Auteur du texte (9)
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
[empty]
Détail
Liste
Résultats : 9 texte(s)
1
p. 3-9
PREDICTION SUR LA NAISSANCE D'UN DUC DE BOURGOGNE. Par Madame Curé.
Début :
Loin d'ici Fées mensongeres du Parnasse, dont le langage fut [...]
Mots clefs :
Prédiction, Naissance du duc de Bourgogne, Peuples, Temps, Traits, Fils, Yeux, Dieux, Fille, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PREDICTION SUR LA NAISSANCE D'UN DUC DE BOURGOGNE. Par Madame Curé.
PREDICTION
SUR LA NAISSANCE
D'UN DUC
DE BOURGOGNE.
Par Madame Curé.
Loin d'ici Fées mensongeres du
Parnasse, dont le langage fut
de tout tems consacré à l'impos-
ture. Je renonce à vos faveurs.
Vous fites jadis entendre sur le Tybre in-
digné, des accens impies, à la louange
A ij
II. Vol.
Digsiues vO
4 MERCUREDEFRANCE.
du * Meurtrier d'Agripine. Pour combien
de Tyrans vos nourrissons insensés allu-
merent-ils un encens criminel? Que de
traits leur plume sacrilège ne lança t'elle
pas contre des Héros bien-faisans, les
délices de leurs peuples & de toute la terre?
.
Je t'invoque, fils de l'Océan & de
Thétis, volage & savant Protée, à qui le
Livre des Destins est ouvert. Fais moi lire
dans l'avenit: éclaire moi. Quels seront
les fruits de l'Hymen glorieux qui joint
l'Auguste Lovis avec l'adorable Jo-
SEPHE? **Nos voeux & nos espérances
seront-ils trompés? La seule violence
peut, dit-on, arracher tes faveurs: mais
que peut une foible mortelle contre les
Dieux? Mes voeux & mon zéle seront les
sculs efforis que j'employrai pour te fixer.
Quels sentimens inconnus s'emparent
de moi! Je trenible, je frissonne. Quels
rayons viennent m'éclairer! L'avenir se dé-
voile à mesyeux. J'entens les bords enchan-
tés de la Seine reteutir de mille concerts
harmonieux. Les Peuples enyvtés de joie &
*Lucain dans sa Pharsile, a lové Nerou,
** Marie Josephe, P. iacesse de Pologue.
JANVIER. 1752.
d'allégresse célébrent à l'envi la bonté des
immortels. Un nouveau Lys va naître sur
nos rives fortunées. Lucine tend déja ses
mains propices à la Princesse adorable qui
le donne à notre amour. Parez- vous,
Apollon, de traits nouveaux & plus bril-
lans. Répandez, mon frere, une lumiere
& plus pure & plus belle. Elle va frapper
pour la premiere fois les yeux charmans
du petit- fils de LOVIS & de MARIN-
Je le vois dans son divin berceau entou-
ré des ris, des jeux & des graces. Vénus
en sa faveur, pardonne à la beauté de sa
rivale, la fille du Roi des Sarmates. * Elle
prodigue à cet enfant gloneux ses caresses.
Le Dieu de Paphos laissant tomber son arc
de ses mains redoutables, l'air sombre &
la tênte baissée, gémit & soupire, Ah! s'é-
crie-t'il, mon Empire est perdu! Je vois
un rival invincible dans cet enfant: il a
mes traits, mes graces: mais ai- je des yeux
comme lui, capables d'enflammer les cieux
& la tetre?
W
Tu souris, Prince illustre: l'Amour ir-
rité s'envole. Ah! quelle différence entre
toi & ceDieu cruel! Que de Sceptres brises!
La sille du Roi des Sarmates, c'est Madame
la Dauphine, qui est fille du Roi de Pologne. Les
Polonois s'appelloient autresois Sarmates.
Aiij
6 MERCUREDEFRANCE.
Que de Cités ravagées ; De combien de
maux & de calamités n est-il point l'Artisan
funeste? Mais que de Trônes soutenus! Que
de Nations sauvées! Que de bonheur & de
prospérité ta main prodigue va répandre
sur l'Univers!
