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1
p. 510-512
Histoire Ecclesiastique, &c. [titre d'après la table]
Début :
HISTOIRE ECCLESIASTIQUE, pour servir de continuation à celle de M. l'Abbé [...]
Mots clefs :
Parlement de Provence, Concile de Latran, Histoire ecclésiastique, Annexe
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texteReconnaissance textuelle : Histoire Ecclesiastique, &c. [titre d'après la table]
ISTOIRE ECCLESIASTIQUE , pour ser
virde continuation à celle de M.PAbbé
Fleury, tome 25. depuis 1568. jusqu'en
1520. A Paris , chez Emeri , Quai des
Augustins , à S. Benoît , &c. in 4. de 685
pages , 1729.
Les derniers Livres de ce 25 vol . renferment
l'Histoire du Pontificat du Pape
Leon X. et ce n'est pas la matiere la moins
bien traitée et la moins curieuse , parce que
l'Auteur y a compris une partie de l'Histoire
de François I. et de celle de Charles
V. on y voit aussi la continuation
du Concile de Latran , l'abolition de la
Pragmatique , l'établissement du Concordat
, les commencemens du Lutheranisme
, & c.
! L'Annexe donnée par le Parlement de
Provence , pour l'exécution des Bulles
de
MARS. 1734. 511
de la Cour de Rome , dans l'étendue de
son ressort , est entre tous les sujets qui
entrent dans l'Histoire du Concile de Latran
, celui qui paroît le plus approfondi
et le mieux travaillé par cet Auteur. C'étoit
, dit- il , un usage observé de temps.
immémorial dans la Province, de ne mettre
aucune Bulle à exécution , sans une
permission du Parlement, qu'on appelloit
ANNEXE. Cet usage avoit été confirmé
dans une Assemblée d'Etat de la Province
, en 1481. et par le Conseil du Païs en
1482. avant l'établissement du Parlement
; ce qui avoit été approuvé depuis
la réunion de la Provence à la Couronnes
les Rois Louis XI. et Louis XII.
par
Il parle de quelques differens survenus
dans l'exercice de cet usage entre la Cour
de Rome et le Parlement , toujours terminez
à l'avantage du Parlement , malgré
les efforts du Promoteur du Concile
de Latran, et les suites de la Requête qu'il
y présenta , laquelle contenoit plusieurs
accusations contre les Officiers du Parle
ment qui avoient montré le plus de fermeté
pour le maintient de ce droit.
On voit ensuite les mesures que prit
François I. pour terminer heureusement
et pour toujours cette grande affaire , en
quoi ce Prince réussit enfin par un Trai-
E iiij
té
51-2 MERCURE DE FRANCE
té qui fut négocié par Louis de Solurs ;
Ambassadeur de France au Concile ,Notre
Auteur assure que le Parlement de Provence
n'avoit point d'autre vûë en soutenant
son ancien droit d'Annexe , que
de maintenir dans toute leur force les libertez
de l'Eglise Gallicane , contre les
prétentions de Julles II. et de Leon X.
virde continuation à celle de M.PAbbé
Fleury, tome 25. depuis 1568. jusqu'en
1520. A Paris , chez Emeri , Quai des
Augustins , à S. Benoît , &c. in 4. de 685
pages , 1729.
Les derniers Livres de ce 25 vol . renferment
l'Histoire du Pontificat du Pape
Leon X. et ce n'est pas la matiere la moins
bien traitée et la moins curieuse , parce que
l'Auteur y a compris une partie de l'Histoire
de François I. et de celle de Charles
V. on y voit aussi la continuation
du Concile de Latran , l'abolition de la
Pragmatique , l'établissement du Concordat
, les commencemens du Lutheranisme
, & c.
! L'Annexe donnée par le Parlement de
Provence , pour l'exécution des Bulles
de
MARS. 1734. 511
de la Cour de Rome , dans l'étendue de
son ressort , est entre tous les sujets qui
entrent dans l'Histoire du Concile de Latran
, celui qui paroît le plus approfondi
et le mieux travaillé par cet Auteur. C'étoit
, dit- il , un usage observé de temps.
immémorial dans la Province, de ne mettre
aucune Bulle à exécution , sans une
permission du Parlement, qu'on appelloit
ANNEXE. Cet usage avoit été confirmé
dans une Assemblée d'Etat de la Province
, en 1481. et par le Conseil du Païs en
1482. avant l'établissement du Parlement
; ce qui avoit été approuvé depuis
la réunion de la Provence à la Couronnes
les Rois Louis XI. et Louis XII.
par
Il parle de quelques differens survenus
dans l'exercice de cet usage entre la Cour
de Rome et le Parlement , toujours terminez
à l'avantage du Parlement , malgré
les efforts du Promoteur du Concile
de Latran, et les suites de la Requête qu'il
y présenta , laquelle contenoit plusieurs
accusations contre les Officiers du Parle
ment qui avoient montré le plus de fermeté
pour le maintient de ce droit.
On voit ensuite les mesures que prit
François I. pour terminer heureusement
et pour toujours cette grande affaire , en
quoi ce Prince réussit enfin par un Trai-
E iiij
té
51-2 MERCURE DE FRANCE
té qui fut négocié par Louis de Solurs ;
Ambassadeur de France au Concile ,Notre
Auteur assure que le Parlement de Provence
n'avoit point d'autre vûë en soutenant
son ancien droit d'Annexe , que
de maintenir dans toute leur force les libertez
de l'Eglise Gallicane , contre les
prétentions de Julles II. et de Leon X.
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Résumé : Histoire Ecclesiastique, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Histoire Ecclésiastique' de l'Abbé Fleury, tome 25, couvre la période de 1568 à 1520 et se concentre sur le pontificat du Pape Léon X. Il traite également des figures historiques François I et Charles V, ainsi que du Concile de Latran, de l'abolition de la Pragmatique, de l'établissement du Concordat et des débuts du luthéranisme. L'auteur examine en détail l'annexe du Parlement de Provence pour l'exécution des bulles de la Cour de Rome, un usage ancien nécessitant la permission du Parlement. Cet usage avait été confirmé en 1481 et 1482 et approuvé par les rois Louis XI et Louis XII après la réunion de la Provence à la couronne de France. Le texte mentionne des conflits entre la Cour de Rome et le Parlement, toujours résolus en faveur de ce dernier. François I, avec l'aide de Louis de Solurs, ambassadeur de France au Concile, a pris des mesures pour régler ces différends. Le Parlement de Provence cherchait à protéger les libertés de l'Église gallicane contre les prétentions des papes Jules II et Léon X.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 512
« ABREGÉ de la Vie de Madame de Paris, Tierçaire de l'Ordre de la Pénitence [...] »
Début :
ABREGÉ de la Vie de Madame de Paris, Tierçaire de l'Ordre de la Pénitence [...]
Mots clefs :
Madame de Paris, Psaumes de la pénitence
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texteReconnaissance textuelle : « ABREGÉ de la Vie de Madame de Paris, Tierçaire de l'Ordre de la Pénitence [...] »
ABREGE' de la Vie de Madame de Paris
, Tierçaire de l'Ordre de la Pénitence
et de S. François d'Assise . A Paris , ruë
S. Jacques , chez P. Witte , 1733. petite
brochure , in 12 de 85 pages.
LES SEPT PSEAUMES DE LA PENITENCE
Paraphrasez., avec des Réfléxions à chaque
verset , sur les principales veritez
qu'ils renferment.Par un Prêtre Solitaire ,
in 12.1732. prix 30 sols. Chez le Mercier,
ruë S. Jacques.
, Tierçaire de l'Ordre de la Pénitence
et de S. François d'Assise . A Paris , ruë
S. Jacques , chez P. Witte , 1733. petite
brochure , in 12 de 85 pages.
LES SEPT PSEAUMES DE LA PENITENCE
Paraphrasez., avec des Réfléxions à chaque
verset , sur les principales veritez
qu'ils renferment.Par un Prêtre Solitaire ,
in 12.1732. prix 30 sols. Chez le Mercier,
ruë S. Jacques.
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3
p. 512-524
Artaxare, Tragédie, [titre d'après la table]
Début :
On vient d'imprimer une Tragédie, intitulée ARTAXARE. L'Auteur nous apprend [...]
Mots clefs :
Pharnabaze, Sapor, Roi, Arsace, Artaxare, Fils, Aspasie, Père, Mort, Tragédie, Mère, Prince, Amour, Fille, Conspiration , Reine, Sauver, Conjuration
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texteReconnaissance textuelle : Artaxare, Tragédie, [titre d'après la table]
On vient d'imprimer une Tragédie , intitulée
ARTAXARE. L'Auteur nous apprend
dans un Avertissement que cette
Piéce fut representée pour la premiere
fois , le 3 Mai , de l'année 1718 , qu'elle
fut interrompue , lorsqu'on commençoit
à la gouter, par la maladie du sieur Ponteuil;
que le succès qu'elle promettoit ,
enMAR
S. 1734. 513
engagea les Comédiens François à le prier
de ne la point faire imprimer , attendu
qu'ils vouloient la reprendre l'hyver d'après
; mais que
la mort du même Acteur
en avoit fait remettre la reprise à un autre
temps . Il ajoute qu'on en auroit renvoyé
l'impression plus loin , si des raisons
tres interessantes ne l'eussent déterminé
à l'exposer aux yeux du Public, telle
qu'on l'avoit vue dans sa naissance.
La lecture de cette Tragédie ,à ce qu'on
prétend , fait voir quelles sont les rai
sons que l'Auteur n'explique pas ; la ressemblance
qui se trouve entre le cinquiéme
Acte d'Adelaïde , et celui d'Artaxare
, a , dit- on , frappé tout le monde ;
on n'accuse pas l'Auteur d'Adelaïde d'avoir
imité un dénouement qui a produit
un si grand interêt dans les Représentations
de l'une et de l'autre Tragédie ; le
hazard forme des combinaisons plus
frappantes ; mais comme la malignité de
la censure pourroit faire pancher du côté
le plus défavorable , l'Auteur d'Artaxare
a cru qu'il ne pouvoit mieux se justifier
de tout soupçon , qu'en faisant voir que
sa Tragédie existoit seize ans avant celle
d'Adelaïde . Voici un Extrait de ce Poë-.-
me.
Artaxare ayant déthrôné le dernier des
Ev Arsa
514 MERCURE DE FRANCE
#
Arsacides , réunit les - Parthes et les Persans
sous le même Empire ; Vardanes ,
l'aîné de ses Fils , ayant conspiré contre
lui , il lui fit donner la mort , et fit emprisonner
Arsinoé sa femme et mere de
ce Prince rebelle. Sapor , son second Fils,
craignant que sa Mere n'éprouvât le sort
de son aîné , la tira de sa prison et la mit
en lieu de sureté près d'Ecatompile, en attendant
qu'il pût la faire transporter en
Armenie. C'est icy que l'action théatrale
commence.
Sapor s'applaudit dans le premier Acte
d'avoir sauvé sa mere ; Arsace , le dernier
des Arsacides , lui dit qu'il n'a rien fait
s'il n'acheve pas ; que sa mere peut être
découverte , étant si près d'Ecatompile ;
il l'enhardit à monter au Thrône ; Sapor
frémit à cette proposition ; Arsace ne
pouvant le surmonter par l'ambition , le
tente du côté de l'amour , en lui appre
nant qu'Artaxare lui demande Arpasie
sa fille , pour Pharnabaze son favori ;
Sapor s'irrite, mais il n'ose aller plus loin
et quitte Arsace de peur de succomber
& c.
Arsace fait entendre à Arbate , son con
fident , qu'il a formé une conspiration
sous le nom de Sapor , mais à l'insçu de
ce Prince , trop fidelle à son Pere ; il
prend
MARS 1.734.
SIS
prend le parti d'offrir le Thrône à Phar
nabaze , afin qu'il y place sa fille.
Pharnabaze , déja instruit de la conspiration
, sans en connoître l'Auteur , est
surpris de trouver Arsace si agité ; Arsace
lui apprend que sa fille n'est pas insensible
à son amour, et qu'il ne lui manque
qu'une Couronne pour la résoudre
à lui donner la main ; il n'en dit que
trop pour faire entendre à Pharnabaze
qu'il est le chef de la conspiration ; sa fidelité
pour son Roy l'emporte sur son
amour pour sa Maîtresse Il s'exprime
ainsi .
Si d'un juste courroux , je suivois le transport ,
Je ne vous répondrois qu'en vous donnant la
mort ;
Mais je respecte en vous le Pere d'Aspasie, &c . ,
Il lui apprend encore qu'Artane , l'un
des conjurez , est prêt de découvrir le
complot au Roy , et qu'il va le présenter
lui- même à Artaxare .
Aspasie paroît; Arsace lui dit que Pharnabaze
va le perdre , malgré tout l'amour
qu'il a pour elle. Aspasie n'oublie rien
pour fléchir Pharnabaze en faveur de son
Pere ; Pharnabaze lui promet d'obtenir
la grace d'Arsace , et lui fait entendre
qu'il sera le plus heureux des Mortels, s'il
E vj peut
116 MERCURE DE FRANCE
peut par là mériter le prix dont son Pere
vient de le flatter.
Aspasie réfléchit tristement sur les dernieres
paroles de Pharnabaze , et finit ce
premier Acte , par ces quatre Vers :
Quel parti prendre, hélas ! quand tout me désespere
!
Quoiqu'il puisse arriver , Grands Dieux, sauvez
mon Pere ;
Au plus affreux trépas dûssay- je recourir ;
Qu'il vive seulement , et je sçaurai mourir.
Artaxare commence le second Acte
avec Pharnabaze ; le Roy n'est encore in
formé que de la fuite de la Reine ; il ordonne
à Pharnabaze de courir après elle ;
ce Ministre fidelle s'en excuse sur le peril
qui menace les jours du Roy , péril qui
exige sa présence ; il apprend à Artaxare,
qu'on conspire contre lui , et le prie de
faire grace au chef de la coujuration ; le
Roy soupçonne d'abord son Fils , mais
Pharnabaze l'ayant rassuré de ce côté-là
obtient la grace d'Arsace avant qu'il le
lui nomme ; il ordonne qu'on fasse entrer
Artane. Celui - ci se jette aux pieds du
Roy , et se justifie de la conjuration , en
lui disant qu'il n'y est entré que pour la
réveler ; il nomme Sapor pour Chef. Artaxare
frémit de colere au nom de son
Fils ; il congédie Artane.
MARS. 1734 317
Le Roy se plaint à Pharnabaze de lui
avoir caché le veritable Chef. Pharnabaze
lui répond qu'il a été trompé tout le premier
; après une conversation , où la vertu
de Pharnabaze se déploye tout entiere.
Le Roy lui ordonne d'interroger Sapor,
et de le faire arrêter , s'il est criminel.
La Scene entre Sapor et Phirnabaze est
une des plus belles de la Piéce. Pharnabaze
croyant que Sapor n'est que trop convaincu
par son propre aveu , dont les termes
ambigus lui font prendre le change ,
ordonne qu'on l'arrête. Cela est exécuté.
Pharnabaze craignant pour sa glaire ,
s'exprime ainsi dans un Monologue.
Où vas- tu , Pharnabaze ? fremis.
Cruel ! tu vas armer un Pere contre un Fils?
Barbare ! quelle rage auprès de lui te guide
Tu Pas fait Roy ; tu vas en faire un parricide
!
Dans la mort de son Fils , prends - tu quelque
intérêt ?
Lâche l'Amour jaloux va
l'Arrêt ?
- · il dicter
Ah ! plutôt , s'il se peut , cours obtenir sa
grace ;
Non , Sapor ne doit pas t'être moins cher
qu'Arsace.
Arsace vient Pharnabaze lui dit d'aller
rea18
MERCURE DE FRANCE
rendre graces au Roy du pardon qu'il
vient d'obtenir pour lui , quoiqu'il soit
plus coupable que Sapor , pour qui il va
implorer la clémence du Roy.
Arsace , irrité des reproches de Pharnabaze
, renonce au dessein qu'il avoit
formé de lui donner sa fille ; il tourne
toutes ses vûës du côté de Sapor ; il se
flatte que ce Prince indigné de son emprisonnement
l'avouera de tout , et se
déclarera chef d'une entreprise qui doit
le venger. Il ordonne à Arbate d'aller
faire venir la Reine , de lui apprendre le
péril qui menace son fils , afin qu'il renonce
à une soumission qui lui couteroit
le Trône et la vie.
Au troisiéme Acte , Aspasie allarmée
de l'emprisonnement de Sapor , demande
à Cleone des nouvelles de ce qui se
passe à la Cour ; Cleone lui en fait une
image qui redouble son effroi . Arsace
vient dire à sa fille ce qui s'est passé entre
le Roy et lui ; voici ce que le Roy
lui a dit .
Par vos soumissions méritez vôtre grace ;
J'ai tout à redouter d'un sujet tel qu'Arsace
Pharnabaze peut seul me répondre de vous
Je veux que d'Aspasie il devienne l'Epoux .
Aspasie est mortellement affligée de
cet
MARS . 1734
519
cet ordre du Roy ; Arsace lui répond
qu'il faut tout promettre , pour ne rien.
tenir ; Arpasie lui dit qu'elle ne veut
point tromper un homme tel que Pharnabase
, et que si elle doit résoudre Sapor
à la céder à un autre , ce ne sera pas
pour lui manquer de foy & c. -
Aspasie annonce à Sapor qu'elle ne
peut le sauver qu'en épousant son Rival;
Sapor l'accuse d'infidelité , elle lui reproche
tendrement son injustice , et lui fait
entendre qu'après l'avoir sauvé par un
Hymen si affreux pour elle , elle sçaura
bien s'affranchir, en se donnant la mort,
d'un malheur qui dureroit autant que sa
vie. &c. Pharnabaze vient , Sapor lui
parle ainsi :
Prens garde à la Princesse ,
Pharnabaze ; entraîné par l'ardeur qui te presse,
Tn la suis à l'Autel , tremble , apprend son dessein
Elle y va se plonger un poignard dans le sein..
Pharnabaze étant surpris d'un tel pro
jet , Sapor poursuit.
C'est à toi de m'en croire
On n'en impose point , quand on aime la gloire,
Adieu , si sur ton coeur la vertu regne encor
Songe à justifier l'estime de Sapor.
2
Cette
20 MERCURE DE FRANCE
Cette estime réciproque entre deux
Rivaux interesse également pour l'un
et pour l'autre. Pharnabaze se plaint à
Aspasie de ce qu'elle préfere la mort à
son Hymen ; Aspasie lui avoüc tout & c.
Voici comme elle lui parle ;
J'allois sur les Autels vous tenir ma promesse;
Mais , trompant un Epoux digne de ma tendresse
,
Ma main contre mes jours n'étoit prête à s'armer,
Que pour punir mon coeur de ne pouvoir l'aimer.
Pharnabaze ne voulant point lui céder
en genérosité , lui promet de ne rien
oublier pour sauver Sapor , et de ne lui
faire aucune violence sur l'Hymen que le
Roy exige d'elle ; cependant pour la sureté
de son Maître , il ordonne qu'on arrête
Arsace dont il promet aussi de prendre
la deffense. & c.
Pharnabase instruit que Sapor n'a point
de part à la conjuration , obtient du Roy
qu'il ne sera point condamné , qu'il ne
soit convaincu & c.
,
La fierté de la Reine s'irrite par la
présence de Pharnabaze qu'elle haït et
qu'elle croit aspirer à la Couronne ; les
menaces qu'elle fait à ce favori en le
quicMARS.
17340 - 521
quittant , augmentent les soupçons du
Roy ; mais Pharnabaze appaise son couroux
, et lui fait promettre d'écouter la
Reine , que la présence d'un Ministre
trop aimé de son Roy , a fait parler avec
trop d'aigreur.
,
,
Artaxare parlant à Arsinoë accuse Sapor
dans le quatrième Acte d'avoir
conspiré contre ses jours ; Arsinoë frémit
d'une imposture si affreuse ; elle convient
que Vardanes son premier fils s'étoit révolté
contre lui , mais que ce n'étoit que
pour perdre Pharnabaze ; ce dernier arrive
Arsinoe s'emporte contre lui ;
Artaxare lui dit que ce fidele Ministre
vient par son ordre exprès et va lui dicter
ses souveraines loix.
Arsinoe lui parle avec hauteur ; Pharnabaze
lui dit qu'il veut sauver Sapor ;
mais qu'il ne le peut tant que le Roy le
croira coupable ; il la prie de le porter
à faire éclater son innocence et sur
›
›
tout à désavoüer Arsace qui le fait
chef de la conspiration . Arsinoë se rend
enfin au conseil de Pharnabaze : elle le
prie de faire venir son fils ; Pharnabaze
y court , et ordonne aux Gardes &c.
Arbate profite de ce moment
Reine n'est point observée
rendre ce billet d'Arsace :
›
, où la
pour lui
Vo522
MERCURE DE FRANCE
Votre fils touche au rang suprême ;
C'est à son insçu qu'on le sert ;
S'il nous désavoüe , il nous perd :
Ou plutôt il se perd lui-même .
Ses nouveaux suje¹s périront
Plutôt que de souffrir
que son sang se répande
;
Mais s'il les abandonne
, ils l'abandonneront
;
Et c'est , pour l'immoler , ce que le Roy de
mande.
A la lecture de ce fatal billet, Arsinoë
ne doute point que Pharnabaze ne lui
ait tendu un piége , pour ôter à son fils
le fruit d'une conjuration qui n'a d'autre
objet que de le sauver. Sapor vient,
elle lui donne le billet ; mais à peine ce
Prince a-t- il lû le premier vers , qui lui
annonce qu'il touche au rang sa priere ,
qu'il n'en veut pas lire davantage ; les
prieres et les larmes d'une Mere éperduë,
ne peuvent ébranler sa vertu ; Arsinoë
se retire , voyant approcher le Roy ,
Sapor se contente de dire à son Pere
qu'il n'a point trempé dans la conspiration
; mais Artaxare exigeant de lui ,
qu'il désavole Arsace , il ne veut pas
consentir à cette confrontation , qui le
rendroit coupable de la mort du pere
d'Arsinoë.
Pharnabaze vient annoncer au Roy
que ..
MARS 1734- 523
que les mutins ont brisé les fers d'Arsace
, qu'ils viennent de le proclamer , et
que la Flotte des Armeniens approche ?
