Résultats : 21757 texte(s)
Détail
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19451
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du second [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'Ar lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
ΑΙ
le Mercure du fecond volume d'Octobre 1763 ,
je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 14 Octobre 1763 .
GUIROY,
J'Ar lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
ΑΙ
le Mercure du fecond volume d'Octobre 1763 ,
je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreffion. A Paris , ce 14 Octobre 1763 .
GUIROY,
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19452
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch . Ant. Jombert.
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19453
p. 204
De BELLEISLE, le 11 Mai 1763.
Début :
Le Chevalier de Warren, Maréchal de Camp, nommé par le Roi pour commander [...]
Mots clefs :
Chevalier, Maréchal de camp, Troupes, Gouverneur, Citadelle, Anglais, Belle-Île
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texteReconnaissance textuelle : De BELLEISLE, le 11 Mai 1763.
De BELLEISLE , le 11 Mai 1763 .
Le Chevalier de Warren , Maréchal de Camp ,
nommé par le Roi pour commander les troupes
deftinées à reprendre poffeffion de cette Ile ,
ayant remis hier au Gouverneur Anglõis la let-:
tre par laquelle Sa Majeſté Britannique ordonne
que l'lfle , la Citadelle , le Fort , &c , foient re- .
mis entre les mains des François ; les Anglois fe
font retirés , & le Chevalier de Warren a pris poffeffion
de l'Ifle.
Le Chevalier de Warren , Maréchal de Camp ,
nommé par le Roi pour commander les troupes
deftinées à reprendre poffeffion de cette Ile ,
ayant remis hier au Gouverneur Anglõis la let-:
tre par laquelle Sa Majeſté Britannique ordonne
que l'lfle , la Citadelle , le Fort , &c , foient re- .
mis entre les mains des François ; les Anglois fe
font retirés , & le Chevalier de Warren a pris poffeffion
de l'Ifle.
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19454
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
ΟDE fur la Paix. VERS envoyés à Madame la Marquise de * p ** , avec l'Ode fur la Paix. [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET IN PROSI .
ARTICLE PREMIER.
E
ΟDB fur la Paix.
VERS envoyés à Madame la Marquise de
* p ** , avec l'Ode fur la Paix.
ETRENNE à Madame de M *** .
Pages
ibid.
13
14
15
A Madame la Préfidente CH .... en lui envoyant
la clef de l'Oeuvre de S. Paul.
LE Maquignon , Fable.
SUITE des Quiproquo , Nouvelle.
INSCRIPTION pour être miſe ſur le Maufolée
de M. de Crébillon .
MORALITÉ.
VERS préfentés au Ror.
39
40
LETTRE d'une jeune Etrangère fur la coëffure
& les modes actuelles des Françoiles. 41
VERS fur le jour de l'An , à M. de B ***.
EPIGRAMME envoyée pour Etrennes à Mile
Dumonceau.
A Madame de B, ......
ESSAI fur les Deuils.
48
ibid.
1 .
49.
" •
ibid.
EPIGRAMMES fur un vieux Bibliothéquaire 56
***
PORTRAIT de Madame **
COUPLETS à Mlle *** &c.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
$7
$8
60 &61
63
64
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
SÉANCE du Châtelet de Paris.
ALMANACH Royal , Année 1763 , contenant
JANVIER. 1763. 215
la Naiffance des Princes & Princelles de
l'Europe , Archevêques , Evêques , &c . 173
LETTRE de M. Bourgelat , à l'Auteur du
Mercure.
ANNONCES de Livres.
7.7
79 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
MATHÉMATIQUES .
GÉOGRAPH I E.
91
23
ASTRONOMIE.
LETTRE de M. Delalande , à M. De là Place . 98
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ECOLE Royale vétérinaire établie à Lyon
fous la direction de M. Bourgelat.
HORLOGERIE .
ARTS AGRÉABLES.
SUITE des Obfervations d'une Société d'Amateurs.
PEINTURE.
ACADEMIES de Peinture , de Sculpture
& autres Arts de Marſeille .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , contenant
la defcription d'un Tableau repréſentant
les GRACES.
MUSIQUE.
LETTRE de M. Leloup , Editeur des Récréations
de Polhymnie.
GRAVURE .
SUPPLEMENT à l'Article des Sciences.
AGRICULTURE .
OBSERVATION fur un vice Effentie ! des char-
100
104
10f
113
119
127
128
116 MERCURE DE FRANCE.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles .
rues , & Effai fur la conſtruction d'une
nouvelle. Par M. Pioger.
ART. V. SPECTACLE S.
SPECTACLES DE PARIS.
129
136
OPERA.
ΤΑΙ
COMÉDIE Françoiſe. 149
COMÉDIE Italienne.
151
Avis au Public fur la petite Pofte. 152
SUITE des Nouv. Polit. du I. Vol. Janvier. 138
MARIAGES. 180
MORTS. 181
ART. VI. Nouvelles Politiques. 182
MARIAGES . 199
MORTS.
201
ART. VIII. Economie & Commerce.
Avis divers.
210
(211
PIECES FUGITIVES EN VERS ET IN PROSI .
ARTICLE PREMIER.
E
ΟDB fur la Paix.
VERS envoyés à Madame la Marquise de
* p ** , avec l'Ode fur la Paix.
ETRENNE à Madame de M *** .
Pages
ibid.
13
14
15
A Madame la Préfidente CH .... en lui envoyant
la clef de l'Oeuvre de S. Paul.
LE Maquignon , Fable.
SUITE des Quiproquo , Nouvelle.
INSCRIPTION pour être miſe ſur le Maufolée
de M. de Crébillon .
MORALITÉ.
VERS préfentés au Ror.
39
40
LETTRE d'une jeune Etrangère fur la coëffure
& les modes actuelles des Françoiles. 41
VERS fur le jour de l'An , à M. de B ***.
EPIGRAMME envoyée pour Etrennes à Mile
Dumonceau.
A Madame de B, ......
ESSAI fur les Deuils.
48
ibid.
1 .
49.
" •
ibid.
EPIGRAMMES fur un vieux Bibliothéquaire 56
***
PORTRAIT de Madame **
COUPLETS à Mlle *** &c.
ENIGMES.
LOGOGRYPHES.
$7
$8
60 &61
63
64
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
SÉANCE du Châtelet de Paris.
ALMANACH Royal , Année 1763 , contenant
JANVIER. 1763. 215
la Naiffance des Princes & Princelles de
l'Europe , Archevêques , Evêques , &c . 173
LETTRE de M. Bourgelat , à l'Auteur du
Mercure.
ANNONCES de Livres.
7.7
79 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
MATHÉMATIQUES .
GÉOGRAPH I E.
91
23
ASTRONOMIE.
LETTRE de M. Delalande , à M. De là Place . 98
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
ECOLE Royale vétérinaire établie à Lyon
fous la direction de M. Bourgelat.
HORLOGERIE .
ARTS AGRÉABLES.
SUITE des Obfervations d'une Société d'Amateurs.
PEINTURE.
ACADEMIES de Peinture , de Sculpture
& autres Arts de Marſeille .
LETTRE à l'Auteur du Mercure , contenant
la defcription d'un Tableau repréſentant
les GRACES.
MUSIQUE.
LETTRE de M. Leloup , Editeur des Récréations
de Polhymnie.
GRAVURE .
SUPPLEMENT à l'Article des Sciences.
AGRICULTURE .
OBSERVATION fur un vice Effentie ! des char-
100
104
10f
113
119
127
128
116 MERCURE DE FRANCE.
SPECTACLES de la Cour à Verſailles .
rues , & Effai fur la conſtruction d'une
nouvelle. Par M. Pioger.
ART. V. SPECTACLE S.
SPECTACLES DE PARIS.
129
136
OPERA.
ΤΑΙ
COMÉDIE Françoiſe. 149
COMÉDIE Italienne.
151
Avis au Public fur la petite Pofte. 152
SUITE des Nouv. Polit. du I. Vol. Janvier. 138
MARIAGES. 180
MORTS. 181
ART. VI. Nouvelles Politiques. 182
MARIAGES . 199
MORTS.
201
ART. VIII. Economie & Commerce.
Avis divers.
210
(211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document est une table des articles d'une publication structurée en plusieurs sections. La première section, 'Pièces fugitives en vers et en prose,' inclut des poèmes, lettres, fables, nouvelles, inscriptions, épigrammes et essais sur divers sujets comme les deuils et les modes françaises. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires,' couvre des événements tels qu'une séance du Châtelet de Paris et des annonces de livres. La troisième section, 'Sciences et Belles-Lettres,' traite des mathématiques, de la géographie, de l'astronomie et inclut des lettres de personnalités comme M. Delalande. La quatrième section, 'Beaux-Arts,' aborde les arts utiles et agréables, avec des descriptions de tableaux et des lettres sur la musique et la gravure. La cinquième section, 'Spectacles,' détaille les spectacles de la cour à Versailles et à Paris, incluant l'opéra et la comédie française et italienne. La sixième section, 'Nouvelles politiques,' mentionne des mariages et des décès. Enfin, la huitième section, 'Économie & Commerce,' contient divers avis.
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19455
p. 206-208
MORTS.
Début :
Armand Nompar de Caumont, Duc de la Force, en Périgord, Pair de France, [...]
Mots clefs :
Duc, Colonel, Chanoine, Chancelier, Abbaye, Décès, Épouse, Princesse, Dame
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
T
Armand Nompar de Caumont , Duc de la
OCTOBRE. 1764. 207
Force , en Périgord , Pair de France , ancien
Colonel d'Infanterie , eft mort dans les Terres
le 3 Juillet , dans la foixante - fixiéme année de fon
âge.
Jofeph Barre , Chanoine Régulier de la Congré
gation de France , Chancelier de l'Abbaye Royale
de Sainte Géneviéve , & connu dans la Républi
que des Lettres par plufieurs Ouvrages eftimés ,
& en particulier par fon Hifiore Générale d'Allemagne
, eft mort à l'Abbaye de Sainte Généviéve
le 23 Juin , âgé de foixante - douze ans.
Le Comte d'Aydie, Lieutenant- Général des Armées
du Roi d'Eſpagne , ancien Viceroi de la
Vieille- Caftille , eft mort à fon Château en Périgord
le 3 Juillet , âgé de foixante - dix - huit ans.
Réné Olivier , Comte de Guefclin , eft mort
dans les Terres en Anjou , âgé de foixante- neuf
ans,
Louis Butty , Lyonnois & ancien Prévôt de la
Nation Françoife à Cadix , y eft mort le 9
Juin , agé de près de cent ans
Conftance - Gabrielle Magdelaine Dumoncel de
Lourailles , époufe de Louis - Gabriel de Bats ,
Marquis de Caftelmore , ancien Meftre de Camp
de Cavalerie , eft morte à Paris , le 9 Juillet
âgée de quarante- quatre ans.
Hyacinthe -Gabrielle de Cofnouailles de Saint
George époule de Claude René de Paris , Comte
de Soulanges , Lieutenant des Vaiffeaux du Roi ,
& Chevalier de l'Ordre Militaire de Saint Louis ,
& Dame pour accompagner Mefdames , eft morte
à Compiegne , le Juillet , âgée de vingt- huit
ans .
1
ANGELIQUE - Victoire de Bournonville , Maréchale-
Ducheffe de Duras , Princelle de Bournonville
, Marquise de Richebourg Baronne de
Caumont , Comtelle de Henin- Liétard , Dame
208 MERCURE DE FRANCE.
.
de la Broye , le Boyle , Tamife , S. Amond ,
Bafferode , S. Gilles , Bellefuiwick & autres lieux ,
Dame d'honneur de Mefdames de France , &
époule de Jean de Durfort- Duras , Duc de Duras
, Marquis de Blanquefort , Conte de Rofan ,
Baron de Pujol , & c , Maréchal de France , Chevalier
des Ordres du Roi , Gouverneur & Lieutenant
-Général de la Franche-Comté , & Gouverneur
particulier des Ville & Citadelle de
Befarçon , eft morte le 30 du mois dernier dans
la foixante-dix -feptiéme année de fon âge. Les
Branches de Durfort - Duras , les Branches de
Durfort Boiffieres & les Branches de Durfort-
Deyme qui compofent toute la Maiſon de Durfort
, ont pris à cette occafion le deuil pour
fix mois.
*
DAMB Florence- Radegonde - Louife- Eléonor-
Julie Bruneau , Marquife de Crillon , eft morte
dans le Comtat d'Avignon le 6 Août . Sans
vouloir entrer ici dans fa Généalogie , le nom
emprunté fous lequel elle avoit été élevée avant
fon mariage avec le Marquis de Crillon , ayant
dû occafionner des recherches fur fa naiffance
nous copions mot pour mot les Certificats
originaux qu'on nous a remis.
T
Armand Nompar de Caumont , Duc de la
OCTOBRE. 1764. 207
Force , en Périgord , Pair de France , ancien
Colonel d'Infanterie , eft mort dans les Terres
le 3 Juillet , dans la foixante - fixiéme année de fon
âge.
Jofeph Barre , Chanoine Régulier de la Congré
gation de France , Chancelier de l'Abbaye Royale
de Sainte Géneviéve , & connu dans la Républi
que des Lettres par plufieurs Ouvrages eftimés ,
& en particulier par fon Hifiore Générale d'Allemagne
, eft mort à l'Abbaye de Sainte Généviéve
le 23 Juin , âgé de foixante - douze ans.
Le Comte d'Aydie, Lieutenant- Général des Armées
du Roi d'Eſpagne , ancien Viceroi de la
Vieille- Caftille , eft mort à fon Château en Périgord
le 3 Juillet , âgé de foixante - dix - huit ans.
Réné Olivier , Comte de Guefclin , eft mort
dans les Terres en Anjou , âgé de foixante- neuf
ans,
Louis Butty , Lyonnois & ancien Prévôt de la
Nation Françoife à Cadix , y eft mort le 9
Juin , agé de près de cent ans
Conftance - Gabrielle Magdelaine Dumoncel de
Lourailles , époufe de Louis - Gabriel de Bats ,
Marquis de Caftelmore , ancien Meftre de Camp
de Cavalerie , eft morte à Paris , le 9 Juillet
âgée de quarante- quatre ans.
Hyacinthe -Gabrielle de Cofnouailles de Saint
George époule de Claude René de Paris , Comte
de Soulanges , Lieutenant des Vaiffeaux du Roi ,
& Chevalier de l'Ordre Militaire de Saint Louis ,
& Dame pour accompagner Mefdames , eft morte
à Compiegne , le Juillet , âgée de vingt- huit
ans .
1
ANGELIQUE - Victoire de Bournonville , Maréchale-
Ducheffe de Duras , Princelle de Bournonville
, Marquise de Richebourg Baronne de
Caumont , Comtelle de Henin- Liétard , Dame
208 MERCURE DE FRANCE.
.
de la Broye , le Boyle , Tamife , S. Amond ,
Bafferode , S. Gilles , Bellefuiwick & autres lieux ,
Dame d'honneur de Mefdames de France , &
époule de Jean de Durfort- Duras , Duc de Duras
, Marquis de Blanquefort , Conte de Rofan ,
Baron de Pujol , & c , Maréchal de France , Chevalier
des Ordres du Roi , Gouverneur & Lieutenant
-Général de la Franche-Comté , & Gouverneur
particulier des Ville & Citadelle de
Befarçon , eft morte le 30 du mois dernier dans
la foixante-dix -feptiéme année de fon âge. Les
Branches de Durfort - Duras , les Branches de
Durfort Boiffieres & les Branches de Durfort-
Deyme qui compofent toute la Maiſon de Durfort
, ont pris à cette occafion le deuil pour
fix mois.
*
DAMB Florence- Radegonde - Louife- Eléonor-
Julie Bruneau , Marquife de Crillon , eft morte
dans le Comtat d'Avignon le 6 Août . Sans
vouloir entrer ici dans fa Généalogie , le nom
emprunté fous lequel elle avoit été élevée avant
fon mariage avec le Marquis de Crillon , ayant
dû occafionner des recherches fur fa naiffance
nous copions mot pour mot les Certificats
originaux qu'on nous a remis.
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Résumé : MORTS.
En octobre 1764, plusieurs personnalités notables sont décédées. Armand Nompar de Caumont, Duc de La Force, Pair de France et ancien Colonel d'Infanterie, est mort le 3 juillet à 65 ans. Joseph Barre, Chanoine Régulier de la Congrégation de France et Chancelier de l'Abbaye Royale de Sainte-Geneviève, connu pour son Histoire Générale d'Allemagne, est décédé le 23 juin à 62 ans. Le Comte d'Aydie, Lieutenant-Général des Armées du Roi d'Espagne et ancien Viceroi de la Vieille-Castille, est mort le 3 juillet à 68 ans. René Olivier, Comte de Guefclin, est décédé en Anjou à 69 ans. Louis Butty, ancien Prévôt de la Nation Française à Cadix, est mort le 9 juin à près de 100 ans. Constance-Gabrielle Magdelaine Dumoncel de Lourailles, épouse du Marquis de Castelmore, est décédée à Paris le 9 juillet à 44 ans. Hyacinthe-Gabrielle de Cosnouvaille de Saint George, épouse du Comte de Soulanges, est morte à Compiègne en juillet à 28 ans. Angelique-Victoire de Bournonville, Maréchale-Duchesse de Duras, est décédée le 30 du mois précédent à 67 ans. Florence-Radegonde-Louise-Éléonore-Julie Bruneau, Marquise de Crillon, est morte dans le Comtat d'Avignon le 6 août.
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19456
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Lettre de M. de la Dixmerie à M. [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
LETTRE
ARTICLE PREMIER.
ETTRE de M. de la Dixmerie à M. De la
Place , à l'occafion de la Fête du Roi ,
célébrée le jour de S. Louis par les Elé--
ves de M. l'Abbé CHOCQUART.
DISCOURS prononcé par un des Eléves de
M. l'Abbé Chocquart.
A M. Falconet fur fon Groupe de Pigmalion.
DEFINITION du Volant , à Life.
Pag. 5
IS
19
20
LETTRE traduite de l'Anglois , à M **** . ibid.
INSCRIPTIONS pour mettre au bas des Portraits
de Leurs Alteffes Séréniffimes ELECTORALES-
PALATINES,
25
LETTRE de feu M. de R.... à M. le C. D... 26
RÉPONSE de Mlle le C... pour M. le C. D... 30
QUATRIÈME Caractère du vrai Philofophe.
ESSAI critique fur l'Homme.
A Climène à fa toilette.
31
34
37
OCTOBRE. 1763 .
215
GIAEFAR & Abaffah , Trait d'Hiftoire
.Arabe.
ODE aux Agriculteurs.
LA Rofe , à Mlle Rofe Rayman.
Les doubles Adieux , Impromptu .
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
39
5.8
69
21
62 &63
64 & 69
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LA Pharfale , Livre 3. Par M. Marmontel.
POETIQUE Françoile , par M. Marmontel.
ANNONCES de Livres,
68
91
103 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIE Ș.
PRIX proposés par l'Académie Royale des
Sciences , Infcriptions & Belles- Lettres
de TOULOUSE.
ACADÉMIE des Belles - Lettres de MONTAUBAN.
105
109
PHYSIQUE..
RÉPONSE à la Lettre anonyme inférée dans
le Mercure de France contre la Phyfique
de M. de SAINTIGNON.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
SUITE de l'Abrégé des propriétés des Miroirs
concaves.
CHIRURGIE.
RECHERCHES fur la Taille de Frère Jacques
, par M. Bordenave.
112
135
147
HÔPITAL de M. le Maréchal Duc de Biron . 163
216 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE de M. Fournier , Médecin de l'Hô
166
pital du Roi a Montpellier , à M. Keyfer. 165
LETTRE de M. Decaufans , à M. Keyfer.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
175.
ART. V. SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Fontainebleau.
SPECTACLES de Paris.
177
181
SUITS de la Defcription des Tableaux expofés
au Sallon du Louvre. 182
LETTTE de M. Mentelle , Profeffeur d'Hiftoire
, &c. à M. De la Place. 209
SUPPLEMENT aux Annonces de Livres, 211
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
LETTRE
ARTICLE PREMIER.
ETTRE de M. de la Dixmerie à M. De la
Place , à l'occafion de la Fête du Roi ,
célébrée le jour de S. Louis par les Elé--
ves de M. l'Abbé CHOCQUART.
DISCOURS prononcé par un des Eléves de
M. l'Abbé Chocquart.
A M. Falconet fur fon Groupe de Pigmalion.
DEFINITION du Volant , à Life.
Pag. 5
IS
19
20
LETTRE traduite de l'Anglois , à M **** . ibid.
INSCRIPTIONS pour mettre au bas des Portraits
de Leurs Alteffes Séréniffimes ELECTORALES-
PALATINES,
25
LETTRE de feu M. de R.... à M. le C. D... 26
RÉPONSE de Mlle le C... pour M. le C. D... 30
QUATRIÈME Caractère du vrai Philofophe.
ESSAI critique fur l'Homme.
A Climène à fa toilette.
31
34
37
OCTOBRE. 1763 .
215
GIAEFAR & Abaffah , Trait d'Hiftoire
.Arabe.
ODE aux Agriculteurs.
LA Rofe , à Mlle Rofe Rayman.
Les doubles Adieux , Impromptu .
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES.
CHANSON.
39
5.8
69
21
62 &63
64 & 69
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES .
LA Pharfale , Livre 3. Par M. Marmontel.
POETIQUE Françoile , par M. Marmontel.
ANNONCES de Livres,
68
91
103 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
ACADEMIE Ș.
PRIX proposés par l'Académie Royale des
Sciences , Infcriptions & Belles- Lettres
de TOULOUSE.
ACADÉMIE des Belles - Lettres de MONTAUBAN.
105
109
PHYSIQUE..
RÉPONSE à la Lettre anonyme inférée dans
le Mercure de France contre la Phyfique
de M. de SAINTIGNON.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
SUITE de l'Abrégé des propriétés des Miroirs
concaves.
CHIRURGIE.
RECHERCHES fur la Taille de Frère Jacques
, par M. Bordenave.
112
135
147
HÔPITAL de M. le Maréchal Duc de Biron . 163
216 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE de M. Fournier , Médecin de l'Hô
166
pital du Roi a Montpellier , à M. Keyfer. 165
LETTRE de M. Decaufans , à M. Keyfer.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
175.
ART. V. SPECTACLES.
SPECTACLES de la Cour à Fontainebleau.
SPECTACLES de Paris.
177
181
SUITS de la Defcription des Tableaux expofés
au Sallon du Louvre. 182
LETTTE de M. Mentelle , Profeffeur d'Hiftoire
, &c. à M. De la Place. 209
SUPPLEMENT aux Annonces de Livres, 211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document est une table des articles d'une publication datée d'octobre 1763. Elle comprend plusieurs sections. L'article premier présente des pièces fugitives en vers et en prose, incluant une lettre de M. de la Dixmerie à M. De la Place pour la fête du Roi, un discours d'un élève de M. l'Abbé Chocquart, et diverses autres lettres et définitions. La section des nouvelles littéraires mentionne des œuvres comme 'La Pharsale' et 'Poétique Française' de M. Marmontel, ainsi que des annonces de livres. L'article III traite des sciences et des belles-lettres, avec des prix proposés par l'Académie Royale des Sciences de Toulouse et des réponses à des lettres anonymes. L'article IV aborde les beaux-arts et les arts utiles, incluant des sujets sur les miroirs concaves, la chirurgie, et des recherches sur la taille. Enfin, l'article V concerne les spectacles, détaillant les spectacles de la cour à Fontainebleau et à Paris, ainsi que des descriptions de tableaux exposés au Salon du Louvre.
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19457
p. 1622-1625
LETTRE écrite de Senlis, le premier Juillet 1731. sur un Fait singulier.
Début :
Je vous ai promis, Monsieur, de vous faire sçavoir ce qu'il y aurait de nouveau [...]
Mots clefs :
Sonneur de l'église cathédrale, Grand Clocher, Échelles, Coq, Remède, Dents, Chirurgien d'armée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Senlis, le premier Juillet 1731. sur un Fait singulier.
LETTRE écrite de Senlis , le premier
Juillet 173: 1 . sur un Fait singulier.
E vous ai promis , Monsieur , de vous
faire sçavoir ce qu'il y auroit de nou
veau dans cette Ville. Voici de quoi vous
divertir. Hier sur les onze heures du ma
tin , un nommé Moruë, fils d'un Couvreur
de Baron , jeune homme de vingt ans
et des pieds de hauteur environ , vint
prier le Sonneur de l'Eglise Cathédrale ,
de lui ouvrir la porte du grand Clocher
荆
II. Vol
celui
JUIN. 1731. 1623
eclui- cy , qui lui ouvrit , ne le put suivre
que de loin , à cause de la grande vitesse:
avec laquelle il monta . Parvenu à l'extré
mité de l'escalier , qui ne va tout au plus
qu'aux deux tiers du Clocher , il fut bien
surpris de ne plus voir celui qui l'avoit
précedé ; il l'appelle , il pâlit ; revenu un
peu de sa frayeur , il regarde par une
fenêtre , il voit dans la Place une grande
quantité de personnes qui lui paroissent
interdites et étonnées ; croyant à cette vûë
que cet inconnu s'étoit précipité , il des
cend avec d'autant plus d'affliction qu'il
craignoit qu'on ne l'accusât d'en avoir été
la cause. Mais qui peut se l'imaginer ! il
avoit sauté par la fenêtre sur une saillie:
voisine,etil grimpoit en dehors jusqu'à ce
qu'il parvint au Coq , et cela avec une
grande facilité , sans échelle et sans corde..
Ce témeraire remuoit la jambe , par bra
voure et chantoit en montant sur chaque
Corniche ou avance de pierre . Enfin quand
il fut à l'extrémité où il y a une pomme
de cuivre qui doit avoir 3. ou 4 pieds de
diamétre et qui est élevée environ 6. pieds.
au- dessus de la derniere Corniche sur la
quelle il étoit posé , il fut obligé de se
renverser en arriere pour attraper la bor
dure de la pomme et par un grand effort
qu'on lui vit faire , il y plaça un genou
et sauta dessus ..
1624 MERCURE DE FRANCE
1
C'est là que cet homme qui ne paroissoit
qu'un Pygmée, tant ce Clocher est élevé, fit
voir son adroite témerité ; il prit la Croix
de fer d'une main , et s'efforçant de l'au
tre d'en tirer le Coq , il n'y peut réüssir
qu'en faisant un saut pour y atteindre
au moyen duquel il le prit. Après avoir
fait sur ce Theatre plusieurs folies , il en
descendit son Coq à la main . Quand il
fut à la moitié de ce chemin étroit , fatigué
sans doute du fardeau qu'on dit peser 25.
livres , il mit un pied sur une Corniche
et un pied sur une autre , les jambes très
écartées , sa proye dans une main et de
l'autre tirant ses jaretieres , il lia ce Coq , le
mit sur son dos en forme de Carquois , et
descendit en cet état. Les Chanoines le fi-.
rent aussi-tôt enfermer dans la chambre du
Sonneur , de crainte qu'il ne s'enfuit , et
qu'on ne fût obligé de faire des dépenses
considerables pour les échafauds , les échel
les , &c. dont on seroit obligé de se ser
vir , dans le doute aussi qu'on pût trouver
un homme dans le Pays qui voulût mon
ter , puisque nos Couvreurs , nos Maçons.
et nos Charpentiers , ne sont point d'hu
meur à risquer ce voyage , même avec des
précautions. Tout le monde courut en fou
Je voir le Coq , moi- même je l'ai tenu et
mesuré , il a trois pieds un pouce depuis
1
II. Vol. l'ex
JUIN. 1731. 1625
l'extrémité de la tête jusqu'au bout de la
queue. Sur les 4. heures tout Senlis regar
dant son Clocher , vit remonter cet im
prudent avec une celerité admirable , il ne
fut pas une heure à faire son second
Voyage. Vous connoissez la grande éleva
tion de notre Clocher , on a toûjours crû
jusqu'à present qu'il étoit impossible au
plus agile des chats d'y grimper . Je ne
reviens point de ce que j'ai vû ; et ce qu'on
admire encore, c'est qu'il n'y eut ni gageu
re , ni espoir de gain dans cette entreprise;
et cette action à part , ce jeune homme ne
passe pas pour fou. Si quelqu'un doute
de ce que je vous écris , il sera aisé de le
convaincre , s'il veut venir jusqu'à Senlis
il verra par le moyen d'une Lunette d'ap
proche , un ruban que ce Grimpeur atta
cha au Coq , mais qu'on ne sçauroit voir
sans ce secours.
Le sicur Dugeron , ancien Chirurgien d'Ar
mée , continuë de donner avis qu'il a fait la dé
couverte du Remede sans gout qui préserve les
dents de se gâter et de tomber ; ceux qui en font
P'usage s'en trouvent bien . Il donne la maniere
facile de s'en servir , et mer son nom et le
prix sur les Boëtes ; il y en a de deux , de trois
et quatre livres . Sa demeure , avec Tableau , est
à Paris , ruë Comtesse d'Artois , au Dauphin ,
proche la Comedie Italienne.
Juillet 173: 1 . sur un Fait singulier.
E vous ai promis , Monsieur , de vous
faire sçavoir ce qu'il y auroit de nou
veau dans cette Ville. Voici de quoi vous
divertir. Hier sur les onze heures du ma
tin , un nommé Moruë, fils d'un Couvreur
de Baron , jeune homme de vingt ans
et des pieds de hauteur environ , vint
prier le Sonneur de l'Eglise Cathédrale ,
de lui ouvrir la porte du grand Clocher
荆
II. Vol
celui
JUIN. 1731. 1623
eclui- cy , qui lui ouvrit , ne le put suivre
que de loin , à cause de la grande vitesse:
avec laquelle il monta . Parvenu à l'extré
mité de l'escalier , qui ne va tout au plus
qu'aux deux tiers du Clocher , il fut bien
surpris de ne plus voir celui qui l'avoit
précedé ; il l'appelle , il pâlit ; revenu un
peu de sa frayeur , il regarde par une
fenêtre , il voit dans la Place une grande
quantité de personnes qui lui paroissent
interdites et étonnées ; croyant à cette vûë
que cet inconnu s'étoit précipité , il des
cend avec d'autant plus d'affliction qu'il
craignoit qu'on ne l'accusât d'en avoir été
la cause. Mais qui peut se l'imaginer ! il
avoit sauté par la fenêtre sur une saillie:
voisine,etil grimpoit en dehors jusqu'à ce
qu'il parvint au Coq , et cela avec une
grande facilité , sans échelle et sans corde..
Ce témeraire remuoit la jambe , par bra
voure et chantoit en montant sur chaque
Corniche ou avance de pierre . Enfin quand
il fut à l'extrémité où il y a une pomme
de cuivre qui doit avoir 3. ou 4 pieds de
diamétre et qui est élevée environ 6. pieds.
au- dessus de la derniere Corniche sur la
quelle il étoit posé , il fut obligé de se
renverser en arriere pour attraper la bor
dure de la pomme et par un grand effort
qu'on lui vit faire , il y plaça un genou
et sauta dessus ..
1624 MERCURE DE FRANCE
1
C'est là que cet homme qui ne paroissoit
qu'un Pygmée, tant ce Clocher est élevé, fit
voir son adroite témerité ; il prit la Croix
de fer d'une main , et s'efforçant de l'au
tre d'en tirer le Coq , il n'y peut réüssir
qu'en faisant un saut pour y atteindre
au moyen duquel il le prit. Après avoir
fait sur ce Theatre plusieurs folies , il en
descendit son Coq à la main . Quand il
fut à la moitié de ce chemin étroit , fatigué
sans doute du fardeau qu'on dit peser 25.
livres , il mit un pied sur une Corniche
et un pied sur une autre , les jambes très
écartées , sa proye dans une main et de
l'autre tirant ses jaretieres , il lia ce Coq , le
mit sur son dos en forme de Carquois , et
descendit en cet état. Les Chanoines le fi-.
rent aussi-tôt enfermer dans la chambre du
Sonneur , de crainte qu'il ne s'enfuit , et
qu'on ne fût obligé de faire des dépenses
considerables pour les échafauds , les échel
les , &c. dont on seroit obligé de se ser
vir , dans le doute aussi qu'on pût trouver
un homme dans le Pays qui voulût mon
ter , puisque nos Couvreurs , nos Maçons.
et nos Charpentiers , ne sont point d'hu
meur à risquer ce voyage , même avec des
précautions. Tout le monde courut en fou
Je voir le Coq , moi- même je l'ai tenu et
mesuré , il a trois pieds un pouce depuis
1
II. Vol. l'ex
JUIN. 1731. 1625
l'extrémité de la tête jusqu'au bout de la
queue. Sur les 4. heures tout Senlis regar
dant son Clocher , vit remonter cet im
prudent avec une celerité admirable , il ne
fut pas une heure à faire son second
Voyage. Vous connoissez la grande éleva
tion de notre Clocher , on a toûjours crû
jusqu'à present qu'il étoit impossible au
plus agile des chats d'y grimper . Je ne
reviens point de ce que j'ai vû ; et ce qu'on
admire encore, c'est qu'il n'y eut ni gageu
re , ni espoir de gain dans cette entreprise;
et cette action à part , ce jeune homme ne
passe pas pour fou. Si quelqu'un doute
de ce que je vous écris , il sera aisé de le
convaincre , s'il veut venir jusqu'à Senlis
il verra par le moyen d'une Lunette d'ap
proche , un ruban que ce Grimpeur atta
cha au Coq , mais qu'on ne sçauroit voir
sans ce secours.
Le sicur Dugeron , ancien Chirurgien d'Ar
mée , continuë de donner avis qu'il a fait la dé
couverte du Remede sans gout qui préserve les
dents de se gâter et de tomber ; ceux qui en font
P'usage s'en trouvent bien . Il donne la maniere
facile de s'en servir , et mer son nom et le
prix sur les Boëtes ; il y en a de deux , de trois
et quatre livres . Sa demeure , avec Tableau , est
à Paris , ruë Comtesse d'Artois , au Dauphin ,
proche la Comedie Italienne.
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Résumé : LETTRE écrite de Senlis, le premier Juillet 1731. sur un Fait singulier.
Le 1er juillet 1731, un jeune homme de vingt ans nommé Moruë réalisa un exploit remarquable en grimpant le clocher de la cathédrale de Senlis sans utiliser d'échelle ni de corde. Le sonneur de l'église, impressionné par sa vitesse, le perdit de vue et pensa qu'il s'était précipité dans le vide. En réalité, Moruë avait sauté sur une saillie et continué son ascension jusqu'au sommet, où il parvint à saisir un coq en cuivre. Il redescendit ensuite avec le coq, qu'il attacha sur son dos. Les chanoines l'enfermèrent pour éviter des dépenses de réparation. Plus tard dans la journée, Moruë remonta le clocher avec la même célérité, stupéfiant les habitants de Senlis qui ne croyaient pas une telle ascension possible. Le coq, mesuré à trois pieds et un pouce, portait un ruban attaché par le grimpeur, visible à la lunette. Par ailleurs, le sieur Dugeron, ancien chirurgien d'armée, annonça à Paris la découverte d'un remède contre les maux de dents.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19458
p. 204-208
De PARIS, le 13 Juin 1763.
