1
p. 3-9
PREDICTION SUR LA NAISSANCE D'UN DUC DE BOURGOGNE. Par Madame Curé.
Début :
Loin d'ici Fées mensongeres du Parnasse, dont le langage fut [...]
Mots clefs :
Prédiction, Naissance du duc de Bourgogne, Peuples, Temps, Traits, Fils, Yeux, Dieux, Fille, Roi
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texteReconnaissance textuelle : PREDICTION SUR LA NAISSANCE D'UN DUC DE BOURGOGNE. Par Madame Curé.
PREDICTION
SUR LA NAISSANCE
D'UN DUC
DE BOURGOGNE.
Par Madame Curé.
Loin d'ici Fées mensongeres du
Parnasse, dont le langage fut
de tout tems consacré à l'impos-
ture. Je renonce à vos faveurs.
Vous fites jadis entendre sur le Tybre in-
digné, des accens impies, à la louange
A ij
II. Vol.
Digsiues vO
4 MERCUREDEFRANCE.
du * Meurtrier d'Agripine. Pour combien
de Tyrans vos nourrissons insensés allu-
merent-ils un encens criminel? Que de
traits leur plume sacrilège ne lança t'elle
pas contre des Héros bien-faisans, les
délices de leurs peuples & de toute la terre?
.
Je t'invoque, fils de l'Océan & de
Thétis, volage & savant Protée, à qui le
Livre des Destins est ouvert. Fais moi lire
dans l'avenit: éclaire moi. Quels seront
les fruits de l'Hymen glorieux qui joint
l'Auguste Lovis avec l'adorable Jo-
SEPHE? **Nos voeux & nos espérances
seront-ils trompés? La seule violence
peut, dit-on, arracher tes faveurs: mais
que peut une foible mortelle contre les
Dieux? Mes voeux & mon zéle seront les
sculs efforis que j'employrai pour te fixer.
Quels sentimens inconnus s'emparent
de moi! Je trenible, je frissonne. Quels
rayons viennent m'éclairer! L'avenir se dé-
voile à mesyeux. J'entens les bords enchan-
tés de la Seine reteutir de mille concerts
harmonieux. Les Peuples enyvtés de joie &
*Lucain dans sa Pharsile, a lové Nerou,
** Marie Josephe, P. iacesse de Pologue.
JANVIER. 1752.
d'allégresse célébrent à l'envi la bonté des
immortels. Un nouveau Lys va naître sur
nos rives fortunées. Lucine tend déja ses
mains propices à la Princesse adorable qui
le donne à notre amour. Parez- vous,
Apollon, de traits nouveaux & plus bril-
lans. Répandez, mon frere, une lumiere
& plus pure & plus belle. Elle va frapper
pour la premiere fois les yeux charmans
du petit- fils de LOVIS & de MARIN-
Je le vois dans son divin berceau entou-
ré des ris, des jeux & des graces. Vénus
en sa faveur, pardonne à la beauté de sa
rivale, la fille du Roi des Sarmates. * Elle
prodigue à cet enfant gloneux ses caresses.
Le Dieu de Paphos laissant tomber son arc
de ses mains redoutables, l'air sombre &
la tênte baissée, gémit & soupire, Ah! s'é-
crie-t'il, mon Empire est perdu! Je vois
un rival invincible dans cet enfant: il a
mes traits, mes graces: mais ai- je des yeux
comme lui, capables d'enflammer les cieux
& la tetre?
W
Tu souris, Prince illustre: l'Amour ir-
rité s'envole. Ah! quelle différence entre
toi & ceDieu cruel! Que de Sceptres brises!
La sille du Roi des Sarmates, c'est Madame
la Dauphine, qui est fille du Roi de Pologne. Les
Polonois s'appelloient autresois Sarmates.
Aiij
6 MERCUREDEFRANCE.
Que de Cités ravagées ; De combien de
maux & de calamités n est-il point l'Artisan
funeste? Mais que de Trônes soutenus! Que
de Nations sauvées! Que de bonheur & de
prospérité ta main prodigue va répandre
sur l'Univers!
Marchant sur les traces de ton auguste
Ayeul & de son fils, & digne comme eux
du nom si rare de BIEN-AIME, tuembarras-
seras l'Histoire. Clio, destinée à débrouiller
le cahos des Tems, nommera confusément,
dans nos fastes, trois Titus, plus ressemblans
encore par la bonté, la clemence, & par
routes les vertus des grands Rois, que par
le nom flatteur qui les annonce.
Peuples asservis sous un Maître barba-
re, * Grecs infortunés si différens de vos
Peres, fermez vos coeurs à une joye insen-
sée. Des Devins trompeurs brisant fausse-
ment, dans leurs oracles, vos fers & vos
chaînes, planterent nos Lys sut vos tristes
rives. Vaines illusions! Frivoles espéran-
ces ! Les destins propices préparent au
Prince qui vient de naître un bonheur plus
doux & plus sensible: il augmentera celui
de ses peuples.
* Ceitains Entousiastes ont prédit que la Fran-
ce détruiroit l'Empire des Turcs.
30
JANVIER.
1752.
La fille de Jupiter & de Thémis, Astrée
quitte les Cieux; elle vient habiter les
climats heureusemeni sou misà la Loi des
BOURBONS. Dicux! Quels tems me
découvres-tu, sçavant Prothée! L'avarice
expire, la discorde frémit, la pauvreté
s'envole, le fortuné Gaulois n'a de désirs
que pour remplir ceux des autres, de dé-
bats que pour exercer, à l'envi, sa généro-
fité, & de besoins que celui de remerciet
les Dieux de son abondance.
Le Tytan de nos plaisirs, le vil intérêt ne
forge plus de traits dorés pour le Dicu d'A-
mathonte. La tendresse, la constance, le
mystere effacent l'éclat des métaux funestes
qu'une main avare tira des entrailles de la
terre. Les Amans sçauront aimer; ils soupite-
ront pour des charmes toujours nouveaux
& toujours les mêmes, & ils ne s'en vante-
ront qu'à l'objet de leurs flammes.
L'ouvrage divin, dont le Vainqueur
pacisique de Fontenoy a jetté les fonde-
mens, s'acheve. Je vois la paix bâtir de ses
mains tranquilles son empire sur les debris
de celui de Bellone. L'arbre de Minerve
répand de toutes parts ses rameaux ver-
A iiij
LeNOO
9MERCURE DE FRANCE-
doyans. L'ambition, la cruauté & l'injustice
unissent envain leur fureur pour r'ouvrir-
un Templobarbare teint du sang des mortels
dévoués au Dieu des meurtres & du carnage.
Quel spectacle frappe mes yeux ! Je
vois, sous un ciel sercin & tranquille,
mille & mille Laboureurs amasser à l'en-
vi les dons abondans de la blonde Cerés.
La faux du Soldat effréné n'a pas moisson-
né leurs douces espérances. Bien-tôt, au
milieu de leurs chastes épouses & de leurs
enfans chéris, ils vont rroubler agréable-
ment le silence de leurs foyers parsibles,
par des hymnes sacrées que leur inspirora la
piété & la reconnoissance. Le doux Nectat
du fils de Sémelle prête une nouvelle force
à leurs voix saintement fatiguées. Les
Dieux applaudissent eux mêmes à des fêtes
dont ils ont dicté l'appareil.
Tu m'abandonnes, Dieu volage, incons-
tant Prothée. L'avenit se dérobe à mes
yeux. J'apperçois un tems bien différent,
trop présent encore à ma douleur; le pas-
sé funeste, où la Parque m'enleva le mor-
tel vertueux dont l'hymen avoit uni nos
destinées. Hélas! Quel abattement! Quel-
les douleurs! Mais de quels sons généreux-
viens-tu frapper mes oreilles? Je t'entens,
300
JANVIER. 1732.
ombre plaintive: Cesse, dis-tu, de répan-
dre des larmes stériles sur ma cendre: je-
quitte ta tendresse de regrets superflus: ta
Patrie prospére, tout rit à LO uIS: Ses
peuples sont heureux. Ton coeur pourroit-
il encore s'ouvrit à la tristesse:
SUR LA NAISSANCE
D'UN DUC
DE BOURGOGNE.
Par Madame Curé.
Loin d'ici Fées mensongeres du
Parnasse, dont le langage fut
de tout tems consacré à l'impos-
ture. Je renonce à vos faveurs.
Vous fites jadis entendre sur le Tybre in-
digné, des accens impies, à la louange
A ij
II. Vol.
Digsiues vO
4 MERCUREDEFRANCE.
du * Meurtrier d'Agripine. Pour combien
de Tyrans vos nourrissons insensés allu-
merent-ils un encens criminel? Que de
traits leur plume sacrilège ne lança t'elle
pas contre des Héros bien-faisans, les
délices de leurs peuples & de toute la terre?
.
Je t'invoque, fils de l'Océan & de
Thétis, volage & savant Protée, à qui le
Livre des Destins est ouvert. Fais moi lire
dans l'avenit: éclaire moi. Quels seront
les fruits de l'Hymen glorieux qui joint
l'Auguste Lovis avec l'adorable Jo-
SEPHE? **Nos voeux & nos espérances
seront-ils trompés? La seule violence
peut, dit-on, arracher tes faveurs: mais
que peut une foible mortelle contre les
Dieux? Mes voeux & mon zéle seront les
sculs efforis que j'employrai pour te fixer.
Quels sentimens inconnus s'emparent
de moi! Je trenible, je frissonne. Quels
rayons viennent m'éclairer! L'avenir se dé-
voile à mesyeux. J'entens les bords enchan-
tés de la Seine reteutir de mille concerts
harmonieux. Les Peuples enyvtés de joie &
*Lucain dans sa Pharsile, a lové Nerou,
** Marie Josephe, P. iacesse de Pologue.
JANVIER. 1752.
d'allégresse célébrent à l'envi la bonté des
immortels. Un nouveau Lys va naître sur
nos rives fortunées. Lucine tend déja ses
mains propices à la Princesse adorable qui
le donne à notre amour. Parez- vous,
Apollon, de traits nouveaux & plus bril-
lans. Répandez, mon frere, une lumiere
& plus pure & plus belle. Elle va frapper
pour la premiere fois les yeux charmans
du petit- fils de LOVIS & de MARIN-
Je le vois dans son divin berceau entou-
ré des ris, des jeux & des graces. Vénus
en sa faveur, pardonne à la beauté de sa
rivale, la fille du Roi des Sarmates. * Elle
prodigue à cet enfant gloneux ses caresses.
Le Dieu de Paphos laissant tomber son arc
de ses mains redoutables, l'air sombre &
la tênte baissée, gémit & soupire, Ah! s'é-
crie-t'il, mon Empire est perdu! Je vois
un rival invincible dans cet enfant: il a
mes traits, mes graces: mais ai- je des yeux
comme lui, capables d'enflammer les cieux
& la tetre?
W
Tu souris, Prince illustre: l'Amour ir-
rité s'envole. Ah! quelle différence entre
toi & ceDieu cruel! Que de Sceptres brises!
La sille du Roi des Sarmates, c'est Madame
la Dauphine, qui est fille du Roi de Pologne. Les
Polonois s'appelloient autresois Sarmates.
Aiij
6 MERCUREDEFRANCE.
Que de Cités ravagées ; De combien de
maux & de calamités n est-il point l'Artisan
funeste? Mais que de Trônes soutenus! Que
de Nations sauvées! Que de bonheur & de
prospérité ta main prodigue va répandre
sur l'Univers!
Marchant sur les traces de ton auguste
Ayeul & de son fils, & digne comme eux
du nom si rare de BIEN-AIME, tuembarras-
seras l'Histoire. Clio, destinée à débrouiller
le cahos des Tems, nommera confusément,
dans nos fastes, trois Titus, plus ressemblans
encore par la bonté, la clemence, & par
routes les vertus des grands Rois, que par
le nom flatteur qui les annonce.
Peuples asservis sous un Maître barba-
re, * Grecs infortunés si différens de vos
Peres, fermez vos coeurs à une joye insen-
sée. Des Devins trompeurs brisant fausse-
ment, dans leurs oracles, vos fers & vos
chaînes, planterent nos Lys sut vos tristes
rives. Vaines illusions! Frivoles espéran-
ces ! Les destins propices préparent au
Prince qui vient de naître un bonheur plus
doux & plus sensible: il augmentera celui
de ses peuples.
* Ceitains Entousiastes ont prédit que la Fran-
ce détruiroit l'Empire des Turcs.
30
JANVIER.
1752.
La fille de Jupiter & de Thémis, Astrée
quitte les Cieux; elle vient habiter les
climats heureusemeni sou misà la Loi des
BOURBONS. Dicux! Quels tems me
découvres-tu, sçavant Prothée! L'avarice
expire, la discorde frémit, la pauvreté
s'envole, le fortuné Gaulois n'a de désirs
que pour remplir ceux des autres, de dé-
bats que pour exercer, à l'envi, sa généro-
fité, & de besoins que celui de remerciet
les Dieux de son abondance.
Le Tytan de nos plaisirs, le vil intérêt ne
forge plus de traits dorés pour le Dicu d'A-
mathonte. La tendresse, la constance, le
mystere effacent l'éclat des métaux funestes
qu'une main avare tira des entrailles de la
terre. Les Amans sçauront aimer; ils soupite-
ront pour des charmes toujours nouveaux
& toujours les mêmes, & ils ne s'en vante-
ront qu'à l'objet de leurs flammes.
L'ouvrage divin, dont le Vainqueur
pacisique de Fontenoy a jetté les fonde-
mens, s'acheve. Je vois la paix bâtir de ses
mains tranquilles son empire sur les debris
de celui de Bellone. L'arbre de Minerve
répand de toutes parts ses rameaux ver-
A iiij
LeNOO
9MERCURE DE FRANCE-
doyans. L'ambition, la cruauté & l'injustice
unissent envain leur fureur pour r'ouvrir-
un Templobarbare teint du sang des mortels
dévoués au Dieu des meurtres & du carnage.
Quel spectacle frappe mes yeux ! Je
vois, sous un ciel sercin & tranquille,
mille & mille Laboureurs amasser à l'en-
vi les dons abondans de la blonde Cerés.
La faux du Soldat effréné n'a pas moisson-
né leurs douces espérances. Bien-tôt, au
milieu de leurs chastes épouses & de leurs
enfans chéris, ils vont rroubler agréable-
ment le silence de leurs foyers parsibles,
par des hymnes sacrées que leur inspirora la
piété & la reconnoissance. Le doux Nectat
du fils de Sémelle prête une nouvelle force
à leurs voix saintement fatiguées. Les
Dieux applaudissent eux mêmes à des fêtes
dont ils ont dicté l'appareil.
Tu m'abandonnes, Dieu volage, incons-
tant Prothée. L'avenit se dérobe à mes
yeux. J'apperçois un tems bien différent,
trop présent encore à ma douleur; le pas-
sé funeste, où la Parque m'enleva le mor-
tel vertueux dont l'hymen avoit uni nos
destinées. Hélas! Quel abattement! Quel-
les douleurs! Mais de quels sons généreux-
viens-tu frapper mes oreilles? Je t'entens,
300
JANVIER. 1732.
ombre plaintive: Cesse, dis-tu, de répan-
dre des larmes stériles sur ma cendre: je-
quitte ta tendresse de regrets superflus: ta
Patrie prospére, tout rit à LO uIS: Ses
peuples sont heureux. Ton coeur pourroit-
il encore s'ouvrit à la tristesse:
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Résumé : PREDICTION SUR LA NAISSANCE D'UN DUC DE BOURGOGNE. Par Madame Curé.
Madame Curé rédige une prédiction concernant la naissance d'un duc de Bourgogne. Elle invoque Protée pour révéler l'avenir et exprime ses espoirs liés au mariage de Louis et de Marie-Josèphe, princesse de Pologne. La prophétie annonce la venue d'un enfant béni, entouré de bonheur et de prospérité. Cet enfant, petit-fils de Louis et de Marie, est décrit comme ayant des traits et des grâces divines, capable d'inspirer amour et admiration. Il est destiné à suivre les traces de ses ancêtres, apportant bonheur et prospérité à ses peuples. La prédiction évoque une ère de paix et d'abondance, où l'avarice et la discorde disparaîtront, et où la France connaîtra une période de stabilité et de générosité. Par la suite, le texte exprime une profonde tristesse et une réflexion sur le temps et la perte. Le narrateur déplore l'inconstance du destin et la disparition d'un être cher, probablement un époux, emporté par la mort. Il évoque un passé douloureux et un avenir incertain. Une voix fantomatique, celle de l'être disparu, intervient pour consoler le narrateur. Elle rappelle que la patrie prospère sous le règne de Louis et que ses peuples sont heureux, encourageant le narrateur à cesser ses larmes et à ne plus nourrir de regrets inutiles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 9-14
LES HOMMAGES DU PARNASSE, Présentés au Roi, à l'occasion de la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Par M. Gautier, Ancien Valet-de-Chambre de Sa Majesté.
Début :
Cedant hier à l'esprit qui m'entraîne, [...]
Mots clefs :
Apollon, Roi, Cour, Gloire, Héros, Temple, Dieu, Arts, Yeux, Naissance du duc de Bourgogne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LES HOMMAGES DU PARNASSE, Présentés au Roi, à l'occasion de la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Par M. Gautier, Ancien Valet-de-Chambre de Sa Majesté.
LES HOMMAGES
DU PARNASSE,
Présentés au Roi, à l'occasion de la Naissance
de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Par M. Gaubier, Ancien Valet-de-Chambre
de Sa Majesté.
Cedant hier à l'esprit qui m'entraîne,
J'osai porter mes pas dans le sacré valon;
l'échapai pat mes soins aux regurds d'Apollon,
Et côto yant saus bruit los bords de l'Hypocrene,,
J'atrive ensin au céleste séjour,
Od le Dieu des Arts tient sa cour.
La Nature toujours si féconde en miracles,
N'offrit jamais aux regards curieux
De plus magnisiques spectacles
Que ceux qui frapperent mes yeux.
Au sein du remple de Mémoire,
Apollon sur un Tronde élevé par la Gloire,
AV
10 MERCURE DE FRANCE
Entouré des Plaisirs, soutenu par les Arts,
Sur sa brillante Cour, promenoit ses regards.
Autour de lui les neuf Muses rangées,
Portoient les attributs divers
Des Sciences toujours par elles protégées
Et dont la connoissance enrichit l'univers.
De tous côtés accouroient sur leurs traces,
Les Poëtes fameux leurs plus chers favoris;
Autour d'eux voltigeoient les Graces
Qui leur avoient inspiré leuts écrits.
On voyoit le Chantre d'Achille
Couduire ce Héros à l'immottalité.
Près de lui paroissoit Virgile,
Dont la plume toujours fertile,
Sçut peindre à l'esprit enchanté
Mille sujets divers avec même beauté.
Le Maître de l'Art Poëtique
Chantre divin & famoux satyrique,
Horace y paroissoit avec ces traits mordans,
Dont il sçut foudroyer les vices de son tems.
Mais sur un lit de fleurs formé par la mollesse,
Sans cesse raffraîchi par l'aîle du Zéphir
l'apperçois dans les bras du Dieu de la tendresse
Le Légissaetur du plaisir.
C'est Ovile, le tendie Ovide
Ce Maître de la liberté.
Que la délicatesse guide
Daus ses leçons de volupte,
JANVIER.
1752.
11
L'Amour reçoit de lui son carquois & ses armes.
De lui l'Amour emprunte tous ses charmes,
Mortel divin fait pout tout animer,
Toi, par qui le plaisit respire sur la terre,
L'Amour t'inspira l'Art d'aimer,
Il apprend de toi l'Art de plaire.
Tandis qu'Ovide artête, & mon cour & met
yeux,
Apollon s'adressant à tous ces demi-Dieur
Leur dit avec un doux sourire:
Ornemens de ma Gloire, appui de mon Empire,
Je vous ai tous rassemblés dans ce jour-
Pour célébrer aux accords de ma lyre,
Le bonheur des Etats od LovIS tient ma Cour.
L'Hymen toujours heureux sous les loix de l'A-
mour
Donne un Prince aux François; cette illustre
naissance
Assure enfin le destin de la France.
Tous les Dieux à l'envi, répandent tour à tour
Sur cer Auguste Enfant une heureuse influence:
Et ce Prince, en un mot, est l'obiet précieur
Des vœux de l'nivers, & des faveurs des Dieuni-
Sur lui Jupiter lance un rayon de sa gloire,
Mars lui promet des jours tissus par la Victoite;:
Pallas de ses conseils, éclairant ses projets,
Guidera son jeune courage.
Craint de ses Ennemis, aimé de ses Sujets,,
Avj
12 MERCURE DE FRANCE.
Il aura les vertus du Héros & du Sage.
Tout lui promet le destin le plus beau,
Et si la slamme éclaire son berceau*,
On n'en doit concevoir qu'un illustre présage,
De son éclat futur, cet époque est le gage:
De l'Inde le Vainqueur fameux,
Le rival du Dieu des batailles,
Alexandre naquit à la clatté des feux
Qui du Temple d'Ephése embrasoient les murail.
les.
Rappellex-vous son pere au milieu des hazards,
D'un Roi victorieux suivant les étendarts.
Petit Fils de LOUIS, il suivra son exemple:
La Race des BOURBONS est celle des Heros;
Illustre enfin jusques dans le repos,
Adoré des mortels, leur cœeur sera son Temple.
Chanten les vertus, la beauté
D'une Auguste & jeune Princesse,
Qui paye à son époux le prix de sa tendresse,
En donnant un Héros à l'immortalité.
La cohorte celeste à l'instant réunie
Secondant les vœux d'Apolion,
Consacre de ses chants le divine harmonie,
A celebrer la Race de BOURBON.
*Le jour de la Naissance de Manseieneur le Das
de Bengogne. la sen o tris à la grana E curie du
Rei, à V'erfailles.
Er Alexanire naquis le nne jorr que le Terpie-
de Diaus ju: crie a Epiisc.
nes uO
JANVIER.
1752.
13.
Si j'eusse été prudent, si j'eusse pu me taire,
J'aurois vu jusqu'au bout cet auguste mystére;
Mais d'un zele indiscret me laissant emportet,
Voyant louer mes Rois, je me mis à chanter,
On s'apperçut bientôt que quelque téméraire
Jusqu'au Temple des Arts avoit osé monter.
Aux accens de ma voix, la douce melodie.
Au même instant avoit cessé,
Et de Chaptres divins. un essain amassé
Menaçoit de changer la Fête en Tragédie,
Quand Apollon surptis de ma témérité,
M'appelle, & me lançant, un regard irrité:
Mortel audacieux, me dit- il en colere:
Quel dessein t'amene en ces lieux?
L'Amout, le zele & le desir de plaire,
Repondis je, en baissant. les yeux;
A qui : reprit ce Dicu d'un ton moins furieux;
Au Monarque immortel, dont vous aimes la
gloire,
A mon Roi respecté de tous ces demi-Dieur,
Et dont je vois la place au Temple de Mémoire.
Alois faisaut briller sur son front la douceur,
Vas, me dit Apolion, j'excuse ton andace,
Suis les mouremens de ton cœur.
Tu venx plaire à LOUIS, va, parts, je te fais.
grace,
Porte Iui le récit de nos divius Concerts,
Les voeux, les hommages divers
Des Habitans & da Dien de Parnasst.
14 MERCUF
CE.
AU ROI.
SIRE, par des accens trop peu dignes de vous.
Je sens que d'Apollon je remplis mal l'attente
Mais si tous protégez une Muse tretublante,
Je ne craindrai point son courroux,
La vanité n'a point monté ma lyre,
Le respect, seul encens, dont le Ciel soit jaloux,
Est, SIRE, dans ce jour le seul Diou qui m'inspire
DU PARNASSE,
Présentés au Roi, à l'occasion de la Naissance
de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Par M. Gaubier, Ancien Valet-de-Chambre
de Sa Majesté.
Cedant hier à l'esprit qui m'entraîne,
J'osai porter mes pas dans le sacré valon;
l'échapai pat mes soins aux regurds d'Apollon,
Et côto yant saus bruit los bords de l'Hypocrene,,
J'atrive ensin au céleste séjour,
Od le Dieu des Arts tient sa cour.
La Nature toujours si féconde en miracles,
N'offrit jamais aux regards curieux
De plus magnisiques spectacles
Que ceux qui frapperent mes yeux.
Au sein du remple de Mémoire,
Apollon sur un Tronde élevé par la Gloire,
AV
10 MERCURE DE FRANCE
Entouré des Plaisirs, soutenu par les Arts,
Sur sa brillante Cour, promenoit ses regards.
Autour de lui les neuf Muses rangées,
Portoient les attributs divers
Des Sciences toujours par elles protégées
Et dont la connoissance enrichit l'univers.
De tous côtés accouroient sur leurs traces,
Les Poëtes fameux leurs plus chers favoris;
Autour d'eux voltigeoient les Graces
Qui leur avoient inspiré leuts écrits.
On voyoit le Chantre d'Achille
Couduire ce Héros à l'immottalité.
Près de lui paroissoit Virgile,
Dont la plume toujours fertile,
Sçut peindre à l'esprit enchanté
Mille sujets divers avec même beauté.
Le Maître de l'Art Poëtique
Chantre divin & famoux satyrique,
Horace y paroissoit avec ces traits mordans,
Dont il sçut foudroyer les vices de son tems.
Mais sur un lit de fleurs formé par la mollesse,
Sans cesse raffraîchi par l'aîle du Zéphir
l'apperçois dans les bras du Dieu de la tendresse
Le Légissaetur du plaisir.
C'est Ovile, le tendie Ovide
Ce Maître de la liberté.
Que la délicatesse guide
Daus ses leçons de volupte,
JANVIER.
1752.
11
L'Amour reçoit de lui son carquois & ses armes.
De lui l'Amour emprunte tous ses charmes,
Mortel divin fait pout tout animer,
Toi, par qui le plaisit respire sur la terre,
L'Amour t'inspira l'Art d'aimer,
Il apprend de toi l'Art de plaire.
Tandis qu'Ovide artête, & mon cour & met
yeux,
Apollon s'adressant à tous ces demi-Dieur
Leur dit avec un doux sourire:
Ornemens de ma Gloire, appui de mon Empire,
Je vous ai tous rassemblés dans ce jour-
Pour célébrer aux accords de ma lyre,
Le bonheur des Etats od LovIS tient ma Cour.
L'Hymen toujours heureux sous les loix de l'A-
mour
Donne un Prince aux François; cette illustre
naissance
Assure enfin le destin de la France.
Tous les Dieux à l'envi, répandent tour à tour
Sur cer Auguste Enfant une heureuse influence:
Et ce Prince, en un mot, est l'obiet précieur
Des vœux de l'nivers, & des faveurs des Dieuni-
Sur lui Jupiter lance un rayon de sa gloire,
Mars lui promet des jours tissus par la Victoite;:
Pallas de ses conseils, éclairant ses projets,
Guidera son jeune courage.
Craint de ses Ennemis, aimé de ses Sujets,,
Avj
12 MERCURE DE FRANCE.
Il aura les vertus du Héros & du Sage.
Tout lui promet le destin le plus beau,
Et si la slamme éclaire son berceau*,
On n'en doit concevoir qu'un illustre présage,
De son éclat futur, cet époque est le gage:
De l'Inde le Vainqueur fameux,
Le rival du Dieu des batailles,
Alexandre naquit à la clatté des feux
Qui du Temple d'Ephése embrasoient les murail.
les.
Rappellex-vous son pere au milieu des hazards,
D'un Roi victorieux suivant les étendarts.
Petit Fils de LOUIS, il suivra son exemple:
La Race des BOURBONS est celle des Heros;
Illustre enfin jusques dans le repos,
Adoré des mortels, leur cœeur sera son Temple.
Chanten les vertus, la beauté
D'une Auguste & jeune Princesse,
Qui paye à son époux le prix de sa tendresse,
En donnant un Héros à l'immortalité.
La cohorte celeste à l'instant réunie
Secondant les vœux d'Apolion,
Consacre de ses chants le divine harmonie,
A celebrer la Race de BOURBON.
*Le jour de la Naissance de Manseieneur le Das
de Bengogne. la sen o tris à la grana E curie du
Rei, à V'erfailles.
Er Alexanire naquis le nne jorr que le Terpie-
de Diaus ju: crie a Epiisc.
nes uO
JANVIER.
1752.
13.
