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1
p. 57-63
DEVISES.
Début :
La Province de Bourgogne ayant coûtume de faire fraper des [...]
Mots clefs :
Bourgogne, Jetons, Emblèmes, Devises, Médaille, Gouverneur, Saisons, Audience
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texteReconnaissance textuelle : DEVISES.
DEVISES.
La Province de Bourgogne
ayant coûtume de
faire fraper des jettons tous
les trois ans, a presque toûjours
rempli le revers d'emblêmes
ou de devises, dont
les unes rendoienttémoignage
de son zele pour le
service du Roy;les autres
faisoient connoîtrel'avantage
que cette Province recevoit
de la protection de
l'illustreMaison de Condé:
enfin quelques unes par
des allegories ingenieuses
marquant les principaux
évenemens arrivez dans le
Royaume pendant latriennalité,
il ne peut rien arri- , ver de plus considerable à
cette Province
, que l'en-.
trée de Son Altesse Serenissimepour
la premiere
fois dans son Gouverne
ment, d'autant plus remarquable,
que Monseigneur
le Duc est le cinquiéme
Prince de pere en fils qui
a eu cette place.
C'est ce qui a donné l'idée
d'en fraper une medaille
à deux revers. Dans
l'un le Prince paroîtra à
cheval, vêtu à la Romaine,
sans étriers, couronné de
laurier, suivi de gardes à
pied, & faisant son entrée
dans la Capitale de la Province
, avec ce mot dans
l-'exergue:Adventus.
Et pour legende:
- Burgundis felicia Jk-c-U
propagat.
Dans l'autre revers le bonheur
public y fera repre"
senté par quatre petits ensans
qui designeront les
quatre saisons. Le Printem
ps portera des fleurs,
l'Estéunefaucille, l'Automne
des fruits & un lievre,
& l'Hyver tiendra d'unemainuninstrumentpour
prendre des oiseaux, &des
l'autre les oiseaux qu'ila
pris.
Pour legende :
Condiades quintus genus AltfXJ
à sanguineRegum.
Et dans l'exergue:
Burgundioe Comitia.
Burgundis feliciaoecla
propagat.
Condiades genus alto à
sanguine Regum.
Le 10. Juin1713. les Deputez
des Etats de Bourgogne,
qui font M.l'Abbé de
Roquette pour le Clergé,
le Marquis de Lassé pour laNoblesse,&M. de laForêt,
Maire de Montbart,
pour le tiers état, eurent
audience du Roy, étant presentez
par Son Altesse Serenissime
Monseigneur le
Duc, Gouverneur de Ian
Province, & par Monsieur
le Marquis de laVrilliere,
Ministre & Secretaire d'Etat;
étant conduits pan
Monsieur le Marquis de:
Dreux, grand Maître des
Ceremonies, & par Monsieur
Desgranges Maitres
des Ceremonies; & TAbbee
Roquecte porta la parole
II y a plusieurs mariages
de con fideratiotm
done on n'a point parle
cemois-ci, parce quo'
n'a pas eu le loisir de
s'informer des circonstances
necessaires ; en
en parlera dans le niois
prochain.
La Province de Bourgogne
ayant coûtume de
faire fraper des jettons tous
les trois ans, a presque toûjours
rempli le revers d'emblêmes
ou de devises, dont
les unes rendoienttémoignage
de son zele pour le
service du Roy;les autres
faisoient connoîtrel'avantage
que cette Province recevoit
de la protection de
l'illustreMaison de Condé:
enfin quelques unes par
des allegories ingenieuses
marquant les principaux
évenemens arrivez dans le
Royaume pendant latriennalité,
il ne peut rien arri- , ver de plus considerable à
cette Province
, que l'en-.
trée de Son Altesse Serenissimepour
la premiere
fois dans son Gouverne
ment, d'autant plus remarquable,
que Monseigneur
le Duc est le cinquiéme
Prince de pere en fils qui
a eu cette place.
C'est ce qui a donné l'idée
d'en fraper une medaille
à deux revers. Dans
l'un le Prince paroîtra à
cheval, vêtu à la Romaine,
sans étriers, couronné de
laurier, suivi de gardes à
pied, & faisant son entrée
dans la Capitale de la Province
, avec ce mot dans
l-'exergue:Adventus.
Et pour legende:
- Burgundis felicia Jk-c-U
propagat.
Dans l'autre revers le bonheur
public y fera repre"
senté par quatre petits ensans
qui designeront les
quatre saisons. Le Printem
ps portera des fleurs,
l'Estéunefaucille, l'Automne
des fruits & un lievre,
& l'Hyver tiendra d'unemainuninstrumentpour
prendre des oiseaux, &des
l'autre les oiseaux qu'ila
pris.
Pour legende :
Condiades quintus genus AltfXJ
à sanguineRegum.
Et dans l'exergue:
Burgundioe Comitia.
Burgundis feliciaoecla
propagat.
Condiades genus alto à
sanguine Regum.
Le 10. Juin1713. les Deputez
des Etats de Bourgogne,
qui font M.l'Abbé de
Roquette pour le Clergé,
le Marquis de Lassé pour laNoblesse,&M. de laForêt,
Maire de Montbart,
pour le tiers état, eurent
audience du Roy, étant presentez
par Son Altesse Serenissime
Monseigneur le
Duc, Gouverneur de Ian
Province, & par Monsieur
le Marquis de laVrilliere,
Ministre & Secretaire d'Etat;
étant conduits pan
Monsieur le Marquis de:
Dreux, grand Maître des
Ceremonies, & par Monsieur
Desgranges Maitres
des Ceremonies; & TAbbee
Roquecte porta la parole
II y a plusieurs mariages
de con fideratiotm
done on n'a point parle
cemois-ci, parce quo'
n'a pas eu le loisir de
s'informer des circonstances
necessaires ; en
en parlera dans le niois
prochain.
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Résumé : DEVISES.
