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Détail
Liste
1
p. 162-181
Suite de ce qui s'est fait à Paris touchant la Thériaque ; avec les discours qui ont esté prononcez sur ce sujet, [titre d'après la table]
Début :
Comme tout ce qui regarde la santé est toûjours fort bien receu, [...]
Mots clefs :
Santé, Thériaque, Avantages, Mr Rouvière, Discours, Médecins, Faculté de médecine de Paris, Galien, Admiration, Ouvrages, Magistrats, Monarques, Traité, Antidote, Sciences, Remède, Pharmacie, Charlatans, Gloire, Professeurs, Critiques, Drogues, Doyen, Assemblée
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texteReconnaissance textuelle : Suite de ce qui s'est fait à Paris touchant la Thériaque ; avec les discours qui ont esté prononcez sur ce sujet, [titre d'après la table]
Comme tout ce quiregarde
la ſanté eſt toûjours fort
bien receu , & qu'il n'y a rien
qui ſoit écouté plus volontiers
je ne m'étonne pas fi
د
ce que je vous
ay mandé
dans ma derniere Lettre touchant
la Theriaque , vous a
donné autant de plaifir qu'à
GALANT. 163
quantité de Perſonnes qui
l'ont leu , puis qu'outre la fatisfaction
d'apprendre ce qui
peut contribuer à la choſe du
monde qui nous doit eſtre la
plus prétieuſe , on a encore
eu l'avantage de ſe voir inſtruit
de pluſieurs circonſtances
curieuſes , dont on
n'avoit peut- eſtre jamais en
tendu parler ,& qu'on n'aappriſes
qu'avec des morceaux
d'Hiſtoire qui les rendent remarquables
, & qui font connoiftre
, non ſeuleme les.
grandes merveilles de la
S Theriaque , mais encore l'e-
Oij
164 MERCURE
flime que l'on en doit faire
Le ſuccez qu'elle aleti ,
parmy le Public, & dans ma
derniere Lettre a eſté cauſe
que je me ſuis informé avec
plus de ſoin de tout ce qui
s'eſt paffé à Paris , à l'égard
de cétancien & grand reme
de. J'ay trouvé que le dif
cours deM' de Rouviere quia
une approbasion fi genérale,
& que je vous ay envoyé,
n'avoit pas eſté le ſeul que
l'on euft fait fur cette matie
re,& qu'un autre avoit efte
auſſi prononcé en préſence
de M'de la Reynie &deM
GALANT 165
Robert Procureur du Roy,
par Mi Lienard Medecin or
dinaire deSaMajesté,Docteur
&ancien Doyen de laFaculté
de Medecine de Paris , à pré
fent Profeffeuren Pharmacie
de lameſme Faculté Com
me il manqueroit quelque
choſe à l'Histoire de la The
riaque faire en cette grande
Ville , fi ce Diſcours qui en
quisen
eft une des plus confidéras
bles parties ne tenoit ſa placa
dans ma Lettre de ce mois,
je vous l'envoye,parce que je
fçais qu'il vous plaira , & que
je le vois d'ailleurs, fouhaité
166 MERCURE
par tout ce qu'il y a icy deCurieux.
En voicy les termes.
MESSIEURS,
Si Galien dans le Traité de
La Thériaque qu'il adreſſe à Pi-
Son , eſtime cét Illustre Romain fi
digne de toute fon admiration
des grands éloges qquu''iill lluuyy donne
Taddee ce que se relâchant un peu des
grandes occupations dont il eſtoit
chargé pour le ſalut de la Republique,
il lisoit avec tant d'atrention
le petit Ouvrage qu'Andromachus
fort celebre Medecin,
en avait fait autrefois , & s'ilfe
1
GALANT. 167
Louë endes termes fi pompeux
fi magnifiques de la bonnefortune
de fon fiecle de ce qu'il voyoit
ce grand Homme fi attaché aux
chofes qui regardoientparticulierement
la santé de fes Concitoyens
, avec combien plus de jaſtice
de raison devons-nous
aujourd'huy honorer de nos. éloges
less plus forts , les deux grands
Magiftrats que nous voyons pour
quatrième fois en moins de fix
moisse dérober aux emplois les plus
augustes les plus honorables où
Les Conſeils importans de noftre
incomparable Monarque les appel-
Jem ordinairement auprès de lays
La
T
168 MERCURE
ς
pour vacquer , non pas comme ce
Romain àla lecture moins utile
que curieuse d'un fimple Traité
de la Thériaque , mais à l'affaire
laplus ſerieuse&la plus digre
de la Police qu'ils exercent dans
leRoyaume , qui est la composttion
exacte & fidelle de ce Remede
de cét Antidote par excellense
, puis qu'elle regarde le
falut general particulier de
tous les Sujets du Roy. Disos donc,
&nous écrions avec Galien au
fujer de ces deux vigilans Magi-
Strats , comme il faisoit autrefois
àRome àl'égard de Pifon. Satisne
magnas poffumus ha
bere
GALANT. 169
bere noſtri temporis fortunæ
gratias , quòd vos , ô ſummi
Magiftratus, ufque adeo Medicinæ
ac Theriacæ ſtudioſos
confpiciamus ? En effet , Meffieurs
,quel plus grand bonheur
que celuy de nostre fiecle de vi
vre fous un Prince , dont l'application
incroyable aux plus petits
comme aux plus confiderables be.
foins de fes Sujets , réveille dans
tous les Arts & dans toutes les
-Sciences l'étude l'industrie de
ceux qui les profeſſent , pour les
- pouffer à leur souveraine perfection.
C'est donc l'exemple mefme
du Roy , le plus laborieux
Avril 1685. P
170 MERCURE
Prince qui fut jamais , qui porte
aujourd ' buy les Profeffeurs de la
Medecine de la Pharmacie de
Paris, àfaire fous LOUISle
Grand, plus grandque les Antoi
nes,que les Antonins, &que tous
les Cefars ensemble, pourqui l'on
faisoit fifolemnellement ce Remede
à Rome, dans la Capitale du
Royaume auffi celebre que cette
Superbe Ville lefut autrefois , à la
veuë &en la présence de l'IlluftreM
Daquin premier Medecin
de Sa Majesté , qui ne cede
en rien aux Andromachus premiers
Medecins de ces Princes
de ces Empereurs , avec lesecours
1
GALANT. 171
des meilleurs &des plus experi
mentez Artistes de la France,
les Geoffroy , * les fofon , les
Bolduc,les Rouviere , auffiéclai
rez que l'estoient anciennement
les Critons & les Damocrate,
premiers Pharmaciens de leurfiecle
; àfaire, dis-je,fous LOUIS
le Grand, une Thériaque dont on
n'entreprenoit jamais la compofition
à Rome , que ſous les aufpices
de ſes Empereurs , ſans la
leur voüer & consacrer comme
la choſe du monde la plus im
portante la plus falutaire à
** Ce font les quatre Apoticaires qui depuis
fix mois ont fait à leurs frais la Thériaque à
Paris.
