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p. 49-63
Nouvelles d'Hollande. TRADUCTION d'un Memoire presenté aux Estats Generaux par le Compte Zinzendorf Ambassadeur & Plenipotentiaire de l'Empereur à la Haye, le 18. Decembre 1710.
Début :
HAUTS ET PUISSANTS SEIGNEURS, Nous n'avons plus lieu de [...]
Mots clefs :
Espagne, Portugal, Empereur, Troupes
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Hollande. TRADUCTION d'un Memoire presenté aux Estats Generaux par le Compte Zinzendorf Ambassadeur & Plenipotentiaire de l'Empereur à la Haye, le 18. Decembre 1710.
Nouvellesd'Hollande.
TRADUCTION
d'unMemoire prekllté
aux Estats Generaux
par le Comte
ZinzendorfAmbassadeur
& Plenipotentiaire
de l'Empereur
àla Haye, le 18. Decembre
1710.
HAUTS ET PUISSANTS
SEIGNEURS,
Nous n'avons plus lieu
de douter dela malheureuse
fatalitéarrivée à l'Armée
du Roy Catholique, nonseulement
api es tour ce que
les Ennemis en ont publié,
mais encore aprés les avis
que j'en viens de recevoir
d'Italie& d'ailleurs. Ilya
plus detrois mois que les
Ministres de vos Hautes
Puissances tant à Vienne
qu'en Espagne ont dû vous
informer de ce que j'eus
l'honneur de vous dire à
mon arrivée par ordre de
Sa SacréeMajesté Imperiale,
que si l'on n'envoyoit
un puissant secours en Catalogne
& en Portugal,
pour d'un costé faire teste
aux Ennemis, & de l'autre
costé leur faire faire une
puissante diversion en Estramadoure
,
il étoit impossible
à Sa Majesté Catholique
de se maintenir
enCastille,où lesmalin-
A tentionnez ont toujours
estéen plus grand nombre.
Ce seroit maintenant
perdre temps que de l'employer
en reflexions sur le
•
paHTé lorsqu'il ne s'agit que
de mettre tout en usage
pour reparer le mal
J
s'ilcft
possible. Cependant je ne
sçaurois me dispenser de
vous faire observer trois
choses. La premiersest que
le Roy de Portugal a pris
prétexte
d'empêcherla jonction
de son Armée avec
celle du Roy d'Espagne
,
sur ce que depuis deux ans
on ne luy a pas envoyé
d'Hollande & d'Angleterre
les secours qu'on luy avoit
fait esperer ; que le
peu de troupes qu'il avoit
luy estoient necessaires
pour la deffense de son
Royaume ,
& qu'on ne
luy avoit pas mesme payé
les arrerages des subsides
quiluysontdûs.
Vos H. P. & la Reine
d'Angleterresavent mieux
que rnoy si les excuses &
les plaintes de la Cour de
Portugal sont justes : du
moins ileft certain que la
conduite quelle a tenuë a
cité tres-prejudiciable à la
cause commune.
- La seconde chose que
vous devez observer, est
qu'au mois d'Octobre Sa-
M. I. ayant donné ses ordres
pour faire marcher
trois Regiments de faCa^
valerie ou Hussars vers les.
coftctd-italle où ils devoient
estre embarquez:
pour Barcelone leur trajet
n^i esté retardé que faute
de Bastiments d'escorte ÔC:
detransports, quoyque les,
Ministres d'Angleterre ôc
d Hollande. enflentafTuré-
Sa M. I. que tout efrait.
prests avant que les Troupes
fussent arrivées au lieu.
destiné à leur embarquement.
La troisiéme observation
est que le Duc de Savoye
paroist se rebuter du
retardement qu'on aapporté
àluy payer les subsides
5
& que sur ce fondement
au lieu d'augmenter
ses Troupes ,-il a même
commencé à les diminuer.
Je laisse à la sagesse de vos
H. P. à faire les reflexions
qui conviennent à la remontrance
que j'ay l'honneur
de leur faire aujourd'huy.
Mais H. & P. S. ne songeonsaupassé
que pourremedier
promptemenr à de
plus grands maux qui menacent
la cause commune
pour l'avenir. Voussçavez
mieux que moy de quelle
consequence il e/1 pour
votre République en particulier
de continuer la guerre
en Espagne
, & de l'y
pouffer avec plus devi
gueurque paricpasTé.C'est
de la reduction de cetteMcparchie
à l'obéiissance da
la Maisond'Austriche que
dépend la conservation de
vostre chere liberté & le
repos de toute l'Europe. Les
conquestes faites sur l'Ennemy
dans les derniercs
campagnes feront pour
vous de foibles barrières,
si vous laissez le Duc d'Anjou
sur le trosned'Espagne.
L'objer principal de vos
H. P. de mesme que celuy
de tous les Hauts Alliez
doit estre presentement
d'envoyer incessamment
en Catalogne lessecours.
necessaires pour conserver
Barcelone ôc Girone. Le
secours ne sçauroitarriver
trop tost:, 6c ma crainte ell:
qu'il ne parce trop tard par lanégligencequ'ona euë
d'en faire la disposition.
Vous elles pour ainsi dire
, P. S.l'ame de la grande
alliance:l'Empereur convient
des grandes obliga.
tions que son auguste Maison
vous a, vous n'avez jamais
dû douter de fk parf-
Iliterccoiinoiffilice, & ce
n'est que par les heureux
succez de cette guerre que
vos H. P. doivent en attendre
les effets qui n'ontesté
retardez que par les troubles
d'Hongrie:mais comme
les rebelles sont sur le
point d'estre soumis par la
force victorieuse Impériale;
l'Empereur mon auguste
Maistre fera alors en
estat d'employer toutes [cs
forces contre l'Ennemy
commun ,
& de feconder
vivement les bonnes intentions
de ses chersAlliez
mieux qu'il n'a fait par le
passé.
C'est de vostre seul 1:.-
xemple H. & P. S. que dépendent
les resolutions du
Parlement de la Grande-
Bretagne pour les interests
de la cause commune,&
les efforts qu'on doitattendre
des Princes de l'Empire
interessez dansla &' engagez dans grandealliance.
Vos H. P. ne sçauroient
leuren donner un meilleur,
qu'en faisant embarquer
dés aujourd'huy si
celase pouvoit sept à huit
mille de leur meilleur Infanterie
pourallerà Barcelone
,
lesquels joints a- la
Cavalerie Imperiale qui
n'attend que des Vaisseaux
de transportsur les costes
d'Italie pourront conserver
les Places qui restent au
Roy Catholiqueenattendant
quede plus - grands
secours soient arrivez en Portugal.
Je fuis persuadéque la
Reine d'Angleterre n'apprendra
pas plustost que
vous avez pris certe prompte&
efficace resolution que
de son costé elle donnera
aussi des ordres pour envoyer
enEspagne un nombre
suffisant de Troupes&
de Vaisseaux capables de
restablir les affaires de la
causecommune & renverser
les esperances de l'Ennemy.
Cela ranimera le
coeur presque abattu du
Roy de Portugal, affermira
le Duc de Savoye dans
les interests de la grande
alliance
, & donnera de
l'émulation a tous les autres
Alliez.
J'espere H. & P. S. que
par vos promptes & efficaces
resolutions vous me
mettrez en estat en peu de
jours de depescher des
Courriers à l'Empereur Se
au Roy d'Espagne pour
confirmer ces deux augustes
Souverains dans l'idée
qu'ilsonttoujours euë de
la puissance de vostre Republique,&
de l'avantage
qu'il y'a d'estre comme ils
sont vos bons ôc fidels Alliez.
Sur ce je prie Dieu
J ôcc.•
TRADUCTION
d'unMemoire prekllté
aux Estats Generaux
par le Comte
ZinzendorfAmbassadeur
& Plenipotentiaire
de l'Empereur
àla Haye, le 18. Decembre
1710.
HAUTS ET PUISSANTS
SEIGNEURS,
Nous n'avons plus lieu
de douter dela malheureuse
fatalitéarrivée à l'Armée
du Roy Catholique, nonseulement
api es tour ce que
les Ennemis en ont publié,
mais encore aprés les avis
que j'en viens de recevoir
d'Italie& d'ailleurs. Ilya
plus detrois mois que les
Ministres de vos Hautes
Puissances tant à Vienne
qu'en Espagne ont dû vous
informer de ce que j'eus
l'honneur de vous dire à
mon arrivée par ordre de
Sa SacréeMajesté Imperiale,
que si l'on n'envoyoit
un puissant secours en Catalogne
& en Portugal,
pour d'un costé faire teste
aux Ennemis, & de l'autre
costé leur faire faire une
puissante diversion en Estramadoure
,
il étoit impossible
à Sa Majesté Catholique
de se maintenir
enCastille,où lesmalin-
A tentionnez ont toujours
estéen plus grand nombre.
Ce seroit maintenant
perdre temps que de l'employer
en reflexions sur le
•
paHTé lorsqu'il ne s'agit que
de mettre tout en usage
pour reparer le mal
J
s'ilcft
possible. Cependant je ne
sçaurois me dispenser de
vous faire observer trois
choses. La premiersest que
le Roy de Portugal a pris
prétexte
d'empêcherla jonction
de son Armée avec
celle du Roy d'Espagne
,
sur ce que depuis deux ans
on ne luy a pas envoyé
d'Hollande & d'Angleterre
les secours qu'on luy avoit
fait esperer ; que le
peu de troupes qu'il avoit
luy estoient necessaires
pour la deffense de son
Royaume ,
& qu'on ne
luy avoit pas mesme payé
les arrerages des subsides
quiluysontdûs.
Vos H. P. & la Reine
d'Angleterresavent mieux
que rnoy si les excuses &
les plaintes de la Cour de
Portugal sont justes : du
moins ileft certain que la
conduite quelle a tenuë a
cité tres-prejudiciable à la
cause commune.
- La seconde chose que
vous devez observer, est
qu'au mois d'Octobre Sa-
M. I. ayant donné ses ordres
pour faire marcher
trois Regiments de faCa^
valerie ou Hussars vers les.
coftctd-italle où ils devoient
estre embarquez:
pour Barcelone leur trajet
n^i esté retardé que faute
de Bastiments d'escorte ÔC:
detransports, quoyque les,
Ministres d'Angleterre ôc
d Hollande. enflentafTuré-
Sa M. I. que tout efrait.
prests avant que les Troupes
fussent arrivées au lieu.
destiné à leur embarquement.
La troisiéme observation
est que le Duc de Savoye
paroist se rebuter du
retardement qu'on aapporté
àluy payer les subsides
5
& que sur ce fondement
au lieu d'augmenter
ses Troupes ,-il a même
commencé à les diminuer.
Je laisse à la sagesse de vos
H. P. à faire les reflexions
qui conviennent à la remontrance
que j'ay l'honneur
de leur faire aujourd'huy.
Mais H. & P. S. ne songeonsaupassé
que pourremedier
promptemenr à de
plus grands maux qui menacent
la cause commune
pour l'avenir. Voussçavez
mieux que moy de quelle
consequence il e/1 pour
votre République en particulier
de continuer la guerre
en Espagne
, & de l'y
pouffer avec plus devi
gueurque paricpasTé.C'est
de la reduction de cetteMcparchie
à l'obéiissance da
la Maisond'Austriche que
dépend la conservation de
vostre chere liberté & le
repos de toute l'Europe. Les
conquestes faites sur l'Ennemy
dans les derniercs
campagnes feront pour
vous de foibles barrières,
si vous laissez le Duc d'Anjou
sur le trosned'Espagne.
L'objer principal de vos
H. P. de mesme que celuy
de tous les Hauts Alliez
doit estre presentement
d'envoyer incessamment
en Catalogne lessecours.
necessaires pour conserver
Barcelone ôc Girone. Le
secours ne sçauroitarriver
trop tost:, 6c ma crainte ell:
qu'il ne parce trop tard par lanégligencequ'ona euë
d'en faire la disposition.
Vous elles pour ainsi dire
, P. S.l'ame de la grande
alliance:l'Empereur convient
des grandes obliga.
tions que son auguste Maison
vous a, vous n'avez jamais
dû douter de fk parf-
Iliterccoiinoiffilice, & ce
n'est que par les heureux
succez de cette guerre que
vos H. P. doivent en attendre
les effets qui n'ontesté
retardez que par les troubles
d'Hongrie:mais comme
les rebelles sont sur le
point d'estre soumis par la
force victorieuse Impériale;
l'Empereur mon auguste
Maistre fera alors en
estat d'employer toutes [cs
forces contre l'Ennemy
commun ,
& de feconder
vivement les bonnes intentions
de ses chersAlliez
mieux qu'il n'a fait par le
passé.
C'est de vostre seul 1:.-
xemple H. & P. S. que dépendent
les resolutions du
Parlement de la Grande-
Bretagne pour les interests
de la cause commune,&
les efforts qu'on doitattendre
des Princes de l'Empire
interessez dansla &' engagez dans grandealliance.
Vos H. P. ne sçauroient
leuren donner un meilleur,
qu'en faisant embarquer
dés aujourd'huy si
celase pouvoit sept à huit
mille de leur meilleur Infanterie
pourallerà Barcelone
,
lesquels joints a- la
Cavalerie Imperiale qui
n'attend que des Vaisseaux
de transportsur les costes
d'Italie pourront conserver
les Places qui restent au
Roy Catholiqueenattendant
quede plus - grands
secours soient arrivez en Portugal.
Je fuis persuadéque la
Reine d'Angleterre n'apprendra
pas plustost que
vous avez pris certe prompte&
efficace resolution que
de son costé elle donnera
aussi des ordres pour envoyer
enEspagne un nombre
suffisant de Troupes&
de Vaisseaux capables de
restablir les affaires de la
causecommune & renverser
les esperances de l'Ennemy.
Cela ranimera le
coeur presque abattu du
Roy de Portugal, affermira
le Duc de Savoye dans
les interests de la grande
alliance
, & donnera de
l'émulation a tous les autres
Alliez.
J'espere H. & P. S. que
par vos promptes & efficaces
resolutions vous me
mettrez en estat en peu de
jours de depescher des
Courriers à l'Empereur Se
au Roy d'Espagne pour
confirmer ces deux augustes
Souverains dans l'idée
qu'ilsonttoujours euë de
la puissance de vostre Republique,&
de l'avantage
qu'il y'a d'estre comme ils
sont vos bons ôc fidels Alliez.
Sur ce je prie Dieu
J ôcc.•
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Résumé : Nouvelles d'Hollande. TRADUCTION d'un Memoire presenté aux Estats Generaux par le Compte Zinzendorf Ambassadeur & Plenipotentiaire de l'Empereur à la Haye, le 18. Decembre 1710.
Le 18 décembre 1710, le Comte Zinzendorf, ambassadeur et plénipotentiaire de l'Empereur à La Haye, a présenté un mémoire aux États Généraux. Il y confirme la défaite de l'armée du Roi Catholique en Espagne, une information déjà publiée par les ennemis et corroborée par des avis provenant d'Italie et d'autres régions. Depuis trois mois, les ministres des grandes puissances ont été alertés sur la nécessité d'envoyer des secours en Catalogne et au Portugal pour soutenir le Roi Catholique en Castille, où les forces ennemies sont supérieures en nombre. Zinzendorf souligne trois points critiques : le Roi de Portugal a refusé de s'allier avec le Roi d'Espagne en raison de l'absence de secours promis par la Hollande et l'Angleterre. Les ordres de l'Empereur pour envoyer des troupes en Italie ont été retardés par le manque de navires. Enfin, le Duc de Savoie a commencé à réduire ses troupes en raison des retards de paiement des subsides. Le Comte insiste sur l'importance de la République de Hollande pour poursuivre la guerre en Espagne et soutenir le Roi Catholique afin de préserver la liberté et le repos de l'Europe. Il recommande d'envoyer immédiatement des secours en Catalogne pour conserver Barcelone et Girone, et de préparer des troupes pour renforcer les places restantes. Zinzendorf espère que la Reine d'Angleterre suivra cet exemple, ranimant ainsi le moral des alliés et renforçant la grande alliance.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 64-83
Nouvelles du Nord. EXTRAIT d'un Journal de Mr Neuge-Baver, Envoyé du Roy de Suede à la Cour Ottomane. Constantinople ce 18. Decembre 1710.
Début :
Le 4. Novembre le Cham des Tartares arriva dans cette [...]
Mots clefs :
Guerre, Roi de Suède, Constantinople, Tartares
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord. EXTRAIT d'un Journal de Mr Neuge-Baver, Envoyé du Roy de Suede à la Cour Ottomane. Constantinople ce 18. Decembre 1710.
EXTRAIT
d'un Journal de Mr
Neuge-Baver, Envoyé
du Roy de Suede
à la Cour Otto-
+ mane.
A Confiantmople ce 18.
Décembre 1710.
Le
4. Novembre le
Cham des Tartares arriva
dans cette Ville.
Le 10. il eut audiance
du
duGrand-Seigneur.
Le ~i. on donna la paye
auxTroupes pour six mois.
Le18.& le19. le Grand-
Visir tint Conseil par ordre
duSultan, auquel les principaux
Ministres de saHautesse
assisterent. On y proposa
la demande du Roy
de Suede au sujet de son
escorte
,
& de la rupture
avec le Czar. Les sentimens
unanimes furent qu'il falloit
envoyer la Majesté
Suedoise dans les Etats,
& déclarer la guerre en
mesmetemps aux Moscovites,
vû qu'ils avoient
exercé plusieurs hostilitez
contre la Porre.
Le Grand Visir ayant
fait son rapport au Sultan,
Sa Hautesse fit assembler le
lendemain un grand Conseilau
Divan. Elleyfitappeller
les mesmesMinistres
que le Grand Visir avoit
convoqué le jour précedent
, sçavoir le Mufti
Sclictitar,Ali-Bacha ,-
,
Soliman-
Bacha, ou Kaimakan,
l'Aga des.Janiffaires,
Topei-Bacha, Capigi-Bachi,
le Tefterdar,le ReisEffendi
, le Mufti que le
Grand Visir Numan-Bachaavoit
déposé, & vingt
]Effendi,Cadis & Ulema,
c'est-à-dire
,
les Gens de
Lettres & de Loy. Ceux-cy
ayant réitéré ce qu'ils
avoient déclarés auConieil
du Grand-Visir,leSultan
y souscrivit
,
sur quoy le
22. la Guerre contre les
Moscovites fut publiée
dans toutes les Mosquées
ou Eglises
, avec une joye
& des acclamations incroyables
detout le peu ple.
Le 20.l'Admiral Giarum
Hadgia fut démis desa
charge,& l'on nomma
AteiMehemet Bacha pour
remplir sa place.
Le 21. le Grand-Visir
tint Conseil de Marine
assisté du CapitJn-Bacha,
& du nouvel Amiral, Si
l'on en doit croire des gens
graves ôc bien fenfez, la
Flotte Turque fera composée
de 80. Voiles, sçavoir
des Vaisseaux de Li.
gne, des Fregates, des Galeres,
& des petits Bastimens;
& l'on a ordonné
d'en faire encore construire
un grand nombrede cette
derniere sorte.Pour monter
cette Flotte on doit enrôller37000.
mil hommes.
Le nombre des Janissaires
Arnàates& Spahis fera de
120000. effectifs. Le Topei-
Bacha a ordre d'emmener
14000. hommes
pour servir l'Artillerie On
fait monter le nombre des
Tartaresà200000combattans.
Enfin le Moscovite
sera attaqué avec d'aussi
grandes forces que laPorte
ait jamais mis sur pied, ôc l'on dit mesme que les
Ottomans nesesontpoint
encore preparés à aucune
guerre avec autant d'efforts
qu'à celle-cy. tif;
Tout estant reglé &
disposé de la maniere susdite,
la guerre contre le
Moscovite en faveur du
Roy de Suede fut publiée 'e,
danscetteVille,&ensuite
dans toutes les autres de
i'Empire Ottoman.
*
Le 14, le Palatin de
Kiovie partit d'icy pour
Bender.
Le 25.le Prince de Moldavie
fut deposé de mesme
qu'Isus Bacha, Serasquier
de Bender ;c'estoient des
creatuues du Grand-Visir
Ali-Bachaqui vient d'être
deposé. A la plac<^lu Prin.
ce on a élevé Demetrius
Cantemir, adherant des
Tartares, & bon Suedois.
Le 26. le susdit Cham
des Tartares eut audiance
privée duGrand-Seigneur,
après quoyil prit congé de
SaHautesse.
Le 27. il partit conduit
jusques hors la Ville par le
premierVisir,& les principaux
Ministres
, aux acclamations
de tout le peuple.
Le 28. l'Ambassadeur
Moscovite ayant esté arresté,
oule mena aux Indiculis
ou les sept Tours
avec tous ses domestiques,
à l'exception de quatre valets
qui estoient des Livoniens.
Les meubles qu'on a
trouvé dans son Hostel ont
tous esté inventoriez &
scellez.
Le sieur Bonkoursky
Gentilhomme Polonois ,
,
Envoyé du Roy Auguste,
devoit
devoit estreaussi menéprisonnier
dans les septTours,
mais comme il s'est mis
fous nostre protection, j'ay
intercedé pour luy
, conjointementavec
le General
Ponjatourski.
D'autres Lettres beaucoup
plus recentesassurent
que les Tartares soutenus
par le Palatin de Kiovie,
font déja des mouvements
en Podolie; que six Batail-
Ions Saxons avoientrepassé
le Rhin pour retourner
dans leurs pays, & que les
Danois,&les Pru ssiens en
devoient faire autant.
Le Roy Auguste partit
de Leipsik le 1.Février
dpeour Dresden où la Diete
ses Estats qu'il avoit
convoquée pour le 6. devoitestreassembléecejourlà.
Ony a resolu de prendres
toutes les précautions
necessaires pour se mettre à
couvert de l'irruption des
Suedois.
Le 27. Janvier le Czar
partit en poste de Petersbourg
pour se rendre à
Moscou,& ensuiteàAzaf.
Avantson départ il avoit
dépesché plusieurs Courriers
porter les ordres pour
faire assembler des Troupes
sur la frontiere de l'Ukraine,
au-deçà & au-delà du
Boristhene
, & pour faire
travailler en grande diligence
à l'armement de sa
Flote.
L'Electeur de Brandebourg
a fait publier une
Ordonnance, par laquelle
il deffend à tous ses [ujets,
fous peine de lavie, de
forcir de fès Estats pour
aller s'establir ailleurs.
Voicy laListe desTroupesqui
doivent composer
l'Arméedestinée à maintenir
la neutralité dans la
Baffe-Allemagne.
Deux Regiments de Cavaleriede
l'Empereur.
Deux Bataillons & un
Escadron de l'Electeur Palatin.
Deux Bataillons&trois
Escadronsde l'Electeur de
Brandebourg.
Un Bataillonde Mayence.
UnBataillon du Landgrave
de Hesse Cassel.
Un Regiment de Cavalerie
du Duc de Mekelbourg
Swerin.
Deux Bataillons du Duc
d'Hanovre.
1 Un Bataillon du Duc
de Wolfembutel.
Un Bataillon de rEveque
de Munster.
Six Bataillons Anglois.
Et six Bataillons Hollandais,
ce qui fera en tout
environ quinze mille hommes.
L'Armée du General
Crassaw sera composée de
son Regiment de Dragons;
des Regiments de Mardefeldt
, de Marschal , de
quinzecent hommes chacun
, de deux autres Regiments
de Cavalerie de mille
hommes chacun ;
des---
Regiments d'Infanterie de
-
Schultz & de Stuart, de
douze cents hommes chacun
;
du Regiment de
Horne de dix-huit cents
hommes; de celuy d'Eckeblat
, de neufcents hommes,
ce qui faitplus de
treize mille hommes, sans
y comprendre les Troupes
destinées àla garde
-
des
Places ni les huit à dix mille
hommes qui doivent
venir le joindre deSuede.
Le Comte Sieniawski,
Grand General dela Couronne
de Pologne a refusé
aux Princes Dolhorouki&
Galiczen de faire entrer des
Troupes Moscovites dans
Kaminietz,Dubno, Brodi,
Leopol,&le Fort de
laTrinité.
Il yades Lettres du10.
Février, qui assurent que
l'Armée du General Crassawestoit
de plus de dixhuit
mille hommes ; sans
y comprendre les Troupes
qui devoient l'allerjoindre
deSuede,& qu'il n'attendoit
que les ordres pour
açir.
La nuit du 14.au 15.
Février, trois Compagnies
des Gardes à pied du Duc
d'Hanover,escaladerent la
Ville &: le Chasteau de
Pein. Le Chapitre de la Cathedrale
d'Hildesheim
dont , cette Place dépend
dépescha , un Courrier pour
en poster ses plaintes à
l'Empereur.
LeDuc deWolfembutel
s'est aussi emparé de Brakel,
d'Alefeld&deGrou,
de la dépendance du même
Chapitre; & d'autres
Troupes du Duc d'Hanover
se sont saisies de 11 Ville
mêmed'Hildesheim
fous prétexte que le Chapitre
n'avoit pas executé
une convention qu'il avoit
faite avec ce Duc, depuis
la mort du dernier Evêque
d'Hildesheim.
Les Lettres de Constantinople
du 8. Janvier, portent
qu'on n'y a jamais veu
de si grands préparatifs de
guerre; que les Turcs mestroient
en mer une Flote
de deux cens cinquante
voiles, sur laquelle on em^
barqueroit vingt mille
hommes; que le Grand-
Vizir alloit tous les jours
visiter les Magazins, l'Arcenal
,
& les Chantiers;
que tous les Bachas avoient
ordre de se rendre incessamment
au quartier d'assemblée,
àpeine de la vie,
& qu'il y en aura plus de
quatre-vingt qui amèneront
des Troupes nombreuses
qu'on avoit construit
quatre Ponts sur le
Danube, & que les Hospodars
deValaquie & deMoldavieavoiencordre
d'assembler
un grand nombre
de Chevaux & de Boeufs
pour voiturer les vivres 5c
tartillerie.
d'un Journal de Mr
Neuge-Baver, Envoyé
du Roy de Suede
à la Cour Otto-
+ mane.
A Confiantmople ce 18.
Décembre 1710.
Le
4. Novembre le
Cham des Tartares arriva
dans cette Ville.
Le 10. il eut audiance
du
duGrand-Seigneur.
Le ~i. on donna la paye
auxTroupes pour six mois.
Le18.& le19. le Grand-
Visir tint Conseil par ordre
duSultan, auquel les principaux
Ministres de saHautesse
assisterent. On y proposa
la demande du Roy
de Suede au sujet de son
escorte
,
& de la rupture
avec le Czar. Les sentimens
unanimes furent qu'il falloit
envoyer la Majesté
Suedoise dans les Etats,
& déclarer la guerre en
mesmetemps aux Moscovites,
vû qu'ils avoient
exercé plusieurs hostilitez
contre la Porre.
Le Grand Visir ayant
fait son rapport au Sultan,
Sa Hautesse fit assembler le
lendemain un grand Conseilau
Divan. Elleyfitappeller
les mesmesMinistres
que le Grand Visir avoit
convoqué le jour précedent
, sçavoir le Mufti
Sclictitar,Ali-Bacha ,-
,
Soliman-
Bacha, ou Kaimakan,
l'Aga des.Janiffaires,
Topei-Bacha, Capigi-Bachi,
le Tefterdar,le ReisEffendi
, le Mufti que le
Grand Visir Numan-Bachaavoit
déposé, & vingt
]Effendi,Cadis & Ulema,
c'est-à-dire
,
les Gens de
Lettres & de Loy. Ceux-cy
ayant réitéré ce qu'ils
avoient déclarés auConieil
du Grand-Visir,leSultan
y souscrivit
,
sur quoy le
22. la Guerre contre les
Moscovites fut publiée
dans toutes les Mosquées
ou Eglises
, avec une joye
& des acclamations incroyables
detout le peu ple.
Le 20.l'Admiral Giarum
Hadgia fut démis desa
charge,& l'on nomma
AteiMehemet Bacha pour
remplir sa place.
Le 21. le Grand-Visir
tint Conseil de Marine
assisté du CapitJn-Bacha,
& du nouvel Amiral, Si
l'on en doit croire des gens
graves ôc bien fenfez, la
Flotte Turque fera composée
de 80. Voiles, sçavoir
des Vaisseaux de Li.
gne, des Fregates, des Galeres,
& des petits Bastimens;
& l'on a ordonné
d'en faire encore construire
un grand nombrede cette
derniere sorte.Pour monter
cette Flotte on doit enrôller37000.
mil hommes.
Le nombre des Janissaires
Arnàates& Spahis fera de
120000. effectifs. Le Topei-
Bacha a ordre d'emmener
14000. hommes
pour servir l'Artillerie On
fait monter le nombre des
Tartaresà200000combattans.
Enfin le Moscovite
sera attaqué avec d'aussi
grandes forces que laPorte
ait jamais mis sur pied, ôc l'on dit mesme que les
Ottomans nesesontpoint
encore preparés à aucune
guerre avec autant d'efforts
qu'à celle-cy. tif;
Tout estant reglé &
disposé de la maniere susdite,
la guerre contre le
Moscovite en faveur du
Roy de Suede fut publiée 'e,
danscetteVille,&ensuite
dans toutes les autres de
i'Empire Ottoman.
*
Le 14, le Palatin de
Kiovie partit d'icy pour
Bender.
Le 25.le Prince de Moldavie
fut deposé de mesme
qu'Isus Bacha, Serasquier
de Bender ;c'estoient des
creatuues du Grand-Visir
Ali-Bachaqui vient d'être
deposé. A la plac<^lu Prin.
ce on a élevé Demetrius
Cantemir, adherant des
Tartares, & bon Suedois.
Le 26. le susdit Cham
des Tartares eut audiance
privée duGrand-Seigneur,
après quoyil prit congé de
SaHautesse.
Le 27. il partit conduit
jusques hors la Ville par le
premierVisir,& les principaux
Ministres
, aux acclamations
de tout le peuple.
Le 28. l'Ambassadeur
Moscovite ayant esté arresté,
oule mena aux Indiculis
ou les sept Tours
avec tous ses domestiques,
à l'exception de quatre valets
qui estoient des Livoniens.
Les meubles qu'on a
trouvé dans son Hostel ont
tous esté inventoriez &
scellez.
Le sieur Bonkoursky
Gentilhomme Polonois ,
,
Envoyé du Roy Auguste,
devoit
devoit estreaussi menéprisonnier
dans les septTours,
mais comme il s'est mis
fous nostre protection, j'ay
intercedé pour luy
, conjointementavec
le General
Ponjatourski.
D'autres Lettres beaucoup
plus recentesassurent
que les Tartares soutenus
par le Palatin de Kiovie,
font déja des mouvements
en Podolie; que six Batail-
Ions Saxons avoientrepassé
le Rhin pour retourner
dans leurs pays, & que les
Danois,&les Pru ssiens en
devoient faire autant.
Le Roy Auguste partit
de Leipsik le 1.Février
dpeour Dresden où la Diete
ses Estats qu'il avoit
convoquée pour le 6. devoitestreassembléecejourlà.
Ony a resolu de prendres
toutes les précautions
necessaires pour se mettre à
couvert de l'irruption des
Suedois.
Le 27. Janvier le Czar
partit en poste de Petersbourg
pour se rendre à
Moscou,& ensuiteàAzaf.
Avantson départ il avoit
dépesché plusieurs Courriers
porter les ordres pour
faire assembler des Troupes
sur la frontiere de l'Ukraine,
au-deçà & au-delà du
Boristhene
, & pour faire
travailler en grande diligence
à l'armement de sa
Flote.
L'Electeur de Brandebourg
a fait publier une
Ordonnance, par laquelle
il deffend à tous ses [ujets,
fous peine de lavie, de
forcir de fès Estats pour
aller s'establir ailleurs.
Voicy laListe desTroupesqui
doivent composer
l'Arméedestinée à maintenir
la neutralité dans la
Baffe-Allemagne.
Deux Regiments de Cavaleriede
l'Empereur.
Deux Bataillons & un
Escadron de l'Electeur Palatin.
Deux Bataillons&trois
Escadronsde l'Electeur de
Brandebourg.
Un Bataillonde Mayence.
UnBataillon du Landgrave
de Hesse Cassel.
Un Regiment de Cavalerie
du Duc de Mekelbourg
Swerin.
Deux Bataillons du Duc
d'Hanovre.
1 Un Bataillon du Duc
de Wolfembutel.
Un Bataillon de rEveque
de Munster.
Six Bataillons Anglois.
Et six Bataillons Hollandais,
ce qui fera en tout
environ quinze mille hommes.
L'Armée du General
Crassaw sera composée de
son Regiment de Dragons;
des Regiments de Mardefeldt
, de Marschal , de
quinzecent hommes chacun
, de deux autres Regiments
de Cavalerie de mille
hommes chacun ;
des---
Regiments d'Infanterie de
-
Schultz & de Stuart, de
douze cents hommes chacun
;
du Regiment de
Horne de dix-huit cents
hommes; de celuy d'Eckeblat
, de neufcents hommes,
ce qui faitplus de
treize mille hommes, sans
y comprendre les Troupes
destinées àla garde
-
des
Places ni les huit à dix mille
hommes qui doivent
venir le joindre deSuede.
Le Comte Sieniawski,
Grand General dela Couronne
de Pologne a refusé
aux Princes Dolhorouki&
Galiczen de faire entrer des
Troupes Moscovites dans
Kaminietz,Dubno, Brodi,
Leopol,&le Fort de
laTrinité.
Il yades Lettres du10.
Février, qui assurent que
l'Armée du General Crassawestoit
de plus de dixhuit
mille hommes ; sans
y comprendre les Troupes
qui devoient l'allerjoindre
deSuede,& qu'il n'attendoit
que les ordres pour
açir.
La nuit du 14.au 15.
Février, trois Compagnies
des Gardes à pied du Duc
d'Hanover,escaladerent la
Ville &: le Chasteau de
Pein. Le Chapitre de la Cathedrale
d'Hildesheim
dont , cette Place dépend
dépescha , un Courrier pour
en poster ses plaintes à
l'Empereur.
LeDuc deWolfembutel
s'est aussi emparé de Brakel,
d'Alefeld&deGrou,
de la dépendance du même
Chapitre; & d'autres
Troupes du Duc d'Hanover
se sont saisies de 11 Ville
mêmed'Hildesheim
fous prétexte que le Chapitre
n'avoit pas executé
une convention qu'il avoit
faite avec ce Duc, depuis
la mort du dernier Evêque
d'Hildesheim.
Les Lettres de Constantinople
du 8. Janvier, portent
qu'on n'y a jamais veu
de si grands préparatifs de
guerre; que les Turcs mestroient
en mer une Flote
de deux cens cinquante
voiles, sur laquelle on em^
barqueroit vingt mille
hommes; que le Grand-
Vizir alloit tous les jours
visiter les Magazins, l'Arcenal
,
& les Chantiers;
que tous les Bachas avoient
ordre de se rendre incessamment
au quartier d'assemblée,
àpeine de la vie,
& qu'il y en aura plus de
quatre-vingt qui amèneront
des Troupes nombreuses
qu'on avoit construit
quatre Ponts sur le
Danube, & que les Hospodars
deValaquie & deMoldavieavoiencordre
d'assembler
un grand nombre
de Chevaux & de Boeufs
pour voiturer les vivres 5c
tartillerie.
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Résumé : Nouvelles du Nord. EXTRAIT d'un Journal de Mr Neuge-Baver, Envoyé du Roy de Suede à la Cour Ottomane. Constantinople ce 18. Decembre 1710.
En 1710, le journal de Mr Neuge-Baver, envoyé du roi de Suède à la cour ottomane, décrit plusieurs événements diplomatiques et militaires. Le 4 novembre, le khan des Tartares arrive à Constantinople et obtient une audience auprès du sultan le 10 novembre. Du 18 au 21 novembre, un conseil est convoqué pour discuter de la demande du roi de Suède concernant une escorte et la rupture avec le tsar. Les ministres décident d'envoyer une escorte au roi de Suède et de déclarer la guerre aux Moscovites en raison de leurs hostilités contre l'Empire ottoman. Le 20 novembre, l'amiral Giarum Hadgia est démis de ses fonctions et remplacé par Atei Mehemet Bacha. Le 21 novembre, un conseil de marine décide de constituer une flotte de 80 voiles et d'enrôler 37 000 hommes. Les forces ottomanes, incluant les Janissaires, les Arnautes, les Spahis, et les Tartares, sont mobilisées pour attaquer les Moscovites. Le 22 novembre, la guerre contre les Moscovites est annoncée dans toutes les mosquées. Le 14 novembre, le palatin de Kiev part pour Bender. Le 25 novembre, le prince de Moldavie et le serasker de Bender sont déposés, et Démétrius Cantemir est élevé au trône. Le 26 novembre, le khan des Tartares obtient une audience privée du sultan et prend congé. Le 27 novembre, il quitte Constantinople accompagné par le Grand-Visir et les principaux ministres. Le 28 novembre, l'ambassadeur moscovite est arrêté et conduit aux Sept Tours avec ses domestiques. Le gentilhomme polonais Bonkoursky, envoyé du roi Auguste, est également arrêté mais libéré grâce à l'intervention de Neuge-Baver. Des mouvements militaires sont signalés en Podolie, et des troupes saxonnes, danoises et prussiennes se préparent à retourner dans leurs pays. Le roi Auguste se rend à Dresde pour une diète. Le tsar part pour Moscou et donne des ordres pour rassembler des troupes et armer sa flotte. L'électeur de Brandebourg publie une ordonnance interdisant à ses sujets de quitter ses États. Des troupes sont mobilisées pour maintenir la neutralité en Basse-Allemagne. Le comte Sieniawski refuse l'entrée des troupes moscovites en Pologne. Des troupes du duc d'Hanovre et du duc de Wolfenbüttel s'emparent de plusieurs villes. À Constantinople, des préparatifs de guerre massifs sont en cours, avec une flotte de 250 voiles et des troupes nombreuses.
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3
p. 126-133
INONDATIONS.
Début :
Inondation de Geneve. Le degel & la fonte des neiges [...]
Mots clefs :
Genève, Lyon, Rhône, Saône, Inondations, Eau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : INONDATIONS.
INONDATIONS,
Inondation de Gencve.
L,-Le degel & la fonte
des neigesfirent enfler de
forre la petite riviere d'Aire
,
& luy donnèrent un
cours si rapide,que le 12.
du mois de Février elle fit
rétrograderle Rhone dans
le Lac, & fit tourner à contre
sens
,
pendant tour un
jour, les roues. desMoulins
àc< des, machines qui
fervent aux Fontaines publiques
, ce qu'on navoit
jamais vü.
Le Rhônedevint sienflé
par le concours de plufleurs
rivieres qui s'y jettent
yqu'à l'endro où il
se joint avec la Saône, il
tenoitune demi-tieuë:mais
ce qui en de plus remarquable,
c'est qu'il traversentleLac
de Geneve dans
toute sa longueur, sans se
meiler à ses eaux, tant l'impetuosité
avec laquelle il y
entroit étoit grande. Un
pareil événementn'auroitil
pas donné lieu à la Fable
du Fleuve Acis quiestant
devenu amoureux de lix
Nymphe Galatée, alla la
chercher jusques dans la
Sicile, sans mesler ses eaux
à celles de la mer.
