1
p. 1827-1828
Mémoires pour servir à l'Histoire des Gaules, &c. Extrait, [titre d'après la table]
Début :
MEMOIRES pour servir à l'Histoire des Gaules & de la France, dédiés à [...]
Mots clefs :
Francs, Gaules, Celtes, Origine, Mémoires, Histoire, Gaulois, Remarques, Académie royale des inscriptions et belles-lettres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mémoires pour servir à l'Histoire des Gaules, &c. Extrait, [titre d'après la table]
MEMOIRES рour
fervir à l'Hiſtoire
des Gaules & de la France , dédiés à
MM . de l'Académie Royale des Infcriptions
& Belles- Lettres , par M. Gibert , 1 vol. in-
12. A Paris , chés B. Brunet fils , grande
Sale du Palais , à l'Envie .
Ces Mémoires forment un Recueil de
quinze Differtations fur des fujets importans
de notre Hiftoire ancienne , traités avec
beaucoup d'ordre & de folidité. On fe contentera
d'en rapporter ici les Titres.
I. Remarques fur les Noms des Celtes ,
des Galates & des Gaulois . II. Recherches
nouvelles fur les Hyperboréens. III. Obfervations
fur un paffage d'Herodote , le plus
ancien où les Celtes foyent nommés . Ì V.
Paffage d'Onomacrite , où la Gaule eft appellée
Pays Lycéen . V. Effai de Differtation
fur l'Origine des Gaulois . V I. Examen
du Ch. IX . du L. I. de l'Hiftoire des
Celtes ,, par M. Pelloutier . VII. Fragmens
de Critique fur un Livre intitulé , Antiquités
de la Nation & de la Monarchie Françoi
Leg
1828 MERCURE DE FRANCE.
fe , par M. le Gendre de S. Aubin. VIII
Remarques fur l'Origine des Francs , &
l'Etymologie de leur nom. IX . Obfervations
finguliéres fur l'origine des Germains .
X. Explication d'un Endroit de Procope ,
qui concerne l'établiffement des Francs dans
les Gaules , T. I. de la Guerre des Goths.
XI. S'il faut lire Armoriques ( Appogines
ou Arboruches ( ApСopuxo ) dans Procope.
XII. De l'affociation des Francs & des Arboruches.
XIII . De l'Epoque du Régne
de Pharamond. XIV . Examen des differens
fentimens fur l'Epoque de l'Etabliffement
des Francs dans les Gaules. X V. Si
les Francs avoient des Rois avant que de
paffer le Rhin.
fervir à l'Hiſtoire
des Gaules & de la France , dédiés à
MM . de l'Académie Royale des Infcriptions
& Belles- Lettres , par M. Gibert , 1 vol. in-
12. A Paris , chés B. Brunet fils , grande
Sale du Palais , à l'Envie .
Ces Mémoires forment un Recueil de
quinze Differtations fur des fujets importans
de notre Hiftoire ancienne , traités avec
beaucoup d'ordre & de folidité. On fe contentera
d'en rapporter ici les Titres.
I. Remarques fur les Noms des Celtes ,
des Galates & des Gaulois . II. Recherches
nouvelles fur les Hyperboréens. III. Obfervations
fur un paffage d'Herodote , le plus
ancien où les Celtes foyent nommés . Ì V.
Paffage d'Onomacrite , où la Gaule eft appellée
Pays Lycéen . V. Effai de Differtation
fur l'Origine des Gaulois . V I. Examen
du Ch. IX . du L. I. de l'Hiftoire des
Celtes ,, par M. Pelloutier . VII. Fragmens
de Critique fur un Livre intitulé , Antiquités
de la Nation & de la Monarchie Françoi
Leg
1828 MERCURE DE FRANCE.
fe , par M. le Gendre de S. Aubin. VIII
Remarques fur l'Origine des Francs , &
l'Etymologie de leur nom. IX . Obfervations
finguliéres fur l'origine des Germains .
X. Explication d'un Endroit de Procope ,
qui concerne l'établiffement des Francs dans
les Gaules , T. I. de la Guerre des Goths.
XI. S'il faut lire Armoriques ( Appogines
ou Arboruches ( ApСopuxo ) dans Procope.
XII. De l'affociation des Francs & des Arboruches.
XIII . De l'Epoque du Régne
de Pharamond. XIV . Examen des differens
fentimens fur l'Epoque de l'Etabliffement
des Francs dans les Gaules. X V. Si
les Francs avoient des Rois avant que de
paffer le Rhin.
Fermer
Résumé : Mémoires pour servir à l'Histoire des Gaules, &c. Extrait, [titre d'après la table]
Le document présente les 'Mémoires pour servir à l'Histoire des Gaules & de la France' rédigés par M. Gibert et dédiés aux membres de l'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres. Publié à Paris chez B. Brunet fils, cet ouvrage rassemble quinze dissertations sur des sujets historiques relatifs à l'ancienne France et ses habitants. Les thèmes abordés incluent les noms des Celtes, des Galates et des Gaulois, ainsi que des recherches sur les Hyperboréens. Le texte explore également des observations sur des passages d'auteurs anciens comme Hérodote et Onomacrite, et des études sur l'origine des Gaulois et des Francs. D'autres dissertations examinent des ouvrages historiques spécifiques et discutent de l'établissement des Francs dans les Gaules, de leur association avec les Armoriques ou les Arboruches, et de l'époque du règne de Pharamond. Une discussion est également menée sur l'existence de rois francs avant leur passage du Rhin.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
2
p. 1828-1829
VII & VIII Vol. de la Collection des OEuvres de M. Bossuet, [titre d'après la table]
Début :
Le septiéme & le huitiéme Volumes de la Collection des Oeuvres de M. Bossuet, [...]
Mots clefs :
Oeuvres, Jacques Bénigne Bossuet
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VII & VIII Vol. de la Collection des OEuvres de M. Bossuet, [titre d'après la table]
Le feptiéme & le huitiéme Volumes de
la Collection des Oeuvres de M. Boffuet
Evêque de Meaux , paroiffent depuis peu
Paris , chés le Mercier , la veuve Alix , Barois
, fils , & Boudet , Libraires , in-fol . 1744.
Le feptiéme Volume contient les Ecrits de
M. Boffuet , à l'occafion des difputes , qui fe
font élevées au fujet du Livre des Maximes
des Saints , la Politique tirée des propres paroles
de l'Ecriture-Sainte , & fon Traité fur
la Comédie. Le huitiéme comprend le Difcoursfur
l'Hiftoire Universelle , une Lettre
au Pape Innocent XI , avec la Réponſe .?
les
AOUST. 1744. 1829
les Oraifons Funébres , & le Difcours que
M. Boffuet prononça lorfqu'il fut reçû à
l'Académie Françoiſe,
la Collection des Oeuvres de M. Boffuet
Evêque de Meaux , paroiffent depuis peu
Paris , chés le Mercier , la veuve Alix , Barois
, fils , & Boudet , Libraires , in-fol . 1744.
Le feptiéme Volume contient les Ecrits de
M. Boffuet , à l'occafion des difputes , qui fe
font élevées au fujet du Livre des Maximes
des Saints , la Politique tirée des propres paroles
de l'Ecriture-Sainte , & fon Traité fur
la Comédie. Le huitiéme comprend le Difcoursfur
l'Hiftoire Universelle , une Lettre
au Pape Innocent XI , avec la Réponſe .?
les
AOUST. 1744. 1829
les Oraifons Funébres , & le Difcours que
M. Boffuet prononça lorfqu'il fut reçû à
l'Académie Françoiſe,
Fermer
Résumé : VII & VIII Vol. de la Collection des OEuvres de M. Bossuet, [titre d'après la table]
En août 1744, les septième et huitième volumes des œuvres de Bossuet, évêque de Meaux, ont été publiés à Paris. Le septième volume comprend ses écrits sur les 'Maximes des Saints', la 'Politique tirée des propres paroles de l'Écriture Sainte' et un traité sur la comédie. Le huitième volume inclut un discours sur l'histoire universelle, une lettre au pape Innocent XI, des oraisons funèbres et un discours pour son admission à l'Académie française.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
3
p. 1829-1833
X Tome des Vies des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Début :
LES VIES des Hommes Illustres de la France, &c. Par M. d'Auvigny. T. X. contenant [...]
Mots clefs :
Roi, Amiral de Bonivet, Fautes, Faveurs, Inclination, Talents
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : X Tome des Vies des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
LES VIES des Hommes Illuftres de la
France , &c. Par M. d'Auvigny. T. X. contenant
la fuite des Grands Capitaines , à
Amfterdam , & fe vend à Paris , chés le Gras,
Grand'Sale du Palais , à l'L couronnée ,
1744.
Nous avons rendu compte du IX Tome
de cet Ouvrage dans le I. Vol. du Mercure
de Juin dernier , p. 1164. Celui- ci contient
les Vies de l'Amiral de Bonivet , de
Charles Duc de Bourbon , premier Prince
du Sang , Pair & Grand Chambellan de
France , &c. de Claude de Lorraine , Duc
de Guife , & c. & de François , Duc de
Guife.
On fe contentera de rapporter ici l'Article
qui regarde l'Amiral de Bonivet , Capitaine
de cent Hommes d'Armes , Chevalier de
l'Ordre du Roi & Gouverneur de Provence
fous le Régne de François I , parce que cet
Article eft moins étendu , & n'excedera
point les bornes que nous fommes obligés
de nous prefcrire.
On a vû dans quelques-unes des Vies
précédentes que
l'Amiral de Bonivet avoit
commis de grandes fautes dans le Confeil
dont
1830 MERCURE DE FRANCE.
gneur ,
n'étoit
›
dont la faveur du Roi l'avoit rendu l'ame ,
& à la tête des armées que ce Monarque
avoit confiées à fa conduite. Cependant
l'inclination qu'il reffentoit pour ce Seipas
feulement Pouvrage de
la prévention. Il étoit moins néceſſaire d'ajoûter
que de retrancher du caractere de
Bonivet , pour en former un grand homme
; fa préfomption feule caufa fon malheur
& fes fautes . Les difgraces de la Fortune
n'étant point fuivies de celle du Prince
, il en fut moins humilié , & moins en
état de faire les réfléxions , dont certains ef
prits ne font capables que dans l'abattement.
Le fuccès du Siége de Fontarabie , où il
montra des talens pour la guerre , acheva
de le gâter. On a vû que de tous les favoris
de François I , Anne de Montmorenci ,
feul corrigé par de grands accidens , mérita
le nom de grand Capitaine. Chabot , Seigneur
de Brion , l'un de ceux qui partageoient
les bonnes graces du Roi , pour
avoir affifté à la défenſe de Marſeille , & à
la levée de ce Siége , formé par le Connétable
, fe crût le modéle des Généraux , &
commit depuis beaucoup de fautes.Les hommes
qui n'ont rien à défirer , méritent rarement
un pareil bonheur . L'eftime du grand
nombre s'accorde trop aifément à la faveur ,
pour que ceux qui la poffédent prennent les
moyens
A O UST. 1744: 1831
moyens néceffaires de fe rendre véritablement
utiles & eftimables. L'Hiftoire n'offre
en aucun Pays de la terre un Favori réellement
grand homme ; il ne faut que du bonheur
& de l'efprit pour gagner l'ame d'un
Prince , mais l'autre Titre ne s'acquiert qu'à
l'aide de la crainte , de l'efperance & de la
contradiction. Je n'appelle point Favoris
des hommes tels que les Cardinaux de Volfey
& de Richelieu ; ces puiffans génies
domptoient leur Maître & leur Nation
fans être aimés & fans efperer d'être excu
fés dans leur difgrace, lorfqu'elle arriveroit.
