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4701
p. 1418
« Le sieur Charles Presle, Marchand Joüaillier, donne avis qu'il a inventé de nouveaux Plateaux [...] »
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Le sieur Charles Presle, Marchand Joüaillier, donne avis qu'il a inventé de nouveaux Plateaux [...]
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texteReconnaissance textuelle : « Le sieur Charles Presle, Marchand Joüaillier, donne avis qu'il a inventé de nouveaux Plateaux [...] »
Le sieur Charles Presle, Marchand Joüaillier,
donne avis qu'il a inventé de nouveaux Plateaux
pour les Services de fruits et desserts de tables ,
dans des goûts variés , dont la magnificence ,
l'ordre, l'arangement et le coup d'œil , font plai
sir , outre les doubles objets que les glaces repré-
sentent et qui produisent un effet très agréable. I
en a fourni à divers Seigneurs, Ambassadeurs et
autres Errangers , tous de differentes manieres et
à differens Services ; il en fait fabriquer actuel-
lement qui peuvent servir à toutes sortes de ta
bles , soir grandes , moyennes , ou petites , et en
12. ou 15. sortes de Desseins, selon comme l'on
veut afanger les Plateaux .
Il demeure rue S. Martin , au coin de celle de
Venise , à la bonne Foy. Ceux qui en voudrost
voir , peuvent aller chés lui. Il en vend et don-
ae à loyer à juste prix.
A l'égard des prix qu'ils se vendent, on ne peut
pas les déterminer,par raport aux augmentations
ou diminutions d'ouvrages et chantournemens
que les personnes qui en souhaitent désirent ; de
même des nombres et grandeurs de Plateau
proportionnés aux grandeurs des tables.
donne avis qu'il a inventé de nouveaux Plateaux
pour les Services de fruits et desserts de tables ,
dans des goûts variés , dont la magnificence ,
l'ordre, l'arangement et le coup d'œil , font plai
sir , outre les doubles objets que les glaces repré-
sentent et qui produisent un effet très agréable. I
en a fourni à divers Seigneurs, Ambassadeurs et
autres Errangers , tous de differentes manieres et
à differens Services ; il en fait fabriquer actuel-
lement qui peuvent servir à toutes sortes de ta
bles , soir grandes , moyennes , ou petites , et en
12. ou 15. sortes de Desseins, selon comme l'on
veut afanger les Plateaux .
Il demeure rue S. Martin , au coin de celle de
Venise , à la bonne Foy. Ceux qui en voudrost
voir , peuvent aller chés lui. Il en vend et don-
ae à loyer à juste prix.
A l'égard des prix qu'ils se vendent, on ne peut
pas les déterminer,par raport aux augmentations
ou diminutions d'ouvrages et chantournemens
que les personnes qui en souhaitent désirent ; de
même des nombres et grandeurs de Plateau
proportionnés aux grandeurs des tables.
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Résumé : « Le sieur Charles Presle, Marchand Joüaillier, donne avis qu'il a inventé de nouveaux Plateaux [...] »
Le joaillier Charles Presle présente une innovation : des plateaux pour services de fruits et desserts. Ces plateaux se distinguent par leur magnificence, leur ordre, leur arrangement et leur esthétique, notamment grâce aux doubles objets représentés par les glaces. Ils ont déjà été fournis à divers seigneurs, ambassadeurs et étrangers, adaptés à différentes manières et services. Presle fabrique désormais des plateaux pour toutes tailles de tables, en 12 ou 15 designs différents selon les préférences des clients. Il est situé rue Saint-Martin, au coin de la rue de Venise, à la bonne Foi. Les plateaux sont disponibles à la vente ou à la location à un prix juste, variant en fonction des ouvrages et des dimensions des plateaux.
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4702
p. *1419-1419
CHANSON, Mise en Musique par M. Rousseau, à Chambery.
Début :
Un Papillon badin, caressoit une Rose [...]
Mots clefs :
Papillon, Bacchus
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texteReconnaissance textuelle : CHANSON, Mise en Musique par M. Rousseau, à Chambery.
HANSON ,
2. Musique par M. Rousseau ;
à Chambery.
Papillon badin , caressoit une Rose
Jouvellement éclose ,
i-tôt il quitta pour suçer un Raisin ;
h ! dit la charmante Catin ,
voit tristement à son Berger volage
Bacchus , tu m'as ravi son coeur ;
ns - nous tant d'Amans sans ton Jus eniteur
Dégoûtés du tendre esclavage
ius , cruel Bacchus , ta fatale Liqueur ;
ous les inconstans est -elle le breuvage t
2. Musique par M. Rousseau ;
à Chambery.
Papillon badin , caressoit une Rose
Jouvellement éclose ,
i-tôt il quitta pour suçer un Raisin ;
h ! dit la charmante Catin ,
voit tristement à son Berger volage
Bacchus , tu m'as ravi son coeur ;
ns - nous tant d'Amans sans ton Jus eniteur
Dégoûtés du tendre esclavage
ius , cruel Bacchus , ta fatale Liqueur ;
ous les inconstans est -elle le breuvage t
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4703
p. 1419-1420
« La Comédie Héroïque de l'Ambitieux se soutient toujours au Théatre [...] »
Début :
La Comédie Héroïque de l'Ambitieux se soutient toujours au Théatre [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Comédie Héroïque de l'Ambitieux se soutient toujours au Théatre [...] »
La Comédie Héroïque de l'Ambitieux
se soutient toujours au Théatre
François , et attire de nombreuses
Assemblées , malgré les chaleurs.
On prépare pour ce Théatre une Piece
n trois Actes , sous le titre des Caracte-
41. Vol.
res
1420 MERCURE DE FRANCE
res de Thalie , titre heureux , et qui ras
portera bien de la gloire à son Auteur ,
s'il est traité heureusement. Nous so-
rons attentifsà en donner unejuste Ana
lyse et à
raporter
les sentimens du Pu
blic que nous tâcherons de recueillir avec
l'impartialité dont nous faisons profes
sion.
se soutient toujours au Théatre
François , et attire de nombreuses
Assemblées , malgré les chaleurs.
On prépare pour ce Théatre une Piece
n trois Actes , sous le titre des Caracte-
41. Vol.
res
1420 MERCURE DE FRANCE
res de Thalie , titre heureux , et qui ras
portera bien de la gloire à son Auteur ,
s'il est traité heureusement. Nous so-
rons attentifsà en donner unejuste Ana
lyse et à
raporter
les sentimens du Pu
blic que nous tâcherons de recueillir avec
l'impartialité dont nous faisons profes
sion.
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Résumé : « La Comédie Héroïque de l'Ambitieux se soutient toujours au Théatre [...] »
La pièce 'La Comédie Héroïque de l'Ambitieux' se joue continuellement au Théâtre François, attirant un large public malgré la chaleur. Une nouvelle pièce en trois actes, 'Les Caractères de Thalie', est en préparation. Elle est attendue avec espoir pour apporter gloire à son auteur. Le rédacteur promet une analyse juste et des avis publics impartiales.
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4704
p. 1420-1421
« Le 15. Juin, les Comédiens Italiens remirent au Théatre une Comédie qui a [...] »
Début :
Le 15. Juin, les Comédiens Italiens remirent au Théatre une Comédie qui a [...]
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texteReconnaissance textuelle : « Le 15. Juin, les Comédiens Italiens remirent au Théatre une Comédie qui a [...] »
Le 15. Juin, les Comédiens Italiens
remirent au Théatre une Comédie qui a
pour titre l'Italien marié à Paris. Cette
Piece qui est de la composition de M. Ric-
coboni le Pere , retiré du Theatre depuis
1729. fut jouée en Italien avec beau-
coup de succès en Juillet 1716. L'Aug
teur y jouoit le premier rôle , c'est-à- di-,
re , celui du Jaloux d'une maniere ini
mitable. La même Piece fut remise au
Théatre en cinq Actes au mois de No-
vembre 1728 traduite en Prose par l'Au-
teur , lequel fut remplacé dans son rôle
par le sieur Pagheti , autre excellent
Comédien mort en 173 2. Dans cette der-
niere reprise , la même Piece a été redui,
te à trois Actes , et mise en Vers libres
par M. de la Grange, connu par d'autres
Pieces qu'il a données au même Theatre.
Elle a été reçue très-favorablement du
Public. Le Sieur Romagnesy joue le pre-
II. Vol,
mier
*
JUIN.
II, Vol.
1737.
1421
mier rôle avec aplaudissement. La Piece
est terminée par un très-joli divertisse
ment dansé par les Acteurs et Actrices
de la Troupe , &c. L'execution en a été
generalement goûtée , ainsi que le Balet
composé par le sieur Riccoboni ; et la
Musique de la composition du sieur Du-
rocher,Auteur de plusieurs Ouvrages de
Musique reçus très favorablement du
Public. On peut voir un Extrait fort au
long de la même Piece dans le premier
Vol. de Décembre 1728 page 2701,
remirent au Théatre une Comédie qui a
pour titre l'Italien marié à Paris. Cette
Piece qui est de la composition de M. Ric-
coboni le Pere , retiré du Theatre depuis
1729. fut jouée en Italien avec beau-
coup de succès en Juillet 1716. L'Aug
teur y jouoit le premier rôle , c'est-à- di-,
re , celui du Jaloux d'une maniere ini
mitable. La même Piece fut remise au
Théatre en cinq Actes au mois de No-
vembre 1728 traduite en Prose par l'Au-
teur , lequel fut remplacé dans son rôle
par le sieur Pagheti , autre excellent
Comédien mort en 173 2. Dans cette der-
niere reprise , la même Piece a été redui,
te à trois Actes , et mise en Vers libres
par M. de la Grange, connu par d'autres
Pieces qu'il a données au même Theatre.
Elle a été reçue très-favorablement du
Public. Le Sieur Romagnesy joue le pre-
II. Vol,
mier
*
JUIN.
II, Vol.
1737.
1421
mier rôle avec aplaudissement. La Piece
est terminée par un très-joli divertisse
ment dansé par les Acteurs et Actrices
de la Troupe , &c. L'execution en a été
generalement goûtée , ainsi que le Balet
composé par le sieur Riccoboni ; et la
Musique de la composition du sieur Du-
rocher,Auteur de plusieurs Ouvrages de
Musique reçus très favorablement du
Public. On peut voir un Extrait fort au
long de la même Piece dans le premier
Vol. de Décembre 1728 page 2701,
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Résumé : « Le 15. Juin, les Comédiens Italiens remirent au Théatre une Comédie qui a [...] »
Le 15 juin, les Comédiens Italiens présentèrent la comédie 'L'Italien marié à Paris' au théâtre. Cette pièce, écrite par M. Riccoboni père, avait déjà été jouée en italien en juillet 1716, avec l'auteur dans le rôle principal du jaloux. En novembre 1728, la pièce fut reprise en cinq actes, traduite en prose par Riccoboni et interprétée par Pagheti. Pour cette nouvelle représentation, elle fut réduite à trois actes et mise en vers libres par M. de la Grange. La pièce obtint un succès auprès du public. Le rôle principal fut interprété par le sieur Romagnesy, qui reçut des applaudissements. La représentation se conclut par un divertissement dansé par les acteurs et actrices de la troupe, dirigé par Riccoboni et accompagné par la musique du sieur Durosier. Un extrait détaillé de la pièce est disponible dans le premier volume de décembre 1728, page 2701.
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4705
p. 1421-1422
« L'Academie Royale de Musique continuë les representations du Balet des [...] »
Début :
L'Academie Royale de Musique continuë les representations du Balet des [...]
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texteReconnaissance textuelle : « L'Academie Royale de Musique continuë les representations du Balet des [...] »
L'Academie Royale de Musique continuë
les representations du Balet des
Amours des Dieux , que le Public voit
toujours avec plaisir ; quoique ce Balet
soit composé d'un Prologue et de quatre
Entrées , on a été obligé de suprimer la
seconde , pour finir l'Opera de meilleure
heure , et donner ce temps à la prome-
nade ; les rôles ont été très-bien remplis
dans cette reprise ; la Dlle Julie , et les
sieurs le Page et Jelyou chantent les rôles
du Prologue. La Dlle Petitpas , et les
sieurs Dun et Tribou ceux de la premie-
re Entrée , la Dlle Pelissier joue le rôle
de Corones , et le sieur Tribou celui d'A-
pollon , dans la troisiéme Entrée ; et la
Dlle Antier , et le sieur Albert nouvel
Acteur
7422 MERCURE DE FRANCE
Acteur ( qu'on a déja entendu ici ) exe- \
cutent très- bien les rôles d'Ariane et de
Bacchus.
On prépare pour ce Theatre l'Opera de
Cadmus, Tragedie, la premiere que Qul-
nault ait donnée au Theatre Lyrique , et
le premier Poëme en ce genre que Lully
ait mis en Musique.
les representations du Balet des
Amours des Dieux , que le Public voit
toujours avec plaisir ; quoique ce Balet
soit composé d'un Prologue et de quatre
Entrées , on a été obligé de suprimer la
seconde , pour finir l'Opera de meilleure
heure , et donner ce temps à la prome-
nade ; les rôles ont été très-bien remplis
dans cette reprise ; la Dlle Julie , et les
sieurs le Page et Jelyou chantent les rôles
du Prologue. La Dlle Petitpas , et les
sieurs Dun et Tribou ceux de la premie-
re Entrée , la Dlle Pelissier joue le rôle
de Corones , et le sieur Tribou celui d'A-
pollon , dans la troisiéme Entrée ; et la
Dlle Antier , et le sieur Albert nouvel
Acteur
7422 MERCURE DE FRANCE
Acteur ( qu'on a déja entendu ici ) exe- \
cutent très- bien les rôles d'Ariane et de
Bacchus.
On prépare pour ce Theatre l'Opera de
Cadmus, Tragedie, la premiere que Qul-
nault ait donnée au Theatre Lyrique , et
le premier Poëme en ce genre que Lully
ait mis en Musique.
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Résumé : « L'Academie Royale de Musique continuë les representations du Balet des [...] »
L'Académie Royale de Musique présente actuellement le ballet 'Les Amours des Dieux', qui rencontre un grand succès auprès du public. Cette production, composée d'un prologue et de quatre entrées, a vu la suppression de la deuxième entrée pour raccourcir la représentation et permettre une promenade. Les rôles sont interprétés par des artistes renommés : Mademoiselle Julie, le Page et Jélyotte dans le prologue ; Mademoiselle Petitpas, Dun et Tribou dans la première entrée ; Mademoiselle Pelissier et Tribou dans la troisième entrée, où ils incarnent respectivement Corones et Apollon ; enfin, Mademoiselle Antier et Albert, un nouvel acteur, jouent Ariane et Bacchus dans la quatrième entrée. Parallèlement, l'opéra 'Cadmus', première œuvre de Quinault mise en musique par Lully, est en préparation pour le Théâtre Lyrique.
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4706
p. 1422-1423
TAMBOURIN Du Balet des Voyages de l'Amour. PARODIE. Par M. Fuzilier le Fils.
Début :
Que ce jus divin [...]
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texteReconnaissance textuelle : TAMBOURIN Du Balet des Voyages de l'Amour. PARODIE. Par M. Fuzilier le Fils.
TAMBOURIN
Du Balet des Voyages de l'Amour.
PARODIE.
Par M. Fuzilier le Fils.
Que ce jus divin
Nous mette en train.
Son doux refrain
L'enseigne.
Voici le plaisir,
Songeons à le saisir
Et qu'à loisir
Il regne ,
S'en lasse-t-on y
Non.
} bis.
Plus un cœur en prend ,
Plus il sent
II. Vol.
DS
JUIN.
De penchant
Plaît.
Viens Momus ,
Les ris ,
Sont faits
Que tu soutiens ,
Rends-nous fine
Rends-nous
1737.
A suivre un bien dont l'attrait
Trouver Baccus ,
Ses favoris
Pour les Banquets
Viens.
Calotins ,
Tous
Foux,
Trop heureux ;
Grands Dieux !
Ceux
Qui suivant ta Loy ,
Ne connoissent que toi
Roy.
Du Balet des Voyages de l'Amour.
PARODIE.
Par M. Fuzilier le Fils.
Que ce jus divin
Nous mette en train.
Son doux refrain
L'enseigne.
Voici le plaisir,
Songeons à le saisir
Et qu'à loisir
Il regne ,
S'en lasse-t-on y
Non.
} bis.
Plus un cœur en prend ,
Plus il sent
II. Vol.
DS
JUIN.
De penchant
Plaît.
Viens Momus ,
Les ris ,
Sont faits
Que tu soutiens ,
Rends-nous fine
Rends-nous
1737.
A suivre un bien dont l'attrait
Trouver Baccus ,
Ses favoris
Pour les Banquets
Viens.
Calotins ,
Tous
Foux,
Trop heureux ;
Grands Dieux !
Ceux
Qui suivant ta Loy ,
Ne connoissent que toi
Roy.
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Résumé : TAMBOURIN Du Balet des Voyages de l'Amour. PARODIE. Par M. Fuzilier le Fils.
Le texte présente 'Tambourin', une parodie de 1737 issue du 'Balet des Voyages de l'Amour' par M. Fuzilier le Fils. Il célèbre le vin comme un 'jus divin' et encourage à en profiter pleinement. Le poème invite Momus à apporter joie et finesse, critique les adeptes d'une loi austère, et loue les 'favoris' de Bacchus, les qualifiant de 'trop heureux' et de rois.
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4707
p. 1423-1424
« Le 28. Juin, l'ouverture de la Foire S. Laurent fut faite par M. le Lieutenant [...] »
Début :
Le 28. Juin, l'ouverture de la Foire S. Laurent fut faite par M. le Lieutenant [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le 28. Juin, l'ouverture de la Foire S. Laurent fut faite par M. le Lieutenant [...] »
Le 28. Juin, l'ouverture de la Foire
S. Laurent fut faite par M. le Lieutenant
General de Police , avec les Ceremonies
accoutumes. Ce Magistrat avoit rendu
le 14. du même mois son Ordonnance
concernant ce qui doit être observé par
II. Vol.
1423
Hle
1424 MERCURE DE FRANCE
les Marchands qui y sont établis , et re-
nouvelle les défenses des Jeux , & c.
Le même jour , l'Opera Comique fit
aussi l'ouverture de son Theatre par
deux Pieces nouvelles d'un Acte chacu-
ne en Vaudeville , avec des divertisse
M
›
mens , intitulées l'Amour Paysan et la
Fée Brochure , précedées d'un nouveau
Prologue adressé au Public , pour se le
rendre favorable pendant le cours de la
Foire. Un nouvel Arlequin Anglois exe-
cute dans le divertissement une Danse
de Paysan yvrogne avec aplaudisse-
ment ; il y a encore quelqu'autres nou-
veaux Acteurs qui dansent differentes
Entrées dans les diversissemens , lesquels
sont terminés par un Acte pantomime
très bien executé par tous les Danseurs ,
et par quelques Acteurs de la Troupe.
S. Laurent fut faite par M. le Lieutenant
General de Police , avec les Ceremonies
accoutumes. Ce Magistrat avoit rendu
le 14. du même mois son Ordonnance
concernant ce qui doit être observé par
II. Vol.
1423
Hle
1424 MERCURE DE FRANCE
les Marchands qui y sont établis , et re-
nouvelle les défenses des Jeux , & c.
Le même jour , l'Opera Comique fit
aussi l'ouverture de son Theatre par
deux Pieces nouvelles d'un Acte chacu-
ne en Vaudeville , avec des divertisse
M
›
mens , intitulées l'Amour Paysan et la
Fée Brochure , précedées d'un nouveau
Prologue adressé au Public , pour se le
rendre favorable pendant le cours de la
Foire. Un nouvel Arlequin Anglois exe-
cute dans le divertissement une Danse
de Paysan yvrogne avec aplaudisse-
ment ; il y a encore quelqu'autres nou-
veaux Acteurs qui dansent differentes
Entrées dans les diversissemens , lesquels
sont terminés par un Acte pantomime
très bien executé par tous les Danseurs ,
et par quelques Acteurs de la Troupe.
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Résumé : « Le 28. Juin, l'ouverture de la Foire S. Laurent fut faite par M. le Lieutenant [...] »
Le 28 juin, la Foire Saint-Laurent a été inaugurée par le Lieutenant Général de Police selon les cérémonies habituelles. Le 14 juin précédent, ce magistrat avait publié une ordonnance régissant les règles pour les marchands établis lors de la foire, incluant des interdictions sur les jeux. Le même jour, l'Opéra Comique a ouvert sa saison avec deux pièces nouvelles en vaudeville : 'L'Amour Paysan' et 'La Fée Brochure'. Ces pièces étaient précédées d'un prologue visant à obtenir la faveur du public. La représentation comprenait également une danse interprétée par un nouvel Arlequin anglais jouant un paysan ivre, ainsi que plusieurs nouveaux acteurs participant à divers divertissements. La soirée s'est achevée par une pantomime exécutée par tous les danseurs et certains membres de la troupe.
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4708
p. 1424-1426
LETTRE écrite de Constantinople le 14. Février 1737.
Début :
Mr Fawkener, Ambassadeur d'Angleterre à la Por[t]e, se prépare à se rendre incessamment [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Constantinople le 14. Février 1737.
LETTRE écrite de Constantinople le
14. Février 1737.
Mr Fawkener, Ambassadeur d'Angleterre
à la Por[t]e, se prépare à se rendre incessamment
au Camp du Grand Visi , on dit qu'il
sera suivi de près par M. Calkoën , Ambassa-
deur d'Hollande.
11. Vol,
Soliman
simplicité.
JUI N.
1737.
1425
Soliman Pacha fut nommé le 20. Janvier
Capitan Pacha , où Amiral , il étoit ci- devant
Bey , ou Capitaine de Galere.
Le 4. de ce mois les Patriarches Armeniens
de Jerusalem et de Constantinople , et le Noncé
du Patriarche Armenien de Perse , accompa-
gaés d'un nombre de Metropolitains et de plu-
sieurs Personnes des plus notables de leur Na-
tion , vinrent dîner chés M. l'Ambassadeur de
France , qui les traita splendidement ; les deux
Patriarches en s'en retournant entrerent dans la
Chapelle du Palais , où ils firent leurs prieres
qu'ils accompagnerent de beaucoup de génu-
flexions , le Patriarche de Jerusalem alla même
baiser l'Autel. Ils admirerent les differentes Pein
tures dont cette Chapelle est ornée , et sur tout
le Mausolée qui renferme le Cœur de M. le
Comte des Alleurs , Ambassadeur de France a
la Porte , cet Ouvrage qui a été fait à Venise est
veritablement d'un grand goût et d'une noble
1
- Le 7. Février M. le Marquis de Villeneuve ,
Ambassadeur de France , eut une Audience de
Kajmakan dans une Maison de plaisance située,
au Fauxbourg de Youp.
Le 8. un Vaisseau de Guerre de Tripoly de
Barbarie entra dans le Port de Constantinople ,
il aporte au Grand Seigneur le tribut , ou pre-
sent, que cette Republique envoye à sa Hautese.
Le 9. M. l'Ambassadeur de France fit sa pre-
miere visite à Soliman , nouveau Capitan Pacha.
On a apris que M. Dahlman arriva le 21 .
Janvier au Camp du Grand Visir , et qu'il eut
le 26. une audience de ce premier Ministre qui
lui fit present d'une Pelisse de Samour , d'un
Cheval harnaché et d'un Sabre ; Mad. Dahlman .
II. Vel
Hij
qui
1426 MERCURE DE FRANCE
qui avoit pris la route de Vienne , dois , dit-on , a
revenir à Andrinople.
On travaille toujours avec beaucoup d'acti
vité dans l'Arsenal de cette Ville à la construç
tion d'un grand nombre de Galiotes , Brigan
eins et Bateaux plats , destinés à passer dans la
Mer noire dès que la Saison le permettra.
14. Février 1737.
Mr Fawkener, Ambassadeur d'Angleterre
à la Por[t]e, se prépare à se rendre incessamment
au Camp du Grand Visi , on dit qu'il
sera suivi de près par M. Calkoën , Ambassa-
deur d'Hollande.
11. Vol,
Soliman
simplicité.
JUI N.
1737.
1425
Soliman Pacha fut nommé le 20. Janvier
Capitan Pacha , où Amiral , il étoit ci- devant
Bey , ou Capitaine de Galere.
Le 4. de ce mois les Patriarches Armeniens
de Jerusalem et de Constantinople , et le Noncé
du Patriarche Armenien de Perse , accompa-
gaés d'un nombre de Metropolitains et de plu-
sieurs Personnes des plus notables de leur Na-
tion , vinrent dîner chés M. l'Ambassadeur de
France , qui les traita splendidement ; les deux
Patriarches en s'en retournant entrerent dans la
Chapelle du Palais , où ils firent leurs prieres
qu'ils accompagnerent de beaucoup de génu-
flexions , le Patriarche de Jerusalem alla même
baiser l'Autel. Ils admirerent les differentes Pein
tures dont cette Chapelle est ornée , et sur tout
le Mausolée qui renferme le Cœur de M. le
Comte des Alleurs , Ambassadeur de France a
la Porte , cet Ouvrage qui a été fait à Venise est
veritablement d'un grand goût et d'une noble
1
- Le 7. Février M. le Marquis de Villeneuve ,
Ambassadeur de France , eut une Audience de
Kajmakan dans une Maison de plaisance située,
au Fauxbourg de Youp.
Le 8. un Vaisseau de Guerre de Tripoly de
Barbarie entra dans le Port de Constantinople ,
il aporte au Grand Seigneur le tribut , ou pre-
sent, que cette Republique envoye à sa Hautese.
Le 9. M. l'Ambassadeur de France fit sa pre-
miere visite à Soliman , nouveau Capitan Pacha.
On a apris que M. Dahlman arriva le 21 .
Janvier au Camp du Grand Visir , et qu'il eut
le 26. une audience de ce premier Ministre qui
lui fit present d'une Pelisse de Samour , d'un
Cheval harnaché et d'un Sabre ; Mad. Dahlman .
II. Vel
Hij
qui
1426 MERCURE DE FRANCE
qui avoit pris la route de Vienne , dois , dit-on , a
revenir à Andrinople.
On travaille toujours avec beaucoup d'acti
vité dans l'Arsenal de cette Ville à la construç
tion d'un grand nombre de Galiotes , Brigan
eins et Bateaux plats , destinés à passer dans la
Mer noire dès que la Saison le permettra.
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Résumé : LETTRE écrite de Constantinople le 14. Février 1737.
