Auteur du texte (5)
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Résultats : 5 texte(s)
1
p. 86-90
ODE ANACREONTIQUE. Par Mr Roy. Réception d'une nouvelle Muse.
Début :
Jusqu'à quand verrons-nous par neuf Filles ridées [...]
Mots clefs :
Amour, Muses
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texteReconnaissance textuelle : ODE ANACREONTIQUE. Par Mr Roy. Réception d'une nouvelle Muse.
ODE
ANACREONTIVE
Par Mr Roy.
Reception d'une nouvelle
Mule.
lulqUaquand verrons.
nous par neuf Filles
ridées
Le doublesommet habité
Avec de tels objetsoù
prendre des idées
D'agrément & de noUr
rveautc.
-W.
JMuJesj qui dans nos
Vers laiffezj couler la
g_ace
Maigre noflreétude
nosJoins
Lorsque d'un feu si heau
'Vous enjlamieZj,Horace
Vous avieZ deux mille
ans de moins.
Arvôtre âge tified bien dô
parlerdel'Hifloire
De ïAffyrie & deJes
Roiss
Mais laijjezj-la l'Amour:
pourcelebrerfa
gloire
Ce Dieu veutdeplusjeunes
VOIX.
Quoy, nous redirieZj*vou$
desfleurettes contées
Dutemps a'Helene&de
Pâris
Ah! ces fades douceurs
des Sçavansrefpeëtées
LeJeroient peu de nos
Iris.
C'a, veut - on dans nos
Vers ressusciter les Graces3
Conjultons L'Enfant de
PafJhos
Deles anitiques Soeurs
Phebusremplit lesplaces
Parautant dejeunesSaphos.
B;
Le choix estimportant,
quAmour tâche À le
faire.,
Ne prene que de tendres
coeurs
Des appas quonpourroit
adorera Cythere
Charmans mais modestes
vatnqueurs.
H
Qui choisis-tu d'abord?
ClinJeneJah
9 tu men.
chantes
Par l'hommage que tu
luy rends
Je nefuisinquiet que des
huit prétendantes
Qui doivent entrer fùr
les rangs.
ANACREONTIVE
Par Mr Roy.
Reception d'une nouvelle
Mule.
lulqUaquand verrons.
nous par neuf Filles
ridées
Le doublesommet habité
Avec de tels objetsoù
prendre des idées
D'agrément & de noUr
rveautc.
-W.
JMuJesj qui dans nos
Vers laiffezj couler la
g_ace
Maigre noflreétude
nosJoins
Lorsque d'un feu si heau
'Vous enjlamieZj,Horace
Vous avieZ deux mille
ans de moins.
Arvôtre âge tified bien dô
parlerdel'Hifloire
De ïAffyrie & deJes
Roiss
Mais laijjezj-la l'Amour:
pourcelebrerfa
gloire
Ce Dieu veutdeplusjeunes
VOIX.
Quoy, nous redirieZj*vou$
desfleurettes contées
Dutemps a'Helene&de
Pâris
Ah! ces fades douceurs
des Sçavansrefpeëtées
LeJeroient peu de nos
Iris.
C'a, veut - on dans nos
Vers ressusciter les Graces3
Conjultons L'Enfant de
PafJhos
Deles anitiques Soeurs
Phebusremplit lesplaces
Parautant dejeunesSaphos.
B;
Le choix estimportant,
quAmour tâche À le
faire.,
Ne prene que de tendres
coeurs
Des appas quonpourroit
adorera Cythere
Charmans mais modestes
vatnqueurs.
H
Qui choisis-tu d'abord?
ClinJeneJah
9 tu men.
chantes
Par l'hommage que tu
luy rends
Je nefuisinquiet que des
huit prétendantes
Qui doivent entrer fùr
les rangs.
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Résumé : ODE ANACREONTIQUE. Par Mr Roy. Réception d'une nouvelle Muse.
Le poème 'ODE ANACREONTIVE' de Mr Roy célèbre la réception d'une nouvelle mule. Il commence par décrire neuf filles ridées et des sommets habités, évoquant des idées d'agrément et de nouveauté. L'auteur s'adresse à Horace, soulignant que l'amour nécessite des voix plus jeunes pour célébrer sa gloire. Il critique les douceurs fades des savants et les histoires anciennes d'Hélène et de Pâris, préférant ressusciter les Grâces et les jeunes Saphos. Le poème met en avant l'importance du choix en amour, recommandant de sélectionner des cœurs tendres et des appas adorables, charmants mais modestes. L'auteur exprime son choix pour Clinjenejah, dont il chante les louanges, tout en mentionnant huit autres prétendantes qui doivent entrer dans les rangs.
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2
p. 47-55
APOLLON ET L'AMOUR. Par Mr ROY. DIALOGUE.
Début :
Si matin au Parnasse, Amour, qu'y viens-tu faire ? [...]
Mots clefs :
Amour, Apollon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APOLLON ET L'AMOUR. Par Mr ROY. DIALOGUE.
APOLLON
ET
L'AMOUR,
Par M' ROY.
