Auteur du texte (3)
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Auteur probable (2)
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Résultats : 3 texte(s)
1
p. 314-324
EPITHALAME nouvelle POUR Monsieur le Comte de Chastillon, & Mademoiselle Voysin.
Début :
Quelle merveille on voit dans ce séjour ? [...]
Mots clefs :
Amour, Hymen, Comte de Châtillon
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : EPITHALAME nouvelle POUR Monsieur le Comte de Chastillon, & Mademoiselle Voysin.
EPITHALAME
nouvelle
POUR Monsieur le
Comte de Chastillon,
Mademoiselle Voy-
,
fin.
Quclle merveille on voit
dans ce sejour?
On y confond Hymen avec
l'Amour.
Jadis rivaux, ces Dieux en
mainte plage
Se molestoient par four bes
& combats;
Oncqucsne fut entre Rome
& Carthage
Tant de discord ;mais enfin
leurs débats
Sont terminez à commun
avantage.
Plus d'un Epoux me dénira
le cas:
Tout Mécreant se taira s'il
en sage,
Secrets chagr ins en fait de
Mariage
A Confidens ne se révèlent
pas;
Car Confidens en font souventusage,
Ddij
Qui des Conjoints augmente
l'Altercas.
Sous plus d'un coic les Amours
font fracas;
On n'entend pas crier à chaque
étage
, Quelle merveille on voit
dans ce séjour!
On y confond Hymen avec
Amour.
Ces Dieux d'accord ont
broüllé leur bagage,
Les deux enfans de ladite
Cypris
Ne seront plus connus à
l'équipage.
Quand guerroyoient ensemble
au temps jadis,
Non moins divers en leurs
faits qu'en leurs dits,
L'un serieux & quelquefois
sauvage,
Cherchant son aise & n'ufant
que de Lis;
Bien emplumez, l'autre
escorté des Ris,
Peu façonnier
)
aimant le
ba)dinage,
A fin Duvet préferant verd
Tapis,
Qui les eut cru gens de
mêmelignage, Irtgnage ?
Mais à presentquecesnouveaux
amis
Chez Chastillon ne font plus
qu'un Ménage,
Quelle merveille on voit
dans ce séjour?
On y confond Hymen avec
Amour.
Le jeune objet que ces Rivaux
engage
As'entr'aimer, porte coups
si chéris,
Que Scythe n'est qui ne s'en
trouve épris,
Tost ne devint un tendre
Abencerrage.
Dieux:quelle Feste ! ô nô ces
,
deThetis,
Vous n'en citiezqu'une imparfaite
Image;
Discorde ici n'excitera d'orage
Si pomme d',or s'y jette comme
prix
De la Beauté :
besoin nest
de Paris ;
Amour
,
Hymen,vous en
ferez hommage
Aux yeux charmans qui
vous ont réunis,
Et cet Arrestapprouvé par
Thecis
, Censé fera statut d'Areopage.
Que de beaux jours cet
heureux jour présage!
Vostre union console maint s
Maris,
Qui routes fois n'y trouveront
je gage,
Profit aucun enchantez & - surpris,
-
Ils vont par tout redire au
voisinage,
Quelle merveille on voit en » ce séjour!
On y confond Hymen avec
Amour.
Ou'en s'acordant ces Dieux
font digne ouvrage?
Guerrier aimable autant que
genereux,
De leur Traité Chastillon
estlegage;
Pas ne pouvoient avoir pltis
noble ôtage,
Il est issu de ces Princes f-,>
meux,
Que Loire vit jadis sur [on
rivage
Regner dans, Blois leur scal
pour héritage,
Comtes puissantsdont Cadcts
valeureux,
Gueldre ôc Bretagne eurent
pour appanage Seul rejetton du f,ang do
tant de Preux;
Aux Souverains de la Seine
&duTage,
Il est lié par cent illustres
noeuds.
Biensoûtiendra par faits
chevalureux
De ces grands noms le brillantassemblage
, Et bien sçauralaisser dignes
Neveux.
Or donc Epoux ne tardez
davantage,
Plus ne vous faut de cortège
facheux,
Cupidon seul vous servira
de Page;
Allez d'Hymenvanger l'antiqueoutrage
, Rétablissezla gloire de ses
feux,.
Et rassurez qui craint son
esclavage
,
Si que Mortels préconisant
entr'eux,
Vos coeurs constans, bien
que toûjours heureux,
Cent & cent fois repetent
cc langage,
Quelle merveille on voit
dans ce sejour!
On yconfond Hymenavec
Amour.
