Auteur du texte (8)
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Auteur probable (10)
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Détail
Liste
Résultats : 8 texte(s)
1
p. 27
VERS Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
Début :
Lorsque je vois la France entiere, [...]
Mots clefs :
Naissance du duc de Bourgogne
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texteReconnaissance textuelle : VERS Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
VERS
Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
L'Orsque je vois la France entiere,
Faire éclatter un zéle aussi vif que sincére
Sur un évenement qui comble tous ses vœeux
Moi seul je garderois un coupable silence:
Dussé- je être sisfié: non; à mon tour je veux
Signaler ma rejouissance.
Apollon, je le sçais, m'a refusé ses dons,
Mais quoi! sans que sur le Parnasse
J'aille mandier une place
Qu'il n'accorde jamais qu'à ses chers nourrissons
Ne puis je donc me faire entendre:
Princesse, & vous, son époux bien-aimé
Digne fils de LOUIS, ce Roi si renommé,
Pour ce gage naissant de l'amour le plus tendre,
Agréez les transports du cœur le plus épris:
Que sur ce cher soutien de la gloire des lys
Les amis du Dieu de la lyre,
Exercent à l'envi leur esprit, leurs talens,
Pour moi, je n'ai qu'un cour, si l'on me voib
écrire
Peu curieux d'cloges & d'encens
Ce n'est point pour que l'on miadano, C
Mais pour montrei ce que jer sens.
J. [F.] Gu[i]chard[.]
Sur la Naissance du Duc de Bourgogne.
L'Orsque je vois la France entiere,
Faire éclatter un zéle aussi vif que sincére
Sur un évenement qui comble tous ses vœeux
Moi seul je garderois un coupable silence:
Dussé- je être sisfié: non; à mon tour je veux
Signaler ma rejouissance.
Apollon, je le sçais, m'a refusé ses dons,
Mais quoi! sans que sur le Parnasse
J'aille mandier une place
Qu'il n'accorde jamais qu'à ses chers nourrissons
Ne puis je donc me faire entendre:
Princesse, & vous, son époux bien-aimé
Digne fils de LOUIS, ce Roi si renommé,
Pour ce gage naissant de l'amour le plus tendre,
Agréez les transports du cœur le plus épris:
Que sur ce cher soutien de la gloire des lys
Les amis du Dieu de la lyre,
Exercent à l'envi leur esprit, leurs talens,
Pour moi, je n'ai qu'un cour, si l'on me voib
écrire
Peu curieux d'cloges & d'encens
Ce n'est point pour que l'on miadano, C
Mais pour montrei ce que jer sens.
J. [F.] Gu[i]chard[.]
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2
p. 13
DIALOGUE entre l'Amour & l'Auteur, le premier de Janvier 1763.
Début :
Qui de si bon matin frappe à ma porte ? ... Moi... [...]
Mots clefs :
Amour
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texteReconnaissance textuelle : DIALOGUE entre l'Amour & l'Auteur, le premier de Janvier 1763.
DIALOGUE entre l'Amour & l'Auteur ,
le premier de Janvier 1763.
QUIur de fi bon matin frappe à ma porte ? ... Moi...
C'est mon Maître , ouvrons vîte ; entrez Amour :
Eh ! Quoi ! ....
Que je te dife un mot , écoute !
Ta premiere vifite eft pour Eglė ? ... Sans - doute....
Ne prens point le jargon de tous ces Diſcoureurs
Habiles à mentir en face ,
Qui d'un Compliment à la glace
Vont circulairement promener les fadeurs ....
Fi donc ! .... Sçais - tu ce qu'il faut faire ?...
Mais , fauf, Amour , votre meilleur avis ,
Fixer des yeux Eglé , l'embraffer & me taire. ...
A merveille ! pars , je te fuis.
Par M. GUICHARD .
le premier de Janvier 1763.
QUIur de fi bon matin frappe à ma porte ? ... Moi...
C'est mon Maître , ouvrons vîte ; entrez Amour :
Eh ! Quoi ! ....
Que je te dife un mot , écoute !
Ta premiere vifite eft pour Eglė ? ... Sans - doute....
Ne prens point le jargon de tous ces Diſcoureurs
Habiles à mentir en face ,
Qui d'un Compliment à la glace
Vont circulairement promener les fadeurs ....