DIALOGUE.
APOLLON.
Si matin au Parnasse, Amour
, qu'y vienstufaire?
L'AMOUR.
J'y vienscuëillirun Boti.-
quet pour Cloris
APOLLON.
UnBouquetpourCloris!
ehj'enfais mon affaire
Va va, retourne vers
Cypris,
Les fleurs entre mes
mains deviennentimmortelles,
Dans les tiennes,Amour,
qu'ont-elles à
durer?
Seuljesçayfaçonner les
Guirlandes nouvelles
Dont les Heros ont droit
de separer,
Efi-ce
Est-ce à d'autres qu'à
moy de couronner les
Bellesl
L'AMOUR.
Ma Mere ne vapoints
parer de vosfleurs,
MJeserseClorriseco.mme ma
APOLLON.
Si Venus connoist mal le
prix de mesfaveurs
Clorisfaitmieux, Cloris àl'Amour meprefere.
L'AMOUR.
EptlCaloirirseme.ddooiittIl"'aarrtt*ddee
APOLLON.
Atoy! Quoy donc, l'air
gracieux,Lesourireplein ddeeffiînneefjffee,1?
Lebaâinageingénieux
5 Art où Cloris ejïfi maitresse.
Tout cela ne vient pas
du plusbrillant dis
Dieux?
Quel autre, s'il vous
plaist, auroit mis dans
fisyeux
Cette prompte vertu de
guerir la tristesse ?
Maistu l'entenschanter,
parle de bonnefoy,
Enadmirant les sons
cette aimablecadence,
Seroit-cepas luyfaire offense
Que de croirequ'elle eût
d'autre Maistre que
moy?
Songe à l'Hiverpassé,
qu'un moment te rapelle
Le Bal avec tousses ap-
PtU,
Cloris dansoit,sa danse
teplut-elle?
Je luy montray les pre- mierspas.
Enfin cejlmoyfeulquelle
aime.
Veux-tu la voir dans un
Festin
Je lU) mets le verre en
main,
Bacchus en convient luymême.
•
L'AMOUR.
C'est donc de messuccés
quetu tefais honneur?
Tu parles de sa voix &
tu m'en dis merveille,
Maisjy donne un charmevainqueur,
Par toy les Chants neflattent
quel'oreille
Et , c'est par moy qu'ils
1-vontaucoeur.
Quefais-tu dansun Bah
tuprepares les Festes,
Moy j'y regne>fy jÙis
Clorissansla quitter,
Je luy sers chaque jour 4"
faire des Conquestes, Et tu n'és bon qu'à les
chanter.
Les repassont grossiers
avec le Dieu des Treilles,
Ilssontserieux avectoy,
Cloris à tespropos sen*
dormiroitsans moy Et renvoyroit bien des
Bouteilles.
APOLLON.
J'en ay trop dit, tu 'VtUX
mepiquerà ton tour,
Faisonsmieux, souffre
unyartage*)
Mêle ton nom au mien,
faisons-luy nostre cour,
Qu'elle reçoivethomma.
ge,
D'Apollon & de
mour.
ET
L'AMOUR,
Par M' ROY.
DIALOGUE.
APOLLON.
Si matin au Parnasse, Amour
, qu'y vienstufaire?
L'AMOUR.
J'y vienscuëillirun Boti.-
quet pour Cloris
APOLLON.
UnBouquetpourCloris!
ehj'enfais mon affaire
Va va, retourne vers
Cypris,
Les fleurs entre mes
mains deviennentimmortelles,
Dans les tiennes,Amour,
qu'ont-elles à
durer?
Seuljesçayfaçonner les
Guirlandes nouvelles
Dont les Heros ont droit
de separer,
Efi-ce
Est-ce à d'autres qu'à
moy de couronner les
Bellesl
L'AMOUR.
Ma Mere ne vapoints
parer de vosfleurs,
MJeserseClorriseco.mme ma
APOLLON.
Si Venus connoist mal le
prix de mesfaveurs
Clorisfaitmieux, Cloris àl'Amour meprefere.
L'AMOUR.
EptlCaloirirseme.ddooiittIl"'aarrtt*ddee
APOLLON.
Atoy! Quoy donc, l'air
gracieux,Lesourireplein ddeeffiînneefjffee,1?
Lebaâinageingénieux
5 Art où Cloris ejïfi maitresse.
Tout cela ne vient pas
du plusbrillant dis
Dieux?
Quel autre, s'il vous
plaist, auroit mis dans
fisyeux
Cette prompte vertu de
guerir la tristesse ?
Maistu l'entenschanter,
parle de bonnefoy,
Enadmirant les sons
cette aimablecadence,
Seroit-cepas luyfaire offense
Que de croirequ'elle eût
d'autre Maistre que
moy?
Songe à l'Hiverpassé,
qu'un moment te rapelle
Le Bal avec tousses ap-
PtU,
Cloris dansoit,sa danse
teplut-elle?
Je luy montray les pre- mierspas.
Enfin cejlmoyfeulquelle
aime.
