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1
p. 2844-2846
AVIS touchant l'Horlogerie.
Début :
Le Sieur de la Richardiere a inventé trois moyens très-utiles aux Horlogers. [...]
Mots clefs :
Horlogers, Cadrans, Pendule, Aiguille
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texteReconnaissance textuelle : AVIS touchant l'Horlogerie.
AVIS touchant l'Horlogerie.
Le Sieur de la Richardiere a inventé
trois moyens très- utiles aux Horlogers.
Sçavoir , d'éviter de percer les Cadrans ,
qui le sont toûjours au moins en deux
endroits ; en sorte que par une Machine
fort simple de son invention , sans rouës,
pignons, corde ni chaine , il fait trouver
I'Arbre qui reçoit la Clef pour monter
la Pendulle , aussi éloigné du Cadran
qu'on le peut désirer , sans que le plus
comme le moins de détachement cause
plus d'ouvrage , ni change ce moyen en
aucune autre forme.
›
Ce premier moyen , outre qu'il évite
la difformité qui se trouve dans les Cadrans
percés , évite encore l'incommodité
d'attendre pour monter la Pendulle
,
, que les Eguilles qui se trouvent
souvent sur ces trous , soient passées audelà
; à moins de les ranger , en les avançant
ou réculant , ce qui cause un contretemps
également incommode et préjudiciable
à la régularité de la Pendulle , ou-
I. Vol. tre
DECEMBR E. 1731. 2845
les Eguilles au danger
tre que
d'être
cassées.
cela expose
Ce moyen est également utile pour les
Pendulles qui n'ont qu'un ressort pour
les deux mouvemens .
→
Le second moyen , qui est aussi sans
rouës , pignons , cordes ni chaines , est
de fixer la portée des grands ressors à
un point déterminé ensorte qu'on ne
pourra pas les outrer ni les porter à leur
plus haut degré , quelques efforts qu'on
fasse en les montant. Ainsi n'étant
jamais dans le plus ni dans le moins,
la Pendulle non- seulement en va plus.
juste , étant par cette nouvelle machine ,
montée toujours également ; mais encore
on n'est jamais dans le danger de
casser les ressorts ; et on est d'ailleurs
toujours assuré de monter la Pendulle
pour la longueur du temps pour laquelle
elle aura été faite.
Le troisiéme moyen est une répetition
dite tyrage de Pendulle à demy- quart , réduit
à une seule et simple rouë , divisée
en vingt , n'ayant qu'un seul pignon servant
au Rateau on supprime aussi la
fusée pour remedier à l'effort préjudiciable
qu'elle fait faire entre le Rateau
et son Pignon aux répetitions ordinaires.
La surprise est d'une invention simple et
I. Vol. G v d'une
2846 MERCURE DE FRANCE
d'une infaillibilité certaine à ne pouvoir
laisser jamais décompter prévenant le
tirage d'une intervale suffisant.
,
Les pieces qui composent ce tirage ,
se placent sans démonter la cage , et dans
un instant.
›
L'Auteur a fait aussi qu'avec l'Aiguille
des heures on transpose tout d'un coup
le Limaçon à l'heure desirée sans être
obligé , lorsqu'il s'en trouve éloigné , de
faire faire à l'Aiguille des minutes , plusieurs
fois le tour du Cadran.-
Il donnera encore la maniere d'une
Rouë en Rochet , avec son Ancre , d'une
façon extraordinaire où l'échapement
se fait égal.
"
Il demeure à Paris , rue de la vieille Bouelerie
, chez Mr. Gissey , Imprimeur , à
Arbre de Jessé.
Le Sieur de la Richardiere a inventé
trois moyens très- utiles aux Horlogers.
Sçavoir , d'éviter de percer les Cadrans ,
qui le sont toûjours au moins en deux
endroits ; en sorte que par une Machine
fort simple de son invention , sans rouës,
pignons, corde ni chaine , il fait trouver
I'Arbre qui reçoit la Clef pour monter
la Pendulle , aussi éloigné du Cadran
qu'on le peut désirer , sans que le plus
comme le moins de détachement cause
plus d'ouvrage , ni change ce moyen en
aucune autre forme.
›
Ce premier moyen , outre qu'il évite
la difformité qui se trouve dans les Cadrans
percés , évite encore l'incommodité
d'attendre pour monter la Pendulle
,
, que les Eguilles qui se trouvent
souvent sur ces trous , soient passées audelà
; à moins de les ranger , en les avançant
ou réculant , ce qui cause un contretemps
également incommode et préjudiciable
à la régularité de la Pendulle , ou-
I. Vol. tre
DECEMBR E. 1731. 2845
les Eguilles au danger
tre que
d'être
cassées.
cela expose
Ce moyen est également utile pour les
Pendulles qui n'ont qu'un ressort pour
les deux mouvemens .
→
Le second moyen , qui est aussi sans
rouës , pignons , cordes ni chaines , est
de fixer la portée des grands ressors à
un point déterminé ensorte qu'on ne
pourra pas les outrer ni les porter à leur
plus haut degré , quelques efforts qu'on
fasse en les montant. Ainsi n'étant
jamais dans le plus ni dans le moins,
la Pendulle non- seulement en va plus.
juste , étant par cette nouvelle machine ,
montée toujours également ; mais encore
on n'est jamais dans le danger de
casser les ressorts ; et on est d'ailleurs
toujours assuré de monter la Pendulle
pour la longueur du temps pour laquelle
elle aura été faite.
