Résultats : 21464 texte(s)
Détail
Liste
16701
p. 202
AVIS AU PUBLIC.
Début :
On supplie les personnes dont les noms auroient pû être oubliés [...]
Mots clefs :
Noms, Abonnés, Liste
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texteReconnaissance textuelle : AVIS AU PUBLIC.
AVIS AU PUBLIC.
On fupplie les perſonnes dont les
noms auroient pû être oubliés dans la
Liſte des Abonnés , de vouloir bien en
faire part à l'Auteur du Mercure , qui les
inſcrira dans le Supplément des Mercures
du mois de Janvier prochain .
On fupplie les perſonnes dont les
noms auroient pû être oubliés dans la
Liſte des Abonnés , de vouloir bien en
faire part à l'Auteur du Mercure , qui les
inſcrira dans le Supplément des Mercures
du mois de Janvier prochain .
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16702
p. 202
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Vice-Chancelier, le Mercure du mois [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'AI
AI lu, par ordre deMonſeigneur le Vice-Chancelier,
de Mercure du mois de Décembre 1763 ,& je
n'y ai rien trouvé qui puiſſeen empêcher l'impreſ
fion. A Paris , ce 31 Novembre 1763. GUIROY.
J'AI
AI lu, par ordre deMonſeigneur le Vice-Chancelier,
de Mercure du mois de Décembre 1763 ,& je
n'y ai rien trouvé qui puiſſeen empêcher l'impreſ
fion. A Paris , ce 31 Novembre 1763. GUIROY.
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16703
p. 203-204
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Piéces Fugitives en Vers et en Prose. Article Premier. Epitre de M. D. R.... à M. [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE,
EP
ARTICLE PREMIER .
PITRE de M. D. R.... à M. le Marquis
D....
La ſiége de l'âme , à Philis .
Page 5
8
LETTRE en proſe & en vers à M.de la M....
deM... par M. de C *** à Lyon . 9
ÉLÉGIE. 1
IS
SUITE de l'Hiſtoire d'Henriette . 16
EPITRE à Mde du B*** , &c.
47
VERS préſentés a M.... &c . 52
CONSEIL à un Gentilhomme d'un grand
âge , &c. 53
DIALOGUE entreAlexandre & Diogène .
VERS à M. Greuze , fur fon Tableau de la
Piété filiale.
LA Politeffe , Ode aux François.
TRADITION Lappone,
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES .
CHANSON.
ART . II . NOUVELLES LITTÉRAIRES.
La Morale Evangélique expliquée par les
SS. Pères , &c. par M. l'Abbé Merri de la
DISCOURS prononcé au Collége de l'Oratoi-
Canorgue. 75
re de Boulogne , &c. par M. Dauphin
03
89,
d'Halinghen .
LETTRE à M. Maillet du Boullai.
54
60
62
2. 64
70& & 72
(
72&73
ibid.
204 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
Au même. ibid.
ANNONCES de Livres . 92 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES ,
ACADÉMIES .
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences
, des Belles - Lettres & des Arts de
ROUEN .
SÉANCE publique de l'Académie des Belles-
Lettres de MonTAUBAN .
LETTTRE à l'Auteur du Mercure.
PHYSIQUE.
MÉDECINE.
EXTRAIT d'une Lettre de M. P. de M.
Docteur- Régent en Médecine de Paris.
NOUVEL Avis concernant le Spécifique
Anti- vénérien du Docteur Fels .
ASTRONOMIE & Géographie.
הי
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
ART. V. SPECTACLES.
SUITE des Spectacles de la Cour à Fontainebleau.
SPECTACLES de Paris,
COMÉDIE Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel.
CÉRÉMONIES publiques.
NOUVELLES Politiques.
AVIS.
وو
112
121
130
133
140
141
149
173
175
180
183
184
189
200
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE,
EP
ARTICLE PREMIER .
PITRE de M. D. R.... à M. le Marquis
D....
La ſiége de l'âme , à Philis .
Page 5
8
LETTRE en proſe & en vers à M.de la M....
deM... par M. de C *** à Lyon . 9
ÉLÉGIE. 1
IS
SUITE de l'Hiſtoire d'Henriette . 16
EPITRE à Mde du B*** , &c.
47
VERS préſentés a M.... &c . 52
CONSEIL à un Gentilhomme d'un grand
âge , &c. 53
DIALOGUE entreAlexandre & Diogène .
VERS à M. Greuze , fur fon Tableau de la
Piété filiale.
LA Politeffe , Ode aux François.
TRADITION Lappone,
ÉNIGMES.
LOGOGRYPHES .
CHANSON.
ART . II . NOUVELLES LITTÉRAIRES.
La Morale Evangélique expliquée par les
SS. Pères , &c. par M. l'Abbé Merri de la
DISCOURS prononcé au Collége de l'Oratoi-
Canorgue. 75
re de Boulogne , &c. par M. Dauphin
03
89,
d'Halinghen .
LETTRE à M. Maillet du Boullai.
54
60
62
2. 64
70& & 72
(
72&73
ibid.
204 MERCURE DE FRANCE.
LETTRE à l'Auteur du Mercure.
Au même. ibid.
ANNONCES de Livres . 92 &fuiv.
ARTICLE III . SCIENCES ET BELLES- LETTRES ,
ACADÉMIES .
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences
, des Belles - Lettres & des Arts de
ROUEN .
SÉANCE publique de l'Académie des Belles-
Lettres de MonTAUBAN .
LETTTRE à l'Auteur du Mercure.
PHYSIQUE.
MÉDECINE.
EXTRAIT d'une Lettre de M. P. de M.
Docteur- Régent en Médecine de Paris.
NOUVEL Avis concernant le Spécifique
Anti- vénérien du Docteur Fels .
ASTRONOMIE & Géographie.
הי
ART. IV . BEAUX - ARTS.
ARTS AGRÉABLES.
GRAVURE.
ART. V. SPECTACLES.
SUITE des Spectacles de la Cour à Fontainebleau.
SPECTACLES de Paris,
COMÉDIE Françoiſe.
COMÉDIE Italienne.
CONCERT Spirituel.
CÉRÉMONIES publiques.
NOUVELLES Politiques.
AVIS.
وو
112
121
130
133
140
141
149
173
175
180
183
184
189
200
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, divisée en cinq sections principales. L'article premier répertorie des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des épîtres, des élégies, des dialogues, des odes, des énigmes, des logogryphes et des chansons. Parmi les œuvres notables figurent 'La siége de l'âme, à Philis' et 'ÉLÉGIE. SUITE de l'Histoire d'Henriette'. L'article II traite des nouvelles littéraires, avec des œuvres telles que 'La Morale Evangélique expliquée par les SS. Pères' et des lettres adressées à divers destinataires. L'article III couvre les sciences et les belles-lettres, incluant des séances publiques des académies de Rouen et de Montauban, ainsi que des extraits de lettres sur des sujets de physique et de médecine. L'article IV est dédié aux beaux-arts et aux arts agréables, avec une mention spécifique de la gravure. Enfin, l'article V aborde les spectacles, détaillant les spectacles de la cour à Fontainebleau, les spectacles parisiens, les comédies française et italienne, les concerts spirituels, et les cérémonies publiques. Le document se conclut par des nouvelles politiques et des avis divers.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16704
p. 204
« De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Sebastien Jorry, rue & vis-à-vis la Comédie Françoise. [...] »
De l'Imprimerie de SEBASTIEN JORRY ,
rue & vis- à-vis la Comédie Françoiſe.
rue & vis- à-vis la Comédie Françoiſe.
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16705
p. 1
TABLEAU Du débit du Mercure, contenant les noms des Personnes qui le reçoivent du Bureau, & ceux des Libraires qui le débitent.
Début :
Le Roy. La Reine. Monseigneur le Dauphin. Madame la Dauphine. Mgr le Duc de Berry. [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLEAU Du débit du Mercure, contenant les noms des Personnes qui le reçoivent du Bureau, & ceux des Libraires qui le débitent.
TABLEAU
Du débit du Mercure , contenant les noms des
Perſonnes qui le reçoivent du Bureau , & ceux
des Libraires qui le débitent.
LEROY.
LA REINE..
Monſeigneur le DAUPHIN.
Madame la DAUPHINE.
Mgr le Duc de BERRY.
Mgr le Comte de PROVENCE.
Meſdames de FRANCE.
M. le Duc d'ORLÉANS.
M. le Duc de CHARTRES.
MADEMOISELLE.
M. le Prince de CONDÉ.
M. le Duc de BOURBON.
M. le Comte de CLERMONT.
Madame la Princeſſe de CONTI,
Mademoiselle de SENS.
M. le Prince de CONTI.
M. le Comte de LA MARCHE.
M. le Duc de PENTHIÉVRE,
M. le Prince de LAMBALE.
Madame la Comteſſe de TOULOUSE
Du débit du Mercure , contenant les noms des
Perſonnes qui le reçoivent du Bureau , & ceux
des Libraires qui le débitent.
LEROY.
LA REINE..
Monſeigneur le DAUPHIN.
Madame la DAUPHINE.
Mgr le Duc de BERRY.
Mgr le Comte de PROVENCE.
Meſdames de FRANCE.
M. le Duc d'ORLÉANS.
M. le Duc de CHARTRES.
MADEMOISELLE.
M. le Prince de CONDÉ.
M. le Duc de BOURBON.
M. le Comte de CLERMONT.
Madame la Princeſſe de CONTI,
Mademoiselle de SENS.
M. le Prince de CONTI.
M. le Comte de LA MARCHE.
M. le Duc de PENTHIÉVRE,
M. le Prince de LAMBALE.
Madame la Comteſſe de TOULOUSE
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Résumé : TABLEAU Du débit du Mercure, contenant les noms des Personnes qui le reçoivent du Bureau, & ceux des Libraires qui le débitent.
Le document énumère les personnes autorisées à recevoir le Mercure via le Bureau et les libraires qui le distribuent. Les destinataires incluent la Reine, le Dauphin, la Dauphine, le Duc de Berry, le Comte de Provence, Mesdames de France, le Duc d'Orléans, le Duc de Chartres, Mademoiselle, le Prince de Condé, le Duc de Bourbon, le Comte de Clermont, la Princesse de Conti, Mademoiselle de Sens, le Prince de Conti, le Comte de La Marche, le Duc de Penthièvre et le Prince de Lamballe. Le libraire mentionné est Leroy.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16706
p. 2-26
LISTE ALPHABÉTIQUE Des Abonnés de Paris.
Début :
Les Menus Plaisir du Roi, pour douze Exemplaires. Le Bureau De La Ville de Paris, [...]
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texteReconnaissance textuelle : LISTE ALPHABÉTIQUE Des Abonnés de Paris.
TABLEAU
Du débit du Mercure , contenant les noms des
Perſonnes qui le reçoivent du Bureau , & ceux
des Libraires qui le débitent.
LEROY.
LA REINE..
Monſeigneur le DAUPHIN.
Madame la DAUPHINE.
Mgr le Duc de BERRY.
Mgr le Comte de PROVENCE.
Meſdames de FRANCE.
M. le Duc d'ORLÉANS.
M. le Duc de CHARTRES.
MADEMOISELLE.
M. le Prince de CONDÉ.
M. le Duc de BOURBON.
M. le Comte de CLERMONT.
Madame la Princeſſe de CONTI,
Mademoiselle de SENS.
M. le Prince de CONTI.
M. le Comte de LA MARCHE.
M. le Duc de PENTHIÉVRE,
M. le Prince de LAMBALE.
Madame la Comteſſe de TOULOUSE
1
2
LISTE ALPHABÉTIQUE
Des Abonnés de Paris.
LES MENUS PLAISIRS DU ROI , pour douze Exem
plaires.
LE BUREAU DE LA VILLE DE PARIS
pour huit Exemplaires.
MESSIEURS
A
Adener , premier Valet-de-Chambre de M. le
Duc d'Orléans , au Palais Royal.
Alea , rue de Grenelle S. Honoré.
Andrieux , à l'Arsenal , pour deux Exemplaires.
Anniffon ( l'Abbé ) quai des Théatins .
Arnoud ( Mile ) de l'Opéra , rue du Dauphin.
Arnoult , rue Quincampoix .
Aubin , Conſeiller de Grand'Chambre , rue Simon-
le- Franc .
Aubry , Architecte du Ror , rue du Temple.
Auvray , rue S. Louis au Marais.
B
Bachaumont ( de ) aux Filles S. Thomas , vis- àvis
de la rue Vivienne .
Barberie , Avocat en Parlement , rue Neuve Saint
Eustache.
Barillon , ( Mde ) rue de Braque .
Barthelemi ( l'Abbé ) de l'Académie des Inſcriptions
, rue Colbert .
Baure , Banquier , Place des Victoires.
1
3
MESSIEURS
Bearn ( le Comte de ) rue du Cherche-Midi .
Beaudouin ( Mlle ) à l'Abbaye de Panthemont.
Beaudouin , Maître des Requêtes , Cloître Notre-
Dame.
Beaujon ( Mode ) Cour Royale , chez Mde Bontems
, aux Thuileries.
Beauvais ( le Baron de ) rue des Minimes.
Beauveau le Prince de ) en fon Hôtel , rue d' Anjou
, Fauxbourg S. Honoré.
Bêchet ( le Préſident ) rue Villedet .
Begon de Lorry , rue de la Magdeleine , Fauxbourg
S. Honoré .
Belac de la Salle , rue de l'Arbre-sec .
Bellaud, rue de laJuſſienne .
Benoiſt , Bibliothécaire du Séminaire de S. Sulpice .
Beringhen ( le Marquis de ) premier Ecuyer , rue
S.Nicaife.
Bernage(de ) Conſeiller d'Etat , rue des Saints
Pères.
Bernard de Balainvilliers , Secrétaire du Roi , ne
deRichelieu.
Bernard, Caiſſier des Fourages du Roi
Honoré.
rue S.
Berniere, Contrôleur Général des Ponts &Chaufſées
, rue des Prouvaires .
Berfin , rue de Richelieu .
Bertaud , rue S. Antoine. 4 Exemplaires.
Bertaud Maître de Penſion Académique , Fauxbourg
S. Honoré .
Bertier ( l'Abbé ) Abbé de Vezelai , rue Neuve des
Petits- Champs , à l'Intendance.
Bertin, Tréſorier des Parties Caſuelles, rue d'Anjou
au Marais .
Bethune ( le Marquis de ) chez M. Cambre , rue
deGrenelle , Fauxbourg S. Germain.
A ij
4
MESSIEURS
Bethune ( le Comte de Chevalier d'Honneur
de Madame de France , Place Vendôme.
Beuvron ( la Marquiſe de rue de Grenelle, Fauxbourg
S. Germain .
Beyne ( de ) Ecuyer , rue de Buffy .
Biron ( l'Abbé Duc de ) enfon hotel , rue S. Do
minique , Fauxbourg S. Germain .
Blacke ( Madame de ) rue de la Ville-Lévêque,
Fauxbourg S. Honoré .
Blavette l'Abbé ) rue Montorgueil.
Bligny , Avocat en Parlement , rue Percée S. Ane
toine .
1 Blanfuné , au Cheval blanc , rue S. Denis.
Bodechon , Directeur des Carrolles , au grand
Cerf, rue S. Denis .
Boillel ( de ) Secrétaire du Roi , rue d'Enfer ,près
les Chartreux .
Bonnet , Payeur des Rentes , rue Thevenot , deux
Exemplaires.
Borda , Fermier Général , rue des Capucines.
Bou let. Pro . rue du Roi de Sicile.
Boulard Tréſorier de M. le Comte de la
,
Marche , Maison du Prince.
Boulogne de Tréſorier de l'Extraordinaire des
Guerres rue du Bac , Fauxbourg S. Germain,
Bouret de Valroche , Fermmer Général , rue de la
Magdeleine , Faubourg S. Honoré .
Bourgevin de Norville , Trésorier Général des
Maréchauffées rue Chapon .
Bouraud, Directeur des Carroffes de Caen , au
grand Cerf , rue S. Denis .
Bouter Avocat en Parlement , rue Guénégaud.
Boutillier , rue de la Tixeranderie .
Bourine ( l'Abbé Sacriftain de S. Germain l'Au
xerrois , à la Sacriftie.
Boutrein de S. Jouin , rue S. Honoré.
5
MESSIEURS
Boyer , Médecin , Chevalier de l'Ordre de S. Michel
, rue S. Dominique .
Boyer , chez M. Corbie , rue de Richelieu .
Breteuil ( Mde la Comteile de rue S. Dominique
, Fauxbourg S. Germain .
Brionne ( Mde la Comteſſe de ) au petit Caroufel.
Bron , Place du Louvre . 2 Exemplaires.
Brouffe , Avocat au Parlement , rue de la Verrerie
.
Brunville de ) Secrétaire du Roi , rue Neuve
des Petits- Champs.
Buffault, Marchand d'Etoffes de Soye , rue Saint
Honoré.
Buiſſon , ancien premier Commis de la Guerre ,
rue des Foffes Montmartre .
B****, rue Montmartre .
B ***, rue Neuve S. Augustin .
C
Cado( le Commiſſaire ) rue &porte Montmartre.
Cahaigne ( l'Abbé ) à l'Hôtel de Luxembourg , rue
S.Marc.
Caquer, Architecte, rue Neuve des Bons-Enfans,
Caraman ( Mde la Comteſſe de ) rue de Varenne,
Fauxbourg S. Germain .
Carcado ( le Comte de ) Lieutenant Général
rue S. Anastase.
Carignan ( la Princeſſe de) au petit Luxembourg.
Carréde Lorme , rue de Richelieu .
;
Caſnave, Intendant de M. le Duc de Grammont,
rue l'Evêque , Butte S. Roch .
Caſtellanne ( le Vicomte de ) à l'hôtel de Tou-
Loufe.
Caſtelmore ( le Marquis de ) rue du Bac .
Aiij
6
MESSIEURS
Caſtres ( le Marquis de ) enſon hôtel , rue de Va
renne .
Caze , ancien Fermier Général , rue & barrière du
Roulle.
Chabanois ( Mde de ) rue Vivienne.
Chabo le Comte de ) Colonel du Régiment
Royal Etranger en fon hôtel , Place Royale .
Chalumeau, Procureur au Parlement , rue Poupée
S. André des Arts .
Chambette, Procureur au Parlement , quai d'Orléans
, Ifle S. Louis .
Chanemaron , Avocat en Parlement , rue Mauconfeil.
Charoft ( le Duc de ) en fon hôtel , rue Pot-defer
, Fauxbourg S. Germain .
Chavaudon la Préſidente de rue de Paradis.
Chaumont , Intendant de M. le Marquis de Villeroi
, rue de Bourbon , Fauxb . S. Germain .
Chauvelin ( la Préſidente de prue de l'Univerſité ,
Fauxbourg S. Germain .
Chevre ( Mde ) rue S. Honoré.
Cheyflac ( De ) rue des vieilles Etuves S. Honoré.
Chimay ( la Princeſle de ) rue de l'Univerſité ,
FauxbourgS.Germain.
Choiteul le Duc de ) Miniſtre de la Guerre , en
fon hôtel , rue de Richelieu .
Choiſeul { la Ducheſſe de ) en ſon hôtel , rue de
Richelieu .
Choiteul-Beaupré ( le Comte de ) Maréchal des
Camps & Armées du Roi , Inſpecteur Général
de l'Infanterie Menin de Mgr le Dauphin , en
fon hôtel , rue du grand Chantier.
Chocquard ( l'Abbé Maître de Penſion
S. Dominique , Fauxbourg S. Germain .
rue
7
MESSIEURS
Clamecy ( de ) rue Porte-foin.
Clermont d'Amboiſe ( le Chevalier de ) rue &
Porte S. Honoré .
Coigny (le Duc de ) en fon hôtel, rue Coqueron .
Colin , Tréſorier Général de la Vennerie , rue de
Bourbon , Fauxbourg faintGermain .
Colin , Marchand Epicier, rue des cinq Diamans .
Collande ( la Marquiſe de ) rue d'Anjou , Fauxbourg
S. Honoré .
Copet ( l'Abbé ) Principal du Collége de Reims ,
rue des fept Voies .
Corbie, rue de Richelieu .
Cornuo , Tréſorier de M. le Duc de Penthiévre.
Courchamp( Mde de ) rue Mélée.
Courlevaux , Procureur au Parlement , Cul-defac
du Coq S. Honoré .
Courteil ( de ) Intendant des Finances , rue de
l'Univerſité .
Coufin , Expert pour les hernies rue Comteffe
d'Artois .
,
Cremalle de ) Lieutenant Général , rue Neuve
des Capucines .
Croy ( le Prince de ) en fon hôtel , rue du Regard
, Fauxbourg S. Germain .
Cruquembourg ( le Comte de ) Miniſtre Pléniporentiaire
de l'Electeur Palatin , rue des vieilles
Thuileries .
D
Daché , Agent de Change , rue du Renard Saint
Sauveur.
D'Agouſt ( la Marquiſe ) en ſon hôtel , rue Portefoin
, au Marais . {
D'Aguelleau de Frene , Conſeiller d'Etat , enfon
8 ς
MESSIEURS
hôtel , rue de l'Univerſité , Fauxb S. Germain.
Daigrety ( le Chevalier ) Chambellan du Roi de
Pologne , Duc de Lorraine & de Bar , rue du
Sentier.
D'Aiguillon ( le Duc ) en fon hôtel , rue de l'Univerſité
, Fauxbourg S. Germain .
D'Aligre ( la Préſidente ) rue d'Anjou , Fauxbourg
S Honoré .
D'Ambres ( la Marquiſe ) rue de l'Univerſité.
Dauger ( le Comte ) chez, M. Senoble , rue du
Monceau S. Gervais.
Danhalt . ( le Prince ) en fon hótel rue de la
Ville l'Evêque , Fauxbourg S. Honoré.
Daran , Chirurgien ordinaire du Roi , rue Michelle-
Comte..
Daray , rue S. Honoré , au petit hôtel de Noailles .
Dardet , Secrétaire des Archives du Prince de
Condé , rue de Condé , Fauxbourg S. Germain .
Darget , Secrétaire du Conſeil des Archives de
l'Ecole Militaire , à l'Ecole Militaire .
rue du
rue
Darjuzon , rue Clos- Gergeot .
D'Armagnac ( la Princefle ) en fon hôtel
Cherche Midi , Fauxbourg S. Germain .
D'Armenonville ( la Marquise ) en fon hôtel
de l'Univerſité , Fauxbourg S. Germain .
Daucourt , Fermier Général rue Vivienne.
D'Avejan ( Mile ) en fon hôtel , rue de Verneuil ,
Fauxbourg S. Germain .
Daugny , Fermier Général , rue Grange-Bateliere .
Daugny , Tréſorier des Etats de Bourgogne , rue
d.Antin.
David , Commis à la Poſte , rue des Blancs-Manteaux
David , rue & hôtel Ste Anne , Butte S. Roch .
9
MESSIEURS
D'Aumont ( le Duc en ſon hôtel , rue de Baune.
D'Auneuil ( la Préſidente, chez M. Soulier , d
l'hôtel des Fermes .
D'Auriac ( Mde ) rue de Bourbon , Fauxbourg S.
Germain .
Déclaron, Marchand d'Eſtampes , rue faint Antoine.
Delpêche , Comte Ducharmel , rue Ste Avoye.
Delruc (Dom ) Généraldes Bérédictins de la Congrégation
de S. Maur , à l' Abbaye S. Germain.
Demay , Secrétaire du Roi , Notaire , rue Saint
Honoré.
Demé l'Ab. rue des Bons-Enfans.
Denyin . Directeur des Domames lu Roi , Quat
de l'Ecole.
1
Delchamps Tréſorier de la Monnoye , rue
hotel de la Monnoye.
Desfourniels , Feronier Général , rue de Clery.
Deftouches Mde rue du gros Chenet.
Desvieux le Préſident rue Nouve des Capucines.
D'Harcourt Expéditionnaire en Cour de Rome ,
rue des Moulins .
D'Harnoncourt , Receveur Général rue de Vene
dome,
D'Héricourt , Intendant de la Marine , rue de
Bourbon , Fauxbourg Saint Germain.
D'Horly , Secrétaire de M. le Comte de Stainville
, rue de Richelieu .
D'Invaux. Intendant d'Amiens, rue de l'Univerſité.
Dergue, Employé aux Fermes , rue de Grenelle
faint Honoré.
Donge le Comte de rue de Vaugirard.
D'Ormeſſon le Préſident ) Place Royale.
D'Outremont , Avocat , rue des Poitevins .
Doyen , Fermier des Voitures de S. Germain ,
Portefaint Honoré,
10
MESSIEURS
Drugeon , Receveur des Diligences , hôtel de te
Vieuville , quai des Célestins.
Dubois , rue de la Croix des Petits-Champs.
Du Boucher , Secrétaire du Roi , rue Vivienne.
Dubuiffon , Doreur du Roi en Livres , rue Saint
Jacques.
Du Chatelet ( le Marquis ) rue du Dauphin .
Duchêne , Intendant de M. le Comte de S. Florentin
, Cour de l'Infante , au Louvre.
Ducret, Architecte de l'Hôtel Dieu , à l'Hôtel-
Dicu .
Dufay , rue Quincampoix.
Dufranc,Grettier plumitif da. Parlement , Cour
de Lamoignon , au Palais.
Dulondel , ancien Secrétairedes Commandemens
de M. le Duc de Penthiévre , rue fainte Anne ,
buttefaintRoch.
Dumouriez , Commiſſaire- Ordonnateur , rue
Royale, Butte faint Roch.
Dupin ( Mde ) rue Plâtriere.
Dupleix la Marquiſe ) rue Neuve des Capucine.
s
Dupont , Greffier du Grand-Conſeil, Cloitrefai
Honoré, 2 Exemplaires
Dupont , Cour Abbatiale , Fauxbourg faint Germain
, 2 Exemplaires.
Duras ( le Duc de en fon hôtel , rue d'Agueſſeau,
Fauxbourg Saint Honoré.
Dutilloy , rue de la Vrilliere..
Duvergier Caiſſier Généralde Ma de Montmartel
, rue Vivienne.
Duvialard , rue d'Anjou , Fauxbourg S. Honoré.
B
Egmont( le Comte d' ) Maréchal des Camps&
II
MESSIEURS
Armées du Roi , en fon hôtel , rue de Louis-
Le-Grand.
Egmont (Mde la Comtelle d' ) Douairiere , même
hôtel.
Entragues ( le Marquis d' ) rue Ferou , Fauxbourg
S. Germain .
Epinay le Comte d' ) rue du Regard , Fauxbourg
S. Germain.
Eſclignac Mte d' ) rue du Fauxbourg S. Honoré.
Estaingle Comte d' ) Lieutenant-Général , rue
du Cherche Midi , Fauxbourg S. Germain .
F
Fabre( Eſtienne ) rue des deux Boules.
Fabus , Tréſorier Général des Invalides , rue Vi
vienne.
Favart , rue Mauconfeil .
Fieux ( le Chevalier de ) chez M. de Larche
rue S. Bon .
Figueres ( l'Abbé ) au Cloitre du Temple.
Fleſſeles(de ) Secrétaire du Roi , rue des Gra
villiers .
Floillac ( de ) rue Ste Anne , Butte S. Roch .
Flournois , à l'Abbaye Saint Germain .
Forcalquier ( la Comtelfe de ) rue de Bourbon ,
Fauxbourg faint Germain .
Foffeufe ( le Marquis de ) Capitaine des Gendarmes
de la Reine , & Brigadier des Armées
du Roi , rue de Bourbon , Fauxbourg Saint
Germain .
Fonblanc ( de Capitaine de Cavalerie , rue
faint Dominique , chez Madame la Comtelle
d'Alion,
12
MESSIEURS
Foucauld ( la Marquiſe de ) Place Vendôme.
Franque , Architecte , rue Guénégaud.
Fremin , Greffier au Greffe Civil du Parlement ,
Place Maubert .
Frémenville( de rue de Richelieu ,
Fulvi Mde de ) Quai des Théatins .
G
Gagny ( de Payeurs des Amortiſſemens , Place
de Louis-le- Grand.
Gaillot , Avocat au Parlement , Bailli de Meudon
, rue Hautefeuille .
Garandey , Commis en Chef au Greffe du Grand-
Confeil , Cul - de -fac de Notre - Dame des
Champs.
Gardet , ( Mde rue faintHonoré .
Gaverel , Négociant , rue du Petit Lyon , faint
Sauveur.
Gaulard , Médecin , rue Thiron .
Gautrin , Marchand de Dentelles , rue S. Martin.
Gerard Mde rue faint Thomas du Louvre , hô
tel de Longueville .
Gêvres( le Marquis de ) rue Ste Anne .
M. G *** , rue du Temple .
Gibert , Notaire , Cloitre fainte Opportune .
Gilbert ( la Préſidente , rue de Seine , Fauxbourg
Saint Germain.
Gillet, Secrétaire du Roi , rue de Richelieu .
Gomé Delagrange Mile ) rue Caffette , Fauxbourg
faint Germain .
Grieu le Commandeur de ) rue de Berry.
Gouffier ( le Marquis de rue Coqueron .
Gougenot , Secrétaire des Commandemens de
Mle Prince de Condé , à l'hôtel de Condé .
Goujon , Joaillier , Place Dauphine.
Gouverné
13
MESSIEURS
Gouverné ( le Marquis de ) rue de Tournon, Faux
bourg faintGermain .
Guelle l'ainé , rue de Vendôme .
Guiche , chez M. Laguette , quai de l'Ecoles
H
Hallaire , rue faint Denis.
Harry ( Jean ) Marchand Epicier , rue des Lombards
.
Haudry , Fermier Général , rue du Boulloi .
Hautefeuille ( le Marquis d' ) Colonel du Régiment
de Normandie Infanterie , rue faint Dominique.
Hautefort ( le Marquis d' ) Chevalier des Ordres
du Roi , rue de Varenne .
Hautefort ( le Comte d' ) de Vandre , rue du
Cherchemidi.
Haynault ( le Préſident ) rue faint Honoré .
Hello de l'Académie des Sciences , rue d'Anjou ,
au Marais.
Henriette,( Mlle ) Penſionnaire , à l'Abbaye
defaint Antoine .
Hervin ( Dom ) pour la Bibliothéque de l'Abbaye
deS. Germain des Prés , à l'Abbaye .
Hibert ( Mlle ) chez M. Delaporte , Chirurgien ,
rue de la Croix des Petits- Champs , pour deux
Exemplaires.
Hoquart , Receveur Général , rue Neuve des Capucines.
Hordret , Avocat au Conſeil , rue faint André
desArts.
Huet , Intéreffé dans les Affaires du Roi , me
Sainte Anne , Butte faint Roch.
B
14
MESSIEURS
Huot ( l'Abbé ) Cloitre faint Jacques de l'Hôpital. Hurel, Confeiller au Châtelet , rue Saint Martin,
J
Jalliot , Géographe , quai des Augustins .
Jaquemin , quai de l'Ecole. Jarente d'Orgeval ( le Marquis de ) rue Viviennes Jarzé ( la Marquite de ) Gouvernante
des En- fansdu Prince de Condé , à l'Hôtel de Condé ,
Fauxbourg Saint Germain . Jobert , Marchand de Vin du Roi , rue du Monceaufaint
Gervais. Jouan ( de ) en ſon Académie , ruedes Cannettes. Joyeuſe ( le Marquis de ) en fon hôtel , rue d'And
jou , Fauxbourg Saint Honoré. Menghien (le Maréchal d' ) rue de l'Univerſité , à
l'Hôtel de Brancas.
K
Keyſer , Chirurgien Penſionné du Roi , rue& ifle
Saint Louis.
L
La Boixiere ( de Fermier Général , rue d'Antin. LaBorde De ) Banquier de la Cour , rue Grange
Bateliere
. La Borde( De ) Fermier Général rue Montmartre
. La Bourdonnaye
( de Conſeiller d'Etat , rue S, Dominique
, Fauxbourg
S. Germain. La Brife ( Mde de ) quai des Théatins, LaChau( l'Abbéde) rue d'Agueifean
, Fauxbourg
S. Honoré,
15
MESSIEURS
La Condamine ( de ) de l'Académie Françoiſe
Cul-de-fac S. Thomas du Louvre.
La Corée ( de ) Intendant de Montauban , Cloître
S. Médéric .
La Faye ( Mde de ) rue du Fauxbourg S. Honoré .
La Freſnaye ( de ) Colonel , au ſervice de S. M.
Polonoiſe , Electeur de Saxe , & Gouverneur
de M. le Comte de Bruhl , rue de la Monoye .
La Genetiere ( de ) Tréſorier de M. le Prince de
Condé , à l'hôtel de Condé.
La Granville ( Mdede ) Belle- mère , rue de Grenelle
, Fauxbourg faint Germain.
La Haye ( Mde de ) rue & Isle faint Louis .
La Hogue ( de ) Curé de S. Jean en Grêve.
La Loubiere ( de ) Fermier Général de Bretagne
, rue Neuve des Bons-Enfans .
La Marche ( le Préſident de ) chez M. de
Courteil , Intendant des Finances
l'Univerſité .
rue de
,
Lambefc (Mde la Princeſſe de ) aux Thuileries .
La Michodiere ( le Chevalier de ) chez Mde
Amaury , au Palais Marchand.
La Motte Lamire ( Mde la Comteſſe de ) rue
du Temple.
Landry Fils , Receveur Général , rue Gaillon .
Lanion (Mde la Comteſſe de ) rue de Bourbon ,
Fauxbourg Saint Germain .
archer le jeune , à la Tête noire , rue de la
Verrerie.
La Salle Dampierre , à l'hôtel de la Force ,
rue des Ballets.
Lanti ( de ) Conſeiller au Grand Conſeil ,
desfaints Peres .
rue
16
MESSIEURS
La Peyre ( de ) rue du Parc Royal.
La Pommeraye l'aîné ( de ) Procureur au
Parlement , rue Tibotaudé .
La Porte ( de ) ancien Intendant de Grenoble
, rue de Richelieu .
La Porte Père ( de ) Place des Victoires. '
La Porte fils , Intendant de la Maiſon de Mde
la Dauphine , Place des Victoires .
La Potterie ( de ) Conſeiller de la Grand-
Chambre , au Parlement de Bretagne , rue
duHarlay.
La Vallée , Peintre , rue baffe du Rempart.
La Valliere ( le Duc de ) en fon hôtel ,
au petit Caroufel.
Laugier , Enclos des Quinze- vingts , au Bâtiment
neuf.
Laujon , Secrétaire des Commandemens de M.
le Comte de Clermont.
Laumeur ( de ) rue du gros Chenet.
Launay ( de ) Maître Vinaigrier , rue de laHeaumerie
, 2 Exemplaires.
Lavoifiere , rue du Four faint Eustache:
Lavoyepiere ( de ) Bameville , rue Notre-Dame
des Victoires ..
Lauraguais ( la Ducheffe de ) en fon hôtel , rue de
وت
Bourbon , Fauxbourg faint Germain .
Laurens , Maître Boulanger , rue faint Honoré.
Lebeuf , Secrétaire du Roi , rue de la Harpe.
Lebrun , Secrétaire des Commandemens de Mde
la Princeffe de Conti.
Lecamun ( la Comtefle ) rue faint Dominique ,
Fauxbourg faint Germain.
Lecoq , rue faint Martin , 2 Exemplaires.
Lede ( le Marquis de ) au Carousel.
17
MESSIEURS
Ledoux , Receveur des Tailles , rue des Jeûneurs.
Le Fevre , Agent de Change , rue S. Méderic.
Legrand du Campjan , Avocat en Parlement , rue
Neuve de Luxembourg .
Leliévre (Mde ) rue de Seine.
Lemaître de Vienne , rue faint Honoré , à l'hôtel
de Noailles .
Lemanier ( Md ) rue des Bernardins .
Lempereur , Joaillier Cour neuve du Palais.
Leonard Conſeiller au Châtelet , rue Hautefeuille
.
,
L'Epinot ( Mde ) rue du gros Chenet.
Leromain , rue des Prouvaires . 1
Levêque ( Mde ) rue de la Chauſſée d' Antin .
Lieudé de Spemenville , chez M. Ducheſne , Liv
braire, rue Saint Jacques .
Ligny ( de ) à l'hôtel de Pompadour , Fauxbourg
Saint Honoré .
Lillebonne ( le Comte de ) Maréchal de Camp ,
rue de l'Univerſité , FauxbourgSaint Germain .
Liſimore ( la Comteſſe de ) rue de l'Univerſité ,
Fauxbourg Saint Germain.
Logette, Cul-de-fac de l'Oratoire.
Loiſey ( de ) Capitaine Chef de la grande Fauconnerie
rue d'Enfer , Fauxb . SaintGermain .
Lorimier ( de ) rue de Vendôme.
Luxembourg ( le Duc de ) en ſon hôtel, rueSaint
Marc.
Luxembourg ( la Ducheſſe de ) enſon hôtel, même
rue.
Luynes ( S. E. le Cardinal de ) à l'hôtel de Luynes
, rue faint Dominique.
Biij
18
MESSIEURS
M
Macquere , Avocat , rue faint Sauveur.
Maillebois ( le Comte de ) rué de Bourbon, Fauxbourg
faint Germain.
Maionades (de ) à l'hôtel des Vivres , rue faint
Louis au Marais.
Maleytfie ( l'Abbé ) rue de la Tixeranderie.
M ***
Maltor l'ainé , Profeſſeur de Rhétorique, au Col
lége de Beauvais , rue S. Jean de Beauvais.
Manzon ( l'Abbé ) rue de la Cérifee .
Mareuil ( de ) rue des Egouts faint Martin.
Maridor ( le Comte de ) au Luxembourg .
Marteau , rue du Chantre .
Marvilly ( de ) Intéreſlé dans les Affaires & Domaines
du Roi , rue faint Nicaife.
Matis , Notaire , place Beaudoyer.
Mauduiffon , Avocat au Parlement , rue de la
Verrerie.
Meaupoux ( le Marquis de ) vieille rue du Temple .
Mêlay (la Préſidente de ) rue du Sentier.
Mercier . Marchand Orfèvre , rue Saint Germain
l'Auxerrois.
Meré (le Chevalier de ) Secrétaire des Com.
mandemens de M. le Duc de Penthiévre.
Mettrat , rue Quimcampoix , à l'hôtel de la Force,
Meulant ( de ) rue Neuve des Capucines .
Meufe ( la Marquiſe de ) rue desfaints Peres.
Mirey , Marchand de Vin du Roi rue de la Tixeranderie
.
Mirlavaux ( de ) Intéreſſé dans les Afaires du
Roi , rue fainte Croix de la Bretonnerie .
Monaco ( le Prince de ) en fon hôtel , ruede
Varenne , Faubourg Saint Germain.
۱
1
19
MESSIEURS
Monconſeil ( la Marquiſe de) rue fainte Anne ,
butte faint Roch.
Monin, Secrétaire des Commandemens de M'
le Comte de la Marche .
Montbaron ( de ) Marchand de Bois , grande
rue de Charenton , Fauxbourg Saint Antoine.
Montdorge ( de ) rue de Richelieu .
Montigni ( de ) rue du Sentier.
Mont-Martel ( de ) à l'hôtel Mazarin , rue
Neuve des Petits - Champs .
Montulé (de ) Conſeiller au Parlement , rue du
Cherche-Midi , Fauxbourg faint Germain .
Morangies ( le Comte de) rue du Sépulchrei
Fauxbourg faint Germain .
Moras (Mde de) en fon hôtel , rue du Regard ,
Fauxbourg faint Germain .
Morellet , rue Vivienne.
Mortier , rue de la Sonnerie.
Mouby ( le Chevalier de ) rue du Four , Faux
bourg faint Germain .
Mouter ( l'Abbé ) chez M. l'Enfant , Marchand
Orfévre , Place Dauphine .
N
Nanteuil ( de ) à la Meſſagerie de Toulouse , rue
d'Enfer , Fauxbourg faint Germain.
Narbonne ( le Vicomte de ) Courdes Princes , aux
Thuileries .
Narcis , Secrétaire du Roi , rue faint Antoine.
Nau , Secrétaire du Roi,rue Neuve S. Eustache. '
Navarre , chez M. Laneau , rue Saint Martin ,
près l'Abbaye.
Nemes , Intéreſſé dans les Affaires du Roi , rue
Charlot, au Marais:
Neuville ( l'Abbé de ) rue faint Nicaife.
20
MESSIEURS
Neuville ( de ) Fermier Général , rue de Richelieu.
Noailles ( le Comte de ) rue de l'Univerſité .
Noinville ( le Préſident de ) rue d'Orléans , au
Marais,
P
Padeloup , Maître Relieur , rue Saint Jean de
Beauvais.
Pain , Secrétaire de la Prévôté des Marchands ,
rue du Bac.
Patudes Haut-Champs le Fils , chez M. fon Père ,
rue Notre-Dame de Nazaret.
Peithon , Tréſorier des Bâtimens du Roi , rue
des Petits-Champs .
Périgon (Mde ) rue Traverſe près la barriere de Séve.
Perrin le Chevalier de ] Commiſſaire des
Guerres , rue de Grenelle , fauxbourgSaintGermain
, au coin de la rue des Rofiers .
Pertuis [ l'Abbé ] Chanoine de la Sainte Chapelle,
Cour du Palais.
Petilimeil, rue du Roi de Sicile.
Pigache [ Mde ] ruefaint Denis.
Piot , Tréſorier du Prince de Condé
hôtel de Condé.
rue &
Pleſſen [ le Baron de rue Coquilliére.
Poinfinet , Agent des Affaires de M. le Duc
d'Orléans, Cour des Fontaines auPalais Royal.
Poiret , rue faint Honoré.
Pompadour [ Mde de ] Dame du Palais de la
Reine , en fon hôtel , rue du Fauxbourg Saint
Honoré .
Pontbriant (de ) Abbé de Lavaux , rue du Sépulchre
Fauxbourg faint Germain.
Pontcarré de Viarmes le Fils , Place Royale.
21
MESSIEURS
Porché , rue de Bourbon Fauxbourg faint Germain .
Poulprix [ te Marquis de ) rue faint Dominique ,
Fauxbourg Saint Germain .
Pradel , Banquier , rue Coquilliere .
Praflin [ le Duc de ] Miniftre des Affaires Etrangères
, en fon hôtel rue de Séve , Fauxbourg
Saint Germain.
Prevoſt , Munitionnaire des Vivres de la Marine
, rue des Bons Enfans.
Prevoſt, Tréſorier des Ponts & Chauffées , rue
Simon-le-Franc.
Proft , Commiſſaires des Guerres
Soubife .
à l'hôtel de
>
Quernet, Tréſorier de M. le Prince de Conti , Meifon
du Prince.
R
Rabouine , Notaire , rue Montmartre.
Ravanne [ de ] rue de Richelieu .
Ravoifé , au fidéle Berger , rue des Lombards.
Reynel [ la Marquiſe de ) en fon hôtel , rue des
Petits-Champs .
Richard de Ruffey ( le Préſident ) chez M. de
Marigny , rue Notre- Dame de Nazareth .
Richard de Pichon , Fermier général , Place
Vendôme.
- Richard , Commis , à la Pofte .
Richelet , rue de Richelieu .
Rilly [ Mde de ] rue Charlot , au Marais.
Robec [ le Prince de ] Lieutenant Général , en
fon hôrel , rue du Regard , Fauxbourg faint
Germain.
Rohan [ta Princeſſe del enfon hôtel,Place Royale .
1
22
MESSIEURS
Rolland de Treminville
Intéreſſé dans les ,
Affaires du Roi , rue de Cléri .
Ronqueroles [ Mle de aux Urfelines, rue S. Jacq ,
Rocquemont [ de ) Chevalier de S. Louis , Commandant
du Guet , rue Mélée ..
Roflin , Fermier Général , rue Vivienne .
Rouffiach , rue de l'Univerſité , Fauxbourg Saint
Germain .
:
Rouillé [ Mde ] rue de Grenelle , Fauxbourg faint
Germain .
Rouillé , Colonel d'Infanterie , rue Sainte Avoye.
Rouillé d'Orfeuille , Maître des Requêtes , ruc
du Rempart.
Rouillé de Piaiſance , rue de Grenelle faint Honoré.
Rouffel , Fermier Général , rue Plâtriere .
Rozay [ La Marquiſe de ] chez M. Soulier ,
à l'Hôtel des Fermes , rue du Bouloy.
S
S. Agnan [ le Duc de ] rue fainte Avoye.
SteMarine [Mde de ] Penſionnaire à l'Abbaye de
Saint Antoine.
Ste Maure ( la Comteſſe de ) rue du Mail, d
l'hôtel des Chiens.
Saint- Foix ( de ) rue Guénégaud.
S. Georges ( Mlle de ) chez M. fon Père , rue
Pavée au Marais .
S. Germain , Grand Prieur de Champagne , rue
du Paradis , au Marais .
S. Julien ( de ) Receveur Général du Clergé ,
rue des Petits- Champs.
S. Pierre ( la Ducheffe de ) rue du Bac , Faux
bourg faint Germain .
Saint-Point (le Comte de ) rue Saint Benoist
Faubourg SaintGermain .
2.3
MESSIEURS
S. Remy ( la Marquiſe de ) rue de la Ville
l'Evêque , Fauxbourg faint Honoré .
Saint -Simon , Evéque Comte d'Agdes , rus
Saint Dominique .
S. Vaft , Receveur du Vingtième rue S. Honoré.
Salms ( la Princeſſe de ) rue d'Enfer , Fauxbourg
Saint Germain.
Saron ( le Préſident de) rue du Bac , Faux
bourg Saint Germain.
Savigni , Notaire , rue de la Comédie Françoise.
Scheffer ( le Baron de ) Ambaſſadeur du Roi
de Suéde en France , rue Saint Dominique ,
Fauxbourg faint Germain .
Schomberg ( le Comte de ) Brigadier des
Armées du Roi , au Palais Royal.
Schutz , Secrétaire d'Ambaſſade de S. M. Danoi
ſe , rue.......
Séjournan , à l'hôtel de Luxembourg , rue Saint
Marc.
1
Senozan ( le Préfident de ) rue de Richelieu.
Selle de ) Conſeiller au Parlement , rue des
Foffés Montmartre .
Selles ( le Comte de ) rue faint Claude , au Ma
rais..
Silhouet ( Mde de rue Neuve des Petits-Champs .
Sirand , Avocat au Parlement , rue d'Orléans , au
Marais.
Sirebeau , rue des Marmouzets,
Sommery de Jouanne la Marquiſe de ) à l'Abbaye
aux Bois , rue de Séve .
Soubite le Maréchal Prince de ) à l'hôtel de
Soul ife.
-Soubilemoutier , Greffier au Greffe Civil du Par
lement , rue fainte Croix de la Bretonnerie .
Soumille l'Abbé chez Dulac , Parfumeur ,
rue faint Honoré.
24
MESSIEURS
Sourches ( laMarquiſe de ) rue Taranne , Fauxbourg
Saint Germain .
Souscarieres (Mde de) chez M. le Préſident Bechet
, rue Villedot .
Soyecourt (le Marquis de ) rue de Bourbon, Fau
bourg faint Germain .
Stainville ( le Marquis de) ruefaint Dominique.
Stainville [ la Comteffe de ] rue de Richelieu.
Sully [ la Ducheffe de ] quai Malaquai.
T
Taboureau des Rueaux ( Mde ) rue Traverſiere
faintHonoré.
Taillepied Receveur Général des Finances d'Auch,
rue Poiffonniere.
Terail [ le Marquis du ) rue du Dauphin .
Teffé [ leComte de ] Grand d'Espagne , Ecuyer
de la Reine , rue de l'Université , Fauxbourg
faint Germain .
,
3
Teffin [ le Comte de ] Sénateur Suédois , chez
M. Phelizot, petite rue de Richelieu .
Thiers ( le Baron de ) Place Vendôme.
Thintouin , Marchand rue faint Denis .
Thomas , Tréſorier de l'Ordre de S. Louis
rue des Francs-Bourgeois .
Thorel , chez Mlle Hemery , Marchande d'Etoffe
en Soie , au Palais Royal.
Tingry ( le Prince de ) que du Bacq Fauxbourg
faint Germain.
Tombeboeuf ( la Marquise de ) rue de Séve ,
Fauxbourg faint Germain.
Tournay de Vizais , rue Saint Thomas du Louvre.
Tourn
>
25.
MESSIEURS
Tourny ( l'Abbé de ) rue du Bacq , Fauxbourg
Saint Germain.
Treſme ( le Duc de ) Gouverneur de l'Iſle de
France , en fon hôtel , rue Neuve faint Auguftin
Tribolet rue du grand Chantier au Marais .
Trublet ( l'Abbé ) de l'Académie Françoiſe , rue
Saint Honoré.
Turenne ( le Prince de ) à l'hôtel de Bouillon .
V
Valentinois ( le Comte de ) en fon hôtel , rue
de Bourbon , Fauxbourg faint Germain .
Vaſſan [ le Marquis de ] rue fainte Avoye.
Vaudeſire [ de ] rue Neuve S. Eustache.
Vendeui [ le Marquis de Guidon de Gendarmerie,
rue d'Anjou , au Marais .
Verac [le Marquis de Colonel des Grenadiers
de France , à l'hôtel d'Avray , Fauxbourg Saint
Germain .
Verdieres [ de ] Brigadier des Armées du Roi ,
à la petite Pologne .
Verne , chez M. le Premier , ruefaint Nicaiſe.
Villemur [ de ] Receveur Général des Finances,
rue Neuve des Petits-Champs .
Villeneuve [ le Marquis de ] rue de l'Univerſité ,
Fauxbourg faint Germain .
Villeneuve [ 'Abbé de ] chez M. Rolland Commis
à la Chambre des Comptes , rue du Petit-
Pont
Villeio: [ le Duc de ] en ſon hôtel , rue de Varenne
2 Exemplaires.
Vimes [ de ] Intéreſlé dans les Fermes du Roi,
rue de Richelieu .
C
26
MESSIEURS
Voiſenon [ l'Abbé de ] de l'Académie Françoiſe;
ruePoiffonniere .
Watier , chez M. Lefriques , au grandCerf , rue
Saint Denis.
Y
Yon , Commiſſaire des Guerres, rue Saint Honoré
.
Z
Zacharie , ruefaint Honoré. 4 Exemplaires.
Du débit du Mercure , contenant les noms des
Perſonnes qui le reçoivent du Bureau , & ceux
des Libraires qui le débitent.
LEROY.
LA REINE..
Monſeigneur le DAUPHIN.
Madame la DAUPHINE.
Mgr le Duc de BERRY.
Mgr le Comte de PROVENCE.
Meſdames de FRANCE.
M. le Duc d'ORLÉANS.
M. le Duc de CHARTRES.
MADEMOISELLE.
M. le Prince de CONDÉ.
M. le Duc de BOURBON.
M. le Comte de CLERMONT.
Madame la Princeſſe de CONTI,
Mademoiselle de SENS.
M. le Prince de CONTI.
M. le Comte de LA MARCHE.
M. le Duc de PENTHIÉVRE,
M. le Prince de LAMBALE.
Madame la Comteſſe de TOULOUSE
1
2
LISTE ALPHABÉTIQUE
Des Abonnés de Paris.
LES MENUS PLAISIRS DU ROI , pour douze Exem
plaires.
LE BUREAU DE LA VILLE DE PARIS
pour huit Exemplaires.
MESSIEURS
A
Adener , premier Valet-de-Chambre de M. le
Duc d'Orléans , au Palais Royal.
Alea , rue de Grenelle S. Honoré.
Andrieux , à l'Arsenal , pour deux Exemplaires.
Anniffon ( l'Abbé ) quai des Théatins .
Arnoud ( Mile ) de l'Opéra , rue du Dauphin.
Arnoult , rue Quincampoix .
Aubin , Conſeiller de Grand'Chambre , rue Simon-
le- Franc .
Aubry , Architecte du Ror , rue du Temple.
Auvray , rue S. Louis au Marais.
B
Bachaumont ( de ) aux Filles S. Thomas , vis- àvis
de la rue Vivienne .
Barberie , Avocat en Parlement , rue Neuve Saint
Eustache.
Barillon , ( Mde ) rue de Braque .
Barthelemi ( l'Abbé ) de l'Académie des Inſcriptions
, rue Colbert .
Baure , Banquier , Place des Victoires.
1
3
MESSIEURS
Bearn ( le Comte de ) rue du Cherche-Midi .
Beaudouin ( Mlle ) à l'Abbaye de Panthemont.
Beaudouin , Maître des Requêtes , Cloître Notre-
Dame.
Beaujon ( Mode ) Cour Royale , chez Mde Bontems
, aux Thuileries.
Beauvais ( le Baron de ) rue des Minimes.
Beauveau le Prince de ) en fon Hôtel , rue d' Anjou
, Fauxbourg S. Honoré.
Bêchet ( le Préſident ) rue Villedet .
Begon de Lorry , rue de la Magdeleine , Fauxbourg
S. Honoré .
Belac de la Salle , rue de l'Arbre-sec .
Bellaud, rue de laJuſſienne .
Benoiſt , Bibliothécaire du Séminaire de S. Sulpice .
Beringhen ( le Marquis de ) premier Ecuyer , rue
S.Nicaife.
Bernage(de ) Conſeiller d'Etat , rue des Saints
Pères.
Bernard de Balainvilliers , Secrétaire du Roi , ne
deRichelieu.
Bernard, Caiſſier des Fourages du Roi
Honoré.
rue S.
Berniere, Contrôleur Général des Ponts &Chaufſées
, rue des Prouvaires .
Berfin , rue de Richelieu .
Bertaud , rue S. Antoine. 4 Exemplaires.
Bertaud Maître de Penſion Académique , Fauxbourg
S. Honoré .
Bertier ( l'Abbé ) Abbé de Vezelai , rue Neuve des
Petits- Champs , à l'Intendance.
Bertin, Tréſorier des Parties Caſuelles, rue d'Anjou
au Marais .
Bethune ( le Marquis de ) chez M. Cambre , rue
deGrenelle , Fauxbourg S. Germain.
A ij
4
MESSIEURS
Bethune ( le Comte de Chevalier d'Honneur
de Madame de France , Place Vendôme.
Beuvron ( la Marquiſe de rue de Grenelle, Fauxbourg
S. Germain .
Beyne ( de ) Ecuyer , rue de Buffy .
Biron ( l'Abbé Duc de ) enfon hotel , rue S. Do
minique , Fauxbourg S. Germain .
Blacke ( Madame de ) rue de la Ville-Lévêque,
Fauxbourg S. Honoré .
Blavette l'Abbé ) rue Montorgueil.
Bligny , Avocat en Parlement , rue Percée S. Ane
toine .
1 Blanfuné , au Cheval blanc , rue S. Denis.
Bodechon , Directeur des Carrolles , au grand
Cerf, rue S. Denis .
Boillel ( de ) Secrétaire du Roi , rue d'Enfer ,près
les Chartreux .
Bonnet , Payeur des Rentes , rue Thevenot , deux
Exemplaires.
Borda , Fermier Général , rue des Capucines.
Bou let. Pro . rue du Roi de Sicile.
Boulard Tréſorier de M. le Comte de la
,
Marche , Maison du Prince.
Boulogne de Tréſorier de l'Extraordinaire des
Guerres rue du Bac , Fauxbourg S. Germain,
Bouret de Valroche , Fermmer Général , rue de la
Magdeleine , Faubourg S. Honoré .
Bourgevin de Norville , Trésorier Général des
Maréchauffées rue Chapon .
Bouraud, Directeur des Carroffes de Caen , au
grand Cerf , rue S. Denis .
Bouter Avocat en Parlement , rue Guénégaud.
Boutillier , rue de la Tixeranderie .
Bourine ( l'Abbé Sacriftain de S. Germain l'Au
xerrois , à la Sacriftie.
Boutrein de S. Jouin , rue S. Honoré.
5
MESSIEURS
Boyer , Médecin , Chevalier de l'Ordre de S. Michel
, rue S. Dominique .
Boyer , chez M. Corbie , rue de Richelieu .
Breteuil ( Mde la Comteile de rue S. Dominique
, Fauxbourg S. Germain .
Brionne ( Mde la Comteſſe de ) au petit Caroufel.
Bron , Place du Louvre . 2 Exemplaires.
Brouffe , Avocat au Parlement , rue de la Verrerie
.
Brunville de ) Secrétaire du Roi , rue Neuve
des Petits- Champs.
Buffault, Marchand d'Etoffes de Soye , rue Saint
Honoré.
Buiſſon , ancien premier Commis de la Guerre ,
rue des Foffes Montmartre .
B****, rue Montmartre .
B ***, rue Neuve S. Augustin .
C
Cado( le Commiſſaire ) rue &porte Montmartre.
Cahaigne ( l'Abbé ) à l'Hôtel de Luxembourg , rue
S.Marc.
Caquer, Architecte, rue Neuve des Bons-Enfans,
Caraman ( Mde la Comteſſe de ) rue de Varenne,
Fauxbourg S. Germain .
Carcado ( le Comte de ) Lieutenant Général
rue S. Anastase.
Carignan ( la Princeſſe de) au petit Luxembourg.
Carréde Lorme , rue de Richelieu .
;
Caſnave, Intendant de M. le Duc de Grammont,
rue l'Evêque , Butte S. Roch .
Caſtellanne ( le Vicomte de ) à l'hôtel de Tou-
Loufe.
Caſtelmore ( le Marquis de ) rue du Bac .
Aiij
6
MESSIEURS
Caſtres ( le Marquis de ) enſon hôtel , rue de Va
renne .
Caze , ancien Fermier Général , rue & barrière du
Roulle.
Chabanois ( Mde de ) rue Vivienne.
Chabo le Comte de ) Colonel du Régiment
Royal Etranger en fon hôtel , Place Royale .
Chalumeau, Procureur au Parlement , rue Poupée
S. André des Arts .
Chambette, Procureur au Parlement , quai d'Orléans
, Ifle S. Louis .
Chanemaron , Avocat en Parlement , rue Mauconfeil.
Charoft ( le Duc de ) en fon hôtel , rue Pot-defer
, Fauxbourg S. Germain .
Chavaudon la Préſidente de rue de Paradis.
Chaumont , Intendant de M. le Marquis de Villeroi
, rue de Bourbon , Fauxb . S. Germain .
Chauvelin ( la Préſidente de prue de l'Univerſité ,
Fauxbourg S. Germain .
Chevre ( Mde ) rue S. Honoré.
Cheyflac ( De ) rue des vieilles Etuves S. Honoré.
Chimay ( la Princeſle de ) rue de l'Univerſité ,
FauxbourgS.Germain.
Choiteul le Duc de ) Miniſtre de la Guerre , en
fon hôtel , rue de Richelieu .
Choiſeul { la Ducheſſe de ) en ſon hôtel , rue de
Richelieu .
Choiteul-Beaupré ( le Comte de ) Maréchal des
Camps & Armées du Roi , Inſpecteur Général
de l'Infanterie Menin de Mgr le Dauphin , en
fon hôtel , rue du grand Chantier.
Chocquard ( l'Abbé Maître de Penſion
S. Dominique , Fauxbourg S. Germain .
rue
7
MESSIEURS
Clamecy ( de ) rue Porte-foin.
Clermont d'Amboiſe ( le Chevalier de ) rue &
Porte S. Honoré .
Coigny (le Duc de ) en fon hôtel, rue Coqueron .
Colin , Tréſorier Général de la Vennerie , rue de
Bourbon , Fauxbourg faintGermain .
Colin , Marchand Epicier, rue des cinq Diamans .
Collande ( la Marquiſe de ) rue d'Anjou , Fauxbourg
S. Honoré .
Copet ( l'Abbé ) Principal du Collége de Reims ,
rue des fept Voies .
Corbie, rue de Richelieu .
Cornuo , Tréſorier de M. le Duc de Penthiévre.
Courchamp( Mde de ) rue Mélée.
Courlevaux , Procureur au Parlement , Cul-defac
du Coq S. Honoré .
Courteil ( de ) Intendant des Finances , rue de
l'Univerſité .
Coufin , Expert pour les hernies rue Comteffe
d'Artois .
,
Cremalle de ) Lieutenant Général , rue Neuve
des Capucines .
Croy ( le Prince de ) en fon hôtel , rue du Regard
, Fauxbourg S. Germain .
Cruquembourg ( le Comte de ) Miniſtre Pléniporentiaire
de l'Electeur Palatin , rue des vieilles
Thuileries .
D
Daché , Agent de Change , rue du Renard Saint
Sauveur.
D'Agouſt ( la Marquiſe ) en ſon hôtel , rue Portefoin
, au Marais . {
D'Aguelleau de Frene , Conſeiller d'Etat , enfon
8 ς
MESSIEURS
hôtel , rue de l'Univerſité , Fauxb S. Germain.
Daigrety ( le Chevalier ) Chambellan du Roi de
Pologne , Duc de Lorraine & de Bar , rue du
Sentier.
D'Aiguillon ( le Duc ) en fon hôtel , rue de l'Univerſité
, Fauxbourg S. Germain .
D'Aligre ( la Préſidente ) rue d'Anjou , Fauxbourg
S Honoré .
D'Ambres ( la Marquiſe ) rue de l'Univerſité.
Dauger ( le Comte ) chez, M. Senoble , rue du
Monceau S. Gervais.
Danhalt . ( le Prince ) en fon hótel rue de la
Ville l'Evêque , Fauxbourg S. Honoré.
Daran , Chirurgien ordinaire du Roi , rue Michelle-
Comte..
Daray , rue S. Honoré , au petit hôtel de Noailles .
Dardet , Secrétaire des Archives du Prince de
Condé , rue de Condé , Fauxbourg S. Germain .
Darget , Secrétaire du Conſeil des Archives de
l'Ecole Militaire , à l'Ecole Militaire .
rue du
rue
Darjuzon , rue Clos- Gergeot .
D'Armagnac ( la Princefle ) en fon hôtel
Cherche Midi , Fauxbourg S. Germain .
D'Armenonville ( la Marquise ) en fon hôtel
de l'Univerſité , Fauxbourg S. Germain .
Daucourt , Fermier Général rue Vivienne.
D'Avejan ( Mile ) en fon hôtel , rue de Verneuil ,
Fauxbourg S. Germain .
Daugny , Fermier Général , rue Grange-Bateliere .
Daugny , Tréſorier des Etats de Bourgogne , rue
d.Antin.
David , Commis à la Poſte , rue des Blancs-Manteaux
David , rue & hôtel Ste Anne , Butte S. Roch .
9
MESSIEURS
D'Aumont ( le Duc en ſon hôtel , rue de Baune.
D'Auneuil ( la Préſidente, chez M. Soulier , d
l'hôtel des Fermes .
D'Auriac ( Mde ) rue de Bourbon , Fauxbourg S.
Germain .
Déclaron, Marchand d'Eſtampes , rue faint Antoine.
Delpêche , Comte Ducharmel , rue Ste Avoye.
Delruc (Dom ) Généraldes Bérédictins de la Congrégation
de S. Maur , à l' Abbaye S. Germain.
Demay , Secrétaire du Roi , Notaire , rue Saint
Honoré.
Demé l'Ab. rue des Bons-Enfans.
Denyin . Directeur des Domames lu Roi , Quat
de l'Ecole.
1
Delchamps Tréſorier de la Monnoye , rue
hotel de la Monnoye.
Desfourniels , Feronier Général , rue de Clery.
Deftouches Mde rue du gros Chenet.
Desvieux le Préſident rue Nouve des Capucines.
D'Harcourt Expéditionnaire en Cour de Rome ,
rue des Moulins .
D'Harnoncourt , Receveur Général rue de Vene
dome,
D'Héricourt , Intendant de la Marine , rue de
Bourbon , Fauxbourg Saint Germain.
D'Horly , Secrétaire de M. le Comte de Stainville
, rue de Richelieu .
D'Invaux. Intendant d'Amiens, rue de l'Univerſité.
Dergue, Employé aux Fermes , rue de Grenelle
faint Honoré.
Donge le Comte de rue de Vaugirard.
D'Ormeſſon le Préſident ) Place Royale.
D'Outremont , Avocat , rue des Poitevins .
Doyen , Fermier des Voitures de S. Germain ,
Portefaint Honoré,
10
MESSIEURS
Drugeon , Receveur des Diligences , hôtel de te
Vieuville , quai des Célestins.
Dubois , rue de la Croix des Petits-Champs.
Du Boucher , Secrétaire du Roi , rue Vivienne.
Dubuiffon , Doreur du Roi en Livres , rue Saint
Jacques.
Du Chatelet ( le Marquis ) rue du Dauphin .
Duchêne , Intendant de M. le Comte de S. Florentin
, Cour de l'Infante , au Louvre.
Ducret, Architecte de l'Hôtel Dieu , à l'Hôtel-
Dicu .
Dufay , rue Quincampoix.
Dufranc,Grettier plumitif da. Parlement , Cour
de Lamoignon , au Palais.
Dulondel , ancien Secrétairedes Commandemens
de M. le Duc de Penthiévre , rue fainte Anne ,
buttefaintRoch.
Dumouriez , Commiſſaire- Ordonnateur , rue
Royale, Butte faint Roch.
Dupin ( Mde ) rue Plâtriere.
Dupleix la Marquiſe ) rue Neuve des Capucine.
s
Dupont , Greffier du Grand-Conſeil, Cloitrefai
Honoré, 2 Exemplaires
Dupont , Cour Abbatiale , Fauxbourg faint Germain
, 2 Exemplaires.
Duras ( le Duc de en fon hôtel , rue d'Agueſſeau,
Fauxbourg Saint Honoré.
Dutilloy , rue de la Vrilliere..
Duvergier Caiſſier Généralde Ma de Montmartel
, rue Vivienne.
Duvialard , rue d'Anjou , Fauxbourg S. Honoré.
B
Egmont( le Comte d' ) Maréchal des Camps&
II
MESSIEURS
Armées du Roi , en fon hôtel , rue de Louis-
Le-Grand.
Egmont (Mde la Comtelle d' ) Douairiere , même
hôtel.
Entragues ( le Marquis d' ) rue Ferou , Fauxbourg
S. Germain .
Epinay le Comte d' ) rue du Regard , Fauxbourg
S. Germain.
Eſclignac Mte d' ) rue du Fauxbourg S. Honoré.
Estaingle Comte d' ) Lieutenant-Général , rue
du Cherche Midi , Fauxbourg S. Germain .
F
Fabre( Eſtienne ) rue des deux Boules.
Fabus , Tréſorier Général des Invalides , rue Vi
vienne.
Favart , rue Mauconfeil .
Fieux ( le Chevalier de ) chez M. de Larche
rue S. Bon .
Figueres ( l'Abbé ) au Cloitre du Temple.
Fleſſeles(de ) Secrétaire du Roi , rue des Gra
villiers .
Floillac ( de ) rue Ste Anne , Butte S. Roch .
Flournois , à l'Abbaye Saint Germain .
Forcalquier ( la Comtelfe de ) rue de Bourbon ,
Fauxbourg faint Germain .
Foffeufe ( le Marquis de ) Capitaine des Gendarmes
de la Reine , & Brigadier des Armées
du Roi , rue de Bourbon , Fauxbourg Saint
Germain .
Fonblanc ( de Capitaine de Cavalerie , rue
faint Dominique , chez Madame la Comtelle
d'Alion,
12
MESSIEURS
Foucauld ( la Marquiſe de ) Place Vendôme.
Franque , Architecte , rue Guénégaud.
Fremin , Greffier au Greffe Civil du Parlement ,
Place Maubert .
Frémenville( de rue de Richelieu ,
Fulvi Mde de ) Quai des Théatins .
G
Gagny ( de Payeurs des Amortiſſemens , Place
de Louis-le- Grand.
Gaillot , Avocat au Parlement , Bailli de Meudon
, rue Hautefeuille .
Garandey , Commis en Chef au Greffe du Grand-
Confeil , Cul - de -fac de Notre - Dame des
Champs.
Gardet , ( Mde rue faintHonoré .
Gaverel , Négociant , rue du Petit Lyon , faint
Sauveur.
Gaulard , Médecin , rue Thiron .
Gautrin , Marchand de Dentelles , rue S. Martin.
Gerard Mde rue faint Thomas du Louvre , hô
tel de Longueville .
Gêvres( le Marquis de ) rue Ste Anne .
M. G *** , rue du Temple .
Gibert , Notaire , Cloitre fainte Opportune .
Gilbert ( la Préſidente , rue de Seine , Fauxbourg
Saint Germain.
Gillet, Secrétaire du Roi , rue de Richelieu .
Gomé Delagrange Mile ) rue Caffette , Fauxbourg
faint Germain .
Grieu le Commandeur de ) rue de Berry.
Gouffier ( le Marquis de rue Coqueron .
Gougenot , Secrétaire des Commandemens de
Mle Prince de Condé , à l'hôtel de Condé .
Goujon , Joaillier , Place Dauphine.
Gouverné
13
MESSIEURS
Gouverné ( le Marquis de ) rue de Tournon, Faux
bourg faintGermain .
Guelle l'ainé , rue de Vendôme .
Guiche , chez M. Laguette , quai de l'Ecoles
H
Hallaire , rue faint Denis.
Harry ( Jean ) Marchand Epicier , rue des Lombards
.
Haudry , Fermier Général , rue du Boulloi .
Hautefeuille ( le Marquis d' ) Colonel du Régiment
de Normandie Infanterie , rue faint Dominique.
Hautefort ( le Marquis d' ) Chevalier des Ordres
du Roi , rue de Varenne .
Hautefort ( le Comte d' ) de Vandre , rue du
Cherchemidi.
Haynault ( le Préſident ) rue faint Honoré .
Hello de l'Académie des Sciences , rue d'Anjou ,
au Marais.
Henriette,( Mlle ) Penſionnaire , à l'Abbaye
defaint Antoine .
Hervin ( Dom ) pour la Bibliothéque de l'Abbaye
deS. Germain des Prés , à l'Abbaye .
Hibert ( Mlle ) chez M. Delaporte , Chirurgien ,
rue de la Croix des Petits- Champs , pour deux
Exemplaires.
Hoquart , Receveur Général , rue Neuve des Capucines.
Hordret , Avocat au Conſeil , rue faint André
desArts.
Huet , Intéreffé dans les Affaires du Roi , me
Sainte Anne , Butte faint Roch.