La Province de Bourgogne frappait des jettons tous les trois ans, souvent ornés d'emblèmes ou de devises. Ces devises reflétaient le zèle de la province pour le service du roi, les avantages tirés de la protection de la Maison de Condé, ou les principaux événements survenus dans le royaume. Un événement notable fut l'entrée du Duc de Bourgogne dans son gouvernement de la province, marqué par la frappe d'une médaille à deux revers. Sur le premier revers, le prince apparaît à cheval, vêtu à la romaine, couronné de laurier, suivi de gardes à pied, avec l'inscription 'Adventus' et la légende 'Burgundis felicia Jk-c-U propagat'. Sur le second revers, le bonheur public est représenté par quatre enfants symbolisant les quatre saisons, avec la légende 'Condiades quintus genus AltfXJ à sanguine Regum' et l'exergue 'Burgundioe Comitia'. Le 10 juin 1713, les députés des États de Bourgogne, représentant le clergé, la noblesse et le tiers état, eurent audience du roi en présence du Duc de Bourgogne et du Marquis de la Vrilliere. L'Abbé de Roquette porta la parole au nom des députés.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 85-86
Réjoüissances faites par les Dominiquains de Provence, [titre d'après la table]
Début :
Les Peres Dominiquains du Convent Royal de S. Maximin, en Provence, se [...]
Mots clefs :
Provence, Dominicains, Couvent royal de Saint-Maximin, Messe, Illumination, Pauvres, Inscription, Emblèmes, Te Deum, Feu d'artifice
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texteReconnaissance textuelle : Réjoüissances faites par les Dominiquains de Provence, [titre d'après la table]
Les Peres Dominiquains du Convent
Royal de S. Maximin , en Provence , ſe
ſont diftingués par les témoignages de joye
qu'ils ont fait paroître à la Convalefcence
du Roi ; ils commencerent leur Fête par
une grande Meſſe chantée ſolemnellement ;
l'après-midi , le Prieur de la Maiſon fit diftribuer
une grande quantité de pain &d'argent
à tous les Pauvres qui ſe préſenterent ;
al'entrée de la nuit , il y eut tant au dedans
qu'au dehors de l'Egliſe une illumination
des plus brillantes , qui relevoit la beauté
de ce Temple , l'un des plus auguſtes du
Royaume , & fur la porte duquel on liſoit
cette Inſcription : Audivi orationem tuam
vidi lacrimas tuas O fanavi eum. Au-deſſus
de cette Inſcription on avoit placé les Armes
du Roi avec ces mots : Vive Louis le
1. Vol.
E
86 MERCURE DE FRANCE.
Bien-Aimé ; les traits desArmes & des Let
tres , qui étoient ménagés avec la réflexion
de la lumiere , préſentoient un coup d'oeil
des plus fatisfaiſans ; le corps de logis , qui
donne ſur la Place de devant l'Eglife , &
qui eſt deſtiné à recevoir les Rois & les
Princes , lorſqu'ils paſſent à S. Maximin, fut
pareillement illuminé avec ſymmétrie ; on
voyoit ſur la porte du Convent un Arc de
Triomphe , au-deſſus duquel étoient des
Emblêmes avec cette Inſcription au milieu ,
Oravimus ad Dominum , & exauditi fumus ,
obtulimusfacrificium &fimilaginem , & accendimus
lucernas ,& propofuimus panes. Pen
dant l'illumination on chanta le Te Deum
& l'Exaudiat avec la même ſolemnité & le
même concours de monde qu'à la grande
Meſſe. Après l'Exaudiat , pendant lequel
on fit pluſieurs décharges de boëtes , on tira
un très-beau feu d'artifice , qui repréſentoit
les Armes de l'Ordre de S. Dominique , &
qui étoit orné de pluſieurs Emblêmes.
Royal de S. Maximin , en Provence , ſe
ſont diftingués par les témoignages de joye
qu'ils ont fait paroître à la Convalefcence
du Roi ; ils commencerent leur Fête par
une grande Meſſe chantée ſolemnellement ;
l'après-midi , le Prieur de la Maiſon fit diftribuer
une grande quantité de pain &d'argent
à tous les Pauvres qui ſe préſenterent ;
al'entrée de la nuit , il y eut tant au dedans
qu'au dehors de l'Egliſe une illumination
des plus brillantes , qui relevoit la beauté
de ce Temple , l'un des plus auguſtes du
Royaume , & fur la porte duquel on liſoit
cette Inſcription : Audivi orationem tuam
vidi lacrimas tuas O fanavi eum. Au-deſſus
de cette Inſcription on avoit placé les Armes
du Roi avec ces mots : Vive Louis le
1. Vol.
E
86 MERCURE DE FRANCE.
Bien-Aimé ; les traits desArmes & des Let
tres , qui étoient ménagés avec la réflexion
de la lumiere , préſentoient un coup d'oeil
des plus fatisfaiſans ; le corps de logis , qui
donne ſur la Place de devant l'Eglife , &
qui eſt deſtiné à recevoir les Rois & les
Princes , lorſqu'ils paſſent à S. Maximin, fut
pareillement illuminé avec ſymmétrie ; on
voyoit ſur la porte du Convent un Arc de
Triomphe , au-deſſus duquel étoient des
Emblêmes avec cette Inſcription au milieu ,
Oravimus ad Dominum , & exauditi fumus ,
obtulimusfacrificium &fimilaginem , & accendimus
lucernas ,& propofuimus panes. Pen
dant l'illumination on chanta le Te Deum
& l'Exaudiat avec la même ſolemnité & le
même concours de monde qu'à la grande
Meſſe. Après l'Exaudiat , pendant lequel
on fit pluſieurs décharges de boëtes , on tira
un très-beau feu d'artifice , qui repréſentoit
les Armes de l'Ordre de S. Dominique , &
qui étoit orné de pluſieurs Emblêmes.
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3
p. 178-188
Explications des devises & des emblèmes peints sur les médaillons placés au-dessus de chaque Figure.
Début :
Au dessus de la Paix une Aurore dont l'éclat prompt & lumineux dissipe en un moment les [...]
Mots clefs :
Devises, Emblèmes, Jeune, Amour, Prince, Naissance du duc de Bourgogne, Sort, Mots, Peuple, Joie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Explications des devises & des emblèmes peints sur les médaillons placés au-dessus de chaque Figure.
Explications des devises & des emblèmes
peints sur les médaillons placés au-dessus de
chaque Figure.