Fi donc ! .... Sçais - tu ce qu'il faut faire ?...
Mais , fauf, Amour , votre meilleur avis ,
Fixer des yeux Eglé , l'embraffer & me taire. ...
A merveille ! pars , je te fuis.
Par M. GUICHARD .
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Résumé : DIALOGUE entre l'Amour & l'Auteur, le premier de Janvier 1763.
Le 1er janvier 1763, l'Amour visite un auteur et lui demande s'il rend visite à Églé. L'Amour conseille à l'auteur de ne pas utiliser des compliments creux, mais de fixer Églé du regard, de l'embrasser et de se taire. L'auteur accepte et l'Amour s'en va. Le dialogue est signé par M. Guichard.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 50
HOROSCOPE de l'Enfant de M. PHILIDOR.
Début :
LE petit Philidor un jour deviendra grand : [...]
Mots clefs :
Horoscope, Talents, Charmes, Petit, Père, Mère
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texteReconnaissance textuelle : HOROSCOPE de l'Enfant de M. PHILIDOR.
HOROSCOPE de l'Enfant de M. PHILIDOR.
Le petit Philidor un E jour deviendra grand:
C'eſt dire qu'il aura les talens de ſon Père ;
Et je prédis encor , l'Amour m'en eſt garant ,
Qu'il y joindra les charmes de ſa Mère.
Par M. GuUICHARD .
LE
,
,
E mot de la premiere Enigme du
mois de Mai eſt la Charrue. Celui de la
ſeconde eſt Vinaigre. Celui du premier
Logogryphe eſt Printemps , où l'on
trouve Sem , re , mi , ſi , mître , rit
nitre , mine , ripe , mie , Pin , Pie , Serin
, Pré , Epi , Prét , Prime , Sire
Esprit ,
Le petit Philidor un E jour deviendra grand:
C'eſt dire qu'il aura les talens de ſon Père ;
Et je prédis encor , l'Amour m'en eſt garant ,
Qu'il y joindra les charmes de ſa Mère.
Par M. GuUICHARD .
LE
,
,
E mot de la premiere Enigme du
mois de Mai eſt la Charrue. Celui de la
ſeconde eſt Vinaigre. Celui du premier
Logogryphe eſt Printemps , où l'on
trouve Sem , re , mi , ſi , mître , rit
nitre , mine , ripe , mie , Pin , Pie , Serin
, Pré , Epi , Prét , Prime , Sire
Esprit ,
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Résumé : HOROSCOPE de l'Enfant de M. PHILIDOR.
Le document contient un horoscope pour l'enfant de M. Philidor, prédisant qu'il héritera des talents de son père et des charmes de sa mère. Il est signé par M. Guillichard. Le texte inclut aussi des solutions à des énigmes et logogriphes pour mai. Les mots des énigmes sont 'Charrue' et 'Vinaigre'. Le logogryphe 'Printemps' contient divers mots comme 'Sem', 're', 'mi', 'si', 'mître', 'rit', 'nitre', 'mine', 'ripe', 'mie', 'Pin', 'Pie', 'Serin', 'Pré', 'Epi', 'Prét', 'Prime', 'Sire' et 'Esprit'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 21
A une Dame qui accusait l'Auteur de rêver à quelque Piéce nouvelle.
Début :
On ne sçauroit songer près de vous, qu'à vous-même. [...]
Mots clefs :
Songer, Aveu, Beauté, Cœur
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texteReconnaissance textuelle : A une Dame qui accusait l'Auteur de rêver à quelque Piéce nouvelle.
Aune Dame qui accuföit l'Auteur de
rêver à quelque Piéce nouvelle.
On ne fçauroit fonger près de vous , qu'à vousmême.
Or , d'après cet aveu bien plus vrai que flateur ,
O Beauté que tout le monde aime !
Ce n'eft pas mon efprit qui rêve , c'eft mon coeur.
Par M. GUICHARDS
rêver à quelque Piéce nouvelle.
On ne fçauroit fonger près de vous , qu'à vousmême.
Or , d'après cet aveu bien plus vrai que flateur ,
O Beauté que tout le monde aime !
Ce n'eft pas mon efprit qui rêve , c'eft mon coeur.