Si j'eusse été prudent, si j'eusse pu me taire,
J'aurois vu jusqu'au bout cet auguste mystére;
Mais d'un zele indiscret me laissant emportet,
Voyant louer mes Rois, je me mis à chanter,
On s'apperçut bientôt que quelque téméraire
Jusqu'au Temple des Arts avoit osé monter.
Aux accens de ma voix, la douce melodie.
Au même instant avoit cessé,
Et de Chaptres divins. un essain amassé
Menaçoit de changer la Fête en Tragédie,
Quand Apollon surptis de ma témérité,
M'appelle, & me lançant, un regard irrité:
Mortel audacieux, me dit- il en colere:
Quel dessein t'amene en ces lieux?
L'Amout, le zele & le desir de plaire,
Repondis je, en baissant. les yeux;
A qui : reprit ce Dicu d'un ton moins furieux;
Au Monarque immortel, dont vous aimes la
gloire,
A mon Roi respecté de tous ces demi-Dieur,
Et dont je vois la place au Temple de Mémoire.
Alois faisaut briller sur son front la douceur,
Vas, me dit Apolion, j'excuse ton andace,
Suis les mouremens de ton cœur.
Tu venx plaire à LOUIS, va, parts, je te fais.
grace,
Porte Iui le récit de nos divius Concerts,
Les voeux, les hommages divers
Des Habitans & da Dien de Parnasst.
14 MERCUF
CE.
AU ROI.
SIRE, par des accens trop peu dignes de vous.
Je sens que d'Apollon je remplis mal l'attente
Mais si tous protégez une Muse tretublante,
Je ne craindrai point son courroux,
La vanité n'a point monté ma lyre,
Le respect, seul encens, dont le Ciel soit jaloux,
Est, SIRE, dans ce jour le seul Diou qui m'inspire
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Résumé : LES HOMMAGES DU PARNASSE, Présentés au Roi, à l'occasion de la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Par M. Gautier, Ancien Valet-de-Chambre de Sa Majesté.
Le poème 'Les Hommages du Parnasse' est dédié au roi à l'occasion de la naissance du Duc de Bourgogne. L'auteur, M. Gaubier, ancien valet de chambre du roi, relate une vision où il se rend au mont Parnasse, lieu sacré des arts et des muses. Sur place, il voit Apollon entouré des neuf Muses ainsi que des poètes illustres tels qu'Homère, Virgile, Horace et Ovide. Apollon annonce la naissance du Duc de Bourgogne et prédit pour lui un avenir glorieux et des vertus héroïques. Divers dieux, incluant Jupiter, Mars et Pallas, accordent leurs faveurs au nouveau-né. Le poème exalte également la lignée des Bourbons et la mère du Duc. Gaubier, emporté par son enthousiasme, se met à chanter mais est réprimandé par Apollon. Cependant, il obtient finalement la grâce divine pour transmettre les hommages du Parnasse au roi.
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3
p. 14-17
ODE A Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Début :
Rempli de l'attrait où m'engage [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Prince, Main, Poète, Désir
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texteReconnaissance textuelle : ODE A Monseigneur le Duc de Bourgogne.
ODE
A Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Rempli de l'attrait où m'engage
Tout ce qu'on présage de toi,
Je veux t'offrir un tendre hommage
Mon cout m'en impose la loi:
Ma main sera son Interprête:
Mais, Prince charmant, un Poëte,
Seulement par amusement
Sans talent, sans art, sans délire,
Que jamais Apolion n'inspire,
Peut-il le faire dignement:
Non. De l'audace qui m'anime,
0
JANVIER.
1752.
Il faudroit arrêter le bruit;
Mais mon transport fût il un crime,
Mes yeux t'ont vû, ma main écrit.
Je suis saus doute un téméraire,
D'oser entrer dans la carriere
Où sont les Poëtes fameux
Que dis-je ? ils n'ont rien que j'envie:
S'ils me surpassent en génie,
L'amour me met au dessus d'eux,
L'éclat qui brille dans ta mere,
Est déja devenu le tien:
Imitant ton auguste pere:
Parfaitement digne du fien,
Tu seras grand, doux, équitable.
L'Empire des tiens est aimable
Il est beau de le soûtenir.
Ce n'est qu'en suivant leurs exemples,,
Que tu p.ux méniter les Temples
Que te prépare l'avenir.
Je chante, Prince, ta sagesse,
En chantant celle de mon Roi:
C'est ses vertus, c'est sa tendresse,
Que le desir admire en toi.
Ses hauts exploits, sa bonté rate,
L'heureuse Ecole qu'il. prépata
15
16. MERCURE DEFRANCE.
Aux fils des peres malheureux,
Assurent sa gloire constante
D'une immortalité brillante,
Conforme à l'ardent de nos veux.
Son nom est inêlé dans nos Fêtes
Aux noms des Rois les plus chéris:
Iliregne aujourd'hui sur nos têtes:
Ton Pere est le Roi de nos fils:
Nos neveux verront tou Empire;
Et, j'ose ici te le prédire,
Un Dieu caché parle à mon cour,
Te voyant marcher sur sa trace,,
Le Ciel éternisant ta race,
Eternisera leur bonheun
Je n'ai point le talent de plaire,
Je n'en connois que le desir;
Mais, jeune Prince, sans mystére,
Sourent on peur y parvenir.
Vets toi, sur cette confiance,
Mes chants volent en assurance,
Sur l'aile. de l'enchantement.
Ma Muse est peut-être indiscréte;
Mais contre le goût d'un Poëte,
La raison parle vainement.
JANVIER.
1752.
Reçois, grand Prince, mon hommage,
Prête l'oreille à mes accens;
Pout t'en crayonner une image
J'ai brulé mon premier encens.
Je ne pouvois. rien autre chose;
Et si déja plusieurs en prose
Te parloient avant mes Concerts,
Quand Page ouvrira ta pensée,
Souviens-toi que, l'ame embrasée,
Je l'ai fait le premier en vers.
Ciel! si jusques à ta mere
Mon ouvrage peut pénétrer
Quelle beauté, quel caractére,
Quel éclat y verrai- je entrer!
Il n'est plus rien qui m'épouvante:
Ses yeux, du feu qui nous enchante,,
Orneront mes expressions:
Ainsi l'Astre de la lumiere,
Parcourant sa vaste carriere,
Embellit tout de ses rayons.
Par M. D. L. F.
A Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Rempli de l'attrait où m'engage
Tout ce qu'on présage de toi,
Je veux t'offrir un tendre hommage
Mon cout m'en impose la loi:
Ma main sera son Interprête:
Mais, Prince charmant, un Poëte,
Seulement par amusement
Sans talent, sans art, sans délire,
Que jamais Apolion n'inspire,
Peut-il le faire dignement:
Non. De l'audace qui m'anime,
0
JANVIER.
1752.
Il faudroit arrêter le bruit;
Mais mon transport fût il un crime,
Mes yeux t'ont vû, ma main écrit.
Je suis saus doute un téméraire,
D'oser entrer dans la carriere
Où sont les Poëtes fameux
Que dis-je ? ils n'ont rien que j'envie:
S'ils me surpassent en génie,
L'amour me met au dessus d'eux,
L'éclat qui brille dans ta mere,
Est déja devenu le tien:
Imitant ton auguste pere:
Parfaitement digne du fien,
Tu seras grand, doux, équitable.
L'Empire des tiens est aimable
Il est beau de le soûtenir.
Ce n'est qu'en suivant leurs exemples,,
Que tu p.ux méniter les Temples
Que te prépare l'avenir.
Je chante, Prince, ta sagesse,
En chantant celle de mon Roi:
C'est ses vertus, c'est sa tendresse,
Que le desir admire en toi.
Ses hauts exploits, sa bonté rate,
L'heureuse Ecole qu'il. prépata
15
16. MERCURE DEFRANCE.
Aux fils des peres malheureux,
Assurent sa gloire constante
D'une immortalité brillante,
Conforme à l'ardent de nos veux.
Son nom est inêlé dans nos Fêtes
Aux noms des Rois les plus chéris:
Iliregne aujourd'hui sur nos têtes:
Ton Pere est le Roi de nos fils:
Nos neveux verront tou Empire;
Et, j'ose ici te le prédire,
Un Dieu caché parle à mon cour,
Te voyant marcher sur sa trace,,
Le Ciel éternisant ta race,
Eternisera leur bonheun
Je n'ai point le talent de plaire,
Je n'en connois que le desir;
Mais, jeune Prince, sans mystére,
Sourent on peur y parvenir.
Vets toi, sur cette confiance,
Mes chants volent en assurance,
Sur l'aile. de l'enchantement.
Ma Muse est peut-être indiscréte;
Mais contre le goût d'un Poëte,
La raison parle vainement.
JANVIER.
1752.
Reçois, grand Prince, mon hommage,
Prête l'oreille à mes accens;
Pout t'en crayonner une image
J'ai brulé mon premier encens.
Je ne pouvois. rien autre chose;
Et si déja plusieurs en prose
Te parloient avant mes Concerts,
Quand Page ouvrira ta pensée,
Souviens-toi que, l'ame embrasée,
Je l'ai fait le premier en vers.
Ciel! si jusques à ta mere
Mon ouvrage peut pénétrer
Quelle beauté, quel caractére,
Quel éclat y verrai- je entrer!
Il n'est plus rien qui m'épouvante:
Ses yeux, du feu qui nous enchante,,
Orneront mes expressions:
Ainsi l'Astre de la lumiere,
Parcourant sa vaste carriere,
Embellit tout de ses rayons.
Par M. D. L. F.
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Résumé : ODE A Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Le poème, daté de janvier 1752, est dédié à Monseigneur le Duc de Bourgogne. L'auteur, se considérant comme un poète sans talent, exprime son admiration et son désir de rendre hommage au duc. Il loue les qualités du duc, comparées à celles de ses parents, le roi et la reine, soulignant sa sagesse, sa grandeur et son potentiel pour gouverner avec justice et bonté. L'auteur espère que le duc suivra les exemples de ses ancêtres et continuera à maintenir l'empire de manière honorable. Il mentionne également les vertus et les exploits du roi, qui assurent sa gloire et son immortalité. Le poème se conclut par une déclaration d'admiration et de dévouement, avec l'espoir que ses vers puissent atteindre la mère du duc et refléter sa beauté et son caractère.
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4
p. 18-19
SUR LA NAISSANCE De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Début :
Contemplez à loisir, impatiens François, [...]
Mots clefs :
Rois, Naissance du duc de Bourgogne, Puissance, Dieux, Ciel
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUR LA NAISSANCE De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
SUR LA NAISSANCE
De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Contemplez à loisir, impatiens François,
Ce fruit d'un saint hymen, où votre espoir se
fonde.
Sçachez que destinée à lui donner des loix,
L'Auguste Race de vos Rois,
Doit durer autant que le monde.
Que de garans n'aviez vos pas
Du présent que vous fait la céleste Puissance?
N'est-ce pas en faveur des sages Potentats,
Qu'éclate sa magnisicence!
Interrogez la Terre, interrogez les Cieux.
Tant de vertus, dont l'assemblage brille;
Dans le plus grand des Rois, l'Astre de sa famille,
Sont un encens, un parfum précieux,
Qui s'élevant jusqu'au Trône des Dieux,
En fait descendre sur la France,
Les Trésors de leur Providences
Le Ciel ne verse point tous ses dons à la fois,
Differens de ce que nous sommes,
Ces demi-Dieux, Enfans des Rois
Ne naissent pas comme les autres hommes.
JANVIER.
1752.
19
Par des présages éclatans,
De loin d'abord, il les présente,
Et nous les annonce long. tems,
Avant de templir notre attente.
S'il paroît quelquefois être sourd à nos vœux,
N'en doit- il rien couter pour devenir heureux?
Ce heau jour qui nous luit, ce jout devoit éclore
Du sein d'une bi illante Aurore,
Qui par son éclat edt détruit
Ces nuages épais, noirs enfaus de la nuit.
Il falloit, enchainant le démon de la guerre,
Que ce Roi qui toujours prodiguant les bien-
faits
Lorsqu'il dispose du Tonnerre,
Ne veut que protéger la Paix.
Il falloit que LOVIS eût pû rendre à la Terre,
Une entiere sérénité *.
Le Temple de Janus fermé par sa Puissance,
Nous préparoit à l'heureuse Naissance
Qui fait notre félicité.
FILLE du Ciel, chaste Lucine,
Fertilise à jamais cette Tige divine
Dont les Rameaux, les Rejettons divers,
Doivent un jour ombrager l'Univers.
M. Tanevot.
La tronquillité du Nord.
De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Contemplez à loisir, impatiens François,
Ce fruit d'un saint hymen, où votre espoir se
fonde.
Sçachez que destinée à lui donner des loix,
L'Auguste Race de vos Rois,
Doit durer autant que le monde.
Que de garans n'aviez vos pas
Du présent que vous fait la céleste Puissance?
N'est-ce pas en faveur des sages Potentats,
Qu'éclate sa magnisicence!
Interrogez la Terre, interrogez les Cieux.
Tant de vertus, dont l'assemblage brille;
Dans le plus grand des Rois, l'Astre de sa famille,
Sont un encens, un parfum précieux,
Qui s'élevant jusqu'au Trône des Dieux,
En fait descendre sur la France,
Les Trésors de leur Providences
Le Ciel ne verse point tous ses dons à la fois,
Differens de ce que nous sommes,
Ces demi-Dieux, Enfans des Rois
Ne naissent pas comme les autres hommes.
JANVIER.
1752.
19
Par des présages éclatans,
De loin d'abord, il les présente,
Et nous les annonce long. tems,
Avant de templir notre attente.
S'il paroît quelquefois être sourd à nos vœux,
N'en doit- il rien couter pour devenir heureux?
Ce heau jour qui nous luit, ce jout devoit éclore
Du sein d'une bi illante Aurore,
Qui par son éclat edt détruit
Ces nuages épais, noirs enfaus de la nuit.
Il falloit, enchainant le démon de la guerre,
Que ce Roi qui toujours prodiguant les bien-
faits
Lorsqu'il dispose du Tonnerre,
Ne veut que protéger la Paix.
Il falloit que LOVIS eût pû rendre à la Terre,
Une entiere sérénité *.
Le Temple de Janus fermé par sa Puissance,
Nous préparoit à l'heureuse Naissance
Qui fait notre félicité.
FILLE du Ciel, chaste Lucine,
Fertilise à jamais cette Tige divine
Dont les Rameaux, les Rejettons divers,
Doivent un jour ombrager l'Univers.
M. Tanevot.
La tronquillité du Nord.
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Résumé : SUR LA NAISSANCE De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, fils du roi Louis XV, en janvier 1752. Cet enfant est destiné à gouverner grâce à sa lignée royale. Des signes divins et des présages annoncent cette naissance exceptionnelle. La paix et la sérénité sur Terre sont nécessaires pour accueillir cet événement, comparé à une aurore dissipant les ténèbres. Louis XV est décrit comme un protecteur de la paix, capable de fermer le temple de Janus, symbole de la fin des conflits. Le texte exprime le souhait que cette lignée royale continue de prospérer et de bénir l'univers.
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5
p. 20-23
IN Auspicatissimum ortum Ducis Burgundiae, Phalaecium.
Début :
Dies festa venit, petita Gallis : [...]
Mots clefs :
Gaudia, Risus, Puer, Dies festa
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : IN Auspicatissimum ortum Ducis Burgundiae, Phalaecium.
IN Auspicatissimum ortum Ducis Burgundiae,
Phalaecium.
Dies festa venit, petita Gallis :
Adsis, Phæbe, precor, repende carmen;
Te te turba fimul sequens Sororum
Descendat properans; fremente plausu-
Cantus consociet suaviores,
Choros ingeminet;, levesque saltus.
Adsis, Phabe, precor, repende carmen.
Huc vos, Gaudia, faustitas, faceti
Risus, blanditiæ, jocique molles:
Urbes, rura, domos subite passim
Dies festa venit, petita Gallis.
Ortus Principis admonet beatus,
Effuso agmine murmurate passim.
Circùm Verfalicos volate colles,
Et lenem strepitum ciente penna,
Regalis pueri insidere cunis.
Jam Pax lata sinu premens alumnum;
Artus fasciolis ligat tenellos:
Olivae viridi caput sub umbra
Ponit molliculum, vicariasque
Figens blandula basiationes
Dilectam sobolem tuetur usque.
Dulceis igniculis nitent ocelli,
Color purpureus labella pingit,
aO
JANVIER. 1752
Jcontem Bor bonidùm explicat. serenam.
Certatim Charites, Amor, Venusque
Munns ferre suum ambiunt puello.
Huc vos, Gaudia, convolate Risus;
Ludenti, unanimes levi susurro
Molles ociùs apparate somnos:
Aspirans Zephyri auta blandienti
Plaudentem aëra ventilet flabello.
Dum Morpheus oculos sopore dulci
Irrorans placidam sovet quietem.
Ah I caro capiti benigniore
Succum, Diva salus, refunde dextrà;
Custos nectare protegas amico
Delphini Patris unicos amores
Delphinae sobolem optimam parentis.
Procul tetra cohors, febtis, dolores:
Procul tetra cohors, abite morbi.
Precor, parcite Principi puello,
Neu vos, laedite flosculum recentem.
Huc huc Gaudia, convolate Risus.
Purâ luce novi micate soles;
t cum pallida nox nigrante curtu
Pacatum tenebras vehet per orbem
Passim plectta agiles regant choreas:
Passim sulphureo rorata lusu
Spargat slamma globos, petens & astra
Diem continuet sereniorem
gignet gaudia, nuncietque plausus,
Espectate Puer, parentis alma
21
22 MERCURE DEFRANCE.
Jam nunc incipe mussitare nomen.
Ludens brachiolis, avi per ulnas
Implebis teneros, puelle, amores
Feres oscula blandientis ultrò.
Frontem ne paveas tonantis olim
Quam Victoria, Mars & ipse lauro
Cinxit sanguincâ diu timendam:
Olli Pax bona temperat verendos
Vultus, olli olea caput coronat;
Fulgent lumina leniore flamma.
Amat Rex populos, amatus idem,
Expectate Puer, virente cul tu
Et sertis roseos revincta crines
Mittir Flora suas opes, tibique
Plenis lilia fundit è canistris:
Te te flava Ceres gerens aristis
Cornu divite, Principem salutat.
Autumnus sequitur ferens tacemos,
Et Pomona parat suos honores.
Rerum læetior ecce surgit ordo;
Volvent aurea molliore fuso
Parcæ sæcla, novus refulget orbis.
Huc vos, Gaudia, convolate Risus.
Nymphæe Sequanides adeste, Nymphæ,
Et quas VERSALIA vident sub undis;
Choros ducite, vocibusque junctis
Carmen dicite, consonabit Echo:
Sanus vivat io, diuque vivat
Regui deliciæ, Puer tenellus.
23
JANVIER. 1752.
Delphinum referat bonus parentem,
Blandam moribus exprimat parentem.
Felix, pace diu favente, crescat
Regni deliciæ, Puer tenellus.
Vivat, vivat io parens uterque:
Regem numina sospitent beuignum,
Longum fata fluent beata Gallis.
Guillelmus Raoult, Clericus Rhotomagensis.
Phalaecium.
Dies festa venit, petita Gallis :
Adsis, Phæbe, precor, repende carmen;
Te te turba fimul sequens Sororum
Descendat properans; fremente plausu-
Cantus consociet suaviores,
Choros ingeminet;, levesque saltus.
Adsis, Phabe, precor, repende carmen.
Huc vos, Gaudia, faustitas, faceti
Risus, blanditiæ, jocique molles:
Urbes, rura, domos subite passim
Dies festa venit, petita Gallis.
Ortus Principis admonet beatus,
Effuso agmine murmurate passim.
Circùm Verfalicos volate colles,
Et lenem strepitum ciente penna,
Regalis pueri insidere cunis.
Jam Pax lata sinu premens alumnum;
Artus fasciolis ligat tenellos:
Olivae viridi caput sub umbra
Ponit molliculum, vicariasque
Figens blandula basiationes
Dilectam sobolem tuetur usque.
Dulceis igniculis nitent ocelli,
Color purpureus labella pingit,
aO
JANVIER. 1752
Jcontem Bor bonidùm explicat. serenam.
Certatim Charites, Amor, Venusque
Munns ferre suum ambiunt puello.
Huc vos, Gaudia, convolate Risus;
Ludenti, unanimes levi susurro
Molles ociùs apparate somnos:
Aspirans Zephyri auta blandienti
Plaudentem aëra ventilet flabello.
Dum Morpheus oculos sopore dulci
Irrorans placidam sovet quietem.
Ah I caro capiti benigniore
Succum, Diva salus, refunde dextrà;
Custos nectare protegas amico
Delphini Patris unicos amores
Delphinae sobolem optimam parentis.
Procul tetra cohors, febtis, dolores:
Procul tetra cohors, abite morbi.
Precor, parcite Principi puello,
Neu vos, laedite flosculum recentem.
Huc huc Gaudia, convolate Risus.
Purâ luce novi micate soles;
t cum pallida nox nigrante curtu
Pacatum tenebras vehet per orbem
Passim plectta agiles regant choreas:
Passim sulphureo rorata lusu
Spargat slamma globos, petens & astra
Diem continuet sereniorem
gignet gaudia, nuncietque plausus,
Espectate Puer, parentis alma
21
22 MERCURE DEFRANCE.
Jam nunc incipe mussitare nomen.
Ludens brachiolis, avi per ulnas
Implebis teneros, puelle, amores
Feres oscula blandientis ultrò.
Frontem ne paveas tonantis olim
Quam Victoria, Mars & ipse lauro
Cinxit sanguincâ diu timendam:
Olli Pax bona temperat verendos
Vultus, olli olea caput coronat;
Fulgent lumina leniore flamma.
Amat Rex populos, amatus idem,
Expectate Puer, virente cul tu
Et sertis roseos revincta crines
Mittir Flora suas opes, tibique
Plenis lilia fundit è canistris:
Te te flava Ceres gerens aristis
Cornu divite, Principem salutat.
Autumnus sequitur ferens tacemos,
Et Pomona parat suos honores.
Rerum læetior ecce surgit ordo;
Volvent aurea molliore fuso
Parcæ sæcla, novus refulget orbis.
Huc vos, Gaudia, convolate Risus.
Nymphæe Sequanides adeste, Nymphæ,
Et quas VERSALIA vident sub undis;
Choros ducite, vocibusque junctis
Carmen dicite, consonabit Echo:
Sanus vivat io, diuque vivat
Regui deliciæ, Puer tenellus.
23
JANVIER. 1752.
Delphinum referat bonus parentem,
Blandam moribus exprimat parentem.
Felix, pace diu favente, crescat
Regni deliciæ, Puer tenellus.
Vivat, vivat io parens uterque:
Regem numina sospitent beuignum,
Longum fata fluent beata Gallis.
Guillelmus Raoult, Clericus Rhotomagensis.
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Résumé : IN Auspicatissimum ortum Ducis Burgundiae, Phalaecium.
Le poème célèbre la naissance d'un prince de Bourgogne, potentiellement le Dauphin de France. Il convie les muses et les divinités à chanter et danser pour honorer cet événement. Les vers évoquent l'arrivée des plaisirs, des rires et des douceurs, ainsi que la paix et la prospérité. La déesse Pax est représentée tenant l'enfant, protégé par une couronne d'olivier et entouré de bénédictions. Le poème souhaite au prince une vie longue et heureuse sous la protection des dieux. Il mentionne également les saisons et les divinités comme Flora et Cérès, qui apportent leurs bienfaits. Les nymphes du fleuve Seine sont invitées à participer à la célébration. Le texte se conclut par des vœux de longévité et de bonheur pour le prince, ses parents et le royaume de France. L'auteur est Guillaume Raoult, un clerc de Reims.
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6
p. 23-25
TRANSPORT BACHIQUE Au sujet de la Naissance du nouveau Duc de Bourgogne.
Début :
Lucine donne enfin un Prince à la Bourgogne, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Jus, Prince, Dieux, Amis, Dieu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TRANSPORT BACHIQUE Au sujet de la Naissance du nouveau Duc de Bourgogne.
TRANSPORT BACHIQUE
Au sujet de la Naissance du nouveau Duc
de Bourgogne.
Lucine donne enfin un Prince à la Bourgogne,
O Bachus, hâte- toi de lui donner du vin
Prépate ses pressoirs, fais murit son taisin;
Enyvre tour à tour la France & la Pologne:
Déja le fier Borée assiège nos climats
Déja des Aquilons la fougueuse insolence,
De tes dons renaissans menace l'abondance;
Viens; fils de Jupiter, dissipe ces frimats
Des airs, en un instant, fais cosset l'inclémence.
Un Prince nous est né; digne sang. de nos Dieux:
Mais sans ton jus victorieux
Que nous sont les transpoits, dont la France est
ravie?
Ton jus seul, ce jus précieux,
Sous d'aimables liens tient notre ame asservie,
24 MERCURE DE FRANCE.
Qui, saus ce jus délicieux,
C'est un suplice que la vie.
Protège la Bourgogne & ses riches coteaux:
Les voeux que pour hâter cette illustre naissance,
Ont faits les Habitans de ton Empire immense
De son divin nectar ont vuidé nos caveaux.
Ces vœux sont accomplis: le Prince vient de
naître
Pour célébrer un nouveau Maître,
Il nous faut des présens nouveaux.
Mais quel feu tout à coup me pénêtre & m'é-
claite ?
Où suis je ? Quel pouvoir s'empare de mes sens?
Silence, mes amis, c'est notre auguste Pere,
C'est Bachus, c'est lui que je sens....
Victoire, amis, chantons victoire,
Le Dieu rappelle à mon esprit
Ce que par un prodige incroyable, subit,
Le tems avoit enfin chassé de ma mémoire;
Venoz, courex, suivez mes pas,
Pénétrons hardiment dans tes demeures sombres
Que d'Autels renversés! que d'antiques décom-
bres !
Que de tristes témoins de nos joyeux combats !
A travers ces débris ouvrons- nous une route:
Voyex ces muids cachés sous une triple voûte,
Par quel charme inoui nous sont- ils échapés !
Un Dieu, n'en doutons point, un Dieu nous a
trompés
Bachus pour ce beau jour les réservoit sans doute.
Amis
Jigitized by Goog
JANVIER.
1752.
25
Amis, couronno ns nous de pampres, de festops,
Rangez-vous, prellez-vous autour de cette table,
Défonçons ces tonneaux: que leur jus délectable
Daus nos verre, fumans s'écoule à gros bouillons, a
Livtons nous l'un à l'autre une guerre agréable:
Rougissez, ò vainqueurs! triomphez, 8 vaincus:
Les Dieux même, les Dieux le cédent à Bacchus;
Osez-vous tésister à ce Dieu redoutable:
Mais parmi les festins & les bruyans plaisirs,
N'allons point oublier d'où viennent ces richesses-
Le Prince que le Ciel accorde à nos desirs,
Nous a seul de Bacchus attité les la gesses.
Puisse-t'il être aux Dieux un objet de caresses !
Que la Parque sensible à nos justes transports
N'interrompe jamais ses nobles destinées:
Puisse, puisse sans cesse au gré de nos esforts,
Le nombre de nos rougebords
Marquer celui de ses années !
Jette sur lui, Bacclius, un regard protecteur,
Conserve des François l'amour & l'e perance,
Telle la vigne en sa naissance
De l'ormeau qui l'éleve emprunte sa vigueur,
Ranime en son berceau cet Enfant adorable:
Qu'il croisse, pour sentir le prix de tes faveurs,
Qu'un jour, comme le tien, son Regne soit ai-
mable,
Qu'il dure aussi long. tems que la soif des buveurt-
Pavaut de Jaussal.
Au sujet de la Naissance du nouveau Duc
de Bourgogne.
Lucine donne enfin un Prince à la Bourgogne,
O Bachus, hâte- toi de lui donner du vin
Prépate ses pressoirs, fais murit son taisin;
Enyvre tour à tour la France & la Pologne:
Déja le fier Borée assiège nos climats
Déja des Aquilons la fougueuse insolence,
De tes dons renaissans menace l'abondance;
Viens; fils de Jupiter, dissipe ces frimats
Des airs, en un instant, fais cosset l'inclémence.
Un Prince nous est né; digne sang. de nos Dieux:
Mais sans ton jus victorieux
Que nous sont les transpoits, dont la France est
ravie?
Ton jus seul, ce jus précieux,
Sous d'aimables liens tient notre ame asservie,
24 MERCURE DE FRANCE.
Qui, saus ce jus délicieux,
C'est un suplice que la vie.