De Lyon.
Jer/âfondu Rhône é5 de
la Saône a Lyon le 13. Février,veilledeS.
Ad-attkias ,dans la
Placea'ppellee Confort.
La veille de la Feste
de S, Matth ieu, aprés mi^
nuit, le Rhône avec la Saone
furent entièrement dé-
:bordez, contre les effetsordinaires
dece fleuve & cte
cette riviere qui ne grossissent
que dans l'intervalle
dequelquesjours. Le lit du
premier,qui termine la
Ville de Lyon du cofté de
la Province de D,1Uphiné'j;
& celuy de la Saône qui
couleau milieu de 11Ville,
-se joignirent dans la Place
L
,.
de Bellecour & celle de
Confort,avec une si orande
abondance d'eau, q"c
toute la partie de cette Ville
qui le trouve entre ces'
deux Places jusques dans la
ruë Merciere
,
fut si fort
inondée que toutes les maisons
ne purent plus se communiquer
que par bateaux.
On na pas de peine à concevoir
le desordre que cela
a causé dans tout ce quartier
par l'interruption du
commerce,&c le demcnagement
des boutiques ou
plusieurs marchandises furent
mouillez Les Eglises
desJacobins,des Celestins,
& de la Charité en ont le
plus souffert. Le vieux Alsenal
qui est voisin de la
Saone a elle presque tout
inondé.Heureusementtoute
l'Artillerie & les munitions
de guerre avoient esté
transportées depuis peu
d'années dans le nouvel
Arsenal basty par les soins
deMr le Maréchal de villeroy
,
nostre Gouverneur.
Le Pont de bois de Bellecour
a esté presque tout
emporté, ainsi que quantité
de maisons du Fauxbourg
de la Guillotiere.
Cequ'il ya de remarquable
, c'est qu'on a observé
par une Inscription gravée
sur une Pyramide bastie
detemps immémorialdans
le milieu de la Place de
Confort, que le Rhône &
la Saone ne s'estôient pas
joints dans cette Place depuis
l'an 1554.&.cjue par
les mesures de la hauteur
où l'eau monta alors., on a
vérifié que cette demiere
inondationasurpassel'autre
d un pied & demy.
A l'égard de Paris
,
il
ny a pas eu d'effets fort
extraor dinaires. L'inondation
& l'eau n'a esté qu'à
trois pieds & demi prés du.
marbre qu'ona mis dans le
Cloistre des Celeitins,pour
marquerla hauteur del'eau
en Février1658 J'attendois
des remarque sur les ravages
qu'a faitlaLoire, je ne
les aurayque pour le mois
prochain.
Inondation de Gencve.
L,-Le degel & la fonte
des neigesfirent enfler de
forre la petite riviere d'Aire
,
& luy donnèrent un
cours si rapide,que le 12.
du mois de Février elle fit
rétrograderle Rhone dans
le Lac, & fit tourner à contre
sens
,
pendant tour un
jour, les roues. desMoulins
àc< des, machines qui
fervent aux Fontaines publiques
, ce qu'on navoit
jamais vü.
Le Rhônedevint sienflé
par le concours de plufleurs
rivieres qui s'y jettent
yqu'à l'endro où il
se joint avec la Saône, il
tenoitune demi-tieuë:mais
ce qui en de plus remarquable,
c'est qu'il traversentleLac
de Geneve dans
toute sa longueur, sans se
meiler à ses eaux, tant l'impetuosité
avec laquelle il y
entroit étoit grande. Un
pareil événementn'auroitil
pas donné lieu à la Fable
du Fleuve Acis quiestant
devenu amoureux de lix
Nymphe Galatée, alla la
chercher jusques dans la
Sicile, sans mesler ses eaux
à celles de la mer.
De Lyon.
Jer/âfondu Rhône é5 de
la Saône a Lyon le 13. Février,veilledeS.
Ad-attkias ,dans la
Placea'ppellee Confort.
La veille de la Feste
de S, Matth ieu, aprés mi^
nuit, le Rhône avec la Saone
furent entièrement dé-
:bordez, contre les effetsordinaires
dece fleuve & cte
cette riviere qui ne grossissent
que dans l'intervalle
dequelquesjours. Le lit du
premier,qui termine la
Ville de Lyon du cofté de
la Province de D,1Uphiné'j;
& celuy de la Saône qui
couleau milieu de 11Ville,
-se joignirent dans la Place
L
,.
de Bellecour & celle de
Confort,avec une si orande
abondance d'eau, q"c
toute la partie de cette Ville
qui le trouve entre ces'
deux Places jusques dans la
ruë Merciere
,
fut si fort
inondée que toutes les maisons
ne purent plus se communiquer
que par bateaux.
On na pas de peine à concevoir
le desordre que cela
a causé dans tout ce quartier
par l'interruption du
commerce,&c le demcnagement
des boutiques ou
plusieurs marchandises furent
mouillez Les Eglises
desJacobins,des Celestins,
& de la Charité en ont le
plus souffert. Le vieux Alsenal
qui est voisin de la
Saone a elle presque tout
inondé.Heureusementtoute
l'Artillerie & les munitions
de guerre avoient esté
transportées depuis peu
d'années dans le nouvel
Arsenal basty par les soins
deMr le Maréchal de villeroy
,
nostre Gouverneur.
Le Pont de bois de Bellecour
a esté presque tout
emporté, ainsi que quantité
de maisons du Fauxbourg
de la Guillotiere.
Cequ'il ya de remarquable
, c'est qu'on a observé
par une Inscription gravée
sur une Pyramide bastie
detemps immémorialdans
le milieu de la Place de
Confort, que le Rhône &
la Saone ne s'estôient pas
joints dans cette Place depuis
l'an 1554.&.cjue par
les mesures de la hauteur
où l'eau monta alors., on a
vérifié que cette demiere
inondationasurpassel'autre
d un pied & demy.
A l'égard de Paris
,
il
ny a pas eu d'effets fort
extraor dinaires. L'inondation
& l'eau n'a esté qu'à
trois pieds & demi prés du.
marbre qu'ona mis dans le
Cloistre des Celeitins,pour
marquerla hauteur del'eau
en Février1658 J'attendois
des remarque sur les ravages
qu'a faitlaLoire, je ne
les aurayque pour le mois
prochain.
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Résumé : INONDATIONS.
En février, des inondations ont touché plusieurs régions. À Genève, la fonte des neiges a gonflé la rivière d'Aire, inversant le cours du Rhône et affectant des moulins le 12 février. Le Rhône, enflé par plusieurs rivières, a traversé le Lac Léman sans se mélanger à ses eaux. À Lyon, le Rhône et la Saône ont débordé la veille de la fête de Saint Matthieu, inondant la ville entre les places Bellecour et Confort. Cette inondation a causé des désordres commerciaux et endommagé plusieurs bâtiments, dont des églises et l'ancien arsenal. Le pont de bois de Bellecour et des maisons du faubourg de la Guillotière ont été emportés. Une inscription sur une pyramide à la place de Confort indiquait que les deux fleuves ne s'étaient pas joints depuis 1554, et cette inondation a surpassé la précédente de un pied et demi. À Paris, l'inondation a atteint trois pieds et demi de hauteur dans le cloître des Célestins.
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4
p. 133-137
Ceremonie faite par l'Electeur de Cologne.
Début :
Le Serenissime Electeur du S. Empire Romain, Joseph-Clement, Archevesque [...]
Mots clefs :
Prince, Messe, Cologne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Ceremonie faite par l'Electeur de Cologne.
Ceremonie faiteparl*Electîeurde
Cologne.
Le Serenissïme Electeur
du S.Empire Romain,
Joseph-Clement
,
Archevesque
de Cologne, Legat
né du S. Siege Apostolique
&c. célébra à Paris
pontifie,lement le c. Février
1711. sa millième
Messe
,
suivant un usage
pieux observé parmy les
Trelats d'Allemagne. Pour
cet effetayant envoyé un
de ses Officiers prier de sa
part Mgr le Cardinal de
Noailles d'avoir agreable
que pour cette célébration
ce Prince put officier pontisicalement
dans son Dioccfc,
sois Eminencerépondit
que Son A. S. pouvoit
disposerde toute son autorité
qu'elle luy remettoit
avec un extrêmeplailîr.
L'Eglisè du Val de Grâce
ayantesté choisie,SonA.
S.s'yrenditJe?.de Février,
ê~ aprèsavoir salué 1-Ab
beuea ion parloir,ilentra
dans l'Eglisesuinvi d'ungrand
nombre d'Ecclesiastiques,
& de sesOfficiers,
8c estantmonté sur un
throne préparé du cofté de
l'Evangile
,
il futrevestu
de ses habits Pontificaux,
& celebra la Messe chantée
par la Musiquesous la conduite
du Sieur Beauregard,
Maistre de la Musique de
la Chapelle de ce Prince.
On remarqua trois choses
singulieres danscette Mes-
Cej la premicre c'est qu'après
la Communion
, Son
A S. entonna le Te Deum
qui futcontinué par la
Musique ; la leçonde que
pendantque l'Electeurdonnoit
les bencd ¡¿lions,l'ACo.
filiant cria à haute voix,
humiliâte njos ad benediftiomm
;
la troisiéme & la plus,
remarquable
,
& qu'on
croyoit ne s'observer qu à
l'exaltation du SaintPere,
c'est qu'après la Messe le
Prince estant remonte sur
le throne revestu pontificalement,
le Prestre assistant
lfuilyacéducollédel'Epiûréi.
fdi-t à h~aute voix ad\ multos
mulos annos & s'estant a..
vance à trois reprises
,
il
allaluy baiser la main, &
recevoir sa bénédiction,cc
que firent aussi tous ceux
de sa Cour Aprés la Messe
Son A. S. alla du costé de
la grille où reposent les
coeurs de la Reine & de Me
la Dauphine, sasoeur, où
il fit sa priere pour le repos
de leurs ames. -
Histoiregenerale
Cologne.
Le Serenissïme Electeur
du S.Empire Romain,
Joseph-Clement
,
Archevesque
de Cologne, Legat
né du S. Siege Apostolique
&c. célébra à Paris
pontifie,lement le c. Février
1711. sa millième
Messe
,
suivant un usage
pieux observé parmy les
Trelats d'Allemagne. Pour
cet effetayant envoyé un
de ses Officiers prier de sa
part Mgr le Cardinal de
Noailles d'avoir agreable
que pour cette célébration
ce Prince put officier pontisicalement
dans son Dioccfc,
sois Eminencerépondit
que Son A. S. pouvoit
disposerde toute son autorité
qu'elle luy remettoit
avec un extrêmeplailîr.
L'Eglisè du Val de Grâce
ayantesté choisie,SonA.
S.s'yrenditJe?.de Février,
ê~ aprèsavoir salué 1-Ab
beuea ion parloir,ilentra
dans l'Eglisesuinvi d'ungrand
nombre d'Ecclesiastiques,
& de sesOfficiers,
8c estantmonté sur un
throne préparé du cofté de
l'Evangile
,
il futrevestu
de ses habits Pontificaux,
& celebra la Messe chantée
par la Musiquesous la conduite
du Sieur Beauregard,
Maistre de la Musique de
la Chapelle de ce Prince.
On remarqua trois choses
singulieres danscette Mes-
Cej la premicre c'est qu'après
la Communion
, Son
A S. entonna le Te Deum
qui futcontinué par la
Musique ; la leçonde que
pendantque l'Electeurdonnoit
les bencd ¡¿lions,l'ACo.
filiant cria à haute voix,
humiliâte njos ad benediftiomm
;
la troisiéme & la plus,
remarquable
,
& qu'on
croyoit ne s'observer qu à
l'exaltation du SaintPere,
c'est qu'après la Messe le
Prince estant remonte sur
le throne revestu pontificalement,
le Prestre assistant
lfuilyacéducollédel'Epiûréi.
fdi-t à h~aute voix ad\ multos
mulos annos & s'estant a..
vance à trois reprises
,
il
allaluy baiser la main, &
recevoir sa bénédiction,cc
que firent aussi tous ceux
de sa Cour Aprés la Messe
Son A. S. alla du costé de
la grille où reposent les
coeurs de la Reine & de Me
la Dauphine, sasoeur, où
il fit sa priere pour le repos
de leurs ames. -
Histoiregenerale
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Résumé : Ceremonie faite par l'Electeur de Cologne.
Le 1er février 1711, Joseph-Clement, Électeur du Saint-Empire Romain et Archevêque de Cologne, célébra sa millième messe à Paris. Cet événement respectait une tradition pieuse observée parmi les prélats d'Allemagne. Joseph-Clement avait sollicité le Cardinal de Noailles pour officier dans son diocèse, ce que le Cardinal accepta. La cérémonie se déroula à l'église du Val-de-Grâce. Après avoir salué l'Abbesse, Joseph-Clement entra dans l'église accompagné de nombreux ecclésiastiques et officiers. Il monta sur un trône, revêtu de ses habits pontificaux, et célébra la messe, accompagnée par la musique dirigée par le Sieur Beauregard. Trois éléments remarquables furent notés : après la communion, l'Électeur entonna le Te Deum ; pendant les bénédictions, l'abbé cria 'humiliate nos ad benedictionem' ; et après la messe, le prêtre assistant acclama 'ad multos annos' trois fois, permettant à chacun de baiser la main de l'Électeur et de recevoir sa bénédiction. Joseph-Clement pria ensuite pour le repos des âmes de la Reine et de la Dauphine, sa sœur, dont les cœurs reposaient derrière une grille.
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5
p. 137-144
Histoire generale de la Fonderie des Lettres & de l'Imprimerie, par PIERRE COT, Fondeur, & Imprimeur-Libraire ordinaire de l'Academie Royale des Inscriptions & Médailles. Volume in 4 o. que l'on doit mettre incessamment sous la Presse, à Paris.
Début :
L'Ouvrage est divisé en trois Parties. 1. On traite dans la premiere [...]
Mots clefs :
Imprimerie, Lettres, Gravure, Livres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Histoire generale de la Fonderie des Lettres & de l'Imprimerie, par PIERRE COT, Fondeur, & Imprimeur-Libraire ordinaire de l'Academie Royale des Inscriptions & Médailles. Volume in 4 o. que l'on doit mettre incessamment sous la Presse, à Paris.
Histoiregenerale de la Fonderie
des Lettres 0* de tlmprimerie,
par P IERRE COT,
Fondeur, 0* Imprimeur-Libraire
ordinaire de l'Academic
Royale des Inscriptions -C
Médailles. Volumein4°. que
l'on doit mettre incessamment
fous la Presse
,
à Paris.
L'Ouvrage est divisé
en trois Parties.
1#ON traite dans la
premiere
de l'origine de l'Ecriture,
& de Tes progrez.
-Aprés avoir parlé des Caracteres
dont les hommes
se sont servis dans les premiers
temps, on en donne
des Tables expliquées,
tant des Caracteres symboliquesdequelques
Peuples,
que des alphabetiques
des autres Nations.
En traitant de l'établissement
de plus anciennes
Bibliotheques,&des Maü'ufçtirs
dont elles étoient
composées, on examine
ce qui peut servir à juger
de ancienneté de ces
Manuscrits. Cela conduit
à ce qui regarde la méchanique
de l'ancienne
Librairie des Grecs, & des
Romains
,
les Ecrivains
ou Copistes des Livres
ausquels les Imprimeurs
ont succedé.
,
2. Laseconde Partiea
pourobjet la Méchanique
de la Fonderie des Caracteres,
& celle de l'Imprimerie
L'on y décrit de
quelle maniere, & quand
4
ces deux Arcs ont été inventez.
L'on y parlede la
Gravûre ou
taille
des Poinçons
de Lettres en acier,
des Matrices en cuivre,&
des Moules pour fondre
les Lettres. Les differens
Caracteres que l'on aemployé,
& que l'on employe
actuellement dansl'impression
des Livres, s'y
trouventplacez chacun
dans leurordre, avi-f- 'v
"Histoire;Onduplique en
passant la manierede graver
sur le cuivre, à l'Eadforte,
au Burin; d'imprimer
en Taille douce.Celle
; degraver sur le Bois, ou de buriner sur les Métaux
}n'y'efi: pas oubliée non
plus que la maniere d'imprimer
des Chinois. Enfin
l'ony joint des remarques sur la Compoficioiy-du
Métal des Lettressonduës:
surlesCaracteres de
Plainchant&deMusique:
sur lesfiguresd'Astrono-
^mie;les Signes de Chymie,
& de Medecine: sur les
Notes des Jurisconsultes,
& sur les Abbreviations
anciennes. 3. La troisiéme Partie
regarde uniquement le travail
de l'Imprimerie, c'està
dire, les dispositions necessaires
pour l'ornement
des Ouvrages:Lafigure des
différentes Impositions:
Les Marques dont les Auteurs
se servent pour corriger
les Epreuves: La maniere
de composer l'Encre.
La description de la
-
Presse, des CalTes. & de
plusieurs autres Ustanciles
f
qui concernent le faitde
l'Imprimerie. L'on donne
une idée de ce que les plus
habiles Fondeurs en Lettres
,
de Imprimeurs ont
fait de plus excellent en
chaque genre de Caraél:e..
re. L'on y fait connoître
ceux qui se font distinguez
par la beauté ou la correction
de leurs Ouvrages,
par leurs sçavoir dans les
belles Lettres, & dans let
recherches d'Antiquité.
L'on y voit avec quel foin
les Papes, les Empereurs,
& les Roisontsoûtenu
l'Imprimerie, & les dépenses
qu'ils yont faites. L'on
y traite de l'Approbation
des Livres, des Marques
des Libraires, des Privileges,
& de tout cequi y a
rapport. L'on donne une
Lifte generale de toutes les
Villes où il y a eu des
Livres imprimez; & l'on
finir par un Dictionnaire
des Termes propres aux
Arts de la Fonderie des
Lettres, de l'Imprimerie,
& de la Librairie,& aux
autres Arts qui en dépendent.
Cet Ouvrage est
prest à metre sous la Prêt
se,& il y aura plus de 100.
Planches.
des Lettres 0* de tlmprimerie,
par P IERRE COT,
Fondeur, 0* Imprimeur-Libraire
ordinaire de l'Academic
Royale des Inscriptions -C
Médailles. Volumein4°. que
l'on doit mettre incessamment
fous la Presse
,
à Paris.
L'Ouvrage est divisé
en trois Parties.
1#ON traite dans la
premiere
de l'origine de l'Ecriture,
& de Tes progrez.
-Aprés avoir parlé des Caracteres
dont les hommes
se sont servis dans les premiers
temps, on en donne
des Tables expliquées,
tant des Caracteres symboliquesdequelques
Peuples,
que des alphabetiques
des autres Nations.
En traitant de l'établissement
de plus anciennes
Bibliotheques,&des Maü'ufçtirs
dont elles étoient
composées, on examine
ce qui peut servir à juger
de ancienneté de ces
Manuscrits. Cela conduit
à ce qui regarde la méchanique
de l'ancienne
Librairie des Grecs, & des
Romains
,
les Ecrivains
ou Copistes des Livres
ausquels les Imprimeurs
ont succedé.
,
2. Laseconde Partiea
pourobjet la Méchanique
de la Fonderie des Caracteres,
& celle de l'Imprimerie
L'on y décrit de
quelle maniere, & quand
4
ces deux Arcs ont été inventez.
L'on y parlede la
Gravûre ou
taille
des Poinçons
de Lettres en acier,
des Matrices en cuivre,&
des Moules pour fondre
les Lettres. Les differens
Caracteres que l'on aemployé,
& que l'on employe
actuellement dansl'impression
des Livres, s'y
trouventplacez chacun
dans leurordre, avi-f- 'v
"Histoire;Onduplique en
passant la manierede graver
sur le cuivre, à l'Eadforte,
au Burin; d'imprimer
en Taille douce.Celle
; degraver sur le Bois, ou de buriner sur les Métaux
}n'y'efi: pas oubliée non
plus que la maniere d'imprimer
des Chinois. Enfin
l'ony joint des remarques sur la Compoficioiy-du
Métal des Lettressonduës:
surlesCaracteres de
Plainchant&deMusique:
sur lesfiguresd'Astrono-
^mie;les Signes de Chymie,
& de Medecine: sur les
Notes des Jurisconsultes,
& sur les Abbreviations
anciennes. 3. La troisiéme Partie
regarde uniquement le travail
de l'Imprimerie, c'està
dire, les dispositions necessaires
pour l'ornement
des Ouvrages:Lafigure des
différentes Impositions:
Les Marques dont les Auteurs
se servent pour corriger
les Epreuves: La maniere
de composer l'Encre.
La description de la
-
Presse, des CalTes. & de
plusieurs autres Ustanciles
f
qui concernent le faitde
l'Imprimerie. L'on donne
une idée de ce que les plus
habiles Fondeurs en Lettres
,
de Imprimeurs ont
fait de plus excellent en
chaque genre de Caraél:e..
re. L'on y fait connoître
ceux qui se font distinguez
par la beauté ou la correction
de leurs Ouvrages,
par leurs sçavoir dans les
belles Lettres, & dans let
recherches d'Antiquité.
L'on y voit avec quel foin
les Papes, les Empereurs,
& les Roisontsoûtenu
l'Imprimerie, & les dépenses
qu'ils yont faites. L'on
y traite de l'Approbation
des Livres, des Marques
des Libraires, des Privileges,
& de tout cequi y a
rapport. L'on donne une
Lifte generale de toutes les
Villes où il y a eu des
Livres imprimez; & l'on
finir par un Dictionnaire
des Termes propres aux
Arts de la Fonderie des
Lettres, de l'Imprimerie,
& de la Librairie,& aux
autres Arts qui en dépendent.
Cet Ouvrage est
prest à metre sous la Prêt
se,& il y aura plus de 100.
Planches.
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Résumé : Histoire generale de la Fonderie des Lettres & de l'Imprimerie, par PIERRE COT, Fondeur, & Imprimeur-Libraire ordinaire de l'Academie Royale des Inscriptions & Médailles. Volume in 4 o. que l'on doit mettre incessamment sous la Presse, à Paris.
L'ouvrage 'Histoire générale de la Fonderie des Lettres et de l'Imprimerie' de Pierre Cot est divisé en trois parties. La première partie traite de l'origine de l'écriture et de ses évolutions, présentant des tables de caractères symboliques et alphabétiques utilisés par diverses nations. Elle explore également l'ancienneté des manuscrits et la mécanique de la librairie antique des Grecs et des Romains, ainsi que le rôle des copistes avant l'imprimerie. La deuxième partie décrit la mécanique de la fonderie des caractères et de l'imprimerie, incluant les méthodes de gravure des poinçons, la création des matrices et des moules, et les différents types de caractères. Elle mentionne aussi les caractères de plain-chant, de musique, les figures d'astronomie, les signes de chimie et de médecine, ainsi que les abréviations anciennes. La troisième partie se concentre sur le travail de l'imprimerie, détaillant les dispositions pour l'ornement des ouvrages, les figures des différentes impositions, les marques des auteurs, la composition de l'encre, et la description des presses et des cales. Elle souligne les contributions des fondateurs et imprimeurs les plus habiles, le soutien des Papes, Empereurs et Rois à l'imprimerie, et les aspects légaux comme l'approbation des livres et les privilèges. L'ouvrage se termine par une liste des villes ayant des livres imprimés et un dictionnaire des termes relatifs à la fonderie des lettres, à l'imprimerie et à la librairie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 1-50
A Québec le 31. Octobre 1710.
Début :
MONSIEUR, Voici une suite non interrompuë des Nouvelles que j'ay [...]
Mots clefs :
Canada, Montréal, Sauvages, Québec, New York, Angleterre, Général, Officiers, Gouverneur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Québec le 31. Octobre 1710.
A Qjtêbec le 31. Octobre
1710.
MONSIEUR,
Voici une suite non interrompue
des Nouvelles
que j'ai coustume de vous
donnerchaqueannée dece
qui s'ell: passé de plus nlé.
morable en Canada.
1
Le desseinque les Anglois
avaient eu l'année
derniere d'envahir la Colonie
ayant avorté, & s'es-
"- tant vûs eux-mêmes les
Artisans de leur propre défaite
& de leur ruine ,en
brûlant les Forts - qu'ils
avoient construits à grands
frais aux environs des lacs
dua Saint Sacrement & de
a Lacs de l'Amérique Septentrionale
entre la Nouvelle Angleterre &'
la Nouvelle France vers les 43. & les
45. Dégrez delatitude du Nord
,
(elon
les plusexafl.:.:s observations.
Champlain; &qui plusest
tous leurs Bateaux, b Pirogués,
Chaloupes, & bon
nombre de Canots de toutes
grandeurs ayant esté
brisés de leurs propres
mains,& toutes leurs munitions
de guerre & de
bouche jettées ça & là
,
difsipées
par leur ordre,ils ont
trouvé dans leur patrie l'imaged'une
mort aussi tristequecellede
l'epée, dont
ils menaçoient les habitans
AbrbPreectirtesuPsiem,feonrtstfeaniutssadge'usunrl~ed
fleuvedeMissisipi
dela Nouvelle France depuis
quatre ou cinq ans.
Les Anglois,dis je, ont
trouvéà leur retour dans
leur pays, la contagion répanduë
dans presque toutes
les famillesde la Nouvelle
Angleterre & de la
Nouvelle Yorck
,
funeste
fuite d'uneexpédition an1-
bitieuse, tentée sur nous &
non executée,restemalheureux
de tant d'inutiles
travaux, fruits des dépenses
immenses que nos Ennemis
ont faites» qui en
achevant de diminuer le
nombre des habitants ,
leur a ôté le moyen de nous
faire la guerre, en lesépuisant
d'argent qui en est le
nerf& prerque tout le soutien.
La crainte de l'Ennemi
étant éloignée vers lafin
de 1709. par le bon ordre
que mit par tout Mr le
Marquis de Vaudreüll
, Gouverneur general de Canada,
on envoya en qualitéd'Ambassadeur
chez les
Iroquois, Mr le Baron de
Longuëil
,
Chevalier de
l'Ordre Militaire de saint
Loüis.Comme cet Officieir
a le coeur des Sauvages ,
l'affection étant passée du
pere au c fils
,
le choix
qu'en a fait Mr le General
a esté tres-judicieux &
vousen jugerez vous-même
,
Mr,lorsqueje vous
assureray que Mr de Longuëil
a la cabane chez ces
Peuples du Nord c'est-àdire
sa Maisonà l'Iroquoise
y
qui luy est conservée
avec autant de respect que
c M. le Moine, pere de M. de
Longuëil, étoit appelle par les Iroç
quois à KrÚÚfliln
,
c'est-à-dire la
Perdrix.
les Palais où logentord inairement
les Ambassadeurs
en Europe.
Mr de la Chauvinerie
accompagnaMr le Moyne
de Longuëil ;
il entend
parfaitement la Langue
Iroquoise. LeCalumet de
Paix, qui est une grande
Pipe garnie de longues plumes
vertes, rouges, bleuës,
grises, &c. Fut arboré à nos
Canots, en arrivant chez
les cinq Nations: les principaux
chefs des Iroquois
enfirent autant; la joye se
répanditaussi-tôt par tout,
& l'AmbassadeurFrançois
futconduit à sa cabane au
bruit des chansons des jeur
nes guerriers; la foule l'empeschoit
de passer. Aprés
les repas ordinaires & les
danses entremeslées selon
l'usage de ces Sauvages
Ameriquains,leCalumet
de paix fut plantéau milieu
d'un grand cercleformé
par les Vieillards ôc les
plus considerez d'entre ces
chefs des Nations Iroquoises.
L'Officier Canadien
leur fit une courte harangue,&
leur exposa les raisons
qu'avoit Onnonito,
c'est-à-dire le Gouverneur
general des, François, de
l'envoyer chez eux. Celuy
des Iroquoisqui porroit la
parole pour les Nations, y
fit la réponsequevoicy à
peu prés. Que veritablement
les Anglois les avoient
engagez par de magnifiques
& de tics-riches
presens à se retirer au près
d'eux : qu'ils leur avoient
donné la Hache, ( stile sauvage
, cela veut dire qu'ils
leur avoient fourni des armes,)
mais qu'ilsn'avoient
jamais eu le dessein de la
décharger sur les François:
qu'ilsn'avoient eu d'autre
vue en toutes ces démarches,
quoyque tres-desavantageuses
en apparence
aux François
, que d'estre
spectateurs des coups qui
se donneroient de part &
d'autre, sans prendre d'autre
parti: que d'ailleurs ils
étoient tres-resolus de ne
rompre jamais le celebre
Traité fait avec feu Onnontio
Mr le Chevalier de
Callieres d leur pere en
duGouverneur General de la Nou1701.
entre treizeNations :
Que l'arbre e de Li Paix
étoit encore tout verd
,
6c
qu'ils n'y donneroient aucun
coup de hache: que
pour montrer la sincerité
de leurs intentions ils étoient
prests de choisirplusieurs
d'entre leurs chefs
pourenassurerOnnontio,
le grand General des François,
&: c'etf ce que ces Nations
sauvagesont executé
quelquetems après. Il faut
velleFrance, & frere du Plenipotentiaire
pour la Paix de R i(V ick.
e Stilefiguré très-usité chez Ici-
Sauvages du Nord.
avoüer, Monsieur, que le
sieur de Junquieres quidepuis
plusieurs annéess'acquitte
avec beaucoup de
soin de sa negociation auprés
des Iroquois, a beaucou
p contribué à nous gagner
ces Peuples sauvages
& guerriers, par son habileté
à manier des esprits
aussi difficiles que le sont
ceux-là.
Le trouble qu'avoient
cause ces grands préparatifs
de nos Ennemis voisins,
pour nous soumettre
à leur domination étant
âppaisé ôc les Iroquois
qu'ils avoient gagné autant
par menaces que par promesles
& encore davantage
par des effets, je veux
dire par de larges presens,
étant venus chanter la palinodie
, & reconnoître en
presenced'Onnontio qu'ils
s'étoient trop avancez en
écoutant les propoeitiens
de l'Anglois nostre Ennemi,
nous avons joui d'une
tranquillité charmante cette
année 1710mais comme
dans lapaix il faut sedéfier
d'un voisin jaloux
,
ambitieux
& inquiet ,Mr le
Marquis de Vaudrciiil,ciî,
homme habile,avoit en- fj voyeaucommencement
de la mesme année, dans
la nouvelle Anglecerre,
deux Officiers,Meilleurs
Dupuy & de la Periere ;
avec quelques Canadiensatercesy
qui en menageant
la liberté de quelques prisonniers
faitsde, part &
d'autre, apprendroient par
eux-mesmsl'étatdes ColoniesAngloises
ôc leurs
divers mouvements. Je
trouve, Monsïeur, quenostre
General a fait comme
dit le Proverbe) d'une pierre
deux coups, car par cet
te espece, d'ambassade il
içu au retour de ces Officiers
aucommencement
d'Avril bien des choies
dont il n'étoit point assùré.
parfaitement; au reste il
faut rendre icy le mente à
quiil appartient, & dire à
la louange des Anglois
qu'ils ont receu avec toute
forte d'honneur nos Envoyezy&
qu'ils n'ont point
seint d'avouer que l'alarme
avoit été chez eux en J702.
jusqu'aun pointqu'il éUJ
difficile d'exprimer [ur
bruit de la marche c
François resolus de les
taquer par tout où ils
rencontreraient
, & c'
dans letems mesme qui
estoient renfermez dz
leurs Forts du collé du D
Champlain. Cette terr*
répanditsi universel
ment danstoute laNo
velle York, que lèsfaà*
tants de la villed'Oran
vuderent avec beauco
f Ville de la Nouvelle Yorkq
appelleaussiAlbany.
- d'empressemt
dempressement leurs magazins
,
& transporterent
leurs effets a Manhate, qui
est le lieu de la residence
des Gouverneursde Ne$r-
.york,& s'appelle vulgairement
la Menade. Le*
fleurs Dupuy ôc Boucher
de la Periere ramenèrent
de ce Pays-là entr'autres
prisonniers échange
,
le
Pere de Mareuil, Jesuite
Missionnaire chez , les Sauvages
de laNation des On-
, montagues. Ce bon Pere
s'écoitréfugié chez les Flamands
deNew-York pour
éviter la fureur des Iroquoisquile
menaçoientdé
luy faire un mauvais quartier,
justement dans letems
que les Anglois employoient
le verd & le sec
pour attirer ces-Sauvages
dans leur parti contre nouy.
La garnison du Détroit
poste dontje vous aytant
parlé dans mespremieres
Lettres, efl défendue-au
mois de May en l'ille de
Montréal
,
fans- doute, par
g Fort environnéde quelques habitations
firué entre le lac Eric&kc
lac dcs Huronsau43e. degic d:luti-»
tude Septentrionale. 4'"'•*
ordre de la Cour. Mr de la
Mothe qui en est Gouverneur
y est resté avec les
Canadiens établis en cet
endroit: mais cet Officier
ayant esténommé par Sa
Majesté, Gouverneur de la
Louiliane autrement dite
leMissisipi il n'y demeurera
pas longtems.Mr de la
Forest:
,
Capitaine, est allé
le relever pour leDétroit
De plus de trente partis
que nous avons formez
,
tant de Canadiens h que de
hLesCanadiens font les Ff.mcoM
Sauvages
, pour tenir en
respect les Colonies Anglosses
)
il n'yena. paseu
un seul qui ne se foie
distingué par quelques ex.
ploits les uns en amenant
bonnombre de prisonniers,
& les autres en apportant
des chevelures:
ceuxcy regardent les Sauvvaaggeess,,
qquuiiaapprreèss aavvooiirr renverse
leurs Ennemis avec
la massue les fléchés où le
fusil, leurincitent la peau
dufront, & tout autourde
rez en Canada, il faut direCanada
&nonpis Canadois.
latête,puis leur levent la
chevelure, & la portent
au bout de leur arc ou de
leur fusil,&lorsqu'ilsfont
arrivez a leur cabane, les
arborent à l'entrée en maniere
de trophée & de dépouille
de l'Ennemy ; les
Anglois se font donc vus
réduits aux abois & exposez
à mourir de faim. Les
Sauvages nos alliez lesempeschent
( a la maniéré des
chiens couchans) de sortir
de leurs habitations, les
gardant à vûë, cela allait
si loin qu'à peine osoientils
sortir de ces cabanes, Se
pour les besoins les plus
pressants. ? 6-
-
Quinze denos Sauvages
s'étant mis en embuscade
dans un liois ont défait dixhuitAngloisarmezjusques?
aux dents & sur leurs gar-:,
des. Ces Anglois étoient
commandez par un Colonel
qui a été tué dans le
combat avec plusieurs des
fiens le reste fut mis en
fuire. :Voicy un fait assezsingulier
au sujet d'un parti
de Sauvages nos alliez.
DeuxAlgonKins de la Mission
de Lorette - establis
dans l'IsledeMontréal
sous, la conduite de i\'lef.
sieurs dé S. Sulpice,attaquent
deux Cavaliers du
côté de la Nouvelle Angleterre
, eux n'étant qu'à
pied à leur ordinaire,&en
prennent un. Voilà, Monssiieeuurr,
conlnle vous vovez,
, comme voyez,
ce qu'on peut appeller la
petite guerre. Les Sauvages
du Nord. del'Amerique,
ainsi que les chasseurs vont
à la poursuite des animaux,
cherchent les hommes
comme du gibier qui leur
convient. L'Anglois pris,
ils le lient & se mettent en
devoir de l'amener, la compassion
des deux Sauvages,
ne l'avoit fait lier quetrèslegerement
;les deux Sauvages
fatiguez s'arrestent
en chemin pour prendre
quelque repos ,
l'Anglais
les croyant fort endormis
& dans le premier sommeil
qui d'ordinaireest le plus
profond,se délie & court
se saisir d'une hache qui
appartenoit à ses vainqueurs,
mais non si adroitement
tement que l'un des Algonkins
ne s'en apperçust: celuy-
cyfrappédu desseindu
Prisonniercommun, éveille
son camarade: alors le
pauvre Anglois se voyant
découvert, met son fàluc
dans la suite; la circonstance
du temps luy estoit
favorable,à cause de la
nuit: cependant les deux
Sauvages le. suivent à la
blancheur de sa chemise
>,
car il estoit nud, ôc ne
pouvantl'ateindre de prés,
ils l'attraperent de loin,en
luy laschant un grand
coup de fusil qui arrefta,
ftouut, cyourtalerptris.onnier Le Printemps & l'Esté
de l'année où nous femmes
, ayant presque esté
sans pluye
,
la secheresse
s'est trouvée si excessive
que lesoiseauxqui dans ces
saisons seretirent pour l'ordinaire
dans les bois, ont
eâc obligez d'en sortir
pour trouverdequoy boire
&c mander sur les bords du '!
fleuve S. Laurent. On estime
icy que ce manque de
pluye & cette chaleur estonnante
nous oru: procure
une multitude infinie de
Tourtes,espèces de Ramiers
ou de Bisets qui ont
desolez une partie des bleds
&mesme les legumes
, comme pois, feves, &c.
en beaucoup d'endroits:
-mais de peur que ces animaux
ne nous mangeassent
davantage, nous les avens
mangé eux-mesmes par la
chasse que nous leur avons
donnée à grands coups de
fusil.,
Les Ours ces animaux si
feroces ont quitté leurs
trous,ôc se sont jettez sur
lesterres ensemencées;ils
ont porté leur audacejusqu'à
s'approcher des habitations
à
& on en voyoit
souvent à la pointe del'Isle
de Montréal qui est du côté
que l'on appelle la Chine.
Au mois d'Aoust quelques
Sauvages des nôtres
venant de la ville d'Orange
en New-YorK nous ont appris
qu'une flotte de la
vieille ! i Angleterre avoit
paru sur les costes de cette >?
i Vieille par rapport à la Nouvelle
tpidl: nostrevoisine.
contrée, ôc y amenoit un
nouveau Gouverneur:c'est
si je ne me trompe ,
le Colonel
Hunter
,
qui a esté
choisi par la Princesse Anne
pour succeder à Mylord
Lorelace mortGouverneur
de la Nouvelle York. Les
mesmes Sauvages ont rapportéque
Peter Schuiler
vulgairement pitre Schul-,
le ,Major d'Orange étoit
arrivéavec ces Sauvages
que les Gazettes de Roterdam
nous marquent avoir
esté traitez de Rois à Londres,
Ôc ce ne sont que trois
miserables Iroquois dela
Nation des Aniez que le
pauvre Pitre Schulleavoir
traisné avec luy, pourjetter
de la poudre aux yeux
& prelenter du brillant à
la Cour d'Angleterre parune
ambassade de trois
gueux venus de loin.
Des Lettres que l'on a
reçues de la même Colonie
, nous ont encore appris
que cinq cents familles
duPalatinat ont passé d'Europe
en Amérique, & sont
venus habiter le Pays des
Aniez
, une des cinq Nations
Iroquoisesfortamie
des Anglois. Ce sont ces
Palatins si souvent répétez
dans les nouvellespubliques
y
passez avec tant de
frais en Hollande, puis en
Angleterre, & delà dans
les Colonies Angloises de
IJAInerique septentrional.
