Grenadiersnoyez&e
laseconde 40. Nous
-
avions
cru nous pouvoir passer de la
DemiLune;mais nous trouvons
que nous sommes o!J/ige':{
de la prendre ce qui demande
encore bien du temps.Cette attaque
vasimal que nous allons
continuer celle de la gauche
que nous avions abandonnée.
Nous sommes maistres du
dJrmin couvert depuis deux
jours que nous avons gagne a lasappe; nous n'avons pas une
piece de Canon qui tire , &
les Assiegez au contraire ont
mis 20.piecesen batterie, C,
nous ont en une matinée rasé
nostre Tranchée de la. droite
qui n'estoitquedefascinesparce
cation ne peut leverde terre àcausedeseaux.Noussommes
obligez d'aller tout à decouvert
en cet endroit où ton
nous tué beaucoup de monde.
On nesçait plus quand nous
serons maïstres decette place;
les uns disent le 12. les ausres
le
1 5. 'Voila une rude Carnpa.
gne.
Deux cens Maistres ont
esté hier pour marquer un
Camp de 1200. hommes à
Haubourdin à deux lieues
de Lille. Quatre de vos Parsis
en ayantejle informez
Il Jefont joints ensemble & les
ont ejlé attaquer. Ils en ont tué
soixante
.)
& un Lieutenant
Colonel qui commandoit le detach
ement.
Du Camp devant Aire
le3. Novembre.
LE
31. Octobre à l'ataque
dela droite, nous
donnafmes un assaut à la
Demi- Lune où nous entrasmes,
& d'où nous fufmes
repoussez avec perte de
4. à 500. hommes. Lanuit
du1.au 2.nous l'attaquasmes
de nouveau,& nous
y entrasmes encore; mais
les François ayantfait semblant
des'enfuir, rebrousserent
en mesme temps
chemin
, & tomberent sur
nous avec sept Bataillons,
& nous ont chassé la
Bayonnette au bout du
Fusil,ainsi que la premiere
fois. Vous jugez bien
quetoutcelane se fait pas
sans une grosse perte de
nostre part.
o.
Les sentiments sont prelentement
bien différents
de ceux que l'on tenoit il y
a quelque temps ,
puisque
l'on apprehende que nous
ne soyons obligez de rester
encore tout ce mois devant
cette Place. Il fait un temps
affreux
, & Ton a ordonné
de faire de nouveaux chemins
jusqua Merville,au
travers des Jardins.
Au Carrtp devant Aire
leI.Novembre,
LE Prince Eugene &
MylordDuccroyoientque la
Place ne durerait quejusqu'au
I. Novembre
, &seplaignentfort
de l'attaque du P.
D. qui nous faitperdre bien
du monde. Les 4jJicgez nous
ont donné deux fois de l'eau
dans nos Logements, que nous
avons dans le chemincouvert.
La premiere fois nous avons
eu
eu 160. Grenadiersnoyez&e
laseconde 40. Nous
-
avions
cru nous pouvoir passer de la
DemiLune;mais nous trouvons
que nous sommes o!J/ige':{
de la prendre ce qui demande
encore bien du temps.Cette attaque
vasimal que nous allons
continuer celle de la gauche
que nous avions abandonnée.
Nous sommes maistres du
dJrmin couvert depuis deux
jours que nous avons gagne a lasappe; nous n'avons pas une
piece de Canon qui tire , &
les Assiegez au contraire ont
mis 20.piecesen batterie, C,
nous ont en une matinée rasé
nostre Tranchée de la. droite
qui n'estoitquedefascinesparce
cation ne peut leverde terre àcausedeseaux.Noussommes
obligez d'aller tout à decouvert
en cet endroit où ton
nous tué beaucoup de monde.
On nesçait plus quand nous
serons maïstres decette place;
les uns disent le 12. les ausres
le
1 5. 'Voila une rude Carnpa.
gne.
Deux cens Maistres ont
esté hier pour marquer un
Camp de 1200. hommes à
Haubourdin à deux lieues
de Lille. Quatre de vos Parsis
en ayantejle informez
Il Jefont joints ensemble & les
ont ejlé attaquer. Ils en ont tué
soixante
.)
& un Lieutenant
Colonel qui commandoit le detach
ement.
Du Camp devant Aire
le3. Novembre.
LE
31. Octobre à l'ataque
dela droite, nous
donnafmes un assaut à la
Demi- Lune où nous entrasmes,
& d'où nous fufmes
repoussez avec perte de
4. à 500. hommes. Lanuit
du1.au 2.nous l'attaquasmes
de nouveau,& nous
y entrasmes encore; mais
les François ayantfait semblant
des'enfuir, rebrousserent
en mesme temps
chemin
, & tomberent sur
nous avec sept Bataillons,
& nous ont chassé la
Bayonnette au bout du
Fusil,ainsi que la premiere
fois. Vous jugez bien
quetoutcelane se fait pas
sans une grosse perte de
nostre part.
o.
