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1
p. 205-208
MARIAGES.
Début :
Messire Charles Auguste de Benoise, Conseiller du Parlement, fils de Charles [...]
Mots clefs :
Héritage, Lignée
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texteReconnaissance textuelle : MARIAGES.
**
*i*-
Messire Charles Augu-
:e de Benoise, Conseiller
u
Parlement,fils deCharrs
de Benoise,Conseiller
Lhonneur en la même
>
Cour, & de Marguerite
Pichon, épousa le27. De
cembre N.Berthelot
fille d'EtienneBerthelot
Seigneur de Pleneuf,& d
Marie-Henriette-françoi
se Galland: sa premier
femme.-« v »
MessireFrançois-Henry
EdouardColbert, Comte
de Croissy, Lieutenan
General des armées d
Roy ,
épousale 30. Decem
bre Marie Brunet de Ran
cy,
fille de Paul-Etienn
Brunet de Rancy, Sei
gneurd'EvrylesChâteaux
*
Maître des. Requêtes, ôc
Intendant d'Alençon, &:
de GenevièveColbert. Le
nouvel épouxestfils de
feu M.. Colbert, Ministre
& Secretaire d'Etat,& frere de M. le Marquis de
Torcy, aussi Ministre &
Secrétaire d'Etat ;
ainsi il
se trouve parent de Marie
Brunet de Rancy ,à cause
de sa Mere. Son Pere est
frere defeuMessire Jean
Baptisse Brunet, Conseiller d'Etat, Garde du Tresor Royal- de François
,Brunet de Mont-ferant,
President en la Chambre
desComptes de Paris, &
chef du Conseil de feuë S.
A. R. MONSIEUR; de Jean
Gérard Brunet, Marquis
de Serrigny, President au
Parlement; de feu Gilles
Bruner, Abbéde Villeloin
& deMureau, Conseiller
de la GrandChambre, &
de Joseph Brunet, Abbé
de S. Crespin de Soissons,
Docteur de Sorbonne, si
fameux par sa grande piété,Se sa charité envers les
pauvres.
*i*-
Messire Charles Augu-
:e de Benoise, Conseiller
u
Parlement,fils deCharrs
de Benoise,Conseiller
Lhonneur en la même
>
Cour, & de Marguerite
Pichon, épousa le27. De
cembre N.Berthelot
fille d'EtienneBerthelot
Seigneur de Pleneuf,& d
Marie-Henriette-françoi
se Galland: sa premier
femme.-« v »
MessireFrançois-Henry
EdouardColbert, Comte
de Croissy, Lieutenan
General des armées d
Roy ,
épousale 30. Decem
bre Marie Brunet de Ran
cy,
fille de Paul-Etienn
Brunet de Rancy, Sei
gneurd'EvrylesChâteaux
*
Maître des. Requêtes, ôc
Intendant d'Alençon, &:
de GenevièveColbert. Le
nouvel épouxestfils de
feu M.. Colbert, Ministre
& Secretaire d'Etat,& frere de M. le Marquis de
Torcy, aussi Ministre &
Secrétaire d'Etat ;
ainsi il
se trouve parent de Marie
Brunet de Rancy ,à cause
de sa Mere. Son Pere est
frere defeuMessire Jean
Baptisse Brunet, Conseiller d'Etat, Garde du Tresor Royal- de François
,Brunet de Mont-ferant,
President en la Chambre
desComptes de Paris, &
chef du Conseil de feuë S.
A. R. MONSIEUR; de Jean
Gérard Brunet, Marquis
de Serrigny, President au
Parlement; de feu Gilles
Bruner, Abbéde Villeloin
& deMureau, Conseiller
de la GrandChambre, &
de Joseph Brunet, Abbé
de S. Crespin de Soissons,
Docteur de Sorbonne, si
fameux par sa grande piété,Se sa charité envers les
pauvres.
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Résumé : MARIAGES.
Le texte relate deux mariages notables. Le premier concerne Messire Charles Auguste de Benoise, Conseiller au Parlement, fils de Charles de Benoise et de Marguerite Pichon. Il épousa le 27 décembre N. Berthelot, fille d'Étienne Berthelot, Seigneur de Pleneuf, et de Marie-Henriette-Françoise Galland. Le second mariage implique Messire François-Henry Édouard Colbert, Comte de Croissy et Lieutenant Général des armées du Roi. Il épousa le 30 décembre Marie Brunet de Rancy, fille de Paul-Étienne Brunet de Rancy, Seigneur d'Évry-les-Châteaux, et de Geneviève Colbert. François-Henry Édouard Colbert est le fils de feu M. Colbert, Ministre et Secrétaire d'État, et le frère de M. le Marquis de Torcy, également Ministre et Secrétaire d'État. Il est par ailleurs parent de Marie Brunet de Rancy par sa mère. Le père de l'époux est le frère de feu Messire Jean-Baptiste Brunet, Conseiller d'État et Garde du Trésor Royal. La famille Brunet inclut également plusieurs personnalités distinguées, telles que François Brunet de Montferrant, Président à la Chambre des Comptes de Paris, Jean Gérard Brunet, Marquis de Serrigny, Président au Parlement, Gilles Brunet, Abbé de Villeloin et Conseiller à la Grand Chambre, et Joseph Brunet, Abbé de Saint-Crespin de Soissons, Docteur de Sorbonne, connu pour sa piété et sa charité envers les pauvres.
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2
p. 117-119
MORTS.
Début :
Messire Antoine le Févre, Chevalier, Seigneur de la Malmaison & de [...]
Mots clefs :
Décès, Chevalier, Conseiller, Héritage, Lieutenant, Cour
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MO R T S.
Messire Antoine le Févre-r
Chevalier,.. Scigntur de la*
Malmaison & de Bissy, Con.
seiller & Doyen de la Cour
des Aydes,âgé de 80- anSJ
moins deux mois, mourut
le 19May,ilavoir esté re^fr
Conseiller de la Cour des
Aydes le 29. May 1656.il
avoir épousé. le 30. Juillet
1663. Dame Anne Marguerite
Auzanet dont il a laissequatre
enfans, sçavoir, FrançoÍÍe
le Févre de la Malmaison,
Concilier au Parlement,
& Commissaire aux
Requestes du Palais; Antoine
leFévre de la Malmaison re.
çû Chevalier de Malte le 17.
Janvier 1688 Anne leFévrc
de la Malmaison, Religieuse
Professeenl'Abbaye de Lon..
champs, & Catherine le Févre
de la Malmaison, veuve
deN. de Bonnouil, Introducteur
des Ambassadeurs
dont elle a deuxenfans.
Messire Antoine Portail,
Chevaher, Conseiller honoraire
de la grande Chambre,
mourut le9 Juin1713. iletoit
Perc du PresidentPortail.
Messire Charles Marquis
de Gaucourt, Lieutenant de
Royen Berry
, mourut le 30.
May, laissant d Albertine
Brigide de laBaume sa seconde
femme un fils qui lui succede
en sa Charge de Lieutenant
de Roy.
DONS DU
Messire Antoine le Févre-r
Chevalier,.. Scigntur de la*
Malmaison & de Bissy, Con.
seiller & Doyen de la Cour
des Aydes,âgé de 80- anSJ
moins deux mois, mourut
le 19May,ilavoir esté re^fr
Conseiller de la Cour des
Aydes le 29. May 1656.il
avoir épousé. le 30. Juillet
1663. Dame Anne Marguerite
Auzanet dont il a laissequatre
enfans, sçavoir, FrançoÍÍe
le Févre de la Malmaison,
Concilier au Parlement,
& Commissaire aux
Requestes du Palais; Antoine
leFévre de la Malmaison re.
çû Chevalier de Malte le 17.
Janvier 1688 Anne leFévrc
de la Malmaison, Religieuse
Professeenl'Abbaye de Lon..
champs, & Catherine le Févre
de la Malmaison, veuve
deN. de Bonnouil, Introducteur
des Ambassadeurs
dont elle a deuxenfans.
Messire Antoine Portail,
Chevaher, Conseiller honoraire
de la grande Chambre,
mourut le9 Juin1713. iletoit
Perc du PresidentPortail.
Messire Charles Marquis
de Gaucourt, Lieutenant de
Royen Berry
, mourut le 30.
May, laissant d Albertine
Brigide de laBaume sa seconde
femme un fils qui lui succede
en sa Charge de Lieutenant
de Roy.
DONS DU
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Résumé : MORTS.
Le texte mentionne le décès et les informations biographiques de plusieurs personnalités. Messire Antoine le Fèvre, chevalier, seigneur de la Malmaison et de Bissy, conseiller et doyen de la Cour des Aydes, est décédé à 79 ans et 10 mois le 19 mai. Il avait été nommé conseiller en 1656 et avait épousé Dame Anne Marguerite Auzanet en 1663, avec qui il a eu quatre enfants : Françoise, conseillère au Parlement ; Antoine, chevalier de Malte ; Anne, religieuse à l'Abbaye de Longchamps ; et Catherine, veuve de N. de Bonnouil. Messire Antoine Portail, chevalier et conseiller honoraire de la grande Chambre, est décédé le 9 juin 1713. Il était le fils du président Portail. Messire Charles Marquis de Gaucourt, lieutenant du Roi en Berry, est décédé le 30 mai, laissant Albertine Brigitte de la Baume, sa seconde femme, et un fils qui lui succède dans sa charge.
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3
p. 252-264
MORT.
Début :
Messire Charles de Gaucourt, Seigneur de Cluys, de Bouesses [...]
Mots clefs :
Seigneur, Gaucourt, Alliance, Picardie, Chambellan, Gouverneur, Mort, Bataille, Héritage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORT.
M0R71
Messire Charles de Gaucourt,
Seigneur deCluys;
de Boueffes, &c. Lieutenant
du Roy en Berry, mourut
lc 30 May. Il avoit épousé
Marguerite de Tiercel in de
Rancé, Fille de Jean, Seigneur
de la Chapelle - Barion
5c de Jeanne Marie
Turpin aprés la more de laquelle
sans enfans en 1G%6.\
il a pris une seconde Alliance
1687. avec Albertine
kigide de la Beaume, fillc
1c Charles, Marquis de S,
Martin & de Therese Anne-
Françoise de Trafignys, sa
seconde femme; de laquelle
l a eu un fils qui luy succede
en sa Charge. La Maison
de Gaucourt est une des
plus considerables de Picariic;
elle a donné de grands
Officiers à la Couronne;elle
tire son origine de Raoul
, Seigneur de Gaucourt&
d'Argicourt qui vivoic en
12.70. Jean de Gaucourt,
Seigneur de Maisons sur
Seine. de Viry & de Villiers
a esté Maistre d'Hostel du
Roy,ilmourut le22. Février
1393.laissant de Jeanne de
Farinaille sa femme, Jeanne
de Gaucourt, mariée à Robert,
Seigneur de Vaurin-
Lillers &c. Raoul. Jean Ar-;
chidiacre de Joinville en
l'Eglise de Châalons, Eustache,
Seigneur de Viry,
grand Fauconnier de France
mort vers l'an 1415. sans
postetité de Jeanne de Mommorency,
veuve de Gautier
de Thorore, Seigneur
de Chastellier, &, fille de
pufll^unie de Monmorency
Seigneur de S. Luc
,
& Jean
le Gaucourt Seigneur de
Maison sur SeinedeVilliers
:Gus S. Leu, &c. qui fut insitué
Maistre des Eaux &
Forests deFrance, Champagne&
Brie en 1 398.
Raoul Seigneurde Gauatur$,
ChevalierChambelan
du Roy, Bailly de
Roüen
,
où il fut tué lors
l'une seditionqui arriva en
417. aptés avoir rendu des
Services considerables àl'Eat;
il avoit épousé Mar gue.
rite de Beaumont, veuve dr
Charles deHanget,Senechal
de Beaucaire & avoir pris
une seconde Alliance avec
Aleaume deBerghes
,
veuve
de Jean de Roye
,
Seigneur
Daunois; du premier sortirent
Guillaume deGaucourt
vivant 1402. &Raoul Sei
gneurde Gaucourt, &c.
Premier Chambellandu Roy
CharlesVII.Gouverneur
du Dauphiné & Bailly dOrleans,
puis grand Maistre
de France, se trouvaàla de.(
faite des Anglois devant
Montargisen 1427, contribua
à la reprise de Chartres
en 1429. & ayant esté établis
Gouverneur de Dauphiné;
ildéfiten 1430 au combat
d'Anthon le Prince d'Orange
qui tenoit le parti du
Duc de Bourgogne.L'an
14M il se signala au Siege
de Montereau & servit beaucoup
à la Conqueste de la
Normandie. Il assista en qualité
de premier Chambellan
du Roy à la magnifique Entrée
que Charles VII. fit
dans la Ville de Roüen, &
en 1456.ilreçût de la part
du Roy en qualité de grand
Maistre de son Hostel les
Ambassadeurs envoyez par
le Roy de Hongrie pour
demander la Princesse Magdaleine
en mariage; il avoir
épousé Jeanne de Preuilly,
fille de Gilles Seigneur de
Preuilly & de Marguerite de
Naillac dont il eut Charles,
Jean, Evêque & Duc e
Laon, mort le 10. Juin 1468.1
Raoul Seigneur de Lufarchflu
8c Marie de Gaucourt quiJ
épousale 5. Juin i4j£.J
Charles de Tournon -
gneur de Belcastel, Charles
Seigneur de Gaucourt, Argicourt
&c. Vicomted'Acy
Lieutenant General Gouverneur
de la Ville de Paris &
Isle de France, Conseiller &
Chambellan duRoy,rendit
des servicesconsiderables
aux Rois Charles V II. &
Loüis XI. mourut à Paris
en 1482. futenterréenl'Eglise
de S. Jean en Gréve.