Début :
Le 26 du mois dernier, le Roi fit dans la Plaine des Sablons la revue des [...]
Mots clefs :
Revue de la garde, Régiments, Comte, Monseigneur, Parlement, Conseillers, Prince, Lit de justice, Naissance, Princesse, Nominations, Inoculation, Débat, Petite vérole, Interdiction, Loterie de l'Hôtel-de-ville, Tirage, Loterie de l'école royale militaire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De PARIS, le 13 Juin 1763.
De PARIS , le 13 Juin 1763 .
Le 26 du mois dernier , le Roi fit dans la Plai
ne des Sablons la revue des Gardes Françoiſes &
des Gardes Suifles . Sa Majeſté paſſa dans les rangs,
& les deux Régimens défilérent devant Elle après.
avoir fait l'exercice. Madame la Dauphine , Mgr
le Duc de Berry , Mgr le Comte de Provence
Madame Adélaïde , Mefdames Sophie & Louiſe
ont affifté à cette revue , ainfi que le Prince de
Condé & le Prince de Lamballe .
Le Parlement ayant reçu , le 30 du mois der◄
nier , les Ordres du Roi par le Marquis de Dreux ,
Grand - Maître des Cérémonies , s'affembla le
lendemain 31 pour le Lit de Juſtice que Sa Majefté
avoir réfolu de tenir.
Vers les onze heures & demie du matin , le
Roi arriva ayant dans fon caroffe Monſeigneur
le Dauphin , Sa Majesté étoit accompagnée d'un
nombreux détachement de fes Gardes du Corps ,
du quartier des Gendarmes de fa Garde , de
celui des Chevaux-Légers & d'un détachement
JUILLET. 1763. 205
des Moufquetaires de chacune des deux Com
pagnies. Devant le Carroffe du Roi étoit le Vol
du Cabinet. Sa Majeſté deſcendit à là Sainte Chapelle
, où le Chancelier s'étoit rendu , Elle étoit
accompagnée du nombre ordinaire de Confeillers
d'Etat & des Maîtres des Requêtes : les Maré
chaux de France y étoient pareillement affemblés
, ainfi que les Chevaliers des Ordres , les'
Gouverneurs & Lieutenans- Généraux de Province ,
nommés par Sa Majefté pour avoir l'honneur
de l'accompagner: Le Duc d'Orléans , le Duc
de Chartres , le Prince de Condé , le Comte de
Clermont , le Prince de Conti & le Comte de
la Marche y avoient auffi devancé Sa Majesté.
Le Roi précédé de fa Cour , du Roi d'Armes &
des Hérauts , monta les degrés au fon des trompettes
, Hautbois , Fifres & Tambours de l'Ecurie
& de la Chambre. Deux Huiffiers de la Chambre
portoient leurs Maffes devant Sa Majesté.
Lorfque le Roi eut entendu la Meffe , qui fut
célébrée par un de fes Chapelains , quatre Préfidens
& fix Confeillers , députés par le Parle
ment , vinrent recevoir Sa Majefté , & la conduifirent
à la Grand'Chambre. Le Roi s'étant
affis fur fon Trône , & les féances ayant été
prifes , Sa Majesté fit enregiftrer deux Edits &
une Déclaration . Le Roi fortit enfuite dans le
même ordre qu'il étoit entré.
Sa Majefté trouva , ainfi qu'à fon arrivée , les
Gardes Françoifes & Suiffes qui formoient une
double haye dans les rues , fur le Pont- Neuf
& fur les Quais , depuis le Palais jufqu'à l'extrémité
du Quai des Thuilleries .
Les Pairs qui ont affifté à ce Lit de Juftice ,
font l'Archevêque Duc de Rheims , l'Evêque Duc
de Langres , l'Evêque Comte de Noyon , les Ducs
206 MERCURE DE FRANCE .
de Sully , de Luynes , de Briffac , de Richelieu ,
de Rohan- Chabot , de Mortemart , de Trefmes
de Saint -Cloud , de Firs-James , de Chaulnes
de Rohan-Rohan , de Villars - Brancas , de Valentinois
, de Biron , de la Valliere , d'Aiguillon ,
de Fleury , de Duras . de la Vauguyon , de
Choifeul & de Praflin. Les Maréchaux de Balincourt
, Clermont - Tonnerre , d'Eftrées & de
Contades y ont eu féance
étant entrés avec
le Roi.
Le Prince de Rochefort nommé pour repréfenter
en cette occafion , le Grand Ecuyer de
France , a porté l'Epée Royale .
On a appris ici la mort de Marie- Victoire - Anne
de Savoye , titrée Mlle de Carignan , décédée
le 18 du mois dernier.
Cette Princefle née le 12 Février 1687 , étoit
fille d'Emmanuel- Philbert-Amédée de Savoye ,
Prince de Carignan en Piémont , mort le 23.
Avril 1709 , & d'Ange- Carherine d'Eft-Modene,
morte le 18 Juillet 1712 , & Soeur de Victor-
Amédée , Prince de Carignan , mort le 4 Août
1741 , Père de Louis - Victor-Amédée- Jofeph, aujourd'hui
Premier Prince du Sang de Sardaigne
& Prince de Carignan , & avoit pour Ayeul Thomas
François de Savoye , Prince de Carignan
l'un des fils de Charles- Emmanuel I. du nom ,
Duc de Savoye , furnommé le Grand , & Frère
pumé de Victor- Amédée , Duc de Savoye , Bif-
Ayeul de Sa Majefté le Roi de Sardaigne actuellement
régnant.
•
Le Lieutenant Général de Police & le Subfticus
du Procureur Général du Roi au Châteler , ayant .
repréſenté au Parlement , qu'il s'élevoit dans le
Public un murmure général , contre l'indifcrétion
de quelques-uns des partfans de l'inoculation de
JUILLET. 1763. 207
la petite vérole , contre les Inoculateurs & contreceux
qui , en attendant l'effet de l'Inoculation
qu'ils ont reçue, reftent fans précaution dans la
Société, le Parlement , d'après ces confidérations
& l'expofé des Gens du Roi fur le même fujet , la
rendu le 8 de ce mois un Arrêt qui ordonne que
la Faculté de Médecine de l'Univerfité de cette
Ville fera tenue de s'affembler pour donner
un avis précis fur l'inoculation , fes avantages ou
inconvéniens , & fur les précautions auxquelles
il conviendroit d'affujettir ceux qui pratiqueroient
l'inoculation ou qui la recevroient , fup-.
pofé qu'elle dût être permife ou tolérée ; que
cet avis feroit remis au Procureur Général du
Roi, pour être communiqué à la Faculté de Théologie
, qui s'affemblera en conféquence , & donnera
fuivant les ulages , fon avis fur le même objet ,
lequel fera de même remis au Procureur- Général,
pour être pris par la Cour , ſur ces avis ,
telles conclufions qu'il appartiendra : en attendant
, la Cour défend provifoirement à toutes
perfonnes de pratiquer l'inoculation , & de fe faire
inoculer dans les Villes & Fauxbourgs du reffort
du Parlement, & à celles qui auroient été inoculées,
de communiquer avec d'autres perfonnes que
celles qui font néceffaires à leur foulagement ,
depuis le jour qu'elles auront été inoculées jufqu'au
délai de fix femaines après leur guérifon.
Le vingt - neuviéme Tirage de la Loterie de
l'Hôtel- de-Ville , s'eft fait le 2 Mai en la maniere
accoutumée. Le Lot de cinquante mille liv.
eſt échu au Numéro 26161 , celui de vingt mille
livres au Numéro 39981 , & les deux de dix mille
livres aux Numéros 38880 & 37127 .
Le 6 Juin , on a tiré la Loterie de l'Ecole Royale
Militaire. Les numéros fortis de la roue de for208
MERCURE DE FRANCE.
tune , font , 40 , 65 , 43 , 15 , 5s . Le prochain
tirage fe fera les Juillet.
Le 26 du mois dernier , le Roi fit dans la Plai
ne des Sablons la revue des Gardes Françoiſes &
des Gardes Suifles . Sa Majeſté paſſa dans les rangs,
& les deux Régimens défilérent devant Elle après.
avoir fait l'exercice. Madame la Dauphine , Mgr
le Duc de Berry , Mgr le Comte de Provence
Madame Adélaïde , Mefdames Sophie & Louiſe
ont affifté à cette revue , ainfi que le Prince de
Condé & le Prince de Lamballe .
Le Parlement ayant reçu , le 30 du mois der◄
nier , les Ordres du Roi par le Marquis de Dreux ,
Grand - Maître des Cérémonies , s'affembla le
lendemain 31 pour le Lit de Juſtice que Sa Majefté
avoir réfolu de tenir.
Vers les onze heures & demie du matin , le
Roi arriva ayant dans fon caroffe Monſeigneur
le Dauphin , Sa Majesté étoit accompagnée d'un
nombreux détachement de fes Gardes du Corps ,
du quartier des Gendarmes de fa Garde , de
celui des Chevaux-Légers & d'un détachement
JUILLET. 1763. 205
des Moufquetaires de chacune des deux Com
pagnies. Devant le Carroffe du Roi étoit le Vol
du Cabinet. Sa Majeſté deſcendit à là Sainte Chapelle
, où le Chancelier s'étoit rendu , Elle étoit
accompagnée du nombre ordinaire de Confeillers
d'Etat & des Maîtres des Requêtes : les Maré
chaux de France y étoient pareillement affemblés
, ainfi que les Chevaliers des Ordres , les'
Gouverneurs & Lieutenans- Généraux de Province ,
nommés par Sa Majefté pour avoir l'honneur
de l'accompagner: Le Duc d'Orléans , le Duc
de Chartres , le Prince de Condé , le Comte de
Clermont , le Prince de Conti & le Comte de
la Marche y avoient auffi devancé Sa Majesté.
Le Roi précédé de fa Cour , du Roi d'Armes &
des Hérauts , monta les degrés au fon des trompettes
, Hautbois , Fifres & Tambours de l'Ecurie
& de la Chambre. Deux Huiffiers de la Chambre
portoient leurs Maffes devant Sa Majesté.
Lorfque le Roi eut entendu la Meffe , qui fut
célébrée par un de fes Chapelains , quatre Préfidens
& fix Confeillers , députés par le Parle
ment , vinrent recevoir Sa Majefté , & la conduifirent
à la Grand'Chambre. Le Roi s'étant
affis fur fon Trône , & les féances ayant été
prifes , Sa Majesté fit enregiftrer deux Edits &
une Déclaration . Le Roi fortit enfuite dans le
même ordre qu'il étoit entré.
Sa Majefté trouva , ainfi qu'à fon arrivée , les
Gardes Françoifes & Suiffes qui formoient une
double haye dans les rues , fur le Pont- Neuf
& fur les Quais , depuis le Palais jufqu'à l'extrémité
du Quai des Thuilleries .
Les Pairs qui ont affifté à ce Lit de Juftice ,
font l'Archevêque Duc de Rheims , l'Evêque Duc
de Langres , l'Evêque Comte de Noyon , les Ducs
206 MERCURE DE FRANCE .
de Sully , de Luynes , de Briffac , de Richelieu ,
de Rohan- Chabot , de Mortemart , de Trefmes
de Saint -Cloud , de Firs-James , de Chaulnes
de Rohan-Rohan , de Villars - Brancas , de Valentinois
, de Biron , de la Valliere , d'Aiguillon ,
de Fleury , de Duras . de la Vauguyon , de
Choifeul & de Praflin. Les Maréchaux de Balincourt
, Clermont - Tonnerre , d'Eftrées & de
Contades y ont eu féance
étant entrés avec
le Roi.
Le Prince de Rochefort nommé pour repréfenter
en cette occafion , le Grand Ecuyer de
France , a porté l'Epée Royale .
On a appris ici la mort de Marie- Victoire - Anne
de Savoye , titrée Mlle de Carignan , décédée
le 18 du mois dernier.
Cette Princefle née le 12 Février 1687 , étoit
fille d'Emmanuel- Philbert-Amédée de Savoye ,
Prince de Carignan en Piémont , mort le 23.
Avril 1709 , & d'Ange- Carherine d'Eft-Modene,
morte le 18 Juillet 1712 , & Soeur de Victor-
Amédée , Prince de Carignan , mort le 4 Août
1741 , Père de Louis - Victor-Amédée- Jofeph, aujourd'hui
Premier Prince du Sang de Sardaigne
& Prince de Carignan , & avoit pour Ayeul Thomas
François de Savoye , Prince de Carignan
l'un des fils de Charles- Emmanuel I. du nom ,
Duc de Savoye , furnommé le Grand , & Frère
pumé de Victor- Amédée , Duc de Savoye , Bif-
Ayeul de Sa Majefté le Roi de Sardaigne actuellement
régnant.
•
Le Lieutenant Général de Police & le Subfticus
du Procureur Général du Roi au Châteler , ayant .
repréſenté au Parlement , qu'il s'élevoit dans le
Public un murmure général , contre l'indifcrétion
de quelques-uns des partfans de l'inoculation de
JUILLET. 1763. 207
la petite vérole , contre les Inoculateurs & contreceux
qui , en attendant l'effet de l'Inoculation
qu'ils ont reçue, reftent fans précaution dans la
Société, le Parlement , d'après ces confidérations
& l'expofé des Gens du Roi fur le même fujet , la
rendu le 8 de ce mois un Arrêt qui ordonne que
la Faculté de Médecine de l'Univerfité de cette
Ville fera tenue de s'affembler pour donner
un avis précis fur l'inoculation , fes avantages ou
inconvéniens , & fur les précautions auxquelles
il conviendroit d'affujettir ceux qui pratiqueroient
l'inoculation ou qui la recevroient , fup-.
pofé qu'elle dût être permife ou tolérée ; que
cet avis feroit remis au Procureur Général du
Roi, pour être communiqué à la Faculté de Théologie
, qui s'affemblera en conféquence , & donnera
fuivant les ulages , fon avis fur le même objet ,
lequel fera de même remis au Procureur- Général,
pour être pris par la Cour , ſur ces avis ,
telles conclufions qu'il appartiendra : en attendant
, la Cour défend provifoirement à toutes
perfonnes de pratiquer l'inoculation , & de fe faire
inoculer dans les Villes & Fauxbourgs du reffort
du Parlement, & à celles qui auroient été inoculées,
de communiquer avec d'autres perfonnes que
celles qui font néceffaires à leur foulagement ,
depuis le jour qu'elles auront été inoculées jufqu'au
délai de fix femaines après leur guérifon.
Le vingt - neuviéme Tirage de la Loterie de
l'Hôtel- de-Ville , s'eft fait le 2 Mai en la maniere
accoutumée. Le Lot de cinquante mille liv.
eſt échu au Numéro 26161 , celui de vingt mille
livres au Numéro 39981 , & les deux de dix mille
livres aux Numéros 38880 & 37127 .
Le 6 Juin , on a tiré la Loterie de l'Ecole Royale
Militaire. Les numéros fortis de la roue de for208
MERCURE DE FRANCE.
tune , font , 40 , 65 , 43 , 15 , 5s . Le prochain
tirage fe fera les Juillet.
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Résumé : De PARIS, le 13 Juin 1763.
Le 26 mai 1763, le roi passa en revue les Gardes Françaises et les Gardes Suisses à la Plaine des Sablons en présence de plusieurs membres de la famille royale, dont Madame la Dauphine, Mgr le Duc de Berry, Mgr le Comte de Provence, Madame Adélaïde, Mesdames Sophie et Louise, ainsi que le Prince de Condé et le Prince de Lamballe. Le 30 mai, le Parlement reçut les ordres du roi transmis par le Marquis de Dreux et se réunit le lendemain pour un Lit de Justice. Le roi, accompagné du Dauphin et d'un détachement de ses Gardes du Corps, des Gendarmes, des Chevaux-Légers et des Mousquetaires, fut accueilli par le Chancelier et divers dignitaires à la Sainte-Chapelle. Après une messe, il se rendit à la Grand'Chambre où il fit enregistrer deux édits et une déclaration. Les Pairs présents incluaient plusieurs archevêques, évêques et ducs, ainsi que les maréchaux de Balincourt, Clermont-Tonnerre, d'Estrées et de Contades. Le Prince de Rochefort porta l'Épée Royale. On annonça également la mort de Marie-Victoire-Anne de Savoie, titrée Mlle de Carignan, décédée le 18 mai. Elle était la fille d'Emmanuel-Philibert-Amédée de Savoie et d'Ange-Catherine d'Este-Modène. Le Lieutenant Général de Police et le Substitut du Procureur Général du Roi informèrent le Parlement des murmures publics contre l'inoculation de la petite vérole. Le Parlement ordonna à la Faculté de Médecine de se réunir pour évaluer les avantages et inconvénients de l'inoculation et les précautions à prendre. En attendant, l'inoculation fut provisoirement interdite. Le 2 mai, le vingt-neuvième tirage de la Loterie de l'Hôtel-de-Ville eut lieu, attribuant les lots de 50 000, 20 000 et 10 000 livres aux numéros 26161, 39981, 38880 et 37127. Le 6 juin, la Loterie de l'École Royale Militaire fut tirée, avec les numéros 40, 65, 43, 15 et 55 sortis de la roue de fortune.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19459
p. 207-208
AVIS.
Début :
Les heureux succès que produit le vinaigre romain pour la conservation de la bouche, [...]
Mots clefs :
Vinaigre romain, Bouche, Hygiène, Dents, Prévention des caries, Vinaigre de turbie, Peau, Teinture
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Las heureux fuccès que produit le vinaigre re
main pour la conſervation de la bouche , prou
yent que cette compofition eft la plus parfaite qui
208 MERCURE DE FRANCE .
fe foit trouvée. Ce vinaigre blanchit les dents
arrête le progrès de la carie , empêche que les
autres dents ne fe carient , & prévient l'haleine
forte. Le vinaigre de Turbie le débité avec une
zéushte parfaite pour la guériſon du mal de dents ,
comme auffi différentes fortes de vinaigres ſervans
à ôter les boutons , tâches du vifage , dartres fa→
sineuſes , blanchir la peau , & noircir les cheveux
& fourcils roux ou blanes . Ces vinaigres ſe vendent
chez le fieur Maille , Vinaigrier - Diſtillateur
de leurs Majefté Impériale , & le feul pour la com
pofition de ces fortes de vinaigres. Il tient maga→
fin de vinaigres au nombre de cent ſoixante-douze
fortes. Il demeure à Paris rue S. André des Arts
La troifieme porté cochere à droite par le bout qui
fait face à la rue de la Huchette aux Armes Impé
riales . Les moindres bouteilles font de trois livresj
Aux perfonnes de Province qui défireront fe pro
curer ces fortes de vinaigres en écrivant une lettre
d'avis au fieur Maille , & remertant Pargent par
la pofte le tout affranchi , on leur fera tenir exace
tement le vinaigre , ainfi que la façon de s'en feri
vir. Le fieur Maille , après qu'il aura eu l'hon
meur de préfenter à leurs Majeſtés Impériales , de
nouveaux vinaigres en couleur qui n'ont pointen
core parus , les annoncera dans les Mercures in→
ceffamment.
Las heureux fuccès que produit le vinaigre re
main pour la conſervation de la bouche , prou
yent que cette compofition eft la plus parfaite qui
208 MERCURE DE FRANCE .
fe foit trouvée. Ce vinaigre blanchit les dents
arrête le progrès de la carie , empêche que les
autres dents ne fe carient , & prévient l'haleine
forte. Le vinaigre de Turbie le débité avec une
zéushte parfaite pour la guériſon du mal de dents ,
comme auffi différentes fortes de vinaigres ſervans
à ôter les boutons , tâches du vifage , dartres fa→
sineuſes , blanchir la peau , & noircir les cheveux
& fourcils roux ou blanes . Ces vinaigres ſe vendent
chez le fieur Maille , Vinaigrier - Diſtillateur
de leurs Majefté Impériale , & le feul pour la com
pofition de ces fortes de vinaigres. Il tient maga→
fin de vinaigres au nombre de cent ſoixante-douze
fortes. Il demeure à Paris rue S. André des Arts
La troifieme porté cochere à droite par le bout qui
fait face à la rue de la Huchette aux Armes Impé
riales . Les moindres bouteilles font de trois livresj
Aux perfonnes de Province qui défireront fe pro
curer ces fortes de vinaigres en écrivant une lettre
d'avis au fieur Maille , & remertant Pargent par
la pofte le tout affranchi , on leur fera tenir exace
tement le vinaigre , ainfi que la façon de s'en feri
vir. Le fieur Maille , après qu'il aura eu l'hon
meur de préfenter à leurs Majeſtés Impériales , de
nouveaux vinaigres en couleur qui n'ont pointen
core parus , les annoncera dans les Mercures in→
ceffamment.
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Résumé : AVIS.
Le texte est une publicité mettant en avant les bienfaits du vinaigre, notamment pour la conservation de la bouche et la prévention de la carie dentaire. Il blanchit les dents, empêche leur carie et prévient l'haleine forte. Le vinaigre de Turbie est recommandé pour soigner le mal de dents. D'autres vinaigres traitent divers problèmes esthétiques comme les boutons, les tâches du visage, les dartres, blanchissent la peau et noircissent les cheveux et sourcils roux ou blonds. Le sieur Maille, vinaigrier et distillateur des Majestés Impériales, propose cent soixante-douze sortes de vinaigres. Il réside à Paris, rue Saint-André des Arts, à la troisième porte cochère à droite en face de la rue de la Huchette, aux Armes Impériales. Les bouteilles les plus petites contiennent trois livres. Les personnes de province peuvent commander par lettre en envoyant l'argent affranchi. Le vinaigre et les instructions seront expédiés. Le sieur Maille prévoit d'annoncer de nouveaux vinaigres en couleur dans les Mercures.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19460
p. 203-204
De l'Armée aux ordres du Maréchal de Daun, le 7 septembre.
Début :
Le Roi de Prusse ayant voulu occuper le poste de Nieder-Arnsdorff, & se trouvant prévenu [...]
Mots clefs :
Roi de Prusse, Postes militaires, Général, Détachements, Artillerie, Attaque, Baron, Bataillons, Secours, Maréchal Daun
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texteReconnaissance textuelle : De l'Armée aux ordres du Maréchal de Daun, le 7 septembre.
De l'Armée aux ordres du Maréchal de Daun ,
le 7 Septembre.
Le Roi de Pruffe ayant voulu occuper le pofte
de Nieder-Arnsdorff , & fe trouvant prévenu par
le Général Beck , détacha trois Régimens , avec
quelques pieces d'Artillerie , pour en déloger nos
troupes. Ils attaquèrent ce pofte avec beaucoup
de vivacité ; mais le Baron de Beck eut le tems
de faire foutenir les Volontaires de Siléfie , qui
Foccupoient , par deux Bataillons de Waradins,
& le Comte de Daun détacha , de fon côté , dans '
le méme deffein , trois Bataillons de Grenadiers.
Au moyen de ce fecours , les Pruffiens furent re
pouffés ; & après une attaque de trois heures, ils
fe retirèrent avec une perte confidérable . On ne
peut pas l'évaluer à moins de fept à huir cens
Bommes.› ant tués que bleffés. La nôtre eft de
I vi
204 MERCURE DE FRANCE.
trois cens hommes. Depuis , le Roi de Pruffe ayant
voulu gagner Landshut , le Maréchal de Daun
fit une marche qui arrêta ce Prince , & le Comte
de Lafcy a pris pofte à Landshut & fur les hauteurs
voifines. Depuis , il ne s'eft rien paſſé de
confidérable .
le 7 Septembre.
Le Roi de Pruffe ayant voulu occuper le pofte
de Nieder-Arnsdorff , & fe trouvant prévenu par
le Général Beck , détacha trois Régimens , avec
quelques pieces d'Artillerie , pour en déloger nos
troupes. Ils attaquèrent ce pofte avec beaucoup
de vivacité ; mais le Baron de Beck eut le tems
de faire foutenir les Volontaires de Siléfie , qui
Foccupoient , par deux Bataillons de Waradins,
& le Comte de Daun détacha , de fon côté , dans '
le méme deffein , trois Bataillons de Grenadiers.
Au moyen de ce fecours , les Pruffiens furent re
pouffés ; & après une attaque de trois heures, ils
fe retirèrent avec une perte confidérable . On ne
peut pas l'évaluer à moins de fept à huir cens
Bommes.› ant tués que bleffés. La nôtre eft de
I vi
204 MERCURE DE FRANCE.
trois cens hommes. Depuis , le Roi de Pruffe ayant
voulu gagner Landshut , le Maréchal de Daun
fit une marche qui arrêta ce Prince , & le Comte
de Lafcy a pris pofte à Landshut & fur les hauteurs
voifines. Depuis , il ne s'eft rien paſſé de
confidérable .
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Résumé : De l'Armée aux ordres du Maréchal de Daun, le 7 septembre.
Le 7 septembre, le roi de Prusse tenta d'occuper le poste de Nieder-Arnsdorff, mais fut devancé par le général Beck. Les Prussiens attaquèrent avec trois régiments et quelques pièces d'artillerie pour déloger les troupes françaises. Le baron de Beck mobilisa les Volontaires de Silésie, soutenus par deux bataillons de Waradins. Le comte de Daun renforça la défense en envoyant trois bataillons de grenadiers. Après trois heures de combat, les Prussiens furent repoussés, subissant entre sept cents et huit cents pertes. Les forces françaises perdirent environ trois cents hommes. Par la suite, le roi de Prusse chercha à atteindre Landshut, mais le maréchal de Daun intervint pour l'arrêter. Le comte de La Fcy prit position à Landshut et sur les hauteurs voisines. Aucune action notable n'a été signalée depuis.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19461
p. 219-229
RELATION Des réjouissances que le College de Belsunce & la Maison des Pensionnaires du même College, ont faites à l'occasion de la naissance de MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE, le 24. Novembre, &c.
Début :
La joie que la naissance de MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE à [sic] causée dans toute [...]
Mots clefs :
Collège de Belsunce, Naissance du duc de Bourgogne, Génie de la France, Zèle, Prince, Provence, Maison, Bonheur, Fêtes, Réjouissances
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RELATION Des réjouissances que le College de Belsunce & la Maison des Pensionnaires du même College, ont faites à l'occasion de la naissance de MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE, le 24. Novembre, &c.
RELATION
Des réjouissances que le College de Belsunce
& la Maison des Pensionnaires du même
College, ont faites à l'occasion de la
naissance de MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE,
le 24. Novembre, &c.
La joie que la naissance de MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE à [sic] causée dans toute
la France, & que l'Europe entiere a partagée
ne devoit point être bornée au court espace de
quelques semaines. On parle, & on patlera en-
core long temps de cet heureux évenement avec
les mêmes transports que fit naître dans tous
les cœurs la premiere nouvelle qui s'en répan-
dit. Ces transports & cette joie si juste & si vi-
ve, les Jesuites de Marseille n'ont pas cru de-
voir les renfermer dans le secret de leur mai-
son; & ils n'ont pas voulu en borner le té-
moignage à quelques pieces de poësie compo-
sces à ce sujet. Le bonheur étoit trop grand,
& ils le partageoient avec trop de monde
pour ne pas s'empresser à rendre publiques leur
allegresse & leurs actions de graces; & s'ils se
sont vu obligés de différer leurs fêtes à cause du
long séjour que l'on fait dans ce Pais plus qu'ail-
Jeurs à la campagne pendant l'Automne, ils
n'en ont été que plus attentifs à ne rien oublier
pour signaler leur zéle & leurs sentimens. Ilo
Kij
220 MERCUREDE FRANCE.
ont eu la satisfaction de voir que tout ce qui ra-
pelle au peuple le souvenir, du bienfait qu'il a
reçu du Ciel, renouvelle toute la vivacité de
ses transports & l'ardeur de ses empressemens.
Ces fêtes commencerent le Mercredi 24. No-
vembre par un discours latin fort applaudi, pro-
noncé par le Pere Abbressevin, Professeut de Rhé-
torique en présence de Monseigneur l'Evêque
Fondatenrdu College & de Messieurs les Echevins,
qui furent reçus au bivit des fanfares. L'Orateur ne
crut pas devoir séparer le bonheur du Prince de
celui des François. Il fit voir dans son premier
Point tout ce que laiaissance de Monseigneur
le Duc de Bourgogne a d'heureux pour la Fran-
ce, & tout ce que nous devons nous en pro-
mettre. Dans le second Point adressé au Prin-
ce lui-même, il lui assure par un juste retour
de la part du Peuple François (celui de tous les
peuples qui par ses sentimens & ses qualitès peut
le plus contribuer au bonheur de ses Souverains)
une félicité qui repond à celle que sa naissance
nous a apportée. La cour du College étoit en-
tierement tapissée; & on y voyoit un très-grand
nombre d'emblêmes & des devises dont les con-
noisseuts parurent fort satisfaits. La journée fut
terminée par une belle illumination.
Le lendemain Jeudi 15. Messieurs les Pension-
naires qui en attendant que la partie du Colle-
ge qu'ils habitoient auparavant soit rebatie
occupent la maison de Sainte-Croix, dont la
situation est des plus avantageuses, & où se
trouve un des plus beaux Observatoires de Fran-
ce, commencernt eleurs réjouissances pat un Te
Deum qui fut exécuté par l'Academie Royale
de Musique, & auquel Messieurs les Echevins
assisterent. Monseigneur l'Evêque y officia. Le
JANVIER. 1752. 221
zéle de cet Illustre Prélat pour la prospérité de
la maison Royale & le bien des peuples, est
trop connu pour avoir besoin du témoignage
public que la justice jointe à la reconnoissance
semble exiger qu'on lui rende ici. Il avoit dé-
jà éclaté d'une maniere digne de lui par la part
qu'il avoit prise aux fêtes que la Ville donna
& par la distribution qu'il fit faire d'une trés-
grande quantité de pains aux Pauvres de toutes
les Paroisies. Mais a t-il jamais sçu prescrire des
bornes à son zéle ou à sa complaisance : Le, Te
Deum fut suivi d'une salve d'un grand nombie
de boëtes, & dès l'entrée de la nuit toutes les
fenêtres de lla Maison furent illuminées en lam-
pions. Il y eut une grande quantité de caisses
de fusées, & un feu d'artifice tiré de dessus la
tertasse de l'Observatoire, dont l'illumination
qui étoit composée de plusieurs grandes pyramides
chargées de lampions, se faisoit surtour remat-
quer. Le tems qui ne pouvoit être plus beau, ne
la savorisa pas moins que la situation du lieu, l'un
des plus propres qu'on puisse imaginer pour cet
effet, aussi présenta- t'elle à tous ceux qui s'étoient
rendus en soule du côté du Port, un coup d'œil
des plus satis faisans.
Le Vendredi 26, les Jesuites célébrerent eux-
mêmes une grande Messe, qui fut accompagnée
d'un Discours Chrétien. M. l'Evêque & Mes-
sieurs les Echevins y assisterent; & l'Assembiée
fut également nombreuse & brillante. L'Egl. se de
Sainte Croix, l'une des plus belles de la Ville
étoit tapissée en Damas Cramoisy. On avoit eu
soin, pour que rien ne manquât a la décoration,
de l'orner de quantité de miroirs & de lustres en
cristal. A l'issue de la Grand-Messe, qui ainsi
que le Te Deum de la veille, avoit été chantée par
K iij
a
222 MERCUREDE FRANCE.
la Musique du Concert, il y eut une seconde de-
charge de Boëtes.
Ces paroles, tirées du Cantique de la Vierge,
la misericords du Sergneur s'étend de génération en
gé lération, servirent de texte au Discours. Après
avoit montté que c'est le Seigneur qui accorde
les bons Rois aux peuples & les grands bienfaits
aux bons Rois, qu'il perpetue leur gloire en per-
pétuant leur nom, & récompense leurs vertus en
étendant leur postérité: 1»» Le don, disoit l'Ora-
»teur, que le Seigneur vient de faire à LOUIS
„ & à ses peuples, présente un doubie motif à
„ notre reconnoissance. Elle se doit également,
» & à ce que le Seigneur fait pour nous, en nous
„donnant un Prince, l'objet de nos vœux, & à
„ ce qu'il s'est engagé à faire pour ce Prinee l'ob-
u» jet de notre tendresse. Ce qu'il fait pour nous
Ȏgale nos desirs: Ce qu'il s'engage a faire pour
o lui, doit égaler nos espérances. L'un est la
mesure de notre joie: l'autre sera le comble de
» notre félicité.
»Premiere Partie. Ce que le Seigneur fait
pour nous dans la Naissance de ce Prince, &
»qui remplit nos desirs dans toute leur étendue
„ c'est de flatter toute la délicatesse de norsenti-
mens pour la Maison Royale, & d'assurer la
o tranquillité de l'Eglise & de l'Etat.
»Seconde Partie. Ce que le Seigoeur s'est en-
„ gagé à faire pour ce Prince, & qui doit égaler
»nos espérances, c'est 1°. En le faisant u itre
»du sang des Bourbons, de lui assuter de grands
sentimens pour élever son cœur, & de grands
»excmples pour le former. 2°. En le faisant nai-
„ tre pour les destinées des Bourbons, d'attacher
»un grand nom à sa personne, & de grands in-
atérets à ses jours. Je n'ajouterai pas, dit l'Ora-
itized by Goog
JANVIER.
1752.
223.
„teur, qu'il promet par-la des grands évenemens
„à son Regne. Regne heureux ! le Ciel qui le
»prépare pour nos neveux, nous aimera sans
53 doute assez pour ne pas nous en faire jouir nous-
» mêmes.
Dans la Peroraison l'Orateur adresse au Ciel
des actions de graces pour la Naissance du Prin-
ce, & des vœeux pour la conservation de ses jours,
„ Conservez, Seigneur, dit-il, des jours qui nous
„ sont si précieux, &c. Mais conservez surtout
»son innocence. Prenez son cœur entre vos
»mains, puisque vous devez mettre un jour nos
„ destinées dans les siennes. Faites-en un Priuce
»selon votre cœur, & il sera toujours un Prince
selon le nôtre. Pour remplir, en un mot, nos
Desperances & nos desiis, prenez, graud Dieu !
prenez pour lui nos sentimens, &c.