Charles Chastillon
,
Duc
deBretagne l'an 1341. IL
fils de Guy, 1e. du nom, Comte de Blois,&de Marguerite
de Valois, soeur du
Roy Philippe de Valois.
„ Jean deChastillon Duc de
Gueldre
,
l'an
1 372.. 1 r'
fils de Louis Ie. du nom, Comte de Blois,&deJeanne
de Hainaut..
Par Gaucher de Chastillon,
Ve. dunom
,Comte
de Porccau, &Connestable
de France sous six Rois.
nouvelle
POUR Monsieur le
Comte de Chastillon,
Mademoiselle Voy-
,
fin.
Quclle merveille on voit
dans ce sejour?
On y confond Hymen avec
l'Amour.
Jadis rivaux, ces Dieux en
mainte plage
Se molestoient par four bes
& combats;
Oncqucsne fut entre Rome
& Carthage
Tant de discord ;mais enfin
leurs débats
Sont terminez à commun
avantage.
Plus d'un Epoux me dénira
le cas:
Tout Mécreant se taira s'il
en sage,
Secrets chagr ins en fait de
Mariage
A Confidens ne se révèlent
pas;
Car Confidens en font souventusage,
Ddij
Qui des Conjoints augmente
l'Altercas.
Sous plus d'un coic les Amours
font fracas;
On n'entend pas crier à chaque
étage
, Quelle merveille on voit
dans ce séjour!
On y confond Hymen avec
Amour.
Ces Dieux d'accord ont
broüllé leur bagage,
Les deux enfans de ladite
Cypris
Ne seront plus connus à
l'équipage.
Quand guerroyoient ensemble
au temps jadis,
Non moins divers en leurs
faits qu'en leurs dits,
L'un serieux & quelquefois
sauvage,
Cherchant son aise & n'ufant
que de Lis;
Bien emplumez, l'autre
escorté des Ris,
Peu façonnier
)
aimant le
ba)dinage,
A fin Duvet préferant verd
Tapis,
Qui les eut cru gens de
mêmelignage, Irtgnage ?
Mais à presentquecesnouveaux
amis
Chez Chastillon ne font plus
qu'un Ménage,
Quelle merveille on voit
dans ce séjour?
On y confond Hymen avec
Amour.
Le jeune objet que ces Rivaux
engage
As'entr'aimer, porte coups
si chéris,
Que Scythe n'est qui ne s'en
trouve épris,
Tost ne devint un tendre
Abencerrage.
Dieux:quelle Feste ! ô nô ces
,
deThetis,
Vous n'en citiezqu'une imparfaite
Image;
Discorde ici n'excitera d'orage
Si pomme d',or s'y jette comme
prix
De la Beauté :
besoin nest
de Paris ;
Amour
,
Hymen,vous en
ferez hommage
Aux yeux charmans qui
vous ont réunis,
Et cet Arrestapprouvé par
Thecis
, Censé fera statut d'Areopage.
Que de beaux jours cet
heureux jour présage!
Vostre union console maint s
Maris,
Qui routes fois n'y trouveront
je gage,
Profit aucun enchantez & - surpris,
-
Ils vont par tout redire au
voisinage,
Quelle merveille on voit en » ce séjour!
On y confond Hymen avec
Amour.
Ou'en s'acordant ces Dieux
font digne ouvrage?
Guerrier aimable autant que
genereux,
De leur Traité Chastillon
estlegage;
Pas ne pouvoient avoir pltis
noble ôtage,
Il est issu de ces Princes f-,>
meux,
Que Loire vit jadis sur [on
rivage
Regner dans, Blois leur scal
pour héritage,
Comtes puissantsdont Cadcts
valeureux,
Gueldre ôc Bretagne eurent
pour appanage Seul rejetton du f,ang do
tant de Preux;
Aux Souverains de la Seine
&duTage,
Il est lié par cent illustres
noeuds.
Biensoûtiendra par faits
chevalureux
De ces grands noms le brillantassemblage
, Et bien sçauralaisser dignes
Neveux.
Or donc Epoux ne tardez
davantage,
Plus ne vous faut de cortège
facheux,
Cupidon seul vous servira
de Page;
Allez d'Hymenvanger l'antiqueoutrage
, Rétablissezla gloire de ses
feux,.
Et rassurez qui craint son
esclavage
,
Si que Mortels préconisant
entr'eux,
Vos coeurs constans, bien
que toûjours heureux,
Cent & cent fois repetent
cc langage,
Quelle merveille on voit
dans ce sejour!
On yconfond Hymenavec
Amour.