En février 1737, à Constantinople, Mr Fawkener, ambassadeur d'Angleterre, se prépare à rejoindre le camp du Grand Visi, accompagné de M. Calkoën, ambassadeur des Pays-Bas. Le 20 janvier, Soliman Pacha a été nommé Capitan Pacha, succédant à son rôle de Bey ou Capitaine de galère. Le 4 février, les patriarches arméniens de Jérusalem et de Constantinople, ainsi que le nonce du patriarche arménien de Perse, ont été reçus somptueusement par l'ambassadeur de France et ont prié dans la chapelle du palais. Le 7 février, le marquis de Villeneuve, ambassadeur de France, a eu une audience avec le Kajmakan. Le 8 février, un vaisseau de guerre de Tripoli est entré dans le port de Constantinople pour livrer un tribut au Grand Seigneur. Le 9 février, l'ambassadeur de France a rendu sa première visite à Soliman Pacha. M. Dahlman est arrivé au camp du Grand Visir le 21 janvier et a reçu des présents lors d'une audience le 26 janvier. Madame Dahlman, en route vers Vienne, devrait revenir à Andrinople. L'arsenal de Constantinople construit activement des galiotes, brigantins et bateaux plats pour naviguer en mer Noire dès que la saison le permettra.
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4709
p. 1426-1428
EXTRAIT d'une autre Lettre écrite de Constantinople du 6. May 1737.
Début :
On a écrit de Babadag du 22. Mars, que le Kan des Tartares après son expedition en [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXTRAIT d'une autre Lettre écrite de Constantinople du 6. May 1737.
EXTRAIT d'une autre Lettre écrite
de Constantinople du 6. May 1737.
On a écrit de Babadag du 22. Mars, que le Kan des Tartares après son expedition en
devoit être de retour à Baccheseraï.
Ukraine avoit repris la roure de Crimée et qu'il
Le 28. Mars l'Armée Navale sortit de ce Port;
elle étoit composée de 15. Galeres , er de 200.
Galiotes , ou Brigantins , et de 6 Fregates.
Le 30. il y eut un Incendie à Constantino-
ple qui causa un grand dommage par une quan-
rité considerable de Ris , d'Huile , de Legumes
et autre provisions , qui ont été consumées par
le feu.
Le 29. le Mektoupgi , ou Secretaire du Grand
Visir arriva à Constantinople. Le 30. il fut te-
nu un grand Divan à la Porte, où assisterent les
Principaux des Gens de Loy et les Chefs des Mi-
lices. On y exposa la necessité de faire la Paix.
Le Mufty donna son Terfa, portant qu'il étoit
permis de faire la Paix avec les Infidéles , lors-
qu'on ne pouvoit continuer la Guerre sans s'ex-
poser à un peril évident ; sur cette décision , il
fut resolu de donner pouvoir aux Plénipoten-
tiaires du Grand Seigneur de faire la Paix aux
meilleures conditions qu'il seroit possible, On
II. Vol,
présume
JUIN.
prix que ce soit.
1737
1427
présumé qu'ils ont l'ordre de la faire à quelque
Le 26. du même mois , l'Ambassadeur d'An-
gleterre , qui étoit parti le 26. Février de Cons-
tantinople , arriva au Camp. On a apris que le
Grand Visir ayant voulu lui donner la Pelisse de
Samour , il l'avoit refusée , alleguant pour rai
son , qu'il ne devoit avoir cette marque de dis-
tinction qu'en qualité de Médiateur , et qu'il
n'auroit cette qualité que lorsque la Médiation
de Sa Majesté Britannique auroit été acceptée par
la Czarine , comme elle l'avoit été par la Porte.
Le s . Avril M. Stanidski alla à l'Audience
du Caïmakan , et le 7. à celle du Grand Sei-
gneur , en qualité d'Internonce , pour notifier à
la Porte Pavenement de l'Electeur de Saxe au
Trône de Pologne.
Le 17. Avril l'Ambassadeur d'Hollande afri
va à Babadag , il fit notifier son arrivée par son
Secretaire aux Ambassadeurs d'Allemagne et
d'Angleterre , ces Ambassadeurs lui envoyerent
leurs Secretaires , mais ils ne l'ont vû , ni l'un ,
ni l'autre.
Le 18. Avril M. Dahlman partit de Babadag
pour se rendre àKudak,qui a été fixé pour le lieu
des Conferences. Saïde- Effendy le suivit deux
jour après ; le Reys- Effendy devoit se mettre en
marche le 15. avec les autres Plenipotentiaires ,
et le Drogman de la Porte. On écrit du 23 Avril
de Babadag que l'Ambassadeur de Hollande
n'avoit pas encore eu audience du Grand Visir ;
que l'on disoit que cet Ambassadeur , ni celui
d'Angleterre n'iroient point à Kudac , et qu'ils
suivroient le Grand Visir , qui devoit partir de
Babadag vers le milieu du mois de May , passer
le Danube et s'avancer jusques à Castal.
Le Kan des Tartares dernier deposé, qui avoit
II. Pol.
Hiij
сн
1428 MERCURE DE FRANCE
eu la permission de resider à Hullipoly , a été
depuis quelques jours relegué de nouveau à
Scio.
On publie que le Kan des Tartares regnant ,
a refusé de se rendre au Camp du Grand Visir ,
et qu'il est occupé à fortifier Precops et Kilbour-
non , dans le soupçon où il est que la Porte ne
soit d'intelligence avec l'Empereur et les Mos-
covites , pour faciliter à ces derniers la Con-
quête de la Crimée.
Le 2. May , la Flote qui étoit encore à l'em-
bouchure de la Mer noire , mit à la Voile. On
a fait revenir dans ce Port deux Fregates , d'où
on a déchargé quantité de Canons de Campa-
gne , qui avoient été destinés pour l'Armée du
Grand Visir , et que l'on s'étoit proposé de faire
passer à Issatchi par la Mer noire et le Danube.
Les Bâtimens qui avoient été fretés pour trans-
porter les Troupes d'Asie à Taman , ont été en-
voyés à la traite du Bled. Toutes ces circonstan
ces semblent annoncer la Paix.
de Constantinople du 6. May 1737.
On a écrit de Babadag du 22. Mars, que le Kan des Tartares après son expedition en
devoit être de retour à Baccheseraï.
Ukraine avoit repris la roure de Crimée et qu'il
Le 28. Mars l'Armée Navale sortit de ce Port;
elle étoit composée de 15. Galeres , er de 200.
Galiotes , ou Brigantins , et de 6 Fregates.
Le 30. il y eut un Incendie à Constantino-
ple qui causa un grand dommage par une quan-
rité considerable de Ris , d'Huile , de Legumes
et autre provisions , qui ont été consumées par
le feu.
Le 29. le Mektoupgi , ou Secretaire du Grand
Visir arriva à Constantinople. Le 30. il fut te-
nu un grand Divan à la Porte, où assisterent les
Principaux des Gens de Loy et les Chefs des Mi-
lices. On y exposa la necessité de faire la Paix.
Le Mufty donna son Terfa, portant qu'il étoit
permis de faire la Paix avec les Infidéles , lors-
qu'on ne pouvoit continuer la Guerre sans s'ex-
poser à un peril évident ; sur cette décision , il
fut resolu de donner pouvoir aux Plénipoten-
tiaires du Grand Seigneur de faire la Paix aux
meilleures conditions qu'il seroit possible, On
II. Vol,
présume
JUIN.
prix que ce soit.
1737
1427
présumé qu'ils ont l'ordre de la faire à quelque
Le 26. du même mois , l'Ambassadeur d'An-
gleterre , qui étoit parti le 26. Février de Cons-
tantinople , arriva au Camp. On a apris que le
Grand Visir ayant voulu lui donner la Pelisse de
Samour , il l'avoit refusée , alleguant pour rai
son , qu'il ne devoit avoir cette marque de dis-
tinction qu'en qualité de Médiateur , et qu'il
n'auroit cette qualité que lorsque la Médiation
de Sa Majesté Britannique auroit été acceptée par
la Czarine , comme elle l'avoit été par la Porte.
Le s . Avril M. Stanidski alla à l'Audience
du Caïmakan , et le 7. à celle du Grand Sei-
gneur , en qualité d'Internonce , pour notifier à
la Porte Pavenement de l'Electeur de Saxe au
Trône de Pologne.
Le 17. Avril l'Ambassadeur d'Hollande afri
va à Babadag , il fit notifier son arrivée par son
Secretaire aux Ambassadeurs d'Allemagne et
d'Angleterre , ces Ambassadeurs lui envoyerent
leurs Secretaires , mais ils ne l'ont vû , ni l'un ,
ni l'autre.
Le 18. Avril M. Dahlman partit de Babadag
pour se rendre àKudak,qui a été fixé pour le lieu
des Conferences. Saïde- Effendy le suivit deux
jour après ; le Reys- Effendy devoit se mettre en
marche le 15. avec les autres Plenipotentiaires ,
et le Drogman de la Porte. On écrit du 23 Avril
de Babadag que l'Ambassadeur de Hollande
n'avoit pas encore eu audience du Grand Visir ;
que l'on disoit que cet Ambassadeur , ni celui
d'Angleterre n'iroient point à Kudac , et qu'ils
suivroient le Grand Visir , qui devoit partir de
Babadag vers le milieu du mois de May , passer
le Danube et s'avancer jusques à Castal.
Le Kan des Tartares dernier deposé, qui avoit
II. Pol.
Hiij
сн
1428 MERCURE DE FRANCE
eu la permission de resider à Hullipoly , a été
depuis quelques jours relegué de nouveau à
Scio.
On publie que le Kan des Tartares regnant ,
a refusé de se rendre au Camp du Grand Visir ,
et qu'il est occupé à fortifier Precops et Kilbour-
non , dans le soupçon où il est que la Porte ne
soit d'intelligence avec l'Empereur et les Mos-
covites , pour faciliter à ces derniers la Con-
quête de la Crimée.
Le 2. May , la Flote qui étoit encore à l'em-
bouchure de la Mer noire , mit à la Voile. On
a fait revenir dans ce Port deux Fregates , d'où
on a déchargé quantité de Canons de Campa-
gne , qui avoient été destinés pour l'Armée du
Grand Visir , et que l'on s'étoit proposé de faire
passer à Issatchi par la Mer noire et le Danube.
Les Bâtimens qui avoient été fretés pour trans-
porter les Troupes d'Asie à Taman , ont été en-
voyés à la traite du Bled. Toutes ces circonstan
ces semblent annoncer la Paix.
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Résumé : EXTRAIT d'une autre Lettre écrite de Constantinople du 6. May 1737.
En mai 1737, plusieurs événements marquants ont eu lieu à Constantinople et ses environs. Le 22 mars, des nouvelles de Babadag annonçaient le retour du Khan des Tartares après une expédition en Ukraine. Le 28 mars, une flotte navale composée de 15 galères, 200 galiotes ou brigantins, et 6 frégates a quitté le port. Le 30 mars, un incendie à Constantinople a détruit des réserves de riz, d'huile, de légumes et autres provisions. Le 29 mars, le secrétaire du Grand Visir est arrivé à Constantinople, et le 30 mars, un grand divan a réuni les principaux dignitaires pour discuter de la nécessité de faire la paix. Le mufti a émis une fatwa autorisant la paix avec les infidèles si la guerre ne pouvait être poursuivie sans risque. Les plénipotentiaires du Grand Seigneur ont reçu pleins pouvoirs pour négocier la paix aux meilleures conditions possibles. Le 26 avril, l'ambassadeur d'Angleterre est arrivé au camp, refusant la pelisse de Samour offerte par le Grand Visir. Le 7 avril, M. Stanidski a notifié l'accession de l'Électeur de Saxe au trône de Pologne. Le 17 avril, l'ambassadeur de Hollande est arrivé à Babadag, mais n'a pas été reçu par les ambassadeurs d'Allemagne et d'Angleterre.
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4710
p. 1428-1429
AFRIQUE.
Début :
Les avis reçus depuis peu de la côte d'Afrique portent que le nouveau Dey de Tunis ayant apris [...]
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texteReconnaissance textuelle : AFRIQUE.
AFRIQUE.
Les avis reçus depuis peu de la côte d'Afrique
portent que le nouveau Dey de Tunis ayant apris
que l'ancien Dey s'étoit retiré dans les environs
d'Ausolette avec le petit nombre de Troupes qui
demeurent attachées à son Parti , il étoit allé
Pattaquer dans ses retranchemens , qu'il l'avoit
obligé de s'enfuir à Souza , Ville bâtie sur le bord
de la Mer , er que depuis peu le nouveau . Dey
s'est rendu devant cette Place dans le dessein
d'en entreprendre le Siége par Terre et par Mer.
Selon les dernieres Lettres écrites du Port de
Sainte Croix en Barbarie , il n'y a point d'apa-
rence qu'on puisse voir si tôt la fin des troubles
II. Vol
qui
JUIN.
1737
1429
qui agitent depuis long-temps le Royaume de
Maroc. La plus grande partie des Habitans du
plat Pays , est attachée aux interêts de Muley-
Lariba, que l'Armée des Noirs a élú à la place de
Muley Abdhalla ; mais les Habitans des Mon-
tagnes suivent le parti de ce dernier ; et il est
d'autant plus difficile de les en detacher , qu'ac-
coutumés au brigandage , ils ont le specieux
pretexte des droits de leur Chef pour commet
tre impunément toutes sortes d'excès. Muley-
Abdhalla a fait raser tous les Châteaux et dé-
ruire tous les Ouvrages exterieurs qui défen-
doient les aproches de la Ville de Fez , esperant
que les Habitans se trouvant par là plus exposés
aux insultes de ses Troupes , ils se determine-
roient plus facilement à abandonner le parti de
son Concurrent. Cependant il n'a point encore
tiré de cet acte d'hostilité l'avantage qu'il en
attendoit, et les Habitans , tout depourvûs qu'ils
sont de défenses , n'en sont pas moins fidéles à
Muley-Lariba. Ceux de Ste Croix et de Sophie
se sont déterminés à garder une exacte Neutra-
lité entre les deux prétendans au Trône ; et ayant
refusé de recevoir les Troupes de l'un et l'autre
de ces Princes , ils entretiennent des Garnisons à
leurs dépens , pour empêcher que l'un des deux
ne leur donne la Loy.
Il continue d'aborder à Ste Croix un nom-
bre extraordinaire de Vaisseaux qui vont y char-
ger des Grains , et le Bled y est toujours à un
prix modique , quoique les Saurerelles ayent
causé cette année que que dommage dans les
Campagnes voisines . On écrit de plusieurs au-
tres endroits de l'Afrique , que ces insectes y
ont fait beaucoup de ravage , et qu'on y étoit
menacé d'une très - grande disette.
Les avis reçus depuis peu de la côte d'Afrique
portent que le nouveau Dey de Tunis ayant apris
que l'ancien Dey s'étoit retiré dans les environs
d'Ausolette avec le petit nombre de Troupes qui
demeurent attachées à son Parti , il étoit allé
Pattaquer dans ses retranchemens , qu'il l'avoit
obligé de s'enfuir à Souza , Ville bâtie sur le bord
de la Mer , er que depuis peu le nouveau . Dey
s'est rendu devant cette Place dans le dessein
d'en entreprendre le Siége par Terre et par Mer.
Selon les dernieres Lettres écrites du Port de
Sainte Croix en Barbarie , il n'y a point d'apa-
rence qu'on puisse voir si tôt la fin des troubles
II. Vol
qui
JUIN.
1737
1429
qui agitent depuis long-temps le Royaume de
Maroc. La plus grande partie des Habitans du
plat Pays , est attachée aux interêts de Muley-
Lariba, que l'Armée des Noirs a élú à la place de
Muley Abdhalla ; mais les Habitans des Mon-
tagnes suivent le parti de ce dernier ; et il est
d'autant plus difficile de les en detacher , qu'ac-
coutumés au brigandage , ils ont le specieux
pretexte des droits de leur Chef pour commet
tre impunément toutes sortes d'excès. Muley-
Abdhalla a fait raser tous les Châteaux et dé-
ruire tous les Ouvrages exterieurs qui défen-
doient les aproches de la Ville de Fez , esperant
que les Habitans se trouvant par là plus exposés
aux insultes de ses Troupes , ils se determine-
roient plus facilement à abandonner le parti de
son Concurrent. Cependant il n'a point encore
tiré de cet acte d'hostilité l'avantage qu'il en
attendoit, et les Habitans , tout depourvûs qu'ils
sont de défenses , n'en sont pas moins fidéles à
Muley-Lariba. Ceux de Ste Croix et de Sophie
se sont déterminés à garder une exacte Neutra-
lité entre les deux prétendans au Trône ; et ayant
refusé de recevoir les Troupes de l'un et l'autre
de ces Princes , ils entretiennent des Garnisons à
leurs dépens , pour empêcher que l'un des deux
ne leur donne la Loy.
Il continue d'aborder à Ste Croix un nom-
bre extraordinaire de Vaisseaux qui vont y char-
ger des Grains , et le Bled y est toujours à un
prix modique , quoique les Saurerelles ayent
causé cette année que que dommage dans les
Campagnes voisines . On écrit de plusieurs au-
tres endroits de l'Afrique , que ces insectes y
ont fait beaucoup de ravage , et qu'on y étoit
menacé d'une très - grande disette.
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Résumé : AFRIQUE.
En Tunisie, le nouveau Dey a attaqué l'ancien Dey, qui s'est réfugié près d'Ausolette avant de fuir à Souza. Le nouveau Dey prévoit de mettre cette ville sous siège par terre et par mer. Au Maroc, les troubles politiques persistent entre Muley-Lariba, soutenu par les habitants des plaines et l'armée des Noirs, et Muley-Abdhalla, loyal des montagnards. Muley-Abdhalla a détruit les fortifications de Fez pour obtenir le soutien des habitants, sans succès. Les villes de Sainte-Croix et de Sophie restent neutres, refusant d'accueillir les troupes des deux rivaux. À Sainte-Croix, de nombreux navires chargent des grains à bas prix malgré les dégâts causés par les sauterelles. Ces insectes ont provoqué des ravages dans d'autres régions africaines, menaçant une grave pénurie alimentaire.
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4711
p. 1430
POLOGNE.
Début :
On écrit de Curlande que les Etats du Duché de ce nom, devoient proceder le 11. de ce mois [...]
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texteReconnaissance textuelle : POLOGNE.
POLOGNE.
On écrit de Curlande que les Etats du Duché
de ce nom, devoient proceder le 11. de ce mois
à l'Election d'un nouveau Duc , et que quel
ques Troupes de la Czarine sont entrées dans le
Pays , et ont été distribuées par leur Comman
dant dans les Bailliages sur lesquels le Douaire
de la Czarine a été assigné , lorsqu'elle épousa
le Duc Frederic Guillaume, Predecesseur du Duc
Ferdinand.
On a apris de Lithuanie , qu'il y avoit eu de-
puis peu un grand Incendie à Wilna , Capita-
le de ce grand Duché , et que cinq Convents
et plusieurs Palais avoient été reduits en cendres
avec la moitié des Maisons de la Ville.
Le Roy Auguste et la Republique de Polo
gne ayant consenti que le Congrès dans lequel
on doit regler les conditions de l'accommode-
ment proposé entre le Grand Seigneur et la
Czarine , se tint dans une Ville de ce Royaume ,
et Sa Hautesse étant convenue avec S. M. Cz.
que les Ministres Plenipotentiaires s'assemble-
roient à Niemirow , petite Ville située dans la
Podolie , et qui apartient au grand Général de
la Couronne , ce Seigneur a envoyé un Officier
au Grand Visir pour sçavoir de lui quand les
Ministres Plenipotentiaires du Grand Seigneur
partiroient de Kudack pour le lieu destiné aux
Conférences.
On écrit de Curlande que les Etats du Duché
de ce nom, devoient proceder le 11. de ce mois
à l'Election d'un nouveau Duc , et que quel
ques Troupes de la Czarine sont entrées dans le
Pays , et ont été distribuées par leur Comman
dant dans les Bailliages sur lesquels le Douaire
de la Czarine a été assigné , lorsqu'elle épousa
le Duc Frederic Guillaume, Predecesseur du Duc
Ferdinand.
On a apris de Lithuanie , qu'il y avoit eu de-
puis peu un grand Incendie à Wilna , Capita-
le de ce grand Duché , et que cinq Convents
et plusieurs Palais avoient été reduits en cendres
avec la moitié des Maisons de la Ville.
Le Roy Auguste et la Republique de Polo
gne ayant consenti que le Congrès dans lequel
on doit regler les conditions de l'accommode-
ment proposé entre le Grand Seigneur et la
Czarine , se tint dans une Ville de ce Royaume ,
et Sa Hautesse étant convenue avec S. M. Cz.
que les Ministres Plenipotentiaires s'assemble-
roient à Niemirow , petite Ville située dans la
Podolie , et qui apartient au grand Général de
la Couronne , ce Seigneur a envoyé un Officier
au Grand Visir pour sçavoir de lui quand les
Ministres Plenipotentiaires du Grand Seigneur
partiroient de Kudack pour le lieu destiné aux
Conférences.
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Résumé : POLOGNE.
En Pologne, l'élection d'un nouveau duc pour le Duché de Curlande est prévue pour le 11 du mois. Des troupes de la czarine ont été déployées dans les bailliages faisant partie de la dot de cette dernière lors de son mariage avec le duc Frédéric-Guillaume, prédécesseur de Ferdinand. En Lituanie, un incendie majeur a détruit Vilnius, affectant cinq couvents, plusieurs palais et la moitié des maisons de la ville. Le roi Auguste et la République de Pologne ont accepté d'organiser un congrès pour régler les conditions d'un accord entre le Grand Seigneur et la czarine. Ce congrès se tiendra à Niemirow, une ville de Podolie appartenant au grand général de la couronne. Cet officier a été envoyé au grand vizir pour connaître la date de départ des ministres plénipotentiaires du Grand Seigneur de Kudack vers le lieu des conférences.
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4712
p. 1430-1432
ALLEMAGNE.
Début :
On a apris de Vienne que le depart du Duc de Loraine pour l'Armée, étoit fixé au 12. de [...]
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texteReconnaissance textuelle : ALLEMAGNE.
ALLEMAGNE.
On a apris de Vienne que le depart du Duc
de Loraine pour l'Armée, étoit fixé au 12. de
ec mois , et que l'Empereur lui a assigné 500000.
II. Vol
Florins
1
JUIN.
1737.
1431
Florins pour les dépenses qu'il sera obligé de
faire pendant la Campagne.
1
L'Empereur a établi a Inspruck une Tonti-
ne , dont le Capital montera à deux millions de
Florins , et dont la Chambre du Commerce dur
Tirol aura la direction . Cette Tontine sera dis-
tribuée en quatre Classes, dans chacune desquel-
les il y aura mille actions , et chaque action sera
de foo. Florins. La premiere Classe doit être
composée d'Actionnaires au dessous de vingt-
cinq ans , qui retireront sept pour cent d'inte
rê ; la seconde de personnes depuis vingt- cinq
ans jusqu'à quarante , auxquelles ont donnera
un pour cent d'interêr ; de plus
la troisiéme
de personnes depuis quarante ans jusqu'à cin-
quante-einq, qui auront neuf pour cent ; et la
quatrième , d'interessés au dessus de cinquante-
cinq ans , qui jouiront du denier dix.
A mesure qu'il mourra des Actionnaires , la
moitié des revenus de leurs actions sera repartie
entre les survivans. Les Etrangers pouront s'in-
teresser dans cette Tontine , et S. M. I. leur
promet que leurs Dividens
seront exempts
dé toute diminution ou imposition , et qu'ils ne
seront saisis sous aucun pretexte , pas même en
cas de Guerre avec les Nations dont seront les
Actionnaires.
Le 18. de ce mois , il arriva à Dresde de Mit-
tau , un Seigneur Curlandois que les Etats du
Duché de Curlande , ont depêché au Roy Au-
guste de Pologne , pour lui donner avis que s'é-
tant assemblés le
2. afin de proceder à l'Elec-
tion d'un nouveau Duc , ils avoient élû pour
Souverain le Comte de Biron , grand Chain-
bellan de la Czarine.
On aprend de Toplitz que le Roy Auguste et
la Reine son Epouse y étoient arrivés au com-
11 Vol.
H v
mencement
1432 MERCURE DE FRANCE
mencement de ce mois , pour y prendre les Eaux
Minerales d'Eger ; que le ro. la Bourgeoisie tira
à l'Oiseau en presence de S. M. qui fit l'honneur
aux Habitans de tirer avec eux , et qui remporta
le prix.
On écrit de Berlin que le 3. de ce mois ,
le
Roy de Prusse , dont la santé est entierement
retablie , fit la revûë generale des Troupes qu'il
avoit fait venir dans les environs de cette Ville.
Ces Troupes qui consistoient en quatorze Ba-
taillons , demeurerent sous les Armes pendant
quatorze heures. Quoique le Prince Royal eût
eu la veille un accès de Fiévre , il ne laissa pas
d'assister à cette revûë , et malgré la chaleur ex-
cessive il fut toujours à la tête de son Regiment,
mais aussitôt après la revûë il fut obligé de se
mettre au lit.
On a apris de Vienne que le depart du Duc
de Loraine pour l'Armée, étoit fixé au 12. de
ec mois , et que l'Empereur lui a assigné 500000.
II. Vol
Florins
1
JUIN.
1737.
1431
Florins pour les dépenses qu'il sera obligé de
faire pendant la Campagne.
1
L'Empereur a établi a Inspruck une Tonti-
ne , dont le Capital montera à deux millions de
Florins , et dont la Chambre du Commerce dur
Tirol aura la direction . Cette Tontine sera dis-
tribuée en quatre Classes, dans chacune desquel-
les il y aura mille actions , et chaque action sera
de foo. Florins. La premiere Classe doit être
composée d'Actionnaires au dessous de vingt-
cinq ans , qui retireront sept pour cent d'inte
rê ; la seconde de personnes depuis vingt- cinq
ans jusqu'à quarante , auxquelles ont donnera
un pour cent d'interêr ; de plus
la troisiéme
de personnes depuis quarante ans jusqu'à cin-
quante-einq, qui auront neuf pour cent ; et la
quatrième , d'interessés au dessus de cinquante-
cinq ans , qui jouiront du denier dix.
A mesure qu'il mourra des Actionnaires , la
moitié des revenus de leurs actions sera repartie
entre les survivans. Les Etrangers pouront s'in-
teresser dans cette Tontine , et S. M. I. leur
promet que leurs Dividens
seront exempts
dé toute diminution ou imposition , et qu'ils ne
seront saisis sous aucun pretexte , pas même en
cas de Guerre avec les Nations dont seront les
Actionnaires.
Le 18. de ce mois , il arriva à Dresde de Mit-
tau , un Seigneur Curlandois que les Etats du
Duché de Curlande , ont depêché au Roy Au-
guste de Pologne , pour lui donner avis que s'é-
tant assemblés le
2. afin de proceder à l'Elec-
tion d'un nouveau Duc , ils avoient élû pour
Souverain le Comte de Biron , grand Chain-
bellan de la Czarine.