On avoit annoncé pour l'après-midi, la repré-
sentation d'une Piéce intitulée: Les Fêtes Proven-
gales, &c. Mais, malgré toutes les mesures que
l'on avoit prises, la trop grande affluence de
monde, attirée par la réputation de l'Auteur, le
Pere Regis, en empêcha l'exécution, & l'on se vit
obligé de renvoyer la reptésentation à un autre
jour, & de chercher pour cet effet une salle plus
vaste, que ne l'étoit celle où le Theatre étoit
dressé selon la coûtume. Dans l'embarras où on
se trouvoit, on eut recours à M. de Charton
Commisiaire Général de la Marive, Ordonnateur
à Marseille, lequel avec cette bonté & cette
politesse, qui lui sont ordinaires & qui lui
gagnent, tous les cœurs, offrit une salle des
plus vastes qui soient dans le Parc. Son zéle
s'étoit déja signalé de la maniere la plus écla-
tante, par une sête brillante, dont on n'a pas
moins admiré l'ordre & le goût, que la magnifi-
cence & la somptuosité. C'est ce même zéle qui
K iiij
224 MERCUREDE FRANCE.
l'a porté à favoriser en tout la représentation d'u-
ne piéce, dont l'heureuse naissance qui vient de
combler les vœux de la France, étoit l'occasion
& le sujet. Sa complaisance alla même jusqu'à
faciliter, par les moyens qu'il fournit & les ordres
qu'il donna, l'exécution du projet qu'on avoit
formé de transporter le Théatre dans la nouvelle
salle, de sorte que tout se trouvant prêt pour le
Mardi 30, Messieurs les Pensionnaires y représen-
terent leur Pièce, qu'ils répeterent le lendemain.
On ne s'est point lassé d'admirer l'ordre & le
silence qui y regnerent, malgré le concours ex-
taordinaire de monde qui s'y rendit l'un & l'au-
tre jour. M. l'Evèque présida à l'une des repré-
sentations; & Messieurs les Echevins honorerent
l'autre de leut présence. Ces Messieurs, dont la
voix publique ne cesse de faire l'éloge, ont bien
voulu confondre en cette occasion la complai-
sance avec leur zéle. On ne pourroit jamais assex
louer leur politesse, & leur attention qu'ils ont
portées jusqu'à l'empressement, & presque au. dela
de ce qu'on auroit pu souhaiter. Ils s'étoient de-
là distingués dans les fêtes de la Ville: Empressés
à secondet les pieuses intentions de Sa Majesté
ils avoient relevé leurs rejouissances par la célé-
bration du Mariage de soixante-dix filles qu'ils
avoient dotées, & par un festin donné dans l'Hô-
tel de-Ville, auquel se trouverent tous les nou-
veaux époux avec leurs parens. Les Villes sont
heureuses, lorsqu'elles ont à leur tête des person-
nes qui scavent porter leur attention à tout ce qui
peut favorifer & animer le zéle des bons Ci-
toyens.
L'ouverture de la Pièce, dont on n'entreprend
de donner ici qu'une légere idée, se faisoit par le
genie de la France & pat celui de la Provence. Le
225
1752.
ANVIER.
après avoir parcouru les differentes Pro-
Les du puissant Etat auquel il préside, & avoir
epandu par tout la nouvelle, qui après avoir été
si long-tems l'objet de tous les vœeux, est devenue
celui de tous les transports, étoit arrêté par le
genie de la Provence. Celui-ci vouloit à son tour
se rendre témoin de la joie & des empressemens
d'une Province, qui par sa fidélité & son amour
pour ses Princes, ne le cede à aucune autre; &
sur ce que le genie de la France lui representoit
qu'il devoit encore ce jour-là même se transpor-
ter au Palais des Destins, pour les consulter sur le
sort du jeune Prince & le leur recommander, le
Génie de la Provence, après avoir redoublé ses
instances, ajodtoit:
Et n'est-ce pas dans la Provence
Qu'a patu cet homme divin
Qui lui-même régla les Arrêts du destin
Le Grand Nostradamus, si connu dans le monde,
Pour la conuoissance profonde
Qu'il avoit de tous les secrets
Que le Ciel tient encor cachés dans ses décrets
Je m'offre à le faire paroître;
Bien mieux que les destins il vous satisfera
Sur ce que vous voulez connoltre, &c.
Le Génie François gagné par cette promesse,
consentoit à s'arréter pour le reste du jour. Les
ordres sont aussi tôt donnés. On annonce les fe-
tes. Elles commencent, elles se succédent. Cha-
cun s'empresse à y prendre part. On en omet le
détail, pour ne pas trop charger cette description.
KV
gl
zed by Goo
226 MERCUREDEFRANC
On croit seulement devoir remarquer qu'on s.
étudié à les caractériser, de lorte qu'on ne po.
voit pas y méconnoître le goût, les usages & le
genie des Provençaux. Elles étoient accompa-
gnées d'une Cantate, de quelques Vaudevilles,
& de plusicurs danses, dont l'exécution fut extrê-
mement applaudie. Après une longue suite de
divertissemens, le Génie de Provence invitoit son
hôte à voir l'illumination des Galéres & des Vais.
seaux, telle qu'elle s'est faite bien des fois dans
les Ports de cette Province, & lui annonçoit pour
le lendemain un nouvel ordre de rejouissances;
mais celui ci empressé de se trouver à son terme,
lui rappelloit sa promesse. Le Génie Provençal
évoquoit alors l'onibre du célébre Nostradamus
qui lortoit du tombeau, & faisoit voir qu'il avoit
prédit dans ses Quatrains la Naissance du Prince.
Il en commençoit l'horoscope, que venoient
achever à son invitation, & avec moins d'obscu-
rité, quatre Troubadours. On sçait que c'est ainsi
que l'on nommoit les anciens Poëtes Provençaux.
Les Troubadours paroissoient, tenant chacun à la
main un Rameau symbolique, pris de quatre ar-
bres differens, mais qui tous ou sont particuliets
à la Provence, ou du moins y viennent plus aisé-
ment qu'ailleurs. Ces Rameaux, qui devoient
servir de présent au Prince, & qui étoient un pré-
sage de ce qu'il seroit un jour, étoient des ra-
meaux d'oranger, de grenadier, d'olivier & de
laurier. On s'est laissé persuader qu'on ne seroit
pas fâché de voit ici en langage moderne des
Tioubadours, la façon dont ils s'expriment sur la
qualité de leur présens & sur leur symbole:
tized by Goog
JANVIER. 1752.
227
2. Tr. Couneissez l'Aurengier & sabez quinte
audour
Porte pertout eme sei flour;
Vaqui de sei vertus la plus fidelle eimagi.
2. Tr. Aqueu Lautier de sa valour
Deou vous douna i'idée & vous servi de gagi.
3. Tr. L'Aulivier de la Pax es lou signe parfait;
La Pax sera toujou sei plus arden soubait.
4. Tr. Lou Migranié marque l'Empire;
Soun fruit es courouna: regarda de sei gran
Et lou nombre & l'ordre charman;
Coumprenez ce qu'aco vaou dire.
1. Tr. Prenez aquelei brou; scran noustre preq
sen.
Tr. Tenez de tout aco fasez une Couroune
Et pourtaleis & nostrei couers encen
A sa polidette Persoune, &c.
Enfin, le Génie de la France satis fait, se dis-
pose à partir; & ceui de la Provence finit ses
adieux, en lui disant:
...... Allez, portez de notre hommage
Le sincere tribut à cet auguste Enfant.
Et s'il se pent, à son pere en passant
Dites un mot de noîre zéle
De nos tendres respects, de notre ardeur si lelle,
Kvj
as
228 MERCUREDEFRANCE.
Et n'oubliez pas la Maman,
Tout notre bonheur nous vient d'elle.
Que votre sort est doux que vous êtes heureux,
De pouvoir à leuis pieds porter vos justes rœux !
Volez où le devoir, où l'amour vous appelle;
Sous les yeux de LOUIS & de son digne fils,
Voyez croître le nombre & l'éclat de nos Lys;
Que formé sur ce grand modelle
Cet Enfant soit un jour leur fidelle portrait.
Je n'ajoute plus rien à cet ardent souhait.
Er si nous avons en le bonheur de vous plaire
Allez, vantez par tout, non pas ce qu'on a fait,
Mais ce qu'on auroit voulu faire.
L'une & l'autre représentation fut terminée
par un Feu d'artisice, exécuté sur le Théatre avec
beaucoup de succès. Puisqu'on s'est enhardi ainserer
dans cette description quelques vers Provençaux,
& que dans une Piéce du caractère de celle-ci,
on a dii s'accommoder au goût du Pays, décidé
pour le langage qui lui est particulier, on va ter-
miner cette Reiation par un couplet Provençal,
qui fut chanté à la suite de quelques autres par un
Berger. Sur l'air: Lou beou Tirsis se proumenave,
&c.
Tout es charman din sa Persoune;
Et tout près d'eou
Les flous que lou printemps nous donne
N'an ren de beou
JANVIER. 1752.
229
Lei plus doux presen de Poumoune
Nous toquoun plu
Est lou plus beou fruit de l'Autoune
Quaguen agu.
Des réjouissances que le College de Belsunce
& la Maison des Pensionnaires du même
College, ont faites à l'occasion de la
naissance de MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE,
le 24. Novembre, &c.
La joie que la naissance de MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE à [sic] causée dans toute
la France, & que l'Europe entiere a partagée
ne devoit point être bornée au court espace de
quelques semaines. On parle, & on patlera en-
core long temps de cet heureux évenement avec
les mêmes transports que fit naître dans tous
les cœurs la premiere nouvelle qui s'en répan-
dit. Ces transports & cette joie si juste & si vi-
ve, les Jesuites de Marseille n'ont pas cru de-
voir les renfermer dans le secret de leur mai-
son; & ils n'ont pas voulu en borner le té-
moignage à quelques pieces de poësie compo-
sces à ce sujet. Le bonheur étoit trop grand,
& ils le partageoient avec trop de monde
pour ne pas s'empresser à rendre publiques leur
allegresse & leurs actions de graces; & s'ils se
sont vu obligés de différer leurs fêtes à cause du
long séjour que l'on fait dans ce Pais plus qu'ail-
Jeurs à la campagne pendant l'Automne, ils
n'en ont été que plus attentifs à ne rien oublier
pour signaler leur zéle & leurs sentimens. Ilo
Kij
220 MERCUREDE FRANCE.
ont eu la satisfaction de voir que tout ce qui ra-
pelle au peuple le souvenir, du bienfait qu'il a
reçu du Ciel, renouvelle toute la vivacité de
ses transports & l'ardeur de ses empressemens.
Ces fêtes commencerent le Mercredi 24. No-
vembre par un discours latin fort applaudi, pro-
noncé par le Pere Abbressevin, Professeut de Rhé-
torique en présence de Monseigneur l'Evêque
Fondatenrdu College & de Messieurs les Echevins,
qui furent reçus au bivit des fanfares. L'Orateur ne
crut pas devoir séparer le bonheur du Prince de
celui des François. Il fit voir dans son premier
Point tout ce que laiaissance de Monseigneur
le Duc de Bourgogne a d'heureux pour la Fran-
ce, & tout ce que nous devons nous en pro-
mettre. Dans le second Point adressé au Prin-
ce lui-même, il lui assure par un juste retour
de la part du Peuple François (celui de tous les
peuples qui par ses sentimens & ses qualitès peut
le plus contribuer au bonheur de ses Souverains)
une félicité qui repond à celle que sa naissance
nous a apportée. La cour du College étoit en-
tierement tapissée; & on y voyoit un très-grand
nombre d'emblêmes & des devises dont les con-
noisseuts parurent fort satisfaits. La journée fut
terminée par une belle illumination.
Le lendemain Jeudi 15. Messieurs les Pension-
naires qui en attendant que la partie du Colle-
ge qu'ils habitoient auparavant soit rebatie
occupent la maison de Sainte-Croix, dont la
situation est des plus avantageuses, & où se
trouve un des plus beaux Observatoires de Fran-
ce, commencernt eleurs réjouissances pat un Te
Deum qui fut exécuté par l'Academie Royale
de Musique, & auquel Messieurs les Echevins
assisterent. Monseigneur l'Evêque y officia. Le
JANVIER. 1752. 221
zéle de cet Illustre Prélat pour la prospérité de
la maison Royale & le bien des peuples, est
trop connu pour avoir besoin du témoignage
public que la justice jointe à la reconnoissance
semble exiger qu'on lui rende ici. Il avoit dé-
jà éclaté d'une maniere digne de lui par la part
qu'il avoit prise aux fêtes que la Ville donna
& par la distribution qu'il fit faire d'une trés-
grande quantité de pains aux Pauvres de toutes
les Paroisies. Mais a t-il jamais sçu prescrire des
bornes à son zéle ou à sa complaisance : Le, Te
Deum fut suivi d'une salve d'un grand nombie
de boëtes, & dès l'entrée de la nuit toutes les
fenêtres de lla Maison furent illuminées en lam-
pions. Il y eut une grande quantité de caisses
de fusées, & un feu d'artifice tiré de dessus la
tertasse de l'Observatoire, dont l'illumination
qui étoit composée de plusieurs grandes pyramides
chargées de lampions, se faisoit surtour remat-
quer. Le tems qui ne pouvoit être plus beau, ne
la savorisa pas moins que la situation du lieu, l'un
des plus propres qu'on puisse imaginer pour cet
effet, aussi présenta- t'elle à tous ceux qui s'étoient
rendus en soule du côté du Port, un coup d'œil
des plus satis faisans.
Le Vendredi 26, les Jesuites célébrerent eux-
mêmes une grande Messe, qui fut accompagnée
d'un Discours Chrétien. M. l'Evêque & Mes-
sieurs les Echevins y assisterent; & l'Assembiée
fut également nombreuse & brillante. L'Egl. se de
Sainte Croix, l'une des plus belles de la Ville
étoit tapissée en Damas Cramoisy. On avoit eu
soin, pour que rien ne manquât a la décoration,
de l'orner de quantité de miroirs & de lustres en
cristal. A l'issue de la Grand-Messe, qui ainsi
que le Te Deum de la veille, avoit été chantée par
K iij
a
222 MERCUREDE FRANCE.
la Musique du Concert, il y eut une seconde de-
charge de Boëtes.
Ces paroles, tirées du Cantique de la Vierge,
la misericords du Sergneur s'étend de génération en
gé lération, servirent de texte au Discours. Après
avoit montté que c'est le Seigneur qui accorde
les bons Rois aux peuples & les grands bienfaits
aux bons Rois, qu'il perpetue leur gloire en per-
pétuant leur nom, & récompense leurs vertus en
étendant leur postérité: 1»» Le don, disoit l'Ora-
»teur, que le Seigneur vient de faire à LOUIS
„ & à ses peuples, présente un doubie motif à
„ notre reconnoissance. Elle se doit également,
» & à ce que le Seigneur fait pour nous, en nous
„donnant un Prince, l'objet de nos vœux, & à
„ ce qu'il s'est engagé à faire pour ce Prinee l'ob-
u» jet de notre tendresse. Ce qu'il fait pour nous
Ȏgale nos desirs: Ce qu'il s'engage a faire pour
o lui, doit égaler nos espérances. L'un est la
mesure de notre joie: l'autre sera le comble de
» notre félicité.
»Premiere Partie. Ce que le Seigneur fait
pour nous dans la Naissance de ce Prince, &
»qui remplit nos desirs dans toute leur étendue
„ c'est de flatter toute la délicatesse de norsenti-
mens pour la Maison Royale, & d'assurer la
o tranquillité de l'Eglise & de l'Etat.
»Seconde Partie. Ce que le Seigoeur s'est en-
„ gagé à faire pour ce Prince, & qui doit égaler
»nos espérances, c'est 1°. En le faisant u itre
»du sang des Bourbons, de lui assuter de grands
sentimens pour élever son cœur, & de grands
»excmples pour le former. 2°. En le faisant nai-
„ tre pour les destinées des Bourbons, d'attacher
»un grand nom à sa personne, & de grands in-
atérets à ses jours. Je n'ajouterai pas, dit l'Ora-
itized by Goog
JANVIER.
1752.
223.
„teur, qu'il promet par-la des grands évenemens
„à son Regne. Regne heureux ! le Ciel qui le
»prépare pour nos neveux, nous aimera sans
53 doute assez pour ne pas nous en faire jouir nous-
» mêmes.
Dans la Peroraison l'Orateur adresse au Ciel
des actions de graces pour la Naissance du Prin-
ce, & des vœeux pour la conservation de ses jours,
„ Conservez, Seigneur, dit-il, des jours qui nous
„ sont si précieux, &c. Mais conservez surtout
»son innocence. Prenez son cœur entre vos
»mains, puisque vous devez mettre un jour nos
„ destinées dans les siennes. Faites-en un Priuce
»selon votre cœur, & il sera toujours un Prince
selon le nôtre. Pour remplir, en un mot, nos
Desperances & nos desiis, prenez, graud Dieu !
prenez pour lui nos sentimens, &c.
On avoit annoncé pour l'après-midi, la repré-
sentation d'une Piéce intitulée: Les Fêtes Proven-
gales, &c. Mais, malgré toutes les mesures que
l'on avoit prises, la trop grande affluence de
monde, attirée par la réputation de l'Auteur, le
Pere Regis, en empêcha l'exécution, & l'on se vit
obligé de renvoyer la reptésentation à un autre
jour, & de chercher pour cet effet une salle plus
vaste, que ne l'étoit celle où le Theatre étoit
dressé selon la coûtume. Dans l'embarras où on
se trouvoit, on eut recours à M. de Charton
Commisiaire Général de la Marive, Ordonnateur
à Marseille, lequel avec cette bonté & cette
politesse, qui lui sont ordinaires & qui lui
gagnent, tous les cœurs, offrit une salle des
plus vastes qui soient dans le Parc. Son zéle
s'étoit déja signalé de la maniere la plus écla-
tante, par une sête brillante, dont on n'a pas
moins admiré l'ordre & le goût, que la magnifi-
cence & la somptuosité. C'est ce même zéle qui
K iiij
224 MERCUREDE FRANCE.
l'a porté à favoriser en tout la représentation d'u-
ne piéce, dont l'heureuse naissance qui vient de
combler les vœux de la France, étoit l'occasion
& le sujet. Sa complaisance alla même jusqu'à
faciliter, par les moyens qu'il fournit & les ordres
qu'il donna, l'exécution du projet qu'on avoit
formé de transporter le Théatre dans la nouvelle
salle, de sorte que tout se trouvant prêt pour le
Mardi 30, Messieurs les Pensionnaires y représen-
terent leur Pièce, qu'ils répeterent le lendemain.
On ne s'est point lassé d'admirer l'ordre & le
silence qui y regnerent, malgré le concours ex-
taordinaire de monde qui s'y rendit l'un & l'au-
tre jour. M. l'Evèque présida à l'une des repré-
sentations; & Messieurs les Echevins honorerent
l'autre de leut présence. Ces Messieurs, dont la
voix publique ne cesse de faire l'éloge, ont bien
voulu confondre en cette occasion la complai-
sance avec leur zéle. On ne pourroit jamais assex
louer leur politesse, & leur attention qu'ils ont
portées jusqu'à l'empressement, & presque au. dela
de ce qu'on auroit pu souhaiter. Ils s'étoient de-
là distingués dans les fêtes de la Ville: Empressés
à secondet les pieuses intentions de Sa Majesté
ils avoient relevé leurs rejouissances par la célé-
bration du Mariage de soixante-dix filles qu'ils
avoient dotées, & par un festin donné dans l'Hô-
tel de-Ville, auquel se trouverent tous les nou-
veaux époux avec leurs parens. Les Villes sont
heureuses, lorsqu'elles ont à leur tête des person-
nes qui scavent porter leur attention à tout ce qui
peut favorifer & animer le zéle des bons Ci-
toyens.
L'ouverture de la Pièce, dont on n'entreprend
de donner ici qu'une légere idée, se faisoit par le
genie de la France & pat celui de la Provence. Le
225
1752.
ANVIER.
après avoir parcouru les differentes Pro-
Les du puissant Etat auquel il préside, & avoir
epandu par tout la nouvelle, qui après avoir été
si long-tems l'objet de tous les vœeux, est devenue
celui de tous les transports, étoit arrêté par le
genie de la Provence. Celui-ci vouloit à son tour
se rendre témoin de la joie & des empressemens
d'une Province, qui par sa fidélité & son amour
pour ses Princes, ne le cede à aucune autre; &
sur ce que le genie de la France lui representoit
qu'il devoit encore ce jour-là même se transpor-
ter au Palais des Destins, pour les consulter sur le
sort du jeune Prince & le leur recommander, le
Génie de la Provence, après avoir redoublé ses
instances, ajodtoit:
Et n'est-ce pas dans la Provence
Qu'a patu cet homme divin
Qui lui-même régla les Arrêts du destin
Le Grand Nostradamus, si connu dans le monde,
Pour la conuoissance profonde
Qu'il avoit de tous les secrets
Que le Ciel tient encor cachés dans ses décrets
Je m'offre à le faire paroître;
Bien mieux que les destins il vous satisfera
Sur ce que vous voulez connoltre, &c.
Le Génie François gagné par cette promesse,
consentoit à s'arréter pour le reste du jour. Les
ordres sont aussi tôt donnés. On annonce les fe-
tes. Elles commencent, elles se succédent. Cha-
cun s'empresse à y prendre part. On en omet le
détail, pour ne pas trop charger cette description.
KV
gl
zed by Goo
226 MERCUREDEFRANC
On croit seulement devoir remarquer qu'on s.
étudié à les caractériser, de lorte qu'on ne po.
voit pas y méconnoître le goût, les usages & le
genie des Provençaux. Elles étoient accompa-
gnées d'une Cantate, de quelques Vaudevilles,
& de plusicurs danses, dont l'exécution fut extrê-
mement applaudie. Après une longue suite de
divertissemens, le Génie de Provence invitoit son
hôte à voir l'illumination des Galéres & des Vais.
seaux, telle qu'elle s'est faite bien des fois dans
les Ports de cette Province, & lui annonçoit pour
le lendemain un nouvel ordre de rejouissances;
mais celui ci empressé de se trouver à son terme,
lui rappelloit sa promesse. Le Génie Provençal
évoquoit alors l'onibre du célébre Nostradamus
qui lortoit du tombeau, & faisoit voir qu'il avoit
prédit dans ses Quatrains la Naissance du Prince.
Il en commençoit l'horoscope, que venoient
achever à son invitation, & avec moins d'obscu-
rité, quatre Troubadours. On sçait que c'est ainsi
que l'on nommoit les anciens Poëtes Provençaux.
Les Troubadours paroissoient, tenant chacun à la
main un Rameau symbolique, pris de quatre ar-
bres differens, mais qui tous ou sont particuliets
à la Provence, ou du moins y viennent plus aisé-
ment qu'ailleurs. Ces Rameaux, qui devoient
servir de présent au Prince, & qui étoient un pré-
sage de ce qu'il seroit un jour, étoient des ra-
meaux d'oranger, de grenadier, d'olivier & de
laurier. On s'est laissé persuader qu'on ne seroit
pas fâché de voit ici en langage moderne des
Tioubadours, la façon dont ils s'expriment sur la
qualité de leur présens & sur leur symbole:
tized by Goog
JANVIER. 1752.
227
2. Tr. Couneissez l'Aurengier & sabez quinte
audour
Porte pertout eme sei flour;
Vaqui de sei vertus la plus fidelle eimagi.
2. Tr. Aqueu Lautier de sa valour
Deou vous douna i'idée & vous servi de gagi.
3. Tr. L'Aulivier de la Pax es lou signe parfait;
La Pax sera toujou sei plus arden soubait.
4. Tr. Lou Migranié marque l'Empire;
Soun fruit es courouna: regarda de sei gran
Et lou nombre & l'ordre charman;
Coumprenez ce qu'aco vaou dire.
1. Tr. Prenez aquelei brou; scran noustre preq
sen.
Tr. Tenez de tout aco fasez une Couroune
Et pourtaleis & nostrei couers encen
A sa polidette Persoune, &c.
Enfin, le Génie de la France satis fait, se dis-
pose à partir; & ceui de la Provence finit ses
adieux, en lui disant:
...... Allez, portez de notre hommage
Le sincere tribut à cet auguste Enfant.
Et s'il se pent, à son pere en passant
Dites un mot de noîre zéle
De nos tendres respects, de notre ardeur si lelle,
Kvj
as
228 MERCUREDEFRANCE.
Et n'oubliez pas la Maman,
Tout notre bonheur nous vient d'elle.
Que votre sort est doux que vous êtes heureux,
De pouvoir à leuis pieds porter vos justes rœux !
Volez où le devoir, où l'amour vous appelle;
Sous les yeux de LOUIS & de son digne fils,
Voyez croître le nombre & l'éclat de nos Lys;
Que formé sur ce grand modelle
Cet Enfant soit un jour leur fidelle portrait.
Je n'ajoute plus rien à cet ardent souhait.
Er si nous avons en le bonheur de vous plaire
Allez, vantez par tout, non pas ce qu'on a fait,
Mais ce qu'on auroit voulu faire.
L'une & l'autre représentation fut terminée
par un Feu d'artisice, exécuté sur le Théatre avec
beaucoup de succès. Puisqu'on s'est enhardi ainserer
dans cette description quelques vers Provençaux,
& que dans une Piéce du caractère de celle-ci,
on a dii s'accommoder au goût du Pays, décidé
pour le langage qui lui est particulier, on va ter-
miner cette Reiation par un couplet Provençal,
qui fut chanté à la suite de quelques autres par un
Berger. Sur l'air: Lou beou Tirsis se proumenave,
&c.
Tout es charman din sa Persoune;
Et tout près d'eou
Les flous que lou printemps nous donne
N'an ren de beou
JANVIER. 1752.
229
Lei plus doux presen de Poumoune
Nous toquoun plu
Est lou plus beou fruit de l'Autoune
Quaguen agu.
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19462
p. 216
« De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise.
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19463
p. 204
De l'Armée de l'Empire, le 10 Septembre.
Début :
Nous attaquames, le 10, avec succès, quelques postes avancés des ennemis. [...]
Mots clefs :
Attaque, Ennemis, Succès, Postes militaires, Résistance, Prince de Deux-Ponts, Armée, Village, Opérations militaires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De l'Armée de l'Empire, le 10 Septembre.
De l'Armée de l'Empire , le 16 Septembre.
>
>
Nous attaquames , ' le 1o , avec fuccès , quelques
poftes avancés des ennemis. Ils fe repliérent avec
précipitation jufques fous le canon de leurs retranchemens
de Torgau. On reconnut , par ce
moyen , de fort près leur pofition . Le +1 les
ennemis attaquérent , à leur tour , vers le foir
nos poftes avancés ; mais on leur oppofa une
vigoureuſe réſiſtance & ils fe retirerent après
une heure d'attaque infructueufe. Le Prince de
Deux- Ponts a fon Quartier à Strehla où la droite
de l'Armée eft appuyée , & la gauche eft à Doberschitz
. Le Corps de réſerve eft entre Schilda
& Profthayn , & les Troupes légères occupent les
Bois & les Villages que nous avons en avant d'ici
à Torgau.
I
>
Le Prince de Deux-Ponts , informé de l'arrivée
du Duc de Wirtemberg dans les environs de Hall ,
lui dépêcha , le 1 ,, le Général d'Infanterie Baron
de Haddick , pour concerter les opérations du
refte de la Campagne. Le Général Lucfinsky occupe
Duben & fes environs.
>
>
Nous attaquames , ' le 1o , avec fuccès , quelques
poftes avancés des ennemis. Ils fe repliérent avec
précipitation jufques fous le canon de leurs retranchemens
de Torgau. On reconnut , par ce
moyen , de fort près leur pofition . Le +1 les
ennemis attaquérent , à leur tour , vers le foir
nos poftes avancés ; mais on leur oppofa une
vigoureuſe réſiſtance & ils fe retirerent après
une heure d'attaque infructueufe. Le Prince de
Deux- Ponts a fon Quartier à Strehla où la droite
de l'Armée eft appuyée , & la gauche eft à Doberschitz
. Le Corps de réſerve eft entre Schilda
& Profthayn , & les Troupes légères occupent les
Bois & les Villages que nous avons en avant d'ici
à Torgau.
I
>
Le Prince de Deux-Ponts , informé de l'arrivée
du Duc de Wirtemberg dans les environs de Hall ,
lui dépêcha , le 1 ,, le Général d'Infanterie Baron
de Haddick , pour concerter les opérations du
refte de la Campagne. Le Général Lucfinsky occupe
Duben & fes environs.
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Résumé : De l'Armée de l'Empire, le 10 Septembre.
Du 10 au 16 septembre, l'Armée de l'Empire a mené des opérations militaires autour de Torgau. Le 10 septembre, les troupes ont attaqué avec succès des postes avancés ennemis, qui se sont repliés jusqu'à leurs retranchements de Torgau, permettant ainsi de mieux connaître leur position. Le 11 septembre, les ennemis ont attaqué les postes avancés de l'Armée, mais ont été repoussés après une heure de combat infructueux. Le Prince de Deux-Ponts a établi son quartier général à Strehla, avec la droite de l'Armée appuyée à cet endroit et la gauche à Doberschitz. Le Corps de réserve est positionné entre Schilda et Prohstayn, tandis que les troupes légères occupent les bois et les villages situés entre la position actuelle de l'Armée et Torgau. Le Prince de Deux-Ponts a envoyé le Général d'Infanterie Baron de Haddick pour coordonner les opérations avec le Duc de Wurtemberg, récemment arrivé près de Halle. Le Général Lucinsky contrôle Duben et ses environs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19464
p. 216
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis- à-vis la Comédie Françoife.
rue & vis- à-vis la Comédie Françoife.
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19465
p. 212
AVIS.
Début :
Le sieur Rochefort, Maître Perruquier, dont il a été fait mention [...]
Mots clefs :
Perruques, Bonnets, Têtes artificielles, Boucles, Certificats, Proportions
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
Le fieur Rochefort , Maître Perruquier , dont
il a été fait mention dans plufieurs Mercures ,
continue de monter les Perruques nouées , les
Bonnets & les Perruques à bourſe , par le moyen
des têtes artificielles , qu'il a inventées , enforte
qu'elles prennent naturellement d'elles-mêmes ,
le tour du visage , fans avoir beſoin de boucles ,
de cordons , de refforts , ni même de l'accommodage
, pour être affujetties à coller, fi parfaitement
que les cheveux femblent y avoir pris racine :
on ne répétera point l'éloge qn'en ont fait les Of
ficiers de fa Communauté , dans le Certificat en
bonne forme , qu'ils lui ont accordé. Les Perfonnes .
qui demeurenten Province , ou hors du Royaume,
qui voudront avoir des Perruques de fa façon ,
n'ont qu'à lui écrire ; il leur enverra un modéle
de meſure très -facile à prendre , & tel qu'il le faut ,
pour pouvoir y rapporter exactement les propor
tions : & avec la facilité du modéle où tout eſt
bien expliqué , les Perfonnes pourront faire prendre
aifément la meſure de leur tête . Elles font
priées d'affranchir leurs Lettres. Le fieur Rochefort
, demeure à Paris , rue de la Verrerie , près
la rue des Billettes.
Le fieur Rochefort , Maître Perruquier , dont
il a été fait mention dans plufieurs Mercures ,
continue de monter les Perruques nouées , les
Bonnets & les Perruques à bourſe , par le moyen
des têtes artificielles , qu'il a inventées , enforte
qu'elles prennent naturellement d'elles-mêmes ,
le tour du visage , fans avoir beſoin de boucles ,
de cordons , de refforts , ni même de l'accommodage
, pour être affujetties à coller, fi parfaitement
que les cheveux femblent y avoir pris racine :
on ne répétera point l'éloge qn'en ont fait les Of
ficiers de fa Communauté , dans le Certificat en
bonne forme , qu'ils lui ont accordé. Les Perfonnes .
qui demeurenten Province , ou hors du Royaume,
qui voudront avoir des Perruques de fa façon ,
n'ont qu'à lui écrire ; il leur enverra un modéle
de meſure très -facile à prendre , & tel qu'il le faut ,
pour pouvoir y rapporter exactement les propor
tions : & avec la facilité du modéle où tout eſt
bien expliqué , les Perfonnes pourront faire prendre
aifément la meſure de leur tête . Elles font
priées d'affranchir leurs Lettres. Le fieur Rochefort
, demeure à Paris , rue de la Verrerie , près
la rue des Billettes.
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Résumé : AVIS.
L'avis concerne le sieur Rochefort, maître perruquier, réputé pour ses innovations dans la fabrication de perruques. Il crée des perruques nouées, des bonnets et des perruques à bourse en utilisant des têtes artificielles de son invention. Ces perruques s'adaptent naturellement au visage sans nécessiter de boucles, de cordons, de ressorts ou d'accommodage, offrant l'illusion que les cheveux poussent directement du cuir chevelu. Les officiers de la communauté ont déjà loué ses créations dans un certificat. Les personnes résidant en province ou hors du royaume peuvent commander ces perruques en écrivant au sieur Rochefort, qui leur enverra un modèle de mesure facile à utiliser. Les lettres doivent être affranchies. Le sieur Rochefort réside à Paris, rue de la Verrerie, près de la rue des Billettes.
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19466
p. 212
AVIS.
Début :
Labbé, prend Pensionaires des deux séxes, malades infirmes & en démence. Il demeure rue de la Clef, [...]
Mots clefs :
Pensionnaires, Malades, Maison, Infirmes, Démence
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
LABBE , prend Penfionaires des deux féxes ;
mala les infirmes & en démence . Il demeure rue
de la Clef , au coin de la rue Tripellay , Fauxbourg
S. Marceau , dans une très - belle Maiſon ,
grande Cour & beau Jardin , dans un air très -falubre.
11 fe contente d'un prix raisonnable.
LABBE , prend Penfionaires des deux féxes ;
mala les infirmes & en démence . Il demeure rue
de la Clef , au coin de la rue Tripellay , Fauxbourg
S. Marceau , dans une très - belle Maiſon ,
grande Cour & beau Jardin , dans un air très -falubre.
11 fe contente d'un prix raisonnable.
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19467
p. 212
« La Demoiselle Henriet, qui demeuroit ci-devant à l'Arcenal, tient présentement sa fabrique [...] »
Début :
La Demoiselle Henriet, qui demeuroit ci-devant à l'Arcenal, tient présentement sa fabrique [...]
Mots clefs :
Demoiselle, Chocolat, Fabrique
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La Demoiselle Henriet, qui demeuroit ci-devant à l'Arcenal, tient présentement sa fabrique [...] »
LAD MOISELLE HENRIET , qui demeuroit cidevant
à l'Arcenal , tient préfentement fa fabrique
de Chocolat chez le fieur Bertaut , rue S Antoine ,
au coin de la rue fercée , au Magazin général
des Eaux Dardel ; & c'eft maintenant le feul eng
droit où le débite ce Chocolat.
à l'Arcenal , tient préfentement fa fabrique
de Chocolat chez le fieur Bertaut , rue S Antoine ,
au coin de la rue fercée , au Magazin général
des Eaux Dardel ; & c'eft maintenant le feul eng
droit où le débite ce Chocolat.
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19468
p. 208-209
CERTIFICAT de la Ville de Poitiers, donné sur l'Extrait Baptistaire de la Marquise de Crillon, tiré des registres de la Paroisse de Notre-Dame de Chandelière de Poitiers, & sur la notoriété publique.
Début :
Nous Jacques Stainville, Ecuyer, Seigneur de Fagel, Maire & Capitaine de la [...]