Marchant sur les traces de ton auguste
Ayeul & de son fils, & digne comme eux
du nom si rare de BIEN-AIME, tuembarras-
seras l'Histoire. Clio, destinée à débrouiller
le cahos des Tems, nommera confusément,
dans nos fastes, trois Titus, plus ressemblans
encore par la bonté, la clemence, & par
routes les vertus des grands Rois, que par
le nom flatteur qui les annonce.
Peuples asservis sous un Maître barba-
re, * Grecs infortunés si différens de vos
Peres, fermez vos coeurs à une joye insen-
sée. Des Devins trompeurs brisant fausse-
ment, dans leurs oracles, vos fers & vos
chaînes, planterent nos Lys sut vos tristes
rives. Vaines illusions! Frivoles espéran-
ces ! Les destins propices préparent au
Prince qui vient de naître un bonheur plus
doux & plus sensible: il augmentera celui
de ses peuples.
* Ceitains Entousiastes ont prédit que la Fran-
ce détruiroit l'Empire des Turcs.
30
JANVIER.
1752.
La fille de Jupiter & de Thémis, Astrée
quitte les Cieux; elle vient habiter les
climats heureusemeni sou misà la Loi des
BOURBONS. Dicux! Quels tems me
découvres-tu, sçavant Prothée! L'avarice
expire, la discorde frémit, la pauvreté
s'envole, le fortuné Gaulois n'a de désirs
que pour remplir ceux des autres, de dé-
bats que pour exercer, à l'envi, sa généro-
fité, & de besoins que celui de remerciet
les Dieux de son abondance.
Le Tytan de nos plaisirs, le vil intérêt ne
forge plus de traits dorés pour le Dicu d'A-
mathonte. La tendresse, la constance, le
mystere effacent l'éclat des métaux funestes
qu'une main avare tira des entrailles de la
terre. Les Amans sçauront aimer; ils soupite-
ront pour des charmes toujours nouveaux
& toujours les mêmes, & ils ne s'en vante-
ront qu'à l'objet de leurs flammes.
L'ouvrage divin, dont le Vainqueur
pacisique de Fontenoy a jetté les fonde-
mens, s'acheve. Je vois la paix bâtir de ses
mains tranquilles son empire sur les debris
de celui de Bellone. L'arbre de Minerve
répand de toutes parts ses rameaux ver-
A iiij
LeNOO
9MERCURE DE FRANCE-
doyans. L'ambition, la cruauté & l'injustice
unissent envain leur fureur pour r'ouvrir-
un Templobarbare teint du sang des mortels
dévoués au Dieu des meurtres & du carnage.
Quel spectacle frappe mes yeux ! Je
vois, sous un ciel sercin & tranquille,
mille & mille Laboureurs amasser à l'en-
vi les dons abondans de la blonde Cerés.
La faux du Soldat effréné n'a pas moisson-
né leurs douces espérances. Bien-tôt, au
milieu de leurs chastes épouses & de leurs
enfans chéris, ils vont rroubler agréable-
ment le silence de leurs foyers parsibles,
par des hymnes sacrées que leur inspirora la
piété & la reconnoissance. Le doux Nectat
du fils de Sémelle prête une nouvelle force
à leurs voix saintement fatiguées. Les
Dieux applaudissent eux mêmes à des fêtes
dont ils ont dicté l'appareil.
Tu m'abandonnes, Dieu volage, incons-
tant Prothée. L'avenit se dérobe à mes
yeux. J'apperçois un tems bien différent,
trop présent encore à ma douleur; le pas-
sé funeste, où la Parque m'enleva le mor-
tel vertueux dont l'hymen avoit uni nos
destinées. Hélas! Quel abattement! Quel-
les douleurs! Mais de quels sons généreux-
viens-tu frapper mes oreilles? Je t'entens,
300
JANVIER. 1732.
ombre plaintive: Cesse, dis-tu, de répan-
dre des larmes stériles sur ma cendre: je-
quitte ta tendresse de regrets superflus: ta
Patrie prospére, tout rit à LO uIS: Ses
peuples sont heureux. Ton coeur pourroit-
il encore s'ouvrit à la tristesse:
SUR LA NAISSANCE
D'UN DUC
DE BOURGOGNE.