B
14
MESSIEURS
Huot ( l'Abbé ) Cloitre faint Jacques de l'Hôpital. Hurel, Confeiller au Châtelet , rue Saint Martin,
J
Jalliot , Géographe , quai des Augustins .
Jaquemin , quai de l'Ecole. Jarente d'Orgeval ( le Marquis de ) rue Viviennes Jarzé ( la Marquite de ) Gouvernante
des En- fansdu Prince de Condé , à l'Hôtel de Condé ,
Fauxbourg Saint Germain . Jobert , Marchand de Vin du Roi , rue du Monceaufaint
Gervais. Jouan ( de ) en ſon Académie , ruedes Cannettes. Joyeuſe ( le Marquis de ) en fon hôtel , rue d'And
jou , Fauxbourg Saint Honoré. Menghien (le Maréchal d' ) rue de l'Univerſité , à
l'Hôtel de Brancas.
K
Keyſer , Chirurgien Penſionné du Roi , rue& ifle
Saint Louis.
L
La Boixiere ( de Fermier Général , rue d'Antin. LaBorde De ) Banquier de la Cour , rue Grange
Bateliere
. La Borde( De ) Fermier Général rue Montmartre
. La Bourdonnaye
( de Conſeiller d'Etat , rue S, Dominique
, Fauxbourg
S. Germain. La Brife ( Mde de ) quai des Théatins, LaChau( l'Abbéde) rue d'Agueifean
, Fauxbourg
S. Honoré,
15
MESSIEURS
La Condamine ( de ) de l'Académie Françoiſe
Cul-de-fac S. Thomas du Louvre.
La Corée ( de ) Intendant de Montauban , Cloître
S. Médéric .
La Faye ( Mde de ) rue du Fauxbourg S. Honoré .
La Freſnaye ( de ) Colonel , au ſervice de S. M.
Polonoiſe , Electeur de Saxe , & Gouverneur
de M. le Comte de Bruhl , rue de la Monoye .
La Genetiere ( de ) Tréſorier de M. le Prince de
Condé , à l'hôtel de Condé.
La Granville ( Mdede ) Belle- mère , rue de Grenelle
, Fauxbourg faint Germain.
La Haye ( Mde de ) rue & Isle faint Louis .
La Hogue ( de ) Curé de S. Jean en Grêve.
La Loubiere ( de ) Fermier Général de Bretagne
, rue Neuve des Bons-Enfans .
La Marche ( le Préſident de ) chez M. de
Courteil , Intendant des Finances
l'Univerſité .
rue de
,
Lambefc (Mde la Princeſſe de ) aux Thuileries .
La Michodiere ( le Chevalier de ) chez Mde
Amaury , au Palais Marchand.
La Motte Lamire ( Mde la Comteſſe de ) rue
du Temple.
Landry Fils , Receveur Général , rue Gaillon .
Lanion (Mde la Comteſſe de ) rue de Bourbon ,
Fauxbourg Saint Germain .
archer le jeune , à la Tête noire , rue de la
Verrerie.
La Salle Dampierre , à l'hôtel de la Force ,
rue des Ballets.
Lanti ( de ) Conſeiller au Grand Conſeil ,
desfaints Peres .
rue
16
MESSIEURS
La Peyre ( de ) rue du Parc Royal.
La Pommeraye l'aîné ( de ) Procureur au
Parlement , rue Tibotaudé .
La Porte ( de ) ancien Intendant de Grenoble
, rue de Richelieu .
La Porte Père ( de ) Place des Victoires. '
La Porte fils , Intendant de la Maiſon de Mde
la Dauphine , Place des Victoires .
La Potterie ( de ) Conſeiller de la Grand-
Chambre , au Parlement de Bretagne , rue
duHarlay.
La Vallée , Peintre , rue baffe du Rempart.
La Valliere ( le Duc de ) en fon hôtel ,
au petit Caroufel.
Laugier , Enclos des Quinze- vingts , au Bâtiment
neuf.
Laujon , Secrétaire des Commandemens de M.
le Comte de Clermont.
Laumeur ( de ) rue du gros Chenet.
Launay ( de ) Maître Vinaigrier , rue de laHeaumerie
, 2 Exemplaires.
Lavoifiere , rue du Four faint Eustache:
Lavoyepiere ( de ) Bameville , rue Notre-Dame
des Victoires ..
Lauraguais ( la Ducheffe de ) en fon hôtel , rue de
وت
Bourbon , Fauxbourg faint Germain .
Laurens , Maître Boulanger , rue faint Honoré.
Lebeuf , Secrétaire du Roi , rue de la Harpe.
Lebrun , Secrétaire des Commandemens de Mde
la Princeffe de Conti.
Lecamun ( la Comtefle ) rue faint Dominique ,
Fauxbourg faint Germain.
Lecoq , rue faint Martin , 2 Exemplaires.
Lede ( le Marquis de ) au Carousel.
17
MESSIEURS
Ledoux , Receveur des Tailles , rue des Jeûneurs.
Le Fevre , Agent de Change , rue S. Méderic.
Legrand du Campjan , Avocat en Parlement , rue
Neuve de Luxembourg .
Leliévre (Mde ) rue de Seine.
Lemaître de Vienne , rue faint Honoré , à l'hôtel
de Noailles .
Lemanier ( Md ) rue des Bernardins .
Lempereur , Joaillier Cour neuve du Palais.
Leonard Conſeiller au Châtelet , rue Hautefeuille
.
,
L'Epinot ( Mde ) rue du gros Chenet.
Leromain , rue des Prouvaires . 1
Levêque ( Mde ) rue de la Chauſſée d' Antin .
Lieudé de Spemenville , chez M. Ducheſne , Liv
braire, rue Saint Jacques .
Ligny ( de ) à l'hôtel de Pompadour , Fauxbourg
Saint Honoré .
Lillebonne ( le Comte de ) Maréchal de Camp ,
rue de l'Univerſité , FauxbourgSaint Germain .
Liſimore ( la Comteſſe de ) rue de l'Univerſité ,
Fauxbourg Saint Germain.
Logette, Cul-de-fac de l'Oratoire.
Loiſey ( de ) Capitaine Chef de la grande Fauconnerie
rue d'Enfer , Fauxb . SaintGermain .
Lorimier ( de ) rue de Vendôme.
Luxembourg ( le Duc de ) en ſon hôtel, rueSaint
Marc.
Luxembourg ( la Ducheſſe de ) enſon hôtel, même
rue.
Luynes ( S. E. le Cardinal de ) à l'hôtel de Luynes
, rue faint Dominique.
Biij
18
MESSIEURS
M
Macquere , Avocat , rue faint Sauveur.
Maillebois ( le Comte de ) rué de Bourbon, Fauxbourg
faint Germain.
Maionades (de ) à l'hôtel des Vivres , rue faint
Louis au Marais.
Maleytfie ( l'Abbé ) rue de la Tixeranderie.
M ***
Maltor l'ainé , Profeſſeur de Rhétorique, au Col
lége de Beauvais , rue S. Jean de Beauvais.
Manzon ( l'Abbé ) rue de la Cérifee .
Mareuil ( de ) rue des Egouts faint Martin.
Maridor ( le Comte de ) au Luxembourg .
Marteau , rue du Chantre .
Marvilly ( de ) Intéreſlé dans les Affaires & Domaines
du Roi , rue faint Nicaife.
Matis , Notaire , place Beaudoyer.
Mauduiffon , Avocat au Parlement , rue de la
Verrerie.
Meaupoux ( le Marquis de ) vieille rue du Temple .
Mêlay (la Préſidente de ) rue du Sentier.
Mercier . Marchand Orfèvre , rue Saint Germain
l'Auxerrois.
Meré (le Chevalier de ) Secrétaire des Com.
mandemens de M. le Duc de Penthiévre.
Mettrat , rue Quimcampoix , à l'hôtel de la Force,
Meulant ( de ) rue Neuve des Capucines .
Meufe ( la Marquiſe de ) rue desfaints Peres.
Mirey , Marchand de Vin du Roi rue de la Tixeranderie
.
Mirlavaux ( de ) Intéreſſé dans les Afaires du
Roi , rue fainte Croix de la Bretonnerie .
Monaco ( le Prince de ) en fon hôtel , ruede
Varenne , Faubourg Saint Germain.
۱
1
19
MESSIEURS
Monconſeil ( la Marquiſe de) rue fainte Anne ,
butte faint Roch.
Monin, Secrétaire des Commandemens de M'
le Comte de la Marche .
Montbaron ( de ) Marchand de Bois , grande
rue de Charenton , Fauxbourg Saint Antoine.
Montdorge ( de ) rue de Richelieu .
Montigni ( de ) rue du Sentier.
Mont-Martel ( de ) à l'hôtel Mazarin , rue
Neuve des Petits - Champs .
Montulé (de ) Conſeiller au Parlement , rue du
Cherche-Midi , Fauxbourg faint Germain .
Morangies ( le Comte de) rue du Sépulchrei
Fauxbourg faint Germain .
Moras (Mde de) en fon hôtel , rue du Regard ,
Fauxbourg faint Germain .
Morellet , rue Vivienne.
Mortier , rue de la Sonnerie.
Mouby ( le Chevalier de ) rue du Four , Faux
bourg faint Germain .
Mouter ( l'Abbé ) chez M. l'Enfant , Marchand
Orfévre , Place Dauphine .
N
Nanteuil ( de ) à la Meſſagerie de Toulouse , rue
d'Enfer , Fauxbourg faint Germain.
Narbonne ( le Vicomte de ) Courdes Princes , aux
Thuileries .
Narcis , Secrétaire du Roi , rue faint Antoine.
Nau , Secrétaire du Roi,rue Neuve S. Eustache. '
Navarre , chez M. Laneau , rue Saint Martin ,
près l'Abbaye.
Nemes , Intéreſſé dans les Affaires du Roi , rue
Charlot, au Marais:
Neuville ( l'Abbé de ) rue faint Nicaife.
20
MESSIEURS
Neuville ( de ) Fermier Général , rue de Richelieu.
Noailles ( le Comte de ) rue de l'Univerſité .
Noinville ( le Préſident de ) rue d'Orléans , au
Marais,
P
Padeloup , Maître Relieur , rue Saint Jean de
Beauvais.
Pain , Secrétaire de la Prévôté des Marchands ,
rue du Bac.
Patudes Haut-Champs le Fils , chez M. fon Père ,
rue Notre-Dame de Nazaret.
Peithon , Tréſorier des Bâtimens du Roi , rue
des Petits-Champs .
Périgon (Mde ) rue Traverſe près la barriere de Séve.
Perrin le Chevalier de ] Commiſſaire des
Guerres , rue de Grenelle , fauxbourgSaintGermain
, au coin de la rue des Rofiers .
Pertuis [ l'Abbé ] Chanoine de la Sainte Chapelle,
Cour du Palais.
Petilimeil, rue du Roi de Sicile.
Pigache [ Mde ] ruefaint Denis.
Piot , Tréſorier du Prince de Condé
hôtel de Condé.
rue &
Pleſſen [ le Baron de rue Coquilliére.
Poinfinet , Agent des Affaires de M. le Duc
d'Orléans, Cour des Fontaines auPalais Royal.
Poiret , rue faint Honoré.
Pompadour [ Mde de ] Dame du Palais de la
Reine , en fon hôtel , rue du Fauxbourg Saint
Honoré .
Pontbriant (de ) Abbé de Lavaux , rue du Sépulchre
Fauxbourg faint Germain.
Pontcarré de Viarmes le Fils , Place Royale.
21
MESSIEURS
Porché , rue de Bourbon Fauxbourg faint Germain .
Poulprix [ te Marquis de ) rue faint Dominique ,
Fauxbourg Saint Germain .
Pradel , Banquier , rue Coquilliere .
Praflin [ le Duc de ] Miniftre des Affaires Etrangères
, en fon hôtel rue de Séve , Fauxbourg
Saint Germain.
Prevoſt , Munitionnaire des Vivres de la Marine
, rue des Bons Enfans.
Prevoſt, Tréſorier des Ponts & Chauffées , rue
Simon-le-Franc.
Proft , Commiſſaires des Guerres
Soubife .
à l'hôtel de
>
Quernet, Tréſorier de M. le Prince de Conti , Meifon
du Prince.
R
Rabouine , Notaire , rue Montmartre.
Ravanne [ de ] rue de Richelieu .
Ravoifé , au fidéle Berger , rue des Lombards.
Reynel [ la Marquiſe de ) en fon hôtel , rue des
Petits-Champs .
Richard de Ruffey ( le Préſident ) chez M. de
Marigny , rue Notre- Dame de Nazareth .
Richard de Pichon , Fermier général , Place
Vendôme.
- Richard , Commis , à la Pofte .
Richelet , rue de Richelieu .
Rilly [ Mde de ] rue Charlot , au Marais.
Robec [ le Prince de ] Lieutenant Général , en
fon hôrel , rue du Regard , Fauxbourg faint
Germain.
Rohan [ta Princeſſe del enfon hôtel,Place Royale .
1
22
MESSIEURS
Rolland de Treminville
Intéreſſé dans les ,
Affaires du Roi , rue de Cléri .
Ronqueroles [ Mle de aux Urfelines, rue S. Jacq ,
Rocquemont [ de ) Chevalier de S. Louis , Commandant
du Guet , rue Mélée ..
Roflin , Fermier Général , rue Vivienne .
Rouffiach , rue de l'Univerſité , Fauxbourg Saint
Germain .
:
Rouillé [ Mde ] rue de Grenelle , Fauxbourg faint
Germain .
Rouillé , Colonel d'Infanterie , rue Sainte Avoye.
Rouillé d'Orfeuille , Maître des Requêtes , ruc
du Rempart.
Rouillé de Piaiſance , rue de Grenelle faint Honoré.
Rouffel , Fermier Général , rue Plâtriere .
Rozay [ La Marquiſe de ] chez M. Soulier ,
à l'Hôtel des Fermes , rue du Bouloy.
S
S. Agnan [ le Duc de ] rue fainte Avoye.
SteMarine [Mde de ] Penſionnaire à l'Abbaye de
Saint Antoine.
Ste Maure ( la Comteſſe de ) rue du Mail, d
l'hôtel des Chiens.
Saint- Foix ( de ) rue Guénégaud.
S. Georges ( Mlle de ) chez M. fon Père , rue
Pavée au Marais .
S. Germain , Grand Prieur de Champagne , rue
du Paradis , au Marais .
S. Julien ( de ) Receveur Général du Clergé ,
rue des Petits- Champs.
S. Pierre ( la Ducheffe de ) rue du Bac , Faux
bourg faint Germain .
Saint-Point (le Comte de ) rue Saint Benoist
Faubourg SaintGermain .
2.3
MESSIEURS
S. Remy ( la Marquiſe de ) rue de la Ville
l'Evêque , Fauxbourg faint Honoré .
Saint -Simon , Evéque Comte d'Agdes , rus
Saint Dominique .
S. Vaft , Receveur du Vingtième rue S. Honoré.
Salms ( la Princeſſe de ) rue d'Enfer , Fauxbourg
Saint Germain.
Saron ( le Préſident de) rue du Bac , Faux
bourg Saint Germain.
Savigni , Notaire , rue de la Comédie Françoise.
Scheffer ( le Baron de ) Ambaſſadeur du Roi
de Suéde en France , rue Saint Dominique ,
Fauxbourg faint Germain .
Schomberg ( le Comte de ) Brigadier des
Armées du Roi , au Palais Royal.
Schutz , Secrétaire d'Ambaſſade de S. M. Danoi
ſe , rue.......
Séjournan , à l'hôtel de Luxembourg , rue Saint
Marc.
1
Senozan ( le Préfident de ) rue de Richelieu.
Selle de ) Conſeiller au Parlement , rue des
Foffés Montmartre .
Selles ( le Comte de ) rue faint Claude , au Ma
rais..
Silhouet ( Mde de rue Neuve des Petits-Champs .
Sirand , Avocat au Parlement , rue d'Orléans , au
Marais.
Sirebeau , rue des Marmouzets,
Sommery de Jouanne la Marquiſe de ) à l'Abbaye
aux Bois , rue de Séve .
Soubite le Maréchal Prince de ) à l'hôtel de
Soul ife.
-Soubilemoutier , Greffier au Greffe Civil du Par
lement , rue fainte Croix de la Bretonnerie .
Soumille l'Abbé chez Dulac , Parfumeur ,
rue faint Honoré.
24
MESSIEURS
Sourches ( laMarquiſe de ) rue Taranne , Fauxbourg
Saint Germain .
Souscarieres (Mde de) chez M. le Préſident Bechet
, rue Villedot .
Soyecourt (le Marquis de ) rue de Bourbon, Fau
bourg faint Germain .
Stainville ( le Marquis de) ruefaint Dominique.
Stainville [ la Comteffe de ] rue de Richelieu.
Sully [ la Ducheffe de ] quai Malaquai.
T
Taboureau des Rueaux ( Mde ) rue Traverſiere
faintHonoré.
Taillepied Receveur Général des Finances d'Auch,
rue Poiffonniere.
Terail [ le Marquis du ) rue du Dauphin .
Teffé [ leComte de ] Grand d'Espagne , Ecuyer
de la Reine , rue de l'Université , Fauxbourg
faint Germain .
,
3
Teffin [ le Comte de ] Sénateur Suédois , chez
M. Phelizot, petite rue de Richelieu .
Thiers ( le Baron de ) Place Vendôme.
Thintouin , Marchand rue faint Denis .
Thomas , Tréſorier de l'Ordre de S. Louis
rue des Francs-Bourgeois .
Thorel , chez Mlle Hemery , Marchande d'Etoffe
en Soie , au Palais Royal.
Tingry ( le Prince de ) que du Bacq Fauxbourg
faint Germain.
Tombeboeuf ( la Marquise de ) rue de Séve ,
Fauxbourg faint Germain.
Tournay de Vizais , rue Saint Thomas du Louvre.
Tourn
>
25.
MESSIEURS
Tourny ( l'Abbé de ) rue du Bacq , Fauxbourg
Saint Germain.
Treſme ( le Duc de ) Gouverneur de l'Iſle de
France , en fon hôtel , rue Neuve faint Auguftin
Tribolet rue du grand Chantier au Marais .
Trublet ( l'Abbé ) de l'Académie Françoiſe , rue
Saint Honoré.
Turenne ( le Prince de ) à l'hôtel de Bouillon .
V
Valentinois ( le Comte de ) en fon hôtel , rue
de Bourbon , Fauxbourg faint Germain .
Vaſſan [ le Marquis de ] rue fainte Avoye.
Vaudeſire [ de ] rue Neuve S. Eustache.
Vendeui [ le Marquis de Guidon de Gendarmerie,
rue d'Anjou , au Marais .
Verac [le Marquis de Colonel des Grenadiers
de France , à l'hôtel d'Avray , Fauxbourg Saint
Germain .
Verdieres [ de ] Brigadier des Armées du Roi ,
à la petite Pologne .
Verne , chez M. le Premier , ruefaint Nicaiſe.
Villemur [ de ] Receveur Général des Finances,
rue Neuve des Petits-Champs .
Villeneuve [ le Marquis de ] rue de l'Univerſité ,
Fauxbourg faint Germain .
Villeneuve [ 'Abbé de ] chez M. Rolland Commis
à la Chambre des Comptes , rue du Petit-
Pont
Villeio: [ le Duc de ] en ſon hôtel , rue de Varenne
2 Exemplaires.
Vimes [ de ] Intéreſlé dans les Fermes du Roi,
rue de Richelieu .
C
26
MESSIEURS
Voiſenon [ l'Abbé de ] de l'Académie Françoiſe;
ruePoiffonniere .
Watier , chez M. Lefriques , au grandCerf , rue
Saint Denis.
Y
Yon , Commiſſaire des Guerres, rue Saint Honoré
.
Z
Zacharie , ruefaint Honoré. 4 Exemplaires.
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Résumé : LISTE ALPHABÉTIQUE Des Abonnés de Paris.
Le document présente une liste des abonnés du Mercure, un périodique, ainsi que les noms des libraires qui le distribuent. Les abonnés incluent des membres de la famille royale française, tels que la Reine, le Dauphin, la Dauphine, et divers princes et duchesses. La liste comprend également des personnalités influentes de la société, comme des ducs, comtes, marquises, et autres nobles, ainsi que des fonctionnaires, avocats, médecins, et membres du clergé. Les abonnés sont répartis par ordre alphabétique et incluent des adresses spécifiques à Paris. Parmi les abonnés notables, on trouve des institutions comme les Menus Plaisirs du Roi et le Bureau de la Ville de Paris. La liste détaille également le nombre d'exemplaires reçus par certains abonnés, allant de un à douze exemplaires. Les abonnés du Mercure sont diversifiés et incluent des membres de la noblesse, des ecclésiastiques, des fonctionnaires et des commerçants. Parmi les titres notables, on trouve des marquis, des comtes, des ducs, des abbés, des sénateurs, et des membres de l'Académie Française. Les adresses mentionnées couvrent diverses rues et faubourgs de Paris, tels que la rue d'Orléans, la rue de Richelieu, la rue Saint Honoré, et le faubourg Saint-Germain. Certaines personnes sont associées à des professions spécifiques, comme avocat, greffier, receveur général des finances, ou marchand. Le texte mentionne également des lieux de résidence particuliers, comme des hôtels ou des abbayes. Les abonnés sont répartis par ordre alphabétique, facilitant ainsi la consultation de la liste.
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16707
p. 26-44
ABONNÉS DANS LES PROVINCES.
Début :
Alsace. Baron (Mde) à Strasbourg. Cointoux (de) Ecuyer-Conseiller au Parlement de [...]
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texteReconnaissance textuelle : ABONNÉS DANS LES PROVINCES.
ABONNÉS DANS LES PROVINCES.
Alface.
Baron ( Mde ) à Strasbourg.
A
Cointoux ( de ) Ecuyer-Conſeiller au Parlement
de Metz , & Préteur Royal de la Ville de Haguenau
, à Haguenau .
Ebert& fils , Banquiers , à Strasbourg.
Hell Bailli du Comté de Montjoye , proche
Altkirch , a Hirſengen.
Hold Avocat Général au Magiſtrat , à Straf
bourg.
Kornman ( les Freres ) Banquiers , à Strasbourg.
Lorraine ( l'abbé de ) Grand-Doyen du Chapitre
de Strasbourg , à Strasbourg.
Stockdorff ( la Veuve ) au coin de la rue des
Orfévres , à Strasbourg.
Waldener ( le Comte de ) Lieutenant-Général
des Armées du Roi , en ſon Château d'Olviller
par Rouffach. ✔
Waldener de Sirintz (leBaronde )Capitaine
27
MESSIEURS
au Régiment de ſon nom , par Scheleftat, au
Château de Baldemheim .
Anjou.
Benoiſt , ( Madame la veuve ) Directrice des Poftes
, à Chollet.
Brancas, ( le Comte de ) au Château de Saumur ,
à Saumur.
Breteuil , (le Marquis de ) ancien Chef de Brigade
de laGendarmerie , au Château de Saumur
, à Saumur.
La Bardouillere , ( Mdede ) au Château de la
Graffiniere , près Beaugé .
Morin, Curéde S. Remi , à Château-Gontier.
Melfieurs les Aſſociés de l'Hôtel Peffau , àBeaufort.
Meſſieurs de la Société de Beaugé , rue du Petitmont,
à Beaugé.
Auvergne.
Comblat ( de ) au Château de Comblat, parAurillac.
Labro (de) ancien Capitaine de Cavalerie , à Clermont.
La Vedrine , (L'Abbé de ) Chanoine de S. Amable,
à Riom.
Morfan ( Mde de ) au Château de Pont- duchâteau
, par Clermont.
Perrin , Directeur des Domaines du Roi , à Cler
mont.
Saint-Etienne ( de ) premier Secrétaire de l'In
tendance d'Auvergne , à Clermont. ,
Meſſieurs les B. de la V. Ch. à Brioude .
Cij
28
Béarn.
MESSIEURS.
Darippe , Directeur de la Monnoye , à Pau.
Doat ( le Préſident de ) à Pau.
Navailles- Pocyfirré , ( le Baron de ) Chevalier
d'honneur au Parlement de Navarre , à Pau.
Sillegues , ( Mde ) Directrice des Poſtes , à Pau.
Beauce , Orléannois , Perche ,
Desnoyers , Avocat au Parlement , Conſeiller en
l'Election d'Etampes, à Puiſſeaux.
Gaucourt , la Comteſſe de) en ſon Château , d
I eauregard près de Blois .
Goui , Facteur des Lettres , à Chateaudun .
Lardiere ( de ) ancien Officier au Régiment de
la Couronne à Courtalin .
Marchant , Avocat au Parlement & aux Siéges
Royaux de Mortagne àMontagne.
Montfancour Avocat au Parlement , à Vendôme.
Varin , au Château de Chantemêle , près Chateaudun
.
Villeblanche , ( de ) Chanoine de S. Eloi , à Mortagne.
Berry.
Buſſon de Buſſy , Préſident au Bureau des Finances
, à Bourges .
Dufrêne , Riceveur des Tailles , à Chateauroux.
Duviviers des Gros , Avocat , quartier S. Jean , d
IfSoudin. 1
Laporte (de ) Préſident , Tréſorier de France , à
Bourges
Luſignan , (Ja Marquiſe de ) au Chatellier.
Monthal , ( la Comtefle de) en fon Château de
Poiriers ,près Buſançais , à Chateauroux .
29
Bourgogne , Charolois.
MESSIEURS
Arnoult, Garde de la Manche du Roi , à Saint
Florentin .
Blercourt, ( de ) Capitaine au Régiment de Rohan-
Chabot , Chevalier de S. Louis , à Bar--
fur-Seine.
Chaſtenay ( leComtede ) Capitaine d'Infanterie
au Régiment de Boisgelin , à Vitteaux ..
Clermont , (de ) Chevalier de Malte , à Chagny.
Coquart , Avocat, rue de Bourbon, à Dijon.
Deſmontol , Conſeiller au Parlement , à Dijon..
Digoine ( le Marquis de ) en ſon Château , pary
Dijon.
Flamerens (de )Conſeiller au Parlement de Di
jon , à Dijon.
Franchelin ( le Préſidentde ) rue des Cordonniers
à Mâcon
Juilly Thomaſſin ( le Chevalier de ) à Arc ene
Barrois.
La Guiche (la Marquiſe de ) à Sevignon..
Lantenay ( le Préſident de ) rue Saint Jean
àDijon.
La porte(de)Receveur du Gre nier à Sel,& Bailli
** à Toulonfur l'Aroux.
Mimeur ( de) Conſeiller au Parlement de Dijon.
&Dijon.
Montigny ( de ) Directeur Général des Fermes
àDijon..
Petit, Receveur des impofitions du Châlonnois
rue Orfevre , à Châlons-fur- Saône.
Publot , à Dijon.
97
Riballier , à Paray le Monial , en Charollois.
Saffenay ( de ) Préſident à mortier du Parlement
de Bourgogne , à Dijon .
2
30
MESSIEURS
Tanlay(le Marquis de ) Conſeiller Honoraire du
Parlement , en ſon Château de Tanlay...
Trébuchet , ancien Officier de la Reine , à Auxerre.
Meſſieurs les B. de M. S. J.
Bretagne.
Bellemart ( de ) Négociant , à l'Orient ..
Boutet , à Morlaix .
Briantde Wagat ,
B. *** , à Broon .
rue neuve , à Hennebon .
Coetenſcour ( le Comte de ) au Château de Ker
ſan , par Landerneau.
Dubot (le Chevalier ) Major du Régiment de
Royal- Pologne Cavalerie , à Redon.
Du Gage (la Marquiſe ) au Couvent de Mont
barel , à Guingamp .
Gouyquet de Bocozel , à Quimperlé .
Herga ( Mde ) ſur la Place , à l'Orient,
Kergonvel le Sparffel ( l'Abbé de ). Chanoine de
la Cathédrale de Leon , à S. Pol de Leon.
Kerouart ( leMarquis de ) Préſident au Parlement
de Bretagne, enſon Château de Kerouart.
Kerouart ( de ) Préſident Honoraire au Parlement
de Bretagne , à Morlaix.
Kerſauſon ( le Marquis de) en ſon Château de
Kloiques , près de Morlaix .
Kerſauſon ( le Comte de) à Morlaix ,
LaBraffe Damilly ( de ) premier Préſident du Para
lement de Rennes , à Rennes .
Lagneau de Villeneuve, Procureur du Roi , au
Port- Louis.
Loheac ( le Marquis de ) Conſeiller au Parlement
de Bretagne , en ſon Château de la Chauveliere
,près d'Ancenis , route de Nantes,
3
MESSIEURS
Maucler , Contrôleur des vivres de la marine, d
Breft.
Penanguer-Horellon ( Mde ) fauxbourg au Duc , à
Quimper.
Pitot , ancien Maire , à Morlaix .
Querhoent ( le Marquis de ) au Château de Querhoent..
Roquefeuil ( la Comteffe de ) en ſon Château de
Querlouët , près Carhaix .
Silguy ( de ) grand Bailli de la Nobleffe de Bre
tagne , à Quimper.
Tonquedec. ('le Comte de ) en ſon Château de
Tonquedec, près Lanion , par Guimgamp .
Société de lecture de la Foſſe ( MM. de la ) d
Nantes.
Champagne:
Leclerc deMontplaiſir , Curé de Gandeleu
de Reims.
Mitelet , à Sens .
,
route
Roze , Receveur des Gabelles , à Châteauporcien
par Rhetel-Mazarin .
Saint-Point ( 'Abbé de ) Grand Vicaire du Diocèſe
de Reims , à Reims .
Verneuil ( de ) Meſtre de Camp de Cavalerie , en
fon Château à Verneuil, par Dormans .
Vignacourt ( la Marquise de ) en ſon Château
deGuignicourt , par Mezieres.
Le P. de l'Ab . de Mo par Langres.
Dauphiné.
Faure , Directeur des Domaines du Roi , à Gre
noble
1
32
MESSIEURS
LaMagdeleine (la Marquiſe de ) en ſonChâteau
près S. Marcellin ..
La Porte de l'Artaudiere ( le Marquis de ) à Saint-
Marcellin..
Marcieux ( le Comte de ) Lieutenant-Général des
• Armées du Roi , & Grand'Croix de l'Ordre de
S. Louis , à Grenoble..
: Montauban-Soyans ( le Marquis de ) à Creft.
Monteynard (Mde la Marquiſe de ) à Grenoble.
Murinais ( Mde la Marquiſe de ) en ſon château,
près Saint-Marcellin.
Her culais ( le Marquis d' ) à Grenoble.
Sciyés ( Mde de ) à Ambrun.
L'Ab . G. de S. R. à Valence...
L'Ab. G. de S. A. à Saint-Marcellin ..
Flandres , Hainault.
Cottiau ( l'Ab. ) à Cambray.
Courbe ( de ) ancien Capitaine de Cavalerie ,
Lille.
Dallennes ( Mde ) Chanoineffe du Chapitre de
Mons, à Mons..
D'Ervillé ( Mde ) à Valenciennes...
D'Eſtourmel (le Marquis ) à Suzanne , prèsPeronne..
D'Hellêmes , Chevalier de S. Louis
Château d' Hêllêmes.
> en fon
Faulconnier , fils , Tréſorier de la Marine , à
Dunkerque.
Imbertduhem , rue Marais , à Lille..
Malus , premier Secrétaire de l'Intendance , à
Lille.
Pali fot deBeauvoir , Receveur Général des Do
maines& Bois de Flandres , à Lille
33
MESSIEURS
Petitpas de Belleghem , rue des Jéſuites , d'Lilla
Franche-Comté.
Badouillier , Greffier plumitifde la Chambre des
Comptes de Dôle , à Dôle.
Bogillot, Receveur des Diligences, à Besançon.
Broch d'Hotelans. Chanoine du Chapitre Royal
de Dôle , à Dôle.
Choifeul ( ſon Eminence M. le Cardinal de en
fon Palais à Besançon.
Coffigny ( de ) Colonel d'Infanterie , Directeur
des Fortifications du Comté de Bourgogne , à
Besançon.
D'Apchon ( Evêque de Dijon ) en fon Château de
Creffin près d'Orgellet.
D'Autume ( ie Marquis ) à Besançon.
Dupin ( le Baron ) à Dole.
Fourquet, Procureur du Roi au Bailliage deDôle ,
àDôle:
Fraifan ( d ) à Besançon.
Marivat ( de ) Chevalier de S. Louis , Commif
laire-Odonnateur des Guerres , à Besançon.
Villerte ( le Marquis de ) rue du Flou , à Be-
Sançon.
:
Guyenne & Gascogne.
Baudenat ( B. ) Place Royale , à Bordeaux,
Bellemont ( de ) Directeur des Spectacles , à
Bordeaux .
Caſteinau ( le Comte de ) en ſon Château de
Trialou, près Milhac.
Clozier à Tarbes.
D'Adye ( l'Abbé ), à Perigueux.
1
34
MESSIEURS
Dallieu Directeur des Poſtes , à Tarbes.
Gouet ( Georges ) fils aîné , chez M. fon Pere
au Chartron , à Bordeaux.
La Beque (la Préſidente de) à Dax .
Lalanne , Préſident à mortier du Parlement de
Bordeaux, à Bordeaux .
Lalanne ( Mde la veuve ) & fils , à Bayonne.
La Roque ( de ) Receveur des décimes , à Dax.
LaTour (de ) Receveur des Tailles de l'Election
1.
d'Agenois , à Agen.
Monnet , à Chef-Boutonne , route de Bordeaux.
Pouget, Conſeiller du Roi , Subdélégué de l'Intendance
deGuyenne , à Caſteljaloux.
Sanſac (le Comtede ) à Marmandes.
Saubanier, Contrôleur de la Monnoye,àBayonne.
Ise de France.
Aubry, Directeur des Poſtes, à la Ferté-Millon
Borſtel àMontfort-Lamaury..
Bonn-dame ( Mde ) Dite trice des Carroffes , à
Noyon , pour deux exemplaires.
Dufour , Négociant à Beauvais..
Gabriel, premier Architecte du Roi , à Verfailles.
Laurens , Entrepoſeur du Tabac , à Noyon.
Le Flamand , Avocat au Parlement, à Luzarche...
Montplaifir ( Mde de ) àMantes.
Pigache , au Bureau de la Marine , à Versailles.
Poinfignon, Miniſtre des Chanoines Réguliers du
Château , à Fontainebleau.
Rondeau , Maître de la Poſte aux chevaux , d
Nogent-fur-Seine.
Sauvat, à Pontoise
35
MESSIEURS
Serans ( de ) en ſon Château de Serans , prés
Magny.
Soular , Préſident . Tréſorier de France en la Gé-
* néralité de Soiſſons , à Chambly en Beauvoiſis.
Trémeau , Docteur de Sorbonne Miniſtre de
S. André , à Clermont en Beauvoiſis.
Truguet, premier Commis de la Marine , à Verfailles.
Vicques ( de ) Chevalier de S. Louis, à la Nor
ville , près Arpajon.
B. de S. M. ( MM.les ) à Soiſſons.
R *** (Mde l'Ab.de ) près Compiegne.
Languedoc.
Aillaud, Avocat au Pont S. Esprit .
Amadieu , en Languedoc.
Billoti , ( de ) à Piolenc , par le Pont S. Efprit.
Bouquet , Eccléſiaſtique à Lunel.
Boufquet Fils ainé , àfainte Hippolite par Nimes.
Brienne ( de ) Archevêque de Toulouse , &
Toulouse.
Buges Directeur des Poſtes , à Limoux.
Courtois (le Chevalier de ) à Beaucaire .
Chazours , Chanoine Théologal du Chapitre de
Foix , à Foix .
Coquelin ( de ) Prieur de l'Abb. de Bol.
Saverdun .
Coſte , P ... de Mialet ,par Nifmes .
Daiguebelle , à Genouilhac , dans les Cevennes.
Deſplans , à Montpellier.
Feſquer , ancien Conful, àfaint Hippolite.
Forés (de ) à Béziers .
Fournes ( la Comteſſe de ) à Nisnes.
T
Genas , Conſeiller au Préſidial de Niſines,
à Niſmes.
36
MESSIEURS.
Yauſſeran ( Mde de ) à Beaucaire.
La Tourette ( le Comre de ) Baron des Etats
de Languedoc , à Thin par Tournon.
Mazuyer , Receveur du Grenier à Sel, au Puy en
Velay
Monceau ( le Comte de ) Lieutenant Général
des Armées du Roi & Commardant dans
la Province du Languedoc , à Montpellier.
Moviez Receveur des Poſtes , à Narbonne.
Morel ( l'Abbé ) Chanoine de la Cathédrale ,
àMontpellier.
Plantat , Maître Chirurgien , à Niſmes.
Pommier , Ingénieur de la nouvelle roure d'Auvergne
, à Alais
Sales , Avocat au Parlement , à Chalabre par
Limoux.
Salies ( de ) ancien Lieutenant - Colonel de
Cavalerie , à Alby.
Taillepied , Controleur Général des Fermes ,
à Tournon ,
Vaux ( le Comte de ) Lieutenant Général des
Armées du Roi , à Monistrol en Velay.
Limousin.
Bouzonie , Receveur des Tailles , à Tulle.
Deſmarais , au château de Chambon
Morterolles.
près
Dorat , Secrétaire du Roi , à Limoges.
Freſſiniat, Médecin, Maire & Contul , à Limoges.
L'Eſpinaſle ( de ) Commiſſaire des Tailles & des
Milices , à Tulle.
Liron fils , Directeur des recettes générales des
Firances, àLimoges.
Maflac (de ) Receveur Général du Tabac, à Brivelagaillarde.
Lorraine.
37
Lorraine & Pays Meffin.
MESSIEURS
Ailliot , Intendant Général de la Maiſon du Roi
de Pologne Duc de Lorraine & de Bar , à Luneville
.
Beaufort , Major de la Place , à Marfal.
Choiſy ( la Marquiſe de ) à Mogneville
Bar-le-Duc.
Clauſe ( Mde ) à Montmedy .
, par
Dumas , Profeſſeur des Belles-Lettres au Collége
Royal de Metz , à Metz,
Dupin , Secrétaire de l'Intendance , à Metz.
Dupré de Geneſte , Secrétaire perpétuel de l'Académie
Royale des Sciences & Beaux-Arts , à
Metz.
Gallois, Secrétaire d'Etat du Roi de Pologne ,
à Nancy.
Gand Fils , Contrôleur Général des Finances
des Evêchés &d'Alface , à Thionville.
T. *** à Metz.
Montmorency- Laval , Evêque de Metz , en ſon
château de Freſcaty , à Metz.
Prevoſt , Receveur Général des Fermes du Roi ,
a Nancy.
Saunery ( de ) Avocat au Parlement , à Metz.
Tronville ( de ) Subdélégué général de l'Inten
dance , à Metz.
P. ( le ) des B. D'E. par Ligny.
S. A. ( de ) de P. A. à Pont-à-Mouſſon .
Lyonnois , Beaujolois .
Baillon , Intendant de Lyon , à Lyon.
Chalut ( de ) Brigadier des Armées du Roi ,
Lieutenant-Colonel du Régiment de Dragons
d'Orléans , à Rouanne en Forest.
D
38
MESSIEURS
Coſte , pere & fils , Négocians , rue Tupin , à
Lyon.
D'Apchon ( Mde ) Abbeſſe de Seignecay dans
le Forest , près Montbrison.
D'Arlod ( le Baron ) Syndic général de la No
bleſſe du Bugey , à Belley .
Fenoyl ( le Marquis de ) à Chafel-fur-Lyon .
Gauffecourt ( de ) rue de la Charité , à Lyoni
Groſlay ( la Comteſſe de ) à Lyon.
Guerin , Négociant , à S. Chamond.
Habert ( P. N. B. ) Banquier , rue de l'Arbre-
Sec , à Lyon.
Hiie , Ecuyer Subdélégué de l'Intendance de
Lyon , à Rouanne .
Jeantel , fils Négociant , rue de Clermont , &
Lyon .
Jars , Directeur & Intéreſſé dans les Mines du
Lyonnois , à Lyon .
Larcher d'Arcy ( le Marquis de ) en ſon château
d'Arcy , par la Pacaudiere , route de Lyon .
Leman , Receveur des Tailles , à Villefranche.
Reb .... ( le P. ) route de Lyon .
Sellonf( Les Freres ) Négocians , rue Beſſiron , à
Lyon.
Thorel de Campigneulles , Tréſorier de France
de la Généralité de Lyon , rue S. Joſeph , à
Lyon.
Waize , chez Meſſieurs David Dufour & Aunaud ,
à Lyon .
Maine.
Deshayes ( la Marquiſe ) aux Etangs - l'Archevêque
, route de Château- Duloir.
Dutertre , Commis au Bureau de la Poſte aux
Lettres , àMayenne .
39
MESSIEURS
Jupelliere ( Mde de ) à Mamers par Bellêmes .
Latour- Landry ( le Comte de ) en ſon château ,
près Laval .
Leballeur , Prêtre , à Laval , pour deux Exempl .
Tuffé ( le P. de ) à la Ferté-Bernard.
Nivernois & Bourbonnois.
Colon , Docteur en Médecine , à Château - Chinon .
Feuillet , Marchand de Bois , à Château- Chinon .
Fleſſelles ( de ) Maître des Requêtes , Intendant
de Moulins , à Moulins.
Montbaron ( de ) Seigneur de la Montagne ,
à Château Chinon.
Quênay , fils , au Château de Beauvoir,
Quincy ( le Comte de ) à la Charnaye , près la
Charité.
Quincy ( la Comteſſe de ) en fon Château d' Artel
, par Nevers.
Remigny ( le Marquis de ) àNevyers.
Normandie.
Bazin , en fa Terre de Corbon , par Dozulé.
Beaumenil , le fils , à Argentan ,
Beſnard de la Loutrie , Directeur des Poſtes , à
Falaife.
Bigot ) Préſident à Mortier du Parlement de
Rouen ) à Rouen.
Bordeaux ( de ) Avocat , à Vernon fur-Seine.
Bourguignon ( de ) Conſeiller , Procureur du Roi ,
Honoraire au Bureau des Finances , rue des
Cordeliers , à Caën.
Breuily ( Mdede ) à Argentan.
Caligny ( de ) Ingénieur en chefde la Hogue , d
Valogne.
Caffant ( de ) Receveur des Gabelles , à Gifors.
Caſtilly ( la Marquiſe de) àBayeux.
Dij
40
MESSIEURS
Cafting, Receveur des Tailles , à Alençon.
Chambray ( le Marquis de ) en ſon château de
Chambray , route d'Alençon , à Tillieres .
Chaulieu de Beauregard , par Vernon.
Crotville ( la Préſidente de ) en ſon hôtel rue
S. Godard , à Rouen.
D'Anf reville ( la Marquise ) en ſon château
d'Anfreville .
D'Auxais , en fon château proche Periers , par
Coutances.
Des B ... ( l'Abbé ) à Séez.
Dubiſion , Négociant , à Caën ; pour 2 exempl.
Dupont , Marchant Clincailler , ſur le Quai , à
Rouen.
Dutheil , Chevalier de S. Louis , ancien Capitaine
de Dragons , à Bernay.
Ferré , Commis à la Poſte , à Dieppe.
Fonteblanche ( de ) Ingénieur , Penſionnaire du
Roi , Receveur des Gabelles , à Livaroft .
Fontette , Intendant de Caën à Caën.
Fournier , à Gifors.
Gaſtebley ( Pierre ) rue de la Femme blanche ,
Rouen.
Gregoire ( Mde veuve ) au Havre.
Herlel ( Mde ) rue Françoiſe , au Havre.
Houderot ( le Marquis de ) en ſon château de Ste
Laurens , près Harfleur.
Latour ( de ) Chevalier de S. Louis , Commandant
pour le Roi , à Saint Lo.
Ledoyen ( A. ) Négociant , au Havre.
Lougé ( le Baronde) en ſon château de Sairer ,
prèsDomfront.
Margue Dumenil , Receveur des Tailles , à Neuf
châtel.
41
MESSIEURS
Morel , Conſeiller au Préſidial de Cotentin , &
Directeur des Poſtes , à Coutances.
Motteville (de ) Préſident honoraire au Parlement
deNormandie , rue de l'Ecureuil , à Rouen.
Néel de Criſtot , Evêque de Séez , à Séez.
Prie ( le Comte de ) en ſon château de Courbepine,
parBernay.
Rochefort ( de ) Subdélégué , à Saint - Lo .
Saint- Pairpigeon ( de ) Procureur du Roi ès Jurifdictions
de Granville , à Grandville .
S. Pois( le Marquis de ) en ſon château de Saint
Pois , par Vire.
St. Vincent [ le Marquis de] en ſon château de
Saint- Vincent , par Bernay.
Servolus [de] Lieutenant de Maréchauffée , à
Evreux.
Vidot [ le Marquis de ) en ſon château de Vidot
, par Dozulé..
Picardie & Artois.
Brugnon , Directeur des Poſtes , à la Ferre.
Clery [ François ] Négociant , à Boulogne-fur-mer.
Courteville d'Odiq [ le Comte de ] Colonel au
Corps desGrenadiers de France , à Abbeville.
Dangerville,Négociant , à Boulogne-fur- mer.
D'Allenoy , Avocat en Parlement , rue d'Arras ,
àAire.
Déduc , Directeur des Poſtes , à Chaulny.
Duruchanoy Contrôleur des Aydes , à Montdidier.
Guêny [ le Chevalier de ] Lieutenant de Roi , d
Boulogne-fur-mer.
Noirval [ de ] ancien Lieutenant Général , à Boulogne-
fur mer.
Pellerin , Intendant des Armées Navales , au
château de Plainville , par Montdidier.
Din
42
MESSIEURS
Rouillé ( Mde ) au château de Goyancourt , par
Roye.
Saint- Juſt , Lieutenant Général du Bailliage-
,
Royal d'Ardres & Comté de Guines ,
Ardres.
Ternifien ( L. ) fils , Négociant , à Boulognefur-
Mer.
Poitou.
Choupes ( de ) Major du Régiment Commiſſaire
Général de la Cavalerie , au Portaut , par Airvault.
Creuzé , au château , à Chatelrault .
Laguiche ( Mde de ) Abbeſſe de Thouars , à
Thouars.
Lavault [ de ] Négociant , à Niort.
Malherbe fils , à Loudun.
Mercier , Receveur des Tailles , aux Sables d'Ollonne.
Merinville [ le Marquis de par Poitiers à Belac ,
pour le Fraiffe.
Provence.
Boulbon [ le Comte de ] en ſon château de Boulbon
, par Tarafcon.
Bovignan , Négociant , rue des quatre Tours , &
Marseille.
Boyer de Fondcolombe, vis-à-vis de l'Archevêché,
à Aix.
Butini & Folch , Négocians , à Marseille.
Chambon , Receveur des Fermes du Roi , à Marfeille.
Clavieres [ le Marquis de ) en ſon Hôtel ,
Avignon
Cuchetde Regnier , à la Côte S. André,
43
MESSIEURS
D'Albertas , premier Préſident de la Chambre
desComptes , Aydes & Finances de Provence ,
à Aix.
Dutillet, Lieutenant de vaiſſeau , & Capitaine du
Corps Royal , à Toulon.
Expilly ( l'Abbé ) Chanoine , Tréſorier du Cha
pitre Royal de Taraſcon , àAvignon.
Grandpré ( de ) Brigadier des Armées du Roi ,
à Vaureas .
Guyon , Correſpondant de l'Académie Royale de
Chirurgie de Paris , à Carpentras.
Merle ( le Marquis de ) en ſon Hôtel , à Avignon.
Peruſſy ( le Marquis de ) Lieutenant-Général des
Armées du Roi , à Avignon.
Periat , Avocat , rue de la Couſaine , à S. Remi.
Raouflet- Laudun ( de ) à Tarafcon,
Rouvriere ( Balthazar Négociant , chez M. De
liſle l'aîné , Secrétaire du Roi , à Marseille.
Sappia ( le Comte de ) à Nice.
Rouffillon.
Beſombre fils , chez M. ſon pere , Receveur des
impoſitions de la Province du Rouſſillon , à
Perpignan.
Dudoignon, premier Capitaine- Factionnaire du
Régiment de la Ferre , à Collioure .
Mailly ( le Comte de ) Lieutenant-Général des
Armées du Roi , Commandant en Rouſſillon ,
à Perpignan.
Poeydavan , premier Secrétaire de l'Intendance
de Rouffillon , à Perpignan.
Raynal François ) Négociant , à Perpignan.
Vilar de Avocat Général du Conſeil Souverain
de Rouſillon , àPerpignan,
44
Saintonge & Pays d'Aunis.
MESSIEURS
Beauregard ( de ) Chanoine Régulier à Sablanceaux
, par Saintes .
Chalais ( la Princefle de ) en ſon Château de Chalais
, par Lagrolle.
Jonzac ( le Comte de ) Lieutenant-Général des
Armées du Roi , en ſon Château de Jonzac ,
Barbezieux.
Lejay , Directeur des vivres de la Marine , à Rochefort
Alface.
Baron ( Mde ) à Strasbourg.
A
Cointoux ( de ) Ecuyer-Conſeiller au Parlement
de Metz , & Préteur Royal de la Ville de Haguenau
, à Haguenau .
Ebert& fils , Banquiers , à Strasbourg.
Hell Bailli du Comté de Montjoye , proche
Altkirch , a Hirſengen.
Hold Avocat Général au Magiſtrat , à Straf
bourg.
Kornman ( les Freres ) Banquiers , à Strasbourg.
Lorraine ( l'abbé de ) Grand-Doyen du Chapitre
de Strasbourg , à Strasbourg.
Stockdorff ( la Veuve ) au coin de la rue des
Orfévres , à Strasbourg.
Waldener ( le Comte de ) Lieutenant-Général
des Armées du Roi , en ſon Château d'Olviller
par Rouffach. ✔
Waldener de Sirintz (leBaronde )Capitaine
27
MESSIEURS
au Régiment de ſon nom , par Scheleftat, au
Château de Baldemheim .
Anjou.
Benoiſt , ( Madame la veuve ) Directrice des Poftes
, à Chollet.
Brancas, ( le Comte de ) au Château de Saumur ,
à Saumur.
Breteuil , (le Marquis de ) ancien Chef de Brigade
de laGendarmerie , au Château de Saumur
, à Saumur.
La Bardouillere , ( Mdede ) au Château de la
Graffiniere , près Beaugé .
Morin, Curéde S. Remi , à Château-Gontier.
Melfieurs les Aſſociés de l'Hôtel Peffau , àBeaufort.
Meſſieurs de la Société de Beaugé , rue du Petitmont,
à Beaugé.
Auvergne.
Comblat ( de ) au Château de Comblat, parAurillac.
Labro (de) ancien Capitaine de Cavalerie , à Clermont.
La Vedrine , (L'Abbé de ) Chanoine de S. Amable,
à Riom.
Morfan ( Mde de ) au Château de Pont- duchâteau
, par Clermont.
Perrin , Directeur des Domaines du Roi , à Cler
mont.
Saint-Etienne ( de ) premier Secrétaire de l'In
tendance d'Auvergne , à Clermont. ,
Meſſieurs les B. de la V. Ch. à Brioude .
Cij
28
Béarn.
MESSIEURS.
Darippe , Directeur de la Monnoye , à Pau.
Doat ( le Préſident de ) à Pau.
Navailles- Pocyfirré , ( le Baron de ) Chevalier
d'honneur au Parlement de Navarre , à Pau.
Sillegues , ( Mde ) Directrice des Poſtes , à Pau.
Beauce , Orléannois , Perche ,
Desnoyers , Avocat au Parlement , Conſeiller en
l'Election d'Etampes, à Puiſſeaux.
Gaucourt , la Comteſſe de) en ſon Château , d
I eauregard près de Blois .
Goui , Facteur des Lettres , à Chateaudun .
Lardiere ( de ) ancien Officier au Régiment de
la Couronne à Courtalin .
Marchant , Avocat au Parlement & aux Siéges
Royaux de Mortagne àMontagne.
Montfancour Avocat au Parlement , à Vendôme.
Varin , au Château de Chantemêle , près Chateaudun
.
Villeblanche , ( de ) Chanoine de S. Eloi , à Mortagne.
Berry.
Buſſon de Buſſy , Préſident au Bureau des Finances
, à Bourges .
Dufrêne , Riceveur des Tailles , à Chateauroux.
Duviviers des Gros , Avocat , quartier S. Jean , d
IfSoudin. 1
Laporte (de ) Préſident , Tréſorier de France , à
Bourges
Luſignan , (Ja Marquiſe de ) au Chatellier.
Monthal , ( la Comtefle de) en fon Château de
Poiriers ,près Buſançais , à Chateauroux .
29
Bourgogne , Charolois.
MESSIEURS
Arnoult, Garde de la Manche du Roi , à Saint
Florentin .
Blercourt, ( de ) Capitaine au Régiment de Rohan-
Chabot , Chevalier de S. Louis , à Bar--
fur-Seine.
Chaſtenay ( leComtede ) Capitaine d'Infanterie
au Régiment de Boisgelin , à Vitteaux ..
Clermont , (de ) Chevalier de Malte , à Chagny.
Coquart , Avocat, rue de Bourbon, à Dijon.
Deſmontol , Conſeiller au Parlement , à Dijon..
Digoine ( le Marquis de ) en ſon Château , pary
Dijon.
Flamerens (de )Conſeiller au Parlement de Di
jon , à Dijon.
Franchelin ( le Préſidentde ) rue des Cordonniers
à Mâcon
Juilly Thomaſſin ( le Chevalier de ) à Arc ene
Barrois.
La Guiche (la Marquiſe de ) à Sevignon..
Lantenay ( le Préſident de ) rue Saint Jean
àDijon.
La porte(de)Receveur du Gre nier à Sel,& Bailli
** à Toulonfur l'Aroux.
Mimeur ( de) Conſeiller au Parlement de Dijon.
&Dijon.
Montigny ( de ) Directeur Général des Fermes
àDijon..
Petit, Receveur des impofitions du Châlonnois
rue Orfevre , à Châlons-fur- Saône.
Publot , à Dijon.
97
Riballier , à Paray le Monial , en Charollois.
Saffenay ( de ) Préſident à mortier du Parlement
de Bourgogne , à Dijon .
2
30
MESSIEURS
Tanlay(le Marquis de ) Conſeiller Honoraire du
Parlement , en ſon Château de Tanlay...
Trébuchet , ancien Officier de la Reine , à Auxerre.
Meſſieurs les B. de M. S. J.
Bretagne.
Bellemart ( de ) Négociant , à l'Orient ..
Boutet , à Morlaix .
Briantde Wagat ,
B. *** , à Broon .
rue neuve , à Hennebon .
Coetenſcour ( le Comte de ) au Château de Ker
ſan , par Landerneau.
Dubot (le Chevalier ) Major du Régiment de
Royal- Pologne Cavalerie , à Redon.
Du Gage (la Marquiſe ) au Couvent de Mont
barel , à Guingamp .
Gouyquet de Bocozel , à Quimperlé .
Herga ( Mde ) ſur la Place , à l'Orient,
Kergonvel le Sparffel ( l'Abbé de ). Chanoine de
la Cathédrale de Leon , à S. Pol de Leon.
Kerouart ( leMarquis de ) Préſident au Parlement
de Bretagne, enſon Château de Kerouart.
Kerouart ( de ) Préſident Honoraire au Parlement
de Bretagne , à Morlaix.
Kerſauſon ( le Marquis de) en ſon Château de
Kloiques , près de Morlaix .
Kerſauſon ( le Comte de) à Morlaix ,
LaBraffe Damilly ( de ) premier Préſident du Para
lement de Rennes , à Rennes .
Lagneau de Villeneuve, Procureur du Roi , au
Port- Louis.
Loheac ( le Marquis de ) Conſeiller au Parlement
de Bretagne , en ſon Château de la Chauveliere
,près d'Ancenis , route de Nantes,
3
MESSIEURS
Maucler , Contrôleur des vivres de la marine, d
Breft.
Penanguer-Horellon ( Mde ) fauxbourg au Duc , à
Quimper.
Pitot , ancien Maire , à Morlaix .
Querhoent ( le Marquis de ) au Château de Querhoent..
Roquefeuil ( la Comteffe de ) en ſon Château de
Querlouët , près Carhaix .
Silguy ( de ) grand Bailli de la Nobleffe de Bre
tagne , à Quimper.
Tonquedec. ('le Comte de ) en ſon Château de
Tonquedec, près Lanion , par Guimgamp .
Société de lecture de la Foſſe ( MM. de la ) d
Nantes.
Champagne:
Leclerc deMontplaiſir , Curé de Gandeleu
de Reims.
Mitelet , à Sens .
,
route
Roze , Receveur des Gabelles , à Châteauporcien
par Rhetel-Mazarin .
Saint-Point ( 'Abbé de ) Grand Vicaire du Diocèſe
de Reims , à Reims .
Verneuil ( de ) Meſtre de Camp de Cavalerie , en
fon Château à Verneuil, par Dormans .
Vignacourt ( la Marquise de ) en ſon Château
deGuignicourt , par Mezieres.
Le P. de l'Ab . de Mo par Langres.
Dauphiné.
Faure , Directeur des Domaines du Roi , à Gre
noble
1
32
MESSIEURS
LaMagdeleine (la Marquiſe de ) en ſonChâteau
près S. Marcellin ..
La Porte de l'Artaudiere ( le Marquis de ) à Saint-
Marcellin..
Marcieux ( le Comte de ) Lieutenant-Général des
• Armées du Roi , & Grand'Croix de l'Ordre de
S. Louis , à Grenoble..
: Montauban-Soyans ( le Marquis de ) à Creft.
Monteynard (Mde la Marquiſe de ) à Grenoble.
Murinais ( Mde la Marquiſe de ) en ſon château,
près Saint-Marcellin.
Her culais ( le Marquis d' ) à Grenoble.
Sciyés ( Mde de ) à Ambrun.
L'Ab . G. de S. R. à Valence...
L'Ab. G. de S. A. à Saint-Marcellin ..
Flandres , Hainault.
Cottiau ( l'Ab. ) à Cambray.
Courbe ( de ) ancien Capitaine de Cavalerie ,
Lille.
Dallennes ( Mde ) Chanoineffe du Chapitre de
Mons, à Mons..
D'Ervillé ( Mde ) à Valenciennes...
D'Eſtourmel (le Marquis ) à Suzanne , prèsPeronne..
D'Hellêmes , Chevalier de S. Louis
Château d' Hêllêmes.
> en fon
Faulconnier , fils , Tréſorier de la Marine , à
Dunkerque.
Imbertduhem , rue Marais , à Lille..
Malus , premier Secrétaire de l'Intendance , à
Lille.
Pali fot deBeauvoir , Receveur Général des Do
maines& Bois de Flandres , à Lille
33
MESSIEURS
Petitpas de Belleghem , rue des Jéſuites , d'Lilla
Franche-Comté.
Badouillier , Greffier plumitifde la Chambre des
Comptes de Dôle , à Dôle.
Bogillot, Receveur des Diligences, à Besançon.
Broch d'Hotelans. Chanoine du Chapitre Royal
de Dôle , à Dôle.
Choifeul ( ſon Eminence M. le Cardinal de en
fon Palais à Besançon.
Coffigny ( de ) Colonel d'Infanterie , Directeur
des Fortifications du Comté de Bourgogne , à
Besançon.
D'Apchon ( Evêque de Dijon ) en fon Château de
Creffin près d'Orgellet.
D'Autume ( ie Marquis ) à Besançon.
Dupin ( le Baron ) à Dole.
Fourquet, Procureur du Roi au Bailliage deDôle ,
àDôle:
Fraifan ( d ) à Besançon.
Marivat ( de ) Chevalier de S. Louis , Commif
laire-Odonnateur des Guerres , à Besançon.
Villerte ( le Marquis de ) rue du Flou , à Be-
Sançon.
:
Guyenne & Gascogne.
Baudenat ( B. ) Place Royale , à Bordeaux,
Bellemont ( de ) Directeur des Spectacles , à
Bordeaux .
Caſteinau ( le Comte de ) en ſon Château de
Trialou, près Milhac.
Clozier à Tarbes.
D'Adye ( l'Abbé ), à Perigueux.
1
34
MESSIEURS
Dallieu Directeur des Poſtes , à Tarbes.
Gouet ( Georges ) fils aîné , chez M. fon Pere
au Chartron , à Bordeaux.
La Beque (la Préſidente de) à Dax .
Lalanne , Préſident à mortier du Parlement de
Bordeaux, à Bordeaux .
Lalanne ( Mde la veuve ) & fils , à Bayonne.
La Roque ( de ) Receveur des décimes , à Dax.
LaTour (de ) Receveur des Tailles de l'Election
1.
d'Agenois , à Agen.
Monnet , à Chef-Boutonne , route de Bordeaux.
Pouget, Conſeiller du Roi , Subdélégué de l'Intendance
deGuyenne , à Caſteljaloux.
Sanſac (le Comtede ) à Marmandes.
Saubanier, Contrôleur de la Monnoye,àBayonne.
Ise de France.
Aubry, Directeur des Poſtes, à la Ferté-Millon
Borſtel àMontfort-Lamaury..
Bonn-dame ( Mde ) Dite trice des Carroffes , à
Noyon , pour deux exemplaires.
Dufour , Négociant à Beauvais..
Gabriel, premier Architecte du Roi , à Verfailles.
Laurens , Entrepoſeur du Tabac , à Noyon.
Le Flamand , Avocat au Parlement, à Luzarche...
Montplaifir ( Mde de ) àMantes.
Pigache , au Bureau de la Marine , à Versailles.
Poinfignon, Miniſtre des Chanoines Réguliers du
Château , à Fontainebleau.
Rondeau , Maître de la Poſte aux chevaux , d
Nogent-fur-Seine.
Sauvat, à Pontoise
35
MESSIEURS
Serans ( de ) en ſon Château de Serans , prés
Magny.
Soular , Préſident . Tréſorier de France en la Gé-
* néralité de Soiſſons , à Chambly en Beauvoiſis.
Trémeau , Docteur de Sorbonne Miniſtre de
S. André , à Clermont en Beauvoiſis.
Truguet, premier Commis de la Marine , à Verfailles.
Vicques ( de ) Chevalier de S. Louis, à la Nor
ville , près Arpajon.
B. de S. M. ( MM.les ) à Soiſſons.
R *** (Mde l'Ab.de ) près Compiegne.
Languedoc.
Aillaud, Avocat au Pont S. Esprit .
Amadieu , en Languedoc.
Billoti , ( de ) à Piolenc , par le Pont S. Efprit.
Bouquet , Eccléſiaſtique à Lunel.
Boufquet Fils ainé , àfainte Hippolite par Nimes.
Brienne ( de ) Archevêque de Toulouse , &
Toulouse.
Buges Directeur des Poſtes , à Limoux.
Courtois (le Chevalier de ) à Beaucaire .
Chazours , Chanoine Théologal du Chapitre de
Foix , à Foix .
Coquelin ( de ) Prieur de l'Abb. de Bol.
Saverdun .
Coſte , P ... de Mialet ,par Nifmes .
Daiguebelle , à Genouilhac , dans les Cevennes.
Deſplans , à Montpellier.
Feſquer , ancien Conful, àfaint Hippolite.
Forés (de ) à Béziers .
Fournes ( la Comteſſe de ) à Nisnes.
T
Genas , Conſeiller au Préſidial de Niſines,
à Niſmes.
36
MESSIEURS.
Yauſſeran ( Mde de ) à Beaucaire.
La Tourette ( le Comre de ) Baron des Etats
de Languedoc , à Thin par Tournon.
Mazuyer , Receveur du Grenier à Sel, au Puy en
Velay
Monceau ( le Comte de ) Lieutenant Général
des Armées du Roi & Commardant dans
la Province du Languedoc , à Montpellier.
Moviez Receveur des Poſtes , à Narbonne.
Morel ( l'Abbé ) Chanoine de la Cathédrale ,
àMontpellier.
Plantat , Maître Chirurgien , à Niſmes.
Pommier , Ingénieur de la nouvelle roure d'Auvergne
, à Alais
Sales , Avocat au Parlement , à Chalabre par
Limoux.
Salies ( de ) ancien Lieutenant - Colonel de
Cavalerie , à Alby.
Taillepied , Controleur Général des Fermes ,
à Tournon ,
Vaux ( le Comte de ) Lieutenant Général des
Armées du Roi , à Monistrol en Velay.
Limousin.
Bouzonie , Receveur des Tailles , à Tulle.
Deſmarais , au château de Chambon
Morterolles.
près
Dorat , Secrétaire du Roi , à Limoges.
Freſſiniat, Médecin, Maire & Contul , à Limoges.
L'Eſpinaſle ( de ) Commiſſaire des Tailles & des
Milices , à Tulle.
Liron fils , Directeur des recettes générales des
Firances, àLimoges.
Maflac (de ) Receveur Général du Tabac, à Brivelagaillarde.
Lorraine.
37
Lorraine & Pays Meffin.
MESSIEURS
Ailliot , Intendant Général de la Maiſon du Roi
de Pologne Duc de Lorraine & de Bar , à Luneville
.
Beaufort , Major de la Place , à Marfal.
Choiſy ( la Marquiſe de ) à Mogneville
Bar-le-Duc.
Clauſe ( Mde ) à Montmedy .
, par
Dumas , Profeſſeur des Belles-Lettres au Collége
Royal de Metz , à Metz,
Dupin , Secrétaire de l'Intendance , à Metz.
Dupré de Geneſte , Secrétaire perpétuel de l'Académie
Royale des Sciences & Beaux-Arts , à
Metz.
Gallois, Secrétaire d'Etat du Roi de Pologne ,
à Nancy.
Gand Fils , Contrôleur Général des Finances
des Evêchés &d'Alface , à Thionville.
T. *** à Metz.
Montmorency- Laval , Evêque de Metz , en ſon
château de Freſcaty , à Metz.
Prevoſt , Receveur Général des Fermes du Roi ,
a Nancy.
Saunery ( de ) Avocat au Parlement , à Metz.
Tronville ( de ) Subdélégué général de l'Inten
dance , à Metz.
P. ( le ) des B. D'E. par Ligny.
S. A. ( de ) de P. A. à Pont-à-Mouſſon .
Lyonnois , Beaujolois .
Baillon , Intendant de Lyon , à Lyon.
Chalut ( de ) Brigadier des Armées du Roi ,
Lieutenant-Colonel du Régiment de Dragons
d'Orléans , à Rouanne en Forest.
D
38
MESSIEURS
Coſte , pere & fils , Négocians , rue Tupin , à
Lyon.
D'Apchon ( Mde ) Abbeſſe de Seignecay dans
le Forest , près Montbrison.
D'Arlod ( le Baron ) Syndic général de la No
bleſſe du Bugey , à Belley .
Fenoyl ( le Marquis de ) à Chafel-fur-Lyon .
Gauffecourt ( de ) rue de la Charité , à Lyoni
Groſlay ( la Comteſſe de ) à Lyon.
Guerin , Négociant , à S. Chamond.
Habert ( P. N. B. ) Banquier , rue de l'Arbre-
Sec , à Lyon.
Hiie , Ecuyer Subdélégué de l'Intendance de
Lyon , à Rouanne .
Jeantel , fils Négociant , rue de Clermont , &
Lyon .
Jars , Directeur & Intéreſſé dans les Mines du
Lyonnois , à Lyon .
Larcher d'Arcy ( le Marquis de ) en ſon château
d'Arcy , par la Pacaudiere , route de Lyon .
Leman , Receveur des Tailles , à Villefranche.
Reb .... ( le P. ) route de Lyon .
Sellonf( Les Freres ) Négocians , rue Beſſiron , à
Lyon.
Thorel de Campigneulles , Tréſorier de France
de la Généralité de Lyon , rue S. Joſeph , à
Lyon.
Waize , chez Meſſieurs David Dufour & Aunaud ,
à Lyon .
Maine.
Deshayes ( la Marquiſe ) aux Etangs - l'Archevêque
, route de Château- Duloir.
Dutertre , Commis au Bureau de la Poſte aux
Lettres , àMayenne .
39
MESSIEURS
Jupelliere ( Mde de ) à Mamers par Bellêmes .
Latour- Landry ( le Comte de ) en ſon château ,
près Laval .
Leballeur , Prêtre , à Laval , pour deux Exempl .
Tuffé ( le P. de ) à la Ferté-Bernard.
Nivernois & Bourbonnois.
Colon , Docteur en Médecine , à Château - Chinon .
Feuillet , Marchand de Bois , à Château- Chinon .
Fleſſelles ( de ) Maître des Requêtes , Intendant
de Moulins , à Moulins.
Montbaron ( de ) Seigneur de la Montagne ,
à Château Chinon.
Quênay , fils , au Château de Beauvoir,
Quincy ( le Comte de ) à la Charnaye , près la
Charité.
Quincy ( la Comteſſe de ) en fon Château d' Artel
, par Nevers.
Remigny ( le Marquis de ) àNevyers.
Normandie.
Bazin , en fa Terre de Corbon , par Dozulé.
Beaumenil , le fils , à Argentan ,
Beſnard de la Loutrie , Directeur des Poſtes , à
Falaife.
Bigot ) Préſident à Mortier du Parlement de
Rouen ) à Rouen.
Bordeaux ( de ) Avocat , à Vernon fur-Seine.
Bourguignon ( de ) Conſeiller , Procureur du Roi ,
Honoraire au Bureau des Finances , rue des
Cordeliers , à Caën.
Breuily ( Mdede ) à Argentan.
Caligny ( de ) Ingénieur en chefde la Hogue , d
Valogne.
Caffant ( de ) Receveur des Gabelles , à Gifors.
Caſtilly ( la Marquiſe de) àBayeux.
Dij
40
MESSIEURS
Cafting, Receveur des Tailles , à Alençon.
Chambray ( le Marquis de ) en ſon château de
Chambray , route d'Alençon , à Tillieres .
Chaulieu de Beauregard , par Vernon.
Crotville ( la Préſidente de ) en ſon hôtel rue
S. Godard , à Rouen.
D'Anf reville ( la Marquise ) en ſon château
d'Anfreville .
D'Auxais , en fon château proche Periers , par
Coutances.
Des B ... ( l'Abbé ) à Séez.