Mots clefs :
Seigneur, Écuyer, Certificat, Comte, Échevin, Dame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CERTIFICAT de la Ville de Poitiers, donné sur l'Extrait Baptistaire de la Marquise de Crillon, tiré des registres de la Paroisse de Notre-Dame de Chandelière de Poitiers, & sur la notoriété publique.
CERTIFICAT de la Ville de Poitiers , donné fur
l'Extrait Baptiftaire de la Marquise de Crillon ,
tiré des regifires de la Paroiffe de Notre - Dame
de Chandelière de Poitiers , & fur la notoriété
publique.
Nous Jacques Stainville , Ecuyer , Seigneur
* SonExtraitmortuaire qui nous a été remis eft daté ·
de Velleron , dent M. le Duc de Crillon eft
Co-Seigneur,
OCTOBRE . 1764 . 209
de Fagel , Maire & Capitaine de la Ville de
Poitiers & autres Pairs & Echevins de la même
Ville , foulignés , certifions à qui il appartiendra
, que Melfire Pierre Bruneau & Dame Florence
Marfault , font habitans de cette Ville fur
la Paroille de Notre - Dame de la Chandelière, vivans
de leurs revenus, bien famés & bons Citoyens;
qu'ils ont pour Enfans Meffire René - François
Bruneau , Prêtre -Chanoine de S. Hilaire le Grand
de cette Ville,& Demoifelle Florence- Radegonde,
Louife-Eleonor- Julie Bruneau , élevée à Paris
dès l'âge de quatre ans fous le nom de Lavault ,
chez le fieur Aléxis Marfault fon oncle maternel
, portant auffi le nom de Lavault. En foi
de quoi nous avons délivré le préfent certificat
pour valoir & fervir à qui il appartiendra , à
Poitiers , le 22 Mai 1764. Signés , Labroffe ,
Gaborit , Stainville , Maire , le Comte , Eche
vin , du Theil , Echevin Pallu du Pinier
Echevin , François Jouffan , Echevin , Bardeau ,
Echevin , Billozue , Echevin . Au- deffous eft écrit
par MM. le Maire & Echevins , figné Bourbeau.
Vu par nous Intendant de Poitiers , figné de la
Bourdonnaye de Bloffac .
l'Extrait Baptiftaire de la Marquise de Crillon ,
tiré des regifires de la Paroiffe de Notre - Dame
de Chandelière de Poitiers , & fur la notoriété
publique.
Nous Jacques Stainville , Ecuyer , Seigneur
* SonExtraitmortuaire qui nous a été remis eft daté ·
de Velleron , dent M. le Duc de Crillon eft
Co-Seigneur,
OCTOBRE . 1764 . 209
de Fagel , Maire & Capitaine de la Ville de
Poitiers & autres Pairs & Echevins de la même
Ville , foulignés , certifions à qui il appartiendra
, que Melfire Pierre Bruneau & Dame Florence
Marfault , font habitans de cette Ville fur
la Paroille de Notre - Dame de la Chandelière, vivans
de leurs revenus, bien famés & bons Citoyens;
qu'ils ont pour Enfans Meffire René - François
Bruneau , Prêtre -Chanoine de S. Hilaire le Grand
de cette Ville,& Demoifelle Florence- Radegonde,
Louife-Eleonor- Julie Bruneau , élevée à Paris
dès l'âge de quatre ans fous le nom de Lavault ,
chez le fieur Aléxis Marfault fon oncle maternel
, portant auffi le nom de Lavault. En foi
de quoi nous avons délivré le préfent certificat
pour valoir & fervir à qui il appartiendra , à
Poitiers , le 22 Mai 1764. Signés , Labroffe ,
Gaborit , Stainville , Maire , le Comte , Eche
vin , du Theil , Echevin Pallu du Pinier
Echevin , François Jouffan , Echevin , Bardeau ,
Echevin , Billozue , Echevin . Au- deffous eft écrit
par MM. le Maire & Echevins , figné Bourbeau.
Vu par nous Intendant de Poitiers , figné de la
Bourdonnaye de Bloffac .
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Résumé : CERTIFICAT de la Ville de Poitiers, donné sur l'Extrait Baptistaire de la Marquise de Crillon, tiré des registres de la Paroisse de Notre-Dame de Chandelière de Poitiers, & sur la notoriété publique.
En mai 1764, la Ville de Poitiers a émis un certificat attestant l'extrait baptistère de la Marquise de Crillon, basé sur les registres de la paroisse de Notre-Dame de la Chandelière à Poitiers. Ce document est signé par Jacques Stainville, Maire de Poitiers, ainsi que par d'autres échevins. Il précise que Meffire Pierre Bruneau et Dame Florence Marfault, résidents de Poitiers, ont deux enfants : Meffire René-François Bruneau, prêtre-chanoine de Saint-Hilaire le Grand, et Demoiselle Florence-Radegonde Louise-Éléonor-Julie Bruneau, élevée à Paris sous le nom de Lavault chez son oncle maternel, Alexis Marfault. Le certificat est destiné à être utilisé par toute personne concernée et est validé par l'Intendant de Poitiers.
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19469
p. 208-209
AUTRE.
Début :
Le sieur Mangin, maître Perruquier à Paris, rue Montmartre à côté de la porte [...]
Mots clefs :
Eau, Dents, Blanchiment, Douleurs, Apaisement
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
A U T R E.
La fieur Mangin, maître Perruquier à Paris ,
Fue Montmartre à côté de la porte cochere de l
Juffienne , que nous avons déja annoncé dans le
Mercure de Janvier dernier , comme ayant le fe
eret d'une eau dont les propriétés fant , de come
AVRIL 1758. 200
per
ferver, nettoyer les dents , & en appaifer & diffi
les douleurs , a encore le fecret d'une farinė
qui blanchit parfaitement les dents ; la manierede
s'en fervir , eft de tremper le doigt dans l'eau
fufdite , & enfuite dans la farine à plufieurs fois ,
& de s'en frotter les dents. Le prix de chaque pe
tite boke de farine , ainsi que de chaque fiolle
d'eau , eft de 24 fols.
La fieur Mangin, maître Perruquier à Paris ,
Fue Montmartre à côté de la porte cochere de l
Juffienne , que nous avons déja annoncé dans le
Mercure de Janvier dernier , comme ayant le fe
eret d'une eau dont les propriétés fant , de come
AVRIL 1758. 200
per
ferver, nettoyer les dents , & en appaifer & diffi
les douleurs , a encore le fecret d'une farinė
qui blanchit parfaitement les dents ; la manierede
s'en fervir , eft de tremper le doigt dans l'eau
fufdite , & enfuite dans la farine à plufieurs fois ,
& de s'en frotter les dents. Le prix de chaque pe
tite boke de farine , ainsi que de chaque fiolle
d'eau , eft de 24 fols.
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Résumé : AUTRE.
La perruquière Mangin, à Montmartre, propose une eau et une farine pour les soins dentaires. L'eau conserve, nettoie les dents et apaise les douleurs. La farine les blanchit. Utilisation : mélanger l'eau et la farine, puis frotter les dents. Prix : 24 sols par boîte ou fiole.
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19470
p. 212-214
« Louis, Marquis de Lostanges, Chevalier, Seigneur de Jarniost en Lyonnois, [...] »
Début :
Louis, Marquis de Lostanges, Chevalier, Seigneur de Jarniost en Lyonnois, [...]
Mots clefs :
Marquis, Bataille, Mort, Maison de Lostanges, Comte, Maréchal, Généalogie, Mariages
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texteReconnaissance textuelle : « Louis, Marquis de Lostanges, Chevalier, Seigneur de Jarniost en Lyonnois, [...] »
Louis , Marquis de Loftanges , Chevalier , Seigneur
de Jarniolt en Lyonnois , Cornette au Régiment
des Cuirafliers , a été tué le 10 Octobre
1758 , à la Bataille de Lutzelberg , où il avoit donné
des preuves du plus grand courage. Il étoit fils
de feu Laurent , Marquis de Loftanges , BrigaJANVIER.
1759. 213
dier des Armées du Roi , mort des bleffures qu'il
avoit reçues à Raucoux, & frere cader de feu Jean→
Baptifte , Marquis de Loftanges , Seigneur de Jarnioſt
, après ſon pere , mort Capitaine de Cava •
lerie pendant la derniere Guerre.
Louis étoit devenu le Chef de la Branche des
Marquis de Béduer en Quercy , par la mort , fans
enfans , de fes deux Coufins-germains.
1. Louis , Marquis de Béduer , mort le 11 Septembre
1746. Il avoit épousé en 1729 , Marie-
Antoinette- Charlotte du Maine du Bourg , petitefille
& Cohéritiere du Maréchal du Bourg' , Che
valier des Ordres du Roi.
2. Jean- Louis , Comte de Corn , Marquis de
Béduer , après fon frere , mort le 27 Décembre
1755. Il avoit épouſé en 1743 , Marie- Pulcherie-
Anaftafie de Foucaud d'Alzon , Baronne de Sonat
en Quercy , qu'il a inftituée fon Héritiere , à la
charge de rendre fon hérédité à des mâles du
nom de Loftanges à fon choix.
Louis , qui donne lieu à cet Article , eut quatre
foeeurs.
i . Anne , née en Novembre 1725 , mariée en
Septembre 1746 à Jean-Jofeph de Cornelly , Seigneur
de Cambolit en Quercy.
2. Marie , née en Octobre 1733 › a été élevée
à S. Cyr.
3. Marie , née en Janvier 1735 , Religieufe à
Lyllac.
4. Marie-Charlotte , née en Août 1737.
Hugues de Loftanges , né le 30 Janvier 1713 ,
Baron de Felzeins & de Cuzac en Rouergue , eſt
aujourd'hui le Chef , & le feul des Marquis de Bé
duer ; il a pour enfans.
1. Jean-François-Louis de Felzeins , né le 6
Février 1741 , Clerc Tonfuré , élevé au Collége
du Pleffis.
214 MERCURE DE FRANCE.
2. Jean- François-Jofeph de Béduer , né le 22
Octobre 1742 , Cornette au Régiment des Cuiraffiers.
3. Jean-Louis , né le s Février 1752.
4. François Hugues , né le 21 Juin 1753 .
s . Urtule , née le 22 Septembre 1748 , nom
mée
pour être élevée à S. Cyr.
Le Marquis de S. Alvere , Grand Sénéchal &
Gouverneur de Quercy , eft'le Chef de la Maiſon
de Loftanges . Il a pour enfans ,
Le Marquis de Lotanges , Brigadier des Armées
du Roi , Colonel du Régiment des Cuiraffiers , Premier
Ecuyer de Madame , en Marquis de Lhopital
fon beau-pere .
Le Comte de Loftanges , Capitaine de Dragons ,
qui n'eftpoint marié.
L'Abbé de Loftanges , Chanoine de l'Eglife de
Paris.
N... de Loftanges, mariée au Comte de Conac
en Limofin.
N... de S. Alvere , mariée au Marquis de
Cugnac.
å Marie-Julie , mariée le
Février 1756 , 23
François -Saturnin de Galard , Marquis de Terraube.
N... de Cadrieu.
La Maifon de Loftanges n'eft plus divifée à
préfent qu'en trois Branches , celle des Marquis de
S. Alvere en Perigord , celle de Béduer en Quercy,
& celle de Pailhés en Saintonge, dont aujourd'hui
eſt N... de Loftanges , Capitaine au Régiment
des Cuiraffiers. Voyez pour la Nobleffe & l'Ancienneté
de cette Famille , Morery & les Tablettes
hiſtoriques , &c .
de Jarniolt en Lyonnois , Cornette au Régiment
des Cuirafliers , a été tué le 10 Octobre
1758 , à la Bataille de Lutzelberg , où il avoit donné
des preuves du plus grand courage. Il étoit fils
de feu Laurent , Marquis de Loftanges , BrigaJANVIER.
1759. 213
dier des Armées du Roi , mort des bleffures qu'il
avoit reçues à Raucoux, & frere cader de feu Jean→
Baptifte , Marquis de Loftanges , Seigneur de Jarnioſt
, après ſon pere , mort Capitaine de Cava •
lerie pendant la derniere Guerre.
Louis étoit devenu le Chef de la Branche des
Marquis de Béduer en Quercy , par la mort , fans
enfans , de fes deux Coufins-germains.
1. Louis , Marquis de Béduer , mort le 11 Septembre
1746. Il avoit épousé en 1729 , Marie-
Antoinette- Charlotte du Maine du Bourg , petitefille
& Cohéritiere du Maréchal du Bourg' , Che
valier des Ordres du Roi.
2. Jean- Louis , Comte de Corn , Marquis de
Béduer , après fon frere , mort le 27 Décembre
1755. Il avoit épouſé en 1743 , Marie- Pulcherie-
Anaftafie de Foucaud d'Alzon , Baronne de Sonat
en Quercy , qu'il a inftituée fon Héritiere , à la
charge de rendre fon hérédité à des mâles du
nom de Loftanges à fon choix.
Louis , qui donne lieu à cet Article , eut quatre
foeeurs.
i . Anne , née en Novembre 1725 , mariée en
Septembre 1746 à Jean-Jofeph de Cornelly , Seigneur
de Cambolit en Quercy.
2. Marie , née en Octobre 1733 › a été élevée
à S. Cyr.
3. Marie , née en Janvier 1735 , Religieufe à
Lyllac.
4. Marie-Charlotte , née en Août 1737.
Hugues de Loftanges , né le 30 Janvier 1713 ,
Baron de Felzeins & de Cuzac en Rouergue , eſt
aujourd'hui le Chef , & le feul des Marquis de Bé
duer ; il a pour enfans.
1. Jean-François-Louis de Felzeins , né le 6
Février 1741 , Clerc Tonfuré , élevé au Collége
du Pleffis.
214 MERCURE DE FRANCE.
2. Jean- François-Jofeph de Béduer , né le 22
Octobre 1742 , Cornette au Régiment des Cuiraffiers.
3. Jean-Louis , né le s Février 1752.
4. François Hugues , né le 21 Juin 1753 .
s . Urtule , née le 22 Septembre 1748 , nom
mée
pour être élevée à S. Cyr.
Le Marquis de S. Alvere , Grand Sénéchal &
Gouverneur de Quercy , eft'le Chef de la Maiſon
de Loftanges . Il a pour enfans ,
Le Marquis de Lotanges , Brigadier des Armées
du Roi , Colonel du Régiment des Cuiraffiers , Premier
Ecuyer de Madame , en Marquis de Lhopital
fon beau-pere .
Le Comte de Loftanges , Capitaine de Dragons ,
qui n'eftpoint marié.
L'Abbé de Loftanges , Chanoine de l'Eglife de
Paris.
N... de Loftanges, mariée au Comte de Conac
en Limofin.
N... de S. Alvere , mariée au Marquis de
Cugnac.
å Marie-Julie , mariée le
Février 1756 , 23
François -Saturnin de Galard , Marquis de Terraube.
N... de Cadrieu.
La Maifon de Loftanges n'eft plus divifée à
préfent qu'en trois Branches , celle des Marquis de
S. Alvere en Perigord , celle de Béduer en Quercy,
& celle de Pailhés en Saintonge, dont aujourd'hui
eſt N... de Loftanges , Capitaine au Régiment
des Cuiraffiers. Voyez pour la Nobleffe & l'Ancienneté
de cette Famille , Morery & les Tablettes
hiſtoriques , &c .
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Résumé : « Louis, Marquis de Lostanges, Chevalier, Seigneur de Jarniost en Lyonnois, [...] »
Louis, Marquis de Loftanges, Chevalier et Seigneur de Jarniolt en Lyonnois, fut tué le 10 octobre 1758 lors de la Bataille de Lutzelberg. Fils de Laurent, Marquis de Loftanges, Brigadier des Armées du Roi, mort à Raucoux, et frère cadet de Jean-Baptiste, Capitaine de Cavalerie. Louis devint Chef de la Branche des Marquis de Béduer en Quercy après la mort de ses cousins germains Louis et Jean-Louis. Il eut quatre filles : Anne, Marie (élevée à Saint-Cyr), Marie (religieuse à Lyllac), et Marie-Charlotte. Hugues de Loftanges, né en 1713, Baron de Felzeins et de Cuzac en Rouergue, est le Chef actuel des Marquis de Béduer. Il a cinq enfants : Jean-François-Louis, Jean-François-Joseph, Jean-Louis, François Hugues, et Urtule (destinée à Saint-Cyr). Le Marquis de Saint-Alvère, Grand Sénéchal et Gouverneur de Quercy, est le Chef de la Maison de Loftanges. Il a plusieurs enfants, dont le Marquis de Loftanges, Brigadier des Armées du Roi et Colonel du Régiment des Cuiraffiers, le Comte de Loftanges, Capitaine de Dragons, et l'Abbé de Loftanges, Chanoine de l'Église de Paris. La Maison de Loftanges est divisée en trois branches : celle des Marquis de Saint-Alvère en Périgord, celle de Béduer en Quercy, et celle de Pailhés en Saintonge.
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19471
p. 204-206
De HAMBOURG, le 10 Septembre.
Début :
L'Armée Suédoise, qui campoit depuis quelques jours à Strasbourg, petite [...]
Mots clefs :
Armée suédoise, Prussiens, Colonel, Cavalerie, Baron, Escadrons, Prisonnier, Mouvements des troupes
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texteReconnaissance textuelle : De HAMBOURG, le 10 Septembre.
De HAMBOURG , le 10 Septembre.
L'Armée Suédoiſe , qui campoit depuis quel
ques curs à Strasbourg , petite Ville de l'Ucker-
Marck ,, s'ébranla le trois de ce mois. A l'ap-
J
OCTOBRE. 1760 205
proche des Suédois , les Pruffiens abandonnerent
leurs poftes & fe retirerent du côté de Prentzlow
. Le Colonel de Sparre avec ſa Cavalerie ,
fe mit à la pourfuite d'un corps ennemi ; il atteignit
quatre cens cinquante Dragons & Huffards qu'il
nrit en déroute; le Baron de Wrangel à la tête d'un
corps d'Infanterie & de Cavalerie , attaqua auffi.`
le corps Pruffien , & il prit cent- quarante trois
hommes & quatre Officiers , parmi lesquels étoit
le Major de Kalckstein ' , Commandant de ce
Corps.
Le Colonel de Klinpfor fit une troifiéme attaque,
qui cut d'abord le plus grand fuccès. Il renverfa
avec deux Eſcadrons le Bataillon de Dohna
mais les Pruffiens étant revenus avec des forces
fupérieures , dégagérent ce Bataillon , & le Colonel
de Klinpfor refta prifonnier avec cinquante
à foixante Soldats & quelques Officiers , la plûpart
griévement bleffés. Les Suédois ont eu , dans
ces différens chocs , une centaine d'hommes tués ,
bleffés ou prifonniers. Les Pruffiens ont perdu environ
deux cens hommes qui ont été pris , fans
compter les morts , dont le nombre eft au moins
égal .
- L'Armée Suédoife ſe remit le 6 en mouvement,
de Werbelow. Elle marcha le long de la Rive
gauche de l'Ucker , fur Prenzlow , Les Pruffiens
avoient pris une pofition avantageuſe en avant
de cette Ville ; mais ils l'abandonnerent à l'approche
des Suédois . Le Baron de Lantingshauſen
envoya fommer le Commandant de Prenzlow
de rendre cette place ; & fur fon refus , il ordonna
l'attaque. Les deux portes de Beflin & d'Anclam
furent forcées , les Pruffiens firent leur retraite
avec précipitation , on leur a fait plus de cent
Priſonniers , & les Suédois n'ont eu qu'un homme
tué & un petit nombre de bleſſés . Quoique cette
206 MERCURE DE FRANCE.
Ville ait été prife de force , le foldat Suédois a
obfervé la plus exacte difcipline.
Les troupes Suédoifes employées en Pomeranie,
confiftent en dix-fept Bataillons , & en quarantedeux
Eſcadrons. Six autres Bataillons ont été laiſfés
pour veiller à la fureté de Daungarten , de
Triblés , de Gutzkow & de Wolgaft.
L'Armée Suédoiſe , qui campoit depuis quel
ques curs à Strasbourg , petite Ville de l'Ucker-
Marck ,, s'ébranla le trois de ce mois. A l'ap-
J
OCTOBRE. 1760 205
proche des Suédois , les Pruffiens abandonnerent
leurs poftes & fe retirerent du côté de Prentzlow
. Le Colonel de Sparre avec ſa Cavalerie ,
fe mit à la pourfuite d'un corps ennemi ; il atteignit
quatre cens cinquante Dragons & Huffards qu'il
nrit en déroute; le Baron de Wrangel à la tête d'un
corps d'Infanterie & de Cavalerie , attaqua auffi.`
le corps Pruffien , & il prit cent- quarante trois
hommes & quatre Officiers , parmi lesquels étoit
le Major de Kalckstein ' , Commandant de ce
Corps.
Le Colonel de Klinpfor fit une troifiéme attaque,
qui cut d'abord le plus grand fuccès. Il renverfa
avec deux Eſcadrons le Bataillon de Dohna
mais les Pruffiens étant revenus avec des forces
fupérieures , dégagérent ce Bataillon , & le Colonel
de Klinpfor refta prifonnier avec cinquante
à foixante Soldats & quelques Officiers , la plûpart
griévement bleffés. Les Suédois ont eu , dans
ces différens chocs , une centaine d'hommes tués ,
bleffés ou prifonniers. Les Pruffiens ont perdu environ
deux cens hommes qui ont été pris , fans
compter les morts , dont le nombre eft au moins
égal .
- L'Armée Suédoife ſe remit le 6 en mouvement,
de Werbelow. Elle marcha le long de la Rive
gauche de l'Ucker , fur Prenzlow , Les Pruffiens
avoient pris une pofition avantageuſe en avant
de cette Ville ; mais ils l'abandonnerent à l'approche
des Suédois . Le Baron de Lantingshauſen
envoya fommer le Commandant de Prenzlow
de rendre cette place ; & fur fon refus , il ordonna
l'attaque. Les deux portes de Beflin & d'Anclam
furent forcées , les Pruffiens firent leur retraite
avec précipitation , on leur a fait plus de cent
Priſonniers , & les Suédois n'ont eu qu'un homme
tué & un petit nombre de bleſſés . Quoique cette
206 MERCURE DE FRANCE.
Ville ait été prife de force , le foldat Suédois a
obfervé la plus exacte difcipline.
Les troupes Suédoifes employées en Pomeranie,
confiftent en dix-fept Bataillons , & en quarantedeux
Eſcadrons. Six autres Bataillons ont été laiſfés
pour veiller à la fureté de Daungarten , de
Triblés , de Gutzkow & de Wolgaft.
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Résumé : De HAMBOURG, le 10 Septembre.
Le 10 septembre 1760, l'armée suédoise, basée à Strasbourg, se mit en mouvement vers Prenzlow. Les Prussiens se retirèrent face à l'avancée suédoise. Le colonel de Sparre dispersa 450 dragons et hussards prussiens, tandis que le baron de Wrangel captura 143 hommes et quatre officiers, dont le major de Kalckstein. Le colonel de Klinpfor lança une attaque initialement réussie, mais les Prussiens contre-attaquèrent, capturant Klinpfor et une cinquantaine de soldats. Les Suédois perdirent environ 100 hommes, les Prussiens environ 200 capturés et autant de morts. Le 6 octobre, les Suédois se dirigèrent vers Prenzlow, que les Prussiens abandonnèrent. Après un assaut, les Suédois prirent la ville avec plus de 100 prisonniers, subissant peu de pertes. Les troupes suédoises en Poméranie comptaient 17 bataillons et 42 escadrons, avec six bataillons pour sécuriser Daungarten, Triblés, Gutzkow et Wolgast.
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19472
p. 198-200
LETTRE sur le Pygmalion de M. J. J. Rousseau. A Lyon, le 26 Novembre 1770.
Début :
Permettez-moi, Monsieur, de relever une petite erreur, qui s'est glissée dans votre [...]
Mots clefs :
Musique, Paroles, Spectacle, Pygmalion, Drame
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE sur le Pygmalion de M. J. J. Rousseau. A Lyon, le 26 Novembre 1770.
LETTRE fur le Pygmalion de M. J.
J. Rouffeau.
ALyon , le 26 Novembre 1770.
PERMETTEZ-MOI , Monfieur , de relever une
petite erreur qui s'eft gliflée dans votre
Mercure de ce mois , page 124 , dans l'extrait
que vous y donnez des feuilles 3 & 4 de
l'Obfervateur François à Londres. Vous dites
d'après lui lans doute pour prouver la
poſſibilité de faire de bonne Muſique ſur des
paroles françoiſes , qu'un voyageur Anglais a
vu à Lyon une repréſentation du ſpectacle de
Pygmalion , drame de M. J. J. Rousseau , qui ,
dites-vous , en a fait la Musique , & les paroles
Ségalement fublimes: il ſeroit bien flatteur pour
moi, qui fuis l'Auteur de la Muſique , de pouJANVIER.
1771. 199
voir imaginer qu'elle approche de la fublimité
des paroles ; je n'en ai jamais attribué le ſuccès
qu'au genre neuf & diftingué de ce ſpectacle ; à
la ſupériorité avec laquelle ce grand homme a
traité ce ſujet , & à celle des talens des deux
Acteurs de ſociété , qui ont bien voulu ſe charger
de le repréſenter ; mais ce n'eſt point un opéra :
il l'a intitulé , Scène Lyrique. Les paroles ne ſe
chantent point , & la Muſique ne ſert qu'à remplir
les intervalles des repos néceſſaires à ladéclamation.
M. Rouſleau vouloit donner , par ce
ſpectacle , une idée de la Mélopé des Grecs ,
de leur ancienne déclamation théâtrale ; il defiroit
que la Muſique fût expreſſive , qu'elle
peignît la ſituation , &, pour ainſi dire , le genre
d'affection que reflentoit l'Acteur. J'ai fait
mon poffible pour remplir ſes vues : il parut
content de mes efforts ; ſon fuffrage m'a valu
ceux du public. Je dois cependant à l'exacte vérité
d'annoncer , que dans les vingt- fix.ritournelles
qui compoſent la Muſique de ce drame
il y en a deux que M. Rouſſeau a faites lui-même.
Je n'aurois pas beſoin de les indiquer à quiconque
verra ou entendra cet ouvrage ; mais , comme
tout le monde ns ſera pas à portée d'en juger , par
la difficulté de repréſenter ce ſpectacle , je déclare
que l'Andante de l'ouverture , & que le premier
morceau de l'interlocution qui caractériſe le travail
de Pygmalion , appartiennent à M. Roufleau.
Je ſuis trop flatté que le reſte de la Muſique que
j'ai faite puiſſe aller auprès des ouvrages de c:
grand homme. Il faudroit lire celui- ci tout entier
, pour en connoître les beautés : il n'y a perſonne
qui ne convienne qu'il n'est pas une des
moindres productions de cette plume célèbre. Je
,
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
n'entreprendrai pas de vous en faire un extraits
il ſeroit à defirer que M. Rouſſeau ſe déterminat
à le donner au public , qui le defire ; vous ſeriez
à même alors de parler de ce drame , & de lui
rendre la juſtice qui lui eſt due. Vous me devez
celled'inférer la préſente dans le plus prochain
Mercure. J'attends ce procédé de votre honnêteté
&de votre complaiſance.
COIGNET , Négociant àLyon.
J. Rouffeau.
ALyon , le 26 Novembre 1770.
PERMETTEZ-MOI , Monfieur , de relever une
petite erreur qui s'eft gliflée dans votre
Mercure de ce mois , page 124 , dans l'extrait
que vous y donnez des feuilles 3 & 4 de
l'Obfervateur François à Londres. Vous dites
d'après lui lans doute pour prouver la
poſſibilité de faire de bonne Muſique ſur des
paroles françoiſes , qu'un voyageur Anglais a
vu à Lyon une repréſentation du ſpectacle de
Pygmalion , drame de M. J. J. Rousseau , qui ,
dites-vous , en a fait la Musique , & les paroles
Ségalement fublimes: il ſeroit bien flatteur pour
moi, qui fuis l'Auteur de la Muſique , de pouJANVIER.
1771. 199
voir imaginer qu'elle approche de la fublimité
des paroles ; je n'en ai jamais attribué le ſuccès
qu'au genre neuf & diftingué de ce ſpectacle ; à
la ſupériorité avec laquelle ce grand homme a
traité ce ſujet , & à celle des talens des deux
Acteurs de ſociété , qui ont bien voulu ſe charger
de le repréſenter ; mais ce n'eſt point un opéra :
il l'a intitulé , Scène Lyrique. Les paroles ne ſe
chantent point , & la Muſique ne ſert qu'à remplir
les intervalles des repos néceſſaires à ladéclamation.
M. Rouſleau vouloit donner , par ce
ſpectacle , une idée de la Mélopé des Grecs ,
de leur ancienne déclamation théâtrale ; il defiroit
que la Muſique fût expreſſive , qu'elle
peignît la ſituation , &, pour ainſi dire , le genre
d'affection que reflentoit l'Acteur. J'ai fait
mon poffible pour remplir ſes vues : il parut
content de mes efforts ; ſon fuffrage m'a valu
ceux du public. Je dois cependant à l'exacte vérité
d'annoncer , que dans les vingt- fix.ritournelles
qui compoſent la Muſique de ce drame
il y en a deux que M. Rouſſeau a faites lui-même.
Je n'aurois pas beſoin de les indiquer à quiconque
verra ou entendra cet ouvrage ; mais , comme
tout le monde ns ſera pas à portée d'en juger , par
la difficulté de repréſenter ce ſpectacle , je déclare
que l'Andante de l'ouverture , & que le premier
morceau de l'interlocution qui caractériſe le travail
de Pygmalion , appartiennent à M. Roufleau.
Je ſuis trop flatté que le reſte de la Muſique que
j'ai faite puiſſe aller auprès des ouvrages de c:
grand homme. Il faudroit lire celui- ci tout entier
, pour en connoître les beautés : il n'y a perſonne
qui ne convienne qu'il n'est pas une des
moindres productions de cette plume célèbre. Je
,
I iv
200 MERCURE DE FRANCE.
n'entreprendrai pas de vous en faire un extraits
il ſeroit à defirer que M. Rouſſeau ſe déterminat
à le donner au public , qui le defire ; vous ſeriez
à même alors de parler de ce drame , & de lui
rendre la juſtice qui lui eſt due. Vous me devez
celled'inférer la préſente dans le plus prochain
Mercure. J'attends ce procédé de votre honnêteté
&de votre complaiſance.
COIGNET , Négociant àLyon.
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Résumé : LETTRE sur le Pygmalion de M. J. J. Rousseau. A Lyon, le 26 Novembre 1770.
Dans une lettre datée du 26 novembre 1770, Coignet, un négociant à Lyon, adresse une missive à un destinataire non nommé pour rectifier une erreur publiée dans le Mercure de France concernant le spectacle 'Pygmalion' de Jean-Jacques Rousseau. Coignet précise que la musique de 'Pygmalion' n'est pas chantée mais sert à remplir les intervalles des déclarations des acteurs. Rousseau visait à recréer la mélopée grecque et l'ancienne déclamation théâtrale, et Coignet affirme avoir respecté cette intention. Il mentionne que deux des vingt-six ritournelles sont composées par Rousseau lui-même : l'Andante de l'ouverture et le premier morceau de l'interlocution caractérisant le travail de Pygmalion. Coignet exprime sa satisfaction que le reste de la musique soit comparé aux œuvres de Rousseau et souhaite que ce dernier publie intégralement 'Pygmalion' pour permettre au public d'apprécier pleinement ses beautés. Il demande au destinataire de corriger l'erreur dans le prochain numéro du Mercure de France.
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19473
p. 213
« La veuve de M. Michel-Antoine Belloste, Médecin de Turin, fils unique du [...] »
Début :
La veuve de M. Michel-Antoine Belloste, Médecin de Turin, fils unique du [...]
Mots clefs :
Veuve, Pilules , Médecin, Renommée, Pilules mercurielles, Cure, Contrefaçon, Effets
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « La veuve de M. Michel-Antoine Belloste, Médecin de Turin, fils unique du [...] »
La veuve de M. MICHEL - ANTOINE BELLOSTE ,
Médecin de Turin , fils unique du célébre M. Auguftin
Belllofte , Premier Chirurgien de S. A. R.
Madame de Savoye , Auteur des fameuses Pilules
mercurielles , dites Bellofte , dont la renommée
eft fi grande en France , en Italie , Angleterre , &
la plupart des Pays de l'Europe , pour les cures
éclatantes qui fe font faites & le font journellement
, defquels on poura fe convaincre en li
fant le Traité du Mercure , écrit par M. Bellofte
même , & en parlant aux perfonnes qui en ont
fait ufage , ( s'entend toutefois ceux qui en auront
eu des véritables ; ) car nonobftant les ordresprécis
du Roi , qui défend à tout autre qu'à la fufdite
veuve , ou à fes véritables correfpondans qui
feront prépoles par elle- même , de difer buer les
pilules de Bellofte , la fufdice veuve voit non fans
chagrin , que quantité de perfonnes en débitent
fous fon no , & defquels elle ignore même
les noms , ce qui prouve qu'ils n'ont aucune correfpondance
avec elle La veuve s'eft cruë obligée
pour le bien du Public , de l'avertir que l'on
abule de la bonne foi , outre le rifque qu'il y a
à faire ufage d'un reméde préparé par des perfonnes
qui font obligées d'emprunter le nom d'au
trai , pour faire valoir leur marchan life , & accréditer
un reméde falcifié aux tépens d'une famille
entiere , dont il cauferont la ruine totales
car les fautes Pilnles dites de Bellofte , feront infenfiblement
perdre par les mauvais e fers qu'ils
profuifent, les vraies . Ainfi que chacun fojt averti
que les véritables fe diftribuent chez la veuve Bel
lofte à Paris, demeurant dans la maison neuve de
S.Sulpice.fur la Pace-près ladite Pglife.Quicor que
fouhaitera fçavoir les noms de fes vrais corref
pondans , s'adreffera à elle- même.
Médecin de Turin , fils unique du célébre M. Auguftin
Belllofte , Premier Chirurgien de S. A. R.
Madame de Savoye , Auteur des fameuses Pilules
mercurielles , dites Bellofte , dont la renommée
eft fi grande en France , en Italie , Angleterre , &
la plupart des Pays de l'Europe , pour les cures
éclatantes qui fe font faites & le font journellement
, defquels on poura fe convaincre en li
fant le Traité du Mercure , écrit par M. Bellofte
même , & en parlant aux perfonnes qui en ont
fait ufage , ( s'entend toutefois ceux qui en auront
eu des véritables ; ) car nonobftant les ordresprécis
du Roi , qui défend à tout autre qu'à la fufdite
veuve , ou à fes véritables correfpondans qui
feront prépoles par elle- même , de difer buer les
pilules de Bellofte , la fufdice veuve voit non fans
chagrin , que quantité de perfonnes en débitent
fous fon no , & defquels elle ignore même
les noms , ce qui prouve qu'ils n'ont aucune correfpondance
avec elle La veuve s'eft cruë obligée
pour le bien du Public , de l'avertir que l'on
abule de la bonne foi , outre le rifque qu'il y a
à faire ufage d'un reméde préparé par des perfonnes
qui font obligées d'emprunter le nom d'au
trai , pour faire valoir leur marchan life , & accréditer
un reméde falcifié aux tépens d'une famille
entiere , dont il cauferont la ruine totales
car les fautes Pilnles dites de Bellofte , feront infenfiblement
perdre par les mauvais e fers qu'ils
profuifent, les vraies . Ainfi que chacun fojt averti
que les véritables fe diftribuent chez la veuve Bel
lofte à Paris, demeurant dans la maison neuve de
S.Sulpice.fur la Pace-près ladite Pglife.Quicor que
fouhaitera fçavoir les noms de fes vrais corref
pondans , s'adreffera à elle- même.