Charles Chastillon
,
Duc
deBretagne l'an 1341. IL
fils de Guy, 1e. du nom, Comte de Blois,&de Marguerite
de Valois, soeur du
Roy Philippe de Valois.
„ Jean deChastillon Duc de
Gueldre
,
l'an
1 372.. 1 r'
fils de Louis Ie. du nom, Comte de Blois,&deJeanne
de Hainaut..
Par Gaucher de Chastillon,
Ve. dunom
,Comte
de Porccau, &Connestable
de France sous six Rois.
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Résumé : EPITHALAME nouvelle POUR Monsieur le Comte de Chastillon, & Mademoiselle Voysin.
Le texte est un épithalame célébrant le mariage de Monsieur le Comte de Chastillon et de Mademoiselle Voy-. Il met en avant l'union harmonieuse entre Hymen et Amour, comparée à la paix entre Rome et Carthage. Le texte souligne la difficulté de percer les secrets des mariages et les risques de confidents augmentant les altercations. Le jeune couple est décrit comme un modèle d'amour, capable de charmer même les plus durs. Leur fête d'union est célébrée comme plus belle que celles des dieux, et des beaux jours sont prédits pour eux. Le Comte de Chastillon est loué pour sa noblesse et ses illustres ancêtres, incluant Charles Chastillon, Duc de Bretagne en 1341, Jean de Chastillon, Duc de Gueldre en 1372, et Gaucher de Chastillon, Connétable de France sous six rois. Le texte se termine par une exhortation à célébrer leur union avec l'aide de Cupidon, rétablissant la gloire du mariage et rassurant ceux qui craignent son esclavage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 1-8
PIECE NOUVELLE par M. R. ÉTRENNES, en envoyant un Pigeon.
Début :
LE PIGEON. De vous dire bon jour, ce n'est grande merveille, [...]
Mots clefs :
Pigeon, Amour
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : PIECE NOUVELLE par M. R. ÉTRENNES, en envoyant un Pigeon.
PIECE NOUVELLE
parM.R.
E'TRENNES,
en envoyant un Pigeon.
LE PIGEON.
DE vous dire bon jour,
ce n'est grande merveille,
Un Perroquet vous en dîroit
autant,
Et ces bavards parlent à
tout venant;
Je fuis plus reservé, je parle
rarement,
C'est même tout bas
l'oreille,
Que je vous faismoncompliment.
Messager de l'amour,j'arrive
deCythere,
L'Amour du Char de sa
mere
M'a détaché ce matin,
Je me fixe chez vous, tendre,
fïdelle,sage,
et même aussipeu volage)
(Que (I favais encor mon
frein,
Les soupirs sont tout mon
langage,
Ecoutez sans courroux ces
muets entretiens,
De tous autres foupirs ne
souffrez point l'hommage,
Belle ** ** n'écoutez que
les miens,
Voussçaurez quelque jout
, que je suis un grand
Maître
Dans l'art de bequeter,
dattendrir un baiser; 1. Et ma délicatesse est sur
ce pointpeut-être,
, Un vray modelle à proposer.
EEnnpprreessssaannttcceesslelevvrreess[Lsi
vives, !
Que de douceur j'y vais
puiser;
Vos roses & vos lys ont.
des couleurs naïves
Qu'augmentent mes baiV
sers sans les pouvoir 'i user,
Pour vous donner du frais,
mes doudx 'baatteîmlenes s j
feront auprès de vousl'ofsice
des Zephirs,
Et souvent ce feront à vos
tendresplaisirs
Desapplaudissemens fidelles,
Courrier leger, cheminant
par les airs,
En cette qualité comment
vous servirai-je,
Onsçait que mes pareils
en cent climats divers,
De la Poste ont le Privilege,
Ils portentàleur col Lettres
& Billets doux,
Et pour en rapporter les
réponses secrettes
Ils vôlent par-dessus les
têtes des jaloux ;
Mais de pareils emplois,
de l'humeur dont
vous êtes,
M'occuperont fort peu
pour vous:
Voicy les Hymnes, les
Cantiques,
Qu'en l'honneur de l'Amour,
fit un de ses
sujets :
On vante de ce Dieu le
pouvoir & les traits;
Vouslirez sans rougir dans
ses Panegyriques,
tes éloges de vos attraits.
Peut-êrre qu'apresent Venus
sur sa toillette
Trouve un bijou demoins,
L'Amour est le filouy mo
j'ai prêté mes soins, ;
Venus fera fort inquiette,
Si le vol n'est pointfaitpar
quelqu'autre Psiché,
Et
si
cette beauté, qui doit
être parfaite,
Par lauteur du larcin n'a
point le coeur touché;
Vous seule en avez connoissance,
Ne m'en pourriez-vous pas
dire un mot aujourd'hui,
Faites-m'en la confidence,
Je n'en parlerai qu'à luyv
parM.R.
