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1
p. 2653-2656
« ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...] »
Début :
ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...]
Mots clefs :
Arithmétique, Règles, Mariage, Almanach du mariage, Arithmétique démontrée, Arithmétique militaire, Segrais
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texteReconnaissance textuelle : « ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...] »
LMANACH DU MARIAGE , pour ,
l'année 1734. Ouvrage instructif et
Epigrammatique , nouvelle Edition , aug-
I. Vol. mentée
2654 MERCURE DE FRANCE
mentée de la Carte de l'Isle du Mariage ,-
avec la Description litterale du Pays.
Dédié à la Jeunesse amoureuse , par un
Philosophe Garçon. A Paris , chez Charles
Guillaume , Quay des Augustins , à
S. Charles , in 24.
L'ARITHMETIQUE DE MONTREE,
Ouvrage nouveau , par un Prêtre de l'O
ratoire , ancien Professeur de Mathématique
de l'Université d'Angers ; à Rouen,
et se vend à Paris , rue S. Jacques , chez
Pierre Witte , 1733. in 12. de 216. pages,
Le Pere Jean- Baptiste- Adrien de Mercastel
, Auteur de ce Livre , dit dans sa
Préface que les Maîtres à écrire ensei
gnent des Pratiques très- certaines , qu'il
n'en a point d'autres à mettre en usage
dans tous ses Calculs , et que ce sont les
Regles qu'ils ont coûtume de donner
qu'il entreprend d'expliquer.
Cet Ouvrage est divisé en deux Parties.
Dans la premiere , on explique les
Regles du Calcul ; dans la seconde , on
en montre l'usage dans les questions qui
demandent plusieurs Operations. Ceux
qui ne veulent que la Pratique , la trouveront
ici très bien expliquée ; ils en auront
un Traité bien complet , si en abandonnant
tout ce qui est sous les Titres
La Vel de
DECEM BR E. 1733. 26.58
de Théorêmes et de Démonstrations , ils .
getiennent tout le reste.
L'ARITHMETIQUE MILITAIRE , ou l'Arithmétique-
Pratique de l'Ingénieur et
de l'Officier , divisée en trois Parties ;
Ouvrage également nécessaire aux Offi
ciers , aux Ingénieurs et aux Commerçans.
Troisiéme Edition , corrigée et de.
beaucoup augmentée par M. de Clermont,
Commissaire d'Artillerie. A Paris , chez
P. Witte , rue S. Jacques , et chez Didot ,
Quay des Augustins , 1733. in 4.
L'Auteur s'attache dans la premiere.
Partie de cet Ouvrage , à établir les fondemens
de l'Arithmétique , qui consis
fent en quatre Regles generales. 11 passe
ensuite à l'explication de la Regle de Trois
ou de Proportion , puis à celle de la Raeine
quarrée , &c.
Il explique dans la seconde Partie les
Fractions , d'une maniere claire et convaincante
, et j'ose même dire , ajoûte .
Auteur , qu'on ne trouvera point de
Traité d'Arithmétique en norre Langue,
où elles soient expliquées plus à fond :
et plus nettement.
La troisiéme Partie renferme les Regles
Vulgaires , qui , selon notre Auteur,
sont d'un grand secours dans les diffi
I. Vol. cultez
2056 MERCURE DE FRANCE
cultez qui arrivent dans l'emploi d'um
Ingénieur et dans le détail des affaires
qui regardent les Troupes , aussi - bien
que dans le Commerce , qu'on auroit
peine à développer sans le secours de
ces mêmes Regles . Outre que , dit-il ,
le bien prendre , elles contiennent ce
qu'il y a de plus curieux dans l'Arithmétique
, et qui paroit surprenant à ceux
qui ne sont pas versez dans le Calcul.
AVANTURES de Clamades et de Clar
monde , tirées de l'Espagnol . Par Madame
E. G. D. R. A Paris , rue S. Jacques ,
shez Morin , 17; 3 . in 12. de 348. pages.
POESIES DIVERSES de M. de Segrais
de l'Académie Françoise , les Eglogues ,
l'Athis , Poëme. Pastoral , les Odes , Epitres
, Elegies , Chansons , Stances . Nou .
velle Edition . Rue du Foin , chez la veuve
Delormel , et au Petit Pont , chez René
Josse 1733. in s.
l'année 1734. Ouvrage instructif et
Epigrammatique , nouvelle Edition , aug-
I. Vol. mentée
2654 MERCURE DE FRANCE
mentée de la Carte de l'Isle du Mariage ,-
avec la Description litterale du Pays.
Dédié à la Jeunesse amoureuse , par un
Philosophe Garçon. A Paris , chez Charles
Guillaume , Quay des Augustins , à
S. Charles , in 24.
L'ARITHMETIQUE DE MONTREE,
Ouvrage nouveau , par un Prêtre de l'O
ratoire , ancien Professeur de Mathématique
de l'Université d'Angers ; à Rouen,
et se vend à Paris , rue S. Jacques , chez
Pierre Witte , 1733. in 12. de 216. pages,
Le Pere Jean- Baptiste- Adrien de Mercastel
, Auteur de ce Livre , dit dans sa
Préface que les Maîtres à écrire ensei
gnent des Pratiques très- certaines , qu'il
n'en a point d'autres à mettre en usage
dans tous ses Calculs , et que ce sont les
Regles qu'ils ont coûtume de donner
qu'il entreprend d'expliquer.
Cet Ouvrage est divisé en deux Parties.
Dans la premiere , on explique les
Regles du Calcul ; dans la seconde , on
en montre l'usage dans les questions qui
demandent plusieurs Operations. Ceux
qui ne veulent que la Pratique , la trouveront
ici très bien expliquée ; ils en auront
un Traité bien complet , si en abandonnant
tout ce qui est sous les Titres
La Vel de
DECEM BR E. 1733. 26.58
de Théorêmes et de Démonstrations , ils .
getiennent tout le reste.
L'ARITHMETIQUE MILITAIRE , ou l'Arithmétique-
Pratique de l'Ingénieur et
de l'Officier , divisée en trois Parties ;
Ouvrage également nécessaire aux Offi
ciers , aux Ingénieurs et aux Commerçans.
Troisiéme Edition , corrigée et de.
beaucoup augmentée par M. de Clermont,
Commissaire d'Artillerie. A Paris , chez
P. Witte , rue S. Jacques , et chez Didot ,
Quay des Augustins , 1733. in 4.
L'Auteur s'attache dans la premiere.
Partie de cet Ouvrage , à établir les fondemens
de l'Arithmétique , qui consis
fent en quatre Regles generales. 11 passe
ensuite à l'explication de la Regle de Trois
ou de Proportion , puis à celle de la Raeine
quarrée , &c.
Il explique dans la seconde Partie les
Fractions , d'une maniere claire et convaincante
, et j'ose même dire , ajoûte .
Auteur , qu'on ne trouvera point de
Traité d'Arithmétique en norre Langue,
où elles soient expliquées plus à fond :
et plus nettement.
La troisiéme Partie renferme les Regles
Vulgaires , qui , selon notre Auteur,
sont d'un grand secours dans les diffi
I. Vol. cultez
2056 MERCURE DE FRANCE
cultez qui arrivent dans l'emploi d'um
Ingénieur et dans le détail des affaires
qui regardent les Troupes , aussi - bien
que dans le Commerce , qu'on auroit
peine à développer sans le secours de
ces mêmes Regles . Outre que , dit-il ,
le bien prendre , elles contiennent ce
qu'il y a de plus curieux dans l'Arithmétique
, et qui paroit surprenant à ceux
qui ne sont pas versez dans le Calcul.
AVANTURES de Clamades et de Clar
monde , tirées de l'Espagnol . Par Madame
E. G. D. R. A Paris , rue S. Jacques ,
shez Morin , 17; 3 . in 12. de 348. pages.
POESIES DIVERSES de M. de Segrais
de l'Académie Françoise , les Eglogues ,
l'Athis , Poëme. Pastoral , les Odes , Epitres
, Elegies , Chansons , Stances . Nou .
velle Edition . Rue du Foin , chez la veuve
Delormel , et au Petit Pont , chez René
Josse 1733. in s.
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Résumé : « ALMANACH DU MARIAGE, pour l'année 1734. Ouvrage instructif et [...] »
Le document présente plusieurs ouvrages publiés en 1733 et 1734. L' 'Almanach du Mariage' pour l'année 1734 est un ouvrage instructif et épigrammatique, dédié à la jeunesse amoureuse, et inclut une carte de l'île du Mariage avec une description littérale du pays. L' 'Arithmétique de Montree' est un ouvrage de mathématiques écrit par le Père Jean-Baptiste-Adrien de Mercastel, ancien professeur à l'Université d'Angers. Il est divisé en deux parties : la première explique les règles du calcul, et la seconde montre leur usage dans des questions nécessitant plusieurs opérations. L' 'Arithmétique Militaire' est un ouvrage pratique pour les officiers, ingénieurs et commerçants, divisé en trois parties. La première partie établit les fondements de l'arithmétique et explique la règle de trois et la racine carrée. La seconde partie traite des fractions de manière claire et détaillée. La troisième partie présente les règles vulgaires utiles dans les affaires militaires et commerciales. Enfin, le document mentionne les 'Aventures de Clamades et de Clarimonde', traduites de l'espagnol, et les 'Poésies Diverses' de M. de Segrais, incluant des églogues, un poème pastoral, des odes, épîtres, élégies, chansons et stances.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 2656-2657
Histoire Bourgeoise, Rondeau, [titre d'après la table]
Début :
LA FOLETTE ou le RHUME, Histoire Bourgeoise, où regne une varieté agréable [...]
Mots clefs :
Intérêt, Histoire bourgeoise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Histoire Bourgeoise, Rondeau, [titre d'après la table]
LA FOLETTE ou le RHUME , Histoire
Bourgeoise , où regne une varieté agréa
ble et interressante , dédié à Mgr le Duc
de Gesvres , Pair de France , par M. l'Affichard.
A Paris , rue S. Severin , chiz
Mesnier, 1733. Broch. in 12.de 137. pag.
La Vola
-Ce
à
DECEM BRE. 1733 2657
Ce perit Ouvrage est mêlé de Prose
et de Vers. Dès la premiere page on
trouve ce Rondeau .
«C'est l'intérêt qui fait que tout remuë ,
C'est lui qui fait que chacun s'évertuë ;
Tout à son gré se gouverne ici bas ;
Emplois sans lui ne se brigueroient pas :
La Cour des Rois seroit deserte et nuë ;
Si l'homme va d'une ame résoluë
Chercher la gloire aux risques qu'on le tue
Qui lui ravit la crainte du trépas ?.
C'est l'interêt.
L'intention du monde m'est connuë ;
Sur ses projets je n'ai point la berluë ;
Si le profit ne marchoit sur nos pas ,
Four notre coeur tout seroit sans appas.
Notre Boussole et notre point de vue,
C'est Pinterêt.
...f
La troisiéme et la quatrieme Partie de
la Mer des Histoires , paroît chez Char
les Guillaume et P. Gandouin le jeune , Quay
Augustins. 2. vol. in 12.
