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1
p. 274-282
« Le Roy qui n'oublie jamais les services qu'on luy [...] »
Début :
Le Roy qui n'oublie jamais les services qu'on luy [...]
Mots clefs :
Colonel de régiment, Brevet, Brigadier, Dragons, Comte, Infanterie
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texteReconnaissance textuelle : « Le Roy qui n'oublie jamais les services qu'on luy [...] »
Le Roy qui n'oublie ja-
mais les services qu'on luy
rend, a recompensé de cet-
te maniere les principaux
Officiers qui ont eu part à
la deffense de Namur.
M le Mareschal de
Bouflers a esté fait Duc &
Pair de France, avec vingt
mille livres de rente sur
l'Hoſtel de Ville de Paris,
pour ach. ter une Duché.
de Namur.
275
M de Guiscard, Lieu-
tenant General & Gouver-
neur de Namur, a eu ses
appointemens de Gouverneur
de Sedan, augmentez
de six mille livres, avec
douze mille francs de pen-
sion. On luy a donné le
Commandement des Pla-
ces de la Meuse, depuis
Sedan jusques à Dinant.
M de Megrigny, Ma-
reschal des Camps & Ar-
mées du Roy, & prémier
Ingenieur, a esté fait Lieu-
276 Fournal du Siege
tenant General. Il a eu six
mille livres de pension, &
a esté fait Commandeur de
S. Louis.
Mr de Saint Laurent
Colonel du Regiment de
Nice, & Brigadier d'In-
fanterie, a este fait Mares-
chal de Camp.
M le Comte de Lomont,
Brigadier d'Infanterie, &
Commandant dans Na-
mur, a este fait Mareschal
de Camp, & a eu le Comde
Namur. 277
mandement de Dunxerque.
M le Comte de Quélus,
Colonel de Dragons & Bri-
gadier, a esté fait Mares-
chal de Camp.
M le Marquis de Gra-
mont, Colonel de Dra-
gons & Brigadier, a esté
fait aussi Mareschal de
Camp.
M le Marquis de Sain-
te Hermine, Colonel de
Fournal du Siege
278
Dragons, a esté fait Brigadier.
Mle Comte de Nogent,
Colonel de Dragons du
Regiment du Roy, a esté
fait Brigadier de Dragons.
M le Comte de Horn,
Colonel de Cavalerie, a este
fait Brigadier.
M de Bragelone, Capi-
taine aux Gardes, a osté
fait Brigadier d'Infante-
rie.
de Namur. 279
M de Reignac ci de-
vant Commandant à Huy,
a esté fait Brigadier.
Mr de Princé, Lieutenant
Colonel du Regiment
Danphin, a esté fait Bri-
gadier d'Infanterie.
M Filley, Ingenieur, a
eu un Brevet de Brigadier
d'Infanterie.
Mr le Marquis de la
Chaise, Colonel du Re-
giment de Bugey, a eu le
280 Journal du Siege
Regiment de Beauvoisis.
Mr d'Entrague, Lieutenant
aux Gardes, a eu le
Regiment de Bugey.
Mr des Rouvilles, Ca-
pitaine au Regiment d'Infanterie
Dauphin, a eu le
Regiment de Hainaut
M de Maulevrier a eu
le Regiment d'Infanterie,
vacant par la mort de M.
de Maulevrier, son Frere.
de Namur. 281
Me des Aides, Lieute-
nant Colonel du Regiment
d'Asfeld, a eu le Regi-
ment de Barreaux, de Dra-
gons.
iLDIE
M de Grand Val, Lieutenant
Colonel du Regi-
ment de Dragons de Barreaux,
a eu un Brevet de
Colonel.
n
Mr de la Fosse, Lieutenant
Colonel du Regiment
de Dragons Dauphin, a eu
Aa
282 fournal du Siege, &c.
un Brevet de Colonel de
Dragons.
M le Comte de Beaujeu,
Lieutenant Colonel
du Regiment de Dragons
de M le Marquis de Gramont,
a eu un Brevet de
Colonel.
41
M des Rozeaux; Licu-
tenant Colonel du Regi-
ment de Dragons de Quélus,
a eu un Brevet de Colonel
mais les services qu'on luy
rend, a recompensé de cet-
te maniere les principaux
Officiers qui ont eu part à
la deffense de Namur.
M le Mareschal de
Bouflers a esté fait Duc &
Pair de France, avec vingt
mille livres de rente sur
l'Hoſtel de Ville de Paris,
pour ach. ter une Duché.
de Namur.
275
M de Guiscard, Lieu-
tenant General & Gouver-
neur de Namur, a eu ses
appointemens de Gouverneur
de Sedan, augmentez
de six mille livres, avec
douze mille francs de pen-
sion. On luy a donné le
Commandement des Pla-
ces de la Meuse, depuis
Sedan jusques à Dinant.
M de Megrigny, Ma-
reschal des Camps & Ar-
mées du Roy, & prémier
Ingenieur, a esté fait Lieu-
276 Fournal du Siege
tenant General. Il a eu six
mille livres de pension, &
a esté fait Commandeur de
S. Louis.
Mr de Saint Laurent
Colonel du Regiment de
Nice, & Brigadier d'In-
fanterie, a este fait Mares-
chal de Camp.
M le Comte de Lomont,
Brigadier d'Infanterie, &
Commandant dans Na-
mur, a este fait Mareschal
de Camp, & a eu le Comde
Namur. 277
mandement de Dunxerque.
M le Comte de Quélus,
Colonel de Dragons & Bri-
gadier, a esté fait Mares-
chal de Camp.
M le Marquis de Gra-
mont, Colonel de Dra-
gons & Brigadier, a esté
fait aussi Mareschal de
Camp.
M le Marquis de Sain-
te Hermine, Colonel de
Fournal du Siege
278
Dragons, a esté fait Brigadier.
Mle Comte de Nogent,
Colonel de Dragons du
Regiment du Roy, a esté
fait Brigadier de Dragons.
M le Comte de Horn,
Colonel de Cavalerie, a este
fait Brigadier.
M de Bragelone, Capi-
taine aux Gardes, a osté
fait Brigadier d'Infante-
rie.
de Namur. 279
M de Reignac ci de-
vant Commandant à Huy,
a esté fait Brigadier.
Mr de Princé, Lieutenant
Colonel du Regiment
Danphin, a esté fait Bri-
gadier d'Infanterie.
M Filley, Ingenieur, a
eu un Brevet de Brigadier
d'Infanterie.
Mr le Marquis de la
Chaise, Colonel du Re-
giment de Bugey, a eu le
280 Journal du Siege
Regiment de Beauvoisis.
Mr d'Entrague, Lieutenant
aux Gardes, a eu le
Regiment de Bugey.
Mr des Rouvilles, Ca-
pitaine au Regiment d'Infanterie
Dauphin, a eu le
Regiment de Hainaut
M de Maulevrier a eu
le Regiment d'Infanterie,
vacant par la mort de M.
de Maulevrier, son Frere.
de Namur. 281
Me des Aides, Lieute-
nant Colonel du Regiment
d'Asfeld, a eu le Regi-
ment de Barreaux, de Dra-
gons.
iLDIE
M de Grand Val, Lieutenant
Colonel du Regi-
ment de Dragons de Barreaux,
a eu un Brevet de
Colonel.
n
Mr de la Fosse, Lieutenant
Colonel du Regiment
de Dragons Dauphin, a eu
Aa
282 fournal du Siege, &c.
un Brevet de Colonel de
Dragons.
M le Comte de Beaujeu,
Lieutenant Colonel
du Regiment de Dragons
de M le Marquis de Gramont,
a eu un Brevet de
Colonel.
41
M des Rozeaux; Licu-
tenant Colonel du Regi-
ment de Dragons de Quélus,
a eu un Brevet de Colonel
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Résumé : « Le Roy qui n'oublie jamais les services qu'on luy [...] »
Le roi a récompensé les officiers ayant défendu Namur. Le maréchal de Bouflers a été nommé duc et pair de France, recevant une rente de vingt mille livres pour achever le duché de Namur. Monsieur de Guiscard, lieutenant général et gouverneur de Namur, a vu ses appointements augmentés de six mille livres et a reçu une pension de douze mille francs, ainsi que le commandement des places de la Meuse de Sedan à Dinant. Monsieur de Megrigny, maréchal des camps et armées du roi et premier ingénieur, a été nommé lieutenant général et a reçu une pension de six mille livres et le titre de Commandeur de Saint-Louis. Monsieur de Saint Laurent, colonel du régiment de Nice et brigadier d'infanterie, a été promu maréchal de camp. Le comte de Lomont, brigadier d'infanterie et commandant à Namur, a également été promu maréchal de camp et a reçu le commandement de Dunkerque. Les comtes de Quélus et de Gramon, colonels de dragons et brigadiers, ont été promus maréchaux de camp. Plusieurs autres officiers, dont les comtes de Sainte Hermine, de Nogent, de Horn, de Bragelonne, de Reignac et de Princé, ainsi que divers colonels et lieutenants colonels, ont également été promus ou ont reçu de nouvelles affectations.
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2
p. 81-84
PROVISIONS DONNÉES en Juin 1717.
Début :
Le premier du mois, le Brevet de Second Enseigne de la Premiere [...]
Mots clefs :
Mousquetaires, Brevet, Chevalier, Provisions, Charges, Gouverneur, Commissions, Cavalerie
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texteReconnaissance textuelle : PROVISIONS DONNÉES en Juin 1717.
PROVISIONS DONNE'ES
en Juin 1717.
Le premier du mois,le Brcvet
de Second Enseigne de'
la Premiere Compagnie des
Mousquetaires,a été accorde à
Mr le Chevalier du Creuzel ,
par la démission de Mr de la
Roque.
Idem. Le Brevet de Cornette
dans la premiere Compagnie des
Mousqnetaires,pour Mr le Comte
de Treville,vacante par la démission
de Mr le Chevalier dit
Creuzel.
Idem. Les Provisons de la
Charge de Gouverneur de Dax
& S. Sever ,Pays & Sénéchaussées
des Launes, pour Mr le Marquis
de Poyanne,par la démission
de MrleMarquis de Gassion.
Idem. Les Provisions de la
Charge de Gouverneur des Ville
Château & Viguerie de Sommieres,
pour le Sieur d'Harling,
Capitaine dès Gardes du Corps
de MADAME, Colonel du Régiment
de Guienne Infamerie,& Brigadier
des Armées du Roy, par
ledcccs du sieur de Monpezac.
Idem. Les Provisions de Viguier
des Ville & Viguerie de
Sommieres, pourle même.
Idem. Une Commission qui
donne Rang de Mestre de Camp
de Civallerie
,
à Mr du Bofcq
Aide-Major de la Premiere Compagnie
des Mousquetaires.
Idem. Deux autres Commissions
pour le Sieur de Peyrelongue
, Ayde
- Major de la Seconde
Compagnie des Mousquetaires,
& pour le Sieur
-
de Laniziere,
Ayde-Majorde ladite Seconde
Compagnie.
ide,,- Les Provisions de Gouverneur
des Ville & Château de
Vannes&Auray
, en faveur, de
Mr le Comte deLannion
, Baron
&Pair de Bretagne, Vicomte de
Rennes, Marquis de Pinay, Brigadier
des Armées du Roy, &
Colonel du Régiment de Xaintonge
; cette Chargeétant vacante
par le décés de Mr le Marquis de
Lannion son père.
Juem. Les Provisions de la Char
r- de Gouverneur des Ville &
Château de Saint Malo, pour.M:
le Marquis de Coetquen, par le
décés de Mrle Marquis de La
nion. |
Le 5e, une Commission.
donne rang de Mestre de C deCavallerie
, au Sieur Dusort
Ayde-Major de la Premiere Compagnie
des Mousquetaires.
Le 7e. les Provisionsen survis
vance, sur la nomination deM
le Duc d'Orléans, de la Chargé
de Gouverneur des Ville & Duché
de Nemours, en faveur de
Mr de Monliart dont le pere cft
actuellement pourvu. -
Le 14. les Provisions de la*
Charge de Gouverneur de l'Isle
d'Oüessant, pour Mr Je Comtedela
Sauldraye de Nizon
,
sur la
nomination de MdUc de Rieux,
comme Dame & Marquise de
ladite Isle.
en Juin 1717.
Le premier du mois,le Brcvet
de Second Enseigne de'
la Premiere Compagnie des
Mousquetaires,a été accorde à
Mr le Chevalier du Creuzel ,
par la démission de Mr de la
Roque.
Idem. Le Brevet de Cornette
dans la premiere Compagnie des
Mousqnetaires,pour Mr le Comte
de Treville,vacante par la démission
de Mr le Chevalier dit
Creuzel.
Idem. Les Provisons de la
Charge de Gouverneur de Dax
& S. Sever ,Pays & Sénéchaussées
des Launes, pour Mr le Marquis
de Poyanne,par la démission
de MrleMarquis de Gassion.
Idem. Les Provisions de la
Charge de Gouverneur des Ville
Château & Viguerie de Sommieres,
pour le Sieur d'Harling,
Capitaine dès Gardes du Corps
de MADAME, Colonel du Régiment
de Guienne Infamerie,& Brigadier
des Armées du Roy, par
ledcccs du sieur de Monpezac.
Idem. Les Provisions de Viguier
des Ville & Viguerie de
Sommieres, pourle même.
Idem. Une Commission qui
donne Rang de Mestre de Camp
de Civallerie
,
à Mr du Bofcq
Aide-Major de la Premiere Compagnie
des Mousquetaires.
Idem. Deux autres Commissions
pour le Sieur de Peyrelongue
, Ayde
- Major de la Seconde
Compagnie des Mousquetaires,
& pour le Sieur
-
de Laniziere,
Ayde-Majorde ladite Seconde
Compagnie.
ide,,- Les Provisions de Gouverneur
des Ville & Château de
Vannes&Auray
, en faveur, de
Mr le Comte deLannion
, Baron
&Pair de Bretagne, Vicomte de
Rennes, Marquis de Pinay, Brigadier
des Armées du Roy, &
Colonel du Régiment de Xaintonge
; cette Chargeétant vacante
par le décés de Mr le Marquis de
Lannion son père.
Juem. Les Provisions de la Char
r- de Gouverneur des Ville &
Château de Saint Malo, pour.M:
le Marquis de Coetquen, par le
décés de Mrle Marquis de La
nion. |
Le 5e, une Commission.
donne rang de Mestre de C deCavallerie
, au Sieur Dusort
Ayde-Major de la Premiere Compagnie
des Mousquetaires.
Le 7e. les Provisionsen survis
vance, sur la nomination deM
le Duc d'Orléans, de la Chargé
de Gouverneur des Ville & Duché
de Nemours, en faveur de
Mr de Monliart dont le pere cft
actuellement pourvu. -
Le 14. les Provisions de la*
Charge de Gouverneur de l'Isle
d'Oüessant, pour Mr Je Comtedela
Sauldraye de Nizon
,
sur la
nomination de MdUc de Rieux,
comme Dame & Marquise de
ladite Isle.
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Résumé : PROVISIONS DONNÉES en Juin 1717.
En juin 1717, plusieurs nominations et promotions ont eu lieu. Le 1er juin, le Chevalier du Creuzel a été nommé second enseigne de la première compagnie des Mousquetaires, remplaçant Monsieur de la Roque. Le Comte de Treville a obtenu le poste de cornette dans la même compagnie, vacant après la démission du Chevalier du Creuzel. Le Marquis de Poyanne a été désigné gouverneur de Dax et Saint-Sever, succédant au Marquis de Gassion. Le Sieur d'Harling a reçu les charges de gouverneur et de viguier de Sommières, après le décès du sieur de Monpezat. Monsieur du Bocq, aide-major des Mousquetaires, a été nommé maître de camp de cavalerie. Les sieurs de Peyrelongue et de Lanizière, aides-majors de la seconde compagnie des Mousquetaires, ont également reçu des commissions. Le Comte de Lannion a été nommé gouverneur de Vannes et Auray, succédant à son père, le Marquis de Lannion. Le Marquis de Coëtquen a obtenu la charge de gouverneur de Saint-Malo, après le décès du Marquis de Lannion. Le 5 juin, le sieur Dusort a été nommé maître de camp de cavalerie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 178-183
Avis trés utile au Public.
