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1
p. 96
VII.
Début :
Pour Etrennes, belle Denise, [...]
Mots clefs :
Étrennes, Cerise, Saison
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texteReconnaissance textuelle : VII.
VII.
Our Etrennes, belle Denife,
L'illuftre Rault vous donne une Cerife..
Ne vous étonnez pas de voirunfi bean
Fruit
Dans une Saifon fi contraire;
C'eft fon efprit qui le produit,
Vousfçavez qu'ilfçait tout bienfaire.
DIEREVILLE .
Our Etrennes, belle Denife,
L'illuftre Rault vous donne une Cerife..
Ne vous étonnez pas de voirunfi bean
Fruit
Dans une Saifon fi contraire;
C'eft fon efprit qui le produit,
Vousfçavez qu'ilfçait tout bienfaire.
DIEREVILLE .
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2
p. 3-11
ÉTRENNES DE MERCURE.
Début :
Dans un Sallon du Firmament [...]
Mots clefs :
Étrennes, Mercure
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texteReconnaissance textuelle : ÉTRENNES DE MERCURE.
E'TRENNES
DE
MERCURE.
D
ansun Sallon du Firmament
Où les Dieuxàffemblcz,
tenoientappartement>
On vit entrer Le Dieu
Mercure,
Qui d'unMarchand Forain
avoitprislafigure.
Dieutegard, dit Momusy
quas-tu dans ton
Balot,
Des Etrennes,sans doute?
Ouy,dit le Mercelot.
Fort bien. Tu nous <uts
donc étaler enparoles
Tout ce quun Mercelot
étale en babioles;
Ouvrgesdélicats, Bijoux
de Cabinet,
Orpur bien travaillé/ep
à direunSonnet,
Des Brillans endajfeZs
en naïve Epigrame,
-
:.Amours d'argent massif
dansunEpithalame
Eloges tout sucrez
, &
friands Madrigaux, Portraitsvrais oufardez
fatjriojues Tableaux,
Des Odes de clinquant,
des Tambours,des
Trompettes,
Nipes d'Eglogues,des
Houlettes,
Petits Chiens9 &petits
Montons,
Flûtes, Flageolets
,
geolets &
JHufettesy
Lyres d'adulateurs*
chantantfor tons les
tons.
Chut, dit le Mercelotr
un brillant étalage
JÎ plus que l'on ne peut
Je n'A.)etnpgrieafgrqeusoc dainsrmses
Que fideles petits Miroirsy
vit
Quifont voirles défunts,,
Fj
y
dit le Dieu comique.
Vnfidtle Miroir est un
garde-boutique;
jî Paris tu vendras bien
mieux
Lunettes à tromper les
jeux,
PourlesPrudesdutemps,
Eventails àlorgnettes,
Des Besicles pour leurs
Maris,
Rubllns à parer les Coquettes,
Noeudsgalands pour les
Favoris,
Noeuds coulans, &poignardspour
les Amans
trahis.
Veux-tusi ur,reprit Mercure,
Je n'ay que des riens.Je te
jure.
Petits Riens de hasard,
qu'on va mettre au
rabais:
Heureusement, les Ba.
gatelles
AuPArnaïe commeau
Palais
Plaisentquand ellessont
nouvelles,
Enfemme,en belesprit,
jeunesse & nouveaute,
Tiennent souvent lien de
D'accort,mais nouveauté
pour les Dieux est
usée,
De leurgoustsurle Beau
la pointeesle'mo'-ijjée;
Car ils en ont tant vû.
ça fais - donc de tOIJ;"
mieux,
Ondoitdes Et.rennesaux
Dieux
Dés le temps des Romains
, à ce que dit il-lieoire
JD'ejïreEtrenne^jlsfai*
Joientgloire,
Et par conséquentd'e'~
trenner9
Chezles Dieux recevoir
ne vapointsans donner.
Mercure,sois-doncmagnifique
Et déployé icy ta BoutH
que.
Tout beau! du peu que
j'ay j'en veuxfaire à
deux fois,
Tel quifait aujourd'huy
despresens à mains
pleinesy
Seroit moins libéral en
donnant des Etrennes,
S'il devoitcomme moyles
donner to/;* les mois,
DE
MERCURE.
D
ansun Sallon du Firmament
Où les Dieuxàffemblcz,
tenoientappartement>
On vit entrer Le Dieu
Mercure,
Qui d'unMarchand Forain
avoitprislafigure.
Dieutegard, dit Momusy
quas-tu dans ton
Balot,
Des Etrennes,sans doute?
Ouy,dit le Mercelot.
Fort bien. Tu nous <uts
donc étaler enparoles
Tout ce quun Mercelot
étale en babioles;
Ouvrgesdélicats, Bijoux
de Cabinet,
Orpur bien travaillé/ep
à direunSonnet,
Des Brillans endajfeZs
en naïve Epigrame,
-
:.Amours d'argent massif
dansunEpithalame
Eloges tout sucrez
, &
friands Madrigaux, Portraitsvrais oufardez
fatjriojues Tableaux,
Des Odes de clinquant,
des Tambours,des
Trompettes,
Nipes d'Eglogues,des
Houlettes,
Petits Chiens9 &petits
Montons,
Flûtes, Flageolets
,
geolets &
JHufettesy
Lyres d'adulateurs*
chantantfor tons les
tons.
Chut, dit le Mercelotr
un brillant étalage
JÎ plus que l'on ne peut
Je n'A.)etnpgrieafgrqeusoc dainsrmses
Que fideles petits Miroirsy
vit
Quifont voirles défunts,,
Fj
y
dit le Dieu comique.
Vnfidtle Miroir est un
garde-boutique;
jî Paris tu vendras bien
mieux
Lunettes à tromper les
jeux,
PourlesPrudesdutemps,
Eventails àlorgnettes,
Des Besicles pour leurs
Maris,
Rubllns à parer les Coquettes,
Noeudsgalands pour les
Favoris,
Noeuds coulans, &poignardspour
les Amans
trahis.
Veux-tusi ur,reprit Mercure,
Je n'ay que des riens.Je te
jure.
Petits Riens de hasard,
qu'on va mettre au
rabais:
Heureusement, les Ba.
gatelles
AuPArnaïe commeau
Palais
Plaisentquand ellessont
nouvelles,
Enfemme,en belesprit,
jeunesse & nouveaute,
Tiennent souvent lien de
D'accort,mais nouveauté
pour les Dieux est
usée,
De leurgoustsurle Beau
la pointeesle'mo'-ijjée;
Car ils en ont tant vû.
ça fais - donc de tOIJ;"
mieux,
Ondoitdes Et.rennesaux
Dieux
Dés le temps des Romains
, à ce que dit il-lieoire
JD'ejïreEtrenne^jlsfai*
Joientgloire,
Et par conséquentd'e'~
trenner9
Chezles Dieux recevoir
ne vapointsans donner.
Mercure,sois-doncmagnifique
Et déployé icy ta BoutH
que.
Tout beau! du peu que
j'ay j'en veuxfaire à
deux fois,
Tel quifait aujourd'huy
despresens à mains
pleinesy
Seroit moins libéral en
donnant des Etrennes,
S'il devoitcomme moyles
donner to/;* les mois,
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Résumé : ÉTRENNES DE MERCURE.
Le texte relate l'entrée de Mercure, déguisé en marchand forain, dans un salon où les dieux sont réunis. Momus, un autre dieu, l'interroge sur le contenu de son baluchon. Mercure révèle qu'il contient des étrennes, des objets variés et délicats tels que des bijoux, des sonnets, des épigrammes, des portraits, des odes, des flûtes et des miroirs. Momus suggère de vendre des objets plus adaptés aux dieux, comme des lunettes trompeuses, des éventails, des rubans et des poignards. Mercure insiste sur la nouveauté de ses objets, affirmant que les dieux apprécient surtout cela. Il rappelle la coutume romaine des étrennes et assure qu'il saura faire preuve de générosité malgré la modestie de ses offrandes. Momus l'encourage à déployer sa boutique magnifiquement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 3-7
ETRENNES DE MERCURE AU PUBLIC. LES ETRENNES de l'Oye.
Début :
Un Procureur des moins fameux, [...]
Mots clefs :
Oie, Étrennes
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texteReconnaissance textuelle : ETRENNES DE MERCURE AU PUBLIC. LES ETRENNES de l'Oye.
LES ETRENNES
de l'Oye.
Un Procureur des moins
fameux,
Pauvre far consequent,
mais pourtantgenereux
,
Avoitfamille tres nom.,
breuse,
Comme luy pauvre f5
genereuse
Il attendoit , pour eétrene
net,
Ce grand jour où Plaideursse
picquent de
donner:
Ce jour vint eS rien plus;
du Perche, ny dtt
Maine
Ilne vintpal la moindre
aubeine ;
Mais une Oye arriva de
la part d'un cousin:
AuJJi tostpour Etrenne il
l'envoyeàsa tante,
Et la tante asa bru, par
qui l'Oyeambulante,
De parents en parents
continuantson tour,
Revint auProcureurvers
lemilieudujour.
Un autre l'eut de luy,foil
ougendre ou beaufrere,
Et par l'Etrenne -circulaire
1'
Chacunfut étrenant
,
chacun
futétrenné,
Donnant ce qui luy fui
donné>
C'efl ainsiquesouvent
libéralitébrille,
Une Oye à peu de frais
etrenna lafamille Et , par le dernier Etrenneur
Revintencore au Procureur
, Qui lesoir à souperpour
Etrenne derniere
La donna de bon , coeur à
safamille entiere.
Jesuis & genereux, f5
pauvre comme lu)"
Au Public de bon coeurje
redonnedujourd'kuy
Tout ce que le Public Jm'envoye
Ce sont les Etre,nnes de
l'Oye.
de l'Oye.
Un Procureur des moins
fameux,
Pauvre far consequent,
mais pourtantgenereux
,
Avoitfamille tres nom.,
breuse,
Comme luy pauvre f5
genereuse
Il attendoit , pour eétrene
net,
Ce grand jour où Plaideursse
picquent de
donner:
Ce jour vint eS rien plus;
du Perche, ny dtt
Maine
Ilne vintpal la moindre
aubeine ;
Mais une Oye arriva de
la part d'un cousin:
AuJJi tostpour Etrenne il
l'envoyeàsa tante,
Et la tante asa bru, par
qui l'Oyeambulante,
De parents en parents
continuantson tour,
Revint auProcureurvers
lemilieudujour.
Un autre l'eut de luy,foil
ougendre ou beaufrere,
Et par l'Etrenne -circulaire
1'
Chacunfut étrenant
,
chacun
futétrenné,
Donnant ce qui luy fui
donné>
C'efl ainsiquesouvent
libéralitébrille,
Une Oye à peu de frais
etrenna lafamille Et , par le dernier Etrenneur
Revintencore au Procureur
, Qui lesoir à souperpour
Etrenne derniere
La donna de bon , coeur à
safamille entiere.
Jesuis & genereux, f5
pauvre comme lu)"
Au Public de bon coeurje
redonnedujourd'kuy
Tout ce que le Public Jm'envoye
Ce sont les Etre,nnes de
l'Oye.
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Résumé : ETRENNES DE MERCURE AU PUBLIC. LES ETRENNES de l'Oye.
Le texte 'Les Étrennes' relate l'histoire d'un procureur généreux vivant avec une famille nombreuse et pauvre. Il attend les étrennes, des cadeaux traditionnels. Le jour des étrennes, il ne reçoit rien, sauf une oie d'un cousin. Il l'envoie à sa tante, qui la transmet à sa bru, et ainsi de suite parmi les parents. L'oie fait le tour de la famille et revient finalement au procureur. Ce dernier la donne à un autre parent, et le cycle continue. Grâce à cette générosité circulaire, une seule oie parvient à étrenner toute la famille. Le procureur, satisfait, offre finalement l'oie à sa famille pour le souper des étrennes. Le texte se conclut par une déclaration de générosité, soulignant que le procureur, comme le public, donne ce qu'il reçoit.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 9-20
Erudition sur le mot Etrennes, [titre d'après la table]
Début :
La nouveauté de toutes choses a tousjours plû aux hommes. [...]
Mots clefs :
Étrennes, Nouveauté, Érudition, Année, Gaulois, Romains
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Erudition sur le mot Etrennes, [titre d'après la table]
LITTERATURE. LA nouveauté detoutes
choses a tousjours
plû aux hommes
N'est- ce point pour cela
seul quils ont attaché a14
nouvel An une idée hetî*
rcuïe & agrcable, Seneque
appellenouvel an le
commencement- du regné
de Neron annus no- vus initium UcuhfeliciCl3
fimi. Le pronostic n'estoit
pas juste , mais les
flatteurs prédisent tousjours
merveille. On donnoit
chez les Romains au
premier jour de l'an des
figues, du miel & des I
dattes, fruits doux, fiin- 1
boles de la douce paix,
1¡
& de l'agreable union
qu'onsouhaitoit entre
parents & amis. N'eftce
point aussi comme fîtnbole
de pureté., de franchife
& de sincerité
) que
les Gaulois faisoient des
presentsdeguy de chesne
coupé avec une ferpe
d'or; l'or est le fimbole
de la pureté, il ne reste
plus qu'à prouver que le
guï de chesne est le fimbole
de la sincerité; un
autheur la dit, mais ces
fortes d'éruditions ne se
démonstrent pas comme
un probleme de Geome..,
trie, quoyqu'il en [oit,
on dit que les Etrennes
Gauloisesestoient plus;
sinceres que les nostres.
Je connois pourtant un
Amant qui a donné celle
cy : elle est de Mon- *
sieur leB. Comme franc f5 Gaulois
amant,
Je vous donne en étrenne, I
Iris, un coeursincere ; i
Pour voustvous m'aimez,
cejî un riche
present,
C'en est un fort petit si
vous ne rrîaimcZi
guere.
La response de la Gauloise
me paroist plus leurement
sincere.
Quejevousaime ou non,
vojlre coeur vautson
prixy
j'aimeroismieux celuy
d'un autre,
J'auray peu de plaisir k
recevoir le vostre ;
Mais c'est tousjours autantdepris.
Le Roy Tatius Sabinus
receut le premier la
Verveine du bois sacré
de la Déesse Strinia
, ou
Strenia, pour bon augure
de la nouvelle année,
c'estoit l'équivalent du
gui de etejne des Gaulois.
Etrennes vient, diton,
de ce mot Strenia,
ccluy de ftrenuw
,
qui
signifie genereux ) peut:
aussi avoir part à cette
étimologie, parce qu'on
donnoit les étrennes à
ceux quise distinguoient
par leur valeur. On donnoit
dans les premiers
temps des fruits en étrennes
,
mais on donna ensuite
des medailles d'argent.
A ce sujetOvidefait
dire à Janus, que les Anciens
estoient bien simples
de croire,que le miel
fust plus doux que l' argent.
La feste des étrennes
estoit dediée au Dieu j
Janus qu'on representoit 4
à deux virages; quelque
mauvaisplaisant de ce
temps-là, a peut-estre dit
que l'un des visages dejanus
estoit triste, & que
l'autre estoit gay, pour
marquer la tristesse de celuy
qui estobligé de donnerdesétrennes,&
lagaïe*
té de celuy qui les reçoit.
S'il est glorieux de
donner, il cft quelquefois
glorieux aussi de re-
- cevoir 3.
cevoir
,
& les étrennes
qu'on portoit aux Empereurs
Romains, étoient
des marques d'honneur.
Auguste en recevoit une
si grande quantité, que
pour n'en pas profiter, il
en achetoit des Idoles.
Tibere ne voulut point
recevoir d'étrennes; Caligula
les restablit, Claude
les deffendit ensuite,
mais elles resterent tousjours
en usage parmy le
peuple.
Qui croiroit quon pust
trouver une raison physique
des étrennes,je ne
sçay quel Ancien a dit,
que touteschoses estant
contenuës dans leurs commencements,
on doit tirer
des augures bonsou mauvais
de toute l'année par
le premier jour.
L'avis estbonprofitez-en
Sivous voulez, Iris,faire
unamantfidelle,
Deconstance rare modelle:
Faites-vous-en aimerau
premierjour de l'an,
A coup seur il sera constant
toute l'année,
Abien moins à present la
constance est bornée.