Le troisiéme moyen est une répetition
dite tyrage de Pendulle à demy- quart , réduit
à une seule et simple rouë , divisée
en vingt , n'ayant qu'un seul pignon servant
au Rateau on supprime aussi la
fusée pour remedier à l'effort préjudiciable
qu'elle fait faire entre le Rateau
et son Pignon aux répetitions ordinaires.
La surprise est d'une invention simple et
I. Vol. G v d'une
2846 MERCURE DE FRANCE
d'une infaillibilité certaine à ne pouvoir
laisser jamais décompter prévenant le
tirage d'une intervale suffisant.
,
Les pieces qui composent ce tirage ,
se placent sans démonter la cage , et dans
un instant.
›
L'Auteur a fait aussi qu'avec l'Aiguille
des heures on transpose tout d'un coup
le Limaçon à l'heure desirée sans être
obligé , lorsqu'il s'en trouve éloigné , de
faire faire à l'Aiguille des minutes , plusieurs
fois le tour du Cadran.-
Il donnera encore la maniere d'une
Rouë en Rochet , avec son Ancre , d'une
façon extraordinaire où l'échapement
se fait égal.
"
Il demeure à Paris , rue de la vieille Bouelerie
, chez Mr. Gissey , Imprimeur , à
Arbre de Jessé.
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Résumé : AVIS touchant l'Horlogerie.
Le document 'AVIS touchant l'Horlogerie' expose trois inventions du Sieur de la Richardiere visant à améliorer les mécanismes des horloges. La première invention permet de positionner l'arbre de la clé de remontage sans percer les cadrans, évitant ainsi les problèmes liés aux aiguilles bloquées. La deuxième invention fixe la portée des grands ressorts à un point déterminé, assurant une montée constante de la pendule. La troisième invention simplifie le mécanisme de répétition à demi-quart en utilisant une seule roue divisée en vingt parties, supprimant la fusée et réduisant les efforts préjudiciables. De plus, l'auteur propose une méthode pour transposer rapidement le limaçon à l'heure désirée sans tourner l'aiguille des minutes. Il mentionne également une invention concernant une roue en rochet avec son ancre, permettant un échappement égal. Le Sieur de la Richardiere réside à Paris, rue de la vieille Bouclerie, chez Monsieur Gissey, imprimeur, à l'Arbre de Jessé.
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2
p. 556-557
Nouvelles sur l'Horlogerie, [titre d'après la table]
Début :
Le Sr Mangeant, Horlogeur, gendre du Sr Balazard, aussi Horlogeur à Paris, ruë du Harlay, [...]
Mots clefs :
Cadrans, Sieur Mangeant, Horlogeur, Public, Distance, Molettes, Mouvement, Nouvelle façon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles sur l'Horlogerie, [titre d'après la table]
Le Sr Mangeant , Horlogeur, gendre du Sr Ba
lazard, aussi Horlogeur à Paris, rue du Harlay,
vis-à- vis la Place Dauphine , donne avis au public
, qu'il est l'Inventeur d'une nouvelle façon
de Direction , pour parvenir à faire marcher ou
conduire les Eguilles sur un ou plusieurs Cadrans,
à telle distance que l'on juge être convenable
pour l'utilité ; sçavoir , dans un Palais , ou spacieux
Hôtel , de tous ceux qui l'occupent , et de
tout le public , aux quatre faces des Clochers
d'Eglises.
Il vient d'en faire une de cette nouvelle façon
à l'Hôtel de l'Es diguiere, chez M le Duc de Villeroy
, à la satisfaction de ce Seigneur , et de tous
eux qui ont eu la curiosité de l'y aller voir ,
Voici
MARS. 1734. 557
Voicy son opération : Elle fait marcher deux
Cadrans (parce qu'on n'en a pas désiré davantage
) sans renvois ni molettes , depuis le prin
cipe , qui est son mouvement , jusqu'au Cloché ,
où sont les Cadrans , distance dudit principe , de
seize à dix- ssept toises, où il ne se trouve autre
chose que deux détantes , lesquelles alternativement
font leurs fonctions de tirage pour concourir
à enlever onze pouces de tirage pour un
quart d'heure , lequel se repete régulierement à
tous les quarts ; le mouvement qui s'y fait circulairement
, est très-doux sans frottement ;
sauts , ni ressauts, et ayant moins de vuide dans
son cours, que n'ont ordinairement les conduites
à molettes , qui ont souvent des 5 à 6 minutes
, sans sentir la circulation du principe
motrice.