Au dessus de la Paix une Aurore dont l'éclat
prompt & lumineux dissipe en un moment les
ténébres de la nuit, & ramene le Soleil, pour
exprimer le moment imptévu où naquit Monsci-
gneur le DUC DE BOUAGOGNE, dont la
naissance éveilla la Cour & tout Patis, & pressa
le retour du Roi à Versailles.
Luce fugat somnos, Solemque reducit.
Je parois dans les airs, & soudain ma lamiere
Des mortels assoupis écarte le sommeil;
A peine j'ouvre ma cartiete
Que je ramene le Soleil.
Le Signe de la Balance, sous lequel est né
Monseigneur le DUC DI BOURCOGNI
dont l'heureuse naissance assure plus que jamais
l'ordre de la succession dans la branche regnante.
Ex me invariabilis ordo.
De cet ordte immortel qui mésure les temps
J'annonce la marche assurée;
Er mon retour d'éternelle durée,
Doit triompher & du sort & des aus.
Une figure de Dauphin d'ou sort une eau
jaillissante avec ces mots;
Ex me utile, dulce fluit.
JANVIER. 1752.
179
De moi, signe toujours aimable,
Pour vous coule un nouveau présent
Goutez-en à longs rraits le charme bienfaisant
Peuples, il réunit l'utile & l'agréable.
Au dessus de la Force, dans un brillant par-
terre, un myrthe & un olivier entourés d'un
jeune lys, qui semble les unir plus étroitement
Fortius ac melius.
Rameaux sacrés qu'aujourd'hui j'environne,
Plus que jamais vous serez precieux;
Et la force que je vous donne
En m'unissant à vous, embellira vos nœuds.
Un Trône d'or, chargé des Armes de France-
sur lequel s'appuye de chaque côté, un Amous
qui en assûre la stabilité.
Fulcitur utrinque.
Trône, que de LOUIS la Famille féconde
Affranchira de l'Empire des ans
A jamais tu verras sur toi ses descendans
Servir d'exemple aux Rois & d'ornement au
monde.
Une Couronne d'or, à laquelle un Amour at-
tache un diamant, qui sert à l'affermir & à aug.
menter son éclat.
Et robur & decus addit.
Enfant de la Pélicité
Quel éclat en naissant t'annonce & t'envitonne !
Hvj
...*
180 MERCURE DE FRANCE.
Ta main donne à cette Courronne
D'un ornement nouveau la solide beauté.
Au-dessus de Minerve, on voit autour du ben-
ceau du jeune Prince Mars, Apollon & Minerve.
Ces Divinités se félicitent d'un Eleve si propre à
honorer les bienfaits, dont elles s'empressent de
le combler.
Quisque suo fe jactat alumno.
Sur ce nouvel Eleve, à l'envi, sans mesure,
Divinités, répandez vos bienfaits;
Il sçaura tour à tour les rendre avec usure,
Et toujours les Bourbous surpassent vos souhaits.
Deux grands Palmiers, au bas desquels est us
jeune Palmier, qui sort de leur tige commune.
Reddet origo parem.
Sorti d'une Tige immortelle,
Mon sort est d'égaler les Arbres les plus beaux;
Dans peu je serai digne d'elle
Par la hauteur de mes rameaux.
Le Chef d'un essain d'abeilles leur moutre uu
jeune rejetton, auquel il vient de donner le jour;
il abandonne à la République cet héritier destiné
& la gouverner, pour fuire allusion au sentiment
noble & généreux de Monseigneur le Dauphin
qui, à la Naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, dit que ce Prince étoit l'enfant de
tonte la France.
Genti, non mihi nascitur Hares.
Cet héritiet, qui de moi tient le jour,
Peuple, est à vous plus qu'à moi- même i
181
JANVIER. 1752.
Vous l'instruîrez par votre amout
A vous chérir autant que je vous aimie.
Au- dessus de l'Abondance, un aigle portant
son jeune aiglon, & volant entre le Soleil & son
pa élie, pour exprimer la joie qu'à la Naissanco
de Monseigneur le DUC DE BOURGOGNI, Mada-
me la Dauphine fit éclater, en présence du Roi
& de Monseigneur le Dauphin.
Ui Nato, inter utrumque, superbit.
Ces feux éblouissans qui frappent l'Univers
Superbe Aiglon, n'ont rien, dont tes regards
s'étonnent,
Et le double éclat qu'ils te donnent,
Dit que mon Sang est fait pour l'Empire des airs-
Un Oranger couvert de fleurs, au bas de sa
tige, une orange que la maturité a fait tomber,
& que le tems a rendu plus douce & plus agrea-
ble:
Tempore dulcior exis.
Le fruit que je viens de répandre,
Par sa beauté charme les yeux,
Et le tems qui l'a fait attendre,
Le rend encor plus précieur.
Pour marquer la joie générale que les peuples
témoignent par les Feux & les Illuminations á
Poccasion de la Naissance du Prince. Une main
tenant un verre ardent, exposé aux rayons da
Soleil; & au-dessous plusicurs feux qui s'allu-
ment.
182 MERCURE DEFRANCE.
Faecundus calor excitat Ignes-
Par mes feux j'anime le monde;
Mes ardeurs le rendent heureux,
Et c'est à ma chaleur féconde
Que s'allument mille autres feux.
D scription des Bas-reliefs, placés dans les
Pans coupés de la Ballustrade.
Le premier Bas-relief offre, à côté de l'His-
toire, le Destin qui montre au jeune Prince le
Portrait de Monseigneur le DUC DE BOURGOGNI,
Pere de Sa Majesté. Pour annoncer qu'un jout
cet Enfant; que la France tient dans ses bras
aura les rares vertus de son Bisayeul; il lui adresse
par allusion à ces mots de Virgile, Tu Marcellus
aris, ces patoles:
Tu Burgundus eris.
Sous ce nom qui promit à des Peuples heureux
Un Sage sur le Trône, & dans un Maître un Pere;
Croissez, beau Rejetton, d'une Tige si chere,
Vous aurez ses vertus & des jours plus nombreux.
Dans le second Bas-relief, Lucine appuyée sur
un berceau d'or, où est le Prince nouveau né, in-
vite le Tems, les Heures, les Parques & la Santé,
à conserver les jours du jeune Prince, à la Nais-
sance duquel elle vient de s'intéresser d'une façon
si marquée: pour les y engager, elle leur adresse
ces mots :
Magnum Jovis incrementum. Virg. Eclog. Iv.