Voilà du gibier pour les
Sauvagesytk il y a beir de
croire,Monsieur, ques'il
y a guerre entre les Iroquois
nos alliez, & ceux
qui peuvent estre gagnez
par les Anglois, ces bonnes
gens, qui ont fait tant
de chemin, courrontgrand
risquedese repentir bien
des fois,&de dire eneuxmesmes.
, que sommesnGous
veanuslfaeire dransecet.te
Le 8. de. Septembre dernier
nous avons eulajoye
de voir moüiller dans la
belle rade de Quebeç
,
le
Vaisseaudu Roy,l'Afriquain,
commandé par Mi
deMarigny.Ce Bastiment
est percé pour cinquante
canons. -.
-
Phenomene pour Messieurs
les Philosophes. Le
16, de Septembre de lapresente
année
,
sur les huit
heures du matin, il y Cà
un.tremblement & une secousse
deterredans l'Isle de
MonrreaI.Comme lemouvve&
mmenetnnienefruuttppoominttlolonngg,,
car il ne dura tout au plus
qu'un demi quart d'heure,
on serassura. Noussommes
icy assez sujets à ces
fortes de tremblements,
Le sieur Guyon Phlibustier
,amena le
10. de ce
moiscy devant Quebec
unepriseAngloise chargée,
deSel, de Moruë 5c d'Huile.
Cet Armateur rapports
qu'il avoir vu dix ou douze
gros vaisseaux Anglois
&trois Galiotes à bombes,
approcher des codes de
l'Acadie. Mr le Marquis
de Vaudreüil,nostre General
,
avoit envoyé des
Officiers & des Troupes des
renfort à Mr de Subercasse
Gouverneur dePort-Royal
& deFAcjdie.
Mr le Duc, cy-devant
Avocat au Parlement des
Paris & envoyéde France
pourremplir dans leConteil.
fouveraiii de Quebec
la Charge de Procureur
General, yest mort huit
rjours après son arrivée.
prépatoitàcequ'onm'a
dit une fort belle haran-
:j,gue,Quoyque la pluyeait
manque cette année crc
partie pour les biens de la
-
terre , nous avonscep ri-
;- dant fait une recolté Cft:
toute sortedegrains, & sur
tout en bled. L'année precedente
nous avons tiré, a
ce que l'on prérend, pour
,,
deux cent mil livres d'ar- t gent, du surplus de nos 1
bleds: mais cette année om
en usera autrement pour de)
bonnes raisons.
On vient d'achever unouvrage
dans le liautcaiiida,,
qui fera beaucoup d'honneurà
Mr le General aussibienqu'à
Mrle Chevalier
deBeaucour qui en a donn
le plan, ôc comme cetOfsicier
entend l'architecture
militaire
,
il l'a parfaitement
bien fait executer
C'est un Fort flanqué de
quatre bons Bastions. Il
environcentpieds en quar
ré & ca revestu de pierre
Te tailles dures comme du
marbre, que l'on a trouve
leplus heureusement du
monde dans une carriere
toifine. Ce quiest de merveilleux
,
c'estqu'onn'à
presque point eu besoinde
marteaux pour les mettre
en oeuvre s'eftariî^rèh'co'ni
tr¿es pour la pluparttoutéfc
taillées naturellement Ce
Fort eil: basti dansunlieu
appelleChambly, ;lesmurailles
sont élevées par dessus
le niveau de la campagne
devingt-cinq pieds au -
moffîs.j leur épaisseur est
de six pieds au bas vers les
talu ; elles sont faites de lac
pierre dontj'ay parlé; chaque
Bastion eL1 garni do
trois rangs de J^teriçs;
composées de bons-Canons
&de gros Pierriers'"?
Tout cet exterieur du Forn
couvreentierement les ma
gazins à poud re qui fonjr
bien voutez; les Caves tres
Je Ce sont de petites pieces d'artil
leues communement desa' ,
qui m
poneurras loin
,
mais qui font 1
-gr,in,d- écarts, on s'en sert à jetter do
pierres & des cailloux, desballes si
de la feraille enveloppées dans d'h
cartouches; cette espécede Canon
jtlurge p,tf la culalle avecune boeCGj
spatieuses & très-belles ;
les Boulangeriesfortadroitemen-
t menagé1es
,
&: par
dessus tout cela une Chapelle
d'unfort bon goust
& bien entenduë
;
les logements
dans ce Fort sont
!
si considerables que Mr le
Général, leGouverneur de
Montreal, ôc le Gouverneur
particulier du Fort
avec quarante ou cinquante
Officiers
, pourronty
estre placez à leur aise, sans
comptertrois ou quatre
centsSoldats &: huit cents
en cas d'attaque
, rangez
dans les bastiments le long
des courtines &en dedans,
la place d' rmes demeurant
libre & dégagée, quoyque
tout y aboutisse; en un
mot on ne peut rien de plus
beau & en mesme temps
de plusaiséà deffendre. Ce
Fortestsituéau46° degré
: de latitude Nord, au de[-,.
fous delacataracte formée ;
par les eaux du lac Cham-
-
plain, dans un terrain a.
vantageux&quifedtffend
presquedetous costez. La
chasse & la pesche contribuent
à l'entretien de laj,
garnison ,
garnison,& la riviere qui
fort LortChamplain,conduitau
fleuve S.Laurent,
vis-à-vis les Isles de Richelieu
, d'où l'on peut envoyer
des Canots à Quebec
& à Montreal :. tel est , Monsieur, le nouveau Fort
de Chambly ,qui met à
couvert tout le Gouvernement
de Montreal ,&qui
avec quatre ou cinq cents
hommes de garnison peut
resister à tous les efforts des
Anglois nos voisins ,les
empeschent de passer , èc
les obligent de retourner
chez eux,fussentils venus
jusques-là au nombre de
dix mille.
Mr deBreslay ce zeleM
MissionnairedeSulpice,
dont je vous ay parlé tant
de fois dans mes Lettres,
qui a quité la Cour des
Rois pour gagner des Sau--
vages d'Amerique au fbu--
verain maistre de l'Univers
, a fait construire une;
Fort dans l'isleaux Tourtrès
où est le principallieu
de sa Million, elle est f-1-
tuée entre le lac S. Louis&
le lac des deux montagnes.
Commeil a este autrefois
Ingenieur
, vouspourrez
juger Monsieur,qu'il na.
voit pas besoin de Conseil
pour l'aider; ce Fort est à
un quart de lieuë de celuy
deM. deSenneville quiest
à la pointe de Ile de Montréaldu
costé du lac sains
Louis;c'est: proprement là,
qu'est le bout du Canada.
Lemesme
1
Ecclesiastiquea
commencéune Eglisebastiede
bonnes psierres,dans
la petite Isle dontjeviens
de faire mention Le Roy
abien voulu signaler aspieté
dans ce nouvel establi
sement,& sa bonté envers
Mr de Breslay
, qui a este
un des Gentilliommes de
sa Chambre
, en luy envoyant
des Ornemens pour
son Eglise.
Il ya eu une pronlotion
d'Officiers de Guerre & do
Jullicc: en ce payscy Ministre la faite , cette ani
née par ordre du Roy, en-r
viron deux mois avant l
départ des derniers vaiC)
seaux pour le Canada, Mil
de Galifet cy-devantLieu
tenant de Roy auMontréa
a eilé choisi pour Gouverneur
des trois rivières
Ville également distante,
de Quebec & de Montréal,
à la place de feuMrleMarquis
de Chrysaphi, Mr des
Bergeres en a esté fait Major,
Mr le Baron de Longuëilest
Lieutenant deRoy
de Ville Marie ou Montréal,&:
Mrde la Chasaigne
Major de cette Ville
Mr le Marquis de , Vaudreüil
fils aisné de Mr le
General, a esté fait Capitaine
; Messieurs de la Pipardiere
,deBeaujeu,d'Argenteüil,
le Gardeur
, &c.
ont esté eslevez au mefmr
rang. A l'egard des Officiers
de Justice,Mrde la
Martiniere a esté nomme
Doyen du ConseilSouverain
de Québec,àla place
de feu Mr Chartier deLorbiniere,
dont un des filsa
esté faitConseiller dans 1*
mesmepromotion, &c.
Les plus remarquables
d'entre 1rs passagers qui
fontcetteannée le voyage
de France, sont Mr Raudot
le fils,Intendant confort;
Mr son Pere doit le
sui vre l'année prochaine ,
èc il fera relevé par Mr Bergon,
le filsdufeu Intendant
de R ochofort, homme
tressçavant ôc.des plusintelligens
que nous ayons
eu dans la Marine. Mr le
Fevre Ecclesiastique né en
Canada,qui dans un âge
peu avancé, possede plusieurs
Langues de l'Europe
& a de l'apritude pour toutes
les belles choses
; c'est
le premier Canad ien de
l'Isle de Montréal qui ait
pris le parti de l'Eglise, depuis
que les François en
font les maistres,.. Madame
le Vasseurfemme de
l'Ingénieur de Québec,
mené avec elle ses ensans.
Je ne trouve de considérableentre
les morts , parmi
ceux qui me frapent laS
mémoire, en achevant ma
Lettre, que Mr du Chut,
Capitaine expérimente, de
qui connoissoit à merveille,
leNord du Canada,aussi
bien que les grands lacs,
êc le sieur delaMorandiere
Garde-Magazin du Roy.
Mettons fin à cette Lettre
qui n'est déjà que trop
longue
longue par une petite avanture
que vous trouverez
assez plaisante, quoyque
tirée d'un sujet fort
serieux -, voicy le fait en
deux mots. La femme d'un
Sauvage Chrestien estant
morte, son mary est venu
avertir le Bedeau de l'Eglise
de Montreal de faire
une fosse pour elle; on a
sonné pour 11 personne
morte, ÔC lorsqu'on a esté
prest d'enlever le corps
pour le mettre en terre, le
Sauvage a demande du
temps alléguant pour ses
raisons que sa femme refpiroic
encore; que duresse
il avoit esté bien aise de
faire préparer toutes choses
de son vivant, & sonner
les cloches pour ne la point
faire attendre lorsqu'elle
seroit decedée tout de bon,
voulant luy faire connoistre
en cela la bonne volontéquil
avoit pourelle.
'0 Comme l'Afriquain va
mettre à la voile, & qu'il
n'y a pas de temps à per- ,
dre
, je me trouve obligé
de vous dire que dans cet
endroit je vous fuis
1710.
MONSIEUR,
Voici une suite non interrompue
des Nouvelles
que j'ai coustume de vous
donnerchaqueannée dece
qui s'ell: passé de plus nlé.
morable en Canada.
1
Le desseinque les Anglois
avaient eu l'année
derniere d'envahir la Colonie
ayant avorté, & s'es-
"- tant vûs eux-mêmes les
Artisans de leur propre défaite
& de leur ruine ,en
brûlant les Forts - qu'ils
avoient construits à grands
frais aux environs des lacs
dua Saint Sacrement & de
a Lacs de l'Amérique Septentrionale
entre la Nouvelle Angleterre &'
la Nouvelle France vers les 43. & les
45. Dégrez delatitude du Nord
,
(elon
les plusexafl.:.:s observations.
Champlain; &qui plusest
tous leurs Bateaux, b Pirogués,
Chaloupes, & bon
nombre de Canots de toutes
grandeurs ayant esté
brisés de leurs propres
mains,& toutes leurs munitions
de guerre & de
bouche jettées ça & là
,
difsipées
par leur ordre,ils ont
trouvé dans leur patrie l'imaged'une
mort aussi tristequecellede
l'epée, dont
ils menaçoient les habitans
AbrbPreectirtesuPsiem,feonrtstfeaniutssadge'usunrl~ed
fleuvedeMissisipi
dela Nouvelle France depuis
quatre ou cinq ans.
Les Anglois,dis je, ont
trouvéà leur retour dans
leur pays, la contagion répanduë
dans presque toutes
les famillesde la Nouvelle
Angleterre & de la
Nouvelle Yorck
,
funeste
fuite d'uneexpédition an1-
bitieuse, tentée sur nous &
non executée,restemalheureux
de tant d'inutiles
travaux, fruits des dépenses
immenses que nos Ennemis
ont faites» qui en
achevant de diminuer le
nombre des habitants ,
leur a ôté le moyen de nous
faire la guerre, en lesépuisant
d'argent qui en est le
nerf& prerque tout le soutien.
La crainte de l'Ennemi
étant éloignée vers lafin
de 1709. par le bon ordre
que mit par tout Mr le
Marquis de Vaudreüll
, Gouverneur general de Canada,
on envoya en qualitéd'Ambassadeur
chez les
Iroquois, Mr le Baron de
Longuëil
,
Chevalier de
l'Ordre Militaire de saint
Loüis.Comme cet Officieir
a le coeur des Sauvages ,
l'affection étant passée du
pere au c fils
,
le choix
qu'en a fait Mr le General
a esté tres-judicieux &
vousen jugerez vous-même
,
Mr,lorsqueje vous
assureray que Mr de Longuëil
a la cabane chez ces
Peuples du Nord c'est-àdire
sa Maisonà l'Iroquoise
y
qui luy est conservée
avec autant de respect que
c M. le Moine, pere de M. de
Longuëil, étoit appelle par les Iroç
quois à KrÚÚfliln
,
c'est-à-dire la
Perdrix.
les Palais où logentord inairement
les Ambassadeurs
en Europe.
Mr de la Chauvinerie
accompagnaMr le Moyne
de Longuëil ;
il entend
parfaitement la Langue
Iroquoise. LeCalumet de
Paix, qui est une grande
Pipe garnie de longues plumes
vertes, rouges, bleuës,
grises, &c. Fut arboré à nos
Canots, en arrivant chez
les cinq Nations: les principaux
chefs des Iroquois
enfirent autant; la joye se
répanditaussi-tôt par tout,
& l'AmbassadeurFrançois
futconduit à sa cabane au
bruit des chansons des jeur
nes guerriers; la foule l'empeschoit
de passer. Aprés
les repas ordinaires & les
danses entremeslées selon
l'usage de ces Sauvages
Ameriquains,leCalumet
de paix fut plantéau milieu
d'un grand cercleformé
par les Vieillards ôc les
plus considerez d'entre ces
chefs des Nations Iroquoises.
L'Officier Canadien
leur fit une courte harangue,&
leur exposa les raisons
qu'avoit Onnonito,
c'est-à-dire le Gouverneur
general des, François, de
l'envoyer chez eux. Celuy
des Iroquoisqui porroit la
parole pour les Nations, y
fit la réponsequevoicy à
peu prés. Que veritablement
les Anglois les avoient
engagez par de magnifiques
& de tics-riches
presens à se retirer au près
d'eux : qu'ils leur avoient
donné la Hache, ( stile sauvage
, cela veut dire qu'ils
leur avoient fourni des armes,)
mais qu'ilsn'avoient
jamais eu le dessein de la
décharger sur les François:
qu'ilsn'avoient eu d'autre
vue en toutes ces démarches,
quoyque tres-desavantageuses
en apparence
aux François
, que d'estre
spectateurs des coups qui
se donneroient de part &
d'autre, sans prendre d'autre
parti: que d'ailleurs ils
étoient tres-resolus de ne
rompre jamais le celebre
Traité fait avec feu Onnontio
Mr le Chevalier de
Callieres d leur pere en
duGouverneur General de la Nou1701.
entre treizeNations :
Que l'arbre e de Li Paix
étoit encore tout verd
,
6c
qu'ils n'y donneroient aucun
coup de hache: que
pour montrer la sincerité
de leurs intentions ils étoient
prests de choisirplusieurs
d'entre leurs chefs
pourenassurerOnnontio,
le grand General des François,
&: c'etf ce que ces Nations
sauvagesont executé
quelquetems après. Il faut
velleFrance, & frere du Plenipotentiaire
pour la Paix de R i(V ick.
e Stilefiguré très-usité chez Ici-
Sauvages du Nord.
avoüer, Monsieur, que le
sieur de Junquieres quidepuis
plusieurs annéess'acquitte
avec beaucoup de
soin de sa negociation auprés
des Iroquois, a beaucou
p contribué à nous gagner
ces Peuples sauvages
& guerriers, par son habileté
à manier des esprits
aussi difficiles que le sont
ceux-là.
Le trouble qu'avoient
cause ces grands préparatifs
de nos Ennemis voisins,
pour nous soumettre
à leur domination étant
âppaisé ôc les Iroquois
qu'ils avoient gagné autant
par menaces que par promesles
& encore davantage
par des effets, je veux
dire par de larges presens,
étant venus chanter la palinodie
, & reconnoître en
presenced'Onnontio qu'ils
s'étoient trop avancez en
écoutant les propoeitiens
de l'Anglois nostre Ennemi,
nous avons joui d'une
tranquillité charmante cette
année 1710mais comme
dans lapaix il faut sedéfier
d'un voisin jaloux
,
ambitieux
& inquiet ,Mr le
Marquis de Vaudrciiil,ciî,
homme habile,avoit en- fj voyeaucommencement
de la mesme année, dans
la nouvelle Anglecerre,
deux Officiers,Meilleurs
Dupuy & de la Periere ;
avec quelques Canadiensatercesy
qui en menageant
la liberté de quelques prisonniers
faitsde, part &
d'autre, apprendroient par
eux-mesmsl'étatdes ColoniesAngloises
ôc leurs
divers mouvements. Je
trouve, Monsïeur, quenostre
General a fait comme
dit le Proverbe) d'une pierre
deux coups, car par cet
te espece, d'ambassade il
içu au retour de ces Officiers
aucommencement
d'Avril bien des choies
dont il n'étoit point assùré.
parfaitement; au reste il
faut rendre icy le mente à
quiil appartient, & dire à
la louange des Anglois
qu'ils ont receu avec toute
forte d'honneur nos Envoyezy&
qu'ils n'ont point
seint d'avouer que l'alarme
avoit été chez eux en J702.
jusqu'aun pointqu'il éUJ
difficile d'exprimer [ur
bruit de la marche c
François resolus de les
taquer par tout où ils
rencontreraient
, & c'
dans letems mesme qui
estoient renfermez dz
leurs Forts du collé du D
Champlain. Cette terr*
répanditsi universel
ment danstoute laNo
velle York, que lèsfaà*
tants de la villed'Oran
vuderent avec beauco
f Ville de la Nouvelle Yorkq
appelleaussiAlbany.
- d'empressemt
dempressement leurs magazins
,
& transporterent
leurs effets a Manhate, qui
est le lieu de la residence
des Gouverneursde Ne$r-
.york,& s'appelle vulgairement
la Menade. Le*
fleurs Dupuy ôc Boucher
de la Periere ramenèrent
de ce Pays-là entr'autres
prisonniers échange
,
le
Pere de Mareuil, Jesuite
Missionnaire chez , les Sauvages
de laNation des On-
, montagues. Ce bon Pere
s'écoitréfugié chez les Flamands
deNew-York pour
éviter la fureur des Iroquoisquile
menaçoientdé
luy faire un mauvais quartier,
justement dans letems
que les Anglois employoient
le verd & le sec
pour attirer ces-Sauvages
dans leur parti contre nouy.
La garnison du Détroit
poste dontje vous aytant
parlé dans mespremieres
Lettres, efl défendue-au
mois de May en l'ille de
Montréal
,
fans- doute, par
g Fort environnéde quelques habitations
firué entre le lac Eric&kc
lac dcs Huronsau43e. degic d:luti-»
tude Septentrionale. 4'"'•*
ordre de la Cour. Mr de la
Mothe qui en est Gouverneur
y est resté avec les
Canadiens établis en cet
endroit: mais cet Officier
ayant esténommé par Sa
Majesté, Gouverneur de la
Louiliane autrement dite
leMissisipi il n'y demeurera
pas longtems.Mr de la
Forest:
,
Capitaine, est allé
le relever pour leDétroit
De plus de trente partis
que nous avons formez
,
tant de Canadiens h que de
hLesCanadiens font les Ff.mcoM
Sauvages
, pour tenir en
respect les Colonies Anglosses
)
il n'yena. paseu
un seul qui ne se foie
distingué par quelques ex.
ploits les uns en amenant
bonnombre de prisonniers,
& les autres en apportant
des chevelures:
ceuxcy regardent les Sauvvaaggeess,,
qquuiiaapprreèss aavvooiirr renverse
leurs Ennemis avec
la massue les fléchés où le
fusil, leurincitent la peau
dufront, & tout autourde
rez en Canada, il faut direCanada
&nonpis Canadois.
latête,puis leur levent la
chevelure, & la portent
au bout de leur arc ou de
leur fusil,&lorsqu'ilsfont
arrivez a leur cabane, les
arborent à l'entrée en maniere
de trophée & de dépouille
de l'Ennemy ; les
Anglois se font donc vus
réduits aux abois & exposez
à mourir de faim. Les
Sauvages nos alliez lesempeschent
( a la maniéré des
chiens couchans) de sortir
de leurs habitations, les
gardant à vûë, cela allait
si loin qu'à peine osoientils
sortir de ces cabanes, Se
pour les besoins les plus
pressants. ? 6-
-
Quinze denos Sauvages
s'étant mis en embuscade
dans un liois ont défait dixhuitAngloisarmezjusques?
aux dents & sur leurs gar-:,
des. Ces Anglois étoient
commandez par un Colonel
qui a été tué dans le
combat avec plusieurs des
fiens le reste fut mis en
fuire. :Voicy un fait assezsingulier
au sujet d'un parti
de Sauvages nos alliez.
DeuxAlgonKins de la Mission
de Lorette - establis
dans l'IsledeMontréal
sous, la conduite de i\'lef.
sieurs dé S. Sulpice,attaquent
deux Cavaliers du
côté de la Nouvelle Angleterre
, eux n'étant qu'à
pied à leur ordinaire,&en
prennent un. Voilà, Monssiieeuurr,
conlnle vous vovez,
, comme voyez,
ce qu'on peut appeller la
petite guerre. Les Sauvages
du Nord. del'Amerique,
ainsi que les chasseurs vont
à la poursuite des animaux,
cherchent les hommes
comme du gibier qui leur
convient. L'Anglois pris,
ils le lient & se mettent en
devoir de l'amener, la compassion
des deux Sauvages,
ne l'avoit fait lier quetrèslegerement
;les deux Sauvages
fatiguez s'arrestent
en chemin pour prendre
quelque repos ,
l'Anglais
les croyant fort endormis
& dans le premier sommeil
qui d'ordinaireest le plus
profond,se délie & court
se saisir d'une hache qui
appartenoit à ses vainqueurs,
mais non si adroitement
tement que l'un des Algonkins
ne s'en apperçust: celuy-
cyfrappédu desseindu
Prisonniercommun, éveille
son camarade: alors le
pauvre Anglois se voyant
découvert, met son fàluc
dans la suite; la circonstance
du temps luy estoit
favorable,à cause de la
nuit: cependant les deux
Sauvages le. suivent à la
blancheur de sa chemise
>,
car il estoit nud, ôc ne
pouvantl'ateindre de prés,
ils l'attraperent de loin,en
luy laschant un grand
coup de fusil qui arrefta,
ftouut, cyourtalerptris.onnier Le Printemps & l'Esté
de l'année où nous femmes
, ayant presque esté
sans pluye
,
la secheresse
s'est trouvée si excessive
que lesoiseauxqui dans ces
saisons seretirent pour l'ordinaire
dans les bois, ont
eâc obligez d'en sortir
pour trouverdequoy boire
&c mander sur les bords du '!
fleuve S. Laurent. On estime
icy que ce manque de
pluye & cette chaleur estonnante
nous oru: procure
une multitude infinie de
Tourtes,espèces de Ramiers
ou de Bisets qui ont
desolez une partie des bleds
&mesme les legumes
, comme pois, feves, &c.
en beaucoup d'endroits:
-mais de peur que ces animaux
ne nous mangeassent
davantage, nous les avens
mangé eux-mesmes par la
chasse que nous leur avons
donnée à grands coups de
fusil.,
Les Ours ces animaux si
feroces ont quitté leurs
trous,ôc se sont jettez sur
lesterres ensemencées;ils
ont porté leur audacejusqu'à
s'approcher des habitations
à
& on en voyoit
souvent à la pointe del'Isle
de Montréal qui est du côté
que l'on appelle la Chine.
Au mois d'Aoust quelques
Sauvages des nôtres
venant de la ville d'Orange
en New-YorK nous ont appris
qu'une flotte de la
vieille ! i Angleterre avoit
paru sur les costes de cette >?
i Vieille par rapport à la Nouvelle
tpidl: nostrevoisine.
contrée, ôc y amenoit un
nouveau Gouverneur:c'est
si je ne me trompe ,
le Colonel
Hunter
,
qui a esté
choisi par la Princesse Anne
pour succeder à Mylord
Lorelace mortGouverneur
de la Nouvelle York. Les
mesmes Sauvages ont rapportéque
Peter Schuiler
vulgairement pitre Schul-,
le ,Major d'Orange étoit
arrivéavec ces Sauvages
que les Gazettes de Roterdam
nous marquent avoir
esté traitez de Rois à Londres,
Ôc ce ne sont que trois
miserables Iroquois dela
Nation des Aniez que le
pauvre Pitre Schulleavoir
traisné avec luy, pourjetter
de la poudre aux yeux
& prelenter du brillant à
la Cour d'Angleterre parune
ambassade de trois
gueux venus de loin.
Des Lettres que l'on a
reçues de la même Colonie
, nous ont encore appris
que cinq cents familles
duPalatinat ont passé d'Europe
en Amérique, & sont
venus habiter le Pays des
Aniez
, une des cinq Nations
Iroquoisesfortamie
des Anglois. Ce sont ces
Palatins si souvent répétez
dans les nouvellespubliques
y
passez avec tant de
frais en Hollande, puis en
Angleterre, & delà dans
les Colonies Angloises de
IJAInerique septentrional.
Voilà du gibier pour les
Sauvagesytk il y a beir de
croire,Monsieur, ques'il
y a guerre entre les Iroquois
nos alliez, & ceux
qui peuvent estre gagnez
par les Anglois, ces bonnes
gens, qui ont fait tant
de chemin, courrontgrand
risquedese repentir bien
des fois,&de dire eneuxmesmes.
, que sommesnGous
veanuslfaeire dransecet.te
Le 8. de. Septembre dernier
nous avons eulajoye
de voir moüiller dans la
belle rade de Quebeç
,
le
Vaisseaudu Roy,l'Afriquain,
commandé par Mi
deMarigny.Ce Bastiment
est percé pour cinquante
canons. -.
-
Phenomene pour Messieurs
les Philosophes. Le
16, de Septembre de lapresente
année
,
sur les huit
heures du matin, il y Cà
un.tremblement & une secousse
deterredans l'Isle de
MonrreaI.Comme lemouvve&
mmenetnnienefruuttppoominttlolonngg,,
car il ne dura tout au plus
qu'un demi quart d'heure,
on serassura. Noussommes
icy assez sujets à ces
fortes de tremblements,
Le sieur Guyon Phlibustier
,amena le
10. de ce
moiscy devant Quebec
unepriseAngloise chargée,
deSel, de Moruë 5c d'Huile.
Cet Armateur rapports
qu'il avoir vu dix ou douze
gros vaisseaux Anglois
&trois Galiotes à bombes,
approcher des codes de
l'Acadie. Mr le Marquis
de Vaudreüil,nostre General
,
avoit envoyé des
Officiers & des Troupes des
renfort à Mr de Subercasse
Gouverneur dePort-Royal
& deFAcjdie.
Mr le Duc, cy-devant
Avocat au Parlement des
Paris & envoyéde France
pourremplir dans leConteil.
fouveraiii de Quebec
la Charge de Procureur
General, yest mort huit
rjours après son arrivée.
prépatoitàcequ'onm'a
dit une fort belle haran-
:j,gue,Quoyque la pluyeait
manque cette année crc
partie pour les biens de la
-
terre , nous avonscep ri-
;- dant fait une recolté Cft:
toute sortedegrains, & sur
tout en bled. L'année precedente
nous avons tiré, a
ce que l'on prérend, pour
,,
deux cent mil livres d'ar- t gent, du surplus de nos 1
bleds: mais cette année om
en usera autrement pour de)
bonnes raisons.
On vient d'achever unouvrage
dans le liautcaiiida,,
qui fera beaucoup d'honneurà
Mr le General aussibienqu'à
Mrle Chevalier
deBeaucour qui en a donn
le plan, ôc comme cetOfsicier
entend l'architecture
militaire
,
il l'a parfaitement
bien fait executer
C'est un Fort flanqué de
quatre bons Bastions. Il
environcentpieds en quar
ré & ca revestu de pierre
Te tailles dures comme du
marbre, que l'on a trouve
leplus heureusement du
monde dans une carriere
toifine. Ce quiest de merveilleux
,
c'estqu'onn'à
presque point eu besoinde
marteaux pour les mettre
en oeuvre s'eftariî^rèh'co'ni
tr¿es pour la pluparttoutéfc
taillées naturellement Ce
Fort eil: basti dansunlieu
appelleChambly, ;lesmurailles
sont élevées par dessus
le niveau de la campagne
devingt-cinq pieds au -
moffîs.j leur épaisseur est
de six pieds au bas vers les
talu ; elles sont faites de lac
pierre dontj'ay parlé; chaque
Bastion eL1 garni do
trois rangs de J^teriçs;
composées de bons-Canons
&de gros Pierriers'"?
Tout cet exterieur du Forn
couvreentierement les ma
gazins à poud re qui fonjr
bien voutez; les Caves tres
Je Ce sont de petites pieces d'artil
leues communement desa' ,
qui m
poneurras loin
,
mais qui font 1
-gr,in,d- écarts, on s'en sert à jetter do
pierres & des cailloux, desballes si
de la feraille enveloppées dans d'h
cartouches; cette espécede Canon
jtlurge p,tf la culalle avecune boeCGj
spatieuses & très-belles ;
les Boulangeriesfortadroitemen-
t menagé1es
,
&: par
dessus tout cela une Chapelle
d'unfort bon goust
& bien entenduë
;
les logements
dans ce Fort sont
!
si considerables que Mr le
Général, leGouverneur de
Montreal, ôc le Gouverneur
particulier du Fort
avec quarante ou cinquante
Officiers
, pourronty
estre placez à leur aise, sans
comptertrois ou quatre
centsSoldats &: huit cents
en cas d'attaque
, rangez
dans les bastiments le long
des courtines &en dedans,
la place d' rmes demeurant
libre & dégagée, quoyque
tout y aboutisse; en un
mot on ne peut rien de plus
beau & en mesme temps
de plusaiséà deffendre. Ce
Fortestsituéau46° degré
: de latitude Nord, au de[-,.
fous delacataracte formée ;
par les eaux du lac Cham-
-
plain, dans un terrain a.
vantageux&quifedtffend
presquedetous costez. La
chasse & la pesche contribuent
à l'entretien de laj,
garnison ,
garnison,& la riviere qui
fort LortChamplain,conduitau
fleuve S.Laurent,
vis-à-vis les Isles de Richelieu
, d'où l'on peut envoyer
des Canots à Quebec
& à Montreal :. tel est , Monsieur, le nouveau Fort
de Chambly ,qui met à
couvert tout le Gouvernement
de Montreal ,&qui
avec quatre ou cinq cents
hommes de garnison peut
resister à tous les efforts des
Anglois nos voisins ,les
empeschent de passer , èc
les obligent de retourner
chez eux,fussentils venus
jusques-là au nombre de
dix mille.
Mr deBreslay ce zeleM
MissionnairedeSulpice,
dont je vous ay parlé tant
de fois dans mes Lettres,
qui a quité la Cour des
Rois pour gagner des Sau--
vages d'Amerique au fbu--
verain maistre de l'Univers
, a fait construire une;
Fort dans l'isleaux Tourtrès
où est le principallieu
de sa Million, elle est f-1-
tuée entre le lac S. Louis&
le lac des deux montagnes.
Commeil a este autrefois
Ingenieur
, vouspourrez
juger Monsieur,qu'il na.
voit pas besoin de Conseil
pour l'aider; ce Fort est à
un quart de lieuë de celuy
deM. deSenneville quiest
à la pointe de Ile de Montréaldu
costé du lac sains
Louis;c'est: proprement là,
qu'est le bout du Canada.
Lemesme
1
Ecclesiastiquea
commencéune Eglisebastiede
bonnes psierres,dans
la petite Isle dontjeviens
de faire mention Le Roy
abien voulu signaler aspieté
dans ce nouvel establi
sement,& sa bonté envers
Mr de Breslay
, qui a este
un des Gentilliommes de
sa Chambre
, en luy envoyant
des Ornemens pour
son Eglise.
Il ya eu une pronlotion
d'Officiers de Guerre & do
Jullicc: en ce payscy Ministre la faite , cette ani
née par ordre du Roy, en-r
viron deux mois avant l
départ des derniers vaiC)
seaux pour le Canada, Mil
de Galifet cy-devantLieu
tenant de Roy auMontréa
a eilé choisi pour Gouverneur
des trois rivières
Ville également distante,
de Quebec & de Montréal,
à la place de feuMrleMarquis
de Chrysaphi, Mr des
Bergeres en a esté fait Major,
Mr le Baron de Longuëilest
Lieutenant deRoy
de Ville Marie ou Montréal,&:
Mrde la Chasaigne
Major de cette Ville
Mr le Marquis de , Vaudreüil
fils aisné de Mr le
General, a esté fait Capitaine
; Messieurs de la Pipardiere
,deBeaujeu,d'Argenteüil,
le Gardeur
, &c.
ont esté eslevez au mefmr
rang. A l'egard des Officiers
de Justice,Mrde la
Martiniere a esté nomme
Doyen du ConseilSouverain
de Québec,àla place
de feu Mr Chartier deLorbiniere,
dont un des filsa
esté faitConseiller dans 1*
mesmepromotion, &c.
Les plus remarquables
d'entre 1rs passagers qui
fontcetteannée le voyage
de France, sont Mr Raudot
le fils,Intendant confort;
Mr son Pere doit le
sui vre l'année prochaine ,
èc il fera relevé par Mr Bergon,
le filsdufeu Intendant
de R ochofort, homme
tressçavant ôc.des plusintelligens
que nous ayons
eu dans la Marine. Mr le
Fevre Ecclesiastique né en
Canada,qui dans un âge
peu avancé, possede plusieurs
Langues de l'Europe
& a de l'apritude pour toutes
les belles choses
; c'est
le premier Canad ien de
l'Isle de Montréal qui ait
pris le parti de l'Eglise, depuis
que les François en
font les maistres,.. Madame
le Vasseurfemme de
l'Ingénieur de Québec,
mené avec elle ses ensans.
Je ne trouve de considérableentre
les morts , parmi
ceux qui me frapent laS
mémoire, en achevant ma
Lettre, que Mr du Chut,
Capitaine expérimente, de
qui connoissoit à merveille,
leNord du Canada,aussi
bien que les grands lacs,
êc le sieur delaMorandiere
Garde-Magazin du Roy.
Mettons fin à cette Lettre
qui n'est déjà que trop
longue
longue par une petite avanture
que vous trouverez
assez plaisante, quoyque
tirée d'un sujet fort
serieux -, voicy le fait en
deux mots. La femme d'un
Sauvage Chrestien estant
morte, son mary est venu
avertir le Bedeau de l'Eglise
de Montreal de faire
une fosse pour elle; on a
sonné pour 11 personne
morte, ÔC lorsqu'on a esté
prest d'enlever le corps
pour le mettre en terre, le
Sauvage a demande du
temps alléguant pour ses
raisons que sa femme refpiroic
encore; que duresse
il avoit esté bien aise de
faire préparer toutes choses
de son vivant, & sonner
les cloches pour ne la point
faire attendre lorsqu'elle
seroit decedée tout de bon,
voulant luy faire connoistre
en cela la bonne volontéquil
avoit pourelle.
'0 Comme l'Afriquain va
mettre à la voile, & qu'il
n'y a pas de temps à per- ,
dre
, je me trouve obligé
de vous dire que dans cet
endroit je vous fuis
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Résumé : A Québec le 31. Octobre 1710.
En 1710, les Anglais ont échoué dans leur tentative d'envahir la colonie canadienne à Québec, subissant une défaite auto-infligée après avoir détruit leurs propres forts et munitions. De retour en Nouvelle-Angleterre et en Nouvelle-York, ils ont été frappés par une contagion, réduisant leur capacité militaire. La situation en Nouvelle-France s'est stabilisée grâce à l'ordre établi par le Marquis de Vaudreuil, gouverneur général du Canada. Le Baron de Longueuil, Chevalier de l'Ordre Militaire de Saint-Louis, a renforcé les alliances françaises en étant envoyé en ambassade chez les Iroquois. Ces derniers ont réaffirmé leur fidélité au traité de paix de 1701, malgré les tentatives de séduction des Anglais. Le Sieur de Junquières a joué un rôle crucial dans le maintien de ces alliances. La tranquillité a régné en 1710, mais le Marquis de Vaudreuil a envoyé des officiers en Nouvelle-Angleterre pour surveiller les mouvements ennemis. Les Anglais ont accueilli les envoyés français avec honneur, confirmant leur alarme de l'année précédente. Des expéditions françaises ont capturé des prisonniers et repoussé les Anglais, réduisant leurs colonies à une situation précaire. Les alliés autochtones ont empêché les Anglais de sortir de leurs habitations. Des incidents notables, comme la capture d'un Anglais par deux Algonquins, illustrent la 'petite guerre' menée par les Français et leurs alliés. Parallèlement, environ cinq cents familles du Palatinat ont émigré d'Europe vers l'Amérique et se sont installées dans le pays des Aniez, une des cinq Nations Iroquoises alliées des Anglais. Leur situation est préoccupante car ils risquent de se retrouver pris entre les Iroquois et les Anglais. Le 8 septembre, le vaisseau du roi, l'Afriquain, commandé par M. de Marigny, a accosté à Québec, armé de cinquante canons. Le 16 septembre, un tremblement de terre a été ressenti sur l'île de Montréal. Le sieur Guyon, un flibustier, a intercepté une prise anglaise près de Québec et signalé la présence de vaisseaux anglais près des côtes de l'Acadie. En réponse, M. le Marquis de Vaudreuil a envoyé des renforts à M. de Subercasse, gouverneur de Port-Royal et de l'Acadie. M. le Duc, ancien avocat au Parlement de Paris, est décédé peu après son arrivée en France pour remplir la charge de Procureur Général au Conseil souverain de Québec. Malgré une année sèche, la récolte a été bonne, surtout en blé. Un nouvel ouvrage, un fort flanqué de quatre bastions à Chambly, a été achevé pour protéger le gouvernement de Montréal. M. de Breslay, un missionnaire sulpicien, a construit un fort sur l'île aux Tourtres et commencé la construction d'une église en pierre. Plusieurs promotions d'officiers de guerre et de justice ont été annoncées, notamment M. de Galifet comme gouverneur des Trois-Rivières et M. le Baron de Longueuil comme lieutenant du roi à Montréal. Parmi les passagers arrivés de France, on note M. Raudot le fils, intendant confirmé, et M. le Fèvre, un ecclésiastique canadien polyglotte. Parmi les décès, on mentionne M. du Chast, capitaine expérimenté, et le sieur de la Morandière, garde-magazin du roi.
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7
p. 51-55
EXTRAIT d'un Compliment prononcé à la Martinique à Mr de Phelypeaux.