>
Ledit sieur Mangeant est un jeune homme de
37 ans , tres- expérimenté et inventif ; il se propose
de mettre incessamment au jour , plusieurs
autres Pieces extraordinaires concernant l'Horlogerie
, aussi utiles que curieuses.
lazard, aussi Horlogeur à Paris, rue du Harlay,
vis-à- vis la Place Dauphine , donne avis au public
, qu'il est l'Inventeur d'une nouvelle façon
de Direction , pour parvenir à faire marcher ou
conduire les Eguilles sur un ou plusieurs Cadrans,
à telle distance que l'on juge être convenable
pour l'utilité ; sçavoir , dans un Palais , ou spacieux
Hôtel , de tous ceux qui l'occupent , et de
tout le public , aux quatre faces des Clochers
d'Eglises.
Il vient d'en faire une de cette nouvelle façon
à l'Hôtel de l'Es diguiere, chez M le Duc de Villeroy
, à la satisfaction de ce Seigneur , et de tous
eux qui ont eu la curiosité de l'y aller voir ,
Voici
MARS. 1734. 557
Voicy son opération : Elle fait marcher deux
Cadrans (parce qu'on n'en a pas désiré davantage
) sans renvois ni molettes , depuis le prin
cipe , qui est son mouvement , jusqu'au Cloché ,
où sont les Cadrans , distance dudit principe , de
seize à dix- ssept toises, où il ne se trouve autre
chose que deux détantes , lesquelles alternativement
font leurs fonctions de tirage pour concourir
à enlever onze pouces de tirage pour un
quart d'heure , lequel se repete régulierement à
tous les quarts ; le mouvement qui s'y fait circulairement
, est très-doux sans frottement ;
sauts , ni ressauts, et ayant moins de vuide dans
son cours, que n'ont ordinairement les conduites
à molettes , qui ont souvent des 5 à 6 minutes
, sans sentir la circulation du principe
motrice.
>
Ledit sieur Mangeant est un jeune homme de
37 ans , tres- expérimenté et inventif ; il se propose
de mettre incessamment au jour , plusieurs
autres Pieces extraordinaires concernant l'Horlogerie
, aussi utiles que curieuses.
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Résumé : Nouvelles sur l'Horlogerie, [titre d'après la table]
Le Sr Mangeant, horlogeur et gendre du Sr Balazard, également horlogeur à Paris, rue du Harlay, face à la Place Dauphine, a inventé un nouveau système de direction pour aiguilles sur un ou plusieurs cadrans à distance. Ce système est idéal pour des lieux spacieux comme des palais, des hôtels ou les clochers d'églises. Mangeant a installé ce mécanisme à l'Hôtel de l'Escuillière, chez le Duc de Villeroy, avec succès. Le système fonctionne sans renvois ni molettes, sur une distance de seize à dix-sept toises, avec deux détentes alternant pour un tirage de onze pouces par quart d'heure. Il offre un mouvement doux, sans frottement ni sauts, et minimise les interruptions. Mangeant, âgé de 37 ans, est reconnu pour son expérience et son inventivité. Il prévoit de présenter d'autres innovations horlogères utiles et curieuses.
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3
p. 156-158
HORLOGERIE.
Début :
La simplicité est le caractere distinctif des ouvrages de la nature ; les grands [...]
Mots clefs :
Horlogerie, Cadrans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE.
HORLOGERIE .
Ldesouvrages de la nature ; les grands
A fimplicité eft le caractere diftin & if
artiftes qui s'efforcent de l'imiter , ont d'ail
leurs trop de raifon de fimplifier leurs ouvrages
pour n'y pas employer toutes les
reffources de leur art & celles de leur génie
: auffi l'Horlogerie fe perfectionne tous
les jours à cet égard par les foins de ceux
qui , conduits par l'efprit plus que par
leur routine , & plus jaloux de leur gloire
que de leur intérêt , s'occupent de tout ce
qui peut contribuer à l'avancement & au
progrès de l'art .
Une nouvelle production de ce zéle induſtrieux
vient d'attirer l'attention des cuMARS.
1755. 157.
rieux , quoique fimple en elle -même , c'eft
par fa fimplicité qu'elle doit mériter des
éloges .
Les cadrans , cette partie néceffaire des
piéces d'Horlogerie , ont fait jufqu'ici un
objet de dépenfe confidérable ; s'ils ont
fubi dans les différens tems divers changemens
, ces changemens , loin d'en rendre
la conftruction plus facile & le prix
plus modique , n'ont fait qu'en augmenrer
les difficultés & la dépenfe , en les rendant
plus défectueux par rapport au méchaniſme
même : une fimple obfervation en
convaincra . Tout cadran émaillé de dix
pouces de diametre , emporte néceffairement
environ un pouce de convexité , par
l'impoffibilité où font les Emailleurs d'en
faire de plats : cette convexité en exige une
dans le cryſtal de la lunette , qui doit être
encore plus confidérable , pour laiffer libre
le mouvement des éguilles , ce qui enchérit
tout à la fois & le cadran & le cryſtal.