Par Madame Curé.
Loin d'ici Fées mensongeres du
Parnasse, dont le langage fut
de tout tems consacré à l'impos-
ture. Je renonce à vos faveurs.
Vous fites jadis entendre sur le Tybre in-
digné, des accens impies, à la louange
A ij
II. Vol.
Digsiues vO
4 MERCUREDEFRANCE.
du * Meurtrier d'Agripine. Pour combien
de Tyrans vos nourrissons insensés allu-
merent-ils un encens criminel? Que de
traits leur plume sacrilège ne lança t'elle
pas contre des Héros bien-faisans, les
délices de leurs peuples & de toute la terre?
.
Je t'invoque, fils de l'Océan & de
Thétis, volage & savant Protée, à qui le
Livre des Destins est ouvert. Fais moi lire
dans l'avenit: éclaire moi. Quels seront
les fruits de l'Hymen glorieux qui joint
l'Auguste Lovis avec l'adorable Jo-
SEPHE? **Nos voeux & nos espérances
seront-ils trompés? La seule violence
peut, dit-on, arracher tes faveurs: mais
que peut une foible mortelle contre les
Dieux? Mes voeux & mon zéle seront les
sculs efforis que j'employrai pour te fixer.
Quels sentimens inconnus s'emparent
de moi! Je trenible, je frissonne. Quels
rayons viennent m'éclairer! L'avenir se dé-
voile à mesyeux. J'entens les bords enchan-
tés de la Seine reteutir de mille concerts
harmonieux. Les Peuples enyvtés de joie &
*Lucain dans sa Pharsile, a lové Nerou,
** Marie Josephe, P. iacesse de Pologue.
JANVIER. 1752.
d'allégresse célébrent à l'envi la bonté des
immortels. Un nouveau Lys va naître sur
nos rives fortunées. Lucine tend déja ses
mains propices à la Princesse adorable qui
le donne à notre amour. Parez- vous,
Apollon, de traits nouveaux & plus bril-
lans. Répandez, mon frere, une lumiere
& plus pure & plus belle. Elle va frapper
pour la premiere fois les yeux charmans
du petit- fils de LOVIS & de MARIN-
Je le vois dans son divin berceau entou-
ré des ris, des jeux & des graces. Vénus
en sa faveur, pardonne à la beauté de sa
rivale, la fille du Roi des Sarmates. * Elle
prodigue à cet enfant gloneux ses caresses.
Le Dieu de Paphos laissant tomber son arc
de ses mains redoutables, l'air sombre &
la tênte baissée, gémit & soupire, Ah! s'é-
crie-t'il, mon Empire est perdu! Je vois
un rival invincible dans cet enfant: il a
mes traits, mes graces: mais ai- je des yeux
comme lui, capables d'enflammer les cieux
& la tetre?
W
Tu souris, Prince illustre: l'Amour ir-
rité s'envole. Ah! quelle différence entre
toi & ceDieu cruel! Que de Sceptres brises!
La sille du Roi des Sarmates, c'est Madame
la Dauphine, qui est fille du Roi de Pologne. Les
Polonois s'appelloient autresois Sarmates.
Aiij
6 MERCUREDEFRANCE.
Que de Cités ravagées ; De combien de
maux & de calamités n est-il point l'Artisan
funeste? Mais que de Trônes soutenus! Que
de Nations sauvées! Que de bonheur & de
prospérité ta main prodigue va répandre
sur l'Univers!
Marchant sur les traces de ton auguste
Ayeul & de son fils, & digne comme eux
du nom si rare de BIEN-AIME, tuembarras-
seras l'Histoire. Clio, destinée à débrouiller
le cahos des Tems, nommera confusément,
dans nos fastes, trois Titus, plus ressemblans
encore par la bonté, la clemence, & par
routes les vertus des grands Rois, que par
le nom flatteur qui les annonce.