Protège la Bourgogne & ses riches coteaux:
Les voeux que pour hâter cette illustre naissance,
Ont faits les Habitans de ton Empire immense
De son divin nectar ont vuidé nos caveaux.
Ces vœux sont accomplis: le Prince vient de
naître
Pour célébrer un nouveau Maître,
Il nous faut des présens nouveaux.
Mais quel feu tout à coup me pénêtre & m'é-
claite ?
Où suis je ? Quel pouvoir s'empare de mes sens?
Silence, mes amis, c'est notre auguste Pere,
C'est Bachus, c'est lui que je sens....
Victoire, amis, chantons victoire,
Le Dieu rappelle à mon esprit
Ce que par un prodige incroyable, subit,
Le tems avoit enfin chassé de ma mémoire;
Venoz, courex, suivez mes pas,
Pénétrons hardiment dans tes demeures sombres
Que d'Autels renversés! que d'antiques décom-
bres !
Que de tristes témoins de nos joyeux combats !
A travers ces débris ouvrons- nous une route:
Voyex ces muids cachés sous une triple voûte,
Par quel charme inoui nous sont- ils échapés !
Un Dieu, n'en doutons point, un Dieu nous a
trompés
Bachus pour ce beau jour les réservoit sans doute.
Amis
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JANVIER.
1752.
25
Amis, couronno ns nous de pampres, de festops,
Rangez-vous, prellez-vous autour de cette table,
Défonçons ces tonneaux: que leur jus délectable
Daus nos verre, fumans s'écoule à gros bouillons, a
Livtons nous l'un à l'autre une guerre agréable:
Rougissez, ò vainqueurs! triomphez, 8 vaincus:
Les Dieux même, les Dieux le cédent à Bacchus;
Osez-vous tésister à ce Dieu redoutable:
Mais parmi les festins & les bruyans plaisirs,
N'allons point oublier d'où viennent ces richesses-
Le Prince que le Ciel accorde à nos desirs,
Nous a seul de Bacchus attité les la gesses.
Puisse-t'il être aux Dieux un objet de caresses !
Que la Parque sensible à nos justes transports
N'interrompe jamais ses nobles destinées:
Puisse, puisse sans cesse au gré de nos esforts,
Le nombre de nos rougebords
Marquer celui de ses années !
Jette sur lui, Bacclius, un regard protecteur,
Conserve des François l'amour & l'e perance,
Telle la vigne en sa naissance
De l'ormeau qui l'éleve emprunte sa vigueur,
Ranime en son berceau cet Enfant adorable:
Qu'il croisse, pour sentir le prix de tes faveurs,
Qu'un jour, comme le tien, son Regne soit ai-
mable,
Qu'il dure aussi long. tems que la soif des buveurt-
Pavaut de Jaussal.
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Résumé : TRANSPORT BACHIQUE Au sujet de la Naissance du nouveau Duc de Bourgogne.
Le texte célèbre la naissance d'un prince en Bourgogne et invoque Bacchus, le dieu du vin, pour le protéger et le bénir. Il souhaite que Bacchus accélère la maturation du raisin et préserve les vignobles bourguignons des intempéries. Le vin est décrit comme essentiel à la vie et capable de lier les âmes. Une vision montre Bacchus guidant le narrateur à travers des caves, révélant des tonneaux de vin cachés. La communauté est conviée à fêter la naissance du prince avec des réjouissances et du vin, en honorant Bacchus. Le texte conclut par des vœux pour une longue vie et un règne heureux au prince, comparé à une vigne soutenue par un ormeau, et pour la protection continue de Bacchus sur la France.
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7
p. 26
A MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE.
Début :
Fruit de l'Hymen & de l'Amour, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne
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texteReconnaissance textuelle : A MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE.
A MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE.
Fruit de l'Hymen & de l'Amour,
Rejetton d'une Race en grands hommes séconde,
Espoir de
de
1.
Fournis la carriere brillante
Que t'onvrent, au gré de nos vœux,
Et tes destins & tes ayeux.
Autour de ton berceau vois la troupe riante
Que con luit la gloire & la paix:
Vole dans leurs bras satisfaits,
Et daigne recevoir, pour combler leur attente,
L'olive & le laurier que leur main te présente.
Tu souris, tu reçois leurs dons !
O François, quel présage, & quel prodige étran-
ge!
Vous voyez sous le même lange,
Et César, & Titus, & le fils des Bourbons,
Mailhol.
LE DUC DE BOURGOGNE.
Fruit de l'Hymen & de l'Amour,
Rejetton d'une Race en grands hommes séconde,
Espoir de
de
1.
Fournis la carriere brillante
Que t'onvrent, au gré de nos vœux,
Et tes destins & tes ayeux.
Autour de ton berceau vois la troupe riante
Que con luit la gloire & la paix:
Vole dans leurs bras satisfaits,
Et daigne recevoir, pour combler leur attente,
L'olive & le laurier que leur main te présente.
Tu souris, tu reçois leurs dons !
O François, quel présage, & quel prodige étran-
ge!
Vous voyez sous le même lange,
Et César, & Titus, & le fils des Bourbons,
Mailhol.
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Résumé : A MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE.
Le texte est une dédicace au Duc de Bourgogne, François, né de l'amour et d'une lignée illustre. Il incarne l'espoir familial et est promis à une brillante carrière. Autour de lui, la gloire et la paix sont symbolisées par l'olive et le laurier. Son sourire face à ces présents est vu comme un bon présage. Le texte compare le Duc à César, Titus et le fils des Bourbons, soulignant sa grandeur et sa destinée exceptionnelle.
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8
p. 27
VERS Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
Début :
Lorsque je vois la France entiere, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne
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texteReconnaissance textuelle : VERS Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
VERS
Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
L'Orsque je vois la France entiere,
Faire éclatter un zéle aussi vif que sincére
Sur un évenement qui comble tous ses vœeux
Moi seul je garderois un coupable silence:
Dussé- je être sisfié: non; à mon tour je veux
Signaler ma rejouissance.
Apollon, je le sçais, m'a refusé ses dons,
Mais quoi! sans que sur le Parnasse
J'aille mandier une place
Qu'il n'accorde jamais qu'à ses chers nourrissons
Ne puis je donc me faire entendre:
Princesse, & vous, son époux bien-aimé
Digne fils de LOUIS, ce Roi si renommé,
Pour ce gage naissant de l'amour le plus tendre,
Agréez les transports du cœur le plus épris:
Que sur ce cher soutien de la gloire des lys
Les amis du Dieu de la lyre,
Exercent à l'envi leur esprit, leurs talens,
Pour moi, je n'ai qu'un cour, si l'on me voib
écrire
Peu curieux d'cloges & d'encens
Ce n'est point pour que l'on miadano, C
Mais pour montrei ce que jer sens.
J. [F.] Gu[i]chard[.]
Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
L'Orsque je vois la France entiere,
Faire éclatter un zéle aussi vif que sincére
Sur un évenement qui comble tous ses vœeux
Moi seul je garderois un coupable silence:
Dussé- je être sisfié: non; à mon tour je veux
Signaler ma rejouissance.
Apollon, je le sçais, m'a refusé ses dons,
Mais quoi! sans que sur le Parnasse
J'aille mandier une place
Qu'il n'accorde jamais qu'à ses chers nourrissons
Ne puis je donc me faire entendre:
Princesse, & vous, son époux bien-aimé
Digne fils de LOUIS, ce Roi si renommé,
Pour ce gage naissant de l'amour le plus tendre,
Agréez les transports du cœur le plus épris:
Que sur ce cher soutien de la gloire des lys
Les amis du Dieu de la lyre,
Exercent à l'envi leur esprit, leurs talens,
Pour moi, je n'ai qu'un cour, si l'on me voib
écrire
Peu curieux d'cloges & d'encens
Ce n'est point pour que l'on miadano, C
Mais pour montrei ce que jer sens.
J. [F.] Gu[i]chard[.]
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Résumé : VERS Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
Le poème 'Sur la Naissance du Duc de Bourgogne' célèbre la joie de la France à la naissance du duc. Le poète, conscient de son manque de talent, exprime sa réjouissance et félicite la princesse et son époux, fils du roi Louis. Il souligne l'importance de cet événement pour la monarchie française et souhaite exprimer ses sentiments sincères.
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9
p. 28-33
CANTATE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville de Meaux. A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
Début :
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste & Généreux, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Prince, Bouts de l'univers, Ciel, Louis, Déesse, Bonheur, Paix, Heureux
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texteReconnaissance textuelle : CANTATE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville de Meaux. A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
CANTATE
Sur la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville
de Meaux.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste &
Généreux,
Grand Prince, pardonnez mon essor téméraire;
Daignez. un moment vous distraire:
Je chante le présent que vous ont fait les Dicux
Anotre tendrs amour si cher, si précieux.
Si mes accens peuvent vous plairo
De l'Univers entier je suis le plus heureux,
La France.
LOUIS avoit vaincu ses superbes rivaux;
Il avoit enchaîné la discorde ennemie.
Je jouissois des douceurs du repos;
Mais ma tranquilité sembloit mal affermie,
si le Ciel n'accordoit à mes empressemens
Un Prince qui, par sa naissance
Du Trône de mes Rois soutenant l'espérance
En assurât les fondemens.
JANVIER.
1752.
29
Peuples unissez-vous; aux transports d'allengressa
Joignez les plus charmans concerts;
Un Prince vous est né: Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers
Chœur
Unissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers,
La Renommée.
FRANCS, tu dois compter sur l'ardeur de mon zele.
Par cette importante nouvelle
Je vais remplit l'attente des Mortels.
Pour ton bonheur tout l'Univers soupire,
LOUIS chérit la Paix, protège ses Autels;
Sur les cœurs par ses soins il étend ton Empire-
Tu n'as plus d'envieux, tu n'as plus d'ennemis,
Ses vertus te les ont soumis.
Chæeur.
Vnissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Biij
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30 MERCURE DEFRANCE.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers.
La France.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses mauxa vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front à la douleut en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Elle eut à combattre un Alcide;
Mais en tombant à ses genoux,
Elle connut qu'un Roi que la Justice guide
A le cœeur exemt de courroux.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses maux a vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front, à la douleur en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Vn Etranger.
Son repos tient à ta puissanco ;.
Elle est sensible à ton bonheur.
Partout tu maintiens la balance;
Aux Loix tu donnes la vigueur.
Tes Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
JANVIER. 1752.
Sils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
Depuis la rive Orientale
Jusqu'aux lieux où finit le jour,
FRANCI, ca gloire est sans égale;
Tu sçais captiver notre amout.
Choeur d'Etrangers.
/es Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
S'ils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
La France.
Illustre rejetton, ah! puissiez- vous connaître
La tendresse, pour vous, dont mon cœur est
épris
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris,
Sur vos jours mon espoir se sonde;
Prince, pour faire des heureux
Le Ciel vous accorde à mes vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Que de votre tige féconde
Ilnaisse des Héros dignes de leurs Aieux;
Biiij
31
32 MERCURE DEFRANCE
Qu'un jour témoins de votre gloire,
Ils s'ouvrent un chemin au Temple de Mémoire;
Et que dans l'Empire des Lys
Refleurisse à jamais le Régne de LOUIS.
Illustre Rejetton, ab! puissiez- vous connoltre
La tendresse, pour vous, dont mon cour est
épris;
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître,
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris.
Chœeur.
Sur vos jours notre espoir se fonde,
Prince, pour faire des heureux,
Le Ciel vous accorde à nos vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Le Dieu tutelaire de la France.
YRANCI, godtez les doux fruits de la Paix;
Les plaisirs & les jeux ne finiront jamais;
Vous en jouirez d'âge en âge;
Les Immortels de leurs bienfaits
Vous donnent aujourd'hui le plus précieux gage.
Sur l'avenit mes yeux se sont ouverts;
Qelle gloire t'attend, Déesse fortunée :
ed by Goog
*-
JANVIER. 1752.
Aux Enfans de LOUIS que de Trônes offerts:
Je vois sa nombreuse Lignée,
Par d'equitables Loix, de cent Climats divera
Régler l'heureuse destinée.
Mortels, ne faites plus qu'un Peuple désormais;
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre,
ke Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre:
Il les a faits les Héros de la Guerre
Et les Arbitres de la Paix.
Chœur.
Ne faisons plus qu'un Peuple désormais,
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre;
Re Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre;
Il les a faits les Héros de la Guerre,
Et les Arbitres de la Paix.
Sur la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville
de Meaux.
A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
DIGNE Fils d'un Monarque Auguste &
Généreux,
Grand Prince, pardonnez mon essor téméraire;
Daignez. un moment vous distraire:
Je chante le présent que vous ont fait les Dicux
Anotre tendrs amour si cher, si précieux.
Si mes accens peuvent vous plairo
De l'Univers entier je suis le plus heureux,
La France.
LOUIS avoit vaincu ses superbes rivaux;
Il avoit enchaîné la discorde ennemie.
Je jouissois des douceurs du repos;
Mais ma tranquilité sembloit mal affermie,
si le Ciel n'accordoit à mes empressemens
Un Prince qui, par sa naissance
Du Trône de mes Rois soutenant l'espérance
En assurât les fondemens.
JANVIER.
1752.
29
Peuples unissez-vous; aux transports d'allengressa
Joignez les plus charmans concerts;
Un Prince vous est né: Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers
Chœur
Unissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers,
La Renommée.
FRANCS, tu dois compter sur l'ardeur de mon zele.
Par cette importante nouvelle
Je vais remplit l'attente des Mortels.
Pour ton bonheur tout l'Univers soupire,
LOUIS chérit la Paix, protège ses Autels;
Sur les cœurs par ses soins il étend ton Empire-
Tu n'as plus d'envieux, tu n'as plus d'ennemis,
Ses vertus te les ont soumis.
Chæeur.
Vnissons-nous; aux transports d'allégresse
Joignons les plus charmans concerts.
Biij
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30 MERCURE DEFRANCE.
Un Prince nous est né. Diligente Déesse,
Hâte-toi de fendre les airs;
Portes-en la nouvelle aux bouts de l'Univers.
La France.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses mauxa vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front à la douleut en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Elle eut à combattre un Alcide;
Mais en tombant à ses genoux,
Elle connut qu'un Roi que la Justice guide
A le cœeur exemt de courroux.
Tous les Peuples divers prendront part à ma joye.
L'Europe sur ses maux a vu couler mes pleurs;
Le Laurier sur le front, à la douleur en proie,
J'ai, l'olive à la main, dissipé ses malheurs.
Vn Etranger.
Son repos tient à ta puissanco ;.
Elle est sensible à ton bonheur.
Partout tu maintiens la balance;
Aux Loix tu donnes la vigueur.
Tes Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
JANVIER. 1752.
Sils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
Depuis la rive Orientale
Jusqu'aux lieux où finit le jour,
FRANCI, ca gloire est sans égale;
Tu sçais captiver notre amout.
Choeur d'Etrangers.
/es Rois contens de leur partage
Ne sont point jaloux de nos droits;
S'ils font redouter leur courage,
Notre bien naît de leurs exploits.
La France.
Illustre rejetton, ah! puissiez- vous connaître
La tendresse, pour vous, dont mon cœur est
épris
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris,
Sur vos jours mon espoir se sonde;
Prince, pour faire des heureux
Le Ciel vous accorde à mes vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Que de votre tige féconde
Ilnaisse des Héros dignes de leurs Aieux;
Biiij
31
32 MERCURE DEFRANCE
Qu'un jour témoins de votre gloire,
Ils s'ouvrent un chemin au Temple de Mémoire;
Et que dans l'Empire des Lys
Refleurisse à jamais le Régne de LOUIS.
Illustre Rejetton, ab! puissiez- vous connoltre
La tendresse, pour vous, dont mon cour est
épris;
Des Augustes Epoux dont les Dieux vous font
naître,
Vous aurez les vertus, les dons que je chéris.
Chœeur.
Sur vos jours notre espoir se fonde,
Prince, pour faire des heureux,
Le Ciel vous accorde à nos vœux;
Vivez pour le bonheur du Monde.
Le Dieu tutelaire de la France.
YRANCI, godtez les doux fruits de la Paix;
Les plaisirs & les jeux ne finiront jamais;
Vous en jouirez d'âge en âge;
Les Immortels de leurs bienfaits
Vous donnent aujourd'hui le plus précieux gage.
Sur l'avenit mes yeux se sont ouverts;
Qelle gloire t'attend, Déesse fortunée :
ed by Goog
*-
JANVIER. 1752.
Aux Enfans de LOUIS que de Trônes offerts:
Je vois sa nombreuse Lignée,
Par d'equitables Loix, de cent Climats divera
Régler l'heureuse destinée.
Mortels, ne faites plus qu'un Peuple désormais;
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre,
ke Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre:
Il les a faits les Héros de la Guerre
Et les Arbitres de la Paix.
Chœur.
Ne faisons plus qu'un Peuple désormais,
C'est aux Bourbons à gouverner la Terre;
Re Ciel entre leurs mains a remis son Tonnerre;
Il les a faits les Héros de la Guerre,
Et les Arbitres de la Paix.
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Résumé : CANTATE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Cretois, de la Ville de Meaux. A MONSEIGNEUR LE DAUPHIN.
Le texte est une cantate célébrant la naissance du Duc de Bourgogne, fils du Dauphin et petit-fils du roi Louis XV. L'auteur s'adresse au Dauphin, lui demandant pardon pour son audace et exprimant la joie de la France à l'occasion de cette naissance. La France se réjouit des victoires de Louis XV sur ses rivaux et de la paix rétablie, mais cette tranquillité est complète avec la naissance du prince, qui assure la continuité dynastique. La cantate invite les peuples à se réjouir et à annoncer la nouvelle à travers le monde. Elle loue les vertus de Louis XV, qui aime la paix et protège les autels, soulignant que grâce à lui, la France n'a plus d'ennemis. Les étrangers reconnaissent la puissance et la justice de la France, dirigée par un roi qui maintient la balance et donne vigueur aux lois. La France espère que le nouveau prince héritera des vertus de ses parents et apportera bonheur et gloire au monde. La cantate se conclut par une invocation aux Bourbons, loués comme les héros de la guerre et les arbitres de la paix, et par un appel à l'unité des peuples sous leur gouvernance.
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10
p. 33-36
AU ROI, Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Lorin, Juge des Fermes & Subdélégué de l'Intendance à Bapaume. ODE. Temporibus spes quanta futuris !
Début :
Heureuse France, que ta joye [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Roi, Bonheur, Paix, Charmes, Vertus, Digne
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texteReconnaissance textuelle : AU ROI, Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Lorin, Juge des Fermes & Subdélégué de l'Intendance à Bapaume. ODE. Temporibus spes quanta futuris !
AU ROI,
Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Lorin, Juge des
Fermes & Subdélégué de l'Intendance à
Bapaume.
ODE.
Temporibus spes quanta futuris !
Heureuse France, que ta joye
Retentisse au delà des Mers,
EV
MedO
33.
34 MERCURE DE FRANCE.
Le bienfait que le Ciel t'envoye
Interesse tout l'Univers:
Ce Rejetton de cent Monarques
De ses jours respectés des Parques
Verra s'acroitre le bonheur,
Nouvel objet de ta tendresse
D'un regne rempli de sageste
Il perpétura la splendeur.
La Paix an gré de ton envie
Répandant sur toi ses faveurs,
Des charmes dont elle est suivie
Te prodiguera les douceurs:
Par ton influence entraînée
L'Europe attentive, étonnée
Te devra fa tranquilité
A nos neveux ce Prince auguste:
Retracera le siécle juste
Qui fait notre félicité.
Formé sur l'immortel exemple
D'un Héros chéri, révéré
Sorti d'un Fls qui lui ressemble
Quel sort lui sera préparé:
De ses merveilleuses années
Par mille bienfaits signalées
Les vertus marqueront le cours-
JANVIER. 1752.
Son nom beni de tous les âges
Sera des plus lointaines plages
Connu par d'utiles secours.
Couple à jamais chet à la France;
Epoux digne de tous nos vœux,
Vivez, comblez notre espérance,
Achevez de nous rendre heureux:
D'une union pleine de charmes,
D'on amour pur & sans allarmes-
Goutez les durables plaisirs;
Voyez d'un Monarque adorable
Le bonheur long, inaltérable
Remplir vos généreux désirs.
Toi, d'un Peuple soumis, sidéle-
Arbitre, tendre & bien-aimé
Jouis, grand Roi, de notre zéle
Jusqu'au tems le plus reculé:
Fuissent tes vertus qu'on admire
Avec ton sang se reproduire,
D'age en âge se succéder;
Et ta postérité féconde.
Digne objet de l'amour du monde-
Toujours en paix le gouverner.
Pacatumque reget putriis virtutilus orbem.
Wirg. Ecl. 4. v. 17.
Bvjj
zed by Goc
31.
36 MERCURE DEFRANCE.
ENVOI.
Souffrez qu'un fidéle transport
Jusqu'à vos pieds b. ule de se produire;
Le Respect, Sire, y vouloit contredire,
Mais aujourd'hui le zele est le plus fort.
Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par M. Lorin, Juge des
Fermes & Subdélégué de l'Intendance à
Bapaume.
ODE.
Temporibus spes quanta futuris !
Heureuse France, que ta joye
Retentisse au delà des Mers,
EV
MedO
33.
34 MERCURE DE FRANCE.
Le bienfait que le Ciel t'envoye
Interesse tout l'Univers:
Ce Rejetton de cent Monarques
De ses jours respectés des Parques
Verra s'acroitre le bonheur,
Nouvel objet de ta tendresse
D'un regne rempli de sageste
Il perpétura la splendeur.
La Paix an gré de ton envie
Répandant sur toi ses faveurs,
Des charmes dont elle est suivie
Te prodiguera les douceurs:
Par ton influence entraînée
L'Europe attentive, étonnée
Te devra fa tranquilité
A nos neveux ce Prince auguste:
Retracera le siécle juste
Qui fait notre félicité.
Formé sur l'immortel exemple
D'un Héros chéri, révéré
Sorti d'un Fls qui lui ressemble
Quel sort lui sera préparé:
De ses merveilleuses années
Par mille bienfaits signalées
Les vertus marqueront le cours-
JANVIER. 1752.
Son nom beni de tous les âges
Sera des plus lointaines plages
Connu par d'utiles secours.
Couple à jamais chet à la France;
Epoux digne de tous nos vœux,
Vivez, comblez notre espérance,
Achevez de nous rendre heureux:
D'une union pleine de charmes,
D'on amour pur & sans allarmes-
Goutez les durables plaisirs;
Voyez d'un Monarque adorable
Le bonheur long, inaltérable
Remplir vos généreux désirs.
Toi, d'un Peuple soumis, sidéle-
Arbitre, tendre & bien-aimé
Jouis, grand Roi, de notre zéle
Jusqu'au tems le plus reculé:
Fuissent tes vertus qu'on admire
Avec ton sang se reproduire,
D'age en âge se succéder;
Et ta postérité féconde.
Digne objet de l'amour du monde-
Toujours en paix le gouverner.
Pacatumque reget putriis virtutilus orbem.
Wirg. Ecl. 4. v. 17.
Bvjj
zed by Goc
31.
36 MERCURE DEFRANCE.
ENVOI.
Souffrez qu'un fidéle transport
Jusqu'à vos pieds b. ule de se produire;
Le Respect, Sire, y vouloit contredire,
Mais aujourd'hui le zele est le plus fort.
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Résumé : AU ROI, Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par M. Lorin, Juge des Fermes & Subdélégué de l'Intendance à Bapaume. ODE. Temporibus spes quanta futuris !
Le texte est une ode célébrant la naissance du Duc de Bourgogne, fils du roi de France. M. Lorin, juge des Fermes et subdélégué de l'Intendance à Bapaume, exprime sa joie et son espoir pour l'avenir de la France grâce à cet événement. Il souligne que ce nouvel héritier apportera bonheur et sagesse au royaume et perpétuera la splendeur de la monarchie. La paix et la tranquillité en Europe sont également attendues sous son règne. Le Duc de Bourgogne est comparé à un héros et est destiné à être béni pour ses vertus et ses bienfaits. Le texte loue également le couple royal, souhaitant leur bonheur et une union durable. Enfin, il exprime le désir que les vertus du roi se perpétuent à travers sa descendance, assurant ainsi une gouvernance pacifique et aimée par le monde entier.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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11
p. 36-37
Sur les portraits du Roi, de la Reine, de Monseigneur le Dauphin & de Madame la Dauphine, à l'occasion de l'heureuse Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par le même.
Début :
Sur celui du Roi. / Ce Roi, le bonheur & l'amour [...]
Mots clefs :
Portraits, Roi, Reine, Monseigneur le Dauphin, Madame la Dauphine, Naissance du duc de Bourgogne, Amour, Fils, Héros
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texteReconnaissance textuelle : Sur les portraits du Roi, de la Reine, de Monseigneur le Dauphin & de Madame la Dauphine, à l'occasion de l'heureuse Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par le même.
Sur les portraits du Roi, de la Reine, de
Monseigneur le Dauphin & de Madame
la Dauphine, à l'occasion de l'heureuse
Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne,
par le même.
Sur celui du Roi. /
Ce Roi, le bonheur & l'amour
D'un Peuple à ses Maîtres fidelle,
Pour prix de ses bienfaits voit naître en ce grand
jour
Un nouvel héritier de sa gloire immortelle.
Sur colui de la Reine.
Reine, qu'avec transport l'avenir te contemple:
Si ta sublime piété
Donne à tout l'Univers le plus illustre exemple;
Que ne doit point la France à ta fécondité!
N
JANVIER. 1752.
Sur celui de Monseigneur le Dauphin.
Digne Fils d'un Héros cher à l'humanité,
I comble nos desirs, en devenant le Pere
D'un Fils dont la postétité
Reguera sur la terre entiere.
Sur celni de Madame la Dauphine.
Tant d'immortels Héros dont elle tient le jour;
Les graces dont elle est ornée;
Tout promettoit à notre amour
Les plus illustres fruits d'un auguste hyménée.
Gallufelici partu exuitan.
Monseigneur le Dauphin & de Madame
la Dauphine, à l'occasion de l'heureuse
Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne,
par le même.
Sur celui du Roi. /
Ce Roi, le bonheur & l'amour
D'un Peuple à ses Maîtres fidelle,
Pour prix de ses bienfaits voit naître en ce grand
jour
Un nouvel héritier de sa gloire immortelle.
Sur colui de la Reine.
Reine, qu'avec transport l'avenir te contemple:
Si ta sublime piété
Donne à tout l'Univers le plus illustre exemple;
Que ne doit point la France à ta fécondité!
N
JANVIER. 1752.
Sur celui de Monseigneur le Dauphin.
Digne Fils d'un Héros cher à l'humanité,
I comble nos desirs, en devenant le Pere
D'un Fils dont la postétité
Reguera sur la terre entiere.
Sur celni de Madame la Dauphine.
Tant d'immortels Héros dont elle tient le jour;
Les graces dont elle est ornée;
Tout promettoit à notre amour
Les plus illustres fruits d'un auguste hyménée.
Gallufelici partu exuitan.
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Résumé : Sur les portraits du Roi, de la Reine, de Monseigneur le Dauphin & de Madame la Dauphine, à l'occasion de l'heureuse Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par le même.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, fils du Dauphin et de la Dauphine, en janvier 1752. Il met en lumière le bonheur du Roi et de la Reine, la piété de cette dernière et la dignité du Dauphin. La Dauphine est louée pour ses origines et ses grâces. La naissance est perçue comme une bénédiction pour la France.
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12
p. 37-38
AU ROI, Sur l'heureuse naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, du 13 Septembre 1751.
Début :
Quel bonheur ! il jouit enfin de la clarté [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne
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texteReconnaissance textuelle : AU ROI, Sur l'heureuse naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, du 13 Septembre 1751.
AU ROI,
Sur l'heureuse naissance de Monseigneur le
Duc de Bourgogne, du 13 Septembre
1751.
Quel bonheur ! il jouit enfin de la clarté
Ce respectable Enfant, si long. tems soubaité.
Autour de lui les cœurs se réunissent,
Et tons de concert applaudissent
Au Ciel qui nous l'a présenté:
Que tous les échos retentissent
as
58. MERCUREDEFRANCE.
Des vœux qu'avec ardeur on fait pour sa santé,
Vivez, Prince sorti du Sang le plus Auguste,
Soyez aussi vaillant & juste,
Que le grand Roi dont vous tirez le jour,
Montrez vous aussi débonnaire
Aussi sage & prudent que votre illustre Pere,
Et venez avec eux partager notre amout.