Mais il en résulte un autre inconvénient
nuifible au méchaniſme , comme on vient
de le dire ; c'eft que le canon & les chauffées
doivent être allongées confidérablement
, à caufe de la convexité du cadran ,
ainfi que la tige du rochet dans les pendules
à fecondes : cette tige devient par
cet allongement d'une exécution beaucoup
158 MERCURE DE FRANCE.
plus difficile ; elle en devient auffi plus
flexible , & par conféquent fujette à des
frémiffemens continuels , qui à chaque
vibration doivent altérer la juſteſſe de la
pendule. On fent par là combien les cadrans
plats doivent être plus avantageux.
par cet endroit même. Il faut dire enfin à
la louange de MM. Le Paute , auteurs de
ceux dont on rend compte ici , que cet,
objet de dépenfe , qui étoit quelquefois
de cent cinquante livres en émail , fans
compter plus de foixante livres pour le
prix du cryftal , fe trouve réduit , par les
foins de ces ingénieux artiftes , à vingtquatre
livres tout au plus. Ils ont d'ailleurs
tout le brillant & toute la blancheur
de l'émail , au point que les gens de l'art
même y font trompés. Chacun a la liberté
de s'affurer par foi-même de l'avantage de
ces nouveaux cadrans. Le laboratoire de
M. Le Paute eft ouvert à tous les honnêtesgens
, à qui il ne fait aucun myftere de
fon fecret.
Ldesouvrages de la nature ; les grands
A fimplicité eft le caractere diftin & if
artiftes qui s'efforcent de l'imiter , ont d'ail
leurs trop de raifon de fimplifier leurs ouvrages
pour n'y pas employer toutes les
reffources de leur art & celles de leur génie
: auffi l'Horlogerie fe perfectionne tous
les jours à cet égard par les foins de ceux
qui , conduits par l'efprit plus que par
leur routine , & plus jaloux de leur gloire
que de leur intérêt , s'occupent de tout ce
qui peut contribuer à l'avancement & au
progrès de l'art .
Une nouvelle production de ce zéle induſtrieux
vient d'attirer l'attention des cuMARS.
1755. 157.
rieux , quoique fimple en elle -même , c'eft
par fa fimplicité qu'elle doit mériter des
éloges .
Les cadrans , cette partie néceffaire des
piéces d'Horlogerie , ont fait jufqu'ici un
objet de dépenfe confidérable ; s'ils ont
fubi dans les différens tems divers changemens
, ces changemens , loin d'en rendre
la conftruction plus facile & le prix
plus modique , n'ont fait qu'en augmenrer
les difficultés & la dépenfe , en les rendant
plus défectueux par rapport au méchaniſme
même : une fimple obfervation en
convaincra . Tout cadran émaillé de dix
pouces de diametre , emporte néceffairement
environ un pouce de convexité , par
l'impoffibilité où font les Emailleurs d'en
faire de plats : cette convexité en exige une
dans le cryſtal de la lunette , qui doit être
encore plus confidérable , pour laiffer libre
le mouvement des éguilles , ce qui enchérit
tout à la fois & le cadran & le cryſtal.
Mais il en résulte un autre inconvénient
nuifible au méchaniſme , comme on vient
de le dire ; c'eft que le canon & les chauffées
doivent être allongées confidérablement
, à caufe de la convexité du cadran ,
ainfi que la tige du rochet dans les pendules
à fecondes : cette tige devient par
cet allongement d'une exécution beaucoup
158 MERCURE DE FRANCE.
plus difficile ; elle en devient auffi plus
flexible , & par conféquent fujette à des
frémiffemens continuels , qui à chaque
vibration doivent altérer la juſteſſe de la
pendule. On fent par là combien les cadrans
plats doivent être plus avantageux.
par cet endroit même. Il faut dire enfin à
la louange de MM. Le Paute , auteurs de
ceux dont on rend compte ici , que cet,
objet de dépenfe , qui étoit quelquefois
de cent cinquante livres en émail , fans
compter plus de foixante livres pour le
prix du cryftal , fe trouve réduit , par les
foins de ces ingénieux artiftes , à vingtquatre
livres tout au plus. Ils ont d'ailleurs
tout le brillant & toute la blancheur
de l'émail , au point que les gens de l'art
même y font trompés. Chacun a la liberté
de s'affurer par foi-même de l'avantage de
ces nouveaux cadrans. Le laboratoire de
M. Le Paute eft ouvert à tous les honnêtesgens
, à qui il ne fait aucun myftere de
fon fecret.
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Résumé : HORLOGERIE.
Le texte aborde l'évolution de l'horlogerie, mettant en avant la simplicité et l'innovation. Les horlogers, motivés par l'amélioration, contribuent au progrès de cet art. Une récente innovation, simple mais notable, a captivé l'intérêt des passionnés. Les cadrans, éléments cruciaux des pièces d'horlogerie, ont toujours été coûteux et complexes à fabriquer. Les modifications au fil du temps ont accru les difficultés et les coûts, tout en augmentant les défauts mécaniques. Par exemple, les cadrans émaillés nécessitent une convexité qui complique les mécanismes et augmente les coûts du cristal de la lunette. Cette convexité oblige à allonger le canon et les chaînettes, rendant la fabrication plus ardue et les pièces plus flexibles, ce qui affecte la précision des pendules. Les cadrans plats, récemment développés par MM. Le Paute, offrent une solution avantageuse. Ils réduisent significativement les coûts, passant de cent cinquante livres pour l'émail et soixante livres pour le cristal à vingt-quatre livres au maximum. Ces cadrans imitent brillamment l'émail, au point de tromper les experts. Le laboratoire de M. Le Paute est ouvert à tous pour vérifier les avantages de ces nouvelles créations.