Les Gaulois croyoient
que le gui estoit un present
considerable duCiel,
qu'il preservoit du poison,
& que celuy qu'on
cuëilloit le jour de l'an
portoit bonheur toute
l'année à ceux qui en gardoient
sur eux.
-
Il nous est resté de cette
superstition payenne le
mot de la guy l'an neuf.
on appelloit encore ainsi
dans les derniers temps
les presents des étrennes.
le trouverais encore
beaucoup d'érudition sur
les étrennes, mais pour
entrer dans l'espritdela
superstitionancienne, je
veux éviter d'ennuyer au
premier jour de l'an, de
peur d'estre ennuyeux
tout le reste de l'année.
choses a tousjours
plû aux hommes
N'est- ce point pour cela
seul quils ont attaché a14
nouvel An une idée hetî*
rcuïe & agrcable, Seneque
appellenouvel an le
commencement- du regné
de Neron annus no- vus initium UcuhfeliciCl3
fimi. Le pronostic n'estoit
pas juste , mais les
flatteurs prédisent tousjours
merveille. On donnoit
chez les Romains au
premier jour de l'an des
figues, du miel & des I
dattes, fruits doux, fiin- 1
boles de la douce paix,
1¡
& de l'agreable union
qu'onsouhaitoit entre
parents & amis. N'eftce
point aussi comme fîtnbole
de pureté., de franchife
& de sincerité
) que
les Gaulois faisoient des
presentsdeguy de chesne
coupé avec une ferpe
d'or; l'or est le fimbole
de la pureté, il ne reste
plus qu'à prouver que le
guï de chesne est le fimbole
de la sincerité; un
autheur la dit, mais ces
fortes d'éruditions ne se
démonstrent pas comme
un probleme de Geome..,
trie, quoyqu'il en [oit,
on dit que les Etrennes
Gauloisesestoient plus;
sinceres que les nostres.
Je connois pourtant un
Amant qui a donné celle
cy : elle est de Mon- *
sieur leB. Comme franc f5 Gaulois
amant,
Je vous donne en étrenne, I
Iris, un coeursincere ; i
Pour voustvous m'aimez,
cejî un riche
present,
C'en est un fort petit si
vous ne rrîaimcZi
guere.
La response de la Gauloise
me paroist plus leurement
sincere.
Quejevousaime ou non,
vojlre coeur vautson
prixy
j'aimeroismieux celuy
d'un autre,
J'auray peu de plaisir k
recevoir le vostre ;
Mais c'est tousjours autantdepris.
Le Roy Tatius Sabinus
receut le premier la
Verveine du bois sacré
de la Déesse Strinia
, ou
Strenia, pour bon augure
de la nouvelle année,
c'estoit l'équivalent du
gui de etejne des Gaulois.
Etrennes vient, diton,
de ce mot Strenia,
ccluy de ftrenuw
,
qui
signifie genereux ) peut:
aussi avoir part à cette
étimologie, parce qu'on
donnoit les étrennes à
ceux quise distinguoient
par leur valeur. On donnoit
dans les premiers
temps des fruits en étrennes
,
mais on donna ensuite
des medailles d'argent.
A ce sujetOvidefait
dire à Janus, que les Anciens
estoient bien simples
de croire,que le miel
fust plus doux que l' argent.
La feste des étrennes
estoit dediée au Dieu j
Janus qu'on representoit 4
à deux virages; quelque
mauvaisplaisant de ce
temps-là, a peut-estre dit
que l'un des visages dejanus
estoit triste, & que
l'autre estoit gay, pour
marquer la tristesse de celuy
qui estobligé de donnerdesétrennes,&
lagaïe*
té de celuy qui les reçoit.
S'il est glorieux de
donner, il cft quelquefois
glorieux aussi de re-
- cevoir 3.
cevoir
,
& les étrennes
qu'on portoit aux Empereurs
Romains, étoient
des marques d'honneur.
Auguste en recevoit une
si grande quantité, que
pour n'en pas profiter, il
en achetoit des Idoles.
Tibere ne voulut point
recevoir d'étrennes; Caligula
les restablit, Claude
les deffendit ensuite,
mais elles resterent tousjours
en usage parmy le
peuple.
Qui croiroit quon pust
trouver une raison physique
des étrennes,je ne
sçay quel Ancien a dit,
que touteschoses estant
contenuës dans leurs commencements,
on doit tirer
des augures bonsou mauvais
de toute l'année par
le premier jour.
L'avis estbonprofitez-en
Sivous voulez, Iris,faire
unamantfidelle,
Deconstance rare modelle:
Faites-vous-en aimerau
premierjour de l'an,
A coup seur il sera constant
toute l'année,
Abien moins à present la
constance est bornée.
Les Gaulois croyoient
que le gui estoit un present
considerable duCiel,
qu'il preservoit du poison,
& que celuy qu'on
cuëilloit le jour de l'an
portoit bonheur toute
l'année à ceux qui en gardoient
sur eux.
-
Il nous est resté de cette
superstition payenne le
mot de la guy l'an neuf.
on appelloit encore ainsi
dans les derniers temps
les presents des étrennes.
le trouverais encore
beaucoup d'érudition sur
les étrennes, mais pour
entrer dans l'espritdela
superstitionancienne, je
veux éviter d'ennuyer au
premier jour de l'an, de
peur d'estre ennuyeux
tout le reste de l'année.
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Résumé : Erudition sur le mot Etrennes, [titre d'après la table]
Le texte explore les traditions liées au Nouvel An et aux étrennes, une coutume d'offrir des présents. Chez les Romains, le Nouvel An était associé à des symboles de paix et d'union, avec des offrandes de figues, de miel et de dattes. Les Gaulois, de leur côté, offraient du gui de chêne coupé avec une fêpe d'or, symbolisant la pureté et la sincérité. Le roi Tatius Sabinus recevait de la verveine du bois sacré de la déesse Strinia comme augure pour la nouvelle année. Le terme 'étrennes' provient de 'Strenia' ou 'strenuus', signifiant généreux. Initialement, des fruits étaient offerts, mais ils furent remplacés par des médailles d'argent. La fête des étrennes était dédiée à Janus, représenté avec deux visages. Les étrennes aux empereurs romains étaient des marques d'honneur, bien que certains empereurs comme Tibère les aient refusées. Une superstition ancienne voulait que le premier jour de l'année déterminât le reste de l'année. Les Gaulois croyaient que le gui, cueilli le jour de l'an, portait bonheur toute l'année. Le texte se conclut par une réflexion sur l'érudition des traditions anciennes, tout en évitant de lasser le lecteur dès le premier jour de l'année.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 43-49
ETRENNES.
Début :
Ceux qui se souviennent de la dispute fameuse qui s'eleva [...]
Mots clefs :
Étrennes, Début du siècle, Nouvel an, Poésie, Versification
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETRENNES.
ETRENNES.
Ceux qui se souviennent de la dispute fameuse qui s'eleva l'an
milseptcens,sçavoir si
cette annéeétoit la fin
du seiziéme siecle ou le
commencement du dixseptiéme, me pardonne-
ront de faire une autre
question qui n'est pas
moinsinutile;scavoir d
le Mercure des Etrènnes
doit estre celuy de Decembre qui [e donne au
premier jour de l'an, ou
le Mercure de Janvier
qui contient le premier
jour de l'an: ce doute ne
vaut pas la peined'estre
éclaircy ; mais il sufit
pour autoriser un reste
d'Etrenne qu'on m'aenvoyé.1
L'Anonime éruditionné.
S'IUS demandez de l'érudition sur les Etrennes
;
de tous
temps lespeuplesontoffert aux
Dieux cv* aux hommes les
premices de toutes choses, ces
Etrennes ont été établies pour
offrir les premices de l'année
nouvelle; certain peuple d'Afrique celebroit la premiere année du siecle, le premier mois
de tannEe) le premier jour du
mois, &' U premiers heure
du jour
ETRENNE.
Par Monsieur de L. T.
Surl'air d'unVaudeville connu.
Au nouvel an milsept cens
doae.,
Puissiez-vous devenir l'Epouse
&un jeune Epoux tendre cy
charmant
,
.f<!!i ne soit point d'humeur
jalouse,
jamais Mary toujours Amant
Pendant tout l'anmilsept cens
douze.
REPONSE.
yu/qu';' l'an milsept cens treize
Je chercheray la rime à treize>
Et ce Mary toujours Amant
Dans l'univers en est-il frei'{!,
On trouvera plus seurement
Rime riche à milsept cens
treize.
IMPROMPTU.
Le premier jour de l'an à un
homme de qualité, par
Monsieur M. D. M.
Ne pas donner à plus riche
que soy,
A vôtre égard, c'est maxime
pourmoy.
Cettemaxime efi vraye,~& riofsensepersonne ;
Mais ce qu'on peut donner a#
Pape comme au Roy
,
c'ejl bonjour ~& bon an, Sei
gneursje*votts ledonne^-
Le mesme à une Dlle, en luy
envoyant un de ces petits cœurs
qui renfermentune Devise.
Tel quiJefiequey Iris ,pour
vous d'estresincere,
Vous dit qu'il vous ouvre son
coeur
Mais il efi quelque fois injidul
& trompeur.
Celuy-cy dont la forme efi fragile & legere,
^uoy qu'un ouvrage de l'Art
,
n'estpoint un imposteur.
il renferme unsecret myflere,
Pour contenter un desir curieux,
Ouvrez, ce cællr, qui s'offre à
vos beauxyeux,
Tout autre en pouroit craindre
un regard homicide,
Pourêtre heureuxou malheureux
Souvent c'est moins le choix#
,
que lesort qui decide.
Ceux qui se souviennent de la dispute fameuse qui s'eleva l'an
milseptcens,sçavoir si
cette annéeétoit la fin
du seiziéme siecle ou le
commencement du dixseptiéme, me pardonne-
ront de faire une autre
question qui n'est pas
moinsinutile;scavoir d
le Mercure des Etrènnes
doit estre celuy de Decembre qui [e donne au
premier jour de l'an, ou
le Mercure de Janvier
qui contient le premier
jour de l'an: ce doute ne
vaut pas la peined'estre
éclaircy ; mais il sufit
pour autoriser un reste
d'Etrenne qu'on m'aenvoyé.1
L'Anonime éruditionné.
S'IUS demandez de l'érudition sur les Etrennes
;
de tous
temps lespeuplesontoffert aux
Dieux cv* aux hommes les
premices de toutes choses, ces
Etrennes ont été établies pour
offrir les premices de l'année
nouvelle; certain peuple d'Afrique celebroit la premiere année du siecle, le premier mois
de tannEe) le premier jour du
mois, &' U premiers heure
du jour
ETRENNE.
Par Monsieur de L. T.
Surl'air d'unVaudeville connu.
Au nouvel an milsept cens
doae.,
Puissiez-vous devenir l'Epouse
&un jeune Epoux tendre cy
charmant
,
.f<!!i ne soit point d'humeur
jalouse,
jamais Mary toujours Amant
Pendant tout l'anmilsept cens
douze.
REPONSE.
yu/qu';' l'an milsept cens treize
Je chercheray la rime à treize>
Et ce Mary toujours Amant
Dans l'univers en est-il frei'{!,
On trouvera plus seurement
Rime riche à milsept cens
treize.
IMPROMPTU.
Le premier jour de l'an à un
homme de qualité, par
Monsieur M. D. M.
Ne pas donner à plus riche
que soy,
A vôtre égard, c'est maxime
pourmoy.
Cettemaxime efi vraye,~& riofsensepersonne ;
Mais ce qu'on peut donner a#
Pape comme au Roy
,
c'ejl bonjour ~& bon an, Sei
gneursje*votts ledonne^-
Le mesme à une Dlle, en luy
envoyant un de ces petits cœurs
qui renfermentune Devise.
Tel quiJefiequey Iris ,pour
vous d'estresincere,
Vous dit qu'il vous ouvre son
coeur
Mais il efi quelque fois injidul
& trompeur.
Celuy-cy dont la forme efi fragile & legere,
^uoy qu'un ouvrage de l'Art
,
n'estpoint un imposteur.
il renferme unsecret myflere,
Pour contenter un desir curieux,
Ouvrez, ce cællr, qui s'offre à
vos beauxyeux,
Tout autre en pouroit craindre
un regard homicide,
Pourêtre heureuxou malheureux
Souvent c'est moins le choix#
,
que lesort qui decide.
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Résumé : ETRENNES.
Le texte aborde la tradition des étrennes, des cadeaux échangés au début de l'année. Il commence par une discussion sur la classification de l'année 1700 et la période de publication du Mercure des Étrennes, justifiant ainsi la réception d'un reste d'étrenne. L'auteur souligne que, depuis toujours, les peuples offrent aux dieux et aux hommes les prémices de toutes choses, les étrennes marquant les prémices de l'année nouvelle. Un peuple d'Afrique célébrait ainsi la première année du siècle, le premier mois de l'année, le premier jour du mois et la première heure du jour. Le texte inclut également des poèmes et des impromptus liés aux étrennes. Un poème souhaite à une personne de devenir l'épouse d'un jeune époux tendre et charmant. Une réponse à ce poème cherche une rime pour l'année 1713. Un impromptu conseille de ne pas donner à plus riche que soi et suggère que le meilleur cadeau est un 'bonjour' et 'bon an' pour les seigneurs et les demoiselles. Un petit cœur contenant une devise est envoyé à une demoiselle, symbolisant un cœur sincère et non trompeur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 169-183
ESTRENNES. Voyage de l'Amour & de l'Amitié.
Début :
Iris tout exprés pour vous [...]
Mots clefs :
Amour, Étrennes, Iris, Coeur, Tendresse, Soeur, Amitié
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ESTRENNES. Voyage de l'Amour & de l'Amitié.
ESTRENNES.
Voyage de l'Amour & de
l'Amitié.
IRis
tout exprés pour
vous
Ces Dieux ont fait ce voyage;
Il vous doit être assez doux
Qu'à s'accorder on engage
Les Maîtres de l'Univers,
Qu'on voit rarement ensemble.
Fasse le Ciel, que les vers
De celui qui les rassemble
Pour vous feule dans son
cœur
Iris, ayant l'art de vous
plaire,
Vous qui feule pouvez faire
Sa fortune & son bonheur,
Puisse sa nouvelle année
Passer comme une journée,
Les jours comme des momens,
Quedureste de nos ans
La course soit fortunée,
Etque nôtre destinée
Nous fasse avec ces beaux
jours
Si doux, si dignes d'envie,
Trouver la fin de la vie
Dans la fin de nos amours.
L'amour, partant de Cithere
Pour se rendre auprés d'Iris,
Inquiet de n'oser faire
Seul ce voyage à Paris,
Viens, dit-il à l'amitié
Viens, chere sœur,par pitié
Servir de guide à
ton frere;
Car je ne veux en ce jour,
Quoique le Conteur publie,
Qu'il soit dit que la folie
Serve de guide à l'amour.
Chacun de nous a
ses charmes:
Je te prêreray mes armes,
Prete moy
,
ma chere
sœur,
Ton air sage, ta douceur,
Cette tendresse durable
De qui la solidité
Souvent n'est pas moins
aimable
Que l'estma vivacité.
Cela dit, pour ce voyage
Ils troquerent d'équipage,
Ils volent, sur leur passage
On vit d'abord s'enflammer
Tout cequi dans la nacure
Jusques à cette avanture
Avoitrefusé d'aimer.
Plus de Bergere cruelle,
Plus de malheureux berger,
Chacun qui voulut changer
Trouva maîtresse nouvelle>
Qui voulut rester amant
Retrouva dans sa maitresse
Pour un reste de tendresse
Un nouvel empressement.
Les amis se rechaufferent,
Tous les cœurs se renflammerent,
On s'aima mêmeàla Cour,
Et la triste indifférence
-
Sentit dans son froid séjour
Echauffer son indolence
Aux approches de l'Amour.
Tandis qu'avec diligence
Ces Dieux traversent les
airs,
La nuit déployant ses voiles
D'un crêpe semé d'étoiles
Enveloppa l'univers.
Iris cependant livrée
Aux charmes d'un doux
sommeil
,
De ses pavots enyvrée
Attendoit que son reveil
Sur son tein eût fait éclorre
Bien plus de fleurs que
l'aurore
N'en avoit fait naitre -encore
Sur le chemin du Soleil.