Par M. GUICHARDS
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5
p. 14
LA TRUYE ET LA LIONNE. FABLE.
Début :
LA Truye à la Lionne adressa ce langage : [...]
Mots clefs :
Lionne, Truie, Mariage, Qualité, Quantité
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texteReconnaissance textuelle : LA TRUYE ET LA LIONNE. FABLE.
LA TRUYE ET LA LIONNE
FABLE.
LA Truye à la Lionne adrefſa ce langage :
Hélas ! felon ce que je vois ,
Vous n'êtes guères heureufe en mariage !
J'ai toujours force enfans , & vous , à chaque fois ;
Vous n'en avez qu'un , pauvre mère : ...
Qu'un ? mais c'eft un Lion , lui dit la bête fière.
Bien répondu ! Que fait la quantité
La valeur d'une chofe eft dans fa qualité.
Par M. GUICHARD
FABLE.
LA Truye à la Lionne adrefſa ce langage :
Hélas ! felon ce que je vois ,
Vous n'êtes guères heureufe en mariage !
J'ai toujours force enfans , & vous , à chaque fois ;
Vous n'en avez qu'un , pauvre mère : ...
Qu'un ? mais c'eft un Lion , lui dit la bête fière.
Bien répondu ! Que fait la quantité
La valeur d'une chofe eft dans fa qualité.
Par M. GUICHARD
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6
p. 22-23
EPITRE A M. DAVESNE, par M. GUICHARD.
Début :
DE ta saine philosophie [...]
Mots clefs :
Heureux, Fortune, Plaisir, Philosophie, Temps
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texteReconnaissance textuelle : EPITRE A M. DAVESNE, par M. GUICHARD.
E PITRE
A M. DAVESNE , par M.
GUICHARD.
Da ta faine philofophie
J'aime à favourer les douceurs :
Sans chagrin , fans milantropie
Des Mortels abufés excufant les erreurs ,
Sans jargon, fans orgueil, & furtout fans fyſtéme ,
Heureux , mais heureux par toi- même ,
Tes jours font ceux d'un Sage : Ami , viens m'éclairer
:
Achéve d'embellir un réduit folitaire ,
Que déja l'aimable Glycère ,
En t'attendant ſe plaît à décorer.
De l'amour délicat , de l'amitié fincère ,
Viens voir l'afyle fortuné :
Viens voir certain berceau propre à plus d'un myſflère
,
Que le plaifir lui- même a façonné.
Là ; plein de la feule Nature ,
Nous oublîrons tous ces fots opulens ;
Qui fous le trifte poids d'une épaiffe dorure
Ne fçavent être qu'infolens
De notre petite fortune
SEPTEMBRE. 1763. 23
L'emploi bien dirigé nous vaudra leurs trésors ;
Peu curieux des vains dehors ,
Lorfque nous marcherons , d'une foule importune,
Ardente à nous offrir des voeux intérellés ,
Cher Davefne , nos pas ne feront point preffés,
Et c'est beaucoup . Sur les yeux pleins de charmes
De l'objet à qui comme moi ,
Sûrement tu rendras les armes ,
Quand le fommeil prolongera ſa loi
Dans un bosquet , à fa louange ,
Moi , tendre fans foupir , toi , galant fans fadeur ,
Rejettant du fçavoir cette manie étrange ,
Nous ferons quelques vers moins d'efprit que de
coeur.
Viens avec un Ami , viens avec une Belle ,
Noyer dans les doux flots d'un agréable vin
Et les foucis du jour , & ceux du lendemain.
La volupté le montre , & fuit à tire d'aîle ;
Attachons- nous à la faifir :
Ne nous attriftons point du vol de l'infidelle ,
Le temps eft affez long pour qui fçait en jouir ;
Si nous réfléchiffons , que ce foit au plaifir .
De la mort fous des fleurs cachons la faulx cruelle ;
Vivons fans la nommer ; mourons fans la fentir.
A M. DAVESNE , par M.
GUICHARD.
Da ta faine philofophie
J'aime à favourer les douceurs :
Sans chagrin , fans milantropie
Des Mortels abufés excufant les erreurs ,
Sans jargon, fans orgueil, & furtout fans fyſtéme ,
Heureux , mais heureux par toi- même ,
Tes jours font ceux d'un Sage : Ami , viens m'éclairer
:
Achéve d'embellir un réduit folitaire ,
Que déja l'aimable Glycère ,
En t'attendant ſe plaît à décorer.