Veux-tu la voir dans un
Festin
Je lU) mets le verre en
main,
Bacchus en convient luymême.
•
L'AMOUR.
C'est donc de messuccés
quetu tefais honneur?
Tu parles de sa voix &
tu m'en dis merveille,
Maisjy donne un charmevainqueur,
Par toy les Chants neflattent
quel'oreille
Et , c'est par moy qu'ils
1-vontaucoeur.
Quefais-tu dansun Bah
tuprepares les Festes,
Moy j'y regne>fy jÙis
Clorissansla quitter,
Je luy sers chaque jour 4"
faire des Conquestes, Et tu n'és bon qu'à les
chanter.
Les repassont grossiers
avec le Dieu des Treilles,
Ilssontserieux avectoy,
Cloris à tespropos sen*
dormiroitsans moy Et renvoyroit bien des
Bouteilles.
APOLLON.
J'en ay trop dit, tu 'VtUX
mepiquerà ton tour,
Faisonsmieux, souffre
unyartage*)
Mêle ton nom au mien,
faisons-luy nostre cour,
Qu'elle reçoivethomma.
ge,
D'Apollon & de
mour.
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Résumé : APOLLON ET L'AMOUR. Par Mr ROY. DIALOGUE.
Le texte relate un dialogue entre Apollon et l'Amour sur le mont Parnasse. Apollon, étonné de voir l'Amour, apprend que ce dernier cueille des fleurs pour Cloris. Apollon affirme que les fleurs deviennent immortelles entre ses mains et qu'il est le seul à pouvoir créer des guirlandes dignes des héros et à couronner les belles. L'Amour rétorque que sa mère, Vénus, et Cloris préfèrent ses dons. Apollon revendique divers talents de Cloris, tels que sa grâce, son sourire et ses danses, qu'il attribue à son influence. L'Amour conteste ces prétentions, affirmant que ses chants et sa présence sont essentiels pour toucher le cœur de Cloris et rendre les festins agréables. Reconnaissant la pertinence des arguments de l'Amour, Apollon propose de faire ensemble leur cour à Cloris, en mêlant leurs noms et leurs hommages.
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3
p. 173-186
Lettre de Mr Roy, [titre d'après la table]
Début :
Vous preferez donc, Climeine, [...]
Mots clefs :
Île, Ville
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre de Mr Roy, [titre d'après la table]
Mr Roy de qui je
vous ay donné le Mois
passéune petite Galanterie
intitulé lajoje,a
écrit une Lettre à une
lD'aimgeitsuurrcee rqu'elle ve- dans Tlfc
le. Voicy la Lettre.
-, .,'i * >,;.
.* ; -i. i.>•
j:> <'
veus prefere7 donc,Cli..
metne A , tous les autresfijours,
beJejourquenotre Seine
Forme au milieu defin
cours?
Vous trowve7 un lieu
tranquile
, Dans Paris une autre
Ville.
Broüillards5Vents conjurez
Contre les voisins de
tonde
,
Frimats (jf Bi^e qui
gronde,
PourrvousJeront tempereZ,
Ce n'efl que pour la canaille
Quefont faits les maurvats
temps.
QuelquepartquuneBelle
aille
Elle y trouve le Printemps.
0!J cette Isle va nous
rire!
Amoursfontfortréjouis
De voir quelle vous attire.
De leurpartjevais vous
dire
Tous leurs droits sur ce
pays.
Dans cejourdheureux
presàge
Où Venussortit desflots,
Elleeutfourson appanage
Amatonte avec Vaphos.
Deux Islessc'estpeupour
elle,
Eifiere autant quelleetl
belle,
Dejasur tout IVnivers
Elle a des dejjeinscouruerts.
La voila dans fin domarne.
Tout change de bien en
mteuX.
L'Ennuyfuit devantses
yeux.
Les femmes Jàns foin , sans peine
Renouvellent d'agréments
i
Les maris malgré leur
claine
T redeviennentAmants*
La iendrefje ressuscite , Etsi bien, qu'en peu de
temps
Lifte devient trop petite
Pourtenirfès habitants..
Quefaire? agrandirune
Ille
N'estoitpas (loftfacile.
Proposer aux Dieux des
Eaux
Que leur lit ils refferraf
sent
Zue leurs flots ils reculaient,
Inconveniensnouveaux!
Venus avec un Genie
Avisa qu'il conviendrait
Defaire une Colonie
Lesse, &e,uis-effabliroit
Dans le lieuqui luyplairoit.
Les Caravanes s'uniffents
Les deuxjêxes nj fournijfent
Que des objetsaccomplis.
Amours marchent a la
tefie.
Lonvoyage. L'ons'arrefle
Enfin, aux murs qu'a
bafis
LefameuxAmantd'Helene:
Le heau, le tendreParis.
Là s'eleve dans la Seine
Vn lieu desjlotsrecette,.
Et recemment habité.
Quenojtre courje incertaine
Se home icy
,
dit l'Amoury
Voyezcette IJle3 je conte
En faire une autre Amatonte.
