NouvellesMHollanâ
Onne,parleàlaHaye&
dans tout le pays que des
nouvelles queplufictilrscou-i
riers de l'armée ont apportées depuisle 16. Juillet, de
ce qui s'estpassé àDenain.
& aux environs. On nefut
point informé d'abord de
lagrande perte qu'on y
avoit faite :mais depuis
on a
apprisqu'à peine ils'étoit sauvéquatre centhommes de tout le camp de De—!
nain; quele Comte d'Al-
bemarle General avoitété
pris,avec le Lieutenant
generalSickinga,le Prince
bel, deHolstein leComte,leCorneille SieurZo- de
Nassau, & le Baron d'AIS
j-)erg,Marécli.,iux deCamp;
aue le jeunePrincé d'An-
*Jia1lt a
été tué sonfrereMaréchal deCamp noyé,avec
le Comte deDhona,Lieutenant t>général & GouverneurdeMons, lons,&le&-le Com Comteèe
de Nassau Vvoudenberg,
Maréchal deCamp:&enfin que pas un Officier néral, geni aucun 1.)Officier-
dont on ait connoissancey
ne s'est échapé.On a
sçû
ensuitequele 31. Juillet la
garnifbn de Marchienne
s'étoit rendue prisonniere
de guerre,avec perte de
cent cinquante belandres
-e desmagasins qui étoient
dansla plièe)suffisans pour
toute la campagne; que
l'armée,du Prince Eugène
,aflanque' de pain durant
six jours ; que ce Prince
manquant de munitions &
de vivres, avoit eteoulio-é
de lever le siege de Landrecy
,
& que le Maréchal
•SëViflars:,avoitassïegé
Douay. Cesnouvellesarrivées ensipeu de temps
ontcausédanstoutle pays
&Wchagrind'autantplus
grand,que les personnes
Pbi.en >i^teriripnnéës disent
qu'onpôuv6ic"éviter toxil
tes ces pertes par la fàfpensiond'armes qu'on a
réfusée.
LesEtatsGeiierauxlortt
obligez maintenant de faire partir de Bruxelles leurs
convois surdes chariots,
qui sonttous les joursex-
posez àêtre enlevezparlés
François, à moinsqu'ils ne
fatiguent, leurstroupes en
les faifimtaccompagner
pardepuissantes efeortes.
Le Prince Eugene ayant
pté rejoint par le Prince
<fAnhalc avec les troupes
deAinees
au siege de Laiidrecy, vint camper le deux
Août vers Bossut êcsaint
Guillain. Le trois il alla
camper à Havré,&le quatre il continua sa marche
par la plaine de Lens, pour
allerpasserl'Escaut à Tournay,&tâcher de faire le-
verle siege deDoüay.
Comme son armée est af-
•
foiblie par les pertes qu'il
agraires, & par-la desertion, le Major général Grovenstein,Gouverneur de
Bouchain, qui avoit fait
une course. en Champagne
; ôc au pays MelIin, arriva
le 26. du mois deJuilletà
Bruxellesyavecsestroupes reduites àla moitié, &
ilenpartit le 30. pour aller
joindrel'armée. Les' regi-
- mens de Caril
,
de Mestrail,
4ëcun autre,qui sontfortis de Gand depuis que les
Anglais y
sont entrez, arriverent le premier de ce
mois àBruxelles, &le 2. ils. prirent aussi laroute
d'Ath & deTournay. D'un
autre côté le Prince Eugene y. qui avoit retire des
?..
places une partie des garnisons ôc des Gouverneurs
.pour renforcer ion armée,
est obligé de l'affoiblir pour
remettre les places en état
de défense. Ila jetté 2. ou3.
bataillons dans Bouchain,il
,
a mis le régiment de Douglasau Quesnoy
,
ceux de aSpar & de Cavanac à Mons,
&le regiment de May qui
ecoic a Oudenarde, a
ordre
d'aller renforcer la garnison de Tlfle, Le General
Hompeîch, Gouverneur
deMons, àqui on. a
donné le commaridèm^riî des
placesconquises, àcause
de laprison du Comte d'Albemarle qui possedoit cet erqploy.yafaitentrer dans 'pôiiày deux bataillons tirez de Bethune, où il faudra lesremplacer.
Le Duc d'Ormond , afin
de fairesubsistercommodément son armée,l'a distri-
buée de lamaniere fiiivantëi».
Il a
envoyéàBrugesquatre regimens& sixpièces
de canon ";,,
& ila occupé
le postede Leffingue sur le*
canalde Plassendal à ï>Jku.
porc. -
Ilaenvoyé six bataillons;
àDunkerque. Ilamis six bataillons
dans Gand
,
où ilfait sarefidence avec les principaux
Officiers.
La cavalerie va secan-
-
tonner dans le pays de
Vvaës, & les Etats du pays -
fournissent les vivres ôctes|
fourrages à ses troupes, enh
deduction des droits qu'ils,
ont accoûtumédepayer.
n Un convojr.de.sept cent
chariot ,chargez de farine
w& d'autres provisions,par-
-ni: le5.d'Août deBruxelles,
éc il arrivale7. à Mons,
-!escossé par lesregimens ou :
-.b:ataiUOr\s deMetrail, Ca-
-
ris&Colier, sortisdeGand
cà latrive'e1 desAnglôis:
: néanmoins onapprend que
le'armée, pain esttoûjours cher à
qui en a manque
"dÏÏrantplusiéùrs jours ;ce
*qui cause une grande defçrtion,.