Bonivet fût donc malheureux dans fes entrepriſes
militaires , & infiniment dangereux
à l'Etat , parce qu'il fut trop affùré de
l'inclination du Roi , non de celle qui vient
de la connoiffance des talens & qui doit être
la récompenfe de la fidélité & des fervices ,
mais de ce goût du coeur qui fe déclare fouvent
fans motif, & dont on ne manque
prefque jamais d'abufer. Bonivet fut longtems
attaché à la Régente , Mere du Roi ,
qui fe fervoit de lui , pour faire paffer à fon
fils les idées qu'elle ne vouloit pas lui préfenter
elle- même. Il ne la fervit que trop
bien. Et que pouvoit-on attendre d'un Gouvernement
foumis à une femme hautaine &
capricieuſe , foûtenue dans tous fes deſſeins ,
& que fes paffions feules dirigeoient ? Bonivet
1832 MERCURE DE FRANCE.
vet fut plus heureux dans fes négociations
en Allemagne, où le Roi l'envoya au commencement
de fon Régne , & c'eft affés l'efprit
des Cours de juger un homme capable
de tout , parce qu'il a réuffi dans un genre,
Son Commandement en Italie lors de la retraite
du Connétable , & fes fuccès fâcheux ,
dont cette expédition fut fuivie , ne détromperent
point le Roi fur l'idée qu'il avoit dẹ
fes talens. Il préféra fes confeils à ceux des
plus grands Capitaines de fon Royaume , &
fon aveugle confiance en un homme , aveuglé
lui-même par fa préfomption , les perdit
l'un & l'autre. Le Roi fut pris , & Bonivet ,
devenu éclairé fur le bord du précipice ,
connut toutes les fautes, dans l'inftant qu'el
les produifoient leur plus malheureux effet
; enfin , n'écoutant plus que fon défefpoir
, il fe fit tuer à la Bataille de Pavie , les
armes à la main , ne voulant point furvivre
à la
perte du Roi , & à fa réputation . Ainfi
le défefpoir finit les jours d'un homme , à
qui rien n'avoit ofé faire ombrage pendant
le cours de fa vie , dont la faveur avoit été
continuelle , que toutes les fautes n'avoient
point rendu coupable aux yeux de celui qui
auroit pû l'en punir , & à qui fon Roi ,
prevenu de la plus forte inclination , auroit
peut-être pardonné fa propre perte , s'il
avoit
AOUST. 1744. 18 ; 3
avoit pû le réfoudre à fe la pardonner luimême.
France , &c. Par M. d'Auvigny. T. X. contenant
la fuite des Grands Capitaines , à
Amfterdam , & fe vend à Paris , chés le Gras,
Grand'Sale du Palais , à l'L couronnée ,
1744.
Nous avons rendu compte du IX Tome
de cet Ouvrage dans le I. Vol. du Mercure
de Juin dernier , p. 1164. Celui- ci contient
les Vies de l'Amiral de Bonivet , de
Charles Duc de Bourbon , premier Prince
du Sang , Pair & Grand Chambellan de
France , &c. de Claude de Lorraine , Duc
de Guife , & c. & de François , Duc de
Guife.
On fe contentera de rapporter ici l'Article
qui regarde l'Amiral de Bonivet , Capitaine
de cent Hommes d'Armes , Chevalier de
l'Ordre du Roi & Gouverneur de Provence
fous le Régne de François I , parce que cet
Article eft moins étendu , & n'excedera
point les bornes que nous fommes obligés
de nous prefcrire.
On a vû dans quelques-unes des Vies
précédentes que
l'Amiral de Bonivet avoit
commis de grandes fautes dans le Confeil
dont
1830 MERCURE DE FRANCE.
gneur ,
n'étoit
›
dont la faveur du Roi l'avoit rendu l'ame ,
& à la tête des armées que ce Monarque
avoit confiées à fa conduite. Cependant
l'inclination qu'il reffentoit pour ce Seipas
feulement Pouvrage de
la prévention. Il étoit moins néceſſaire d'ajoûter
que de retrancher du caractere de
Bonivet , pour en former un grand homme
; fa préfomption feule caufa fon malheur
& fes fautes . Les difgraces de la Fortune
n'étant point fuivies de celle du Prince
, il en fut moins humilié , & moins en
état de faire les réfléxions , dont certains ef
prits ne font capables que dans l'abattement.
Le fuccès du Siége de Fontarabie , où il
montra des talens pour la guerre , acheva
de le gâter. On a vû que de tous les favoris
de François I , Anne de Montmorenci ,
feul corrigé par de grands accidens , mérita
le nom de grand Capitaine. Chabot , Seigneur
de Brion , l'un de ceux qui partageoient
les bonnes graces du Roi , pour
avoir affifté à la défenſe de Marſeille , & à
la levée de ce Siége , formé par le Connétable
, fe crût le modéle des Généraux , &
commit depuis beaucoup de fautes.Les hommes
qui n'ont rien à défirer , méritent rarement
un pareil bonheur . L'eftime du grand
nombre s'accorde trop aifément à la faveur ,
pour que ceux qui la poffédent prennent les
moyens
A O UST. 1744: 1831
moyens néceffaires de fe rendre véritablement
utiles & eftimables. L'Hiftoire n'offre
en aucun Pays de la terre un Favori réellement
grand homme ; il ne faut que du bonheur
& de l'efprit pour gagner l'ame d'un
Prince , mais l'autre Titre ne s'acquiert qu'à
l'aide de la crainte , de l'efperance & de la
contradiction. Je n'appelle point Favoris
des hommes tels que les Cardinaux de Volfey
& de Richelieu ; ces puiffans génies
domptoient leur Maître & leur Nation
fans être aimés & fans efperer d'être excu
fés dans leur difgrace, lorfqu'elle arriveroit.
Bonivet fût donc malheureux dans fes entrepriſes
militaires , & infiniment dangereux
à l'Etat , parce qu'il fut trop affùré de
l'inclination du Roi , non de celle qui vient
de la connoiffance des talens & qui doit être
la récompenfe de la fidélité & des fervices ,
mais de ce goût du coeur qui fe déclare fouvent
fans motif, & dont on ne manque
prefque jamais d'abufer. Bonivet fut longtems
attaché à la Régente , Mere du Roi ,
qui fe fervoit de lui , pour faire paffer à fon
fils les idées qu'elle ne vouloit pas lui préfenter
elle- même. Il ne la fervit que trop
bien. Et que pouvoit-on attendre d'un Gouvernement
foumis à une femme hautaine &
capricieuſe , foûtenue dans tous fes deſſeins ,
& que fes paffions feules dirigeoient ? Bonivet
1832 MERCURE DE FRANCE.
vet fut plus heureux dans fes négociations
en Allemagne, où le Roi l'envoya au commencement
de fon Régne , & c'eft affés l'efprit
des Cours de juger un homme capable
de tout , parce qu'il a réuffi dans un genre,
Son Commandement en Italie lors de la retraite
du Connétable , & fes fuccès fâcheux ,
dont cette expédition fut fuivie , ne détromperent
point le Roi fur l'idée qu'il avoit dẹ
fes talens. Il préféra fes confeils à ceux des
plus grands Capitaines de fon Royaume , &
fon aveugle confiance en un homme , aveuglé
lui-même par fa préfomption , les perdit
l'un & l'autre. Le Roi fut pris , & Bonivet ,
devenu éclairé fur le bord du précipice ,
connut toutes les fautes, dans l'inftant qu'el
les produifoient leur plus malheureux effet
; enfin , n'écoutant plus que fon défefpoir
, il fe fit tuer à la Bataille de Pavie , les
armes à la main , ne voulant point furvivre
à la
perte du Roi , & à fa réputation . Ainfi
le défefpoir finit les jours d'un homme , à
qui rien n'avoit ofé faire ombrage pendant
le cours de fa vie , dont la faveur avoit été
continuelle , que toutes les fautes n'avoient
point rendu coupable aux yeux de celui qui
auroit pû l'en punir , & à qui fon Roi ,
prevenu de la plus forte inclination , auroit
peut-être pardonné fa propre perte , s'il
avoit
AOUST. 1744. 18 ; 3
avoit pû le réfoudre à fe la pardonner luimême.
Fermer
Résumé : X Tome des Vies des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Le dixième tome des 'Vies des Hommes Illustres de la France' de M. d'Auvigny, publié en 1744, comprend les biographies de plusieurs figures historiques, dont l'Amiral de Bonivet. Ce dernier était capitaine de cent hommes d'armes, chevalier de l'Ordre du Roi et gouverneur de Provence sous le règne de François Ier. Malgré des erreurs notables dans ses conseils et ses actions militaires, Bonivet jouissait de la faveur constante du roi. Sa présomption et son succès lors du siège de Fontarabie ont accentué ses défauts. Il entretenait également une relation privilégiée avec la régente, mère du roi, ce qui lui permettait d'influencer les décisions politiques. Ses missions diplomatiques en Allemagne furent couronnées de succès. Cependant, ses échecs militaires en Italie, notamment lors de la bataille de Pavie, ont conduit à la capture du roi et à sa propre mort. Désespéré par cette défaite et la perte de sa réputation, Bonivet choisit de se battre jusqu'à la mort.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
4
p. 1833-1834
Essais d'Exhortations, &c. [titre d'après la table]
Début :
ESSAIS d'Exhortations, avant & après l'Administration du très-saint Viatique, [...]
Mots clefs :
Sacrements, Exhortations
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Essais d'Exhortations, &c. [titre d'après la table]
ESSAIS d'Exhortations , avant & après
l'Adminiſtration du très - faint Viatique'
des Sacremens de Batême , de l'Extrême-
Onction , & du Mariage , avec divers motifs.
& Actes pour la confolation des Malades ,
& des Mourans , & quelques Exhortations
pour les Fiançailles. Par un Prêtre de l'Oratoire
, 1 vol. in- 12 . de 544 pag . fans la Table
, & l'Avertiffement ; à Paris , chés le
Mercier , Imprimeur-Libraire de l'Hôtelde-
Ville , ruë S. Jacques , au Livre d'Or ,
M. DCC . XLIV .
Le feul Titre de ce Livre en fait connoître
l'importance , & marque la modeftie du
pieux Auteur , qui , fous le nom d'Eſſais ,
nous donne un Ouvrage achevé & des plus
édifians que la Piété Chrétienne puiffe défirer.
و د
» Il y a lieu de croire , dit * un des Doc-
» teurs en Théologie de la Faculté de Paris ,
qui l'ont approuvé , que cet Ouvrage fera
» très- utile à ceux qui font chargés de l'Ad-
»miniftration des Sacremens , & que l'onction
qui accompagne les paroles de la
* M. le Boyer , Théologal de l'Eglife de Toulouse.
F » Sain1834
MERCURE DE FRANCE.
» Sainte Ecriture , que l'Auteur a ramaffées
»avec foin , produira dans les Fidéles les
>> fentimens , dans lefquels ils doivent
» être , lorfqu'ils approchent des Sacremens.
l'Adminiſtration du très - faint Viatique'
des Sacremens de Batême , de l'Extrême-
Onction , & du Mariage , avec divers motifs.
& Actes pour la confolation des Malades ,
& des Mourans , & quelques Exhortations
pour les Fiançailles. Par un Prêtre de l'Oratoire
, 1 vol. in- 12 . de 544 pag . fans la Table
, & l'Avertiffement ; à Paris , chés le
Mercier , Imprimeur-Libraire de l'Hôtelde-
Ville , ruë S. Jacques , au Livre d'Or ,
M. DCC . XLIV .
Le feul Titre de ce Livre en fait connoître
l'importance , & marque la modeftie du
pieux Auteur , qui , fous le nom d'Eſſais ,
nous donne un Ouvrage achevé & des plus
édifians que la Piété Chrétienne puiffe défirer.
و د
» Il y a lieu de croire , dit * un des Doc-
» teurs en Théologie de la Faculté de Paris ,
qui l'ont approuvé , que cet Ouvrage fera
» très- utile à ceux qui font chargés de l'Ad-
»miniftration des Sacremens , & que l'onction
qui accompagne les paroles de la
* M. le Boyer , Théologal de l'Eglife de Toulouse.
F » Sain1834
MERCURE DE FRANCE.
» Sainte Ecriture , que l'Auteur a ramaffées
»avec foin , produira dans les Fidéles les
>> fentimens , dans lefquels ils doivent
» être , lorfqu'ils approchent des Sacremens.
Fermer
Résumé : Essais d'Exhortations, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Essais d'Exhortations, avant & après l'Administration du très-faint Viatique des Sacremens de Batême, de l'Extrême-Onction, & du Mariage, avec divers motifs & Actes pour la confolation des Malades, & des Mourans, & quelques Exhortations pour les Fiançailles' est rédigé par un prêtre de l'Oratoire. Publié à Paris en 1744, ce livre de 544 pages ne comporte ni table des matières ni avertissement. Il vise à renforcer la piété chrétienne lors de l'administration des sacrements. Approuvé par M. le Boyer, docteur en théologie et théologal de l'Église de Toulouse, l'ouvrage est jugé utile pour ceux qui administrent les sacrements. L'auteur y rassemble des passages de la Sainte Écriture pour inspirer les fidèles lors de leur approche des sacrements.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
5
p. 1834
Catalogue d'une Bîbliothéque de Livres très-rares, [titre d'après la table]
Début :
On trouve à Paris, chés Briasson, Libraire, ruë S. Jacques, le Catalogue d'une [...]