De l'amour délicat , de l'amitié fincère ,
Viens voir l'afyle fortuné :
Viens voir certain berceau propre à plus d'un myſflère
,
Que le plaifir lui- même a façonné.
Là ; plein de la feule Nature ,
Nous oublîrons tous ces fots opulens ;
Qui fous le trifte poids d'une épaiffe dorure
Ne fçavent être qu'infolens
De notre petite fortune
SEPTEMBRE. 1763. 23
L'emploi bien dirigé nous vaudra leurs trésors ;
Peu curieux des vains dehors ,
Lorfque nous marcherons , d'une foule importune,
Ardente à nous offrir des voeux intérellés ,
Cher Davefne , nos pas ne feront point preffés,
Et c'est beaucoup . Sur les yeux pleins de charmes
De l'objet à qui comme moi ,
Sûrement tu rendras les armes ,
Quand le fommeil prolongera ſa loi
Dans un bosquet , à fa louange ,
Moi , tendre fans foupir , toi , galant fans fadeur ,
Rejettant du fçavoir cette manie étrange ,
Nous ferons quelques vers moins d'efprit que de
coeur.
Viens avec un Ami , viens avec une Belle ,
Noyer dans les doux flots d'un agréable vin
Et les foucis du jour , & ceux du lendemain.
La volupté le montre , & fuit à tire d'aîle ;
Attachons- nous à la faifir :
Ne nous attriftons point du vol de l'infidelle ,
Le temps eft affez long pour qui fçait en jouir ;
Si nous réfléchiffons , que ce foit au plaifir .
De la mort fous des fleurs cachons la faulx cruelle ;
Vivons fans la nommer ; mourons fans la fentir.
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7
p. 57-58
LE LOUP ET LA BREBIS, FABLE.
Début :
PAR des Chiens un Loup déchiré, [...]
Mots clefs :
Loup, Vivre, Brebis, Imposteur, Malfeiteur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LE LOUP ET LA BREBIS, FABLE.
LE LOUP ET LA BREBIS ,
FABLE.
PAR des Chiens un Loup déchiré ,
Au coin d'un bois languiffoit attéré ;
De vivre encor pourtant ii avoit grande envie ,
De coeur l'Animal étoit fain.
alle une Brebis : Bon ! Ah ! mia tant douce amie ,
Cy
58 MERCURE DEFRANCE .
Je meurs & de foif & de faim
De foiffurtout un peu d'eau , je vous prie.
Vous n'avez pas à faire un long chemin
Le fleuve eſt ici près , vous le fçavez : Eh ! vîte ,
Portez -moi dequoi boire , & puis facilement
Je trouverai dequoi manger.... Oh ! ſûrement,
Un Loup le peut nourrir de moi , quoique petite,
Repart la Brebiette en fuyant l'Impoſteur.
Il est trop dangereux d'aider un Malfaiteur .
Par M. GUICHARD.
FABLE.
PAR des Chiens un Loup déchiré ,
Au coin d'un bois languiffoit attéré ;
De vivre encor pourtant ii avoit grande envie ,
De coeur l'Animal étoit fain.
alle une Brebis : Bon ! Ah ! mia tant douce amie ,
Cy
58 MERCURE DEFRANCE .
Je meurs & de foif & de faim
De foiffurtout un peu d'eau , je vous prie.
Vous n'avez pas à faire un long chemin
Le fleuve eſt ici près , vous le fçavez : Eh ! vîte ,
Portez -moi dequoi boire , & puis facilement
Je trouverai dequoi manger.... Oh ! ſûrement,
Un Loup le peut nourrir de moi , quoique petite,
Repart la Brebiette en fuyant l'Impoſteur.
Il est trop dangereux d'aider un Malfaiteur .
Par M. GUICHARD.
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8
p. 14-15
ALEXANDRE ET APELLE, APOLOGUE.
Début :
DANS l'attelier d'Apelle, Alexandre tout haut [...]
Mots clefs :
Peinture, Beauté, Enfance, Broyeurs, Ignorants, Raillerie
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texteReconnaissance textuelle : ALEXANDRE ET APELLE, APOLOGUE.