Début :
MONSIEUR, Quelle obligation n'avons-vous pas à nostre grand [...]
Mots clefs :
Gouverneur, Martinique, Monarque, Roi
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'un Compliment prononcé à la Martinique à Mr de Phelypeaux.
EXTRAIT
d'un ComplimentproflancedlaMartmique
àMrdePhelypeaux.
MONSIEURY
Quelle obligation n'avons-
nous;pas à nostre
grand Monarquequi malgré
tant d'affaires qui sembloient
occuper toute sa
pnidence& son courage
pour soutenir son Royaume
contre l'envie de la
pluspart des Princes de
l'Europe, n'oublie cependant
pas les peuples qu'il a
loin de ses yeux, & leur
donne des marques de son
attention pour leur bonheur,
& a leur fureté en
vous choisissant pour son
Gouverneur general dans
UUEC partie dç l'Arnerique
qu'il possede.
Quel plaisir pour nous
de remarquer que le Roy.
regarde les Isles quoyqu'éloignées
de luy par cette
vaste étendue de mer ,
comme ua membre inseparable
de sa Monarchie,
puisqu'il nous donne un
Gouverneurd'un nom par
lequel non-seulement nostre
Nouvelle France se
soutient depuis si longtemps
,
mais encore qui
luy est si utile dans le coeur
de son Royaume où nous
le voyons remplir & la premiere
Charge de la Couronne
dans la personne de
l'auguste Chancelier
,
&
les grands travaux du ministere
dans ce' le de t'itiustre
Secretaire d'Estat de la
Marine, & enfin les premiersemploisdela
Guerre
&: du Conseil d'ilftat qui
sont réünis en vous.
Ce nom si connu si respecté,
si cheri, nousest un
gage du bonheur que nous
allons gouster. L es Loix la Police, le , COlnnlerce,
ôc la tranquillité vont fleurir
parmy nous, Se nous
aurons la consolation de
rendre long-temps des graces
singulieres au Seigneur
pqouu'ilr les longues années donnera au grand
Monarque,au grand Ministre,
Se àl'illustre Gouverneur,
qui daignent nous
proteger.
d'un ComplimentproflancedlaMartmique
àMrdePhelypeaux.
MONSIEURY
Quelle obligation n'avons-
nous;pas à nostre
grand Monarquequi malgré
tant d'affaires qui sembloient
occuper toute sa
pnidence& son courage
pour soutenir son Royaume
contre l'envie de la
pluspart des Princes de
l'Europe, n'oublie cependant
pas les peuples qu'il a
loin de ses yeux, & leur
donne des marques de son
attention pour leur bonheur,
& a leur fureté en
vous choisissant pour son
Gouverneur general dans
UUEC partie dç l'Arnerique
qu'il possede.
Quel plaisir pour nous
de remarquer que le Roy.
regarde les Isles quoyqu'éloignées
de luy par cette
vaste étendue de mer ,
comme ua membre inseparable
de sa Monarchie,
puisqu'il nous donne un
Gouverneurd'un nom par
lequel non-seulement nostre
Nouvelle France se
soutient depuis si longtemps
,
mais encore qui
luy est si utile dans le coeur
de son Royaume où nous
le voyons remplir & la premiere
Charge de la Couronne
dans la personne de
l'auguste Chancelier
,
&
les grands travaux du ministere
dans ce' le de t'itiustre
Secretaire d'Estat de la
Marine, & enfin les premiersemploisdela
Guerre
&: du Conseil d'ilftat qui
sont réünis en vous.
Ce nom si connu si respecté,
si cheri, nousest un
gage du bonheur que nous
allons gouster. L es Loix la Police, le , COlnnlerce,
ôc la tranquillité vont fleurir
parmy nous, Se nous
aurons la consolation de
rendre long-temps des graces
singulieres au Seigneur
pqouu'ilr les longues années donnera au grand
Monarque,au grand Ministre,
Se àl'illustre Gouverneur,
qui daignent nous
proteger.
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Résumé : EXTRAIT d'un Compliment prononcé à la Martinique à Mr de Phelypeaux.
Le texte est un hommage à Monsieur de Phélypeaux, nouvellement nommé gouverneur général d'une partie de l'Amérique. L'auteur exprime sa gratitude envers le roi pour son attention envers les peuples éloignés, malgré les nombreuses affaires européennes. Le choix de Phélypeaux souligne l'importance des îles américaines pour la monarchie. Phélypeaux est reconnu pour ses multiples rôles prestigieux : chancelier, secrétaire d'État de la Marine, et haut fonctionnaire dans les domaines de la guerre et du Conseil d'État. Son nom inspire respect et confiance, promettant prospérité, justice et tranquillité. L'auteur espère que le roi, le ministre et le gouverneur bénéficieront de longues années pour continuer à protéger et à gouverner.
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8
p. 55-58
Nouvelles du Nord.
Début :
Les Lettres de Constantinople du 16. Janvier portent que les [...]
Mots clefs :
Tartares, Constantinople, Turcs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord.
Nouvelles du Nord.
Les Lettres de Constantinople
du 16. Janvier
portent que les Turcs continuent
à faire de grands
préparatifs par mer & par
terre, & qu'on avoit proposé
dans le Divan de desarmer
tous les Grecs, de
crainte qu'il n'yeust quelque
intelligence entr'eux à
cause de la conformité de
Religion.
Celles de Russieassurent
quequatre-vingt mille
Tartares sont en rez en
Moscovie
,
& en Ukraine,
afin de faire declarer les
Cosaques en faveur des
Rois de Suede& Stanislas.
Un Courrier arrivé à
Dresde a confirmé que le
Palatin de Kiovie avec le
fils Kandes Tartaresestoit
entré enUKraine, & qu'il
estoit suivi par le Roy de
Suede avec ses Troupes &
une ArméedeTurcs & de
Tartares
, & qu'il devoit
s'avancer vers la Vistule.
Cette nouvelle a fort consterné
la Cour de Saxe qui
travaille à bien faire munir
les Places frontieres.
Des Lettres de Bender
du 1 8. Février confirment
aussi que lePalatin deKiovie
marchoit vers l'Ukraine
avec quatre mille Polonois
six mille Cosaques,
& quarante mille Tartares,
commandez par le fils du
Kan; que le Kan s'avançoit
vers la Moscovie au delà
du Borifthene avec deux
cent mille Tartares en attendant
la grande Armée
¿cs.. Turcs que le Grand-
Vizirdoitcommander
Les Lettres de Constantinople
du 16. Janvier
portent que les Turcs continuent
à faire de grands
préparatifs par mer & par
terre, & qu'on avoit proposé
dans le Divan de desarmer
tous les Grecs, de
crainte qu'il n'yeust quelque
intelligence entr'eux à
cause de la conformité de
Religion.
Celles de Russieassurent
quequatre-vingt mille
Tartares sont en rez en
Moscovie
,
& en Ukraine,
afin de faire declarer les
Cosaques en faveur des
Rois de Suede& Stanislas.
Un Courrier arrivé à
Dresde a confirmé que le
Palatin de Kiovie avec le
fils Kandes Tartaresestoit
entré enUKraine, & qu'il
estoit suivi par le Roy de
Suede avec ses Troupes &
une ArméedeTurcs & de
Tartares
, & qu'il devoit
s'avancer vers la Vistule.
Cette nouvelle a fort consterné
la Cour de Saxe qui
travaille à bien faire munir
les Places frontieres.
Des Lettres de Bender
du 1 8. Février confirment
aussi que lePalatin deKiovie
marchoit vers l'Ukraine
avec quatre mille Polonois
six mille Cosaques,
& quarante mille Tartares,
commandez par le fils du
Kan; que le Kan s'avançoit
vers la Moscovie au delà
du Borifthene avec deux
cent mille Tartares en attendant
la grande Armée
¿cs.. Turcs que le Grand-
Vizirdoitcommander
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Résumé : Nouvelles du Nord.
Au début du XVIIIe siècle, des rapports indiquent des préparatifs militaires en Europe de l'Est et au Moyen-Orient. À Constantinople, les Turcs se préparent à désarmer les Grecs par crainte de complots religieux. En Russie, 80 000 Tartares sont présents en Moscovie et en Ukraine, cherchant à rallier les Cosaques aux rois de Suède et de Stanislas. À Dresde, on confirme l'entrée du Palatin de Kiev et du fils du Khan des Tartares en Ukraine, suivis par le roi de Suède et une armée turco-tartare se dirigeant vers la Vistule. Cette nouvelle alerte la cour de Saxe, qui renforce ses frontières. Des lettres de Bender du 18 février rapportent que le Palatin de Kiev avance vers l'Ukraine avec 4 000 Polonais, 6 000 Cosaques et 40 000 Tartares commandés par le fils du Khan. Le Khan lui-même progresse vers la Moscovie avec 200 000 Tartares, attendant une grande armée turque dirigée par le Grand-Vizir.
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9
p. 58-63
Nouvelles d'Espagne.
Début :
Mr Graston, Maréchal de Camp, a défait un Corps de [...]
Mots clefs :
Troupes, Madrid, Marquis de Valdecañas
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvelles £Efha?ne*
Jl CI Mr Grassois-Matci..
chal de Camp,adéfait u*
Corps de Troupes com«-
mandé par le GeneralSIK*.
srely ce qui a obligé les Ea«
nemisà abandonner Solfo*
ne, & plusieursautresportes,
dans lesquels Mr le
Marquis de Valdecanas a
mis-des Troupes pour teCferrer
de plus en plus les
Ennemis.
Les Lettres de Sarragosse
du 13. Mars portent
que les Miquelets rebelles
avoient surpris prés de Benavarri,
trois Compagnies
des GardesEspagnoles&
Walonnes
,
dont environ
quarante hommes avoient
esté tuez ou blessez : mais
que ces Miquelets avoient
estéensuite dispersez
,
&
qu'on avoit brusleplusieurs
de leurs Village
-,
que Mr le Comte d'Aguilar
avoir envoyé à l'Armée
huitmilleFusils, autant de
Bayonnettes
, Ôc qu'il envoyoit
les habits des Soldats
à mesure qu'il y en
avoit un certain nombre de
faits, que le President des
Finances avoit amassé un
fond suffisant pour lacampagne;
qu'il arrivoit d'Andalousie
& de plusieurs endroits
de la Castille un
grand nombre de Mulets
&de Boeufs pour voiturer
les vivres & les munitions;
qu'il estoit party de Madrid
un train d'artillerie
pour joindre à ceux qui
estoient déjaprests sur la
frontiere,& que l'on conduisoit
à Tortose les convois
de vivres & de munitionsqui
estoient arrivez à,
Peniscola
,
& qui y arrivoient
tous les jours.
Le 3,3. Mars on publia à
Madrid une Ordonnance
portant interdiction de
commerce vec les Hollandois,
& deffense de laisser
entrer en Espagne leurs
draps & leurs autres marchandises,
& de leur laisser
enlever des laines.
LesLettres deSarragosse
du 19. Mars portent
qu'on y devoit tenir un
conseil de guerre sur les
projets de la campagne, 3c
que Mr le Duc de Noailles
s'estoit mis en chemin pour
s'y trouver avec Mr de
Vendosme & les autres
principaux Officiers Generaux.
Mr le Marquis de Valdecañas
aprés avoir mis des
Troupes dans Solfone
,
marcha àCalafdans ledessein
de l'attaquer. Les Ennemis
ne se trouvant pas
en état d'en soustenir le
siége, prirent le party de
l'abandonner;maisn'ayant
puse retirer avec assezde
diligence, environ cent
cinquante furent faits Prisonniers
,
& on prit une
partie de leurs bagages. Ce
Posteconserve la communication
de laPlaineavec
les Montagnes, & donne
lieu aux TroupesEspagnoles
de s'étendre plus avant
dans la Catalogne de ce
costé là.
.ioitvelles
Jl CI Mr Grassois-Matci..
chal de Camp,adéfait u*
Corps de Troupes com«-
mandé par le GeneralSIK*.
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nemisà abandonner Solfo*
ne, & plusieursautresportes,
dans lesquels Mr le
Marquis de Valdecanas a
mis-des Troupes pour teCferrer
de plus en plus les
Ennemis.
Les Lettres de Sarragosse
du 13. Mars portent
que les Miquelets rebelles
avoient surpris prés de Benavarri,
trois Compagnies
des GardesEspagnoles&
Walonnes
,
dont environ
quarante hommes avoient
esté tuez ou blessez : mais
que ces Miquelets avoient
estéensuite dispersez
,
&
qu'on avoit brusleplusieurs
de leurs Village
-,
que Mr le Comte d'Aguilar
avoir envoyé à l'Armée
huitmilleFusils, autant de
Bayonnettes
, Ôc qu'il envoyoit
les habits des Soldats
à mesure qu'il y en
avoit un certain nombre de
faits, que le President des
Finances avoit amassé un
fond suffisant pour lacampagne;
qu'il arrivoit d'Andalousie
& de plusieurs endroits
de la Castille un
grand nombre de Mulets
&de Boeufs pour voiturer
les vivres & les munitions;
qu'il estoit party de Madrid
un train d'artillerie
pour joindre à ceux qui
estoient déjaprests sur la
frontiere,& que l'on conduisoit
à Tortose les convois
de vivres & de munitionsqui
estoient arrivez à,
Peniscola
,
& qui y arrivoient
tous les jours.
Le 3,3. Mars on publia à
Madrid une Ordonnance
portant interdiction de
commerce vec les Hollandois,
& deffense de laisser
entrer en Espagne leurs
draps & leurs autres marchandises,
& de leur laisser
enlever des laines.
LesLettres deSarragosse
du 19. Mars portent
qu'on y devoit tenir un
conseil de guerre sur les
projets de la campagne, 3c
que Mr le Duc de Noailles
s'estoit mis en chemin pour
s'y trouver avec Mr de
Vendosme & les autres
principaux Officiers Generaux.
Mr le Marquis de Valdecañas
aprés avoir mis des
Troupes dans Solfone
,
marcha àCalafdans ledessein
de l'attaquer. Les Ennemis
ne se trouvant pas
en état d'en soustenir le
siége, prirent le party de
l'abandonner;maisn'ayant
puse retirer avec assezde
diligence, environ cent
cinquante furent faits Prisonniers
,
& on prit une
partie de leurs bagages. Ce
Posteconserve la communication
de laPlaineavec
les Montagnes, & donne
lieu aux TroupesEspagnoles
de s'étendre plus avant
dans la Catalogne de ce
costé là.
.ioitvelles
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le texte décrit des opérations militaires et logistiques en Espagne. Le général Sik, soutenu par le marquis de Valdecanas, a mené une campagne forçant les ennemis à abandonner Solfone et d'autres ports. Le 13 mars, des Miquelets rebelles ont attaqué près de Benavarri, causant des pertes à trois compagnies de gardes espagnoles et wallonnes. Les Miquelets ont été dispersés et plusieurs de leurs villages incendiés. Le comte d'Aguilar a fourni des fusils, des baïonnettes et des habits aux troupes. Des vivres et des munitions ont été envoyés à Tortose et Peniscola. À Madrid, une ordonnance du 3 mars a interdit le commerce avec les Hollandais. Le 19 mars, un conseil de guerre a été annoncé à Sarragosse pour planifier la campagne, avec la présence du duc de Noailles et d'autres officiers généraux. Le marquis de Valdecanas a pris Calaf après son abandon par les ennemis, capturant environ cent cinquante prisonniers et une partie de leurs bagages, améliorant ainsi le contrôle des communications en Catalogne.
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10
p. 63-65
Nouvelles de Flandre.
Début :
Les Ennemis ont commencé les premier jours de ce mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandre.
ioitvelles de Flandre,
IL
es Ennemis ont commencé
les premiers jours
de ce mois à assembler un
Corps de vingt mille hommes
qui est commandé par
le Comte d'Albemarle.Ce
Corps est posté au-delà 6c
le long de laScarpe & du
Canal de Douay à Lille;
leur gauche està Saint Amand
où ils ont mis de
nouvelles Troupes, ainsi
qu'à Marchienne& à ISAb..
baye d'Hasmon, & leur
droite s'étend jusqu'à Pont
à Vendin où ils se retranchent.
Les Recruës des TroupesduRoyétoientpresque
toutes
toutes arrivées aux Corps
auxquels elles estoient destinées,
& il arriva le 2. à
Dunkerque quarente deux
Barques chargées de bled,
ce qui devoit suffire pour
achever de garnir les Magasins
de SaMajesté pour
toute la Campagne.
IL
es Ennemis ont commencé
les premiers jours
de ce mois à assembler un
Corps de vingt mille hommes
qui est commandé par
le Comte d'Albemarle.Ce
Corps est posté au-delà 6c
le long de laScarpe & du
Canal de Douay à Lille;
leur gauche està Saint Amand
où ils ont mis de
nouvelles Troupes, ainsi
qu'à Marchienne& à ISAb..
baye d'Hasmon, & leur
droite s'étend jusqu'à Pont
à Vendin où ils se retranchent.
Les Recruës des TroupesduRoyétoientpresque
toutes
toutes arrivées aux Corps
auxquels elles estoient destinées,
& il arriva le 2. à
Dunkerque quarente deux
Barques chargées de bled,
ce qui devoit suffire pour
achever de garnir les Magasins
de SaMajesté pour
toute la Campagne.
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Résumé : Nouvelles de Flandre.
Les ennemis ont assemblé un corps de vingt mille hommes dirigé par le Comte d'Albemarle, positionné au-delà de la Scarpe et du Canal de Douai à Lille. Leur gauche est à Saint Amand, Marchiennes et l'Abbaye d'Hasnon, leur droite à Pont-à-Vendin. Les recrues du Roi sont arrivées dans leurs corps respectifs. Le 2 du mois, quarante-deux barques de blé sont arrivées à Dunkerque pour approvisionner les magasins du Roi.
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11
p. 65-67
Lettre d'Arras.
Début :
Le onze Avril Mr le Compte de Lille Commandant dans [...]
Mots clefs :
Arras
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Arras.
Lettre d'Arras,
Le
onze Avril Mr le
Comte de Lille Commandant
dans Arras,détacha
Mr du Clos avec cinquante
Grenadiers
, & Mr Sersosi
avec 50. Hussarts pour
aller en parti. En revenant
ils trouverent à trois lieues
d'Arras au Village de Vimy
un Party des Ennemis
de cinq cents Chevaux,
qu'ils désirententierement
avec leurs cent Maistres
feulement. Ils ont ramené
quarante prisonniers
, un
Capitaine& deux Lieutenants,
avec trente chevaux,
outre environ deux cent
chevaux qui se sont ccha-"
pez dans la campagne 6e
dont les Paysans ontprofité.
C'est là le premier coup
demain de l'ouverture de
cette campagne Mr Duclos
est le mesme quia
arrestéle nommé la Ha,e
à la teste des traistres qu'il
vouloir introduire dans
Peronne, dont je vous écrivis
l'aventure le mois pasle.
Le
onze Avril Mr le
Comte de Lille Commandant
dans Arras,détacha
Mr du Clos avec cinquante
Grenadiers
, & Mr Sersosi
avec 50. Hussarts pour
aller en parti. En revenant
ils trouverent à trois lieues
d'Arras au Village de Vimy
un Party des Ennemis
de cinq cents Chevaux,
qu'ils désirententierement
avec leurs cent Maistres
feulement. Ils ont ramené
quarante prisonniers
, un
Capitaine& deux Lieutenants,
avec trente chevaux,
outre environ deux cent
chevaux qui se sont ccha-"
pez dans la campagne 6e
dont les Paysans ontprofité.
C'est là le premier coup
demain de l'ouverture de
cette campagne Mr Duclos
est le mesme quia
arrestéle nommé la Ha,e
à la teste des traistres qu'il
vouloir introduire dans
Peronne, dont je vous écrivis
l'aventure le mois pasle.
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Résumé : Lettre d'Arras.
Le 11 avril, le comte de Lille, commandant à Arras, a envoyé M. du Clos et M. Sersosi avec des grenadiers et des hussards. Ils ont vaincu cinq cents cavaliers ennemis près de Vimy, capturant quarante prisonniers et trente chevaux. Deux cents chevaux ennemis ont été récupérés par les paysans. M. du Clos a aussi arrêté un individu nommé La Haie à Péronne.
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12
p. 67-72
MARINE. Avis de Prises.
Début :
De Calais le 2. Mars 1711. Le Capitaine Larmet commendant la [...]
Mots clefs :
Calais, Morlaix, Saint-Malo, Nantes, Abbeville
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texteReconnaissance textuelle : MARINE. Avis de Prises.
MA RINE.
—AvisdePrises.
De Calais le 2. Alvlrs
17
"tko Le CapitaineLarmet
commendant la Fregate le
Comte de Toulouse, a
amené en ce Port leNavire
le Jacob d'Husum.
Le CapitaineDuplessis,
commentant leDogre l'Agneau,
a aussi pris unVais-
seau nommé la Bénédiction
de Dublin qu'il a amene
à Calais.
Le Vaisseau nommé la
Buchepale de Londres, pris
& mené au mesme Port
par les Capitaines Robert
& Jean Leguillon & Cardon.
De Calais le 8. Mars.
Le Capitaine Marc-Teste
a aussiamené au mesme
Porc un Vaisseau Anglois
nommé la NostreDame
duRosaire.
Et le Capitaine Bachelier
une autre prise nommée
la Fortune de Zerixée.
De Morlaix le 2. Mars.
LeVaisseau le Guillaume
& Anne de Baston,
pris& menéàMorlaix par
le heur de la Cité, commendant
la Fregate les
deux Amis de S. Malo.
Le François-Marie de
Bristol
,
pris & mené à
Morlaix par le sieurViel,
commandant laFregate le
Luzancey de Nantes.
De S.Malo le 2. Mars.
Le Jean & Jeanne de
Londres pris par la Frégate
le Chasseur de S. Malo.
Le Comeleon de Londres
pris par la mesme Frcgate.
La Christine de Flith,
pris & conduit à S. Malo
par la Fregatel'Amitié du
Havre.
L'Esabeth de Corek pris
par lamesme Fregate.
La Fregate nommée le
Brave de S. Malo, reprise
sur les Ennemis par le sieur
PaulDanican
, commandant
le Vaisseau les deux
Amis.
De Nantes le I. Adan.
Le sieur Filz Gerard
commandant la Fregate le
Barentin a amené en ce
Port une Flute chargée de
canons, & autres munitions
de guerre destinées
pourLisbone.
D'Abbevillele 6. Mars.
Un Vaisseau Ostendois
échoué à la coste de Berk,
venant d'Irlande.
—AvisdePrises.
De Calais le 2. Alvlrs
17
"tko Le CapitaineLarmet
commendant la Fregate le
Comte de Toulouse, a
amené en ce Port leNavire
le Jacob d'Husum.
Le CapitaineDuplessis,
commentant leDogre l'Agneau,
a aussi pris unVais-
seau nommé la Bénédiction
de Dublin qu'il a amene
à Calais.
Le Vaisseau nommé la
Buchepale de Londres, pris
& mené au mesme Port
par les Capitaines Robert
& Jean Leguillon & Cardon.
De Calais le 8. Mars.
Le Capitaine Marc-Teste
a aussiamené au mesme
Porc un Vaisseau Anglois
nommé la NostreDame
duRosaire.
Et le Capitaine Bachelier
une autre prise nommée
la Fortune de Zerixée.
De Morlaix le 2. Mars.
LeVaisseau le Guillaume
& Anne de Baston,
pris& menéàMorlaix par
le heur de la Cité, commendant
la Fregate les
deux Amis de S. Malo.
Le François-Marie de
Bristol
,
pris & mené à
Morlaix par le sieurViel,
commandant laFregate le
Luzancey de Nantes.
De S.Malo le 2. Mars.
Le Jean & Jeanne de
Londres pris par la Frégate
le Chasseur de S. Malo.
Le Comeleon de Londres
pris par la mesme Frcgate.
La Christine de Flith,
pris & conduit à S. Malo
par la Fregatel'Amitié du
Havre.
L'Esabeth de Corek pris
par lamesme Fregate.
La Fregate nommée le
Brave de S. Malo, reprise
sur les Ennemis par le sieur
PaulDanican
, commandant
le Vaisseau les deux
Amis.
De Nantes le I. Adan.
Le sieur Filz Gerard
commandant la Fregate le
Barentin a amené en ce
Port une Flute chargée de
canons, & autres munitions
de guerre destinées
pourLisbone.
D'Abbevillele 6. Mars.
Un Vaisseau Ostendois
échoué à la coste de Berk,
venant d'Irlande.
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Résumé : MARINE. Avis de Prises.
Entre le 2 mars et le 8 mars, plusieurs prises de navires ont été effectuées par des capitaines français dans divers ports. À Calais, le capitaine Larmet a capturé 'le Jacob d'Husum'. Les capitaines Duplessis, Robert, Jean Leguillon et Cardon ont respectivement pris 'la Bénédiction de Dublin', 'la Buchepale de Londres', 'la Notre-Dame du Rosaire' et 'la Fortune de Zerixée', tous amenés à Calais. À Morlaix, 'le Guillaume et Anne de Baston' a été pris par le heur de la Cité et 'le François-Marie de Bristol' par le sieur Viel. À Saint-Malo, des prises incluent 'le Jean et Jeanne de Londres', 'le Comeleon de Londres', 'la Christine de Flith' et 'l'Esabeth de Corek'. La frégate 'le Brave' a été reprise par le sieur Paul Danican. À Nantes, le sieur Filz Gerard a amené une flûte chargée de canons et de munitions pour Lisbonne. Un vaisseau ostendois s'est échoué sur la côte de Berk, venant d'Irlande.
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13
p. 73-79
Liste des Grands Officiers de Monseigneur le Duc & de Madame la Duchesse de Berry.
Début :
Premiers Gentilshommes de la Chambre. Mr le Duc de Saint Aignan, [...]
Mots clefs :
Duc de Berry, Duchesse de Berry
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texteReconnaissance textuelle : Liste des Grands Officiers de Monseigneur le Duc & de Madame la Duchesse de Berry.
Lifte des Grands Officiers
de Monseigneur
le Duc & de Madame
la Duchelle de Berry.
Premiers Gentilshommes
dela Chambre.
Mr le Duc de SaintAignan,
Brigadier & Colonel
de Cavalerie.
Mr le M. de Bethune,
cy devant Colonel duRegiment
de la Reine.
Capitaines des Gardes
du Corps.
Mr le Chevalier de
Roye,Maréchal desCamps
& Armées du Roy.
Mr le Marquis deClermont,
Colonel de Dragons.
Cent Gardes, & cin-
- quante Suisses.
Premier Ecuyen
Mr de Razilly, cy-devant
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Berry.
MlliftreJ: de la Garde-
Rp[?$>e. -,- - Mrle Marquis deMonchy,
Maréchal des Camps
&Armées du Roy.
-
Mr leMarquis dePons.
-
PremierMaifîre-
-.
d'Hostel. -
Mr le Marquis de Cbampigtiel.
Dame d'honneur.
Mela Duchesse de Saint
Simon.
--
Dame d'Atour,
Me la Marquise de la
Vieuville.
Chevalier d'Honneur.
Mr le Marquis de Coetanfo,
Lieutenannt General
desArmées du Roy, &
Sous-Lieutenantdes Gen-
darmes de la Garde.
Premier Ecuyer,
Mr le Chevalier d'Hautefort,
Maréchal desCamps
&: Armées du Roy,frere
de Mr de Surville.
Premier Adaijtred'Hojlel.
Mr le Comte de Saumery
,
frere de Mr de Saumery,
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Bourgogne
, & fils du
Gouverneurde Chambort.
Premier (3*
Chambellan ordinaire.
Mrde la Hugé, Ecuyer
de Monseigneur le Duc
deBerry, premier
&Chambellan ordinaire.
Capitaine des Gardes
de la Porte.
Mr le Baron de Beauvais,
cy-devant Capitaine
des Chassesde la Garenne
du Louvre.
Premier Aumosnier. • Mr Turgot, Evesque
de Secz ,
cydevant Aumosnier
du Roy.
Chancelier.-
-.
Mr de la Rochepot, là
Berchere.
Sur-Intendant.
Mr Menon.
Me de Coetanfo, nommée.
pour laivre Madame
la Duchesse de Berry.
de Monseigneur
le Duc & de Madame
la Duchelle de Berry.
Premiers Gentilshommes
dela Chambre.
Mr le Duc de SaintAignan,
Brigadier & Colonel
de Cavalerie.
Mr le M. de Bethune,
cy devant Colonel duRegiment
de la Reine.
Capitaines des Gardes
du Corps.
Mr le Chevalier de
Roye,Maréchal desCamps
& Armées du Roy.
Mr le Marquis deClermont,
Colonel de Dragons.
Cent Gardes, & cin-
- quante Suisses.
Premier Ecuyen
Mr de Razilly, cy-devant
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Berry.
MlliftreJ: de la Garde-
Rp[?$>e. -,- - Mrle Marquis deMonchy,
Maréchal des Camps
&Armées du Roy.
-
Mr leMarquis dePons.
-
PremierMaifîre-
-.
d'Hostel. -
Mr le Marquis de Cbampigtiel.
Dame d'honneur.
Mela Duchesse de Saint
Simon.
--
Dame d'Atour,
Me la Marquise de la
Vieuville.
Chevalier d'Honneur.
Mr le Marquis de Coetanfo,
Lieutenannt General
desArmées du Roy, &
Sous-Lieutenantdes Gen-
darmes de la Garde.
Premier Ecuyer,
Mr le Chevalier d'Hautefort,
Maréchal desCamps
&: Armées du Roy,frere
de Mr de Surville.
Premier Adaijtred'Hojlel.
Mr le Comte de Saumery
,
frere de Mr de Saumery,
Sous-Gouverneur de
Monseigneur le Duc de
Bourgogne
, & fils du
Gouverneurde Chambort.
Premier (3*
Chambellan ordinaire.
Mrde la Hugé, Ecuyer
de Monseigneur le Duc
deBerry, premier
&Chambellan ordinaire.
Capitaine des Gardes
de la Porte.
Mr le Baron de Beauvais,
cy-devant Capitaine
des Chassesde la Garenne
du Louvre.
Premier Aumosnier. • Mr Turgot, Evesque
de Secz ,
cydevant Aumosnier
du Roy.
Chancelier.-
-.
Mr de la Rochepot, là
Berchere.
Sur-Intendant.
Mr Menon.
Me de Coetanfo, nommée.
pour laivre Madame
la Duchesse de Berry.
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Résumé : Liste des Grands Officiers de Monseigneur le Duc & de Madame la Duchesse de Berry.
Le document énumère les Grands Officiers au service de Monseigneur le Duc et de Madame la Duchesse de Berry. Les Premiers Gentilshommes de la Chambre sont le Duc de Saint-Aignan et Monsieur de Béthune. Les Capitaines des Gardes du Corps sont le Chevalier de Roye et le Marquis de Clermont. Le Premier Écuyer est Monsieur de Razilly, et les Maréchaux de la Garde-Robe sont les Marquis de Monchy et de Pons. Le Premier Maître d'Hôtel est le Marquis de Champigniel. La Dame d'honneur est la Duchesse de Saint-Simon, et la Dame d'Atour est la Marquise de la Vieuville. Le Chevalier d'Honneur est le Marquis de Coëtanfao. Un autre Premier Écuyer est le Chevalier d'Hautefort, et le Premier Aide de l'Hôtel est le Comte de Saumery. Le Premier Chambellan ordinaire est Monsieur de la Hugué, le Capitaine des Gardes de la Porte est le Baron de Beauvais, et le Premier Aumônier est l'Évêque de Séez, Monsieur Turgot. Le Chancelier est Monsieur de la Rochepot, et le Sur-Intendant est Monsieur Menon. Madame de Coëtanfao est nommée pour servir Madame la Duchesse de Berry.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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14
p. 79-84
MORTS. Article qu'on a omis dans les mois precedents.
Début :
Charles Calliope de Vaucouleurs, Seigneur de Lanjamet, Aide de Camp [...]
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texteReconnaissance textuelle : MORTS. Article qu'on a omis dans les mois precedents.
MORTS.
Article qu'onaomisdans
les moisprecedents.
Charles Calliope de
Vaucouleurs, Seigneur de
lanjamet, Aide de Camp
deSaMajesté Gouverneur
de Guerande &: le Croisic,
mourut à Verssailles le I-d.
Janvier. Il n'a point laisse
de posterité deMagdelaine
de Rez, fille de feu N. de
Rez ,
celebre Avocat au
Parlement. :
Jacques Pouletier, Conseiller
d'Estat ordinaire, Be
Intendant des Finances,
mourut le 4. Avril. Pierre
Pouletier
, Seigneur de
Nainville,Maistredes Requestes
, luy succede en la
Charge d'intendantdes
Finances.
Leopold Mathias, Prince
de Lamberg, Chevalier
de la Toisond'or, Chambellan
& Grand-Ecuyer
de 1 Empereur, mourut à
Vienne en sa54eannée. Il
n'a laisse que deux filles,
& le Comte Jean-Adam,
son frere,herite de sa dignité
de Prince de l'Empire,&
de la pluspart de ses
Terres.
LePereValernod
,
General
de l'Ordre de S. Ruf,
mourut à Valence en Dauphinéle14.
Février.
Françoise-Angeliquede
la Mothe Houdancourt
, veuvede Louis-Marie,Duc
d'Aumont, Pair de France
,
Chevalier des Ordres
du Roy , mourut le 5.
Avril.
Bachelier deBaubourg
, Receveur General
des Finances
9
est mort le
Avril Saveuve
efl soeur de Madame de la
Ravois.
La Comtesse de Turbilly
est morte en son Chasteau
de la Rongere dans le
Bas-Poitou âgée de 46. f
ans. Elleestoitfilled'Hyacinthe
de Quatrebarbes
Marquis de la , Rongere
7
Chevalier des Ordres du
:Roy,& Chevalier d'Honneur
de S. A. R. Madame
laDuchesse d'Orléans, &
de Françoise du Plessis
Chastillon.
Elle avoit estémariée
deux fois; la première à
FrançoisdeRousselé, Marqu
is de Sache, dont ellen'a
point eu d'enfants; & la
seconde à François de Menon
,
Comte de Tuibilly
dont elle laisse une fille
âgée de douze ans.Ses deux
Epoux estoient parents de
MessieursdeLuxembourg.
!
LeChevalierSebastiano
Foscarini, Procurateur det.
S. Marc Ambassadeur Ul
Plenipotentiairede la Républiquede
Vemfè auprés
des Estats Generaux, mourutà
la Haye le 23. Mars..
Il avoitesté Ambassadeur
en France & en Espagne.
Article qu'onaomisdans
les moisprecedents.
Charles Calliope de
Vaucouleurs, Seigneur de
lanjamet, Aide de Camp
deSaMajesté Gouverneur
de Guerande &: le Croisic,
mourut à Verssailles le I-d.
Janvier. Il n'a point laisse
de posterité deMagdelaine
de Rez, fille de feu N. de
Rez ,
celebre Avocat au
Parlement. :
Jacques Pouletier, Conseiller
d'Estat ordinaire, Be
Intendant des Finances,
mourut le 4. Avril. Pierre
Pouletier
, Seigneur de
Nainville,Maistredes Requestes
, luy succede en la
Charge d'intendantdes
Finances.
Leopold Mathias, Prince
de Lamberg, Chevalier
de la Toisond'or, Chambellan
& Grand-Ecuyer
de 1 Empereur, mourut à
Vienne en sa54eannée. Il
n'a laisse que deux filles,
& le Comte Jean-Adam,
son frere,herite de sa dignité
de Prince de l'Empire,&
de la pluspart de ses
Terres.
LePereValernod
,
General
de l'Ordre de S. Ruf,
mourut à Valence en Dauphinéle14.
Février.
Françoise-Angeliquede
la Mothe Houdancourt
, veuvede Louis-Marie,Duc
d'Aumont, Pair de France
,
Chevalier des Ordres
du Roy , mourut le 5.
Avril.
Bachelier deBaubourg
, Receveur General
des Finances
9
est mort le
Avril Saveuve
efl soeur de Madame de la
Ravois.
La Comtesse de Turbilly
est morte en son Chasteau
de la Rongere dans le
Bas-Poitou âgée de 46. f
ans. Elleestoitfilled'Hyacinthe
de Quatrebarbes
Marquis de la , Rongere
7
Chevalier des Ordres du
:Roy,& Chevalier d'Honneur
de S. A. R. Madame
laDuchesse d'Orléans, &
de Françoise du Plessis
Chastillon.
Elle avoit estémariée
deux fois; la première à
FrançoisdeRousselé, Marqu
is de Sache, dont ellen'a
point eu d'enfants; & la
seconde à François de Menon
,
Comte de Tuibilly
dont elle laisse une fille
âgée de douze ans.Ses deux
Epoux estoient parents de
MessieursdeLuxembourg.
!
LeChevalierSebastiano
Foscarini, Procurateur det.
S. Marc Ambassadeur Ul
Plenipotentiairede la Républiquede
Vemfè auprés
des Estats Generaux, mourutà
la Haye le 23. Mars..
Il avoitesté Ambassadeur
en France & en Espagne.
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Résumé : MORTS. Article qu'on a omis dans les mois precedents.
Le document relate plusieurs décès survenus au cours des mois précédents. Charles Calliope de Vaucouleurs, Seigneur de Lanjamet et Aide de Camp du Gouverneur de Guérande et du Croisic, est décédé à Versailles le 1er janvier. Il n'a pas laissé de descendance de Magdeleine de Rez. Jacques Pouletier, Conseiller d'État et Intendant des Finances, est mort le 4 avril. Son successeur, Pierre Pouletier, Seigneur de Nainville et Maître des Requêtes, a pris sa charge. Léopold Mathias, Prince de Lamberg, Chevalier de la Toison d'or et Chambellan de l'Empereur, est décédé à Vienne à l'âge de 54 ans, laissant deux filles et son frère, le Comte Jean-Adam, héritier de sa dignité et de ses terres. Le Père Valernod, Général de l'Ordre de Saint-Ruf, est mort à Valence en Dauphiné le 14 février. Françoise-Angélique de la Mothe Houdancourt, veuve du Duc d'Aumont, est décédée le 5 avril. Bachelier de Baubourg, Receveur Général des Finances, est mort le 9 avril, laissant une sœur, Madame de la Ravois. La Comtesse de Turbilly est morte à l'âge de 46 ans dans son château de la Rongère en Bas-Poitou, laissant une fille de douze ans de son second mariage avec François de Menon, Comte de Turbilly. Elle avait été mariée deux fois et ses époux étaient parents des Luxembourg. Le Chevalier Sebastiano Foscarini, Procurateur de Saint-Marc et Ambassadeur de la République de Venise auprès des États Généraux, est mort à La Haye le 23 mars. Il avait également été Ambassadeur en France et en Espagne.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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15
p. 84-85
MARIAGES.
Début :
N .... de Boniface du Boslehart, troisiéme fils d'Alexandre [...]
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texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
MARIAGES.
N de Boniface du1
Boslehart, troisiéme fils
d'A lexandre de Boniface
& de Marie Elizabeth de
Roncherolles, a épousé Me!
e Mounier, veuve & riche
~heritiere de la Ville d'El-
?euf.