Il avoir épousé le 8Octobre
1454. Agnés de Vaux, dire
Collette, fille de Jean Seigneur
de S. Jues & de
Jeanne Bouteiller, Dame de
Saintines dontil eut Charles
Jean,Evêque d' Amiens,
Loüis, Evêque d'Amiens,
aprés son frere,François
Chevalier de Rhodes, Annemariée
le 23.OctobreàJean
de Cullan, Seigneur de
Chasteau-neuf. Catherine:
alliée le 10. Mars 1480. àj
loüis d'Aubusson. Seigneur
de Villeneuve, & Marguerite
de Gaucourt femme de
Pierre du Puy, Seigneur de
Vatan, Bailly & Gouverneur
de Berry.
Charles , Seigneur de
Gaucourt de Boëfes, Cluys,
&c.venditen 145)8 leFief
de Gaucourt.
Loüis de Gaucourt,Seigneur
de Cluys de Boesses,
&c, Chevalier de l'Ordre du
Roy, Chambellan du Duc
d'Alençon, mouruc lc 3.
Aoust Ij89. de la blessure
qu'il reçût en commandant
pour la Ligue; il avoit épousé
en 1564. Jeanned'Escoubleau,
fille de Jean, Seigneur
de Sourdis Maistre de la
Garde Robe du Roy, il eut
Charles; Jean Abbé de
Maubec; Jacques qui a fait
la branche de Cluys & Aymée
de Gaucourt, femme de
Gabriel de Mallesu,Seigneur
de Chastelus,Charles de
Gaucourc, Seigneur de Ville-
Dîeu & de Boesses, épousa
lc ip. Septem bre 1604.
Charlotte de Rochefort,
fille d'Imbert, Seigneur de
Beauvais & de Ville-Dieu.
Branche des Seigneurs de-
Cltijs.
Jacques de Gaucourt ,Seigneur
de Cluys, &c. fils
puisné de Loüis de Cluys &
de Françoise d'Escoubleau,
fut Capitaine de Chevaux
Legers & Senechal de la
Marches il épousa en J£O?.
Jeanne d'Elbene, fille de
Guillaume, Seigneur de l'EG.
pinoux, Conseiller au grand
Conseil&d'Aysieux Chamarre
dont il eut Loüis
& Char les, morts jeunes.
Charles Guillaume, Prieur
de Cluys,Aimée, femme
de Frederic de Gamaches,
Vicomte de Chasteau Me-
Hand) Esther & Magdelaine.
de Gaucourt, Rehgieuses.
Charles de Gaucourr, Seigneur
de Cluys,mourut en
Juin 1692. il avoit épousé
en 1656.Gilberred'Assy,
,ycuve de Claude deTroussebois,
Seigneur de Champaigre,
& fille de Hugues,
Seigneur de Rochefolle, &
de Marguerite de Morette,
dont il laissa Charles de
Gaucourt, qui mourut le
30. May, comme nous (tavons
dit ci-dessus, & Silvain
Chevalier de Malthe. N. &
Nde Gaucourc.
Extrait d'une Lettre dt
Gironne le 7. Jmilet 171 3. V.
Messire Charles de Gaucourt,
Seigneur deCluys;
de Boueffes, &c. Lieutenant
du Roy en Berry, mourut
lc 30 May. Il avoit épousé
Marguerite de Tiercel in de
Rancé, Fille de Jean, Seigneur
de la Chapelle - Barion
5c de Jeanne Marie
Turpin aprés la more de laquelle
sans enfans en 1G%6.\
il a pris une seconde Alliance
1687. avec Albertine
kigide de la Beaume, fillc
1c Charles, Marquis de S,
Martin & de Therese Anne-
Françoise de Trafignys, sa
seconde femme; de laquelle
l a eu un fils qui luy succede
en sa Charge. La Maison
de Gaucourt est une des
plus considerables de Picariic;
elle a donné de grands
Officiers à la Couronne;elle
tire son origine de Raoul
, Seigneur de Gaucourt&
d'Argicourt qui vivoic en
12.70. Jean de Gaucourt,
Seigneur de Maisons sur
Seine. de Viry & de Villiers
a esté Maistre d'Hostel du
Roy,ilmourut le22. Février
1393.laissant de Jeanne de
Farinaille sa femme, Jeanne
de Gaucourt, mariée à Robert,
Seigneur de Vaurin-
Lillers &c. Raoul. Jean Ar-;
chidiacre de Joinville en
l'Eglise de Châalons, Eustache,
Seigneur de Viry,
grand Fauconnier de France
mort vers l'an 1415. sans
postetité de Jeanne de Mommorency,
veuve de Gautier
de Thorore, Seigneur
de Chastellier, &, fille de
pufll^unie de Monmorency
Seigneur de S. Luc
,
& Jean
le Gaucourt Seigneur de
Maison sur SeinedeVilliers
:Gus S. Leu, &c. qui fut insitué
Maistre des Eaux &
Forests deFrance, Champagne&
Brie en 1 398.
Raoul Seigneurde Gauatur$,
ChevalierChambelan
du Roy, Bailly de
Roüen
,
où il fut tué lors
l'une seditionqui arriva en
417. aptés avoir rendu des
Services considerables àl'Eat;
il avoit épousé Mar gue.
rite de Beaumont, veuve dr
Charles deHanget,Senechal
de Beaucaire & avoir pris
une seconde Alliance avec
Aleaume deBerghes
,
veuve
de Jean de Roye
,
Seigneur
Daunois; du premier sortirent
Guillaume deGaucourt
vivant 1402. &Raoul Sei
gneurde Gaucourt, &c.
Premier Chambellandu Roy
CharlesVII.Gouverneur
du Dauphiné & Bailly dOrleans,
puis grand Maistre
de France, se trouvaàla de.(
faite des Anglois devant
Montargisen 1427, contribua
à la reprise de Chartres
en 1429. & ayant esté établis
Gouverneur de Dauphiné;
ildéfiten 1430 au combat
d'Anthon le Prince d'Orange
qui tenoit le parti du
Duc de Bourgogne.L'an
14M il se signala au Siege
de Montereau & servit beaucoup
à la Conqueste de la
Normandie. Il assista en qualité
de premier Chambellan
du Roy à la magnifique Entrée
que Charles VII. fit
dans la Ville de Roüen, &
en 1456.ilreçût de la part
du Roy en qualité de grand
Maistre de son Hostel les
Ambassadeurs envoyez par
le Roy de Hongrie pour
demander la Princesse Magdaleine
en mariage; il avoir
épousé Jeanne de Preuilly,
fille de Gilles Seigneur de
Preuilly & de Marguerite de
Naillac dont il eut Charles,
Jean, Evêque & Duc e
Laon, mort le 10. Juin 1468.1
Raoul Seigneur de Lufarchflu
8c Marie de Gaucourt quiJ
épousale 5. Juin i4j£.J
Charles de Tournon -
gneur de Belcastel, Charles
Seigneur de Gaucourt, Argicourt
&c. Vicomted'Acy
Lieutenant General Gouverneur
de la Ville de Paris &
Isle de France, Conseiller &
Chambellan duRoy,rendit
des servicesconsiderables
aux Rois Charles V II. &
Loüis XI. mourut à Paris
en 1482. futenterréenl'Eglise
de S. Jean en Gréve.
Il avoir épousé le 8Octobre
1454. Agnés de Vaux, dire
Collette, fille de Jean Seigneur
de S. Jues & de
Jeanne Bouteiller, Dame de
Saintines dontil eut Charles
Jean,Evêque d' Amiens,
Loüis, Evêque d'Amiens,
aprés son frere,François
Chevalier de Rhodes, Annemariée
le 23.OctobreàJean
de Cullan, Seigneur de
Chasteau-neuf. Catherine:
alliée le 10. Mars 1480. àj
loüis d'Aubusson. Seigneur
de Villeneuve, & Marguerite
de Gaucourt femme de
Pierre du Puy, Seigneur de
Vatan, Bailly & Gouverneur
de Berry.
Charles , Seigneur de
Gaucourt de Boëfes, Cluys,
&c.venditen 145)8 leFief
de Gaucourt.
Loüis de Gaucourt,Seigneur
de Cluys de Boesses,
&c, Chevalier de l'Ordre du
Roy, Chambellan du Duc
d'Alençon, mouruc lc 3.
Aoust Ij89. de la blessure
qu'il reçût en commandant
pour la Ligue; il avoit épousé
en 1564. Jeanned'Escoubleau,
fille de Jean, Seigneur
de Sourdis Maistre de la
Garde Robe du Roy, il eut
Charles; Jean Abbé de
Maubec; Jacques qui a fait
la branche de Cluys & Aymée
de Gaucourt, femme de
Gabriel de Mallesu,Seigneur
de Chastelus,Charles de
Gaucourc, Seigneur de Ville-
Dîeu & de Boesses, épousa
lc ip. Septem bre 1604.
Charlotte de Rochefort,
fille d'Imbert, Seigneur de
Beauvais & de Ville-Dieu.
Branche des Seigneurs de-
Cltijs.
Jacques de Gaucourt ,Seigneur
de Cluys, &c. fils
puisné de Loüis de Cluys &
de Françoise d'Escoubleau,
fut Capitaine de Chevaux
Legers & Senechal de la
Marches il épousa en J£O?.
Jeanne d'Elbene, fille de
Guillaume, Seigneur de l'EG.
pinoux, Conseiller au grand
Conseil&d'Aysieux Chamarre
dont il eut Loüis
& Char les, morts jeunes.
Charles Guillaume, Prieur
de Cluys,Aimée, femme
de Frederic de Gamaches,
Vicomte de Chasteau Me-
Hand) Esther & Magdelaine.
de Gaucourt, Rehgieuses.
Charles de Gaucourr, Seigneur
de Cluys,mourut en
Juin 1692. il avoit épousé
en 1656.Gilberred'Assy,
,ycuve de Claude deTroussebois,
Seigneur de Champaigre,
& fille de Hugues,
Seigneur de Rochefolle, &
de Marguerite de Morette,
dont il laissa Charles de
Gaucourt, qui mourut le
30. May, comme nous (tavons
dit ci-dessus, & Silvain
Chevalier de Malthe. N. &
Nde Gaucourc.
Extrait d'une Lettre dt
Gironne le 7. Jmilet 171 3. V.
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Résumé : MORT.
Le texte relate l'histoire de la famille de Gaucourt, une des plus influentes de Picardie, connue pour avoir fourni de nombreux officiers à la Couronne. Messire Charles de Gaucourt, Seigneur de Cluys, de Boueffes, et Lieutenant du Roy en Berry, est décédé le 30 mai. Il avait épousé Marguerite de Tiercelin de Rancé en 1686, puis Albertine Rigide de la Beaume en 1687, avec qui il eut un fils qui lui succéda. La famille de Gaucourt tire son origine de Raoul, Seigneur de Gaucourt et d'Argicourt, vivant en 1270. Plusieurs membres de la famille ont occupé des postes importants. Jean de Gaucourt, Maître d'Hôtel du Roy, est mort en 1393, et Raoul de Gaucourt, Chevalier et Chambellan du Roy, a été tué en 1417. Raoul de Gaucourt, Premier Chambellan du Roy Charles VII, Gouverneur du Dauphiné et Bailly d'Orléans, a joué un rôle crucial dans la reprise de Chartres en 1429 et la conquête de la Normandie. Il est décédé en 1482. Charles de Gaucourt, Seigneur de Gaucourt, Argicourt, et Vicomte d'Acy, a servi les Rois Charles VIII et Louis XI et est également mort en 1482. Louis de Gaucourt, Seigneur de Cluys et Chevalier de l'Ordre du Roy, a été blessé en commandant pour la Ligue et est décédé le 3 août 1589. Charles de Gaucourt, Seigneur de Cluys, est mort en juin 1692. Il avait épousé Gilberte d'Assy en 1656, avec qui il eut Charles de Gaucourt, décédé le 30 mai, et Sylvain, Chevalier de Malte.
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4
p. 10-19
MARIAGE.
Début :
Le 31. Juillet 1713. le Comte de Pontchartrain, Secretaire d'Etat [...]
Mots clefs :
Mariage, Noblesse, Héritage, Titres, Alliances, Service, Généalogie, Chancellerie, Cérémonie, Patrimoine
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MARIAGE.
MARIAGE.
Le 31. Juillet 1713. le Comte
de Ponrchartrain, Secretaice
d'Etat, & Commandeur
des Ordres du
Roy, épousa à Pontchartrain
Mademoifclle deLau
befpine de Verderonne;
M. l'Evêque de Chartres
les a mariez.
M. de Pontcharrrain est
fils unique de M. le Chancelier-
Garde des Sceaux de
France, Commandeur des
Ordres du Roy, Ministre
d'Etat
; & de Madame la
Chanceliere, qui est de la
Maison de Maupeou.
M. leChancelier est
fils de Louis Phelypeaux,
Seigneur de Pontchartrain
, Conseiller d'Ecir^
& President des Comités
, qui ccoic fils de
Paul Phelypeaux, Seigneur
de Pontchartrain
y
fait Secretaire
d'Etat par Henry:
le Grand.
PaulPhielypeaux fut en..
voyé à Londres, y traita ôc
conc lut la paix avec les
Prices. & sur Plenipotentiaire
du Ray au Trai-té de
Lou dun.
Il ya eu dans cette Maison
huit Secrétaires dera-t.
& cinq Commandeurs des
Ordres du Roy.
Leur genealogie se trouve
dans tant d'ouvrages &
d'archives de differens Orr
-
dres de Chevalerie
,
& est
si connue aussi bien que
leurs grandes alliances de
les services qu'ils ont rendus
à l'Etat, qu'il est inutile
d'en parler ici: de plus en
leur donnant les éloges qui
leur dont dûs, je craindrois
de blesser la modedtie attachée
à leur Maidon.
Mademoiselle de Verderonne
s'appelle Helene Angélique-
Rosalie de Laubedpine.