Début :
Etant du Ressort du Mercure d'annoncer au Public les Etablissemens qui se [...]
Mots clefs :
Bureau d'adresse, Ouverture, Établissement, Officier, Plan, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Brevet, Réputation, Mémoire, Société, Liste
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texteReconnaissance textuelle : Avis trés utile au Public.
Avis trés vtile an Public .
Etant du Reffort du Mercure d'annoncer
au Public les Etabliſſemens qui
ſe font dans Paris à l'avantage de
la Societé Civile , on aprendra ſans
doute avec plaifir , que le Bureau
général privilégié , d'adreſſe & de
rencontre , doit s'ouvrir inceflamment
dans la rue S. Sauveur.
Quiconque a lû les Eſſais de Montagne
, aura pú obferuer an Chapitre
du déffant de nos Polices , le premier
DE SEPTEMBRE. 179
projet de cet Etabliſſement si néceſſaire
atout Etat. Feu mon Pere ( dit - il )
homme pour n'être aidé que de l'Expérience&
du Naturel,d'unJugement bien.
net , m'a dit autrefois qu'il avoit défire
mettre en train , qu'ily eut és Villes
certain lieu désigné auquel ceux qui
auroient beſoin de quelque chose , se
púſſent rendre ou adreſſer &faire enrégistrer
leur affaire à un Officier établi
pour cet effet. Comme je cherche àvendre
des Perles , je cherche des Perles à
vendre. Tel s'engniert d'un Serviteur
de telle qualité , tel d'un maître , tel
demande un Ouvrier. Qui ceci , qui ce'a
chacun felon fon beſoin : Cesemble que
ce moyen de nous entr'avertir aporteroit
non légere commoditè au Commerce
public ; carà tous coups , ily ades conditions
qui s'entre-cherchent , &pourne
s'entre- entendre , laiſſent les honneurs
en extréme nécessité.
le
,
Voilàproprement le Texte ſur lequel
Plande ce Bureau a été dreſſé : 11
parut fi utile aprés ſon Etabliſſement
que les Rois Henry IV Louis
XIII , & Louis XIV , lui ont toujours
eſté favorables :Les Brevets&les
Priviléges qu'ils lui ont accordé &qui
180 LE MERCURE
viennent d'être renouvellé par Louis
Quinze, en font des preuves inconteſtables.
En effe , pour peu qu'on y faſſe
attention , on fera obligé de reconnoître
qu'il y a peu d'Etabliſſemens qui:
doivent être plus unanimement aprouvés
que celui- ci . Comme les hommes
ont naturellement beſoin les uns des
autres , il arrive tous les jours & prefqu'à
tout moment , que les uns recherchentunechoſe
dont les autres ſeroient
bien-aiſesde fe deffaire , & qu'au contraire
les uns veulent ſe débaraffer
de certains effets dont d'autres défi.
reroient de s'accommoder. Ce quipeut
donc être le plus utile dans le commerce
de la vie , c'eſt que chacun de ceux
qui voudroient vendre quelques meubles
ou immeubles , ſçût à point nommé
quelles, font les perſonnes qui en
auroient beſoin , & que pareillement
ceux qui ſouhaiteroient s'accommoder
d'autres chofes , fuflent instruits d'un
lieu afſuré où ils pourroient s'adreſſer ;
Voilà ce qui a donné occaſion à l'établiſſement
d'un Bureau- Général d'adreflè
& de rencontre , auquel ce nom
n'a eftè impofé que parce que tout le
monde pouvant toujours s'y adreffer ,
chacun
DE SEPTEMBRE. 18
chacun y peut rencontrer ce qu'il chercheroit
vainement ailleurs .
Ce Bureau eſtoit autrefois ſi fréquenté,
qu'un ancien Mémoire du tems
de Louis XIII. fait mentionde cinq
Cordons Bleux qui s'y trouvérent en
même tems pour leur utilité particuliere
: On y remarque que ce Prince
aprés pluſieurs recherches inutiles, pour
découvrir un cheval de poil Iſabelle
qui pût aſſortir à unde ceux qui traînoient
ſon petit caroſſe , ût recours
au Bureau d'adreſſe qui luy en indiqua
un ; c'eſt ce qui engagea Louis XIII .
à lire les liſtes du Bureau , & cette lecture
a ſouvent mis en place des perfonnes
qui n'eſtoient redevables de leurs
Emplois qu'à cet établiſſinent.
La réputation de ce Bureau continua
d'eſtre en honneur juſqu'à la mort de
celui qui par ſon intelligence luy avoit
donné tant de credit; mais, depuis cette
époque & particulierement dans ces
derniers temps , cetOuvrage qui avoit
coûré tant de ſoins , eſt tombé dans
une eſpece d'oubli , faute de Sujets
capables d'en entretenir lebon ordre.
Heureuſement , les fondemens qui en
eſtoient ſolides n'ont pas û le même
Septembre 1717.
182 LÉ MERCURE
fort ; c'eſt ſur ces mêmes fondemens
qu'aujourd'hui des perſonnes zélées
Pour le bien public, travaillent à le remettre
dans ſon premier étar.
Il ſera encore plus aiſé de juger de fon,
utilité& des avantages qui enreviendront;
ſi on met ſous les yeux toutes.
les parties qui y ont du raport.
Chacun aura la liberté de s'adreſſer
au Bureau général pour tout ce qu'on a
droit de vendre , emprunter , troquer ,
acheter , loüer , comme maiſons de la
Ville ou de la Campagne,Terres,Héritages,
Charges , Fonds, Rentes ,Baux ,
Fermes générales ou particulières, Bois
à tailler , pêhes , chaſſe,fruits , vins,
meubles , hardes , équipages , livres
rares , manufcrits , tableaux , bijoux ,
àParis ou en Province.
Pour cet effet on recevra dans ce
Bureau , tous Mémoires & toutes propoſitions
raisonnables , foit en offrant
ou en demandant , comme auſſi toutes
fortes d'offres , de marchez , commiffions
à faire , fournitures à entreprendre
, avis de l'arrivée & du départ des
Vaiſſeaux , &c. avec l'état des marchandiſes
qu'ils apportent ou de celles
dont ils ont beſoin , comme aufficeux
DE SEPTEMBRE.
183
qui defirent eſtre employé dans quelque
état , art , profeſſion ou condition
que ce puiſſe eſtre.
Enfin , on peut s'adreſſfer dans ce
Bureau univerſel,pour toutes les chofes
licites & permiſes qui entrent dans le
Commerce général de la Societé civile,
&pour tout ce qui regarde les néceffires
de
de la vie; afin que par cet innocent
moyen, chacun puifle y rencontrer facilement
à point nommé & à choix , tout
ce qu'il défire , & que par-là, il foit
promprement foulage dans ſes affaires
&aidédans ſes plus preſſans beſoins.
L'on distribuëra joumellement une
brochure, ſous le titre de Liite univerſelledu
Bureau général d'adreſſe de France,
contenant les propofitions & deamande,
avec l'état de tout cequi aura été enregiſtré
aud. Bureau ; dans laquelle Liſte
il ne fera nommé perſonne : Er pour
les affaires qui doivent eſtre traitées
en particulier , elles reſteront dans un
Regiltre ſecret.
Etant du Reffort du Mercure d'annoncer
au Public les Etabliſſemens qui
ſe font dans Paris à l'avantage de
la Societé Civile , on aprendra ſans
doute avec plaifir , que le Bureau
général privilégié , d'adreſſe & de
rencontre , doit s'ouvrir inceflamment
dans la rue S. Sauveur.
Quiconque a lû les Eſſais de Montagne
, aura pú obferuer an Chapitre
du déffant de nos Polices , le premier
DE SEPTEMBRE. 179
projet de cet Etabliſſement si néceſſaire
atout Etat. Feu mon Pere ( dit - il )
homme pour n'être aidé que de l'Expérience&
du Naturel,d'unJugement bien.
net , m'a dit autrefois qu'il avoit défire
mettre en train , qu'ily eut és Villes
certain lieu désigné auquel ceux qui
auroient beſoin de quelque chose , se
púſſent rendre ou adreſſer &faire enrégistrer
leur affaire à un Officier établi
pour cet effet. Comme je cherche àvendre
des Perles , je cherche des Perles à
vendre. Tel s'engniert d'un Serviteur
de telle qualité , tel d'un maître , tel
demande un Ouvrier. Qui ceci , qui ce'a
chacun felon fon beſoin : Cesemble que
ce moyen de nous entr'avertir aporteroit
non légere commoditè au Commerce
public ; carà tous coups , ily ades conditions
qui s'entre-cherchent , &pourne
s'entre- entendre , laiſſent les honneurs
en extréme nécessité.
le
,
Voilàproprement le Texte ſur lequel
Plande ce Bureau a été dreſſé : 11
parut fi utile aprés ſon Etabliſſement
que les Rois Henry IV Louis
XIII , & Louis XIV , lui ont toujours
eſté favorables :Les Brevets&les
Priviléges qu'ils lui ont accordé &qui
180 LE MERCURE
viennent d'être renouvellé par Louis
Quinze, en font des preuves inconteſtables.
En effe , pour peu qu'on y faſſe
attention , on fera obligé de reconnoître
qu'il y a peu d'Etabliſſemens qui:
doivent être plus unanimement aprouvés
que celui- ci . Comme les hommes
ont naturellement beſoin les uns des
autres , il arrive tous les jours & prefqu'à
tout moment , que les uns recherchentunechoſe
dont les autres ſeroient
bien-aiſesde fe deffaire , & qu'au contraire
les uns veulent ſe débaraffer
de certains effets dont d'autres défi.
reroient de s'accommoder. Ce quipeut
donc être le plus utile dans le commerce
de la vie , c'eſt que chacun de ceux
qui voudroient vendre quelques meubles
ou immeubles , ſçût à point nommé
quelles, font les perſonnes qui en
auroient beſoin , & que pareillement
ceux qui ſouhaiteroient s'accommoder
d'autres chofes , fuflent instruits d'un
lieu afſuré où ils pourroient s'adreſſer ;
Voilà ce qui a donné occaſion à l'établiſſement
d'un Bureau- Général d'adreflè
& de rencontre , auquel ce nom
n'a eftè impofé que parce que tout le
monde pouvant toujours s'y adreffer ,
chacun
DE SEPTEMBRE. 18
chacun y peut rencontrer ce qu'il chercheroit
vainement ailleurs .
Ce Bureau eſtoit autrefois ſi fréquenté,
qu'un ancien Mémoire du tems
de Louis XIII. fait mentionde cinq
Cordons Bleux qui s'y trouvérent en
même tems pour leur utilité particuliere
: On y remarque que ce Prince
aprés pluſieurs recherches inutiles, pour
découvrir un cheval de poil Iſabelle
qui pût aſſortir à unde ceux qui traînoient
ſon petit caroſſe , ût recours
au Bureau d'adreſſe qui luy en indiqua
un ; c'eſt ce qui engagea Louis XIII .
à lire les liſtes du Bureau , & cette lecture
a ſouvent mis en place des perfonnes
qui n'eſtoient redevables de leurs
Emplois qu'à cet établiſſinent.
La réputation de ce Bureau continua
d'eſtre en honneur juſqu'à la mort de
celui qui par ſon intelligence luy avoit
donné tant de credit; mais, depuis cette
époque & particulierement dans ces
derniers temps , cetOuvrage qui avoit
coûré tant de ſoins , eſt tombé dans
une eſpece d'oubli , faute de Sujets
capables d'en entretenir lebon ordre.
Heureuſement , les fondemens qui en
eſtoient ſolides n'ont pas û le même
Septembre 1717.
182 LÉ MERCURE
fort ; c'eſt ſur ces mêmes fondemens
qu'aujourd'hui des perſonnes zélées
Pour le bien public, travaillent à le remettre
dans ſon premier étar.
Il ſera encore plus aiſé de juger de fon,
utilité& des avantages qui enreviendront;
ſi on met ſous les yeux toutes.
les parties qui y ont du raport.
Chacun aura la liberté de s'adreſſer
au Bureau général pour tout ce qu'on a
droit de vendre , emprunter , troquer ,
acheter , loüer , comme maiſons de la
Ville ou de la Campagne,Terres,Héritages,
Charges , Fonds, Rentes ,Baux ,
Fermes générales ou particulières, Bois
à tailler , pêhes , chaſſe,fruits , vins,
meubles , hardes , équipages , livres
rares , manufcrits , tableaux , bijoux ,
àParis ou en Province.
Pour cet effet on recevra dans ce
Bureau , tous Mémoires & toutes propoſitions
raisonnables , foit en offrant
ou en demandant , comme auſſi toutes
fortes d'offres , de marchez , commiffions
à faire , fournitures à entreprendre
, avis de l'arrivée & du départ des
Vaiſſeaux , &c. avec l'état des marchandiſes
qu'ils apportent ou de celles
dont ils ont beſoin , comme aufficeux
DE SEPTEMBRE.
183
qui defirent eſtre employé dans quelque
état , art , profeſſion ou condition
que ce puiſſe eſtre.
Enfin , on peut s'adreſſfer dans ce
Bureau univerſel,pour toutes les chofes
licites & permiſes qui entrent dans le
Commerce général de la Societé civile,
&pour tout ce qui regarde les néceffires
de
de la vie; afin que par cet innocent
moyen, chacun puifle y rencontrer facilement
à point nommé & à choix , tout
ce qu'il défire , & que par-là, il foit
promprement foulage dans ſes affaires
&aidédans ſes plus preſſans beſoins.
L'on distribuëra joumellement une
brochure, ſous le titre de Liite univerſelledu
Bureau général d'adreſſe de France,
contenant les propofitions & deamande,
avec l'état de tout cequi aura été enregiſtré
aud. Bureau ; dans laquelle Liſte
il ne fera nommé perſonne : Er pour
les affaires qui doivent eſtre traitées
en particulier , elles reſteront dans un
Regiltre ſecret.
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Résumé : Avis trés utile au Public.
Un nouveau Bureau général privilégié d'adresse et de rencontre ouvrira prochainement dans la rue Saint-Sauveur à Paris. Ce bureau, inspiré par les écrits de Montaigne, facilite les échanges et transactions entre individus ayant des besoins complémentaires. Il permet aux personnes de vendre ou acheter divers biens tels que des meubles, immeubles, charges, fonds, rentes, etc. Le bureau accepte également des mémoires et propositions pour des offres, demandes, commissions et fournitures diverses. Historiquement, ce bureau a bénéficié du soutien des rois Henri IV, Louis XIII et Louis XIV, et ses privilèges ont été renouvelés par Louis XV. Autrefois très fréquenté, il aidait les gens à trouver des emplois ou des biens spécifiques. Après une période d'oubli, des personnes zélées travaillent à le rétablir. Le bureau offre une plateforme pour toutes les transactions licites et nécessaires à la vie civile, facilitant ainsi les échanges et répondant aux besoins urgents des individus. Une brochure intitulée 'Liste universelle du Bureau général d'adresse de France' sera distribuée pour répertorier les propositions et demandes enregistrées.
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4
s. p.
PRIVILEGE DU ROY.
Début :
LOUIS, par la grace de Dieu, Roi de France & [...]
Mots clefs :
France, Brevet, Chevalier, Avenir, Ordre militaire de Saint Louis, Ouvrage, Lettres de Privilège, Examinateur , Obéissance, Exemplaires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROY.
LIBRABYRIVILEGE
$
35165
ASTOR, LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS
1005
-
DU RO r.