Des mortels en naissant, vous qui réglez le sort,
d by Goo
JANVIER.
1752.
183
Sur celui, dont mes soins ont hâté la Naissance,
Signalez votre bienfaisance:
Le plus pur sang des Dieux est le sang dont il
sort.
Le troisième Bas-relief présente Jupiter sur un
trône de nues: l'Amour & l'Hymen prenant leur
essor croisent leurs flambeaux allumés; & sur la
terre on voit des Autels od Jupiter vent qu'ils
unissent les cœurs des mortels, hommage pour
lui plus touchant que toutes les autres offrandes:
pour marquer la volonté de Sa Majesté, qui tou-
jours attentive au bonheur de ses peuples, a or-
donné qu'on consacrât à former des alliances, les
dépenses que le zéle public destinoit à célébrer la
Naissance de Monseigneur le DUC DE BOUA-
GOGNE.
Ferte citi flammas, date tela & jungite dextras.
Volez, Amour; Hymen, descendez sur la terre»
Que vos flambeaux unis brillent pour les mortels:
Peu jaloux des respects qu'attire le tonnerre
Je ne veux que l'encens offert sur vos Autels.
Le quatrième Bas-relief, fait voir la Déesse de
la Peinture, accompagnée de Venus; elle montre
an jeune Prince, soutenu dans les bras d'une des
uois Graces, le Portrait de Madame la Dauphine,
avec ces mots de Virgile:
Incipe, parve Puer, ri, u cognoscere Matrem.
Virg. Egl. 4.
Aimal le Enfant, qui vient de nastre,
Contemple celle à qui tu dois le jous;
itized by God
184 MERCUREDE FRANCE.
Par son sourire elle te fait connoître
Qi'elle est la Mere de l'Amour.
Sur les Angles de la Balustrade sont posos qua-
tre Groupes de Génies.
Le premier représente deux Amours couronnés
de Pampres & de Lierre, mélant dans des Coupes
rehaussées d'or, le vin de Champagne avec celui-
de Bourgogne.
Jungito Burgundo Campani prcula Cives.
Le second offre deux autres Enfans couronnés
de fleurs, tenant des corbeilles remplies de roses
& de lys qu'ils répandent à pleines mains, avec-
ces mots:
Manibus date Lilia plenis. Virg. Liv. 6.
Le troisiéme montre un Groupe d'Amours, avec
des Couronnes de Myrte & d'Olivier, armés de
Carquois, & tenant en main des Ares tendus.
Nec vim tela ferunt. Virg. Liv. 7.
Le quatrième retrace le Génie de la France &
celui de la Bourgogne, unissant tendrement des-
Boucliers, sur lesquels sont peintes les Armes de
France & de Bourgogne. Autrefois ces Boucliers
ne se rapprochoient que pour les combats, aujour-
d'hui l'Amour & l'Hymen les confondent.
Non ut olim.
Au-dessus du Dôme s'éleve une Renommée,
prenant son essor dans les airs; sur la Bandelette
de sa Trompette, on lit ces mots: Felicitas Pu-
blica.
L'intéricur du Temple découvre au milieu
l'Autel de la Félicité publique, élevé sur trois de-
grés de marbre, sur lequel est un Foyer destiné à
recevo ir les parfums que brule un jeune Amout.
ed by Goc
JANVIER.
185
1752.
Autour du ceintre de l'Autel on lit ces vers de
Tibulle:
Dicamus bona verba, venit natalis ad aras;
Urantur pia thura focis, urantur odores.
Les Parois du Temple offre une nouvelle Ar-
chitecture d'Ordre Corinthien; sur la bordure
sont répandues les Armes de France & de Bourgo-
gne, les Flambeaux de l'Amour & de l'Hymen;
& dans des Cartouches rehaussés d'or on lit les
Inscriptions suivantes, qui annoncent la joie pu-
blique.
Ipse fuos adsit Genius visurus honores
Cui decorent sanctus mollia serta genas. Tib-
I1.
Bacche veni, dulcisque tuis è cornibus uva
Pendeat, & spicis tempora cinge Ceres. Tib-
III.
At tu natalis multos celebrande per aunos
Candidior semper, candidiorque veni! Tib.
IV.
Dum festiva novis fumant altaria flammis,
Urat vestra, Remi, pectora vivus amor.
L'intérieur du Temple n'étoit éclairé que par
la lueur du Foyer de l'Autel, & cette foitle Ju-
miere répandoit dans le Temple une obscurité
mystérieuse qui en augmentoit la majesté.
A chaque côté de l'Hôzel de-Ville sont placées
deux Figures, l'une représentant la Ville de Reimo
couronnée de Tours, contemplaut l'Image du
yGoc
186 MERCUREDEFRANCE.
jeune Prince, préferablement aux Monumens qui
lui restent de Jules Cesar,
Arcs superbes, des ans qui bravez les outrages,
Vos Héros n'ont plus rien qui flate mes regards;
L'Amour que je contemple a seul tous mes hom-
mages:
Un Bourbon m'est plus cher que Rome & ses
Césars.
De l'autre côté la Nymphe de Vesse engage ses
Naiades à s'unir à la joie publique, en reconnois-
sancedes nouveaux bienfaits de SaMajesté; elle veut
qu'elles renouvellent en l'honneur du Roi, ces
Fêtes * anciennes, où l'on couvroit de fleurs les
Urnes des Fontaines rendues célebres par quel-
qu'érénement qui éternisolt leur gloire.
Vous que LouIs fixe en ces lieux,
Naiades
à l'envie que votre onde jaillisse,
Et que son murmure s'unisse
Aux accens d'un Peuple joyeux.
De ce Peuple heureux & fidele
Imitez, s'il se peut, l'amour & les transports.
Du plus puissant des Rois la bonté paternelle
Allure pour jamais la gloire de vos bords:
Nymphes, soyez reconnoissantes;
Pour célébrer sa générosité,
Que vos Urnes obeissantes,
Ces fêtes s' apl elloient Fontanilia.
gitized by Goc
287
JANVIER.
1752.
En épanchant ici leurs Ondes bienfaisantes
Y versent la félicité;
Que leurs cours ne soit arrêté,
Que lors qu'au Temble de Mémoire
De Louis finira la gloire,
Le nom & la postérité.