Bourgeoise , où regne une varieté agréa
ble et interressante , dédié à Mgr le Duc
de Gesvres , Pair de France , par M. l'Affichard.
A Paris , rue S. Severin , chiz
Mesnier, 1733. Broch. in 12.de 137. pag.
La Vola
-Ce
à
DECEM BRE. 1733 2657
Ce perit Ouvrage est mêlé de Prose
et de Vers. Dès la premiere page on
trouve ce Rondeau .
«C'est l'intérêt qui fait que tout remuë ,
C'est lui qui fait que chacun s'évertuë ;
Tout à son gré se gouverne ici bas ;
Emplois sans lui ne se brigueroient pas :
La Cour des Rois seroit deserte et nuë ;
Si l'homme va d'une ame résoluë
Chercher la gloire aux risques qu'on le tue
Qui lui ravit la crainte du trépas ?.
C'est l'interêt.
L'intention du monde m'est connuë ;
Sur ses projets je n'ai point la berluë ;
Si le profit ne marchoit sur nos pas ,
Four notre coeur tout seroit sans appas.
Notre Boussole et notre point de vue,
C'est Pinterêt.
...f
La troisiéme et la quatrieme Partie de
la Mer des Histoires , paroît chez Char
les Guillaume et P. Gandouin le jeune , Quay
Augustins. 2. vol. in 12.
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Résumé : Histoire Bourgeoise, Rondeau, [titre d'après la table]
Le texte présente 'LA FOLETTE ou le RHUME, Histoire', publié en 1733 à Paris, rue Saint-Séverin, par Chiz Mesnier. Cet ouvrage de 137 pages, au format in-12, est dédié à Mgr le Duc de Gesvres, Pair de France, et écrit par M. l'Affichard. Il combine prose et vers. Dès la première page, un rondeau traite du thème de l'intérêt, décrit comme le moteur des ambitions et des décisions humaines, influençant même les comportements à la cour des rois. Le texte mentionne également la parution de la troisième et quatrième partie de 'la Mer des Histoires' chez Charles Guillaume et P. Gandouin le jeune, au format in-12 en deux volumes.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 2657-2658
« La troisiéme et la quatriéme Partie de la Mer des Histoires, paroît chez Charles [...] »
Début :
La troisiéme et la quatriéme Partie de la Mer des Histoires, paroît chez Charles [...]
Mots clefs :
Maison d'Autriche, Maison de Bourbon, Mer des histoires
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texteReconnaissance textuelle : « La troisiéme et la quatriéme Partie de la Mer des Histoires, paroît chez Charles [...] »
La troisiéme et la quatrieme Partie de
la Mer des Histoires , paroît chez Char
les Guillaume et P. Gandouin le jeune , Quay
Augustins. 2. vol. in 12.
des
MEMOIRES HISTORIQUES de la Guerre
survenue entre la Maison Imperiale
d'Autriche , et la Royale Maison de Bourbon
, au sujet des Etats de la Mo-
1. Vol. narchic
2658 MERCURE DE FRANCE
narchie d'Espagne , depuis la mort de
Charles d'Autriche second du nom
l'an 1701. jusqu'à l'an 1713. Par L. A. V.
A Venise , 1732. in 4. PP . 747. y compris
la Table. Tout l'Ouvrage est ca
Italien.
la Mer des Histoires , paroît chez Char
les Guillaume et P. Gandouin le jeune , Quay
Augustins. 2. vol. in 12.
des
MEMOIRES HISTORIQUES de la Guerre
survenue entre la Maison Imperiale
d'Autriche , et la Royale Maison de Bourbon
, au sujet des Etats de la Mo-
1. Vol. narchic
2658 MERCURE DE FRANCE
narchie d'Espagne , depuis la mort de
Charles d'Autriche second du nom
l'an 1701. jusqu'à l'an 1713. Par L. A. V.
A Venise , 1732. in 4. PP . 747. y compris
la Table. Tout l'Ouvrage est ca
Italien.
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Résumé : « La troisiéme et la quatriéme Partie de la Mer des Histoires, paroît chez Charles [...] »
Le texte mentionne deux publications historiques. La première est 'La Mer des Histoires' en deux volumes, par Charles Guillaume et P. Gandouin. La seconde est les 'Mémoires Historiques de la Guerre' entre l'Autriche et la Maison de Bourbon, couvrant 1701-1713, écrite par L. A. V., publiée à Venise en 1732 en italien, et comptant 747 pages.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 2658-2659
Pour et contre, [titre d'après la table]
Début :
La Feüille du Pour et Contre, se soutient toujours et se fait lire avec plaisir, [...]
Mots clefs :
Ouvrage, Angleterre, Anglais, Ouvrages d'esprit
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Pour et contre, [titre d'après la table]
La Feuille du Pour et Contre , se- sousient
toujours et se fait lire avec plaisir ,
non-seulement par le choix des matieres,
presqu'aussi interessantes que variées ,
mais par lasmaniere fine , simple et ai
sée dont cet Ouvrage est écrit.
faire
On trouve à la page 82. de la 19. Letda
tre du II . Tome , un article trop avantageux
à la Nation , pour n'en pas
part à nos Lecteurs , d'autant plus que
l'Auteur a toujours paru avoir bien de la
prédilection pour l'Angleterre et pour
les Anglois ; en effet , après avoir vanté
leur disposition d'esprit avantageuse , qui
ne se fait pas un deshonneur de recevoir
des autres Nations ce qu'elles ont d'agréable
ou d'utile , il s'exprime en ces
termes :
.1
เล
เพ
» Il est vrai neanmoins que par rapport
aux Ouvrages d'esprit , les voisins
de l'Angleterre pourroient desirer
» que ce qu'elle emprunte d'eux fût pris
avec un peu plus de ménagement et
1. Vol. employé
→
DECEMBRE. 1733. 2659
employé , si je l'ose dire , avec des marques
un peu plus claires de reconnois-
» sance. Je touche un article délicat ;
» mais la verité m'oblige de déclarer que
» j'ai bien vû des Auteurs Anglois se pas.
» rer des dépouilles de la France , et ou-
» blier d'avertir leurs Compatriotes , que
»les richesses qu'ils leur offroient ne
» venoient pas de leur Isle. Il me seroit
» aisé d'entrer là -dessus dans un détail
» curieux ; mais la matiere mérite d'être
» traitée dans un Ouvrage plus important
que cette Feuille. C'est un pré-
» sent que je promets au Public. On
» sera surpris d'apprendre que non- seu-
» lement les meilleurs Ecrivains d'Angleterre
se sont fait quelquefois honneur
» du travail des François , sans faire semnblant
de leur avoir obligation ; mais
» qu'un grand nombre de bons Livres ,
traduits de notre Langue en Anglois
»passent dans le Pays pour l'Ouvrage
des Traducteurs , parce que les Titres
» sont déguisez , ou qu'il n'y paroit rien
qui fasse connoître que c'est une Tra-
» duction .
toujours et se fait lire avec plaisir ,
non-seulement par le choix des matieres,
presqu'aussi interessantes que variées ,
mais par lasmaniere fine , simple et ai
sée dont cet Ouvrage est écrit.
faire
On trouve à la page 82. de la 19. Letda
tre du II . Tome , un article trop avantageux
à la Nation , pour n'en pas
part à nos Lecteurs , d'autant plus que
l'Auteur a toujours paru avoir bien de la
prédilection pour l'Angleterre et pour
les Anglois ; en effet , après avoir vanté
leur disposition d'esprit avantageuse , qui
ne se fait pas un deshonneur de recevoir
des autres Nations ce qu'elles ont d'agréable
ou d'utile , il s'exprime en ces
termes :
.1
เล
เพ
» Il est vrai neanmoins que par rapport
aux Ouvrages d'esprit , les voisins
de l'Angleterre pourroient desirer
» que ce qu'elle emprunte d'eux fût pris
avec un peu plus de ménagement et
1. Vol. employé
→
DECEMBRE. 1733. 2659
employé , si je l'ose dire , avec des marques
un peu plus claires de reconnois-
» sance. Je touche un article délicat ;
» mais la verité m'oblige de déclarer que
» j'ai bien vû des Auteurs Anglois se pas.
» rer des dépouilles de la France , et ou-
» blier d'avertir leurs Compatriotes , que
»les richesses qu'ils leur offroient ne
» venoient pas de leur Isle. Il me seroit
» aisé d'entrer là -dessus dans un détail
» curieux ; mais la matiere mérite d'être
» traitée dans un Ouvrage plus important
que cette Feuille. C'est un pré-
» sent que je promets au Public. On
» sera surpris d'apprendre que non- seu-
» lement les meilleurs Ecrivains d'Angleterre
se sont fait quelquefois honneur
» du travail des François , sans faire semnblant
de leur avoir obligation ; mais
» qu'un grand nombre de bons Livres ,
traduits de notre Langue en Anglois
»passent dans le Pays pour l'Ouvrage
des Traducteurs , parce que les Titres
» sont déguisez , ou qu'il n'y paroit rien
qui fasse connoître que c'est une Tra-
» duction .
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Résumé : Pour et contre, [titre d'après la table]
La Feuille du Pour et Contre est une publication reconnue pour la diversité et l'intérêt de ses sujets, ainsi que pour son style élégant et accessible. Dans le dix-neuvième numéro du deuxième tome, à la page 82, un article se distingue par son soutien marqué à la Nation. L'auteur, bien que généralement favorable à l'Angleterre et aux Anglais, critique leur tendance à s'approprier les œuvres intellectuelles des autres nations sans toujours les reconnaître. Il souligne que les écrivains anglais empruntent fréquemment des œuvres françaises sans en créditer les auteurs originaux. L'auteur mentionne qu'il pourrait développer ce sujet, mais préfère le traiter dans un ouvrage plus important. Il promet de révéler que même les meilleurs écrivains anglais se sont parfois approprié le travail des Français sans les créditer. De plus, il indique que de nombreux livres traduits du français en anglais sont présentés comme des œuvres originales en raison de titres modifiés ou de l'absence de mention de la traduction.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 2659-2662
« On apprend d'Allemagne qu'on a imprimé à Altena un Traité sur les Femmes [...] »
Début :
On apprend d'Allemagne qu'on a imprimé à Altena un Traité sur les Femmes [...]
Mots clefs :
Maison de Goyon-Matignon, Académie royale des inscriptions et belles-lettres, Traité, Parlement de Bretagne, Femmes savantes, Rames, Géométrie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On apprend d'Allemagne qu'on a imprimé à Altena un Traité sur les Femmes [...] »
On apprend d'Allemagne qu'on a imprimé
à Altena un Traité sur les Femmes
Sçavantes de Danemarck , intitulé : Gyna-
I. Vol. Cruar
2650 MERCURE DE FRANCE
ceum Dania Litteratum.Par M.AlbertThi
ra , Ministre ; qui a déja donnée l'idée d
l'Histoire Littéraire de Dannemark , et qui
ajoutera pour Supplément divers Ou
vrages.