Mots clefs :
Bibliothèque, Catalogue
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Catalogue d'une Bîbliothéque de Livres très-rares, [titre d'après la table]
On trouve à Paris , chés Briaffon , Libraire
, rue S. Jacques , le Catalogue d'une
Bibliothèque de Livres très-rares , où il fe
trouve plufieurs remarques curieufes fur les
Editions de ces mêmes Livres : cette Bibliothéque
eft à vendre à Bafle : voici le Titre
de ce Catalogue ,
Bibliotheca Selectiſſima , five Catalogus Librorum
in omni genere Scientiarum rariſſimorum
,, quos maximis fumptibus , fummoque
ftudio ac cura per plurimos annos collegit ,
nunc vero venum exponit Samuel Engel , ex
Rep. Helv. Bernenfi Biblioth. Primarius , qui
buncce Catalogum Ordine alphabetico concinnavit
, fimul ac notis perpetuis illuftravit ,
8°.1743 .
On vendra cette Bibliothéque en gros ,
ou en détail , avant le mois d'Octobre , mil
fept cent quatante- quatre.
, rue S. Jacques , le Catalogue d'une
Bibliothèque de Livres très-rares , où il fe
trouve plufieurs remarques curieufes fur les
Editions de ces mêmes Livres : cette Bibliothéque
eft à vendre à Bafle : voici le Titre
de ce Catalogue ,
Bibliotheca Selectiſſima , five Catalogus Librorum
in omni genere Scientiarum rariſſimorum
,, quos maximis fumptibus , fummoque
ftudio ac cura per plurimos annos collegit ,
nunc vero venum exponit Samuel Engel , ex
Rep. Helv. Bernenfi Biblioth. Primarius , qui
buncce Catalogum Ordine alphabetico concinnavit
, fimul ac notis perpetuis illuftravit ,
8°.1743 .
On vendra cette Bibliothéque en gros ,
ou en détail , avant le mois d'Octobre , mil
fept cent quatante- quatre.
Fermer
Résumé : Catalogue d'une Bîbliothéque de Livres très-rares, [titre d'après la table]
Une bibliothèque de livres rares, intitulée 'Bibliotheca Selectissima', rassemblée par Samuel Engel, sera vendue à Paris chez le libraire Briaffon. Le catalogue, publié en 1743, est organisé alphabétiquement avec des notes continues. La vente aura lieu au plus tard en octobre 1744, en gros ou au détail.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
6
p. 1835-1842
ASSEMBLÉE publique de l'Académie des Beaux Arts de la Ville de Lyon, du quatre Décembre 1743.
Début :
M. Borde, président, rapporta l'Extrait suivant des Mémoires qui avoient été lûs à l'Académie, / Discours sur l'inutilité du Systême des Génies. M Rey combat, dans ce Discours, le sentiment [...]
Mots clefs :
Anciens, Modernes, Mémoire, Corps, Discours, Eaux, Mouvements de la lune, Planètes, Réflexions, Théâtres, Composition, Salubrité de l'air, Années climatériques, Génération, Physique moderne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ASSEMBLÉE publique de l'Académie des Beaux Arts de la Ville de Lyon, du quatre Décembre 1743.
ASSEMBLE'E publique de l'Académie dès
Beaux Arts de la Ville de Lyon , du quatre
Décembre 1743 .
M des Mémoiresqui avoient été lús à l'Acadé-
Borde , préfident , rapporta l'Extrait fuivant
mie , depuis la précédente Affemblée publique.
Difcours fur l'inutilité du Systême des Génies.
M Rey combat , dans ce Difcours , le fentiment
de quelques anciens qui donnoient à chaque Aftre
un Génie , pour le conduire ; & ne croyoient pas
les Loix Méchaniques fuffifantes , pour maintenir
l'Univers dans l'état où nous le voyons . Les Phyficiens
modernes font bien éloignés d'avoir recours
à de telles explications ; les loix du mouvement , la
configuration des corps . la différente difpofition de
leurs parties,font les feuls refforts qu'ils employent.
Differtation fur les trois inégalités des mouvêmens
de la Lune.
Le P. Béraud examine , dans la premiere Partie
de cet Ouvrage , les différentes hypotéfes ; propofe
une Méthode fimple , pour déterminer les deux dernieres
inégalités des mouvemens lunaires , & croit
pouvoir prouver dans la fuite , par des obfervations
sûres & récentes , qu'il s'en faut de beaucoup qu'elles
s'accordent avec le calcul fondé fur les Tables
Aftronomiques.
Dans la feconde Partie , il cherche la caufe Phyfi
que de ces irrégularités conftantes , & penfe qu'avec
l'aide des découvertes de M. Newton , on peut
démontrer qu'elle eft dans lesLoix du mouvement,
établies par le Créateur.
Fij Nous
1836 MERCURE DE FRANCE.
Nous voyons , avec étonnement , les progrès de
P'Aftronomie , depuis environ un Siécle ; cependant
il lui reste encore bien des ténébres à percer ; les
grands hommes qui ont inventé des hypotéfes ,
pour rendre raifon des inégalités des mouvemens
de la Lune & des autres Planettes , n'ont point levé
les difficultés .L'hypotéfe circulaire donne l'acceleration
des Planettes , en raifon des diamétres apparens
, tandis que par les obfervations , elle devroit
être en raifon double des diamétres L'hypotéfe Elliptique
de Kepler corrige ce défaut ; mais pour éviter
une erreur de calcul , ce grand homme s'eft jetté
dans une erreur de fait , en fuppofant l'excentricité
de la Lune,moindre qu'elle n'eft réellement . M. de
la Hyre , en adoptant les Ellipfes de Kepler , a reconnu
cette erreur , & a cru pouvoir la détruire .
Il place pour cela le centre du mouvement des Planettes
dans un point éloigné des foyers , mais ce
point ne peut le trouver que par l'ufage des Tables
des anciens , qui font défectueules . La Courbe de
M. Caffini détermine aifément le Lieu des Planettes
, mais elle eft différente de l'Ellipfe ; l'une &
l'autre hypotéfe place le centre de la Lune , dans
le même inftant, dans des Lieux différens , qui ofera
décider laquelle eft la vraye ?
Differtation fur la falubrité de l'air.
M. Moëgling , l'un de nos Académiciens affociés
étrangers , Auteur de cette Differtation , nous
y préfente un examen des principes actifs répandus
dans l'air , fon action fur nos corps , & les effets
qu'elle y produit ; un grand nombre d'exemples ,
appuyés d'autorités refpectables , lui fervent à établir
, que l'air humide & froid eft extrêmement
nuifible à la fanté. La tention néceffaire aux fibres
de pos corps eft néceffairement relâchée par l'humidité
AOUST. 1744. 1837
dité de l'air , & le froid , en refferrant les pores ,
arrête la tranfpiration . Ces deux qualités nuifibles
de l'air , font elles réunies ? le danger augmente
& il eft difficile de fe défendre de fes impreffions. Il
fuit done , de cet examen , que l'air fec & chaud
eft le plus analogue à nos corps , & tel qu'il le
faut ,, pour entretenir le jeu de les parties.
7
Mémoire fur l'harmonie & fur les régles de la
compofition.
-M. Cheinet , dans la premiere Partie de ce Mémoire
, préfente des recherches Phyfiques fur le
principe de l'harmonie ; il établit le rapport des
confonnances qui la forment , l'origine des modes
principaux , quelles en doivent être les bornes ; & il
finit cette premiere Partie , par la néceffité du tempérament
, pour tous les inftrumens à touches.
M. Cheinet s'eft propofé , dans la feconde Partie ,
d'examiner quelles font les véritables régles de la
compofition , qu'il déduit des principes qu'il a établis
; quels doivent être les accords d'une bonne -
Mufique & leurs juftes bornes.
Difcours fur les Régules Métalliques.
M. Gavinet , après une explication du mot de
Régule , un détail des différentes efpéces & de leur
utilité , dans l'art de décompofer les Métaux & les
Minéraux , établit une nouvelle maniere de procéder
à l'opération du Régule Martial , qui abrege de
moitié le travail ordinaire. L'explication du Méchanifme
de cette opération y répand des lumieres
intéreffantes. L'Etoile qui paroît fur la furface de ce
Régule après la fufion , perd ici tous fes droits d'Af
tre bienfaifant , d'Etoile lumineufe , que lui avoit
Fiij donné
1838 MERCURE DE FRANCE.
donné l'imagination échauffée & peu habile de
quelques anciens Philofophes & Alchymiftes. I
préfente une expérience fur la chaux d'antimoine ,
qui n'eft la terre vitrefcible de cè minéral , déque
pouillée de fon huile & de fon fouffre , par le fel vo
lasil du Salpêtre à laquelle il a rendu la forme de
Régule. La maniere de procéder aux Régules d'étain
& de cuivre,& leur utilité dans la compofition
de l'Elixir Solaire , que Paracelfe & Vanhelmont
ont donné fous des noms mystérieux , terminent ce
difcours . Des Méthodes fimples , des expériences
bien conduites , tendent toutes également à la perfection
des Arts ; rien n'eft à négliger.
Mémoire fur les Théatres des anciens, comparés
à ceux des Modernes.
M. Clapaffon , après avoir fait dans ce Mémoire ,
une defcription exacte des Théatres des anciens ,
qu'il a tirée de Vitruve & des meilleurs Auteurs
qui en ont traité , les compare à ceux des Modernes
, & trouve dans cette comparaiſon , des raiſons
de préférence en faveur de ces derniers .
L'étendue , la folidité , la magnificence des Théatres
anciens , les marbres les plus précieux qu'on
employoit dans leur conftruction , & ces fuperbes
Portiques qu'on élevoit aux environs les rendoient
fupérieurs à ceux des Modernes , mais il en réfultoit
néceffairement des défauts , contre l'ufage auquel
on les deftinoit .
La grandeur de leur enceinte empêchoit la voix
des Acteurs de parvenir diftinctement aux oreilles
des Spectateurs , ou du moins ce n'étoit pas fans
altérer le naturel , qui en fait le plus grand charme.
Ils n'empruntoient pas le fecours des lumieres artificielles
, qui donnent aux Spectacles, des Modernes
A O UST. 1744. 1839
nes un air d'enchantement . Le genre de leur conf
truction ne leur permettoit pas , fans doute , l'artifice
de nos décorations , leur variété , l'entente de
la perfpective , & furtout la promptitude dans les
changemens de nos décorations , puifqu'ils étoient
en ufage de baiffer le rideau , toutes . les fois que la
Scéne devoit changer.
Nous avons fouvent l'occafion de comparer nos
ufages , nos coûtumes , nos découvertes à celles des ,
Anciens : fi nous y trouvons des raifons de préféren
ce , elles ne doivent pas altérer notre estime pour
eux , & nous faire regarder comme plus habiles ,
mais feulement plus heureux.
M. Colomb lut la Defcription Anatomique d'un
Enfant monftrueux né & mort , depuis quelques
mois , dans la Paroiffe de S. George , dont il avoit
fait la diffection . Il en expofa le réfultat ; ce n'eft
Pas là le feul exemple des bizarreries & des égaremens
de la Nature.
Differtationfur la fuperftition des nombres , ou
Les années Climatériques .
Le P. Tolomas préfente trois points de vûë inté
reflans , dans cet Ouvrage . Le premier contient des
recherches fur la prétendue vertu des nombres ,
P'origine de cette opinion ; & en remontant , par
des traces prefque effacées , à la plus haute Anti- .
quité , il fuit le fil des penfees, qui ont conduit les
hommes à regarder certaines années comme funef .
tes , ou du moins comme périlleuses. Le fecond:
point de vue nous offre une définition des années
Climatériques , un examen des raifons prétendues
des craintes que ces années avoient infpirées , &
dont bien des gens ne font pas encore affranchis .
Enfin , le troifiéme objet de ce Mémoire , eft de ré-
Fiij futer
1840 MERCURE DE FRANCE.
futer & détruire ces préjugés , qui tout frivoles &
déraisonnables qu'ils font , n'ont pas laiffé d'être
adoptés par les plus grands Philofophes de la
Gréce & de l'Italie , & mème par quelques Peres
de l'Eglife.
Quel doit être le but d'un Ouvrage de ce genre !
D'inftruire la raiſon humaine , en l'éclairant ; de
rendre fervice à la Société , en diffipant fes v . ines
terreurs , & de fortifier l'efprit contre les attaques
des préjugés.
Difcours fur les progrès de la Phyſique
moderne.
M. Dugas établit dans ce Difcours les avantages
confidérables que l'Anatomie , les Méchaniques &
l'Aftronomie ont retiré des nouvelles découvertes •
que la Phyfique ne fe laffe point de nous préfenter.
Il examine enfuite , d'où peut naître la différence
des progrès de la Phyſique moderne , comparée à
celle des Anciens . En fuivant les réfléxions de M.
Dugas , on doit chercher cette différence , & on la
trouvera infailliblement dans la maniere dont les
anciens faifoient ufage de leurs connoiffances . Ils
affujet iffoient la Nature à leurs idées & à leurs
fens ; les Modernes , au contraire , la cherchent en
elle même. Des faits certains , des expériences réiterées
, travaillent tous les jours au fondement d'un
Systême univerfel , lequel , s'il eft accordé aux connoiffances
humaines , ne peut être trouvé que par
gette voye.