Quand tout à coup à sa
porte
Cette belle entend dubruit.
Qui, dit-elle, de la sorte
Ose entrer ici la nuit ?
C'est un enfant miserable
Répond d'un air pitoyable
Cet enfant, maitre des
Dieux,
Qui vient chercher
en ces
lieux
Un azile à sa misere
Auprès de vos agrémens.
Je suis chargé par ma mere
Pour vous de cent com- plimens.
On me banit, on me chasse,
Je trouve dans madisgrace
Peu de cœurs assez bien faits
Pour medonner encore
place.
On me traitte de cruel,
On me traitte de parjure
Et sans être criminel
Nonil n'est forte d'injure
Dontje ne sois accablé
>
On diroit que j'ai trouble
Tout l'ordre de la nature,
Cependant quelle imposture !
Sansrçioi, les hommesn'auroient
Qu'une languissante vie.
Je fais naître leurs desirs,
Je fais lesardens plaisirs
Parqui leur ame est ravie
Sansmoi qu'ilsignoreroiet.
Et je voy leur injustice
Oubliertous mes bienfaits,
Et sur un leger caprice
Traiter même de supplice
Les biensque je leur ai faits.
Vôtre pitié vous engage
Au secours des malheureux,
Vôtre cœur est genereux,
Et par unAdoux assemblage
J'ay toujours vû sa bonté
Compagne de sa beauté.
Pour un enfant maltraitté,
«
Dit Iris, vôtre langage
Me paroît bien doucereux,
Avec cet air langoureux,
Ce ton doux, cet équipage)
Ne seriez-vous point l'Amour ?
Je le fuis, mais las! je n'ose
Vous parler de mon re-
tour,
Je sçai que je fuis la cause
D'une infinité de maux
Dont l'affreuse jalousie
Et sa trille frenesie
Ont troublé vôtre repos.
Qui fit seul vôtre souffrance,
Doit faire vôtre bonheur;
Aussi viens-je en recompense
Vous faire present
-
d'un
cœur
Dignedevôtre tendressè.,
Comme il n'est point aujourd'huy
Horsmis vous
<
d'autre
maitresse
Au monde digne de luy.
Ce cœur ell fait pour le
vôtre f,
Je les ay faits l'un pour
l'autre;
De mille&mille agrémens
Vôtreardeur fera suivie,
Et vos doux engagemens
Feront de tous les momens
D'une si charmante vie
Autant dejour dePrintems.
Le moyen, à
ta parole,
Dit Iris, d'ajoûter foy!
Volage, n'est-ce pas toy,
Qui sous cet espoir frivole
Trompas ma credulité?
[J'en conviens, la verité
INeft pas toûjours mon
partage,
IRépond l'Amour: mais je
,
gage,
)Que sur ma sincerité
[La caution que j'amene
rVa rassurervôtre çœurJ
[ Et le convaincra sans peine.
[ L'amitié, ma chere sœur,
[ Icy presente s'engage
A tenir tous mes sermens,
1 Que dans l'ardeur de vous
plaire
Pour les rompre, j'ai fait
faire
Exprés aux autres amans,
Taprudence est non commune,
Amour, en cette action;
Qui fut, soit dit sans rancune,
Si sujet à caution
Fait très bien d'en mener
une
En pareille occasion.
Sans elle accepter je n'ose
Le cœur que l'on me propose,
Avec elle je le veux,
Et sans vous laisser morfondre
Plus long temps icy tous
deux,
Si vôtre sœur veut répondre
D'unir la sincerité
A vôtre vivacité,
Amour, j'accepte avec
joye
Ce cœur que Venus m'envoye,
Et je signe le traitté
Voyage de l'Amour & de
l'Amitié.
IRis
tout exprés pour
vous
Ces Dieux ont fait ce voyage;
Il vous doit être assez doux
Qu'à s'accorder on engage
Les Maîtres de l'Univers,
Qu'on voit rarement ensemble.
Fasse le Ciel, que les vers
De celui qui les rassemble
Pour vous feule dans son
cœur
Iris, ayant l'art de vous
plaire,
Vous qui feule pouvez faire
Sa fortune & son bonheur,
Puisse sa nouvelle année
Passer comme une journée,
Les jours comme des momens,
Quedureste de nos ans
La course soit fortunée,
Etque nôtre destinée
Nous fasse avec ces beaux
jours
Si doux, si dignes d'envie,
Trouver la fin de la vie
Dans la fin de nos amours.
L'amour, partant de Cithere
Pour se rendre auprés d'Iris,
Inquiet de n'oser faire
Seul ce voyage à Paris,
Viens, dit-il à l'amitié
Viens, chere sœur,par pitié
Servir de guide à
ton frere;
Car je ne veux en ce jour,
Quoique le Conteur publie,
Qu'il soit dit que la folie
Serve de guide à l'amour.
Chacun de nous a
ses charmes:
Je te prêreray mes armes,
Prete moy
,
ma chere
sœur,
Ton air sage, ta douceur,
Cette tendresse durable
De qui la solidité
Souvent n'est pas moins
aimable
Que l'estma vivacité.
Cela dit, pour ce voyage
Ils troquerent d'équipage,
Ils volent, sur leur passage
On vit d'abord s'enflammer
Tout cequi dans la nacure
Jusques à cette avanture
Avoitrefusé d'aimer.
Plus de Bergere cruelle,
Plus de malheureux berger,
Chacun qui voulut changer
Trouva maîtresse nouvelle>
Qui voulut rester amant
Retrouva dans sa maitresse
Pour un reste de tendresse
Un nouvel empressement.
Les amis se rechaufferent,
Tous les cœurs se renflammerent,
On s'aima mêmeàla Cour,
Et la triste indifférence
-
Sentit dans son froid séjour
Echauffer son indolence
Aux approches de l'Amour.
Tandis qu'avec diligence
Ces Dieux traversent les
airs,
La nuit déployant ses voiles
D'un crêpe semé d'étoiles
Enveloppa l'univers.
Iris cependant livrée
Aux charmes d'un doux
sommeil
,
De ses pavots enyvrée
Attendoit que son reveil
Sur son tein eût fait éclorre
Bien plus de fleurs que
l'aurore
N'en avoit fait naitre -encore
Sur le chemin du Soleil.
Quand tout à coup à sa
porte
Cette belle entend dubruit.
Qui, dit-elle, de la sorte
Ose entrer ici la nuit ?
C'est un enfant miserable
Répond d'un air pitoyable
Cet enfant, maitre des
Dieux,
Qui vient chercher
en ces
lieux
Un azile à sa misere
Auprès de vos agrémens.
Je suis chargé par ma mere
Pour vous de cent com- plimens.
On me banit, on me chasse,
Je trouve dans madisgrace
Peu de cœurs assez bien faits
Pour medonner encore
place.
On me traitte de cruel,
On me traitte de parjure
Et sans être criminel
Nonil n'est forte d'injure
Dontje ne sois accablé
>
On diroit que j'ai trouble
Tout l'ordre de la nature,
Cependant quelle imposture !
Sansrçioi, les hommesn'auroient
Qu'une languissante vie.
Je fais naître leurs desirs,
Je fais lesardens plaisirs
Parqui leur ame est ravie
Sansmoi qu'ilsignoreroiet.
Et je voy leur injustice
Oubliertous mes bienfaits,
Et sur un leger caprice
Traiter même de supplice
Les biensque je leur ai faits.
Vôtre pitié vous engage
Au secours des malheureux,
Vôtre cœur est genereux,
Et par unAdoux assemblage
J'ay toujours vû sa bonté
Compagne de sa beauté.
Pour un enfant maltraitté,
«
Dit Iris, vôtre langage
Me paroît bien doucereux,
Avec cet air langoureux,
Ce ton doux, cet équipage)
Ne seriez-vous point l'Amour ?
Je le fuis, mais las! je n'ose
Vous parler de mon re-
tour,
Je sçai que je fuis la cause
D'une infinité de maux
Dont l'affreuse jalousie
Et sa trille frenesie
Ont troublé vôtre repos.
Qui fit seul vôtre souffrance,
Doit faire vôtre bonheur;
Aussi viens-je en recompense
Vous faire present
-
d'un
cœur
Dignedevôtre tendressè.,
Comme il n'est point aujourd'huy
Horsmis vous
<
d'autre
maitresse
Au monde digne de luy.
Ce cœur ell fait pour le
vôtre f,
Je les ay faits l'un pour
l'autre;
De mille&mille agrémens
Vôtreardeur fera suivie,
Et vos doux engagemens
Feront de tous les momens
D'une si charmante vie
Autant dejour dePrintems.
Le moyen, à
ta parole,
Dit Iris, d'ajoûter foy!
Volage, n'est-ce pas toy,
Qui sous cet espoir frivole
Trompas ma credulité?
[J'en conviens, la verité
INeft pas toûjours mon
partage,
IRépond l'Amour: mais je
,
gage,
)Que sur ma sincerité
[La caution que j'amene
rVa rassurervôtre çœurJ
[ Et le convaincra sans peine.
[ L'amitié, ma chere sœur,
[ Icy presente s'engage
A tenir tous mes sermens,
1 Que dans l'ardeur de vous
plaire
Pour les rompre, j'ai fait
faire
Exprés aux autres amans,
Taprudence est non commune,
Amour, en cette action;
Qui fut, soit dit sans rancune,
Si sujet à caution
Fait très bien d'en mener
une
En pareille occasion.
Sans elle accepter je n'ose
Le cœur que l'on me propose,
Avec elle je le veux,
Et sans vous laisser morfondre
Plus long temps icy tous
deux,
Si vôtre sœur veut répondre
D'unir la sincerité
A vôtre vivacité,
Amour, j'accepte avec
joye
Ce cœur que Venus m'envoye,
Et je signe le traitté
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Résumé : ESTRENNES. Voyage de l'Amour & de l'Amitié.
Le poème 'Estrennes' relate un voyage de l'Amour et de l'Amitié, accompagnés par Iris. L'Amour, craignant de voyager seul, invite l'Amitié à se joindre à lui, soulignant que chacun possède des qualités uniques. L'Amitié apporte sa sagesse et sa douceur, tandis que l'Amour enflamme les cœurs, transformant les relations et réchauffant les amitiés, même à la cour. Au cours de leur périple, la nuit tombe et Iris s'endort. L'Amour, déguisé en enfant malheureux, se présente à elle et se plaint d'être banni et injustement traité. Il explique son rôle crucial dans la vie des hommes, malgré leur ingratitude. Iris, reconnaissant l'Amour, accepte son cœur en cadeau, symbolisant une vie remplie de tendresse et de bonheur. L'Amitié garantit la sincérité de l'Amour, assurant Iris de la fidélité de ses sentiments. Iris accepte finalement le cœur offert par l'Amour, scellant ainsi un pacte de sincérité et de vivacité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 46-48
A MADAME.. En luy envoyant aux Etrennes une petite Chienne.
Début :
De l'amitié la plus fidelle, [...]
Mots clefs :
Étrennes, Chienne, Amitié
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texteReconnaissance textuelle : A MADAME.. En luy envoyant aux Etrennes une petite Chienne.
AMADAME..
200V
En luy envoyant aux
Etrennes une petite
Chienne.
DE l'amitié la plus
fidelle
Je vous donne un gage
koly vivant, V
Cette petite Chienne eft
meilleure que belle ,
Elle vous flatera ſouvent;
Careffer & baifer , voila
wetout fon langage in
Sans qu'un colier de fer
GALANT 47
marque fon efclavage.
L'amitié prés de vous
toujours l'enchainera ,
Elle eſt ſi chaſte , elle eſt
fi fage ,
Que jamais chien du voi
finage ,
Aprés elle n'aboyera.
Vous l'entendrez gronder d'une voix une
peu forte ,
Quand un Indifcret ou
bliera
Entrant l'hiver chezvous
de fermer voftre porte.
48 MERCURE
Quand un Importun y
viendra , E
Elle connoift telles gens
àla mine ,
Etquand j'iray yous voir
elle les chaffera; si (
Et mefine elle n'annoncera.
Quand vous viendrez
chez moi la Chienne,
vous fuivra ,
Elle fçait la Maifon , &
yous avertira
De vifiter voftre voiſici
200V
En luy envoyant aux
Etrennes une petite
Chienne.
DE l'amitié la plus
fidelle
Je vous donne un gage
koly vivant, V
Cette petite Chienne eft
meilleure que belle ,
Elle vous flatera ſouvent;
Careffer & baifer , voila
wetout fon langage in
Sans qu'un colier de fer
GALANT 47
marque fon efclavage.
L'amitié prés de vous
toujours l'enchainera ,
Elle eſt ſi chaſte , elle eſt
fi fage ,
Que jamais chien du voi
finage ,
Aprés elle n'aboyera.
Vous l'entendrez gronder d'une voix une
peu forte ,
Quand un Indifcret ou
bliera
Entrant l'hiver chezvous
de fermer voftre porte.
48 MERCURE
Quand un Importun y
viendra , E
Elle connoift telles gens
àla mine ,
Etquand j'iray yous voir
elle les chaffera; si (
Et mefine elle n'annoncera.
Quand vous viendrez
chez moi la Chienne,
vous fuivra ,
Elle fçait la Maifon , &
yous avertira
De vifiter voftre voiſici
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Résumé : A MADAME.. En luy envoyant aux Etrennes une petite Chienne.
L'auteur envoie une chienne en cadeau d'Étrennes, la décrivant comme fidèle et sage. La chienne est chaste, ne provoque pas les autres chiens et grogne contre les intrus. Elle connaît les gens importuns et la maison du destinataire, qu'elle incite à visiter les voisins. L'amitié entre l'auteur et le destinataire est comparée à une chaîne indéfectible.
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8
p. 3-9
ETRENNES.
Début :
LE mot d'Etrennes vient, dit-on, du mot, strenia. [...]
Mots clefs :
Étrennes, Ménage, Médailles d'argent, Fête, Gui
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETRENNES.
ETRENNES.
E mot d'Etrennesvient,dit-on,
du mot. (Irenia.
- - - Celui de Strenuus, qui
signifie genereux, peut
avoir part à
cetteetlmo-"
logie, dit Menage, parce que chez les Romains
on donnoit les étrennes
à ceux qai se distinguoient.par leur valeur.
Que d'étrennes aurionsnous à donner cette année ànos guerriers
,
a
leursCommandans & à
leur Chef! Minerve, dit
un ancien, doit presider
auxrecompenses, comme elle preside aux actions qui les meritent y
ïz nous voyonspar plu-
sieurs dons du Roy, qui
font les avant-coureurs
de plusieurs autres, que
le vrai mérité en France
est toûjours recompensé
quand il cil: connu.
On donnoit dans les
premierstemps des fruits
1 en etrennes : mais 'on
donna ensuite des mé- dailles d'argent. Acefujet Ovide fait dire à janus, que les anciens étoient bien simples de
croire que le miel fût
plus doux que l'argent.
La fête desécrennesétoit
dédiée au Dieu Janus,
qu'on representoit à
deux visages. Une double couronne que que!-
quesSculpceursont mise
à Janus dans des bas-reliefs marquera, si l'on
veut, qu'il est aussi honorable de recevoir des
étrennes que d'en donner. Les etrennes qu'on
portoit aux Empereurs
Romains étoient des
marquesdhonneur. Auguste en recevoit une si
grande quantité, que
pour n'en pas profiter, il
en achetoit des Idoles.
Tibere ne voulut point
recevoir ecrennes, Caligulalesrétablit,Claude les défendit ensuite
:
mais elles resterent toujours en usage parmi le
peuple.
Le gui, sélon les Gaulois, étoit un present
considerable du Ciel
qui preservoit du poifon}8£ celui qu'on cüeilloit le jour de l'an partoit bonheur toute rannée a ceux qui en gardoient sur eux.
Il nousest restédecette superstition payenne
le mot de laguil'an neuf.
Onsppelloitencoreainsi.
dans les derniers temps
les presensdes etrennes.
Les éruditions sur les
étrennes sont si rebactuës Se si usées, qu'il se-
roitennuyeux des'y étendreiauflibien la modedes étrennes estpresque abolie,&c le mot
detrennes n'est Mecque plus recommandafcle que par son anden1net
E mot d'Etrennesvient,dit-on,
du mot. (Irenia.