E'TRENNES,
en envoyant un Pigeon.
LE PIGEON.
DE vous dire bon jour,
ce n'est grande merveille,
Un Perroquet vous en dîroit
autant,
Et ces bavards parlent à
tout venant;
Je fuis plus reservé, je parle
rarement,
C'est même tout bas
l'oreille,
Que je vous faismoncompliment.
Messager de l'amour,j'arrive
deCythere,
L'Amour du Char de sa
mere
M'a détaché ce matin,
Je me fixe chez vous, tendre,
fïdelle,sage,
et même aussipeu volage)
(Que (I favais encor mon
frein,
Les soupirs sont tout mon
langage,
Ecoutez sans courroux ces
muets entretiens,
De tous autres foupirs ne
souffrez point l'hommage,
Belle ** ** n'écoutez que
les miens,
Voussçaurez quelque jout
, que je suis un grand
Maître
Dans l'art de bequeter,
dattendrir un baiser; 1. Et ma délicatesse est sur
ce pointpeut-être,
, Un vray modelle à proposer.
EEnnpprreessssaannttcceesslelevvrreess[Lsi
vives, !
Que de douceur j'y vais
puiser;
Vos roses & vos lys ont.
des couleurs naïves
Qu'augmentent mes baiV
sers sans les pouvoir 'i user,
Pour vous donner du frais,
mes doudx 'baatteîmlenes s j
feront auprès de vousl'ofsice
des Zephirs,
Et souvent ce feront à vos
tendresplaisirs
Desapplaudissemens fidelles,
Courrier leger, cheminant
par les airs,
En cette qualité comment
vous servirai-je,
Onsçait que mes pareils
en cent climats divers,
De la Poste ont le Privilege,
Ils portentàleur col Lettres
& Billets doux,
Et pour en rapporter les
réponses secrettes
Ils vôlent par-dessus les
têtes des jaloux ;
Mais de pareils emplois,
de l'humeur dont
vous êtes,
M'occuperont fort peu
pour vous:
Voicy les Hymnes, les
Cantiques,
Qu'en l'honneur de l'Amour,
fit un de ses
sujets :
On vante de ce Dieu le
pouvoir & les traits;
Vouslirez sans rougir dans
ses Panegyriques,
tes éloges de vos attraits.
Peut-êrre qu'apresent Venus
sur sa toillette
Trouve un bijou demoins,
L'Amour est le filouy mo
j'ai prêté mes soins, ;
Venus fera fort inquiette,
Si le vol n'est pointfaitpar
quelqu'autre Psiché,
Et
si
cette beauté, qui doit
être parfaite,
Par lauteur du larcin n'a
point le coeur touché;
Vous seule en avez connoissance,
Ne m'en pourriez-vous pas
dire un mot aujourd'hui,
Faites-m'en la confidence,
Je n'en parlerai qu'à luyv
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Résumé : PIECE NOUVELLE par M. R. ÉTRENNES, en envoyant un Pigeon.
Dans la pièce 'PIECE NOUVELLE' de M.R., un pigeon messager adresse un compliment à une personne aimée. Contrairement aux perroquets bavards, le pigeon parle rarement et de manière réservée. Il se présente comme messager de l'amour, envoyé par l'Amour lui-même depuis Cythère. Le pigeon exprime son désir de se fixer auprès de la personne aimée, tout en reconnaissant sa nature volage. Il vante ses compétences dans l'art des baisers délicats et tendres, les comparant aux doux zéphyrs et aux applaudissements fidèles aux plaisirs tendres. Le pigeon mentionne également son rôle de courrier léger, capable de porter des lettres et des billets doux à travers divers climats, même au-dessus des têtes des jaloux. Cependant, il préfère se consacrer à des tâches plus nobles, comme chanter les hymnes et les cantiques en l'honneur de l'amour. Il fait référence à un bijou volé par l'Amour, peut-être par Psyché, et demande à la personne aimée si son cœur a été touché par l'auteur du larcin, promettant de garder cette confidence secrète.
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3
p. 8-20
AUTRE PIECE nouvelle, à l'imitation d'Ausomne. L'AMOUR PUNI.
Début :
Loin de ces prisons redoutables, [...]
Mots clefs :
Amour, Pleurs, Vénus, Dieux, Myrthe, Amant
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE PIECE nouvelle, à l'imitation d'Ausomne. L'AMOUR PUNI.