ALEXANDRE ET APELLE ,
APOLOGUE.
DANS l'attelier d'Apelle , Alexandre tout haut
Raifonnoit de Peinture , & traitoit de défaut
La plus grande beauté.... Seigneur , je vous en
prie,
Dit l'Artiſte approchant de l'oreille du Roi :
Ceffez , ou parlez bas ... Pourquoi ? ...
L'enfance est toujours étourdie :
Voyez-vous mes petits Broyeurs
De couleurs ! ...
.7
OCTOBRE. 1763 . 15
Je crains pour vous leur raillerie ( a ) .
Ignorans ; renoncez à faire les Docteurs.
Par M. GUICHARD .
( a ) Plin . Hift. Lib . XXXV . Cap . X. Sed &
in officina imperitè multa differenti Alexandro )
filentium comiterfuadebat ( Apelles ) rideri eum di
cens à pueris qui colores tererent.
APOLOGUE.
DANS l'attelier d'Apelle , Alexandre tout haut
Raifonnoit de Peinture , & traitoit de défaut
La plus grande beauté.... Seigneur , je vous en
prie,
Dit l'Artiſte approchant de l'oreille du Roi :
Ceffez , ou parlez bas ... Pourquoi ? ...
L'enfance est toujours étourdie :
Voyez-vous mes petits Broyeurs
De couleurs ! ...
.7
OCTOBRE. 1763 . 15
Je crains pour vous leur raillerie ( a ) .
Ignorans ; renoncez à faire les Docteurs.
Par M. GUICHARD .
( a ) Plin . Hift. Lib . XXXV . Cap . X. Sed &
in officina imperitè multa differenti Alexandro )
filentium comiterfuadebat ( Apelles ) rideri eum di
cens à pueris qui colores tererent.
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1
p. 119
ENIGME.
Début :
Je suis un être tout divin, [...]
Mots clefs :
Esprit
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIG ΜΕ .
E ſuis un être tout divin ,
Du bien , du mal , ſource féconde ;
Etpartout où je ſuis , je plais à tout le monded
Eſt- il un plus noble deſtin ?
7. F. Guichard,
E ſuis un être tout divin ,
Du bien , du mal , ſource féconde ;
Etpartout où je ſuis , je plais à tout le monded
Eſt- il un plus noble deſtin ?
7. F. Guichard,
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2
p. 119-120
AUTRE.
Début :
Je suis faite pour divertir, [...]
Mots clefs :
Énigme
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
JE ſuis faite pour divertir ,
Et le plus ſouvent j'embarraſſe ;
Je ſuis toujours cachée , &j'ai fi peu d'audace,
120 MERCURE DEFRANCE.
découvrir ; Qu'à tout moment je crains de me trop
Veux-tu ſçavoir pourquoi je n'oſe point paroître
J'ai de juſtes raiſons , tu vas en convenir :
A
Dès qu'une fois on vient àme connoître ,
On m'abandonne ,& toi , tu n'as plus de plaiſir.
Par le même.
JE ſuis faite pour divertir ,
Et le plus ſouvent j'embarraſſe ;
Je ſuis toujours cachée , &j'ai fi peu d'audace,
120 MERCURE DEFRANCE.
découvrir ; Qu'à tout moment je crains de me trop
Veux-tu ſçavoir pourquoi je n'oſe point paroître
J'ai de juſtes raiſons , tu vas en convenir :
A
Dès qu'une fois on vient àme connoître ,
On m'abandonne ,& toi , tu n'as plus de plaiſir.
Par le même.
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3
p. 120
AUTRE.
Début :
Je n'habitai jamais la terre, [...]
Mots clefs :
Lettre I
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
JE n'habitai jamais la terre ,
Je ſuis auCiel , je crée & les Dieux & les Rois ;
Je donne à l'Univers des loix
Et fais naître à mon gré les biens & la miſére,
Je procure la haine ainſi que l'amitié ;
Que l'on faſſe deux parts , je ſuis dans la moitié ;
Je protége la Médecine ,
Quoiqu'à cet art j'ajoûte peu de foi ;
Tantôt je ris & je badine ,
Tantôt je raille & fais la mine.