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4
p. 174-176
HORLOGERIE. Lettre de M. le Paute à M. de Boissy.
Début :
Monsieur, la personne qui a bien voulu se charger à mon insçu de faire annoncer [...]
Mots clefs :
Cadrans
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE. Lettre de M. le Paute à M. de Boissy.
HORLOGERIE.
Lettre de M. le Paute à M. de Boiffy.
Moni
Onfieur, la perfonne qui a bien voulu
fe charger à mon infçu de faire annoncer
dans le Mercure de Mars dernier
lesnouveaux cadrans que je fubftitue depuis
quelque tems aux cadrans d'émail , ignoroit
probablement que l'on avoit tenté avant
MA I. 1755. 175
moi divers moyens pour remplir le même
objet , ou a négligé d'en faire mention .
Cette omiffion a donné lieu à M. Dupont ,
Horloger de Paris , de croire que c'étoit
d'après lui que j'avois travaillé ; & j'ai
appris que plufieurs perfonnes croyoient
qu'en effer mes cadrans étoient les mêmes
que les fiens. Il eft vrai que depuis quelques
que tems il a employé des cadrans plats
dans lesquels les heures & minutes font
peintes für le verre , & dont le fond eft
une couche de maftic d'un affez beau blanc
appliquée fur le verre ; le prix d'ailleurs
de ces cadrans eft confidérable. Comme
ceux que l'on a vûs chez moi , Monfieur ,
font abfolument différens de ceux -là , qu'ils
n'y ont même aucun rapport , puifque je
n'emploie ni couleurs ni inaftic , ni quoi .
que ce foit qui ait rapport à la peinture
& qu'ils font imprimés , je vous prie de
vouloir bien prévenir l'erreur à cet égard .
Les miens d'ailleurs font d'un blanc plus
éclatant , d'un prix beaucoup moindre
ceux dont je viens de parler , le verre peut
être brifé fans perdre pour cela le cadran ;
chacun peut s'en affurer
foi-même en
les voyant chez moi.
par
J'ai l'honneur d'être , &c.
Ces Avril 1755.
que
LE PAUTE:
>
Hiiij
176 MERCURE DE FRANCE.
LE S. LE
MAZURIER ,
Horlogeri
eft auteur d'une pendule à fecondes ,
fonnerie & à remontoir , dont le mouvement
n'a qu'une feule roue. Nous donnerons
le mois prochain le rapport de l'Académie
royale des Sciences fur cette piéce.
L'Artiſte , non content de la grande fimplicité
où il a fçu l'amener , a eu l'attention
d'y obferver une forme
extrêmement
gracieufe ; ce qui lui a donné lieu d'y ajuſter
un cadran de glace , au travers duquel
on apperçoit tous les effets.
On pourra la voir chez l'auteur tous les
jours de travail , depuis trois heures après
midi jufqu'à cinq.
Il demeure rue de la Harpe , à la Pendule
, au premier étage , près le College
d'Harcourt.
Lettre de M. le Paute à M. de Boiffy.
Moni
Onfieur, la perfonne qui a bien voulu
fe charger à mon infçu de faire annoncer
dans le Mercure de Mars dernier
lesnouveaux cadrans que je fubftitue depuis
quelque tems aux cadrans d'émail , ignoroit
probablement que l'on avoit tenté avant
MA I. 1755. 175
moi divers moyens pour remplir le même
objet , ou a négligé d'en faire mention .
Cette omiffion a donné lieu à M. Dupont ,
Horloger de Paris , de croire que c'étoit
d'après lui que j'avois travaillé ; & j'ai
appris que plufieurs perfonnes croyoient
qu'en effer mes cadrans étoient les mêmes
que les fiens. Il eft vrai que depuis quelques
que tems il a employé des cadrans plats
dans lesquels les heures & minutes font
peintes für le verre , & dont le fond eft
une couche de maftic d'un affez beau blanc
appliquée fur le verre ; le prix d'ailleurs
de ces cadrans eft confidérable. Comme
ceux que l'on a vûs chez moi , Monfieur ,
font abfolument différens de ceux -là , qu'ils
n'y ont même aucun rapport , puifque je
n'emploie ni couleurs ni inaftic , ni quoi .
que ce foit qui ait rapport à la peinture
& qu'ils font imprimés , je vous prie de
vouloir bien prévenir l'erreur à cet égard .
Les miens d'ailleurs font d'un blanc plus
éclatant , d'un prix beaucoup moindre
ceux dont je viens de parler , le verre peut
être brifé fans perdre pour cela le cadran ;
chacun peut s'en affurer
foi-même en
les voyant chez moi.
par
J'ai l'honneur d'être , &c.
Ces Avril 1755.
que
LE PAUTE:
>
Hiiij
176 MERCURE DE FRANCE.
LE S. LE
MAZURIER ,
Horlogeri
eft auteur d'une pendule à fecondes ,
fonnerie & à remontoir , dont le mouvement
n'a qu'une feule roue. Nous donnerons
le mois prochain le rapport de l'Académie
royale des Sciences fur cette piéce.