"On mande de Londres , que le sieur le
Camus doit faire à Wolwich , en présen
ce des Commissaires de l'Amirauté , l'Es
sai de deux Rames , par le moyen des
quelles il prétend qu'un Vaisseau de figne
, même du premier rang , pourra re
virer de bord, et faire trois quarts de lieuë
par heure , dans un calme.
de
M. le Gendre de S. Aubin , Auteur du
Traité de l'Opinion ,en lisant ce qui a été
relevé dans le Mercure du mois dernier ',
au sujet de la Maison de Goyon - Mati
gnon , a remarqué deux Equivoques dans
la Critique qui a été faite du passage
ce Traité , où il est dit , tom. 4. part. 2.
page 16. que Mrs de Goyon , Aînez de la
Maison de Matignon , sont encore aujourd'hui
dans le Parlement de Bretagne.
Il ne s'agit pas en cet endroit d'une Afnesse
entre cousins germains ou issus de
germains, et personne n'ignore que l'Aîné
et le Chef de la Maison de Goyon - Masignon
, est aujourd'hui M. le Prince
1. Vo!. M
DECEMBRE . 1733. 2665
Monaco. Ce passage ne signifie pas non
plus qu'il y ait aucun homme de robbe en
Bretagne du nom de Goyon - Matignon . La
question se réduit à sçavoir , si la Maison
de Goyon , d'une ancienne noblesse, qui
est dans le Parlement de Bretagne , a la
même tige que la Maison de Goyon- Matignon
, originaire de la même Province;
et en ce cas , si la branche de Goyon , qui
est restée en Bretagne , est l'Aînée de la
Maison de Goyon - Matignon , établie
depuis long- temps en Normandie. L'Auteur
du Traité de l'Opinion s'en rappor
te, sur ces questions de fait , aux Parties
intéressées.
L'Académie Royale des Inscriptions
ét Belles Lettres , s'assembla le Vendredy
II de ce mois , pour remplir les deux
places d'Honoraires, vacantes par la mort
de M. l'Evêque de Blois , et de M. l'Evêque
de Langres : Elle nomma pour ces
deux Places M. l'Abbé de Rottelin , et
M. le Comte d'Argenson. Le choix de
l'Académie ayant été agréé par le Roy ,
ces Messieurs prirent sceance le Vendre
dy , 18 Decembre .
·
Le Sieur Clausier , demeurant ruë Ga
lande , chez la veuve Frouart , Chande-
I. Vola F liere,
2662 MERCURE DE FRANCE
licre , donne des leçons pour la Géométrie
ancienne et moderne , pour les principales
Langues de l'Europe , et pour enseigner
l'Allemand avec plus de facilité et plus
de perfection. Outre les Méthodes ordinaires,
il se sert des Racines de cette Lan,
gue et d'un Recueil de Germanismes , par
ordre Alphabétique , qu'il a composé.
L'Académie Royale de l'Histoire , à
Lisbonne, élut , sur la fin du mois dernier
pour remplir les deux Places qui y vas
quoient , D Joseph de Cavalho et Mello,
et D. Manuel Moreira de Souza ; et elle
a nommé Académiciens surnumeraires
Don François de Pina de Mello , et le
Docteur Don Joachin Pereira da Silva
Leal,
à Altena un Traité sur les Femmes
Sçavantes de Danemarck , intitulé : Gyna-
I. Vol. Cruar
2650 MERCURE DE FRANCE
ceum Dania Litteratum.Par M.AlbertThi
ra , Ministre ; qui a déja donnée l'idée d
l'Histoire Littéraire de Dannemark , et qui
ajoutera pour Supplément divers Ou
vrages.
"On mande de Londres , que le sieur le
Camus doit faire à Wolwich , en présen
ce des Commissaires de l'Amirauté , l'Es
sai de deux Rames , par le moyen des
quelles il prétend qu'un Vaisseau de figne
, même du premier rang , pourra re
virer de bord, et faire trois quarts de lieuë
par heure , dans un calme.
de
M. le Gendre de S. Aubin , Auteur du
Traité de l'Opinion ,en lisant ce qui a été
relevé dans le Mercure du mois dernier ',
au sujet de la Maison de Goyon - Mati
gnon , a remarqué deux Equivoques dans
la Critique qui a été faite du passage
ce Traité , où il est dit , tom. 4. part. 2.
page 16. que Mrs de Goyon , Aînez de la
Maison de Matignon , sont encore aujourd'hui
dans le Parlement de Bretagne.
Il ne s'agit pas en cet endroit d'une Afnesse
entre cousins germains ou issus de
germains, et personne n'ignore que l'Aîné
et le Chef de la Maison de Goyon - Masignon
, est aujourd'hui M. le Prince
1. Vo!. M
DECEMBRE . 1733. 2665
Monaco. Ce passage ne signifie pas non
plus qu'il y ait aucun homme de robbe en
Bretagne du nom de Goyon - Matignon . La
question se réduit à sçavoir , si la Maison
de Goyon , d'une ancienne noblesse, qui
est dans le Parlement de Bretagne , a la
même tige que la Maison de Goyon- Matignon
, originaire de la même Province;
et en ce cas , si la branche de Goyon , qui
est restée en Bretagne , est l'Aînée de la
Maison de Goyon - Matignon , établie
depuis long- temps en Normandie. L'Auteur
du Traité de l'Opinion s'en rappor
te, sur ces questions de fait , aux Parties
intéressées.
L'Académie Royale des Inscriptions
ét Belles Lettres , s'assembla le Vendredy
II de ce mois , pour remplir les deux
places d'Honoraires, vacantes par la mort
de M. l'Evêque de Blois , et de M. l'Evêque
de Langres : Elle nomma pour ces
deux Places M. l'Abbé de Rottelin , et
M. le Comte d'Argenson. Le choix de
l'Académie ayant été agréé par le Roy ,
ces Messieurs prirent sceance le Vendre
dy , 18 Decembre .
·
Le Sieur Clausier , demeurant ruë Ga
lande , chez la veuve Frouart , Chande-
I. Vola F liere,
2662 MERCURE DE FRANCE
licre , donne des leçons pour la Géométrie
ancienne et moderne , pour les principales
Langues de l'Europe , et pour enseigner
l'Allemand avec plus de facilité et plus
de perfection. Outre les Méthodes ordinaires,
il se sert des Racines de cette Lan,
gue et d'un Recueil de Germanismes , par
ordre Alphabétique , qu'il a composé.
L'Académie Royale de l'Histoire , à
Lisbonne, élut , sur la fin du mois dernier
pour remplir les deux Places qui y vas
quoient , D Joseph de Cavalho et Mello,
et D. Manuel Moreira de Souza ; et elle
a nommé Académiciens surnumeraires
Don François de Pina de Mello , et le
Docteur Don Joachin Pereira da Silva
Leal,
Fermer
Résumé : « On apprend d'Allemagne qu'on a imprimé à Altena un Traité sur les Femmes [...] »
En décembre 1733, le Mercure de France rapporte divers événements et publications. En Allemagne, M. Albert Thira, ministre, a imprimé à Altena un traité sur les femmes savantes du Danemark, intitulé 'Gynaecium Dania Litteratum'. À Londres, le sieur Camus doit tester deux rames innovantes à Woolwich, permettant à un vaisseau de premier rang de virer de bord et de naviguer à trois quarts de lieue par heure en calme, en présence des commissaires de l'Amirauté. En France, M. le Gendre de S. Aubin, auteur du Traité de l'Opinion, a clarifié deux équivoques concernant la Maison de Goyon-Matignon, en précisant que la question porte sur la filiation et l'ancienneté des branches de cette maison. L'Académie Royale des Inscriptions et Belles Lettres a nommé M. l'Abbé de Rottelin et M. le Comte d'Argenson pour remplacer les évêques de Blois et de Langres, décédés. Le sieur Clausier propose des leçons de géométrie, de langues européennes et d'allemand à Paris. Enfin, l'Académie Royale de l'Histoire à Lisbonne a élu D. Joseph de Cavalho et Mello, et D. Manuel Moreira de Souza, et nommé Don François de Pina de Mello et le Docteur Don Joachin Pereira da Silva comme académiciens surnuméraires.
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6
p. 2662-2663
Nouvelles Estampes, &c[.] [titre d'après la table]
Début :
Il paroît depuis peu une suite d'Estampes, dont les sujets sont tirez de [...]
Mots clefs :
Roland furieux, Roland amoureux, L'Arioste, Suite d'estampes, Renaud
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Estampes, &c[.] [titre d'après la table]
Il paroît depuis peu une suite d'Estampes
, dont les sujets sont tirez de
Rolland l'Amoureux , du Boyard , de
Rolland le Furieux , et de l'Arioste , traités
d'une maniere interessante et agréable
; ils sont peints par J. Dumont le Romain
, Peintre de l'Académie Royale , et
gravés par les meilleurs Graveurs . L'Au
teur donnera les autres Sujers de suite,
La vente de ces Estampes se fait à Paris,
ruë S. Jacques , chez la veuve Cherean, am
J. Fal deux
DECEMBRE. 1733 : 2663
deux Pilliers d'or. Le premier de ces
Morceaux , représente Angelique , qui
vient trouver Maugis d'Aigrement , sur
Ic Rocher où il étoit enchanté , lui promettant
de le délivrer , s'il la fait aimer
de son cousin Renaud , gravé par C. N.
Cochin , et le second Renaud de Montau
ban , monté sur Rabican , qui combat
et tuë le Centaure , qui enlevoit la belle
Fleur de Lys , Maitresse de Brandimart ;
laquelle se sauva à la nage. Par S.F.Ravene.
, dont les sujets sont tirez de
Rolland l'Amoureux , du Boyard , de
Rolland le Furieux , et de l'Arioste , traités
d'une maniere interessante et agréable
; ils sont peints par J. Dumont le Romain
, Peintre de l'Académie Royale , et
gravés par les meilleurs Graveurs . L'Au
teur donnera les autres Sujers de suite,
La vente de ces Estampes se fait à Paris,
ruë S. Jacques , chez la veuve Cherean, am
J. Fal deux
DECEMBRE. 1733 : 2663
deux Pilliers d'or. Le premier de ces
Morceaux , représente Angelique , qui
vient trouver Maugis d'Aigrement , sur
Ic Rocher où il étoit enchanté , lui promettant
de le délivrer , s'il la fait aimer
de son cousin Renaud , gravé par C. N.
Cochin , et le second Renaud de Montau
ban , monté sur Rabican , qui combat
et tuë le Centaure , qui enlevoit la belle
Fleur de Lys , Maitresse de Brandimart ;
laquelle se sauva à la nage. Par S.F.Ravene.
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Résumé : Nouvelles Estampes, &c[.] [titre d'après la table]
Une suite d'estampes inspirées de 'Rolland l'Amoureux', 'Le Boyard' et de l'Arioste a été publiée. Peintes par J. Dumont le Romain et gravées par des artistes renommés, elles sont en vente à Paris chez la veuve Chereau. La première estampe, gravée par C. N. Cochin, montre Angélique promettant de délivrer Maugis. La seconde, gravée par S. F. Ravenet, représente Renaud tuant un centaure. La date est le 2 décembre 1733.