•
>
LOUTS ,par la race de Dieu , Roi de France & de Navarre à nos Amez & Feaux Confeillers , les
Gens tenans nos Cours de Parlement , Maitres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Grand - Confeil
Baillifs , Senéchaux , leurs Lieutenans Civils , & autres
nos Officiers & Jufticiers qu'il appartiendra, SA--
LUT : l'applaudiffement que reçoit le MERCURE DE
FRANCE , Cy devant appellé le Mercure Galant
compofé depuis l'année 1672. par le fieur de Vifé , &
autres Auteurs , nous fait croire que le fieur Dufreni
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne convient
pas que le Public foit à l'avenir privé d'un ou
vrage auffi utile qu'a réable , tant à nos fujets qu'aux
étrangers ; c'eft dans cette vûë que bien informé des
talens , & de la fageffe du fieur ANTOINE DE LA ROQUE ,
Ecuyer , ancien Gendarme dans la Compagnie des
Gendarmes de notre Garde ordinaire , & Chevalier
de nôtre Ordre Militaire de Saint Louis ; nous l'avons
choisi pour compoſer à l'avenir exclufivement à tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de MERCURE DE
FRANCE , & nous lui en avons à cet effet accordé nôtre
Brevet le 17. Octobre dernier , pour l'execution du.
quel ledit fieur de la Roque nous a fait fupplier de
lui accorder nos Lettres de Privilege fur ce neceffai.
res :A CES CAUSES , conformément audit Brevet , Nous
lui avons permis & permettons par ces Prefentes de
compofer & donner au Public à l'avenir tous les mois ,
à lui feul exclufivement , ledit Mercure de France, qu'il
pourra faire imprimer en tel volume , forme , marge ,
caractere , conjointement , ou ſeparement , & autant
de fois que bon lui femblera , chaque mois , & de le
faire vendre & débiter par tout nôtre Royaume, & ce
pendant le temps de douze années confecutives , à
compter du jour de la datze des Prefentes ; à condi
tion neanmoins que chaque volume portera fon Approbation
expreffè de l'Examinateur , qui aura été com.
9
9
9
mis à cet effet. Faifons défenfes à toutes fortes de
perfonnes , de quelques qualitéz & conditions qu'elles
foient , d'en introduire d'inpreilions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéi fance , comme auffi à tous
Libraires , Imprimeurs , Graveurs , & autres d'inprimer
, faireimprimer , graver , vendre , faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, ou planches , en tout
ou en parce , ni d'en faire aucun Extrait , fous quel
que prétexte que ce foit , d'augmenta ion corrections
, changement de titre , ou autrement fans la
permiffion expreffe & par écrit de l'Expofant , ou de
ceux qui auront droit de lui ; le tout à peine de confifcation
des exemplaires contrefaits , de 6000. livres
d'amende , payables fans déport par chacun des contrevenans
, dont un ciers à Nous , un tiers à l'Hôtel-
Dieu de Paris , l'autre tiers à l'Expofant , ou à ceux
q i auront droit de lui , & de tous dépens ,
dommages
& interefts ; à la charge que ces Prefentes feront
enregistrées tout au long fur le Regiftre de la Communauté
des Libraires & Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de la datte d'icelles ; que l'impretion
de ce Livre fera faite dans notre Royaume , & non
ailleurs , en fin papier , & en beau caractere , conformément
aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant
de l'expofer en vente , le manufcrit ou imprimé qui
aura fervi de copie à l'impreflion dudit Livre fora
remis dans le même état où les Approbacions y au❤
ront été données , ès mains de nôtre très-cher &
Feal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le
fieur FLEURIAU D'ARM NON VILLA, Commandeur de nos
ordres , & qu'il en fera enfuite remis deux Exemplai.
res de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , & un dans
celle de notredit très- cher & feal Chevalier , Garde
des Sceaux de France ; le tout à peine de nullité des
Prefentes , du contenu deſquelles Vous enjoignons de
faire jouir ledit Expofant , ou fes ayans caufe pleinement
& paifiblement , fans fouffrir qu'il leur foit fait
aucuns troubles & empêche nens , & à cet effet nous
avons revoqué & revoquons tous autres Privileges
qui pourroient avoir été donnez cy -devant à d'autres
qu'audit Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commence nent ou
à la fin dudit Livre foit tenue pour dúëment fignifiée ,
& qu'aux copies collationnées par l'un de nos Amez
& Feaux Confeillers. Secretaires, foy ſoit ajoûtée, &c.
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ASTOR, LENOX AND
TILDEN FOUNDATIONS
1005
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DU RO r.
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LOUTS ,par la race de Dieu , Roi de France & de Navarre à nos Amez & Feaux Confeillers , les
Gens tenans nos Cours de Parlement , Maitres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Grand - Confeil
Baillifs , Senéchaux , leurs Lieutenans Civils , & autres
nos Officiers & Jufticiers qu'il appartiendra, SA--
LUT : l'applaudiffement que reçoit le MERCURE DE
FRANCE , Cy devant appellé le Mercure Galant
compofé depuis l'année 1672. par le fieur de Vifé , &
autres Auteurs , nous fait croire que le fieur Dufreni
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne convient
pas que le Public foit à l'avenir privé d'un ou
vrage auffi utile qu'a réable , tant à nos fujets qu'aux
étrangers ; c'eft dans cette vûë que bien informé des
talens , & de la fageffe du fieur ANTOINE DE LA ROQUE ,
Ecuyer , ancien Gendarme dans la Compagnie des
Gendarmes de notre Garde ordinaire , & Chevalier
de nôtre Ordre Militaire de Saint Louis ; nous l'avons
choisi pour compoſer à l'avenir exclufivement à tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de MERCURE DE
FRANCE , & nous lui en avons à cet effet accordé nôtre
Brevet le 17. Octobre dernier , pour l'execution du.
quel ledit fieur de la Roque nous a fait fupplier de
lui accorder nos Lettres de Privilege fur ce neceffai.
res :A CES CAUSES , conformément audit Brevet , Nous
lui avons permis & permettons par ces Prefentes de
compofer & donner au Public à l'avenir tous les mois ,
à lui feul exclufivement , ledit Mercure de France, qu'il
pourra faire imprimer en tel volume , forme , marge ,
caractere , conjointement , ou ſeparement , & autant
de fois que bon lui femblera , chaque mois , & de le
faire vendre & débiter par tout nôtre Royaume, & ce
pendant le temps de douze années confecutives , à
compter du jour de la datze des Prefentes ; à condi
tion neanmoins que chaque volume portera fon Approbation
expreffè de l'Examinateur , qui aura été com.
9
9
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mis à cet effet. Faifons défenfes à toutes fortes de
perfonnes , de quelques qualitéz & conditions qu'elles
foient , d'en introduire d'inpreilions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéi fance , comme auffi à tous
Libraires , Imprimeurs , Graveurs , & autres d'inprimer
, faireimprimer , graver , vendre , faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, ou planches , en tout
ou en parce , ni d'en faire aucun Extrait , fous quel
que prétexte que ce foit , d'augmenta ion corrections
, changement de titre , ou autrement fans la
permiffion expreffe & par écrit de l'Expofant , ou de
ceux qui auront droit de lui ; le tout à peine de confifcation
des exemplaires contrefaits , de 6000. livres
d'amende , payables fans déport par chacun des contrevenans
, dont un ciers à Nous , un tiers à l'Hôtel-
Dieu de Paris , l'autre tiers à l'Expofant , ou à ceux
q i auront droit de lui , & de tous dépens ,
dommages
& interefts ; à la charge que ces Prefentes feront
enregistrées tout au long fur le Regiftre de la Communauté
des Libraires & Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de la datte d'icelles ; que l'impretion
de ce Livre fera faite dans notre Royaume , & non
ailleurs , en fin papier , & en beau caractere , conformément
aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant
de l'expofer en vente , le manufcrit ou imprimé qui
aura fervi de copie à l'impreflion dudit Livre fora
remis dans le même état où les Approbacions y au❤
ront été données , ès mains de nôtre très-cher &
Feal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le
fieur FLEURIAU D'ARM NON VILLA, Commandeur de nos
ordres , & qu'il en fera enfuite remis deux Exemplai.
res de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , & un dans
celle de notredit très- cher & feal Chevalier , Garde
des Sceaux de France ; le tout à peine de nullité des
Prefentes , du contenu deſquelles Vous enjoignons de
faire jouir ledit Expofant , ou fes ayans caufe pleinement
& paifiblement , fans fouffrir qu'il leur foit fait
aucuns troubles & empêche nens , & à cet effet nous
avons revoqué & revoquons tous autres Privileges
qui pourroient avoir été donnez cy -devant à d'autres
qu'audit Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commence nent ou
à la fin dudit Livre foit tenue pour dúëment fignifiée ,
& qu'aux copies collationnées par l'un de nos Amez
& Feaux Confeillers. Secretaires, foy ſoit ajoûtée, &c.
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Résumé : PRIVILEGE DU ROY.
Le document est un privilège royal émanant du roi de France et de Navarre, accordant la publication exclusive du 'Mercure de France'. Le roi reconnaît la valeur de cet ouvrage, initialement composé par le sieur de Visé et d'autres auteurs depuis 1672. À la suite du décès du titulaire du dernier brevet, le roi désigne le sieur Antoine de La Roque, écuyer et chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis, pour composer et publier le 'Mercure de France'. Ce privilège accorde à La Roque le droit exclusif de composer et de publier cet ouvrage mensuellement pour une durée de douze années consécutives. Chaque volume doit obtenir l'approbation expresse de l'examinateur. Le document interdit à toute personne d'imprimer, vendre ou contrefaire le livre sans autorisation, sous peine de confiscation et d'amende. Le privilège doit être enregistré auprès de la communauté des libraires et imprimeurs de Paris, et l'impression doit se faire dans le royaume, en respectant les règlements de la librairie. Deux exemplaires de chaque volume doivent être remis à la bibliothèque publique, au château du Louvre, et au Garde des Sceaux de France.
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5
p. 760-762
Brevet pour l'Eau sans pareille, & vertus.
Début :
PERMIS par la commission et vertu des Arrêts du Conseil [...]
Mots clefs :
Brevet, Sel spécifique, Médecine, Maux de tête, Apoplexie, Colique, Remèdes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Brevet pour l'Eau sans pareille, & vertus.
Brevet pour l'Eaufans pareille , & vertus.
Parrêts du Conseil d'Etat du Roi , du 3. Juil-
ERMIS par la commission et vertu des
inlet
, et 25. Octobre 1728. au Sieur Roussier ,
venteur de l'Eau sans pareille en 1717. de continuer
de la vendre et distribuer , tant dans Paris
que dans tout le Royaume , avec défenses à qui
que ce soit de la composer et contrefaire , excep-
MM. les Apotiquaires , vendre et débiter sous
ledit
AVRIL. 1731 761
ledit nom , à peine de cinq cens livres d'amende
conformément ausdits Arrêts et audit Sieur
Roussier de vendre et distribuer , sous la même
amende , d'autres remedes. DONNE' à Paris au
Château des Thuilleries , MM. les Commissaires
assemblez , ce zz. jour d'Octobre 1729. Signé ,
DODART , &c.
Elle guérit les maux de tête , vapeurs , migra
ne , et étourdissemens , en s'en frottant les deux
mains et les portant au nez , pour la respirer , et
ne point ôter les mains tant qu'il y aura de la
force.
Pour l'apoplexie , il en faut boire plein une
cuilliere à caffé , pure.
Pour la colique , vents dans l'estomach , indigestions
, et points de côté , il faut mettre deux
doigts d'eau commune dans un verre , et quinze
de cette Eau , et boire le tout mêlé en- gouttes
semble.
Pour le mal de mere , avaler huit gouttes de
cette Eau dans une cuilliere à bouche pleine d'eau
commune.
>
Pour le mal des yeux , il s'en faut frotter les
mains et les
devant les yeux , en les ou- porter
vrant , pour en recevoir l'esprit , et ne point ôter
les mains tant qu'il y aura de la force ; et en cas
de fluxion , il en faut mettre le même nombre de
huit gouttes dans deux doigts d'eau commune, et
la laver le soir et le matin avec un linge blanc.
La rougeur et les fluxions s'en iront en en mettant
le matin en se levant , et le soir à la fin du
jour.
Pour les vûës couvertes et troubles , et pour
les
yeux larmoyans , l'on s'en servira de même.comme
il est dit ci - dessus , dans les deux mains ; cela
éclaicira la vûë sur le champ , et la fortifiera.
Et pour le mal de dents , il en faut frotter les
gencives
762 MERCURE DE FRANCE
1
·
gencives en dedans et en dehors ; et en cas qu'elles
soient creuses , imbiber un linge pour mettredessus.
Le Sieur ROUSSIER demeure à Paris , ruë
Jean- Saint-Denys , à l'image Sainte Genevieve ,
prochè le Palais Royal.
Il y a des Bouteilles depuis dix fols juſqu'à
vingt livres la pinte.
Le Sieur LESCURE , Chirurgien Major des
Gardes du Corps de la Reine d'Espagne , IL
Douairiere , donne avis au Public , qu'il continue
de distribuer , avec beaucoup de succez , un
Sel specifique pour la guerison des maladies convulsives
, vapeurs , épilepsie , ou mal caduc , paralisie
, &c. ce remede fort facile à prendre
est souverain pour toutes les maladies qui attaquent
le genre nerveux ; son action est fort dou
ce , il conserve toûjours sa vertu , et peut se
transporter par tout , il donne un imprimé où il
est expliqué la maniere de s'en servir.
› Le Sieur Lescure demeure rue du jour à
Pimage S. Louis , vis - à- vis le grand portail
de S. Eustache ; il prie ceux qui lui écriront de
Province , d'avoir soin d'afranchir leurs lettres.
Parrêts du Conseil d'Etat du Roi , du 3. Juil-
ERMIS par la commission et vertu des
inlet
, et 25. Octobre 1728. au Sieur Roussier ,
venteur de l'Eau sans pareille en 1717. de continuer
de la vendre et distribuer , tant dans Paris
que dans tout le Royaume , avec défenses à qui
que ce soit de la composer et contrefaire , excep-
MM. les Apotiquaires , vendre et débiter sous
ledit
AVRIL. 1731 761
ledit nom , à peine de cinq cens livres d'amende
conformément ausdits Arrêts et audit Sieur
Roussier de vendre et distribuer , sous la même
amende , d'autres remedes. DONNE' à Paris au
Château des Thuilleries , MM. les Commissaires
assemblez , ce zz. jour d'Octobre 1729. Signé ,
DODART , &c.
Elle guérit les maux de tête , vapeurs , migra
ne , et étourdissemens , en s'en frottant les deux
mains et les portant au nez , pour la respirer , et
ne point ôter les mains tant qu'il y aura de la
force.
Pour l'apoplexie , il en faut boire plein une
cuilliere à caffé , pure.
Pour la colique , vents dans l'estomach , indigestions
, et points de côté , il faut mettre deux
doigts d'eau commune dans un verre , et quinze
de cette Eau , et boire le tout mêlé en- gouttes
semble.
Pour le mal de mere , avaler huit gouttes de
cette Eau dans une cuilliere à bouche pleine d'eau
commune.
>
Pour le mal des yeux , il s'en faut frotter les
mains et les
devant les yeux , en les ou- porter
vrant , pour en recevoir l'esprit , et ne point ôter
les mains tant qu'il y aura de la force ; et en cas
de fluxion , il en faut mettre le même nombre de
huit gouttes dans deux doigts d'eau commune, et
la laver le soir et le matin avec un linge blanc.
La rougeur et les fluxions s'en iront en en mettant
le matin en se levant , et le soir à la fin du
jour.
Pour les vûës couvertes et troubles , et pour
les
yeux larmoyans , l'on s'en servira de même.comme
il est dit ci - dessus , dans les deux mains ; cela
éclaicira la vûë sur le champ , et la fortifiera.
Et pour le mal de dents , il en faut frotter les
gencives
762 MERCURE DE FRANCE
1
·
gencives en dedans et en dehors ; et en cas qu'elles
soient creuses , imbiber un linge pour mettredessus.
Le Sieur ROUSSIER demeure à Paris , ruë
Jean- Saint-Denys , à l'image Sainte Genevieve ,
prochè le Palais Royal.
Il y a des Bouteilles depuis dix fols juſqu'à
vingt livres la pinte.
Le Sieur LESCURE , Chirurgien Major des
Gardes du Corps de la Reine d'Espagne , IL
Douairiere , donne avis au Public , qu'il continue
de distribuer , avec beaucoup de succez , un
Sel specifique pour la guerison des maladies convulsives
, vapeurs , épilepsie , ou mal caduc , paralisie
, &c. ce remede fort facile à prendre
est souverain pour toutes les maladies qui attaquent
le genre nerveux ; son action est fort dou
ce , il conserve toûjours sa vertu , et peut se
transporter par tout , il donne un imprimé où il
est expliqué la maniere de s'en servir.
