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1
p. 2419-24[2]6
Histoire Litteraire de la France, &c. [titre d'après la table]
Début :
HISTOIRE Litteraire de la France, où l'on traite de l'origine et du [...]
Mots clefs :
Histoire littéraire de la France, Villes, Savants, Marseille, Lettres, Auteurs, Langue, Historien, Ouvrage, Sujet, Connaissance , Éloquence, Philosophie, Poète, Gaules
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texteReconnaissance textuelle : Histoire Litteraire de la France, &c. [titre d'après la table]
ISTOIRE Litteraire de la France.
Hoù l'on traite de l'origine et du
progrès , de la décadence et du rétabiissea
2420 MERCURE DE FRANCE
sement des Sciences , parmi les Gaulo's et
parmi les François , &c. Par des Reli
gieux Benedictins , de la Congrégation
de S. Maur. A Paris , chez Chaubert
Gissey , Osmont , Huart Paîné , Clousier
Hourdel et David le jeune , Libraires . I.
vol . in 4. divisé en deux parties , & c.
Le seul titre de cette Histoire que nous
avons donné dans toute son étendue.
dans le dernier Mercure , pourroit suffire
pour en donner une grande idée . If
contient le précis de l'Entreprise la plus
vaste et la plus utile qu'on ait encore formée
pour la gloire de notre Nation . Diverses
Histoires particulieres des Sçavans
d'une Province , d'une Ville , d'une Université
, d'un Corps Académique de ce
Royaume , publiées en différens temps ,
et par differens Autheurs , n'ont fait que
mieux comprendre la nécessité d'une
Histoire Générale de la France sçavante
composée tout de suite , et par des Ecri
vains , chargez de ce seul travail . Ce no
ble dessein a enfin été conçu , et en partié
déja heureusement exécuté par de sçavans
Hommes, nez , pour ainsi dire , pour
l'avancement des Lettres , et pour les
plus grandes et les plus laborieuses Entreprises.
Le premier volume dont il s'agit icy ;
pourra
NOVEMBRE. 1733. 242
pourra faire juger du mérite et de l'importance
de tout l'ouvrage , et de l'ordre
de son exécution ; il comprend tous les
temps antérieurs à la naissance de J.C.et
encore l'Histoire des Lettres en France
durant les IV. premiers siècles de l'Eglise
. Entreprendre de donner un juste Extrait
de ce volume , qui contient en tout
près de neuf cent pages , ce seroit à nous
une espece de témerité. Extrait qui nous
jetteroit infailliblement au delà des bornes
de notre Journal , nous nous contenterons
donc de quelques traits qui paroissent
exiger de nous une attention
particuliere.
Nos sçavans Auteurs , après avoir décrit
l'Etat de laRépublique des Lettres dans les
Gaules, avant et durant le tems des Druïdes
, sous le nom desquels on comprenoit
tous les Gens de Lettres des Gaules , exposent
comment les Sciences des Grecs s'y
introduisirent par le canal des Marseillois,
Grecs , Photéens d'origine . Ils n'oublient
rien de tout ce qui se trouve épars dans
divers Auteurs anciens sur cette celebre
Colonie , dont il est aussi parlé amplement
dans deux de nos ( 1 ) Journaux ,
par rapport aux Sciences , aux exercices
( 1 ) Mercure de Decembre 1728. et de Janvier
Aca
1730p
2422 MERCURE DE FRANCE
Académiques , à la Politesse , et aux
Grands Hommes qui ont brillé dans
Marseille Sçavante , ce qui nous engage
d'abreger icy sur ce sujet.
, Son Gouvernement Politique non
moins admirable que son Académie, n'est
pas omis dans cette Histoire . On suivoit
à Marseille , disent nos Auteurs , les Loix
Ioniques exposées dans un lieu public ,
où chacun pouvoit les voir pour s'y conformer.
Le droit d'hospitalité y étoit
en une singuliere veneration ; on y maintenoit
la seureté publique , en ne permettant
à personne d'y entrer armé ; les
représentations licentieuses du Théatre
en étoient sévérement bannies , ainsi que
la molesse , la volupté, la fraude et le mensonge
, et on voyoit regner en la place
dans cette Ville , la bonne foy , la frugalité
et la modestie . Ciceron estimoit si
fort un tel Gouvernement , qu'il doutoit
si Marseille n'étoit pas préférable non
seulement à toute la Grece , mais encore
à toutes les Nations de l'Univers . Aussi
les Marseillois mériterent bientôt le
Titre et les Privileges d'Amis et d'Alliez
du Peuple Romain . Marseille fut appellée
la soeur de Rome.
Diverses Colonies de Marseillois bâtirent
dans les Gaules , selon nos Auteurs ,
les
NOVEMBRE . 1733. 2423
les Villes d'Agde , de Nice , d'Antibes ,
d'Olbic , de Taurence, et peut être celles
d'Arles et de Fréjus . Cette énumeration
pourroit être plus étendue , sans y comprendre
même plusieurs Villes fondéesou
policées par des Colonies Marscilloises,
hors des Gaules , en Espagne , en Italie ,
en-Affrique , et c'est ainsi que se répandit
dans les principales Villes Gauloises
et ailleurs le goût des Lettres ; ces Villes
firent succeder aux Ecoles des Druïdes
des Académies, où elles entretenoient
des Professeurs pour y enseigner , à l'exemple
de Marseille , toutes sortes de sciences.
Telles étoient les Villes de Narbonne
, d'Arles , de Vienne , de Toulouse ,
d'Autun , de Lyon , de Nismes , de Bourdeaux
, et en particulier les Villes qui
devoient leur origine , ou leur ampliation
et leurs moeurs à celle de Marseille.
Le détail de la Litterature et des divers
Sçavans qui ont illustré ces Villes , doit
être lû dans le Livre même , et il le mérite
par l'abondance et par la richesse de
la matiere.
En examinant les Révolutions qu'ont
eues dans les Gaules les diverses Langues
qu'on y a parlé successivement , nos Hisforiens
reviennent à Marseille , ne doutant
point que la Langue Grecque n'ait
été
2424 MERCURE DE FRANCE
été durant long- temps la Langue vulgaire
des Marseillois , tres connue . disentils
, dans toute la Narbonnoise , et à
Lyon même. C'est ce que quelques Sçavans
modernes paroissent avoir ignoré
et ce qui les a jettez dans de grandes méprises
; telle est , par exemple , celle de
M. de Valbonnais , qui n'avoit pas accoutumé
d'errer , et qui a été observée dans
le Mercure d'Août 1721. au sujet d'un
Marbre Antique , chargé d'une Inscription
Grecque, du Cabinet de M.Rigord .
Ce qu'ils disent ensuite de la Langue
Gauloise ou Celtique, est d'une érudition
peu commune , et demande une attention
particuliere . Ils finissent ce sujet-la par
ces mots. De cette Langue Gauloise, jointe
à la Grecque , à la Latine et à celle des
Francs , s'est formé notre Langue Françoise
, qui à l'aide de quelques accroissement
qu'elle a reçus des Langues de nos
voisins , a pris la consistance , où elle est
présentement.
Enfin nos Auteurs remarquent que les
Gaulois Lettrez , sçachant que le Barreau
étoit la Porte la plus ordinaire qui conduisoit
aux charges distinguées, et que l'Eloquence
étoit le moïen le plus certain d'y
briller, ils s'attacherent à cultiver en même-
tems l'Eloquence et la Jurisprudence,
NOVEMBRE . 1733. 2425
ce qui les fit exceller dans la connoissance
du Droit et dans l'art de bien parler.
Ainsi les Sçavans aimerent mieux servir
leur Patrie et le Public de vive voix , que
par écrit. Que si quelques- uns d'entr'eux
ont laissé des Ouvrages de leur façon , la
longueur et le malheur des temps en ont
privé la posterité. Ils nous ont même envié
non seulement la connoissance de
presque tous ces grands Hommes , mais
aussi jusqu'à leurs noms et au moindre.
trait de leur Histoire.
Cette Remarque étoit nécessaire à l'égard
de quelques Lecteurs qui pourroient
s'étonner du petit nombre de Gaulois sçavans
, dont il est fait mention dans cet
Ouvrage , pour les temps qui ont précédé
la naissance de J. C. On y trouve cependant
les Eloges de Pitheas , Philosophe
Astronome et Géographe; d'Euthymenes
Historien et Géographe ; d'Eratoshénes
Philosophe et Historien ; de Lucius Plotius
, Rhéteur ; de Marcus- Antonius Gnipho
, Professeur d'Eloquence et des Belles
Lettres ; de Valerius Cato , Poëte et
Grammairien ; de Roscius excellent
Comédien ; de Divitiac , Philosophe :
de C. Valerius - Procillus , Ambassadeur.
et Favori de Jules César ; de Telon et
Gyardes , Astronomes ; de Cornelius Gal-
E lus,
2446 MERCURE DE FRANCE
lus , Poëte ; de Publ. Terentius- Varo , Historien
et Poëte , de Trogue Pompée , Historien.
N'oublions pas de dire que nos Histo
riens sur la fin d'une Préface , qu'on ne
peut se dispenser
de lire , supplient
les
Sçavans de leur faire connoître
les fautes
qui ont pû leur échaper dans le cours
d'un si long Ouvrage , et de les aider en
leur communiquant
de nouvelles
lumieres
, et en leur faisant part des richesses
litteraires
qui leur manquent. Ils addressent
sur tout cette priere aux divers
Ordres Religieux
du Royaume
, fournis
déja presque tous des Bibliotheques
de
leurs Auteurs , et par là plus à portée
d'indiquer
les autres Ecrivains
qu'ils ont
eu depuis la publication
de ces mêmes
Bibliotheques
. Pour garans de leur re
connoissance
ils donnent les témoignages
publics qu'ils rendent icy des obligations
qu'ils ont à ceux dont le commerce
litteraire
leur a été de quelque secours
,
Nous rendrons compte sommairement
dans l'un de nos premiers Journaux de
la seconde Partie de cette Histoire , qui
comprend les quatre premiers siecles du
Christianisme.
Hoù l'on traite de l'origine et du
progrès , de la décadence et du rétabiissea
2420 MERCURE DE FRANCE
sement des Sciences , parmi les Gaulo's et
parmi les François , &c. Par des Reli
gieux Benedictins , de la Congrégation
de S. Maur. A Paris , chez Chaubert
Gissey , Osmont , Huart Paîné , Clousier
Hourdel et David le jeune , Libraires . I.
vol . in 4. divisé en deux parties , & c.
Le seul titre de cette Histoire que nous
avons donné dans toute son étendue.
dans le dernier Mercure , pourroit suffire
pour en donner une grande idée . If
contient le précis de l'Entreprise la plus
vaste et la plus utile qu'on ait encore formée
pour la gloire de notre Nation . Diverses
Histoires particulieres des Sçavans
d'une Province , d'une Ville , d'une Université
, d'un Corps Académique de ce
Royaume , publiées en différens temps ,
et par differens Autheurs , n'ont fait que
mieux comprendre la nécessité d'une
Histoire Générale de la France sçavante
composée tout de suite , et par des Ecri
vains , chargez de ce seul travail . Ce no
ble dessein a enfin été conçu , et en partié
déja heureusement exécuté par de sçavans
Hommes, nez , pour ainsi dire , pour
l'avancement des Lettres , et pour les
plus grandes et les plus laborieuses Entreprises.
Le premier volume dont il s'agit icy ;
pourra
NOVEMBRE. 1733. 242
pourra faire juger du mérite et de l'importance
de tout l'ouvrage , et de l'ordre
de son exécution ; il comprend tous les
temps antérieurs à la naissance de J.C.et
encore l'Histoire des Lettres en France
durant les IV. premiers siècles de l'Eglise
. Entreprendre de donner un juste Extrait
de ce volume , qui contient en tout
près de neuf cent pages , ce seroit à nous
une espece de témerité. Extrait qui nous
jetteroit infailliblement au delà des bornes
de notre Journal , nous nous contenterons
donc de quelques traits qui paroissent
exiger de nous une attention
particuliere.
Nos sçavans Auteurs , après avoir décrit
l'Etat de laRépublique des Lettres dans les
Gaules, avant et durant le tems des Druïdes
, sous le nom desquels on comprenoit
tous les Gens de Lettres des Gaules , exposent
comment les Sciences des Grecs s'y
introduisirent par le canal des Marseillois,
Grecs , Photéens d'origine . Ils n'oublient
rien de tout ce qui se trouve épars dans
divers Auteurs anciens sur cette celebre
Colonie , dont il est aussi parlé amplement
dans deux de nos ( 1 ) Journaux ,
par rapport aux Sciences , aux exercices
( 1 ) Mercure de Decembre 1728. et de Janvier
Aca
1730p
2422 MERCURE DE FRANCE
Académiques , à la Politesse , et aux
Grands Hommes qui ont brillé dans
Marseille Sçavante , ce qui nous engage
d'abreger icy sur ce sujet.
, Son Gouvernement Politique non
moins admirable que son Académie, n'est
pas omis dans cette Histoire . On suivoit
à Marseille , disent nos Auteurs , les Loix
Ioniques exposées dans un lieu public ,
où chacun pouvoit les voir pour s'y conformer.
Le droit d'hospitalité y étoit
en une singuliere veneration ; on y maintenoit
la seureté publique , en ne permettant
à personne d'y entrer armé ; les
représentations licentieuses du Théatre
en étoient sévérement bannies , ainsi que
la molesse , la volupté, la fraude et le mensonge
, et on voyoit regner en la place
dans cette Ville , la bonne foy , la frugalité
et la modestie . Ciceron estimoit si
fort un tel Gouvernement , qu'il doutoit
si Marseille n'étoit pas préférable non
seulement à toute la Grece , mais encore
à toutes les Nations de l'Univers . Aussi
les Marseillois mériterent bientôt le
Titre et les Privileges d'Amis et d'Alliez
du Peuple Romain . Marseille fut appellée
la soeur de Rome.
Diverses Colonies de Marseillois bâtirent
dans les Gaules , selon nos Auteurs ,
les
NOVEMBRE . 1733. 2423
les Villes d'Agde , de Nice , d'Antibes ,
d'Olbic , de Taurence, et peut être celles
d'Arles et de Fréjus . Cette énumeration
pourroit être plus étendue , sans y comprendre
même plusieurs Villes fondéesou
policées par des Colonies Marscilloises,
hors des Gaules , en Espagne , en Italie ,
en-Affrique , et c'est ainsi que se répandit
dans les principales Villes Gauloises
et ailleurs le goût des Lettres ; ces Villes
firent succeder aux Ecoles des Druïdes
des Académies, où elles entretenoient
des Professeurs pour y enseigner , à l'exemple
de Marseille , toutes sortes de sciences.
Telles étoient les Villes de Narbonne
, d'Arles , de Vienne , de Toulouse ,
d'Autun , de Lyon , de Nismes , de Bourdeaux
, et en particulier les Villes qui
devoient leur origine , ou leur ampliation
et leurs moeurs à celle de Marseille.
Le détail de la Litterature et des divers
Sçavans qui ont illustré ces Villes , doit
être lû dans le Livre même , et il le mérite
par l'abondance et par la richesse de
la matiere.
En examinant les Révolutions qu'ont
eues dans les Gaules les diverses Langues
qu'on y a parlé successivement , nos Hisforiens
reviennent à Marseille , ne doutant
point que la Langue Grecque n'ait
été
2424 MERCURE DE FRANCE
été durant long- temps la Langue vulgaire
des Marseillois , tres connue . disentils
, dans toute la Narbonnoise , et à
Lyon même. C'est ce que quelques Sçavans
modernes paroissent avoir ignoré
et ce qui les a jettez dans de grandes méprises
; telle est , par exemple , celle de
M. de Valbonnais , qui n'avoit pas accoutumé
d'errer , et qui a été observée dans
le Mercure d'Août 1721. au sujet d'un
Marbre Antique , chargé d'une Inscription
Grecque, du Cabinet de M.Rigord .
Ce qu'ils disent ensuite de la Langue
Gauloise ou Celtique, est d'une érudition
peu commune , et demande une attention
particuliere . Ils finissent ce sujet-la par
ces mots. De cette Langue Gauloise, jointe
à la Grecque , à la Latine et à celle des
Francs , s'est formé notre Langue Françoise
, qui à l'aide de quelques accroissement
qu'elle a reçus des Langues de nos
voisins , a pris la consistance , où elle est
présentement.
Enfin nos Auteurs remarquent que les
Gaulois Lettrez , sçachant que le Barreau
étoit la Porte la plus ordinaire qui conduisoit
aux charges distinguées, et que l'Eloquence
étoit le moïen le plus certain d'y
briller, ils s'attacherent à cultiver en même-
tems l'Eloquence et la Jurisprudence,
NOVEMBRE . 1733. 2425
ce qui les fit exceller dans la connoissance
du Droit et dans l'art de bien parler.
Ainsi les Sçavans aimerent mieux servir
leur Patrie et le Public de vive voix , que
par écrit. Que si quelques- uns d'entr'eux
ont laissé des Ouvrages de leur façon , la
longueur et le malheur des temps en ont
privé la posterité. Ils nous ont même envié
non seulement la connoissance de
presque tous ces grands Hommes , mais
aussi jusqu'à leurs noms et au moindre.
trait de leur Histoire.
Cette Remarque étoit nécessaire à l'égard
de quelques Lecteurs qui pourroient
s'étonner du petit nombre de Gaulois sçavans
, dont il est fait mention dans cet
Ouvrage , pour les temps qui ont précédé
la naissance de J. C. On y trouve cependant
les Eloges de Pitheas , Philosophe
Astronome et Géographe; d'Euthymenes
Historien et Géographe ; d'Eratoshénes
Philosophe et Historien ; de Lucius Plotius
, Rhéteur ; de Marcus- Antonius Gnipho
, Professeur d'Eloquence et des Belles
Lettres ; de Valerius Cato , Poëte et
Grammairien ; de Roscius excellent
Comédien ; de Divitiac , Philosophe :
de C. Valerius - Procillus , Ambassadeur.
et Favori de Jules César ; de Telon et
Gyardes , Astronomes ; de Cornelius Gal-
E lus,
2446 MERCURE DE FRANCE
lus , Poëte ; de Publ. Terentius- Varo , Historien
et Poëte , de Trogue Pompée , Historien.