Elle est fille de
Claude-Estienne de Laubespine,
Comte de Verderonne,
tué à labataille de
Fleurus;& de Marie-Anne
de Festard
,
heritiere de
Beaucourt, d'une ancienne
noblesse de Picardie, qui a
pris des alliances dans les
Maisons de Rubempré, de
Rivery, de Carvoisin-d'Achy,
ôc plusieurs autres des
plus anciennes de cette
Province.
Quant à la Maison de
Laubespine, elle est fort
ancienne
J
ôc illustrée depuis
prés de deux cens ans
des premieres & principales
dignitez de l'Etat. Elle
a donné à l'Eglise plusieurs
v
Prelats considerables, un
Garde des Sceaux de France
)
deux Chanceliers des
Ordres du Roy, quatre
Commandeurs des mêmes
Ordres, deux Secretaires
d'Etat sous les Rois FrançoisPremier,
Henry II. &
sous François II. & Charles
IX. plusieurs Conseillers
d'Etat,& des Ambassadeurs
dans les principales Cours
de l'Europe : & sans encrer
dans le détail des degrez au
dessus de l'an r> 1500. on remarquera
feulement que
Claude de Laubespine, Seigneur
d'Erouville, épousa
l'an 1507. Marguerite le Ber
ruyer, Dame de la Corbiliere,
& que de cette alliance
sortirent, entr'autres
enfans, Claude de Laubespine,
Baron deChâteauneuf,
premier Secretaire
d'Etat, qui a fait la branche
des Marquis de Châteauneuf-
Surcher, alliée dans
les Maisons de la Châtre,
de Neufville-Villeroy, de
S. Chaumont, de Volvire,
Russec, de Cochesilet-Vaucelas
J
de Rouvroy-faint-
Simone de Beauvillier; ôc
se Gilles de Laubespine,
qui a faitla branche des
Marquis de Verderonne. Il
fut pere de Claude de Laubespine,
Seigneur de Verderonne
,
Commandeur &
Secretaire des Ordres du
Roy,marié l'an 1593. avec
Loüise Pot, fille de Claude
Seigneur de Rodes & de
Chemaut, Commandeur ôc
Prevôt des Ordres du Roy,
Grand Maîtredes Ceremonies
de France; 6c de Jacqueline
de la Châtre, de
laquelle il eut Loüise de
Laubespine, mariée à Jean
de Montberon, Comte de
Fontaines-Chalendray
; &
Charles de Laubespine,
Seigneur de Verderonne,
Ambassadeur en Suisse,
Chancelier de Gaston Duc
d'Orleans, & marié avec
Marie le Bray de Flacourt.
Il en eut Claude de Laubespine,
Marquis de Verderonne
, qui épousa Helene
d'Aligre, fille d'Etienne
d'Aligre Chancelier de
France, & petite-fille d'autre
Etienne d'Aligre, aussï
Chancelier de France. De
ce mariage sortit lepere de
Madame la Comtesse de
Pontchartrain, comme il
aété remarqué ci-devant.
Ceux qui voudront en
être instruits plus amplement,
pourront avoir recours
à l'histoire des Chanceliers
&Gardes des Sceaux
de France, par Antoine du
Chesne
; & à l'histoire des
grands Officiers de la Couronne
& de la Maison du
Roy, par le Pere Anselme
de l'édition de 1712.
Le 31. Juillet 1713. le Comte
de Ponrchartrain, Secretaice
d'Etat, & Commandeur
des Ordres du
Roy, épousa à Pontchartrain
Mademoifclle deLau
befpine de Verderonne;
M. l'Evêque de Chartres
les a mariez.
M. de Pontcharrrain est
fils unique de M. le Chancelier-
Garde des Sceaux de
France, Commandeur des
Ordres du Roy, Ministre
d'Etat
; & de Madame la
Chanceliere, qui est de la
Maison de Maupeou.
M. leChancelier est
fils de Louis Phelypeaux,
Seigneur de Pontchartrain
, Conseiller d'Ecir^
& President des Comités
, qui ccoic fils de
Paul Phelypeaux, Seigneur
de Pontchartrain
y
fait Secretaire
d'Etat par Henry:
le Grand.
PaulPhielypeaux fut en..
voyé à Londres, y traita ôc
conc lut la paix avec les
Prices. & sur Plenipotentiaire
du Ray au Trai-té de
Lou dun.
Il ya eu dans cette Maison
huit Secrétaires dera-t.
& cinq Commandeurs des
Ordres du Roy.
Leur genealogie se trouve
dans tant d'ouvrages &
d'archives de differens Orr
-
dres de Chevalerie
,
& est
si connue aussi bien que
leurs grandes alliances de
les services qu'ils ont rendus
à l'Etat, qu'il est inutile
d'en parler ici: de plus en
leur donnant les éloges qui
leur dont dûs, je craindrois
de blesser la modedtie attachée
à leur Maidon.
Mademoiselle de Verderonne
s'appelle Helene Angélique-
Rosalie de Laubedpine.
Elle est fille de
Claude-Estienne de Laubespine,
Comte de Verderonne,
tué à labataille de
Fleurus;& de Marie-Anne
de Festard
,
heritiere de
Beaucourt, d'une ancienne
noblesse de Picardie, qui a
pris des alliances dans les
Maisons de Rubempré, de
Rivery, de Carvoisin-d'Achy,
ôc plusieurs autres des
plus anciennes de cette
Province.
Quant à la Maison de
Laubespine, elle est fort
ancienne
J
ôc illustrée depuis
prés de deux cens ans
des premieres & principales
dignitez de l'Etat. Elle
a donné à l'Eglise plusieurs
v
Prelats considerables, un
Garde des Sceaux de France
)
deux Chanceliers des
Ordres du Roy, quatre
Commandeurs des mêmes
Ordres, deux Secretaires
d'Etat sous les Rois FrançoisPremier,
Henry II. &
sous François II. & Charles
IX. plusieurs Conseillers
d'Etat,& des Ambassadeurs
dans les principales Cours
de l'Europe : & sans encrer
dans le détail des degrez au
dessus de l'an r> 1500. on remarquera
feulement que
Claude de Laubespine, Seigneur
d'Erouville, épousa
l'an 1507. Marguerite le Ber
ruyer, Dame de la Corbiliere,
& que de cette alliance
sortirent, entr'autres
enfans, Claude de Laubespine,
Baron deChâteauneuf,
premier Secretaire
d'Etat, qui a fait la branche
des Marquis de Châteauneuf-
Surcher, alliée dans
les Maisons de la Châtre,
de Neufville-Villeroy, de
S. Chaumont, de Volvire,
Russec, de Cochesilet-Vaucelas
J
de Rouvroy-faint-
Simone de Beauvillier; ôc
se Gilles de Laubespine,
qui a faitla branche des
Marquis de Verderonne. Il
fut pere de Claude de Laubespine,
Seigneur de Verderonne
,
Commandeur &
Secretaire des Ordres du
Roy,marié l'an 1593. avec
Loüise Pot, fille de Claude
Seigneur de Rodes & de
Chemaut, Commandeur ôc
Prevôt des Ordres du Roy,
Grand Maîtredes Ceremonies
de France; 6c de Jacqueline
de la Châtre, de
laquelle il eut Loüise de
Laubespine, mariée à Jean
de Montberon, Comte de
Fontaines-Chalendray
; &
Charles de Laubespine,
Seigneur de Verderonne,
Ambassadeur en Suisse,
Chancelier de Gaston Duc
d'Orleans, & marié avec
Marie le Bray de Flacourt.
Il en eut Claude de Laubespine,
Marquis de Verderonne
, qui épousa Helene
d'Aligre, fille d'Etienne
d'Aligre Chancelier de
France, & petite-fille d'autre
Etienne d'Aligre, aussï
Chancelier de France. De
ce mariage sortit lepere de
Madame la Comtesse de
Pontchartrain, comme il
aété remarqué ci-devant.
Ceux qui voudront en
être instruits plus amplement,
pourront avoir recours
à l'histoire des Chanceliers
&Gardes des Sceaux
de France, par Antoine du
Chesne
; & à l'histoire des
grands Officiers de la Couronne
& de la Maison du
Roy, par le Pere Anselme
de l'édition de 1712.
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Résumé : MARIAGE.
Le 31 juillet 1713, le Comte de Pontchartrain, Secrétaire d'État et Commandeur des Ordres du Roi, épousa Mademoiselle de Laubespine de Verderonne. La cérémonie fut dirigée par l'Évêque de Chartres. Le Comte de Pontchartrain est le fils unique de M. le Chancelier-Garde des Sceaux de France et de Madame la Chancelière, issue de la Maison de Maupeou. La famille Pontchartrain compte huit Secrétaires d'État et cinq Commandeurs des Ordres du Roi, et leur généalogie est bien documentée dans divers ouvrages et archives. Mademoiselle de Verderonne, de son nom complet Hélène Angélique-Rosalie de Laubespine, est la fille de Claude-Estienne de Laubespine, Comte de Verderonne, tué à la bataille de Fleurus, et de Marie-Anne de Festard, héritière de Beaucourt, issue d'une ancienne noblesse de Picardie. La Maison de Laubespine est illustre depuis près de deux cents ans et a occupé de hautes fonctions dans l'État, notamment des prélats, des Gardes des Sceaux, des Chanceliers des Ordres du Roi, des Secrétaires d'État, et des ambassadeurs dans les principales cours d'Europe. La généalogie détaillée de la famille peut être trouvée dans des ouvrages tels que l'histoire des Chanceliers et Gardes des Sceaux de France par Antoine du Chesne et l'histoire des grands Officiers de la Couronne et de la Maison du Roi par le Père Anselme.
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5
p. 241-253
MORTS.
Début :
Messire Armand-Charles de la Porte, Duc de Rethelois Mazarin [...]
Mots clefs :
Armand Charles de la Porte, Duc de Rethelois Mazarin, Pair de France, Armée, Gouverneur, Maréchal, Héritage, Charles II
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MOR TS. 91.
1-..;1 !
MessureArmand Charles
de la Porte, Duc de Rethelois
Mazarin, de la Messeraye, &
de Mayenne, Pair de France,
Chevalier des Ordres du Roy
Lieutenant General de ses
Armées, Prince de Chafieau-
Porcien,Marquis de Montcornet,
Comtede la Fere, de
Marie, &c. Grand Bailly de
Haguenau, Gouverneur d'Alsace
, & de Bretagne, des Villes,
Chasteau & Citadelle de
Brifac, Vitré&de Port-Louis.
CapitaineduChasteau de
Vincennes, & Grand Maistre
de l'Artillerie de France, mourut
en son Chasteau de la
Messeraye le 91 Novembre
1713.âgé de 82. ans; il
s'estoit demis de la Charge de
Grand-Maistre de l'Artillerie
en 1,66.9. en faveur du Duc
du Lude, & de plusieurs
de ses Gouvernemens, & se
retira en les terres.
Il étoit fiUde Charles de
la Porte, Ducdela Mesteraye
grand Maistre de l'Artillerie
&Maréchalde France,& de
MarieRuzé Deffiat; sa prq..
miere femme. Il epoulaXQ
1661.Hortense. Mancini t
fille de Laurent Mancini Chevalier
Romain, & de Hieronime
Mazarin, eoeur de Jules
Mazarin, Cardinal, Ministre
d'Ecat en France, en faveur
duquel mariage de sa Niece ill'intitua son héritieruniverselàcharge
de subtitution
de porter le nom&lesArmes
pleines de Mazarin, ce
qui fut confirmépasLettres,
vérifiées.au Parlementle5
Aoust 1 661. &, pour lors. il
quitta son nom & les Armes
de la Porte, & prit cellesde
Mazarin, qu'ila trahiraisà sa
posteritécomme on voie
qu'ils les portentau jourd'huy
Et de son mariage il eut
Charles Jules Mazarin Duc
de la Mestcraye, Pair de
France, Marie-Charlotte
Mazarin
,
femme du Marquis
de Richelieu,MarieOlirope
Mazarin,épousedu.Marquis
deBellefonds.
,
Charles Jules Mazarin, Duc
de la Mestraye a épauséen
1681; Felice Armande Charlotte
de du Fort Duras, fille
aînée du Maréchal de Duras
doncil a desenfans.
Monsieur le Duc Mazarin
estoit arrièrepetit-fils de
François de laporre, Seigneur
dela Lunardiere, qui fut marié
deux fois, 1°. A Claude
Rochar,fille d'Antoine, Seigneur
deCarinvilliers,Coriseiller
au Parlement, 2. A
Magdelaine Charles, fille de
Nicolas, Seigneur du Plassis-
Piquer. Du premier lir, ileue
Susannede la Porte,femmede
François du Plessis) Seigneur
de Richelieu, Grand Prevost
de France, & fut mere des
Cardinaux de Richelieu, l'un
Ministre d'Etat, & l'autre Atchevesque
de Lyon,& dela
secondé femme ileut Charles
de la Porte, Seigneur de la
Mesleraye, la Lunardjere, &c.
Gentil-hommeordinaire dela
Chambre du Roy, qui epousa
Claude de Champlois, &
il en eut plusieurs enfans, en,
tr'autres, Charles de la Porte,
Duc da la Mesraye, Pair
& Maréchal de France, pert
de Mr le Duc Mazarm.
Messire Jean,Comte de
Gassion,Lieutenant des Gardes
du Corps du Roy, Lieutenant
General de sesArmées
Gouverneurdeu Mezieics,
Chevalier de l'Ordre de S.
Louis,mourut le 26. Novembre
a servi avec beaucoup de
distinction en Allemagne
&en Flandres.
Ilestoitsiss de Jean de Gassion,
PresidentàMortierau
Parlement de Pau, & de Marie
Befrade, & neveu de Jean
de Gaffion MaréchaldeFrance
qui mourut àArras le zl
Octobre1641, d'un coup
de mousquet qu'il receut à la
teste le 28 Septembre precedent.