Artaxate accable Sapor de reproches et
de noms si injurieux qu'il ne peut plus
les soutenir et se retire. Artaxare est prêt
à prononcer l'Arrêt de sa mort ; Pharnabaze
en frémit , il feint cependant d'y
consentir , et se charge de l'exécution
pendant la nuit pour la rendre plus
sûre.
•
On abrege ce qui reste à dire du dernier
Acte , il a paru si interressant par
la seule action , qu'il n'a pas besoin des
ornemens du détail pour faire juger du
succès qu'il a eu aux Représentations.
Aspasie sort de son Appartement toute
éperdue d'un songe qu'elle a fait . Arbase
vient lui annoncer la mort de Sapor
par un récit des plus effrayans ,
l'Auteur a si bien menagé les termes
équivoques pour inspirer la terreur
qu'on ne peut prévoir que Sapor a été
sauvé , que parce qu'on le souhaite. Artaxate
vient ; Aspasie le charge de reproches
, qui ne sont interrompus que par
l'arrivée de son Pere expirant . Arsace
apprend au Roy que son fils est mort
innocent. Artaxare croit qu'il ne justifie
Sapor , que pour lui laisser un plus
grand
524 MERCURE DE FRANCE
grand regret ; Arsinoë ignorant le sört
de son fils , vient le justifier par la lettre
qu'Arsace lui a écrite dans l'Acte précédent,
Ce malheureux pere lui apprend
en gémissant qu'il n'est plus tems de sauver
la vie à son fils ; Pharnabaze arrive.
Artaxare lui demande un coup mortel
comme une grace ; Pharnabaze voyant
que Sapor est pleinement justifié , lui dit
qu'il l'a sauvé. On fait venir ce Prince ;
Pharnabaze , ne se contentant pas d'avoir
conservé ses jours , lui céde si chere Aspasie.
Cette Tragédie se vend chez la veuve
Pissot Quay de Conty.
ARTAXARE. L'Auteur nous apprend
dans un Avertissement que cette
Piéce fut representée pour la premiere
fois , le 3 Mai , de l'année 1718 , qu'elle
fut interrompue , lorsqu'on commençoit
à la gouter, par la maladie du sieur Ponteuil;
que le succès qu'elle promettoit ,
enMAR
S. 1734. 513
engagea les Comédiens François à le prier
de ne la point faire imprimer , attendu
qu'ils vouloient la reprendre l'hyver d'après
; mais que
la mort du même Acteur
en avoit fait remettre la reprise à un autre
temps . Il ajoute qu'on en auroit renvoyé
l'impression plus loin , si des raisons
tres interessantes ne l'eussent déterminé
à l'exposer aux yeux du Public, telle
qu'on l'avoit vue dans sa naissance.
La lecture de cette Tragédie ,à ce qu'on
prétend , fait voir quelles sont les rai
sons que l'Auteur n'explique pas ; la ressemblance
qui se trouve entre le cinquiéme
Acte d'Adelaïde , et celui d'Artaxare
, a , dit- on , frappé tout le monde ;
on n'accuse pas l'Auteur d'Adelaïde d'avoir
imité un dénouement qui a produit
un si grand interêt dans les Représentations
de l'une et de l'autre Tragédie ; le
hazard forme des combinaisons plus
frappantes ; mais comme la malignité de
la censure pourroit faire pancher du côté
le plus défavorable , l'Auteur d'Artaxare
a cru qu'il ne pouvoit mieux se justifier
de tout soupçon , qu'en faisant voir que
sa Tragédie existoit seize ans avant celle
d'Adelaïde . Voici un Extrait de ce Poë-.-
me.
Artaxare ayant déthrôné le dernier des
Ev Arsa
514 MERCURE DE FRANCE
#
Arsacides , réunit les - Parthes et les Persans
sous le même Empire ; Vardanes ,
l'aîné de ses Fils , ayant conspiré contre
lui , il lui fit donner la mort , et fit emprisonner
Arsinoé sa femme et mere de
ce Prince rebelle. Sapor , son second Fils,
craignant que sa Mere n'éprouvât le sort
de son aîné , la tira de sa prison et la mit
en lieu de sureté près d'Ecatompile, en attendant
qu'il pût la faire transporter en
Armenie. C'est icy que l'action théatrale
commence.
Sapor s'applaudit dans le premier Acte
d'avoir sauvé sa mere ; Arsace , le dernier
des Arsacides , lui dit qu'il n'a rien fait
s'il n'acheve pas ; que sa mere peut être
découverte , étant si près d'Ecatompile ;
il l'enhardit à monter au Thrône ; Sapor
frémit à cette proposition ; Arsace ne
pouvant le surmonter par l'ambition , le
tente du côté de l'amour , en lui appre
nant qu'Artaxare lui demande Arpasie
sa fille , pour Pharnabaze son favori ;
Sapor s'irrite, mais il n'ose aller plus loin
et quitte Arsace de peur de succomber
& c.
Arsace fait entendre à Arbate , son con
fident , qu'il a formé une conspiration
sous le nom de Sapor , mais à l'insçu de
ce Prince , trop fidelle à son Pere ; il
prend
MARS 1.734.
SIS
prend le parti d'offrir le Thrône à Phar
nabaze , afin qu'il y place sa fille.
Pharnabaze , déja instruit de la conspiration
, sans en connoître l'Auteur , est
surpris de trouver Arsace si agité ; Arsace
lui apprend que sa fille n'est pas insensible
à son amour, et qu'il ne lui manque
qu'une Couronne pour la résoudre
à lui donner la main ; il n'en dit que
trop pour faire entendre à Pharnabaze
qu'il est le chef de la conspiration ; sa fidelité
pour son Roy l'emporte sur son
amour pour sa Maîtresse Il s'exprime
ainsi .
Si d'un juste courroux , je suivois le transport ,
Je ne vous répondrois qu'en vous donnant la
mort ;
Mais je respecte en vous le Pere d'Aspasie, &c . ,
Il lui apprend encore qu'Artane , l'un
des conjurez , est prêt de découvrir le
complot au Roy , et qu'il va le présenter
lui- même à Artaxare .
Aspasie paroît; Arsace lui dit que Pharnabaze
va le perdre , malgré tout l'amour
qu'il a pour elle. Aspasie n'oublie rien
pour fléchir Pharnabaze en faveur de son
Pere ; Pharnabaze lui promet d'obtenir
la grace d'Arsace , et lui fait entendre
qu'il sera le plus heureux des Mortels, s'il
E vj peut
116 MERCURE DE FRANCE
peut par là mériter le prix dont son Pere
vient de le flatter.
Aspasie réfléchit tristement sur les dernieres
paroles de Pharnabaze , et finit ce
premier Acte , par ces quatre Vers :
Quel parti prendre, hélas ! quand tout me désespere
!
Quoiqu'il puisse arriver , Grands Dieux, sauvez
mon Pere ;
Au plus affreux trépas dûssay- je recourir ;
Qu'il vive seulement , et je sçaurai mourir.
Artaxare commence le second Acte
avec Pharnabaze ; le Roy n'est encore in
formé que de la fuite de la Reine ; il ordonne
à Pharnabaze de courir après elle ;
ce Ministre fidelle s'en excuse sur le peril
qui menace les jours du Roy , péril qui
exige sa présence ; il apprend à Artaxare,
qu'on conspire contre lui , et le prie de
faire grace au chef de la coujuration ; le
Roy soupçonne d'abord son Fils , mais
Pharnabaze l'ayant rassuré de ce côté-là
obtient la grace d'Arsace avant qu'il le
lui nomme ; il ordonne qu'on fasse entrer
Artane. Celui - ci se jette aux pieds du
Roy , et se justifie de la conjuration , en
lui disant qu'il n'y est entré que pour la
réveler ; il nomme Sapor pour Chef. Artaxare
frémit de colere au nom de son
Fils ; il congédie Artane.
MARS. 1734 317
Le Roy se plaint à Pharnabaze de lui
avoir caché le veritable Chef. Pharnabaze
lui répond qu'il a été trompé tout le premier
; après une conversation , où la vertu
de Pharnabaze se déploye tout entiere.
Le Roy lui ordonne d'interroger Sapor,
et de le faire arrêter , s'il est criminel.
La Scene entre Sapor et Phirnabaze est
une des plus belles de la Piéce. Pharnabaze
croyant que Sapor n'est que trop convaincu
par son propre aveu , dont les termes
ambigus lui font prendre le change ,
ordonne qu'on l'arrête. Cela est exécuté.
Pharnabaze craignant pour sa glaire ,
s'exprime ainsi dans un Monologue.
Où vas- tu , Pharnabaze ? fremis.
Cruel ! tu vas armer un Pere contre un Fils?
Barbare ! quelle rage auprès de lui te guide
Tu Pas fait Roy ; tu vas en faire un parricide
!
Dans la mort de son Fils , prends - tu quelque
intérêt ?
Lâche l'Amour jaloux va
l'Arrêt ?
- · il dicter
Ah ! plutôt , s'il se peut , cours obtenir sa
grace ;
Non , Sapor ne doit pas t'être moins cher
qu'Arsace.
Arsace vient Pharnabaze lui dit d'aller
rea18
MERCURE DE FRANCE
rendre graces au Roy du pardon qu'il
vient d'obtenir pour lui , quoiqu'il soit
plus coupable que Sapor , pour qui il va
implorer la clémence du Roy.
Arsace , irrité des reproches de Pharnabaze
, renonce au dessein qu'il avoit
formé de lui donner sa fille ; il tourne
toutes ses vûës du côté de Sapor ; il se
flatte que ce Prince indigné de son emprisonnement
l'avouera de tout , et se
déclarera chef d'une entreprise qui doit
le venger. Il ordonne à Arbate d'aller
faire venir la Reine , de lui apprendre le
péril qui menace son fils , afin qu'il renonce
à une soumission qui lui couteroit
le Trône et la vie.
Au troisiéme Acte , Aspasie allarmée
de l'emprisonnement de Sapor , demande
à Cleone des nouvelles de ce qui se
passe à la Cour ; Cleone lui en fait une
image qui redouble son effroi . Arsace
vient dire à sa fille ce qui s'est passé entre
le Roy et lui ; voici ce que le Roy
lui a dit .
Par vos soumissions méritez vôtre grace ;
J'ai tout à redouter d'un sujet tel qu'Arsace
Pharnabaze peut seul me répondre de vous
Je veux que d'Aspasie il devienne l'Epoux .
Aspasie est mortellement affligée de
cet
MARS . 1734
519
cet ordre du Roy ; Arsace lui répond
qu'il faut tout promettre , pour ne rien.
tenir ; Arpasie lui dit qu'elle ne veut
point tromper un homme tel que Pharnabase
, et que si elle doit résoudre Sapor
à la céder à un autre , ce ne sera pas
pour lui manquer de foy & c. -
Aspasie annonce à Sapor qu'elle ne
peut le sauver qu'en épousant son Rival;
Sapor l'accuse d'infidelité , elle lui reproche
tendrement son injustice , et lui fait
entendre qu'après l'avoir sauvé par un
Hymen si affreux pour elle , elle sçaura
bien s'affranchir, en se donnant la mort,
d'un malheur qui dureroit autant que sa
vie. &c. Pharnabaze vient , Sapor lui
parle ainsi :
Prens garde à la Princesse ,
Pharnabaze ; entraîné par l'ardeur qui te presse,
Tn la suis à l'Autel , tremble , apprend son dessein
Elle y va se plonger un poignard dans le sein..
Pharnabaze étant surpris d'un tel pro
jet , Sapor poursuit.
C'est à toi de m'en croire
On n'en impose point , quand on aime la gloire,
Adieu , si sur ton coeur la vertu regne encor
Songe à justifier l'estime de Sapor.
2
Cette
20 MERCURE DE FRANCE
Cette estime réciproque entre deux
Rivaux interesse également pour l'un
et pour l'autre. Pharnabaze se plaint à
Aspasie de ce qu'elle préfere la mort à
son Hymen ; Aspasie lui avoüc tout & c.
Voici comme elle lui parle ;
J'allois sur les Autels vous tenir ma promesse;
Mais , trompant un Epoux digne de ma tendresse
,
Ma main contre mes jours n'étoit prête à s'armer,
Que pour punir mon coeur de ne pouvoir l'aimer.
Pharnabaze ne voulant point lui céder
en genérosité , lui promet de ne rien
oublier pour sauver Sapor , et de ne lui
faire aucune violence sur l'Hymen que le
Roy exige d'elle ; cependant pour la sureté
de son Maître , il ordonne qu'on arrête
Arsace dont il promet aussi de prendre
la deffense. & c.
Pharnabase instruit que Sapor n'a point
de part à la conjuration , obtient du Roy
qu'il ne sera point condamné , qu'il ne
soit convaincu & c.
,
La fierté de la Reine s'irrite par la
présence de Pharnabaze qu'elle haït et
qu'elle croit aspirer à la Couronne ; les
menaces qu'elle fait à ce favori en le
quicMARS.
17340 - 521
quittant , augmentent les soupçons du
Roy ; mais Pharnabaze appaise son couroux
, et lui fait promettre d'écouter la
Reine , que la présence d'un Ministre
trop aimé de son Roy , a fait parler avec
trop d'aigreur.
,
,
Artaxare parlant à Arsinoë accuse Sapor
dans le quatrième Acte d'avoir
conspiré contre ses jours ; Arsinoë frémit
d'une imposture si affreuse ; elle convient
que Vardanes son premier fils s'étoit révolté
contre lui , mais que ce n'étoit que
pour perdre Pharnabaze ; ce dernier arrive
Arsinoe s'emporte contre lui ;
Artaxare lui dit que ce fidele Ministre
vient par son ordre exprès et va lui dicter
ses souveraines loix.
Arsinoe lui parle avec hauteur ; Pharnabaze
lui dit qu'il veut sauver Sapor ;
mais qu'il ne le peut tant que le Roy le
croira coupable ; il la prie de le porter
à faire éclater son innocence et sur
›
›
tout à désavoüer Arsace qui le fait
chef de la conspiration . Arsinoë se rend
enfin au conseil de Pharnabaze : elle le
prie de faire venir son fils ; Pharnabaze
y court , et ordonne aux Gardes &c.
Arbate profite de ce moment
Reine n'est point observée
rendre ce billet d'Arsace :
›
, où la
pour lui
Vo522
MERCURE DE FRANCE
Votre fils touche au rang suprême ;
C'est à son insçu qu'on le sert ;
S'il nous désavoüe , il nous perd :
Ou plutôt il se perd lui-même .
Ses nouveaux suje¹s périront
Plutôt que de souffrir
que son sang se répande
;
Mais s'il les abandonne
, ils l'abandonneront
;
Et c'est , pour l'immoler , ce que le Roy de
mande.
A la lecture de ce fatal billet, Arsinoë
ne doute point que Pharnabaze ne lui
ait tendu un piége , pour ôter à son fils
le fruit d'une conjuration qui n'a d'autre
objet que de le sauver. Sapor vient,
elle lui donne le billet ; mais à peine ce
Prince a-t- il lû le premier vers , qui lui
annonce qu'il touche au rang sa priere ,
qu'il n'en veut pas lire davantage ; les
prieres et les larmes d'une Mere éperduë,
ne peuvent ébranler sa vertu ; Arsinoë
se retire , voyant approcher le Roy ,
Sapor se contente de dire à son Pere
qu'il n'a point trempé dans la conspiration
; mais Artaxare exigeant de lui ,
qu'il désavole Arsace , il ne veut pas
consentir à cette confrontation , qui le
rendroit coupable de la mort du pere
d'Arsinoë.
Pharnabaze vient annoncer au Roy
que ..
MARS 1734- 523
que les mutins ont brisé les fers d'Arsace
, qu'ils viennent de le proclamer , et
que la Flotte des Armeniens approche ?
Artaxate accable Sapor de reproches et
de noms si injurieux qu'il ne peut plus
les soutenir et se retire. Artaxare est prêt
à prononcer l'Arrêt de sa mort ; Pharnabaze
en frémit , il feint cependant d'y
consentir , et se charge de l'exécution
pendant la nuit pour la rendre plus
sûre.
•
On abrege ce qui reste à dire du dernier
Acte , il a paru si interressant par
la seule action , qu'il n'a pas besoin des
ornemens du détail pour faire juger du
succès qu'il a eu aux Représentations.
Aspasie sort de son Appartement toute
éperdue d'un songe qu'elle a fait . Arbase
vient lui annoncer la mort de Sapor
par un récit des plus effrayans ,
l'Auteur a si bien menagé les termes
équivoques pour inspirer la terreur
qu'on ne peut prévoir que Sapor a été
sauvé , que parce qu'on le souhaite. Artaxate
vient ; Aspasie le charge de reproches
, qui ne sont interrompus que par
l'arrivée de son Pere expirant . Arsace
apprend au Roy que son fils est mort
innocent. Artaxare croit qu'il ne justifie
Sapor , que pour lui laisser un plus
grand
524 MERCURE DE FRANCE
grand regret ; Arsinoë ignorant le sört
de son fils , vient le justifier par la lettre
qu'Arsace lui a écrite dans l'Acte précédent,
Ce malheureux pere lui apprend
en gémissant qu'il n'est plus tems de sauver
la vie à son fils ; Pharnabaze arrive.
Artaxare lui demande un coup mortel
comme une grace ; Pharnabaze voyant
que Sapor est pleinement justifié , lui dit
qu'il l'a sauvé. On fait venir ce Prince ;
Pharnabaze , ne se contentant pas d'avoir
conservé ses jours , lui céde si chere Aspasie.
Cette Tragédie se vend chez la veuve
Pissot Quay de Conty.
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Résumé : Artaxare, Tragédie, [titre d'après la table]
La tragédie 'Artaxare' a été récemment imprimée. La pièce a été représentée pour la première fois le 3 mai 1718, mais la représentation a été interrompue en raison de la maladie de l'acteur Ponteuil. Les Comédiens Français ont demandé à l'auteur de ne pas faire imprimer la pièce, souhaitant la reprendre l'hiver suivant. Cependant, la mort de Ponteuil a retardé cette reprise, et l'auteur a finalement décidé de publier la pièce telle qu'elle a été présentée initialement. La lecture de 'Artaxare' révèle une ressemblance notable entre le cinquième acte de cette tragédie et celui d'une autre pièce, 'Adelaïde'. Pour éviter toute accusation de plagiat, l'auteur d''Artaxare' souligne que sa pièce existe depuis seize ans avant celle d''Adelaïde'. L'intrigue d''Artaxare' commence après qu'Artaxare a détrôné le dernier des Arsacides et uni les Parthes et les Persans sous son empire. Vardanes, son fils aîné, a conspiré contre lui et a été exécuté. Arsinoé, la mère de Vardanes, a été emprisonnée. Sapor, le second fils d'Artaxare, craint pour la vie de sa mère et la sauve en la plaçant en sécurité près d'Ecatompile. Arsace, le dernier des Arsacides, encourage Sapor à monter sur le trône. La pièce explore les conspirations et les intrigues au sein de la cour, impliquant notamment Pharnabaze, un favori d'Artaxare, et Aspasie, la fille de Pharnabaze. Les principaux personnages incluent Artaxare, Sapor, Arsace, Arsinoé, Pharnabaze, et Aspasie. Les conflits et les alliances entre ces personnages sont au cœur de l'action dramatique, avec des thèmes de loyauté, de trahison et de pouvoir. La pièce se conclut par des révélations sur les véritables conspirations et les sacrifices personnels des personnages. Dans une scène tragique, un père, désespéré, exprime son impuissance à sauver la vie de son fils. Pharnabaze arrive et, après avoir constaté que Sapor est pleinement justifié, lui annonce qu'il l'a sauvé. Pharnabaze offre également Aspasie à Sapor. La pièce est disponible à l'achat chez la veuve Pissot, située Quai de Conty.
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4
p. 524-526
EXTRAIT d'une Lettre sur un livre de Pieté imprimé depuis peu.
Début :
Le Livre que vous voulez connoître est intitulé LES PSEAUMES DE DAVID, [...]
Mots clefs :
Psaumes de David, Prière, Auteur, Esprit, Approbation, Censeurs, Dogme, Morale
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre sur un livre de Pieté imprimé depuis peu.
EXTRAIT d'une Lettre sur un Livre de
Pieté imprimé depuis peu.
Le Livre que vous voulez connoître
est intitulé LES PSEAUMES DE DAVID ,
selon l'Esprit , ou les Pseaumes en forme
de Prieres Chrétiennes . Dédiées à la
Reine , seconde Edition , revûë et corrigée
par M. L. L. R. A Paris , rue Saint
Jacques , de l'Imprimerie de facques Co-
Lombat 1733. in 12. de 479. pages , sans
P'Epître , l'Avertissement et les Tables .
Quoique plusieurs Pseaumes soient en
effet des Prieres
› puisque l'Eglise en
com-
>
MARS. 1734. 525
L
compose ses Offices, l'Auteur ayant trouvé
qu'il y en a beaucoup d'autres d'Historiques
, de Dogmatiques et de Moraux,
il a appliqué l'Histoire , le Dogme et la
Morale à celui qui les prononce , et il
lui fait trouver le défaut ou la rectitude
de sa conduite dans l'Histoire sa foy
dans le Dogme , ses vices ou ses vertus
dans la Morale , en lui rendant propre
et particulier ce que le Prophete dit de
lui même , ou des autres en general .
,
>
Mon dessein est uniquement de reveiller
la foy , dit l'Auteur ( a ) à la fin de
son Avertissement et de ranimer la
pieté des fideles par les sentimens pleins
de zele et de confiance en Dieu que je
mets dans leur bouche. Daigne celui qui
les a inspirez autrefois au S. Prophete ,
les imprimer de nouveau dans leur ame,
et leur en faire produire des fruits dignes
de l'Eternité !
Ce peu de lignes suffiront pour vous
faire connoître le caractére de l'Auteur
de ce Livre. Pour l'idée generale de l'Ouvrage
, on peut la prendre dans l'Approbation
des deux Censcurs. Le premier
s'exprime ainsi. Ces Paraphrases des Pseaumes
m'ont paru propres à donner l'idée , et
( a ) M. J. B. Vassoult , Confesseur et Predica
teur ordinaire de la Maison du Roy.
326 MERCURE DE FRANCE
inspirer le gout de la sublimité de ce Livre
Divin ; et d'autant , plus utile
→ que la
plupart de ceux qui lisent et qui récitent les
Pseaumes , les récitent et les lisent sans gout,
faute de comprendre les touchantes veritez
et les saintes et humbles Prieres qui y sont
renfermées. A Paris le 16 Septembre 1726
Signé De Villiers.