N'oublions pas de dire que nos Histo
riens sur la fin d'une Préface , qu'on ne
peut se dispenser
de lire , supplient
les
Sçavans de leur faire connoître
les fautes
qui ont pû leur échaper dans le cours
d'un si long Ouvrage , et de les aider en
leur communiquant
de nouvelles
lumieres
, et en leur faisant part des richesses
litteraires
qui leur manquent. Ils addressent
sur tout cette priere aux divers
Ordres Religieux
du Royaume
, fournis
déja presque tous des Bibliotheques
de
leurs Auteurs , et par là plus à portée
d'indiquer
les autres Ecrivains
qu'ils ont
eu depuis la publication
de ces mêmes
Bibliotheques
. Pour garans de leur re
connoissance
ils donnent les témoignages
publics qu'ils rendent icy des obligations
qu'ils ont à ceux dont le commerce
litteraire
leur a été de quelque secours
,
Nous rendrons compte sommairement
dans l'un de nos premiers Journaux de
la seconde Partie de cette Histoire , qui
comprend les quatre premiers siecles du
Christianisme.
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Résumé : Histoire Litteraire de la France, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Histoire Littéraire de la France' est rédigé par des religieux bénédictins de la Congrégation de Saint-Maur et publié à Paris. Il explore l'origine, le progrès, la décadence et le rétablissement des sciences parmi les Gaulois et les Français. Le premier volume se concentre sur les périodes antérieures à la naissance de Jésus-Christ et les quatre premiers siècles de l'Église. Cet ouvrage est le fruit d'une entreprise ambitieuse visant à compiler une histoire générale des savants de France. Les auteurs décrivent l'état des lettres dans les Gaules avant et durant l'époque des druides, qui étaient les hommes de lettres gaulois. Ils expliquent comment les sciences grecques se sont introduites en Gaule grâce aux Marseillois, une colonie grecque. Marseille est particulièrement soulignée pour son gouvernement politique et son académie, qui servaient de modèle aux autres villes gauloises. Les Marseillois ont fondé plusieurs villes en Gaule et ailleurs, répandant ainsi le goût des lettres et établissant des académies. L'ouvrage examine également les révolutions linguistiques en Gaule, mettant en avant l'importance de la langue grecque à Marseille et dans d'autres régions. Les Gaulois lettrés cultivaient l'éloquence et la jurisprudence, préférant servir leur patrie de vive voix plutôt que par écrit. Plusieurs savants gaulois sont mentionnés, tels que Pitheas, Eratosthène, et Trogue Pompée. Les auteurs encouragent les savants à signaler les erreurs et à partager leurs connaissances pour enrichir l'ouvrage. Ils expriment leur gratitude envers ceux qui les ont aidés dans cette entreprise.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 2427-2435
Monumens de la Monarchie Françoise &c. [titre d'après la table]
Début :
MONUMENS DE LA MONARCHIE FRANCOISE, &c. Par le R. P. Dom Bernard de [...]
Mots clefs :
Charles IX, Henri IV, Henri II, France, Roi, Huguenots, Duc de Guise, Spectacles, Guerre, Reine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Monumens de la Monarchie Françoise &c. [titre d'après la table]
MONUMENS DE LA MONARCHIE FRANÇOISE
, &c. Par le R. P. Dom Bernard de
Montfaucon , tom . 5. fol. chez Giffart et
J. Michel Gandoüin , 1733 .
Ce cinquième et dernier tome comprend
les Regnes d'Henry II. de François
II . de Charles IX . d'Henry III . et
d'Henry IV .
On ne vit jamais'de si grands spectacles
aux Entrées des Rois que sous Henry II.
Lyon se signala à la venue du Roy et de
la Reine , par un Palais superbe , construit
sur la Riviere dans de grands Bâteaux
; Rouen par des Chars où étoient
attellées des Licornes ; par des Elephans
qui portoient sur leurs dos des Tours
pleines de Seigneurs et de Dames. L'in
dustrie avoit ainsi métamorphosé des
Chevaux en ces Animaux presque inconnus
dans nos Climats. Mais ces grands
Spectacles furent comme effacez par ce
qu'on appella le Triomphe de la Riviere:
Dans ce tems où le beau Pont de Pierre
subsistoit encore à Rouen , on vit la Seine
converte de Divinités Marines . Neptune
alloit avec pompe dans son Char
sur les Eaux de la Riviere . Les Naïades
et les Néréïdes flottoient sur des Tritons
´et des Monstres Marins .
Paris se distingua aussi par des Repré-
E ij
sen1448
MERCURE DE FRANCE
sentations magnifiques ; mais on n'a pû
trouver que ccs Arcades superbes , faites
à l'endroit le plus large de la rue S. Antoine
, sur lesquelles on avoit élevé de
grands Appartements richement meublez ,
dignes de la Majesté Royale. Tout cela
se voit représenté dans ce volume , tiré
d'Estampes gravées dans le tems même.
La Guerre qui survint causa d'autres
spectacles , qui attirerent l'attention de
toute l'Europe, Henri II. d'intelligence
avec plusieurs Princes Allemans se saisit
de Mets , Toul et Verdun , l'Empereur
Charles - Quint vint avec une Armée
formidable assieger Mets , qui fut si bien
deffendu par le Duc de Guise, secondé des
plus braves de la Nation , qu'après un
long Siége Charles- Quint fut obligé de
se retirer avec une grande perte de ses
gens. Henri II, remporta encore un avantage
considerable à Renti sur l'Armée de
l'Empereur ; la victoire auroit été complette
si le Connêtable fut venu assez à
tems.
Une tréve de cinq ans mal-à- propos
rompuë , fut cause de bien des malheurs :
et la perte de la Bataille de S. Quentin
mit la France en grand péril . Mais le Duc
de Guise revenu d'Italie , rétablit les
choses et la Paix se fit ensuite. Elle fut
très
NOVEMBRE. 1733. 2.4.29
12
,
très-désavantageuse à la France selon
la plupart des Historiens , fondez sur
ce qu'on rendit une centaine de places
aux Ennemis. Mais le P. de Montfaucon
prouve que ce grand nombre de places ,
presque toutes , ou dans le Piémont , ou
dans l'Isle de Corse , furent renduës au
grand bonheur de la France : cela mit fin
aux Guerres d'Italie , cause des malheurs
arrivez au Royaume pendant quatre Regnes.
Par cette Paix Henri fut maintenu
dans la possession de Mets , Toul , Verdun
et de Calais , Places qu'il avoit conquises
et qui étoient fort à sa bienséance,
On passe legerement sur ce qui suit , et
sur le Tournois où Henri II. fut blessé
à mort. On le voit ici dans son lit mourant
, d'après une Estampe gravée dans
ce même tems.
Le Regne de François II. qui fut fort
court , ne fut remarquable que par ia
conjuration d'Amboise , premier acte
d'hostilité que les Calvinistes firent : elle
est ici gravée d'après un original , où
l'on apprend plusieurs choses que les
Historiens ne disent pas.
Ce fut sous le Regne de Charles IX.
que la Guerre civile commença , et donna
des spectacles qu'on peut comparer à ce
qu'il y a de plus tragique dans les Histoi-
E iij
res
430 MERCURE DE FRANCE
res. On voulut d'abord accorder les deux
parties au Colloque de Poissi , qu'on voit
ici représenté en graveure : mais comme
il arrive souvent , ils se séparerent plus
animez qu'auparavant les uns contre les
autres. Le premier signal de la Guerre
civile fut le massacre de Vassi , où quel,
ques Huguenots furent tuez par
les gens
du Duc de Guise. Cela mit toute la Fran
ce en feu ; les Huguenots se saisirent de
plusieurs Villes , ruinerent les Eglises
massacrerent les Prêtres , les Moines ,
tous ceux qui s'opposoient à leurs violen
ces , les Catholiques leur rendirent la pan
reille . Ils reprirent la plupart des places
que les Huguenots avoient occupées , et
taillerent en pieces tous ceux d'entre eux
qu'ils purent attraper.
Tout le Royaume se vit alors plein de
sang et de carnage. On se mit en campagne
de part et d'autre ; l'Armée Royale
reprit Bourges et Rouen , Villes que les
Huguenots avoient occupées Après, vint
la Bataille de Dreux , qui fut la plus disputée
; mais enfin l'Armée des Huguenots
fut mise en déroute : et le Duc de
Guise assiegea Orleans , où il fut tué traitreusement
par Jean Poltrot , et après sa
mort on fit la Paix de l'Isle aux Boeufs.
On passe legerement sur des faits si con
nus
NOVEMBRE . 1733 2431
nus. Ce qu'il y a de plus instructif dans
cet Ouvrage , c'est que toutes ces principales
actions y sont représentées en fi-/
gure d'après des Estampes originales , et
de ce tems-là.
Selon l'opinion commune Catherine
de Medicis cherchoit à perdre les Chefs
des Huguenots : ils prirent de nouveau
les armes , tâcherent en vain de se saisir
du Jeune Roy Charles IX. et perdirent
la Bataille de S. Denis : après quoi , assis
tez des Allemans, ils assiégerent Chartres.
Pendant ce Siége , se fit la seconde Paix ,
qui fut de peu de durée. La Reine persistant
toujours dans le dessein de faire
périr les Chefs des Huguenots, ils prirent
les armes , le Duc d'Anjou gagna sur eux
la Bataille de Jarnac , où le Prince de
Condé fut tué. Une puissante armée
d'Allemans étant venue au ' secours de
l'Amiral de Coligni , il assiégea Poitiers,
fut obligé de lever le Siége , et perdit la
Bataille de Moncontour après laquelle
il se retira ; et augmentant toujours ses
Troupes dans sa longue route , il se rendit
enfin à Arnay -le -Duc. Il y eut là un
combat , où l'avantage fut presque égal
de part et d'autre. On vint enfin à un
Traité de Paix, et cette Paix feinte donna
lieu à Catherine d'éxécuter son projet par
E iiij
le
2432 MERCURE DE FRANCE
le massacre de la S. Barthelemy. Un dé
tail même abregé de tout ce que nous
venons de dire feroit un volume entier.
On fit ensuite le Siége de la Rochelle :
pendant lequel Henri Duc d'Anjou fut
élû Roy de Pologne. Il alla prendre possession
de son Royaume , et peu de tems
après Charles IX. mourut , non sans
soupçon de poison . On le voit ici représenté
avec les Grands du Royaume , on
peut remarquer l'habit des Gentilshommes
de ce tems là , qui est fort singulier.
Henri s'échappa de la Pologne pour
venir prendre possession du Royaume de
France. On avoit conçu de ce Prince de
grandes espérances . Les belles actions
qu'il avoit faites n'érant que Duc d'Anjou,
lui avoient attiré l'amour et l'estime des
François, qui s'attendoient qu'il brilleroit
encore plus , lorsqu'il auroit l'autorité
Souveraine. Mais sa vie molle et effeminée
, et ses mignons , le rendirent méprisable.
Il s'attira aussi la haine du public
par les Edits Bursaux qu'il faisoit tous les
jours à la charge du peuple. Les Processions
, les Confreries de pénitens , des
Actes de Dévotions mêlez avec des choses
d'un genre si different, augmenterent
le
NOVEMBRE. 1733. 2433
le mépris qu'on avoit pour lui, On l'ac
Cusoit, quoiqu'à tort, de favoriser les Huguenots.
Ce fut sur ce faux soupçon ,que se forma
la Ligue qui causa tant de maux à la
France ; quoique le Roy s'en fut déclaré
Chef, cette Ligue se tourna contre luì .
Le Duc de Guise fomentoit ce parti à
dessein de suplanter le Roy et de se mettre
en sa place , à ce qu'on disoit . Sa valeur
le rendoit recommandable. Le peu
ple , et sur tout les Parisiens , l'aimoient
et l'estimoient autant qu'ils méprisoient
le Roy. On cabala enfin contre Henti
et à la journée des Barricades , il fut obligé
pour sa sûreté de s'enfuir de Paris. I
assembla depuis les Etats à Blois ; et le
Duc de Guise continuant ses menées , il
lé fit tuer .
Peu de jours après sa mort , la Reine »
Mere Catherine de Medicis déceda . Le
Portrait de cette Princesse , et l'emploi
qu'elle faisoit de l'Art Magique pour découvrir
l'avenir , se trouvent ici dépeints
dans des Piéces originales , qui n'avoient
point encore vû le jour.
Henri III. après le meurtre du Duc de
Guise , abandonné de presque toutes les
Villes du Royaume , fut obligé de se
joindre à Henri Roy de Navarre. Il assié- ·
Ev
2434 MERCURE DE FRANCE
gea Paris , et fut tué au commencement
du Siége par Jacques Clement. Entre les
Estampes de ce Regne on voit celle de
l'Institution de l'Ordre du S. Esprit , et
plusieurs autres fort remarquables ; celles
des Courtisans qui se rendoient au Louvre
à cheval portant en croupe ou quelque
ami , ou quelque Demoiselle. Celles
des Mousquetaires, des Gardes du Corps,
des Suisses , celle des Pages et des Laquais.
L'Histoire d'Henri IV. est trop con
nue pour s'y arrêter long- tems ; ses grandes
actions et ses Victoires remportées
sur le Duc de Mayenne et sur les Ligueurs
lui auroient difficilement procuré l'entrée
dans Paris s'il ne s'étoit converti à la
Religion Catholique . Ces Ligueurs animez
par des Prédicateurs furieux et Fanatiques
donnerent une scene des plus
extraordinaires . Ce fut la Procession de
la Ligue de l'An 1591. où les Capucins ,
Cordeliers , Carmes , Dominicains , Feüillans
et d'autres Religieux , marchoient
après la Croix , armez de Mousquets
d'Epées , de Piques et de Hallebardes
faisant quelquefois des décharges , comme
pour deffendre la Religion Catholique.
On voit dans ce tome cette Prócession
exactement représentée d'après un
original
NOVEMBRE. 1733 2435
original du tems . La conversion d'Henri
IV. ramena bien des gens , il entra dans
Paris en 1594. On voit ici l'Estampe de
cette Entrée. Après la Réduction de Paris
, les autres Villes suivirent son exemples
, et le Roy se trouva enfin paisible
possesseur de tout le Royaume. La surprise
d'Amiens par les Espagnols jetta
d'abord la terreur dans la France ; mais
la Ville fut bien- tôt reprise , et peu de
tems après on fit la Paix de Vervins qui
fut très-avantageuse. Nous passons legerement
sur ce qui suit ; sur la Guerre de
Savoye qui se termina au souhait d'Henri
IV. sur la conspiration du Maréchal de
Biron , qui eut la tête tranchée ; et enfin
sur la grande Entreprise d'Henri IV. ligué
avec plusieurs Princes de l'Europe ;
entreprise dont on n'a jamais sû le véritable
objet que par conjectures dans le
tems que ce Prince faisoit marcher ses
'Armées il fut assassiné par François
Ravaillac , comme tout le monde sçait.
Et là finit le cinquième et dernier Tome
d'un Ouvrage dont on ne sçauroit assez
louer l'entreprise et l'exécution .
, &c. Par le R. P. Dom Bernard de
Montfaucon , tom . 5. fol. chez Giffart et
J. Michel Gandoüin , 1733 .
Ce cinquième et dernier tome comprend
les Regnes d'Henry II. de François
II . de Charles IX . d'Henry III . et
d'Henry IV .
On ne vit jamais'de si grands spectacles
aux Entrées des Rois que sous Henry II.
Lyon se signala à la venue du Roy et de
la Reine , par un Palais superbe , construit
sur la Riviere dans de grands Bâteaux
; Rouen par des Chars où étoient
attellées des Licornes ; par des Elephans
qui portoient sur leurs dos des Tours
pleines de Seigneurs et de Dames. L'in
dustrie avoit ainsi métamorphosé des
Chevaux en ces Animaux presque inconnus
dans nos Climats. Mais ces grands
Spectacles furent comme effacez par ce
qu'on appella le Triomphe de la Riviere:
Dans ce tems où le beau Pont de Pierre
subsistoit encore à Rouen , on vit la Seine
converte de Divinités Marines . Neptune
alloit avec pompe dans son Char
sur les Eaux de la Riviere . Les Naïades
et les Néréïdes flottoient sur des Tritons
´et des Monstres Marins .
Paris se distingua aussi par des Repré-
E ij
sen1448
MERCURE DE FRANCE
sentations magnifiques ; mais on n'a pû
trouver que ccs Arcades superbes , faites
à l'endroit le plus large de la rue S. Antoine
, sur lesquelles on avoit élevé de
grands Appartements richement meublez ,
dignes de la Majesté Royale. Tout cela
se voit représenté dans ce volume , tiré
d'Estampes gravées dans le tems même.
La Guerre qui survint causa d'autres
spectacles , qui attirerent l'attention de
toute l'Europe, Henri II. d'intelligence
avec plusieurs Princes Allemans se saisit
de Mets , Toul et Verdun , l'Empereur
Charles - Quint vint avec une Armée
formidable assieger Mets , qui fut si bien
deffendu par le Duc de Guise, secondé des
plus braves de la Nation , qu'après un
long Siége Charles- Quint fut obligé de
se retirer avec une grande perte de ses
gens. Henri II, remporta encore un avantage
considerable à Renti sur l'Armée de
l'Empereur ; la victoire auroit été complette
si le Connêtable fut venu assez à
tems.