Dubiſion , Négociant , à Caën ; pour 2 exempl.
Dupont , Marchant Clincailler , ſur le Quai , à
Rouen.
Dutheil , Chevalier de S. Louis , ancien Capitaine
de Dragons , à Bernay.
Ferré , Commis à la Poſte , à Dieppe.
Fonteblanche ( de ) Ingénieur , Penſionnaire du
Roi , Receveur des Gabelles , à Livaroft .
Fontette , Intendant de Caën à Caën.
Fournier , à Gifors.
Gaſtebley ( Pierre ) rue de la Femme blanche ,
Rouen.
Gregoire ( Mde veuve ) au Havre.
Herlel ( Mde ) rue Françoiſe , au Havre.
Houderot ( le Marquis de ) en ſon château de Ste
Laurens , près Harfleur.
Latour ( de ) Chevalier de S. Louis , Commandant
pour le Roi , à Saint Lo.
Ledoyen ( A. ) Négociant , au Havre.
Lougé ( le Baronde) en ſon château de Sairer ,
prèsDomfront.
Margue Dumenil , Receveur des Tailles , à Neuf
châtel.
41
MESSIEURS
Morel , Conſeiller au Préſidial de Cotentin , &
Directeur des Poſtes , à Coutances.
Motteville (de ) Préſident honoraire au Parlement
deNormandie , rue de l'Ecureuil , à Rouen.
Néel de Criſtot , Evêque de Séez , à Séez.
Prie ( le Comte de ) en ſon château de Courbepine,
parBernay.
Rochefort ( de ) Subdélégué , à Saint - Lo .
Saint- Pairpigeon ( de ) Procureur du Roi ès Jurifdictions
de Granville , à Grandville .
S. Pois( le Marquis de ) en ſon château de Saint
Pois , par Vire.
St. Vincent [ le Marquis de] en ſon château de
Saint- Vincent , par Bernay.
Servolus [de] Lieutenant de Maréchauffée , à
Evreux.
Vidot [ le Marquis de ) en ſon château de Vidot
, par Dozulé..
Picardie & Artois.
Brugnon , Directeur des Poſtes , à la Ferre.
Clery [ François ] Négociant , à Boulogne-fur-mer.
Courteville d'Odiq [ le Comte de ] Colonel au
Corps desGrenadiers de France , à Abbeville.
Dangerville,Négociant , à Boulogne-fur- mer.
D'Allenoy , Avocat en Parlement , rue d'Arras ,
àAire.
Déduc , Directeur des Poſtes , à Chaulny.
Duruchanoy Contrôleur des Aydes , à Montdidier.
Guêny [ le Chevalier de ] Lieutenant de Roi , d
Boulogne-fur-mer.
Noirval [ de ] ancien Lieutenant Général , à Boulogne-
fur mer.
Pellerin , Intendant des Armées Navales , au
château de Plainville , par Montdidier.
Din
42
MESSIEURS
Rouillé ( Mde ) au château de Goyancourt , par
Roye.
Saint- Juſt , Lieutenant Général du Bailliage-
,
Royal d'Ardres & Comté de Guines ,
Ardres.
Ternifien ( L. ) fils , Négociant , à Boulognefur-
Mer.
Poitou.
Choupes ( de ) Major du Régiment Commiſſaire
Général de la Cavalerie , au Portaut , par Airvault.
Creuzé , au château , à Chatelrault .
Laguiche ( Mde de ) Abbeſſe de Thouars , à
Thouars.
Lavault [ de ] Négociant , à Niort.
Malherbe fils , à Loudun.
Mercier , Receveur des Tailles , aux Sables d'Ollonne.
Merinville [ le Marquis de par Poitiers à Belac ,
pour le Fraiffe.
Provence.
Boulbon [ le Comte de ] en ſon château de Boulbon
, par Tarafcon.
Bovignan , Négociant , rue des quatre Tours , &
Marseille.
Boyer de Fondcolombe, vis-à-vis de l'Archevêché,
à Aix.
Butini & Folch , Négocians , à Marseille.
Chambon , Receveur des Fermes du Roi , à Marfeille.
Clavieres [ le Marquis de ) en ſon Hôtel ,
Avignon
Cuchetde Regnier , à la Côte S. André,
43
MESSIEURS
D'Albertas , premier Préſident de la Chambre
desComptes , Aydes & Finances de Provence ,
à Aix.
Dutillet, Lieutenant de vaiſſeau , & Capitaine du
Corps Royal , à Toulon.
Expilly ( l'Abbé ) Chanoine , Tréſorier du Cha
pitre Royal de Taraſcon , àAvignon.
Grandpré ( de ) Brigadier des Armées du Roi ,
à Vaureas .
Guyon , Correſpondant de l'Académie Royale de
Chirurgie de Paris , à Carpentras.
Merle ( le Marquis de ) en ſon Hôtel , à Avignon.
Peruſſy ( le Marquis de ) Lieutenant-Général des
Armées du Roi , à Avignon.
Periat , Avocat , rue de la Couſaine , à S. Remi.
Raouflet- Laudun ( de ) à Tarafcon,
Rouvriere ( Balthazar Négociant , chez M. De
liſle l'aîné , Secrétaire du Roi , à Marseille.
Sappia ( le Comte de ) à Nice.
Rouffillon.
Beſombre fils , chez M. ſon pere , Receveur des
impoſitions de la Province du Rouſſillon , à
Perpignan.
Dudoignon, premier Capitaine- Factionnaire du
Régiment de la Ferre , à Collioure .
Mailly ( le Comte de ) Lieutenant-Général des
Armées du Roi , Commandant en Rouſſillon ,
à Perpignan.
Poeydavan , premier Secrétaire de l'Intendance
de Rouffillon , à Perpignan.
Raynal François ) Négociant , à Perpignan.
Vilar de Avocat Général du Conſeil Souverain
de Rouſillon , àPerpignan,
44
Saintonge & Pays d'Aunis.
MESSIEURS
Beauregard ( de ) Chanoine Régulier à Sablanceaux
, par Saintes .
Chalais ( la Princefle de ) en ſon Château de Chalais
, par Lagrolle.
Jonzac ( le Comte de ) Lieutenant-Général des
Armées du Roi , en ſon Château de Jonzac ,
Barbezieux.
Lejay , Directeur des vivres de la Marine , à Rochefort
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Résumé : ABONNÉS DANS LES PROVINCES.
Le document présente une liste d'abonnés répartis dans diverses provinces françaises. Voici un résumé des informations par région : En **Alsace**, les abonnés sont principalement concentrés à Strasbourg, avec des noms tels que la Baronne de Baron, Cointoux, Ebert & fils, et le Comte de Waldener. D'autres localités comme Haguenau, Hirsengen, Olviller par Rouffach, Schelestat, et Baldemheim comptent également des abonnés. En **Anjou**, les abonnés sont répartis à Cholet, Saumur, Beaugé, Château-Gontier, Beaufort, et Beaugé. Les noms notables incluent la Veuve Benoist, le Comte de Brancas, et le Marquis de Breteuil. En **Auvergne**, les abonnés se trouvent à Comblat par Aurillac, Clermont, et Brioude. Les noms mentionnés incluent De Comblat, l'Abbé de La Vedrine, et Madame de Morfan. En **Béarn**, les abonnés sont principalement à Pau, avec des noms comme Darippe, le Président Doat, et Madame Sillegues. En **Beauce, Orléannois, Perche**, les abonnés sont répartis à Puisseaux, Blois, Châteaudun, et Mortagne. Les noms notables incluent Desnoyers, la Comtesse de Gaucourt, et Gouy. En **Berry**, les abonnés se trouvent à Bourges, Châteauroux, et Issoudun. Les noms mentionnés incluent Busson de Bussy, Dufrêne, et le Marquis de Lusignan. En **Bourgogne, Charolais**, les abonnés sont répartis à Saint-Florentin, Bar-sur-Seine, Vitteaux, Chagny, Dijon, Paray-le-Monial, Auxerre, Sel-sur-l'Aroux, Toulon-sur-l'Arroux, Tanlay, Châlons-sur-Saône, Mâcon, Arcene, et Dijon. Les noms notables incluent Arnoult, De Blercourt, et le Comte de Chastenay. En **Bretagne**, les abonnés sont répartis à L'Orient, Morlaix, Broon, Hennebont, Landerneau, Redon, Guingamp, Quimperlé, Saint-Pol-de-Léon, Rennes, Port-Louis, Ancenis, Brest, Quimper, Lanion par Guingamp, et Nantes. Les noms mentionnés incluent Bellemart, Madame Herga, et le Marquis de Kerouart. En **Champagne**, les abonnés se trouvent à Gandeleu, Reims, Dormans, Guignicourt par Mézières, et Langres. Les noms notables incluent le Curé Leclerc de Montplaisir, Mitelet, et Roze. En **Dauphiné**, les abonnés sont principalement à Grenoble, Saint-Marcellin, Ambrun, et Valence. Les noms mentionnés incluent le Directeur Faure, la Marquise de La Magdeleine, et le Marquis de La Porte de l'Artaudiere. En **Flandres, Hainault**, les abonnés sont à Cambray et Lille. Les noms mentionnés incluent l'Abbé Cottiau et l'Ancien. En **Lyon et Maine**, plusieurs négociants, banquiers et directeurs de mines sont mentionnés à Lyon, comme Coste, pere & fils, Habert, et Jars. Des nobles et ecclésiastiques résident dans diverses localités, tels que l'Abbesse de Seignecay, le Baron d'Arlod, et l'Archevêque de Château-Duloir. En **Nivernois et Bourbonnois**, la liste inclut des médecins, marchands, et nobles, comme le Docteur Colon, le Marchand Feuillet, et le Marquis de Remigny. En **Normandie**, de nombreuses personnalités sont répertoriées, allant de négociants et receveurs des tailles à des membres de la noblesse et du clergé, comme Bazin, Bigot, et l'Evêque de Séez. En **Picardie et Artois**, la liste comprend des directeurs des postes, négociants, et militaires, tels que Brugnon, Clery, et le Comte de Courteville. En **Poitou**, des militaires, négociants, et receveurs des tailles sont mentionnés, comme le Major Choupes et Mercier.
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16708
p. 44-45
LISTE des Abonnés qui sont hors du Royaume.
Début :
SA.R. Dom Philippe, Infant d'Espagne, à Parme. S. A. Electorale Madame l'Electrice [...]
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texteReconnaissance textuelle : LISTE des Abonnés qui sont hors du Royaume.
LISTE des Abonnés qui font hors du
Royaume.
SA.R.DOM PHILIPPE, Infant d'Eſpagne, àParme.
S. A. ELECTORALE Madame l'Electrice Palatine ,
à Manheim.
M. LE DUC Palatin des Deux- Ponts , aux Dax-
Ponts.
MADAME LA DUCHESSE de Saxe- Gotha , à Gotha
MADAME LA DUCHESSE des Deux-Ponts , aux
Deux-Ponts , pour trois Exemplaires.
LE PRINCE FREDERIC des Deux Ponts , aux Deux-
Ponts.
Andrez , Graveur, à Liege.
Boiffier - Lullin , à Genéve.
Briere Dumartret ( la veuve ) à Genève.
Comtant à Genève .
Crepêl ( l'Abbé à Malte .
Desfrancs ( Mde ) à Genéve.
Droze , à Berne.
Kineſtedt ( le Baron de ) Conſeiller - Intime
45
MESSIEURS
Chambellan de S. A S. M. le Duc deWir
temberg , à Stuttgard.
Kobenſelle Comte de ) Premier Miniſtre des
Pays- Bas , à Bruxelles .
Kobenfel ( la Comteile de ) à Bruxelles .
LaGueſpiere ( de ) Major & Directeur des Bâtimens
du Duc de Wirtemberg , à Stuttgard.
La Hoſtein ( Mde la Baronne de ) à Manheim.
La Sence , Fils , à Liège.
Leſſeps , Miniſtre du Roi , à Bruxelles .
Lorrenzi ( le Comte ) Miniſtre de Sa Majesté,
à Florence .
Mont-Martin [ de ) Secrétaire du Cabinet de
M. le Duc Wirtemberg , à Stuttgard.
Mont-Perou ( le Baron de ) Réſident pour le
Roi , à Genéve.
Neron , Auteur des Annonces , à Bruxelles .
Orlando d'Elbino ( le Comte ) Chevalier de
l'Ordre de S. Eſtienne , à Florence.
Saladin , vis- à-vis la Maiſon de Ville , à Genéve.
Seckin ( la Baronne de ) à Manheim .
Véri ( l'Abbé de ) Auditeur de Rotte , à Rome.
Vernet ( Ifaac ) à Genéve.
Uxcull ( la Baronne d' ) à Stuttgard.
Woronzoff ( le Comte de ) Ambaſſadeur de Sa
Majesté Imperiale des Ruffies , à Londres .
Mrs de l'expédition du Chef de Bureau des
Gazettes Impériales , à Nuremberg .
Nota. On donnera par fupplément dans les
Mercures ſuivans , les Noms des Abonnés qu'on
peut avoir oubliés.
On tâchera de plus en plus de rendre ce Journal
intéreſſant , pour ſatisfaire les perſonnes qui,
en ſouſcrivant , forment un fond ſur lequel pluſieurs
Gens de Lettres ont des Penſions.
Royaume.
SA.R.DOM PHILIPPE, Infant d'Eſpagne, àParme.
S. A. ELECTORALE Madame l'Electrice Palatine ,
à Manheim.
M. LE DUC Palatin des Deux- Ponts , aux Dax-
Ponts.
MADAME LA DUCHESSE de Saxe- Gotha , à Gotha
MADAME LA DUCHESSE des Deux-Ponts , aux
Deux-Ponts , pour trois Exemplaires.
LE PRINCE FREDERIC des Deux Ponts , aux Deux-
Ponts.
Andrez , Graveur, à Liege.
Boiffier - Lullin , à Genéve.
Briere Dumartret ( la veuve ) à Genève.
Comtant à Genève .
Crepêl ( l'Abbé à Malte .
Desfrancs ( Mde ) à Genéve.
Droze , à Berne.
Kineſtedt ( le Baron de ) Conſeiller - Intime
45
MESSIEURS
Chambellan de S. A S. M. le Duc deWir
temberg , à Stuttgard.
Kobenſelle Comte de ) Premier Miniſtre des
Pays- Bas , à Bruxelles .
Kobenfel ( la Comteile de ) à Bruxelles .
LaGueſpiere ( de ) Major & Directeur des Bâtimens
du Duc de Wirtemberg , à Stuttgard.
La Hoſtein ( Mde la Baronne de ) à Manheim.
La Sence , Fils , à Liège.
Leſſeps , Miniſtre du Roi , à Bruxelles .
Lorrenzi ( le Comte ) Miniſtre de Sa Majesté,
à Florence .
Mont-Martin [ de ) Secrétaire du Cabinet de
M. le Duc Wirtemberg , à Stuttgard.
Mont-Perou ( le Baron de ) Réſident pour le
Roi , à Genéve.
Neron , Auteur des Annonces , à Bruxelles .
Orlando d'Elbino ( le Comte ) Chevalier de
l'Ordre de S. Eſtienne , à Florence.
Saladin , vis- à-vis la Maiſon de Ville , à Genéve.
Seckin ( la Baronne de ) à Manheim .
Véri ( l'Abbé de ) Auditeur de Rotte , à Rome.
Vernet ( Ifaac ) à Genéve.
Uxcull ( la Baronne d' ) à Stuttgard.
Woronzoff ( le Comte de ) Ambaſſadeur de Sa
Majesté Imperiale des Ruffies , à Londres .
Mrs de l'expédition du Chef de Bureau des
Gazettes Impériales , à Nuremberg .
Nota. On donnera par fupplément dans les
Mercures ſuivans , les Noms des Abonnés qu'on
peut avoir oubliés.
On tâchera de plus en plus de rendre ce Journal
intéreſſant , pour ſatisfaire les perſonnes qui,
en ſouſcrivant , forment un fond ſur lequel pluſieurs
Gens de Lettres ont des Penſions.
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Résumé : LISTE des Abonnés qui sont hors du Royaume.
Le document énumère les abonnés d'un journal situé en dehors du Royaume, incluant des membres de la noblesse et des personnalités influentes d'Europe. Parmi les abonnés notables figurent Sa Royale Disposition Dom Philippe, Infant d'Espagne, à Parme, et Son Altesse Électorale Madame l'Électrice Palatine, à Manheim. D'autres abonnés importants sont le Duc Palatin des Deux-Ponts, la Duchesse de Saxe-Gotha, et la Duchesse des Deux-Ponts, qui s'abonne pour trois exemplaires. La liste inclut également des artistes, graveurs et auteurs, tels qu'Andrez, Graveur, à Liège, et Neron, Auteur des Annonces, à Bruxelles. Des ministres, ambassadeurs et conseillers, comme le Comte de Woronzoff, Ambassadeur de Sa Majesté Impériale des Ruffies à Londres, et le Comte de Kobenselle, Premier Ministre des Pays-Bas à Bruxelles, sont également mentionnés. Le document précise que des suppléments seront publiés pour inclure les abonnés éventuellement oubliés et exprime le souhait de rendre le journal plus intéressant pour satisfaire les souscripteurs, dont les contributions financent des pensions pour plusieurs personnes de lettres.
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16709
p. 46-48
LISTE Des Libraires de Paris & de Provinces, qui distribuent le Mercure aux personnes qui ne le reçoivent pas directement du Bureau.
Début :
Nota. Comme les personnes à qui les Libraires débitent le Mercure, ne sont pas connues [...]
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texteReconnaissance textuelle : LISTE Des Libraires de Paris & de Provinces, qui distribuent le Mercure aux personnes qui ne le reçoivent pas directement du Bureau.
LISTE
Des Librairesde Paris & des Provinces , qui distri
buent le Mercure aux perſonnes qui ne le reçoivent
pas directement du Bureau.
Nota. Comme les perſonnes à qui les Libraires
débitent le Mercure , ne font pas connues au Bu-
' re au de la diftribution , leurs noms n'ont pas pu
être inférés dans les Liſtes précédentes .
LIBRAIRES DE PARIS .
Barois, quai des Auguſtins ,
Chaubert , rue du Hurepoix ,
Cheron , au Palais ,
Defpilly , rue S. Jacques ,
Deſprez , rue S. Jacques ,
Duchefne , rue S. Jacques ,
Ganeau , rue S. Severin ,
Le Breton rue de la Harpe ,
Muſier , quai des Auguſtins ,
Panckoucke , rue de la Comédie ,
LIBRAIRES DANS LES
1 Exemplaire.
6Exempl.
1 Exempl.
2 Exempl.
1Exempl.
10 Exempl.
12 Exempl.
1 Exempl.
1 Exempl.
100 Exempl.
PROVINCES.
Abbeville , chez L. Voyez , 4 Exempl
Amiens , chez François & Godard , 17 Exempl
Amſterdam , chez Rey , 20 Exempl.
Angers , chez Jahier & la veuve Foureau
, 9 Exempl.
Arras , chez Michel Nicolas & Laureau
, 8 Exempl.
Arles chez Gaudion , 1 Exempl.
Avignon , chez Delaire & Payen. 2Exempl.
Auxerre , chez Fournier , 2Exempl.
Bâle en Suiffe , à la Poſte , 20 Exempl.
47
Beauvais , chez Deſaint , 5Exempl.
2Exempl
2 Exempl,
Berlin , chez Jean Neaulme ,
Blois chez Maſſon ,
Bordeaux, chez Chappuy l'aîné , à la
3 nouvelle Bourſe , Place Royale :
chez les freres la Bottiere , Place
du Palais : L. G. la Bottiere , à S.
Pierre , vis- à-vis le Puits de la Samaritaine
, & à la Pofte .
Breſt , chez Malaſſis ,
Bruxelles, chez la veuve Pierre Vaſſe
& J. Vandenberghen ,
Caën, chez Leroi ,
57Exempl.
7Exempl.
40 Exempl.
1 Exempl.
Calais, chez Gilles Née , ſur la grande
Place. 1 Exempl,
Châlons enChampagne, chez Briquet , 3 Exempl.
Châlons- fur-Saône , chez Maudidier , 1 Exempl.
Charleville , chez Thezin , 5 Exempl.
Chartres , chez Feſtil , Gobelain &
Letellier , 9 Exempl.
Chinon , chez Breton , 1 Exempl,
Colmar , chez Fontaine , 2 Exempl.
Coppenhague , chez les freres Philibert
, 9 Exempl.
Dijon , chez M. Coignard , Mailly & à
la Poſte , 14Exempl.
Douay, chez Lannoy , 2 Exempl.
Dreux , chez Letellier , 1 Exempl.
Franfort , à la Poſte ,
Fribourg en Suifle , chez Charles
deBoffe ,
Grenoble , chez Girouſt ,
Laon , chez Melleville ,
Grand-Maiſon & Pavie ,
13 Exempl.
7 Exempl.
1 Exempl.
1 Exempl.
La Rochelle , chez Salvin, Chaboiceau ,
8 Exempl.
Liege , chez Bourguignon , 3 Exempl.
Lille , chez Broveillo , 1 Exempl.
48
Limoges , chez Barbou , •Exempl.
Lyon , chez J. Deville& à la Poſte ,
Marſeille , chez Sibić , Molly & Jayne , 6 Exempl.
Meaux , chez Charles ,
Montpellier , chez Rigault ,
Moulins , chez la veuve Faure ,
Nancy , chez Babin ,
Nantes , chez la veuve Vatard ,
Niſmes , chez Gaules ,
Orléans , chez Rouzeau de Montault ,
45Exempl,
2Exempl.
2. Exempl.
10Exempl.
8Exempl.
20Exempl.
1 Exempl.
4Exempl.
Poitiers, chez Faulcon& Felix Faulcon,
Rennes, chez Ravaux , Julien , Char-
19 Exempl.
les Vatard, Garnier & Jacq. Vatard, 48 Exempl,
Rheims , chez Godard & Cazin , 4Exempl.
Rouen , chez Herault & Fouques , 37Exempl,
Saint-Germaine-n-Laye , chez la veure
Chavepeyre , 1 Exempl,
Saint-Malo , chez Havins , 4Exempl,
Saint-Pierre- fur-Dive , chez Dupray , s Exempl.
Senlis , chez Detroques ; 2Exempl.
Sens , chez Lavigne , 3Exempl.
Soiffons , chez Courtois , 7 Exempl.
Strasbourg , chez Dulfeker & Konig , s Exempl.
Toulouſe , chez Robert , 12 Exempl.
Tours , chez Lambert & Billaut , 17 Exempl.
Troyes , chez Bouilleror , 4 Exempl.
Valenciennes , chez Quênel , 6Exempl.
Verſailles , chez Fournier , 8 Exempl.
Villefranche de Rouergue , chez Veidelhié
, 1 Exempl.
Vire , chez Chalmé , 1 Exempl.
Vitri-le- François , chez Seneuze. 2. Exempl.
Des Librairesde Paris & des Provinces , qui distri
buent le Mercure aux perſonnes qui ne le reçoivent
pas directement du Bureau.
Nota. Comme les perſonnes à qui les Libraires
débitent le Mercure , ne font pas connues au Bu-
' re au de la diftribution , leurs noms n'ont pas pu
être inférés dans les Liſtes précédentes .
LIBRAIRES DE PARIS .
Barois, quai des Auguſtins ,
Chaubert , rue du Hurepoix ,
Cheron , au Palais ,
Defpilly , rue S. Jacques ,
Deſprez , rue S. Jacques ,
Duchefne , rue S. Jacques ,
Ganeau , rue S. Severin ,
Le Breton rue de la Harpe ,
Muſier , quai des Auguſtins ,
Panckoucke , rue de la Comédie ,
LIBRAIRES DANS LES
1 Exemplaire.
6Exempl.
1 Exempl.
2 Exempl.
1Exempl.
10 Exempl.
12 Exempl.
1 Exempl.
1 Exempl.
100 Exempl.
PROVINCES.
Abbeville , chez L. Voyez , 4 Exempl
Amiens , chez François & Godard , 17 Exempl
Amſterdam , chez Rey , 20 Exempl.
Angers , chez Jahier & la veuve Foureau
, 9 Exempl.
Arras , chez Michel Nicolas & Laureau
, 8 Exempl.
Arles chez Gaudion , 1 Exempl.
Avignon , chez Delaire & Payen. 2Exempl.
Auxerre , chez Fournier , 2Exempl.
Bâle en Suiffe , à la Poſte , 20 Exempl.
47
Beauvais , chez Deſaint , 5Exempl.
2Exempl
2 Exempl,
Berlin , chez Jean Neaulme ,
Blois chez Maſſon ,
Bordeaux, chez Chappuy l'aîné , à la
3 nouvelle Bourſe , Place Royale :
chez les freres la Bottiere , Place
du Palais : L. G. la Bottiere , à S.
Pierre , vis- à-vis le Puits de la Samaritaine
, & à la Pofte .
Breſt , chez Malaſſis ,
Bruxelles, chez la veuve Pierre Vaſſe
& J. Vandenberghen ,
Caën, chez Leroi ,
57Exempl.
7Exempl.
40 Exempl.
1 Exempl.
Calais, chez Gilles Née , ſur la grande
Place. 1 Exempl,
Châlons enChampagne, chez Briquet , 3 Exempl.
Châlons- fur-Saône , chez Maudidier , 1 Exempl.
Charleville , chez Thezin , 5 Exempl.
Chartres , chez Feſtil , Gobelain &
Letellier , 9 Exempl.
Chinon , chez Breton , 1 Exempl,
Colmar , chez Fontaine , 2 Exempl.
Coppenhague , chez les freres Philibert
, 9 Exempl.
Dijon , chez M. Coignard , Mailly & à
la Poſte , 14Exempl.
Douay, chez Lannoy , 2 Exempl.
Dreux , chez Letellier , 1 Exempl.
Franfort , à la Poſte ,
Fribourg en Suifle , chez Charles
deBoffe ,
Grenoble , chez Girouſt ,
Laon , chez Melleville ,
Grand-Maiſon & Pavie ,
13 Exempl.
7 Exempl.
1 Exempl.
1 Exempl.
La Rochelle , chez Salvin, Chaboiceau ,
8 Exempl.
Liege , chez Bourguignon , 3 Exempl.
Lille , chez Broveillo , 1 Exempl.
48
Limoges , chez Barbou , •Exempl.
Lyon , chez J. Deville& à la Poſte ,
Marſeille , chez Sibić , Molly & Jayne , 6 Exempl.
Meaux , chez Charles ,
Montpellier , chez Rigault ,
Moulins , chez la veuve Faure ,
Nancy , chez Babin ,
Nantes , chez la veuve Vatard ,
Niſmes , chez Gaules ,
Orléans , chez Rouzeau de Montault ,
45Exempl,
2Exempl.
2. Exempl.
10Exempl.
8Exempl.
20Exempl.
1 Exempl.
4Exempl.
Poitiers, chez Faulcon& Felix Faulcon,
Rennes, chez Ravaux , Julien , Char-
19 Exempl.
les Vatard, Garnier & Jacq. Vatard, 48 Exempl,
Rheims , chez Godard & Cazin , 4Exempl.
Rouen , chez Herault & Fouques , 37Exempl,
Saint-Germaine-n-Laye , chez la veure
Chavepeyre , 1 Exempl,
Saint-Malo , chez Havins , 4Exempl,
Saint-Pierre- fur-Dive , chez Dupray , s Exempl.
Senlis , chez Detroques ; 2Exempl.
Sens , chez Lavigne , 3Exempl.
Soiffons , chez Courtois , 7 Exempl.
Strasbourg , chez Dulfeker & Konig , s Exempl.
Toulouſe , chez Robert , 12 Exempl.
Tours , chez Lambert & Billaut , 17 Exempl.
Troyes , chez Bouilleror , 4 Exempl.
Valenciennes , chez Quênel , 6Exempl.
Verſailles , chez Fournier , 8 Exempl.
Villefranche de Rouergue , chez Veidelhié
, 1 Exempl.
Vire , chez Chalmé , 1 Exempl.
Vitri-le- François , chez Seneuze. 2. Exempl.
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Résumé : LISTE Des Libraires de Paris & de Provinces, qui distribuent le Mercure aux personnes qui ne le reçoivent pas directement du Bureau.
Le document énumère les libraires parisiens et provinciaux distribuant le Mercure, une publication, aux personnes ne le recevant pas directement du bureau. Les noms des destinataires ne sont pas connus du bureau, empêchant leur inclusion dans les listes précédentes. À Paris, les libraires mentionnés sont Barois, Chaubert, Cheron, Despilly, Desprez, Duchefne, Ganeau, Le Breton, Musier et Panckoucke, chacun distribuant un nombre variable d'exemplaires. Dans les provinces, les libraires sont listés par ville avec le nombre d'exemplaires distribués. Par exemple, Abbeville compte 4 exemplaires, Amiens 17, Amsterdam 20, etc. Les villes incluent des lieux français comme Bordeaux et des villes étrangères comme Berlin et Copenhague. Chaque libraire est identifié par son nom et son adresse.
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16710
s. p.
LETTRE AUX AUTEURS DU MERCURE DE FRANCE SUR LE COMTE DE WARVICK TRAGÉDIE NOUVELLE EN CINQ ACTES ET EN VERS Représentée, pour la première fois, le lundi 7 Novembre 1763.
Début :
Voici, Messieurs, une nouvelle preuve de cette vérité que Corneille a devinée [...]
Mots clefs :
Warvick, Comte, Roi, Gloire, Coeur, Scène, Théâtre, Vengeance, Angleterre, Ingratitude, Destin, Espoir, Tragédie, Amour, Victoire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE AUX AUTEURS DU MERCURE DE FRANCE SUR LE COMTE DE WARVICK TRAGÉDIE NOUVELLE EN CINQ ACTES ET EN VERS Représentée, pour la première fois, le lundi 7 Novembre 1763.
LETTRE
AUX AUTEURS
DU MERCURE
DE FRANCE ,
SUR LE
COMTE DE WARVICK,
TRAGÉDIE NOUVELLE ,
EN CINQ ACTES ET EN VERS
Repréſentée , pour la première fois , le Lundi
2 Novembre 1763.
M. DCC . LXIII.
TELEEH
LETTRE
AUX AUTEURS
DU
MERCURE DE FRANCE.
VOICI , Meſſieurs , une nouvelle preuve
de cette vérité que Corneille a devinée
parſentiment &qu'il a fi bien placée dans
ſaTragédie duCid : e'eſt le Cid qui parle :
«Mes pareils à deux fois ne ſe font point connoître;
»Et pour leurs coups d'eſſai veulent des coups de
Maître. >>>
C'eſt ainſi que les Racine & les Voltaires'annonçoient
ſur laScène Françoiſe.
Monfieur de la Harpe paroît avoir bien
étudié la manière de ces grands Peintres
del'ame, & ſe voit, comme eux, couronné
A iij
dès le premier pas qu'il a fait dans la car
rière du Théatre .
La Tragédie de Warvick, dont je vais
faire l'analyſe exacte , eſt un Ouvrage
qu'on ne devoit pas attendre d'un Ecolier
àpeine forti des Univerſités. Il est vrai
que ſes premiers Maîtres n'avoient pas
méconnu fon génie , & que M. de la
Harpe , avant l'âge de vingt ans , avoit
rendu fon nom celebre & intéreſſant dans
les faſtes de cette Ecole de goût & de
moeurs , qui compte plus d'un Rollin parmi
ſes Chefs .
Tout le monde paroît demeurer d'ac
cord que le plan de cette Tragédie eft
heureuſement conçu , que les caractères
en font nobles , & auffi - bien foutenus
que contraſtés , les ſentimens vrais
& grands fans enfure , le ſtyle élégant
& la verſification facile , mais toujours
harmonieuſe . Ceux qui s'intéreſſent à la
gloire de notre Theatre voient avec plaifir
s'élever un jeune Poëte , qui a le courage
de ſacrifier à la préciſion de ſes
dialogues ces maximes & ces ſentences
tant rebattues & toujours applaudies .
Ils lui ſçauront gré ſans doute d'avoir
composé dans un genre preſque oublié de
nos jours , & qui a fait place aux monf
trueuſes &burleſques Pantomimes qu'on
nous apporte d'Angleterre ou d'Italie .
Mais outre le mérite réel de cette Tragé
die , il en eſt un qui appartient plus aux
moeurs qu'au génie ; l'Auteur ſemble ne
s'être écarté de l'hiſtoire que pour donner
à Warvick toute la grandeurdont une
ame eft capable. Auguſte qui pardonne a
Cinna , n'eſt pas plus généreux que Warvick
empriſonné par Edouard , & qui ne
fort de ſa priſon que pour le couronner
une ſeconde fois . Les acclamations univerfelles
données au Comte de Warvick
dans ce moment , font un témoignage
irrécuſable contre les détracteurs
de la Scène Françoiſe . Ce n'eſtpoint affez
qu'un beau diſcours devenu preſque une
action par la véhémente éloquence de
l'Orateur , nous imprime des leçons de
vertu , ce ſont des exemples de générofité
qui nous frappent au Théatre , qui rappellent
l'homme à ſa première dignité :
ce font peut - être ces applaudiſſemens
unanimes & forcés que nous donnons à
la vertu qui nous emportent juſqu'à elle ,
qui nous rendent capables d'y atteindre ,
& font du Théatre même une école de
moeurs , que rien ne peut remplacer.
A iiij
NOMS DES ACTEURS.
YORCK , Roi d'Angleterre , ſous le nom
d'Edouard.
MARGUERITE D'AN JOU , femme de
Lancaftre , Roi d'Angleterre, ſous le nom
de HENRY.
LE COMTE DE WARVICK.
SUFFOLK , Confident d'Edouard.
SUMMER , Ami de Warvick.
ELISABETH , Amante de Warwick.
NEVILLE , Confidente de Margueritean
GARDES.
?
A
C
Ho La Scène est à Londres.
?
1612
ACTE PREMIER
MARGUERITE ouvre la ſcèneavecNéville
ſa confidente , & lui découvre les
ſecrets motifs de ſa joie &de ſes nouvelles
eſpérances : Edouard vainqueur de
Henri VI , & placé ſur ſon Trône par la
valeur & l'amitié de Warvick , va dans
l'absence de ce guerrier lui ravir ſa Maîtreffe
, & doit ce jour même épouſer Elifabeth
de Gray. Marguerite ſe flatte que
Warvick , irrité d'un affront fi peu attendu
, va travailler avec elle à rétablir
fon mari ſur le Trône d'Angleterre :
c'eſt pourquoi elle ſe propoſe d'obtenir
d'Edouard la liberté de paſſer en France
pour y joindre le Comte de Warvick ,
& l'inſtruire des amours & de l'ingratitude
du Maître qu'il s'eſt donné.
Edouard , ſans lui refuſer ni lui accorder
ſa demande , lui fait entendre que
le moment de la paix ſera celui de ſa liberté.
Le Roi ouvre à Suffolck les replis
de ſon coeur , il lui confie ſes projets , ſes
craintes , ſes combats, la violence de fon
amour . C'eſt ſurtout l'amitié de Warvick
qui lui peſe ; c'eſt Warvick , c'eſt un ami
Av
A
qu'il craint d'offenſer ; mais il eſpere le
fléchir & ordonne à Suffolck de ſe rendre
à la Cour de France , &c. &c. Alors
on apprend que le Comte vient d'arriver
dans Londres aux acclamations de tout le
Peuple , & le Roi ſe retire dans le plus
grand trouble .
Telle eſt la marche du premier Acte ,
nous n'en citerons qu'un trait rendu ſublime
par Mademoiselle Dumeſnil , &
qui le paroîtra peut - être encore ſans
elle.
Cet MARGUERITE qui parle.
Demomens en momens j'attendois le trépas ;
Unbrigand ſe préſente ,& fon avide joie
Brille dans ſes regards à l'aſpect de ſa proie.
Il eſt prêt à frapper : je reſtai ſans frayeur ,
Un eſpoir imprévu vint ranimer mon coeur.
Sans guide , fans ſecours ,dans ce lieu folitaire,
J'oſai dans ce brigand voir un Dieu tutélaire.
« Tiens , approche , ( lui dis-je, en lui montrant
mon fils , 1
Qu'à peine ſoutenoient mes bras appeſantis,)
Ofe fauver ton Prince , oſe ſauver ſamere.>>>>
J'étonnai , j'attendris ce mortel ſanguinaire ,
Mon inttépidité le rendit généreux. alloy
LeCiel veilloit alors fur mon fils malheureux,
Oubien le front des Rois , que le deſtin accable ;
Sous les traits du malheur ſemble plus refpectable,
a Suivez-moi , me dit-il , &le fer à la main ,
Portant mon fils de Pautre, il nous fraye un ches
9039
2
2
Et ce mortel abject , tout fier de ouvrage ,
fon
Sembloit , en me ſauvant , égaler mon courage.
apne me ACTE II
WARVICK commence à s'applaudir
C
avec Summer d'avoir rétabli la paix entre
deux Nations rivales & hautaines , d'avoir
obtenu pour fon Maître la Soeur de Louis
XI , & de ſe voir à la fois l'arbitre , la
zerreur & le foutien des Rois. C'eſt dans
cet eſprit qu'il rend compte enſuite au Roi
du ſuccès de ſa négociation , & qu'il ſe
félicite de l'avoir ſervi dans la Cour des
Rois comme dans les combats. Edouard
loue ſon zèle , & conſent à ratifier la paix,
mais non à épouſer la Soeur de Louis XI .
Le Comte de Warvick inſiſte ſur la né
ceffité de fatisfaire au traité dont il fut
garant lui-même ; & le Roi , fans lui devoiler
tout-à-fait le myſtère de ſes nouvelles
amours , ſe retire en lui laiſſant
voir autantde trouble que d'amitié : War
vick reſte dans l'étonnement. Marguerite
vient l'en tirer , & s'exprime ainfier
MARGUERITE. ( Elle continue àparler
d'Edouard.)
Onditque ſur ſon coeur l'amour leplus ardent
Prend, depuis quelques jours, un ſuprême afcen
dant....
1.
On dit plus , & peut- être allez-vous en douter :
Ondit que cet objet, qu'il eût dû reſpecter,
Avoit promis ſa main , gage d'unfeufincère,
Auplus grand des Guerriers qu'ait produit l'Angle
terre ,
A qui même Edouard doit toute fa grandeur :
Qu'Edouard lâchement trahit ſon bienfaiteur :
Que pour prix de ſon zèle , & d'une foi conſtantel
Il lui ravit enfin ſa femme& ſon amante!
Ce ſont-là ſes projets , ſes voeux & ſon eſpoir,
Et c'eſt Elifabeth qu'il époufe ce ſoir.
•
: • • :
Pourquoi trouveriez -vous ce récit incroyable?
Lorſque l'on a trahi ſon Prince & ſon devoir ,
Voilà, voilà le prix qu'on en doit recevoir.
Si Warvick eût ſuivi de plusjuſtes maximes ,
S'il eût cherché pour moi des exploits légitimes,
४
Il me connoît aſſez , pour croire quemon cosur
D'unplus digne retour eût payé ſa valeur.
Adieu. Dans peu d'inftans vous pourrez reconnoî
tre
Cequ'a produit pour vous le choix d'un nouveau
Maître;
Vous apprendrez bien-tôt qui vous deviez ſervir.
Vous apprendrez du moins qui vous devez hair .
Je rends grace au deſtin. Oui , ſa faveur commence
Amefaireaujourd'hui goûter quelque vengeance ;
Et j'ai vû l'ennemi qui combattit ſon Roi,
Puni parun ingrat qu'il ſervît contre moi.
Warvick veut encore douter des dif
cours de Marguerite , & de l'ingratitude
de fon ami ; mais Summer & enſuite Eli
ſabeth viennent confirmer tout ce qu'il
a appris . Warvick jure d'en tirer ven
geance. Elifabeth s'efforce en vain de le19
calmer , & Warvick fort en menaçant.
Cof
3????? ?????????????
MA
ACTE III
ARGUERITE s'applaudit d'avoir irrite
Warvick , & peint ainſi le génie des
Anglois dont il eſt l'idole .
MARGUERITE, a Néville.
:
おす
)
Ne crois pas qu'Edouard triomphe impunément,
Mets-toi devant les yeux ce long enchaînement
De meurtres , de forfaits , dont la guerre civile
A, depuis fi long-tems , épouvanté cette Iſle.
Songe au ſang dont nos yeux ont vû couler des
flots ,
по
3
53
A
Sous le fer des foldats , ſous le fer des bourreaux ;
Ou d'un père ou d'un fils chacun pleure la perte ,
Et d'un deuil éternel l'Angleterre eſt couverte.
De vingt mille proſcrits les malheureux enfans
Brûlent tous en ſecret de venger leurs parens ;
Ils ont tous entendu , le jour de leur naiſſance ,
Autour de leur berceau le cri de la vengeance :
Tous ont été , depuis , nourris dans cet eſpoir ,
Et pour eux , en naiſſant , le meurtre eſt un devoirs
Je te dirai bien plus , le ſang & le ravage
Ont endurci ce Peuple , ont irrité ſa rage;
Et depuis ſi long-tems au carnage exercé;
II conferve la foifdu ſang qu'il a verſé.
Mais elle craint que ce Guerrier trop
ſuperbe n'éclate en menaces inſultantes
devant fon maître , & que le Roi ne le
faffe arrêter , elle fort : ( ce qui laiſſe le
Théatre vuide afſfez inutilement. C'eſt un
défaut dont les plus grands Maîtres ont
donné l'exemple , mais que leurs éleves ne
doivent jamais imiter. )Edouard cependant
qui vient d'apprendre de Suffolck
que Warvick ne lui a répondu que par
des emportemens , commande qu'on l'éloigne
Mais Warvick paroît , &
lui fait une longue énumération de ſes
ſervices , il lui rappelle ſes propres difcours
fur le champ de bataille où fon
pere venoit d'expirer , & ſe plaint de
fon ingratitude . Edouard lui fait une
réponſe très-moderée , quoique noble , &
qu'on ſera peut-être bien aiſe de trouver
ici.
?
...
Ceft EDOUARD qui parle.
Moderez devant moi ce tranſportqui m'offenfe.
Vantez moins vos exploits, j'en connois l'impor
tance;
Mais ſçachez qu'Edouard , arbitre de ſon fort,
Auroit trouvé ſans vous la victoire ou llaamort;
Vous n'enpouvezdouter, vous devez me connol
tre.
Eh! quels ſont donc enfin les torts de votre Mai-
; tre?
Je vous promis beaucoup: vous ai-je donnémoins ?
Lerang, où pres de moi vous ontplacé mes ſoins,
L'éclat de vos honneurs, vosbiens, votre puiſlance,
Sont-ils de vains effets de ma reconnoiſſance ?
Il eſt vrai, j'ai cherché l'Hymen d'Elifabeth.
N'ai-je pû faire au moins ce qu'a fait mon Sujet ,
Etm'est- il défendu d'écouter ma tendreſſe ,
De brûler pour l'objet où votre eſpoir s'adreſſe ?
Queme reprochez-vous? Suis-je injuſte ou cruel ?
L'ai-je, comme unTyran , fait traîner à l'autel ??
Je me fuis , comme vous , efforcé de lui plaire ,
Je me ſuis appuyé de l'aveu de ſon pere ;
J'ai demandé le ſien; & s'il faut dire plus ,
Elle n'a point encor expliqué ſes refus.
Laiſſez-moi juſques-là me flatter que ma flamme
Quemes foins , mes reſpects , n'offenſent point fon
ame;
Etqu'un coeur qui du vôtre a mérité les voeux,
Peut être , malgré vous, ſenſible à d'autres feux.
•
WARVICK & EDOUARD.
Jamais Elifabeth ne me ſera ravie ,
Onvous ne l'obtiendrez qu'aux dépen de maviej
Jamais impunémentje ne fus offenfé
יצ
Y
EDOUARD.
Jamais impunément je ne fus menacé ;
Et fi d'une amitié , qui me fut long-tems chère?
Le ſouvenir encor n'arrêtoit ma colère ,
Vous en auriez déjà reſſenti les effets ....
Peut-être cet effort vaut ſeul tous vos bienfaits.
Nepouſſez pas plus loinma bonté qui ſe laſſe
Et ne me forcez pas à punir votre audace.
Edouard peut d'un mot venger ſes droits bleſſés,
Etfût-il votre ouvrage ; il eſt Roi, frémiſſez.
Le Comte de Warvick lui répond
par des reproches encore plus amers ;
Edouard fait entrer ſesGardes ; Elifabeth
arrive avec eux : le Comte lui exagere
les torts de l'ingrat Yorck , & la quitte
pour courir à la vengeance. Edouard or
donne qu'on arrête le Comte de Warvick .
Elifabeth demeure avec le Roi pour l'appaifer
, & l'on vient leur annoncer que
Warvick s'eſt laiſſe conduire à la tour ,
mais que le peuple s'émeut en fa faveur :
le Roi fort pour aller le contenir.
SOIVAAT
0
C
ACTE IV.
WARVICK feul & dans la prifon , fe
retrace ainſi le fort de ſon premier maître :
.. C'eſt dans ces lieux, dans cette tour horrible
Qu'à vivre dans les fers par moi ſeul condamné
Lemalheureux Henri languit abandonné ,
L'Oppreſſeur , l'Opprimé n'ont plus qu'un même
afyle.
Hélas ! dans ſon malheur il eſt calme& tranquille,
Il eſt loin de penſer qu'un revers plein d'horreur
Enchaîne auprès de lui ſon ſuperbe vainqueur.
Summer vient lui apprendre que le parti
de Marguerite doit bientôt le délivrer.
Warvick le conjure par les pleurs qu'il
verſe encore devant lui , de hâter le moment
de ſa liberté. Summer lui promet
tout , & fort pour lui obéir.
Plus calme après ces eſpérances , Warwick
réfléchit ſur l'illuſion qui l'a confolé
; Elifabeth arrive,
L'objet de cette Scène n'eſt ni précis ,
ni déterminé ; mais l'art de l'Auteur , la
figure aimable & la voix touchante de MademoiſelleDubois,
fur-tout les talens ſupérieurs
de M. Le Kain , qu'on peut appellerleGarrickFrançois
, concourent àpal
lier ce léger défaut .
Enfin des Gardes viennent chercher
Elifabeth pour la conduire auprès du
Roi ; Warvick retombe dans ſes incertitudes
, & dans l'agitation . Alors
des Gardes enfoncent la prifon , & Summer
à leur tête parle ainfi.
SCENE VII.
SUMMER..
J'apporte la vengeance ,
Ami , prenez ce fer ; foyez libre & vainqueur .
WARVICK.
Tout estdonc réparé ? .. Cherami , quel bonheut !
SUMMER.
Votre nom, votre gloire, & la Reine & moi-même ,
Tout range ſous vos loix un peuple qui vous aime
Marguerite , échappée aux Gardes du Palais ,
D'abord, à votre nom , raſſemble les Anglois ,
Jemejoins à ſes cris : tout s'émeut, tout s'emprefle,
Tous veulent vous offrir une main vengereſſe.
On attaque , on aſſiége Edouard allarmé
Avec Elifabeth au Palais renfermé.
Paroiſſez ; c'eſt à vous d'achever la victoire.
mivenez chercher la vengeance & la gloire.
WARVICK.
Voilàdonc où ſa faute & le fort l'ont réduit :
De ſon ingratitude il voît enfin le fruit.
Il l'a trop mérité. Marchons ... Warvick, arrête.
Tu vas donc d'une femme achever la conquête
Ecrafer fans effort un rival abbatu?
20 Sont-ce làdes exploits dignes de ta vertu ?
Eft-ce un ſi beautriomphe offert à ta vaillance ;
D'immoler Edouard, quand il eſt ſans défenſe ?
Ah!j'embraffe unprojetplus grand,plus généreux.
Voici de mes inftans l'inſtant le plus heureux.
Ce jour de mes malheurs eſt le jour de ma gloire.
C'eſt moiqui vais fixer le fort & la victoire.
Le deſtin d'Edouard ne dépend que de moi.
J'ai guidé ſa jeuneſſe & mon bras l'a fait Roi ;
J'al conſervé ſes jours & je vais les défendre .
Je luidonnai le ſceptre , &je vais le lui rendre
Detous les ennemis confondre les projets,
Et je veux le punit à force de bienfaitsig
Il connoîtra mon coeur autant que mon courage W
Une ſeconde fois il ſera monouvrage, Do
Qu'il va ſe repentir de m'avoir outrage
Combien it va rougir ! ... Amis , je ſuis venge.
Allons, braves Anglois , c'eſt Warvick qui vous
guide,
Ne déſavouez point votre Chef intrépide.
Sivous aimez l'honneur, venez tous avec mo
Et combattre Lançaſtre, & fauver votre Roi
Fin du quatrième Alte
uby
ACTE V
ELISABETH qui ne connoîtdeWarvick
que fa fureur &fes projets de vengeance ,
tremble également pour les jours de fon
amant , &pour ceux de fon Roi. Suffolck
vient la raſſurer par le récit de ce qui
s'eſt paffé ſous les yeux, Warvick a
diffipe le parti de Marguerite qui affiés
geoit Edouard dans ſon palais , & l'a
couronné pour la feconde fois. Elifabeth
ſe livre à la joie. Edouard l'augmente
encore en lui déclarant qu'il eſt prêt à
épouſer la foeur de Louis XI , & à
l'unir au Comte de Warvick. Marguerite
priſonniere , mais triomphante , leur apprend
qu'elle s'eſt vengée du Comte de
Warvick , & qu'il eſt expirant,
Voici les vers qui ſont dans la bouche
du Comte de Warvick qu'on amene ſur
le Théatre , & qui terminent la piece :
... Ecoutez moins de vains reſſentimens.
Renvoyez à Louis cette femme cruelle ,
Il pourroit la venger , ne craignez plus riend'elle.
Cepeuplequi m'aima ,la déteſte aujourd'hui
Quim'adonné la mort ne peut régner ſur lui,
Pleurez moinsmon trépas. Macarriere eſt finic
Aumoment leplus beaudont s'illuſtrama vie.
Mavoix a fait encor le deſtin des Anglois :
Etj'emporte au tombeau ma gloire & vos regrets
Π
WARVICK continueens'adreſſant à EDOUARD.
N'accuſons de vos maux que yous & que moi
même.
Votre amour fut aveugle &mon orgueil extrême,
Vous aviez oublié mes ſervices : &moi
J'oubliai trop , hélas ! que vous étiez monRei,
J'ai l'honneur d'être ,
MESSIEURS,
Votre très-humble & très
obéiſſant Serviteur ,
JOUBERT.
AUX AUTEURS
DU MERCURE
DE FRANCE ,
SUR LE
COMTE DE WARVICK,
TRAGÉDIE NOUVELLE ,
EN CINQ ACTES ET EN VERS
Repréſentée , pour la première fois , le Lundi
2 Novembre 1763.
M. DCC . LXIII.
TELEEH
LETTRE
AUX AUTEURS
DU
MERCURE DE FRANCE.
VOICI , Meſſieurs , une nouvelle preuve
de cette vérité que Corneille a devinée
parſentiment &qu'il a fi bien placée dans
ſaTragédie duCid : e'eſt le Cid qui parle :
«Mes pareils à deux fois ne ſe font point connoître;
»Et pour leurs coups d'eſſai veulent des coups de
Maître. >>>
C'eſt ainſi que les Racine & les Voltaires'annonçoient
ſur laScène Françoiſe.
Monfieur de la Harpe paroît avoir bien
étudié la manière de ces grands Peintres
del'ame, & ſe voit, comme eux, couronné
A iij
dès le premier pas qu'il a fait dans la car
rière du Théatre .
La Tragédie de Warvick, dont je vais
faire l'analyſe exacte , eſt un Ouvrage
qu'on ne devoit pas attendre d'un Ecolier
àpeine forti des Univerſités. Il est vrai
que ſes premiers Maîtres n'avoient pas
méconnu fon génie , & que M. de la
Harpe , avant l'âge de vingt ans , avoit
rendu fon nom celebre & intéreſſant dans
les faſtes de cette Ecole de goût & de
moeurs , qui compte plus d'un Rollin parmi
ſes Chefs .
Tout le monde paroît demeurer d'ac
cord que le plan de cette Tragédie eft
heureuſement conçu , que les caractères
en font nobles , & auffi - bien foutenus
que contraſtés , les ſentimens vrais
& grands fans enfure , le ſtyle élégant
& la verſification facile , mais toujours
harmonieuſe . Ceux qui s'intéreſſent à la
gloire de notre Theatre voient avec plaifir
s'élever un jeune Poëte , qui a le courage
de ſacrifier à la préciſion de ſes
dialogues ces maximes & ces ſentences
tant rebattues & toujours applaudies .
Ils lui ſçauront gré ſans doute d'avoir
composé dans un genre preſque oublié de
nos jours , & qui a fait place aux monf
trueuſes &burleſques Pantomimes qu'on
nous apporte d'Angleterre ou d'Italie .
Mais outre le mérite réel de cette Tragé
die , il en eſt un qui appartient plus aux
moeurs qu'au génie ; l'Auteur ſemble ne
s'être écarté de l'hiſtoire que pour donner
à Warvick toute la grandeurdont une
ame eft capable. Auguſte qui pardonne a
Cinna , n'eſt pas plus généreux que Warvick
empriſonné par Edouard , & qui ne
fort de ſa priſon que pour le couronner
une ſeconde fois . Les acclamations univerfelles
données au Comte de Warvick
dans ce moment , font un témoignage
irrécuſable contre les détracteurs
de la Scène Françoiſe . Ce n'eſtpoint affez
qu'un beau diſcours devenu preſque une
action par la véhémente éloquence de
l'Orateur , nous imprime des leçons de
vertu , ce ſont des exemples de générofité
qui nous frappent au Théatre , qui rappellent
l'homme à ſa première dignité :
ce font peut - être ces applaudiſſemens
unanimes & forcés que nous donnons à
la vertu qui nous emportent juſqu'à elle ,
qui nous rendent capables d'y atteindre ,
& font du Théatre même une école de
moeurs , que rien ne peut remplacer.
A iiij
NOMS DES ACTEURS.
YORCK , Roi d'Angleterre , ſous le nom
d'Edouard.
MARGUERITE D'AN JOU , femme de
Lancaftre , Roi d'Angleterre, ſous le nom
de HENRY.
LE COMTE DE WARVICK.
SUFFOLK , Confident d'Edouard.
SUMMER , Ami de Warvick.
ELISABETH , Amante de Warwick.
NEVILLE , Confidente de Margueritean
GARDES.
?
A
C
Ho La Scène est à Londres.
?
1612
ACTE PREMIER
MARGUERITE ouvre la ſcèneavecNéville
ſa confidente , & lui découvre les
ſecrets motifs de ſa joie &de ſes nouvelles
eſpérances : Edouard vainqueur de
Henri VI , & placé ſur ſon Trône par la
valeur & l'amitié de Warvick , va dans
l'absence de ce guerrier lui ravir ſa Maîtreffe
, & doit ce jour même épouſer Elifabeth
de Gray. Marguerite ſe flatte que
Warvick , irrité d'un affront fi peu attendu
, va travailler avec elle à rétablir
fon mari ſur le Trône d'Angleterre :
c'eſt pourquoi elle ſe propoſe d'obtenir
d'Edouard la liberté de paſſer en France
pour y joindre le Comte de Warvick ,
& l'inſtruire des amours & de l'ingratitude
du Maître qu'il s'eſt donné.
Edouard , ſans lui refuſer ni lui accorder
ſa demande , lui fait entendre que
le moment de la paix ſera celui de ſa liberté.
Le Roi ouvre à Suffolck les replis
de ſon coeur , il lui confie ſes projets , ſes
craintes , ſes combats, la violence de fon
amour . C'eſt ſurtout l'amitié de Warvick
qui lui peſe ; c'eſt Warvick , c'eſt un ami
Av
A
qu'il craint d'offenſer ; mais il eſpere le
fléchir & ordonne à Suffolck de ſe rendre
à la Cour de France , &c. &c. Alors
on apprend que le Comte vient d'arriver
dans Londres aux acclamations de tout le
Peuple , & le Roi ſe retire dans le plus
grand trouble .
Telle eſt la marche du premier Acte ,
nous n'en citerons qu'un trait rendu ſublime
par Mademoiselle Dumeſnil , &
qui le paroîtra peut - être encore ſans
elle.
Cet MARGUERITE qui parle.
Demomens en momens j'attendois le trépas ;
Unbrigand ſe préſente ,& fon avide joie
Brille dans ſes regards à l'aſpect de ſa proie.
Il eſt prêt à frapper : je reſtai ſans frayeur ,
Un eſpoir imprévu vint ranimer mon coeur.
Sans guide , fans ſecours ,dans ce lieu folitaire,
J'oſai dans ce brigand voir un Dieu tutélaire.
« Tiens , approche , ( lui dis-je, en lui montrant
mon fils , 1
Qu'à peine ſoutenoient mes bras appeſantis,)
Ofe fauver ton Prince , oſe ſauver ſamere.>>>>
J'étonnai , j'attendris ce mortel ſanguinaire ,
Mon inttépidité le rendit généreux. alloy
LeCiel veilloit alors fur mon fils malheureux,
Oubien le front des Rois , que le deſtin accable ;
Sous les traits du malheur ſemble plus refpectable,
a Suivez-moi , me dit-il , &le fer à la main ,
Portant mon fils de Pautre, il nous fraye un ches
9039
2
2
Et ce mortel abject , tout fier de ouvrage ,
fon
Sembloit , en me ſauvant , égaler mon courage.
apne me ACTE II
WARVICK commence à s'applaudir
C
avec Summer d'avoir rétabli la paix entre
deux Nations rivales & hautaines , d'avoir
obtenu pour fon Maître la Soeur de Louis
XI , & de ſe voir à la fois l'arbitre , la
zerreur & le foutien des Rois. C'eſt dans
cet eſprit qu'il rend compte enſuite au Roi
du ſuccès de ſa négociation , & qu'il ſe
félicite de l'avoir ſervi dans la Cour des
Rois comme dans les combats. Edouard
loue ſon zèle , & conſent à ratifier la paix,
mais non à épouſer la Soeur de Louis XI .
Le Comte de Warvick inſiſte ſur la né
ceffité de fatisfaire au traité dont il fut
garant lui-même ; & le Roi , fans lui devoiler
tout-à-fait le myſtère de ſes nouvelles
amours , ſe retire en lui laiſſant
voir autantde trouble que d'amitié : War
vick reſte dans l'étonnement. Marguerite
vient l'en tirer , & s'exprime ainfier
MARGUERITE. ( Elle continue àparler
d'Edouard.)
Onditque ſur ſon coeur l'amour leplus ardent
Prend, depuis quelques jours, un ſuprême afcen
dant....
1.
On dit plus , & peut- être allez-vous en douter :
Ondit que cet objet, qu'il eût dû reſpecter,
Avoit promis ſa main , gage d'unfeufincère,
Auplus grand des Guerriers qu'ait produit l'Angle
terre ,
A qui même Edouard doit toute fa grandeur :
Qu'Edouard lâchement trahit ſon bienfaiteur :
Que pour prix de ſon zèle , & d'une foi conſtantel
Il lui ravit enfin ſa femme& ſon amante!
Ce ſont-là ſes projets , ſes voeux & ſon eſpoir,
Et c'eſt Elifabeth qu'il époufe ce ſoir.
•
: • • :
Pourquoi trouveriez -vous ce récit incroyable?
Lorſque l'on a trahi ſon Prince & ſon devoir ,
Voilà, voilà le prix qu'on en doit recevoir.
Si Warvick eût ſuivi de plusjuſtes maximes ,
S'il eût cherché pour moi des exploits légitimes,
४
Il me connoît aſſez , pour croire quemon cosur
D'unplus digne retour eût payé ſa valeur.
Adieu. Dans peu d'inftans vous pourrez reconnoî
tre
Cequ'a produit pour vous le choix d'un nouveau
Maître;
Vous apprendrez bien-tôt qui vous deviez ſervir.
Vous apprendrez du moins qui vous devez hair .
Je rends grace au deſtin. Oui , ſa faveur commence
Amefaireaujourd'hui goûter quelque vengeance ;
Et j'ai vû l'ennemi qui combattit ſon Roi,
Puni parun ingrat qu'il ſervît contre moi.
Warvick veut encore douter des dif
cours de Marguerite , & de l'ingratitude
de fon ami ; mais Summer & enſuite Eli
ſabeth viennent confirmer tout ce qu'il
a appris . Warvick jure d'en tirer ven
geance. Elifabeth s'efforce en vain de le19
calmer , & Warvick fort en menaçant.
Cof
3????? ?????????????
MA
ACTE III
ARGUERITE s'applaudit d'avoir irrite
Warvick , & peint ainſi le génie des
Anglois dont il eſt l'idole .
MARGUERITE, a Néville.
:
おす
)
Ne crois pas qu'Edouard triomphe impunément,
Mets-toi devant les yeux ce long enchaînement
De meurtres , de forfaits , dont la guerre civile
A, depuis fi long-tems , épouvanté cette Iſle.
Songe au ſang dont nos yeux ont vû couler des
flots ,
по
3
53
A
Sous le fer des foldats , ſous le fer des bourreaux ;
Ou d'un père ou d'un fils chacun pleure la perte ,
Et d'un deuil éternel l'Angleterre eſt couverte.
De vingt mille proſcrits les malheureux enfans
Brûlent tous en ſecret de venger leurs parens ;
Ils ont tous entendu , le jour de leur naiſſance ,
Autour de leur berceau le cri de la vengeance :
Tous ont été , depuis , nourris dans cet eſpoir ,
Et pour eux , en naiſſant , le meurtre eſt un devoirs
Je te dirai bien plus , le ſang & le ravage
Ont endurci ce Peuple , ont irrité ſa rage;
Et depuis ſi long-tems au carnage exercé;
II conferve la foifdu ſang qu'il a verſé.
Mais elle craint que ce Guerrier trop
ſuperbe n'éclate en menaces inſultantes
devant fon maître , & que le Roi ne le
faffe arrêter , elle fort : ( ce qui laiſſe le
Théatre vuide afſfez inutilement. C'eſt un
défaut dont les plus grands Maîtres ont
donné l'exemple , mais que leurs éleves ne
doivent jamais imiter. )Edouard cependant
qui vient d'apprendre de Suffolck
que Warvick ne lui a répondu que par
des emportemens , commande qu'on l'éloigne
Mais Warvick paroît , &
lui fait une longue énumération de ſes
ſervices , il lui rappelle ſes propres difcours
fur le champ de bataille où fon
pere venoit d'expirer , & ſe plaint de
fon ingratitude . Edouard lui fait une
réponſe très-moderée , quoique noble , &
qu'on ſera peut-être bien aiſe de trouver
ici.
?
...
Ceft EDOUARD qui parle.
Moderez devant moi ce tranſportqui m'offenfe.
Vantez moins vos exploits, j'en connois l'impor
tance;
Mais ſçachez qu'Edouard , arbitre de ſon fort,
Auroit trouvé ſans vous la victoire ou llaamort;
Vous n'enpouvezdouter, vous devez me connol
tre.
Eh! quels ſont donc enfin les torts de votre Mai-
; tre?
Je vous promis beaucoup: vous ai-je donnémoins ?
Lerang, où pres de moi vous ontplacé mes ſoins,
L'éclat de vos honneurs, vosbiens, votre puiſlance,
Sont-ils de vains effets de ma reconnoiſſance ?
Il eſt vrai, j'ai cherché l'Hymen d'Elifabeth.
N'ai-je pû faire au moins ce qu'a fait mon Sujet ,
Etm'est- il défendu d'écouter ma tendreſſe ,
De brûler pour l'objet où votre eſpoir s'adreſſe ?
Queme reprochez-vous? Suis-je injuſte ou cruel ?
L'ai-je, comme unTyran , fait traîner à l'autel ??
Je me fuis , comme vous , efforcé de lui plaire ,
Je me ſuis appuyé de l'aveu de ſon pere ;
J'ai demandé le ſien; & s'il faut dire plus ,
Elle n'a point encor expliqué ſes refus.
Laiſſez-moi juſques-là me flatter que ma flamme
Quemes foins , mes reſpects , n'offenſent point fon
ame;
Etqu'un coeur qui du vôtre a mérité les voeux,
Peut être , malgré vous, ſenſible à d'autres feux.
•
WARVICK & EDOUARD.
Jamais Elifabeth ne me ſera ravie ,
Onvous ne l'obtiendrez qu'aux dépen de maviej
Jamais impunémentje ne fus offenfé
יצ
Y
EDOUARD.
Jamais impunément je ne fus menacé ;
Et fi d'une amitié , qui me fut long-tems chère?
Le ſouvenir encor n'arrêtoit ma colère ,
Vous en auriez déjà reſſenti les effets ....
Peut-être cet effort vaut ſeul tous vos bienfaits.
Nepouſſez pas plus loinma bonté qui ſe laſſe
Et ne me forcez pas à punir votre audace.
Edouard peut d'un mot venger ſes droits bleſſés,
Etfût-il votre ouvrage ; il eſt Roi, frémiſſez.
Le Comte de Warvick lui répond
par des reproches encore plus amers ;
Edouard fait entrer ſesGardes ; Elifabeth
arrive avec eux : le Comte lui exagere
les torts de l'ingrat Yorck , & la quitte
pour courir à la vengeance. Edouard or
donne qu'on arrête le Comte de Warvick .
Elifabeth demeure avec le Roi pour l'appaifer
, & l'on vient leur annoncer que
Warvick s'eſt laiſſe conduire à la tour ,
mais que le peuple s'émeut en fa faveur :
le Roi fort pour aller le contenir.
SOIVAAT
0
C
ACTE IV.
WARVICK feul & dans la prifon , fe
retrace ainſi le fort de ſon premier maître :
.. C'eſt dans ces lieux, dans cette tour horrible
Qu'à vivre dans les fers par moi ſeul condamné
Lemalheureux Henri languit abandonné ,
L'Oppreſſeur , l'Opprimé n'ont plus qu'un même
afyle.
Hélas ! dans ſon malheur il eſt calme& tranquille,
Il eſt loin de penſer qu'un revers plein d'horreur
Enchaîne auprès de lui ſon ſuperbe vainqueur.
Summer vient lui apprendre que le parti
de Marguerite doit bientôt le délivrer.
Warvick le conjure par les pleurs qu'il
verſe encore devant lui , de hâter le moment
de ſa liberté. Summer lui promet
tout , & fort pour lui obéir.
Plus calme après ces eſpérances , Warwick
réfléchit ſur l'illuſion qui l'a confolé
; Elifabeth arrive,
L'objet de cette Scène n'eſt ni précis ,
ni déterminé ; mais l'art de l'Auteur , la
figure aimable & la voix touchante de MademoiſelleDubois,
fur-tout les talens ſupérieurs
de M. Le Kain , qu'on peut appellerleGarrickFrançois
, concourent àpal
lier ce léger défaut .
Enfin des Gardes viennent chercher
Elifabeth pour la conduire auprès du
Roi ; Warvick retombe dans ſes incertitudes
, & dans l'agitation . Alors
des Gardes enfoncent la prifon , & Summer
à leur tête parle ainfi.
SCENE VII.
SUMMER..
J'apporte la vengeance ,
Ami , prenez ce fer ; foyez libre & vainqueur .
WARVICK.
Tout estdonc réparé ? .. Cherami , quel bonheut !
SUMMER.
Votre nom, votre gloire, & la Reine & moi-même ,
Tout range ſous vos loix un peuple qui vous aime
Marguerite , échappée aux Gardes du Palais ,
D'abord, à votre nom , raſſemble les Anglois ,
Jemejoins à ſes cris : tout s'émeut, tout s'emprefle,
Tous veulent vous offrir une main vengereſſe.
On attaque , on aſſiége Edouard allarmé
Avec Elifabeth au Palais renfermé.
Paroiſſez ; c'eſt à vous d'achever la victoire.
mivenez chercher la vengeance & la gloire.
WARVICK.
Voilàdonc où ſa faute & le fort l'ont réduit :
De ſon ingratitude il voît enfin le fruit.
Il l'a trop mérité. Marchons ... Warvick, arrête.
Tu vas donc d'une femme achever la conquête
Ecrafer fans effort un rival abbatu?
20 Sont-ce làdes exploits dignes de ta vertu ?
Eft-ce un ſi beautriomphe offert à ta vaillance ;
D'immoler Edouard, quand il eſt ſans défenſe ?
Ah!j'embraffe unprojetplus grand,plus généreux.
Voici de mes inftans l'inſtant le plus heureux.
Ce jour de mes malheurs eſt le jour de ma gloire.
C'eſt moiqui vais fixer le fort & la victoire.
Le deſtin d'Edouard ne dépend que de moi.
J'ai guidé ſa jeuneſſe & mon bras l'a fait Roi ;
J'al conſervé ſes jours & je vais les défendre .
Je luidonnai le ſceptre , &je vais le lui rendre
Detous les ennemis confondre les projets,
Et je veux le punit à force de bienfaitsig
Il connoîtra mon coeur autant que mon courage W
Une ſeconde fois il ſera monouvrage, Do
Qu'il va ſe repentir de m'avoir outrage
Combien it va rougir ! ... Amis , je ſuis venge.
Allons, braves Anglois , c'eſt Warvick qui vous
guide,
Ne déſavouez point votre Chef intrépide.
Sivous aimez l'honneur, venez tous avec mo
Et combattre Lançaſtre, & fauver votre Roi
Fin du quatrième Alte
uby
ACTE V
ELISABETH qui ne connoîtdeWarvick
que fa fureur &fes projets de vengeance ,
tremble également pour les jours de fon
amant , &pour ceux de fon Roi. Suffolck
vient la raſſurer par le récit de ce qui
s'eſt paffé ſous les yeux, Warvick a
diffipe le parti de Marguerite qui affiés
geoit Edouard dans ſon palais , & l'a
couronné pour la feconde fois. Elifabeth
ſe livre à la joie. Edouard l'augmente
encore en lui déclarant qu'il eſt prêt à
épouſer la foeur de Louis XI , & à
l'unir au Comte de Warvick. Marguerite
priſonniere , mais triomphante , leur apprend
qu'elle s'eſt vengée du Comte de
Warvick , & qu'il eſt expirant,
Voici les vers qui ſont dans la bouche
du Comte de Warvick qu'on amene ſur
le Théatre , & qui terminent la piece :
... Ecoutez moins de vains reſſentimens.