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7
p. 2663
« M. Vivien, Peintre du Roy, et Conseiller de son Académie de Peinture et [...] »
Début :
M. Vivien, Peintre du Roy, et Conseiller de son Académie de Peinture et [...]
Mots clefs :
Grand tableau, Joseph Vivien, Maximilien-Emmanuel de Bavière
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texteReconnaissance textuelle : « M. Vivien, Peintre du Roy, et Conseiller de son Académie de Peinture et [...] »
M. Vivien , Peintre du Roy , et Conseiller
de son Académie de Peinture et
de Sculpture , vient d'achever un grand
Tableau , de la famille du feu Electeur
de Baviere , Maximilien Emanuel.
Ce Tableau est traité allégoriquement,
d'une maniere simple , avec beaucoup de
sagesse et de noblesse .Un grand concours
de monde va le voir , et les personnes de
la premiere qualité l'ont vû avec beau
coup d'applaudissement. Les plus habiles
de l'Art loüent fort cet Ouvrage et le regardent
comme une chose unique en son
genre ; ce qui fait beaucoup d'honneur à
ce Peintre.
de son Académie de Peinture et
de Sculpture , vient d'achever un grand
Tableau , de la famille du feu Electeur
de Baviere , Maximilien Emanuel.
Ce Tableau est traité allégoriquement,
d'une maniere simple , avec beaucoup de
sagesse et de noblesse .Un grand concours
de monde va le voir , et les personnes de
la premiere qualité l'ont vû avec beau
coup d'applaudissement. Les plus habiles
de l'Art loüent fort cet Ouvrage et le regardent
comme une chose unique en son
genre ; ce qui fait beaucoup d'honneur à
ce Peintre.
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Résumé : « M. Vivien, Peintre du Roy, et Conseiller de son Académie de Peinture et [...] »
M. Vivien, peintre du roi et conseiller de l'Académie de Peinture et de Sculpture, a achevé un tableau représentant la famille de l'électeur de Bavière, Maximilien Emanuel. Cette œuvre allégorique, simple, sage et noble, a attiré de nombreux visiteurs, y compris des personnes de haute qualité. Les experts en art la considèrent unique et honorent M. Vivien pour cet ouvrage.
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8
p. 2663-2666
Morts d'Hommes Illustres, &c. [titre d'après la table]
Début :
Le 21 Novembre 1733. Loüis de Boullongne, Ecuyer, Chevalier de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Louis de Boullogne, Tableaux, Académie royale de peinture et de sculpture, Académie royale des inscriptions et belles-lettres, Grands tableaux, Receveur général des finances, Tableaux de cabinet
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texteReconnaissance textuelle : Morts d'Hommes Illustres, &c. [titre d'après la table]
Le 21 Novembre 1733. Louis de Boullongne
, Ecuyer , Chevalier de l'Ordre
1. Val.
Fij de
2664 MERCURE DE FRANCE
de S. Michel , premier Peintre du Roy ,
Directeur et Recteur de l'Académic
Royale de Peinture et Sculpture , Pensionnaire
et Dessinateur de celle des Inscriptions
et Belles Lettres , mourut à Paris
, âgé de 79 ans.
Il avoit acquis la réputation d'un des
plus grands Peintres de son temps, par un
grand nombre d'excellens Ouvrages , dont
nous allons indiquer les Principaux .
Il a peint dans l'Eglise de l'Hôtel Royal
des Invalides la Chapelle de S. Augustin,
à Fresque , et un Choeur d'Anges dans la
croisée à droite; dans la Chapelle du Château
de Versailles , six Apôtres dans les
Voûtes de la Tribune, à droite, et la Chapelle
de la Vierge; dans le Cheur de Notre
- Dame de Paris , deux des huit grands
Tableaux , dont l'un represente la Purification
de la Vierge au Temple ; et l'autre
, la Fuite en Egypte. Il y a aussi deux
grands Tableaux de lui dans la Nef , représentant
le Miracle du Centènier et la
Samaritaine.
Il a peint dans le Salon de Marly , l'un
des quatre grands Tableaux , et beaucoup
d'autres dans les Châteaux de Fontainebleau
, Meudon , Trianon et la Ménagerie,
Il a excellé principalement dans l'élé
gance de la composition et dans la correction
I. Voh
DECEMBRE . 1735. 266
fection du dessein.Il a fait un tres- grand
nombre de Tableaux de Cabinet , qui sont
fort estimez , et dans lesquels on remarque
sur tout un caractere gracieux , qui
faisoit en général l'ame de sa composition .
Le Roy , pour récompenser ses talens,
l'avoit annobli , lui et sa posterité. Il a
laissé pour enfans Jean de Boullongne
Conseiller au Parlement de Mets et premier
Commis des Finances , et Marie-
Anne de Boullongne , femme de Jean-
Pierre Richard , Receveur General des
Finances de la Généralité de Tours. Il
avoit encore un fils qui mourut revêtu
de la même Charge de Receveur General
des Finances de Tours , au mois de
Decembre de l'année derniere , âgé de
30 ans , sans avoir laissé de posterité.
Les Vers qu'on va lire , sont de My
TANEVOT.
Ecoute-moi , Coustou , prends ton Ciseau
Et du fameux Boullongne éleve le Tombeau.
Place au milieu sa Muse désolée ,
Regardant les Graces en pleurs ,
Assises près du Mausolée ,
Qu'au pied , plus d'un Géme exprime ses dou
kurs
Par son air et son attitude ;
Fais-y voir la conftante Etude ,
I. Fol Fiij Lo
2866 MER CURE DE FRANCE
Le Coloris et la Correction ,
L'Ordonnance , l'Invention ,
Et qu'un Amour à tire -d'aîle ,
Forte jusqu'aux Cicux son image immortelle.
, Ecuyer , Chevalier de l'Ordre
1. Val.
Fij de
2664 MERCURE DE FRANCE
de S. Michel , premier Peintre du Roy ,
Directeur et Recteur de l'Académic
Royale de Peinture et Sculpture , Pensionnaire
et Dessinateur de celle des Inscriptions
et Belles Lettres , mourut à Paris
, âgé de 79 ans.
Il avoit acquis la réputation d'un des
plus grands Peintres de son temps, par un
grand nombre d'excellens Ouvrages , dont
nous allons indiquer les Principaux .
Il a peint dans l'Eglise de l'Hôtel Royal
des Invalides la Chapelle de S. Augustin,
à Fresque , et un Choeur d'Anges dans la
croisée à droite; dans la Chapelle du Château
de Versailles , six Apôtres dans les
Voûtes de la Tribune, à droite, et la Chapelle
de la Vierge; dans le Cheur de Notre
- Dame de Paris , deux des huit grands
Tableaux , dont l'un represente la Purification
de la Vierge au Temple ; et l'autre
, la Fuite en Egypte. Il y a aussi deux
grands Tableaux de lui dans la Nef , représentant
le Miracle du Centènier et la
Samaritaine.
Il a peint dans le Salon de Marly , l'un
des quatre grands Tableaux , et beaucoup
d'autres dans les Châteaux de Fontainebleau
, Meudon , Trianon et la Ménagerie,
Il a excellé principalement dans l'élé
gance de la composition et dans la correction
I. Voh
DECEMBRE . 1735. 266
fection du dessein.Il a fait un tres- grand
nombre de Tableaux de Cabinet , qui sont
fort estimez , et dans lesquels on remarque
sur tout un caractere gracieux , qui
faisoit en général l'ame de sa composition .
Le Roy , pour récompenser ses talens,
l'avoit annobli , lui et sa posterité. Il a
laissé pour enfans Jean de Boullongne
Conseiller au Parlement de Mets et premier
Commis des Finances , et Marie-
Anne de Boullongne , femme de Jean-
Pierre Richard , Receveur General des
Finances de la Généralité de Tours. Il
avoit encore un fils qui mourut revêtu
de la même Charge de Receveur General
des Finances de Tours , au mois de
Decembre de l'année derniere , âgé de
30 ans , sans avoir laissé de posterité.
Les Vers qu'on va lire , sont de My
TANEVOT.
Ecoute-moi , Coustou , prends ton Ciseau
Et du fameux Boullongne éleve le Tombeau.
Place au milieu sa Muse désolée ,
Regardant les Graces en pleurs ,
Assises près du Mausolée ,
Qu'au pied , plus d'un Géme exprime ses dou
kurs
Par son air et son attitude ;
Fais-y voir la conftante Etude ,
I. Fol Fiij Lo
2866 MER CURE DE FRANCE
Le Coloris et la Correction ,
L'Ordonnance , l'Invention ,
Et qu'un Amour à tire -d'aîle ,
Forte jusqu'aux Cicux son image immortelle.
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Résumé : Morts d'Hommes Illustres, &c. [titre d'après la table]
Louis de Boullongne, Écuyer et Chevalier de l'Ordre de Saint-Michel, décéda à Paris le 21 novembre 1733 à l'âge de 79 ans. Il occupait les postes de premier Peintre du Roi, Directeur et Recteur de l'Académie Royale de Peinture et Sculpture, ainsi que Pensionnaire et Dessinateur de l'Académie des Inscriptions et Belles Lettres. Boullongne était renommé pour ses nombreuses œuvres remarquables. Parmi ses principales réalisations, on trouve des fresques dans l'église de l'Hôtel Royal des Invalides, notamment la Chapelle de Saint-Augustin et un chœur d'anges. À Versailles, il peignit six apôtres et la Chapelle de la Vierge. Dans le chœur de Notre-Dame de Paris, il réalisa deux des huit grands tableaux, représentant la Purification de la Vierge au Temple et la Fuite en Égypte, ainsi que deux grands tableaux dans la nef, illustrant le Miracle du Centurion et la Samaritaine. Il travailla également dans le Salon de Marly et dans les châteaux de Fontainebleau, Meudon, Trianon et la Ménagerie. Boullongne était apprécié pour l'élégance de ses compositions et la correction de ses dessins, et il réalisa de nombreux tableaux de cabinet très estimés. Le Roi le récompensa en l'anoblissant, lui et sa postérité. Il laissa deux enfants, Jean de Boullongne, Conseiller au Parlement de Metz et premier Commis des Finances, et Marie-Anne de Boullongne, épouse de Jean-Pierre Richard, Receveur Général des Finances de la Généralité de Tours. Un autre fils, également Receveur Général des Finances de Tours, décéda en décembre de l'année précédente à l'âge de 30 ans sans laisser de postérité.
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9
p. 2666-2668
RÉPONSE à la Lettre de Brest sur le Sistême du Bureau Tipographique, inserée dans le Mercure du mois d'Octobre dernier 1733.
Début :
Il est vrai, Monsieur, que le Mercure de France tient lieu du plus commode Bureau d'adresse [...]
Mots clefs :
Système typographique, Bureau typographique, Abc français, Enfants, Système du bureau typographique, Pratique, Abc latin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : RÉPONSE à la Lettre de Brest sur le Sistême du Bureau Tipographique, inserée dans le Mercure du mois d'Octobre dernier 1733.
REPONSE à la Lettre de Brest
sur le Sistême du Bureau Tipographique,
inserée dans le Mercure du mois d'Octobre
dernier 1733 .