On aprend de Toplitz que le Roy Auguste et
la Reine son Epouse y étoient arrivés au com-
11 Vol.
H v
mencement
1432 MERCURE DE FRANCE
mencement de ce mois , pour y prendre les Eaux
Minerales d'Eger ; que le ro. la Bourgeoisie tira
à l'Oiseau en presence de S. M. qui fit l'honneur
aux Habitans de tirer avec eux , et qui remporta
le prix.
On écrit de Berlin que le 3. de ce mois ,
le
Roy de Prusse , dont la santé est entierement
retablie , fit la revûë generale des Troupes qu'il
avoit fait venir dans les environs de cette Ville.
Ces Troupes qui consistoient en quatorze Ba-
taillons , demeurerent sous les Armes pendant
quatorze heures. Quoique le Prince Royal eût
eu la veille un accès de Fiévre , il ne laissa pas
d'assister à cette revûë , et malgré la chaleur ex-
cessive il fut toujours à la tête de son Regiment,
mais aussitôt après la revûë il fut obligé de se
mettre au lit.
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Résumé : ALLEMAGNE.
En juin 1737, plusieurs événements marquants sont signalés. Le duc de Lorraine part pour l'armée le 12 juin avec une allocation de 500 000 florins. L'empereur crée une tontine à Innsbruck, dotée de deux millions de florins, gérée par la Chambre du Commerce du Tyrol. Cette tontine est divisée en quatre classes d'actions de 100 florins chacune, avec des taux d'intérêt variables selon l'âge des actionnaires : 7% pour les moins de 25 ans, 6% pour ceux âgés de 25 à 40 ans, 9% pour ceux de 40 à 55 ans, et le denier dix pour les plus de 55 ans. Les revenus des actions des décédés sont redistribués aux survivants. Les étrangers peuvent investir sans imposition sur leurs dividendes, même en temps de guerre. À Dresde, un seigneur curlandais informe le roi Auguste de Pologne de l'élection du comte de Biron comme nouveau duc de Curlande. À Toplitz, le roi Auguste et la reine prennent les eaux minérales d'Eger et participent à une compétition de tir à l'oiseau, remportée par le roi. À Berlin, le roi de Prusse, rétabli de sa maladie, passe en revue ses troupes le 3 juin. Le prince royal, malgré un accès de fièvre la veille, assiste à la revue mais doit se reposer ensuite en raison de la chaleur.
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4713
p. 1432-1434
ITALIE.
Début :
Par les Lettres de Rome, on aprend que le 11. de ce mois, les Armes de Stanislas premier, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ITALIE.
ITALIE.
Par les Lettres de Rome, on aprend que le
11. de ce mois, les Armes de Stanislas premier,
Roy de Pologne , Duc de Loraine et de
Bar , furent placées sur la porte de l'Eglise de
S. Nicolas des Lorains , où l'on chanta à cette
occasion une Messe solemnelle , et le Te Deum
?
auquel le Duc de Saint Aignan , Ambassadeur
du Roy de France , assista avec un grand nom
bre de Personnes de distinction.
Le Roy Stanislas a nommé le Chevalier Col-
trolini son Agent en cette Cour.
Il s'est commis à Rome depuis peu plusieurs
meurtres , entr'autres celui du Supérieur du
College des Ecossois , lequel a été assassiné par
un jeune Protestant , qui feignoit de vouloir fai-
ze abjuration entre ses mains ; et celui d'une
II. Vol
Tourie re
L
JUIN.
1727.
1433
Touriere des Religieuses Ursulines , qui a été
tuée à coups de coûteau par un Prêtre du Pays
de Liége. L'un et l'autre de ces assassins ont pris
la fuite , mais la diligence avec laquelle on les
a suivis , fait esperer qu'ils seront arrêtés.
On aprend de Naples que depuis le 22. du
mois de May , le Mont Vesuve a cessé de jetter
des flammes et des matieres bitumineuses . Peu
s'en est fallu que le principal des Torrens en-
flammés qui en sortoient , et dont la violence
étoit telle qu'ils parcouroient en une minute l'es-
pace de deux pas Géométriques , n'ait entiere-
ment enseveli le Bourg de la Torre del Greco.
Après avoir rempli une ravine très -profonde ,
il avoit déja gagné le grand chemin et renversé
l'Eglise du Purgatoire , ainsi qu'une partie de
celle des Religieux Carmes , et il eut causé de
plus grands ravages , si l'on n'eût pris le parti
de couper un Pont qui étoit sur la même ravi-
ne. Par ce moyen le Torent prit son cours vers
la Mer , et il ne s'arrêta qu'à une portée de fu-
sil du rivage , de sorte qu'apresent les Voya-
geur sont obligés de marcher tout proche de la
Côte pour aller du côté de Salerne. Ce Torrent
qui étoit large de plus de cinquante pieds , avoit
cinq toises de profondeur , et dans quelques en-
droits creux , cette profondeur étoit de plus de
vingt toises. La matiere dont il étoit composé
ressembloit à de l'écume de Fer , tant pour la
couleur que pour la dureté , et c'est un mélan-
ge de fer , de souffre , de sel commun , de sal-
pêtre et de pierres calcinées.
Pendant que les flammes étoient à leur plus
haut dégré de violence , les Provinces de la Ca
pitanate et de Monte- Fuscoli ont été envelopée
dans d'épaisses tenebres ; on y a senti plusieur
II. Val
H vj
secousse
1434 MERCURE DE FRANCE
secousses de tremblement de Terre assés fortes
et l'on entendoit de toutes parts des bruits sou-
terrains effrayans.
La Bourgade d'Ottaïano sur le penchant de
la Montagne a été fort endommagée par une
pluye continuelle de cendres et de pierres d'une
grosseur énorme ; presque toutes les Maisons y
sont devenues inhabitables , et dans un Convent
de Filles , il y a eu trois Religieuses de tuées et
deux de blessées dangereusement.
Toutes les Fermes des environs de Somma
qui produisent d'excellents Fruits et des Vins re
nominés , ont été ruinées , et on ne compte pas
d'y faire de Recolte cette année.
On attend des nouvelles plus détaillées de ce
qui est arrivé en plusieurs endroits du Royau-
ine de Naples. Cette Ville n'a souffert aucuu
dommage. Le Roy a envoyé un Corps d'infan-
terie pour garder les Maisons qui ont été aban➡
données par les Habitans de la Torre del Greco.
Par les Lettres de Rome, on aprend que le
11. de ce mois, les Armes de Stanislas premier,
Roy de Pologne , Duc de Loraine et de
Bar , furent placées sur la porte de l'Eglise de
S. Nicolas des Lorains , où l'on chanta à cette
occasion une Messe solemnelle , et le Te Deum
?
auquel le Duc de Saint Aignan , Ambassadeur
du Roy de France , assista avec un grand nom
bre de Personnes de distinction.
Le Roy Stanislas a nommé le Chevalier Col-
trolini son Agent en cette Cour.
Il s'est commis à Rome depuis peu plusieurs
meurtres , entr'autres celui du Supérieur du
College des Ecossois , lequel a été assassiné par
un jeune Protestant , qui feignoit de vouloir fai-
ze abjuration entre ses mains ; et celui d'une
II. Vol
Tourie re
L
JUIN.
1727.
1433
Touriere des Religieuses Ursulines , qui a été
tuée à coups de coûteau par un Prêtre du Pays
de Liége. L'un et l'autre de ces assassins ont pris
la fuite , mais la diligence avec laquelle on les
a suivis , fait esperer qu'ils seront arrêtés.
On aprend de Naples que depuis le 22. du
mois de May , le Mont Vesuve a cessé de jetter
des flammes et des matieres bitumineuses . Peu
s'en est fallu que le principal des Torrens en-
flammés qui en sortoient , et dont la violence
étoit telle qu'ils parcouroient en une minute l'es-
pace de deux pas Géométriques , n'ait entiere-
ment enseveli le Bourg de la Torre del Greco.
Après avoir rempli une ravine très -profonde ,
il avoit déja gagné le grand chemin et renversé
l'Eglise du Purgatoire , ainsi qu'une partie de
celle des Religieux Carmes , et il eut causé de
plus grands ravages , si l'on n'eût pris le parti
de couper un Pont qui étoit sur la même ravi-
ne. Par ce moyen le Torent prit son cours vers
la Mer , et il ne s'arrêta qu'à une portée de fu-
sil du rivage , de sorte qu'apresent les Voya-
geur sont obligés de marcher tout proche de la
Côte pour aller du côté de Salerne. Ce Torrent
qui étoit large de plus de cinquante pieds , avoit
cinq toises de profondeur , et dans quelques en-
droits creux , cette profondeur étoit de plus de
vingt toises. La matiere dont il étoit composé
ressembloit à de l'écume de Fer , tant pour la
couleur que pour la dureté , et c'est un mélan-
ge de fer , de souffre , de sel commun , de sal-
pêtre et de pierres calcinées.
Pendant que les flammes étoient à leur plus
haut dégré de violence , les Provinces de la Ca
pitanate et de Monte- Fuscoli ont été envelopée
dans d'épaisses tenebres ; on y a senti plusieur
II. Val
H vj
secousse
1434 MERCURE DE FRANCE
secousses de tremblement de Terre assés fortes
et l'on entendoit de toutes parts des bruits sou-
terrains effrayans.
La Bourgade d'Ottaïano sur le penchant de
la Montagne a été fort endommagée par une
pluye continuelle de cendres et de pierres d'une
grosseur énorme ; presque toutes les Maisons y
sont devenues inhabitables , et dans un Convent
de Filles , il y a eu trois Religieuses de tuées et
deux de blessées dangereusement.
Toutes les Fermes des environs de Somma
qui produisent d'excellents Fruits et des Vins re
nominés , ont été ruinées , et on ne compte pas
d'y faire de Recolte cette année.
On attend des nouvelles plus détaillées de ce
qui est arrivé en plusieurs endroits du Royau-
ine de Naples. Cette Ville n'a souffert aucuu
dommage. Le Roy a envoyé un Corps d'infan-
terie pour garder les Maisons qui ont été aban➡
données par les Habitans de la Torre del Greco.
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Résumé : ITALIE.
Le 11 juin 1727, les armes de Stanislas Ier, roi de Pologne et duc de Lorraine et de Bar, ont été exposées à Rome à la porte de l'église Saint-Nicolas-des-Lorrains. Une messe solennelle et un Te Deum ont été célébrés en présence du duc de Saint-Aignan, ambassadeur de France, et de nombreuses personnalités. Stanislas a nommé le chevalier Coltrolini comme son agent à Rome. Récemment, plusieurs meurtres ont eu lieu à Rome, dont celui du supérieur du Collège des Écossais et d'une tourière des religieuses ursulines. Les assassins sont en fuite, mais des mesures sont prises pour les arrêter. À Naples, depuis le 22 mai, le mont Vesuve a cessé de projeter des flammes et des matières bitumineuses. Un torrent enflammé a détruit plusieurs bâtiments à la Torre del Greco, incluant une église et une partie d'un couvent carmes. Pour éviter davantage de dégâts, un pont a été coupé, dirigeant le torrent vers la mer. Ce torrent contenait un mélange de fer, de soufre, de sel, de salpêtre et de pierres calcinées. Les provinces de la Campanate et de Monte-Fuscoli ont été plongées dans des ténèbres épaisses, accompagnées de secousses sismiques et de bruits souterrains. La bourgade d'Ottajano a été endommagée par une pluie continue de cendres et de pierres, rendant de nombreuses maisons inhabitables et causant la mort de trois religieuses et blessant deux autres.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4714
p. 1434-1438
de l'[Is]le de Corse, &c. [titre d'après la table]
Début :
On écrit de la Bastie, Capitale de l'Ile de Corse, que la nouvelle qu'on y avoit reçuë au [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : de l'[Is]le de Corse, &c. [titre d'après la table]
On écrit de la Bastie, Capitale de l'Ile de
Corse, que la nouvelle qu'on y avoit reçuë au
commencement de ce mois , de la détention du
principal Chef des Rebelles en Hollande , don-
noit lieu d'esperer qu'ils ne tarderoient pas à
rentrer dans leur devoir , et que M. Rivarola ,
dès qu'il eut été instruit de la consternation re-
pandue à cette occasion dans leur Camp, leur
fit sçavoir que la Republique leur offroit une
Amnistie generale , et les mêmes conditions qui
leur avoient été accordées ci-devant par la mé-
diation de l'Empereur. Ils auroient peut- être ac-
cepté les propositions de M. Rivarola , si pen
dant qu'ils étoient occupés à déliberer sur le
parti qu'ils prendroient , il n'étoit arrivé à la
Plage d'Aleria deux Officiers , par lesquels leur
II. Vol.
principal
JUIN.
1737.
1435
principal Chef leur donnoit avis qu'à la verité
il étoit arrêté pour dettes à Amsterdam ,
mais
qu'il seroit bientôt mis en liberté , et qu'il ne
tarderoit pas à revenir dans cette Isle. Les assu-
rances données par ces deux Officiers ayant
changé absolument la disposition des Esprits ,
les Rebelles se sont avancés en grand nombre
jusqu'au pied du Glacis de la Bascie malgré le
feu du Canon et de la Mousqueterie , et ils ont
crié aux Sentinelles , qu'ils étoient déterminés à
souffrir plûtôt les dernieres extremités que de
rentrer sous la Domination de la Republique
et que s'ils perdoient leur Chef ,
à recouvrer leur liberté.
•
ils lui trou-
veroient bientôt un Successeur qui les aideroit
Leur aproche a causé une grande allarme
dans cette Ville , mais le grand feu qu'on a fair
sur eux les a obligés de retourner à leur Camp ,
où ils ont emmené sept ou huit Prisonniers qu'ils
ont fait dans un Poste avancé. Quoiqu'ils soient
demeurés dans l'inaction depuis qu'ils se sont
retirés , M. Rivarola a redoublé les Gardes de
tous les principaux Postes , et on travaille avec
d'autant plus de diligence à prendre des mesures
pour s'oposer à leurs entreprises , qu'on a été
informé que leur Chef étoit en chemin pour
revenir les joindre , et que le bruit vient même
de se repandre qu'il est déja arrivé dans cette
Isle.
Les Rebelles ont fait publier par son ordre
un Manifeste , dans lequel il entreprend de ré-
pondre au Decret qui le
II. Vol.
eclare Seducteur des
Peuples , Fauteur des troubles , ennemi de la
Republique , et coupable de haute trahison . Il
dit dans ce Manifeste , qu'il ne merite pas les
diverses denominations qui lui sont données
dans
1436 MERCURE DE FRANCE
dans le Decret de la Republique , puisque ce
n'est pas lui qui a suscité les troubles dont la
Corse est agitée , et qu'ils n'ont d'autre source
que les divers mécontentemens que des Habitans
de l'Isle pretendent avoir reçûs des Genois ; que
si ceux-ci avoient eu veritablement à cœur la
tranquillité de cette Isle , ils auroient fait éprou-
ver d'autres traitemens à un Peuple qui ne s'é-
toit soumis qu'à condition que la Republique
seroit fidelle à des Conventions stipulées sous la
garentie de l'Empereur , que pour lui il n'est
venu en Corse qu'après y avoir été apellé par
les Habitans , et que quand il seroit tel que les
Genois pretendent l'insinuer, la Providence ne
feroit en cette occasion à l'égard d'une Na-
tion oprimée que ce qu'elle a fait ci-devant en
faveur de plusieurs autres Peuples , lorsqu'elle
leur a envoyé des Liberateurs , dont on n'avoit
pas lieu d'attendre , d'abord les grands succès
qu'on a vus dans la suite.
Il ajoûte en finissant , qu'en vertu du pouvoir
que la Nation lui a donné , il défend aux Ge-
nois de demeurer en Corse sous peine de la vie ,
et il declare que les Corses ne conclûront point
La Paix avec la Republique , à moins qu'el
le ne renonce à la Possession de leur Isle , et
qu'elle ne leur restitue tout l'argent qu'elle en a
tiré par les impositions.
Les Lettres de Genes du 11. de ce mois, por
tent qu'on n'y a point encore reçu d'avis cer-
tain du retour du principal Chef des Rebelles
dans l'Isle de Corse , mais la plupart des lettres
de la Bastie marquent qu'on croit qu'il y est arri-
vé , parce que le Chanoine Orticone , et quel-
ques autres de ses Adherans se sont rendus pré-
cipitamment à Aleria
IL. Val
ONE
où l'on dit qu'il a de-
barqué,
JUIN.
1737.
1437
barqué. On a apris , par ces Lettres, qu'un déta-
chement d'environ trente hommes de la Garni-
son de la Place avoit tué quelques uns des Ou-
vriers qui travailloient aux Salines retablies par
les Rebeles , et que ces derniers avoient fait di
re à M. Rivarola qu'ils traiteroient les Sujets de
la Képublique avec la même rigueur qu'on trai-
tait les personnes attachées à leur parti. Les mê
mes avis portent que le bruit couroit que le fa-
meux Louis Ciaferri , un des anciens Chefs des
Rebelles étoit mort dans leur camp.
T
Les Lettres du 18. portent que l'inaction dans
laquelle se tiennent les Rebelles de Corse , don-
ne lieu de conjecturer que leur principal Chef
n'y est pas encore revenu , comme on l'avoit
publié. On a apris en dernier lieu qu'il regne
beaucoup de division parmi eux , que leurs dif-
ferends sont souvent suivis de voyes de fait ,
quelquefois de meurtres, mais que remplis d'ani-
mosité dans leurs querelles particulieres, ils sem
blent être toujouts prêts à les oublier et à se réu-
nir , dès qu'il s'agit de leur interêt commun.
Leur obstination à persister dans leur revolte a
déterminé le Senat à attendre des occasions plus
favorables pour les soumettre , et à se contenter
de songer à la conservation des Places qui sont
demeurées sous la Domination de la Republique..
Les Salines d'Aleria , que les Rebelles ont ré-
tablies , sont si abondantes qu'ils comptent d'en
tirer assés de sel , non seulement pour leur con-
sommation , mais encore pour en fournir aux
Etrangers. Ils ont découvert dans une Mine de
Fer , située aux environs d'Alizani , une Mine
qui leur produit beaucoup de ce Metal . Leurs
Chefs ont établi à Orena une Manufacture de
Cuir, par le moyen de laquelle ils seront en étag
II. Vol.
et
de
T438 MERCURE DE FRANCE
de se procurer plusieurs commodités que les
Etrangers leur faisoient acheter fort cher.
Corse, que la nouvelle qu'on y avoit reçuë au
commencement de ce mois , de la détention du
principal Chef des Rebelles en Hollande , don-
noit lieu d'esperer qu'ils ne tarderoient pas à
rentrer dans leur devoir , et que M. Rivarola ,
dès qu'il eut été instruit de la consternation re-
pandue à cette occasion dans leur Camp, leur
fit sçavoir que la Republique leur offroit une
Amnistie generale , et les mêmes conditions qui
leur avoient été accordées ci-devant par la mé-
diation de l'Empereur. Ils auroient peut- être ac-
cepté les propositions de M. Rivarola , si pen
dant qu'ils étoient occupés à déliberer sur le
parti qu'ils prendroient , il n'étoit arrivé à la
Plage d'Aleria deux Officiers , par lesquels leur
II. Vol.
principal
JUIN.
1737.
1435
principal Chef leur donnoit avis qu'à la verité
il étoit arrêté pour dettes à Amsterdam ,
mais
qu'il seroit bientôt mis en liberté , et qu'il ne
tarderoit pas à revenir dans cette Isle. Les assu-
rances données par ces deux Officiers ayant
changé absolument la disposition des Esprits ,
les Rebelles se sont avancés en grand nombre
jusqu'au pied du Glacis de la Bascie malgré le
feu du Canon et de la Mousqueterie , et ils ont
crié aux Sentinelles , qu'ils étoient déterminés à
souffrir plûtôt les dernieres extremités que de
rentrer sous la Domination de la Republique
et que s'ils perdoient leur Chef ,
à recouvrer leur liberté.
•
ils lui trou-
veroient bientôt un Successeur qui les aideroit
Leur aproche a causé une grande allarme
dans cette Ville , mais le grand feu qu'on a fair
sur eux les a obligés de retourner à leur Camp ,
où ils ont emmené sept ou huit Prisonniers qu'ils
ont fait dans un Poste avancé. Quoiqu'ils soient
demeurés dans l'inaction depuis qu'ils se sont
retirés , M. Rivarola a redoublé les Gardes de
tous les principaux Postes , et on travaille avec
d'autant plus de diligence à prendre des mesures
pour s'oposer à leurs entreprises , qu'on a été
informé que leur Chef étoit en chemin pour
revenir les joindre , et que le bruit vient même
de se repandre qu'il est déja arrivé dans cette
Isle.
Les Rebelles ont fait publier par son ordre
un Manifeste , dans lequel il entreprend de ré-
pondre au Decret qui le
II. Vol.
eclare Seducteur des
Peuples , Fauteur des troubles , ennemi de la
Republique , et coupable de haute trahison . Il
dit dans ce Manifeste , qu'il ne merite pas les
diverses denominations qui lui sont données
dans
1436 MERCURE DE FRANCE
dans le Decret de la Republique , puisque ce
n'est pas lui qui a suscité les troubles dont la
Corse est agitée , et qu'ils n'ont d'autre source
que les divers mécontentemens que des Habitans
de l'Isle pretendent avoir reçûs des Genois ; que
si ceux-ci avoient eu veritablement à cœur la
tranquillité de cette Isle , ils auroient fait éprou-
ver d'autres traitemens à un Peuple qui ne s'é-
toit soumis qu'à condition que la Republique
seroit fidelle à des Conventions stipulées sous la
garentie de l'Empereur , que pour lui il n'est
venu en Corse qu'après y avoir été apellé par
les Habitans , et que quand il seroit tel que les
Genois pretendent l'insinuer, la Providence ne
feroit en cette occasion à l'égard d'une Na-
tion oprimée que ce qu'elle a fait ci-devant en
faveur de plusieurs autres Peuples , lorsqu'elle
leur a envoyé des Liberateurs , dont on n'avoit
pas lieu d'attendre , d'abord les grands succès
qu'on a vus dans la suite.
Il ajoûte en finissant , qu'en vertu du pouvoir
que la Nation lui a donné , il défend aux Ge-
nois de demeurer en Corse sous peine de la vie ,
et il declare que les Corses ne conclûront point
La Paix avec la Republique , à moins qu'el
le ne renonce à la Possession de leur Isle , et
qu'elle ne leur restitue tout l'argent qu'elle en a
tiré par les impositions.
Les Lettres de Genes du 11. de ce mois, por
tent qu'on n'y a point encore reçu d'avis cer-
tain du retour du principal Chef des Rebelles
dans l'Isle de Corse , mais la plupart des lettres
de la Bastie marquent qu'on croit qu'il y est arri-
vé , parce que le Chanoine Orticone , et quel-
ques autres de ses Adherans se sont rendus pré-
cipitamment à Aleria
IL. Val
ONE
où l'on dit qu'il a de-
barqué,
JUIN.
1737.
1437
barqué. On a apris , par ces Lettres, qu'un déta-
chement d'environ trente hommes de la Garni-
son de la Place avoit tué quelques uns des Ou-
vriers qui travailloient aux Salines retablies par
les Rebeles , et que ces derniers avoient fait di
re à M. Rivarola qu'ils traiteroient les Sujets de
la Képublique avec la même rigueur qu'on trai-
tait les personnes attachées à leur parti. Les mê
mes avis portent que le bruit couroit que le fa-
meux Louis Ciaferri , un des anciens Chefs des
Rebelles étoit mort dans leur camp.
T
Les Lettres du 18. portent que l'inaction dans
laquelle se tiennent les Rebelles de Corse , don-
ne lieu de conjecturer que leur principal Chef
n'y est pas encore revenu , comme on l'avoit
publié. On a apris en dernier lieu qu'il regne
beaucoup de division parmi eux , que leurs dif-
ferends sont souvent suivis de voyes de fait ,
quelquefois de meurtres, mais que remplis d'ani-
mosité dans leurs querelles particulieres, ils sem
blent être toujouts prêts à les oublier et à se réu-
nir , dès qu'il s'agit de leur interêt commun.
Leur obstination à persister dans leur revolte a
déterminé le Senat à attendre des occasions plus
favorables pour les soumettre , et à se contenter
de songer à la conservation des Places qui sont
demeurées sous la Domination de la Republique..
Les Salines d'Aleria , que les Rebelles ont ré-
tablies , sont si abondantes qu'ils comptent d'en
tirer assés de sel , non seulement pour leur con-
sommation , mais encore pour en fournir aux
Etrangers. Ils ont découvert dans une Mine de
Fer , située aux environs d'Alizani , une Mine
qui leur produit beaucoup de ce Metal . Leurs
Chefs ont établi à Orena une Manufacture de
Cuir, par le moyen de laquelle ils seront en étag
II. Vol.
et
de
T438 MERCURE DE FRANCE
de se procurer plusieurs commodités que les
Etrangers leur faisoient acheter fort cher.
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Résumé : de l'[Is]le de Corse, &c. [titre d'après la table]
En juin 1737, à La Bastie, capitale de l'île de Corse, la capture du principal chef rebelle en Hollande avait initialement suscité l'espoir d'une reddition rapide des insurgés. M. Rivarola proposa une amnistie générale et les mêmes conditions précédemment offertes par la médiation de l'Empereur. Cependant, l'annonce de la libération imminente du chef rebelle modifia la situation. Les rebelles, encouragés, avancèrent vers La Bastie malgré les tirs de canon et de mousqueterie, refusant de se soumettre à la République. Ils furent repoussés après avoir capturé plusieurs prisonniers. M. Rivarola renforça les gardes et prit des mesures pour contrer les rebelles, informé que leur chef était en route pour rejoindre ses troupes. Les rebelles publièrent un manifeste où leur chef contestait les accusations de la République, affirmant que les troubles étaient dus aux mécontentements des habitants face aux Génois. Il déclara également que les Corses ne concluraient pas la paix sans la renonciation de la République à la possession de l'île et la restitution des impôts perçus. Des lettres de Gênes indiquaient l'incertitude quant au retour du chef rebelle, mais des rumeurs confirmaient sa présence à Aleria. Des incidents violents entre les troupes de la République et les rebelles furent signalés, ainsi que des divisions internes parmi les insurgés. Malgré ces querelles, ils semblaient prêts à s'unir contre la République. Le Sénat décida d'attendre des occasions plus favorables pour les soumettre, se concentrant sur la défense des places restantes. Les rebelles exploitaient des salines et une mine de fer près d'Alizani, produisant une grande quantité de métal. Ils avaient également mis en place une manufacture de cuir à Orena pour réduire la dépendance envers les étrangers pour l'achat de produits coûteux.
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4715
p. 1438-1439
GRANDE-BRETAGNE.
Début :
Le 2. de ce mois le Roy se rendit à la Chambre des Pairs, avec les cérémonies accoûtumées, [...]
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texteReconnaissance textuelle : GRANDE-BRETAGNE.
GRANDE-BRETAGNE.