Cher Lecteur , c'eſt encore à moi
Que les belles ſont redevables
De l'embonpoint & des attraits
Qui les rendent partout aimables ,
Mais à toute heure auſſi ſur leur ſein je me mets ,
Sans qu'elles diſent rien jamais.
Par lemême,
Du 26 Août 1749 .
JE n'habitai jamais la terre ,
Je ſuis auCiel , je crée & les Dieux & les Rois ;
Je donne à l'Univers des loix
Et fais naître à mon gré les biens & la miſére,
Je procure la haine ainſi que l'amitié ;
Que l'on faſſe deux parts , je ſuis dans la moitié ;
Je protége la Médecine ,
Quoiqu'à cet art j'ajoûte peu de foi ;
Tantôt je ris & je badine ,
Tantôt je raille & fais la mine.
Cher Lecteur , c'eſt encore à moi
Que les belles ſont redevables
De l'embonpoint & des attraits
Qui les rendent partout aimables ,
Mais à toute heure auſſi ſur leur ſein je me mets ,
Sans qu'elles diſent rien jamais.
Par lemême,
Du 26 Août 1749 .
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4
p. 35
VERS A Mademoiselle *** caressant un CHAT, & lui mettant en forme de laisse un ruban couleur de feu.
Début :
Eh ! quoi, l'animal le plus traître, [...]
Mots clefs :
Chat, Ruban
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS A Mademoiselle *** caressant un CHAT, & lui mettant en forme de laisse un ruban couleur de feu.
VERS
A Mademoiselle *** careſſant un CHAT ,
& lui mettant en forme de laiffe un ruban
couleur de feu.
EH ! quoi , l'animal le plus traître 2
Un chat , par vous , Themire , eft careffé !
De vous voir abuſer des attraits qu'il fit naître ,
L'amour jaloux eft offenfé.
Le moyen d'échapper à fa jufte vengeance ,
C'eft de lui réſerve: deformais vos faveurs :
Songez , pour vous punir de tant de complaifance,
Qu'il peut pouffer ce chat à de noires fureurs.
Lorsque vous l'avez pris , il a levé la patte :
C
J'ai craint , j'ai frémi , belle ingrate !
Dangereux fentiment de moi- même vainqueur !
Qu'on doit redouter ce qui flate ....
Ah ! ce noeud de ruban , dont la vive couleur ,
Au naturel peint l'amoureufe ardeur ,
Et dont ornoit fon cou votre main délicate ,
Eft le noeud qui lia mon coeur t
J. F. G.
De Chartrait , près de Melun.
A Mademoiselle *** careſſant un CHAT ,
& lui mettant en forme de laiffe un ruban
couleur de feu.
EH ! quoi , l'animal le plus traître 2
Un chat , par vous , Themire , eft careffé !
De vous voir abuſer des attraits qu'il fit naître ,
L'amour jaloux eft offenfé.
Le moyen d'échapper à fa jufte vengeance ,
C'eft de lui réſerve: deformais vos faveurs :
Songez , pour vous punir de tant de complaifance,
Qu'il peut pouffer ce chat à de noires fureurs.
Lorsque vous l'avez pris , il a levé la patte :
C
J'ai craint , j'ai frémi , belle ingrate !
Dangereux fentiment de moi- même vainqueur !
Qu'on doit redouter ce qui flate ....
Ah ! ce noeud de ruban , dont la vive couleur ,
Au naturel peint l'amoureufe ardeur ,
Et dont ornoit fon cou votre main délicate ,
Eft le noeud qui lia mon coeur t
J. F. G.
De Chartrait , près de Melun.
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Résumé : VERS A Mademoiselle *** caressant un CHAT, & lui mettant en forme de laisse un ruban couleur de feu.
Un poème de J. F. G. de Chartrait près de Melun exprime la jalousie d'un poète envers une demoiselle caressant un chat. Il voit dans l'animal un traître et craint sa vengeance. Le ruban rouge sur le chat symbolise l'amour ardent et a lié son cœur. Le poète conseille à la demoiselle de ne plus montrer de complaisance envers le chat.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 5-7
STANCES A Mademoiselle ***.
Début :
Les trois Graces, jeune Thémire, [...]
Mots clefs :
Plaisir, Esprit
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texteReconnaissance textuelle : STANCES A Mademoiselle ***.
