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2651
p. 115-121
FABLE addressée à Mercure.
Début :
Les bons Rois sont des Dieux les vivantes images, [...]
Mots clefs :
Fable, Mercure, Lion, Journal espagnol, Couronne d'Espagne, Guerre franco-espagnole
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texteReconnaissance textuelle : FABLE addressée à Mercure.
FABLE
addreffée à Mercure.
Les bons Rois font des Dieux
les vivantes images ,
•Kij
116 MERCURE
Et puifquefur la terre ilsfont
Jes Lieutenans,
Etats , Villes , Sujets en rendant leurs hommages.
Comme aux Divinitez leur
doivent des prefens.
Sur ce fujet , Seigneur
Mercure ,
Si vous voulez par avanture
Inftruire la Pofterité;
J'ay reduit dans ces vers , dont
vousprendrez lecture ,
Un Journal Espagnol plein
defincerité.
Quand par l'ordre du Ciel
Philippe dans l'Efpagne
GALANT. 117
Reçeut les honneurs fouverains ,
Un Lion qu'en tous lieuxfon
grand cœur accompagne ,
Lion apprivoife , Lion des
plus humains ,
Autrefois amené des deferts
Affriquains ,
Député de Léon en quitta la
Campagne
Pour offrir au Monarque une
Couronne d'or,
Que l'on porta dans le
Trefor,
D'Afie originaire, &d'antique
famille
Vint un fage Elephant, Spectacle tout nouveau,
18 MERCURE
Qui pour l'hommage de
Caftille
Sur fon dos élevé préſentoit
un Chaft au.
Ainfi pouffé de vive & noble
jaloufic
Unfier chevald'Andaloufie
Apportoit un riche harnois
Qui fervit , comme on croit , à
Xerxes autrefois.
}
Pour une pareille Ambaffade
Sortit des &Forefts de
Grenade
Un Cerf, dont chaque cor de
grenades orné
Eit voir pompeufement, Panis
malcouronnés alana
GALANT. 119
Du fidel Pays des Nobles
Afturies
En vain l'homme croyoit a
river des premiers.
( Pouvoit-il devancer de fi
legers Courriers?)
Pour orner du Palais les
longues Galleries
Par tout il voit mefl : r les lys
& les lauriers.
Il présente une toile , où la
Gloire découvre
Des Augufte Bourbons mille
& mille neveux ,
Que dans Madrid er dans
le Louvre
Adoreront un jour tant de
peuples heureux
120 MERCURE
Reünis par lafoy d'une illuſtre
alliance
Qui fera triompher & l'Ef
pagne & la France.
Le Monarque content de leur
foumiffion ,
Et des prefens offerts pour leur
reconnoiẞance ,
Leur promit fa protection ;
Sa liberté marqua fa bienveillance.
De la Catalogne à l'inftant
A tortueux replis arrive un
long Serpent,
Qui tient entre fes dents une
rofe incarnate,
Teinte
+
GALANT. 126
Teinte du beau fang de
Venus
D'une Courfine & delicate
Alors d'un vain plaifir les
yeuxfont pre-venus
Mais ,fuis loin, dit le Roys
c'eft en vainqu'on meflate:
Tu caches ton venin qui peut
faire mourir..
De charbons enflamez on deKoit te couvrir.
Retourne à Barcelonne, &
rentré en ta mafure.
Là tous font tes pareils , amis
2003 de l'imposture,
Gens plus méchants que tog
qui te ferontperir.
Octobre 1712.
addreffée à Mercure.
Les bons Rois font des Dieux
les vivantes images ,
•Kij
116 MERCURE
Et puifquefur la terre ilsfont
Jes Lieutenans,
Etats , Villes , Sujets en rendant leurs hommages.
Comme aux Divinitez leur
doivent des prefens.
Sur ce fujet , Seigneur
Mercure ,
Si vous voulez par avanture
Inftruire la Pofterité;
J'ay reduit dans ces vers , dont
vousprendrez lecture ,
Un Journal Espagnol plein
defincerité.
Quand par l'ordre du Ciel
Philippe dans l'Efpagne
GALANT. 117
Reçeut les honneurs fouverains ,
Un Lion qu'en tous lieuxfon
grand cœur accompagne ,
Lion apprivoife , Lion des
plus humains ,
Autrefois amené des deferts
Affriquains ,
Député de Léon en quitta la
Campagne
Pour offrir au Monarque une
Couronne d'or,
Que l'on porta dans le
Trefor,
D'Afie originaire, &d'antique
famille
Vint un fage Elephant, Spectacle tout nouveau,
18 MERCURE
Qui pour l'hommage de
Caftille
Sur fon dos élevé préſentoit
un Chaft au.
Ainfi pouffé de vive & noble
jaloufic
Unfier chevald'Andaloufie
Apportoit un riche harnois
Qui fervit , comme on croit , à
Xerxes autrefois.
}
Pour une pareille Ambaffade
Sortit des &Forefts de
Grenade
Un Cerf, dont chaque cor de
grenades orné
Eit voir pompeufement, Panis
malcouronnés alana
GALANT. 119
Du fidel Pays des Nobles
Afturies
En vain l'homme croyoit a
river des premiers.
( Pouvoit-il devancer de fi
legers Courriers?)
Pour orner du Palais les
longues Galleries
Par tout il voit mefl : r les lys
& les lauriers.
Il présente une toile , où la
Gloire découvre
Des Augufte Bourbons mille
& mille neveux ,
Que dans Madrid er dans
le Louvre
Adoreront un jour tant de
peuples heureux
120 MERCURE
Reünis par lafoy d'une illuſtre
alliance
Qui fera triompher & l'Ef
pagne & la France.
Le Monarque content de leur
foumiffion ,
Et des prefens offerts pour leur
reconnoiẞance ,
Leur promit fa protection ;
Sa liberté marqua fa bienveillance.
De la Catalogne à l'inftant
A tortueux replis arrive un
long Serpent,
Qui tient entre fes dents une
rofe incarnate,
Teinte
+
GALANT. 126
Teinte du beau fang de
Venus
D'une Courfine & delicate
Alors d'un vain plaifir les
yeuxfont pre-venus
Mais ,fuis loin, dit le Roys
c'eft en vainqu'on meflate:
Tu caches ton venin qui peut
faire mourir..
De charbons enflamez on deKoit te couvrir.
Retourne à Barcelonne, &
rentré en ta mafure.
Là tous font tes pareils , amis
2003 de l'imposture,
Gens plus méchants que tog
qui te ferontperir.
Octobre 1712.
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Résumé : FABLE addressée à Mercure.
Le texte, adressé à Mercure, célèbre les bons rois qui deviennent des dieux vivants et reçoivent des hommages. Il relate l'accession au trône de Philippe en Espagne, où divers animaux symboliques offrent des présents. Un lion, représentant Léon, apporte une couronne d'or. Un éléphant d'Asie, pour la Castille, présente un chast. Un cheval d'Andalousie offre un riche harnois ayant appartenu à Xerxès. Un cerf des Asturies, orné de grenades, apporte des présents pompeux. Un homme du Pays Basque offre une toile montrant la gloire des Bourbons, qui seront adorés en Espagne et en France grâce à une alliance illustre. Le roi, satisfait de ces hommages, promet sa protection et sa bienveillance. Un serpent de Catalogne, tenant une rose incarnate, est repoussé par le roi, qui le renvoie à Barcelone, le comparant à des imposteurs. Le texte se conclut en octobre 1712.
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2652
p. 122-128
Fragment d'une Lettre sur l'ancienneté de l'usage de boire à la santé les uns des autres.
Début :
Chez les anciens Hebreux le pere de famille, ou [...]
Mots clefs :
Boire à la santé, Verres à boire, Moeurs et coutumes, Paroles, Vin
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texteReconnaissance textuelle : Fragment d'une Lettre sur l'ancienneté de l'usage de boire à la santé les uns des autres.
Fragmentd'une Lettrefur l'ancienneté de l'ufage de boire à
la fanté les uns des autres.
Chez les anciens Hebreux
le pere de femille , ou une
autre perfonne honorable
de la table , levere à la
main difoit la priere Benedictusfit Dominus , c. puis
beuvoit & donnoit enfuite
le meſme vere à boire à
la ronde.
Les anciens Princes Grecs
faifoient la mefme ceremonie de boire & de preſenter
GALANT. 123
eufuite leur verre à qui il
leur plaifoit , ce qu'ils appelloient Propinien aux jours
folelmnels qu'ils nom,
moient Filolium. Ils invo
quoient d'abord les Dieux ,
puis verfoient un peu de vin
& beuvoient à chaque nom
de Dieu qu'ils proferoient ;
enfuite ils nommoient leurs
amis & beuvoient auffi à
chaque 'nom .
Les Romains imitoient
O
cette coûtume & l'appelloient Greco-more bibere. x .
Ils beuvoient en nombre
impair ou à l'honneur des
Lij
114 MERCURE
neuf Mufes ou à celuy des
rrois Graces. 2º. I's beuvoient autant de verres de
vín qu'ils avoient de doigts
à la main , ou qu'il y avoit
dě lettres au nom de leur
Maitreffe.
3. Voici les paroles &
la formule dont ils s'attaquoient. Bene vos, bené vos ;
bene te heneme , bene noftrum
precor ut benefit , ou bene vos
Vivere precor.mola 61
4Hs beuvoient à la fanté
des, abfents , & d'abort de
PEmpereur asiamed di
abƑ• Le Maire du feſtin 23D.
>
7
GALANT. 129
fait par le fort ordonnoit
cc que chacun devoit boire,
& l'on faifoit mille impre
cations contre ceux qui
refufoient de boire.
16. Ils commençoient par
de petits verres &faniffoient
par de grands.
Selon hom.... on donnoit à chacun fon pannier ,
fa table & fon verre , on
donnoit toûjours le verre
plain , & il devoit toûjours
l'eftre pour eftre dans la
bonne grace ; Cependant
chez la plupart des Anciens
on demandoit à boire
Liij
126 MERCURE
comme chez les François.
On beuvoit à la ronde
& l'on commençoit par la
droite. Le vafe où l'on
beuvoit ainfi à la ronde ,
s'apelloit Patera quod pateret
latius ; on l'appelloit auffi
Filotefiam , comme étant le
fimbole de l'amitié. 10
On appelloit certain autre
vere Ondos , parce qu'il
n'eftoit permis ny de le prefenter ny de le recevoir fans
chanter. Lorfque quelqu'un
beuvoit les autres chan1º.
roient pour l'animer , &
l'on crioit vivas , vivas ;
GALANT 127
quand il avoit bû tout tout
d'un trait & fans refpirer,
ils le congratuloient comme
d'unechofe qu'ils eftimoient
fort & qu'ils croioient
mefine fort faine , parce
que de cette maniere le vin
paffant plus vites enivre
moins.
Celuy qui ne refoudoit
point l'égnime proposée
ou manquoit aux yeux ,
étoit condamné à boire ,
tout cela fe paffoit pendant
le deffert ou mefme aprés.
12°. On terminoit le repas
par un grand coup de vin
oliLiiij
118 MERCURE
pur qu'ils appelloient
Poculum
la fanté les uns des autres.
Chez les anciens Hebreux
le pere de femille , ou une
autre perfonne honorable
de la table , levere à la
main difoit la priere Benedictusfit Dominus , c. puis
beuvoit & donnoit enfuite
le meſme vere à boire à
la ronde.
Les anciens Princes Grecs
faifoient la mefme ceremonie de boire & de preſenter
GALANT. 123
eufuite leur verre à qui il
leur plaifoit , ce qu'ils appelloient Propinien aux jours
folelmnels qu'ils nom,
moient Filolium. Ils invo
quoient d'abord les Dieux ,
puis verfoient un peu de vin
& beuvoient à chaque nom
de Dieu qu'ils proferoient ;
enfuite ils nommoient leurs
amis & beuvoient auffi à
chaque 'nom .
Les Romains imitoient
O
cette coûtume & l'appelloient Greco-more bibere. x .
Ils beuvoient en nombre
impair ou à l'honneur des
Lij
114 MERCURE
neuf Mufes ou à celuy des
rrois Graces. 2º. I's beuvoient autant de verres de
vín qu'ils avoient de doigts
à la main , ou qu'il y avoit
dě lettres au nom de leur
Maitreffe.
3. Voici les paroles &
la formule dont ils s'attaquoient. Bene vos, bené vos ;
bene te heneme , bene noftrum
precor ut benefit , ou bene vos
Vivere precor.mola 61
4Hs beuvoient à la fanté
des, abfents , & d'abort de
PEmpereur asiamed di
abƑ• Le Maire du feſtin 23D.
>
7
GALANT. 129
fait par le fort ordonnoit
cc que chacun devoit boire,
& l'on faifoit mille impre
cations contre ceux qui
refufoient de boire.
16. Ils commençoient par
de petits verres &faniffoient
par de grands.
Selon hom.... on donnoit à chacun fon pannier ,
fa table & fon verre , on
donnoit toûjours le verre
plain , & il devoit toûjours
l'eftre pour eftre dans la
bonne grace ; Cependant
chez la plupart des Anciens
on demandoit à boire
Liij
126 MERCURE
comme chez les François.
On beuvoit à la ronde
& l'on commençoit par la
droite. Le vafe où l'on
beuvoit ainfi à la ronde ,
s'apelloit Patera quod pateret
latius ; on l'appelloit auffi
Filotefiam , comme étant le
fimbole de l'amitié. 10
On appelloit certain autre
vere Ondos , parce qu'il
n'eftoit permis ny de le prefenter ny de le recevoir fans
chanter. Lorfque quelqu'un
beuvoit les autres chan1º.
roient pour l'animer , &
l'on crioit vivas , vivas ;
GALANT 127
quand il avoit bû tout tout
d'un trait & fans refpirer,
ils le congratuloient comme
d'unechofe qu'ils eftimoient
fort & qu'ils croioient
mefine fort faine , parce
que de cette maniere le vin
paffant plus vites enivre
moins.
Celuy qui ne refoudoit
point l'égnime proposée
ou manquoit aux yeux ,
étoit condamné à boire ,
tout cela fe paffoit pendant
le deffert ou mefme aprés.
12°. On terminoit le repas
par un grand coup de vin
oliLiiij
118 MERCURE
pur qu'ils appelloient
Poculum
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Résumé : Fragment d'une Lettre sur l'ancienneté de l'usage de boire à la santé les uns des autres.
Le texte décrit les anciennes coutumes de boire à la santé des autres chez différents peuples. Chez les anciens Hébreux, le père de famille ou une personne honorable levait son verre, prononçait une prière, buvait, puis passait le verre aux autres autour de la table. Les princes grecs pratiquaient une cérémonie similaire, appelée Propinien ou Filolium, où ils invoquaient les dieux et buvaient à la santé de leurs amis. Ils commençaient par verser un peu de vin et buvaient à chaque nom de dieu ou d'ami mentionné. Les Romains adoptaient cette coutume, qu'ils nommaient Greco-more bibere. Ils buvaient en nombre impair, souvent en l'honneur des neuf Muses ou des trois Grâces, et autant de verres qu'ils avaient de doigts ou de lettres dans le nom de leur maîtresse. Ils utilisaient des formules spécifiques comme 'Bene vos, bene vos' et buvaient à la santé des absents, notamment de l'empereur. Les Romains commençaient par de petits verres et finissaient par de grands. Le maître du festin ordonnait ce que chacun devait boire, et des imprécations étaient lancées contre ceux qui refusaient. Le vase utilisé pour boire à la ronde s'appelait Patera ou Filotefiam, symbole de l'amitié. Un autre type de verre, l'Ondos, nécessitait de chanter pour être présenté ou reçu. Les convives chantaient pour encourager celui qui buvait, criant 'vivas, vivas' s'il buvait d'un trait sans respirer. Celui qui refusait une proposition de boire ou manquait aux yeux était condamné à boire davantage. Le repas se terminait par un grand coup de vin pur appelé Poculum.
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2653
p. 131-134
MORT.
Début :
Messire Eustache Titus, Marquis de Saint Simon, mourut le premier [...]
Mots clefs :
Marquis de Saint Simon, Régiment des gardes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORT.
MORT.
>
Meffire Euftache Titus
Marquis de Saint Simon
mourut le premier Septembre en fa maifon dans fa
fa 58 année , il étoit Capi-,
taine aux Gardes Françoifes
& Brigadier des Armées du
Roy , en l'année 1673. il
fut fait Lieutenant dans le
Regiment de Picardie ,
commandé par Mr le
Comte de la March. L'an.,
née fuivante, il entra dans ,
le Regiment aux Gardes
132 MERCURE
if
Françoifes & en 1689. il
fut fait Aide Major dans le
mefme Regiment , trois ans
aprés il monta à la Compa.
gnie. En 1704. pendant la
Campagne d'Hochefter
commanda dans Wolfach
qui étoit un poſte de confiance & des plus expoſez,
il fe conduifit dans cette
place avec tant de fageffe
& de prudence qu'il merita
l'eftime & l'approbation de
Mr le Maréchal de Villeroy
& de tous les Officiers Generaux de l'armée. A la fin
de la Campagne il fut fait
GALANT. 135
Brigadier des Armées du
Roy. Pendant le quartier
d'Hyver , l'Infanterie de
Tournay & des autres Garnifons voisines.
Le Marquis de Saint Simon étoit l'aîné de cette
Illuftre & ancienne Maiſon
妒
de Saint Simon qui tire fon
origine des Comtes de Vermandois. On peut voir le
Pere Anfelme fur cette
Maifon dans fon Hiftoire
Genealogique des grands
Officiers dela Couronne au
Chapitre des grands Louve.
tiers de France. Le Marquis
134 MERCURE
de Saint Simon laiſſe neuf
enfans. Le Roy en confi.
deration de fes grands fervices vient de donner au Marquis de Saint Simon fon fils
âgé de 19. ans , une Lieutenance dans le Regiment
de fes Gardes Françoifes.
>
Meffire Euftache Titus
Marquis de Saint Simon
mourut le premier Septembre en fa maifon dans fa
fa 58 année , il étoit Capi-,
taine aux Gardes Françoifes
& Brigadier des Armées du
Roy , en l'année 1673. il
fut fait Lieutenant dans le
Regiment de Picardie ,
commandé par Mr le
Comte de la March. L'an.,
née fuivante, il entra dans ,
le Regiment aux Gardes
132 MERCURE
if
Françoifes & en 1689. il
fut fait Aide Major dans le
mefme Regiment , trois ans
aprés il monta à la Compa.
gnie. En 1704. pendant la
Campagne d'Hochefter
commanda dans Wolfach
qui étoit un poſte de confiance & des plus expoſez,
il fe conduifit dans cette
place avec tant de fageffe
& de prudence qu'il merita
l'eftime & l'approbation de
Mr le Maréchal de Villeroy
& de tous les Officiers Generaux de l'armée. A la fin
de la Campagne il fut fait
GALANT. 135
Brigadier des Armées du
Roy. Pendant le quartier
d'Hyver , l'Infanterie de
Tournay & des autres Garnifons voisines.
Le Marquis de Saint Simon étoit l'aîné de cette
Illuftre & ancienne Maiſon
妒
de Saint Simon qui tire fon
origine des Comtes de Vermandois. On peut voir le
Pere Anfelme fur cette
Maifon dans fon Hiftoire
Genealogique des grands
Officiers dela Couronne au
Chapitre des grands Louve.
tiers de France. Le Marquis
134 MERCURE
de Saint Simon laiſſe neuf
enfans. Le Roy en confi.
deration de fes grands fervices vient de donner au Marquis de Saint Simon fon fils
âgé de 19. ans , une Lieutenance dans le Regiment
de fes Gardes Françoifes.
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Résumé : MORT.
Le texte relate la vie et la carrière militaire du Marquis de Saint Simon, Eustache Titus, décédé le 1er septembre à l'âge de 58 ans. Il occupa les postes de capitaine aux Gardes Françaises et de brigadier des armées du roi. Sa carrière militaire inclut des rôles dans le régiment de Picardie sous le commandement du Comte de la March, ainsi qu'aux Gardes Françaises, où il fut nommé aide-major en 1689 et monta en grade jusqu'à devenir capitaine de compagnie. En 1704, pendant la campagne d'Hochester, il commanda à Wolfach, un poste stratégique, et fut récompensé pour sa sagesse et sa prudence par le Maréchal de Villeroy et d'autres officiers généraux. À la fin de cette campagne, il fut promu brigadier des armées du roi. Le Marquis de Saint Simon était l'aîné d'une illustre famille descendant des Comtes de Vermandois. Il laissa neuf enfants. En reconnaissance de ses services, le roi accorda à son fils de 19 ans une lieutenance dans le régiment des Gardes Françaises.
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2654
p. 135-138
ENIGME. par l'Arch... Turpin.
Début :
Deux Bataillons de filles non vêtuës [...]
Mots clefs :
Dents
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME. par l'Arch... Turpin.
ENIGM E.
par l'Arch... Turpin.
DEux Bataillons de
filles non vêtues
L'un contre l'autre efcriment à couvert ;
Et tel eft le combat de ces
Guerrieres nuës ·
Qu'il leur nuit moins
qu'il ne leurfert.
136 MERGURE
Chacun de ces deux
corps en fon rang
Se tient fermes
Même en fe combattant
itfe prête fecours,
Etfous le toit qui les
enferme
L'un n'attaque jamais ,
l'autre attaque toùjours 1
On ne voit aux deux
Camps ni laches ni
fuyardes;
Nulle nefe trouve en
defaut;
GALANTL 137
Et c'est presque toujours
aux quatre arriereGardes
Quefe livre le grand
affaut.
Cetteguerre enunjour
plus d'une fois s'allume
Un moment la voit
naître , un quartd'heure l'éteint:
Mais quay que par la
bouche elles jettent
l'écume
Octobre 1712. M
138 MERCURE
La chaleur du combat
n'altere point leur
teint.
Elles n'en ont jamais
plus de rouge au
vifage,
Mais ellesfont parfois
•Sujetes à la rage
par l'Arch... Turpin.
DEux Bataillons de
filles non vêtues
L'un contre l'autre efcriment à couvert ;
Et tel eft le combat de ces
Guerrieres nuës ·
Qu'il leur nuit moins
qu'il ne leurfert.
136 MERGURE
Chacun de ces deux
corps en fon rang
Se tient fermes
Même en fe combattant
itfe prête fecours,
Etfous le toit qui les
enferme
L'un n'attaque jamais ,
l'autre attaque toùjours 1
On ne voit aux deux
Camps ni laches ni
fuyardes;
Nulle nefe trouve en
defaut;
GALANTL 137
Et c'est presque toujours
aux quatre arriereGardes
Quefe livre le grand
affaut.
Cetteguerre enunjour
plus d'une fois s'allume
Un moment la voit
naître , un quartd'heure l'éteint:
Mais quay que par la
bouche elles jettent
l'écume
Octobre 1712. M
138 MERCURE
La chaleur du combat
n'altere point leur
teint.
Elles n'en ont jamais
plus de rouge au
vifage,
Mais ellesfont parfois
•Sujetes à la rage
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2655
p. 139-141
DONS DU ROY.
Début :
Le Roy a donné le Gouverment de la Province à [...]
Mots clefs :
Dons, Charge, Maréchal de Villars, Comte de Broglio
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DONS DU ROY.
DONS DU ROY.
Le Roy a donné lo
Gouvernement de la Province à Mr le Maréchal de
Villars , qui doit douner
Soooo écus à Madame la
Ducheffe de Vendome , fur
le Gouvernemeut de cette
Province.
La Charge General des
Galeres à Mr le Maréchal
de Teffé , à condition de
payer à Madamela Ducheſſe
de Vandome quatre cent
cinquante quatre mille livres
Mij
140 MERCURE
de retenuë fur cette
Charge que le Roy luy a
donné fans qu'il l'ait
demandé , pour le dedommager de plus de quatrevingt mille livres de rente
qu'il a perdu à la mort de
Monfeigneur le Dauphin &
de Madame la Dauphine.
Le Gouvernement des
Evefchez qu'avoit Mr le
Maréchal de Villars à Mr
de Sailllant qui commandoit
à Namur
Celuy de Namur à Mr
de Geofreville.
Celuy de Charlemont
GALANT. 141
à Mr le Marquis de
Vieux-pont.
Celuy de Nifmes à Mr
de Vierue.
Celuy de Gravelines au
Comte de Broglio , Gendre
de Mr Voifin avec une penfion de onze mille livres
que le Roy a ajoûté au
Gouvernement qui en vaut
quatorze mille. Celuy du
Quefnoy à Mr de Valory.
Le Roy a donné lo
Gouvernement de la Province à Mr le Maréchal de
Villars , qui doit douner
Soooo écus à Madame la
Ducheffe de Vendome , fur
le Gouvernemeut de cette
Province.
La Charge General des
Galeres à Mr le Maréchal
de Teffé , à condition de
payer à Madamela Ducheſſe
de Vandome quatre cent
cinquante quatre mille livres
Mij
140 MERCURE
de retenuë fur cette
Charge que le Roy luy a
donné fans qu'il l'ait
demandé , pour le dedommager de plus de quatrevingt mille livres de rente
qu'il a perdu à la mort de
Monfeigneur le Dauphin &
de Madame la Dauphine.
Le Gouvernement des
Evefchez qu'avoit Mr le
Maréchal de Villars à Mr
de Sailllant qui commandoit
à Namur
Celuy de Namur à Mr
de Geofreville.
Celuy de Charlemont
GALANT. 141
à Mr le Marquis de
Vieux-pont.
Celuy de Nifmes à Mr
de Vierue.
Celuy de Gravelines au
Comte de Broglio , Gendre
de Mr Voifin avec une penfion de onze mille livres
que le Roy a ajoûté au
Gouvernement qui en vaut
quatorze mille. Celuy du
Quefnoy à Mr de Valory.
Fermer
Résumé : DONS DU ROY.
Le texte évoque plusieurs dons et nominations royales. Le maréchal de Villars reçoit le gouvernement de la province, avec l'obligation de verser 500 écus à Madame la Duchesse de Vendôme. Le maréchal de Tessé est nommé à la charge générale des galères, devant payer 454 000 livres à la même Duchesse. Cette nomination vise à compenser des pertes de revenus dues au décès du Dauphin et de la Dauphine. D'autres gouvernements sont attribués : celui des Évêchés à Monsieur de Saillant, celui de Namur à Monsieur de Geoffreville, celui de Charlemont au Marquis de Vieux-Pont, celui de Nîmes à Monsieur de Vieu, celui de Gravelines au Comte de Broglie, avec une pension supplémentaire de 11 000 livres, et celui du Quesnoy à Monsieur de Valory.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2656
p. 141-144
Au Camp d'Haspres le 18. Octobre.
Début :
Mr le Maréchal de Villars fit attaquer la nuit du [...]
Mots clefs :
Haspres, Maréchal de Villars, Régiment
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Au Camp d'Haspres le 18. Octobre.
Au Camp d'Hafpres le
18. Octobre.
Mr le Maréchal de Vib
Jars fir attaquer la nuit du
142 MERCURE
17 l'ouvrage 54. & les
ennemis abandonnerent celuy qui eft marqué 57. la
journée fut employée à pla
cer nos batteries qui voyent
le pied du Baftillon.
Le matin le Maréchal
de Villars ayant eu quelques
avis que les ennemis avoient
fait marcher un gros Corps
de Cavalerie entre Tournay
& Saint Amant à deffein
d'attaquer un fourage que
noftre aile gauche faifoit ,
il y alla en diligence , les
'ennemis ne fongerent pas
à l'attaque hier à fept heures
GALANT. 143
Mr le Maréchal fit attaquer
le chemin couvert de la
droite & de la gauche , en
plein jour & la lunette 51.
fut emportée dans le moment , tout ce qu'il y avoit
d'ennemis dans les dehors
ont efté tuez ou pris avec
un Lieutenant, on coupa les
Sauciffons qui alloient à
plufieurs mines , deux fauterent fans que nous fimes
aucune perte, l'on en a de.
couvert treize des chemins
couvert defquelles on a ofté
la poudre, nous avons eu
cent cinquante foldats tucz
144 MERCURE
ou bleffez , & les trois Com
pagnies de Grenadiers du
Regiment de Cambrefis , de
Hefly bleffé, & fept ou huit
Subalternes , les bleffures
des trois Capitaines ne font
pas dangereuſes , Mr d'Alcgre & prefque tous les Offi
ciers Generaux du Siege
étoient aupres de Mr le
Maréchal , Mrs d'Albergotty , de Silly & de Nangis
étoient venus de la grande
armée
18. Octobre.
Mr le Maréchal de Vib
Jars fir attaquer la nuit du
142 MERCURE
17 l'ouvrage 54. & les
ennemis abandonnerent celuy qui eft marqué 57. la
journée fut employée à pla
cer nos batteries qui voyent
le pied du Baftillon.
Le matin le Maréchal
de Villars ayant eu quelques
avis que les ennemis avoient
fait marcher un gros Corps
de Cavalerie entre Tournay
& Saint Amant à deffein
d'attaquer un fourage que
noftre aile gauche faifoit ,
il y alla en diligence , les
'ennemis ne fongerent pas
à l'attaque hier à fept heures
GALANT. 143
Mr le Maréchal fit attaquer
le chemin couvert de la
droite & de la gauche , en
plein jour & la lunette 51.
fut emportée dans le moment , tout ce qu'il y avoit
d'ennemis dans les dehors
ont efté tuez ou pris avec
un Lieutenant, on coupa les
Sauciffons qui alloient à
plufieurs mines , deux fauterent fans que nous fimes
aucune perte, l'on en a de.
couvert treize des chemins
couvert defquelles on a ofté
la poudre, nous avons eu
cent cinquante foldats tucz
144 MERCURE
ou bleffez , & les trois Com
pagnies de Grenadiers du
Regiment de Cambrefis , de
Hefly bleffé, & fept ou huit
Subalternes , les bleffures
des trois Capitaines ne font
pas dangereuſes , Mr d'Alcgre & prefque tous les Offi
ciers Generaux du Siege
étoient aupres de Mr le
Maréchal , Mrs d'Albergotty , de Silly & de Nangis
étoient venus de la grande
armée
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Résumé : Au Camp d'Haspres le 18. Octobre.
Le 18 octobre, au Camp d'Hafpres, le Maréchal de Villars ordonna une attaque nocturne sur l'ouvrage 54, forçant les ennemis à abandonner l'ouvrage 57. La journée suivante fut dédiée à la mise en place des batteries au pied du bastion. Le Maréchal reçut des informations sur un mouvement de cavalerie ennemie entre Tournay et Saint Amant, visant à attaquer un fourrage effectué par l'aile gauche. Il se rendit sur place, mais les ennemis ne passèrent pas à l'attaque. Ensuite, il ordonna l'attaque du chemin couvert de la droite et de la gauche, ainsi que de la lunette 51, qui fut prise immédiatement. Tous les ennemis présents furent tués ou capturés, incluant un lieutenant. Les saucissons menant à plusieurs mines furent coupés, et deux mines explosèrent sans causer de pertes. Treize chemins couverts furent découverts et leur poudre saisie. Les pertes françaises s'élevèrent à cent cinquante soldats tués ou blessés, ainsi que les trois compagnies de grenadiers du régiment de Cambrefis, dont plusieurs furent blessés, et sept ou huit subalternes. Les blessures des trois capitaines ne sont pas graves. Monsieur d'Alègre et presque tous les officiers généraux du siège étaient présents auprès du Maréchal. Les messieurs d'Albergotti, de Silly et de Nangis étaient venus de la grande armée.
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2657
p. 247-249
ENIGME.
Début :
En robe de Satin quelque peu déchirée, [...]
Mots clefs :
Oignon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
EN robe de Satin quelque peu déchirée ,
En bottes , àcheval , jay
doncfait mon entrée
X iiij
248 MERCURE
Dans Paris où l'on m'attendoit :
Sur Que m'en arrive-til ,
moy le pauvre a droit ,
Le ricke m'admet à fa
table ;
Pour luy quand on m'achette eftant infupportable ,
Je luy plais feulement
quandje fuis derobés
Mais avant qu'il me
voye, helasfouvent
tombe
Dans les barbares mains
GALANT. 249
d'unegent tres-brutale,
Demes doucesprifons voulant me delivrer,
Tel me coupe la tefte , ou
mebrufle,ou m'empale,
Qui ne fçauroit parfois
s'empefcher d'enpleurer.
EN robe de Satin quelque peu déchirée ,
En bottes , àcheval , jay
doncfait mon entrée
X iiij
248 MERCURE
Dans Paris où l'on m'attendoit :
Sur Que m'en arrive-til ,
moy le pauvre a droit ,
Le ricke m'admet à fa
table ;
Pour luy quand on m'achette eftant infupportable ,
Je luy plais feulement
quandje fuis derobés
Mais avant qu'il me
voye, helasfouvent
tombe
Dans les barbares mains
GALANT. 249
d'unegent tres-brutale,
Demes doucesprifons voulant me delivrer,
Tel me coupe la tefte , ou
mebrufle,ou m'empale,
Qui ne fçauroit parfois
s'empefcher d'enpleurer.
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2658
p. 249
MARIAGE.
Début :
Monsieur Feydeau de Brou Maistre des Requestes, épousa le 18 [...]
Mots clefs :
Feydeau de Brou, Bourdonnaye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGE.
MARIAGE.
Monfieur Feydeau de
Brou Maiſtre des Requeftes , époufa le 28 Septembre , Mademoiſelle de la
Bourdonnaye,fille du Maiftre des Requeſtes qui vient
d'eftre nommé Confeiller
d'Eftat
Monfieur Feydeau de
Brou Maiſtre des Requeftes , époufa le 28 Septembre , Mademoiſelle de la
Bourdonnaye,fille du Maiftre des Requeſtes qui vient
d'eftre nommé Confeiller
d'Eftat
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2659
p. 250-253
MORTS.
Début :
Messire Jean Baptiste de Machault, Chevalier seigneur d'Arnouville, & [...]
Mots clefs :
Machault, Le Ragois de Bretonvilliers, Comte de Longaunay, de Ribeyre, de Vassé, Baudouyn
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORT S.