Réfléxions fur la Génération.
M. Olivier fait fes premieres réfléxions fur la néceffité
de reconnoître les Loix de la création
dans
AOUST. 1744.
1841
dans la difproportion étonnante entre les parties de
l'Embrion , contenues dans l'oeuf , & les parties d'un
corps adulte.
L'accroiffement de l'Embrion , la nourriture qu'il
prend dans le fein de fa mere , & les fecours que là
Nature lui prête pour en fortis, font une fuite de ces
mêmes réfléxions qui étonnent plus la raiſon, qu'elles
n'éclairent l'efprit , auffi M. Olivier en fait ik
ufage , lorfqu'en comparant les fonctions & les divers
mouvemens du corps humain avec ceux
dont une machine , compofée avec tout l'art poffible
, feroit capable , il croit pouvoir conclure que
l'Edifice du corps humain eft véritablement leChef
d'oeuvre de l'Auteur de la Nature.
1
Hiftoire & Analyfe des Eaux de Hauterive
en Bourbonnois , par le P. Godin.
De toutes les maladies qui attaquent la vie de
l'homme , il n'en eft point de plus cruelle , que la
Pierre. Les Eaux Minérales d'Hauterive femblent
nous offrir les diffolvans propres à réfoudre la Pier
re. La diftiflation exacte de ces Eaux a préfenté au
P. Godin , un fel vitriolé fulphureux & nitreux ,
dont la mare , en ſe déffechant, eft devenu verdâtre.
Le hazard feul a part à la découverte de ces Eaux ,
dont les qualités bienfaifantes furent feulement con .
nuës à quelques Païfans du voifinage , pendant un affés
long- tems ; des expériences ont fuccedé à cette découverte
, on en- voit l'Hiftoire dans le Mémoire du
P. Godin. Quel bonheur , fi de nouvelles guérifons
viennent affûrer la réputation naiffante de ces .
Eaux !
M. Chriftin , Sécretaire perpétuel , prononça l'Elo
ge du P. Duclos Jéfuite , Académicien affocié , an
cien Ordinaire , mort dans le mois de Juillet 1743
F v étap
3842 MERCURE DE FRANCE
etam Recteur de la Mafon d'Ax . Il étoit né à
Lyon , il avoit profile la Phytique , & dans le même
tems qu' profit les Mathématiques au
gand College , il occupoit avec diftrction une
place d'Aftronome dans cette Académie . Il a donné
piafieurs Mémoires très intéreilans , truts de fes
grandes connoiffances dans ies Mathématiques. Il
avoit l'efprit vif & pénétrant , & les moeurs fort
douces ; il a été univerfe lement regretté .
M. Dugas lût un Mémoire fur les moyens de
conferver de la Lumiere pendant la nuit & la
Séance finit par la lecture d'un Mémoire du P.
Godin fur la Caufe & les effets de la Maladie des
Vapeurs.
Beaux Arts de la Ville de Lyon , du quatre
Décembre 1743 .
M des Mémoiresqui avoient été lús à l'Acadé-
Borde , préfident , rapporta l'Extrait fuivant
mie , depuis la précédente Affemblée publique.
Difcours fur l'inutilité du Systême des Génies.
M Rey combat , dans ce Difcours , le fentiment
de quelques anciens qui donnoient à chaque Aftre
un Génie , pour le conduire ; & ne croyoient pas
les Loix Méchaniques fuffifantes , pour maintenir
l'Univers dans l'état où nous le voyons . Les Phyficiens
modernes font bien éloignés d'avoir recours
à de telles explications ; les loix du mouvement , la
configuration des corps . la différente difpofition de
leurs parties,font les feuls refforts qu'ils employent.
Differtation fur les trois inégalités des mouvêmens
de la Lune.
Le P. Béraud examine , dans la premiere Partie
de cet Ouvrage , les différentes hypotéfes ; propofe
une Méthode fimple , pour déterminer les deux dernieres
inégalités des mouvemens lunaires , & croit
pouvoir prouver dans la fuite , par des obfervations
sûres & récentes , qu'il s'en faut de beaucoup qu'elles
s'accordent avec le calcul fondé fur les Tables
Aftronomiques.
Dans la feconde Partie , il cherche la caufe Phyfi
que de ces irrégularités conftantes , & penfe qu'avec
l'aide des découvertes de M. Newton , on peut
démontrer qu'elle eft dans lesLoix du mouvement,
établies par le Créateur.
Fij Nous
1836 MERCURE DE FRANCE.
Nous voyons , avec étonnement , les progrès de
P'Aftronomie , depuis environ un Siécle ; cependant
il lui reste encore bien des ténébres à percer ; les
grands hommes qui ont inventé des hypotéfes ,
pour rendre raifon des inégalités des mouvemens
de la Lune & des autres Planettes , n'ont point levé
les difficultés .L'hypotéfe circulaire donne l'acceleration
des Planettes , en raifon des diamétres apparens
, tandis que par les obfervations , elle devroit
être en raifon double des diamétres L'hypotéfe Elliptique
de Kepler corrige ce défaut ; mais pour éviter
une erreur de calcul , ce grand homme s'eft jetté
dans une erreur de fait , en fuppofant l'excentricité
de la Lune,moindre qu'elle n'eft réellement . M. de
la Hyre , en adoptant les Ellipfes de Kepler , a reconnu
cette erreur , & a cru pouvoir la détruire .
Il place pour cela le centre du mouvement des Planettes
dans un point éloigné des foyers , mais ce
point ne peut le trouver que par l'ufage des Tables
des anciens , qui font défectueules . La Courbe de
M. Caffini détermine aifément le Lieu des Planettes
, mais elle eft différente de l'Ellipfe ; l'une &
l'autre hypotéfe place le centre de la Lune , dans
le même inftant, dans des Lieux différens , qui ofera
décider laquelle eft la vraye ?
Differtation fur la falubrité de l'air.
M. Moëgling , l'un de nos Académiciens affociés
étrangers , Auteur de cette Differtation , nous
y préfente un examen des principes actifs répandus
dans l'air , fon action fur nos corps , & les effets
qu'elle y produit ; un grand nombre d'exemples ,
appuyés d'autorités refpectables , lui fervent à établir
, que l'air humide & froid eft extrêmement
nuifible à la fanté. La tention néceffaire aux fibres
de pos corps eft néceffairement relâchée par l'humidité
AOUST. 1744. 1837
dité de l'air , & le froid , en refferrant les pores ,
arrête la tranfpiration . Ces deux qualités nuifibles
de l'air , font elles réunies ? le danger augmente
& il eft difficile de fe défendre de fes impreffions. Il
fuit done , de cet examen , que l'air fec & chaud
eft le plus analogue à nos corps , & tel qu'il le
faut ,, pour entretenir le jeu de les parties.
7
Mémoire fur l'harmonie & fur les régles de la
compofition.
-M. Cheinet , dans la premiere Partie de ce Mémoire
, préfente des recherches Phyfiques fur le
principe de l'harmonie ; il établit le rapport des
confonnances qui la forment , l'origine des modes
principaux , quelles en doivent être les bornes ; & il
finit cette premiere Partie , par la néceffité du tempérament
, pour tous les inftrumens à touches.
M. Cheinet s'eft propofé , dans la feconde Partie ,
d'examiner quelles font les véritables régles de la
compofition , qu'il déduit des principes qu'il a établis
; quels doivent être les accords d'une bonne -
Mufique & leurs juftes bornes.
Difcours fur les Régules Métalliques.
M. Gavinet , après une explication du mot de
Régule , un détail des différentes efpéces & de leur
utilité , dans l'art de décompofer les Métaux & les
Minéraux , établit une nouvelle maniere de procéder
à l'opération du Régule Martial , qui abrege de
moitié le travail ordinaire. L'explication du Méchanifme
de cette opération y répand des lumieres
intéreffantes. L'Etoile qui paroît fur la furface de ce
Régule après la fufion , perd ici tous fes droits d'Af
tre bienfaifant , d'Etoile lumineufe , que lui avoit
Fiij donné
1838 MERCURE DE FRANCE.
donné l'imagination échauffée & peu habile de
quelques anciens Philofophes & Alchymiftes. I
préfente une expérience fur la chaux d'antimoine ,
qui n'eft la terre vitrefcible de cè minéral , déque
pouillée de fon huile & de fon fouffre , par le fel vo
lasil du Salpêtre à laquelle il a rendu la forme de
Régule. La maniere de procéder aux Régules d'étain
& de cuivre,& leur utilité dans la compofition
de l'Elixir Solaire , que Paracelfe & Vanhelmont
ont donné fous des noms mystérieux , terminent ce
difcours . Des Méthodes fimples , des expériences
bien conduites , tendent toutes également à la perfection
des Arts ; rien n'eft à négliger.
Mémoire fur les Théatres des anciens, comparés
à ceux des Modernes.
M. Clapaffon , après avoir fait dans ce Mémoire ,
une defcription exacte des Théatres des anciens ,
qu'il a tirée de Vitruve & des meilleurs Auteurs
qui en ont traité , les compare à ceux des Modernes
, & trouve dans cette comparaiſon , des raiſons
de préférence en faveur de ces derniers .
L'étendue , la folidité , la magnificence des Théatres
anciens , les marbres les plus précieux qu'on
employoit dans leur conftruction , & ces fuperbes
Portiques qu'on élevoit aux environs les rendoient
fupérieurs à ceux des Modernes , mais il en réfultoit
néceffairement des défauts , contre l'ufage auquel
on les deftinoit .
La grandeur de leur enceinte empêchoit la voix
des Acteurs de parvenir diftinctement aux oreilles
des Spectateurs , ou du moins ce n'étoit pas fans
altérer le naturel , qui en fait le plus grand charme.
Ils n'empruntoient pas le fecours des lumieres artificielles
, qui donnent aux Spectacles, des Modernes
A O UST. 1744. 1839
nes un air d'enchantement . Le genre de leur conf
truction ne leur permettoit pas , fans doute , l'artifice
de nos décorations , leur variété , l'entente de
la perfpective , & furtout la promptitude dans les
changemens de nos décorations , puifqu'ils étoient
en ufage de baiffer le rideau , toutes . les fois que la
Scéne devoit changer.
Nous avons fouvent l'occafion de comparer nos
ufages , nos coûtumes , nos découvertes à celles des ,
Anciens : fi nous y trouvons des raifons de préféren
ce , elles ne doivent pas altérer notre estime pour
eux , & nous faire regarder comme plus habiles ,
mais feulement plus heureux.
M. Colomb lut la Defcription Anatomique d'un
Enfant monftrueux né & mort , depuis quelques
mois , dans la Paroiffe de S. George , dont il avoit
fait la diffection . Il en expofa le réfultat ; ce n'eft
Pas là le feul exemple des bizarreries & des égaremens
de la Nature.
Differtationfur la fuperftition des nombres , ou
Les années Climatériques .
Le P. Tolomas préfente trois points de vûë inté
reflans , dans cet Ouvrage . Le premier contient des
recherches fur la prétendue vertu des nombres ,
P'origine de cette opinion ; & en remontant , par
des traces prefque effacées , à la plus haute Anti- .
quité , il fuit le fil des penfees, qui ont conduit les
hommes à regarder certaines années comme funef .
tes , ou du moins comme périlleuses. Le fecond:
point de vue nous offre une définition des années
Climatériques , un examen des raifons prétendues
des craintes que ces années avoient infpirées , &
dont bien des gens ne font pas encore affranchis .
Enfin , le troifiéme objet de ce Mémoire , eft de ré-
Fiij futer
1840 MERCURE DE FRANCE.
futer & détruire ces préjugés , qui tout frivoles &
déraisonnables qu'ils font , n'ont pas laiffé d'être
adoptés par les plus grands Philofophes de la
Gréce & de l'Italie , & mème par quelques Peres
de l'Eglife.
Quel doit être le but d'un Ouvrage de ce genre !
D'inftruire la raiſon humaine , en l'éclairant ; de
rendre fervice à la Société , en diffipant fes v . ines
terreurs , & de fortifier l'efprit contre les attaques
des préjugés.
Difcours fur les progrès de la Phyſique
moderne.
M. Dugas établit dans ce Difcours les avantages
confidérables que l'Anatomie , les Méchaniques &
l'Aftronomie ont retiré des nouvelles découvertes •
que la Phyfique ne fe laffe point de nous préfenter.
Il examine enfuite , d'où peut naître la différence
des progrès de la Phyſique moderne , comparée à
celle des Anciens . En fuivant les réfléxions de M.