Renvoyez à Louis cette femme cruelle ,
Il pourroit la venger , ne craignez plus riend'elle.
Cepeuplequi m'aima ,la déteſte aujourd'hui
Quim'adonné la mort ne peut régner ſur lui,
Pleurez moinsmon trépas. Macarriere eſt finic
Aumoment leplus beaudont s'illuſtrama vie.
Mavoix a fait encor le deſtin des Anglois :
Etj'emporte au tombeau ma gloire & vos regrets
Π
WARVICK continueens'adreſſant à EDOUARD.
N'accuſons de vos maux que yous & que moi
même.
Votre amour fut aveugle &mon orgueil extrême,
Vous aviez oublié mes ſervices : &moi
J'oubliai trop , hélas ! que vous étiez monRei,
J'ai l'honneur d'être ,
MESSIEURS,
Votre très-humble & très
obéiſſant Serviteur ,
JOUBERT.
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Résumé : LETTRE AUX AUTEURS DU MERCURE DE FRANCE SUR LE COMTE DE WARVICK TRAGÉDIE NOUVELLE EN CINQ ACTES ET EN VERS Représentée, pour la première fois, le lundi 7 Novembre 1763.
La lettre aux auteurs du Mercure de France présente la tragédie 'Le Comte de Warwick', représentée pour la première fois le 2 novembre 1763. L'auteur de la pièce, Jean-François de La Harpe, est comparé à Corneille, Racine et Voltaire, soulignant son talent précoce et prometteur. La tragédie est appréciée pour son plan bien conçu, ses personnages nobles et contrastés, ainsi que pour son style élégant et sa versification harmonieuse. Elle se distingue par des dialogues précis et l'absence de maximes rebattues. L'intrigue se déroule à Londres en 1612 et met en scène des personnages historiques tels que le roi Édouard, Marguerite d'Anjou, le comte de Warwick, et Élisabeth. Marguerite, épouse de Henri VI, espère que Warwick, irrité par l'infidélité d'Édouard, l'aidera à restaurer son mari sur le trône. Édouard est partagé entre son amour pour Élisabeth et son amitié pour Warwick. La pièce explore les thèmes de la loyauté, de l'ingratitude et de la générosité, avec Warwick incarnant une grandeur d'âme comparable à celle d'Auguste pardonnant Cinna. Les actes suivants développent les tensions entre Warwick et Édouard, avec Marguerite manipulant les événements pour provoquer une rébellion. Warwick, après avoir été emprisonné, est libéré par le peuple et retourne sur le trône. La pièce illustre la capacité du théâtre à inspirer des leçons de vertu et de générosité. Warwick, confronté à des dilemmes moraux et politiques, hésite à se venger d'Édouard mais décide de le protéger et de restaurer son trône. Il rappelle son rôle crucial dans l'ascension d'Édouard et rallie les Anglais pour combattre les ennemis du roi. Élisabeth, amoureuse de Warwick, est rassurée par Suffolk qui lui raconte les actions héroïques de Warwick. Édouard, reconnaissant, accepte d'épouser la sœur de Louis XI et de l'unir à Warwick. Marguerite, prisonnière, révèle que Warwick est mortellement blessé. Sur son lit de mort, Warwick conseille Édouard de renvoyer la femme cruelle à Louis XI et exprime son regret pour les erreurs passées. Il meurt en héros, laissant derrière lui une nation reconnaissante.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16711
s. p.
AVERTISSEMENT.
Début :
LE Bureau du Mercure est chez M. LUTTON, Avocat , Greffier Commis [...]
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texteReconnaissance textuelle : AVERTISSEMENT.
AVERTISSEMENT.
LE Bureau du Mercure est chez M.
LUTTON, Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port, les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie litté-
raire , à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize vo-
lumes , à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les re-
cevront francs de port.
Celles qui auront d'autres voies que
la Pofte pour le faire venir , & qui pren ·
dront les frais du port fur leur comp-
te , ne payeront comme à Paris , qu'à
raifon de 30 fols par volume , c'est- à-
dire , 24 liv. d'avance, en s'abonnant
pour feize volumes,
A ij
Les Libraires des provinces ou des
pays étrangers , qui voudront faire ve-
nir le Mercure , écriront à l'adreſſe ci-
deffus.
On fupplie les perfonnes des provin-
ces d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le paye-
ment enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran-
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyenɩ
des Livres , Eftampes & Mufique à an-
noncer, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nom-
bre de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf-
qu'à préfent cent un volumes. Une Table
générale, rangée par ordre des Matières,
fe trouve à la fin du foixante-douzième.
LE Bureau du Mercure est chez M.
LUTTON, Avocat , Greffier Commis
au Greffe Civil du Parlement , Commis
au recouvrement du Mercure , rue Sainte
Anne , Butte Saint Roch , à côté du
Sellier du Roi.
C'est à lui que l'on prie d'adreffer ,
francs de port, les paquets & lettres ,
pour remettre , quant à la partie litté-
raire , à M. DE LA PLACE , Auteur
du Mercure.
Le prix de chaque volume eft de 36
fols , mais l'on ne payera d'avance , en
s'abonnant , que 24 livres pour feize vo-
lumes , à raifon de 30 fols piece.
Les perfonnes de province aufquelles
on enverra le Mercure par la pofte ,
payeront pour feize volumes 32 livres
d'avance en s'abonnant , & elles les re-
cevront francs de port.
Celles qui auront d'autres voies que
la Pofte pour le faire venir , & qui pren ·
dront les frais du port fur leur comp-
te , ne payeront comme à Paris , qu'à
raifon de 30 fols par volume , c'est- à-
dire , 24 liv. d'avance, en s'abonnant
pour feize volumes,
A ij
Les Libraires des provinces ou des
pays étrangers , qui voudront faire ve-
nir le Mercure , écriront à l'adreſſe ci-
deffus.
On fupplie les perfonnes des provin-
ces d'envoyer par la pofte , en payant
le droit , leurs ordres , afin que le paye-
ment enfoit fait d'avance au Bureau.
Les paquets qui neferont pas affran-
chis , refteront au rebut.
On prie les perfonnes qui envoyenɩ
des Livres , Eftampes & Mufique à an-
noncer, d'en marquer le prix.
Le Nouveau Choix de Piéces tirées
des Mercures & autres Journaux , par
M. DE LA PLACE , fe trouve auffi au
Bureau du Mercure. Le format , le nom-
bre de volumes & les conditions font
les mêmes pour une année. Il y en a juf-
qu'à préfent cent un volumes. Une Table
générale, rangée par ordre des Matières,
fe trouve à la fin du foixante-douzième.
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16712
s. p.
AVIS.
Début :
On trouvera le Mercure dans les Villes nommées ci-après. [...]
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
On trouvera le Mercure dans les Villes nommées
ci-après.
A Bbeville , chez L. Voyez
Amiens , chez François , & Godard."
Amſterdam , chez Rey.
Angers , chez Jahier & la veuve Foureau.
Arras , chez Michel Nicolas , & Laureau.··
Arles , chez Gaudion.
Avignon , chez Delaire & Payen.
Auxerre , chez Fournier. ›
Bâle en Suiffe , à la Pofte.
Beauvais , chez Defaint.
Berlin , chez Jean Neaulme.
Blois , chez Maffon.
Bordeaux , chez Chappuis l'aîné , à la nouvelle
Bourſe, Place royale ; les freres Labottiere
.
Place du Palais ; L. G. Labottiere , rue Saint
Pierre, vis-à-vis le puits de la Samaritaine , &
à la Pofte.
Breft , chez Malaffis.
Bruxelles , chez la veuve Pierre Vaffe , & J. Van-
denberghen.
Caen , chez Leroy.
Calais , chez Gilles Née , fur la grande Place.
Châlons en Champagne , chez Bricquet.
Châlons fur-Saône , chez Maudidier.
Charleville , chez Thezin.
Chartres , chez Feftil , & Goblin & Letellier.
Chinon , chez Breton.
Colmar , chez Fontaine.
Coppenhague, chez les freres Philibert.
Dijon , à la Pofte , chez M. Coignard, Mailly, & à
la Pofte.
Douay , chez Lannoy..
Dreux , chez Letellier.
Franfort , à la Pofte,
A iij
Fribourg en Suiffe , chez Charles de Boffe.
Grenoble , chez Girouft.
Laon , chez Melleville.
La Rochelle , chez Salvin , Chaboiceau , Grand-
Maifon & Pavie.
Liege , chez Bourguignon.
Lille , chez Broveillo.
Limoges , chez Barbou .
Lyon , chez J. Deville & à la Pofte.
Marſeille , chez Sibié , Moffy & Jayne.
Meaux , chez Charles.
Metz , chez Bouchard.
Montpellier , chez Rigault.
Moulins , chez la veuve Faure.
Nancy , chez Babin
Nantes , chez la veuve Vatard.
Nifmes , chez Gaudes .
Orléans , chez Rouzeau de Montau lt
Poitiers , chez Faulcon l'aîné , & Felix Faulcon.
Rennes , chez Ravaux , Julien , Charles Vatar ,
Garnier & Jacques Vatard.
Rheims , chez Godard & Cazin .
Rouen , chez Hérault , & Fouques.
S.Germain-en-Laye , chez la veuve Chavepeyre.
Saint-Malo , chez Hovins.
Saint-Pierre-fur-Dive , chez Dupray.
Senlis , chez Destoques.
Sens , chez Lavigne..
Soiffons , chez Courtois.
Strasbourg, chez Dulfeker & Konig.
Toulouſe , chez Robert.
Tours , chez Lambert , & Billaut.
Troyes , chez Bouillerot .
Valenciennes , chez Quênel.
Verſailles , chez Fournier.
Villefranche de Rouergue , chez Veidelhić .
Vire , chez Chalmé .
1.
Vitry-le-François , chez Seneuze.
On trouvera le Mercure dans les Villes nommées
ci-après.
A Bbeville , chez L. Voyez
Amiens , chez François , & Godard."
Amſterdam , chez Rey.
Angers , chez Jahier & la veuve Foureau.
Arras , chez Michel Nicolas , & Laureau.··
Arles , chez Gaudion.
Avignon , chez Delaire & Payen.
Auxerre , chez Fournier. ›
Bâle en Suiffe , à la Pofte.
Beauvais , chez Defaint.
Berlin , chez Jean Neaulme.
Blois , chez Maffon.
Bordeaux , chez Chappuis l'aîné , à la nouvelle
Bourſe, Place royale ; les freres Labottiere
.
Place du Palais ; L. G. Labottiere , rue Saint
Pierre, vis-à-vis le puits de la Samaritaine , &
à la Pofte.
Breft , chez Malaffis.
Bruxelles , chez la veuve Pierre Vaffe , & J. Van-
denberghen.
Caen , chez Leroy.
Calais , chez Gilles Née , fur la grande Place.
Châlons en Champagne , chez Bricquet.
Châlons fur-Saône , chez Maudidier.
Charleville , chez Thezin.
Chartres , chez Feftil , & Goblin & Letellier.
Chinon , chez Breton.
Colmar , chez Fontaine.
Coppenhague, chez les freres Philibert.
Dijon , à la Pofte , chez M. Coignard, Mailly, & à
la Pofte.
Douay , chez Lannoy..
Dreux , chez Letellier.
Franfort , à la Pofte,
A iij
Fribourg en Suiffe , chez Charles de Boffe.
Grenoble , chez Girouft.
Laon , chez Melleville.
La Rochelle , chez Salvin , Chaboiceau , Grand-
Maifon & Pavie.
Liege , chez Bourguignon.
Lille , chez Broveillo.
Limoges , chez Barbou .
Lyon , chez J. Deville & à la Pofte.
Marſeille , chez Sibié , Moffy & Jayne.
Meaux , chez Charles.
Metz , chez Bouchard.
Montpellier , chez Rigault.
Moulins , chez la veuve Faure.
Nancy , chez Babin
Nantes , chez la veuve Vatard.
Nifmes , chez Gaudes .
Orléans , chez Rouzeau de Montau lt
Poitiers , chez Faulcon l'aîné , & Felix Faulcon.
Rennes , chez Ravaux , Julien , Charles Vatar ,
Garnier & Jacques Vatard.
Rheims , chez Godard & Cazin .
Rouen , chez Hérault , & Fouques.
S.Germain-en-Laye , chez la veuve Chavepeyre.
Saint-Malo , chez Hovins.
Saint-Pierre-fur-Dive , chez Dupray.
Senlis , chez Destoques.
Sens , chez Lavigne..
Soiffons , chez Courtois.
Strasbourg, chez Dulfeker & Konig.
Toulouſe , chez Robert.
Tours , chez Lambert , & Billaut.
Troyes , chez Bouillerot .
Valenciennes , chez Quênel.
Verſailles , chez Fournier.
Villefranche de Rouergue , chez Veidelhić .
Vire , chez Chalmé .
1.
Vitry-le-François , chez Seneuze.
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16713
p. 7-16
MÉMOIRE historique sur le Titre, l'objet & les divers progrès du JOURNAL intitulé aujourd'hui MERCURE DE FRANCE.
Début :
LA premiere époque des Mercures, non seulement en France , mais peut-être [...]
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texteReconnaissance textuelle : MÉMOIRE historique sur le Titre, l'objet & les divers progrès du JOURNAL intitulé aujourd'hui MERCURE DE FRANCE.
MÉMOIRE historique sur le Titre,
l'objet & les divers progrès du JOURNAL
intitulé aujourd'hui MERCURE
DE FRANCE.
LA premiere époque des Mercures,
non seulement en France , mais peut-être
dans l'Europe , pourroit fe rappor-
ter à l'année 1605 , où parut , avec
Privilége du Roi , l'Hiftoire de la Paix
fous le titre de Chronologie Septenaire ,
سم
A iv
8
MERCURE DE FRANCE .
par le Docteur Caiet , ( a ) laquelle com---
prend des relations depuis le com-
mencement de l'an 1598 , jufqu'à la fin
de 1604. Le Mercure François portant
dans l'intitulé du premier Volume , pour
fuite dufeptenaire du D. Caiet , reprend
en effet l'hiftoire des événemens au com-
mencement de 1605 & la continue
,
en XXV Tomes in-8° , jufqu'à la fin
de 1644. A peu-près dans le même temps
le célébre Vittorio Siri , écrivoit fes re-
lations fur l'Hiftoire de France, & , rela-
tivement à cet objet , d'autres concer-
nant diverfes Nations. Il donna auffi
à cet Ouvrage le titre de. Mercure. C'eft
le même que toute l'Europe Litteraire
connoît fous le titre de Mercurio da
Vittorio Siri & dont elle fait tant
>
de cas pour la fidélité & pour les dé-
tails hiftoriques. Ce Mercure Italien
comprend depuis le commencement de
l'année 1640 juſqu'à la fin de 1655. (b)
(a ) On lit dans quelques Auteurs Cajet , Cayer
ou Cahier. Cer Auteur avoit été Miniftre dans la
Religion Proteftante , enfuite Prêtre & Docteur
dans l'Eglife Romaine. Sa Chronologie Septenaire
avoit eu tant de fuccès , qu'on l'avoit engagé à
écrire la Chronologie Novenaire , qui fait corps.
aujourd'hui , ainfi que la premiere , avec le Mer
cure François.
(b ) Le troifiéme Tome in - 4 de la traduction
de cet Ouvrage , a paru ( chez Durand , en 1759.
JANVIER. 1764.
9
On s'est donc , pour ainfi dire , réuni
alors , fans fe communiquer , à intituler
Mercure , par une expreſſion figurée , les
Ouvrages qui annonçoient quelque
chofe de nouveau. Cette définition affez
jufte, que nous empruntons des Auteurs
du Dictionnaire de Trévoux , eft puifée
dans la Nature & dans l'objet de plu-
fieurs Ouvrages eftimés , qui ont paru
fous ce titre. On y trouvera encore des
caractères plus particulierement diſtin-
Etifs.
Le dernier Volume du Mercure Fran-
çois eft de 1646 ; & ce ne fut qu'en
1672 que feu M. Danau de Vifé en-
treprit de continuer , ou plutôt de re-
prendre cet Ouvrage. Les relations fur
les événemens remarquables à la Cour ,
à la Ville , à l'Armée , les nouvelles
publiques , domeftiques , civiles & étran-
geres
font le corps fondamental de
ces Mercures & des autres fuivans. Ce
Journal devint donc , pour ainsi dire ,
le Journal de la Cour, ou même, comme
s'en explique ce premier continuateur
du Mercure François , une hiftoire par
ticuliere & journalière du feu Roi de
glorieufe mémoire .
Par là l'Auteur du Mercure fe trou-
voit être à l'égard de l'Hiftoriographe
A.v..
Jo MERCURE DE FRANCE.
de France , comme les Officiers du Roi,
dont le fervice eft plus ordinaire & plus
intime que celui de certains Offices fupé-
rieurs. On jugea probablement qu'il
devoit être attaché à la Cour & la fui-
vre. Tels furent les motifs qui détermi-
nerent à attribuer l'expédition des Bré-
vets exclufifs , pour la compofition de
ce Mercure , au Miniftre chargé du Dé-
partement de la Maifon du Roi. Les
mêmes raifons avoient fait , fans doute,
accorder à M. de Vifé un logement au
Louvre , dont il a joui jufques à fa
mort. L'expédition des Brévets , la dif-
tribution des graces fur le Mercure , &
la difcipline économique fur tout ce
qui concerne ce Journal , font encore
dans ce même Département .
26 ans d'intervalle entre le dernier
Mercure François & celui de M. de Vife
avoient amené une révolution dans le
goût du Public , qui engagea cet Au-
teur à ne fe pas renfermer dans les
fimples relations hiftoriques des évé-
nemens civils & politiques ; & quoi-
que fes premiers volumes ne contien-
nent que très-peu d'autres matières, ilfe
prépara le droit de varier davantage fon
Mercure , en lui donnant le titre de Ga-
lant ; titre dont l'attrait eft facile à ap-
JANVIER. 1764.
Il faut voir
TI
percevoir dans une jeune Cour & dans
l'époque où l'on faifoit reparoître ce
Journal. Il joignit fucceffivement à la
partie hiftorique une Littérature légè-
re , des Piéces de Poefie , des détails
fur les Théâtres , & enfin une variété
prèfqu'indéfinie , mais fans jamais aban-
donner la parité ou plutôt l'identité de
ce Mercure avec le Mercure François ,
quant au fond & à l'objet principal
qui fe trouvent être précifément les
mêmes. Cet Auteur fe propofe ; & il
exécute , ainfi que fes fucceffeurs , de
raffembler une fuite de faits hiftori-
ques , de les fonder pour la plupart fur
des Piéces originales , ainfi que l'a-
voit fait l'Auteur duMERCURE FRAN-
ÇOIS , & Vittorio Siri dans fon Mer-
cure Italien . C'eft précisément cette
forme & cette manière de conftater
quelques branches de l'hiftoire de fon
temps , qui fait le caractère diftin&tif
des Mercures d'avec les autres Jour-
naux .
,
fur cela , le plan de
M. de Vife dans fon Epître dé-
dicatoire au Roi , dans plufieurs de fes
Préfaces , & dans la fuite même de fon
Ouvrage. Comme il vouloit rendre fon
A vj
12 MERCURE DE FRANCE .
Journal de plus en plus littéraire
prit des Priviléges en Chancellerie , en
conféquence des Brévets du Roi
ainfi qu'ont fait fes fucceffeurs ; & à
mefure que le Mercure s'eft tourné vers
cette partie , il paroît s'être rangé de
plus en plus fous la difcipline du Chef
de la Magiftrature pour l'exécution de
l'Ouvrage & l'éxercice de fes Priviléges.
Celui du 31 Décembre 1677 ,
en
faveur du même Danau de Vifé ,
annonce le fuccès de la forme qu'il
avoit donnée au nouveau Mercure. Ce
Privilége , très -étendu & très -favorable
aux droits de ce Journal , déclare fpé-
cialement que la volonté de Mgr le
Dauphin eft qu'il lui foit dédié , & pa-
roiffe chaque mois fous fes aufpices.
Après la mort de M. de Vifé , le Roi
choifit Charles Du FRESNI , fieur DE
RIVIERE , l'un de fes Valets-de- cham-
bre ordinaires, pour la compofition du
Mercure , & lui en fit expédier le
Brévet.
Get Auteur, dont on connoît le ca-
ractère ingénieux de l'efprit , procura
d'abord un nouveau luftre à ce Jour-
nal. Il y a des Mercures de fon temps ,
diftingués par un agrément fingulier ,
qui font encore très - recherchés. Mais
JANVIER. 1764.
I'
il hégligea bientôt ce travail : il fe don-
na des affociés ; & lorfqu'en 171+ , le
fieur le Févre devint feul en fon nom
Titulaire du Mercure , il femble que ce
fut par arrangement avec Dufrefni.
L'Abbé Buchet , Titulaire du Mer
cure en 1717 , donna , ou plutôt ajouta
une nouvelle forme à cet Ouvrage, qui
lui valut de nouveaux fuccès. Dans le
Privilége accordé à cet Auteur , le Mer-
cure eft intitulé Mercure François &
galant ; & l'Abbé Buchet ne négligea
pas dans la Préface qu'il mit à la tête
de fon premier Volume , d'obferver que
ce titre rappelloit la premiere origine du
Mercure, qu'il rapporte au Mercure Fran-
çois , dont nous avons parlé.
Le Privilége de cet Auteur & la Pré-
face que l'on vient de citer , font des
titres & une époque finguliérement ef-
fentiels aux droits & aux prérogatives
de ce Journal. On y trouve le develop-
pement & l'énumération de la variété
infinie des matières qui doivent compo-
fer le Mercure , & qui , felon fes ter-
mes , font naturellement & de droit de
fon reffort & entrent dans fon appana-
ge. Il étoit fordé à établir ce droit fi
étendu fur une poffeffion déja ancienne
& confirmée par un Privilége précé-
14 MERCURE DE FRANCE .
dent de 1710 , où l'on lit ces paroles
empruntées du Brévet du Roi , conte-
nant
en parlant des Mercures ) plu-
fieurs Nouvelles , Relations , Hiftoires
,
& généralement tout ce qui dépend dudit
Livre , & qu'on a continué d'y mettre
depuis 30 ans.
Il y a lieu de croire que le Mercure,
devenant plus étendu fur la Littérature
fut , par cette raifon, plus ftrictement at-
taché à la difcipline générale de la Li-
brairie. C'eft dans les Mercures de cette
année ( 1717 ) que l'on commence à
trouver les approbations de Cenfeurs
Royaux. La première eft de l'Abbé
Terrafon . Le Mercure fut
compofé par MM.
Juillet 1721.
enfuite
Fuzelier & de la
Roque , Affociés à M. Dufrefni , dont
le mom reparoît dans le Privilége du 3
Ce furent ces Auteurs qui eurent l'hon-
neur de dédier & de préfenter au Roi
en 1724 le Mercure de France qui a
continué de paroître fous ce titre
ainfi qu'avoit
fait feu M. de Vifé
lorfqu'il donna le premier vol. du Mer-
cure Galant. A la fin de cette même
année , après la mort de M. DU FRES-
NI , M. DE LA ROQUE refta feul Ti-
tulaire & Auteur du Mercure , qu'il
JANVIER. 1764.
15
continua jufqu'à fa mort arrivée en 1744.
Le Roi nomma alors MM. FUZELIER
& LABRUERE ; & leur Privilége eſt le
premier qui fut chargé d'une penfion .
Chacun des Auteurs fuivans en ont
eu de nouvelles , ce qui forme aujour-
d'hui le fond le plus confidérable au
profit des Gens de Lettres diftingués
par leurs fervices ou par leur célébrité.
Après la mort de M. FUZELIER , ar-
rivée en 1752 , M. DE LABRUERE
jouit feul du Privilége du Mercure.
Etant mort au mois de Septembre 1754,
Sa Majefté , par Brévet du 12 Octobre
de la même année , accorda ce Privi-
lége à feu M. DE BOISSI , de l'Acadé-
mie Françoiſe , pour commencer à en
jouir feulement du premier Janvier
1755 ; & le produit des Volumes du
reflant de cette année , fut laiffé à M.
l'Abbé RAYNAL , qui avoit compofé
le Mercure pendant l'abfence du dernier
Titulaire.
M. DE BOISSY mourut au mois d'A-
vril 1758. M. DE BOISSY fils rédigea
le Mercure jufques & compris le deu
xiéme Vol. de Juillet de cette année.
M. MARMONTEL , à qui ce Privilége
avoit été accordé,commença à l'exercer
au mois d'Août fuivant.
16 MERCURE DE FRANCE.
- M. DE LA PLACE a fuccédé aux
droits & à l'exercice de ce même Pri-
vilége par Brévet du 20 Janvier 1760 ,
& commença d'en jouir au premier
Février de cette année.
Par Brévet particulier , M. DE L
GARDE , ancien Penfionnaire de ce
Journal , fut, quelque temps après , ad-
joint au Privilége de M. DE LA PLACE ,
pour tout ce qui concerne la partie des
Théâtres ; ce qu'il commença d'exer-
cer au premier Février de l'année 1761 .
Le nombre des Volumes du Mercure,
y compris le premier Volume du Mer-
cure galant de 1672 , & le Volume de
Décembre 1763 du Mercure de France ,
eft de 1232 Volumes.
Dans les Bibliothéques où l'on eft
curieux de collections complettes , on
joint à ce nombre de Volumes les 25
du Mercure François , le Septenaire ,
le'Novenaire & les Mémoires de la Li-
gue. Pour remplir l'interruption depuis
1644 , où finit la matière du Mercure
François , jufqu'au premier Mercure de
VISÉ , on joint une vingtaine de Re-
lations imprimées en Volumes particu
liers.
l'objet & les divers progrès du JOURNAL
intitulé aujourd'hui MERCURE
DE FRANCE.
LA premiere époque des Mercures,
non seulement en France , mais peut-être
dans l'Europe , pourroit fe rappor-
ter à l'année 1605 , où parut , avec
Privilége du Roi , l'Hiftoire de la Paix
fous le titre de Chronologie Septenaire ,
سم
A iv
8
MERCURE DE FRANCE .
par le Docteur Caiet , ( a ) laquelle com---
prend des relations depuis le com-
mencement de l'an 1598 , jufqu'à la fin
de 1604. Le Mercure François portant
dans l'intitulé du premier Volume , pour
fuite dufeptenaire du D. Caiet , reprend
en effet l'hiftoire des événemens au com-
mencement de 1605 & la continue
,
en XXV Tomes in-8° , jufqu'à la fin
de 1644. A peu-près dans le même temps
le célébre Vittorio Siri , écrivoit fes re-
lations fur l'Hiftoire de France, & , rela-
tivement à cet objet , d'autres concer-
nant diverfes Nations. Il donna auffi
à cet Ouvrage le titre de. Mercure. C'eft
le même que toute l'Europe Litteraire
connoît fous le titre de Mercurio da
Vittorio Siri & dont elle fait tant
>
de cas pour la fidélité & pour les dé-
tails hiftoriques. Ce Mercure Italien
comprend depuis le commencement de
l'année 1640 juſqu'à la fin de 1655. (b)
(a ) On lit dans quelques Auteurs Cajet , Cayer
ou Cahier. Cer Auteur avoit été Miniftre dans la
Religion Proteftante , enfuite Prêtre & Docteur
dans l'Eglife Romaine. Sa Chronologie Septenaire
avoit eu tant de fuccès , qu'on l'avoit engagé à
écrire la Chronologie Novenaire , qui fait corps.
aujourd'hui , ainfi que la premiere , avec le Mer
cure François.
(b ) Le troifiéme Tome in - 4 de la traduction
de cet Ouvrage , a paru ( chez Durand , en 1759.
JANVIER. 1764.
9
On s'est donc , pour ainfi dire , réuni
alors , fans fe communiquer , à intituler
Mercure , par une expreſſion figurée , les
Ouvrages qui annonçoient quelque
chofe de nouveau. Cette définition affez
jufte, que nous empruntons des Auteurs
du Dictionnaire de Trévoux , eft puifée
dans la Nature & dans l'objet de plu-
fieurs Ouvrages eftimés , qui ont paru
fous ce titre. On y trouvera encore des
caractères plus particulierement diſtin-
Etifs.
Le dernier Volume du Mercure Fran-
çois eft de 1646 ; & ce ne fut qu'en
1672 que feu M. Danau de Vifé en-
treprit de continuer , ou plutôt de re-
prendre cet Ouvrage. Les relations fur
les événemens remarquables à la Cour ,
à la Ville , à l'Armée , les nouvelles
publiques , domeftiques , civiles & étran-
geres
font le corps fondamental de
ces Mercures & des autres fuivans. Ce
Journal devint donc , pour ainsi dire ,
le Journal de la Cour, ou même, comme
s'en explique ce premier continuateur
du Mercure François , une hiftoire par
ticuliere & journalière du feu Roi de
glorieufe mémoire .
Par là l'Auteur du Mercure fe trou-
voit être à l'égard de l'Hiftoriographe
A.v..
Jo MERCURE DE FRANCE.
de France , comme les Officiers du Roi,
dont le fervice eft plus ordinaire & plus
intime que celui de certains Offices fupé-
rieurs. On jugea probablement qu'il
devoit être attaché à la Cour & la fui-
vre. Tels furent les motifs qui détermi-
nerent à attribuer l'expédition des Bré-
vets exclufifs , pour la compofition de
ce Mercure , au Miniftre chargé du Dé-
partement de la Maifon du Roi. Les
mêmes raifons avoient fait , fans doute,
accorder à M. de Vifé un logement au
Louvre , dont il a joui jufques à fa
mort. L'expédition des Brévets , la dif-
tribution des graces fur le Mercure , &
la difcipline économique fur tout ce
qui concerne ce Journal , font encore
dans ce même Département .
26 ans d'intervalle entre le dernier
Mercure François & celui de M. de Vife
avoient amené une révolution dans le
goût du Public , qui engagea cet Au-
teur à ne fe pas renfermer dans les
fimples relations hiftoriques des évé-
nemens civils & politiques ; & quoi-
que fes premiers volumes ne contien-
nent que très-peu d'autres matières, ilfe
prépara le droit de varier davantage fon
Mercure , en lui donnant le titre de Ga-
lant ; titre dont l'attrait eft facile à ap-
JANVIER. 1764.
Il faut voir
TI
percevoir dans une jeune Cour & dans
l'époque où l'on faifoit reparoître ce
Journal. Il joignit fucceffivement à la
partie hiftorique une Littérature légè-
re , des Piéces de Poefie , des détails
fur les Théâtres , & enfin une variété
prèfqu'indéfinie , mais fans jamais aban-
donner la parité ou plutôt l'identité de
ce Mercure avec le Mercure François ,
quant au fond & à l'objet principal
qui fe trouvent être précifément les
mêmes. Cet Auteur fe propofe ; & il
exécute , ainfi que fes fucceffeurs , de
raffembler une fuite de faits hiftori-
ques , de les fonder pour la plupart fur
des Piéces originales , ainfi que l'a-
voit fait l'Auteur duMERCURE FRAN-
ÇOIS , & Vittorio Siri dans fon Mer-
cure Italien . C'eft précisément cette
forme & cette manière de conftater
quelques branches de l'hiftoire de fon
temps , qui fait le caractère diftin&tif
des Mercures d'avec les autres Jour-
naux .
,
fur cela , le plan de
M. de Vife dans fon Epître dé-
dicatoire au Roi , dans plufieurs de fes
Préfaces , & dans la fuite même de fon
Ouvrage. Comme il vouloit rendre fon
A vj
12 MERCURE DE FRANCE .
Journal de plus en plus littéraire
prit des Priviléges en Chancellerie , en
conféquence des Brévets du Roi
ainfi qu'ont fait fes fucceffeurs ; & à
mefure que le Mercure s'eft tourné vers
cette partie , il paroît s'être rangé de
plus en plus fous la difcipline du Chef
de la Magiftrature pour l'exécution de
l'Ouvrage & l'éxercice de fes Priviléges.
Celui du 31 Décembre 1677 ,
en
faveur du même Danau de Vifé ,
annonce le fuccès de la forme qu'il
avoit donnée au nouveau Mercure. Ce
Privilége , très -étendu & très -favorable
aux droits de ce Journal , déclare fpé-
cialement que la volonté de Mgr le
Dauphin eft qu'il lui foit dédié , & pa-
roiffe chaque mois fous fes aufpices.
Après la mort de M. de Vifé , le Roi
choifit Charles Du FRESNI , fieur DE
RIVIERE , l'un de fes Valets-de- cham-
bre ordinaires, pour la compofition du
Mercure , & lui en fit expédier le
Brévet.
Get Auteur, dont on connoît le ca-
ractère ingénieux de l'efprit , procura
d'abord un nouveau luftre à ce Jour-
nal. Il y a des Mercures de fon temps ,
diftingués par un agrément fingulier ,
qui font encore très - recherchés. Mais
JANVIER. 1764.
I'
il hégligea bientôt ce travail : il fe don-
na des affociés ; & lorfqu'en 171+ , le
fieur le Févre devint feul en fon nom
Titulaire du Mercure , il femble que ce
fut par arrangement avec Dufrefni.
L'Abbé Buchet , Titulaire du Mer
cure en 1717 , donna , ou plutôt ajouta
une nouvelle forme à cet Ouvrage, qui
lui valut de nouveaux fuccès. Dans le
Privilége accordé à cet Auteur , le Mer-
cure eft intitulé Mercure François &
galant ; & l'Abbé Buchet ne négligea
pas dans la Préface qu'il mit à la tête
de fon premier Volume , d'obferver que
ce titre rappelloit la premiere origine du
Mercure, qu'il rapporte au Mercure Fran-
çois , dont nous avons parlé.
Le Privilége de cet Auteur & la Pré-
face que l'on vient de citer , font des
titres & une époque finguliérement ef-
fentiels aux droits & aux prérogatives
de ce Journal. On y trouve le develop-
pement & l'énumération de la variété
infinie des matières qui doivent compo-
fer le Mercure , & qui , felon fes ter-
mes , font naturellement & de droit de
fon reffort & entrent dans fon appana-
ge. Il étoit fordé à établir ce droit fi
étendu fur une poffeffion déja ancienne
& confirmée par un Privilége précé-
14 MERCURE DE FRANCE .
dent de 1710 , où l'on lit ces paroles
empruntées du Brévet du Roi , conte-
nant
en parlant des Mercures ) plu-
fieurs Nouvelles , Relations , Hiftoires
,
& généralement tout ce qui dépend dudit
Livre , & qu'on a continué d'y mettre
depuis 30 ans.
Il y a lieu de croire que le Mercure,
devenant plus étendu fur la Littérature
fut , par cette raifon, plus ftrictement at-
taché à la difcipline générale de la Li-
brairie. C'eft dans les Mercures de cette
année ( 1717 ) que l'on commence à
trouver les approbations de Cenfeurs
Royaux. La première eft de l'Abbé
Terrafon . Le Mercure fut
compofé par MM.
Juillet 1721.
enfuite
Fuzelier & de la
Roque , Affociés à M. Dufrefni , dont
le mom reparoît dans le Privilége du 3
Ce furent ces Auteurs qui eurent l'hon-
neur de dédier & de préfenter au Roi
en 1724 le Mercure de France qui a
continué de paroître fous ce titre
ainfi qu'avoit
fait feu M. de Vifé
lorfqu'il donna le premier vol. du Mer-
cure Galant. A la fin de cette même
année , après la mort de M. DU FRES-
NI , M. DE LA ROQUE refta feul Ti-
tulaire & Auteur du Mercure , qu'il
JANVIER. 1764.
15
continua jufqu'à fa mort arrivée en 1744.
Le Roi nomma alors MM. FUZELIER
& LABRUERE ; & leur Privilége eſt le
premier qui fut chargé d'une penfion .
Chacun des Auteurs fuivans en ont
eu de nouvelles , ce qui forme aujour-
d'hui le fond le plus confidérable au
profit des Gens de Lettres diftingués
par leurs fervices ou par leur célébrité.
Après la mort de M. FUZELIER , ar-
rivée en 1752 , M. DE LABRUERE
jouit feul du Privilége du Mercure.
Etant mort au mois de Septembre 1754,
Sa Majefté , par Brévet du 12 Octobre
de la même année , accorda ce Privi-
lége à feu M. DE BOISSI , de l'Acadé-
mie Françoiſe , pour commencer à en
jouir feulement du premier Janvier
1755 ; & le produit des Volumes du
reflant de cette année , fut laiffé à M.
l'Abbé RAYNAL , qui avoit compofé
le Mercure pendant l'abfence du dernier
Titulaire.
M. DE BOISSY mourut au mois d'A-
vril 1758. M. DE BOISSY fils rédigea
le Mercure jufques & compris le deu
xiéme Vol. de Juillet de cette année.
M. MARMONTEL , à qui ce Privilége
avoit été accordé,commença à l'exercer
au mois d'Août fuivant.
16 MERCURE DE FRANCE.
- M. DE LA PLACE a fuccédé aux
droits & à l'exercice de ce même Pri-
vilége par Brévet du 20 Janvier 1760 ,
& commença d'en jouir au premier
Février de cette année.
Par Brévet particulier , M. DE L
GARDE , ancien Penfionnaire de ce
Journal , fut, quelque temps après , ad-
joint au Privilége de M. DE LA PLACE ,
pour tout ce qui concerne la partie des
Théâtres ; ce qu'il commença d'exer-
cer au premier Février de l'année 1761 .
Le nombre des Volumes du Mercure,
y compris le premier Volume du Mer-
cure galant de 1672 , & le Volume de
Décembre 1763 du Mercure de France ,
eft de 1232 Volumes.
Dans les Bibliothéques où l'on eft
curieux de collections complettes , on
joint à ce nombre de Volumes les 25
du Mercure François , le Septenaire ,
le'Novenaire & les Mémoires de la Li-
gue. Pour remplir l'interruption depuis
1644 , où finit la matière du Mercure
François , jufqu'au premier Mercure de
VISÉ , on joint une vingtaine de Re-
lations imprimées en Volumes particu
liers.
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16714
p. 17-20
EPITRE à M. le Chevalier DE.... ancien Capitaine au Régiment de B... Cavalerie.
Début :
QUE j'aime à m'égarer sur ces rives fleuries ! [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EPITRE à M. le Chevalier DE.... ancien Capitaine au Régiment de B... Cavalerie.
EPITRE à M. le Chevalier DE....
ancien Capitaine au Régiment de B...
Cavalerie.
QUE j'aime à m'égarer sur ces rives fleuries !
Que j'aime à voir l'émail qui couvre ces prairies!
Ces bofquets , ce verger , ce paisible ruiſſeau
Chaque jour pour mes yeux ont un charme
nouveau.
Ceft-là que libre au fein de la Philofophie ,
Contre les paffions mon cœur fe fortifie ;
Er que bravant les traits d'un Dieu trop dan
gereux ;
Sans amour , fans defirs , je vis , je fuís heureux..
Mais tu veux , cher ami , pour remplir ma pro
meffe ,
Que je parcoure encor les rives da Permeffe ,
Et que mon fort préfent & mes plaifirs paffés ,
Ates yeux fans détour dans ces vers foient tracésį
Ecoute, je fus jeune & j'eus l'amour pour maître;
Faimois , je fus aimé , j'étois digne de l'être :
Ce Dieu n'avoit jamais enchaîné fous les loix
Un cœur plus complaifant , plus docile à la voix.
En butte à tous les traits du plus brillant délire ,
Plus fan pouvoir croiffoit,plus j'aimois fon Empire:
Jeune , fincère , ardent , foumis , tendre , em-
preffé
18 MERCURE DE FRANCE.
Fidéle à la beauté par qui je fus bleffé ,
Sans trop faire valoir mes foins , ni mes fervices
J'adorai fes attraits, je flattai les caprices ,
Et toujours à fes pieds rempli des mêmes feux ,
Je la vis par degrès répondre à tous mes vœux.
Heureux temps dont il faut étouffer la mémoire !
Jours rians , écoulés dans le fein de la gloire !
Troprapides inftans ! ... plaifirs dignes des Dieux,
A tout amant trahi vous êtes odieux ....
Hé pouvois-je penfer qu'une flâme fi chère ,
Au plus heureux amant rendroit la vie amere ?
Qu'un jour cruel naîtroit où l'oubli le plus dur
Seroit l'horrible prix del'amour le plus pur ?
Non , non , j'eftimois trop une perfide amante.
Eglé fembloit brûler d'une flâme conftante ;
L'amourpour l'embellir des dons les plus brillans,
Avoit à mille appas uni mille talens.
Elle eût apprivoilé le cœur le plus fauvage.
Les grâces , la candeur brilloient ſur ſon viſage ,
Sa bouche étoit le trône & des jeux & des ris ,
Son âme à tant d'attraits donnoit un nouveau
prix ;
Elle étoit pure alors ! & je la crus formée
I
Pour jouir conſtamment du bonheur d'être aimée
Sermens , tendres difcours , tranfports délicieux ,
Tout fembloit me promettre un bien fi précieux !
Mais qui peut le flatter de connoître une femme ?
De lire avec fuccès dans le fond de fon âme ;
D'affervir tous les goûts , de remplir fes ders ,
JANVIER. 1764.
Et de pouvoir toujours ſuffire à les plaifirs ?
Séduite par la voix d'un frivole étranger,
Eglé , fauffe & parjure , ofa bientôt changer.
Il fallut en fecret dévorer le tourment ,
De la trouver fidelle à fon nouvel amant.
Le temps amène tout , Arifte , & le bonheur
Affranchi , dégagé d'une chaîne importune ,
19
Non , je puis hardiment en prononcer l'oracle
A moins que d'être un Dieu , renoncez au miracle.
En vain je tentai tout dans ma jalouſe rage:
Pour pouvoir à mes vœux ramener la volage ,
Combien j'ai foupiré , gémi , verſé de larmes ,
Avant de parvenir à l'oubli de les charmes!..
Naît moins des paffions que de la paix du cœur.
Sans ennuis , fans defirs , content de ma fortune,
Nourri des bons Auteurs , du Dieu des vers charmé;
Loin de prétendre encor au bonheur d'être aimé ,
Je compare l'amour à ces rians menfonges ,
Dont le Dieu du fommeil daigne embellir nos
fonges ,
Et dont l'éclat trompeur brille & s'évanovit
Au moment fortuné que notre âme en jouit.
De ma flamé , à peu-près , c'eft l'hiftoire abrégée.
Avec douleur d'abord je la vis négligée ;
D'un bien perda pour moi je regrettai le prix.
Bientôt un Dieu plus cher vint charmer mes ef-
prits.
Te plaire & t'amufer voilà ma feule envie:
J'écris pour adoucir les ennuis de la vie.
20 MERCURE DE FRANCE.
Pour toi qui,comme moi,goutes depuis longtemps
La douceur d'occuper de remplir tes inftans ;
Toi dont les foins heureuxfous nos pas font éclore
Les plus riches tréfors de l'empire de Flore ;
Tói , qui malgré la neige & le froid des hyvers ,
Vois de fleurs & de fruits tous tes arbres couverts,
Cultivateur adroit , naturalifte habile ,
Noble émule , à la fois , de Pline & de Virgile ;;
En lifant cet écrit , loin de le condamner,
Tu riras du plaifir qu'il a pû me donner.´
Par M. FRANÇOIS, ancien Officier de
Cavalerie.
ancien Capitaine au Régiment de B...
Cavalerie.
QUE j'aime à m'égarer sur ces rives fleuries !
Que j'aime à voir l'émail qui couvre ces prairies!
Ces bofquets , ce verger , ce paisible ruiſſeau
Chaque jour pour mes yeux ont un charme
nouveau.
Ceft-là que libre au fein de la Philofophie ,
Contre les paffions mon cœur fe fortifie ;
Er que bravant les traits d'un Dieu trop dan
gereux ;
Sans amour , fans defirs , je vis , je fuís heureux..
Mais tu veux , cher ami , pour remplir ma pro
meffe ,
Que je parcoure encor les rives da Permeffe ,
Et que mon fort préfent & mes plaifirs paffés ,
Ates yeux fans détour dans ces vers foient tracésį
Ecoute, je fus jeune & j'eus l'amour pour maître;
Faimois , je fus aimé , j'étois digne de l'être :
Ce Dieu n'avoit jamais enchaîné fous les loix
Un cœur plus complaifant , plus docile à la voix.
En butte à tous les traits du plus brillant délire ,
Plus fan pouvoir croiffoit,plus j'aimois fon Empire:
Jeune , fincère , ardent , foumis , tendre , em-
preffé
18 MERCURE DE FRANCE.
Fidéle à la beauté par qui je fus bleffé ,
Sans trop faire valoir mes foins , ni mes fervices
J'adorai fes attraits, je flattai les caprices ,
Et toujours à fes pieds rempli des mêmes feux ,
Je la vis par degrès répondre à tous mes vœux.
Heureux temps dont il faut étouffer la mémoire !
Jours rians , écoulés dans le fein de la gloire !
Troprapides inftans ! ... plaifirs dignes des Dieux,
A tout amant trahi vous êtes odieux ....
Hé pouvois-je penfer qu'une flâme fi chère ,
Au plus heureux amant rendroit la vie amere ?
Qu'un jour cruel naîtroit où l'oubli le plus dur
Seroit l'horrible prix del'amour le plus pur ?
Non , non , j'eftimois trop une perfide amante.
Eglé fembloit brûler d'une flâme conftante ;
L'amourpour l'embellir des dons les plus brillans,
Avoit à mille appas uni mille talens.
Elle eût apprivoilé le cœur le plus fauvage.
Les grâces , la candeur brilloient ſur ſon viſage ,
Sa bouche étoit le trône & des jeux & des ris ,
Son âme à tant d'attraits donnoit un nouveau
prix ;
Elle étoit pure alors ! & je la crus formée
I
Pour jouir conſtamment du bonheur d'être aimée
Sermens , tendres difcours , tranfports délicieux ,
Tout fembloit me promettre un bien fi précieux !
Mais qui peut le flatter de connoître une femme ?
De lire avec fuccès dans le fond de fon âme ;
D'affervir tous les goûts , de remplir fes ders ,
JANVIER. 1764.
Et de pouvoir toujours ſuffire à les plaifirs ?
Séduite par la voix d'un frivole étranger,
Eglé , fauffe & parjure , ofa bientôt changer.
Il fallut en fecret dévorer le tourment ,
De la trouver fidelle à fon nouvel amant.
Le temps amène tout , Arifte , & le bonheur
Affranchi , dégagé d'une chaîne importune ,
19
Non , je puis hardiment en prononcer l'oracle
A moins que d'être un Dieu , renoncez au miracle.
En vain je tentai tout dans ma jalouſe rage:
Pour pouvoir à mes vœux ramener la volage ,
Combien j'ai foupiré , gémi , verſé de larmes ,
Avant de parvenir à l'oubli de les charmes!..
Naît moins des paffions que de la paix du cœur.
Sans ennuis , fans defirs , content de ma fortune,
Nourri des bons Auteurs , du Dieu des vers charmé;
Loin de prétendre encor au bonheur d'être aimé ,
Je compare l'amour à ces rians menfonges ,
Dont le Dieu du fommeil daigne embellir nos
fonges ,
Et dont l'éclat trompeur brille & s'évanovit
Au moment fortuné que notre âme en jouit.
De ma flamé , à peu-près , c'eft l'hiftoire abrégée.
Avec douleur d'abord je la vis négligée ;
D'un bien perda pour moi je regrettai le prix.
Bientôt un Dieu plus cher vint charmer mes ef-
prits.
Te plaire & t'amufer voilà ma feule envie:
J'écris pour adoucir les ennuis de la vie.
20 MERCURE DE FRANCE.
Pour toi qui,comme moi,goutes depuis longtemps
La douceur d'occuper de remplir tes inftans ;
Toi dont les foins heureuxfous nos pas font éclore
Les plus riches tréfors de l'empire de Flore ;
Tói , qui malgré la neige & le froid des hyvers ,
Vois de fleurs & de fruits tous tes arbres couverts,
Cultivateur adroit , naturalifte habile ,
Noble émule , à la fois , de Pline & de Virgile ;;
En lifant cet écrit , loin de le condamner,
Tu riras du plaifir qu'il a pû me donner.´
Par M. FRANÇOIS, ancien Officier de
Cavalerie.
Fermer
16715
p. 20-24
LETTRE de M. DE SAINTFOIX, à M. DE LA PLACE, Auteur du Mercure de France.
Début :
VOICI, Monsieur, un trait de la vie de Henri IV, qui est assez ignoré. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. DE SAINTFOIX, à M. DE LA PLACE, Auteur du Mercure de France.
LETTRE de M. DE SAINTFOIX,
à M. DE LA PLACE, Auteur du
Mercure de France.
VOICI, Monsieur, un trait de la
vie de Henri IV, qui est assez ignoré.
Pierre Mathieu , T.I. Liv. VII. pag. 417
de fon Hiſtoire , le rapporte tel que ce
Prince le lui avoit raconté. C'eft Henri
IV lui- même qui parle , n'étant encore
alors que Roi de Navarre..
JANVIER. 1763.
:21
Il avoit ( Henri III ) ce * mal d'o-
» reille ; on croyoit qu'il en mourroit ;
» & ce mal ne lui donnoit pas tant de
» peine que l'idée que le Duc d'Alen-
» çon , fon frère , y profiteroit.
Faut-
»il , me difoit-il , que je laiffe ma Cou-
» ronne à ce méchant ! Mon Maître ,
» lui difois-je , prenez courage ; vous
» en ferez quitte pour le mal. Vous fça-
» vez , me répondit-il , que j'ai toujours
» vêcu avec vous comme avec un frère ;
que je vous ai aimé fans feinte , je
» veux vous découvrir la plaie de mon
» cœur , & je vous dis que je ne sçau-
» rois mourir content fi je fçais que ce
» méchant , qui eft la caufe de ma mort,
» me fuccède. Il faut que vous trou-
» viez moyen de vous en défaire , &
» vous affurer de tous vos amis. Je
» fçais qué le Duc ** de Guife ne vous
» fera pas contraire ; car il n'aime point
* François II étoit mort d'un mal d'oreille , &
l'on croyoit qu'il avoit été empoisonné. Henri III
croyoit de même qu'il avoit été empoisonné par
le Duc d'Alençon , fon frere. Il difoit qu'on l'avoit
déja averti qu'il avoit follicité un Valet- de-
Chambre pour l'égratigner fur la nucque du cou
avec une épingle empoisonnée , en lui attachant
fa fraize.
** Henri , Duc de Guife , tué à Blois le 13 Dé-
cembre 1588.
22 MERCURE DE FRANCE.
» ce méchant. Je fus fort étonné de ce
» difcours , & j'étois en peine comment
"
lui répondre ; car , en ne m'engageant .
» pas à ce qu'il defiroit , je le contriftois
» & augmentois fon mal , & en lui pro-
» mettant d'obéir , je ruinois ma con-
» fcience. Je lui dis : je fçais bien , mon.
Maître , que Monfieur vous a fort of-
,, fenfé , & que le reffentiment doit
bien preffer votre âme , puifqu'en l'é-
» tat où fe trouve maintenant Votre
» Majeſté , il la porte à des chofes fi ex-
» trêmes ; mais j'efpere que vous ne fe-.
» rez pas dans le cas d'en ufer , car
" Dieu vous rendra la fanté , & fera
» tant de graces à Monfieur qu'il rega-
» gnera les vôtres.
» Le Roi me dit fur cela que ce n'é-
» toit point par vengeance & animofité ,
» mais que par juftice & punition, il étoit
» obligé à ne pas laiffer fon Royaume à
" un efprit capable de le détruire , &
» que Dieu le puniroit fi , ayant pû dé-
» tourner ce malheur , il l'enduroit ; que
» d'ailleurs il y alloit de ma conferva-
» tion & de celle de mes amis , étant
» certain qu'auffi - tôt qu'il auroit fermé
» les yeux, fon frère nous feroit tous
» mourir.
J'avois horreur d'entendre
» ces paroles , & encore plus de voir
JANVIER. 1764.
23
» de quelle façon il me les difoit , dans
» la croyance que pour fauver l'Etat
» il n'étoit point obligé aux Loix ; que
» ce qui me fembloit cruel , étoit jufte
» & néceffaire , & que pour ôter à fon
» frère le pouvoir de mal faire , il le fal-
loit promptement ôter du monde.
» Je me vis alors forcé de lui dire que
» mes penſées n'alloient pas plus loin
» qu'elles ne devoient ; que mes defirs
» étoient limités par mon obéiffance ;
» que mes espérances ne fe fonde-
" roient jamais fur la mort d'autrui ;
» que fi je faifois ce qu'il me difoit , je
» ne profpérerois jamais , & que ce pré-
» tendu bonheur me rendroit malheu-
» reux , & qu'enfin une âme généreuſe
» devoit avoir horreur de tout ce qui
» étoit cruel & inhumain.
Il repartit
» promptement qu'il ne falloit pas appel-
» ler cruels & inhumains les remedes
» qui produifoient des effets falutaires.
» Toutes mes raifons ne firent que l'en
» flammer & le confirmer davantage
» dans fa réfolution : car il fe roidiffoit
fort contre les contradictions.
"» Il envoya querir le Prévôt des Mar-
» chands , & lui commanda de faire tout
» ce que je lui dirois. La chambre étoit
» pleine de Princes , Seigneurs & Offi-
24 MERCURE DE FRANCE.
» ciers de la Couronne ; Monfieur le
Prince de Condé y étoit , le Duc de
Guife & fes frères ; j'y étois le plus
» fort , fi le defir de régner eût été auffi
fort en moi que la haine étoit terrible
» au cœur du Roi . Dans le même temps
» Monfieur , qui croyoit déjà être Roi ,
-»
allant au cabinet , paffa par la cham-
bre , fans faluer perfonne : mépris qui
irrita les efprits les plus modérés.
Il
» entra au cabinet , où la Reine- Mere ,
» la Reine régnante & quelques confi-
» dens confultoient fur le préfent & fur
l'avenir. Tout ce Confeil étoit contre
» moi , qui pouvois confondre leurs in-
» tentions ,
>>> miennes.
» Comme on doutoît de plus en plus
» de la vie du Roi , je dis au Duc de
» Guife , notre homme eft mal. La pre-
» miere fois il me répondit , ce ne fera
" rien. La feconde fois , comme je le
" preffois , il me dit , il yfaut penfer. Et
» comme je lui marquois , par mes re-
» gards , que je voulois fçavoir fon in-
» tention , il me dit à la troifiéme fois
» je vous entends , Monfieur ; & frap-
» pant de la main fur le pomeau de fon
» épée , ceci , ajouta-t- il ,
eft à votre
» fervice. Peu après le Roi ſe porta mieux
» & guérit.
fi Dieu n'eût conduit les
à M. DE LA PLACE, Auteur du
Mercure de France.
VOICI, Monsieur, un trait de la
vie de Henri IV, qui est assez ignoré.
Pierre Mathieu , T.I. Liv. VII. pag. 417
de fon Hiſtoire , le rapporte tel que ce
Prince le lui avoit raconté. C'eft Henri
IV lui- même qui parle , n'étant encore
alors que Roi de Navarre..
JANVIER. 1763.
:21
Il avoit ( Henri III ) ce * mal d'o-
» reille ; on croyoit qu'il en mourroit ;
» & ce mal ne lui donnoit pas tant de
» peine que l'idée que le Duc d'Alen-
» çon , fon frère , y profiteroit.
Faut-
»il , me difoit-il , que je laiffe ma Cou-
» ronne à ce méchant ! Mon Maître ,
» lui difois-je , prenez courage ; vous
» en ferez quitte pour le mal. Vous fça-
» vez , me répondit-il , que j'ai toujours
» vêcu avec vous comme avec un frère ;
que je vous ai aimé fans feinte , je
» veux vous découvrir la plaie de mon
» cœur , & je vous dis que je ne sçau-
» rois mourir content fi je fçais que ce
» méchant , qui eft la caufe de ma mort,
» me fuccède. Il faut que vous trou-
» viez moyen de vous en défaire , &
» vous affurer de tous vos amis. Je
» fçais qué le Duc ** de Guife ne vous
» fera pas contraire ; car il n'aime point
* François II étoit mort d'un mal d'oreille , &
l'on croyoit qu'il avoit été empoisonné. Henri III
croyoit de même qu'il avoit été empoisonné par
le Duc d'Alençon , fon frere. Il difoit qu'on l'avoit
déja averti qu'il avoit follicité un Valet- de-
Chambre pour l'égratigner fur la nucque du cou
avec une épingle empoisonnée , en lui attachant
fa fraize.
** Henri , Duc de Guife , tué à Blois le 13 Dé-
cembre 1588.
22 MERCURE DE FRANCE.
» ce méchant. Je fus fort étonné de ce
» difcours , & j'étois en peine comment
"
lui répondre ; car , en ne m'engageant .
» pas à ce qu'il defiroit , je le contriftois
» & augmentois fon mal , & en lui pro-
» mettant d'obéir , je ruinois ma con-
» fcience. Je lui dis : je fçais bien , mon.
Maître , que Monfieur vous a fort of-
,, fenfé , & que le reffentiment doit
bien preffer votre âme , puifqu'en l'é-
» tat où fe trouve maintenant Votre
» Majeſté , il la porte à des chofes fi ex-
» trêmes ; mais j'efpere que vous ne fe-.
» rez pas dans le cas d'en ufer , car
" Dieu vous rendra la fanté , & fera
» tant de graces à Monfieur qu'il rega-
» gnera les vôtres.
» Le Roi me dit fur cela que ce n'é-
» toit point par vengeance & animofité ,
» mais que par juftice & punition, il étoit
» obligé à ne pas laiffer fon Royaume à
" un efprit capable de le détruire , &
» que Dieu le puniroit fi , ayant pû dé-
» tourner ce malheur , il l'enduroit ; que
» d'ailleurs il y alloit de ma conferva-
» tion & de celle de mes amis , étant
» certain qu'auffi - tôt qu'il auroit fermé
» les yeux, fon frère nous feroit tous
» mourir.
J'avois horreur d'entendre
» ces paroles , & encore plus de voir
JANVIER. 1764.
23
» de quelle façon il me les difoit , dans
» la croyance que pour fauver l'Etat
» il n'étoit point obligé aux Loix ; que
» ce qui me fembloit cruel , étoit jufte
» & néceffaire , & que pour ôter à fon
» frère le pouvoir de mal faire , il le fal-
loit promptement ôter du monde.
» Je me vis alors forcé de lui dire que
» mes penſées n'alloient pas plus loin
» qu'elles ne devoient ; que mes defirs
» étoient limités par mon obéiffance ;
» que mes espérances ne fe fonde-
" roient jamais fur la mort d'autrui ;
» que fi je faifois ce qu'il me difoit , je
» ne profpérerois jamais , & que ce pré-
» tendu bonheur me rendroit malheu-
» reux , & qu'enfin une âme généreuſe
» devoit avoir horreur de tout ce qui
» étoit cruel & inhumain.
Il repartit
» promptement qu'il ne falloit pas appel-
» ler cruels & inhumains les remedes
» qui produifoient des effets falutaires.
» Toutes mes raifons ne firent que l'en
» flammer & le confirmer davantage
» dans fa réfolution : car il fe roidiffoit
fort contre les contradictions.
"» Il envoya querir le Prévôt des Mar-
» chands , & lui commanda de faire tout
» ce que je lui dirois. La chambre étoit
» pleine de Princes , Seigneurs & Offi-
24 MERCURE DE FRANCE.
» ciers de la Couronne ; Monfieur le
Prince de Condé y étoit , le Duc de
Guife & fes frères ; j'y étois le plus
» fort , fi le defir de régner eût été auffi
fort en moi que la haine étoit terrible
» au cœur du Roi . Dans le même temps
» Monfieur , qui croyoit déjà être Roi ,
-»
allant au cabinet , paffa par la cham-
bre , fans faluer perfonne : mépris qui
irrita les efprits les plus modérés.
Il
» entra au cabinet , où la Reine- Mere ,
» la Reine régnante & quelques confi-
» dens confultoient fur le préfent & fur
l'avenir. Tout ce Confeil étoit contre
» moi , qui pouvois confondre leurs in-
» tentions ,
>>> miennes.
» Comme on doutoît de plus en plus
» de la vie du Roi , je dis au Duc de
» Guife , notre homme eft mal. La pre-
» miere fois il me répondit , ce ne fera
" rien. La feconde fois , comme je le
" preffois , il me dit , il yfaut penfer. Et
» comme je lui marquois , par mes re-
» gards , que je voulois fçavoir fon in-
» tention , il me dit à la troifiéme fois
» je vous entends , Monfieur ; & frap-
» pant de la main fur le pomeau de fon
» épée , ceci , ajouta-t- il ,
eft à votre
» fervice. Peu après le Roi ſe porta mieux
» & guérit.
fi Dieu n'eût conduit les
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16716
p. 25-26
A Mlle M**NEAU, déguisée en Bergère dans un Bal où l'Auteur croyoit pas la trouver.
Début :
QUELLE taille ! quels yeux ! que votre esprit m'attache ! [...]
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texteReconnaissance textuelle : A Mlle M**NEAU, déguisée en Bergère dans un Bal où l'Auteur croyoit pas la trouver.
A Mlle M**NEAU, déguisée en Bergère dans un Bal où l'Auteur
croyoit pas la trouver.
QUELLE taille ! quels yeux ! que votre esprit m'attache !
Que vous faites valoir la danſe où vous entrez !
Bergère , les appas que le mafque nous cache ,
Soutiennent- ils l'éclat de ceux que vous montrez?
Parlez , charmant objet , que faut -il que je faffe
Pour que vous paroiffiez fans ce maſque jaloux ?
M'accorderiez-vous cette grace ,
Si vous fçaviez ce que j'ai fait pour vous ?
Je venois dans ces lieux l'âme toute remplie
Des traits de l'aimable M**neau ;
En vous approchant je l'oublie ;
Fit-on jamais facrifice plus beau ?
Non que je vous croye plus belle ;
L'être autant c'eſt affez , fût- on une immortelle.
A ce difcours qui vous ſemble nouveau ,
Pourquoi donc la quitter , me direz-vous peur-
être ?
Je ne fçais , mais enfin je ne fuis pas le maître
De ce penchant qui m'entraîne vers vous ;
Souffrez,charmant objet, fouffrez, belle inconnue,
Qu'un tendre amant ſe jette à vos genoux ....
Mais vous ôtez le mafque... Ah , qui s'offre à ma
vue !
1. Vol.
B
1
1
26 MERCURE DE FRANCE.
Belle M**neau , c'eſt vous ! Ai-je pu l'ignorer !
Mon âme & les tranfports dont elle étoit émue ,
Tout auroit dû m'en allurer.
Toujours conftant pour la beauté que j'aime ,
Quand je croyois bruler d'une infidelle ardeur
Je la rendois rivale d'elle- même 9
Et mes yeux me trompoient fans égarer mon
cœur !
veux :
M. DE SAINTFOIX.
croyoit pas la trouver.
QUELLE taille ! quels yeux ! que votre esprit m'attache !
Que vous faites valoir la danſe où vous entrez !
Bergère , les appas que le mafque nous cache ,
Soutiennent- ils l'éclat de ceux que vous montrez?
Parlez , charmant objet , que faut -il que je faffe
Pour que vous paroiffiez fans ce maſque jaloux ?
M'accorderiez-vous cette grace ,
Si vous fçaviez ce que j'ai fait pour vous ?
Je venois dans ces lieux l'âme toute remplie
Des traits de l'aimable M**neau ;
En vous approchant je l'oublie ;
Fit-on jamais facrifice plus beau ?
Non que je vous croye plus belle ;
L'être autant c'eſt affez , fût- on une immortelle.
A ce difcours qui vous ſemble nouveau ,
Pourquoi donc la quitter , me direz-vous peur-
être ?
Je ne fçais , mais enfin je ne fuis pas le maître
De ce penchant qui m'entraîne vers vous ;
Souffrez,charmant objet, fouffrez, belle inconnue,
Qu'un tendre amant ſe jette à vos genoux ....
Mais vous ôtez le mafque... Ah , qui s'offre à ma
vue !
1. Vol.
B
1
1
26 MERCURE DE FRANCE.
Belle M**neau , c'eſt vous ! Ai-je pu l'ignorer !
Mon âme & les tranfports dont elle étoit émue ,
Tout auroit dû m'en allurer.
Toujours conftant pour la beauté que j'aime ,
Quand je croyois bruler d'une infidelle ardeur
Je la rendois rivale d'elle- même 9
Et mes yeux me trompoient fans égarer mon
cœur !
veux :
M. DE SAINTFOIX.
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16717
p. 26-28
LA JEUNE BERGERE ET LE PAPILLON. FABLE. A M.... sur son mariage.
Début :
UNE jeune Beauté dans l'urne d'Aréthuse [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LA JEUNE BERGERE ET LE PAPILLON. FABLE. A M.... sur son mariage.
LA JEUNE BERGERE ET LE
PAPILLON. FABLE. A M.... sur son mariage.
UNE jeune Beauté dans l'urne d'Aréthuse
Avoit toujours puifé fon fard :
Elle ignoroit encor la rufe
De feindre des rigueurs , de fourire avec art :
Ses jours fereins couloient ainfi qu'une onde pures
Les rofes du Printemps ornoient fes beaux che-
Des guirlandes de fleurs compofoient fa parure :
Du village elle aimoit les Jeux :
Elle fortoit enfin des mains de la Nature.
Cet enfant femblable à l'Amour,
Au lever brillant de l'aurore
Sur les bords d'un ruiffeau fe promenoit un jour
JANVIER. 1764.
Au milieu des parfums de Flore.
/ Attiré par leur douce odeur ,
Un Papillon couvert de couleurs bigarrées
Déployoit fes aîles dorées ,
Et voltigeoit de fleur en fleur.
Il baifoit tour-à-tour les lévres de la rofe ,
Et de la marguerite alloit preffer le fein :
La violette à peine éclofe
Etoit auffi l'objet de fon goût libertin.
Il parcourt chaque fleur nouvelle ,
Et careffe en volant les cheveux de Philis :
Se fixe enfin ſur le ſein de la Belle ;
Et croit s'être placé fur la tige d'un lys.
Philis en le voyant fentit ſon âme émue :
27
Un nouveau mouvement fit palpiter fon cœur.
Sur fon aîle fuperbe elle porta la vue;
Et fon front le couvrit d'une aimable rougeur.
» En vérité c'eft bien dommage ,
Dit- elle d'un air ingénu ,
» Qu'un être fi charmant foit encor fi volage :
» Si près de moi toujours il étoit retenu ! ...
» Oui , dit le Papillon , mon eſpéce eſt légère :
» moi-même j'ai longtems promené mes erreurs.
» De boſquet en bofquet , de fougère en fougère ,
>>
Volage amant de mille fleurs ,
» J'aimai rapidement leur beauté paſſagère :
» Votre éclat plus durable efface leurs couleurs
» Et je deviens amant fincère.
Bij
28 MERCURE DE FRANCE .
» Le Sentiment fuccéde à mes folles ardeurs.
Talent de plaire enchaîne tous les cœurs.
AIN
Par M. LEGIER.
PAPILLON. FABLE. A M.... sur son mariage.
UNE jeune Beauté dans l'urne d'Aréthuse
Avoit toujours puifé fon fard :
Elle ignoroit encor la rufe
De feindre des rigueurs , de fourire avec art :
Ses jours fereins couloient ainfi qu'une onde pures
Les rofes du Printemps ornoient fes beaux che-
Des guirlandes de fleurs compofoient fa parure :
Du village elle aimoit les Jeux :
Elle fortoit enfin des mains de la Nature.
Cet enfant femblable à l'Amour,
Au lever brillant de l'aurore
Sur les bords d'un ruiffeau fe promenoit un jour
JANVIER. 1764.
Au milieu des parfums de Flore.
/ Attiré par leur douce odeur ,
Un Papillon couvert de couleurs bigarrées
Déployoit fes aîles dorées ,
Et voltigeoit de fleur en fleur.
Il baifoit tour-à-tour les lévres de la rofe ,
Et de la marguerite alloit preffer le fein :
La violette à peine éclofe
Etoit auffi l'objet de fon goût libertin.
Il parcourt chaque fleur nouvelle ,
Et careffe en volant les cheveux de Philis :
Se fixe enfin ſur le ſein de la Belle ;
Et croit s'être placé fur la tige d'un lys.
Philis en le voyant fentit ſon âme émue :
27
Un nouveau mouvement fit palpiter fon cœur.
Sur fon aîle fuperbe elle porta la vue;
Et fon front le couvrit d'une aimable rougeur.
» En vérité c'eft bien dommage ,
Dit- elle d'un air ingénu ,
» Qu'un être fi charmant foit encor fi volage :
» Si près de moi toujours il étoit retenu ! ...
» Oui , dit le Papillon , mon eſpéce eſt légère :
» moi-même j'ai longtems promené mes erreurs.
» De boſquet en bofquet , de fougère en fougère ,
>>
Volage amant de mille fleurs ,
» J'aimai rapidement leur beauté paſſagère :
» Votre éclat plus durable efface leurs couleurs
» Et je deviens amant fincère.
Bij
28 MERCURE DE FRANCE .
» Le Sentiment fuccéde à mes folles ardeurs.
Talent de plaire enchaîne tous les cœurs.
AIN
Par M. LEGIER.
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16718
p. 28-30
EPITRE.
Début :
AINSI vous m'avez donc quitté, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EPITRE.
EPITRE.
AINSI vous m'avez donc quitté,
Inftans fugitifs de jeuneſſe
Doucement perdu dans l'ivreſſe ,
L'Erreur & la Félicité!
Temps , où fi la peine légère
Semble quelquefois nous diftraire
Au fein heureux des Voluptés ,
Ce n'eft , à ce Printemps des âges ,
Que ce qu'eſt aux ardens Etés
Le temps des nuits ou des orages,
C'est fait de ce trouble flatteur
Et de cette fâme incertaine ,
Qui nous égare & nous ramène
Au terme qui fait le bonheur,
Mes fenfations émouffées
Vont s'aider du raiſonnement.
A l'ordre froid de mes penſées
Je foumettrai le Sentiment,
Quand l'efprit prévoit & combine ;
Quand ce n'eſt plus l'impreſſion
Mais la trifte réfléxion
Qu'on écoute & qui détermine ;
Lorfqu'au choix d'un tendre lien
JANVIER. 1764.