Par la Canadienne.
Sur l'heureuse naissance de Monseigneur le
Duc de Bourgogne, du 13 Septembre
1751.
Quel bonheur ! il jouit enfin de la clarté
Ce respectable Enfant, si long. tems soubaité.
Autour de lui les cœurs se réunissent,
Et tons de concert applaudissent
Au Ciel qui nous l'a présenté:
Que tous les échos retentissent
as
58. MERCUREDEFRANCE.
Des vœux qu'avec ardeur on fait pour sa santé,
Vivez, Prince sorti du Sang le plus Auguste,
Soyez aussi vaillant & juste,
Que le grand Roi dont vous tirez le jour,
Montrez vous aussi débonnaire
Aussi sage & prudent que votre illustre Pere,
Et venez avec eux partager notre amout.
Par la Canadienne.
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Résumé : AU ROI, Sur l'heureuse naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, du 13 Septembre 1751.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne le 13 septembre 1751, après une longue attente. Il exprime la joie et la gratitude. On souhaite au prince santé et vertus comme le courage, la justice, la bonté, la sagesse et la prudence, inspirées par ses ancêtres. On espère aussi qu'il aimera son peuple. L'auteur est identifié comme 'la Canadienne'.
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13
p. 38-40
NAISSANCE De Monseigneur le Duc de Bourgogne. Heureux présage.
Début :
La nuit régnoit, & ses épaisses ombres [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Jour, Airs, Glorieux, Plaisirs
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texteReconnaissance textuelle : NAISSANCE De Monseigneur le Duc de Bourgogne. Heureux présage.
NAISSANCE
De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Heureux présage.
La nuit régnoit, & ses épaisses ombres
Rendoient encor, sans craindre le Soleil
Tous les réduits t: ès paisibles & sombres;
l'étois tranquil dans les bras du sommeil,
Quand la fureur d'un sublime salpêtre,
En s'élançant de cent gousfres d'airain,
D'un coup affreux frappant les airs soudain,
Vint ébran'er mon lit & ma fenêtre.
Je me réveille à ce bruit étonnant
Lout en sursaut & craignant le tonnerre;
JANVIER.
1752.
12
Mais je connus de la bruyante guerte
Le glorieux & funeste instrument.
Je pressentis une heureuse assurance
Du don Divin que rous faisoient les Cieux,
Pour être un jour le soutien précieux,
Par ses vertus, du Trône & de la France.
Le Ciel enfin comble tous nos désirs;
Pat ion secours, Princesse souveraine,
L'on voit déja sur les bords de la Seine
Régner les jeux, les ris; & les plaisirs:
Le tendre Amout à les suivre s'empresse,
Tout peint ici la plus vive allégresse:
Chacun célebre un jour si glorieux.
Jour qui promet les jours les plus heureur.
Ce jeune Dieu fut formé par les Graces;
Tout rend hommage à ses augustes traits,
D'Amour il a le port & les attraits,
Tous les plaisirs naissent dessus ses traces,
D'un Peuple entier il possede les cœurs.
* * * * * * * * * * * * *
. * * * * * * * * * * *
. . * * * * * . . .* .*
* * * * * * ** ** * **
. . . . * * . . . . . . .
Ses jours seront gravés au Temple de Mémoire;
Je vois les Dieux zélés le combler de faveurs;
Je vois Bellone & Mars, jaloux de ses honneurs,
lie suivre triomphant & tout brillant de gloire.
40 MERCUREDEFRANCE
Dé a la renommée agile dans les airs,
Annonce cet Oracle à cent Peuples divers,
Sans cesse avec ardeur sa bouche le publie,
Le Batave le sçait, on l'apprend en Asie;
Tout l'Univers entier coutemple nos plaisits,
Son Nom vole plus loin que ne font les Zéphirs,
Cette Déesse enfin vole au-delà des Ondes
Et va le publier dans tous les nouveaux Mondes.
De Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Heureux présage.
La nuit régnoit, & ses épaisses ombres
Rendoient encor, sans craindre le Soleil
Tous les réduits t: ès paisibles & sombres;
l'étois tranquil dans les bras du sommeil,
Quand la fureur d'un sublime salpêtre,
En s'élançant de cent gousfres d'airain,
D'un coup affreux frappant les airs soudain,
Vint ébran'er mon lit & ma fenêtre.
Je me réveille à ce bruit étonnant
Lout en sursaut & craignant le tonnerre;
JANVIER.
1752.
12
Mais je connus de la bruyante guerte
Le glorieux & funeste instrument.
Je pressentis une heureuse assurance
Du don Divin que rous faisoient les Cieux,
Pour être un jour le soutien précieux,
Par ses vertus, du Trône & de la France.
Le Ciel enfin comble tous nos désirs;
Pat ion secours, Princesse souveraine,
L'on voit déja sur les bords de la Seine
Régner les jeux, les ris; & les plaisirs:
Le tendre Amout à les suivre s'empresse,
Tout peint ici la plus vive allégresse:
Chacun célebre un jour si glorieux.
Jour qui promet les jours les plus heureur.
Ce jeune Dieu fut formé par les Graces;
Tout rend hommage à ses augustes traits,
D'Amour il a le port & les attraits,
Tous les plaisirs naissent dessus ses traces,
D'un Peuple entier il possede les cœurs.
* * * * * * * * * * * * *
. * * * * * * * * * * *
. . * * * * * . . .* .*
* * * * * * ** ** * **
. . . . * * . . . . . . .
Ses jours seront gravés au Temple de Mémoire;
Je vois les Dieux zélés le combler de faveurs;
Je vois Bellone & Mars, jaloux de ses honneurs,
lie suivre triomphant & tout brillant de gloire.
40 MERCUREDEFRANCE
Dé a la renommée agile dans les airs,
Annonce cet Oracle à cent Peuples divers,
Sans cesse avec ardeur sa bouche le publie,
Le Batave le sçait, on l'apprend en Asie;
Tout l'Univers entier coutemple nos plaisits,
Son Nom vole plus loin que ne font les Zéphirs,
Cette Déesse enfin vole au-delà des Ondes
Et va le publier dans tous les nouveaux Mondes.
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Résumé : NAISSANCE De Monseigneur le Duc de Bourgogne. Heureux présage.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, considérée comme un heureux présage. Un bruit violent, probablement un feu d'artifice, réveille le narrateur, qui comprend qu'il s'agit d'une célébration joyeuse et triomphale. Cette naissance est vue comme un don divin destiné à soutenir le trône et la France grâce aux vertus du nouveau-né. Le royaume est rempli de joie et d'allégresse, avec des jeux, des rires et des plaisirs partagés par tous. Le jeune duc est décrit comme formé par les Grâces, possédant les attraits de l'amour et inspirant l'admiration de tout un peuple. Les dieux sont prêts à lui accorder des faveurs, et les divinités de la guerre, Bellone et Mars, le suivront triomphant et couvert de gloire. La nouvelle de cette naissance est rapidement propagée par Mercure, la déesse de la renommée, à travers le monde entier, y compris les nouveaux mondes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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14
p. 40-50
LA NAISSANCE DE MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE. ODE A Sa Majesté, le Roi de Pologne, Electeur de Saxe. Par M. d'Arnauld, Conseiller de Légation de Sa Majesté, & Membre de l'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres de Prusse. ......... Tu Lodoicus eris.
Début :
Grand Roi, qui permettez qu'une Muse timide [...]
Mots clefs :
Rois, Dieux, Dieu, Naissance du duc de Bourgogne, Terre, Enfant, Trône, Ange, Vertus
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texteReconnaissance textuelle : LA NAISSANCE DE MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE. ODE A Sa Majesté, le Roi de Pologne, Electeur de Saxe. Par M. d'Arnauld, Conseiller de Légation de Sa Majesté, & Membre de l'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres de Prusse. ......... Tu Lodoicus eris.
LA NAISSANCE
DE MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE.
ODE
A Sa Majesté, le Roi de Pologne,
Electeur de Saxe. Par M. d'Arnauld,
Conseiller de Légation de Sa Majeste, &
Membre de l'Académie Royale des Sciences
& Belles-Lettres de Prusse.
......... Tu Lodoicus eris.
Grand Roi, qui permettez qu'une Muse timide
Dépoje a o pies jes écrits
Daignez favoriser l'audace qui me guide,
Digires b.0O
JANVIER. 1752.
41
Et qu' un de vos regards de mes vers soit le prix!
Quand l'Ange des Francois plein d'une ardeur tro
juste
Pour le Fils des Bourbous un former wus les voela,
Un seal les réunit, qu'il soit un autre Auguste!
Et nous n' aurons plus rien à demander aux Dicur.
en.
Cet astre radieux qu'une clatté (*) premiere
Annonçoit par ses feux naissans
Tel qu'un Dieu qui domine en sa vaste carriere
Se leve & darde ensin ses rayons tout puissans;
La Terre à son aspect tressaille d'allégresse,
Le Démon de la nuit rentre dans les enfers:
Et des jeux caressans la troupe enchanteresse
Revient de sa présence embellir l'Univers.
Franco, ainsi cet Enfant, le présent du Ciel même
Qu'il accorde à tes longs désirs
Vient remplir tes climats de sa splendeur suprême,
Et fixer dans ton sein la paix & les plaisira
Sur son divin berceau la flateuse espérance
Déja laisse tomber ses regards amoureux
Le Destin lui sourit, & l'Ange de la France
Comblé des dons du Ciel, lui porte encor ses
vœux.
(*) Madame, sour de Monseigneur le Duc de
Bourgogne.
Disirad hi0
CE MERCURE DE FRANCE.
Ane du grand Rousseau, du sublime Empirée
Où te couronnent les Talens
Abandonnie pour moi la demeure sacrée,
Viens me préter ta flamme & tes nobles élans,
Dans des vers immortels que je puisse redire
Ces vœux qu'un Dieu lui-même a sçu me révéler
Peuples, Rois, écoutez, c'est ce Dieu qui m'ins-
pire,
L'Ange même des lis par ma voix va patler.
»Grands Dieux (*) que jusqu'à vous l'humble &
„sainte priere
»Monte dans les flots de l'encens !
» Qe d'un Peuple enchanté, que de la France
„entiere
»S'élevent à vos pieds les cris reconnoissans !
»L'Héritier des Bourbons est votre auguste ou-
„vrage,
»Déja ses traits naissans décélent sa grandeur
»Mais ce n'est point asses, Dieux! qu'il soit votre
»image
(*) Personne ne doit ignorer que dans la hau-
te Poësie, Minerve ne veut signifier que la sagesse
qu'en un mot on entend par les Dieux & les im-
mortels, les anges & les esprits célestes. L'écriture
même en parlant de Dieu se sert de l'expression
de Dieu des Dieux.
JANVIER.
1752.
45
nSi vous ne l'échauffez d'une céleste ardeur.
wVenez, descendez tous dans l'azur d'un nuage,
»Sur ce berceau si glorieux,
»Qu'autour de cet Enfant votre cœur se partage,
»Qu'il confonde sur lui tous les rayons des Dieux!
» Quand vous voulez donner des Maîtres à la
terre
»Pout former cet ouvrage est-ce trop de vous
»tous?
»Suffit- il que leur bras soit armé du tonnerre,
»C'est la seule vertu qui les met près de vous
»Minerve, hâte toi; de ta divine Egide
» Viens couvrir cet auguste Enfant,
„ Que son premier regard s'attache sur le guide
»Qui doit le soutenir de son bras triomphant!
„ Ne t'écarte jamais de ses traces brillantes
Dans l'hotreur des combats cours, vole à son
»côté;
»Mais par d'autres chemins que les routes san-
„ glantes
» Qu'il s'éleve au sejour de l'immortalité !-
DEsprits même des Dieux, Enfans de la Déesse,
*Beaux arts, entourez son Berceau !
nA ses yeux que le jour offense encore & blesse,
44 MERCUREDEFRANCE.
»Faites déja briller votre immortel flambeau.
„Des vertus dans son sein r épandez les semences,
„ Vous êtes des vertus & l'oracle & l'appui,
»Réunissez vos dons, que vos trésois immenses
»Comme autant de torrens aillent se perdre en
» lui !
» Par vous il apprendra que ces Mastres du monde
»Ne sout dignes de leur éclat
» Que lorsque leur grandeur est la fource féconde
» D'où jaillisse la vie & le bien de l'Etat;
» Que ces Rois qui de sang & de combats avides,
»Font gémir & pleurer la tendre humanité,
»Verront leurs noms pareils à des vapeurs hu-
» mides
» Se dissiper au jour dunt luit la vérité.
Il sçaura pour le pauvre & l'orphelin timide,
» Pour les malheureux éplorés,
»Que les marches d'un trône où l'équité réside
»D'un salutaire autel sont autant de degrés;
„Il sçaura que sa main doit essuyer leurs larmes,
* Qu'un Roi n'est vraiment grand qu'autant qu'il
» est aimé;
„ Que de noms envolés avec le bruit des armes!
»Et du nom de Titus l'univers est charmé.
N
JANVIER.
1752.
45
„Il sçaura que la terre & lui-même ont un mai-
»tre,
„ Devant qui les Rois ne sont rien,
»Qu'il est un Dieu vengeur que tout doit recon,
»noitre,
„De cent mondes divers & l'ame & le soutien;
»Qu'à ce juge éternel tous les Rois sont comp-
ntables
»Des maux comme des biens de leur Trône
»émanés
»Qu'ensin si tous ses pas ne sont point équitables,
„Dans la nuit de la mort il seront entrainés.
» Sous vos ailes ainsi son Enfance chérie
»Comme un beau lys s'élevera,
»Et cette tendre fleur bien loin d'être flétrie
»En un fruit nourrissant par vous se changera.
„Tel un jeune Tilleul l'amour de la nature
„ Qu'un ruisseau bienfaisant abbreuve de ses eaux,
„ Voit tous les jours son front s'enrichir de ver-
„dure
nEt son tronc se répandre en d'utiles rameaux.
N
»Que de sa propre main, Beaux-Arts, il vous
»couronne
„ Près de lui qu'il vous fasse asseoir
»Comie les ornemens & la gloire du Trone,
46 MERCURE DE FRANCE.
» Le germe des vertus & le sceau du pouvoit !
„Louis du monde entier a mérité l'hommage
„En répandant sur vous ses généreux bienfaits,
»Et les vers de Corneille ont illustré son age
„Autant que la splendeur qu'il dut à ses hauts
» faits.
Ne viens point à ses piés, perside calomnie,
„ Soufflet tes feux & tes poisons
„ Dans sa naifsante aurore obscurcit le génie
„ Qui perce tôt ou tard, & darde ses rayons;
»Qu'assis au même rang de Virgile & d'Horace
»Ovide chante Auguste, & son régne immortel;
»La terre au Triumvir sans doute auroit fait
» grace,
„Si le Maître d'Ovide eut été moins cruel.
»Et vous, lâches flatteurs, vous corrupteurs in-
„fâmes
»La honte & l'opprobre des Rois,
»Vous qui portez l'orgueil & la mort dans leurs
»ames,
u Créateurs des Tytans, & destructeurs des loix,
„Fuyez, que le mensonge & la vile imposture
»N'exhalent point ici leur souffle empoisonneur
»Fuyez, n'infectez point une source aussi pure;
ed by G
1752.
JANVIER.
47
„Que l'univers entier y puise son bo iheus
Toi, sainte Vérité, ne crains point sa présence,
„ Et n'écarte pas ton flambeau,
» Toujours, pour qu'il mérite & régle sa puis-
»lance
» Des foiblesses des Rois offre lui le tableau;
»Quand il sçaura porter le sacré Diadême
»Pat un éloge libre ose l'encourager;
»S'il en pouvoit jamais ternir l'éclat suprême,
»Sans adoucir tes traits ose le corriger.
„ En lui faisant aimer cette fille céleste,
»L'immortelle Religion,
»Que sa raison démasque, & que son cœur dé-
po teste
»Le premier des Tyrans, la superstition;
„ Qu'il contemple les maux dont sa trace est
»suivie,
„ Les femmes, les vieillards, les enfaus immolés,
„Les Rois mêmes tombant sous son audace impie,
»Tous les crimes divers de son sein exhalés.
„Qu'il se souvienne enfin qu'étant ce que nous
» sommes,
„Comme nous soumis aux malheurs,
Mes
48 MERCURE DEFRANCE.
„ Autant humiliés que le dernier des hommes-
»Les Rois peuvent du sort épuiser les rigueurs
nMais le Monarque alors déployant sa grande
»ame
» Se met par sa constance au-dessus de l'humain
„ C'est alors qu'il, est Roi, que sa vertu s'enslam-
»me
n Maîttise la fortune & confond le destin.
25
nAinsi le Grand Louis trahi par la victoire,
»A vu le destin irrité
» Disputer à sou front le siège de la Gloire,
„ Ce laurier immortel qu'il avoit mérité.
nEn vain le sort jaloux vieut jusques sur le Trone,
wVient jusques dans ses bras lui ravir ses enfans,
„Aux fléaux conjurés dont l'horreur l'environne,
»Louis oppose encot les regards triomphans.
nOdivine amitié, flamme pure & sacrée
»Que ressentent si peu les Rois
»Transport de la belle ame aux vertus consa-
»crée
»Doux alimens des cours qui chérissent tes loix,
nAu nouveau Marcellus fais gouter tous tes
»charmes,
nA se remplir le cœeur de ses cheres allarmes
Qu'il
by Goo
JANVIER. 1752.
49
Qu'il connoisse en un mot la douceur de pleurer !
„Pour épuiser vos dons, sous les traits de sa
»mere,
„O! Dieux, puisse-t- il receler,
„La solide grandeur & l'ame de son pere;
»Petit fils de Lovis puisse- t- il l'égaler !
„ Mais conservez l'Ayeul votre image fidéle,
„Qu'il vive, s'il se peut, autant que ses bienfaits!
uQue cet enfant des Rois ait toujours un mo-
dele
»Digne du trône, ensin qu'il n'y monte jamais !
L'Ange dit, & soudain un sillon de lumiere
Entr'ouvre l'Olimpe éclairé
La Gloire qui des cieux traverse la carriere,
Couronne le berceau de son laurier sacté;
Sur ce front qui déja sourit à la déesse,
L'enfant reçoit l'éclat d'un immortel rayon.
Le Français s'applaudit transporté d'allégresse
Et plein d'un doux espoir, il attend un Bour-
bon.
N8
Digne fils de * Louis, à qui ta race antique
Doit ce rejetton, son appui,
Monseigneur le Dauphin.
C
II. Vol
Digistrss yL0
50 MERCURE DE FRANCE.
Lis ces vers ajoutés à l'offrande publique
Que la France à tes piés va porter aujourd'hui;:
Comme Français. ma voix a du se faire en-
tendre
Quand du sang des Bourbons le cours est aug.
menté
Comme sage encor plus, il ne peut trop s'éten,
dre
Pour le bien de la terre, & de l'humanité.
DE MONSEIGNEUR
LE DUC DE BOURGOGNE.
ODE
A Sa Majesté, le Roi de Pologne,
Electeur de Saxe. Par M. d'Arnauld,
Conseiller de Légation de Sa Majeste, &
Membre de l'Académie Royale des Sciences
& Belles-Lettres de Prusse.
......... Tu Lodoicus eris.
Grand Roi, qui permettez qu'une Muse timide
Dépoje a o pies jes écrits
Daignez favoriser l'audace qui me guide,
Digires b.0O
JANVIER. 1752.
41
Et qu' un de vos regards de mes vers soit le prix!
Quand l'Ange des Francois plein d'une ardeur tro
juste
Pour le Fils des Bourbous un former wus les voela,
Un seal les réunit, qu'il soit un autre Auguste!
Et nous n' aurons plus rien à demander aux Dicur.
en.
Cet astre radieux qu'une clatté (*) premiere
Annonçoit par ses feux naissans
Tel qu'un Dieu qui domine en sa vaste carriere
Se leve & darde ensin ses rayons tout puissans;
La Terre à son aspect tressaille d'allégresse,
Le Démon de la nuit rentre dans les enfers:
Et des jeux caressans la troupe enchanteresse
Revient de sa présence embellir l'Univers.
Franco, ainsi cet Enfant, le présent du Ciel même
Qu'il accorde à tes longs désirs
Vient remplir tes climats de sa splendeur suprême,
Et fixer dans ton sein la paix & les plaisira
Sur son divin berceau la flateuse espérance
Déja laisse tomber ses regards amoureux
Le Destin lui sourit, & l'Ange de la France
Comblé des dons du Ciel, lui porte encor ses
vœux.
(*) Madame, sour de Monseigneur le Duc de
Bourgogne.
Disirad hi0
CE MERCURE DE FRANCE.
Ane du grand Rousseau, du sublime Empirée
Où te couronnent les Talens
Abandonnie pour moi la demeure sacrée,
Viens me préter ta flamme & tes nobles élans,
Dans des vers immortels que je puisse redire
Ces vœux qu'un Dieu lui-même a sçu me révéler
Peuples, Rois, écoutez, c'est ce Dieu qui m'ins-
pire,
L'Ange même des lis par ma voix va patler.
»Grands Dieux (*) que jusqu'à vous l'humble &
„sainte priere
»Monte dans les flots de l'encens !
» Qe d'un Peuple enchanté, que de la France
„entiere
»S'élevent à vos pieds les cris reconnoissans !
»L'Héritier des Bourbons est votre auguste ou-
„vrage,
»Déja ses traits naissans décélent sa grandeur
»Mais ce n'est point asses, Dieux! qu'il soit votre
»image
(*) Personne ne doit ignorer que dans la hau-
te Poësie, Minerve ne veut signifier que la sagesse
qu'en un mot on entend par les Dieux & les im-
mortels, les anges & les esprits célestes. L'écriture
même en parlant de Dieu se sert de l'expression
de Dieu des Dieux.
JANVIER.
1752.
45
nSi vous ne l'échauffez d'une céleste ardeur.
wVenez, descendez tous dans l'azur d'un nuage,
»Sur ce berceau si glorieux,
»Qu'autour de cet Enfant votre cœur se partage,
»Qu'il confonde sur lui tous les rayons des Dieux!
» Quand vous voulez donner des Maîtres à la
terre
»Pout former cet ouvrage est-ce trop de vous
»tous?
»Suffit- il que leur bras soit armé du tonnerre,
»C'est la seule vertu qui les met près de vous
»Minerve, hâte toi; de ta divine Egide
» Viens couvrir cet auguste Enfant,
„ Que son premier regard s'attache sur le guide
»Qui doit le soutenir de son bras triomphant!
„ Ne t'écarte jamais de ses traces brillantes
Dans l'hotreur des combats cours, vole à son
»côté;
»Mais par d'autres chemins que les routes san-
„ glantes
» Qu'il s'éleve au sejour de l'immortalité !-
DEsprits même des Dieux, Enfans de la Déesse,
*Beaux arts, entourez son Berceau !
nA ses yeux que le jour offense encore & blesse,
44 MERCUREDEFRANCE.
»Faites déja briller votre immortel flambeau.
„Des vertus dans son sein r épandez les semences,
„ Vous êtes des vertus & l'oracle & l'appui,
»Réunissez vos dons, que vos trésois immenses
»Comme autant de torrens aillent se perdre en
» lui !
» Par vous il apprendra que ces Mastres du monde
»Ne sout dignes de leur éclat
» Que lorsque leur grandeur est la fource féconde
» D'où jaillisse la vie & le bien de l'Etat;
» Que ces Rois qui de sang & de combats avides,
»Font gémir & pleurer la tendre humanité,
»Verront leurs noms pareils à des vapeurs hu-
» mides
» Se dissiper au jour dunt luit la vérité.
Il sçaura pour le pauvre & l'orphelin timide,
» Pour les malheureux éplorés,
»Que les marches d'un trône où l'équité réside
»D'un salutaire autel sont autant de degrés;
„Il sçaura que sa main doit essuyer leurs larmes,
* Qu'un Roi n'est vraiment grand qu'autant qu'il
» est aimé;
„ Que de noms envolés avec le bruit des armes!
»Et du nom de Titus l'univers est charmé.
N
JANVIER.
1752.
45
„Il sçaura que la terre & lui-même ont un mai-
»tre,
„ Devant qui les Rois ne sont rien,
»Qu'il est un Dieu vengeur que tout doit recon,
»noitre,
„De cent mondes divers & l'ame & le soutien;
»Qu'à ce juge éternel tous les Rois sont comp-
ntables
»Des maux comme des biens de leur Trône
»émanés
»Qu'ensin si tous ses pas ne sont point équitables,
„Dans la nuit de la mort il seront entrainés.
» Sous vos ailes ainsi son Enfance chérie
»Comme un beau lys s'élevera,
»Et cette tendre fleur bien loin d'être flétrie
»En un fruit nourrissant par vous se changera.
„Tel un jeune Tilleul l'amour de la nature
„ Qu'un ruisseau bienfaisant abbreuve de ses eaux,
„ Voit tous les jours son front s'enrichir de ver-
„dure
nEt son tronc se répandre en d'utiles rameaux.
N
»Que de sa propre main, Beaux-Arts, il vous
»couronne
„ Près de lui qu'il vous fasse asseoir
»Comie les ornemens & la gloire du Trone,
46 MERCURE DE FRANCE.
» Le germe des vertus & le sceau du pouvoit !
„Louis du monde entier a mérité l'hommage
„En répandant sur vous ses généreux bienfaits,
»Et les vers de Corneille ont illustré son age
„Autant que la splendeur qu'il dut à ses hauts
» faits.
Ne viens point à ses piés, perside calomnie,
„ Soufflet tes feux & tes poisons
„ Dans sa naifsante aurore obscurcit le génie
„ Qui perce tôt ou tard, & darde ses rayons;
»Qu'assis au même rang de Virgile & d'Horace
»Ovide chante Auguste, & son régne immortel;
»La terre au Triumvir sans doute auroit fait
» grace,
„Si le Maître d'Ovide eut été moins cruel.
»Et vous, lâches flatteurs, vous corrupteurs in-
„fâmes
»La honte & l'opprobre des Rois,
»Vous qui portez l'orgueil & la mort dans leurs
»ames,
u Créateurs des Tytans, & destructeurs des loix,
„Fuyez, que le mensonge & la vile imposture
»N'exhalent point ici leur souffle empoisonneur
»Fuyez, n'infectez point une source aussi pure;
ed by G
1752.
JANVIER.
47
„Que l'univers entier y puise son bo iheus
Toi, sainte Vérité, ne crains point sa présence,
„ Et n'écarte pas ton flambeau,
» Toujours, pour qu'il mérite & régle sa puis-
»lance
» Des foiblesses des Rois offre lui le tableau;
»Quand il sçaura porter le sacré Diadême
»Pat un éloge libre ose l'encourager;
»S'il en pouvoit jamais ternir l'éclat suprême,
»Sans adoucir tes traits ose le corriger.
„ En lui faisant aimer cette fille céleste,
»L'immortelle Religion,
»Que sa raison démasque, & que son cœur dé-
po teste
»Le premier des Tyrans, la superstition;
„ Qu'il contemple les maux dont sa trace est
»suivie,
„ Les femmes, les vieillards, les enfaus immolés,
„Les Rois mêmes tombant sous son audace impie,
»Tous les crimes divers de son sein exhalés.
„Qu'il se souvienne enfin qu'étant ce que nous
» sommes,
„Comme nous soumis aux malheurs,
Mes
48 MERCURE DEFRANCE.
„ Autant humiliés que le dernier des hommes-
»Les Rois peuvent du sort épuiser les rigueurs
nMais le Monarque alors déployant sa grande
»ame
» Se met par sa constance au-dessus de l'humain
„ C'est alors qu'il, est Roi, que sa vertu s'enslam-
»me
n Maîttise la fortune & confond le destin.
25
nAinsi le Grand Louis trahi par la victoire,
»A vu le destin irrité
» Disputer à sou front le siège de la Gloire,
„ Ce laurier immortel qu'il avoit mérité.
nEn vain le sort jaloux vieut jusques sur le Trone,
wVient jusques dans ses bras lui ravir ses enfans,
„Aux fléaux conjurés dont l'horreur l'environne,
»Louis oppose encot les regards triomphans.
nOdivine amitié, flamme pure & sacrée
»Que ressentent si peu les Rois
»Transport de la belle ame aux vertus consa-
»crée
»Doux alimens des cours qui chérissent tes loix,
nAu nouveau Marcellus fais gouter tous tes
»charmes,
nA se remplir le cœeur de ses cheres allarmes
Qu'il
by Goo
JANVIER. 1752.