Meffire Jean Baptifte de
Machault , Chevalier fei- >
d'Arnouville , & au- gneur
tres lieux, Confeiller au Par
lement , & Doyen des Requeftes du Palais , mourut
le 26. Septembre 1712. laiffant un fils unique Maiſtre
des Requeftes.
Dame Françoiſe le Ragois de Bretonvilliers , veu
ve de Meffire Anne Hervart , Chevalierſeigneur de
Bois -le-Vicomte , Mitry,
&c. Maistre des Requeſtes,
GALANT. 251
mourut fans pofterité le
釁
30. Septembre 1712. âgée
de quarante-cinq ans. Elle
eftoit foeur de Mr de Bretonvilliers,feigneur defaine
Dié, dont je vous appris la
mort le mois dernier..
Meffire Antoine Comtede Longaunay mourut le
premier Octobre enfa qua
fante neuvième année.
Meffire Antoine de Ribeyre , Chevalier feigneur
d'Homme, Confeiller d'Efi
tat ordinaire , mourut lev..
Octobre , âgé de quatrevingt & un an..!
252 MERCURE
Dame Perpetue Françoi
fe de Vaffé , Prieure perpe
tuelle du Monaftere & Hof
pital de faint Gervais à Pa-›
ris , y mourut le 10. Octobre,âgée de foixante & quatorze ans , aprés en avoir
paffé cinquante neuf dans
la Religion , ayant efté Coadjutrice treize ans , & gouverné ce Monaftere prés
de dix huit ans.
Meffire Jean Baudouyn
Préfident en la Cour des
Aydes , mourut le 16. Octobre.
Dame Iſabelle de Har-
GALANT. 253
ville de Palloiſeau , veuve
de François de Montmorency Foffeufe , premier Baron Chreftien , Chefde cette illuftre Maiſon , mourut
le 21. Octobre âgée de quatre vingt trois ans.
Meffire Jean Baptifte de
Machault , Chevalier fei- >
d'Arnouville , & au- gneur
tres lieux, Confeiller au Par
lement , & Doyen des Requeftes du Palais , mourut
le 26. Septembre 1712. laiffant un fils unique Maiſtre
des Requeftes.
Dame Françoiſe le Ragois de Bretonvilliers , veu
ve de Meffire Anne Hervart , Chevalierſeigneur de
Bois -le-Vicomte , Mitry,
&c. Maistre des Requeſtes,
GALANT. 251
mourut fans pofterité le
釁
30. Septembre 1712. âgée
de quarante-cinq ans. Elle
eftoit foeur de Mr de Bretonvilliers,feigneur defaine
Dié, dont je vous appris la
mort le mois dernier..
Meffire Antoine Comtede Longaunay mourut le
premier Octobre enfa qua
fante neuvième année.
Meffire Antoine de Ribeyre , Chevalier feigneur
d'Homme, Confeiller d'Efi
tat ordinaire , mourut lev..
Octobre , âgé de quatrevingt & un an..!
252 MERCURE
Dame Perpetue Françoi
fe de Vaffé , Prieure perpe
tuelle du Monaftere & Hof
pital de faint Gervais à Pa-›
ris , y mourut le 10. Octobre,âgée de foixante & quatorze ans , aprés en avoir
paffé cinquante neuf dans
la Religion , ayant efté Coadjutrice treize ans , & gouverné ce Monaftere prés
de dix huit ans.
Meffire Jean Baudouyn
Préfident en la Cour des
Aydes , mourut le 16. Octobre.
Dame Iſabelle de Har-
GALANT. 253
ville de Palloiſeau , veuve
de François de Montmorency Foffeufe , premier Baron Chreftien , Chefde cette illuftre Maiſon , mourut
le 21. Octobre âgée de quatre vingt trois ans.
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Résumé : MORTS.
En 1712, plusieurs personnalités notables sont décédées. Jean Baptiste de Machault, Chevalier d'Arnouville, Conseiller au Parlement et Doyen des Requêtes, est mort le 26 septembre, laissant un fils unique Maître des Requêtes. Françoise le Ragois de Bretonvilliers, veuve d'Anne Hertvart et sœur de Monsieur de Bretonvilliers, est décédée sans postérité le 30 septembre à l'âge de quarante-cinq ans. Antoine Comte de Longaunay est mort le 1er octobre à l'âge de quatre-vingt-neuf ans. Antoine de Ribeyre, Chevalier seigneur d'Homme et Conseiller d'État ordinaire, est décédé le 10 octobre à l'âge de quatre-vingt-un ans. La même journée, Perpetue Françoise de Vassé, Prieure perpétuelle du Monastère et Hôpital de Saint Gervais à Paris, est morte à l'âge de soixante-quatorze ans après cinquante-neuf ans de vie religieuse. Jean Baudouyn, Président à la Cour des Aydes, est décédé le 16 octobre. Isabelle de Harville de Palloiseau, veuve de François de Montmorency Fosseuse, premier Baron Chrétien, est morte le 21 octobre à l'âge de quarante-trois ans.
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2660
p. 253-254
PROMOTION de Conseillers d'Estat.
Début :
Monsieur Bechameil, Marquis de Nointel, Conseiller d'Estat semestre:, a [...]
Mots clefs :
Promotion de Conseillers d'État
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PROMOTION de Conseillers d'Estat.
PROMOTION
de Confeillers d'Eftat.
Monfieur Bechameil ,
Marquis de Nointel , Confeiller d'Eftat femeftre , a
efté nommé Confeiller
d'Eftat ordinaire , &
Mr. de la Bourdonnaye
Maiftre des Requeftes &
234 MERCURE
Intendant d'Orleans , qui
avoit épousé la fille de Mr
de Ribeyre , a efté nommé
Confeiller d'Eftat de femeftre.
de Confeillers d'Eftat.
Monfieur Bechameil ,
Marquis de Nointel , Confeiller d'Eftat femeftre , a
efté nommé Confeiller
d'Eftat ordinaire , &
Mr. de la Bourdonnaye
Maiftre des Requeftes &
234 MERCURE
Intendant d'Orleans , qui
avoit épousé la fille de Mr
de Ribeyre , a efté nommé
Confeiller d'Eftat de femeftre.
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2661
p. 254-260
NOUVELLES d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné le Regiment d'Infanterie de Piémont [...]
Mots clefs :
Espagne, Régiment d'infanterie, Madrid, Estrémadure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Espagne.
NOUVELLES
d'Espagne.
Le Roy a donné le Regiment d'Infanterie de Piémont à Dom Pedre de Vargas Maldonado de Grenade: la Clefde Gentilhom
me de fa Chambre à Dom
Carlos Uffel de Guimbarda , Chevalier de l'Ordre
de faint Jacques , & l'un des
GALANT. 255
vinge quatre Regidors de
Cordoue , en recompenfe
de fes fervices.
1
On attend à Madrid Milord Lexington Ambaffadeur d'Angleterre. Le Roy
a chargé le Duc de Popoli ,
l'un des quatre Capitaines
des Gardes du Corps , du
foin de le recevoir , & de le
faire traiter & défrayer aux
defpens de Sa Majeſté. On
luy prépare le Palais du
Marquis de Manfera. Le
Royaenvoyéordre auMar.
quis de Monteleon d'aller
en Angleterre, & au Com-
256 MERCURE
te de Bergeik de retourner
à Madrid.
On efcrit d'Eftremadure
du 20. Septembre que le
Marquis de Bay ayant appris que les Portugais envoyoient un convoy à Elvas , fit partir un détachement de cavalerie qui en
enleva une partie &fit quelques pritonniers , entre Ef
tremos & la Fuente de los
Zapateros.
Les Lettres d'Eftremadure portent que le Marquis
de Bay, après avoir fait un
detachement de quatre
mille
GALANT. 257
•
mille chevaux jufqu'à la
Fuente de los Zapateros ,
s'eftoit mis en marche avec
l'armée , paffa la Caya &la
Cayola , & fut camper le
22. Septembre aux environs
d'Elvas , ce qui fit croire
aux Portugais qu'il avoit
deſſein d'aſſieger cette place , il fut mefme la reconnoistre avec quelques Officiers &Ingenieurs. Les Portugais travaillerent à reparer les fortifications , & y
firent entrer deux bataillons qu'ils tirerent de la
garnifon deCampo Mayor.
Octobre. 1712. Y
258 MERCURE
Le 28. le Marquis de Bay
fit avancer l'armée vers cette derniere place , qui fut
inveftie ayant la nuit. Les
Portugais dans le deffein de
faire diverfion , allerent attaquer Carvajalez dans le
Royaume de Leon , la garnifon fe défendit avec tant
de vigueur qu'elle les repouffa , & leur tua plus de
quatre cents hommes. On
mande d'Estremadure du
7. Octobre que le fiege de
Campo Mayor continuë
avec vigueur , que les Portugais affembloient leurs
GALANT. 259
troupes aux environs d'Ef
tremos ; mais ne pouvant
pas former une armée affez
forte pour faire lever le
fiege , brufloient les fourrages de leur propre pays
afin d'incommoder les af
fiegeans , qui neanmoins
en recevoient une quantité luffifante d'ailleurs. Les
lettres de Catalogne portent que l'armée du Roy
eftoit allée camper au delà de la Segre , & que le
General Staremberg avoit
abandonné Cervera. Le
26. Septembre la Flote defY ij
260 MERCURE
tinée pour la nouvelle Ef
pagne , qui avoit relaſché
trois fois a Cadiz , à cauſe
des Vaiffeaux Anglois &
Algeriens qui croifoient
de ce coſté là , mit à la
voile avec un vent favorable. Le Comte d'Atalaya
a receu ordre de Liſbonne
de retourner en Portugal
avec les troupes Portugaifes qui restent en Catalogne , & les Anglois ont
receu ordre de la Reine
de la grande Bretagne de
s'embarque
d'Espagne.
Le Roy a donné le Regiment d'Infanterie de Piémont à Dom Pedre de Vargas Maldonado de Grenade: la Clefde Gentilhom
me de fa Chambre à Dom
Carlos Uffel de Guimbarda , Chevalier de l'Ordre
de faint Jacques , & l'un des
GALANT. 255
vinge quatre Regidors de
Cordoue , en recompenfe
de fes fervices.
1
On attend à Madrid Milord Lexington Ambaffadeur d'Angleterre. Le Roy
a chargé le Duc de Popoli ,
l'un des quatre Capitaines
des Gardes du Corps , du
foin de le recevoir , & de le
faire traiter & défrayer aux
defpens de Sa Majeſté. On
luy prépare le Palais du
Marquis de Manfera. Le
Royaenvoyéordre auMar.
quis de Monteleon d'aller
en Angleterre, & au Com-
256 MERCURE
te de Bergeik de retourner
à Madrid.
On efcrit d'Eftremadure
du 20. Septembre que le
Marquis de Bay ayant appris que les Portugais envoyoient un convoy à Elvas , fit partir un détachement de cavalerie qui en
enleva une partie &fit quelques pritonniers , entre Ef
tremos & la Fuente de los
Zapateros.
Les Lettres d'Eftremadure portent que le Marquis
de Bay, après avoir fait un
detachement de quatre
mille
GALANT. 257
•
mille chevaux jufqu'à la
Fuente de los Zapateros ,
s'eftoit mis en marche avec
l'armée , paffa la Caya &la
Cayola , & fut camper le
22. Septembre aux environs
d'Elvas , ce qui fit croire
aux Portugais qu'il avoit
deſſein d'aſſieger cette place , il fut mefme la reconnoistre avec quelques Officiers &Ingenieurs. Les Portugais travaillerent à reparer les fortifications , & y
firent entrer deux bataillons qu'ils tirerent de la
garnifon deCampo Mayor.
Octobre. 1712. Y
258 MERCURE
Le 28. le Marquis de Bay
fit avancer l'armée vers cette derniere place , qui fut
inveftie ayant la nuit. Les
Portugais dans le deffein de
faire diverfion , allerent attaquer Carvajalez dans le
Royaume de Leon , la garnifon fe défendit avec tant
de vigueur qu'elle les repouffa , & leur tua plus de
quatre cents hommes. On
mande d'Estremadure du
7. Octobre que le fiege de
Campo Mayor continuë
avec vigueur , que les Portugais affembloient leurs
GALANT. 259
troupes aux environs d'Ef
tremos ; mais ne pouvant
pas former une armée affez
forte pour faire lever le
fiege , brufloient les fourrages de leur propre pays
afin d'incommoder les af
fiegeans , qui neanmoins
en recevoient une quantité luffifante d'ailleurs. Les
lettres de Catalogne portent que l'armée du Roy
eftoit allée camper au delà de la Segre , & que le
General Staremberg avoit
abandonné Cervera. Le
26. Septembre la Flote defY ij
260 MERCURE
tinée pour la nouvelle Ef
pagne , qui avoit relaſché
trois fois a Cadiz , à cauſe
des Vaiffeaux Anglois &
Algeriens qui croifoient
de ce coſté là , mit à la
voile avec un vent favorable. Le Comte d'Atalaya
a receu ordre de Liſbonne
de retourner en Portugal
avec les troupes Portugaifes qui restent en Catalogne , & les Anglois ont
receu ordre de la Reine
de la grande Bretagne de
s'embarque
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Résumé : NOUVELLES d'Espagne.
Le roi d'Espagne a attribué le Régiment d'Infanterie de Piémont à Dom Pedro de Vargas Maldonado de Grenade et la Clef de Gentilhomme de sa Chambre à Dom Carlos Uffel de Guimbarde, Chevalier de l'Ordre de Saint-Jacques. Il a également récompensé vingt-quatre Regidors de Cordoue. À Madrid, l'arrivée de Milord Lexington, ambassadeur d'Angleterre, est attendue. Le Duc de Popoli est chargé de le recevoir et de le loger aux frais de la couronne. Le Marquis de Monteleon doit se rendre en Angleterre et le Comte de Bergeik retourner à Madrid. En Estrémadure, le Marquis de Bay a intercepté un convoi portugais à Elvas, capturant des troupes et faisant des prisonniers. Il a ensuite avancé vers Campo Mayor, où il a lancé une attaque le 28 octobre, tandis que les Portugais tentaient une diversion à Carvajales. En Catalogne, l'armée royale a traversé la Segre et le Général Staremberg a abandonné Cervera. La flotte pour la Nouvelle-Espagne a quitté Cadix le 26 septembre après plusieurs tentatives avortées. Le Comte d'Atalaya doit retourner au Portugal avec les troupes portugaises restées en Catalogne, et les Anglais doivent s'embarquer sur ordre de la Reine de Grande-Bretagne.
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2662
p. 261-263
NOUVELLES d'Allemagne.
Début :
On ne parle plus à la Cour de Vienne du [...]
Mots clefs :
Cour de Vienne, Allemagne, Général Zumzungen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Allemagne.
NOUVELLES
d'
Allemagne.
On ne parle plus à la
Cour de Vienne du départ de l'Archiducheffe
Marie Elizabeth 3 , ny du
temps
auquel
l'Archiducheffe
doit
partir
de Barcelonne
. L'Archiduc
a efté
indifposé pendant quelques jours , mais ſa fanté
paroiſt eſtre bien reſtablie.
Le General Zumzungen & le Comte Beryer
envoyés d'Italie par
Comte de Thaun arri >
le
262 MERCURE
verent le premier Octobre
à Vienne pour rendre
compte de ce qui s'eſt paffé en ce pays- là , & affifter au reglement des quartiers d'hyver. Un Officier
Suedois a apporté de Bender à l'Archiduc des Lettres du Roy fon Maistre ,
par lesquelles il le remercie des offres qu'il lui a
faites de lui donner paffage pour retourner dans fes
Eftats , mais il ajoute qu'il
ne peut les accepter dans
la conjoncture préfente ;
il luy mande qu'il ne peut
GALANT. 263.
le reconnoistre pour Roy
d'Espagne , parce qu'il a
reconnu en cette qualité
le Roy Philippe V: & qu'il
s'étonne de la lenteur avec
laquelle on procede entre
les Princes , qui au mépris
du traité de Weftphalie
envahiffent fes Eftats dans
l'Empire.
2
On écrit de Bender qu'il
y avoit apparence que fa
Majefté Suedoife y pafferoit l'hyver , efperant que
les Turcs déclareront de
nouveau la guerre aux
Mofcovites.
d'
Allemagne.
On ne parle plus à la
Cour de Vienne du départ de l'Archiducheffe
Marie Elizabeth 3 , ny du
temps
auquel
l'Archiducheffe
doit
partir
de Barcelonne
. L'Archiduc
a efté
indifposé pendant quelques jours , mais ſa fanté
paroiſt eſtre bien reſtablie.
Le General Zumzungen & le Comte Beryer
envoyés d'Italie par
Comte de Thaun arri >
le
262 MERCURE
verent le premier Octobre
à Vienne pour rendre
compte de ce qui s'eſt paffé en ce pays- là , & affifter au reglement des quartiers d'hyver. Un Officier
Suedois a apporté de Bender à l'Archiduc des Lettres du Roy fon Maistre ,
par lesquelles il le remercie des offres qu'il lui a
faites de lui donner paffage pour retourner dans fes
Eftats , mais il ajoute qu'il
ne peut les accepter dans
la conjoncture préfente ;
il luy mande qu'il ne peut
GALANT. 263.
le reconnoistre pour Roy
d'Espagne , parce qu'il a
reconnu en cette qualité
le Roy Philippe V: & qu'il
s'étonne de la lenteur avec
laquelle on procede entre
les Princes , qui au mépris
du traité de Weftphalie
envahiffent fes Eftats dans
l'Empire.
2
On écrit de Bender qu'il
y avoit apparence que fa
Majefté Suedoife y pafferoit l'hyver , efperant que
les Turcs déclareront de
nouveau la guerre aux
Mofcovites.
Fermer
Résumé : NOUVELLES d'Allemagne.
Le texte traite des nouvelles d'Allemagne et de la Cour de Vienne. Les discussions sur le départ de l'Archiduchesse Marie Elizabeth de Barcelone sont suspendues. L'Archiduc a été indisposé mais sa santé s'est rétablie. Le Général Zumzungen et le Comte Beryer, envoyés par le Comte de Thaun, sont arrivés à Vienne le 1er octobre pour discuter des événements en Italie et des quartiers d'hiver. Un officier suédois a transmis à l'Archiduc des lettres du roi de Suède, le remerciant pour ses offres de passage mais les refusant en raison de la situation actuelle. Le roi de Suède exprime son étonnement face à la lenteur des procédures entre les princes, qui envahissent ses États dans l'Empire en méprisant le traité de Westphalie. Des informations de Bender indiquent que le roi de Suède pourrait passer l'hiver en ces lieux, espérant une déclaration de guerre des Turcs contre les Moscovites.
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2663
p. 264
SUPLEMENT à l'article des Morts.
Début :
Dame Marie Bruneau, veuve de Messire Estienne Guerin Conseiller au Parlement [...]
Mots clefs :
Supplément
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPLEMENT à l'article des Morts.
SUPLEMENT
à l'article des Morts.
Dame Marie Bruneau ,
veuve de Meffire Eftienne
Guerin Confeiller au Parlement , mourut le 22 .
Octobre , agée de 90. ans ,
aprés 61. ans de viduité.
Elle avoit eu pour fille
unique Dame Marie Guerin , Epouſe de Meffire Michelle Pelletier , Confeiller
d'Eftat ordinaire & au
Confeil Royal ' , morte en
Septembre 1691 .
à l'article des Morts.
Dame Marie Bruneau ,
veuve de Meffire Eftienne
Guerin Confeiller au Parlement , mourut le 22 .
Octobre , agée de 90. ans ,
aprés 61. ans de viduité.
Elle avoit eu pour fille
unique Dame Marie Guerin , Epouſe de Meffire Michelle Pelletier , Confeiller
d'Eftat ordinaire & au
Confeil Royal ' , morte en
Septembre 1691 .
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2664
p. 265-270
ETAT DES TROUPES Allemandes qui font Campagne avec celles de M. le Duc de Savoye en Juillet 1712.
Début :
INFANTERIE Imperiale. Regimens. Hommes. 1 Herbeitein. 1140. 2 Thaun. 1140. [...]
Mots clefs :
État des troupes, Troupes allemandes, Duc de Savoie, Infanterie, Heiduques, Cavalerie, Troupes de saxe
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETAT DES TROUPES Allemandes qui font Campagne avec celles de M. le Duc de Savoye en Juillet 1712.
ETAT DES TROUPES
Allemandes qui font
Campagne avec celles
de M. le Duc de Savoye
en Juillet 1712.
INFANTERIE
Imperiale.
Regimens.
Hommes
I Herbeitein. 1140.
2 Thaun.
1140.
3 Bareith. 1140.
Octobre 1712.
Z
VACALANT. 166
Regimens.
4.Virtemberg.
Hommes,
1140,
5 Maxftaremberg. 1140.
7 Konigleek.
6 Gripan.
&
Regal.
10. Barach.
Zumicmghen.
1140.
1140.
1140.
I140.
1140.
IT Vachtendonck , cy- devant Volfenbutel. 1140,
HEIDUQUE S..
12. Guilay.
Canonniers &Bombardiers.
Total.
400.
300.
13240.
GALANT. 267
CAVALERIE.
Imperiale.
Regimens.
Hommes
Viſconty.
660.
Martiny.
900,
Duhautoy. 900
HOUSSARD S.
Erbergheny.
200.
Total- 2660.
INFANTERIE
de l'Electeur de Brandebourg.
Zij
168 MERCURE
Regimens.
Hommes.
1 Orange. 1050.
2 Prince Philippe 1050,
3
5 Prince Danhalt. 1050.
4 Prince Chriſtian Louis.
1050.
5 Holſtein. 600.
6 Valdebourg.
600.
7 Onau.
600.
Total. 6000.
TROUPES DE SAXE
Gotha,
Prince George. 400.
Prince Frederic. 400.
GALANT 269
DRAGONS.
Regimens.
Hommes
Prince de Saxe. 300.
Greffenderff. 300.
Total. 1400
RECAPITULATION,
Infanterie Imperiale. 13240
Cavalerie Imperiale. 2660
Infanterie de l'Electeur de
Brandebourg.
6000.
Infanterie de Saxe Gotha.
800.
Z iij
270 MERCURE
Regimens.
Hommes.
Dragons de Saxe Gotha.
Total.
600%
23300.
Allemandes qui font
Campagne avec celles
de M. le Duc de Savoye
en Juillet 1712.
INFANTERIE
Imperiale.
Regimens.
Hommes
I Herbeitein. 1140.
2 Thaun.
1140.
3 Bareith. 1140.
Octobre 1712.
Z
VACALANT. 166
Regimens.
4.Virtemberg.
Hommes,
1140,
5 Maxftaremberg. 1140.
7 Konigleek.
6 Gripan.
&
Regal.
10. Barach.
Zumicmghen.
1140.
1140.
1140.
I140.
1140.
IT Vachtendonck , cy- devant Volfenbutel. 1140,
HEIDUQUE S..
12. Guilay.
Canonniers &Bombardiers.
Total.
400.
300.
13240.
GALANT. 267
CAVALERIE.
Imperiale.
Regimens.
Hommes
Viſconty.
660.
Martiny.
900,
Duhautoy. 900
HOUSSARD S.
Erbergheny.
200.
Total- 2660.
INFANTERIE
de l'Electeur de Brandebourg.
Zij
168 MERCURE
Regimens.
Hommes.
1 Orange. 1050.
2 Prince Philippe 1050,
3
5 Prince Danhalt. 1050.
4 Prince Chriſtian Louis.
1050.
5 Holſtein. 600.
6 Valdebourg.
600.
7 Onau.
600.
Total. 6000.
TROUPES DE SAXE
Gotha,
Prince George. 400.
Prince Frederic. 400.
GALANT 269
DRAGONS.
Regimens.
Hommes
Prince de Saxe. 300.
Greffenderff. 300.
Total. 1400
RECAPITULATION,
Infanterie Imperiale. 13240
Cavalerie Imperiale. 2660
Infanterie de l'Electeur de
Brandebourg.
6000.
Infanterie de Saxe Gotha.
800.
Z iij
270 MERCURE
Regimens.
Hommes.
Dragons de Saxe Gotha.
Total.
600%
23300.
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Résumé : ETAT DES TROUPES Allemandes qui font Campagne avec celles de M. le Duc de Savoye en Juillet 1712.
En juillet 1712, les troupes allemandes engagées dans la campagne avec le Duc de Savoie comprenaient divers régiments d'infanterie et de cavalerie. L'infanterie impériale se composait de treize régiments totalisant 13 240 hommes, incluant des régiments tels que Herbeitein, Thaun, Bareith, Virtemberg, Maxftaremberg, Gripan, Barach, Zumicmghen, et Vachtendonck, ainsi que des unités de canonniers et bombardiers. La cavalerie impériale comptait quatre régiments totalisant 2 660 hommes, parmi lesquels Visconty, Martiny, Duhautoy, et Erbergheny. L'infanterie de l'Électeur de Brandebourg comprenait sept régiments totalisant 6 000 hommes, comme Orange, Prince Philippe, Prince Danhalt, Prince Christian Louis, Holstein, Valdebourg, et Onau. Les troupes de Saxe-Gotha incluaient deux régiments d'infanterie totalisant 800 hommes, commandés par le Prince George et le Prince Frédéric, ainsi que deux régiments de dragons totalisant 600 hommes, commandés par le Prince de Saxe et Greffenderff. Au total, les effectifs s'élevaient à 23 300 hommes.
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2665
p. 270-[2]74
ETAT DES TROUPES de M. le Duc de Savoye, en entrant en campagne en Juillet 1712.
Début :
Reg. Bat. Hom. Gardes. I. 1320. Reg. Bat. Hom. Savoye [...]
Mots clefs :
État des troupes, Duc de Savoie, Cavalerie, Dragons
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texteReconnaissance textuelle : ETAT DES TROUPES de M. le Duc de Savoye, en entrant en campagne en Juillet 1712.
ETAT DES TROUPES
de M. le Duc de Savoye,
en entrant en campagne
en Juillet 1712 .
-Reg.
Bat. Hom.
I
Gardes,
I 1320.
GALANT. 278
Reg. Bat.
Savoye.c 3
Hom
4 1620.
Montferat. 2 13208
Piemont. 1320.
Fufilliers. 2 13201
Saluffes. 2 1320.
Nice.
1 660.
Schiullembourg. 1. 900.
Maffey. IA
Chamonet cy- devant.
Cortance. I 660.
Sevantes cy- devant.
La Trinité I 660
Déportes.
2 1200.
Arpretz Suiffe. 3.1.1800!
Rhebinder. I 5oo.
Z
iiij
272 MERCURE
S. A. R. a encore un
Bataillon d'Artillerie de 4.
Compagnies de 100. hommes chacune , de Canonniers , Bombardiers , Mineurs , Charpentiers.
400
Total. Bat. 25. 15660.
RECAPITULATION
Regimens.
Hommes
Infanteric & Artillerie15660'
Cavaleric.
Dragons.
1400,
1800.
18860.
GALANT. 273
CAVALERIE.
Les Regimens de Cavalerie & de Dragons font
de 10. Compagnies & de
60. Maiftres chacune.
Reg. Comp. Hom.
Gardes du corps. 2 200.
Birague
autrefois.
Pertauge.
10 600.
Cavailla.
10 600.
Total. 1 22. 1400%
374 MERCURE
DRAGONS.
Dragons d'Altene.
ou Rouges. 10
Dragons verds
600,
ou Genevois. 10 6000
Dragons jaunes.
ou Piemont. 10 600.
Total. 30 1800.
de M. le Duc de Savoye,
en entrant en campagne
en Juillet 1712 .
-Reg.
Bat. Hom.
I
Gardes,
I 1320.
GALANT. 278
Reg. Bat.
Savoye.c 3
Hom
4 1620.
Montferat. 2 13208
Piemont. 1320.
Fufilliers. 2 13201
Saluffes. 2 1320.
Nice.
1 660.
Schiullembourg. 1. 900.
Maffey. IA
Chamonet cy- devant.
Cortance. I 660.
Sevantes cy- devant.
La Trinité I 660
Déportes.
2 1200.
Arpretz Suiffe. 3.1.1800!
Rhebinder. I 5oo.
Z
iiij
272 MERCURE
S. A. R. a encore un
Bataillon d'Artillerie de 4.
Compagnies de 100. hommes chacune , de Canonniers , Bombardiers , Mineurs , Charpentiers.
400
Total. Bat. 25. 15660.
RECAPITULATION
Regimens.
Hommes
Infanteric & Artillerie15660'
Cavaleric.
Dragons.
1400,
1800.
18860.
GALANT. 273
CAVALERIE.
Les Regimens de Cavalerie & de Dragons font
de 10. Compagnies & de
60. Maiftres chacune.
Reg. Comp. Hom.
Gardes du corps. 2 200.
Birague
autrefois.
Pertauge.
10 600.
Cavailla.
10 600.
Total. 1 22. 1400%
374 MERCURE
DRAGONS.
Dragons d'Altene.
ou Rouges. 10
Dragons verds
600,
ou Genevois. 10 6000
Dragons jaunes.
ou Piemont. 10 600.
Total. 30 1800.
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Résumé : ETAT DES TROUPES de M. le Duc de Savoye, en entrant en campagne en Juillet 1712.
En juillet 1712, les troupes du Duc de Savoie en campagne se composent de 25 bataillons d'infanterie et d'artillerie, totalisant 15 660 hommes. Les régiments d'infanterie incluent les Gardes, les Galants, les Savoyards, les Montferrats, les Piémontais, les Fusiliers, les Saluces, les Niçois, les Schullenburg, les Maffey, les Chamonets, les Cortance, les Sevantes, la Trinité, les Déportes, les Arprets, les Suisses et les Rhebinder. L'artillerie est organisée en un bataillon de quatre compagnies de 100 hommes chacune, incluant des canonniers, bombardiers, mineurs et charpentiers. La cavalerie et les dragons comptent 18 860 hommes, répartis en 10 compagnies et 60 maîtres chacune. Les régiments de cavalerie sont les Gardes du corps, les Birague, les Pertauge et les Cavalla, totalisant 1 400 hommes. Les dragons sont divisés en Dragons d'Altene ou Rouges, Dragons verts ou Genevois, et Dragons jaunes ou Piémontais, totalisant 1 800 hommes.
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2666
p. [2]74-284
Nouvelles d'Angleterre.
Début :
La Reine a donné un Regiment au General Santhope qui [...]
Mots clefs :
Angleterre, Régiment, Passeports, France, Tamise, Cameroniens, Vaisseaux marchands
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Angleterre.
Nouvelles d'Angleterre.
La Reine adonné unRegiment au General Stanhope
qui a prêté les fermens.
Le Comte de Lexincton
GALANT 275
partit le 24. Septembre de
Londres pour aller s'embarquer à Porfmouth , fur un
Vaiffeau de guerre qui le
doit tranſporter à la Corogne , d'où il fe rendra à
Madrid.
On prepare à3 Londres
l'Hôtel de Leiceſter pour le
Duc d'Aumont , qu'on y
attend dans peu.
Il eſt arrivé de France un
grand nombre de paffeports
pour les Vaiffeaux Mat
chands , & on en a envoyé
un pareil nombre en France.
Les Vaiffeaux François vien
276 MERCURE
nent librement dans les
ports d'Angleterre.
Les lettres de Jerſey por
tent que les habitans de cette
Ifle recommençoient à negocier avec ceux de Saint
Malo. Il y a fur la Tamife
un fort grand nombre de
Navires chargez de blé pour
aller negocier en France , il
y en a trente prêtes à faire
voile vers Bordeanx pour y
acheter des vins & des eaux
de vie.
Les lettres d'Edimbourg
la fufpenfion aflurent que
d'armes par mer & par terre
GALANT. 277
pour quatre mois avec la
France & l'Espagne , avoit
été publiée en Ecoffe , que
les Cameroniens qui s'étoient aſſemblez en grand
nombre dans les champs
fous pretexte de prier Dieu
à leur maniere fanatique ,
s'étoient difperfez , fitôt
qu'ils eurent appris qu'on
venoit à eux dans le deffein
de les attaquer.
On mande de Porfmouth
que le Comte de Lexincton
avoit fait voile le 26. Septembre avec un vent favo
rable , comme il continue
278 MERCURE
# longtemps , on ne doute
point qu'il ne foit arrivé
prefentement en Eſpagne.
Le Comte de Portmore
qui commandoit les troupes Angloifes en Portugal,
eft arrivé à Londres avec
plufieurs Officiers , Les Chevaliers Lake & Willaker y
font auffi revenus des Dunes
ils ont laiffé le Commandement de leurs Efcadres au
Chevalier Wagger, on croit
que ces Vaiffeaux feront
defarmez dans peu ; plufieurs Officiers des troupes
de terre ont obtenu la per-
GALANT. 279
miffion de fe demettre de
deurs charges qui ont été
remplies par des perfonnes
affectionnées
nement prefent.
au GouverOn a appris par quatre
Vaiffeaux Marchands venans des Ifles de S. Chrif
tophle , que le fieur Caffare
avec fon Efcadre avoit debarqué trois mille hommes
dans l'ifle de Montferat ,
s'en étoit emparé , à la réferve d'un Fort fitué fur le
haut d'une montagne efcarpée. qu'il avoit brulé tous
les Vaiffeaux qu'il y avoit
1
280 MERGURE
tronvé , & qu'il avoit demeuré plufieurs jours dans
I'lle , qu'il paroiffoit avoir
deffein d'attaquer les Ifles
de Nieves , de S. Chrofto
phle & d'Antigoa Ổn avoit
envoyé plufieurs Corvettes
au devant de la Flote du
Brefil , qui font revenues
du Cap faint Vincent parce
que plufieurs Armatenrs
François & dix ou douze
Vaiffeaux Algeriens croifoient fur les côtes du Royaume d'Algarve.
On mande de Lisbone
que toutes les lettres de Gi
GALANT. 281
braltar portent que les
Troupes Hollandoiſes qui
y eftoient en garniſon , étoient embarquées , & qu'-
elles n'attendoient qu'un
vent favorable pour retourner en Hollande ; La Reine
de la grande Brergane a
fait fçavoir au Roy de Portugalla fufpenfion d'armes.
qu'elle avoit conclue avec
la France & l'Espagne ; ce
Prince luy a repondu que
comme il ne s'étoit engagé
dans cette guerre qu'à fa
confideration il luy remet
toit fes interefts entre les
A a
282 MERCURE
mains & qu'il confentoit a
la fufpenfion d'armes.