Balzac dit qu'il y a
une figure de la piece
suivante dans une TabledeJaspeà
Naples,
où les femmes lapident
l'Amour avec desRoses.
AUTREPIECE
nouvelle,
L'AMOUR PUNI.
Loin de ces prisons
redoutables,
OùPluton aux ombres
coupables
Fait sentir son juste
courroux; Ilestdans les Enfers des
azyles plus doux.
Là des Myrrhes tousus
forment de verds
om brages,
Qjii n'ont riendes horreurs
de l'éternelle
nuitj
Des ruisseaux y coulent
f"::ns bruit,
Des Pavotslanguissans
couronnent leurs rivages
, On voit parmi les fleurs
qui parent ce séjour,
Hyacinthe & Narcisse,
&C tant d'autres
encore,
Quimortels autrefois
de l'Empire d'amour
Ont paffé fous les Loix
de flore. -
Dans les sombres dé",
tours de ces paisibles
lieux
Plusieurs Amans, dont
la memoire
Doit vivre à jamaisdans
l'Histoire,
S'occupent encor de
leurs feux;
L'ambitieuse imprudente,
Qui voulut voirJupiter
Armé de la foudre tonnallte)
Rappelle ce plaisir qui -
luicoûta si cher,
Et la Maîtresse de Ce-,
phale,
Soupirant pour ce vainqueur,
Cherit la flechefatale
Dont il lui perça le
coeur,
Hero d'une main tremblante,
Tient la lampe étincelante,
Qui lui servit seulement
A voir périr son amant.
Ariane rou le en colere
Ce fil triste instrument
d'un perfideattentat,
Tropmalheureuse, her.
las! d'avoir trahi
r son Pere -
Pour n'obliger qu'un
îngrat.
-,.. Phedre,chancelante §C
confuse,
Baigne, mais trop tard
de ses pleurs,
L'écritoù sa main ac- cuse
Ses criminelles ardeurs.
Moins coupables cent
1 fois,& plus à plaindre
qu'elle,
Et Didon & ThiLbé
vont sefrapper le rein;
D'un perfide ennemi,
l'une a le fer en main,
L'autre celui d'un amat
trop fidelle.
L'Amour, de leurs douleurs,
voulut être
témoin,
Decouvrir son carquois
il avoit pris le soin,
Les Arbres d'unboccage,
L'épaisseur d'unnuage
Adoucirent en vain 1eclat
de son flalubeau,
On reconnut bientôt
cet ennemi nouveau,
Déjà la troupe rebelle
Lui préparoit des Tourmens
inhumains;
L'Amour tout fatigué,
ne bat plus que
d'une aîle,
[1 se soutient à peine, il
tombe entre leurs
mains.
Amour, pour desarmer
les Juges implacables,
C'est vai nement que tu
verses des pleurs1
Onenchaînetes ma-ins,
qui portoient dans
les coeurs
Des coups inévitables;
Attachésurun Myrthe,
en proye à leurs
fureurs,
Tu vas de mille morts
éprouver les horreurs,
Leurs clameurs menaçantes
Ont étouffé tes plaintes
languissantes,
L'une vient t'effrayer
avec le fer sanglant,
Qui
Qui finit de ses jours le
déplorable reste,
L'autre avec le débris
encor étincelant
Du bucher de sa mort,
théâtre trop funeste,
De ses pleurs endurcis,
par le pouvoir des
Dieux,
Myrrha fait contre toy
de redoutables armes,
Leur poids va t'accabler,
ses remords,
lès allarmes
Ne puniront que toy de
son crime odieux.
L'Amour attire sa Mere
Par ses pleurs & par ses
cris,
Vient-elle à son secours?
non Venus en colere
Vient augmenter les
tourmens de son fils.
Je n'ai que trop souffert
de cet audacieux,
Dit-elle, qu'à son tour
il éprouve ma rage,
Des filets de Vulcain,
des ris malins des
Dieux
Jenai pas oubliel'outrage,
C'est Venus en courroux,
qui menace, tremblez
Sa main s'arme aussitôt
d'un long bouquet
de Roses,
De leurs boutons à peine
éclofes,
Le fang couloit dé-ja
fous ses coups redoublez,
Arrêtez Deesse irritée,
S'écrie avec transport
laTroupeépouventée,
Lorsque nous respirions
le jour
Le fort fit nos malheurs
ce ne fut pas l'Amour.
une figure de la piece
suivante dans une TabledeJaspeà
Naples,
où les femmes lapident
l'Amour avec desRoses.