La seconde Approbation signée LeRouge,
et datée du 18 Avril 1730. contient ces
mots. On ne pouvoit gueres donner sur cette
matiere , rien de plus pieux et qui fut plus
à la portée des fideles. Dans quelque état et
quelque situation que chacun se rencontre
il trouvera dans ce Livre d'excellentes Prieres
conformes à ses besoins et à ceux de l'Eglise.
La pureté du stile avec lequel elles
sont écrites , n'ôte rien à l'Onction et à l'esprit
du Pseaume d'où elles sont tirées , l'Auteur
ayant sçu parfaitement alier l'un avec
l'autre. C'est le témoignage que j'ai cru devoir
porter de cet Ouvrage qui ne contient
rien que de très-orthodoxe.
Pieté imprimé depuis peu.
Le Livre que vous voulez connoître
est intitulé LES PSEAUMES DE DAVID ,
selon l'Esprit , ou les Pseaumes en forme
de Prieres Chrétiennes . Dédiées à la
Reine , seconde Edition , revûë et corrigée
par M. L. L. R. A Paris , rue Saint
Jacques , de l'Imprimerie de facques Co-
Lombat 1733. in 12. de 479. pages , sans
P'Epître , l'Avertissement et les Tables .
Quoique plusieurs Pseaumes soient en
effet des Prieres
› puisque l'Eglise en
com-
>
MARS. 1734. 525
L
compose ses Offices, l'Auteur ayant trouvé
qu'il y en a beaucoup d'autres d'Historiques
, de Dogmatiques et de Moraux,
il a appliqué l'Histoire , le Dogme et la
Morale à celui qui les prononce , et il
lui fait trouver le défaut ou la rectitude
de sa conduite dans l'Histoire sa foy
dans le Dogme , ses vices ou ses vertus
dans la Morale , en lui rendant propre
et particulier ce que le Prophete dit de
lui même , ou des autres en general .
,
>
Mon dessein est uniquement de reveiller
la foy , dit l'Auteur ( a ) à la fin de
son Avertissement et de ranimer la
pieté des fideles par les sentimens pleins
de zele et de confiance en Dieu que je
mets dans leur bouche. Daigne celui qui
les a inspirez autrefois au S. Prophete ,
les imprimer de nouveau dans leur ame,
et leur en faire produire des fruits dignes
de l'Eternité !
Ce peu de lignes suffiront pour vous
faire connoître le caractére de l'Auteur
de ce Livre. Pour l'idée generale de l'Ouvrage
, on peut la prendre dans l'Approbation
des deux Censcurs. Le premier
s'exprime ainsi. Ces Paraphrases des Pseaumes
m'ont paru propres à donner l'idée , et
( a ) M. J. B. Vassoult , Confesseur et Predica
teur ordinaire de la Maison du Roy.
326 MERCURE DE FRANCE
inspirer le gout de la sublimité de ce Livre
Divin ; et d'autant , plus utile
→ que la
plupart de ceux qui lisent et qui récitent les
Pseaumes , les récitent et les lisent sans gout,
faute de comprendre les touchantes veritez
et les saintes et humbles Prieres qui y sont
renfermées. A Paris le 16 Septembre 1726
Signé De Villiers.
La seconde Approbation signée LeRouge,
et datée du 18 Avril 1730. contient ces
mots. On ne pouvoit gueres donner sur cette
matiere , rien de plus pieux et qui fut plus
à la portée des fideles. Dans quelque état et
quelque situation que chacun se rencontre
il trouvera dans ce Livre d'excellentes Prieres
conformes à ses besoins et à ceux de l'Eglise.
La pureté du stile avec lequel elles
sont écrites , n'ôte rien à l'Onction et à l'esprit
du Pseaume d'où elles sont tirées , l'Auteur
ayant sçu parfaitement alier l'un avec
l'autre. C'est le témoignage que j'ai cru devoir
porter de cet Ouvrage qui ne contient
rien que de très-orthodoxe.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre sur un livre de Pieté imprimé depuis peu.
Le livre 'Les Pseaumes de David, selon l'Esprit, ou les Pseaumes en forme de Prieres Chrétiennes' a été publié en 1733 à Paris par Jacques Colombat. L'ouvrage, de 479 pages, est dédié à la Reine et contient des paraphrases des Psaumes adaptées pour les fidèles. L'auteur, M. J. B. Vassoult, confesseur et prédicateur ordinaire de la Maison du Roy, vise à réveiller la foi et ranimer la piété des lecteurs. Il transforme les Psaumes historiques, dogmatiques et moraux en prières personnelles, permettant aux lecteurs de réfléchir sur leur conduite, leur foi et leurs vertus. Deux censeurs approuvent l'ouvrage : De Villiers souligne que les paraphrases aident à comprendre et apprécier la sublimité des Psaumes, souvent lus sans goût ni compréhension. LeRouge loue la piété et l'accessibilité des prières, adaptées à divers besoins et situations, tout en conservant l'onction et l'esprit originaux des Psaumes.
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5
p. 526-529
« LEÇONS DE PHYSIQUE, contenant les Elémens de la Physique, déterminez par les [...] »
Début :
LEÇONS DE PHYSIQUE, contenant les Elémens de la Physique, déterminez par les [...]
Mots clefs :
Leçons de physique, Jean-Marie Ricard, Histoire naturelle de l'univers, Cent nouvelles nouvelles, Monarchie française, Traité de l'usage des romans, Remarques historiques et critiques sur l'histoire d'Angleterre, Mémoires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « LEÇONS DE PHYSIQUE, contenant les Elémens de la Physique, déterminez par les [...] »
LEÇONS DE PHYSIQUE , contenant les Elémens
de la Physiqué , déterminez par les
seules Loix des Méchaniques , expliquées
au College Royal . Par M.Joseph Privat de
Molieres , Professeur Royal en Philosophie
, de l'Académie Royale des Sciences,
ct
MARS 1734.
527
et Membre de la Société Royale de Londtes.
Chez la veuve Brocas , rue S.Jacques, ruë
&c. 1733.in 12. Ces Leçons , dont ce n'est
icy que la premiere , seront distribuées au
College Royal , à mesure qu'elles seront
imprimées.
LES OEUVRES de M.Jean Marie Ricart,
Avocat au Parlement. Tom. I. contenant
le Traité des Donations entre- vifs , et Testamentaires
, avec la Coutume d'Amiens
commentée Tome II . contenant les Trai
tez du Don mutuel, des Dispositions conditionnelles
, & c . des Substitutions , de la
Représentation , et du Rapport en matiere
de Successions . Ensemble la Coutume
de Senlis commentée . A Paris , chez
Claude Robustel , rue S. Jacques , 1734. in
fol.
HISTOIRE NATURELLE DE L'UNIVERS
dans laquelle on rapporte des raisons
Physiques , sur les effets les plus curieux
et les plus extraordinaires de la nature ;
enrichie de Figures en Taille douce . Par
feu M. Colonne , Gentilhomme Komain .
Chez André Cailleau , Quai des Augustins.
1734. in 12 , 2 vol.
La douziéme Partie DES CENT NOUVEL328
MERCURE DE FRANCE
VELLES NOUVELLES , de Madame de Gomez,
paroît chez Mauduit , Quai des Au
gustins.
MEMOIRES du Chevalier ***. Par
Madame Méheust. A Paris , au Palais
chez Dupuis , 1734. in 12. de 287 pages.
L'heureux succès d'Emilie , dont nous
avons parlé dans ce Journal , doit faire
esperer que ces . Mémoires seront aussibien
reçus du public.Ils sont du mêmeAuteur.
On ne doit regarder ses Ouvrages ,
dit- il , dans une courte Préface, que comme
les fruits d'une imagination vive, qui
aime le vrai , et qui se plait à le peindre
d'une façon naïve et simple.
HISTOIRE CRITIQUE de l'établissement
de la Monarchie Françoise , dans les Gaules.
Par M. l'Abbé Dubos , l'un des Quarante
, et Sécretaire perpetuel de l'Académie
Françoise. Chez Chaubert , Quai
des Augustins , Osmont, Hart l'aîné, Clousier,
&c. 1734. in 4. 3. vol .
TRAITE DE L'USAGE DES ROMANS , et
de leurs differens caracteres ; avec une Bibliotheque
historique des Romans , et des
Remarques critiques sur leur choix , & c.
Amsterdam , chez J. F. Bernard. 1734. 2
vol. in 12 .
ན་:
MARS 1734.
529
REMARQUES HISTORIQUES ET CRITI
QUES , sur l'Histoire d'Angleterre , de
M. Rapin de Thoyras. Par M. Tyndal ,
Maître ès Arts et Vicaire du Grand Walthan
, dans le Comté d'Essex , et Abregé
Historique du Recueil des Arts publics
d'Angleterre de Thomas Rhymer. Par
M. Rapin de Thoyras , avec les Notes
de M. Etienne Whatley. A la Haye
chez Gosse et Neaulme. 1733. in 4. 2 vol.
tom. I. pag. 380. pour les Remarques sur
I'Histoire d'Angleterre , et 325 pag. pour
l'abregé des cinq premiers tomes des
Actes de Rhymer , tom. 2. 1. partie, pag.
383. et 348. pour la seconde , contenant
la suite de ces mêmes Actes.
de la Physiqué , déterminez par les
seules Loix des Méchaniques , expliquées
au College Royal . Par M.Joseph Privat de
Molieres , Professeur Royal en Philosophie
, de l'Académie Royale des Sciences,
ct
MARS 1734.
527
et Membre de la Société Royale de Londtes.
Chez la veuve Brocas , rue S.Jacques, ruë
&c. 1733.in 12. Ces Leçons , dont ce n'est
icy que la premiere , seront distribuées au
College Royal , à mesure qu'elles seront
imprimées.
LES OEUVRES de M.Jean Marie Ricart,
Avocat au Parlement. Tom. I. contenant
le Traité des Donations entre- vifs , et Testamentaires
, avec la Coutume d'Amiens
commentée Tome II . contenant les Trai
tez du Don mutuel, des Dispositions conditionnelles
, & c . des Substitutions , de la
Représentation , et du Rapport en matiere
de Successions . Ensemble la Coutume
de Senlis commentée . A Paris , chez
Claude Robustel , rue S. Jacques , 1734. in
fol.
HISTOIRE NATURELLE DE L'UNIVERS
dans laquelle on rapporte des raisons
Physiques , sur les effets les plus curieux
et les plus extraordinaires de la nature ;
enrichie de Figures en Taille douce . Par
feu M. Colonne , Gentilhomme Komain .
Chez André Cailleau , Quai des Augustins.
1734. in 12 , 2 vol.
La douziéme Partie DES CENT NOUVEL328
MERCURE DE FRANCE
VELLES NOUVELLES , de Madame de Gomez,
paroît chez Mauduit , Quai des Au
gustins.
MEMOIRES du Chevalier ***. Par
Madame Méheust. A Paris , au Palais
chez Dupuis , 1734. in 12. de 287 pages.
L'heureux succès d'Emilie , dont nous
avons parlé dans ce Journal , doit faire
esperer que ces . Mémoires seront aussibien
reçus du public.Ils sont du mêmeAuteur.
On ne doit regarder ses Ouvrages ,
dit- il , dans une courte Préface, que comme
les fruits d'une imagination vive, qui
aime le vrai , et qui se plait à le peindre
d'une façon naïve et simple.
HISTOIRE CRITIQUE de l'établissement
de la Monarchie Françoise , dans les Gaules.
Par M. l'Abbé Dubos , l'un des Quarante
, et Sécretaire perpetuel de l'Académie
Françoise. Chez Chaubert , Quai
des Augustins , Osmont, Hart l'aîné, Clousier,
&c. 1734. in 4. 3. vol .
TRAITE DE L'USAGE DES ROMANS , et
de leurs differens caracteres ; avec une Bibliotheque
historique des Romans , et des
Remarques critiques sur leur choix , & c.
Amsterdam , chez J. F. Bernard. 1734. 2
vol. in 12 .
ན་:
MARS 1734.
529
REMARQUES HISTORIQUES ET CRITI
QUES , sur l'Histoire d'Angleterre , de
M. Rapin de Thoyras. Par M. Tyndal ,
Maître ès Arts et Vicaire du Grand Walthan
, dans le Comté d'Essex , et Abregé
Historique du Recueil des Arts publics
d'Angleterre de Thomas Rhymer. Par
M. Rapin de Thoyras , avec les Notes
de M. Etienne Whatley. A la Haye
chez Gosse et Neaulme. 1733. in 4. 2 vol.
tom. I. pag. 380. pour les Remarques sur
I'Histoire d'Angleterre , et 325 pag. pour
l'abregé des cinq premiers tomes des
Actes de Rhymer , tom. 2. 1. partie, pag.
383. et 348. pour la seconde , contenant
la suite de ces mêmes Actes.
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Résumé : « LEÇONS DE PHYSIQUE, contenant les Elémens de la Physique, déterminez par les [...] »
En mars 1734, plusieurs publications notables ont été mentionnées. Parmi elles, 'Leçons de Physique' de Joseph Privat de Molières, professeur au Collège Royal et membre de l'Académie Royale des Sciences, publié en 1733. Les 'Œuvres' de Jean Marie Ricart, avocat au Parlement, incluent des traités sur les donations et les successions, commentés avec les coutumes d'Amiens et de Senlis, publiés en 1734. L''Histoire Naturelle de l'Univers' de M. Colonne, enrichie de figures, est également signalée. Le 'Mercure de France' publie des nouvelles de Madame de Gomez. Les 'Mémoires du Chevalier ***' de Madame Méheust sont décrits comme les fruits d'une imagination vive. L''Histoire Critique de l'établissement de la Monarchie Françoise' de l'Abbé Dubos, secrétaire perpétuel de l'Académie Française, est publiée en trois volumes. Un 'Traité de l'Usage des Romans' avec une bibliothèque historique des romans est édité à Amsterdam. Enfin, les 'Remarques Historiques et Critiques' sur l'histoire d'Angleterre de M. Rapin de Thoyras, ainsi qu'un abrégé historique des arts publics d'Angleterre de Thomas Rhymer, sont publiés en deux volumes.
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6
p. 529-530
Livres nouveaux, chez Briasson, ruë S. Jacques, à la Science.
Début :
Recherches interressantes, sur les Vers à tuyau, qui infectent les Vaisseaux et les [...]
Mots clefs :
Science, Digues, Briasson
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Livres nouveaux, chez Briasson, ruë S. Jacques, à la Science.
Livres nouveaux , chez Briasson rue
S. Jacques , à la Science.
Recherches interressantes , sur les Vers à
tuyau , qui infectent les Vaisseaux et les
Digues d'Hollande , &c, avec les Procès
verbaux des Inspecteurs des Digues. Par
M. P.Massuet. in 12.avec fig. Amsterdam.
Lettres d'un Théologien de l'Université
Catholique de Strasbourg , à un Magistrat
de la même Ville de la Confession
d'Ausbourg, sur les six obstacles à la con-
-version des Protestans. A Strasbourg.
Observationes , Miscellaneæ in Auctores
580 MERCURE DE FRANCE
veteres et recentiores , ab eruditis Britannis
, cum Notis variorum virorum
Doctorum , in 8. Amstelodami, 1732.
Henrici Ruisch , Med. clar. vita , in 4.
Amstel. 1733 .
Etat Militaire de l'Empire Ottoman , contenant
l'Histoire , l'accroissement et les
Progrès de cette Science parmi les Turcs .
Par M.le C. de Marsigli. infol. 2. vol.fig.
Amsterdam. 1732.
S. Jacques , à la Science.
Recherches interressantes , sur les Vers à
tuyau , qui infectent les Vaisseaux et les
Digues d'Hollande , &c, avec les Procès
verbaux des Inspecteurs des Digues. Par
M. P.Massuet. in 12.avec fig. Amsterdam.
Lettres d'un Théologien de l'Université
Catholique de Strasbourg , à un Magistrat
de la même Ville de la Confession
d'Ausbourg, sur les six obstacles à la con-
-version des Protestans. A Strasbourg.
Observationes , Miscellaneæ in Auctores
580 MERCURE DE FRANCE
veteres et recentiores , ab eruditis Britannis
, cum Notis variorum virorum
Doctorum , in 8. Amstelodami, 1732.
Henrici Ruisch , Med. clar. vita , in 4.
Amstel. 1733 .
Etat Militaire de l'Empire Ottoman , contenant
l'Histoire , l'accroissement et les
Progrès de cette Science parmi les Turcs .
Par M.le C. de Marsigli. infol. 2. vol.fig.
Amsterdam. 1732.
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Résumé : Livres nouveaux, chez Briasson, ruë S. Jacques, à la Science.
Le document liste des ouvrages récents, dont 'Recherches intéressantes, sur les Vers à tuyau' de M. P. Massuet, 'Lettres d'un Théologien de l'Université Catholique de Strasbourg' et 'Observationes, Miscellaneæ in Auctores veteres et recentiores' par des érudits britanniques. Il mentionne aussi une biographie de Henrici Ruisch et 'Etat Militaire de l'Empire Ottoman' de M. le C. de Marsigli, publié en deux volumes en 1732.
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7
p. 530-531
« ESSAY PHILOSOPHIQUE, sur divers sujets ; sçavoir, l'Espace, la Substance, le Corps, [...] »
Début :
ESSAY PHILOSOPHIQUE, sur divers sujets ; sçavoir, l'Espace, la Substance, le Corps, [...]
Mots clefs :
Analyse, Corps, Essai
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « ESSAY PHILOSOPHIQUE, sur divers sujets ; sçavoir, l'Espace, la Substance, le Corps, [...] »
ESSAY PHILOSOPHIQUE , sur divers sujets ;
sçavoir, l'Espace , la Substance, le Corps ,
l'Esprit , les Opérations de l'ame durant
son union avec le corps, les Idées innées,
le sentiment perpetuel de ce qui se passe
en nous , le lien et le mouvement des
Espries ; le départ de l'ame ; la Résurrec
corps ; la production et les opérations
des Plantes et des Animaux ; avec
quelques Remarques sur l'Essay de M.
Locke , touchant l'entendement humain;
à quoi l'on a joint un Systême abrégé
d'Ontologie , ou de la Science de l'Etre
en general, et de ses propriétez.Par J.W.
A Londres , chez E, Fort , et R. Hett. in 8
L'Ouvrage est écrit en Anglois .
Coignard vend séparément l'ANALYSE
generale , qui contient des Méthodes nouvelles
pour résoudre les Problemes de tous les
genres
MARS. 1734. 531
genres et de tous les dégrez à l'infini. ; telle
qu'on la désiroit pour la perfection des
Mathématiques , et pour le service du
Roy. Elle porte le nom de deux grands
Géometres , Mrs De Lagni et Richer ; on
sçait que ce dernier en est l'Auteur; il en
renvoye cependant tout l'honneur à M.
De Lagni, mais sa modestie ne diminuera
rien de la reconnoissance du Public . L'Académie
Royale des Sciences a adopté ce
Livre ; c'est le Tom. XI. de l'Edition de
Coignard. Quoique M. Richer ne soit
point encore Académicien , une faveur
si distinguée , découvre assez le prix et le
mérite de cet Ouvrage. Il est rempli de
découvertes utiles et importantes ; il embrasse
l'objet entier de l'Analyse ; il le développe
avec ordre et avec facilité, ce qui
fait désirer les trois volumes que l'Auteur
a promis sur l'Analyse particuliére ,
et qui composent ensemble un Traité
complet de l'Analyse.
sçavoir, l'Espace , la Substance, le Corps ,
l'Esprit , les Opérations de l'ame durant
son union avec le corps, les Idées innées,
le sentiment perpetuel de ce qui se passe
en nous , le lien et le mouvement des
Espries ; le départ de l'ame ; la Résurrec
corps ; la production et les opérations
des Plantes et des Animaux ; avec
quelques Remarques sur l'Essay de M.
Locke , touchant l'entendement humain;
à quoi l'on a joint un Systême abrégé
d'Ontologie , ou de la Science de l'Etre
en general, et de ses propriétez.Par J.W.
A Londres , chez E, Fort , et R. Hett. in 8
L'Ouvrage est écrit en Anglois .
Coignard vend séparément l'ANALYSE
generale , qui contient des Méthodes nouvelles
pour résoudre les Problemes de tous les
genres
MARS. 1734. 531
genres et de tous les dégrez à l'infini. ; telle
qu'on la désiroit pour la perfection des
Mathématiques , et pour le service du
Roy. Elle porte le nom de deux grands
Géometres , Mrs De Lagni et Richer ; on
sçait que ce dernier en est l'Auteur; il en
renvoye cependant tout l'honneur à M.
De Lagni, mais sa modestie ne diminuera
rien de la reconnoissance du Public . L'Académie
Royale des Sciences a adopté ce
Livre ; c'est le Tom. XI. de l'Edition de
Coignard. Quoique M. Richer ne soit
point encore Académicien , une faveur
si distinguée , découvre assez le prix et le
mérite de cet Ouvrage. Il est rempli de
découvertes utiles et importantes ; il embrasse
l'objet entier de l'Analyse ; il le développe
avec ordre et avec facilité, ce qui
fait désirer les trois volumes que l'Auteur
a promis sur l'Analyse particuliére ,
et qui composent ensemble un Traité
complet de l'Analyse.
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Résumé : « ESSAY PHILOSOPHIQUE, sur divers sujets ; sçavoir, l'Espace, la Substance, le Corps, [...] »
Le texte présente deux ouvrages distincts. Le premier, 'ESSAY PHILOSOPHIQUE, sur divers sujets', est un essai philosophique écrit par J.W. Publié en anglais à Londres, il traite de thèmes tels que l'espace, la substance, le corps, l'esprit, les opérations de l'âme, les idées innées, le sentiment perpétuel de ce qui se passe en nous, le lien et le mouvement des esprits, le départ de l'âme, la résurrection du corps, ainsi que la production et les opérations des plantes et des animaux. Il inclut également des remarques sur l'essai de M. Locke concernant l'entendement humain et un système abrégé d'ontologie. Le second ouvrage est une 'ANALYSE générale' vendue séparément par Coignard. Cette analyse propose des méthodes nouvelles pour résoudre les problèmes mathématiques et est dédiée au service du roi. L'ouvrage porte les noms des géomètres De Lagni et Richer, ce dernier en étant l'auteur. L'Académie Royale des Sciences a adopté ce livre, qui constitue le tome XI de l'édition de Coignard. Malgré le fait que M. Richer ne soit pas encore académicien, cette distinction met en lumière le prix et le mérite de l'ouvrage. L'analyse couvre l'objet entier de l'analyse et le développe avec ordre et facilité. L'auteur a promis trois volumes supplémentaires sur l'analyse particulière, formant ainsi un traité complet de l'analyse.