Au dessus de la Porte de l'Hôtel de Ville, on
lit dans un cartouche, l'Inscription suivante:
LUDOVICO DECIMO QUINTO
Regi maximo & optimo
Pacis reparatori,
Suorum amori,
Et Ludovico Delphino ejus Filio dilectissimo
Paternarum virtutum amulatori;
Ob recens Natum Burgundia Ducem,
Gallia votorum summam, spem, delicias.
Pacis pignus fidissimum;
In impotenti exundantis latitia impetu
Et solemni aterna gratiarum actionis protestatione,
Hoc
Felicitatis publica monumentum.
S. P. Q R.
D. V. C.
Anno M. DCCLI.
TRADUCTION DE L'INSCRPTION.
Le Conseil & le Peuple de la Ville de Reims,
dans les effusions de la Joie la plus vive, & les té-
ized by Goc
-
288 MERCURE DE FRANCE.
moignages solemnels de leur éternelle reconnois-
sancè, dé jient, vouent, & consacrent ce Tempse
de la Felicite publique à LOUIS, RoI très-
grand & très bon, le Restaurateur de la Paix
l'amour de son peuple; & à LOUIS, Dau-
phin, son fils Bien-Aimé, en réjouissance de l'heu-
reuse naissance du DUC DE BOURGOGNE,
objet des vœux de la France, son espérance, &
ses délices. L'an du Seigneur mil sept cens cin-
quante & un.
peints sur les médaillons placés au-dessus de
chaque Figure.
Au dessus de la Paix une Aurore dont l'éclat
prompt & lumineux dissipe en un moment les
ténébres de la nuit, & ramene le Soleil, pour
exprimer le moment imptévu où naquit Monsci-
gneur le DUC DE BOUAGOGNE, dont la
naissance éveilla la Cour & tout Patis, & pressa
le retour du Roi à Versailles.
Luce fugat somnos, Solemque reducit.
Je parois dans les airs, & soudain ma lamiere
Des mortels assoupis écarte le sommeil;
A peine j'ouvre ma cartiete
Que je ramene le Soleil.
Le Signe de la Balance, sous lequel est né
Monseigneur le DUC DI BOURCOGNI
dont l'heureuse naissance assure plus que jamais
l'ordre de la succession dans la branche regnante.
Ex me invariabilis ordo.
De cet ordte immortel qui mésure les temps
J'annonce la marche assurée;
Er mon retour d'éternelle durée,
Doit triompher & du sort & des aus.
Une figure de Dauphin d'ou sort une eau
jaillissante avec ces mots;
Ex me utile, dulce fluit.
JANVIER. 1752.
179
De moi, signe toujours aimable,
Pour vous coule un nouveau présent
Goutez-en à longs rraits le charme bienfaisant
Peuples, il réunit l'utile & l'agréable.
Au dessus de la Force, dans un brillant par-
terre, un myrthe & un olivier entourés d'un
jeune lys, qui semble les unir plus étroitement
Fortius ac melius.
Rameaux sacrés qu'aujourd'hui j'environne,
Plus que jamais vous serez precieux;
Et la force que je vous donne
En m'unissant à vous, embellira vos nœuds.
Un Trône d'or, chargé des Armes de France-
sur lequel s'appuye de chaque côté, un Amous
qui en assûre la stabilité.
Fulcitur utrinque.
Trône, que de LOUIS la Famille féconde
Affranchira de l'Empire des ans
A jamais tu verras sur toi ses descendans
Servir d'exemple aux Rois & d'ornement au
monde.
Une Couronne d'or, à laquelle un Amour at-
tache un diamant, qui sert à l'affermir & à aug.
menter son éclat.
Et robur & decus addit.
Enfant de la Pélicité
Quel éclat en naissant t'annonce & t'envitonne !
Hvj
...*
180 MERCURE DE FRANCE.
Ta main donne à cette Courronne
D'un ornement nouveau la solide beauté.
Au-dessus de Minerve, on voit autour du ben-
ceau du jeune Prince Mars, Apollon & Minerve.
Ces Divinités se félicitent d'un Eleve si propre à
honorer les bienfaits, dont elles s'empressent de
le combler.
Quisque suo fe jactat alumno.
Sur ce nouvel Eleve, à l'envi, sans mesure,
Divinités, répandez vos bienfaits;
Il sçaura tour à tour les rendre avec usure,
Et toujours les Bourbous surpassent vos souhaits.
Deux grands Palmiers, au bas desquels est us
jeune Palmier, qui sort de leur tige commune.
Reddet origo parem.
Sorti d'une Tige immortelle,
Mon sort est d'égaler les Arbres les plus beaux;
Dans peu je serai digne d'elle
Par la hauteur de mes rameaux.
Le Chef d'un essain d'abeilles leur moutre uu
jeune rejetton, auquel il vient de donner le jour;
il abandonne à la République cet héritier destiné
& la gouverner, pour fuire allusion au sentiment
noble & généreux de Monseigneur le Dauphin
qui, à la Naissance de Monseigneur le Duc de
Bourgogne, dit que ce Prince étoit l'enfant de
tonte la France.
Genti, non mihi nascitur Hares.
Cet héritiet, qui de moi tient le jour,
Peuple, est à vous plus qu'à moi- même i
181
JANVIER. 1752.
Vous l'instruîrez par votre amout
A vous chérir autant que je vous aimie.
Au- dessus de l'Abondance, un aigle portant
son jeune aiglon, & volant entre le Soleil & son
pa élie, pour exprimer la joie qu'à la Naissanco
de Monseigneur le DUC DE BOURGOGNI, Mada-
me la Dauphine fit éclater, en présence du Roi
& de Monseigneur le Dauphin.
Ui Nato, inter utrumque, superbit.
Ces feux éblouissans qui frappent l'Univers
Superbe Aiglon, n'ont rien, dont tes regards
s'étonnent,
Et le double éclat qu'ils te donnent,
Dit que mon Sang est fait pour l'Empire des airs-
Un Oranger couvert de fleurs, au bas de sa
tige, une orange que la maturité a fait tomber,
& que le tems a rendu plus douce & plus agrea-
ble:
Tempore dulcior exis.