Dugas , on doit chercher cette différence , & on la
trouvera infailliblement dans la maniere dont les
anciens faifoient ufage de leurs connoiffances . Ils
affujet iffoient la Nature à leurs idées & à leurs
fens ; les Modernes , au contraire , la cherchent en
elle même. Des faits certains , des expériences réiterées
, travaillent tous les jours au fondement d'un
Systême univerfel , lequel , s'il eft accordé aux connoiffances
humaines , ne peut être trouvé que par
gette voye.
Réfléxions fur la Génération.
M. Olivier fait fes premieres réfléxions fur la néceffité
de reconnoître les Loix de la création
dans
AOUST. 1744.
1841
dans la difproportion étonnante entre les parties de
l'Embrion , contenues dans l'oeuf , & les parties d'un
corps adulte.
L'accroiffement de l'Embrion , la nourriture qu'il
prend dans le fein de fa mere , & les fecours que là
Nature lui prête pour en fortis, font une fuite de ces
mêmes réfléxions qui étonnent plus la raiſon, qu'elles
n'éclairent l'efprit , auffi M. Olivier en fait ik
ufage , lorfqu'en comparant les fonctions & les divers
mouvemens du corps humain avec ceux
dont une machine , compofée avec tout l'art poffible
, feroit capable , il croit pouvoir conclure que
l'Edifice du corps humain eft véritablement leChef
d'oeuvre de l'Auteur de la Nature.
1
Hiftoire & Analyfe des Eaux de Hauterive
en Bourbonnois , par le P. Godin.
De toutes les maladies qui attaquent la vie de
l'homme , il n'en eft point de plus cruelle , que la
Pierre. Les Eaux Minérales d'Hauterive femblent
nous offrir les diffolvans propres à réfoudre la Pier
re. La diftiflation exacte de ces Eaux a préfenté au
P. Godin , un fel vitriolé fulphureux & nitreux ,
dont la mare , en ſe déffechant, eft devenu verdâtre.
Le hazard feul a part à la découverte de ces Eaux ,
dont les qualités bienfaifantes furent feulement con .
nuës à quelques Païfans du voifinage , pendant un affés
long- tems ; des expériences ont fuccedé à cette découverte
, on en- voit l'Hiftoire dans le Mémoire du
P. Godin. Quel bonheur , fi de nouvelles guérifons
viennent affûrer la réputation naiffante de ces .
Eaux !
M. Chriftin , Sécretaire perpétuel , prononça l'Elo
ge du P. Duclos Jéfuite , Académicien affocié , an
cien Ordinaire , mort dans le mois de Juillet 1743
F v étap
3842 MERCURE DE FRANCE
etam Recteur de la Mafon d'Ax . Il étoit né à
Lyon , il avoit profile la Phytique , & dans le même
tems qu' profit les Mathématiques au
gand College , il occupoit avec diftrction une
place d'Aftronome dans cette Académie . Il a donné
piafieurs Mémoires très intéreilans , truts de fes
grandes connoiffances dans ies Mathématiques. Il
avoit l'efprit vif & pénétrant , & les moeurs fort
douces ; il a été univerfe lement regretté .
M. Dugas lût un Mémoire fur les moyens de
conferver de la Lumiere pendant la nuit & la
Séance finit par la lecture d'un Mémoire du P.
Godin fur la Caufe & les effets de la Maladie des
Vapeurs.
Fermer
Résumé : ASSEMBLÉE publique de l'Académie des Beaux Arts de la Ville de Lyon, du quatre Décembre 1743.
Lors de l'assemblée publique de l'Académie des Beaux-Arts de Lyon du 4 décembre 1743, plusieurs mémoires et discours furent présentés. M. Borde fit un rapport sur les mémoires lus depuis la dernière assemblée. M. Rey critiqua le concept des génies, affirmant que les lois mécaniques suffisent à expliquer l'univers. Le Père Béraud analysa les inégalités des mouvements de la Lune, proposant une méthode pour déterminer certaines irrégularités et notant les divergences entre les observations récentes et les tables astronomiques. Il suggéra que les lois du mouvement, établies par le Créateur, expliquent ces irrégularités. En 1836, le Mercure de France souligna les progrès de l'astronomie tout en mentionnant les difficultés restantes, notamment concernant les inégalités des mouvements lunaires et planétaires. Diverses hypothèses, telles que celles de Kepler et de M. de la Hire, furent discutées, chacune ayant ses limites et erreurs. M. Moëgling présenta une dissertation sur la salubrité de l'air, affirmant que l'air humide et froid est nuisible à la santé, tandis que l'air sec et chaud est bénéfique. M. Cheinet explora les principes physiques de l'harmonie et les règles de composition musicale. M. Gavinet discuta des régules métalliques, détaillant leurs utilisations et proposant une nouvelle méthode pour l'opération du régule martial. M. Clapasson compara les théâtres anciens et modernes, préférant ces derniers en termes d'étendue, solidité et magnificence. Il nota que les théâtres anciens, bien que magnifiques, présentaient des défauts fonctionnels, comme la difficulté de porter la voix des acteurs et l'impossibilité d'utiliser des lumières artificielles ou des décors changeants rapidement. Le Père Thomas aborda la superstition des nombres et des années climatériques, visant à éclairer la raison humaine et à dissiper les terreurs irrationnelles. M. Dugas souligna que les Anciens adaptaient la nature à leurs idées, tandis que les Modernes l'observent telle qu'elle est, mettant en avant l'importance des faits et des expériences pour construire un système universel. M. Olivier réfléchit sur la génération et la croissance des embryons, soulignant la complexité et la merveille de la nature humaine. Le Père Godin analysa les eaux minérales d'Hauterive, utiles pour dissoudre la pierre, et raconta leur découverte fortuite et leurs bienfaits. Enfin, un éloge du Père Duclos, jésuite et académicien, fut prononcé, soulignant ses contributions en physique et en mathématiques, ainsi que son esprit vif et ses mœurs douces.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
7
p. 1842-1850
ASSEMBLÉE publique de la même Académie, du 22 Avril 1744.
Début :
LES grandes occupat[i]ons de M. Pallu, Intendant de Lyon, ne lui ayant pas permis de donner, / Mémoire, contenant la Description de plusieurs Machines de Guerre. Les [...]
Mots clefs :
Lyon, Degrés, Calcul, Observation, Éclipse de lune, Provence, Nombres, Soleil, Machine, Arithmétique, Arts libéraux, Cadrans solaires, Phtisie, Observations météorologiques, Architecture
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ASSEMBLÉE publique de la même Académie, du 22 Avril 1744.
ASSEMBLE' E publique de la même
Académie , du 22 Avril 1744.
I
Es grandes occupat ons de M. Pallu , Inten
dant de Lyon , ne lui ayant pas permis de donner,
en qualité de Directeur de l'Académie, les Extraits
des Mémoires qui y ont été lûs depuis la
derniere Aff mblée publique il avoit prié M.
Borde,President de la précédente année , d'en faire
le Recueil & la lecture. Voici les Extraits qu'il a
rapportés.
?
Mémoire , contenant la Defcription de plufieurs
Machines de Guerre.
Les avantages que le Public peut retirer des ingénieufes
inventions , & des Machines qui forment
le curieux Cabinet de M. Grollier de Servieres
viennent infentiblen: ent orner nos Regifties. Ce
Mémoire contient des détails de conftruction &
d'apAOUST.
1744. 1.843
application. 1 : D'une Machine qui fert à forer
des Canons. Le Canon eft jetté en tonte tout maffif,
eft placé fur cette Machine & y ett fufpendu , dans
une fituation renventée & perpendiculaire , fur des
piéces de bois , qui lui permettent de defcendre infenfiblement
fur des forets de diferentes grandeurs
& force , qui en détachent ia natiere , en
tournant rapidement fur leur centre , par l'action
des chevaux , ou de tout utre moteur. Une feconde
Machiné faire paffer du Canon > pour au travers
d'une Riviere , loifqu'il n'y a point de Pont.
Une troifiéme , pour transporter ailément du Canon
fur divers endroits du Rempart ; moyen etile lorf
que les batteries des affiégés ont été démontées en
partie , & qu'il eft néceffaire de taire feu en plu-
Geurs endroits 4. Un Pont volant , pour trav.rfer
un foflé 5 ° . & 6 ° Deux moyens différens & d'une
grande fimplicité , pour éventer les Mines des affié--
geans , les prevenir & les inonder.
Sur les fractions des Nombres.
Les opérations d'Arithmetique préfentent fou
vent des fractions , dont il eit neceflaire de connoître
la valeur relativement à l'efpéce dont elles font
parties aliquotes , il faut pour y parvenir, employer
des réductions , qui fouvent , par la longueur du
calcul , deviennent fufceptibles d'erreur. M. l'Abbé
Dugaiby, qui a fenti ces difficultés , a cru pouvoir
les lever , en. imaginant des tables & des échelles
où ces reductions ie trouvent toutes faites , au premier
coup d'oeil ; un Inftrument qui a quelque rap- .
port au Compas de proportion , & inventé pour faciliter
la conftruction de ces échelles lui a fervi uti- >
lement. I elt compofé de deux régles , donc l'une
eft divifée fuivant la fuite naturelle des Nombres ,
I vj
&
1844 MERCURE DE FRANCE.
& l'autre , felon l'ordre des Nombres impairs ; le
centre de mouvement des deux régles eft variable
fur l'une des deux . Cet Inftrument divife tout cercle
& tout, fecteur à volonté , felon les différentes gradations
des Nombres , marqués fur la principale.
régle , & réfout méchaniquement & fans calcul le
Problême de Papus , fans avoir recours aux lignes
du fecond genre.
Obfervations du Paffage de la Planette de
Mercure fur le Soleil , le matin du 5
Novembre 1743 .
que
2
Un Phenomene fenfible & obfervé avec exactitude
, préſente aux Aftronomes des preuves de la
jufteffe , ou de la fauffeté de leurs hypotéfes . Il leur
eft donc extrêmement important de n'en pas laiffer
échapper l'heureux inftant. Le Paffage de Mercure
fur le Soleil , eft d'autant plus utile à l'Aftronomie,
le mouvement de cette Planette n'eft pas encore
bien connu , fes révolutions , quoique promp
tes , ne le placent que rarement dans une fiuation
propre à être obfervé. Le Phénomene annoncé par
les Ephemerides , avertit le P. Beraud de le précautionner
pour l'Obfervation Une Lunette de 20
pieds un quart de cercle , une Machine parallactique
& une Pendule réglée fur le mouvement vrai ,
furent préparées pour cette Obfervation ; le tems la
favorifa parfaitement . Mercure parut par la Lunette
de 20 pieds, exactement rond , fort noir , & fa circonférence
bien terminée , fans nebulofité , & fans
anneau lumineux. L'inftant de fon immerſion totale
fut à 8 heures du matin , 49' f1 " , tems vrai , &
celui de l'émerfion totale à i heures après midi ,
21' 20" , le tems de fon immerfion . totale à fon
émerfion entiere fut de 4 heures 3.1 ' 29" , & le tems
I
que
A O UST. 1744. . 1845
que fon diamétre mit à paffer le bord occidental dư
Soleil de z ' 6" , d'où l'on a conclu , que le moment
de for entrée fur le bord oriental , fut à 8 heures 47°
45" , qui différe du tems de l'entrée déterminée ,
par les Tables de 14' 33 " dont il a avancé , le diamétre
apparent du Soleil ce jour-là , étant de 32 °
30" ; la route entiere de Mercure comparée à ce
diamétre eft de 27 ' 14" . Le P. Beraud , par un calcul
intéreffant & tiré de cette Obfervation , donne
le rapport de la grandeur véritable de Mercure &
fon diamétre ; comparée à celle de la Terre , elle
eft comme 388 à 1200, c'eft- à-dire, que fon diamètre
eft un peu plus d'un tiers de celui de la Terre ; fa
furface un neuvième , & ſa ſolidité un vingt - feptiéme:
ce qui fe trouve très conforme aux précédentes
déterminations données par les Aftronomes les
plus exacts. Cette Obfervation annonce donc une
erreur dans les Tables, mais le P. Beraud ne fe preffe
pas de la conclure ; c'eft à la conformité des Obfervations
du même Phénomene à décider de la justef
fe ou de l'erreur des Tables qui les prédiſent.
Obfervation de l'Eclipfe de Lune , du z
Novembre 1743-
Le moment de cette Eclipfe a encore précédé le
tems où elle devoit arriver , felon les Ephémerides
de 15' 42 " , différence trop confidérable & qui auroit
pu faire douter de l'exactitude de l'Obfervation
, fi le P. Beraud n'avoit eu la fatisfaction de
voit la fienne ne différer que de peu de fecondes de
celles qui ont été faites en même-tems , à Toulon ,
par le P. du Chatelard , l'un de nos Académiciens
affociés , & à Marseille , par le P. Permas . Tel eft
P'ufage de ces fortes de comparaifons . Eiles font à
l'Aftro1846
MERCURE DE FRANCE.