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8
p. 531-533
EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, au sujet d'un Livre nouveau, concernant la Cérémonie de l'Entrée des Evêques dans cette Ville, &c.
Début :
Je suis fâché, Monsieur, de n'avoir pas été en état de vous parler plutôt [...]
Mots clefs :
Orléans, Évêques d'Orléans, Entrée, Cérémonies, Offrande
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texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, au sujet d'un Livre nouveau, concernant la Cérémonie de l'Entrée des Evêques dans cette Ville, &c.
EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans
, au sujet d'un Livré nouveau, concernant
la Cérémonie de l'Entrée desEvêques
dans cette Ville , &c.
J
E suis fâché , Monsieur , de n'avoir
pas été en état de vous parler plutôt
d'un Livre imprimé icy , au mois de Jan-
Fij vie
532 MERCURE DE FRANCE
·
vier dernier , et qui me paroît digne de
votre curiosité. Ce Livre contient trois
petits Traitez , dont le premier est une
Description des Cérémonies qui s'observent
à l'Entrée des Evêques d'Orleans ,
circonstanciées et conformes à l'usage
présent, accompagné par tout de Remarques
historiques , qui en font connoître
l'origine , et marquent ce qui s'est passé
de particulier dans les Entrées précédentes.
On y a joint des copies des Lettres
du Roy , et de M. le Duc d'Orleans , au
sujet de cette Entrée , aussi- bien qu'une
.Liste des Entrées des Evêques d'Orleans,
dont l'Histoire nous a conservé la datte
et le nombre des Prisonniers qui ont été
délivrez dans ces occasions.
Le second Traité est un Discours sur
l'Origine du Privilege des mêmes Evêques
de délivrer les Prisonniers . Il est de
même accompagné de Notes , et suivi du
Texte latin des anciens Arrêts qui y sont
rapportez en François , aussi- bien que
d'une copie des Lettres de Grace , à laquelle
on a joint la Traduction françoise.
Le troisiéme Traité est sur l'usage où
sont les Evêques d'Orleans d'être portez
à leur Entrée par quatre Seigneurs distinguez
, et sur l'Offrande de cire , appellée
Goutiere , que ces mêmes Seigneurs présen"
533
MARS. 1734-
sentent tous les ans à l'Eglise d'Orleans.
Cette Dissertation est aussi accompagnée .
de Notes historiques et d'un Procès verbal
de présentation de l'Offrande de cire ,
qui instruit des cérémonies qui s'y observent.
Ces trois Traitez composent un Corps
d'Ouvrage d'environ 150 pages in 8 ° .
Il a sa curiosité , même pour les personnes
indifférentes ; et celles qui y ont interêt
seront ravies de trouver dans ce
Recueil plusieurs Pieces utiles , dont on
a eu soin de donner de bonnes Traductions.
On doit tout cela aux soins , aux
recherches et à la sagacité de M. Polluche
de cette même Ville , connu dans le
Monde Litteraire par différens Morceaux
de critique qui ont paru dans le Mercure
de France , à la satisfaction du Public .
Le Livre est dédié à M.Nicolas- Joseph
de Paris , Evêque d'Orleans , dont l'Entrée
est fixée au 2 Mars prochain , et dont
j'aurai soin de vous apprendre le détail .
Il se vend à Orleans , chez François Rouzeau
, Imprimeur du Roy, &c. ruë Sainte
Catherine , et se trouve aussi à Paris, chez
Despilly , Libraire , ruë S. Jacques , à la
vieille Poste. Je suis , &c.
A Orleans , ce 25 Fevrier 1734.
, au sujet d'un Livré nouveau, concernant
la Cérémonie de l'Entrée desEvêques
dans cette Ville , &c.
J
E suis fâché , Monsieur , de n'avoir
pas été en état de vous parler plutôt
d'un Livre imprimé icy , au mois de Jan-
Fij vie
532 MERCURE DE FRANCE
·
vier dernier , et qui me paroît digne de
votre curiosité. Ce Livre contient trois
petits Traitez , dont le premier est une
Description des Cérémonies qui s'observent
à l'Entrée des Evêques d'Orleans ,
circonstanciées et conformes à l'usage
présent, accompagné par tout de Remarques
historiques , qui en font connoître
l'origine , et marquent ce qui s'est passé
de particulier dans les Entrées précédentes.
On y a joint des copies des Lettres
du Roy , et de M. le Duc d'Orleans , au
sujet de cette Entrée , aussi- bien qu'une
.Liste des Entrées des Evêques d'Orleans,
dont l'Histoire nous a conservé la datte
et le nombre des Prisonniers qui ont été
délivrez dans ces occasions.
Le second Traité est un Discours sur
l'Origine du Privilege des mêmes Evêques
de délivrer les Prisonniers . Il est de
même accompagné de Notes , et suivi du
Texte latin des anciens Arrêts qui y sont
rapportez en François , aussi- bien que
d'une copie des Lettres de Grace , à laquelle
on a joint la Traduction françoise.
Le troisiéme Traité est sur l'usage où
sont les Evêques d'Orleans d'être portez
à leur Entrée par quatre Seigneurs distinguez
, et sur l'Offrande de cire , appellée
Goutiere , que ces mêmes Seigneurs présen"
533
MARS. 1734-
sentent tous les ans à l'Eglise d'Orleans.
Cette Dissertation est aussi accompagnée .
de Notes historiques et d'un Procès verbal
de présentation de l'Offrande de cire ,
qui instruit des cérémonies qui s'y observent.
Ces trois Traitez composent un Corps
d'Ouvrage d'environ 150 pages in 8 ° .
Il a sa curiosité , même pour les personnes
indifférentes ; et celles qui y ont interêt
seront ravies de trouver dans ce
Recueil plusieurs Pieces utiles , dont on
a eu soin de donner de bonnes Traductions.
On doit tout cela aux soins , aux
recherches et à la sagacité de M. Polluche
de cette même Ville , connu dans le
Monde Litteraire par différens Morceaux
de critique qui ont paru dans le Mercure
de France , à la satisfaction du Public .
Le Livre est dédié à M.Nicolas- Joseph
de Paris , Evêque d'Orleans , dont l'Entrée
est fixée au 2 Mars prochain , et dont
j'aurai soin de vous apprendre le détail .
Il se vend à Orleans , chez François Rouzeau
, Imprimeur du Roy, &c. ruë Sainte
Catherine , et se trouve aussi à Paris, chez
Despilly , Libraire , ruë S. Jacques , à la
vieille Poste. Je suis , &c.
A Orleans , ce 25 Fevrier 1734.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre écrite d'Orleans, au sujet d'un Livre nouveau, concernant la Cérémonie de l'Entrée des Evêques dans cette Ville, &c.
En février 1734, une lettre écrite à Orléans mentionne un livre récemment imprimé sur les cérémonies d'entrée des évêques à Orléans. Cet ouvrage, composé de trois traités, décrit les cérémonies actuelles et historiques associées à ces entrées. Le premier traité détaille les cérémonies observées lors de l'entrée des évêques, accompagnées de remarques historiques et de copies de lettres royales. Le second traité explore l'origine du privilège des évêques de délivrer des prisonniers, incluant des notes et des traductions d'anciens arrêts. Le troisième traité aborde la tradition des évêques d'Orléans d'être portés par quatre seigneurs distingués et l'offrande annuelle de cire à l'église. L'ouvrage, d'environ 150 pages, est le fruit des recherches de M. Polluche et est dédié à M. Nicolas-Joseph Fouquet, évêque d'Orléans, dont l'entrée est prévue pour le 2 mars 1734. Le livre est disponible à Orléans chez François Rouzeau et à Paris chez Despilly.
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9
p. 534-535
« Nous avons dit en son temps, à l'occasion de la mort de M. GRANCOLAS, [...] »
Début :
Nous avons dit en son temps, à l'occasion de la mort de M. GRANCOLAS, [...]
Mots clefs :
Temps, Docteur, Ouvrages, Expéditions militaires, Allemagne, Briasson, Église grecque
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Nous avons dit en son temps, à l'occasion de la mort de M. GRANCOLAS, [...] »
Nous avons dit en son temps , à l'occa
casion de la mort de M. GRANCOLAS ,
Docteur de Sorbonne ; que ce Docteur a
composé plusieurs Ouvrages d'érudition
Ecclésiastique . Nous apprenons de Venise
que ces Ouvrages sont estimez en
Italie , et que Sébastien Coleti, Libraire
de cette Ville , publie actuellement la
traduction latine , qui a été faite de son
Traité Historique , écrit en François , sur
le Breviaire Romain , sous ce titre : Commentarius
Historicus in Romanum Breviarium
, quo simul aliarum singularium Ecclesiarum
præcipuè verò Breviarii Parisiensis
, Rius explicantur ; vol . in 4.
On êcrit en même- temps de Londres
qu'on se prépare à y imprimer un Recueil
des Offices publics de l'Eglise Grecque
; en Grec et en Anglois , sut deux
colonnes. Par M.B. Cassano , Prêtre Grec,
et Chapelain de l'Ambassadeur de la
Czarine à Londres. L'Ouvrage est in 4.
et proposé par souscription , qui sera de
vingt Schelings , dont la moitié en souscrivant
, et l'autre moitié en recevant
l'Exemplaire.
Briasson , Libraire à Paris , ruë S. Jacques
, à la Science , vient d'imprimer un
OuMARS.
1734 535
Ouvrage Historique , intitulé : MEMOI
RES tres -fidels et tres exacts des Expeditions
Militaires qui se sont faites en Allemagne
en Hollande , et ailleurs , depuis le Traité
d'Aix- la-Chapelle , jusqu'à celui de Nimegue
; ausquels ont a joint la Relation de
La Bataille de Sénef , par M. le Prince ,
et quelques autres Mémoires sur les principales
actions qui se sont passées durant
cette Guerre. Par un Officier distingué ;
2 vol. in 12. de 374 pag . chacun.
casion de la mort de M. GRANCOLAS ,
Docteur de Sorbonne ; que ce Docteur a
composé plusieurs Ouvrages d'érudition
Ecclésiastique . Nous apprenons de Venise
que ces Ouvrages sont estimez en
Italie , et que Sébastien Coleti, Libraire
de cette Ville , publie actuellement la
traduction latine , qui a été faite de son
Traité Historique , écrit en François , sur
le Breviaire Romain , sous ce titre : Commentarius
Historicus in Romanum Breviarium
, quo simul aliarum singularium Ecclesiarum
præcipuè verò Breviarii Parisiensis
, Rius explicantur ; vol . in 4.
On êcrit en même- temps de Londres
qu'on se prépare à y imprimer un Recueil
des Offices publics de l'Eglise Grecque
; en Grec et en Anglois , sut deux
colonnes. Par M.B. Cassano , Prêtre Grec,
et Chapelain de l'Ambassadeur de la
Czarine à Londres. L'Ouvrage est in 4.
et proposé par souscription , qui sera de
vingt Schelings , dont la moitié en souscrivant
, et l'autre moitié en recevant
l'Exemplaire.
Briasson , Libraire à Paris , ruë S. Jacques
, à la Science , vient d'imprimer un
OuMARS.
1734 535
Ouvrage Historique , intitulé : MEMOI
RES tres -fidels et tres exacts des Expeditions
Militaires qui se sont faites en Allemagne
en Hollande , et ailleurs , depuis le Traité
d'Aix- la-Chapelle , jusqu'à celui de Nimegue
; ausquels ont a joint la Relation de
La Bataille de Sénef , par M. le Prince ,
et quelques autres Mémoires sur les principales
actions qui se sont passées durant
cette Guerre. Par un Officier distingué ;
2 vol. in 12. de 374 pag . chacun.
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Résumé : « Nous avons dit en son temps, à l'occasion de la mort de M. GRANCOLAS, [...] »
Le texte évoque plusieurs publications et traductions d'ouvrages historiques et ecclésiastiques. Le Docteur GRANCOLAS, érudit de la Sorbonne, voit ses œuvres appréciées en Italie. Sébastien Coleti, libraire vénitien, publie la traduction latine du traité historique de GRANCOLAS sur le Bréviaire Romain, intitulé 'Commentarius Historicus in Romanum Breviarium'. Ce traité explique également les bréviaires d'autres églises, comme celui de Paris. À Londres, un recueil des offices publics de l'Église Grecque est en préparation. Rédigé par M. B. Cassano, prêtre grec et chapelain de l'ambassadeur de la tsarine, cet ouvrage en grec et en anglais est proposé par souscription au prix de vingt schellings. À Paris, Briasson, libraire, a imprimé les 'Mémoires très fidèles et très exacts des Expéditions Militaires'. Cet ouvrage, en deux volumes, couvre les campagnes militaires en Allemagne, en Hollande et ailleurs, depuis le traité d'Aix-la-Chapelle jusqu'à celui de Nimègue, et inclut la relation de la bataille de Seneff par le Prince.
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10
p. 535-536
Pensées du R. P. Bourdaloue, &c. [titre d'après la table]
Début :
Lorsque les Libraires de Paris nous envoient des Listes de leurs Livres nouveaux, [...]
Mots clefs :
Sermons, Livres, Public, Fragments, Libraires de Paris
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Pensées du R. P. Bourdaloue, &c. [titre d'après la table]
Lorsque les Libraires de Paris nous envoient
des Listes de leurs Livres nowveaux
, sans nous communiquer ces Livres
; nous ne sommes pas en état de faire
connoître le mérite de certains Ouvrages;;
cc'est faute de cela que nous nous sommes
contentez, en suivant le Mémoire du
Sr Cailleau , Libraire , d'annoncer dans
le Mercute de Janvier dernier , les Pensées
du R. P. Bourdaloue sur divers sujets
de Morale et de Religion , avec des Essais
de Sermons. Aujourd'hui mieux instruits,
nous apprenons au Public que ce sont de
précieux fragmens , qui soutiendront la
réputation de ce Prédicateur incomparable.
Ce sera une lecture de piété , plus
courte et aussi utile que les Sermons.C'est
le R. P. Bretonneau , Editeur des Ser-
Fiiij mons
53 MERCURE DE FRAN CE
mons , qui a recueilli ces Fragmens. On
doit à la même main les Sermons du Pere
Cheminais , et du P. Giroust ; et le Public
attend avec impatience que le P.Bre
Tonneau lui donne ses propres Sermons.
Le R. P. de la Ruë disoit plaisamment
en lui appliquant ce que l'on dit de Saint
Martin , qu'il étoit Trium Mortuorum Suseitator
magnificus.
des Listes de leurs Livres nowveaux
, sans nous communiquer ces Livres
; nous ne sommes pas en état de faire
connoître le mérite de certains Ouvrages;;
cc'est faute de cela que nous nous sommes
contentez, en suivant le Mémoire du
Sr Cailleau , Libraire , d'annoncer dans
le Mercute de Janvier dernier , les Pensées
du R. P. Bourdaloue sur divers sujets
de Morale et de Religion , avec des Essais
de Sermons. Aujourd'hui mieux instruits,
nous apprenons au Public que ce sont de
précieux fragmens , qui soutiendront la
réputation de ce Prédicateur incomparable.
Ce sera une lecture de piété , plus
courte et aussi utile que les Sermons.C'est
le R. P. Bretonneau , Editeur des Ser-
Fiiij mons
53 MERCURE DE FRAN CE
mons , qui a recueilli ces Fragmens. On
doit à la même main les Sermons du Pere
Cheminais , et du P. Giroust ; et le Public
attend avec impatience que le P.Bre
Tonneau lui donne ses propres Sermons.
Le R. P. de la Ruë disoit plaisamment
en lui appliquant ce que l'on dit de Saint
Martin , qu'il étoit Trium Mortuorum Suseitator
magnificus.
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Résumé : Pensées du R. P. Bourdaloue, &c. [titre d'après la table]
Le Mercure de France a rencontré des difficultés à évaluer des ouvrages en se basant uniquement sur des listes fournies par les libraires. Ils avaient précédemment annoncé les 'Pensées du R. P. Bourdaloue sur divers sujets de Morale et de Religion, avec des Essais de Sermons' en se fondant sur un mémoire du libraire Cailleau. Après une meilleure information, ils confirment que ces écrits sont des fragments précieux qui conservent la réputation de Bourdaloue. Ces fragments, bien que plus courts, sont aussi utiles que les sermons complets. Ils ont été recueillis par le R. P. Bretonneau, également éditeur des sermons du Père Cheminais et du P. Giroust. Le public attend avec impatience les sermons du R. P. Bretonneau. Le R. P. de la Ruë avait comparé Bretonneau à Saint Martin, le qualifiant de 'Trium Mortuorum Suseitator magnificus'.
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11
p. 536-539
EXTRAIT d'une Lettre de M... sur la mort du R. P. Dom CLAUDE DE VIC, l'un des Auteurs de l'Histoire de Languedoc.
Début :
Dom CLAUDE DE VIC, Religieux Benedictin de la Congrégation de [...]
Mots clefs :
Dom Claude Devic, Procureur général, Congrégation, Monastère, Pape Clément XI
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une Lettre de M... sur la mort du R. P. Dom CLAUDE DE VIC, l'un des Auteurs de l'Histoire de Languedoc.
EXTRAIT d'une Lettre de M... sur
la mort du R. P. Dom CLAUDE de Vic ,
Fun des Auteurs de l'Histoire de Languedoc.
CLAUDE DE VIC , Reli-
Dgieux Benedictin de la Congrégation
de S. Maur , nâquit à Soréze, petite
Ville du Diocèse de Lavaur . Il n'avoit
que 17 ans lorsqu'il fit profession à Toulouse
, dans le Monastere de la Daurade
le 25 d'Octobre de l'an 1687. Il enseignoit
la Réthorique à l'Abbaye de S. Séver
, en Gascogne , dans un College que
les Religieux de ce Monastere y avoient
établi depuis quelques années , pour l'éducation
de la jeunesse de la Ville , lorsque
ses Supérieurs l'envoyerent à Rome
en 1701. pour y servir de Compagnon
au Procureur General de la Congregation.
Sa modestie , sa droiture , sa piété ,
SES
MARS. 1734. 537
ses manieres obligeantes , et son bon
coeur , qui le firent toujours aimef et estimer
en France , lui attirerent un tresgrand
nombre d'amis en Italie : Le Pape
Clement XI . et la Reine de Pologne Marie
Casimire l'honorerent en particulier
de leur bienveillance.
Il exerça avec succès en 1708. les fonc
tions de Vice -Procureur General , durant
l'absence de Dom Couillaume le Parre
Procureur General , que le Pape chargea
alors de reconduire en France , les six Religieuses
Françoises du S. Sacrement , que
la Reine de Pologne avoit appelées à Rome,
pour y fonder un Monastere de leur
Institut. Une des principales occupations
de Dom de Vic dans cette Ville , fut de
favoriser les études des Religieux de S.
Germain des Prez ses Confreres . Pour les
quels Ouvrages , il collationna plusieurs
Manuscrits du Vatican et des autres Bibliotheques
de Rome , et ausquels il
fournit divers autres Mémoires. Ce soin
ne l'empêcha pas de cultiver lui - même
les Lettres qu'il avoit aimées dès sa plus
tendre jeunesse , il traduisit , entr'autres
en latin , et augmenta la vie Françoise de
Dom Jean Mabillon , composée par Dom.
Thierri Ruinart ; il la fit imprimer à Padoue
en 1714. et la dédia à M. Aléxan-
Fv dr
*
$38 MERCURE DE FRANCE
dre Albani , neveu du Pape Clement XI.
et aujourd'hui Cardinal .
Il demanda de revenir en France, où il
fut rappellé en 1715 , dans le temps que
M. de la Berchere , Archevêque de Narbonne
, demandoit des Ouvriers au R. P.
General de la Congregation de S. Maur ,
pour l'Histoire de Languedoc. Il fut associé
pour cet ouvrage avec Dom Joseph
Vaissete , et ils ont travaillé depuis de
concert à cette Histoire , dont les deux
premiers volumes sont déja publics .
Dom Claude de Vic s'est employé à ce
travail autant que la foiblesse de son
temperamment peu robuste et diverses
Occupations , ausquelles il ne pouvoit se
refuser , le lui ont permis. Il étoit chargé
entr'autres , depuis plusieurs années de la
supériorité de divers Monasteres de Re
ligieuses que M. le Cardinal de Noailles,
Archevêque de Paris , et M. de Vintimille
du Luc , son successeur , lui avoient
confiée. Les bontez dont notre S. Pere le
Pape , Clement XII . heureusement regnant,
l'honoroit , avoient engagé depuis
peu ses Supérieurs à le nommer pour al
ler à Rome en qualité de Procureur General
de la Congrégation . Il se disposoit
à faire ce voyage au Printems prochain
lorsque la mort l'a enlevé le 23 Janvier
1734.
MARS. 1734- 539
734. dans le Monastere de S. Germain
des Prez , âgé de 64 ans accomplis.
la mort du R. P. Dom CLAUDE de Vic ,
Fun des Auteurs de l'Histoire de Languedoc.
CLAUDE DE VIC , Reli-
Dgieux Benedictin de la Congrégation
de S. Maur , nâquit à Soréze, petite
Ville du Diocèse de Lavaur . Il n'avoit
que 17 ans lorsqu'il fit profession à Toulouse
, dans le Monastere de la Daurade
le 25 d'Octobre de l'an 1687. Il enseignoit
la Réthorique à l'Abbaye de S. Séver
, en Gascogne , dans un College que
les Religieux de ce Monastere y avoient
établi depuis quelques années , pour l'éducation
de la jeunesse de la Ville , lorsque
ses Supérieurs l'envoyerent à Rome
en 1701. pour y servir de Compagnon
au Procureur General de la Congregation.
Sa modestie , sa droiture , sa piété ,
SES
MARS. 1734. 537
ses manieres obligeantes , et son bon
coeur , qui le firent toujours aimef et estimer
en France , lui attirerent un tresgrand
nombre d'amis en Italie : Le Pape
Clement XI . et la Reine de Pologne Marie
Casimire l'honorerent en particulier
de leur bienveillance.
Il exerça avec succès en 1708. les fonc
tions de Vice -Procureur General , durant
l'absence de Dom Couillaume le Parre
Procureur General , que le Pape chargea
alors de reconduire en France , les six Religieuses
Françoises du S. Sacrement , que
la Reine de Pologne avoit appelées à Rome,
pour y fonder un Monastere de leur
Institut. Une des principales occupations
de Dom de Vic dans cette Ville , fut de
favoriser les études des Religieux de S.