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Résumé : « La veuve de M. Michel-Antoine Belloste, Médecin de Turin, fils unique du [...] »
Le texte présente la veuve de M. Michel-Antoine Belloste, médecin de Turin et fils unique du célèbre M. Augustin Belloste, Premier Chirurgien de S.A.R. Madame de Savoie. Les pilules mercurielles de Belloste, appelées pilules Belloste, sont renommées en France, en Italie, en Angleterre et dans la plupart des pays d'Europe pour leurs cures efficaces. Un traité sur le mercure, rédigé par M. Belloste, et les témoignages des utilisateurs confirment leur efficacité. Malgré les interdictions royales, de nombreuses personnes vendent illégalement ces pilules sous le nom de Belloste. La veuve met en garde contre cette fraude et les dangers des remèdes falsifiés. Les véritables pilules Belloste sont distribuées par la veuve à Paris, dans la maison neuve de S. Sulpice, sur la Place-près ladite Place. Pour connaître les correspondants autorisés, il est conseillé de contacter directement la veuve.
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19474
p. 209
AUTRE.
Début :
Monsieur Marchand continue à faire des cures admirables avec le secret [...]
Mots clefs :
Chancres, Loupes, Guérison
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
ONSIEUR Marchand continue à faire des cures
admirables avec le fecret qu'il a trouvé de guérir
les loupes & les chancres. Il vient d'opérer la
parfaite guérifon du pere Tiburce Denielle , Gar
dien des Recollets d'Arras , d'une loupe monf
trueufe qu'il avoit fur le nez , fous laquelle étoit
un chancre qui pénétroit jufqu'au cartilage. Mrs
Jes Médecins & Chirurgiens jugeoient fon mal incurable
, il eft aujourd'hui fi parfaitement guéri
qu'on ne voit pas fur fon nez la moindre marque
qu'il y ait eu du mal . Monfieur Marchand demeu
re rue du Chantre près du Louvre , à Paris .
ONSIEUR Marchand continue à faire des cures
admirables avec le fecret qu'il a trouvé de guérir
les loupes & les chancres. Il vient d'opérer la
parfaite guérifon du pere Tiburce Denielle , Gar
dien des Recollets d'Arras , d'une loupe monf
trueufe qu'il avoit fur le nez , fous laquelle étoit
un chancre qui pénétroit jufqu'au cartilage. Mrs
Jes Médecins & Chirurgiens jugeoient fon mal incurable
, il eft aujourd'hui fi parfaitement guéri
qu'on ne voit pas fur fon nez la moindre marque
qu'il y ait eu du mal . Monfieur Marchand demeu
re rue du Chantre près du Louvre , à Paris .
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Résumé : AUTRE.
Monsieur Marchand a découvert un remède efficace contre les loupes et les chancres. Il a guéri le père Tiburce Denielle, gardien des Recollets d'Arras, d'une loupe massive et d'un chancre sur le nez. Plusieurs médecins avaient jugé cette affection incurable. Le père Denielle est aujourd'hui complètement guéri. Monsieur Marchand réside rue du Chantre près du Louvre, à Paris.
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19475
p. 209-210
AUTRE.
Début :
On construit & arme actuellement à Salenelle ; près de la ville de Caën, [...]
Mots clefs :
Frégates, Construction, Armements
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
ON conftruit & arme actuellement à Safenelle ;
près la ville de Caën , deux frégates nommées le
Comte & la Comteffe d'Harcourt. La premiere
de 150 pieds de longueur de tête en tête , montant
trente pieces de canon de 12 livres de balle
en batterie , 4 pieces dé 18 dans fon entrepont ,
& 14 pieces de 6 fur fes gaillards , avec so pier
piers , bordant 40 rames ou environs. La feconde
de 145 pieds de longueur , de tête en tête , mone
210 MERCURE DE FRANCE.
tant 28 pieces de canon de 12 livres de balle en
batterie , 4 pieces de 18 dans fon entrepont & 8
pieces de fur fes gaillards , avee 40 pierriers ,
bordant 36 rames ou environs. Les deux frégates
font armées pour faire la courſe enſemble contre
les ennemis de l'Etat , avec 1000 à 1100 hommes
d'équipages & les menues armes à proportion , &
dont l'armement pourra monter en total à fix cens
mille livres ou environ , ceux ou celles qui voudront
s'intéreffer dans ledit armement , auront la
bonté de s'adreffer à Paris , chez Mrs Chabert &
Banquet , Banquiers , rue Thévenot , dans le cul
de- fac de l'Etoile . A Rouen , chez M. Marie
Ecuyer , Maire de ladite Ville , rue gros Horloge.
A Caen , à M. Legaigneur , place S. Pierre , armateur
defdites deux frégates , lefquels recevront
les foufcriptions & recevront les actions qui font
de 1000 livres pour la facilité du public , & pour
mieux fatisfaire Mrs les intéreffés , ils nommeront
s'ils le jugent à propos quelqu'un pour être préfent
aux ventes des prifes , qui pourront être faites
par lefdites deux frégates , & les fonds qui en
proviendront , feront mis à furt & à meſure de la.
rentrée à un chacun au prorata de ſon intérêt
fans attendre la fin de la courſe entiere. Le tout par
le fieur Legaigneur , qui rendra compte des mifes
& benéfices rélativement aux ordonnances de Sa
Majefté.
ON conftruit & arme actuellement à Safenelle ;
près la ville de Caën , deux frégates nommées le
Comte & la Comteffe d'Harcourt. La premiere
de 150 pieds de longueur de tête en tête , montant
trente pieces de canon de 12 livres de balle
en batterie , 4 pieces dé 18 dans fon entrepont ,
& 14 pieces de 6 fur fes gaillards , avec so pier
piers , bordant 40 rames ou environs. La feconde
de 145 pieds de longueur , de tête en tête , mone
210 MERCURE DE FRANCE.
tant 28 pieces de canon de 12 livres de balle en
batterie , 4 pieces de 18 dans fon entrepont & 8
pieces de fur fes gaillards , avee 40 pierriers ,
bordant 36 rames ou environs. Les deux frégates
font armées pour faire la courſe enſemble contre
les ennemis de l'Etat , avec 1000 à 1100 hommes
d'équipages & les menues armes à proportion , &
dont l'armement pourra monter en total à fix cens
mille livres ou environ , ceux ou celles qui voudront
s'intéreffer dans ledit armement , auront la
bonté de s'adreffer à Paris , chez Mrs Chabert &
Banquet , Banquiers , rue Thévenot , dans le cul
de- fac de l'Etoile . A Rouen , chez M. Marie
Ecuyer , Maire de ladite Ville , rue gros Horloge.
A Caen , à M. Legaigneur , place S. Pierre , armateur
defdites deux frégates , lefquels recevront
les foufcriptions & recevront les actions qui font
de 1000 livres pour la facilité du public , & pour
mieux fatisfaire Mrs les intéreffés , ils nommeront
s'ils le jugent à propos quelqu'un pour être préfent
aux ventes des prifes , qui pourront être faites
par lefdites deux frégates , & les fonds qui en
proviendront , feront mis à furt & à meſure de la.
rentrée à un chacun au prorata de ſon intérêt
fans attendre la fin de la courſe entiere. Le tout par
le fieur Legaigneur , qui rendra compte des mifes
& benéfices rélativement aux ordonnances de Sa
Majefté.
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Résumé : AUTRE.
À Safenelle, près de Caen, deux frégates sont en construction et en armement. La première, le Comte d'Harcourt, mesure 150 pieds et est équipée de 30 pièces de canon de 12 livres, 4 de 18 livres et 14 de 6 livres, ainsi que 50 pierriers et 40 rames. La seconde, la Comtesse d'Harcourt, mesure 145 pieds et dispose de 28 pièces de canon de 12 livres, 4 de 18 livres, 8 de 6 livres, 40 pierriers et 36 rames. Ces frégates, destinées à la course contre les ennemis de l'État, auront un équipage de 1000 à 1100 hommes. L'armement total est estimé à six cents mille livres. Les investissements peuvent être effectués via des actions de 1000 livres auprès des banquiers Chabert & Banquet à Paris, M. Marie Ecuyer à Rouen, ou M. Legaigneur à Caen. Les bénéfices des prises seront distribués proportionnellement aux intérêts des investisseurs. M. Legaigneur assurera la gestion des mises et des bénéfices conformément aux ordonnances royales.
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19476
p. 209-211
MORTS.
Début :
Le 5 Octobre 1757, mourut à Nancy Messire Claude-François, Marquis [...]
Mots clefs :
Morts, Marquis de Toustain de Viray, Conseiller d'État, Maison de Lorraine, Comte de Wignacourt, Seigneur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
LE 5 Octobre 1757 , mourut à Nancy Meffire
Claude- François , Marquis de Touftain de Viray,.
d'une ancienne & illuftre famille , originaire de
Normandie , Confeiller d'Etat du Roi de Pologne,
& fon Procureur Général de Lorraine & Barrois
qui emporta tous les regrets de la province . Jamais
Magiftrat ne renferma de qualités plus rares :
fa haute piété , jointe à fon érudition profonde ,
fut garant de fon intégrité ; fon mérite diftingué
lui avoit procuré toute la confiance de l'augufte
Maifon de Lorraine , & fut chargé de l'exécution
des dernieres volontés de S. A. R. Madame la Ducheffe
Douairiere. Monfieur fon pere , Meftre de
camp de Cavalerie , & Gouverneur d'Obernheim ,..
l'avoit deftiné au militaire ; il fut même fait capitaine
de Cavalerie , à l'âge de quatorze ans : la
mort enleva ce pere qui le chériffoit . Un grand
homme ayant reconnu en lui des difpofitions
prématurées , le deſtina à la Magiftrature , où il
a fait l'appui de l'Etat , & aujourd'hui fa douleur ,
qui paffera à la poſtérité .
Robert Antoine , Comte de Wignacourt , Baron
de Saint- Loup , Scigneur des terres & fiefs
nobles de Warnecourt , Charbogne , Chevenicy ,
Verrieres , Briquemaux , les Auches , les Crettes
maifonnettes , les grand & petit Vivier , Toulie ,
le Griffon , Bronville , la Hamel , Evignie , Modignie
, Senglis , Sufanne , Ecordard , Brunehamel
, &c. eft mort en fon château de Charbogne
en Champagne , le 30 Octobre 1756 , âgé de 58
•
210 MERCURE DE FRANCE.
ans , trois mois & quinze jours , étant né le i
Juillet 1698. Le lendemain 31 Octobre , à dix
heures du foir , fon convoi fe mit en marche , &
arriva le premier Novembre dans fa terre de
Warnecourt , où , fur le foir , fon corps fut inhumé
dans la chapelle fondée par les ancêtres , &
leur fépulture depuis plufieurs fiecles : il eft généralement
regretté. Il étoit chef de l'ancienne mai
fon de fon nom , qui tient rang entre les plus
grandes & les plus illuftres , & qui a donné dans
le dernier fiecle deux grands Maîtres à l'Ordre de
Malthe , ( Alof de Wignacourt , élu avec le concours
général & unanime de tout l'Ordre , & un
applandiffement univerfel , en 1601 , & Adrien
de Wignacourt en 1690 ) & fils d'Antoine , Marquis
de Wignacourt , Seigneur de Warnecourt ,
Evignie , Charbogne , &c. Gouverneur de la ville
de Donchery , & de Marie- Héleine- Magdeleine
de Villelongue , Dame de Brunehamel , morts
tous deux en 1736. Il avoit été marié à Marie-
Louiſe de Goujon Condé , morte le jour de Pâ.
ques 1729 , de laquelle il a laiffé pour fils unique
Charles -Antoine - François - Marie , Marquis de
Wignacourt , Baron de Saint - Loup , Seigneur de
Warnecourt , Brunehamel , Charbogne , Evignie,
Ecordal , &c. chef actuel de la maiſon de Wignacourt
, né le 30 Juillet 1727 , veuf du 7 Décembre
1754 , de Conftance - Françoife Duffon de
Bonnac , petite fille du feu Maréchal Duc de Biron
, Pair de France , dont il a une fille , Marie-
Charlotte-Antoinette- Conftance- Louife - Françoife
de Wignacourt , née le 30 Octobre 1750 .
Les janvier eft mort haut & puiffant Seigneur ,
Monfeigneur Pierre-Emanuel Marquis de Cruffol,
Maréchal des Camps & Armées du Roi , Cheva
lier de fes ordres , âgé de 40 ans.
JANVIER. 1758. 211
Il étoit de la branche aînée de Cruffol d'Uzés.
La généalogie de cette maifon eft trop connue ,
pour qu'il foit néceffaire de la rappeller.
LE 5 Octobre 1757 , mourut à Nancy Meffire
Claude- François , Marquis de Touftain de Viray,.
d'une ancienne & illuftre famille , originaire de
Normandie , Confeiller d'Etat du Roi de Pologne,
& fon Procureur Général de Lorraine & Barrois
qui emporta tous les regrets de la province . Jamais
Magiftrat ne renferma de qualités plus rares :
fa haute piété , jointe à fon érudition profonde ,
fut garant de fon intégrité ; fon mérite diftingué
lui avoit procuré toute la confiance de l'augufte
Maifon de Lorraine , & fut chargé de l'exécution
des dernieres volontés de S. A. R. Madame la Ducheffe
Douairiere. Monfieur fon pere , Meftre de
camp de Cavalerie , & Gouverneur d'Obernheim ,..
l'avoit deftiné au militaire ; il fut même fait capitaine
de Cavalerie , à l'âge de quatorze ans : la
mort enleva ce pere qui le chériffoit . Un grand
homme ayant reconnu en lui des difpofitions
prématurées , le deſtina à la Magiftrature , où il
a fait l'appui de l'Etat , & aujourd'hui fa douleur ,
qui paffera à la poſtérité .
Robert Antoine , Comte de Wignacourt , Baron
de Saint- Loup , Scigneur des terres & fiefs
nobles de Warnecourt , Charbogne , Chevenicy ,
Verrieres , Briquemaux , les Auches , les Crettes
maifonnettes , les grand & petit Vivier , Toulie ,
le Griffon , Bronville , la Hamel , Evignie , Modignie
, Senglis , Sufanne , Ecordard , Brunehamel
, &c. eft mort en fon château de Charbogne
en Champagne , le 30 Octobre 1756 , âgé de 58
•
210 MERCURE DE FRANCE.
ans , trois mois & quinze jours , étant né le i
Juillet 1698. Le lendemain 31 Octobre , à dix
heures du foir , fon convoi fe mit en marche , &
arriva le premier Novembre dans fa terre de
Warnecourt , où , fur le foir , fon corps fut inhumé
dans la chapelle fondée par les ancêtres , &
leur fépulture depuis plufieurs fiecles : il eft généralement
regretté. Il étoit chef de l'ancienne mai
fon de fon nom , qui tient rang entre les plus
grandes & les plus illuftres , & qui a donné dans
le dernier fiecle deux grands Maîtres à l'Ordre de
Malthe , ( Alof de Wignacourt , élu avec le concours
général & unanime de tout l'Ordre , & un
applandiffement univerfel , en 1601 , & Adrien
de Wignacourt en 1690 ) & fils d'Antoine , Marquis
de Wignacourt , Seigneur de Warnecourt ,
Evignie , Charbogne , &c. Gouverneur de la ville
de Donchery , & de Marie- Héleine- Magdeleine
de Villelongue , Dame de Brunehamel , morts
tous deux en 1736. Il avoit été marié à Marie-
Louiſe de Goujon Condé , morte le jour de Pâ.
ques 1729 , de laquelle il a laiffé pour fils unique
Charles -Antoine - François - Marie , Marquis de
Wignacourt , Baron de Saint - Loup , Seigneur de
Warnecourt , Brunehamel , Charbogne , Evignie,
Ecordal , &c. chef actuel de la maiſon de Wignacourt
, né le 30 Juillet 1727 , veuf du 7 Décembre
1754 , de Conftance - Françoife Duffon de
Bonnac , petite fille du feu Maréchal Duc de Biron
, Pair de France , dont il a une fille , Marie-
Charlotte-Antoinette- Conftance- Louife - Françoife
de Wignacourt , née le 30 Octobre 1750 .
Les janvier eft mort haut & puiffant Seigneur ,
Monfeigneur Pierre-Emanuel Marquis de Cruffol,
Maréchal des Camps & Armées du Roi , Cheva
lier de fes ordres , âgé de 40 ans.
JANVIER. 1758. 211
Il étoit de la branche aînée de Cruffol d'Uzés.
La généalogie de cette maifon eft trop connue ,
pour qu'il foit néceffaire de la rappeller.
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Résumé : MORTS.
Le 5 octobre 1757, Claude-François, Marquis de Touftain de Viray, conseiller d'État du Roi de Pologne et procureur général de Lorraine et Barrois, décéda à Nancy. Issu d'une famille normande illustre, il fut apprécié pour sa piété, son érudition et son intégrité, ce qui lui valut la confiance de la Maison de Lorraine. Initialement destiné à une carrière militaire, il se tourna vers la magistrature et devint un pilier de l'État. Robert Antoine, Comte de Wignacourt, Baron de Saint-Loup, décéda le 30 octobre 1756 à l'âge de 58 ans dans son château de Charbogne en Champagne. Fils d'Antoine, Marquis de Wignacourt, et de Marie-Hélène-Madeleine de Villelongue, il fut inhumé dans la chapelle familiale à Warnecourt. Marié à Marie-Louise de Goujon Condé, il laissa un fils, Charles-Antoine-François-Marie, Marquis de Wignacourt, et une fille, Marie-Charlotte-Antoinette-Constance-Louise-Françoise de Wignacourt. En janvier 1758, Pierre-Emanuel, Marquis de Cruffol, Maréchal des Camps et Armées du Roi et Chevalier des ordres, décéda à l'âge de 40 ans. Issu de la branche aînée de Cruffol d'Uzés, sa généalogie était bien connue.
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19477
p. 209-211
CERTIFICAT donné par la Noblesse de Poitou d'après l'examen des Piéces originales.
Début :
Nous soussignés, nobles Gentilhommes de cette Province du Poitou, certifions que la Maison [...]
Mots clefs :
Noblesse, Gentilhommes, Familles, Maréchal de camp, Chevalier, Maison de Bruneau, Certificats, Secrétaire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CERTIFICAT donné par la Noblesse de Poitou d'après l'examen des Piéces originales.
CERTIFICAT donné par la Noblefe de Poitou ,
d'après l'examen des Piéces originales .
Nous ſouffignés , nobles Gentilhommes de cette
Province du Poitou , certifions que la Maifon de
Bruneau a toujours été noble d'extraction & de
toute ancienneté ; que la branche aînée des mâles
s'eft éteinte dans la perfonne de Pierre Bruneau
, Seigneur de Larabateliere en Poitou ,
& que la Branche cadette des
mâles ,,
que le peu de fortune a fait déroger ,
defcendante de Denis Bruneau fon Frère , s'éteint
mort en 1727 ,
210 MERCURE DE FRANCE.
·
dans les perfonnes de Pierre- René François
Bruneau , Prêtre - Chanoine de S Hilaire , &
de Dame Florence- Radegon le- Louife- Eléonor-
Julie Bruneau , Marquife de Crillon ; à Poitiers ,
ce 22 Mai 1764. Signés , du Couffour , Chevalier
de S. Louis , de Laufon de la Poupardiere Chevalier
de S. Louis , Commandant du Régiment de
Poitiers , L. Frottier de la Melleliere , Maréchal
de Camp , Chardeboeuf de Pradel , Maréchal de
Camp , de Vaily de Ville- neuve , Marquis de
Vitrey , de la Porte du Theil , Chevalier de S.
Louis , d'Augeard Chauvelin . Chanoine de l'Eglife
de S. Hilaire- le-Grand , de Durivau , de la
Sayette , Sous- Chantre de S. Hilaire - le - Grand ,
Daviau de Piolan . Au- deffous eft écrit , nous In .
tendant de la Généralité de Poitiers , certifions
reconnoître les fignatures ci- deffus comme étant
véritablement celles qui compofent la première
Nobleffe qui fe trouve raffemblée à Poitiers &
auxquelles on doit ajouter le plus de foi , étant
de la plus éxacte probité. Signé , de Labourdonnaye
de Bloffac .
Les armes de la Maifon de Bruneau à S.
Jean de Cambran , Election de Thouars , font
d'argent à fept merlettes de fable trois , trois-
& une. Jacques Bruneau , grand Oncle de la
Marquife de Crillon , fut reçu Chevalier de
Malthe dans le dernier fiécle au Grand Prieuré
d'Aquitaine de Poitiers , & le Père de la Dé
fante eft Coulin- Germain du Seigneur du Rivau
& a prouvé par les Actes d'après lefquels a été
fait le Certificat de la Nobleffe ci - deffus , que
les Pères avoient toujours contracté des allian
ces avec les plus grandes Maifons , telles que
celles de Beauvau , de Defcars , de la Beaume ,
de Rochechouart , de la Trémouille , & c , & c .
On peut voir les originaux des Certificats aina
OCTOBR E. 1764. 201
que tous les Actes fur lefquels ils ont été donnés
chez M Jarry , Notaire au Marché Neuf ;
toutes les mêmes Piéces collationnées à Paris fur
les Originaux le 26 Mai 1764 , fignées dudit Me.
Jarry & de M Perron auffi Notaire , & authentiquées
par M. Dargouges , Lieutenant Civil de
la Ville , Prévôté & Vicomté de Paris , qui y
a fait appofer le cachet de fes Armes , & contre
-figné par le Sieur Burbay , fon Secrétaire ,
le S Juin 1764.
d'après l'examen des Piéces originales .
Nous ſouffignés , nobles Gentilhommes de cette
Province du Poitou , certifions que la Maifon de
Bruneau a toujours été noble d'extraction & de
toute ancienneté ; que la branche aînée des mâles
s'eft éteinte dans la perfonne de Pierre Bruneau
, Seigneur de Larabateliere en Poitou ,
& que la Branche cadette des
mâles ,,
que le peu de fortune a fait déroger ,
defcendante de Denis Bruneau fon Frère , s'éteint
mort en 1727 ,
210 MERCURE DE FRANCE.
·
dans les perfonnes de Pierre- René François
Bruneau , Prêtre - Chanoine de S Hilaire , &
de Dame Florence- Radegon le- Louife- Eléonor-
Julie Bruneau , Marquife de Crillon ; à Poitiers ,
ce 22 Mai 1764. Signés , du Couffour , Chevalier
de S. Louis , de Laufon de la Poupardiere Chevalier
de S. Louis , Commandant du Régiment de
Poitiers , L. Frottier de la Melleliere , Maréchal
de Camp , Chardeboeuf de Pradel , Maréchal de
Camp , de Vaily de Ville- neuve , Marquis de
Vitrey , de la Porte du Theil , Chevalier de S.
Louis , d'Augeard Chauvelin . Chanoine de l'Eglife
de S. Hilaire- le-Grand , de Durivau , de la
Sayette , Sous- Chantre de S. Hilaire - le - Grand ,
Daviau de Piolan . Au- deffous eft écrit , nous In .
tendant de la Généralité de Poitiers , certifions
reconnoître les fignatures ci- deffus comme étant
véritablement celles qui compofent la première
Nobleffe qui fe trouve raffemblée à Poitiers &
auxquelles on doit ajouter le plus de foi , étant
de la plus éxacte probité. Signé , de Labourdonnaye
de Bloffac .
Les armes de la Maifon de Bruneau à S.
Jean de Cambran , Election de Thouars , font
d'argent à fept merlettes de fable trois , trois-
& une. Jacques Bruneau , grand Oncle de la
Marquife de Crillon , fut reçu Chevalier de
Malthe dans le dernier fiécle au Grand Prieuré
d'Aquitaine de Poitiers , & le Père de la Dé
fante eft Coulin- Germain du Seigneur du Rivau
& a prouvé par les Actes d'après lefquels a été
fait le Certificat de la Nobleffe ci - deffus , que
les Pères avoient toujours contracté des allian
ces avec les plus grandes Maifons , telles que
celles de Beauvau , de Defcars , de la Beaume ,
de Rochechouart , de la Trémouille , & c , & c .
On peut voir les originaux des Certificats aina
OCTOBR E. 1764. 201
que tous les Actes fur lefquels ils ont été donnés
chez M Jarry , Notaire au Marché Neuf ;
toutes les mêmes Piéces collationnées à Paris fur
les Originaux le 26 Mai 1764 , fignées dudit Me.
Jarry & de M Perron auffi Notaire , & authentiquées
par M. Dargouges , Lieutenant Civil de
la Ville , Prévôté & Vicomté de Paris , qui y
a fait appofer le cachet de fes Armes , & contre
-figné par le Sieur Burbay , fon Secrétaire ,
le S Juin 1764.
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Résumé : CERTIFICAT donné par la Noblesse de Poitou d'après l'examen des Piéces originales.
Le document est un certificat émanant de la Noblefe de Poitou, attestant de la noblesse de la maison de Bruneau. Il certifie que cette famille est noble de longue date. La branche aînée s'est éteinte avec Pierre Bruneau, Seigneur de Larabateliere. La branche cadette, issue de Denis Bruneau, frère de Pierre, s'est également éteinte en 1727 avec Pierre-René-François Bruneau, Prêtre-Chanoine de Saint-Hilaire, et Dame Florence-Radegon-le-Louise-Éléonor-Julie Bruneau, Marquise de Crillon. Le certificat est daté du 22 mai 1764 et signé par plusieurs nobles et dignitaires, dont le Chevalier de Saint-Louis, des Maréchaux de Camp, et des Chanoines. Les armes de la maison de Bruneau sont décrites comme étant d'argent à sept merlettes de sable. Jacques Bruneau, grand-oncle de la Marquise de Crillon, fut Chevalier de Malthe au Grand Prieuré d'Aquitaine de Poitiers. Les actes et certificats originaux sont conservés chez Maître Jarry, Notaire au Marché Neuf, et ont été authentifiés à Paris le 26 mai 1764 par Maître Dargouges, Lieutenant Civil de Paris.
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19478
s. p.
AVIS.
Début :
L'ADRESSE generale est à Monsieur MOREAU, Commis au Mercure, [...]
Mots clefs :
Moreau, Commis au Mercure, Paris, Paquets, Libraires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS.
A VIS.
,
>
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU Commis au
Mercure vis - à - vis la Comedie Frangoife
, à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris
à Paris , peuvent fe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On prie très -inftamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non -feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreſſes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans.
perte de temps , & de les faire porter fur
T'heure à la Pofte , on aux Meſſageries qu'on
lui indiquera,
K
PRIX XXX. SOLS.
,
>
'ADRESSE generale eft à
Monfieur MOREAU Commis au
Mercure vis - à - vis la Comedie Frangoife
, à Paris. Ceux qui pour leur commodité
voudront remettre leurs Paquets cachetez
aux Libraires qui vendent le Mercure,
à Paris
à Paris , peuvent fe fervir de cette voye
pour lesfaire tenir.
On prie très -inftamment , quand on adreffe
des Lettres ou Paquets par la Pofte , d'avoir
foin d'en affranchir le Port , comme cela s'eft
toujours pratiqué , afin d'épargner , à nous
le déplaifir de les rebuter , & à ceux qui
les envoyent , celui , non -feulement de ne
pas voir paroître leurs Ouvrages , mais
même de les perdre , s'ils n'en ont pas gardé
de copie.
Les Libraires des Provinces & des Pays
Etrangers , ou les Particuliers qui fouhaiteront
avoir le Mercure de France de la premiere
main , & plus promptement , n'auront
qu'à donner leurs adreſſes à M. Moreau ,
qui aura foin de faire leurs Paquets fans.
perte de temps , & de les faire porter fur
T'heure à la Pofte , on aux Meſſageries qu'on
lui indiquera,
K
PRIX XXX. SOLS.
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Résumé : AVIS.
Le document fournit des instructions pour l'envoi de lettres ou de paquets au Mercure de France. L'adresse générale est celle de Monsieur Moreau, commis au Mercure, situé vis-à-vis la Comédie Française à Paris. Les expéditeurs peuvent également remettre leurs paquets cachetés aux libraires vendant le Mercure à Paris. Il est recommandé d'affranchir les lettres ou paquets pour éviter leur rejet et la perte des ouvrages. Les libraires des provinces et des pays étrangers, ainsi que les particuliers, doivent fournir leurs adresses à Monsieur Moreau pour recevoir rapidement le Mercure de France. Monsieur Moreau préparera et expédiera les paquets par la poste ou par les messageries indiquées, moyennant un prix de trente sols.
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19479
p. 1626
MORTS ET MARIAGES
Début :
Le 14. de ce mois, Jean Ovide Anne de Mydorge, Chevalier de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Chevalier de l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem, Secrétaire de la Chambre et du Cabinet du roi, Brigadier des armées du roi, Cérémonie du Mariage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS ET MARIAGES
MORTS ET MARIAGES
E 14. de ce mois , Jean Ovide Anne
de Mydorge , Chevalier de l'Ordre
de S. Jean de Jerusalem , du Prieuré de
France , mourut à Paris de la petite Ve
role ; il y a eu plusieurs Commandeurs
de ce nom dans ledit Ordre.
Le Président Duret , cy - devant Secre
taire de la Chambre et du Cabinet du
Roi , mourut à Paris le 21. de ce mois ,
âgé d'environ 58. ans.
N. Daunaut du Bois de la Roche , Mar
quis de Voluire , Maréchal de Camp ,
Lieutenant General de la Province de
Bretagne , cy - devant Capitaine Sous- Lieu
tenant de la Compagnie des Gendarmes
de la Garde du Roi , est mort subitement
à la fin de ce mois , en Bretagne , âgé d'en
viron 58. ans.
Michel Michaut de Montaran , Briga
dier des Armées du Roi , et Capitaine au
Régiment des Gardes Françoises , mourut
à Fontainebleau le 30. Juin , dans la 56.
année de son âge . Sa Compagnie a été
donnée à M. Tallonet , premier Lieute
nant à monter.
La Ceremonie du Mariage du Duc de
Mazarin avec la Marquise de la Vrilliere,
fut faire le 14. de ce mois , dans l'Eglise
de l'Institution des P P. de l'Oratoire.
E 14. de ce mois , Jean Ovide Anne
de Mydorge , Chevalier de l'Ordre
de S. Jean de Jerusalem , du Prieuré de
France , mourut à Paris de la petite Ve
role ; il y a eu plusieurs Commandeurs
de ce nom dans ledit Ordre.
Le Président Duret , cy - devant Secre
taire de la Chambre et du Cabinet du
Roi , mourut à Paris le 21. de ce mois ,
âgé d'environ 58. ans.
N. Daunaut du Bois de la Roche , Mar
quis de Voluire , Maréchal de Camp ,
Lieutenant General de la Province de
Bretagne , cy - devant Capitaine Sous- Lieu
tenant de la Compagnie des Gendarmes
de la Garde du Roi , est mort subitement
à la fin de ce mois , en Bretagne , âgé d'en
viron 58. ans.
Michel Michaut de Montaran , Briga
dier des Armées du Roi , et Capitaine au
Régiment des Gardes Françoises , mourut
à Fontainebleau le 30. Juin , dans la 56.
année de son âge . Sa Compagnie a été
donnée à M. Tallonet , premier Lieute
nant à monter.
La Ceremonie du Mariage du Duc de
Mazarin avec la Marquise de la Vrilliere,
fut faire le 14. de ce mois , dans l'Eglise
de l'Institution des P P. de l'Oratoire.
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Résumé : MORTS ET MARIAGES
Le document mentionne plusieurs décès et un mariage survenus au cours d'un mois donné. Jean Ovide Anne de Mydorge, Chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, est décédé à Paris le 14 du mois de la petite vérole. Le Président Duret, ancien secrétaire de la Chambre et du Cabinet du Roi, est mort à Paris le 21 du mois à l'âge d'environ 58 ans. N. Daunaut du Bois de la Roche, Marquis de Voluire et Maréchal de Camp, Lieutenant Général de la Province de Bretagne, est décédé subitement en Bretagne à la fin du mois, également à l'âge d'environ 58 ans. Michel Michaut de Montaran, Brigadier des Armées du Roi et Capitaine au Régiment des Gardes Françoises, est mort à Fontainebleau le 30 juin à l'âge de 56 ans. Sa compagnie a été attribuée à M. Tallonet, premier lieutenant. Par ailleurs, la cérémonie du mariage du Duc de Mazarin avec la Marquise de la Vrilliere a eu lieu le 14 du mois dans l'église de l'Institution des Pères de l'Oratoire.
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19480
p. 208
MARIAGES.
Début :
La célébration du mariage du Duc de la Trémoille avec la Princesse Marie [...]
Mots clefs :
Célébration, Mariage, Princesse, Duc, Marquis, Sa Majesté
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
La célébration du mariage du Duc de la Tré--
moille avec la Princeſſe Marie de Salm s'eft faite
le 20 Juin en l'Eglife Paroiffiale de S. Jacques du
Haut- Pas. La bénédiction nuptiale leur a été donnée
par le Prince Colonne , Nonce de Sa Sainteté,
en préſence du fieur Cochin , Curé de ladite Paroiffe.
Le même jour , Charles- François-Céfar le Tel-:
lier , Marquis de Montmirel , Brigadier des Armées
du Roi , Capitaine- Colonel des cent Suiffes>
de la Garde ordinaire du Corps de Sa Majesté , &
Meftre-de-Camp du Régiment Royal- Rouffillon ,
Cavalerie , a épousé dans la Paroiffe de S. Gervais
Charlotte-Benigne le Ragois de Bretonvilliers
veuve de Marc-Antoine-Front de Beaupoil , Mar--
quis de Lanmary.
La célébration du mariage du Duc de la Tré--
moille avec la Princeſſe Marie de Salm s'eft faite
le 20 Juin en l'Eglife Paroiffiale de S. Jacques du
Haut- Pas. La bénédiction nuptiale leur a été donnée
par le Prince Colonne , Nonce de Sa Sainteté,
en préſence du fieur Cochin , Curé de ladite Paroiffe.