AUTREPIECE
nouvelle,
L'AMOUR PUNI.
Loin de ces prisons
redoutables,
OùPluton aux ombres
coupables
Fait sentir son juste
courroux; Ilestdans les Enfers des
azyles plus doux.
Là des Myrrhes tousus
forment de verds
om brages,
Qjii n'ont riendes horreurs
de l'éternelle
nuitj
Des ruisseaux y coulent
f"::ns bruit,
Des Pavotslanguissans
couronnent leurs rivages
, On voit parmi les fleurs
qui parent ce séjour,
Hyacinthe & Narcisse,
&C tant d'autres
encore,
Quimortels autrefois
de l'Empire d'amour
Ont paffé fous les Loix
de flore. -
Dans les sombres dé",
tours de ces paisibles
lieux
Plusieurs Amans, dont
la memoire
Doit vivre à jamaisdans
l'Histoire,
S'occupent encor de
leurs feux;
L'ambitieuse imprudente,
Qui voulut voirJupiter
Armé de la foudre tonnallte)
Rappelle ce plaisir qui -
luicoûta si cher,
Et la Maîtresse de Ce-,
phale,
Soupirant pour ce vainqueur,
Cherit la flechefatale
Dont il lui perça le
coeur,
Hero d'une main tremblante,
Tient la lampe étincelante,
Qui lui servit seulement
A voir périr son amant.
Ariane rou le en colere
Ce fil triste instrument
d'un perfideattentat,
Tropmalheureuse, her.
las! d'avoir trahi
r son Pere -
Pour n'obliger qu'un
îngrat.
-,.. Phedre,chancelante §C
confuse,
Baigne, mais trop tard
de ses pleurs,
L'écritoù sa main ac- cuse
Ses criminelles ardeurs.
Moins coupables cent
1 fois,& plus à plaindre
qu'elle,
Et Didon & ThiLbé
vont sefrapper le rein;
D'un perfide ennemi,
l'une a le fer en main,
L'autre celui d'un amat
trop fidelle.
L'Amour, de leurs douleurs,
voulut être
témoin,
Decouvrir son carquois
il avoit pris le soin,
Les Arbres d'unboccage,
L'épaisseur d'unnuage
Adoucirent en vain 1eclat
de son flalubeau,
On reconnut bientôt
cet ennemi nouveau,
Déjà la troupe rebelle
Lui préparoit des Tourmens
inhumains;
L'Amour tout fatigué,
ne bat plus que
d'une aîle,
[1 se soutient à peine, il
tombe entre leurs
mains.
Amour, pour desarmer
les Juges implacables,
C'est vai nement que tu
verses des pleurs1
Onenchaînetes ma-ins,
qui portoient dans
les coeurs
Des coups inévitables;
Attachésurun Myrthe,
en proye à leurs
fureurs,
Tu vas de mille morts
éprouver les horreurs,
Leurs clameurs menaçantes
Ont étouffé tes plaintes
languissantes,
L'une vient t'effrayer
avec le fer sanglant,
Qui
Qui finit de ses jours le
déplorable reste,
L'autre avec le débris
encor étincelant
Du bucher de sa mort,
théâtre trop funeste,
De ses pleurs endurcis,
par le pouvoir des
Dieux,
Myrrha fait contre toy
de redoutables armes,
Leur poids va t'accabler,
ses remords,
lès allarmes
Ne puniront que toy de
son crime odieux.
L'Amour attire sa Mere
Par ses pleurs & par ses
cris,
Vient-elle à son secours?
non Venus en colere
Vient augmenter les
tourmens de son fils.
Je n'ai que trop souffert
de cet audacieux,
Dit-elle, qu'à son tour
il éprouve ma rage,
Des filets de Vulcain,
des ris malins des
Dieux
Jenai pas oubliel'outrage,
C'est Venus en courroux,
qui menace, tremblez
Sa main s'arme aussitôt
d'un long bouquet
de Roses,
De leurs boutons à peine
éclofes,
Le fang couloit dé-ja
fous ses coups redoublez,
Arrêtez Deesse irritée,
S'écrie avec transport
laTroupeépouventée,
Lorsque nous respirions
le jour
Le fort fit nos malheurs
ce ne fut pas l'Amour.
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Résumé : AUTRE PIECE nouvelle, à l'imitation d'Ausomne. L'AMOUR PUNI.