Germain des Prez ses Confreres . Pour les
quels Ouvrages , il collationna plusieurs
Manuscrits du Vatican et des autres Bibliotheques
de Rome , et ausquels il
fournit divers autres Mémoires. Ce soin
ne l'empêcha pas de cultiver lui - même
les Lettres qu'il avoit aimées dès sa plus
tendre jeunesse , il traduisit , entr'autres
en latin , et augmenta la vie Françoise de
Dom Jean Mabillon , composée par Dom.
Thierri Ruinart ; il la fit imprimer à Padoue
en 1714. et la dédia à M. Aléxan-
Fv dr
*
$38 MERCURE DE FRANCE
dre Albani , neveu du Pape Clement XI.
et aujourd'hui Cardinal .
Il demanda de revenir en France, où il
fut rappellé en 1715 , dans le temps que
M. de la Berchere , Archevêque de Narbonne
, demandoit des Ouvriers au R. P.
General de la Congregation de S. Maur ,
pour l'Histoire de Languedoc. Il fut associé
pour cet ouvrage avec Dom Joseph
Vaissete , et ils ont travaillé depuis de
concert à cette Histoire , dont les deux
premiers volumes sont déja publics .
Dom Claude de Vic s'est employé à ce
travail autant que la foiblesse de son
temperamment peu robuste et diverses
Occupations , ausquelles il ne pouvoit se
refuser , le lui ont permis. Il étoit chargé
entr'autres , depuis plusieurs années de la
supériorité de divers Monasteres de Re
ligieuses que M. le Cardinal de Noailles,
Archevêque de Paris , et M. de Vintimille
du Luc , son successeur , lui avoient
confiée. Les bontez dont notre S. Pere le
Pape , Clement XII . heureusement regnant,
l'honoroit , avoient engagé depuis
peu ses Supérieurs à le nommer pour al
ler à Rome en qualité de Procureur General
de la Congrégation . Il se disposoit
à faire ce voyage au Printems prochain
lorsque la mort l'a enlevé le 23 Janvier
1734.
MARS. 1734- 539
734. dans le Monastere de S. Germain
des Prez , âgé de 64 ans accomplis.
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Résumé : EXTRAIT d'une Lettre de M... sur la mort du R. P. Dom CLAUDE DE VIC, l'un des Auteurs de l'Histoire de Languedoc.
Claude de Vic, religieux bénédictin de la Congrégation de Saint-Maur, naquit à Soréze dans le diocèse de Lavaur. À 17 ans, il entra au monastère de la Daurade à Toulouse en 1687. Il enseigna la rhétorique à l'abbaye de Saint-Sever en Gascogne avant d'être envoyé à Rome en 1701. Sa modestie, sa droiture, sa piété et son bon cœur lui gagnèrent l'amitié du Pape Clément XI et de la Reine de Pologne Marie Casimire. En 1708, il devint Vice-Procureur Général à Rome. Il soutint les études des religieux de Saint-Germain-des-Prés en collationnant des manuscrits et fournissant des mémoires. Il traduisit et augmenta la vie de Dom Jean Mabillon, publiée à Padoue en 1714. Rappelé en France en 1715, il collabora avec Dom Joseph Vaissete à l'Histoire de Languedoc, dont les deux premiers volumes furent publiés. Il supervisa également divers monastères de religieuses. Claude de Vic mourut le 23 janvier 1734 à l'âge de 64 ans au monastère de Saint-Germain-des-Prés.
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12
p. 539-541
Eloge de Mlle l'Heritier de Villandon, [titre d'après la table]
Début :
MARIE-JEANNE L'HERITIER DE VILLANDON, reçuë à l'Académie des Jeux [...]
Mots clefs :
Marie-Jeanne L'Héritier de Villandon, Ouvrages, Prose, Paris, Traduction, Vers
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Eloge de Mlle l'Heritier de Villandon, [titre d'après la table]
MARIE - JEANNE L'HERITIER DE VILLANDON
, reçue à l'Académie des Jeux
Floraux de Toulouse , en 1696.ct à celle
des Ricovrati de Padouë , en 1697. née à
Paris,y mourut le 25 Février , âgée d'environ
70 ans , et elle fut inhumée dans
l'Eglise de S. Nicolas des Champs , sa
Paroisse.
Cette illustre Fille a honoré son sexe
par son bon caractere , par son sçavoir ,
par ses talens pour la Poësie et par quan
tité d'Ouvrages qu'elle a donnez au Public.
Elle étoit bienfaisante , l'humeur douce
et complaisante , amie solide et genereuse
; sa conversation étoit aisée , agréable
, modeste et retenue sur ce qui pouvoit
lui attirer des loüanges.
Tous les Dimanches et les Mercredis
de chaque semaine , il se formoit chez
elle de petites assemblées de Gens d'esprit
et de mérite , qui charmez de son caractere
et de ses lumieres , se faisoient un
plaisir de cultiver son amitié . Elle étoit ,
honorable et quoiqu'assez mal partagée
des biens de la fortune , elle ne laissoit
de donner ces jours la une petite pas
F vj
Col340
MERCURE DE FRANCE
Collation , dont la propreté , l'ordre et
les manieres gracieuses faisoient toute la
magnificence.
Mlle l'Héritier étoit amie particuliere
de l'Illustre Mlle Scudery. Elle fit après
sa mort son Apothéose : Ouvrage en Prose
, mêlé de Vers , et imprimé en 1702 .
en un vol. in 12.
Elle avoit donné en 1698. un vol . in
12. d'Oeuvres mêlées , en Vers et en Prose.
Ses autres Ouvrages sont , La Tour té-
Hébreuse , ou l'Histoire de Richard I. Roy
d'Angleterre , surnommé, Coeur de Lion ;
Contes Anglois. vol. in 12. 1705.
La Pompe Dauphine; Ouvrage en Prose,
et en Vers , vol. in 12. 1711 .
Le Tombeau de M. le Dauphin , Duc de
Bourgogne , en Vers , brochure in 4.17 12 .
Les Caprices du Destin, vol. in 12. 718 .
Traduction des Epîtres Héroïques d'Ovide
; sçavoir , seize traduites en Vers , et
cinq en Prose, vol . in 12. 1732. Tous ses
Ouvrages ont été imprimez à Paris.
Mlle l'Héritier étoit fille de Nicolasl'Héritier,
Parisien , Seigneur de Nouvellon
et de Villandon , Historiographe du
Roy , mort au mois d'Août 1680. Auteur
de la Tragédie d'Hercule furieux , et de
celle de S. Louis , et de quelques autres
Piéces de Poësies : Nous avons de lui
une
MARS. 1734.
54F
A
une Traduction des Annales de Grotius
vol. in fol. imprimée à Amsterdam. Il a
donné aussi un Livre , sous ce Titre : Tableau
Historique des prinoipaux Evenemens
de la Monarchie Françoise , vol. in 12. Paris ,
1669. et a laissé d'autres Ouvrages Ma
nuscrits,
Le Sr des Roches a gravé le Portrait
de Mlle l'Heritier et celui de son Pere
en Buste ovale , avec des Vers au bas .
, reçue à l'Académie des Jeux
Floraux de Toulouse , en 1696.ct à celle
des Ricovrati de Padouë , en 1697. née à
Paris,y mourut le 25 Février , âgée d'environ
70 ans , et elle fut inhumée dans
l'Eglise de S. Nicolas des Champs , sa
Paroisse.
Cette illustre Fille a honoré son sexe
par son bon caractere , par son sçavoir ,
par ses talens pour la Poësie et par quan
tité d'Ouvrages qu'elle a donnez au Public.
Elle étoit bienfaisante , l'humeur douce
et complaisante , amie solide et genereuse
; sa conversation étoit aisée , agréable
, modeste et retenue sur ce qui pouvoit
lui attirer des loüanges.
Tous les Dimanches et les Mercredis
de chaque semaine , il se formoit chez
elle de petites assemblées de Gens d'esprit
et de mérite , qui charmez de son caractere
et de ses lumieres , se faisoient un
plaisir de cultiver son amitié . Elle étoit ,
honorable et quoiqu'assez mal partagée
des biens de la fortune , elle ne laissoit
de donner ces jours la une petite pas
F vj
Col340
MERCURE DE FRANCE
Collation , dont la propreté , l'ordre et
les manieres gracieuses faisoient toute la
magnificence.
Mlle l'Héritier étoit amie particuliere
de l'Illustre Mlle Scudery. Elle fit après
sa mort son Apothéose : Ouvrage en Prose
, mêlé de Vers , et imprimé en 1702 .
en un vol. in 12.
Elle avoit donné en 1698. un vol . in
12. d'Oeuvres mêlées , en Vers et en Prose.
Ses autres Ouvrages sont , La Tour té-
Hébreuse , ou l'Histoire de Richard I. Roy
d'Angleterre , surnommé, Coeur de Lion ;
Contes Anglois. vol. in 12. 1705.
La Pompe Dauphine; Ouvrage en Prose,
et en Vers , vol. in 12. 1711 .
Le Tombeau de M. le Dauphin , Duc de
Bourgogne , en Vers , brochure in 4.17 12 .
Les Caprices du Destin, vol. in 12. 718 .
Traduction des Epîtres Héroïques d'Ovide
; sçavoir , seize traduites en Vers , et
cinq en Prose, vol . in 12. 1732. Tous ses
Ouvrages ont été imprimez à Paris.
Mlle l'Héritier étoit fille de Nicolasl'Héritier,
Parisien , Seigneur de Nouvellon
et de Villandon , Historiographe du
Roy , mort au mois d'Août 1680. Auteur
de la Tragédie d'Hercule furieux , et de
celle de S. Louis , et de quelques autres
Piéces de Poësies : Nous avons de lui
une
MARS. 1734.
54F
A
une Traduction des Annales de Grotius
vol. in fol. imprimée à Amsterdam. Il a
donné aussi un Livre , sous ce Titre : Tableau
Historique des prinoipaux Evenemens
de la Monarchie Françoise , vol. in 12. Paris ,
1669. et a laissé d'autres Ouvrages Ma
nuscrits,
Le Sr des Roches a gravé le Portrait
de Mlle l'Heritier et celui de son Pere
en Buste ovale , avec des Vers au bas .
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Résumé : Eloge de Mlle l'Heritier de Villandon, [titre d'après la table]
Marie-Jeanne L'Héritier de Villandon, née à Paris, fut reçue à l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse en 1696 et à celle des Ricovrati de Padoue en 1697. Elle décéda à environ 70 ans et fut inhumée dans l'église de Saint-Nicolas-des-Champs. L'Héritier se distingua par son bon caractère, son savoir et ses talents pour la poésie. Elle publia plusieurs ouvrages, dont 'L'Apothéose' en 1702, 'Œuvres mêlées' en 1698, 'La Tour té-Hébreuse' en 1705, 'La Pompe Dauphine' en 1711, 'Le Tombeau de M. le Dauphin' en 1712, 'Les Caprices du Destin' en 1718, et la traduction des 'Épîtres héroïques d'Ovide' en 1732. Bienfaisante, douce et généreuse, elle recevait régulièrement des assemblées de personnes d'esprit chez elle. Elle était amie avec Mlle Scudéry et fille de Nicolas L'Héritier, historiographe du roi, auteur de tragédies, de poèmes et d'une traduction des 'Annales de Grotius'. Les portraits de L'Héritier et de son père furent gravés par le Sr des Roches.
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13
p. 541-544
Autres Morts illustres, M. de Salmon, &c. [titre d'après la table]
Début :
N ... de SALMON, natif de Montfort Lamaury, Ingénieur, Directeur des Fortifications [...]
Mots clefs :
Siège, Expériences, N. de Salmon, Carl Gustav Klingstedt, Pierre Polinière, N. Le Monnier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Autres Morts illustres, M. de Salmon, &c. [titre d'après la table]
N ... de SALMON , ' natif de Montfort
Lamaury , Ingénieur , Directeur des Fortifications
de S. Omer et autres Places
Brigadier des Armées du Roy , mourut
à Milan le 25. Janvier , âgé de 6. ans.
Il s'y étoit transporté malade , ayant été
obligé de séjourner près de deux mois
à Grenoble , d'où il étoit parti encore
convalescent , sur les instances réïterées
du Maréchal Duc de Villars , et celles
du Marquis d'Asfeld .
Après avoir servi dans la Compagnie
des Cadets en 1684, il fut fait Lieutenant
au Régiment Royal , et employé sur l'Etat
des Ingénieurs en 1689. Il servit en
cette qualité au Siege de Mons en 16,1 . à
celui de Charleroy en 1693. 11 fut fait Capitaine
en 1654. servit au Siege d'Ath en
1697, où il eut la cuisse percée d'un coup
de fusil.
942 MERCURE DE FRANCE
En 1705. il servit aux Sieges de Nice,
de Villefranche, de S. Hospice , de Mont-
Alban , à celui de Chivas et du Chateau
de Nice . Il fut fait Chevalier de Saint
Louis en 1706. après le Siege de Turin.
En 1708. il passa en Ecosse et fut fair
prisonnier de guerre.
"
En 1710. il servit à la deffense de
Bethune , et fut fait Brigadier d'Infanterie.
>
Il servit en 1712. aux Sieges du Quesnoy
et de Bouchain ; en 1713. à ceux de
Landau er de Fribourg , en faisant le
détail du Génie , sous M. de Valory
Lieutenant General. Il a toujours servi
avec beaucoup d'honneur et de distinction.
C'est une vraye perte pour le Corps
des Ingenieurs.
M. de Salmon avoit un frere Ingenieur
en chef à Philisbourg , nommé M. de la
Mariniere , homme d'un rare mérite
qui fut tué d'un coup de Canon en 1697.
en examinant les Retranchemens des
Ennemis .
N...KLINGSTET , excellent Peina
tre en Miniature , mourut subitement
à Paris le 26. du mois dernier , âgé de
77 ans. Il étoit natif de Riga en Livonie
, et de bonne famille. A l'âge de
1.Sje
MARS. 1734 543
15. ans il commença à servir dans les
Troupes de Suede ; cinq ans après il vint
en France , prit parti dans le Régiment
de Greder Allemand , aujourd'hui Saxe, et
y servit pendant douze ans , tant en qualité
de Soldat que de Sergent .
A l'âge d'environ 33. il ceda enfin
tout-à-fait à l'inclination et aux heureuses
dispositions qu'il avoit toujours
eues pour le Dessein et la Peinture ; mais
il conserva toujours une telle inclination
pour les Armes , qu'il se picqoit au moins
autant d'être brave que d'être habile dans
son Art.
Son mérite de peindre en Miniature
et sur tout à PEncre de la Chine , est
generalement reconnu , et on peut dire
qu'il y a excellé , principalement pour
les têtes , qu'il rendoit avec tout le relief
et le caractère qu'on pouvoit désirer ,
en y conservant les graces , la délicatesse
et la morbidezza convenable. It
n'étoit pas grand Dessinateur et avoit le
génie assez étroit ; on voit cependant de
lui quelques Morceaux galans ou plutôt
libres , où il paroît de l'esprit et de l'invention
, que les Curieux recherchent et
gardent précieusement.
Pierre Poliniere , Docteur en Medecine , con
nu
144 MERCURE DE FRANCE
nu par les nouvelles Découvertes dans la Physique
et par les Experiences annuelles qu'il faisoit
avec autant de concours que de succès dans l'Université
de Paris , mourut à Vire en Basse-
Normandie , lieu de sa naissance , le 15. Février
dernier , âgé d'environ 64. ans. Nous avons de
lui un beau Recueil d'Experiences Physiques , et
des Elemens de Géometrie , imprimez à Paris . On
a parlé de M. Poliniere dans le premier volume
du Mercure de Décembre 1728. page 2643 .
N. le Monnier , fils et Eleve du fameux Professeur
de Philosophie de ce nom au College
d'Harcourt , de l'Académie Royale des Sciences,
continuera de faire les mêmes Experiences dans
P'Université de Paris .
Lamaury , Ingénieur , Directeur des Fortifications
de S. Omer et autres Places
Brigadier des Armées du Roy , mourut
à Milan le 25. Janvier , âgé de 6. ans.
Il s'y étoit transporté malade , ayant été
obligé de séjourner près de deux mois
à Grenoble , d'où il étoit parti encore
convalescent , sur les instances réïterées
du Maréchal Duc de Villars , et celles
du Marquis d'Asfeld .
Après avoir servi dans la Compagnie
des Cadets en 1684, il fut fait Lieutenant
au Régiment Royal , et employé sur l'Etat
des Ingénieurs en 1689. Il servit en
cette qualité au Siege de Mons en 16,1 . à
celui de Charleroy en 1693. 11 fut fait Capitaine
en 1654. servit au Siege d'Ath en
1697, où il eut la cuisse percée d'un coup
de fusil.
942 MERCURE DE FRANCE
En 1705. il servit aux Sieges de Nice,
de Villefranche, de S. Hospice , de Mont-
Alban , à celui de Chivas et du Chateau
de Nice . Il fut fait Chevalier de Saint
Louis en 1706. après le Siege de Turin.
En 1708. il passa en Ecosse et fut fair
prisonnier de guerre.
"
En 1710. il servit à la deffense de
Bethune , et fut fait Brigadier d'Infanterie.
>
Il servit en 1712. aux Sieges du Quesnoy
et de Bouchain ; en 1713. à ceux de
Landau er de Fribourg , en faisant le
détail du Génie , sous M. de Valory
Lieutenant General. Il a toujours servi
avec beaucoup d'honneur et de distinction.
C'est une vraye perte pour le Corps
des Ingenieurs.
M. de Salmon avoit un frere Ingenieur
en chef à Philisbourg , nommé M. de la
Mariniere , homme d'un rare mérite
qui fut tué d'un coup de Canon en 1697.
en examinant les Retranchemens des
Ennemis .
N...KLINGSTET , excellent Peina
tre en Miniature , mourut subitement
à Paris le 26. du mois dernier , âgé de
77 ans. Il étoit natif de Riga en Livonie
, et de bonne famille. A l'âge de
1.Sje
MARS. 1734 543
15. ans il commença à servir dans les
Troupes de Suede ; cinq ans après il vint
en France , prit parti dans le Régiment
de Greder Allemand , aujourd'hui Saxe, et
y servit pendant douze ans , tant en qualité
de Soldat que de Sergent .
A l'âge d'environ 33. il ceda enfin
tout-à-fait à l'inclination et aux heureuses
dispositions qu'il avoit toujours
eues pour le Dessein et la Peinture ; mais
il conserva toujours une telle inclination
pour les Armes , qu'il se picqoit au moins
autant d'être brave que d'être habile dans
son Art.
Son mérite de peindre en Miniature
et sur tout à PEncre de la Chine , est
generalement reconnu , et on peut dire
qu'il y a excellé , principalement pour
les têtes , qu'il rendoit avec tout le relief
et le caractère qu'on pouvoit désirer ,
en y conservant les graces , la délicatesse
et la morbidezza convenable. It
n'étoit pas grand Dessinateur et avoit le
génie assez étroit ; on voit cependant de
lui quelques Morceaux galans ou plutôt
libres , où il paroît de l'esprit et de l'invention
, que les Curieux recherchent et
gardent précieusement.
Pierre Poliniere , Docteur en Medecine , con
nu
144 MERCURE DE FRANCE
nu par les nouvelles Découvertes dans la Physique
et par les Experiences annuelles qu'il faisoit
avec autant de concours que de succès dans l'Université
de Paris , mourut à Vire en Basse-
Normandie , lieu de sa naissance , le 15. Février
dernier , âgé d'environ 64. ans. Nous avons de
lui un beau Recueil d'Experiences Physiques , et
des Elemens de Géometrie , imprimez à Paris . On
a parlé de M. Poliniere dans le premier volume
du Mercure de Décembre 1728. page 2643 .
N. le Monnier , fils et Eleve du fameux Professeur
de Philosophie de ce nom au College
d'Harcourt , de l'Académie Royale des Sciences,
continuera de faire les mêmes Experiences dans
P'Université de Paris .
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Résumé : Autres Morts illustres, M. de Salmon, &c. [titre d'après la table]
Le texte présente trois figures historiques distinctes. Nicolas de Salmon, originaire de Montfort Lamaury, fut ingénieur et directeur des fortifications de Saint-Omer et d'autres places. Il débuta sa carrière en 1684 dans la Compagnie des Cadets, devint lieutenant au Régiment Royal en 1689, et participa à plusieurs sièges, dont ceux de Mons en 1691, Charleroy en 1693, et Ath en 1697, où il fut blessé. En 1705, il servit lors des sièges de Nice, Villefranche, Saint-Hospice, Mont-Alban, Chivas et du Château de Nice. Il fut fait Chevalier de Saint-Louis en 1706 et prisonnier de guerre en Écosse en 1708. En 1710, il défendit Béthune et fut promu brigadier d'infanterie. Il participa ensuite aux sièges du Quesnoy et de Bouchain en 1712, et de Landau et Fribourg en 1713. Il mourut à Milan le 25 janvier à l'âge de 66 ans. Nicolas Klingstett, peintre en miniature, décéda subitement à Paris à l'âge de 77 ans. Natif de Riga en Livonie, il servit dans les troupes suédoises à 15 ans, puis dans le Régiment de Greder Allemand en France. À 33 ans, il se consacra à la peinture, notamment en miniature et à l'encre de Chine, où il excella particulièrement dans les portraits. Pierre Polinière, docteur en médecine, connu pour ses découvertes en physique et ses expériences annuelles à l'Université de Paris, mourut à Vire en Basse-Normandie à l'âge d'environ 64 ans. Il laissa un recueil d'expériences physiques et des éléments de géométrie. Son travail fut mentionné dans le Mercure de Décembre 1728. Nicolas Le Monnier, fils et élève du célèbre professeur de philosophie au Collège d'Harcourt et de l'Académie Royale des Sciences, continua ses expériences à l'Université de Paris.
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14
p. 544-546
CULTORIBUS ERUDITAE ANTIQUITATIS Auctores Editionis Musei Florentini.
Début :
Tout le Monde Litteraire est instruit du grand Ouvrage qui a été entrepris à Florence sous le [...]
Mots clefs :
Musei Florentini, Volumen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : CULTORIBUS ERUDITAE ANTIQUITATIS Auctores Editionis Musei Florentini.