Le 2. de ce mois le Roy se rendit à la Chambre
des Pairs, avec les cérémonies accoûtumées,
et S. M. ayant mandé la Chambre des
Communes , fit aux deux Chambres le discours
suivant.
MY LORDS , ET MESSIEURS ,
Je suis venu ici pour mettrefin à cette Séance
du Parlement , afin que vous ayez la liberté de
vous retirer dans vos Provinces, et de contribuer,
selon vos divers Emplois au maintien de la Paix
et du bien du Royaume. Je vous remercie des mar-
ques particulieres que vous m'avez données de
votre affection et de votre zele pour ma Person-
ne et pour mon honneur , etj'espere que la sagesse et
la justice que vous avez fait paroître à l'occasion
de quelques incidens
extraordinaires , prévien-
dront à l'avenir de pareils ar´entats. La conduite
de ce Parlement a été si égale dans toutes ses dé-
liberations sur les Affaires publiques , qu'il seroit
aussi injuste de n'en point avoir de reconnoissan-
ce, qu'il est inutile d'enraporter toutes lesparticu-
larités..
MESSIEURS DE LA CHAMBRE DES COMMUNES ,
Le soin que vous avez pris de lever les Subsides
nécessaires pour le Service de l'année courante ,
la maniere la moins onereuse à mon Peuple , est
une nouvelle preuve de votre attention toujours
égale à soutenir mon Gouvernement & les interêts
de votre Patrie.
1 MY LORDS ET MESSIEURS ,
Vous ne pouvez ignorer combien les honnêtes
II. Vol.
de
Gens
JUIN.
II. Vol.
1737.
1439
Genset les Personnes de bonnes mœurs se trouvent
justement scandalisés et offensés de la licence qui
regne dans le temps present , sous l'ombre et le pré-
texte de la liberté , et combien il est absolument
nécessaire de reprimer cet abus excessifpar unejus-
te et vigoureuse execution des Loix. C'est un usage
qui n'est devenu que trop général , que de braver
toute autorité , de mépriser la Magistrature, et mê
me de s'oposer à l'execution des Loix, quoi que celar
soit aussipréjudiciable aux libertés du Peuplequ'aux
Prérogatives de la Couronne , le soutien de l'une
étant inséparable de la Protection de l'autre. J'ai
pris les Loix du Pays pour regle constante de mes
actions , etje m'attends aussi que mes Sujets feront
leurprincipal devoir de la soumission que ces me-
mes Loix leur imposent , et qu'il est de leur interêt
d'avoir toujours pour mon Autorité et pour mon
Gouvernement.
Le Lord Chancelier prorogea ensuite le Par-
lement par ordre de S. M. jusqu'au 15.du mois
d'Août,
Le 2. de ce mois le Roy se rendit à la Chambre
des Pairs, avec les cérémonies accoûtumées,
et S. M. ayant mandé la Chambre des
Communes , fit aux deux Chambres le discours
suivant.
MY LORDS , ET MESSIEURS ,
Je suis venu ici pour mettrefin à cette Séance
du Parlement , afin que vous ayez la liberté de
vous retirer dans vos Provinces, et de contribuer,
selon vos divers Emplois au maintien de la Paix
et du bien du Royaume. Je vous remercie des mar-
ques particulieres que vous m'avez données de
votre affection et de votre zele pour ma Person-
ne et pour mon honneur , etj'espere que la sagesse et
la justice que vous avez fait paroître à l'occasion
de quelques incidens
extraordinaires , prévien-
dront à l'avenir de pareils ar´entats. La conduite
de ce Parlement a été si égale dans toutes ses dé-
liberations sur les Affaires publiques , qu'il seroit
aussi injuste de n'en point avoir de reconnoissan-
ce, qu'il est inutile d'enraporter toutes lesparticu-
larités..
MESSIEURS DE LA CHAMBRE DES COMMUNES ,
Le soin que vous avez pris de lever les Subsides
nécessaires pour le Service de l'année courante ,
la maniere la moins onereuse à mon Peuple , est
une nouvelle preuve de votre attention toujours
égale à soutenir mon Gouvernement & les interêts
de votre Patrie.
1 MY LORDS ET MESSIEURS ,
Vous ne pouvez ignorer combien les honnêtes
II. Vol.
de
Gens
JUIN.
II. Vol.
1737.
1439
Genset les Personnes de bonnes mœurs se trouvent
justement scandalisés et offensés de la licence qui
regne dans le temps present , sous l'ombre et le pré-
texte de la liberté , et combien il est absolument
nécessaire de reprimer cet abus excessifpar unejus-
te et vigoureuse execution des Loix. C'est un usage
qui n'est devenu que trop général , que de braver
toute autorité , de mépriser la Magistrature, et mê
me de s'oposer à l'execution des Loix, quoi que celar
soit aussipréjudiciable aux libertés du Peuplequ'aux
Prérogatives de la Couronne , le soutien de l'une
étant inséparable de la Protection de l'autre. J'ai
pris les Loix du Pays pour regle constante de mes
actions , etje m'attends aussi que mes Sujets feront
leurprincipal devoir de la soumission que ces me-
mes Loix leur imposent , et qu'il est de leur interêt
d'avoir toujours pour mon Autorité et pour mon
Gouvernement.
Le Lord Chancelier prorogea ensuite le Par-
lement par ordre de S. M. jusqu'au 15.du mois
d'Août,
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Résumé : GRANDE-BRETAGNE.
Le 2 juin 1737, le roi de Grande-Bretagne clôtura la session parlementaire en se rendant à la Chambre des Pairs et en convoquant la Chambre des Communes. Il exprima sa gratitude pour l'affection, le zèle, la sagesse et la justice manifestés par les parlementaires. Le roi loua la conduite équilibrée du Parlement dans les affaires publiques et remercia la Chambre des Communes pour avoir levé les subsides nécessaires de manière économique. Il aborda ensuite la question de la licence excessive et du manque de respect pour l'autorité et les lois, soulignant la nécessité de réprimer ces abus par une exécution rigoureuse des lois. Il rappela que le mépris de l'autorité nuisait aux libertés du peuple et aux prérogatives de la couronne, et que les lois du pays guidaient ses actions. Enfin, le Lord Chancelier prorogea le Parlement jusqu'au 15 août sur ordre du roi.
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4716
p. 1439-1440
MORTS DES PAYS ETRANGERS.
Début :
Le 30. May, Anne-Joseph Comte de Tornielle et de Brionne, Marquis de Gerbeviller, [...]
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texteReconnaissance textuelle : MORTS DES PAYS ETRANGERS.
MORTS DES PAYS ETRANGERS.
Le 30. May, Anne-Joseph Comte de Tornielle
et de Brionne, Marquis de Gerbeviller,
Conseiller, Chevalier d'honneur en la Cour Sou-
veraine de Loraine et Barois , Grand - Bailly de
Nancy , Conseiller d'Etat , et Grand- Chambel-
lan du Duc de Loraine , mourut à Nancy , ou
il s'étoit rendu de Vienne depuis quelque temps
à l'occasion du Reglement de la cession du Du-
ché de Loraine. Il étoit âgé de 73. ans ; son
corps fut transporté le premier Juin à Gerbevil-
Jeri
1440 MERCURE DE FRANCE
ler , où il fut inhumé le lendemain dans l'Eglist
des Carmes , lieu de la sépulture de ses Ancêtres.
Il avoit épousé en 1700. Antoinette- Louise de
Lambertye, fille de Georgs , Marquis de Lim-
bertye, Baron de Cons, Conseiller d'Etat, Bailly
de Nancy , et Ma échal de Loraine , et de Chris-
tine de Lenoncourt de Blainville , sa premiere
femme. I. la laisse veuve sans enfans, n'en ayant
jamais cù d'elle. Henri- Hiacinthe , Comte de
Tornicile, Grand- Aumônier de Loraine , Grand
Doyen de l'Eglise Primatiale de Nancy, &c son
frere puîné , et le seul qu'il eut , mourut à Nan-
cy le 2 Avril de l'année derniere 1736. ainsi
ĉette Familie , originaire de Novare en Lombar-
die , et qui s'étoit etablie en Loraine sur la fin
du 16 siecle , se trouve éteinte. On en trouve la
Gé éalogie dans le Dictionaire de Morery de
1725. et dans le Suplément de 1735.. On månde
de Nancy que les grands biens du Marquis
de Gerbeviller passent au neveu de la Da-
me sa veuve , qui est fils du Marquis de Lam-
bertye , et qui prend à présent le titre de Comte
de Tornielle.
Le 16. Juin , la Duchesse Doüairiere de Nor-
thumberland , mourut à sa Terre de Trogmore,
près de Windsor , dans la 106° année de son âge,
Le 30. May, Anne-Joseph Comte de Tornielle
et de Brionne, Marquis de Gerbeviller,
Conseiller, Chevalier d'honneur en la Cour Sou-
veraine de Loraine et Barois , Grand - Bailly de
Nancy , Conseiller d'Etat , et Grand- Chambel-
lan du Duc de Loraine , mourut à Nancy , ou
il s'étoit rendu de Vienne depuis quelque temps
à l'occasion du Reglement de la cession du Du-
ché de Loraine. Il étoit âgé de 73. ans ; son
corps fut transporté le premier Juin à Gerbevil-
Jeri
1440 MERCURE DE FRANCE
ler , où il fut inhumé le lendemain dans l'Eglist
des Carmes , lieu de la sépulture de ses Ancêtres.
Il avoit épousé en 1700. Antoinette- Louise de
Lambertye, fille de Georgs , Marquis de Lim-
bertye, Baron de Cons, Conseiller d'Etat, Bailly
de Nancy , et Ma échal de Loraine , et de Chris-
tine de Lenoncourt de Blainville , sa premiere
femme. I. la laisse veuve sans enfans, n'en ayant
jamais cù d'elle. Henri- Hiacinthe , Comte de
Tornicile, Grand- Aumônier de Loraine , Grand
Doyen de l'Eglise Primatiale de Nancy, &c son
frere puîné , et le seul qu'il eut , mourut à Nan-
cy le 2 Avril de l'année derniere 1736. ainsi
ĉette Familie , originaire de Novare en Lombar-
die , et qui s'étoit etablie en Loraine sur la fin
du 16 siecle , se trouve éteinte. On en trouve la
Gé éalogie dans le Dictionaire de Morery de
1725. et dans le Suplément de 1735.. On månde
de Nancy que les grands biens du Marquis
de Gerbeviller passent au neveu de la Da-
me sa veuve , qui est fils du Marquis de Lam-
bertye , et qui prend à présent le titre de Comte
de Tornielle.
Le 16. Juin , la Duchesse Doüairiere de Nor-
thumberland , mourut à sa Terre de Trogmore,
près de Windsor , dans la 106° année de son âge,
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Résumé : MORTS DES PAYS ETRANGERS.
Le 30 mai, Anne-Joseph Comte de Tornielle et de Brionne, Marquis de Gerbeviller, décéda à Nancy à l'âge de 73 ans. Il occupa divers postes prestigieux, notamment Conseiller, Chevalier d'honneur à la Cour Souveraine de Lorraine et Barrois, Grand-Bailly de Nancy, Conseiller d'État et Grand-Chambellan du Duc de Lorraine. Il fut inhumé le 1er juin à Gerbeviller. Marié en 1700 à Antoinette-Louise de Lambertye, ils n'eurent pas d'enfants. Son frère cadet, Henri-Hiacinthe, Comte de Tornielle, Grand-Aumônier de Lorraine et Grand-Doyen de l'Église Primatiale de Nancy, était décédé le 2 avril 1736. La famille Tornielle, originaire de Novare en Lombardie et établie en Lorraine à la fin du XVIe siècle, s'éteignit avec eux. Les biens du Marquis de Gerbeviller revinrent au neveu de sa veuve, fils du Marquis de Lambertye, qui prit le titre de Comte de Tornielle. Le 16 juin, la Duchesse douairière de Northumberland mourut à Trogmore, près de Windsor, à l'âge de 106 ans.
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4717
p. 1440-1444
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Début :
Le Roy a donné au Prince de Nassau, l'agrément du Régiment de la [...]
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texteReconnaissance textuelle : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
Le Roy a donné au Prince de Nassau, l'agrément du Régiment de la
Marine , dont le Marquis de Mirepoix
étoit Colonel.
Le
1
t
JUIN.
1737.
1441
Le 4 de ce mois Madame la jeune Du-
chesse de Bourbon ,dont la santé se retablit
tous les jours , et qui aime beaucoup les
belles Fleurs , alla se promener dans le
Jardin du sieur le Fevre , qu'elle trouva
encore plus fleuri , qu'elle ne l'avoit es-
peré , la Saison étant déja bien avancée
pour les Fleurs du Printemps , dont l'ar-
deur du Soleil avoit précipité la durée
dans presque tous les Jardins feuristes
de Paris. S. A. S. s'y promena agréable
ment , s'y reposa et en sortit satisfaite
d'un Bouquet des plus belles Fleurs que
le sieur le Fevre eut l'honneur de lui
présenter.
On trouve chés ledit sieur le Fevre
toutes sortes de Graines Médicinales
D
Potageres et de Fleurs ; des Oignons ,
des Plantes et des Semences de toutes les
especes , pour l'ornement des Jardins.
Son Jardin est Ruë de Vaugirard at-
tenant le mur du Luxembourget le Cer
ceau d'or , Fauxbourg S. Germain ; mais
sa demeure principale , et plus conmo-
de pour le Public , est au milieu du Quay
de la Mégisserie , à l'Enseigne du Coq
de la bonne Foy. On lit sur son Plafond
cette dévise. Sanat , nutrit, et ornat.
Le 16. les Députés des Etats d'Artois.
curent audience du Roy : ils y furent
11. Vol.
presentés
7442 MERCURE DE FRANCE
présentés par le Duc d'Elbeuf, Gouver-
neur de la Province , et par M. d'Anger
villiers , Ministre et Secretaire d'Etat,
et conduits en la maniere accoûtumée
par le Grand Maître et par le Maître des
Ceremonies. La députation étoit com-
posée de l'Abbé de la Grange , Grand-
Vicaire du Diocèse d'Arras pour le Cler-
gé , qui porta la parole ; du Comte de
la Bussiere pour la Noblesse , et de M.
Ansar , Conseiller et Pensionnaire de la
Ville d'Arras , Deputé du Tiers- Etat.
Le 18. Juin , les Maîtres de Musique
et Musiciens de Paris , firent celebrer
dans l'Eglise des grands Augustins une
Messe solemnelle à plusieurs Choeurs da
Musique ,, pour le repos des Ames da
leurs défunts Confreres.
Le 26. de ce mois , le Roy accompa-
gné de Monseigneur le Dauphin , fit
dans la cour du Château de Versailles la
revûë des deux Compagnies des Mous-
quetaires de la Garde de S. M. Le Roy
passa dans les rangs , et après qu'ils eu-
rent fait l'exercice , S. M. les vit défiler.
La Reine et Mesdames de France virens
cette revûë du Balcon de l'Apartement
du Comte de Clermont.
II. Vol.
Le
JUIN.
1737-
1443
Le 20. Juin, Fête du Saint Sacrement
le Roy et la Reine entendirent les Vê-
pres dans la Chapelle du Château de Ver
sailles , et Leurs Majestés assisterent au
Salut qui fut chanté par la Musique.
Le 27. jour de l'Octave , le Roy ac .
co mpagné du Duc d'Orleans , du Comte
de Clermont , du Prince de Dombes et
du Comte d'Eu , se rendit à l'Eglise de
la Paroisse du Château , et S. M. y en-
tendit la Grand'Messe , après avoir assis
té à la Procession .
Pendant l'Octave , le Roy a assisté
tous les jours au Salut, Le 25. et le 26. la
Reine l'a entendu dans la Chapelle, Le
22. Monseigneur le Dauphin assista aų
Salut dans l'Eglise de la Paroisse du Châ-
teau , et Mesdames de France y assiste-
rent dans l'Eglise de la Paroisse de Saint
Louis.
Le 30. de ce mois , Monseigneur le
Dauphin vint de Versailles à Paris se
promener au Cours et dans dans le Jar
din des Thuilleries.
Le Duc d'Ancenis , Capitaine des
Gardes du Corps en survivance du Duc
de Bethune son Pere , a été nommé par
le Roy , Mestre de Camp du Regiment
II. Vol.
de
#444 MERCURE DE FRANCE
de Cavalerie, dont le Duc de Chevreuse,
Mestre de Camp général de Dragons , a
été Mestre de Camp.
Le Roy a donné au Prince de Nassau, l'agrément du Régiment de la
Marine , dont le Marquis de Mirepoix
étoit Colonel.
Le
1
t
JUIN.
1737.
1441
Le 4 de ce mois Madame la jeune Du-
chesse de Bourbon ,dont la santé se retablit
tous les jours , et qui aime beaucoup les
belles Fleurs , alla se promener dans le
Jardin du sieur le Fevre , qu'elle trouva
encore plus fleuri , qu'elle ne l'avoit es-
peré , la Saison étant déja bien avancée
pour les Fleurs du Printemps , dont l'ar-
deur du Soleil avoit précipité la durée
dans presque tous les Jardins feuristes
de Paris. S. A. S. s'y promena agréable
ment , s'y reposa et en sortit satisfaite
d'un Bouquet des plus belles Fleurs que
le sieur le Fevre eut l'honneur de lui
présenter.
On trouve chés ledit sieur le Fevre
toutes sortes de Graines Médicinales
D
Potageres et de Fleurs ; des Oignons ,
des Plantes et des Semences de toutes les
especes , pour l'ornement des Jardins.
Son Jardin est Ruë de Vaugirard at-
tenant le mur du Luxembourget le Cer
ceau d'or , Fauxbourg S. Germain ; mais
sa demeure principale , et plus conmo-
de pour le Public , est au milieu du Quay
de la Mégisserie , à l'Enseigne du Coq
de la bonne Foy. On lit sur son Plafond
cette dévise. Sanat , nutrit, et ornat.
Le 16. les Députés des Etats d'Artois.
curent audience du Roy : ils y furent
11. Vol.
presentés
7442 MERCURE DE FRANCE
présentés par le Duc d'Elbeuf, Gouver-
neur de la Province , et par M. d'Anger
villiers , Ministre et Secretaire d'Etat,
et conduits en la maniere accoûtumée
par le Grand Maître et par le Maître des
Ceremonies. La députation étoit com-
posée de l'Abbé de la Grange , Grand-
Vicaire du Diocèse d'Arras pour le Cler-
gé , qui porta la parole ; du Comte de
la Bussiere pour la Noblesse , et de M.
Ansar , Conseiller et Pensionnaire de la
Ville d'Arras , Deputé du Tiers- Etat.
Le 18. Juin , les Maîtres de Musique
et Musiciens de Paris , firent celebrer
dans l'Eglise des grands Augustins une
Messe solemnelle à plusieurs Choeurs da
Musique ,, pour le repos des Ames da
leurs défunts Confreres.
Le 26. de ce mois , le Roy accompa-
gné de Monseigneur le Dauphin , fit
dans la cour du Château de Versailles la
revûë des deux Compagnies des Mous-
quetaires de la Garde de S. M. Le Roy
passa dans les rangs , et après qu'ils eu-
rent fait l'exercice , S. M. les vit défiler.
La Reine et Mesdames de France virens
cette revûë du Balcon de l'Apartement
du Comte de Clermont.
II. Vol.
Le
JUIN.
1737-
1443
Le 20. Juin, Fête du Saint Sacrement
le Roy et la Reine entendirent les Vê-
pres dans la Chapelle du Château de Ver
sailles , et Leurs Majestés assisterent au
Salut qui fut chanté par la Musique.
Le 27. jour de l'Octave , le Roy ac .
co mpagné du Duc d'Orleans , du Comte
de Clermont , du Prince de Dombes et
du Comte d'Eu , se rendit à l'Eglise de
la Paroisse du Château , et S. M. y en-
tendit la Grand'Messe , après avoir assis
té à la Procession .
Pendant l'Octave , le Roy a assisté
tous les jours au Salut, Le 25. et le 26. la
Reine l'a entendu dans la Chapelle, Le
22. Monseigneur le Dauphin assista aų
Salut dans l'Eglise de la Paroisse du Châ-
teau , et Mesdames de France y assiste-
rent dans l'Eglise de la Paroisse de Saint
Louis.
Le 30. de ce mois , Monseigneur le
Dauphin vint de Versailles à Paris se
promener au Cours et dans dans le Jar
din des Thuilleries.
Le Duc d'Ancenis , Capitaine des
Gardes du Corps en survivance du Duc
de Bethune son Pere , a été nommé par
le Roy , Mestre de Camp du Regiment
II. Vol.
de
#444 MERCURE DE FRANCE
de Cavalerie, dont le Duc de Chevreuse,
Mestre de Camp général de Dragons , a
été Mestre de Camp.
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Résumé : Nouvelles de la Cour, de Paris, &c.
En juin 1737, plusieurs événements marquants se sont déroulés à la cour française. Le roi a attribué le Régiment de la Marine au Prince de Nassau, succédant ainsi au Marquis de Mirepoix. Le 4 juin, la Duchesse de Bourbon, en convalescence, s'est promenée dans le jardin du sieur Le Fevre, admirant les fleurs et découvrant diverses graines. Le 16 juin, les députés des États d'Artois ont été reçus par le roi, introduits par le Duc d'Elbeuf et M. d'Angervilliers. La délégation incluait l'Abbé de la Grange, le Comte de la Bussière et M. Ansar. Le 18 juin, les musiciens de Paris ont célébré une messe pour leurs confrères défunts. Le 26 juin, le roi et le Dauphin ont passé en revue les mousquetaires à Versailles, observés par la reine et Mesdames de France. Lors de la fête du Saint-Sacrement, le 20 juin, le roi et la reine ont assisté aux vêpres et au salut à la chapelle de Versailles. Le 27 juin, le roi a participé à la grand-messe et à la procession paroissiale avec plusieurs princes. Durant l'octave, le roi, la reine et le Dauphin ont assisté quotidiennement aux cérémonies religieuses.
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4718
p. 1444-1448
FESTE donnée à Bayonne.
Début :
Le 11. jour du mois de Juin, troisiéme Fête de la Pentecôte, les deux [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : FESTE donnée à Bayonne.
FESTE donnée à Bayonne.
Le 11. jour du mois de Juin, troisiéme
Fête de la Pentecôte, les deux
Compagnies de Grenadiers du Regiment
de Chartres , en garnison à Bayonne ,
furent commandées avec un détachement
de 300. Hommes pour la Bénédiction des
Drapeaux ; la Troupe en bataille dans
l'Eglise et formant la Haye dans la Nef,
l'Evêque de Bayonne à la tête de tout
son Chapitre et du Clergé , suivi de M.
d'Adoncourt , Brigadier des Armées du
Roy , et Commandant à Bayonne , de
tout l'Etat Major de la Place , de M. le
Comte d'Estampes , Colonel- Lieutenant
du Regiment de Chartres , et tous les
Officiers du Regiment, arriva dans l'Egli-
se ; il prononça un très-beau et très élo-
quent Discours dans lequel il eut l'art de
persuader toutes les vertus de l'Hérois-
me par celles même de la Religion la
plus Chrétienne , il y fit entrer l'éloge
du feu Duc d'Orleans , Regent , du
Duc d'Orleans d'aujourd'hui , et de ces
deux exemples , joints aux dispositions
favorables et prématurées qu'on décou-
II. Vol.
vre
JUIN.
1737.
vre dans le Duc de Chartres ,
1445
il tira les
moyens pour montrer les hautes espe-
rances qu'on devoit concevoir de ce jeu
ne Prince ; après la Bénédiction des Dra-
peaux , on chanta un Te Deum au bruit
d'une nombreuse Artillerie , placée de-
vant la Cathédrale. Tous les Vaisseaux
qui étoient sur la Riviere répondirent
par plusieurs décharges de Canon.
Les Officiers du Régiment de Char-
tres étant bien
·
aises de donner au
Public des marques autentiques de la
joye qu'ils ont d'avoir le Duc de Char-
tres pour leur nouveau Colonel , et de
la grace que S. M. leur a faite de leur
rendre un nom qu'ils ont eu l'honneur
de porter depuis leur création, du vivant
du Duc d'Orleans Regent , et successi-
vement du Duc d'Orleans d'aujourd'hui,
donnerent , à cette occasion , une Fête
magnifique et parfaitement bien enten-
due , et ne crurent pouvoir choisir une
plus favorable, ni une plus auguste jour-
née pour la célébrer , persuadés que si
S. A. R. le Prince Emmanuel de Portu-
gal, qui étoit à Bayonne, vouloit l'hono-
rer de sa presence , rien ne manqueroit
à cette brillante Cérémonie. Ils prirent
la liberté d'aller l'en prier à son Palais en
corps ; le Prince , avec sa bonté ordinai
11. Vol.
1440 MERCURE DE FRANC
te , leur promit d'y venir. Toutes les
Dames de la Ville et les Messieurs y fu-
rent invités , ettous les differens Corps
Militaires.
Le même jour à cinq heures du soir
en representa une Comédie; ce Specta-
ele fut des plus brillants , et avec un
grand concours. Après la Comédie on
se rendit à l'Hôtel de Ville ; en passant
+
sur la Place de Grammont , on y cut
l'agréable surprise d'un Spectacle nou-
veau. La Bourse étoit le Lieu que les
Lieutenans du Régiment de Chartres
avoient choisi pour donner leur Fêre , à
l'exemple des Capitaines ; cette Place se
trouva toute illuminée et décorée de la
façon la plus galante. La Reine d'Espa
gne , informée du succès decette Déco-
ration
passa exprès sur le Pont Mayo
pour jouir du coup d'œil ; les Officiers ,
sensibles à cet honneur , n'oublierent
rien pour rendre à Sa Majesté tous ceux
qu'une conjoncture si fateuse , mais
si peu attenduë , pût leur permettre , on
la salua par un grand bruit de Boëtes et
de Canon , et la Reine remplie de bon-
té , leur députa aussi tôt un de ses Gen-
tilshommes pour les remercier de leurs
/ attentions.
Toute la Façade de l'Hôtel de Ville
11.Vol.
étoit
JUIN 1737
3447
étoit décorée et illuminée dans un autre
goût qui n'étoit pas moins galant , et de
plus, embellie d'un nombre de Trophées
très-convenables au sujet. Le Prince de
Portugal y arriva sur les neuf heures du
soir, et il fut reçû avec tout l'éclat dû à sa
Dignité , par une Garde composée d'un
Capitaine, d'un Lieutenant et d'un Ensei-
gne. Il fit l'honneur aux Officiers du Ré-
giment de Chartres de souper à une Table
de 150. Couverts , dressée en Fer-à-che-
val dans une des Salles de l'Hôtel de Vil
le , et à laquelle étoient invitées toutes
les Dames de distinction de la Ville ; il y
fut servi , pendant tout le repas , par M.
le Comte d'Etampes , de concert avec M.
le Marquis de Pinafuentes , Majordôme
de la Reine d'Espagne , que S. M. avoit
envoyé à cet effet. On cut attention de
laisser un intervalle entre le Prince et
ceux qui étoient à sa droite et à sa gau-
che ; la Santé du Roy et de la Reine , de
la Reine d'Espagne , celle du Prince de
Portugal et du Duc de Chartres y fu-
rent portées et bûës avec le respect et la
décence convenables, et annoncées au Pu-
blic par des décharges néirerées tant sur
Terre que sur Mer ; il y eut plusieurs au-
tres Tables servies avec abondance et dé-
licatesse.