Tous admiroientcesejour.
Tous enfort bel ordre entrerent
;
LesConducteursarborerem
L'Etendart bleu de Venus.
Ilsfurent les bien venus;
Jamaisbonsairsn'essuyerent
Defroideur ny de refus.
Nos Etrangers, par methode
Vont deployer leurs talens.
L'un d'eux invente la
mode
Du deshabille commodes
L'autre, en Falbalasvolans
Change les Robestrop
graves, Et les Corps,dures entraves,
Où lesgorgessontesclames3
En Corcets bien entr'ouverts.
Ilschantoient,faisoient
desVers.
Les premiersils ordonnerent
Le culte du Carnarval,
Etmesme le premierBal
Cesont eux qui le donnerent.
Parfois ils regloient les
moeurs; Ils guerissoient les humeurs.
Le chagrin, lajalousie,
Les baillemens, les vapeursy
Dont la jeunesseejîjai~
sie.
Uufàge de lafierté,
Le beau ton, dontonsou-
-
pire,
L'air timide&concerté
Dont il faut qu'une
Beauté
Ecoute un tendre martyre
:
L'art de pleurer & de
rire L'art , de plaire sans rien
dire,
L'art de tromper un jaloux,
Art qui tout autre surpaffe
,
Tous les tours de pajJepasse
Les plussubtils
,
les plus
doux,
Ces maistres d'humeur
civile
Alloient les montrer en
Ville.
Leursleçons ontpar degre{
Passedes meres aux filles,
Et vous enretrouverez
La
La trace dans nosfamilles.
Climeine vous les lirez
Sur lefront de mille Belles,
Dans lesJeux dans les
Ruelles.
Amoursl'Hyver, (S
tEsté,
Dans ces lieux faisant
leurronde,
Font presterà tout le monde
Serment defidélité.
Quand quelquesbelles
arrivent,
Sur leur Registre ils l'inf'
crivent,
Et l'Amantquifuitses
loix.
N'ont-elles point fait de
choix?
Un tendre Amour leur
annonce
Qu'ilfaut choisir dans le
mois.
Climeine en cas que leur
qJOtX
Vousfassetellesemonce,
Prepare{qjoftre reponse.
vous ay donné le Mois
passéune petite Galanterie
intitulé lajoje,a
écrit une Lettre à une
lD'aimgeitsuurrcee rqu'elle ve- dans Tlfc
le. Voicy la Lettre.
-, .,'i * >,;.
.* ; -i. i.>•
j:> <'
veus prefere7 donc,Cli..
metne A , tous les autresfijours,
beJejourquenotre Seine
Forme au milieu defin
cours?
Vous trowve7 un lieu
tranquile
, Dans Paris une autre
Ville.
Broüillards5Vents conjurez
Contre les voisins de
tonde
,
Frimats (jf Bi^e qui
gronde,
PourrvousJeront tempereZ,
Ce n'efl que pour la canaille
Quefont faits les maurvats
temps.
QuelquepartquuneBelle
aille
Elle y trouve le Printemps.
0!J cette Isle va nous
rire!
Amoursfontfortréjouis
De voir quelle vous attire.
De leurpartjevais vous
dire
Tous leurs droits sur ce
pays.
Dans cejourdheureux
presàge
Où Venussortit desflots,
Elleeutfourson appanage
Amatonte avec Vaphos.
Deux Islessc'estpeupour
elle,
Eifiere autant quelleetl
belle,
Dejasur tout IVnivers
Elle a des dejjeinscouruerts.
La voila dans fin domarne.
Tout change de bien en
mteuX.
L'Ennuyfuit devantses
yeux.
Les femmes Jàns foin , sans peine
Renouvellent d'agréments
i
Les maris malgré leur
claine
T redeviennentAmants*
La iendrefje ressuscite , Etsi bien, qu'en peu de
temps
Lifte devient trop petite
Pourtenirfès habitants..
Quefaire? agrandirune
Ille
N'estoitpas (loftfacile.
Proposer aux Dieux des
Eaux
Que leur lit ils refferraf
sent
Zue leurs flots ils reculaient,
Inconveniensnouveaux!
Venus avec un Genie
Avisa qu'il conviendrait
Defaire une Colonie
Lesse, &e,uis-effabliroit
Dans le lieuqui luyplairoit.
Les Caravanes s'uniffents
Les deuxjêxes nj fournijfent
Que des objetsaccomplis.
Amours marchent a la
tefie.
Lonvoyage. L'ons'arrefle
Enfin, aux murs qu'a
bafis
LefameuxAmantd'Helene:
Le heau, le tendreParis.
Là s'eleve dans la Seine
Vn lieu desjlotsrecette,.
Et recemment habité.
Quenojtre courje incertaine
Se home icy
,
dit l'Amoury
Voyezcette IJle3 je conte
En faire une autre Amatonte.
Tous admiroientcesejour.
Tous enfort bel ordre entrerent
;
LesConducteursarborerem
L'Etendart bleu de Venus.
Ilsfurent les bien venus;
Jamaisbonsairsn'essuyerent
Defroideur ny de refus.