Milord Godolfin , cy devant grand Treforier d'Angleterte qui avoit efté nommé en 1678. par le Roy
Charles II. l'un des Seigneurs de la Treforerie ,
principal Secretaire d'Etat
en 1684. & enfuite premier
Commiſſaire de la Treforeric , fut créé Baron d'Angleterre la mêmeannée fous
le titre de Baron de Godolfin Rialton fous le Regne
du Roy Jacques II. il fut
Chambellan de la Reine &
GALANT 283
refta l'un des Commiffaires
de la Treforerie lorfque
le Prince d'Orange debarqua en 1688. il fut l'un des
Commlffaires pour aller
traiter avec ce Prince
lors qu'il fut clevé fur la
Trône , ce Seigneur fut
&
continué dans la place de
Commiffaire de la Treforerie & fait Confeiller du
Confeil privé , aprés avoir
efté quatre fois un des Seigneurs Jufticiers d'Angle
terre fous le Regne du Roy
Guillaume & de la Reine
Anne , il fut fait grand
a
284 MERCURE
Chancelier d'Angleterre ,
puis Chevalier de la Jartiere
en 1704. il fut l'un des
Commiffaires nommez en
1706. pour traiter de l'union entre l'Angleterre &
Ecoffe , & la mefme année
fut crée Vicomte de Rialton
& Comte de Godolfin ; il
mourut de la pierre le 26.
Septembre 1712. dans la
maifon du Duc de Marlebouroug à S. Albans , agé
d'environ 67. ans. Milord
Rialton fon fils , Gendre de
Milord Marlebouroug luy
fuccede dans fest titres &
dans fes biens.
La Reine adonné unRegiment au General Stanhope
qui a prêté les fermens.
Le Comte de Lexincton
GALANT 275
partit le 24. Septembre de
Londres pour aller s'embarquer à Porfmouth , fur un
Vaiffeau de guerre qui le
doit tranſporter à la Corogne , d'où il fe rendra à
Madrid.
On prepare à3 Londres
l'Hôtel de Leiceſter pour le
Duc d'Aumont , qu'on y
attend dans peu.
Il eſt arrivé de France un
grand nombre de paffeports
pour les Vaiffeaux Mat
chands , & on en a envoyé
un pareil nombre en France.
Les Vaiffeaux François vien
276 MERCURE
nent librement dans les
ports d'Angleterre.
Les lettres de Jerſey por
tent que les habitans de cette
Ifle recommençoient à negocier avec ceux de Saint
Malo. Il y a fur la Tamife
un fort grand nombre de
Navires chargez de blé pour
aller negocier en France , il
y en a trente prêtes à faire
voile vers Bordeanx pour y
acheter des vins & des eaux
de vie.
Les lettres d'Edimbourg
la fufpenfion aflurent que
d'armes par mer & par terre
GALANT. 277
pour quatre mois avec la
France & l'Espagne , avoit
été publiée en Ecoffe , que
les Cameroniens qui s'étoient aſſemblez en grand
nombre dans les champs
fous pretexte de prier Dieu
à leur maniere fanatique ,
s'étoient difperfez , fitôt
qu'ils eurent appris qu'on
venoit à eux dans le deffein
de les attaquer.
On mande de Porfmouth
que le Comte de Lexincton
avoit fait voile le 26. Septembre avec un vent favo
rable , comme il continue
278 MERCURE
# longtemps , on ne doute
point qu'il ne foit arrivé
prefentement en Eſpagne.
Le Comte de Portmore
qui commandoit les troupes Angloifes en Portugal,
eft arrivé à Londres avec
plufieurs Officiers , Les Chevaliers Lake & Willaker y
font auffi revenus des Dunes
ils ont laiffé le Commandement de leurs Efcadres au
Chevalier Wagger, on croit
que ces Vaiffeaux feront
defarmez dans peu ; plufieurs Officiers des troupes
de terre ont obtenu la per-
GALANT. 279
miffion de fe demettre de
deurs charges qui ont été
remplies par des perfonnes
affectionnées
nement prefent.
au GouverOn a appris par quatre
Vaiffeaux Marchands venans des Ifles de S. Chrif
tophle , que le fieur Caffare
avec fon Efcadre avoit debarqué trois mille hommes
dans l'ifle de Montferat ,
s'en étoit emparé , à la réferve d'un Fort fitué fur le
haut d'une montagne efcarpée. qu'il avoit brulé tous
les Vaiffeaux qu'il y avoit
1
280 MERGURE
tronvé , & qu'il avoit demeuré plufieurs jours dans
I'lle , qu'il paroiffoit avoir
deffein d'attaquer les Ifles
de Nieves , de S. Chrofto
phle & d'Antigoa Ổn avoit
envoyé plufieurs Corvettes
au devant de la Flote du
Brefil , qui font revenues
du Cap faint Vincent parce
que plufieurs Armatenrs
François & dix ou douze
Vaiffeaux Algeriens croifoient fur les côtes du Royaume d'Algarve.
On mande de Lisbone
que toutes les lettres de Gi
GALANT. 281
braltar portent que les
Troupes Hollandoiſes qui
y eftoient en garniſon , étoient embarquées , & qu'-
elles n'attendoient qu'un
vent favorable pour retourner en Hollande ; La Reine
de la grande Brergane a
fait fçavoir au Roy de Portugalla fufpenfion d'armes.
qu'elle avoit conclue avec
la France & l'Espagne ; ce
Prince luy a repondu que
comme il ne s'étoit engagé
dans cette guerre qu'à fa
confideration il luy remet
toit fes interefts entre les
A a
282 MERCURE
mains & qu'il confentoit a
la fufpenfion d'armes.
Milord Godolfin , cy devant grand Treforier d'Angleterte qui avoit efté nommé en 1678. par le Roy
Charles II. l'un des Seigneurs de la Treforerie ,
principal Secretaire d'Etat
en 1684. & enfuite premier
Commiſſaire de la Treforeric , fut créé Baron d'Angleterre la mêmeannée fous
le titre de Baron de Godolfin Rialton fous le Regne
du Roy Jacques II. il fut
Chambellan de la Reine &
GALANT 283
refta l'un des Commiffaires
de la Treforerie lorfque
le Prince d'Orange debarqua en 1688. il fut l'un des
Commlffaires pour aller
traiter avec ce Prince
lors qu'il fut clevé fur la
Trône , ce Seigneur fut
&
continué dans la place de
Commiffaire de la Treforerie & fait Confeiller du
Confeil privé , aprés avoir
efté quatre fois un des Seigneurs Jufticiers d'Angle
terre fous le Regne du Roy
Guillaume & de la Reine
Anne , il fut fait grand
a
284 MERCURE
Chancelier d'Angleterre ,
puis Chevalier de la Jartiere
en 1704. il fut l'un des
Commiffaires nommez en
1706. pour traiter de l'union entre l'Angleterre &
Ecoffe , & la mefme année
fut crée Vicomte de Rialton
& Comte de Godolfin ; il
mourut de la pierre le 26.
Septembre 1712. dans la
maifon du Duc de Marlebouroug à S. Albans , agé
d'environ 67. ans. Milord
Rialton fon fils , Gendre de
Milord Marlebouroug luy
fuccede dans fest titres &
dans fes biens.
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Résumé : Nouvelles d'Angleterre.
Le document décrit plusieurs événements politiques et militaires en Angleterre et en Europe. La Reine a accordé un régiment au Général Stanhope, qui a prêté serment. Le Comte de Lexington a quitté Londres le 24 septembre pour se rendre à Portsmouth, d'où il a embarqué pour Madrid via La Corogne. À Londres, l'Hôtel de Leicester est préparé pour l'arrivée du Duc d'Aumont. Un grand nombre de passeports pour les vaisseaux marchands ont été échangés entre la France et l'Angleterre, permettant aux vaisseaux français de naviguer librement dans les ports anglais. Les habitants de Jersey ont repris leurs négociations avec ceux de Saint-Malo. De nombreux navires chargés de blé sont prêts à partir pour Bordeaux afin d'y acheter du vin et des eaux-de-vie. En Écosse, la suspension des armes avec la France et l'Espagne a été publiée, et les Cameroniens se sont dispersés après avoir appris qu'ils seraient attaqués. Le Comte de Lexington a quitté Portsmouth le 26 septembre pour l'Espagne. Le Comte de Portmore, commandant des troupes anglaises au Portugal, est revenu à Londres avec plusieurs officiers. Des nouvelles des îles de Saint-Christophe indiquent que le sieur Caffare a débarqué trois mille hommes à Montserrat et a brûlé plusieurs vaisseaux. À Lisbonne, les troupes hollandaises à Gibraltar sont prêtes à retourner en Hollande, et le roi du Portugal a accepté la suspension des armes. Le document mentionne également la carrière et la mort de Milord Godolfin, ancien grand trésorier d'Angleterre, survenue le 26 septembre 1712.
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2667
p. 285-288
Nouvelles de Paris.
Début :
Le 23. Octobre on chanta le Te Deum dans l'Eglise [...]
Mots clefs :
Paris, Te Deum, Carrosse, Église
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Paris.
Nouvelles de Paris.
Le 2 3. Octobre on chanta
le Te Deum dans l'Eglife
Metropolitaine en action
de graces de la prife du
Quefnoy. Le Cardinal de
Noailles , Archevefque de
Paris officia , & les Prelats
qui eftoient à Paris s'y trou
verent , le Chancelier de
France y affifta , de mefme
que les Cours fuperieures
qui y avoient efté invitées
par le fieur des Granges
Maistre des ceremonies le
>
286 MERGURE
27 on fit la mefme ceremonie en action de graces de
la prife de Bouchain.
*
Le fieur Cornelio Bentivoglio , Archeveſque de
Carthage, Nonce ordinaire
du Pape , fit fon entrée pu
blique en cette Ville Di,
manche 23 Octobre.
Le Comte d'Harcourt &
le Chevalier de Sainctor ,
Introducteur des Ambaffadeurs allerent le prendre
dans le Caroffe du Roy au
Monaftere de Picpus , la
marche fe fit en cet ordre.
Le Caroffe de l'Introducteur.
GALANT 287
Celuy du Comte d'HarCourt.
La Livrée du Nonce à
pied , fon Ecuyer & fes
Pages à Cheval.
Le Caroffe du Roy.
Celuy de Monfeigneur
le Duc de Berry.
Celuy de Madame la
Ducheffe de Berry.
Celuy de Madame..
Celuy de Monfieur le
Duc d'Orleans.
Celuy de Madame la
Ducheffe d'Orleans.
Ceux de la Princeffe de
Condé, de la Ducheffe de
288 MERCURE
Bourbon , de la Princeffe
Douairiere de Conty , de la
Princeffe de Conty & du
Prince de Conty.
Ceux de Monfieur le
Duc du Maine , de Madame
la Ducheffe du Maine , de
Madame la Ducheffe de
Vendofme , de Monfieur le
Comte de Touloufe , &
celuy du Marquis de Torcy,
Miniftre & Secretaire d'Etat;
enfuite ceux du Nonce.
Le 25. il fut conduit à
Verfailles par Mr. Sainctor,
oùl'on fit à fon arrivée les
ceremonies accoutumées,
Le 2 3. Octobre on chanta
le Te Deum dans l'Eglife
Metropolitaine en action
de graces de la prife du
Quefnoy. Le Cardinal de
Noailles , Archevefque de
Paris officia , & les Prelats
qui eftoient à Paris s'y trou
verent , le Chancelier de
France y affifta , de mefme
que les Cours fuperieures
qui y avoient efté invitées
par le fieur des Granges
Maistre des ceremonies le
>
286 MERGURE
27 on fit la mefme ceremonie en action de graces de
la prife de Bouchain.
*
Le fieur Cornelio Bentivoglio , Archeveſque de
Carthage, Nonce ordinaire
du Pape , fit fon entrée pu
blique en cette Ville Di,
manche 23 Octobre.
Le Comte d'Harcourt &
le Chevalier de Sainctor ,
Introducteur des Ambaffadeurs allerent le prendre
dans le Caroffe du Roy au
Monaftere de Picpus , la
marche fe fit en cet ordre.
Le Caroffe de l'Introducteur.
GALANT 287
Celuy du Comte d'HarCourt.
La Livrée du Nonce à
pied , fon Ecuyer & fes
Pages à Cheval.
Le Caroffe du Roy.
Celuy de Monfeigneur
le Duc de Berry.
Celuy de Madame la
Ducheffe de Berry.
Celuy de Madame..
Celuy de Monfieur le
Duc d'Orleans.
Celuy de Madame la
Ducheffe d'Orleans.
Ceux de la Princeffe de
Condé, de la Ducheffe de
288 MERCURE
Bourbon , de la Princeffe
Douairiere de Conty , de la
Princeffe de Conty & du
Prince de Conty.
Ceux de Monfieur le
Duc du Maine , de Madame
la Ducheffe du Maine , de
Madame la Ducheffe de
Vendofme , de Monfieur le
Comte de Touloufe , &
celuy du Marquis de Torcy,
Miniftre & Secretaire d'Etat;
enfuite ceux du Nonce.
Le 25. il fut conduit à
Verfailles par Mr. Sainctor,
oùl'on fit à fon arrivée les
ceremonies accoutumées,
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Résumé : Nouvelles de Paris.
En octobre, plusieurs événements marquants eurent lieu à Paris. Le 23 octobre, un Te Deum fut célébré à la cathédrale métropolitaine pour commémorer la prise de la ville de Quesnoy. Le cardinal de Noailles, archevêque de Paris, présida la cérémonie en présence de prélats, du chancelier de France et des cours supérieures. Le 27 octobre, une cérémonie similaire fut organisée pour la prise de Bouchain. Le 23 octobre, l'archevêque de Carthage, Cornelio Bentivoglio, nonce ordinaire du Pape, fit son entrée publique à Paris. Il fut accueilli par le comte d'Harcourt et le chevalier de Sainctor, qui l'accompagnèrent depuis le monastère de Picpus. La procession inclut les carrosses des dignitaires et des membres de la famille royale, ainsi que la suite du nonce. Le 25 octobre, le nonce fut conduit à Versailles par Monsieur Sainctor, où les cérémonies habituelles furent observées à son arrivée.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2668
p. 289-293
Nouvelles de Hollande.
Début :
Le 26. Septembre le Comte d'Albemarle arriva à la [...]
Mots clefs :
Hollande, Comte d'Albemarle, Plénipotentiaires, Négociations, Armée des Alliés
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Hollande.
Nouvelles de Hollande.
Le 26. Septembre le
Comte d'Albemarle arriva
à la Haye de Tournay. Il y
eut le même jour une Conference à Utrecht entre les
Miniftres des Alliez. M.
l'Evêque de Briſtol traita ce
jour-là magnifiquement les
Plenipotentiaires deFrance,
le Comte de Tarouca Plenipotentiaire de Portugal ,
& les Plenipotentiaires de
Savoye. Le 29. le Maréchal
de Huxelles a auffi donné
Bb Octobre
1712.
190 MERCURE
un repas trés- magnifique
aux Plenipotentiaires d'Angleterre , de Portugal & de
Savoye.
I
Le premier Octobre le
Comte Maffei Plenipoten
tiaire du Duc de Savoye ar
riva de Londres à la Haye,
& le lendemain il fe rendit
à Utrecht, où le Sieur Har
ley Envoyé de la Reine de
la Grande Bretagne arri5.
ya le
nover. Les. negociations
fonttoûjours au même état,
On ne parle point encore
d'une Conference genede la Cour d'Ha.
GALANT. 291
rale entre les Plenipoten
tiaires des deux partis : On
efpere pourtant qu'on en
conviendra bientôt. Le ro.
de ce mois les Plenipotentiaires des Alliez eurent entr'eux une Conference ; le
même jour les Plenipotentiaires de France confererent avec ceux d'Angleterre. L'armée des Alliez eft
toûjours campée au- deçà de
la Trouille où elle fouffre
beaucoup faute de fourrage , qu'elle eft obligée d'aller chercher aux environs
de Bruxelles , enforte qu'il
Bbij
292 MERCURE
faudra lui faire voiturer du
fourrage fec jufqu'à ce que
l'armée Françoiſe decampe.
LePrince Eugene a été contraint de faire des détachemens de temps en temps
pour renforcer les garniſons
des places les plus expolées.
Le 4 Octobreles Regimens
de Cavalerie & de Dragons
de Tilly , de Dopf, d'Er
bach , & de Honderbecn
arriverent à Bruxelles , ils
doivent continuer leur
route vers Mastricht. Le
mille hommes arrive,
rent à Hall prés de Bruxel5.
GALANT. 293
les pour renforcer les garnifons des places du Brabant. Le Comte de Tilly
qui commande les troupes
de cet Etat eft tombé malade , il devoit partir pour
aller auxbains d'Aix la Chapelle ; fa maladie eft tellement augmentée, qu'il n'eſt
point en état de partir. Le.
Prince Hereditaire de Hef
fe Caffel conimande en fa
place les troupes de l'Etat
Le 26. Septembre le
Comte d'Albemarle arriva
à la Haye de Tournay. Il y
eut le même jour une Conference à Utrecht entre les
Miniftres des Alliez. M.
l'Evêque de Briſtol traita ce
jour-là magnifiquement les
Plenipotentiaires deFrance,
le Comte de Tarouca Plenipotentiaire de Portugal ,
& les Plenipotentiaires de
Savoye. Le 29. le Maréchal
de Huxelles a auffi donné
Bb Octobre
1712.
190 MERCURE
un repas trés- magnifique
aux Plenipotentiaires d'Angleterre , de Portugal & de
Savoye.
I
Le premier Octobre le
Comte Maffei Plenipoten
tiaire du Duc de Savoye ar
riva de Londres à la Haye,
& le lendemain il fe rendit
à Utrecht, où le Sieur Har
ley Envoyé de la Reine de
la Grande Bretagne arri5.
ya le
nover. Les. negociations
fonttoûjours au même état,
On ne parle point encore
d'une Conference genede la Cour d'Ha.
GALANT. 291
rale entre les Plenipoten
tiaires des deux partis : On
efpere pourtant qu'on en
conviendra bientôt. Le ro.
de ce mois les Plenipotentiaires des Alliez eurent entr'eux une Conference ; le
même jour les Plenipotentiaires de France confererent avec ceux d'Angleterre. L'armée des Alliez eft
toûjours campée au- deçà de
la Trouille où elle fouffre
beaucoup faute de fourrage , qu'elle eft obligée d'aller chercher aux environs
de Bruxelles , enforte qu'il
Bbij
292 MERCURE
faudra lui faire voiturer du
fourrage fec jufqu'à ce que
l'armée Françoiſe decampe.
LePrince Eugene a été contraint de faire des détachemens de temps en temps
pour renforcer les garniſons
des places les plus expolées.
Le 4 Octobreles Regimens
de Cavalerie & de Dragons
de Tilly , de Dopf, d'Er
bach , & de Honderbecn
arriverent à Bruxelles , ils
doivent continuer leur
route vers Mastricht. Le
mille hommes arrive,
rent à Hall prés de Bruxel5.
GALANT. 293
les pour renforcer les garnifons des places du Brabant. Le Comte de Tilly
qui commande les troupes
de cet Etat eft tombé malade , il devoit partir pour
aller auxbains d'Aix la Chapelle ; fa maladie eft tellement augmentée, qu'il n'eſt
point en état de partir. Le.
Prince Hereditaire de Hef
fe Caffel conimande en fa
place les troupes de l'Etat
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Résumé : Nouvelles de Hollande.
En septembre et octobre 1712, des événements diplomatiques et militaires ont marqué la Hollande. Le 26 septembre, le Comte d'Albemarle est arrivé à La Haye, et une conférence entre les ministres des Alliés a eu lieu à Utrecht. L'Évêque de Bristol a reçu les plénipotentiaires de France, du Portugal et de Savoie. Le 29 septembre, le Maréchal de Huxelles a offert un repas aux plénipotentiaires d'Angleterre, du Portugal et de Savoie. Le 1er octobre, le Comte Maffei et le Sieur Harley sont arrivés à La Haye. Les négociations restaient en suspens, sans conférence générale entre les plénipotentiaires. Le 20 octobre, les plénipotentiaires des Alliés et de France ont tenu des conférences. Sur le front militaire, l'armée des Alliés, campée au-delà de la Trouille, manquait de fourrage, obligeant le Prince Eugène à renforcer les garnisons. Le 4 octobre, des régiments de cavalerie et de dragons sont arrivés à Bruxelles. Le Comte de Tilly, malade, a été remplacé par le Prince Héritier de Hesse-Cassel.
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2669
p. 294-297
Disposition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Début :
Infanterie. En Queras, aux ordres de M. le Chevalier de [...]
Mots clefs :
Armée du Dauphiné, Disposition des troupes, Infanterie
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texteReconnaissance textuelle : Disposition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Difpofition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Infanterie.
En Queras , aux ordres de
M. le Chevalier de Miro
menil , 2. bataillons.
Montaifon, 2. bataillons.
A Chanla du Col , la
Bour ,
2. bataillons.
A Rouillé , Sommery
dragons , 3.efcadrons.
ASezannes , Seve , 1. bat.
Sur le Mont Geneve, Bellafaire , 1. bataillon
GALANT... 295
Au col de l'Echelle , Vivarés ,
1. bataillon.
En Barcelonette , aux ordres de M. le Guerchois , la
Chennelaye , 2. bataillons.
Olleron ,
2.bataillons.
A Colmar, aux ordres de
M. d'Asfeld , Caftellas Suiffes , 3.
bataillons.
Caylus dragons , 3. efcad.
S. Martin d'Arc , aux ordres de M. de Maulevrier ,
Vermandois ,. 2. bat.
Thierache , 2. bat.
gon's ,
Afaint Jean , Foix dra3. eſcadrons.
A la tête de la TarenBb iiij.
296 MERCURE
taife , aux ordres de M. de
Prades ,
Damas,
La Lande dragons , 3 efcad.
Brie ,
2. bac
3. efcad
.
A Conflans
, aux ordres
.
de M. de Mauroy
, du
Troncq,
3. efcad.
Heudicourt , 2. efcad.
Mallau , 2. efcad.
Germinon, 2. efcad.
Marcillac , 2. eſcad.
ANice,
d'Egrigny, 2.bat.
A
Villefranche ,
-Payfac, 1. bat.
AMonaco , Royal Rouf
fillon ,
1. bat
A
Briançon , Royal Ar-
GALANT 297
tillerie ,
1 bataillon.
Bataillons 27.
Eſcadrons 26
Infanterie.
En Queras , aux ordres de
M. le Chevalier de Miro
menil , 2. bataillons.
Montaifon, 2. bataillons.
A Chanla du Col , la
Bour ,
2. bataillons.
A Rouillé , Sommery
dragons , 3.efcadrons.
ASezannes , Seve , 1. bat.
Sur le Mont Geneve, Bellafaire , 1. bataillon
GALANT... 295
Au col de l'Echelle , Vivarés ,
1. bataillon.
En Barcelonette , aux ordres de M. le Guerchois , la
Chennelaye , 2. bataillons.
Olleron ,
2.bataillons.
A Colmar, aux ordres de
M. d'Asfeld , Caftellas Suiffes , 3.
bataillons.
Caylus dragons , 3. efcad.
S. Martin d'Arc , aux ordres de M. de Maulevrier ,
Vermandois ,. 2. bat.
Thierache , 2. bat.
gon's ,
Afaint Jean , Foix dra3. eſcadrons.
A la tête de la TarenBb iiij.
296 MERCURE
taife , aux ordres de M. de
Prades ,
Damas,
La Lande dragons , 3 efcad.
Brie ,
2. bac
3. efcad
.
A Conflans
, aux ordres
.
de M. de Mauroy
, du
Troncq,
3. efcad.
Heudicourt , 2. efcad.
Mallau , 2. efcad.
Germinon, 2. efcad.
Marcillac , 2. eſcad.
ANice,
d'Egrigny, 2.bat.
A
Villefranche ,
-Payfac, 1. bat.
AMonaco , Royal Rouf
fillon ,
1. bat
A
Briançon , Royal Ar-
GALANT 297
tillerie ,
1 bataillon.
Bataillons 27.
Eſcadrons 26
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Résumé : Disposition des troupes de l'armée de Dauphiné.
Le document décrit la répartition des troupes de l'armée de Dauphiné, incluant l'infanterie et la cavalerie, dans diverses localités sous le commandement de différents officiers. En Queras, Montaifon et Chanla du Col, on trouve respectivement 2 bataillons sous les ordres du Chevalier de Miro menil, du Chevalier de Montaifon et de la Bour. À Rouillé, les dragons de Sommery comptent 3 escadrons. À Sezannes, le bataillon de Seve est présent. Sur le Mont Geneve, le bataillon de Bellafaire est stationné. Au col de l'Echelle, le bataillon de Vivarés est positionné. En Barcelonette, les bataillons de Chennelaye et Olleron sont sous les ordres de M. le Guerchois. À Colmar, les Castellas Suisses comptent 3 bataillons et les dragons de Caylus 3 escadrons sous les ordres de M. d'Asfeld. À Saint Martin d'Arc, les bataillons de Vermandois et Thierache ainsi que les dragons de Foix avec 3 escadrons sont sous les ordres de M. de Maulevrier. À la tête de la Tarentaise, les dragons de Damas et de La Lande comptent 3 escadrons chacun et le bataillon de Brie est présent sous les ordres de M. de Prades. À Conflans, plusieurs escadrons de dragons sont stationnés sous les ordres de M. de Mauroy. À Nice et Villefranche, le bataillon de Payfac est présent. À Monaco, le bataillon de Royal Roussillon est stationné. Enfin, à Briançon, le bataillon de Royal Artillerie est stationné. En tout, il y a 27 bataillons et 26 escadrons.
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2670
p. 297-300
Ordre de bataille des troupes campées au Saulx Doux.
Début :
Droite. Mignons, 1. bataillon. Anjou, 2. bat. Bassigny, 2. bat. [...]
Mots clefs :
Ordre de bataille, Troupes, Saulx Doux
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texteReconnaissance textuelle : Ordre de bataille des troupes campées au Saulx Doux.
Ordre de bataille des troupes
campées au Saulx Donx..
Droite.
Mignons,
1.I bataillon.
Anjou ,
Baffigny ,
Blaifois,
2. bat.
2. bat.
2. bat,
Beauvoifis , 2. bat.
Angonnois ,
1. bati
L'Ile de France , 2. bat.
Boillieux ,
1. bat.
1.3. bataillons..
298 MERCURE
Flandres ,
Gauche.
Soiffonnois ,
La Marine,
Ponthieu ,
2.bataillons
2. bat..
3. bat
.
2. bat.
Sanzey ,
2. bat..
Dillon ,
1.bat
.
Boucke ,
1.bat..
Beuvick ,
2. bat.
Provence , 2.bat.
Perigord ,
1. bat..
Forêt , 2. bat..
Gâtinois 2. bat.
22. bataillons..
GALANT. 299
Referve.
Briouze ,
1. bat.
Rouffille , 1. bat.
2. bataillons..
Dragons.
Dauphin ,
Droite ,
Gauche,
Referve,
3. efcadrons.
Totaux.
Infanterie.
37.
De l'autre part ,
1-3 bat.
22 bat.
2. bat.
bataillons
.
27. bat.
64. bataillons
.
3.00 MERCURE
Cavalerie & Dragons.
Dé l'autre part , - 26. efcad.
Referve , 3. efcad.
29. cfcadrons.
campées au Saulx Donx..
Droite.
Mignons,
1.I bataillon.
Anjou ,
Baffigny ,
Blaifois,
2. bat.
2. bat.
2. bat,
Beauvoifis , 2. bat.
Angonnois ,
1. bati
L'Ile de France , 2. bat.
Boillieux ,
1. bat.
1.3. bataillons..
298 MERCURE
Flandres ,
Gauche.
Soiffonnois ,
La Marine,
Ponthieu ,
2.bataillons
2. bat..
3. bat
.
2. bat.
Sanzey ,
2. bat..
Dillon ,
1.bat
.
Boucke ,
1.bat..
Beuvick ,
2. bat.
Provence , 2.bat.
Perigord ,
1. bat..
Forêt , 2. bat..
Gâtinois 2. bat.
22. bataillons..
GALANT. 299
Referve.
Briouze ,
1. bat.
Rouffille , 1. bat.
2. bataillons..
Dragons.
Dauphin ,
Droite ,
Gauche,
Referve,
3. efcadrons.
Totaux.
Infanterie.
37.
De l'autre part ,
1-3 bat.
22 bat.
2. bat.
bataillons
.
27. bat.
64. bataillons
.
3.00 MERCURE
Cavalerie & Dragons.
Dé l'autre part , - 26. efcad.
Referve , 3. efcad.
29. cfcadrons.
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Résumé : Ordre de bataille des troupes campées au Saulx Doux.
Le document décrit l'ordre de bataille des troupes au Saulx Donx, divisé en trois sections : Droite, Gauche et Réserve. La section Droite compte 13 bataillons et 3 escadrons. La section Gauche inclut 12 bataillons et 26 escadrons. La Réserve comprend 2 bataillons et 3 escadrons. Au total, l'infanterie compte 64 bataillons et la cavalerie 29 escadrons.
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2671
p. 300-303
« Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...] »
Début :
Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...]
Mots clefs :
Utrecht, Plénipotentiaires, Comte de Strafford
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...] »
Les lettres d'Utrecht du
15. portent que les Plenipotentiaires des Provinces
Unies alltrent chez l'Evêque de Briftol , où étoit le
Comte de Strafford , & qu'-
aprés avoir conferé enfemble , les deux Plenipotentiaires d'Angleterre confererent avec les Plenipoten
GALANT. 301
tiaires de France ; que le
Comte de Strafford fut le
16. à la Haye , où il eut une
conference avec le Penfionnaire Heinfius & les
Deputez des Etats Generaux, & avec le Comte de
Zinzendorf. Il eft parti pour
LondresfurunYacht arrivé
à la Brille. On parle fort
d'augmenter la garnifonda
fort de la Kenoque entre:
Ypres & Nicuport , que les
ennemis ont furpris , & d'y
faire entrer des munitions
& des vivres avec le Lieutenant Colonel Carpenter
302 MERCURE
ce qui a mis en mouvement
durant pluſieurs jours les
garnifons de Lille, de Varneton , de Menin , & de
Courtray. Les bagages des
Officiers generaux de l'armée des alliez étoient en
marche, quelques troupes
commençoient à défiler , &
l'armée devoit marcher le
22. vers Soignies , pour s'y
feparer & entrer en quartier d'hyver.
Les Anglois , qui étoient
campez à Drongen prés de
Gand , font feparez ; ſeize
bataillons &cinq regimens
GALANT 303
de cavalerie font entrez
dans Gand , & le reſte dans
Bruges
15. portent que les Plenipotentiaires des Provinces
Unies alltrent chez l'Evêque de Briftol , où étoit le
Comte de Strafford , & qu'-
aprés avoir conferé enfemble , les deux Plenipotentiaires d'Angleterre confererent avec les Plenipoten
GALANT. 301
tiaires de France ; que le
Comte de Strafford fut le
16. à la Haye , où il eut une
conference avec le Penfionnaire Heinfius & les
Deputez des Etats Generaux, & avec le Comte de
Zinzendorf. Il eft parti pour
LondresfurunYacht arrivé
à la Brille. On parle fort
d'augmenter la garnifonda
fort de la Kenoque entre:
Ypres & Nicuport , que les
ennemis ont furpris , & d'y
faire entrer des munitions
& des vivres avec le Lieutenant Colonel Carpenter
302 MERCURE
ce qui a mis en mouvement
durant pluſieurs jours les
garnifons de Lille, de Varneton , de Menin , & de
Courtray. Les bagages des
Officiers generaux de l'armée des alliez étoient en
marche, quelques troupes
commençoient à défiler , &
l'armée devoit marcher le
22. vers Soignies , pour s'y
feparer & entrer en quartier d'hyver.
Les Anglois , qui étoient
campez à Drongen prés de
Gand , font feparez ; ſeize
bataillons &cinq regimens
GALANT 303
de cavalerie font entrez
dans Gand , & le reſte dans
Bruges
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Résumé : « Les lettres d'Utrecht du 15. portent que les Plenipotentiaires [...] »
En 1650, des événements diplomatiques et militaires marquants se déroulent. Le 15, les plénipotentiaires des Provinces-Unies rencontrent l'évêque de Bristol, où se trouve le comte de Strafford, puis confèrent avec les plénipotentiaires de France. Le 16, le comte de Strafford se rend à La Haye pour des conférences avec le pensionnaire Heinsius, les députés des États Généraux et le comte de Zinzendorf, avant de retourner à Londres. Sur le front militaire, des renforts sont envoyés pour renforcer la garnison entre Ypres et Nieuport, récemment surprise par les ennemis. Cette opération implique les garnisons de Lille, Varneton, Menin et Courtray. L'armée alliée, dirigée par le lieutenant-colonel Carpenter, se prépare à marcher vers Soignies pour y entrer en quartier d'hiver le 22. Parallèlement, les troupes anglaises, précédemment campées à Drongen près de Gand, se séparent : seize bataillons et cinq régiments de cavalerie entrent dans Gand, tandis que le reste se dirige vers Bruges.
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2672
p. 303-[305]
Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Début :
Le 18. fut employé à s'etendre le long du [...]
Mots clefs :
Bouchain, Flandres, Brèche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Nouvelles de Flandres.
Du
camp
devant Bouchain ce
19. Octobre
.
a
Le 18. fut employé à s'el
tendre le long du chemin
couvert, à perfectionner la
breche, & à combler le foffé , lequel à la gauche n'a
voit que deux pieds & demi
d'eau. Le 19. à onze heures
du matin , les affiegez bartirent la chamade , & en-
304 MERCURE
voyerent des ôtages pour
capituler. M. le Maréchal
leur declara qu'il pretendoit qu'ils fe rendiſſent à
difcretion , & qu'ils livraffent une porte le même
jour ; ce qu'ils accepterent.