L'Artiſte , non content de la grande fimplicité
où il a fçu l'amener , a eu l'attention
d'y obferver une forme
extrêmement
gracieufe ; ce qui lui a donné lieu d'y ajuſter
un cadran de glace , au travers duquel
on apperçoit tous les effets.
On pourra la voir chez l'auteur tous les
jours de travail , depuis trois heures après
midi jufqu'à cinq.
Il demeure rue de la Harpe , à la Pendule
, au premier étage , près le College
d'Harcourt.
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Résumé : HORLOGERIE. Lettre de M. le Paute à M. de Boissy.
La lettre de M. le Paute à M. de Boiffy clarifie la confusion entourant les nouveaux cadrans d'horlogerie introduits par M. le Paute. Une annonce dans le Mercure de France a omis de mentionner que d'autres méthodes avaient été tentées auparavant, ce qui a conduit M. Dupont, un horloger parisien, à croire que M. le Paute avait utilisé ses idées. Plusieurs personnes pensaient également que les cadrans de M. le Paute étaient identiques à ceux de M. Dupont. Cependant, les cadrans de M. Dupont sont plats, avec des heures et des minutes peintes sur le verre et un fond en mastic blanc, à un prix élevé. En revanche, ceux de M. le Paute sont imprimés sans couleurs ni mastic, d'un blanc plus éclatant et à un prix plus bas. De plus, le verre peut être brisé sans endommager le cadran. M. le Paute demande à M. de Boiffy de corriger cette erreur. Par ailleurs, M. Mazurier a créé une pendule à secondes, sonnerie et remontoir, avec un mouvement simplifié à une seule roue. Cette pendule, d'une forme gracieuse, est équipée d'un cadran en glace permettant de voir tous les effets. Elle est visible chez l'auteur, rue de la Harpe, à la Pendule, au premier étage, près du Collège d'Harcourt, tous les jours de travail de 15h à 17h.
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5
p. 208-212
HORLOGERIE.
Début :
Mémoire sur une nouvelle maniere de faire les Cadrans de pendules, barometres, hygrometres, &c. présenté le 12 Avril 1755, à l'Académie royale des Sciences, par M. Dupont, Horloger privilégié du Roi. [...]
Mots clefs :
Académie royale des sciences, Horloger, Cadrans, Baromètres, Pendules
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : HORLOGERIE.
HORLOGERIE .
, barometres
Memoire fur une nouvelle maniere de faire
les Cadrans de pendules
hygrometres , &c. préfenté le 12 Avril
1755 , à l'Académie royale des Sciences ,
par M. Dupont , Horloger privilégié du
I
Roi.
Left fans doute avantageux pour la
perfection des pendules que leurs cadrans
foient exactement divifés , & qu'ils
nous préfentent conftamment un aspect
agréable. Cette partie de l'horloge eft celle
fur laquelle les yeux s'arrêtent d'abord , &
la pofition exacte des divifions qui y font
marquées , eft effentielle pour nous montrer
les parties de l'heure avec préciſion .
Par ces deux confidérations , je crois les
cadrans que j'ai l'honneur de préfenter à
l'Académie fupérieurs aux autres ; ils font
compofés d'un cercle de verre blanc , fur
lequel l'on peint à rebours les heures & les
minutes * , & d'une efpece de maftic blanc
*Pour peindre ces heures , &c. il faut commencer
par mettre un cadran de papier fous le verre
ce qui dirige en quelque forte l'opération . On
fentira donc aisément que l'idée de me borner à
›
JU I N. 1755. 2091
qui s'applique exactement fur le verre
fait corps avec lui , forme un total qui:
imite l'émail , & que même plufieurs perfonnes
lui préferent , fur - tout dans les .
grands cadrans ; car ceux d'émail d'une
certaine étendue ont un ait de fayence , &,
font prefque toujours défectueux ..
7
A l'égard des divifions , elles feront toujours
plus exactes dans les nouveaux ca→
drans que dans ceux d'émail , parce qu'ils
ne paffent pas au feu comme ces derniers .
Les cadrans de cuivre gravés & recouverts
d'une couche d'argenture , ont à la vérité,
cette derniere propriété , mais on fçait :
qu'ils fe noirciffent en peu de tems. Pour
ce qui eft des cadrans à cartouche , per-.
fonne n'ignore qu'ils font très -imparfaitst
à tous égards. དྭེ ནཱ ཝཱ
ce cadran de papier dût fe préfenter d'abord à
mon imagination ; mais je m'apperçus bientôt
que fi un tel cadran étoit fupportable de loin , il
ne le feroit pas de près , les pores du papier s'appercevant
; je reconnus encore que ce papier ne
tarderoit pas à fe jaunir , fur-tout dans les endroits
où la fumée pouvoit pénétrer.
M. Gallonde s'étoit appercu avant moi de ces
inconvéniens , la dépenſe conſidérable qu'entraîne
les cadrans d'émail , avoit engagé cet habile Artifte
à faire fes cadrans de barometre en papier
mais auffi- tôt qu'il eut connoiffance de ma nouvelle
conftruction , il les abandonna entierement.