Le texte décrit diverses scènes et personnages liés à l'amour et à ses conséquences. À Naples, une figure de pièce montre des femmes lapidant l'Amour avec des roses. Une autre pièce, 'L'Amour Puni', est également mentionnée. Les Enfers sont explorés, avec des lieux paisibles où coulent des ruisseaux et poussent des fleurs comme l'hyacinthe et le narcisse, symbolisant les amants morts par amour. Des amants célèbres sont évoqués, tels que celle qui voulut voir Jupiter armé de la foudre, la maîtresse de Céphale, Héro, Ariane, Phèdre, Didon et Thybé. Ces personnages sont décrits dans des situations de douleur et de regret liées à leurs amours tragiques. L'Amour, fatigué et blessé, est capturé et enchaîné par ces amants vengeurs. Venus, la mère de l'Amour, refuse de le secourir et décide de le punir à son tour avec un bouquet de roses. La troupe épouvantée implore Venus d'arrêter, affirmant que leurs malheurs étaient dus à la force et non à l'Amour.
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Résultats : 2 texte(s)
1
p. 123-125
EPITALAME Par M. de la F...
Début :
Pour celebrer tes nopces approuvées, [...]
Mots clefs :
Noces
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texteReconnaissance textuelle : EPITALAME Par M. de la F...
Voicy plufieurs Epitalames
fur le Mariagede
M. de Morville.
EPITAL AME
Par M. de la F.
Pour celebrer tes nopces approuvées,
J'avois forgé des Vers qui bravoient
l'examen
Lij
124 MERCURE
Dans leurs daites refrains dix
Atrophes achevées
Ramenoient avec art dixfois 10,
bymen.
En faveur de ce Dien dans une
Ode fublime ,
J'avois fi bien du Grec le beau
tourimité
Que j'aurois encouru l'eftime
Des amis de l'Antiquité.
Mais on m'a dit que de chez vous
Mème avant la fin de la fete
L'hymen fortit baiffant la tête
Avec un airplein de couroux.
Amource font là de tes coups !
T'efcortantfinement du Dieu de
l'hymenée
Tu t'introduis auprés de graves
Magiftrats
Obtiens ce que fans tuy l'on ne
t'oltroiroit
pas ,
GALANT . 125
Et dés la premierejournée
Tu le chaffes , & veux dans tes
tendres ebats
Ne devoir qu'à toyfeul la moiffon
des appas ,
Qui fous fon nom te fut abandonnée.
Maisj'aurois deu prévoir le cas,
Aux feduifans attraits dont de
Vienne eft ornée :
Sur ce je n'ay voulu mettre un
Poëme au jour,
Que l'hymen offense prendroit
pour railleries
Et puis le beau fecret de vous
faire ma cour,
Avec mafçavante induftrie
Je ne chantois qu'hymen , vous
ne fentez qu'amour.
fur le Mariagede
M. de Morville.
EPITAL AME
Par M. de la F.
Pour celebrer tes nopces approuvées,
J'avois forgé des Vers qui bravoient
l'examen
Lij
124 MERCURE
Dans leurs daites refrains dix
Atrophes achevées
Ramenoient avec art dixfois 10,
bymen.
En faveur de ce Dien dans une
Ode fublime ,
J'avois fi bien du Grec le beau
tourimité
Que j'aurois encouru l'eftime
Des amis de l'Antiquité.
Mais on m'a dit que de chez vous
Mème avant la fin de la fete
L'hymen fortit baiffant la tête
Avec un airplein de couroux.
Amource font là de tes coups !
T'efcortantfinement du Dieu de
l'hymenée
Tu t'introduis auprés de graves
Magiftrats
Obtiens ce que fans tuy l'on ne
t'oltroiroit
pas ,
GALANT . 125
Et dés la premierejournée
Tu le chaffes , & veux dans tes
tendres ebats
Ne devoir qu'à toyfeul la moiffon
des appas ,
Qui fous fon nom te fut abandonnée.
Maisj'aurois deu prévoir le cas,
Aux feduifans attraits dont de
Vienne eft ornée :
Sur ce je n'ay voulu mettre un
Poëme au jour,
Que l'hymen offense prendroit
pour railleries
Et puis le beau fecret de vous
faire ma cour,
Avec mafçavante induftrie
Je ne chantois qu'hymen , vous
ne fentez qu'amour.
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Résumé : EPITALAME Par M. de la F...
Le texte traite de plusieurs épithalames célébrant le mariage de M. de Morville. L'auteur, M. de la F., avait initialement écrit des vers pour louer cette union. Cependant, il apprend que l'hymen, le dieu du mariage, a quitté la fête de manière impolie. L'auteur attribue cet incident aux actions de l'amour, qui a su charmer des magistrats pour obtenir des faveurs. Il reconnaît également les attraits séducteurs de Vienne, ce qui l'a dissuadé de publier un poème qui pourrait offenser l'hymen. Enfin, il souligne la différence entre son propre sujet, l'hymen, et celui de l'amour, qu'il ne souhaite pas railler.