- - - Celui de Strenuus, qui
signifie genereux, peut
avoir part à
cetteetlmo-"
logie, dit Menage, parce que chez les Romains
on donnoit les étrennes
à ceux qai se distinguoient.par leur valeur.
Que d'étrennes aurionsnous à donner cette année ànos guerriers
,
a
leursCommandans & à
leur Chef! Minerve, dit
un ancien, doit presider
auxrecompenses, comme elle preside aux actions qui les meritent y
ïz nous voyonspar plu-
sieurs dons du Roy, qui
font les avant-coureurs
de plusieurs autres, que
le vrai mérité en France
est toûjours recompensé
quand il cil: connu.
On donnoit dans les
premierstemps des fruits
1 en etrennes : mais 'on
donna ensuite des mé- dailles d'argent. Acefujet Ovide fait dire à janus, que les anciens étoient bien simples de
croire que le miel fût
plus doux que l'argent.
La fête desécrennesétoit
dédiée au Dieu Janus,
qu'on representoit à
deux visages. Une double couronne que que!-
quesSculpceursont mise
à Janus dans des bas-reliefs marquera, si l'on
veut, qu'il est aussi honorable de recevoir des
étrennes que d'en donner. Les etrennes qu'on
portoit aux Empereurs
Romains étoient des
marquesdhonneur. Auguste en recevoit une si
grande quantité, que
pour n'en pas profiter, il
en achetoit des Idoles.
Tibere ne voulut point
recevoir ecrennes, Caligulalesrétablit,Claude les défendit ensuite
:
mais elles resterent toujours en usage parmi le
peuple.
Le gui, sélon les Gaulois, étoit un present
considerable du Ciel
qui preservoit du poifon}8£ celui qu'on cüeilloit le jour de l'an partoit bonheur toute rannée a ceux qui en gardoient sur eux.
Il nousest restédecette superstition payenne
le mot de laguil'an neuf.
Onsppelloitencoreainsi.
dans les derniers temps
les presensdes etrennes.
Les éruditions sur les
étrennes sont si rebactuës Se si usées, qu'il se-
roitennuyeux des'y étendreiauflibien la modedes étrennes estpresque abolie,&c le mot
detrennes n'est Mecque plus recommandafcle que par son anden1net
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Résumé : ETRENNES.
Le terme 'étrennes' provient du mot 'Irenia' ou 'Strenuus', signifiant généreux. Chez les Romains, les étrennes étaient des récompenses pour les personnes distinguées par leur valeur. En France, ces récompenses étaient illustrées par les dons du roi, anticipant d'autres distinctions. Historiquement, les étrennes consistaient en des fruits, puis en des médailles d'argent. La fête des étrennes était dédiée à Janus, dieu à deux visages, symbolisant l'honneur de donner et de recevoir des étrennes. Les empereurs romains recevaient des étrennes en marque d'honneur, bien que certains, comme Tibère, les aient refusées. Les Gaulois considéraient le gui comme un présent du ciel, apportant bonheur et protection contre le poison. Aujourd'hui, la tradition des étrennes est presque abolie, mais le mot reste recommandable par son ancienneté.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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9
p. 20-24
CHANSON. ESTRENNES à Climene. Sur l'air : Réveillez-vous, belle endormie.
Début :
JE vous envoye vos étrennes, [...]
Mots clefs :
Étrennes, Climène, Mariage, Rire, Bail
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CHANSON. ESTRENNES à Climene. Sur l'air : Réveillez-vous, belle endormie.
CHANSON.
ETRENNES
à Climene.
Sur l'air: Réveillez-vous,
belle endormie.
Je
vous envoye vos etren-;
nts)
Climene, -
vous levoyezbien:
Mais je vous demande les
miennes
,
Peut
-
être n'ensçavez-vous
rien.
Quelles êtrennes je desire,
Peut- être n'en [ça'VeZ-'Vous
rien:
Que voudroit-on quand au
soûpire?
Peut-être le sçavez-vous
bien.
De votre cœur je veux l'é-
»Peut-être
trenne
le ffa'VeZ y-'Vous
bien:
Est-il encore à vous, Climene?
Peut- être n'ensçavez-vous
rien.
Je ne veux qu'un ) mot four
étrenne,
Quel il est vous le J[ave%
bien
;
Souvent très-loin ce mot nous
mene,
Peut-être n'en Jçave^-vous
rien.
Ase marier il engage;
Sans doute vous le ffd/ve'{,
bien:
Maisqu'est-ce que le maria- Le?
Peut-êtren'ensçavez-vous
rien.
Cejl un bail à longues années,
Sans doute vous le .f?'VP'(
bien:
Mais au mariseul dessinées
y
Peut-être n'ensçavez-vous
rien.
Par ce bail de vous il disPo.
si,
Peut-être le sçauvez-vous
bien:
Mais il estpeu de baux sans
clause,
Peut-êtren'en ffaurez-vous
rien.
Là-deffia
on peut trop (crû
re,
Climene, Yous lesçavezbien •
Ce trop le voudriezvous lire?
Peut-être n'en f^ave^-vous
rien.
J'aurois cent choses à vous
dire,
Climene^ousleJçave^hi^j
Demandez- moy si c'eji pour
rIre)
Peut-être que je rien sçaî
rien.
ETRENNES
à Climene.
Sur l'air: Réveillez-vous,
belle endormie.
Je
vous envoye vos etren-;
nts)
Climene, -
vous levoyezbien:
Mais je vous demande les
miennes
,
Peut
-
être n'ensçavez-vous
rien.
Quelles êtrennes je desire,
Peut- être n'en [ça'VeZ-'Vous
rien:
Que voudroit-on quand au
soûpire?
Peut-être le sçavez-vous
bien.
De votre cœur je veux l'é-
»Peut-être
trenne
le ffa'VeZ y-'Vous
bien:
Est-il encore à vous, Climene?
Peut- être n'ensçavez-vous
rien.
Je ne veux qu'un ) mot four
étrenne,
Quel il est vous le J[ave%
bien
;
Souvent très-loin ce mot nous
mene,
Peut-être n'en Jçave^-vous
rien.
Ase marier il engage;
Sans doute vous le ffd/ve'{,
bien:
Maisqu'est-ce que le maria- Le?
Peut-êtren'ensçavez-vous
rien.
Cejl un bail à longues années,
Sans doute vous le .f?'VP'(
bien:
Mais au mariseul dessinées
y
Peut-être n'ensçavez-vous
rien.
Par ce bail de vous il disPo.
si,
Peut-être le sçauvez-vous
bien:
Mais il estpeu de baux sans
clause,
Peut-êtren'en ffaurez-vous
rien.
Là-deffia
on peut trop (crû
re,
Climene, Yous lesçavezbien •
Ce trop le voudriezvous lire?
Peut-être n'en f^ave^-vous
rien.
J'aurois cent choses à vous
dire,
Climene^ousleJçave^hi^j
Demandez- moy si c'eji pour
rIre)
Peut-être que je rien sçaî
rien.
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Résumé : CHANSON. ESTRENNES à Climene. Sur l'air : Réveillez-vous, belle endormie.
La chanson 'Étrennes' est dédiée à Climène et suit l'air de 'Réveillez-vous, belle endormie'. Le narrateur envoie des étrennes à Climène et attend les siennes en retour. Il exprime son désir d'obtenir l'étrenne de son cœur, se demandant si elle lui appartient encore. Le narrateur souhaite un mot particulier comme étrenne, un mot qu'elle connaît bien et qui les mène souvent loin. Ce mot engage à se marier, un acte qu'elle connaît bien, mais elle ignore peut-être ce qu'est réellement le mariage. Il compare le mariage à un bail à longues années, dont elle connaît les termes, mais elle ignore peut-être les détails spécifiques. Le narrateur souligne que ce bail dispose d'elle, mais elle ignore peut-être les clauses. Il mentionne que dans ce contrat, on peut trop croire, et se demande si elle voudrait lire ce trop. Enfin, il déclare avoir cent choses à lui dire, mais elle ignore peut-être de quoi il s'agit.
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10
p. 132-133
ETRENES.
Début :
Je vous desire un nouvel an, [...]
Mots clefs :
Désir, Étrennes
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texteReconnaissance textuelle : ETRENES.
E TRENE S.
Je vous defire un nouvel
an
GALANT. 133
Plus de gloire qu'à Tamerlan
,
Du vin au gré de vôtre
envie
Une vive & douce Silvie
i
Chaque jour un nouve au
plaifir.
Que pouviez- vous encor
prétendre ?
Je vous defire un coeur
plus tendre ,
Je ne fçai d'où naift ce
defir.
Je vous defire un nouvel
an
GALANT. 133
Plus de gloire qu'à Tamerlan
,
Du vin au gré de vôtre
envie
Une vive & douce Silvie
i
Chaque jour un nouve au
plaifir.
Que pouviez- vous encor
prétendre ?
Je vous defire un coeur
plus tendre ,
Je ne fçai d'où naift ce
defir.
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11
p. 7-26
ERUDITION SUR LES Etrenes. Par M. l'Abbé Ros***
Début :
Les anciens auteurs ne sont pas d'accord entre eux de [...]
Mots clefs :
Étrennes, Superstition, Romains, Coutumes, Strena, Tradition, Symbolisme, Dons, Nouvel an, Cérémonie
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texteReconnaissance textuelle : ERUDITION SUR LES Etrenes. Par M. l'Abbé Ros***
ERUDITION SUR LES
Etrenes.
Par M. ÏAbbèROF* * *
LEs anciens auteurs
ne
sont pas d'accord entre
eux de l'origine du nom
d'étrenes. Lesunsappellentétrenes
ce qu'on
donnedansunjourconsacré
pour souhaiter
quelque bonheur,& la
superstition des autres
tire ce bonheur de la su.
perstition des nombres.
Quetcjues-uns ne souhaitoientd'heureux
que le
troisiéme jour, &c ce
nombre de trois comprenait,
selon eux, tous
les jours su i vans. Âinsi
écrenes, selon eux,c'est
troisiémes,comme si tous
les jours de l'année dépendoient
du troisième.
Ainsi troisièmes c'est trenæ-'
auquel motajoûtant
la,lettreS,selon un ufa~
geancïcn, cela faitfirc-
D'autres font deriver
ce mot de la Déesse Stretinie
ou Strenuë. De la
forêt consacrée à cette
Décile sont venuës les
vervenes qui servoient
de présages à la nouvelle
année.Plusîeursauteurs
doutent que cette vervene
fût la même chose
que le gui chez nos Gaulois,
appelle le gui-l'anneuf.
Les Gentils ont fait
cette DeClle, qu'on as
adorée enfuire à Rome
fous le nom de Strenna,
après luy avoir élevé un
Temple dans lavoye sacrée
, vers le quarriéme
quartier de la ville, qui
regardoit la citadelle,
c'est à dire à peu prés ou
font situez à present les
Carmes,assez proche de
l'Amphiteatre Flavien
& du Temple de Vesta
, à côté de la colinc
du Mont Palatin.
On invoquoit Strenna
pour rendre la jeunesse
Romainecourageuse
; comme la Déesse
Agenorie pour l'exciter
à agir, & Stimule pour
lui inspirer la ruse &
ladresse : & en même
temps ils bannirent hors
-de la ville la Déesse du
repos, de peur quelle
n'inspirât la paresse aux
habitans.
Ils appelloicntceux
qur donnent des êtrenés
muneraires, comme
ceux qui faisoient represencer
& donnoient
des spectacles aux peupte:;.
Quintilien fait Augure
auteur de ce mot.
Les muneraires s'appelloient
avant lui les maîtres
des Jeux.
Ce qui distingue furtout
les presens consacrez
à Strenna, & qui
leur rend propre le nom
d'étrenes, c'cft quand on
se fait réciproquement
ces presens : cependant
on se donnoit en quelques
autres temps de
l'année des presens de
part & d'autre.
Ces étrenes commencerent
fous l'Empire des
Rois & des Consuls Romains.
Rome leur a donné
l'origine; & l'on donne
mal à propos le nom
d'étrenesaux dons des
Indiens, des Mages, des
Xemis, des Grecs, &Cc:
On a donne dans tous
les temps : mais l'idée
etrenes a commence
chez les Romains.
En Perse on appelle
les presens qu'on faisoit
aux Grands,saluts, parce
qu'en allant au devant
des Rois on leur
portoit de l'argent à pleines
mains. On honoroit
les Princes à force d'argent
en Judée, en Egypte
, &c. & on leur en
porto.it aussi à la nai-fsance
de leurs enfans,
sans que cela portât l'idée
detrenes.
Polidore écrit, parlant
des Romains &C des
Italiens, que les grands
Seigneurs ont coûtume
de donner au menu peuple
, les Papes auxPrinces
, aux Cardinaux &
auxEvesques. Peculus
Marius témoigne que
dans toutes les villes de
l'Italie, le premier de
Janvier les jeunes gens
faisoient de petits ouvrages
d'esprit par émulation,
comme nos écoliers,
à la loüange de
leurs parens, maîtres, protecteurs, &c. & leur
souhaitant la bonne année
en recevoient des
presens.
Marcellien, Donatus ,
& d'autres auteurs parlant
de Ferdinand Roy
deSicile &C deNaples,
dit qu'il dispensa au peuple
,aux jeunes étudians (
8C1
&.auxapprentifs lesmesmes
étrenes que ses predecesssurs
donnoient &
aux Princes & aux
Grands de la Cour, Se
que par cette nouvelle
manière de distribuer les
étrenes il s'acquit l'amitié
de ses peuples, qui
auparavant étoient furchargez
par les exactions
qu'on levoit sur
eux,pour donner des
étrenes magnifiques aux
grands Seigneurs..
Fjbrice de Padouë)
Philosophe & Medecin,
rapporte aussi que tous
les Italiens donnoient
les étrenes à leurs ensans
, les Medecins à
leurs malades, les Maîtres
à leursécoliers, 5C
tous à leurs domestiques,
en leur souhaitant la
bonne année,&qu'ily
avoit une autre sortede
presens quis'appelloient
la mancia ; d'où est venu
puut-estre ce que
nous appellons donner lamance.
Popinia parlant des
Suisses, dit qu'ils donnent
pour étrenes a leurs
enfans des gâteaux &
des pains molets, qu'ils
appellent hersetton ÔC
helsscggen, & que les
Paroissiens en font à
leurs Pasteurs qu'ils appellentlestuchin.
En Allemagne les superieurs
donnent les étrenes
à leurs inferieurs,
les inférieurs aux Cupe:
rieurs, & leségaux à
leurs égaux,& ils ont
entr'eux en ce temps-là
un grand commerce de
liberalitez 6c de reconnaissances.
Le peuple
fait ces fortes de presens
d'ordinaire precisément
au premier jour de l'an.
Au second ce font les
Magistrats, les Princes,
les Pasteurs, les Precepteurs
qui donnent les
étrenes aux parens de
ceux qu'ils élevent.
Au troisiéme jour ce
font les collegues qui
donnent à leurs collegnes
les étrenes, lesépoux
les donnent à leurs
épouses, les amis à leurs
amis;& ilsemble qu'ils
fassent attention à l'excellence
du troisiéme
jour, quisondoitlasuperstition
ancienne sur
les étrenes, pour le celebrer
par les étrenes du
coeur marquées dans les
societez, le mariage 6c
1l» 'a•ml itié.
La solemnité des étrenes
étoit commune aux
grands, aux moyens &
aux petits: mais lanature
des dons étoit differente
par rapport à la
difference des personnes
& à celle des temps. Elles
consistoient en quelqucs
fruits & herbages,
comme Emmach nous
le montre dans son dixiémelivre,
où il estdit
que T. Tabruz en donna
auxbraves Romains
&. Sabins; & c'étoit
alors une simple branche
de verveine, qui se
donnoient d'abord commeherbages
simples,
&qui devinrent un symbole
de la valeur & de
la victoire. Ensuite on fit succeder aux fruits
cruds les friandises &
fruitsconfits;ce qui subllifta
long-temps aprés sa
premiere institution: &
quand ils joignirent à
cela des palmes & du
miel, ils les donnoient
comme un symbole de
la paix publique & de
la paix, pour ainsidire,
privée, marquant par
le miel la douceur des
moeurs, qui cfl le plus
grand present que les
Dieux nous puissent faire
pour la societé.