11, Vol
Le
1
1448 MERCURE DE FRANCE
Le repas fini , le Prince se rendit dans
une Salle magnifique où S. A. R. voulut
bien ouvrir le Bal et en faire les hon-
neurs , et Elle dansa pendant une partic
de la nuit ; on n'oublia rien de toutes les
attentions et de toutes les recherches qui
peuvent rendre une Fête éclatante et
agréable : S. A. R. en se retirant donna
aux Officiers du Régiment de Chartres
des témoignages particuliers de tout l'a
grément qu'Elle y avoit eu.
L'intention des Officiers étant que
tout le Monde prît part à cette ré-
jouissance , on fit donner du vin à tous
les Soldats du Régiment ; cette distri
bution fut faite avec tant de regle , et
le Soldat usa de cette liberalité avec tant
de sagesse , qu'à travers la joye il fut aisé
de reconnoître la bonne discipline à la
quelle il est accoûtumé.
Le 11. jour du mois de Juin, troisiéme
Fête de la Pentecôte, les deux
Compagnies de Grenadiers du Regiment
de Chartres , en garnison à Bayonne ,
furent commandées avec un détachement
de 300. Hommes pour la Bénédiction des
Drapeaux ; la Troupe en bataille dans
l'Eglise et formant la Haye dans la Nef,
l'Evêque de Bayonne à la tête de tout
son Chapitre et du Clergé , suivi de M.
d'Adoncourt , Brigadier des Armées du
Roy , et Commandant à Bayonne , de
tout l'Etat Major de la Place , de M. le
Comte d'Estampes , Colonel- Lieutenant
du Regiment de Chartres , et tous les
Officiers du Regiment, arriva dans l'Egli-
se ; il prononça un très-beau et très élo-
quent Discours dans lequel il eut l'art de
persuader toutes les vertus de l'Hérois-
me par celles même de la Religion la
plus Chrétienne , il y fit entrer l'éloge
du feu Duc d'Orleans , Regent , du
Duc d'Orleans d'aujourd'hui , et de ces
deux exemples , joints aux dispositions
favorables et prématurées qu'on décou-
II. Vol.
vre
JUIN.
1737.
vre dans le Duc de Chartres ,
1445
il tira les
moyens pour montrer les hautes espe-
rances qu'on devoit concevoir de ce jeu
ne Prince ; après la Bénédiction des Dra-
peaux , on chanta un Te Deum au bruit
d'une nombreuse Artillerie , placée de-
vant la Cathédrale. Tous les Vaisseaux
qui étoient sur la Riviere répondirent
par plusieurs décharges de Canon.
Les Officiers du Régiment de Char-
tres étant bien
·
aises de donner au
Public des marques autentiques de la
joye qu'ils ont d'avoir le Duc de Char-
tres pour leur nouveau Colonel , et de
la grace que S. M. leur a faite de leur
rendre un nom qu'ils ont eu l'honneur
de porter depuis leur création, du vivant
du Duc d'Orleans Regent , et successi-
vement du Duc d'Orleans d'aujourd'hui,
donnerent , à cette occasion , une Fête
magnifique et parfaitement bien enten-
due , et ne crurent pouvoir choisir une
plus favorable, ni une plus auguste jour-
née pour la célébrer , persuadés que si
S. A. R. le Prince Emmanuel de Portu-
gal, qui étoit à Bayonne, vouloit l'hono-
rer de sa presence , rien ne manqueroit
à cette brillante Cérémonie. Ils prirent
la liberté d'aller l'en prier à son Palais en
corps ; le Prince , avec sa bonté ordinai
11. Vol.
1440 MERCURE DE FRANC
te , leur promit d'y venir. Toutes les
Dames de la Ville et les Messieurs y fu-
rent invités , ettous les differens Corps
Militaires.
Le même jour à cinq heures du soir
en representa une Comédie; ce Specta-
ele fut des plus brillants , et avec un
grand concours. Après la Comédie on
se rendit à l'Hôtel de Ville ; en passant
+
sur la Place de Grammont , on y cut
l'agréable surprise d'un Spectacle nou-
veau. La Bourse étoit le Lieu que les
Lieutenans du Régiment de Chartres
avoient choisi pour donner leur Fêre , à
l'exemple des Capitaines ; cette Place se
trouva toute illuminée et décorée de la
façon la plus galante. La Reine d'Espa
gne , informée du succès decette Déco-
ration
passa exprès sur le Pont Mayo
pour jouir du coup d'œil ; les Officiers ,
sensibles à cet honneur , n'oublierent
rien pour rendre à Sa Majesté tous ceux
qu'une conjoncture si fateuse , mais
si peu attenduë , pût leur permettre , on
la salua par un grand bruit de Boëtes et
de Canon , et la Reine remplie de bon-
té , leur députa aussi tôt un de ses Gen-
tilshommes pour les remercier de leurs
/ attentions.
Toute la Façade de l'Hôtel de Ville
11.Vol.
étoit
JUIN 1737
3447
étoit décorée et illuminée dans un autre
goût qui n'étoit pas moins galant , et de
plus, embellie d'un nombre de Trophées
très-convenables au sujet. Le Prince de
Portugal y arriva sur les neuf heures du
soir, et il fut reçû avec tout l'éclat dû à sa
Dignité , par une Garde composée d'un
Capitaine, d'un Lieutenant et d'un Ensei-
gne. Il fit l'honneur aux Officiers du Ré-
giment de Chartres de souper à une Table
de 150. Couverts , dressée en Fer-à-che-
val dans une des Salles de l'Hôtel de Vil
le , et à laquelle étoient invitées toutes
les Dames de distinction de la Ville ; il y
fut servi , pendant tout le repas , par M.
le Comte d'Etampes , de concert avec M.
le Marquis de Pinafuentes , Majordôme
de la Reine d'Espagne , que S. M. avoit
envoyé à cet effet. On cut attention de
laisser un intervalle entre le Prince et
ceux qui étoient à sa droite et à sa gau-
che ; la Santé du Roy et de la Reine , de
la Reine d'Espagne , celle du Prince de
Portugal et du Duc de Chartres y fu-
rent portées et bûës avec le respect et la
décence convenables, et annoncées au Pu-
blic par des décharges néirerées tant sur
Terre que sur Mer ; il y eut plusieurs au-
tres Tables servies avec abondance et dé-
licatesse.
11, Vol
Le
1
1448 MERCURE DE FRANCE
Le repas fini , le Prince se rendit dans
une Salle magnifique où S. A. R. voulut
bien ouvrir le Bal et en faire les hon-
neurs , et Elle dansa pendant une partic
de la nuit ; on n'oublia rien de toutes les
attentions et de toutes les recherches qui
peuvent rendre une Fête éclatante et
agréable : S. A. R. en se retirant donna
aux Officiers du Régiment de Chartres
des témoignages particuliers de tout l'a
grément qu'Elle y avoit eu.
L'intention des Officiers étant que
tout le Monde prît part à cette ré-
jouissance , on fit donner du vin à tous
les Soldats du Régiment ; cette distri
bution fut faite avec tant de regle , et
le Soldat usa de cette liberalité avec tant
de sagesse , qu'à travers la joye il fut aisé
de reconnoître la bonne discipline à la
quelle il est accoûtumé.
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Résumé : FESTE donnée à Bayonne.
Le 11 juin 1737, à Bayonne, les grenadiers du régiment de Chartres participèrent à la bénédiction des drapeaux lors de la fête de la Pentecôte. L'évêque de Bayonne, entouré de dignitaires religieux et militaires, prononça un discours honorant le duc d'Orléans défunt, le duc d'Orléans actuel et le duc de Chartres. Après la bénédiction, un Te Deum fut chanté, accompagné de salves d'artillerie et de canons des vaisseaux sur la rivière. Les officiers du régiment de Chartres organisèrent une fête en l'honneur du duc de Chartres, nouveau colonel du régiment. Le prince Emmanuel de Portugal fut invité et assista à la cérémonie. Une comédie fut représentée, suivie d'une réception à l'hôtel de ville, où la place de Grammont était illuminée et décorée. La reine d'Espagne passa pour admirer les décorations et fut saluée par des salves d'artillerie. À l'hôtel de ville, le prince de Portugal fut accueilli avec éclat et participa à un souper de 150 couverts, servi par le comte d'Estampes et le marquis de Pinafuentes. Des toasts furent portés en l'honneur du roi, de la reine, de la reine d'Espagne, du prince de Portugal et du duc de Chartres. Après le repas, le prince ouvrit le bal et dansa une partie de la nuit. Les officiers distribuèrent du vin aux soldats, illustrant ainsi la discipline et la sagesse des troupes.
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4719
p. 1448-1450
COMPLIMENT au P. ARCERE de l'Oratoire, Professeur de Philosophie au College de Condom, sur le Prix de l'Ode, qu'il a remporté aux Jeux Floraux l'année derniere. Par le P. Chabaud, Regent d'Humanités dans le même College.
Début :
Un Enfant de Berule (Arcere étoit son nom) [...]
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texteReconnaissance textuelle : COMPLIMENT au P. ARCERE de l'Oratoire, Professeur de Philosophie au College de Condom, sur le Prix de l'Ode, qu'il a remporté aux Jeux Floraux l'année derniere. Par le P. Chabaud, Regent d'Humanités dans le même College.
COMPLIMENT au P. ARCERE
de l'Oratoire, Professeur de Philosophie
au College de Condom, sur le Prix de
l'Ode, qu'il a remporté aux Jeux Floraux
l'année derniere. Par le P. Chabaud, Regent
d'Humanités dans le même College.
Un Enfant de Berule (Arcere étoit son nom)
Parut n'aguere à la Cour d'Apollon.
A són abord tout le Parnasse
II. Vol.
est
JUIN.
II. Vol.
1737.
1449
Est en rumeur , et ne sçait quelle place
A l'Auteur on doit destiner.
Uranie aussi-tôt aborde et va mener
Cet Hôte à ses enfans: le docte Chœur se leve;
Descartes, Malebranche, en voyant leur Eleve,
Agités d'un transport joyeux ,
Veulent qu'ils s'assoie auprès d'eux,
Mais l'Auteur modeste recule.
La Muse, qui des mœurs tance le ridicule ,
L'arrache à ce lieu brusquement.
Quoi , dit- elle , est - ce en vain que j'eus la com
P plaisance
De le dresser à railler finement ♪
A badiner élegamment ?
J'ordonne qu'auprès de Terence
:
On le place à cette ordonnance
Scipion , Lélius sont ravis d'obéïr .
L'Afranchi de Lucain parut s'en réjouir,
Mais en naissant sa joye est étoufée.
La Muse dont nâquit Orphée ,
Qui jadis à l'Auteur dicta mainte leçon ,
Revendiqua son Nourisson.
Arcere doit , dit-elle , à mes faveurs la gloire
D'avoir surmonté ses Rivaux ;
La Garone l'a vû remporter la victoire
Au Jugement des Jeux Floraux.
On dit que ses Nymphes timides ;
Hôtesses des Grotes humides ,
I ii
Entendant
1450 MERCURE DEFRANCE
Entendant reciter ses Vers ,
Crurent que le Chantre célébre ,
Dont les accens arrêtoient l'Ebre ,
Etoit ressuscité pour enfanter ces Airs.
L'Eloge de l'Ode nouvelle
Fit naître l'ardeur de la voir ;
On la lit : quel silence ! Horace en veut avoir
Un exemplaire très-fidele.
De Clémence sur-tout éclata le transport
En voyant ses Enfans dignes Dépositaires
Des Récompenses Litteraires ,
Ne pas dégénerer long- temps après sa morţ,
Aussi- tôt d'un commun accord
Parmi les illustres Lyriques
On assigne une Place au Poëte nouveau.
Le Chantre des Jeux Olympiques ,
L'Auteur le p us sensé des premiers Satyriques
Le veulent pour voisin sur le double Côteau .
Sur le Luth d'Horace il s'exerce ,
Et l'on croit presqu'alors qu'Horace l'a touché,
Chacun recherche son commerce ,
Et nul ne se repent de l'avoir recherché.
de l'Oratoire, Professeur de Philosophie
au College de Condom, sur le Prix de
l'Ode, qu'il a remporté aux Jeux Floraux
l'année derniere. Par le P. Chabaud, Regent
d'Humanités dans le même College.
Un Enfant de Berule (Arcere étoit son nom)
Parut n'aguere à la Cour d'Apollon.
A són abord tout le Parnasse
II. Vol.
est
JUIN.
II. Vol.
1737.
1449
Est en rumeur , et ne sçait quelle place
A l'Auteur on doit destiner.
Uranie aussi-tôt aborde et va mener
Cet Hôte à ses enfans: le docte Chœur se leve;
Descartes, Malebranche, en voyant leur Eleve,
Agités d'un transport joyeux ,
Veulent qu'ils s'assoie auprès d'eux,
Mais l'Auteur modeste recule.
La Muse, qui des mœurs tance le ridicule ,
L'arrache à ce lieu brusquement.
Quoi , dit- elle , est - ce en vain que j'eus la com
P plaisance
De le dresser à railler finement ♪
A badiner élegamment ?
J'ordonne qu'auprès de Terence
:
On le place à cette ordonnance
Scipion , Lélius sont ravis d'obéïr .
L'Afranchi de Lucain parut s'en réjouir,
Mais en naissant sa joye est étoufée.
La Muse dont nâquit Orphée ,
Qui jadis à l'Auteur dicta mainte leçon ,
Revendiqua son Nourisson.
Arcere doit , dit-elle , à mes faveurs la gloire
D'avoir surmonté ses Rivaux ;
La Garone l'a vû remporter la victoire
Au Jugement des Jeux Floraux.
On dit que ses Nymphes timides ;
Hôtesses des Grotes humides ,
I ii
Entendant
1450 MERCURE DEFRANCE
Entendant reciter ses Vers ,
Crurent que le Chantre célébre ,
Dont les accens arrêtoient l'Ebre ,
Etoit ressuscité pour enfanter ces Airs.
L'Eloge de l'Ode nouvelle
Fit naître l'ardeur de la voir ;
On la lit : quel silence ! Horace en veut avoir
Un exemplaire très-fidele.
De Clémence sur-tout éclata le transport
En voyant ses Enfans dignes Dépositaires
Des Récompenses Litteraires ,
Ne pas dégénerer long- temps après sa morţ,
Aussi- tôt d'un commun accord
Parmi les illustres Lyriques
On assigne une Place au Poëte nouveau.
Le Chantre des Jeux Olympiques ,
L'Auteur le p us sensé des premiers Satyriques
Le veulent pour voisin sur le double Côteau .
Sur le Luth d'Horace il s'exerce ,
Et l'on croit presqu'alors qu'Horace l'a touché,
Chacun recherche son commerce ,
Et nul ne se repent de l'avoir recherché.
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Résumé : COMPLIMENT au P. ARCERE de l'Oratoire, Professeur de Philosophie au College de Condom, sur le Prix de l'Ode, qu'il a remporté aux Jeux Floraux l'année derniere. Par le P. Chabaud, Regent d'Humanités dans le même College.
Le texte rend hommage au Père Arcère, professeur de philosophie au Collège de Condom, pour son prix de l'Ode obtenu aux Jeux Floraux. Le Père Chabaud décrit la réception d'Arcère au Parnasse, où Uranie, muse de l'astronomie, l'accueille. Arcère refuse modestement de s'asseoir auprès de Descartes et Malebranche. La Muse du ridicule le dirige ensuite vers Terence, Scipion et Lélius. La Muse d'Orphée revendique Arcère comme sien, soulignant sa victoire aux Jeux Floraux. Les nymphes de la Garonne sont impressionnées par ses vers, les comparant à ceux du chantre célèbre qui arrêtait l'Ebre. L'ode d'Arcère est acclamée, et Horace souhaite en obtenir une copie fidèle. Clémence exprime sa joie de voir ses descendants honorés par des récompenses littéraires. Enfin, Arcère est intégré parmi les illustres lyriques, apprécié pour son talent et sa compagnie.
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4720
p. 1451-1454
BENEFICES DONNÉS, Feüille du 3. Juillet 1737.
Début :
L'Evêché de Nîmes, vacant par le décès de M de la Parisiere, à M. [...]
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texteReconnaissance textuelle : BENEFICES DONNÉS, Feüille du 3. Juillet 1737.
BENEFICES DONNÉS,
Feüille du 3. Juillet 1737.
L'Evêché de Nîmes, vacant par le
décès de M de la Parisiere, à M.
de Becdelievre , Prêtre , Vicaire General
de Perigueux.
L'Evêché de Luçon , vacant par le dé-
cès de M. de Bussy Rabutin , à M. de
Verthamon de Chavagnac , Prêtre , Vi-
caire General de Limoges.
L'Evêché d'Angoulême , vacant par le
décès de M. de Bernard de Rezay , à
M. du Verdier, Prêtre, Doyen et Vicaire
General d'Angoulême.
L'Abbaye Commandataire de Buzaj j
Ordre de Cîteaux , Diocèse de Nantes
vacante par le décès de M. de Caumartin ,
Evêque de Blois , à M. de Rosser de Ro-
cozel de Fleury , Clerc tonsuré du Dio
cèse de Narbonne.
L'Abbaye Commandataire de Simorre'}
Ordre de S. Benoît , Diocèse d'Auch ,
vacante par le décès de M. de Puget , à
M. de Grossoles de Flamarens , Prêtre ,
Vicaire General de Narbonne.
L'Abbaye Commandataire de la Fre
nade, Ordre de Cîteaux, Diocèse de Saint
IL. Vol.
Iiij
tes,
1452 MERCURE DE FRANCE
tes , vacante par la démission pure et
simple du dernier Titulaire Commanda-
taire , à M. de Montesquiou- Poylebon ,
Prêtre du Diocèse d'Auch .
L'Abbaye Commandataire de Flavigny ,
Ordre de S. Benoît , Diocèse d'Autun , va-
cante par le décès de M.de Bussy Rabutin
Evêque de Luçon , à M. de Piolenc ,
Clerc tonsuré du Diocèse d'Aix.
L'Abbaye Commandataire de Tous-
saints d'Angers , Ordre de S. Augustin ,
vacante par le décès de M. de Brussy , à
M. de Grandhomme de Giseux , Prêtre
du Diocèse d'Angers.
L'Abbaye Commandataire de Bellefon
taine , Ordre de S. Benoît , Diocèse de la
Rochelle , vacante par le décès de M:
Maréchal , à M. de Blanes ...
du Diocèse de ....
L'Abbaye Commandataire de Bonne-
fontaine , Ordre de Cîtcaux , Diocèse de
Rheims , vacante par le décès de M. Ma-
réchal , à M. de Vienne ..... du Dio-
cèse de .... et Conseiller au Parlement
de Paris .
L'Abbaye Commandataire de Valsecret,
Ordre de Prémontré , Diocèse de Sois-
sons , vacante par le décès de M. de
Charmont , à M. le Clerc ...... du
Diocèse de .....
II. Vol.
• du
L'Abbaye
JU. IN.
II. Vol.
1737.
1453
L'Abbaye Commandataire de Valchré-
tien , Ordre de Prémontré , Diocèse de
Soissons , vacante par le décès de M. le
Begue de Majenville , à M. Richard ,
Prêtre , Chapelain du Roy.
L'Abbaye Commandataire de Cercan .
ceaux , Ordre de Citeaux , Diocèse de
Sens , vacante par le décès de M. Coëffy,
à M. de la Chabrerie , Prêtre du Diocèse
de ....
L'Abbaye Commandataire de S. Pierre
d'Auxerre , Ordre de S. Augustin , va-
cante par la démission pure et simple de
M. de la Chabrerie , à M. Hardoin, Prê-
tre , Chanoine de Sens.
L'Abbaye Commandataire de Belle-
vaux , Ordre de Prémontré , Diocèse de
Nevers , vacante par le décès de M. de
Bussy Rabutin , Evêque de Luçon , à
M. de Sollieres , Prêtre , Doyen de la
Cathédrale de Nevers.
L'Abbaye Commandataire de Juncels ,
Ordre de S. Benoît , Diocèse de Beziers ,
›
vacante par le décès de M. de Massillan ,
à M. de Villevert , Clerc tonsuré du
Diocèse de Montpellier.
L'Abbaye Commandataire du Palais ,
Ordre de Cîteaux , Diocèse de Limoges,
vacante par le décès de M. de la Deveze ,
à M. de Thouron ... du Diocèse de ...
I jiij
L'Ab.
1454 MERCURE DE FRANCE
L'Abbaye Commandataire de Tenail-
les
Ordre de Prémontré , Diocèse de
Laon , vacante par le décès de M. Tes-
sier des Farges , à M. Dandelau , Au-
mônier du Roy.
L'Abbaye Commandataire de S. Re-
main de Blaye , Ordre de S. Augustin
Diocése de Bourdeaux , vacante par la
démission de M. le Blond , à M. dư
Lau , Prêtre , Vicaire General de Noyon.
Le Prieuré Commandataire , Conven-
tuel et électif de Lespan , Ordre du Val-
des-Choux , Diocèse d'Auxerre , vacanť
par le décès de M. de Bussy Rabutin
Evêque de Luçon , à M. Des Guilles
d'Argence.
L'Abbaye de N. D. de Vignogore ,
Ordre de Cîteaux , Diocèse de Mon-
tpelier
vacante par la démission de
La Dame de Bernis , à la Dame de Ves-
trie de Montales
Abbaye,
Feüille du 3. Juillet 1737.
L'Evêché de Nîmes, vacant par le
décès de M de la Parisiere, à M.
de Becdelievre , Prêtre , Vicaire General
de Perigueux.
L'Evêché de Luçon , vacant par le dé-
cès de M. de Bussy Rabutin , à M. de
Verthamon de Chavagnac , Prêtre , Vi-
caire General de Limoges.
L'Evêché d'Angoulême , vacant par le
décès de M. de Bernard de Rezay , à
M. du Verdier, Prêtre, Doyen et Vicaire
General d'Angoulême.
L'Abbaye Commandataire de Buzaj j
Ordre de Cîteaux , Diocèse de Nantes
vacante par le décès de M. de Caumartin ,
Evêque de Blois , à M. de Rosser de Ro-
cozel de Fleury , Clerc tonsuré du Dio
cèse de Narbonne.
L'Abbaye Commandataire de Simorre'}
Ordre de S. Benoît , Diocèse d'Auch ,
vacante par le décès de M. de Puget , à
M. de Grossoles de Flamarens , Prêtre ,
Vicaire General de Narbonne.
L'Abbaye Commandataire de la Fre
nade, Ordre de Cîteaux, Diocèse de Saint
IL. Vol.
Iiij
tes,
1452 MERCURE DE FRANCE
tes , vacante par la démission pure et
simple du dernier Titulaire Commanda-
taire , à M. de Montesquiou- Poylebon ,
Prêtre du Diocèse d'Auch .
L'Abbaye Commandataire de Flavigny ,
Ordre de S. Benoît , Diocèse d'Autun , va-
cante par le décès de M.de Bussy Rabutin
Evêque de Luçon , à M. de Piolenc ,
Clerc tonsuré du Diocèse d'Aix.
L'Abbaye Commandataire de Tous-
saints d'Angers , Ordre de S. Augustin ,
vacante par le décès de M. de Brussy , à
M. de Grandhomme de Giseux , Prêtre
du Diocèse d'Angers.
L'Abbaye Commandataire de Bellefon
taine , Ordre de S. Benoît , Diocèse de la
Rochelle , vacante par le décès de M:
Maréchal , à M. de Blanes ...
du Diocèse de ....
L'Abbaye Commandataire de Bonne-
fontaine , Ordre de Cîtcaux , Diocèse de
Rheims , vacante par le décès de M. Ma-
réchal , à M. de Vienne ..... du Dio-
cèse de .... et Conseiller au Parlement
de Paris .
L'Abbaye Commandataire de Valsecret,
Ordre de Prémontré , Diocèse de Sois-
sons , vacante par le décès de M. de
Charmont , à M. le Clerc ...... du
Diocèse de .....
II. Vol.
• du
L'Abbaye
JU. IN.
II. Vol.
1737.
1453
L'Abbaye Commandataire de Valchré-
tien , Ordre de Prémontré , Diocèse de
Soissons , vacante par le décès de M. le
Begue de Majenville , à M. Richard ,
Prêtre , Chapelain du Roy.
L'Abbaye Commandataire de Cercan .
ceaux , Ordre de Citeaux , Diocèse de
Sens , vacante par le décès de M. Coëffy,
à M. de la Chabrerie , Prêtre du Diocèse
de ....
L'Abbaye Commandataire de S. Pierre
d'Auxerre , Ordre de S. Augustin , va-
cante par la démission pure et simple de
M. de la Chabrerie , à M. Hardoin, Prê-
tre , Chanoine de Sens.
L'Abbaye Commandataire de Belle-
vaux , Ordre de Prémontré , Diocèse de
Nevers , vacante par le décès de M. de
Bussy Rabutin , Evêque de Luçon , à
M. de Sollieres , Prêtre , Doyen de la
Cathédrale de Nevers.
L'Abbaye Commandataire de Juncels ,
Ordre de S. Benoît , Diocèse de Beziers ,
›
vacante par le décès de M. de Massillan ,
à M. de Villevert , Clerc tonsuré du
Diocèse de Montpellier.
L'Abbaye Commandataire du Palais ,
Ordre de Cîteaux , Diocèse de Limoges,
vacante par le décès de M. de la Deveze ,
à M. de Thouron ... du Diocèse de ...
I jiij
L'Ab.
1454 MERCURE DE FRANCE
L'Abbaye Commandataire de Tenail-
les
Ordre de Prémontré , Diocèse de
Laon , vacante par le décès de M. Tes-
sier des Farges , à M. Dandelau , Au-
mônier du Roy.
L'Abbaye Commandataire de S. Re-
main de Blaye , Ordre de S. Augustin
Diocése de Bourdeaux , vacante par la
démission de M. le Blond , à M. dư
Lau , Prêtre , Vicaire General de Noyon.
Le Prieuré Commandataire , Conven-
tuel et électif de Lespan , Ordre du Val-
des-Choux , Diocèse d'Auxerre , vacanť
par le décès de M. de Bussy Rabutin
Evêque de Luçon , à M. Des Guilles
d'Argence.