La garnifon fortit le lendemain au nombre de cinq
cens hommes en état de
combattre.
La ville de Bouchain ,
dont les ennemis avoient
augmenté les fortifications
de plufieurs nouveaux ouvrages , a été prife en dix
jours de tranchée ouverte.
On
GALANT.
On a trouvé dans cette pla
ce dix- neuf pieces de canón
de bronze , & douze de fer,
avec plufieurs mortiers,
Du
camp
devant Bouchain ce
19. Octobre
.
a
Le 18. fut employé à s'el
tendre le long du chemin
couvert, à perfectionner la
breche, & à combler le foffé , lequel à la gauche n'a
voit que deux pieds & demi
d'eau. Le 19. à onze heures
du matin , les affiegez bartirent la chamade , & en-
304 MERCURE
voyerent des ôtages pour
capituler. M. le Maréchal
leur declara qu'il pretendoit qu'ils fe rendiſſent à
difcretion , & qu'ils livraffent une porte le même
jour ; ce qu'ils accepterent.
La garnifon fortit le lendemain au nombre de cinq
cens hommes en état de
combattre.
La ville de Bouchain ,
dont les ennemis avoient
augmenté les fortifications
de plufieurs nouveaux ouvrages , a été prife en dix
jours de tranchée ouverte.
On
GALANT.
On a trouvé dans cette pla
ce dix- neuf pieces de canón
de bronze , & douze de fer,
avec plufieurs mortiers,
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Résumé : Nouvelles de Flandres. Du camp devant Bouchain ce 19. Octobre.
Le 18 octobre, les troupes françaises ont progressé vers Bouchain et comblé le fossé. Le 19 octobre, les assiégés ont capitulé et livré une porte. La garnison, composée de cinq cents hommes, a quitté la ville le lendemain. Bouchain, renforcée par les ennemis, a été prise en dix jours. On y a trouvé trente et un canons et plusieurs mortiers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2673
p. [305]-306
Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Début :
Le General Grovvestin, Gouverneur de Bouchain, a arboré le drapeau [...]
Mots clefs :
Bouchain, Maréchal de Villars
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Au camp d'Hafpres ce 19.
Octobre 1712.
$
Copie d'une Lettre de M.N.
au Comte de Lyonne,
premier Ecuyer, alta
O LI & TO
Le General Grovveftin ,
Gouverneur de Bouchain ,
a arboré le drapeau blanc
à onze heures du matin ,
aprés dix jours de tranchée.
Cc Octobre
1712.
306 MERCURE.
M: le Maréchal de Villars,
na voulu le recevoir qu'à
diſcretion , ni lui promettre
aucunegrace qu'aprés avoir
livré les portes; après quoy
ila bien voulu ne point fairedépouiller les foldars , &
accorder les équipages aux
Officiers. Il les fait conduire à Rheims : ainfi ce
même General qui a fait
peur à la Champagne , y
feraconduit prifonnier avec
fa garniſon
Octobre 1712.
$
Copie d'une Lettre de M.N.
au Comte de Lyonne,
premier Ecuyer, alta
O LI & TO
Le General Grovveftin ,
Gouverneur de Bouchain ,
a arboré le drapeau blanc
à onze heures du matin ,
aprés dix jours de tranchée.
Cc Octobre
1712.
306 MERCURE.
M: le Maréchal de Villars,
na voulu le recevoir qu'à
diſcretion , ni lui promettre
aucunegrace qu'aprés avoir
livré les portes; après quoy
ila bien voulu ne point fairedépouiller les foldars , &
accorder les équipages aux
Officiers. Il les fait conduire à Rheims : ainfi ce
même General qui a fait
peur à la Champagne , y
feraconduit prifonnier avec
fa garniſon
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Résumé : Au camp d'Haspres ce 19. Octobre 1712. Copie d'une Lettre de M. N. au Comte de Lyonne, premier Ecuyer.
Le 19 octobre 1712, le général Grovestin, gouverneur de Bouchain, hissa le drapeau blanc après dix jours de siège. Le maréchal de Villars exigea la livraison des portes de la ville avant toute négociation. Les soldats purent conserver leurs effets personnels et les officiers leurs équipages. Grovestin et sa garnison furent conduits à Reims.
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2674
s. p.
TABLE.
Début :
Avanture nouvelle, 3 Divertissement donné depuis peu à une noce [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
Vanture nouvelle,
A
Divertiſſement donné
depuis peu à une noce d'un
Officier general, 33
Extrait deplufieurs lettres du
-camp devant le Quesnoy,
$7
Lettre de Monſieur le Marquis de Broße à... amSujet de lapriſe du Quesnoy,
64
Morts, 71
Remplacement fait par le Ray
Caij
TABLE.
Idans la Marine , à Ram
boüillet , 73
Relation de ce qui s'eft paßé à:
Roſes, 799
Relation de l'Audiance de M.
d'Agatopolis au Sophi de
S. Perfe 85:
Qrdre de bataille de l'armée du
Rhin, 89
Le pere rival de fon fils ,
109
Fable adreffée à Mercure ,
Peur de Cupidon,
128-
Mort ,
: 131
Enigme ,
135
Dons du Roy, ∙139
TABLE
Paraphrafe , ou Explication
du Tableau de la Vie hu
maine , de Cebes Thebain
de Grece , difciple de So
crate, & Philofophe moral ,
P45
Caprice amoureux 207
Hiftoire de Zacker & de
Bouladabas ,
212
Parodie de l'Enigme , dont le
mot eft les dez ,
243
Envoy parJerico le brutal,
82545€
Enigme,
247
Mariage,
249
Morts,
250
Promotion de Confeillers-
TABLE..
d'Etat , 253
Nouvelles d'Espagne, 254
Nouvelles d'Allemagne , 259
Etat des troupes Allemandes
qui font campagne avec
celles de M.le Duc de Sa- .
voye en Juillet 1712 265
Etat des troupes de M. le Duc
de Savoye en entrant en
campagne en Juillet 1.712.
3270
Nouvelles d'Angleterre, 274
Nouvelles de Paris ,
€285
Nouvelles de Hollande , 289
Ordre de bataille de l'armée
du Dauphiné, 21294
Nouvelles de Flandres , 393:
TABLE.
Copie d'une Lettre de M. N..
à M. le Comte de Lyonne,,
premier Ecuyer, 305i
Fin de la Table.
Vanture nouvelle,
A
Divertiſſement donné
depuis peu à une noce d'un
Officier general, 33
Extrait deplufieurs lettres du
-camp devant le Quesnoy,
$7
Lettre de Monſieur le Marquis de Broße à... amSujet de lapriſe du Quesnoy,
64
Morts, 71
Remplacement fait par le Ray
Caij
TABLE.
Idans la Marine , à Ram
boüillet , 73
Relation de ce qui s'eft paßé à:
Roſes, 799
Relation de l'Audiance de M.
d'Agatopolis au Sophi de
S. Perfe 85:
Qrdre de bataille de l'armée du
Rhin, 89
Le pere rival de fon fils ,
109
Fable adreffée à Mercure ,
Peur de Cupidon,
128-
Mort ,
: 131
Enigme ,
135
Dons du Roy, ∙139
TABLE
Paraphrafe , ou Explication
du Tableau de la Vie hu
maine , de Cebes Thebain
de Grece , difciple de So
crate, & Philofophe moral ,
P45
Caprice amoureux 207
Hiftoire de Zacker & de
Bouladabas ,
212
Parodie de l'Enigme , dont le
mot eft les dez ,
243
Envoy parJerico le brutal,
82545€
Enigme,
247
Mariage,
249
Morts,
250
Promotion de Confeillers-
TABLE..
d'Etat , 253
Nouvelles d'Espagne, 254
Nouvelles d'Allemagne , 259
Etat des troupes Allemandes
qui font campagne avec
celles de M.le Duc de Sa- .
voye en Juillet 1712 265
Etat des troupes de M. le Duc
de Savoye en entrant en
campagne en Juillet 1.712.
3270
Nouvelles d'Angleterre, 274
Nouvelles de Paris ,
€285
Nouvelles de Hollande , 289
Ordre de bataille de l'armée
du Dauphiné, 21294
Nouvelles de Flandres , 393:
TABLE.
Copie d'une Lettre de M. N..
à M. le Comte de Lyonne,,
premier Ecuyer, 305i
Fin de la Table.
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Résumé : TABLE.
Le document est une table des matières d'une publication contenant divers textes et rapports. Les sections incluent des divertissements, des lettres, des relations d'événements militaires et des nouvelles de différentes régions. Les points essentiels comprennent des extraits de lettres sur la prise du Quesnoy, des rapports militaires en Flandres, en Allemagne, en Espagne, en Angleterre, en Hollande et en Dauphiné. Le texte mentionne également des promotions, des décès, des dons royaux, des fables, des énigmes et des histoires diverses. Des sections spécifiques sont dédiées à des explications philosophiques et à des parodies. Les nouvelles et les rapports militaires couvrent des périodes précises, comme l'état des troupes en juillet 1712. Le document se termine par une copie de lettre adressée à M. le Comte de Lyonne.
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2675
p. 28-40
ETERNUEMENS.
Début :
Il ne faut point écouter Sigonius*, lors qu'il dit [...]
Mots clefs :
Éternuements, Coutumes, Prométhée, Monomotapa, Saluer, Floride
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texteReconnaissance textuelle : ETERNUEMENS.
ETERNUEMENS.
Il ne faut point écouter
Sigonius *, lors qu'il dit
que la coutume de saluer
ceux qui ecernuenct & prier
Dieu pour eux, vient de
ce qu'autemps de saint
Grégoire plusieurs mouroienten éternuant ou en
bâillant.Aristote, dans lhistoire des animaux
,
livre
second de aiileurs, parle de
cet éternuement & de ses
causes.
*•Lii-i.kift-:€rrg-JtnL
Le Poëte Grec cité dans
le second livre duFlorilepumy badinant sur certain
grand nez au bout duquel
la main ne pouvoic pas arriver, dit:
Non potis est proclus digitis
emungerenasum
;
Narpqne estpronasimole p_
,
JjllamanuS)
tJectiocat Ille Jovem ftfrntitans;quippenecaudit,
Sternutamentum tam procul
aure sonat.
Les anciens Hebreux Ci-
luoient de même ceux qui
éternuaient, & leur di-
-
soient: Que cette médecin*
serve à vôtre salut.
Les Grecs même des premiers temps croyoientque
l'éternuëment dépendoit
de quelque chosede divin, ôc en établissoientCerés pour la Divinité, au
rapport de Suidas. Socrate
consultois cet éternuëment
comme son devin,ditPlutarque.
On voir la même coûtume de ce salut chez les La
tins. Tibere l'exigeoit lors
qu'il éternuoit, & le rendoit aussià ceux qui éternuoient, au rapport de Pline, 1.18. ch. 2. Petr. dit que
Gitoncouché ,oi/eEliont (pititm jamplenus continuoita
sternutaviy,utgrabatum concuteret, ad quemmotum Eumolpus salvere Gitona jubtt, -.., '; Apulée livre 9. racontant
l'histoire du jeune homme
"'-' que la femme de Foulon
fit mettre fous une table
d'osier, sur laquelle étoient
étendues des étoffes qui
blanchissoient à la fumée
du souffre, il dit:Acerrimo
gravique odoresulfuris ju'Venis injecutus atque obnubilatusyinterclujoJpiritu diffluebat, atque, ut efl ingenium
wivacismetalii, erebras ei.
Jlernutattones commovebat.
Adatitus è regione mulieris
accipiebat sonum sternutationu;cumqueputaret ab easterhutamentuni' proficisei,solito
flrmon-e salutem eiprecabatur. Cum iteraretur rursum
,
tandem suspicatur,~impuUa mensa, remotâque caOea producit hominem crebros
anheljtHS agre efflantem.
L'éternuëment au sortir
de table étoitreputé malheureux, selonPline
On fléchissoitle genou,
en priant pour celui qui éternuoit, ditAthenc'e.
On rapporte plusieurs.
causesde cet éternuëment:
mais en voici la premiere
& la veritable, ièlon*.*
.,' Prometée ayantformé
lafigure de l'homme, fit
venir le lievre, le renard
,
le pan, le tigre, le lion 2c
l'âne, pour prendre dechacun de ces animaux une petite partie, & les souffler
dans l'homme. L'hommeainsi compote de pieces&
de morceaux, & de ces-par4
ties-là, commença a. vivre
& à relpirer. La terre, qui
composoitlatête,& le cerveau, ayant encoredel'humidité, & lesautresmembres étantsecs,!a premiereenviequ'eutl'homme
,
ce fut d'éternuer. Ilhaussala
tête deux ou trois fois, &
éternua enfin avec un bruit
épouvantable. Tousles animaux, qui,
étoientencore »
presens,s'enfuirent de peun
Prometée
,.
fin & penetrant.
dans l'avenir, jugea par là
que l'homme auroitl'empire sur tous les autres animuaux, puis qu'avec un signe detête & un peu de
bruit il les avoit
ainsi
épouvantez & fait fuirdevant
lui. Il le taliiaaufluot roy
des animaux ,& pria Dieu
que cela lui rciiisî-. En mémoire de cetéternuëment,
qui a
fait declarcr l'homj:".,- me le maître des arumaux
,
on le saluë quand il éter-.
nuë.
D'autres racontent la
chose de cette maniere..
Prometée ayant: formé
l'homme
,
obtint de-Minerve sa patrone d'aller faire un tour dans les Cieux,
pour en tirer de quoy persectionner son ouvrage. Ii
porte un flambeau fous son;
manteau, l'allume au Soleil )'& redescend promptement vers son homme ;
il
lui met le feu à la tête: mais
le cerveau humide, à l'approche de ce feu & de cette
lumiere du Soleil, lâcheunéternuement violent qui éteint le flambeau de Prometée. Celui-ci en fureur
devoirque le premiertrait
de l'homme eût été d'éteindre sa lumiere, ôc que
sa peineétoit perduë
,
alloit prendreun caillou pour
casser la tête à l'homme,
lors qu'il éternua une seconde fois avec violence,
,& ralluma par ce souffle le
flambeau de Prometée. Ce.
lui-ci bien content, selicita l'homme sur la lumiere
qu'il venoit de recouvrer,
& souhaita pour lui qu'il en
usâtmieux
,
& ne la risquât
plus. Le vœua étéinutile:
mais la memoire en est ret
tée. Une troisiéme opinion
assure que l'avanture fut
telle.
Promettée avoit achevé
son modele
,
ôc le retouchoit; il vit que l'argile qui
formoit le nez s'étolt retirée en sechant, & que le
nez étoit trop court pour
un animal qui devoir être
fin, il remanie ce nez, &
y
ajoûte de nouvelle matiere
:
mais il touche par
malheur un petit nerf; aus
sitôt l'homme éternua d'une si grande force, que routes ses dents mal affermies
en sauterent. Prometéeeffrayé pria Dieu que cela
n'arrivât plus,& ditàl'homme, Dieunous assiste. On a,
toujours dit depuisla même
chose, de peur que pareil
accident. n'arrive.
Cette coûtume est dans
tous les pays. Lorsque l'Empereur du Monomotapa
éternué, ceux qui sont autour de lui lui font le souhait & salut ordinaire à haute voix; en forte que ceux
qui sont dans les chambres
voisines l'entendent, &
fassent le même salut
,
le-
)
quel le communiqué de
main en main à la place publique& à toute la ville,
qui en un instant prie pour
le Prince qui a
éternué. La
même choie se fait quand
il boit. V. l'Hist. de Ba..
ros, &c.
Les Espagnolstrouvèrent
cette coûtume de faluer
pour l'éternuëment établie
à la Floride
Il ne faut point écouter
Sigonius *, lors qu'il dit
que la coutume de saluer
ceux qui ecernuenct & prier
Dieu pour eux, vient de
ce qu'autemps de saint
Grégoire plusieurs mouroienten éternuant ou en
bâillant.Aristote, dans lhistoire des animaux
,
livre
second de aiileurs, parle de
cet éternuement & de ses
causes.
*•Lii-i.kift-:€rrg-JtnL
Le Poëte Grec cité dans
le second livre duFlorilepumy badinant sur certain
grand nez au bout duquel
la main ne pouvoic pas arriver, dit:
Non potis est proclus digitis
emungerenasum
;
Narpqne estpronasimole p_
,
JjllamanuS)
tJectiocat Ille Jovem ftfrntitans;quippenecaudit,
Sternutamentum tam procul
aure sonat.
Les anciens Hebreux Ci-
luoient de même ceux qui
éternuaient, & leur di-
-
soient: Que cette médecin*
serve à vôtre salut.
Les Grecs même des premiers temps croyoientque
l'éternuëment dépendoit
de quelque chosede divin, ôc en établissoientCerés pour la Divinité, au
rapport de Suidas. Socrate
consultois cet éternuëment
comme son devin,ditPlutarque.
On voir la même coûtume de ce salut chez les La
tins. Tibere l'exigeoit lors
qu'il éternuoit, & le rendoit aussià ceux qui éternuoient, au rapport de Pline, 1.18. ch. 2. Petr. dit que
Gitoncouché ,oi/eEliont (pititm jamplenus continuoita
sternutaviy,utgrabatum concuteret, ad quemmotum Eumolpus salvere Gitona jubtt, -.., '; Apulée livre 9. racontant
l'histoire du jeune homme
"'-' que la femme de Foulon
fit mettre fous une table
d'osier, sur laquelle étoient
étendues des étoffes qui
blanchissoient à la fumée
du souffre, il dit:Acerrimo
gravique odoresulfuris ju'Venis injecutus atque obnubilatusyinterclujoJpiritu diffluebat, atque, ut efl ingenium
wivacismetalii, erebras ei.
Jlernutattones commovebat.
Adatitus è regione mulieris
accipiebat sonum sternutationu;cumqueputaret ab easterhutamentuni' proficisei,solito
flrmon-e salutem eiprecabatur. Cum iteraretur rursum
,
tandem suspicatur,~impuUa mensa, remotâque caOea producit hominem crebros
anheljtHS agre efflantem.
L'éternuëment au sortir
de table étoitreputé malheureux, selonPline
On fléchissoitle genou,
en priant pour celui qui éternuoit, ditAthenc'e.
On rapporte plusieurs.
causesde cet éternuëment:
mais en voici la premiere
& la veritable, ièlon*.*
.,' Prometée ayantformé
lafigure de l'homme, fit
venir le lievre, le renard
,
le pan, le tigre, le lion 2c
l'âne, pour prendre dechacun de ces animaux une petite partie, & les souffler
dans l'homme. L'hommeainsi compote de pieces&
de morceaux, & de ces-par4
ties-là, commença a. vivre
& à relpirer. La terre, qui
composoitlatête,& le cerveau, ayant encoredel'humidité, & lesautresmembres étantsecs,!a premiereenviequ'eutl'homme
,
ce fut d'éternuer. Ilhaussala
tête deux ou trois fois, &
éternua enfin avec un bruit
épouvantable. Tousles animaux, qui,
étoientencore »
presens,s'enfuirent de peun
Prometée
,.
fin & penetrant.
dans l'avenir, jugea par là
que l'homme auroitl'empire sur tous les autres animuaux, puis qu'avec un signe detête & un peu de
bruit il les avoit
ainsi
épouvantez & fait fuirdevant
lui. Il le taliiaaufluot roy
des animaux ,& pria Dieu
que cela lui rciiisî-. En mémoire de cetéternuëment,
qui a
fait declarcr l'homj:".,- me le maître des arumaux
,
on le saluë quand il éter-.
nuë.
D'autres racontent la
chose de cette maniere..
Prometée ayant: formé
l'homme
,
obtint de-Minerve sa patrone d'aller faire un tour dans les Cieux,
pour en tirer de quoy persectionner son ouvrage. Ii
porte un flambeau fous son;
manteau, l'allume au Soleil )'& redescend promptement vers son homme ;
il
lui met le feu à la tête: mais
le cerveau humide, à l'approche de ce feu & de cette
lumiere du Soleil, lâcheunéternuement violent qui éteint le flambeau de Prometée. Celui-ci en fureur
devoirque le premiertrait
de l'homme eût été d'éteindre sa lumiere, ôc que
sa peineétoit perduë
,
alloit prendreun caillou pour
casser la tête à l'homme,
lors qu'il éternua une seconde fois avec violence,
,& ralluma par ce souffle le
flambeau de Prometée. Ce.
lui-ci bien content, selicita l'homme sur la lumiere
qu'il venoit de recouvrer,
& souhaita pour lui qu'il en
usâtmieux
,
& ne la risquât
plus. Le vœua étéinutile:
mais la memoire en est ret
tée. Une troisiéme opinion
assure que l'avanture fut
telle.
Promettée avoit achevé
son modele
,
ôc le retouchoit; il vit que l'argile qui
formoit le nez s'étolt retirée en sechant, & que le
nez étoit trop court pour
un animal qui devoir être
fin, il remanie ce nez, &
y
ajoûte de nouvelle matiere
:
mais il touche par
malheur un petit nerf; aus
sitôt l'homme éternua d'une si grande force, que routes ses dents mal affermies
en sauterent. Prometéeeffrayé pria Dieu que cela
n'arrivât plus,& ditàl'homme, Dieunous assiste. On a,
toujours dit depuisla même
chose, de peur que pareil
accident. n'arrive.
Cette coûtume est dans
tous les pays. Lorsque l'Empereur du Monomotapa
éternué, ceux qui sont autour de lui lui font le souhait & salut ordinaire à haute voix; en forte que ceux
qui sont dans les chambres
voisines l'entendent, &
fassent le même salut
,
le-
)
quel le communiqué de
main en main à la place publique& à toute la ville,
qui en un instant prie pour
le Prince qui a
éternué. La
même choie se fait quand
il boit. V. l'Hist. de Ba..
ros, &c.
Les Espagnolstrouvèrent
cette coûtume de faluer
pour l'éternuëment établie
à la Floride
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Résumé : ETERNUEMENS.
Le texte explore les coutumes et les croyances associées à l'éternuement dans diverses cultures et époques. Sigonius explique que la coutume de saluer ceux qui éternuent remonte à une période où plusieurs personnes mouraient en éternuant ou en bâillant. Aristote, dans son ouvrage 'Histoire des animaux', aborde également les causes de l'éternuement. Les anciens Hébreux et Grecs voyaient l'éternuement comme un signe divin et adressaient des prières ou des salutations à ceux qui éternuaient. Les Latins, y compris l'empereur Tibère, partageaient cette pratique. Le texte mentionne des récits mythologiques, comme celui de Prométhée, qui observe que l'éternuement est le premier signe de vie de l'homme, justifiant ainsi la coutume de saluer ceux qui éternuent. Des pratiques similaires sont également notées chez l'Empereur du Monomotapa et les Espagnols en Floride. Ces exemples montrent la diversité des interprétations et des réponses à l'éternuement à travers le monde et les époques.
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2676
p. 44-46
RÉPONSE. Autre Bouquet impromptu renvoyé à Mlle de... qui s'appelloit Elisabeth.
Début :
Il me faut un bouquet pour une certaine Déesse, [...]
Mots clefs :
Bouquet, Fleurs, Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE. Autre Bouquet impromptu renvoyé à Mlle de... qui s'appelloit Elisabeth.
REPONSE,
Autre Bouquetimpromptu
renvoyéà Mlle de. qui
s'appelloitElisabeth.
ILme,fautunfaûquet.
*-
; pour certaineDésse,
2)// un Dieu, qui d'abord
à S***s'adresse.
A labâteS***
en dé-
:"
pit d'Apollon,
ffouloit cueillir desfleurs
dansle sacré vallon.
JSlony dit le Dieudes vers,.
cette brune rp. trop
belley.
Vn bouquet impromptu
seroitindigned'elle:
Maù va trouver l'A.
motir luiseul enun.
,,: moment
Peut d'un tel impromptus'acquitterdignement
Autre Bouquetimpromptu
renvoyéà Mlle de. qui
s'appelloitElisabeth.
ILme,fautunfaûquet.
*-
; pour certaineDésse,
2)// un Dieu, qui d'abord
à S***s'adresse.
A labâteS***
en dé-
:"
pit d'Apollon,
ffouloit cueillir desfleurs
dansle sacré vallon.
JSlony dit le Dieudes vers,.
cette brune rp. trop
belley.
Vn bouquet impromptu
seroitindigned'elle:
Maù va trouver l'A.
motir luiseul enun.
,,: moment
Peut d'un tel impromptus'acquitterdignement
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2677
p. 46-48
MORT.
Début :
Dame Catherine de Lameth, épouse de Messire Armand de Bethune, [...]
Mots clefs :
Catherine de Lameth, Maison de Lameth
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORT.
MORT.
Dame Catherine de
Eameth, épouse de Messire Armand de Bethune, Duc de Charost,
Pair de France, Capitaine des Gardes du
Corps du Roy, mourut
le ir. Novembre, - âgée
de 51. ans.
LaMaison deLamethtire sou origine de Neuville-
Vuitasse, Terre aux envu
rons d'Arras, qui est presèntement à une des branches de la Maison deMontmorency Un cadet de cet- teMaison pritle nom deLameth, soit. qu'ilait eu cette
Terre en partage, ou qu'il
ait épousé une femme de
ce nom, comme cela étoit
fort en usage dans ces,
temps-là. Ce même cadet
& ses descendans ont joint
aux armes de Neuville celles de Lameth. Plusieurs
prétendent quelles lui ont.
été dounées par Godéfjrpy:
de Bouillon.Ilsonttoujours
confervé celles de Neuville
,
écartelées erifemble^
tanrôt en. premier
,
tantôt
en second, sans yen avoir
mêlé d'autres, jusqu'à environ l'année1450. que les,
branches,se séparerent.On
voitencore ceux de cette
Maison des premiers parmi
la plus haute Noblesse de:
Flandres; dans ks plus anciennes Chartres des Ah-*
bayesde Flandres. Ils avoient l'honneur d'êtreparem des Comtes de Flandres leurs Souverains. '-.
Dame Catherine de
Eameth, épouse de Messire Armand de Bethune, Duc de Charost,
Pair de France, Capitaine des Gardes du
Corps du Roy, mourut
le ir. Novembre, - âgée
de 51. ans.
LaMaison deLamethtire sou origine de Neuville-
Vuitasse, Terre aux envu
rons d'Arras, qui est presèntement à une des branches de la Maison deMontmorency Un cadet de cet- teMaison pritle nom deLameth, soit. qu'ilait eu cette
Terre en partage, ou qu'il
ait épousé une femme de
ce nom, comme cela étoit
fort en usage dans ces,
temps-là. Ce même cadet
& ses descendans ont joint
aux armes de Neuville celles de Lameth. Plusieurs
prétendent quelles lui ont.
été dounées par Godéfjrpy:
de Bouillon.Ilsonttoujours
confervé celles de Neuville
,
écartelées erifemble^
tanrôt en. premier
,
tantôt
en second, sans yen avoir
mêlé d'autres, jusqu'à environ l'année1450. que les,
branches,se séparerent.On
voitencore ceux de cette
Maison des premiers parmi
la plus haute Noblesse de:
Flandres; dans ks plus anciennes Chartres des Ah-*
bayesde Flandres. Ils avoient l'honneur d'êtreparem des Comtes de Flandres leurs Souverains. '-.
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Résumé : MORT.
Le texte annonce le décès de Dame Catherine de Eameth, épouse de Monsieur Armand de Bethune, Duc de Charost, Pair de France et Capitaine des Gardes du Corps du Roy. Elle est décédée le 1er novembre à l'âge de 51 ans. La Maison de Lameth, originaire de Neuville-Vitasse près d'Arras, est une branche de la Maison de Montmorency. Un cadet de cette Maison a adopté le nom de Lameth, soit par héritage, soit par mariage. Les descendants ont intégré les armes de Lameth à celles de Neuville. Selon certaines sources, ces armes auraient été données par Godefroy de Bouillon. Les armes de Neuville et de Lameth ont été combinées jusqu'environ 1450, date à laquelle les branches se sont séparées. Des membres de cette Maison sont encore présents parmi la haute noblesse de Flandres, mentionnés dans les chartes des Abbayes de Flandres. Ils étaient parents des Comtes de Flandres, leurs souverains.
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2678
p. 64-65
« M. de la Chaussée, Fermier general, est mort. On a [...] »
Début :
M. de la Chaussée, Fermier general, est mort. On a [...]
Mots clefs :
M. de la Chaussée, Fermier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « M. de la Chaussée, Fermier general, est mort. On a [...] »
M. dela Chaussée, Fermier general
,
est mort. On
a
donné sa place à M. Laugeois. Le choix & la diftindion que le Ministre en a
fait, quoy qu'il ne soit âgé
que d'environ vingt-neuf
ans, fait juger qu'il remplira cette place suivant
son attente. Ceux qui l'ont
pratiqué jusqu'à present le
pensent ainsi.
Il est petit-neveu de feu
M.
M.Laugeois d'Imbercourt,
qui aoccupé une pareille
place dans
les
Fermes generales pendant quarante
ans, & qui eut deuxenfans,
-- dont l'un est à presant Intendant à Soissons, &l'autre,mortedepuis cinq
ans,avoit"., étémariée1
en premieres noces à M. le Marquis de la Paupliniere, &
en --fezotide-sau-feu le Maréchal de Tourville
,
est mort. On
a
donné sa place à M. Laugeois. Le choix & la diftindion que le Ministre en a
fait, quoy qu'il ne soit âgé
que d'environ vingt-neuf
ans, fait juger qu'il remplira cette place suivant
son attente. Ceux qui l'ont
pratiqué jusqu'à present le
pensent ainsi.
Il est petit-neveu de feu
M.
M.Laugeois d'Imbercourt,
qui aoccupé une pareille
place dans
les
Fermes generales pendant quarante
ans, & qui eut deuxenfans,
-- dont l'un est à presant Intendant à Soissons, &l'autre,mortedepuis cinq
ans,avoit"., étémariée1
en premieres noces à M. le Marquis de la Paupliniere, &
en --fezotide-sau-feu le Maréchal de Tourville
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Résumé : « M. de la Chaussée, Fermier general, est mort. On a [...] »
M. de la Chaussée, Fermier général, est décédé. M. Laugeois, âgé de vingt-neuf ans, lui a succédé. Son expérience et sa distinction promettent une gestion conforme aux attentes. Il est le petit-neveu de M. Laugeois d'Imbercourt, ancien Fermier général pendant quarante ans. Ce dernier avait deux enfants, l'un est Intendant à Soissons, l'autre est décédé depuis cinq ans.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2679
p. 66-72
Prologue de Melpomene & de Thalie, Sur un Heros.
Début :
Quittez, ma soeur, une arrogance vaine, [...]
Mots clefs :
Melpomène, Thalie, Héros, Gloire, Chants, Lauriers immortels, Exploits, Mémoire
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texteReconnaissance textuelle : Prologue de Melpomene & de Thalie, Sur un Heros.
Prologue de Melpomene
SedeThalîé^
SurunHeros.
MELPOMENE.
QUittez,
ma sœur ,une
arrogancevaine,
Osez-vouscomparer vos.
-
frivoles chansons
Aux nobles
,
aux sublimes
sons
Del'heroïque Melpomene?
- THALIE.
Hé de grace,ma sœur,treve
de vanité,
Vivez en paix avec Thalie;
Vous sçavezque vingt fois elle
a déconcerté
Pour une ennuyeuse folie
Vôtre ennuyeusegravité.
MELPOMENE.
Ma voix ressuscite lagloire
De mesantiques demiDieux,
Etje consacre la memoire
Dé ceux qui brillent à vos
yeux. THALIE.
Vos chantspar leur lugubre
accord
Fatiguentsouvent leuroreille,
Ma flute souvent les réveille,
Et vôtrelyre les endort.
MELPOMENE.
Croyez-vous que ce soit un
talent fortutile
, De badiner à
tout propos ?
TAH-AL1E.,
Vous imaginez-vous qu'il
soit si difficile :
De faire briller les Heros ?
MELPOMENE.
De lauriers immortels je
' couronne leurs têtes,
»
THALIE.
Jesçai les délasser par d'à.- greablefêtes. d a,«..-
MELPOMENE. Jevante leux exploits.
THALIE.
J'amuse leurs desirs,
MELPOMENE.
Je prens foin de leur gloire..
THALIE.
Et moy de leurs plaisirs..
MELPOMENE.
Je m'étonne qu'une Déesse,.
Qu'une Mufe se laisse à la
-
gloire entraîner;
L'amour propreest une soi- blesse
Qu'aux malheureuxmortels on doit abandonner.
'-' THALIE. Plusona le cœur grand, ôc
plus la gloire touche;
J'ai reçû comme vous ce
dangereux present:
Mais le mien est vif& plaifaut>
-- Etlevôtre est sombre&farouche.
MELPOMENE.
Vous êtes ma cadette, au
jugement de tous,
, Et l'on est modeste à vôtre
âge.
THALIE.
Si je fuis plus jeune qu:
vous,
Ne vousétonnez pas si je
plais davantage..
MELPOMENE.
Ne profanons point nôtre
voix
Par une odieuse querelle;
Des Herosle noble modele
Nous fournir de plus doux
emplois
:
Il a mille vertus dignes de
sanaissance,
Les Mufes dontil est l'appui
Doivent se consacrer à lui
Par zele & par reconnoiC
.- sance.
THALIE
A servir ce Heros bornons
nôtre desir.
MELPOMENE.
C'est le plus digne employ
des Filles de Memoire.
THALIE.
Que Melpomene veille à
celebrer sa gloire.
MELPOMENE.
Que Thalie ait le fbhid'oc<
cuper son loisir.
MELPOM. & THALIE.
Que Melpomene veille à
celebrer sa gloire,
Que Thalie ait le foin d'occuper son loisir
SedeThalîé^
SurunHeros.
MELPOMENE.
QUittez,
ma sœur ,une
arrogancevaine,
Osez-vouscomparer vos.
-
frivoles chansons
Aux nobles
,
aux sublimes
sons
Del'heroïque Melpomene?
- THALIE.
Hé de grace,ma sœur,treve
de vanité,
Vivez en paix avec Thalie;
Vous sçavezque vingt fois elle
a déconcerté
Pour une ennuyeuse folie
Vôtre ennuyeusegravité.
MELPOMENE.