Le fruit que je viens de répandre,
Par sa beauté charme les yeux,
Et le tems qui l'a fait attendre,
Le rend encor plus précieur.
Pour marquer la joie générale que les peuples
témoignent par les Feux & les Illuminations á
Poccasion de la Naissance du Prince. Une main
tenant un verre ardent, exposé aux rayons da
Soleil; & au-dessous plusicurs feux qui s'allu-
ment.
182 MERCURE DEFRANCE.
Faecundus calor excitat Ignes-
Par mes feux j'anime le monde;
Mes ardeurs le rendent heureux,
Et c'est à ma chaleur féconde
Que s'allument mille autres feux.
D scription des Bas-reliefs, placés dans les
Pans coupés de la Ballustrade.
Le premier Bas-relief offre, à côté de l'His-
toire, le Destin qui montre au jeune Prince le
Portrait de Monseigneur le DUC DE BOURGOGNI,
Pere de Sa Majesté. Pour annoncer qu'un jout
cet Enfant; que la France tient dans ses bras
aura les rares vertus de son Bisayeul; il lui adresse
par allusion à ces mots de Virgile, Tu Marcellus
aris, ces patoles:
Tu Burgundus eris.
Sous ce nom qui promit à des Peuples heureux
Un Sage sur le Trône, & dans un Maître un Pere;
Croissez, beau Rejetton, d'une Tige si chere,
Vous aurez ses vertus & des jours plus nombreux.
Dans le second Bas-relief, Lucine appuyée sur
un berceau d'or, où est le Prince nouveau né, in-
vite le Tems, les Heures, les Parques & la Santé,
à conserver les jours du jeune Prince, à la Nais-
sance duquel elle vient de s'intéresser d'une façon
si marquée: pour les y engager, elle leur adresse
ces mots :
Magnum Jovis incrementum. Virg. Eclog. Iv.
Des mortels en naissant, vous qui réglez le sort,
d by Goo
JANVIER.
1752.
183
Sur celui, dont mes soins ont hâté la Naissance,
Signalez votre bienfaisance:
Le plus pur sang des Dieux est le sang dont il
sort.
Le troisième Bas-relief présente Jupiter sur un
trône de nues: l'Amour & l'Hymen prenant leur
essor croisent leurs flambeaux allumés; & sur la
terre on voit des Autels od Jupiter vent qu'ils
unissent les cœurs des mortels, hommage pour
lui plus touchant que toutes les autres offrandes:
pour marquer la volonté de Sa Majesté, qui tou-
jours attentive au bonheur de ses peuples, a or-
donné qu'on consacrât à former des alliances, les
dépenses que le zéle public destinoit à célébrer la
Naissance de Monseigneur le DUC DE BOUA-
GOGNE.
Ferte citi flammas, date tela & jungite dextras.
Volez, Amour; Hymen, descendez sur la terre»
Que vos flambeaux unis brillent pour les mortels:
Peu jaloux des respects qu'attire le tonnerre
Je ne veux que l'encens offert sur vos Autels.
Le quatrième Bas-relief, fait voir la Déesse de
la Peinture, accompagnée de Venus; elle montre
an jeune Prince, soutenu dans les bras d'une des
uois Graces, le Portrait de Madame la Dauphine,
avec ces mots de Virgile:
Incipe, parve Puer, ri, u cognoscere Matrem.
Virg. Egl. 4.
Aimal le Enfant, qui vient de nastre,
Contemple celle à qui tu dois le jous;
itized by God
184 MERCUREDE FRANCE.
Par son sourire elle te fait connoître
Qi'elle est la Mere de l'Amour.
Sur les Angles de la Balustrade sont posos qua-
tre Groupes de Génies.
Le premier représente deux Amours couronnés
de Pampres & de Lierre, mélant dans des Coupes
rehaussées d'or, le vin de Champagne avec celui-
de Bourgogne.
Jungito Burgundo Campani prcula Cives.
Le second offre deux autres Enfans couronnés
de fleurs, tenant des corbeilles remplies de roses
& de lys qu'ils répandent à pleines mains, avec-
ces mots:
Manibus date Lilia plenis. Virg. Liv. 6.
Le troisiéme montre un Groupe d'Amours, avec
des Couronnes de Myrte & d'Olivier, armés de
Carquois, & tenant en main des Ares tendus.
Nec vim tela ferunt. Virg. Liv. 7.
Le quatrième retrace le Génie de la France &
celui de la Bourgogne, unissant tendrement des-
Boucliers, sur lesquels sont peintes les Armes de
France & de Bourgogne. Autrefois ces Boucliers
ne se rapprochoient que pour les combats, aujour-
d'hui l'Amour & l'Hymen les confondent.
Non ut olim.
Au-dessus du Dôme s'éleve une Renommée,
prenant son essor dans les airs; sur la Bandelette
de sa Trompette, on lit ces mots: Felicitas Pu-
blica.
L'intéricur du Temple découvre au milieu
l'Autel de la Félicité publique, élevé sur trois de-
grés de marbre, sur lequel est un Foyer destiné à
recevo ir les parfums que brule un jeune Amout.
ed by Goc
JANVIER.
185
1752.
Autour du ceintre de l'Autel on lit ces vers de
Tibulle:
Dicamus bona verba, venit natalis ad aras;
Urantur pia thura focis, urantur odores.
Les Parois du Temple offre une nouvelle Ar-
chitecture d'Ordre Corinthien; sur la bordure
sont répandues les Armes de France & de Bourgo-
gne, les Flambeaux de l'Amour & de l'Hymen;
& dans des Cartouches rehaussés d'or on lit les
Inscriptions suivantes, qui annoncent la joie pu-
blique.
Ipse fuos adsit Genius visurus honores
Cui decorent sanctus mollia serta genas. Tib-
I1.
Bacche veni, dulcisque tuis è cornibus uva
Pendeat, & spicis tempora cinge Ceres. Tib-
III.
At tu natalis multos celebrande per aunos
Candidior semper, candidiorque veni! Tib.
IV.
Dum festiva novis fumant altaria flammis,
Urat vestra, Remi, pectora vivus amor.
L'intérieur du Temple n'étoit éclairé que par
la lueur du Foyer de l'Autel, & cette foitle Ju-
miere répandoit dans le Temple une obscurité
mystérieuse qui en augmentoit la majesté.