FAftronomie , ce que les démonftrations font à la
Géométrie .
Sur les proportions dans l'Arithmetique.
M. l'Abbé Dugaiby préfenta un fecond Inftrument
qu'il a inventé , pour faciliter l'intelligence &
P'ufage des régles de proportions . Le quatrieme
proportionnel à trois nombres donnés, vient comme
de lui même fe placer fur l'Inftrument , par une
opération fimple ,immédiate & fans calcul , qui ne
demande que beaucoup de précifion dans l'inftru
ment.
Sur la perfection des Arts Libéraux.
L'Architecture , la Peinture , la Sculpture & la
Gravure , font des Arts infiniment précieux , la perfection
où nous les voyons , a conduit M. de la
Monce à en pénétrer la caufe . Les Analyfes qu'il
en a faites , lui font voir par tout , que les habiles.
Maîtres n'ont été tels que par une étude fuivie &
attentive des beaux Arts & des Sciences , qui conduifent
à leur intelligence. Il fait voir que les cinq
ordres d'Architecture doivent être confiderés com
me les lettres de l'Alphabet , c'eft - à- dire fufceptibles
d'une combinaiſon étonnante , laquelle bien enten
duë ne manquera jamais de plaire . Que le Pinceau
guidé par l'H ftoire , la Fable & les diverfes productions
de la Nature , préfentera tout à la fois , le
bon goût , la vérité la nobleffe de l'exécution
& enfin que le Cifeau & le Burin conduits par des
mains attentives , produiront ces Chefs-d'oeuvres
d'une pratique haoile & d'une fçavante imitation..
Sur
AOUST. 1847
1744.
Sur la conftruction des Cadrans Solaires , Verticaux
, Méridionaux déclinans ; & la
connoiffance de la Méridienne fur des Plans
Verticaux.
&
La Géométrie fe place par tout avec fuccès ; le
calcul différentiel vient au fecours d'une pratique
de Gnomonique , & fournit par une formule , une
Méthode fimple & exacte , pour trouver la déclinaifon
d'un Plan vertical , & en conféquence , la
ligne méridienne fur ce Plan . M., Mathon , à l'aide
de cette méthode , tire une tangente à la ligne
d'ombre d'un ftyle droit , élevé perpendiculairemert
fur le Plan , au point le lus près de midi ,
en conclut , par le calcul , le vrai point du midi , &
Ja hauteur du Pôle. Une feconde méthode pour
trouver la même méridienne , fans avoir befoin de
connoître la déclinaifon du Plan , fuppofe la maniere
ordinaire pour tracer la meridienne fur des
Plans horifontaux , par des cercles concentriques ,
décrits du pied d'un ftyle droit mais pour éviter
les erreurs , produites par le changemen de déclimaifon
du Soleil , M. Mathon propoſe de tirer une
tangente à la ligne d'ombre , au point trouvé part
Poble vation le complement de l'Angle de cette
tangente , avec une ligne verticale fera l'Angle
cherché entre la fous- litaire & la ligne de midi Les
petits arcs de la Courbe décrite , par l'extrêmité de
P'ombre , peuvent être pris , fans erreur fenfible
pour des lignes droites , furtout lorfqu'on fera ufage
de ftyles un peu longs.
:
Sur
1848 MERCURE DE FRANCE.
Sur l'ufage du Sucre de lait , dans l'Emoptifie
&les fueurs immédiates qui accompagnent
ordinairement la Phibyfi .
M. Moegling , l'un des Académiciens affociés ,
nous fit part de la maniere fitée en fon Pays , pour
la compofition du Sucre de lait ; elle est peu diffé
tente de celle des Suiffes . D'heureuſes applications
qu'il afaites de ceRemede à l'Emoptyfie & à l'Eryfie ,
l'ont perfuadé , qu'il n'opéroit efficacement dans
l'une & l'autre maladie , que par les fels abondans
qu'il renferme , lefquels fe mêlant avec le fang ,
l'embaraffent , en arrêtent la fougue, & l'empêchent
de monter avec impétuofité dans les poulmons ,
& par leur qualité aftringeante , confolident les petits
vaiffeaux , & font ceffer les vomiffemens & crachemens
de fang . Il rafraîchit la chaleur immoderée,
& refferre les pores qui laiffent échapper avec
trop de facilité la Lymphe qui circule avec le fang-
Obfervations météorologiques faites à Lyon en
l'année 1743 »
comparées avec celles de
Provence , qui nous ont été envoyées par Le
P. du Chatelard & par M. Boeuf , Confeiller
au Parlement d'Aix.
Le plus grand froid a été à Lyon le 28 Janvier ,
de 7 dégrés au deffous de la congélation , & en Provence
le 23 , feulement de deux dégrés tous la congélation
, donc le froid de l'Hyver 1743.à Lyon , a
été plus grand que celui de Provence des dégrés .
La plus grande chaleur à Lyon de l'Eté 1743 , a
été le 18 Juin de 29 dégrés au - deffus de la congélation
& en Provence le 1 Août de 23 dégrés ,
›
donc
AOUST. 1744. 1849
donc l'Eté de Lyon a été plus chaud que celui de
Provence de 6 dégrés , & à peu près dans la même
proportion du froid. Nous avons déja remarqué ,
dans les années précédentes , des différences prelque
auffi fenfibles .
Les hauteurs du Barométre ont été à peu près les
mêmes à Lyon & en Provence , & les mêmes jours
relativement à la hauteur des Lieux.
3
La déclinaifon de l'Aiguille aimantée a été affés
conftamment de 16 dégrés à Toulon , & à Lyon
de 15 dégrés 30' Nord - Ouest.
Sur la meilleure maniere d'enfeigner
l'Arithmétique.
l'or-
Il eft certain que plufieurs perfonnes fe plaignent
d'avoir oublié à chiffrer , prefqu'auffi- tôt qu'ils l'avoient
appris . M. Cheinet fait voir évidemment que
ce défaut ne vient pas feulement du peu d'habitude
qu'on en conferve , mais bien plus encore de la
maniere dont on a été enſeigné. Il ne faut que fentir
la différence qu'il y a entre un Arithméticien &
un Chiffreur. Les Maîtres n'enfeignent , pour
dinaire , que la fimple pratique de l'Arithinétique ,
qui s'oublie fort aisément , au lieu que les principes
de certe Science ne pénétrent dans l'entendeinent ,
que pour s'y affûrer une place conftante , & y former
des traces inéfaçables. Plufieurs raifons enga
gent M. Cheinet à donner des inſtructions aux Maî.
tres & aux Difciples , pour les conduire sûrement
dans la théorie & dans la pratique de cette Scien-
EC.
Obfer
1850 MERCURE DE FRANCE.
Obfervations fur la réforme de la Severonde ,
en ufage dans cette Ville , & nommée communément
Forget.
C'est ici une espéce de reproche fait à l'habitude ,
au mauvais goût & au préjugé ; la Severonde ou le
Forget des Toits de cette Ville , a préfenté à M.
Delorme des fujets d'Obfervations critiques , qui
paroiffent bien fondées. Elles portent fur la faillie
défectueufe que cette Severonde préfente à la vûë ,
fur fon inutilité pour préferver de la pluye le mûr
de face & les paffans : fur l'oeconomie de fa rétorme
, dans la conftruction & dans les réparations fré
quentes : fur les dangers aufquels expofe la faillie
hors-d'oeuvre , en facilitant à la flâme la communication
d'une maison à l'autre ; fur la diminution du
jour , nuifible aux Ouvriers & aux Manufactures ;
& enfin fur l'humidité & le mauvais air qu'elle
maintient dans les appartemens , par fon oppofition
à une circulation aifée . M. Delorme ajoute à toutes
cès Obfervations , deux modéles tirés de la belle
& fimple Architecture , qu'il feroit à fouhaiter
qu'on voulut imiter , mais une certaine fatalité veut
que l'indiférence pour le bien public , piévale pref
que toûjours.
M. Cheinet lût un Mémoire fur l'harmonie & fur
les régles de la compofition ; l'Extrait en a été
donné dans la précédente Affemblée publique.
M. Delamonce fit la lecture d'un Mémoire fur
plufieurs anciens Temples , & leur comparaiſon avec
nos Eglifes modernes . L'Extrait fe trouve avec ceux
de la Séance publique du 8 Mai 1743 .
M. Gaviner termina la Séance , par un Mémoire
fur les Régules Métalliques , dont on a vû l'Extrait
avec ceux de la précédente Aſſemblée publique.
Académie , du 22 Avril 1744.
I
Es grandes occupat ons de M. Pallu , Inten
dant de Lyon , ne lui ayant pas permis de donner,
en qualité de Directeur de l'Académie, les Extraits
des Mémoires qui y ont été lûs depuis la
derniere Aff mblée publique il avoit prié M.
Borde,President de la précédente année , d'en faire
le Recueil & la lecture. Voici les Extraits qu'il a
rapportés.
?
Mémoire , contenant la Defcription de plufieurs
Machines de Guerre.
Les avantages que le Public peut retirer des ingénieufes
inventions , & des Machines qui forment
le curieux Cabinet de M. Grollier de Servieres
viennent infentiblen: ent orner nos Regifties. Ce
Mémoire contient des détails de conftruction &
d'apAOUST.
1744. 1.843
application. 1 : D'une Machine qui fert à forer
des Canons. Le Canon eft jetté en tonte tout maffif,
eft placé fur cette Machine & y ett fufpendu , dans
une fituation renventée & perpendiculaire , fur des
piéces de bois , qui lui permettent de defcendre infenfiblement
fur des forets de diferentes grandeurs
& force , qui en détachent ia natiere , en
tournant rapidement fur leur centre , par l'action
des chevaux , ou de tout utre moteur. Une feconde
Machiné faire paffer du Canon > pour au travers
d'une Riviere , loifqu'il n'y a point de Pont.
Une troifiéme , pour transporter ailément du Canon
fur divers endroits du Rempart ; moyen etile lorf
que les batteries des affiégés ont été démontées en
partie , & qu'il eft néceffaire de taire feu en plu-
Geurs endroits 4. Un Pont volant , pour trav.rfer
un foflé 5 ° . & 6 ° Deux moyens différens & d'une
grande fimplicité , pour éventer les Mines des affié--
geans , les prevenir & les inonder.
Sur les fractions des Nombres.
Les opérations d'Arithmetique préfentent fou
vent des fractions , dont il eit neceflaire de connoître
la valeur relativement à l'efpéce dont elles font
parties aliquotes , il faut pour y parvenir, employer
des réductions , qui fouvent , par la longueur du
calcul , deviennent fufceptibles d'erreur. M. l'Abbé
Dugaiby, qui a fenti ces difficultés , a cru pouvoir
les lever , en. imaginant des tables & des échelles
où ces reductions ie trouvent toutes faites , au premier
coup d'oeil ; un Inftrument qui a quelque rap- .
port au Compas de proportion , & inventé pour faciliter
la conftruction de ces échelles lui a fervi uti- >
lement. I elt compofé de deux régles , donc l'une
eft divifée fuivant la fuite naturelle des Nombres ,
I vj
&
1844 MERCURE DE FRANCE.
& l'autre , felon l'ordre des Nombres impairs ; le
centre de mouvement des deux régles eft variable
fur l'une des deux . Cet Inftrument divife tout cercle
& tout, fecteur à volonté , felon les différentes gradations
des Nombres , marqués fur la principale.
régle , & réfout méchaniquement & fans calcul le
Problême de Papus , fans avoir recours aux lignes
du fecond genre.