Ma voix ressuscite lagloire
De mesantiques demiDieux,
Etje consacre la memoire
Dé ceux qui brillent à vos
yeux. THALIE.
Vos chantspar leur lugubre
accord
Fatiguentsouvent leuroreille,
Ma flute souvent les réveille,
Et vôtrelyre les endort.
MELPOMENE.
Croyez-vous que ce soit un
talent fortutile
, De badiner à
tout propos ?
TAH-AL1E.,
Vous imaginez-vous qu'il
soit si difficile :
De faire briller les Heros ?
MELPOMENE.
De lauriers immortels je
' couronne leurs têtes,
»
THALIE.
Jesçai les délasser par d'à.- greablefêtes. d a,«..-
MELPOMENE. Jevante leux exploits.
THALIE.
J'amuse leurs desirs,
MELPOMENE.
Je prens foin de leur gloire..
THALIE.
Et moy de leurs plaisirs..
MELPOMENE.
Je m'étonne qu'une Déesse,.
Qu'une Mufe se laisse à la
-
gloire entraîner;
L'amour propreest une soi- blesse
Qu'aux malheureuxmortels on doit abandonner.
'-' THALIE. Plusona le cœur grand, ôc
plus la gloire touche;
J'ai reçû comme vous ce
dangereux present:
Mais le mien est vif& plaifaut>
-- Etlevôtre est sombre&farouche.
MELPOMENE.
Vous êtes ma cadette, au
jugement de tous,
, Et l'on est modeste à vôtre
âge.
THALIE.
Si je fuis plus jeune qu:
vous,
Ne vousétonnez pas si je
plais davantage..
MELPOMENE.
Ne profanons point nôtre
voix
Par une odieuse querelle;
Des Herosle noble modele
Nous fournir de plus doux
emplois
:
Il a mille vertus dignes de
sanaissance,
Les Mufes dontil est l'appui
Doivent se consacrer à lui
Par zele & par reconnoiC
.- sance.
THALIE
A servir ce Heros bornons
nôtre desir.
MELPOMENE.
C'est le plus digne employ
des Filles de Memoire.
THALIE.
Que Melpomene veille à
celebrer sa gloire.
MELPOMENE.
Que Thalie ait le fbhid'oc<
cuper son loisir.
MELPOM. & THALIE.
Que Melpomene veille à
celebrer sa gloire,
Que Thalie ait le foin d'occuper son loisir
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Résumé : Prologue de Melpomene & de Thalie, Sur un Heros.
Le texte relate une dispute entre Melpomène, muse de la tragédie, et Thalie, muse de la comédie. Melpomène reproche à Thalie de comparer ses chansons frivoles aux chants héroïques qu'elle célèbre. Thalie défend ses chansons en affirmant qu'elles divertissent et réveillent les auditeurs, contrairement aux chants lugubres de Melpomène. Melpomène insiste sur le fait qu'elle célèbre la gloire des héros et des demi-dieux, tandis que Thalie se vante de pouvoir les détendre et amuser. La dispute porte sur la valeur de leurs talents respectifs. Melpomène critique l'amour-propre de Thalie, qui répond que la gloire touche ceux qui ont un grand cœur. Elles conviennent finalement de se consacrer à un héros, Melpomène en célébrant sa gloire et Thalie en occupant son loisir.
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2680
p. 73-79
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné la clef de Gentilhomme de la [...]
Mots clefs :
Espagne, Gentilhomme de la Chambre, Divan d'Alger, Te Deum, Lettres de Catalogne, Armée
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvellesd'Espagne.
Le Roy a
donné laclef
de Gentilhomme de la
Chambre au Marquis de
Casa Pabon, enconsideration des services de son
pere.
MilordLexington, Ministre d'Angleterre, arriva
le 18. Octobre à Madrid
à
accompagné du Duc de
Popoliqui étoit allé au-devant de luy, & qui le conduisit en une maison qu'on
luy avoit preparée par ordre
Roy, il eue audience particuliere de leurs Majestez le
mesme jour, le lendemain
il futtraité magnifiquement
au dépens de sa Majesté. Il
est aussiarrivé à Madrid un
cuvoyé du Divan 4Alger,
dont on ne sçait pas encore
la commission. Le Roya
fait chanter le Te Dtumm
actions de graces de la prise
du Qnesnoy; on fit des feux
&
desilluminations durant
- deux soirs.
,
On mande de Catalogne
, queleGeneralStatemberg
a
abandonné Cervera,à
cause que les Anglois au
nombre de trois mil cinq
cens &les Portugais au nombre de dix sept cens étoient
sur le point desembarquer,
outre qu'il éroit arrivé des
Troupes Françoises en
Roussillon qui l'avoir obtigé
de se rapprocher de Barcelone pour estre àportée de
couvrir la Ville.
D'autres lettresdeCatalogne portenr que l'armée
devoit le 16. Octobre passer
la Segre pour aller campèr
auxenvirons de Cervera, tÍque les ennemis avoient
abandonne, que le Prince
Tferclas de Tilly ayant été
informé qu'un Régiment
::de Cavalerie de !Electeur
Palatin, reduit à cent cinquante Maires, étoit dans
ilç voisinage de Cervera, fit
un détachement pour l'enlever;il marcha avec tant
de diligence qu'il le joignit
avant le jour, & l'ayant enveloppé de tous côtez, il
prit le Regiment entier sans
luy donner le tems de se
mettre en deffense. Les let-
: de Saragosse portent qu'un
corps composé de Troupes
reglées des hnncmiSjdcVolontaires & deMiquelets
étoit venu se porter sur la
Rivièred'Aragon & de NaVarie :
mais quelques Troupes Espagnolessétant af.
semblées avec un grand
nombre de Volontaires de
ce pais-là avoit attaqué &
battu les ennemis & les
avoit poursuivis fort loin.
On écrit de l'armée de de.
vant Campo- Mayor que le
14.Octobre on avoit commencé à battre la place avec
trois batteries composées de
Vingt
- quatre pieces do1
Canon & d'onze mortiers
le11. au matin les assiegez
firent une sortie avec seize,
Compagnies de Grenadiers
& quatre cens Soldats, ils.
furent repoussez avec tant
de vigueur qu'ils furent obligezde se retirer en si grand
desordre, qu'une partie fut,
coupée; en forte qu'ils ont
cil environ deux cens hom-.
mes tuez, blessez, &
faits
prisonniers. Le 18. la derniere paralelle fut achevée
à six toises du chemin cOU-"
vert & on avoit fait bréche
àla muraille.
LesTioupesAngloiic^
aprèssjëtriefcp^rçps.tj^J'Àrn\£ç dçs Alliez se fon~
vers laMer à Ville Fr^pçho,
Gf Panades, (nue Tarragone & Barcelone,, ouelles,
attendent une Escadre sur
laquelle elles doivent s'embarquer pour retourner en
Angleterre; les Portugais.
(c préparent ayflà pour retourner en Portugal
Le Roy a
donné laclef
de Gentilhomme de la
Chambre au Marquis de
Casa Pabon, enconsideration des services de son
pere.
MilordLexington, Ministre d'Angleterre, arriva
le 18. Octobre à Madrid
à
accompagné du Duc de
Popoliqui étoit allé au-devant de luy, & qui le conduisit en une maison qu'on
luy avoit preparée par ordre
Roy, il eue audience particuliere de leurs Majestez le
mesme jour, le lendemain
il futtraité magnifiquement
au dépens de sa Majesté. Il
est aussiarrivé à Madrid un
cuvoyé du Divan 4Alger,
dont on ne sçait pas encore
la commission. Le Roya
fait chanter le Te Dtumm
actions de graces de la prise
du Qnesnoy; on fit des feux
&
desilluminations durant
- deux soirs.
,
On mande de Catalogne
, queleGeneralStatemberg
a
abandonné Cervera,à
cause que les Anglois au
nombre de trois mil cinq
cens &les Portugais au nombre de dix sept cens étoient
sur le point desembarquer,
outre qu'il éroit arrivé des
Troupes Françoises en
Roussillon qui l'avoir obtigé
de se rapprocher de Barcelone pour estre àportée de
couvrir la Ville.
D'autres lettresdeCatalogne portenr que l'armée
devoit le 16. Octobre passer
la Segre pour aller campèr
auxenvirons de Cervera, tÍque les ennemis avoient
abandonne, que le Prince
Tferclas de Tilly ayant été
informé qu'un Régiment
::de Cavalerie de !Electeur
Palatin, reduit à cent cinquante Maires, étoit dans
ilç voisinage de Cervera, fit
un détachement pour l'enlever;il marcha avec tant
de diligence qu'il le joignit
avant le jour, & l'ayant enveloppé de tous côtez, il
prit le Regiment entier sans
luy donner le tems de se
mettre en deffense. Les let-
: de Saragosse portent qu'un
corps composé de Troupes
reglées des hnncmiSjdcVolontaires & deMiquelets
étoit venu se porter sur la
Rivièred'Aragon & de NaVarie :
mais quelques Troupes Espagnolessétant af.
semblées avec un grand
nombre de Volontaires de
ce pais-là avoit attaqué &
battu les ennemis & les
avoit poursuivis fort loin.
On écrit de l'armée de de.
vant Campo- Mayor que le
14.Octobre on avoit commencé à battre la place avec
trois batteries composées de
Vingt
- quatre pieces do1
Canon & d'onze mortiers
le11. au matin les assiegez
firent une sortie avec seize,
Compagnies de Grenadiers
& quatre cens Soldats, ils.
furent repoussez avec tant
de vigueur qu'ils furent obligezde se retirer en si grand
desordre, qu'une partie fut,
coupée; en forte qu'ils ont
cil environ deux cens hom-.
mes tuez, blessez, &
faits
prisonniers. Le 18. la derniere paralelle fut achevée
à six toises du chemin cOU-"
vert & on avoit fait bréche
àla muraille.
LesTioupesAngloiic^
aprèssjëtriefcp^rçps.tj^J'Àrn\£ç dçs Alliez se fon~
vers laMer à Ville Fr^pçho,
Gf Panades, (nue Tarragone & Barcelone,, ouelles,
attendent une Escadre sur
laquelle elles doivent s'embarquer pour retourner en
Angleterre; les Portugais.
(c préparent ayflà pour retourner en Portugal
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le roi d'Espagne a décerné la clé de Gentilhomme de la Chambre au Marquis de Casa Pabon, en reconnaissance des services de son père. Milord Lexington, ministre d'Angleterre, est arrivé à Madrid le 18 octobre, accueilli par le Duc de Popoliqui. Il a eu une audience avec leurs Majestés le même jour et a été traité magnifiquement le lendemain. Un envoyé du Divan d'Alger est également arrivé à Madrid, sans que sa mission soit connue. Le roi a ordonné des actions de grâce pour la prise du Quesnoy, avec des feux et des illuminations durant deux soirs. En Catalogne, le général Statemberg a abandonné Cervera face à l'imminence d'un débarquement de troupes anglaises et portugaises, ainsi que l'arrivée de troupes françaises en Roussillon. L'armée espagnole devait passer la Segre pour camper près de Cervera, abandonnée par les ennemis. Le prince Ferdinand de Tilly a capturé un régiment de cavalerie de l'Électeur Palatin près de Cervera. À Saragosse, des troupes espagnoles ont repoussé une attaque ennemie sur la rivière d'Aragon et de Navarre. À Campo-Mayor, les assiégés ont tenté une sortie le 11 octobre, mais ont été repoussés avec de lourdes pertes. Le 18 octobre, la dernière parallèle a été achevée à six toises du chemin couvert, et une brèche a été faite dans la muraille. Les troupes anglo-portugaises se préparent à embarquer à Villefranche, Panades, Tarragone et Barcelone pour retourner en Angleterre et au Portugal.
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2681
p. 79-82
Nouvelles de Hollande.
Début :
Le Comte de Strafford, Plenipotentiaire d'Angleterre fit voile de [...]
Mots clefs :
Hollande, Comte de Strafford, Plénipotentiaire, Négociations de paix internationales, Angleterre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Hollande.
Nouvelles »
de Hollande.
Le Comte de Strafford
Plénipotentiaired'Anglq?
terre fit voile de la Brille Ic*
zt. Octobre & le 13. il
arriva à Londres, les Nego.
ciations pour la Paix font
toujours fort fccrettes; il
ne s'est rien fait depuis le
départ du Comte de Strafford pour aller en Angleterre où le bruit court qu'il
porte de nouvelles proposissonsdes Alliez. Le Prince
Eugene de Savoye arriva à
la Haye de Bruxelles le premier de Novembre; le foir
il eut une conférence avec
le sieur Hensius Pentionnaire &, avec le Comte de
Sinzendorf.
Les garnisons sont arrivées dans les Places Frontièrepourlesquelles elles
, étoient destinées. Il ya dans
Lille quinze bataillons& six
Escadrons, un pareil nombre à Tournay; quatre ba--
taillons & quatre Escadrons
à Menin; deux bataillons
à Varneron; a proportion
à Aire, à
Bethunc à
saint
Venant, à Courtray & à
Oudenarde; à Bruxelles
quatorze Bataillons & vingthuit Escadrons Impériaux.
Les Etats de Brabant sont
assemblez afin de trouver
des fonds pour leur subisstance.Les Anglois sontvoiturer
à Gand & à Btugesjes
provisionsqui ont été en-
,
i^que voyéespour, d'Angleterre rcjp^Lacer à leursj Dn-,
n)aga%s.L'Armepd<{4JEq>;
pire estoit encore campée te,
20. Octobre à Graben prés
dePhilsbourgoùelle attendoit avec impatiencela rell"
partition des quartiers d'hiver. On mandede Cologne,
qu'un parti François avoit
pillé sur le RIiuî une Barque chargée de marchandise qui n'avoic point de
Passeport
de Hollande.
Le Comte de Strafford
Plénipotentiaired'Anglq?
terre fit voile de la Brille Ic*
zt. Octobre & le 13. il
arriva à Londres, les Nego.
ciations pour la Paix font
toujours fort fccrettes; il
ne s'est rien fait depuis le
départ du Comte de Strafford pour aller en Angleterre où le bruit court qu'il
porte de nouvelles proposissonsdes Alliez. Le Prince
Eugene de Savoye arriva à
la Haye de Bruxelles le premier de Novembre; le foir
il eut une conférence avec
le sieur Hensius Pentionnaire &, avec le Comte de
Sinzendorf.
Les garnisons sont arrivées dans les Places Frontièrepourlesquelles elles
, étoient destinées. Il ya dans
Lille quinze bataillons& six
Escadrons, un pareil nombre à Tournay; quatre ba--
taillons & quatre Escadrons
à Menin; deux bataillons
à Varneron; a proportion
à Aire, à
Bethunc à
saint
Venant, à Courtray & à
Oudenarde; à Bruxelles
quatorze Bataillons & vingthuit Escadrons Impériaux.
Les Etats de Brabant sont
assemblez afin de trouver
des fonds pour leur subisstance.Les Anglois sontvoiturer
à Gand & à Btugesjes
provisionsqui ont été en-
,
i^que voyéespour, d'Angleterre rcjp^Lacer à leursj Dn-,
n)aga%s.L'Armepd<{4JEq>;
pire estoit encore campée te,
20. Octobre à Graben prés
dePhilsbourgoùelle attendoit avec impatiencela rell"
partition des quartiers d'hiver. On mandede Cologne,
qu'un parti François avoit
pillé sur le RIiuî une Barque chargée de marchandise qui n'avoic point de
Passeport
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Résumé : Nouvelles de Hollande.
Le texte décrit des événements politiques et militaires en Hollande et en Europe. Le Comte de Strafford, représentant de l'Angleterre, a quitté la Brille le 12 octobre et est arrivé à Londres le lendemain. Les négociations de paix restent confidentielles, et Strafford pourrait transmettre de nouvelles propositions des Alliés. Le Prince Eugène de Savoie est arrivé à la Haye de Bruxelles le 1er novembre pour une conférence avec Hensius et le Comte de Sinzendorf. Des garnisons ont été positionnées dans les places frontalières : Lille et Tournay accueillent chacune quinze bataillons et six escadrons, Menin quatre bataillons et quatre escadrons, Varneron deux bataillons, avec des proportions similaires à Aire, Béthune, Saint-Venant, Courtray et Oudenarde. Bruxelles abrite quatorze bataillons et vingt-huit escadrons impériaux. Les États de Brabant cherchent des fonds pour la subsistance des troupes. Les Anglais ont reçu des provisions à Gand et à Bruges, initialement envoyées d'Angleterre. L'armée impériale était encore près de Philsbourg le 20 octobre, attendant la répartition des quartiers d'hiver. À Cologne, un parti français a pillé une barque sur le Rhin, faute de passeport.
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2682
p. 83-84
Nouvelles de Flandres.
Début :
Le Maréchal de Villars fait defiler les Troupes de la [...]
Mots clefs :
Flandres, Maréchal de Villars
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
Nouvelles de Flandres.
Le Maréchal dg Villars a
fait defiler lesTroupes de
laMaison du Roy pouraller
3a,as leursquartiersordinaires,qui ont estésuivies
pat le reste de l'Armée,à
la reserve des Troupes qui
doivent resterdans les pLjce^
de la Frontiere
,-
il a mis de
grosses Garnisons dans les
places qu'il aconquises cette
Campagne :
il a
fait conduire à Ar ras & à Cambray
l'Artillerie quiaesté emplo-
yée au siege de Bouchain,
& celleduQuesnoyà Valenciennes; il est allé avec le
sieur de Valory Ingénieur
en chef, visiter le Quesnoy
& Bouchain, il a
ordonné
de nouvelles fortifications
,
& a
fait travailler à la réparation des brèches.
On mande de Namur
qu'un Parti de cetteVillelà étant allé en course du
côté de Louvain, avoirenlevé une quantité d Equipages, &avoit défaitledétachement qui les escortoit,
Le Maréchal dg Villars a
fait defiler lesTroupes de
laMaison du Roy pouraller
3a,as leursquartiersordinaires,qui ont estésuivies
pat le reste de l'Armée,à
la reserve des Troupes qui
doivent resterdans les pLjce^
de la Frontiere
,-
il a mis de
grosses Garnisons dans les
places qu'il aconquises cette
Campagne :
il a
fait conduire à Ar ras & à Cambray
l'Artillerie quiaesté emplo-
yée au siege de Bouchain,
& celleduQuesnoyà Valenciennes; il est allé avec le
sieur de Valory Ingénieur
en chef, visiter le Quesnoy
& Bouchain, il a
ordonné
de nouvelles fortifications
,
& a
fait travailler à la réparation des brèches.
On mande de Namur
qu'un Parti de cetteVillelà étant allé en course du
côté de Louvain, avoirenlevé une quantité d Equipages, &avoit défaitledétachement qui les escortoit,
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Le maréchal de Villars a déplacé les troupes de la Maison du Roi vers leurs quartiers ordinaires, sauf celles en réserve aux frontières. Il a placé des garnisons dans les places conquises et transféré l'artillerie d'Arras, Cambray et Valenciennes. Villars et Valory ont inspecté les fortifications de Bouchain et du Quesnoy, ordonnant des réparations. Un détachement de Namur a capturé des équipements près de Louvain.
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2683
p. 85-91
De Venise.
Début :
Philippe de Variny grand Phisicien, Professeur Royal, mourut à Venise [...]
Mots clefs :
Venise, Philippe de Variny, Chevalier de Saint Marc, Doge, Lion de Saint Marc, Chevalier de Malthe
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De Venise.
De Venise.
,
Philippe de Variny grand
Phisicien,Professeur Royal,
mourut à Venise le 2.8.
Octobre.Ilétoit C hevalier
de S. Marc. Onne fera peutestre pas fâchédesçavoirce
.(jue c'est que Chevalier de
S. Marc.
Il y en a
de trois fortes,
la premiere cft une espece
derécompense dont leSenat
honnore particulieremenc
ceux d'entre les Nobles
Venitiens, qui ont fait de
grandes actions pour le
service de la Republique,ou
qui s'étant dignement acquittédes Ambassadesqu'on
leur avoit confiécs,reçoivent
du Senar mesme le titre de
de Chevalier qui leur avoit
été conférépar lesTêtes
Couronnées,auprés de squels
ils estoient Ambassadeurs;
ils ont le privilege de porter
la Stole d'or aux jours
de ceremonies, & sont
mesme dirtinguez les autres
jours pnr un galon d'or qui
borde la Stole noire qu'ils
portent ordinairement. Les
-
.f*'
deux autres onc accoûtumé
de se conferer à ceux qui
par le mérité des armes ou
des lettres, ont acquis l'estime de la Republique;quoique ceux-cy portent une
mesme marque de Chevalerie, on fait grande différence entre ceux qui le foilt
publiquement dans l'ExcellentissimeCollège, & ceux
qui en reçoivent le caractère
en particulier dansla chambre du Doge qui a
le pouvoir d'en créer de cette forte
quand il luy plaist. Voicy
ce qui se pratique pour la
reception des premiers.
L ExcellentissimeCollège
estant assemblé, le Cavalier
du Doge accompagnéde
l'Ecuyer & des autres Officiers de sa Sérénité,fait entrer celuy qu'on doit recevoir & le conduit aprèsles
trois reverences ordinaires
jusques au second degré du
Trône,aprés qu'il s'y est mis àOgenoux,leDogeassissous
~à D(, noux leS) a
ffis fous
un Dais au milieu de la Seigneurie luy fait connoistre
la refolurion qui a
été prise
de le faire Chevalier de fain^"
Marc,ensuite de quoy ille
frappe de l'Epée Ducale sur
chaque épaule,luydisant à>
chaque fois, estoMiles fidelis
-
& puis sur la tête en disant
encore, esto Eques Divi
Marci. Dans ce même rems
les Officiersluy attachent aux
pieds les Eperons d'or qu'ils
-
retirentaussitôt. Celaétant
fait le Doge luy met au col
une chaîne d'or où pend le
Lion de S. Marc, Symbole
ordinaire de la République;
au sortir de là il est conduit par ses Officiers jusqu'a
la porte du Palais au bruit
des Clairons & des Trom-
pettes. Ceux qui font reçus
ont le droit de Bourgeoisie
& le privilege de porter dans
leurs armes un musle de Lion
pour cimier. C'estun homme qu'on estime fort, la
distinctiondontMonsieur
de Varini a
été gratifié en le
recevant, c'est que la pluspart de ceux qu'oncrée Chevaliers de cette forte,achètent la chaîne qu'on leur met
au col, Se qu'il doit la sienne
àla libéralité de la Republique. La Croix d'or qui
pend au bas est chargée
d'azur,elleressemble fort
à celle de nos Chevaliers le
Malthe;ily a un rond au
milieu, dans lequel est un
Lion ailé d'uncôté qui tient
un
livre,& de l'autre: une
inscription.
S. C.
ALOYSIUS
CONTARENO.
DEI GRATIA
DUX VENETIARUM.
Et autour du rond.
VIRTUTIS
,
ET
HONORIS PRÆMIU
,
Philippe de Variny grand
Phisicien,Professeur Royal,
mourut à Venise le 2.8.
Octobre.Ilétoit C hevalier
de S. Marc. Onne fera peutestre pas fâchédesçavoirce
.(jue c'est que Chevalier de
S. Marc.
Il y en a
de trois fortes,
la premiere cft une espece
derécompense dont leSenat
honnore particulieremenc
ceux d'entre les Nobles
Venitiens, qui ont fait de
grandes actions pour le
service de la Republique,ou
qui s'étant dignement acquittédes Ambassadesqu'on
leur avoit confiécs,reçoivent
du Senar mesme le titre de
de Chevalier qui leur avoit
été conférépar lesTêtes
Couronnées,auprés de squels
ils estoient Ambassadeurs;
ils ont le privilege de porter
la Stole d'or aux jours
de ceremonies, & sont
mesme dirtinguez les autres
jours pnr un galon d'or qui
borde la Stole noire qu'ils
portent ordinairement. Les
-
.f*'
deux autres onc accoûtumé
de se conferer à ceux qui
par le mérité des armes ou
des lettres, ont acquis l'estime de la Republique;quoique ceux-cy portent une
mesme marque de Chevalerie, on fait grande différence entre ceux qui le foilt
publiquement dans l'ExcellentissimeCollège, & ceux
qui en reçoivent le caractère
en particulier dansla chambre du Doge qui a
le pouvoir d'en créer de cette forte
quand il luy plaist. Voicy
ce qui se pratique pour la
reception des premiers.
L ExcellentissimeCollège
estant assemblé, le Cavalier
du Doge accompagnéde
l'Ecuyer & des autres Officiers de sa Sérénité,fait entrer celuy qu'on doit recevoir & le conduit aprèsles
trois reverences ordinaires
jusques au second degré du
Trône,aprés qu'il s'y est mis àOgenoux,leDogeassissous
~à D(, noux leS) a
ffis fous
un Dais au milieu de la Seigneurie luy fait connoistre
la refolurion qui a
été prise
de le faire Chevalier de fain^"
Marc,ensuite de quoy ille
frappe de l'Epée Ducale sur
chaque épaule,luydisant à>
chaque fois, estoMiles fidelis
-
& puis sur la tête en disant
encore, esto Eques Divi
Marci. Dans ce même rems
les Officiersluy attachent aux
pieds les Eperons d'or qu'ils
-
retirentaussitôt. Celaétant
fait le Doge luy met au col
une chaîne d'or où pend le
Lion de S. Marc, Symbole
ordinaire de la République;
au sortir de là il est conduit par ses Officiers jusqu'a
la porte du Palais au bruit
des Clairons & des Trom-
pettes. Ceux qui font reçus
ont le droit de Bourgeoisie
& le privilege de porter dans
leurs armes un musle de Lion
pour cimier. C'estun homme qu'on estime fort, la
distinctiondontMonsieur
de Varini a
été gratifié en le
recevant, c'est que la pluspart de ceux qu'oncrée Chevaliers de cette forte,achètent la chaîne qu'on leur met
au col, Se qu'il doit la sienne
àla libéralité de la Republique. La Croix d'or qui
pend au bas est chargée
d'azur,elleressemble fort
à celle de nos Chevaliers le
Malthe;ily a un rond au
milieu, dans lequel est un
Lion ailé d'uncôté qui tient
un
livre,& de l'autre: une
inscription.
S. C.
ALOYSIUS
CONTARENO.
DEI GRATIA
DUX VENETIARUM.
Et autour du rond.
VIRTUTIS
,
ET
HONORIS PRÆMIU
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Résumé : De Venise.
Le texte relate la mort de Philippe de Variny, physicien et professeur royal, survenue à Venise le 2 août 1700. Il était Chevalier de Saint-Marc, une distinction vénitienne. Les Chevaliers de Saint-Marc sont divisés en trois catégories. La première récompense les nobles vénitiens pour des actions remarquables au service de la République ou pour avoir représenté Venise auprès des cours étrangères. Ces chevaliers portent une stole d'or lors des cérémonies et un galon d'or sur leur stole noire en temps ordinaire. Les deux autres catégories concernent ceux ayant mérité cette distinction par leurs exploits militaires ou intellectuels. La cérémonie de réception se déroule dans l'Excellentissime Collège, où le Doge frappe l'épaule du récipiendaire avec l'épée ducale et lui remet une chaîne d'or avec un lion de Saint-Marc. Philippe de Variny a reçu cette distinction sans acheter la chaîne, contrairement à la plupart des récipiendaires. La croix d'or qu'il porte ressemble à celle des Chevaliers de Malte et comporte une inscription et un lion ailé tenant un livre.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2684
p. 92-96
Nouvelles de Flandres.
Début :
Les lettres de Flandres du 8. Novembre portent que le [...]
Mots clefs :
Flandres, Troupes du roi de Prusse, Meurs, Douai, Le Quesnoy, Bouchain, Dunkerque
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandres.
ouvelles de Flandres,
Les lettres de Flandres du
8. Novembre portent que
le Prince d'Hanalle, Commandant en chef les Troupes du Roy de Prusse, s'est
emparé de vive force de la
Ville de Meurs sur la Meuse,
qui est de la succession du
Prince d'Orange; les Hollandois y avoient fait mettre
des Troupes & avoir dit
qu'il regleroit certe succession à la paix; mais le
Roy de Prusses'enestrendu
maistre. Cet événement auquel on ne s'attendoit pas
à cause que son Altesse
Electorale avoit promis
d'attendre la decision de -la
Chambre Imperiale de
Wetzlar, causa icy beaucoup de surprise;mais comme on n'a pas jugé à propos de s'attirer de nouvelles
affaires, on est convenu par
provision que les Troupes
Hollandoises & celles de
Brandebourg seroient la
garde conjointement. Les
lettres du 10. assuurent que
les habitans de la Ville ont
presté fermentdefidelicé à
son Altesse Electorale.
On mande d'Ypres que
les Hollandois font travailleraux fortifications du
Fort de la Kenoque; on
travaille aussi à celles de
Doüay,duQuesnoy & de
Bouchain, & on y a
joute
de nouveaux ouvrages; on
travaille à remplir tous les
magazins des places frontières Se à
y
faire de grands
amas de foin & d'avoine.
On écrit de Dunkerque que
les Armateurs de la Ville
Qnt fait desprises sur les
Hollandois pour la valeur
de plus de cent mil écus,
& ils les ont amenées dans
le Port;si les vents avoient
été bons, ils en auroienc
fait du moins encore autant.
Les lettres de DunKerque
du quatorziéme Novembre
portent que le Duc dOrmond y
estoit arrivé le
onziéme; il visira les Fortifications de la Ville & de
la Citadelle, les Galères &
les Vaisseaux. Il est parti
avec un vent favorable sur
un Yacht magnifique pour
repasser en Angleterre,
Messire N. Marquis de
Chevry, mourut Te 16.
Novembre. Il estoit petit
fils de Monsieur de Chevry,
Controlleur general des
Finances, homme de beaucoup d'esprit, & qui avoit
rendu de grandsservices à
l'Etat;le deffuntestoit un
homme d'une probité &
d'une pieté parfaite, pere de
Madame la Duchesse de
Noirmoutier. Il s'estoit distingué dans le service de la
guerre dans ses premières
années à la cette d'un beau
Regiment
Les lettres de Flandres du
8. Novembre portent que
le Prince d'Hanalle, Commandant en chef les Troupes du Roy de Prusse, s'est
emparé de vive force de la
Ville de Meurs sur la Meuse,
qui est de la succession du
Prince d'Orange; les Hollandois y avoient fait mettre
des Troupes & avoir dit
qu'il regleroit certe succession à la paix; mais le
Roy de Prusses'enestrendu
maistre. Cet événement auquel on ne s'attendoit pas
à cause que son Altesse
Electorale avoit promis
d'attendre la decision de -la
Chambre Imperiale de
Wetzlar, causa icy beaucoup de surprise;mais comme on n'a pas jugé à propos de s'attirer de nouvelles
affaires, on est convenu par
provision que les Troupes
Hollandoises & celles de
Brandebourg seroient la
garde conjointement. Les
lettres du 10. assuurent que
les habitans de la Ville ont
presté fermentdefidelicé à
son Altesse Electorale.
On mande d'Ypres que
les Hollandois font travailleraux fortifications du
Fort de la Kenoque; on
travaille aussi à celles de
Doüay,duQuesnoy & de
Bouchain, & on y a
joute
de nouveaux ouvrages; on
travaille à remplir tous les
magazins des places frontières Se à
y
faire de grands
amas de foin & d'avoine.
On écrit de Dunkerque que
les Armateurs de la Ville
Qnt fait desprises sur les
Hollandois pour la valeur
de plus de cent mil écus,
& ils les ont amenées dans
le Port;si les vents avoient
été bons, ils en auroienc
fait du moins encore autant.
Les lettres de DunKerque
du quatorziéme Novembre
portent que le Duc dOrmond y
estoit arrivé le
onziéme; il visira les Fortifications de la Ville & de
la Citadelle, les Galères &
les Vaisseaux. Il est parti
avec un vent favorable sur
un Yacht magnifique pour
repasser en Angleterre,
Messire N. Marquis de
Chevry, mourut Te 16.
Novembre. Il estoit petit
fils de Monsieur de Chevry,
Controlleur general des
Finances, homme de beaucoup d'esprit, & qui avoit
rendu de grandsservices à
l'Etat;le deffuntestoit un
homme d'une probité &
d'une pieté parfaite, pere de
Madame la Duchesse de
Noirmoutier. Il s'estoit distingué dans le service de la
guerre dans ses premières
années à la cette d'un beau
Regiment
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Résumé : Nouvelles de Flandres.
Le 8 novembre, le Prince d'Hanalle, commandant des troupes prussiennes, a pris la ville de Meurs sur la Meuse, appartenant à la succession du Prince d'Orange. Les Hollandais, qui avaient placé des troupes dans la ville et affirmé régler la succession à la paix, ont été surpris par cette action, l'Électeur ayant promis d'attendre la décision de la Chambre Impériale de Wetzlar. Pour éviter de nouveaux conflits, il a été convenu que les troupes hollandaises et celles de Brandebourg garderaient conjointement la ville. Les habitants de Meurs ont prêté serment de fidélité à l'Électeur. À Ypres, les Hollandais renforcent les fortifications du Fort de la Kenoque, ainsi que celles de Douai, du Quesnoy et de Bouchain, et constituent des réserves de foin et d'avoine dans les places frontalières. À Dunkerque, les armateurs ont capturé des navires hollandais pour une valeur de plus de cent mille écus. Le Duc d'Ormond est arrivé à Dunkerque le 11 novembre, a inspecté les fortifications et les vaisseaux, puis est reparti pour l'Angleterre. Le 16 novembre, Messire N. Marquis de Chevry est décédé. Petit-fils du Contrôleur général des Finances, il était connu pour son esprit et ses services à l'État, s'étant distingué dans le service de la guerre dans sa jeunesse.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2685
p. 173-185
EXTRAIT de ce qui s'est passé à l'ouverture de l'Academie des Sciences, le 16. Novembre 1712.
Début :
L'Académie Royale des Sciences fit l'ouverture de ses [...]
Mots clefs :
Académie royale des sciences, Assemblée publique, Fontenelles, Cassini, Éloges, Mémoires, Machine, Réaumur, Abeilles, Crabes, Écrevisses
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT de ce qui s'est passé à l'ouverture de l'Academie des Sciences, le 16. Novembre 1712.