N de Boniface du1
Boslehart, troisiéme fils
d'A lexandre de Boniface
& de Marie Elizabeth de
Roncherolles, a épousé Me!
e Mounier, veuve & riche
~heritiere de la Ville d'El-
?euf.
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16
p. 85-95
Remarques sur les Maisons de Boniface & de Roncherolles.
Début :
La Maison de Boniface tire son origine d'un Comte [...]
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texteReconnaissance textuelle : Remarques sur les Maisons de Boniface & de Roncherolles.
Remarques sur les MaisonsdeBoniface
r5 de
Roncherolles.
La Maison de Boniface
cire son origine d'un Com-
~te de Boniface, Tribun &:
Gouverneur de toute l'Afrique,
Amy particulier de
5>. Augustin
, comme on
le remarque par trois Lettres
queceSaint écrivit à.cc
Comte.
La premiere de ces Lettres
qui estoit autrefois las.
50e.dans leRecuëildesLettres
de ce Saint,se trouve
la 185e. dans l'Edition que
les PP. Benedictins en ~ont
faite, parce qu'ils les ~ont
rangées selon l'ordre des;
temps où elles ont estéécri-i
tes. C'estcelle où S. Augustin
parle au livre Kc* do
sesRetractationsou Revue'i
de sesOuvrages. Elle fut*
écriteenviron l'an 417&£
ne traite presque que deîa
*
Affaires des Donatistes, &a
de quelle maniereon pou-i
voit ramener ces Hérétiques
à l'union de l'Eglise.
: Cette Lettre commence
ainsi: Laudo egratulore
admiror ,fiLi dilectissime Bonifaci
,
quod inter curas bellorum
& armorum, vehementer
desideras ea nosse quoe Dei
funt.4
5i- La seconde est la 189c,
du mesme ordre Benedictin,
ôc la 105e. de l'ancien;
& c'est dans cette Lettre
écrite aparemmentl'année
suivante418. qu'il luy
donne un Reglement de
vie pourl'armée & que
l'on voit ces beaux endroits
Pacemdebet habere volantas
bellum necessitas, non enim
pax quoeritur ut bellum excitetur,
sed bellum geritur ut
pax requiratur.in his erAt
sanctusDavid,&c. "':. La troisiéme qui sa à
present la 220e. & quiestoit
autrefois la 70e. fut écrite
l'an 427. trois ans
avantla mort de S.Augustin;
c'est proprement une 1
instruction pour les Séculiers.
Envoicyun des plus
beaux endroits:Ut Deum
diligas non diligas mundum,
sed
11
Jed ex mundi bonisfacias opera
bona, &proptermundi bottay
nonfaciasopera mala.
Il y a eu de la Maison
deBoniface plusieurs Chevaliers
de Malthe. Elie de
Boniface, Marquis de Fenestrelles,
servit de second
à Jarnac contre la Chastaigneraye
dans le combat
qu'il y eust en champ clos
le 16. Juille 1547 devant le
Roy Henry II. Il fut tué à
la bataille deVaureal donnée
entre les Catholiques
& les Heretiques dans le
ComtatVenaissin. Ses obseques
furent faitesavec
grande pompe dans 1 Eglisede
S. Symphorien d'A.:a.
vignon Les Corps dé Ville
y assisterent ainsi que le
Cardinal Legat dont il estoit
fort consideré. Il fut
fort regretté en France.
Ozias de Boniface, vint
à la Cour avec l'Amiral de
Villars, son parent, ôc le
Roy le fit Chevalier de
l'Ordre de Saint Michel
,
& Gouverneur du Fort
de Sainte Catherine de
Roüen.
Henry IV. érigea en
J606. la Terre du Boslehart
en Baronie à cause des
grands services que ceux
de cette Maison avoient
rendus à la Couronne. Mr
de Boniface vint joindre ce
Monarque au siege d'Amiens
avec son Regiment
de deux mille hommes de
pied, ce qui se connoist
par le Brevet que ce Prince
donna à cet Officier.
Il La Maison de Roncherollesest
aussi tres-ancienne.
Elle a donnée des
Chambellans à nos Rois,
des Gouverneurs de Provinces,
& des Amiraux.
Robert de Roncherolles
futChambellan de Philippe
Auguste en 1160. & ses
successeurs le furent de
Charles VI.VII.& VIII. ôe
de Loüis XL )[JPlfC,. li
Ln En 1232.PierredeRoncherolles
estoit Couver
neur de Vermandois, & du
Corps du Parlement de Paris
composé alors des Barons
du Royaume qui alloient
exercer une justice
ambulante dans les Provincesau
nomdu Roy»,j£
Lorsque les Danois descendirenten
Neustrie, ce
fut un Roncherolles qui
disputalepassage de lariviere
de Seine à Olric leur
chef, & quand Guillaume
le Conquerant passa en
Angleterre le Seigneur de
Villars,cadetde la Maison
de Roncherolles ypassa
avec luy. Il s'y establit, &:
c'estde luy que sont descendus
les Ducs de Bukir**
gham.
Dans le Prieuré des deux
Amants fondé par cette
Klaïfon)on voit un Tombeau
sur lequel lesmots suivants
font gravez: Beatrix
de Roncherolles
,
Miles egregius,
obiitanno960. ,:,,",,
Nos Rois ont accordé
auxAisnez de cette Maison
le privilege d'estre Con..:
seiller né au Parlement de
Roüen, ainsique l'ont les
Conseillers d'honneur aux
autres Parlements du
Royaume. C'est presentement
Mr le Marquis de
Pont S. Pierre qui estl'Aisné
de cette Maison
,
dont
les Armes sont d'argent à
deux faces ou lignes de
Gueules ;celles de Boniface
sont d'argent à trois regles
-Ou faces de Synople.
r5 de
Roncherolles.
La Maison de Boniface
cire son origine d'un Com-
~te de Boniface, Tribun &:
Gouverneur de toute l'Afrique,
Amy particulier de
5>. Augustin
, comme on
le remarque par trois Lettres
queceSaint écrivit à.cc
Comte.
La premiere de ces Lettres
qui estoit autrefois las.
50e.dans leRecuëildesLettres
de ce Saint,se trouve
la 185e. dans l'Edition que
les PP. Benedictins en ~ont
faite, parce qu'ils les ~ont
rangées selon l'ordre des;
temps où elles ont estéécri-i
tes. C'estcelle où S. Augustin
parle au livre Kc* do
sesRetractationsou Revue'i
de sesOuvrages. Elle fut*
écriteenviron l'an 417&£
ne traite presque que deîa
*
Affaires des Donatistes, &a
de quelle maniereon pou-i
voit ramener ces Hérétiques
à l'union de l'Eglise.
: Cette Lettre commence
ainsi: Laudo egratulore
admiror ,fiLi dilectissime Bonifaci
,
quod inter curas bellorum
& armorum, vehementer
desideras ea nosse quoe Dei
funt.4
5i- La seconde est la 189c,
du mesme ordre Benedictin,
ôc la 105e. de l'ancien;
& c'est dans cette Lettre
écrite aparemmentl'année
suivante418. qu'il luy
donne un Reglement de
vie pourl'armée & que
l'on voit ces beaux endroits
Pacemdebet habere volantas
bellum necessitas, non enim
pax quoeritur ut bellum excitetur,
sed bellum geritur ut
pax requiratur.in his erAt
sanctusDavid,&c. "':. La troisiéme qui sa à
present la 220e. & quiestoit
autrefois la 70e. fut écrite
l'an 427. trois ans
avantla mort de S.Augustin;
c'est proprement une 1
instruction pour les Séculiers.
Envoicyun des plus
beaux endroits:Ut Deum
diligas non diligas mundum,
sed
11
Jed ex mundi bonisfacias opera
bona, &proptermundi bottay
nonfaciasopera mala.
Il y a eu de la Maison
deBoniface plusieurs Chevaliers
de Malthe. Elie de
Boniface, Marquis de Fenestrelles,
servit de second
à Jarnac contre la Chastaigneraye
dans le combat
qu'il y eust en champ clos
le 16. Juille 1547 devant le
Roy Henry II. Il fut tué à
la bataille deVaureal donnée
entre les Catholiques
& les Heretiques dans le
ComtatVenaissin. Ses obseques
furent faitesavec
grande pompe dans 1 Eglisede
S. Symphorien d'A.:a.
vignon Les Corps dé Ville
y assisterent ainsi que le
Cardinal Legat dont il estoit
fort consideré. Il fut
fort regretté en France.
Ozias de Boniface, vint
à la Cour avec l'Amiral de
Villars, son parent, ôc le
Roy le fit Chevalier de
l'Ordre de Saint Michel
,
& Gouverneur du Fort
de Sainte Catherine de
Roüen.
Henry IV. érigea en
J606. la Terre du Boslehart
en Baronie à cause des
grands services que ceux
de cette Maison avoient
rendus à la Couronne. Mr
de Boniface vint joindre ce
Monarque au siege d'Amiens
avec son Regiment
de deux mille hommes de
pied, ce qui se connoist
par le Brevet que ce Prince
donna à cet Officier.
Il La Maison de Roncherollesest
aussi tres-ancienne.
Elle a donnée des
Chambellans à nos Rois,
des Gouverneurs de Provinces,
& des Amiraux.
Robert de Roncherolles
futChambellan de Philippe
Auguste en 1160. & ses
successeurs le furent de
Charles VI.VII.& VIII. ôe
de Loüis XL )[JPlfC,. li
Ln En 1232.PierredeRoncherolles
estoit Couver
neur de Vermandois, & du
Corps du Parlement de Paris
composé alors des Barons
du Royaume qui alloient
exercer une justice
ambulante dans les Provincesau
nomdu Roy»,j£
Lorsque les Danois descendirenten
Neustrie, ce
fut un Roncherolles qui
disputalepassage de lariviere
de Seine à Olric leur
chef, & quand Guillaume
le Conquerant passa en
Angleterre le Seigneur de
Villars,cadetde la Maison
de Roncherolles ypassa
avec luy. Il s'y establit, &:
c'estde luy que sont descendus
les Ducs de Bukir**
gham.
Dans le Prieuré des deux
Amants fondé par cette
Klaïfon)on voit un Tombeau
sur lequel lesmots suivants
font gravez: Beatrix
de Roncherolles
,
Miles egregius,
obiitanno960. ,:,,",,
Nos Rois ont accordé
auxAisnez de cette Maison
le privilege d'estre Con..:
seiller né au Parlement de
Roüen, ainsique l'ont les
Conseillers d'honneur aux
autres Parlements du
Royaume. C'est presentement
Mr le Marquis de
Pont S. Pierre qui estl'Aisné
de cette Maison
,
dont
les Armes sont d'argent à
deux faces ou lignes de
Gueules ;celles de Boniface
sont d'argent à trois regles
-Ou faces de Synople.
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Résumé : Remarques sur les Maisons de Boniface & de Roncherolles.
Le texte présente les maisons nobles de Boniface et de Roncherolles, en soulignant leurs origines et leurs membres notables. La Maison de Boniface trouve ses racines dans un comte du même nom, tribun et gouverneur de l'Afrique, ami de saint Augustin. Trois lettres de saint Augustin adressées à ce comte sont mentionnées : la première, écrite vers 417, traite des affaires des Donatistes ; la seconde, datée de 418, contient des règlements pour la vie militaire ; la troisième, écrite en 427, est une instruction pour les séculiers. Plusieurs membres de cette maison ont été chevaliers de Malte. Elie de Boniface, marquis de Fenestrelles, a servi lors du combat de Jarnac en 1547 et a été tué à la bataille de Vaureal. Ozias de Boniface a été fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel et gouverneur du Fort de Sainte-Catherine de Rouen. En 1606, Henri IV a érigé la Terre du Boslehart en baronnie en reconnaissance des services rendus par cette maison. La Maison de Roncherolles est également très ancienne. Elle a fourni des chambellans aux rois de France, des gouverneurs de provinces et des amiraux. Robert de Roncherolles a été chambellan de Philippe Auguste en 1160. Pierre de Roncherolles a été gouverneur de Vermandois en 1232. Un membre de cette maison a disputé le passage de la Seine aux Danois en Neustrie. Le seigneur de Villars, cadet de la Maison de Roncherolles, a accompagné Guillaume le Conquerant en Angleterre. Les armes de la maison sont d'argent à deux faces ou lignes de gueules. Les aînés de cette maison bénéficient du privilège d'être conseiller né au Parlement de Rouen. Actuellement, le marquis de Pont-Saint-Pierre est l'aîné de cette maison.
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17
p. 95-96
BENEFICES.
Début :
Le Roy a donné l'Archevesché d'Arles à Mr [...]
Mots clefs :
Roi, Arles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES.
LBeENEFICES. Royidonnél'Ar-
-n«LeRoyadonnéTArchevesché
d'Arles à Mr
l'Abbé de Janson
,
Grand
Vicaire 6c Chanoine honoraire
de laCathédraledc
Beauvais.
f':- Il estfilsde Laurent de
Fourbin
,
Marquis de Janson
en Provence, & de
Françoise de Briançon la
Saludie, & neveu de Tout
saint de Fourbin,Cardinal
de Janson, Evesque de
Beauvais, Grand-Aumosnier
de France, & Commandeur
des Ordres du
Roy.
-n«LeRoyadonnéTArchevesché
d'Arles à Mr
l'Abbé de Janson
,
Grand
Vicaire 6c Chanoine honoraire
de laCathédraledc
Beauvais.
f':- Il estfilsde Laurent de
Fourbin
,
Marquis de Janson
en Provence, & de
Françoise de Briançon la
Saludie, & neveu de Tout
saint de Fourbin,Cardinal
de Janson, Evesque de
Beauvais, Grand-Aumosnier
de France, & Commandeur
des Ordres du
Roy.
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18
p. 96-98
REMARQUE.
Début :
Arles est une Ville de Provence, Métropole particuliere de la [...]
Mots clefs :
Arles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
EMAR QUE.
Arles est une Ville de
Provence, Métropole par
ticuliere dela secondeNarbonnoise.
Arles autrefois
Arelate qui fignisioit en
LangueCeltique une Ville
bastie dansun marais. Ou
appelle encoreen Languedoc
docun Etan Late. Arles est
une des plus anciennes ôc
des plus illustres Villes des
Gaules; on l'appelloit la
Rome des Gaules,GtlluU
Roma Arelas. La statuë de
Diane qui fut découverte
il y a quelques années
,
&
qu'on voit aujourd'huy à
l'HosteldeVille,est peutestre
une de celles que les
Fociens apporterent lorsqu'ils
vinrent s'establir
dans les Gaules, à Arles
ainsi qu'à Marseille. Il y
trouvera le détail dans l'histoire
de l'Eglise d'Arles
parMrDuport; ce Livre
a paru en i6.9o. Il y a dans
le Chapitre un Provost
,
un Archidiacre, un Sacriltain,
un Archiprestre, un
Capiscol
, un Primicier
,
un Tresorier
, & treize
Chanoines
,
dont l'un eil:
Theologal. L'Archevêque
a pour suffragans, Marseille,
Orange, S. Paul Trois
Chasteaux, & Toulon. Son
Diocese a cinquante& une
Paroisse.
Arles est une Ville de
Provence, Métropole par
ticuliere dela secondeNarbonnoise.
Arles autrefois
Arelate qui fignisioit en
LangueCeltique une Ville
bastie dansun marais. Ou
appelle encoreen Languedoc
docun Etan Late. Arles est
une des plus anciennes ôc
des plus illustres Villes des
Gaules; on l'appelloit la
Rome des Gaules,GtlluU
Roma Arelas. La statuë de
Diane qui fut découverte
il y a quelques années
,
&
qu'on voit aujourd'huy à
l'HosteldeVille,est peutestre
une de celles que les
Fociens apporterent lorsqu'ils
vinrent s'establir
dans les Gaules, à Arles
ainsi qu'à Marseille. Il y
trouvera le détail dans l'histoire
de l'Eglise d'Arles
parMrDuport; ce Livre
a paru en i6.9o. Il y a dans
le Chapitre un Provost
,
un Archidiacre, un Sacriltain,
un Archiprestre, un
Capiscol
, un Primicier
,
un Tresorier
, & treize
Chanoines
,
dont l'un eil:
Theologal. L'Archevêque
a pour suffragans, Marseille,
Orange, S. Paul Trois
Chasteaux, & Toulon. Son
Diocese a cinquante& une
Paroisse.
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Résumé : REMARQUE.
Arles, située en Provence, est une ville historique de la seconde Narbonnaise, autrefois connue sous le nom d'Arelate. Construite dans un marais, elle est également appelée 'Etan Late' en Languedoc. Arles est l'une des plus anciennes et des plus illustres villes des Gaules, surnommée la 'Rome des Gaules' ou 'Gallia Roma Arelas'. Une statue de Diane, récemment découverte et exposée à l'Hôtel de Ville, pourrait avoir été apportée par les Phocéens lors de leur établissement à Arles et à Marseille. Les détails de cette histoire sont disponibles dans l'ouvrage 'Histoire de l'Église d'Arles' de M. Duport, publié en 1690. Le chapitre de la ville comprend plusieurs dignitaires : un provost, un archidiacre, un sacristain, un archiprêtre, un capiscol, un primicier, un trésorier et treize chanoines, dont un théologal. L'archevêque d'Arles a pour suffragants les diocèses de Marseille, Orange, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Toulon. Son diocèse compte cinquante-et-une paroisses.
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19
p. 98-99
« L'Evesché de Lombez, à Mr l'Abbé Fagon, premier [...] »
Début :
L'Evesché de Lombez, à Mr l'Abbé Fagon, premier [...]
Mots clefs :
Lombez
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Evesché de Lombez, à Mr l'Abbé Fagon, premier [...] »
L'Evesché de Lombez,
à Mr l'AbbéFagon, premier
Medecin du Roy &:
Conseiller d'Estat.
à Mr l'AbbéFagon, premier
Medecin du Roy &:
Conseiller d'Estat.
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20
p. 99-100
REMARQUE.
Début :
L'Evesché de Lombez est suffragant de l'Archevesché [...]
Mots clefs :
Lombez
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQUE.
L'Evesché de Lombez
est suffragant de l'Archevesché
de Toulouse. Lombez
ou selon Duchesne
Lombers, Lombaria,située
sur la riviere de Save ou
Seve,audelà de la Garonne
à quatre lieuësd'Auch,
àcinq de Rieux,àhuit de
Toulouse
,
environnée de
vignobles d'un tbfté
, &
d'une plate campagne de
l'autre; la Cathedrale se
nommel'Assomption, ancienne
Abbaye que le Pape
JeanXXII, érigea en Evek
ché l'an 1317. Arnoul Roger
de Cominge en fut le
premier Evesque. Ily 3.
quatre-vingtdix Paroisses
dans ceDiocese, & l'Evesque
est Seigneur de Lombez,
.: -7
L'Evesché
L'Evesché de Lombez
est suffragant de l'Archevesché
de Toulouse. Lombez
ou selon Duchesne
Lombers, Lombaria,située
sur la riviere de Save ou
Seve,audelà de la Garonne
à quatre lieuësd'Auch,
àcinq de Rieux,àhuit de
Toulouse
,
environnée de
vignobles d'un tbfté
, &
d'une plate campagne de
l'autre; la Cathedrale se
nommel'Assomption, ancienne
Abbaye que le Pape
JeanXXII, érigea en Evek
ché l'an 1317. Arnoul Roger
de Cominge en fut le
premier Evesque. Ily 3.
quatre-vingtdix Paroisses
dans ceDiocese, & l'Evesque
est Seigneur de Lombez,
.: -7
L'Evesché
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Résumé : REMARQUE.
L'Évêché de Lombez, diocèse suffragant de Toulouse, est situé sur la rivière Save, à quatre lieues d'Auch. La cathédrale de Lombez, dédiée à l'Assomption, fut élevée au rang d'évêché en 1317 par le Pape Jean XXII. Le diocèse compte 390 paroisses et l'évêque est seigneur de Lombez.
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21
p. 100-106
« L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...] »
Début :
L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...]
Mots clefs :
Saintes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...] »
L'Evesché de Saintes, a
MrlabbélePileur,Visiteur
General des Carmelites
de France. Il est neveu
de Mr du BuifTQa, Çotv
seiller d'Estat & Intendant
desFinances
Sa Majesté vient de justifier
par un nouveau traie
son glorieux titre de Fils
Aisnéde l'Eglise, attenti f,
comme S. Loüis , à luy
procurer de dignes Ministres,
il sçait demefler les
meilleurs sujets qui se ca- chent dans
l'obscurité
du
Cloistre le plushumble &
; le plus austere; il a nom-
, mé ces jours cy à l'Evesché
de Graffe le R. P. Athanase
de Mesgrigny
,
Capucin,
homme bien plus recommandable
encore par sa capacité
& par ses vertus que
parsanaissance. Il s'appelloit
dans le monde Baptiste-
Josep-Ignace,Vicomte
de Troyes; il est fils de
Jean de Mesgrigny,Marquis
de Villeneuve,de Mesgrigny
& de Vendeuvre,
Vicomte deTroye, Doyen
des Conseillers d'Estat ordinaires
;il avoiresté Conseiller
au Grand-Conseil,
Maistre des Requestes, Intendant
dejusticeen Biour*
bonnois & Auvergne, premier
President du Parlede
Provence, & de HuberteRenée
de Buffi, Baronne
d'Emery & de Lorme,fille
de Joachim de Bussi
,
Comte de Brion, & de
Françoise de Saulx de Tavanne.
,
Le Pere de Mesgrigny a
eu pour frere aisnéJean-
François de Mefgrigny
,
Marquis de Vendeuvre
,
Baron de Concheri, Scigneur
de Montmartin, lequel
a épousé Henriette-
Françoisedu Mesnil-simon
Dame de Beaujeu, fille
d'Edme, Marquis de Beaujeu,
Lieutenant de la Compagnie
des ChevauxLégers
de Mr le Prince, & de
Loüise Pot de Rode, dont
ila Jean- Loüis, Charles-
Hubert
à
& Gabrielle de
Mesgrigny,neveux&nio
ces du P de Mesgrigny.
Pour oncle paternel
,
il
avait François de Mesgrigny,
ChevalierdeMalthe,
Gouverneur des Tours de
Toulon,& de Balaguier,
Capitaine -
Commandant
de Vaisseaux & Galeres ,
Seigneur de Briel, d'Echarson,
&c.lequel a épousé
RenéedeBeüil,fille de
Jean de Beüil
,
Comte de
Marans
,
Seigneur de la:
Marchere,Vouvray. &c.
dontil a François Joseph,
Chevalier de rvlalrhc; RenéeFrançoise
, Simone-
Marie, & Loüise de NIe!:
grigny. Il porte d argent au
Lion de sable, Heaume
couronné d'une couronne,
de Marquis, Cimier un
Grifon
,
Supports deux
Grisons
1
L'Abbaye de S Martin
d*Aucun àtVIr l'Abbé Mon..
gin, Précepteur des Enfans
de Mr le Duc, & qui el1 à
present de FAendémie Françoise.
MrlabbélePileur,Visiteur
General des Carmelites
de France. Il est neveu
de Mr du BuifTQa, Çotv
seiller d'Estat & Intendant
desFinances
Sa Majesté vient de justifier
par un nouveau traie
son glorieux titre de Fils
Aisnéde l'Eglise, attenti f,
comme S. Loüis , à luy
procurer de dignes Ministres,
il sçait demefler les
meilleurs sujets qui se ca- chent dans
l'obscurité
du
Cloistre le plushumble &
; le plus austere; il a nom-
, mé ces jours cy à l'Evesché
de Graffe le R. P. Athanase
de Mesgrigny
,
Capucin,
homme bien plus recommandable
encore par sa capacité
& par ses vertus que
parsanaissance. Il s'appelloit
dans le monde Baptiste-
Josep-Ignace,Vicomte
de Troyes; il est fils de
Jean de Mesgrigny,Marquis
de Villeneuve,de Mesgrigny
& de Vendeuvre,
Vicomte deTroye, Doyen
des Conseillers d'Estat ordinaires
;il avoiresté Conseiller
au Grand-Conseil,
Maistre des Requestes, Intendant
dejusticeen Biour*
bonnois & Auvergne, premier
President du Parlede
Provence, & de HuberteRenée
de Buffi, Baronne
d'Emery & de Lorme,fille
de Joachim de Bussi
,
Comte de Brion, & de
Françoise de Saulx de Tavanne.
,
Le Pere de Mesgrigny a
eu pour frere aisnéJean-
François de Mefgrigny
,
Marquis de Vendeuvre
,
Baron de Concheri, Scigneur
de Montmartin, lequel
a épousé Henriette-
Françoisedu Mesnil-simon
Dame de Beaujeu, fille
d'Edme, Marquis de Beaujeu,
Lieutenant de la Compagnie
des ChevauxLégers
de Mr le Prince, & de
Loüise Pot de Rode, dont
ila Jean- Loüis, Charles-
Hubert
à
& Gabrielle de
Mesgrigny,neveux&nio
ces du P de Mesgrigny.
Pour oncle paternel
,
il
avait François de Mesgrigny,
ChevalierdeMalthe,
Gouverneur des Tours de
Toulon,& de Balaguier,
Capitaine -
Commandant
de Vaisseaux & Galeres ,
Seigneur de Briel, d'Echarson,
&c.lequel a épousé
RenéedeBeüil,fille de
Jean de Beüil
,
Comte de
Marans
,
Seigneur de la:
Marchere,Vouvray. &c.
dontil a François Joseph,
Chevalier de rvlalrhc; RenéeFrançoise
, Simone-
Marie, & Loüise de NIe!:
grigny. Il porte d argent au
Lion de sable, Heaume
couronné d'une couronne,
de Marquis, Cimier un
Grifon
,
Supports deux
Grisons
1
L'Abbaye de S Martin
d*Aucun àtVIr l'Abbé Mon..
gin, Précepteur des Enfans
de Mr le Duc, & qui el1 à
present de FAendémie Françoise.
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Résumé : « L'Evesché de Saintes, à Mr l'Abbé le Pileur, Visiteur [...] »
Le texte relate plusieurs nominations et distinctions au sein de l'Église et de la noblesse française. Le roi, en tant que 'Fils Aîné de l'Église', a nommé le Père Athanase de Mesgrigny à l'évêché de Graffe. Ce dernier, anciennement Baptiste-Joseph-Ignace, Vicomte de Troyes, est issu d'une famille noble. Il est le fils de Jean de Mesgrigny, Marquis de Villeneuve, et de Huberte-Renée de Buffi. Athanase de Mesgrigny a occupé divers postes prestigieux, notamment Conseiller au Grand-Conseil, Maître des Requêtes, Intendant de justice en Bourbonnais et Auvergne, et Premier Président du Parlement de Provence. Le texte mentionne également des membres de sa famille, tels que son frère aîné Jean-François de Mesgrigny, Marquis de Vendeuvre, et son oncle François de Mesgrigny, Chevalier de Malthe. Enfin, il est fait référence à l'Abbaye de Saint-Martin d'Auch, dirigée par l'Abbé Mongin, Précepteur des Enfants de Monsieur le Duc et actuellement à la tête de l'Académie Françoise.
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22
p. 106
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye est l'Ordre de S. Benoist. Aimon le [...]
Mots clefs :
Saintes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQVE.
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist. Aimon
le Moine dit que la
Reine Brunehaud dont le
corps y repose
, en est la
Fondatrice. S. Mederic,
natifd'Autun, aestéAbbé
deSaint Martin avant que
d'allerresiderà Paris où il
est mort.
L'Abbaye
Cette Abbaye est de
l'Ordre de S. Benoist. Aimon
le Moine dit que la
Reine Brunehaud dont le
corps y repose
, en est la
Fondatrice. S. Mederic,
natifd'Autun, aestéAbbé
deSaint Martin avant que
d'allerresiderà Paris où il
est mort.
L'Abbaye
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23
p. 106-107
« L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...] »
Début :
L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...]
Mots clefs :
Ordre de Saint Benoît, Abbaye
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de Savigny à Mr l'Abbé de Damas [...] »
L'Abbaye de Savigny, à
Mr l'Abbé de Damas; il
est frere de Mr de DaniasY
Maréchal deCamp ; qui
estdistinguéau siege de
Gironne.
Mr l'Abbé de Damas; il
est frere de Mr de DaniasY
Maréchal deCamp ; qui
estdistinguéau siege de
Gironne.
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24
p. 107-108
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Sabiniacum, est de l'Ordre [...]
Mots clefs :
Abbaye, Ordre de Saint Benoît
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMAR,QVE.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
Cette Abbaye
, nommée
en
LatinSabiniacum,
est de l'Ordre desBenoist,
& situéeà quatre lieuës de
Lyon.
Il y a dans la BasseNormandie
une autreAbbaye
qui porte le nom deS,;,vigny.
Elle est dans le Diocesc
d'Avranches & Domfront,
environà une lieuë
de la rivière d'Aidée. Les
anciennes Chroniques de
cette Abbaye portent que
leSolitaire Virai quienfut
le premier Abbé acheva de
la bastir dans les bois de
Savigny, sousl'invocation
de la sainte Trinité
,
l'an
III2. par les hberalirefc de
Robert, Seigneur de Fougères,
& qu'il donnaaux
Religieux la Régie de Cisteauxdans
route sa pureté.
Il mourut le 7.JanvierIII9.
&. eut Gcofroy pour successeur.
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Résumé : REMARQUE.
Le texte mentionne deux abbayes : Sabiniacum, bénédictine, près de Lyon, et Savigny, en Basse-Normandie, dans le diocèse d'Avranches et Domfront. Virial, premier abbé, construisit Savigny en 1112 avec l'aide de Robert de Fougères. Virial mourut en 1119 et Geoffroy lui succéda.
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25
p. 109
« L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...] »
Début :
L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...]
Mots clefs :
Abbaye de la Madeleine, Châteaudun
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de la Magdelaine de Chasteaudun à [...] »
Magdelaine
de ChasteaudunàMr
l'Abbé de Saumery.
de ChasteaudunàMr
l'Abbé de Saumery.
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26
p. 109
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, qui sert aussi de Paroisse, a esté fondée [...]
Mots clefs :
Abbaye de la Madeleine, Châteaudun
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMJRQJVE.
Cette Abbaye, qui sert
aussi de Paroisse,aesté fondée
par Charlemagne.
L'Abbaye d'Entremont
Cette Abbaye, qui sert
aussi de Paroisse,aesté fondée
par Charlemagne.
L'Abbaye d'Entremont
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27
p. 109-110
« L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...] »
Début :
L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...]
Mots clefs :
Abbaye d'Entremont
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye d'Entremont à Mr l'Abbé Viala, Grand-Vicaire [...] »
L'Abbaye d'Entremont
àMr l'Abbé Viala, Grand-
Vicaire d'Ambrun.
L'Abbayede S. Pierre
de Rheims
,
à Madame de
Roye,dela Maison de la
Rochesoucault
,
& soeur de Mrs les Comtes de
[
Roye oc de Roucy ,&de
seuë Me de Pontchartrain.
àMr l'Abbé Viala, Grand-
Vicaire d'Ambrun.
L'Abbayede S. Pierre
de Rheims
,
à Madame de
Roye,dela Maison de la
Rochesoucault
,
& soeur de Mrs les Comtes de
[
Roye oc de Roucy ,&de
seuë Me de Pontchartrain.
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28
p. 110-111
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye fut d'abord bastie dans le Faux-bourg [...]
Mots clefs :
Abbaye d'Entremont
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMARQUE
Cette Abbaye sur d'abord
bastie dans le Fauxbourg
par saint Baldric,
frere de sainte Dode, niece
de sainte Bcuve
, toutes
deux Abbesses de S. Pierre.
Sainte Beuve gouverna cette
Abbaye en 61.7. ôcmourut
en 673. Leurs trois
Corps furent transportez
dans la nouvelle Abbaye
de saint Pierre qui est dans
l'enceinte de la Ville de
Rheims prés les Cordeliers.
Cette Abbaye sur d'abord
bastie dans le Fauxbourg
par saint Baldric,
frere de sainte Dode, niece
de sainte Bcuve
, toutes
deux Abbesses de S. Pierre.
Sainte Beuve gouverna cette
Abbaye en 61.7. ôcmourut
en 673. Leurs trois
Corps furent transportez
dans la nouvelle Abbaye
de saint Pierre qui est dans
l'enceinte de la Ville de
Rheims prés les Cordeliers.
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29
p. 111
« L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...] »
Début :
L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...]
Mots clefs :
Abbaye de Juvigny
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de Juvigny, à Me de Vassinhac. [...] »
L'Abbaye de Juvigny,
à Me deVassinhac.
à Me deVassinhac.
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30
p. 111
REMARQUE.
Début :
Cette Abbaye, nommée en Latin Joviniacum, est du Diocese de [...]
Mots clefs :
Abbaye de Juvigny
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : REMARQUE.
REMJRQJVE.
Cette Abbave
, nommée
en Latin Joviniacum
, efl: du Diocese de Treves,
dans le Duché de Luxembourg
,à (ept ou huit lieuës
de Verdun. Elle fut sondée
dans le 9e siecle.
Cette Abbave
, nommée
en Latin Joviniacum
, efl: du Diocese de Treves,
dans le Duché de Luxembourg
,à (ept ou huit lieuës
de Verdun. Elle fut sondée
dans le 9e siecle.
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31
p. 111-115
« L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
Début :
L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...]
Mots clefs :
Abbaye Notre-Dame de La Barre
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
L'Abbaye de la Barre,
à Me du Bois.
Au mois de Mars Mre
Antoine SicauldAbbé de
Bonlieu
,
Grand Vicaire
de Lyon , Chanoine &
Chantre de SaineNizier,
futnomméEvesquesuffragant
deLyon.
L'Abbé de Dromesnil ,
Aumosnier du Roy
,
fut
sacréEvesque d'Autun,
Dimanche 22. Mars dants
l'Eglis de la MaisonProfessedes
Jesuites, par Mr
le Cardinal de Noailles,
assisté de l'EvesqueDucde
l-wn, & de l'Evesque de : Troye.L'Abbé deDromcfnil
mesnilest Docteur de Sorbonne
;il eut le premier
lieu de sa licenceen 1704,
l'année precedente il avoit,
remporté le prix d'Eloquence
del'Académie
Françoise,& dans la: mer..,
me année, il fut fait A umosnierdu
Roy. Cet AbbéestdelaMaisond'Hallencourt,
l'une des plusanciennes,&
des mieuxalliées
dé Picardie;cetAbbé elfe
frere d'EmmanuelJoseph
d'Hallencourt ,Marquis
de Dronicfnul- cy-devant
Capitaine Lieutenantdela
Compagnie des Chevaux
Legers de M. le Dauphin.
Il est fils ainsi que l'Evêque
d'Autun, de Loüis
François d'Hallencourt
Comte de Dromesnil ,
, &
de Françoise de Proisi;&
petit fils de Françoisede
Boufflers, soeur depere du
Mareschal
deBouffltrsr.
les
autres fillesquisont entrées
dans la Maison d'Hallencourt,
onttou rtaiflanceelleseftoienédes 4
Maisons de l'IsleMarivaut;
Estampes, Valençay,Humieres
,
Boulainvilliers, ;
& d'autres Maisons illustres.
Le 31. Mars Mrc Henry
Charles du Cambout
, Evesque de Mets,prit seance
au Parlement en qualitè
de Duc de Coislin
, Pair
de France.
En finissant
à Me du Bois.
Au mois de Mars Mre
Antoine SicauldAbbé de
Bonlieu
,
Grand Vicaire
de Lyon , Chanoine &
Chantre de SaineNizier,
futnomméEvesquesuffragant
deLyon.
L'Abbé de Dromesnil ,
Aumosnier du Roy
,
fut
sacréEvesque d'Autun,
Dimanche 22. Mars dants
l'Eglis de la MaisonProfessedes
Jesuites, par Mr
le Cardinal de Noailles,
assisté de l'EvesqueDucde
l-wn, & de l'Evesque de : Troye.L'Abbé deDromcfnil
mesnilest Docteur de Sorbonne
;il eut le premier
lieu de sa licenceen 1704,
l'année precedente il avoit,
remporté le prix d'Eloquence
del'Académie
Françoise,& dans la: mer..,
me année, il fut fait A umosnierdu
Roy. Cet AbbéestdelaMaisond'Hallencourt,
l'une des plusanciennes,&
des mieuxalliées
dé Picardie;cetAbbé elfe
frere d'EmmanuelJoseph
d'Hallencourt ,Marquis
de Dronicfnul- cy-devant
Capitaine Lieutenantdela
Compagnie des Chevaux
Legers de M. le Dauphin.
Il est fils ainsi que l'Evêque
d'Autun, de Loüis
François d'Hallencourt
Comte de Dromesnil ,
, &
de Françoise de Proisi;&
petit fils de Françoisede
Boufflers, soeur depere du
Mareschal
deBouffltrsr.
les
autres fillesquisont entrées
dans la Maison d'Hallencourt,
onttou rtaiflanceelleseftoienédes 4
Maisons de l'IsleMarivaut;
Estampes, Valençay,Humieres
,
Boulainvilliers, ;
& d'autres Maisons illustres.
Le 31. Mars Mrc Henry
Charles du Cambout
, Evesque de Mets,prit seance
au Parlement en qualitè
de Duc de Coislin
, Pair
de France.
En finissant
Fermer
Résumé : « L'Abbaye de la Barre, à Me du Bois. Au [...] »
En mars, Antoine Sicauld, Abbé de Bonlieu, fut nommé évêque suffragant de Lyon. Le même mois, l'Abbé de Dromesnil, aumônier du roi, fut sacré évêque d'Autun le 22 mars dans l'église de la Maison Professe des Jésuites par le Cardinal de Noailles, assisté des évêques de Luçon et de Troyes. L'Abbé de Dromesnil, docteur de Sorbonne, avait obtenu sa licence en 1704 et remporté le prix d'éloquence de l'Académie Française l'année précédente. Il appartenait à la Maison d'Hallencourt, une des plus anciennes et des mieux alliées de Picardie, et était frère d'Emmanuel Joseph d'Hallencourt, Marquis de Droncin. Il était également fils de Louis François d'Hallencourt, Comte de Dromesnil, et de Françoise de Proisi, et petit-fils de Françoise de Boufflers, sœur du père du Maréchal de Boufflers. Les autres filles de la Maison d'Hallencourt avaient épousé des membres des Maisons de l'Isle Marivaut, Estampes, Valençay, Humieres, Boulainvilliers, et d'autres Maisons illustres. Le 31 mars, Henry Charles du Cambout, évêque de Metz, prit séance au Parlement en qualité de Duc de Coislin, Pair de France.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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32
p. 115-120
« En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
Début :
En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...]
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texteReconnaissance textuelle : « En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
En finissant la seconde
Partie je viens de recevoir
la nouvelle de ce
Mariage.
MonsïeurleComte de
Lassay ,ColanèJ.duRégiment
d'Enguien,vientd'époufer.
Mademoiselle de
Montataire, Il est fils d'Armand
de Madaillan de
Lesparre, Marquis de Lassay
, Lieutenant General
pour le Roy des Provinces
cJePrefle, Bugey,Valromay
& Gex.Mademoiselle
de Montataire est fille de
Loüis de Madail lan de
Lesparre, MarquisdeMontataire
5
& de Mariede
Rabutin, fille de feu Mon*
sieus le Comte de Bussi.