L'Abbaye de N. D. de Vignogore ,
Ordre de Cîteaux , Diocèse de Mon-
tpelier
vacante par la démission de
La Dame de Bernis , à la Dame de Ves-
trie de Montales
Abbaye,
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Résumé : BENEFICES DONNÉS, Feüille du 3. Juillet 1737.
Le document du 3 juillet 1737 énumère divers bénéfices ecclésiastiques attribués après des vacances dues à des décès ou des démissions. L'Évêché de Nîmes est confié à M. de Becdelievre, celui de Luçon à M. de Verthamon de Chavagnac, et celui d'Angoulême à M. du Verdier. Plusieurs abbayes commandataires changent également de titulaires : Buzay à M. de Rosser de Rocozel de Fleury, Simorre à M. de Grossoles de Flamarens, La Frénade à M. de Montesquiou-Poylebon, Flavigny à M. de Piolenc, Toussaints d'Angers à M. de Grandhomme de Giseux, Bellefontaine à M. de Blanes, Bonnefontaine à M. de Vienne, Valsecret à M. Richard, Valchrétien à M. Richard, Cercanceaux à M. de la Chabrerie, Saint-Pierre d'Auxerre à M. Hardouin, Bellevaux à M. de Sollières, Juncels à M. de Villevert, Le Palais à M. de Thouron, Tenailles à M. Dandelau, Saint-Romain de Blaye à M. du Lau, et le prieuré de Lespan à M. Des Guilles d'Argence. L'abbaye Notre-Dame de Vignogoul passe de la Dame de Bernis à la Dame de Vestrie de Montales.
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4721
p. 1455-1456
L'AUSTRASIE. Cantatille. Au ROY DE POLOGNE.
Début :
Que les bords de la Meuse, et ceux de la Moselle [...]
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texteReconnaissance textuelle : L'AUSTRASIE. Cantatille. Au ROY DE POLOGNE.
L'AUSTRASIE. Cantatille. Au ROY DE POLOGNE.
Que les bords de la Meuse, et ceux de la Moselle Et par de lyriques transports ,
Une aimable Cour l'environne ;
Avec plaisir chacun le suit :
C'est la Vertu qui le couronne.
Il prend le Diadême ::
Qu'il veut se rendre heureux lui- même,
Maître.
Ils publiront qu'ils sont heureux ,
* C'est l'Austrasie qui parle.
II. Vol
Iy
1455
Retentissent par tout des plus charmans accords
Formez une Fête nouvelle ,
Peuples , témoignez vôtre zéle
Au Héros queje vois paroître sur ces bords.
C'est la Gloire qui le conduit ,
Pour combler tous les vœux ,
Ce n'est qu'en vous rendant heureux ,
Que STANISLAS reghe en ces Lieux',
Qu'on rende un juste hommage à cet Auguste
Les Peuples vont jouir d'un destin glorieux ;
STANISLAS.Croit déja qu'ils sont dignes de l'être.
Ghantez
1456 MERCURE DE FRANCE
Chantez ; célébrez ce Héros
Par l'éclat bruyant des Trompettes :
Et par la douceur des Musettes ,
Annoncez un charmant repos.
Qu'icy jamais on ne se plaigne
Il comblera tous les desirs :
Et son aimable Regne
Sera le Regne des plaisirs.
Devalois d'Orville.
Que les bords de la Meuse, et ceux de la Moselle Et par de lyriques transports ,
Une aimable Cour l'environne ;
Avec plaisir chacun le suit :
C'est la Vertu qui le couronne.
Il prend le Diadême ::
Qu'il veut se rendre heureux lui- même,
Maître.
Ils publiront qu'ils sont heureux ,
* C'est l'Austrasie qui parle.
II. Vol
Iy
1455
Retentissent par tout des plus charmans accords
Formez une Fête nouvelle ,
Peuples , témoignez vôtre zéle
Au Héros queje vois paroître sur ces bords.
C'est la Gloire qui le conduit ,
Pour combler tous les vœux ,
Ce n'est qu'en vous rendant heureux ,
Que STANISLAS reghe en ces Lieux',
Qu'on rende un juste hommage à cet Auguste
Les Peuples vont jouir d'un destin glorieux ;
STANISLAS.Croit déja qu'ils sont dignes de l'être.
Ghantez
1456 MERCURE DE FRANCE
Chantez ; célébrez ce Héros
Par l'éclat bruyant des Trompettes :
Et par la douceur des Musettes ,
Annoncez un charmant repos.
Qu'icy jamais on ne se plaigne
Il comblera tous les desirs :
Et son aimable Regne
Sera le Regne des plaisirs.
Devalois d'Orville.
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Résumé : L'AUSTRASIE. Cantatille. Au ROY DE POLOGNE.
Le poème célèbre Stanislas, roi de Pologne, en mettant en avant sa cour joyeuse et vertueuse. La vertu couronne le roi, qui souhaite rendre son peuple heureux et recevoir en retour leur bonheur. La 'Gloire' guide Stanislas, et les peuples sont invités à témoigner leur zèle pour ce héros. Son règne est décrit comme une période de gloire et de bonheur pour le peuple, déjà digne de ce destin glorieux. Le poème se conclut par une invitation à chanter et célébrer Stanislas, annonçant un règne marqué par les plaisirs et la satisfaction des désirs.
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4722
p. 1456-1466
MORTS ET NAISSANCES.
Début :
Dame N. de Saint Simon, Veuve de N..... Marquis de Courcy, &c. [...]
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texteReconnaissance textuelle : MORTS ET NAISSANCES.
MORTS ET NAISSANCES.
Dame N. de Saint Simon, Veuve de
N..... Marquis de Courcy, &c.
mourut le 3. May dans son Château de
Plain - Marais , près Carentan en Basse
Normandie , dans un âge avancé , ne
laissant de son mariage avec le Marquis
de Courcy que deux Filles , dont l'Aînée
a épousé le Marquis de Thieuville , des
meilleures Maisons de Normandie ; et la
seconde est mariée au Marquis de Mon-
taigu , aussi d'une Naissance distinguée ,
Commandant pour le Roy à la Hogue,
M. la Marquise de Courcy a été fort re
IL. Vol.
gretée
JUIN.
1737.
1457
gretée à cause de ses grandes et belles
qualités,dont la principale étoit un grand
fonds de Religion ,accompagné d'un goût
naturel pour la vertu et pour les Gens
vertueux , aimant les Lettres et les cul-
tivant , ce qui rendoit son commerce
également utile et agréable.
Le 28. D. Loüise- Magdelaine du Poi-
rier Cottereau , Veuve depuis le 27. Mars
dernier de Loüis de Vivet de Montclus ,
Seigneur de Servesan , mourut à Bagnols
en Languedoc , âgée de 69. ans. Ön a
marqué de qui elle étoit fille en annon-
çant la mort de feu son Mari dans le
Mercure de May dernier p. 1040.
Le 10. Juin , Joseph- Henri , Marquis
de Segur , Sénéchal , Gouverneur et Lieu-
tenant Général pour le Roy des Pays et
Comté de Foix, Capitaine et Gouverneur
des Ville et Château de Foix , Lieutenant
Général au Gouvernement de Champa-
gne et Brie , et Grand- Croix de l'Ordre
Militaire de S. Louis , mourut à Paris ,
âgé de 76. ans. Il avoit commencé à ser-
vir en qualité de Mousquetaire du Roy ;
ensuite il fut Capitaine de Cavalerie et
successivement Sous- Lieutenanten 1690,
et Capitaine-Lieutenant de la Compagnie
des Chevau- Légers d'Anjou en 1693 .
Il eut le 4. Octobre de la même année
II. Vol
1 vj.
UnG
1453 MERCURE DE FRANCE
une jambe emportée d'un boulet de Ca-
non à la Bataille de la Marsaille en Pié
mont. La Croix de S. Louis lui fut ace
cordée le 6. Février 1694, et le feu Roy
le gratifia au mois d'Avril 1699. de la
Lieutenance Générale de Champagne et
Brie , vacante par la mort du Marquis
d'Escots. Il obtint au mois de Décembre
1701. un Brevet de retenuë de 20000.
livres sur cette Charge ; et il avoit eu au
mois de Juin précédent l'agrément de
S. M. pour traiter avec le Comte de Tal-
lard , depuis Maréchal de France
"
du
Gouvernement Général du Pays de Foix..
Il prêta serment pour cette Charge en-
tre les mains du Roy le 29. May 1703 .
Il fut fait Grand- Croix de l'Ordre de S..
Louis le 1. Janvier 1720. Il étoit Fils de
Jean Isaac de Segur , Seigneur de Pon-
chat et de Fouquerolles en Guyenne ,
dont la mort est raportée dans le Mer-
cure Gilant pour les mois de Novembre:
et Décembre 1707. et d'Anne- Marie de
Taillefer de Roussille et il avoit épousé
Claude Elizabeth Binet, restée Fille uni-
que et seule Héritiore de Henri Binet »
Seigneur de. S. Martin de la Garenne, des
Boullais
>
et de Châtres en Brie , Maître.
Ordinaire en la Chambre des Compres
de Paris, et Procureur Général de la Rei
II.Vol.
ne
JUIN.
1737.
1459
ne Marie-Therese d'Autriche, et de Clau-
de Jolly , sa Femme . Il en laisse Henri..
François , Comte de Segur , Maréchal de
Gamp des Armées du Roy du 20. Fé-
vrier 174. qui lui succede dans ses Gou-
vernemens, et qui a été marié le 12. Sep
tembre 1718. avec D. Philipe Angelique
de Froissy ; Jean Charles de Segur , an-
cien Evêque de Saint Papoul , et Abbé
de N.D. de Vermand ,Diocèse de Noyon;
et D. Marie Anne-Françoise de Segur ,
Abbesse de l'Abbaye de Gif , O. S. B.,
Diocèse de Paris
Le 11. D. Louise- Antonine de Gon-
taut de Biron , Epouse de François Michel-
César le Tellier , Marquis de Montmi
rel , Comte de Tonnerre et de la Ferté-
Gaucher , &c. Capitaine Colonel de la
Compagnie des 100. Suisses de la Garde
Ordinaire du Corps du Roy , avec le
quel elle avoit éré mariée le 25 Février
1732, mourut à Paris au Palais du Lu-
xembourg , âgée de
blo Vol
19. ans , laissant
deux Enfans. Elle étoit Fille de François
Armand de Gontaut, Duc de Biron , Pair
de France, Brigadier des Armées du Roy,
et de D. Mirje Adelaide de Grammont,
Dame du Palais de la Reine,
Le 14. Silvestre Bisc, Conseiller Se-
cretaire du Roy ,, Maison , Couronne de
France
1460 MERCURE DE FRANCE
France et de ses Finances , mourut à Pa
ris , dans un âge avancé. Il étoit Veuf.
de Jeanne le Brun , morte le 19. Juin
1723. Il en avoit eu Marie Marguerite
Bosc , premiere Femme d'Eustache - Fran-
çois le Cousturier , President au Grand-
Conseil , Seigneur de Mauregard , mor
te le 25. Décembre 1727. âgée de 39. ans,
de laquelle il reste un Fils , et une Fille ,
mariée le 4. Novembre 1734. avec Char-
les
-
François de Montholon , Seigneur
d'Aubervilliers , Conseiller au Parlement
de Paris ; et Marie- Jeanne Bosc , morte
Femme de Louis - Nicòlas - Guillaume
Maurin , Conseiller en la Cour des Aides
de Paris , au mois de Janvier 1727. de
laquelle il reste trois Filles.
Le même jour,François de Rivoire, Mar
quis du Palais , Seigneur de la Ville de
Feurs,Civin - le-Mazoyer , &c. Brigadier
des Armées du Roy, et ci-devant Lieute-
nant d'une des Compagnies de ses Gardes
du Corps, mourut à Paris , âgé de 67. ans
sans laisser d'enfans. Il avoit été fait Mes-
tre de Camp d'un Regiment de Cavalerie
par Commission du 24. Octobre 1706.et
ce Regiment ayant été licentié en 1714. il
obtint alors sa réforme à la suite du Regi
ment du Maine. Il entra au mois de Mars
1716. dans les Gardes du Corps en qualité
II. Vola
d'Enseigne,
'JU IN.
1737.
1461
d'Enseigne , et monta depuis à une
Lieutenance. Il fut fait Brigadier à la
Promotion du premier Février 1719. On
a parlé de sa Maison , originaire d'Au-
vergne , dans le Mercure du mois de
Juin 1728. Vol. 1. p. 1256. à l'occasion
de son Mariage avec Dame Marie- Ca-
terine Dorotée de Roncherolles de Pont
S. Pierre. Il avoit eu un Frere aîné , dont
la mort est raportée dans le Mercure de
May 1727. p. 1042.
Le 18. Dame Anne- Catherine Brunet ;
Veuve sans Enfans de Charles de Mor-
nay , Marquis de Villarceaux , Chevalier
des Ordres du Roy , Brigadier de ses Ar-
mées , et Capitaine
Lieutenant de la
Compagnie des Chevau Legers Dau-
phins , qui fut tué à la Bataille de Fleu-
rus le premier Juillet 1690. mourut à
Paris dans la 78e année de son âge. Elle
avoit été mariée au mois de Mars 1683 .
et elle étoit Fille de Jean - Baptiste Bru-
net , Seigneur de Chailly , Serigny , & c.
Conseiller du Roy en son Conseil d'Etat ,
Secretaire de S. M. Maison Couronne de
France et de ses Finances , et Garde de
son Tresor Royal , mort le 21. Juillet
1703. et de Marie de Cadolu , morte en
1670. Elle laisse pour Héritiers Pierre
Brunet de Chailly , Comte de Serigny ,
II. Vol
Maître
1462 MERCURE DE FRANCE
Maître des Requêtes Honoraire de l'Hô
tel du Roy , et Président de la Cham-
bre des Comptes de Paris , son Frere , et
Charles- Jean Baptiste du Tillet , Sei-
gneur de la Bussière , et de Noyent , Pré-
sident Honoraire au Parlement de Paris ,
son Neveu.
Le 20. Pierre Delpech , Seigneur de
Cailly en Normandie , Président en la
Cour des Aides de Paris , Charge en la
quelle il avoit été recû le 5. Juin 1733
après avoir été Avocat général en la mê-
me Cour depuis le 27. Mars 1732. mou
Fut dans la 26. année de son âge , étant
né le 16. Septembre 171. Il étoit Fils
unique de Pierre Delpech , Seigneur de
Cailly, premier Avocat Général en la mê-
me Cour des Aides, mort le 9.Mars 1733 .
et de Marie Elizabeth le Fevre de Cau-
martin de Cailly , morte le 27. Août
1717. et il avoit été marié le 11. Février:
1733. avec la Fille de Christophe Alexan-
dre Pajot , Seigneur de Villers , Contrô
leur-Général des Postes et Relais de Fran-
çe , et d'Anne de Mailly- Charneüil . Il en
laisse un Garçon et une Fille.
Le 27. Dame Marguerite de Monchy
Epouse de Louis - François Vireau des
Epoisses , Seigneur de Villeflix et des
Arches , Maître de la Chambre aux De
II. Vols
niers
JUIN.
"
17375
1463
alers du Roy , avec lequel elle avoit été
mariée au mois d'Octobre 1708. mourut
dans la so. année de son âge , étant néé
le 6. Mars 1688. elle laisse deux Filles
تو
dont l'ainée Marie Marguerite Vireau de
Villefix , a été mariée le 29. Mars 1729,
avec Jacques- Marie- Jerôme Michau de
Montaran , Seigneur de Lisse , Beaure
paire , Brazeux , Conseiller au Parlement
de Paris , et Commissaire aux Requêtes
du Palais. La défunte étoir Fille de Phi
lipe de Monchy , Conseiller Secretaire
du Roy, Maison , Couronne de France et
de ses Finances , et ancien Fermier gene-
ral , mort le 18. Août 1731. âgé de 89 .
ans , et de Marguerite Normandeau , et
Seur aînée d'Anne-Magdeleine de Mon-
chy , mariée en 1713. avec Paul Delpech,
Seigneur de Chaumot, Keceveur general
des Finances en Auvergne , et ci devant
Fermier General.
Le 28. Dame Alfonsine Elizabeth de
Guenegand , Veuve depuis le 15. Décem-
bre 1709. de Hardouin de l'Isle , Marquis
de Marivaux , Seigneur d'Anseauvillier
la Koue , Lieutenant Général des Armées
du Roy , Chevalier de l'Ordre Militaire
de S. Louis , avec lequel elle avoit été
mariée le 27. Mars 1692. mourut à Paris
dans la 80. année de son âge , ayant été
11. Vol.
baptisée
1464 MERCURE DE FRANCE
baptisée le 9. Mars 1658. Elle étoit Fille
de Claude de Guenegaud , Seigneur du
Plessis Belleville , Silly , &c. Conseiller
du Roy en ses Conseils et Trésorier de
P'Epargne , mort le 13. Décembre 1686.
et de D. Catherine- Alfonsine Martel de
Montpinson , morte le 20. Mars 1710.
Elle laisse un Fils , qui est Loüis - Jean-
Jacques de l'isle , Marquis de Marivaux ,
Sous Lieutenant de la Compagnie des
Gendarmes de Bretagne.
Le 20. May les Cérémonies du Baptê
me furent supléées à Jean- Baptiste- Joa-
chim Louis , né et ondoyé le 13. prece
dent , Fils de Louis du Plessis- Chastillon,
Marquis dudit lieu et de Nonant , Lieu-
tenant Général des Armées du Roy ,
Gouverneur pour S. M. des Ville et Châ-
teau d'Argentan en Normandie , et de
D. Catherine-Pauline Colbert de Crois-
sy. Le Parain , Jean Baptiste- Joachim
Colbert , Marquis de Croissy , Colonel
du Regiment Royal d'Infanterie , Bri-
gadier des Armées du Roy , et Capitaine
des Gardes de la Porte de S. M. son oncle
maternel. La Maraine D.Marie Brunet de
Rancy , épouse de Louis Henri- François
Colbert , Comte de Croissy , Lieutenant
General des Armées du Roy , et du Com
II. Vol.
té
JUIN.
1737.
1469
té Nantois , grande Tante maternelle.
Le 21. nâquit Marie Françoise , Fille de
Charles-François , Marquis de Sassenage ,
et de Pont en Royans , Sire de Vité et de
Brullon , Seigneur de Vouré et d'Yzeron,
second Baron de Dauphiné , Lieutenant
General pour le Roy dans la même Pro
vince , Brigadier de ses Armées , et Mes
tre de Camp d'un Regiment de Cavale-
rie , et de D. Marie - Françoise Camille de
Sassenage son Epouse.
Le 1. Juin , les Ceremonies du Bapë
tême furent supléées dans la Chapelle du
Palais de Luxembourg , à Marie Louise
Julie , Fille de Joseph - Yves Thibaud ,
Marquis de la Riviere , Comte de Cor
lay , et de D. Julie Louise- Celeste de la
Riviere, Dame du Palais de la Reine , se-
conde Doüairiere d'Espagne , mariés le 6.
Juin 1735. la Maraine fut la Reine secon-
de Douairiere d'Espagne , et le Paráin le
Duc d'Orleans.
Le 19. est né, et a été baptisé le même
jour en la Paroisse de S. Louis en l'Isle ,
Charles-Paul - Nicolas , Fils de Ch. Jean-
"
Pierre Barentin, apellé le Comte de Mont-
chal , Vicomté de la Motte , premier Cor-
nette de la Compagnie des Chevau - Le-
gers Dauphins , et de D. Louise Magde-
leine Bertin de Vaugien , ses Pere et Me-
II. Vol.
se ,
1466 MERCURE DE FRANCE
re , qui ont été mariés le 16. Mars 1735.
Il a eu pour Parain Nicolas Bertin , Sei-
gneur de Vaugien , Maître des Requê
tes Honoraire de l'Hôtel du Roy , son
Bisayeul maternel , et pour Maraine
Dlle Marie
Catherine de Montchal .
sa grande Tante paternelle. Le Pere de
cet enfant est frere puîné de Charles-
Amable Barentin , Maître des Requêtes
ordinaire de l'Hôtel du Roy , Inten
dant à la Rochelle depuis six mois , et
marié avec Marie - Catherine le Fevre
d'Ormesson , Fille de l'Intendant des
Finances.
Dame N. de Saint Simon, Veuve de
N..... Marquis de Courcy, &c.
mourut le 3. May dans son Château de
Plain - Marais , près Carentan en Basse
Normandie , dans un âge avancé , ne
laissant de son mariage avec le Marquis
de Courcy que deux Filles , dont l'Aînée
a épousé le Marquis de Thieuville , des
meilleures Maisons de Normandie ; et la
seconde est mariée au Marquis de Mon-
taigu , aussi d'une Naissance distinguée ,
Commandant pour le Roy à la Hogue,
M. la Marquise de Courcy a été fort re
IL. Vol.
gretée
JUIN.
1737.
1457
gretée à cause de ses grandes et belles
qualités,dont la principale étoit un grand
fonds de Religion ,accompagné d'un goût
naturel pour la vertu et pour les Gens
vertueux , aimant les Lettres et les cul-
tivant , ce qui rendoit son commerce
également utile et agréable.
Le 28. D. Loüise- Magdelaine du Poi-
rier Cottereau , Veuve depuis le 27. Mars
dernier de Loüis de Vivet de Montclus ,
Seigneur de Servesan , mourut à Bagnols
en Languedoc , âgée de 69. ans. Ön a
marqué de qui elle étoit fille en annon-
çant la mort de feu son Mari dans le
Mercure de May dernier p. 1040.
Le 10. Juin , Joseph- Henri , Marquis
de Segur , Sénéchal , Gouverneur et Lieu-
tenant Général pour le Roy des Pays et
Comté de Foix, Capitaine et Gouverneur
des Ville et Château de Foix , Lieutenant
Général au Gouvernement de Champa-
gne et Brie , et Grand- Croix de l'Ordre
Militaire de S. Louis , mourut à Paris ,
âgé de 76. ans. Il avoit commencé à ser-
vir en qualité de Mousquetaire du Roy ;
ensuite il fut Capitaine de Cavalerie et
successivement Sous- Lieutenanten 1690,
et Capitaine-Lieutenant de la Compagnie
des Chevau- Légers d'Anjou en 1693 .
Il eut le 4. Octobre de la même année
II. Vol
1 vj.
UnG
1453 MERCURE DE FRANCE
une jambe emportée d'un boulet de Ca-
non à la Bataille de la Marsaille en Pié
mont. La Croix de S. Louis lui fut ace
cordée le 6. Février 1694, et le feu Roy
le gratifia au mois d'Avril 1699. de la
Lieutenance Générale de Champagne et
Brie , vacante par la mort du Marquis
d'Escots. Il obtint au mois de Décembre
1701. un Brevet de retenuë de 20000.
livres sur cette Charge ; et il avoit eu au
mois de Juin précédent l'agrément de
S. M. pour traiter avec le Comte de Tal-
lard , depuis Maréchal de France
"
du
Gouvernement Général du Pays de Foix..
Il prêta serment pour cette Charge en-
tre les mains du Roy le 29. May 1703 .
Il fut fait Grand- Croix de l'Ordre de S..
Louis le 1. Janvier 1720. Il étoit Fils de
Jean Isaac de Segur , Seigneur de Pon-
chat et de Fouquerolles en Guyenne ,
dont la mort est raportée dans le Mer-
cure Gilant pour les mois de Novembre:
et Décembre 1707. et d'Anne- Marie de
Taillefer de Roussille et il avoit épousé
Claude Elizabeth Binet, restée Fille uni-
que et seule Héritiore de Henri Binet »
Seigneur de. S. Martin de la Garenne, des
Boullais
>
et de Châtres en Brie , Maître.
Ordinaire en la Chambre des Compres
de Paris, et Procureur Général de la Rei
II.Vol.
ne
JUIN.
1737.
1459
ne Marie-Therese d'Autriche, et de Clau-
de Jolly , sa Femme . Il en laisse Henri..
François , Comte de Segur , Maréchal de
Gamp des Armées du Roy du 20. Fé-
vrier 174. qui lui succede dans ses Gou-
vernemens, et qui a été marié le 12. Sep
tembre 1718. avec D. Philipe Angelique
de Froissy ; Jean Charles de Segur , an-
cien Evêque de Saint Papoul , et Abbé
de N.D. de Vermand ,Diocèse de Noyon;
et D. Marie Anne-Françoise de Segur ,
Abbesse de l'Abbaye de Gif , O. S. B.,
Diocèse de Paris
Le 11. D. Louise- Antonine de Gon-
taut de Biron , Epouse de François Michel-
César le Tellier , Marquis de Montmi
rel , Comte de Tonnerre et de la Ferté-
Gaucher , &c. Capitaine Colonel de la
Compagnie des 100. Suisses de la Garde
Ordinaire du Corps du Roy , avec le
quel elle avoit éré mariée le 25 Février
1732, mourut à Paris au Palais du Lu-
xembourg , âgée de
blo Vol
19. ans , laissant
deux Enfans. Elle étoit Fille de François
Armand de Gontaut, Duc de Biron , Pair
de France, Brigadier des Armées du Roy,
et de D. Mirje Adelaide de Grammont,
Dame du Palais de la Reine,
Le 14. Silvestre Bisc, Conseiller Se-
cretaire du Roy ,, Maison , Couronne de
France
1460 MERCURE DE FRANCE
France et de ses Finances , mourut à Pa
ris , dans un âge avancé. Il étoit Veuf.
de Jeanne le Brun , morte le 19. Juin
1723. Il en avoit eu Marie Marguerite
Bosc , premiere Femme d'Eustache - Fran-
çois le Cousturier , President au Grand-
Conseil , Seigneur de Mauregard , mor
te le 25. Décembre 1727. âgée de 39. ans,
de laquelle il reste un Fils , et une Fille ,
mariée le 4. Novembre 1734. avec Char-
les
-
François de Montholon , Seigneur
d'Aubervilliers , Conseiller au Parlement
de Paris ; et Marie- Jeanne Bosc , morte
Femme de Louis - Nicòlas - Guillaume
Maurin , Conseiller en la Cour des Aides
de Paris , au mois de Janvier 1727. de
laquelle il reste trois Filles.
Le même jour,François de Rivoire, Mar
quis du Palais , Seigneur de la Ville de
Feurs,Civin - le-Mazoyer , &c. Brigadier
des Armées du Roy, et ci-devant Lieute-
nant d'une des Compagnies de ses Gardes
du Corps, mourut à Paris , âgé de 67. ans
sans laisser d'enfans. Il avoit été fait Mes-
tre de Camp d'un Regiment de Cavalerie
par Commission du 24. Octobre 1706.et
ce Regiment ayant été licentié en 1714. il
obtint alors sa réforme à la suite du Regi
ment du Maine. Il entra au mois de Mars
1716. dans les Gardes du Corps en qualité
II. Vola
d'Enseigne,
'JU IN.
1737.