L'usage del'or & de
l'argent, qui a succedé
à mesure que l'avarice
&
& l'ambition a gagné le
coeur des hommes, a
duré jusquànous. Cette
coûtume commence à
s'abolir parmi nous, non
pas par la diminution
de ces deux passions
mais , par la négligence
& la paresse où nous
sommes tombez sur tous
les devoirs gênans; & ce
ceremonial de la societé
en devient à la verité
plus aisé,plus commode,
mais aussi moins
affectueux &c moins
tendre; car ces petits
presens ne laissoient pas
de faire souvenir de l'amitié,
durespect &: de
l'attention que les hommes
doivent avoir les
uns pour les autres.
Article des Enigmes.
Etrenes.
Par M. ÏAbbèROF* * *
LEs anciens auteurs
ne
sont pas d'accord entre
eux de l'origine du nom
d'étrenes. Lesunsappellentétrenes
ce qu'on
donnedansunjourconsacré
pour souhaiter
quelque bonheur,& la
superstition des autres
tire ce bonheur de la su.
perstition des nombres.
Quetcjues-uns ne souhaitoientd'heureux
que le
troisiéme jour, &c ce
nombre de trois comprenait,
selon eux, tous
les jours su i vans. Âinsi
écrenes, selon eux,c'est
troisiémes,comme si tous
les jours de l'année dépendoient
du troisième.
Ainsi troisièmes c'est trenæ-'
auquel motajoûtant
la,lettreS,selon un ufa~
geancïcn, cela faitfirc-
D'autres font deriver
ce mot de la Déesse Stretinie
ou Strenuë. De la
forêt consacrée à cette
Décile sont venuës les
vervenes qui servoient
de présages à la nouvelle
année.Plusîeursauteurs
doutent que cette vervene
fût la même chose
que le gui chez nos Gaulois,
appelle le gui-l'anneuf.
Les Gentils ont fait
cette DeClle, qu'on as
adorée enfuire à Rome
fous le nom de Strenna,
après luy avoir élevé un
Temple dans lavoye sacrée
, vers le quarriéme
quartier de la ville, qui
regardoit la citadelle,
c'est à dire à peu prés ou
font situez à present les
Carmes,assez proche de
l'Amphiteatre Flavien
& du Temple de Vesta
, à côté de la colinc
du Mont Palatin.
On invoquoit Strenna
pour rendre la jeunesse
Romainecourageuse
; comme la Déesse
Agenorie pour l'exciter
à agir, & Stimule pour
lui inspirer la ruse &
ladresse : & en même
temps ils bannirent hors
-de la ville la Déesse du
repos, de peur quelle
n'inspirât la paresse aux
habitans.
Ils appelloicntceux
qur donnent des êtrenés
muneraires, comme
ceux qui faisoient represencer
& donnoient
des spectacles aux peupte:;.
Quintilien fait Augure
auteur de ce mot.
Les muneraires s'appelloient
avant lui les maîtres
des Jeux.
Ce qui distingue furtout
les presens consacrez
à Strenna, & qui
leur rend propre le nom
d'étrenes, c'cft quand on
se fait réciproquement
ces presens : cependant
on se donnoit en quelques
autres temps de
l'année des presens de
part & d'autre.
Ces étrenes commencerent
fous l'Empire des
Rois & des Consuls Romains.
Rome leur a donné
l'origine; & l'on donne
mal à propos le nom
d'étrenesaux dons des
Indiens, des Mages, des
Xemis, des Grecs, &Cc:
On a donne dans tous
les temps : mais l'idée
etrenes a commence
chez les Romains.
En Perse on appelle
les presens qu'on faisoit
aux Grands,saluts, parce
qu'en allant au devant
des Rois on leur
portoit de l'argent à pleines
mains. On honoroit
les Princes à force d'argent
en Judée, en Egypte
, &c. & on leur en
porto.it aussi à la nai-fsance
de leurs enfans,
sans que cela portât l'idée
detrenes.
Polidore écrit, parlant
des Romains &C des
Italiens, que les grands
Seigneurs ont coûtume
de donner au menu peuple
, les Papes auxPrinces
, aux Cardinaux &
auxEvesques. Peculus
Marius témoigne que
dans toutes les villes de
l'Italie, le premier de
Janvier les jeunes gens
faisoient de petits ouvrages
d'esprit par émulation,
comme nos écoliers,
à la loüange de
leurs parens, maîtres, protecteurs, &c. & leur
souhaitant la bonne année
en recevoient des
presens.
Marcellien, Donatus ,
& d'autres auteurs parlant
de Ferdinand Roy
deSicile &C deNaples,
dit qu'il dispensa au peuple
,aux jeunes étudians (
8C1
&.auxapprentifs lesmesmes
étrenes que ses predecesssurs
donnoient &
aux Princes & aux
Grands de la Cour, Se
que par cette nouvelle
manière de distribuer les
étrenes il s'acquit l'amitié
de ses peuples, qui
auparavant étoient furchargez
par les exactions
qu'on levoit sur
eux,pour donner des
étrenes magnifiques aux
grands Seigneurs..
Fjbrice de Padouë)
Philosophe & Medecin,
rapporte aussi que tous
les Italiens donnoient
les étrenes à leurs ensans
, les Medecins à
leurs malades, les Maîtres
à leursécoliers, 5C
tous à leurs domestiques,
en leur souhaitant la
bonne année,&qu'ily
avoit une autre sortede
presens quis'appelloient
la mancia ; d'où est venu
puut-estre ce que
nous appellons donner lamance.
Popinia parlant des
Suisses, dit qu'ils donnent
pour étrenes a leurs
enfans des gâteaux &
des pains molets, qu'ils
appellent hersetton ÔC
helsscggen, & que les
Paroissiens en font à
leurs Pasteurs qu'ils appellentlestuchin.
En Allemagne les superieurs
donnent les étrenes
à leurs inferieurs,
les inférieurs aux Cupe:
rieurs, & leségaux à
leurs égaux,& ils ont
entr'eux en ce temps-là
un grand commerce de
liberalitez 6c de reconnaissances.
Le peuple
fait ces fortes de presens
d'ordinaire precisément
au premier jour de l'an.
Au second ce font les
Magistrats, les Princes,
les Pasteurs, les Precepteurs
qui donnent les
étrenes aux parens de
ceux qu'ils élevent.
Au troisiéme jour ce
font les collegues qui
donnent à leurs collegnes
les étrenes, lesépoux
les donnent à leurs
épouses, les amis à leurs
amis;& ilsemble qu'ils
fassent attention à l'excellence
du troisiéme
jour, quisondoitlasuperstition
ancienne sur
les étrenes, pour le celebrer
par les étrenes du
coeur marquées dans les
societez, le mariage 6c
1l» 'a•ml itié.
La solemnité des étrenes
étoit commune aux
grands, aux moyens &
aux petits: mais lanature
des dons étoit differente
par rapport à la
difference des personnes
& à celle des temps. Elles
consistoient en quelqucs
fruits & herbages,
comme Emmach nous
le montre dans son dixiémelivre,
où il estdit
que T. Tabruz en donna
auxbraves Romains
&. Sabins; & c'étoit
alors une simple branche
de verveine, qui se
donnoient d'abord commeherbages
simples,
&qui devinrent un symbole
de la valeur & de
la victoire. Ensuite on fit succeder aux fruits
cruds les friandises &
fruitsconfits;ce qui subllifta
long-temps aprés sa
premiere institution: &
quand ils joignirent à
cela des palmes & du
miel, ils les donnoient
comme un symbole de
la paix publique & de
la paix, pour ainsidire,
privée, marquant par
le miel la douceur des
moeurs, qui cfl le plus
grand present que les
Dieux nous puissent faire
pour la societé.
L'usage del'or & de
l'argent, qui a succedé
à mesure que l'avarice
&
& l'ambition a gagné le
coeur des hommes, a
duré jusquànous. Cette
coûtume commence à
s'abolir parmi nous, non
pas par la diminution
de ces deux passions
mais , par la négligence
& la paresse où nous
sommes tombez sur tous
les devoirs gênans; & ce
ceremonial de la societé
en devient à la verité
plus aisé,plus commode,
mais aussi moins
affectueux &c moins
tendre; car ces petits
presens ne laissoient pas
de faire souvenir de l'amitié,
durespect &: de
l'attention que les hommes
doivent avoir les
uns pour les autres.
Article des Enigmes.
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Résumé : ERUDITION SUR LES Etrenes. Par M. l'Abbé Ros***
Le texte explore l'origine et les pratiques des étrennes, des cadeaux échangés principalement au début de l'année. L'étymologie du mot 'étrennes' est débattue parmi les anciens auteurs. Certains la lient à des jours consacrés pour souhaiter du bonheur, d'autres à des superstitions numériques, notamment le troisième jour de l'année, et d'autres encore à la déesse Strennua, associée aux présages de la nouvelle année. Les étrennes étaient des présents réciproques échangés le premier jour de l'année ou les jours suivants, selon des traditions spécifiques. Cette pratique débuta sous l'Empire des Rois et des Consuls Romains et différait des dons observés dans d'autres cultures, comme les Indiens, les Mages ou les Grecs. En Perse, ces présents étaient appelés 'saluts', tandis qu'en Judée ou en Égypte, ils consistaient en offrandes d'argent aux princes. En Italie, les jeunes gens offraient des œuvres littéraires en échange de présents. En Allemagne, les étrennes étaient échangées entre supérieurs et inférieurs, ainsi qu'entre égaux, impliquant un grand commerce de libéralités. Initialement, les étrennes consistaient en fruits, herbes, et symboles de valeur et de victoire, comme la verveine. Avec le temps, elles évoluèrent vers des friandises, des fruits confits, du miel, et des palmes, symbolisant la paix publique et privée. L'usage de l'or et de l'argent succéda à ces pratiques, mais cette coutume tend à disparaître en raison de la négligence et de la paresse modernes.
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12
p. 112-116
CHANSON en étrennes. Par M. D. L. T. Avec un petit More d'argent émaillé de noir. A Madame la Comtesse de ...
Début :
Je viens des lointains climats [...]
Mots clefs :
Chanson, Étrennes, Comtesse, Amour, Aventure, Prédiction, Feu, Compliment, Entretien, Attraits
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON en étrennes. Par M. D. L. T. Avec un petit More d'argent émaillé de noir. A Madame la Comtesse de ...
CHANSON
en étrennes.
ParM.D.L.T.
Avec un petit Mored'argent émaillé
de noir.
eA Madame la Comtesse de. J E viens des lointains
climats
Exprés
, je vous jure,
Pour m'attacher à vos
pas)
Ne me refusezdoncpas
La bonne avanture au
gué, La
La bonne avanture.
Si l'ardentflambeau des
ceux
Noircit ma figure J'aimeroismafy m, ieux
Brûler aufeu de 'Vos
yeux.
La bonne avanture, eSc.
D'un équipage brillant
Jefais la parure;
Jefais bien un compliment,
Etjedisfortjoliment:
La bonne arvanture9 Çfc,
Jde'hvouus pir,édis aujour- Prédiction el sure
Que maint , amoureux
transi
Vous diratout cetan-ci,
La bonne avanture, &c.
Je ne vous couterai rien
Pour la nourriture, Vous voir est l'unique
bien
Qu'ilfaut pourmon entretien.
La bonne avanture, Çfc.
CheZnous onfaitde vos
traits
La blanchepeinture
Je viens pour voir de - plusprés
Si blancvaut noir en attraits.
Labonneavnnture, &c.
Un blanc amant roÕilJ
vientvoir
J'en fesie ) ÇbdngeZ donc du^tanc
au noir,
Si de moy voulez,avoir
La bonne avanture au
gué,
La bonne avanture.-
en étrennes.
ParM.D.L.T.
Avec un petit Mored'argent émaillé
de noir.
eA Madame la Comtesse de. J E viens des lointains
climats
Exprés
, je vous jure,
Pour m'attacher à vos
pas)
Ne me refusezdoncpas
La bonne avanture au
gué, La
La bonne avanture.
Si l'ardentflambeau des
ceux
Noircit ma figure J'aimeroismafy m, ieux
Brûler aufeu de 'Vos
yeux.
La bonne avanture, eSc.
D'un équipage brillant
Jefais la parure;
Jefais bien un compliment,
Etjedisfortjoliment:
La bonne arvanture9 Çfc,
Jde'hvouus pir,édis aujour- Prédiction el sure
Que maint , amoureux
transi
Vous diratout cetan-ci,
La bonne avanture, &c.
Je ne vous couterai rien
Pour la nourriture, Vous voir est l'unique
bien
Qu'ilfaut pourmon entretien.
La bonne avanture, Çfc.
CheZnous onfaitde vos
traits
La blanchepeinture
Je viens pour voir de - plusprés
Si blancvaut noir en attraits.
Labonneavnnture, &c.
Un blanc amant roÕilJ
vientvoir
J'en fesie ) ÇbdngeZ donc du^tanc
au noir,
Si de moy voulez,avoir
La bonne avanture au
gué,
La bonne avanture.-
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Résumé : CHANSON en étrennes. Par M. D. L. T. Avec un petit More d'argent émaillé de noir. A Madame la Comtesse de ...
La chanson 'En étrennes' est dédiée à Madame la Comtesse de J. L'auteur, M.D.L.T., offre un petit Mored'argent émaillé de noir comme cadeau. Il se présente comme venant de lointains climats pour se lier à elle et lui propose une bonne aventure. L'auteur exprime son désir de brûler au feu de ses yeux, même si cela noircit son visage. Il se vante d'un équipage brillant et prédit que de nombreux amoureux transis diront la même chose à la comtesse. Il assure qu'il ne lui coûtera rien pour la nourriture, car la voir est son unique bien. Il compare les attraits du blanc et du noir, mentionnant un amant blanc qui vient également voir la comtesse. L'auteur invite cette dernière à choisir entre le blanc et le noir pour obtenir la bonne aventure.
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13
p. 117-120
A LA BELLE JOUEUSE d'Hombre. Avec les deux as noirs.
Début :
Au commencement de l'année [...]
Mots clefs :
Hombre, Philis, As noirs, Fortunée, Devoirs, Vaincre, Étrennes, Amant
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A LA BELLE JOUEUSE d'Hombre. Avec les deux as noirs.
A LA BELLE JOUEUSE
d'Hombre.
*vcc les detjc**nêirS' A quenzencementde
(\"Wiannée
Voici, Philis,les deux
as noirs, Qui pour vous rendre
fortunée
Viennent vous rendre
leurs devoirs.
Que la manille lesseconde,
jiïhombre vous en joue-*
rez, mieux:
lUenis ils vaincront tont F"1*sip :
Commelevadre awfuos
beauxyeuxtrai
Philis
, si de leur soin
fidelle
Vos beauxyeuxsonttoûjJoouursrsttéémmooinisnhs
; S'ilstouchent cette main
fidelle,
Ils serontpayez, de leurs
soins.
Qu'un tierstoûjours infatigable
Quittant brelan f5lans
quenet, Ne quitte jamaisvôtre
table,
Etse pique jusqu'au hi.
net.
Voila ce que pour vos
étrennes
Unamant vous offre en
ce jou;
Iris,faites quepour les
fiennes
Il devienne heureux en
amour.
d'Hombre.
*vcc les detjc**nêirS' A quenzencementde
(\"Wiannée
Voici, Philis,les deux
as noirs, Qui pour vous rendre
fortunée
Viennent vous rendre
leurs devoirs.
Que la manille lesseconde,
jiïhombre vous en joue-*
rez, mieux:
lUenis ils vaincront tont F"1*sip :
Commelevadre awfuos
beauxyeuxtrai
Philis
, si de leur soin
fidelle
Vos beauxyeuxsonttoûjJoouursrsttéémmooinisnhs
; S'ilstouchent cette main
fidelle,
Ils serontpayez, de leurs
soins.
Qu'un tierstoûjours infatigable
Quittant brelan f5lans
quenet, Ne quitte jamaisvôtre
table,
Etse pique jusqu'au hi.
net.
Voila ce que pour vos
étrennes
Unamant vous offre en
ce jou;
Iris,faites quepour les
fiennes
Il devienne heureux en
amour.