•, LaMaison deMadaillanest
originairedeGuyenne,
où elle a possedéde
grandes Terres. Les Seigneurs
de cette Maison
connus dans les anciennes
Histoires fous le nom des
Sires de esparre,ont esté
pendant longtemps Gouverneurs
de cette Province,
où ils ont pris des alliances
avec les plus grandes
Maisons de ce pays
Guillaume Amanieu de
Madaillan Sire de Lesparre,
épousa en I408.Jeanne,
fille aisnée du Comte d'Armagnac
,
dont la grande
mere estoit Princesse de la
Maison de France, & petite
fille deS.Loüis
Le filsaisné de ce Sire
de Lesparre né fous la domination
des Anglois,
soustint rrop opiniatrément
leurParry,aprés avoir
défendu Bourdeauxcontre
Charles septiéme
; ce qui
luy fist perdre la vie, & ses
biens furent confisquées.
La branche cadette de
cette Maison qui estoit dés
lors dans le service des Rois
de France, & connuë fous
le nom desCSe7igneurs de Montataire,a produit des
gens de mente , qui ont
tousjours servy nos Rois
avec beaucoup d'attachement&
dans desemplois
considérables ; & qui ont
continué de prendre des
alliances dans les meilleures
Maisons du Royaume.
C'estdccerte branche à
present la sule de cette
Maison ,qu'est sorty Mr le
Comte de Lassay dont je
vous apprens aujourd'huy
le mariage.
~1roiflart Monstrelet ,
l'Histoire de Foix, d'Avila,
d'Aubigné,Mezeray,
& la Genealogie de la Maison
de France par le Pere
Anselme, rapportent ce
qui est ditcy-dessus
, fit
beaucoup d'autres cliofcs
choses quigrofliroienc
trop ce Memoire.
Partie je viens de recevoir
la nouvelle de ce
Mariage.
MonsïeurleComte de
Lassay ,ColanèJ.duRégiment
d'Enguien,vientd'époufer.
Mademoiselle de
Montataire, Il est fils d'Armand
de Madaillan de
Lesparre, Marquis de Lassay
, Lieutenant General
pour le Roy des Provinces
cJePrefle, Bugey,Valromay
& Gex.Mademoiselle
de Montataire est fille de
Loüis de Madail lan de
Lesparre, MarquisdeMontataire
5
& de Mariede
Rabutin, fille de feu Mon*
sieus le Comte de Bussi.
•, LaMaison deMadaillanest
originairedeGuyenne,
où elle a possedéde
grandes Terres. Les Seigneurs
de cette Maison
connus dans les anciennes
Histoires fous le nom des
Sires de esparre,ont esté
pendant longtemps Gouverneurs
de cette Province,
où ils ont pris des alliances
avec les plus grandes
Maisons de ce pays
Guillaume Amanieu de
Madaillan Sire de Lesparre,
épousa en I408.Jeanne,
fille aisnée du Comte d'Armagnac
,
dont la grande
mere estoit Princesse de la
Maison de France, & petite
fille deS.Loüis
Le filsaisné de ce Sire
de Lesparre né fous la domination
des Anglois,
soustint rrop opiniatrément
leurParry,aprés avoir
défendu Bourdeauxcontre
Charles septiéme
; ce qui
luy fist perdre la vie, & ses
biens furent confisquées.
La branche cadette de
cette Maison qui estoit dés
lors dans le service des Rois
de France, & connuë fous
le nom desCSe7igneurs de Montataire,a produit des
gens de mente , qui ont
tousjours servy nos Rois
avec beaucoup d'attachement&
dans desemplois
considérables ; & qui ont
continué de prendre des
alliances dans les meilleures
Maisons du Royaume.
C'estdccerte branche à
present la sule de cette
Maison ,qu'est sorty Mr le
Comte de Lassay dont je
vous apprens aujourd'huy
le mariage.
~1roiflart Monstrelet ,
l'Histoire de Foix, d'Avila,
d'Aubigné,Mezeray,
& la Genealogie de la Maison
de France par le Pere
Anselme, rapportent ce
qui est ditcy-dessus
, fit
beaucoup d'autres cliofcs
choses quigrofliroienc
trop ce Memoire.
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Résumé : « En finissant la seconde Partie je viens de recevoir [...] »
Le texte annonce le mariage entre Monsieur le Comte de Lassay, Colonel du Régiment d'Enguien, et Mademoiselle de Montataire. Le Comte est le fils d'Armand de Madaillan de Lesparre, Marquis de Lassay, Lieutenant Général pour le Roi des Provinces de CjePrefle, Bugey, Valromay et Gex. Mademoiselle de Montataire est la fille de Louis de Madail lan de Lesparre, Marquis de Montataire, et de Marie de Rabutin, fille du défunt Comte de Bussi. La Maison de Madaillan, originaire de Guyenne, a possédé de grandes terres et ses seigneurs, connus sous le nom de Sires de Lesparre, ont été gouverneurs de cette province. Ils ont contracté des alliances avec les plus grandes maisons du pays. Guillaume Amanieu de Madaillan, Sire de Lesparre, épousa en 1408 Jeanne, fille aînée du Comte d'Armagnac, dont la grand-mère était Princesse de la Maison de France et petite-fille de Saint Louis. La branche cadette de cette maison, connue sous le nom de Seigneurs de Montataire, a toujours servi les Rois de France avec attachement et dans des emplois considérables. Plusieurs historiens, dont Monstrelet et le Père Anselme, rapportent ces informations.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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33
p. 1-17
Mort de L'EMPEREUR.
Début :
Joseph-Jacob-Jean-Ignance Eustache, Empereur d'Occident, mourut à [...]
Mots clefs :
Empereur, Empire, Électeurs, Roi, Couronne
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Mort de L'EMPEREUR.
Mort de L'EMPEREUR.
Joseph
- Jacob-Jean-
1,
Ignace Eustache
,
Empereur
d'Occident, mourut
à Vienne en Autriche de
la petite verole, le 17.
Avril
dernier, dans sa 33e.
année.
Il estoit fils aisné de
l'Empereur Leopold L ôç : d'Eleonore - Magdelaine:
Theresede Newbourg. -
Il fut declaré Roy
d'Hongrie le 17,Novem--
bre1687.
Il futeslu Roy des Ro- -
mainsle24. Janvier r6<>o,
Il prit le titre d'Empereules.
May 1705.
Il avoir épousé îc ij^j
Janvier 16go. Villein.ine--j
Amelie de BrunswikHa- -
novre ,
dont il a eu un fils
morten bas âge; &dux
filles qui sont les ArthiuUchesses
Marie Joseph ,-&
Marie-Amélie.
Les frere lX. soeurs de
l'Empereur Joseph
3
sont
l'Archiduc Charles
,
les
Archiduchesses Marie-
Elisabeth
,
Marie-Anne,
& MarieMagdelaine,
La Maison d'Autriche
futélevée pour la premiere
fois à la dignité Imperial
e en la personne deRodolphe
d'Hapfbourg à
Francfort le dernier jour
de Septembre l'an 1273. Il"
tua Ottocare second Roy
de Boheme dans une bataille
prés de Vienne. Cet
Ottocare prétendoitque
toute l'Autriche luy appartenoit;
mais Rodolphe
qui prétendoit que cetEtat
estoit dévoluà l'Empire
faute de posterité masculine,
s'en appliqua la proprieté
persornelle qu'ilfit
confirmer dansuneDiette
par lesElecteurs & lesPrinces
de l'Empire
,
& par uneBulle duPapeMartin ,
II. Aprés ces formalitez il
en donna l'investiture à
son fils Albert.Ce futalors
que les Princes de cette
Maison quitterentle titre
de Comtes d'Hapsbourg
¡ pour prendre ccluy de
Ducs d'Autriche; ensuiteils
ont pris celuy d'Archiducs.
Voicy les alliances qui
ont le plus contribué à l'agrandissement
delaMaison
d'Autriche.
L'Em pereur Maximilienépousal'an1477.
Marie
de Bourgogne, fille de
Charles le Hardy,laplus
riche heritiere de l'Europe.
Philippe II. Archiduc
d'Autriche épousa en 149^
Jeanne dAragon, heritiere
de Ferdinand V. dit le
Catholique - ,Roy d'Aragon
& d'Isabelle Reyne de Castille.
Ainsi Jeanne apporta
à son mary la Couronne
d'Aragon avec ks Etats
d'Italie lesquels y estoient
annexés qu'elleheritoit
du chef de son pere, &la-
Couronne de Castille avec
la Grenade & les Etats annexés
a cette Couronne
qu'elle heritoit duchefde
samere.
L'Empereur Charles-
Quint ayantcedé l'Empire
à son frereFerdinand,
aprés l'avoir saic élireRoy
des Romains, ces deux
freres diviserentlaMasion
d'Autriche en deux branches,
L'Aisnée a donné
cinq Rois à l'Espagne, &
la Cadette quatorze Empereurs.
Prérogatives desEmpereurs.
Ils ont la pluspart des
titres des anciens Empereurs
d'Occident.Ils prennent
ceux de tousjours
Auguste,deCesar, & de
sacréeMajesté. LeurCouronne
qui est fermée ôc
surmontée d'un Globe,est
le symbole de la Monarchie
universelle. Ils ont
seuls le pouvoir de convoquer
& de congedier Les
Diettes generales; d'en
amodier les resolutions,
& de les faire executer. Ils
peuvent non feulement
ériger les Terres en Baronies,
en Comtez , & en
Duchez; maisaussiils prétendentde
pouvoir ériger
lesPrincipautez enRoyaumes
, ( ce que prétendit
faire en 1700. l'Empereur
Leopold
, en donnant à
l'Electeur deBrandebourg
le titre de Roy de Prusse
,
par Diplome de rcconnoissance.)
Ils donnent
l'investiture des grands
fiefs de l'Empire, & ils
disposoient mesme avant
Charles-Quint
,
des Etats
& Provinces qui y estoient
dévolus. Ils instituent &
confirment les Universitez
& les Académies &
tous ces Droits de Souverains
sont si attachez à la
Couronne Impériale ,
qu'en l'absence de l'jErrêpereur
, le Roy des Romains
en joüit, & au défaut
de l'un& de l'autre,
ces Droits appartiennent
aux deux Vicaires de l'Empire
qui sont les Electeurs
de Baviere & de Saxe.L'Electeur
de Baviere e-si Vicaire
dans les pays de droit
de Franconie,&celuy de
Saxe dans les pays de droic
Saxon.Laqualité de Vicaire
est disputée à l'Electeur
de Baviere par l'Electeur
Palatin.
Vous verrez cy-aprés plus CM
longdans laBulle d'Orles
Obligations desEmpereurs.
Ils doivent prendre l'avis
des Electeurs lorsqu'il
s'agit d'engager ou d'aliener
les biens de l'Empire,
d'accorder le Privilege de
battre Monnoye *-'
,
& d'y
donner le prix. Ils ont bcfoin
d'un consentement
general des Electeurs
,. Princes, & autres m'embres
de l'Empire., pour
mettre quelqu'un au Ban
de l'Empire,commeaussi
Lorsqu'il s'agit de faire
quelqueReglement concernant
la Religion, déclarer
la Guerre,faire la
Paix, lever des subsides,
&c.
Lorsqu'un Empe- reur cft
esluils'oblige àces restrictions
de ion pouvoir par
une Capitulation qu'il fait
avec les Electeurs & Princes
de l'Empire. Selon les
occasions on peut ajouster
d'autres Articles à la Capitulation,
dont 1 Empereur
est obligé de jurer l'observation
dans le temps de
sonElection, &de la réiterer
avant &aprés son
Couronnement
, ce qui
s'observa lors de FEtechon
de l'Empereur Leopold.
Les Electeurs luy firent
promettre fous serment
de n'envoyer , aucunes
Troupes sans le consentement
de l'Empire enFlandre
ni en Italie contre les
François,suivant ce qui
estoitstipulé dans lesTraitez
de Westphalie
,
dont
l'observation luy est enjointe
par plusieurs articlesde
cette Capitulation.
Le Roy des Romains
citenu par les Electeurs,
& à la mort de l'Empereur
il succede de droit à
l'Empire, sans qu'il soit
necessaire de faire une
nouvelle Election. Ils cf.î
toient autrefois obligez
d'aller recevoir laCouronne
Imperiale à Rome des
mains duPape;ils estoient
accompagnez de vingt
mille hommes de pied & 1
de quatre mille Cavaliers
entretenus pendant le 1
voyage aux dépens de
l'Empire. Ilsestoientcouronnez
Rois de Lombardie
à Monza dans le Milanez.
LaCouronne qu'ils
recevoient estoit d'or,
sans pointes , enrichie de
Diamants, avec une petite
bande de fer au dedans,
ce qui l'a fitappeller
la Couronne de Fer.
Aprés avoir reçu la Couronne
Romaine en Allemagne
,
& la Couronne
de Ferà Monza, ils serendoient
à Rome pour y
dire couronnez Empereurs
par le Pape;mais les
Etats de l'Empire assemblez
à Francfort en 1338.
& à Colognel'année tUlvante,
considerant la dépense
que ce voyage d'Italie
causoit à l'Empire ,
conclurent que la
-
feule
élection conseroit auPrince
la pleine puissance Imperiale
,
& déclarerent
inutiles les ceremonies des
Couronnements deRome -
&de Milan; cependant
les Papes ont refuséde reconnoistre
les Empereurs,
s'ils n'obtenoient du Saint
Siége un Brefqui les dif.
pensast d'aller à Rome,&
qui confirmast leur Election.
tion. Charles-Quinta eilé
le dernier Empereur couronné
de la main du Pape;
ceux qui n'y ont pas esté
couronnez,ne sont nommez
dans lesBulles &Brefs
queImperatorElectus.
REMARQUES
Joseph
- Jacob-Jean-
1,
Ignace Eustache
,
Empereur
d'Occident, mourut
à Vienne en Autriche de
la petite verole, le 17.
Avril
dernier, dans sa 33e.
année.
Il estoit fils aisné de
l'Empereur Leopold L ôç : d'Eleonore - Magdelaine:
Theresede Newbourg. -
Il fut declaré Roy
d'Hongrie le 17,Novem--
bre1687.
Il futeslu Roy des Ro- -
mainsle24. Janvier r6<>o,
Il prit le titre d'Empereules.
May 1705.
Il avoir épousé îc ij^j
Janvier 16go. Villein.ine--j
Amelie de BrunswikHa- -
novre ,
dont il a eu un fils
morten bas âge; &dux
filles qui sont les ArthiuUchesses
Marie Joseph ,-&
Marie-Amélie.
Les frere lX. soeurs de
l'Empereur Joseph
3
sont
l'Archiduc Charles
,
les
Archiduchesses Marie-
Elisabeth
,
Marie-Anne,
& MarieMagdelaine,
La Maison d'Autriche
futélevée pour la premiere
fois à la dignité Imperial
e en la personne deRodolphe
d'Hapfbourg à
Francfort le dernier jour
de Septembre l'an 1273. Il"
tua Ottocare second Roy
de Boheme dans une bataille
prés de Vienne. Cet
Ottocare prétendoitque
toute l'Autriche luy appartenoit;
mais Rodolphe
qui prétendoit que cetEtat
estoit dévoluà l'Empire
faute de posterité masculine,
s'en appliqua la proprieté
persornelle qu'ilfit
confirmer dansuneDiette
par lesElecteurs & lesPrinces
de l'Empire
,
& par uneBulle duPapeMartin ,
II. Aprés ces formalitez il
en donna l'investiture à
son fils Albert.Ce futalors
que les Princes de cette
Maison quitterentle titre
de Comtes d'Hapsbourg
¡ pour prendre ccluy de
Ducs d'Autriche; ensuiteils
ont pris celuy d'Archiducs.
Voicy les alliances qui
ont le plus contribué à l'agrandissement
delaMaison
d'Autriche.
L'Em pereur Maximilienépousal'an1477.
Marie
de Bourgogne, fille de
Charles le Hardy,laplus
riche heritiere de l'Europe.
Philippe II. Archiduc
d'Autriche épousa en 149^
Jeanne dAragon, heritiere
de Ferdinand V. dit le
Catholique - ,Roy d'Aragon
& d'Isabelle Reyne de Castille.
Ainsi Jeanne apporta
à son mary la Couronne
d'Aragon avec ks Etats
d'Italie lesquels y estoient
annexés qu'elleheritoit
du chef de son pere, &la-
Couronne de Castille avec
la Grenade & les Etats annexés
a cette Couronne
qu'elle heritoit duchefde
samere.
L'Empereur Charles-
Quint ayantcedé l'Empire
à son frereFerdinand,
aprés l'avoir saic élireRoy
des Romains, ces deux
freres diviserentlaMasion
d'Autriche en deux branches,
L'Aisnée a donné
cinq Rois à l'Espagne, &
la Cadette quatorze Empereurs.
Prérogatives desEmpereurs.
Ils ont la pluspart des
titres des anciens Empereurs
d'Occident.Ils prennent
ceux de tousjours
Auguste,deCesar, & de
sacréeMajesté. LeurCouronne
qui est fermée ôc
surmontée d'un Globe,est
le symbole de la Monarchie
universelle. Ils ont
seuls le pouvoir de convoquer
& de congedier Les
Diettes generales; d'en
amodier les resolutions,
& de les faire executer. Ils
peuvent non feulement
ériger les Terres en Baronies,
en Comtez , & en
Duchez; maisaussiils prétendentde
pouvoir ériger
lesPrincipautez enRoyaumes
, ( ce que prétendit
faire en 1700. l'Empereur
Leopold
, en donnant à
l'Electeur deBrandebourg
le titre de Roy de Prusse
,
par Diplome de rcconnoissance.)
Ils donnent
l'investiture des grands
fiefs de l'Empire, & ils
disposoient mesme avant
Charles-Quint
,
des Etats
& Provinces qui y estoient
dévolus. Ils instituent &
confirment les Universitez
& les Académies &
tous ces Droits de Souverains
sont si attachez à la
Couronne Impériale ,
qu'en l'absence de l'jErrêpereur
, le Roy des Romains
en joüit, & au défaut
de l'un& de l'autre,
ces Droits appartiennent
aux deux Vicaires de l'Empire
qui sont les Electeurs
de Baviere & de Saxe.L'Electeur
de Baviere e-si Vicaire
dans les pays de droit
de Franconie,&celuy de
Saxe dans les pays de droic
Saxon.Laqualité de Vicaire
est disputée à l'Electeur
de Baviere par l'Electeur
Palatin.
Vous verrez cy-aprés plus CM
longdans laBulle d'Orles
Obligations desEmpereurs.
Ils doivent prendre l'avis
des Electeurs lorsqu'il
s'agit d'engager ou d'aliener
les biens de l'Empire,
d'accorder le Privilege de
battre Monnoye *-'
,
& d'y
donner le prix. Ils ont bcfoin
d'un consentement
general des Electeurs
,. Princes, & autres m'embres
de l'Empire., pour
mettre quelqu'un au Ban
de l'Empire,commeaussi
Lorsqu'il s'agit de faire
quelqueReglement concernant
la Religion, déclarer
la Guerre,faire la
Paix, lever des subsides,
&c.
Lorsqu'un Empe- reur cft
esluils'oblige àces restrictions
de ion pouvoir par
une Capitulation qu'il fait
avec les Electeurs & Princes
de l'Empire. Selon les
occasions on peut ajouster
d'autres Articles à la Capitulation,
dont 1 Empereur
est obligé de jurer l'observation
dans le temps de
sonElection, &de la réiterer
avant &aprés son
Couronnement
, ce qui
s'observa lors de FEtechon
de l'Empereur Leopold.
Les Electeurs luy firent
promettre fous serment
de n'envoyer , aucunes
Troupes sans le consentement
de l'Empire enFlandre
ni en Italie contre les
François,suivant ce qui
estoitstipulé dans lesTraitez
de Westphalie
,
dont
l'observation luy est enjointe
par plusieurs articlesde
cette Capitulation.
Le Roy des Romains
citenu par les Electeurs,
& à la mort de l'Empereur
il succede de droit à
l'Empire, sans qu'il soit
necessaire de faire une
nouvelle Election. Ils cf.î
toient autrefois obligez
d'aller recevoir laCouronne
Imperiale à Rome des
mains duPape;ils estoient
accompagnez de vingt
mille hommes de pied & 1
de quatre mille Cavaliers
entretenus pendant le 1
voyage aux dépens de
l'Empire. Ilsestoientcouronnez
Rois de Lombardie
à Monza dans le Milanez.
LaCouronne qu'ils
recevoient estoit d'or,
sans pointes , enrichie de
Diamants, avec une petite
bande de fer au dedans,
ce qui l'a fitappeller
la Couronne de Fer.
Aprés avoir reçu la Couronne
Romaine en Allemagne
,
& la Couronne
de Ferà Monza, ils serendoient
à Rome pour y
dire couronnez Empereurs
par le Pape;mais les
Etats de l'Empire assemblez
à Francfort en 1338.
& à Colognel'année tUlvante,
considerant la dépense
que ce voyage d'Italie
causoit à l'Empire ,
conclurent que la
-
feule
élection conseroit auPrince
la pleine puissance Imperiale
,
& déclarerent
inutiles les ceremonies des
Couronnements deRome -
&de Milan; cependant
les Papes ont refuséde reconnoistre
les Empereurs,
s'ils n'obtenoient du Saint
Siége un Brefqui les dif.
pensast d'aller à Rome,&
qui confirmast leur Election.
tion. Charles-Quinta eilé
le dernier Empereur couronné
de la main du Pape;
ceux qui n'y ont pas esté
couronnez,ne sont nommez
dans lesBulles &Brefs
queImperatorElectus.
REMARQUES
Fermer
Résumé : Mort de L'EMPEREUR.
Joseph Ier, fils aîné de Léopold Ier et d'Éléonore-Madeleine de Neubourg, est décédé à Vienne le 17 avril à l'âge de 33 ans. Il a été couronné roi de Hongrie en 1687, roi des Romains en 1690, et a pris le titre d'Empereur en 1705. Il a épousé Wilhelmine-Amélie de Brunswick-Lunebourg en 1699, avec qui il a eu un fils mort en bas âge et deux filles, les archiduchesses Marie-Josèphe et Marie-Amélie. Ses frères et sœurs incluent l'archiduc Charles et les archiduchesses Marie-Élisabeth, Marie-Anne et Marie-Madeleine. La Maison d'Autriche a été élevée à la dignité impériale en 1273 avec Rodolphe de Habsbourg, qui a vaincu Ottocar II de Bohême. Rodolphe a revendiqué l'Autriche et a fait confirmer sa propriété par les électeurs et les princes de l'Empire, ainsi que par le pape Martin IV. Il a ensuite donné l'investiture à son fils Albert, marquant le début de l'utilisation du titre d'archiduc. Les alliances matrimoniales ont joué un rôle crucial dans l'agrandissement de la Maison d'Autriche, notamment le mariage de Maximilien avec Marie de Bourgogne et celui de Philippe II avec Jeanne d'Aragon. Charles Quint a divisé la Maison d'Autriche en deux branches, l'aînée donnant des rois à l'Espagne et la cadette des empereurs au Saint-Empire. Les empereurs possèdent divers titres et prérogatives, tels que ceux d'Auguste, de César et de sacrée Majesté. Ils ont le pouvoir de convoquer et de congédier les diètes générales, d'ériger des terres en baronies, comtés, duchés et royaumes, et de donner l'investiture des grands fiefs de l'Empire. En l'absence de l'empereur, ces droits sont exercés par le roi des Romains ou les vicaires de l'Empire, les électeurs de Bavière et de Saxe. Les obligations des empereurs incluent la nécessité de consulter les électeurs pour engager ou aliéner les biens de l'Empire, accorder des privilèges de battre monnaie, déclarer la guerre, faire la paix, lever des subsides, et régler des questions religieuses. Lors de son élection, l'empereur doit jurer l'observation de ces restrictions dans une capitulation avec les électeurs et princes de l'Empire.
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34
p. 17-20
REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
Début :
Charles IV. aprés avoir fait publier la Bulle d'Or à [...]
Mots clefs :
Électeurs, Empereur, Bulle d'Or
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texteReconnaissance textuelle : REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
REMARQUES.
Ceremonies d'Allemagne.
Charles IV. après avoir
faitpublierla Bulle d'Or à
Mets, voulut commencer
à la faire executer en ce
qui concernoit le service
que les Princes Electeurs
devoient luy rendre lorsquil
mangeoir en public
L'on avoiteslevé une Estrade
au milieu du marchépublic
,
sur laquelle eftoïoi
la table du festin) où l'Empereur
& l'lm peratrice [Ql
placèrentd'abordjensuite
les trois Electeurs Ecclefîaftiquesvinrent
àChevacomme
Archichancelier
de l'En) pire,chacun ayant
un Sceau penduaucol, ~M
une Lettre àla main droite.
Ensuite marchoient les
quatre Electeurs ~Seculien:
aussi à Cheval ;le Ducdob
Saxe ayant un picotin ~d'ami
gent pleind'avoine ensa
main droite ,comme Archi-
Maréchal de l'Empire,&
mit pied à terre le
premier,parce que sa fonction
estaussi de placerles
Princes chacun à son rang.
Le Marquis de Brandebourg
donna à laver à
l'Empereur & à l'impératrice
avec une Eguiere &
un Bassin d'or. Le Comte
Palatin du Rhin servit les
plats surla table. Le Roy
de Bohesme ou celuy qui
le representoit,mit sur le
coin de la table un flacon
d'or plein de vin, & en
presenta à l'Empereur
dans un gobelet d'or. Aprés
les Electeurs marchoient
les deux grands
Veneurs sonnant du Cor,
& suivis de leurs Chasseurs
& de leurs Chiens;ils tuerent
devant l'Empereur
un grand Cerf& un gros
Sanglier; ensuite aprés le
repas l'Empereur les congedia
tous avec des presents
magnifiques.
Ceremonies d'Allemagne.
Charles IV. après avoir
faitpublierla Bulle d'Or à
Mets, voulut commencer
à la faire executer en ce
qui concernoit le service
que les Princes Electeurs
devoient luy rendre lorsquil
mangeoir en public
L'on avoiteslevé une Estrade
au milieu du marchépublic
,
sur laquelle eftoïoi
la table du festin) où l'Empereur
& l'lm peratrice [Ql
placèrentd'abordjensuite
les trois Electeurs Ecclefîaftiquesvinrent
àChevacomme
Archichancelier
de l'En) pire,chacun ayant
un Sceau penduaucol, ~M
une Lettre àla main droite.
Ensuite marchoient les
quatre Electeurs ~Seculien:
aussi à Cheval ;le Ducdob
Saxe ayant un picotin ~d'ami
gent pleind'avoine ensa
main droite ,comme Archi-
Maréchal de l'Empire,&
mit pied à terre le
premier,parce que sa fonction
estaussi de placerles
Princes chacun à son rang.
Le Marquis de Brandebourg
donna à laver à
l'Empereur & à l'impératrice
avec une Eguiere &
un Bassin d'or. Le Comte
Palatin du Rhin servit les
plats surla table. Le Roy
de Bohesme ou celuy qui
le representoit,mit sur le
coin de la table un flacon
d'or plein de vin, & en
presenta à l'Empereur
dans un gobelet d'or. Aprés
les Electeurs marchoient
les deux grands
Veneurs sonnant du Cor,
& suivis de leurs Chasseurs
& de leurs Chiens;ils tuerent
devant l'Empereur
un grand Cerf& un gros
Sanglier; ensuite aprés le
repas l'Empereur les congedia
tous avec des presents
magnifiques.
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Résumé : REMARQUES. Ceremonies d'Allemagne.
Après la publication de la Bulle d'Or à Metz, Charles IV organisa des cérémonies impliquant les Princes Électeurs lors de ses repas publics. Une estrade fut dressée au marché public pour accueillir la table du festin, où l'Empereur et l'Impératrice prirent place en premier. Les trois Électeurs ecclésiastiques arrivèrent à cheval, portant chacun un sceau et une lettre. Ils furent suivis par les quatre Électeurs séculiers. Le Duc de Saxe, en tant qu'Archi-Maréchal, dirigea les Princes à leurs rangs respectifs. Le Marquis de Brandebourg offrit de l'eau à l'Empereur et à l'Impératrice avec des objets en or. Le Comte Palatin du Rhin servit les plats, tandis que le Roi de Bohême plaça un flacon de vin sur la table et en offrit à l'Empereur. Après les Électeurs, les grands Veneurs présentèrent un cerf et un sanglier tués devant l'Empereur. À la fin du repas, l'Empereur congédia les participants en leur offrant des présents.
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35
p. 21-25
CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
Début :
Le jour marqué pour cette Cérémonie, les Peuples s'assemblent [...]
Mots clefs :
Province de Carinthie, Archiduc, Cérémonie, Prince, Paysans, Peuple
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texteReconnaissance textuelle : CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
CEREMONIE
pratiquée 10r(rte les Archiducsreçoivent
l'hommac
hiducs re ul
ge & le ferment defidelité
de la Province de Carinthie.
Le jour marqué pour
cette Cérémonie)les Peuples
s'assemblent dans une
,
Vallée proche de laVille
de saint Veit
,
qui en efi:
la Capitale; Un Païsan
monte sur une grande
pierre de marbrequ'il y a
dans une Prairie , ayant
à sa main droite une vache
noire, & une mechante
cavale à sa gauche: l'Archiduc
vertu en Paysan
,"t
une houlette de Berger lèi
la main, precédé de quantiré
de Gentilshommesri- - chement vestus
,
de ses2
Officiers & de ses Gardes
tous à pied, s'avance vers
cette pierre;Alors le Pay--
san demande ,Qjûeft celuy.'{
qui marcheiffièrement ? Et les
Peuple répondant quecVy?ï\
leur nouveau Prince; illeur
demande s'il est justeJuge,
s'il cherche le bien du Pays x..
s'ilestNoble, méritant, Chrétien,~&
Protecteurde la Fois?
Et sur ce qu'on luy répond
qu'ill'est & le lera, il dit
aux Officiers du Prince "z
Qui pourra me chasserde cette
place? Sur-quoy le Maistre
d'Hostel lui promet soixante
deniers, les deux
bestes qui sontàses cassez,
les habits que porte le
Duc
,
& qu'il fera franc de
toute forte d'Im positions.
Sur cette promesse le Payfan
descend
,
touche doucement
avec la main la
joüe du Prince, à qui il recommande
la Juflice.Cela
fait, le Prince monte sur
la pierre,ayant changé
sa houlette en une épée
nuë;& ayant promis bonne
Justice au Peuple,il va àl'Eglise Nostre-Dame,
qui n'en est pasesloignée;
où s'estant revestu de ses
plus riches habits, retourne
dans le mesme endroit,
& y reçoit l'Hommage &
leSerment defidélité. On
dit que la raison pour laquelle
les Pay sans ont ce
droit au dessus de la Noblesse
,
c'est parce qu'ils
ont
ont esté les premiers à etïu
braderle Christianisme,
pendant que lesGentilshommes
crou pirent dans
le Paganisme juiqu'au regné
de Charlemagne.
CER EMONIE
pratiquée 10r(rte les Archiducsreçoivent
l'hommac
hiducs re ul
ge & le ferment defidelité
de la Province de Carinthie.
Le jour marqué pour
cette Cérémonie)les Peuples
s'assemblent dans une
,
Vallée proche de laVille
de saint Veit
,
qui en efi:
la Capitale; Un Païsan
monte sur une grande
pierre de marbrequ'il y a
dans une Prairie , ayant
à sa main droite une vache
noire, & une mechante
cavale à sa gauche: l'Archiduc
vertu en Paysan
,"t
une houlette de Berger lèi
la main, precédé de quantiré
de Gentilshommesri- - chement vestus
,
de ses2
Officiers & de ses Gardes
tous à pied, s'avance vers
cette pierre;Alors le Pay--
san demande ,Qjûeft celuy.'{
qui marcheiffièrement ? Et les
Peuple répondant quecVy?ï\
leur nouveau Prince; illeur
demande s'il est justeJuge,
s'il cherche le bien du Pays x..
s'ilestNoble, méritant, Chrétien,~&
Protecteurde la Fois?
Et sur ce qu'on luy répond
qu'ill'est & le lera, il dit
aux Officiers du Prince "z
Qui pourra me chasserde cette
place? Sur-quoy le Maistre
d'Hostel lui promet soixante
deniers, les deux
bestes qui sontàses cassez,
les habits que porte le
Duc
,
& qu'il fera franc de
toute forte d'Im positions.
Sur cette promesse le Payfan
descend
,
touche doucement
avec la main la
joüe du Prince, à qui il recommande
la Juflice.Cela
fait, le Prince monte sur
la pierre,ayant changé
sa houlette en une épée
nuë;& ayant promis bonne
Justice au Peuple,il va àl'Eglise Nostre-Dame,
qui n'en est pasesloignée;
où s'estant revestu de ses
plus riches habits, retourne
dans le mesme endroit,
& y reçoit l'Hommage &
leSerment defidélité. On
dit que la raison pour laquelle
les Pay sans ont ce
droit au dessus de la Noblesse
,
c'est parce qu'ils
ont
ont esté les premiers à etïu
braderle Christianisme,
pendant que lesGentilshommes
crou pirent dans
le Paganisme juiqu'au regné
de Charlemagne.
CER EMONIE
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Résumé : CEREMONIE pratiquée lorsque les Archiducs reçoivent l'hommage & le serment de fidelité de la Province de Carinthie.
En Carinthie, les Archiducs reçoivent l'hommage et le serment de fidélité de la province lors d'une cérémonie se déroulant dans une vallée près de Saint Veit. Un paysan, accompagné d'une vache noire et d'un cheval, monte sur une pierre de marbre. L'Archiduc, déguisé en paysan, s'avance vers la pierre, escorté de gentilshommes, d'officiers et de gardes. Le paysan interroge l'Archiduc sur sa justice, son désir de bien pour le pays, sa noblesse, son mérite, sa foi chrétienne et sa protection de la foi. Après des réponses affirmatives, le paysan demande qui pourrait chasser l'Archiduc de cette place. Le maître d'hôtel promet soixante deniers, les deux bêtes et les habits du duc, ainsi que la franchise de toute forte d'impositions. Le paysan touche doucement la joue de l'Archiduc en lui recommandant la justice. L'Archiduc monte sur la pierre, change sa houlette en une épée nue et promet bonne justice au peuple. Il se rend ensuite à l'église Notre-Dame, se revêt de ses plus riches habits et retourne pour recevoir l'hommage et le serment de fidélité. Les paysans possèdent ce droit au-dessus de la noblesse car ils ont été les premiers à embrasser le christianisme, tandis que les gentilshommes restaient païens jusqu'au règne de Charlemagne.
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36
p. 25-28
CEREMONIE de la Diete.
Début :
Le jour marqué pour faire l'ouverture des Etats, l'Empereur [...]
Mots clefs :
Cérémonie, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CEREMONIE de la Diete.
CER EMONIE
de la Diete.
Le jour marqué pour
faire l'ouverture desEtats,
l'Empereur s'y rend en
Personneou par Députez,
lorsque l'Empereurestassissurson
Trofne, les Electeurs
se placent à sa droite
&à sa gauche,suivant
leur rang, sur des bans tapissez
d'écarlate & élevez
de deux marches: ceux
des autres Princes ne sont
ellevez que d'une, & tapissez
de drap vert. Lorsquechacun
est placé selon
son rang, Sa Majestéfait
faire par un Prince,les
proportions qu'il souhaite
à l'Assemblée; l'Electeur
de Tréves au nom detous
les Etatsremercie SaMajestédes
soins qu'Elle se
donne, en l'assurant qu'ils
travailleront incessammentàluy
donneruneentieresatisfactionsur
ses
demandes. On donnepar
écrità chaque Collége
les propositions de l'Em-,
sereur,qui les examinent
a part;& ayantensuite pris
leur resolution
,
ils conviennent
du jour qu'ils
doivent se joindre tous les
troIS, pour s'entrecommuniquer
leurs Centi-
: ments: &s'ils demeurent
d'accord du Resultat
,
ils
l'envoyent à l'Empereur,
qui l'ay antapprouvé
,
est
misaunombredesConstitutions
Impérial es : Mais
s'il yaquelqu'undes Collèges
dont les avis ne
soient pas conformes aux
autres & aux sentiments
du Commissaire de l'Empereur
,
la Constitution
Impériale n'a point force
de Loi, & est entierement
nulle.
de la Diete.
Le jour marqué pour
faire l'ouverture desEtats,
l'Empereur s'y rend en
Personneou par Députez,
lorsque l'Empereurestassissurson
Trofne, les Electeurs
se placent à sa droite
&à sa gauche,suivant
leur rang, sur des bans tapissez
d'écarlate & élevez
de deux marches: ceux
des autres Princes ne sont
ellevez que d'une, & tapissez
de drap vert. Lorsquechacun
est placé selon
son rang, Sa Majestéfait
faire par un Prince,les
proportions qu'il souhaite
à l'Assemblée; l'Electeur
de Tréves au nom detous
les Etatsremercie SaMajestédes
soins qu'Elle se
donne, en l'assurant qu'ils
travailleront incessammentàluy
donneruneentieresatisfactionsur
ses
demandes. On donnepar
écrità chaque Collége
les propositions de l'Em-,
sereur,qui les examinent
a part;& ayantensuite pris
leur resolution
,
ils conviennent
du jour qu'ils
doivent se joindre tous les
troIS, pour s'entrecommuniquer
leurs Centi-
: ments: &s'ils demeurent
d'accord du Resultat
,
ils
l'envoyent à l'Empereur,
qui l'ay antapprouvé
,
est
misaunombredesConstitutions
Impérial es : Mais
s'il yaquelqu'undes Collèges
dont les avis ne
soient pas conformes aux
autres & aux sentiments
du Commissaire de l'Empereur
,
la Constitution
Impériale n'a point force
de Loi, & est entierement
nulle.
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Résumé : CEREMONIE de la Diete.
Le texte décrit la cérémonie d'ouverture de la Diète, une assemblée politique du Saint-Empire romain germanique. L'Empereur ouvre la session en personne ou par députés et prend place sur son trône. Les Électeurs s'assoient à sa droite et à sa gauche selon leur rang, sur des sièges tapissés d'écarlate et surélevés de deux marches. Les autres princes sont assis sur des sièges tapissés de drap vert et surélevés d'une seule marche. L'Empereur présente ses propositions par l'intermédiaire d'un prince. L'Électeur de Trèves remercie l'Empereur au nom de tous les États et assure qu'ils travailleront à satisfaire ses demandes. Les propositions sont ensuite examinées par chaque collège séparément. Les collèges se réunissent tous les trois jours pour discuter de leurs avis. Si un accord est atteint, le résultat est envoyé à l'Empereur, qui l'approuve et le transforme en constitutions impériales. Cependant, si un collège ne partage pas les avis des autres ou ceux du commissaire de l'Empereur, la constitution impériale n'a pas force de loi et est nulle.
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37
p. 28-31
Empereurs de la Maison d'Autriche.
Début :
Rodolphe regna 19 ans. Albert I. fils de Rodolphe, fut [...]
Mots clefs :
Empereur d'Autriche
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Empereurs de la Maison d'Autriche.