A chaque côté de l'Hôzel de-Ville sont placées
deux Figures, l'une représentant la Ville de Reimo
couronnée de Tours, contemplaut l'Image du
yGoc
186 MERCUREDEFRANCE.
jeune Prince, préferablement aux Monumens qui
lui restent de Jules Cesar,
Arcs superbes, des ans qui bravez les outrages,
Vos Héros n'ont plus rien qui flate mes regards;
L'Amour que je contemple a seul tous mes hom-
mages:
Un Bourbon m'est plus cher que Rome & ses
Césars.
De l'autre côté la Nymphe de Vesse engage ses
Naiades à s'unir à la joie publique, en reconnois-
sancedes nouveaux bienfaits de SaMajesté; elle veut
qu'elles renouvellent en l'honneur du Roi, ces
Fêtes * anciennes, où l'on couvroit de fleurs les
Urnes des Fontaines rendues célebres par quel-
qu'érénement qui éternisolt leur gloire.
Vous que LouIs fixe en ces lieux,
Naiades
à l'envie que votre onde jaillisse,
Et que son murmure s'unisse
Aux accens d'un Peuple joyeux.
De ce Peuple heureux & fidele
Imitez, s'il se peut, l'amour & les transports.
Du plus puissant des Rois la bonté paternelle
Allure pour jamais la gloire de vos bords:
Nymphes, soyez reconnoissantes;
Pour célébrer sa générosité,
Que vos Urnes obeissantes,
Ces fêtes s' apl elloient Fontanilia.
gitized by Goc
287
JANVIER.
1752.
En épanchant ici leurs Ondes bienfaisantes
Y versent la félicité;
Que leurs cours ne soit arrêté,
Que lors qu'au Temble de Mémoire
De Louis finira la gloire,
Le nom & la postérité.
Au dessus de la Porte de l'Hôtel de Ville, on
lit dans un cartouche, l'Inscription suivante:
LUDOVICO DECIMO QUINTO
Regi maximo & optimo
Pacis reparatori,
Suorum amori,
Et Ludovico Delphino ejus Filio dilectissimo
Paternarum virtutum amulatori;
Ob recens Natum Burgundia Ducem,
Gallia votorum summam, spem, delicias.
Pacis pignus fidissimum;
In impotenti exundantis latitia impetu
Et solemni aterna gratiarum actionis protestatione,
Hoc
Felicitatis publica monumentum.
S. P. Q R.
D. V. C.
Anno M. DCCLI.
TRADUCTION DE L'INSCRPTION.
Le Conseil & le Peuple de la Ville de Reims,
dans les effusions de la Joie la plus vive, & les té-
ized by Goc
-
288 MERCURE DE FRANCE.
moignages solemnels de leur éternelle reconnois-
sancè, dé jient, vouent, & consacrent ce Tempse
de la Felicite publique à LOUIS, RoI très-
grand & très bon, le Restaurateur de la Paix
l'amour de son peuple; & à LOUIS, Dau-
phin, son fils Bien-Aimé, en réjouissance de l'heu-
reuse naissance du DUC DE BOURGOGNE,
objet des vœux de la France, son espérance, &
ses délices. L'an du Seigneur mil sept cens cin-
quante & un.
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4
p. 211-212
« Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...] »
Début :
Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...]
Mots clefs :
Estampes, Marchand, Emblèmes, Piété, Morale amusante, Étrennes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...] »
Maillard Marchand d'Eftampes , rue S. Jacques
, la deuxième Porte Cochere au- deffus de la
rue des Noyers , même maifon du fieur Farges
Maître Menuifier , débite une fuite d'Emblêmes ,
Deviſes fur divers fujets de Piété & de Morale
amufante , & petites Etrennes ornées de vignettes .
dont il fait des envois aux Maiſons Religieufes &
aux Marchands de Province.
L'Epoufe dudit Maillard exécute toutes fortes de
Caractères , Notes de Plein- chant , Deffeins , Vi212
MERCURE DE FRANCET
gnettes , Ornemens , Bouquets pour meubles , &c.
, la deuxième Porte Cochere au- deffus de la
rue des Noyers , même maifon du fieur Farges
Maître Menuifier , débite une fuite d'Emblêmes ,
Deviſes fur divers fujets de Piété & de Morale
amufante , & petites Etrennes ornées de vignettes .
dont il fait des envois aux Maiſons Religieufes &
aux Marchands de Province.
L'Epoufe dudit Maillard exécute toutes fortes de
Caractères , Notes de Plein- chant , Deffeins , Vi212
MERCURE DE FRANCET
gnettes , Ornemens , Bouquets pour meubles , &c.
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Résumé : « Maillard Marchand d'Estampes, rue S. Jacques, la deuxiéme Porte [...] »
Le document décrit deux artisans à Étampes, rue Saint-Jacques : Maillard, marchand d'estampes, et Maître Menuifier, fournisseur d'emblèmes et de devises. Ils vendent des produits religieux et moraux, ainsi que des étrennes ornées. L'épouse de Maillard réalise des travaux de calligraphie, y compris des dessins et des ornements. Leurs produits sont envoyés aux maisons religieuses et aux marchands de province.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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5
p. 208-210
« Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...] »
Début :
Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...]
Mots clefs :
Estampes, Dessins, Vignettes, Ouvrage, Alphabet, Livre, Papiers, Emblèmes, Marchands, Libraires
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...] »
LE Sieur BRESSON DE MAILLARD , Marchand
d'Eftampes , & Privilégié des Enfans de France ,
en ouvrages de Caractères , Deffeins , Vignettes ,
demeurant rue S. Jacques , Maifon de M. de Lambon
, Avocat , proche M. Duchefne , Marchand
Libraire à Paris , tient un affortiment de Caractères,
Vignettes , & de différentes Fleurs , qu'il a
deffinées d'après nature, & exécutées fur des Planches
de cuivre , avec lefquelles on peut, avec faci
JANVIER . 1764. 209
lité & fur le champ , faire divers Deffeins pour
meubles , & c .