Pij
172 MERCURE
1
leurs Etats. Prenons donc,Mes
fieurs , pour noftre Devise , celle
qui devroit l'eftre aujourd'huy de
toute la France. Ludovico Magno
felicitas parta. Réjoüif
fons- nous de ce que nous voyons,
pour ainſi dire , guerir dans Paris
la letargie des fiecles paſſez , qui
par une indolence ou une indiffe
rence condamnable , pour ne pas
dire quelque chose de pis, ontjuf
ques icy presque toûjours deu , ou
àdes Nations étrangeres , comme
à Rome & à Venise , ou à des
Provinces éloignées د
comme à
Montpellier , la composition d'un
Remededontils ne devoient avoir
تم
GALANT. 173
obligation qu'à eux- mesmes , &
àleur propre Patrie , & qui ont
presque toûjours emprunté d'au.
truy ce qu'ils ne devoient avoir
ny tenir que de leur riche fonds,
de leur induſtrieuse capacité ,
de leurhabileté laborieuse.
Loñons nous , Meffieurs , de
noſtre bonheur , de ce que le
Royaume joüira doreſnavant
par la vigilance de nos Magiſtrats
de Police , appliquez
attentifs à toutes choses , d'une
Panacée veritable ,fans fraude,
Sans alteration , &fans le rifque
d'en voir deformais debiter
enFrance aucune ny vicieuse ny
Piij
174 MERCURE
falfifiée,telle queGalien ſe plai
gnoit dés le temps qu'il estoit à
Rome , que plusieurs Impoſteurs ,
Charlatans, Monteurs de Thea
tre
د Vendeurs de Mithridat,
Cr
veritables Triacleurs en di
ſtribuoient contre l'intention des
Magistrats publics à grand prix
d'argent er fort cherement , auffi
bien qu'à la ruine e au détriment
de la fantédes Peuples ignorants
& crédules pour l'ordinai
en ces fortes de matieres qui
regardent la Medecine , & les
Remedes qu'on voile ſouvent de
nomsſpécieux de Secrets , afin de
les mieuxtromper. Multæ quipre
GALANT: 175
pe fiunt , écrit- il , ab Impoftoribus
hac etiam in re frau
des , vulgufque ſolaTheriace
famâ deceptum, abiftis, qui,
bus ars eft Mercenaria , non
recte compofitam Antido
tum multâ pecuniâ redimit
Loüons-nous encore unefois
Meffieurs , de ce que par lesfoins
bienfaiſans de ces meſmes Magi
ftrats, nous joüiffons aujourd'huy,
à la faveur de nostre veritable
Thériaque , ſous l'empire de
LOUIS le Grand , du mesme.
bien & du mesme avantage dont
les Empereurs gratifioient autre
fois leursſujets à Rome. Qui l
Piij
176 MERCURE
benter, ditle mefme Galien,in
univerfos omnia bona , deos
imitati , conferunt , tantum
que gaudium concipiunt,
quantò populi majorem fuerint
incolumitatem ab ipfis
confecuti , maximam impe
ran di partem arbitrantes,
communis falutis procurationem
; quæ res me magis
in ipforum admirationem traxit.
Ce ſontſes propres termes .
C'est lesujet , Meſſieurs , qui
m'a aujourd'huy engagé, en qualitéde
Profeſſeur en Pharmacie
de la Faculté de Medecine de
Paris , à vous faire ce petitDifGALANT.
177
rs
cours ,pour un témoignage affuré
de reconnoiſſance publique &
particuliere envers Ms nosMagiftrats
, pour une marqueſenſible
de l'obligation que nous avons à
M le premier Medecin , de vou
loir bien honorerdeſa préſence la
compoſition d'un Remede qui en tirera
afſurément beaucoup de gloire
, de credit &d'authorité , &
pour un préjugéſouhaitable de ta
confervation en ſon entier de la
bonne Medecine de Paris , & du
parfait rétabliſſementde la meil
leure Pharmacieà l'avenir, con
tre les vains efforts & les tentatives
inutiles des envieux ou des
2
178 MERCURE
ennemis de l'une de l'autre,
& de tous ceux qui voudroient
temérairement dans lafuite s'yopposer
, & les troubler dans leur
exercice dans leur ancienne
poffeffion.
Ce Diſcours fut prononcé
le 12. de Mars , & le Lundy
prononce
ſuivant , M² de Rouviere s'attacha
particulierement au 1 .
poids des Drogues dont il
avoit fait auparavant un juſte
choix pour la compoſition
de ſon Ouvrage, & qu'ilavoit
expoſées au Public , feur que
leur beauté& leur bonne qualité
le défendroient contre les
GALANT. 179
Critiques & les Envieux. Il fit
ce jour là un fort beau Dif
cours ſur la Vipere , & fur la
nature de la Theriaque , & il
expliqua fi bien la maniere
dont les fermentations ſe
font, qu'il fut genéralement
applaudy. Il peſa enſuite ſes
ر
Drogues en préſence de M
le Doyen de la Faculté , de
Mrs les Profeffeurs en Pharmacie
, & de M'Boudin , l'un
des premiers Apoticaires
du Roy. Toutes ces Dro
gues furent brifées , & mêlées
enſemble confufément
devant toute l'Aſſemblée qui
180 MERCURE
n'eſtoit pas moins nombreuſe
qu'elle avoit eſté les autres
jours. Il en falut huit entiers
pour les pulverifer , aprés
quoy les Curieux revinrent
au meſme lieu , pour
eſtre témoins du mélange
qu'on appelle Mixtion , ce
qui fit donner de nouvelles
loüanges à M' de Rouviere.
Ce fut alors que M² Pilon,
Doyen de la Faculté , & qui
dés ſa plus grande jeuneſſe a
ſceu s'acquerir le nom d'Orateur
, fit un Diſcours tresdigne
de luv, pour fermer ce
grand Ouvrage. La crainte
r
GALANT. 181
de vous entretenir trop longtemps
ſur vne meſme matiere,
m'oblige à ne vous enrien
dire de plus aujourd'huy.
Vous voudrez bien cepen.
dant que j'ajoûte , en faveur
de la Theriaque , que lors
que l'on en fait à Veniſe , le
Senaty aſſiſte en Corps , &
que dans tous les lieux où l'on
ſe donne la peine de rechercher
tout ce qu'il faut pour
cette fameuse compoſition,
elle ſe fait avec le meſme
eclat , &en préſence des Souverains
Magiſtrats .
la ſanté eſt toûjours fort
bien receu , & qu'il n'y a rien
qui ſoit écouté plus volontiers
je ne m'étonne pas fi
د
ce que je vous
ay mandé
dans ma derniere Lettre touchant
la Theriaque , vous a
donné autant de plaifir qu'à
GALANT. 163
quantité de Perſonnes qui
l'ont leu , puis qu'outre la fatisfaction
d'apprendre ce qui
peut contribuer à la choſe du
monde qui nous doit eſtre la
plus prétieuſe , on a encore
eu l'avantage de ſe voir inſtruit
de pluſieurs circonſtances
curieuſes , dont on
n'avoit peut- eſtre jamais en
tendu parler ,& qu'on n'aappriſes
qu'avec des morceaux
d'Hiſtoire qui les rendent remarquables
, & qui font connoiftre
, non ſeuleme les.