Peuples asservis sous un Maître barba-
re, * Grecs infortunés si différens de vos
Peres, fermez vos coeurs à une joye insen-
sée. Des Devins trompeurs brisant fausse-
ment, dans leurs oracles, vos fers & vos
chaînes, planterent nos Lys sut vos tristes
rives. Vaines illusions! Frivoles espéran-
ces ! Les destins propices préparent au
Prince qui vient de naître un bonheur plus
doux & plus sensible: il augmentera celui
de ses peuples.
* Ceitains Entousiastes ont prédit que la Fran-
ce détruiroit l'Empire des Turcs.
30
JANVIER.
1752.
La fille de Jupiter & de Thémis, Astrée
quitte les Cieux; elle vient habiter les
climats heureusemeni sou misà la Loi des
BOURBONS. Dicux! Quels tems me
découvres-tu, sçavant Prothée! L'avarice
expire, la discorde frémit, la pauvreté
s'envole, le fortuné Gaulois n'a de désirs
que pour remplir ceux des autres, de dé-
bats que pour exercer, à l'envi, sa généro-
fité, & de besoins que celui de remerciet
les Dieux de son abondance.
Le Tytan de nos plaisirs, le vil intérêt ne
forge plus de traits dorés pour le Dicu d'A-
mathonte. La tendresse, la constance, le
mystere effacent l'éclat des métaux funestes
qu'une main avare tira des entrailles de la
terre. Les Amans sçauront aimer; ils soupite-
ront pour des charmes toujours nouveaux
& toujours les mêmes, & ils ne s'en vante-
ront qu'à l'objet de leurs flammes.
L'ouvrage divin, dont le Vainqueur
pacisique de Fontenoy a jetté les fonde-
mens, s'acheve. Je vois la paix bâtir de ses
mains tranquilles son empire sur les debris
de celui de Bellone. L'arbre de Minerve
répand de toutes parts ses rameaux ver-
A iiij
LeNOO
9MERCURE DE FRANCE-
doyans. L'ambition, la cruauté & l'injustice
unissent envain leur fureur pour r'ouvrir-
un Templobarbare teint du sang des mortels
dévoués au Dieu des meurtres & du carnage.
Quel spectacle frappe mes yeux ! Je
vois, sous un ciel sercin & tranquille,
mille & mille Laboureurs amasser à l'en-
vi les dons abondans de la blonde Cerés.
La faux du Soldat effréné n'a pas moisson-
né leurs douces espérances. Bien-tôt, au
milieu de leurs chastes épouses & de leurs
enfans chéris, ils vont rroubler agréable-
ment le silence de leurs foyers parsibles,
par des hymnes sacrées que leur inspirora la
piété & la reconnoissance. Le doux Nectat
du fils de Sémelle prête une nouvelle force
à leurs voix saintement fatiguées. Les
Dieux applaudissent eux mêmes à des fêtes
dont ils ont dicté l'appareil.
Tu m'abandonnes, Dieu volage, incons-
tant Prothée. L'avenit se dérobe à mes
yeux. J'apperçois un tems bien différent,
trop présent encore à ma douleur; le pas-
sé funeste, où la Parque m'enleva le mor-
tel vertueux dont l'hymen avoit uni nos
destinées. Hélas! Quel abattement! Quel-
les douleurs! Mais de quels sons généreux-
viens-tu frapper mes oreilles? Je t'entens,
300
JANVIER. 1732.
ombre plaintive: Cesse, dis-tu, de répan-
dre des larmes stériles sur ma cendre: je-
quitte ta tendresse de regrets superflus: ta
Patrie prospére, tout rit à LO uIS: Ses
peuples sont heureux. Ton coeur pourroit-
il encore s'ouvrit à la tristesse:
Fermer
2
p. 69
REMERCIMENT A MR. D'AMMON, ENVOYÉ DU ROI DE PRUSSE. Par Madame CURÉ.