Les sentiments sont prelentement
bien différents
de ceux que l'on tenoit il y
a quelque temps ,
puisque
l'on apprehende que nous
ne soyons obligez de rester
encore tout ce mois devant
cette Place. Il fait un temps
affreux
, & Ton a ordonné
de faire de nouveaux chemins
jusqua Merville,au
travers des Jardins.
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Résumé : Suite du siege d'Aire.
En novembre, le siège d'Aire est marqué par des combats intenses. Le 1er novembre, le Prince Eugène et Mylord Ducroy estimaient que la ville tiendrait jusqu'à cette date, déplorant l'attaque prématurée du Prince de D., qui a entraîné de lourdes pertes. Quatre régiments ont fourni de l'eau aux logements, mais 160 grenadiers se sont noyés lors de la première distribution et 40 lors de la seconde. Les assaillants ont tenté de prendre la Demi-Lune, mais cette opération nécessite du temps. Ils contrôlent le chemin couvert depuis deux jours, mais n'ont plus de canons fonctionnels, tandis que les assiégés en ont déployé 20, rasant une tranchée. La date de la prise de la place est incertaine, certains estimant le 12 novembre, d'autres le 15. Le 3 novembre, une attaque de la droite a échoué avec des pertes de 400 à 500 hommes. La nuit du 1er au 2 novembre, une nouvelle attaque a également échoué face à la résistance française. Les conditions météorologiques sont mauvaises, et de nouveaux chemins sont construits jusqu'à Merville.
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800
p. 100-102
BENEFICES.
Début :
Le Roy a donné l'Abbaye de Flaran, à Mr l'Abbé [...]
Mots clefs :
Abbaye, Diocèse, Abbé
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texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
BENEFICES.
Le Roy a donné l'Abbaye
de Flaran,à Mr l'Abbé
de Monchan,
Celle du Palais, à Mr
l'Abbé de la Deveze. Il y a
un Bourg nommé Palais,
sîtué à quatre lieuës de la
Ville de Nantes,& renommé
pour avoir donné la
inelance au fameux Pierre
Abélard, Précepteur &ensuite
Mary de la Belle Heloïse,
niéce de Fulbert)Cha..
noine de Nostre-Dame.
CelledeNifors,del'OrdredeCisteaux,
àMrl'Abbé
Ollé. Cette Abbaye
appellée autrementBénissons
Dieu.cil dans le Diocese de
Comminges,& elle fut sondée
en iil3.
Celle d'Aroüaise.au Pred'Ambrine.
Il y a un Bourg
de ce nom ,
situé entre Bapaume&
Perone.
Celle de Landeve - , ou
Landevenech
, au Pere de
Vau.Elleestdel'Ordre deS.
Benoist, & dans le Diocese,
de Quimpercorentin
Le Roy a donné l'Abbaye
de Flaran,à Mr l'Abbé
de Monchan,
Celle du Palais, à Mr
l'Abbé de la Deveze. Il y a
un Bourg nommé Palais,
sîtué à quatre lieuës de la
Ville de Nantes,& renommé
pour avoir donné la
inelance au fameux Pierre
Abélard, Précepteur &ensuite
Mary de la Belle Heloïse,
niéce de Fulbert)Cha..
noine de Nostre-Dame.
CelledeNifors,del'OrdredeCisteaux,
àMrl'Abbé
Ollé. Cette Abbaye
appellée autrementBénissons
Dieu.cil dans le Diocese de
Comminges,& elle fut sondée
en iil3.
Celle d'Aroüaise.au Pred'Ambrine.
Il y a un Bourg
de ce nom ,
situé entre Bapaume&
Perone.
Celle de Landeve - , ou
Landevenech
, au Pere de
Vau.Elleestdel'Ordre deS.
Benoist, & dans le Diocese,
de Quimpercorentin
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Résumé : BENEFICES.
Le roi a attribué plusieurs abbayes à divers bénéficiaires. L'abbaye de Flaran a été donnée à l'Abbé de Monchan. Celle du Palais, ayant accueilli Pierre Abélard, a été attribuée à l'Abbé de la Deveze. L'abbaye de Nifors, fondée en 1133, a été attribuée à l'Abbé Ollé. L'abbaye d'Aroüaise a été donnée au Prieur Ambrine. Enfin, l'abbaye de Landevenec a été attribuée au Père de Vau.
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