grandes merveilles de la
S Theriaque , mais encore l'e-
Oij
164 MERCURE
flime que l'on en doit faire
Le ſuccez qu'elle aleti ,
parmy le Public, & dans ma
derniere Lettre a eſté cauſe
que je me ſuis informé avec
plus de ſoin de tout ce qui
s'eſt paffé à Paris , à l'égard
de cétancien & grand reme
de. J'ay trouvé que le dif
cours deM' de Rouviere quia
une approbasion fi genérale,
& que je vous ay envoyé,
n'avoit pas eſté le ſeul que
l'on euft fait fur cette matie
re,& qu'un autre avoit efte
auſſi prononcé en préſence
de M'de la Reynie &deM
GALANT 165
Robert Procureur du Roy,
par Mi Lienard Medecin or
dinaire deSaMajesté,Docteur
&ancien Doyen de laFaculté
de Medecine de Paris , à pré
fent Profeffeuren Pharmacie
de lameſme Faculté Com
me il manqueroit quelque
choſe à l'Histoire de la The
riaque faire en cette grande
Ville , fi ce Diſcours qui en
quisen
eft une des plus confidéras
bles parties ne tenoit ſa placa
dans ma Lettre de ce mois,
je vous l'envoye,parce que je
fçais qu'il vous plaira , & que
je le vois d'ailleurs, fouhaité
166 MERCURE
par tout ce qu'il y a icy deCurieux.
En voicy les termes.
MESSIEURS,
Si Galien dans le Traité de
La Thériaque qu'il adreſſe à Pi-
Son , eſtime cét Illustre Romain fi
digne de toute fon admiration
des grands éloges qquu''iill lluuyy donne
Taddee ce que se relâchant un peu des
grandes occupations dont il eſtoit
chargé pour le ſalut de la Republique,
il lisoit avec tant d'atrention
le petit Ouvrage qu'Andromachus
fort celebre Medecin,
en avait fait autrefois , & s'ilfe
1
GALANT. 167
Louë endes termes fi pompeux
fi magnifiques de la bonnefortune
de fon fiecle de ce qu'il voyoit
ce grand Homme fi attaché aux
chofes qui regardoientparticulierement
la santé de fes Concitoyens
, avec combien plus de jaſtice
de raison devons-nous
aujourd'huy honorer de nos. éloges
less plus forts , les deux grands
Magiftrats que nous voyons pour
quatrième fois en moins de fix
moisse dérober aux emplois les plus
augustes les plus honorables où
Les Conſeils importans de noftre
incomparable Monarque les appel-
Jem ordinairement auprès de lays
La
T
168 MERCURE
ς
pour vacquer , non pas comme ce
Romain àla lecture moins utile
que curieuse d'un fimple Traité
de la Thériaque , mais à l'affaire
laplus ſerieuse&la plus digre
de la Police qu'ils exercent dans
leRoyaume , qui est la composttion
exacte & fidelle de ce Remede
de cét Antidote par excellense
, puis qu'elle regarde le
falut general particulier de
tous les Sujets du Roy. Disos donc,
&nous écrions avec Galien au
fujer de ces deux vigilans Magi-
Strats , comme il faisoit autrefois
àRome àl'égard de Pifon. Satisne
magnas poffumus ha
bere
GALANT. 169
bere noſtri temporis fortunæ
gratias , quòd vos , ô ſummi
Magiftratus, ufque adeo Medicinæ
ac Theriacæ ſtudioſos
confpiciamus ? En effet , Meffieurs
,quel plus grand bonheur
que celuy de nostre fiecle de vi
vre fous un Prince , dont l'application
incroyable aux plus petits
comme aux plus confiderables be.
foins de fes Sujets , réveille dans
tous les Arts & dans toutes les
-Sciences l'étude l'industrie de
ceux qui les profeſſent , pour les
- pouffer à leur souveraine perfection.
C'est donc l'exemple mefme
du Roy , le plus laborieux
Avril 1685. P
170 MERCURE
Prince qui fut jamais , qui porte
aujourd ' buy les Profeffeurs de la
Medecine de la Pharmacie de
Paris, àfaire fous LOUISle
Grand, plus grandque les Antoi
nes,que les Antonins, &que tous
les Cefars ensemble, pourqui l'on
faisoit fifolemnellement ce Remede
à Rome, dans la Capitale du
Royaume auffi celebre que cette
Superbe Ville lefut autrefois , à la
veuë &en la présence de l'IlluftreM
Daquin premier Medecin
de Sa Majesté , qui ne cede
en rien aux Andromachus premiers
Medecins de ces Princes
de ces Empereurs , avec lesecours
1
GALANT. 171
des meilleurs &des plus experi
mentez Artistes de la France,
les Geoffroy , * les fofon , les
Bolduc,les Rouviere , auffiéclai
rez que l'estoient anciennement
les Critons & les Damocrate,
premiers Pharmaciens de leurfiecle
; àfaire, dis-je,fous LOUIS
le Grand, une Thériaque dont on
n'entreprenoit jamais la compofition
à Rome , que ſous les aufpices
de ſes Empereurs , ſans la
leur voüer & consacrer comme
la choſe du monde la plus im
portante la plus falutaire à
** Ce font les quatre Apoticaires qui depuis
fix mois ont fait à leurs frais la Thériaque à
Paris.
Pij
172 MERCURE
1
leurs Etats. Prenons donc,Mes
fieurs , pour noftre Devise , celle
qui devroit l'eftre aujourd'huy de
toute la France. Ludovico Magno
felicitas parta. Réjoüif
fons- nous de ce que nous voyons,
pour ainſi dire , guerir dans Paris
la letargie des fiecles paſſez , qui
par une indolence ou une indiffe
rence condamnable , pour ne pas
dire quelque chose de pis, ontjuf
ques icy presque toûjours deu , ou
àdes Nations étrangeres , comme
à Rome & à Venise , ou à des
Provinces éloignées د
comme à
Montpellier , la composition d'un
Remededontils ne devoient avoir
تم
GALANT. 173
obligation qu'à eux- mesmes , &
àleur propre Patrie , & qui ont
presque toûjours emprunté d'au.
truy ce qu'ils ne devoient avoir
ny tenir que de leur riche fonds,
de leur induſtrieuse capacité ,
de leurhabileté laborieuse.
Loñons nous , Meffieurs , de
noſtre bonheur , de ce que le
Royaume joüira doreſnavant
par la vigilance de nos Magiſtrats
de Police , appliquez
attentifs à toutes choses , d'une
Panacée veritable ,fans fraude,
Sans alteration , &fans le rifque
d'en voir deformais debiter
enFrance aucune ny vicieuse ny
Piij
174 MERCURE
falfifiée,telle queGalien ſe plai
gnoit dés le temps qu'il estoit à
Rome , que plusieurs Impoſteurs ,
Charlatans, Monteurs de Thea
tre
د Vendeurs de Mithridat,
Cr
veritables Triacleurs en di
ſtribuoient contre l'intention des
Magistrats publics à grand prix
d'argent er fort cherement , auffi
bien qu'à la ruine e au détriment
de la fantédes Peuples ignorants
& crédules pour l'ordinai
en ces fortes de matieres qui
regardent la Medecine , & les
Remedes qu'on voile ſouvent de
nomsſpécieux de Secrets , afin de
les mieuxtromper. Multæ quipre
GALANT: 175
pe fiunt , écrit- il , ab Impoftoribus
hac etiam in re frau
des , vulgufque ſolaTheriace
famâ deceptum, abiftis, qui,
bus ars eft Mercenaria , non
recte compofitam Antido
tum multâ pecuniâ redimit
Loüons-nous encore unefois
Meffieurs , de ce que par lesfoins
bienfaiſans de ces meſmes Magi
ftrats, nous joüiffons aujourd'huy,
à la faveur de nostre veritable
Thériaque , ſous l'empire de
LOUIS le Grand , du mesme.
bien & du mesme avantage dont
les Empereurs gratifioient autre
fois leursſujets à Rome. Qui l
Piij
176 MERCURE
benter, ditle mefme Galien,in
univerfos omnia bona , deos
imitati , conferunt , tantum
que gaudium concipiunt,
quantò populi majorem fuerint
incolumitatem ab ipfis
confecuti , maximam impe
ran di partem arbitrantes,
communis falutis procurationem
; quæ res me magis
in ipforum admirationem traxit.