La famille de Gassion est
tres-considerable enBearn,
qui desccnd de Guillaumede
Gassion,quivivoieen 1499
& qui étoit Sénéchal du Païs
d'Olleran&de Sauvesertepere
de Jean de Gassion qui fut
employépour traiter de la
rançon de HenryII. Roy de
Navarre, auprèsdel'Empereur
Charles quint en 1525.
le traité fut fait pour 30000.
écus d'or. Mais les Agens de
l'Empereur voulansaugmenter
cette convention, il employa
l'argent pour gagner
ses Gardes, & lui procura sa
libertépar stratagême. Jean
Gassion son fils fut Procureur
General au Conseil Souverainde.
Bearn, puis Maistre
des Requestes &- President a,
Mortier auditConseil
,
&'
Chef de la Reine Jeanne de
Navarre, mere du Roy Henry
I V.. Roy de France & de
Navarre,c'estoit le bisayeul
deMr de Gaffion, qui vient
de.mourir. Cette famille ,a
produit des pcrfonncs
qui se font distinguées,
tant dans la Robe que dans
l'Epée, Pierre Marquis de
Gabion,rière de cciui qui
vient de mourir, a cfté Consei
ller d'Etat,premier Presiudent
à Morcici au Parlement
~eBearn, qui de Magdelaine
Colbért du Terran ai eu p!ufîtfurs
ensans,faîné,Charles
Marquis de Gassion, Capitaine.
Lieutenant- des Gendames
,de Mr leDuc Je
—Bourgogne,fut ruéà Hochtér en 1704.& PPiieerrrrce. AA rrmniaanndd
Marquis deGassiort; son freteà
épousé en 1708.la fille
de Mr Darmenonville. 1
MessireJacques Lynch;
Archevesque deTune, Metropolirainde
ta Province de
Conaughc en Irlande, ci devant
Aumônier honnoraire
de feu Charles Il. Roy dtECpagne,
mourut à Paris le zg.
oaobreJâgé-d'environ cene:
ans.
Le Prince de Toscane, fils
aîné du Grand Duc de Toscane,
mourut à Florence le 5.Odtobrc, âge de JI. ans,
après une longue maladie. Il
n'a pointeu d'enfans de son
mariage avec la Princesseon
epouse , soeur des Electeurs
de Baviere & de Cologne.
t McflireLéonde Mazoycr ,J
Seigneur de Verneuïl Moulinro>
n,&c.Gentil- homme ordmaire,&
Ecuyer de Madame
la Diuphinc, mourut en son
ChaftçaudeMoubgnonle ;
Novembre17?3.
Mr MarcAntoine Goder,
Marquis de Soudé, Chevalier
de l'Ordre MilitairedeSaine
Louis, cy devant Capitaine-
Lieutenant des Chevaux Legers
d'Anjou, mourut sans
alliance le 18. Novembre âgé.
de 41. ans.
1
Nicolas Chupin,Consc)'Iler-
Secretaire du Roy, & cydevant
Tresorier général du
Marc d'or des Ordres du Roy,
mourut le n. Novembre.
Mrr. Nicolas le Grain, Chevalier,
mourut le même jour
il. Novembre, âgé de 81.an,
laissant pour fille unique de
feuë Dame Anne Guyet, Dame
N. le Grain, mariée à Mr
Boucher d'Orçay, Maistredes
Requestes
,
fils du Conseiller
d'Etat.
Mte Antoine de Broiiilly,
Marquis d'Herleville,cy devant
Lieutenant général pour
le Roy, Gouverneurdes Province,
Ville & Citadelle de
Pignerol
, mourut aussile 21. Novembre..
1-..;1 !
MessureArmand Charles
de la Porte, Duc de Rethelois
Mazarin, de la Messeraye, &
de Mayenne, Pair de France,
Chevalier des Ordres du Roy
Lieutenant General de ses
Armées, Prince de Chafieau-
Porcien,Marquis de Montcornet,
Comtede la Fere, de
Marie, &c. Grand Bailly de
Haguenau, Gouverneur d'Alsace
, & de Bretagne, des Villes,
Chasteau & Citadelle de
Brifac, Vitré&de Port-Louis.
CapitaineduChasteau de
Vincennes, & Grand Maistre
de l'Artillerie de France, mourut
en son Chasteau de la
Messeraye le 91 Novembre
1713.âgé de 82. ans; il
s'estoit demis de la Charge de
Grand-Maistre de l'Artillerie
en 1,66.9. en faveur du Duc
du Lude, & de plusieurs
de ses Gouvernemens, & se
retira en les terres.
Il étoit fiUde Charles de
la Porte, Ducdela Mesteraye
grand Maistre de l'Artillerie
&Maréchalde France,& de
MarieRuzé Deffiat; sa prq..
miere femme. Il epoulaXQ
1661.Hortense. Mancini t
fille de Laurent Mancini Chevalier
Romain, & de Hieronime
Mazarin, eoeur de Jules
Mazarin, Cardinal, Ministre
d'Ecat en France, en faveur
duquel mariage de sa Niece ill'intitua son héritieruniverselàcharge
de subtitution
de porter le nom&lesArmes
pleines de Mazarin, ce
qui fut confirmépasLettres,
vérifiées.au Parlementle5
Aoust 1 661. &, pour lors. il
quitta son nom & les Armes
de la Porte, & prit cellesde
Mazarin, qu'ila trahiraisà sa
posteritécomme on voie
qu'ils les portentau jourd'huy
Et de son mariage il eut
Charles Jules Mazarin Duc
de la Mestcraye, Pair de
France, Marie-Charlotte
Mazarin
,
femme du Marquis
de Richelieu,MarieOlirope
Mazarin,épousedu.Marquis
deBellefonds.
,
Charles Jules Mazarin, Duc
de la Mestraye a épauséen
1681; Felice Armande Charlotte
de du Fort Duras, fille
aînée du Maréchal de Duras
doncil a desenfans.
Monsieur le Duc Mazarin
estoit arrièrepetit-fils de
François de laporre, Seigneur
dela Lunardiere, qui fut marié
deux fois, 1°. A Claude
Rochar,fille d'Antoine, Seigneur
deCarinvilliers,Coriseiller
au Parlement, 2. A
Magdelaine Charles, fille de
Nicolas, Seigneur du Plassis-
Piquer. Du premier lir, ileue
Susannede la Porte,femmede
François du Plessis) Seigneur
de Richelieu, Grand Prevost
de France, & fut mere des
Cardinaux de Richelieu, l'un
Ministre d'Etat, & l'autre Atchevesque
de Lyon,& dela
secondé femme ileut Charles
de la Porte, Seigneur de la
Mesleraye, la Lunardjere, &c.
Gentil-hommeordinaire dela
Chambre du Roy, qui epousa
Claude de Champlois, &
il en eut plusieurs enfans, en,
tr'autres, Charles de la Porte,
Duc da la Mesraye, Pair
& Maréchal de France, pert
de Mr le Duc Mazarm.
Messire Jean,Comte de
Gassion,Lieutenant des Gardes
du Corps du Roy, Lieutenant
General de sesArmées
Gouverneurdeu Mezieics,
Chevalier de l'Ordre de S.
Louis,mourut le 26. Novembre
a servi avec beaucoup de
distinction en Allemagne
&en Flandres.
Ilestoitsiss de Jean de Gassion,
PresidentàMortierau
Parlement de Pau, & de Marie
Befrade, & neveu de Jean
de Gaffion MaréchaldeFrance
qui mourut àArras le zl
Octobre1641, d'un coup
de mousquet qu'il receut à la
teste le 28 Septembre precedent.
La famille de Gassion est
tres-considerable enBearn,
qui desccnd de Guillaumede
Gassion,quivivoieen 1499
& qui étoit Sénéchal du Païs
d'Olleran&de Sauvesertepere
de Jean de Gassion qui fut
employépour traiter de la
rançon de HenryII. Roy de
Navarre, auprèsdel'Empereur
Charles quint en 1525.
le traité fut fait pour 30000.
écus d'or. Mais les Agens de
l'Empereur voulansaugmenter
cette convention, il employa
l'argent pour gagner
ses Gardes, & lui procura sa
libertépar stratagême. Jean
Gassion son fils fut Procureur
General au Conseil Souverainde.
Bearn, puis Maistre
des Requestes &- President a,
Mortier auditConseil
,
&'
Chef de la Reine Jeanne de
Navarre, mere du Roy Henry
I V.. Roy de France & de
Navarre,c'estoit le bisayeul
deMr de Gaffion, qui vient
de.mourir. Cette famille ,a
produit des pcrfonncs
qui se font distinguées,
tant dans la Robe que dans
l'Epée, Pierre Marquis de
Gabion,rière de cciui qui
vient de mourir, a cfté Consei
ller d'Etat,premier Presiudent
à Morcici au Parlement
~eBearn, qui de Magdelaine
Colbért du Terran ai eu p!ufîtfurs
ensans,faîné,Charles
Marquis de Gassion, Capitaine.
Lieutenant- des Gendames
,de Mr leDuc Je
—Bourgogne,fut ruéà Hochtér en 1704.& PPiieerrrrce. AA rrmniaanndd
Marquis deGassiort; son freteà
épousé en 1708.la fille
de Mr Darmenonville. 1
MessireJacques Lynch;
Archevesque deTune, Metropolirainde
ta Province de
Conaughc en Irlande, ci devant
Aumônier honnoraire
de feu Charles Il. Roy dtECpagne,
mourut à Paris le zg.
oaobreJâgé-d'environ cene:
ans.
Le Prince de Toscane, fils
aîné du Grand Duc de Toscane,
mourut à Florence le 5.Odtobrc, âge de JI. ans,
après une longue maladie. Il
n'a pointeu d'enfans de son
mariage avec la Princesseon
epouse , soeur des Electeurs
de Baviere & de Cologne.
t McflireLéonde Mazoycr ,J
Seigneur de Verneuïl Moulinro>
n,&c.Gentil- homme ordmaire,&
Ecuyer de Madame
la Diuphinc, mourut en son
ChaftçaudeMoubgnonle ;
Novembre17?3.
Mr MarcAntoine Goder,
Marquis de Soudé, Chevalier
de l'Ordre MilitairedeSaine
Louis, cy devant Capitaine-
Lieutenant des Chevaux Legers
d'Anjou, mourut sans
alliance le 18. Novembre âgé.
de 41. ans.
1
Nicolas Chupin,Consc)'Iler-
Secretaire du Roy, & cydevant
Tresorier général du
Marc d'or des Ordres du Roy,
mourut le n. Novembre.
Mrr. Nicolas le Grain, Chevalier,
mourut le même jour
il. Novembre, âgé de 81.an,
laissant pour fille unique de
feuë Dame Anne Guyet, Dame
N. le Grain, mariée à Mr
Boucher d'Orçay, Maistredes
Requestes
,
fils du Conseiller
d'Etat.
Mte Antoine de Broiiilly,
Marquis d'Herleville,cy devant
Lieutenant général pour
le Roy, Gouverneurdes Province,
Ville & Citadelle de
Pignerol
, mourut aussile 21. Novembre..
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Résumé : MORTS.
Le texte relate plusieurs décès et biographies de personnalités notables. Armand Charles de la Porte, Duc de Rethel et Mazarin, Pair de France, Chevalier des Ordres du Roy et Lieutenant Général des Armées, est décédé le 9 novembre 1713 à l'âge de 82 ans. Il avait démissionné de la charge de Grand-Maître de l'Artillerie en 1669 et s'était retiré sur ses terres. Fils de Charles de la Porte, Duc de la Mesteraye, et de Marie Ruzé Deffiat, il avait épousé Hortense Mancini en 1661, fille de Laurent Mancini et de Hieronime Mazarin, et sœur du Cardinal Mazarin. À la suite de ce mariage, il avait pris le nom et les armes de Mazarin. De cette union naquirent Charles Jules Mazarin, Duc de la Mesteraye, Marie-Charlotte Mazarin, femme du Marquis de Richelieu, et Marie Olympe Mazarin, épouse du Marquis de Bellefonds. Messire Jean, Comte de Gassion, Lieutenant des Gardes du Corps du Roy, Lieutenant Général des Armées, Gouverneur de Mézières et Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis, est décédé le 26 novembre. Il avait servi avec distinction en Allemagne et en Flandres. Fils de Jean de Gassion, Président à Mortier au Parlement de Pau, et de Marie Befrade, il était également neveu de Jean de Gassion, Maréchal de France. La famille de Gassion, très considérée en Béarn, descendait de Guillaume de Gassion, Sénéchal du Pays d'Olleran et de Sauvetat, et de Jean de Gassion, Procureur Général au Conseil Souverain de Béarn. Le texte mentionne également plusieurs autres décès notables, dont ceux de Messire Jacques Lynch, Archevêque de Tuam en Irlande, le Prince de Toscane, fils aîné du Grand Duc de Toscane, Monsieur Léon de Mazarin, Seigneur de Verneuil, Monsieur Marc-Antoine Goder, Marquis de Soudé, Nicolas Chupin, Conseiller-Secrétaire du Roy, Monsieur Nicolas le Grain, et Monsieur Antoine de Broilly, Marquis d'Herleville.
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6
p. 1053-1056
ODE SACRÉE, Tirée du Pseaume In Exitu Israël de Ægypto, &c.
Début :
Quand Israël quitta la Terre [...]
Mots clefs :
Ode sacrée, Psaume, Israël, Héritage, Mer, Hébreux, Vérité, Sagesse, Gentils, Lumière
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ODE SACRÉE, Tirée du Pseaume In Exitu Israël de Ægypto, &c.
ODE SACRE'E ,
Tirée du Pseaume
In Exitu Israël de Ægypto , &c.
QUand Israël quitta la Terre
Des barbares Egyptiens ,
Celui qui commande au Tonnerre ,
Brisa ses funestes liens :
Il le prit pour son héritage ;
La Mer s'ouvrit à son passage ,
Le Jourdain suspendit ses Eaux ;
Les Colines et les Montagnes ,
Sauterent comme en nos Campagnes
Nous voyons bondir les Troupeaux.