Tout le Monde Litteraire est instruit du grand
Ouvrage qui a été entrepris à Florence sous le
Titre de Museum Florentinum , lequel contiendra
la Description de tout ce qu'il y a de rare et
de veritablement curieux , soit pour l'antique ,
soit pour le moderne dans le Palais de S. A. S. le
Grand Duc de Toscane . Un Ecrit Latin qui
nous a été envoyé depus peu d'Italie , fait connoître
l'état présent de cette grande Entreprise
et les dispositions pour la suite. Nous croyons
que c'est faire plaisir aux Sçavans de le donner
ici dans les mêmes termes de l'Original.
CULTORIBUS ERUDITA ANTIQUITATIS
Auctores Elitionis Musei Florentini.
Mlumina,que GEMMAS ANTIQUAS
exhibent è Medicea præsertim Dactyliotheca ,
nostris sumptibus nuper Florentiæ in lucem edi-
USEI FLORENTINI priora duo VoMARS
1734. 545
ta , quum ab omnibus , qui hæc studia colunt ,
atque à Vobis , qui huic Operi , ut aiunt , subscribentes
, societatem nobiscum iniistis , non
probata solum , verum etiam humanissimo favore
, ac plausu excepta fuerint ; gratum , ut
decet , erga Vos animum nostrum , atque officii
plenum declarare cupientes , ultro nuntiamus
quod insequenti anno MDCCXXXIV . ejusdem
Operis Volumen III . duobus jam editis haud
dissimile , sive chartarum magnitudinem , sive
characterum , elegantiam , nitoremque , atque
operarum laborem spectare velitis , publici juris.
fier.
>
Complectitur hoc volumen CENTUм marmorea
Signa,sive STATUAS antiquas Regii Musei Magni
Ducis Etruriæ , eleganti ordine dispositas ; quas
Joannes Dominicus Campiglia summo studio
et diligentia delincavit , delectique in id opus
Chalcographi in æreis Tabulis Centum accuratissime
expresserunt. Ne quid etiam lucis , et
elegantiæ desit huic Operi , accedent ad singulas
Statuas OBSERVATIONES Cl. V. Antonii
Francisci Gorii , in patrio Gymnasio Florentino
Publici Historiarum Professoris.
Pretium , quo hoc III. Volumen prostabit ,
erit Scutorum Florentinorum sexdecim , nempe,
Paulorum CLXVIII. quod hi subibunt qui Societati
nomen suum dare noluerunt : Socii vero ,
quos nec plures , nec pauciores quam CCC. accipimus
, huic Volumini subscribentes , quarta
parte diminutum pretium persolvent , nempe
Scuta Florentina duodecim ; Paulos nimirum
CXXVI. Dummodo hanc pecuniæ summam
omni onere vacuam solvant , vel solvendam
Curent Florentiæ mense Martio insequentis anni
MDCCXXXIV. apud Typographum nostrum
Fran
546 MERCURE DE FRANCE
Franciseum Moücke ; qui dictam Sociorum
subscriptorum pecuniam accipiet , dabitque schedulam
pecuniæ datæ , et acceptæ pro syngrapha
seu cautione initæ nobiscum societatis , subscriptione
, et sigillo nostro munitam : quam postea
idem Socii referent , ut jam editum hoc Volumen
III. accipiant absque alia impensa : quæ
quidem Sociorum exemplaria curabimus ut optimè
sint impressa , itemque nitidissima , et absolutissima.
Ad hoc spondemus quod saltem
duobus mensibus anteaquam hoc Volumen in
lucem prodeat , proximo anno MDCCXXXIV.
id omnibus innotescet. Id ipsum quoque in-posterum
servabimus , monentes studiosos Viros, et
priscarum elegantiarum cultores quonam tempore
edituri simus cetera MUSEI FLORENTINI
Volumina , quæ jam enumeravimus atque descripsimus.
In votis quidem multo jam antea tempore ha
buimus ut id publice declararemus : sed quum
exteri Chalcographi præstantiores, quorum opera
uti voluimus , ( qui etiam ICONAS Pictorum
toto orbe celebrioruin , qui se -ipsos pinxerunt
extantque in regia Medicea Pinacotheca , æri
nunc incidunt ) serius , quam sperabamus , incisas
Statuas ad nos miserint , non nisi hoc ipso
tempore impensarum rationes inire potuimus, et
ad subscribendum huic Operi Socios invitare
qui quum id à nobis perhumaniter postularint
ipsis morem gerere , nec diutius hoc monitum
differre voluimus . Valete.
FLORENTIA Kal.Decembribus MDCCXXXIIE
Ouvrage qui a été entrepris à Florence sous le
Titre de Museum Florentinum , lequel contiendra
la Description de tout ce qu'il y a de rare et
de veritablement curieux , soit pour l'antique ,
soit pour le moderne dans le Palais de S. A. S. le
Grand Duc de Toscane . Un Ecrit Latin qui
nous a été envoyé depus peu d'Italie , fait connoître
l'état présent de cette grande Entreprise
et les dispositions pour la suite. Nous croyons
que c'est faire plaisir aux Sçavans de le donner
ici dans les mêmes termes de l'Original.
CULTORIBUS ERUDITA ANTIQUITATIS
Auctores Elitionis Musei Florentini.
Mlumina,que GEMMAS ANTIQUAS
exhibent è Medicea præsertim Dactyliotheca ,
nostris sumptibus nuper Florentiæ in lucem edi-
USEI FLORENTINI priora duo VoMARS
1734. 545
ta , quum ab omnibus , qui hæc studia colunt ,
atque à Vobis , qui huic Operi , ut aiunt , subscribentes
, societatem nobiscum iniistis , non
probata solum , verum etiam humanissimo favore
, ac plausu excepta fuerint ; gratum , ut
decet , erga Vos animum nostrum , atque officii
plenum declarare cupientes , ultro nuntiamus
quod insequenti anno MDCCXXXIV . ejusdem
Operis Volumen III . duobus jam editis haud
dissimile , sive chartarum magnitudinem , sive
characterum , elegantiam , nitoremque , atque
operarum laborem spectare velitis , publici juris.
fier.
>
Complectitur hoc volumen CENTUм marmorea
Signa,sive STATUAS antiquas Regii Musei Magni
Ducis Etruriæ , eleganti ordine dispositas ; quas
Joannes Dominicus Campiglia summo studio
et diligentia delincavit , delectique in id opus
Chalcographi in æreis Tabulis Centum accuratissime
expresserunt. Ne quid etiam lucis , et
elegantiæ desit huic Operi , accedent ad singulas
Statuas OBSERVATIONES Cl. V. Antonii
Francisci Gorii , in patrio Gymnasio Florentino
Publici Historiarum Professoris.
Pretium , quo hoc III. Volumen prostabit ,
erit Scutorum Florentinorum sexdecim , nempe,
Paulorum CLXVIII. quod hi subibunt qui Societati
nomen suum dare noluerunt : Socii vero ,
quos nec plures , nec pauciores quam CCC. accipimus
, huic Volumini subscribentes , quarta
parte diminutum pretium persolvent , nempe
Scuta Florentina duodecim ; Paulos nimirum
CXXVI. Dummodo hanc pecuniæ summam
omni onere vacuam solvant , vel solvendam
Curent Florentiæ mense Martio insequentis anni
MDCCXXXIV. apud Typographum nostrum
Fran
546 MERCURE DE FRANCE
Franciseum Moücke ; qui dictam Sociorum
subscriptorum pecuniam accipiet , dabitque schedulam
pecuniæ datæ , et acceptæ pro syngrapha
seu cautione initæ nobiscum societatis , subscriptione
, et sigillo nostro munitam : quam postea
idem Socii referent , ut jam editum hoc Volumen
III. accipiant absque alia impensa : quæ
quidem Sociorum exemplaria curabimus ut optimè
sint impressa , itemque nitidissima , et absolutissima.
Ad hoc spondemus quod saltem
duobus mensibus anteaquam hoc Volumen in
lucem prodeat , proximo anno MDCCXXXIV.
id omnibus innotescet. Id ipsum quoque in-posterum
servabimus , monentes studiosos Viros, et
priscarum elegantiarum cultores quonam tempore
edituri simus cetera MUSEI FLORENTINI
Volumina , quæ jam enumeravimus atque descripsimus.
In votis quidem multo jam antea tempore ha
buimus ut id publice declararemus : sed quum
exteri Chalcographi præstantiores, quorum opera
uti voluimus , ( qui etiam ICONAS Pictorum
toto orbe celebrioruin , qui se -ipsos pinxerunt
extantque in regia Medicea Pinacotheca , æri
nunc incidunt ) serius , quam sperabamus , incisas
Statuas ad nos miserint , non nisi hoc ipso
tempore impensarum rationes inire potuimus, et
ad subscribendum huic Operi Socios invitare
qui quum id à nobis perhumaniter postularint
ipsis morem gerere , nec diutius hoc monitum
differre voluimus . Valete.
FLORENTIA Kal.Decembribus MDCCXXXIIE
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Résumé : CULTORIBUS ERUDITAE ANTIQUITATIS Auctores Editionis Musei Florentini.
Le texte annonce la publication du 'Museum Florentinum', un ouvrage décrivant les objets rares et curieux du Palais du Grand Duc de Toscane. Un écrit latin récent d'Italie détaille l'état actuel de cette entreprise et les dispositions pour la suite. Les auteurs du projet, adressant les érudits, annoncent la publication du troisième volume en 1734. Ce volume contiendra cent statues antiques du Musée du Grand Duc, gravées par Giovanni Domenico Campiglia et imprimées par des chalcographes. Chaque statue sera accompagnée d'observations de Vincenzo Antonio Francesco Gori, professeur d'histoire à Florence. Le prix du volume sera de seize scudi florentins, avec une réduction pour les membres de la société de souscription. Les souscripteurs devront payer avant mars 1734 pour recevoir leur exemplaire. Les auteurs promettent de publier les volumes suivants selon un calendrier précis et invitent les érudits à souscrire à cet ouvrage.
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15
p. 547-548
ETABLISSEMENT d'une Bibliotheque publique à Lyon.
Début :
Mr Aubert, Avocat, ancien Echevin de Lyon, et Procureur du Roy en la Jurisdiction [...]
Mots clefs :
Bibliothèque publique, Lyon, Pierre Aubert, Avocat, Consulat, Établissement, Échevin, Prévôt des marchands
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ETABLISSEMENT d'une Bibliotheque publique à Lyon.
ETABLISSEMENT d'une
Bibliotheque publique à Lyon.
Mi
R Aubert , Avocat , ancien Echevin de
Lyon , et Procureur du Roy en la Jurisdiction
de la Police , ayant pris soin de former
une Bibliotheque considerable , tant par le nom.
bre que par le choix des Livres , en a fait une
donation à Mrs les Prévôt des Marchands et
Echevins de la même Ville , à condition qu'elle
sera rendue publique après sa mort , suivant les
clauses inserées dans l'Acte du 22 May 1731.
M. Aubert étant mort au mois de Fevrier
1733. Mrs du Consulat ont laissé la Bibliotheque
dans la Maison qu'il occupoit , à la Place
de S. Jean , l'ont appropriée et l'ont décoréed'une
maniere convenable , en attendant qu'ils
fassent construire un Logement digne d'un établissement
si utile et si honorable à la Ville de
Lyon , et qui est dû aux soins et à la vigilance
de M. Perrichon , Prévôt des Marchands.
Le Consulat a aussi destiné un fond annuel à
perpétuité pour l'entretien et l'augmentation de
cette Bibliotheque , qui sera ouverte au Public
deux jours de chaque Semaine ; sçavoir , les Lundis
et Vendredis non feriez , depuis neuf heures
jusqu'à onze , et depuis trois heures après midi
jusqu'à cinq en Hyver , et jusqu'à six en Eté. La
premiere ouverture en fut faite le premier jour
de Decembre 1733 .
Le Consulat a nommé pour Bibliothecaire ,
M. Brossette , Avocat , et ancien Echevin ; et
pour Sous- Bibliothecaire M. Deschamps , Avocat.
On a placé dans une des Salles de la Bibliotheque:
le Portrait de M. Aubert , avec cette Inscription.
Petrus
548 MERCURE DE FRANCE
PETRUS AUBERT ,
In Foro Lugdunensi Patronus
Ingenio , doctrinâ , eloquentiâ
Insignis ;
Academia Litteraria Socius ;
Vir Consularis :
Patriam , Civis optimus , hac Bibliotheca
Donavit.
Anno 1731
Obiit Die 184 Februarii 1733. atatis 92 .
Bibliotheque publique à Lyon.
Mi
R Aubert , Avocat , ancien Echevin de
Lyon , et Procureur du Roy en la Jurisdiction
de la Police , ayant pris soin de former
une Bibliotheque considerable , tant par le nom.
bre que par le choix des Livres , en a fait une
donation à Mrs les Prévôt des Marchands et
Echevins de la même Ville , à condition qu'elle
sera rendue publique après sa mort , suivant les
clauses inserées dans l'Acte du 22 May 1731.
M. Aubert étant mort au mois de Fevrier
1733. Mrs du Consulat ont laissé la Bibliotheque
dans la Maison qu'il occupoit , à la Place
de S. Jean , l'ont appropriée et l'ont décoréed'une
maniere convenable , en attendant qu'ils
fassent construire un Logement digne d'un établissement
si utile et si honorable à la Ville de
Lyon , et qui est dû aux soins et à la vigilance
de M. Perrichon , Prévôt des Marchands.
Le Consulat a aussi destiné un fond annuel à
perpétuité pour l'entretien et l'augmentation de
cette Bibliotheque , qui sera ouverte au Public
deux jours de chaque Semaine ; sçavoir , les Lundis
et Vendredis non feriez , depuis neuf heures
jusqu'à onze , et depuis trois heures après midi
jusqu'à cinq en Hyver , et jusqu'à six en Eté. La
premiere ouverture en fut faite le premier jour
de Decembre 1733 .
Le Consulat a nommé pour Bibliothecaire ,
M. Brossette , Avocat , et ancien Echevin ; et
pour Sous- Bibliothecaire M. Deschamps , Avocat.
On a placé dans une des Salles de la Bibliotheque:
le Portrait de M. Aubert , avec cette Inscription.
Petrus
548 MERCURE DE FRANCE
PETRUS AUBERT ,
In Foro Lugdunensi Patronus
Ingenio , doctrinâ , eloquentiâ
Insignis ;
Academia Litteraria Socius ;
Vir Consularis :
Patriam , Civis optimus , hac Bibliotheca
Donavit.
Anno 1731
Obiit Die 184 Februarii 1733. atatis 92 .
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Résumé : ETABLISSEMENT d'une Bibliotheque publique à Lyon.
Le texte décrit la création d'une bibliothèque publique à Lyon. R. Aubert, avocat et ancien échevin, a légué sa bibliothèque à la ville de Lyon, à condition qu'elle soit ouverte au public après sa mort, selon un acte du 22 mai 1731. Aubert est décédé en février 1733. Les membres du consulat lyonnais ont conservé la bibliothèque dans la maison d'Aubert, place de S. Jean, en attendant la construction d'un bâtiment approprié. M. Perrichon, prévôt des marchands, a supervisé ce projet. Un fonds annuel a été alloué pour l'entretien et l'augmentation de la bibliothèque, qui a ouvert au public les lundis et vendredis, de 9 heures à 11 heures et de 15 heures à 17 heures en hiver, et jusqu'à 18 heures en été. La première ouverture a eu lieu le 1er décembre 1733. M. Brossette a été nommé bibliothécaire et M. Deschamps sous-bibliothécaire. Un portrait d'Aubert avec une inscription latine a été placé dans la bibliothèque.
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16
p. 548-551
MACHINES approuvées par l'Académie Royale des Sciences, depuis son établissement jusqu'à present. Dessinées et décrites par M. GALLON. Proposées par Souscription. / AVIS touchant le Recueil des Machines et Inventions approuvées par l'Académie Royale des Sciences, gravées en Taille-douce et accompagnées de Descriptions.
Début :
L'Académie Royale des Sciences a toujours regardé la perfection des Arts comme un des [...]
Mots clefs :
Académie royale des sciences, Machines, Livres, Sciences, Inventions, Descriptions, Jean-Gaffin Gallon
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texteReconnaissance textuelle : MACHINES approuvées par l'Académie Royale des Sciences, depuis son établissement jusqu'à present. Dessinées et décrites par M. GALLON. Proposées par Souscription. / AVIS touchant le Recueil des Machines et Inventions approuvées par l'Académie Royale des Sciences, gravées en Taille-douce et accompagnées de Descriptions.
MACHINES approuvées par l'Académie
Royale des Sciences , depuis son établissement
jusqu'à present . Dessinées et décrites par M.GALLON.
Proposées par Souscription .
AVIS touchant le Recueil des Machines
et Inventions approuvées par l'Académie
Royale des Sciences , gravées en Taille
douce et accompagnées de Descriptions.
Académie Royale des Sciences a toujours
regardé la perfection des Arts comme un des
principaux sujets de son application et de ses recherches.
Elle a par elle-même beaucoup encheri
sur ce que l'on connoissoit auparavant dans ce
genre d'étude ; elle a été secondée de toutes parts
par l'industrie et le travail de plusieurs personnes
ingenieuses, qui l'ont choisie pour Juge d'un
grand nombre de Machines et d'autres Inventions
, dont l'examen demandoit le plus souvent
une fine théorie jointe à une grande connoissanee
des pratiques ordinaires des Arts.
Ол
MARS 1734. 549
On doit souhaiter que cette sorte d'émulation
des choses d'une utilité reconnue ,
pour
continue
dans le Public. Il ne faut que jetter les yeux
sur quesques-uns de nos Arts les plus à portée
de nous , pour être convaincu par les pratiques
actuelles qui y sont en usage , combien la Méchanique
sagement maniée y a de part , et quelle
perfection elle y peut encore apporter.
Mais toutes ces Inventions n'étoient connuës
que d'un petit nombre de personnes ; ce que l'Académie
en marque tous les ans dans son Histoire
, n'est qu'une description succinte , et dans
laquelle on a eu dessein principalement d'indile
de la Machine , son usage , et le
nom de l'Auteur , pour lui assurer la gloire de
l'invention ; c'est cette collection que l'on propose
aujourd'hui au Public .
quer genre
M. Gallon ayant demandé à l'Académie la
permission de faire les Desseins et les Descriptions
de toutes les Machines ou Inventions qui
avoient été présentées à cette illustre Compagnie
, l'a obtenue par une Déliberation expresse
des. 21. et 26. Janvier 1729.
Tous les Desseins ont été présentez à Mrs de
Réaumur et de Mairan , Inspecteurs nommez
par
la Déliberation de l'Académie, et ils sont revêtus
de leur Approbation . Les Libraires qui ont
entrepris ce travail , ont fait graver depuis quatre
ans plus de quatre cent Planches , où les Machines
se trouvent assez développées, pour qu'on
puisse les entendre , et même les faire construire,
si on le jugeoit à propos.
εμ
Dans les Machines un peu composées , on a
soin d'ajouter des Plans de differens profils ,
qui les présentent aux yeux de tous les sens .
Les Descriptions sont assez étenduës pour fai$
50 MERCURE DE FRANCE
re connoître chaque Machine, pour en donner la
construction , et pour en indiquer l'usage . On y
a aussi ajoûté le calcul des forces nécessaires ,
pour faire agir ces Machines , et des effets qu'el
les peuvent produire ; mais on l'a fait seulement
à celles qui ont paru en avoir besoin .
M. Godin , de l'Académie des Sciences , a bien
voulu encore d'office et par amitié pour M. Gallon
, prendre la peine de revoir avec lui ces Des
criptions.
Conditions proposées aux Souscripteurs .
Quoiqu'on ait déja proposé la souscription
dans l'Avis distribué aux Souscripteurs de l'ancien
Recueil de l'Académie , il paroît nécessaire
de le faire séparément pour ceux qui n'ont pas
de Recueil et qui ne voudront achepter que la
Collection des Machines .
Cet Ouvrage contiendra six volumes in quarto;
il y aura 420. Planches ou environ avec leurs
Descriptions. Ces volumes seront de même forme
que ceux des Memoires de l'Académie.
Le prix de la Souscription sera de 72. livres ,
dont le premier payement en souscrivant sera de
36. livres , et le second de pareille somme en reeevant
les six volumes , qui seront fournis dans
le courant de la présente année 1734.
On tirera o Exemplaires seulement dudit
Ouvrage en grand papier. Le Prix sera de 60 .
livres en souscrivant , et 60. livres en recevant
l'Exemplaire.
pour le
Ceux qui n'auront pas souscrit , payeront
ordinaire en
papier
feuilles 120. livres ,
et pour le grand papier.200 . livres.
On pourra souscrire à Paris , chez G. Martin
Coignard
MARS 1734.
551
Coignard fils , et Guerin l'aîné , ruë S. Jacques ;
et dans les autres Villes, chez les principaux Libraires
.
Royale des Sciences , depuis son établissement
jusqu'à present . Dessinées et décrites par M.GALLON.
Proposées par Souscription .
AVIS touchant le Recueil des Machines
et Inventions approuvées par l'Académie
Royale des Sciences , gravées en Taille
douce et accompagnées de Descriptions.
Académie Royale des Sciences a toujours
regardé la perfection des Arts comme un des
principaux sujets de son application et de ses recherches.
Elle a par elle-même beaucoup encheri
sur ce que l'on connoissoit auparavant dans ce
genre d'étude ; elle a été secondée de toutes parts
par l'industrie et le travail de plusieurs personnes
ingenieuses, qui l'ont choisie pour Juge d'un
grand nombre de Machines et d'autres Inventions
, dont l'examen demandoit le plus souvent
une fine théorie jointe à une grande connoissanee
des pratiques ordinaires des Arts.
Ол
MARS 1734. 549
On doit souhaiter que cette sorte d'émulation
des choses d'une utilité reconnue ,
pour
continue
dans le Public. Il ne faut que jetter les yeux
sur quesques-uns de nos Arts les plus à portée
de nous , pour être convaincu par les pratiques
actuelles qui y sont en usage , combien la Méchanique
sagement maniée y a de part , et quelle
perfection elle y peut encore apporter.
Mais toutes ces Inventions n'étoient connuës
que d'un petit nombre de personnes ; ce que l'Académie
en marque tous les ans dans son Histoire
, n'est qu'une description succinte , et dans
laquelle on a eu dessein principalement d'indile
de la Machine , son usage , et le
nom de l'Auteur , pour lui assurer la gloire de
l'invention ; c'est cette collection que l'on propose
aujourd'hui au Public .
quer genre
M. Gallon ayant demandé à l'Académie la
permission de faire les Desseins et les Descriptions
de toutes les Machines ou Inventions qui
avoient été présentées à cette illustre Compagnie
, l'a obtenue par une Déliberation expresse
des. 21. et 26. Janvier 1729.