Ce ſontſes propres termes .
C'est lesujet , Meſſieurs , qui
m'a aujourd'huy engagé, en qualitéde
Profeſſeur en Pharmacie
de la Faculté de Medecine de
Paris , à vous faire ce petitDifGALANT.
177
rs
cours ,pour un témoignage affuré
de reconnoiſſance publique &
particuliere envers Ms nosMagiftrats
, pour une marqueſenſible
de l'obligation que nous avons à
M le premier Medecin , de vou
loir bien honorerdeſa préſence la
compoſition d'un Remede qui en tirera
afſurément beaucoup de gloire
, de credit &d'authorité , &
pour un préjugéſouhaitable de ta
confervation en ſon entier de la
bonne Medecine de Paris , & du
parfait rétabliſſementde la meil
leure Pharmacieà l'avenir, con
tre les vains efforts & les tentatives
inutiles des envieux ou des
2
178 MERCURE
ennemis de l'une de l'autre,
& de tous ceux qui voudroient
temérairement dans lafuite s'yopposer
, & les troubler dans leur
exercice dans leur ancienne
poffeffion.
Ce Diſcours fut prononcé
le 12. de Mars , & le Lundy
prononce
ſuivant , M² de Rouviere s'attacha
particulierement au 1 .
poids des Drogues dont il
avoit fait auparavant un juſte
choix pour la compoſition
de ſon Ouvrage, & qu'ilavoit
expoſées au Public , feur que
leur beauté& leur bonne qualité
le défendroient contre les
GALANT. 179
Critiques & les Envieux. Il fit
ce jour là un fort beau Dif
cours ſur la Vipere , & fur la
nature de la Theriaque , & il
expliqua fi bien la maniere
dont les fermentations ſe
font, qu'il fut genéralement
applaudy. Il peſa enſuite ſes
ر
Drogues en préſence de M
le Doyen de la Faculté , de
Mrs les Profeffeurs en Pharmacie
, & de M'Boudin , l'un
des premiers Apoticaires
du Roy. Toutes ces Dro
gues furent brifées , & mêlées
enſemble confufément
devant toute l'Aſſemblée qui
180 MERCURE
n'eſtoit pas moins nombreuſe
qu'elle avoit eſté les autres
jours. Il en falut huit entiers
pour les pulverifer , aprés
quoy les Curieux revinrent
au meſme lieu , pour
eſtre témoins du mélange
qu'on appelle Mixtion , ce
qui fit donner de nouvelles
loüanges à M' de Rouviere.
Ce fut alors que M² Pilon,
Doyen de la Faculté , & qui
dés ſa plus grande jeuneſſe a
ſceu s'acquerir le nom d'Orateur
, fit un Diſcours tresdigne
de luv, pour fermer ce
grand Ouvrage. La crainte
r
GALANT. 181
de vous entretenir trop longtemps
ſur vne meſme matiere,
m'oblige à ne vous enrien
dire de plus aujourd'huy.
Vous voudrez bien cepen.
dant que j'ajoûte , en faveur
de la Theriaque , que lors
que l'on en fait à Veniſe , le
Senaty aſſiſte en Corps , &
que dans tous les lieux où l'on
ſe donne la peine de rechercher
tout ce qu'il faut pour
cette fameuse compoſition,
elle ſe fait avec le meſme
eclat , &en préſence des Souverains
Magiſtrats .
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Résumé : Suite de ce qui s'est fait à Paris touchant la Thériaque ; avec les discours qui ont esté prononcez sur ce sujet, [titre d'après la table]
Le texte traite de la réception favorable d'une lettre précédente concernant la thériaque, un remède médical, qui a suscité un grand intérêt. Cette lettre contenait des informations historiques et curieuses sur la préparation de la thériaque. Les discours de M. de Rouvière, approuvés par M. de la Reynie et M. Galant, ainsi que celui de M. Liénard, médecin du roi et professeur de pharmacie à la Faculté de Médecine de Paris, sont mis en avant comme essentiels pour l'histoire de la thériaque à Paris. Le texte compare l'attention des grands magistrats français à celle de l'empereur romain Galien, louant leurs efforts pour une composition exacte et fidèle du remède. Le roi Louis XIV est particulièrement salué pour son engagement envers ses sujets, inspirant les professeurs à atteindre l'excellence dans la préparation de la thériaque. À Paris, quatre apothicaires préparent ce remède, marquant une renaissance de cet art. La vigilance des magistrats de police assure la qualité et l'authenticité de la thériaque, protégée contre les falsifications. Le professeur de pharmacie de la Faculté de Médecine de Paris exprime sa reconnaissance et met en garde contre les perturbations possibles. Le 12 mars, M. de Rouvière présente les drogues utilisées pour la thériaque devant une assemblée nombreuse, et M. Pilon, doyen de la Faculté, conclut avec un discours élogieux. La préparation de la thériaque à Venise, en présence du Sénat, est également mentionnée pour souligner son importance et sa solennité.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 128-135
Article concernant la Theriaque. [titre d'après la table]
Début :
Comme il n'y a rien dans la vie de si pretieux [...]
Mots clefs :
Santé, Thériaque, Apothicaire, Antidote, Doyen, Remède, Médecins, Attestations, Méthodes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Article concernant la Theriaque. [titre d'après la table]
vie de si pretieux que la
Santé, & qu'on ne peut rechercher
avec trop de foin,
ce qui est capabled'en procurer
la conservation, je
croy, Madame, que vous
ferez bien aise que je fînissè
le seul Article de ma Lettre
du mois de Mars dernier,
qu'il m'a salu laisser imparfait
depuis ce temps-là. C'est
pau sujet de la Theriaque, que
d Mrde Rouviere,Apotiquaire
du Royen ses Camps & Armées,
& Major de ses HoC.
pitaux,a préparée avec tant
) d'exactitude. Vous m'avez
parusi satisfaite de tout ce
que je vous aymandé là-defsîss,
que je vous feray sans
doute plaisir de vous apprendre,
que cet excellent
Antidote, aprèsavoirdemeuré
six mois à faire la fermentation
,
cH: aujourd'huy
dans toute la perfectionoùil
peut estre.Les preuves que
l'on enfait tous les jours font
11certaines,que MrleDoyen,
& M" les Professeurs de la
Faculté de Medecine de Paris,
ont fait connoistre par leurs Attestations, le cas
qu'ils font de ce merveilleux
Remede. Aussi les Médecine
&Apotiquaires de Province
en font à l'envy des provisions
considerables,aussïbien
que ceux de cette Ville,
qui n'ont pû ou quin'ont
pas voulu faire la grande dép'^
nfè de cette composition.