Début :
Un étui destiné pour en faire un cachet, [...]
Mots clefs :
Remerciement, Roi de Prusse
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMERCIMENT A MR. D'AMMON, ENVOYÉ DU ROI DE PRUSSE. Par Madame CURÉ.
REMERCIMENT A MR. D'AMMON ,
ENVOYÉ DU ROI DE PRUSSE.
U
Par Madame CURE.
N étui deftiné pour en faire un cachet ,
Qui fert à celer un fecret ,
N'étoit pas de ma compétence ;
Car mon coeur eft fi fatisfait
D'un préfent de cette importance ,
Qu'il ne fçauroit être muet ,
Ni cacher les tranfports de fa reconnoiffance
ENVOYÉ DU ROI DE PRUSSE.
U
Par Madame CURE.
N étui deftiné pour en faire un cachet ,
Qui fert à celer un fecret ,
N'étoit pas de ma compétence ;
Car mon coeur eft fi fatisfait
D'un préfent de cette importance ,
Qu'il ne fçauroit être muet ,
Ni cacher les tranfports de fa reconnoiffance
Fermer
3
p. 22
A SA MAJESTÉ LE ROI DE POLOGNE, Sur la statue du Roi de France ; qu'il a fait ériger à Nancy.
Début :
ROME de ses héros & de ses Empereurs, [...]
Mots clefs :
Roi de Pologne, Roi de France, Statue du roi de France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A SA MAJESTÉ LE ROI DE POLOGNE, Sur la statue du Roi de France ; qu'il a fait ériger à Nancy.
A SA MAJESTE
LE ROI DE POLOGNE ,
Sur la ftatue du Roi de France ; qu'il a
fait ériger à Nancy.
ROME de fes héros & de fes Empereurs ,
Par le marbre ou l'airain fe retraçoit l'image :
Et celle de LOUIS , outre cet avantage ,
Eft gravée au fond de nos coeurs.
Par vos foins on la voit dans l'heureuſe contrée ,
Où vous avez du ciel fait revenir Aftrée :
Mais , Grand Roi , quel feroit notre contentement
S'ils n'étoient pas bornés à ce feul monument !
Sans craindre qu'un Monarque auffi bon que le
nôtre ,
Puiffe jamais être jaloux
Des fentimens qu'on a pour vous ;
Auprès de fa ftatue on voudroit voir la vôtre .
Par la Muſe Limonadiere , ce 28 Fuillet
1755.
LE ROI DE POLOGNE ,
Sur la ftatue du Roi de France ; qu'il a
fait ériger à Nancy.
ROME de fes héros & de fes Empereurs ,
Par le marbre ou l'airain fe retraçoit l'image :
Et celle de LOUIS , outre cet avantage ,
Eft gravée au fond de nos coeurs.
Par vos foins on la voit dans l'heureuſe contrée ,
Où vous avez du ciel fait revenir Aftrée :
Mais , Grand Roi , quel feroit notre contentement
S'ils n'étoient pas bornés à ce feul monument !
Sans craindre qu'un Monarque auffi bon que le
nôtre ,
Puiffe jamais être jaloux
Des fentimens qu'on a pour vous ;
Auprès de fa ftatue on voudroit voir la vôtre .
Par la Muſe Limonadiere , ce 28 Fuillet
1755.
Fermer
Résumé : A SA MAJESTÉ LE ROI DE POLOGNE, Sur la statue du Roi de France ; qu'il a fait ériger à Nancy.
Le texte est une ode dédiée aux rois de Pologne et de France, Louis XV. Il compare les exploits des rois à ceux des héros romains immortalisés par le marbre ou l'airain. Louis XV est célébré pour avoir restauré l'abondance. L'auteur souhaite une statue du roi de Pologne à côté de celle de Louis XV. Le poème est signé par la Muse Limonadière et daté du 28 juillet 1755.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
4
p. 73
BOUQUET. A Monseigneur le Duc de Gesvres, le jour de saint François, le 4 Octobre, 1755.