Nos Etrangers, par methode
Vont deployer leurs talens.
L'un d'eux invente la
mode
Du deshabille commodes
L'autre, en Falbalasvolans
Change les Robestrop
graves, Et les Corps,dures entraves,
Où lesgorgessontesclames3
En Corcets bien entr'ouverts.
Ilschantoient,faisoient
desVers.
Les premiersils ordonnerent
Le culte du Carnarval,
Etmesme le premierBal
Cesont eux qui le donnerent.
Parfois ils regloient les
moeurs; Ils guerissoient les humeurs.
Le chagrin, lajalousie,
Les baillemens, les vapeursy
Dont la jeunesseejîjai~
sie.
Uufàge de lafierté,
Le beau ton, dontonsou-
-
pire,
L'air timide&concerté
Dont il faut qu'une
Beauté
Ecoute un tendre martyre
:
L'art de pleurer & de
rire L'art , de plaire sans rien
dire,
L'art de tromper un jaloux,
Art qui tout autre surpaffe
,
Tous les tours de pajJepasse
Les plussubtils
,
les plus
doux,
Ces maistres d'humeur
civile
Alloient les montrer en
Ville.
Leursleçons ontpar degre{
Passedes meres aux filles,
Et vous enretrouverez
La
La trace dans nosfamilles.
Climeine vous les lirez
Sur lefront de mille Belles,
Dans lesJeux dans les
Ruelles.
Amoursl'Hyver, (S
tEsté,
Dans ces lieux faisant
leurronde,
Font presterà tout le monde
Serment defidélité.
Quand quelquesbelles
arrivent,
Sur leur Registre ils l'inf'
crivent,
Et l'Amantquifuitses
loix.
N'ont-elles point fait de
choix?
Un tendre Amour leur
annonce
Qu'ilfaut choisir dans le
mois.
Climeine en cas que leur
qJOtX
Vousfassetellesemonce,
Prepare{qjoftre reponse.
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Résumé : Lettre de Mr Roy, [titre d'après la table]
L'auteur d'une lettre poétique décrit une île imaginaire dans la Seine à Paris, célébrant sa beauté et sa tranquillité. Il compare cette île à un nouveau domaine pour Vénus, où l'ennui disparaît et les relations amoureuses se renouvellent. L'auteur imagine la fondation d'une colonie inspirée par les amours légendaires. Les habitants adoptent des modes et des comportements nouveaux, comme des vêtements plus confortables et des danses, ainsi que des traditions telles que le carnaval et les bals. Les étrangers apportent des leçons de civilité et de comportement, influençant les mœurs des habitants. Ces leçons se transmettent de génération en génération, laissant des traces visibles dans les familles et sur le visage des belles. Les amours, qu'ils soient hivernaux ou estivaux, y font prêter serment de fidélité, et chaque belle doit choisir un amant chaque mois.
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4
p. 123-131
AUTRE EPITALAME. A Monsieur de M** Par Monsieur ROY.
Début :
Le jour de l'Hymenée & souvent dés la veille [...]
Mots clefs :
Amour, Hymen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE EPITALAME. A Monsieur de M** Par Monsieur ROY.
AUTRE EPITALAME
A Monfieur de M **
Par Monfieur Roy. I
Le jour de l'Hymenée , &
fouvent dés la veille.
Une Muſe fait à merveille i
Dépeindre les Epoux dans
leur naiflante ardeur.
Huit jours plus tard c'eft
trop attendre
Le couple devenu pas tendre
,
Baille au recit de fon bon-
む
heur.
Hhij
124
PIECES
Cher Morville pour toi dans
l'objet qui t'engage ,
Tu trouves chaque jour à
l'aimer davantage .
Je viens donc affez toſt chanter
Un
bonheur que le temps
doit encor
augmenter.
Le mois paffé Venus quittas
Cythere
Pour fe rendre auprés de
Themis ;
C'eft une nouveauté ; car
- Themis eft fevore ,
Venus voudroit changer
les Juges en amis ,
Themis peur de foupçon ne
la fréquente guere.
FUGITIVES. 125
Venus pour ce jour là prit
un fage maintien,
Elle affecta certain air do
referve
Sur le regard de Minerve ;
Elle compofa le fien ;
L'Amour marchoit à cofté
de fa mere
Déguilé fous les atours
De l'Hymen fon grave frere;
Mais il fautoit , danfoit toû
jours ,
Et fi ce n'eftoit pas le plus
svif des Amours ,
C'eftoit du moins l'Hymen
plus gay que l'ordinaire,
Ils entrerent à petit bruit.
Hh iij
126: PIECES
Au fonds du Temple eſt un
réduit
Où la Déeffe retirée
Jugeoit des Epoux diviſez
Voilà , dit- elle , à Citherée,
Les querelles que vous caufez.
Vous donnez aux Amans
l'efperance frivole
De ne les point quitter, d'entretenir
leur feux
Sur votrefoy l'Hymen ferre
leurs noeuds ,
Puis vous leur manquez de
parole.