Tous les Desseins ont été présentez à Mrs de
Réaumur et de Mairan , Inspecteurs nommez
par
la Déliberation de l'Académie, et ils sont revêtus
de leur Approbation . Les Libraires qui ont
entrepris ce travail , ont fait graver depuis quatre
ans plus de quatre cent Planches , où les Machines
se trouvent assez développées, pour qu'on
puisse les entendre , et même les faire construire,
si on le jugeoit à propos.
εμ
Dans les Machines un peu composées , on a
soin d'ajouter des Plans de differens profils ,
qui les présentent aux yeux de tous les sens .
Les Descriptions sont assez étenduës pour fai$
50 MERCURE DE FRANCE
re connoître chaque Machine, pour en donner la
construction , et pour en indiquer l'usage . On y
a aussi ajoûté le calcul des forces nécessaires ,
pour faire agir ces Machines , et des effets qu'el
les peuvent produire ; mais on l'a fait seulement
à celles qui ont paru en avoir besoin .
M. Godin , de l'Académie des Sciences , a bien
voulu encore d'office et par amitié pour M. Gallon
, prendre la peine de revoir avec lui ces Des
criptions.
Conditions proposées aux Souscripteurs .
Quoiqu'on ait déja proposé la souscription
dans l'Avis distribué aux Souscripteurs de l'ancien
Recueil de l'Académie , il paroît nécessaire
de le faire séparément pour ceux qui n'ont pas
de Recueil et qui ne voudront achepter que la
Collection des Machines .
Cet Ouvrage contiendra six volumes in quarto;
il y aura 420. Planches ou environ avec leurs
Descriptions. Ces volumes seront de même forme
que ceux des Memoires de l'Académie.
Le prix de la Souscription sera de 72. livres ,
dont le premier payement en souscrivant sera de
36. livres , et le second de pareille somme en reeevant
les six volumes , qui seront fournis dans
le courant de la présente année 1734.
On tirera o Exemplaires seulement dudit
Ouvrage en grand papier. Le Prix sera de 60 .
livres en souscrivant , et 60. livres en recevant
l'Exemplaire.
pour le
Ceux qui n'auront pas souscrit , payeront
ordinaire en
papier
feuilles 120. livres ,
et pour le grand papier.200 . livres.
On pourra souscrire à Paris , chez G. Martin
Coignard
MARS 1734.
551
Coignard fils , et Guerin l'aîné , ruë S. Jacques ;
et dans les autres Villes, chez les principaux Libraires
.
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Résumé : MACHINES approuvées par l'Académie Royale des Sciences, depuis son établissement jusqu'à present. Dessinées et décrites par M. GALLON. Proposées par Souscription. / AVIS touchant le Recueil des Machines et Inventions approuvées par l'Académie Royale des Sciences, gravées en Taille-douce et accompagnées de Descriptions.
Le texte présente un recueil de machines et inventions approuvées par l'Académie Royale des Sciences, compilé par M. Gallon. L'Académie, préoccupée par la perfection des arts, a examiné de nombreuses inventions complexes nécessitant une fine théorie et une grande connaissance pratique. Ces inventions, initialement connues d'un petit nombre de personnes, sont désormais proposées au public sous forme de dessins et descriptions détaillés. M. Gallon a obtenu la permission de l'Académie pour réaliser ces dessins et descriptions, approuvés par les inspecteurs M. de Réaumur et M. de Mairan. Plus de quatre cents planches ont été gravées, permettant de comprendre et de construire les machines. Les descriptions incluent les plans, les usages, les calculs des forces nécessaires et les effets produits. M. Godin de l'Académie a également revu les descriptions. Le recueil, intitulé 'Machines approuvées par l'Académie Royale des Sciences', sera publié en six volumes in-quarto, contenant environ 420 planches avec leurs descriptions. Le prix de la souscription est de 72 livres, payable en deux versements. Des exemplaires en grand papier seront également disponibles à un prix plus élevé. La souscription est ouverte à Paris et dans d'autres villes auprès des principaux libraires.
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16
MACHINES approuvées par l'Académie Royale des Sciences, depuis son établissement jusqu'à present. Dessinées et décrites par M. GALLON. Proposées par Souscription. / AVIS touchant le Recueil des Machines et Inventions approuvées par l'Académie Royale des Sciences, gravées en Taille-douce et accompagnées de Descriptions.
17
p. 551-552
EXTRAIT des Remarques sur l'innovation de l'Orthographe, trouvées dans un vieux Manuscrit.
Début :
Il y a long-temps que les bons Grammairiens et les ueritables Sçauans en general, se sont [...]
Mots clefs :
Orthographe, Langue, Écrire, Goût, Lieu, Mots, Belles-lettres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT des Remarques sur l'innovation de l'Orthographe, trouvées dans un vieux Manuscrit.
EXTRAIT des Remarques sur l'innovation
de l'Orthographe , trouvées dans
un vieux Manuscrit.
L y
*
I a long- temps que les bons Grammairiens
et les ueritables Sçauans en general , se sont
plaincts des innouations de l'Orthographe Moderne.
Il semble qu'on veuille entierement abbolir
la trace de toute étymologie. C'est vn principe
de corruption dans la Langue qu'vne maniere
d'escripre jausitée , et qui renuerse toutes les
constructions . Ceulx qui n'ont pas abbandonné
entierement le goust des belles-lettres doiuent
s'opposer uiuement au progrez d'vn abus si generalement
répandu. Peut - on n'estre pas choqué
en lisant , par exemple , fantaisie , fantôme , Faisan
, au lieu de Phantasie , Phantosme , Phasian?
Le plaisir des bonnes tables n'est-il pas plus grand
quand on sçaict que cet Oiseau a pris son nom
du Fleuve Phasis , et que lês Cuisiniers des Argonautes
l'apporterent les premiers en Grece ?
2
On retranche la lettre b dans bien des mots ,
et les t , les g , les b , les l , les d , les c , les f , &c.
auant les s à tous les mots pluriers des noms ,
aux singuliers des verbes , & c . on escript desja ,
Caldéen , Calcedoine , sepulcre corde , colere , Cameléon
, Canon , Caron , Baccus , gens , gans ,
plons , je dois , chevaux , respects , baillis , rans
bans , fau-bours , aune , veaux , enfans , & c. aulieu
d'escripre auec nos Ancestres , Chaldéen ,
Chalcedoine , Sepulchre , Chorde , Cholere , Chaneléon
, Chanon, Charon , Bacchus , gents , gands
plombs
552 MERCURE DE FRANCE
plombs , je doibs , cheuaulx , respecs , baillifs , rangs;
Fauxbourgs , aulne , uiaulx , enfants , ¿c.
Je ne puis lire sans baillemens les mots , j'aimois
, points , doigts , uint , un , ¿c. au lieu de
' amabois, poings , poincts, doigts, uingts , ung, & c.
et ce dernier mot un me fait douter si je dois lire
les v11. sept , ou les ungs . On escripra bien-tost
homme , Afriquain . republiquain , persone , lân ,
pân , Can . fân , mou , cou , fou : sou , artisan ,
livre , cuivre , lievre , François , Normand , &c.
au lieu d'escripre home , Aphricain , respublicain
persone , Laon , Caen , Paon , faon , mol , col ,fol ,
sol , artife , optife , libure , liepure , cuibure , Francois
, Norman , &c.
Le mauuais goust ramene jnsensiblement la
Barbarie et les rauages de la Barbarie influent sur
tous les obiects qui sont de la plus grande conséquence
pour la Societé. Rien ne contribue tant
à la politesse d'une Nation et au progrez des
belles - lettres que la pureté de la langue , et la
langue ne peut auoir d'ennemi plus dangereux
que le mauluais goust de l'Orthographe et de
l'Escripture.
Nota. Les Remarques paroissent être une Paree
de celles du Mercure d'Octobre dernier p . 2153 .
de l'Orthographe , trouvées dans
un vieux Manuscrit.
L y
*
I a long- temps que les bons Grammairiens
et les ueritables Sçauans en general , se sont
plaincts des innouations de l'Orthographe Moderne.
Il semble qu'on veuille entierement abbolir
la trace de toute étymologie. C'est vn principe
de corruption dans la Langue qu'vne maniere
d'escripre jausitée , et qui renuerse toutes les
constructions . Ceulx qui n'ont pas abbandonné
entierement le goust des belles-lettres doiuent
s'opposer uiuement au progrez d'vn abus si generalement
répandu. Peut - on n'estre pas choqué
en lisant , par exemple , fantaisie , fantôme , Faisan
, au lieu de Phantasie , Phantosme , Phasian?
Le plaisir des bonnes tables n'est-il pas plus grand
quand on sçaict que cet Oiseau a pris son nom
du Fleuve Phasis , et que lês Cuisiniers des Argonautes
l'apporterent les premiers en Grece ?
2
On retranche la lettre b dans bien des mots ,
et les t , les g , les b , les l , les d , les c , les f , &c.
auant les s à tous les mots pluriers des noms ,
aux singuliers des verbes , & c . on escript desja ,
Caldéen , Calcedoine , sepulcre corde , colere , Cameléon
, Canon , Caron , Baccus , gens , gans ,
plons , je dois , chevaux , respects , baillis , rans
bans , fau-bours , aune , veaux , enfans , & c. aulieu
d'escripre auec nos Ancestres , Chaldéen ,
Chalcedoine , Sepulchre , Chorde , Cholere , Chaneléon
, Chanon, Charon , Bacchus , gents , gands
plombs
552 MERCURE DE FRANCE
plombs , je doibs , cheuaulx , respecs , baillifs , rangs;
Fauxbourgs , aulne , uiaulx , enfants , ¿c.
Je ne puis lire sans baillemens les mots , j'aimois
, points , doigts , uint , un , ¿c. au lieu de
' amabois, poings , poincts, doigts, uingts , ung, & c.
et ce dernier mot un me fait douter si je dois lire
les v11. sept , ou les ungs . On escripra bien-tost
homme , Afriquain . republiquain , persone , lân ,
pân , Can . fân , mou , cou , fou : sou , artisan ,
livre , cuivre , lievre , François , Normand , &c.
au lieu d'escripre home , Aphricain , respublicain
persone , Laon , Caen , Paon , faon , mol , col ,fol ,
sol , artife , optife , libure , liepure , cuibure , Francois
, Norman , &c.
Le mauuais goust ramene jnsensiblement la
Barbarie et les rauages de la Barbarie influent sur
tous les obiects qui sont de la plus grande conséquence
pour la Societé. Rien ne contribue tant
à la politesse d'une Nation et au progrez des
belles - lettres que la pureté de la langue , et la
langue ne peut auoir d'ennemi plus dangereux
que le mauluais goust de l'Orthographe et de
l'Escripture.
Nota. Les Remarques paroissent être une Paree
de celles du Mercure d'Octobre dernier p . 2153 .
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Résumé : EXTRAIT des Remarques sur l'innovation de l'Orthographe, trouvées dans un vieux Manuscrit.
Le texte 'Remarques sur l'innovation de l'Orthographe' critique les modifications apportées à l'orthographe moderne. Les auteurs déplorent que ces innovations effacent les traces étymologiques et corrompent la langue. Ils expriment leur choc face à des mots comme 'fantaisie' ou 'faisan' au lieu de 'Phantasie' ou 'Phasian'. Ils regrettent également la suppression de certaines lettres, comme le 'b' dans plusieurs mots, et la simplification des pluriels et des verbes. Par exemple, 'gens' remplace 'gents' et 'cheval' remplace 'cheuaulx'. Les auteurs déplorent aussi les nouvelles orthographes de mots comme 'un', 'aimois', 'points' et 'doigts'. Ils craignent que ces changements ne ramènent la barbarie et nuisent à la politesse de la nation et au progrès des belles-lettres. La pureté de la langue est menacée par le mauvais goût en orthographe et en écriture.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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18
p. 552-555
SUITE des Nouvelles touchant le Systême du Bureau Tipograpique.
Début :
Voici, Monsieur, l'Extrait d'une Lettre écrite de Leipzig le 21. Janvier 1734. [...]
Mots clefs :
Bureau typographique, Enfants, Professeur, Lettres, Langue, Premiers éléments, Instruction des enfants, Paris, Chompré, Université de Paris
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texteReconnaissance textuelle : SUITE des Nouvelles touchant le Systême du Bureau Tipograpique.
SUITE des Nouvelles touchant le
Systême du Bureau Tipograpique.
Voici , Monsieur , l'Extrait d'une Lettre écrite
de Leipzig le 21. Janvier 1734.
Nous avons vu dans les Mercures de France
Finvention d'un Bureau Typographique qui nous
paroît être de grande utilité pour l'instruction des
Enfans; un de nos Professeurs a entrepris de traduire
ce qui a parû jusquiei à ce sujet , et je vous
prieⓇ
MARS . 1774. 553
que
prie de m'envoyer un Exemplaire de chaque Livre
l'Auteur de cette ingenieuse Machine donnera
aujour; nous tâcherons de l'ajuster à notre Langue
pour l'utilité publique , &c .
Lequel est le plus surprenant de trouver un
tel Professeur à Leipzig , ou de trouver un Professeur
contre le Systême du Bureau Tipographique
dans l'Université de Paris ? M. Gr ...
Professeur de Philosophie au College Royal de
Navarre a d'avance décidé la question en faveur
du nouveau Systême ; et M. l'Abbé Rollin n'a
point trouvé de meilleure Méthode pour la premiere
instruction de l'enfance.
Par des Lettres de Toulouse , de Besançon et
d'Arles , il paroît qu'on voudroit y pratiquer la
nouvelle maniere de montrer aux enfans les premiers
Elémens des Lettres. Voici le prix des Livres
qui enseignent le Sistême.
Le vol. contenant le Systême.
Le 2 vol . ou le nouvel A , B ,
latin.
C , in quarto
et en blanc
11 livres. Le 3 vol . ou le nouvel A , B , C ,
françois.
Le 4 vol. ou le Rudiment Pratique de la Langue.
Françoise et de la Langue Latine , pour les
Garçons et pour les Filles , in 4. en blanc, 2 liv.
Ces quatre volumes reliez ensemble pour les
gens de Lettres ou de Bibliotheque ; et reliez séparément
pour les Maîtres et pour les Enfans riches
, contiennent tous l'élémentaire du nouveau
Sistême.
A l'égard des enfans et des petites Ecoles , qui
sans faire usage du Bureau , voudront suivre la
Nouvelle dénomination des Lettres . On a fait
G im554
MERCURE DE FRANCE
imprimer séparément et en petite forme les trois
derniers volumes de cet Ouvrage ; sçavoir ,
Le petit A , B , C , latin , in 12. en blanc ,
L'A , B , C , françois , in 8. en blanc ,
Le Rudiment pratique , in 8. en blanc ,
9 f.
24 f.
40
f On trouvera chez les mêmes Libraires,P.Witte
et P. Simon , la Réponse de M. Perquis , à la tête
d'un Professeur anonime de l'Université de Paris
insérée dans le Mercure du mois de Février, 1731.
1
I
•
Isic.
in 12.
On trouvera
dans
l'article
XXIV
. du 1 vol.
pag. 214, le prix
de chaque
Classe
du Bureau
Typografique
; la seconde
contient
la premiere
,
la troisiéme
contient
les deux
précédentes
, et la
quatriéme
les contient
toutes
. Les parens
qui auront
chez
eux le Livre
complet
de la Biblioteque
des enfans
, verront
facilement
si les Maîtres
de Tipographie
se négligent
, au lieu
de suivre
exactement
le sistème
.
Les personnes curieuses de voir la pratique du
Bureau , prendront la peine d'aller dans la ruë
S. Jean de Beauvais , chez M. Chompré l'aîné ,
Maître de pension, quia cinq Bureaux en exercice
; chez M. Chompré le cadet , Maître de petite
Ecole ; à l'entrée de la ruë S. Louis du Palais
, au bas du Pont S. Michel ; le Maître qui
fait pratiquer toutes les Classes du sistême ;
chez M. Darras et Madame de Nanriat , ruë
S. Martin , du côté de la ruë Venise , pour voir
les exercices du petit Lorin; et d'aller dans la ruë
S. Denis , derriere S. Oportune , vis - à- vis Sainte
Catherine , chez M.Henry , Marchand de Soye ,
au Bras d'or ; on trouvera chez ce Marchand
une petite Demoiselle de 5 à 6 ans , assez avancée
sur l'ortografe, et sur la Gramaire françoise,
›
lisanc
MARS 17 4.
555
fisant bien le Latin le François , le Manuscrit et
les Chifres ...
Chaque mois on tâchera , 1º de donner les
instructions necessaires pour éclaircir les articles
qui regardent la pratique du nouveau sistème .
2. De répondre aux objections qui auront été
faites . 3. De donner les nouvelles Litteraires qui
auront quelque rapport à cette maniere d'enseigner
les enfans ; en voici une : Le R. P. Charles
de Dourlan , Capucin , nommé pour l'instruction
des Enfans de Langue , que le Roy entretient
à Constantinople , ayant entendu parler du
Sistème Tipografique à M. Duhamel , et à quelques
autres Membres de l'Académie des Sciences,
prit la peine d'aller voir travailler des enfans Tipografes
, chez M. Chompré l'aîné, ruë des Carmes
, qui a plusieurs Bureaux en exercice.
Ce zélé Missionnaire au dessus des préjugez ,
en fait d'institution Litteraire , se munit d'abord
de la Biblioteque dos Enfans , &c. et après la lec
ture de ce Livre , bien loin de rougir du nouvel
A , B, C , résolut d'en faire usage dans le Levant.
Ce Pere comprit bien- tôt qu'on pouvoit
ajuster ce Sistème à toutes les Langues dont on
vouloit montrer les Caracteres , les Combinaisons
des Lettres , les Sons et les premiers Elemens
de la Grammaire. Ce Religieux âgé de 27
ans , partit le premier de ce mois de Mars , pour
s'iller embarquer à Marseille , nouvelle qui sans
doute , fera plaisir au digne Professeur de Leipsic
, et aux Esprits Philosophes , Partisans du
Bureau. J'ai l'honneur d'être , &c.
A Paris , ce S Mars 1734.
Systême du Bureau Tipograpique.
Voici , Monsieur , l'Extrait d'une Lettre écrite
de Leipzig le 21. Janvier 1734.
Nous avons vu dans les Mercures de France
Finvention d'un Bureau Typographique qui nous
paroît être de grande utilité pour l'instruction des
Enfans; un de nos Professeurs a entrepris de traduire
ce qui a parû jusquiei à ce sujet , et je vous
prieⓇ
MARS . 1774. 553
que
prie de m'envoyer un Exemplaire de chaque Livre
l'Auteur de cette ingenieuse Machine donnera
aujour; nous tâcherons de l'ajuster à notre Langue
pour l'utilité publique , &c .
Lequel est le plus surprenant de trouver un
tel Professeur à Leipzig , ou de trouver un Professeur
contre le Systême du Bureau Tipographique
dans l'Université de Paris ? M. Gr ...
Professeur de Philosophie au College Royal de
Navarre a d'avance décidé la question en faveur
du nouveau Systême ; et M. l'Abbé Rollin n'a
point trouvé de meilleure Méthode pour la premiere
instruction de l'enfance.
Par des Lettres de Toulouse , de Besançon et
d'Arles , il paroît qu'on voudroit y pratiquer la
nouvelle maniere de montrer aux enfans les premiers
Elémens des Lettres. Voici le prix des Livres
qui enseignent le Sistême.
Le vol. contenant le Systême.
Le 2 vol . ou le nouvel A , B ,
latin.
C , in quarto
et en blanc
11 livres. Le 3 vol . ou le nouvel A , B , C ,
françois.
Le 4 vol. ou le Rudiment Pratique de la Langue.
Françoise et de la Langue Latine , pour les
Garçons et pour les Filles , in 4. en blanc, 2 liv.
Ces quatre volumes reliez ensemble pour les
gens de Lettres ou de Bibliotheque ; et reliez séparément
pour les Maîtres et pour les Enfans riches
, contiennent tous l'élémentaire du nouveau
Sistême.
A l'égard des enfans et des petites Ecoles , qui
sans faire usage du Bureau , voudront suivre la
Nouvelle dénomination des Lettres . On a fait
G im554
MERCURE DE FRANCE
imprimer séparément et en petite forme les trois
derniers volumes de cet Ouvrage ; sçavoir ,
Le petit A , B , C , latin , in 12. en blanc ,
L'A , B , C , françois , in 8. en blanc ,
Le Rudiment pratique , in 8. en blanc ,
9 f.
24 f.
40
f On trouvera chez les mêmes Libraires,P.Witte
et P. Simon , la Réponse de M. Perquis , à la tête
d'un Professeur anonime de l'Université de Paris
insérée dans le Mercure du mois de Février, 1731.
1
I
•
Isic.
in 12.
On trouvera
dans
l'article
XXIV
. du 1 vol.
pag. 214, le prix
de chaque
Classe
du Bureau
Typografique
; la seconde
contient
la premiere
,
la troisiéme
contient
les deux
précédentes
, et la
quatriéme
les contient
toutes
. Les parens
qui auront
chez
eux le Livre
complet
de la Biblioteque
des enfans
, verront
facilement
si les Maîtres
de Tipographie
se négligent
, au lieu
de suivre
exactement
le sistème
.
Les personnes curieuses de voir la pratique du
Bureau , prendront la peine d'aller dans la ruë
S. Jean de Beauvais , chez M. Chompré l'aîné ,
Maître de pension, quia cinq Bureaux en exercice
; chez M. Chompré le cadet , Maître de petite
Ecole ; à l'entrée de la ruë S. Louis du Palais
, au bas du Pont S. Michel ; le Maître qui
fait pratiquer toutes les Classes du sistême ;
chez M. Darras et Madame de Nanriat , ruë
S. Martin , du côté de la ruë Venise , pour voir
les exercices du petit Lorin; et d'aller dans la ruë
S. Denis , derriere S. Oportune , vis - à- vis Sainte
Catherine , chez M.Henry , Marchand de Soye ,
au Bras d'or ; on trouvera chez ce Marchand
une petite Demoiselle de 5 à 6 ans , assez avancée
sur l'ortografe, et sur la Gramaire françoise,
›
lisanc
MARS 17 4.