210 MERCURE DE FRANCE.
Je ne m'étendrai pas plus , Meffieurs
fur l'avantage de cette nouvelle maniere
de faire les cadrans ; il eft aifé de voir
qu'elle est également applicable à tous les
inftrumens qui ont befoin de divifions.
exactes , comme barometres , thermometres
, & c.
Telles font les différentes propriétés des
cadrans qui font le fujet de ce mémoire .
Je n'ai point cru , Meffieurs , qu'ils formaffent
un objet affez important pour mériter
l'honneur de votre attention : fi j'ofe
aujourd'hui les foumettre à votre jugement,
ce n'eft pas que j'aie changé de fentiment
à cet égards; mais j'ai été enhardi par
le fuffrage des habiles Horlogers qui en
font ufage depuis près d'un an & demi , &
encore plus par votre indulgence pour
tout ce qui peut contribuer au progrès
des arts.
Copie de l'Extrait des Registres de l'Académie
royale des Sciences .
Du 2
23 Avril 175 .
Meffieurs l'Abbé Nollet & Deparcieux .
qui avoient été nommés pour examiner
des cadrans de pendules
barometres ,
→
?
hygrometres &c. formés d'une glace
peinte & enfuite recouverte d'une espece
JUIN. 1755 . 211
de maftic blanc par fa face poftérieure ,
propofés par M. Dupont , Horloger ; en
ayant fait leur rapport , dans lequel ils
ont énoncé plufieurs certificats des meilleurs
Horlogers , qui prouvent que des
cadrans de cette efpece ont fubfifté fans
aucune altération depuis le mois de Juillet
1753 jufqu'à préfent.
L'Académie a jugé que ces cadrans qui
imitent parfaitement les cadrans d'émail ,
& qui font cependant d'un beaucoup
moindre prix, pourroient être avantageux,
& qu'on devoit fçavoir gré à M. Dupont
d'avoir imaginé cette conftruction . En foi
de quoi j'ai figné le préfent certificat' , à
Paris le 24 Avril 1755 .
Signé , GRANDJEAN DE FOUCHY ,
Secretaire perpétuel de l'Académie
royale des Sciences.
Les perfonnes qui voudront fe convaincre
par elles- mêmes de l'agrément &
de l'utilité de ces cadrans , auront la bonté
de s'adreffer à Mademoiſelle Oulfon "
niéce de l'Auteur , qui les exécute fous fes
yeux & dans fa maifon , rue de Richelieu ,
vis-vis la fontaine. Elle fe fera toujours
un devoir de fatisfaire les perfonnes qui
212 MERCURE DE FRANCE.
lui feront l'honneur de l'employer dans
ces fortes d'ouvrages.
- Le
rapport de l'Académie
royale
des
Sciences
, fur une pendule
à fecondes
, à
fonnerie
& à remontoir
du fieur le Mazu
rier , auroit
dû trouver
ici fa place ; mais
le peu qui nous en refte ; nous
force
à le
renvoyer
au Mercure
prochain
, ainfi qu'une
Lettres
fur le rétabliſſement
du Louvre
que nous avions
promis
d'inférer
.
, barometres
Memoire fur une nouvelle maniere de faire
les Cadrans de pendules
hygrometres , &c. préfenté le 12 Avril
1755 , à l'Académie royale des Sciences ,
par M. Dupont , Horloger privilégié du
I
Roi.
Left fans doute avantageux pour la
perfection des pendules que leurs cadrans
foient exactement divifés , & qu'ils
nous préfentent conftamment un aspect
agréable. Cette partie de l'horloge eft celle
fur laquelle les yeux s'arrêtent d'abord , &
la pofition exacte des divifions qui y font
marquées , eft effentielle pour nous montrer
les parties de l'heure avec préciſion .
Par ces deux confidérations , je crois les
cadrans que j'ai l'honneur de préfenter à
l'Académie fupérieurs aux autres ; ils font
compofés d'un cercle de verre blanc , fur
lequel l'on peint à rebours les heures & les
minutes * , & d'une efpece de maftic blanc
*Pour peindre ces heures , &c. il faut commencer
par mettre un cadran de papier fous le verre
ce qui dirige en quelque forte l'opération . On
fentira donc aisément que l'idée de me borner à
›
JU I N. 1755. 2091
qui s'applique exactement fur le verre
fait corps avec lui , forme un total qui:
imite l'émail , & que même plufieurs perfonnes
lui préferent , fur - tout dans les .
grands cadrans ; car ceux d'émail d'une
certaine étendue ont un ait de fayence , &,
font prefque toujours défectueux ..
7
A l'égard des divifions , elles feront toujours
plus exactes dans les nouveaux ca→
drans que dans ceux d'émail , parce qu'ils
ne paffent pas au feu comme ces derniers .
Les cadrans de cuivre gravés & recouverts
d'une couche d'argenture , ont à la vérité,
cette derniere propriété , mais on fçait :
qu'ils fe noirciffent en peu de tems. Pour
ce qui eft des cadrans à cartouche , per-.
fonne n'ignore qu'ils font très -imparfaitst
à tous égards. དྭེ ནཱ ཝཱ
ce cadran de papier dût fe préfenter d'abord à
mon imagination ; mais je m'apperçus bientôt
que fi un tel cadran étoit fupportable de loin , il
ne le feroit pas de près , les pores du papier s'appercevant
; je reconnus encore que ce papier ne
tarderoit pas à fe jaunir , fur-tout dans les endroits
où la fumée pouvoit pénétrer.