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2
p. 12-13
LE MOT POUR RIRE. AIR : Je ne sçais pas écrire.
Début :
LA bonne chère & le bon vin, [...]
Mots clefs :
Gaîté, Amis, Allégresse, Censeur, Rire, Plaisir, Mot
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texteReconnaissance textuelle : LE MOT POUR RIRE. AIR : Je ne sçais pas écrire.
LE MOT POUR RIRE.
LA
AIR : Je ne fçais pas écrire.
A bonne chère & le bon vin ,
Premier éloge d'un feftin ,
Sont bien faits pour féduire.
Mais , ce n'eſt rien qu'un grand repas ,
Quand la gaîté n'y régne pas .
Je veux le mot pour rire.
Donnons à nos amis abfens
Moins de défauts que de talens
Pas un trait de fatyre.
Ayons le fel de la gaîté ,
Sans l'art de la méchanceté.
Je veux le mot pour rire.
Un Bel- Efprit affez ſouvent
Nous prive de l'heureux moment
Que l'allegreffe inſpire.
A table il n'eft que l'enjoûment.
Point de Cenfeur , de froid fçavant :
Je veux le mot pour rire.
Bacchus anime les propos ,
Il eft le père des bons mots ,
Sans chercher à les dire.
M A 1. 1763. 13
Buvons , peut-être en dirons-nous :
Voifin , ils font fréquents chez vous
Je veux le mot pour rire.
On doit aimer fincérement ,
S'en faire un doux amuſement ,
Un
Et non pas un martyre.
peu d'amour nous rend joyeux :
Extrême , il nous rend ennuyeux.
Je veux le mot pour rire.
Dans ce féjour délicieux ,
L'image de celui des Dieux ,
Le plaifir nous attire :
Enchaînons-le de tout côté ;
Non, laiffons-lui la liberté :
Je veux le mot pour rire.
Par M. FUZILLIER , à Amiens.
LA
AIR : Je ne fçais pas écrire.
A bonne chère & le bon vin ,
Premier éloge d'un feftin ,
Sont bien faits pour féduire.
Mais , ce n'eſt rien qu'un grand repas ,
Quand la gaîté n'y régne pas .
Je veux le mot pour rire.
Donnons à nos amis abfens
Moins de défauts que de talens
Pas un trait de fatyre.
Ayons le fel de la gaîté ,
Sans l'art de la méchanceté.
Je veux le mot pour rire.
Un Bel- Efprit affez ſouvent
Nous prive de l'heureux moment
Que l'allegreffe inſpire.
A table il n'eft que l'enjoûment.
Point de Cenfeur , de froid fçavant :
Je veux le mot pour rire.
Bacchus anime les propos ,
Il eft le père des bons mots ,
Sans chercher à les dire.
M A 1. 1763. 13
Buvons , peut-être en dirons-nous :
Voifin , ils font fréquents chez vous
Je veux le mot pour rire.
On doit aimer fincérement ,
S'en faire un doux amuſement ,
Un
Et non pas un martyre.
peu d'amour nous rend joyeux :
Extrême , il nous rend ennuyeux.
Je veux le mot pour rire.
Dans ce féjour délicieux ,
L'image de celui des Dieux ,
Le plaifir nous attire :
Enchaînons-le de tout côté ;
Non, laiffons-lui la liberté :
Je veux le mot pour rire.
Par M. FUZILLIER , à Amiens.
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Résumé : LE MOT POUR RIRE. AIR : Je ne sçais pas écrire.
La chanson 'Le mot pour rire' met en avant la gaieté et la bonne humeur lors des repas. L'auteur souligne que la bonne chère et le bon vin sont agréables, mais que la véritable joie vient de l'ambiance festive. Il prône la convivialité et l'absence de méchanceté, souhaitant que les amis soient appréciés pour leurs talents plutôt que pour leurs défauts. La chanson critique les esprits trop sérieux qui gâchent les moments de plaisir à table. Elle encourage la légèreté et l'humour, incarnés par Bacchus, le dieu du vin, qui inspire les bons mots sans effort. L'auteur exprime également l'idée que l'amour doit être source de joie et non de souffrance. Enfin, il invite à profiter pleinement des plaisirs sans les entraver, en laissant la liberté au plaisir de s'exprimer. Le texte se conclut par une référence à un séjour délicieux, comparé à celui des Dieux, où le plaisir doit être libre et non contraint.
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