1461
d'Enseigne , et monta depuis à une
Lieutenance. Il fut fait Brigadier à la
Promotion du premier Février 1719. On
a parlé de sa Maison , originaire d'Au-
vergne , dans le Mercure du mois de
Juin 1728. Vol. 1. p. 1256. à l'occasion
de son Mariage avec Dame Marie- Ca-
terine Dorotée de Roncherolles de Pont
S. Pierre. Il avoit eu un Frere aîné , dont
la mort est raportée dans le Mercure de
May 1727. p. 1042.
Le 18. Dame Anne- Catherine Brunet ;
Veuve sans Enfans de Charles de Mor-
nay , Marquis de Villarceaux , Chevalier
des Ordres du Roy , Brigadier de ses Ar-
mées , et Capitaine
Lieutenant de la
Compagnie des Chevau Legers Dau-
phins , qui fut tué à la Bataille de Fleu-
rus le premier Juillet 1690. mourut à
Paris dans la 78e année de son âge. Elle
avoit été mariée au mois de Mars 1683 .
et elle étoit Fille de Jean - Baptiste Bru-
net , Seigneur de Chailly , Serigny , & c.
Conseiller du Roy en son Conseil d'Etat ,
Secretaire de S. M. Maison Couronne de
France et de ses Finances , et Garde de
son Tresor Royal , mort le 21. Juillet
1703. et de Marie de Cadolu , morte en
1670. Elle laisse pour Héritiers Pierre
Brunet de Chailly , Comte de Serigny ,
II. Vol
Maître
1462 MERCURE DE FRANCE
Maître des Requêtes Honoraire de l'Hô
tel du Roy , et Président de la Cham-
bre des Comptes de Paris , son Frere , et
Charles- Jean Baptiste du Tillet , Sei-
gneur de la Bussière , et de Noyent , Pré-
sident Honoraire au Parlement de Paris ,
son Neveu.
Le 20. Pierre Delpech , Seigneur de
Cailly en Normandie , Président en la
Cour des Aides de Paris , Charge en la
quelle il avoit été recû le 5. Juin 1733
après avoir été Avocat général en la mê-
me Cour depuis le 27. Mars 1732. mou
Fut dans la 26. année de son âge , étant
né le 16. Septembre 171. Il étoit Fils
unique de Pierre Delpech , Seigneur de
Cailly, premier Avocat Général en la mê-
me Cour des Aides, mort le 9.Mars 1733 .
et de Marie Elizabeth le Fevre de Cau-
martin de Cailly , morte le 27. Août
1717. et il avoit été marié le 11. Février:
1733. avec la Fille de Christophe Alexan-
dre Pajot , Seigneur de Villers , Contrô
leur-Général des Postes et Relais de Fran-
çe , et d'Anne de Mailly- Charneüil . Il en
laisse un Garçon et une Fille.
Le 27. Dame Marguerite de Monchy
Epouse de Louis - François Vireau des
Epoisses , Seigneur de Villeflix et des
Arches , Maître de la Chambre aux De
II. Vols
niers
JUIN.
"
17375
1463
alers du Roy , avec lequel elle avoit été
mariée au mois d'Octobre 1708. mourut
dans la so. année de son âge , étant néé
le 6. Mars 1688. elle laisse deux Filles
تو
dont l'ainée Marie Marguerite Vireau de
Villefix , a été mariée le 29. Mars 1729,
avec Jacques- Marie- Jerôme Michau de
Montaran , Seigneur de Lisse , Beaure
paire , Brazeux , Conseiller au Parlement
de Paris , et Commissaire aux Requêtes
du Palais. La défunte étoir Fille de Phi
lipe de Monchy , Conseiller Secretaire
du Roy, Maison , Couronne de France et
de ses Finances , et ancien Fermier gene-
ral , mort le 18. Août 1731. âgé de 89 .
ans , et de Marguerite Normandeau , et
Seur aînée d'Anne-Magdeleine de Mon-
chy , mariée en 1713. avec Paul Delpech,
Seigneur de Chaumot, Keceveur general
des Finances en Auvergne , et ci devant
Fermier General.
Le 28. Dame Alfonsine Elizabeth de
Guenegand , Veuve depuis le 15. Décem-
bre 1709. de Hardouin de l'Isle , Marquis
de Marivaux , Seigneur d'Anseauvillier
la Koue , Lieutenant Général des Armées
du Roy , Chevalier de l'Ordre Militaire
de S. Louis , avec lequel elle avoit été
mariée le 27. Mars 1692. mourut à Paris
dans la 80. année de son âge , ayant été
11. Vol.
baptisée
1464 MERCURE DE FRANCE
baptisée le 9. Mars 1658. Elle étoit Fille
de Claude de Guenegaud , Seigneur du
Plessis Belleville , Silly , &c. Conseiller
du Roy en ses Conseils et Trésorier de
P'Epargne , mort le 13. Décembre 1686.
et de D. Catherine- Alfonsine Martel de
Montpinson , morte le 20. Mars 1710.
Elle laisse un Fils , qui est Loüis - Jean-
Jacques de l'isle , Marquis de Marivaux ,
Sous Lieutenant de la Compagnie des
Gendarmes de Bretagne.
Le 20. May les Cérémonies du Baptê
me furent supléées à Jean- Baptiste- Joa-
chim Louis , né et ondoyé le 13. prece
dent , Fils de Louis du Plessis- Chastillon,
Marquis dudit lieu et de Nonant , Lieu-
tenant Général des Armées du Roy ,
Gouverneur pour S. M. des Ville et Châ-
teau d'Argentan en Normandie , et de
D. Catherine-Pauline Colbert de Crois-
sy. Le Parain , Jean Baptiste- Joachim
Colbert , Marquis de Croissy , Colonel
du Regiment Royal d'Infanterie , Bri-
gadier des Armées du Roy , et Capitaine
des Gardes de la Porte de S. M. son oncle
maternel. La Maraine D.Marie Brunet de
Rancy , épouse de Louis Henri- François
Colbert , Comte de Croissy , Lieutenant
General des Armées du Roy , et du Com
II. Vol.
té
JUIN.
1737.
1469
té Nantois , grande Tante maternelle.
Le 21. nâquit Marie Françoise , Fille de
Charles-François , Marquis de Sassenage ,
et de Pont en Royans , Sire de Vité et de
Brullon , Seigneur de Vouré et d'Yzeron,
second Baron de Dauphiné , Lieutenant
General pour le Roy dans la même Pro
vince , Brigadier de ses Armées , et Mes
tre de Camp d'un Regiment de Cavale-
rie , et de D. Marie - Françoise Camille de
Sassenage son Epouse.
Le 1. Juin , les Ceremonies du Bapë
tême furent supléées dans la Chapelle du
Palais de Luxembourg , à Marie Louise
Julie , Fille de Joseph - Yves Thibaud ,
Marquis de la Riviere , Comte de Cor
lay , et de D. Julie Louise- Celeste de la
Riviere, Dame du Palais de la Reine , se-
conde Doüairiere d'Espagne , mariés le 6.
Juin 1735. la Maraine fut la Reine secon-
de Douairiere d'Espagne , et le Paráin le
Duc d'Orleans.
Le 19. est né, et a été baptisé le même
jour en la Paroisse de S. Louis en l'Isle ,
Charles-Paul - Nicolas , Fils de Ch. Jean-
"
Pierre Barentin, apellé le Comte de Mont-
chal , Vicomté de la Motte , premier Cor-
nette de la Compagnie des Chevau - Le-
gers Dauphins , et de D. Louise Magde-
leine Bertin de Vaugien , ses Pere et Me-
II. Vol.
se ,
1466 MERCURE DE FRANCE
re , qui ont été mariés le 16. Mars 1735.
Il a eu pour Parain Nicolas Bertin , Sei-
gneur de Vaugien , Maître des Requê
tes Honoraire de l'Hôtel du Roy , son
Bisayeul maternel , et pour Maraine
Dlle Marie
Catherine de Montchal .
sa grande Tante paternelle. Le Pere de
cet enfant est frere puîné de Charles-
Amable Barentin , Maître des Requêtes
ordinaire de l'Hôtel du Roy , Inten
dant à la Rochelle depuis six mois , et
marié avec Marie - Catherine le Fevre
d'Ormesson , Fille de l'Intendant des
Finances.
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Résumé : MORTS ET NAISSANCES.
En 1737, plusieurs personnalités notables ont décédé. En mai, Dame N. de Saint-Simon, veuve du Marquis de Courcy, est morte à Plain-Marais en Basse-Normandie, laissant deux filles mariées aux Marquis de Thieuville et de Montaigu. Louise-Magdelaine du Poirier Cottereau, veuve de Louis de Vivet de Montclus, est décédée à Bagnols en Languedoc à l'âge de 69 ans. Joseph-Henri, Marquis de Ségur, Sénéchal et Gouverneur des Pays et Comté de Foix, est mort à Paris à 76 ans après une carrière militaire distinguée. Il laisse trois enfants : Henri-François, Comte de Ségur, Jean-Charles, ancien Évêque de Saint-Papoul, et Marie-Anne-Françoise, Abbesse de l'Abbaye de Gif. Louise-Antonine de Gontaut de Biron, épouse du Marquis de Montmirail, est décédée à Paris à 19 ans, laissant deux enfants. Silvestre Bisc, Conseiller Secrétaire du Roi, est mort à Paris. Dame Anne-Catherine Brunet, veuve de Charles de Mornay, Marquis de Villarceaux, est décédée à Paris à 78 ans, laissant son frère et son neveu comme héritiers. Pierre Delpech, Seigneur de Cailly et Président à la Cour des Aides de Paris, est mort à 26 ans, laissant un garçon et une fille. Dame Marguerite de Monchy, épouse de Louis-François Vireau des Époisses, est décédée à 50 ans, laissant deux filles. Dame Alfonsine Elizabeth de Guenegand, veuve du Marquis de Marivaux, est morte à Paris à 80 ans, laissant un fils. Parmi les naissances et baptêmes notables, on compte Jean-Baptiste-Joachim-Louis, fils du Marquis dudit lieu, et Marie Françoise, fille du Marquis de Sassenage. En mars 1735, un enfant a été baptisé avec des parrains et marraines influents.
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4723
p. 1466-1468
ARREST NOTABLE.
Début :
ARREST du Conseil, du 11. Juin, dont la teneur suit. [...]
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texteReconnaissance textuelle : ARREST NOTABLE.
ARREST NOTABLE.
ARREST du Conseil, du 11. Juin, dont
la teneur suit.
Le Roy ayant été informé vers la fin de l'an-
née derniere , des difficultés qui commençoient
s'élever au sujet d'un Missel imprimé pour l'u
sage du Diocèse de Troyes , Sa Majesté auroit
juge à propos de le faire examiner par des per-
sonnes dignes de sa confiance , afin que sur le
compte qui lui en seroit rendu , elle fût en état
de prendre les résolutions les plus convenables à
sa sagesse , pour empêcher qu'on ne fît naître à
cette occasion de nouvelles disputes dans son
Royaume; et comme le sieur Archevêque de Sens
FI. Vol.
vient
1
i
JUI N.
1737.
1467
ient de faire paroître un Mandement ou Ins
ruction Pastorale sur le même Missel , qu'il a
adressé non seulement au Clergé de son Diocèse
mais aussi au Chapitre de l'Eglise Cathédrale de
Troyes , comme soumis immédiatement à sa Juris,
diction , Sa Majesté auroit consideré qu'il étoit
à craindre que ce Mandement ne donnât lieu à
des procédures judiciaires , qui faisant encore
plus éclater au - dehors une si grande oposition
de sentimens et de conduite entre un Evêque er
son Métropolitain , formeroient un spectacle
affligeant pour les gens de bien, capable de scan
daliser es foibles et qui ne pouroit plaire qu'aux
ennemis de la Religion et de la tranquillité pu
blique, à quoi étant nécessaire de pourvoir pour
étouffer , s'il se peut , dans sa naissance , toute
Nouvelle semence de dissention, Sa Majesté étant
en son Conseil , a évoqué et évoque, en tant que
besoin seroit , retient et réserve à sa Personne la
connoissance de toutes les poursuites , procédu
res, actes ou délibérations qui pouroient avoir
été , ou qui seroient faites à l'occasion dudit
Missel de Troyes, ou dudit Mandement du sieur
Archevêque de Sens , circonstances et dépendan-
ces , Sa Majesté défendant à toutes ses Cours et
autres Juges , d'en prendre connoissance , et à
toutes Parties d'y avoir recours,à peine de nullité
et de cassation de leurs poursuites et procédures.
Ordonne S.M.que led.Missel er led . Mandement,
ensemble les Memoires qui lui ont été envoyés
par le sieur Evêque de Troyes , pour justifier les
changemens de Rit ou de cérémonies qu'on lui
reproche d'avoir faits dans ledit Missel, et autres
nouveaux Mémoires qu'il poura y joindre , si
bon lui semble , seront remis entre les mains
de ceux que Sa Majesté jugera à propos de choi-
II. Vol
sir
488 MERCURE DE FRANCE
sir incessamment dans son Conseil, comme aussi
dans l'Ordre Episcopal , pour y être , sur leur
avis , pourvû par Sa Majesté , ainsi qu'elle esti-
mera le devoir faire pour le bien commun de
J'Eglise et de l'Etat.
ARREST du Conseil, du 11. Juin, dont
la teneur suit.
Le Roy ayant été informé vers la fin de l'an-
née derniere , des difficultés qui commençoient
s'élever au sujet d'un Missel imprimé pour l'u
sage du Diocèse de Troyes , Sa Majesté auroit
juge à propos de le faire examiner par des per-
sonnes dignes de sa confiance , afin que sur le
compte qui lui en seroit rendu , elle fût en état
de prendre les résolutions les plus convenables à
sa sagesse , pour empêcher qu'on ne fît naître à
cette occasion de nouvelles disputes dans son
Royaume; et comme le sieur Archevêque de Sens
FI. Vol.
vient
1
i
JUI N.
1737.
1467
ient de faire paroître un Mandement ou Ins
ruction Pastorale sur le même Missel , qu'il a
adressé non seulement au Clergé de son Diocèse
mais aussi au Chapitre de l'Eglise Cathédrale de
Troyes , comme soumis immédiatement à sa Juris,
diction , Sa Majesté auroit consideré qu'il étoit
à craindre que ce Mandement ne donnât lieu à
des procédures judiciaires , qui faisant encore
plus éclater au - dehors une si grande oposition
de sentimens et de conduite entre un Evêque er
son Métropolitain , formeroient un spectacle
affligeant pour les gens de bien, capable de scan
daliser es foibles et qui ne pouroit plaire qu'aux
ennemis de la Religion et de la tranquillité pu
blique, à quoi étant nécessaire de pourvoir pour
étouffer , s'il se peut , dans sa naissance , toute
Nouvelle semence de dissention, Sa Majesté étant
en son Conseil , a évoqué et évoque, en tant que
besoin seroit , retient et réserve à sa Personne la
connoissance de toutes les poursuites , procédu
res, actes ou délibérations qui pouroient avoir
été , ou qui seroient faites à l'occasion dudit
Missel de Troyes, ou dudit Mandement du sieur
Archevêque de Sens , circonstances et dépendan-
ces , Sa Majesté défendant à toutes ses Cours et
autres Juges , d'en prendre connoissance , et à
toutes Parties d'y avoir recours,à peine de nullité
et de cassation de leurs poursuites et procédures.
Ordonne S.M.que led.Missel er led . Mandement,
ensemble les Memoires qui lui ont été envoyés
par le sieur Evêque de Troyes , pour justifier les
changemens de Rit ou de cérémonies qu'on lui
reproche d'avoir faits dans ledit Missel, et autres
nouveaux Mémoires qu'il poura y joindre , si
bon lui semble , seront remis entre les mains
de ceux que Sa Majesté jugera à propos de choi-
II. Vol
sir
488 MERCURE DE FRANCE
sir incessamment dans son Conseil, comme aussi
dans l'Ordre Episcopal , pour y être , sur leur
avis , pourvû par Sa Majesté , ainsi qu'elle esti-
mera le devoir faire pour le bien commun de
J'Eglise et de l'Etat.
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Résumé : ARREST NOTABLE.
En juin 1737, le roi de France apprit des controverses autour d'un missel imprimé pour le diocèse de Troyes. Pour éviter de nouveaux conflits, il ordonna un examen du missel par des personnes de confiance. L'archevêque de Sens avait publié un mandement sur ce missel, destiné au clergé de son diocèse et au chapitre de la cathédrale de Troyes. Le roi redoutait que ce mandement n'entraîne des procédures judiciaires et des oppositions publiques entre l'évêque de Troyes et son métropolitain, risquant de scandaliser les fidèles et de perturber l'ordre public. Pour prévenir ces conflits, le roi décida de centraliser toutes les poursuites et procédures liées au missel et au mandement. Il interdit aux cours et juges de s'en occuper et défendit aux parties concernées de recourir à ces instances, sous peine de nullité. Le roi demanda également que le missel, le mandement et les mémoires justificatifs de l'évêque de Troyes soient remis à des conseillers choisis par lui, afin de prendre les mesures nécessaires pour le bien de l'Église et de l'État.
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4724
p. 1468
APROBATION.
Début :
J'ay lû par ordre de Monseigneur le Chancelier le second Volume du Mercure de [...]
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texteReconnaissance textuelle : APROBATION.
APROBATION.
J'ay lû par ordre de Monseigneur le Chancelier
le second Volume du Mercure de
France du mois de Juin , et j'ay crû qu'on pou-
voit en permettre l'impression. A Paris , le 15.
Juillet 1737.
HARDION.
J'ay lû par ordre de Monseigneur le Chancelier
le second Volume du Mercure de
France du mois de Juin , et j'ay crû qu'on pou-
voit en permettre l'impression. A Paris , le 15.
Juillet 1737.
HARDION.
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4725
p. 1468-[1470]
TABLE.
Début :
PIECES FUGITIVES. L'Esprit et la Beauté, Dialogue, 1257 Histoire [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE.
TABLE.
PIECES FUGITIVES. L'Esprit et la Beauté,
Dialogue,
1257
Histoire abregée des Journaux de Jurispruden-
ce Françoise , & c.
1261
Stances à Mad. l'Abbesse de .... pour le jour
de sa Fête ,
1296
Septiéme Lettre sur quelques Sujets de Littera-
ture
A M. de C. de F. V'ers ,
Ode ,
Lettre au sujet d'une Pendule curieuse ,
Ole Sacrée ,
5. Louis ,
1298
1315
Lettre de M. le Chevalier de la T. sur la Pein-
ture , &c.
1218
1330
1333
1336
Réponse au sujet du Lieu de la Naissance de
1338
Plainte
Flainte et Remontrance à un Docteur , &c. 135f
Elog: de Dom Cl. Dupré ,
Epigramme ,
Diver issement sur la Paix ,
Enigine , Logogryphes , &c .
&c. Principes de l'Histoire , &c.
iblioth que l'alique, & c.
Discours Evangéliques , &c.
des Eaux et Forêts , &c.
Nouvelle Imprimerie à Lausanne , &c.
&c.
Prix de l'Académie des Jeux Floraux ,
1357
1368
1369
1375
NOUVELLES LITTERAIRES , DES BEAUX- ARTS, -
1379
1382
Lettre Critique sur la Vie de Pierre Gassendi ,
1396
1398
Mémorial Alphabétique sur toutes les Matieres
1399
ibid.
Lettre sur les Mémoires de M de Thou,&c. 1403.
Cours de Chymie démontré par Experience ,
1404
Académie de Peinture et Sculpture , &c. 1409,
1410
Académie de Soissons et Programme , &c. ibid.
Morts d'Hommes Illustres , & c.
Lettre sur les Pilules Mercurielles , &c.
Chanson notée ,
Spectacles. Tambourin , Parodie , &c.
ple,
D'Afrique ,
De Pologne et Allemagne ,
D'Italie , de l'Isle de Corse , &c.
Grande-Bretagne
Morts des Pays Etrangers ,
Fête donnée à Bayonne ,
Compliment en Vers , &c,
1412,
1413
1419
ibid.
Nouvelles Etrangeres , Lettre de Constantino-
>
1424
1428
1430
1432
1438
1439
France. Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
1440
1444
1448
Benefices
Benefices donnés par le Roy ,
L'Austrasie , Cantatille ,
Morts , Naissances ,
Arrêt Notable
PIECES FUGITIVES. L'Esprit et la Beauté,
Dialogue,
1257
Histoire abregée des Journaux de Jurispruden-
ce Françoise , & c.
1261
Stances à Mad. l'Abbesse de .... pour le jour
de sa Fête ,
1296
Septiéme Lettre sur quelques Sujets de Littera-
ture
A M. de C. de F. V'ers ,
Ode ,
Lettre au sujet d'une Pendule curieuse ,
Ole Sacrée ,
5. Louis ,
1298
1315
Lettre de M. le Chevalier de la T. sur la Pein-
ture , &c.
1218
1330
1333
1336
Réponse au sujet du Lieu de la Naissance de
1338
Plainte
Flainte et Remontrance à un Docteur , &c. 135f
Elog: de Dom Cl. Dupré ,
Epigramme ,
Diver issement sur la Paix ,
Enigine , Logogryphes , &c .
&c. Principes de l'Histoire , &c.
iblioth que l'alique, & c.
Discours Evangéliques , &c.
des Eaux et Forêts , &c.
Nouvelle Imprimerie à Lausanne , &c.
&c.
Prix de l'Académie des Jeux Floraux ,
1357
1368
1369
1375
NOUVELLES LITTERAIRES , DES BEAUX- ARTS, -
1379
1382
Lettre Critique sur la Vie de Pierre Gassendi ,
1396
1398
Mémorial Alphabétique sur toutes les Matieres
1399
ibid.
Lettre sur les Mémoires de M de Thou,&c. 1403.
Cours de Chymie démontré par Experience ,
1404
Académie de Peinture et Sculpture , &c. 1409,
1410
Académie de Soissons et Programme , &c. ibid.
Morts d'Hommes Illustres , & c.
Lettre sur les Pilules Mercurielles , &c.
Chanson notée ,
Spectacles. Tambourin , Parodie , &c.
ple,
D'Afrique ,
De Pologne et Allemagne ,
D'Italie , de l'Isle de Corse , &c.
Grande-Bretagne
Morts des Pays Etrangers ,
Fête donnée à Bayonne ,
Compliment en Vers , &c,
1412,
1413
1419
ibid.
Nouvelles Etrangeres , Lettre de Constantino-
>
1424
1428
1430
1432
1438
1439
France. Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
1440
1444
1448
Benefices
Benefices donnés par le Roy ,
L'Austrasie , Cantatille ,
Morts , Naissances ,
Arrêt Notable
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Résumé : TABLE.
Le document recense diverses œuvres littéraires et événements historiques entre 1218 et 1448. Il inclut des dialogues, lettres, poèmes, odes, discours, mémoriaux, cours, académies, nouvelles littéraires, spectacles, et comptes rendus de fêtes et de décès. Parmi les œuvres notables figurent 'Pièces fugitives' en 1257 et 'Histoire abrégée des Journaux de Jurisprudence Françoise' en 1261. Le texte mentionne aussi des lettres adressées à des personnalités spécifiques. Les événements incluent des prix académiques, des cours de chimie, et des descriptions de spectacles et de fêtes. Les nouvelles traitent de sujets variés en Afrique, Pologne, Allemagne, Italie, Corse, Grande-Bretagne et France. Des informations sur des décès d'hommes illustres et des bénéfices royaux sont également présentes.
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4726
s. p.
« La Chanson notée doit regarder la page 1419 [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 1419 [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 1419 [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 1419
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4727
s. p.
Errata du premier volume de Juin.
Début :
Page 1222. ligne 5. Hecquet, ajoûtez d'Abeville. Ibid. ligne 9. 74. lisez, 78. ans accomplis. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata du premier volume de Juin.
Errata du premier volume de Juin.
Page 1222. ligne 5. Hecquet, ajoûtez d'Abeville. Ibid. ligne 9. 74. lisez, 78. ans accomplis. P. 1225. l. 8. 63. l. dans la 59e année.
villiers.
P. 1246. 1. 8. entrenus , 1. entretenus.
P..1254. 1. 24. bassecules , I. bascules.
Page 1222. ligne 5. Hecquet, ajoûtez d'Abeville. Ibid. ligne 9. 74. lisez, 78. ans accomplis. P. 1225. l. 8. 63. l. dans la 59e année.
villiers.
P. 1246. 1. 8. entrenus , 1. entretenus.
P..1254. 1. 24. bassecules , I. bascules.
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4728
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 1317. ligne 12. moins, lisez, et. [...]
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texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Page 1317. ligne 12. moins, lisez, et.
Page 1317. ligne 12. moins, lisez, et.
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4729
p. 1580-1581
ENIGME. Envoyée de Quimper-Corentin.
Début :
Mes Arrêts sont irrévocables ; [...]
Mots clefs :
Conscience
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME. Envoyée de Quimper-Corentin.
ENIGME
Envoyée de Quimper- Corentin
MEs Arrêts sont irrévocables
Les Justes comme les Coupables
Se jugent à mon Tribunal ;
Je suis Témoin , Juge et Partie ,
Même
JUILLET.
1737. 1581
Même le Bourreau qui châtie
Le criminel qui fait le mal
M.C .... Des Car.... de Quimper.
Envoyée de Quimper- Corentin
MEs Arrêts sont irrévocables
Les Justes comme les Coupables
Se jugent à mon Tribunal ;
Je suis Témoin , Juge et Partie ,
Même
JUILLET.
1737. 1581
Même le Bourreau qui châtie
Le criminel qui fait le mal
M.C .... Des Car.... de Quimper.
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4730
p. 1581-1582
LOGOGRYPHE.
Début :
Six lettres font mon nom, on me voit tous les ans [...]
Mots clefs :
Huître
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
Ix lettres font mon nom , on me voit tous
les ans Six
Pendant long espace de temps ,
Etre un mets des plus à la mode ,
A peu de frais , et très - commode ,
Car on peut me manger sans aprêts , sans con
vert ,
Et j'aporte avec moi le plat où l'on me sert.
Ote mon dernier tiers , alors je te presente ,
Ami Lecteur , un nombre pair.
Ce tiers remis et ma premiere absente ,
Sans que des vents , ni du froid on s'y sente
Chés toi je te ferai voir clair .
Combinons maintenant en cinq ; fatal aux
Mouches :
La Femelle d'un Animal
Hideux , dégoûtant et brutal y
D'une Bête des plus farouchés
En quatrel'on trouve le chef :
Plus ; un adverbe équivalant à bref:
Celui de qui Bacchus a troublé la cervelle :
Lieu qu'aborde barque ou nacelle :
Petit
1581 MERCURE DE FRANCE
Petit reduit pour un reclus :
Un jour qui ne reviendra plus :
Le simbole de l'esperance :
Et petite Ville de France.