La Raifon , non le Goût , préfide ;
Dès -lors loin d'un cœur qui veut bien
Que ce trifte flambeau le guide ,
L'Amour ailleurs porte le fien.
Temps heureux de fentir & d'être,
Tranſports & donnés & reçus ,
Jours fortunés que j'ai vu naître ,
Sans retour êtes-vous perdus ?
Ah! j'aurai des plaifirs peut-être 3
Mais pour moi le bonheur n'eſt plus,
Si de ma premiere tendreſſe
J'éprouve encor le Sentiment ;
Si de l'Amour , ce Dieu charmant ,
Qui nous plaît tant plus il nous bleſſe ,
Je retrouve le doux tourment ;
De cette tardive maîtreſſe
Je fuis l'ami plus que l'amant.
Dieu touchant , quel charme eſt le vôtre !
Je connus cet enchantement ,
Ce trouble , cet épanchement
De deux cœurs heureux l'un
Il fe trouvoit anéanti
par l'autre.
Sous le poids même de mes fers ,
Cédant à fa douce puiſſance ,
L'Amour étoit mon éxiſtence ,
Mon amante étoit l'univers.
Des befoins l'empire ordinaire ,
Dans ce temps n'étoit plus fenti ;
Par la foifd'aimer & de plaire.
Biij
29
30 MERCURE DE FRANCE.
Mais qu'aifément l'on paffe à toi
Du fouvenir du bien fuprême ,
Chloé ! que j'aimai plus que moi ,
Plus encor que mon bonheur même.
Ah ! qui fut heureux & vaincu
Par le doux effort de tes armes ?
Qui te plut , qui connut tes charmes ,
Peut & doit dire : j'ai vécu.
Le Comte d'AR... Capitaine de Cavalerie.
AINSI vous m'avez donc quitté,
Inftans fugitifs de jeuneſſe
Doucement perdu dans l'ivreſſe ,
L'Erreur & la Félicité!
Temps , où fi la peine légère
Semble quelquefois nous diftraire
Au fein heureux des Voluptés ,
Ce n'eft , à ce Printemps des âges ,
Que ce qu'eſt aux ardens Etés
Le temps des nuits ou des orages,
C'est fait de ce trouble flatteur
Et de cette fâme incertaine ,
Qui nous égare & nous ramène
Au terme qui fait le bonheur,
Mes fenfations émouffées
Vont s'aider du raiſonnement.
A l'ordre froid de mes penſées
Je foumettrai le Sentiment,
Quand l'efprit prévoit & combine ;
Quand ce n'eſt plus l'impreſſion
Mais la trifte réfléxion
Qu'on écoute & qui détermine ;
Lorfqu'au choix d'un tendre lien
JANVIER. 1764.
La Raifon , non le Goût , préfide ;
Dès -lors loin d'un cœur qui veut bien
Que ce trifte flambeau le guide ,
L'Amour ailleurs porte le fien.
Temps heureux de fentir & d'être,
Tranſports & donnés & reçus ,
Jours fortunés que j'ai vu naître ,
Sans retour êtes-vous perdus ?
Ah! j'aurai des plaifirs peut-être 3
Mais pour moi le bonheur n'eſt plus,
Si de ma premiere tendreſſe
J'éprouve encor le Sentiment ;
Si de l'Amour , ce Dieu charmant ,
Qui nous plaît tant plus il nous bleſſe ,
Je retrouve le doux tourment ;
De cette tardive maîtreſſe
Je fuis l'ami plus que l'amant.
Dieu touchant , quel charme eſt le vôtre !
Je connus cet enchantement ,
Ce trouble , cet épanchement
De deux cœurs heureux l'un
Il fe trouvoit anéanti
par l'autre.
Sous le poids même de mes fers ,
Cédant à fa douce puiſſance ,
L'Amour étoit mon éxiſtence ,
Mon amante étoit l'univers.
Des befoins l'empire ordinaire ,
Dans ce temps n'étoit plus fenti ;
Par la foifd'aimer & de plaire.
Biij
29
30 MERCURE DE FRANCE.
Mais qu'aifément l'on paffe à toi
Du fouvenir du bien fuprême ,
Chloé ! que j'aimai plus que moi ,
Plus encor que mon bonheur même.
Ah ! qui fut heureux & vaincu
Par le doux effort de tes armes ?
Qui te plut , qui connut tes charmes ,
Peut & doit dire : j'ai vécu.
Le Comte d'AR... Capitaine de Cavalerie.
Fermer
16719
p. 30
VERS de M. DE VOLTAIRE, à l'IMPÉRATRICE DE RUSSIE, qui l'invitoit à en faire le voyage.
Début :
DIEUX, qui m'ôtez les yeux & les oreilles, [...]
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texteReconnaissance textuelle : VERS de M. DE VOLTAIRE, à l'IMPÉRATRICE DE RUSSIE, qui l'invitoit à en faire le voyage.
VERS de M. DE VOLTAIRE, à
l'IMPÉRATRICE DE RUSSIE,
qui l'invitoit à en faire le voyage.
DIEUX, qui m'ôtez les yeux & les oreilles,
Rendez-les-moi , je pars au même inſtant !
Heureux qui voit vos auguftes merveilles ,
O CATHERINE ! heureux qui vous entend.
Plaire & régner , voilà votre talent :
Mais le premier me flatte davantage.
De votre efprit vous étonnez le Sage ;
Il cefferoit de l'être en vous voyant.
l'IMPÉRATRICE DE RUSSIE,
qui l'invitoit à en faire le voyage.
DIEUX, qui m'ôtez les yeux & les oreilles,
Rendez-les-moi , je pars au même inſtant !
Heureux qui voit vos auguftes merveilles ,
O CATHERINE ! heureux qui vous entend.
Plaire & régner , voilà votre talent :
Mais le premier me flatte davantage.
De votre efprit vous étonnez le Sage ;
Il cefferoit de l'être en vous voyant.
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16720
p. 31-51
QU'EN DOIT-IL ARRIVER ? ANECDOTE HISTORIQUE.
Début :
SI QUELQU'UN de mes Compatriotes avoit le malheur de ne pas aimer sa Patrie, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : QU'EN DOIT-IL ARRIVER ? ANECDOTE HISTORIQUE.
QU'EN DOIT-IL ARRIVER ?
ANECDOTE HISTORIQUE.
SI QUELQU'UN de mes Compatriotes
avoit le malheur de ne pas aimer sa Patrie,
je lui dirois , parcourez le monde
entier, & bien-tôt vous regretterez le
le climat qui vous a vu naître ; fréquen-
tez , étudiez toutes les Nations , & vous
rendrez enfin juſtice à la vôtre. Je dirois
à certains frondeurs obfcurs , lifez l'Hif-
toire de toutes les Monarchies , vous ne
trouverez nulle-part le même fpectacle
que vous offrent nos Annales. Eh quel
fpectacle ! Une Maifon qui depuis près de
800 ans occupe le Trône fans interrup-
tion , & qui , parmi une foule de grands
Rois , n'en a pas produit un feul qu'on
puiffe mettre dans la claffe des Princes
cruels & fanguinaires. La moitié des
Empereurs Romains furent des monf-
tres.
Il est peu d'Etats qui n'ayent eu
leurs Nerons , ou leurs Bufiris. L'Afie
fur-tout , ce pays d'efclavage , fut une
pépinière de tyrans. On a exalté parmi
nous le regne des Califes : mais lions
leurs propres Hiftoriens ; nous verrons
Biv
32 MERCURE DE FRANCE .
dans les meilleurs de ces Princes un mê-
lange de férocité qui ternit leurs actions
les plus louables. Le maffacre de tous
les Barmécides , ordonné pour une cauſe
des plus frivoles , & par un Souverain
qui paffoit pour jufte , eft une preuve
de cette vérité. Il pouvoit arriver auffi
qu'un Prince naturellement barbare laif-
fat , par caprice , échapper quelque trait
de grandeur d'âme. Le hafard peut faire
naître une plante utile dans un terroir
qui jamais ne produifit que des ronces ;
quelques rayons peuvent percer le nuage
le plus fombre : ce qui n'empêche pas ,
& qu'un pareil jour né foit réputé obf-
cur & qu'un pareil fol ne foit jugé
•
ftérile.
Le Calife Montaffer , trentième fuc-
ceffeur de Mahomet , s'étoit frayé le che-
min du Trône par le maffacre de fon
propre père. Cela dit affez que ce Prince
cruel avoit alors des amis & des partiſans
dignes de lui. Il donna depuis une par-
tie de fa confiance à un Officier ver-
tueux , brave , & d'un défintéreffement
bien rare , fur-tout dans une Cour Afia-
tique. Taher, c'eſt le nom de cet Off-
cier , ne prit jamais de part aux crimes
de fon Maître , & le fervit toujours fidé-
lement , parce qu'il fe regardoit comme
voit
JANVIER. 1764.
33
fon Sujet , & non comme fon Juge.
Envoyé en Egypte par le Calife , &
chargé d'une commiffion des plus im-
portantes , il s'en acquitta avec autant
de zèle que de fuccès.
Taher , en parcourant l'Egypte , fé-
journa quelque tems à Alexandrie .
Il
étoit occupé à vifiter le Port de cette
Ville , quand un vaiffeau Tunifien y
arriva. Entre plufieurs marchandiſes pré-
cieufes que portoit ce vaiffeau , il y en
avoit une d'un prix ineftimable : c'étoit
une jeune Efclave digne du rang & du
titre de Reine , fi la beauté feule pou-
le donner. Elle joignoit même
à cette extrême beauté tous les talens
qui peuvent en augmenter le prix. On
admiroit particulierement le charme de
fa voix , ainfi que l'art & le goût qu'ejle
mettoit dans fon chant. Taher la vit , &
fut furpris de l'impreffion qu'elle faifoit
fur fon ame. Il étoit parvenu à l'âge de
35 ans , & ignoroit encore les patlions
vives , excepté celle de la gloire : il efpé-
roit même n'en jamais connoître d'autre.
La vue de cette jeune Efclave le dé-
trompa. Il l'aima comme on aime pour
la premiere fois ; c'eſt-à-dire , exceffive-
ment.
La belle captive étoit née à Marſeille ,
Bv
34 MERCURE DE FRANCE.
& parloit fort bien la langue Arabe ,
fuite naturelle du grand commerce de
cette Ville avec l'Orient. Elle répondit
à toutes les queftions que lui fit Taher
& il lui en fit un grand nombre. Toutes
cependant n'étoient relatives qu'à elle-
même. Elle lui apprit & fon origine , &
fon nom , & toutes les circonstances de
fa captivité. Son nom étoit Ifaure ; fa
famille avoit occupé les premieres places
dans fa République : mais dépouillée de
fes richeffes , elle avoit perdu une par-
tie de fa fplendeur. Ifaure elle-même ,
reftée orpheline , & fous la tutelle d'un
parent déjà vieux , eut de plus le mal-
heur de lui plaire , & le défagrément de
l'entendre lui en faire l'aveu : ce qu'il
fit de l'air & du ton d'un Tuteur. Elle y
répondit de l'air & du ton d'une Pupile
qui n'ofe témoigner toute fa répugnan-
ce , mais qui ne la déguife qu'imparfai-
rement. Dès-lors elle fongea aux moyens
de fe fouftraire au malheur qui la me-
naçoit. Une partie de fa famille s'etoit
réfugiée en Italie : elle réfolut d'imiter
cet exemple , & d'aller joindre des parens
qui pourroient n'avoir pas les mêmes.
vues que fon Tuteur , ou qui pourroient
mériter mieux de les avoir. Un vaiffeau
qui partoit pour Veniſe , lui en fournit
JANVIER. 1764.
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une occafion qu'elle mit à profit. Mal-
heureuſement un Corfaite Africain atta-
qua & prit le vaiffeau Marſeillois. Il y
avoit fur ce Navire dequoi fatisfaire
amplement l'avidité du Pirate. Ifaure
craignoit fur-tout de devenir la proie de
fa brutalité. Mais l'Africain étoit encore
plus avare que diffolu : il jugea que faire
violence à la jeune Provençale , c'étoit
altérer fon prix , & cette réflexion la
fauva de ce danger. Ifaure fe vit réſer-
vée pour quelque perfonnage puiffant de
l'Empire du Calife , fuppofé que le Pirate
ne pût arriver jufqu'au Calife même.
Taherfongeoit à profiter de ces difpo
fitions. Il lui étoit libre de voir & d'en-
tretenir la jeune Captive à toute heure
du jour , comme il eft permis à tout par-
ticulier d'examiner , à différentes repri-
fes , un diamant ou tel autre bijou qu'un
Marchand met en vente . Il crut même
s'appercevoir que l'aimable Ifaure trou-
voit dans fes vifites une forte d'adoucif-
fement à fes difgraces. Il ne fe trompoit
pas ; & , avec un peu moins de modef-
tre , il eût pu voir beaucoup plus qu'il
n'ofoit même foupçonner. Taher joi-
gnoit à une figure des plus intéreffantee
& des plus nobles , cet air de candeur &
d'aménité qui plaît toujours aux âmes à
B vj
36 MERCURE DE FRANCE.
qui ces vertus ne font point étrangères ,
& fouvent même à celles qui les con-
noiffent le moins. Ifaure , qui les pof-
fédoit entièrement , pouvoit- elle ne pas
les chérir dans notre Afiatique ?
Il eft
rare que le cœur s'affujettiffe à raison-
ner ; mais quand la raiſon le prévient ,
& fe trouve d'accord avec lui , il eft en-
core plus rare qu'il la rebute. La belle
Marfeilloife , qui n'avoit nulle efpé-
rance de revoir fa Patrie , devoit fouhai-
ter & fouhaitoit ardemment de fortir
des mains du Pirate. Elle ne prévoyoit
pas y pouvoir parvenir fans paffer dans
d'autres mains , & Taher lui fembloit
mériter la préférence. Elle la lui eût don-
née même fur le Calife.
Mais tandis que fes vœux fecondoient
fi bien ceux de l'amoureux Muſulman ,
il étoit plongé dans la plus exceffive dou-
leur. Le Pirate mettoit la jeune Eſclave
à un prix qui ſurpaffoit tout ce qu'il en
pouvoit offrir. J'ai déja dit que Taher
étoit un Courtifan défintéreffé : mais peu
s'en fallut que dans ce moment il ne re-
grettât d'avoir porté cette vertu fi loin.
C'étoit la premiere fois fans doute qu'au
défaut d'une fomme affez modique , le
Favori d'un Monarque puiffant fe trou-
voit hors d'état de fatisfaire un goût dé-
1
JANVIER. 1764.
37
cidé , & même un fimple caprice. On
préfume bien que le Corfaire fit la même
réfléxion. Taher peu riche , lui parut né-
ceffairement peu confidéré de fon Maî-
tre , & encore moins digne de pofféder
Ifaure , puifqu'il étoit hors d'état de la
lui payer.
Qu'on fe figure la défolation où étoit
ce malheureux Favori. O vertu ! s'é-
crioit-il , que d'épreuves il faut foutenir
pour te fuivre fans s'égarer. Mais celle
que j'effuie aujourd'hui eft à coup für
la plus cruelle de toutes. Il retourne au-
près de la belle Efclave , qui ignoroit
une partie de ſes inquiétudes ; il les lui
avoue , & la rend auffi affligée que lui-
même. Oui , charmante Ifaure , ajou-
toit- il , je commence à croire que l'or
eſt véritablement précieux , puifque lui
feul peut m'affurer votre poffeffion :
il
ne falloit pas moins que cette preuve
pour me convaincre de ce qu'il vaut.
Hélas ! reprenoit Ifaure , en verfant des
larmes , tout cela me prouve encore
mieux l'horreur de mon état. En vain
mon cœur voudroit fe donner ; toute ma
perfonne eft miſe à l'encan : je dois être à
quiconque donnera plus pour m'acqué-
rir. O Dieu ! s'écrioit de nouveau Taher,
faudra- t- il me réfoudre à la voir paffer
28 MERCURE DE FRANCE.
38
dans des mains peut-être indignes de la
pofféder ? Et , en fuffent - elles même
dignes , ma douleur en fera- t - elle moins
réelle ,fa perte moins irréparable ? Ifaure
ne répliqua rien ; mais fes larmes cou-
loient toujours
forte d'expreffion qui
en valoit bien d'autres. Taher n'y put
réfifter plus long temps. Il prit une ré-
folution qui lui coûta beaucoup à pren-
dre , parce qu'elle fembloit démentir
toute fa conduite paffée. Ce fut de
recourir au Gouverneur d'Egypte ,
non pour qu'il interpofât fon autorité
dans cette affaire ; mais pour lui em-
prunter ce qui manquoit à la fomme
qu'exigeoit le Pirate. Un riche Citoyen
d'Alexandrie , qui eftimoit la vertu de
Taher , & que le hafard inftruifit de for
embarras , le prévint par des offres qui ,
dans tout autre cas , n'euffent point été
acceptées. Elles le furent dans cette oc-
cafion preffante. Déja Taher ſe croyoit
au comble de fes vœux ; déja Ifaure par-
tageoit la fatisfaction qu'elle lifoit fur fon
vifage un nouvel incident les replon-
gea dans de nouvelles allarmes.
L'extrême beauté de la jeune Eſclave
étoit célébrée de toutes parts dans Alé-
xandrie. Acmet , Gouverneur de la haute
& baffe Egypte , en fut inftruit des pre-
JANVIER. 1764.
39
miers , & voulut en juger par lui- même.
Il envoya ordre au Pirate de lui amener
cette merveille fi vantée. Cet ordre arri-
va dans l'inſtant même où Taher croyoit
n'avoir plus aucun obſtacle à vaincre, où
il étoit prêt à payer le prix qu'exigeoit
le Corfaire pour lui livrer Ifaure. Mais
l'Africain jugea qu'il falloit d'abord fa-
tisfaire la curiofité du Gouverneur. C'é-
toit bien moins docilité de fa part , que
rafinement d'avarice. Il ne doutoit pas
que les charmes de la jeune Françoife ne
fiffent l'impreffion la plus vive fur l'âme
de ce Commandant , & il efpéro it tirer
meilleur parti d'un homme qui pouvoit
à fon gré véxer tout un grand Etat , que
d'un Favori qui avoit fait vœu de ne ja-
mais véxer perfonne.
Ce fut en vain que Taher combattit
cette réfolution .
Il prit enfin le parti
d'aller lui-même inftruire Acmet de ce
qui s'étoit paffé. Son but étoit de lui
ôter l'envie de voir Ifaure , perfuadé qu'il
l'auroit pour rival dès l'inftant qu'elle
s'offriroit à fes yeux. Le Gouverneur ,
qui au fonds le haïffoit , ne pouvoit ce-
pendant lui refufer fon eftime , encore
moins des égards mefurés fur ceux qu'a-
voit pour lui le Calife même. Il fit plus ;
il parut prêt à fe défifter de toutes préten-
tions fur Ifaure. Malheureufement le
40 MERCURE DE FRANCE.
Pirate furvint , accompagné de la jeune
Efclave , qu'il avoit fait tranſporter mal-
gré elle dans ce Palais . A cette vue
,
Acmet changea de langage , ou plutôt
il fembla perdre tout-à - coup la parole :
mais fon filence étoit expreffif. Celui
de Taher l'étoit encore plus , & il ne tar-
da pas à le rompre. Il demande que ,
fans aucun délai , Ifaure lui foit remife.
Mais une décifion fi prompte n'étoit dé-
ja plus du goût d'Acmet. Il prenoit un
plaifir infini à contempler Ifaure , qui ,
de fon côté , ne regardoit , ne voyoit
que Taher. Pour ce dernier , l'irréfolu-
tion ou plutôt le changement trop vifi-
ble du Gouverneur le défefpéroit. Ce
fut bien pis lorfqu'il le vit interroger la
jeune Efclave fur fes divers talens , &
lui demander , entre autres chofes , un
effai de la beauté de fa voix. Le Pirate
joignit un ordre abfolu à cette demande.
Mais , au lieu de chants , on ne put tirer
d'Ifanre que des foupirs , des fanglots &
des larmes. Taher , hors de lui- même
9
s'écria qu'Ifaure lui appartenoit , & ne
devoit plus être commandée par perfon-
ne. Brave Taher , lui répondit le Gouver-
neur , Ifaure appartient à un Corfaire
d'Afrique , & partant à celui de nous
deux qui pourra la mettre à plus haut
prix. C'est ici une forte de combat dans
i
JANVIER. 1764.
41
lequel on peut efpérer de vous vaincre.
Contentez- vous d'avoir triomphé tant
de fois ailleurs . Acmet joignit à ce dif-
cours une offre qui furpaffoit toutes les
facultés de fon rival. On préfume bien
qu'elle fut acceptée. On préfume éga
lement que celle qui en étoit l'objet s'af-
fligea de plus en plus. Mais Taher devint
furieux. Ne rougis-tu pas , dit- il au Gou-
verneur , d'abufer ainfi des richeffes qui
font ta honte , pour infulter à une pau→
vreté qui fait ma gloire ? La manière
dont ce Pirate en ufe envers moi n'a
* rien qui m'étonne : il remplit unique-
ment l'idée qu'on attache à fa profef
fion . Ta conduite eft mille fois plus ré-
préhenfible que la fienne.
Acmet refta quelques momens rêveur.
Enfuite , reprenant le ton de l'ironie :
hé quoi ! dit-il , fage Député du Com-
mandant des Fidèles , ne vous fuffit-il
pas de paffer pour l'homme le plus défin-
téreffé que renferme tout fon vafte Em-
pire ? Cette gloire n'eft-elle plus rien à
vos yeux ? Eft-il naturel que vous jouif-
fiez en même temps des avantages que
procurent les richeffes ?
Taher alloit répondre ; Ifaure le pré-
vint
ce qui étonna beaucoup , & le
Pirate , & Acmet , & Taher lui-même.
42 MERCURE DE FRANCE.
Vos richeffes , dit- elle au Gouverneur
peuvent éblouir celui qui fe croit l'ar-
bitre de ma deftinée ; celui qui , pour
m'avoir arrachée à ma famille , penfe
être en droit de me vendre à qui lui don-
nera plus. Une Efclave Afiatique obéi-
roit fans murmurer , fans même fe per-
mettre aucune réfléxion . L'air qu'on
refpire dans ma Patrie infpire d'autres
fentimens aux perfonnes de mon féxe.
Accoutumées aux hommages du vôtre
elles y règlent fes plaifirs , partagent vo-
lontairement fes travaux , & quelque-
fois fes dangers : en un mot , nous fom
mes fes Compagnes , & non fes Efcla-
ves. N'efpérez donc pas , pourfuivit-elle
d'un ton ferme , exercer jamais fur moi
l'autorité d'un maître impérieux & ab-
folu. Ce Corfaire , en tranfportant mon
corps dans un climat étranger , n'a point
changé mon âme : elle refte libre au mi-
lieu de mes chaînes. Il ne fuffit pas de
m'achetter pour m'obtenir , il faut en-
core que je me donne.
Le fort que je vous deftine , reprit
Acmet , vaincra l'indocilité de votre
âme. Vous chérirez ces fers qui vous
femblent fi odieux. Je prétends faire
votre bonheur..... Il n'eft plus temps ,
interrompit vivement Ifaure ; & , en
•
JANVIER. 1764.
43
prononçant ces mots , elle fixa Taher.
J'entends , reprit le Gouverneur ; un
autre m'a prévenu
mais vous ignorez
ce que je puis , & fur- tout ce que je me
propofe. Tremble ! lui dit Taher , fi tu
projette le moindre attentat , la moindre
violence contre Ifaure. Souviens - toi
que je périrois plutôt que de ne pas la
venger. Quant à préfent , je me borne
à recourir à l'autorité du Calife , à le
prier de vouloir être notre Juge. Mais
fur-tout,garde-toi d'ofer prévenir fa dé-
cifion . Soit , repliqua le Gouverneur ;
. le Calife nous mettra d'accord . En at-
tendant , Ifaure peut , en toute fûreté ,
habiter mon Palais . Cette promeffe ne
tranquilifa que médiocrement l'amou-
:
reux Taher il lui en coûtoit pour laif-
fer ainfi fa Maîtreffe au pouvoir de fon
Rival ; cependant il fallut y foufcrire.
Ifaure , de fon côté , lui tint les difcours
les plus propres à le raffurer , fi , dans de
pareilles circonftances , un Amant pou-
voit être fans crainte.
Leur féparation fut des plus doulou-
reufes. Il ne feroit pas facile d'exprimer
ce qui fe paffoit dans l'âme de l'un & de
l'autre. Ifaure craignoit que le Calife ne
fût injufte , & Taher que le Gouverneur
ne devint trop preffant , qu'Ifaure elle-
44 MERCURE DE FRANCE.
même ne fe lafsât de réfifter. Heureu-
fement nulle affaire d'Etat ne le retenoit
plus en Egypte , & il fit une diligence
prodigieufe pour fe rendre à Bagdat où
réfidoit le Calife. L'accueil qu'il reçut
de ce Prince étoit déja pour fui un au
gure très- favorable. Taher entra d'abord
dans quelques détails relatifs à la Com-
miffion dont il avoit été chargé. Ils lui
attirerent les éloges du Souverain , qui
enfuite le queſtionna fur ce qu'il avoit
vu de remarquable dans fon voyage.
C'étoit lui fournir l'occafion de s'expli-
quer fur un objet qui l'intéreffoit infini-
ment plus que des Obélifques , des Py-
ramides , & toutes les autres Antiquités
Egyptiennes. Seigneur Commandant
des Fidèles , dit- il au Calife , ce que j'ai
le plus admiré dans ce pays , fi fertile
en merveilles , en eſt une qui les efface
toutes , & dont la privation feroit le mal-
heur de mes jours , comme fa poffeffion
pourroit en faire le bonheur. Ce début
intéreffa vivement le Prince ; il voulut
que Taher s'expliquât fans emblême , &
c'eft ce que demandoit ce dernier .
Il
détailla fon aventure , mais avec tant de
chaleur & de vivacité qu'il étoit facile
de voir qu'en lui le Philofophe avoit fait
place à l'Amant. Le Calife parut l'écou
gypte
JANVIER, 1764.
45
ter avec beaucoup d'attention ; enfuite
il refta quelque temps rêveur, C'en fut
affez pour allarmer Taher au dernier
point. Mais que devint-il quand , pour.
toute réponse , il entendit ce Prince le
charger d'une Commiffion nouvelle
pour une contrée entierementoppofée
à celle de l'Egypte , & avec ordre de
partir fur le champ ?
Il s'agiffoit de repouffer une armée de
Grecs entrée inopinément fur les terres
du Calife. Un emploi de cette nature ne
pouvoit décemment fe refufer , & moins
encore par Taher que par tout autre. Il
l'accepta , mais ce fut avec une répu-
gnance que furmontoit le devoir plutôt
que l'ambition. Le devoir même ne put
impoſer filence à l'amour. Seigneur ,
dit Taher au Calife , je vais combattre
& , comme je l'efpère , vaincre vos en-
nemis. Puis-je efpérer de n'être pas moi-
même vaincu par le Gouverneur d'E-
Eft-il poffible , s'écria le Prince
que le fouvenir d'une Efclave partage
les foins d'un Général que la gloire pa-
rut toujours feule occuper ? Va ravager
les Provinces de la Grece , & tu y trou-
veras des Efclaves à choisir.
Taher vit bien que toute replique fe-
roit fuperflue. Il ne fçavoit comment
46 MERCURE DE FRANCE .
interpréter les réponfes du Calife. Tan-
tôt il les attribuoit à fa dureté naturelle ,
qui le portoit à mortifier ceux même
qu'il chériffoit le plus ; tantôt il craignoit
que ce Prince ne fût devenu amoureux
de la jeune Efclave , fur le portrait que
lui-même en avoit tracé. Eh que feroit-
ce donc , s'écrioit Taher ,
s'il voyoit
Ifaure en perfonne ? Ainfi l'amoureux
Mufulman n'appercevoit de toutes parts
que des motifs de crainte , fans même
entrevoir un feul motif d'efpérance .
Il partit , & fe vengea fur les Grecs
des chagrins qu'on lui faifoit éprouver
dans fa Patrie. L'ennemi fut battu &
pourfuivi jufques dans l'intérieur de fest
Provinces. Là il eût été facile à Taher de
mettre à profit le confeil du Calife. Il
pouvoit , dis-je , emmener en efclavage
une foule d'aimables Grecques. Il en
vit plufieurs dont les charmes l'auroient
féduit , s'il eût été moins épris de ceux
d'Ifaure. Mais il ne chercha pas même
à fe diftraire de fon fouvenir. Unique-
ment livré à ſes inquiétudes & à ſa ja-
loufie ,
il goûtoit peu la fatisfaction
qu'éprouve un Général après la victoire.
Le prix qu'en efpéroit celui- ci étoit,
une décifion en fa faveur , fuppofé qu'il
JANVIER. 1764.
tombeau.
47
fût encore temps de la rendre. Il n'ofoit
approfondir fes idées fur cette matière.
Il arrive à la Cour , & eft comblé d'hon-
neurs par le Calife . Ces honneurs euffent
pû le flatter dans tout autre temps : mais
alors il n'étoit occupé que d'un feul ob-
let. Ifaure lui feroit elle rendue ? Son
Juge n'étoit-il point devenu fon Rival ?
Tandis qu'il s'interrogeoit ainfi lui-mê-
me , le Calife lui fit une queftion toute
oppofée. Il s'agiffoit de fçavoir fi la belle
Efclave l'occupoit encore. Ciel ! fi elle
m'occupe ! s'écria Taher , fon image me
fuit por tout , & ne me quittera qu'au
Souffrirez - vous ,
Grand
Prince ,, que fa perfonne refte plus long-
temps au pouvoir de l'injufte Acmet ? Le
Calife ne répondit rien , ou plutôt , pour
toute réponſe , il retint Taher à fouper.
Cette faveur , qui n'étoit point rare à
la Cour des Califes , ne parut à l'Amant
d'Ifaure qu'une décifion contraire à fes
vœux , un arrêt foudroyant , quoique
tacite.
Il ne doutoit plus , ou que fa
Maîtreffe ne fût adjugée à fon Rival , ou
que le Calife ne l'eût prife pour lui-mê-
me; & l'un & l'autre cas le défeſpéroit
également. Bien-tôt même fes doutes lut
parurent éclaircis. Le Prince , dans le
+
48 MERCURE DE FRANCE .
cours du repas l'entretint encore une
fois de la jeune Eſclave ; & , entre autres
chofes , il lui demanda fi la voix d'Ifaure
étoit réellement auffi parfaite qu'il l'affu-
roit dans fes difcours ? Taher le lui attefta
de nouveau. Je crois pourtant , reprit le
Calife , avoir parmi mes Efclaves une
jeune Chanteufe qui peut , à cet égard ,
le difputer à la vôtre. A ces mots
fur un figne qu'il fait à un de fes Eu-
nuques , & fur un autre figne que fait
celui-ci à quelqu'un que Taher ne voyoit
pas , une voix touchante & harmonieuſe
fe fait entendre. L'oreille en étoit flat-
tée , le cœur en étoit ému. C'étoit néan-
moins encore peu de chofe en compa-
raifon de ce qu'éprouvoit Taher. Il fré-
mit , change de couleur , s'agite invo-
lontairement , & eft prêt à perdre toute
refpiration
en un mot , les accens de
la jeune Efclave lui paroiffent abfolu-
ment les mêmes que ceux d'Ifaure ; c'eſt
Ifaure qu'il croit entendre , & que , par
cette raifon , il juge être entierement
4
perdue pour
lui.
Les chants de l'Efclave invifible
étoient plaintifs , languiffans , & carac-
térifoient une ame triftement affectée :
ils étoient de plus dans le langage des
Troubadours Provençaux : langage que
n'entendoient
JANVIER. 1764.
n'entendoient ni le Calife ,
49.
ni Taher.
Mais ce dernier reconnut aifément que
c'étoit le même dans lequel chantoit
Ifaure. Nouveau motif de conviction
pour lui. Le Calife examinoit tous fes
mouvemens , & lui demanda quelle en
pouvoit être la caufe. Ah , Seigneur !
s'écria l'amoureux Mufulman , ou mon
imagination troublée me tranfporte en
Egypte , ou l'aimable Ifaure eft dans ce
Palais.
*
Montaffer, fans rien répondre , fit un
autre figne. Alors un grand rideau s'ou
vrit , & Ifaure elle-même , Ifaure parut
aux yeux de fon Amant , vêtue avec une
magnificence incroyable , & fous l'ex-
térieur d'une Reine de tout l'Orient ,
plutôt que d'une Efclave Européenne .
A cette vue Taher jette un cri d'étonne-
ment & de douleur : il ne peut plus douter
de fon infortune . Tout , dans cette ren-
contre , annonce l'amour du Calife & la
fragilité d'Ifaure. Ce qui achevoit d'en
convaincre l'affligé Taher , c'étoit le fi-
lence de la jeune Efclave. Elle fe bor-
noit à le fixer , & reftoit immobile. Une
attitude fi froide acheva de le mettre
* Cette réponſe eft citée dans l'Hiftoire des
Arabes , par M. l'Abbé de Marigny , où l Anec-
dote même fe trouve rapportée en peu de mots.
I. Vol
C
1
1
50
MERCURE DE FRANCE.
hors de lui- même. Seigneur ! dit-il au
Calife , en tombant à fes genoux , per-
mettez-moi de fuir une épreuve trop
au-deffus de mes forces. Ifaure a du
vous préférer à moi, N'efpérez pas tou-
tefois que j'approuve la conduite. N'exi-
gez pas fur-tout que j'en fois plus long-
temps le témoin. Je vous fervis avec un
zèle que rien n'a pu ralentir ; voici le
falaire que j'ofe en attendre. Souffrez
qu'au fonds du plus lointain défert , j'aille
oublier l'unique objet qui fçut toucher
mon âme , ou du moins gémir à mon
aife de fon oubli.
Les foupirs & les larmes d'Ifaure in-
terrompirent la fin de ce difcours Il n'é-
toit pas facile à Taher d'en pénétrer le
vrai motif. Etoit-ce remords ? étoit-ce
pure tendreffe ? le Calife , enfin , crut de-
voir terminer cette affreufe perpléxité.
Raffure-toi , dit-il à fon favori . c'eft
trop longtemps abufer de ton erreur.
Ifaure eft à toi. Elle me fut deſtinée
par Acmet , & je t'en fais un facrifice :
je te la rends telle que l'ai reçue. Je ne
voulois que jouir un peu de ton em-
barras.C'est moi qui ai prefcrit à Ifaure
la conduite qu'elle vient de tenir & qui
lui a tant coûté. Il m'étoit fans doute
permis d'éxiger d'elle cette complaifance
JANVIER. 1764.
51
frivole, puifque je me fuis interdit juf-
qu'à la volonté d'en éxiger de plus
grandes.
Taher , au comble de la joie , eut la
fatisfaction de voir Ifaure la partager.
Il étoit fort éloigné d'avoir aucun foup-
çon fâcheux à fon égard. L'eftime en
amour produit la paifible confiance ;
& Taher avoit le bonheur d'eftimer ce
ce qu'il aimoit.
ANECDOTE HISTORIQUE.
SI QUELQU'UN de mes Compatriotes
avoit le malheur de ne pas aimer sa Patrie,
je lui dirois , parcourez le monde
entier, & bien-tôt vous regretterez le
le climat qui vous a vu naître ; fréquen-
tez , étudiez toutes les Nations , & vous
rendrez enfin juſtice à la vôtre. Je dirois
à certains frondeurs obfcurs , lifez l'Hif-
toire de toutes les Monarchies , vous ne
trouverez nulle-part le même fpectacle
que vous offrent nos Annales. Eh quel
fpectacle ! Une Maifon qui depuis près de
800 ans occupe le Trône fans interrup-
tion , & qui , parmi une foule de grands
Rois , n'en a pas produit un feul qu'on
puiffe mettre dans la claffe des Princes
cruels & fanguinaires. La moitié des
Empereurs Romains furent des monf-
tres.
Il est peu d'Etats qui n'ayent eu
leurs Nerons , ou leurs Bufiris. L'Afie
fur-tout , ce pays d'efclavage , fut une
pépinière de tyrans. On a exalté parmi
nous le regne des Califes : mais lions
leurs propres Hiftoriens ; nous verrons
Biv
32 MERCURE DE FRANCE .
dans les meilleurs de ces Princes un mê-
lange de férocité qui ternit leurs actions
les plus louables. Le maffacre de tous
les Barmécides , ordonné pour une cauſe
des plus frivoles , & par un Souverain
qui paffoit pour jufte , eft une preuve
de cette vérité. Il pouvoit arriver auffi
qu'un Prince naturellement barbare laif-
fat , par caprice , échapper quelque trait
de grandeur d'âme. Le hafard peut faire
naître une plante utile dans un terroir
qui jamais ne produifit que des ronces ;
quelques rayons peuvent percer le nuage
le plus fombre : ce qui n'empêche pas ,
& qu'un pareil jour né foit réputé obf-
cur & qu'un pareil fol ne foit jugé
•
ftérile.
Le Calife Montaffer , trentième fuc-
ceffeur de Mahomet , s'étoit frayé le che-
min du Trône par le maffacre de fon
propre père. Cela dit affez que ce Prince
cruel avoit alors des amis & des partiſans
dignes de lui. Il donna depuis une par-
tie de fa confiance à un Officier ver-
tueux , brave , & d'un défintéreffement
bien rare , fur-tout dans une Cour Afia-
tique. Taher, c'eſt le nom de cet Off-
cier , ne prit jamais de part aux crimes
de fon Maître , & le fervit toujours fidé-
lement , parce qu'il fe regardoit comme
voit
JANVIER. 1764.
33
fon Sujet , & non comme fon Juge.
Envoyé en Egypte par le Calife , &
chargé d'une commiffion des plus im-
portantes , il s'en acquitta avec autant
de zèle que de fuccès.
Taher , en parcourant l'Egypte , fé-
journa quelque tems à Alexandrie .
Il
étoit occupé à vifiter le Port de cette
Ville , quand un vaiffeau Tunifien y
arriva. Entre plufieurs marchandiſes pré-
cieufes que portoit ce vaiffeau , il y en
avoit une d'un prix ineftimable : c'étoit
une jeune Efclave digne du rang & du
titre de Reine , fi la beauté feule pou-
le donner. Elle joignoit même
à cette extrême beauté tous les talens
qui peuvent en augmenter le prix. On
admiroit particulierement le charme de
fa voix , ainfi que l'art & le goût qu'ejle
mettoit dans fon chant. Taher la vit , &
fut furpris de l'impreffion qu'elle faifoit
fur fon ame. Il étoit parvenu à l'âge de
35 ans , & ignoroit encore les patlions
vives , excepté celle de la gloire : il efpé-
roit même n'en jamais connoître d'autre.
La vue de cette jeune Efclave le dé-
trompa. Il l'aima comme on aime pour
la premiere fois ; c'eſt-à-dire , exceffive-
ment.
La belle captive étoit née à Marſeille ,
Bv
34 MERCURE DE FRANCE.
& parloit fort bien la langue Arabe ,
fuite naturelle du grand commerce de
cette Ville avec l'Orient. Elle répondit
à toutes les queftions que lui fit Taher
& il lui en fit un grand nombre. Toutes
cependant n'étoient relatives qu'à elle-
même. Elle lui apprit & fon origine , &
fon nom , & toutes les circonstances de
fa captivité. Son nom étoit Ifaure ; fa
famille avoit occupé les premieres places
dans fa République : mais dépouillée de
fes richeffes , elle avoit perdu une par-
tie de fa fplendeur. Ifaure elle-même ,
reftée orpheline , & fous la tutelle d'un
parent déjà vieux , eut de plus le mal-
heur de lui plaire , & le défagrément de
l'entendre lui en faire l'aveu : ce qu'il
fit de l'air & du ton d'un Tuteur. Elle y
répondit de l'air & du ton d'une Pupile
qui n'ofe témoigner toute fa répugnan-
ce , mais qui ne la déguife qu'imparfai-
rement. Dès-lors elle fongea aux moyens
de fe fouftraire au malheur qui la me-
naçoit. Une partie de fa famille s'etoit
réfugiée en Italie : elle réfolut d'imiter
cet exemple , & d'aller joindre des parens
qui pourroient n'avoir pas les mêmes.
vues que fon Tuteur , ou qui pourroient
mériter mieux de les avoir. Un vaiffeau
qui partoit pour Veniſe , lui en fournit
JANVIER. 1764.
35
une occafion qu'elle mit à profit. Mal-
heureuſement un Corfaite Africain atta-
qua & prit le vaiffeau Marſeillois. Il y
avoit fur ce Navire dequoi fatisfaire
amplement l'avidité du Pirate. Ifaure
craignoit fur-tout de devenir la proie de
fa brutalité. Mais l'Africain étoit encore
plus avare que diffolu : il jugea que faire
violence à la jeune Provençale , c'étoit
altérer fon prix , & cette réflexion la
fauva de ce danger. Ifaure fe vit réſer-
vée pour quelque perfonnage puiffant de
l'Empire du Calife , fuppofé que le Pirate
ne pût arriver jufqu'au Calife même.
Taherfongeoit à profiter de ces difpo
fitions. Il lui étoit libre de voir & d'en-
tretenir la jeune Captive à toute heure
du jour , comme il eft permis à tout par-
ticulier d'examiner , à différentes repri-
fes , un diamant ou tel autre bijou qu'un
Marchand met en vente . Il crut même
s'appercevoir que l'aimable Ifaure trou-
voit dans fes vifites une forte d'adoucif-
fement à fes difgraces. Il ne fe trompoit
pas ; & , avec un peu moins de modef-
tre , il eût pu voir beaucoup plus qu'il
n'ofoit même foupçonner. Taher joi-
gnoit à une figure des plus intéreffantee
& des plus nobles , cet air de candeur &
d'aménité qui plaît toujours aux âmes à
B vj
36 MERCURE DE FRANCE.
qui ces vertus ne font point étrangères ,
& fouvent même à celles qui les con-
noiffent le moins. Ifaure , qui les pof-
fédoit entièrement , pouvoit- elle ne pas
les chérir dans notre Afiatique ?
Il eft
rare que le cœur s'affujettiffe à raison-
ner ; mais quand la raiſon le prévient ,
& fe trouve d'accord avec lui , il eft en-
core plus rare qu'il la rebute. La belle
Marfeilloife , qui n'avoit nulle efpé-
rance de revoir fa Patrie , devoit fouhai-
ter & fouhaitoit ardemment de fortir
des mains du Pirate. Elle ne prévoyoit
pas y pouvoir parvenir fans paffer dans
d'autres mains , & Taher lui fembloit
mériter la préférence. Elle la lui eût don-
née même fur le Calife.
Mais tandis que fes vœux fecondoient
fi bien ceux de l'amoureux Muſulman ,
il étoit plongé dans la plus exceffive dou-
leur. Le Pirate mettoit la jeune Eſclave
à un prix qui ſurpaffoit tout ce qu'il en
pouvoit offrir. J'ai déja dit que Taher
étoit un Courtifan défintéreffé : mais peu
s'en fallut que dans ce moment il ne re-
grettât d'avoir porté cette vertu fi loin.
C'étoit la premiere fois fans doute qu'au
défaut d'une fomme affez modique , le
Favori d'un Monarque puiffant fe trou-
voit hors d'état de fatisfaire un goût dé-
1
JANVIER. 1764.
37
cidé , & même un fimple caprice. On
préfume bien que le Corfaire fit la même
réfléxion. Taher peu riche , lui parut né-
ceffairement peu confidéré de fon Maî-
tre , & encore moins digne de pofféder
Ifaure , puifqu'il étoit hors d'état de la
lui payer.
Qu'on fe figure la défolation où étoit
ce malheureux Favori. O vertu ! s'é-
crioit-il , que d'épreuves il faut foutenir
pour te fuivre fans s'égarer. Mais celle
que j'effuie aujourd'hui eft à coup für
la plus cruelle de toutes. Il retourne au-
près de la belle Efclave , qui ignoroit
une partie de ſes inquiétudes ; il les lui
avoue , & la rend auffi affligée que lui-
même. Oui , charmante Ifaure , ajou-
toit- il , je commence à croire que l'or
eſt véritablement précieux , puifque lui
feul peut m'affurer votre poffeffion :
il
ne falloit pas moins que cette preuve
pour me convaincre de ce qu'il vaut.
Hélas ! reprenoit Ifaure , en verfant des
larmes , tout cela me prouve encore
mieux l'horreur de mon état. En vain
mon cœur voudroit fe donner ; toute ma
perfonne eft miſe à l'encan : je dois être à
quiconque donnera plus pour m'acqué-
rir. O Dieu ! s'écrioit de nouveau Taher,
faudra- t- il me réfoudre à la voir paffer
28 MERCURE DE FRANCE.
38
dans des mains peut-être indignes de la
pofféder ? Et , en fuffent - elles même
dignes , ma douleur en fera- t - elle moins
réelle ,fa perte moins irréparable ? Ifaure
ne répliqua rien ; mais fes larmes cou-
loient toujours
forte d'expreffion qui
en valoit bien d'autres. Taher n'y put
réfifter plus long temps. Il prit une ré-
folution qui lui coûta beaucoup à pren-
dre , parce qu'elle fembloit démentir
toute fa conduite paffée. Ce fut de
recourir au Gouverneur d'Egypte ,
non pour qu'il interpofât fon autorité
dans cette affaire ; mais pour lui em-
prunter ce qui manquoit à la fomme
qu'exigeoit le Pirate. Un riche Citoyen
d'Alexandrie , qui eftimoit la vertu de
Taher , & que le hafard inftruifit de for
embarras , le prévint par des offres qui ,
dans tout autre cas , n'euffent point été
acceptées. Elles le furent dans cette oc-
cafion preffante. Déja Taher ſe croyoit
au comble de fes vœux ; déja Ifaure par-
tageoit la fatisfaction qu'elle lifoit fur fon
vifage un nouvel incident les replon-
gea dans de nouvelles allarmes.
L'extrême beauté de la jeune Eſclave
étoit célébrée de toutes parts dans Alé-
xandrie. Acmet , Gouverneur de la haute
& baffe Egypte , en fut inftruit des pre-
JANVIER. 1764.
39
miers , & voulut en juger par lui- même.
Il envoya ordre au Pirate de lui amener
cette merveille fi vantée. Cet ordre arri-
va dans l'inſtant même où Taher croyoit
n'avoir plus aucun obſtacle à vaincre, où
il étoit prêt à payer le prix qu'exigeoit
le Corfaire pour lui livrer Ifaure. Mais
l'Africain jugea qu'il falloit d'abord fa-
tisfaire la curiofité du Gouverneur. C'é-
toit bien moins docilité de fa part , que
rafinement d'avarice. Il ne doutoit pas
que les charmes de la jeune Françoife ne
fiffent l'impreffion la plus vive fur l'âme
de ce Commandant , & il efpéro it tirer
meilleur parti d'un homme qui pouvoit
à fon gré véxer tout un grand Etat , que
d'un Favori qui avoit fait vœu de ne ja-
mais véxer perfonne.
Ce fut en vain que Taher combattit
cette réfolution .
Il prit enfin le parti
d'aller lui-même inftruire Acmet de ce
qui s'étoit paffé. Son but étoit de lui
ôter l'envie de voir Ifaure , perfuadé qu'il
l'auroit pour rival dès l'inftant qu'elle
s'offriroit à fes yeux. Le Gouverneur ,
qui au fonds le haïffoit , ne pouvoit ce-
pendant lui refufer fon eftime , encore
moins des égards mefurés fur ceux qu'a-
voit pour lui le Calife même. Il fit plus ;
il parut prêt à fe défifter de toutes préten-
tions fur Ifaure. Malheureufement le
40 MERCURE DE FRANCE.
Pirate furvint , accompagné de la jeune
Efclave , qu'il avoit fait tranſporter mal-
gré elle dans ce Palais . A cette vue
,
Acmet changea de langage , ou plutôt
il fembla perdre tout-à - coup la parole :
mais fon filence étoit expreffif. Celui
de Taher l'étoit encore plus , & il ne tar-
da pas à le rompre. Il demande que ,
fans aucun délai , Ifaure lui foit remife.
Mais une décifion fi prompte n'étoit dé-
ja plus du goût d'Acmet. Il prenoit un
plaifir infini à contempler Ifaure , qui ,
de fon côté , ne regardoit , ne voyoit
que Taher. Pour ce dernier , l'irréfolu-
tion ou plutôt le changement trop vifi-
ble du Gouverneur le défefpéroit. Ce
fut bien pis lorfqu'il le vit interroger la
jeune Efclave fur fes divers talens , &
lui demander , entre autres chofes , un
effai de la beauté de fa voix. Le Pirate
joignit un ordre abfolu à cette demande.
Mais , au lieu de chants , on ne put tirer
d'Ifanre que des foupirs , des fanglots &
des larmes. Taher , hors de lui- même
9
s'écria qu'Ifaure lui appartenoit , & ne
devoit plus être commandée par perfon-
ne. Brave Taher , lui répondit le Gouver-
neur , Ifaure appartient à un Corfaire
d'Afrique , & partant à celui de nous
deux qui pourra la mettre à plus haut
prix. C'est ici une forte de combat dans
i
JANVIER. 1764.
41
lequel on peut efpérer de vous vaincre.
Contentez- vous d'avoir triomphé tant
de fois ailleurs . Acmet joignit à ce dif-
cours une offre qui furpaffoit toutes les
facultés de fon rival. On préfume bien
qu'elle fut acceptée. On préfume éga
lement que celle qui en étoit l'objet s'af-
fligea de plus en plus. Mais Taher devint
furieux. Ne rougis-tu pas , dit- il au Gou-
verneur , d'abufer ainfi des richeffes qui
font ta honte , pour infulter à une pau→
vreté qui fait ma gloire ? La manière
dont ce Pirate en ufe envers moi n'a
* rien qui m'étonne : il remplit unique-
ment l'idée qu'on attache à fa profef
fion . Ta conduite eft mille fois plus ré-
préhenfible que la fienne.
Acmet refta quelques momens rêveur.
Enfuite , reprenant le ton de l'ironie :
hé quoi ! dit-il , fage Député du Com-
mandant des Fidèles , ne vous fuffit-il
pas de paffer pour l'homme le plus défin-
téreffé que renferme tout fon vafte Em-
pire ? Cette gloire n'eft-elle plus rien à
vos yeux ? Eft-il naturel que vous jouif-
fiez en même temps des avantages que
procurent les richeffes ?
Taher alloit répondre ; Ifaure le pré-
vint
ce qui étonna beaucoup , & le
Pirate , & Acmet , & Taher lui-même.
42 MERCURE DE FRANCE.
Vos richeffes , dit- elle au Gouverneur
peuvent éblouir celui qui fe croit l'ar-
bitre de ma deftinée ; celui qui , pour
m'avoir arrachée à ma famille , penfe
être en droit de me vendre à qui lui don-
nera plus. Une Efclave Afiatique obéi-
roit fans murmurer , fans même fe per-
mettre aucune réfléxion . L'air qu'on
refpire dans ma Patrie infpire d'autres
fentimens aux perfonnes de mon féxe.
Accoutumées aux hommages du vôtre
elles y règlent fes plaifirs , partagent vo-
lontairement fes travaux , & quelque-
fois fes dangers : en un mot , nous fom
mes fes Compagnes , & non fes Efcla-
ves. N'efpérez donc pas , pourfuivit-elle
d'un ton ferme , exercer jamais fur moi
l'autorité d'un maître impérieux & ab-
folu. Ce Corfaire , en tranfportant mon
corps dans un climat étranger , n'a point
changé mon âme : elle refte libre au mi-
lieu de mes chaînes. Il ne fuffit pas de
m'achetter pour m'obtenir , il faut en-
core que je me donne.
Le fort que je vous deftine , reprit
Acmet , vaincra l'indocilité de votre
âme. Vous chérirez ces fers qui vous
femblent fi odieux. Je prétends faire
votre bonheur..... Il n'eft plus temps ,
interrompit vivement Ifaure ; & , en
•
JANVIER. 1764.
43
prononçant ces mots , elle fixa Taher.
J'entends , reprit le Gouverneur ; un
autre m'a prévenu
mais vous ignorez
ce que je puis , & fur- tout ce que je me
propofe. Tremble ! lui dit Taher , fi tu
projette le moindre attentat , la moindre
violence contre Ifaure. Souviens - toi
que je périrois plutôt que de ne pas la
venger. Quant à préfent , je me borne
à recourir à l'autorité du Calife , à le
prier de vouloir être notre Juge. Mais
fur-tout,garde-toi d'ofer prévenir fa dé-
cifion . Soit , repliqua le Gouverneur ;
. le Calife nous mettra d'accord . En at-
tendant , Ifaure peut , en toute fûreté ,
habiter mon Palais . Cette promeffe ne
tranquilifa que médiocrement l'amou-
:
reux Taher il lui en coûtoit pour laif-
fer ainfi fa Maîtreffe au pouvoir de fon
Rival ; cependant il fallut y foufcrire.
Ifaure , de fon côté , lui tint les difcours
les plus propres à le raffurer , fi , dans de
pareilles circonftances , un Amant pou-
voit être fans crainte.
Leur féparation fut des plus doulou-
reufes. Il ne feroit pas facile d'exprimer
ce qui fe paffoit dans l'âme de l'un & de
l'autre. Ifaure craignoit que le Calife ne
fût injufte , & Taher que le Gouverneur
ne devint trop preffant , qu'Ifaure elle-
44 MERCURE DE FRANCE.
même ne fe lafsât de réfifter. Heureu-
fement nulle affaire d'Etat ne le retenoit
plus en Egypte , & il fit une diligence
prodigieufe pour fe rendre à Bagdat où
réfidoit le Calife. L'accueil qu'il reçut
de ce Prince étoit déja pour fui un au
gure très- favorable. Taher entra d'abord
dans quelques détails relatifs à la Com-
miffion dont il avoit été chargé. Ils lui
attirerent les éloges du Souverain , qui
enfuite le queſtionna fur ce qu'il avoit
vu de remarquable dans fon voyage.
C'étoit lui fournir l'occafion de s'expli-
quer fur un objet qui l'intéreffoit infini-
ment plus que des Obélifques , des Py-
ramides , & toutes les autres Antiquités
Egyptiennes. Seigneur Commandant
des Fidèles , dit- il au Calife , ce que j'ai
le plus admiré dans ce pays , fi fertile
en merveilles , en eſt une qui les efface
toutes , & dont la privation feroit le mal-
heur de mes jours , comme fa poffeffion
pourroit en faire le bonheur. Ce début
intéreffa vivement le Prince ; il voulut
que Taher s'expliquât fans emblême , &
c'eft ce que demandoit ce dernier .
Il
détailla fon aventure , mais avec tant de
chaleur & de vivacité qu'il étoit facile
de voir qu'en lui le Philofophe avoit fait
place à l'Amant. Le Calife parut l'écou
gypte
JANVIER, 1764.
45
ter avec beaucoup d'attention ; enfuite
il refta quelque temps rêveur, C'en fut
affez pour allarmer Taher au dernier
point. Mais que devint-il quand , pour.
toute réponse , il entendit ce Prince le
charger d'une Commiffion nouvelle
pour une contrée entierementoppofée
à celle de l'Egypte , & avec ordre de
partir fur le champ ?
Il s'agiffoit de repouffer une armée de
Grecs entrée inopinément fur les terres
du Calife. Un emploi de cette nature ne
pouvoit décemment fe refufer , & moins
encore par Taher que par tout autre. Il
l'accepta , mais ce fut avec une répu-
gnance que furmontoit le devoir plutôt
que l'ambition. Le devoir même ne put
impoſer filence à l'amour. Seigneur ,
dit Taher au Calife , je vais combattre
& , comme je l'efpère , vaincre vos en-
nemis. Puis-je efpérer de n'être pas moi-
même vaincu par le Gouverneur d'E-
Eft-il poffible , s'écria le Prince
que le fouvenir d'une Efclave partage
les foins d'un Général que la gloire pa-
rut toujours feule occuper ? Va ravager
les Provinces de la Grece , & tu y trou-
veras des Efclaves à choisir.
Taher vit bien que toute replique fe-
roit fuperflue. Il ne fçavoit comment
46 MERCURE DE FRANCE .
interpréter les réponfes du Calife. Tan-
tôt il les attribuoit à fa dureté naturelle ,
qui le portoit à mortifier ceux même
qu'il chériffoit le plus ; tantôt il craignoit
que ce Prince ne fût devenu amoureux
de la jeune Efclave , fur le portrait que
lui-même en avoit tracé. Eh que feroit-
ce donc , s'écrioit Taher ,
s'il voyoit
Ifaure en perfonne ? Ainfi l'amoureux
Mufulman n'appercevoit de toutes parts
que des motifs de crainte , fans même
entrevoir un feul motif d'efpérance .
Il partit , & fe vengea fur les Grecs
des chagrins qu'on lui faifoit éprouver
dans fa Patrie. L'ennemi fut battu &
pourfuivi jufques dans l'intérieur de fest
Provinces. Là il eût été facile à Taher de
mettre à profit le confeil du Calife. Il
pouvoit , dis-je , emmener en efclavage
une foule d'aimables Grecques. Il en
vit plufieurs dont les charmes l'auroient
féduit , s'il eût été moins épris de ceux
d'Ifaure. Mais il ne chercha pas même
à fe diftraire de fon fouvenir. Unique-
ment livré à ſes inquiétudes & à ſa ja-
loufie ,
il goûtoit peu la fatisfaction
qu'éprouve un Général après la victoire.
Le prix qu'en efpéroit celui- ci étoit,
une décifion en fa faveur , fuppofé qu'il
JANVIER. 1764.
tombeau.
47
fût encore temps de la rendre. Il n'ofoit
approfondir fes idées fur cette matière.
Il arrive à la Cour , & eft comblé d'hon-
neurs par le Calife . Ces honneurs euffent
pû le flatter dans tout autre temps : mais
alors il n'étoit occupé que d'un feul ob-
let. Ifaure lui feroit elle rendue ? Son
Juge n'étoit-il point devenu fon Rival ?
Tandis qu'il s'interrogeoit ainfi lui-mê-
me , le Calife lui fit une queftion toute
oppofée. Il s'agiffoit de fçavoir fi la belle
Efclave l'occupoit encore. Ciel ! fi elle
m'occupe ! s'écria Taher , fon image me
fuit por tout , & ne me quittera qu'au
Souffrirez - vous ,
Grand
Prince ,, que fa perfonne refte plus long-
temps au pouvoir de l'injufte Acmet ? Le
Calife ne répondit rien , ou plutôt , pour
toute réponſe , il retint Taher à fouper.
Cette faveur , qui n'étoit point rare à
la Cour des Califes , ne parut à l'Amant
d'Ifaure qu'une décifion contraire à fes
vœux , un arrêt foudroyant , quoique
tacite.
Il ne doutoit plus , ou que fa
Maîtreffe ne fût adjugée à fon Rival , ou
que le Calife ne l'eût prife pour lui-mê-
me; & l'un & l'autre cas le défeſpéroit
également. Bien-tôt même fes doutes lut
parurent éclaircis. Le Prince , dans le
+
48 MERCURE DE FRANCE .
cours du repas l'entretint encore une
fois de la jeune Eſclave ; & , entre autres
chofes , il lui demanda fi la voix d'Ifaure
étoit réellement auffi parfaite qu'il l'affu-
roit dans fes difcours ? Taher le lui attefta
de nouveau. Je crois pourtant , reprit le
Calife , avoir parmi mes Efclaves une
jeune Chanteufe qui peut , à cet égard ,
le difputer à la vôtre. A ces mots
fur un figne qu'il fait à un de fes Eu-
nuques , & fur un autre figne que fait
celui-ci à quelqu'un que Taher ne voyoit
pas , une voix touchante & harmonieuſe
fe fait entendre. L'oreille en étoit flat-
tée , le cœur en étoit ému. C'étoit néan-
moins encore peu de chofe en compa-
raifon de ce qu'éprouvoit Taher. Il fré-
mit , change de couleur , s'agite invo-
lontairement , & eft prêt à perdre toute
refpiration
en un mot , les accens de
la jeune Efclave lui paroiffent abfolu-
ment les mêmes que ceux d'Ifaure ; c'eſt
Ifaure qu'il croit entendre , & que , par
cette raifon , il juge être entierement
4
perdue pour
lui.
Les chants de l'Efclave invifible
étoient plaintifs , languiffans , & carac-
térifoient une ame triftement affectée :
ils étoient de plus dans le langage des
Troubadours Provençaux : langage que
n'entendoient
JANVIER. 1764.
n'entendoient ni le Calife ,
49.
ni Taher.
Mais ce dernier reconnut aifément que
c'étoit le même dans lequel chantoit
Ifaure. Nouveau motif de conviction
pour lui. Le Calife examinoit tous fes
mouvemens , & lui demanda quelle en
pouvoit être la caufe. Ah , Seigneur !
s'écria l'amoureux Mufulman , ou mon
imagination troublée me tranfporte en
Egypte , ou l'aimable Ifaure eft dans ce
Palais.
*
Montaffer, fans rien répondre , fit un
autre figne. Alors un grand rideau s'ou
vrit , & Ifaure elle-même , Ifaure parut
aux yeux de fon Amant , vêtue avec une
magnificence incroyable , & fous l'ex-
térieur d'une Reine de tout l'Orient ,
plutôt que d'une Efclave Européenne .
A cette vue Taher jette un cri d'étonne-
ment & de douleur : il ne peut plus douter
de fon infortune . Tout , dans cette ren-
contre , annonce l'amour du Calife & la
fragilité d'Ifaure. Ce qui achevoit d'en
convaincre l'affligé Taher , c'étoit le fi-
lence de la jeune Efclave. Elle fe bor-
noit à le fixer , & reftoit immobile. Une
attitude fi froide acheva de le mettre
* Cette réponſe eft citée dans l'Hiftoire des
Arabes , par M. l'Abbé de Marigny , où l Anec-
dote même fe trouve rapportée en peu de mots.
I. Vol
C
1
1
50
MERCURE DE FRANCE.
hors de lui- même. Seigneur ! dit-il au
Calife , en tombant à fes genoux , per-
mettez-moi de fuir une épreuve trop
au-deffus de mes forces. Ifaure a du
vous préférer à moi, N'efpérez pas tou-
tefois que j'approuve la conduite. N'exi-
gez pas fur-tout que j'en fois plus long-
temps le témoin. Je vous fervis avec un
zèle que rien n'a pu ralentir ; voici le
falaire que j'ofe en attendre. Souffrez
qu'au fonds du plus lointain défert , j'aille
oublier l'unique objet qui fçut toucher
mon âme , ou du moins gémir à mon
aife de fon oubli.
Les foupirs & les larmes d'Ifaure in-
terrompirent la fin de ce difcours Il n'é-
toit pas facile à Taher d'en pénétrer le
vrai motif. Etoit-ce remords ? étoit-ce
pure tendreffe ? le Calife , enfin , crut de-
voir terminer cette affreufe perpléxité.
Raffure-toi , dit-il à fon favori . c'eft
trop longtemps abufer de ton erreur.
Ifaure eft à toi. Elle me fut deſtinée
par Acmet , & je t'en fais un facrifice :
je te la rends telle que l'ai reçue. Je ne
voulois que jouir un peu de ton em-
barras.C'est moi qui ai prefcrit à Ifaure
la conduite qu'elle vient de tenir & qui
lui a tant coûté. Il m'étoit fans doute
permis d'éxiger d'elle cette complaifance
JANVIER. 1764.
51
frivole, puifque je me fuis interdit juf-
qu'à la volonté d'en éxiger de plus
grandes.
Taher , au comble de la joie , eut la
fatisfaction de voir Ifaure la partager.
Il étoit fort éloigné d'avoir aucun foup-
çon fâcheux à fon égard. L'eftime en
amour produit la paifible confiance ;
& Taher avoit le bonheur d'eftimer ce
ce qu'il aimoit.
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16721
p. 51
EXCUSE à une Dame, pour qui l'Auteur n'avoit point fait de vers.
Début :
Vous avez tort d'être en courroux, [...]
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texteReconnaissance textuelle : EXCUSE à une Dame, pour qui l'Auteur n'avoit point fait de vers.
EXCUSE à une Dame, pour qui
l'Auteur n'avoit point fait de vers.
Vous avez tort d'être en courroux,
Iris , pardonnez mon filence ,
Sije n'ai point parlé de vous ,
C'eft que je bais la médisance.
l'Auteur n'avoit point fait de vers.
Vous avez tort d'être en courroux,
Iris , pardonnez mon filence ,
Sije n'ai point parlé de vous ,
C'eft que je bais la médisance.
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16722
p. 51-53
VERS à Madame DE MONT...
Début :
HEUREUX celui dont le sage génie, [...]
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texteReconnaissance textuelle : VERS à Madame DE MONT...
VERS à Madame DE MONT...
HEUREUX celui dont le sage génie,
Tantôt épris des leçons d'Uranie ,
Tantôt fenfible aux charmes des beaux vers ,
Peut dans un livre oublier l'Univers !
Racine & Lock , Malebranche & Voltaire ,
Ont tour-â-tour des droits fur fes momens ;
Cij
52 MERCURE DE FRANCE.
Environné de ces maîtres charmans ,
Nés à la fois pour inftruire & pour plaire ,
Ses fentimens & les goûts différens
Trouvent toujours dequoi fe fatisfaire.
Le beau l'enchante & la Raifon l'éclaire ;
Il ne voit point d'ennemis dans les fers ;
Son front n'eft point orné d'un diadême ;
Il n'eft point Roi de cent Peuples divers ;
Il est bien plus ,il eft Roi de lui-même .
Il fut un temps où mes tranquilles jours
Couloient ainfi
le Dieu de la Sagelſe ,
Celui des Vers , celui de la Moleſſe
Y préfidoient , en partageoient le cours.
Qu'alors Racine avoit pour moi de charmes !
Le vertueux , le tendre Xipharés
Dans fes dangers excitoit mes allarmes ;
Monime en pleurs faifoit couler mes larmes ;
Je plaignois Phédre au milieu des forfaits.
De Crébillon la mâle hardieffe
Verfoit dans moi l'horreur & la tendreffe.
Le grand pinceau dont la noble chaleur
Peignit fi bien Orofmane & Zaïre ,
Faifoit paffer dans mon fenfible cœur
Les mouvemens de Zamore & d'Alzire.
Ce cœur privé de fentimens à lụi ,
S'attendriffoit fur le malheur d'autrui !…..
Ce temps n'eft plus , une fource étrangère
Ne fournit plus les pleurs que je répands,
Je pleurs , hélas ! fur ma propre mifère.
}
T
JANVIER. 1764.
Défefpéré du trouble de mes fens , Depuis l'instant que mes yeux vous ont vue,
Je pleurs , hélas ! ma liberté perdue. De B.
HEUREUX celui dont le sage génie,
Tantôt épris des leçons d'Uranie ,
Tantôt fenfible aux charmes des beaux vers ,
Peut dans un livre oublier l'Univers !
Racine & Lock , Malebranche & Voltaire ,
Ont tour-â-tour des droits fur fes momens ;
Cij
52 MERCURE DE FRANCE.
Environné de ces maîtres charmans ,
Nés à la fois pour inftruire & pour plaire ,
Ses fentimens & les goûts différens
Trouvent toujours dequoi fe fatisfaire.
Le beau l'enchante & la Raifon l'éclaire ;
Il ne voit point d'ennemis dans les fers ;
Son front n'eft point orné d'un diadême ;
Il n'eft point Roi de cent Peuples divers ;
Il est bien plus ,il eft Roi de lui-même .
Il fut un temps où mes tranquilles jours
Couloient ainfi
le Dieu de la Sagelſe ,
Celui des Vers , celui de la Moleſſe
Y préfidoient , en partageoient le cours.
Qu'alors Racine avoit pour moi de charmes !
Le vertueux , le tendre Xipharés
Dans fes dangers excitoit mes allarmes ;
Monime en pleurs faifoit couler mes larmes ;
Je plaignois Phédre au milieu des forfaits.
De Crébillon la mâle hardieffe
Verfoit dans moi l'horreur & la tendreffe.
Le grand pinceau dont la noble chaleur
Peignit fi bien Orofmane & Zaïre ,
Faifoit paffer dans mon fenfible cœur
Les mouvemens de Zamore & d'Alzire.
Ce cœur privé de fentimens à lụi ,
S'attendriffoit fur le malheur d'autrui !…..
Ce temps n'eft plus , une fource étrangère
Ne fournit plus les pleurs que je répands,
Je pleurs , hélas ! fur ma propre mifère.
}
T
JANVIER. 1764.
Défefpéré du trouble de mes fens , Depuis l'instant que mes yeux vous ont vue,
Je pleurs , hélas ! ma liberté perdue. De B.
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16723
p. 53
A Madame D***, qui demandoit ce que c'étoit que la Société des DOMINICAUX.
Début :
DU Plaisir joyeux Apôtres, [...]
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texteReconnaissance textuelle : A Madame D***, qui demandoit ce que c'étoit que la Société des DOMINICAUX.
A Madame D***, qui demandoit ce
que c'étoit que la Société des DOMINICAUX.
DU Plaisir joyeux Apôtres, A la Décence foumis ,
Nous rions les uns des autres , Sans en être moins amis.
D. L. P.
Elle est compofee de neuf Gens de Lettres
quife raffemblent le Dimanche & dinent alternativement les uns chez les autres.
que c'étoit que la Société des DOMINICAUX.
DU Plaisir joyeux Apôtres, A la Décence foumis ,
Nous rions les uns des autres , Sans en être moins amis.
D. L. P.
Elle est compofee de neuf Gens de Lettres
quife raffemblent le Dimanche & dinent alternativement les uns chez les autres.
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16724
p. 53-54
« LE mot de la première Énigme du mois de Décembre est le Fusil ; il y a [...] »
Début :
LE mot de la première Énigme du mois de Décembre est le Fusil ; il y a [...]