Obfervations du Paffage de la Planette de
Mercure fur le Soleil , le matin du 5
Novembre 1743 .
que
2
Un Phenomene fenfible & obfervé avec exactitude
, préſente aux Aftronomes des preuves de la
jufteffe , ou de la fauffeté de leurs hypotéfes . Il leur
eft donc extrêmement important de n'en pas laiffer
échapper l'heureux inftant. Le Paffage de Mercure
fur le Soleil , eft d'autant plus utile à l'Aftronomie,
le mouvement de cette Planette n'eft pas encore
bien connu , fes révolutions , quoique promp
tes , ne le placent que rarement dans une fiuation
propre à être obfervé. Le Phénomene annoncé par
les Ephemerides , avertit le P. Beraud de le précautionner
pour l'Obfervation Une Lunette de 20
pieds un quart de cercle , une Machine parallactique
& une Pendule réglée fur le mouvement vrai ,
furent préparées pour cette Obfervation ; le tems la
favorifa parfaitement . Mercure parut par la Lunette
de 20 pieds, exactement rond , fort noir , & fa circonférence
bien terminée , fans nebulofité , & fans
anneau lumineux. L'inftant de fon immerſion totale
fut à 8 heures du matin , 49' f1 " , tems vrai , &
celui de l'émerfion totale à i heures après midi ,
21' 20" , le tems de fon immerfion . totale à fon
émerfion entiere fut de 4 heures 3.1 ' 29" , & le tems
I
que
A O UST. 1744. . 1845
que fon diamétre mit à paffer le bord occidental dư
Soleil de z ' 6" , d'où l'on a conclu , que le moment
de for entrée fur le bord oriental , fut à 8 heures 47°
45" , qui différe du tems de l'entrée déterminée ,
par les Tables de 14' 33 " dont il a avancé , le diamétre
apparent du Soleil ce jour-là , étant de 32 °
30" ; la route entiere de Mercure comparée à ce
diamétre eft de 27 ' 14" . Le P. Beraud , par un calcul
intéreffant & tiré de cette Obfervation , donne
le rapport de la grandeur véritable de Mercure &
fon diamétre ; comparée à celle de la Terre , elle
eft comme 388 à 1200, c'eft- à-dire, que fon diamètre
eft un peu plus d'un tiers de celui de la Terre ; fa
furface un neuvième , & ſa ſolidité un vingt - feptiéme:
ce qui fe trouve très conforme aux précédentes
déterminations données par les Aftronomes les
plus exacts. Cette Obfervation annonce donc une
erreur dans les Tables, mais le P. Beraud ne fe preffe
pas de la conclure ; c'eft à la conformité des Obfervations
du même Phénomene à décider de la justef
fe ou de l'erreur des Tables qui les prédiſent.
Obfervation de l'Eclipfe de Lune , du z
Novembre 1743-
Le moment de cette Eclipfe a encore précédé le
tems où elle devoit arriver , felon les Ephémerides
de 15' 42 " , différence trop confidérable & qui auroit
pu faire douter de l'exactitude de l'Obfervation
, fi le P. Beraud n'avoit eu la fatisfaction de
voit la fienne ne différer que de peu de fecondes de
celles qui ont été faites en même-tems , à Toulon ,
par le P. du Chatelard , l'un de nos Académiciens
affociés , & à Marseille , par le P. Permas . Tel eft
P'ufage de ces fortes de comparaifons . Eiles font à
l'Aftro1846
MERCURE DE FRANCE.
FAftronomie , ce que les démonftrations font à la
Géométrie .
Sur les proportions dans l'Arithmetique.
M. l'Abbé Dugaiby préfenta un fecond Inftrument
qu'il a inventé , pour faciliter l'intelligence &
P'ufage des régles de proportions . Le quatrieme
proportionnel à trois nombres donnés, vient comme
de lui même fe placer fur l'Inftrument , par une
opération fimple ,immédiate & fans calcul , qui ne
demande que beaucoup de précifion dans l'inftru
ment.
Sur la perfection des Arts Libéraux.
L'Architecture , la Peinture , la Sculpture & la
Gravure , font des Arts infiniment précieux , la perfection
où nous les voyons , a conduit M. de la
Monce à en pénétrer la caufe . Les Analyfes qu'il
en a faites , lui font voir par tout , que les habiles.
Maîtres n'ont été tels que par une étude fuivie &
attentive des beaux Arts & des Sciences , qui conduifent
à leur intelligence. Il fait voir que les cinq
ordres d'Architecture doivent être confiderés com
me les lettres de l'Alphabet , c'eft - à- dire fufceptibles
d'une combinaiſon étonnante , laquelle bien enten
duë ne manquera jamais de plaire . Que le Pinceau
guidé par l'H ftoire , la Fable & les diverfes productions
de la Nature , préfentera tout à la fois , le
bon goût , la vérité la nobleffe de l'exécution
& enfin que le Cifeau & le Burin conduits par des
mains attentives , produiront ces Chefs-d'oeuvres
d'une pratique haoile & d'une fçavante imitation..
Sur
AOUST. 1847
1744.
Sur la conftruction des Cadrans Solaires , Verticaux
, Méridionaux déclinans ; & la
connoiffance de la Méridienne fur des Plans
Verticaux.
&
La Géométrie fe place par tout avec fuccès ; le
calcul différentiel vient au fecours d'une pratique
de Gnomonique , & fournit par une formule , une
Méthode fimple & exacte , pour trouver la déclinaifon
d'un Plan vertical , & en conféquence , la
ligne méridienne fur ce Plan . M., Mathon , à l'aide
de cette méthode , tire une tangente à la ligne
d'ombre d'un ftyle droit , élevé perpendiculairemert
fur le Plan , au point le lus près de midi ,
en conclut , par le calcul , le vrai point du midi , &
Ja hauteur du Pôle. Une feconde méthode pour
trouver la même méridienne , fans avoir befoin de
connoître la déclinaifon du Plan , fuppofe la maniere
ordinaire pour tracer la meridienne fur des
Plans horifontaux , par des cercles concentriques ,
décrits du pied d'un ftyle droit mais pour éviter
les erreurs , produites par le changemen de déclimaifon
du Soleil , M. Mathon propoſe de tirer une
tangente à la ligne d'ombre , au point trouvé part
Poble vation le complement de l'Angle de cette
tangente , avec une ligne verticale fera l'Angle
cherché entre la fous- litaire & la ligne de midi Les
petits arcs de la Courbe décrite , par l'extrêmité de
P'ombre , peuvent être pris , fans erreur fenfible
pour des lignes droites , furtout lorfqu'on fera ufage
de ftyles un peu longs.
:
Sur
1848 MERCURE DE FRANCE.
Sur l'ufage du Sucre de lait , dans l'Emoptifie
&les fueurs immédiates qui accompagnent
ordinairement la Phibyfi .
M. Moegling , l'un des Académiciens affociés ,
nous fit part de la maniere fitée en fon Pays , pour
la compofition du Sucre de lait ; elle est peu diffé
tente de celle des Suiffes . D'heureuſes applications
qu'il afaites de ceRemede à l'Emoptyfie & à l'Eryfie ,
l'ont perfuadé , qu'il n'opéroit efficacement dans
l'une & l'autre maladie , que par les fels abondans
qu'il renferme , lefquels fe mêlant avec le fang ,
l'embaraffent , en arrêtent la fougue, & l'empêchent
de monter avec impétuofité dans les poulmons ,
& par leur qualité aftringeante , confolident les petits
vaiffeaux , & font ceffer les vomiffemens & crachemens
de fang . Il rafraîchit la chaleur immoderée,
& refferre les pores qui laiffent échapper avec
trop de facilité la Lymphe qui circule avec le fang-
Obfervations météorologiques faites à Lyon en
l'année 1743 »
comparées avec celles de
Provence , qui nous ont été envoyées par Le
P. du Chatelard & par M. Boeuf , Confeiller
au Parlement d'Aix.
Le plus grand froid a été à Lyon le 28 Janvier ,
de 7 dégrés au deffous de la congélation , & en Provence
le 23 , feulement de deux dégrés tous la congélation
, donc le froid de l'Hyver 1743.à Lyon , a
été plus grand que celui de Provence des dégrés .
La plus grande chaleur à Lyon de l'Eté 1743 , a
été le 18 Juin de 29 dégrés au - deffus de la congélation
& en Provence le 1 Août de 23 dégrés ,
›
donc
AOUST. 1744. 1849
donc l'Eté de Lyon a été plus chaud que celui de
Provence de 6 dégrés , & à peu près dans la même
proportion du froid. Nous avons déja remarqué ,
dans les années précédentes , des différences prelque
auffi fenfibles .
Les hauteurs du Barométre ont été à peu près les
mêmes à Lyon & en Provence , & les mêmes jours
relativement à la hauteur des Lieux.
3
La déclinaifon de l'Aiguille aimantée a été affés
conftamment de 16 dégrés à Toulon , & à Lyon
de 15 dégrés 30' Nord - Ouest.
Sur la meilleure maniere d'enfeigner
l'Arithmétique.
l'or-
Il eft certain que plufieurs perfonnes fe plaignent
d'avoir oublié à chiffrer , prefqu'auffi- tôt qu'ils l'avoient
appris . M. Cheinet fait voir évidemment que
ce défaut ne vient pas feulement du peu d'habitude
qu'on en conferve , mais bien plus encore de la
maniere dont on a été enſeigné. Il ne faut que fentir
la différence qu'il y a entre un Arithméticien &
un Chiffreur. Les Maîtres n'enfeignent , pour
dinaire , que la fimple pratique de l'Arithinétique ,
qui s'oublie fort aisément , au lieu que les principes
de certe Science ne pénétrent dans l'entendeinent ,
que pour s'y affûrer une place conftante , & y former
des traces inéfaçables. Plufieurs raifons enga
gent M. Cheinet à donner des inſtructions aux Maî.
tres & aux Difciples , pour les conduire sûrement
dans la théorie & dans la pratique de cette Scien-
EC.
Obfer
1850 MERCURE DE FRANCE.
Obfervations fur la réforme de la Severonde ,
en ufage dans cette Ville , & nommée communément
Forget.
C'est ici une espéce de reproche fait à l'habitude ,
au mauvais goût & au préjugé ; la Severonde ou le
Forget des Toits de cette Ville , a préfenté à M.
Delorme des fujets d'Obfervations critiques , qui
paroiffent bien fondées. Elles portent fur la faillie
défectueufe que cette Severonde préfente à la vûë ,
fur fon inutilité pour préferver de la pluye le mûr
de face & les paffans : fur l'oeconomie de fa rétorme
, dans la conftruction & dans les réparations fré
quentes : fur les dangers aufquels expofe la faillie
hors-d'oeuvre , en facilitant à la flâme la communication
d'une maison à l'autre ; fur la diminution du
jour , nuifible aux Ouvriers & aux Manufactures ;
& enfin fur l'humidité & le mauvais air qu'elle
maintient dans les appartemens , par fon oppofition
à une circulation aifée . M. Delorme ajoute à toutes
cès Obfervations , deux modéles tirés de la belle
& fimple Architecture , qu'il feroit à fouhaiter
qu'on voulut imiter , mais une certaine fatalité veut
que l'indiférence pour le bien public , piévale pref
que toûjours.
M. Cheinet lût un Mémoire fur l'harmonie & fur
les régles de la compofition ; l'Extrait en a été
donné dans la précédente Affemblée publique.
M. Delamonce fit la lecture d'un Mémoire fur
plufieurs anciens Temples , & leur comparaiſon avec
nos Eglifes modernes . L'Extrait fe trouve avec ceux
de la Séance publique du 8 Mai 1743 .
M. Gaviner termina la Séance , par un Mémoire
fur les Régules Métalliques , dont on a vû l'Extrait
avec ceux de la précédente Aſſemblée publique.
Fermer
Résumé : ASSEMBLÉE publique de la même Académie, du 22 Avril 1744.
Lors de l'assemblée publique de l'Académie du 22 avril 1744, M. Borde a présenté les extraits des mémoires lus depuis la dernière assemblée, en raison des occupations de M. Pallu, Intendant de Lyon. Ces mémoires incluaient diverses inventions et observations scientifiques. Un mémoire décrivait des machines de guerre, telles qu'une machine pour forer des canons, un dispositif pour transporter des canons à travers une rivière, un moyen de déplacer rapidement des canons sur les remparts, un pont volant pour traverser des fossés, et des méthodes pour détecter et inonder les mines ennemies. Un autre mémoire traitait des fractions en arithmétique, avec des tables et des échelles créées par l'abbé Dugaby pour simplifier les réductions de fractions, ainsi qu'un instrument similaire au compas de proportion. L'observation du passage de la planète Mercure devant le Soleil le 5 novembre 1743 a été détaillée, fournissant des données sur le mouvement de Mercure. Le Père Beraud a utilisé divers instruments pour cette observation, révélant une erreur dans les tables astronomiques. L'éclipse de lune du 2 novembre 1743 a également été observée, confirmant l'exactitude des observations grâce à des comparaisons avec d'autres observateurs. Le texte mentionne aussi diverses contributions scientifiques et artistiques publiées dans le Mercure de France entre 1846 et 1850. En 1846, l'Abbé Dugaby a inventé un instrument pour les règles de proportions en arithmétique. M. de la Monce a analysé la perfection des arts libéraux. En 1847, M. Mathon a développé des méthodes pour la construction de cadrans solaires. En 1848, M. Moegling a partagé l'utilisation du sucre de lait pour traiter l'emphysème et les fièvres. Des observations météorologiques comparatives entre Lyon et Provence en 1743 montrent des différences climatiques. En 1849, des mesures barométriques et la déclinaison de l'aiguille aimantée sont rapportées. En 1850, M. Cheinet a discuté des méthodes pour enseigner l'arithmétique. Lors de l'assemblée publique en 1850, des critiques ont été adressées à M. Delorme concernant la 'Severonde' ou 'Forget', une structure utilisée sur les toits des bâtiments. Les critiques soulignaient plusieurs défauts, notamment une apparence défectueuse, une inefficacité à protéger des intempéries, des coûts élevés, des risques d'incendie, et une mauvaise circulation de l'air. M. Delorme a proposé des modèles architecturaux alternatifs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
8
p. 1851-1853
ESTAMPES NOUVELLES.