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Résumé : A LA BELLE JOUEUSE d'Hombre. Avec les deux as noirs.
Le poème 'A LA BELLE JOUEUSE' est dédié à Philis. Il utilise des termes de jeu de cartes pour exprimer des sentiments amoureux. Le poète souhaite que Philis soit fortunée et que ses yeux, comparés à des atouts gagnants, soient toujours victorieux. Il espère que ses soins constants soient récompensés et que Philis, représentée par Iris, trouve le bonheur en amour.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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14
p. 53
ETRENNES à Madame la Comtesse de ***
Début :
Trouver un cœur bienfait n'est pas chose facile ; [...]
Mots clefs :
Étrennes, Comtesse, Coeur, Reconnaissance, Hommage, Sincérité
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETRENNES à Madame la Comtesse de ***
ETRENNES à Madame la
Comtesse de ***
Rouver un coeur bienfait n'est pas chose fa .
cile ;
On court pour le chercher au bout de l'Univers
Et de ses voyages divers
On n'emporte souvent qu'une peine inutile.
Puisse le mien être digne de vous ;
Vous l'avez rencontré sans prendre tant de peine
De l'honneur de vous plaire uniquement jaloux ,
Au votre il s'est lié d'une secrete chaîne ,
Et c'eft dans mes malheurs un remede bien doux
Ma parfaite reconnoissance
S'exprime mieux par un humble silence
Que par les longs détours d'un éloge apprêté ;
L'esprit n'a point de part à mon sincere hommage
Il est du coeur le pur langage ;
Le langage du coeur est toujours écouté.
Comtesse de ***
Rouver un coeur bienfait n'est pas chose fa .
cile ;
On court pour le chercher au bout de l'Univers
Et de ses voyages divers
On n'emporte souvent qu'une peine inutile.
Puisse le mien être digne de vous ;
Vous l'avez rencontré sans prendre tant de peine
De l'honneur de vous plaire uniquement jaloux ,
Au votre il s'est lié d'une secrete chaîne ,
Et c'eft dans mes malheurs un remede bien doux
Ma parfaite reconnoissance
S'exprime mieux par un humble silence
Que par les longs détours d'un éloge apprêté ;
L'esprit n'a point de part à mon sincere hommage
Il est du coeur le pur langage ;
Le langage du coeur est toujours écouté.
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Résumé : ETRENNES à Madame la Comtesse de ***
Le poème est dédié à une comtesse et exprime la difficulté de trouver un cœur bienveillant. L'auteur espère que son propre cœur soit digne de la comtesse, rencontrée sans effort. Leur lien est secret et apaisant. La reconnaissance de l'auteur se manifeste par un silence humble plutôt que par des éloges. Son hommage est sincère et vient du cœur.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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15
p. 158-162
ETRENNES à M. et à Madame de Monfort, par un de leurs Amis, de l'Académie de Caën.
Début :
Certain démon qu'on ne définit guére, [...]
Mots clefs :
Temps, An nouveau, Étrennes, Académie de Caen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETRENNES à M. et à Madame de Monfort, par un de leurs Amis, de l'Académie de Caën.
ETRENNESÏ: M et a Madame‘ de
Morlfort , par m1 de leur: Ami: , de [Z11
caalémie de Cæzën.
' C Ertain démon qu’on ne définir güére ,'
Mais que l’on peint une horloge â la main;
' E: dfigneliaiæälxîvçlont le coup est certain
‘ Sans nul égard , en sa course legere
_ Moissonnafit ‘rôùtiàvec un froid dédain Q
. Le Tems recommence FAnnée , '
l: vieillard en Décembre , en Janvier jouvenâ
ceau .
(mine sa face rechignée,
I! depuis quelques jours prend un masque nolê
veau. . , .
A son exemple il n’est museaw,
Il n’est dévore si fanée, u
Qui de Pomade enlulniinyée v
Ne relustre sa vieille Peau‘ ;
Il n’est bon homme en son manteau‘;
' Sous sa pe truque cnfarinéc ,
Cachanr sa goûte enracinée , .
Qxi tout boitant nfisfre un Cadeau
A sa Déesse surannée.
C‘esr'la Saison des filqmplimens ,‘
Des embràssaiki , des. pré-suis ,
2l
.f
. I
Chacun
J‘ A N VIE R. 1733. i”.
-' Éltaeuh visitant son confrère , ‘ ' à
Chacun festoyant sa Commere ,i
pu voit troterîBijotax , Poulets ,. _.
Bouts-rimez , Madrigaux , Sonnets '
Tous a‘. Cloris I, nom de mistere A _.
Sous qui les Céladon: discrets’, l
— De leurs. Feux qu’ils’ ne peuvent taire . '.
Vont étourdissant leur Bergere
.1511 leurs VjCÎS qtrilsnîaurpnt point: faits... g
C’est du tems rajeuni la renaissante Fête , ,
Et ciest pour Phonorer que Pliipocrite Essain _
Va les présens et Pencens à la main ; i
f’! Mais le tems fuit , et sans tourner la tête
Du tnêtnepas marche toujours son train ,
A gauche fa‘ droit prenant quelque requête ,
Il‘ rit d'y‘ vbit des ‘voeuzôpour le prochain ,
I-Zt seulement pour sembler plus humain ,
Répandlses biens qu’avec faste il nous prête g
Mais qu’en avare il retire soudain ,
‘Bienfaictcur dur.. créancier incommode,‘
Accompagné des reproches pressains
. À Pcnfantiue Hebé; icunessn dépit des ans ‘ï
Si soucieuse de _la mode , y '
E! si fitrc du Geaiside ses frisons brillans ,
Sous PAigrcttc defleurs , cries Pompons go;
1ans , 2
.H« découvre des cheveux blancs; » I
a. .... J3.) T. . . . .
un
'0-.
.160 MERCURE or FRANCE.‘
Une Ride , d’Iris vient allarmer les char;
mes ; . ‘ . ‘ ‘f
lu milieu d’une Fête ‘et d’une Cour (Primaire;
Cloris , qui cache en vain ses larmes
O
Perd la plus belle de ses dents ,
I.e tems ne revient point sans nous faire un ou-î
ÎIBgCa
Pour Vous Sculc , Monfort , on dit que le mé-g;
chant
I
A quitté son humeur mal-faisante et volage ,
.011 dit- qu'aux rares dons qu’il vous fit e],
naissant
(De traits mignons, et d’un joli visage ,
’ 1l a sçu joindre , Amant de son Ouvrage ,
Un coeur bien fait , un esprit amusant ;
‘ Chaque an nouveau vous apporte un talent;
Chaque an nouveau vous plaisés davantageq
OEand il repassoit l’autre jour .
Il vous trouva , non encachette .
Non enferméeâ double tour ,
Du mistere et de l’Art prenant leçon se-j
crete u
l’on: réparer les traits émoussés de PAmour ,'
Quais sans recherche et sans détour "
Il
s" ». J ANVIER. 173;.‘ rift
flangeant en un instant votre tresse bru-j,
nette , i _- l
Näyant pour fard que de l'eau nette ,. 1
Vous rfiant de votre Toilette - ‘l
t, ‘Aux Gracesy, v_os Dames d’atout. "_
i Il vit dansla cliambre voisine ,
Et n’en_ fut que plus radouci, ' i
Votie Epoux et tendre et ‘clierii;
Qri dans ses Livres s’endoctrine ,
Lit , refléchit Î pense, éxamiiie ,
_. Sanssen prëvaloirDieu ‘merci ,
. Ou plein a2 sa Vfrve, dessine ' _
" En stile élégants et poli‘, ' . I s r;
A la Voltaire , à la Racine ,
OEelques doux Vers à son Ami; l
_,- Phébus est lâ qui Pillumine,
“ Et les Amours autour de lui
Ecartent d’une main badine
\ 4
Les visites , les soins , et le terrible ennuinä‘
Pendant que leTems considere
y _ Et ce commerce , et ce concours. --
- De Muses , de Ris, etdvtmours,‘ _ r.
' H v. Les
2m MERCURE - n12 FRANC;
_,1_.es Heures restent eu arriere.
Honteux de son oisiveté ,
Le Tems reprend son caractere,
Et part d’un vol précipité.
Pour éttenne , en fuyant , il a laissé sonsfi
ble
I
» Entre les mams de ces Enfans ,
1 l
1l veut sousvos yeux , couple aimable;
Qül marque voslplus doux momens ,
Pour Parnusemenr de la vie ,
h Vous le tournés â votre gré;
Qzättn ne s’é‘tonnc plus, si chez vouson sloll-Ï
te . ‘ i -
Le briquets en vous ypyqnÿ; ,» gfétoit bien 9nd
l . .
A
Morlfort , par m1 de leur: Ami: , de [Z11
caalémie de Cæzën.
' C Ertain démon qu’on ne définir güére ,'
Mais que l’on peint une horloge â la main;
' E: dfigneliaiæälxîvçlont le coup est certain
‘ Sans nul égard , en sa course legere
_ Moissonnafit ‘rôùtiàvec un froid dédain Q
. Le Tems recommence FAnnée , '
l: vieillard en Décembre , en Janvier jouvenâ
ceau .
(mine sa face rechignée,
I! depuis quelques jours prend un masque nolê
veau. . , .
A son exemple il n’est museaw,
Il n’est dévore si fanée, u
Qui de Pomade enlulniinyée v
Ne relustre sa vieille Peau‘ ;
Il n’est bon homme en son manteau‘;
' Sous sa pe truque cnfarinéc ,
Cachanr sa goûte enracinée , .
Qxi tout boitant nfisfre un Cadeau
A sa Déesse surannée.
C‘esr'la Saison des filqmplimens ,‘
Des embràssaiki , des. pré-suis ,
2l
.f
. I
Chacun
J‘ A N VIE R. 1733. i”.
-' Éltaeuh visitant son confrère , ‘ ' à
Chacun festoyant sa Commere ,i
pu voit troterîBijotax , Poulets ,. _.
Bouts-rimez , Madrigaux , Sonnets '
Tous a‘. Cloris I, nom de mistere A _.
Sous qui les Céladon: discrets’, l
— De leurs. Feux qu’ils’ ne peuvent taire . '.
Vont étourdissant leur Bergere
.1511 leurs VjCÎS qtrilsnîaurpnt point: faits... g
C’est du tems rajeuni la renaissante Fête , ,
Et ciest pour Phonorer que Pliipocrite Essain _
Va les présens et Pencens à la main ; i
f’! Mais le tems fuit , et sans tourner la tête
Du tnêtnepas marche toujours son train ,
A gauche fa‘ droit prenant quelque requête ,
Il‘ rit d'y‘ vbit des ‘voeuzôpour le prochain ,
I-Zt seulement pour sembler plus humain ,
Répandlses biens qu’avec faste il nous prête g
Mais qu’en avare il retire soudain ,
‘Bienfaictcur dur.. créancier incommode,‘
Accompagné des reproches pressains
. À Pcnfantiue Hebé; icunessn dépit des ans ‘ï
Si soucieuse de _la mode , y '
E! si fitrc du Geaiside ses frisons brillans ,
Sous PAigrcttc defleurs , cries Pompons go;
1ans , 2
.H« découvre des cheveux blancs; » I
a. .... J3.) T. . . . .
un
'0-.
.160 MERCURE or FRANCE.‘
Une Ride , d’Iris vient allarmer les char;
mes ; . ‘ . ‘ ‘f
lu milieu d’une Fête ‘et d’une Cour (Primaire;
Cloris , qui cache en vain ses larmes
O
Perd la plus belle de ses dents ,
I.e tems ne revient point sans nous faire un ou-î
ÎIBgCa
Pour Vous Sculc , Monfort , on dit que le mé-g;
chant
I
A quitté son humeur mal-faisante et volage ,
.011 dit- qu'aux rares dons qu’il vous fit e],
naissant
(De traits mignons, et d’un joli visage ,
’ 1l a sçu joindre , Amant de son Ouvrage ,
Un coeur bien fait , un esprit amusant ;
‘ Chaque an nouveau vous apporte un talent;
Chaque an nouveau vous plaisés davantageq
OEand il repassoit l’autre jour .
Il vous trouva , non encachette .
Non enferméeâ double tour ,
Du mistere et de l’Art prenant leçon se-j
crete u
l’on: réparer les traits émoussés de PAmour ,'
Quais sans recherche et sans détour "
Il
s" ». J ANVIER. 173;.‘ rift
flangeant en un instant votre tresse bru-j,
nette , i _- l
Näyant pour fard que de l'eau nette ,. 1
Vous rfiant de votre Toilette - ‘l
t, ‘Aux Gracesy, v_os Dames d’atout. "_
i Il vit dansla cliambre voisine ,
Et n’en_ fut que plus radouci, ' i
Votie Epoux et tendre et ‘clierii;
Qri dans ses Livres s’endoctrine ,
Lit , refléchit Î pense, éxamiiie ,
_. Sanssen prëvaloirDieu ‘merci ,
. Ou plein a2 sa Vfrve, dessine ' _
" En stile élégants et poli‘, ' . I s r;
A la Voltaire , à la Racine ,
OEelques doux Vers à son Ami; l
_,- Phébus est lâ qui Pillumine,
“ Et les Amours autour de lui
Ecartent d’une main badine
\ 4
Les visites , les soins , et le terrible ennuinä‘
Pendant que leTems considere
y _ Et ce commerce , et ce concours. --
- De Muses , de Ris, etdvtmours,‘ _ r.
' H v. Les
2m MERCURE - n12 FRANC;
_,1_.es Heures restent eu arriere.
Honteux de son oisiveté ,
Le Tems reprend son caractere,
Et part d’un vol précipité.
Pour éttenne , en fuyant , il a laissé sonsfi
ble
I
» Entre les mams de ces Enfans ,
1 l
1l veut sousvos yeux , couple aimable;
Qül marque voslplus doux momens ,
Pour Parnusemenr de la vie ,
h Vous le tournés â votre gré;
Qzättn ne s’é‘tonnc plus, si chez vouson sloll-Ï
te . ‘ i -
Le briquets en vous ypyqnÿ; ,» gfétoit bien 9nd
l . .
A
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Résumé : ETRENNES à M. et à Madame de Monfort, par un de leurs Amis, de l'Académie de Caën.
Le poème 'Étrennes' est adressé à Madame de Morlfort et traite du passage du temps et des traditions des étrennes, où les gens échangent des cadeaux et des compliments. Le texte décrit comment, même les personnes âgées, se préparent pour la nouvelle année avec des soins et des présents. Il met en lumière la fausse générosité du temps, qui donne et reprend ses bienfaits. Le poème souligne également les changements physiques et émotionnels apportés par le temps, comme la perte d'une dent ou l'apparition de rides. Pour Madame de Morlfort, le temps semble avoir apporté des améliorations, ajoutant des talents et des qualités à son caractère. Le poème se termine en soulignant la rapidité avec laquelle le temps passe, laissant des souvenirs agréables et des moments doux.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16
p. 559-563
Extrait de la Comedie des Etrennes ou la Bagatelle, représentée le 19. Janvier sur le Théatre Italien.
Début :
Après l'annonce que nous avons déja faite de cette ingénieuse Piece, il [...]
Mots clefs :
Étrennes, Bagatelle, Théâtre, Monde, Cour, Dame, Colifichet
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Extrait de la Comedie des Etrennes ou la Bagatelle, représentée le 19. Janvier sur le Théatre Italien.
EXTRAIT de la Comedie des Etrennes
ou la Bagatelle , représentée le 19.
Janvier sur le Théatre Italien.
A
Près l'annonce que nous avons déja
faite de cette ingénieuse Piece , il
reste pour remplir nos engagemens , à
en donner une idée au Lecteur . C'est
Janus , Dieu des Etrennes , qui fait l'exposition
; il parle ainsi à la Déesse de la
Bagatelle.
G iiij Voicy
560 MERCURE DE FRANCE
Voicy le nouvel an , brillante Bagatelle ;
Dans ce Palais je viens vous installer ,
Qu'aujourd'hui notre Fête ici se renouvelle ;
Aux regards curieux , hâtez - vous d'étaler ,
Les chefs- d'oeuvres nouveaux qu'a produits l'industrie.