› Le Sieur Lescure demeure rue du jour à
Pimage S. Louis , vis - à- vis le grand portail
de S. Eustache ; il prie ceux qui lui écriront de
Province , d'avoir soin d'afranchir leurs lettres.
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Résumé : Brevet pour l'Eau sans pareille, & vertus.
Le texte décrit deux brevets pour des remèdes médicaux. Le premier brevet, accordé au Sieur Roussier, concerne l'« Eau sans pareille », inventée en 1717. Par des arrêts du Conseil d'État du Roi des 3 juillet et 25 octobre 1728, Roussier obtient le droit exclusif de vendre et distribuer ce remède dans tout le Royaume, à l'exception des apothicaires autorisés à le contrefaire. L'« Eau sans pareille » traite divers maux tels que les maux de tête, les vapeurs, la migraine, l'apoplexie, la colique, les indigestions, le mal de mère, les troubles oculaires et le mal de dents. Roussier réside à Paris, rue Jean-Saint-Denys, et vend son produit entre dix et vingt livres la pinte. Le second brevet concerne le Sieur Lescure, Chirurgien Major des Gardes du Corps de la Reine d'Espagne. Lescure distribue un sel spécifique pour soigner les maladies convulsives, les vapeurs, l'épilepsie, la paralysie et autres affections nerveuses. Ce remède est facile à prendre, conserve sa vertu et peut être transporté partout. Lescure réside rue du Jour à l'image Saint-Louis, vis-à-vis le grand portail de Saint-Eustache, et demande aux correspondants provinciaux d'affranchir leurs lettres.
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6
p. 1169-1170
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le Roi a accordé le Gouvernement de la Ville de S. Quentin, vacant [...]
Mots clefs :
Gouvernement, Maréchal des camps, Major des gardes du corps, Comte, Régiment, Brevet
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c..
E Roi a accordé le Gouvernement
Lde la Ville de S. Quentin , vacant
par la mort de M. de Montesson , à M. de
Billarderie , Maréchal des Camps ,
Hvj Come
1170 MERCURE DE FRANCE
Commandeur de l'Ordre Royal et Militaire
de S. Louis , et Major des Gardes
du Corps ; et le Gouvernement des Ports
et Fort de Brescou , qu'il à remis , a été
donné par S. M.au Chevalier de Montesson
, Lieutenant des Gardes du Corps.
Le Comte de Berenger , Colonel réfromé
d'Infanterie , a été nommé Colonel du
Régiment de Vivarais , et S. M. a accordé
au Comte de la Suze , Grand - Maréchal
des Logis , l'agrément du Régiment de
Dragons , dont le Comte de Sommery ,
étoit Mestre de Camp .
Le Roi a fait expédier un Brevet à
l'Archevêque de Rouen , Directeur des
Economats , pour l'autoriser à retirer pendant
six ans , les revenus de l'Abbaye vaconte
de Fécamp , pour les employer aux
réparations du College de Navarre et des
maisons qui en dépendent.
E Roi a accordé le Gouvernement
Lde la Ville de S. Quentin , vacant
par la mort de M. de Montesson , à M. de
Billarderie , Maréchal des Camps ,
Hvj Come
1170 MERCURE DE FRANCE
Commandeur de l'Ordre Royal et Militaire
de S. Louis , et Major des Gardes
du Corps ; et le Gouvernement des Ports
et Fort de Brescou , qu'il à remis , a été
donné par S. M.au Chevalier de Montesson
, Lieutenant des Gardes du Corps.
Le Comte de Berenger , Colonel réfromé
d'Infanterie , a été nommé Colonel du
Régiment de Vivarais , et S. M. a accordé
au Comte de la Suze , Grand - Maréchal
des Logis , l'agrément du Régiment de
Dragons , dont le Comte de Sommery ,
étoit Mestre de Camp .
Le Roi a fait expédier un Brevet à
l'Archevêque de Rouen , Directeur des
Economats , pour l'autoriser à retirer pendant
six ans , les revenus de l'Abbaye vaconte
de Fécamp , pour les employer aux
réparations du College de Navarre et des
maisons qui en dépendent.
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Résumé : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Le roi a nommé M. de Billarderie gouverneur de Saint-Quentin et le Chevalier de Montesson aux Ports et Fort de Brescou. Le Comte de Bérenger devient Colonel du Régiment de Vivarais et le Comte de la Suze dirige le Régiment de Dragons. L'Archevêque de Rouen obtient les revenus de l'Abbaye de Fécamp pour six ans afin de financer des réparations.
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7
s. p.
PRIVILEGE DU ROY.
Début :
LOUIS, par la grace de Dieu, Roi de France & de Navarre : à nos Amez & Feaux Conseillers, les [...]
Mots clefs :
Brevet, Mercure de France, Garde des sceaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROY.
‘P R I VI L E G E
DU ROY‘.
C c
OUIS, par la grace de Dieu , Roi de France 3; de
Navarre : à nos Amez 8c Feaux Confeillers, les
Gens tenans nos Cours de Parlement, Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Graniconfeil
Baillifs , Senéehaux, leurs ‘Lieutenaus civils , 3c au:
tres nos Offitiers 8c jultieiers qwll appartiendra. 5h
LUI’ z’ Papplaudillement que reçoit le Iæîtmcunu ns
FRANCE , cy - devant appelle le Mercure Galant ,
compofé depuis l'année 167 apar le fleur de Vifé , 8;
autres Auteurs ,nous fait croire que le fleur Dufçeni _
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne ‘con.
vient pas que le Public fuit à l'avenir privé d'un ou.
vrage ‘auOE utile qiüaizréable {tant à nos fujets qu'aux
étrangers; (t'ait dans cette vûë que bien informé des
talens , 8c de la fagefle du fleur Agrume nvuRo E,
s e Ecuvcr , ancien Gendarme dans la . Compagnie es
Gendarmes de nôuç Garde ordinaire , 8L Chevalier
de notre Ordre Militaire deSai-nt Lv. ùis 3 nousluvggm
ohoiflvpouncompofcr à l'avenir exduflwment a tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de Mercure n;
FRANCE , 8L nous lu] en avons à cet effet accorde’ nôcoe
Brevet le x7. Oêrolare dernier, pour Pexecution du.
quel ledit fleur de la Ravin: nous‘ a fait lilpplier de
lui accorder nos Lettres de Prlvilege fur ce necefläî
tes : A ces CAUSES , conformément audit Brevet , Nom
lui avons permis 8e permettons par ces Prefentes de
erampoferflc dnnner au Public à l'avenir tous les mois
à lui feul excluflvcment ,l-Cdit Mercure de Eranre,qu’rî
pourra‘ faire imprimer en tel volume, forme , marge,
caraäere , conjointement, ou feparement , 8e autant;
"de fois ue bon lui fcmblera,chaque mois , 8c de le
faire venäre 8c débiter par tout nôtre Royaume, 8l ce
pendant ie temps de douze années confccutivcs, à
y compter du jour de la datte des Prefentes; ä condi
" rima neanmuins que chaque volume portera {on Appro
bation exprefle de PExaminaoeur ,qui aura été com
fÇ-ÏS
mis à ce; elfes. Faîfons êéfenfes à toutes fortes de
erfonnes , de quelques qualitez 8L conditions qu'elle‘:
foienucÿen introduire (Pimpreflions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéîffance , comme aufli à tous
Libraires , imprimeurs‘, Graveurs , 8c autres , d'un.
primer , faire imprimer , graver , vendre ,_faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, V ou en partie , ni dfen faire aucunloiuxtprlaaintch,esf,ouesnqtuoel]u:.
‘que prétexte que ce foi: , d'augmentation , correc
tions , changement de titre ,_0u autrement , tans la
permifiîon expreflecsz par écrit de Hîxpolant , ou de
ceux qui auront droit de lui ; le tout à peine de con.
fifcation des exemplaires contrefaits , de ôooo.’ livre:
d'amende , payables {ans déport par chacun des con.
trevenans , dont un tiers à Nous ; un tiers à PHôtelg
Dieu de Paris, Paurre tiers à Plîxpofant, ou à ceux;
qri auront droit de lui , 8c de tous dépens , domma.
ges 8c inrcrefls; ‘a la charge que ces Prefentes feront
enregifirées ‘tout au long fur le Rcgillrc de la Com.
munauté des Libraires/Se Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de 1a datte dücelles’; que Pimpreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , 8c non
ailleurs , en fin papier , 8c en beau carafiere , confor.
mémcnt aux Rcglemens de la Librairie ; 8L qnfavan:
de Pexpnfer en vente , le manufcric ou imprimé qui
aura {ervi de copie a Pimprcflion dudir Livre {en
‘remis dans 1c même état ou les, Approbations y au;
l'ont été données , ès mains de nôtre trèsoeher 8;
Feal Chevalier,’ Garde des Sceaux de France, le
fleur Fmunuu D’ARMeNONvILLE, Commandeur de nos
ordres , 8c qu’il en fera enluiteremis deux Exemplai.
‘tes de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , 8c un dans
celle de nôrrcdlt trèsoeher 8c feal Chex alier, Garde
des Sceaux de France; le rouc à peine de nullité des
Prefenres , du contenu defquellcs Vous enjoi nous de
faire jouir ledit Expofant, ou l'es ayans cauä? pleine.
ment 8c paifiblemem, {ans foulïrir qu'il leur loir fait
aucuns troubles 8c empêchcmens , 8L à cet cflet nous
avons revoqué 8L revoquons tous autres Priyilcges
qui pourroient avoir été donne; cy-devznt à d’autres
qwaudit Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
‘a la fin dudit Livre foi: tenuë pour dûëmcnt lignifiée,
8c qwaux copies collanionnées par l'un de nos Amez
J: Feaux Confeillcrs. Secxegaiges’ foy {cit ajoûtée, 8re;
DU ROY‘.
C c
OUIS, par la grace de Dieu , Roi de France 3; de
Navarre : à nos Amez 8c Feaux Confeillers, les
Gens tenans nos Cours de Parlement, Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Graniconfeil
Baillifs , Senéehaux, leurs ‘Lieutenaus civils , 3c au:
tres nos Offitiers 8c jultieiers qwll appartiendra. 5h
LUI’ z’ Papplaudillement que reçoit le Iæîtmcunu ns
FRANCE , cy - devant appelle le Mercure Galant ,
compofé depuis l'année 167 apar le fleur de Vifé , 8;
autres Auteurs ,nous fait croire que le fleur Dufçeni _
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne ‘con.
vient pas que le Public fuit à l'avenir privé d'un ou.
vrage ‘auOE utile qiüaizréable {tant à nos fujets qu'aux
étrangers; (t'ait dans cette vûë que bien informé des
talens , 8c de la fagefle du fleur Agrume nvuRo E,
s e Ecuvcr , ancien Gendarme dans la . Compagnie es
Gendarmes de nôuç Garde ordinaire , 8L Chevalier
de notre Ordre Militaire deSai-nt Lv. ùis 3 nousluvggm
ohoiflvpouncompofcr à l'avenir exduflwment a tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de Mercure n;
FRANCE , 8L nous lu] en avons à cet effet accorde’ nôcoe
Brevet le x7. Oêrolare dernier, pour Pexecution du.
quel ledit fleur de la Ravin: nous‘ a fait lilpplier de
lui accorder nos Lettres de Prlvilege fur ce necefläî
tes : A ces CAUSES , conformément audit Brevet , Nom
lui avons permis 8e permettons par ces Prefentes de
erampoferflc dnnner au Public à l'avenir tous les mois
à lui feul excluflvcment ,l-Cdit Mercure de Eranre,qu’rî
pourra‘ faire imprimer en tel volume, forme , marge,
caraäere , conjointement, ou feparement , 8e autant;
"de fois ue bon lui fcmblera,chaque mois , 8c de le
faire venäre 8c débiter par tout nôtre Royaume, 8l ce
pendant ie temps de douze années confccutivcs, à
y compter du jour de la datte des Prefentes; ä condi
" rima neanmuins que chaque volume portera {on Appro
bation exprefle de PExaminaoeur ,qui aura été com
fÇ-ÏS
mis à ce; elfes. Faîfons êéfenfes à toutes fortes de
erfonnes , de quelques qualitez 8L conditions qu'elle‘:
foienucÿen introduire (Pimpreflions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéîffance , comme aufli à tous
Libraires , imprimeurs‘, Graveurs , 8c autres , d'un.
primer , faire imprimer , graver , vendre ,_faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, V ou en partie , ni dfen faire aucunloiuxtprlaaintch,esf,ouesnqtuoel]u:.
‘que prétexte que ce foi: , d'augmentation , correc
tions , changement de titre ,_0u autrement , tans la
permifiîon expreflecsz par écrit de Hîxpolant , ou de
ceux qui auront droit de lui ; le tout à peine de con.
fifcation des exemplaires contrefaits , de ôooo.’ livre:
d'amende , payables {ans déport par chacun des con.
trevenans , dont un tiers à Nous ; un tiers à PHôtelg
Dieu de Paris, Paurre tiers à Plîxpofant, ou à ceux;
qri auront droit de lui , 8c de tous dépens , domma.
ges 8c inrcrefls; ‘a la charge que ces Prefentes feront
enregifirées ‘tout au long fur le Rcgillrc de la Com.
munauté des Libraires/Se Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de 1a datte dücelles’; que Pimpreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , 8c non
ailleurs , en fin papier , 8c en beau carafiere , confor.
mémcnt aux Rcglemens de la Librairie ; 8L qnfavan:
de Pexpnfer en vente , le manufcric ou imprimé qui
aura {ervi de copie a Pimprcflion dudir Livre {en
‘remis dans 1c même état ou les, Approbations y au;
l'ont été données , ès mains de nôtre trèsoeher 8;
Feal Chevalier,’ Garde des Sceaux de France, le
fleur Fmunuu D’ARMeNONvILLE, Commandeur de nos
ordres , 8c qu’il en fera enluiteremis deux Exemplai.
‘tes de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , 8c un dans
celle de nôrrcdlt trèsoeher 8c feal Chex alier, Garde
des Sceaux de France; le rouc à peine de nullité des
Prefenres , du contenu defquellcs Vous enjoi nous de
faire jouir ledit Expofant, ou l'es ayans cauä? pleine.
ment 8c paifiblemem, {ans foulïrir qu'il leur loir fait
aucuns troubles 8c empêchcmens , 8L à cet cflet nous
avons revoqué 8L revoquons tous autres Priyilcges
qui pourroient avoir été donne; cy-devznt à d’autres
qwaudit Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
‘a la fin dudit Livre foi: tenuë pour dûëmcnt lignifiée,
8c qwaux copies collanionnées par l'un de nos Amez
J: Feaux Confeillcrs. Secxegaiges’ foy {cit ajoûtée, 8re;
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Résumé : PRIVILEGE DU ROY.
Le document est un privilège royal émanant de Louis XIV, Roi de France et de Navarre, destiné aux personnes et autorités compétentes. Il traite de la publication du 'Mercure Galant', une œuvre composée depuis 1672 par divers auteurs. Le dernier titulaire du brevet étant décédé, le roi a décidé de nommer Jean d'Armagnac d'Armonville, ancien gendarme et chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis, pour composer et publier le 'Mercure de France'. Un brevet a été accordé le 17 octobre pour cette mission. Ce privilège autorise d'Armonville à publier mensuellement le 'Mercure de France' pour une durée de douze années consécutives, à condition que chaque volume soit approuvé par un examinateur. Le document interdit toute impression étrangère ou contrefaçon, prévoyant la confiscation des exemplaires contrefaits et des amendes. La publication doit se faire en France, sur beau papier et en beau caractère, conformément aux règlements de la librairie. Deux exemplaires de chaque volume doivent être remis à la bibliothèque publique, au Château du Louvre, et au Garde des Sceaux. Le privilège annule tous les autres privilèges antérieurs et stipule que les copies imprimées du document seront considérées comme valides.
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8
s. p.
PRIVILEGE DU ROY.
Début :
LOUIS, par la grace de Dieu, Roi de France & de Navarre : à nos Amez & Feaux Conseillers, les [...]