AIT
de ce qui s'est pallé à
lowjcrture de l'Academie des Sciences, le
16. Novembre 1712.
L Académie Royale des
Sciences fie l'ouverture de
ses Exercices par une assem-
blée publique qui se tint le
Mercredy iG. de Novembre. Monsieur de Fonrenelles y
fit l'éloge de deux
Académiciens morts pendant le cours de l'année.
L'un estoit Monsieur Berger Medecin, & Eleve de
Monsieur Rombery, pour
la Chymie
;
l'autre estoit
Monsieur Cassini celebre
par ses découvertes astronomiques. Jamais Panegyjfiite n'avoit peuc-estre eu
un si beau cha-rr,p, & peutestre jamais aussi Panegyriste n'a-t'il mieux rempli
l'attente du public. On fou,
haitteroit pouvoir donner
au public l'extrait del'éloge queMonsieur de Foncenelles fit de cegrand homme ; mais ce font de ces
choses qui perdent trop de
leurs graces dans unExtrait.
D'ailleurs on espere que les
amis de Monsieur Cassini
engagerent Monsieur de
Fontenelles à prévenirl'empressement du public sur cela
,
& à laisser imprimer cet
Eloge avant les Memoires
de l'Académie qui ne pa4*
roistront pas de quelqaeé
a
nées d'icy.
Monsieurde la Hire l'aisné lut enfuire la description
d'une machine par le moyen de laquelle un homme
dans (on carrosse peut détacher les chevaux qui tirent le carrosse loriqu'ils
prennent le mors aux dents,
& cela très promptemenc
& sans embarras.
Apres luy Monsieur Maraldi lut un Memoire contenant des observationstrés
curieuses sur les Abeilles.
Il les divise en trois classes,
les masles, les femelles ôc
les fieslons. Il raconta la
maniere dontelles s'y prennent pour construire leurs
cellules avec la cire, comment les femelles escortées
chacune de cinq ou six autres abeilles vont pondre
un œuf dans chaque cellule, comment celles qui les
accompagnent fermentla
cellule avec de la cire dans
un certain temps & la r'ouvrent ensuite pour en laisser
sortir la nouvelle mouche
qui vient d'éclorre
; comment au bout de quelque
temps elles chassent ou
tuent tous lesfreslons; comment elles chargent leurs
cuisses de cire qu'elles recueillent sur lesfleurs,avec
quel artificecelles qui sont
dans la ruche déchargent
celles qui viennent chargées, comment ellesremplissent de miel leurs magasins pour l'hyver, & plusieurs autres pareilles obfervations.
La (canee finit par la lecture d'un Memoire deMonsieur de Reaumur
,
sur la
reproduction des pattes des
Ecrevisses & des Crables. Il
fit voir que les Sçavants,
tout sçavants qu'ils sont,
font sujets à de faux préjugez de mesme que le vulgaire ignorant. Les paysans
qui ont coustume de pescher desEcrevisses,remarquent qu'ils en trouvent
tres-souvent dont les pattes
ou l'une des serres de devant sont plus courtes &
plus petites l'une que l'aurre. La premiere idée qui
leur vientsurcela, est que
c'estune jeune patte qui repouffe à la place d'une autre qu'elles ont perduë, &
cela leur avoit paru d'autant plus vray semblable
que la crouste ou espece
d'écaille qui couvre cette
jeune patte, est beaucoup
plus tendre que la crouste
du reste du corps. Un Sçavant vient qui prétend convaincre mon paysan par un
argument ex absurdo.Cela
n'est pas,luy dit-il,carcela ne se peut pas; la patte
de l'Ecrevisse est composée
demuscles, d'arteres, de
veines, de nerfs, tous rangez & disposez d'une certaine maniere, pour pou-
voir accomplir les mouvements de cette partie. Or
toute cettestructure organique ne peut estre l'effet
que d'un developpement,&
non point l'effet d'une reproduction. Ce n'est point
l'effet d'une reproduction
,
car il faudroit il) pposerune
infinité de chacune des parties propres à former les
differents organes de l'Ecrevisse, & renferméestoutes dans l'Ecrevisse,
ce qui
est absurde.Ce ne peut donc
estre que l'effet d'un developpement. Mais ce deve-
loppement ne se peurfaire
qu'une fois à la sortie de
l'œuf qui renferme l'Ecrevisse en raccourci, & par
consequent lapatteunefois
coupée ne se reproduit
plus. Le paysan ne sceut
que respondre à cet argument dans lequel il se
perd ,& il est tout prest de
croire quil a tort. Monsieur
de Reaumur termine la diC.
pute par l'experiencequi eflr
le juste Juge dans cette affaire comme dans beaucoup d'autres qui se trouvent vrayes sans estre vray-
semblables. Il enferme des
Ecrevisses après leur avoir
coupé les serres ou les pattes, & au bout de six sermaines on en voit reparoistre de nouvelles, qui dans
l'espace de quelques mois
acquierent la grosseur & la
perfeaion des premieres.
Voila le Sçavant confondu
avec tout son raisonnement. Monsieur de Reaumur cherche à le sauver par
quelque conjecture; mais
toutes ces conjectures font
fort foibles, & il faut convenir que sur la formation
j<
des corps organisez nous
sommes encore tres
-
ignorans. Il seroit feulement à
souhaitter que tant de braves gens qui ont perdu dans
ces dernieres guerres leurs
bras & leursjambes pussent
les voir renaistre de la mesme maniere.
A la fin de chaque le£tu-'
re Monsieur l'Abbé Bignon
Président de rAssemble'e,
donna des loüanges tresobligeantes à l'autheur de
chaque Memoire, & fit sentir au public avec beaucoup
de netteté & d'élegance
tout
tout ce qu'il y
avoir de beau
& d'utile dans ce qu'on venoit de lire.
On donnera separement dans
les kltrcures suivants les Extraits des Discours les plus curieux ~& les plus solides entre
ceux qu'on a prononcez dans
cette djemblée.
de ce qui s'est pallé à
lowjcrture de l'Academie des Sciences, le
16. Novembre 1712.
L Académie Royale des
Sciences fie l'ouverture de
ses Exercices par une assem-
blée publique qui se tint le
Mercredy iG. de Novembre. Monsieur de Fonrenelles y
fit l'éloge de deux
Académiciens morts pendant le cours de l'année.
L'un estoit Monsieur Berger Medecin, & Eleve de
Monsieur Rombery, pour
la Chymie
;
l'autre estoit
Monsieur Cassini celebre
par ses découvertes astronomiques. Jamais Panegyjfiite n'avoit peuc-estre eu
un si beau cha-rr,p, & peutestre jamais aussi Panegyriste n'a-t'il mieux rempli
l'attente du public. On fou,
haitteroit pouvoir donner
au public l'extrait del'éloge queMonsieur de Foncenelles fit de cegrand homme ; mais ce font de ces
choses qui perdent trop de
leurs graces dans unExtrait.
D'ailleurs on espere que les
amis de Monsieur Cassini
engagerent Monsieur de
Fontenelles à prévenirl'empressement du public sur cela
,
& à laisser imprimer cet
Eloge avant les Memoires
de l'Académie qui ne pa4*
roistront pas de quelqaeé
a
nées d'icy.
Monsieurde la Hire l'aisné lut enfuire la description
d'une machine par le moyen de laquelle un homme
dans (on carrosse peut détacher les chevaux qui tirent le carrosse loriqu'ils
prennent le mors aux dents,
& cela très promptemenc
& sans embarras.
Apres luy Monsieur Maraldi lut un Memoire contenant des observationstrés
curieuses sur les Abeilles.
Il les divise en trois classes,
les masles, les femelles ôc
les fieslons. Il raconta la
maniere dontelles s'y prennent pour construire leurs
cellules avec la cire, comment les femelles escortées
chacune de cinq ou six autres abeilles vont pondre
un œuf dans chaque cellule, comment celles qui les
accompagnent fermentla
cellule avec de la cire dans
un certain temps & la r'ouvrent ensuite pour en laisser
sortir la nouvelle mouche
qui vient d'éclorre
; comment au bout de quelque
temps elles chassent ou
tuent tous lesfreslons; comment elles chargent leurs
cuisses de cire qu'elles recueillent sur lesfleurs,avec
quel artificecelles qui sont
dans la ruche déchargent
celles qui viennent chargées, comment ellesremplissent de miel leurs magasins pour l'hyver, & plusieurs autres pareilles obfervations.
La (canee finit par la lecture d'un Memoire deMonsieur de Reaumur
,
sur la
reproduction des pattes des
Ecrevisses & des Crables. Il
fit voir que les Sçavants,
tout sçavants qu'ils sont,
font sujets à de faux préjugez de mesme que le vulgaire ignorant. Les paysans
qui ont coustume de pescher desEcrevisses,remarquent qu'ils en trouvent
tres-souvent dont les pattes
ou l'une des serres de devant sont plus courtes &
plus petites l'une que l'aurre. La premiere idée qui
leur vientsurcela, est que
c'estune jeune patte qui repouffe à la place d'une autre qu'elles ont perduë, &
cela leur avoit paru d'autant plus vray semblable
que la crouste ou espece
d'écaille qui couvre cette
jeune patte, est beaucoup
plus tendre que la crouste
du reste du corps. Un Sçavant vient qui prétend convaincre mon paysan par un
argument ex absurdo.Cela
n'est pas,luy dit-il,carcela ne se peut pas; la patte
de l'Ecrevisse est composée
demuscles, d'arteres, de
veines, de nerfs, tous rangez & disposez d'une certaine maniere, pour pou-
voir accomplir les mouvements de cette partie. Or
toute cettestructure organique ne peut estre l'effet
que d'un developpement,&
non point l'effet d'une reproduction. Ce n'est point
l'effet d'une reproduction
,
car il faudroit il) pposerune
infinité de chacune des parties propres à former les
differents organes de l'Ecrevisse, & renferméestoutes dans l'Ecrevisse,
ce qui
est absurde.Ce ne peut donc
estre que l'effet d'un developpement. Mais ce deve-
loppement ne se peurfaire
qu'une fois à la sortie de
l'œuf qui renferme l'Ecrevisse en raccourci, & par
consequent lapatteunefois
coupée ne se reproduit
plus. Le paysan ne sceut
que respondre à cet argument dans lequel il se
perd ,& il est tout prest de
croire quil a tort. Monsieur
de Reaumur termine la diC.
pute par l'experiencequi eflr
le juste Juge dans cette affaire comme dans beaucoup d'autres qui se trouvent vrayes sans estre vray-
semblables. Il enferme des
Ecrevisses après leur avoir
coupé les serres ou les pattes, & au bout de six sermaines on en voit reparoistre de nouvelles, qui dans
l'espace de quelques mois
acquierent la grosseur & la
perfeaion des premieres.
Voila le Sçavant confondu
avec tout son raisonnement. Monsieur de Reaumur cherche à le sauver par
quelque conjecture; mais
toutes ces conjectures font
fort foibles, & il faut convenir que sur la formation
j<
des corps organisez nous
sommes encore tres
-
ignorans. Il seroit feulement à
souhaitter que tant de braves gens qui ont perdu dans
ces dernieres guerres leurs
bras & leursjambes pussent
les voir renaistre de la mesme maniere.
A la fin de chaque le£tu-'
re Monsieur l'Abbé Bignon
Président de rAssemble'e,
donna des loüanges tresobligeantes à l'autheur de
chaque Memoire, & fit sentir au public avec beaucoup
de netteté & d'élegance
tout
tout ce qu'il y
avoir de beau
& d'utile dans ce qu'on venoit de lire.
On donnera separement dans
les kltrcures suivants les Extraits des Discours les plus curieux ~& les plus solides entre
ceux qu'on a prononcez dans
cette djemblée.
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Résumé : EXTRAIT de ce qui s'est passé à l'ouverture de l'Academie des Sciences, le 16. Novembre 1712.
Le 16 novembre 1712, l'Académie Royale des Sciences inaugura ses exercices par une assemblée publique. Monsieur de Fontenelle prononça l'éloge de deux académiciens décédés : Monsieur Berger, médecin et chimiste, et Monsieur Cassini, renommé pour ses découvertes astronomiques. L'éloge de Cassini fut particulièrement apprécié mais ne fut pas publié pour en préserver l'intégralité. Monsieur de la Hire présenta une machine permettant à un homme dans son carrosse de détacher rapidement les chevaux qui prennent le mors aux dents. Monsieur Maraldi exposa un mémoire sur les abeilles, les classant en mâles, femelles et faussaires. Il décrivit leur mode de construction des cellules, la ponte des œufs, la fermeture et l'ouverture des cellules, l'élimination des faussaires, et le stockage de miel pour l'hiver. Monsieur de Reaumur lut un mémoire sur la reproduction des pattes des écrevisses et des crabes. Il démontra que les savants, comme le vulgaire, peuvent avoir des préjugés. Les paysans observaient souvent des écrevisses avec des pattes plus courtes, pensant qu'elles repoussaient. Un savant contesta cette idée, affirmant que la structure des pattes ne permettait pas leur reproduction. Reaumur prouva par expérience que les pattes coupées repoussaient effectivement, confondant ainsi le savant et son raisonnement. L'abbé Bignon, président de l'assemblée, conclut en louant les auteurs des mémoires et en soulignant la beauté et l'utilité des discours présentés. Les extraits des discours les plus curieux et solides seront publiés séparément dans les lettres suivantes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2686
p. 185-187
PARODIE de la derniere Enigme du Mercure dernier.
Début :
En robe de satin quelque peu déchirée, [...]
Mots clefs :
Oignon, Parodie, Pleurer
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PARODIE de la derniere Enigme du Mercure dernier.
PARODIE
-
deladerniereEnigme
du Mercuredernier.
En robe de satin quel-
<- que peudéchirée,
En bottes à cheval, l'oiognon fait son entrée
Dans Paris où l'on l'attendoit.
Le pauvre sur l'oignon a
droit,
Le riche l'admet à sa
table.
Pour luy quand on l'achette il est infuportable,
Il luy plaist feulement
quand il est derobé
1d est.Lorsquesansrobe
onlesertcuità table.
Mais avant qu'on l'y
voye
,
helas!souvent
tombé
Dans les barbares mains
d'une gent tres brutale
Id est. Du cuisiniersujet à
-
s' enyvrer,
De ses douces prisons
voulant le délivrer,
Telluy coupe la teste
,
ou le brusle ou l'empale,
Quinescauroit parfois
s'empescher d'en
0;
pleurer
-
deladerniereEnigme
du Mercuredernier.
En robe de satin quel-
<- que peudéchirée,
En bottes à cheval, l'oiognon fait son entrée
Dans Paris où l'on l'attendoit.
Le pauvre sur l'oignon a
droit,
Le riche l'admet à sa
table.
Pour luy quand on l'achette il est infuportable,
Il luy plaist feulement
quand il est derobé
1d est.Lorsquesansrobe
onlesertcuità table.
Mais avant qu'on l'y
voye
,
helas!souvent
tombé
Dans les barbares mains
d'une gent tres brutale
Id est. Du cuisiniersujet à
-
s' enyvrer,
De ses douces prisons
voulant le délivrer,
Telluy coupe la teste
,
ou le brusle ou l'empale,
Quinescauroit parfois
s'empescher d'en
0;
pleurer
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Résumé : PARODIE de la derniere Enigme du Mercure dernier.
Le texte décrit une parodie intitulée 'deladerniereEnigme du Mercuredernier'. Il relate l'entrée triomphale d'un oignon à Paris, acclamé par tous. L'oignon est apprécié uniquement lorsqu'il est volé. Les cuisiniers, souvent ivres, le maltraitent en le coupant, le brûlant ou l'empalant, ce qui peut les faire pleurer.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2687
p. 188
ENVOY.
Début :
Le mot de pleurer m'a fait deviner l'oignon [...]
Mots clefs :
Pleurer, Oignon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENVOY.
E N VOY.
Le mot de pleurer m'a
fait devinerl'oignon, parce qu'au pied d'une pleureuse qui ne croit de tendresse que dansles larmes,
je me fuis quelquefois froté les yeux avec de l'oignon pour pleurer plus
tendrement.
Le mot de pleurer m'a
fait devinerl'oignon, parce qu'au pied d'une pleureuse qui ne croit de tendresse que dansles larmes,
je me fuis quelquefois froté les yeux avec de l'oignon pour pleurer plus
tendrement.
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2688
p. 191-193
ENIGME.
Début :
Quoy que je ne sois pas de nature à médire [...]
Mots clefs :
Écrevisse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
Qvoy
que je ne foispas
de nature à medire
Dans mon humeur noire
pourtant
Sournoise je pince sans
rire,
Par courbettes je <vats
marchant,
Tout l'hiversansmanger
]e garde n,'a cellule,
Et jefaiscaresme en Esté,
Admirezma sobriete.
ureen« touttemps
est ajJè.Z ridicule:
Je roufisdeL'amour qu'ont
pourmoytantde ^ensy
Je roujs du jeu que je
fer*s3
Et cependantma race
abondam:cnt pu'Lde.•
Et pour was parleruirt
foit
-En Pedagogue
4 soit peu
-
0 t~ Ensdjlrologue
Jelogeen ma maison le
principe dufe
Qvoy
que je ne foispas
de nature à medire
Dans mon humeur noire
pourtant
Sournoise je pince sans
rire,
Par courbettes je <vats
marchant,
Tout l'hiversansmanger
]e garde n,'a cellule,
Et jefaiscaresme en Esté,
Admirezma sobriete.
ureen« touttemps
est ajJè.Z ridicule:
Je roufisdeL'amour qu'ont
pourmoytantde ^ensy
Je roujs du jeu que je
fer*s3
Et cependantma race
abondam:cnt pu'Lde.•
Et pour was parleruirt
foit
-En Pedagogue
4 soit peu
-
0 t~ Ensdjlrologue
Jelogeen ma maison le
principe dufe
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2689
p. 193-195
ENIGME.
Début :
Nous sommes deux jumeaux de pareille grandeur, [...]
Mots clefs :
Chenets
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
Noussommes deuxjumeaux de pareille
grandeur,
Employez, à parer une
noire Maitresse
Nous sommes faits tous
deux pourla sèrvir
sans cesse,
Et pour elle Vulcain se
consomme d'ardeur,
On /raw*den'osfronts la
finsvivefptendeur,
Quandl'Epouxd'Orithie
ejieauJequ'on nous
greffe
Nos immobiles Corps marquent mjiYe paresse.,
Et plus ilfaitde chaud,
plusils ont defroideur.
Jîinji que le Soieil nous
portonsà toute heure
La couleur-du métnilque
l'avarice pleure,
QuandavecJèstréjors on
enleveJoncœur.
Nous tirons aprèsnous
une suite infimey
Etsi le Cieltoujoursexerçoitsarigueur
On nous verroit tous/oùrs
en banne compagnie.
Noussommes deuxjumeaux de pareille
grandeur,
Employez, à parer une
noire Maitresse
Nous sommes faits tous
deux pourla sèrvir
sans cesse,
Et pour elle Vulcain se
consomme d'ardeur,
On /raw*den'osfronts la
finsvivefptendeur,
Quandl'Epouxd'Orithie
ejieauJequ'on nous
greffe
Nos immobiles Corps marquent mjiYe paresse.,
Et plus ilfaitde chaud,
plusils ont defroideur.
Jîinji que le Soieil nous
portonsà toute heure
La couleur-du métnilque
l'avarice pleure,
QuandavecJèstréjors on
enleveJoncœur.
Nous tirons aprèsnous
une suite infimey
Etsi le Cieltoujoursexerçoitsarigueur
On nous verroit tous/oùrs
en banne compagnie.
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2690
p. 196-210
LA PRESENCE d'esprit, Avanture nouvelle.
Début :
Les plaintes soulagent ceux qui souffrent, & sur tout les [...]
Mots clefs :
Femme, Chambre, Garderobe, Aventure, Esprit, Homme, Bougie, Jalousie
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texteReconnaissance textuelle : LA PRESENCE d'esprit, Avanture nouvelle.
LAPESENCE
d'esprit, Avanture nouvelle.
Les plaintes soulagent
ceux qui souffrent, & sur
tout les Dames, quelques
unes même ne iônt pas
faschées que des maux legers leur servent de prétexteau plaisir de se plaindre ; mais les mîux de
l'esprit sont ceux que les
plaintes soulagent le plus.
:'
: Une Dame trés vertueuse estoittourmentée
par la jalousie de [on.mary, & n'avoit d'autreconsolationquecelle de s'en
plaindreàunveritable
amy qui n'estoit point
connu de son tnalY, &
qu'eue n'osoit luy faire
connoistre parce qu'il estoit assez jeune pour luy
donner de l'ombrage,
elle voyoit quelquefois
cet amy dans la chambre
d'une Demoisellequ'elle
avoit & qui estoit d'assez
bonne maison pour qu'elle l'a regardast plustost
comme une amie que
comme une femme à elle.
Cette Demoiselle « estoit
bien faite, Se le mary jaloux en devint amoureux. Un soir voulant
entrer dans sa chambre
il tourna la clef',.& s'aperçut qu'elle estoit fermée au verrouil
,
& dans
lemesme temps entendit
la voix d'un homme ;'.
-
*•
donc il fut allarmé sur le.
compte de la Demoiselle, mais aprés avoir un
peu pressé l'oreille qu'il
avoit trèsfine, comme
l'ont ord inairement les
jaloux, il entendit la voix
de sa fCfilineJ il fut. frappé d'un double coup, je
vous laisse à juger lequel
luy fut le plus rude: il
resva quelque temps au
party qu'il prendrait,ensuite il fermadoucemeat
la P&tc à double tour
,
afin que pas un des trois
ne pust sortir de la chambre
,
& prist le grand tour
pour aller gagner une
garderobe qui estoit de
l'autre costé de cette
chambre &qui dégageoit
un corridor, où il laissa
le flambeau qu'il tenoit
afin de se glisser sansmicre dans la garderobe,
&de pouvoirentendre
ce qui ledisoit entre l'amy la femme & la Demoiselle
,
à peine estoit il
entré-dans la garderobe,
que la femme qui s'en
aperceut feignantde
vouloirmoucher la bougie ;
réteignit avec les
mouchetes pour donner
le loisir à l'amyd'ouvrir
la porte doucement& de
se sauver,elle cria aussitost à la Demoiselle d'aller ralumer sa boucrie
pendant ce temps là l'amy ayant /- tenté vainement d'ouvrir la porte dit
tousbas à la femme qu'il
alloit tascher de se sauver
par la garderobe
,
parce
qu'apparammentle mary
estoitence momentdaus^
la chambre
,
ilsy estoient
en effet alors tous quatre
bien intriguez iàns, dire
mot,&marchant tous
sur la pointe du pied je
ne puis pas bien vous décrire la marthe de cette
scene nocturne QU; chacun tendoit à son but,
celuy du mary estoit de
si:; mettre en un endroit
d'où il pust voir sans ettre veu, car ilne s'estoit
point apperceuqu'ilestoit
découvert ;..-& la Demoiselle, pouis donner le loisir à sa maistresse & à l'amy de s'échapper, feignoit de battre le fusil en
un coinde la chambre, &
de vouloir rallumer la
bougie, ce que le mary
attendoit, s'estant porté
proche la.porte de sa
garderobe; A l'égard de
l'amy - il cherchoità taA
•
tons cette porte pour se
sauver, & ne la trouva
pas sitost que la femme
,
qui en mefrre tempstrouva par hasard le bras de
sonmary quelle prit pour
celuy de son ami; les
premières paroles qu'elle
luy dit tout basneroulerent par bonheur que -sur
des plaintes de la jalousie
de son mari
,
& ne marquerent aucun autrecommerce avec l'ami
,
parce
qu'eneffet je dois estre
persuade que toutes les
femmesdont on met les
avantures dans le Mercure,
sont dans la regle des
bonnesmœurs. Celle-cy
après aVOIr) comme j'ay
dit, fait quelques plaintes de son mari à ion mari
mesme qu'ellecroyoitson
ami, reconnut sa méprise, premierement parct
qu'il ne répondoit point,
&C de plus parce qu'il traversoit la garderobe & le
corridor plus lentement
*
qu'elle ne vouloir
, voulant entendre la confes
sion de sa femme le plus
longtemps qu'ilpourrait,
& craignant d'arriver à
l'endroit où il avoit lai/Té
la bougie, la femme s'ef
tantdonc apperceuë qu
elle parloità
sonmari,continua son discours avec
une presence d'esprit admirable
,
car elle fit succeder aux plaintes sur le
mari, une exhortation vive d'épouser le plustost
qu'il pourroit cette Demoifdie quiestoit de bonne maison ,&que s'il
tardoit davantage, ellene
pourroit se dispenser de
la mettre dehors parce
qu'elle feroit perduë si jamais son mari lerencontroitchez elle. Quand
elle en eut assez dit pour
se * disculper, elle feignit
dene s'appercevoir qu'en
ce moment de sa méprise
à la lueur de la bougie
dontils estoientproche.
alors elle fit un cri de furprise
,
où elle joignit enfuite des mouvemens de
colere si bien contrefaits
contre l'ami, que sans
donner le tempsau mari
de se reconnoistre ni de
répondre, elleprit le flam-
-
beau & courut comme
transportée de rage faire
millereprochesîux deux
amants prétendus qui
l'avoient exposée à une
pareille avanture , l'ami
-
qui avoit de l'esprit fut
0
d'abord
d'abordau fait, & se jettaaux pieds de la femme
ses lui demanda retardemens, pardon &pro-de
mit
l'épouser àla,dès Demoiselle lelende- de
main&del'emmeneren
Province
,
ce fut la le
coup de mailire, car le
mariamoureuxalarméde lapertedesamaiitrdïcr,.
en oublia tous les Coupçons contre sa femme, St lerestede la soirée fut
employé de la part du
mari à trouver sinement
les moyens de retarder ce
mariage, & de la part
de la femme a feindre de
vouloir le haster. Je n'ay
point sceu ce qui fut decidé
)
la femme justifiée
par sa presence d'esprit,
efl: le point unique que
ay voulu traiter, & par
consequent cette avanture doit finir parlà.
d'esprit, Avanture nouvelle.
Les plaintes soulagent
ceux qui souffrent, & sur
tout les Dames, quelques
unes même ne iônt pas
faschées que des maux legers leur servent de prétexteau plaisir de se plaindre ; mais les mîux de
l'esprit sont ceux que les
plaintes soulagent le plus.
:'
: Une Dame trés vertueuse estoittourmentée
par la jalousie de [on.mary, & n'avoit d'autreconsolationquecelle de s'en
plaindreàunveritable
amy qui n'estoit point
connu de son tnalY, &
qu'eue n'osoit luy faire
connoistre parce qu'il estoit assez jeune pour luy
donner de l'ombrage,
elle voyoit quelquefois
cet amy dans la chambre
d'une Demoisellequ'elle
avoit & qui estoit d'assez
bonne maison pour qu'elle l'a regardast plustost
comme une amie que
comme une femme à elle.
Cette Demoiselle « estoit
bien faite, Se le mary jaloux en devint amoureux. Un soir voulant
entrer dans sa chambre
il tourna la clef',.& s'aperçut qu'elle estoit fermée au verrouil
,
& dans
lemesme temps entendit
la voix d'un homme ;'.
-
*•
donc il fut allarmé sur le.
compte de la Demoiselle, mais aprés avoir un
peu pressé l'oreille qu'il
avoit trèsfine, comme
l'ont ord inairement les
jaloux, il entendit la voix
de sa fCfilineJ il fut. frappé d'un double coup, je
vous laisse à juger lequel
luy fut le plus rude: il
resva quelque temps au
party qu'il prendrait,ensuite il fermadoucemeat
la P&tc à double tour
,
afin que pas un des trois
ne pust sortir de la chambre
,
& prist le grand tour
pour aller gagner une
garderobe qui estoit de
l'autre costé de cette
chambre &qui dégageoit
un corridor, où il laissa
le flambeau qu'il tenoit
afin de se glisser sansmicre dans la garderobe,
&de pouvoirentendre
ce qui ledisoit entre l'amy la femme & la Demoiselle
,
à peine estoit il
entré-dans la garderobe,
que la femme qui s'en
aperceut feignantde
vouloirmoucher la bougie ;
réteignit avec les
mouchetes pour donner
le loisir à l'amyd'ouvrir
la porte doucement& de
se sauver,elle cria aussitost à la Demoiselle d'aller ralumer sa boucrie
pendant ce temps là l'amy ayant /- tenté vainement d'ouvrir la porte dit
tousbas à la femme qu'il
alloit tascher de se sauver
par la garderobe
,
parce
qu'apparammentle mary
estoitence momentdaus^
la chambre
,
ilsy estoient
en effet alors tous quatre
bien intriguez iàns, dire
mot,&marchant tous
sur la pointe du pied je
ne puis pas bien vous décrire la marthe de cette
scene nocturne QU; chacun tendoit à son but,
celuy du mary estoit de
si:; mettre en un endroit
d'où il pust voir sans ettre veu, car ilne s'estoit
point apperceuqu'ilestoit
découvert ;..-& la Demoiselle, pouis donner le loisir à sa maistresse & à l'amy de s'échapper, feignoit de battre le fusil en
un coinde la chambre, &
de vouloir rallumer la
bougie, ce que le mary
attendoit, s'estant porté
proche la.porte de sa
garderobe; A l'égard de
l'amy - il cherchoità taA
•
tons cette porte pour se
sauver, & ne la trouva
pas sitost que la femme
,
qui en mefrre tempstrouva par hasard le bras de
sonmary quelle prit pour
celuy de son ami; les
premières paroles qu'elle
luy dit tout basneroulerent par bonheur que -sur
des plaintes de la jalousie
de son mari
,
& ne marquerent aucun autrecommerce avec l'ami
,
parce
qu'eneffet je dois estre
persuade que toutes les
femmesdont on met les
avantures dans le Mercure,
sont dans la regle des
bonnesmœurs. Celle-cy
après aVOIr) comme j'ay
dit, fait quelques plaintes de son mari à ion mari
mesme qu'ellecroyoitson
ami, reconnut sa méprise, premierement parct
qu'il ne répondoit point,
&C de plus parce qu'il traversoit la garderobe & le
corridor plus lentement
*
qu'elle ne vouloir
, voulant entendre la confes
sion de sa femme le plus
longtemps qu'ilpourrait,
& craignant d'arriver à
l'endroit où il avoit lai/Té
la bougie, la femme s'ef
tantdonc apperceuë qu
elle parloità
sonmari,continua son discours avec
une presence d'esprit admirable
,
car elle fit succeder aux plaintes sur le
mari, une exhortation vive d'épouser le plustost
qu'il pourroit cette Demoifdie quiestoit de bonne maison ,&que s'il
tardoit davantage, ellene
pourroit se dispenser de
la mettre dehors parce
qu'elle feroit perduë si jamais son mari lerencontroitchez elle. Quand
elle en eut assez dit pour
se * disculper, elle feignit
dene s'appercevoir qu'en
ce moment de sa méprise
à la lueur de la bougie
dontils estoientproche.
alors elle fit un cri de furprise
,
où elle joignit enfuite des mouvemens de
colere si bien contrefaits
contre l'ami, que sans
donner le tempsau mari
de se reconnoistre ni de
répondre, elleprit le flam-
-
beau & courut comme
transportée de rage faire
millereprochesîux deux
amants prétendus qui
l'avoient exposée à une
pareille avanture , l'ami
-
qui avoit de l'esprit fut
0
d'abord
d'abordau fait, & se jettaaux pieds de la femme
ses lui demanda retardemens, pardon &pro-de
mit
l'épouser àla,dès Demoiselle lelende- de
main&del'emmeneren
Province
,
ce fut la le
coup de mailire, car le
mariamoureuxalarméde lapertedesamaiitrdïcr,.
en oublia tous les Coupçons contre sa femme, St lerestede la soirée fut
employé de la part du
mari à trouver sinement
les moyens de retarder ce
mariage, & de la part
de la femme a feindre de
vouloir le haster. Je n'ay
point sceu ce qui fut decidé
)
la femme justifiée
par sa presence d'esprit,
efl: le point unique que
ay voulu traiter, & par
consequent cette avanture doit finir parlà.
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Résumé : LA PRESENCE d'esprit, Avanture nouvelle.
Le texte relate une intrigue complexe impliquant une dame vertueuse et son mari jaloux. La dame, tourmentée par la jalousie de son mari, se confie à un ami secret qu'elle ne peut révéler à son époux en raison de son jeune âge. Un soir, le mari jaloux surprend des voix dans la chambre de la demoiselle, amie de sa femme. Il découvre alors que sa femme et son ami sont présents, ainsi que la demoiselle et son propre amant. Une scène confuse s'ensuit, où chacun tente de se sauver sans être découvert. La femme, feignant de vouloir rallumer une bougie, aide son ami à s'échapper. Elle reconnaît ensuite son mari et continue de parler pour se disculper, allant même jusqu'à exhorter son mari à épouser la demoiselle. Finalement, elle feint la colère contre les deux amants prétendus. L'ami, comprenant la situation, propose d'épouser la demoiselle sur-le-champ. Le mari, alarmé par cette perspective, passe le reste de la soirée à chercher des moyens de retarder le mariage, tandis que la femme feint de vouloir le hâter. L'histoire se termine par la justification de la femme grâce à sa présence d'esprit.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2691
p. 211-219
MORTS.
Début :
Le Pere Etheart Abbé de la Luzerne, & qui avoit [...]
Mots clefs :
Centenaires, Cérémonies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
M 0 R T S.
Le Pere
*
Etheart Abbé de
la Luzeroe
,
& qui avoit
cfté nommédepuis peuAbbé de Saint Paul deVerdun;
mourutà Paris la nuit du 5*
au 6. Novembre 1712. au
Monasteredes Prémontrez
Reformez ,i'gé de 71. ans,
après51. dereligion.
,
Messire François leFouyn.
Conseiller au Parlement
mourut le 18. Novembre.
Messire Alexandre Antoine Francelles Prestre
Docteurde 1*4
Société de Sorbonne
,
&
Curé de l'Eglise Paroissiale
de Saint Jean en Greve,
mourut le -24 Novembreâgéde68. ans.