M. Gallonde s'étoit appercu avant moi de ces
inconvéniens , la dépenſe conſidérable qu'entraîne
les cadrans d'émail , avoit engagé cet habile Artifte
à faire fes cadrans de barometre en papier
mais auffi- tôt qu'il eut connoiffance de ma nouvelle
conftruction , il les abandonna entierement.
210 MERCURE DE FRANCE.
Je ne m'étendrai pas plus , Meffieurs
fur l'avantage de cette nouvelle maniere
de faire les cadrans ; il eft aifé de voir
qu'elle est également applicable à tous les
inftrumens qui ont befoin de divifions.
exactes , comme barometres , thermometres
, & c.
Telles font les différentes propriétés des
cadrans qui font le fujet de ce mémoire .
Je n'ai point cru , Meffieurs , qu'ils formaffent
un objet affez important pour mériter
l'honneur de votre attention : fi j'ofe
aujourd'hui les foumettre à votre jugement,
ce n'eft pas que j'aie changé de fentiment
à cet égards; mais j'ai été enhardi par
le fuffrage des habiles Horlogers qui en
font ufage depuis près d'un an & demi , &
encore plus par votre indulgence pour
tout ce qui peut contribuer au progrès
des arts.
Copie de l'Extrait des Registres de l'Académie
royale des Sciences .
Du 2
23 Avril 175 .
Meffieurs l'Abbé Nollet & Deparcieux .
qui avoient été nommés pour examiner
des cadrans de pendules
barometres ,
→
?
hygrometres &c. formés d'une glace
peinte & enfuite recouverte d'une espece
JUIN. 1755 . 211
de maftic blanc par fa face poftérieure ,
propofés par M. Dupont , Horloger ; en
ayant fait leur rapport , dans lequel ils
ont énoncé plufieurs certificats des meilleurs
Horlogers , qui prouvent que des
cadrans de cette efpece ont fubfifté fans
aucune altération depuis le mois de Juillet
1753 jufqu'à préfent.
L'Académie a jugé que ces cadrans qui
imitent parfaitement les cadrans d'émail ,
& qui font cependant d'un beaucoup
moindre prix, pourroient être avantageux,
& qu'on devoit fçavoir gré à M. Dupont
d'avoir imaginé cette conftruction . En foi
de quoi j'ai figné le préfent certificat' , à
Paris le 24 Avril 1755 .
Signé , GRANDJEAN DE FOUCHY ,
Secretaire perpétuel de l'Académie
royale des Sciences.
Les perfonnes qui voudront fe convaincre
par elles- mêmes de l'agrément &
de l'utilité de ces cadrans , auront la bonté
de s'adreffer à Mademoiſelle Oulfon "
niéce de l'Auteur , qui les exécute fous fes
yeux & dans fa maifon , rue de Richelieu ,
vis-vis la fontaine. Elle fe fera toujours
un devoir de fatisfaire les perfonnes qui
212 MERCURE DE FRANCE.
lui feront l'honneur de l'employer dans
ces fortes d'ouvrages.
- Le
rapport de l'Académie
royale
des
Sciences
, fur une pendule
à fecondes
, à
fonnerie
& à remontoir
du fieur le Mazu
rier , auroit
dû trouver
ici fa place ; mais
le peu qui nous en refte ; nous
force
à le
renvoyer
au Mercure
prochain
, ainfi qu'une
Lettres
fur le rétabliſſement
du Louvre
que nous avions
promis
d'inférer
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Résumé : HORLOGERIE.
Le document expose un mémoire de M. Dupont, horloger privilégié du Roi, présenté à l'Académie royale des Sciences le 12 avril 1755. Dupont y propose une nouvelle méthode pour fabriquer des cadrans pour pendules, hygromètres et autres instruments nécessitant des divisions précises. Ses cadrans sont constitués d'un cercle de verre blanc sur lequel les heures et les minutes sont peintes à rebours, puis recouvertes d'une substance similaire à du mastic blanc. Cette technique imite l'émail et évite les défauts des cadrans émaillés ou en cuivre argenté, qui ont tendance à noircir ou à présenter des imperfections. Les divisions sur ces nouveaux cadrans sont plus exactes car elles ne passent pas au feu, contrairement aux méthodes traditionnelles. Dupont souligne également les inconvénients des cadrans en papier, qui jaunissent et révèlent leurs pores de près. M. Gallonde, ayant observé ces problèmes, a abandonné l'utilisation des cadrans en papier après avoir découvert la méthode de Dupont. L'Académie, après examen par l'Abbé Nollet et Deparcieux, a conclu que ces cadrans imitent parfaitement les cadrans émaillés à un coût moindre et a reconnu la contribution de Dupont. Les cadrans sont fabriqués par Mademoiselle Oulfon, nièce de Dupont, rue de Richelieu à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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