49
Qu'il connoisse en un mot la douceur de pleurer !
„Pour épuiser vos dons, sous les traits de sa
»mere,
„O! Dieux, puisse-t- il receler,
„La solide grandeur & l'ame de son pere;
»Petit fils de Lovis puisse- t- il l'égaler !
„ Mais conservez l'Ayeul votre image fidéle,
„Qu'il vive, s'il se peut, autant que ses bienfaits!
uQue cet enfant des Rois ait toujours un mo-
dele
»Digne du trône, ensin qu'il n'y monte jamais !
L'Ange dit, & soudain un sillon de lumiere
Entr'ouvre l'Olimpe éclairé
La Gloire qui des cieux traverse la carriere,
Couronne le berceau de son laurier sacté;
Sur ce front qui déja sourit à la déesse,
L'enfant reçoit l'éclat d'un immortel rayon.
Le Français s'applaudit transporté d'allégresse
Et plein d'un doux espoir, il attend un Bour-
bon.
N8
Digne fils de * Louis, à qui ta race antique
Doit ce rejetton, son appui,
Monseigneur le Dauphin.
C
II. Vol
Digistrss yL0
50 MERCURE DE FRANCE.
Lis ces vers ajoutés à l'offrande publique
Que la France à tes piés va porter aujourd'hui;:
Comme Français. ma voix a du se faire en-
tendre
Quand du sang des Bourbons le cours est aug.
menté
Comme sage encor plus, il ne peut trop s'éten,
dre
Pour le bien de la terre, & de l'humanité.
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Résumé : LA NAISSANCE DE MONSEIGNEUR LE DUC DE BOURGOGNE. ODE A Sa Majesté, le Roi de Pologne, Electeur de Saxe. Par M. d'Arnauld, Conseiller de Légation de Sa Majesté, & Membre de l'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres de Prusse. ......... Tu Lodoicus eris.
Le texte se compose de deux parties distinctes. La première est une ode célébrant la naissance du Duc de Bourgogne, fils des Bourbons, adressée au Roi de Pologne et Électeur de Saxe. L'auteur, M. d'Arnauld, compare cette naissance à l'apparition d'un astre radieux annonçant la paix et la joie en France. Il souhaite que le Duc soit protégé par les dieux et les arts, et qu'il gouverne avec vertu et justice. L'ode appelle à ce que le Duc apprenne à secourir les pauvres et les opprimés, et à être conscient de sa responsabilité divine. Les arts et les vertus doivent l'entourer et l'éduquer pour qu'il devienne un souverain juste et aimé, comparable à des figures historiques comme Titus. La seconde partie est un poème adressé à un membre de la famille royale française, probablement le Dauphin, fils de Louis XV. Le poème critique les flatteurs et les corrupteurs qui entourent les rois, les qualifiant de 'lâches flatteurs' et 'corrupteurs infâmes'. Il appelle à la vérité et à la vertu, exhortant le roi à se méfier du mensonge et de l'imposture. Le texte met en garde contre la superstition et ses maux, tout en soulignant que les rois peuvent se distinguer par leur constance et leur grandeur. Il évoque la figure de Louis XIV et souhaite que le Dauphin hérite des qualités de ses ancêtres, notamment la 'solide grandeur' et l''âme' de son père et de son grand-père. Le poème se termine par une vision prophétique où la Gloire couronne le berceau du Dauphin, symbolisant l'espoir et l'allégresse du peuple français pour l'avenir de la monarchie.
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14
15
p. 50-53
COUPLETS CHANTÉS Par les nouveaux Mariés de la Paroisse de Saint Laurent, aux nôces faites par la Ville à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, sur différens airs de Noëls. Sur l'air : Les Bourgeois de Chartres.
Début :
L'enfant qui vient de naître [...]
Mots clefs :
Ville, Conquérant, Vertus, Nouveaux mariés, Naissance du duc de Bourgogne
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texteReconnaissance textuelle : COUPLETS CHANTÉS Par les nouveaux Mariés de la Paroisse de Saint Laurent, aux nôces faites par la Ville à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, sur différens airs de Noëls. Sur l'air : Les Bourgeois de Chartres.
COUPLETS CHANTÉS
Par les nouveaux Mariés de la Paroisse de
Saint Laurent, aux nôces faites par la
Ville à l'occasion de la naissanee de Monseigneur
le Duc de Bourgogne, sur différens
airs de Noëls. Sur l'air : Les Bourgeois
de Chartres.
L'enfant qui vient de naître
Est un présent des cieux.
De notre Auguste Maître
Il vient comblet les vœeux.
Qu'il soit digne de lui ! Sa Clémence Héroique
Rendra ses Ennemis
Soumis.
Est- il un Conquérant
JANVIER. 1752.
51
Plus grand
Qu'un Hétos pacisique:
Ce Monarque intrépide
Affronte les hazards.
La valeur qui le guide
Animoit les Césars.
Mais des qu'aux champs de Mars il est couvert de
gloire
Il surpasse en vertus
Titus;
Conquérant généteux,
Ses yeux
Pleutent sur sa victoire.
WS
Déposant son Tonnerte,
On vit ce Potentat,
Des malheurs de la Guerre
Consoler le Soldat.
Peuples qu'il subjuguoit aux Plaines de la Flandre
Vous fûtes bien surpris,
Ravis
De voir dans un Vainqueur
Le cœur
De l'ami le plus tendre.
Cij
52 MERCUREDE FRANCE.
La France, Grande Reine
Fait pout vous mille vœux.
Vous êtes Souveraine
Pour faire des heureux.
Votre coeur est du paurre & l'espoir & l'azile.
Ce coeur rend vos bienfaits
Parfaits.
Vous êtes de la Cour
L'amiour
Et l'amour de la Ville.
Quelle aimable Famille
S'éleve sous vos Loix!
L'éclat dont elle brille
Charme l'espoir des Rois.
Vos Augustes Enfans suivent vos nobles tracea
Ils sont, tous ces Ensans,
Charmans.
Chacun est un Portrait
Complet
Des Vertus & des Graces.
Quelle heureuse abondance
Ce beau jour nous prédit !
Il n'est plus d'indigence
Quand Le Roi nous unit,
(.
JANVIER. 1752. * 53
S'il vient de nous doter, ce Prince débonnaire,
C'est que non-seulement,
Vrasment,
Louis est notre Roi;
Ma foi
C'est encor notre Pere.
Par les nouveaux Mariés de la Paroisse de
Saint Laurent, aux nôces faites par la
Ville à l'occasion de la naissanee de Monseigneur
le Duc de Bourgogne, sur différens
airs de Noëls. Sur l'air : Les Bourgeois
de Chartres.
L'enfant qui vient de naître
Est un présent des cieux.
De notre Auguste Maître
Il vient comblet les vœeux.
Qu'il soit digne de lui ! Sa Clémence Héroique
Rendra ses Ennemis
Soumis.
Est- il un Conquérant
JANVIER. 1752.
51
Plus grand
Qu'un Hétos pacisique:
Ce Monarque intrépide
Affronte les hazards.
La valeur qui le guide
Animoit les Césars.
Mais des qu'aux champs de Mars il est couvert de
gloire
Il surpasse en vertus
Titus;
Conquérant généteux,
Ses yeux
Pleutent sur sa victoire.
WS
Déposant son Tonnerte,
On vit ce Potentat,
Des malheurs de la Guerre
Consoler le Soldat.
Peuples qu'il subjuguoit aux Plaines de la Flandre
Vous fûtes bien surpris,
Ravis
De voir dans un Vainqueur
Le cœur
De l'ami le plus tendre.
Cij
52 MERCUREDE FRANCE.
La France, Grande Reine
Fait pout vous mille vœux.
Vous êtes Souveraine
Pour faire des heureux.
Votre coeur est du paurre & l'espoir & l'azile.
Ce coeur rend vos bienfaits
Parfaits.
Vous êtes de la Cour
L'amiour
Et l'amour de la Ville.
Quelle aimable Famille
S'éleve sous vos Loix!
L'éclat dont elle brille
Charme l'espoir des Rois.
Vos Augustes Enfans suivent vos nobles tracea
Ils sont, tous ces Ensans,
Charmans.
Chacun est un Portrait
Complet
Des Vertus & des Graces.
Quelle heureuse abondance
Ce beau jour nous prédit !
Il n'est plus d'indigence
Quand Le Roi nous unit,
(.
JANVIER. 1752. * 53
S'il vient de nous doter, ce Prince débonnaire,
C'est que non-seulement,
Vrasment,
Louis est notre Roi;
Ma foi
C'est encor notre Pere.
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Résumé : COUPLETS CHANTÉS Par les nouveaux Mariés de la Paroisse de Saint Laurent, aux nôces faites par la Ville à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, sur différens airs de Noëls. Sur l'air : Les Bourgeois de Chartres.
Le texte relate des couplets chantés par les nouveaux mariés de la paroisse de Saint-Laurent lors des noces célébrant la naissance du Duc de Bourgogne. Ces chants, accompagnés d'airs de Noël, adressent des vœux au nouveau-né, lui souhaitant d'hériter de la clémence héroïque de son maître et de posséder les qualités de conquérant intrépide et généreux des Césars et de Titus. Le monarque est décrit comme un vainqueur sur les champs de bataille, consolant les soldats et montrant un cœur tendre envers les peuples conquis, notamment en Flandre. La France est saluée comme une grande reine bienveillante pour ses sujets. La famille royale est présentée comme aimable et brillante, avec des enfants charmants incarnant les vertus et les grâces. Le texte met en avant l'abondance et l'absence de misère lorsque le roi unit le peuple, soulignant que Louis est à la fois leur roi et leur père.
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16
p. 53-55
AUTRES. Sut l'air : Joseph est bien marié.
Début :
Le Dauphin est bien marié, bis [...]
Mots clefs :
Dauphin, Marié, Princesse, Naissance du duc de Bourgogne
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texteReconnaissance textuelle : AUTRES. Sut l'air : Joseph est bien marié.
AUTRES.
Sut l'air : Joseph est bien marié.
Le Dauphin est bien marié, bis
Vive sa chere Moitié.
bis.
Cette adorable Princesse
Répand partout l'allégresse,
Les biens, la félicité
Le Dauphin est bien marié.
Que d'accord avec nos voix
bis.
Nos cours expriment cent sois
bis.
Le zele qui nous dévore;
Et recommençons encore,
Quand nous aurons bien chanté,
Le Dauphin est bien marié.
Ma Princesse, en vérité,
bis:
Le Royanme est enchanté;
bis.
Ciij
34 MERCURE DE FRANCE.
Car jamais la politique
N'a fait pour la République
Un coup d'Etat si marqué.
Le Dauphin est bien marié.
La douceur & la bonté
biz.
La sagesse & la beauté,
bis.
Ornent bien une Couronne;
Mais pour affermit le Trône
Il faut la fécondité.
Le Dauphin est bien marié.
Le Ciel pour nous déclaré,
bis.
Nous assiste par degré.
bis.
Le Soleil qui vient d'éclorre
Fut annoncé par l'Aurore
Que nous eûmes l'an passé.
Le Dauphin est bien marié.
Mais ce nouvel Héritier
bis.
Ne sera pas le detuier:
bis.
Car Dieu promet aux bons P'rinces
Qu'il étendra leurs Provinces
Avec leur Postérité.
Le Dauphin est bien marié.
JANVIER.
1752.
Un jour puissent nos neveux,
Autant que nous être heureux.
L'Auguste Enfant qui respire
Sera digne de l'Empire
S'il tient de sa parenté.
Le Dauphin est bien marié.
bis.
Vive & triomphe sans fin
Notre généreux Dauphin.
bis.
Si son triomphe est durable,
Comme son cœur est aimable
C'en est pour l'éternité.
Le Dauphin est bien marié.
A l'objet de ses amours
bis.
Que Dieu donne de longs jours; bu.
Qu'il bénisse la Pologne
Pour le beau Duc de Bourgogne
Qu'elle nous a procuré.
Le Dauphin est bien marié.
dis.
De ces illustres Epoux
Le bonheur tombe sur nous;
bit.
Le fruit de leur Hyménée
A fait notre destinée;
Buvous tous à leur santé.
Le Dauphin est bien matié.
Sut l'air : Joseph est bien marié.
Le Dauphin est bien marié, bis
Vive sa chere Moitié.
bis.
Cette adorable Princesse
Répand partout l'allégresse,
Les biens, la félicité
Le Dauphin est bien marié.
Que d'accord avec nos voix
bis.
Nos cours expriment cent sois
bis.
Le zele qui nous dévore;
Et recommençons encore,
Quand nous aurons bien chanté,
Le Dauphin est bien marié.
Ma Princesse, en vérité,
bis:
Le Royanme est enchanté;
bis.
Ciij
34 MERCURE DE FRANCE.
Car jamais la politique
N'a fait pour la République
Un coup d'Etat si marqué.
Le Dauphin est bien marié.
La douceur & la bonté
biz.
La sagesse & la beauté,
bis.
Ornent bien une Couronne;
Mais pour affermit le Trône
Il faut la fécondité.
Le Dauphin est bien marié.
Le Ciel pour nous déclaré,
bis.
Nous assiste par degré.
bis.
Le Soleil qui vient d'éclorre
Fut annoncé par l'Aurore
Que nous eûmes l'an passé.
Le Dauphin est bien marié.
Mais ce nouvel Héritier
bis.
Ne sera pas le detuier:
bis.
Car Dieu promet aux bons P'rinces
Qu'il étendra leurs Provinces
Avec leur Postérité.
Le Dauphin est bien marié.
JANVIER.
1752.
Un jour puissent nos neveux,
Autant que nous être heureux.
L'Auguste Enfant qui respire
Sera digne de l'Empire
S'il tient de sa parenté.
Le Dauphin est bien marié.
bis.
Vive & triomphe sans fin
Notre généreux Dauphin.
bis.
Si son triomphe est durable,
Comme son cœur est aimable
C'en est pour l'éternité.
Le Dauphin est bien marié.
A l'objet de ses amours
bis.
Que Dieu donne de longs jours; bu.
Qu'il bénisse la Pologne
Pour le beau Duc de Bourgogne
Qu'elle nous a procuré.
Le Dauphin est bien marié.
dis.
De ces illustres Epoux
Le bonheur tombe sur nous;
bit.
Le fruit de leur Hyménée
A fait notre destinée;
Buvous tous à leur santé.
Le Dauphin est bien matié.
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Résumé : AUTRES. Sut l'air : Joseph est bien marié.
Le texte célèbre le mariage du Dauphin, fils du roi de France, avec une princesse polonaise, soulignant la joie et l'allégresse qu'il suscite. Il met en avant les qualités de la princesse, notamment sa douceur, sa bonté, sa sagesse et sa beauté, ainsi que l'importance de sa fécondité pour assurer la stabilité du trône. Cet événement est présenté comme un acte politique majeur bénéfique pour la République. La naissance d'un héritier est annoncée comme un signe du soutien divin et une promesse d'expansion des provinces royales. Le texte souhaite longévité et bonheur aux jeunes mariés et espère que leur union apportera prospérité et bonheur au peuple. Il conclut en célébrant le Dauphin et en bénissant la Pologne pour avoir fourni un époux illustre.
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17
p. 56-58
AUTRES. Sur l'air : Où s'en vont ces gais Bergers.
Début :
Voici le jour fortuné [...]
Mots clefs :
Ménage, Petit nouveau, Naissance du duc de Bourgogne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES. Sur l'air : Où s'en vont ces gais Bergers.
AUTRES.
Sut l'air : Où s'en vont ces gais Bergers.
Voici le jour fortuné
De notre Mariage
Au Prince du Dauphiné
Rendons un juste hommage,
Et chantons le petit Nouveau né
Qui nous met en ménage.
A l'amour, à la gaieté
Puisque tout nous engage,
Triomphons en liberté
Et faisons grand tapage
Pour chanter le petit Nouveau-né
ui nous met en ménage.
Du Pere qui l'a formé
C'est la vivante image.
Il sera bien renommé
S'il devient aussi sage.
Célébrons le petit Nouveau-né
Qui nous met en ménage.
N
JANVIER.
De son Ayeul Bien-Aimé
L'invincible courage
Et l'ineffable bonté
Seront son appanage
Célébrons le petit Nouveu-né
Qui nous met en ménage.
Son bras sera redouté
Jusques chez le Sauvage,
Et son coeur sera fêté
Jnsqu'au dernier rivage.
Célébrons le petit Nouveau-né
Qui nous met en ménage.
Quel tems de prospérité
Cet enfant nous présage ?
De notre félicité
— Son nom seul est le gage.
Célébrons le petit Nouveau ré
Qui nous met en ménage.
Souvent le soleil levé
Ne chasse point l'orage;
Mais quand un Bourbon est né
Il n'est plus de nuage.
CV
1752. 57
58 MERCURE DEFRANCE.
Célébrons le petit Nouveau-né
Qui nous met en ménage.
N
Notre coeur est transporté
Des dons qu'il nous partage.
Ses bienfaits de tout côté
Disent en leut langage:
Célébrez le petit Nouveau né
Qui vous met en ménage.
Puisse l'Univers charmé
Etre son héritage,
Et son Régne confirmé
S'étendre au dernier âge.
Célébrons le perit nouveau- ne
Qui nous met en ménage.
Sut l'air : Où s'en vont ces gais Bergers.
Voici le jour fortuné
De notre Mariage
Au Prince du Dauphiné
Rendons un juste hommage,
Et chantons le petit Nouveau né
Qui nous met en ménage.
A l'amour, à la gaieté
Puisque tout nous engage,
Triomphons en liberté
Et faisons grand tapage
Pour chanter le petit Nouveau-né
ui nous met en ménage.
Du Pere qui l'a formé
C'est la vivante image.
Il sera bien renommé
S'il devient aussi sage.
Célébrons le petit Nouveau-né
Qui nous met en ménage.
N
JANVIER.
De son Ayeul Bien-Aimé
L'invincible courage
Et l'ineffable bonté
Seront son appanage
Célébrons le petit Nouveu-né
Qui nous met en ménage.
Son bras sera redouté
Jusques chez le Sauvage,
Et son coeur sera fêté
Jnsqu'au dernier rivage.
Célébrons le petit Nouveau-né
Qui nous met en ménage.
Quel tems de prospérité
Cet enfant nous présage ?
De notre félicité
— Son nom seul est le gage.
Célébrons le petit Nouveau ré
Qui nous met en ménage.
Souvent le soleil levé
Ne chasse point l'orage;
Mais quand un Bourbon est né
Il n'est plus de nuage.
CV
1752. 57
58 MERCURE DEFRANCE.
Célébrons le petit Nouveau-né
Qui nous met en ménage.
N
Notre coeur est transporté
Des dons qu'il nous partage.
Ses bienfaits de tout côté
Disent en leut langage:
Célébrez le petit Nouveau né
Qui vous met en ménage.
Puisse l'Univers charmé
Etre son héritage,
Et son Régne confirmé
S'étendre au dernier âge.
Célébrons le perit nouveau- ne
Qui nous met en ménage.
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Résumé : AUTRES. Sur l'air : Où s'en vont ces gais Bergers.
Le texte célèbre joyeusement la naissance d'un enfant, membre de la famille royale française, lié à la maison des Bourbons. Il annonce un 'jour fortuné' marqué par un mariage et une naissance, invitant à honorer le prince du Dauphiné et à fêter le nouveau-né. L'enfant porte les traits de son père et est destiné à une grande renommée s'il hérite de sa sagesse. Le poème souligne les qualités de courage et de bonté transmises par son aïeul, prédisant que l'enfant sera respecté et admiré partout. La naissance est perçue comme un signe de prospérité et de bonheur, apportant clarté et écartant les nuages. Le texte se conclut par des vœux pour que l'univers entier bénéficie de la bienveillance de l'enfant, espérant un règne long et bénéfique.
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18
p. 58-61
AUTRES. Sur l'air: Voici le jour solemnel de Noël.
Début :
L'Amour, l'Hymen & les Ris, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Jour, Amour, Fête
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES. Sur l'air: Voici le jour solemnel de Noël.
AUTRES.
Sur l'air: Voici le jour solemnel de
Noël.
L'Amour, l'Hymen & les Ris,
Dan- Patis
Fout une fête chérie
JANVIER.
En faveur du Citoyen,
Pour le bien
Et l'honneur de la Patrie.
Qui nous donne ce beau jour,
Où l'Amour
S'unit avec l'abondance ?
C'est un rayon du soleil
Nonpareil
Qui fertilise la France.
Que pour jamais le burin,
Sur l'airain,
Grave les dons de la Ville:
Elle exécute un projet
Dont l'objet
N'est pas une œuvre stérile.
Le bien pub lic a dicté,
Arrêté,
Ce projet si beau, si sage;
Er la libéralité
A compté
De quoi couronner l'ouvrage.
1385
1752.
59
Cvj
60 MERCURE DEFRANCE.
Que ce systême est sensé,
Bien pensé !
Quand on pourvoit six cens Filles
On devient le bienfaicteur
Et l'auteur
De trois sois deux cens familles.
Vive notre Gouverneur
Ce Seigneur
Doux, officieux, affable.
Il fait voir qi'un Duc est grand
Doublement
Quand il sęait se rendre aimable.
On est bien venu chez lui
Sans appui.
Chez lui la foible in ligence
Peut piétendre au meme accès
Et succès
Que la plus haute opulence.
Que le Prevôt des Marchands
De nos chants
Excite aussi'allégresse.
Ceux qui lui succederont
JANVIER. 1752. 61
Ne pourront
Le surpasser en sagesse.
Dans dix siécles on sçaura,
On dira
Ce que firent les Bernages:
Leur gloire aura pour garants
Les Enfans
Issus de six cens ménages.
Cette Fête vaut bien mieux
Que ces feux
Où le salpêtre s'enslamme:
Ils se perdent en éclairs
Dans les airs;
Les bienfaits restent dans l'ame.
Sur l'air: Voici le jour solemnel de
Noël.
L'Amour, l'Hymen & les Ris,
Dan- Patis
Fout une fête chérie
JANVIER.
En faveur du Citoyen,
Pour le bien
Et l'honneur de la Patrie.
Qui nous donne ce beau jour,
Où l'Amour
S'unit avec l'abondance ?
C'est un rayon du soleil
Nonpareil
Qui fertilise la France.
Que pour jamais le burin,
Sur l'airain,
Grave les dons de la Ville:
Elle exécute un projet
Dont l'objet
N'est pas une œuvre stérile.
Le bien pub lic a dicté,
Arrêté,
Ce projet si beau, si sage;
Er la libéralité
A compté
De quoi couronner l'ouvrage.
1385
1752.
59
Cvj
60 MERCURE DEFRANCE.
Que ce systême est sensé,
Bien pensé !
Quand on pourvoit six cens Filles
On devient le bienfaicteur
Et l'auteur
De trois sois deux cens familles.
Vive notre Gouverneur
Ce Seigneur
Doux, officieux, affable.
Il fait voir qi'un Duc est grand
Doublement
Quand il sęait se rendre aimable.
On est bien venu chez lui
Sans appui.
Chez lui la foible in ligence
Peut piétendre au meme accès
Et succès
Que la plus haute opulence.
Que le Prevôt des Marchands
De nos chants
Excite aussi'allégresse.
Ceux qui lui succederont
JANVIER. 1752. 61
Ne pourront
Le surpasser en sagesse.
Dans dix siécles on sçaura,
On dira
Ce que firent les Bernages:
Leur gloire aura pour garants
Les Enfans
Issus de six cens ménages.
Cette Fête vaut bien mieux
Que ces feux
Où le salpêtre s'enslamme:
Ils se perdent en éclairs
Dans les airs;
Les bienfaits restent dans l'ame.
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Résumé : AUTRES. Sur l'air: Voici le jour solemnel de Noël.
En janvier 1752, une fête fut organisée en l'honneur des citoyens et de la patrie, célébrant l'amour, l'hymen et la joie, comparée à un rayon de soleil bénéfique pour la France. La ville initia un projet pour aider six cents filles, bénéficiant ainsi à trois fois plus de familles. Le gouverneur fut loué pour sa grandeur et son accessibilité, permettant à chacun, indépendamment de son statut, de l'approcher. Le prévôt des marchands fut également félicité pour sa sagesse et son rôle dans cette célébration. Cette initiative fut jugée mémorable et préférable aux feux d'artifice éphémères, car ses bienfaits dureraient dans les âmes et seraient reconnus par les générations futures.
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19
p. 62-63
COUPLETS Chantés par M. Jeliote, à la fête donnée à Madame la Dauphine, par Madame de l'Auraguais, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Air du Corbillon.
Début :
Accourez Bergers & Bergeres, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Nouveau né, Hommage, Pierre de Jélyotte, Madame la Dauphine, Fête
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texteReconnaissance textuelle : COUPLETS Chantés par M. Jeliote, à la fête donnée à Madame la Dauphine, par Madame de l'Auraguais, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Air du Corbillon.
COUPLETS
Chantés par M. Jeliote, à la fête donnée à
Madame la Dauphine, par Madame
de l'Auraguais, à l'occasion de la naissance
de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Air du Corbillon.
Accourez Bergers & Bergeres,
Un Dieu propice a comblé nos désirs;
Venez par des danses légeres;
Venez tracer l'image des plaisirs:
Enfin le Ciel nous a donné
Un joli petit, un petit joli, un joli petit Non-
veau-né.
L'heureux Enfantqui vient de naître
Est de nos lys un dignie rejetton,
L'Auguste fils de notre Mastre
Vient d'enrichir la France d'un Bourbon.
Vive le Poupon fortuné
Ce joli petit, &c.
1752.
JANVIER.
De toutes paris l'écho répête
En son honneur de subliines concerts,
Le son bruyant de la trompette
Fait éclater la joye au sein des aira.
Vivent ceux qui nous ont donné
Ce joli petit, &c.
Je puis sans être téméraire
A ces accords unit ma foible voix;
Le simple hommage du vulgaire
Ajoûte un prix à la gloire des Rois.
Chantons donc sans être étonné
Ce joli, &c.
L'esprit n'est pas notre partage,
Nous ignorons un langage flatteur
Mais pour rendre un fincére hommage
N'avons-nous pas l'éloquence du cœur.
Vivent ceux qui nous ont donne
Ce joli petit, &c.
Par M. Favart.
Chantés par M. Jeliote, à la fête donnée à
Madame la Dauphine, par Madame
de l'Auraguais, à l'occasion de la naissance
de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Air du Corbillon.
Accourez Bergers & Bergeres,
Un Dieu propice a comblé nos désirs;
Venez par des danses légeres;
Venez tracer l'image des plaisirs:
Enfin le Ciel nous a donné
Un joli petit, un petit joli, un joli petit Non-
veau-né.
L'heureux Enfantqui vient de naître
Est de nos lys un dignie rejetton,
L'Auguste fils de notre Mastre
Vient d'enrichir la France d'un Bourbon.
Vive le Poupon fortuné
Ce joli petit, &c.
1752.
JANVIER.
De toutes paris l'écho répête
En son honneur de subliines concerts,
Le son bruyant de la trompette
Fait éclater la joye au sein des aira.
Vivent ceux qui nous ont donné
Ce joli petit, &c.
Je puis sans être téméraire
A ces accords unit ma foible voix;
Le simple hommage du vulgaire
Ajoûte un prix à la gloire des Rois.
Chantons donc sans être étonné
Ce joli, &c.
L'esprit n'est pas notre partage,
Nous ignorons un langage flatteur
Mais pour rendre un fincére hommage
N'avons-nous pas l'éloquence du cœur.
Vivent ceux qui nous ont donne
Ce joli petit, &c.
Par M. Favart.
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Résumé : COUPLETS Chantés par M. Jeliote, à la fête donnée à Madame la Dauphine, par Madame de l'Auraguais, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Air du Corbillon.
Le texte relate une fête organisée par Madame de l'Auraguais pour célébrer la naissance du Duc de Bourgogne, fils de Madame la Dauphine. Les couplets chantés par M. Jeliote décrivent l'enfant comme un 'joli petit nouveau-né' et un 'digne rejeton de nos lys', soulignant son importance pour la France grâce à sa lignée bourbonienne. La joie et la célébration sont marquées par des danses et des concerts, accompagnés par des trompettes annonçant la nouvelle. Les auteurs, bien que modestes, expriment leur désir de participer aux festivités avec sincérité, affirmant que leur hommage vient du cœur. Les couplets sont attribués à M. Favart et datés de janvier 1752.