Une tréve de cinq ans mal-à- propos
rompuë , fut cause de bien des malheurs :
et la perte de la Bataille de S. Quentin
mit la France en grand péril . Mais le Duc
de Guise revenu d'Italie , rétablit les
choses et la Paix se fit ensuite. Elle fut
très
NOVEMBRE. 1733. 2.4.29
12
,
très-désavantageuse à la France selon
la plupart des Historiens , fondez sur
ce qu'on rendit une centaine de places
aux Ennemis. Mais le P. de Montfaucon
prouve que ce grand nombre de places ,
presque toutes , ou dans le Piémont , ou
dans l'Isle de Corse , furent renduës au
grand bonheur de la France : cela mit fin
aux Guerres d'Italie , cause des malheurs
arrivez au Royaume pendant quatre Regnes.
Par cette Paix Henri fut maintenu
dans la possession de Mets , Toul , Verdun
et de Calais , Places qu'il avoit conquises
et qui étoient fort à sa bienséance,
On passe legerement sur ce qui suit , et
sur le Tournois où Henri II. fut blessé
à mort. On le voit ici dans son lit mourant
, d'après une Estampe gravée dans
ce même tems.
Le Regne de François II. qui fut fort
court , ne fut remarquable que par ia
conjuration d'Amboise , premier acte
d'hostilité que les Calvinistes firent : elle
est ici gravée d'après un original , où
l'on apprend plusieurs choses que les
Historiens ne disent pas.
Ce fut sous le Regne de Charles IX.
que la Guerre civile commença , et donna
des spectacles qu'on peut comparer à ce
qu'il y a de plus tragique dans les Histoi-
E iij
res
430 MERCURE DE FRANCE
res. On voulut d'abord accorder les deux
parties au Colloque de Poissi , qu'on voit
ici représenté en graveure : mais comme
il arrive souvent , ils se séparerent plus
animez qu'auparavant les uns contre les
autres. Le premier signal de la Guerre
civile fut le massacre de Vassi , où quel,
ques Huguenots furent tuez par
les gens
du Duc de Guise. Cela mit toute la Fran
ce en feu ; les Huguenots se saisirent de
plusieurs Villes , ruinerent les Eglises
massacrerent les Prêtres , les Moines ,
tous ceux qui s'opposoient à leurs violen
ces , les Catholiques leur rendirent la pan
reille . Ils reprirent la plupart des places
que les Huguenots avoient occupées , et
taillerent en pieces tous ceux d'entre eux
qu'ils purent attraper.
Tout le Royaume se vit alors plein de
sang et de carnage. On se mit en campagne
de part et d'autre ; l'Armée Royale
reprit Bourges et Rouen , Villes que les
Huguenots avoient occupées Après, vint
la Bataille de Dreux , qui fut la plus disputée
; mais enfin l'Armée des Huguenots
fut mise en déroute : et le Duc de
Guise assiegea Orleans , où il fut tué traitreusement
par Jean Poltrot , et après sa
mort on fit la Paix de l'Isle aux Boeufs.
On passe legerement sur des faits si con
nus
NOVEMBRE . 1733 2431
nus. Ce qu'il y a de plus instructif dans
cet Ouvrage , c'est que toutes ces principales
actions y sont représentées en fi-/
gure d'après des Estampes originales , et
de ce tems-là.
Selon l'opinion commune Catherine
de Medicis cherchoit à perdre les Chefs
des Huguenots : ils prirent de nouveau
les armes , tâcherent en vain de se saisir
du Jeune Roy Charles IX. et perdirent
la Bataille de S. Denis : après quoi , assis
tez des Allemans, ils assiégerent Chartres.
Pendant ce Siége , se fit la seconde Paix ,
qui fut de peu de durée. La Reine persistant
toujours dans le dessein de faire
périr les Chefs des Huguenots, ils prirent
les armes , le Duc d'Anjou gagna sur eux
la Bataille de Jarnac , où le Prince de
Condé fut tué. Une puissante armée
d'Allemans étant venue au ' secours de
l'Amiral de Coligni , il assiégea Poitiers,
fut obligé de lever le Siége , et perdit la
Bataille de Moncontour après laquelle
il se retira ; et augmentant toujours ses
Troupes dans sa longue route , il se rendit
enfin à Arnay -le -Duc. Il y eut là un
combat , où l'avantage fut presque égal
de part et d'autre. On vint enfin à un
Traité de Paix, et cette Paix feinte donna
lieu à Catherine d'éxécuter son projet par
E iiij
le
2432 MERCURE DE FRANCE
le massacre de la S. Barthelemy. Un dé
tail même abregé de tout ce que nous
venons de dire feroit un volume entier.
On fit ensuite le Siége de la Rochelle :
pendant lequel Henri Duc d'Anjou fut
élû Roy de Pologne. Il alla prendre possession
de son Royaume , et peu de tems
après Charles IX. mourut , non sans
soupçon de poison . On le voit ici représenté
avec les Grands du Royaume , on
peut remarquer l'habit des Gentilshommes
de ce tems là , qui est fort singulier.
Henri s'échappa de la Pologne pour
venir prendre possession du Royaume de
France. On avoit conçu de ce Prince de
grandes espérances . Les belles actions
qu'il avoit faites n'érant que Duc d'Anjou,
lui avoient attiré l'amour et l'estime des
François, qui s'attendoient qu'il brilleroit
encore plus , lorsqu'il auroit l'autorité
Souveraine. Mais sa vie molle et effeminée
, et ses mignons , le rendirent méprisable.
Il s'attira aussi la haine du public
par les Edits Bursaux qu'il faisoit tous les
jours à la charge du peuple. Les Processions
, les Confreries de pénitens , des
Actes de Dévotions mêlez avec des choses
d'un genre si different, augmenterent
le
NOVEMBRE. 1733. 2433
le mépris qu'on avoit pour lui, On l'ac
Cusoit, quoiqu'à tort, de favoriser les Huguenots.
Ce fut sur ce faux soupçon ,que se forma
la Ligue qui causa tant de maux à la
France ; quoique le Roy s'en fut déclaré
Chef, cette Ligue se tourna contre luì .
Le Duc de Guise fomentoit ce parti à
dessein de suplanter le Roy et de se mettre
en sa place , à ce qu'on disoit . Sa valeur
le rendoit recommandable. Le peu
ple , et sur tout les Parisiens , l'aimoient
et l'estimoient autant qu'ils méprisoient
le Roy. On cabala enfin contre Henti
et à la journée des Barricades , il fut obligé
pour sa sûreté de s'enfuir de Paris. I
assembla depuis les Etats à Blois ; et le
Duc de Guise continuant ses menées , il
lé fit tuer .
Peu de jours après sa mort , la Reine »
Mere Catherine de Medicis déceda . Le
Portrait de cette Princesse , et l'emploi
qu'elle faisoit de l'Art Magique pour découvrir
l'avenir , se trouvent ici dépeints
dans des Piéces originales , qui n'avoient
point encore vû le jour.
Henri III. après le meurtre du Duc de
Guise , abandonné de presque toutes les
Villes du Royaume , fut obligé de se
joindre à Henri Roy de Navarre. Il assié- ·
Ev
2434 MERCURE DE FRANCE
gea Paris , et fut tué au commencement
du Siége par Jacques Clement. Entre les
Estampes de ce Regne on voit celle de
l'Institution de l'Ordre du S. Esprit , et
plusieurs autres fort remarquables ; celles
des Courtisans qui se rendoient au Louvre
à cheval portant en croupe ou quelque
ami , ou quelque Demoiselle. Celles
des Mousquetaires, des Gardes du Corps,
des Suisses , celle des Pages et des Laquais.
L'Histoire d'Henri IV. est trop con
nue pour s'y arrêter long- tems ; ses grandes
actions et ses Victoires remportées
sur le Duc de Mayenne et sur les Ligueurs
lui auroient difficilement procuré l'entrée
dans Paris s'il ne s'étoit converti à la
Religion Catholique . Ces Ligueurs animez
par des Prédicateurs furieux et Fanatiques
donnerent une scene des plus
extraordinaires . Ce fut la Procession de
la Ligue de l'An 1591. où les Capucins ,
Cordeliers , Carmes , Dominicains , Feüillans
et d'autres Religieux , marchoient
après la Croix , armez de Mousquets
d'Epées , de Piques et de Hallebardes
faisant quelquefois des décharges , comme
pour deffendre la Religion Catholique.
On voit dans ce tome cette Prócession
exactement représentée d'après un
original
NOVEMBRE. 1733 2435
original du tems . La conversion d'Henri
IV. ramena bien des gens , il entra dans
Paris en 1594. On voit ici l'Estampe de
cette Entrée. Après la Réduction de Paris
, les autres Villes suivirent son exemples
, et le Roy se trouva enfin paisible
possesseur de tout le Royaume. La surprise
d'Amiens par les Espagnols jetta
d'abord la terreur dans la France ; mais
la Ville fut bien- tôt reprise , et peu de
tems après on fit la Paix de Vervins qui
fut très-avantageuse. Nous passons legerement
sur ce qui suit ; sur la Guerre de
Savoye qui se termina au souhait d'Henri
IV. sur la conspiration du Maréchal de
Biron , qui eut la tête tranchée ; et enfin
sur la grande Entreprise d'Henri IV. ligué
avec plusieurs Princes de l'Europe ;
entreprise dont on n'a jamais sû le véritable
objet que par conjectures dans le
tems que ce Prince faisoit marcher ses
'Armées il fut assassiné par François
Ravaillac , comme tout le monde sçait.
Et là finit le cinquième et dernier Tome
d'un Ouvrage dont on ne sçauroit assez
louer l'entreprise et l'exécution .
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Résumé : Monumens de la Monarchie Françoise &c. [titre d'après la table]
Le cinquième et dernier tome de l'ouvrage 'Monumens de la monarchie françoise' du R. P. Dom Bernard de Montfaucon, publié en 1733, couvre les règnes d'Henri II, François II, Charles IX, Henri III et Henri IV. Sous Henri II, les entrées royales furent marquées par des spectacles grandioses, notamment à Lyon et Rouen, avec des représentations de divinités marines et des animaux exotiques. La guerre contre Charles Quint et les sièges de Metz et de Saint-Quentin sont également détaillés. Le règne de François II fut court et marqué par la conjuration d'Amboise. Sous Charles IX, les guerres de religion débutèrent, avec des massacres et des sièges, notamment à Dreux et Orléans. Catherine de Médicis est souvent accusée de vouloir éliminer les chefs huguenots, menant au massacre de la Saint-Barthélemy. Henri III dut faire face à la Ligue et fut assassiné. Henri IV, après sa conversion au catholicisme, pacifia le royaume et conclut la paix de Vervins. Son règne se termina par son assassinat. L'ouvrage est enrichi d'estampes contemporaines illustrant ces événements.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 2435-2438
Systême tiré de l'Ecriture Sainte sur la durée du Monde &c. [titre d'après la table]
Début :
SYSTEME tiré de l'Ecriture Sainte, sur la Durée du Monde, depuis le premier [...]
Mots clefs :
Semaines, Années, Monde, Avènement de Jésus-Christ, Repos, Durée, Fin du monde
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Systême tiré de l'Ecriture Sainte sur la durée du Monde &c. [titre d'après la table]
SYSTEME tiré dell'Ecriture Sainte
sur la Durée du Monde , depuis le preşiler
Avénement de J. C. -jusqu'à là fin
Brj dés
2436 MERCURE DE FRANCE
des siècles. A Paris chez Huart , rue
S. Jacques in 12. 1733 .
Le dessein de l'Auteur est de nous
apprendre combien d'années le Monde
doit encore durer d'ici au Jugement
dernier. Avant que d'entrer en matiere
il examine une difficulté qu'il prévoit
que le titre de son Livre pourra faire
naître dans l'esprit des Lecteurs. Comment
entreprendre de fixer le nombre des années
de la Durée du Monde , après que J. C.
a prononcé que personne , si ce n'est le Pere
Céleste , ne sçait ni le jour ni l'heure de son
dernier Avénement ? Il fait voir que cette
parole exclut seulement une connoissance
absolument certaine du dernier jour ,
et qu'elle n'ôte à personne la liberté des
conjectures , fondées sur le Texte Sacré ;
et il prouve par l'exemple de plusieurs
Peres , qu'il a toujours été permis dans
l'Eglise d'user de cette liberté.
Il propose ensuite son Systême qui
'donne au Monde 2401. ans de durée
depuis le premier Avénement de J. C.
jusqu'au second. Voici comme il raisonne
pour appuyer cette conjecture. » La
» fin du Monde est le commencement
>> du grand repos dans lequel Dieu doït
>> entrer et faire entrer ses Elûs par le
ia second Avénement de J. C. et ce repos
NOVEMBRE. 1733 2437
celui
que
que
le pre-
» pos , aussi bien
» mier Avénement
a procuré aux ames
» fidelles dans la Loy de grace , étoit
» figuré par les différents Sabbats , ou
» repos des Juifs. Or ces repos , dont
» l'observance
étoit plus rigoureusement
» commandée
aux Juifs , terminoient
» pour la plupart le nombre septénai-
» re , soit de jours , soit de semaines ,
>> soit de mois , soit d'années , soit de » semaines d'années . Il faut donc
que
ce nombre mystérieux
de sept se retrouve
dans la chose figurée , comme
dans la figure ; c'est -à- dire , que le repos
et du premier et du second Avéhement
de J. C. vienne à la suite d'une
révolution
d'années , formé par le nombre
septénaire , depuis une certaine époque
et cette révolution
doit être égale
pour le , premier et pour le second Avés
nement. L'Auteur
prend pour premiere
époque le Déluge , ou plutôt la seconde
année après le Déluge , et comptant
delà jusqu'à la 37. année de J. C. inclusivement
, cet espace lui donne selón
le calcul de quelques Chronologistes
,
2401 ans, qui fone 343 semaines d'années.
Il réduit ces 343 semaines en d'au»
tres semaines , dont chacune est de sepa
semaines d'années. Sept semaines d'années.
2438 MERCURE DE FRANCE
nées font 49. ans. Ainsi une Semaine
composée de sept de ces semaines , fera
343. ans. Il fait ensuite sept semaines
de 343. ans chacune , ce qui lui donne
2401. ans. De toutes ces suppositions il
conclut qu'à compter depuis la 37. an
née de J. C. exclusivement jusqu'au
grand et éternel repos , qui doit commencer
à son second Avenement
doit y avoir 2401. ans. A ce compte,
la fin du Monde n'arrivera que d'ici à
700. ans .
sur la Durée du Monde , depuis le preşiler
Avénement de J. C. -jusqu'à là fin
Brj dés
2436 MERCURE DE FRANCE
des siècles. A Paris chez Huart , rue
S. Jacques in 12. 1733 .
Le dessein de l'Auteur est de nous
apprendre combien d'années le Monde
doit encore durer d'ici au Jugement
dernier. Avant que d'entrer en matiere
il examine une difficulté qu'il prévoit
que le titre de son Livre pourra faire
naître dans l'esprit des Lecteurs. Comment
entreprendre de fixer le nombre des années
de la Durée du Monde , après que J. C.
a prononcé que personne , si ce n'est le Pere
Céleste , ne sçait ni le jour ni l'heure de son
dernier Avénement ? Il fait voir que cette
parole exclut seulement une connoissance
absolument certaine du dernier jour ,
et qu'elle n'ôte à personne la liberté des
conjectures , fondées sur le Texte Sacré ;
et il prouve par l'exemple de plusieurs
Peres , qu'il a toujours été permis dans
l'Eglise d'user de cette liberté.
Il propose ensuite son Systême qui
'donne au Monde 2401. ans de durée
depuis le premier Avénement de J. C.
jusqu'au second. Voici comme il raisonne
pour appuyer cette conjecture. » La
» fin du Monde est le commencement
>> du grand repos dans lequel Dieu doït
>> entrer et faire entrer ses Elûs par le
ia second Avénement de J. C. et ce repos
NOVEMBRE. 1733 2437
celui
que
que
le pre-
» pos , aussi bien
» mier Avénement
a procuré aux ames
» fidelles dans la Loy de grace , étoit
» figuré par les différents Sabbats , ou
» repos des Juifs. Or ces repos , dont
» l'observance
étoit plus rigoureusement
» commandée
aux Juifs , terminoient
» pour la plupart le nombre septénai-
» re , soit de jours , soit de semaines ,
>> soit de mois , soit d'années , soit de » semaines d'années . Il faut donc
que
ce nombre mystérieux
de sept se retrouve
dans la chose figurée , comme
dans la figure ; c'est -à- dire , que le repos
et du premier et du second Avéhement
de J. C. vienne à la suite d'une
révolution
d'années , formé par le nombre
septénaire , depuis une certaine époque
et cette révolution
doit être égale
pour le , premier et pour le second Avés
nement. L'Auteur
prend pour premiere
époque le Déluge , ou plutôt la seconde
année après le Déluge , et comptant
delà jusqu'à la 37. année de J. C. inclusivement
, cet espace lui donne selón
le calcul de quelques Chronologistes
,
2401 ans, qui fone 343 semaines d'années.
Il réduit ces 343 semaines en d'au»
tres semaines , dont chacune est de sepa
semaines d'années. Sept semaines d'années.
2438 MERCURE DE FRANCE
nées font 49. ans. Ainsi une Semaine
composée de sept de ces semaines , fera
343. ans. Il fait ensuite sept semaines
de 343. ans chacune , ce qui lui donne
2401. ans. De toutes ces suppositions il
conclut qu'à compter depuis la 37. an
née de J. C. exclusivement jusqu'au
grand et éternel repos , qui doit commencer
à son second Avenement
doit y avoir 2401. ans. A ce compte,
la fin du Monde n'arrivera que d'ici à
700. ans .