Eh bien pour tous les coeurs
dont j'ai trompé les voeux
FUGITIVES . 127
J'en fçai deux,dit Venus , que
je vais rendre heureux ,
Vous & moi formerons leur
chaîne
,
Vous n'avez qu'à vouloir
voilà ce qui m'amene ,
Qu'avec plaifir je rappelle ce
temps
Où l'on vous vit regner
fous le beau nom d'Aftrée !
Il n'eftoit point alors d'u
nion alterée
Que vous rendiez d'Epour
contens !
Formons encor des noeuds
fur ce premier modele ,
Dans voſtre vertueufe Cour
Hh iii
128 PIECES
S'éleve une aimable mortelle
Celui dont elle tient le jour,
Eft voftre Miniftre fidelle.
La jeune de Vienne ; c'eſt
elle
Dont je voudrois difpofer
avec vous .
Mais , dit Themis à qui la
deſtinerons nous ?
Epoufe du Dieu Mars, vous
me parlez peut eftre
Pour vos Guerriers préfomptueux
;
La modefte raifon chez eux
n'ole paroiftre ,
Penfez vous que mon goût
fimpatife avec eux ?
Ad H
FUGITIVES . 119
Scachez auffi que ma candeur
abhore ..
Ces honneftes trompeurs
qu'on nomme courtisans.
Que de Vienne à jamais
ignore
Leurs Arts flateurs ou méprifants.
Tant mieux reprit Venus
nous n'avons plus
d'obſtacles ,
Celui que je propofe , eft un
de vos Oracles ;
Il faut vous dire tout , il eft
auffi le mien ,
Et pour vous & pour moi
parle également bien ,
130 PIECES
Pour vous , il perfuade , il
touche
Quand il s'explique en mon
nom ,
Et je crois parler raifon
Quand je parle par ſa bouche.
Lagrave Themis lui fourit :
C'eft Morville,à ces traits je
ne m'y puis méprendre;
L'Hymen qui fuit vos pas
lui peut aller aprendre
Que vos voeux , qu'aux fiens
j'ai fouferit ,
Au moins nous n'imitons ni
l'Amant , ni la Belle ,
S'ils ne devoient s'aimer
FUGITIVES. 131
d'un amour éternelle ,
Et mieux qu'on n'aime en ce
temps.ci.
Mais qui m'en répondra
l'Amour n'eft point ici.
Hymen amenezvoftre frere:
Non
, non il n'eſt pas ncceffaire,
>
Je vous en répond , moi ,
criá le petit Dieu ,
Themis le reconnut , Amour
fongez un peu
A ne pas nous en faire accroire
,
Allez , lui dit l'Amour , il y
va de ma gloire
J'en jure par de Vienne
Adicu.
A Monfieur de M **
Par Monfieur Roy. I
Le jour de l'Hymenée , &
fouvent dés la veille.
Une Muſe fait à merveille i
Dépeindre les Epoux dans
leur naiflante ardeur.
Huit jours plus tard c'eft
trop attendre
Le couple devenu pas tendre
,
Baille au recit de fon bon-
む
heur.
Hhij
124
PIECES
Cher Morville pour toi dans
l'objet qui t'engage ,
Tu trouves chaque jour à
l'aimer davantage .
Je viens donc affez toſt chanter
Un
bonheur que le temps
doit encor
augmenter.
Le mois paffé Venus quittas
Cythere
Pour fe rendre auprés de
Themis ;
C'eft une nouveauté ; car
- Themis eft fevore ,
Venus voudroit changer
les Juges en amis ,
Themis peur de foupçon ne
la fréquente guere.
FUGITIVES. 125
Venus pour ce jour là prit
un fage maintien,
Elle affecta certain air do
referve
Sur le regard de Minerve ;
Elle compofa le fien ;
L'Amour marchoit à cofté
de fa mere
Déguilé fous les atours
De l'Hymen fon grave frere;
Mais il fautoit , danfoit toû
jours ,
Et fi ce n'eftoit pas le plus
svif des Amours ,
C'eftoit du moins l'Hymen
plus gay que l'ordinaire,
Ils entrerent à petit bruit.
Hh iij
126: PIECES
Au fonds du Temple eſt un
réduit
Où la Déeffe retirée
Jugeoit des Epoux diviſez
Voilà , dit- elle , à Citherée,
Les querelles que vous caufez.
Vous donnez aux Amans
l'efperance frivole
De ne les point quitter, d'entretenir
leur feux
Sur votrefoy l'Hymen ferre
leurs noeuds ,
Puis vous leur manquez de
parole.
Eh bien pour tous les coeurs
dont j'ai trompé les voeux
FUGITIVES . 127
J'en fçai deux,dit Venus , que
je vais rendre heureux ,
Vous & moi formerons leur
chaîne
,
Vous n'avez qu'à vouloir
voilà ce qui m'amene ,
Qu'avec plaifir je rappelle ce
temps
Où l'on vous vit regner
fous le beau nom d'Aftrée !