Début :
Seigneur, qui par bonté, voulûtes qu'à mon fils, [...]
Mots clefs :
Bouquet, Duc de Gesvres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BOUQUET. A Monseigneur le Duc de Gesvres, le jour de saint François, le 4 Octobre, 1755.
BOUQUET.
A Monfeigneur le Duc de Gefores , le joun
defaint François , le 4 Octobre , 1755.
Seigneur Eigneur , qui par bonté, voulûtes qu'à mon fils,'
Votre augufte nom fût tranfmis ,
Souffrez que, par mes mains , le jour de votre fête,
Il vous offre un bouquet avec un air foumis.
La chofe fera plus plus honnête ,
Que s'il venoit lui- même , & d'un ton enfantia
Bégayoit quelques mots à fon digne parrein .
Saint François que chacun révere ,
Nourrit un grand nombre d'enfans :
Votre bienfaifant caractere
Fait prefque vivre autant de gens.
Par Mme Bourette , du Caffe Allemand.
A Monfeigneur le Duc de Gefores , le joun
defaint François , le 4 Octobre , 1755.
Seigneur Eigneur , qui par bonté, voulûtes qu'à mon fils,'
Votre augufte nom fût tranfmis ,
Souffrez que, par mes mains , le jour de votre fête,
Il vous offre un bouquet avec un air foumis.
La chofe fera plus plus honnête ,
Que s'il venoit lui- même , & d'un ton enfantia
Bégayoit quelques mots à fon digne parrein .
Saint François que chacun révere ,
Nourrit un grand nombre d'enfans :
Votre bienfaifant caractere
Fait prefque vivre autant de gens.
Par Mme Bourette , du Caffe Allemand.
Fermer
Résumé : BOUQUET. A Monseigneur le Duc de Gesvres, le jour de saint François, le 4 Octobre, 1755.
Le 4 octobre 1755, François écrit à Monseigneur le Duc de Gefores pour le remercier d'avoir permis à son fils de porter son nom. À l'occasion de la fête du Duc, le fils offre un bouquet via son père. La lettre compare la bienfaisance du Duc à celle de Saint François. Signé Mme Bourette, du Café Allemand.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Fermer
5
p. 39
A son ALTESSE SÉRÉNISSIME Mgr le Prince DE CONDÉ.
Début :
ILLUSTRE rejetton du sang le plus auguste, [...]
Mots clefs :
Vainqueur, Amour, Gloire, France
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A son ALTESSE SÉRÉNISSIME Mgr le Prince DE CONDÉ.
A fon ALTESSE SÉRÉNISSIME
Mgr le Prince DE CONDÉ.
ILLUSTRE rejetton du ſang le plus auguſte ;
Jeune CONDÉ , Veux- tu fçavoir au juſte
La meſure d'amour que la France a pour toi ?
Ton coeur a tout le feu du vainqueur de Rocroi ;
Tu n'as cherché que la Victoire :
Eh bien la France t'aime autant , que toi la
gloire.
Par la MUSE LIMONADIERE.
Mgr le Prince DE CONDÉ.
ILLUSTRE rejetton du ſang le plus auguſte ;
Jeune CONDÉ , Veux- tu fçavoir au juſte
La meſure d'amour que la France a pour toi ?
Ton coeur a tout le feu du vainqueur de Rocroi ;
Tu n'as cherché que la Victoire :
Eh bien la France t'aime autant , que toi la
gloire.
Par la MUSE LIMONADIERE.
Fermer
6
p. 14
ÉPITAPHE SUR la mort de la Princesse RADSIVILLE.
Début :
LA mort a de ses jours trop tôt coupé la trame : [...]
Mots clefs :
Mort, Épitaphe, Tombeau, Vertus, Princesse Radziwill
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ÉPITAPHE SUR la mort de la Princesse RADSIVILLE.
ÉPITAPHE
SUR la mort de la Princeſſe
RADSIVILLE.
A mort a de ſes jours trop tôt coupé latrame :
Autour de ſon tombeau les Vertus ſont en deuil.