Quoy que la quantité que.
Mr de Rouviere en a faite,
-foit. de plus de sixcenslivres.
pesant, il en a un tel débit,
r<|u'il y asujet de croirequ'on
n'obligera bien-tost à en faire
une séconde. Il a déja la plus
l grande partie des provisions
necessaires pour cela(a Boutique
Se son Magasin estanc
de véritables Panacées univertelles.
Il n'y a rien que
l'on ne trouve chez luy, 8e
le Baume de Judée & le Calcitis
y font communs, bien
qu'assez rares ailleurs. La
Theriaque dont je vous parle)
eH: d'une si grande utilité)
qu'il ne faut presque que ce
seul Remede,pour se garantir
de la plulpart des maladies
qui arrivent. Les moyens de
s'en servir font aisez à pratiquer,
mesme dans les lieux
les plus retirez de la Campagne.
Ils font expliquez dans
un Ecrit queMrdeRouviere
donne à tous ceux qui vont
demander de si Theriaque.
Chacun en va prendre, & la
pluspart des personnes de la
Cour en ont des Boëtes.
Voicy la copie de l'Attestation
des Medecins. Ils l'ont
donnée en Latin, & je l'envoye vous traduite.
1
NOeu soussî,,IneZDoyen
de la Vacuitéde Mede-
1 cine de Paris , & Profeffiurs en
Pharmacie
,
artefions que CfrLz
Henry de Rouviere, Américain
ordinairedes Camps& Armées
du Roy
9 a fait fous noflre conduite
une composition publique
&solemnelle de six cens livres
de Theriaque
) avec une excellente
éleéîion
j & un! tres-exafle
préparation, fe/on la Description
dAndromaque l'ancien, en presence,
premierement de MT de la
Reynie3Conseiller d'Estatordiiiàire)
& Lieutenant General de
Police; de Mr Robert,Procureur
du Roy au Chastelet de Pariss Cr
enfin d'un grand nombre d'autres
Personnes considerables invitées à
ce fpeélacle3 dans la Maison de
L'Academie Royale prés Saint
Rocb ; &pour donner des marques
publiques du cas que nousfai-
Jonsdecette compositionytantpour
la qualité desDroguesy que pour
l'art & la methode aveclaquelle
elles ont eslépréparées3 qu'on ne
sçauroit trop loüer
j
Nous ajourons
e certifions, que cette Theriaque
doit eflre receuë de tout le
monde, comme une des plus parfaites
compositions) &, un des
^>Ju5 excellens Remedes quiayent
^ramjusquicy. En foy despuoyy
Hfour le bien & l'utilité publi- ,Nolis avons jugé à propos
ni'appojer à ces Presentes le Scetu
laditeFaculté. FaitaParis5
Me77. Septembre mil six cens
?quatre - vingt - cinq. Signé,
\PFYLON,Doyen.
\L1CHAKD. BONNET.
Santé, & qu'on ne peut rechercher
avec trop de foin,
ce qui est capabled'en procurer
la conservation, je
croy, Madame, que vous
ferez bien aise que je fînissè
le seul Article de ma Lettre
du mois de Mars dernier,
qu'il m'a salu laisser imparfait
depuis ce temps-là. C'est
pau sujet de la Theriaque, que
d Mrde Rouviere,Apotiquaire
du Royen ses Camps & Armées,
& Major de ses HoC.
pitaux,a préparée avec tant
) d'exactitude. Vous m'avez
parusi satisfaite de tout ce
que je vous aymandé là-defsîss,
que je vous feray sans
doute plaisir de vous apprendre,
que cet excellent
Antidote, aprèsavoirdemeuré
six mois à faire la fermentation
,
cH: aujourd'huy
dans toute la perfectionoùil
peut estre.Les preuves que
l'on enfait tous les jours font
11certaines,que MrleDoyen,
& M" les Professeurs de la
Faculté de Medecine de Paris,
ont fait connoistre par leurs Attestations, le cas
qu'ils font de ce merveilleux
Remede. Aussi les Médecine
&Apotiquaires de Province
en font à l'envy des provisions
considerables,aussïbien
que ceux de cette Ville,
qui n'ont pû ou quin'ont
pas voulu faire la grande dép'^
nfè de cette composition.
Quoy que la quantité que.
Mr de Rouviere en a faite,
-foit. de plus de sixcenslivres.
pesant, il en a un tel débit,
r<|u'il y asujet de croirequ'on
n'obligera bien-tost à en faire
une séconde. Il a déja la plus
l grande partie des provisions
necessaires pour cela(a Boutique
Se son Magasin estanc
de véritables Panacées univertelles.
Il n'y a rien que
l'on ne trouve chez luy, 8e
le Baume de Judée & le Calcitis
y font communs, bien
qu'assez rares ailleurs. La
Theriaque dont je vous parle)
eH: d'une si grande utilité)
qu'il ne faut presque que ce
seul Remede,pour se garantir
de la plulpart des maladies
qui arrivent. Les moyens de
s'en servir font aisez à pratiquer,
mesme dans les lieux
les plus retirez de la Campagne.
Ils font expliquez dans
un Ecrit queMrdeRouviere
donne à tous ceux qui vont
demander de si Theriaque.
Chacun en va prendre, & la
pluspart des personnes de la
Cour en ont des Boëtes.
Voicy la copie de l'Attestation
des Medecins. Ils l'ont
donnée en Latin, & je l'envoye vous traduite.
1
NOeu soussî,,IneZDoyen
de la Vacuitéde Mede-
1 cine de Paris , & Profeffiurs en
Pharmacie
,
artefions que CfrLz
Henry de Rouviere, Américain
ordinairedes Camps& Armées
du Roy
9 a fait fous noflre conduite
une composition publique
&solemnelle de six cens livres
de Theriaque
) avec une excellente
éleéîion
j & un! tres-exafle
préparation, fe/on la Description
dAndromaque l'ancien, en presence,
premierement de MT de la
Reynie3Conseiller d'Estatordiiiàire)
& Lieutenant General de
Police; de Mr Robert,Procureur
du Roy au Chastelet de Pariss Cr
enfin d'un grand nombre d'autres
Personnes considerables invitées à
ce fpeélacle3 dans la Maison de
L'Academie Royale prés Saint
Rocb ; &pour donner des marques
publiques du cas que nousfai-
Jonsdecette compositionytantpour
la qualité desDroguesy que pour
l'art & la methode aveclaquelle
elles ont eslépréparées3 qu'on ne
sçauroit trop loüer
j
Nous ajourons
e certifions, que cette Theriaque
doit eflre receuë de tout le
monde, comme une des plus parfaites
compositions) &, un des
^>Ju5 excellens Remedes quiayent
^ramjusquicy. En foy despuoyy
Hfour le bien & l'utilité publi- ,Nolis avons jugé à propos
ni'appojer à ces Presentes le Scetu
laditeFaculté. FaitaParis5
Me77. Septembre mil six cens
?quatre - vingt - cinq. Signé,
\PFYLON,Doyen.
\L1CHAKD. BONNET.