Il n'eftoit point alors d'u
nion alterée
Que vous rendiez d'Epour
contens !
Formons encor des noeuds
fur ce premier modele ,
Dans voſtre vertueufe Cour
Hh iii
128 PIECES
S'éleve une aimable mortelle
Celui dont elle tient le jour,
Eft voftre Miniftre fidelle.
La jeune de Vienne ; c'eſt
elle
Dont je voudrois difpofer
avec vous .
Mais , dit Themis à qui la
deſtinerons nous ?
Epoufe du Dieu Mars, vous
me parlez peut eftre
Pour vos Guerriers préfomptueux
;
La modefte raifon chez eux
n'ole paroiftre ,
Penfez vous que mon goût
fimpatife avec eux ?
Ad H
FUGITIVES . 119
Scachez auffi que ma candeur
abhore ..
Ces honneftes trompeurs
qu'on nomme courtisans.
Que de Vienne à jamais
ignore
Leurs Arts flateurs ou méprifants.
Tant mieux reprit Venus
nous n'avons plus
d'obſtacles ,
Celui que je propofe , eft un
de vos Oracles ;
Il faut vous dire tout , il eft
auffi le mien ,
Et pour vous & pour moi
parle également bien ,
130 PIECES
Pour vous , il perfuade , il
touche
Quand il s'explique en mon
nom ,
Et je crois parler raifon
Quand je parle par ſa bouche.
Lagrave Themis lui fourit :
C'eft Morville,à ces traits je
ne m'y puis méprendre;
L'Hymen qui fuit vos pas
lui peut aller aprendre
Que vos voeux , qu'aux fiens
j'ai fouferit ,
Au moins nous n'imitons ni
l'Amant , ni la Belle ,
S'ils ne devoient s'aimer
FUGITIVES. 131
d'un amour éternelle ,
Et mieux qu'on n'aime en ce
temps.ci.
Mais qui m'en répondra
l'Amour n'eft point ici.
Hymen amenezvoftre frere:
Non
, non il n'eſt pas ncceffaire,
>
Je vous en répond , moi ,
criá le petit Dieu ,
Themis le reconnut , Amour
fongez un peu
A ne pas nous en faire accroire
,
Allez , lui dit l'Amour , il y
va de ma gloire
J'en jure par de Vienne
Adicu.
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Résumé : AUTRE EPITALAME. A Monsieur de M** Par Monsieur ROY.
Le poème 'Autre Épithalame' de Monsieur Roy célèbre un mariage et les sentiments amoureux des époux. La Muse loue les jeunes mariés dans leur ardeur initiale. Huit jours plus tard, le couple partage un bonheur plus serein. Venus, déesse de l'amour, consulte Thémis, déesse de la justice, pour un mariage. Venus souhaite transformer les juges en amis, mais Thémis reste prudente. Venus et l'Amour, déguisé en Hymen, se rendent dans le temple de Thémis. Thémis reproche à Venus de donner de faux espoirs aux amants. Venus propose de former un couple heureux et évoque les unions réussies sous le règne d'Astrée. Thémis exprime ses réserves sur les courtisans et les guerriers présomptueux. Venus suggère Morville comme époux pour la jeune de Vienne, fille du ministre fidèle de Thémis. Thémis reconnaît Morville comme un oracle favorable à l'amour. L'Amour assure que les vœux des époux seront éternels et que leur amour surpassera celui des amants actuels. Thémis accepte finalement, et l'Amour jure de la véracité de ses paroles.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 285-290
PIECE NOUVELLE. LA VIOLETTE.
Début :
Je fus jadis une Nymphe assez belle [...]
Mots clefs :
Nymphe, Violette, Berger, Amour, Amant, Vertu, Séduire
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texteReconnaissance textuelle : PIECE NOUVELLE. LA VIOLETTE.
PIECE NOUVELLE
LA VIOLETTE.
JE. fus jadis une Nymphe
affez belle
Pour charmer Apollon &
n'attirer les vœux : ... ^.
Mais aux loix du devoir je
fus affez fidelle
Pourdemeurer toûjours infenfible aà fes feux..
Exilé du fejour celefte
Il paiffoit les troupeaux du
riche époux d'Alceſte.
Comme Berger , l'Amour
286 MERCURE
eut des droits fur fon
cœur;
Et comme Dieu , fon rang
& fa naiffance
Lui donnoient trop de confiance
Pour cacher long- temps
tofonardeur.
'Aux champs Theffaliens fi
j'allois chercher Flore,
Je n'y trouvois que lui :
Je le fuis dans les bois , Dia
ne que j'implore
Y devient mon appui.
Evitez , me dit-elle , évitez
·les montagnes ,
Evitez les vaftes campa
gnes,
GALANT. 287
Ces lieux font trop ouverts
aux regards d'Apollon.