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Résumé : Systême tiré de l'Ecriture Sainte sur la durée du Monde &c. [titre d'après la table]
Le texte décrit l'ouvrage 'SYSTEME tiré dell'Ecriture Sainte' publié en 1733 à Paris. L'auteur y développe sa théorie sur la durée du monde depuis la première venue du Christ jusqu'à la fin des siècles. Il aborde la difficulté posée par la parole de Jésus-Christ, qui affirme que seul le Père connaît le jour et l'heure du Jugement dernier. L'auteur soutient que cette parole n'exclut pas les conjectures basées sur les textes sacrés, citant des exemples de Pères de l'Église ayant utilisé cette liberté. L'auteur propose que le monde doit durer 2401 ans depuis la première venue du Christ jusqu'à la seconde. Il associe cette durée à la fin du monde et au commencement du grand repos divin et des élus, symbolisé par les sabbats juifs. Ces sabbats, souvent terminés après des périodes de sept jours, semaines, mois ou années, suggèrent une révolution septénaire. L'auteur choisit comme point de départ la seconde année après le Déluge et compte jusqu'à la 37ème année du Christ, totalisant 2401 ans selon certains chronologistes. Il divise ces années en semaines d'années et conclut que la fin du monde surviendra dans environ 700 ans.
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4
p. 2438-2440
Nouvelles Etrennes, Calendrier et Fables [titre d'après la table]
Début :
NOUVELLES ETRENNES, utiles et agréables, contenant un Recueil de Fables [...]
Mots clefs :
Fables, Idole, Dignité, Étrennes, Plaisirs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Etrennes, Calendrier et Fables [titre d'après la table]
NOUVELLES ETRENNES , utiles et agréa
bles , contenant un Recueil de Fables
choisies , dans le goût de M. de la Fontaine
, sur de petits Airs et Vaudevilles
connus , notez à la fin , avec un Calen
drier de l'année 1734. A Paris , chez
Ph. Nic. Lottin , rue S. Jacques.
Voici quelques - unes de ces Fables qui
feront juger des autres.
LASNE portant une Idole , sot en dignité.
Sur l'Air : Nos plaisirs sont trop
peu durables.
Un Baudet portoit en voyage ,
Un faux Dieu que l'on adoroit ;
Et pour lui prenoit tout l'hommage ,
Qu'à son Idole on déférois,
C'est
NOVEMBRE. 1733 2439
C'est ainsi qu'un sot s'imagine ,
Que l'on rend à sa vanité ,
Les honneurs que l'on ne destine ,
Qu'à l'éclat de sa dignité.
LE CONSEIL DES RATS. Le
Grelot. Sur l'Air : Pour passer doucement
la vie.
Un Conseil dans une Guérlte ,
Fut tenu par le Peuple Rat ;
Tous dirent , pendons au plus vite ,
Une sonnette au cou du Chat.
Nous
sçaurons la marche et la route
Quand il viendra pour nous guetter :
C'étoit bien avisé sans doute ;
Mais il falloit executer.
Qui de nous ira , dit leur Doge,
'Au Matou mettre le Grelot ?
Mais en vain il les interroge ,
Bas un ne lui répond un mot.
Tout est plein , quand on délibere ,,
De courage et d'activité;
Mais pour agir , ce n'est plus guére ,
Que répugnance et lâcheté.
LA
2440 MERCURE DE FRANCE
LA MONTAGNE EN TRAVAIL,
Grand bruit , peu d'effet. Sur l'Air : Nos
plaisirs sont trop peu durables.
Autrefois la vaste Campagne ,
Frémissoit du mugissement ,
Que poussoit certaine Montagne ,
Dans un travail d'enfantement.
On croyoit qu'une Ville immense ,
Alloit naître après ces grands cris ;
Mais le fruit de cette esperance ,
Fut , n'en déplaise , une Souris.
Tous les jours le Monde se vante ,
Et promet avec grand éclat ;
Mais souvent tout ce qu'il enfante ,
Ne vaut pas mieux que, notre Rat.
bles , contenant un Recueil de Fables
choisies , dans le goût de M. de la Fontaine
, sur de petits Airs et Vaudevilles
connus , notez à la fin , avec un Calen
drier de l'année 1734. A Paris , chez
Ph. Nic. Lottin , rue S. Jacques.
Voici quelques - unes de ces Fables qui
feront juger des autres.
LASNE portant une Idole , sot en dignité.
Sur l'Air : Nos plaisirs sont trop
peu durables.
Un Baudet portoit en voyage ,
Un faux Dieu que l'on adoroit ;
Et pour lui prenoit tout l'hommage ,
Qu'à son Idole on déférois,
C'est
NOVEMBRE. 1733 2439
C'est ainsi qu'un sot s'imagine ,
Que l'on rend à sa vanité ,
Les honneurs que l'on ne destine ,
Qu'à l'éclat de sa dignité.
LE CONSEIL DES RATS. Le
Grelot. Sur l'Air : Pour passer doucement
la vie.
Un Conseil dans une Guérlte ,
Fut tenu par le Peuple Rat ;
Tous dirent , pendons au plus vite ,
Une sonnette au cou du Chat.
Nous
sçaurons la marche et la route
Quand il viendra pour nous guetter :
C'étoit bien avisé sans doute ;
Mais il falloit executer.
Qui de nous ira , dit leur Doge,
'Au Matou mettre le Grelot ?
Mais en vain il les interroge ,
Bas un ne lui répond un mot.
Tout est plein , quand on délibere ,,
De courage et d'activité;
Mais pour agir , ce n'est plus guére ,
Que répugnance et lâcheté.
LA
2440 MERCURE DE FRANCE
LA MONTAGNE EN TRAVAIL,
Grand bruit , peu d'effet. Sur l'Air : Nos
plaisirs sont trop peu durables.
Autrefois la vaste Campagne ,
Frémissoit du mugissement ,
Que poussoit certaine Montagne ,
Dans un travail d'enfantement.
On croyoit qu'une Ville immense ,
Alloit naître après ces grands cris ;
Mais le fruit de cette esperance ,
Fut , n'en déplaise , une Souris.
Tous les jours le Monde se vante ,
Et promet avec grand éclat ;
Mais souvent tout ce qu'il enfante ,
Ne vaut pas mieux que, notre Rat.
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Résumé : Nouvelles Etrennes, Calendrier et Fables [titre d'après la table]
Le document intitulé 'NOUVELLES ETRENNES, utiles et agréables' est un recueil de fables inspiré par Jean de La Fontaine, publié à Paris par Ph. Nic. Lottin pour l'année 1734. Il inclut des vaudevilles et un calendrier. Trois fables sont particulièrement mentionnées. La première, 'LASNE portant une Idole', raconte l'histoire d'un âne transportant une idole et recevant les honneurs destinés à la divinité. Elle illustre comment un sot peut s'imaginer que les honneurs lui sont rendus personnellement plutôt qu'à sa dignité. La deuxième fable, 'LE CONSEIL DES RATS', relate un conseil tenu par des rats pour attacher une clochette au cou d'un chat afin de le repérer. Aucun rat ne se porte volontaire pour exécuter le plan, illustrant la différence entre la délibération et l'action. La troisième fable, 'LA MONTAGNE EN TRAVAIL', décrit une montagne en travail d'enfantement, dont les cris annonçaient une grande ville, mais qui ne donna naissance qu'à une souris. Cette fable met en garde contre les promesses grandioses souvent décevantes. Le document se conclut par une référence au 'MERCURE DE FRANCE'.
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5
p. 2440-2443
« TRAITÉ de la Simplicité de la Foy. A Paris, ruë de la vieille Bouclerie, et [...] »
Début :
TRAITÉ de la Simplicité de la Foy. A Paris, ruë de la vieille Bouclerie, et [...]
Mots clefs :
Parlement, Traité, Histoire, Ouvrage posthume, Nouvelle édition
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texteReconnaissance textuelle : « TRAITÉ de la Simplicité de la Foy. A Paris, ruë de la vieille Bouclerie, et [...] »
TRAITE' de la Simplicité de la Foy.
A Paris , rue de la vieille Bouclerie , et
rue Gist- le - Coeur , chez la Mesle et Heuqueville
, 1733. in 12. de 245. pages .
HISTOIRE CRITIQUE de la Gaule Narbonnoise
, qui comprenoit la Savoye ,
le Dauphiné , la Provence , le Languedọc
, le Roussillon et le Comté de Foix,
avec,
NOVEMBRE. 1733. 2447
avec des Dissertations . A Paris , chez
Grégoire Dupuis , ruë S. Jacques , 1733. in
12. de 574 pages.
TRAITE' DE LA COMMUNAUTE' entre
mari et femme , avec un Traité des Communautez
ou Societez tacites , Par M. Deais
le Brun , Avocat en Parlement , Ouvrage
postume , donné d'abord au Public
par les soins de M. Louis Hideux , Avocat
en Parlement. Nouvelle Edition , augmentée
considerablement de nouvelles
Décisions et de Notes Critiques , par
M ... M ... Avocats en Parlement. A
Paris , rue S. Jacques , chez Cl. Robustel ,
1733. in folio.
CONJURATION de Nicolas Gabrini , dit
de Rienzi , Tyran de Rome en 1347-
Ouvrage Postume du R. P. Du Cerceau ,
de la Compagnie de Jesus . Achevé , retouché
et augmenté par le R. P. Brumoy.
A Paris , chez la Veuve Etienne , ruë
S. Jacques , 1733. in 12 .
RECUEIL de Poësies Diverses du Pere Du
Cerceau , 173 3. quatriéme Edition. Chez
la même , 2. vol. in 12.
LETTRES PHILOSOPHIQUES , sérieuses ;
critiques et amusantes , traitant de la
Pierre Philosophale , de l'incertitude de
la
2442 MERCURE DE FRANCE
la Médecine , de la félicité temporelle
de l'homme , de la nature de l'ame ,
des prétendus Esprits forts qui révoquent
en doute l'immortalité de l'ame , du
retour des Esprits en ce monde , des Génies
, de la Magie , du Célibat , du Mariage
, de la comparaison des deux sexes
des Ris , des Pleurs , de la Mort , des
richesses , des plaisirs du monde , de la
véritable Noblesse , de l'erreur des sens ,
de l'excellence de la Raison , et autres
sujets interessants. A Paris , au Palais
chez Sangrain à la Prudence , 1733 .
in 12. 2. volumes. Tome I. 240. pages.
Tome II. 233. pages.
AURORE ET PHEBUS , Histoire Espagnole.
Au Palais , chez P. Jacques Ribon,
1733. in 12 .
› OEUVRES de M. De Clermont , conte
nant l'Arithmetique Militaire et la Géométrie
- pratique de l'Ingénieur et de
l'Officier. Ouvrage également nécessaire
aux Officiers , aux Ingénieurs et aux
Commençans . A Paris , rue S. Jacques
et Quay des Augustins , chez Witte et
Didot. Nouvelle Edition , in 4. ornée
d'un grand nombre de Planches .
LA
NOVEMBRE. 1733. 2443
LA CONSTANCE DES PROMPTES AMOURS
avec le jouet de l'Amour. A Paris , ruë
S. Jacques , chez André Morin , et ruë
S. Severin , chez Alex. Mesnier , 1733 .
2. vol . in 12. de 500. pages les 2. vol.
NEUVIEME PARTIE des Cent Nonvelles
Nouvelles , de Mad. de Gomez. A
Paris , Quay des Augustins , à S. François,
chez Manduyt , 1733 .
On donnera le inois prochain la dixiéme
partie , et l'on continuera exactement
tous les mois à en donner une
nouvelle.
,
CONTINUATION de l'Histoire du Par
lement de Bourgogne , depuis l'année
1649. jusqu'en 1733. contenant les noms,
surnoms , qualitez , Armes et Blasons des
Présidents Chevaliers , Conseillers
Avocats et Procureurs Géneraux et Greffiers
qui y ont été reçus dans cet intervalle
, avec un précis des Edits et Déclarations
du Roy , portant Création de
Charges en ce Parlement , et des Regle
mens de la Cour.Par M. François Petitor.
infolio. A Dijon, chez Ant. de Fay, 1733 .
A Paris , rue de la vieille Bouclerie , et
rue Gist- le - Coeur , chez la Mesle et Heuqueville
, 1733. in 12. de 245. pages .
HISTOIRE CRITIQUE de la Gaule Narbonnoise
, qui comprenoit la Savoye ,
le Dauphiné , la Provence , le Languedọc
, le Roussillon et le Comté de Foix,
avec,
NOVEMBRE. 1733. 2447
avec des Dissertations . A Paris , chez
Grégoire Dupuis , ruë S. Jacques , 1733. in
12. de 574 pages.
TRAITE' DE LA COMMUNAUTE' entre
mari et femme , avec un Traité des Communautez
ou Societez tacites , Par M. Deais
le Brun , Avocat en Parlement , Ouvrage
postume , donné d'abord au Public
par les soins de M. Louis Hideux , Avocat
en Parlement. Nouvelle Edition , augmentée
considerablement de nouvelles
Décisions et de Notes Critiques , par
M ... M ... Avocats en Parlement. A
Paris , rue S. Jacques , chez Cl. Robustel ,
1733. in folio.
CONJURATION de Nicolas Gabrini , dit
de Rienzi , Tyran de Rome en 1347-
Ouvrage Postume du R. P. Du Cerceau ,
de la Compagnie de Jesus . Achevé , retouché
et augmenté par le R. P. Brumoy.
A Paris , chez la Veuve Etienne , ruë
S. Jacques , 1733. in 12 .
RECUEIL de Poësies Diverses du Pere Du
Cerceau , 173 3. quatriéme Edition. Chez
la même , 2. vol. in 12.
LETTRES PHILOSOPHIQUES , sérieuses ;
critiques et amusantes , traitant de la
Pierre Philosophale , de l'incertitude de
la
2442 MERCURE DE FRANCE
la Médecine , de la félicité temporelle
de l'homme , de la nature de l'ame ,
des prétendus Esprits forts qui révoquent
en doute l'immortalité de l'ame , du
retour des Esprits en ce monde , des Génies
, de la Magie , du Célibat , du Mariage
, de la comparaison des deux sexes
des Ris , des Pleurs , de la Mort , des
richesses , des plaisirs du monde , de la
véritable Noblesse , de l'erreur des sens ,
de l'excellence de la Raison , et autres
sujets interessants. A Paris , au Palais
chez Sangrain à la Prudence , 1733 .
in 12. 2. volumes. Tome I. 240. pages.
Tome II. 233. pages.
AURORE ET PHEBUS , Histoire Espagnole.
Au Palais , chez P. Jacques Ribon,
1733. in 12 .
› OEUVRES de M. De Clermont , conte
nant l'Arithmetique Militaire et la Géométrie
- pratique de l'Ingénieur et de
l'Officier. Ouvrage également nécessaire
aux Officiers , aux Ingénieurs et aux
Commençans . A Paris , rue S. Jacques
et Quay des Augustins , chez Witte et
Didot. Nouvelle Edition , in 4. ornée
d'un grand nombre de Planches .
LA
NOVEMBRE. 1733. 2443
LA CONSTANCE DES PROMPTES AMOURS
avec le jouet de l'Amour. A Paris , ruë
S. Jacques , chez André Morin , et ruë
S. Severin , chez Alex. Mesnier , 1733 .
2. vol . in 12. de 500. pages les 2. vol.
NEUVIEME PARTIE des Cent Nonvelles
Nouvelles , de Mad. de Gomez. A
Paris , Quay des Augustins , à S. François,
chez Manduyt , 1733 .
On donnera le inois prochain la dixiéme
partie , et l'on continuera exactement
tous les mois à en donner une
nouvelle.
,
CONTINUATION de l'Histoire du Par
lement de Bourgogne , depuis l'année
1649. jusqu'en 1733. contenant les noms,
surnoms , qualitez , Armes et Blasons des
Présidents Chevaliers , Conseillers
Avocats et Procureurs Géneraux et Greffiers
qui y ont été reçus dans cet intervalle
, avec un précis des Edits et Déclarations
du Roy , portant Création de
Charges en ce Parlement , et des Regle
mens de la Cour.Par M. François Petitor.
infolio. A Dijon, chez Ant. de Fay, 1733 .
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Résumé : « TRAITÉ de la Simplicité de la Foy. A Paris, ruë de la vieille Bouclerie, et [...] »
Le document recense des ouvrages publiés en 1733 à Paris et dans d'autres villes. Parmi les titres notables figurent 'Traité de la Simplicité de la Foy' et 'Histoire Critique de la Gaule Narbonnoise', couvrant des régions telles que la Savoie, le Dauphiné, la Provence, le Languedoc, le Roussillon et le Comté de Foix. D'autres ouvrages mentionnés incluent 'Traité de la Communauté entre mari et femme' par M. Deais le Brun, 'Conjuration de Nicolas Gabrini' par le R. P. Du Cerceau, et 'Recueil de Poésies Diverses' du même auteur. Le document liste également des œuvres philosophiques comme 'Lettres Philosophiques' abordant la médecine, l'âme et la magie, ainsi que des ouvrages techniques tels que 'Œuvres de M. De Clermont' sur l'arithmétique militaire et la géométrie pratique. Des recueils de nouvelles et des continuations historiques, comme 'La Constance des Promptes Amours' et 'Continuation de l'Histoire du Parlement de Bourgogne', sont également cités.
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6
p. 2443-2451
Essay sur les Erreurs populaires &c. [titre d'après la table]
Début :
ESSAY SUR LES ERREURS POPULAIRES, ou Examen de plusieurs opinions reçûes [...]
Mots clefs :
Poudre, Bruit, Salpêtre, Charbon, Soufre, Cause, Canon, Erreurs populaires
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texteReconnaissance textuelle : Essay sur les Erreurs populaires &c. [titre d'après la table]
ESSAY SUR LES ERREURS POPULAIRES,
ou Examen de plusieurs opinions reçûes
comme vrayes , qui sont fausses ou dou
teuses
1444 MERCURE DE FRANCE
rue
teuses ; traduit de l'Anglois de Thomas
Brown , Chevalier et Docteur en Médecine.
A Paris chez Pierre Witte
S. Facques , et Didot, Quay des Auguftins ,
1733 , 3. vol. in douze , contenant près
de 900 pages , sans les Tables , les Préfaces
et l'Epitre au Duc de Richelieu.