STANCES
A Mademoiselle **
Les trois Graces , jeune Thémire ,
Même la fuperbe Cipris ,
Sur les attraits qu'en vous j'admire
N'auroient point remporté le prix.
A iij
6 MERCURE DE FRANCE.
Vous feule , fans en rien rabattre ,
Vous feule avez , fans vous flater ,
Ce qu'elles avoient toutes quatre.
Qui vous connoît peut l'attefter.
Vous poffédez un art de plaire ,
Que peut-être elles n'avoient pas ;
Ce que je vous vois dire ou faire
A toujours de nouveaux appas.
On ne parle que de leurs charmes ,
Quant à l'efprit on n'en dit rien ,
Ce côté vous fournit des armes ,
Vous raviffez dans l'entretien.
串
Du plus ridicule des âges
Vous n'approuvez pas les erreurs
De loin vous fuivez fes uſages ,
Mais vous n'adoptez point les moeurs
Chez vous une aigrette nouvelle
S'arrange fans trop réfléchir ,
Le plaifir de paroître belle
N'eft point votre unique plaifir.
SEPTEMBRE. 1755. 7
Vous méritez qu'on vous adore ,
Et l'ignorez en même tems ,
Cette ignorance donne encore
Plus de prix à vos agrémens .
Toutes nos ftériles brochures
Ne fécheront point votre efprit ,
Dans des fources fécondes , pures ,
De ſon vrai fuc il ſe nourrit.
Vous avez la rare habitude
Suivant les gens de vous plier ,
De borner votre vafte étude ,
Ou , s'il le faut , de l'oublier.
Belle , fage , douce , difcrette ,
Sans humeur , fans fard , fans détour ....
Thémire , pour être parfaite ,
Prenez un peu de mon amour.
J. F. G. **
De Chartrait , près Melun.
A Mademoiselle **
Les trois Graces , jeune Thémire ,
Même la fuperbe Cipris ,
Sur les attraits qu'en vous j'admire
N'auroient point remporté le prix.
A iij
6 MERCURE DE FRANCE.
Vous feule , fans en rien rabattre ,
Vous feule avez , fans vous flater ,
Ce qu'elles avoient toutes quatre.
Qui vous connoît peut l'attefter.
Vous poffédez un art de plaire ,
Que peut-être elles n'avoient pas ;
Ce que je vous vois dire ou faire
A toujours de nouveaux appas.
On ne parle que de leurs charmes ,
Quant à l'efprit on n'en dit rien ,
Ce côté vous fournit des armes ,
Vous raviffez dans l'entretien.
串
Du plus ridicule des âges
Vous n'approuvez pas les erreurs
De loin vous fuivez fes uſages ,
Mais vous n'adoptez point les moeurs
Chez vous une aigrette nouvelle
S'arrange fans trop réfléchir ,
Le plaifir de paroître belle
N'eft point votre unique plaifir.
SEPTEMBRE. 1755. 7
Vous méritez qu'on vous adore ,
Et l'ignorez en même tems ,
Cette ignorance donne encore
Plus de prix à vos agrémens .
Toutes nos ftériles brochures
Ne fécheront point votre efprit ,
Dans des fources fécondes , pures ,
De ſon vrai fuc il ſe nourrit.
Vous avez la rare habitude
Suivant les gens de vous plier ,
De borner votre vafte étude ,
Ou , s'il le faut , de l'oublier.
Belle , fage , douce , difcrette ,
Sans humeur , fans fard , fans détour ....
Thémire , pour être parfaite ,
Prenez un peu de mon amour.
J. F. G. **
De Chartrait , près Melun.
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Résumé : STANCES A Mademoiselle ***.
Le texte est une série de stances dédiées à une jeune femme, Mademoiselle, surnommée Thémire. L'auteur exalte sa beauté et son esprit, affirmant qu'elle surpasserait même les Grâces et Vénus. Il souligne son art de plaire et son esprit vif, qui la distinguent des autres. Thémire ne suit pas les erreurs des modes ridicules et ne se contente pas de paraître belle. Elle mériterait d'être adorée sans en être consciente, ce qui ajoute à ses charmes. Son esprit se nourrit de sources pures et fécondes, loin des brochures stériles. Elle sait s'adapter aux personnes qu'elle rencontre et possède des qualités telles que la sagesse, la douceur, la discrétion et l'absence de fard. L'auteur conclut en exprimant son amour pour elle.