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20
p. 64-65
AUTRES. Sur l'air ; de mon Berger volage.
Début :
Un Enfant vient de naitre, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Enfant, Lys
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRES. Sur l'air ; de mon Berger volage.
AUTRES.
Sur l'ait ; de mon Berger volage.
Un Enfant vient de naitre,
Un enfant précieux,
Un Prince qui doit être
Digne de ses Ayeux,
L'augure est favorable,
Il sera notre amour.
Uue Colombe aimable
Produit-elle un Vautour ?
Nous soupirions sans cesse
Aptès ce gage heureux
Le don d'une Princesse
L'assuroit à nos veux;
J'ai vû la Roze éclore,
Le lis naît à son tour,
Une brillante Aurore
Annonçoit un beau jour.
Croissez parmi les graces
Espoir flatteur des lis
Rassemblez sur vos traces
JANVIER.
1752. 65
Les Arts, les Jeux, les Ris,
Si la gloire cruelle
Reclame un jour ses droits
Vous avez un modele
Dans le meilleur des Rois.
Dans le cristal de l'onde
L'azur des Cieux nous luit,
Et le flamheau du monde
S'y peint, s'y reproduit
Plus vivement encore
Par des traits éclatans,
Ce Roi que l'on adore
Se peint dans ses enfans.
Destin qui les fit nastre
Pour regir l'Univers
Conserve notre maître
Ses jours nous sont trop chers;
Mais ils iegnent d'avance,
Ces dignes successeurs
Leur empire commence
Leut trône est dans nos cœurs.
Par M. Favart.
Sur l'ait ; de mon Berger volage.
Un Enfant vient de naitre,
Un enfant précieux,
Un Prince qui doit être
Digne de ses Ayeux,
L'augure est favorable,
Il sera notre amour.
Uue Colombe aimable
Produit-elle un Vautour ?
Nous soupirions sans cesse
Aptès ce gage heureux
Le don d'une Princesse
L'assuroit à nos veux;
J'ai vû la Roze éclore,
Le lis naît à son tour,
Une brillante Aurore
Annonçoit un beau jour.
Croissez parmi les graces
Espoir flatteur des lis
Rassemblez sur vos traces
JANVIER.
1752. 65
Les Arts, les Jeux, les Ris,
Si la gloire cruelle
Reclame un jour ses droits
Vous avez un modele
Dans le meilleur des Rois.
Dans le cristal de l'onde
L'azur des Cieux nous luit,
Et le flamheau du monde
S'y peint, s'y reproduit
Plus vivement encore
Par des traits éclatans,
Ce Roi que l'on adore
Se peint dans ses enfans.
Destin qui les fit nastre
Pour regir l'Univers
Conserve notre maître
Ses jours nous sont trop chers;
Mais ils iegnent d'avance,
Ces dignes successeurs
Leur empire commence
Leut trône est dans nos cœurs.
Par M. Favart.
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Résumé : AUTRES. Sur l'air ; de mon Berger volage.
En 1752, un prince, fils d'un roi, est né. L'auteur espère que cet enfant honorera ses ancêtres et sera aimé de tous. La naissance du prince est comparée à celle d'une colombe, symbole de pureté et de paix, et non à celle d'un vautour, symbole de destruction. Elle est aussi comparée à l'éclosion d'une rose suivie de la naissance d'un lis, annonçant un avenir radieux. Le texte mentionne les arts, les jeux et les risques, soulignant que le prince a un modèle à suivre en la personne du 'meilleur des rois'. Le roi se reflète dans ses enfants, destinés à régner sur l'univers. L'auteur souhaite longévité au roi et exprime son attachement aux successeurs, dont l'empire commence déjà dans les cœurs des gens. Le poème est signé par M. Favart.
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21
p. 66-70
Air : Reçois dans ton galletas.
Début :
Signalons en ce grand jour [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Roi, Amour, Hymen
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texteReconnaissance textuelle : Air : Reçois dans ton galletas.
Air : Reçois dans ton galletas.
Signalons en ce grand jour
La vive reconnoissance
Le respect, le tendre amour
Que nous devons au Roi de France
Qui pour combler tous nos vœux
bia.
Nous met aujourd'hui deux à deux.
Son fils pour notre bonheur
A fait un Duc de Bourgogne;
Pour témoigner que son cœur
Est charmé de cette besogne,
Il nous fait à notre tour
die.
Célebter l'Hymen & l'Amour.
Le Nouveau-né très long. tems
N'aura de nous qu'un hommage:
C'estpour servir ses parens
Que nous nous mettons en ménage,
Et nos descendans après
Lui fabriqueront des sujets.
JANVIER.
1752.
Louis sçait en vrai Héros
Faire gronder le tonnerre,
Il sçait calmer à propos
Toutes les hofreurs de la guerre;
I veut que ses bons sujets
Réparent les maux qu'elle a faiu.
N
Mais si ce maître chéti
Montre qu'il est notre pere;
La Ville fait voit aussi
Qu'elle est une excellente mere;
Nos enfans seront heureux
D'avoir de si nobles Ayeux.
Rendons grace au Magistrat
Qui sçait par un trait habile
Fai: e le bien de l'Etat,
En rendant sa dépense utile;
Le prosit en est plus clait
que de tiret sa poudre en l'air.
Quand on a fait de beaux feux
Il n'en reste que fumée
L'ardeur de nos tendres voux
Plus durable & plus animée
67
68 MERCURE DE FRANCE.
Produira des monumens
D'age en âge toujours vivans.
Vive notre bon Dauphia,
Son exemple nous convie
A nous appliquer sans fin
Au soutien de notre Patrie;
Donnons lui des serviteurs
Puisqu'il leur fait des protecteurs
Buvons tous à la santé
Du Prince qui vient de nastre,
Sa valeur, sa fermeté
Se sont deja fait reconnoître
Comme s'il eût sçu prévois
Notre empressement à le voit.
Nous verrons avant quinze ans
Briller aussi sa sagesse,
Ses papas & ses mamaus
Sont de la meilleure noblesse,
De plus, ils sont en vertus
Cent fois plus riches qu'en écus.
JANVIER.
1752.
Qu'en lui la bonté de cœur
Grande Reigne, soit transmise,
Qu'il ait aussi la douceur
Et que chez nous il éternise;
Tu fus un présent des cieux
S'il te ressemble, c'est tant mieux.
La Dauphine en le faisant
A fait le bonheur du mondo,
Ce Prince annonce en naissant
Qu'elle doit être aussi féconde
En Héros, en Conquérans
Comme elle est en agrémens.
De notre cher Gouverneur
Celebrons la bienveillance
La noblesse de son coeut
Egale sa magnificence
son plus agréable emploi
C'est d'aimer le peuple & le Roi.
L'amour que dans norre cœeur
Le Dien de l'Hymen fait naître
N'affoiblira point l'ardeur
Que nous sentons pour notre maître;
»..
69
70 MERCUREDEFRANCE.
En aimant bien nos maris
Nous en servirons mieux Louis,
Buvons à notre Curé
C'est l'arc boutan de la fête,
Son zéle a tout préparé
Il nous promet le tête à tête;
Mais il n'a pas tout fini
Et nous aurons besoin de lui.
La Ville qui dans son sein
Nous a donné la naissanoe,
Mettra la derniere main
Aux faveurs qu'elle nous dispense,
Si nous avons pour pareins
Le Prevôt & les Echevins.
C'est avec plaisir, grand Roi,
Que notre zéle s'exhale,
L'avenir verra qu'an Roi
Fut une ame vrayment Royale;
Car notre postérité
Sera l'œeuvre de ta bonté,
Signalons en ce grand jour
La vive reconnoissance
Le respect, le tendre amour
Que nous devons au Roi de France
Qui pour combler tous nos vœux
bia.
Nous met aujourd'hui deux à deux.
Son fils pour notre bonheur
A fait un Duc de Bourgogne;
Pour témoigner que son cœur
Est charmé de cette besogne,
Il nous fait à notre tour
die.
Célebter l'Hymen & l'Amour.
Le Nouveau-né très long. tems
N'aura de nous qu'un hommage:
C'estpour servir ses parens
Que nous nous mettons en ménage,
Et nos descendans après
Lui fabriqueront des sujets.
JANVIER.
1752.
Louis sçait en vrai Héros
Faire gronder le tonnerre,
Il sçait calmer à propos
Toutes les hofreurs de la guerre;
I veut que ses bons sujets
Réparent les maux qu'elle a faiu.
N
Mais si ce maître chéti
Montre qu'il est notre pere;
La Ville fait voit aussi
Qu'elle est une excellente mere;
Nos enfans seront heureux
D'avoir de si nobles Ayeux.
Rendons grace au Magistrat
Qui sçait par un trait habile
Fai: e le bien de l'Etat,
En rendant sa dépense utile;
Le prosit en est plus clait
que de tiret sa poudre en l'air.
Quand on a fait de beaux feux
Il n'en reste que fumée
L'ardeur de nos tendres voux
Plus durable & plus animée
67
68 MERCURE DE FRANCE.
Produira des monumens
D'age en âge toujours vivans.
Vive notre bon Dauphia,
Son exemple nous convie
A nous appliquer sans fin
Au soutien de notre Patrie;
Donnons lui des serviteurs
Puisqu'il leur fait des protecteurs
Buvons tous à la santé
Du Prince qui vient de nastre,
Sa valeur, sa fermeté
Se sont deja fait reconnoître
Comme s'il eût sçu prévois
Notre empressement à le voit.
Nous verrons avant quinze ans
Briller aussi sa sagesse,
Ses papas & ses mamaus
Sont de la meilleure noblesse,
De plus, ils sont en vertus
Cent fois plus riches qu'en écus.
JANVIER.
1752.
Qu'en lui la bonté de cœur
Grande Reigne, soit transmise,
Qu'il ait aussi la douceur
Et que chez nous il éternise;
Tu fus un présent des cieux
S'il te ressemble, c'est tant mieux.
La Dauphine en le faisant
A fait le bonheur du mondo,
Ce Prince annonce en naissant
Qu'elle doit être aussi féconde
En Héros, en Conquérans
Comme elle est en agrémens.
De notre cher Gouverneur
Celebrons la bienveillance
La noblesse de son coeut
Egale sa magnificence
son plus agréable emploi
C'est d'aimer le peuple & le Roi.
L'amour que dans norre cœeur
Le Dien de l'Hymen fait naître
N'affoiblira point l'ardeur
Que nous sentons pour notre maître;
»..
69
70 MERCUREDEFRANCE.
En aimant bien nos maris
Nous en servirons mieux Louis,
Buvons à notre Curé
C'est l'arc boutan de la fête,
Son zéle a tout préparé
Il nous promet le tête à tête;
Mais il n'a pas tout fini
Et nous aurons besoin de lui.
La Ville qui dans son sein
Nous a donné la naissanoe,
Mettra la derniere main
Aux faveurs qu'elle nous dispense,
Si nous avons pour pareins
Le Prevôt & les Echevins.
C'est avec plaisir, grand Roi,
Que notre zéle s'exhale,
L'avenir verra qu'an Roi
Fut une ame vrayment Royale;
Car notre postérité
Sera l'œeuvre de ta bonté,
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Résumé : Air : Reçois dans ton galletas.
En janvier 1752, un poème célèbre plusieurs événements et figures royales. Il exprime la reconnaissance envers le Roi de France pour avoir uni son fils, le Duc de Bourgogne, afin de garantir le bonheur du peuple. Le nouveau-né royal reçoit l'hommage des sujets, qui s'engagent à servir ses parents et à assurer la continuité de la lignée royale. Louis XV est loué pour sa capacité à contrôler la guerre et à réparer ses ravages. La ville est comparée à une mère excellente, apportant bonheur grâce à des ancêtres nobles. Le magistrat est remercié pour sa gestion utile et durable de l'État. Le poème célèbre également la naissance d'un prince, soulignant sa future valeur, fermeté et sagesse, ainsi que la noblesse et les vertus de ses parents. La Dauphine est félicitée pour sa fécondité. Le gouverneur est loué pour sa bienveillance et sa noblesse, et le curé est remercié pour son rôle dans la fête. Le texte exprime l'amour pour les maris et le service au roi, remerciant la ville et ses dirigeants pour leurs faveurs. Il conclut en espérant que la postérité témoignera de la bonté royale.
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22
p. 71-72
CHANSON NOUVELLE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Sur l'air : La bonne avanture au gué.
Début :
A Versailles après mi nuit, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Bonne besogne, Au gué, Nuit, Boire, Danser
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CHANSON NOUVELLE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Sur l'air : La bonne avanture au gué.
CHANSON NOUVELLE
Sur la naissance de Monseigneur le
Duc de Bourgogne.
Sur l'air : La bonne avanture au gué.
A Versailles après mi nuit,
Le Duc de Bourgogne
Est arrivé cette nuit
Sans appareil & sans bruit;
La bonne besogne au gué
La bonne besogne.
Pour boire à ce Nouveau-né
Faut rougir sa trogne;
Ce Prince est un Dieu donné,
Nous serons tous fortunés;
La bonne besogne au gué.
bis.
Buvons donc à sa santé;
En vin de Bourgogne,
De Champagne & Montraché
Il faut tout nous ennivrer,
La bonne besogne, &c.
72 MERCUREDEFRANCE.
Ma commere Magdelon,
Allons à Boulogne,
Pour danser un cotillon,
Et manger le saucisson
La bonne besogne.
bic
Il est permis en ce jour
D'être un bon yvrogne
De danser, & tour à tour,
De boire, & faire l'amour;
La bonne besogne au gué.
bis.
Vive le Roi, le Dauphia
Le Duc de Bourgogne;
Et de la Danphine enfio
Il nous faut chanter sans fin;
La bonne besogne au gué,
La bonne besogne.
Sur la naissance de Monseigneur le
Duc de Bourgogne.
Sur l'air : La bonne avanture au gué.
A Versailles après mi nuit,
Le Duc de Bourgogne
Est arrivé cette nuit
Sans appareil & sans bruit;
La bonne besogne au gué
La bonne besogne.
Pour boire à ce Nouveau-né
Faut rougir sa trogne;
Ce Prince est un Dieu donné,
Nous serons tous fortunés;
La bonne besogne au gué.
bis.
Buvons donc à sa santé;
En vin de Bourgogne,
De Champagne & Montraché
Il faut tout nous ennivrer,
La bonne besogne, &c.
72 MERCUREDEFRANCE.
Ma commere Magdelon,
Allons à Boulogne,
Pour danser un cotillon,
Et manger le saucisson
La bonne besogne.
bic
Il est permis en ce jour
D'être un bon yvrogne
De danser, & tour à tour,
De boire, & faire l'amour;
La bonne besogne au gué.
bis.
Vive le Roi, le Dauphia
Le Duc de Bourgogne;
Et de la Danphine enfio
Il nous faut chanter sans fin;
La bonne besogne au gué,
La bonne besogne.
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Résumé : CHANSON NOUVELLE Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Sur l'air : La bonne avanture au gué.
La chanson célèbre la naissance du Duc de Bourgogne à Versailles, survenue après minuit sans cérémonie. Elle invite à fêter cet événement avec des vins prestigieux comme ceux de Bourgogne, de Champagne et de Montrachet. Le duc est vu comme un don divin apportant la fortune. La chanson encourage la joie, la danse, la boisson et l'amour. Elle exalte la santé du roi, du dauphin, du duc et de la dauphine. Le refrain 'La bonne besogne au gué' souligne la liesse populaire.
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23
p. 73-77
STANISLAO PRIMO, Polonorum Regi, Duci Lotharingiae & Barriae, Serenissimo Proavo, Serenissim[u]m Burgundiae Ducem recèns ortum, relevatamque Partu Delphinam Serenissimam LUCINA GRATULANS.
Début :
Olim quae fueram terris praenuntia Phoebi, [...]
Mots clefs :
Rex, Conjux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : STANISLAO PRIMO, Polonorum Regi, Duci Lotharingiae & Barriae, Serenissimo Proavo, Serenissim[u]m Burgundiae Ducem recèns ortum, relevatamque Partu Delphinam Serenissimam LUCINA GRATULANS.
STANISLAO PRIMO,
Polonorum Regi, Duci Lotharingiae &
Batriae, Serenissimo Proavo, Serenissim[u]m
Burgundiae Ducem recèns ortum,
relevatamque Partu Delphinam Serenissimam
LUCINA GRATULANS.
Olim quae fueram terris praenuntia Phoebi,
Talem Burgundis se protulit altera, Phoebe,
Venturumque Ducem Soror almo dixit ab ortu.
Dixit: & ipse Fidem revoluto tempore Princeps
Præstat, Maxime Rex; nostris en prosilit ulnis,
Ut videt hic Proavum, tua totus in oscula pendens;
Provocat ore micans roseo, risuque lacessit.
Ergò, quod pietas precibus poscebat anhelis
Deduxitque Polo; concessum amplectere munus
Deliciasque omnes florentis carpe Senectæ.
Gano quòd vegetae constent tibi corpore vires,
Hoc dedit Hectoreis exacta laboribus aetas:
Aurea quòd blando Proavi cognomine Proles
Te donet, tecumque pari contendat amore
Hoc tulit in pretium, quæ vertice sidera vincit,
Nota Deo Virtus. Tali nam pignore summus
Rex idemque bominum Pater optimus ornat &
auget
D
II. Vol
zed by Goo
74 MERCUREDE FRANCE.
Quos amat Heroas. Per natos perque nepotes
Gentem hanc aeternum producere gaudet in aevum
Quae gernaana Patres animis ut nomine reddit.
Jam sibi gratantes tàm fausta sub omina Gallos,
Et Gallis totam simili circumspice plausu
Europam unanimem. Laetis quàm vultibus omnes
In te conversi Puerum mirantur, amico
Ludentem gremio, manibus curvare tenellis
Pacales oleas; quibus & tua tempota nectit
Et sua jam victor: Fitmat qui foedera nascens,
Quosque bonis crebiò discordia fratribus audet
Subdere, pestiseros jam è cunis proterit angues
Altor ab Alcide. Præsenti numinis aurâ
Nubibus occurrat quantis Infantulus Heros
Civibus & jubeat quàm puros currere Soles,
Volvit quisque libens secum: nec lumina possunt
Non à te, non à Puero divellere: mentem
Nec satiant: Puero pariter Proavoque moventur
Agnoscunt adeò vultus in utroque paternos;
Tantaque pervadit sidissima corda voluptas.
Et mihi quanta redit, quæ laus! Rex optime,
donis
Quòd capiare meis; cum vel tibi sufficis unus,
Certant mille pium virtutes cingere pectus
Orande satellitium! Populis mens nata beandis
Alta præit: Veras animus diademate major
Praestat opes, ludos Fottunae doctus inanes
ized by Goo
JANVIER.
1752.
75
Reddere, ut incertas certus ridere procellas.
Qualis & Aula! sibi Pallas quam elegit in arcem
Jam secura; bonas ubi vindice Principis ore
Artes defendi; sanctoque sub auspice puras
Flagitii, ad summos assurgere cernit honores.
Inde tibi pleno dimanant gaudia fonte;
Est tamen in tantis etiam quod forte requiras
Majus deliciis, Lucinae ni favor adsit:
Ni Sobole in tenerâ patrias splendescere dotes
In speculo veluti mireris; & ipse sidelem
Expressamque tui redames sine crimine formam.
Quis te nobilior testis? Dulcedine captum
Te quantâ referam, grandi cum matris in umbra
Virtutumque choro tibi cresceret unica Proles
Filia, quæ celso jam frontis honore probaret
Qualibus & Fatis, qualis & dignanda Marito.
Regia nam Conjux tibi quæ, spectacula pandit:
Haud secus ae vitis viridantia brachia latè
Fundit; & Italiam foliis fructuque coronat,
Antiquam proptia ditans propagine Parmam.
Aspicis ut caro festinat in agmine mater
Ut sese agglomerant circùm, nova sidera, Natæ;
Haec Patris; illæ Avi, Proavi Puer æmulus ardet
Se dare in amplexus; hinc inde quot oscula luc-
tans
Hic capit! At nostris relevata laboribus urget
Laetos salva gradus tenero cum Conjuge Conjux:
lle Ducis Populique animos sub corde recondens;
Dij
76 MERCUREDEFRANCE,
Postulat hisce tuis ut Natum dotibus affles
Qui sibi Borboniis addatur spes nova regnis:
Haec te spectat ovans; Augusto quanta resignas,
Isto tanta tibi dono memor ipsa rependit.
Et nova succedent: facilem me experta vocanti,
Dulcia nil metuet posthac discrimina Partûs.
Pacifer ut Victor lauroque oleâque revinctus
Tempora, Magnus adest Lodoix, Socero-ne mo-
retur
Prodere laetitiam, pulchros & pectoris aestus:
Jam fruere aspectu..... jam tecum concipe quid,
quam
Dulcius in terris. Omnis dum Gallia plausu
Personat & Festis scintillaus ignibus aether
Sulphuteo pingit latantum pulvere voces:
Quàm benè fida tuas iterat Lotharingia laudes !
Et tua, quæ sua sunt, quàm grato gaudia cantu
Concelebrat: meritis nam cui non solveris ora
Fallit egestatem pauper, te Principe, dives:
Consule te, clamosa Forum Discordia Palla
Deseruit scissâ; placidis procul exulat oris;
Te vade damnosos minus expallescere casus
Mercator didicit, solido fundatus in aere;
Quid non Sancta Fides poterit, quid spreta pro
fanis
Relligio Supersim, poterunt te ultore quid artes t
Hunc fore quem dicam Puerum, cui Regia tantis
Totque Virùm exemplis fulgent cunabula cirt-
cùm
JANVIER.
1752.
77
Ille annis crescet, crescent exempla videndo;
Crescet laudis amon, Populorum gratia crescet.
Crescant & Populi, nec sat numerentur: adultum
Et stupeant Ductorem, & ament sibi Jura ferentem.
Quid taedis Hymenaec domos incendere cessas?
I, Frater comitetur, Amor, per rura, per urbes
Nostris incaleant juvenalia pectora flammis:
Mille & mille tuis dextras cohibere catenis
Gertatim properent: sancto Concordla vultu
Nexus perpetuet: thalamos tot casta voluptas
Floribus inspergat: tam certo copia cornu
Fundat opes Sponsis: almos tam læta Parentes
Obsideatque hilaretque suis hinc lusibus illine
Progenies; nimio jam ut libertatis amore
Leges nemo tuas odio detrectet iniquo;
Sed Patriæ genitus Regique educere dignos
Cives Civis amet: dulcesque in Conjuge Nati
Dulcis ut in Natis Conjux ambobus & ignes
Duplicet & nodos; utroque beentur uterque:
Idque Deos poscant tollat vis improba neutrum,
Vel jubeant ambos uno se funere tolli.
AUGUSTISSIMAE MAJESTATI
OPFFREBAT
Devotissimus atque observantissimus Subdi:us
FRANCISCUS-NICOLAUS-CAMILLUS
LAMBERTI DE TORNIEL, Nanciacus,
Convictor è Collegio Cardinalitio, in Universitate
Parisiensi[.]
Polonorum Regi, Duci Lotharingiae &
Batriae, Serenissimo Proavo, Serenissim[u]m
Burgundiae Ducem recèns ortum,
relevatamque Partu Delphinam Serenissimam
LUCINA GRATULANS.
Olim quae fueram terris praenuntia Phoebi,
Talem Burgundis se protulit altera, Phoebe,
Venturumque Ducem Soror almo dixit ab ortu.
Dixit: & ipse Fidem revoluto tempore Princeps
Præstat, Maxime Rex; nostris en prosilit ulnis,
Ut videt hic Proavum, tua totus in oscula pendens;
Provocat ore micans roseo, risuque lacessit.
Ergò, quod pietas precibus poscebat anhelis
Deduxitque Polo; concessum amplectere munus
Deliciasque omnes florentis carpe Senectæ.
Gano quòd vegetae constent tibi corpore vires,
Hoc dedit Hectoreis exacta laboribus aetas:
Aurea quòd blando Proavi cognomine Proles
Te donet, tecumque pari contendat amore
Hoc tulit in pretium, quæ vertice sidera vincit,
Nota Deo Virtus. Tali nam pignore summus
Rex idemque bominum Pater optimus ornat &
auget
D
II. Vol
zed by Goo
74 MERCUREDE FRANCE.
Quos amat Heroas. Per natos perque nepotes
Gentem hanc aeternum producere gaudet in aevum
Quae gernaana Patres animis ut nomine reddit.
Jam sibi gratantes tàm fausta sub omina Gallos,
Et Gallis totam simili circumspice plausu
Europam unanimem. Laetis quàm vultibus omnes
In te conversi Puerum mirantur, amico
Ludentem gremio, manibus curvare tenellis
Pacales oleas; quibus & tua tempota nectit
Et sua jam victor: Fitmat qui foedera nascens,
Quosque bonis crebiò discordia fratribus audet
Subdere, pestiseros jam è cunis proterit angues
Altor ab Alcide. Præsenti numinis aurâ
Nubibus occurrat quantis Infantulus Heros
Civibus & jubeat quàm puros currere Soles,
Volvit quisque libens secum: nec lumina possunt
Non à te, non à Puero divellere: mentem
Nec satiant: Puero pariter Proavoque moventur
Agnoscunt adeò vultus in utroque paternos;
Tantaque pervadit sidissima corda voluptas.
Et mihi quanta redit, quæ laus! Rex optime,
donis
Quòd capiare meis; cum vel tibi sufficis unus,
Certant mille pium virtutes cingere pectus
Orande satellitium! Populis mens nata beandis
Alta præit: Veras animus diademate major
Praestat opes, ludos Fottunae doctus inanes
ized by Goo
JANVIER.
1752.
75
Reddere, ut incertas certus ridere procellas.
Qualis & Aula! sibi Pallas quam elegit in arcem
Jam secura; bonas ubi vindice Principis ore
Artes defendi; sanctoque sub auspice puras
Flagitii, ad summos assurgere cernit honores.
Inde tibi pleno dimanant gaudia fonte;
Est tamen in tantis etiam quod forte requiras
Majus deliciis, Lucinae ni favor adsit:
Ni Sobole in tenerâ patrias splendescere dotes
In speculo veluti mireris; & ipse sidelem
Expressamque tui redames sine crimine formam.
Quis te nobilior testis? Dulcedine captum
Te quantâ referam, grandi cum matris in umbra
Virtutumque choro tibi cresceret unica Proles
Filia, quæ celso jam frontis honore probaret
Qualibus & Fatis, qualis & dignanda Marito.
Regia nam Conjux tibi quæ, spectacula pandit:
Haud secus ae vitis viridantia brachia latè
Fundit; & Italiam foliis fructuque coronat,
Antiquam proptia ditans propagine Parmam.
Aspicis ut caro festinat in agmine mater
Ut sese agglomerant circùm, nova sidera, Natæ;
Haec Patris; illæ Avi, Proavi Puer æmulus ardet
Se dare in amplexus; hinc inde quot oscula luc-
tans
Hic capit! At nostris relevata laboribus urget
Laetos salva gradus tenero cum Conjuge Conjux:
lle Ducis Populique animos sub corde recondens;
Dij
76 MERCUREDEFRANCE,
Postulat hisce tuis ut Natum dotibus affles
Qui sibi Borboniis addatur spes nova regnis:
Haec te spectat ovans; Augusto quanta resignas,
Isto tanta tibi dono memor ipsa rependit.
Et nova succedent: facilem me experta vocanti,
Dulcia nil metuet posthac discrimina Partûs.
Pacifer ut Victor lauroque oleâque revinctus
Tempora, Magnus adest Lodoix, Socero-ne mo-
retur
Prodere laetitiam, pulchros & pectoris aestus:
Jam fruere aspectu..... jam tecum concipe quid,
quam
Dulcius in terris. Omnis dum Gallia plausu
Personat & Festis scintillaus ignibus aether
Sulphuteo pingit latantum pulvere voces:
Quàm benè fida tuas iterat Lotharingia laudes !
Et tua, quæ sua sunt, quàm grato gaudia cantu
Concelebrat: meritis nam cui non solveris ora
Fallit egestatem pauper, te Principe, dives:
Consule te, clamosa Forum Discordia Palla
Deseruit scissâ; placidis procul exulat oris;
Te vade damnosos minus expallescere casus
Mercator didicit, solido fundatus in aere;
Quid non Sancta Fides poterit, quid spreta pro
fanis
Relligio Supersim, poterunt te ultore quid artes t
Hunc fore quem dicam Puerum, cui Regia tantis
Totque Virùm exemplis fulgent cunabula cirt-
cùm
JANVIER.