On lit dans la Préface du Traducteur,
que l'erreur en general est un faux jugement
, ou une aprobation du faux ; Or
il est certain , dit il , que le peuple n'est
pas capable de juger si l'objet qui le détermine
est faux ou vray ; et comme il
y a differentes routes qui conduisent à
l'erreur , c'est un pur hazard s'il rencontre
la verité.
Les causes immédiates de ces mêmes
erreurs sont les fausses idées que l'on se
forme à soi - même des objets , ou dans le
moment qu'ils se présentent , ou sur des
rapports infidéles. C'est par- là que s'établit
autrefois l'opinion fabuleuse des
Centaures, et une infinité de semblables;
mais on va plus loin;on ajoute à ces fausses
idées des conséquences étrangeres : et
de -là naissent ordinairement les Sophismes
qui roulent sur les termes ou les choses
même.
Les autres causes sont la crédulité qui
fait adopter tout ce qui est presenté comme
NOVEMBRE. 1733. 2445
→
me vrai ; ou l'incrédulité qui fait rejetter
des verirés constantes , la paresse qui fait
croire ou douter sans fondement , plutôt
que d'examiner la prévention pour
l'Antiquité , ou cette persuasion , que
plus les Anciens nous ont précedés dans
l'ordre des tems, plus aussi ils ont approché
du vrai.
Cet Ouvrage, au reste , est également
méthodique , curieux et varié. L'Auteur
commence toujours par alléguer les témoignages
qui favorisent l'opinion reçue
, et il n'embrasse point de sentiment
nouveau qu'il ne l'appuye par des témoignages
superieurs, qu'il n'y joigne même
l'experience dans les faits où elle peut
avoir lieu , et il finit toujours par indiquer
ce qui a pû occasionner ou accrédi
ter les erreurs qu'il combat.
Nous allons donner quelques morceaux
propres à interesser le Lecteur, caracteriser
l'Ouvrage et faire connoître le stile du
Traducteur.
Dans le 3me chapitre de la cause des erreurs
populaires, l'Auteur expose qu'outre
que par sa disposition naturelle , le Peuple
s'éloigne du vray , il suffit de lui presenter
le faux avec quelque adresse , pour
qu'il le saisisse et qu'il l'adopte. On l'a
vu , dit-il , dans tous les siècles la dupe
de
2446 MERCURE DE FRANCE
de tous les imposteurs et de toutes les
professions .... Or le Peuple étant de
fui-même porté à l'erreur et, y étant sans
cesse entraîné par les autres , faut- il s'étonner
que ses opinions et ses jugemens
en soient un tissu perpetuel.
Cinquième chapitre du second Livre :
On raconte bien des Fables , dit l'Auteur,
touchant la Poudre blanche qui fait sans
bruit le même effet que la Poudre à canon
; mais il y en a peu qui en ayent
allegué de bonnes raisons. La Poudre à
canon est composée de Salpêtre , de
Charbon et de Souffre . Et quoique l'on
trouve en plusieurs endroits du salpêtre
naturel , celui dont on se sert communé
ment ne l'est pas. On le tire d'une infusion
de terres salées , des urines des écu
ries , des colombiers , des caves , et autres
lieux inaccessibles au Soleil qui le dissoudroit.
Le souffre est un corps mineral
dont les parties sont graisseuses et inflammables.
On se sert du souffre vif qui
est d'une couleur foncée , ou du souffre
épuré , tel que nous l'avons en bâtons
d'un jaune plus clair que le premier.
Le charbon de bois est connu de tout le
monde , et pour cet usage on le fait
de Saules , d'Aulnes ou de Coudrier & c.
Etc'est de ces trois corps mêlez dans une
proportion
NOVEMBRE . 1733. 2447
proportion connue , et formez en grains
qu'est composée la Poudre à canon . Or
quoiqu'ils contribuent à un même effet
commun , ils ont pourtant chacun leur
effet particulier dans la composition . Le
souffre produit ce feu perçant et violent ;
car le salpêtre et le charbon mélez ne
produiroient qu'une espece de sifflement,
et le feu ne dure pas. Du charbon vient
la couleur noire , et l'Inflammabilité ; car
le salpêtre et le souffre , bien que pulvérisez
, ne s'enflamment pas si promptement
que ce charbon : l'étincelle qui
sort d'une pierre ne les allumeroit pas ,
non plus que le camphre tout inflam
mable qu'il est. Le charbon tient lieu de
méche , il sert à allumer le souffre , et
à répandre le feu ; et comme ses parties
sont plus grossieres , il pourroit aussi servir
à temperer l'activité du salpêtre , et à
empêcher une raréfaction trop subite.
Du salpêtre procedent la force et le
bruit. Car le souffre et le charbon mêlez
ensemble n'en font point en s'allumant }
et la Poudre qui auroit été faite avec du
salpêtre impur et gras auroit peu de force,
et feroit peu de bruit. Aussi des trois
espéces de Poudre , la plus forte contient
plus de salpêtre ; car elle ne renferme
qu'une part de charbon et de soufre,
SUE
2448 MERCURE DE FRANCE
sur dix de salpêtre ou environ.
ayant
Mais la cause immédiate du bruit
c'est le mouvement violent de l'air à
l'occasion de l'explosion subite et véhémente
de la Poudre > car le feu
gagné dans un instant toute sa substance,
la grande raréfaction qui lui arrive , demande
un plus grand espace que celuiqu'elle
occupoit auparavant ; et trouvant
de la résistance dans l'air , elle le pousse
avec violence pour se faire un passage.
Et si nous admettons ce que dit Cardan ,
que la Poudre allumée occupe cent fois
plus d'espace qu'auparavant , nous concevrons
aisément la violence qu'elle fait
à l'air ; mais nous le concevrons encore
mieux si nous adoptons le calcul plus
raisonnable de Snellius qui prétend
qu'elle en occupe 12600 fois davantage.
Telle est la raison du bruit terrible
que
fait le canon , et cette même raison sert
à expliquer la cause du bruit du Tonnere.
Le Tonnere n'est autre chose qu'un
amas de parties sulphureuses et nitreuses
qui se sont allumées dans l'air , et qui
en demandant un plus grand espace , se
font un passage en brisant les nuës et
en écartant avec violence l'air qui les
environne. Lorsque la matiere estinflam
mable et que les nuages sont pressez , le
>
,
bruit
NOVEMBRE . 1733. 2449
bruit est véhément. Si le nuage est mince,'
et qu'il y ait peu de matiere , l'éruption
aboutit à de simples éclairs , quoique les
nuages n'ayent que 2000 pas de hauteur,
ce qui est leur plus grande élévation .
Delà vient que ces sortes d'éclairs sont
rarement nuisibles › et que le Tonnere
dans un tems serain est une espece de prodige
, quoique l'Histoire en fournisse
quelques exemples.
›
Les tremblemens de terre ont selon
toutes les apparences la même cause
quand des veines de souffre et de nitre
se sont allumées elles se raréfient et
passent avec effort au travers des corps
qui leur résistent. Si la matiere étoit abondante
, et renfermée étroitement , elle a
renversé des Montagnes et des Villes
entieres. Si elle étoit en petite quantité ,
et environnée de terre poreuse , elle n'a
causé que de legeres secousses qui n'ont
rien détruit. Les Anciens qui ignoroient
la composition et les effets de la Poudre
à canon , par laquelle on explique parfaitement
la génération des matieres , ne
pouvoient gueres que se tromper sur cet
article.
Maintenant si quelqu'un veut arrêter
le bruit de la Poudre , il faut qu'il travaille
sur le salpêtre , et qui voudra en
F alterer
2450 MERCURE DE FRANCE
alterer la couleur , doit travailler sur le
charbon, Il y a plusieurs manieres de faire
de la Poudre blanche , la meilleure que
je sçache , dit l'Auteur , c'est de substituer
au charbon de la Poudre de Saules
pourris car tout autre bois qui prend
feu aisément la feroit peut-être brune.
Il y en a qui , au rapport de Berringuccio
dans sa Pirothecnie , ont essayé
d'en faire de rouge . Mais tout ceci n'a
aucun rapport avec le bruit de la Poudre
qui a une autre cause , et qu'on peut également
, ou mieux , selon quelques- uns ,
rendre noire avec des charbons de lin
et de roseaux,ou même avec de la mêche,
et du linge brulé.
On peut en deux manieres arrêter le
bruit de la Poudre , ou en n'y mettant
point de salpêtre , ou bien en le dépouil
lant de sa qualité. Porta promet de dimis
nuer ou d'empêcber cet effet non -seulement
avec des corps graisseux en géné
ral , mais encore avec du Borax et du
beurre mélez ensemble dans une certaing
proportion ; d'où il arrivera , selon cer
Auteur , que le bruit sera à peine entendu
de celui qui le tirea ; et à la verité sĮ
l'on en met beaucoup , non seulement
la Poudre fera peu de bruit mais elle
sera encore très foible. Je n'ai trouvé
qu'un
-
,
NOVEMBRE. 1733 2451
qu'un seul exemple de Poudre faite sans
salpêtre : c'est Alphonse Duc de Ferrare
qui me le fournit. Ce Prince, au rapport
de Brassavole et de Cardan , inventa la
Poudre qui faisoit partir une Balle sans
bruit.
Il n'est donc point absurde de dire
qu'il y ait de la Poudre blanche , et nous
avoüerons même , continuë nôtre Auteur
, qu'elle peut ne causer aucun bruit.
Mais il est bien certain que , soit avec du
salpêtre , ou sans salpêtre , elle sera trèsfoible.
A mesure qu'elle est moins bruyanre
elle perd sa force aussi selon Bassavole
, la Poudre d'Alphonse ne pouvoit
tuer un poulet. Jamque pulvis inventus
est qui glandem sine bombo projicit
tamen vehementer , ut vel pullum interficere
possit.
ou Examen de plusieurs opinions reçûes
comme vrayes , qui sont fausses ou dou
teuses
1444 MERCURE DE FRANCE
rue
teuses ; traduit de l'Anglois de Thomas
Brown , Chevalier et Docteur en Médecine.
A Paris chez Pierre Witte
S. Facques , et Didot, Quay des Auguftins ,
1733 , 3. vol. in douze , contenant près
de 900 pages , sans les Tables , les Préfaces
et l'Epitre au Duc de Richelieu.
On lit dans la Préface du Traducteur,
que l'erreur en general est un faux jugement
, ou une aprobation du faux ; Or
il est certain , dit il , que le peuple n'est
pas capable de juger si l'objet qui le détermine
est faux ou vray ; et comme il
y a differentes routes qui conduisent à
l'erreur , c'est un pur hazard s'il rencontre
la verité.
Les causes immédiates de ces mêmes
erreurs sont les fausses idées que l'on se
forme à soi - même des objets , ou dans le
moment qu'ils se présentent , ou sur des
rapports infidéles. C'est par- là que s'établit
autrefois l'opinion fabuleuse des
Centaures, et une infinité de semblables;
mais on va plus loin;on ajoute à ces fausses
idées des conséquences étrangeres : et
de -là naissent ordinairement les Sophismes
qui roulent sur les termes ou les choses
même.
Les autres causes sont la crédulité qui
fait adopter tout ce qui est presenté comme
NOVEMBRE. 1733. 2445
→
me vrai ; ou l'incrédulité qui fait rejetter
des verirés constantes , la paresse qui fait
croire ou douter sans fondement , plutôt
que d'examiner la prévention pour
l'Antiquité , ou cette persuasion , que
plus les Anciens nous ont précedés dans
l'ordre des tems, plus aussi ils ont approché
du vrai.
Cet Ouvrage, au reste , est également
méthodique , curieux et varié. L'Auteur
commence toujours par alléguer les témoignages
qui favorisent l'opinion reçue
, et il n'embrasse point de sentiment
nouveau qu'il ne l'appuye par des témoignages
superieurs, qu'il n'y joigne même
l'experience dans les faits où elle peut
avoir lieu , et il finit toujours par indiquer
ce qui a pû occasionner ou accrédi
ter les erreurs qu'il combat.
Nous allons donner quelques morceaux
propres à interesser le Lecteur, caracteriser
l'Ouvrage et faire connoître le stile du
Traducteur.
Dans le 3me chapitre de la cause des erreurs
populaires, l'Auteur expose qu'outre
que par sa disposition naturelle , le Peuple
s'éloigne du vray , il suffit de lui presenter
le faux avec quelque adresse , pour
qu'il le saisisse et qu'il l'adopte. On l'a
vu , dit-il , dans tous les siècles la dupe
de
2446 MERCURE DE FRANCE
de tous les imposteurs et de toutes les
professions .... Or le Peuple étant de
fui-même porté à l'erreur et, y étant sans
cesse entraîné par les autres , faut- il s'étonner
que ses opinions et ses jugemens
en soient un tissu perpetuel.
Cinquième chapitre du second Livre :
On raconte bien des Fables , dit l'Auteur,
touchant la Poudre blanche qui fait sans
bruit le même effet que la Poudre à canon
; mais il y en a peu qui en ayent
allegué de bonnes raisons. La Poudre à
canon est composée de Salpêtre , de
Charbon et de Souffre . Et quoique l'on
trouve en plusieurs endroits du salpêtre
naturel , celui dont on se sert communé
ment ne l'est pas. On le tire d'une infusion
de terres salées , des urines des écu
ries , des colombiers , des caves , et autres
lieux inaccessibles au Soleil qui le dissoudroit.
Le souffre est un corps mineral
dont les parties sont graisseuses et inflammables.
On se sert du souffre vif qui
est d'une couleur foncée , ou du souffre
épuré , tel que nous l'avons en bâtons
d'un jaune plus clair que le premier.
Le charbon de bois est connu de tout le
monde , et pour cet usage on le fait
de Saules , d'Aulnes ou de Coudrier & c.
Etc'est de ces trois corps mêlez dans une
proportion
NOVEMBRE . 1733. 2447
proportion connue , et formez en grains
qu'est composée la Poudre à canon . Or
quoiqu'ils contribuent à un même effet
commun , ils ont pourtant chacun leur
effet particulier dans la composition . Le
souffre produit ce feu perçant et violent ;
car le salpêtre et le charbon mélez ne
produiroient qu'une espece de sifflement,
et le feu ne dure pas. Du charbon vient
la couleur noire , et l'Inflammabilité ; car
le salpêtre et le souffre , bien que pulvérisez
, ne s'enflamment pas si promptement
que ce charbon : l'étincelle qui
sort d'une pierre ne les allumeroit pas ,
non plus que le camphre tout inflam
mable qu'il est. Le charbon tient lieu de
méche , il sert à allumer le souffre , et
à répandre le feu ; et comme ses parties
sont plus grossieres , il pourroit aussi servir
à temperer l'activité du salpêtre , et à
empêcher une raréfaction trop subite.
Du salpêtre procedent la force et le
bruit. Car le souffre et le charbon mêlez
ensemble n'en font point en s'allumant }
et la Poudre qui auroit été faite avec du
salpêtre impur et gras auroit peu de force,
et feroit peu de bruit. Aussi des trois
espéces de Poudre , la plus forte contient
plus de salpêtre ; car elle ne renferme
qu'une part de charbon et de soufre,
SUE
2448 MERCURE DE FRANCE
sur dix de salpêtre ou environ.
ayant
Mais la cause immédiate du bruit
c'est le mouvement violent de l'air à
l'occasion de l'explosion subite et véhémente
de la Poudre > car le feu
gagné dans un instant toute sa substance,
la grande raréfaction qui lui arrive , demande
un plus grand espace que celuiqu'elle
occupoit auparavant ; et trouvant
de la résistance dans l'air , elle le pousse
avec violence pour se faire un passage.
Et si nous admettons ce que dit Cardan ,
que la Poudre allumée occupe cent fois
plus d'espace qu'auparavant , nous concevrons
aisément la violence qu'elle fait
à l'air ; mais nous le concevrons encore
mieux si nous adoptons le calcul plus
raisonnable de Snellius qui prétend
qu'elle en occupe 12600 fois davantage.
Telle est la raison du bruit terrible
que
fait le canon , et cette même raison sert
à expliquer la cause du bruit du Tonnere.
Le Tonnere n'est autre chose qu'un
amas de parties sulphureuses et nitreuses
qui se sont allumées dans l'air , et qui
en demandant un plus grand espace , se
font un passage en brisant les nuës et
en écartant avec violence l'air qui les
environne. Lorsque la matiere estinflam
mable et que les nuages sont pressez , le
>
,
bruit
NOVEMBRE . 1733. 2449
bruit est véhément. Si le nuage est mince,'
et qu'il y ait peu de matiere , l'éruption
aboutit à de simples éclairs , quoique les
nuages n'ayent que 2000 pas de hauteur,
ce qui est leur plus grande élévation .
Delà vient que ces sortes d'éclairs sont
rarement nuisibles › et que le Tonnere
dans un tems serain est une espece de prodige
, quoique l'Histoire en fournisse
quelques exemples.
›
Les tremblemens de terre ont selon
toutes les apparences la même cause
quand des veines de souffre et de nitre
se sont allumées elles se raréfient et
passent avec effort au travers des corps
qui leur résistent. Si la matiere étoit abondante
, et renfermée étroitement , elle a
renversé des Montagnes et des Villes
entieres. Si elle étoit en petite quantité ,
et environnée de terre poreuse , elle n'a
causé que de legeres secousses qui n'ont
rien détruit. Les Anciens qui ignoroient
la composition et les effets de la Poudre
à canon , par laquelle on explique parfaitement
la génération des matieres , ne
pouvoient gueres que se tromper sur cet
article.
Maintenant si quelqu'un veut arrêter
le bruit de la Poudre , il faut qu'il travaille
sur le salpêtre , et qui voudra en
F alterer
2450 MERCURE DE FRANCE
alterer la couleur , doit travailler sur le
charbon, Il y a plusieurs manieres de faire
de la Poudre blanche , la meilleure que
je sçache , dit l'Auteur , c'est de substituer
au charbon de la Poudre de Saules
pourris car tout autre bois qui prend
feu aisément la feroit peut-être brune.