Ledit Sieur exécute pareillement à jour nombre
d'autres ouvrages utiles , & d'une même facilité
dans l'ufage , comme des Adreſſes , Alphabeths
pour apprendre les Enfans à lire , Notes , Etiquettes
, Noms à laiffer en vifite , ou pour mettre fur
les Livres , Marques & Chiffres , Deffeins au fimple
trait pour broder ou peindre d'après.
Il dient auffi un alfortiment de toutes fortes de
Papiers peints en Vignettes , & entreprend de noter
les Livres de Plein- chant.
Il grave auffi en Taille-douce des Adreſſes avec
les attributs des différentes Profeffions , & autres
fujets.
L'Epoufe du Sieur MAILLARD deffine & colore
très - proprement les Fleurs , Emblêmes & Armoiries
, Ecrans. Elle montre aux Dames la manière
de fe fervir des Planches à jour , que l'on peut
qualifier d'Art de deffiner & de peindrefans Maitres
& fournit les Couleurs & autres chofes qui y font
relatives.
On trouvera auffi chez ledit Sieur une fuite affez
confidérable de petites Eftampes en Emblèmes ,
Deviles , Fables choilies , Prières , Bouquets & Sou
haits de bonnes Fêtes , Etrennes brochées en forme
de Calendrier, Emblématiques & Chantantes , pour
la nouvelle Année , préfentées aux Enjans de France..
Ceux qui defireront acheter & connoitre plus
particulièrement toutes lefdites Marchan difes d'Eltampes
, Caractères & Deffeins , & qui fouhaiteront
les vrais Originaux , s'adrefferont directement à
Paris au Sieur MAILLARD ; & en Province à MM.
les Libraires & Marchands d'Eftampes qu'il fournit.
Sçavoir ,
A Lyon , M. Daudet.
Rouen , M. Frere , fur le Port.
2TO MERCURE DE FRANCE.
Toulouſe , M. Jouques , rue S. Rome.
Tours , M. Jagus , Marchand Papetier.
Poitiers , M, Fatour.
Bordeaux , M. Noblet.
La Rochelle , M. Pavie , Marchand, Libraire.
A Nantes , M. Tancrer.
Liege , M. Soer , Marchand Libraire.
Dijon , M. Desventes , Marchand Libraire .
d'Eftampes , & Privilégié des Enfans de France ,
en ouvrages de Caractères , Deffeins , Vignettes ,
demeurant rue S. Jacques , Maifon de M. de Lambon
, Avocat , proche M. Duchefne , Marchand
Libraire à Paris , tient un affortiment de Caractères,
Vignettes , & de différentes Fleurs , qu'il a
deffinées d'après nature, & exécutées fur des Planches
de cuivre , avec lefquelles on peut, avec faci
JANVIER . 1764. 209
lité & fur le champ , faire divers Deffeins pour
meubles , & c .
Ledit Sieur exécute pareillement à jour nombre
d'autres ouvrages utiles , & d'une même facilité
dans l'ufage , comme des Adreſſes , Alphabeths
pour apprendre les Enfans à lire , Notes , Etiquettes
, Noms à laiffer en vifite , ou pour mettre fur
les Livres , Marques & Chiffres , Deffeins au fimple
trait pour broder ou peindre d'après.
Il dient auffi un alfortiment de toutes fortes de
Papiers peints en Vignettes , & entreprend de noter
les Livres de Plein- chant.
Il grave auffi en Taille-douce des Adreſſes avec
les attributs des différentes Profeffions , & autres
fujets.
L'Epoufe du Sieur MAILLARD deffine & colore
très - proprement les Fleurs , Emblêmes & Armoiries
, Ecrans. Elle montre aux Dames la manière
de fe fervir des Planches à jour , que l'on peut
qualifier d'Art de deffiner & de peindrefans Maitres
& fournit les Couleurs & autres chofes qui y font
relatives.
On trouvera auffi chez ledit Sieur une fuite affez
confidérable de petites Eftampes en Emblèmes ,
Deviles , Fables choilies , Prières , Bouquets & Sou
haits de bonnes Fêtes , Etrennes brochées en forme
de Calendrier, Emblématiques & Chantantes , pour
la nouvelle Année , préfentées aux Enjans de France..
Ceux qui defireront acheter & connoitre plus
particulièrement toutes lefdites Marchan difes d'Eltampes
, Caractères & Deffeins , & qui fouhaiteront
les vrais Originaux , s'adrefferont directement à
Paris au Sieur MAILLARD ; & en Province à MM.
les Libraires & Marchands d'Eftampes qu'il fournit.
Sçavoir ,
A Lyon , M. Daudet.
Rouen , M. Frere , fur le Port.
2TO MERCURE DE FRANCE.
Toulouſe , M. Jouques , rue S. Rome.
Tours , M. Jagus , Marchand Papetier.
Poitiers , M, Fatour.
Bordeaux , M. Noblet.
La Rochelle , M. Pavie , Marchand, Libraire.
A Nantes , M. Tancrer.
Liege , M. Soer , Marchand Libraire.
Dijon , M. Desventes , Marchand Libraire .
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Résumé : « Le Sieur Bresson De Maillard, Marchand d'Estampes, & Privilégié des Enfans de [...] »
Le document présente le Sieur Bresson de Maillard, un marchand d'estampes parisien, privilégié des Enfants de France, spécialisé dans les caractères, dessins et vignettes. Il réside rue Saint-Jacques, à la maison de M. de Lambon, avocat, près de M. Duchefne, libraire. Maillard propose divers produits comme des caractères, vignettes, fleurs définis d'après nature, et des outils pour réaliser des dessins pour meubles. Il offre également des adresses, alphabets pour enfants, notes, étiquettes, marques, chiffres, et dessins pour broder ou peindre. Il fournit des papiers peints en vignettes et grave des adresses avec les attributs des différentes professions. Son épouse colore les fleurs, emblèmes, armoiries et écrans, et enseigne aux dames l'utilisation des planches à jour. Le magasin vend des estampes en emblèmes, devises, fables, prières, bouquets et vœux pour les bonnes fêtes, présentés sous forme de calendriers emblématiques et chantants pour la nouvelle année. Les articles sont disponibles à Paris chez Maillard ou en province via des libraires et marchands d'estampes spécifiques, tels que M. Daudet à Lyon, M. Frère à Rouen, M. Jouques à Toulouse, et d'autres dans diverses villes françaises et belges.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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