L est vrai , Monsieur, que le Mercure de France
tient lieu du plus commode Bureau d'adresse
qu'on puisse établir dans la Répblique des Lettres
, puisque par cette voye , des personnes qui
ne se sont jamais vûës, peuvent aisément se transmettre
leurs Reflexions , dans quelque éloignement
et dans quelque situation qu'elles se trouvent.
Je profite volontiers d'un moyen si facile
pour répondre à laLettre que vous avez fait inserer
dans le Mercure du mois d'Oct . dernier , et pour
vous apprendre que l'impression du Livre inti-
\ tulé , La Bibliotheque des Enfans , & c. vient en◄
fin d'être achevée . Ce Livre sera mis en vente a
commencement de l'année 1734. chez Pierre Simon
, Imprimeur du Parlement , rue de la Harpe
, à l'Hercule , et chez Pierre Vvitte , ruë saing
Jacques , proche S. Yve , à l'Ange Gardien .
Cet Ouvrage in quarto comprend quatre Parties.
La premiere de 28. feuilles , contient le Sistême
du Bureau Tipographique , ou l'Art de met
tre å profit les premieres années de l'enfance . La
seconde , en 15. feuilles , contient les Leçons du
nouvel Abécé Latin pour les Maîtres et pour les
Enfans , La troisiéme en 31. feiulles , contient les
306. Leçons du nouvel Abécé François , et du
I. Vol.
Su
DECEMBRE. 17337 2667
Supplément de lecture sur l'Arithmétique , sur
le Calendrier et sur l'Ecriture . Ces trois volumes
se vendront ensemble , comme faisant us
seul Ouvrage de Litterature . On vendra séparément
le quatriéme volume qui est en 20. feuilles
in quarto , et contient le Rudiment pratique de la
Langue Latine pour les garçons , et une Introduction
à la Langue Françoise pour les filles. On
vendra aussi séparément et en petit , pour l'Exemplaire
de chaque Enfant , le nouvel Abécé
Latin, le nouvel Abécé François et le Rudiment
pratique.
Vous trouverez , Monsieur , dans cet Ouvra-'
ge le développement du Sistême Tipographique
et les Eclaircissemens que vous demandez sur le
détail des operations et des lectures qui convien
nent le plus à la meilleure institution de l'Enfance.
L'Auteur a répondu aux objections de l'ignorance
, du préjugé , de l'envie , de la mauvaise
foi et de l'avarice , il a cité quelques Enfans Tipographes
en faveur des personnes qui se détérminent
et se conduisent par l'autorité et par l'exemple
de la pratique plutôt que par les raisonnemens
abstraits de la théorie. Vous serez peut-
Etre bien aise d'apprendre en même temps qu'il ,
y a déja à Paris une vingtaine de filles et une.
quarantaine de garçons exercez utilement selon
le Sistême du Bureau. Ne croyez pas au reste .
que cette nouvelle maniere d'instruire les enfans
ne puisse être pratiquée que dans les maisons des
gens de qualité ; un Marchand de Soye ,un Mer- ,
cier , un Orfévre , font actuellement usage du
Bureau . Un Tailleur ingénieux dans la rue du
Four , vient d'en faire un lui- même pour sa fille
et pour son garçon. Les petites Ecoles de M.
Chompré l'aîné , dans la ruë des Carines , et de
1. Vol.
FM.
1768 MERCURE DE FRANCE
M. Chompré le cadet , dans la rue S. Louis du
Palais , ont déja fait l'heureuse experience de
cette Machine. Mais ce qui vous surprendra le
plus , c'est que de simples Bourgeois, sans étude,
comprennent assez facilement l'utilité et l'avantage
de ce nouveau Sistême , pendant qu'il paroît
un scandale scolastique aux yeux de quelques
Docteurs du Païs Latin. Vir bonus quod honestè
se facturum putaverit , faciet , etiamsi laboriosum
erit faciet etiamsi damnosum erit ; faciet etiamsi
periculosum erit. Senec. Epist. 76. J'ai l'honneur
d'être , &c.
A Paris ce 18. Novembre 1733 .
sur le Sistême du Bureau Tipographique,
inserée dans le Mercure du mois d'Octobre
dernier 1733 .
L est vrai , Monsieur, que le Mercure de France
tient lieu du plus commode Bureau d'adresse
qu'on puisse établir dans la Répblique des Lettres
, puisque par cette voye , des personnes qui
ne se sont jamais vûës, peuvent aisément se transmettre
leurs Reflexions , dans quelque éloignement
et dans quelque situation qu'elles se trouvent.
Je profite volontiers d'un moyen si facile
pour répondre à laLettre que vous avez fait inserer
dans le Mercure du mois d'Oct . dernier , et pour
vous apprendre que l'impression du Livre inti-
\ tulé , La Bibliotheque des Enfans , & c. vient en◄
fin d'être achevée . Ce Livre sera mis en vente a
commencement de l'année 1734. chez Pierre Simon
, Imprimeur du Parlement , rue de la Harpe
, à l'Hercule , et chez Pierre Vvitte , ruë saing
Jacques , proche S. Yve , à l'Ange Gardien .
Cet Ouvrage in quarto comprend quatre Parties.
La premiere de 28. feuilles , contient le Sistême
du Bureau Tipographique , ou l'Art de met
tre å profit les premieres années de l'enfance . La
seconde , en 15. feuilles , contient les Leçons du
nouvel Abécé Latin pour les Maîtres et pour les
Enfans , La troisiéme en 31. feiulles , contient les
306. Leçons du nouvel Abécé François , et du
I. Vol.
Su
DECEMBRE. 17337 2667
Supplément de lecture sur l'Arithmétique , sur
le Calendrier et sur l'Ecriture . Ces trois volumes
se vendront ensemble , comme faisant us
seul Ouvrage de Litterature . On vendra séparément
le quatriéme volume qui est en 20. feuilles
in quarto , et contient le Rudiment pratique de la
Langue Latine pour les garçons , et une Introduction
à la Langue Françoise pour les filles. On
vendra aussi séparément et en petit , pour l'Exemplaire
de chaque Enfant , le nouvel Abécé
Latin, le nouvel Abécé François et le Rudiment
pratique.
Vous trouverez , Monsieur , dans cet Ouvra-'
ge le développement du Sistême Tipographique
et les Eclaircissemens que vous demandez sur le
détail des operations et des lectures qui convien
nent le plus à la meilleure institution de l'Enfance.
L'Auteur a répondu aux objections de l'ignorance
, du préjugé , de l'envie , de la mauvaise
foi et de l'avarice , il a cité quelques Enfans Tipographes
en faveur des personnes qui se détérminent
et se conduisent par l'autorité et par l'exemple
de la pratique plutôt que par les raisonnemens
abstraits de la théorie. Vous serez peut-
Etre bien aise d'apprendre en même temps qu'il ,
y a déja à Paris une vingtaine de filles et une.
quarantaine de garçons exercez utilement selon
le Sistême du Bureau. Ne croyez pas au reste .
que cette nouvelle maniere d'instruire les enfans
ne puisse être pratiquée que dans les maisons des
gens de qualité ; un Marchand de Soye ,un Mer- ,
cier , un Orfévre , font actuellement usage du
Bureau . Un Tailleur ingénieux dans la rue du
Four , vient d'en faire un lui- même pour sa fille
et pour son garçon. Les petites Ecoles de M.
Chompré l'aîné , dans la ruë des Carines , et de
1. Vol.
FM.
1768 MERCURE DE FRANCE
M. Chompré le cadet , dans la rue S. Louis du
Palais , ont déja fait l'heureuse experience de
cette Machine. Mais ce qui vous surprendra le
plus , c'est que de simples Bourgeois, sans étude,
comprennent assez facilement l'utilité et l'avantage
de ce nouveau Sistême , pendant qu'il paroît
un scandale scolastique aux yeux de quelques
Docteurs du Païs Latin. Vir bonus quod honestè
se facturum putaverit , faciet , etiamsi laboriosum
erit faciet etiamsi damnosum erit ; faciet etiamsi
periculosum erit. Senec. Epist. 76. J'ai l'honneur
d'être , &c.
A Paris ce 18. Novembre 1733 .
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Résumé : RÉPONSE à la Lettre de Brest sur le Sistême du Bureau Tipographique, inserée dans le Mercure du mois d'Octobre dernier 1733.
Le document est une réponse à une lettre publiée dans le Mercure de France d'octobre 1733. L'auteur confirme que le Mercure de France sert de bureau d'adresse pour les intellectuels, facilitant la communication entre personnes éloignées. Il annonce l'imminente publication de 'La Bibliothèque des Enfants', disponible au début de l'année 1734 chez Pierre Simon et Pierre Vvitte. Cet ouvrage, en format in-quarto, se compose de quatre parties : la première (28 feuilles) présente le système du Bureau Tipographique pour l'éducation des jeunes enfants ; la deuxième (15 feuilles) contient des leçons pour un nouvel abécédaire latin ; la troisième (31 feuilles) inclut 306 leçons pour un nouvel abécédaire français et des suppléments sur l'arithmétique, le calendrier et l'écriture ; la quatrième (20 feuilles) propose des rudiments pratiques de la langue latine pour les garçons et une introduction à la langue française pour les filles. Les trois premiers volumes seront vendus ensemble, tandis que le quatrième et les abécédaires pourront être achetés séparément. L'auteur répond aux objections sur le système tipographique et mentionne que plusieurs enfants, filles et garçons, sont déjà formés selon ce système, y compris des enfants de marchands et d'artisans. Il souligne également que des écoles et des bourgeois trouvent ce système utile, contrairement à certains docteurs du Pays Latin.
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10
p. 2668-2672
LETTRE de M. Thiout, Horloger, à M. le Chevalier de .... au sujet de la Pendule que M. Pierre le Roy annonce dans le Mercure de Septembre dernier.
Début :
MONSIEUR, Les marques d'estime dont vous m'honorez, et [...]
Mots clefs :
Pierre Le Roy, Pendule, Roue, Cercle, Quantième, Palette, Temps vrai, Ressort, Description, Cadran, Minutes, Roues, Pignon, Justesse, Échappement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Thiout, Horloger, à M. le Chevalier de .... au sujet de la Pendule que M. Pierre le Roy annonce dans le Mercure de Septembre dernier.
LETTRE de M. Thiout , Horloger
à M. le Chevalier de .... au sujet de
la Pendule que M. Pierre le Roy annonce
dans le Mercure de Sept.mbre dernier.
MONSIEUR ,
Les marques d'estime dont vous m'honorez ',
et l'envie que vous m'avez témoignée de sçavoir
par moi les proprietez de la Pendule que M.Pierre
le Roy annonce, confirment l'interêt que vous
prenez au progrès des Arts . Je vais donc Monsieur
, m'en acquitter le plus succinctement qu'il
me sera possible , selon la description que vous
en avez vûë de l'Auteur.
Cette Pendule marque le temps vrai , par le
moyen d'un cercle appliqué à la circonférence
du Cadran , où sont gravez les mois et quantiémes
inégalement , selon que l'Equation le demande
; les 60. minutes y sont aussi gravées ,
I. Kd • de
DECEMBRE. 1733. 2659
He sorte qu'en le tournant à la main jusqu'an
quantiéme marqué avec deux index , l'Aiguille
des minutes marque sur ledit Cercle le temps
vrai.