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6
p. 69-70
LOGOGRYPHE A Madame de M***.
Début :
Je suis mauvais ou je suis bon, [...]
Mots clefs :
Mariage
8
p. 59-60
LOGOGRYPHE. A M. CHALUMEAU de S. Domingue, au sujet du sien adressé à Madame le..... du Trésor Royal, dans le Mercure de Février dernier, page 59.
Début :
Je suis tombé, Damon, sous votre griffe, [...]
Mots clefs :
Chalumeau
9
p. 50
A MADAME LA N*** , lisant la Comédie des GRACES.
Début :
QUE tenez- vous, Philis ? Le délicat Saint-Foix : [...]
Mots clefs :
Esprit, Grâces
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texteReconnaissance textuelle : A MADAME LA N*** , lisant la Comédie des GRACES.
A MADAME LA N *** , lifant la
Comédie des GRACES.
QUE
U tenez- vous , Philis ? Le délicat Saint-Foix :
C'eſt un Auteur charmant , que je lirois cent fois .
De la belle nature il fuit toujours les traces....
Fort bien , & votre esprit éclate à l'admirer ;
Mais , Philis , que vois- je ? les Graces !
C'eft moins lire que vous mirer.
Par M. GUICHard .
Comédie des GRACES.
QUE
U tenez- vous , Philis ? Le délicat Saint-Foix :
C'eſt un Auteur charmant , que je lirois cent fois .
De la belle nature il fuit toujours les traces....
Fort bien , & votre esprit éclate à l'admirer ;
Mais , Philis , que vois- je ? les Graces !
C'eft moins lire que vous mirer.
Par M. GUICHard .
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10
p. 46-47
LES ECOLIERS ET LE BALON, FABLE.
Début :
PAR un beau jour de la semaine, [...]
Mots clefs :
Ignorance, Malice, Demi-savant, Orgueil, Estime, Air
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LES ECOLIERS ET LE BALON, FABLE.
LES ECOLIERS ET LE BALON ,
PAR
FABLE.
AR un beau jour de la ſemaine ,
C'eft -à -dire un jour de congé ,
De jeunes Ecoliers en plaine
Un troupeau partagé ,
S'envoyoit , l'un à l'autre , un Balon élastique ;
C'étoit un charme de les voir !
A toi ! ... Fort bien ! .... A moi ! .... Chacun
court & s'applique ,
Ne voulant point faillir au jeu comme au devoir.
AVRIL. 1763 . 47
L'un deux , laffé de l'exercice ,
Par ignorance ou par malice ,
Pique le Balon , l'air s'enfuit ,
Et le faux embonpoint foudain s'évanouit.
Ainfi dans l'orgueil qui l'anime <
Se montre le demi -fçavant :
Tout rempli de fa propre eftime ,
Il s'enfile ! Mais fondez-le il n'en fort que du
venţ
Par M. GUICHARD .
PAR
FABLE.
AR un beau jour de la ſemaine ,
C'eft -à -dire un jour de congé ,
De jeunes Ecoliers en plaine
Un troupeau partagé ,
S'envoyoit , l'un à l'autre , un Balon élastique ;
C'étoit un charme de les voir !
A toi ! ... Fort bien ! .... A moi ! .... Chacun
court & s'applique ,
Ne voulant point faillir au jeu comme au devoir.
AVRIL. 1763 . 47
L'un deux , laffé de l'exercice ,
Par ignorance ou par malice ,
Pique le Balon , l'air s'enfuit ,
Et le faux embonpoint foudain s'évanouit.
Ainfi dans l'orgueil qui l'anime <
Se montre le demi -fçavant :
Tout rempli de fa propre eftime ,
Il s'enfile ! Mais fondez-le il n'en fort que du
venţ
Par M. GUICHARD .
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Résumé : LES ECOLIERS ET LE BALON, FABLE.
La fable 'Les Écoliers et le Ballon' de M. Guichard, datée d'avril 1763, raconte des écoliers jouant avec un ballon élastique. L'un d'eux le pique, le dégonflant. La fable compare cet incident à l'orgueil des demi-savants, qui ne produisent que du vent lorsqu'ils sont interrogés.
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