O Mer en nauffrages féconde ,
A l'aspect du Camp des Hébreux ,
Pourquoi retiras-tu ton Onde ?
Jour1054
MERCURE DE FRANCE
Jourdain , pourquoi fuir devant eux ?
Monts orgueilleux , et vous , Colines ,
Les Moutons des Plaines voisines ,
Vous virent imiter leurs sauts ;
Grand Dieu ! la Terre en ta presence ,
S'émeut en voyant ta puissance ,
Un Rocher forme des Ruisseaux.
諾
Etre éternel ! que la memoire ,
De tant de Miracles divers ,
Ne tourne point à notre gloire ,
Qu'elle t'annonce à l'Univers ;
Que ta Verité , ta clémence ,
Ta Sagesse et ta Providence ,
Te manifestent aux Humains ;
Qu'ils sçachent qu'Israël révere ,
Le Maître du Ciel , qui sçait faire ,
Tout ce qu'embrassent ses desseins.
Les Gentils ont des Dieux frivoles
Qu'ils se sont eux-mêmes formez ,
Sourdes et trompeuses Idoles ,
Dont les yeux sont toujours fermez ;
Leurs pieds , leurs mains sont immobiles ;
De Métal masses inutiles ,
Vous êtes des Etres muets ;
Puissent
MAY.
1055 1731.
Puissent vous devenir semblables ,
Tous ceux qui croiront secourables ,
Des Dieux que les hommes ont faits.
Israël mit son esperance ,
Dans l'assistance du Seigneur ;
Aron invoqua sa puissance ,
Il s'est montré leur Protecteur ;
Celui qui craint de lui déplaire
Dans sa bonté sans cesse espere ,
Et toujours éprouve ses soins :
Combien de fois ce tendre Pere ,
Sans attendre notre Priere
A-t'il prévenu nos besoins ?
,
;
Son Peuple , de sa bienveillance ,
Mille fois sentit les effets ;
Ceux qui réverent sa puissance ,
Par lui sont comblez de bienfaits
Dans la splendeur ou l'indigence ,
Son incomparable clémence ,
Ecoute également leurs voeux .
Puissent vos enfans et vous- même ,
Etre benis du Dieu suprême ,
Qui créa la Terre et les Cieux !
Son
1056 MERCURE DE FRANCE
Son Trône au-delà du Tonnerre ,
Brille dans la celeste Cour :
Du néant il tira la Terre ,
Pour en faire notre séjour ,
Seigneur , dans la nuit éternelle ,
Tombeau de l'Ame criminelle ,
On ne benit point tes faveurs ;
Mais nous qui suivons ta lumiere ,
Durant l'Eternelle carriere ,
Nous celebrerons tes grandeurs.
Par M. de Sainte Palaye , de Montfort-
Lamaury
Tirée du Pseaume
In Exitu Israël de Ægypto , &c.
QUand Israël quitta la Terre
Des barbares Egyptiens ,
Celui qui commande au Tonnerre ,
Brisa ses funestes liens :
Il le prit pour son héritage ;
La Mer s'ouvrit à son passage ,
Le Jourdain suspendit ses Eaux ;
Les Colines et les Montagnes ,
Sauterent comme en nos Campagnes
Nous voyons bondir les Troupeaux.
O Mer en nauffrages féconde ,
A l'aspect du Camp des Hébreux ,
Pourquoi retiras-tu ton Onde ?
Jour1054
MERCURE DE FRANCE
Jourdain , pourquoi fuir devant eux ?
Monts orgueilleux , et vous , Colines ,
Les Moutons des Plaines voisines ,
Vous virent imiter leurs sauts ;
Grand Dieu ! la Terre en ta presence ,
S'émeut en voyant ta puissance ,
Un Rocher forme des Ruisseaux.
諾
Etre éternel ! que la memoire ,
De tant de Miracles divers ,
Ne tourne point à notre gloire ,
Qu'elle t'annonce à l'Univers ;
Que ta Verité , ta clémence ,
Ta Sagesse et ta Providence ,
Te manifestent aux Humains ;
Qu'ils sçachent qu'Israël révere ,
Le Maître du Ciel , qui sçait faire ,
Tout ce qu'embrassent ses desseins.
Les Gentils ont des Dieux frivoles
Qu'ils se sont eux-mêmes formez ,
Sourdes et trompeuses Idoles ,
Dont les yeux sont toujours fermez ;
Leurs pieds , leurs mains sont immobiles ;
De Métal masses inutiles ,
Vous êtes des Etres muets ;
Puissent
MAY.
1055 1731.
Puissent vous devenir semblables ,
Tous ceux qui croiront secourables ,
Des Dieux que les hommes ont faits.
Israël mit son esperance ,
Dans l'assistance du Seigneur ;
Aron invoqua sa puissance ,
Il s'est montré leur Protecteur ;
Celui qui craint de lui déplaire
Dans sa bonté sans cesse espere ,
Et toujours éprouve ses soins :
Combien de fois ce tendre Pere ,
Sans attendre notre Priere
A-t'il prévenu nos besoins ?
,
;
Son Peuple , de sa bienveillance ,
Mille fois sentit les effets ;
Ceux qui réverent sa puissance ,
Par lui sont comblez de bienfaits
Dans la splendeur ou l'indigence ,
Son incomparable clémence ,
Ecoute également leurs voeux .
Puissent vos enfans et vous- même ,
Etre benis du Dieu suprême ,
Qui créa la Terre et les Cieux !
Son
1056 MERCURE DE FRANCE
Son Trône au-delà du Tonnerre ,
Brille dans la celeste Cour :
Du néant il tira la Terre ,
Pour en faire notre séjour ,
Seigneur , dans la nuit éternelle ,
Tombeau de l'Ame criminelle ,
On ne benit point tes faveurs ;
Mais nous qui suivons ta lumiere ,
Durant l'Eternelle carriere ,
Nous celebrerons tes grandeurs.
Par M. de Sainte Palaye , de Montfort-
Lamaury
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Résumé : ODE SACRÉE, Tirée du Pseaume In Exitu Israël de Ægypto, &c.
L'ode sacrée, extraite du Psaume 'In Exitu Israël de Ægypto', commémore la libération d'Israël de l'esclavage en Égypte. Dieu, maître du tonnerre, a brisé les chaînes des Hébreux et leur a ouvert un passage à travers la mer Rouge et le Jourdain. Les montagnes et les collines ont bondi à sa présence, démontrant sa puissance. La mer, le Jourdain et les montagnes sont interpellés pour souligner leur soumission devant Dieu. Le texte insiste sur le fait que la mémoire de ces miracles doit servir à la glorification de Dieu, et non à la gloire humaine. Il met en avant la vérité, la clémence, la sagesse et la providence divines, contrastant avec les idoles muettes et inutiles des Gentils. Israël, en espérant dans l'assistance du Seigneur, a toujours été protégé et béni par Dieu, qui prévient les besoins de son peuple et écoute leurs vœux. L'ode se conclut par une invocation à Dieu, créateur de la Terre et des Cieux, dont le trône brille dans la cour céleste. Elle exprime le désir que les bénédictions divines soient sur les enfants et les fidèles, qui célébreront éternellement les grandeurs de Dieu.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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7
p. 1694-1709
LETTRE de M. Clerot, Avocat au Parlement de Roüen, sur le Droit de Viduité, le Doüaire, le Don mobile, et les autres avantages des gens mariez en Normandie.
Début :
Vous voulez absolument, Monsieur, que je vous explique ce que [...]
Mots clefs :
Lois, Droit, Loi, Parents, Enfant, Époux, Droits, Filles, Partie, Épouse, Père, Succession, Alleuds, Portion, Héritage, Terres, Normandie, Possession, Mariage, Viduité
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Clerot, Avocat au Parlement de Roüen, sur le Droit de Viduité, le Doüaire, le Don mobile, et les autres avantages des gens mariez en Normandie.
LETTRE de M. Clerot, Avocat au Par
lement de Rollen , sur le Droit de Viduité
le Donaire , le Don mobile , et les autres
avantages des gens mariez en Nor
mandie.
V
-
7 :6 7
Ous voulez absolument Monsieur
, que je vous explique ce que
c'est que notre Droit de Viduité , et vous
souhaitez qu'en même temps je vous
donne quelque idée des autres Droits des
Gens mariez en notre Province ; vous allez
être satisfait : Voici sur cela mes Observations.
Selon l'article 382. de notre
Coutume : Homme ayant eu un enfant , né
vif de sa femme , jouit par usufruit , tant
qu'il se tient en viduité , de tout le revenu
appartenant à saditte femme , lors de son
décès , encore que l'enfant soit mort avant la
dissolution du mariage.
Les Auteurs sont partagez sur l'origine
, l'essence , et les effets de ce Droit.
1. Les Anglois prétendent qu'il a pris
naissance chez eux : Litleton assurant
même qu'il étoit appellé Curtesie d'Angleterre
, parce que l'on n'en use en aucun
autre réalme , fors que tant seulement en Engleterre.
Nos Normands au contraire,sur le
texte
AOUST. 1733- 1695
que Texte de l'ancien Coutumier , disent
nous l'avons porté chez les Anglois . Consuetudo
est enim in Normannia ex antiquitate
approbata ; et plusieurs Auteurs François
croient le voir dans les Capitulaires de
nos premiers Rois ; ce qui fait dire à l'un
d'eux contre Cowel, Smith , et Litleton ,
Illa est verè nationis nostra -humanitas.
que
2°. Quelques-uns ont avancé que pour
acquerir par le mari cet avantage , il
suffisoit l'enfant eut été conçû , et que
la mere eût témoigné l'avoir senti remuer
dans ses flancs. Quelques autres ,
au contraire , ont dit que l'enfant devoit
être absolument sorti des entrailles de sa
mere, et que des gens dignes de foy l'eussent
vû vif; plusieurs se sont persuadé
qu'il ne suffisoit pas que l'enfant eut été
vû remuer,mais qu'il falloit encore qu'on
l'eut entendu pleurer ou crier.
3. Il y en a qui pensent que cet usufruit
est acquis par la volonté seule de la
Loy : Beneficio Legis ; d'autres , au contraire
, soutiennent que c'est une possession
à droit successif : Fure hæreditario ;
mais d'une espece particuliere; et plusieurs
représentent ce droit comme une espece
de legs , que la Loy fait faire par la fem- ·
me ,jure nuptiali , à celui qui l'a renduë
féconde. Voici , Monsieur , de quoi vous
Ay Can
1696 MERCURE DE FRANCE
convaincre là dessus. 1 ° .Ce droit, comme
ce qui forme toute notre ancienne Coûtume
, ( je n'en excepte pas même la clameur
de Haro ) vient des Loix des premiers
Rois de France , que nos premiers
Ducs ont adoptées , en y faisant quelques
changemens , et Guillaume le Conquerant
l'a porté en Angleterre , d'où il est
même passé en Ecosse. 2° . A prendre ce
droit dans le sens où il a été introduit , il
ne peut être acquis au mari que quand
l'enfant a été vû remuer , et qu'il a été
entendu crier. 3 ° . Ce même droit dans
son origine étoit une espéce de succession
, il a été ensuite une véritable donation
, et à présent ce n'est ni succession ,
ni donation , mais un avantage de la loy
qui tient de l'une et de l'autre.
Pour faire cette démonstration
par or
dre , et pour vous donner les éclaircissemens
que vous demandés , je vais vous
exposer ici quelles ont été les differentes
espéces de possessions dans les principales
Epoques de la Monarchie.
PREMIER TEMPS.
Les Bourguignons , les Francs , les Saxons
et autres Peuples venus du fond de
l'Allemagne , s'étant emparés de différentes
A OU SI. 1733. 1697
rentes Provinces de la Gaule , leurs Capi- .
caines , et leurs Soldats partagerent nonseulement
les Terres qu'ils venoient de
conquerir , mais encore les dépouilles des
Peuples qu'ils venoient de subjuguer , ce
qu'ils appelloient pour chaque particulier,
sertem , ou ce qui est la même chose,
Allodium , du mot Allemand All , qui
signifie tout , et de Lods , los ou lot , qui
signifie part , portion , ou Partage ; d'où
vient que dans la suite ils ont indistinctement
appelić Allodium tout ce qu'ils
ont possedé comme proprietaires. Je ne
vous citerai sur cela qu'une Lettre du
Pape Jean VIII . où l'on trouve : Proprietates
Bosonis et Engeltrudis quas vos
Alladium dicitis , filiabus eorum hæredibus
restituatis.
Il y avoit une autre sorte de possession
, mais que l'on ne tenoit que de la
grace du Roi, ou de l'élection du peuple ,
ou de la faveur des premiers Officiers de
la Couronne ; c'étoient les D chés pour
léver , conduire et commander les Troupes
de toute une Province . Les Comtés
pour éxécuter les ordres des Ducs , de
ménager les revenus roïaux , et de rendre
la justice dans certains Parlemens , les
Marquisats pour veiller sur les Frontieres
, les Chastellenies pour recevoir nos
A vj
Pria1698
MERCURE DE FRANCE
Princes dans leurs fréquens Voyages , et
cent autres places pareilles qui produisoient
un certain revenu , mais qui ne
passoient point aux héritiers , si ce n'est
dans le cas de ce que nous appellons aujourd'hui
survivance .
La facilité qu'il y eut dans la suite à
avoir de ces Benefices pour les Descendans
, les fit regarder comme des especes
d'héritages ; on en obtint même plusieurs
in Allodium , selon l'interêt ou la bonté
de nos premiers Reis ; et enfin dans de
certaines Révolutions de l'Etat , il en fur
abandonné des plus considérables. Ainsi ,
Monsieur , cette partie de la Neustrie
que nous occupons aujourd'hui , fut- elle
laissée à notre premier Duc Raoul , pour
en jouir comme de son propre bien. Ab
Epia fluviole usque ad mare ut teneat ipse
et successores ejus infundum sempiternum.