Mots clefs :
Brevet, Mercure de France, Garde des sceaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PRIVILEGE DU ROY.
LIBRARYVILEGE
335483
ASTOR , LENOX AND
TILDEN FOUDATIONS
•
DU ROr.
Quis par lagrace de Dieu , Roi de France & de
LNavarre à nos Amez & Feaux Confeillers , les
Gens tenans nos Cours de Parlement , Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Grand- Confeil
Baillifs , Senéchaux , leurs Lieutenans Civils , & au
tres nos Officiers & Jufticiers qu'il appartiendra. SALUT
: l'applaudiffement que reçoit le MERCURE DE
FRANCE , cy - devant appellé le Mercure Galant ,
Compoſé depuis l'année 1672 , par le fieur de Vifé , &
L
tres Auteurs , nous fait croire que le fieur Dufreni ,
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne con
vient pas que le Public foit à l'avenir privé d'un ou
vrage auffi utile qu'agréable , tant à nos fujets qu'aux
étrangers ; c'est dans cette vue que bien informé des
talens , & de la fazeffe du fieur ANTOINE DE LA ROQUE ,
Ecuyer , ancien Gendarme dans la Compagnie des
Gendarmes de nôtre Garde ordinaire , & Chevalier
de notre Ordre Militaire de Saint Louis ; nous l'avons
choifi pour compofer à l'avenir exclufivement à tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de MERCURE DE
FRANCE , & nous lui en avons à cet effet accordé nôtre
Brevet le 17. Octobre dernier , pour l'execution duquel
ledit fieur de la Roque nous a fait fupplier de
fui accorder nos Lettres de Privilege fur ce neceſſaires
:A CES CAUSES , conformément audit Brevet , Nous
lui avons permis & permettons par ces Prefentes de
compofer & donner au Public l'avenir tous les mois .
alui feul exclufivement , ledit Mercure de Fran . e , quàÎ
pourra faire imprimer en tel volume , forme , marge ,
Cara&tere , conjointement , cu feparement , & autant
de fois que bon lui femblera , chaque mois , & de le
faire vendre & débiter par tout nôtre Royaume , & ce
pendant le temps de douze années confecutives ,
compter du jour de la carte des Prefentes ; à condi .
tion neanmoins que haque volume portera fon Appro
bation expreſſe de l'Examinateur , qui aura été com
à
mis
•
9
,
,
mis à cet effet . Faifons défenfes à toutes fortes de
perfonnes , de quelques qualitez & conditions qu'elles
foient , d'en introduire d'impreffions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéiffance , comme auffi à tous
Libraires , Imprimeurs , Graveurs , & autres , d'im
primer , faire imprimer , graver , vendre , faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, ou planches , en tour
ou en partie , ni d'en faire aucun Extrait , fous quelque
prétexte que ce foit , d'augmentation correc
tions , changement de titre , ou autrement fans la
permiffion expreffe & par écrit de l'Expofant , ou de
ceux qui auront droit de luis le tout à peine de confifcation
des exemplaires contrefaits , de tcoo . livres
d'amende payables fans déport par chacun des contrevenans
, dont un tiers à Nous , un tiers à l'Hôtel-
Dieu de Paris , l'autre tiers à l'Expofant , ou à ceux
qui auront droit de lui , & de tous dépens , dommages
& interefts ; à la charge que ces Prefentes feront
enregistrées tout au long fur le Begiftre de la Com.
munauté des Libraires & Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de la datte d'icelles ; que l'impreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , & non
ailleurs , en fin papier , & en beau caractere , conformément
aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant
de l'expofer en vente , le manuferit ou imprimé qui
aura fervi de copie à l'impreflion dudit Livre fera
remis dans le même état où les Approbations y auront
été données , ès mains de nôtre très- cher &
Feal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le
fieur FLEURIAU D'ARMENON VILLE, Commandeur de nos
ordres , & qu'il en fera enfuite remis deux Exemplai
res de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , & un dans
celle de notredit très - cher & feal Chevalier ,. Garde
des Sceaux de France ; le tout à peine de nullité des
Prefentes , du contenu defquelles Vous . enjoignons de
faire jouir ledit Expofant , ou fes ayans caufe pleine
ment & paisiblement , fans fouffrir qu'il leur foit fait
aucuns troubles & empêchemens , & à cet effet nous
avons revoqué & revoquons tous autres Privileges
qui pourroient avoir été donneż cy- devant à d'autres
qu'audic Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
la fin dudit Livre foit tenuë pour duëment fignifiée ,
& qu'aux copies collationnées par l'un de nos Amez
& Feaux Confeiliers . Secretaires , foy foit ajoutée , &c.
335483
ASTOR , LENOX AND
TILDEN FOUDATIONS
•
DU ROr.
Quis par lagrace de Dieu , Roi de France & de
LNavarre à nos Amez & Feaux Confeillers , les
Gens tenans nos Cours de Parlement , Maîtres des
Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel , Grand- Confeil
Baillifs , Senéchaux , leurs Lieutenans Civils , & au
tres nos Officiers & Jufticiers qu'il appartiendra. SALUT
: l'applaudiffement que reçoit le MERCURE DE
FRANCE , cy - devant appellé le Mercure Galant ,
Compoſé depuis l'année 1672 , par le fieur de Vifé , &
L
tres Auteurs , nous fait croire que le fieur Dufreni ,
Titulaire du dernier Brevet étant decedé , il ne con
vient pas que le Public foit à l'avenir privé d'un ou
vrage auffi utile qu'agréable , tant à nos fujets qu'aux
étrangers ; c'est dans cette vue que bien informé des
talens , & de la fazeffe du fieur ANTOINE DE LA ROQUE ,
Ecuyer , ancien Gendarme dans la Compagnie des
Gendarmes de nôtre Garde ordinaire , & Chevalier
de notre Ordre Militaire de Saint Louis ; nous l'avons
choifi pour compofer à l'avenir exclufivement à tout
autre ledit Ouvrage , fous le titre de MERCURE DE
FRANCE , & nous lui en avons à cet effet accordé nôtre
Brevet le 17. Octobre dernier , pour l'execution duquel
ledit fieur de la Roque nous a fait fupplier de
fui accorder nos Lettres de Privilege fur ce neceſſaires
:A CES CAUSES , conformément audit Brevet , Nous
lui avons permis & permettons par ces Prefentes de
compofer & donner au Public l'avenir tous les mois .
alui feul exclufivement , ledit Mercure de Fran . e , quàÎ
pourra faire imprimer en tel volume , forme , marge ,
Cara&tere , conjointement , cu feparement , & autant
de fois que bon lui femblera , chaque mois , & de le
faire vendre & débiter par tout nôtre Royaume , & ce
pendant le temps de douze années confecutives ,
compter du jour de la carte des Prefentes ; à condi .
tion neanmoins que haque volume portera fon Appro
bation expreſſe de l'Examinateur , qui aura été com
à
mis
•
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,
,
mis à cet effet . Faifons défenfes à toutes fortes de
perfonnes , de quelques qualitez & conditions qu'elles
foient , d'en introduire d'impreffions étrangeres dans
aucun lieu de nôtre obéiffance , comme auffi à tous
Libraires , Imprimeurs , Graveurs , & autres , d'im
primer , faire imprimer , graver , vendre , faire vendre,
débiter ni contrefaire ledit Livre, ou planches , en tour
ou en partie , ni d'en faire aucun Extrait , fous quelque
prétexte que ce foit , d'augmentation correc
tions , changement de titre , ou autrement fans la
permiffion expreffe & par écrit de l'Expofant , ou de
ceux qui auront droit de luis le tout à peine de confifcation
des exemplaires contrefaits , de tcoo . livres
d'amende payables fans déport par chacun des contrevenans
, dont un tiers à Nous , un tiers à l'Hôtel-
Dieu de Paris , l'autre tiers à l'Expofant , ou à ceux
qui auront droit de lui , & de tous dépens , dommages
& interefts ; à la charge que ces Prefentes feront
enregistrées tout au long fur le Begiftre de la Com.
munauté des Libraires & Imprimeurs de Paris , & ce
dans trois mois de la datte d'icelles ; que l'impreflion
de ce Livre fera faite dans nôtre Royaume , & non
ailleurs , en fin papier , & en beau caractere , conformément
aux Reglemens de la Librairie ; & qu'avant
de l'expofer en vente , le manuferit ou imprimé qui
aura fervi de copie à l'impreflion dudit Livre fera
remis dans le même état où les Approbations y auront
été données , ès mains de nôtre très- cher &
Feal Chevalier , Garde des Sceaux de France , le
fieur FLEURIAU D'ARMENON VILLE, Commandeur de nos
ordres , & qu'il en fera enfuite remis deux Exemplai
res de chacun dans nôtre Bibliotheque publique , un
dans celle de nôtre Château du Louvre , & un dans
celle de notredit très - cher & feal Chevalier ,. Garde
des Sceaux de France ; le tout à peine de nullité des
Prefentes , du contenu defquelles Vous . enjoignons de
faire jouir ledit Expofant , ou fes ayans caufe pleine
ment & paisiblement , fans fouffrir qu'il leur foit fait
aucuns troubles & empêchemens , & à cet effet nous
avons revoqué & revoquons tous autres Privileges
qui pourroient avoir été donneż cy- devant à d'autres
qu'audic Expofant ; Voulons que la copie des Prefentes
qui fera imprimée tout au long au commencement ou
la fin dudit Livre foit tenuë pour duëment fignifiée ,
& qu'aux copies collationnées par l'un de nos Amez
& Feaux Confeiliers . Secretaires , foy foit ajoutée , &c.
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Résumé : PRIVILEGE DU ROY.
Le document est un privilège royal accordé par le roi de France et de Navarre à Antoine de La Roque pour la composition et la publication du 'Mercure de France'. Ce privilège remplace celui du défunt sieur Dufreni, auteur du 'Mercure Galant' depuis 1672. Le roi, impressionné par les talents et la fidélité de La Roque, lui accorde l'exclusivité de la publication de cet ouvrage mensuel pour une durée de douze années consécutives. Le privilège stipule que chaque volume doit porter l'approbation de l'examinateur et interdit toute contrefaçon ou importation de versions étrangères. Les contrevenants encourent des amendes et la confiscation des exemplaires contrefaits. L'impression doit se faire en France, sur du beau papier et en respectant les règlements de la librairie. Deux exemplaires de chaque volume doivent être remis à la bibliothèque publique et au Garde des Sceaux. Le roi révoque tous les autres privilèges antérieurs et ordonne que ce privilège soit enregistré et respecté.
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9
s. p.
BREVET qui accorde le Mercure de France aux Sieurs Fuselier & la Bruere.
Début :
AUJOURD'HUI trente-un Octobre mil sept cent quarante quatre, le Roi étant au [...]
Mots clefs :
Sa Majesté, Mercure de France, Brevet, Ouvrage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BREVET qui accorde le Mercure de France aux Sieurs Fuselier & la Bruere.
BREVET qui accorde le Mercure de
France aux Sieurs Fuſelier & la Bruere..
A au
UJOURD'H UI trente-un Octobre mil
ſept cent quarante quatre , le Roi étant
Camp devant Fribourg , voulant que le Mercure
de France , que le défunt Sieur de la Roque compoſoit
tous les mois , foit continué avec toute l'attention
convenable à un Ouvrage auffi utile qu'ag
éable au Public. Sa Majesté bien informée des
talens & de la ſageſſe des Sieurs Louis Fuſelier
&Charles-Antoine le Clerc de la Bruere , les a
choiſis & nommés pour compoſer à l'avenir leMercure
de France excluſivement à tous autres , & ce
tant qu'il plaira à Sa Majesté , laquelle veut & ordonne
à cet effer que toutes Lettres de Privilege
leur en ſoient expédiées , aux conditions neanmoins
de ne pouvoir céder ni tranſporter leur
part dans ledit Privilege à quelque perſonne que ce
puifle être , l'intentionde Sa Majeſté étant que le
ſurvivant des deux en joüiffe en entier Veut en
outre Sa Majesté que leſdits Sieurs Fuzelier &
la Bruere partagent entre eux le travail pour la
compoſition dudit Ouvrage , & les émolumens
qui proviendront d'icelui par égale portion , le
tout à commencer au mois de Novembre prochain
, & pour aſſurance de ſa volonté , Sa Majesté
m'a commandé d'en expédier le préſent Brévet ,
qu'elle a ſigné de ſa main & fait contre- figner par
moi Confeiller , Sécretaire d'Etat & de ſes Commandemens
& Finances .
Signé LOUIS.
Et plus bas , PHELYPPEAUX
Et au dos eſt écrit :
Registré sur leRegiſtre onze de la Chambre Royale
Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris ,
Nº 394 , folio 233 , conformément aux anciensRoglemens
, confirmés par celui du 28 Février 1723 .
AParis le dixDécembre 1744.
Signé, VINCENT , Syndic.
France aux Sieurs Fuſelier & la Bruere..
A au
UJOURD'H UI trente-un Octobre mil
ſept cent quarante quatre , le Roi étant
Camp devant Fribourg , voulant que le Mercure
de France , que le défunt Sieur de la Roque compoſoit
tous les mois , foit continué avec toute l'attention
convenable à un Ouvrage auffi utile qu'ag
éable au Public. Sa Majesté bien informée des
talens & de la ſageſſe des Sieurs Louis Fuſelier
&Charles-Antoine le Clerc de la Bruere , les a
choiſis & nommés pour compoſer à l'avenir leMercure
de France excluſivement à tous autres , & ce
tant qu'il plaira à Sa Majesté , laquelle veut & ordonne
à cet effer que toutes Lettres de Privilege
leur en ſoient expédiées , aux conditions neanmoins
de ne pouvoir céder ni tranſporter leur
part dans ledit Privilege à quelque perſonne que ce
puifle être , l'intentionde Sa Majeſté étant que le
ſurvivant des deux en joüiffe en entier Veut en
outre Sa Majesté que leſdits Sieurs Fuzelier &
la Bruere partagent entre eux le travail pour la
compoſition dudit Ouvrage , & les émolumens
qui proviendront d'icelui par égale portion , le
tout à commencer au mois de Novembre prochain
, & pour aſſurance de ſa volonté , Sa Majesté
m'a commandé d'en expédier le préſent Brévet ,
qu'elle a ſigné de ſa main & fait contre- figner par
moi Confeiller , Sécretaire d'Etat & de ſes Commandemens
& Finances .
Signé LOUIS.
Et plus bas , PHELYPPEAUX
Et au dos eſt écrit :
Registré sur leRegiſtre onze de la Chambre Royale
Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris ,
Nº 394 , folio 233 , conformément aux anciensRoglemens
, confirmés par celui du 28 Février 1723 .
AParis le dixDécembre 1744.
Signé, VINCENT , Syndic.
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Résumé : BREVET qui accorde le Mercure de France aux Sieurs Fuselier & la Bruere.
Le 31 octobre 1744, pendant que le roi était en campagne devant Fribourg, un brevet royal attribua à Louis Fuselier et Charles-Antoine Le Clerc de La Bruère le privilège de composer le Mercure de France, succédant ainsi au défunt Sieur de La Roque. Le roi reconnut leurs talents et leur sagesse, les chargeant de poursuivre la publication mensuelle du Mercure de France à partir de novembre 1744. Ils ne pouvaient ni céder ni transférer leur part du privilège, et le survivant des deux devait hériter entièrement du privilège. Les deux hommes devaient partager équitablement le travail et les revenus générés par l'ouvrage. Le brevet, signé par le roi Louis et contresigné par Philippeaux, conseiller secrétaire d'État, fut enregistré le 10 décembre 1744 par Vincent, syndic de la Chambre Royale Syndicale des Libraires et Imprimeurs de Paris.
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10
p. 237-238
AUTRE
Début :
Bechique souverain ou syrop pectoral, approuvé par le brevet du 24 [...]
Mots clefs :
Sirop pectoral, Sirop béchique, Brevet, Guérison, Poumons, Lymphe, Humeurs engorgées
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE
AUTR E.
Echique fouverain ou fyrop pectoral , approu
vé brevet du 24 Août 1750 , pour les
maladies de poitrine , comme rhumes , toux invétérées
, oppreffion , foibleffe de poitrine , & afthme
humide.