Voulez - vous par un trait connoître ſa grande
âme ?
Philoſophe & Princeſſe, elle ignora l'orgueil.
Par laMUSE LIMONADIERE.
SUR la mort de la Princeſſe
RADSIVILLE.
A mort a de ſes jours trop tôt coupé latrame :
Autour de ſon tombeau les Vertus ſont en deuil.
Voulez - vous par un trait connoître ſa grande
âme ?
Philoſophe & Princeſſe, elle ignora l'orgueil.
Par laMUSE LIMONADIERE.
Fermer
7
p. 14
SUR la mort de M. de MARIVAUX.
Début :
Que de drames rians sa plume fit éclore ! [...]
Mots clefs :
Mort, Beaux esprits, Plume, Âme, Amis
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUR la mort de M. de MARIVAUX.
SUR la mort de M. de MARIVAUX.
Qus de drames rians ſa plume fit éclore !
Au rang des Beaux-Eſprits ſans doute il ſera mis
Son âme fut plus belle encore ;
Il eut des moeurs & des amis.
Par la même.
Qus de drames rians ſa plume fit éclore !
Au rang des Beaux-Eſprits ſans doute il ſera mis
Son âme fut plus belle encore ;
Il eut des moeurs & des amis.
Par la même.
Fermer
8
p. 47
VERS sur le mariage de Mlle CORNEILLE, dont M. de VOLTAIRE a donné la dot.
Début :
LA gloire avec ses plus brillans rayons, [...]
Mots clefs :
Gloire, Beauté, Vertu, Père de la scène
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : VERS sur le mariage de Mlle CORNEILLE, dont M. de VOLTAIRE a donné la dot.
VERS fur le mariage de Mlle CORNEILLE
, dont M. de VOLTAIRE
a donné la dot.
LAgloire avec fes plus brillans rayons
Dans deux cartouches de lumière ,
Avoit écartelé les noms
Et de Corneille & de Voltaire.
Dans la jeune Beauté dont vous êtes l'appui ,
Vous honorez le ſang du père de la ſcène ,
Après vous être élevé juſqu'à lui ;
Et la vertu vous unit aujourd'hui ,
Autant qu'avoit fait Melpomène.
Parla MUSE LIMONADIERE)
, dont M. de VOLTAIRE
a donné la dot.
LAgloire avec fes plus brillans rayons
Dans deux cartouches de lumière ,
Avoit écartelé les noms
Et de Corneille & de Voltaire.
Dans la jeune Beauté dont vous êtes l'appui ,
Vous honorez le ſang du père de la ſcène ,
Après vous être élevé juſqu'à lui ;
Et la vertu vous unit aujourd'hui ,
Autant qu'avoit fait Melpomène.
Parla MUSE LIMONADIERE)
Fermer
9
p. 89
A M. SAURIN, de l'Académie Françoise, sur la tragédie bourgeoise.
Début :
RENARD fit le Joueur, & ne corrigea guère : [...]
Mots clefs :
Tragédie bourgeoise
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A M. SAURIN, de l'Académie Françoise, sur la tragédie bourgeoise.
A M. SAURIN, de l'Académie Françoiſe ,
fur fa tragédie bourgeoife.
RENARD fit le Joueur , & ne corrigea guère :
Ce n'eft pas en riant qu'on trace un tel portrait.
Mais du crayon anglois tu peins ce caractère ,
Si dangereux , & qui fouvent a fait
La ruine & les maux d'une famille entière :
Renard a fait un drame , & toi feul le fujer.
Par la Mufe Limonadière.
fur fa tragédie bourgeoife.
RENARD fit le Joueur , & ne corrigea guère :
Ce n'eft pas en riant qu'on trace un tel portrait.
Mais du crayon anglois tu peins ce caractère ,
Si dangereux , & qui fouvent a fait
La ruine & les maux d'une famille entière :
Renard a fait un drame , & toi feul le fujer.
Par la Mufe Limonadière.
Fermer
Pas de résultat.
Pas de résultat.
Pas de résultat.