555
fisant bien le Latin le François , le Manuscrit et
les Chifres ...
Chaque mois on tâchera , 1º de donner les
instructions necessaires pour éclaircir les articles
qui regardent la pratique du nouveau sistème .
2. De répondre aux objections qui auront été
faites . 3. De donner les nouvelles Litteraires qui
auront quelque rapport à cette maniere d'enseigner
les enfans ; en voici une : Le R. P. Charles
de Dourlan , Capucin , nommé pour l'instruction
des Enfans de Langue , que le Roy entretient
à Constantinople , ayant entendu parler du
Sistème Tipografique à M. Duhamel , et à quelques
autres Membres de l'Académie des Sciences,
prit la peine d'aller voir travailler des enfans Tipografes
, chez M. Chompré l'aîné, ruë des Carmes
, qui a plusieurs Bureaux en exercice.
Ce zélé Missionnaire au dessus des préjugez ,
en fait d'institution Litteraire , se munit d'abord
de la Biblioteque dos Enfans , &c. et après la lec
ture de ce Livre , bien loin de rougir du nouvel
A , B, C , résolut d'en faire usage dans le Levant.
Ce Pere comprit bien- tôt qu'on pouvoit
ajuster ce Sistème à toutes les Langues dont on
vouloit montrer les Caracteres , les Combinaisons
des Lettres , les Sons et les premiers Elemens
de la Grammaire. Ce Religieux âgé de 27
ans , partit le premier de ce mois de Mars , pour
s'iller embarquer à Marseille , nouvelle qui sans
doute , fera plaisir au digne Professeur de Leipsic
, et aux Esprits Philosophes , Partisans du
Bureau. J'ai l'honneur d'être , &c.
A Paris , ce S Mars 1734.
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Résumé : SUITE des Nouvelles touchant le Systême du Bureau Tipograpique.
Le document est une lettre datée du 21 janvier 1734, provenant de Leipzig, qui traite de l'invention d'un Bureau Typographique conçu pour l'instruction des enfants. Un professeur de Leipzig a entrepris de traduire les publications sur ce système afin de l'adapter à la langue locale. À Paris, le système est soutenu par M. Gr..., professeur de philosophie au Collège Royal de Navarre, et par l'Abbé Rollin. Des lettres provenant de Toulouse, Besançon et Arles montrent un intérêt croissant pour ce nouveau système d'enseignement des lettres. Le texte énumère les prix des ouvrages relatifs au système typographique, incluant des volumes en latin et en français, ainsi que des rudiments pratiques destinés aux garçons et aux filles. Ces ouvrages sont disponibles en différentes formes et reliures, adaptées aux besoins des lecteurs et des écoles. Des informations pratiques sont fournies pour observer le système en action chez divers maîtres de pension et d'écoles à Paris. Chaque mois, des instructions et des réponses aux objections concernant le système seront publiées, ainsi que des nouvelles littéraires pertinentes. Le Père Charles de Dourlan, un capucin, a visité des enfants utilisant le système typographique et a décidé de l'adopter pour l'instruction des enfants de langue à Constantinople. Il a compris que le système pouvait être adapté à diverses langues. Le Père de Dourlan, âgé de 27 ans, s'est rendu à Marseille afin de s'embarquer pour Constantinople, une nouvelle qui sera appréciée par les partisans du Bureau Typographique.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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19
p. 555-556
Nouvelle Carte du Duché de Milan, [titre d'après la table]
Début :
Le Sr Gaspard Baillieu, Géographe et Ingénieur, donne avis qu'il a publié une Carte du [...]
Mots clefs :
Carte, Partie, Feuilles, Baillieu
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelle Carte du Duché de Milan, [titre d'après la table]
Le Sr Gaspard Baillieu , Géographe et Ingé→
Gij nieur
56 MERCURE DE FRANCES
nieur , donne avis qu'il a publié une Carte du
Daché de Milan , en deux Feuilles , comprenant
le Bressan , le Crémonois , le Bergamasque , l'Aléxandrin
, le Parmésan , le Modénois , l'Evêché
de Trente , partie du Tirol , partie de l'Etat de
Venise , le Duché de Mantouë , le Piémont , le
Montferrat et la République de Gênes. Il a aussi
publié le cours du Rhin , en quatre feuilles, depuis
Basle jusqu'à Mayence. Il a fait aussi une
Carte , qui comprend partie du cours de la Mozelle
et de la Sarre , partie du Duché de Luxembourg
et Païs Messin. Il vend aussi une Carte, en
2 feuilles , des Etats situez au - delà du Rhin, par
Henry Sengre , Ingénieur. L'Auteur de ces Cartes
a été par tout , tant en Italie qu'en Allemague
, et il a travaillé sur les Lieux . Elles se vendent
au Palais , dans la grande Sale , contre la
Fenestre , et chez ledit sieur Baillieu , ruë de la
Calandre , dans la Maison de M. le Commissai-
* Lafosse,
Gij nieur
56 MERCURE DE FRANCES
nieur , donne avis qu'il a publié une Carte du
Daché de Milan , en deux Feuilles , comprenant
le Bressan , le Crémonois , le Bergamasque , l'Aléxandrin
, le Parmésan , le Modénois , l'Evêché
de Trente , partie du Tirol , partie de l'Etat de
Venise , le Duché de Mantouë , le Piémont , le
Montferrat et la République de Gênes. Il a aussi
publié le cours du Rhin , en quatre feuilles, depuis
Basle jusqu'à Mayence. Il a fait aussi une
Carte , qui comprend partie du cours de la Mozelle
et de la Sarre , partie du Duché de Luxembourg
et Païs Messin. Il vend aussi une Carte, en
2 feuilles , des Etats situez au - delà du Rhin, par
Henry Sengre , Ingénieur. L'Auteur de ces Cartes
a été par tout , tant en Italie qu'en Allemague
, et il a travaillé sur les Lieux . Elles se vendent
au Palais , dans la grande Sale , contre la
Fenestre , et chez ledit sieur Baillieu , ruë de la
Calandre , dans la Maison de M. le Commissai-
* Lafosse,
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Résumé : Nouvelle Carte du Duché de Milan, [titre d'après la table]
Le Sr Gaspard Baillieu, géographe et ingénieur, a édité des cartes du Duché de Milan et du cours du Rhin. Ses publications couvrent diverses régions italiennes et allemandes. Il vend également une carte des États au-delà du Rhin par Henry Sengre. Les cartes sont disponibles au Palais et chez Baillieu, rue de la Calandre.
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20
p. 556-557
Nouvelles sur l'Horlogerie, [titre d'après la table]
Début :
Le Sr Mangeant, Horlogeur, gendre du Sr Balazard, aussi Horlogeur à Paris, ruë du Harlay, [...]
Mots clefs :
Cadrans, Sieur Mangeant, Horlogeur, Public, Distance, Molettes, Mouvement, Nouvelle façon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles sur l'Horlogerie, [titre d'après la table]
Le Sr Mangeant , Horlogeur, gendre du Sr Ba
lazard, aussi Horlogeur à Paris, rue du Harlay,
vis-à- vis la Place Dauphine , donne avis au public
, qu'il est l'Inventeur d'une nouvelle façon
de Direction , pour parvenir à faire marcher ou
conduire les Eguilles sur un ou plusieurs Cadrans,
à telle distance que l'on juge être convenable
pour l'utilité ; sçavoir , dans un Palais , ou spacieux
Hôtel , de tous ceux qui l'occupent , et de
tout le public , aux quatre faces des Clochers
d'Eglises.
Il vient d'en faire une de cette nouvelle façon
à l'Hôtel de l'Es diguiere, chez M le Duc de Villeroy
, à la satisfaction de ce Seigneur , et de tous
eux qui ont eu la curiosité de l'y aller voir ,
Voici
MARS. 1734. 557
Voicy son opération : Elle fait marcher deux
Cadrans (parce qu'on n'en a pas désiré davantage
) sans renvois ni molettes , depuis le prin
cipe , qui est son mouvement , jusqu'au Cloché ,
où sont les Cadrans , distance dudit principe , de
seize à dix- ssept toises, où il ne se trouve autre
chose que deux détantes , lesquelles alternativement
font leurs fonctions de tirage pour concourir
à enlever onze pouces de tirage pour un
quart d'heure , lequel se repete régulierement à
tous les quarts ; le mouvement qui s'y fait circulairement
, est très-doux sans frottement ;
sauts , ni ressauts, et ayant moins de vuide dans
son cours, que n'ont ordinairement les conduites
à molettes , qui ont souvent des 5 à 6 minutes
, sans sentir la circulation du principe
motrice.
>
Ledit sieur Mangeant est un jeune homme de
37 ans , tres- expérimenté et inventif ; il se propose
de mettre incessamment au jour , plusieurs
autres Pieces extraordinaires concernant l'Horlogerie
, aussi utiles que curieuses.
lazard, aussi Horlogeur à Paris, rue du Harlay,
vis-à- vis la Place Dauphine , donne avis au public
, qu'il est l'Inventeur d'une nouvelle façon
de Direction , pour parvenir à faire marcher ou
conduire les Eguilles sur un ou plusieurs Cadrans,
à telle distance que l'on juge être convenable
pour l'utilité ; sçavoir , dans un Palais , ou spacieux
Hôtel , de tous ceux qui l'occupent , et de
tout le public , aux quatre faces des Clochers
d'Eglises.
Il vient d'en faire une de cette nouvelle façon
à l'Hôtel de l'Es diguiere, chez M le Duc de Villeroy
, à la satisfaction de ce Seigneur , et de tous
eux qui ont eu la curiosité de l'y aller voir ,
Voici
MARS. 1734. 557
Voicy son opération : Elle fait marcher deux
Cadrans (parce qu'on n'en a pas désiré davantage
) sans renvois ni molettes , depuis le prin
cipe , qui est son mouvement , jusqu'au Cloché ,
où sont les Cadrans , distance dudit principe , de
seize à dix- ssept toises, où il ne se trouve autre
chose que deux détantes , lesquelles alternativement
font leurs fonctions de tirage pour concourir
à enlever onze pouces de tirage pour un
quart d'heure , lequel se repete régulierement à
tous les quarts ; le mouvement qui s'y fait circulairement
, est très-doux sans frottement ;
sauts , ni ressauts, et ayant moins de vuide dans
son cours, que n'ont ordinairement les conduites
à molettes , qui ont souvent des 5 à 6 minutes
, sans sentir la circulation du principe
motrice.
>
Ledit sieur Mangeant est un jeune homme de
37 ans , tres- expérimenté et inventif ; il se propose
de mettre incessamment au jour , plusieurs
autres Pieces extraordinaires concernant l'Horlogerie
, aussi utiles que curieuses.
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Résumé : Nouvelles sur l'Horlogerie, [titre d'après la table]
Le Sr Mangeant, horlogeur et gendre du Sr Balazard, également horlogeur à Paris, rue du Harlay, face à la Place Dauphine, a inventé un nouveau système de direction pour aiguilles sur un ou plusieurs cadrans à distance. Ce système est idéal pour des lieux spacieux comme des palais, des hôtels ou les clochers d'églises. Mangeant a installé ce mécanisme à l'Hôtel de l'Escuillière, chez le Duc de Villeroy, avec succès. Le système fonctionne sans renvois ni molettes, sur une distance de seize à dix-sept toises, avec deux détentes alternant pour un tirage de onze pouces par quart d'heure. Il offre un mouvement doux, sans frottement ni sauts, et minimise les interruptions. Mangeant, âgé de 37 ans, est reconnu pour son expérience et son inventivité. Il prévoit de présenter d'autres innovations horlogères utiles et curieuses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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21
p. 557-558
Machine pour plonger dans le fond de la Mer, [titre d'après la table]
Début :
Nous avons reçu de Provence cette Description de la Machine dont on se sert pour plonger [...]
Mots clefs :
Machine, Plonger, Fond de la mer, Tonneau, Anglais, Piastres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Machine pour plonger dans le fond de la Mer, [titre d'après la table]
Nous avons reçu de Provence cette Description
de la Machine dont on se sert pour plonger
jusques dans le fond de la Mer.
Un Anglois venu à Marseille pour pêcher les
Piastres qui étoient dans le Vaisseau du Capitaine
Beaussier , lequel sauta en l'air par les Poudres
l'Automne dernier ; se met dans un Tonneau
où il y a deux ouuvertures , par lesquelles
il fait sortir ses deux bras , qui sont enfermez
dans un Tuyau de cuir entrecoupé ; on dit même
qu'on les environne d'une Eponge au - des.
sus de ces deux ouvertures. Il y a une troisiéme
ouverture, où l'on met un verre de six pouces de
Gii dia558
MERCURE DE FRANCE
1
diamètre,pour voir ce qui est au fond de la Mer.
Il y a encore une petite ouverture derriere le
Tonneau , fermée par un Robinet.
On ouvre ce Robinet pour donner de l'air au
Tonneau , avec un Soufflet. On accroche un
poids suffisant au Tonneau pour le faire descendre
au fond de la Mer.
Le 8 de Février que l'Anglois fit sa premiere
expérience , le plomb attaché au Tonneau , ne se
trouva pas assez pesant ; on y remedia le, lendemain
, et l'Anglois travailla beaucoup; il descendit
plusieurs fois , et resta chaque fois , envipon
un quart d'heure au fond de la Mer , d'ou
il retira en diverses fois 127 Piastres , et le 10, il
en tira 150.
On est convenu avec lui de lui donner le
quart de ce qu'il pourra trouver et on compte
qu'il y a plus de dix- huit mille Piastres.Le gros
temps empêcha l'Anglois de continuer les jours
suivans.
Si on prend soin de nous instruire des suites et
du succès de cette opération , nous en rendrons
compte au Public.
de la Machine dont on se sert pour plonger
jusques dans le fond de la Mer.
Un Anglois venu à Marseille pour pêcher les
Piastres qui étoient dans le Vaisseau du Capitaine
Beaussier , lequel sauta en l'air par les Poudres
l'Automne dernier ; se met dans un Tonneau
où il y a deux ouuvertures , par lesquelles
il fait sortir ses deux bras , qui sont enfermez
dans un Tuyau de cuir entrecoupé ; on dit même
qu'on les environne d'une Eponge au - des.
sus de ces deux ouvertures. Il y a une troisiéme
ouverture, où l'on met un verre de six pouces de
Gii dia558
MERCURE DE FRANCE
1
diamètre,pour voir ce qui est au fond de la Mer.
Il y a encore une petite ouverture derriere le
Tonneau , fermée par un Robinet.
On ouvre ce Robinet pour donner de l'air au
Tonneau , avec un Soufflet. On accroche un
poids suffisant au Tonneau pour le faire descendre
au fond de la Mer.
Le 8 de Février que l'Anglois fit sa premiere
expérience , le plomb attaché au Tonneau , ne se
trouva pas assez pesant ; on y remedia le, lendemain
, et l'Anglois travailla beaucoup; il descendit
plusieurs fois , et resta chaque fois , envipon
un quart d'heure au fond de la Mer , d'ou
il retira en diverses fois 127 Piastres , et le 10, il
en tira 150.
On est convenu avec lui de lui donner le
quart de ce qu'il pourra trouver et on compte
qu'il y a plus de dix- huit mille Piastres.Le gros
temps empêcha l'Anglois de continuer les jours
suivans.
Si on prend soin de nous instruire des suites et
du succès de cette opération , nous en rendrons
compte au Public.
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Résumé : Machine pour plonger dans le fond de la Mer, [titre d'après la table]
Un Anglais à Marseille a inventé une machine pour explorer les profondeurs marines. Cette machine, en forme de tonneau avec trois ouvertures, permet à l'utilisateur de sortir ses bras protégés par des tuyaux de cuir et une éponge, et de voir à travers un verre. Une petite ouverture à l'arrière fournit de l'air via un soufflet, et un poids est attaché pour faire descendre le tonneau. Lors de la première expérience le 8 février, le poids était insuffisant, mais le lendemain, l'Anglais réussit à descendre plusieurs fois, restant environ un quart d'heure au fond de la mer. Il récupéra 127 piastres le 9 février et 150 piastres le 10 février. Un accord a été conclu pour lui donner le quart des piastres trouvées, estimées à plus de dix-huit mille. Les opérations furent interrompues par le mauvais temps. Les suites et le succès de cette opération seront rapportés si des informations supplémentaires sont fournies.
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22
p. 558-559
Nouvelles Estampes, [titre d'après la table]
Début :
Il paroît une suite d'Estampes en large, dans le goût d'Etienne la Belle, qui doivent piquer la [...]
Mots clefs :
Estampes, Goût
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Estampes, [titre d'après la table]
Il paroît une suite d'Estampes en large, dans le
goût d'Etienne la Belle , qui doivent piquer la
curiosité du Public et des Curieux du meilleur
goût. Ce sont des Fontaines , des Cascades ,
Ruines , des Rocailles , et Coquillages , des morceaux
d'Architecture , qui font des effets bizarres
, singuliers et pittoresques , par leurs formes
piquantes et extraordinaires , dont souvent aucune
partie ne répond à l'autre , sans que le sujet
en paroisse moins riche et moins agréable. Il y
a aussi des especes de plafonds avec figures et
animaux , groupez avec intelligence , dont les
bordures sont extrémement ingénieuses et variées.
MARS 1734. 559
riées. Le Cartouche qui sert de Frontispice, porte
ce Titre : LIVRE D'ORNEMENS , inventez et
dessinez par J. O. Moissonnier , Architecte,, Dessinateur
de la Chambre et Cabinet du Roy.
chez
Ces Estampes se vendent ruë S. Jacques ,
la veuve Chereau , aux deux Pilliers d'or . Il y en
a près de cinquante de gravées par Laureolli.
goût d'Etienne la Belle , qui doivent piquer la
curiosité du Public et des Curieux du meilleur
goût. Ce sont des Fontaines , des Cascades ,
Ruines , des Rocailles , et Coquillages , des morceaux
d'Architecture , qui font des effets bizarres
, singuliers et pittoresques , par leurs formes
piquantes et extraordinaires , dont souvent aucune
partie ne répond à l'autre , sans que le sujet
en paroisse moins riche et moins agréable. Il y
a aussi des especes de plafonds avec figures et
animaux , groupez avec intelligence , dont les
bordures sont extrémement ingénieuses et variées.
MARS 1734. 559
riées. Le Cartouche qui sert de Frontispice, porte
ce Titre : LIVRE D'ORNEMENS , inventez et
dessinez par J. O. Moissonnier , Architecte,, Dessinateur
de la Chambre et Cabinet du Roy.
chez
Ces Estampes se vendent ruë S. Jacques ,
la veuve Chereau , aux deux Pilliers d'or . Il y en
a près de cinquante de gravées par Laureolli.
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Résumé : Nouvelles Estampes, [titre d'après la table]
En mars 1734, une série d'estampes au format large, inspirées par Étienne Delafosse, a été publiée. Ces estampes représentent des fontaines, cascades, ruines et éléments architecturaux. Elles se distinguent par leurs formes originales et pittoresques, souvent asymétriques. La collection inclut aussi des motifs de plafonds et des bordures variées. Le frontispice porte le titre 'LIVRE D'ORNEMENTS, inventés et dessinés par J. O. Moissonnier'. Les estampes sont disponibles chez la veuve Chereau, rue Saint-Jacques. Près de cinquante estampes ont été gravées par Laureolli.
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23
p. 559
Nouveau Plan de Mantoüe, [titre d'après la table]
Début :
Il paroît une nouvelle Piéce de gravure, qui est tout à fait du temps ; c'est le Plan du Lac et [...]
Mots clefs :
Mantoue, Pièce de gravure
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouveau Plan de Mantoüe, [titre d'après la table]
Il paroît une nouvelle Piéce de gravure , qui
est tout à fait du temps ; e'est le Plan du Lac et
de la Ville de Mantouë , avec les divers Ouvrages
de Fortification qui l'environnent présentement
; dressé sur les derniers Plans , gravez en
Italie, sur les Descriptions des Voyageurs, et sur
le rapport des gens du Païs, Par H. Liebaux ,
Géographe du Roy , et de S. A. S. Monseigneur
le Comte de Clermont. Il se vend chez le Sr Jaillot
, au bout du Pont- neuf , attenant les Grands
Augustins, Par ce secours les Curieux n'auront
rien à désirer pour ce qui regarde cette impor
tante Place.
est tout à fait du temps ; e'est le Plan du Lac et
de la Ville de Mantouë , avec les divers Ouvrages
de Fortification qui l'environnent présentement
; dressé sur les derniers Plans , gravez en
Italie, sur les Descriptions des Voyageurs, et sur
le rapport des gens du Païs, Par H. Liebaux ,
Géographe du Roy , et de S. A. S. Monseigneur
le Comte de Clermont. Il se vend chez le Sr Jaillot
, au bout du Pont- neuf , attenant les Grands
Augustins, Par ce secours les Curieux n'auront
rien à désirer pour ce qui regarde cette impor
tante Place.
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Résumé : Nouveau Plan de Mantoüe, [titre d'après la table]
Une nouvelle gravure montre le plan du lac et de la ville de Mantoue, ainsi que ses fortifications. Réalisée par H. Liebaux, elle est basée sur des plans récents, des descriptions de voyageurs et des rapports locaux. Disponible chez Jaillot au Pont-Neuf, elle informe les amateurs sur cette place importante.
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24
p. 559
Médaîlles à vendre, [titre d'après la table]
Début :
Nous sommes priez de donner avis au public, qu'il y a une suite de neuf cent Médailles Impériales [...]
Mots clefs :
Médailles impériales, Madame Papillon, Suite, M. de Servières
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Médaîlles à vendre, [titre d'après la table]
Nous sommes priez de donner avis au public ,
qu'il y a une suite de neuf cent Médailles Impériales
en argent à vendre , chez Madame Papil--
lon , Cul de Sac de la rue Beaubourg. Cette suite
commence à Pompée , et finit à Posthume.On
trouvera au même Endroit plusieurs autres curiositez
, en particulier , des Ouvrages de Tour
en Yvoire , qui ont appartenu à M. de Servieres
de Lyon,
qu'il y a une suite de neuf cent Médailles Impériales
en argent à vendre , chez Madame Papil--
lon , Cul de Sac de la rue Beaubourg. Cette suite
commence à Pompée , et finit à Posthume.On
trouvera au même Endroit plusieurs autres curiositez
, en particulier , des Ouvrages de Tour
en Yvoire , qui ont appartenu à M. de Servieres
de Lyon,
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