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Résumé : Article concernant la Theriaque. [titre d'après la table]
Le texte présente la thériaque, un remède préparé par Monsieur de Rouviere, apothicaire du roi et major des hôpitaux. Après six mois de fermentation, cette thériaque est prête et reconnue pour sa qualité exceptionnelle. Son efficacité est confirmée par le doyen et les professeurs de la Faculté de Médecine de Paris, ainsi que par les médecins et apothicaires de province et de Paris. Initialement produite à plus de six cents livres, la demande est telle qu'une seconde production est envisagée. La thériaque est considérée comme un remède universel contre diverses maladies et est accessible même dans les régions éloignées. Monsieur de Rouviere fournit des instructions sur son utilisation. De nombreux membres de la cour possèdent déjà des boîtes de ce remède. Une attestation en latin des médecins de Paris, traduite en français, confirme la qualité et l'efficacité de la thériaque préparée par Monsieur de Rouviere.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 111-116
Autre fait par le Doyen des Avocats au Conseil. [titre d'après la table]
Début :
Aussi-tost que Mr Boucherat eut esté nommé Chancelier de [...]
Mots clefs :
Discours, Chancelier, Mr Boucherat, Doyen, Compliments, Obéissance, Dignité, Éminence
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Autre fait par le Doyen des Avocats au Conseil. [titre d'après la table]
Auffi- toft que M Boucherat
eut efté nomméChan.
celier de France , les Avocats
au Confeil refolurent
de luy aller faire leurs Complimens
. Ils fe rendirent à
Fontainebleau , & M' de
Cauffan leur Doyen luy par
la de cette forte.
112 MERCURE
"ONSEIGNEUR ,
Les Avocats au Con-
M
feil du Royfe prefentent à vôté
, en
tre Grandeur avec toute l'humilil'obeïffance
qu'ils vous doivent.
Ils vous témoignent la joye
extrême qu'ils ont de voftre Promotion
, de l'honneur qu'il a
pleu au Roy de vous faire
vous commettant la plus fublime
Dignité de fon Royaume . Bien
que cette recompenfe ne pust avec
juſtice eſtre refuſée à vos actions
toutes vertueufes & glorieuses ;
neanmoins , Monfeigneur , l'on
peut dire que le choix de Voftre
GALANT. 113
Perfonne pour cette éminente
Charge , eft encore plus honorable
que la Charge mefme , puifque
ce choix a efté fait par le ju
gement du plus Fuste & du plus
Sage de tous les Roys de la Ter
re. Les dons des Rois ( comme
ceux des Dieux dans Homere )
font toujours grands & magnifiques
; mais quant ils font faits
pour le feul prix du merite & de
la vertu , ils font inestimables..
Cette vertu & ce merite fe ren
contrant heureuſement en Voftre
Perfonne , Monseigneur , nous
donnent une grande efperance »
que par Voftre Sageffe & par
Decembre
168£. K
114 MERCURE
VoftreJusticefinguliere , ce Siecle
fera comblé de felicité , & que
la Justice confervant fon pur
ancien luftre , Vous honorerez les
Avocats au Confeil de voftre
Protection.
M' le Chancelier répon
dit , Qu'ilavoit connoiffance des
Reglemens du Confeil , à com
mencer par celuy de 1660. auquel
il avoit trravaillé , comme
ayant efté l'un des Commiſſaires
nommez pour l'examiner par
Mle Chancelier Seguier , duquel
il avoit l'honneur d'eftre
Parent ; Qu'il fçavoit auffi
celuy de 1673. Qu'il leur enjoiGALANT.
is
gnoit d'avoir toujours foin qu'on
les fuivift, dans leur Corps , &
qu'il loüsit la bonne Difcipline
qui s'y obfervoir , les exhor
tant à la bien entretenir
s'ils
vouloient obtenir la protection
qu'ils luy demandoient. J'ajoûteray
icy à ce que je vous
dis le dernier mois de la
Maiſon de M Boucherat ,
qu'outre
les alliances
que
je vous ay marquées
qu'il
avoit dans la Robe , il a
encore celles de Ms de
Molé , Megrigny
, Pithou ,
Miron , & qu'il defcend du
Chancelier des Dormans
Kij
116 MERCUER
Plufieurs Femmes luy ont
auffi fait des Alliances tresconfiderables
dans l'Epée ,
& nous envoyons encore
aujourd'huy deux du nom
de Boucherat , dont l'une a
époufé M de Mailly Falart ,
& l'autre Mr le Comte de
Mailly Crouy , dont la Soeur
avoit époufé le grand Chancelier
de Lithuanie .
eut efté nomméChan.
celier de France , les Avocats
au Confeil refolurent
de luy aller faire leurs Complimens
. Ils fe rendirent à
Fontainebleau , & M' de
Cauffan leur Doyen luy par
la de cette forte.
112 MERCURE
"ONSEIGNEUR ,
Les Avocats au Con-
M
feil du Royfe prefentent à vôté
, en
tre Grandeur avec toute l'humilil'obeïffance
qu'ils vous doivent.
Ils vous témoignent la joye
extrême qu'ils ont de voftre Promotion
, de l'honneur qu'il a
pleu au Roy de vous faire
vous commettant la plus fublime
Dignité de fon Royaume . Bien
que cette recompenfe ne pust avec
juſtice eſtre refuſée à vos actions
toutes vertueufes & glorieuses ;
neanmoins , Monfeigneur , l'on
peut dire que le choix de Voftre
GALANT. 113
Perfonne pour cette éminente
Charge , eft encore plus honorable
que la Charge mefme , puifque
ce choix a efté fait par le ju
gement du plus Fuste & du plus
Sage de tous les Roys de la Ter
re. Les dons des Rois ( comme
ceux des Dieux dans Homere )
font toujours grands & magnifiques
; mais quant ils font faits
pour le feul prix du merite & de
la vertu , ils font inestimables..
Cette vertu & ce merite fe ren
contrant heureuſement en Voftre
Perfonne , Monseigneur , nous
donnent une grande efperance »
que par Voftre Sageffe & par
Decembre
168£. K
114 MERCURE
VoftreJusticefinguliere , ce Siecle
fera comblé de felicité , & que
la Justice confervant fon pur
ancien luftre , Vous honorerez les
Avocats au Confeil de voftre
Protection.
M' le Chancelier répon
dit , Qu'ilavoit connoiffance des
Reglemens du Confeil , à com
mencer par celuy de 1660. auquel
il avoit trravaillé , comme
ayant efté l'un des Commiſſaires
nommez pour l'examiner par
Mle Chancelier Seguier , duquel
il avoit l'honneur d'eftre
Parent ; Qu'il fçavoit auffi
celuy de 1673. Qu'il leur enjoiGALANT.
is
gnoit d'avoir toujours foin qu'on
les fuivift, dans leur Corps , &
qu'il loüsit la bonne Difcipline
qui s'y obfervoir , les exhor
tant à la bien entretenir
s'ils
vouloient obtenir la protection
qu'ils luy demandoient. J'ajoûteray
icy à ce que je vous
dis le dernier mois de la
Maiſon de M Boucherat ,
qu'outre
les alliances
que
je vous ay marquées
qu'il
avoit dans la Robe , il a
encore celles de Ms de
Molé , Megrigny
, Pithou ,
Miron , & qu'il defcend du
Chancelier des Dormans
Kij
116 MERCUER
Plufieurs Femmes luy ont
auffi fait des Alliances tresconfiderables
dans l'Epée ,
& nous envoyons encore
aujourd'huy deux du nom
de Boucherat , dont l'une a
époufé M de Mailly Falart ,
& l'autre Mr le Comte de
Mailly Crouy , dont la Soeur
avoit époufé le grand Chancelier
de Lithuanie .