Dame Marie Françoise
Feydeau, Veuve de MessireHiérosme le Maistre,Président és Enquestes du Parlement, mourut le z5. Novembre dans un âge fort avancé.
Dame Catherine Guyec
Epouse de Messire Nicolas
le Grain, Chevalier, & auparavant veuve de Messire
Claude la Barde,Chevalier
Marquis de Marolle, Conseiller au Parlement, mou- -
rur le 2 5. Novembre agëc
de 64. ans,laissantune fille
unique de son dernier mariage, alliée à Messire Boucher d'Orçay
,
Maistre des Requêtes.
Messire Jean Philyppe Sanguin
,
Chevalier. Seigneur
de Rocquencourt,Vaulùsseau
-,
&c.mourut le 2 Je- Novembre.
Messire Eustache Auguste le Clerc de LelfeviHe,
Comte de Charbonnière
,
Conseiller au Parlement,
& Chef du Conteil de Soi*
Altesse Serenissime Monseigneur le Duc, mourut
Ic-zg. Novembre.
Messire Jacques Léon
Bouthilier de Chavigny qui
avoit tfté reçu Conseiller
honoraire
au Parlementen
tiùi. mourut le2. Novembre 1712.il estoirfils puisné
de feu Messire de Chavigny Secretaire d'Estat
*1 Commandeur de$Qrdrçs
du Roy.
Dame Marie des Gran-
*
ges Veuve de Messire N,
de VcretSeigneur de Saint
Sulpice, qui imitant les.
ancestres avoit servi dans
les armées avec beaucoup
de distinction
,
mourut le
ij. Novembre dans sa quatre-vingt,troisiéme années
Messire Pierre Olivier
ancien Confesseur des Dames ReligieusesHospitalie
res dela Raquere
,
Fauxbourg Saint Antoine, mourut le1. Novembre agé de
96. ans.
On mande de là Ville de
Saint Chaumont en Lionnois, que le 9. Novembre
de cette année,François
Drouin y mourut agé de
cent neuf ans & quatre
mois, estant ne 1 le 10. Juin
1*03.
Dame Anne deRousse
d.'Alencourt Veuve de Messire François de Manneville
,
Seigneur de Barofmeml
,
mourut à Abbeville
.le 15Novembreagé deio-fr."
ans.
Messire FrançoisChevalier
de Saux,Evèque d'Alais,.
mourut le 7. Novembre
dans son Diocese.
Damoiselle,Marie Gilettedes Vergnes âgée de *4.
ans.
a-ns
,
mourut au Chasteau
d'Aunis le 5. Novembre.
Messire Pierre l'Archer
ancien Président de la
Chambre des Comptes,
mourut le 14. Novembre,
âgéde 81. an & six mois
,
je renvoyé le Lecteur àce
qu'on a
dit de la Maison de
l'Archer dans les Mercures
précedens.
Messire Charles Honoré
d'Albert Duc de Chevreuse & de Luynes,cy devant
Capitaine Lieutenant des
Chevaux-Legersde la Gar- de Gouverneur de Guien-
rie, (
hevalier desOrdres
du Roy, mourut à Parisle
5. Novembre
,
âgé de 67.
ans. Il estoit fils de Louis
Charles» d'Albert Duc de
Luynes, & petit fils de
Charles d'Albert, Connetable de France,
Le12. Novembre, l'ouveiture du Parlement se fitavec les Cérémoniesaccoutumées, par une Messe celeb ée par l'Abbéd'Epinay.
Chanoinqr de la Sainte-
*
Chpelle.
On écritde Lizieuxdu
iz. Novembre, que l'Abbé
de Montauban fut sacré
Evêque de Toulon le 6. du
courant, dans l'Eglise Cathedrale de Lizieux, par
l'Evesque de Lizieux, aflïC
té de l'ancien Evesque de
Condom & de l'Evesque de
Sées.
N0
Le Pere
*
Etheart Abbé de
la Luzeroe
,
& qui avoit
cfté nommédepuis peuAbbé de Saint Paul deVerdun;
mourutà Paris la nuit du 5*
au 6. Novembre 1712. au
Monasteredes Prémontrez
Reformez ,i'gé de 71. ans,
après51. dereligion.
,
Messire François leFouyn.
Conseiller au Parlement
mourut le 18. Novembre.
Messire Alexandre Antoine Francelles Prestre
Docteurde 1*4
Société de Sorbonne
,
&
Curé de l'Eglise Paroissiale
de Saint Jean en Greve,
mourut le -24 Novembreâgéde68. ans.
Dame Marie Françoise
Feydeau, Veuve de MessireHiérosme le Maistre,Président és Enquestes du Parlement, mourut le z5. Novembre dans un âge fort avancé.
Dame Catherine Guyec
Epouse de Messire Nicolas
le Grain, Chevalier, & auparavant veuve de Messire
Claude la Barde,Chevalier
Marquis de Marolle, Conseiller au Parlement, mou- -
rur le 2 5. Novembre agëc
de 64. ans,laissantune fille
unique de son dernier mariage, alliée à Messire Boucher d'Orçay
,
Maistre des Requêtes.
Messire Jean Philyppe Sanguin
,
Chevalier. Seigneur
de Rocquencourt,Vaulùsseau
-,
&c.mourut le 2 Je- Novembre.
Messire Eustache Auguste le Clerc de LelfeviHe,
Comte de Charbonnière
,
Conseiller au Parlement,
& Chef du Conteil de Soi*
Altesse Serenissime Monseigneur le Duc, mourut
Ic-zg. Novembre.
Messire Jacques Léon
Bouthilier de Chavigny qui
avoit tfté reçu Conseiller
honoraire
au Parlementen
tiùi. mourut le2. Novembre 1712.il estoirfils puisné
de feu Messire de Chavigny Secretaire d'Estat
*1 Commandeur de$Qrdrçs
du Roy.
Dame Marie des Gran-
*
ges Veuve de Messire N,
de VcretSeigneur de Saint
Sulpice, qui imitant les.
ancestres avoit servi dans
les armées avec beaucoup
de distinction
,
mourut le
ij. Novembre dans sa quatre-vingt,troisiéme années
Messire Pierre Olivier
ancien Confesseur des Dames ReligieusesHospitalie
res dela Raquere
,
Fauxbourg Saint Antoine, mourut le1. Novembre agé de
96. ans.
On mande de là Ville de
Saint Chaumont en Lionnois, que le 9. Novembre
de cette année,François
Drouin y mourut agé de
cent neuf ans & quatre
mois, estant ne 1 le 10. Juin
1*03.
Dame Anne deRousse
d.'Alencourt Veuve de Messire François de Manneville
,
Seigneur de Barofmeml
,
mourut à Abbeville
.le 15Novembreagé deio-fr."
ans.
Messire FrançoisChevalier
de Saux,Evèque d'Alais,.
mourut le 7. Novembre
dans son Diocese.
Damoiselle,Marie Gilettedes Vergnes âgée de *4.
ans.
a-ns
,
mourut au Chasteau
d'Aunis le 5. Novembre.
Messire Pierre l'Archer
ancien Président de la
Chambre des Comptes,
mourut le 14. Novembre,
âgéde 81. an & six mois
,
je renvoyé le Lecteur àce
qu'on a
dit de la Maison de
l'Archer dans les Mercures
précedens.
Messire Charles Honoré
d'Albert Duc de Chevreuse & de Luynes,cy devant
Capitaine Lieutenant des
Chevaux-Legersde la Gar- de Gouverneur de Guien-
rie, (
hevalier desOrdres
du Roy, mourut à Parisle
5. Novembre
,
âgé de 67.
ans. Il estoit fils de Louis
Charles» d'Albert Duc de
Luynes, & petit fils de
Charles d'Albert, Connetable de France,
Le12. Novembre, l'ouveiture du Parlement se fitavec les Cérémoniesaccoutumées, par une Messe celeb ée par l'Abbéd'Epinay.
Chanoinqr de la Sainte-
*
Chpelle.
On écritde Lizieuxdu
iz. Novembre, que l'Abbé
de Montauban fut sacré
Evêque de Toulon le 6. du
courant, dans l'Eglise Cathedrale de Lizieux, par
l'Evesque de Lizieux, aflïC
té de l'ancien Evesque de
Condom & de l'Evesque de
Sées.
N0
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Résumé : MORTS.
En novembre 1712, plusieurs décès notables ont été enregistrés. L'abbé Etheart, récemment nommé abbé de Saint Paul de Verdun, est décédé à Paris la nuit du 5 au 6 novembre à l'âge de 71 ans après 51 ans de vie religieuse. Messire François le Fouyn, conseiller au Parlement, est mort le 18 novembre. Messire Alexandre Antoine Francelles, docteur de la Sorbonne et curé de Saint Jean en Greve, est décédé le 24 novembre à 68 ans. Dame Marie Françoise Feydeau, veuve de Messire Hiérosme le Maistre, président aux Enquestes du Parlement, est morte le 25 novembre à un âge avancé. Dame Catherine Guyec, épouse de Messire Nicolas le Grain et veuve de Messire Claude la Barde, est décédée le 25 novembre à 64 ans, laissant une fille unique. Messire Jean Philippe Sanguin, chevalier et seigneur de Rocquencourt, est mort le 26 novembre. Messire Eustache Auguste le Clerc de Lelfevihe, comte de Charbonnière et conseiller au Parlement, est décédé le 26 novembre. Messire Jacques Léon Bouthilier de Chavigny, conseiller honoraire au Parlement, est mort le 2 novembre. Dame Marie des Granges, veuve de Messire de Vcret, seigneur de Saint Sulpice, est décédée le 11 novembre à 83 ans. Messire Pierre Olivier, ancien confesseur des dames religieuses hospitalières de la Raquere, est mort le 1 novembre à 96 ans. François Drouin est décédé à Saint Chaumont en Lyonnais le 9 novembre à 109 ans. Dame Anne de Rousse d'Alencourt, veuve de Messire François de Manneville, est morte à Abbeville le 15 novembre à 91 ans. Messire François Chevalier de Saux, évêque d'Alais, est décédé le 7 novembre. Damoiselle Marie Gillettes des Vergnes est morte au château d'Aunis le 5 novembre à 24 ans. Messire Pierre l'Archer, ancien président de la Chambre des Comptes, est décédé le 14 novembre à 81 ans. Messire Charles Honoré d'Albert, duc de Chevreuse et de Luynes, est mort à Paris le 5 novembre à 67 ans. Le 12 novembre, l'ouverture du Parlement s'est faite avec les cérémonies habituelles. L'abbé de Montauban a été sacré évêque de Toulon le 6 novembre à Lizieux.
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2692
p. 219-221
NOUVELLES d'Angleterre.
Début :
Le Comte de Strafford arriva le 24. Octobre de Hollande [...]
Mots clefs :
Angleterre, Comte de Strafford, Aldermans, Duc d'Ormond
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texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Angleterre.
N0UVEL LES
dJsînçicierre.
c'
Le Comte de Strafford
arriva le 24.Octobre de
Hollandeà Londres. Le26.
ily eut une Assemblée du
Commité du Conseil «àla-
quelle il aelfta>avçc., léGrand Thresorier&le Vicocntfi/je Bullingbrook.Ila
receuordrede remettre fut
pied leRegimentRoyal des
Dragons _ql1:'il commandoit cy -
devant: plusieurs
Officiers font desja partis
pourramenerd'Ecosse deux
Compagnies de ce Regiment qui y
estoient restez. Il
a
pris le 28. possession de
la Chargé de premier
Commissaire de l'Amirau-
„
tét:rziï.
.':è:)Qiiflqijés Aldermans &
.,
pliiGaitfs autres personnes
S~ t'
du commun Conseil quiestoient Presbyteriens zelez
ont embrassé la Religion
Anglicane.
Le4. Novembre on fie
partir un Yachspour amener le Duc d'Ormond de
Dunkerque à Londres. Le
sieur Prior y arriva le mef- ime jour, de France le lendemain ,ilalla à Wmdfor
saluer la Reine & luy ren- sion. dr
dJsînçicierre.
c'
Le Comte de Strafford
arriva le 24.Octobre de
Hollandeà Londres. Le26.
ily eut une Assemblée du
Commité du Conseil «àla-
quelle il aelfta>avçc., léGrand Thresorier&le Vicocntfi/je Bullingbrook.Ila
receuordrede remettre fut
pied leRegimentRoyal des
Dragons _ql1:'il commandoit cy -
devant: plusieurs
Officiers font desja partis
pourramenerd'Ecosse deux
Compagnies de ce Regiment qui y
estoient restez. Il
a
pris le 28. possession de
la Chargé de premier
Commissaire de l'Amirau-
„
tét:rziï.
.':è:)Qiiflqijés Aldermans &
.,
pliiGaitfs autres personnes
S~ t'
du commun Conseil quiestoient Presbyteriens zelez
ont embrassé la Religion
Anglicane.
Le4. Novembre on fie
partir un Yachspour amener le Duc d'Ormond de
Dunkerque à Londres. Le
sieur Prior y arriva le mef- ime jour, de France le lendemain ,ilalla à Wmdfor
saluer la Reine & luy ren- sion. dr
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Résumé : NOUVELLES d'Angleterre.
Le Comte de Strafford arriva à Londres le 24 octobre. Le 26 octobre, il reçut l'ordre de dissoudre le Régiment Royal des Dragons. Le 28 octobre, il devint premier Commissaire de l'Amirauté. Le 4 novembre, un yacht partit chercher le Duc d'Ormond à Dunkerque. Le même jour, le sieur Prior arriva de France pour rencontrer la Reine.
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2693
p. 222-22[9]
DONS DE LA Reine d'Angleterre.
Début :
La Reine a donné au Comte d'Excester, le Gouvernement [...]
Mots clefs :
Dons, Reine d'Angleterre, Province de Rutland, Comtes, Colonels, Archevêque, Compagnies
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texteReconnaissance textuelle : DONS DE LA Reine d'Angleterre.
DONS DE L.A.
Reine d'Angleterre.
La Reine a
donné au
Comte d'Excester,le Gouvernement de la Province
de Rutland, à la place de
Mylord Gerard.
Celuy de La Province
d'Essex
,
valant parle deces de Mylord Rivers, ati
Vicomte deBullinbrooksecretaire d'Estat.
Le sieur Hill commandanr de Dunkerque, a
eslé
fait Lieutenant & Conseil-
lerduConseil privé.
Le Comte de Port-more
quicommandoit cy devant
lestroupesAngloisesen Porrugal a
aussi été fait Conseiller du Conseilprivé.
Le Colonel Clayton
,
a
é é fait Commandant de la,
Citadelle de DunKerque.
-
Le Chevalier Abercombie, a
esté fait Major &
Commandant de la Garnisail.
Le 5. Novembre, il yeut àWindsorChapitre de l'Ordrede la Jarriere, dans lequel SaMajestéfit sixChe-
valiers
;
sçavoir
,
le Duc
d'Hamilton ,le Duc de
Beaufort,le Duc de Kent,
le Comte d'Oxford, le
Comte Pawlet,leComte de
Strafford.
Le mêmejour un détachement des Gardes du
Corps & des Grenadiers à
cheval, partir pour allerfaire la Garde à Windsor, d-ou
onassure quela Reinene
reviendra qu'à Noel.
Le lendemain il yeut
un Confeilde Cabinet, auquelleComte de Strafford
assista, ayant le 29. Octo-
-
bre presté le^mcnt-en qltelité de Conseiller du Conseil privé. •:
Le 8. il presta lessermens
dans la Cour de laChancellerie, pour lacharge de
premier Commissaire de
l'Amirauté.
Le 9. leChevalierRichardHoare,nouveauLord
Maire, prestales sermens
pourcetteChargeà W-eÍtminsler devant les Barons
de l'Echiquier. Le même
jour, il fitsonentrée pu- blique
,
& traita magnifiquementles Ministres d'E-
stat & les plus grands Seigneurs de la Cour.
Le sieur de Melarde, l'un
des Plenipotentiaires du
Duc de Savoye
,
arriva le
t. Novembre
,
de Hollande à Londres, de il assista deux jours a
prèsauComitté du Conseil.
h' L'Archevesquede Cae
torbery, l'Evesque de Londres
,
le nouveau Maire ôc
plusieurs autres, tant Eccljp*'
siastiques queSeculiers ont esténommez pour estre du
nombre des Commissaures
qui doivent prendresoinde
la constructiondecinquante Eglises à Londres
, &
aux environs
,
suivant rActe du Parlement.
Oti commença le3 Novembre à reformer dix
hommes par Compagnie,
des Regiments des Gardes;
elles font maintenant reduités à soixantehommes
ch acune : toutes les autres
fCsmvpagnies d'infanterie,
serontreduites à quarante
hommes, &celle deCavalerie& de Dragons àtrente cinq, à la reserve des
CardesduCorps.
Les Officiers de l'Artili
lerie ont conclu un marché
avec les Armuriers de la
Ville de Londres, pour
fournir dans un certaintems
vingtmille fusils, autant de
bayonnettcs
,
d'espées
,
ôc
d'autres armes qui doivent
.cllre envoyées dans les Magasinsde Gibraltar ôcdu
PortMahen. ':"':. ['C
Les LettresdeLisbonne
du 28. Octobre, portent que
la Flotte duBresil
,
escortée par six Vaisseaux de
guerrePortugais, estoit arrivée le >.,. au nombre de
soixante
-
trois Vaisseaux
marchands richement chargez, & deux Vaisseaux venant de Goa aussifortriches. Elle a
apporte entre
autres
,
mille Arrobes ou
vingt-quatre mille livres de
poudre d'Or;trente mille
livres de Tabac
,
& une
grande quantité de Cuirs
éc autres Marchandises.
Le 19. Octobre, la Reine de Portugal accoucha
d'un Prince, ce qui causa
une grande joye
Reine d'Angleterre.
La Reine a
donné au
Comte d'Excester,le Gouvernement de la Province
de Rutland, à la place de
Mylord Gerard.
Celuy de La Province
d'Essex
,
valant parle deces de Mylord Rivers, ati
Vicomte deBullinbrooksecretaire d'Estat.
Le sieur Hill commandanr de Dunkerque, a
eslé
fait Lieutenant & Conseil-
lerduConseil privé.
Le Comte de Port-more
quicommandoit cy devant
lestroupesAngloisesen Porrugal a
aussi été fait Conseiller du Conseilprivé.
Le Colonel Clayton
,
a
é é fait Commandant de la,
Citadelle de DunKerque.
-
Le Chevalier Abercombie, a
esté fait Major &
Commandant de la Garnisail.
Le 5. Novembre, il yeut àWindsorChapitre de l'Ordrede la Jarriere, dans lequel SaMajestéfit sixChe-
valiers
;
sçavoir
,
le Duc
d'Hamilton ,le Duc de
Beaufort,le Duc de Kent,
le Comte d'Oxford, le
Comte Pawlet,leComte de
Strafford.
Le mêmejour un détachement des Gardes du
Corps & des Grenadiers à
cheval, partir pour allerfaire la Garde à Windsor, d-ou
onassure quela Reinene
reviendra qu'à Noel.
Le lendemain il yeut
un Confeilde Cabinet, auquelleComte de Strafford
assista, ayant le 29. Octo-
-
bre presté le^mcnt-en qltelité de Conseiller du Conseil privé. •:
Le 8. il presta lessermens
dans la Cour de laChancellerie, pour lacharge de
premier Commissaire de
l'Amirauté.
Le 9. leChevalierRichardHoare,nouveauLord
Maire, prestales sermens
pourcetteChargeà W-eÍtminsler devant les Barons
de l'Echiquier. Le même
jour, il fitsonentrée pu- blique
,
& traita magnifiquementles Ministres d'E-
stat & les plus grands Seigneurs de la Cour.
Le sieur de Melarde, l'un
des Plenipotentiaires du
Duc de Savoye
,
arriva le
t. Novembre
,
de Hollande à Londres, de il assista deux jours a
prèsauComitté du Conseil.
h' L'Archevesquede Cae
torbery, l'Evesque de Londres
,
le nouveau Maire ôc
plusieurs autres, tant Eccljp*'
siastiques queSeculiers ont esténommez pour estre du
nombre des Commissaures
qui doivent prendresoinde
la constructiondecinquante Eglises à Londres
, &
aux environs
,
suivant rActe du Parlement.
Oti commença le3 Novembre à reformer dix
hommes par Compagnie,
des Regiments des Gardes;
elles font maintenant reduités à soixantehommes
ch acune : toutes les autres
fCsmvpagnies d'infanterie,
serontreduites à quarante
hommes, &celle deCavalerie& de Dragons àtrente cinq, à la reserve des
CardesduCorps.
Les Officiers de l'Artili
lerie ont conclu un marché
avec les Armuriers de la
Ville de Londres, pour
fournir dans un certaintems
vingtmille fusils, autant de
bayonnettcs
,
d'espées
,
ôc
d'autres armes qui doivent
.cllre envoyées dans les Magasinsde Gibraltar ôcdu
PortMahen. ':"':. ['C
Les LettresdeLisbonne
du 28. Octobre, portent que
la Flotte duBresil
,
escortée par six Vaisseaux de
guerrePortugais, estoit arrivée le >.,. au nombre de
soixante
-
trois Vaisseaux
marchands richement chargez, & deux Vaisseaux venant de Goa aussifortriches. Elle a
apporte entre
autres
,
mille Arrobes ou
vingt-quatre mille livres de
poudre d'Or;trente mille
livres de Tabac
,
& une
grande quantité de Cuirs
éc autres Marchandises.
Le 19. Octobre, la Reine de Portugal accoucha
d'un Prince, ce qui causa
une grande joye
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Résumé : DONS DE LA Reine d'Angleterre.
Le document décrit diverses nominations et événements à la cour anglaise et dans les forces armées. La Reine a attribué des postes administratifs, notamment au Comte d'Excester pour la Province de Rutland et au Vicomte de Bullinbrook comme secrétaire d'État. Plusieurs nominations ont été faites au Conseil privé, incluant le sieur Hill, le Comte de Portmore et le Colonel Clayton comme Commandant de la Citadelle de Dunkerque. Le Chevalier Abercrombie a été nommé Major et Commandant de la Garnison. Le 5 novembre, six nouveaux Chevaliers de l'Ordre de la Jarretière ont été créés à Windsor. Le Comte de Strafford a prêté serment comme Conseiller du Conseil privé et premier Commissaire de l'Amirauté les 6 et 8 novembre. Le Chevalier Richard Hoare, nouveau Lord Maire, a prêté serment le 9 novembre. Le sieur de Melarde, Plénipotentiaire du Duc de Savoie, est arrivé à Londres le 11 novembre. Des réformes ont été entreprises dans les régiments des Gardes et un marché pour des armes a été conclu. Des nouvelles de Lisbonne mentionnent l'arrivée d'une flotte du Brésil et la naissance d'un Prince au Portugal.
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2694
p. 230-240
NOUVELLES d'Utrecht.
Début :
Les negociations de la paix font tousjours au mesme estat: [...]
Mots clefs :
Utrecht, Négociations de paix internationales, Ministres des Alliés, Conférences, Comte de Strafford, Prince Eugène, Angleterre, Conseil d'État, États généraux, Meurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : NOUVELLES d'Utrecht.
NOUVELLES,
d'Utrécit.
,
Les negociations de la
paix sont toujours au mesme estat: Les Miniltres des
Alliez tiennent souvent entreux desConferences; on
assure qu'il n'y sera pris aucune resolution importance,
jusqu'au retour d'Angleterre du Comte de Strafford
qu'on attendincessamment.
Le- Duc & la Duchesse
de Saint Pierre
,
arriverenc
le 4
Novembre àRosendal
prés d'Utrecht, où ils ont
reçû les visites des Plenipotentiaires de France &
de plusieurs autres Ministres. Le lendemain leDuc.
de Saint Pierre alla rendrevisite au Mareschal deHu-.
xeles, & aux autresPlenipotentiaires, puis à l'Evefeue de Bristol.
Les Lettres de la Haye
du 17 Novembre, portent
que le Prince Eugene, le
Comte de Sinzendorf & le
Baron de Heems Plenipotentiaires de TArchiducjontf
conferé avec les Deputez
des Estats generaux. & du
Conseild'Estat, pourtascher.
de leur persuader d'augmenter l'état de guerre pour -
la Campagne prochaine,à
causedela diminution des
forces des Alliez, par la suspension d'Armes concluë
avecl'Angleterre &le Portugal, assurant que l'Archiduc seroit de son costé des
efforts extraordinaires: on
a
appris que leurs sollicitations avoient esté inutiles,
que le Conseil d'Estat 1tavoit règle sur le pied de la
Campagnederniere
,
ôc
qu'on aura mesme beaucoup
de peine à l'executer, à cause de la décadence du Commerce
,
de la rareté de l'argent, & de la diminution
du credit qui tombe de plus
en plus; queleConseild'Eilat en Corpsl'avoit porté
aux Estats Generaux, pour l'envoyer irièelfamm'enc
dans les Provinces, afin d'avoir leur consentement.
LesLettresdeNamur du
premierNovembre,portent
quele ComtedeBergeik
avoit communiquéauxEs-
tats duComitté de Namur-
,& fait enregistrer un Aéte
du premier Janvier 1712..-
par lequel le Roy d'Espagne
en confcquence du Traité
fait en son nom & de son
consentement le7. Novembre 1702. par le Roy Tres-
;.Chrettien
,
avec le Prince
Maximilien Emmanuel,E
lecteur de Baviere il cedeSe transporte à ce Prince
J. & sesSuccessèurs tous le*
droits, propriété & souveraineté qui luy appartenoientdans lesPays-bas, de
lamesme maniere qu'il en
Avoir jouy cy devant. Le
Comte de BergeiK partit
le 2. Novembre
,
pour alJer (Cixee.ufrerîune pareille
Coaamvffioci dans la Ville,
&le t>jchede Luxembourg
après lavellei.it recoud
pej .àMadrid.
Les EstarsGenerauxont
r-écol-uqu'e tous leurs Officiers ,fyflkutleuts Compagnies complettes;le 25.
Mars prochain
,
à peins d'être-cafrés.
LePrince E^etir'itll
pwyjk" 14. l&wifcbrs<fe
laHayt;MNy.ailej-àVitu*
ne
,
le Comte deSinzendorfl'a accompagne jusqu'à
Utrecht.
Le sieur GasparFlorent
de Confbruch
,
Conseiller
Aulique & troisieme Plénipotentiaire
,
mourut à
Utrecht le 19. Novembre
,
le Baron de Kirchner qui
doit luy succeder, arriva le
13. à Francfort', il enpartit le 16. pour se rendre à
Utrecht.
Les Lettres de Meurs ,
portentque les troupes de
l'Electeur de Brandebourg,
qui se font emparées du
Chateau parsurprise;ayant
receu un ren fort,ont obligé les habitans à prester
serment de fidelité àson
AltesseElectorale
,
& contraint les Troupes Hollandosses d'en sortir; ils ont
fait entrer quinze cent
hommes dans cette petite
Ville, le sieur Hymmen
l'un des Plénipotentiaire
de l'Electeur de Brandebourg, a
presenté aux Estats Generaux sur ce sujet,
unmémoire qui pourroit
avoir des suitesfascheuses
s'ils n'étoient occupezà des,
affaires plus imporra'ntes.)
,
Les Ministresdel'Archiduc, demandent de grosses,
sommes aux Pays- bas Catholiques ,pourla fubliRancedes Troupes qui doivent
yrester enquartier d'hyver;ils demandentsix cent
cinquante milleflorins à b
Province de Flandres, donc
les Estats n'en veulent accorder le. que troiscentmilLes Lettres de Luxembourg, portent que les Partis duColonella Croix
,
ej&okjoc revenus d'au de-*
Il du Rhin avec un buem
desoixante mille écus,&
un grand nombre de prisonniers & OfficiersdeDisitiction; celles de Strasbourgdu 18. Novembre
portent qu'unParty de :Lau,¡,
terbourg ayant fait une
courte jusqu'auprés de Landau avoient amené pluficursOfficiers prisonniers:
on écrit de Hombourg que soixanteGrenadiers de la
Garnison ayantdressé une
embuscade à un Party de
Hussars de laGarnisonde
Landauy lesont presque
toustuez, ou pris, avec leur
Commandant & leur bik
tin.
On mande de Londres
que le Duc d'Ormond yest
arrivé le 14. Novembre,'&
qu'il partit le 15. pour aller
à Windsor saluerla Reine
qui le rcceu tres-favorablement que Milord Marlborough ayant obtenu la
permissiond'aller faire un
voyage, son passeport fut
signé le 11. pour luy& quatorze personnesseulement,
qu'il avoit pris congé de la
Reine & devoit partir le ty
d'Utrécit.
,
Les negociations de la
paix sont toujours au mesme estat: Les Miniltres des
Alliez tiennent souvent entreux desConferences; on
assure qu'il n'y sera pris aucune resolution importance,
jusqu'au retour d'Angleterre du Comte de Strafford
qu'on attendincessamment.
Le- Duc & la Duchesse
de Saint Pierre
,
arriverenc
le 4
Novembre àRosendal
prés d'Utrecht, où ils ont
reçû les visites des Plenipotentiaires de France &
de plusieurs autres Ministres. Le lendemain leDuc.
de Saint Pierre alla rendrevisite au Mareschal deHu-.
xeles, & aux autresPlenipotentiaires, puis à l'Evefeue de Bristol.
Les Lettres de la Haye
du 17 Novembre, portent
que le Prince Eugene, le
Comte de Sinzendorf & le
Baron de Heems Plenipotentiaires de TArchiducjontf
conferé avec les Deputez
des Estats generaux. & du
Conseild'Estat, pourtascher.
de leur persuader d'augmenter l'état de guerre pour -
la Campagne prochaine,à
causedela diminution des
forces des Alliez, par la suspension d'Armes concluë
avecl'Angleterre &le Portugal, assurant que l'Archiduc seroit de son costé des
efforts extraordinaires: on
a
appris que leurs sollicitations avoient esté inutiles,
que le Conseil d'Estat 1tavoit règle sur le pied de la
Campagnederniere
,
ôc
qu'on aura mesme beaucoup
de peine à l'executer, à cause de la décadence du Commerce
,
de la rareté de l'argent, & de la diminution
du credit qui tombe de plus
en plus; queleConseild'Eilat en Corpsl'avoit porté
aux Estats Generaux, pour l'envoyer irièelfamm'enc
dans les Provinces, afin d'avoir leur consentement.
LesLettresdeNamur du
premierNovembre,portent
quele ComtedeBergeik
avoit communiquéauxEs-
tats duComitté de Namur-
,& fait enregistrer un Aéte
du premier Janvier 1712..-
par lequel le Roy d'Espagne
en confcquence du Traité
fait en son nom & de son
consentement le7. Novembre 1702. par le Roy Tres-
;.Chrettien
,
avec le Prince
Maximilien Emmanuel,E
lecteur de Baviere il cedeSe transporte à ce Prince
J. & sesSuccessèurs tous le*
droits, propriété & souveraineté qui luy appartenoientdans lesPays-bas, de
lamesme maniere qu'il en
Avoir jouy cy devant. Le
Comte de BergeiK partit
le 2. Novembre
,
pour alJer (Cixee.ufrerîune pareille
Coaamvffioci dans la Ville,
&le t>jchede Luxembourg
après lavellei.it recoud
pej .àMadrid.
Les EstarsGenerauxont
r-écol-uqu'e tous leurs Officiers ,fyflkutleuts Compagnies complettes;le 25.
Mars prochain
,
à peins d'être-cafrés.
LePrince E^etir'itll
pwyjk" 14. l&wifcbrs<fe
laHayt;MNy.ailej-àVitu*
ne
,
le Comte deSinzendorfl'a accompagne jusqu'à
Utrecht.
Le sieur GasparFlorent
de Confbruch
,
Conseiller
Aulique & troisieme Plénipotentiaire
,
mourut à
Utrecht le 19. Novembre
,
le Baron de Kirchner qui
doit luy succeder, arriva le
13. à Francfort', il enpartit le 16. pour se rendre à
Utrecht.
Les Lettres de Meurs ,
portentque les troupes de
l'Electeur de Brandebourg,
qui se font emparées du
Chateau parsurprise;ayant
receu un ren fort,ont obligé les habitans à prester
serment de fidelité àson
AltesseElectorale
,
& contraint les Troupes Hollandosses d'en sortir; ils ont
fait entrer quinze cent
hommes dans cette petite
Ville, le sieur Hymmen
l'un des Plénipotentiaire
de l'Electeur de Brandebourg, a
presenté aux Estats Generaux sur ce sujet,
unmémoire qui pourroit
avoir des suitesfascheuses
s'ils n'étoient occupezà des,
affaires plus imporra'ntes.)
,
Les Ministresdel'Archiduc, demandent de grosses,
sommes aux Pays- bas Catholiques ,pourla fubliRancedes Troupes qui doivent
yrester enquartier d'hyver;ils demandentsix cent
cinquante milleflorins à b
Province de Flandres, donc
les Estats n'en veulent accorder le. que troiscentmilLes Lettres de Luxembourg, portent que les Partis duColonella Croix
,
ej&okjoc revenus d'au de-*
Il du Rhin avec un buem
desoixante mille écus,&
un grand nombre de prisonniers & OfficiersdeDisitiction; celles de Strasbourgdu 18. Novembre
portent qu'unParty de :Lau,¡,
terbourg ayant fait une
courte jusqu'auprés de Landau avoient amené pluficursOfficiers prisonniers:
on écrit de Hombourg que soixanteGrenadiers de la
Garnison ayantdressé une
embuscade à un Party de
Hussars de laGarnisonde
Landauy lesont presque
toustuez, ou pris, avec leur
Commandant & leur bik
tin.
On mande de Londres
que le Duc d'Ormond yest
arrivé le 14. Novembre,'&
qu'il partit le 15. pour aller
à Windsor saluerla Reine
qui le rcceu tres-favorablement que Milord Marlborough ayant obtenu la
permissiond'aller faire un
voyage, son passeport fut
signé le 11. pour luy& quatorze personnesseulement,
qu'il avoit pris congé de la
Reine & devoit partir le ty
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Résumé : NOUVELLES d'Utrecht.