1752.
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Ille annis crescet, crescent exempla videndo;
Crescet laudis amon, Populorum gratia crescet.
Crescant & Populi, nec sat numerentur: adultum
Et stupeant Ductorem, & ament sibi Jura ferentem.
Quid taedis Hymenaec domos incendere cessas?
I, Frater comitetur, Amor, per rura, per urbes
Nostris incaleant juvenalia pectora flammis:
Mille & mille tuis dextras cohibere catenis
Gertatim properent: sancto Concordla vultu
Nexus perpetuet: thalamos tot casta voluptas
Floribus inspergat: tam certo copia cornu
Fundat opes Sponsis: almos tam læta Parentes
Obsideatque hilaretque suis hinc lusibus illine
Progenies; nimio jam ut libertatis amore
Leges nemo tuas odio detrectet iniquo;
Sed Patriæ genitus Regique educere dignos
Cives Civis amet: dulcesque in Conjuge Nati
Dulcis ut in Natis Conjux ambobus & ignes
Duplicet & nodos; utroque beentur uterque:
Idque Deos poscant tollat vis improba neutrum,
Vel jubeant ambos uno se funere tolli.
AUGUSTISSIMAE MAJESTATI
OPFFREBAT
Devotissimus atque observantissimus Subdi:us
FRANCISCUS-NICOLAUS-CAMILLUS
LAMBERTI DE TORNIEL, Nanciacus,
Convictor è Collegio Cardinalitio, in Universitate
Parisiensi[.]
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Résumé : STANISLAO PRIMO, Polonorum Regi, Duci Lotharingiae & Barriae, Serenissimo Proavo, Serenissim[u]m Burgundiae Ducem recèns ortum, relevatamque Partu Delphinam Serenissimam LUCINA GRATULANS.
Le poème latin célèbre la naissance d'un enfant, probablement un membre de la famille royale française, en janvier 1752. Il commence par saluer Stanislas Leszczyński, roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar, ainsi que le nouveau duc de Bourgogne, descendant de Stanislas. Le texte exprime la joie et les bénédictions entourant cette naissance, comparant l'enfant à un héros et soulignant ses qualités exceptionnelles. L'auteur espère que l'enfant héritera des vertus de ses ancêtres et apportera prospérité et paix. Il mentionne la fierté et l'admiration des Gallois et des Européens face à cet événement. Le poème loue les vertus du père et de la mère, soulignant leur noblesse et leurs mérites. Le texte souhaite que l'enfant grandisse entouré d'exemples de vertu et de courage, et qu'il apporte bonheur et stabilité à son peuple. Il se termine par une offrande respectueuse à Sa Majesté Auguste, signée par François-Nicolas-Camille Lamberti de Torniel, membre du Collège Cardinalice et de l'Université de Paris.
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24
p. 78-82
ODE Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Par M. LANCELIN. Fortes generantur à fortibus.
Début :
L'Oiseau qui d'un oeil immobile [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Sang, Gloire, Roi, Héros, Histoire
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texteReconnaissance textuelle : ODE Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Par M. LANCELIN. Fortes generantur à fortibus.
ODE
Sur la Naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
Par M. LANCELIN.
Fortes generantur à fortibus.
L'Oiseau qui d'un oeil immobile
Soutient les regards du Soleil
Rempli d'une vigueur fertile
Engendre toujours son pareil.
C'est du coursier plein de courage,
Que naît sur les rives du Tage
Le coursier vainqueur du repos;
De-là par un effort suprême
Dans son sang se peignant lui-même
Le Hétos produit le Héros.
N'en cherchons point ailleurs les marques
Que dans la race des Bourbons:
L'hétoisme de nos Morarques
A passé dans leurs rejettons;
Ainsi l'Enfant qui vient de naîtro
Anos yeux fera reparoître
zed by Goo
JANVIER. 1752.
Les fameux Hétos de son Sang;
Toujours aussi vaillant que juste
Il sera l'héritier auguste
De leurs vertus & de leur rang.
De ta vie il lira l'Histoire.
GRAND ROI, pour apprendre à regner;
S'il cherche le champ de la gloire
Ton exemple peut l'enseigner.
Ne t'a-t-on pas vd dans l'orage,
De la prudence & du courage
A tes Chess disputer le prix?
Ton audace au fort des batailles,
Parmi d'horribles funérailles,,
A sixé nos regards surpris.
La Lis de toi seul occupée,
Pour te voir, suspendoit son cours.
Des miracles de ton épée
L'Escaut se souviendra toujours.
Quel pouvoir au sein de la gloire
T'a fait abjurer la Victoire?
Tu gémis du sort des humains;
Leur sang crie & se fait enteudre,
Une voix si chere & si tendre
Eteint la foudre dans tes mains.
Diiij
79
80 MERCUREDEFRANCE.
Tu parles ... la paix ressuscite:
Le Ciel fait briller un beau jour.
L'affreuse troupe du Cocyte
Rentre dans l'infernal séjour.
Forcé de respecter nos têtes
Mars neévoque plus les tempêtes
Des flancs de l'airain embrasé:
Le Citoyen libre & tranquile
Ne craint plus de voir son azile
Tomber sous la foudre écrasé.
Mais quels noirs objets se découvrent
A mes sens d'horreur suspendus?
Sous mes pas les ensers s'entrouvrent
Je vois des monstres confondus.
Le bras d'un autre fils d'Alcmene
A dompté l'orgueil & la haine
A mis la vengeance au tombeau.
Par un nouveau coup terrassée,
Je vois la discorde insensée
Gémir sans glaive & sans flambeau.
Plongée au gouffre du Tartare
Par l'effort d'un Roi triomphant
Cette divinité barbare
Pleure son couroux impuissant
JANVIER.
1752.
Sur ses couleuvres étouffées
LOUIS érige des trophées
De sa valeur fruits immortels,
De son sang la source féconde
Fixe enfin le bonheur du monde
Sur des fondemens éternels.
Que vois-je ? quel otdre d'années
Vient se présenter à mes yeux:
Pour nous les Parques fortunées
Filent des jours délicieux.
Le Héros naissant qu'environne
L'auguste Majesté du Tróne
De Trajan auta les vertus,
LQUIS, tu seras son modéle,
S'il t'écoute, il est Marc-Aurele,
Et s'il t'imite, il est Titus.
Du brillant sejour du Tonnerre
Déja la céleste Pallas
Pour lui s'élance sur la Terre:
Les Arts accompagnent ses pas.
Le pinceau sçavant des Apelles
Et le ciseau des Praxitelles
Se ranimeront à sa voix;
Dans les archives de l'histoire,
81
DV
82 MERCURE DE FRANCE.
Clio consacrera sa gloire
Et la justice de ses loix.
Zerer.
ee
D'un chene dont le vaste ombrage
Met à couvert les arbrisseaux,
Ce rejetton sous son feuillage
S'éleve parmi les rameaux;
Mais bientôt cherchant la lumiere
Il portera sa cime altiere
Plus haut qu'un ced e ambitieux:
Phénomene étonnant & rare
Ses pieds toucheront le Tenare,
Sa tête sera dans les Cieux.
GRAND ROI, déja d'un nouveau lustro
L'Univers voit briller tes Lis:
Par le fruit d'un Hymen illustre
Tes augustes voux sont remplis.
Quel terus peut borner ta puissance :
Ta gloire est comme un fleuve immense
Qui coule plein de Majesté,
Inépuisable dans sa source
Elle ne finira sa course
Qu'au sein de l'immortalité.
Sur la Naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
Par M. LANCELIN.
Fortes generantur à fortibus.
L'Oiseau qui d'un oeil immobile
Soutient les regards du Soleil
Rempli d'une vigueur fertile
Engendre toujours son pareil.
C'est du coursier plein de courage,
Que naît sur les rives du Tage
Le coursier vainqueur du repos;
De-là par un effort suprême
Dans son sang se peignant lui-même
Le Hétos produit le Héros.
N'en cherchons point ailleurs les marques
Que dans la race des Bourbons:
L'hétoisme de nos Morarques
A passé dans leurs rejettons;
Ainsi l'Enfant qui vient de naîtro
Anos yeux fera reparoître
zed by Goo
JANVIER. 1752.
Les fameux Hétos de son Sang;
Toujours aussi vaillant que juste
Il sera l'héritier auguste
De leurs vertus & de leur rang.
De ta vie il lira l'Histoire.
GRAND ROI, pour apprendre à regner;
S'il cherche le champ de la gloire
Ton exemple peut l'enseigner.
Ne t'a-t-on pas vd dans l'orage,
De la prudence & du courage
A tes Chess disputer le prix?
Ton audace au fort des batailles,
Parmi d'horribles funérailles,,
A sixé nos regards surpris.
La Lis de toi seul occupée,
Pour te voir, suspendoit son cours.
Des miracles de ton épée
L'Escaut se souviendra toujours.
Quel pouvoir au sein de la gloire
T'a fait abjurer la Victoire?
Tu gémis du sort des humains;
Leur sang crie & se fait enteudre,
Une voix si chere & si tendre
Eteint la foudre dans tes mains.
Diiij
79
80 MERCUREDEFRANCE.
Tu parles ... la paix ressuscite:
Le Ciel fait briller un beau jour.
L'affreuse troupe du Cocyte
Rentre dans l'infernal séjour.
Forcé de respecter nos têtes
Mars neévoque plus les tempêtes
Des flancs de l'airain embrasé:
Le Citoyen libre & tranquile
Ne craint plus de voir son azile
Tomber sous la foudre écrasé.
Mais quels noirs objets se découvrent
A mes sens d'horreur suspendus?
Sous mes pas les ensers s'entrouvrent
Je vois des monstres confondus.
Le bras d'un autre fils d'Alcmene
A dompté l'orgueil & la haine
A mis la vengeance au tombeau.
Par un nouveau coup terrassée,
Je vois la discorde insensée
Gémir sans glaive & sans flambeau.
Plongée au gouffre du Tartare
Par l'effort d'un Roi triomphant
Cette divinité barbare
Pleure son couroux impuissant
JANVIER.
1752.
Sur ses couleuvres étouffées
LOUIS érige des trophées
De sa valeur fruits immortels,
De son sang la source féconde
Fixe enfin le bonheur du monde
Sur des fondemens éternels.
Que vois-je ? quel otdre d'années
Vient se présenter à mes yeux:
Pour nous les Parques fortunées
Filent des jours délicieux.
Le Héros naissant qu'environne
L'auguste Majesté du Tróne
De Trajan auta les vertus,
LQUIS, tu seras son modéle,
S'il t'écoute, il est Marc-Aurele,
Et s'il t'imite, il est Titus.
Du brillant sejour du Tonnerre
Déja la céleste Pallas
Pour lui s'élance sur la Terre:
Les Arts accompagnent ses pas.
Le pinceau sçavant des Apelles
Et le ciseau des Praxitelles
Se ranimeront à sa voix;
Dans les archives de l'histoire,
81
DV
82 MERCURE DE FRANCE.
Clio consacrera sa gloire
Et la justice de ses loix.
Zerer.
ee
D'un chene dont le vaste ombrage
Met à couvert les arbrisseaux,
Ce rejetton sous son feuillage
S'éleve parmi les rameaux;
Mais bientôt cherchant la lumiere
Il portera sa cime altiere
Plus haut qu'un ced e ambitieux:
Phénomene étonnant & rare
Ses pieds toucheront le Tenare,
Sa tête sera dans les Cieux.
GRAND ROI, déja d'un nouveau lustro
L'Univers voit briller tes Lis:
Par le fruit d'un Hymen illustre
Tes augustes voux sont remplis.
Quel terus peut borner ta puissance :
Ta gloire est comme un fleuve immense
Qui coule plein de Majesté,
Inépuisable dans sa source
Elle ne finira sa course
Qu'au sein de l'immortalité.
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Résumé : ODE Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. Par M. LANCELIN. Fortes generantur à fortibus.
Le poème 'ODE Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne', écrit par M. Lancelin en janvier 1752, célèbre la naissance d'un membre de la famille royale française. Il souligne la transmission des vertus et du courage à travers les générations des Bourbons. La lignée royale est comparée à des oiseaux et des chevaux nobles, symbolisant la force et la bravoure. Le poème loue les qualités du roi Louis XV, mettant en avant sa prudence, son courage et sa capacité à établir la paix. Il évoque également les exploits militaires du roi et son rôle dans la consolidation de la paix. Le texte prédit que le nouvel enfant royal suivra les exemples de ses ancêtres, notamment ceux de Louis XV, et héritera de leurs vertus. Le poème se conclut en exaltant la grandeur et la pérennité de la dynastie, comparant la gloire du roi à un fleuve immense et éternel.
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25
p. 83-85
AU ROI, Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Début :
GRAND ROI, tes voeux enfin, & les nôtres remplis [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Gloire, Fils, Yeux, Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AU ROI, Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
AU ROI,
Sur la Naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
GRAND ROI, tes voeux enfin, & les nôtres
remplis
Eternisent ton sang, & la gloire des Lys.
Le Ciel qui dans tes mains déposa le Tonnerre,
Qui te soumit la Paix, pour la rendre à la Terre,
Par un dernier bienfait couronne ton bonheur.
Un Fils, de tes vertus fidele imitateur,
Vainqueur à tes côtés, au sortir de l'enfance,
Renfermoit en lui seul toute notre espérance.
Ta sagesse veillant pour ce fils, & pour nous,
Lui choisit un objet digne d'un tel Epoux,
La Vertu, sous les traits d'une jeune Mortelle,
Du Sexe né pour plaire ornement & modele.
Elle acquitte aujourd'hui la gloire de ton choix
De leurs chastes ardeurs quel doux fruit tu reçois
VoI tous les yeux trempés de larmes d'allégresse,
Tu peux avec ton Peuple en verset sans foiblesse,
Tes périls, tes combats, tes succès signalés;
Tes jours même, tes jours deux sois renouvellés,
Et le Ciel atrétant le ciseau de la Parque,
Rien ne put décelet l'homme dans le Monarque.
Tu vis d'un œil égal ces grands évenemens
Mais ce beau jour permet l'essor aux sentimens.
DV
84 MERCUREDEFRANCE.
Quand notre joie éclate & si vive, & si pure,
Laisse éclater aussi la voix de la Nature.
Des rives de la Seine Habitans fortunés,
Et du meilleur des Rois Sujets passionnés,
Sur le marbre & l'airain vous tracez son image;
De ses traits si chéris l'aspect vous dédommage
Des momens que l'on perd éloigné de ses yeux;
Du plus fidel amour ce gage précieux
Annonce les récits réservés à l'Histoire.
Mais tout l'effort des Arts suffit. il pour sa gloire ?
Des Vertus du Héros symboles éclatans
Renfermés dans l'espace, assujettis au Tems.
LOUIS se peindra mieux dans son auguste Race.
Eh! quels seront les tems, les lieux, qu'elle n'em-
brasse?
Ses Fils commanderont à nos derniers Neveux,
Et ses Filles rendront d'autres Peuples heureux.
CROISSIZ, cher Rejetton d'une Tige inimos-
t:lie;
Ajoutez à l'éclat que vous recevez d'elle.
Vous avez de l'Amour la douceur, la beauté,
Mais l'Amour est enfant, il l'a toujours été:
Bientôt, grace aux Destius, vous cesserez de
l'être,
La foiblesse de l'âge est prête à disparêtre.
AUTOUR de son berceau volez Jeux inocens,
Mais ne vous flattez pas de l'amuser long. tems;
JANVIER. 1752.
8
Il va vous échapper, la Gloire le réclame,
La Gloire, seule Amante à captiver son ame.
MUSES, déja pour lui vos trésors sont ouverts,
Vous allez à ses yeux offrir tout l'univers,
Tous les climats, où doit voler sa Renommée
Par des progrès constans accrue, & confirmée
Vous allez de l'Histoire évoquer les Hétos
Qui sçurent des Mortels assurer le repos,
Ses Ayeux couronnés, à qui l'heureuse France
Doit ses Autels, ses loix, ses armes, sa puissance;
Mais parmi tant d'objets, Muses, arrêtez-vous
A l'Exemple yivant, qui les rassemble tous.
Sit tibi consimilis natus.
Ovid Trist. 4.
ROY, Chevalier de l'Ordre de S. Michel.
Sur la Naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
GRAND ROI, tes voeux enfin, & les nôtres
remplis
Eternisent ton sang, & la gloire des Lys.
Le Ciel qui dans tes mains déposa le Tonnerre,
Qui te soumit la Paix, pour la rendre à la Terre,
Par un dernier bienfait couronne ton bonheur.
Un Fils, de tes vertus fidele imitateur,
Vainqueur à tes côtés, au sortir de l'enfance,
Renfermoit en lui seul toute notre espérance.
Ta sagesse veillant pour ce fils, & pour nous,
Lui choisit un objet digne d'un tel Epoux,
La Vertu, sous les traits d'une jeune Mortelle,
Du Sexe né pour plaire ornement & modele.
Elle acquitte aujourd'hui la gloire de ton choix
De leurs chastes ardeurs quel doux fruit tu reçois
VoI tous les yeux trempés de larmes d'allégresse,
Tu peux avec ton Peuple en verset sans foiblesse,
Tes périls, tes combats, tes succès signalés;
Tes jours même, tes jours deux sois renouvellés,
Et le Ciel atrétant le ciseau de la Parque,
Rien ne put décelet l'homme dans le Monarque.
Tu vis d'un œil égal ces grands évenemens
Mais ce beau jour permet l'essor aux sentimens.
DV
84 MERCUREDEFRANCE.
Quand notre joie éclate & si vive, & si pure,
Laisse éclater aussi la voix de la Nature.
Des rives de la Seine Habitans fortunés,
Et du meilleur des Rois Sujets passionnés,
Sur le marbre & l'airain vous tracez son image;
De ses traits si chéris l'aspect vous dédommage
Des momens que l'on perd éloigné de ses yeux;
Du plus fidel amour ce gage précieux
Annonce les récits réservés à l'Histoire.
Mais tout l'effort des Arts suffit. il pour sa gloire ?
Des Vertus du Héros symboles éclatans
Renfermés dans l'espace, assujettis au Tems.
LOUIS se peindra mieux dans son auguste Race.
Eh! quels seront les tems, les lieux, qu'elle n'em-
brasse?
Ses Fils commanderont à nos derniers Neveux,
Et ses Filles rendront d'autres Peuples heureux.
CROISSIZ, cher Rejetton d'une Tige inimos-
t:lie;
Ajoutez à l'éclat que vous recevez d'elle.
Vous avez de l'Amour la douceur, la beauté,
Mais l'Amour est enfant, il l'a toujours été:
Bientôt, grace aux Destius, vous cesserez de
l'être,
La foiblesse de l'âge est prête à disparêtre.
AUTOUR de son berceau volez Jeux inocens,
Mais ne vous flattez pas de l'amuser long. tems;
JANVIER. 1752.
8
Il va vous échapper, la Gloire le réclame,
La Gloire, seule Amante à captiver son ame.
MUSES, déja pour lui vos trésors sont ouverts,
Vous allez à ses yeux offrir tout l'univers,
Tous les climats, où doit voler sa Renommée
Par des progrès constans accrue, & confirmée
Vous allez de l'Histoire évoquer les Hétos
Qui sçurent des Mortels assurer le repos,
Ses Ayeux couronnés, à qui l'heureuse France
Doit ses Autels, ses loix, ses armes, sa puissance;
Mais parmi tant d'objets, Muses, arrêtez-vous
A l'Exemple yivant, qui les rassemble tous.
Sit tibi consimilis natus.
Ovid Trist. 4.
ROY, Chevalier de l'Ordre de S. Michel.
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Résumé : AU ROI, Sur la Naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, fils du roi, réalisée grâce aux vœux royaux et assurant la continuité de la lignée royale. Le ciel a accordé au roi un dernier bienfait en lui offrant un fils, déjà porteur des vertus royales et promis à devenir un grand vainqueur. La sagesse du roi a choisi une épouse vertueuse pour ce fils, incarnant la vertu et la beauté. Cette naissance est perçue comme un moment de grande joie, justifiant les combats et les périls affrontés par le roi. Le texte exprime l'espoir que la postérité se souviendra des exploits du roi et de sa descendance, destinée à gouverner et à apporter le bonheur à divers peuples. Les muses sont appelées à inspirer le jeune duc avec des exemples héroïques et l'exemple vivant de ses ancêtres. Le texte se conclut par une citation latine d'Ovide, exprimant le désir d'avoir un héritier semblable au père.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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26
p. 86-87
Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. 13 Septembre 1751.
Début :
O Nuit, qui des jours les plus beaux [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Monde, Dieux, Auguste enfant
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texteReconnaissance textuelle : Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. 13 Septembre 1751.
Sur la naissance de Monseigneur le
Duc de Bourgogne.
13 Septembre 1751.
O Nuit, qui des jours les plus beaux
Deviendra la source féconde,
Et qui déssechant nos pavots,
Viens de troubler notre repos
Pour assurer celui du monde
Quel sommeil tranquille & profond
Vaut l'insomnie universe le
Que le bruit heureux du canon,
Que d'une naissance si belle
A causé par tout la nouvelle?
Auguste Enfant, amour de l'Univers.
Sur les biens que tu fais éclore
Lorsque tous les yeux sont ouverts,
Les tiens seuls sont fermés encore;
Sourd à nos vœnx tu les remplis,
Dieux! que ta foiblesse est puissante!
Tu fais déja l'apui des Lys,
Tu naîs à peine, & leur éclat s'augmente.
Au gré du monde satisfait
Commence une illustre cartiere,
JANVIER.
1752.
Si ta naissance est un bienfait
Que sera donc ta vie entiere:
ENVOY
A Madame la Duchesse de Tallard.
Ovous que la vertu comme le rang appelle
A veiller sur le sang des Rois,
Digne de leur auguste choix,
Cultivez cette fleur nouvelle;
D'un tel honneur qui ne seroit jaloux!
Ces demi Dieux sur qui notre bonheur se fonde,
Nés pour donner des loix au monde,
Semblent en recevoir de vous.
M. Lemiere.
Duc de Bourgogne.
13 Septembre 1751.
O Nuit, qui des jours les plus beaux
Deviendra la source féconde,
Et qui déssechant nos pavots,
Viens de troubler notre repos
Pour assurer celui du monde
Quel sommeil tranquille & profond
Vaut l'insomnie universe le
Que le bruit heureux du canon,
Que d'une naissance si belle
A causé par tout la nouvelle?
Auguste Enfant, amour de l'Univers.
Sur les biens que tu fais éclore
Lorsque tous les yeux sont ouverts,
Les tiens seuls sont fermés encore;
Sourd à nos vœnx tu les remplis,
Dieux! que ta foiblesse est puissante!
Tu fais déja l'apui des Lys,
Tu naîs à peine, & leur éclat s'augmente.
Au gré du monde satisfait
Commence une illustre cartiere,
JANVIER.
1752.
Si ta naissance est un bienfait
Que sera donc ta vie entiere:
ENVOY
A Madame la Duchesse de Tallard.
Ovous que la vertu comme le rang appelle
A veiller sur le sang des Rois,
Digne de leur auguste choix,
Cultivez cette fleur nouvelle;
D'un tel honneur qui ne seroit jaloux!
Ces demi Dieux sur qui notre bonheur se fonde,
Nés pour donner des loix au monde,
Semblent en recevoir de vous.
M. Lemiere.
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Résumé : Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne. 13 Septembre 1751.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne le 13 septembre 1751, une nuit de tranquillité et de bonheur universel marquée par le bruit joyeux du canon. Le nouveau-né, décrit comme un 'auguste Enfant' et 'amour de l'Univers', symbolise une puissance et un espoir pour l'avenir. Sa venue accroît l'éclat de la maison royale des Lys. Le poème exprime l'espoir que sa vie future apportera davantage de bienfaits. Une dédicace à Madame la Duchesse de Tallard souligne son rôle crucial dans l'éducation et la protection de ce sang royal, la qualifiant de digne de cette responsabilité. Les rois semblent recevoir des lois de sa part. L'auteur, M. Lemiere, exprime sa gratitude et son admiration pour la Duchesse et l'importance de la naissance du Duc de Bourgogne.
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27
p. 88
VERS Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Début :
L'autre jour en ces lieux qu'arrose le Permesse [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Chanter
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texteReconnaissance textuelle : VERS Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
VERS
Sur la naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
L'autre jour en ces lieux qu'arrose le Permesse
Guidé par le désir de chanter mes amours,
Du Dieu, qui d'Arouet regit la douce ivresse
A nos Rimeurs François j'eutendis ce discours:
vous chers Nourissons, qui pat d'heuteuses
veilles
De l'Empire des Lis consacrez les merveilles,
Vous, que j'ornai toujours de mes plus tendres
dons
Pour cet illustre Enfant dont le sang des Bourbons
Dans ces jours si cheris vient d'enrichir la France
De vos doctes transports montrez la violence:
Ranimez vos concerts, redoublez vos chansons
Que votre zèle au monde annonce sa naissance
Le chanter aujourd'hui doit êtte votre emploi;
Mais lorsque sur les pas de votre auguste Roi
Il ira nouveau Mars, enchainer la victoire;
Pour célébrer alors ses hauts faits & sa gloire
Ce ne sera pas trop que moi.
Sur la naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
L'autre jour en ces lieux qu'arrose le Permesse
Guidé par le désir de chanter mes amours,
Du Dieu, qui d'Arouet regit la douce ivresse
A nos Rimeurs François j'eutendis ce discours:
vous chers Nourissons, qui pat d'heuteuses
veilles
De l'Empire des Lis consacrez les merveilles,
Vous, que j'ornai toujours de mes plus tendres
dons
Pour cet illustre Enfant dont le sang des Bourbons
Dans ces jours si cheris vient d'enrichir la France
De vos doctes transports montrez la violence:
Ranimez vos concerts, redoublez vos chansons
Que votre zèle au monde annonce sa naissance
Le chanter aujourd'hui doit êtte votre emploi;
Mais lorsque sur les pas de votre auguste Roi
Il ira nouveau Mars, enchainer la victoire;
Pour célébrer alors ses hauts faits & sa gloire
Ce ne sera pas trop que moi.
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Résumé : VERS Sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Le poème 'Vers' célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, membre des Bourbons. Une voix divine inspire les poètes français à chanter les mérites de cet enfant. Elle les encourage à montrer leur talent et leur enthousiasme. La voix promet aussi de célébrer les futurs exploits militaires du Duc.
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28
p. 89-90
AUTRES Présentés à Madame la Dauphine, sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Début :
FRANCE ! voici l'objet de tes voeux les plus tendres, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Vertus, Heureux, État, Amour, Louis
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texteReconnaissance textuelle : AUTRES Présentés à Madame la Dauphine, sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
AUTRES
Présentés à Madame la Dauphine, sur la
naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
FRANCE ! voici l'objet de tes voeux les plus
tendres,
De ton espoir le plus charmant.
O Capets! 6 Bombons! vos genereuses cendres
Ont tréssailli de joie en cet heureux moment!
Ce Prince à tout l'Etat si cher, si nécessaire,
Soutiendra de vos nous la gloire hétéditaite;
Muses: favorisez un présage si beau !
Ecartez à jamais de ce sacré berceau
La dangereuse ffatterie.
Que l'infléxible vérité,
Le tendre amour de la Patrie,
Et la sagesse & l'équité
Réglent le cours heureux de cette auguste vie;
Dites-lui que ces feux, ces concerts enchanteurs,
Ces accens du plaisir, ces viss transports des
cœurs
Sont un prix que l'Amour aime à payer d'avance
Aux vertus qui feront le bonheur de la France,
Aux vertus dont son Pere, aux vertus dont Louis
(0
90 MERCUREDE FRANCE.
Donnent l'exemple au Monde & surtout à leur
fils.
O toi! des Souverains l'arbitre & le modele,
Noble esclave des loix que te dicta ton zèle,
Penitent sur le Thrône & grand Roi daus les fers
Louis! sur cet enfant que tes yeux soient ouverts!
Veille sur les Destins d'une tête si chere;
De l'Etat, comme Toi, qu'il soit un jour le Pere;
Touché de ton exemple, instruit par tes leçons
Qu'il ait encor l'esprit, les graces de sa Mere
Et qu'il nous aime autant que nous la cherissons.