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Résumé : Autre fait par le Doyen des Avocats au Conseil. [titre d'après la table]
Le texte décrit la nomination de Monsieur Boucherat au poste de Chancelier de France et la visite des avocats au Conseil pour lui adresser leurs félicitations. Les avocats expriment leur joie et leur admiration, considérant cette nomination comme un honneur et une reconnaissance de ses mérites et vertus. Ils espèrent que sa sagesse et sa justice favoriseront la prospérité du siècle. Boucherat, en réponse, évoque sa connaissance des règlements du Conseil, notamment ceux de 1660 et 1673, et encourage les avocats à maintenir la discipline au sein de leur profession pour bénéficier de sa protection. Le texte souligne également les alliances prestigieuses de Boucherat, tant dans la robe que dans l'épée, incluant des familles telles que Molé, Mégrigny, Pithou, Miron, et des descendants du Chancelier des Dormans. Plusieurs femmes de la famille Boucherat ont également contracté des mariages influents, notamment avec des membres de la famille de Mailly.
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4
p. 36-42
Memoire pour une Assemblée de Droit, [titre d'après la table]
Début :
Le 25.Février, jour de S. Mathias, la Faculté de Droit [...]
Mots clefs :
Doyen, Docteurs, Faculté de droit, Honneur, Élections, Assemblée
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Memoire pour une Assemblée de Droit, [titre d'après la table]
On a negligé au mois
de Fevrier de m'envoyer
un memoire qu'on m'avoit promis , pour une
affemblée qui fe tient
tous les ans, & dont je
ne crois pas qu'on ait
encore fait le détail dans
aucun Mercure , quoy
qu'elle foit auffi importante par fon inftitution ,
que par les perfonnes illuftres qui la compofent.
Le 25. Février , jour de
GALANT. 37
S. Mathias , la Faculté de
Droit fit une aſſemblée generale à l'ordinaire , où ſe
trouverent M. le Cardinal
de Noailles , Doyend'honneur de la Faculté , & plufieurs Confeillers d'Etat
tous Docteurs honoraires
de la même Faculté , pour
proceder à l'élection d'un
Doyen d'honneur
place de M. le Cardinal de
Noailles , dont le temps étoit fini ; & de deux Docteurs honoraires en la place de Meffieurs le Pelletier,
Miniftre d'Etat, & le Caen la
38 MERCURE
mus , Lieutenant Civil : &
on élut pour Doyen d'honneur M. de Marillac, Doyen
du Confeil ; & pour Doc.
teurs honoraires Meffieurs
Dargouges Lieutenant Civil , & l'Abbé Menguy ,
Confeiller- Clerc au Parlement, & Chanoine de Nôtre-Dame.
Il faut obferver que cette
illuftre Compagnie eft
com ofée de fix Anteceffeurs , ou Profeffeurs , qui
font le Corps de la Faculté,
à laquelle les Arrêts &Declarations du Royontajoû
GALANT.
39
té deux fortes de Docteurs
aggregez , dont douze font
Aggregez d'honneur , ou
Docteurs honoraires , qui
font ou Magiftrats , ou Ecclefiaftiques conftituez en
dignité ; & douze Docteurs
aggregez de fonction ou
d'exercice. Les premiers
peuvent affiſter à toutes les
affemblées de la Faculté ,
+
même pour les élections
des Profeffeurs , Docteurs
honoraires &aggregez d'exercice & pour les derniers, ils n'y peuvent affiffter qu'en nombre égal à
40 MERCURE
celui des Profeffeurs actuellement regentans , la voix
conclufive refervée à celui
qui prefide.
Il y a
pour Officiers un
Doyen d'honneur un
Doyen de charge ou de
fonction , un Syndic , un
Queſteur ou Receveur , &
un Cenfeur. Le Doyen
d'honneur eft toûjours un
Docteur honoraire confti
tué en dignité. Les autres
Charges font exercées par
les Profeffeurs. Le Doyen
d'honneur prefide à toutes
les affemblées où il fe trouve ,
GALANT. 41
ve , & en fon abfence le
Doyen de charge.
Tous les ans à la S. Mathias la Faculté s'affemble
pour nommer les Officiers.
commence par le On
Doyen d'honneur , qu'on
peut continuer deux ans
mais pas davantage : aprés
les deux ans on en élit un
autre du nombre des Docteurs honoraires , comme
il a été obfervé ci- deffus.
Enfuite on paſſe à l'élection
des autres Officiers , qui
changent tous ce jour-là.
M. de Marillac , Doyen
May1712.
D
42 MERCURE
du Confeil , Docteur hono
raire , fut élû Doyen d'hon
neur en la place de Monfieur le Cardinal , qui l'avoit été deux ans.
de Fevrier de m'envoyer
un memoire qu'on m'avoit promis , pour une
affemblée qui fe tient
tous les ans, & dont je
ne crois pas qu'on ait
encore fait le détail dans
aucun Mercure , quoy
qu'elle foit auffi importante par fon inftitution ,
que par les perfonnes illuftres qui la compofent.
Le 25. Février , jour de
GALANT. 37
S. Mathias , la Faculté de
Droit fit une aſſemblée generale à l'ordinaire , où ſe
trouverent M. le Cardinal
de Noailles , Doyend'honneur de la Faculté , & plufieurs Confeillers d'Etat
tous Docteurs honoraires
de la même Faculté , pour
proceder à l'élection d'un
Doyen d'honneur
place de M. le Cardinal de
Noailles , dont le temps étoit fini ; & de deux Docteurs honoraires en la place de Meffieurs le Pelletier,
Miniftre d'Etat, & le Caen la
38 MERCURE
mus , Lieutenant Civil : &
on élut pour Doyen d'honneur M. de Marillac, Doyen
du Confeil ; & pour Doc.
teurs honoraires Meffieurs
Dargouges Lieutenant Civil , & l'Abbé Menguy ,
Confeiller- Clerc au Parlement, & Chanoine de Nôtre-Dame.
Il faut obferver que cette
illuftre Compagnie eft
com ofée de fix Anteceffeurs , ou Profeffeurs , qui
font le Corps de la Faculté,
à laquelle les Arrêts &Declarations du Royontajoû
GALANT.
39
té deux fortes de Docteurs
aggregez , dont douze font
Aggregez d'honneur , ou
Docteurs honoraires , qui
font ou Magiftrats , ou Ecclefiaftiques conftituez en
dignité ; & douze Docteurs
aggregez de fonction ou
d'exercice. Les premiers
peuvent affiſter à toutes les
affemblées de la Faculté ,
+
même pour les élections
des Profeffeurs , Docteurs
honoraires &aggregez d'exercice & pour les derniers, ils n'y peuvent affiffter qu'en nombre égal à
40 MERCURE
celui des Profeffeurs actuellement regentans , la voix
conclufive refervée à celui
qui prefide.