Ce fyrop béchique ayant la propriété de fondre
& d'atténuer les humeurs engorgées dans le
poulmon , d'adoucir l'acrimonie de la lymphe ,
comme balfamique , & rétablir les forces abattues
en tant que parfait reftaurant , produit des effets
fi rapides dans les maladies énoncées ci - deffus
que.cinq ou fix jours fuffifent pour s'appercevoir
d'un changement notable ; en un mot , une bouteille
fuffit pour en éprouver toute l'efficacité avec
fuccès , en tant qu'il rétablit les forces abatues
en rappellant peu-à -peu l'appétit & le fommeil
comme parfait reftaurant , par conféquent trèsfalutaire
à la fuite des longues maladies où les
238 MERCURE DE FRANCE.
forces font épuifées. L'odeur & le goût en font
agréables , le régime aifé à obferver : en outre il
convient à toutes fortes de perfonnes , aux enfans
même , & aux femmes enceintes qui peuvent en
ufer avec fuccès , preuve de fa bénignité. Grand
nombre de perfonnes de tous les états , de ceux
même de l'art , prouveront fon efficacité ; les
premiers , par leur propre expérience ; ceux de
Part par les épreuves qu'ils en ont faites , & les
certificats qu'ils en ont délivrés .
La bouteille taxée à fix livres , fcellée & étiquetée
à l'ordinaire , eft fuffifante pour en éprouver.
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mou
ton , marchande Apothicaire de Paris , rue S. Denis
, entre la rue Thevenot & celle des Filles-
Dieu , vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront, font priées d'affran◄
chir les Lettres.
Echique fouverain ou fyrop pectoral , approu
vé brevet du 24 Août 1750 , pour les
maladies de poitrine , comme rhumes , toux invétérées
, oppreffion , foibleffe de poitrine , & afthme
humide.
Ce fyrop béchique ayant la propriété de fondre
& d'atténuer les humeurs engorgées dans le
poulmon , d'adoucir l'acrimonie de la lymphe ,
comme balfamique , & rétablir les forces abattues
en tant que parfait reftaurant , produit des effets
fi rapides dans les maladies énoncées ci - deffus
que.cinq ou fix jours fuffifent pour s'appercevoir
d'un changement notable ; en un mot , une bouteille
fuffit pour en éprouver toute l'efficacité avec
fuccès , en tant qu'il rétablit les forces abatues
en rappellant peu-à -peu l'appétit & le fommeil
comme parfait reftaurant , par conféquent trèsfalutaire
à la fuite des longues maladies où les
238 MERCURE DE FRANCE.
forces font épuifées. L'odeur & le goût en font
agréables , le régime aifé à obferver : en outre il
convient à toutes fortes de perfonnes , aux enfans
même , & aux femmes enceintes qui peuvent en
ufer avec fuccès , preuve de fa bénignité. Grand
nombre de perfonnes de tous les états , de ceux
même de l'art , prouveront fon efficacité ; les
premiers , par leur propre expérience ; ceux de
Part par les épreuves qu'ils en ont faites , & les
certificats qu'ils en ont délivrés .
La bouteille taxée à fix livres , fcellée & étiquetée
à l'ordinaire , eft fuffifante pour en éprouver.
toute l'efficacité avec fuccès.
Il ne fe débite que chez la Dame veuve Mou
ton , marchande Apothicaire de Paris , rue S. Denis
, entre la rue Thevenot & celle des Filles-
Dieu , vis-à-vis le Roi François , à Paris.
Les perfonnes qui écriront, font priées d'affran◄
chir les Lettres.
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Résumé : AUTRE
Le texte décrit un remède nommé 'Échique souverain' ou 'fyrop pectoral', approuvé par brevet le 24 août 1750, destiné à traiter diverses maladies de poitrine comme les rhumes, la toux persistante, l'oppression, la faiblesse de poitrine et l'asthme humide. Ce remède vise à dissoudre et atténuer les humeurs accumulées dans les poumons, adoucir l'acrimonie de la lymphe et restaurer les forces affaiblies. Ses effets bénéfiques apparaissent généralement en cinq ou six jours, une seule bouteille suffisant pour en constater l'efficacité. Le produit est agréable en odeur et en goût, adapté à tous, y compris les enfants et les femmes enceintes, et particulièrement utile après de longues maladies. Il est commercialisé par la Dame veuve Mouton, marchande apothicaire à Paris, rue Saint-Denis, entre la rue Thévenot et celle des Filles-Dieu, face au Roi François. Les commandes doivent être accompagnées d'un affranchissement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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11
p. 164-165
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Les suites des couches de Madame la Dauphine ayant été aussi [...]
Mots clefs :
Madame la Dauphine, Duc, Archevêque, Sa Majesté, Brevet
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
ES
2
Les fuites des couches de Madame la Dauphine
ayant été auffi heureufes que fon accouchement ,
cette Princeffe fe rendit le 19 Novembre à la
Chapelle du château , où elle fut relevée avec les
cérémonies ordina res , par le Cardinal de Luynes,
fon premier Aumônier .
Le 22 du même mois , M. le Duc de Chevreufe
prêta ferment entre les mains du Roi pour le Gonvernement
de Paris .
M. l'Archevêque de Bourges prêta auffi ferment
le 23 entre les mains de Sa Majesté.
M. le Chevalier Mackenfic Douglafe , Minif
tre chargé des affaires de France à la Cour de
Petersbourg , eut l'honneur d'être préſenté au Roi
& à la Reine le 13 Novembre. L'accueil diftingué
qu'il a reçu de leurs Majeftés & de la Famille
Royale , prouve affez la fatisfaction que l'on a de
fes fervices.
JANVIER. 1758. 165.
LeRoi a accordé un brevet de Confeiller d'Etat
à M. Gallois , Préfident à la Chambre des Compres
de Normandie , & Secretaire d'état du Roi de
Pologne , Duc de Lorraine & de Bar .
ES
2
Les fuites des couches de Madame la Dauphine
ayant été auffi heureufes que fon accouchement ,
cette Princeffe fe rendit le 19 Novembre à la
Chapelle du château , où elle fut relevée avec les
cérémonies ordina res , par le Cardinal de Luynes,
fon premier Aumônier .
Le 22 du même mois , M. le Duc de Chevreufe
prêta ferment entre les mains du Roi pour le Gonvernement
de Paris .
M. l'Archevêque de Bourges prêta auffi ferment
le 23 entre les mains de Sa Majesté.
M. le Chevalier Mackenfic Douglafe , Minif
tre chargé des affaires de France à la Cour de
Petersbourg , eut l'honneur d'être préſenté au Roi
& à la Reine le 13 Novembre. L'accueil diftingué
qu'il a reçu de leurs Majeftés & de la Famille
Royale , prouve affez la fatisfaction que l'on a de
fes fervices.
JANVIER. 1758. 165.
LeRoi a accordé un brevet de Confeiller d'Etat
à M. Gallois , Préfident à la Chambre des Compres
de Normandie , & Secretaire d'état du Roi de
Pologne , Duc de Lorraine & de Bar .
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Résumé : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
En novembre 1757, plusieurs événements marquants ont eu lieu à la cour de France. Madame la Dauphine a accouché le 19 novembre, suivie d'une cérémonie de relevée à la chapelle du château par le Cardinal de Luynes. Le 22 novembre, le Duc de Chevreuse a prêté serment pour le gouvernement de Paris, et l'Archevêque de Bourges a fait de même le 23 novembre. Le Chevalier Mackensie Douglas, ministre chargé des affaires de France à la cour de Petersbourg, a été présenté au Roi et à la Reine le 13 novembre, recevant un accueil distingué. En janvier 1758, le Roi a accordé un brevet de Conseiller d'État à M. Gallois, Président à la Chambre des Comptes de Normandie et Secrétaire d'État du Roi de Pologne, Duc de Lorraine et de Bar.
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12
p. 210-212
AVIS.
Début :
Eau Royale du sieur Dardel, ancien Echevin de la ville de Chamberry, [...]
Mots clefs :
Eau royale, Brevet, Maux d'estomac, Fièvre, Coliques, Syncopes, Maladies cérébrales, Apoplexie, Accouchements, Rhumatisme, Guérison, Soulagement
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
BAU Royale du fieur Dardel , ancien Echevin
de la ville de Chamberry, approuvée par Meffieurs
les Médecins de ladite ville , qui en ont vu des
effets furprenans , & par feu Monfieur Dodart ,
premier Médecin de Sa Majefté Très-Chrétienne.
Ladite approbation renouvellée par brever de
Monfieur Chicoyneau , Confeiller ordinaire du
Roi , en fes confeils d'Etat , & premier Médecin
de Sa Majefté , fuivant le brevet & privilege du
20 Septembre 1750 , & confirmée par Meffieurs
de la Commiffion Royale de Sa Majefté. Voici
fes vertus & fon uſage.
L'expérience a fait connoître que cette Eau eft
très-bonne pour les maux d'eftomac provenant
de foibleffe & relâchement , ceffation de chaleur
naturelle : la doſe eſt de deur bonnes cuillerées à
café , dans une cuillerée de vin. L'on en peut ufer
fréquemment , fuivant les befoins.
Elle eft merveilleufe pour les indigeſtions provenantes
de plénitude . Elle aide à la coction , en
en prenant de même deux cuillerées à café , dans
une cuillerée de vin , & même plus grande quan..
tité , fi le mal continue.
Elle guérit les coliques venteufes & bilieufes
en en prenant deux cuillerées à café , moitié de
vin : on s'en frotte auffi le ventre dans les grandes
douleurs. On en peut donner aux enfans jufqu'à
fix gouttes , & autres plus avancés en âge , à proportion
; & fi le mal réfifte , on continuera d'en
prendre par intervalle.
MAR S. 1758. ΣΙΓ
Elle agit puiffamment dans les fyncopes , dé
faillances , évanouiffemens , en en prenant la
quantité ci-deffus , fi le cas le requiert.
Elle est très-bonne pour les maladies du cerveau
, telles que les vertiges , affections foporeufes.
Elle foulage les maux de tête , fortifie le cerveau
, en s'en frottant les tempes , & en en prenant
par les narines .
Elle eft fouveraine dans les accidens d'apoplexie
; elle ranime les efprits , en en prenant
trois cuillerées à café , avec . autant de vin , &
même pure dans les accidens violens : l'on réitérera
la dofe ,fuivant que le cas exige.
Elle facilite les accouchemens ; elle donne
des forces aux femmes , lorfqu'elles font épuisées
par les efforts qu'elles ont faits ; elle les ranime ,
en en prenant une cuillerée à café , & autant de
vin : on continuera d'en donner fuivant le befain.
Elle eft fort bonne pour la paralyfie , le rhumatifme
, en s'en frottant la partie affligée , & y tenant
deffus un linge blanc , mouille dans ladite
eau , de laquelle l'on prendra deux cuilleres à
café , dans une cuillerée de vin .
L'on peur s'en fervir pour les plaies fimples ,
contufions , mettant ladite eau avec du vin , y
trempant un linge que l'on mettra deffus, humec
tant de temps en tenips.
Elle guérit auffi les tranchées des chevaux , en
en en donnant la moitié d'une bouteille avec autant
de, vin .
L'expérience fera mieux connoître les qualités
& fes vertus.
Le Public eft averti que le fieur Dardel ne mettra
plus fon cachet au col de la bouteille , attendu
que plufieurs Particuliers l'ont contrefait ,
212 MERCURE DE FRANCE
même que fon Eau , mais qu'il mettra fon nom
figné de fa main fur ladite bouteille , de même
qu'il fe trouvera mis au bas de fon imprimé.
Cette Eau fe vend au Bureau du fieur Bertaut ,
Marchand Limonadier , rue Saint Antoine , au .
coin de la rue Percée , à Paris . Le prix eſt de 40
fols.
BAU Royale du fieur Dardel , ancien Echevin
de la ville de Chamberry, approuvée par Meffieurs
les Médecins de ladite ville , qui en ont vu des
effets furprenans , & par feu Monfieur Dodart ,
premier Médecin de Sa Majefté Très-Chrétienne.
Ladite approbation renouvellée par brever de
Monfieur Chicoyneau , Confeiller ordinaire du
Roi , en fes confeils d'Etat , & premier Médecin
de Sa Majefté , fuivant le brevet & privilege du
20 Septembre 1750 , & confirmée par Meffieurs
de la Commiffion Royale de Sa Majefté. Voici
fes vertus & fon uſage.
L'expérience a fait connoître que cette Eau eft
très-bonne pour les maux d'eftomac provenant
de foibleffe & relâchement , ceffation de chaleur
naturelle : la doſe eſt de deur bonnes cuillerées à
café , dans une cuillerée de vin. L'on en peut ufer
fréquemment , fuivant les befoins.
Elle eft merveilleufe pour les indigeſtions provenantes
de plénitude . Elle aide à la coction , en
en prenant de même deux cuillerées à café , dans
une cuillerée de vin , & même plus grande quan..
tité , fi le mal continue.
Elle guérit les coliques venteufes & bilieufes
en en prenant deux cuillerées à café , moitié de
vin : on s'en frotte auffi le ventre dans les grandes
douleurs. On en peut donner aux enfans jufqu'à
fix gouttes , & autres plus avancés en âge , à proportion
; & fi le mal réfifte , on continuera d'en
prendre par intervalle.
MAR S. 1758. ΣΙΓ
Elle agit puiffamment dans les fyncopes , dé
faillances , évanouiffemens , en en prenant la
quantité ci-deffus , fi le cas le requiert.
Elle est très-bonne pour les maladies du cerveau
, telles que les vertiges , affections foporeufes.
Elle foulage les maux de tête , fortifie le cerveau
, en s'en frottant les tempes , & en en prenant
par les narines .
Elle eft fouveraine dans les accidens d'apoplexie
; elle ranime les efprits , en en prenant
trois cuillerées à café , avec . autant de vin , &
même pure dans les accidens violens : l'on réitérera
la dofe ,fuivant que le cas exige.
Elle facilite les accouchemens ; elle donne
des forces aux femmes , lorfqu'elles font épuisées
par les efforts qu'elles ont faits ; elle les ranime ,
en en prenant une cuillerée à café , & autant de
vin : on continuera d'en donner fuivant le befain.
Elle eft fort bonne pour la paralyfie , le rhumatifme
, en s'en frottant la partie affligée , & y tenant
deffus un linge blanc , mouille dans ladite
eau , de laquelle l'on prendra deux cuilleres à
café , dans une cuillerée de vin .
L'on peur s'en fervir pour les plaies fimples ,
contufions , mettant ladite eau avec du vin , y
trempant un linge que l'on mettra deffus, humec
tant de temps en tenips.
Elle guérit auffi les tranchées des chevaux , en
en en donnant la moitié d'une bouteille avec autant
de, vin .
L'expérience fera mieux connoître les qualités
& fes vertus.
Le Public eft averti que le fieur Dardel ne mettra
plus fon cachet au col de la bouteille , attendu
que plufieurs Particuliers l'ont contrefait ,
212 MERCURE DE FRANCE
même que fon Eau , mais qu'il mettra fon nom
figné de fa main fur ladite bouteille , de même
qu'il fe trouvera mis au bas de fon imprimé.
Cette Eau fe vend au Bureau du fieur Bertaut ,
Marchand Limonadier , rue Saint Antoine , au .
coin de la rue Percée , à Paris . Le prix eſt de 40
fols.
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Résumé : AVIS.
L'avis porte sur la BAU Royale, une eau médicinale approuvée par plusieurs autorités médicales, dont les Médecins de Chamberry, feu Monsieur Dodart, et Monsieur Chicoyneau, premier Médecin du Roi. Cette approbation a été renouvelée par la Commission Royale en 1750. L'eau est recommandée pour divers maux : maux d'estomac, indigestions, coliques ventrues et bilieuses, syncopes, maladies du cerveau, accidents d'apoplexie, accouchements difficiles, paralysie, rhumatismes, plaies simples, contusions et tranchées chez les chevaux. Les doses varient selon les affections, souvent deux cuillerées à café dans du vin, avec des ajustements possibles. En raison de contrefaçons, le sieur Dardel signera désormais les bouteilles à la main. L'eau se vend au Bureau du sieur Bertaut, Marchand Limonadier, à Paris, au prix de 40 sols.