Empereurs dela Aîaifon
d'Autriche.
t Rodolphe régna19. ans.
Albert1.fils de Rodolphe,
fut eslu l'an1298.&.
regna 10. ans a près Adolphe
de Nassau.
FrédéricIII. succeda à
Henry VII. l'an1313.& régna
io.ans*
Albert II.succeda à Sigismondl'an
1438. & régna
2.ans.
Fre dericIV.luy succe d a
en 1440. il régna (cul 48.
ans, & 7. avec ion filsMaximilien.
Maximilien futeflu Roy
des Romains l'an 1486.
Aprés avoir regné 7. ans
avec son pere, il régna enfuite
seul26. ans.
Charles-Quint fils de
Philippe Roy d'Espagne,
succeda à Maximilien l'an
1519. ®na 36. ans.
Ferdinand fut esluRoy
des Romains l'an1531. il
gouverna l'Empire avec
son frere l'espace de 16*.
ans,
MaximilienII. succeda
a Ferdinand l'an 1562.Il
regna 10.ans.
Rodolphe succeda à
Maximilienl'an 157Z.Ôc
regna 40.ans.
Mathias succeda à Rod7olphe.
enaIn6ià.s& .réIgna
Ferdinand II. succeda
à Mathiasen1519;.&régna
18.ans.
Ferdinand III. luy fuccedaen
1657.&régna21.
an.
Leopold luy succeda
en 1658.&aregné47.ans.
Josephson fils quivient
de mourir lllv succeda en
4 1705.
d'Autriche.
t Rodolphe régna19. ans.
Albert1.fils de Rodolphe,
fut eslu l'an1298.&.
regna 10. ans a près Adolphe
de Nassau.
FrédéricIII. succeda à
Henry VII. l'an1313.& régna
io.ans*
Albert II.succeda à Sigismondl'an
1438. & régna
2.ans.
Fre dericIV.luy succe d a
en 1440. il régna (cul 48.
ans, & 7. avec ion filsMaximilien.
Maximilien futeflu Roy
des Romains l'an 1486.
Aprés avoir regné 7. ans
avec son pere, il régna enfuite
seul26. ans.
Charles-Quint fils de
Philippe Roy d'Espagne,
succeda à Maximilien l'an
1519. ®na 36. ans.
Ferdinand fut esluRoy
des Romains l'an1531. il
gouverna l'Empire avec
son frere l'espace de 16*.
ans,
MaximilienII. succeda
a Ferdinand l'an 1562.Il
regna 10.ans.
Rodolphe succeda à
Maximilienl'an 157Z.Ôc
regna 40.ans.
Mathias succeda à Rod7olphe.
enaIn6ià.s& .réIgna
Ferdinand II. succeda
à Mathiasen1519;.&régna
18.ans.
Ferdinand III. luy fuccedaen
1657.&régna21.
an.
Leopold luy succeda
en 1658.&aregné47.ans.
Josephson fils quivient
de mourir lllv succeda en
4 1705.
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Résumé : Empereurs de la Maison d'Autriche.
Le texte énumère les empereurs de la maison d'Autriche et leurs périodes de règne. Rodolphe régna 19 ans. Albert, fils de Rodolphe, fut élu en 1298 et régna 10 ans après Adolphe de Nassau. Frédéric III succéda à Henry VII en 1313 et régna 10 ans. Albert II succéda à Sigismond en 1438 et régna 2 ans. Frédéric IV lui succéda en 1440 et régna 48 ans, dont 7 avec son fils Maximilien. Maximilien fut élu roi des Romains en 1486, régna 7 ans avec son père, puis 26 ans seul. Charles-Quint, fils de Philippe roi d'Espagne, succéda à Maximilien en 1519 et régna 36 ans. Ferdinand fut élu roi des Romains en 1531 et gouverna l'Empire avec son frère pendant 16 ans. Maximilien II succéda à Ferdinand en 1562 et régna 10 ans. Rodolphe succéda à Maximilien en 1572 et régna 40 ans. Mathias succéda à Rodolphe en 1612. Ferdinand II succéda à Mathias en 1619 et régna 18 ans. Ferdinand III lui succéda en 1657 et régna 21 ans. Léopold lui succéda en 1658 et régna 47 ans. Joseph, fils du précédent, lui succéda en 1705.
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38
p. 32-39
Erudition. [titre d'après la table]
Début :
J'avois dessein de marquer par quelques traits historiques les [...]
Mots clefs :
Maison d'Autriche, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Erudition. [titre d'après la table]
J' a^oois dessein de marquerparquelquestraits
historiques les caractel'es
de chaque Empe..
reur de la Maiftn
d'Autriche,mais cela,
maurait ment trop
loin: voieyseulement
quelques traits de Rodolphe
qui est le<chef
de cette haute
jlre Adaifôn ,
Rodolphe ayant
contraint a force d'armes
Ottocare à luy rendtorcearrheonrnlagc
lige, Ot- nelevoulutpromettre
,
qu'a condition
que ce seroit en particulier,
dans sa tente ,
sans
quepersonne en - témoin.
Le jour fut pris ;
Ottocare y vint avec un
habit superbe & tout
brillantdepierreries.Rodolphe
affecta den'avoir
qu'un habit simple SC
vil comme seroit ceruy
d'un Païsan, & dans lç
moment quOttocare
ainsi paré estoit à ge—:
noux devant luy les
mainsjointes, des machines
qu'il avoit fait
préparer, enleverent la&
tente, &c donnerent ce
spectacle à toute l'Armée
;cela rompit lapaix,
&. cefut dans cette seconde
guerre qu'Ottocares
fut tué par Rodolphe.
Rodolphe esant à
Cheval par un temps des
pluye,rencontraunCIUH
ré à pied portant le Viatique
à un malade ; il
delcendit de Cheval,fit
monter le Curé dessus
, & conduisït à pied dans
les boues jusqu'à la Maison
du malade
,
le Saint
Sacremenc, qu'il reconduisitde
mesme jusqu'à
l'Eglise
,
où le Curé luy
donnantla bénédiction,
luy prédit que luy & Tes:
descendans seroientEmpereurs.
En effet, 4. ans
après l'Archevêque de
Mayence luy menageat
les Electeurs,dontquelques-
uns neconsentirera
que dans la vue d'époufer
quelques-unes de les?
filles: il en avoit pour
lors six -, toutes également
belles. ,J
Rodolphe dans sa ceremonie
de son Election
, voyant que les Electeurs
failoient difficulté
deluy rendre la soy
Se hommage
, parce
qu'onavoit oubliéd'apporter
le Sceptre
,
prit
sur l'Autel le Crucifix,
&;dit:-v-oillcy le Sceptre
des Cérejïiens. Surcette
parole on rendit l'hommage
en vertu du Crucifix.
1 Rodolphevoulant ramener
à son devoirun
Comte-de Hongrie.qui
pilloit bc massacroit publiquement
--'
le fit venir
parl'entremise de ses
amis, l'ayant fait mettre
à table avec luy Se
boire dans le mesmeverre
où il avoitbû;leComte
dit:je ne doute point
apresent que je nefois en
seureté,puisquej'ay bû
avecleplus honneste homme
du monde.
Rodolphe à l'âge de
73. ansse mitenchemin
pour aller à Spire,dilànt
qu'il alloit rendre visiteauxEmpereurs
defunts.
En effet, estant
tombé malade quelques
jours après, il mourut.,
& sust enterré avec les
autres Empereurs,
historiques les caractel'es
de chaque Empe..
reur de la Maiftn
d'Autriche,mais cela,
maurait ment trop
loin: voieyseulement
quelques traits de Rodolphe
qui est le<chef
de cette haute
jlre Adaifôn ,
Rodolphe ayant
contraint a force d'armes
Ottocare à luy rendtorcearrheonrnlagc
lige, Ot- nelevoulutpromettre
,
qu'a condition
que ce seroit en particulier,
dans sa tente ,
sans
quepersonne en - témoin.
Le jour fut pris ;
Ottocare y vint avec un
habit superbe & tout
brillantdepierreries.Rodolphe
affecta den'avoir
qu'un habit simple SC
vil comme seroit ceruy
d'un Païsan, & dans lç
moment quOttocare
ainsi paré estoit à ge—:
noux devant luy les
mainsjointes, des machines
qu'il avoit fait
préparer, enleverent la&
tente, &c donnerent ce
spectacle à toute l'Armée
;cela rompit lapaix,
&. cefut dans cette seconde
guerre qu'Ottocares
fut tué par Rodolphe.
Rodolphe esant à
Cheval par un temps des
pluye,rencontraunCIUH
ré à pied portant le Viatique
à un malade ; il
delcendit de Cheval,fit
monter le Curé dessus
, & conduisït à pied dans
les boues jusqu'à la Maison
du malade
,
le Saint
Sacremenc, qu'il reconduisitde
mesme jusqu'à
l'Eglise
,
où le Curé luy
donnantla bénédiction,
luy prédit que luy & Tes:
descendans seroientEmpereurs.
En effet, 4. ans
après l'Archevêque de
Mayence luy menageat
les Electeurs,dontquelques-
uns neconsentirera
que dans la vue d'époufer
quelques-unes de les?
filles: il en avoit pour
lors six -, toutes également
belles. ,J
Rodolphe dans sa ceremonie
de son Election
, voyant que les Electeurs
failoient difficulté
deluy rendre la soy
Se hommage
, parce
qu'onavoit oubliéd'apporter
le Sceptre
,
prit
sur l'Autel le Crucifix,
&;dit:-v-oillcy le Sceptre
des Cérejïiens. Surcette
parole on rendit l'hommage
en vertu du Crucifix.
1 Rodolphevoulant ramener
à son devoirun
Comte-de Hongrie.qui
pilloit bc massacroit publiquement
--'
le fit venir
parl'entremise de ses
amis, l'ayant fait mettre
à table avec luy Se
boire dans le mesmeverre
où il avoitbû;leComte
dit:je ne doute point
apresent que je nefois en
seureté,puisquej'ay bû
avecleplus honneste homme
du monde.
Rodolphe à l'âge de
73. ansse mitenchemin
pour aller à Spire,dilànt
qu'il alloit rendre visiteauxEmpereurs
defunts.
En effet, estant
tombé malade quelques
jours après, il mourut.,
& sust enterré avec les
autres Empereurs,
Fermer
Résumé : Erudition. [titre d'après la table]
Le texte relate des événements clés de la vie de Rodolphe, empereur de la Maison d'Autriche. Rodolphe contraignit Ottocare à lui rendre hommage par la force après une rencontre privée où il humilia Ottocare en exposant sa tenue somptueuse à l'armée, déclenchant une guerre au cours de laquelle Ottocare fut tué. Rodolphe fit preuve de piété en aidant un curé à porter le Viatique, geste pour lequel il reçut une prophétie sur son avenir. Quatre ans plus tard, avec l'aide de l'Archevêque de Mayence et des électeurs, il devint empereur et utilisa un crucifix comme sceptre lors de sa cérémonie d'élection. Rodolphe tenta également de rassurer un comte hongrois en partageant un repas avec lui. Il mourut à l'âge de 73 ans en se rendant à Spire et fut enterré parmi les empereurs défunts.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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39
p. 39-46
Nouvelles d'Allemagne.
Début :
Le Prince Eugene estant party pour les Pays-Bas le 6. [...]
Mots clefs :
Prince, Empereur
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Allemagne.
Nouvelles d'Allemagne..
t Le Prince Eugene esstanspartypour
les Pays-
Bas le 6.Avril dans le tems
qu'on croyoit l'Empereur
hors de danger, reçut en
deçà de Nuremberg un
Courrier que le Comte
d'Herberstein Vice-Président
du Conseil deGuerre
luy dépeschoit, pour luy
donner avis dela mort de
l'Empereur; l'invitant en
mesme temps de retourneràVienneoù
sapresenceestoie
fortnecessaire,
Ce Prince prit dans le moment
le party de renvoyer
le Courrier,& écrivir à la
Cour qu'il avoit jugé plus
à propos pour l' interest
de la Famille Imperiale,
& pour rassurer lesMembres
de l'Empirevoisins
du pays Ennemy., de continuer
sa route vers le +
haut Rhin & non pas en
Hollande. Il s'est abouché -
avec. les Electeurs de
MayencePa,ldaeTrteviesn6cPalatin,
ausquels il avoit
depcfché des Courriers
pour se rendre incessamment
àMayence.Ce qu'on
a pu apprendre du resultat
de leur conférence se reduit
à trois points, I. D'envoyer
un Courrier à Barcelone
pour inviter l'Archiduc
de revenir incef-
(àmmeneen Allemagne.
2. De depescher des Courriers
à Berlin & à Dresde,
pour communiquer aux
Eleveurs de Saxe & de
Brandebourg les sentiments
des trois autres El<:.-.
steurs,sçavoir de differer
FeiecHon jusques après la
paix ou dumoins jusqu'à la
la fin dela campagne pour
éviter les inconvénients
qui pourroient naistre
dans une conjoncture:
aussi fâcheuse que celle où
l'on setrouvoit. 3. Que le : Prince Eugene seroic au.
torisé de disposerde l'Ar-
- méedel'Empire pour af- -
furcr la tranquillité de
l'Allemagne,&empêcher
que les Armées de France
ne profitent de cette occasson.
En exccution. de
cette resolution
,
le Prince
Eugene s'est renduàRastad
pour passeren revuë
les Troupes qui sont aux
environs., donner les ordres
qu'il jugera necessaires
pour la garde des Lignes
d'Eslingen, & faire
marcher le reste de. l'Armée
dans les endroits convenables.
Cette Armée
doitestre renforcée par les
deuxRegimens Impériaux
& par les huit Bataillons
Palatins qui avoient marché
vers l'Oder&quiestoient
destinez pour l'Ar--
înee de Neutralité. Le'
Prince Eugene après avoir
donne ses ordres sur le
Rhinestallé en Hollande
où lesEtats Généraux ont
pris la resolution de mettre
tout en usage pour
procurer laCouronne Impériale
à l'Archiduc;ayant
envuë leur propre interest.
plustost que celuy de la
Maison d'Autriche ni de
l'Empire.
L'Imperatrice Merc
qui a la Regence des Pays
hereditaires, a ordonné
quetous les hautsOfficiers -..!.
resteraient dans leurs
Charges, en attendant les,
ordres de l'Archiduc.
Le Roy Auguste ayant
appris la mort de l'Empereur,
tint Conseil dans le
moment, où il fut résolu
d'ajouster à sa qualitéd'Electeur
,
celle de Vicaire
de l'Empire,& qu'il resteroit
en Allemagne jusques
aprésl'Election d'un nouvel
Empereur. Le Chancelier
de Pologne protesta
contre cerre résolution.
L'Electeur de Brandebourg
devoit partir le 26.
May pour serendre à Cle~:
ves..
t Le Prince Eugene esstanspartypour
les Pays-
Bas le 6.Avril dans le tems
qu'on croyoit l'Empereur
hors de danger, reçut en
deçà de Nuremberg un
Courrier que le Comte
d'Herberstein Vice-Président
du Conseil deGuerre
luy dépeschoit, pour luy
donner avis dela mort de
l'Empereur; l'invitant en
mesme temps de retourneràVienneoù
sapresenceestoie
fortnecessaire,
Ce Prince prit dans le moment
le party de renvoyer
le Courrier,& écrivir à la
Cour qu'il avoit jugé plus
à propos pour l' interest
de la Famille Imperiale,
& pour rassurer lesMembres
de l'Empirevoisins
du pays Ennemy., de continuer
sa route vers le +
haut Rhin & non pas en
Hollande. Il s'est abouché -
avec. les Electeurs de
MayencePa,ldaeTrteviesn6cPalatin,
ausquels il avoit
depcfché des Courriers
pour se rendre incessamment
àMayence.Ce qu'on
a pu apprendre du resultat
de leur conférence se reduit
à trois points, I. D'envoyer
un Courrier à Barcelone
pour inviter l'Archiduc
de revenir incef-
(àmmeneen Allemagne.
2. De depescher des Courriers
à Berlin & à Dresde,
pour communiquer aux
Eleveurs de Saxe & de
Brandebourg les sentiments
des trois autres El<:.-.
steurs,sçavoir de differer
FeiecHon jusques après la
paix ou dumoins jusqu'à la
la fin dela campagne pour
éviter les inconvénients
qui pourroient naistre
dans une conjoncture:
aussi fâcheuse que celle où
l'on setrouvoit. 3. Que le : Prince Eugene seroic au.
torisé de disposerde l'Ar-
- méedel'Empire pour af- -
furcr la tranquillité de
l'Allemagne,&empêcher
que les Armées de France
ne profitent de cette occasson.
En exccution. de
cette resolution
,
le Prince
Eugene s'est renduàRastad
pour passeren revuë
les Troupes qui sont aux
environs., donner les ordres
qu'il jugera necessaires
pour la garde des Lignes
d'Eslingen, & faire
marcher le reste de. l'Armée
dans les endroits convenables.
Cette Armée
doitestre renforcée par les
deuxRegimens Impériaux
& par les huit Bataillons
Palatins qui avoient marché
vers l'Oder&quiestoient
destinez pour l'Ar--
înee de Neutralité. Le'
Prince Eugene après avoir
donne ses ordres sur le
Rhinestallé en Hollande
où lesEtats Généraux ont
pris la resolution de mettre
tout en usage pour
procurer laCouronne Impériale
à l'Archiduc;ayant
envuë leur propre interest.
plustost que celuy de la
Maison d'Autriche ni de
l'Empire.
L'Imperatrice Merc
qui a la Regence des Pays
hereditaires, a ordonné
quetous les hautsOfficiers -..!.
resteraient dans leurs
Charges, en attendant les,
ordres de l'Archiduc.
Le Roy Auguste ayant
appris la mort de l'Empereur,
tint Conseil dans le
moment, où il fut résolu
d'ajouster à sa qualitéd'Electeur
,
celle de Vicaire
de l'Empire,& qu'il resteroit
en Allemagne jusques
aprésl'Election d'un nouvel
Empereur. Le Chancelier
de Pologne protesta
contre cerre résolution.
L'Electeur de Brandebourg
devoit partir le 26.
May pour serendre à Cle~:
ves..
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Résumé : Nouvelles d'Allemagne.
Le Prince Eugène, en route pour les Pays-Bas, apprit la mort de l'Empereur près de Nuremberg. Il choisit de se diriger vers le Haut Rhin pour rassurer les voisins de l'Empire et protéger les intérêts de la famille impériale. À Mayence, il se réunit avec les Électeurs de Mayence, de Trèves et du Palatinat pour discuter de trois points : inviter l'Archiduc Charles à revenir en Allemagne, différer l'élection impériale jusqu'après la paix ou la fin de la campagne, et autoriser le Prince Eugène à utiliser l'armée impériale pour maintenir la tranquillité en Allemagne. Le Prince Eugène se rendit ensuite à Rastatt pour passer en revue les troupes et donner des ordres stratégiques. L'armée fut renforcée par des régiments impériaux et des bataillons palatins. Il se rendit ensuite en Hollande, où les États Généraux soutinrent la candidature de l'Archiduc à la couronne impériale. L'Impératrice Élisabeth ordonna que les hauts officiers restent en fonction en attendant les ordres de l'Archiduc. Le roi Auguste de Pologne décida de rester en Allemagne jusqu'à l'élection d'un nouvel Empereur, une décision contestée par le Chancelier de Pologne. L'Électeur de Brandebourg devait partir pour Clèves le 26 mai.
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40
p. 46-47
Nouvelles du Nord.
Début :
Les Lettres de Moscou du 11. Mars portent que le [...]
Mots clefs :
Moscou
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles du Nord.
NouvellesduNord.
Les Lettres de Moscouu
du II. Mars portent que IesJ
8. le Czar assista à lapublication
de la Declaration
de la Guerre contre les
Turcs. Cette publications
sefit dans l'Eglise Metro-c
policaine
,
où le Czar se
rendit avec ses Ministres
& ceuxdes Princes étrangers.
Aprés qu'un Secretaire
d'Estat en eust fait la
lécture
,
le Patriarche fit
un Sermon sur ce sujet , ensuite dequoy leCzarsit
sa priere.
Les Lettres de Moscouu
du II. Mars portent que IesJ
8. le Czar assista à lapublication
de la Declaration
de la Guerre contre les
Turcs. Cette publications
sefit dans l'Eglise Metro-c
policaine
,
où le Czar se
rendit avec ses Ministres
& ceuxdes Princes étrangers.
Aprés qu'un Secretaire
d'Estat en eust fait la
lécture
,
le Patriarche fit
un Sermon sur ce sujet , ensuite dequoy leCzarsit
sa priere.
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41
p. 47-49
Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Début :
Dans toutes les Isles de l'Archipel d'où je viens, on [...]
Mots clefs :
Anatolie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Lettre écrite de l'lae de
Metelin dans l'Anatolie
,
le 18. Février.
Dans toutes les Isles de
l'Archipel d'où je viens
, on
travaille avec beaucoup de diligence
a conflruire des Galliotes
en maniere de grands
Batteaux plats, dont lamoindre
portera deux cens hommes
avec leurs armes. Ces Bnjlimens,
ainsique tous lesautres
dontl'Armée navale du Grand
Seigneur sera composée, dataient
estre aJTemblez.. a Con.
stantinople dans le mois de
Adars. Cette Flotte qui doit;
entrer dans la Àler Noire,
fera composée de cinq cens voiles.
Lenombre desGalleresferaaudessus
de cent, trente;
celuy des Galliotes, d'environ
deux cens ; &le restestra-des
Sultanes, desSaïques
, &
iautresBaflimens.
On m'aaussi faitvoir ài
Smirne l estat des Troupes que
le Grand-Seigneur doit avoir
en
(ln Campagne. Jamais l'Empire
Ottoman n'a Ivvé une. se
-puij]unte Armée.
Metelin dans l'Anatolie
,
le 18. Février.
Dans toutes les Isles de
l'Archipel d'où je viens
, on
travaille avec beaucoup de diligence
a conflruire des Galliotes
en maniere de grands
Batteaux plats, dont lamoindre
portera deux cens hommes
avec leurs armes. Ces Bnjlimens,
ainsique tous lesautres
dontl'Armée navale du Grand
Seigneur sera composée, dataient
estre aJTemblez.. a Con.
stantinople dans le mois de
Adars. Cette Flotte qui doit;
entrer dans la Àler Noire,
fera composée de cinq cens voiles.
Lenombre desGalleresferaaudessus
de cent, trente;
celuy des Galliotes, d'environ
deux cens ; &le restestra-des
Sultanes, desSaïques
, &
iautresBaflimens.
On m'aaussi faitvoir ài
Smirne l estat des Troupes que
le Grand-Seigneur doit avoir
en
(ln Campagne. Jamais l'Empire
Ottoman n'a Ivvé une. se
-puij]unte Armée.
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Résumé : Lettre écrite de l'Isle de Metelin dans l'Anatolie, le 18 Février.
Le 18 février, une lettre de Metelin en Anatolie décrit les préparatifs militaires dans l'Archipel. Les habitants y construisent des galliotes, capables de transporter deux cents hommes armés. Ces bateaux, ainsi que d'autres, doivent être rassemblés à Constantinople en Adars pour former une flotte de cinq cents voiles, incluant plus de cent trente galères et deux cents galliotes. À Smyrne, l'auteur observe une mobilisation sans précédent des troupes ottomanes.
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42
p. 49-53
« Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Début :
Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...]
Mots clefs :
Tartares
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Les Lettres deGonffcan»'
tinople du17. Mars portentque
leGrandViziren
estoit sorti le jourprécedent
avec tous les Offi*
ciers., pour aller camper
aauuxx ; environs avecles .,- Troupes qui s'y afifeiiibloietit;
qu'il donneraAufiance
fous ses Te-rsccr-s airtc
tUMiniftres Etrangers qui Iirlonec luyfouhairer un UreLlx qvj iIne
partiraquele15, ou le .j.:&.
d'avril,& quefoiïArtillerie
ferade trente cinq,
pieces de Canon. tnH
Le Roy Auguste a fait,
publierune Ordonnance
dans laSaxe, pourleverle:
sixiémehomme.Par,ce:
moyen il formera Cuni
Corps d'environ quatorze: millehommespour b garde
desfrontières. %jsè
Ilya desLettres deCa—
minietz du iç. Mars,quii
allurent que le Kandesa
Tartares qu 'on avoit dkN
avoir estédéfait.par lest
Cosaques., continuoit
-
fairedegrands ravages le
long de la rivière d('O., cca
,'en Moscovie
, -& le long
duBoristhene, oùl'cm ne
voyoicde temps en temps
quequelques Partis Moscovites.
D'autresLettres portent
que de cette Armée
de Tartares, qui estde
deux cens mille homtne-s.,
ily en avoir une partie qui
fnarchoitvers Moscou ez
que leKan qui marchoic
avec l'autre partie dans
l'UKraine, avoitreçu des
Deputez desCosaquesqui
estoient venus Iuycicmander
saprotection
,
& offrir
de se joindre à luv\i;
qu'unaurre.Co(pde Tas ïtares
commandé par un
defils duKan^&quiavoit
joint le Palatin de Kiowie,
avoir marché versla baffe
Podolieau nombredeplus
de soixante mille hommes
;que les Mofcovirès
qui gardoient cette fro~rr~
tiere s'elloientretirez par- ,
tie versKaminietz, & partie
vers Kiowie sur le Boristhene
,& quele Grand
Visir aprésavoir demeure
vingt jours sous ses Tendtes,
iroic avec la grande
Arrr>ce joindre le Roy dit
Suedeà-Bendcr
tinople du17. Mars portentque
leGrandViziren
estoit sorti le jourprécedent
avec tous les Offi*
ciers., pour aller camper
aauuxx ; environs avecles .,- Troupes qui s'y afifeiiibloietit;
qu'il donneraAufiance
fous ses Te-rsccr-s airtc
tUMiniftres Etrangers qui Iirlonec luyfouhairer un UreLlx qvj iIne
partiraquele15, ou le .j.:&.
d'avril,& quefoiïArtillerie
ferade trente cinq,
pieces de Canon. tnH
Le Roy Auguste a fait,
publierune Ordonnance
dans laSaxe, pourleverle:
sixiémehomme.Par,ce:
moyen il formera Cuni
Corps d'environ quatorze: millehommespour b garde
desfrontières. %jsè
Ilya desLettres deCa—
minietz du iç. Mars,quii
allurent que le Kandesa
Tartares qu 'on avoit dkN
avoir estédéfait.par lest
Cosaques., continuoit
-
fairedegrands ravages le
long de la rivière d('O., cca
,'en Moscovie
, -& le long
duBoristhene, oùl'cm ne
voyoicde temps en temps
quequelques Partis Moscovites.
D'autresLettres portent
que de cette Armée
de Tartares, qui estde
deux cens mille homtne-s.,
ily en avoir une partie qui
fnarchoitvers Moscou ez
que leKan qui marchoic
avec l'autre partie dans
l'UKraine, avoitreçu des
Deputez desCosaquesqui
estoient venus Iuycicmander
saprotection
,
& offrir
de se joindre à luv\i;
qu'unaurre.Co(pde Tas ïtares
commandé par un
defils duKan^&quiavoit
joint le Palatin de Kiowie,
avoir marché versla baffe
Podolieau nombredeplus
de soixante mille hommes
;que les Mofcovirès
qui gardoient cette fro~rr~
tiere s'elloientretirez par- ,
tie versKaminietz, & partie
vers Kiowie sur le Boristhene
,& quele Grand
Visir aprésavoir demeure
vingt jours sous ses Tendtes,
iroic avec la grande
Arrr>ce joindre le Roy dit
Suedeà-Bendcr
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Résumé : « Les Lettres de Constantinople du 17. Mars portent que le [...] »
Au début du XVIIIe siècle, des événements militaires et politiques marquent l'Europe de l'Est. Le Grand Vizir ottoman installe son camp avec ses troupes et promet une audience aux ministres étrangers entre le 15 et le 16 avril, disposant de trente-cinq pièces de canon. En Saxe, le roi Auguste publie une ordonnance pour lever un corps de quatorze mille hommes afin de protéger les frontières. En Moscovie et en Ukraine, les Tartares, malgré une défaite présumée par les Cosaques, continuent de ravager les régions. Une armée tartare de deux cents mille hommes se dirige vers Moscou, tandis qu'une autre, dirigée par un fils du Khan, marche vers la Podolie avec plus de soixante mille hommes. Les Moscovites se retirent vers Kaminietz et Kiev. Après vingt jours sous ses tentes, le Grand Vizir rejoint le roi de Suède à Bendcr.
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43
p. 53-55
Lettre d'Antigue.
Début :
Le General Park estant rappellé depuis plus de six mois, [...]
Mots clefs :
Antigua
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Lettre d'Antigue.
Lettre d'Antigue.
Le Général Parestant
rutilé depuis plus de six
mois,&ayanteu ordre de It
Reine de laisser le commandement
des Ijles Angloises à Mr
Lamilton,e qu'il n'apas voit-
Ut executer; la Chambre des
Communes de l'¡fie d'Antigus
s'estant tumultueusement assemblée,
sepresenterent che%
luypourluydemandersaCommission.
Ledit General prévc*
Mfcdelacboje} avoitfait mettre
quatre pièces de Canondirm-
ant sa maison, & assemblé
une Compagnie de Grenadiers
qui tirèrent une des piéces de
damnsur les habitants
,
lesquels
forcèrent au nombre de
trois centssur la maison :>.C?tJfllffoncerent
les portes & lesfer
nestres
, entrèrent dedans;) &
trouvèrent le General Part
une Carabine à la mainqu'il
tirasurun Capitaine de Milice
qui estoita la tesse de ces
gens attroupe, & le tua.
Lequel Generalreceuten mejl
me temps un coup de pistoletà
la cuijjc dont iltomba, &
l'assommerent ensuite.ilya
eu - quatre hovîmes de tufZ du
tDjlé des habitants ,sça voir le
Capitaine ,
deux Gen,1ilshommes
, & un Particulier,
&pde.l1a partduGénéral, lluy, quatre Grenadiers avec
plhfieurs djj b!.jfje;•£
Le Général Parestant
rutilé depuis plus de six
mois,&ayanteu ordre de It
Reine de laisser le commandement
des Ijles Angloises à Mr
Lamilton,e qu'il n'apas voit-
Ut executer; la Chambre des
Communes de l'¡fie d'Antigus
s'estant tumultueusement assemblée,
sepresenterent che%
luypourluydemandersaCommission.
Ledit General prévc*
Mfcdelacboje} avoitfait mettre
quatre pièces de Canondirm-
ant sa maison, & assemblé
une Compagnie de Grenadiers
qui tirèrent une des piéces de
damnsur les habitants
,
lesquels
forcèrent au nombre de
trois centssur la maison :>.C?tJfllffoncerent
les portes & lesfer
nestres
, entrèrent dedans;) &
trouvèrent le General Part
une Carabine à la mainqu'il
tirasurun Capitaine de Milice
qui estoita la tesse de ces
gens attroupe, & le tua.
Lequel Generalreceuten mejl
me temps un coup de pistoletà
la cuijjc dont iltomba, &
l'assommerent ensuite.ilya
eu - quatre hovîmes de tufZ du
tDjlé des habitants ,sça voir le
Capitaine ,
deux Gen,1ilshommes
, & un Particulier,
&pde.l1a partduGénéral, lluy, quatre Grenadiers avec
plhfieurs djj b!.jfje;•£
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Résumé : Lettre d'Antigue.
La lettre d'Antigue décrit les événements suivant l'ordre donné au général Parestant de céder le commandement des îles Angloises à M. Lamilton. La Chambre des Communes de l'île d'Antigue s'est réunie pour demander la destitution du général. Prévenu de l'arrivée d'une foule, Parestant avait préparé quatre pièces de canon et une compagnie de grenadiers devant sa maison. Lors de l'affrontement, trois cents habitants ont forcé l'entrée, trouvé le général armé d'une carabine et tué un capitaine de milice. Parestant a été blessé par un coup de pistolet puis achevé. Les pertes humaines incluent quatre habitants tués, parmi lesquels un capitaine, deux gentilshommes et un particulier, ainsi que quatre grenadiers et plusieurs blessés du côté du général.
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44
p. 55-61
Nouvelles d'Espagne.
Début :
De Sarragosse le 21. Avril. Le Roy a fait publier un [...]
Mots clefs :
Saragosse, Madrid, Cervera
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles d'Espagne.
Nouvelles ci'E[pgne.
DeSarra£oflc ! e21 Avril.
Le î{oja faitpublier un
Décret en forme de Règlement
pour le Gouvernement dù-
Royaume d'Aragon. Ce De
cret portequejusqua ce que la
Paix donne lien de formerune,
Ordonnance perpetuelle
Sa Majestéaresolu dedonne,r
au Prince de Tserclas de Tilyl
le Commandement général ,
tant civil que Militaire, de
Police&deFinance squily.
aura une Audiance composée.
dedeux Salles
,
l'unepour le
Civil, dans laquelle ilyaura
quatre Auditeurs quijugeront
Ion les anciennes Loix d'A.
ragon; l'autre pour le Criminel
,
otl. ily en aura cinq qui
jugerontJeIon lesLoix de Cà4
stille ; qu'outre ces Oiffcient
cette Atidiantr aura un President&
un Procureur General
; que le Conseil des Finances,
otttre le Presidentqui
serale CommandantGeneral,
seracomposéde huit personnes,
dent deux feront Ecclesiastiques
,deuxdeprincipaleNoblrffi
deux Gentilshommes,
& deux des plus confiderablct
Bourgeois de Sarragosse ou de
-
quelque autre Ville duRoyau*
me avècunSecretaire.
Les préparatifs pour.['ou..î
verture. de la CampagneJfont:
prejqueennerement acbevevç
Toutes les Recrues ont desja
paffél'Ebre ainsiqu'unegran*
de partie des Chevaux de re.
monte. Ily a ordrede faire
prendre Le vert aureste,pen
dantqu'on lefera prendreàla
Cavalerie qui estenCataloyo-
ne.La grosseArtillerie de- Vdliner,
dans laquelle il yaJox~
Zé gros Mortiers,doitarriver
dans trois jours & elle
partyraaujfttofl pour Lertda
avec unautre train qui esticy.
Les Lettresde Madrid
portent qu'on avoit esté
dansde grandes inquiétudesà
eaule du mauvais
etat de la santéde laRepne
;in-aisque la nouvelle
qu'ony avoit reçu qu'elle
estoit entièrement delivrée
de lafiévre double
tierce qui l'avoit reprise,
avoirbeaucoup re;cny<
Cc11es deCervera one:
appris qu'un Regiment
Ennemi compose,d'italiens
&, d'Espagnols,estoit
venu se rendre à M.r le
Marquis de Valdecanas
avec le Colonel.&tousles
autresOfficiers.CeGene*
ral avoit reçu un grand
Convoy de- coures iortes
de provision avec neuf
piècesdeCanon,& ilCe
pre'paroit àattaquer IgualadaoùJ
les Ennemis
avoienc fait rentrer une
Garnison de mille hom,
mes*
Don FelipeRamirezde
Arellano, Lieutenant Generat
,a défait prés d'Almeida.
un Party decent
cinquantePortugais qui
avoitenlevéun Troupeau
de bétail. Le Party Portugaisestoit
compp-se'decent
Cavaliers;&de cinquanteGrenadier&
Don
garnirez n'avoit quesoixante
Cavalierssans lnfanterieJla
ramènele,butin
'<]ue les Ennemie
avoient pris sans avoir
perdu.un.seul homme; il ya eu que luy quia reçu
une legere blessure;à la
jambe.
DeSarra£oflc ! e21 Avril.
Le î{oja faitpublier un
Décret en forme de Règlement
pour le Gouvernement dù-
Royaume d'Aragon. Ce De
cret portequejusqua ce que la
Paix donne lien de formerune,
Ordonnance perpetuelle
Sa Majestéaresolu dedonne,r
au Prince de Tserclas de Tilyl
le Commandement général ,
tant civil que Militaire, de
Police&deFinance squily.
aura une Audiance composée.
dedeux Salles
,
l'unepour le
Civil, dans laquelle ilyaura
quatre Auditeurs quijugeront
Ion les anciennes Loix d'A.
ragon; l'autre pour le Criminel
,
otl. ily en aura cinq qui
jugerontJeIon lesLoix de Cà4
stille ; qu'outre ces Oiffcient
cette Atidiantr aura un President&
un Procureur General
; que le Conseil des Finances,
otttre le Presidentqui
serale CommandantGeneral,
seracomposéde huit personnes,
dent deux feront Ecclesiastiques
,deuxdeprincipaleNoblrffi
deux Gentilshommes,
& deux des plus confiderablct
Bourgeois de Sarragosse ou de
-
quelque autre Ville duRoyau*
me avècunSecretaire.
Les préparatifs pour.['ou..î
verture. de la CampagneJfont:
prejqueennerement acbevevç
Toutes les Recrues ont desja
paffél'Ebre ainsiqu'unegran*
de partie des Chevaux de re.
monte. Ily a ordrede faire
prendre Le vert aureste,pen
dantqu'on lefera prendreàla
Cavalerie qui estenCataloyo-
ne.La grosseArtillerie de- Vdliner,
dans laquelle il yaJox~
Zé gros Mortiers,doitarriver
dans trois jours & elle
partyraaujfttofl pour Lertda
avec unautre train qui esticy.
Les Lettresde Madrid
portent qu'on avoit esté
dansde grandes inquiétudesà
eaule du mauvais
etat de la santéde laRepne
;in-aisque la nouvelle
qu'ony avoit reçu qu'elle
estoit entièrement delivrée
de lafiévre double
tierce qui l'avoit reprise,
avoirbeaucoup re;cny<
Cc11es deCervera one:
appris qu'un Regiment
Ennemi compose,d'italiens
&, d'Espagnols,estoit
venu se rendre à M.r le
Marquis de Valdecanas
avec le Colonel.&tousles
autresOfficiers.CeGene*
ral avoit reçu un grand
Convoy de- coures iortes
de provision avec neuf
piècesdeCanon,& ilCe
pre'paroit àattaquer IgualadaoùJ
les Ennemis
avoienc fait rentrer une
Garnison de mille hom,
mes*
Don FelipeRamirezde
Arellano, Lieutenant Generat
,a défait prés d'Almeida.
un Party decent
cinquantePortugais qui
avoitenlevéun Troupeau
de bétail. Le Party Portugaisestoit
compp-se'decent
Cavaliers;&de cinquanteGrenadier&
Don
garnirez n'avoit quesoixante
Cavalierssans lnfanterieJla
ramènele,butin
'<]ue les Ennemie
avoient pris sans avoir
perdu.un.seul homme; il ya eu que luy quia reçu
une legere blessure;à la
jambe.
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Résumé : Nouvelles d'Espagne.