Le même jour , Charles- François-Céfar le Tel-:
lier , Marquis de Montmirel , Brigadier des Armées
du Roi , Capitaine- Colonel des cent Suiffes>
de la Garde ordinaire du Corps de Sa Majesté , &
Meftre-de-Camp du Régiment Royal- Rouffillon ,
Cavalerie , a épousé dans la Paroiffe de S. Gervais
Charlotte-Benigne le Ragois de Bretonvilliers
veuve de Marc-Antoine-Front de Beaupoil , Mar--
quis de Lanmary.
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Résumé : MARIAGES.
Le 20 juin, deux mariages ont été célébrés. Le Duc de la Trémoille a épousé la Princesse Marie de Salm à Saint-Jacques-du-Haut-Pas. Le Prince Colonne a béni l'union. Charles-François-César Le Tellier, Marquis de Montmirail, a épousé Charlotte-Bénigne Le Ragois de Bretonvilliers à Saint-Gervais.
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19481
p. 214
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second Mercure du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'At lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le fecond Mercure du mois de Juillet 1760 , &
je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 14 Juillet 1760. GUIROY.
J'At lu, par ordre de Monfeigneur le Chancelier ,
le fecond Mercure du mois de Juillet 1760 , &
je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 14 Juillet 1760. GUIROY.
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19482
p. 206
De RATISBONNE le 20 Septembre.
Début :
Le Corps de troupes du Duc de Wirtemberg campe actuellement dans les [...]
Mots clefs :
Corps, Duc, Prince, Commandant, Incendie, Ville
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texteReconnaissance textuelle : De RATISBONNE le 20 Septembre.
De RATISBONNE le 20 Septembre.
Le Corps de troupes du Duc de Wirtemberg
campe actuellement dans les environs de Hall.
Ce Prince fit fommer , le 10 de ce mois , le Commandant
Pruffien de Leipfick de fe retirer de cette
place. Ce Commandant répondit qu'il avoit ordre
du Roi fon Maître de la défendre juſqu'à
la derniere extrémité , & de bruler fes fauxbourgs
& la Ville même plutôt que de la rendre. Le
Duc de Wirtemberg lui fit dire que la Ville de
Hall , dont il étoit en poffeffion , lui répondroic .
du traitement que l'on feroit à celle de Leipfick .
Le Corps de troupes du Duc de Wirtemberg
campe actuellement dans les environs de Hall.
Ce Prince fit fommer , le 10 de ce mois , le Commandant
Pruffien de Leipfick de fe retirer de cette
place. Ce Commandant répondit qu'il avoit ordre
du Roi fon Maître de la défendre juſqu'à
la derniere extrémité , & de bruler fes fauxbourgs
& la Ville même plutôt que de la rendre. Le
Duc de Wirtemberg lui fit dire que la Ville de
Hall , dont il étoit en poffeffion , lui répondroic .
du traitement que l'on feroit à celle de Leipfick .
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Résumé : De RATISBONNE le 20 Septembre.
Le 20 septembre, les troupes du Duc de Wurtemberg sont près de Hall. Le 10 septembre, le Duc a ordonné au commandant prussien de Leipzig, Leipfick, de se retirer. Leipfick a refusé, affirmant qu'il devait défendre et brûler Leipzig sur ordre du roi. Le Duc a menacé de traiter Hall de la même manière si elle n'était pas rendue.
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19483
p. 206
De MADRID, le 17 Septembre.
Début :
Le Comte de Merle, Ambassadeur de Sa Majesté Très Chrétienne auprès du Roi [...]
Mots clefs :
Comte, Roi de Portugal, Voyage, Marquis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De MADRID, le 17 Septembre.
De MADRID , le 17 Septembre,
Le Comte de Merle , Ambaffadeur de Sa Majefté
Très Chrétienne auprès du Roi de Portugal ,
qui a obtenu la permilion de faire un Voyage
en France , fut préfenté , de 14 de ce mois , au
Roj par le Marquis d'Oflum , qui réfide ici avec
le même caractère.
Le Comte de Merle , Ambaffadeur de Sa Majefté
Très Chrétienne auprès du Roi de Portugal ,
qui a obtenu la permilion de faire un Voyage
en France , fut préfenté , de 14 de ce mois , au
Roj par le Marquis d'Oflum , qui réfide ici avec
le même caractère.
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19484
p. 210-211
AUTRE.
Début :
Mademoiselle Geraudly, niéce & éléve de feu M. Geraudly, seule privilégiée du Roi, [...]
Mots clefs :
Élixir, Dents, Fortifiant, Gencives, Opiate, Blanchiment, Douleurs, Essence
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
ADEMOISELLE Geraudly , niéce & éléve de
feu M. Geraudly , feule privilégiée du Roi , dé
bite journellement dans fa maifon , rue d'Orléans ,
quartier S. Honoré , vis-à-vis l'hôtel de la Prove
AVRIL 1758. 277
dence , au fecond fur le derriere. 1º . Un élixir
qui fortifie les dents qui branlent , & qui fait croître
les gencives. 2° . Un opiat qui nettoie & blanchit
les dents. 3 °. Une effence qui appaife & guérit
fur le champ les douleurs des dents . Les prix
font marqués fur chaque bouteille , fur chaque
pot & fur chaque boîte.
ADEMOISELLE Geraudly , niéce & éléve de
feu M. Geraudly , feule privilégiée du Roi , dé
bite journellement dans fa maifon , rue d'Orléans ,
quartier S. Honoré , vis-à-vis l'hôtel de la Prove
AVRIL 1758. 277
dence , au fecond fur le derriere. 1º . Un élixir
qui fortifie les dents qui branlent , & qui fait croître
les gencives. 2° . Un opiat qui nettoie & blanchit
les dents. 3 °. Une effence qui appaife & guérit
fur le champ les douleurs des dents . Les prix
font marqués fur chaque bouteille , fur chaque
pot & fur chaque boîte.
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Résumé : AUTRE.
En avril 1758, Mademoiselle Geraudly, nièce de feu M. Geraudly, propose trois produits dentaires : un élixir pour renforcer les dents et les gencives, un opiat pour nettoyer et blanchir les dents, et une essence pour apaiser les douleurs dentaires. Elle réside rue d'Orléans, quartier Saint-Honoré. Les prix sont indiqués sur chaque emballage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19485
p. 208-210
MORTS.
Début :
La Comtesse de Fontenois, veuve de François de Saint Blein, Marquis [...]
Mots clefs :
Comtesse, Veuve, Marquis, Colonel, Épouse, Abbé, Duchesse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
,
La Comceffe de Fontenois , veuve de François i
de Saint Blein , Marquis de Vaudremont , Colo-→
nel d'un Régiment de Cavalerie de fon nom ,
eft morte dans fon Château de Vaudremont en
Champagne
"
Louife- Magdeleine de Courtarvel de Pezé ,
épouſe d'Armand- Mathurin , Marquis de Vaſſé
Vidame du Mans , Maréchal des Camps & Armées
du Roi , eft morte le 18 de ce mois au Châ-i
teau de l'lfle Savary près de Châtillon - fur- Indre , '
âgée de trente-cinq ans. Elle étoit fille de Hubert
de Courtarvel , Marquis de Pezé , Lieutenant- Général
des Armées du Roi , Colonel - Lieutenant &
Inſpecteur du Régiment du Roi , Infanterie , Gou
JUILLET. 1763 . 209
verneur des Ville & Château de Rennes , ainfi que
du Château de la Muette , & défigné Chevalier
des Ordres de Sa Majefté , mort en 1734 des
bleffures qu'il avoit reçues à Guaftalla.
*
Marie- Judith de Champagne , épouse d'Anne-
Léon de Montmorency , Marquis des Foffeux
Capitaine Lieutenant des Gendarmes de la Reine ,
& Menin de Monfeigneur le Dauphin , eft morte
en cette Ville le 23 Mai , âgée de dix - huit ans.
Marie Bonne de Caffini , époufe d'Emmanuel-
Frederic , Marquife de Tana , eft morte en cette
Ville le 24 de ce mois.
L'Abbé de Verthamont , ancien Vicaire- Général
du Diocèse de Luçon , Abbé Commendataire
de l'Abbaye Royale de Neauffle-le-Vieux , Ordre
de Saint Benoit , Diocèfe de Chartres , eſt
mort ici le 29 Mai , âgé de cinquante- fept ans.
Magdeleine- Cécile de Saint- Pierre Saint Julien ,
fille de Henry-Euftache de Saint- Pierre , Marquis
de Saint-Julien , & époufe. d'Amaury , Marquis
de Goyon de Marcé , Maréchal des Camps &
Armées du Roi , eft morte en cette Ville le 26
Mai , âgée de trente- neuf ans,
Philippe Taboureau , veuve de Gabrielle Taf
chereau de Baudri , Confeiller d'Etat ordinaire &
Intendant des Finances , eft morte le 27 du même
mois , dans la foixante- quinziéme année de fon
âge.
Marie-Angelique-Fremyn , Ducheffe de Bran
cas , Dame d'Honneur de Madame la Dauphine ,
eft morte en cette Ville le 7 Juin , dans la quatre-
vingt- feptiéme année de fon âge. Elle étoit
veuve de Louis- Antoine de Brancas , Duc de Vil-'
lars , Pair de France , Chevalier des Ordres du
Roi & de celui de Saint- Janvier de Naples.
Charlotte-Catherine de Beaufort , époufe de
1
210 MERCURE DE FRANCE.
Jean de Boulogne , Commandeur des Ordres du
Roi , ancien Contrôleur - Général des Finances ,
eft morte au Château de la Chapelle- Godefroid
en Champagne , les Juin , âgée de foixante-trois
ans..
L'Abbé d'Afchembroeck , chargé des affaires de
l'Electeur de Cologne , eft mort le 8 du même
mois.
-
Magdeleine Françoiſe d'Apchier , veuve de
Louis de Grimoire de Beauvoir- Duroure , Marquis
de Grifac , mourut en cette Ville le 3 Juin , dans
la foixante- quatorz éme année de fon âge.
•
9
Catherine Middleton , veuve de Michel Comte
de Rothe , Lieutenant - Général des Armées du
Roi , Commandeur de l'Ordre Royal & Militaire
de Saint Louis , eſt morte à Paris , le 10 du même
mois âgée de foixante- dix-huit ans. Elle
étoit fille du Lord Charles , Comte de Middleton ,
Pair d'Ecoffe , premier Gentilhomme de la Chambre
de Charles II , & Secrétaire d'Etar , fous le
regne de Jacques II; & de Catherine Brudnell-
Cardigan , Gouvernante des Enfans d'Angleterre
Bonne d'Amaris de Briqueville de la Luzerne ,
époufe, de Paul- Louis-Jean -Baptifte Camille Savari
du Breves , Marquis de Farzé , ci- devant Gouvernante
des Enfans du Prince de Condé, eft
morte le 11 du même mois , dans la quarante¬
cinquième année de fon âge.
Pons de Roffer, Marquis de Rocozel , Lieutenant-
Général des Armées du Roi , Grand'Croix
de l'Ordre Royal & Militaire de Saint Louis ,
Gouverneur de Montlouis , ci-devant Commandant
en Chefdans la Province de Rouffillon , eft
mort le 12 du même mois , âgé d'environ foixan
te-quatorze ans.
,
La Comceffe de Fontenois , veuve de François i
de Saint Blein , Marquis de Vaudremont , Colo-→
nel d'un Régiment de Cavalerie de fon nom ,
eft morte dans fon Château de Vaudremont en
Champagne
"
Louife- Magdeleine de Courtarvel de Pezé ,
épouſe d'Armand- Mathurin , Marquis de Vaſſé
Vidame du Mans , Maréchal des Camps & Armées
du Roi , eft morte le 18 de ce mois au Châ-i
teau de l'lfle Savary près de Châtillon - fur- Indre , '
âgée de trente-cinq ans. Elle étoit fille de Hubert
de Courtarvel , Marquis de Pezé , Lieutenant- Général
des Armées du Roi , Colonel - Lieutenant &
Inſpecteur du Régiment du Roi , Infanterie , Gou
JUILLET. 1763 . 209
verneur des Ville & Château de Rennes , ainfi que
du Château de la Muette , & défigné Chevalier
des Ordres de Sa Majefté , mort en 1734 des
bleffures qu'il avoit reçues à Guaftalla.
*
Marie- Judith de Champagne , épouse d'Anne-
Léon de Montmorency , Marquis des Foffeux
Capitaine Lieutenant des Gendarmes de la Reine ,
& Menin de Monfeigneur le Dauphin , eft morte
en cette Ville le 23 Mai , âgée de dix - huit ans.
Marie Bonne de Caffini , époufe d'Emmanuel-
Frederic , Marquife de Tana , eft morte en cette
Ville le 24 de ce mois.
L'Abbé de Verthamont , ancien Vicaire- Général
du Diocèse de Luçon , Abbé Commendataire
de l'Abbaye Royale de Neauffle-le-Vieux , Ordre
de Saint Benoit , Diocèfe de Chartres , eſt
mort ici le 29 Mai , âgé de cinquante- fept ans.
Magdeleine- Cécile de Saint- Pierre Saint Julien ,
fille de Henry-Euftache de Saint- Pierre , Marquis
de Saint-Julien , & époufe. d'Amaury , Marquis
de Goyon de Marcé , Maréchal des Camps &
Armées du Roi , eft morte en cette Ville le 26
Mai , âgée de trente- neuf ans,
Philippe Taboureau , veuve de Gabrielle Taf
chereau de Baudri , Confeiller d'Etat ordinaire &
Intendant des Finances , eft morte le 27 du même
mois , dans la foixante- quinziéme année de fon
âge.
Marie-Angelique-Fremyn , Ducheffe de Bran
cas , Dame d'Honneur de Madame la Dauphine ,
eft morte en cette Ville le 7 Juin , dans la quatre-
vingt- feptiéme année de fon âge. Elle étoit
veuve de Louis- Antoine de Brancas , Duc de Vil-'
lars , Pair de France , Chevalier des Ordres du
Roi & de celui de Saint- Janvier de Naples.
Charlotte-Catherine de Beaufort , époufe de
1
210 MERCURE DE FRANCE.
Jean de Boulogne , Commandeur des Ordres du
Roi , ancien Contrôleur - Général des Finances ,
eft morte au Château de la Chapelle- Godefroid
en Champagne , les Juin , âgée de foixante-trois
ans..
L'Abbé d'Afchembroeck , chargé des affaires de
l'Electeur de Cologne , eft mort le 8 du même
mois.
-
Magdeleine Françoiſe d'Apchier , veuve de
Louis de Grimoire de Beauvoir- Duroure , Marquis
de Grifac , mourut en cette Ville le 3 Juin , dans
la foixante- quatorz éme année de fon âge.
•
9
Catherine Middleton , veuve de Michel Comte
de Rothe , Lieutenant - Général des Armées du
Roi , Commandeur de l'Ordre Royal & Militaire
de Saint Louis , eſt morte à Paris , le 10 du même
mois âgée de foixante- dix-huit ans. Elle
étoit fille du Lord Charles , Comte de Middleton ,
Pair d'Ecoffe , premier Gentilhomme de la Chambre
de Charles II , & Secrétaire d'Etar , fous le
regne de Jacques II; & de Catherine Brudnell-
Cardigan , Gouvernante des Enfans d'Angleterre
Bonne d'Amaris de Briqueville de la Luzerne ,
époufe, de Paul- Louis-Jean -Baptifte Camille Savari
du Breves , Marquis de Farzé , ci- devant Gouvernante
des Enfans du Prince de Condé, eft
morte le 11 du même mois , dans la quarante¬
cinquième année de fon âge.
Pons de Roffer, Marquis de Rocozel , Lieutenant-
Général des Armées du Roi , Grand'Croix
de l'Ordre Royal & Militaire de Saint Louis ,
Gouverneur de Montlouis , ci-devant Commandant
en Chefdans la Province de Rouffillon , eft
mort le 12 du même mois , âgé d'environ foixan
te-quatorze ans.
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Résumé : MORTS.
En juillet 1763, plusieurs personnalités notables sont décédées. La Comtesse de Fontenois, veuve de François de Saint-Blein, Marquis de Vaudremont, est morte dans son château de Vaudremont en Champagne. Louise-Magdeleine de Courtarvel de Pezé, épouse d'Armand-Mathurin, Marquis de Vassé, est décédée à trente-cinq ans au château de l'Île Savary près de Châtillon-sur-Indre. Marie-Judith de Champagne, épouse d'Anne-Léon de Montmorency, Marquis des Fossés, est morte à dix-huit ans. Marie-Bonne de Cassini, épouse d'Emmanuel-Frederic, Marquis de Tana, est décédée le même jour. L'Abbé de Verthamont, ancien Vicaire Général du Diocèse de Luçon, est mort à cinquante-sept ans. Magdeleine-Cécile de Saint-Pierre Saint Julien, épouse d'Amaury, Marquis de Goyon de Marcé, est décédée à trente-neuf ans. Philippe Taboureau, veuve de Gabrielle Taschereau de Baudry, Conseiller d'État et Intendant des Finances, est morte à soixante-quinze ans. Marie-Angélique Fremyn, Duchesse de Brancas et Dame d'Honneur de Madame la Dauphine, est décédée à quatre-vingt-sept ans. Charlotte-Catherine de Beaufort, épouse de Jean de Boulogne, ancien Contrôleur Général des Finances, est morte à soixante-trois ans. L'Abbé d'Aschembroeck, chargé des affaires de l'Électeur de Cologne, est décédé le 8 juin. Magdeleine Françoise d'Apchier, veuve de Louis de Grimoire de Beauvoir-Duroure, Marquis de Grisac, est morte à soixante-quatorze ans. Catherine Middleton, veuve de Michel Comte de Rothe, Lieutenant Général des Armées du Roi, est décédée à soixante-dix-huit ans. Bonne d'Amaris de Briqueville de la Luzerne, épouse de Paul-Louis-Jean-Baptiste Camille Savari du Breves, Marquis de Farzé, est morte à quarante-cinq ans. Pons de Roffer, Marquis de Rocozel, Lieutenant Général des Armées du Roi, est décédé à environ soixante-quatorze ans.
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19486
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Pieces Fugitives en Vers et en Prose. ARTICLE PREMIER. Epitre sur la Santé, à M. de [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREMIER.
E.PITRE fur la Santé , à M. de Montulé ,
pendant la convalefcence. Page f
Qu'il eft dangereux de mentir ! Nouvelle
Angloife.
Vers a Mile Puvigné , fur fa maladie , &
fur fa retraite.
Le Palmier & l'Oranger , Fable. A M. le
Comte de...
Leçon d'Amour ,
17
38
60
à Mlle *** par M. L. de P. 42
Le Saut de Leucade
, traduit de l'Eſpagnol
du Pere Feijoo .
Enigmes.
Legogryphes.
Chanfon.
44
68 & 69
70 &71
73
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Hiftoire des Révolutions de l'Empire de Raffe
, par M. la Combe , Avocat.
74
JUILLET. 1780. 275
Difcours prononcé à l'Ecole Royale Militaire
, à l'Ouverture du Cours de la Langue
Françoiſe. Par M. B **** .
Lettre d'un Voyageur , à M. Fréron.
Lettre , à l'Auteur du Mercure.
Lettre , à l'Auteur du Mercure.
Séance de MM. les Maréchaux de France ,
au Siége général de la Connétablie & Maréchauffée
de France , à la Tabie de Marbre
au Palais , à Paris .
Annonce des Livres nouveaux .
89
95
ΙΟΙ
106
117
129 &fuiv.
ART. III. SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
THEOLOGIE.
Preuve métaphysique de l'Exiſtence de
Dieu.
PHILOSOPHIE.
Lettre à l'Auteur des Réfléxions critiques ,
fur le fyftême de l'Attraction .
HISTOIRE NATURELLE.
133
135
Addition au Projet fur les Foffiles de France. 137
Lettres à M. Dallet , fur fon Projet de faire
connoître les productions foffiles de la
France.
PHYSIQUE.
Erreurs communes , fur le choix de l'eau à
boire.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
139
14
MÉDECIN E.
Lettre , à M. De la Place , Auteur du
Mercure. 161
216 MERCURE DE FRANCE.
ARTS AGRÉABLES .
MUSIQUE.
Hymnologie , ou Hymnes , & Profes du
Breviaire de Paris , &c.
PEINTURE.
Avis fur la Peinture Eludorique.
GRAVURE.
Explication de l'Eftampe gravés par le feur
Noël Lemire , d'après le deffein du fieur
François Devoge , Peintre , dédié par lui
à M. Daviel , Chirurgien du Roi.
Opéra.
ART. V. SPECTACLES.
171
182
185
189
Comédie Françoiſe.
190
Comédie Italienne. 191
Opéra- Comique.
ibid.
ART. VI . Nouvelles Politiques. 192
Lettre à l'Auteur anonyme d'une Lettre en
date de Montauban & c.
Avis divers.
209
212
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
ARTICLE PREMIER.
E.PITRE fur la Santé , à M. de Montulé ,
pendant la convalefcence. Page f
Qu'il eft dangereux de mentir ! Nouvelle
Angloife.
Vers a Mile Puvigné , fur fa maladie , &
fur fa retraite.
Le Palmier & l'Oranger , Fable. A M. le
Comte de...
Leçon d'Amour ,
17
38
60
à Mlle *** par M. L. de P. 42
Le Saut de Leucade
, traduit de l'Eſpagnol
du Pere Feijoo .
Enigmes.
Legogryphes.
Chanfon.
44
68 & 69
70 &71
73
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Hiftoire des Révolutions de l'Empire de Raffe
, par M. la Combe , Avocat.
74
JUILLET. 1780. 275
Difcours prononcé à l'Ecole Royale Militaire
, à l'Ouverture du Cours de la Langue
Françoiſe. Par M. B **** .
Lettre d'un Voyageur , à M. Fréron.
Lettre , à l'Auteur du Mercure.
Lettre , à l'Auteur du Mercure.
Séance de MM. les Maréchaux de France ,
au Siége général de la Connétablie & Maréchauffée
de France , à la Tabie de Marbre
au Palais , à Paris .
Annonce des Livres nouveaux .
89
95
ΙΟΙ
106
117
129 &fuiv.
ART. III. SCIENCES ET BELLES-LETTRES.
THEOLOGIE.
Preuve métaphysique de l'Exiſtence de
Dieu.
PHILOSOPHIE.
Lettre à l'Auteur des Réfléxions critiques ,
fur le fyftême de l'Attraction .
HISTOIRE NATURELLE.
133
135
Addition au Projet fur les Foffiles de France. 137
Lettres à M. Dallet , fur fon Projet de faire
connoître les productions foffiles de la
France.
PHYSIQUE.
Erreurs communes , fur le choix de l'eau à
boire.
ART. IV. BEAUX - ARTS.
ARTS UTILES.
139
14
MÉDECIN E.
Lettre , à M. De la Place , Auteur du
Mercure. 161
216 MERCURE DE FRANCE.
ARTS AGRÉABLES .
MUSIQUE.
Hymnologie , ou Hymnes , & Profes du
Breviaire de Paris , &c.
PEINTURE.
Avis fur la Peinture Eludorique.
GRAVURE.
Explication de l'Eftampe gravés par le feur
Noël Lemire , d'après le deffein du fieur
François Devoge , Peintre , dédié par lui
à M. Daviel , Chirurgien du Roi.
Opéra.
ART. V. SPECTACLES.
171
182
185
189
Comédie Françoiſe.
190
Comédie Italienne. 191
Opéra- Comique.
ibid.
ART. VI . Nouvelles Politiques. 192
Lettre à l'Auteur anonyme d'une Lettre en
date de Montauban & c.
Avis divers.
209
212
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections principales. La première section, 'Pièces fugitives en vers et en prose', inclut divers poèmes et textes en prose, tels qu'une épître sur la santé adressée à M. de Montulé, une nouvelle anglaise intitulée 'Qu'il est dangereux de mentir!', des vers dédiés à Mile Puvigné, une fable intitulée 'Le Palmier & l'Oranger', une 'Leçon d'Amour' adressée à Mlle *** par M. L. de P., une traduction du 'Saut de Leucade' de l'espagnol du Père Feijoo, ainsi que des énigmes, des logogriphes et des chansons. La deuxième section, 'Nouvelles littéraires', comprend des œuvres telles que 'Histoire des Révolutions de l'Empire de Rasse' par M. la Combe, un discours prononcé à l'École Royale Militaire, plusieurs lettres adressées à divers destinataires, et une annonce de livres nouveaux. La troisième section, 'Sciences et belles-lettres', est divisée en plusieurs sous-catégories : théologie, philosophie, histoire naturelle et physique. Elle inclut des textes comme 'Preuve métaphysique de l'Existence de Dieu', une lettre sur le système de l'attraction, des lettres sur les fossiles de France, et des erreurs communes sur le choix de l'eau à boire. La quatrième section, 'Beaux-Arts', est subdivisée en arts utiles et arts agréables. Elle comprend des lettres sur divers sujets médicaux, des œuvres sur la musique, la peinture, la gravure et l'opéra. La cinquième section, 'Spectacles', liste les différentes formes de spectacles disponibles, telles que la comédie française, la comédie italienne et l'opéra-comique. Enfin, la sixième section, 'Nouvelles politiques', inclut une lettre à un auteur anonyme et divers avis.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19487
p. 200-209
PYGMALION, par M. J. J. ROUSSEAU. SCÈNE LYRIQUE.
Début :
Le théâtre représente un attelier de Sculpteur. Sur les côtés, on voit des blocs de marbre, des [...]
Mots clefs :
Pygmalion, Galathée, Dieux, Moi, Toi, Coeur, Marbre, Ciseau, Âme, Mains, Objet, Amour, Main, Sens, Regarder, Vie, Génie, Charmes, Figure, Ouvrage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PYGMALION, par M. J. J. ROUSSEAU. SCÈNE LYRIQUE.
PY G M A LION ,
par M. J. J. ROUSSEAU.
SCÈNE LYRIQUE .
-Le théâtre représente un attelier de Sculpteur. Sur
les côtés , on voit des blocs de marbre , des
grouppes , desstatues ébauchées. Dans lefond
eftune autre statue cachée sous un pavillon
d'une étoffe légère & brillante , ornée de crepines
&de guirlandes.
Pygmalion , affis&accoudé , rêvedans l'attitude
d'un homme inquiet & triſte ; puis se levant
tout- à- coup , il prend fur fa table les outils
defon art , va donner , par intervalles , quelques
coups de cizeau ſur quelqu'une de ses
ébauches,se recule& regarde d'un air mécon
tent & découragé.
PYGMALION.
IL n'y a point-là d'ame ni de vie... ce n'eſt que
de la pierre... je ne ferai jamais rien de tout cela...
JANVIER. 1771. 201
ômon génie où es-tu ?... Mon talent , qu'es-tu
devenu ? ... Tout mon feu s'eſt éteint... mon imagination
s'eſt glacée... le marbre fort froid de
mes mains... Pygmalion tu ne fais plus des Dieux...
tu n'es qu'un vulgaire artiſte... Vils inſtrumens ,
qui n'êtes plus ceux de ma gloire , allez ... ne
déshonorez plus mes mains...
:
Il jete avec dédain ſes outils , & se promène
quelque tems , en levant les bras croisés .
..
Que luis-je devenu? ... quelle étrange révolution
s'eſt faite en moi ! ... Tyr, ville opulente &
fuperbe .. les monumens des arts , dont tu brilles ,
ne m'attirent plus... J'ai perdu le goût que ję
prenois à les admirer Le commerce des Artiſtes
&des Philofophes me devient infipide... l'entretien
des Peintres & des Poëtes eſt ſans attraits
pour moi... la louange & la gloire n'élèvent plus
mon ame... les éloges de ceux qui en recevront de
la poſtérité ne metouchent plus... l'amitié même
a perdu pour moi ſes charmes .. Et vous , jeunes
objets , chefs-d'oeuvres de la nature , que mon
art oſoit imiter , & 'ſur les pas deſquels lesplaifirs
m'attiroient ſans cefle ... vous , mes charmans
modèles ... qui m'embraſiez , à- la fois , des feux
de l'amour & du génie .. depuis que je vous ai
furpaſſés , vous m'êtes tous indifférens .
Il s'affied , & contemple tout-au tour de lui.
Retenu dans cet attelier , par un charme incon
cevable... je ne fais rien faire ... &je ne puis m'en
éloignér... J'erre de grouppe en grouppe... de
figure en figure... Mon cizeau foible... incertain...
ne reconnoît plus ſon guide .. Ces ouvra
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
ges groſſiers , reſtés à leur timide ébauche , ne
ſentent plus la main , qui jadis les eûtanimés...
(Ilse lève impétueusement. )
C'en eft fait... c'en eſt fait... j'ai perdu mon
génie... Si jeune encore , je ſurvis à mon ta-
Ient... Mais quelle eſt donc cette ardeur interne
qui me dévore ?.., Qu'ai-je en moi qui ſemble
m'embrafer ... Quoi !... dans la langueur d'un
génie éteint , ſent-on ces émotions? ... ſent-on
ces élans des paſſions impétueuſes... cette inquiétude
infurmontable... cette agitation ſecrete
qui me tourmente .. &dont je ne puis démêler
la caufe ... J'ai craint que l'admiration de mon
propre ouvrage ne causât la diſtraction que j'apportois
a mes travaux... Je l'ai caché fous le
voile... mes profanes mains ont ofé couvrir ce
monument de leur gloire... Depuis que je ne le
vois plus... je ſuis plus triſte... & ne fuis pas plus
attentif... Qu'il va m'être cher ; qu'il va m'être
précieux , cet immortel ouvrage... quand mon
génme éteint ne produira plus rien de grand , de
beau... de digne de moi.... je montrerai ma
Galathée... & je dirai... Voilà ce que fit autrefois
Pygmalion... O ma Galathée! ... quand j'aurai
tour perdu , tu me feſteras... & je ferai conſolé.
( Il s'approche du pavillon , puis se retire ,
va , vient , & s'arrête quelquefois à le regarder en
Soupirant. )
Mais , pourquoi la cacher... qu'est- ce quej'y
gagne Réduit à l'oiſiveté... pourquoi moter
le plaifir de contempler la plus belle de mes
oeuvres ?... peut- être y reſte-t il quelque défaut ,
que je n'ai pas remarqué... peut- être pourrai-je
JANVIER. 1771. 203
encore ajouter quelque ornement à ſa parure ?...
Aucune grace imaginable ne doit manquer à un
objet fi charmant... Peut - être cet objet ranimera-
t- il mon imagination languiſante ... Il la
faut revoir... l'examiner de nouveau ... Que disje
? ... ah! ... je ne l'ai point encore examinée ...
je n'ai fait juſqu'ici que l'admirer.
( Il va pour lever le voile , & le laiſſe retomber
comme effrayé. )
Je ne fais quelle émotion j'éprouve en touchant
ce voile ... une frayeur me ſaiſit ... je crois
toucher au ſanctuaire de quelque Divinité... Infenſé
... c'eſt une pierre... c'eſt ton ouvrage...
Qu'importe... on ſert des Dieux dans nos Temples
, qui ne font pas d'une autre matière , & qui
n'ont pas été faits d'une autre main .
(Il lève le voile en tremblant , & se proſterne ;
on voit laftatue de Galathée pofée sur un piedestal
fort petit, mais exhauffée par un gradin de
marbre , formé de marches demi circulaires.
.. ..
foi-
O Galathée ! recevez mon hommage... oui...
je me ſuis trompé... J'ai voulu vous faire Nymphe...
& je vous ai fait Déeſſe... Vénus même
eſt moins belle que vous. Vanité.
bleſſe humaine... je ne puis me lafler d'admirer
mon ouvrage... je m'enivre d'amour propre.....
je m'adore dans ce que j'ai fait... Non... rien de fi
beau neparut dans lanature... j'ai paffé l'ouvrage
des Dieux ... Quoi ! tant debeautés fortent de mes
mains ... mes mains les ont donc touchées... Ma
bouche a donc pu ... Pygmalion.. Je vois un
défaut... ce vêtement couvre trop le nud... il
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
faut l'échancrer davantage... Les charmes qu'il
recèle doivent être mieux annoncés .
(Il prend fon maillet & ſon cizeau , puis
s'avançant lentement , il monte , en hésitant , les
gradins de la statue qu'ilsemble n'ofer toucher :
enfin , le cizeau déjà levé , il s'arrête. )
Quel tremblement... quel trouble... je tiens
le cizeau d'une main mal afſurée... Je ne puis.. ,
je n'oſe... je gâterai tout...
( Il s'encourage , & enfin , préſentantfon cizeau
, il en donne un coouupp ,, &, ſaiſi d'effroi ,
il le laiſſe tomber , en pouffant un grand cri.)
Dieux... je ſens la chair palpitante... & repouffer
le cizeau...
( Il defcend , tremblant& confus.)
Vaine terreur... fol aveuglement... Non... je
n'y toucherai point... Les Dieux m'épouvantént
fansdoute... elle eſt déjà conſacrée à leur rang.
(Il la confidère de nouveau. )
Que veux-tu changer... regarde... quels nou
veaux charmes veux-tu lui donner ? ... Ah ! c'eſt
ſa perfection qui fait ſon défaut... Divine Galathée...
moins parfaite , il ne te manqueroit
rien.
(tendrement. )
Mais , il ne te manque qu'une ame... ta figure
se peut s'en pafler...
(Avec plus d'attendriſſement encore )
Que l'ame faite pour animer un tel corps
doit être belle !
JANVIER. 1771. 205
(Il s'arrête longtems , puis retournant s'af-
Jeoir , il dit d'une voix lente , entrecoupée &
changée.)
Quels defirs ... oſois-je former... quels voeux
inſenſés ... Qu'est - ce que je ſens ... Ô ciel ... le voile
de l'illuſion tombe... & je n'ole voir dans mon
coeur... j'aurois trop à m'en indigner.
(Longuepauſe dans un profond accablement.)
Voilà donc la noble paſſion qui m'égare...
C'eſt donc pour cet objet inanimé que je n'oſe
fortir d'ici ... un marbre... une pierre... une mafle
informe ... & dure... travaillée avec ce fer... Inſenſe...
rentre en toi-même... gémis ſur toi... ſur
ton erreur ... vois ta folie ... Mais ... non ...
(Impétueusement. )
Non... je n'ai point perdu le ſens... non... je
n'extravague point... non... je ne me reproche
rien... Ce n'eſt point de ce marbre que je ſuis
épris... c'eſt d'un être vivant qui lui reſſemble...
c'eſt de la figure qu'il offre à mes yeux... En
quelque lieu que ſoit cette figure adorable...
quelque corps qui la porte... & quelque main
qui l'ait faite... elle aura tous les voeux de mon
coeur... Oui ... ma ſeule folie eſt de diſcerner la
beauté... mon ſeul crime eſt d'y être ſenſible... II
n'y a rien- là dont je doive rougir...
(Moins vivement , mais toujours avec paffion. )
Quels traits de feu... ſemblent ſortir de cet
objet , pour embraſer mes ſens... & retourner
avec mon ame à leur ſource... Hélas ! il reſte
immobile & froid... tandis que mon coeur , em
206 MERCURE DE FRANCE .
bralé par les charmes , voudroit quitter mon
corps... pour aller échauffer le ſien... Je crois ,
dans mon délire , pouvoir m'élancer hors de
moi... je crois pouvoir lui donner ma vie ... &
l'animer de mon ame... Ah ! que Pygmalion
meure pour vivre dans Galathée... Que dis -je...