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13
p. 201-202
« Par Brevet du 21 Juin 1758, le Roi a accordé au Sieur Onfroi, Distillateur, [...] »
Début :
Par Brevet du 21 Juin 1758, le Roi a accordé au Sieur Onfroi, Distillateur, [...]
Mots clefs :
Distillateur, Brevet, Liqueurs, Récompenses, Huile royale, Élixir, Digestion, Chocolat, Liqueur spiritueuse, Dents
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texteReconnaissance textuelle : « Par Brevet du 21 Juin 1758, le Roi a accordé au Sieur Onfroi, Distillateur, [...] »
PARBrevet du 21 Juin 1758 , le Ror a accordéau
Sieur ONFROI , Diſtillateur , à laDeſcente de la
Placedu Pont S. Michel , à Paris , le titre de diſtillateur
de Sa Majeſté. Et par un ſecond Brevet
du 4 Novembre 1763 , qui confirme le premier ,
le Roi pour le récompenſer de ſes travaux , à
la perfectionde ſes liqueurs , l'a retenu & le retient
pour être Diſtillateur ordinaire de Sa
Majeſté : des recompenſes auſſi autentiques des
talens du Sieur Onfrey & les fuffrages qu'il a
a eu du Public , ſont de fürs garants que perſonne
n'en mérite plus la confiance.
la
Indépendamment de toutes les nouvelles liqueurs
qu'il a données de ſa compoſition , il vient
encore de compoſer une huile Royale de vanille
admirable ; elle joint à la falubrité
propriété des plus excellens Elixirs pour faciliter
la digeſtion. L'uſage en eſt comine des autres
liqueurs.
Son nouveau Chocolat à la façon de Rome,
dont les eſpéces ne différencient que par le
plus ou moins de vanille, eſt généralement trou
vé ſupérieur à tout autre.
Sa liqueur ſpiritueuſe pour les dents , qui en
202 MERCURE DE FRANCE.
arrête ſur le champ ſans retour les plus vives
douleurs , les blanchit & prévient tous les accidens
de la bouche , eſt ſi connue , qu'il en
fait un débit conſidérable. Il débite toujours
avec le même ſuccès ſes Eaux de propreté. Enfin
c'eſt chez lui ſeul , à Paris , que ſe trouve la
véritable Eau de Cologne du Sieur Jean-Antoine
Farina , dont le prix est de 16 fols la
bouteille.
Sieur ONFROI , Diſtillateur , à laDeſcente de la
Placedu Pont S. Michel , à Paris , le titre de diſtillateur
de Sa Majeſté. Et par un ſecond Brevet
du 4 Novembre 1763 , qui confirme le premier ,
le Roi pour le récompenſer de ſes travaux , à
la perfectionde ſes liqueurs , l'a retenu & le retient
pour être Diſtillateur ordinaire de Sa
Majeſté : des recompenſes auſſi autentiques des
talens du Sieur Onfrey & les fuffrages qu'il a
a eu du Public , ſont de fürs garants que perſonne
n'en mérite plus la confiance.
la
Indépendamment de toutes les nouvelles liqueurs
qu'il a données de ſa compoſition , il vient
encore de compoſer une huile Royale de vanille
admirable ; elle joint à la falubrité
propriété des plus excellens Elixirs pour faciliter
la digeſtion. L'uſage en eſt comine des autres
liqueurs.
Son nouveau Chocolat à la façon de Rome,
dont les eſpéces ne différencient que par le
plus ou moins de vanille, eſt généralement trou
vé ſupérieur à tout autre.
Sa liqueur ſpiritueuſe pour les dents , qui en
202 MERCURE DE FRANCE.
arrête ſur le champ ſans retour les plus vives
douleurs , les blanchit & prévient tous les accidens
de la bouche , eſt ſi connue , qu'il en
fait un débit conſidérable. Il débite toujours
avec le même ſuccès ſes Eaux de propreté. Enfin
c'eſt chez lui ſeul , à Paris , que ſe trouve la
véritable Eau de Cologne du Sieur Jean-Antoine
Farina , dont le prix est de 16 fols la
bouteille.
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Résumé : « Par Brevet du 21 Juin 1758, le Roi a accordé au Sieur Onfroi, Distillateur, [...] »
Le texte évoque les distinctions accordées à Sieur Onfroi, distillateur à Paris. Par un brevet du 21 juin 1758, le roi lui a octroyé le titre de distillateur de Sa Majesté. Un second brevet, daté du 4 novembre 1763, a confirmé ce titre et récompensé Onfroi pour la qualité de ses liqueurs, le désignant comme distillateur ordinaire du roi. Ces distinctions soulignent ses talents et la confiance du public en ses produits. Onfroi a créé plusieurs nouvelles liqueurs, dont une huile royale de vanille facilitant la digestion. Son chocolat à la façon de Rome, disponible en différentes variétés selon la quantité de vanille, est jugé supérieur à tout autre. Sa liqueur spiritueuse pour les dents soulage les douleurs, blanchit les dents et prévient les problèmes buccaux, ce qui en fait un produit très demandé. Il commercialise également des eaux de propreté et l'Eau de Cologne de Jean-Antoine Farina, vendue à 16 sols la bouteille.
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14
p. 7-16
MÉMOIRE historique sur le Titre, l'objet & les divers progrès du JOURNAL intitulé aujourd'hui MERCURE DE FRANCE.
Début :
LA premiere époque des Mercures, non seulement en France, mais peut-être [...]
Mots clefs :
Privilège, Titre, Journal, Ouvrage, Volumes, Histoire, Brevet, Relations, Auteurs, Abbé
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MÉMOIRE historique sur le Titre, l'objet & les divers progrès du JOURNAL intitulé aujourd'hui MERCURE DE FRANCE.
MÉMOIRE historique sur le Titre,
l'objet & les divers progrès du JOURNAL
intitulé aujourd'hui MERCURE
DE FRANCE.
LA premiere époque des Mercures,
non seulement en France , mais peut-être
dans l'Europe , pourroit fe rappor-
ter à l'année 1605 , où parut , avec
Privilége du Roi , l'Hiftoire de la Paix
fous le titre de Chronologie Septenaire ,
سم
A iv
8
MERCURE DE FRANCE .
par le Docteur Caiet , ( a ) laquelle com---
prend des relations depuis le com-
mencement de l'an 1598 , jufqu'à la fin
de 1604. Le Mercure François portant
dans l'intitulé du premier Volume , pour
fuite dufeptenaire du D. Caiet , reprend
en effet l'hiftoire des événemens au com-
mencement de 1605 & la continue
,
en XXV Tomes in-8° , jufqu'à la fin
de 1644. A peu-près dans le même temps
le célébre Vittorio Siri , écrivoit fes re-
lations fur l'Hiftoire de France, & , rela-
tivement à cet objet , d'autres concer-
nant diverfes Nations. Il donna auffi
à cet Ouvrage le titre de. Mercure. C'eft
le même que toute l'Europe Litteraire
connoît fous le titre de Mercurio da
Vittorio Siri & dont elle fait tant
>
de cas pour la fidélité & pour les dé-
tails hiftoriques. Ce Mercure Italien
comprend depuis le commencement de
l'année 1640 juſqu'à la fin de 1655. (b)
(a ) On lit dans quelques Auteurs Cajet , Cayer
ou Cahier. Cer Auteur avoit été Miniftre dans la
Religion Proteftante , enfuite Prêtre & Docteur
dans l'Eglife Romaine. Sa Chronologie Septenaire
avoit eu tant de fuccès , qu'on l'avoit engagé à
écrire la Chronologie Novenaire , qui fait corps.
aujourd'hui , ainfi que la premiere , avec le Mer
cure François.
(b ) Le troifiéme Tome in - 4 de la traduction
de cet Ouvrage , a paru ( chez Durand , en 1759.
JANVIER. 1764.
9
On s'est donc , pour ainfi dire , réuni
alors , fans fe communiquer , à intituler
Mercure , par une expreſſion figurée , les
Ouvrages qui annonçoient quelque
chofe de nouveau. Cette définition affez
jufte, que nous empruntons des Auteurs
du Dictionnaire de Trévoux , eft puifée
dans la Nature & dans l'objet de plu-
fieurs Ouvrages eftimés , qui ont paru
fous ce titre. On y trouvera encore des
caractères plus particulierement diſtin-
Etifs.
Le dernier Volume du Mercure Fran-
çois eft de 1646 ; & ce ne fut qu'en
1672 que feu M. Danau de Vifé en-
treprit de continuer , ou plutôt de re-
prendre cet Ouvrage. Les relations fur
les événemens remarquables à la Cour ,
à la Ville , à l'Armée , les nouvelles
publiques , domeftiques , civiles & étran-
geres
font le corps fondamental de
ces Mercures & des autres fuivans. Ce
Journal devint donc , pour ainsi dire ,
le Journal de la Cour, ou même, comme
s'en explique ce premier continuateur
du Mercure François , une hiftoire par
ticuliere & journalière du feu Roi de
glorieufe mémoire .
Par là l'Auteur du Mercure fe trou-
voit être à l'égard de l'Hiftoriographe
A.v..
Jo MERCURE DE FRANCE.
de France , comme les Officiers du Roi,
dont le fervice eft plus ordinaire & plus
intime que celui de certains Offices fupé-
rieurs. On jugea probablement qu'il
devoit être attaché à la Cour & la fui-
vre. Tels furent les motifs qui détermi-
nerent à attribuer l'expédition des Bré-
vets exclufifs , pour la compofition de
ce Mercure , au Miniftre chargé du Dé-
partement de la Maifon du Roi. Les
mêmes raifons avoient fait , fans doute,
accorder à M. de Vifé un logement au
Louvre , dont il a joui jufques à fa
mort. L'expédition des Brévets , la dif-
tribution des graces fur le Mercure , &
la difcipline économique fur tout ce
qui concerne ce Journal , font encore
dans ce même Département .
26 ans d'intervalle entre le dernier
Mercure François & celui de M. de Vife
avoient amené une révolution dans le
goût du Public , qui engagea cet Au-
teur à ne fe pas renfermer dans les
fimples relations hiftoriques des évé-
nemens civils & politiques ; & quoi-
que fes premiers volumes ne contien-
nent que très-peu d'autres matières, ilfe
prépara le droit de varier davantage fon
Mercure , en lui donnant le titre de Ga-
lant ; titre dont l'attrait eft facile à ap-
JANVIER. 1764.
Il faut voir
TI
percevoir dans une jeune Cour & dans
l'époque où l'on faifoit reparoître ce
Journal. Il joignit fucceffivement à la
partie hiftorique une Littérature légè-
re , des Piéces de Poefie , des détails
fur les Théâtres , & enfin une variété
prèfqu'indéfinie , mais fans jamais aban-
donner la parité ou plutôt l'identité de
ce Mercure avec le Mercure François ,
quant au fond & à l'objet principal
qui fe trouvent être précifément les
mêmes. Cet Auteur fe propofe ; & il
exécute , ainfi que fes fucceffeurs , de
raffembler une fuite de faits hiftori-
ques , de les fonder pour la plupart fur
des Piéces originales , ainfi que l'a-
voit fait l'Auteur duMERCURE FRAN-
ÇOIS , & Vittorio Siri dans fon Mer-
cure Italien . C'eft précisément cette
forme & cette manière de conftater
quelques branches de l'hiftoire de fon
temps , qui fait le caractère diftin&tif
des Mercures d'avec les autres Jour-
naux .
,
fur cela , le plan de
M. de Vife dans fon Epître dé-
dicatoire au Roi , dans plufieurs de fes
Préfaces , & dans la fuite même de fon
Ouvrage. Comme il vouloit rendre fon
A vj
12 MERCURE DE FRANCE .
Journal de plus en plus littéraire
prit des Priviléges en Chancellerie , en
conféquence des Brévets du Roi
ainfi qu'ont fait fes fucceffeurs ; & à
mefure que le Mercure s'eft tourné vers
cette partie , il paroît s'être rangé de
plus en plus fous la difcipline du Chef
de la Magiftrature pour l'exécution de
l'Ouvrage & l'éxercice de fes Priviléges.
Celui du 31 Décembre 1677 ,
en
faveur du même Danau de Vifé ,
annonce le fuccès de la forme qu'il
avoit donnée au nouveau Mercure. Ce
Privilége , très -étendu & très -favorable
aux droits de ce Journal , déclare fpé-
cialement que la volonté de Mgr le
Dauphin eft qu'il lui foit dédié , & pa-
roiffe chaque mois fous fes aufpices.
Après la mort de M. de Vifé , le Roi
choifit Charles Du FRESNI , fieur DE
RIVIERE , l'un de fes Valets-de- cham-
bre ordinaires, pour la compofition du
Mercure , & lui en fit expédier le
Brévet.
Get Auteur, dont on connoît le ca-
ractère ingénieux de l'efprit , procura
d'abord un nouveau luftre à ce Jour-
nal. Il y a des Mercures de fon temps ,
diftingués par un agrément fingulier ,
qui font encore très - recherchés. Mais
JANVIER. 1764.
I'
il hégligea bientôt ce travail : il fe don-
na des affociés ; & lorfqu'en 171+ , le
fieur le Févre devint feul en fon nom
Titulaire du Mercure , il femble que ce
fut par arrangement avec Dufrefni.
L'Abbé Buchet , Titulaire du Mer
cure en 1717 , donna , ou plutôt ajouta
une nouvelle forme à cet Ouvrage, qui
lui valut de nouveaux fuccès. Dans le
Privilége accordé à cet Auteur , le Mer-
cure eft intitulé Mercure François &
galant ; & l'Abbé Buchet ne négligea
pas dans la Préface qu'il mit à la tête
de fon premier Volume , d'obferver que
ce titre rappelloit la premiere origine du
Mercure, qu'il rapporte au Mercure Fran-
çois , dont nous avons parlé.
Le Privilége de cet Auteur & la Pré-
face que l'on vient de citer , font des
titres & une époque finguliérement ef-
fentiels aux droits & aux prérogatives
de ce Journal. On y trouve le develop-
pement & l'énumération de la variété
infinie des matières qui doivent compo-
fer le Mercure , & qui , felon fes ter-
mes , font naturellement & de droit de
fon reffort & entrent dans fon appana-
ge. Il étoit fordé à établir ce droit fi
étendu fur une poffeffion déja ancienne
& confirmée par un Privilége précé-
14 MERCURE DE FRANCE .
dent de 1710 , où l'on lit ces paroles
empruntées du Brévet du Roi , conte-
nant
en parlant des Mercures ) plu-
fieurs Nouvelles , Relations , Hiftoires
,
& généralement tout ce qui dépend dudit
Livre , & qu'on a continué d'y mettre
depuis 30 ans.
Il y a lieu de croire que le Mercure,
devenant plus étendu fur la Littérature
fut , par cette raifon, plus ftrictement at-
taché à la difcipline générale de la Li-
brairie. C'eft dans les Mercures de cette
année ( 1717 ) que l'on commence à
trouver les approbations de Cenfeurs
Royaux. La première eft de l'Abbé
Terrafon . Le Mercure fut
compofé par MM.
Juillet 1721.
enfuite
Fuzelier & de la
Roque , Affociés à M. Dufrefni , dont
le mom reparoît dans le Privilége du 3
Ce furent ces Auteurs qui eurent l'hon-
neur de dédier & de préfenter au Roi
en 1724 le Mercure de France qui a
continué de paroître fous ce titre
ainfi qu'avoit
fait feu M. de Vifé
lorfqu'il donna le premier vol. du Mer-
cure Galant. A la fin de cette même
année , après la mort de M. DU FRES-
NI , M. DE LA ROQUE refta feul Ti-
tulaire & Auteur du Mercure , qu'il
JANVIER. 1764.
15
continua jufqu'à fa mort arrivée en 1744.
Le Roi nomma alors MM. FUZELIER
& LABRUERE ; & leur Privilége eſt le
premier qui fut chargé d'une penfion .