>
Jusqu'ici , la maniere de posseder ne
changea point ; on compta toujours les
meubles , les immeubles , les droits et
les actions , dans un seul corps de -possession
, sous le nom d'Aleu. Vous verrez
cela dans plusieurs Titres , et partis
culierement dans celui que je vous al
quelquefois fait voir sur cette matiere
où on lit cette formule : Asserens perjuramentum
suum , res , jura , dominia , et
›
usagia
AOUST. 1733. 1699
usagia inferius annotata ab aliquo non tenere
, sed eadem in Francum purum et libe».
rum Allodium se habere. Examinons maintenant
comment nos premiers François.
divisoient cette possession.
D'abord les Esclaves , les Pierreries , les
Meubles , les Hardes ; ensemble les
Droits , les Actions , et quelquefois même
les Maisons des Villes , faisoient la
premiere partie , sous cette dénomination
Mancipia. Je ne vous citerai point
d'éxemples sur cette portion des Aleuds,
Yous sçavez que dans nos anciennes loix
La maison dans la Ville est souvent mar
quée sous cette dénomination Mancipiata
Casa.
Ensuite les Chevaux , les Boeufs et Va
ches , les Moutons , et generalement tou
tes les bêtes domestiques ; ensemble les
Harnois , les Fourages , les Grains , et
tout ce qui convenoit à ces choses , faisoient
la seconde partie que l'on désignoit
sous ce nom Pecunia. Vous sçavez,
Monsieur , qu'en quelque maniere cela
étoit encore d'usage sous le Regne de notre
Guillaume le Conquerant , puisque
ce Prince deffendant dans le Chap. 9. de
ses Loix , la vente ou l'achapt des bêtes
vives ailleurs que dans les Villes , se sert
de cette expression : Interdicimus ut nulla
peci
1700 MERCURE DE FRANCE
pecunia viva vendatur aut ematur , nisi intra
civitates.
Enfin , les Maisons de Campagne , les
Terres , les Forêts , les Eaux , les Droits
de Chasse et de Parc , formoient la troisiéme
partie que l'on appelloit chez les
Francs Terra Salica sive Francica , parce
qu'en general c'étoit le propre de la valeur
Françoise , et chez les Ripuariens ,
Terra Aviatica , parce qu'ils la tenoient,
non à droit de Conquête , mais au droit
de leurs Ayeux , ausquels les Romains
l'avoient donnée. Voyons présentement
l'ordre de succeder , et à cet égard une
nouvelle division des Aleuds . "
Nos premieres Loix sous le nom hareditas
, font pas er tout en general aux
plus proches parens , mâles , ou femelles
; mais ces mêmes loix portent une
exception pour la Terre : Aviatica , aut
Salica sive Francica , car elles ne veulent
pas que les femmes y ayent aucune
part , et c'est la distinction qu'il ne faut
pas omettre.
>
Ainsi , l'héritage d'une personne , ses
Aleuds , son Patrimoine , forment deux
successions différentes : la premiere , où
l'on comprend tout ce qui est meuble
tout ce qui est héritage de Ville , tout
ce qui est acquêts : la seconde , où sont
renAOUST.
1733. 1708
y renfermées les Terres de Campagnes
ayant fait souche et passé des peres ou
meres aux enfans . Examinez bien , Monsieur
, nos premieres Loix , vous verrez
que cette derniere succession , ou seule
ou jointe à son tout , est appellée hareditatem
paternam aut maternam , et que la
premiere est appellée simplement heredi
tatem. Je passe aux preuves .
La Loy des Ripuariens , au titre de
Alodibus,fait passer en general les Aleuds
aux pere , mere , freres et soeurs , oncles
et tantes , et deinceps usque ad quintumgeniculum
qui proximus fuerit in hæreditatem
succedat. Mais pour cette portion qui est
appeliée Terra Aviatica , tant qu'il y a
des mâles , les filles n'y peuvent rien prétendre.
Sed dum virilis sexus extiterit ,femina
in hæreditatem Aviaticam non suecedat.
Dans les Loix Saliques , au même titre
, nous voyons en general les . Aleuds
passer de même aux pere et mere , freres
et soeurs , oncles et tantes. Si autem nulli
borumfuerint quicumque proximiores fuerint
de paterna generatione ipsi in hæreditatem
succedant. Mais pour cette portion , qui
est appellée Terra Salica , les filles en
sont absolument excluës : De terra verè
Salica nulla portio hæreditatis mulieri veniat,
sed
1702 MERCURE DE FRANCE
•
sed ad virilem sexum tota terra hereditas
perveniat.
ブ
Enfin , Monsieur , dans les Loix de la
Thuringe , ce Païs qui , selon Gregoire
de Tours , avoit été long- tems le séjour
des François , nous trouvons au même
titre de Alodibus , notre distinction d'héritage
, et notre exception en faveur des
mâles clairement établie ; que l'héritage
d'un deffunt , dit cette Loi , soit appréhendé
par le fils , et non par
et non par la fille : si
le deffunt n'a point de fils , que la fille
aye les esclaves , les maisons de Ville , les
troupeaux , l'argent , en un mot ,
cipia et pecunia ; mais que les terres , les
maisons de campagne , les droits de
chasse , en un mot , ce que l'on désigne
sous ce mot terra passe aux plus proches
parens paternels. Hareditatem defuncti filius
, non filia , suscipiat : Si filium non
habuit qui defunctus est , ad filiam pecunia,
et mancipia , terra verò ad proximum paterne
generationis consanguineum pertineat.
man-
C'est dans cette Loy qu'on observe que
quiconque a la Terre , a aussi les équipages
, les droits de la Guerre , et la contribution
dûë par les Vassaux : Ad quemcumque
hæreditas terra pervenerit , ad illum
vestis Bellica , id est Lorica , ultio proximi
et salutio debet pertinere.
C'est
A O UST. 1733. 1703
C'est dans cette Loy qu'on trouve enfin
quel étoit le sort des filles , lorsqu'elles
avoient des freres ; elles n'avoient que
quelques ornemens que leur laissoient
leurs meres , et qui consistoient en Chainettes
, Tresses ou Noeuds , Coliers , Pendans
d'Oreilles , &c. Mater moriens filio
terram , mancipia et pecuniam dimittat , filia
verò spolia colli , id est Murenas , Muscas
, Monilia , Inaures , vestes, Armillas ",
vel quidquid ornamenti proprii videbatur
babuisse.
> Les femmes , comme vous le voyés ;
Monsieur , étoient alors peu avantagées,
car dans ces premiers tems les enfans des
Concubines étant indistinctement appellés
aux successions , avec les enfans des
femmes légitimes , il arrivoit peu que les
successions manquassent de mâles ; cependant
il y avoit des cas où , comme dit
cette Loy , l'héritage passoit de l'Epée à
la Quenouille. Post quintam generationem
filia ex toto, sive de patris , sive matris parte
in hæreditatem succedat ; et tunc demum
hareditas adfusum à lancea transeat.
La liberté que les François , fixés dans
les Gaules par la valeur de Clovis , eurent
de régler le partage de leurs biens
selon les Loix de la Nation , ou les Loix
Romaines , rendit enfin la condition des
fem
1704 MERCURE DE FRANCE
femmes plus avantageuse. On s'accoutu
ma peu à peu aux impressions que les Ecclesiastiques
, qui suivoient le Code de
Théodose , donnoient contre les Loix Saliques
; on poussa même les choses jusqu'à
l'excès , soit en regardant ces Loix comme
détestables , soit en ne mettant aucunes
bornes à la liberté de tester , pour
se soustraire à leurs dispositions.
En effet, nous voïons dans la douzième
Formule de Marculphe , qu'un Pere appelle
l'exclusion des filles en la Terre,
Salique , une Coutume impie : Diuturna
sed impia inter nos consuetudo tenetur , ut de
terrâ paterna sorores cum fratribus portionem
non habeant. Que ce Pere pour cela ordonne
le partage de sa succession entre
ses fils et filles également , sed ego bane
impietatem , &c.
Une femme sous la puissance de son
mari , au point que dans la dix- septiéme
des mêmes Formules , elle l'appelle son
Seigneur et son Maître. Ege ancilla tua
Domine et Jugalis meus , a cependant le
pouvoir de disposer des biens et d'appeller
ses filles à sa succession ; ce qui diminue
encore les avantages que les Loix de
la Nation accordent aux mâles.
-
Enfin dans ce même temps , les Loix
Ecclesiastiques
favorisent encore les femmes
;
AOUST. 1739 : 1705
mes , car elles ordonnent la nécessité de
·les doter ; deffendant même dans le Concile
d'Arles , tenu l'an 524. qu'il ne se
celebre aucun mariage sans dot : Nullum
sine dote fiat conjugium ; décidant ailleurs,
qu'il n'y aura point de dot , où il n'y
aura point de mariage : Ubi nullum omninò
matrimonium ibi nulla dos ; quia opportet
quod constitutio dotis sit facta publicè
et cum solemnitate ad ostium Ecclesia .Voions
présentement les avantages respectifs entre
les mariez.
Lorsqu'il étoit question de contracter ,
on s'assembloit de part et d'autre , en famille
, amis et voisins. D'abord les parens
de l'époux promettoient à la future épouse
une dot qui consistoit alors en quelques
Esclaves , quelques Bestiaux , quelques
meubles et certaine somme d'argent
; ensuite cette convention des parens
se faisoit , comme parlent les Loix
Ripuaires : Per tabularum seu chartarum
instrumenta ; et elle consistoit non-seule
ment en Esclaves , Bestiaux , argent, & c.
mais encore en terres et en richesses considérables
, même des Autels , des Eglises
et des Dixmes.
Le jour des nôces venu , jour qui dans
les premiers- temps arrivoit quelquefois
des années entieres après les fiançailles, er
qui
1706 MERCURE DE FRANCE
;
qui se passoit souvent sans autre cérémo
nie que la conduite de la fiancée chez le
fiancé les parens de l'épouse faisoient
leur présent à l'époux, qui consistoit d'abord
en quelques Flêches , quelque Bou
clier , quelque Cheval , quelque Equipa- ,
ge de Chasse , & c. mais qui dans la suite
a été la possession , ut custos , de tout le
bien de l'Epouse , appellé en ce cas Maritagium
, et la donation d'une partie de
ce même bien , en ce qui consistoit en
meubles ; d'où est venu ce que nous appellons
présentement Don Mobile. Chez
les premiers Saxons , ce qu'on a appellé
depuis Maritagium , étoit nommé Faderfium
, et la portion dont les parens de l'épousée
faisoient présent au mari , et qui
a été appellée Don Mobile, étoit nommée.
dans les premiers temps , Methium, Melphium
ou Mephium.
Lors de la solemnité du mariage ; ad
estium Ecclesia , l'époux donnoit à l'é
pouse la Charte de la dot , arrêtée entre
les deux familles , et ainsi il lui assuroit
en cas de prédécès , ce que l'on a appellé
d'abord Dos , ensuite Dotalitium , enfin
Dotarium , et Doarium , d'où nous avons
fait le mot Donaire , mais qui est bien
different de ce qu'il étoit dans les premiers
temps , puisqu'alors c'étoit réellement
AOUST. 1733
1707
lement la Dot de l'Epouse , donnée par
l'Epoux, selon l'usage , rapporté par Tacite
: Dotem non uxor marito , sed maritus
uxori offert.
Le lendemain, dès le matin , les parens
venans présenter leurs voeux aux nouveaux
mariez , l'Epoux faisoir à l'Epouse,
un présent , appellé d'abord Morgangeba
ou Morgengab en Allemand , et en,
Latin Matutinale donum , enfin osculagium.
aut osculum ; il consistoit en quelques
pierreries , ornemens et hardes. Il est ce
que chez plusieurs on appelle Augment ;
ce que chez d'autres on nomme Onelages;
et ce qu'en Normandie on désigne
Sous le titre de Chambrée , Bagues , et
Joyaux.
"
Les Loix Ripuaires dans le tit. 59.poussent
icy l'attention en faveur de l'Epouse,
jusqu'à fixerà sosols d'or ce qui doit fai
re sa dot , s'il ne lui en a pas été promis ;
elles lui permettent outre cela de retenir
le Morgangeba , et elles luioaccordent
la
tierce partie de ce qui aura été aquis
dans son mariage ; ce qui peut être en
quelque maniere le commencement du
Droit de conquêts, qui , à l'exception de
quelques susages locaux est fixé chez
nous au tiers et tertiam partem de omni res
0
quam
1708 MERCURE DE FRANCE
quam simul conglobaverint sibi studeat vindicare
, vel quicquid ei in Morgangeba tra
ditum fuerat similiterfaciat.
Vous ne voyez encore icy , Monsieur .
que peu de chose en faveur de l'Epoux.
Le Capitulaire de Dagobert , de l'an 630.
ou la Loy des Allemands , tit . 92. va lui
fournir un avantage considérable, en décidant
que si la femme décéde en couche,
et que l'enfant lui survive quelque tems,
la succession maternelle appartiendra au
pere : Siqua Mulier que hæreditatem paternam
habet , post nuptum pragnans peperit
puerum , et in ipsa hori mortua fuerit ,
et infans vivus remanserit aliquanto spatio ,
vel unius hora , ut possit aperire oculos et
videre culmen Domus et quatuor parietes
et posteà defunctus fuerit , hæreditas materna
ad patrem ejus pertineat. Examinez deprès
cette Loy , Monsieur , et vous serez
convaincu qu'elle est la véritable source
de notre Droit de Viduité.
*
Elle ne se contente pas de vouloir que
PEnfant demeure vif une espace ou une
heure de temps ; et infans vivus remanserit
aliquanto spatio vel unius hora ; mais
elle veut que cela soit de telle sorte qu'il
puisse ouvrir les yeux , voir le toît de la
maison , et se tourner vers les quatre
mu
AO
UST.