Cette méthode , quoique très - bonne , a des
difficultez qui empêchent que le Public n'en tire
Pavantage qu'il desireroit , parce qu'il est diffi
cile d'en faire prendre connoissance aux personnes
même intelligentes , et en ce qu'il faut s'ap
procher du Cadran toutes les fois que l'on veut
avoir l'heure , et avoir toujours égard aux nouvelles
positions du Cercle après l'avoir mis au
quantième , ce qui n'est guère utile pour un usage
ordinaire , mais très-bon pour un Sçavant
comme étoit l'Inventeur , feu M. de la Hire , or
comme est M.du Fay ; qui l'a si bien perfec-
*tionnée.
M. le Roy a ajoûté une détente fort ingénieuse
, après ce Cercle , pour faire sonner le temps
vrai , mais M. Enderlin en a imaginé une , où
il évite les talus qui sont à celle de M. le Roy , ce
qui la rend plus parfaite et plus facile à executer.
Cette Pendule marque le quantiéme du mois
avec une roue de plus, tandis qu'il faut trois roues
et deux pignons aux autres Pendules qui le masquent
, selon M. le Roy. Je ne crois pas que son
dessein soit d'en imposer, cependant il sçait bien
que nos quantiémes ordinaires ne sont composez
que d'un pignon de 16. posé sur la roue de Cadran.
Une roue de 32. engrainée dedans ; portant
une cheville qui passe toutes les 24. heures,prend
une dent du Cercle qui fait changer le chiffre; ainsi
cela ne fait absolument que trois roues, y com
gris le pignon ce qui estbien simple )mais il paroît
que M. le Roy encherit sur cette simplicité , ne
donnant qu'une seule roue à son quantiéme. Il a,
La Volo Fy sans
1670 MERCURE DE FRANCE
sans doute , oublié de compter les deux autres of
il se sert de differentes machines qui font plus
que l'équivalent des deux roues qu'il y a de plus
au quantiéme connû,
La justesse des Pendules ne paroissant pas assez
suffisante avec l'échappement ordinaire , M.
Roy dit avoir imaginé , pour augmenter cette
justesse, un nouvel Echappement qui consiste en
une seule Palette et deux Rochets enarbrez sur le
même Axe. L'un de ces Rochets est plus grand
que l'autre, Lorsque le petit frappe la Palette et
qu'il échappe, le grand se repose sur le Cylindre
de la Verge jusqu'à- ce que la vibration lui ameng
une entaille faite dans ledit Cylindre et en passant,
le petit Rochet frappe la Palette , et ainsi succes
.sivement.. AS 2
que
Remarquez , s'il vous plait , Monsicur ,
cet échappement perd moitié de l'avantage qu'a
celui de la roue de rencontre , n'y ayant que la
moitié des vibrations de Chassées , comme s'il Y
avoit du danger de donner trop de maintien au
Pendule , il est vrai que pour recuperer cette peste
, M. le Roi est obligé de tenir la Palete grande,
mais il n'en résulte que l'inégalité de la force
motrice et du Kouage qui influe plus abondam
›ment sur une grande Palette que sur deux petites,
ce qui est évident , on pourroit s'imaginer , n'y
ayant qu'une Palette de frappée, que la vibration
ne reçoit qu'un choc plus ou moins fort , sans
autre consequence , et que la vibration reve,
nant, elle est independante de toutes causes accip
dentelles. Il faut faire attention que le choc ing-
-gal donne de grandes et de petites vibrations
ainsi celle que l'on prétendroit naturelle ne l'est
pas , étant plus ou moins grande. Il y auroit beau
coup de choses à dire là- dessus , ce que j'ai re
I. Va connú
DECEMBRE. 1753. 2677
cennu par une petite experience que j'en ai faite
en 1725. après M. du Tertre. A l'égard de sa
plus grande durée il seroit difficile de le prouver
, étant égal en avantages.
M. le Roy auroit bien du ne pas faire plus de
mistere à donner la description de rendre égale
l'action du grand ressort des l'endules , qu'il dit
avoir imaginé , qu'à donner la description de sa
détente, le Public lui en auroit sçu bon gré; mais
avec un peu d'attention , on reconnoîtra que la
maniere dont il se sert , est la même que celle que
l'on a pratiquée aux Montres à barillet tournant,
qui est, à la verité , excellente pour une Pendule ,
puisque l'on voit des Montres à minutes sur ce
principe , aller aussi régulierement 24. heures
que celles à fusée.
Voici , Monsieur , comme on dispose un mouvement
de Pendule , quand on veut se servir de
ce principe de justesse ; on donne les mêmes
nombres aux rouages comme pour aller 18 .
jours , où il ne faut que six tours de barillet ›
on noye une petite roue sur celle du barillet excentriquement
; on y ajuste quarément à l'arbres
une dent , et la petite roue en ayant 4. on fait
fait faire un bon ressort de neuf tours , dans les
quels on en chosit 4. des plus égaux , que l'on
fixe au moyen de cette petite roue excentrique ,
ainsi il y a environ trois tours de bande et deux
de reste , font cinq , et quatre d'employez , font
neuf , les quatre tours de réserves tirent douze
jours très- régulierement ; mais comme on remonte
la Pendule tous les huit jours , il n'y a
qu'environ trois tours des neuf qui travaillent ,
ce qui auginente encore la régularité
Ce qui confirme que c'est là la Méthode dont
M. le Roy se sert , c'est qu'après la fusée il ne
5. Ja Vol.
F vi peac
2872 MERCURE DE FRANCE
peut y en avoir d'autre avec laquelle on puisse
mieux regler l'action du grand ressort et qui garantisse
mieux les fractures qui peuvent arriver
en la remontant , comme M. le Roy le remar➡
que Il y a des Horlogers , qui observent encore
pour corriger l'action du ressort , de tenir le
premier pignon plus petit que d'ordinaire et
grossissent les autres en proportion .
A l'égard du bouton dont M. le Roy
se sert pour tourner le Cercle sans ouvrir
la boëte , il faut qu'il y ait long temps qu'il l'ait
imaginé , y ayant 6. ou 7. ans que moi et d'autres
le mettent en usage. Je suis très- respectueusement
, Monsieur , &c .
à M. le Chevalier de .... au sujet de
la Pendule que M. Pierre le Roy annonce
dans le Mercure de Sept.mbre dernier.
MONSIEUR ,
Les marques d'estime dont vous m'honorez ',
et l'envie que vous m'avez témoignée de sçavoir
par moi les proprietez de la Pendule que M.Pierre
le Roy annonce, confirment l'interêt que vous
prenez au progrès des Arts . Je vais donc Monsieur
, m'en acquitter le plus succinctement qu'il
me sera possible , selon la description que vous
en avez vûë de l'Auteur.
Cette Pendule marque le temps vrai , par le
moyen d'un cercle appliqué à la circonférence
du Cadran , où sont gravez les mois et quantiémes
inégalement , selon que l'Equation le demande
; les 60. minutes y sont aussi gravées ,
I. Kd • de
DECEMBRE. 1733. 2659
He sorte qu'en le tournant à la main jusqu'an
quantiéme marqué avec deux index , l'Aiguille
des minutes marque sur ledit Cercle le temps
vrai.
Cette méthode , quoique très - bonne , a des
difficultez qui empêchent que le Public n'en tire
Pavantage qu'il desireroit , parce qu'il est diffi
cile d'en faire prendre connoissance aux personnes
même intelligentes , et en ce qu'il faut s'ap
procher du Cadran toutes les fois que l'on veut
avoir l'heure , et avoir toujours égard aux nouvelles
positions du Cercle après l'avoir mis au
quantième , ce qui n'est guère utile pour un usage
ordinaire , mais très-bon pour un Sçavant
comme étoit l'Inventeur , feu M. de la Hire , or
comme est M.du Fay ; qui l'a si bien perfec-
*tionnée.
M. le Roy a ajoûté une détente fort ingénieuse
, après ce Cercle , pour faire sonner le temps
vrai , mais M. Enderlin en a imaginé une , où
il évite les talus qui sont à celle de M. le Roy , ce
qui la rend plus parfaite et plus facile à executer.
Cette Pendule marque le quantiéme du mois
avec une roue de plus, tandis qu'il faut trois roues
et deux pignons aux autres Pendules qui le masquent
, selon M. le Roy. Je ne crois pas que son
dessein soit d'en imposer, cependant il sçait bien
que nos quantiémes ordinaires ne sont composez
que d'un pignon de 16. posé sur la roue de Cadran.
Une roue de 32. engrainée dedans ; portant
une cheville qui passe toutes les 24. heures,prend
une dent du Cercle qui fait changer le chiffre; ainsi
cela ne fait absolument que trois roues, y com
gris le pignon ce qui estbien simple )mais il paroît
que M. le Roy encherit sur cette simplicité , ne
donnant qu'une seule roue à son quantiéme. Il a,
La Volo Fy sans
1670 MERCURE DE FRANCE
sans doute , oublié de compter les deux autres of
il se sert de differentes machines qui font plus
que l'équivalent des deux roues qu'il y a de plus
au quantiéme connû,
La justesse des Pendules ne paroissant pas assez
suffisante avec l'échappement ordinaire , M.
Roy dit avoir imaginé , pour augmenter cette
justesse, un nouvel Echappement qui consiste en
une seule Palette et deux Rochets enarbrez sur le
même Axe. L'un de ces Rochets est plus grand
que l'autre, Lorsque le petit frappe la Palette et
qu'il échappe, le grand se repose sur le Cylindre
de la Verge jusqu'à- ce que la vibration lui ameng
une entaille faite dans ledit Cylindre et en passant,
le petit Rochet frappe la Palette , et ainsi succes
.sivement.. AS 2
que
Remarquez , s'il vous plait , Monsicur ,
cet échappement perd moitié de l'avantage qu'a
celui de la roue de rencontre , n'y ayant que la
moitié des vibrations de Chassées , comme s'il Y
avoit du danger de donner trop de maintien au
Pendule , il est vrai que pour recuperer cette peste
, M. le Roi est obligé de tenir la Palete grande,
mais il n'en résulte que l'inégalité de la force
motrice et du Kouage qui influe plus abondam
›ment sur une grande Palette que sur deux petites,
ce qui est évident , on pourroit s'imaginer , n'y
ayant qu'une Palette de frappée, que la vibration
ne reçoit qu'un choc plus ou moins fort , sans
autre consequence , et que la vibration reve,
nant, elle est independante de toutes causes accip
dentelles. Il faut faire attention que le choc ing-
-gal donne de grandes et de petites vibrations
ainsi celle que l'on prétendroit naturelle ne l'est
pas , étant plus ou moins grande. Il y auroit beau
coup de choses à dire là- dessus , ce que j'ai re
I. Va connú
DECEMBRE. 1753. 2677
cennu par une petite experience que j'en ai faite
en 1725. après M. du Tertre. A l'égard de sa
plus grande durée il seroit difficile de le prouver
, étant égal en avantages.