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texteReconnaissance textuelle : « LE mot de la première Énigme du mois de Décembre est le Fusil ; il y a [...] »
LE mot de la première Énigme du
mois de Décembre est le Fusil ; il y a
une Loi pour le port d'armes & un
Code de chaffes. Celui de la feconde
eſt le Cerf-volant. Celui du premier Lo-
gogryphe eft Lavement , dans lequel on
trouve Venal , la , Mante , valet , âne ,
âme , vent , mat , lame d'épée , lave ,
C iij
54 MERCURE DE FRANCE .
male , mat , élan , muet , tême , mennet.
Celui du fecond eft Poiffon , où l'on
trouve poifon , oifon , pois & fon. Et
celui du troifiéme eft Sara & Rachel
mois de Décembre est le Fusil ; il y a
une Loi pour le port d'armes & un
Code de chaffes. Celui de la feconde
eſt le Cerf-volant. Celui du premier Lo-
gogryphe eft Lavement , dans lequel on
trouve Venal , la , Mante , valet , âne ,
âme , vent , mat , lame d'épée , lave ,
C iij
54 MERCURE DE FRANCE .
male , mat , élan , muet , tême , mennet.
Celui du fecond eft Poiffon , où l'on
trouve poifon , oifon , pois & fon. Et
celui du troifiéme eft Sara & Rachel
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16725
p. 54
ENIGME.
Début :
Quoique peu de monde m'honore, [...]
Mots clefs :
Diable
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
QUOIQUE peu de mondé m'honore ,
Je fais d'un affez grand fecours :
A moi bien des gens ont rècours
Pour exprimer ce qu'on abhorre.
Je fuis ce qu'on veut que je fois ,
Sec , humide , ertant , immobile ,
Docte , ignorant , maître , fervile
Je géle & brûle quelquefois.
Illuftre dans mon origine ,
Je nâquis bien avant Néron.
La terre entiére fçait mon nom ,
Et voit qui je fuis à ma mine.
QUOIQUE peu de mondé m'honore ,
Je fais d'un affez grand fecours :
A moi bien des gens ont rècours
Pour exprimer ce qu'on abhorre.
Je fuis ce qu'on veut que je fois ,
Sec , humide , ertant , immobile ,
Docte , ignorant , maître , fervile
Je géle & brûle quelquefois.
Illuftre dans mon origine ,
Je nâquis bien avant Néron.
La terre entiére fçait mon nom ,
Et voit qui je fuis à ma mine.
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16726
p. 54
AUTRE.
Début :
Avec un air très-fra[n]c j'aborde tout le monde ; [...]
Mots clefs :
Fausse monnaie
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Avec un air très -fraac j'aborde tout le monde ; VEC
Je cache mes défauts autant que je le puis .
Mais , j'ai beau feindre une bonté profonde :
L'on me fuit auffitôt qu'on connoît qui je fuis.
Je bénis Dieu , c'eſt là mon caractère ;
Je fais des voeux pour la fanté du Roi.
Mais tout l'éclat de cet emploi ,
Souvent n'empêche pas le trépas de mon père.
Avec un air très -fraac j'aborde tout le monde ; VEC
Je cache mes défauts autant que je le puis .
Mais , j'ai beau feindre une bonté profonde :
L'on me fuit auffitôt qu'on connoît qui je fuis.
Je bénis Dieu , c'eſt là mon caractère ;
Je fais des voeux pour la fanté du Roi.
Mais tout l'éclat de cet emploi ,
Souvent n'empêche pas le trépas de mon père.
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16727
p. 55
VERS ENIGMATIQUES.
Début :
Je suis le chef d'une tribu, [...]
Mots clefs :
An ou l'année
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texteReconnaissance textuelle : VERS ENIGMATIQUES.
VERS ENIGMATIQUES.
J fais le chef d'une tribu , E
Dont l'origine & la fin font le monde ,
Quoique vieillard , je fuis tout nu
Et ne crains point que d'hyver me morfonde.
J'ai deux noms de genres divers ,
Je fuis au gré des gens , ou mâle , ou bien femelle
Peu m'importe comme on m'appelle ) ".
J'expire , & je renaîs dans ce vafte Univers .
Ma naiffance & ma mort ont un terme fidéle.
Je ſuis père de douze enfans ,
Mère , fi vous voulez ( c'est même parentage )
Chacun de ces enfans en a bien davantage
Et pour le moins m'a doublé dans ce fens .
Dans ce nombreux & fingulier ménage ,
Les uns font beaux , d'autres noirs & méchans
Et malgré qu'ils foient d'un même âge ,
Il en eft prèfque autant de petits que de grands ,
Je ne dis plus qu'un mot de toute ma fequelle :
De ce nombre d'enfans , que m'a donné le fort ,
Tous font ainfi que moi d'une race immortelle ,
Nul d'entre eux cependant n'eft exempt de la
mort.
Par M. DE BOUSSANELLE , Meftre de Camp
de Cavalerie , Capitaine dans le Commiffaire- Ge
néral
J fais le chef d'une tribu , E
Dont l'origine & la fin font le monde ,
Quoique vieillard , je fuis tout nu
Et ne crains point que d'hyver me morfonde.
J'ai deux noms de genres divers ,
Je fuis au gré des gens , ou mâle , ou bien femelle
Peu m'importe comme on m'appelle ) ".
J'expire , & je renaîs dans ce vafte Univers .
Ma naiffance & ma mort ont un terme fidéle.
Je ſuis père de douze enfans ,
Mère , fi vous voulez ( c'est même parentage )
Chacun de ces enfans en a bien davantage
Et pour le moins m'a doublé dans ce fens .
Dans ce nombreux & fingulier ménage ,
Les uns font beaux , d'autres noirs & méchans
Et malgré qu'ils foient d'un même âge ,
Il en eft prèfque autant de petits que de grands ,
Je ne dis plus qu'un mot de toute ma fequelle :
De ce nombre d'enfans , que m'a donné le fort ,
Tous font ainfi que moi d'une race immortelle ,
Nul d'entre eux cependant n'eft exempt de la
mort.
Par M. DE BOUSSANELLE , Meftre de Camp
de Cavalerie , Capitaine dans le Commiffaire- Ge
néral
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16728
p. 56
LOGOGRYPHE.
Début :
Peu fait pour le plaisir champêtre, [...]
Mots clefs :
Hiver
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGO GRYPH E.
PEEU fait pour le plaifir champêtre ,
Toujours trop tôt j'ole paroître.
Je porte fur mon dos un animal rongeur .
Mais ce qui furprendra peut- être ,
C'eſt qu'en voulant m'ôter le coeur ,
On trouve que je fuis ce qui ne peut plus être .
PEEU fait pour le plaifir champêtre ,
Toujours trop tôt j'ole paroître.
Je porte fur mon dos un animal rongeur .
Mais ce qui furprendra peut- être ,
C'eſt qu'en voulant m'ôter le coeur ,
On trouve que je fuis ce qui ne peut plus être .
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16729
p. 56-57
AUTRE.
Début :
Je suis de grande utilité ; [...]
Mots clefs :
Chandelle
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
A UTR E.
Ja fuis de grande utilité ;
Et même il eft de toute vérité ,
Que je fuis en tous lieux néceffaire & de mife :
Le riche toutefois par faux air me mépriſe ,
Il hait jufqu'à mon nom , & n'étoient ſes valets
Peut-être que chez lui je n'entrerois jamais.
Très- rarement je loge où gîtent nos Poëtes :
( Je n'entens point parler de ces rares Eſprits
Dont à bon titre on vante les Ecrits ,
Mais de ces difeurs de fornettes ,
Qui du facré vallon habitent les bourbiers
Et font l'hyver fans feu dans leurs greniers. )
Renverſe mes neuf pieds , & tu verras paroître
" Un Temple que jadis bâtit la Piété ,
Où l'on fert nuit & jour le Dieu de Vérité .
Tendrem
W
ЖӨ
Du charmant
berger que j'a -dore , Un sort cru
=el mena- ce les beauxjours,Ruisseaux vous le
sa
+
Wi
ves et vous cou le's
toujours; Rossi_ =
+
gnols vous chantés
seuls confidens de nos tendres a -mours, Taises
encore,Vous,les
+
+
vous, taisés
vous, arré - tes . votre
EXO
cours. Du charmant ber -gerquej'adore Un sort cru
- el menace les.
+
beaux jours Un sort cru =
= el menace les beaux jours .
JANVIER. 1764. 57
sa
i..
Qu'embellit la Vertu , que détefte le Vice .
J'offre enfuite à tes yeux un endroit bienfaifant
Qu'on protége partout , qu'une fage police
Ne perd jamais de vue un feul inftant.
Je te préfente enfin un pays où s'engraiffe
La perdrix dont la chair le goût & la fineffe
Sont préférés à ces fades perdrix
Qu'on affalline aux portes de Paris.
P. H. C. A. A. P. D. P.
Ja fuis de grande utilité ;
Et même il eft de toute vérité ,
Que je fuis en tous lieux néceffaire & de mife :
Le riche toutefois par faux air me mépriſe ,
Il hait jufqu'à mon nom , & n'étoient ſes valets
Peut-être que chez lui je n'entrerois jamais.
Très- rarement je loge où gîtent nos Poëtes :
( Je n'entens point parler de ces rares Eſprits
Dont à bon titre on vante les Ecrits ,
Mais de ces difeurs de fornettes ,
Qui du facré vallon habitent les bourbiers
Et font l'hyver fans feu dans leurs greniers. )
Renverſe mes neuf pieds , & tu verras paroître
" Un Temple que jadis bâtit la Piété ,
Où l'on fert nuit & jour le Dieu de Vérité .
Tendrem
W
ЖӨ
Du charmant
berger que j'a -dore , Un sort cru
=el mena- ce les beauxjours,Ruisseaux vous le
sa
+
Wi
ves et vous cou le's
toujours; Rossi_ =
+
gnols vous chantés
seuls confidens de nos tendres a -mours, Taises
encore,Vous,les
+
+
vous, taisés
vous, arré - tes . votre
EXO
cours. Du charmant ber -gerquej'adore Un sort cru
- el menace les.
+
beaux jours Un sort cru =
= el menace les beaux jours .
JANVIER. 1764. 57
sa
i..
Qu'embellit la Vertu , que détefte le Vice .
J'offre enfuite à tes yeux un endroit bienfaifant
Qu'on protége partout , qu'une fage police
Ne perd jamais de vue un feul inftant.
Je te préfente enfin un pays où s'engraiffe
La perdrix dont la chair le goût & la fineffe
Sont préférés à ces fades perdrix
Qu'on affalline aux portes de Paris.
P. H. C. A. A. P. D. P.
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16730
p. 57
AIR EN RONDEAU.
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texteReconnaissance textuelle : AIR EN RONDEAU.
AIR EN RONDEAU.
DUu charmant Berger que j'adore ,
Un fort cruel menace les beaux jours.
Ruiffeaux , vous le fçavez, & vous coulez toujours;
Vous , les feuls confidens de nos tendres amours!
Tailez-vous , taifez -vous , arrêtez votre cours :
Les Paroles font de Mde DESHOULIERES ; la Mufique de M. FRIZON , Maître de Mufique
DUu charmant Berger que j'adore ,
Un fort cruel menace les beaux jours.
Ruiffeaux , vous le fçavez, & vous coulez toujours;
Vous , les feuls confidens de nos tendres amours!
Tailez-vous , taifez -vous , arrêtez votre cours :
Les Paroles font de Mde DESHOULIERES ; la Mufique de M. FRIZON , Maître de Mufique
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16731
p. 58-60
LA VOIX DE LA NATURE, ou Aventures de Madame la Marquise de ***. Par Mad. de R. R. Auteur de la Payfane Philofophe ; Amsterdam, 1763, & se trouve à Paris chez les Libraires qui vendent les Nouveautés, & spécialement chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût. Petit in-12, cinq parties.
Début :
LA MULTITUDE des Ouvrages nouveaux qui paroissent depuis quelques mois, [...]
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texteReconnaissance textuelle : LA VOIX DE LA NATURE, ou Aventures de Madame la Marquise de ***. Par Mad. de R. R. Auteur de la Payfane Philofophe ; Amsterdam, 1763, & se trouve à Paris chez les Libraires qui vendent les Nouveautés, & spécialement chez Duchesne, rue S. Jacques, au Temple du Goût. Petit in-12, cinq parties.
LA VOIX DE LA NATURE, ou
Aventures de Madame la Marquise
de ***. Par Mad. de R. R. Auteur
de la Payfane Philofophe ; Amsterdam,
1763, & se trouve à Paris chez
les Libraires qui vendent les Nouveautés,
& spécialement chez Duchesne,
rue S. Jacques, au Temple du Goût.
Petit in-12, cinq parties.
LA MULTITUDE des Ouvrages nouveaux
qui paroissent depuis quelques
mois, nous a fait différer de rendre
compte au Public d'un Roman , où il y
a de l'imagination , de l'intérêt & du.
ftyle. Il est d'ailleurs l'Ouvrage d'une
Dame déja connue par une production
du même genre , que nous avons annon-
cée dans le tems , & qui a eu du fuccès.
Celle-ci , quoique plus étendue , n'en
eft ni moins piquant e , ni moins digne
JANVIER. 1764.
59
d'occuper le loifir des perfonnes qui ai-
ment les aventures fingulières.
Elles
trouveront dans ce Román des fituations
intéreflantes,amenées par des événemens
préparés avec art , & prèfque toujours
imprévus. Elles y verront des peintures
du monde , & des détails de mœurs ,
dont le but eft de former le cœur ,
en
même temps qu'ils amufent l'efprit agréa
blement. On n'y lit rien que d'hon-
nête , & dont la jeuneffe la plus ré-
fervée ne puiffe tirer quelque avantage
pour la conduite. Nous céderions avec
plaifir à l'envie d'en donner ici un ex-
trait détaillé ; mais , en annonçant les
événemens , nous ôterions à nos Lec-
teurs cet intérêt de curiofité qui fait le
charme de ces fortes de lectures. Nous
aimons mieux les renvoyer à l'Ouvrages
même , & les prévenir feulement en gé--
néral , que les aventures en font variées ,
& fouvent extraordinaires , fans cepen-
dant fortir du naturel & de la vraifem-
blance. Tous les perfonnages qui agif-
fent dans ce Roman , ont un caractère
marqué , bien foutenu , diverfifié avec
efprit , & contrafté avec beaucoup d'in-
telligence. La Robe & la Finance
l'Homme de Qualité & l'Homme de
Guerre , le Grand & le Petit , tous les
Cvj
60 MERCURE DE FRANCE.
états enfin y font peints avec les cou-
leurs & les nuances qui leur font propres.
Aventures de Madame la Marquise
de ***. Par Mad. de R. R. Auteur
de la Payfane Philofophe ; Amsterdam,
1763, & se trouve à Paris chez
les Libraires qui vendent les Nouveautés,
& spécialement chez Duchesne,
rue S. Jacques, au Temple du Goût.
Petit in-12, cinq parties.
LA MULTITUDE des Ouvrages nouveaux
qui paroissent depuis quelques
mois, nous a fait différer de rendre
compte au Public d'un Roman , où il y
a de l'imagination , de l'intérêt & du.
ftyle. Il est d'ailleurs l'Ouvrage d'une
Dame déja connue par une production
du même genre , que nous avons annon-
cée dans le tems , & qui a eu du fuccès.
Celle-ci , quoique plus étendue , n'en
eft ni moins piquant e , ni moins digne
JANVIER. 1764.
59
d'occuper le loifir des perfonnes qui ai-
ment les aventures fingulières.
Elles
trouveront dans ce Román des fituations
intéreflantes,amenées par des événemens
préparés avec art , & prèfque toujours
imprévus. Elles y verront des peintures
du monde , & des détails de mœurs ,
dont le but eft de former le cœur ,
en
même temps qu'ils amufent l'efprit agréa
blement. On n'y lit rien que d'hon-
nête , & dont la jeuneffe la plus ré-
fervée ne puiffe tirer quelque avantage
pour la conduite. Nous céderions avec
plaifir à l'envie d'en donner ici un ex-
trait détaillé ; mais , en annonçant les
événemens , nous ôterions à nos Lec-
teurs cet intérêt de curiofité qui fait le
charme de ces fortes de lectures. Nous
aimons mieux les renvoyer à l'Ouvrages
même , & les prévenir feulement en gé--
néral , que les aventures en font variées ,
& fouvent extraordinaires , fans cepen-
dant fortir du naturel & de la vraifem-
blance. Tous les perfonnages qui agif-
fent dans ce Roman , ont un caractère
marqué , bien foutenu , diverfifié avec
efprit , & contrafté avec beaucoup d'in-
telligence. La Robe & la Finance
l'Homme de Qualité & l'Homme de
Guerre , le Grand & le Petit , tous les
Cvj
60 MERCURE DE FRANCE.
états enfin y font peints avec les cou-
leurs & les nuances qui leur font propres.
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16731
16732
p. 60-65
COURS d'Histoire sacrée & prophane, dédié aux jeunes Personnes, comprenant l'Histoire sainte, l'Histoire ancienne, l'Histoire Romaine & l'Histpore de France. A Paris , chez Panckouke, rue & à côté de la Comédie Françoise, 1763, avec Approbation & Privilége du Roi, 2 vol. in-12.
Début :
CET Ouvrage n'est pas une suite exacte de Faits & d'Annales ; on a, en ce genre, [...]
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texteReconnaissance textuelle : COURS d'Histoire sacrée & prophane, dédié aux jeunes Personnes, comprenant l'Histoire sainte, l'Histoire ancienne, l'Histoire Romaine & l'Histpore de France. A Paris , chez Panckouke, rue & à côté de la Comédie Françoise, 1763, avec Approbation & Privilége du Roi, 2 vol. in-12.
COURS d'Histoire sacrée & prophane,
dédié aux jeunes Personnes, comprenant
l'Histoire sainte, l'Histoire ancienne,
l'Histoire Romaine & l'Histpore
de France. A Paris , chez Panckouke,
rue & à côté de la Comédie
Françoise, 1763, avec Approbation
& Privilége du Roi, 2 vol. in-12.
CET Ouvrage n'est pas une suite exacte
de Faits & d'Annales ; on a, en ce genre,
tout ce que l'on peut fouhaiter dans
d'autres Ouvrages excellens. Ce font
ici des tableaux rangés avec ordre , &
fous chacun defquels on donne des pré-
ceptes de morale tirés du fujet. C'eft ,
pour la Jeuneffe , un Livre élémentaire ,
où l'on paroît avoir fuivi le plan que
M. de la Chalotais a tracé dans fon Mé-
moire fur l'Education nationale. L'Au-
teur explique lui -même fous quel point
de vue il envifage l'Hiftoire , & com-
ment il fe propofe de la traiter. » Nous
» allons , dit- il , retracer avec ordre ce
JANVIER. 1764.
61
» qu'on appelle les grands Evénemens ,
» les grandes Révolutions qui ont bou-
» leverfé notre petit globe. En parcou-
>> rant ce théâtre , que nous ne trouvons
در
digne d'attention , que parce que nous
» ne le comparons jamais au tout im-
» menfe dont il eft une partie prèfque
» infenfible , nous y verrons une longue
» fcène , mêlée d'horreurs , de mépri-
» fables bouffonneries , & de temps en
» temps de quelques traits de vertu. Au
» milieu de ce défordre univerfel , quel
» eft l'état du vrai Sage ? Il jouit tran-
» quillement de fon exiſtence , & étudie
» les hommes.
11 les aime comme fes
» frères ; il les eſtime même , en les con-
» fidérant , finon tels qu'ils font deve-
» nus , au moins tels que les avoit faits
» la nature. Il excufe la plupart de leurs
» crimes , en ne les regardant que com-
» me des traits de folie . Il reffent , à la
» vérité , une profonde douleur de les
» voir s'entre-déchirer ; mais il fe dit
>> alors
pourquoi les hommes ont-ils.
» renoncé aux loix de la fage & bienfai-,
» fante nature ? Ils en font punis ; ils.
"
» l'ont bien mérité. «
C'est dans cet efprit de Philofophie
que l'Auteur a écrit ce Cours d'Hiftoire ;
& comme fon Ouvrage n'eft point fuf
62 MERCURE DE FRANCE.
ceptible d'une analyfe fuivie , il fuffira
de quelques traits pour faire connoître
dans quel goût il a éxécuté fon projer.
» Le Dictateur Cincinnatus cultivoit
" fous les murs de Rome quatre arpen's
» de terre , qui faifoient tout fon bien...
Le mépris & l'aviliffement où les La
» boureurs font réduits de nos jours ,
» épaiffit leurs âmes ; il font réellement
» pour la plupart auffi méprifables qu'ils
» nous le paroiffent. Mais à qui d'eux
» ou de nous - mêmes devons - nous
» nous en prendre ? Lorfque l'Agricul-
» ture étoit auffi honorée qu'elle doit
» l'être , on ne cherchoit les grands.
» hommes qu'à la Campagne ; & ce
» n'eft que là qu'il peut y en avoir qui
» méritent , fans réferve , le titre dé hé-
» ros & d'hommes vertueux.
En parlant d'Alexandre le Grand ,
l'Auteur dit : » Nous commençons à
» devenir humains , puifque nous com-
" mençons à mettre aurang des époques
» funeftes , le règne de ce Conquérant.
» Ce Prince eut quelques grandes qua-
» lités ; mais il n'y a pas de chef de vo-
» leur qui n'en ait eu auffi. Il faut , pour
»les grands crimes , des âmes fortes &
» capables par intervalle de quelques
» fentimens de vertu ; & l'on peut dire
JANVIER. 1764.
1 651
» qu'Alexandre en ent bien peu ; car il
» en eut encore moins que cet Eſpagnol
"
qui alla dévafter l'Amérique , & égor-
» ger un million d'hommes , parce que
» la terre qu'ils habitoient', au lieu d'être
» foutenue , comme la nôtre , par des
» lits & des veines de pierres , eft foute-
» nue par des lits & des veines d'un mé-
» tal auquel l'opinion a donné un prix.
» Comment juftifier Alexandre , qui pa
» roît n'avoir eu d'autre but que de par
» courir , les armes à la main , la moitié
» de la terre , & laiffer par- tout des traces .
» fanglantes de fon paffage ? "
C'est ainsi que l'Auteur , en parlant
des principaux perfonnages de l'antiqui
té , mêle à leurs actions des traits de mo-
rale,qui le conduifent toujours à fon ob-
jet. Mais , pour ne pas trop étendre cet
Extrait , nous ne citerons plus qu'un
endroit du fecond Tome. L'Hiftoire de
France , par la raifon qu'elle nous inté
reffe & nous touche de plus près , con
tient tout ce fecond volume. Elle éft ti-
rée du Pere de Chalons , & des Tablettes
Anecdotes de M.Duradier. Ces dernieres
répandent fur l'Ouvrage , de l'agrément
& de la variété. » Quand on vint dire
» à Charles IX. que tout étoit prêt pour
l'éxécution de la Saint Barthelemy , il
» frémit. Le Fanatiſme , à qui tour
64 MERCURE DE FRANCE.
» céde , parla moins haut dans fon cœur
" que ne faifoit l'humanité.
Il fentit
» alors qu'il étoit Roi , qu'il étoit père
» de fon Peuple ; il demeura tremblant
» & immobile .... La furieufe Médicis
» l'accufa de lâcheté & d'irréligion . Il
"
» fit un gefte de défefpoir. On prit le
» gefte pour fignal ; les cloches fonne-
» rent ; les meurtres commencerent , &
» ne finirent que quand les meurtriers
» tomberent de laffitude fur leurs vic-
» times. «
L'Auteur femble avoir eu fur- tout en
vue , dans l'Hiftoire de France , d'inſpi-
rer à notre Jeuneffe l'amour de la Patrie
& de nos Rois. Il éxalte leurs vertus ,
& tâche d'excufer leurs foibleffes , &
même leurs crimes , lorfqu'il en trouve
le moyen , fans heurter de front les faits
unanimement reconnus. Cette Hiftoire
de France eft terminée par celle du règne
de Louis XV. que l'Auteur fuit jufqu'a
près la Bataille de Fontenoi.
A l'occafion de ce Cours d'Hiftoire ,
nous croyons devoir rappeller ici un
autre Ouvrage de même genre , qui a
paru il y a quelques années , & dont on
a toujours fait un très-grand cas. C'eft,
Abrégé chronologique de l'Hiftoire Uni-
verfelle du célébre Sleidan , traduit du
latin en françois , & imprimé chez Vin-
JANVIER. 1764.
64
cent , Libraire , rue S. Severin , un vol.
in-8°. On fçait que Sleidan , Allemand
de Nation , vint à Paris au commence-
ment du feiziéme fiécle , & qu'il fit bril-
ler fes talens dans les Ecoles de l'Univer-
fité. Il fut employé dans les Ambaffades ;
& , auffi bon Hiftorien que Politique
habile , il a laiffé , entre autres Ouvrages,
un excellent Abrégé de l'Hiftoire des
quatre grands Empires , & un Abrégé
de celle de France. Pour ne pas les laiffer
dans l'oubli auquel l'indifférence pour la
langue latine femble les avoir condam-
nés, on en a donné une Traduction très-
bien faite mais comme il finiffoit à l'Em-
pire de Charles- Quint , le Traducteur a
cru devoir le continuer jufqu'à nos jours.
Outre ce travail , il a encore étendu le
texte original , & l'a accompagné de
notes , quand il a trouvé des endroits
qui demandoient à être éclaircis ou rec-
tifiés. Cette Traduction a encore le mé-
rite particulier d'indiquer les fources où
Sleidan a puifé ; & , par-là même , elle
ouvre aux Lecteurs un champ vaſte où
ils pourront trouver les détails de tout
ce dont on leur a préparé le fonds. Ce
fond eft fi riche , que M. de Voltaire n'a
pas dédaigné d'en faire ufage dans fes
Effais fur l'Hiftoire.
dédié aux jeunes Personnes, comprenant
l'Histoire sainte, l'Histoire ancienne,
l'Histoire Romaine & l'Histpore
de France. A Paris , chez Panckouke,
rue & à côté de la Comédie
Françoise, 1763, avec Approbation
& Privilége du Roi, 2 vol. in-12.
CET Ouvrage n'est pas une suite exacte
de Faits & d'Annales ; on a, en ce genre,
tout ce que l'on peut fouhaiter dans
d'autres Ouvrages excellens. Ce font
ici des tableaux rangés avec ordre , &
fous chacun defquels on donne des pré-
ceptes de morale tirés du fujet. C'eft ,
pour la Jeuneffe , un Livre élémentaire ,
où l'on paroît avoir fuivi le plan que
M. de la Chalotais a tracé dans fon Mé-
moire fur l'Education nationale. L'Au-
teur explique lui -même fous quel point
de vue il envifage l'Hiftoire , & com-
ment il fe propofe de la traiter. » Nous
» allons , dit- il , retracer avec ordre ce
JANVIER. 1764.
61
» qu'on appelle les grands Evénemens ,
» les grandes Révolutions qui ont bou-
» leverfé notre petit globe. En parcou-
>> rant ce théâtre , que nous ne trouvons
در
digne d'attention , que parce que nous
» ne le comparons jamais au tout im-
» menfe dont il eft une partie prèfque
» infenfible , nous y verrons une longue
» fcène , mêlée d'horreurs , de mépri-
» fables bouffonneries , & de temps en
» temps de quelques traits de vertu. Au
» milieu de ce défordre univerfel , quel
» eft l'état du vrai Sage ? Il jouit tran-
» quillement de fon exiſtence , & étudie
» les hommes.
11 les aime comme fes
» frères ; il les eſtime même , en les con-
» fidérant , finon tels qu'ils font deve-
» nus , au moins tels que les avoit faits
» la nature. Il excufe la plupart de leurs
» crimes , en ne les regardant que com-
» me des traits de folie . Il reffent , à la
» vérité , une profonde douleur de les
» voir s'entre-déchirer ; mais il fe dit
>> alors
pourquoi les hommes ont-ils.
» renoncé aux loix de la fage & bienfai-,
» fante nature ? Ils en font punis ; ils.
"
» l'ont bien mérité. «
C'est dans cet efprit de Philofophie
que l'Auteur a écrit ce Cours d'Hiftoire ;
& comme fon Ouvrage n'eft point fuf
62 MERCURE DE FRANCE.
ceptible d'une analyfe fuivie , il fuffira
de quelques traits pour faire connoître
dans quel goût il a éxécuté fon projer.
» Le Dictateur Cincinnatus cultivoit
" fous les murs de Rome quatre arpen's
» de terre , qui faifoient tout fon bien...
Le mépris & l'aviliffement où les La
» boureurs font réduits de nos jours ,
» épaiffit leurs âmes ; il font réellement
» pour la plupart auffi méprifables qu'ils
» nous le paroiffent. Mais à qui d'eux
» ou de nous - mêmes devons - nous
» nous en prendre ? Lorfque l'Agricul-
» ture étoit auffi honorée qu'elle doit
» l'être , on ne cherchoit les grands.
» hommes qu'à la Campagne ; & ce
» n'eft que là qu'il peut y en avoir qui
» méritent , fans réferve , le titre dé hé-
» ros & d'hommes vertueux.
En parlant d'Alexandre le Grand ,
l'Auteur dit : » Nous commençons à
» devenir humains , puifque nous com-
" mençons à mettre aurang des époques
» funeftes , le règne de ce Conquérant.
» Ce Prince eut quelques grandes qua-
» lités ; mais il n'y a pas de chef de vo-
» leur qui n'en ait eu auffi. Il faut , pour
»les grands crimes , des âmes fortes &
» capables par intervalle de quelques
» fentimens de vertu ; & l'on peut dire
JANVIER. 1764.
1 651
» qu'Alexandre en ent bien peu ; car il
» en eut encore moins que cet Eſpagnol
"
qui alla dévafter l'Amérique , & égor-
» ger un million d'hommes , parce que
» la terre qu'ils habitoient', au lieu d'être
» foutenue , comme la nôtre , par des
» lits & des veines de pierres , eft foute-
» nue par des lits & des veines d'un mé-
» tal auquel l'opinion a donné un prix.
» Comment juftifier Alexandre , qui pa
» roît n'avoir eu d'autre but que de par
» courir , les armes à la main , la moitié
» de la terre , & laiffer par- tout des traces .
» fanglantes de fon paffage ? "
C'est ainsi que l'Auteur , en parlant
des principaux perfonnages de l'antiqui
té , mêle à leurs actions des traits de mo-
rale,qui le conduifent toujours à fon ob-
jet. Mais , pour ne pas trop étendre cet
Extrait , nous ne citerons plus qu'un
endroit du fecond Tome. L'Hiftoire de
France , par la raifon qu'elle nous inté
reffe & nous touche de plus près , con
tient tout ce fecond volume. Elle éft ti-
rée du Pere de Chalons , & des Tablettes
Anecdotes de M.Duradier. Ces dernieres
répandent fur l'Ouvrage , de l'agrément
& de la variété. » Quand on vint dire
» à Charles IX. que tout étoit prêt pour
l'éxécution de la Saint Barthelemy , il
» frémit. Le Fanatiſme , à qui tour
64 MERCURE DE FRANCE.
» céde , parla moins haut dans fon cœur
" que ne faifoit l'humanité.
Il fentit
» alors qu'il étoit Roi , qu'il étoit père
» de fon Peuple ; il demeura tremblant
» & immobile .... La furieufe Médicis
» l'accufa de lâcheté & d'irréligion . Il
"
» fit un gefte de défefpoir. On prit le
» gefte pour fignal ; les cloches fonne-
» rent ; les meurtres commencerent , &
» ne finirent que quand les meurtriers
» tomberent de laffitude fur leurs vic-
» times. «
L'Auteur femble avoir eu fur- tout en
vue , dans l'Hiftoire de France , d'inſpi-
rer à notre Jeuneffe l'amour de la Patrie
& de nos Rois. Il éxalte leurs vertus ,
& tâche d'excufer leurs foibleffes , &
même leurs crimes , lorfqu'il en trouve
le moyen , fans heurter de front les faits
unanimement reconnus. Cette Hiftoire
de France eft terminée par celle du règne
de Louis XV. que l'Auteur fuit jufqu'a
près la Bataille de Fontenoi.
A l'occafion de ce Cours d'Hiftoire ,
nous croyons devoir rappeller ici un
autre Ouvrage de même genre , qui a
paru il y a quelques années , & dont on
a toujours fait un très-grand cas. C'eft,
Abrégé chronologique de l'Hiftoire Uni-
verfelle du célébre Sleidan , traduit du
latin en françois , & imprimé chez Vin-
JANVIER. 1764.
64
cent , Libraire , rue S. Severin , un vol.
in-8°. On fçait que Sleidan , Allemand
de Nation , vint à Paris au commence-
ment du feiziéme fiécle , & qu'il fit bril-
ler fes talens dans les Ecoles de l'Univer-
fité. Il fut employé dans les Ambaffades ;
& , auffi bon Hiftorien que Politique
habile , il a laiffé , entre autres Ouvrages,
un excellent Abrégé de l'Hiftoire des
quatre grands Empires , & un Abrégé
de celle de France. Pour ne pas les laiffer
dans l'oubli auquel l'indifférence pour la
langue latine femble les avoir condam-
nés, on en a donné une Traduction très-
bien faite mais comme il finiffoit à l'Em-
pire de Charles- Quint , le Traducteur a
cru devoir le continuer jufqu'à nos jours.
Outre ce travail , il a encore étendu le
texte original , & l'a accompagné de
notes , quand il a trouvé des endroits
qui demandoient à être éclaircis ou rec-
tifiés. Cette Traduction a encore le mé-
rite particulier d'indiquer les fources où
Sleidan a puifé ; & , par-là même , elle
ouvre aux Lecteurs un champ vaſte où
ils pourront trouver les détails de tout
ce dont on leur a préparé le fonds. Ce
fond eft fi riche , que M. de Voltaire n'a
pas dédaigné d'en faire ufage dans fes
Effais fur l'Hiftoire.
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16732
16733
p. 66-67
PROSPECTUS d'un neuviéme cours public d'Histoire naturelle, concernant les Mineraux, les Végétaux & quelques productions de l'Art, relativement aux besoins & à l'agrément de la vie, &c. Par M. VALMONT DE BOMARE, Démonstrateur d'Histoire Naturelle, & Membre de plusieurs Académies. Feuille in- 8o.
Début :
L'AUTEUR de ce Prospectus détaille d'une manière claire & curieuse, les [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PROSPECTUS d'un neuviéme cours public d'Histoire naturelle, concernant les Mineraux, les Végétaux & quelques productions de l'Art, relativement aux besoins & à l'agrément de la vie, &c. Par M. VALMONT DE BOMARE, Démonstrateur d'Histoire Naturelle, & Membre de plusieurs Académies. Feuille in- 8o.
PROSPECTUS d'un neuviéme cours
public d'Histoire naturelle, concernant
les Mineraux, les Végétaux & quelques
productions de l'Art, relativement
aux besoins & à l'agrément de
la vie, &c. Par M. VALMONT DE
BOMARE, Démonstrateur d'Histoire
Naturelle, & Membre de plusieurs
Académies. Feuille in- 8o.
L'AUTEUR de ce Prospectus détaille
d'une manière claire & curieuse, les
divers objets qui doivent faire la matière.
de fes Leçons publiques. Il en fit l'ou-
verture le 10 du mois dernier , dans fon
Cabinet , rue de la Verrerie , à la Roſe
blanche , près la rue du Coq. Elles fe
donnent les Lundi , Mercredi & Ven-
dredi de chaque Semaine , à dix heures
& demie du matin. Comme les Minéraux
doivent faire l'objet principal des Le-
çons de M. Valmont de Bomare , il ne
fera pas hors de propos de rappeller ici!
un Ouvrage qu'il publia l'année der-
niere , & qui nous paroit auffi nécef-
faire à ceux qui entreprendront de fui--
JANVIER. 1764.
67
vre fon cours , qu'aux perfonnes qui
s'appliquent à l'étude de l'Hiftoire Na
turelle. Ce font deux Volumes in-8°.
intitulés Minéralogie , ou nouvelle ex-
pofition du regne minéral ; Ouvrage dans
lequel on a taché de ranger dans l'ordre
le plus naturel les individus de ce règne,
& où l'on expofe leurs propriétés &
ufages méchaniques ; avec un Diction
naire nomenclateur , & des Tables fy-
noptiques ; à Paris , chez Vincent , rue
S. Severin. Ce n'eft point ici le lieu
de faire l'analyse de ce Livre déjà fort
connu des Amateurs de l'Hiftoire Na→
turelle ; il fuffit de dire qu'il offre dans
Fordre le plus méthodique , tout ce qui
eft annoncé dans le titre , & que fans
fe borner , ainsi que la plupart des
Auteurs , à la minéralogie particulière
d'unecontrée , il repréfente cette fcience
dans toute fa généralité.
public d'Histoire naturelle, concernant
les Mineraux, les Végétaux & quelques
productions de l'Art, relativement
aux besoins & à l'agrément de
la vie, &c. Par M. VALMONT DE
BOMARE, Démonstrateur d'Histoire
Naturelle, & Membre de plusieurs
Académies. Feuille in- 8o.
L'AUTEUR de ce Prospectus détaille
d'une manière claire & curieuse, les
divers objets qui doivent faire la matière.
de fes Leçons publiques. Il en fit l'ou-
verture le 10 du mois dernier , dans fon
Cabinet , rue de la Verrerie , à la Roſe
blanche , près la rue du Coq. Elles fe
donnent les Lundi , Mercredi & Ven-
dredi de chaque Semaine , à dix heures
& demie du matin. Comme les Minéraux
doivent faire l'objet principal des Le-
çons de M. Valmont de Bomare , il ne
fera pas hors de propos de rappeller ici!
un Ouvrage qu'il publia l'année der-
niere , & qui nous paroit auffi nécef-
faire à ceux qui entreprendront de fui--
JANVIER. 1764.
67
vre fon cours , qu'aux perfonnes qui
s'appliquent à l'étude de l'Hiftoire Na
turelle. Ce font deux Volumes in-8°.
intitulés Minéralogie , ou nouvelle ex-
pofition du regne minéral ; Ouvrage dans
lequel on a taché de ranger dans l'ordre
le plus naturel les individus de ce règne,
& où l'on expofe leurs propriétés &
ufages méchaniques ; avec un Diction
naire nomenclateur , & des Tables fy-
noptiques ; à Paris , chez Vincent , rue
S. Severin. Ce n'eft point ici le lieu
de faire l'analyse de ce Livre déjà fort
connu des Amateurs de l'Hiftoire Na→
turelle ; il fuffit de dire qu'il offre dans
Fordre le plus méthodique , tout ce qui
eft annoncé dans le titre , & que fans
fe borner , ainsi que la plupart des
Auteurs , à la minéralogie particulière
d'unecontrée , il repréfente cette fcience
dans toute fa généralité.
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16733
16734
p. 67-69
LETTRE de l'homme civil à l'homme sauvage, avec cette Epigraphe : Eloquio victi, re vincimus ipsa. Antiluc. brochure in-12 ; Amsterdam 1763.
Début :
Nous n'avons fait qu'annoncer cette Lettre. Elle mérite que nous y revenions [...]
Mots clefs :
Lettres, Homme sauvage, Homme civil, M. Rousseau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de l'homme civil à l'homme sauvage, avec cette Epigraphe : Eloquio victi, re vincimus ipsa. Antiluc. brochure in-12 ; Amsterdam 1763.
LETTRE de l'homme civil à l'homme
Sauvage , avec cette Epigraphe :
Eloquio victi , re vincimus ipfa. Anitiluc.
brochure in- 12 ; Amfterdam
1763.
Nous n'avon Qus n'avons fait qu'a nnoncer cette
68 MERCURE DE FRANCE.
Lettre . Elle mérite que nous y reve
nions pour en recommander la lecture
qui nous a paru très- intéreffante. C'eſt
une réponse aux derniers écrits de M.
Rouffeau de Geneve . " Après avoir
» plaint fincérement vos difgraces , dit
» l'Auteur ( M. Marin ) j'ai été touché
» des reproches que vous faites aux
» Magiftrats de Geneve , à l'Archevê-
» que & au Parlement de Paris , & j'ai
» cru devoir juftifier leur conduite à
» votre égard. Voilà en peu de mots
tout le fujet de cette Lettre , dans laquelle
l'Auteur , fans jamais s'écarter
des bornes de la modération & de la
politeffe , rappellé les diverfes circonf
tances de la vie de M. Rouffeau jette
un coup d'oeil rapide fur la plupart de
fes écrits , & reféve dans les unes &
dans les autres beaucoup de fingularités
& de contradictions. On fent bien que
fa Lettre à M. l'Archevêque eft ce qui
occupe principalement M. Marin ; if y
a dans cette partie de fa brochure , un
morceau touchant & pathétique qu'on
ne peut lire fans attendriffement. L'Auteur
y repréfente un habitant de la
campagne dans le fein d'une famille
pauvre , & environné de tout ce qui
peut rendre fa fituation malheureufe .
JANVIER. 1764. 69
L'efpérance d'une vie plus heureufe
après la mort , adoucit les peines dont
il feroit comme accablé dans celle - ci.
C'eft lui ôter cette efpérance, que de détruire
fa religion ; & n'eft-ce pas ce
qu'opére l'écrit de M. Rouffeau , fi juftement
condamné par le Mandement
de M. l'Archevêque ? C'est toujours
avec les armes du fentiment que M.
Marin combat fon adverfaire ; & avec
de pareilles armes , on eft prèfque toujours
victorieux. Nous nous rappellons
d'avoir rendu compte autrefois , d'une
Lettre du même Auteur , qui prouvoit
déja fon extrême fenfibilité pour
les malheureux ; ce qui ne détruit ni
n'affoiblit cette jufteffe d'efprit dont tous
fes écrits portent l'empreinte.
Sauvage , avec cette Epigraphe :
Eloquio victi , re vincimus ipfa. Anitiluc.
brochure in- 12 ; Amfterdam
1763.
Nous n'avon Qus n'avons fait qu'a nnoncer cette
68 MERCURE DE FRANCE.
Lettre . Elle mérite que nous y reve
nions pour en recommander la lecture
qui nous a paru très- intéreffante. C'eſt
une réponse aux derniers écrits de M.
Rouffeau de Geneve . " Après avoir
» plaint fincérement vos difgraces , dit
» l'Auteur ( M. Marin ) j'ai été touché
» des reproches que vous faites aux
» Magiftrats de Geneve , à l'Archevê-
» que & au Parlement de Paris , & j'ai
» cru devoir juftifier leur conduite à
» votre égard. Voilà en peu de mots
tout le fujet de cette Lettre , dans laquelle
l'Auteur , fans jamais s'écarter
des bornes de la modération & de la
politeffe , rappellé les diverfes circonf
tances de la vie de M. Rouffeau jette
un coup d'oeil rapide fur la plupart de
fes écrits , & reféve dans les unes &
dans les autres beaucoup de fingularités
& de contradictions. On fent bien que
fa Lettre à M. l'Archevêque eft ce qui
occupe principalement M. Marin ; if y
a dans cette partie de fa brochure , un
morceau touchant & pathétique qu'on
ne peut lire fans attendriffement. L'Auteur
y repréfente un habitant de la
campagne dans le fein d'une famille
pauvre , & environné de tout ce qui
peut rendre fa fituation malheureufe .
JANVIER. 1764. 69
L'efpérance d'une vie plus heureufe
après la mort , adoucit les peines dont
il feroit comme accablé dans celle - ci.
C'eft lui ôter cette efpérance, que de détruire
fa religion ; & n'eft-ce pas ce
qu'opére l'écrit de M. Rouffeau , fi juftement
condamné par le Mandement
de M. l'Archevêque ? C'est toujours
avec les armes du fentiment que M.
Marin combat fon adverfaire ; & avec
de pareilles armes , on eft prèfque toujours
victorieux. Nous nous rappellons
d'avoir rendu compte autrefois , d'une
Lettre du même Auteur , qui prouvoit
déja fon extrême fenfibilité pour
les malheureux ; ce qui ne détruit ni
n'affoiblit cette jufteffe d'efprit dont tous
fes écrits portent l'empreinte.
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Résumé : LETTRE de l'homme civil à l'homme sauvage, avec cette Epigraphe : Eloquio victi, re vincimus ipsa. Antiluc. brochure in-12 ; Amsterdam 1763.
La 'Lettre de l'homme civil à l'homme sauvage' est une réponse à Jean-Jacques Rousseau, publiée en 1763 à Amsterdam par M. Marin. L'auteur exprime sa sympathie pour les difficultés de Rousseau tout en défendant les magistrats de Genève, l'archevêque et le Parlement de Paris contre ses critiques. La lettre explore divers aspects de la vie et des écrits de Rousseau, mettant en lumière plusieurs singularités et contradictions. Une section importante est consacrée à la 'Lettre à M. l'Archevêque', où Marin décrit un paysan malheureux trouvant du réconfort dans l'espoir d'une vie meilleure après la mort. Marin critique Rousseau pour son écrit qu'il juge destructeur de cet espoir religieux. Il utilise des arguments sentimentaux pour réfuter les idées de Rousseau, démontrant ainsi sa sensibilité envers les malheureux sans compromettre sa rigueur intellectuelle.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16735
p. 69-73
SUITE de l'Atlas Historique & Géographique de M. BUI DE MORNAS ; 25 Cartes nouvelles, qui se trouvent chez l'Auteur, rue S. Jacques, près S. Yves, & chez le fieur DESNOS, son Associé, même rue, à l'Enseigne du Globe.
Début :
NOUS avons déja fait connoître cet Ouvrage utile & important, dans plusieurs [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUITE de l'Atlas Historique & Géographique de M. BUI DE MORNAS ; 25 Cartes nouvelles, qui se trouvent chez l'Auteur, rue S. Jacques, près S. Yves, & chez le fieur DESNOS, son Associé, même rue, à l'Enseigne du Globe.
SUITE de l'Atlas Historique & Géographique
de M. BUI DE MORNAS ;
25 Cartes nouvelles, qui se trouvent
chez l'Auteur, rue S. Jacques, près
S. Yves, & chez le fieur DESNOS,
son Associé, même rue, à l'Enseigne
du Globe.
NOUS avons déja fait connoître cet Ouvrage utile & important, dans plusieurs
$
70 MERCURE DE FRANCE.
de nos Mercures ; & il ne nous
refte plus rien à dire fur l'objet , le
plan & l'exécution des premières par-
ties de cet Atlas , le plus fçavant , le
plus inftructif, le plus complet qui ait
paru jufqu'à préfent. Nous avons parlé
du défintéreffement des Auteurs , que
la gloire feule femble avoir guidés dans
cette entreprife , & de la fidélité avec
laquelle ils rempliffent leurs engage-
mens , malgré les dépenfes confidera-
bles qu'entraîne un pareil travail. Nous
nous bornerons donc à rendre compte
aujourd'hui des 25 Cartes qui paroiffent
nouvellement.
La première préfente une defcription
de l'ancienne Egypte , avec l'hiftoire de
Les premiers Rois jufqu'à la vocation
d'Abraham, Les deux fuivantes con-
tiennent les Pays habités autrefois par
les Celtes ou Gomérites , accompagnés
des événemens les plus remarquables
arrivés chez ces anciens Peuples. L'hif-
toire facrée , depuis Abraham jufqu'à
la Loi écrite , & depuis la Loi écrite
jufqu'à la fondation du Temple de Sa-
lomon , occupe feule quatorze Cartes ;
& l'on peut dire que nous n'avons rien
de plus curieux , de plus détaillé & de
JANVIER . 1764.
71
plus exact fur cette matière refpe&table.
Le refte eft deftiné à faire connoître
les pays occupés par les Peuples qui
ont vécu dans la Gréce & l'Afie mi-
neure durant le même efpace de temps.
Tous les faits principaux arrivés chez
ces Nations anciennes & célébres y font.
rapportés fans confufion & fans proli-
xité;& la préciſion de l'Hiftorien répond
toujours à celle du Géographe.
M. de Mornas avertit le Public que ,
pour donner à fon Atlas toute l'utilité
dont il eft fufceptible , il n'a pu fe dif
penferde faire un Supplément ; & voici
des raifons qu'il en donne. » Lorfque
j'ai propofé , dit-il , de donner l'HIC
toire du Genre humain , depuis la
» Créationjufqu'à l'Ere Chrétienne , en
>> 70 Cartes , je n'y comprenois pas les
20 Cartes de Géographie ancienne que
le Public éclairé m'avoit fort confeillé
d'y inférer. Ainfi c'eft vingt Cartes de
moins pour l'Hiftoire , dont je n'ai pu
→ donner les détails que jufqu'à la fonda-
tion du Temple. Il me refte donc à
parcourir le cinquiéme & le fixiéme
» âge du Monde , qui renferment un
وي
efpace de mille ans. C'eft ce que je
me propoſe de terminer avant la fin
» du mois d'Août de l'année 1764 ; & ,
32 MERCURE DE FRANCE .
pour répondre à l'empreffement du Pu-
» blic , il y aura deux Supplémens de
» Soufcriptions. Le premier , qui com-
"
دو
prendra l'Hiftoire du cinquiéme âge ,
» eft déja entre les mains des Graveurs ,
» & pourra être livré au premier Février
" prochain.
Il eft compofé de vingt
» Cartes , dont les dix premieres renfer-
» ment tout ce qui a rapport aux Royau-
» mes d'Ifraël & de Juda . Les dix autres
» ont pour objet l'Hiftoire Prophane ,
c'eft-à-dire , ce qui concerne les Egyp
» tiens , les Affyriens , les Babyloniens ,
les Médes,les Lydiens,lesMacédoniens,
» les Grecs & les Romains. Je donnerai le
» fecond Suplément dans le mois d'Août.
» Il fera compofé de trente Cartes , &
» contiendra les plus beaux morceaux de
» l'Hiftoire. On y trouvera ce qui eft
» arrivé d'intéreffant chez le Peuple Juif,
» depuis fon rétabliſſement par Cyrus,
» & les traits les plus frappans de l'Hif-
دو
toire des Egyptiens ,. des Perfes , des
» Grecs , des Parthes , des Syriens , des
Carthaginois , des Romains & de tous
» les autres Peuples qui fe font rendus
» célébres depuis Cyrus jufqu'à l'Ere
» Chrétienne. La deuxième partie de
» monAtlas fera donc compofée de cent
» vingt Cartes , dont on pourra former
» deux
1
JANVIER. 1764.
73
deux volumes. On renfermera dans le
premier les cinquante-cinq premières
» Cartes , qui ont pour objet l'homme
fous la Loi de Nature , qui a duré 2513
ans ; & le deuxiéme contiendra foi-
» xante- cinq Cartes , qui traiteront de
» tous les événemens arrivés fous la Loi
» écrite , dont la durée eft de 1487 ans.
Par le moyen de ces deux Supplémens ,
» on aura un Cours complet d'Hiftoire ,
» de Géographie & de Chronologie :
» Cours plein de détails inſtructifs , &
» fuffifant pour les dix- neuf vingtiémes
du genre humain.
de M. BUI DE MORNAS ;
25 Cartes nouvelles, qui se trouvent
chez l'Auteur, rue S. Jacques, près
S. Yves, & chez le fieur DESNOS,
son Associé, même rue, à l'Enseigne
du Globe.
NOUS avons déja fait connoître cet Ouvrage utile & important, dans plusieurs
$
70 MERCURE DE FRANCE.
de nos Mercures ; & il ne nous
refte plus rien à dire fur l'objet , le
plan & l'exécution des premières par-
ties de cet Atlas , le plus fçavant , le
plus inftructif, le plus complet qui ait
paru jufqu'à préfent. Nous avons parlé
du défintéreffement des Auteurs , que
la gloire feule femble avoir guidés dans
cette entreprife , & de la fidélité avec
laquelle ils rempliffent leurs engage-
mens , malgré les dépenfes confidera-
bles qu'entraîne un pareil travail. Nous
nous bornerons donc à rendre compte
aujourd'hui des 25 Cartes qui paroiffent
nouvellement.
La première préfente une defcription
de l'ancienne Egypte , avec l'hiftoire de
Les premiers Rois jufqu'à la vocation
d'Abraham, Les deux fuivantes con-
tiennent les Pays habités autrefois par
les Celtes ou Gomérites , accompagnés
des événemens les plus remarquables
arrivés chez ces anciens Peuples. L'hif-
toire facrée , depuis Abraham jufqu'à
la Loi écrite , & depuis la Loi écrite
jufqu'à la fondation du Temple de Sa-
lomon , occupe feule quatorze Cartes ;
& l'on peut dire que nous n'avons rien
de plus curieux , de plus détaillé & de
JANVIER . 1764.
71
plus exact fur cette matière refpe&table.
Le refte eft deftiné à faire connoître
les pays occupés par les Peuples qui
ont vécu dans la Gréce & l'Afie mi-
neure durant le même efpace de temps.
Tous les faits principaux arrivés chez
ces Nations anciennes & célébres y font.
rapportés fans confufion & fans proli-
xité;& la préciſion de l'Hiftorien répond
toujours à celle du Géographe.
M. de Mornas avertit le Public que ,
pour donner à fon Atlas toute l'utilité
dont il eft fufceptible , il n'a pu fe dif
penferde faire un Supplément ; & voici
des raifons qu'il en donne. » Lorfque
j'ai propofé , dit-il , de donner l'HIC
toire du Genre humain , depuis la
» Créationjufqu'à l'Ere Chrétienne , en
>> 70 Cartes , je n'y comprenois pas les
20 Cartes de Géographie ancienne que
le Public éclairé m'avoit fort confeillé
d'y inférer. Ainfi c'eft vingt Cartes de
moins pour l'Hiftoire , dont je n'ai pu
→ donner les détails que jufqu'à la fonda-
tion du Temple. Il me refte donc à
parcourir le cinquiéme & le fixiéme
» âge du Monde , qui renferment un
وي
efpace de mille ans. C'eft ce que je
me propoſe de terminer avant la fin
» du mois d'Août de l'année 1764 ; & ,
32 MERCURE DE FRANCE .
pour répondre à l'empreffement du Pu-
» blic , il y aura deux Supplémens de
» Soufcriptions. Le premier , qui com-
"
دو
prendra l'Hiftoire du cinquiéme âge ,
» eft déja entre les mains des Graveurs ,
» & pourra être livré au premier Février
" prochain.
Il eft compofé de vingt
» Cartes , dont les dix premieres renfer-
» ment tout ce qui a rapport aux Royau-
» mes d'Ifraël & de Juda . Les dix autres
» ont pour objet l'Hiftoire Prophane ,
c'eft-à-dire , ce qui concerne les Egyp
» tiens , les Affyriens , les Babyloniens ,
les Médes,les Lydiens,lesMacédoniens,
» les Grecs & les Romains. Je donnerai le
» fecond Suplément dans le mois d'Août.
» Il fera compofé de trente Cartes , &
» contiendra les plus beaux morceaux de
» l'Hiftoire. On y trouvera ce qui eft
» arrivé d'intéreffant chez le Peuple Juif,
» depuis fon rétabliſſement par Cyrus,
» & les traits les plus frappans de l'Hif-
دو
toire des Egyptiens ,. des Perfes , des
» Grecs , des Parthes , des Syriens , des
Carthaginois , des Romains & de tous
» les autres Peuples qui fe font rendus
» célébres depuis Cyrus jufqu'à l'Ere
» Chrétienne. La deuxième partie de
» monAtlas fera donc compofée de cent
» vingt Cartes , dont on pourra former
» deux
1
JANVIER. 1764.
73
deux volumes. On renfermera dans le
premier les cinquante-cinq premières
» Cartes , qui ont pour objet l'homme
fous la Loi de Nature , qui a duré 2513
ans ; & le deuxiéme contiendra foi-
» xante- cinq Cartes , qui traiteront de
» tous les événemens arrivés fous la Loi
» écrite , dont la durée eft de 1487 ans.
Par le moyen de ces deux Supplémens ,
» on aura un Cours complet d'Hiftoire ,
» de Géographie & de Chronologie :
» Cours plein de détails inſtructifs , &
» fuffifant pour les dix- neuf vingtiémes
du genre humain.
Fermer
16736
p. 73-81
TABLETTES chronologiques de l'Histoire Universelle sacrée & prophane, Ecclesiastique & Civile, depuis la création du Monde, jusqu'à l'an 1763 ; avec des réflexions sur l'ordre qu'on doit tenir, & sur les Ouvrages nécessaires pour l'Etude de l'Histoire, par M. l'Abbé Lenglet Dufresnoy ; nouvelle Edition, revue, corrigée & augmentée ; deux tomes in-8 o . qui peuvent se relier en trois : à Paris, chez Debure, pere, quai des Augustins, du côté du pont S. Michel, à S. Paul, & chez Ganeau, Libraire, rue S. Severin, aux Armes de Dombes, 1763.
Début :
ON connoit depuis long-temps le mérite de cet Ouvrage si justement estimé [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLETTES chronologiques de l'Histoire Universelle sacrée & prophane, Ecclesiastique & Civile, depuis la création du Monde, jusqu'à l'an 1763 ; avec des réflexions sur l'ordre qu'on doit tenir, & sur les Ouvrages nécessaires pour l'Etude de l'Histoire, par M. l'Abbé Lenglet Dufresnoy ; nouvelle Edition, revue, corrigée & augmentée ; deux tomes in-8 o . qui peuvent se relier en trois : à Paris, chez Debure, pere, quai des Augustins, du côté du pont S. Michel, à S. Paul, & chez Ganeau, Libraire, rue S. Severin, aux Armes de Dombes, 1763.
TABLETTES chronologiques de l'Histoire
Universelle sacrée & prophane,
Ecclesiastique & Civile, depuis la création
du Monde, jusqu'à l'an 1763 ;
avec des réflexions sur l'ordre qu'on
doit tenir, & sur les Ouvrages nécessaires
pour l'Etude de l'Histoire, par
M. l'Abbé Lenglet Dufresnoy ; nouvelle
Edition, revue, corrigée & augmentée ;
deux tomes in-8o. qui peuvent
se relier en trois : à Paris, chez Debure, pere, quai des Augustins, du côté du pont S. Michel, à S. Paul, & chez Ganeau, Libraire, rue S. Severin, aux Armes de Dombes, 1763.
I.Vol
D
74 MERCURE DE FRANCE .
ON connoit depuis long-temps le
mérite de cet Ouvrage si justement estimé
des Gens de Lettres , pour lesquels
il eft d'une très-grande reffource . Lorf-
que l'Abbé Lenglet le publia pour la pre-
mière fois , on convint univerfellement
qu'il avoit rendu le plus grand fervice à
là Littérature. Aufli nous connoiffons
peu de Livres de ce genre qui ayent été
plus fouvent réimprimés , & fur - tout
chez les Etrangers. Chaque Edition fur-
paffoit les précédentes , par les additions
& les corrections de l'Auteur , qui profi-
toit également, & des critiques , & des
avis des Sçavans de toutes les Nations.
avec lefquels il étoit en relation. Depuis
la mort de M. l'Abbé Lenglet , plufieurs
perfonnes éclairées ont revu l'Ouvrage ,
& des Sçavans du premier ordre y ont
ajouté des chofes importantes ; nous
allons donner un précis de chaque yo-
lume. Le premier contient un Difcours
fur la manière d'étudier l'Hiftoire. C'eſt
up excellent abrégé de la grande Métho-
JANVIER. 1764.
75
de de l'Abbé Lenglet ; il eft fuivi d'une
Lifte raifonnée des Livres néceffaires à
cette étude. Suit une Inftruction fur la
Chronologie & fes principes ; une Lifte
de trente Epoques fixes qui fervent à
régler toute l'Hiftoire ancienne ; une
Chronologie des Marbres de Paros , qui
contient les événemens les plus remar-
* quables de l'Hiftoire Grecque ; la fuite
des Olympiades , des Archontes d'Athè
nes , & c.; les Faftes Confulaires , qui
reglent la Chronologie de l'Histoire Ro-
maine ;la fuite des Indictions , les Lettres
Dominicales ; la fuite des années de l'Hé-
gire ; le Calendrier Romain , & c. & c.
A tout cela fuccède une grande Table
chronologique , qui contient les princi-
*paux événemens de l'Hiftoire facrée &
prophane , depuis la création du Monde
jufqu'à Jefus- Chrift. Les difficultés chro-
nologiques de l'Hiftoire Sainte fous les
-Juges & les Rois , ont engagé l'Auteur
à donner fur cela plufieurs Tables qui
expofent les fyftêmes de différens Au-
teurs célébres. On y a joint , dans cette
nouvelle Edition , celui du fçavant M.
Des-Vignoles , dont l'Ouvrage eſt rare
en France .
On a auffi donné pour l'Histoire Pro-
phane , 1 °. un Abrégé de la Chronologie
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
du même M. Des- Vignoles , fur les Hif-
toires d'Affyrie & d'Egypte : 2°. le fa-
meux Canon Mathématique & Aftrono-
mique , où l'on trouve une fuite des
Princes de l'Orient , depuis Nabonaffar
jufqu'à Antonin ; c'eft un morceau auffi
précieux pour la Chronologie , que la
Chronique de Paros : 3°. des Remarques
chronologiques fur l'Hiftoire ancienne
de la Chine , & fes liaiſons ( inconnues
jufqu'à préfent ) avec les pays Occiden-
taux. C'eft encore une addition tirée
des nouveaux Ouvrages de M. Degui
gnes ; & ces remarques étoient nécef-
faires pour completter le Recueil fur
l'Hiftoire Univerfelle .
On trouvera enfuite une Tablette chro-
nologique des grands Hommes qui ont
paru dans les Sciences , depuis les pre-
miers temps jufqu'au fixiéme fiécle de
J. C. Cette Pièce a été revue & augmen-
tée. On l'a fait fuivre d'une nouvelle Ta-
blette des hommes les plus célébres dans
les Beaux Arts. Cet article important
manquoit à l'Edition précédente. Enfin
cette Edition eft enrichie d'une Lifte
raifonnée des anciennes Eclypfes , qui ,
comme on fçait , font un des fondemens
de la Chronologie . Les Tables alphabé-
tiques des noms contenus dans ce volume
JANVIER. 1764.
77
font , & beaucoup plus complettes , &
imprimées en plus gros caractères : elles
feront par- là d'un ufage plus facile &
plus étendu. Voilà ce qui forme le pre-
mier tome , qui a plus de 700 pages.
Le fecond volume comprenoit , dans
la première Edition , toute l'Hiftoire"
moderne. Mais les additions qu'on y a
faites , l'ont rendu très -confidérable. On
y voit d'abord l'Avertiſſement de M. l'Ab
bé Lenglet fur l'Hiſtoire moderne , & la
Fable chronologique des principaux Evé-
nemens arrivés dans le Monde , depuis
la Naiffance de J. C. jufqu'à la fin de
l'année 1762. L'Auteur en étoit reſté à
la mort de Louis XIV. en 1715. L'Edi-
teur , après avoir revu avec foin ce qu'a-
voit fait M. l'Abbé Lenglet , & l'avoir
enrichi d'un grand nombre d'additions ,
fur-tout pour les Hiftoires étrangères
a continué la Table chronologique juf
qu'au commencement de 1763. Cette
Table , jointe à celle du premier volu-
me , forme une Chronologie univerfelle
depuis la Création du Monde jufqu'à
nos jours.
On trouve enfuite des Tablettes de
Hiftoire Eccléfiaftique. On a rangé
avec art , dans fix colonnes paralleles ,
la fuite des Papes , les Rits & Ordress
Diij.
78 MERCURE DE FRANCE.
Religieux , les grands Hommes de l'E-
glife , les Perfécutions & les Héréfies ,
les Conciles , avec l'indication des Livres
qui les font connoître , les Ecrivains Ec-
cléfiaftiques & leurs principaux Ouvra-
ges. Les Supplémens de l'ancienne Edi-
tion , par rapport aux Conciles & aux-
Ecrivains , font mis dans la nouvelle à la.
place qui leur convient , & l'on a fait
plufieurs additions qui concernent prin-
cipalement les Ecrivains Eccléfiaftiques.
La Liſte des Papes , tirée du Pere Fran-
çois Pagi, dont plufieurs Sçavans font
ufage , fe trouve à la fin des Tablettes
de l'Hiftoire Eccléfiaftique.
Celles de l'Hiftoire Civile préfentent
d'abord la fuite des Empereurs Romains ;
& jufqu'à la divifion de l'Empire , on a
mis en parallele les Rois des Parthes &
des Perfes , qui étoient fes ennemis . On
voit enfuite les Empereurs d'Occident &
d'Orient , les Rois de France , d'Angle-
terre , d'Espagne , de Portugal , les Prin-
ces d'Italie , les Ducs & Rois de Hon-
grie , de Boheme, de Pologne, de Suede,
de Dannemarck , de Norwege , les Ducs
de Lorraine , les Rois de Jérufalem &
de Chypre , les Grands Califes des Sar-
rafins , les Empereurs Ottomans , les
Rois de Perfe. On a mis dans cette
JANVIER. 1764.
79
nouvelle Edition une fuite exacte des
Princes de Ruffie . On y a auffi ajouté
celles des Ducs & des Rois de Pruffe ,
des Ducs de Courlande , des Stathou-
ders , des Grands- Ducs de Tofcane , des
Ducs de Modene & de ceux de Parme ,
des Grands- Maîtres de Malthe , une no-
tice des Dynafties ou Familles Impé-
riales de la Chine , & la fuite des Empe-
reurs Mogols de l'Inde.
Une addition bien plus confidérable ,
que l'on doit encore au nouvel Editeur ,
eft une Tablette chronologique des grands
Hommes qui fe font diftingués dans les
Sciences & les Beaux Arts, depuis Char-
lemagne jufqu'à nos jours. Il a eu foin
de faire entrer dans cette Tablette la
fondation des Univerfités & des princi-
pales Académies . M. l'Abbé Lenglet
avoit donné , pour l'Hiftoire ancienne ,
une Tablette des grands Hommes dans
les Sciences ; mais il n'avoit rien fait de
pareil pour l'Hiftoire moderne ; & il s'é-
toit borné aux Ecrivains Eccléfiaftiques.
C'étoit un défaut que l'Editeur a bient
réparé fa Tablette des grands Hommes
contient près de deux cens pages,
Enfin l'Ouvrage eft terminé par qua-
tre Tables alphabétiques. La première eft
Eccléfiaftique. La feconde eft la Table
Div
80 MERCURE DE FRANCE.
des Conciles
on a placé avant chaque
article l'année du Concile dont il eft
queftion dans l'article. La troifiéme con-
tient les noms de l'Hiftoire Civile , ren-
fermés non-feulement dans les Tablettes
( comme dans la premiere Edition ) ,
mais encore dans la Table chronologi-
que. La quatriéme enfin eft pour les
Hommes célébres dans les Sciences &
dans les Arts , & pour les Univerfités &
les Académies.
Tel eft l'Ouvrage que l'on préfente
au Public. On voit , par ce détail , que
cette Edition eft infiniment fupérieure
à la première , & qu'on n'a rien négligé
pour l'enrichir & la perfectionner. On-
voit de quelle utilité ce Livre peut être ,
foit pour diriger fes lectures , foit pour
fe les rappeller. On trouvera abondam-
ment dequoi les diriger dans le Dif-
cours fur la manière d'étudier l'Hiftoire .
dans la notice raifonnée des Livres où
l'on peut en puifer la connoiffance , dans
l'ordre qu'il faut tenir en étudiant ces
Livres. On fe rappellera fes lectures ,
foit par le moyen des Tables chronolo-
giques , qui renferment les Evénemens
& la fucceffion des Princes , depuis la
Création jufqu'à nos jours , foit par celles
des perfonnages qui fe font diftingués,
JANVIER. 1764.
81
dans les Sciences & les Beaux - Arts.
Quant à la partie Typographique , il pa-
roît qu'on y a donné tous fes foins , &
qu'on n'a rien épargné pour la netteté
du caractère , & pour la beauté du papier.
Le prix de cet Ouvrage relié en deux vo-
lumes , fera de 13 1. 4 f. & broché en
trois volumes , 12 liv.
Universelle sacrée & prophane,
Ecclesiastique & Civile, depuis la création
du Monde, jusqu'à l'an 1763 ;
avec des réflexions sur l'ordre qu'on
doit tenir, & sur les Ouvrages nécessaires
pour l'Etude de l'Histoire, par
M. l'Abbé Lenglet Dufresnoy ; nouvelle
Edition, revue, corrigée & augmentée ;
deux tomes in-8o. qui peuvent
se relier en trois : à Paris, chez Debure, pere, quai des Augustins, du côté du pont S. Michel, à S. Paul, & chez Ganeau, Libraire, rue S. Severin, aux Armes de Dombes, 1763.
I.Vol
D
74 MERCURE DE FRANCE .
ON connoit depuis long-temps le
mérite de cet Ouvrage si justement estimé
des Gens de Lettres , pour lesquels
il eft d'une très-grande reffource . Lorf-
que l'Abbé Lenglet le publia pour la pre-
mière fois , on convint univerfellement
qu'il avoit rendu le plus grand fervice à
là Littérature. Aufli nous connoiffons
peu de Livres de ce genre qui ayent été
plus fouvent réimprimés , & fur - tout
chez les Etrangers. Chaque Edition fur-
paffoit les précédentes , par les additions
& les corrections de l'Auteur , qui profi-
toit également, & des critiques , & des
avis des Sçavans de toutes les Nations.
avec lefquels il étoit en relation. Depuis
la mort de M. l'Abbé Lenglet , plufieurs
perfonnes éclairées ont revu l'Ouvrage ,
& des Sçavans du premier ordre y ont
ajouté des chofes importantes ; nous
allons donner un précis de chaque yo-
lume. Le premier contient un Difcours
fur la manière d'étudier l'Hiftoire. C'eſt
up excellent abrégé de la grande Métho-
JANVIER. 1764.
75
de de l'Abbé Lenglet ; il eft fuivi d'une
Lifte raifonnée des Livres néceffaires à
cette étude. Suit une Inftruction fur la
Chronologie & fes principes ; une Lifte
de trente Epoques fixes qui fervent à
régler toute l'Hiftoire ancienne ; une
Chronologie des Marbres de Paros , qui
contient les événemens les plus remar-
* quables de l'Hiftoire Grecque ; la fuite
des Olympiades , des Archontes d'Athè
nes , & c.; les Faftes Confulaires , qui
reglent la Chronologie de l'Histoire Ro-
maine ;la fuite des Indictions , les Lettres
Dominicales ; la fuite des années de l'Hé-
gire ; le Calendrier Romain , & c. & c.