1733-
1709
murailles ; ut possit aperire oculos et videre
culmen domûs et quatuor parietes. Ce n'est «
pas assez ; la même Loy nous assûre que
ce n'est que quand le pere a des témoins
de toutes ces choses , qu'il peut conserver
son droit. Et tamen si testes habet pater
ejus quod vidissent, illum infantem oculos
aperire et potuisset culmen domus videre et
quatuor parietes , tunc pater ejus habeat li- "
centiam cum lege ipsas res deffendere. Enfin
la Loy ajoute que s'il en est
autrement
celui auquel
appartient la propriété doit
l'emporter Si autem aliter cujus est proprietas
ipse
conquirat. Voilà
expressément ,
Monsieur,les
dispositions que nous trouvons
dans les Loix du Droit de Viduité
en
Angleterre , en Ecosse , en France , en
Normandie , et ailleurs.
La suitepour le Mercure prochain.
lement de Rollen , sur le Droit de Viduité
le Donaire , le Don mobile , et les autres
avantages des gens mariez en Nor
mandie.
V
-
7 :6 7
Ous voulez absolument Monsieur
, que je vous explique ce que
c'est que notre Droit de Viduité , et vous
souhaitez qu'en même temps je vous
donne quelque idée des autres Droits des
Gens mariez en notre Province ; vous allez
être satisfait : Voici sur cela mes Observations.
Selon l'article 382. de notre
Coutume : Homme ayant eu un enfant , né
vif de sa femme , jouit par usufruit , tant
qu'il se tient en viduité , de tout le revenu
appartenant à saditte femme , lors de son
décès , encore que l'enfant soit mort avant la
dissolution du mariage.
Les Auteurs sont partagez sur l'origine
, l'essence , et les effets de ce Droit.
1. Les Anglois prétendent qu'il a pris
naissance chez eux : Litleton assurant
même qu'il étoit appellé Curtesie d'Angleterre
, parce que l'on n'en use en aucun
autre réalme , fors que tant seulement en Engleterre.
Nos Normands au contraire,sur le
texte
AOUST. 1733- 1695
que Texte de l'ancien Coutumier , disent
nous l'avons porté chez les Anglois . Consuetudo
est enim in Normannia ex antiquitate
approbata ; et plusieurs Auteurs François
croient le voir dans les Capitulaires de
nos premiers Rois ; ce qui fait dire à l'un
d'eux contre Cowel, Smith , et Litleton ,
Illa est verè nationis nostra -humanitas.
que
2°. Quelques-uns ont avancé que pour
acquerir par le mari cet avantage , il
suffisoit l'enfant eut été conçû , et que
la mere eût témoigné l'avoir senti remuer
dans ses flancs. Quelques autres ,
au contraire , ont dit que l'enfant devoit
être absolument sorti des entrailles de sa
mere, et que des gens dignes de foy l'eussent
vû vif; plusieurs se sont persuadé
qu'il ne suffisoit pas que l'enfant eut été
vû remuer,mais qu'il falloit encore qu'on
l'eut entendu pleurer ou crier.
3. Il y en a qui pensent que cet usufruit
est acquis par la volonté seule de la
Loy : Beneficio Legis ; d'autres , au contraire
, soutiennent que c'est une possession
à droit successif : Fure hæreditario ;
mais d'une espece particuliere; et plusieurs
représentent ce droit comme une espece
de legs , que la Loy fait faire par la fem- ·
me ,jure nuptiali , à celui qui l'a renduë
féconde. Voici , Monsieur , de quoi vous
Ay Can
1696 MERCURE DE FRANCE
convaincre là dessus. 1 ° .Ce droit, comme
ce qui forme toute notre ancienne Coûtume
, ( je n'en excepte pas même la clameur
de Haro ) vient des Loix des premiers
Rois de France , que nos premiers
Ducs ont adoptées , en y faisant quelques
changemens , et Guillaume le Conquerant
l'a porté en Angleterre , d'où il est
même passé en Ecosse. 2° . A prendre ce
droit dans le sens où il a été introduit , il
ne peut être acquis au mari que quand
l'enfant a été vû remuer , et qu'il a été
entendu crier. 3 ° . Ce même droit dans
son origine étoit une espéce de succession
, il a été ensuite une véritable donation
, et à présent ce n'est ni succession ,
ni donation , mais un avantage de la loy
qui tient de l'une et de l'autre.
Pour faire cette démonstration
par or
dre , et pour vous donner les éclaircissemens
que vous demandés , je vais vous
exposer ici quelles ont été les differentes
espéces de possessions dans les principales
Epoques de la Monarchie.
PREMIER TEMPS.
Les Bourguignons , les Francs , les Saxons
et autres Peuples venus du fond de
l'Allemagne , s'étant emparés de différentes
A OU SI. 1733. 1697
rentes Provinces de la Gaule , leurs Capi- .
caines , et leurs Soldats partagerent nonseulement
les Terres qu'ils venoient de
conquerir , mais encore les dépouilles des
Peuples qu'ils venoient de subjuguer , ce
qu'ils appelloient pour chaque particulier,
sertem , ou ce qui est la même chose,
Allodium , du mot Allemand All , qui
signifie tout , et de Lods , los ou lot , qui
signifie part , portion , ou Partage ; d'où
vient que dans la suite ils ont indistinctement
appelić Allodium tout ce qu'ils
ont possedé comme proprietaires. Je ne
vous citerai sur cela qu'une Lettre du
Pape Jean VIII . où l'on trouve : Proprietates
Bosonis et Engeltrudis quas vos
Alladium dicitis , filiabus eorum hæredibus
restituatis.
Il y avoit une autre sorte de possession
, mais que l'on ne tenoit que de la
grace du Roi, ou de l'élection du peuple ,
ou de la faveur des premiers Officiers de
la Couronne ; c'étoient les D chés pour
léver , conduire et commander les Troupes
de toute une Province . Les Comtés
pour éxécuter les ordres des Ducs , de
ménager les revenus roïaux , et de rendre
la justice dans certains Parlemens , les
Marquisats pour veiller sur les Frontieres
, les Chastellenies pour recevoir nos
A vj
Pria1698
MERCURE DE FRANCE
Princes dans leurs fréquens Voyages , et
cent autres places pareilles qui produisoient
un certain revenu , mais qui ne
passoient point aux héritiers , si ce n'est
dans le cas de ce que nous appellons aujourd'hui
survivance .
La facilité qu'il y eut dans la suite à
avoir de ces Benefices pour les Descendans
, les fit regarder comme des especes
d'héritages ; on en obtint même plusieurs
in Allodium , selon l'interêt ou la bonté
de nos premiers Reis ; et enfin dans de
certaines Révolutions de l'Etat , il en fur
abandonné des plus considérables. Ainsi ,
Monsieur , cette partie de la Neustrie
que nous occupons aujourd'hui , fut- elle
laissée à notre premier Duc Raoul , pour
en jouir comme de son propre bien. Ab
Epia fluviole usque ad mare ut teneat ipse
et successores ejus infundum sempiternum.
>
Jusqu'ici , la maniere de posseder ne
changea point ; on compta toujours les
meubles , les immeubles , les droits et
les actions , dans un seul corps de -possession
, sous le nom d'Aleu. Vous verrez
cela dans plusieurs Titres , et partis
culierement dans celui que je vous al
quelquefois fait voir sur cette matiere
où on lit cette formule : Asserens perjuramentum
suum , res , jura , dominia , et
›
usagia
AOUST. 1733. 1699
usagia inferius annotata ab aliquo non tenere
, sed eadem in Francum purum et libe».
rum Allodium se habere. Examinons maintenant
comment nos premiers François.
divisoient cette possession.
D'abord les Esclaves , les Pierreries , les
Meubles , les Hardes ; ensemble les
Droits , les Actions , et quelquefois même
les Maisons des Villes , faisoient la
premiere partie , sous cette dénomination
Mancipia. Je ne vous citerai point
d'éxemples sur cette portion des Aleuds,
Yous sçavez que dans nos anciennes loix
La maison dans la Ville est souvent mar
quée sous cette dénomination Mancipiata
Casa.
Ensuite les Chevaux , les Boeufs et Va
ches , les Moutons , et generalement tou
tes les bêtes domestiques ; ensemble les
Harnois , les Fourages , les Grains , et
tout ce qui convenoit à ces choses , faisoient
la seconde partie que l'on désignoit
sous ce nom Pecunia. Vous sçavez,
Monsieur , qu'en quelque maniere cela
étoit encore d'usage sous le Regne de notre
Guillaume le Conquerant , puisque
ce Prince deffendant dans le Chap. 9. de
ses Loix , la vente ou l'achapt des bêtes
vives ailleurs que dans les Villes , se sert
de cette expression : Interdicimus ut nulla
peci
1700 MERCURE DE FRANCE
pecunia viva vendatur aut ematur , nisi intra
civitates.
Enfin , les Maisons de Campagne , les
Terres , les Forêts , les Eaux , les Droits
de Chasse et de Parc , formoient la troisiéme
partie que l'on appelloit chez les
Francs Terra Salica sive Francica , parce
qu'en general c'étoit le propre de la valeur
Françoise , et chez les Ripuariens ,
Terra Aviatica , parce qu'ils la tenoient,
non à droit de Conquête , mais au droit
de leurs Ayeux , ausquels les Romains
l'avoient donnée. Voyons présentement
l'ordre de succeder , et à cet égard une
nouvelle division des Aleuds . "
Nos premieres Loix sous le nom hareditas
, font pas er tout en general aux
plus proches parens , mâles , ou femelles
; mais ces mêmes loix portent une
exception pour la Terre : Aviatica , aut
Salica sive Francica , car elles ne veulent
pas que les femmes y ayent aucune
part , et c'est la distinction qu'il ne faut
pas omettre.
>
Ainsi , l'héritage d'une personne , ses
Aleuds , son Patrimoine , forment deux
successions différentes : la premiere , où
l'on comprend tout ce qui est meuble
tout ce qui est héritage de Ville , tout
ce qui est acquêts : la seconde , où sont
renAOUST.
1733. 1708
y renfermées les Terres de Campagnes
ayant fait souche et passé des peres ou
meres aux enfans . Examinez bien , Monsieur
, nos premieres Loix , vous verrez
que cette derniere succession , ou seule
ou jointe à son tout , est appellée hareditatem
paternam aut maternam , et que la
premiere est appellée simplement heredi
tatem. Je passe aux preuves .
La Loy des Ripuariens , au titre de
Alodibus,fait passer en general les Aleuds
aux pere , mere , freres et soeurs , oncles
et tantes , et deinceps usque ad quintumgeniculum
qui proximus fuerit in hæreditatem
succedat. Mais pour cette portion qui est
appeliée Terra Aviatica , tant qu'il y a
des mâles , les filles n'y peuvent rien prétendre.
Sed dum virilis sexus extiterit ,femina
in hæreditatem Aviaticam non suecedat.
Dans les Loix Saliques , au même titre
, nous voyons en general les . Aleuds
passer de même aux pere et mere , freres
et soeurs , oncles et tantes. Si autem nulli
borumfuerint quicumque proximiores fuerint
de paterna generatione ipsi in hæreditatem
succedant. Mais pour cette portion , qui
est appellée Terra Salica , les filles en
sont absolument excluës : De terra verè
Salica nulla portio hæreditatis mulieri veniat,
sed
1702 MERCURE DE FRANCE
•
sed ad virilem sexum tota terra hereditas
perveniat.
ブ
Enfin , Monsieur , dans les Loix de la
Thuringe , ce Païs qui , selon Gregoire
de Tours , avoit été long- tems le séjour
des François , nous trouvons au même
titre de Alodibus , notre distinction d'héritage
, et notre exception en faveur des
mâles clairement établie ; que l'héritage
d'un deffunt , dit cette Loi , soit appréhendé
par le fils , et non par
et non par la fille : si
le deffunt n'a point de fils , que la fille
aye les esclaves , les maisons de Ville , les
troupeaux , l'argent , en un mot ,
cipia et pecunia ; mais que les terres , les
maisons de campagne , les droits de
chasse , en un mot , ce que l'on désigne
sous ce mot terra passe aux plus proches
parens paternels. Hareditatem defuncti filius
, non filia , suscipiat : Si filium non
habuit qui defunctus est , ad filiam pecunia,
et mancipia , terra verò ad proximum paterne
generationis consanguineum pertineat.
man-
C'est dans cette Loy qu'on observe que
quiconque a la Terre , a aussi les équipages
, les droits de la Guerre , et la contribution
dûë par les Vassaux : Ad quemcumque
hæreditas terra pervenerit , ad illum
vestis Bellica , id est Lorica , ultio proximi
et salutio debet pertinere.
C'est
A O UST. 1733. 1703
C'est dans cette Loy qu'on trouve enfin
quel étoit le sort des filles , lorsqu'elles
avoient des freres ; elles n'avoient que
quelques ornemens que leur laissoient
leurs meres , et qui consistoient en Chainettes
, Tresses ou Noeuds , Coliers , Pendans
d'Oreilles , &c. Mater moriens filio
terram , mancipia et pecuniam dimittat , filia
verò spolia colli , id est Murenas , Muscas
, Monilia , Inaures , vestes, Armillas ",
vel quidquid ornamenti proprii videbatur
babuisse.
> Les femmes , comme vous le voyés ;
Monsieur , étoient alors peu avantagées,
car dans ces premiers tems les enfans des
Concubines étant indistinctement appellés
aux successions , avec les enfans des
femmes légitimes , il arrivoit peu que les
successions manquassent de mâles ; cependant
il y avoit des cas où , comme dit
cette Loy , l'héritage passoit de l'Epée à
la Quenouille. Post quintam generationem
filia ex toto, sive de patris , sive matris parte
in hæreditatem succedat ; et tunc demum
hareditas adfusum à lancea transeat.