M. le Roy auroit bien du ne pas faire plus de
mistere à donner la description de rendre égale
l'action du grand ressort des l'endules , qu'il dit
avoir imaginé , qu'à donner la description de sa
détente, le Public lui en auroit sçu bon gré; mais
avec un peu d'attention , on reconnoîtra que la
maniere dont il se sert , est la même que celle que
l'on a pratiquée aux Montres à barillet tournant,
qui est, à la verité , excellente pour une Pendule ,
puisque l'on voit des Montres à minutes sur ce
principe , aller aussi régulierement 24. heures
que celles à fusée.
Voici , Monsieur , comme on dispose un mouvement
de Pendule , quand on veut se servir de
ce principe de justesse ; on donne les mêmes
nombres aux rouages comme pour aller 18 .
jours , où il ne faut que six tours de barillet ›
on noye une petite roue sur celle du barillet excentriquement
; on y ajuste quarément à l'arbres
une dent , et la petite roue en ayant 4. on fait
fait faire un bon ressort de neuf tours , dans les
quels on en chosit 4. des plus égaux , que l'on
fixe au moyen de cette petite roue excentrique ,
ainsi il y a environ trois tours de bande et deux
de reste , font cinq , et quatre d'employez , font
neuf , les quatre tours de réserves tirent douze
jours très- régulierement ; mais comme on remonte
la Pendule tous les huit jours , il n'y a
qu'environ trois tours des neuf qui travaillent ,
ce qui auginente encore la régularité
Ce qui confirme que c'est là la Méthode dont
M. le Roy se sert , c'est qu'après la fusée il ne
5. Ja Vol.
F vi peac
2872 MERCURE DE FRANCE
peut y en avoir d'autre avec laquelle on puisse
mieux regler l'action du grand ressort et qui garantisse
mieux les fractures qui peuvent arriver
en la remontant , comme M. le Roy le remar➡
que Il y a des Horlogers , qui observent encore
pour corriger l'action du ressort , de tenir le
premier pignon plus petit que d'ordinaire et
grossissent les autres en proportion .
A l'égard du bouton dont M. le Roy
se sert pour tourner le Cercle sans ouvrir
la boëte , il faut qu'il y ait long temps qu'il l'ait
imaginé , y ayant 6. ou 7. ans que moi et d'autres
le mettent en usage. Je suis très- respectueusement
, Monsieur , &c .
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Résumé : LETTRE de M. Thiout, Horloger, à M. le Chevalier de .... au sujet de la Pendule que M. Pierre le Roy annonce dans le Mercure de Septembre dernier.
La lettre de M. Thiout, horloger, adressée à M. le Chevalier de..., traite des caractéristiques et des améliorations apportées à une pendule annoncée par M. Pierre le Roy dans le Mercure de septembre précédent. Cette pendule marque le temps vrai grâce à un cercle appliqué à la circonférence du cadran, où sont gravés les mois, les quantièmes inégalement, ainsi que les minutes. Cependant, cette méthode, bien que bonne, présente des difficultés pour le public en raison de sa complexité et de la nécessité de s'approcher fréquemment du cadran. M. le Roy a ajouté une détente ingénieuse pour faire sonner le temps vrai, mais M. Enderlin a proposé une solution plus parfaite et facile à exécuter. La pendule marque également le quantième du mois avec une seule roue, contrairement aux autres pendules qui en utilisent trois roues et deux pignons. M. Thiout remet en question cette simplification, estimant que le design de M. le Roy est plus complexe qu'il ne le prétend. Pour augmenter la justesse des pendules, M. le Roy a imaginé un nouvel échappement avec une seule palette et deux rochets sur le même axe. Cependant, cet échappement perd la moitié de l'avantage de celui de la roue de rencontre, ce qui entraîne des inégalités dans la force motrice et le couple. M. Thiout critique également le mystère entourant la description de la méthode de M. le Roy pour rendre égale l'action du grand ressort des pendules, notant que cette méthode est similaire à celle utilisée dans les montres à barillet tournant. Il décrit en détail la disposition du mouvement de la pendule pour garantir une régularité maximale. Enfin, M. Thiout mentionne que le bouton utilisé par M. le Roy pour tourner le cercle sans ouvrir la boîte est une innovation déjà en usage depuis plusieurs années par lui-même et d'autres horlogers.
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11
p. 2672-2675
AVIS touchant un Supplement aux Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.
Début :
Les Libraires qui avoient entrepris l'Edition du Recueil des Memoires de l'Académie des Sciences [...]
Mots clefs :
Académie royale des sciences, Mémoires, Machines, Libraires, Animaux, Histoire des animaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS touchant un Supplement aux Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.
AVIS touchant un Supplement aux Mèmoires
de l'Académie Royale des Sciences.
Les Libraires qui avoient enrrepris l'Edition du
Recueil des Memoires de l'Académie des Sciences
depuis son établissement en 1666. jusqu'à son
renouvellement en 1699. compris en 13. vol.
in 4. se flattent d'avoir rempli leurs engagemens
a la satisfaction du Public. Le même zele les
porte à proposer une Suite qui rendra cet ancien
Recueil plus complet , et qui se liera naturellement
avec les Mémoires donnez depuis 1699.
dont elle facilitera Pusage.
Cette Suite sera composée des Ouvrages suivans
.
1º. La troisiéme Partie des Memoires pour sexvir
à l'Histoire des Animaux , rédigée par feu M.
Perrault ; et qui n'a jamais parû . Les Figures ont
été gravées sur les Desseins originaux de cet
Académicien. On trouvera dans ce volume la
Description de seize Animaux ; sçavoir :
I
I. Le
DECEMBRE. 1733. 267)
1. Le Tigre.
2. La Panthere.
3. La Palette.
4. La Marmotte .
J. Le Loir.
6. Le Becharu.
7. La Poule Sultane.
8. L'Ibis
9. La Cigogne.
10. La Salamandre.
11. Le Lézard- écaillé.
12. L'Elephant.
13. Le Crocodile.
14. Le Pelican .
15. LOiseau Royal
16. Le Griffon.
ce qui fera 32. Planches de la grandeur de celles
des deux premieres Parties.
2. Un volume de Tables des Matieres contetenues
dans tous les tomes de l'ancien Recueil
depuis 1666. jusqu'en 1699 , dans laquelle Table
Les matieres de la troisiéme Partie de l'Histoire
des Animaux seront comprises ,
3º. Un autre volume de Tables des Matieres.
des Memoires de l'Académie , depuis et compris
1721. jusques et compris 1730,
Les Libraires n'entreprendront point de faire
connoître l'importance de ces Ouvrages dont
Putilité se fait assez sentir. Il leur suffit de
pros
mettre de leur part les mêmes soins et la même
exactitude pour ces nouveaux volumes qu'ils ont
employez dans l'execution des 13. tomes qu'ils
ont distribuez au Public.
Quoiqu'il semble qu'il n'y auroit rien à desirer
de plus pour la perfection des Recueils de
l'Académie , on s'est neanmoins apperçû qu'il y
manquoit une Partie très - essentielle . C'est la Représentation
de toutes les Machines ou Inventions
présentées à l'Académie , et qui ont été
honorées de son approbation depuis son établis-
-sement jusqu'à present ; et qu'on trouve seule
ment indiquées à la fin de l'Histoire de chaqueannée.
Cette refléxion communiquée aux mêmes
Libraires par des personnes éclairées , les a en-
La Vol gagé
2674 MERCURE DE FRANCE
gagez à demander le consentement de l'Academie
pour cette nouvelle entreprise. L'ayant obteau , ils
ont travaillé sous les ordres de cet illustre Com «
pagne , qui a nommé Messieurs de Reaumur et
de Mairan pour Commissaires ; ils ont formé un
Recueil complet de ces Machines , dont ils ont
fait graver depuis quatre ans , environ quatre
cent Planches.
M. Golin , de la même Académie , a revû les
Machines gravées et leurs Descriptions , qui avec
les Desseins , ont été fournies par M. Gallon que
l'Académi : avoit agréé pour ce travail . Elles
sont en état d'ètre exposées à la curiosité de ceux
qui voudront prendre la peine de les venir voir
chez lesdits Libraires. Ce nouvel Ouvrage sera
divisé en six volumes in 4. de la même grandeur
que ceux des Recueils de l'Académie .
Après cet Exposé , les Libraires ont crû devoir
proposer une suite de Souscription en faveur de
ceux qui ont souscrit précedemment .
Les neuf volumes , sçavoir , les trois de supplé
ment aux Mémoires de l'Académie , et les six des
Machines , seront fournis dans le courant de
Pannée 1734 .
Le payement s'en fera de la maniere qui suit
En souscrivant ,
En recevant les 3. vol. des Memoires ,
En recevant les 6. volumes dés Machines
Ceux qui souhaiteront souscrire pour
les Machines , séparement payeront
en souscrivant
30. liv.
30 liv.
30. liv.
90. liv.
36. liv.
En recevant les 6. vol. pareille somme de 36. liv.
72. live
Ceux qui n'auront pas souscrit payeront les
I. Vol.
neuf
DECEMB -R-E ; ~ 1733. · 2674
neuf volumes en feuilles tro. liv. er pour le
Recueil des Machines séparément , aussi c
feuilles 120. liv.
Le prix des treize tomes distribuez au Public
lesquels par leur étendue ne peuvent se partager
en quinze volumes , est pour ceux qui n'ont pas
souscrit , de 180. liv, en feuilles .
On pourra souscrire jusqu'au premier Février
1734. chez G. Martin , Coignard fils , et Guerin
Taine , raë S. Jacques.
de l'Académie Royale des Sciences.
Les Libraires qui avoient enrrepris l'Edition du
Recueil des Memoires de l'Académie des Sciences
depuis son établissement en 1666. jusqu'à son
renouvellement en 1699. compris en 13. vol.
in 4. se flattent d'avoir rempli leurs engagemens
a la satisfaction du Public. Le même zele les
porte à proposer une Suite qui rendra cet ancien
Recueil plus complet , et qui se liera naturellement
avec les Mémoires donnez depuis 1699.
dont elle facilitera Pusage.
Cette Suite sera composée des Ouvrages suivans
.
1º. La troisiéme Partie des Memoires pour sexvir
à l'Histoire des Animaux , rédigée par feu M.
Perrault ; et qui n'a jamais parû . Les Figures ont
été gravées sur les Desseins originaux de cet
Académicien. On trouvera dans ce volume la
Description de seize Animaux ; sçavoir :
I
I. Le
DECEMBRE. 1733. 267)
1. Le Tigre.
2. La Panthere.
3. La Palette.
4. La Marmotte .
J. Le Loir.
6. Le Becharu.
7. La Poule Sultane.
8. L'Ibis
9. La Cigogne.
10. La Salamandre.
11. Le Lézard- écaillé.
12. L'Elephant.
13. Le Crocodile.
14. Le Pelican .
15. LOiseau Royal
16. Le Griffon.
ce qui fera 32. Planches de la grandeur de celles
des deux premieres Parties.