A tout cela fuccède une grande Table
chronologique , qui contient les princi-
*paux événemens de l'Hiftoire facrée &
prophane , depuis la création du Monde
jufqu'à Jefus- Chrift. Les difficultés chro-
nologiques de l'Hiftoire Sainte fous les
-Juges & les Rois , ont engagé l'Auteur
à donner fur cela plufieurs Tables qui
expofent les fyftêmes de différens Au-
teurs célébres. On y a joint , dans cette
nouvelle Edition , celui du fçavant M.
Des-Vignoles , dont l'Ouvrage eſt rare
en France .
On a auffi donné pour l'Histoire Pro-
phane , 1 °. un Abrégé de la Chronologie
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
du même M. Des- Vignoles , fur les Hif-
toires d'Affyrie & d'Egypte : 2°. le fa-
meux Canon Mathématique & Aftrono-
mique , où l'on trouve une fuite des
Princes de l'Orient , depuis Nabonaffar
jufqu'à Antonin ; c'eft un morceau auffi
précieux pour la Chronologie , que la
Chronique de Paros : 3°. des Remarques
chronologiques fur l'Hiftoire ancienne
de la Chine , & fes liaiſons ( inconnues
jufqu'à préfent ) avec les pays Occiden-
taux. C'eft encore une addition tirée
des nouveaux Ouvrages de M. Degui
gnes ; & ces remarques étoient nécef-
faires pour completter le Recueil fur
l'Hiftoire Univerfelle .
On trouvera enfuite une Tablette chro-
nologique des grands Hommes qui ont
paru dans les Sciences , depuis les pre-
miers temps jufqu'au fixiéme fiécle de
J. C. Cette Pièce a été revue & augmen-
tée. On l'a fait fuivre d'une nouvelle Ta-
blette des hommes les plus célébres dans
les Beaux Arts. Cet article important
manquoit à l'Edition précédente. Enfin
cette Edition eft enrichie d'une Lifte
raifonnée des anciennes Eclypfes , qui ,
comme on fçait , font un des fondemens
de la Chronologie . Les Tables alphabé-
tiques des noms contenus dans ce volume
JANVIER. 1764.
77
font , & beaucoup plus complettes , &
imprimées en plus gros caractères : elles
feront par- là d'un ufage plus facile &
plus étendu. Voilà ce qui forme le pre-
mier tome , qui a plus de 700 pages.
Le fecond volume comprenoit , dans
la première Edition , toute l'Hiftoire"
moderne. Mais les additions qu'on y a
faites , l'ont rendu très -confidérable. On
y voit d'abord l'Avertiſſement de M. l'Ab
bé Lenglet fur l'Hiſtoire moderne , & la
Fable chronologique des principaux Evé-
nemens arrivés dans le Monde , depuis
la Naiffance de J. C. jufqu'à la fin de
l'année 1762. L'Auteur en étoit reſté à
la mort de Louis XIV. en 1715. L'Edi-
teur , après avoir revu avec foin ce qu'a-
voit fait M. l'Abbé Lenglet , & l'avoir
enrichi d'un grand nombre d'additions ,
fur-tout pour les Hiftoires étrangères
a continué la Table chronologique juf
qu'au commencement de 1763. Cette
Table , jointe à celle du premier volu-
me , forme une Chronologie univerfelle
depuis la Création du Monde jufqu'à
nos jours.
On trouve enfuite des Tablettes de
Hiftoire Eccléfiaftique. On a rangé
avec art , dans fix colonnes paralleles ,
la fuite des Papes , les Rits & Ordress
Diij.
78 MERCURE DE FRANCE.
Religieux , les grands Hommes de l'E-
glife , les Perfécutions & les Héréfies ,
les Conciles , avec l'indication des Livres
qui les font connoître , les Ecrivains Ec-
cléfiaftiques & leurs principaux Ouvra-
ges. Les Supplémens de l'ancienne Edi-
tion , par rapport aux Conciles & aux-
Ecrivains , font mis dans la nouvelle à la.
place qui leur convient , & l'on a fait
plufieurs additions qui concernent prin-
cipalement les Ecrivains Eccléfiaftiques.
La Liſte des Papes , tirée du Pere Fran-
çois Pagi, dont plufieurs Sçavans font
ufage , fe trouve à la fin des Tablettes
de l'Hiftoire Eccléfiaftique.
Celles de l'Hiftoire Civile préfentent
d'abord la fuite des Empereurs Romains ;
& jufqu'à la divifion de l'Empire , on a
mis en parallele les Rois des Parthes &
des Perfes , qui étoient fes ennemis . On
voit enfuite les Empereurs d'Occident &
d'Orient , les Rois de France , d'Angle-
terre , d'Espagne , de Portugal , les Prin-
ces d'Italie , les Ducs & Rois de Hon-
grie , de Boheme, de Pologne, de Suede,
de Dannemarck , de Norwege , les Ducs
de Lorraine , les Rois de Jérufalem &
de Chypre , les Grands Califes des Sar-
rafins , les Empereurs Ottomans , les
Rois de Perfe. On a mis dans cette
JANVIER. 1764.
79
nouvelle Edition une fuite exacte des
Princes de Ruffie . On y a auffi ajouté
celles des Ducs & des Rois de Pruffe ,
des Ducs de Courlande , des Stathou-
ders , des Grands- Ducs de Tofcane , des
Ducs de Modene & de ceux de Parme ,
des Grands- Maîtres de Malthe , une no-
tice des Dynafties ou Familles Impé-
riales de la Chine , & la fuite des Empe-
reurs Mogols de l'Inde.
Une addition bien plus confidérable ,
que l'on doit encore au nouvel Editeur ,
eft une Tablette chronologique des grands
Hommes qui fe font diftingués dans les
Sciences & les Beaux Arts, depuis Char-
lemagne jufqu'à nos jours. Il a eu foin
de faire entrer dans cette Tablette la
fondation des Univerfités & des princi-
pales Académies . M. l'Abbé Lenglet
avoit donné , pour l'Hiftoire ancienne ,
une Tablette des grands Hommes dans
les Sciences ; mais il n'avoit rien fait de
pareil pour l'Hiftoire moderne ; & il s'é-
toit borné aux Ecrivains Eccléfiaftiques.
C'étoit un défaut que l'Editeur a bient
réparé fa Tablette des grands Hommes
contient près de deux cens pages,
Enfin l'Ouvrage eft terminé par qua-
tre Tables alphabétiques. La première eft
Eccléfiaftique. La feconde eft la Table
Div
80 MERCURE DE FRANCE.
des Conciles
on a placé avant chaque
article l'année du Concile dont il eft
queftion dans l'article. La troifiéme con-
tient les noms de l'Hiftoire Civile , ren-
fermés non-feulement dans les Tablettes
( comme dans la premiere Edition ) ,
mais encore dans la Table chronologi-
que. La quatriéme enfin eft pour les
Hommes célébres dans les Sciences &
dans les Arts , & pour les Univerfités &
les Académies.
Tel eft l'Ouvrage que l'on préfente
au Public. On voit , par ce détail , que
cette Edition eft infiniment fupérieure
à la première , & qu'on n'a rien négligé
pour l'enrichir & la perfectionner. On-
voit de quelle utilité ce Livre peut être ,
foit pour diriger fes lectures , foit pour
fe les rappeller. On trouvera abondam-
ment dequoi les diriger dans le Dif-
cours fur la manière d'étudier l'Hiftoire .
dans la notice raifonnée des Livres où
l'on peut en puifer la connoiffance , dans
l'ordre qu'il faut tenir en étudiant ces
Livres. On fe rappellera fes lectures ,
foit par le moyen des Tables chronolo-
giques , qui renferment les Evénemens
& la fucceffion des Princes , depuis la
Création jufqu'à nos jours , foit par celles
des perfonnages qui fe font diftingués,
JANVIER. 1764.
81
dans les Sciences & les Beaux - Arts.
Quant à la partie Typographique , il pa-
roît qu'on y a donné tous fes foins , &
qu'on n'a rien épargné pour la netteté
du caractère , & pour la beauté du papier.
Le prix de cet Ouvrage relié en deux vo-
lumes , fera de 13 1. 4 f. & broché en
trois volumes , 12 liv.
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TABLETTES chronologiques de l'Histoire Universelle sacrée & prophane, Ecclesiastique & Civile, depuis la création du Monde, jusqu'à l'an 1763 ; avec des réflexions sur l'ordre qu'on doit tenir, & sur les Ouvrages nécessaires pour l'Etude de l'Histoire, par M. l'Abbé Lenglet Dufresnoy ; nouvelle Edition, revue, corrigée & augmentée ; deux tomes in-8 o . qui peuvent se relier en trois : à Paris, chez Debure, pere, quai des Augustins, du côté du pont S. Michel, à S. Paul, & chez Ganeau, Libraire, rue S. Severin, aux Armes de Dombes, 1763.
16737
p. 81-83
VIES des Peres, des Martyrs, & des autres principaux Saints, tirées des Actes originaux, & des Mémoires les plus authentiques, avec des notes critiques & historiques. Ouvrage traduit de l'Anglois, in-8o. A Villefranche de Rouergue & à Paris. Tome premier.
Début :
VOILA un de ces Ouvrages qui ne peuvent manquer d'être bien accueillis [...]
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texteReconnaissance textuelle : VIES des Peres, des Martyrs, & des autres principaux Saints, tirées des Actes originaux, & des Mémoires les plus authentiques, avec des notes critiques & historiques. Ouvrage traduit de l'Anglois, in-8o. A Villefranche de Rouergue & à Paris. Tome premier.
VIES des Peres, des Martyrs, & des
autres principaux Saints, tirées des
Actes originaux, & des Mémoires les
plus authentiques, avec des notes critiques
& historiques. Ouvrage traduit
de l'Anglois, in-8o. A Villefranche de
Rouergue & à Paris. Tome premier.
VOILA un de ces Ouvrages qui ne
peuvent manquer d'être bien accueillis
du Public. Les Fidèles feront édifiés par
le récit intéreffant des acions des Saints ;;
& les Gens de Lettres applaudiront de
plus à l'érudition fagement répandue
dans les notes. On ne trouvera point ici
de ces faits apocryphes qui ont fi jufte-
ment décrédité plufieurs Hagiographes :
mais on n'y trouvera point non plus de
D.V
82 MERCURE DE FRANCE .
ces critiques hafardées , qui font bien
moins le fruit du jugement que, celui de
la malignité. L'Auteur ne s'en eft rappor-
té qu'aux Mémoires originaux ; ce qui
ne l'a pourtant pas empêché de profiter
du travail des Modernes , comme il l'a-
voue lui-même. Lorfqu'on prend de pa-
reilles précautions , & qu'on a d'ailleurs
le talent d'écrire analogue au genre que
l'on a choifi , il eft prèfque impoffible
que l'on ne réuffiffe pas. Ce n'eft point
ici un fimple Livre de piété ; mais un
Livre d'Histoire Eccléfiaftique , qui ac-
quiert un nouveau degré de mérite , par
les recherches curieufes dont il eft rem-
pli. Nous ne craignons pas de dire que
cet Ouvrage nous manquoit en notre
langue le Public doit donc être charmé
de le voir publier en françois. La Tra-
duction que l'on nous en donne , fans
être plattement littérale , nous a paru
bien rendre le fens de l'anglois. Nous
exhortons ceux qui s'en font chargés , à
continuer perfévéramment leurs veilles ;
& il s'acquéreront des droits fur la re-
connoiffance de leurs compatriotes.
L'éxécution typographique de cet im-
portant Ouvrage fait honneur aux Pref-
fes du Sieur VEDEILH.IÉ , Libraire-
Imprimeur à Villefranche de Rouergue .
J
JANVIER. 1764.
83
Il eft imprimé fur de beau papier , &
avec des caractères neufs , fondus par le
célébre M. FOURNIER. Il fe vend à
Paris , chez Barbou , rue S. Jacques ,
aux Cigognes. Le volume fe vend 6 liv.
relié en veau. Le fecond volume paroî-
tra dans quatre mois.
autres principaux Saints, tirées des
Actes originaux, & des Mémoires les
plus authentiques, avec des notes critiques
& historiques. Ouvrage traduit
de l'Anglois, in-8o. A Villefranche de
Rouergue & à Paris. Tome premier.
VOILA un de ces Ouvrages qui ne
peuvent manquer d'être bien accueillis
du Public. Les Fidèles feront édifiés par
le récit intéreffant des acions des Saints ;;
& les Gens de Lettres applaudiront de
plus à l'érudition fagement répandue
dans les notes. On ne trouvera point ici
de ces faits apocryphes qui ont fi jufte-
ment décrédité plufieurs Hagiographes :
mais on n'y trouvera point non plus de
D.V
82 MERCURE DE FRANCE .
ces critiques hafardées , qui font bien
moins le fruit du jugement que, celui de
la malignité. L'Auteur ne s'en eft rappor-
té qu'aux Mémoires originaux ; ce qui
ne l'a pourtant pas empêché de profiter
du travail des Modernes , comme il l'a-
voue lui-même. Lorfqu'on prend de pa-
reilles précautions , & qu'on a d'ailleurs
le talent d'écrire analogue au genre que
l'on a choifi , il eft prèfque impoffible
que l'on ne réuffiffe pas. Ce n'eft point
ici un fimple Livre de piété ; mais un
Livre d'Histoire Eccléfiaftique , qui ac-
quiert un nouveau degré de mérite , par
les recherches curieufes dont il eft rem-
pli. Nous ne craignons pas de dire que
cet Ouvrage nous manquoit en notre
langue le Public doit donc être charmé
de le voir publier en françois. La Tra-
duction que l'on nous en donne , fans
être plattement littérale , nous a paru
bien rendre le fens de l'anglois. Nous
exhortons ceux qui s'en font chargés , à
continuer perfévéramment leurs veilles ;
& il s'acquéreront des droits fur la re-
connoiffance de leurs compatriotes.
L'éxécution typographique de cet im-
portant Ouvrage fait honneur aux Pref-
fes du Sieur VEDEILH.IÉ , Libraire-
Imprimeur à Villefranche de Rouergue .
J
JANVIER. 1764.
83
Il eft imprimé fur de beau papier , &
avec des caractères neufs , fondus par le
célébre M. FOURNIER. Il fe vend à
Paris , chez Barbou , rue S. Jacques ,
aux Cigognes. Le volume fe vend 6 liv.
relié en veau. Le fecond volume paroî-
tra dans quatre mois.
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16738
p. 83
MÉMOIRES pour servir à l'Histoire de la Province d'Artois, & principalement de la Ville d'Arras, pendant une partie du quinziéme siécle, précédés d'une Notice chronologique des Comtes d'Artois ; lûs en différentes Séances de la Société Littéraire d'Arras, par M. Harduin, Secrétaire perpétuel de cette Compagnie ; Associé à l'Académie des Transformati de Milan, & à la Société Littéraire-Militaire de Besançon. A Arras, chez Michel Nicolas, rue S. Gery, avec Approbation & Privilége du Roi, 1763, un vol. in-12.
Début :
PARMI les événemens qui paroissent ne devoir intéresser que les Habitans du [...]
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texteReconnaissance textuelle : MÉMOIRES pour servir à l'Histoire de la Province d'Artois, & principalement de la Ville d'Arras, pendant une partie du quinziéme siécle, précédés d'une Notice chronologique des Comtes d'Artois ; lûs en différentes Séances de la Société Littéraire d'Arras, par M. Harduin, Secrétaire perpétuel de cette Compagnie ; Associé à l'Académie des Transformati de Milan, & à la Société Littéraire-Militaire de Besançon. A Arras, chez Michel Nicolas, rue S. Gery, avec Approbation & Privilége du Roi, 1763, un vol. in-12.
MÉMOIRES pour servir à l'Histoire de
la Province d'Artois, & principalement
de la Ville d'Arras, pendant une
partie du quinziéme siécle, précédés
d'une Notice chronologique des Comtes
d'Artois ; lûs en différentes Séances
de la Société Littéraire d'Arras, par
M. Harduin, Secrétaire perpétuel de
cette Compagnie ; Associé à l'Académie
des Transformati de Milan, & à
la Société Littéraire-Militaire de Besançon.
A Arras, chez Michel Nicolas,
rue S. Gery, avec Approbation
& Privilége du Roi, 1763, un vol.
in-12.
PARMI les événemens qui paroissent
ne devoir intéresser que les Habitans du
Pays d'Artois , on en trouvera plufieurs
dans cet Ouvrage , qui font dignes d'oc
D vj
1
84 MERCURE DE FRANCE .
cuper tout Lecteur curieux. Les diffé
rentes piéces qui compofent ce Recueil
font , 1 °. une Notice chronologique des.
Comtes & Comteffes d'Artois , qui fert
d'introduction & de bafe aux Mémoires.
dont elle eft fuivie . Cette Notice.com-
mence à l'année 1 180 ,. & finit au Traité.
de Nimegue, par lequel la Province d'Ar-
tois eut le bonheur de rentrer fous la
Domination Françoiſe , & d'être réunie
pour toujours à la Couronne de fes an-
ciens Maîtres. 2°. Les fentimens d'une
Citoyen d'Arras , à la Naiffance de M.
le Comte d'Artois . C'eft une pièce de
vers dont l'Auteur ne fe nomme point ,
quoique ces vers ne puiffent que lui faire
honneur , & comme Poëte , & comme
Citoyen , & comme François. 3º: Un
Mémoire fur les Abbés de Lieffe d'Ar-
ras , tiré des Regiftres de la Ville. Ces
Abbés de Lieffe , autrement ces Chefs de
la Bande joyeuſe , étoient des hommes
chargés de l'éxécution ou de la conduite
de certains divertiffemens publics. Ils
s'élifoient tous les ans par les Officiers
du Duc de Bourgogne , par le Magiftrat
& par la Bourgeoifie ; & on l'inveſtiſſoit
de fa Charge , en lui remettant une
Croffe d'argent doré , qu'il étoit obligé
de rendre à la fin de fon exercice, Les
JAN VIER. 1764.
833
devoirs de ces fortes d'Abbés offrent des
détails curieux & piquans. 4°. Un Mé-
moire tiré des Regiftres d'Arras , conte-
nant la Relation des Cérémonies qui
s'obfervoient dans cette Ville , fous les ›
Ducs de Bourgogne de la feconde Bran-
2
che Royale , lorfque ces Princes , en
qualité de Comtes d'Artois , ou les Rois
de France , Souverains de la Province , y
faifoient leur Entrée folemnelle . 5° . Un
Mémoire fur les Joûtes , Tournois, Faits .
d'Armes & autres Exercices de ce gen-
re , qui fe firent à Arras du temps de
Philippe le Bon , Duc de Bourgogne &
Comte d'Artois. 6°. Un Mémoire hifto-
rique concernant l'Artois , & principa-
lement la Ville d'Arras , depuis le com--
mencement de l'année 1477 , juſqu'au
mois de Mai 1484. 7° : Un Mémoire qui
fert de fuite au précédent , & comprend
les faits arrivés jufqu'en 1491. 8°. Une
Relation de la furprife d'Arras en 1492.
9°. Un Mémoire pour fervir à l'Hiftoire
d'Arras & de l'Artois , depuis 1493 jul-
qu'en 1499. Ces neuf articles offrent
une infinité de traits & d'anecdotes
qu'on chercheroit inutilement dans les
Hiftoires générales , & qui pourtant ne
doivent pas être ignorés par ceux qui fe
piquent de bien fçavoir l'Hiftoire, de
86 MERCURE DE FRANCE.
France. L'Auteur , déjà connu par plu--
fieurs Ouvrages eftimés qu'il a donné au
Public , a préfenté un Exemplaire de ce
dernier à l'Affemblée générale des Etats
d'Artois ; & il en a reçu en préfent une
Médaille d'or qui reftoit de celles qui
avoit été frappées à l'occafion de la Naif-
fance de M LE COMTE D'ARTOIS . Il
feroit à fouhaiter que les talens fuffent
toujours encouragés de cette manière ;
le plus grand avantage en reviendroit
au Public.
la Province d'Artois, & principalement
de la Ville d'Arras, pendant une
partie du quinziéme siécle, précédés
d'une Notice chronologique des Comtes
d'Artois ; lûs en différentes Séances
de la Société Littéraire d'Arras, par
M. Harduin, Secrétaire perpétuel de
cette Compagnie ; Associé à l'Académie
des Transformati de Milan, & à
la Société Littéraire-Militaire de Besançon.
A Arras, chez Michel Nicolas,
rue S. Gery, avec Approbation
& Privilége du Roi, 1763, un vol.
in-12.
PARMI les événemens qui paroissent
ne devoir intéresser que les Habitans du
Pays d'Artois , on en trouvera plufieurs
dans cet Ouvrage , qui font dignes d'oc
D vj
1
84 MERCURE DE FRANCE .
cuper tout Lecteur curieux. Les diffé
rentes piéces qui compofent ce Recueil
font , 1 °. une Notice chronologique des.
Comtes & Comteffes d'Artois , qui fert
d'introduction & de bafe aux Mémoires.
dont elle eft fuivie . Cette Notice.com-
mence à l'année 1 180 ,. & finit au Traité.
de Nimegue, par lequel la Province d'Ar-
tois eut le bonheur de rentrer fous la
Domination Françoiſe , & d'être réunie
pour toujours à la Couronne de fes an-
ciens Maîtres. 2°. Les fentimens d'une
Citoyen d'Arras , à la Naiffance de M.
le Comte d'Artois . C'eft une pièce de
vers dont l'Auteur ne fe nomme point ,
quoique ces vers ne puiffent que lui faire
honneur , & comme Poëte , & comme
Citoyen , & comme François. 3º: Un
Mémoire fur les Abbés de Lieffe d'Ar-
ras , tiré des Regiftres de la Ville. Ces
Abbés de Lieffe , autrement ces Chefs de
la Bande joyeuſe , étoient des hommes
chargés de l'éxécution ou de la conduite
de certains divertiffemens publics. Ils
s'élifoient tous les ans par les Officiers
du Duc de Bourgogne , par le Magiftrat
& par la Bourgeoifie ; & on l'inveſtiſſoit
de fa Charge , en lui remettant une
Croffe d'argent doré , qu'il étoit obligé
de rendre à la fin de fon exercice, Les
JAN VIER. 1764.
833
devoirs de ces fortes d'Abbés offrent des
détails curieux & piquans. 4°. Un Mé-
moire tiré des Regiftres d'Arras , conte-
nant la Relation des Cérémonies qui
s'obfervoient dans cette Ville , fous les ›
Ducs de Bourgogne de la feconde Bran-
2
che Royale , lorfque ces Princes , en
qualité de Comtes d'Artois , ou les Rois
de France , Souverains de la Province , y
faifoient leur Entrée folemnelle . 5° . Un
Mémoire fur les Joûtes , Tournois, Faits .
d'Armes & autres Exercices de ce gen-
re , qui fe firent à Arras du temps de
Philippe le Bon , Duc de Bourgogne &
Comte d'Artois. 6°. Un Mémoire hifto-
rique concernant l'Artois , & principa-
lement la Ville d'Arras , depuis le com--
mencement de l'année 1477 , juſqu'au
mois de Mai 1484. 7° : Un Mémoire qui
fert de fuite au précédent , & comprend
les faits arrivés jufqu'en 1491. 8°. Une
Relation de la furprife d'Arras en 1492.
9°. Un Mémoire pour fervir à l'Hiftoire
d'Arras & de l'Artois , depuis 1493 jul-
qu'en 1499. Ces neuf articles offrent
une infinité de traits & d'anecdotes
qu'on chercheroit inutilement dans les
Hiftoires générales , & qui pourtant ne
doivent pas être ignorés par ceux qui fe
piquent de bien fçavoir l'Hiftoire, de
86 MERCURE DE FRANCE.
France. L'Auteur , déjà connu par plu--
fieurs Ouvrages eftimés qu'il a donné au
Public , a préfenté un Exemplaire de ce
dernier à l'Affemblée générale des Etats
d'Artois ; & il en a reçu en préfent une
Médaille d'or qui reftoit de celles qui
avoit été frappées à l'occafion de la Naif-
fance de M LE COMTE D'ARTOIS . Il
feroit à fouhaiter que les talens fuffent
toujours encouragés de cette manière ;
le plus grand avantage en reviendroit
au Public.
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16738
MÉMOIRES pour servir à l'Histoire de la Province d'Artois, & principalement de la Ville d'Arras, pendant une partie du quinziéme siécle, précédés d'une Notice chronologique des Comtes d'Artois ; lûs en différentes Séances de la Société Littéraire d'Arras, par M. Harduin, Secrétaire perpétuel de cette Compagnie ; Associé à l'Académie des Transformati de Milan, & à la Société Littéraire-Militaire de Besançon. A Arras, chez Michel Nicolas, rue S. Gery, avec Approbation & Privilége du Roi, 1763, un vol. in-12.
16739
p. 86-88
ANNONCES DE LIVRES.
Début :
OEUVRES de M. l'Abbé Coyer, de l'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ANNONCES DE LIVRES.
ANNONCES DE LIVRES.
OEUVRES de M. l'Abbé Coyer, de
l'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres
de Nancy ; nouvelle Edition ,
2 vol. in-12 , dont le premier contient :
les bagatelles morales , plufieurs differ-
tations fur différens fujets , & le difcours
fur la fatyre contre les Philofophes ; le
fecond , la Nobleffe commerçante , le
développement & la défenfe du fyf-
tême de la Nobleffe commerçante. A
Londres , & fe trouve à Paris , chez
Duchefne , Libraire , rue S. Jacques , au
Temple du Goût ; 1764. Comme tous
JANVIER 1764 .
87
les morceaux qui compofent ce recueil
agréable , font connus , & qu'on en a
rendu compte dans le Mercure lorsqu'ils
ont paru , nous fommes difpenfés d'en
faire l'analyſe..
EXPÉRIENCES fur le cours des Fleu--
ves ou Lettre à un Magiftrat Hollan-
dois , dans laquelle on éxamine la crue
des eaux , & fi , pour les faire baiffer
dans un Fleuve & éviter les Inonda--
tions , il convient de faire des Saignées
ou Décharges , en divifant les eaux ; avec
la maniere d'écurer le fond des Fleuves,
empêcher la rupture des Digues & la
fubmerfion de la plus belle & plus riche
Partie de la Hollande , en procurant un
prompt écoulement aux eaux des Fleu--
ves qui la traverſent. Par M. Genneté ,
premier Phyficien de S. M. Imp. Nouv.
Edit. A Paris , chez Tilliard , Guillyn,
Quai des Auguftins , & Durand , rue
S. Jacques , 1764 , avec Approbation &
Permiffion . Brochure en 7 Parties. Prix
t
fols , brochée.
30 fols ,
CHEMINÉE de nouvelle conftruction ,
pour garantir du Feu & de la Fumée , à
l'épreuve des Vents , du Soleil , de la
Pluie & des autres Caufes qui font fus
1
88 MERCURE DE FRANCE.
4
mer les Cheminées ordinaires. Par M.
Genneté , premier Phyficien de S. M. I.
avec leJugement de l'Académie Royale
des Sciences de Paris, fur cette nouvelle
conftruction . Nouv. Edition . A Paris
chez Tilliard , Guillyn , Quai des Au--
guftins & Durand, rue S. Jacques. 1764.
Avec Approbation & Privilège du Roiz
Brochure en 8. Parties. Prix , 3 liv. bro
chée.
OEUVRES de M. l'Abbé Coyer, de
l'Académie Royale des Sciences & Belles-Lettres
de Nancy ; nouvelle Edition ,
2 vol. in-12 , dont le premier contient :
les bagatelles morales , plufieurs differ-
tations fur différens fujets , & le difcours
fur la fatyre contre les Philofophes ; le
fecond , la Nobleffe commerçante , le
développement & la défenfe du fyf-
tême de la Nobleffe commerçante. A
Londres , & fe trouve à Paris , chez
Duchefne , Libraire , rue S. Jacques , au
Temple du Goût ; 1764. Comme tous
JANVIER 1764 .
87
les morceaux qui compofent ce recueil
agréable , font connus , & qu'on en a
rendu compte dans le Mercure lorsqu'ils
ont paru , nous fommes difpenfés d'en
faire l'analyſe..
EXPÉRIENCES fur le cours des Fleu--
ves ou Lettre à un Magiftrat Hollan-
dois , dans laquelle on éxamine la crue
des eaux , & fi , pour les faire baiffer
dans un Fleuve & éviter les Inonda--
tions , il convient de faire des Saignées
ou Décharges , en divifant les eaux ; avec
la maniere d'écurer le fond des Fleuves,
empêcher la rupture des Digues & la
fubmerfion de la plus belle & plus riche
Partie de la Hollande , en procurant un
prompt écoulement aux eaux des Fleu--
ves qui la traverſent. Par M. Genneté ,
premier Phyficien de S. M. Imp. Nouv.
Edit. A Paris , chez Tilliard , Guillyn,
Quai des Auguftins , & Durand , rue
S. Jacques , 1764 , avec Approbation &
Permiffion . Brochure en 7 Parties. Prix
t
fols , brochée.
30 fols ,
CHEMINÉE de nouvelle conftruction ,
pour garantir du Feu & de la Fumée , à
l'épreuve des Vents , du Soleil , de la
Pluie & des autres Caufes qui font fus
1
88 MERCURE DE FRANCE.
4
mer les Cheminées ordinaires. Par M.
Genneté , premier Phyficien de S. M. I.
avec leJugement de l'Académie Royale
des Sciences de Paris, fur cette nouvelle
conftruction . Nouv. Edition . A Paris
chez Tilliard , Guillyn , Quai des Au--
guftins & Durand, rue S. Jacques. 1764.
Avec Approbation & Privilège du Roiz
Brochure en 8. Parties. Prix , 3 liv. bro
chée.
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16740
p. 88
« EPITRE à M. Jean-Jacques Rousseau, ci-devant Citoyen de Geneve, avec cette [...] »
Début :
EPITRE à M. Jean-Jacques Rousseau, ci-devant Citoyen de Geneve, avec cette [...]
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texteReconnaissance textuelle : « EPITRE à M. Jean-Jacques Rousseau, ci-devant Citoyen de Geneve, avec cette [...] »
EPITRE à M. Jean-Jacques Rouſſeau
ci-devant Citoyen de Geneve, avec cette
Epigraphe Vitiis nemo fine nafcitur :
optimus ille eft , qui minimis urgetur.
Hor. A Paris , chez Panckouke , Li-
braire , rue & à côté de la Comédie
Françoife ; une feuille in-8° . 1764.
ci-devant Citoyen de Geneve, avec cette
Epigraphe Vitiis nemo fine nafcitur :
optimus ille eft , qui minimis urgetur.
Hor. A Paris , chez Panckouke , Li-
braire , rue & à côté de la Comédie
Françoife ; une feuille in-8° . 1764.
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16741
p. 88-91
« ATLAS Géographique, Historique & raisonné de la France ancienne & moderne, [...] »
Début :
ATLAS Géographique, Historique & raisonné de la France ancienne & moderne, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « ATLAS Géographique, Historique & raisonné de la France ancienne & moderne, [...] »
ATLAS Géographique, Historique &
raisonné de la France ancienne & moderne,
repréſenté dans tous fes diffé-
rens âges & accroiffemens , par autant
de Cartes particulières , depuis fon ori-
gine jufqu'à nos jours , diftribuées par
des leçons préciſes , formant une expli-
cation méthodique , claire , convenable
& relative à chaque Carte. Par une So-
ciété de Gens de Lettres. Dréffé avec
le plus grand foin , pour donner une
connoiffance éxacte de la fituation Cé--
lefte, Politique & Maritime du Royaume
confidéré dans fes Gouvernemens Civil ,,
Eccléfiaftique & Militaire
dans fon
Commerce & dans fes Finances ; dif-
ribué de manière qu'en prenant cha
que Carte féparément de la defcription ,
elles ferviront à faciliter l'intelligence
de nos Hiſtoriens , tant anciens que mo
dernes , étant adaptées aux Ouvrages de
Mézeray , du P. Daniel , de M. le Pré-
fident Hénault , &c. & particuliérement
pour accompagner l'Hiftoire de France
de MM. Velly & Villaret , & feront im-
primées fur des formats conformément
à celui de chacun de ces Auteurs. Par
M. Rizzi Zannoni
de l'Académie ·
Royale des Sciences & Belles- Lettres -
de Gottingue , dirigé & donné au Pu-
blic par le fieur Defnos , Ingénieur-Géo-
graphe pour les Globes , Sphères & Inf-
trumens de Mathématiques , rue Saint
Jacques , à l'Enfeigne du Globe. A
Paris , 1763 , avec Privilége du Roi,.
TABLEAU Hiftorique & Géogra-
phique de l'Empire d'Allemagne , qui
le repréfente par colonne dans fes dix
Cercles. On y voit fous un même point
de vue l'Hiftoire abrégée de l'Empire,,
90 MERCURE DE FRANCE.
les Poffeffions & les Titres de fes Sou
verains , les Riviéres & les Villes prin-
cipales de chaque Cercle. Celles - ci ont
des hiéroglyphes qui fervent à faire con-
noître ce qui les diftingue & ce qu'el-
les ont de remarquable. Ce Tableau
paroît fous deux formes différentes , la
premiére eft fur le papier Chaplet , feuille
ordinaire des Atlas ; la feconde , plus
petite & plus portative , eft de la gran-
deur de l'Atlas de la France . On don-
nera fucceffivement fous ces deux for-
mes , toutes les différentes Monarchies
de l'Europe & les autres parties du Mon-
de pour l'utilité des Colléges , & de tous
ceux qui veulent étudier l'Histoire ; par
Auteur du Tableau de la France.
PROSPECTUS de l'Atlas Géographi-
que & portatifdes Elections du Royau-
me ; Généralité de Paris , divifée en fes`
vingt-deux Elections , & repréſentée
dans toutes fes
parties par autant de
Cartes particulières d'une manière cho-
rographique & complette , avec le nom-
bre des Paroiffes & des feux ; levée fur
lès lieux par une Société d'Ingénieurs ,
Defnos, précédée
éxécutée par Defnos, précédée d'un dif-
cours dans lequel on explique l'hiſtoire
particulière de chaque Ville , les événe
JANVIER. 1764.
g
mens remarquables qui s'y font paffés
fa fituation , fon Terroir , fes Fabriques,.
fes Manufactures , enfin toutes les pro--
ductions de la nature & de l'art qui s'y
trouvent ; par M. l'Abbé R ** . Ouvrage
utile à l'Etranger comme au Citoyen qui
veut avoir une connoiffance détaillée de:
la France , & particulierement à ceux
qui font intéreffés dans l'adminiſtration
de la Juſtice , dans le Commerce & les
Finances , & c. A Paris , chez Defnos ,
Ingénieur-Géographe pour les Globes
& Sphères , rue S. Jacques , à l'Enfeigne
du Globe , la huitiéme Boutique au-def-
fus de la Fontaine de S. Séverin,du même
côté. 1763. avec Approbation & Privi-
lége du Roi.
raisonné de la France ancienne & moderne,
repréſenté dans tous fes diffé-
rens âges & accroiffemens , par autant
de Cartes particulières , depuis fon ori-
gine jufqu'à nos jours , diftribuées par
des leçons préciſes , formant une expli-
cation méthodique , claire , convenable
& relative à chaque Carte. Par une So-
ciété de Gens de Lettres. Dréffé avec
le plus grand foin , pour donner une
connoiffance éxacte de la fituation Cé--
lefte, Politique & Maritime du Royaume
confidéré dans fes Gouvernemens Civil ,,
Eccléfiaftique & Militaire
dans fon
Commerce & dans fes Finances ; dif-
ribué de manière qu'en prenant cha
que Carte féparément de la defcription ,
elles ferviront à faciliter l'intelligence
de nos Hiſtoriens , tant anciens que mo
dernes , étant adaptées aux Ouvrages de
Mézeray , du P. Daniel , de M. le Pré-
fident Hénault , &c. & particuliérement
pour accompagner l'Hiftoire de France
de MM. Velly & Villaret , & feront im-
primées fur des formats conformément
à celui de chacun de ces Auteurs. Par
M. Rizzi Zannoni
de l'Académie ·
Royale des Sciences & Belles- Lettres -
de Gottingue , dirigé & donné au Pu-
blic par le fieur Defnos , Ingénieur-Géo-
graphe pour les Globes , Sphères & Inf-
trumens de Mathématiques , rue Saint
Jacques , à l'Enfeigne du Globe. A
Paris , 1763 , avec Privilége du Roi,.
TABLEAU Hiftorique & Géogra-
phique de l'Empire d'Allemagne , qui
le repréfente par colonne dans fes dix
Cercles. On y voit fous un même point
de vue l'Hiftoire abrégée de l'Empire,,
90 MERCURE DE FRANCE.
les Poffeffions & les Titres de fes Sou
verains , les Riviéres & les Villes prin-
cipales de chaque Cercle. Celles - ci ont
des hiéroglyphes qui fervent à faire con-
noître ce qui les diftingue & ce qu'el-
les ont de remarquable. Ce Tableau
paroît fous deux formes différentes , la
premiére eft fur le papier Chaplet , feuille
ordinaire des Atlas ; la feconde , plus
petite & plus portative , eft de la gran-
deur de l'Atlas de la France . On don-
nera fucceffivement fous ces deux for-
mes , toutes les différentes Monarchies
de l'Europe & les autres parties du Mon-
de pour l'utilité des Colléges , & de tous
ceux qui veulent étudier l'Histoire ; par
Auteur du Tableau de la France.
PROSPECTUS de l'Atlas Géographi-
que & portatifdes Elections du Royau-
me ; Généralité de Paris , divifée en fes`
vingt-deux Elections , & repréſentée
dans toutes fes
parties par autant de
Cartes particulières d'une manière cho-
rographique & complette , avec le nom-
bre des Paroiffes & des feux ; levée fur
lès lieux par une Société d'Ingénieurs ,
Defnos, précédée
éxécutée par Defnos, précédée d'un dif-
cours dans lequel on explique l'hiſtoire
particulière de chaque Ville , les événe
JANVIER. 1764.
g
mens remarquables qui s'y font paffés
fa fituation , fon Terroir , fes Fabriques,.
fes Manufactures , enfin toutes les pro--
ductions de la nature & de l'art qui s'y
trouvent ; par M. l'Abbé R ** . Ouvrage
utile à l'Etranger comme au Citoyen qui
veut avoir une connoiffance détaillée de:
la France , & particulierement à ceux
qui font intéreffés dans l'adminiſtration
de la Juſtice , dans le Commerce & les
Finances , & c. A Paris , chez Defnos ,
Ingénieur-Géographe pour les Globes
& Sphères , rue S. Jacques , à l'Enfeigne
du Globe , la huitiéme Boutique au-def-
fus de la Fontaine de S. Séverin,du même
côté. 1763. avec Approbation & Privi-
lége du Roi.
Fermer
16742
p. 91-99
ALMANACHS pour l'Année 1764.
Début :
CALENDRIER du Cabinet pour l'année 1764 ; ce Calendrier est gravé en [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ALMANACHS pour l'Année 1764.
ALMANACHS pour l'Année 1764.
CALENDRIER du Cabinet pour l'année
1764 ; ce Calendrier est gravé en
taille-douce , de douze pouces de large ,
für neuf de haut ; repréfentant un des
plus beaux morceaux d'Architecture de :
la Capitale , éxécuté d'une manière fupé--
rieure a tout ce qui a paru dans ce genre,
& renfermé dans une bordure . Comme
Pimpreffion ne peut guères être portée
au- delà d'un certain nombre fans fati
92. MERCURE DE FRANCE.
guer la planche par le tirage , ceux qui
voudront s'en procurer les premières
épreuves , auront la bonté d'avertir à
temps ; les Amateurs verront avec pla
*
firs que ce morceau eft digne de leur
curiofité, & devient un ornement agréa-
ble dans un appartement. On trouvera
en même temps la Carte de l'Europe
repréfentant l'Eclipfe centrale & annu-
laire qui arrivera le premier Avril pro-
chain , & fur laquelle on pourra fuivre
de l'œil toutes les portions de cette par-
tie de la Terre qui feront obfcurcies
par la Lune. Les deux feuilles enſemble
3
liv. & chacune féparément , 1 k10.f
LE Calendrier des Princes & de la
Nobleffe de France , contenant l'état
actuel des Maifons fouveraines , Prin-
ces , Seigneurs de l'Europe , & de la
Nobleffe de France ; par l'Auteur du
Dictionnaire généalogique , héraldique,
hiftorique & chronologique. 1 vol . in-
12. petit format ; à Paris , chez Du-
chefne , rue S. Jacques , au Temple du
Goût ; avec approbation & privilège
du Roi.
LA France Eccléfiaftique , on Etar:
préfent du Clergé féculier & régulier ,
des Ordres Religieux , Militaires & des
JANVIER. 1764.
93
Univerfités , contenant 1. la Cour de
Rome , les Archevêques & Evêques ,
& les Généraux d'Ordre de l'Eglife
Univerfelle. 2. Les Vicaires généraux ,
Officiaux , Syndics & Chanoines de
tous les Diocèfes de France , les Cha-
pitres nobles , les Collégiales , les Ab-
bayes Commendataires & régulières ;
les Commanderies de Malthe , les Su-
périeurs généraux & Provinciaux du
Clergé régulier ; les Univerfités de Fran-
ce. 3°. Les Chapitres , Paroiffes , Sémi-
naires , Couvents & Univerfité de Pa-
ris. 4°. Le Clergé de la Chapelle & de
la Maifon du Roi ; avec la collation
des Dignités & des Canonicats de tou-
tes les Eglifes Cathédrales du Royaume.
A Paris , chez Defprez, Imprimeur du
Roi & du Clergé de France , rue S. Jac-
ques , avec approbation & privilége
du Roi. 1 vol. in- 12 . petit format. Prix,
50 fols broché , & 3 liv. franc de port
par tout le Royaume .
CALENDRIER des Loix de la Fran-
ce , contenant une analyfe raiſonnée
des Edits , Déclarations , Lettres - Pa-
tentes , Ordonnances , Réglemens &
Arrêts tant du Confeil que des Parle-
mens , Cours Souveraines & autres Ju-
94 MERCURE DE FRANCE.
rifdictions du Royaume , qui ont paru
pendant l'année 1762. A Paris , chez
Cailleau , rue S. Jacques , vis-à - vis la
rue des Mathurins , à S. André ; avec
approbation & privilége du Roi. ■ vol.
in-18.
ALMANACH des Commerçans, con-
tenant l'indication des Villes commer-
çantes de l'Europe , les détails de leurs
Manufactures , le cours du change avec
la France , les Monnoies étrangères ,
le rapport des mefures & des poids ,
les chofes dignes de curiofité qu'on y
trouve , & les routes de Paris à chacu-
ne de ces Villes ; avec des inftructions
pour voyager utilement
,
commodé-
ment & agréablement. A Paris , chez
Duchefne, rue S. Jacques;avec approba-
M
tion & privilége. I vol. in 12. petit
format.
ALMANACH Eccléfiaftique , conte-
nant l'état actuel de la Cour de Rome ;
le Clergé de France en général , &
particuliérement celui de Paris & la
Chapelle du Roi ; la Chronologie des
Papes , des Patriarches ; ce qui concer-
ne la dignité & le rang des Cardinaux
des Primats , des Evêques & Archevê-
JANVIER. 1764.
95
ques du Royaume ; les Abbayes tant
en régle qu'en commende ; les Chapi-
tres & leurs dignités ; les Cures , les
Monumens remarquables des Eglifes
du Royaume ; le temporel du Clergé ;
les affemblées , les décimes
>
la régale ;
les établiffemens des Ordres Religieux ;
les matières relativement aux études &
emplois Eccléfiaftiques ; les Univerfi-
tés , les Bénéfices , les Gradués , l'In-
dult , & c. & c. A Paris , chez Duchef-
ne , rue S. Jacques ; avec approbation
& privilege du Roi. 1 vol . in- 16.
ALMANACH pour fervir de guide
aux Voyageurs , contenant tout ce qui
eft néceffaire pour voyager commodé-
ment , utilement & agréablement , foit
en voiture ou à cheval , à pied ou par
eau. Chez Duchefne , rue S. Jacques ;
avec approbation & permiffion ; 1 vol.
in-16.
ALMANACH Parifien en faveur des
Etrangers & des perfonnes curieufes ;
indiquant par ordre alphabétique tous
les Monumens des Beaux-Arts , répan-
dus dans la Ville de Paris & aux envi-
rons. Ce qui a pour objet les lieux re-
marquables ou par la grandeur du def-
fein , ou par les morceaux de Peinture
6 MERCURE DE FRANCE.
& de Sculpture qu'on y voit ; Edifices
facrés ; Cháteaux & Maifons Royales ,
spalais , hôtels , ouvrages publics , mai-
Tons de plaifance , &c. A Paris , chez
Duchefne , rue S. Jacques ; avec appro-
bation & privilége du Roi. in- 16.
ALMANACH Encyclopédique ou
Chronologie des faits les plus remar-
quables de l'Hiftoire Univerſelle , tant
ancienne que moderne ; enrichie d'a-
necdotes curieufes ; à Amfterdam , &
fe trouve à Paris chez Valeyre fils
Imprimeur-Libraire , rue de la vieille
Bouclerie, à l'Arbre de Jeffé , 1 vol
in- 16 . Prix , 1 liv. 4 f.
LEBON JARDINIEE, Almanach con-
tenant une idée générale des quatre for-
tes de Jardins , les régles pour les cul-
tiver , & la manière d'élever les plus bel
les fleurs. Nouvelle édition confidéra-
blement augmentée , & dans laquelle
la partie des fleurs a été entiérement
refondue par un Amateur. A Paris ,
chez Guillyn , quai des Auguftins , du
côté du Pont S. Michel , au Lys d'or.
Avec approbation & privilége du Roi.
I vol. in- 16. Le même Libraire vend
auffi l'Almanach ou Tableau de l'Uni-
vers ?
JANVIER. 1764.
97
vers , qui marque la diftance de Paris à
toutes les Villes les plus remarquables
du monde. in- 16.
LES Spectacles de Paris , ou fuite
du Calendrier hiftorique des Théâtres.
Treizième Partie , qui contient plufieurs
chofes nouvelles,& en particulier les Evé-
nemens dramatiques de l'année 1763 ,
avec un détail de ce qui s'eſt paffé au ſu-
jet de l'Opéra. A Paris , chez Duchefne ,
rue S. Jacques. Avec approbation &
privilége du Roi . 1 vol. in-16.
TROISIEME Supplément à la France
Littéraire de l'année 1758 , pour les an-
nées 1762 & 1763 , contenant les chan-
gemens arrivés dans les Académies de
France , les Ouvrages nouveaux com-
pofés pendant l'efpace de deux années ,
& les noms des Auteurs morts depuis
1761 , jufques & compris l'année 1763.
A Paris , chez Duchefne , rue S. Jacques.
Avec approbation & privilége du Roi.
Brochure in- 16 .
ETRENNES du Chrétien , à Paris ,
chez Barbou , rue S. Jacques , aux Ci-
gognes , 1764 , petit in-32. C'eſt faire
Féloge de la partie typographique de ce
petit Livre , que d'en nommer l'Impri-
I. Vol
£
98 MERCURE DE FRANCE.
meur. Tout le monde connoît actuel-
lement la perfection de fon travail , &
la loi qu'il s'eft faite de ne rien laiffer
fortir de médiocre de deffous fes Preffes.
Quantaux chofes que renferme cet Ou
vrage , elles font d'un prix ineftimable
puifqu'il contient les Prières propres à
tous les Exercices d'un Chrétien . Elles
font précédées d'un Calendrier qui achè-
ve de rendre ce Livret d'un ufage très-
utile , & prèfque continuel.
On trouve chez Grangé & Dufour;
Libraires , au Cabinet Littéraire de la
Nouveauté , fur le pont de Notre-Dame ,
auprès de la Pompe de la Ville , les Al-
manachs fuivans : Collection Lyrique
Almanach pour la préfente année , fur
des Airs connus .
Almanach perpé-
tuel , ou Calendrier du Ménage , extrait
du Greffe de Cythère , dédié au Doyen
de la plus nombreufe Confrérie , pour
la préfente année , par M. Lantu de Lo-
berg , Afpirant.
teur Comique.
Ah ! qu'il eft drôle !
Etrennes de la Gaité ; Almanach Chan-
tant , contenant les plus jolis Couplets ,
fur des Airs connus & choifis ; avec des
Entretiens en Vaudevilles ; par un Au-
Folichon , ou le Jou-
jou des Dames ; Etrennes Galantes
pour la préfente année , fur des Airs con-
JANVIER . 1764.
nus & choifis ; par M. ....
tés.
-
Etrennes , fur des Airs connus.
Airs connus , par M. D ...
99
Etrennes
d'Apollon , fur des Airs connus & no-
L'Amour vous le donne pour
Le
Triomphe de Bacchus , Almanach Ram-
poneau , dédié aux Ribotteurs , fur des.
Le Paffe-
temps Galant , fuivi des Oracles ; Alma-
nach nouveau , pour la préſente année
fur des Airs connus & notés ; par M. L....:
Mêlange agréable & amufant ; Alma-
nach nouveau , pour la préfente année ,
•
fur des Airs connus ; par M. L. G. - Les
Prophéties Galantes , fupputées par Mat-
thieu l'Aftrologue , Arpenteur des Ifles
de Vénus.
M. D....
cien.
Le Deffert des bonnes
Compagnies ; Etrennes Grivoifes ; par
L'Amour Poëte & Mufi-
Le Roffignol de Cythere , ou
le Langage du Coeur ; Almanach pour
les Amans ; vu , lù , corrigé , approuvé
par Diſcret de la Tendromanie , Amant
qui n'étoit pas à la mode.
Nous annoncerons dans le Mercure
prochain, les autres Almanachs qui vien-
dront à notre connoiffance .
CALENDRIER du Cabinet pour l'année
1764 ; ce Calendrier est gravé en
taille-douce , de douze pouces de large ,
für neuf de haut ; repréfentant un des
plus beaux morceaux d'Architecture de :
la Capitale , éxécuté d'une manière fupé--
rieure a tout ce qui a paru dans ce genre,
& renfermé dans une bordure . Comme
Pimpreffion ne peut guères être portée
au- delà d'un certain nombre fans fati
92. MERCURE DE FRANCE.
guer la planche par le tirage , ceux qui
voudront s'en procurer les premières
épreuves , auront la bonté d'avertir à
temps ; les Amateurs verront avec pla
*
firs que ce morceau eft digne de leur
curiofité, & devient un ornement agréa-
ble dans un appartement. On trouvera
en même temps la Carte de l'Europe
repréfentant l'Eclipfe centrale & annu-
laire qui arrivera le premier Avril pro-
chain , & fur laquelle on pourra fuivre
de l'œil toutes les portions de cette par-
tie de la Terre qui feront obfcurcies
par la Lune. Les deux feuilles enſemble
3
liv. & chacune féparément , 1 k10.f
LE Calendrier des Princes & de la
Nobleffe de France , contenant l'état
actuel des Maifons fouveraines , Prin-
ces , Seigneurs de l'Europe , & de la
Nobleffe de France ; par l'Auteur du
Dictionnaire généalogique , héraldique,
hiftorique & chronologique. 1 vol . in-
12. petit format ; à Paris , chez Du-
chefne , rue S. Jacques , au Temple du
Goût ; avec approbation & privilège
du Roi.
LA France Eccléfiaftique , on Etar:
préfent du Clergé féculier & régulier ,
des Ordres Religieux , Militaires & des
JANVIER. 1764.
93
Univerfités , contenant 1. la Cour de
Rome , les Archevêques & Evêques ,
& les Généraux d'Ordre de l'Eglife
Univerfelle. 2. Les Vicaires généraux ,
Officiaux , Syndics & Chanoines de
tous les Diocèfes de France , les Cha-
pitres nobles , les Collégiales , les Ab-
bayes Commendataires & régulières ;
les Commanderies de Malthe , les Su-
périeurs généraux & Provinciaux du
Clergé régulier ; les Univerfités de Fran-
ce. 3°. Les Chapitres , Paroiffes , Sémi-
naires , Couvents & Univerfité de Pa-
ris. 4°. Le Clergé de la Chapelle & de
la Maifon du Roi ; avec la collation
des Dignités & des Canonicats de tou-
tes les Eglifes Cathédrales du Royaume.
A Paris , chez Defprez, Imprimeur du
Roi & du Clergé de France , rue S. Jac-
ques , avec approbation & privilége
du Roi. 1 vol. in- 12 . petit format. Prix,
50 fols broché , & 3 liv. franc de port
par tout le Royaume .
CALENDRIER des Loix de la Fran-
ce , contenant une analyfe raiſonnée
des Edits , Déclarations , Lettres - Pa-
tentes , Ordonnances , Réglemens &
Arrêts tant du Confeil que des Parle-
mens , Cours Souveraines & autres Ju-
94 MERCURE DE FRANCE.
rifdictions du Royaume , qui ont paru
pendant l'année 1762. A Paris , chez
Cailleau , rue S. Jacques , vis-à - vis la
rue des Mathurins , à S. André ; avec
approbation & privilége du Roi. ■ vol.
in-18.
ALMANACH des Commerçans, con-
tenant l'indication des Villes commer-
çantes de l'Europe , les détails de leurs
Manufactures , le cours du change avec
la France , les Monnoies étrangères ,
le rapport des mefures & des poids ,
les chofes dignes de curiofité qu'on y
trouve , & les routes de Paris à chacu-
ne de ces Villes ; avec des inftructions
pour voyager utilement
,
commodé-
ment & agréablement. A Paris , chez
Duchefne, rue S. Jacques;avec approba-
M
tion & privilége. I vol. in 12. petit
format.
ALMANACH Eccléfiaftique , conte-
nant l'état actuel de la Cour de Rome ;
le Clergé de France en général , &
particuliérement celui de Paris & la
Chapelle du Roi ; la Chronologie des
Papes , des Patriarches ; ce qui concer-
ne la dignité & le rang des Cardinaux
des Primats , des Evêques & Archevê-
JANVIER. 1764.
95
ques du Royaume ; les Abbayes tant
en régle qu'en commende ; les Chapi-
tres & leurs dignités ; les Cures , les
Monumens remarquables des Eglifes
du Royaume ; le temporel du Clergé ;
les affemblées , les décimes
>
la régale ;
les établiffemens des Ordres Religieux ;
les matières relativement aux études &
emplois Eccléfiaftiques ; les Univerfi-
tés , les Bénéfices , les Gradués , l'In-
dult , & c. & c. A Paris , chez Duchef-
ne , rue S. Jacques ; avec approbation
& privilege du Roi. 1 vol . in- 16.
ALMANACH pour fervir de guide
aux Voyageurs , contenant tout ce qui
eft néceffaire pour voyager commodé-
ment , utilement & agréablement , foit
en voiture ou à cheval , à pied ou par
eau. Chez Duchefne , rue S. Jacques ;
avec approbation & permiffion ; 1 vol.
in-16.
ALMANACH Parifien en faveur des
Etrangers & des perfonnes curieufes ;
indiquant par ordre alphabétique tous
les Monumens des Beaux-Arts , répan-
dus dans la Ville de Paris & aux envi-
rons. Ce qui a pour objet les lieux re-
marquables ou par la grandeur du def-
fein , ou par les morceaux de Peinture
6 MERCURE DE FRANCE.
& de Sculpture qu'on y voit ; Edifices
facrés ; Cháteaux & Maifons Royales ,
spalais , hôtels , ouvrages publics , mai-
Tons de plaifance , &c. A Paris , chez
Duchefne , rue S. Jacques ; avec appro-
bation & privilége du Roi. in- 16.
ALMANACH Encyclopédique ou
Chronologie des faits les plus remar-
quables de l'Hiftoire Univerſelle , tant
ancienne que moderne ; enrichie d'a-
necdotes curieufes ; à Amfterdam , &
fe trouve à Paris chez Valeyre fils
Imprimeur-Libraire , rue de la vieille
Bouclerie, à l'Arbre de Jeffé , 1 vol
in- 16 . Prix , 1 liv. 4 f.
LEBON JARDINIEE, Almanach con-
tenant une idée générale des quatre for-
tes de Jardins , les régles pour les cul-
tiver , & la manière d'élever les plus bel
les fleurs. Nouvelle édition confidéra-
blement augmentée , & dans laquelle
la partie des fleurs a été entiérement
refondue par un Amateur. A Paris ,
chez Guillyn , quai des Auguftins , du
côté du Pont S. Michel , au Lys d'or.
Avec approbation & privilége du Roi.
I vol. in- 16. Le même Libraire vend
auffi l'Almanach ou Tableau de l'Uni-
vers ?
JANVIER. 1764.
97
vers , qui marque la diftance de Paris à
toutes les Villes les plus remarquables
du monde. in- 16.
LES Spectacles de Paris , ou fuite
du Calendrier hiftorique des Théâtres.
Treizième Partie , qui contient plufieurs
chofes nouvelles,& en particulier les Evé-
nemens dramatiques de l'année 1763 ,
avec un détail de ce qui s'eſt paffé au ſu-
jet de l'Opéra. A Paris , chez Duchefne ,
rue S. Jacques. Avec approbation &
privilége du Roi . 1 vol. in-16.
TROISIEME Supplément à la France
Littéraire de l'année 1758 , pour les an-
nées 1762 & 1763 , contenant les chan-
gemens arrivés dans les Académies de
France , les Ouvrages nouveaux com-
pofés pendant l'efpace de deux années ,
& les noms des Auteurs morts depuis
1761 , jufques & compris l'année 1763.
A Paris , chez Duchefne , rue S. Jacques.
Avec approbation & privilége du Roi.
Brochure in- 16 .
ETRENNES du Chrétien , à Paris ,
chez Barbou , rue S. Jacques , aux Ci-
gognes , 1764 , petit in-32. C'eſt faire
Féloge de la partie typographique de ce
petit Livre , que d'en nommer l'Impri-
I. Vol
£
98 MERCURE DE FRANCE.
meur. Tout le monde connoît actuel-
lement la perfection de fon travail , &
la loi qu'il s'eft faite de ne rien laiffer
fortir de médiocre de deffous fes Preffes.
Quantaux chofes que renferme cet Ou
vrage , elles font d'un prix ineftimable
puifqu'il contient les Prières propres à
tous les Exercices d'un Chrétien . Elles
font précédées d'un Calendrier qui achè-
ve de rendre ce Livret d'un ufage très-
utile , & prèfque continuel.
On trouve chez Grangé & Dufour;
Libraires , au Cabinet Littéraire de la
Nouveauté , fur le pont de Notre-Dame ,
auprès de la Pompe de la Ville , les Al-
manachs fuivans : Collection Lyrique
Almanach pour la préfente année , fur
des Airs connus .
Almanach perpé-
tuel , ou Calendrier du Ménage , extrait
du Greffe de Cythère , dédié au Doyen
de la plus nombreufe Confrérie , pour
la préfente année , par M. Lantu de Lo-
berg , Afpirant.
teur Comique.
Ah ! qu'il eft drôle !
Etrennes de la Gaité ; Almanach Chan-
tant , contenant les plus jolis Couplets ,
fur des Airs connus & choifis ; avec des
Entretiens en Vaudevilles ; par un Au-
Folichon , ou le Jou-
jou des Dames ; Etrennes Galantes
pour la préfente année , fur des Airs con-
JANVIER . 1764.
nus & choifis ; par M. ....
tés.
-
Etrennes , fur des Airs connus.
Airs connus , par M. D ...
99
Etrennes
d'Apollon , fur des Airs connus & no-
L'Amour vous le donne pour
Le
Triomphe de Bacchus , Almanach Ram-
poneau , dédié aux Ribotteurs , fur des.
Le Paffe-
temps Galant , fuivi des Oracles ; Alma-
nach nouveau , pour la préſente année
fur des Airs connus & notés ; par M. L....:
Mêlange agréable & amufant ; Alma-
nach nouveau , pour la préfente année ,
•
fur des Airs connus ; par M. L. G. - Les
Prophéties Galantes , fupputées par Mat-
thieu l'Aftrologue , Arpenteur des Ifles
de Vénus.
M. D....
cien.
Le Deffert des bonnes
Compagnies ; Etrennes Grivoifes ; par
L'Amour Poëte & Mufi-
Le Roffignol de Cythere , ou
le Langage du Coeur ; Almanach pour
les Amans ; vu , lù , corrigé , approuvé
par Diſcret de la Tendromanie , Amant
qui n'étoit pas à la mode.
Nous annoncerons dans le Mercure
prochain, les autres Almanachs qui vien-
dront à notre connoiffance .
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16743
p. 99-100
« LE PUBLIC est averti que l'Impression du Théâtre de Pierre Corneille commenté [...] »
Début :
LE PUBLIC est averti que l'Impression du Théâtre de Pierre Corneille commenté [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « LE PUBLIC est averti que l'Impression du Théâtre de Pierre Corneille commenté [...] »
LE PUBLIC est averti que l'Impression
du Théâtre de Pierre Corneille commenté
eſt enfin achevée ; que les Gra-
vures font fur le point d'être finies , &
E ij
100 MERCURE DE FRANCE .
que l'on n'attend que la fin de ce mois
pour faire mettre fous Preffe la Lifte des
Noms de ceux qui ont bien voulu s'af-
focier à cette Entrepriſe.
Les Perfonnes qui voudroient fouf-
crire encore , & celles qui , ayant déja
foufcrit , ont négligé d'avancer le pre-
mier payement , font priées de s'adreffer
à Paris aux Libraires fuivans , d'ici au 15
de Janvier prochain , fçavoir : Pilot ,
quai de Conti ; Duchefne , rue S. Jac-
ques , au Temple du Goût ; Brocas &
Humblot , rue S. Jacques , au Chef Saint
Jean , entre la rue des Mathurins & S.
Benoît.
ANALYSE de la France , contenant
ce qu'il n'eft plus permis à un François
d'ignorer. A Paris , chez Denis , rue
S. Jacques , vis- à-vis le Collége de Cler-
mont ; in-32. 1764. Ce petit Ouvrage
contient trente-huit Cartes géographi-
ques de la France , dont l'une ne pré
fente que les rivières , l'autre les mines,
une autre les Archevêchés , une qua
triéme les Univerfités , une cinquiéme
les Académies , & c. & c .
Le même Libraire vend un autre
petit Atlas dans le même genre , intitu-
lé , Empire des Solipfes , divifé en cinq
affiftances , & fubdivifé par Provinces,
du Théâtre de Pierre Corneille commenté
eſt enfin achevée ; que les Gra-
vures font fur le point d'être finies , &
E ij
100 MERCURE DE FRANCE .
que l'on n'attend que la fin de ce mois
pour faire mettre fous Preffe la Lifte des
Noms de ceux qui ont bien voulu s'af-
focier à cette Entrepriſe.
Les Perfonnes qui voudroient fouf-
crire encore , & celles qui , ayant déja
foufcrit , ont négligé d'avancer le pre-
mier payement , font priées de s'adreffer
à Paris aux Libraires fuivans , d'ici au 15
de Janvier prochain , fçavoir : Pilot ,
quai de Conti ; Duchefne , rue S. Jac-
ques , au Temple du Goût ; Brocas &
Humblot , rue S. Jacques , au Chef Saint
Jean , entre la rue des Mathurins & S.
Benoît.
ANALYSE de la France , contenant
ce qu'il n'eft plus permis à un François
d'ignorer. A Paris , chez Denis , rue
S. Jacques , vis- à-vis le Collége de Cler-
mont ; in-32. 1764. Ce petit Ouvrage
contient trente-huit Cartes géographi-
ques de la France , dont l'une ne pré
fente que les rivières , l'autre les mines,
une autre les Archevêchés , une qua
triéme les Univerfités , une cinquiéme
les Académies , & c. & c .
Le même Libraire vend un autre
petit Atlas dans le même genre , intitu-
lé , Empire des Solipfes , divifé en cinq
affiftances , & fubdivifé par Provinces,
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16744
p. 101-108
SÉANCE publique de l'Académie des Sciences, Arts & Belles-Lettres de DIJON, tenue le 14 Août 1763, dans la Salle de l'Université.
Début :
M. Michault, Secrétaire, ouvrit la Séance par la proclamation du Prix que [...]
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texteReconnaissance textuelle : SÉANCE publique de l'Académie des Sciences, Arts & Belles-Lettres de DIJON, tenue le 14 Août 1763, dans la Salle de l'Université.
SÉANCE publique de l'Académie des
Sciences, Arts & Belles-Lettres de
DIJON, tenue le 14 Août 1763,
dans la Salle de l'Université.
M. Michault, Secrétaire, ouvrit la
Séance par la proclamation du Prix que
l'Académie a adjûgé à M. Thomas Du-
Morey, Ingénieur des Ponts & Chauffées
de la Province de Bourgogne , & de
l'Acceffit qu'a mérité M. le Jolivet fils
Sous-Ingénieur de ladite Province.
Le Sujet donné étoit de Déterminer ,
relativement à la Bourgogne , les avan-
tages & défavantages du Canal propofé
pour la jonction des deux Mers , par la
communication de la Saône à la Seine.
Ce Sujet intéreffant a exercé depuis
long - temps la plume de divers Ecri-
vains ; mais ils ne s'étoient occupés juf-
E iij
402 MERCURE DE FRANCE.
qu'ici qu'à prouver ou à contredire la
poffibilité de ce Canal. Aucun d'eux
n'avoit combiné méthodiquement les
avantages ou défavantages qui devoient
réfulter de fon exécution : ce que les Au-
teurs des deux Mémoires , qui ont dif-
puté le Prix , ont approfondi , l'un avec
plus de méthode & de précifion , l'autre
avec un travail plus grand , & des re-
cherches plus intéreffantes ; mais dont
quelques -unes ont paru à l'Académie s'é-
loigner un peu du but propofé.
M. Michault a prononcé enfuite l'Elo-
ge de M. le Marquis d'Anlezy , Lieute-
nant Général des Armées du Roi , &
fon Commandant dans les Provinces de
Bourgogne & Breffe , Académicien ho-
noraire , mort le 12 Janvier dernier.
L'Orateur , après avoir parcouru rapi-
dement les exploits militaires qui ont
occupé , pour le fervice de la France
la plus grande partie de la vie de M. le
Marquis d'Anlezy , s'attacha à décrire
les vertus morales & politiques qui lui
ont mérité l'honneur de préfider à l'édu-
cation d'un grand Prince , qui , profitant
des leçons d'un tel Maître , a foutenu fi
dignement la gloire de fon nom à la tête
de nos Armées.
Le vifintérêt que M. le Marquis d'An-
JANVIER. 1764.
103
leży prenoit à l'Académie , qu'il regar
doit comme un des plus glorieux établif-
femens de fon Commandement , les té-
moignages qu'il lui a donnés de fon zèle
& de fon attachement , même dans fes
derniers inftans ; les fervices qu'il pro-
jettoit de lui rendre , fi la mort ne l'eût
prévenu ; les regrets de cette Compagnie
pour cet Académicien Citoyen , ont fait
le fujet de la derniere partie d'un Eloge
mérité à fi jufte titre.
M. Hoin a fait enfuite l'Eloge de M.
Daviel , Oculifte célébre , Affocié- Cor-
refpondant de l'Académie. Les fervices
importans qu'il a rendus à l'humanité
pendant une vie laborieuſe confacrée au
fervice du Public , ont été détaillés par
l'Auteur , avec la méthode familière à
un Maître de l'art.
L'Opération de l'extraction du Criſta-
lin , pour la guérifon de la Catara&te , in-
ventée par M. Daviel , & pratiquée avec
fuccès dans toute l'Europe , eft un effort
du génie de ce célébre Artifte qui doit
à jamais l'immortalifer , & le rend digne
des regrets des Académies qui s'étoient
fait un honneur de l'affocier à leurs
travaux .
M. Picardet l'aîné a célébré l'Orphée
de la Bourgogne , dans un Poëme en
E iv
104 MERCURE DE FRANCE.
Stances irrégulières , intitulé Rameau.
M. le Préfident de Broffes a terminé la
Séance par la lecture d'un Mémoire fur
le fameux Fragment de Sanchoniaton.
Cet Ouvrage , écrit en Cananéen , pus
le titre des Origines Phéniciennes , eſt le
plus ancien Livre prophane qui exiſte.
L'Auteur , natif de Beryte en Phénicie ,
étoit Prêtre , & vivoit environ quatorze
fiécles avant Jefus-Chrift. Son Ouvrage
contenant neuf Livres , eft dédié à Abi-
bal , Roi de Beryte. Il ne nous en refte
qu'un Extrait , contenu dans le premier
Livre de la Préparation Evangélique
d'Eufebe de Céfarée , qui s'étoit fervi
pour le compofer d'une Traduction en
Grec de ce Livre , faite par Philon , na-
tif de Biblas en Phénicie , du temps de
l'Empereur Adrien.
M. de Broffes nous apprend que cet
Extrait peut être divifé en cinq Cha-
pitres , dont le premier eft phyfique
les trois fuivans hiftoriques , & le cin-
quiéme dogmatique , & en quelque ma-
nière critique.
» Sanchoniaton donne d'abord l'Hif-
» toire de la Cofmogonie , ou de la for-、
» mation du Monde. Du développement
» de la matière , par le mouvement d'un
» air fpiritueux , qui caufa l'union des
JANVIER. 1764.
105
parties vitales avec la matière inani-
" mée ce qui produifit les premiers
» germes , d'où vinrent enfuite les ani-
» maux. Il traite en même-temps de la
» production des météores. Il parle en-
» fuite des premiers hommes , des pre-
» miers Inventeurs des principaux Arts
» des plus anciens Cultes religieux établis
» en l'honneur des Dieux , qu'on appel-
» loit en Orient naturels & immortels ,
» tels que font les germes réproductifs
» des espèces , le Soleil & les Elémens
» qu'en l'honneur des Dieux mortels ,
» c'est-à- dire , des hommes qu'on avoit
» divinifés , dans l'admiration que leur
رو
génie inventeur avoit caufé à leurs
compatriotes , & dans le tranſport de
» la reconnoiffance des utilités qu'ils
» avoient procurées au genre humain .