Les négociations de paix entre les alliés sont temporairement suspendues en attendant le retour du Comte de Strafford d'Angleterre. Le Duc et la Duchesse de Saint-Pierre ont rejoint Rosendal près d'Utrecht, où ils ont accueilli des visites de plénipotentiaires français et d'autres ministres. Le Prince Eugène et d'autres plénipotentiaires de l'Archiduc ont tenté de convaincre les États généraux et le Conseil d'État des Pays-Bas d'intensifier les efforts de guerre pour la prochaine campagne, mais leurs demandes ont été rejetées en raison de la décadence du commerce et de la rareté de l'argent. Le Comte de Bergeik a transmis aux États du Comité de Namur un acte par lequel le Roi d'Espagne cède ses droits sur les Pays-Bas au Prince Électeur de Bavière. Les États généraux ont ordonné la révocation de tous leurs officiers et compagnies complètes d'ici le 25 mars prochain. Le Prince Eugène a quitté La Haye pour Vitry, accompagné du Comte de Sinzendorf. Le conseiller aulique Gaspar Florent de Conflans est décédé à Utrecht, et le Baron de Kirchner est arrivé pour lui succéder. Les troupes de l'Électeur de Brandebourg ont pris le contrôle du Château de Meurs, forçant les habitants à prêter serment de fidélité. Les ministres de l'Archiduc demandent des fonds importants aux Pays-Bas catholiques pour le quartier d'hiver des troupes. Des nouvelles militaires signalent des actions près du Rhin et de Landau, avec des prises de prisonniers et des embuscades. À Londres, le Duc d'Ormond est arrivé et a été bien reçu par la Reine, tandis que Milord Marlborough a obtenu la permission de partir en voyage.
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2695
p. 251-258
DONS DU ROY.
Début :
Le premier Novembre le Roy donna l'Abbaye de Guitres [...]
Mots clefs :
Dons, Roi, France, Abbayes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DONS DU ROY.
DONS DU ROT.
Le premier Novembre
le Roy donna l'Abbaye de
Guitres Ordre de saintBe-
noît fous l'invocationdela
Vierge, Diocese de Bordeaux, à N. de la Goguée.
Cette Abbaye estsiuee sur
la rivière de l'isle trois
lieuesau-dessusde Libourne dans la Guyenne.
L'Abbaye de TonnayCharente, Ordre de laine
Benoît, Diocese de Xaintes, vacante par la mort
du Sieur Maupoinr, à N.
du Solier. Tonnay
-
Charente est une petite ville de
France dans la Saintonge,
en Latin TonneA. On l'ap-
pelle ainsi à causequ'elle
est sur la Charence, & on ladistinguepar là d'une autre ville de cette même Pro- -
vince nommée TonnayBoutonne, qui en est éloignée de trois lieues, & qui
est à la mêmedistance de
saint Jean d'Angely. TonMay-Bouronnea pris son
nom de sa situation sur la
riviere de Boutonne.
L'Abbave de S. Michel
de Dourlans, Ordre de saint
Benoît,Diocele d'Amiens,
la. Dame de Sericourt
d'Efclainvilliers,Religieuse
de laditre Abbaye.
Dourlans est une villede
Picardiedans l'Amienois,
en Latin Dulendium elle est
située sur la riviere d'An..
thie, vers les frontières de
l'Artois, à cinq ou six lieuës
d'Amiens, & un peu moins
de saint Riquier. C'est une
ville assez forte que l'on
divise en haute & basles
& qui appartenoit autrefois aux Comtes de Ponthieu.
: L'Abbaye de la Caigno.
", te Ordredefaine Benoir,
Diocesed'Acqs à N. du
Vigier.
r
L'Abbaye de Villersde
Canivet, Ordre deCîteaux.,
Diocese de Séez
?
à N. de
Montgommery
,
Abbesse
deMoncé.
L'Abbaye de Moncé,
Ordre de Cîteaux) Diocese
de Tours, à la Dame des
Espinez, Religieuse du même Ordre.
L'Abbaye des Prez,dans
la ville de Doiiay, à la Da.
me de Los, Religieuse de
ladite Abbaye.
Etl'Abbayedesaintjust,
Ordre de saint François,
Diocese de Beauvais,àDa-1
meN.deMailly,Religieuse;
à Longchamps
,
sœur de
l'Archevêque de Reims.
La Mailon de Mailly est
une des plus anciennes Maifons de la Province de Picardie. Elleatire sonnom
de la Terre de Mailly, prés
d'Amiens,&n'est pas moins
illustre par les grandshommes
mes qui font sortis de ces
branches differentes
,
que
par ses grandes alliances.
Anselme de Mailly est le
premier de ce nomdont
parlent les Historiens, vers
le milieuduonzième siecle: mais le rangdistingué
qu'ils lui attribuent dans
sa Province, & la grande
part qu'il eut aux affaires
de son temps, prouvent
incontestablement qu'il n'y
avoit point de ce temps-là
même detablissement en
Picardie plus ancien que ce.
lui des Seigneurs de Mailly.
- Malbrancq, en faisant
mention d'Anselme de
MaiIly, & du Seigneur de
Coucy, témoigne qu'ils étoient tous deux Picardici
Janguinis Procerc
Le premier Novembre
le Roy donna l'Abbaye de
Guitres Ordre de saintBe-
noît fous l'invocationdela
Vierge, Diocese de Bordeaux, à N. de la Goguée.
Cette Abbaye estsiuee sur
la rivière de l'isle trois
lieuesau-dessusde Libourne dans la Guyenne.
L'Abbaye de TonnayCharente, Ordre de laine
Benoît, Diocese de Xaintes, vacante par la mort
du Sieur Maupoinr, à N.
du Solier. Tonnay
-
Charente est une petite ville de
France dans la Saintonge,
en Latin TonneA. On l'ap-
pelle ainsi à causequ'elle
est sur la Charence, & on ladistinguepar là d'une autre ville de cette même Pro- -
vince nommée TonnayBoutonne, qui en est éloignée de trois lieues, & qui
est à la mêmedistance de
saint Jean d'Angely. TonMay-Bouronnea pris son
nom de sa situation sur la
riviere de Boutonne.
L'Abbave de S. Michel
de Dourlans, Ordre de saint
Benoît,Diocele d'Amiens,
la. Dame de Sericourt
d'Efclainvilliers,Religieuse
de laditre Abbaye.
Dourlans est une villede
Picardiedans l'Amienois,
en Latin Dulendium elle est
située sur la riviere d'An..
thie, vers les frontières de
l'Artois, à cinq ou six lieuës
d'Amiens, & un peu moins
de saint Riquier. C'est une
ville assez forte que l'on
divise en haute & basles
& qui appartenoit autrefois aux Comtes de Ponthieu.
: L'Abbaye de la Caigno.
", te Ordredefaine Benoir,
Diocesed'Acqs à N. du
Vigier.
r
L'Abbaye de Villersde
Canivet, Ordre deCîteaux.,
Diocese de Séez
?
à N. de
Montgommery
,
Abbesse
deMoncé.
L'Abbaye de Moncé,
Ordre de Cîteaux) Diocese
de Tours, à la Dame des
Espinez, Religieuse du même Ordre.
L'Abbaye des Prez,dans
la ville de Doiiay, à la Da.
me de Los, Religieuse de
ladite Abbaye.
Etl'Abbayedesaintjust,
Ordre de saint François,
Diocese de Beauvais,àDa-1
meN.deMailly,Religieuse;
à Longchamps
,
sœur de
l'Archevêque de Reims.
La Mailon de Mailly est
une des plus anciennes Maifons de la Province de Picardie. Elleatire sonnom
de la Terre de Mailly, prés
d'Amiens,&n'est pas moins
illustre par les grandshommes
mes qui font sortis de ces
branches differentes
,
que
par ses grandes alliances.
Anselme de Mailly est le
premier de ce nomdont
parlent les Historiens, vers
le milieuduonzième siecle: mais le rangdistingué
qu'ils lui attribuent dans
sa Province, & la grande
part qu'il eut aux affaires
de son temps, prouvent
incontestablement qu'il n'y
avoit point de ce temps-là
même detablissement en
Picardie plus ancien que ce.
lui des Seigneurs de Mailly.
- Malbrancq, en faisant
mention d'Anselme de
MaiIly, & du Seigneur de
Coucy, témoigne qu'ils étoient tous deux Picardici
Janguinis Procerc
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Résumé : DONS DU ROY.
Le 1er novembre, le roi fit plusieurs donations d'abbayes. L'abbaye de Guitres, dédiée à la Vierge et située sur la rivière de l'Isle en Guyenne, fut donnée à N. de la Goguée. L'abbaye de Tonnay-Charente, en Saintonge, fut attribuée à N. du Solier. L'abbaye de Saint-Michel de Dourlans, en Picardie, fut donnée à la Dame de Sericourt d'Éclainvilliers. L'abbaye de la Caignotte fut attribuée à N. du Vigier. L'abbaye de Villers-de-Canivet, de l'ordre de Cîteaux, fut donnée à N. de Montgomery. L'abbaye de Moncé, également de l'ordre de Cîteaux, fut attribuée à la Dame des Espinez. L'abbaye des Prez, située à Douai, fut donnée à la Dame de Los. Enfin, l'abbaye de Saint-Just, de l'ordre de Saint-François, fut attribuée à la Dame N. de Mailly, religieuse à Longchamps et sœur de l'archevêque de Reims. La Maison de Mailly est une des plus anciennes familles de Picardie, mentionnée au milieu du onzième siècle par Anselme de Mailly.
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2696
p. 258-26[1]
Parodie sur l'Enigme qui a pour mot les Dents.
Début :
Deux bataillons de filles non vêtuës, [...]
Mots clefs :
Dents, Bouche, Bataillon, Palais
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Parodie sur l'Enigme qui a pour mot les Dents.
Parodie sur l'Enigme
qui a pour mot les
,
Dents.
&Euxbataillons âefiles
JI
Que lA bouche met à cou-
,4.
Sont les dents qui com.
battent nuës;
On liait à que le com-
-
bat fert.
Plus chaque bataillon est
',
Plus prompt de même est
le secours;
Sous lepalais qui lesen
ferme
Le dejfoiii attaque toujours.
Dans le nombre ntilîe
suyarde,
Aucune aux gens bien
sains ne si trouve en
défaut;
Celles qui font l'Arriere-,
larde
DfJhItJent le plus terrible
asaut.
Cetteguerre en mangeant
soir & matin sallume;
Endépitdugourmanden
fin elle se'teint,
Etsa bouche pleined'écume
Détruit(on appétit, fam
détruire leur teint.
Maislaiffonslegourmad,
parlons d'unbeau
visàge,
Ou la blanchenr des dents
:
fait ungrand ornement:
Heureux, heureux cent
-
fois un vif&tendre
amant
Qui dansses doux trans
ports en éprouve la
rage
qui a pour mot les
,
Dents.
&Euxbataillons âefiles
JI
Que lA bouche met à cou-
,4.
Sont les dents qui com.
battent nuës;
On liait à que le com-
-
bat fert.
Plus chaque bataillon est
',
Plus prompt de même est
le secours;
Sous lepalais qui lesen
ferme
Le dejfoiii attaque toujours.
Dans le nombre ntilîe
suyarde,
Aucune aux gens bien
sains ne si trouve en
défaut;
Celles qui font l'Arriere-,
larde
DfJhItJent le plus terrible
asaut.
Cetteguerre en mangeant
soir & matin sallume;
Endépitdugourmanden
fin elle se'teint,
Etsa bouche pleined'écume
Détruit(on appétit, fam
détruire leur teint.
Maislaiffonslegourmad,
parlons d'unbeau
visàge,
Ou la blanchenr des dents
:
fait ungrand ornement:
Heureux, heureux cent
-
fois un vif&tendre
amant
Qui dansses doux trans
ports en éprouve la
rage
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Résumé : Parodie sur l'Enigme qui a pour mot les Dents.
Le poème décrit les dents comme des soldats, plus nombreuses pour une meilleure mastication. Le palais protège contre les attaques extérieures. Les dents arrière sont les plus puissantes. La mastication constante finit par détruire l'appétit et la santé. Un visage avec des dents blanches est beau, et l'amant admirant ces dents est heureux.
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2697
p. 262-264
MORTS.
Début :
Messire Eleonor de Flecelles, Chevalier Marquis de Bregy, Baron de [...]
Mots clefs :
Marquis de Bregy, Du Fresne, Goissard, Soüillac
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.,
Messire Eleonor de FIecelles, Chevalier Marquis
de Bregy, Baron de saint
Severe,&c, mourut le 2.
Novembre1712. sans laisser de posterité. Il étoit fil*
puîné de feu Messire Nicolas de Flecelles, Comte de
Bregy, Lieutenant generaldes armées du Roy; &
Ambassadeur extraordinaire en Pologne& en
Suede; & de Dame Charlotte de Saumaise de Cha-
zan, l'une des Dampd'hon,.
neur dela feuë Reine Mere
du Roy.
Dame Charlotte duFresne, épouse de MessireNicolas- Loüis de Bailleul,
Marquis de Çhâteaugontier
,
second President au
Parlement, ôc auparavant
veuve de Messire Jacques
se Noir
y
mourut le 6. No:.;.
vembre ijn. laissant pour
fille unique de son premier
mariage Dame Charlotte
le Noir, veuve de Messire
ROcné de Maupeou, Presi-
dent des Enquêtes du Par- lement.
Messire MarcAnne GoiC
lard, Seigneur de Montsabert, qui avoit été reçu
Conseiller au Parlement en
1697. mourut le 9. Novembre 172.
Dame Geneviéve de
Soüillac, veuve de Messîre
Jacques Paget, Doyen des
Maîtres des Requêtes
,
mourut le 9. Novembre,
âgéedèsoixante-dix-sept
an
Messire Eleonor de FIecelles, Chevalier Marquis
de Bregy, Baron de saint
Severe,&c, mourut le 2.
Novembre1712. sans laisser de posterité. Il étoit fil*
puîné de feu Messire Nicolas de Flecelles, Comte de
Bregy, Lieutenant generaldes armées du Roy; &
Ambassadeur extraordinaire en Pologne& en
Suede; & de Dame Charlotte de Saumaise de Cha-
zan, l'une des Dampd'hon,.
neur dela feuë Reine Mere
du Roy.
Dame Charlotte duFresne, épouse de MessireNicolas- Loüis de Bailleul,
Marquis de Çhâteaugontier
,
second President au
Parlement, ôc auparavant
veuve de Messire Jacques
se Noir
y
mourut le 6. No:.;.
vembre ijn. laissant pour
fille unique de son premier
mariage Dame Charlotte
le Noir, veuve de Messire
ROcné de Maupeou, Presi-
dent des Enquêtes du Par- lement.
Messire MarcAnne GoiC
lard, Seigneur de Montsabert, qui avoit été reçu
Conseiller au Parlement en
1697. mourut le 9. Novembre 172.
Dame Geneviéve de
Soüillac, veuve de Messîre
Jacques Paget, Doyen des
Maîtres des Requêtes
,
mourut le 9. Novembre,
âgéedèsoixante-dix-sept
an
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Résumé : MORTS.
En novembre 1712, plusieurs personnalités notables sont décédées. Messire Eleonor de Flecelles, Chevalier Marquis de Bregy, Baron de Saint Severe, est mort le 2 novembre sans descendance. Il était le fils puîné de Messire Nicolas de Flecelles, Comte de Bregy, Lieutenant général des armées du Roi et Ambassadeur extraordinaire en Pologne et en Suède, et de Dame Charlotte de Saumaise de Chazan, Dame d'honneur de la feuë Reine Mère du Roi. Dame Charlotte du Fresne, épouse de Messire Nicolas-Louis de Bailleul, Marquis de Châteaugontier et second Président au Parlement, est décédée le 6 novembre. Elle avait pour fille unique Dame Charlotte le Noir, veuve de Messire Rocné de Maupeou, Président des Enquêtes du Parlement. Messire Marc-Anne Goislard, Seigneur de Montsabert et Conseiller au Parlement depuis 1697, est mort le 9 novembre. Le même jour, Dame Geneviève de Souillac, veuve de Messire Jacques Paget, Doyen des Maîtres des Requêtes, est décédée à l'âge de soixante-dix-sept ans.
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2698
p. 280-283
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
On fait de grands preparatifs pour la ceremonie de l'hommage [...]
Mots clefs :
Cérémonie, Basse-Autriche, Hongrie, Pologne, Grand vizir, Tsar
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
ouvellesd'Allemagne
On fait cjcgrands,prepa*
ratifs pour la'.ccrernow de
l'hommage que les Etats de
de la Basse Autriche doivent
rendre le 2 Novembre à
l'Archiduc qui doit ensuite
aller à Presbourg pour tcrminer la Diete. Les lettres
de Vrnne portent que le
Conseilcontinue à delibe-
Ter lui les moyens de trouver les fonds n affaires
pour lacontinuation dela
guerre. Les ordres oftt eRi
envoyez à
tous les Régira, ns
defournir un état des recrues dont ils ont besoin.
afin d'en faire la repartition
sur les Provinces hereditaires, qui seront obligées de
les lever & de les fournir
-d'armes &
d'habitsàleur
dépens. On mandedeHon
-
grie qu'il y a encore plusieurs Mtcontens quitra-
.Naillérit à exciter un nouveau
C-fittaUvirent*qii'ertïyî&
arresté depuis quelque temps
une Dame accusée d'entretenir correspondance avec
le Prince Ragotzi, & que
le valet de Chambre d'un
grand Seigneuravoit esté mis
en prison pourle mêmesujet.
Les lettres de Constantinople portent que l'Ambasfadeur du Czar étoit arrivé,
&qu'il avoit eu audiance du
GrandVifir, mais qu'il n'avoit pas encore obtenu celle
du grand Seigneur; que le
Grand Visir n'avoir pas vou- lurecevoirde luy la ratification de Paix avant l'arrivée
d'Achmct Aga qu'on attendoit de Pologne, afind'estre
informé, si les Moscovites
étoient entièrement sortis
du Royaume, &s'ilsavoient
exactement observé les
autres articles du Traité.
On assure pourtant' à
Vienne que le Grand Visir
avoit déclaré que le Grand
Seigneur étoit resolu d'observer la Paix avec le Czar
pourveu qu'on donnât au
Roy de Suede un psfljge
libre pour retourner dans
ses Etats
On fait cjcgrands,prepa*
ratifs pour la'.ccrernow de
l'hommage que les Etats de
de la Basse Autriche doivent
rendre le 2 Novembre à
l'Archiduc qui doit ensuite
aller à Presbourg pour tcrminer la Diete. Les lettres
de Vrnne portent que le
Conseilcontinue à delibe-
Ter lui les moyens de trouver les fonds n affaires
pour lacontinuation dela
guerre. Les ordres oftt eRi
envoyez à
tous les Régira, ns
defournir un état des recrues dont ils ont besoin.
afin d'en faire la repartition
sur les Provinces hereditaires, qui seront obligées de
les lever & de les fournir
-d'armes &
d'habitsàleur
dépens. On mandedeHon
-
grie qu'il y a encore plusieurs Mtcontens quitra-
.Naillérit à exciter un nouveau
C-fittaUvirent*qii'ertïyî&
arresté depuis quelque temps
une Dame accusée d'entretenir correspondance avec
le Prince Ragotzi, & que
le valet de Chambre d'un
grand Seigneuravoit esté mis
en prison pourle mêmesujet.
Les lettres de Constantinople portent que l'Ambasfadeur du Czar étoit arrivé,
&qu'il avoit eu audiance du
GrandVifir, mais qu'il n'avoit pas encore obtenu celle
du grand Seigneur; que le
Grand Visir n'avoir pas vou- lurecevoirde luy la ratification de Paix avant l'arrivée
d'Achmct Aga qu'on attendoit de Pologne, afind'estre
informé, si les Moscovites
étoient entièrement sortis
du Royaume, &s'ilsavoient
exactement observé les
autres articles du Traité.
On assure pourtant' à
Vienne que le Grand Visir
avoit déclaré que le Grand
Seigneur étoit resolu d'observer la Paix avec le Czar
pourveu qu'on donnât au
Roy de Suede un psfljge
libre pour retourner dans
ses Etats
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
Le texte décrit les préparatifs en Autriche pour un hommage à l'Archiduc le 2 novembre, suivi de son départ pour Presbourg afin de conclure la Diète. Le Conseil autrichien délibère sur le financement de la guerre et a ordonné aux régiments de fournir un état des recrues nécessaires, à lever et équiper par les provinces héréditaires. En Hongrie, des arrestations ont eu lieu, notamment celle d'une dame et d'un valet de chambre accusés de correspondre avec le Prince Ragotzi, en raison de craintes de soulèvement. À Constantinople, l'ambassadeur du Czar a été reçu par le Grand Vizir mais n'a pas encore obtenu audience du Grand Seigneur. Le Grand Vizir attend Achmet Aga de Pologne pour vérifier le retrait des Moscovites du royaume et le respect des termes du traité. À Vienne, il est affirmé que le Grand Vizir a déclaré que le Grand Seigneur est résolu à observer la paix avec le Czar, à condition que le roi de Suède reçoive un passage libre pour retourner dans ses États.
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2699
p. 284-290
Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Début :
Le Roy a donné la charge de Corregidor des Villes [...]
Mots clefs :
Espagne, Corregidor, Te Deum, Bouchain, Catalogne, Troupes anglaises
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Supplement aux Nouvelles
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
- d'Efyagnc.
: Le Roy a
donné la char-
.,
ge de Corregidor des Villes
de Guadix & de R>ça dans
Je Royaume de Grenade à
Don Diego de Noboa &
Villamarin, Colonel d)Insanterie, en consideration
de ses fervices. Le 3 NoVerrtbre Sa Moellefie
chanter le Te Deumen
a£fciot* de grace de la prise
deBouchain. Le 5. leRoy
jftgnat'aétc de Renonciation
*
à la succession à la Couronne de France, pour luy Se
pour ses descendants, de
fmefme que les Princes dela
Maison de France doivent
renoncer à la succession delà Monarchie d'Espagne, à
jaqucHe le Ducde ,Savoye
& ses descendentsmasles
succederont au defaut de la
posterité de Sa Majesté
Catholique. La principale
;NôbIcfJe :dEfpagÛG,assi(li
,à la ceremonie de cet aâcqui fut figné par les Con
seillers du Conseil d'Etat
:$aric» PiefUejHs^esCoe-
seils, par les grands Officiers
des Maisons Royales, par
le Duc dePopoli, comme
Capitaine des Gardes du
Corps en quartier, par le
Marquis de Valdecannas,
Conseiller de la guerre, &
par le Comte de Condomar
Conseiller d'Etat & de la
Chambre de Castille. Le
mesme jour le Roy fit l'ouverture des Corréesou Etats,
accompagne du President
du Conseil avec les Ministres
de la Chambre comme assistants des Etars, &< le
Secretaire de la Chambre &
Etatde Castiille selon la maniere accoutumée
,
avec
deux Deputez de chacune
des vingt-neuf Citez &
Villes qui representent les
Royaumes de Castille,
d'Arragon & de Valence.
Les lettres d'Estremadurenr portent que la saison
étant fort avancée & que
les pluyes continuelles qui
innondoient les tranc hées
ayant rendu la continuation
du Siege de Campo-Major
très-diiffcile.
Le Marquis de Bay fit
donnes un assaut à la placc
quoyque la bréche ne fut
pas encore perfectionnée.
Le 27 Octobre au matin
il fit avancer 1 les Grenadiers
qui gagnerent le haut de la
brèche,oiï ils furent arrettezpar un retranchement
que les Assiegez avoir fait
derriere
;
il étoit enrré dans
la Ville quelques heures
auparavantunsecours demille
Bommc9, lesAssiegezsim*'si grand feu, que ksaffichans ne pouvantni
avancer ni faire un logementsur la bréche,furent
obligez Lade se«
*
:
Le Marquis de Bay se
maintintdans les attaques,
jusqu'àce qu'on eutçmniené
tousles Canons, les ,mOf,,!
tiers, avec tous lesprépa-*
ratifsduSiège,&ensuite
il décampa
,
ayanteu au
plus dans cetassautenviron
troiscenstrente Jwmmcl
tuez ou blessez.
On mande de Catalogne
<jue l'armée étoit deqtojpéç
d'Agramunt & qu'elle avoic
repasséla Segre sans que les
Ennemis ayent paru. Selon
le rapport des deserteurs,
lrstroubles étoient aug-:
mentez à Un tel point dans
Barcelone, que tout étoit
disposéà une émotion genérait. Depuis quelesEnnemis bnc abandonnéCervera, ils n'ont fait aucun
mouvement nyenvoyéde
détachement dans le Lara-*
pourdan.Onécritqueles
Troupes Angloisess'étoient embarquées
pour aller au Port-Mahon
Nouvelleset & àItalie. Gibraltar
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Résumé : Supplement aux Nouvelles d'Espagne.
Le texte relate plusieurs événements politiques et militaires. Le roi a nommé Don Diego de Noboa et Villamarin corregidor des villes de Guadix et de Baza dans le Royaume de Grenade. Le 3 novembre, un Te Deum a été chanté pour célébrer la prise de Bouchain. Le 5 novembre, le roi a signé un acte de renonciation à la succession à la couronne de France, valable pour lui-même et ses descendants, ainsi que pour les princes de la Maison de France concernant la monarchie d'Espagne. En cas de défaut de postérité, le duc de Savoie et ses descendants mâles succéderont. La cérémonie d'acceptation de cet acte a été signée par divers conseillers et grands officiers. Le même jour, le roi a ouvert les Cortes, accompagné du président du Conseil et des ministres. En Estrémadure, le siège de Campo-Major a été interrompu par des pluies et un assaut infructueux du marquis de Bay, qui a perdu environ trois cents hommes. En Catalogne, l'armée s'est déplacée sans rencontrer l'ennemi, tandis que des troubles augmentaient à Barcelone. Les ennemis ont abandonné Cervera, et des troupes anglaises se sont embarquées pour Port-Mahon et l'Italie. Gibraltar est également mentionné.
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2700
p. 290-297
Nouvelles d'Italie.
Début :
On mande de Naples que le Viceroy a reçû un [...]
Mots clefs :
Italie, Naples, Cour de Vienne, Collateral, Vice-roi, Rebelles, Noblesse, Ordre de la Toison d'Or
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Italie.
. Gibraltar;
.,
«
'J0n mande de Naples
queleViceroy a
reçû unf
ordre de Vienne par lequel
illuy est commandé depublier tquele-Royaumede
Naples, avoir été conquis
,
& que par consequent les
Barons étoient déchus de
leursj§çfs & deleursautres
avantages, que les Napolitains étoient regardés de la
Cour de Vienne comme des
sujetsrebelles quinemeritoient aucune grâce nyla
confirmation qu'ils demandoient de leurs privileges
;
cet ordre ayant été publié
dansleCollateral
,
causa
une surprise extraordinaire
par route la Ville, quoique
plusieurs affectionnez au
Gouvernement,fissentleurs
efforts pour appaiser le petit
ple,disant
que cette Decfâ*
ration ne regardait que It.
Barons. Le 11. Octobre
tous les Sieges & CÓfP'
s'assemblerent chacun dit,
particulier & resolurent d^
tenir une assemblée genetalc) le Viceroy qui en crai*
gnoit les suites manda
l'Eleu du peuple, & luy fit
des plaintes de ce qu'ilsouffroit que ces assembleés Te
fissent sans permission, qui
luy réponditqu'il n'avoit,
pu l'empêcher parce que
toute la Ville étoit émuë
de concert, & qu'iln'étoit
pas difficile de concevoir
qu'après avoir fait tant
d'efforts & donné tant de
preuve de zele pour la Maifan d'Autriche, nonseulement ils ne
pouvoient obtenir aucune des graces
qu'on leurs avoit promis
*
mais qu'onles traitoit de
sujets rebelles & de pris
conquis, ce qui leur persuadoit qu'on cherchoit des
prétextes -pour les ruiner
entierement;leViceroy luy"
dit qu'il entroit fort dans;
ces raisons, qu'il en informeroit au plûtôtla Cour
de vienne, & qu'afin de ne
pas rendre ses offres inutiles
il prioit le peuple de d/fierer
cette assemble generale jusqu'à ce qu'il eut reçûsréponse :
le peuple se bjffa:
persuader avec peine, les
Officiers Allemans pour in..
timider les Napolitains
publient qu'il viendra firo.-
mil hommes de nouvelle
Troupes pour les réduire à
leur devoir. D'autreslettres.
plus reccntcs portent que
le mécontentement public
cft fort augmenté à cause
des frequents emprisonnemens des personnes paisïbles qu'on arreste sur fa-.
moindre dénonciation &:
sur un soupçon, surtout
par l'emprisonnement du
Duc de Bisaccia Pignarelli,
Coulin du Prince de Cellamaré;iilétoit accuséd'avoir
eu correspondance avec le
Cardinal del Giudice fort
O'ncle,& fous ce pretexte
on envoya un Officier le
trouver à une de fcsTwres
où il luy iignifn l'ordre
de comparoistre devant
le Viceroy, fous peine de
trente mil Ecus, il fut
obligé de se faire porter à
Naples malgré une fievre
violente & ensuiteau Palais,
où il se justifia pleinement,
il fut renvoyé en samaison
où le lendemain il fut arrêté
& conduit au Château Saine
Elme où il est gardé étroitement. On assure que le
Prince dela Villa Caraccioli
& le Duc de Bruzzano Carassa, beau frere du Duc de
Popoliont été aussideman- t.
dés;la Cour de Vienne fait
ses efforts pour adoucir ces
procédés envers te principale Noblesse par des grâces
faites à quelques uns, ayaftt
envoyé la Toison d'or au
Prince de San SeveroSangro & à Don Livio
Odescalchi qui doit revenir à Naples pour la recevo
.,
«
'J0n mande de Naples
queleViceroy a
reçû unf
ordre de Vienne par lequel
illuy est commandé depublier tquele-Royaumede
Naples, avoir été conquis
,
& que par consequent les
Barons étoient déchus de
leursj§çfs & deleursautres
avantages, que les Napolitains étoient regardés de la
Cour de Vienne comme des
sujetsrebelles quinemeritoient aucune grâce nyla
confirmation qu'ils demandoient de leurs privileges
;
cet ordre ayant été publié
dansleCollateral
,
causa
une surprise extraordinaire
par route la Ville, quoique
plusieurs affectionnez au
Gouvernement,fissentleurs
efforts pour appaiser le petit
ple,disant
que cette Decfâ*
ration ne regardait que It.
Barons. Le 11. Octobre
tous les Sieges & CÓfP'
s'assemblerent chacun dit,
particulier & resolurent d^
tenir une assemblée genetalc) le Viceroy qui en crai*
gnoit les suites manda
l'Eleu du peuple, & luy fit
des plaintes de ce qu'ilsouffroit que ces assembleés Te
fissent sans permission, qui
luy réponditqu'il n'avoit,
pu l'empêcher parce que
toute la Ville étoit émuë
de concert, & qu'iln'étoit
pas difficile de concevoir
qu'après avoir fait tant
d'efforts & donné tant de
preuve de zele pour la Maifan d'Autriche, nonseulement ils ne
pouvoient obtenir aucune des graces
qu'on leurs avoit promis
*
mais qu'onles traitoit de
sujets rebelles & de pris
conquis, ce qui leur persuadoit qu'on cherchoit des
prétextes -pour les ruiner
entierement;leViceroy luy"
dit qu'il entroit fort dans;
ces raisons, qu'il en informeroit au plûtôtla Cour
de vienne, & qu'afin de ne
pas rendre ses offres inutiles
il prioit le peuple de d/fierer
cette assemble generale jusqu'à ce qu'il eut reçûsréponse :
le peuple se bjffa:
persuader avec peine, les
Officiers Allemans pour in..
timider les Napolitains
publient qu'il viendra firo.-
mil hommes de nouvelle
Troupes pour les réduire à
leur devoir. D'autreslettres.
plus reccntcs portent que
le mécontentement public
cft fort augmenté à cause
des frequents emprisonnemens des personnes paisïbles qu'on arreste sur fa-.
moindre dénonciation &:
sur un soupçon, surtout
par l'emprisonnement du
Duc de Bisaccia Pignarelli,
Coulin du Prince de Cellamaré;iilétoit accuséd'avoir
eu correspondance avec le
Cardinal del Giudice fort
O'ncle,& fous ce pretexte
on envoya un Officier le
trouver à une de fcsTwres
où il luy iignifn l'ordre
de comparoistre devant
le Viceroy, fous peine de
trente mil Ecus, il fut
obligé de se faire porter à
Naples malgré une fievre
violente & ensuiteau Palais,
où il se justifia pleinement,
il fut renvoyé en samaison
où le lendemain il fut arrêté
& conduit au Château Saine
Elme où il est gardé étroitement. On assure que le
Prince dela Villa Caraccioli
& le Duc de Bruzzano Carassa, beau frere du Duc de
Popoliont été aussideman- t.
dés;la Cour de Vienne fait
ses efforts pour adoucir ces
procédés envers te principale Noblesse par des grâces
faites à quelques uns, ayaftt
envoyé la Toison d'or au
Prince de San SeveroSangro & à Don Livio
Odescalchi qui doit revenir à Naples pour la recevo
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Résumé : Nouvelles d'Italie.
Au XVIIIe siècle, à Naples, le vice-roi reçoit un ordre de Vienne annonçant la conquête du royaume, entraînant la perte des privilèges des barons et des Napolitains, désormais considérés comme des sujets rebelles. Cette nouvelle suscite surprise et mécontentement. Le 11 octobre, les sièges et corporations de la ville se réunissent pour organiser une assemblée générale. Le vice-roi, inquiet, demande de reporter cette assemblée jusqu'à une réponse de Vienne. Malgré les tentatives d'apaisement, le mécontentement s'intensifie à cause des arrestations arbitraires, comme celle du Duc de Bisaccia Pignarelli, accusé de correspondance avec le Cardinal del Giudice. D'autres nobles, tels que le Prince de la Villa Caraccioli et le Duc de Bruzzano Carassa, sont également menacés. La Cour de Vienne tente de calmer les esprits en accordant des grâces à certains nobles, comme la Toison d'or au Prince de San Severo Sangro et à Don Livio Odescalchi.
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