Titre et contenu

Titre:

A Québec le 31. Octobre 1710. 

Premiers mots: MONSIEUR, Voici une suite non interrompuë des Nouvelles que j'ay [...] Domaines: Sciences politiques, Sciences de la guerreMots clefs: Canada, Montréal, Sauvages, Québec, New York, Angleterre, Général, Officiers, Gouverneur

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Relation / Nouvelle politique

Auteur et provenance du texte

Genre de l'auteur: IndéterminéLieu indiqué: QuebecDate de rédaction ou d'envoi du texte:

Résumé

En 1710, les Anglais ont échoué dans leur tentative d'envahir la colonie canadienne à Québec, subissant une défaite auto-infligée après avoir détruit leurs propres forts et munitions. De retour en Nouvelle-Angleterre et en Nouvelle-York, ils ont été frappés par une contagion, réduisant leur capacité militaire. La situation en Nouvelle-France s'est stabilisée grâce à l'ordre établi par le Marquis de Vaudreuil, gouverneur général du Canada. Le Baron de Longueuil, Chevalier de l'Ordre Militaire de Saint-Louis, a renforcé les alliances françaises en étant envoyé en ambassade chez les Iroquois. Ces derniers ont réaffirmé leur fidélité au traité de paix de 1701, malgré les tentatives de séduction des Anglais. Le Sieur de Junquières a joué un rôle crucial dans le maintien de ces alliances. La tranquillité a régné en 1710, mais le Marquis de Vaudreuil a envoyé des officiers en Nouvelle-Angleterre pour surveiller les mouvements ennemis. Les Anglais ont accueilli les envoyés français avec honneur, confirmant leur alarme de l'année précédente. Des expéditions françaises ont capturé des prisonniers et repoussé les Anglais, réduisant leurs colonies à une situation précaire. Les alliés autochtones ont empêché les Anglais de sortir de leurs habitations. Des incidents notables, comme la capture d'un Anglais par deux Algonquins, illustrent la 'petite guerre' menée par les Français et leurs alliés. Parallèlement, environ cinq cents familles du Palatinat ont émigré d'Europe vers l'Amérique et se sont installées dans le pays des Aniez, une des cinq Nations Iroquoises alliées des Anglais. Leur situation est préoccupante car ils risquent de se retrouver pris entre les Iroquois et les Anglais. Le 8 septembre, le vaisseau du roi, l'Afriquain, commandé par M. de Marigny, a accosté à Québec, armé de cinquante canons. Le 16 septembre, un tremblement de terre a été ressenti sur l'île de Montréal. Le sieur Guyon, un flibustier, a intercepté une prise anglaise près de Québec et signalé la présence de vaisseaux anglais près des côtes de l'Acadie. En réponse, M. le Marquis de Vaudreuil a envoyé des renforts à M. de Subercasse, gouverneur de Port-Royal et de l'Acadie. M. le Duc, ancien avocat au Parlement de Paris, est décédé peu après son arrivée en France pour remplir la charge de Procureur Général au Conseil souverain de Québec. Malgré une année sèche, la récolte a été bonne, surtout en blé. Un nouvel ouvrage, un fort flanqué de quatre bastions à Chambly, a été achevé pour protéger le gouvernement de Montréal. M. de Breslay, un missionnaire sulpicien, a construit un fort sur l'île aux Tourtres et commencé la construction d'une église en pierre. Plusieurs promotions d'officiers de guerre et de justice ont été annoncées, notamment M. de Galifet comme gouverneur des Trois-Rivières et M. le Baron de Longueuil comme lieutenant du roi à Montréal. Parmi les passagers arrivés de France, on note M. Raudot le fils, intendant confirmé, et M. le Fèvre, un ecclésiastique canadien polyglotte. Parmi les décès, on mentionne M. du Chast, capitaine expérimenté, et le sieur de la Morandière, garde-magazin du roi.

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Copie numérique :
1711, 04