Il y en a qui , au rapport de Berringuccio
dans sa Pirothecnie , ont essayé
d'en faire de rouge . Mais tout ceci n'a
aucun rapport avec le bruit de la Poudre
qui a une autre cause , et qu'on peut également
, ou mieux , selon quelques- uns ,
rendre noire avec des charbons de lin
et de roseaux,ou même avec de la mêche,
et du linge brulé.
On peut en deux manieres arrêter le
bruit de la Poudre , ou en n'y mettant
point de salpêtre , ou bien en le dépouil
lant de sa qualité. Porta promet de dimis
nuer ou d'empêcber cet effet non -seulement
avec des corps graisseux en géné
ral , mais encore avec du Borax et du
beurre mélez ensemble dans une certaing
proportion ; d'où il arrivera , selon cer
Auteur , que le bruit sera à peine entendu
de celui qui le tirea ; et à la verité sĮ
l'on en met beaucoup , non seulement
la Poudre fera peu de bruit mais elle
sera encore très foible. Je n'ai trouvé
qu'un
-
,
NOVEMBRE. 1733 2451
qu'un seul exemple de Poudre faite sans
salpêtre : c'est Alphonse Duc de Ferrare
qui me le fournit. Ce Prince, au rapport
de Brassavole et de Cardan , inventa la
Poudre qui faisoit partir une Balle sans
bruit.
Il n'est donc point absurde de dire
qu'il y ait de la Poudre blanche , et nous
avoüerons même , continuë nôtre Auteur
, qu'elle peut ne causer aucun bruit.
Mais il est bien certain que , soit avec du
salpêtre , ou sans salpêtre , elle sera trèsfoible.
A mesure qu'elle est moins bruyanre
elle perd sa force aussi selon Bassavole
, la Poudre d'Alphonse ne pouvoit
tuer un poulet. Jamque pulvis inventus
est qui glandem sine bombo projicit
tamen vehementer , ut vel pullum interficere
possit.
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Résumé : Essay sur les Erreurs populaires &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'Essai sur les erreurs populaires' de Thomas Brown, traduit par Pierre Witte, analyse diverses opinions considérées comme vraies mais qui sont en réalité fausses ou douteuses. L'erreur est définie comme un faux jugement ou une approbation du faux. Le peuple, incapable de juger la véracité des objets, est souvent conduit à l'erreur par des causes telles que les fausses idées, la crédulité, l'incrédulité, la paresse et la prévention pour l'antiquité. L'ouvrage est structuré de manière méthodique et variée. Il commence par présenter les témoignages favorisant l'opinion reçue, puis les réfute en utilisant des témoignages supérieurs et des expériences. L'auteur souligne que le peuple est naturellement porté à l'erreur et facilement dupé par les imposteurs. Dans le troisième chapitre, l'auteur discute de la composition de la poudre à canon, qui se compose de salpêtre, de charbon et de soufre. Chaque composant joue un rôle spécifique : le soufre produit un feu violent, le charbon assure l'inflammabilité et le salpêtre contribue à la force et au bruit. La cause du bruit de la poudre est expliquée par la raréfaction subite de l'air lors de l'explosion. L'auteur aborde également les fables concernant la poudre blanche, affirmant que, bien que cette poudre puisse exister, elle sera toujours faible et causera peu de bruit. Il cite des exemples historiques et des méthodes pour modifier les propriétés de la poudre.
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7
p. 2451-2452
« LETTRE de M. S. B. Gruys, Capitaine de Dragons et Major de Brigade de [...] »
Début :
LETTRE de M. S. B. Gruys, Capitaine de Dragons et Major de Brigade de [...]
Mots clefs :
Dragons, Cavalerie
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texteReconnaissance textuelle : « LETTRE de M. S. B. Gruys, Capitaine de Dragons et Major de Brigade de [...] »
LETTRE de M. S. B. Gruys , Capitaine
de Dragons et Major de Brigade de
Cavalerie , au Service de L. H. P. où il
fait voir que les Dragons ne sont connus
aujourd'hui que de nom , et que leur véritable
service est d'être Fantassins à che
val , mêlez parmi la Cavalerie ; comme
aussi pour former la colomne hérissée de
Pertuisances , seconde Edition , corrigée
et augmentée par l'Auteur , en grand in
Fij 4°.
2452 MERCURE DE FRANCE
4°, enrichie de Planches et de Figures en
Taille Douce. Dédiée à S. A. S. Mgr . le
Prince de Nassau Stadt- Houder de Gueldres.
A la Haye , chez Isaac Beauregard.
de Dragons et Major de Brigade de
Cavalerie , au Service de L. H. P. où il
fait voir que les Dragons ne sont connus
aujourd'hui que de nom , et que leur véritable
service est d'être Fantassins à che
val , mêlez parmi la Cavalerie ; comme
aussi pour former la colomne hérissée de
Pertuisances , seconde Edition , corrigée
et augmentée par l'Auteur , en grand in
Fij 4°.
2452 MERCURE DE FRANCE
4°, enrichie de Planches et de Figures en
Taille Douce. Dédiée à S. A. S. Mgr . le
Prince de Nassau Stadt- Houder de Gueldres.
A la Haye , chez Isaac Beauregard.
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Résumé : « LETTRE de M. S. B. Gruys, Capitaine de Dragons et Major de Brigade de [...] »
M. S. B. Gruys, Capitaine de Dragons et Major de Brigade de Cavalerie, critique le rôle des Dragons, soulignant qu'ils agissent comme des fantassins à cheval et forment des colonnes de pertuisanes. Sa lettre est publiée dans le 'Mercure de France' n°2452, dédiée au Prince de Nassau, et disponible à La Haye chez Isaac Beauregard.
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8
p. 2452-2453
Livres nouveaux à Paris, chez BRIASSON.
Début :
Histoire des Rois de Pologne, et du Gouvernement de ce Royaume ; où l'on trouve un détail [...]
Mots clefs :
Histoire, Comédie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Livres nouveaux à Paris, chez BRIASSON.
Livres nouveaux à Paris , chez BRIASSON.
Histoire des Rois de Pologne , et du Gouvernement
de ce Royaume ; où l'on trouve un détail
très- circonstancié de tout ce qui s'est passé
de plus remarquable sous le Regne de FREDERIC
AUGUSTE, et pendant les deux derniers interregnes,
par M *** 4 vol. in 12. Amsterdam, 1734.
Le cinquiéme volume sous presse , contiendra
'Histoire de ce qui s'est passé depuis la Diette
de Convocation , jusques à l'Election du Roy
STANISLAS , et jusques à présent.
Mémoires très- fideles et très- éxacts des ExpéditionsMilitaires
qui se sont faites en Allemagne,
en Hollande et ailleurs depuis le Traité d'Aixla
- Chapelle jusques à celui de Nimegue , ausquels
on a joint la Relation de la Bataille de Senef, par
M. le Prince , et quelques autres Mémoires sur
les principales actions qui se sont passées pendant
cette guerre , in 12. 2. vol. 1734.
Le Droit de a Nature et des Gens , ou Systême
general des Principes les plus importans
de la Morale , de la Jurisprudence et de la Politique
, traduit du Latin de Puffendorf , avec les
Notes de M. de Barbeyrac , nouvelle Edition
très-augmentée , in 4. 2. vol. Amsterdem, 1734.
Refléxions sur la Poësie en general , sur l'Eglogue
, la Fable , l'Idylle , la Šatyre , l'Ode , et
sur les autres petits Poëmes , &c. suivies de trois
Lettres sur la décadence du Goût en France ,
M. R. D. S. M. in 8. La Haye , 1733 .
par
Memoire
NOVEMBR E. 1733. 2453
Mémoire de ce qui s'est passé sur Mer pendant
de 1688. jusqu'à 1697. entre la France
et Angleterre , par M. Burchett , in 12. Londres
, 1732.
la guerre
Continuation de l'Histoire du Parlement de
Bourgogne , depuis 1649. jusqu'en 1733. avec
les Armes et Blasons des Présidens et autres Of
ficiers de ce Parlement , in fol. Dijon , 1733 .
Nouvelle Histoire de la Ville de Tournus , et
de l'Abbaye de S. Filibert , avec une Table Chro
nologique , les preuves de l'Histoire , et le Pouil
lé des Bénefices et l'Histoire des Comtes de Châlons
, de Mâcon et des Sires de Baugé , avec figures
, 4. 2. vol . Dijon , 1735 .
in
Recherches interessantes sur l'Origine , la Formation
, &c. des Vers tuyau , qui infectent
les Vaisseaux et les Digues de Hollande , par
M. Massuet, avec figures , in 12. Amsterd. 1733 .
Traitez Géographiques et Historiques pour
faciliter l'intelligence de l'Ecriture Sainte ,
cueillis par M. de la Martiniere , in 12. 2 , vol .
La Haye.
rc-
Nouvelle Dissertation sur les paroles de la
Consécration de l'Eucharistie , avec une Lertre
de M. l'Abbé Dugué , in 8. 1733.
Les Quatre- Semblables , Comédie, par M. Dominique
, in 12. 1733.
Le Bouquet , Comédie , par Mrs Romagnesi
et Riccoboni , 1733-
On trouve chez le même Libraire toutes sortes
de Livres , tant de France , que des Pays étrangers .
Histoire des Rois de Pologne , et du Gouvernement
de ce Royaume ; où l'on trouve un détail
très- circonstancié de tout ce qui s'est passé
de plus remarquable sous le Regne de FREDERIC
AUGUSTE, et pendant les deux derniers interregnes,
par M *** 4 vol. in 12. Amsterdam, 1734.
Le cinquiéme volume sous presse , contiendra
'Histoire de ce qui s'est passé depuis la Diette
de Convocation , jusques à l'Election du Roy
STANISLAS , et jusques à présent.
Mémoires très- fideles et très- éxacts des ExpéditionsMilitaires
qui se sont faites en Allemagne,
en Hollande et ailleurs depuis le Traité d'Aixla
- Chapelle jusques à celui de Nimegue , ausquels
on a joint la Relation de la Bataille de Senef, par
M. le Prince , et quelques autres Mémoires sur
les principales actions qui se sont passées pendant
cette guerre , in 12. 2. vol. 1734.
Le Droit de a Nature et des Gens , ou Systême
general des Principes les plus importans
de la Morale , de la Jurisprudence et de la Politique
, traduit du Latin de Puffendorf , avec les
Notes de M. de Barbeyrac , nouvelle Edition
très-augmentée , in 4. 2. vol. Amsterdem, 1734.
Refléxions sur la Poësie en general , sur l'Eglogue
, la Fable , l'Idylle , la Šatyre , l'Ode , et
sur les autres petits Poëmes , &c. suivies de trois
Lettres sur la décadence du Goût en France ,
M. R. D. S. M. in 8. La Haye , 1733 .
par
Memoire
NOVEMBR E. 1733. 2453
Mémoire de ce qui s'est passé sur Mer pendant
de 1688. jusqu'à 1697. entre la France
et Angleterre , par M. Burchett , in 12. Londres
, 1732.
la guerre
Continuation de l'Histoire du Parlement de
Bourgogne , depuis 1649. jusqu'en 1733. avec
les Armes et Blasons des Présidens et autres Of
ficiers de ce Parlement , in fol. Dijon , 1733 .
Nouvelle Histoire de la Ville de Tournus , et
de l'Abbaye de S. Filibert , avec une Table Chro
nologique , les preuves de l'Histoire , et le Pouil
lé des Bénefices et l'Histoire des Comtes de Châlons
, de Mâcon et des Sires de Baugé , avec figures
, 4. 2. vol . Dijon , 1735 .
in
Recherches interessantes sur l'Origine , la Formation
, &c. des Vers tuyau , qui infectent
les Vaisseaux et les Digues de Hollande , par
M. Massuet, avec figures , in 12. Amsterd. 1733 .
Traitez Géographiques et Historiques pour
faciliter l'intelligence de l'Ecriture Sainte ,
cueillis par M. de la Martiniere , in 12. 2 , vol .
La Haye.
rc-
Nouvelle Dissertation sur les paroles de la
Consécration de l'Eucharistie , avec une Lertre
de M. l'Abbé Dugué , in 8. 1733.
Les Quatre- Semblables , Comédie, par M. Dominique
, in 12. 1733.
Le Bouquet , Comédie , par Mrs Romagnesi
et Riccoboni , 1733-
On trouve chez le même Libraire toutes sortes
de Livres , tant de France , que des Pays étrangers .
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Résumé : Livres nouveaux à Paris, chez BRIASSON.
Le document énumère des livres récemment publiés et disponibles chez le libraire Briasson à Paris. Parmi les ouvrages, 'Histoire des Rois de Pologne, et du Gouvernement de ce Royaume' en quatre volumes relate les événements sous le règne de Frédéric Auguste et les deux derniers interrègnes, avec un cinquième volume en préparation couvrant les événements jusqu'à l'élection du roi Stanislas. 'Mémoires très-fidèles et très-exacts des Expéditions Militaires' décrit les campagnes militaires en Allemagne, en Hollande et ailleurs entre les traités d'Aix-la-Chapelle et de Nimègue, incluant la bataille de Senef. Le document mentionne également des traductions et des éditions augmentées, comme 'Le Droit de la Nature et des Gens' de Puffendorf, traduit par Barbeyrac. D'autres publications incluent des réflexions sur la poésie, des mémoires sur les événements maritimes entre la France et l'Angleterre, des histoires du Parlement de Bourgogne, et des recherches sur divers sujets historiques et scientifiques. Le libraire propose aussi des comédies et des traités géographiques et historiques pour faciliter la compréhension de l'Écriture Sainte.
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9
p. 2453-2454
« On apprend de Verone, que Jean Alb. Tumernani, Imprimeur, y va donner par Souscription, [...] »
Début :
On apprend de Verone, que Jean Alb. Tumernani, Imprimeur, y va donner par Souscription, [...]
Mots clefs :
Longin, Traité du sublime
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texteReconnaissance textuelle : « On apprend de Verone, que Jean Alb. Tumernani, Imprimeur, y va donner par Souscription, [...] »
On apprend de Verone ; que
mernani , Imprimeur , y va donner par Souscription
, une belle Edition du Traité du Sublime
de Longin, en rec , en Latin , en Italien et en
Fiij Fran454
MERCURE DE FRANCE
François. Cette Edition sera in 4. grand papier
et à 4. colomnes. Le prix sera de 7. livres de
Venise , qui seront payées en souscrivant , et de
7. autres livres qui seront remises en recevant
P'Exemplaire.
mernani , Imprimeur , y va donner par Souscription
, une belle Edition du Traité du Sublime
de Longin, en rec , en Latin , en Italien et en
Fiij Fran454
MERCURE DE FRANCE
François. Cette Edition sera in 4. grand papier
et à 4. colomnes. Le prix sera de 7. livres de
Venise , qui seront payées en souscrivant , et de
7. autres livres qui seront remises en recevant
P'Exemplaire.
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10
p. 2454-2455
Ouverture des Academies après les vacances [titre d'après la table]
Début :
L'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres, recommença ses Séances le Vendredy [...]
Mots clefs :
Séance, Assemblée, Rivières, Instrument, Académie royale des inscriptions et belles-lettres, Académie royale des sciences
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Ouverture des Academies après les vacances [titre d'après la table]
L'Académie Royale des Inscriptions et Belles.
Lettres , recommença ses Séances le Vendredy
13. Novembre , par une Assemblée publique à
P'ordinaire ; M. le Cardinal de Polignac prési
doit à cette Assemblée , M. de Bose , Secretaire
de cette Académie , ouvrit la Séance par l'Eloge
de feu M. de Caumartin , Evêque de Blois , Académicien
Honoraire , mort le 30. Août dernier.
M. l'Abbé de Rosnel , lût ensuite une Dissertation
sur le renouvellement de l'ancien usage
de couronner les Poëtes et de leur décerner la
Couronne de Laurier avec le titre de Poeta Laureati.
M. Freret termina la Séance par une Dissertation
sur la certitude et sur l'antiquité de la Chronologie
Chinoise , et montra que l'Epoque du
commencement des temps historiques de cette
Nation ne remonte tout au plus qu'au temps de
la Vocation d'Abraham , à ne consulter même
que les Traditions assurées et les Monumens authentiques
de l'Histoire Chinoise , d'où il résulte
que la Chronologie de cette Nation s'accorde
parfaitement avec celle de l'Ecriture , quoique
tous ceux qui en avoient parlé jusques à present
ayent supposé le contraire,
Le Samedy 14. l'Académie Royale des Sciences
, tint son Assemblée publique , à laquelle le
Cardinal de Polignac présida . M. Cassini ouvrit
la Séance par la lecture d'un Mémoire qui contient
:
NOVEMBRE . 1733. 2453
tient une partie des Opérations qu'il a faites pour
décrire sur la Superficie convexe de la Terre ,
une ligne perpendiculaire au Méridien qui passe
par l'Observatoire Royal de Paris. Ce grand tra
vail , qui a été fait par l'ordre du Roy , a été
poussé cet Eté jusqu'à S. Malo.
M. Jussieu , lût ensuite un Mémoire , dans lequel
il recherche la cause des Maladies populaires
, qui accompagnent ordinairement les basses
eaux des Rivieres , et telles qu'on les éprouva
dans l'Eté de 1731. où les Rivieres de Seine et
de Marne furent extrêmement basses .
M. de la Condamine , donna ensuite la Description
d'un Instrument propre à observer en
Mer avec plus de justesse , la variation de l'Aiguille
aimantée.
M. Pitot , lût aussi un Memoire tendant à
perfectionner l'Instrument qu'il publia l'année
derniere et qui est propre à mesurer la vitesse des
Courants des Rivieres , et du Sillage des Vaisseaux.