Chacun des Auteurs fuivans en ont
eu de nouvelles , ce qui forme aujour-
d'hui le fond le plus confidérable au
profit des Gens de Lettres diftingués
par leurs fervices ou par leur célébrité.
Après la mort de M. FUZELIER , ar-
rivée en 1752 , M. DE LABRUERE
jouit feul du Privilége du Mercure.
Etant mort au mois de Septembre 1754,
Sa Majefté , par Brévet du 12 Octobre
de la même année , accorda ce Privi-
lége à feu M. DE BOISSI , de l'Acadé-
mie Françoiſe , pour commencer à en
jouir feulement du premier Janvier
1755 ; & le produit des Volumes du
reflant de cette année , fut laiffé à M.
l'Abbé RAYNAL , qui avoit compofé
le Mercure pendant l'abfence du dernier
Titulaire.
M. DE BOISSY mourut au mois d'A-
vril 1758. M. DE BOISSY fils rédigea
le Mercure jufques & compris le deu
xiéme Vol. de Juillet de cette année.
M. MARMONTEL , à qui ce Privilége
avoit été accordé,commença à l'exercer
au mois d'Août fuivant.
16 MERCURE DE FRANCE.
- M. DE LA PLACE a fuccédé aux
droits & à l'exercice de ce même Pri-
vilége par Brévet du 20 Janvier 1760 ,
& commença d'en jouir au premier
Février de cette année.
Par Brévet particulier , M. DE L
GARDE , ancien Penfionnaire de ce
Journal , fut, quelque temps après , ad-
joint au Privilége de M. DE LA PLACE ,
pour tout ce qui concerne la partie des
Théâtres ; ce qu'il commença d'exer-
cer au premier Février de l'année 1761 .
Le nombre des Volumes du Mercure,
y compris le premier Volume du Mer-
cure galant de 1672 , & le Volume de
Décembre 1763 du Mercure de France ,
eft de 1232 Volumes.
Dans les Bibliothéques où l'on eft
curieux de collections complettes , on
joint à ce nombre de Volumes les 25
du Mercure François , le Septenaire ,
le'Novenaire & les Mémoires de la Li-
gue. Pour remplir l'interruption depuis
1644 , où finit la matière du Mercure
François , jufqu'au premier Mercure de
VISÉ , on joint une vingtaine de Re-
lations imprimées en Volumes particu
liers.
l'objet & les divers progrès du JOURNAL
intitulé aujourd'hui MERCURE
DE FRANCE.
LA premiere époque des Mercures,
non seulement en France , mais peut-être
dans l'Europe , pourroit fe rappor-
ter à l'année 1605 , où parut , avec
Privilége du Roi , l'Hiftoire de la Paix
fous le titre de Chronologie Septenaire ,
سم
A iv
8
MERCURE DE FRANCE .
par le Docteur Caiet , ( a ) laquelle com---
prend des relations depuis le com-
mencement de l'an 1598 , jufqu'à la fin
de 1604. Le Mercure François portant
dans l'intitulé du premier Volume , pour
fuite dufeptenaire du D. Caiet , reprend
en effet l'hiftoire des événemens au com-
mencement de 1605 & la continue
,
en XXV Tomes in-8° , jufqu'à la fin
de 1644. A peu-près dans le même temps
le célébre Vittorio Siri , écrivoit fes re-
lations fur l'Hiftoire de France, & , rela-
tivement à cet objet , d'autres concer-
nant diverfes Nations. Il donna auffi
à cet Ouvrage le titre de. Mercure. C'eft
le même que toute l'Europe Litteraire
connoît fous le titre de Mercurio da
Vittorio Siri & dont elle fait tant
>
de cas pour la fidélité & pour les dé-
tails hiftoriques. Ce Mercure Italien
comprend depuis le commencement de
l'année 1640 juſqu'à la fin de 1655. (b)
(a ) On lit dans quelques Auteurs Cajet , Cayer
ou Cahier. Cer Auteur avoit été Miniftre dans la
Religion Proteftante , enfuite Prêtre & Docteur
dans l'Eglife Romaine. Sa Chronologie Septenaire
avoit eu tant de fuccès , qu'on l'avoit engagé à
écrire la Chronologie Novenaire , qui fait corps.
aujourd'hui , ainfi que la premiere , avec le Mer
cure François.
(b ) Le troifiéme Tome in - 4 de la traduction
de cet Ouvrage , a paru ( chez Durand , en 1759.
JANVIER. 1764.
9
On s'est donc , pour ainfi dire , réuni
alors , fans fe communiquer , à intituler
Mercure , par une expreſſion figurée , les
Ouvrages qui annonçoient quelque
chofe de nouveau. Cette définition affez
jufte, que nous empruntons des Auteurs
du Dictionnaire de Trévoux , eft puifée
dans la Nature & dans l'objet de plu-
fieurs Ouvrages eftimés , qui ont paru
fous ce titre. On y trouvera encore des
caractères plus particulierement diſtin-
Etifs.
Le dernier Volume du Mercure Fran-
çois eft de 1646 ; & ce ne fut qu'en
1672 que feu M. Danau de Vifé en-
treprit de continuer , ou plutôt de re-
prendre cet Ouvrage. Les relations fur
les événemens remarquables à la Cour ,
à la Ville , à l'Armée , les nouvelles
publiques , domeftiques , civiles & étran-
geres
font le corps fondamental de
ces Mercures & des autres fuivans. Ce
Journal devint donc , pour ainsi dire ,
le Journal de la Cour, ou même, comme
s'en explique ce premier continuateur
du Mercure François , une hiftoire par
ticuliere & journalière du feu Roi de
glorieufe mémoire .
Par là l'Auteur du Mercure fe trou-
voit être à l'égard de l'Hiftoriographe
A.v..
Jo MERCURE DE FRANCE.
de France , comme les Officiers du Roi,
dont le fervice eft plus ordinaire & plus
intime que celui de certains Offices fupé-
rieurs. On jugea probablement qu'il
devoit être attaché à la Cour & la fui-
vre. Tels furent les motifs qui détermi-
nerent à attribuer l'expédition des Bré-
vets exclufifs , pour la compofition de
ce Mercure , au Miniftre chargé du Dé-
partement de la Maifon du Roi. Les
mêmes raifons avoient fait , fans doute,
accorder à M. de Vifé un logement au
Louvre , dont il a joui jufques à fa
mort. L'expédition des Brévets , la dif-
tribution des graces fur le Mercure , &
la difcipline économique fur tout ce
qui concerne ce Journal , font encore
dans ce même Département .
26 ans d'intervalle entre le dernier
Mercure François & celui de M. de Vife
avoient amené une révolution dans le
goût du Public , qui engagea cet Au-
teur à ne fe pas renfermer dans les
fimples relations hiftoriques des évé-
nemens civils & politiques ; & quoi-
que fes premiers volumes ne contien-
nent que très-peu d'autres matières, ilfe
prépara le droit de varier davantage fon
Mercure , en lui donnant le titre de Ga-
lant ; titre dont l'attrait eft facile à ap-
JANVIER. 1764.
Il faut voir
TI
percevoir dans une jeune Cour & dans
l'époque où l'on faifoit reparoître ce
Journal. Il joignit fucceffivement à la
partie hiftorique une Littérature légè-
re , des Piéces de Poefie , des détails
fur les Théâtres , & enfin une variété
prèfqu'indéfinie , mais fans jamais aban-
donner la parité ou plutôt l'identité de
ce Mercure avec le Mercure François ,
quant au fond & à l'objet principal
qui fe trouvent être précifément les
mêmes. Cet Auteur fe propofe ; & il
exécute , ainfi que fes fucceffeurs , de
raffembler une fuite de faits hiftori-
ques , de les fonder pour la plupart fur
des Piéces originales , ainfi que l'a-
voit fait l'Auteur duMERCURE FRAN-
ÇOIS , & Vittorio Siri dans fon Mer-
cure Italien . C'eft précisément cette
forme & cette manière de conftater
quelques branches de l'hiftoire de fon
temps , qui fait le caractère diftin&tif
des Mercures d'avec les autres Jour-
naux .
,
fur cela , le plan de
M. de Vife dans fon Epître dé-
dicatoire au Roi , dans plufieurs de fes
Préfaces , & dans la fuite même de fon
Ouvrage. Comme il vouloit rendre fon
A vj
12 MERCURE DE FRANCE .
Journal de plus en plus littéraire
prit des Priviléges en Chancellerie , en
conféquence des Brévets du Roi
ainfi qu'ont fait fes fucceffeurs ; & à
mefure que le Mercure s'eft tourné vers
cette partie , il paroît s'être rangé de
plus en plus fous la difcipline du Chef
de la Magiftrature pour l'exécution de
l'Ouvrage & l'éxercice de fes Priviléges.
Celui du 31 Décembre 1677 ,
en
faveur du même Danau de Vifé ,
annonce le fuccès de la forme qu'il
avoit donnée au nouveau Mercure. Ce
Privilége , très -étendu & très -favorable
aux droits de ce Journal , déclare fpé-
cialement que la volonté de Mgr le
Dauphin eft qu'il lui foit dédié , & pa-
roiffe chaque mois fous fes aufpices.
Après la mort de M. de Vifé , le Roi
choifit Charles Du FRESNI , fieur DE
RIVIERE , l'un de fes Valets-de- cham-
bre ordinaires, pour la compofition du
Mercure , & lui en fit expédier le
Brévet.
Get Auteur, dont on connoît le ca-
ractère ingénieux de l'efprit , procura
d'abord un nouveau luftre à ce Jour-
nal. Il y a des Mercures de fon temps ,
diftingués par un agrément fingulier ,
qui font encore très - recherchés. Mais
JANVIER. 1764.
I'
il hégligea bientôt ce travail : il fe don-
na des affociés ; & lorfqu'en 171+ , le
fieur le Févre devint feul en fon nom
Titulaire du Mercure , il femble que ce
fut par arrangement avec Dufrefni.
L'Abbé Buchet , Titulaire du Mer
cure en 1717 , donna , ou plutôt ajouta
une nouvelle forme à cet Ouvrage, qui
lui valut de nouveaux fuccès. Dans le
Privilége accordé à cet Auteur , le Mer-
cure eft intitulé Mercure François &
galant ; & l'Abbé Buchet ne négligea
pas dans la Préface qu'il mit à la tête
de fon premier Volume , d'obferver que
ce titre rappelloit la premiere origine du
Mercure, qu'il rapporte au Mercure Fran-
çois , dont nous avons parlé.
Le Privilége de cet Auteur & la Pré-
face que l'on vient de citer , font des
titres & une époque finguliérement ef-
fentiels aux droits & aux prérogatives
de ce Journal. On y trouve le develop-
pement & l'énumération de la variété
infinie des matières qui doivent compo-
fer le Mercure , & qui , felon fes ter-
mes , font naturellement & de droit de
fon reffort & entrent dans fon appana-
ge. Il étoit fordé à établir ce droit fi
étendu fur une poffeffion déja ancienne
& confirmée par un Privilége précé-
14 MERCURE DE FRANCE .
dent de 1710 , où l'on lit ces paroles
empruntées du Brévet du Roi , conte-
nant
en parlant des Mercures ) plu-
fieurs Nouvelles , Relations , Hiftoires
,
& généralement tout ce qui dépend dudit
Livre , & qu'on a continué d'y mettre
depuis 30 ans.
Il y a lieu de croire que le Mercure,
devenant plus étendu fur la Littérature
fut , par cette raifon, plus ftrictement at-
taché à la difcipline générale de la Li-
brairie. C'eft dans les Mercures de cette
année ( 1717 ) que l'on commence à
trouver les approbations de Cenfeurs
Royaux. La première eft de l'Abbé
Terrafon . Le Mercure fut
compofé par MM.
Juillet 1721.
enfuite
Fuzelier & de la
Roque , Affociés à M. Dufrefni , dont
le mom reparoît dans le Privilége du 3
Ce furent ces Auteurs qui eurent l'hon-
neur de dédier & de préfenter au Roi
en 1724 le Mercure de France qui a
continué de paroître fous ce titre
ainfi qu'avoit
fait feu M. de Vifé
lorfqu'il donna le premier vol. du Mer-
cure Galant. A la fin de cette même
année , après la mort de M. DU FRES-
NI , M. DE LA ROQUE refta feul Ti-
tulaire & Auteur du Mercure , qu'il
JANVIER. 1764.
15
continua jufqu'à fa mort arrivée en 1744.
Le Roi nomma alors MM. FUZELIER
& LABRUERE ; & leur Privilége eſt le
premier qui fut chargé d'une penfion .
Chacun des Auteurs fuivans en ont
eu de nouvelles , ce qui forme aujour-
d'hui le fond le plus confidérable au
profit des Gens de Lettres diftingués
par leurs fervices ou par leur célébrité.
Après la mort de M. FUZELIER , ar-
rivée en 1752 , M. DE LABRUERE
jouit feul du Privilége du Mercure.
Etant mort au mois de Septembre 1754,
Sa Majefté , par Brévet du 12 Octobre
de la même année , accorda ce Privi-
lége à feu M. DE BOISSI , de l'Acadé-
mie Françoiſe , pour commencer à en
jouir feulement du premier Janvier
1755 ; & le produit des Volumes du
reflant de cette année , fut laiffé à M.
l'Abbé RAYNAL , qui avoit compofé
le Mercure pendant l'abfence du dernier
Titulaire.
M. DE BOISSY mourut au mois d'A-
vril 1758. M. DE BOISSY fils rédigea
le Mercure jufques & compris le deu
xiéme Vol. de Juillet de cette année.
M. MARMONTEL , à qui ce Privilége
avoit été accordé,commença à l'exercer
au mois d'Août fuivant.
16 MERCURE DE FRANCE.
- M. DE LA PLACE a fuccédé aux
droits & à l'exercice de ce même Pri-
vilége par Brévet du 20 Janvier 1760 ,
& commença d'en jouir au premier
Février de cette année.
Par Brévet particulier , M. DE L
GARDE , ancien Penfionnaire de ce
Journal , fut, quelque temps après , ad-
joint au Privilége de M. DE LA PLACE ,
pour tout ce qui concerne la partie des
Théâtres ; ce qu'il commença d'exer-
cer au premier Février de l'année 1761 .
Le nombre des Volumes du Mercure,
y compris le premier Volume du Mer-
cure galant de 1672 , & le Volume de
Décembre 1763 du Mercure de France ,
eft de 1232 Volumes.
Dans les Bibliothéques où l'on eft
curieux de collections complettes , on
joint à ce nombre de Volumes les 25
du Mercure François , le Septenaire ,
le'Novenaire & les Mémoires de la Li-
gue. Pour remplir l'interruption depuis
1644 , où finit la matière du Mercure
François , jufqu'au premier Mercure de
VISÉ , on joint une vingtaine de Re-
lations imprimées en Volumes particu
liers.
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Résumé : MÉMOIRE historique sur le Titre, l'objet & les divers progrès du JOURNAL intitulé aujourd'hui MERCURE DE FRANCE.
Le texte décrit l'évolution du journal 'Mercure de France' et de ses prédécesseurs. La première publication, intitulée 'Chronologie Septenaire', parut en 1605. Elle fut suivie par le 'Mercure François' jusqu'en 1644. En Italie, Vittorio Siri publiait simultanément le 'Mercurio da Vittorio Siri' de 1640 à 1655. En 1672, Jean Donneau de Visé reprit le 'Mercure François' et y ajouta des relations sur les événements à la cour, en ville et à l'armée, ainsi que des nouvelles publiques et étrangères. Le journal devint une chronique quotidienne du roi et fut attaché à la cour. De Visé obtint des privilèges exclusifs et introduisit des éléments littéraires et poétiques. Après la mort de De Visé, Charles Du Fresnoy continua la publication. En 1714, Le Fèvre devint le titulaire, suivi par l'abbé Buchet en 1717, qui modifia la forme du journal et le renomma 'Mercure François & galant'. Le journal inclut alors des approbations des censeurs royaux. Fuzelier et de La Roque collaborèrent ensuite et dédièrent le journal au roi en 1724. Après leurs décès respectifs, Labruère prit la relève jusqu'en 1754. Le roi nomma ensuite M. de Boissy, suivi de son fils, puis Marmontel en 1758 et De La Place en 1760.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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