GAILLARD.
Présentés à Madame la Dauphine, sur la
naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne.
FRANCE ! voici l'objet de tes voeux les plus
tendres,
De ton espoir le plus charmant.
O Capets! 6 Bombons! vos genereuses cendres
Ont tréssailli de joie en cet heureux moment!
Ce Prince à tout l'Etat si cher, si nécessaire,
Soutiendra de vos nous la gloire hétéditaite;
Muses: favorisez un présage si beau !
Ecartez à jamais de ce sacré berceau
La dangereuse ffatterie.
Que l'infléxible vérité,
Le tendre amour de la Patrie,
Et la sagesse & l'équité
Réglent le cours heureux de cette auguste vie;
Dites-lui que ces feux, ces concerts enchanteurs,
Ces accens du plaisir, ces viss transports des
cœurs
Sont un prix que l'Amour aime à payer d'avance
Aux vertus qui feront le bonheur de la France,
Aux vertus dont son Pere, aux vertus dont Louis
(0
90 MERCUREDE FRANCE.
Donnent l'exemple au Monde & surtout à leur
fils.
O toi! des Souverains l'arbitre & le modele,
Noble esclave des loix que te dicta ton zèle,
Penitent sur le Thrône & grand Roi daus les fers
Louis! sur cet enfant que tes yeux soient ouverts!
Veille sur les Destins d'une tête si chere;
De l'Etat, comme Toi, qu'il soit un jour le Pere;
Touché de ton exemple, instruit par tes leçons
Qu'il ait encor l'esprit, les graces de sa Mere
Et qu'il nous aime autant que nous la cherissons.
GAILLARD.
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Résumé : AUTRES Présentés à Madame la Dauphine, sur la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Le texte célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, fils de la Dauphine et petit-fils du roi Louis XIV. Il exprime des vœux pour l'avenir du prince, espérant qu'il devienne un soutien précieux pour l'État et porte la gloire des Capétiens et des Bourbons. Les Muses sont invoquées pour protéger l'enfant de la flatterie et guider sa vie par la vérité, l'amour de la patrie, la sagesse et l'équité. Le poème encourage le prince à suivre l'exemple de vertu de son père et de son grand-père, Louis XIV, présenté comme un modèle de souveraineté et de piété. Il souhaite aussi que l'enfant hérite des qualités de sa mère et devienne un futur père de la nation, inspiré par les enseignements de Louis XIV.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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29
p. 91-93
EPITRE De M. V. R. M. L. à M. D***, en Province, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Début :
Viens ami, vole au sein des jeux & de l'amour, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Amour, Prince
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texteReconnaissance textuelle : EPITRE De M. V. R. M. L. à M. D***, en Province, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
EPITRE
De M. V. R. M. L. à M. D***,
en
Province, à l'occasion de la naissance de
Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Viens ami, vole au sein des jeux & de l'amour,
Viens partager ma joie & la rendre parfaite;
Paris à quitter ta retraite
Par de nouveaux plaisirs, t'invite chaque jour;
Tu sçais pour quel objet, * la Princesse emptessée:
Formoit les plus sincéres vœux;
Le ciel enfin lui donne un enfant précieux
Armé du même trait dont elle fut blessée.
De la vie en naissant il goûte la douceur
Sa mere la partage avec lui sans allarmes,
Un Prince né pour le commun bonheur,
Pouvoit- il naître dans les larmes:
Des graces le trio sacré
Etoit prése nt à sa naissance;
L'Hymenée & l'Amour pour lui d'intelligence,
De leurs flambeaux l'ont éclairé;
Les Nimph es de la Seine arrivant en cadence,
De leurs roseaux l'ont décoté.
Madame le Dauphine.
———
92 MERCURE DE FRANCE.
Des combats la Déesse altiere
Voulut ouvrir, dit-on, sa débile paupiere;
Et rit, en découvrant dans d'aussi foibles yeux,
Le feu noble & sacré qui rendit ses ayeux
Si chétis dans la paix, & si grands dano la
guerre.
Déja par cent Coursiers fougueux
La Renommée instruit toute la terre
Du présent que nous font les Dieux
Et ces bouches d'airain, dont l'Anglois fut la
proye
Instrumens meurtiiers des guerrieres fureurs,
Ne sont plus que ceux de la joye
Qui regne dans tous les cœurs.
Dans ce séjour d'opulence,
De la corne d'abondance
Je vois les trésors s'écouler
Chacun par sa magnificence
Veut aujourd'hui se signaler.
La Bourgogno en faveur d'un Prince,
Nouvel appui de sa Province,
S'efforçant de briller d'un plus beau coloris,
Rassemble autour du verre & les jeux & les riu
Six cent Vierges infortunées
De leurs Amants accompagnées
Vont subir aux Autels une plus douce lot;
Et croiront satisfaire à la reconnoissance
JANVIER. 1752.
91
En se hâtant de donner à la France
Des Sojets dignes de leur Roi....
Mais cher D**, quel nouvel êtro
Vient tout à coup frapper mes sens!
Déjà le soustre & le salpêtre
Jusqu'aux cieux portent notre encens,
Et dans l'air agité tracent en traits de flàmme
L'ardeur des sentimens qui ravissent notre ame.
Eu ce moment la plume échappe de mes
mains,
Saus doute tu permets qu'on cesse de t'écrire;
Quand avec tout Paris il faut dire & redire,
Vive le Roi, le pere & l'ami des humains.
De M. V. R. M. L. à M. D***,
en
Province, à l'occasion de la naissance de
Monseigneur le Duc de Bourgogne.
Viens ami, vole au sein des jeux & de l'amour,
Viens partager ma joie & la rendre parfaite;
Paris à quitter ta retraite
Par de nouveaux plaisirs, t'invite chaque jour;
Tu sçais pour quel objet, * la Princesse emptessée:
Formoit les plus sincéres vœux;
Le ciel enfin lui donne un enfant précieux
Armé du même trait dont elle fut blessée.
De la vie en naissant il goûte la douceur
Sa mere la partage avec lui sans allarmes,
Un Prince né pour le commun bonheur,
Pouvoit- il naître dans les larmes:
Des graces le trio sacré
Etoit prése nt à sa naissance;
L'Hymenée & l'Amour pour lui d'intelligence,
De leurs flambeaux l'ont éclairé;
Les Nimph es de la Seine arrivant en cadence,
De leurs roseaux l'ont décoté.
Madame le Dauphine.
———
92 MERCURE DE FRANCE.
Des combats la Déesse altiere
Voulut ouvrir, dit-on, sa débile paupiere;
Et rit, en découvrant dans d'aussi foibles yeux,
Le feu noble & sacré qui rendit ses ayeux
Si chétis dans la paix, & si grands dano la
guerre.
Déja par cent Coursiers fougueux
La Renommée instruit toute la terre
Du présent que nous font les Dieux
Et ces bouches d'airain, dont l'Anglois fut la
proye
Instrumens meurtiiers des guerrieres fureurs,
Ne sont plus que ceux de la joye
Qui regne dans tous les cœurs.
Dans ce séjour d'opulence,
De la corne d'abondance
Je vois les trésors s'écouler
Chacun par sa magnificence
Veut aujourd'hui se signaler.
La Bourgogno en faveur d'un Prince,
Nouvel appui de sa Province,
S'efforçant de briller d'un plus beau coloris,
Rassemble autour du verre & les jeux & les riu
Six cent Vierges infortunées
De leurs Amants accompagnées
Vont subir aux Autels une plus douce lot;
Et croiront satisfaire à la reconnoissance
JANVIER. 1752.
91
En se hâtant de donner à la France
Des Sojets dignes de leur Roi....
Mais cher D**, quel nouvel êtro
Vient tout à coup frapper mes sens!
Déjà le soustre & le salpêtre
Jusqu'aux cieux portent notre encens,
Et dans l'air agité tracent en traits de flàmme
L'ardeur des sentimens qui ravissent notre ame.
Eu ce moment la plume échappe de mes
mains,
Saus doute tu permets qu'on cesse de t'écrire;
Quand avec tout Paris il faut dire & redire,
Vive le Roi, le pere & l'ami des humains.
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Résumé : EPITRE De M. V. R. M. L. à M. D***, en Province, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne.
L'épître célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, fils de la Princesse et du Dauphin. L'auteur invite son ami à quitter sa retraite parisienne pour partager cette joie. La Princesse avait exprimé des vœux sincères pour cet événement, et le ciel lui a accordé un enfant précieux. Le nouveau-né est décrit comme apportant le bonheur commun et naissant sans larmes. À sa naissance, les grâces sacrées, l'Hyménée et l'Amour étaient présents, éclairant le prince de leurs flambeaux. Les nymphes de la Seine l'ont accueilli avec des roseaux. La déesse Bellone a ouvert les yeux pour voir le feu noble dans ceux du prince. La Renommée annonce la nouvelle à travers le monde, et les bouches d'airain célèbrent désormais la joie. La Bourgogne se pare de ses plus beaux atours pour honorer le nouveau prince. Six cents vierges, accompagnées de leurs amants, se préparent à se marier en signe de reconnaissance. L'auteur est interrompu par les feux d'artifice célébrant la naissance et conclut en acclamant le roi, père et ami des humains.
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30
p. 94-101
COMPLIMENTS Faits le 26 Septembre 1751, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par la députation des Dames de la Halle.
Début :
AU ROI. SIRE, les voeux de la France sont exaucés, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne, Espérances, Majesté, Félicité, Peuples, Délices, Allégresse, Voeux, Sujets
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texteReconnaissance textuelle : COMPLIMENTS Faits le 26 Septembre 1751, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par la députation des Dames de la Halle.
COMPLIMENTS
Faits le 26 Sepiembre 1751, à l'occasion
de la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par la députation des Dames
de la Halle.
AU ROI.
SIRE, les voeux de la France sont
exaucés, une éclatante Aurore nous
avoit annoncé le plus beau jour, il
vient de luire à nos yeux, & ses rayons
sont le terme & l'accomplissement de nos
plus douces espérances; jusqu'ici le ciel
nous laissoit encore des vœux à fotmer;
les succès étonnans & rapides de votre
Majesté, le nombre de ses conquêtes, sa
modération dans ses victoires, sa gran-
deur & sa générosité dans la paix, tant de
traits éclatans qui fourniront aux siécles à
venit moins de sujets d'admiration que
d'incrédulité, nont contribué à la gloire
de votre Majesté & à celle de la France. Il
étoit réservé à Monseigneur le Duc de
Bourgogne de mettre le comble à son bon-
heur, sa naissance assurant votre félicité
JANVIER. 1752.
95
devient la source & le garant de la nôtre.
Ce Prince sera ainsi que vous, Site, la
terteur de ses ennemis, le Pere de ses
peuples, l'arbitre & le modele des Rois
& Iadmiration de l'Univers; en mar-
chant sur vos traces, en suivant celles
de son auguste pere, il sera un jour la gloi-
te de la Nation, les delices de nos artie-
res-neveux & le bonheur de leurs en-
fans.
Quel avantage pour nous, Sire, dans
une occasion si chere, si précieuse à notre
amour, de pouvoir porter aux pieds de vo-
tre Majeste, la joye qui nous anime, &
les sentimens viss & respectueux qu'ellę
nous inspire !
ALAREINE.
MADAME, le Ciel occupé du
bonheur de votre Majesté, & de celui
de ses peuples, vient d'y mettre le comble
par la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne; pénétrées de lajoye vive & pu-
re que nous cause cet heureux événement,
nous osons la porter aux pieds de votre
Majesté, & la suplier d'en agréer le respec-
tueux témoignage. L'Europe entiere parta-
ge notre allegresse, & nous n'y mettons
d'autres bornes que celles de notre amour.
Tel est, Madame, le prix de vos vertus,
Dgsinad hiL0
96 MERCUREDEFRANCE.
le succès de nos voeux & l'accomplissement
de nos desirs: il ne nous en reste plus à
former; les bienfaits précieux que Dieu ré-
pand sur nous, sont de surs garants de no-
tre bonheur, & le gage le plus assuré de
la prospérité de votre Majesté & de toute
la Famille Royale.
AMONSEIGNEURLEDAUPHIN
MONSEIGNEUR, Nous avons partagé
avec vous la vive allégresse que cause à toute
l'Europe la naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne; ce gage précieux de la ten-
dresse d'une auguste épouse, nous fait
espérer qu'il est des bienfaits que la re-
connoissance ne peut jamais égaler, & que
les expressions qui pouroient la témoigner
ne servent souvent qu'à l'affoiblir. Quelle
idée pourrions-nous vous donner, Mon-
scigneur, de la joye dont nous sommes
pénétrées, qui pût approcher du sentiment
qui nous l'inspire? Quels voeux nous res-
teroit il ençore à former, tandis que
nous trouvons dans cet événement for-
tuné, le comble de nos espérances & la
source de la félicité publique. La France
trouve dans cet auguste enfant, l'appui de
son Trône & les délices de sespeuples; l'Eu-
rope trouvera en lui un garant du main-
tien de la tranquilité que notre incompara-
ble
JANVIER.
1752.
97
ble Monarque lui a procuré, & nos dernie:s
neveux gouteront l'heureux avantage de
pouvoir comparer leur bonheur à celui de
leur ayeux. Que de titres, Monscigneur
qui consacreront à jamais notre zéle, no-
tre amour & notre reconnoissance!
AMADAME LA DAUPHINE.
MADAME, il ne fut jamais d'occa-
sion plus favorable de faire éclater les
transports de notre joye, que celle de la
naissance de Monseigneur le Duc de Bour-
gogne. Jamais la France n a eû tant de jus-
tes sujets de s'y livrer; vous venez faire
briller un soleil né pour le bonheurdu mon-
de, & ce bonheur est votre ouvrage : aux
vertus de son auguste mere, ce jeune
Prince joindra celles qui font les grands
Rois; il apprendra de Louis le Bien-Ai-
mé & de Monseigneur le Dauphin, l'Art
de regner sur les coeurs, né comme eux
avec ce désir si marqué & toujours suivi de
rendre les peuples heureux, il en aura
un jour le pouvoir, & ne croira pas à leur
exemple en devoir faire un autre usage.
Mais, Madame, ce bonheur n'est réservé
qu'aux siccles à venis. Heureuses d'avoir
tant de motifs de concevoir des espérances
flateuses, dont nos descendans goûteront
II. Vol.
jitized by
98 MERCURE DE FRANCE.
tout le fruit; plus heureuses encore de
graver dans leurs coeurs notre respectueux
amour pour vous, & d'y perpétuer notre
reconnoissance.
A MONSEIGNEUR LE DUC
DE BOURGOGNE.
MONSEIGNEUR, nous venons vous
offrit n os respectueux hommages; mais, la
joye qu'e nous inspire votrenaissance, nous
n essayerons pas de vous l'exprimer. Vous
trouverez un jour dans les services & la
fidélité de nos descendans, dont vous fe-
rez les délices, des preuves de l'amour de
leurs peres dont vous faites les douces es-
pérances.
A MADAME.
MADAME, votre naissance fue
pour nous le présage de nos plus douces
espérances, celle de Monseigneur le Duc
de Bourgogne en devient aujourd'hui l'ac-
complissement, l'une excita toute notre
joye, l'autre assure la durée de notre bon-
heur. Vous ferez, Madame, les délices
des peuples sut qui vous regnerez, il fera la
félicité de ceux qui vivront sous ses loix.
Quelle circonstances plus favorables pour
faire éclater les transports de notre allé-
gresse & ceux de notre amour.
JANVIER. 1752.
99
AMESDAMES.
MESDAMES, rien ne peut éga-
ler la joye que nous cause la naissance de
Monseigneut le Duc de Bourgogne, nous
nous livrons aux justes trasports qu'elle
nous inspire, sans pouvoir les contenit,
n'y les rendre; l'encens fome sur les Au-
tels, l'air brille de nouveaux feux & reten-
tit de mille cris d'allégresse; tout annonce
la nôtre, mais ne l'exprime pas; notre
coeur suffit à peine à la sentit, comment
pourrions-nous en faire connoître toute
l'étendue, mais nous nous flattons que vous
en jugez par la vôtre. C'est dans cette
confiance, Mesdames, que nous osons la
faire éclatter, & vous supplions d'en agréer
les respectueux hommages.
AMONSIEUR LE DUC DE
GESVRES.
En supliant votre Grandeur d'agréer les
respectueux hommages que nous osons lui
presenter, c'est remplir le premier de
nos devoirs, c'est vous offrir un foi-
ble tribut que la reconnoissance exige &
que le sentiment nous inspire, notre bon-
heur est d'éprouver vos bontés, & notre
gloire de les publier.
Dépositaire & Ministre de l'autorité
Ei
100 MERCUREDE FRANCE.
sactée que sa Majesté vous a confiée, Paris
& la premiere Province du Royaume ne
connoissent votre pouvoit que par leut
félicité; leurs habitans moins frappés de l'é
clat d'un nom illustre depuis tant de siécles
pat les exploits les plus glorieux, que des
vertus que vous leur faites paroître, voyent
avec autant de plaisit que d'admitation
que vous ayez réuni en vous seul toutes
celles de vos ayeux. Ils regardent à juste
titre que la confiance & l'amitié du plus
grand Roi du monde, les titres honorables
& les dignités éminentes de votre Gran-
deur, sont moins le prix des services de
ses ancêtres, que la preuve & la ré-
compenses des vôtres. Vous les régissez
moins par vôtre autorité quę par vos bien-
faits; mais c'est principalement sur nous
Monseigneur, que vous avez pris plaisir
à les répandre: C'est vous qui rendez notre
très invincible Monarque sensible à nos
prieres; c'est vous qui portez aux pieds
de son Trône nos respects & nos vœux:
ses graces seront le gage de son amour pa-
ternel pour ses sujets & le fruit de vos
soins genéteux; c'est sous vos auspices que
nous venons d'avoir l'honneur de témoi-
gnet à Madame la Dauphine, la vivre
allégresse que nous ressentons de la naissan-
ce de Monseigneur le Duc de Bourgogne,
ed by Goo
JANVIER. 1752.
101
& que nous avons le glorieux avantage de
publier vos bienfaits & notre reconnois-
sance.
Faits le 26 Sepiembre 1751, à l'occasion
de la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, par la députation des Dames
de la Halle.
AU ROI.
SIRE, les voeux de la France sont
exaucés, une éclatante Aurore nous
avoit annoncé le plus beau jour, il
vient de luire à nos yeux, & ses rayons
sont le terme & l'accomplissement de nos
plus douces espérances; jusqu'ici le ciel
nous laissoit encore des vœux à fotmer;
les succès étonnans & rapides de votre
Majesté, le nombre de ses conquêtes, sa
modération dans ses victoires, sa gran-
deur & sa générosité dans la paix, tant de
traits éclatans qui fourniront aux siécles à
venit moins de sujets d'admiration que
d'incrédulité, nont contribué à la gloire
de votre Majesté & à celle de la France. Il
étoit réservé à Monseigneur le Duc de
Bourgogne de mettre le comble à son bon-
heur, sa naissance assurant votre félicité
JANVIER. 1752.
95
devient la source & le garant de la nôtre.
Ce Prince sera ainsi que vous, Site, la
terteur de ses ennemis, le Pere de ses
peuples, l'arbitre & le modele des Rois
& Iadmiration de l'Univers; en mar-
chant sur vos traces, en suivant celles
de son auguste pere, il sera un jour la gloi-
te de la Nation, les delices de nos artie-
res-neveux & le bonheur de leurs en-
fans.
Quel avantage pour nous, Sire, dans
une occasion si chere, si précieuse à notre
amour, de pouvoir porter aux pieds de vo-
tre Majeste, la joye qui nous anime, &
les sentimens viss & respectueux qu'ellę
nous inspire !
ALAREINE.
MADAME, le Ciel occupé du
bonheur de votre Majesté, & de celui
de ses peuples, vient d'y mettre le comble
par la naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne; pénétrées de lajoye vive & pu-
re que nous cause cet heureux événement,
nous osons la porter aux pieds de votre
Majesté, & la suplier d'en agréer le respec-
tueux témoignage. L'Europe entiere parta-
ge notre allegresse, & nous n'y mettons
d'autres bornes que celles de notre amour.
Tel est, Madame, le prix de vos vertus,
Dgsinad hiL0
96 MERCUREDEFRANCE.
le succès de nos voeux & l'accomplissement
de nos desirs: il ne nous en reste plus à
former; les bienfaits précieux que Dieu ré-
pand sur nous, sont de surs garants de no-
tre bonheur, & le gage le plus assuré de
la prospérité de votre Majesté & de toute
la Famille Royale.
AMONSEIGNEURLEDAUPHIN
MONSEIGNEUR, Nous avons partagé
avec vous la vive allégresse que cause à toute
l'Europe la naissance de Monseigneur le Duc
de Bourgogne; ce gage précieux de la ten-
dresse d'une auguste épouse, nous fait
espérer qu'il est des bienfaits que la re-
connoissance ne peut jamais égaler, & que
les expressions qui pouroient la témoigner
ne servent souvent qu'à l'affoiblir. Quelle
idée pourrions-nous vous donner, Mon-
scigneur, de la joye dont nous sommes
pénétrées, qui pût approcher du sentiment
qui nous l'inspire? Quels voeux nous res-
teroit il ençore à former, tandis que
nous trouvons dans cet événement for-
tuné, le comble de nos espérances & la
source de la félicité publique. La France
trouve dans cet auguste enfant, l'appui de
son Trône & les délices de sespeuples; l'Eu-
rope trouvera en lui un garant du main-
tien de la tranquilité que notre incompara-
ble
JANVIER.
1752.
97
ble Monarque lui a procuré, & nos dernie:s
neveux gouteront l'heureux avantage de
pouvoir comparer leur bonheur à celui de
leur ayeux. Que de titres, Monscigneur
qui consacreront à jamais notre zéle, no-
tre amour & notre reconnoissance!
AMADAME LA DAUPHINE.
MADAME, il ne fut jamais d'occa-
sion plus favorable de faire éclater les
transports de notre joye, que celle de la
naissance de Monseigneur le Duc de Bour-
gogne. Jamais la France n a eû tant de jus-
tes sujets de s'y livrer; vous venez faire
briller un soleil né pour le bonheurdu mon-
de, & ce bonheur est votre ouvrage : aux
vertus de son auguste mere, ce jeune
Prince joindra celles qui font les grands
Rois; il apprendra de Louis le Bien-Ai-
mé & de Monseigneur le Dauphin, l'Art
de regner sur les coeurs, né comme eux
avec ce désir si marqué & toujours suivi de
rendre les peuples heureux, il en aura
un jour le pouvoir, & ne croira pas à leur
exemple en devoir faire un autre usage.
Mais, Madame, ce bonheur n'est réservé
qu'aux siccles à venis. Heureuses d'avoir
tant de motifs de concevoir des espérances
flateuses, dont nos descendans goûteront
II. Vol.
jitized by
98 MERCURE DE FRANCE.
tout le fruit; plus heureuses encore de
graver dans leurs coeurs notre respectueux
amour pour vous, & d'y perpétuer notre
reconnoissance.
A MONSEIGNEUR LE DUC
DE BOURGOGNE.
MONSEIGNEUR, nous venons vous
offrit n os respectueux hommages; mais, la
joye qu'e nous inspire votrenaissance, nous
n essayerons pas de vous l'exprimer. Vous
trouverez un jour dans les services & la
fidélité de nos descendans, dont vous fe-
rez les délices, des preuves de l'amour de
leurs peres dont vous faites les douces es-
pérances.
A MADAME.
MADAME, votre naissance fue
pour nous le présage de nos plus douces
espérances, celle de Monseigneur le Duc
de Bourgogne en devient aujourd'hui l'ac-
complissement, l'une excita toute notre
joye, l'autre assure la durée de notre bon-
heur. Vous ferez, Madame, les délices
des peuples sut qui vous regnerez, il fera la
félicité de ceux qui vivront sous ses loix.
Quelle circonstances plus favorables pour
faire éclater les transports de notre allé-
gresse & ceux de notre amour.
JANVIER. 1752.
99
AMESDAMES.
MESDAMES, rien ne peut éga-
ler la joye que nous cause la naissance de
Monseigneut le Duc de Bourgogne, nous
nous livrons aux justes trasports qu'elle
nous inspire, sans pouvoir les contenit,
n'y les rendre; l'encens fome sur les Au-
tels, l'air brille de nouveaux feux & reten-
tit de mille cris d'allégresse; tout annonce
la nôtre, mais ne l'exprime pas; notre
coeur suffit à peine à la sentit, comment
pourrions-nous en faire connoître toute
l'étendue, mais nous nous flattons que vous
en jugez par la vôtre. C'est dans cette
confiance, Mesdames, que nous osons la
faire éclatter, & vous supplions d'en agréer
les respectueux hommages.
AMONSIEUR LE DUC DE
GESVRES.
En supliant votre Grandeur d'agréer les
respectueux hommages que nous osons lui
presenter, c'est remplir le premier de
nos devoirs, c'est vous offrir un foi-
ble tribut que la reconnoissance exige &
que le sentiment nous inspire, notre bon-
heur est d'éprouver vos bontés, & notre
gloire de les publier.
Dépositaire & Ministre de l'autorité
Ei
100 MERCUREDE FRANCE.
sactée que sa Majesté vous a confiée, Paris
& la premiere Province du Royaume ne
connoissent votre pouvoit que par leut
félicité; leurs habitans moins frappés de l'é
clat d'un nom illustre depuis tant de siécles
pat les exploits les plus glorieux, que des
vertus que vous leur faites paroître, voyent
avec autant de plaisit que d'admitation
que vous ayez réuni en vous seul toutes
celles de vos ayeux. Ils regardent à juste
titre que la confiance & l'amitié du plus
grand Roi du monde, les titres honorables
& les dignités éminentes de votre Gran-
deur, sont moins le prix des services de
ses ancêtres, que la preuve & la ré-
compenses des vôtres. Vous les régissez
moins par vôtre autorité quę par vos bien-
faits; mais c'est principalement sur nous
Monseigneur, que vous avez pris plaisir
à les répandre: C'est vous qui rendez notre
très invincible Monarque sensible à nos
prieres; c'est vous qui portez aux pieds
de son Trône nos respects & nos vœux:
ses graces seront le gage de son amour pa-
ternel pour ses sujets & le fruit de vos
soins genéteux; c'est sous vos auspices que
nous venons d'avoir l'honneur de témoi-
gnet à Madame la Dauphine, la vivre
allégresse que nous ressentons de la naissan-
ce de Monseigneur le Duc de Bourgogne,
ed by Goo
JANVIER. 1752.
101
& que nous avons le glorieux avantage de
publier vos bienfaits & notre reconnois-
sance.
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Résumé : COMPLIMENTS Faits le 26 Septembre 1751, à l'occasion de la naissance de Monseigneur le Duc de Bourgogne, par la députation des Dames de la Halle.
Le document célèbre la naissance du Duc de Bourgogne, fils du Dauphin et de la Dauphine, survenue le 26 septembre 1751. Les Dames de la Halle manifestent leur joie et leurs vœux pour le nouveau-né et la famille royale. Elles mettent en avant les succès militaires et la modération du roi, ainsi que la grandeur et la générosité de la monarchie française. La naissance du Duc de Bourgogne est perçue comme l'accomplissement des espérances nationales et la garantie du bonheur futur de la France. Le texte exprime également l'admiration et la reconnaissance envers le roi et la reine, ainsi que les espoirs placés dans l'avenir du jeune prince, vu comme un futur souverain juste et bienveillant. Les auteurs adressent leurs hommages au Duc de Bourgogne, à la Dauphine et à la famille royale, exprimant leur allégresse et leur fidélité. Une lettre adressée au Duc de Gesvres exprime une grande allégresse et reconnaissance pour la naissance du Duc de Bourgogne. Les auteurs rendent hommage aux bienfaits et à l'autorité du Duc de Gesvres, soulignant que la félicité de Paris et de la première province du royaume est due à ses vertus et actions. Les habitants voient en lui une réunion des qualités de ses ancêtres et apprécient sa capacité à obtenir les faveurs du roi. Le duc est perçu comme un régisseur bienveillant, utilisant ses bienfaits plutôt que son autorité. La lettre se conclut par une expression de gratitude pour les soins et les attentions du duc, permettant de témoigner de la joie liée à la naissance du Duc de Bourgogne et de publier les bienfaits et la reconnaissance envers le duc.
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