Début :
Le Sr Petit, Graveur, ruë S. Jacques, à la Couronne d Epine, près les Mathurins, qui continuë de [...]
Mots clefs :
Graveur du roi, Estampe, Peintre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ESTAMPES NOUVELLES.
ESTAMPES NOUVELLES.
Le St Petit , Graveur , ruë S. Jacques , à la Cou
ronne d'Epine, près les Mathurins , qui continuë de
graver avec fuccès la fuite des Hommes Illuftres
du feu Sr Defrochers , Graveur du Roi , vient
de mettre au jour les deux Portraits fuivans .
FRANÇOIS- XAVIER DU PLESSIS , Miffionnaire de
la Compagnie de Jéfus , né à Quebec , en Canada ,
le 13 Janvier 1694. On lit au bas ,
Miffus fumEvangelizare vobis verbum Crucis , up
non evacuetur Crux Chrifti. I. ad Cor . 1 .
Traduction.
-Je fuis envoyé pour annoncer l'excellence & la
vertu de la Croix , afin que vous lui rendiez les honneurs
qui lui font dûs. Chap. I. de La premiere Epitre
de S. Paul aux Cor.
ANNIBAL CARRACHI , Peintre, né à Boulogne en
1560, mort à Rome en 1609. On lit ces Vers au basa
De l'Ecole de Lombardie
Voici l'ornement fi vanté ;
Aux Figures qu'il fit il fçût donner la vie ,
Et parvenir lui- même à l'immortalité.
Le St Odieuvre vient de mettre en vente les Por
traits fuivans.
MAXIMILIEN DE BETHUNE , Duc de Sully ,
Grand Maître de l'Artillerie , Pair & Maréchal de
France , & c. né au Château de Rofny en 1919 ►
mort en fon Château de Villebon , au Pays Chartrain
, le 21 Décembre 1641.
PHI
1852 MERCURE DE FRANCE.
PHILIPPE DU PLESSIS MORNAY , Gouverneur
de Saumur , né à Buhi les Novembre 1549 , mort
en la Baronie de la Forêt , le 11 Novembre 1623 .
ANDRE - HERCULE, CARDINAL DE FLEURY, Mi.
niftre d'Etat. C'est d'après le grand Tableau Allégorique
peint par M.Rigaud, gravé par Pinſſio , dont
il a été parlé dans le tems.
Il vient de paroître une parfaitement belle Eftampe
en hauteur. C'eft le Portrait de Pierre Mignard ,
Ecuyer , Premier Peintre du Roi , Directeur &
Chancelier de l'Académie Royale de Peinture &
Sculpture , peint par Hyacinthe Rigaud , qu'on peut
appeller à juste titre , le Van Dyck de la France , la
Figure eft repréfentée jufqu'aux genoux & affife dans
un Fauteuil , la main droite appuyée fur un Portefeuille
, & tenant de la main gauche un Crayon.
Cette Eftampe eft la derniere production de l'excellent
Burin de M . . .. Smith , Peintre & Graveur
Allemand , avant fon départ de Paris pour Berlin ,
fa Patrie. Il a été reçû depuis peu du Corps de l'Académie
, où la Planche en Cuivre eft confervée ,
cuforte que les Curieux ne peuvent poffeder cette
précieufe Eftampe que par une faveur particuliere
de l'Académie : elle ne fe vend point.
CORIOLAN , grande Eftampe en large , gravée par
H. Simon Thomaffia , d'après le Tableau original
de feu GHARLES DE LA FOSSE , d'une très riche
& très ingénieufe compofition ; on lit au bas ces
paroles d'après Vigenere.
Quan armis viri deffendere Urbem non poffunt , mulieres
precibus lacrymisque defendunt , & la Traduc
tion fuivante.
Les femmes par leurs pleurs & par leurs prieres
fauvent la Vilie , que les hommes ne pouvoient défendre
avec leurs armes. Cette
AOUST. 1744. 1858
Cette Eftampe fait encore un très- magnifique
morceau; elle fe vend chés le St Lépicié, Graveur da
Roi , au coin de lAbreuvoir du Quai des Orfévres ,
& chés L. Surugue , auſſi Graveur du Roi , ruë des
Noyers.
Vue DE HOLLANDE , Payfage en large , gravé
par C. N. Cochin Graveur du Roi , d'après Ph . Vauvremens
; elle fe vend chés C. N. Cochin , ruë S. Jacques
, à S. Charles.
Le même Graveur vient auffi de graver un autre
Payfage en large , d'après le mêine Vauvremens
fous le titre d'ACCIDENT DE VOYAGE , & qu'on
vend chés lui ; elle peut faire pendant à la précédente
, quoiqu'un peu plus large.
Voici encore une Eftampe nouvelle , d'un goût
galant , fimple & très ingénieux , gravée par
Te Sieur Lépicie , Graveur du Roi , d'après le
Tableau original de M. A. Boucher , Peintre &
Profeffeur de l'Académie. Cette Eftampe , qui eft
en hauteur , porte pour titre LE DEJEUNER ; elle
fe vend chés le Sr Lépicié , au coin de l'Abreuvoir
du Quai des Orfévres , & chés L. Surugue , auffi
Graveur du Roi , rue des Noyers.
Le St Petit , Graveur , ruë S. Jacques , à la Cou
ronne d'Epine, près les Mathurins , qui continuë de
graver avec fuccès la fuite des Hommes Illuftres
du feu Sr Defrochers , Graveur du Roi , vient
de mettre au jour les deux Portraits fuivans .
FRANÇOIS- XAVIER DU PLESSIS , Miffionnaire de
la Compagnie de Jéfus , né à Quebec , en Canada ,
le 13 Janvier 1694. On lit au bas ,
Miffus fumEvangelizare vobis verbum Crucis , up
non evacuetur Crux Chrifti. I. ad Cor . 1 .
Traduction.
-Je fuis envoyé pour annoncer l'excellence & la
vertu de la Croix , afin que vous lui rendiez les honneurs
qui lui font dûs. Chap. I. de La premiere Epitre
de S. Paul aux Cor.
ANNIBAL CARRACHI , Peintre, né à Boulogne en
1560, mort à Rome en 1609. On lit ces Vers au basa
De l'Ecole de Lombardie
Voici l'ornement fi vanté ;
Aux Figures qu'il fit il fçût donner la vie ,
Et parvenir lui- même à l'immortalité.
Le St Odieuvre vient de mettre en vente les Por
traits fuivans.
MAXIMILIEN DE BETHUNE , Duc de Sully ,
Grand Maître de l'Artillerie , Pair & Maréchal de
France , & c. né au Château de Rofny en 1919 ►
mort en fon Château de Villebon , au Pays Chartrain
, le 21 Décembre 1641.
PHI
1852 MERCURE DE FRANCE.
PHILIPPE DU PLESSIS MORNAY , Gouverneur
de Saumur , né à Buhi les Novembre 1549 , mort
en la Baronie de la Forêt , le 11 Novembre 1623 .
ANDRE - HERCULE, CARDINAL DE FLEURY, Mi.
niftre d'Etat. C'est d'après le grand Tableau Allégorique
peint par M.Rigaud, gravé par Pinſſio , dont
il a été parlé dans le tems.
Il vient de paroître une parfaitement belle Eftampe
en hauteur. C'eft le Portrait de Pierre Mignard ,
Ecuyer , Premier Peintre du Roi , Directeur &
Chancelier de l'Académie Royale de Peinture &
Sculpture , peint par Hyacinthe Rigaud , qu'on peut
appeller à juste titre , le Van Dyck de la France , la
Figure eft repréfentée jufqu'aux genoux & affife dans
un Fauteuil , la main droite appuyée fur un Portefeuille
, & tenant de la main gauche un Crayon.
Cette Eftampe eft la derniere production de l'excellent
Burin de M . . .. Smith , Peintre & Graveur
Allemand , avant fon départ de Paris pour Berlin ,
fa Patrie. Il a été reçû depuis peu du Corps de l'Académie
, où la Planche en Cuivre eft confervée ,
cuforte que les Curieux ne peuvent poffeder cette
précieufe Eftampe que par une faveur particuliere
de l'Académie : elle ne fe vend point.
CORIOLAN , grande Eftampe en large , gravée par
H. Simon Thomaffia , d'après le Tableau original
de feu GHARLES DE LA FOSSE , d'une très riche
& très ingénieufe compofition ; on lit au bas ces
paroles d'après Vigenere.
Quan armis viri deffendere Urbem non poffunt , mulieres
precibus lacrymisque defendunt , & la Traduc
tion fuivante.
Les femmes par leurs pleurs & par leurs prieres
fauvent la Vilie , que les hommes ne pouvoient défendre
avec leurs armes. Cette
AOUST. 1744. 1858
Cette Eftampe fait encore un très- magnifique
morceau; elle fe vend chés le St Lépicié, Graveur da
Roi , au coin de lAbreuvoir du Quai des Orfévres ,
& chés L. Surugue , auſſi Graveur du Roi , ruë des
Noyers.
Vue DE HOLLANDE , Payfage en large , gravé
par C. N. Cochin Graveur du Roi , d'après Ph . Vauvremens
; elle fe vend chés C. N. Cochin , ruë S. Jacques
, à S. Charles.
Le même Graveur vient auffi de graver un autre
Payfage en large , d'après le mêine Vauvremens
fous le titre d'ACCIDENT DE VOYAGE , & qu'on
vend chés lui ; elle peut faire pendant à la précédente
, quoiqu'un peu plus large.
Voici encore une Eftampe nouvelle , d'un goût
galant , fimple & très ingénieux , gravée par
Te Sieur Lépicie , Graveur du Roi , d'après le
Tableau original de M. A. Boucher , Peintre &
Profeffeur de l'Académie. Cette Eftampe , qui eft
en hauteur , porte pour titre LE DEJEUNER ; elle
fe vend chés le Sr Lépicié , au coin de l'Abreuvoir
du Quai des Orfévres , & chés L. Surugue , auffi
Graveur du Roi , rue des Noyers.
Fermer
Résumé : ESTAMPES NOUVELLES.
Le document présente diverses estampes réalisées par différents graveurs et peintres. Le graveur Le St Petit poursuit la gravure des portraits des 'Hommes Illustres' du défunt Sr Defrochers, Graveur du Roi. Parmi les portraits récents figurent ceux de François-Xavier Du Plessis, missionnaire jésuite né à Québec en 1694, et Annibal Carracci, peintre né à Boulogne en 1560 et mort à Rome en 1609. Le St Odieuvre propose également les portraits de Maximilien de Béthune, Duc de Sully, né en 1519 et mort en 1641, et Philippe Du Plessis Mornay, gouverneur de Saumur, né en 1549 et mort en 1623. Une estampe du Cardinal André-Hercule de Fleury, ministre d'État, a été réalisée d'après un tableau allégorique de Rigaud, gravé par Pinssio. Une estampe du portrait de Pierre Mignard, Premier Peintre du Roi, a été gravée par M. Smith avant son départ pour Berlin. L'estampe 'Coriolan', gravée par H. Simon Thomassia d'après Charles de La Fosse, est également mentionnée. De plus, des vues de Hollande et un paysage intitulé 'Accident de Voyage' ont été gravés par C. N. Cochin. Enfin, une estampe intitulée 'Le Déjeuner', gravée par Lépicié d'après un tableau de Boucher, est disponible.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
9
p. 1853
Nouvelle Carte de la France, [titre d'après la table]
Début :
Il paroît une nouvelle Carte de la France, qui comprend toutes les Opérations que M. Cassini de [...]
Mots clefs :
Carte, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Carte de la France, [titre d'après la table]
Il paroît une nouvelle Carte de la France , qui
comprend toutes les Opérations que M. Caffini de
Thury a faites , par ordre du Roi , dans l'intérieur
du Royame. On y trouve des Tables de la Longitude
, Latitude & diftance de Paris à toutes
les principales Villes du Royaume. Cette Carte
fe vend chés d'Heulland , rue Serpente , attenant
P'Hôtel de la Serpente , chés M. Martiu , Officier
du Roi.
comprend toutes les Opérations que M. Caffini de
Thury a faites , par ordre du Roi , dans l'intérieur
du Royame. On y trouve des Tables de la Longitude
, Latitude & diftance de Paris à toutes
les principales Villes du Royaume. Cette Carte
fe vend chés d'Heulland , rue Serpente , attenant
P'Hôtel de la Serpente , chés M. Martiu , Officier
du Roi.
Fermer