Le 21 avril, le roi d'Espagne a publié un décret établissant un règlement pour le gouvernement du Royaume d'Aragon, en vigueur jusqu'à la conclusion de la paix. Ce décret nomme le Prince de Tserclas de Tilly au commandement général civil et militaire, ainsi que de la police et des finances. Une audience composée de deux salles sera créée : une pour les affaires civiles, avec quatre auditeurs jugant selon les anciennes lois d'Aragon, et une autre pour les affaires criminelles, avec cinq auditeurs jugant selon les lois castillanes. Cette audience inclura également un président et un procureur général. Le Conseil des Finances, dirigé par le commandant général, sera composé de huit personnes, incluant deux ecclésiastiques, deux nobles, deux gentilshommes, et deux bourgeois influents de Sarragosse ou d'une autre ville du royaume, ainsi qu'un secrétaire. Les préparatifs pour l'ouverture de la campagne sont presque achevés. Les recrues et une grande partie des chevaux de remonte ont déjà passé l'Èbre. Les troupes doivent prendre le vert, ainsi que la cavalerie en Catalogne. La grosse artillerie de Valence, incluant seize gros mortiers, doit arriver dans trois jours pour partir ensuite vers Lérida. Les lettres de Madrid indiquent que la reine s'est rétablie après des inquiétudes sur sa santé. Les troupes ennemies, composées d'Italiens et d'Espagnols, se sont rendues au Marquis de Valdecanas, qui se prépare à attaquer Igualada. Don Felipe Ramirez de Arellano a défait un groupe de cinquante Portugais près d'Almeida, récupérant un butin sans perte humaine, bien qu'il ait été légèrement blessé.
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45
p. 61-71
Nouvelles de Flandre.
Début :
Le 30. Avril Mylord Marlborough arriva incognito à Tournay. Il n'y [...]
Mots clefs :
Roi, Camp, Ennemis
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de Flandre.
Nouvelles<de Flandre.
Le 30. AvrilMylord.
,'hlLlrlborougharriva incognitoà
Tournay.Iln'y
retta qu'un moment^&il
aila couchera Fline. (tJt,J
,r La nuit du30. au^-iv
Mayle GénéraTopequi
avoit son quartier au Chasteaud'Air
, nemarcher
dix pieces de cartondé
ceux quiestoientsur FEf-"
planadede Tournay, avec
40. Chariots d'artillerie
chargez de poudre& de
balles,& il alla joindre
sept mille hommes qui
estoient campezau Mont
de laTrinitéain si que les
Trou pes qui estoientà
SainteMaure& aux autres
Villagescircon-vioifinsô&:
toutescesTrou pes marchèrentensuite
àla sourdineversOrchies.
Ily eust
en mesme tempsunmouvement
vers le Pont à
1\1arque,.& soixante Batteaux
qui estoient sur la
Lys, ôcqui avoientordre
de remonter sur l'Efcaut*
remonterent de nouveau
versLille.
Le1.May au soir 50.
Batteaux quiéroient à Oudenarde
chargez de munitions
de bouche, arriverent
à Tournay.Leseaux
de la Scarpe estoient 'fl
.basTes que lesEnnemis fiu
j'enc obligez d'alleger
leurs'Batteaux de 7.àS;
:•JpeaSulmenelbsa.Crream£faoinrq,bueeaudc'oeuapu
parcequelesVoitures de
terre ne pouvoient passer
du costé du Village de
Coulicheoùlaterreest si
mouvante, que l'on n'y
peur faire de chetiii.
Le2..les Boulangers de
.l'arméeennemie entretentà
Tournay .;-cependant
le gros de cetteAr-
:l11ée passalaScarpe entre
«poiiay
Doüay& Pecquencourc,
,& cam pa depuis Sommais
jusqu'au Village d)Ab[.
con. -1'
Le mesme jour leCamp
de Mylordd'Albermarle
quiestoit à Mande &à
Mortagrne
,
fut renforce,
&il dévoie arriver des
Troupes au peritCamp de
Calogne ôc de Vaux commandé
parMrdeS.Clair
Gouverneur d-Audenarcte.•<
- Le 3.le Campde Mer*,
tagne marchoit pour joindre
Lt. grande Armée, à
l'exception de deux'Real.',
ments de laGarnison du
Chasteau
,
&ilestoit arrivé
au camp de Calogne
trois Regiments d'Infanterie
,
qui avec la Garnison
deS. Amand devoient
servir à escorterles Batteaux,
dontil en estoitencore
arrivé la veille à
Tournay 33. chargez de farinevenantd'Oudenarde.
Le soir du mesme jour
3. les Ennemis firentsortir
de Tournay 55. à 60.'0
pièces de gros canon& :
1 500. charettes d)Arrillè.
rie;qui prirent la route de
Lille-jpour;serendrepà
Doüay rJ & unCorps de
Troupes qui estoit campé
à Ninove arriva àBlaton.
,r Le 4"cesi11eflnesTrau..
pes se mirent en marche
pour aller joindre la grande
Armée qui avoit passé
le Scarpe.
L'Armée du Rov estoit
campée la droite au delà
deBouchain,la gauche à
Monchi Preux-, & lecentre
àOisi; ensorte que les
deux Armées n'estoient
separées que par laSensée
& par des Marais qui sont
uneespece de barriere depuis
la Scarpe jusqu'à sErs
caur. NostreCavaleries'estendoit
sur les derriercs
du calté de la Somme
pour subsister plus conu
modement. Mr leMareschal
deVillarsaprés avoir
visité le terrain-entre la
Scarpel'escaut,&l'Haisne,
faisoit travailleràdeji.
Redoutes & desRetranchements
dans lesendroits
où les Ennemis
pourroient penetrer, &il
raifoic retenir les eauxde
laScarpe, de laSensée,
à& de l'Escaut à Bouchain , Valenciennes; &àCondé..,
ce quiembarrassois
beaucouples Ennemis qui
ne pouvoient faire rémora
ter leurs Batteaux parces
rivieres que très-difficile
lenlcilr.
LeColonel Savary s'ees
tantavancé dans l'Artois
avec 45 hommes, futenveloppé,&
on le conduite
àHcidin avec tout foin
Party.
Le7.les Ennemisayant
attaqué le Poste d'Arleux
,
situésur laSensée de leur
costé;ilsseretirerent a près
avoir eu plus de trois cens
hommes tuezou blessez.
Le 9 le Major General
Chambrier qui escortoit
unConvoy de quarante
cinq Belandres qui remontoient
la Scarpeavec
deux Bataillons, l'un des
Gardes bteues,<3e l'autre
Suisse
,
faisant neuf cens
hommes
,
fut attaqué par
Mr de Permangle Commandant
de Condé à la
place de Mrde Puissegur,
entreSaintAmand & Mortagne.
Le combat fut ro-rc
opiniarre•mais quoique
Mrde Permangle n'eust
que huit cens hommes,
les Ennemis furent entierementdéfaits;
leur Commandant
fut pris, & on
brusla quarante Batteaux
de soin, d'avoine & de fa^
rines.
Le 30. AvrilMylord.
,'hlLlrlborougharriva incognitoà
Tournay.Iln'y
retta qu'un moment^&il
aila couchera Fline. (tJt,J
,r La nuit du30. au^-iv
Mayle GénéraTopequi
avoit son quartier au Chasteaud'Air
, nemarcher
dix pieces de cartondé
ceux quiestoientsur FEf-"
planadede Tournay, avec
40. Chariots d'artillerie
chargez de poudre& de
balles,& il alla joindre
sept mille hommes qui
estoient campezau Mont
de laTrinitéain si que les
Trou pes qui estoientà
SainteMaure& aux autres
Villagescircon-vioifinsô&:
toutescesTrou pes marchèrentensuite
àla sourdineversOrchies.
Ily eust
en mesme tempsunmouvement
vers le Pont à
1\1arque,.& soixante Batteaux
qui estoient sur la
Lys, ôcqui avoientordre
de remonter sur l'Efcaut*
remonterent de nouveau
versLille.
Le1.May au soir 50.
Batteaux quiéroient à Oudenarde
chargez de munitions
de bouche, arriverent
à Tournay.Leseaux
de la Scarpe estoient 'fl
.basTes que lesEnnemis fiu
j'enc obligez d'alleger
leurs'Batteaux de 7.àS;
:•JpeaSulmenelbsa.Crream£faoinrq,bueeaudc'oeuapu
parcequelesVoitures de
terre ne pouvoient passer
du costé du Village de
Coulicheoùlaterreest si
mouvante, que l'on n'y
peur faire de chetiii.
Le2..les Boulangers de
.l'arméeennemie entretentà
Tournay .;-cependant
le gros de cetteAr-
:l11ée passalaScarpe entre
«poiiay
Doüay& Pecquencourc,
,& cam pa depuis Sommais
jusqu'au Village d)Ab[.
con. -1'
Le mesme jour leCamp
de Mylordd'Albermarle
quiestoit à Mande &à
Mortagrne
,
fut renforce,
&il dévoie arriver des
Troupes au peritCamp de
Calogne ôc de Vaux commandé
parMrdeS.Clair
Gouverneur d-Audenarcte.•<
- Le 3.le Campde Mer*,
tagne marchoit pour joindre
Lt. grande Armée, à
l'exception de deux'Real.',
ments de laGarnison du
Chasteau
,
&ilestoit arrivé
au camp de Calogne
trois Regiments d'Infanterie
,
qui avec la Garnison
deS. Amand devoient
servir à escorterles Batteaux,
dontil en estoitencore
arrivé la veille à
Tournay 33. chargez de farinevenantd'Oudenarde.
Le soir du mesme jour
3. les Ennemis firentsortir
de Tournay 55. à 60.'0
pièces de gros canon& :
1 500. charettes d)Arrillè.
rie;qui prirent la route de
Lille-jpour;serendrepà
Doüay rJ & unCorps de
Troupes qui estoit campé
à Ninove arriva àBlaton.
,r Le 4"cesi11eflnesTrau..
pes se mirent en marche
pour aller joindre la grande
Armée qui avoit passé
le Scarpe.
L'Armée du Rov estoit
campée la droite au delà
deBouchain,la gauche à
Monchi Preux-, & lecentre
àOisi; ensorte que les
deux Armées n'estoient
separées que par laSensée
& par des Marais qui sont
uneespece de barriere depuis
la Scarpe jusqu'à sErs
caur. NostreCavaleries'estendoit
sur les derriercs
du calté de la Somme
pour subsister plus conu
modement. Mr leMareschal
deVillarsaprés avoir
visité le terrain-entre la
Scarpel'escaut,&l'Haisne,
faisoit travailleràdeji.
Redoutes & desRetranchements
dans lesendroits
où les Ennemis
pourroient penetrer, &il
raifoic retenir les eauxde
laScarpe, de laSensée,
à& de l'Escaut à Bouchain , Valenciennes; &àCondé..,
ce quiembarrassois
beaucouples Ennemis qui
ne pouvoient faire rémora
ter leurs Batteaux parces
rivieres que très-difficile
lenlcilr.
LeColonel Savary s'ees
tantavancé dans l'Artois
avec 45 hommes, futenveloppé,&
on le conduite
àHcidin avec tout foin
Party.
Le7.les Ennemisayant
attaqué le Poste d'Arleux
,
situésur laSensée de leur
costé;ilsseretirerent a près
avoir eu plus de trois cens
hommes tuezou blessez.
Le 9 le Major General
Chambrier qui escortoit
unConvoy de quarante
cinq Belandres qui remontoient
la Scarpeavec
deux Bataillons, l'un des
Gardes bteues,<3e l'autre
Suisse
,
faisant neuf cens
hommes
,
fut attaqué par
Mr de Permangle Commandant
de Condé à la
place de Mrde Puissegur,
entreSaintAmand & Mortagne.
Le combat fut ro-rc
opiniarre•mais quoique
Mrde Permangle n'eust
que huit cens hommes,
les Ennemis furent entierementdéfaits;
leur Commandant
fut pris, & on
brusla quarante Batteaux
de soin, d'avoine & de fa^
rines.
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Résumé : Nouvelles de Flandre.
À la fin avril et début mai, des événements militaires significatifs se déroulent en Flandre. Le 30 avril, le lord Larlborough arrive incognito à Tournay et repart rapidement. La nuit suivante, le général d'Orque mobilise des troupes et de l'artillerie, rejoignant des forces près de Tournay. Ces troupes marchent vers Orchies, tandis que des bateaux sur la Lys et la Scarpe se déplacent vers Lille et Tournay. Le 1er mai, des bateaux chargés de munitions arrivent à Tournay. Les ennemis allègent leurs bateaux en raison de la faible profondeur de la Scarpe. Le 2 mai, les boulangers de l'armée ennemie sont à Tournay, et le gros de l'armée ennemie traverse la Scarpe. Le camp de Mylord d'Albermarle est renforcé par des troupes venues de Calogne et de Vaux. Le 3 mai, le camp de Mergnagne rejoint la grande armée, et des régiments d'infanterie escortent des bateaux de farine à Tournay. Le soir, les ennemis sortent de Tournay avec des canons et des chariots d'artillerie, se dirigeant vers Lille et Douai. Le 4 mai, ces troupes rejoignent la grande armée au-delà de la Scarpe. L'armée du Roi est positionnée entre Bouchain et Oisi, séparée de l'armée ennemie par la Sensée et des marais. La cavalerie française est déployée près de la Somme. Le maréchal de Villars supervise la construction de redoutes et de retranchements pour empêcher les ennemis de progresser. Le colonel Savary est capturé en Artois. Le 7 mai, les ennemis attaquent Arleux, subissant de lourdes pertes. Le 9 mai, le major général Chambrier, escortant un convoi, est attaqué près de Saint-Amand. Les ennemis sont défaits, leur commandant est capturé, et quarante bateaux sont brûlés.
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46
p. 71-80
MORTS.
Début :
Poiter, Vice-Chambelan du Roy d'Angleterre, est mort à [...]
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
M 0 R T S.
Poiter, Vice-Chambelan
du Roy d'Angleterre,
estmort à S. Germain en
Lave dans sa 74e. année.
Il avoit eue envoyé du feu
Roy Jacques II. à Rome
lors de larevolution
-, ôc
ensuite Envoyéàla Cour
deFrance.• .:C,
Gillesd'Aligre,Chevalier
Seigneur deBoilkn*
dry,cy* devantConseiller
au Parlement, mourut le
12Avril âgé de 47.ans. Il
n'a point laissé de posterité
de Catherine Turgot
de S. Clair. **.
Charles le Royde Jumelles,
Marquis de Cerizy
, Chevalier de l'ordre
Militairede S. Louis,Mareschal
reschal desCamps & Armées
du Roy, mourutle
t.5. Avril. 'IlavoitcRé Envoyé
de SaMajelléattpré;
desCantons Suisses.
Marguerite le Tellier,
Epouse deLouis Nicolas
deNeusville,DucdeVilleroy
,Pair de France, Ca-.
pitaine desGardes duRoy,
LieutenantGeneral de les
> Armées, &au Gouverne-
,
ment de laVille de Lyon
&desProvincesdeLyonnois,
Forez ,& Beaujollois
, mourut le i-.Avril
dans sa 33°. année.Elle a
lailie deuxgarçons&deux
filles.
François le Fevre de
Caumartin, ChevalierSeigneur
de Mormant, mourur
sansalliancele24. Avril
âgéde 82. ans.
Laurent Berthemel
,Chevalier Seigneur deLagerk3e
de Moutreuil,
Maistre des Requestes
..,)
,mcurut aussi sansalliance
le 15.Avril.
Marie Barbe de la Croix
de Chevricr
, veuve de
Louis de Pontevez, Marquis
deBuous, Lieutenant
de Roy deProvence, mou- rutàApt en Provence le
a,~. Avrilâgée de 69. ans.
Mrle Marquis de Buous,
sonfils ,eîl Gouverneur
d'Apt, & Syndic de k*
Noblesse deProvence.
Marie-Claire deBretagne
, Abbesse de Malnouë
,
est morte âgée de
84. ans. Elle érait fille de
Claude deBretagne,Comte
de Vertus & deGoello,
Baron d'AvaLi-crour&d'lngrande
,Seigneurde Clisson
,&;Gouverneur d-z Rennes,morten 1637.
-
Jeanne-Phiberte Ca;
Hius de Pontcarré Epouse
d'Etienne Bochart, Chevalier
de Sarron ,
Presidentenla
premiereChambredesEnquêtes,
mourut
le premier Mayen sa41,
année. Elle estoit fille de
Mr de Pontcarré
, mort
Conseiller d'Honneur au
Partemenc,ôe soeur de Mr
de Pontcarré
,
premier ;
presidentau Parlement de
Itolien, & de Mr Camus
Durand
,
Conseiller au
Parlement.
La Princesse.,fille aînée
de Monsieurle Duc, de
Lorraine, nouvellement
pourvûë de l'Abbaye de
Remiremont
, mourut à
Luneville le 4. May. Son
Corpsaesté portéaux Cordeliers
de Nancy- dans le
Tombeau des Ducs de Lorraine.
r,* Marie Claude lePelletier
,
Epouse de Jacques-
Etienne Turgor, Chevalier
Seigneur de Soumont,
Bons, Ussy, Brucourt, &c.
Maistre des Requestes &
Intendant de la Generalité
de Moulins
, mourut
lej.Mjy.Elleelibir fille Je
MichellePelletier deSouzy,
Conseillerd'estat, &au,
Conseil Royal, & Directeur
General. des Fortifi-
-carions;& de feuë Marie,
GueNrin.."A ~oi sixc» Voisin,Epouse,
de Mr de Vaubourg,
Conseiller d'Estat,est mor-
,..te.!e Vendredy 8. du mois
de May agée de 44.ans
Elle estoit soeur de MrVoifin
Ministre&Secrétaire
d'Estat,& Mr de Vaubourg
est freredeMrDefmwcz,
aussiMinistre&
Controlleur General des
finances3& neveu de feu
iMrColbert. On peut juger
par là dans quelle agreable
situation se trouvoie
Me de Vaubourg
, mais son grand detac hement
des choses de ce
.monde & son austere pieté
larendoit peusensibleaux
biens, & aux honneurs.
Elleestoitmodeste auatnt
que vertueuse, & aussi aimée
de tout ceux qui la
connoissoient qu'elle aimoit
l^s pauvres pour qui
sa charitéestoit inépuisa-
ble. Me deVaubourg sa:C
se deuxenfants, un fils <3fc ;
une fille qui est veuve dtl
Mrle Marquis d'An gen>
ne,Brigadier des Armées
du Roy,eue'à:k'bataille
de Malplaquet.
Poiter, Vice-Chambelan
du Roy d'Angleterre,
estmort à S. Germain en
Lave dans sa 74e. année.
Il avoit eue envoyé du feu
Roy Jacques II. à Rome
lors de larevolution
-, ôc
ensuite Envoyéàla Cour
deFrance.• .:C,
Gillesd'Aligre,Chevalier
Seigneur deBoilkn*
dry,cy* devantConseiller
au Parlement, mourut le
12Avril âgé de 47.ans. Il
n'a point laissé de posterité
de Catherine Turgot
de S. Clair. **.
Charles le Royde Jumelles,
Marquis de Cerizy
, Chevalier de l'ordre
Militairede S. Louis,Mareschal
reschal desCamps & Armées
du Roy, mourutle
t.5. Avril. 'IlavoitcRé Envoyé
de SaMajelléattpré;
desCantons Suisses.
Marguerite le Tellier,
Epouse deLouis Nicolas
deNeusville,DucdeVilleroy
,Pair de France, Ca-.
pitaine desGardes duRoy,
LieutenantGeneral de les
> Armées, &au Gouverne-
,
ment de laVille de Lyon
&desProvincesdeLyonnois,
Forez ,& Beaujollois
, mourut le i-.Avril
dans sa 33°. année.Elle a
lailie deuxgarçons&deux
filles.
François le Fevre de
Caumartin, ChevalierSeigneur
de Mormant, mourur
sansalliancele24. Avril
âgéde 82. ans.
Laurent Berthemel
,Chevalier Seigneur deLagerk3e
de Moutreuil,
Maistre des Requestes
..,)
,mcurut aussi sansalliance
le 15.Avril.
Marie Barbe de la Croix
de Chevricr
, veuve de
Louis de Pontevez, Marquis
deBuous, Lieutenant
de Roy deProvence, mou- rutàApt en Provence le
a,~. Avrilâgée de 69. ans.
Mrle Marquis de Buous,
sonfils ,eîl Gouverneur
d'Apt, & Syndic de k*
Noblesse deProvence.
Marie-Claire deBretagne
, Abbesse de Malnouë
,
est morte âgée de
84. ans. Elle érait fille de
Claude deBretagne,Comte
de Vertus & deGoello,
Baron d'AvaLi-crour&d'lngrande
,Seigneurde Clisson
,&;Gouverneur d-z Rennes,morten 1637.
-
Jeanne-Phiberte Ca;
Hius de Pontcarré Epouse
d'Etienne Bochart, Chevalier
de Sarron ,
Presidentenla
premiereChambredesEnquêtes,
mourut
le premier Mayen sa41,
année. Elle estoit fille de
Mr de Pontcarré
, mort
Conseiller d'Honneur au
Partemenc,ôe soeur de Mr
de Pontcarré
,
premier ;
presidentau Parlement de
Itolien, & de Mr Camus
Durand
,
Conseiller au
Parlement.
La Princesse.,fille aînée
de Monsieurle Duc, de
Lorraine, nouvellement
pourvûë de l'Abbaye de
Remiremont
, mourut à
Luneville le 4. May. Son
Corpsaesté portéaux Cordeliers
de Nancy- dans le
Tombeau des Ducs de Lorraine.
r,* Marie Claude lePelletier
,
Epouse de Jacques-
Etienne Turgor, Chevalier
Seigneur de Soumont,
Bons, Ussy, Brucourt, &c.
Maistre des Requestes &
Intendant de la Generalité
de Moulins
, mourut
lej.Mjy.Elleelibir fille Je
MichellePelletier deSouzy,
Conseillerd'estat, &au,
Conseil Royal, & Directeur
General. des Fortifi-
-carions;& de feuë Marie,
GueNrin.."A ~oi sixc» Voisin,Epouse,
de Mr de Vaubourg,
Conseiller d'Estat,est mor-
,..te.!e Vendredy 8. du mois
de May agée de 44.ans
Elle estoit soeur de MrVoifin
Ministre&Secrétaire
d'Estat,& Mr de Vaubourg
est freredeMrDefmwcz,
aussiMinistre&
Controlleur General des
finances3& neveu de feu
iMrColbert. On peut juger
par là dans quelle agreable
situation se trouvoie
Me de Vaubourg
, mais son grand detac hement
des choses de ce
.monde & son austere pieté
larendoit peusensibleaux
biens, & aux honneurs.
Elleestoitmodeste auatnt
que vertueuse, & aussi aimée
de tout ceux qui la
connoissoient qu'elle aimoit
l^s pauvres pour qui
sa charitéestoit inépuisa-
ble. Me deVaubourg sa:C
se deuxenfants, un fils <3fc ;
une fille qui est veuve dtl
Mrle Marquis d'An gen>
ne,Brigadier des Armées
du Roy,eue'à:k'bataille
de Malplaquet.
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Résumé : MORTS.
Le texte évoque le décès de plusieurs personnalités françaises et anglaises au début du XVIIIe siècle. Poiter, Vice-Chambellan du roi d'Angleterre, est mort à Saint-Germain-en-Laye à l'âge de 74 ans. Il avait été envoyé par le roi Jacques II à Rome lors de la révolution, puis à la cour de France. Gilles d'Aligre, Chevalier et Seigneur de Boilkn, est décédé le 12 avril à 47 ans sans descendance. Charles de Jumelles, Marquis de Cerizy, Chevalier de l'ordre militaire de Saint-Louis et Maréchal des camps et armées du roi, est mort le 15 avril. Il avait été envoyé par Sa Majesté auprès des cantons suisses. Marguerite Le Tellier, épouse du Duc de Villeroy, est décédée le 1er avril à 33 ans, laissant deux garçons et deux filles. François Le Fèvre de Caumartin, Chevalier et Seigneur de Mormant, est mort sans alliance le 24 avril à 82 ans. Laurent Berthemel, Chevalier et Seigneur de Lagerk et de Moutreuil, Maître des Requestes, est décédé sans alliance le 15 avril. Marie Barbe de la Croix de Chevrières, veuve du Marquis de Buoux, est morte à Apt en Provence le 24 avril à 69 ans. Marie-Claire de Bretagne, Abbesse de Malnouë, est décédée à 84 ans. Jeanne-Philiberte Cailloux de Pontcarré, épouse d'Étienne Bochart, est morte le 1er mai à 41 ans. La Princesse, fille aînée du Duc de Lorraine, est décédée à Lunéville le 4 mai. Marie Claude Le Pelletier, épouse de Jacques-Étienne Turgot, est morte le 1er mai. Marie Anne Voisin, épouse de Mr de Vaubourg, est décédée le 8 mai à 44 ans. Elle était connue pour sa modestie, sa vertu et sa charité envers les pauvres, laissant deux enfants, dont un fils, Brigadier des Armées du roi, mort à la bataille de Malplaquet.
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47
p. 80-82
Services pour feu Monseigneur. [titre d'après la table]
Début :
Le zele des François pour Monseigneur le Dauphin égale leur [...]
Mots clefs :
Dauphin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Services pour feu Monseigneur. [titre d'après la table]
Le zele des François.
pour MonseigneurleDairphin
égale leur affliction
pour la perte d'unsi grand
Prince. Le nombre des
prieres & des Services
qu'on fait pour Iuy1 estsi
grande tant à Paris que
dans les Provinces, que
toutece VolumenefufBrok
pas pour placer les mémoires
qu,'onm'e, nenvoye.
On prépare ausside
tous costez des Oraisons
Funebres. La premiere
qu'on air faite dans Parisa
este prononcée par Mr
delaPause-Margon.Quoiqu'il
ne soit âgé que de21.
an,cette Piece d'Eloquenceaestétrouvée
dignedes
Orateurs les plus consomniez
& les plus célèbres:
Mr l'Abbé de la Paufe est:
£ls de Mr de Màrgorr,
Brigadier des Armées du-
Roy de Lis-uten-aiu deRoy
de la Province de
Languedoc.
pour MonseigneurleDairphin
égale leur affliction
pour la perte d'unsi grand
Prince. Le nombre des
prieres & des Services
qu'on fait pour Iuy1 estsi
grande tant à Paris que
dans les Provinces, que
toutece VolumenefufBrok
pas pour placer les mémoires
qu,'onm'e, nenvoye.
On prépare ausside
tous costez des Oraisons
Funebres. La premiere
qu'on air faite dans Parisa
este prononcée par Mr
delaPause-Margon.Quoiqu'il
ne soit âgé que de21.
an,cette Piece d'Eloquenceaestétrouvée
dignedes
Orateurs les plus consomniez
& les plus célèbres:
Mr l'Abbé de la Paufe est:
£ls de Mr de Màrgorr,
Brigadier des Armées du-
Roy de Lis-uten-aiu deRoy
de la Province de
Languedoc.
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Résumé : Services pour feu Monseigneur. [titre d'après la table]
Suite à la perte d'un grand prince, les Français manifestent leur affliction et leur zèle par de nombreuses prières et services religieux à Paris et en province. La première oraison funèbre à Paris a été prononcée par Monsieur de la Pause-Margon, âgé de 21 ans, fils de Monsieur de Margon, brigadier des armées du roi et lieutenant du roi en Languedoc. Cette oraison a été jugée digne des orateurs les plus expérimentés.
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48
p. 82-85
Estat des Officiers Generaux, & des Troupes qui vont en Espagne.
Début :
LIEUTENANS GENERAUX. Guerchy. Muret. MARECHAUX DE CAMP. Arpajou. Chastillon. Le [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Estat des Officiers Generaux, & des Troupes qui vont en Espagne.
EstatdesOfficiers Généraux
, &desTroupes cjui vont
en Ejjhlgne.
LIEUTENANSGENERAUX
Guerchy.
Muret.
MARECHAUX DE CAMPArpajou.
Chastillon.
IleDuc deDuras.
Le Comte d'Estaires.
Planque.
Le Comte de Fienne
commandera ,', en Catalogne,
Mr Brancas,Gouverneur
de Gironne, y commandera
fous luy.
MARE'CHAUX DE CAMP
enSardaigne.
Tournon.
Pelleport.
C.ailus,.
Infanterie qui va en Efyagnè.-
Normandie, 3. Bataiilons.
Auvergne,
2, LaCouronne, 2
Artois)
Cinquième du Royal Artillerie,
;i Deuxième des. Bombar- diers,.• Forets,•• 2,
Angoumois,
La Marche, 2»-
Total16.
Cavaleriequi va en.EJfagnz, gne, Berry, 5
Fleches, 3
Putange, 2,
Vaudremont, 2,
Parabere, %,
Germinan, 2,
Dragons.
Bouville, 3
î3olclli,
Chatel, t
Total 2.4.
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LIEUTENANSGENERAUX
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Planque.
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de Gironne, y commandera
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MARE'CHAUX DE CAMP
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Tournon.
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Infanterie qui va en Efyagnè.-
Normandie, 3. Bataiilons.
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Cinquième du Royal Artillerie,
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La Marche, 2»-
Total16.
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Fleches, 3
Putange, 2,
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Germinan, 2,
Dragons.
Bouville, 3
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Total 2.4.
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Résumé : Estat des Officiers Generaux, & des Troupes qui vont en Espagne.
Le document liste les officiers généraux et les troupes envoyées en Égypte. Les lieutenants généraux sont Guerchy et Muret. Les maréchaux de camp en France incluent Arpajou, Chastillon, le duc de Duras, le comte d'Estaires, Planque et le comte de Fienne. L'infanterie comprend 16 bataillons de divers régiments. La cavalerie inclut 24 régiments de dragons.
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49
p. 86-90
MARINE.
Début :
Du Havre le 8. Avril. Le Vaisseau du Roy le [...]
Mots clefs :
Le Havre, Dunkerque, La Rochelle, Morlaix, Brest, Cherbourg
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARINE.
JQMrArR<INE. ^]>
? DuHavreleS. Avril.
-- tmw&
Le Vaisseau du Roy se
* Sephirea. prisun Vaisseau
Angiois chargé de Sucre
du Bresil, & decent cinquante
pieces de Vin de
MJderc. J&nïi &V
'"Mic~.
DeDunquerque le13.Avril
i^uon
La Renommée a pris
un Bastiment Hotiandors
chargé de Moruë
,
& la
Marie-Charlotte en a pris
unHambourgeoischargré
de Cuivre,d'Acier, d'Amidon
,& de plusieurs
autreseffets, letoutesti-
..me cent mille livres.
De la Rochelle le 16. Avril.
,t
-
La Corvette du Roy
laRenée tJ , commandée
parMr Foüilleuse,a pris à
l'abordage le Marlborough,
Corsaire de Grenezey
Le Capitaine & le
Lieutenant ont esté bieslez
à mort ,
& plusieurs
autresont eslé tuez, i&;
blessez.
DeMorlaix le 17. Avril.
MrChauvel de Jonval
a pris un Navire Anglois
de ii. canons,chargé de
plomb, d'Estain
,
de Harengs
,
de Sardines, &
d'autresMarchandises.
«
De Brestle 29. Avril.
Le Vaisseaula Couronne
de S. Malo, de huit canons,
a pris un Corsaire -de
de Grenefey
,
de dix canons,
& de 72. hommes
d'équipage.
De Cherbourg le 29.Avril.
Mr Fontaine a amene
unNavire chargé d'Orge,
qu'il a pris à la coste d'Angleterre
où l'équipage
s'est fauyé*•
De Brestle 30 -
Le Ltiz-,lnçay- a pris un
Vaisseau Anglois forti de
Cork,chargé de Froment
& d'Orge pour Lisbonne.
Mr du Tertre Daniel a
pris un Paquebot Anglois
allant à la Jamaïque.
MrChauvel de Dunval
a pris deux Bastiments
Hollandois chargez de
Pois; & un Armateur de
Dunquerque a amené un
NyavirieAnnglo
? DuHavreleS. Avril.
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un Bastiment Hotiandors
chargé de Moruë
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De la Rochelle le 16. Avril.
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La Corvette du Roy
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l'abordage le Marlborough,
Corsaire de Grenezey
Le Capitaine & le
Lieutenant ont esté bieslez
à mort ,
& plusieurs
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blessez.
DeMorlaix le 17. Avril.
MrChauvel de Jonval
a pris un Navire Anglois
de ii. canons,chargé de
plomb, d'Estain
,
de Harengs
,
de Sardines, &
d'autresMarchandises.
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De Brestle 29. Avril.
Le Vaisseaula Couronne
de S. Malo, de huit canons,
a pris un Corsaire -de
de Grenefey
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de dix canons,
& de 72. hommes
d'équipage.
De Cherbourg le 29.Avril.
Mr Fontaine a amene
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qu'il a pris à la coste d'Angleterre
où l'équipage
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De Brestle 30 -
Le Ltiz-,lnçay- a pris un
Vaisseau Anglois forti de
Cork,chargé de Froment
& d'Orge pour Lisbonne.
Mr du Tertre Daniel a
pris un Paquebot Anglois
allant à la Jamaïque.
MrChauvel de Dunval
a pris deux Bastiments
Hollandois chargez de
Pois; & un Armateur de
Dunquerque a amené un
NyavirieAnnglo
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Résumé : MARINE.
En avril, plusieurs prises de navires ont été réalisées par des vaisseaux français. Le 13 avril, la Renommée a capturé un navire hollandais chargé de morue, et la Marie-Charlotte a pris un navire hambourgeois transportant du cuivre, de l'acier, de l'amidon et d'autres marchandises, évaluées à environ cent mille livres. Le 16 avril, la corvette royale la Renée a pris à l'abordage le Marlborough, un corsaire de Grenesey, tuant le capitaine, le lieutenant et plusieurs membres d'équipage. Le 17 avril, M. Chauvel de Jonval a capturé un navire anglais de onze canons chargé de plomb, d'étain, de harengs, de sardines et d'autres marchandises. Le 29 avril, le vaisseau la Couronne de Saint-Malo a pris un corsaire de Grenesey de dix canons et 72 hommes d'équipage. À Cherbourg, M. Fontaine a amené un navire chargé d'orge pris au large des côtes anglaises. Le 30 avril, M. du Tertre Daniel a capturé un paquebot anglais se rendant en Jamaïque, et M. Chauvel de Dunval a pris deux navires hollandais chargés de pois. De plus, un armateur de Dunkerque a amené un navire anglais.
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50
p. 90-94
« A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...] »
Début :
A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...]
Mots clefs :
Jugement
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...] »
A propos de Marine,
je vous ay donnédans le
Mercure d'Octobre Textrait
d'un procez dont je
promis le jugement qui
n'a esté rendu au Conseil
fqueadepuiis pteu..Voicy le '-
Roman, Gondol
,
&
Lati
, tous trois Matelots
Officiers du navire du departement
de Toulon, s'embarquerent à Toulon
sur unVaisseau marchand.
En faisantrouteversle
Havre de Grace, ils furent
attaquez & pris par un
Vaisseau de guerre qui les
conduisitàBaston.
Le20.Decembre1709.
on les embarqua dans un
autre Vaisseau marchand
qui partoit pour Londres
Il y avoit sur ceVainèattr
huit Anglois ; sçavoir, Ifc.
Capitaine, un Capitaine
passager, un Pilote,&cinq
Matelots.
Nos trois prisonniers
conspirerent la mort des
deux Capitaines, & du
Pilote; chacun d'eux fè
chargea de tuer son homme;
tous trois re'iiffirenr,.
&lescinqMatelotsvoyant
leurs chefs morts se soumirent
à nos trois Françoisqui
se trouverent enfin
maistres du Vaisseau
Anglois. Le 10.Janvier
IJTO. que cestrois François
se rendirent maistres
du Vaisseau ,ils faisoient
route vers la France lorsqu'ils
rencontrerentvers
Sorlingues un Armateur
de Roscoff, Armateur
François, qui voyant un
Vaisseau de la fabrique
- Angloise le reprit sur nos
François. La question estoit
de sçavoir àqui devoit
: appartenirceVaisseau.
Jugement..
Le prix a esté adjugé
moitié à l'Armateur,8è
moitiéaux trois Matelots.
Apparemment on a
prouvé dans l'instruction
du procez que les trois
Matelots se sont emparez
de bonneguerre du Vaisseau
Ennemy où on les tenoit
esclaves,&qu'ensuite
ayant arborépavillon
Ennemy
,
& l'Armateur
les ayant aussi attaquez
de bonne guerre, le Vaisseau
étoit de bonne prise
pour tous.
je vous ay donnédans le
Mercure d'Octobre Textrait
d'un procez dont je
promis le jugement qui
n'a esté rendu au Conseil
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Roman, Gondol
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Lati
, tous trois Matelots
Officiers du navire du departement
de Toulon, s'embarquerent à Toulon
sur unVaisseau marchand.
En faisantrouteversle
Havre de Grace, ils furent
attaquez & pris par un
Vaisseau de guerre qui les
conduisitàBaston.
Le20.Decembre1709.
on les embarqua dans un
autre Vaisseau marchand
qui partoit pour Londres
Il y avoit sur ceVainèattr
huit Anglois ; sçavoir, Ifc.
Capitaine, un Capitaine
passager, un Pilote,&cinq
Matelots.
Nos trois prisonniers
conspirerent la mort des
deux Capitaines, & du
Pilote; chacun d'eux fè
chargea de tuer son homme;
tous trois re'iiffirenr,.
&lescinqMatelotsvoyant
leurs chefs morts se soumirent
à nos trois Françoisqui
se trouverent enfin
maistres du Vaisseau
Anglois. Le 10.Janvier
IJTO. que cestrois François
se rendirent maistres
du Vaisseau ,ils faisoient
route vers la France lorsqu'ils
rencontrerentvers
Sorlingues un Armateur
de Roscoff, Armateur
François, qui voyant un
Vaisseau de la fabrique
- Angloise le reprit sur nos
François. La question estoit
de sçavoir àqui devoit
: appartenirceVaisseau.
Jugement..
Le prix a esté adjugé
moitié à l'Armateur,8è
moitiéaux trois Matelots.
Apparemment on a
prouvé dans l'instruction
du procez que les trois
Matelots se sont emparez
de bonneguerre du Vaisseau
Ennemy où on les tenoit
esclaves,&qu'ensuite
ayant arborépavillon
Ennemy
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& l'Armateur
les ayant aussi attaquez
de bonne guerre, le Vaisseau
étoit de bonne prise
pour tous.
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Résumé : « A propos de Marine, je vous ay donné dans le [...] »
Le texte raconte l'histoire de trois matelots français, Roman, Gondol et Lati, officiers d'un navire de Toulon, qui s'embarquèrent sur un vaisseau marchand attaqué par un vaisseau de guerre et conduits à Baston. Le 20 décembre 1709, ils furent transférés sur un autre vaisseau marchand à destination de Londres, où se trouvaient huit Anglais, dont deux capitaines, un pilote et cinq matelots. Les Français conspirèrent pour tuer les deux capitaines et le pilote, prenant ensuite le contrôle du vaisseau. Le 10 janvier 1710, ils rencontrèrent un armateur de Roscoff, qui captura le vaisseau, le croyant anglais. La question juridique portait sur la propriété du vaisseau. Le jugement décida que le prix du vaisseau serait partagé moitié à l'armateur et moitié aux trois matelots, car il fut prouvé que les matelots s'étaient emparés du vaisseau ennemi de bonne guerre et que l'armateur les avait également attaqués de bonne guerre, rendant la prise légitime pour toutes les parties.
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