Sur la naissance de Monseigneur le
Duc de Bourgogne.
13 Septembre 1751.
O Nuit, qui des jours les plus beaux
Deviendra la source féconde,
Et qui déssechant nos pavots,
Viens de troubler notre repos
Pour assurer celui du monde
Quel sommeil tranquille & profond
Vaut l'insomnie universe le
Que le bruit heureux du canon,
Que d'une naissance si belle
A causé par tout la nouvelle?
Auguste Enfant, amour de l'Univers.
Sur les biens que tu fais éclore
Lorsque tous les yeux sont ouverts,
Les tiens seuls sont fermés encore;
Sourd à nos vœnx tu les remplis,
Dieux! que ta foiblesse est puissante!
Tu fais déja l'apui des Lys,
Tu naîs à peine, & leur éclat s'augmente.
Au gré du monde satisfait
Commence une illustre cartiere,
JANVIER.
1752.
Si ta naissance est un bienfait
Que sera donc ta vie entiere:
ENVOY
A Madame la Duchesse de Tallard.
Ovous que la vertu comme le rang appelle
A veiller sur le sang des Rois,
Digne de leur auguste choix,
Cultivez cette fleur nouvelle;
D'un tel honneur qui ne seroit jaloux!
Ces demi Dieux sur qui notre bonheur se fonde,
Nés pour donner des loix au monde,
Semblent en recevoir de vous.
M. Lemiere.