La liberté que les François , fixés dans
les Gaules par la valeur de Clovis , eurent
de régler le partage de leurs biens
selon les Loix de la Nation , ou les Loix
Romaines , rendit enfin la condition des
fem
1704 MERCURE DE FRANCE
femmes plus avantageuse. On s'accoutu
ma peu à peu aux impressions que les Ecclesiastiques
, qui suivoient le Code de
Théodose , donnoient contre les Loix Saliques
; on poussa même les choses jusqu'à
l'excès , soit en regardant ces Loix comme
détestables , soit en ne mettant aucunes
bornes à la liberté de tester , pour
se soustraire à leurs dispositions.
En effet, nous voïons dans la douzième
Formule de Marculphe , qu'un Pere appelle
l'exclusion des filles en la Terre,
Salique , une Coutume impie : Diuturna
sed impia inter nos consuetudo tenetur , ut de
terrâ paterna sorores cum fratribus portionem
non habeant. Que ce Pere pour cela ordonne
le partage de sa succession entre
ses fils et filles également , sed ego bane
impietatem , &c.
Une femme sous la puissance de son
mari , au point que dans la dix- septiéme
des mêmes Formules , elle l'appelle son
Seigneur et son Maître. Ege ancilla tua
Domine et Jugalis meus , a cependant le
pouvoir de disposer des biens et d'appeller
ses filles à sa succession ; ce qui diminue
encore les avantages que les Loix de
la Nation accordent aux mâles.
-
Enfin dans ce même temps , les Loix
Ecclesiastiques
favorisent encore les femmes
;
AOUST. 1739 : 1705
mes , car elles ordonnent la nécessité de
·les doter ; deffendant même dans le Concile
d'Arles , tenu l'an 524. qu'il ne se
celebre aucun mariage sans dot : Nullum
sine dote fiat conjugium ; décidant ailleurs,
qu'il n'y aura point de dot , où il n'y
aura point de mariage : Ubi nullum omninò
matrimonium ibi nulla dos ; quia opportet
quod constitutio dotis sit facta publicè
et cum solemnitate ad ostium Ecclesia .Voions
présentement les avantages respectifs entre
les mariez.
Lorsqu'il étoit question de contracter ,
on s'assembloit de part et d'autre , en famille
, amis et voisins. D'abord les parens
de l'époux promettoient à la future épouse
une dot qui consistoit alors en quelques
Esclaves , quelques Bestiaux , quelques
meubles et certaine somme d'argent
; ensuite cette convention des parens
se faisoit , comme parlent les Loix
Ripuaires : Per tabularum seu chartarum
instrumenta ; et elle consistoit non-seule
ment en Esclaves , Bestiaux , argent, & c.
mais encore en terres et en richesses considérables
, même des Autels , des Eglises
et des Dixmes.
Le jour des nôces venu , jour qui dans
les premiers- temps arrivoit quelquefois
des années entieres après les fiançailles, er
qui
1706 MERCURE DE FRANCE
;
qui se passoit souvent sans autre cérémo
nie que la conduite de la fiancée chez le
fiancé les parens de l'épouse faisoient
leur présent à l'époux, qui consistoit d'abord
en quelques Flêches , quelque Bou
clier , quelque Cheval , quelque Equipa- ,
ge de Chasse , & c. mais qui dans la suite
a été la possession , ut custos , de tout le
bien de l'Epouse , appellé en ce cas Maritagium
, et la donation d'une partie de
ce même bien , en ce qui consistoit en
meubles ; d'où est venu ce que nous appellons
présentement Don Mobile. Chez
les premiers Saxons , ce qu'on a appellé
depuis Maritagium , étoit nommé Faderfium
, et la portion dont les parens de l'épousée
faisoient présent au mari , et qui
a été appellée Don Mobile, étoit nommée.
dans les premiers temps , Methium, Melphium
ou Mephium.
Lors de la solemnité du mariage ; ad
estium Ecclesia , l'époux donnoit à l'é
pouse la Charte de la dot , arrêtée entre
les deux familles , et ainsi il lui assuroit
en cas de prédécès , ce que l'on a appellé
d'abord Dos , ensuite Dotalitium , enfin
Dotarium , et Doarium , d'où nous avons
fait le mot Donaire , mais qui est bien
different de ce qu'il étoit dans les premiers
temps , puisqu'alors c'étoit réellement
AOUST. 1733
1707
lement la Dot de l'Epouse , donnée par
l'Epoux, selon l'usage , rapporté par Tacite
: Dotem non uxor marito , sed maritus
uxori offert.
Le lendemain, dès le matin , les parens
venans présenter leurs voeux aux nouveaux
mariez , l'Epoux faisoir à l'Epouse,
un présent , appellé d'abord Morgangeba
ou Morgengab en Allemand , et en,
Latin Matutinale donum , enfin osculagium.
aut osculum ; il consistoit en quelques
pierreries , ornemens et hardes. Il est ce
que chez plusieurs on appelle Augment ;
ce que chez d'autres on nomme Onelages;
et ce qu'en Normandie on désigne
Sous le titre de Chambrée , Bagues , et
Joyaux.
"
Les Loix Ripuaires dans le tit. 59.poussent
icy l'attention en faveur de l'Epouse,
jusqu'à fixerà sosols d'or ce qui doit fai
re sa dot , s'il ne lui en a pas été promis ;
elles lui permettent outre cela de retenir
le Morgangeba , et elles luioaccordent
la
tierce partie de ce qui aura été aquis
dans son mariage ; ce qui peut être en
quelque maniere le commencement du
Droit de conquêts, qui , à l'exception de
quelques susages locaux est fixé chez
nous au tiers et tertiam partem de omni res
0
quam
1708 MERCURE DE FRANCE
quam simul conglobaverint sibi studeat vindicare
, vel quicquid ei in Morgangeba tra
ditum fuerat similiterfaciat.
Vous ne voyez encore icy , Monsieur .
que peu de chose en faveur de l'Epoux.
Le Capitulaire de Dagobert , de l'an 630.
ou la Loy des Allemands , tit . 92. va lui
fournir un avantage considérable, en décidant
que si la femme décéde en couche,
et que l'enfant lui survive quelque tems,
la succession maternelle appartiendra au
pere : Siqua Mulier que hæreditatem paternam
habet , post nuptum pragnans peperit
puerum , et in ipsa hori mortua fuerit ,
et infans vivus remanserit aliquanto spatio ,
vel unius hora , ut possit aperire oculos et
videre culmen Domus et quatuor parietes
et posteà defunctus fuerit , hæreditas materna
ad patrem ejus pertineat. Examinez deprès
cette Loy , Monsieur , et vous serez
convaincu qu'elle est la véritable source
de notre Droit de Viduité.
*
Elle ne se contente pas de vouloir que
PEnfant demeure vif une espace ou une
heure de temps ; et infans vivus remanserit
aliquanto spatio vel unius hora ; mais
elle veut que cela soit de telle sorte qu'il
puisse ouvrir les yeux , voir le toît de la
maison , et se tourner vers les quatre
mu
AO
UST.
1733-
1709
murailles ; ut possit aperire oculos et videre
culmen domûs et quatuor parietes. Ce n'est «
pas assez ; la même Loy nous assûre que
ce n'est que quand le pere a des témoins
de toutes ces choses , qu'il peut conserver
son droit. Et tamen si testes habet pater
ejus quod vidissent, illum infantem oculos
aperire et potuisset culmen domus videre et
quatuor parietes , tunc pater ejus habeat li- "
centiam cum lege ipsas res deffendere. Enfin
la Loy ajoute que s'il en est
autrement
celui auquel
appartient la propriété doit
l'emporter Si autem aliter cujus est proprietas
ipse
conquirat. Voilà
expressément ,
Monsieur,les
dispositions que nous trouvons
dans les Loix du Droit de Viduité
en
Angleterre , en Ecosse , en France , en
Normandie , et ailleurs.
La suitepour le Mercure prochain.
Fermer
Résumé : LETTRE de M. Clerot, Avocat au Parlement de Roüen, sur le Droit de Viduité, le Doüaire, le Don mobile, et les autres avantages des gens mariez en Normandie.
La lettre de M. Clerot, avocat au Parlement de Rouen, expose le droit de viduité en Normandie et divers droits des époux dans cette province. Selon l'article 382 de la coutume normande, un homme ayant eu un enfant né vivant de sa femme jouit par usufruit des revenus de la femme décédée, même si l'enfant meurt avant la dissolution du mariage. Les origines et les effets de ce droit sont débattus : les Anglais le revendiquent comme leur, tandis que les Normands affirment l'avoir apporté en Angleterre. Les auteurs divergent également sur les conditions d'acquisition de ce droit, notamment la nécessité que l'enfant soit vu remuer ou entendu crier. Le droit de viduité est perçu différemment selon les auteurs : certains le voient comme une succession, d'autres comme une donation ou un legs fait par la loi. Historiquement, ce droit provient des lois des premiers rois de France, adoptées par les ducs de Normandie et portées en Angleterre par Guillaume le Conquerant. Il a évolué au fil du temps, passant d'une succession à une donation, puis à un avantage légal mixte. Le texte détaille également les différentes formes de possession et de succession dans les principales époques de la monarchie française. Les peuples germaniques, comme les Bourguignons et les Francs, partageaient les terres conquises et les dépouilles des peuples soumis, appelées allodium. Il existait aussi des bénéfices tenus de la grâce du roi ou de l'élection du peuple, qui ne passaient pas aux héritiers sauf en cas de survivance. Ces bénéfices furent progressivement regardés comme des héritages et parfois transformés en allodium. Les possessions étaient divisées en trois parties : les mancipia (esclaves, meubles, droits), la pecunia (bêtes domestiques, harnois, grains), et la terra (terres, forêts, droits de chasse). Les lois saliques et ripuariennes excluaient les femmes de la succession des terres, réservant ces biens aux mâles. Les femmes avaient cependant accès aux meubles et aux biens acquis. Cette distinction entre héritage meuble et héritage foncier est fondamentale dans les lois franques. Les lois ecclésiastiques, telles que celles du Concile d'Arles en 524, imposaient la nécessité d'une dot pour les femmes, stipulant que tout mariage devait inclure une dot. Lors des fiançailles, les parents de l'époux promettaient une dot à la future épouse, composée de biens divers comme des esclaves, du bétail, des meubles et de l'argent. Cette convention était formalisée par des documents légaux. Le jour du mariage, les parents de l'épouse offraient des présents à l'époux, qui pouvaient inclure des armes, des chevaux ou des biens mobiliers. Ces présents évoluèrent pour devenir la possession de l'épouse, appelée Maritagium. L'époux, à son tour, donnait à l'épouse une charte de la dot, lui assurant des biens en cas de prédécès. Les Lois Ripuaires accordaient des protections spécifiques à l'épouse, fixant la valeur de la dot et permettant à l'épouse de conserver certains biens comme le Morgangeba, un présent offert le lendemain du mariage. Elles lui accordaient également un tiers des biens acquis pendant le mariage, précurseur du droit de conquêts. Le Capitulaire de Dagobert, en 630, établissait que si une femme décédait en couches et que l'enfant survivait, la succession maternelle revenait au père. Cette loi est considérée comme la source du droit de viduité, adopté dans plusieurs pays européens, y compris l'Angleterre, l'Écosse, la France et la Normandie.
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8
p. 196-197
DE HAMBOURG, le 30 Janvier.
Début :
Nous venons de recevoir la nouvelle que le Landgrave de Hesse, qui étoit depuis [...]
Mots clefs :
Landgrave, Hesse, Malade, Décès, Héritage, Russes, Mouvements des troupes, Général
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texteReconnaissance textuelle : DE HAMBOURG, le 30 Janvier.
De HAMBOURG , le 30 Janvier.
Nous venons de recevoir la nouvelle que le
Landgrave de Heffe , qui étoit depuis quelque
MARS. 1760 197
temps malade dans le château de Rintelen , y
eft mort la nuit du 28 au 29 de ce mois dans la
foixante dix -huitième année . Il hérita du Landgraviat
de Helle , le 18 Avril 1751 , par la mort
de Frédéric , Roi de Suéde & Landgrave de Heffe,
fon frere aîné .
Suivant les Lettres de Dantzik , les Ruffes recommencent
à fe mettre en mouvement ; its
raffemblent à Méve , dans le diftrict de Marienbourg
, un corps de vingt mille hommes , fous le
commandement du Général de Tottleben . Les
difpofitins, pour la marche dece corps, annoncent
qu'il eft deftiné pour agir en Siléfie .
Nous venons de recevoir la nouvelle que le
Landgrave de Heffe , qui étoit depuis quelque
MARS. 1760 197
temps malade dans le château de Rintelen , y
eft mort la nuit du 28 au 29 de ce mois dans la
foixante dix -huitième année . Il hérita du Landgraviat
de Helle , le 18 Avril 1751 , par la mort
de Frédéric , Roi de Suéde & Landgrave de Heffe,
fon frere aîné .
Suivant les Lettres de Dantzik , les Ruffes recommencent
à fe mettre en mouvement ; its
raffemblent à Méve , dans le diftrict de Marienbourg
, un corps de vingt mille hommes , fous le
commandement du Général de Tottleben . Les
difpofitins, pour la marche dece corps, annoncent
qu'il eft deftiné pour agir en Siléfie .
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Résumé : DE HAMBOURG, le 30 Janvier.
Le Landgrave de Hesse est décédé la nuit du 28 au 29 janvier à l'âge de soixante-dix-huit ans. Il avait hérité du Landgraviat de Hesse en 1751. Par ailleurs, les Russes rassemblent vingt mille hommes à Méwe, sous le commandement du Général de Tottleben, pour agir en Silésie.
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9
p. 162-163
LOGOGRIPHE.
Début :
Ne voulant pas, lecteur, fatiguer ta mémoire, [...]
Mots clefs :
Héritage