M. Pitot déclara qu'il devoit cette Addition,
faite à son Instrument, à M. d'Onsembray.
M. Dufay , finit la Séance par la lecture d'un
troisiéme Memoire sur l'Electricité des corps.
Nous donnerons des Extraits de ces Memoires
dans le premier et le second Volume du Mercure
de Décembre.
Lettres , recommença ses Séances le Vendredy
13. Novembre , par une Assemblée publique à
P'ordinaire ; M. le Cardinal de Polignac prési
doit à cette Assemblée , M. de Bose , Secretaire
de cette Académie , ouvrit la Séance par l'Eloge
de feu M. de Caumartin , Evêque de Blois , Académicien
Honoraire , mort le 30. Août dernier.
M. l'Abbé de Rosnel , lût ensuite une Dissertation
sur le renouvellement de l'ancien usage
de couronner les Poëtes et de leur décerner la
Couronne de Laurier avec le titre de Poeta Laureati.
M. Freret termina la Séance par une Dissertation
sur la certitude et sur l'antiquité de la Chronologie
Chinoise , et montra que l'Epoque du
commencement des temps historiques de cette
Nation ne remonte tout au plus qu'au temps de
la Vocation d'Abraham , à ne consulter même
que les Traditions assurées et les Monumens authentiques
de l'Histoire Chinoise , d'où il résulte
que la Chronologie de cette Nation s'accorde
parfaitement avec celle de l'Ecriture , quoique
tous ceux qui en avoient parlé jusques à present
ayent supposé le contraire,
Le Samedy 14. l'Académie Royale des Sciences
, tint son Assemblée publique , à laquelle le
Cardinal de Polignac présida . M. Cassini ouvrit
la Séance par la lecture d'un Mémoire qui contient
:
NOVEMBRE . 1733. 2453
tient une partie des Opérations qu'il a faites pour
décrire sur la Superficie convexe de la Terre ,
une ligne perpendiculaire au Méridien qui passe
par l'Observatoire Royal de Paris. Ce grand tra
vail , qui a été fait par l'ordre du Roy , a été
poussé cet Eté jusqu'à S. Malo.
M. Jussieu , lût ensuite un Mémoire , dans lequel
il recherche la cause des Maladies populaires
, qui accompagnent ordinairement les basses
eaux des Rivieres , et telles qu'on les éprouva
dans l'Eté de 1731. où les Rivieres de Seine et
de Marne furent extrêmement basses .
M. de la Condamine , donna ensuite la Description
d'un Instrument propre à observer en
Mer avec plus de justesse , la variation de l'Aiguille
aimantée.
M. Pitot , lût aussi un Memoire tendant à
perfectionner l'Instrument qu'il publia l'année
derniere et qui est propre à mesurer la vitesse des
Courants des Rivieres , et du Sillage des Vaisseaux.
M. Pitot déclara qu'il devoit cette Addition,
faite à son Instrument, à M. d'Onsembray.
M. Dufay , finit la Séance par la lecture d'un
troisiéme Memoire sur l'Electricité des corps.
Nous donnerons des Extraits de ces Memoires
dans le premier et le second Volume du Mercure
de Décembre.
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Résumé : Ouverture des Academies après les vacances [titre d'après la table]
Le 13 novembre 1733, l'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres reprit ses séances avec une assemblée publique présidée par le Cardinal de Polignac. M. de Bose rendit hommage à feu M. de Caumartin, évêque de Blois. L'Abbé de Rosnel discuta du renouvellement de l'usage de couronner les poètes avec une couronne de laurier. M. Freret présenta une dissertation sur la chronologie chinoise, démontrant que les temps historiques de cette nation ne remontent pas au-delà de la vocation d'Abraham, en accord avec la chronologie biblique. Le 14 novembre, l'Académie Royale des Sciences tint également une assemblée publique présidée par le Cardinal de Polignac. M. Cassini parla des travaux pour décrire une ligne perpendiculaire au méridien passant par l'Observatoire Royal de Paris. M. Jussieu aborda les causes des maladies populaires lors des basses eaux des rivières. M. de la Condamine présenta un instrument pour observer la variation de l'aiguille aimantée en mer. M. Pitot améliora son instrument pour mesurer la vitesse des courants des rivières et du sillage des vaisseaux. Enfin, M. Dufay lut un mémoire sur l'électricité des corps. Des extraits de ces mémoires furent publiés dans les premiers volumes du Mercure de décembre.
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11
p. 2455-2456
OUVERTURE du College Royal.
Début :
Les Professeurs du College Royal de France, fondé à Paris par le Roy François I. le Pere et [...]
Mots clefs :
Collège royal de France, Langue
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : OUVERTURE du College Royal.
OUVERTURE du College Royal.
Les Professeurs du College Royal de France .
Fondé à Paris par le Roy François I. le Pere et
le Restaurateur des Lettres , reprirent leurs Exer
cices , et commencerent leur Année Académique
Je Lundi 23. Novembre. Voici les noms des Sçavans
qui remplissent actuellement les Chaires de
se fameux College, sous l'inspection de M. An-
Eij teing
246 MERCURE DE FRANCE
toine Lancelot , de l'Académie Royale des Inscriptions
et Belles - Lettres , Censeur Royal des
Livres.
Pour la Langue Hébraïque.
Mrs Sallier et Henry.
Pour la Langue Grecque.
Mrs Capperonnier et ...
Pour les Mathématiques :
Mrs Chevallier et Privat de Molieres.
Pour la Philosophie.
Mrs Terrasson et Privat de Molieres
Pour l'Eloquence Latine.
Mrs Rollin et Souchay.
Pour la Medicine , la Chirurgie , la
Pharmacie et la Botanique.
Mrs Andry , Burette , Astruc et du Bois.
Pour la Langue Arabe.
Mrs de Fiennes , Secretaire- Interprete ordinaire
du Roy , et Fourmont
Pour le Droit- Canon.
Mrs Cappon et le Merre.
Pour la Langue Syriaque .
M. l'Abbé Fourmont .
Les Professeurs du College Royal de France .
Fondé à Paris par le Roy François I. le Pere et
le Restaurateur des Lettres , reprirent leurs Exer
cices , et commencerent leur Année Académique
Je Lundi 23. Novembre. Voici les noms des Sçavans
qui remplissent actuellement les Chaires de
se fameux College, sous l'inspection de M. An-
Eij teing
246 MERCURE DE FRANCE
toine Lancelot , de l'Académie Royale des Inscriptions
et Belles - Lettres , Censeur Royal des
Livres.
Pour la Langue Hébraïque.
Mrs Sallier et Henry.
Pour la Langue Grecque.
Mrs Capperonnier et ...
Pour les Mathématiques :
Mrs Chevallier et Privat de Molieres.
Pour la Philosophie.
Mrs Terrasson et Privat de Molieres
Pour l'Eloquence Latine.
Mrs Rollin et Souchay.
Pour la Medicine , la Chirurgie , la
Pharmacie et la Botanique.
Mrs Andry , Burette , Astruc et du Bois.
Pour la Langue Arabe.
Mrs de Fiennes , Secretaire- Interprete ordinaire
du Roy , et Fourmont
Pour le Droit- Canon.
Mrs Cappon et le Merre.
Pour la Langue Syriaque .
M. l'Abbé Fourmont .
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Résumé : OUVERTURE du College Royal.
Le Collège Royal de France, fondé à Paris par le roi François Ier, a repris ses activités académiques le 23 novembre. Ce collège est reconnu pour son rôle dans la restauration des lettres. Antoine Lancelot, membre de l'Académie Royale des Inscriptions et Belles-Lettres et censeur royal des livres, supervise les activités sous la direction de M. Antoine Eij teing. Les chaires sont occupées par des savants tels que Sallier et Henry pour la langue hébraïque, Capperonnier et un autre professeur pour la langue grecque, Chevallier et Privat de Molieres pour les mathématiques, Terrasson et Privat de Molieres pour la philosophie, Rollin et Souchay pour l'éloquence latine, Andry, Burette, Astruc et du Bois pour la médecine, la chirurgie, la pharmacie et la botanique, de Fiennes et Fourmont pour la langue arabe, Cappon et le Merre pour le droit canon, et l'Abbé Fourmont pour la langue syriaque.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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12
p. 2456-2458
LETTRE écrite de Perigueux à l'Auteur du Bureau Tipographique.
Début :
Il n'y a pas long-tems que j'ai reçû, Monsieur, la troisiéme Classe du Bureau Tipographique, [...]
Mots clefs :
Bureau typographique, Instructions, Enfant, Latin
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite de Perigueux à l'Auteur du Bureau Tipographique.
LETTRE écrite de Perigueux à l'Auteu
du Bureau Tipographique.
Il n'y apas long- tems que j'ai reçû, Monsieur,
la troisième Classe du Bureau Tipographique,
que je vous avois prié de m'envoyer . Ce Bureau
m'a
NOVEMBRE. 1733. 2457
m'a paru du premier abord remplir assez bien
l'idée que je m'en étois faite , sur le rapport de
ceux qui en ont vû l'exercice à Paris ; et quoique
j'y aye trouvé plusieurs choses dont j'ignore encore
l'usage , j'espere qu'en voyant les instructions
que vous avez déja données et celles que
vous pourrez donner dans la suite , je comprendrai
facilement tout ce qui me paroît obscur à
present.
Voici les principales difficultez qui m'embarassent
et ausquelles vous me ferez plaisir de répondre
, soit par les éclaircissemens generaux
que vous donnerez au Public dans l'Ouvrage
que vous faites imprimer , soit par les instructions
particulieres que vous m'avez promises .
Premierement , de deux Enfans que j'ai , l'un a
près de quatre ans , et l'autre n'en a pas encore
deux , je conçois , comme vous l'avez dit quelque
part , qu'un Enfant de trois à quatre ans
peut être amusé utilement aux jeux Tipographes
, mais celui de deux ans n'est- il pas encore
trop jeune pour cet exercice !
Secondement , vous conseillez , par rapport à
la lecture , de commencer par celle du Latin plu
tôt que par celle du François , cependant je trouve
bien des gens d'un avis contraire , de même
que sur la nouvelle dénomination des lettres ,
contre laquelle j'ai vû faire d'assez bonnes objec
tions. Autres questions à résoudre ; est- il croya
ble que par le seul moyen du Jeu Tipographique
et sans le secours des Livres , on puisse apprendre
à lire ensuite couramment par tour ? D'un :
autre côté , faut -il qu'un enfant âgé au moins
de sept à huit ans , scache lire avant que d'être
mis à l'écriture ?
Mais ce qui me fait le plus de peine à com- -
By prendre
2458 MERCURE DE FRANCE
prendre , c'est ce que vous nommez le Rudiment
Pratique de la Langue Latine. Il est vrai que je
n'ai point vû cette derniere partie de votre Sistême
, mais je vous avoue franchement que je
ne conçois presque rien à tout ce que l'on m'en
a dit , je ne conçois , dis-je , point , qu'on puisse
faire entrer dans des logettes ou sur des cartes
isolées , les premières notions de la Grammaire
Latine ni d'aucune autre Langue , et vous m'obligerez
fort si vous voulez bien vous donner
la peine de m'expliquer sur cela votre Méthode.
Je suis , Monsieur , & c.
du Bureau Tipographique.
Il n'y apas long- tems que j'ai reçû, Monsieur,
la troisième Classe du Bureau Tipographique,
que je vous avois prié de m'envoyer . Ce Bureau
m'a
NOVEMBRE. 1733. 2457
m'a paru du premier abord remplir assez bien
l'idée que je m'en étois faite , sur le rapport de
ceux qui en ont vû l'exercice à Paris ; et quoique
j'y aye trouvé plusieurs choses dont j'ignore encore
l'usage , j'espere qu'en voyant les instructions
que vous avez déja données et celles que
vous pourrez donner dans la suite , je comprendrai
facilement tout ce qui me paroît obscur à
present.
Voici les principales difficultez qui m'embarassent
et ausquelles vous me ferez plaisir de répondre
, soit par les éclaircissemens generaux
que vous donnerez au Public dans l'Ouvrage
que vous faites imprimer , soit par les instructions
particulieres que vous m'avez promises .
Premierement , de deux Enfans que j'ai , l'un a
près de quatre ans , et l'autre n'en a pas encore
deux , je conçois , comme vous l'avez dit quelque
part , qu'un Enfant de trois à quatre ans
peut être amusé utilement aux jeux Tipographes
, mais celui de deux ans n'est- il pas encore
trop jeune pour cet exercice !
Secondement , vous conseillez , par rapport à
la lecture , de commencer par celle du Latin plu
tôt que par celle du François , cependant je trouve
bien des gens d'un avis contraire , de même
que sur la nouvelle dénomination des lettres ,
contre laquelle j'ai vû faire d'assez bonnes objec
tions. Autres questions à résoudre ; est- il croya
ble que par le seul moyen du Jeu Tipographique
et sans le secours des Livres , on puisse apprendre
à lire ensuite couramment par tour ? D'un :
autre côté , faut -il qu'un enfant âgé au moins
de sept à huit ans , scache lire avant que d'être
mis à l'écriture ?
Mais ce qui me fait le plus de peine à com- -
By prendre
2458 MERCURE DE FRANCE
prendre , c'est ce que vous nommez le Rudiment
Pratique de la Langue Latine. Il est vrai que je
n'ai point vû cette derniere partie de votre Sistême
, mais je vous avoue franchement que je
ne conçois presque rien à tout ce que l'on m'en
a dit , je ne conçois , dis-je , point , qu'on puisse
faire entrer dans des logettes ou sur des cartes
isolées , les premières notions de la Grammaire
Latine ni d'aucune autre Langue , et vous m'obligerez
fort si vous voulez bien vous donner
la peine de m'expliquer sur cela votre Méthode.
Je suis , Monsieur , & c.
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Résumé : LETTRE écrite de Perigueux à l'Auteur du Bureau Tipographique.
En novembre 1733, une lettre est envoyée à l'auteur du Bureau Tipographique. L'expéditeur, ayant reçu la troisième classe du Bureau Tipographique, la juge conforme à ses attentes mais rencontre des difficultés et pose plusieurs questions. Il s'interroge sur l'âge approprié pour débuter les jeux typographiques, notamment pour un enfant de deux ans. Il demande également des éclaircissements sur la priorité entre l'apprentissage du latin et du français, ainsi que sur la nouvelle dénomination des lettres. L'expéditeur souhaite savoir si le jeu typographique suffit pour apprendre à lire couramment et si un enfant doit savoir lire avant d'apprendre à écrire. Enfin, il exprime sa confusion concernant le 'Rudiment Pratique de la Langue Latine' et demande des explications sur la méthode utilisée pour enseigner la grammaire latine via des logettes ou des cartes isolées.
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13
p. 2458
Prix de la Sosieté [sic] des Arts &c. [titre d'après la table]
Début :
La Societé des Arts differera jusqu'au retour de S. A. S. Monseigneur le Comte de Clermont, [...]
Mots clefs :
Société des arts, Comte de Clermont, Prix, Assemblée, Mémoires, Sujets
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texteReconnaissance textuelle : Prix de la Sosieté [sic] des Arts &c. [titre d'après la table]
La Societé des Arts differera jusqu'au retouf
de S. A. S Monseigneur le Comte de Clermont,
son Protecteur , l'Assemblée publique , qu'elle
devoit tenir immédiatement après la S. Martin
de cette année 1733. Elle avertit qu'à l'égard des
deux Prix qu'elle devoit distribuer dans la même
Assemblée , quoique dans les Memoires qui
ont concouru pour ces Prix , il y ait beaucoup
de choses aussi utiles que curieuses , et qui prouvent
le zele et la capacité de leurs Auteurs ,
elle n'y a trouvé neanmoins rien d'assez
nouveau ou d'assez bien developpé pour mériter
de remporrer les Prix proposez , et qu'ainsi
elle recevra encore jusques au premier
Mars 1734. non seulement les mêmes Memoires
augmentez ou éclaircis par des figures
exactes ( qui manquent à la plupart ) mais même
les Memoires nouveaux qui lui seront envoyez
, soit sur les Sujets compris dans le Programme
, soit sur d'autres Sujets , pourvû qu'ils
puissent contribuer à la perfection des Arts , et
qu'elle ne distribuera les Prix que dans l'Assemblée
d'après Pâques de l'année. 1734.
de S. A. S Monseigneur le Comte de Clermont,
son Protecteur , l'Assemblée publique , qu'elle
devoit tenir immédiatement après la S. Martin
de cette année 1733. Elle avertit qu'à l'égard des
deux Prix qu'elle devoit distribuer dans la même
Assemblée , quoique dans les Memoires qui
ont concouru pour ces Prix , il y ait beaucoup
de choses aussi utiles que curieuses , et qui prouvent
le zele et la capacité de leurs Auteurs ,
elle n'y a trouvé neanmoins rien d'assez
nouveau ou d'assez bien developpé pour mériter
de remporrer les Prix proposez , et qu'ainsi
elle recevra encore jusques au premier
Mars 1734. non seulement les mêmes Memoires
augmentez ou éclaircis par des figures
exactes ( qui manquent à la plupart ) mais même
les Memoires nouveaux qui lui seront envoyez
, soit sur les Sujets compris dans le Programme
, soit sur d'autres Sujets , pourvû qu'ils
puissent contribuer à la perfection des Arts , et
qu'elle ne distribuera les Prix que dans l'Assemblée
d'après Pâques de l'année. 1734.
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Résumé : Prix de la Sosieté [sic] des Arts &c. [titre d'après la table]
La Société des Arts a reporté l'assemblée publique prévue après la Saint-Martin 1733 en attendant le retour du Comte de Clermont, son protecteur. Les mémoires soumis pour les deux prix à attribuer contenaient des informations utiles mais manquaient de nouveauté ou de développement. La Société accepte de recevoir jusqu'au 1er mars 1734 les mêmes mémoires améliorés ou éclaircis par des figures exactes, ainsi que de nouveaux mémoires sur les sujets du programme ou d'autres sujets pertinents. Les prix seront distribués lors de l'assemblée suivant Pâques en 1734.