Dans ces lieux où vos mains vous dressent tant
d'Autels ,
Recevez les tributs qu'imposent aux Mortels ,
Le Caprice , l'Orgueil , la Mode et la Folie ;
Vendez cher vos faveurs dans ces jours solemnels
;
Il vous sont consacrez par le Dieu des Etrennes ;
Profitez avec moi des sottises humaines .
La Raison crie en vain contre de tels abus ;
Elle ne peut abolir ces Tributs ,
Ni des Humains séduits nous enlever l'hom
mage ,
Quand nous avons pour nous leurs Maîtres ab→
solus ,
La Vanité , l'Amour , l'Interêt et l'Usage.
Janus , après avoir parlé de tout ce
qui se pratique à la Ville le jour des
Etrennes , dit un mot de ce qui se passe
à la Cour à pareil jour, et s'exptime ainsi :
C'est peu qu'un tel délire ait pour nous des appas;
Je me propose encor un plaisir plus sensible ;
C'est d'aller à la Cour , Théatre du fracas ,
Pour
MARS.
560 1733.
Pour y jouir du Spectacle visible ,
De voir des Concurrens précipiter leurs pas ,
Pour s'embrasser tout haut et s'étouffer tout bas.
Cette premiere Scene , qui sert à l'exposition
du sujet , est suivie d'une autre
qui promet beaucoup plus de plaisir et
qui tient ce qu'elle promet ; il suffit
pour en persuader le Lecteur , de dire
que la Dile Sylvia y joue un Rôle de
Chevalier Colifichet , cy devant Abbé
Bagatelle. Voici quelques tirades qu'elle
débite avec cette grace qu'elle met à
tout ce qui sort de sa bouche. Elle parled'un
Ouvrage en cinq volumes ; voici
le titre du premier : Traité des Riens , avec
une Dissertation sur la Babiole , dédiez aux
Dames , par M. l'Abbé Bagatelle , premier
volume. Elle poursuit ainsi en parlant
du Rien :
De tout ce qui se fait , c'est la source féconde ;
Tout consiste en des Riens ; heureux qui les
saisit ;
Ils décident de tout , ils sont l'ame du monde ;
C'est un rien qui nous place , un rien qui nou
détruit ;
Un Amant pour un Rien révolte une Maî
tresse ,
Et par un Rien un autre la séduit ,
G v U
562 MERCURE
DE FRANCE
Un Rien fait tomber une Piece ;
Un' Rien fait qu'elle réussit.
Voici le titre du second volume : l'A:
B. C. du grand Monde , ou l'Art de soutenir
la conversation à peu de frais. Le Chevalier
Colifichet dit à la Bagatelle.
Un bon jour , dit de bonne grace ,
Deux ou trois complimens polis ,
Qu'on se renvoye et qu'on ressasse ,
Avec un air de tête et des gestes choisis.
Un jargon décoré de phrases joliettes ,
Et de vingt termes favoris ,
Qu'on accompagne d'un soûris ;
Sçavoir des intrigues secrettes ,
Et de la Ville et de la Cour ;
Posseder l'Histoire du jour ;
En poche avoir toujours brevets et chanson
nettes ,
Et repetter aux Dames tour - à-tour ,
Mille tendres sornettes
Que l'on a soin d'orner de mots à double sens ;
Parler éloquemment cornettes ,
Et prononcer sur des rubans ;
De tout ce qui paroît juger sans connoissance ;
Hors de propos prodiguer son encens ,
Et placer bien sa médisance;
Voilà
MARS. 1733.
563
Voilà des Aimables du temps ,
Ce qui fait le mérite et toute la science.
Nous passcrions les bornes d'un Extrait
si nous citions tous les jolis traits dont
cette Piece est semée , nous finissons par
quatre Vers que tout le monde a retenus
par coeurs ils portent leur titre avec
eux et s'adressent à un grand partisan
de l'Opera
.
Au Théatre chantant ,
Avis très-important ,
Veux -tu fixer la Fortune qui flotte ,
Et te voir de nouveau couru !
Fais au plutôt redanser la Vertu ;
Et remeis l'Amour en culotte.
Personne n'ignore que ces vers regardent
les Dlles Sallé et le Maure.
Cette Piece , dont la premiere Edition
a été enlevée dans peu , paroît imprimée
pour la seconde fois chez Prault , Quay
de Gêvres , avec des prédictions nouvelles
sur quelques Ouvrages qui ont parû
depuis peu.
ou la Bagatelle , représentée le 19.
Janvier sur le Théatre Italien.
A
Près l'annonce que nous avons déja
faite de cette ingénieuse Piece , il
reste pour remplir nos engagemens , à
en donner une idée au Lecteur . C'est
Janus , Dieu des Etrennes , qui fait l'exposition
; il parle ainsi à la Déesse de la
Bagatelle.
G iiij Voicy
560 MERCURE DE FRANCE
Voicy le nouvel an , brillante Bagatelle ;
Dans ce Palais je viens vous installer ,
Qu'aujourd'hui notre Fête ici se renouvelle ;
Aux regards curieux , hâtez - vous d'étaler ,
Les chefs- d'oeuvres nouveaux qu'a produits l'industrie.
Dans ces lieux où vos mains vous dressent tant
d'Autels ,
Recevez les tributs qu'imposent aux Mortels ,
Le Caprice , l'Orgueil , la Mode et la Folie ;
Vendez cher vos faveurs dans ces jours solemnels
;
Il vous sont consacrez par le Dieu des Etrennes ;
Profitez avec moi des sottises humaines .
La Raison crie en vain contre de tels abus ;
Elle ne peut abolir ces Tributs ,
Ni des Humains séduits nous enlever l'hom
mage ,
Quand nous avons pour nous leurs Maîtres ab→
solus ,
La Vanité , l'Amour , l'Interêt et l'Usage.
Janus , après avoir parlé de tout ce
qui se pratique à la Ville le jour des
Etrennes , dit un mot de ce qui se passe
à la Cour à pareil jour, et s'exptime ainsi :
C'est peu qu'un tel délire ait pour nous des appas;
Je me propose encor un plaisir plus sensible ;
C'est d'aller à la Cour , Théatre du fracas ,
Pour
MARS.
560 1733.
Pour y jouir du Spectacle visible ,
De voir des Concurrens précipiter leurs pas ,
Pour s'embrasser tout haut et s'étouffer tout bas.
Cette premiere Scene , qui sert à l'exposition
du sujet , est suivie d'une autre
qui promet beaucoup plus de plaisir et
qui tient ce qu'elle promet ; il suffit
pour en persuader le Lecteur , de dire
que la Dile Sylvia y joue un Rôle de
Chevalier Colifichet , cy devant Abbé
Bagatelle. Voici quelques tirades qu'elle
débite avec cette grace qu'elle met à
tout ce qui sort de sa bouche. Elle parled'un
Ouvrage en cinq volumes ; voici
le titre du premier : Traité des Riens , avec
une Dissertation sur la Babiole , dédiez aux
Dames , par M. l'Abbé Bagatelle , premier
volume. Elle poursuit ainsi en parlant
du Rien :
De tout ce qui se fait , c'est la source féconde ;
Tout consiste en des Riens ; heureux qui les
saisit ;
Ils décident de tout , ils sont l'ame du monde ;
C'est un rien qui nous place , un rien qui nou
détruit ;
Un Amant pour un Rien révolte une Maî
tresse ,
Et par un Rien un autre la séduit ,
G v U
562 MERCURE
DE FRANCE
Un Rien fait tomber une Piece ;
Un' Rien fait qu'elle réussit.
Voici le titre du second volume : l'A:
B. C. du grand Monde , ou l'Art de soutenir
la conversation à peu de frais. Le Chevalier
Colifichet dit à la Bagatelle.
Un bon jour , dit de bonne grace ,
Deux ou trois complimens polis ,
Qu'on se renvoye et qu'on ressasse ,
Avec un air de tête et des gestes choisis.
Un jargon décoré de phrases joliettes ,
Et de vingt termes favoris ,
Qu'on accompagne d'un soûris ;
Sçavoir des intrigues secrettes ,
Et de la Ville et de la Cour ;
Posseder l'Histoire du jour ;
En poche avoir toujours brevets et chanson
nettes ,
Et repetter aux Dames tour - à-tour ,
Mille tendres sornettes
Que l'on a soin d'orner de mots à double sens ;
Parler éloquemment cornettes ,
Et prononcer sur des rubans ;
De tout ce qui paroît juger sans connoissance ;
Hors de propos prodiguer son encens ,
Et placer bien sa médisance;
Voilà
MARS. 1733.
563
Voilà des Aimables du temps ,
Ce qui fait le mérite et toute la science.
Nous passcrions les bornes d'un Extrait
si nous citions tous les jolis traits dont
cette Piece est semée , nous finissons par
quatre Vers que tout le monde a retenus
par coeurs ils portent leur titre avec
eux et s'adressent à un grand partisan
de l'Opera
.
Au Théatre chantant ,
Avis très-important ,
Veux -tu fixer la Fortune qui flotte ,
Et te voir de nouveau couru !
Fais au plutôt redanser la Vertu ;
Et remeis l'Amour en culotte.
Personne n'ignore que ces vers regardent
les Dlles Sallé et le Maure.
Cette Piece , dont la premiere Edition
a été enlevée dans peu , paroît imprimée
pour la seconde fois chez Prault , Quay
de Gêvres , avec des prédictions nouvelles
sur quelques Ouvrages qui ont parû
depuis peu.
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Résumé : Extrait de la Comedie des Etrennes ou la Bagatelle, représentée le 19. Janvier sur le Théatre Italien.
Le texte présente un extrait de la comédie 'La Comédie des Étrennes ou la Bagatelle', représentée le 19 janvier au Théâtre Italien. Janus, le Dieu des Étrennes, s'adresse à la Déesse de la Bagatelle pour annoncer l'arrivée du nouvel an et l'exposition des nouveaux chefs-d'œuvre produits par l'industrie. Il encourage la Déesse à recevoir les tributs imposés par le Caprice, l'Orgueil, la Mode et la Folie, soulignant que la Raison est impuissante contre ces abus. Janus mentionne également les pratiques à la Cour le jour des Étrennes, où les gens se précipitent pour s'embrasser et s'étouffer. La pièce se poursuit avec une scène où Sylvia joue le rôle de Chevalier Colifichet, anciennement Abbé Bagatelle. Elle parle d'un ouvrage en cinq volumes. Le premier volume s'intitule 'Traité des Riens, avec une Dissertation sur la Babiole' et est dédié aux Dames. Sylvia explique que les riens sont la source de tout et décident de nombreuses situations. Le second volume, 'L'A.B.C. du grand Monde', traite de l'art de soutenir la conversation à peu de frais, en utilisant des compliments, des phrases jolies et des gestes choisis. Le texte se termine par des vers adressés à un partisan de l'Opéra, l'encourageant à remettre la Vertu et l'Amour en honneur. La pièce, dont la première édition a été rapidement épuisée, est réimprimée chez Prault avec des prédictions sur des ouvrages récents.
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17
p. 2438-2440
Nouvelles Etrennes, Calendrier et Fables [titre d'après la table]
Début :
NOUVELLES ETRENNES, utiles et agréables, contenant un Recueil de Fables [...]
Mots clefs :
Fables, Idole, Dignité, Étrennes, Plaisirs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Etrennes, Calendrier et Fables [titre d'après la table]
NOUVELLES ETRENNES , utiles et agréa
bles , contenant un Recueil de Fables
choisies , dans le goût de M. de la Fontaine
, sur de petits Airs et Vaudevilles
connus , notez à la fin , avec un Calen
drier de l'année 1734. A Paris , chez
Ph. Nic. Lottin , rue S. Jacques.
Voici quelques - unes de ces Fables qui
feront juger des autres.
LASNE portant une Idole , sot en dignité.
Sur l'Air : Nos plaisirs sont trop
peu durables.
Un Baudet portoit en voyage ,
Un faux Dieu que l'on adoroit ;
Et pour lui prenoit tout l'hommage ,
Qu'à son Idole on déférois,
C'est
NOVEMBRE. 1733 2439
C'est ainsi qu'un sot s'imagine ,
Que l'on rend à sa vanité ,
Les honneurs que l'on ne destine ,
Qu'à l'éclat de sa dignité.
LE CONSEIL DES RATS. Le
Grelot. Sur l'Air : Pour passer doucement
la vie.
Un Conseil dans une Guérlte ,
Fut tenu par le Peuple Rat ;
Tous dirent , pendons au plus vite ,
Une sonnette au cou du Chat.
Nous
sçaurons la marche et la route
Quand il viendra pour nous guetter :
C'étoit bien avisé sans doute ;
Mais il falloit executer.
Qui de nous ira , dit leur Doge,
'Au Matou mettre le Grelot ?
Mais en vain il les interroge ,
Bas un ne lui répond un mot.
Tout est plein , quand on délibere ,,
De courage et d'activité;
Mais pour agir , ce n'est plus guére ,
Que répugnance et lâcheté.
LA
2440 MERCURE DE FRANCE
LA MONTAGNE EN TRAVAIL,
Grand bruit , peu d'effet. Sur l'Air : Nos
plaisirs sont trop peu durables.
Autrefois la vaste Campagne ,
Frémissoit du mugissement ,
Que poussoit certaine Montagne ,
Dans un travail d'enfantement.
On croyoit qu'une Ville immense ,
Alloit naître après ces grands cris ;
Mais le fruit de cette esperance ,
Fut , n'en déplaise , une Souris.
Tous les jours le Monde se vante ,
Et promet avec grand éclat ;
Mais souvent tout ce qu'il enfante ,
Ne vaut pas mieux que, notre Rat.
bles , contenant un Recueil de Fables
choisies , dans le goût de M. de la Fontaine
, sur de petits Airs et Vaudevilles
connus , notez à la fin , avec un Calen
drier de l'année 1734. A Paris , chez
Ph. Nic. Lottin , rue S. Jacques.
Voici quelques - unes de ces Fables qui
feront juger des autres.
LASNE portant une Idole , sot en dignité.
Sur l'Air : Nos plaisirs sont trop
peu durables.
Un Baudet portoit en voyage ,
Un faux Dieu que l'on adoroit ;
Et pour lui prenoit tout l'hommage ,
Qu'à son Idole on déférois,
C'est
NOVEMBRE. 1733 2439
C'est ainsi qu'un sot s'imagine ,
Que l'on rend à sa vanité ,
Les honneurs que l'on ne destine ,
Qu'à l'éclat de sa dignité.
LE CONSEIL DES RATS. Le
Grelot. Sur l'Air : Pour passer doucement
la vie.
Un Conseil dans une Guérlte ,
Fut tenu par le Peuple Rat ;
Tous dirent , pendons au plus vite ,
Une sonnette au cou du Chat.
Nous
sçaurons la marche et la route
Quand il viendra pour nous guetter :
C'étoit bien avisé sans doute ;
Mais il falloit executer.
Qui de nous ira , dit leur Doge,
'Au Matou mettre le Grelot ?
Mais en vain il les interroge ,
Bas un ne lui répond un mot.
Tout est plein , quand on délibere ,,
De courage et d'activité;
Mais pour agir , ce n'est plus guére ,
Que répugnance et lâcheté.
LA
2440 MERCURE DE FRANCE
LA MONTAGNE EN TRAVAIL,
Grand bruit , peu d'effet. Sur l'Air : Nos
plaisirs sont trop peu durables.
Autrefois la vaste Campagne ,
Frémissoit du mugissement ,
Que poussoit certaine Montagne ,
Dans un travail d'enfantement.
On croyoit qu'une Ville immense ,
Alloit naître après ces grands cris ;
Mais le fruit de cette esperance ,
Fut , n'en déplaise , une Souris.
Tous les jours le Monde se vante ,
Et promet avec grand éclat ;
Mais souvent tout ce qu'il enfante ,
Ne vaut pas mieux que, notre Rat.