Ô ciel ! fi j'étois elle , je ne la verrois pas... je
ne ferois pas celui qui l'aime... Non... que ma
Galathée vive... & que je ne fois pas elle... Ah ! ...
que je fois toujours un autre... pour vouloir
toujours être elle... pour la voir... pour l'aimer...
pour en être aimé.
..
Tranſports...tourmens.. voeux... defirs... rage...
impuiflance ... amour terrible amour funeste...
tout l'enfer eſt dans mon coeur agité... Dieux
puiflans ... Dieux bienfaiſans... Dieux du peuple ,
qui connûtes les paſſions des hommes... ah !
vous avez tant fait de prodiges pour de moindres
caufes ... Voyez cet objet ... voyez mon
coeur... ſoyez juftes , & méritez vos autels.
(Avec un enthousiasme plus pathétique. )
Et toi , fublime eſſence .. qui te caches aux
fens , & te fais ſeutir aux coeurs... ame de l'u .
nivers ... principe de toute exiſtence... toi... qui
par l'amour donnes l'harmonie aux élémens , la
vie à la matière... le ſentiment aux corps , & la
forme à tous les êtres ... feu ſacré .. céleste Vénus
parqui tout ſe conſerve & ſe reproduit ſans cefle...
ah ! ... où eſt ton équilibr.... où eſt ta force expanfive...
Où est la lor de la n ture dans le ſentiment
que j'éprouve... où eſt la chaleur vivifiante dans
Pinanité de mes vains defirs ... tous les feux font
concentrés dans mon coeur ... & le froid de la mort
refte fur ce marbre... je péris par l'excès de vie qui
lui inanque... Hélas... je n'attends point deproJANVIER.
1771
s
dige... il exiſte... il doit ceſſer.... l'ordre eſt trowblé...
la nature eſt outragée... rends leur empire à
ſes lois... rétablis ſon cours bienfaiſant , & verfe
également ta divine influence... Oui... deux êtres
manquent à la plénitude des choſes ... Partage
leur cette ardeur dévorante qui confume l'un fans
animer l'autre... C'eſt toi qui formas par ma
main ces charmes & ces traits qui n'attendent que
le ſentiment & la vie... Donne lui la moitié de
la mienne.. Donne lui tout s'il le faut... il me
fuffira de vivre en elle... O toi qui daignes ſourire
aux hommages des mortels quine fent rien
ne t'honore pas.. Etends ta gloire avec tes oeuvres...
Déeffe de la beauté, épargne cet affront à la
nature... qu'un ſi parfait modèle ſoit l'image de ce
quin'eſt pas.
..
Ilrevient à luipar degrés avec un mouvement d'afsurance
& dejoie.
Je reprends mes ſens .. quel calme inattendu ,
quel courage ineſpéré me ranime ... Une fiévre
mortelle embraſoit mon fang... Un baume de
confiance & d'eſpoir coule dans mes veines... je
crois me fentir renaître ... Ainsi , le ſentiment de
notre dépendance ſert quelquefois à notre confolation...
Quelque malheureux que foient les mortels...
quand ils ont invoqué les Dieux , ils font
plus tranquilles ... mais cette injufte confiance
trompe ceux qui font des voeux inſenſés...Hélas...
en l'état où je ſuis on invoque tout , & rien ne
nous écoute... L'eſpoir qui nous abuſe eſt plus inſenſéque
le defir... Honteux de tant d'égarement ,
je n'oſe pas même en contempler la caule. '.Quan
je veux leverles yeux fur cet objet fatal , je fens
un nouveau trouble... une palpitation me fuffoque...
une fecrète frayeur m'arrête...
208 MERCURE DE FRANCE.
(Ironie amère. )
Eh... regarde malheureux. , . deviens intrépide...
oſe fixer une ſtatue.
'Il la voit s'animer , &se détourne ſaifi d'effroi &
le coeur faifi de douleur.
Qu'ai -je vu ! .. Dieux ! .. qu'ai je cru voir...
le coloris des chairs... un feu dans les yeux...
des mouvemens mêmes ... Ce n'étoit pas aſſez
d'eſpérer des prodiges ... pour comble de misères,
enfin je l'ai vu.
(Excès d'accablement. )
Inførtuné ... c'en est donc fait... ton délire eſt
à ſon dernier terme... ta raiſon t'abandonne ainfi
que ton génie... ne la regrette point , Pigmalion...
ſa perte couvrira ton opprobre .
( Vive indignation . )
Il eſt trop heureux pour l'amant d'une pierre de
venir un homme à vifion .
(Il se retourne & voit la Statue ſe mouvoir &defcendre
elle-même les gradins. Ilſe jette à genoux
, leve les mains& les yeux au Ciel. )
Dieux immortels ! .. Vénus ! .. Galathée ... ô
preſtige d'un amour forcené ! ..
Moi.
Moi!
(Galathée ſe touche. )
GALATHÉE.
PYGMALION transporte.
JANVIER. 1771. 209
GALATHÉE , ſe touchant encore
C'eſt moi.
PYGMALION.
Raviflante illufion qui paſſez juſqu'à mes oreilles...
ah ! n'abandonnez jamais mes ſens.
(Galathée fait quelques pas&touche
un marbre. )
Ce n'eſt plus moi.
'Pygmalion , dans des agitations , dans des tranfports
qu'il a peine à contenir , fuit tous fes
mouvemens , l'écoute , l'observe avec une vive
attention qui luipermet àpeine de refpirer.
Galathée s'avance vers lui& le regarde.
Ilſe leve précipitamment , lui tend les bras & la
regarde avec extafe. Ellepose une mainfur lui,
il treſſaillit , prend cette main , la porte àfon
coeur, puis la couvre d'ardens baifers .
GALATHÉE , avec un soupir.
Ah! .. encore moi ...
PYGMALION.
Oui , cher & charmant objet... Oui , digne
chef - d'oeuvre de mes mains , de mon coeur... &
des dieux ... c'eſt toi ... c'eſt toi ſeul ... je t'ai
donné tout mon être ... je ne vivrai plus que par
toi.
par M. J. J. ROUSSEAU.
SCÈNE LYRIQUE .
-Le théâtre représente un attelier de Sculpteur. Sur
les côtés , on voit des blocs de marbre , des
grouppes , desstatues ébauchées. Dans lefond
eftune autre statue cachée sous un pavillon
d'une étoffe légère & brillante , ornée de crepines
&de guirlandes.
Pygmalion , affis&accoudé , rêvedans l'attitude
d'un homme inquiet & triſte ; puis se levant
tout- à- coup , il prend fur fa table les outils
defon art , va donner , par intervalles , quelques
coups de cizeau ſur quelqu'une de ses
ébauches,se recule& regarde d'un air mécon
tent & découragé.
PYGMALION.
IL n'y a point-là d'ame ni de vie... ce n'eſt que
de la pierre... je ne ferai jamais rien de tout cela...
JANVIER. 1771. 201
ômon génie où es-tu ?... Mon talent , qu'es-tu
devenu ? ... Tout mon feu s'eſt éteint... mon imagination
s'eſt glacée... le marbre fort froid de
mes mains... Pygmalion tu ne fais plus des Dieux...
tu n'es qu'un vulgaire artiſte... Vils inſtrumens ,
qui n'êtes plus ceux de ma gloire , allez ... ne
déshonorez plus mes mains...
:
Il jete avec dédain ſes outils , & se promène
quelque tems , en levant les bras croisés .
..
Que luis-je devenu? ... quelle étrange révolution
s'eſt faite en moi ! ... Tyr, ville opulente &
fuperbe .. les monumens des arts , dont tu brilles ,
ne m'attirent plus... J'ai perdu le goût que ję
prenois à les admirer Le commerce des Artiſtes
&des Philofophes me devient infipide... l'entretien
des Peintres & des Poëtes eſt ſans attraits
pour moi... la louange & la gloire n'élèvent plus
mon ame... les éloges de ceux qui en recevront de
la poſtérité ne metouchent plus... l'amitié même
a perdu pour moi ſes charmes .. Et vous , jeunes
objets , chefs-d'oeuvres de la nature , que mon
art oſoit imiter , & 'ſur les pas deſquels lesplaifirs
m'attiroient ſans cefle ... vous , mes charmans
modèles ... qui m'embraſiez , à- la fois , des feux
de l'amour & du génie .. depuis que je vous ai
furpaſſés , vous m'êtes tous indifférens .
Il s'affied , & contemple tout-au tour de lui.
Retenu dans cet attelier , par un charme incon
cevable... je ne fais rien faire ... &je ne puis m'en
éloignér... J'erre de grouppe en grouppe... de
figure en figure... Mon cizeau foible... incertain...
ne reconnoît plus ſon guide .. Ces ouvra
Iv
202 MERCURE DE FRANCE.
ges groſſiers , reſtés à leur timide ébauche , ne
ſentent plus la main , qui jadis les eûtanimés...
(Ilse lève impétueusement. )
C'en eft fait... c'en eſt fait... j'ai perdu mon
génie... Si jeune encore , je ſurvis à mon ta-
Ient... Mais quelle eſt donc cette ardeur interne
qui me dévore ?.., Qu'ai-je en moi qui ſemble
m'embrafer ... Quoi !... dans la langueur d'un
génie éteint , ſent-on ces émotions? ... ſent-on
ces élans des paſſions impétueuſes... cette inquiétude
infurmontable... cette agitation ſecrete
qui me tourmente .. &dont je ne puis démêler
la caufe ... J'ai craint que l'admiration de mon
propre ouvrage ne causât la diſtraction que j'apportois
a mes travaux... Je l'ai caché fous le
voile... mes profanes mains ont ofé couvrir ce
monument de leur gloire... Depuis que je ne le
vois plus... je ſuis plus triſte... & ne fuis pas plus
attentif... Qu'il va m'être cher ; qu'il va m'être
précieux , cet immortel ouvrage... quand mon
génme éteint ne produira plus rien de grand , de
beau... de digne de moi.... je montrerai ma
Galathée... & je dirai... Voilà ce que fit autrefois
Pygmalion... O ma Galathée! ... quand j'aurai
tour perdu , tu me feſteras... & je ferai conſolé.
( Il s'approche du pavillon , puis se retire ,
va , vient , & s'arrête quelquefois à le regarder en
Soupirant. )
Mais , pourquoi la cacher... qu'est- ce quej'y
gagne Réduit à l'oiſiveté... pourquoi moter
le plaifir de contempler la plus belle de mes
oeuvres ?... peut- être y reſte-t il quelque défaut ,
que je n'ai pas remarqué... peut- être pourrai-je
JANVIER. 1771. 203
encore ajouter quelque ornement à ſa parure ?...
Aucune grace imaginable ne doit manquer à un
objet fi charmant... Peut - être cet objet ranimera-
t- il mon imagination languiſante ... Il la
faut revoir... l'examiner de nouveau ... Que disje
? ... ah! ... je ne l'ai point encore examinée ...
je n'ai fait juſqu'ici que l'admirer.
( Il va pour lever le voile , & le laiſſe retomber
comme effrayé. )
Je ne fais quelle émotion j'éprouve en touchant
ce voile ... une frayeur me ſaiſit ... je crois
toucher au ſanctuaire de quelque Divinité... Infenſé
... c'eſt une pierre... c'eſt ton ouvrage...
Qu'importe... on ſert des Dieux dans nos Temples
, qui ne font pas d'une autre matière , & qui
n'ont pas été faits d'une autre main .
(Il lève le voile en tremblant , & se proſterne ;
on voit laftatue de Galathée pofée sur un piedestal
fort petit, mais exhauffée par un gradin de
marbre , formé de marches demi circulaires.
.. ..
foi-
O Galathée ! recevez mon hommage... oui...
je me ſuis trompé... J'ai voulu vous faire Nymphe...
& je vous ai fait Déeſſe... Vénus même
eſt moins belle que vous. Vanité.
bleſſe humaine... je ne puis me lafler d'admirer
mon ouvrage... je m'enivre d'amour propre.....
je m'adore dans ce que j'ai fait... Non... rien de fi
beau neparut dans lanature... j'ai paffé l'ouvrage
des Dieux ... Quoi ! tant debeautés fortent de mes
mains ... mes mains les ont donc touchées... Ma
bouche a donc pu ... Pygmalion.. Je vois un
défaut... ce vêtement couvre trop le nud... il
I vj
204 MERCURE DE FRANCE.
faut l'échancrer davantage... Les charmes qu'il
recèle doivent être mieux annoncés .
(Il prend fon maillet & ſon cizeau , puis
s'avançant lentement , il monte , en hésitant , les
gradins de la statue qu'ilsemble n'ofer toucher :
enfin , le cizeau déjà levé , il s'arrête. )
Quel tremblement... quel trouble... je tiens
le cizeau d'une main mal afſurée... Je ne puis.. ,
je n'oſe... je gâterai tout...
( Il s'encourage , & enfin , préſentantfon cizeau
, il en donne un coouupp ,, &, ſaiſi d'effroi ,
il le laiſſe tomber , en pouffant un grand cri.)
Dieux... je ſens la chair palpitante... & repouffer
le cizeau...
( Il defcend , tremblant& confus.)
Vaine terreur... fol aveuglement... Non... je
n'y toucherai point... Les Dieux m'épouvantént
fansdoute... elle eſt déjà conſacrée à leur rang.
(Il la confidère de nouveau. )
Que veux-tu changer... regarde... quels nou
veaux charmes veux-tu lui donner ? ... Ah ! c'eſt
ſa perfection qui fait ſon défaut... Divine Galathée...
moins parfaite , il ne te manqueroit
rien.
(tendrement. )
Mais , il ne te manque qu'une ame... ta figure
se peut s'en pafler...
(Avec plus d'attendriſſement encore )
Que l'ame faite pour animer un tel corps
doit être belle !
JANVIER. 1771. 205
(Il s'arrête longtems , puis retournant s'af-
Jeoir , il dit d'une voix lente , entrecoupée &
changée.)
Quels defirs ... oſois-je former... quels voeux
inſenſés ... Qu'est - ce que je ſens ... Ô ciel ... le voile
de l'illuſion tombe... & je n'ole voir dans mon
coeur... j'aurois trop à m'en indigner.
(Longuepauſe dans un profond accablement.)
Voilà donc la noble paſſion qui m'égare...
C'eſt donc pour cet objet inanimé que je n'oſe
fortir d'ici ... un marbre... une pierre... une mafle
informe ... & dure... travaillée avec ce fer... Inſenſe...
rentre en toi-même... gémis ſur toi... ſur
ton erreur ... vois ta folie ... Mais ... non ...
(Impétueusement. )
Non... je n'ai point perdu le ſens... non... je
n'extravague point... non... je ne me reproche
rien... Ce n'eſt point de ce marbre que je ſuis
épris... c'eſt d'un être vivant qui lui reſſemble...
c'eſt de la figure qu'il offre à mes yeux... En
quelque lieu que ſoit cette figure adorable...
quelque corps qui la porte... & quelque main
qui l'ait faite... elle aura tous les voeux de mon
coeur... Oui ... ma ſeule folie eſt de diſcerner la
beauté... mon ſeul crime eſt d'y être ſenſible... II
n'y a rien- là dont je doive rougir...
(Moins vivement , mais toujours avec paffion. )
Quels traits de feu... ſemblent ſortir de cet
objet , pour embraſer mes ſens... & retourner
avec mon ame à leur ſource... Hélas ! il reſte
immobile & froid... tandis que mon coeur , em
206 MERCURE DE FRANCE .
bralé par les charmes , voudroit quitter mon
corps... pour aller échauffer le ſien... Je crois ,
dans mon délire , pouvoir m'élancer hors de
moi... je crois pouvoir lui donner ma vie ... &
l'animer de mon ame... Ah ! que Pygmalion
meure pour vivre dans Galathée... Que dis -je...
Ô ciel ! fi j'étois elle , je ne la verrois pas... je
ne ferois pas celui qui l'aime... Non... que ma
Galathée vive... & que je ne fois pas elle... Ah ! ...
que je fois toujours un autre... pour vouloir
toujours être elle... pour la voir... pour l'aimer...
pour en être aimé.
..
Tranſports...tourmens.. voeux... defirs... rage...
impuiflance ... amour terrible amour funeste...
tout l'enfer eſt dans mon coeur agité... Dieux
puiflans ... Dieux bienfaiſans... Dieux du peuple ,
qui connûtes les paſſions des hommes... ah !
vous avez tant fait de prodiges pour de moindres
caufes ... Voyez cet objet ... voyez mon
coeur... ſoyez juftes , & méritez vos autels.
(Avec un enthousiasme plus pathétique. )
Et toi , fublime eſſence .. qui te caches aux
fens , & te fais ſeutir aux coeurs... ame de l'u .
nivers ... principe de toute exiſtence... toi... qui
par l'amour donnes l'harmonie aux élémens , la
vie à la matière... le ſentiment aux corps , & la
forme à tous les êtres ... feu ſacré .. céleste Vénus
parqui tout ſe conſerve & ſe reproduit ſans cefle...
ah ! ... où eſt ton équilibr.... où eſt ta force expanfive...
Où est la lor de la n ture dans le ſentiment
que j'éprouve... où eſt la chaleur vivifiante dans
Pinanité de mes vains defirs ... tous les feux font
concentrés dans mon coeur ... & le froid de la mort
refte fur ce marbre... je péris par l'excès de vie qui
lui inanque... Hélas... je n'attends point deproJANVIER.
1771
s
dige... il exiſte... il doit ceſſer.... l'ordre eſt trowblé...
la nature eſt outragée... rends leur empire à
ſes lois... rétablis ſon cours bienfaiſant , & verfe
également ta divine influence... Oui... deux êtres
manquent à la plénitude des choſes ... Partage
leur cette ardeur dévorante qui confume l'un fans
animer l'autre... C'eſt toi qui formas par ma
main ces charmes & ces traits qui n'attendent que
le ſentiment & la vie... Donne lui la moitié de
la mienne.. Donne lui tout s'il le faut... il me
fuffira de vivre en elle... O toi qui daignes ſourire
aux hommages des mortels quine fent rien
ne t'honore pas.. Etends ta gloire avec tes oeuvres...
Déeffe de la beauté, épargne cet affront à la
nature... qu'un ſi parfait modèle ſoit l'image de ce
quin'eſt pas.
..
Ilrevient à luipar degrés avec un mouvement d'afsurance
& dejoie.
Je reprends mes ſens .. quel calme inattendu ,
quel courage ineſpéré me ranime ... Une fiévre
mortelle embraſoit mon fang... Un baume de
confiance & d'eſpoir coule dans mes veines... je
crois me fentir renaître ... Ainsi , le ſentiment de
notre dépendance ſert quelquefois à notre confolation...
Quelque malheureux que foient les mortels...
quand ils ont invoqué les Dieux , ils font
plus tranquilles ... mais cette injufte confiance
trompe ceux qui font des voeux inſenſés...Hélas...
en l'état où je ſuis on invoque tout , & rien ne
nous écoute... L'eſpoir qui nous abuſe eſt plus inſenſéque
le defir... Honteux de tant d'égarement ,
je n'oſe pas même en contempler la caule. '.Quan
je veux leverles yeux fur cet objet fatal , je fens
un nouveau trouble... une palpitation me fuffoque...
une fecrète frayeur m'arrête...
208 MERCURE DE FRANCE.
(Ironie amère. )
Eh... regarde malheureux. , . deviens intrépide...
oſe fixer une ſtatue.
'Il la voit s'animer , &se détourne ſaifi d'effroi &
le coeur faifi de douleur.
Qu'ai -je vu ! .. Dieux ! .. qu'ai je cru voir...
le coloris des chairs... un feu dans les yeux...
des mouvemens mêmes ... Ce n'étoit pas aſſez
d'eſpérer des prodiges ... pour comble de misères,
enfin je l'ai vu.
(Excès d'accablement. )
Inførtuné ... c'en est donc fait... ton délire eſt
à ſon dernier terme... ta raiſon t'abandonne ainfi
que ton génie... ne la regrette point , Pigmalion...
ſa perte couvrira ton opprobre .
( Vive indignation . )
Il eſt trop heureux pour l'amant d'une pierre de
venir un homme à vifion .
(Il se retourne & voit la Statue ſe mouvoir &defcendre
elle-même les gradins. Ilſe jette à genoux
, leve les mains& les yeux au Ciel. )
Dieux immortels ! .. Vénus ! .. Galathée ... ô
preſtige d'un amour forcené ! ..
Moi.
Moi!
(Galathée ſe touche. )
GALATHÉE.
PYGMALION transporte.
JANVIER. 1771. 209
GALATHÉE , ſe touchant encore
C'eſt moi.
PYGMALION.
Raviflante illufion qui paſſez juſqu'à mes oreilles...
ah ! n'abandonnez jamais mes ſens.
(Galathée fait quelques pas&touche
un marbre. )
Ce n'eſt plus moi.
'Pygmalion , dans des agitations , dans des tranfports
qu'il a peine à contenir , fuit tous fes
mouvemens , l'écoute , l'observe avec une vive
attention qui luipermet àpeine de refpirer.
Galathée s'avance vers lui& le regarde.
Ilſe leve précipitamment , lui tend les bras & la
regarde avec extafe. Ellepose une mainfur lui,
il treſſaillit , prend cette main , la porte àfon
coeur, puis la couvre d'ardens baifers .
GALATHÉE , avec un soupir.
Ah! .. encore moi ...
PYGMALION.
Oui , cher & charmant objet... Oui , digne
chef - d'oeuvre de mes mains , de mon coeur... &
des dieux ... c'eſt toi ... c'eſt toi ſeul ... je t'ai
donné tout mon être ... je ne vivrai plus que par
toi.
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Résumé : PYGMALION, par M. J. J. ROUSSEAU. SCÈNE LYRIQUE.
Dans le texte 'Pygmalion' de Jean-Jacques Rousseau, le personnage principal, Pygmalion, est un sculpteur désabusé et découragé, enfermé dans son atelier parmi des blocs de marbre et des statues inachevées. Il exprime son ennui face à divers aspects de sa vie, y compris les monuments artistiques, les interactions avec d'autres artistes et philosophes, ainsi que l'amitié et les jeunes modèles. Pygmalion se sent irrésistiblement attiré par une statue qu'il a créée et nommée Galathée, qu'il a cachée par crainte de se laisser distraire par son admiration pour elle. Un jour, Pygmalion découvre la statue et se prosterne devant elle, reconnaissant qu'il l'a sculptée plus belle que Vénus. Il hésite à la toucher, craignant de gâcher sa perfection, et exprime son désir ardent de la voir prendre vie. Il implore les dieux de donner vie à la statue, manifestant une passion intense et douloureuse. Après une période de tourment, Pygmalion voit la statue s'animer. La statue, désormais vivante et nommée Galathée, reconnaît Pygmalion. Galathée s'approche de lui, le touche, et Pygmalion réagit avec émotion, prenant sa main et la couvrant de baisers. Galathée confirme son identité, et Pygmalion exprime son amour et son dévouement envers elle, affirmant qu'il ne vivra plus que par elle.
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19488
s. p.
APPROBATION.
Début :
[J']ay lû par ordre de Monseigneur le Garde [d]es Sceaux, le second Volume du Mercure de [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
Ay lû par ordre de Monseigneur le Garde
s Sceaux , le second Volume du Mercure de
ice du mois de Juin , et j'ay crû qu'on pouen
permettre l'impression. A Paris , le 15.
et 1733 .
HARDION.
Ay lû par ordre de Monseigneur le Garde
s Sceaux , le second Volume du Mercure de
ice du mois de Juin , et j'ay crû qu'on pouen
permettre l'impression. A Paris , le 15.
et 1733 .
HARDION.
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19489
p. 207
De VERSAILLES, le 2 Octobre.
Début :
Le 29 du mois dernier, le Roi tint le sceau. Sa Majesté a donné l'Abbaye [...]
Mots clefs :
Sceau, Roi, Abbaye, Ordre, Diocèse, Prieuré, Religieuse
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texteReconnaissance textuelle : De VERSAILLES, le 2 Octobre.
De VERSAILLES , le 2 Octobre.
L 29 du mois dernier , le Roi tint le fceau.
B
Sa Majefté a donné l'Abbaye de Saint Antoine,
Ordre de Cieaux , Diocèle & fauxbourg de Paris ,
à la Dame de Beauvau-Craon , Religeufe de celle
de Juvigni ;
L'Abbaye de la Regle , Ordre de Saint Benoît ,
Diocèle de Limoges , à la Dame de Bois- jolland ,
Religieufe de celle de Saint Aufonne ;
L'Abbaye de Nidoifeau , Ordre de Saint Benoît ,
Diocèse d'Angers , à la Dame de Scépeaux ,
Religieufe de celle d'Eftival , Diocèle du Mans ;
L'Abbaye de la Vaflin , Ordre de Saint Benoît ,
Diocèfe de Clermont , à la Dame de la Salle ,
Religieufe de la même Abbaye ;
Et le Prieuré de la Ferté - Milon , à la Dame
de Rochelambert , Religieufe du même Monaftere.
L 29 du mois dernier , le Roi tint le fceau.
B
Sa Majefté a donné l'Abbaye de Saint Antoine,
Ordre de Cieaux , Diocèle & fauxbourg de Paris ,
à la Dame de Beauvau-Craon , Religeufe de celle
de Juvigni ;
L'Abbaye de la Regle , Ordre de Saint Benoît ,
Diocèle de Limoges , à la Dame de Bois- jolland ,
Religieufe de celle de Saint Aufonne ;
L'Abbaye de Nidoifeau , Ordre de Saint Benoît ,
Diocèse d'Angers , à la Dame de Scépeaux ,
Religieufe de celle d'Eftival , Diocèle du Mans ;
L'Abbaye de la Vaflin , Ordre de Saint Benoît ,
Diocèfe de Clermont , à la Dame de la Salle ,
Religieufe de la même Abbaye ;
Et le Prieuré de la Ferté - Milon , à la Dame
de Rochelambert , Religieufe du même Monaftere.
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Résumé : De VERSAILLES, le 2 Octobre.
Le 29 septembre, le Roi a attribué plusieurs abbayes et prieurés. L'Abbaye de Saint-Antoine à Paris a été donnée à la Dame de Beauvau-Craon. L'Abbaye de la Règle à Limoges à la Dame de Bois-jolland. L'Abbaye de Nidifau à Angers à la Dame de Scépeaux. L'Abbaye de la Vauisle à Clermont à la Dame de la Salle. Le Prieuré de la Ferté-Milon à la Dame de Rochelambert.
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19490
p. 195
DU LEVANT.
Début :
Le 9 de ce mois, le Chevalier de Vergennes, que le Roi de France [...]
Mots clefs :
Constantinople, Chevalier de Vergennes, Roi de France, Audience, Grand vizir, Sultane, Grossesse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : DU LEVANT.
DU LEVANT.
le DE
CONSTANTINOPLE
14 , Février.
LE , de ce mois , le Chevalier de Vergennes ,
que le Roi de France a revêtu du caractere de fon
Ambaffadeur à la Porte eut en cette qualité fa
premiere audience du Grand Vifir. Il fut conduir
le lendemain à celle du Grand Seigneur , & il préfenta
la Lettre que Sa Majesté Très - Chrétienne a
écrite à Sa Hauteffe , pour la féliciter fur fon avénement
au Trône. On affure généralement qu'une
des Sultanes eft enceinte ; du moins il eft certain
que le Grand Seigneur a affigné un appartement
particulier à cette Favorite , & qu'elle eft traitée
avec des diftinctions , qui paroiffent confirmer le
bruit public.
le DE
CONSTANTINOPLE
14 , Février.
LE , de ce mois , le Chevalier de Vergennes ,
que le Roi de France a revêtu du caractere de fon
Ambaffadeur à la Porte eut en cette qualité fa
premiere audience du Grand Vifir. Il fut conduir
le lendemain à celle du Grand Seigneur , & il préfenta
la Lettre que Sa Majesté Très - Chrétienne a
écrite à Sa Hauteffe , pour la féliciter fur fon avénement
au Trône. On affure généralement qu'une
des Sultanes eft enceinte ; du moins il eft certain
que le Grand Seigneur a affigné un appartement
particulier à cette Favorite , & qu'elle eft traitée
avec des diftinctions , qui paroiffent confirmer le
bruit public.
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Résumé : DU LEVANT.
Le 14 février, le Chevalier de Vergennes, nouvel ambassadeur de France, a été reçu par le Grand Vizir et le Sultan. Il a remis une lettre du Roi de France félicitant le Sultan pour son avènement. Des rumeurs évoquent une grossesse d'une sultane, non confirmée, mais elle a reçu un appartement particulier et des distinctions.
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19491
p. 215
Fautes à corriger.
Début :
Dans le précédent Volume (Avis de M. Blondel) pag. 189. à 4 heures précises [...]
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texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger.
Fautes à corriger.
Dans le précédent Volume ( Avis de M. Blondel )
pag. 189. à 4 heures préciſes du matin , lifex ,
à dix heures précifes du matin.
Dans le préfent Volume , page 37. dans l'Epode
2º vers , Autaux , lifez Autans.
P. 66. ligne 2. Navet , fez Navete.
P. 86. 1. 6. eft indépendante . fez eft dépendante.
Dans le précédent Volume ( Avis de M. Blondel )
pag. 189. à 4 heures préciſes du matin , lifex ,
à dix heures précifes du matin.
Dans le préfent Volume , page 37. dans l'Epode
2º vers , Autaux , lifez Autans.
P. 66. ligne 2. Navet , fez Navete.
P. 86. 1. 6. eft indépendante . fez eft dépendante.
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19492
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second Mercure du mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond Mercure du mois de Janvier , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 13. Janvier 1759. GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond Mercure du mois de Janvier , & je n'y
ai rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion.
A Paris , ce 13. Janvier 1759. GUIROY.
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19493
p. 195
ALLEMAGNE.
Début :
On essuya le 18 du mois dernier dans toute la Silésie [...]
Mots clefs :
Wrocław, Ouragan, Destruction d'habitations, Destruction d'édifices
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ALLEMAGNE.
ALLEMAGNE.
DE BRESLAU , le 9 Mars .
On effuya le 18 du mois dernier dans toute la
Siléfie un horrible ouragan ; non feulement les
maifons particulieres , mais même plufieurs édifices
publics , ont confidérablement fouffert ; la
plupart des arbres ont été déracinés dans la campagne.
DE BRESLAU , le 9 Mars .
On effuya le 18 du mois dernier dans toute la
Siléfie un horrible ouragan ; non feulement les
maifons particulieres , mais même plufieurs édifices
publics , ont confidérablement fouffert ; la
plupart des arbres ont été déracinés dans la campagne.
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19494
p. [1627]-[1628]
TABLE.
Début :
Pieces Fugitives. La Sciende, Ode, Problème de Medecine sur le Sang, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE .
****
* **L[
اوخنرال
Leces Fugitives . La Sciende , Ode ,
sur le Sang ,
1427 Ode Sacrée tirée du Pseaume Confitebor ,
L'Aparition de l'Ombre de M. Thiers , &c. 1429
Le Renard trompé , Fable ,
Dissertation sur la Taille par l'appareil Lateral ,
1450
& c.
>
Sonnet de Mlle de la Vigne
Refléxion sur la Politesse →
1416
1421
1453
1469
1470
Stances ,
1479
Lettre de M Capperon pour découvrir et con
noître les Sels , & c . 1482
Cantatille ,
1497
1514
Refléxions sur la Méthode de M. le Fevre de Sau
mur , et sur les Notes de M. Gaullyer , 1498
Bouquet à Mad. B.
Lettre sur l'Akousmate d'Ansacq , et sur un au
tre , & c.
1516
Enigmes , Logogryphes , & c. 1531
Nouvelles Litteraires , des beaux Arts , &c. Le
Théatre des Passions et de la Fortune , 1533
Memoire sur le Laminage du Plomb , 1535
Discours pour servir de Plan à l'Histoire du
1538
Les Elemens de Mathématique de M. Varignon,
Gévaudan ,
& c. 1541
Giornale de Litterati d'Italia , Tomo II . 1545
Lettres sérieuses et badines , &c. 1551
Nouveau Reglement pour le Palinod de Caen ,
1557
Découvertes curieuses dans l'Art de plonger, 1558
Nouvelles Estampes de Watteau , 1561
Lettre sur les prétendues Antiquitez trouvées à
Cadix , 1564
Spectacles, Les Fêtes Venitiennes, Balet , 1568
LeFaux Sincere ,Comédie Nouvelle,Extrait, 1574
Nouvelles Etrangeres , de Turquie et Perse , 1598
Relation du Sacre du Roi et de la Reine de
1399
Dannemarck ,
1605
1615
Lettre du Marquis de Bonac , &c .
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Députation et Discours de la Maison de Sorbonne
au Duc d'Aiguillon ,
Benefices donnez ,
Lettre sur un Fait singulier ,
Morts et Mariages ,
Errata de May.
Age 1046. ligne 4. encore que , lisez, encore
qu'en partie.
P. 1050. 1. 3. Ovindus , 1. Ovinius.
P. 1051. l. 24. et, l. cst.
1918
1621
1622
1626
****
* **L[
اوخنرال
Leces Fugitives . La Sciende , Ode ,
sur le Sang ,
1427 Ode Sacrée tirée du Pseaume Confitebor ,
L'Aparition de l'Ombre de M. Thiers , &c. 1429
Le Renard trompé , Fable ,
Dissertation sur la Taille par l'appareil Lateral ,
1450
& c.
>
Sonnet de Mlle de la Vigne
Refléxion sur la Politesse →
1416
1421
1453
1469
1470
Stances ,
1479
Lettre de M Capperon pour découvrir et con
noître les Sels , & c . 1482
Cantatille ,
1497
1514
Refléxions sur la Méthode de M. le Fevre de Sau
mur , et sur les Notes de M. Gaullyer , 1498
Bouquet à Mad. B.
Lettre sur l'Akousmate d'Ansacq , et sur un au
tre , & c.
1516
Enigmes , Logogryphes , & c. 1531
Nouvelles Litteraires , des beaux Arts , &c. Le
Théatre des Passions et de la Fortune , 1533
Memoire sur le Laminage du Plomb , 1535
Discours pour servir de Plan à l'Histoire du
1538
Les Elemens de Mathématique de M. Varignon,
Gévaudan ,
& c. 1541
Giornale de Litterati d'Italia , Tomo II . 1545
Lettres sérieuses et badines , &c. 1551
Nouveau Reglement pour le Palinod de Caen ,
1557
Découvertes curieuses dans l'Art de plonger, 1558
Nouvelles Estampes de Watteau , 1561
Lettre sur les prétendues Antiquitez trouvées à
Cadix , 1564
Spectacles, Les Fêtes Venitiennes, Balet , 1568
LeFaux Sincere ,Comédie Nouvelle,Extrait, 1574
Nouvelles Etrangeres , de Turquie et Perse , 1598
Relation du Sacre du Roi et de la Reine de
1399
Dannemarck ,
1605
1615
Lettre du Marquis de Bonac , &c .