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14
p. 2459
« La Faculté de Médecine de Paris, toujours attentive au bien public, et dans la vûë de perfectionner [...] »
Début :
La Faculté de Médecine de Paris, toujours attentive au bien public, et dans la vûë de perfectionner [...]
Mots clefs :
Faculté de médecine de Paris, Chirurgie, Examen, Bacheliers, Opérations
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texteReconnaissance textuelle : « La Faculté de Médecine de Paris, toujours attentive au bien public, et dans la vûë de perfectionner [...] »
La Faculté de Médecine de Paris , toujours at
gentive au bien public , et dans la vûë de perfectionner
la Chirurgie en exerçant ses Eleves à la
pratique de cet Art , a jugé à propos de substi
tuer à l'examen de Chirurgie qu'elle faisoit subir
à ses Bacheliers , des Exercices sur l'Anatomie et
sur les Opérations Chirurgicales ; cet établissement
est porté par un Decret de la même Faculté
du 29. Septembre 1733. qui dit que nuls Bacheliers
ne pourront à l'avenir recevoir le degré de
Licence , s'il n'ont pendant le cours de deux années
qu'ils demeureront sur les bancs , executé
de leurs propres mains sur des cadavres , les dissections
anatomiques et les Operations de la
Chirurgie , en subissant devant toute la Faculté ,
un examen de sept jours consécutifs sur chacune
de ces matieres.
gentive au bien public , et dans la vûë de perfectionner
la Chirurgie en exerçant ses Eleves à la
pratique de cet Art , a jugé à propos de substi
tuer à l'examen de Chirurgie qu'elle faisoit subir
à ses Bacheliers , des Exercices sur l'Anatomie et
sur les Opérations Chirurgicales ; cet établissement
est porté par un Decret de la même Faculté
du 29. Septembre 1733. qui dit que nuls Bacheliers
ne pourront à l'avenir recevoir le degré de
Licence , s'il n'ont pendant le cours de deux années
qu'ils demeureront sur les bancs , executé
de leurs propres mains sur des cadavres , les dissections
anatomiques et les Operations de la
Chirurgie , en subissant devant toute la Faculté ,
un examen de sept jours consécutifs sur chacune
de ces matieres.
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Résumé : « La Faculté de Médecine de Paris, toujours attentive au bien public, et dans la vûë de perfectionner [...] »
En 1733, la Faculté de Médecine de Paris a réformé l'examen de chirurgie pour les bacheliers. Désormais, ils doivent réaliser des dissections et des opérations sur des cadavres durant deux années. Un examen de sept jours devant la Faculté est également requis pour obtenir la licence.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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15
p. 2459-2460
Prix de l'Academie de Bordeaux &c. [titre d'après la table]
Début :
On a vû dans les Gazettes d'Hollande le Programme suivant, de l'Académie de Bourdeaux, [...]
Mots clefs :
Académie de Bordeaux, Auteur, Isaac Sarrau de Boynet, Circulation de la sève dans les plantes, Prix, Dissertation
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Prix de l'Academie de Bordeaux &c. [titre d'après la table]
On a vu dans les Gazettes d'Hollande le Programme
suivant , de l'Académie de Bourdeaux
qu'on nous prie de donner ici avec quelques éclair
Cissemens fournis par le P.S. J. Auteur de la Dissertation
dont il est fait mention .
L'Académie assemblée le 8. Septembre 1733 %
présents Messieurs , & c. Après qu'il a été vérifié
( a) que le véritable Auteur de la Dissertation
Sur la Circulation de la séve dans les Planes,
couronnée et imprimée sous le nom de M. de la
Baisse , a déja remporté trois Prix en differentes
années . Vû la déliberation ( 6 ) du 29. Avril 1717--
par laquelle il est statué , qu'un même Auteur ne
(a) L'Auteur s'est découvert lui-même en décla→
vant qu'il ne prétendoit point au Prix.
(b) Cette Déliberation n'a point été notifiée à
l'Auteur , comme elle lefut à M. de Mairan. 1
F vj pourra
2460 MERCURE DE FRANCE
pourra obtenir que trois Prix , et que M. le Secretaire
sera chargé de prier ceux qui se trouveront
dans le cas , de ne plus travailler pour le concours .
M.le Secretaire ayant dit qu'il avoit averti l'Auteur
cy-dessus , lorsqu'il eut remporté le troisiéme
Prix dans la même forme que le fut M. de
Mairan (a) en 1717. l'Académie a déliberé que
la Médaille d'or décernée à l'Auteur de la Dissertation
sur la circulation de la Séve dans les
Plantes , demeurera réservée pour un deuxième
Prix à distribuer le 25. Août 1734
Ce nouveau Prix réservé est destiné à celui
qui expliquera avec le plus de probabilité la dureté
, la molesse et la fluidité des corps.
Les Dissertations pourront être en François
ou en Latin ; elles ne seront reçûës pour le concours
que jusqu'au premier May Prochain inclusivement.
Au bas des Dissertations il y aura une Sentence
, et l'Auteur mettra dans un Billet séparé -
et cacheté , la même Sentence , avec son nom ,
ses qualitez et sa demeure d'une façon qui ne
puisse pas former d'équivoque.
Les Paquets seront a franchis de port et adressez .
à M. Sarrau , Secretaire de l'Académie , ruë de
Gourgues, ou au sieur Brun, Imprimeur de l'Académie
, rue Saint James. Signé , SARRAU , Secretaire
de l'Académie.
(a) M: de Mairanfut priê de ne plus concourir
et reçû Académicien , et l'on n'a pas même répandu
à l'Auteur sur ce qu'il demandoit s'il pouvoit
seulementprétendre à ce titre.
suivant , de l'Académie de Bourdeaux
qu'on nous prie de donner ici avec quelques éclair
Cissemens fournis par le P.S. J. Auteur de la Dissertation
dont il est fait mention .
L'Académie assemblée le 8. Septembre 1733 %
présents Messieurs , & c. Après qu'il a été vérifié
( a) que le véritable Auteur de la Dissertation
Sur la Circulation de la séve dans les Planes,
couronnée et imprimée sous le nom de M. de la
Baisse , a déja remporté trois Prix en differentes
années . Vû la déliberation ( 6 ) du 29. Avril 1717--
par laquelle il est statué , qu'un même Auteur ne
(a) L'Auteur s'est découvert lui-même en décla→
vant qu'il ne prétendoit point au Prix.
(b) Cette Déliberation n'a point été notifiée à
l'Auteur , comme elle lefut à M. de Mairan. 1
F vj pourra
2460 MERCURE DE FRANCE
pourra obtenir que trois Prix , et que M. le Secretaire
sera chargé de prier ceux qui se trouveront
dans le cas , de ne plus travailler pour le concours .
M.le Secretaire ayant dit qu'il avoit averti l'Auteur
cy-dessus , lorsqu'il eut remporté le troisiéme
Prix dans la même forme que le fut M. de
Mairan (a) en 1717. l'Académie a déliberé que
la Médaille d'or décernée à l'Auteur de la Dissertation
sur la circulation de la Séve dans les
Plantes , demeurera réservée pour un deuxième
Prix à distribuer le 25. Août 1734
Ce nouveau Prix réservé est destiné à celui
qui expliquera avec le plus de probabilité la dureté
, la molesse et la fluidité des corps.
Les Dissertations pourront être en François
ou en Latin ; elles ne seront reçûës pour le concours
que jusqu'au premier May Prochain inclusivement.
Au bas des Dissertations il y aura une Sentence
, et l'Auteur mettra dans un Billet séparé -
et cacheté , la même Sentence , avec son nom ,
ses qualitez et sa demeure d'une façon qui ne
puisse pas former d'équivoque.
Les Paquets seront a franchis de port et adressez .
à M. Sarrau , Secretaire de l'Académie , ruë de
Gourgues, ou au sieur Brun, Imprimeur de l'Académie
, rue Saint James. Signé , SARRAU , Secretaire
de l'Académie.
(a) M: de Mairanfut priê de ne plus concourir
et reçû Académicien , et l'on n'a pas même répandu
à l'Auteur sur ce qu'il demandoit s'il pouvoit
seulementprétendre à ce titre.
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Résumé : Prix de l'Academie de Bordeaux &c. [titre d'après la table]
Le 8 septembre 1733, l'Académie de Bordeaux a examiné une dissertation sur la circulation de la sève dans les plantes, couronnée et imprimée sous le nom de M. de la Baisse. L'auteur avait déjà remporté trois prix, mais cette information ne lui avait pas été notifiée comme elle l'avait été à M. de Mairan. L'Académie a décidé de réserver la médaille d'or pour un nouveau prix, destiné à celui qui expliquera la dureté, la molesse et la fluidité des corps. Les dissertations, en français ou en latin, doivent être soumises avant le 1er mai 1734. Chaque dissertation doit inclure une sentence, et l'auteur doit fournir un billet cacheté avec la même sentence, son nom, ses qualités et sa demeure. Les paquets doivent être adressés à M. Sarrau, secrétaire de l'Académie, ou à M. Brun, imprimeur de l'Académie.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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16
p. 2460-2461
Nouvelles Estampes &c. [titre d'après la table]
Début :
Le sieur Moyreau a gravé et mis en vente depuis peu une Estampe en hauteur, d'après le [...]
Mots clefs :
Estampe
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Estampes &c. [titre d'après la table]
Le sieur Moyreau a gravé et mis en vente.
depuis peu une Estampe en hauteur , d'aprè ple
Tableau original de Ph. Wovermans , de 20
pouces de haut sur 17. de large , du Cabinet de
M. Hallée , Chevalier de l'Ordre de S. Michel.
Elle est intitulée , les Marchands de Chevaux , et
se vend chez l'Auteur , ruë Galande , vis - à- vis .
S. Blaise.
depuis peu une Estampe en hauteur , d'aprè ple
Tableau original de Ph. Wovermans , de 20
pouces de haut sur 17. de large , du Cabinet de
M. Hallée , Chevalier de l'Ordre de S. Michel.
Elle est intitulée , les Marchands de Chevaux , et
se vend chez l'Auteur , ruë Galande , vis - à- vis .
S. Blaise.
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17
p. 2461-2462
Nouveaux ouvrages de Musique. [titre d'après la table]
Début :
M. Aubert, Intendant de la Musique de S. A. S. M. le Duc, vient de donner au Public sa sixiéme [...]
Mots clefs :
Musique, Public, Symphonie, Musettes, Violons, Hautbois
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouveaux ouvrages de Musique. [titre d'après la table]
M. Aubert, Intendant de la Musique de S. A.S.
M. le Duc , vient de donner au Public sa sixiéme
suite du Concert de Symphonie ; cet Ouvrage
est fait exprès pour les Musettes et pour les
Vielles , et peut cependant s'executer , ainsi que.
les cinq précédentes Suites , par les Violons ,
Flutes et Hautbois. L'Auteur donnera à la fin
du present mois un Livre nouveau intitulé , les
Amusettes , contenant six Amusettes ou Sonatilles,
pour les Vielles, Musettes, Violons , Flutes , et
Hautbois , avec la Basse- Continuë. Cette OEuvre
pourra s'executer sur le Clavecin, Dessus et Basse,
en forme de Pieces . On trouve tous cesOuvrages à
la Regle d'or , ruë S. Honoré , à la Croix d'or , ruë
du Roule et chez l'Auteur , rue S. Honoré , visà-
vis la ruë de Grenelle , aux Dames de France,
M. Michel , Chanoine et Maître de Musique
de la Sainte Chapelle de Dijon , a fait chanter
devant le Roy , tous les jours depuis le 23 Octobre
jusqu'au 31. differens Motets , qui ont été
goutez géneralement de toute la Cour et des
Connoisseurs.
Il doit donner au Public incessamment quelques
uns de ses Ouvrages , qui sont actuellement sous
presse ; sçavoir, un Motet à grand Choeur , executé
devant le Roy , et des Leçons de Jeremie à
une , à deux et à trois voix , avec Symphonie et
Sans Symphonie , tant pour les Communautez
Religieuses
2462 MERCURE DE FRANCE
Religieuses , que pour les Chapitres , avec quelques
Observations curieuses ; et se débiteront
à l'Ordinaire chez les sieurs Boivin et le Cler ,
Paris.
Premier Livre de Sonnates , pour le Violoncelle
composé par M. Barriere , Ordinaire de l'Académie
Royale de Musique. Il se vend chez
Boivin , rue S. Honoré , et chez l'Auteur ,
rue des Poulies.
Le sieur Chedeville , cadet , a donné à la Musette
, des augmentations de tours , par le moyen
desquels ceux qui jouent de cet kastrument , peuvent
executer toute sorte de Musique en la transposant
dans le mode convenable. Ces Musettes
descendent en C , sol , ut , en bas , et montent en
G , Ré , Sol de la seconde octave ; elles permettent
de jouer un air entier par accords , et leg
tours d'augmentation s'articulent d'autant
Imieux qu'ils sont tous indépendans les uns des
autres : le grand Chalumeau est tout à l'ordinai
re ; il n'y a de changement que dans la forme du
petit Chalumeau , dont les clefs sont posées et
arrangées avec tant d'art , qu'il faudra peu d'étude
pour en faire usage.
Il vient de donner aussi au Public les Danses
amusantes , son quatrième Livre ; OEuvres pour
la Musette , Vielle , Flute , Hautbois et Violons.
Il demeure dans le petit Cloitre S. Opportune
vis-à-vis la rue des Lombards au Lion d'or..
M. le Duc , vient de donner au Public sa sixiéme
suite du Concert de Symphonie ; cet Ouvrage
est fait exprès pour les Musettes et pour les
Vielles , et peut cependant s'executer , ainsi que.
les cinq précédentes Suites , par les Violons ,
Flutes et Hautbois. L'Auteur donnera à la fin
du present mois un Livre nouveau intitulé , les
Amusettes , contenant six Amusettes ou Sonatilles,
pour les Vielles, Musettes, Violons , Flutes , et
Hautbois , avec la Basse- Continuë. Cette OEuvre
pourra s'executer sur le Clavecin, Dessus et Basse,
en forme de Pieces . On trouve tous cesOuvrages à
la Regle d'or , ruë S. Honoré , à la Croix d'or , ruë
du Roule et chez l'Auteur , rue S. Honoré , visà-
vis la ruë de Grenelle , aux Dames de France,
M. Michel , Chanoine et Maître de Musique
de la Sainte Chapelle de Dijon , a fait chanter
devant le Roy , tous les jours depuis le 23 Octobre
jusqu'au 31. differens Motets , qui ont été
goutez géneralement de toute la Cour et des
Connoisseurs.
Il doit donner au Public incessamment quelques
uns de ses Ouvrages , qui sont actuellement sous
presse ; sçavoir, un Motet à grand Choeur , executé
devant le Roy , et des Leçons de Jeremie à
une , à deux et à trois voix , avec Symphonie et
Sans Symphonie , tant pour les Communautez
Religieuses
2462 MERCURE DE FRANCE
Religieuses , que pour les Chapitres , avec quelques
Observations curieuses ; et se débiteront
à l'Ordinaire chez les sieurs Boivin et le Cler ,
Paris.
Premier Livre de Sonnates , pour le Violoncelle
composé par M. Barriere , Ordinaire de l'Académie
Royale de Musique. Il se vend chez
Boivin , rue S. Honoré , et chez l'Auteur ,
rue des Poulies.
Le sieur Chedeville , cadet , a donné à la Musette
, des augmentations de tours , par le moyen
desquels ceux qui jouent de cet kastrument , peuvent
executer toute sorte de Musique en la transposant
dans le mode convenable. Ces Musettes
descendent en C , sol , ut , en bas , et montent en
G , Ré , Sol de la seconde octave ; elles permettent
de jouer un air entier par accords , et leg
tours d'augmentation s'articulent d'autant
Imieux qu'ils sont tous indépendans les uns des
autres : le grand Chalumeau est tout à l'ordinai
re ; il n'y a de changement que dans la forme du
petit Chalumeau , dont les clefs sont posées et
arrangées avec tant d'art , qu'il faudra peu d'étude
pour en faire usage.
Il vient de donner aussi au Public les Danses
amusantes , son quatrième Livre ; OEuvres pour
la Musette , Vielle , Flute , Hautbois et Violons.
Il demeure dans le petit Cloitre S. Opportune
vis-à-vis la rue des Lombards au Lion d'or..
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Résumé : Nouveaux ouvrages de Musique. [titre d'après la table]
M. Aubert, Intendant de la Musique de Son Altesse Sérénissime, a présenté la sixième suite du Concert de Symphonie, composée pour les musettes et vielles, mais adaptable aux violons, flûtes et hautbois. Il publiera bientôt 'Les Amusettes', contenant six amusettes ou sonatilles pour divers instruments, y compris le clavecin. Ces œuvres sont disponibles à la Régle d'or, rue Saint-Honoré, à la Croix d'or, rue du Roule, et chez l'auteur. M. Michel, Chanoine et Maître de Musique de la Sainte Chapelle de Dijon, a interprété divers motets devant le Roi du 23 au 31 octobre, appréciés par la Cour et les connaisseurs. Il prévoit de publier un motet à grand chœur et des Leçons de Jérémie pour différentes voix, disponibles chez Boivin et le Cler à Paris. M. Barrière, Ordinaire de l'Académie Royale de Musique, a composé un Premier Livre de Sonnates pour le violoncelle, vendu chez Boivin et chez l'auteur. Le sieur Chedeville, cadet, a innové la musette en ajoutant des augmentations de tours, permettant de transposer la musique dans le mode convenable. Il a publié les 'Danses amusantes', son quatrième livre, pour divers instruments. Il réside dans le petit Cloître Saint-Opportune, vis-à-vis la rue des Lombards au Lion d'or.
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