A ces mots tremblante ,
certaine ,
inJe croyois me cacher au
bord d'une fontaine ,
Dans unbuiffon épais, dans
le creux d'un vallon ,
Afiles fûrs , s'il eût été pof
fible
D'en trouver contre un tel
Amant ,
De l'un de ſes tranſports
portant le châtiment ,
Periffent les attraits qui
l'ont rendu fenfible ,
M'écriai- je , Diane , exauce
288 MERCURE
mes fouhaits ,
Je quitte fans regret ma
blancheur éclatante ,
D'un voile prefque noir
j'obfcurcis mesattraits ,
Et modefte & rampante
Je tombe vers la terre , &
deviens une fleur.f
ADiane j'en fuis plus chere,,
Lavertu dont je garde en
cor le caractere
M'a confervé ma douce
odeur ::
C'eft à ce titre que j'efpere
Chez toy, fage Uranie, un
favorable accueil.
Simodefte aumilieu de tout
ces
GALANT. 289
ce qui peut faire
Le fujet du plus juſte orgüeil ,
Aux applaudiffemens ton
cœur fçait fe fouftraire ;
Sil'Amour te trouva moins.
fevere que moy,
C'eſt que la vertu même
en demandant ta foy,
Anima les ardeurs de qui
vouloit te plaire...!
Mais à tes côtez j'apperçoy
L'Amant qui cauſe ma colere :
Que dis-je ? ce n'eſt plus le
Berger temeraire ,
C'eft le Dieu tutelaire
May1712.
Bb
190 MERCURE
Des fages , des fçavans qu'il
range fous taloy.
Il ne cherche plus à feduire
Quiconque voudra l'écou
ter ;
S'il veut charmer, c'eft pour
inftruire ,
De tes fages leçons il a fçû
profiter.
LA VIOLETTE.
JE. fus jadis une Nymphe
affez belle
Pour charmer Apollon &
n'attirer les vœux : ... ^.
Mais aux loix du devoir je
fus affez fidelle
Pourdemeurer toûjours infenfible aà fes feux..
Exilé du fejour celefte
Il paiffoit les troupeaux du
riche époux d'Alceſte.
Comme Berger , l'Amour
286 MERCURE
eut des droits fur fon
cœur;
Et comme Dieu , fon rang
& fa naiffance
Lui donnoient trop de confiance
Pour cacher long- temps
tofonardeur.
'Aux champs Theffaliens fi
j'allois chercher Flore,
Je n'y trouvois que lui :
Je le fuis dans les bois , Dia
ne que j'implore
Y devient mon appui.
Evitez , me dit-elle , évitez
·les montagnes ,
Evitez les vaftes campa
gnes,
GALANT. 287
Ces lieux font trop ouverts
aux regards d'Apollon.
A ces mots tremblante ,
certaine ,
inJe croyois me cacher au
bord d'une fontaine ,
Dans unbuiffon épais, dans
le creux d'un vallon ,
Afiles fûrs , s'il eût été pof
fible
D'en trouver contre un tel
Amant ,
De l'un de ſes tranſports
portant le châtiment ,
Periffent les attraits qui
l'ont rendu fenfible ,
M'écriai- je , Diane , exauce
288 MERCURE
mes fouhaits ,
Je quitte fans regret ma
blancheur éclatante ,
D'un voile prefque noir
j'obfcurcis mesattraits ,
Et modefte & rampante
Je tombe vers la terre , &
deviens une fleur.f
ADiane j'en fuis plus chere,,
Lavertu dont je garde en
cor le caractere
M'a confervé ma douce
odeur ::
C'eft à ce titre que j'efpere
Chez toy, fage Uranie, un
favorable accueil.
Simodefte aumilieu de tout
ces
GALANT. 289
ce qui peut faire
Le fujet du plus juſte orgüeil ,
Aux applaudiffemens ton
cœur fçait fe fouftraire ;
Sil'Amour te trouva moins.
fevere que moy,
C'eſt que la vertu même
en demandant ta foy,
Anima les ardeurs de qui
vouloit te plaire...!
Mais à tes côtez j'apperçoy
L'Amant qui cauſe ma colere :
Que dis-je ? ce n'eſt plus le
Berger temeraire ,
C'eft le Dieu tutelaire
May1712.
Bb
190 MERCURE
Des fages , des fçavans qu'il
range fous taloy.
Il ne cherche plus à feduire
Quiconque voudra l'écou
ter ;
S'il veut charmer, c'eft pour
inftruire ,
De tes fages leçons il a fçû
profiter.
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Résumé : PIECE NOUVELLE. LA VIOLETTE.
La pièce 'La Violette' narre l'histoire d'une nymphe autrefois belle et aimée. Par fidélité à son devoir, elle repousse les avances d'Apollon et est exilée, devenant bergère. Elle rencontre l'Amour, qui la séduit. Pour échapper à l'Amour, elle se réfugie dans les bois et implore Diane. Diane lui conseille d'éviter les lieux ouverts aux regards d'Apollon. Désespérée, la nymphe souhaite perdre sa beauté. Diane exauce son vœu, et elle se transforme en violette, conservant une douce odeur. La violette espère l'accueil favorable de la sage Uranie, malgré la présence de l'Amour, désormais protecteur des sages et des savants, cherchant à instruire plutôt qu'à séduire.
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