2. Un volume de Tables des Matieres contetenues
dans tous les tomes de l'ancien Recueil
depuis 1666. jusqu'en 1699 , dans laquelle Table
Les matieres de la troisiéme Partie de l'Histoire
des Animaux seront comprises ,
3º. Un autre volume de Tables des Matieres.
des Memoires de l'Académie , depuis et compris
1721. jusques et compris 1730,
Les Libraires n'entreprendront point de faire
connoître l'importance de ces Ouvrages dont
Putilité se fait assez sentir. Il leur suffit de
pros
mettre de leur part les mêmes soins et la même
exactitude pour ces nouveaux volumes qu'ils ont
employez dans l'execution des 13. tomes qu'ils
ont distribuez au Public.
Quoiqu'il semble qu'il n'y auroit rien à desirer
de plus pour la perfection des Recueils de
l'Académie , on s'est neanmoins apperçû qu'il y
manquoit une Partie très - essentielle . C'est la Représentation
de toutes les Machines ou Inventions
présentées à l'Académie , et qui ont été
honorées de son approbation depuis son établis-
-sement jusqu'à present ; et qu'on trouve seule
ment indiquées à la fin de l'Histoire de chaqueannée.
Cette refléxion communiquée aux mêmes
Libraires par des personnes éclairées , les a en-
La Vol gagé
2674 MERCURE DE FRANCE
gagez à demander le consentement de l'Academie
pour cette nouvelle entreprise. L'ayant obteau , ils
ont travaillé sous les ordres de cet illustre Com «
pagne , qui a nommé Messieurs de Reaumur et
de Mairan pour Commissaires ; ils ont formé un
Recueil complet de ces Machines , dont ils ont
fait graver depuis quatre ans , environ quatre
cent Planches.
M. Golin , de la même Académie , a revû les
Machines gravées et leurs Descriptions , qui avec
les Desseins , ont été fournies par M. Gallon que
l'Académi : avoit agréé pour ce travail . Elles
sont en état d'ètre exposées à la curiosité de ceux
qui voudront prendre la peine de les venir voir
chez lesdits Libraires. Ce nouvel Ouvrage sera
divisé en six volumes in 4. de la même grandeur
que ceux des Recueils de l'Académie .
Après cet Exposé , les Libraires ont crû devoir
proposer une suite de Souscription en faveur de
ceux qui ont souscrit précedemment .
Les neuf volumes , sçavoir , les trois de supplé
ment aux Mémoires de l'Académie , et les six des
Machines , seront fournis dans le courant de
Pannée 1734 .
Le payement s'en fera de la maniere qui suit
En souscrivant ,
En recevant les 3. vol. des Memoires ,
En recevant les 6. volumes dés Machines
Ceux qui souhaiteront souscrire pour
les Machines , séparement payeront
en souscrivant
30. liv.
30 liv.
30. liv.
90. liv.
36. liv.
En recevant les 6. vol. pareille somme de 36. liv.
72. live
Ceux qui n'auront pas souscrit payeront les
I. Vol.
neuf
DECEMB -R-E ; ~ 1733. · 2674
neuf volumes en feuilles tro. liv. er pour le
Recueil des Machines séparément , aussi c
feuilles 120. liv.
Le prix des treize tomes distribuez au Public
lesquels par leur étendue ne peuvent se partager
en quinze volumes , est pour ceux qui n'ont pas
souscrit , de 180. liv, en feuilles .
On pourra souscrire jusqu'au premier Février
1734. chez G. Martin , Coignard fils , et Guerin
Taine , raë S. Jacques.
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Résumé : AVIS touchant un Supplement aux Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.
L'avis concerne un supplément aux Mémoires de l'Académie Royale des Sciences, couvrant la période de 1666 à 1699. Les libraires, ayant déjà publié 13 volumes, proposent une suite pour compléter et faciliter l'usage de cet ancien recueil. Cette suite inclut trois ouvrages principaux : la troisième partie des Mémoires pour servir à l'Histoire des Animaux, rédigée par feu M. Perrault et contenant des descriptions de seize animaux illustrés par 32 planches ; un volume de tables des matières pour les tomes de 1666 à 1699, incluant la troisième partie de l'Histoire des Animaux ; et un autre volume de tables des matières pour les Mémoires de l'Académie de 1721 à 1730. Les libraires soulignent également l'absence d'une représentation des machines et inventions approuvées par l'Académie depuis sa création. Ils ont obtenu le consentement de l'Académie pour publier un recueil complet de ces machines, avec environ quatre cents planches gravées sous la supervision de M. Golin et M. Gallon. Ce nouvel ouvrage sera divisé en six volumes. Les libraires proposent une souscription pour les neuf volumes (trois de supplément aux Mémoires et six des Machines) à livrer en 1734, avec des modalités de paiement spécifiques. Les souscriptions seront acceptées jusqu'au 1er février 1734 chez G. Martin, Coignard fils, et Guerin Taine, rue Saint-Jacques.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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12
p. 2675-2676
« Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...] »
Début :
Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...]
Mots clefs :
Élixir, Maladies, Sirop stomacal
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...] »
Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi,
'en son Artillerie de France , continue avec succès
de débiter son Sirop connu sous le nom de
Stomachal , souverain pour guerir les maladies
de poitrine , la toux séche et quand on est tourmenté
de fluxions chaudes et subtiles qui tom
bent sur la trachée - artere et les poulmons ; il
en adoucit l'acrimonie , soulage les phtisiqnes
et asmatiques . Sa doze est d'une cuillerée
bouche , trois fois par jour , il est très agréable
à prendre , on le peut prendre en une seule fois
dans du Thé , Prisanne , eau chaude &c .
ου
I
Ou trouvera aussi chez lui la véritable Pâte
de Guimauve , Jus de regliffe blanc , de même
que les Tablettes de soulphre d'une nouvelle
Composition pont le soulagement des asmatiques.
Sa demeure est toujours à Paris > rue de la
Verrerie , proche la rue des Billettes.
On donne avis au Public que Madame d'Algret
a composé un Elixir fortifient & anodin
excellent pour toutes les maladies du cerveau
et de l'estomach , et pour les personnes avancées
en âge ,exténuées par de longues maladies ;
il est encore bon pour toutes les coliques , pour
I. Vol
toutes
2676 MERCURE DE FRANCE
toutes les tranchées des femmes nouvellement
accouchées,il guerit des vomissements et procure
l'évacuation des vidanges lorsqu'elles sont suprimées.
C'est en conséquence des preuves que
Madame d'Algret a fait sous les yeux de M. le
premier Médecin , de la bonté de ce remede &
de l'examen qui en a été fait au Bureau de la
Commission par Mrs les Commissaires, qu'il lui
a été permis le le vendre et distribuct par Brevet
de la Commission.
Le prix de cet Elixir est de 60 livres la pinte,
qui se distribue en bouteilles de différens prix
dont les moindres sont de six et de trois livres.'
Madame d'Algret demeure rue des Poulies , an
petit Hôtel de Conti , vis- à- vis la rue Bailleul
dans la premiere cour , et premier escalier à main
droite , elle avertit le Public pour qu'il ne soit pas
trompé , qu'elle distribue elle même cet Elixir
et n'en fait distribuer par personne ni ailleurs
que chez elle ; on donne avec les bouteilles qui
sont cachetées de fon cachet , la maniere de se
servir de cet Elixir qui se transporte par tout et
ne se corrompt jamais , et qui est fort agréable à
prendre.
'en son Artillerie de France , continue avec succès
de débiter son Sirop connu sous le nom de
Stomachal , souverain pour guerir les maladies
de poitrine , la toux séche et quand on est tourmenté
de fluxions chaudes et subtiles qui tom
bent sur la trachée - artere et les poulmons ; il
en adoucit l'acrimonie , soulage les phtisiqnes
et asmatiques . Sa doze est d'une cuillerée
bouche , trois fois par jour , il est très agréable
à prendre , on le peut prendre en une seule fois
dans du Thé , Prisanne , eau chaude &c .
ου
I
Ou trouvera aussi chez lui la véritable Pâte
de Guimauve , Jus de regliffe blanc , de même
que les Tablettes de soulphre d'une nouvelle
Composition pont le soulagement des asmatiques.
Sa demeure est toujours à Paris > rue de la
Verrerie , proche la rue des Billettes.
On donne avis au Public que Madame d'Algret
a composé un Elixir fortifient & anodin
excellent pour toutes les maladies du cerveau
et de l'estomach , et pour les personnes avancées
en âge ,exténuées par de longues maladies ;
il est encore bon pour toutes les coliques , pour
I. Vol
toutes
2676 MERCURE DE FRANCE
toutes les tranchées des femmes nouvellement
accouchées,il guerit des vomissements et procure
l'évacuation des vidanges lorsqu'elles sont suprimées.
C'est en conséquence des preuves que
Madame d'Algret a fait sous les yeux de M. le
premier Médecin , de la bonté de ce remede &
de l'examen qui en a été fait au Bureau de la
Commission par Mrs les Commissaires, qu'il lui
a été permis le le vendre et distribuct par Brevet
de la Commission.
Le prix de cet Elixir est de 60 livres la pinte,
qui se distribue en bouteilles de différens prix
dont les moindres sont de six et de trois livres.'
Madame d'Algret demeure rue des Poulies , an
petit Hôtel de Conti , vis- à- vis la rue Bailleul
dans la premiere cour , et premier escalier à main
droite , elle avertit le Public pour qu'il ne soit pas
trompé , qu'elle distribue elle même cet Elixir
et n'en fait distribuer par personne ni ailleurs
que chez elle ; on donne avec les bouteilles qui
sont cachetées de fon cachet , la maniere de se
servir de cet Elixir qui se transporte par tout et
ne se corrompt jamais , et qui est fort agréable à
prendre.
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Résumé : « Le Sieur Julien Apotiquaire ordinaire du Roi, en son Artillerie de France, continuë avec succès [...] »
Le texte décrit deux remèdes médicaux et leurs fabricants. Julien, apothicaire du Roi en son Artillerie de France, propose le sirop Stomachal, efficace contre les maladies de poitrine, la toux sèche et les fluxions chaudes affectant la trachée-artère et les poumons. Ce sirop adoucit l'acrimonie et soulage les phtisiques et les asthmatiques. La dose recommandée est d'une cuillerée à bouche, trois fois par jour, dans du thé, de la prasine ou de l'eau chaude. Julien vend également de la pâte de guimauve, du jus de réglisse blanc et des tablettes de soufre pour les asthmatiques à Paris, rue de la Verrerie, proche la rue des Billettes. Madame d'Algret a composé un élixir fortifiant et anodin, bénéfique pour les maladies du cerveau et de l'estomac, ainsi que pour les personnes âgées ou affaiblies par de longues maladies. Cet élixir est également indiqué pour les coliques, les tranchées des femmes nouvellement accouchées, les vomissements et les problèmes d'évacuation. Après des preuves et un examen par des commissaires, Madame d'Algret a obtenu un brevet pour vendre et distribuer cet élixir. Le prix varie selon la taille des bouteilles, les plus petites coûtant six ou trois livres. Madame d'Algret réside rue des Poulies, au petit Hôtel de Conti, et distribue elle-même l'élixir pour éviter toute tromperie. Les bouteilles sont cachetées et accompagnées d'instructions d'utilisation.
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