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c .
Députation et Discours de la Maison de Sorbonne
au Duc d'Aiguillon ,
Benefices donnez ,
Lettre sur un Fait singulier ,
Morts et Mariages ,
Errata de May.
Age 1046. ligne 4. encore que , lisez, encore
qu'en partie.
P. 1050. 1. 3. Ovindus , 1. Ovinius.
P. 1051. l. 24. et, l. cst.
1918
1621
1622
1626
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Résumé : TABLE.
Le document présente une liste d'œuvres littéraires et scientifiques, ainsi que des événements historiques, classés par année de 1399 à 1918. Parmi les œuvres notables figurent des poèmes, des fables, des dissertations, des lettres, des réflexions, des mémoires, des discours et des journaux. Les titres incluent 'Leces Fugitives,' 'L'Aparition de l'Ombre de M. Thiers,' 'Le Renard trompé,' et 'Les Éléments de Mathématique de M. Varignon.' Des événements spécifiques sont également mentionnés, tels que le 'Sacre du Roi et de la Reine de Dannemarck' en 1605 et des 'Nouvelles Étrangères, de Turquie et Perse' en 1598. Le document liste aussi des corrections pour des erreurs typographiques trouvées dans des pages spécifiques.
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19495
p. 211-212
AUTRE.
Début :
Le sieur Villermé, qui s'est fait annoncer il y a plusieurs années dans le Mercure [...]
Mots clefs :
Guérison, Écrouelles, Remèdes internes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
La fieur Villermé , qui-s'eſt fait annoncer il y'a
plufieurs années dans le Mercure pour la guérifon
des écrouelles , avertit de nouveau le public qu'il
continue de traiter ces maladies avec tout le fuccès
poffible. Ce n'eft , comme il l'a déja marqué ,
ni par des opérations , ni par des topiques , qu'il
parvient à les guérir. Appliqué depuis longtemps
à connoître & à fuivre ces torres de maladies , il
fçait que ces moyens ne peuvent être qu'infiuctueux
, & qu'une affection générale & habituelle ,
qui a fon principe dans toute la mafſe du fang , ne
fe détruit pas comme un mal paffager. Il emploie
intérieurement des remedés , dont une longue expérience
lui a confirmé la propriété & l'efficacité ,
& il a la fatisfaction avec plus ou moins de temps
fuivant les différens fujets , de rendre à leurs pa
rens des enfans dont la fanté & l'embonpoint les
étonnent , après les lui avoir donnés dans un état
qui leur paroiffoit défefpéré. L'on fouhaiteroit
peut-être que le fieur Villermé , pour prouver ce
qu'il avance, produifft quelque certificat ; mais
quel eft celui qui voudroit confentir qu'il apprît au
public que c'eft fon enfant qu'il a guéri ? Perſonne
ne veut être connu, & il doit par état & par confidération
, garder le filence là- deffus. Tout ce qu'i
212 MERGURE DE FRANCE.
fe croit permis , c'eft d'affuret qu'il ne cherelle
pas à en impofer , & qu'il ne dit ici rien qui ne
foit exactement vrai. Sa demeure est toujours à
Lardy , à 2 lieues d'Arpajeon , & à neuf de Paris,
route d'Orléans.
La fieur Villermé , qui-s'eſt fait annoncer il y'a
plufieurs années dans le Mercure pour la guérifon
des écrouelles , avertit de nouveau le public qu'il
continue de traiter ces maladies avec tout le fuccès
poffible. Ce n'eft , comme il l'a déja marqué ,
ni par des opérations , ni par des topiques , qu'il
parvient à les guérir. Appliqué depuis longtemps
à connoître & à fuivre ces torres de maladies , il
fçait que ces moyens ne peuvent être qu'infiuctueux
, & qu'une affection générale & habituelle ,
qui a fon principe dans toute la mafſe du fang , ne
fe détruit pas comme un mal paffager. Il emploie
intérieurement des remedés , dont une longue expérience
lui a confirmé la propriété & l'efficacité ,
& il a la fatisfaction avec plus ou moins de temps
fuivant les différens fujets , de rendre à leurs pa
rens des enfans dont la fanté & l'embonpoint les
étonnent , après les lui avoir donnés dans un état
qui leur paroiffoit défefpéré. L'on fouhaiteroit
peut-être que le fieur Villermé , pour prouver ce
qu'il avance, produifft quelque certificat ; mais
quel eft celui qui voudroit confentir qu'il apprît au
public que c'eft fon enfant qu'il a guéri ? Perſonne
ne veut être connu, & il doit par état & par confidération
, garder le filence là- deffus. Tout ce qu'i
212 MERGURE DE FRANCE.
fe croit permis , c'eft d'affuret qu'il ne cherelle
pas à en impofer , & qu'il ne dit ici rien qui ne
foit exactement vrai. Sa demeure est toujours à
Lardy , à 2 lieues d'Arpajeon , & à neuf de Paris,
route d'Orléans.
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Résumé : AUTRE.
Le texte présente le sieur Villermé, un guérisseur spécialisé dans le traitement des écrouelles, une maladie de la peau. Villermé affirme traiter cette affection non par des opérations ou des applications locales, mais par des remèdes internes. Il explique que les écrouelles résultent d'une affection générale et habituelle du sang, nécessitant un traitement interne. Villermé souligne que son expérience a confirmé l'efficacité de ses remèdes, permettant de rétablir la santé et l'embonpoint des enfants qu'il traite. Il mentionne que les certificats de guérison sont difficiles à obtenir, car les parents préfèrent rester anonymes. Villermé assure qu'il ne cherche pas à imposer ses méthodes et qu'il ne dit que la vérité. Il réside à Lardy, à deux lieues d'Arpajon et neuf de Paris, sur la route d'Orléans.
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19496
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. L'Amante & le Buveur, [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
L'Amante & le Buveur , Ode en dialogue , pag. 7
Vers a Mlle de Fontenelle ,
A la même ,
9
10
17
Epître à M. L. D.D. par M. Senac de Meilhan , 1 ;
Remarque fur les premieres Affemblées des Sçavants
tenues à Paris par M. Delalande , de l'A.
cadémie Royale des Sciences ,
A S. A. Mgr le Prince de Soubife au fujet de la
victoire qu'il a remportée fur les Hanovriens
& les Hellois ,
L'Antiquaire au-deffus de fa fortune , Conte , 26
La Convalescence de Madame la Princeffe de
Condé , Epode ,
25
37
Sur la queftion propofée dans le fecond Mercure
d'Octobre ,
Ole Sacrée ,
44
49
216 MER CURE DE FRANCE.
Epître à Mlle Barri de Céres , par Mlle Thomaſfin
,
53
L'Amour Voyageur , par le Solitaire de Bretagne
,
Mot de l'Enigme du Merc. précédent ( Navete) 66
Mot du Logogryphe ,
Enigme ,
Autre Enigme ,
Logogryphe ,
Chanlon ,
59
ibid.
ibid.
ibid.
67
68
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Extrait du Traité des Langues vivantes dans les
Sciences , par M, Malouin &c .
Suite de la Lettre de M. Rouſſeau & c.
69
74
Extrait de l'Hift. des Mathématiques , 124
Suite des Principes difcutés , 139
Annonces des Livres nouveaux, 145 fuiv.
ART.III.SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
MEDECIN E.
Extrait du fecond Mémoire fur l'Inoculation , &c,
ART. IV. ARTS UTILES.
ISI
Lettre de M. Fournier le jeune , 179
ARTS AGRÉABLES.
Mufique ,
189
Gravure ,
199
ART. V. SPECTACLES .
Opéra , 192
Comédie Françoiſe ,
ibid.
Comédie Italienne , 192
Concert Spirituel ,
192
ART. VI. Nouvelles Politiques , 194
212
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
L'Amante & le Buveur , Ode en dialogue , pag. 7
Vers a Mlle de Fontenelle ,
A la même ,
9
10
17
Epître à M. L. D.D. par M. Senac de Meilhan , 1 ;
Remarque fur les premieres Affemblées des Sçavants
tenues à Paris par M. Delalande , de l'A.
cadémie Royale des Sciences ,
A S. A. Mgr le Prince de Soubife au fujet de la
victoire qu'il a remportée fur les Hanovriens
& les Hellois ,
L'Antiquaire au-deffus de fa fortune , Conte , 26
La Convalescence de Madame la Princeffe de
Condé , Epode ,
25
37
Sur la queftion propofée dans le fecond Mercure
d'Octobre ,
Ole Sacrée ,
44
49
216 MER CURE DE FRANCE.
Epître à Mlle Barri de Céres , par Mlle Thomaſfin
,
53
L'Amour Voyageur , par le Solitaire de Bretagne
,
Mot de l'Enigme du Merc. précédent ( Navete) 66
Mot du Logogryphe ,
Enigme ,
Autre Enigme ,
Logogryphe ,
Chanlon ,
59
ibid.
ibid.
ibid.
67
68
ART. II. NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Extrait du Traité des Langues vivantes dans les
Sciences , par M, Malouin &c .
Suite de la Lettre de M. Rouſſeau & c.
69
74
Extrait de l'Hift. des Mathématiques , 124
Suite des Principes difcutés , 139
Annonces des Livres nouveaux, 145 fuiv.
ART.III.SCIENCES ET BELLES- LETTRES.
MEDECIN E.
Extrait du fecond Mémoire fur l'Inoculation , &c,
ART. IV. ARTS UTILES.
ISI
Lettre de M. Fournier le jeune , 179
ARTS AGRÉABLES.
Mufique ,
189
Gravure ,
199
ART. V. SPECTACLES .
Opéra , 192
Comédie Françoiſe ,
ibid.
Comédie Italienne , 192
Concert Spirituel ,
192
ART. VI. Nouvelles Politiques , 194
212
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'un Mercure de France, organisée en six sections. La première section liste des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des odes, épîtres, contes, épodes, ainsi que des réponses à des questions et énigmes. Parmi les auteurs mentionnés figurent Senac de Meilhan, Delalande et le Solitaire de Bretagne. La deuxième section traite des nouvelles littéraires, avec des extraits de traités sur les langues vivantes et les mathématiques, et des annonces de nouveaux livres. La troisième section se concentre sur les sciences et les belles-lettres, notamment un extrait sur l'inoculation. La quatrième section aborde les arts utiles, avec une lettre de Fournier le jeune, et les arts agréables, incluant la musique et la gravure. La cinquième section décrit les spectacles, tels que l'opéra, la comédie française et italienne, et les concerts spirituels. Enfin, la sixième section présente les nouvelles politiques.
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19497
p. 207-208
De PARIS, le 4 Octobre.
Début :
Le 21 du mois dernier, on fit la Dédicace de l'Eglise Paroissiale [...]
Mots clefs :
Église, Dédicace, Évêque, Clergé, Monseigneur le Dauphin, Madame la Dauphine, Archevêque
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De PARIS, le 4 Octobre.
De PARIS , le 4 Octobre,
Le 21 du mois dernier , on fit la Dédicace de
l'Eglife Paroiffiale de Choifi- le- Roi : cette Eglife
fur dédiée fous l'invocation de Saint Louis , Roi
de France , & de Saint Nicolas , Evêque de Myrre.
Cette Cérémonie fut faite par l'Archevêque de
Paris , affifté des Archevêques d'Aries , de Tours ,
de Befançon , de Touloufe , d'Alby , & des Evêques
de Grenoble , de Chartres , d'Orléans , de
208 MERCURE DE FRANCE.
Meaux , de Metz & d'Autun , en qualité de
Co-Confécrateurs . Les autres Evêques qui fe trouvoient
ici y affiftérent avec les Agens Généraux
du Clergé , fur l'invitation qui leur en avoit été
faite de la part de Sa Majefté. Le Roi , la Reine ,
Monfeigneur le Dauphin , Madame la Dauphine ,
& Mefdames , affifterent à cette Cérémonie.
L'Archevêque de Paris , les Archevêques & Evêques
Co-Confécrateurs , les autres Evêques qui
avoient affifté à la Cérémonie , & les deux Agens
Généraux du Clergé , eurent l'honneur de dîner
avec Sa Majesté .
Le 21 du mois dernier , on fit la Dédicace de
l'Eglife Paroiffiale de Choifi- le- Roi : cette Eglife
fur dédiée fous l'invocation de Saint Louis , Roi
de France , & de Saint Nicolas , Evêque de Myrre.
Cette Cérémonie fut faite par l'Archevêque de
Paris , affifté des Archevêques d'Aries , de Tours ,
de Befançon , de Touloufe , d'Alby , & des Evêques
de Grenoble , de Chartres , d'Orléans , de
208 MERCURE DE FRANCE.
Meaux , de Metz & d'Autun , en qualité de
Co-Confécrateurs . Les autres Evêques qui fe trouvoient
ici y affiftérent avec les Agens Généraux
du Clergé , fur l'invitation qui leur en avoit été
faite de la part de Sa Majefté. Le Roi , la Reine ,
Monfeigneur le Dauphin , Madame la Dauphine ,
& Mefdames , affifterent à cette Cérémonie.
L'Archevêque de Paris , les Archevêques & Evêques
Co-Confécrateurs , les autres Evêques qui
avoient affifté à la Cérémonie , & les deux Agens
Généraux du Clergé , eurent l'honneur de dîner
avec Sa Majesté .
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Résumé : De PARIS, le 4 Octobre.
Le 21 septembre, l'église paroissiale de Choisy-le-Roi a été dédiée sous la protection de Saint Louis et Saint Nicolas. La cérémonie, présidée par l'archevêque de Paris, a réuni plusieurs archevêques et évêques. Le roi, la reine, le dauphin, la dauphine et Mesdames y ont assisté. Un dîner a suivi avec Sa Majesté.
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19498
p. 1259-1261
L'OURSE, LA GUENON, ET LE HIBOU. FABLE.
Début :
Par cas fortuit, ou quelqu'autre aventure, [...]
Mots clefs :
Ourse, Guenon, Hibou, Coeur, Nid
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : L'OURSE, LA GUENON, ET LE HIBOU. FABLE.
L'OURSE , LA GUENON,
ET LE HIBOU.
FABL E.
Ar cas fortuit , ou quelqu'autre
aventure ,
Une Ourse , une Guenon ,
societé ;
Du moins on croit la Nature que
N'avoit pas signé le Traité.
11. Vol
firent
A ij Quoi1260
MERCURE DE FRANCE
Quoiqu'il en soit l'un et l'autse ménage ,
Chaque mere ayant ses Petits ,
S'établit en même logis :
Il servoit seul à tout leur tripotage.
L'Ourse y lechoit chaque instant ses Oursons ;
La Guenon folatroit avec ses Nourrissons ,
Et les formoit au badinage ,
Sautant par-cy , sautant par - là ,
Dorlotant celui- cy , baisotant celui-la.
La Comere en rioit et ne pouvoit comprendre
Qu'on pût pour des magots avoir le coeur si
tendre ;
Dame Guenon comprenoit encor moins
La tendresse de l'Ourse. A quoi bon tant de soins;
Disoit- elle à
soi ,
par pour une masse informe ?
Un Ourson est un Monstre , un animal énormez
Il est si laid qu'il en fait peur ,
Un tel objet fait mal au coeur :
Pour le lecher , il faut être bien mere
Ou n'avoir pas beaucoup à faire.
Par malheur elle s'expliqua ,
,
Qu'arriva t'il ? Guenon n'est point discrete ,
Non - plus que femme n'est secrette.
L'Ourse tout de bon s'en choqua ,
Et sur même ton répliqua.
Grand procès , grand débat ; on met en parallele
Les Oursons, les Magots , et l'amour paternelle
Plaide , il faut voir ! au bruit vient un Hibou ,
JI. Vol.
Ayant
JUIN. 1261 734.
Qui près de- là gardoit et son nid et son trou
Ayant oui chaque Partie ,
A chacune il donna le tort.
Yous jugez toutes deux , dit- il , par simpatie ,
Je vais , pour vous mettre d'accord ,
Yous chercher un mignon plus digne de tendresse
,
C'est un bijou de mon espece.
Aussi- tôt il vole à son nid ,
Y prend , en apporte un petit
Joli , Dicu sçait , comme son pere ;
Rechigné comme une Megere ;
Et le montrant d'un air bouru ,
Mais pourtant avec complaisance :
Ourse , Guenon, dit- il , jugez de mon engeance,
Un semblable poupon n'est pas un malotru,
L'Ourse en pensa toute autre chose ,
Et la Guenon ne fut de même avis que lui .
Tous trois jugeoient fort bien dans la cause
d'autrui ,
Et fort mal en leur propre cause,
Aprenez de cette leçon ,
Que le coeur duppe la raison.
L. M. D. C.
ET LE HIBOU.
FABL E.
Ar cas fortuit , ou quelqu'autre
aventure ,
Une Ourse , une Guenon ,
societé ;
Du moins on croit la Nature que
N'avoit pas signé le Traité.
11. Vol
firent
A ij Quoi1260
MERCURE DE FRANCE
Quoiqu'il en soit l'un et l'autse ménage ,
Chaque mere ayant ses Petits ,
S'établit en même logis :
Il servoit seul à tout leur tripotage.
L'Ourse y lechoit chaque instant ses Oursons ;
La Guenon folatroit avec ses Nourrissons ,
Et les formoit au badinage ,
Sautant par-cy , sautant par - là ,
Dorlotant celui- cy , baisotant celui-la.
La Comere en rioit et ne pouvoit comprendre
Qu'on pût pour des magots avoir le coeur si
tendre ;
Dame Guenon comprenoit encor moins
La tendresse de l'Ourse. A quoi bon tant de soins;
Disoit- elle à
soi ,
par pour une masse informe ?
Un Ourson est un Monstre , un animal énormez
Il est si laid qu'il en fait peur ,
Un tel objet fait mal au coeur :
Pour le lecher , il faut être bien mere
Ou n'avoir pas beaucoup à faire.
Par malheur elle s'expliqua ,
,
Qu'arriva t'il ? Guenon n'est point discrete ,
Non - plus que femme n'est secrette.
L'Ourse tout de bon s'en choqua ,
Et sur même ton répliqua.
Grand procès , grand débat ; on met en parallele
Les Oursons, les Magots , et l'amour paternelle
Plaide , il faut voir ! au bruit vient un Hibou ,
JI. Vol.
Ayant
JUIN. 1261 734.
Qui près de- là gardoit et son nid et son trou
Ayant oui chaque Partie ,
A chacune il donna le tort.
Yous jugez toutes deux , dit- il , par simpatie ,
Je vais , pour vous mettre d'accord ,
Yous chercher un mignon plus digne de tendresse
,
C'est un bijou de mon espece.
Aussi- tôt il vole à son nid ,
Y prend , en apporte un petit
Joli , Dicu sçait , comme son pere ;
Rechigné comme une Megere ;
Et le montrant d'un air bouru ,
Mais pourtant avec complaisance :
Ourse , Guenon, dit- il , jugez de mon engeance,
Un semblable poupon n'est pas un malotru,
L'Ourse en pensa toute autre chose ,
Et la Guenon ne fut de même avis que lui .
Tous trois jugeoient fort bien dans la cause
d'autrui ,
Et fort mal en leur propre cause,
Aprenez de cette leçon ,
Que le coeur duppe la raison.
L. M. D. C.
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Résumé : L'OURSE, LA GUENON, ET LE HIBOU. FABLE.
La fable 'L'Ourse, la Guenon et le Hibou' met en scène deux mères, une ourse et une guenon, vivant avec leurs petits. L'ourse chérit ses oursons, tandis que la guenon joue avec ses magots. Chaque mère critique les soins de l'autre : l'ourse ne comprend pas la tendresse de la guenon, et la guenon trouve les oursons laids et informes. Un conflit éclate lorsque la guenon exprime son incompréhension, et l'ourse réagit de manière offensée. Leur dispute attire un hibou, qui tente de les réconcilier en leur montrant un de ses petits. Cependant, ni l'ourse ni la guenon ne trouvent le petit hibou attrayant. La fable conclut que chacun juge bien la cause des autres mais mal la sienne, illustrant que le cœur dupe souvent la raison.
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19499
s. p.
TABLE
Début :
Pieces Fugitives, &c. L'Astrologie judiciaire, Ode, 1257 Dissertation sur [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE
TABLE
eces Fugitives , &c. L'Astrologie judiciaire ,
Ode ,
ertation sur les Enseignes Militaires , 1262
se et Circé , Fable ,
1257
1275
et d'une nouvelle Edition des Essais de Miel
de Montaigne ,
re sur un Roseau ,
Exion sur le Sublime , &c.
1279
1306
1309
onse à l'Elegie de Mlle de Malcrais , & c.
e de M. Collin , Chirurgien , &c.
rigal à Mile de Malcrais ,
1322
1326
1330
éxions sur la Bizarerie des usages , &c.
oësie et la Musique , Poëme ,
noire sur l'Electricité , &c.
à la Duchesse du Maine , T
ce publique de l'Académie Royale de Chirgie
,
mes, Logogryphes , &c.
1356
1371
1
1331
1342 *
1348
1353
I. Vol.
NOUNOUVELLES
LITTERAIRES , & c. Anecdo
la Cour de Philippe Auguste ,
Systême Chronologique sur les trois Ter
la Bible , & c.
Table Chronologique de l'Histoire Univer
& c .
Nouvelle Edition de Sigonius à Milan ,
Traité de l'Opinion , &c.
Question sur le Chant d'Eglise ,
Extrait de Lettre sur un nouveau Journal ,
Autre Extrait de Lettre concernant M. de
taire ,
Nouvelle Edition de la Henriade , &c.
Machine propre à élever l'eau , &c.
Ouvrage sur les Finances et les Officiers Co
tables ,
Portrait gravé de Monseigneur le Dau
I
Nouveaux Tableaux exposez à Versailles ,
Nouvelles Carrieres de Marbre découve
Chanson notée , sur le Rhume ,
Spectacles. Les Fêtes Grecques et Roman
L'heureux Stratagême , Extrait ,
Nouvelles Etrangeres , de Contantinople ,
De Russie , de Pologne , &c.
Allemagne et Italie ,
Espagne ,
Extrait d'une Lettre d'Alger , sur Oran .
Grande Bretagne ,
I
14
14
France, Nouvelles de la Cour, de Paris , &c. 14
Vers sur le Portait de la Marquise de P.
Promotion d'Etats Majors , &c 14
11. Vol Epigra
gramme, & c.
1458
rts , et Mariages ,
drigal , & c .
êts Notables , & c.
ibid.
1459
1460
eces Fugitives , &c. L'Astrologie judiciaire ,
Ode ,
ertation sur les Enseignes Militaires , 1262
se et Circé , Fable ,
1257
1275
et d'une nouvelle Edition des Essais de Miel
de Montaigne ,
re sur un Roseau ,
Exion sur le Sublime , &c.
1279
1306
1309
onse à l'Elegie de Mlle de Malcrais , & c.
e de M. Collin , Chirurgien , &c.
rigal à Mile de Malcrais ,
1322
1326
1330
éxions sur la Bizarerie des usages , &c.
oësie et la Musique , Poëme ,
noire sur l'Electricité , &c.
à la Duchesse du Maine , T
ce publique de l'Académie Royale de Chirgie
,
mes, Logogryphes , &c.
1356
1371
1
1331
1342 *
1348
1353
I. Vol.
NOUNOUVELLES
LITTERAIRES , & c. Anecdo
la Cour de Philippe Auguste ,
Systême Chronologique sur les trois Ter
la Bible , & c.
Table Chronologique de l'Histoire Univer
& c .
Nouvelle Edition de Sigonius à Milan ,
Traité de l'Opinion , &c.
Question sur le Chant d'Eglise ,
Extrait de Lettre sur un nouveau Journal ,
Autre Extrait de Lettre concernant M. de
taire ,
Nouvelle Edition de la Henriade , &c.
Machine propre à élever l'eau , &c.
Ouvrage sur les Finances et les Officiers Co
tables ,
Portrait gravé de Monseigneur le Dau
I
Nouveaux Tableaux exposez à Versailles ,
Nouvelles Carrieres de Marbre découve
Chanson notée , sur le Rhume ,
Spectacles. Les Fêtes Grecques et Roman
L'heureux Stratagême , Extrait ,
Nouvelles Etrangeres , de Contantinople ,
De Russie , de Pologne , &c.
Allemagne et Italie ,
Espagne ,
Extrait d'une Lettre d'Alger , sur Oran .
Grande Bretagne ,
I
14
14
France, Nouvelles de la Cour, de Paris , &c. 14
Vers sur le Portait de la Marquise de P.
Promotion d'Etats Majors , &c 14
11. Vol Epigra
gramme, & c.
1458
rts , et Mariages ,
drigal , & c .
êts Notables , & c.
ibid.
1459
1460
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Résumé : TABLE
Le document présente une liste chronologique d'œuvres littéraires et historiques, incluant des poèmes, des fables, des essais, des traités et des lettres. Parmi les œuvres notables, on trouve 'Scène et Circé, Fable' en 1257, 'Dissertation sur les Enseignes Militaires' en 1262, et 'Discours sur un Roseau' en 1275. D'autres œuvres marquantes incluent 'Examen sur le Sublime' en 1279, 'Conseil à l'Élégie de Mlle de Malcrais' en 1322, et 'Poésie et la Musique, Poème' en 1330. Le document mentionne également des éditions révisées, telles que les 'Essais de Montaigne' et 'La Henriade'. Il inclut des nouvelles littéraires et des anecdotes, comme celles concernant la cour de Philippe Auguste et des systèmes chronologiques sur l'histoire universelle. Des extraits de lettres et des nouvelles étrangères provenant de divers pays, tels que Constantinople, la Russie, la Pologne, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, Alger, et la Grande-Bretagne, sont également présents. Le document se termine par des nouvelles de France, des promotions d'états-majors, et des événements notables comme des mariages et des épigrammes.
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19500
p. 211-213
L'ART de faire parler les Sourds & Muets.
Début :
Une chose qui doit donner de grandes espérances dans les sciences [...]
Mots clefs :
Sciences, Découvertes, Mutisme, Apprendre à parler, Surdité, M. Ernaud, Guérison, Prononciation, Certificat
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texteReconnaissance textuelle : L'ART de faire parler les Sourds & Muets.
L'ART de faire parler les Sourds & Muets .
UNE chofe qui doit donner de grandes efpérances
dans les fciences & dans les arts , c'est que
l'on y a fouvent fait des découvertes qu'on n'efpéroit
pas y jamais faire , & dont on n'avoit pas
même l'idée. Jufqu'à ces derniers temps , par
exemple , où l'on eft parvenu à faire parler des
muets de naiffance , on n'avoit pas imaginé feulement
la chofe poffible. On regardoit les muets
de naiffance comme moins guériffables qu'aucuns
autres ; il fembloit que la nature elle- même , par
quelque malin vouloir , eût mis un cachet fur
leur langue pour les empêcher éternellement d'articuler.
Cependant ce font ces muets- là même
qu'il eft plus poffible de faire parler , que ceux
qui le font devenus par des accidens : ils ne font
reftés muets que parce qu'ils étoient fourds , les
organes de la parole ne leur manquent pas : ils font
feulement plus embarraffés par le défaut d'exercice.
Comme donc ces muets le font en conféquence
de leur furdité , il faut , pour ainfi dire ,
leur faire voir des fons , puis les exercer à les rendre
. Voilà quel eft l'art de M. Ernaud , qui eft à
Paris depuis quelque temps. L'éleve qu'il a amené
de Bordeaux eft né fourd & muet, & a, outre
la furdité , tous les vices d'organes que la nature
pouvoit cumuler , pour qu'il ne lui reftât aucune
efperance , fi bien que, de l'aveu de plufieurs Médecins
célebres , il ne Pauroit jamais fait intelligiblement
, quand il ne feroit pas né fourd. Il a
212 MERCURE DE FRANCE.
le filet coupé trop avant , il a un embarras dans
le gofier dont on ne connoît pas la caufe immédiate
, il a de la difpofition à bégayer , il manque
de falivation , & pardeffus tout cela , il eft
né Irlandois. M. Ernaud a fçu par fon art vaincre
tous ces obftacles , & l'enfant âgé de 13 ans , qui
n'eft que depuis un an entre fes mains , demande
intelligiblement fes befoins , lit à haute voix quelque
livre qu'on lui préfente , répond jufte aux
queftions qu'on lui fait , foit par écrit ou au mouvement
des levres , à quoi il ne fe trompe pas.
L'Académie des fciences a vu & entendu parler
cet enfant ; M. Morand Secrétaire perpétuel de
l'Académie de Chirurgie , l'a vu & entendu auffi ,
& en a donné fon certificat à . M. Ernaud. M. Er
naud vient d'entreprendre , je ne dirai pas la cure
, mais l'inſtruction d'un ſecond éleve ; car il
n'emploie pour cet effet , ni opérations , ni remédes
; mais beaucoup d'art , une connoiffance
peu commune de tous les fons dont la voix peat
être fufceptible & une patience infinie.
Les fourds & muets ne font pas fi rares qu'on
penfe : on ne les croit rares que parce que ces infortunés
déja fi maltraités de la nature , pour com.
ble de difgrace , font encore rélégués par leurs
parens loin de la fociété des hommes , comme
en étant les rebuts. On cache leur malheur , au
lieu d'y remédier , parce qu'on le croit irremédiable
. C'est donc rendre un bon fervice au public,
que d'indiquer un homme qui y remédie.
M. Ernaud promet de plus au public , de corriger
dans toutes fortes de fujets , muets ou non,
le bégayement , le graffeyement , le défaut de
falivation , & généralement tous les vices de conformation
d'organes. Sa méthode est toujours
également fimple. Quelque difficulté qu'ait un béJANVIER.
1758. 213
gue (pour prouver la vérité de ce qu'il avance ),
il lui fait prononcer aisément & fans grimace
quelques mots que ce foit , & cela dans l'inſtant
même, & en très -peu de temps il les fait parler
auffi-bien que tout autre. Il faut s'adreffer chez
M. Julien , Négociant , rue de la vieille monnoie
à Paris.
UNE chofe qui doit donner de grandes efpérances
dans les fciences & dans les arts , c'est que
l'on y a fouvent fait des découvertes qu'on n'efpéroit
pas y jamais faire , & dont on n'avoit pas
même l'idée. Jufqu'à ces derniers temps , par
exemple , où l'on eft parvenu à faire parler des
muets de naiffance , on n'avoit pas imaginé feulement
la chofe poffible. On regardoit les muets
de naiffance comme moins guériffables qu'aucuns
autres ; il fembloit que la nature elle- même , par
quelque malin vouloir , eût mis un cachet fur
leur langue pour les empêcher éternellement d'articuler.
Cependant ce font ces muets- là même
qu'il eft plus poffible de faire parler , que ceux
qui le font devenus par des accidens : ils ne font
reftés muets que parce qu'ils étoient fourds , les
organes de la parole ne leur manquent pas : ils font
feulement plus embarraffés par le défaut d'exercice.
Comme donc ces muets le font en conféquence
de leur furdité , il faut , pour ainfi dire ,
leur faire voir des fons , puis les exercer à les rendre
. Voilà quel eft l'art de M. Ernaud , qui eft à
Paris depuis quelque temps. L'éleve qu'il a amené
de Bordeaux eft né fourd & muet, & a, outre
la furdité , tous les vices d'organes que la nature
pouvoit cumuler , pour qu'il ne lui reftât aucune
efperance , fi bien que, de l'aveu de plufieurs Médecins
célebres , il ne Pauroit jamais fait intelligiblement
, quand il ne feroit pas né fourd. Il a
212 MERCURE DE FRANCE.
le filet coupé trop avant , il a un embarras dans
le gofier dont on ne connoît pas la caufe immédiate
, il a de la difpofition à bégayer , il manque
de falivation , & pardeffus tout cela , il eft
né Irlandois. M. Ernaud a fçu par fon art vaincre
tous ces obftacles , & l'enfant âgé de 13 ans , qui
n'eft que depuis un an entre fes mains , demande
intelligiblement fes befoins , lit à haute voix quelque
livre qu'on lui préfente , répond jufte aux
queftions qu'on lui fait , foit par écrit ou au mouvement
des levres , à quoi il ne fe trompe pas.
L'Académie des fciences a vu & entendu parler
cet enfant ; M. Morand Secrétaire perpétuel de
l'Académie de Chirurgie , l'a vu & entendu auffi ,
& en a donné fon certificat à . M. Ernaud. M. Er
naud vient d'entreprendre , je ne dirai pas la cure
, mais l'inſtruction d'un ſecond éleve ; car il
n'emploie pour cet effet , ni opérations , ni remédes
; mais beaucoup d'art , une connoiffance
peu commune de tous les fons dont la voix peat
être fufceptible & une patience infinie.
Les fourds & muets ne font pas fi rares qu'on
penfe : on ne les croit rares que parce que ces infortunés
déja fi maltraités de la nature , pour com.
ble de difgrace , font encore rélégués par leurs
parens loin de la fociété des hommes , comme
en étant les rebuts. On cache leur malheur , au
lieu d'y remédier , parce qu'on le croit irremédiable
. C'est donc rendre un bon fervice au public,
que d'indiquer un homme qui y remédie.
M. Ernaud promet de plus au public , de corriger
dans toutes fortes de fujets , muets ou non,
le bégayement , le graffeyement , le défaut de
falivation , & généralement tous les vices de conformation
d'organes. Sa méthode est toujours
également fimple. Quelque difficulté qu'ait un béJANVIER.
1758. 213
gue (pour prouver la vérité de ce qu'il avance ),
il lui fait prononcer aisément & fans grimace
quelques mots que ce foit , & cela dans l'inſtant
même, & en très -peu de temps il les fait parler
auffi-bien que tout autre. Il faut s'adreffer chez
M. Julien , Négociant , rue de la vieille monnoie
à Paris.
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Résumé : L'ART de faire parler les Sourds & Muets.
Le texte aborde l'art de faire parler les sourds et muets, une découverte récente. Jusqu'à une époque récente, il était considéré comme impossible de faire parler les muets de naissance, jugés moins guérissables que les autres. Cependant, il s'avère que les muets de naissance, n'ayant jamais exercé leurs organes de la parole, peuvent être rééduqués plus facilement que ceux devenus muets par accident. M. Ernaud, à Paris, a développé une méthode pour enseigner la parole aux sourds-muets. Il a réussi à faire parler un enfant né sourd et muet, malgré divers handicaps physiques, en seulement un an. L'Académie des sciences et M. Morand, secrétaire perpétuel de l'Académie de Chirurgie, ont attesté des progrès de l'enfant. M. Ernaud propose également de corriger le bégaiement, le grasillement et autres vices de conformation des organes de la parole. Sa méthode est simple et efficace, permettant aux sujets de prononcer des mots sans grimace et rapidement. Pour plus d'informations, il est possible de s'adresser à M. Julien, négociant, rue de la vieille monnoie à Paris.
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