En trois ce qu'on quitte à regret :
Chemin espece de filer :
Usage d'Eglise reptile
Et Cité dont parle Virgile.
Én deux on trouvera deux noms
Qui de l'art de Lulli vous expriment deux tons
L. C.
Ix lettres font mon nom , on me voit tous
les ans Six
Pendant long espace de temps ,
Etre un mets des plus à la mode ,
A peu de frais , et très - commode ,
Car on peut me manger sans aprêts , sans con
vert ,
Et j'aporte avec moi le plat où l'on me sert.
Ote mon dernier tiers , alors je te presente ,
Ami Lecteur , un nombre pair.
Ce tiers remis et ma premiere absente ,
Sans que des vents , ni du froid on s'y sente
Chés toi je te ferai voir clair .
Combinons maintenant en cinq ; fatal aux
Mouches :
La Femelle d'un Animal
Hideux , dégoûtant et brutal y
D'une Bête des plus farouchés
En quatrel'on trouve le chef :
Plus ; un adverbe équivalant à bref:
Celui de qui Bacchus a troublé la cervelle :
Lieu qu'aborde barque ou nacelle :
Petit
1581 MERCURE DE FRANCE
Petit reduit pour un reclus :
Un jour qui ne reviendra plus :
Le simbole de l'esperance :
Et petite Ville de France.
En trois ce qu'on quitte à regret :
Chemin espece de filer :
Usage d'Eglise reptile
Et Cité dont parle Virgile.
Én deux on trouvera deux noms
Qui de l'art de Lulli vous expriment deux tons
L. C.
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4731
p. 1582
AUTRE.
Début :
Tu trouveras pour tout ce qui t'est cher, [...]
Mots clefs :
Chercher
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
TU trouveras pour tout ce qui t'est cher,
Une Epithète favorite
Dans un seul mot mise deux fois de suite ,
Si tu veux tant soit peu t'apliquer à chercher
B. M. C.
TU trouveras pour tout ce qui t'est cher,
Une Epithète favorite
Dans un seul mot mise deux fois de suite ,
Si tu veux tant soit peu t'apliquer à chercher
B. M. C.
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4732
p. 1582
LOGOGRYPHUS.
Début :
Uno complector diversum nomine sensum : [...]
Mots clefs :
Flamen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHUS.
LOGOGRYPHUS.
U No complector diversum nomine sensum ':
Nam primò sudor , me veniente , fugit
Prisca dehinc fine me celebrari sacra nequibant
Me sine nunc etiam missa hodierna nequit
Primaque cum sociâ tollatur littera ; finis
Sum tunc cunctarum, Lector amice, precum:
De G..... de Bordeaux .
U No complector diversum nomine sensum ':
Nam primò sudor , me veniente , fugit
Prisca dehinc fine me celebrari sacra nequibant
Me sine nunc etiam missa hodierna nequit
Primaque cum sociâ tollatur littera ; finis
Sum tunc cunctarum, Lector amice, precum:
De G..... de Bordeaux .
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4733
p. 1789-1790
ENIGME.
Début :
Nous sommes deux brillantes Soeurs, [...]
Mots clefs :
Lunettes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
Ous sommes deux brillantes Soeurs
Que nos communes destinées
Tiennent l'une à l'autre enchaînées.
Rarement après nos faveurs
Nous voyons courir la Jeunesse
Il n'apartient qu'à la Vieillesse
D'en sçavoir goûter les douceurs.
Par une merveilleuse adresse
Nous ranimons un de ses Sens भ
Et lui faisons pénétrer mille choses ,
Qui , sans notre secours , lui seroient Lettres
closes.
Des témeraires jugemens
Nous ne redoutons point l'outrage ,
Et nous avons cet avantage
Malgré
1790 MERCURE DE FRANCE
Malgré notre fragilité ,
Que nous n'y perdons rien de notre pureté.
Par M. TARABASTANE , à Rouen.
Ous sommes deux brillantes Soeurs
Que nos communes destinées
Tiennent l'une à l'autre enchaînées.
Rarement après nos faveurs
Nous voyons courir la Jeunesse
Il n'apartient qu'à la Vieillesse
D'en sçavoir goûter les douceurs.
Par une merveilleuse adresse
Nous ranimons un de ses Sens भ
Et lui faisons pénétrer mille choses ,
Qui , sans notre secours , lui seroient Lettres
closes.
Des témeraires jugemens
Nous ne redoutons point l'outrage ,
Et nous avons cet avantage
Malgré
1790 MERCURE DE FRANCE
Malgré notre fragilité ,
Que nous n'y perdons rien de notre pureté.
Par M. TARABASTANE , à Rouen.
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4734
p. 1790-1791
LOGOGRYPHE.
Début :
Noir plus souvent que blanc, rouge aussi quelquefois, [...]
Mots clefs :
Chapeau
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPHE.
Oir plus souvent que blanc , rouge aussi
quelquefois ,
Utile au Pauvre , au Riche , aux Paysans , aux
Rois ,
Et fait d'assés drôle maniere ;
Sept Lettres font mon nom ; trois devant ,
derriere ,
Une seule este au milieu ,
Dont on se sert pour prier Dieu.
De mon tout composé , rejettez en arriere
La penultiéme et la derniere ,
Et lisez attentivement ,
yous verrez aussitôt un ornement d'Eglise
Usité quand on so'emnise
Office , ou bien enterrement.
trois
Otez le triolet , dont je formois ma tête ,
Reste deux , joignez - y le 6 et puis le 7 ,
Retranchés ci - dessus pour un mot en e muet:
Je suis ce qui souvent ne couvre qu'une bête ,
Chose utile pourtant aux Peuples d'Orient ,
Autant qu'elle peut l'être à ceux de l'Occident.
Jusqu'ici
A O UST. 1795 1737
}
Jusqu'ici mettez - vous l'esprit
à la torture
Tournez , retournez , renversez :
Ami , toujours vous trouverez
Que je ne suis que couverture.
1 3 4 assemblés , je suis une hauteur
Fort connue dans la Marine.
567 , gare la famine ,
Si l'on veut gêner mon humeur.
Car je m'irrite alors , je pousse , je détruis ,
Je renverse , j'abats , j'emporte , je ravage ;
Quand , dans un autre endroit , plus docile eş
plus sage ,
Je m'allonge et m'élance en tortueux replis.
Utile autant qu'aucun autre Etre ,
Et fort facile à deviner ,
Vous toucherez à moi , peut- être ,
Allant à table
pour diner.
Oir plus souvent que blanc , rouge aussi
quelquefois ,
Utile au Pauvre , au Riche , aux Paysans , aux
Rois ,
Et fait d'assés drôle maniere ;
Sept Lettres font mon nom ; trois devant ,
derriere ,
Une seule este au milieu ,
Dont on se sert pour prier Dieu.
De mon tout composé , rejettez en arriere
La penultiéme et la derniere ,
Et lisez attentivement ,
yous verrez aussitôt un ornement d'Eglise
Usité quand on so'emnise
Office , ou bien enterrement.
trois
Otez le triolet , dont je formois ma tête ,
Reste deux , joignez - y le 6 et puis le 7 ,
Retranchés ci - dessus pour un mot en e muet:
Je suis ce qui souvent ne couvre qu'une bête ,
Chose utile pourtant aux Peuples d'Orient ,
Autant qu'elle peut l'être à ceux de l'Occident.
Jusqu'ici
A O UST. 1795 1737
}
Jusqu'ici mettez - vous l'esprit
à la torture
Tournez , retournez , renversez :
Ami , toujours vous trouverez
Que je ne suis que couverture.
1 3 4 assemblés , je suis une hauteur
Fort connue dans la Marine.
567 , gare la famine ,
Si l'on veut gêner mon humeur.
Car je m'irrite alors , je pousse , je détruis ,
Je renverse , j'abats , j'emporte , je ravage ;
Quand , dans un autre endroit , plus docile eş
plus sage ,
Je m'allonge et m'élance en tortueux replis.
Utile autant qu'aucun autre Etre ,
Et fort facile à deviner ,
Vous toucherez à moi , peut- être ,
Allant à table
pour diner.
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4736
p. 1791-1793
AUTRE.
Début :
Ami Lecteur, cherche, médite, [...]
Mots clefs :
Socrate
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
A Mi Lecteur , cherche , médite ,
Et devine moi si tu peux.
Mes sept Lettres mises de suite
Font
1792 MERCURE DE FRANCE
Font le nom d'un Grec fameux .
Me transposant d'autre maniere ,
Je suis souvent dans les mains des Joueurs ,
Les Pilotes , les Voyageurs
Me trouvent très nécessaire.
Aux Evêques, aux Rois j'imprime un caractere,
Je sers aux envieux Sorciers ,
Qui font de moi funeste usage.
Je suis ce que font les Barbiers
Quand ils nous tiennent le visage.
Bon ou mauvais, comme il plaît au hazard,
Au Picquet je suis mis à part.
Pour marquer le souffle d'Eole
On me marque sur la Boussole.
Je suis un mot connu chés les Marchands ,
Soit à la Ville , soit aux champs ,
Lorsqu'un échange ils veulent faire.
Papier passé devant Notaire,
En me donnant un autre tour
Docteurs me soutiennent en chaire,
J'arme le bras du Dieu d'Amour
Et les Matous me font la guerre.
Je suis un reproche honteux
Un vent contre la bienséance ;
Aux Vaisseaux écueil dangereux ;
Cultivé des Gens studieux ;
Mot qu'on vouloit proscrire en France.
Sans moi l'on voit peu de repas ;
Je
A OUST. 1737 179%
Je suis le déjeuné des Chats ,
Et l'origine et la matiere ,
Dont fut faite Eve notre mere.
Emploi qui doit faire un Valet ,
Quand il remplit son ministere.
Ce l'on fait au Cabaret ;
que
Agréable Fleur Printaniere ;
Nom d'une Nation entiere ,
Isle d'un certain Continent ;
Ornement dans l'Architecture ;
Je donne certaine tournure
Aux Colomnes d'un Bâtiment
Instrument servant à la Chasse ;
Habit de certains Penitens ;
Fer qui tranche , qui fend les champs
Metal cheri d'humaine Race,
Dans la Peinture une Couleur ;
Ce que la chair de l'Homme couvre ,
Foyer renfermant la chaleur ;
C'est assés dit pour que l'on me découvre,
LE MAIRE.
A Mi Lecteur , cherche , médite ,
Et devine moi si tu peux.
Mes sept Lettres mises de suite
Font
1792 MERCURE DE FRANCE
Font le nom d'un Grec fameux .
Me transposant d'autre maniere ,
Je suis souvent dans les mains des Joueurs ,
Les Pilotes , les Voyageurs
Me trouvent très nécessaire.
Aux Evêques, aux Rois j'imprime un caractere,
Je sers aux envieux Sorciers ,
Qui font de moi funeste usage.
Je suis ce que font les Barbiers
Quand ils nous tiennent le visage.
Bon ou mauvais, comme il plaît au hazard,
Au Picquet je suis mis à part.
Pour marquer le souffle d'Eole
On me marque sur la Boussole.
Je suis un mot connu chés les Marchands ,
Soit à la Ville , soit aux champs ,
Lorsqu'un échange ils veulent faire.
Papier passé devant Notaire,
En me donnant un autre tour
Docteurs me soutiennent en chaire,
J'arme le bras du Dieu d'Amour
Et les Matous me font la guerre.
Je suis un reproche honteux
Un vent contre la bienséance ;
Aux Vaisseaux écueil dangereux ;
Cultivé des Gens studieux ;
Mot qu'on vouloit proscrire en France.
Sans moi l'on voit peu de repas ;
Je
A OUST. 1737 179%
Je suis le déjeuné des Chats ,
Et l'origine et la matiere ,
Dont fut faite Eve notre mere.
Emploi qui doit faire un Valet ,
Quand il remplit son ministere.
Ce l'on fait au Cabaret ;
que
Agréable Fleur Printaniere ;
Nom d'une Nation entiere ,
Isle d'un certain Continent ;
Ornement dans l'Architecture ;
Je donne certaine tournure
Aux Colomnes d'un Bâtiment
Instrument servant à la Chasse ;
Habit de certains Penitens ;
Fer qui tranche , qui fend les champs
Metal cheri d'humaine Race,
Dans la Peinture une Couleur ;
Ce que la chair de l'Homme couvre ,
Foyer renfermant la chaleur ;
C'est assés dit pour que l'on me découvre,
LE MAIRE.
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4737
p. 1950-1955
EXPERIENCES curieuses sur la Glace artificielle.
Début :
Mettez dans une bouteille de verre quatre onces de sel Ammoniac réduit [...]
Mots clefs :
Thermomètre, Eau, Glace, Froid, Nitre, Sel
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EXPERIENCES curieuses sur la Glace artificielle.
EXPERIENCES curieuses surla
Glace artificielle.
Ettez dans une bouteille de verre
quatre onces de sel Ammoniac ré
duit en poudre , séche , très-fine ; bou
chez- la exactement , afin que cette pou
dre ne contracte aucune humidité. Lais
sez la dans de l'eau exposée à l'air froid.
pendant la nuit , pour que le sel Am
moniac , l'eau et le verre soient égale
mentfroids. Le lendemain matin plon
gez le Thermometre de Fahrenheit dans
cette
SEPTEMBRE 1737 1951
cette eau , et remarquez à quel degré le
Mercure s'arrête. Versez alors dans dou
ze onces de cette eau les quatre onces de
sel Ammoniac qu'on a laissé se refroidir
dans la bouteille. Après l'avoir bien mêlé
et bien dissous , plongez votre instru
ment dans cette solution , vous verrez
le Mercure descendre de 28 degrés , si
l'air n'a que s1 degrés de chaleur. Donc
une partie desel Ammoniac dissous dans
trois parties d'eau , augmente le froid de
28 degrés , et par conséquent on peut
toujours faire un froid glacial , pourvûp
que la chaleur de l'air n'excede pas 60.
degrés. En effet l'eau commence àse ge
ler au 32 degré, suivant le Thermo
metre de Fahrenheit. Ainsi plus l'air se
refroidit en déclinant du 60. au 32. de
gré , plus il est aisé de faire de la glace ,
parce qu'alors l'eau est plus froide. D'où
il suit que si elle étoit déja prête àse gla
cer naturellement, le mélange dont nous
venons de parler feroit descendre la li
queur du Thermometre au 4e degré.
Veut on faire un froid bien plus consi
dérable ? il n'y a qu'à mettre dans un
large vaisseau , rempli de la premiere so
lution de sel Ammoniac, un autre vais
seau plus petit plein d'eau ; comme à
mesurequ'il se refroidit, il communi
que
1952 MERCURE DE FRANCE
que àcette eau leplusgrand froid qu'elle
puisse recevoir dece mélange, il estévi
dentquesi l'onjette de nouveau sel Am
moniacdans cette eau refroidie, on pou
ra faire, pendant les plus vives ardeurs
de la Canicule , un froid comparable
celui de l'hyver ; et par conséquent au
défaut de glace on pouroit ainsi rafraî
chir le vin & toutes sortes de liqueurs
durant l'Eté. Cette Expérience qu'on'
peut faire aisément , et à peu de frais,
est de M. Boheraave (a);
Envoici une autrede Fahrenheit , qui
est beaucoup plus surprenante,et qui est
raportée par le mêmeAuteur. Fahrenheit
s'avisaun jourd'hyver(1729)de répandre
sur de la glace deux onces d'Esprit de
Nitre y ayant aussi tôt plongé son in
strument', la liqueur descendit quatre
degrés plus bas qu'O. Lorsque cetEsprit
fut aussi refroidi que l'air , qui n'avoit
alors que 16 degrés de chaleur , il en
répandit encore sept onces ; son Ther
mometredescendit de 30 degrés , depuist
1 sur Ojusqu'à 14 sous O. Il versa une
troisième fois dumême Espritsur lereste
de la glace déja refroidie ; sur le champ
la liqueur du Thermoscope descendit à
29 au dessous d'O. Comme l'Esprit de
(a) Element, Chymia deigne
Nitre
SEPTEMBRE. 1737 1933
Nitre vint à manquer , il eut recours à
l'Esprit de sel Marin ,froidde 17 degrés.
Il n'en cut pas plutôt versé sur la glace
fondue , que le Thermometre s'arrêta à¹
8 degrés au-delà d'O; il en répanditune
seconde fois , le Mercure descendit jus
qu'à 14 sous O. L'évenementpiqua la
curiosité de cet industrieux Ouvrier. Il
fit acheter de nouvel Esprit de Nitre;
mais comme par malheur vint ledégel ,
il ne pensa plus qu'au moyen de consér
verlefroid artificiel qu'il venoit de faire.
Pour cela il fit faite trois vaisseaux de
cuivre cylindriques , larges de près de 6
pouces et demi chacun, dans lesquels il
mit trois autres vaisseaux de verre cy
lindriques , larges de trois pouces et dé
mi. Comme il yavoit entre le verre et
le cuivre un pouce et demi de vuide
tout , il eut soin de le remplir exacte
par
ment de cotton , afin d'émpêcher l'im
pression de l'air , et de conserver ainsi
sonfroid plus long-tems. Ensuite, après
avoir rempli les vaisseaux de verre de la
glace qui étoit en partie fondue , il mit
dans ces vaisseaux des tuyaux de verre
detrois quarts de pouce delargeur pleins
d'Esprit de Nitre temperé de 32 degrés
et de l'eau qui s'étoit separée de la glace
fondue. Il répandit ensuite de l'Esprit
de
1954 MERCURE DE FRANCE
de Nitre surla glace, à quatre reprises,
fe Mercure descendit jusqu'à 40 degrés
au dessous O. L'Esprit de Nitre s'étoit
lui-même tellement condensé , en se mê
lant avec la glace fondue, qu'il formoit
des cristaux minces, pointus , longs d'un
demi
pouce.
Est-il rien de si surprenant
dans la Nature! L'an 1709 , durant le
grand hyver , le Thermometre de Fah
renheit s'arrêta en Irlande au premier
degré. Le 16 Janvier 1729. il ne mar
quoit que s degrés dans le Jardin de l'A
cadémie de Leyde , comme M. Boer
haave l'a observé. Et voilà un froid arti
ficiel qui surpasse de 40 degrés le plus
grand froid que la Nature ait produit.
Ajoûtez40 à 32 degrés où la glacese for
me, vous sentirez une chaleur insup
portable. L'eau est donc devenuë plus
froide de 72 degrés qu'elle n'est ordinai
rement, lorsqu'elle commence à sechan
ger en glace. Il y a long-tems que les
Chymistes ont observé qu'on pouvoit
refroidir l'eau par le mélange de certains
sels : mais auroient ils pû prévoir qu'il
eût été possible defaire un sigrandfroid?
cependant quelfroid plus excessifencore
ne pouroit-on pas produire par d'autres
moyens qui nous sont inconnus ? et que
deviendroit toute la Nature , si son Au
teus
SEPTEMBRE. 1737 1958
teur ne lui avoit pas prescrit des bornes
qu'elle ne peut passer?
Glace artificielle.
Ettez dans une bouteille de verre
quatre onces de sel Ammoniac ré
duit en poudre , séche , très-fine ; bou
chez- la exactement , afin que cette pou
dre ne contracte aucune humidité. Lais
sez la dans de l'eau exposée à l'air froid.
pendant la nuit , pour que le sel Am
moniac , l'eau et le verre soient égale
mentfroids. Le lendemain matin plon
gez le Thermometre de Fahrenheit dans
cette
SEPTEMBRE 1737 1951
cette eau , et remarquez à quel degré le
Mercure s'arrête. Versez alors dans dou
ze onces de cette eau les quatre onces de
sel Ammoniac qu'on a laissé se refroidir
dans la bouteille. Après l'avoir bien mêlé
et bien dissous , plongez votre instru
ment dans cette solution , vous verrez
le Mercure descendre de 28 degrés , si
l'air n'a que s1 degrés de chaleur. Donc
une partie desel Ammoniac dissous dans
trois parties d'eau , augmente le froid de
28 degrés , et par conséquent on peut
toujours faire un froid glacial , pourvûp
que la chaleur de l'air n'excede pas 60.
degrés. En effet l'eau commence àse ge
ler au 32 degré, suivant le Thermo
metre de Fahrenheit. Ainsi plus l'air se
refroidit en déclinant du 60. au 32. de
gré , plus il est aisé de faire de la glace ,
parce qu'alors l'eau est plus froide. D'où
il suit que si elle étoit déja prête àse gla
cer naturellement, le mélange dont nous
venons de parler feroit descendre la li
queur du Thermometre au 4e degré.
Veut on faire un froid bien plus consi
dérable ? il n'y a qu'à mettre dans un
large vaisseau , rempli de la premiere so
lution de sel Ammoniac, un autre vais
seau plus petit plein d'eau ; comme à
mesurequ'il se refroidit, il communi
que
1952 MERCURE DE FRANCE
que àcette eau leplusgrand froid qu'elle
puisse recevoir dece mélange, il estévi
dentquesi l'onjette de nouveau sel Am
moniacdans cette eau refroidie, on pou
ra faire, pendant les plus vives ardeurs
de la Canicule , un froid comparable
celui de l'hyver ; et par conséquent au
défaut de glace on pouroit ainsi rafraî
chir le vin & toutes sortes de liqueurs
durant l'Eté. Cette Expérience qu'on'
peut faire aisément , et à peu de frais,
est de M. Boheraave (a);
Envoici une autrede Fahrenheit , qui
est beaucoup plus surprenante,et qui est
raportée par le mêmeAuteur. Fahrenheit
s'avisaun jourd'hyver(1729)de répandre
sur de la glace deux onces d'Esprit de
Nitre y ayant aussi tôt plongé son in
strument', la liqueur descendit quatre
degrés plus bas qu'O. Lorsque cetEsprit
fut aussi refroidi que l'air , qui n'avoit
alors que 16 degrés de chaleur , il en
répandit encore sept onces ; son Ther
mometredescendit de 30 degrés , depuist
1 sur Ojusqu'à 14 sous O. Il versa une
troisième fois dumême Espritsur lereste
de la glace déja refroidie ; sur le champ
la liqueur du Thermoscope descendit à
29 au dessous d'O. Comme l'Esprit de
(a) Element, Chymia deigne
Nitre
SEPTEMBRE. 1737 1933
Nitre vint à manquer , il eut recours à
l'Esprit de sel Marin ,froidde 17 degrés.
Il n'en cut pas plutôt versé sur la glace
fondue , que le Thermometre s'arrêta à¹
8 degrés au-delà d'O; il en répanditune
seconde fois , le Mercure descendit jus
qu'à 14 sous O. L'évenementpiqua la
curiosité de cet industrieux Ouvrier. Il
fit acheter de nouvel Esprit de Nitre;
mais comme par malheur vint ledégel ,
il ne pensa plus qu'au moyen de consér
verlefroid artificiel qu'il venoit de faire.
Pour cela il fit faite trois vaisseaux de
cuivre cylindriques , larges de près de 6
pouces et demi chacun, dans lesquels il
mit trois autres vaisseaux de verre cy
lindriques , larges de trois pouces et dé
mi. Comme il yavoit entre le verre et
le cuivre un pouce et demi de vuide
tout , il eut soin de le remplir exacte
par
ment de cotton , afin d'émpêcher l'im
pression de l'air , et de conserver ainsi
sonfroid plus long-tems. Ensuite, après
avoir rempli les vaisseaux de verre de la
glace qui étoit en partie fondue , il mit
dans ces vaisseaux des tuyaux de verre
detrois quarts de pouce delargeur pleins
d'Esprit de Nitre temperé de 32 degrés
et de l'eau qui s'étoit separée de la glace
fondue. Il répandit ensuite de l'Esprit
de
1954 MERCURE DE FRANCE
de Nitre surla glace, à quatre reprises,
fe Mercure descendit jusqu'à 40 degrés
au dessous O. L'Esprit de Nitre s'étoit
lui-même tellement condensé , en se mê
lant avec la glace fondue, qu'il formoit
des cristaux minces, pointus , longs d'un
demi
pouce.
Est-il rien de si surprenant
dans la Nature! L'an 1709 , durant le
grand hyver , le Thermometre de Fah
renheit s'arrêta en Irlande au premier
degré. Le 16 Janvier 1729. il ne mar
quoit que s degrés dans le Jardin de l'A
cadémie de Leyde , comme M. Boer
haave l'a observé. Et voilà un froid arti
ficiel qui surpasse de 40 degrés le plus
grand froid que la Nature ait produit.
Ajoûtez40 à 32 degrés où la glacese for
me, vous sentirez une chaleur insup
portable. L'eau est donc devenuë plus
froide de 72 degrés qu'elle n'est ordinai
rement, lorsqu'elle commence à sechan
ger en glace. Il y a long-tems que les
Chymistes ont observé qu'on pouvoit
refroidir l'eau par le mélange de certains
sels : mais auroient ils pû prévoir qu'il
eût été possible defaire un sigrandfroid?
cependant quelfroid plus excessifencore
ne pouroit-on pas produire par d'autres
moyens qui nous sont inconnus ? et que
deviendroit toute la Nature , si son Au
teus
SEPTEMBRE. 1737 1958
teur ne lui avoit pas prescrit des bornes
qu'elle ne peut passer?
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Résumé : EXPERIENCES curieuses sur la Glace artificielle.
Le texte traite des expériences visant à créer de la glace artificielle et à produire du froid intense. En septembre 1737, une méthode est mise en avant pour abaisser la température de l'eau en dissolvant du sel ammoniac dans celle-ci. L'utilisation d'un thermomètre de Fahrenheit révèle que le mercure descend de 28 degrés lors de cette dissolution. Cette technique permet de générer un froid glacial tant que la température ambiante reste inférieure à 60 degrés Fahrenheit. Une autre expérience, menée par Fahrenheit en 1729, démontre que l'ajout d'esprit de nitre sur de la glace fait chuter le thermomètre jusqu'à -30 degrés. Pour maintenir ce froid artificiel, Fahrenheit utilise des récipients en cuivre et en verre isolés avec du coton, atteignant ainsi -40 degrés. Ces expériences montrent qu'il est possible d'atteindre des températures extrêmement basses de manière artificielle, dépassant les records naturels observés en Irlande en 1709 et à Leyde en 1729.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4738
p. 1987
SONNET ENIGMATIQUE. Dont les Rimes ont été données dans le Mercure.
Début :
Ennemi de la Pauvreté, [...]
Mots clefs :
Or
4739
p. 1988
LOGOGRYPHE en Réponse à un Logogryphe du Mercure de Juin 1737. premier volume.
Début :
Quoi, l'on trouve dans Charlatan, [...]
Mots clefs :
Chantre
4742
p. 1990
LOGOGRYPHUS.
Début :
Partibus è septem conflor, miscere potentes [...]
Mots clefs :
Tumulus
4750
p. 2412-2414
LOGOGRYPHE.
Début :
D'un nombre malheureux je construis mon Volume. [...]
Mots clefs :
Jurisprudence