» Après avoir commencé la première
» race des hommes par Eon & Protogo-
» ne, noms qui fignifient la Vie & le pre-
mier né , il s'arrête aux détails concer-
» nant les familles autrefois les plus célé-
» bres & les plus puiffantes en Phénicie ;
"
» il raconte les règnes d'Ouranos & de
" Chronos fon fils , en Canaan ; celle de
» leurs démêlés, & de leur famille , qu'on
croit être la race des Titans. Il parle
» par occafion des familles voifines qui
E v
106 MERCURE DE FRANCE.
s'allièrent avec celle-ci ..... Nes'oc
cupant que de ce qui regarde la Phé-
» nicie ou l'Egypte , fans parler que fort
» peu d'aucune autre région de la Terre.
Selon l'apparence , l'Ouvrage alloit
» au moins jufqu'au temps de Zens Baal,
,, fils & fucceffeur de Cronos , fi connu
"
» des Mythologues fous le nom de Ju-
»piter , Souverain des Dieux , qui porta
» au loin & au plus haut degré la gloire
» & l'Empire des Titans , c'eſt-à- dire ,
» la domination du Peuple Phénicien ,
, & l'extenfion de fon Commerce fur
les côtes de notre Mer Méditerranée .
» Mais le Fragment des Livres qui nous
>> reftent ne va pas jufques-là .
A la fin de l'Ouvrage , l'Auteur rend
compte des Mémoires d'où il a tiré fes
Ecrits , & de ceux qui les ont dreffés.
Les Mémoires fecrets ,
écrits en Let-
tres Ammonéennes , confervés dans les
Temples ; les Actes publics confervés
dans les dépôts des Villes , fuivant l'u-
fage de ce temps , lui ont fourni les prin-
cipaux matériaux de fon Hiftoire , ainfi
que les Livres du célébre Tooth , l'un
des Légiflateurs de l'Egypte , & les inf-
tructions qu'il avoit reçues d'Hirombaal,
Prêtre du Dieu Jevò.
Eufébe a reproché avec raifon à San-
JANVIER. 1764.
107
choniaton de s'être livré à une doctrine
erronnée , fur la formation du Monde
en la racontant d'une manière qui en
exclut tout-à-fait la divinité. Mais telles
étoient les opinions reçues de fon temps
en Phénicie , conformes au cours d'une
Philofophie toute phyfique & maté-
rielle , avant que la Révélation eût éclai-
ré les hommes.
M. Debroffes , s'étant apperçu que le
texte de Sanchoniaton avoit été fouvent
mêlé par Eusébe avec les obfervations
du Traducteur & les fiennes propres ,
s'eft attaché à dégager l'original des in-
terpolations étrangères.
Il a préfenté le texte fimple de l'Au-
teur dans toute fa pureté , auquel il a
joint une paraphrafe explicative , tirée
tant des expreffions même de l'original ,
que des opinions comparées des autres
Nations orientales fur la même matière ,
telles que nous les trouvons dans le peu
qui nous refte des Ecrits de Berofe , d'A-
bidene , d'Alexandre , Polyhiftor , &
autres , fur - tout de Mofch , Philofophe
Phénicien ,
antérieurs à Tales , & aux
plus anciens Philofophes des Ecoles
Grecques , qui ont beaucoup emprunté
de fa doctrine , principalement Démo-
crite , Chef des Atomiftes , & Straton de
Lampfaque.
E vj
108 MERCURE DE FRANCE.
A la fuite de ce Mémoire critique ,
M. Debroffes a lu un effai de la Para-
raphrafe du premierChapitre de Sancho-
niaton , qui contient les vieilles tradi-
tions , l'ancienne & fauffe doctrine de
Tooht , tant fur la formation du monde
& le développement des Etres , que fur
l'origine des premiers Arts.
Sciences, Arts & Belles-Lettres de
DIJON, tenue le 14 Août 1763,
dans la Salle de l'Université.
M. Michault, Secrétaire, ouvrit la
Séance par la proclamation du Prix que
l'Académie a adjûgé à M. Thomas Du-
Morey, Ingénieur des Ponts & Chauffées
de la Province de Bourgogne , & de
l'Acceffit qu'a mérité M. le Jolivet fils
Sous-Ingénieur de ladite Province.
Le Sujet donné étoit de Déterminer ,
relativement à la Bourgogne , les avan-
tages & défavantages du Canal propofé
pour la jonction des deux Mers , par la
communication de la Saône à la Seine.
Ce Sujet intéreffant a exercé depuis
long - temps la plume de divers Ecri-
vains ; mais ils ne s'étoient occupés juf-
E iij
402 MERCURE DE FRANCE.
qu'ici qu'à prouver ou à contredire la
poffibilité de ce Canal. Aucun d'eux
n'avoit combiné méthodiquement les
avantages ou défavantages qui devoient
réfulter de fon exécution : ce que les Au-
teurs des deux Mémoires , qui ont dif-
puté le Prix , ont approfondi , l'un avec
plus de méthode & de précifion , l'autre
avec un travail plus grand , & des re-
cherches plus intéreffantes ; mais dont
quelques -unes ont paru à l'Académie s'é-
loigner un peu du but propofé.
M. Michault a prononcé enfuite l'Elo-
ge de M. le Marquis d'Anlezy , Lieute-
nant Général des Armées du Roi , &
fon Commandant dans les Provinces de
Bourgogne & Breffe , Académicien ho-
noraire , mort le 12 Janvier dernier.
L'Orateur , après avoir parcouru rapi-
dement les exploits militaires qui ont
occupé , pour le fervice de la France
la plus grande partie de la vie de M. le
Marquis d'Anlezy , s'attacha à décrire
les vertus morales & politiques qui lui
ont mérité l'honneur de préfider à l'édu-
cation d'un grand Prince , qui , profitant
des leçons d'un tel Maître , a foutenu fi
dignement la gloire de fon nom à la tête
de nos Armées.
Le vifintérêt que M. le Marquis d'An-
JANVIER. 1764.
103
leży prenoit à l'Académie , qu'il regar
doit comme un des plus glorieux établif-
femens de fon Commandement , les té-
moignages qu'il lui a donnés de fon zèle
& de fon attachement , même dans fes
derniers inftans ; les fervices qu'il pro-
jettoit de lui rendre , fi la mort ne l'eût
prévenu ; les regrets de cette Compagnie
pour cet Académicien Citoyen , ont fait
le fujet de la derniere partie d'un Eloge
mérité à fi jufte titre.
M. Hoin a fait enfuite l'Eloge de M.
Daviel , Oculifte célébre , Affocié- Cor-
refpondant de l'Académie. Les fervices
importans qu'il a rendus à l'humanité
pendant une vie laborieuſe confacrée au
fervice du Public , ont été détaillés par
l'Auteur , avec la méthode familière à
un Maître de l'art.
L'Opération de l'extraction du Criſta-
lin , pour la guérifon de la Catara&te , in-
ventée par M. Daviel , & pratiquée avec
fuccès dans toute l'Europe , eft un effort
du génie de ce célébre Artifte qui doit
à jamais l'immortalifer , & le rend digne
des regrets des Académies qui s'étoient
fait un honneur de l'affocier à leurs
travaux .
M. Picardet l'aîné a célébré l'Orphée
de la Bourgogne , dans un Poëme en
E iv
104 MERCURE DE FRANCE.
Stances irrégulières , intitulé Rameau.
M. le Préfident de Broffes a terminé la
Séance par la lecture d'un Mémoire fur
le fameux Fragment de Sanchoniaton.
Cet Ouvrage , écrit en Cananéen , pus
le titre des Origines Phéniciennes , eſt le
plus ancien Livre prophane qui exiſte.
L'Auteur , natif de Beryte en Phénicie ,
étoit Prêtre , & vivoit environ quatorze
fiécles avant Jefus-Chrift. Son Ouvrage
contenant neuf Livres , eft dédié à Abi-
bal , Roi de Beryte. Il ne nous en refte
qu'un Extrait , contenu dans le premier
Livre de la Préparation Evangélique
d'Eufebe de Céfarée , qui s'étoit fervi
pour le compofer d'une Traduction en
Grec de ce Livre , faite par Philon , na-
tif de Biblas en Phénicie , du temps de
l'Empereur Adrien.
M. de Broffes nous apprend que cet
Extrait peut être divifé en cinq Cha-
pitres , dont le premier eft phyfique
les trois fuivans hiftoriques , & le cin-
quiéme dogmatique , & en quelque ma-
nière critique.
» Sanchoniaton donne d'abord l'Hif-
» toire de la Cofmogonie , ou de la for-、
» mation du Monde. Du développement
» de la matière , par le mouvement d'un
» air fpiritueux , qui caufa l'union des
JANVIER. 1764.
105
parties vitales avec la matière inani-
" mée ce qui produifit les premiers
» germes , d'où vinrent enfuite les ani-
» maux. Il traite en même-temps de la
» production des météores. Il parle en-
» fuite des premiers hommes , des pre-
» miers Inventeurs des principaux Arts
» des plus anciens Cultes religieux établis
» en l'honneur des Dieux , qu'on appel-
» loit en Orient naturels & immortels ,
» tels que font les germes réproductifs
» des espèces , le Soleil & les Elémens
» qu'en l'honneur des Dieux mortels ,
» c'est-à- dire , des hommes qu'on avoit
» divinifés , dans l'admiration que leur
رو
génie inventeur avoit caufé à leurs
compatriotes , & dans le tranſport de
» la reconnoiffance des utilités qu'ils
» avoient procurées au genre humain .
» Après avoir commencé la première
» race des hommes par Eon & Protogo-
» ne, noms qui fignifient la Vie & le pre-
mier né , il s'arrête aux détails concer-
» nant les familles autrefois les plus célé-
» bres & les plus puiffantes en Phénicie ;
"
» il raconte les règnes d'Ouranos & de
" Chronos fon fils , en Canaan ; celle de
» leurs démêlés, & de leur famille , qu'on
croit être la race des Titans. Il parle
» par occafion des familles voifines qui
E v
106 MERCURE DE FRANCE.
s'allièrent avec celle-ci ..... Nes'oc
cupant que de ce qui regarde la Phé-
» nicie ou l'Egypte , fans parler que fort
» peu d'aucune autre région de la Terre.
Selon l'apparence , l'Ouvrage alloit
» au moins jufqu'au temps de Zens Baal,
,, fils & fucceffeur de Cronos , fi connu
"
» des Mythologues fous le nom de Ju-
»piter , Souverain des Dieux , qui porta
» au loin & au plus haut degré la gloire
» & l'Empire des Titans , c'eſt-à- dire ,
» la domination du Peuple Phénicien ,
, & l'extenfion de fon Commerce fur
les côtes de notre Mer Méditerranée .
» Mais le Fragment des Livres qui nous
>> reftent ne va pas jufques-là .
A la fin de l'Ouvrage , l'Auteur rend
compte des Mémoires d'où il a tiré fes
Ecrits , & de ceux qui les ont dreffés.
Les Mémoires fecrets ,
écrits en Let-
tres Ammonéennes , confervés dans les
Temples ; les Actes publics confervés
dans les dépôts des Villes , fuivant l'u-
fage de ce temps , lui ont fourni les prin-
cipaux matériaux de fon Hiftoire , ainfi
que les Livres du célébre Tooth , l'un
des Légiflateurs de l'Egypte , & les inf-
tructions qu'il avoit reçues d'Hirombaal,
Prêtre du Dieu Jevò.
Eufébe a reproché avec raifon à San-
JANVIER. 1764.
107
choniaton de s'être livré à une doctrine
erronnée , fur la formation du Monde
en la racontant d'une manière qui en
exclut tout-à-fait la divinité. Mais telles
étoient les opinions reçues de fon temps
en Phénicie , conformes au cours d'une
Philofophie toute phyfique & maté-
rielle , avant que la Révélation eût éclai-
ré les hommes.
M. Debroffes , s'étant apperçu que le
texte de Sanchoniaton avoit été fouvent
mêlé par Eusébe avec les obfervations
du Traducteur & les fiennes propres ,
s'eft attaché à dégager l'original des in-
terpolations étrangères.
Il a préfenté le texte fimple de l'Au-
teur dans toute fa pureté , auquel il a
joint une paraphrafe explicative , tirée
tant des expreffions même de l'original ,
que des opinions comparées des autres
Nations orientales fur la même matière ,
telles que nous les trouvons dans le peu
qui nous refte des Ecrits de Berofe , d'A-
bidene , d'Alexandre , Polyhiftor , &
autres , fur - tout de Mofch , Philofophe
Phénicien ,
antérieurs à Tales , & aux
plus anciens Philofophes des Ecoles
Grecques , qui ont beaucoup emprunté
de fa doctrine , principalement Démo-
crite , Chef des Atomiftes , & Straton de
Lampfaque.
E vj
108 MERCURE DE FRANCE.
A la fuite de ce Mémoire critique ,
M. Debroffes a lu un effai de la Para-
raphrafe du premierChapitre de Sancho-
niaton , qui contient les vieilles tradi-
tions , l'ancienne & fauffe doctrine de
Tooht , tant fur la formation du monde
& le développement des Etres , que fur
l'origine des premiers Arts.
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16745
p. 108-113
LETTRE à M. DE LA PLACE, au sujet des Exercices du COLLEGE ROYAL sur la construction & la Manoeuvre des VAISSEAUX.
Début :
L'ÉTABLISSEMENT du Collége Royal de France, Monsieur, est un [...]
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE à M. DE LA PLACE, au sujet des Exercices du COLLEGE ROYAL sur la construction & la Manoeuvre des VAISSEAUX.
LETTRE à M. DE LA PLACE,
au sujet des Exercices du COLLEGE
ROYAL sur la construction & la
Manoeuvre des VAISSEAUX.
L'ÉTABLISSEMENT du Collége
Royal de France, Monsieur, est un
des plus beaux Etabliffemens qu'il y
ait en Europe pour l'Etude des hautes
Sciences , & de la profonde Littérature ;
il a été l'école des hommes les plus cé-
lébres dans la France , & peut-être la
fource du progrès rapide des Lettres.
Chaque année l'on voit recommencer
ces éxercices fur les objets les plus in-
téreffans , & qu'il feroit difficile de trou-
ver ailleurs , fans y faire toute l'atten-
tion qu'ils méritent. Un petit nombre
de jeunes gens plus ftudieux & plus appli-
JANVIER. 1764.
100
qués fréquentent ces Ecoles fi célébres
autrefois , où l'on accouroit en foule
des extrémités de l'Europe , dans un
temps même , où la Philofophie fcho-
laftique régnoit encore , & ofoit avoir
quelquefois la préféance fur les Sciences
éxactes ; aujourd'hui ces mêmes Ecoles
font peu fréquentées. Ce n'eft pas que
les Profeffeurs qui y enfeignent méri-
tent moins d'être fuivis ,
il fuffiroit de
les nommer pour détruire le moindre
doute. Les Anciens , Thalès , Pythagore,
Platon & plufieurs autres , entraînés par
l'Amour des Sciences , parcouroient
des Régions immenfes pour aller s'inf-
truire en Egypte fur la Géométrie &
fur l'Aftronomie ; on vit même dans
le dixiéme fiécle , le moine Gerbert ,
que fon mérite éleva dans la fuite au
Pontificat , quitter fon Couvent , & aller
chercher chez les Arabes les Sciences
qui s'y étoient refugiées. Lucas de Bur-
gos & quelques autres , durent au même.
goût pour l'étude & aux voyages qui en
furent la fuite , l'honneur de fixer en
Italie la Géométrie fugitive ; par quelle
fatalité arrive-t-il donc aujourd'hui , que
les mêmes fecours , & des fecours plus
grands encore , qui font entre nos ma-
rins foient négligés parmi nous ? Quoi-
110 MERCURE DE FRANCE.
qu'il en foit , le Collége Royal étant le
feul endroit public dans Paris , où l'on
enfeigne les Traités de Mathématique
d'une certaine force , feroit peut-être
plus fréquentée , fi l'on connoiffoit affez
ces fortes d'éxercices. C'eft à cet effet ,
que je vous prie , Monfieur , de vou-
loir bien publier cette Lettre .
Je ne rappellerai pas ici , en détail
les Cours annoncés par les 19Profeffeurs
du Collége Royal : les uns ont pour
objet l'étude des Langues fçavantes ,
les autres accoutument les Elèves à pui-
fer dans la fource même les beautés des
Anciens , & c ; mais je crois devoir nom →
mer la claffe des Mathématiques où l'on
trouve certainement tous les fecours
pour s'inftruire fur leurs parties les plus
difficiles , & citer pour exemple les le-
çons de M. de la Lande fur la conftruc-
tion & la manoeuvre des Vaiffeaux qui
commencerent l'année dernière , & doi-
vent continuer cette année.
La marine
>
cet objet effentiel des
foins de Sully , de Colbert , de Cromwel
& de tous les grands Miniftres , la ma-
rine fi néceffaire à la France , & dont on
s'occupe fi fort aujourd'hui , éxige l'at-
tention des Mathématiciens autant que
celle des Politiques ; la conftruction &
JANVIER . 1764.
III
le mouvement des Vaiffeaux font des
problêmes de la plus fine Géométrie, que
l'on traite fouvent fans fçavoir les élé-
mens d'Euclide. Auffi quelle imperfec-
tion ne trouve-t-on pas dans dans cet
art ? Que de Vaiffeaux manqués ! Que
d'Officiers qui voyent leurs Navires aller
mieux ou plus mal fans en fçavoir la
raifon !
La conftruction des Vaiffeaux renfer-
me trois branches effentielles, 1º. La ma-
nière de leur donner de la ftabilité.
2º. De leur procurer la viteffe. 3°. De
les rendre fenfibles au Gouvernail. La
premiere , renferme la théorie de l'ar-
rimage ; celle du premier roulis , celle
du tangage , & la propriété de bien
orter la voile . La deuxiéme renferme
porter
la théorie de leur figure , de la gran-
deur des voiles & de leurs difpofitions.
La troifiéme comprend la figure & la
grandeur du Gouvernail ; la figure de la
Poupe , la proportion de la longueur
& la largeur du Vaiffeau : toutes ces
propriétés influent les unes fur les au-
tres , rentrent les unes dans les
autres.
Cette théorie plus compliquée que je
ne fçaurois le dire , eft cependant ab-
folument néceffaire à ceux qui par état
ont la conduite de la conftruction ou
-
112 MERCURE DE FRANCE.
de la mañœuvre des Vaiffeaux , & cette
théorie ne s'acquiert pas partout.
Paris eft la fource des lumières , le
centre d'où partent les rayons qui éclai-
rent les Provinces , & le lieu où les Ma-
rins viennent fe former ; du moins , ils
trouvent la multitude des fecours né.
ceffaires à cet art qui fixe l'attention
du Miniftre. C'est donc dans Paris où
l'on doit trouver des éxercices fur l'ar-
chitecture navale & où ils feront les
plus utiles. Nous avons à la vérité de
bons livres fur cette matière , de MM.
Euler , Bouguer , Bernoulli , fans comp-
ter ce qui eft répandu dans les Mé-
moires des différentes Académies , &
dans les Ouvrages de plufieurs grands
Géomêtres qu'il feroit long de nommer.
Mais il eft bien difficile fans maître de
faire un choix dans ces Auteurs , d'en
fentir les fineſſes
d'en faifir l'efprit
d'en apprécier le mérite , d'en appliquer
les réſultats , d'en bien pofféder les mé-
thodes , & d'en bien apprendre l'ufage.
C'est à quoi M. de la Lande s'applique
dans les leçons qu'il donne avec autant
d'éxactitude que d'aménité. Tout Ci-
toyen a droit d'élever la voix lorsqu'il
eft queftion du bien public & de l'in-
térêt des Sciences ; j'ai cru en confé-
JANVIER. 1764.
113
quence qu'il m'étoit permis de donner
une preuve de ma reconnoiffance pour
le College Royal , & que le Profef-
feur que j'ai pris la liberté de nommer
voudroit bien pardonner au zéle du
moindre de fes Élèves la publication de
cette Lettre ; j'efpére même que ceux
qui affifteront aux leçons que je viens
d'indiquer , me fçauront quelque gré de
les avoir avertis.
J'ai l'honneur d'être & c.
R..... Ingénieur-Géographe du Roi, &
Maître de Mathématiques.
au sujet des Exercices du COLLEGE
ROYAL sur la construction & la
Manoeuvre des VAISSEAUX.
L'ÉTABLISSEMENT du Collége
Royal de France, Monsieur, est un
des plus beaux Etabliffemens qu'il y
ait en Europe pour l'Etude des hautes
Sciences , & de la profonde Littérature ;
il a été l'école des hommes les plus cé-
lébres dans la France , & peut-être la
fource du progrès rapide des Lettres.
Chaque année l'on voit recommencer
ces éxercices fur les objets les plus in-
téreffans , & qu'il feroit difficile de trou-
ver ailleurs , fans y faire toute l'atten-
tion qu'ils méritent. Un petit nombre
de jeunes gens plus ftudieux & plus appli-
JANVIER. 1764.
100
qués fréquentent ces Ecoles fi célébres
autrefois , où l'on accouroit en foule
des extrémités de l'Europe , dans un
temps même , où la Philofophie fcho-
laftique régnoit encore , & ofoit avoir
quelquefois la préféance fur les Sciences
éxactes ; aujourd'hui ces mêmes Ecoles
font peu fréquentées. Ce n'eft pas que
les Profeffeurs qui y enfeignent méri-
tent moins d'être fuivis ,
il fuffiroit de
les nommer pour détruire le moindre
doute. Les Anciens , Thalès , Pythagore,
Platon & plufieurs autres , entraînés par
l'Amour des Sciences , parcouroient
des Régions immenfes pour aller s'inf-
truire en Egypte fur la Géométrie &
fur l'Aftronomie ; on vit même dans
le dixiéme fiécle , le moine Gerbert ,
que fon mérite éleva dans la fuite au
Pontificat , quitter fon Couvent , & aller
chercher chez les Arabes les Sciences
qui s'y étoient refugiées. Lucas de Bur-
gos & quelques autres , durent au même.
goût pour l'étude & aux voyages qui en
furent la fuite , l'honneur de fixer en
Italie la Géométrie fugitive ; par quelle
fatalité arrive-t-il donc aujourd'hui , que
les mêmes fecours , & des fecours plus
grands encore , qui font entre nos ma-
rins foient négligés parmi nous ? Quoi-
110 MERCURE DE FRANCE.
qu'il en foit , le Collége Royal étant le
feul endroit public dans Paris , où l'on
enfeigne les Traités de Mathématique
d'une certaine force , feroit peut-être
plus fréquentée , fi l'on connoiffoit affez
ces fortes d'éxercices. C'eft à cet effet ,
que je vous prie , Monfieur , de vou-
loir bien publier cette Lettre .
Je ne rappellerai pas ici , en détail
les Cours annoncés par les 19Profeffeurs
du Collége Royal : les uns ont pour
objet l'étude des Langues fçavantes ,
les autres accoutument les Elèves à pui-
fer dans la fource même les beautés des
Anciens , & c ; mais je crois devoir nom →
mer la claffe des Mathématiques où l'on
trouve certainement tous les fecours
pour s'inftruire fur leurs parties les plus
difficiles , & citer pour exemple les le-
çons de M. de la Lande fur la conftruc-
tion & la manoeuvre des Vaiffeaux qui
commencerent l'année dernière , & doi-
vent continuer cette année.
La marine
>
cet objet effentiel des
foins de Sully , de Colbert , de Cromwel
& de tous les grands Miniftres , la ma-
rine fi néceffaire à la France , & dont on
s'occupe fi fort aujourd'hui , éxige l'at-
tention des Mathématiciens autant que
celle des Politiques ; la conftruction &
JANVIER . 1764.
III
le mouvement des Vaiffeaux font des
problêmes de la plus fine Géométrie, que
l'on traite fouvent fans fçavoir les élé-
mens d'Euclide. Auffi quelle imperfec-
tion ne trouve-t-on pas dans dans cet
art ? Que de Vaiffeaux manqués ! Que
d'Officiers qui voyent leurs Navires aller
mieux ou plus mal fans en fçavoir la
raifon !
La conftruction des Vaiffeaux renfer-
me trois branches effentielles, 1º. La ma-
nière de leur donner de la ftabilité.
2º. De leur procurer la viteffe. 3°. De
les rendre fenfibles au Gouvernail. La
premiere , renferme la théorie de l'ar-
rimage ; celle du premier roulis , celle
du tangage , & la propriété de bien
orter la voile . La deuxiéme renferme
porter
la théorie de leur figure , de la gran-
deur des voiles & de leurs difpofitions.
La troifiéme comprend la figure & la
grandeur du Gouvernail ; la figure de la
Poupe , la proportion de la longueur
& la largeur du Vaiffeau : toutes ces
propriétés influent les unes fur les au-
tres , rentrent les unes dans les
autres.
Cette théorie plus compliquée que je
ne fçaurois le dire , eft cependant ab-
folument néceffaire à ceux qui par état
ont la conduite de la conftruction ou
-
112 MERCURE DE FRANCE.
de la mañœuvre des Vaiffeaux , & cette
théorie ne s'acquiert pas partout.
Paris eft la fource des lumières , le
centre d'où partent les rayons qui éclai-
rent les Provinces , & le lieu où les Ma-
rins viennent fe former ; du moins , ils
trouvent la multitude des fecours né.
ceffaires à cet art qui fixe l'attention
du Miniftre. C'est donc dans Paris où
l'on doit trouver des éxercices fur l'ar-
chitecture navale & où ils feront les
plus utiles. Nous avons à la vérité de
bons livres fur cette matière , de MM.
Euler , Bouguer , Bernoulli , fans comp-
ter ce qui eft répandu dans les Mé-
moires des différentes Académies , &
dans les Ouvrages de plufieurs grands
Géomêtres qu'il feroit long de nommer.
Mais il eft bien difficile fans maître de
faire un choix dans ces Auteurs , d'en
fentir les fineſſes
d'en faifir l'efprit
d'en apprécier le mérite , d'en appliquer
les réſultats , d'en bien pofféder les mé-
thodes , & d'en bien apprendre l'ufage.
C'est à quoi M. de la Lande s'applique
dans les leçons qu'il donne avec autant
d'éxactitude que d'aménité. Tout Ci-
toyen a droit d'élever la voix lorsqu'il
eft queftion du bien public & de l'in-
térêt des Sciences ; j'ai cru en confé-
JANVIER. 1764.
113
quence qu'il m'étoit permis de donner
une preuve de ma reconnoiffance pour
le College Royal , & que le Profef-
feur que j'ai pris la liberté de nommer
voudroit bien pardonner au zéle du
moindre de fes Élèves la publication de
cette Lettre ; j'efpére même que ceux
qui affifteront aux leçons que je viens
d'indiquer , me fçauront quelque gré de
les avoir avertis.
J'ai l'honneur d'être & c.
R..... Ingénieur-Géographe du Roi, &
Maître de Mathématiques.
Fermer
16746
p. 113-119
ÉCOLE ROYALE VÉTÉRINAIRE.
Début :
LE Mercredi, 23 Novembre, les Eléves de l'Ecole Royale Vétérinaire [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ÉCOLE ROYALE VÉTÉRINAIRE.
ÉCOLE ROYALE VÉTÉRINAIRE.
LE Mercredi, 23 Novembre, les
Eléves de l'Ecole Royale Vétérinaire
établie à Lyon fous la direction de M.
Bourgelat , donnerent en préfence d'une
Affemblée nombreufe & diftinguée
de nouvelles preuves de leur application
& de leurs progrès.
On procéda à la diftribution de deux
Prix qui furent difputés à la manière
accoutumée par vingt-fix d'entr'eux. M.
le Marquis de la Ferriere , Lieutenant
}
£ 14 MERCURE DE FRANCE.
Général des Armées du Roi & Séné
chal de Lyon , qui honora , ainfi que
M. l'Intendant & plufieurs perfonnes de
confidération , ce concours de fa pré-
fence , fit lui-même tirer au hazard les
billets cachetés qui contenoient diverſes
queftions fur la matière dont ces Eléves
devoient parler.
Les objets qui furent difcutés s'éten-
dirent à tout ce qui peut concerner le
choix des chevaux , d'après l'examen
de la franchiſe , de la liberté , de l'éga-
lité des mouvemens de leurs membres
dans leurs différentes allures & felon les
différens ufages auxquels on les defti-
ne ; à tout ce qui regarde le foin qu'ils
éxigent , foit dans le repos , foit dans
le voyage ; à des détails très-inftru&tifs
fur la qualité , le genre , & la quantité
des alimens qui leur conviennent ; fur
les attentions que demande l'entrepriſe
de multiplier & de perfectionner l'ef-
pèce de ces animaux dans des haras
parqués , ou dans des haras réſultant
de la difpofition des chevaux entiers dans
différens arrondiffemens ; fur les étalons
tant nationaux , qu'étrangers , dont on
peut ou dont on doit tirer race ; fur
ceux qui doivent être préférés , confi-
dération faite des climats & des lieux
JANVIER. 1764.
115
où il s'agit d'en faire le placement ; fur
le genre de vie auquel ils doivent être
tenus dans le temps & hors le temps de
la monte ; fur la néceffité & la manière
de croifer les races & d'appareiller les
figures & les qualités ; fur le choix &
le foin des Jumens poulinieres pleines
ou non pleines ; fur les inconvéniens qui
réfultent de l'habitude pernicieufe dans
laquelle on eft communément parmi
nous de les faire faillir & porter toutes
les années ; fur le temps le plus propre
à la monte ; fur les moyens les plus
fimples de la rendre fructueufe ; fur le
part , fur les voyes de parer à des avor-
temens très-fréquens ; fur la manière
d'opérer la délivrance de la cavale dans
les circonftances d'un part difficile & !a-
borieux
fur le traitement du poulain
qui vient de naître ; fur le temps de le
févrer ; fur les précautions à prendre
quand il doit l'être ; fur le temps de le
hongrer , lorfqu'on n'eft pas dans le def-
fein d'en obtenir des productions ; fur
le régime à lui faire obferver dans les
différentes périodes de fa jeuneffe &
jufqu'au moment où il devient cheval ;
fur l'éducation à lui donner ; fur la fa-
çon de l'apprivoifer & de le rendre obéif-
fant , familier & doux à l'homme , &c.
116 MERCURE DE FRANCE .
Tous ces mêmes points relativement
aux bêtes à cornes , aux bêtes à laine,
& aux autres animaux domeftiques &
des champs , feront pareillement appro-
fondis dans une féance indiquée au mois
de Mars prochain , l'hyver étant une
faifon trop précieufe pour ne pas l'em-
ployer toute entiere à l'étude de l'ana-
tomie & aux diffections.
Le Public n'a pas témoigné une moin-
dre fatisfaction de ce qu'il a entendu
dans cette affemblée , que de ce qu'il
avoit entendu , dans les autres ; il a pa-
ru qu'il voyoit avec un nouveau plai-
fir nombre d'Eléves déja en état de fer-
vir utilement dans les différentes Pro-
vinces du Royaume & d'y répandre de
véritables lumières fur les haras , c'eft-
à- dire , fur une des plus importantes
parties de l'adminiftration .
On a très-longtemps héfité avant
d'affeoir un Jugement & de déterminer
quel feroit celui d'entr'eux à qui la cou
ronne feroit décernée. Après bien des
débats , le premier Prix a été adjugé à
neuf Eléves qui font :
Les fieurs Dauvergne le cadet , Peti
te , Danne Thomas , tous les quatre
entretenus à l'Ecole par l'Intendant de
la Comté de Bourgogne.
JANVIER. 1764.
dant de Limoges.
phiné.
miens.
Les talens.
117
Barjollin entretenu par M. l'Inten-
Gay , par M. l'Intendant du Dau-
Beauvais , par M. l'Intendant d'A-
Danguien de Lyon , déja connu par
Et Chanu de la Province de Bourgo-
gne qui paroît empreffé de marcher fur
fes traces :
Ces neuf Eléves ont tiré au fort. Le
fieur Barjollin en a été favorifé ; mais
les huit autres Eléves n'ont pas dû être
moins fenfibles à la gloire qu'ils fe
font acquife.
Le fecond Prix a été adjugé à onze
Eléves qui font :
Les fieurs Girard & Graffet entrete-
nus à l'Ecole par M. l'Intendant de la
Comté de Bourgogne,
Mirat & Dupin , entretenus par M,
l'Intendant de Limoges.
Berthoux , entretenu par M. l'Inten-
dant du Dauphiné.
Preflier , par M. l'Intendant de Mou-
lins.
La Combe par M. l'Intendant de Bor-
deaux.
Chabert & Dechamps de la Ville de
Lyon.
118 MERCURE DE FRANCE.
Treitch, entretenu par M. l'Intendant
d'Auvergne,
Brachet , entretenu par la Province
de Bugey. Ce dernier a été favorisé par
le fort comme le fieur Barjollin , mais
ſes adverfaires ne fe font pas moins con .
cilié l'eftime du Public.
Les autres Eléves qui ont concouru
font les fieurs Defchaux , âgé de 12 ans,
de la Ville de Lyon & Defavenieres ,
de la même Ville.
Faure , l'aîné , entretenu par M. l'In-
tendant de Lyon.
Dauvergne , l'aîné & Beaumont , fils,
entretenu par M. l'Intendant de la Com-
té de Bourgogne.
Kamerlet , entretenu par la Ville de
Nancy.
Le premier acceffit a été adjugé aux
deux premiers , le fecond aux fieurs
Dauvergne , l'aîné , Beaumont , fils , &
Favre , l'aîné.
Le Public perfuadé que l'émulation
de ces vingt-fix concurrens excitera
celle des autres Eléves , s'attend au pre-
mier concours à en entendre un plus
grand nombre.
Le fieur Bredin , de la Ville d'Au-
xonne , ayant été occupé dans diverfes
Provinces & fe trouvant même actuelle-
JANVIRE. 1764.
119
ment dans la Xaintonge par ordre du
Miniftre , n'a pu concourir.
Les fieurs Pufenas , du Bourbonnois,
& Didney , de la Généralité d'Amiens
en ont été empêchés par une maladie,
Le fieur Moret de la Ville de Châlons-
fur-Saône, ne s'eft pas préfenté, attendu
la difficulté qu'il a de prononcer , & le
fieur Bloufard , de la Province de Breffe ,
attendu la difficulté qu'il a de s'expli-
quer. L'un & l'autre auroient pu entrer
en lice.
LE Mercredi, 23 Novembre, les
Eléves de l'Ecole Royale Vétérinaire
établie à Lyon fous la direction de M.
Bourgelat , donnerent en préfence d'une
Affemblée nombreufe & diftinguée
de nouvelles preuves de leur application
& de leurs progrès.
On procéda à la diftribution de deux
Prix qui furent difputés à la manière
accoutumée par vingt-fix d'entr'eux. M.
le Marquis de la Ferriere , Lieutenant
}
£ 14 MERCURE DE FRANCE.
Général des Armées du Roi & Séné
chal de Lyon , qui honora , ainfi que
M. l'Intendant & plufieurs perfonnes de
confidération , ce concours de fa pré-
fence , fit lui-même tirer au hazard les
billets cachetés qui contenoient diverſes
queftions fur la matière dont ces Eléves
devoient parler.
Les objets qui furent difcutés s'éten-
dirent à tout ce qui peut concerner le
choix des chevaux , d'après l'examen
de la franchiſe , de la liberté , de l'éga-
lité des mouvemens de leurs membres
dans leurs différentes allures & felon les
différens ufages auxquels on les defti-
ne ; à tout ce qui regarde le foin qu'ils
éxigent , foit dans le repos , foit dans
le voyage ; à des détails très-inftru&tifs
fur la qualité , le genre , & la quantité
des alimens qui leur conviennent ; fur
les attentions que demande l'entrepriſe
de multiplier & de perfectionner l'ef-
pèce de ces animaux dans des haras
parqués , ou dans des haras réſultant
de la difpofition des chevaux entiers dans
différens arrondiffemens ; fur les étalons
tant nationaux , qu'étrangers , dont on
peut ou dont on doit tirer race ; fur
ceux qui doivent être préférés , confi-
dération faite des climats & des lieux
JANVIER. 1764.
115
où il s'agit d'en faire le placement ; fur
le genre de vie auquel ils doivent être
tenus dans le temps & hors le temps de
la monte ; fur la néceffité & la manière
de croifer les races & d'appareiller les
figures & les qualités ; fur le choix &
le foin des Jumens poulinieres pleines
ou non pleines ; fur les inconvéniens qui
réfultent de l'habitude pernicieufe dans
laquelle on eft communément parmi
nous de les faire faillir & porter toutes
les années ; fur le temps le plus propre
à la monte ; fur les moyens les plus
fimples de la rendre fructueufe ; fur le
part , fur les voyes de parer à des avor-
temens très-fréquens ; fur la manière
d'opérer la délivrance de la cavale dans
les circonftances d'un part difficile & !a-
borieux
fur le traitement du poulain
qui vient de naître ; fur le temps de le
févrer ; fur les précautions à prendre
quand il doit l'être ; fur le temps de le
hongrer , lorfqu'on n'eft pas dans le def-
fein d'en obtenir des productions ; fur
le régime à lui faire obferver dans les
différentes périodes de fa jeuneffe &
jufqu'au moment où il devient cheval ;
fur l'éducation à lui donner ; fur la fa-
çon de l'apprivoifer & de le rendre obéif-
fant , familier & doux à l'homme , &c.
116 MERCURE DE FRANCE .
Tous ces mêmes points relativement
aux bêtes à cornes , aux bêtes à laine,
& aux autres animaux domeftiques &
des champs , feront pareillement appro-
fondis dans une féance indiquée au mois
de Mars prochain , l'hyver étant une
faifon trop précieufe pour ne pas l'em-
ployer toute entiere à l'étude de l'ana-
tomie & aux diffections.
Le Public n'a pas témoigné une moin-
dre fatisfaction de ce qu'il a entendu
dans cette affemblée , que de ce qu'il
avoit entendu , dans les autres ; il a pa-
ru qu'il voyoit avec un nouveau plai-
fir nombre d'Eléves déja en état de fer-
vir utilement dans les différentes Pro-
vinces du Royaume & d'y répandre de
véritables lumières fur les haras , c'eft-
à- dire , fur une des plus importantes
parties de l'adminiftration .
On a très-longtemps héfité avant
d'affeoir un Jugement & de déterminer
quel feroit celui d'entr'eux à qui la cou
ronne feroit décernée. Après bien des
débats , le premier Prix a été adjugé à
neuf Eléves qui font :
Les fieurs Dauvergne le cadet , Peti
te , Danne Thomas , tous les quatre
entretenus à l'Ecole par l'Intendant de
la Comté de Bourgogne.
JANVIER. 1764.
dant de Limoges.
phiné.
miens.
Les talens.
117
Barjollin entretenu par M. l'Inten-
Gay , par M. l'Intendant du Dau-
Beauvais , par M. l'Intendant d'A-
Danguien de Lyon , déja connu par
Et Chanu de la Province de Bourgo-
gne qui paroît empreffé de marcher fur
fes traces :
Ces neuf Eléves ont tiré au fort. Le
fieur Barjollin en a été favorifé ; mais
les huit autres Eléves n'ont pas dû être
moins fenfibles à la gloire qu'ils fe
font acquife.
Le fecond Prix a été adjugé à onze
Eléves qui font :
Les fieurs Girard & Graffet entrete-
nus à l'Ecole par M. l'Intendant de la
Comté de Bourgogne,
Mirat & Dupin , entretenus par M,
l'Intendant de Limoges.
Berthoux , entretenu par M. l'Inten-
dant du Dauphiné.
Preflier , par M. l'Intendant de Mou-
lins.
La Combe par M. l'Intendant de Bor-
deaux.
Chabert & Dechamps de la Ville de
Lyon.
118 MERCURE DE FRANCE.
Treitch, entretenu par M. l'Intendant
d'Auvergne,
Brachet , entretenu par la Province
de Bugey. Ce dernier a été favorisé par
le fort comme le fieur Barjollin , mais
ſes adverfaires ne fe font pas moins con .
cilié l'eftime du Public.
Les autres Eléves qui ont concouru
font les fieurs Defchaux , âgé de 12 ans,
de la Ville de Lyon & Defavenieres ,
de la même Ville.
Faure , l'aîné , entretenu par M. l'In-
tendant de Lyon.
Dauvergne , l'aîné & Beaumont , fils,
entretenu par M. l'Intendant de la Com-
té de Bourgogne.
Kamerlet , entretenu par la Ville de
Nancy.
Le premier acceffit a été adjugé aux
deux premiers , le fecond aux fieurs
Dauvergne , l'aîné , Beaumont , fils , &
Favre , l'aîné.
Le Public perfuadé que l'émulation
de ces vingt-fix concurrens excitera
celle des autres Eléves , s'attend au pre-
mier concours à en entendre un plus
grand nombre.
Le fieur Bredin , de la Ville d'Au-
xonne , ayant été occupé dans diverfes
Provinces & fe trouvant même actuelle-
JANVIRE. 1764.
119
ment dans la Xaintonge par ordre du
Miniftre , n'a pu concourir.
Les fieurs Pufenas , du Bourbonnois,
& Didney , de la Généralité d'Amiens
en ont été empêchés par une maladie,
Le fieur Moret de la Ville de Châlons-
fur-Saône, ne s'eft pas préfenté, attendu
la difficulté qu'il a de prononcer , & le
fieur Bloufard , de la Province de Breffe ,
attendu la difficulté qu'il a de s'expli-
quer. L'un & l'autre auroient pu entrer
en lice.
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16747
p. 119-120
TRAITÉ de la Goute, augmenté de nouvelles Observations théoriques & pratiques pour calmer ses accès, empêcher ses révolutions, & en éloigner les retours.
Début :
M. de Mongerbet, Médecin ordinaire des Bâtimens du Roi, instruit par une [...]
Mots clefs :
Goutte, Accès, Pieds, Traité, Hydromel
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texteReconnaissance textuelle : TRAITÉ de la Goute, augmenté de nouvelles Observations théoriques & pratiques pour calmer ses accès, empêcher ses révolutions, & en éloigner les retours.
TRAITÉ de la Goute, augmenté de
nouvelles Observations théoriques &
pratiques pour calmer ses accès, empêcher
ses révolutions, & en éloigner
les retours.
M. de Mongerbet, Médecin ordinaire
des Bâtimens du Roi, instruit par une
pratique anffi heureufe que continuée
traite aujourd'hui la Goute par la mé-
thode la plus fimple & la plus relative à
cette humeur ; & ce traitement eſt pro-
pre à tout âge , à tout féxe , & à tous les
tempéramens.
Dans les accès , il en calme la vivacité
par la Poudre balfamique dont l'on fait
120 MERCURE DE FRANCE.
un Hydromel , qui procure une dépura-
tion par les urines , & par une tranſpira-
tion douce & égale. Cet Hydromel a des
qualités particulières pour l'eftomach. En
même temps il donne une Pâte que l'on
délaye dans de l'eau chaude , & c. qui
forme un bain des pieds , pour retirer la
Goute des parties fupérieures , & la faire
tranſpirer par les pieds. Ce bain eft un
fpécifique parfait , quand il faut une dé-
rivation aux pieds.
Hors des accès , il ordonne le Baume
végétal trois jours confécutifs de chaque
mois , pour tenir les premières voyes li-
bres , fortifier l'eftomac , faciliter les di-
geftions, & détruire peu-à-peu cet amas
d'humeurs , qui développent le principe
de la Goute , & forment les difpofitions
des maladies.
Il eft indifpenfable de lire fon Ouvrage
qui fe vend chez M. Pankoucke , Librai-
re, rue & près la Comédie Françoife ,
au Parnaffe , à Paris.
L'on peut le confulter fur les Rhuma-
tifmes & les Sciatiques les plus invétérés ;
il les guérit radicalement , par le moyen
d'un Ptifanne & d'une Pommade.
Il ne reçoit éxactement que les Lettres
affranchies : il loge petite rue S. Roch
quartier Montmartre , à Paris.
nouvelles Observations théoriques &
pratiques pour calmer ses accès, empêcher
ses révolutions, & en éloigner
les retours.
M. de Mongerbet, Médecin ordinaire
des Bâtimens du Roi, instruit par une
pratique anffi heureufe que continuée
traite aujourd'hui la Goute par la mé-
thode la plus fimple & la plus relative à
cette humeur ; & ce traitement eſt pro-
pre à tout âge , à tout féxe , & à tous les
tempéramens.
Dans les accès , il en calme la vivacité
par la Poudre balfamique dont l'on fait
120 MERCURE DE FRANCE.
un Hydromel , qui procure une dépura-
tion par les urines , & par une tranſpira-
tion douce & égale. Cet Hydromel a des
qualités particulières pour l'eftomach. En
même temps il donne une Pâte que l'on
délaye dans de l'eau chaude , & c. qui
forme un bain des pieds , pour retirer la
Goute des parties fupérieures , & la faire
tranſpirer par les pieds. Ce bain eft un
fpécifique parfait , quand il faut une dé-
rivation aux pieds.
Hors des accès , il ordonne le Baume
végétal trois jours confécutifs de chaque
mois , pour tenir les premières voyes li-
bres , fortifier l'eftomac , faciliter les di-
geftions, & détruire peu-à-peu cet amas
d'humeurs , qui développent le principe
de la Goute , & forment les difpofitions
des maladies.
Il eft indifpenfable de lire fon Ouvrage
qui fe vend chez M. Pankoucke , Librai-
re, rue & près la Comédie Françoife ,
au Parnaffe , à Paris.
L'on peut le confulter fur les Rhuma-
tifmes & les Sciatiques les plus invétérés ;
il les guérit radicalement , par le moyen
d'un Ptifanne & d'une Pommade.
Il ne reçoit éxactement que les Lettres
affranchies : il loge petite rue S. Roch
quartier Montmartre , à Paris.
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16748
p. 121-126
CATOPTRIQUE.
Début :
LES deux volumes du Mercure pour de mois d'Octobre dernier, offrent, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CATOPTRIQUE.
CATOPTRIQUE.
LES deux volumes du Mercure pour
de mois d'Octobre dernier, offrent,
Monfieur , une Defcription très- inté-
reffante des merveilles de la Catoptrique :
mais ces jeux de la lumière étoient déja
très-connus ; & l'unique mérite des gla-
ces courbées de la nouvelle Manufacture
Royale , eft de rendre les effets des mi-
roirs concaves ou convéxes plus fenfi-
bles, & par conféquent plus curieux pour
de plus grand nombre de ceux qui aiment
à s'amuferen s'inftruifant. Il reste cepen-
dant bien d'autres découvertes , dont
des Sciences & lesArts tireroientun avan-
tage
confidérable. M. Berniere , Auteur
& Poffeffeur de la Manufacture de ces
Miroirs , me paroît être plus à portée que
perfonne de réfoudre un Probleme de
Catoptrique dont la folution a jufqu'ici
I. Vol.
F
122 MERCURE DE FRANCE.
épuifé la patience des Amateurs qui s'y
font appliqués. N'ayant point l'honneur
de le connoître , permettez - moi , Mon-
fieur , d'employer la voie de votre Jour-
nal , pour lui expofer le fait dont il s'agit.
Le Chevalier Kenelme Digby , dans
fon Traité de l'Immortalité de l'Ame`,
[ en Anglois , in-folio , Paris , chez Gilles
Blaizot , 1644 , & traduit en Latin , in-
folio , Paris , chez Villery & Joffe, 1651 .
On peut confulter l'original à la Biblio
thèque du Roi , R. 420 , & la Traduc-
tion , R. 421. ] fe propofe différentes
queftions fur la nature & l'effence de la
Lumière .
D'abord il prouve [ Tract I. de Naturá
Corporum , cap. 6 , 9. 3 , Edition latine ,
pag. 38. ] que la Lumière eft un corps;
1°. parce que [ §. 4. pag. 39. ] c'eft un
feu véritable : 2° . parce que [ 9.5.]le feu,
dans fa raréfaction , n'eft plus fimple-
ment qu'une lumière : 3°. parce que
[ §. 6. ] la lumière eft fufceptible , com
me tout autre corps , de degrès d'ac
croiffement & de décroiffèment, foit en
quantité , foit en qualité.
Que la lumière foit un feu , [ ibid.
cap. 7. ] le fait eft inconteftable ; puif-
que [ §. 1. ] elle eft chaude & échauf
fante. Si nous ne fentons point la cha
JANVIER. 1764.
123
leur de la lumière raréfiée , que nous ap-
pellons jour , c'eft [ § . 2. ] à cauſe de la
groffièreté de nos fens. L'Alcohol ne
s'enflamine- t-il pas , quoiqu'à raifon de
fa fubtilité , il ne puiffe caufer de brû-
lure ?
Le fçavant Digby , après avoir mis
toutes ces propofitions hors de la portée
du doute , fe fait une demande dont la
réponſe eſt une des plus fingulières énig
mes de la nature. Si la lumière eft un
feu , dit- il [ 9.7 ] , comme le feu elle a
donc befoin d'aliment ? Et puifque le
feu , en s'éteignant , laiffe une cendre
qui eft en quelque façon l'excrément &
la lie de fa nourriture , n'eft-il pas à pré-
fumer que la lumière , lorfqu'elle s'éteint,
doit de même laiffer des débris de la ma-
tière qui fervoit à fon entretien ? A l'oc-
cafion de cette difficulté , notre illuftre
Anglois rapporte l'expérience faite par
un de fes amis ; & c'eft celle que je pro-
pofe en Problême à M. Bernière , com-
me un chef-d'œuvre digne de lui.
Les rayons du Soleil [ § . 8. ] accumu.
lés dans un vaiffeau de cristal , & réunis
par une certaine difpofition de plufieurs
verres , y tombent en pouffière. Cette
poudre eft rouge, & même noire à force
d'être foncée en couleur. On en obtient
Fij
124 MERCURE DE FRANCE .
une quantité d'autant plus grande que
le Soleil eft plus ardent ; il ne faut que
quelques jours d'une vive chaleur pour
en avoir jufqu'à deux onces. Au refte ,
il n'y a aucun lieu de foupçonner que
cette matière puiffe provenir des atômes
qui flottent dans l'atmosphère ; car on
la voit croître infenfiblement dans un
vaiffeau vuide , bien fermé , & qu'on a
eu foin de tenir très- propre.
Mais , afin qu'on ne croye pas que je
prête rien à mon Auteur , citons fes pro-
pres paroles. Upon this occafion , i re-
member a rare experiment that a noble
man of much fincerity , and a fingular
friend of mine , told me he had feene :
Which was , that by meanes of glaffes
made in a very particular manner , and
artificially placed one by an other, he
had feene the fame beames gathered to-
gether , and precipitated downe into a
brownifch orpurplifch red pouder. There
could be nofallacy in this operation, &c.
C'eft-à-dire : Subit animum hac occafio-
ne memoria rari admodum experimenti
quod nobilis quidam virfidei finceriffi
ma , mihique amicitia conjunctiffimus
vidife fe affirmavit , vaforum vitreorum
ope , peculiari quodam modo factorum
& artificiosè difpofuorum collectos folis
JANVIER. 1764 .
125
radios in pulverem fufci coloris aut pur-
purei in rubrum vergentis , præcipitatos
fuiffe. Fraus nulla huic operationifubeffe
potuit ; nihil enim in vafis , antequam
difponerentur , continebatur , & c.
Cette incomparable expérience eft en-
core rapportée par une foule de Natura-
liftes , tels que Jean- Sigifmond Elsholt ,
Théophile Bonet , Adolphe - Chriftian
Baudouin , de l'Académie des Curieux
de la Nature. Mais tous , à ce qui me
femble , paroiffent ne l'avoir point ré-
pétée : Digby lui -même n'en parle que
d'après fon ami , feul témoin connu de
fon fuccès. L'honneur de l'invention
appartiendra donc à celui qui retrouvera
la manière de l'exécuter. J'en ai oui dif-
courir un Voyageur , qui prétendoit que
les Brames des Indes la fçavoient. Si ce-
la eft , les rayons font réfléchis dans le
vaiffeau par des miroirs de métal : car on
n'en a pas d'autres dans ces contrées.
Mais ce Voyageur s'expliquoit fi mal
qu'on n'y comprenoit rien.
Il eſt pro-
bable que c'est du choc des rayons , qui
viennent fe heurter par un chemin dia-
métralement oppofé , & qui s'entre-
tuent , fi j'ofe ainfi m'exprimer , que
naît cette poudre rougeâtre.
Quoiqu'il enfoit , M. Berniere eft trop
Fj
1
126 MERCURE DE FRANCE.
habile pour ne point faifir d'un feul coups
d'œil toutes les poffibilités ; & je ne
doute point qu'il ne fe confirme dans
l'idée que les rayons du Soleil , auxquels
on calcine l'antimoine & le plomb , ne
foient la vraie caufe de leur augmenta-
tion de poids , malgré les déchets énor
mes qu'ils fouffrent néceffairement dans
cette violente opération . Auffi dois-je
ajouter, pour plus ample éclairciffement,
que le Chevalier Digby nous apprend
que cette poudre s'incorpore très-aifé-
mentavec l'or, & le pénètre intimement.
[ Ibid. § . 8. Natura illi ( pulveri ) erat
mirèfubtilis , quæ ipfum etiam aurum ,
corporum omnium inter quæ verfamur
*
graviffimum acfolidiffimum , vi fuá , ut
..
fic dicam , fpirituali , penetraret. ] Et
parce que ce même phénomène arrive ,
fans nulle différence,aux chaux métalli→
ques préparées avec notre feu élémen-
taire , il s'enfuit évidemment que le feu ,
comme la lumière , engendre une pou-
dre pareille , & qu'il ne feroit peut- être
pas plus difficile à la Catoptrique de la
rendre vifible & palpable.
Je vous aurai une véritable obliga-
tion, Monfieur, fivous voulez bien avoir
la complaifance d'inférer ma Lettre dana
votre Mercure. Je fuis , &c.
LES deux volumes du Mercure pour
de mois d'Octobre dernier, offrent,
Monfieur , une Defcription très- inté-
reffante des merveilles de la Catoptrique :
mais ces jeux de la lumière étoient déja
très-connus ; & l'unique mérite des gla-
ces courbées de la nouvelle Manufacture
Royale , eft de rendre les effets des mi-
roirs concaves ou convéxes plus fenfi-
bles, & par conféquent plus curieux pour
de plus grand nombre de ceux qui aiment
à s'amuferen s'inftruifant. Il reste cepen-
dant bien d'autres découvertes , dont
des Sciences & lesArts tireroientun avan-
tage
confidérable. M. Berniere , Auteur
& Poffeffeur de la Manufacture de ces
Miroirs , me paroît être plus à portée que
perfonne de réfoudre un Probleme de
Catoptrique dont la folution a jufqu'ici
I. Vol.
F
122 MERCURE DE FRANCE.
épuifé la patience des Amateurs qui s'y
font appliqués. N'ayant point l'honneur
de le connoître , permettez - moi , Mon-
fieur , d'employer la voie de votre Jour-
nal , pour lui expofer le fait dont il s'agit.
Le Chevalier Kenelme Digby , dans
fon Traité de l'Immortalité de l'Ame`,
[ en Anglois , in-folio , Paris , chez Gilles
Blaizot , 1644 , & traduit en Latin , in-
folio , Paris , chez Villery & Joffe, 1651 .
On peut confulter l'original à la Biblio
thèque du Roi , R. 420 , & la Traduc-
tion , R. 421. ] fe propofe différentes
queftions fur la nature & l'effence de la
Lumière .
D'abord il prouve [ Tract I. de Naturá
Corporum , cap. 6 , 9. 3 , Edition latine ,
pag. 38. ] que la Lumière eft un corps;
1°. parce que [ §. 4. pag. 39. ] c'eft un
feu véritable : 2° . parce que [ 9.5.]le feu,
dans fa raréfaction , n'eft plus fimple-
ment qu'une lumière : 3°. parce que
[ §. 6. ] la lumière eft fufceptible , com
me tout autre corps , de degrès d'ac
croiffement & de décroiffèment, foit en
quantité , foit en qualité.
Que la lumière foit un feu , [ ibid.
cap. 7. ] le fait eft inconteftable ; puif-
que [ §. 1. ] elle eft chaude & échauf
fante. Si nous ne fentons point la cha
JANVIER. 1764.
123
leur de la lumière raréfiée , que nous ap-
pellons jour , c'eft [ § . 2. ] à cauſe de la
groffièreté de nos fens. L'Alcohol ne
s'enflamine- t-il pas , quoiqu'à raifon de
fa fubtilité , il ne puiffe caufer de brû-
lure ?
Le fçavant Digby , après avoir mis
toutes ces propofitions hors de la portée
du doute , fe fait une demande dont la
réponſe eſt une des plus fingulières énig
mes de la nature. Si la lumière eft un
feu , dit- il [ 9.7 ] , comme le feu elle a
donc befoin d'aliment ? Et puifque le
feu , en s'éteignant , laiffe une cendre
qui eft en quelque façon l'excrément &
la lie de fa nourriture , n'eft-il pas à pré-
fumer que la lumière , lorfqu'elle s'éteint,
doit de même laiffer des débris de la ma-
tière qui fervoit à fon entretien ? A l'oc-
cafion de cette difficulté , notre illuftre
Anglois rapporte l'expérience faite par
un de fes amis ; & c'eft celle que je pro-
pofe en Problême à M. Bernière , com-
me un chef-d'œuvre digne de lui.
Les rayons du Soleil [ § . 8. ] accumu.
lés dans un vaiffeau de cristal , & réunis
par une certaine difpofition de plufieurs
verres , y tombent en pouffière. Cette
poudre eft rouge, & même noire à force
d'être foncée en couleur. On en obtient
Fij
124 MERCURE DE FRANCE .
une quantité d'autant plus grande que
le Soleil eft plus ardent ; il ne faut que
quelques jours d'une vive chaleur pour
en avoir jufqu'à deux onces. Au refte ,
il n'y a aucun lieu de foupçonner que
cette matière puiffe provenir des atômes
qui flottent dans l'atmosphère ; car on
la voit croître infenfiblement dans un
vaiffeau vuide , bien fermé , & qu'on a
eu foin de tenir très- propre.
Mais , afin qu'on ne croye pas que je
prête rien à mon Auteur , citons fes pro-
pres paroles. Upon this occafion , i re-
member a rare experiment that a noble
man of much fincerity , and a fingular
friend of mine , told me he had feene :
Which was , that by meanes of glaffes
made in a very particular manner , and
artificially placed one by an other, he
had feene the fame beames gathered to-
gether , and precipitated downe into a
brownifch orpurplifch red pouder. There
could be nofallacy in this operation, &c.
C'eft-à-dire : Subit animum hac occafio-
ne memoria rari admodum experimenti
quod nobilis quidam virfidei finceriffi
ma , mihique amicitia conjunctiffimus
vidife fe affirmavit , vaforum vitreorum
ope , peculiari quodam modo factorum
& artificiosè difpofuorum collectos folis
JANVIER. 1764 .
125
radios in pulverem fufci coloris aut pur-
purei in rubrum vergentis , præcipitatos
fuiffe. Fraus nulla huic operationifubeffe
potuit ; nihil enim in vafis , antequam
difponerentur , continebatur , & c.
Cette incomparable expérience eft en-
core rapportée par une foule de Natura-
liftes , tels que Jean- Sigifmond Elsholt ,
Théophile Bonet , Adolphe - Chriftian
Baudouin , de l'Académie des Curieux
de la Nature. Mais tous , à ce qui me
femble , paroiffent ne l'avoir point ré-
pétée : Digby lui -même n'en parle que
d'après fon ami , feul témoin connu de
fon fuccès. L'honneur de l'invention
appartiendra donc à celui qui retrouvera
la manière de l'exécuter. J'en ai oui dif-
courir un Voyageur , qui prétendoit que
les Brames des Indes la fçavoient. Si ce-
la eft , les rayons font réfléchis dans le
vaiffeau par des miroirs de métal : car on
n'en a pas d'autres dans ces contrées.
Mais ce Voyageur s'expliquoit fi mal
qu'on n'y comprenoit rien.
Il eſt pro-
bable que c'est du choc des rayons , qui
viennent fe heurter par un chemin dia-
métralement oppofé , & qui s'entre-
tuent , fi j'ofe ainfi m'exprimer , que
naît cette poudre rougeâtre.
Quoiqu'il enfoit , M. Berniere eft trop
Fj
1
126 MERCURE DE FRANCE.
habile pour ne point faifir d'un feul coups
d'œil toutes les poffibilités ; & je ne
doute point qu'il ne fe confirme dans
l'idée que les rayons du Soleil , auxquels
on calcine l'antimoine & le plomb , ne
foient la vraie caufe de leur augmenta-
tion de poids , malgré les déchets énor
mes qu'ils fouffrent néceffairement dans
cette violente opération . Auffi dois-je
ajouter, pour plus ample éclairciffement,
que le Chevalier Digby nous apprend
que cette poudre s'incorpore très-aifé-
mentavec l'or, & le pénètre intimement.
[ Ibid. § . 8. Natura illi ( pulveri ) erat
mirèfubtilis , quæ ipfum etiam aurum ,
corporum omnium inter quæ verfamur
*
graviffimum acfolidiffimum , vi fuá , ut
..
fic dicam , fpirituali , penetraret. ] Et
parce que ce même phénomène arrive ,
fans nulle différence,aux chaux métalli→
ques préparées avec notre feu élémen-
taire , il s'enfuit évidemment que le feu ,
comme la lumière , engendre une pou-
dre pareille , & qu'il ne feroit peut- être
pas plus difficile à la Catoptrique de la
rendre vifible & palpable.
Je vous aurai une véritable obliga-
tion, Monfieur, fivous voulez bien avoir
la complaifance d'inférer ma Lettre dana
votre Mercure. Je fuis , &c.
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16749
p. 127-128
HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Trente-huitiéme & trente-neuvième Traitement depuis son Etablissement.
Début :
Noms des Soldats. Compagnies. La Réjouissance, Pronleroy. La Fage, Rasilly. [...]
Mots clefs :
Hôpital, Duc de Biron, Louis-Antoine de Gontaut, Compagnies
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON. Trente-huitiéme & trente-neuvième Traitement depuis son Etablissement.
HOPITAL DE M. LE MARÉCHAL DUC DE BIRON.
Trente-huitiéme & trente-neuvième Traitement depuis son Etablissement.
Noms des Soldats. Compagnies.
La Réjouissance, Pronleroy. La Fage, Rasilly.
La Fage ,
La Fortune ,
Goffray ,
Violet ,
Doré ,
Bar ,
127
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Le Febvre ,
Durs ,
Moter ,
Laverdure ,
Tardif ,
Clément ,
Julien ,
Dhalem ,
Compagnies.
Pronleroy.
Rafilly.
Pronleroy'
Dampierre.
Mithon .
Degraffe .
Pronleroy.
Dampierre.
Pronleroy.
Baudouin,
Dudreneuc
Dampierre.
Fiv
Villers.
Rafilly.
Viennay.
Viennay,
128 MERCURE DE FRANCE.
La Croix ,
Demoges,
Paben
Viennay.
Callem eau 9:
Viennay.
Ruelle
Demoges
Fauvel ,
Viennay.
Marc ,
Pronleroy.
Duval ,
Rafilly.
Lapierre ,
Viennay.
Robin ,
Coettrieu,
S. Etienne ,
Dudreneuc
Lamotte
Demoges
Marbré ,
Coettrieu.
Rouffeau ,
Viennay.
Croinier 2.
Demoges.
Ces 30 foldats ont été à l'ordinaire:
traités & guéris radicalement ; la plupart
étoient attaqués de maladies très - gra-
ves. Et onze d'entr'eux avoient été trai-
tés inutilement par les frictions.
Le nombre des foldats , cavaliers
& dragons traités & guéris jufqu'à ce
jour dans tous les Hôpitaux militaires
fe montent actuellement à 13244. Et il
paroît que plus on connoit & l'on fuit
les effets du reméde , plus la fatisfaction
devient générale.
Trente-huitiéme & trente-neuvième Traitement depuis son Etablissement.
Noms des Soldats. Compagnies.
La Réjouissance, Pronleroy. La Fage, Rasilly.
La Fage ,
La Fortune ,
Goffray ,
Violet ,
Doré ,
Bar ,
127
DE M. LE MARECHAL DUC DE BIRON.
Le Febvre ,
Durs ,
Moter ,
Laverdure ,
Tardif ,
Clément ,
Julien ,
Dhalem ,
Compagnies.
Pronleroy.
Rafilly.
Pronleroy'
Dampierre.
Mithon .
Degraffe .
Pronleroy.
Dampierre.
Pronleroy.
Baudouin,
Dudreneuc
Dampierre.
Fiv
Villers.
Rafilly.
Viennay.
Viennay,
128 MERCURE DE FRANCE.
La Croix ,
Demoges,
Paben
Viennay.
Callem eau 9:
Viennay.
Ruelle
Demoges
Fauvel ,
Viennay.
Marc ,
Pronleroy.
Duval ,
Rafilly.
Lapierre ,
Viennay.
Robin ,
Coettrieu,
S. Etienne ,
Dudreneuc
Lamotte
Demoges
Marbré ,
Coettrieu.
Rouffeau ,
Viennay.
Croinier 2.
Demoges.
Ces 30 foldats ont été à l'ordinaire:
traités & guéris radicalement ; la plupart
étoient attaqués de maladies très - gra-
ves. Et onze d'entr'eux avoient été trai-
tés inutilement par les frictions.
Le nombre des foldats , cavaliers
& dragons traités & guéris jufqu'à ce
jour dans tous les Hôpitaux militaires
fe montent actuellement à 13244. Et il
paroît que plus on connoit & l'on fuit
les effets du reméde , plus la fatisfaction
devient générale.
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16750
p. 129-130
EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. DUBARQUIER, Commissaire des Guerres à Toulon, à Mgr LE DUC DE CHOISEUL.
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite par M. DUBARQUIER, Commissaire des Guerres à Toulon, à Mgr LE DUC DE CHOISEUL.
EXTRAIT d'une Lettre écrite
par M. DUBARQUIER, Commissaire des Guerres à Toulon, à Mgr LE DUC
DE CHOISEUL.
MONSEIGNEUR,
J'ai l'honneur de vous envoyer ci-
joint l'état des foldats qui ont été traités
dans l'Hôpital Militaire de cette Ville
des maladies vénériennes par les Dra-
Ce reméde y a opéré 3 cures fingu-
liéres. La premiere eft d'une tumeur
cancerreufe à la lévre fupérieure d'un
foldat d'artillerie qui n'avoit aucun au-
tre fymptôme vérolique ordinaire. Il
eft forti de l'Hôpital depuis quelque
temps.
La feconde , d'une lépre affreufe dont
un foldat du régiment de Royal Corfe
étoit couvert par tout fon corps.
La troifiéme , d'une groffe tumeur
fquirreufe qu'un foldat de Périgord avoit
au col du côté droit : celui - ci avoit
paffé ci-devant dans plufieurs Hôpitaux
caufe d'autres fymptômes véroliques
pendant quatre fois par les frictions ,
fans avoir pu être guéri de cette tumeur
F v
130 MERCURE DE FRANCE .
qui aujourd'hui tend fur fa fin au moyen
des Dragées , n'y ayant que 26 jours
que ce foldat eft dans le traitement.
Ces fortes de. cures font l'admiration
des Chirurgiens de cet Hôpital ; j'ai
remarqué que les foldats en fortant de
ce traitement ne font point énervés ni
défaits comme ils l'étoient par les fric-
tions.
J'ai obfervé auffi , Monfeigneur
qu'il eft néceffaire que MM . les Com-
miffaires des Guerres , chargés de la
Police des Hôpitaux , fe donnent des
foins, en portant leur attention à ce que
les foldats trairés obéiffent à continuer
éxactement les dragées jufqu'à parfaite
guérifon. C'eſt à quoi j'ai réuffi par mès
exhortations & par la punition ; de forte
qu'il n'y en a actuellement aucun dans
cet Hôpital , qui ne les prenne avec une
entiere confiance ; & cette attention eft
d'autant plus néceffaire , que les fymp-
tomes de la maladie difparoiffans peu
de jours après , les foldats fe croyent
guéris & veulent fortir de l'Hôpital
&c. Je fuis avec un profond reſpect.
Signé DUBARQUIER.
par M. DUBARQUIER, Commissaire des Guerres à Toulon, à Mgr LE DUC
DE CHOISEUL.
MONSEIGNEUR,
J'ai l'honneur de vous envoyer ci-
joint l'état des foldats qui ont été traités
dans l'Hôpital Militaire de cette Ville
des maladies vénériennes par les Dra-
Ce reméde y a opéré 3 cures fingu-
liéres. La premiere eft d'une tumeur
cancerreufe à la lévre fupérieure d'un
foldat d'artillerie qui n'avoit aucun au-
tre fymptôme vérolique ordinaire. Il
eft forti de l'Hôpital depuis quelque
temps.
La feconde , d'une lépre affreufe dont
un foldat du régiment de Royal Corfe
étoit couvert par tout fon corps.
La troifiéme , d'une groffe tumeur
fquirreufe qu'un foldat de Périgord avoit
au col du côté droit : celui - ci avoit
paffé ci-devant dans plufieurs Hôpitaux
caufe d'autres fymptômes véroliques
pendant quatre fois par les frictions ,
fans avoir pu être guéri de cette tumeur
F v
130 MERCURE DE FRANCE .
qui aujourd'hui tend fur fa fin au moyen
des Dragées , n'y ayant que 26 jours
que ce foldat eft dans le traitement.
Ces fortes de. cures font l'admiration
des Chirurgiens de cet Hôpital ; j'ai
remarqué que les foldats en fortant de
ce traitement ne font point énervés ni
défaits comme ils l'étoient par les fric-
tions.
J'ai obfervé auffi , Monfeigneur
qu'il eft néceffaire que MM . les Com-
miffaires des Guerres , chargés de la
Police des Hôpitaux , fe donnent des
foins, en portant leur attention à ce que
les foldats trairés obéiffent à continuer
éxactement les dragées jufqu'à parfaite
guérifon. C'eſt à quoi j'ai réuffi par mès
exhortations & par la punition ; de forte
qu'il n'y en a actuellement aucun dans
cet Hôpital , qui ne les prenne avec une
entiere confiance ; & cette attention eft
d'autant plus néceffaire , que les fymp-
tomes de la maladie difparoiffans peu
de jours après , les foldats fe croyent
guéris & veulent fortir de l'Hôpital
&c. Je fuis avec un profond reſpect.
Signé DUBARQUIER.
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