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Résumé : Nouvelles Etrennes, Calendrier et Fables [titre d'après la table]
Le document intitulé 'NOUVELLES ETRENNES, utiles et agréables' est un recueil de fables inspiré par Jean de La Fontaine, publié à Paris par Ph. Nic. Lottin pour l'année 1734. Il inclut des vaudevilles et un calendrier. Trois fables sont particulièrement mentionnées. La première, 'LASNE portant une Idole', raconte l'histoire d'un âne transportant une idole et recevant les honneurs destinés à la divinité. Elle illustre comment un sot peut s'imaginer que les honneurs lui sont rendus personnellement plutôt qu'à sa dignité. La deuxième fable, 'LE CONSEIL DES RATS', relate un conseil tenu par des rats pour attacher une clochette au cou d'un chat afin de le repérer. Aucun rat ne se porte volontaire pour exécuter le plan, illustrant la différence entre la délibération et l'action. La troisième fable, 'LA MONTAGNE EN TRAVAIL', décrit une montagne en travail d'enfantement, dont les cris annonçaient une grande ville, mais qui ne donna naissance qu'à une souris. Cette fable met en garde contre les promesses grandioses souvent décevantes. Le document se conclut par une référence au 'MERCURE DE FRANCE'.
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18
p. 294-296
LOGOGRYPHE.
Début :
L'on a vû s'écouler deux fois mille ans et plus, [...]
Mots clefs :
Étrennes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
vû s'écouler deux fois mille ans et plus,
Depuis qu'à Rome on m'a vû naître ,
Et cependant en moi l'on voit encor paroître ,
Malgré vingt siecles révolus ,
Cet air , qui du nouveau pore le caractere .
Pour quelques gens si je suis plein d'appas ,
D'autres en moi ne trouvent. pas
Le même attrait , et beaucoup au contraire ,
Pensent qu'à mon usage on devroit se soustraire.
•
Huit Lettres composent mon nom ;
Voisi comment on les combine.
1. 2. et 4. offrent une saison ,
Joignez 5. 3. autre combinaison ,
Vous donne le produit que promet la Tontine
6. 7. telle est la rigueur de mon sort ,
Que je ne puis échapper à la mort.
3. 1. 2. 8. je suis ce que mit en usage
Jadis un Dieu ( pour son honneur peu sage )
Mais peu sage à faire pitié ,
Qui de sa galante moitié ,
Revelant l'amoureux mystere ,
Auroit bien mieux fait de se taire .
De tout mon corps , deux Membres abbatez ;
Ville de l'Armorique aussi- tôt se présente;
En
FEVRIER
1734. 295
Ec
En cet état , si vous m'ôtez
que l'on trouve au milieu d'une Tente ,
Je dompre un fougueux animal ;
Alors , ma tête à bas , prenez-moi par la queue ,
L'on me dit fort utile à l'Art médecinal ;
Mais sans moi l'on ne peut achever une lieuë ,
Si l'on m'arrache encor le nez;
Tant pis pour vous si vous l'entreprenez.
Je puis, par un autre assemblage ,
A qui veut calculer offrir plus d'un objet .
6.7. et 2. me voilà net.
x. 5. 2. 4. ct 3. terme de jardinage ;
Au travail des Vergers je borne mon usage.
Tournez- moi d'une autre façon ,
D'un coup de dez je vous donne le nom .
4. 5. 7. et 1. si j'eusse eu moins de charmes ,
Pour la malheureuse Didon ,
Elle n'eut pas pour moi répandu tant de larmes.
3. 4. par la Mer , borné de tous côtez ,
L'on n'aborde chez moi qu'à l'aide du Pilote.
Pris dans un autre sens , je ne suis qu'une note ,
Joignez 5. 7. un Saint en moi vous réverez ,
Que le Calendrier vous indique en Novembre.
Posez avant mon deux mon quatriéme membre,
En deux lettres je suis une conjonction ,
Renversez- moi , je suis pronom.
1. 2. 3. 4. à l'esprit je présente
Nombre infini d'objets d'espece differente ,
E ij
Rica
256 MERCURE DE FRANCE
Rien n'existe ici bas ni même dans les Cieux ,
Soit qu'il respire ou non , que je ne signifie .
Retranchez 2. mon nom dans la Chronologic ,
Indique quelque trait fameux .
2. 4.3.1.7. fils d'un Dieu , Roy de Thrace ,
En malheureux oiseau , dans la Fable j'ai place ;
Le 5. au lieu du 2. Divinité des Eaux ,
Aux Nymphes de la Mer j'ai donné la naissance.
7.8. et 2. je suis un des Vents Cardinaux.
En voilà bien assez , je pense ,
Devine , si tu peux , mais tu n'es pas bien sûr
De m'avoir cette année , à moins d'heureuse
chance ;
Le temps est devenu bien dur
Par Mile Oladele du Londel.
vû s'écouler deux fois mille ans et plus,
Depuis qu'à Rome on m'a vû naître ,
Et cependant en moi l'on voit encor paroître ,
Malgré vingt siecles révolus ,
Cet air , qui du nouveau pore le caractere .
Pour quelques gens si je suis plein d'appas ,
D'autres en moi ne trouvent. pas
Le même attrait , et beaucoup au contraire ,
Pensent qu'à mon usage on devroit se soustraire.
•
Huit Lettres composent mon nom ;
Voisi comment on les combine.
1. 2. et 4. offrent une saison ,
Joignez 5. 3. autre combinaison ,
Vous donne le produit que promet la Tontine
6. 7. telle est la rigueur de mon sort ,
Que je ne puis échapper à la mort.
3. 1. 2. 8. je suis ce que mit en usage
Jadis un Dieu ( pour son honneur peu sage )
Mais peu sage à faire pitié ,
Qui de sa galante moitié ,
Revelant l'amoureux mystere ,
Auroit bien mieux fait de se taire .
De tout mon corps , deux Membres abbatez ;
Ville de l'Armorique aussi- tôt se présente;
En
FEVRIER
1734. 295
Ec
En cet état , si vous m'ôtez
que l'on trouve au milieu d'une Tente ,
Je dompre un fougueux animal ;
Alors , ma tête à bas , prenez-moi par la queue ,
L'on me dit fort utile à l'Art médecinal ;
Mais sans moi l'on ne peut achever une lieuë ,
Si l'on m'arrache encor le nez;
Tant pis pour vous si vous l'entreprenez.
Je puis, par un autre assemblage ,
A qui veut calculer offrir plus d'un objet .
6.7. et 2. me voilà net.
x. 5. 2. 4. ct 3. terme de jardinage ;
Au travail des Vergers je borne mon usage.
Tournez- moi d'une autre façon ,
D'un coup de dez je vous donne le nom .
4. 5. 7. et 1. si j'eusse eu moins de charmes ,
Pour la malheureuse Didon ,
Elle n'eut pas pour moi répandu tant de larmes.
3. 4. par la Mer , borné de tous côtez ,
L'on n'aborde chez moi qu'à l'aide du Pilote.
Pris dans un autre sens , je ne suis qu'une note ,
Joignez 5. 7. un Saint en moi vous réverez ,
Que le Calendrier vous indique en Novembre.
Posez avant mon deux mon quatriéme membre,
En deux lettres je suis une conjonction ,
Renversez- moi , je suis pronom.
1. 2. 3. 4. à l'esprit je présente
Nombre infini d'objets d'espece differente ,
E ij
Rica
256 MERCURE DE FRANCE
Rien n'existe ici bas ni même dans les Cieux ,
Soit qu'il respire ou non , que je ne signifie .
Retranchez 2. mon nom dans la Chronologic ,
Indique quelque trait fameux .
2. 4.3.1.7. fils d'un Dieu , Roy de Thrace ,
En malheureux oiseau , dans la Fable j'ai place ;
Le 5. au lieu du 2. Divinité des Eaux ,
Aux Nymphes de la Mer j'ai donné la naissance.
7.8. et 2. je suis un des Vents Cardinaux.
En voilà bien assez , je pense ,
Devine , si tu peux , mais tu n'es pas bien sûr
De m'avoir cette année , à moins d'heureuse
chance ;
Le temps est devenu bien dur
Par Mile Oladele du Londel.
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19
p. *510-510
« On a dû expliquer le mot de l'Enigme du mois de Février par l'Enigme même ; [...] »
Début :
On a dû expliquer le mot de l'Enigme du mois de Février par l'Enigme même ; [...]
Mots clefs :
Énigme, Étrennes, Crocheteur, Cloche, Carte
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On a dû expliquer le mot de l'Enigme du mois de Février par l'Enigme même ; [...] »
On a dû expliquer le mot de l'Enigme
du mois de Février par l'Enigme même ;
et les Logogryphes par Etrennes , crocheteur
, Cloche , Carte.
du mois de Février par l'Enigme même ;
et les Logogryphes par Etrennes , crocheteur
, Cloche , Carte.
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20
p. 105-106
CHANSON. ETRENNES.
Début :
Nous voici donc au jour de l'an, [...]
Mots clefs :
Jour de l'an, Étrennes, Amant
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CHANSON. ETRENNES.
CHANSON.
E TRENNE S.
Ous voici donc au jour de l'an ,
Parent , ami , maîtreffe , amant ,
Va faire quelqu'emplette.
On achete , l'on donne , on prend ,
Et l'on fe préfente un préfent ;
Moi ,je vous en fouhaite.
Defirez-vous perles , bijoux ,
Meubles , diamans & joujoux
D'argent pleine caffette :
Poffedez-en abondamment ;
Vous n'en aurez jamais autant
3.
79.7
250v -za.2
Que je vous en fouhaites
Voudriez -vous un jeune amant
Riche , foumis , difcret , conftant,
De figure parfaite ?
Qui réunit le fentiment
L'efprit , la grace & l'agrément ;
Ah ! je vous en fouhaite.
अं.
Ev
106 MERCURE DE FRANCE.
Aimeriez-vous mieux un époux
Qui jamais coquet ni jaloux ,
En maît reffevous trait e
Qui prévenant tous vos defirs ,
Vous cherche de nouveaux plaifirs ;
Ah !je vous en fouhaite.
Je vous dirois bien un fecret ,
Ce que pour mon bonheur parfait
Yous pourriez en cachette ....
Mais je crains trop en bonne foi
Que vous ne difiez comme moi ;>
Ah ! je vous en fouhaite.
Accepterez-vous ces couplets ?
Du préfent que je vous en fais
Serez-vous fatisfaite ?
On peut en faire de meilleurs :
Voyez , fourniffez -vous ailleurs;
Moi,je vous en fouhaite.
E TRENNE S.
Ous voici donc au jour de l'an ,
Parent , ami , maîtreffe , amant ,
Va faire quelqu'emplette.
On achete , l'on donne , on prend ,
Et l'on fe préfente un préfent ;
Moi ,je vous en fouhaite.
Defirez-vous perles , bijoux ,
Meubles , diamans & joujoux
D'argent pleine caffette :
Poffedez-en abondamment ;
Vous n'en aurez jamais autant
3.
79.7
250v -za.2
Que je vous en fouhaites
Voudriez -vous un jeune amant
Riche , foumis , difcret , conftant,
De figure parfaite ?
Qui réunit le fentiment
L'efprit , la grace & l'agrément ;
Ah ! je vous en fouhaite.
अं.
Ev
106 MERCURE DE FRANCE.
Aimeriez-vous mieux un époux
Qui jamais coquet ni jaloux ,
En maît reffevous trait e
Qui prévenant tous vos defirs ,
Vous cherche de nouveaux plaifirs ;
Ah !je vous en fouhaite.
Je vous dirois bien un fecret ,
Ce que pour mon bonheur parfait
Yous pourriez en cachette ....
Mais je crains trop en bonne foi
Que vous ne difiez comme moi ;>
Ah ! je vous en fouhaite.
Accepterez-vous ces couplets ?
Du préfent que je vous en fais
Serez-vous fatisfaite ?
On peut en faire de meilleurs :
Voyez , fourniffez -vous ailleurs;
Moi,je vous en fouhaite.
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Résumé : CHANSON. ETRENNES.
Le texte est une chanson dédiée aux échanges de vœux et de présents pour le jour de l'an. Elle s'adresse à divers destinataires, tels que les parents, amis, maîtresses et amants, en leur souhaitant de recevoir des cadeaux tels que des perles, bijoux, meubles, diamants et jouets. La chanson exprime également des vœux pour obtenir un jeune amant riche, soumis, discret, constant et parfait, réunissant sentiment, esprit, grâce et agrément. Elle mentionne aussi un époux idéal, ni coquet ni jaloux, prévenant et cherchant à offrir de nouveaux plaisirs. La chanson évoque un secret pour le bonheur parfait mais craint que le destinataire ne partage les mêmes désillusions. Enfin, elle propose des couplets en guise de présent, tout en reconnaissant qu'il pourrait exister de meilleurs poèmes ailleurs.
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21
p. 233
AUTRE.
Début :
Le Sieur Maillard au College des Trois-Evêques, Place de Cambray, [...]
Mots clefs :
Sieur Maillard, Étrennes, Ornements, Vignettes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
LE Sieur MAILLARD au College des Trois-
Evêques , Place de Cambray , près la rue Saint-
Jacques , fait & vend différens fujets d'Etrennes
gravés & enluminés , ornés de vignettes . Il mérite
la préférence par le choix qu'il a fait de tout
ce qui peut amufer & inferuire ; Emblêmes facrés
, petites Fables , Devifes , Complimens , Sou
haits heureux , Bouquets , &c. avec lesquels on
peut compoſer ou orner des Tabacieres , Ecrans. ,
Almanachs , &c . Il continue de faire & vendre
toutes fortes de caracteres , deffeins , vignettes.,
& papiers à lettres peints en vignettes. On le
trouve tous les jours juſqu'à midi.
LE Sieur MAILLARD au College des Trois-
Evêques , Place de Cambray , près la rue Saint-
Jacques , fait & vend différens fujets d'Etrennes
gravés & enluminés , ornés de vignettes . Il mérite
la préférence par le choix qu'il a fait de tout
ce qui peut amufer & inferuire ; Emblêmes facrés
, petites Fables , Devifes , Complimens , Sou
haits heureux , Bouquets , &c. avec lesquels on
peut compoſer ou orner des Tabacieres , Ecrans. ,
Almanachs , &c . Il continue de faire & vendre
toutes fortes de caracteres , deffeins , vignettes.,
& papiers à lettres peints en vignettes. On le
trouve tous les jours juſqu'à midi.
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Résumé : AUTRE.
Le Sieur Maillard, au Collège des Trois-Evêques, propose des sujets d'Étrennes gravés et enluminés, incluant emblèmes sacrés, fables, devises, compliments, souhaits et bouquets. Ses articles ornent tabatières, écrans, almanachs. Il vend aussi caractères, dessins, vignettes et papiers à lettres peints. Disponible jusqu'à midi.
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22
p. 211-212
« Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...] »
Début :
Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...]
Mots clefs :
Estampes, Marchand, Emblèmes, Piété, Morale amusante, Étrennes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...] »
Maillard Marchand d'Eftampes , rue S. Jacques
, la deuxième Porte Cochere au- deffus de la
rue des Noyers , même maifon du fieur Farges
Maître Menuifier , débite une fuite d'Emblêmes ,
Deviſes fur divers fujets de Piété & de Morale
amufante , & petites Etrennes ornées de vignettes .
dont il fait des envois aux Maiſons Religieufes &
aux Marchands de Province.
L'Epoufe dudit Maillard exécute toutes fortes de
Caractères , Notes de Plein- chant , Deffeins , Vi212
MERCURE DE FRANCET
gnettes , Ornemens , Bouquets pour meubles , &c.
, la deuxième Porte Cochere au- deffus de la
rue des Noyers , même maifon du fieur Farges
Maître Menuifier , débite une fuite d'Emblêmes ,
Deviſes fur divers fujets de Piété & de Morale
amufante , & petites Etrennes ornées de vignettes .
dont il fait des envois aux Maiſons Religieufes &
aux Marchands de Province.
L'Epoufe dudit Maillard exécute toutes fortes de
Caractères , Notes de Plein- chant , Deffeins , Vi212
MERCURE DE FRANCET
gnettes , Ornemens , Bouquets pour meubles , &c.
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Résumé : « Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...] »
Le document décrit deux artisans à Étampes, rue Saint-Jacques : Maillard, marchand d'estampes, et Maître Menuifier, fournisseur d'emblèmes et de devises. Ils vendent des produits religieux et moraux, ainsi que des étrennes ornées. L'épouse de Maillard réalise des travaux de calligraphie, y compris des dessins et des ornements. Leurs produits sont envoyés aux maisons religieuses et aux marchands de province.
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