Il y a
pour Officiers un
Doyen d'honneur un
Doyen de charge ou de
fonction , un Syndic , un
Queſteur ou Receveur , &
un Cenfeur. Le Doyen
d'honneur eft toûjours un
Docteur honoraire confti
tué en dignité. Les autres
Charges font exercées par
les Profeffeurs. Le Doyen
d'honneur prefide à toutes
les affemblées où il fe trouve ,
GALANT. 41
ve , & en fon abfence le
Doyen de charge.
Tous les ans à la S. Mathias la Faculté s'affemble
pour nommer les Officiers.
commence par le On
Doyen d'honneur , qu'on
peut continuer deux ans
mais pas davantage : aprés
les deux ans on en élit un
autre du nombre des Docteurs honoraires , comme
il a été obfervé ci- deffus.
Enfuite on paſſe à l'élection
des autres Officiers , qui
changent tous ce jour-là.
M. de Marillac , Doyen
May1712.
D
42 MERCURE
du Confeil , Docteur hono
raire , fut élû Doyen d'hon
neur en la place de Monfieur le Cardinal , qui l'avoit été deux ans.
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Résumé : Memoire pour une Assemblée de Droit, [titre d'après la table]
Le 25 février, jour de la Saint-Mathias, la Faculté de Droit a tenu son assemblée annuelle. Cette réunion a marqué l'élection de M. de Marillac comme nouveau Doyen d'honneur, succédant à M. le Cardinal de Noailles. Deux nouveaux Docteurs honoraires ont également été élus : M. Dargouges, Lieutenant Civil, et l'Abbé Menguy, Conseiller-Clerc au Parlement et Chanoine de Notre-Dame. La Faculté est structurée autour de six Professeurs, appelés Antecesseurs, et vingt-quatre Docteurs agrégés, divisés en douze Docteurs honoraires et douze Docteurs agrégés de fonction. Les Docteurs honoraires, souvent magistrats ou ecclésiastiques, peuvent participer à toutes les assemblées, y compris les élections, contrairement aux Docteurs agrégés de fonction, dont la présence est limitée. Les officiers de la Faculté comprennent un Doyen d'honneur, un Doyen de charge, un Syndic, un Questeur ou Receveur, et un Censeur. Le Doyen d'honneur, toujours un Docteur honoraire, préside les assemblées. En son absence, le Doyen de charge assure la présidence. Chaque année, à la Saint-Mathias, la Faculté se réunit pour nommer ces officiers, le Doyen d'honneur pouvant être réélu pour un second mandat mais pas au-delà.
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5
p. 251-255
ARTICLE DES MORTS.
Début :
Mre Paul-Alexandre Petau, Conseiller au Parlement, & Doyen des [...]
Mots clefs :
Décès, Doyen, Conseiller au Parlement, Dame, Chevalier, Chancelier, Comte, Veuve
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ARTICLE DES MORTS.
ARTICLE DES MORTS.
> Mre Paul - Alexandre Petau Confeiller
au Parlement , & Doyen des Rcquêtes
du Palais , mourut le 4 Novembre
1716,
LE NOUVEAU
252
Dame Anne-Catherine de Noailles
Ipoufe de Me Louis - François Armand
Dupleffis , Duc de Richelieu & de Fron
Jacq , Pair de France > mourut fans pofterité
le 7 du même mois , âgée de 20
ans.
A
Dame Madelaine Bernard , époufe de
Me Jacques Hardouin Manfard , Chevalier
, Comte de Sagone , mourut le s
du même mois.
>
Me Claude - Alexis de Héere , Chevalier
de l'Ordre de S. Louis , Brigadier des Armées
du Roy Commandant pour SA
MAJESTE' au Gouvernement de Phalfbourg
& Saltzbourg , mourut le 7 du
même mois.
Dle Voifin , fille de M. le Chancelier ,
mourut fans alliance le 12 de ce mois .
Me François - Louis de Rouffelet , Marquis
de Chateaureynaud , Comte de Crofon
, Vicomte d'Artois , Chevalier des
Ordres du Roy , Grand Croix de l'Ordre
Militaire de S. Louis , Capitaine général
des Armées navales de S. M˚C .
dans les mers Occidentales , Commandant
en chef
pour le Roy dans les Pays &
Duché de Bretagne , Vice- Amiral , &
Maréchal de France , mourut le du
même mois , âgé de 80 ans .
Jean-Louis de Rabutin , Comte de Bufi
153
Confeiller d'Etat de l'Empereur , Maréchal
de Camp , General & Colonel d'un
Régiment de Dragons , mourut à Vienne
le 16 de ce mois , âgé de 74 ans ,
Me Henri Dagueffau , Confeiller d'Etat
or linaire , & au Confeil de Régence
, mourur le 17 du même mois ,
âgé de 80 ans .
Daine Anne de Harvil , veuve de Me
François de Bethune, Due d'Orval , Chevalier
des Ordres du Rey , mourut le 18 .
Anne - Marie Gitar !, fille de M, Girard
Proc. General en la Chambre des Comptes
Paris , Seigneur de Villetancux , & de
Marie Royer eft morte le 20 Décembre
1716. Elle avoit épousé Jean- Baptifte
Briconnet , Seigneur de Magnanville ,
Confeiller au Parlement , mort le 15
Décembre 1698 , fans enfans . Il étoit fils
de Guillaume Briconnet , Seigneur de Le
veville , Aureuil , Quinquempois , recû
Confeiller au Parlement le 19 May 1635
Maiftre des Requeftes en Decembre 1641
& Préfilent au Grand Conſeil , mor
le trois Fevrier 1674 , & de Margue-t
rite Amelot , morte le 23 Février 1683 ,
Elle étoit fille de Jacques Amelot , Préfident
aux Requêtes du Palais & de
Catherine de Creil.
>
154 LE NOUVEAU
Me Charles Marquis d'Eftampes , Maua
ny , & c. Chevalier des Ordres du Roy ,
Capitaine des Gardes du Corps de S.
A. R. Mr le Duc d'Orleans , mourut le
31 Décembre 1716.
·
De Catherine Françoife d'Arpajon ;
Epouse de M. François de Roye de
la Rochefoucault , Comte de Roucy ,
Lieutenant General des Armées du Roy ,
mourut le 8 .
Se Marie Magdelaine de Caftil , veuve
de Me Nicolas Fouquet Vicomte de
Vacx , Sur- Intendant des Finances , mourut
le 12
,
De Magdelaine Gaudon , Veuve de
Me Georges de Clermont d'Amboiſe ,
Marquis de S. Aignan , mourut le premier
Janvier 1717
De Diane de Monthault Navailles feur
du feu Maréchal de ce nom › veuve de
Me René de Corrdoüan Marquis de
Langey , mourut auffi le premier de ce
mois .
,
De Marie- Louife Melanie Lefevre de
Caumartin , Epoufe de Me Jerofme-
Jofeph Goujon , Marquis de Thuiſi , Maître
des Requêtes , eft morte le premier
De Anne Cherré , Epoufe de Maiſtre
MERCURE.
255
Michel dé Sabin's , Chevalier , Seigneur
de la Qeze, Confeiller au Grand Coifeiller
, mourut le 4
Me Charles - Alexaudre d'Eftein de
Saillan , Abbé de S. Vincent de Senlis ,
mourut le 14 .
Dame Jeanne Gargam , veuve de Me
Charks Bret , Chevalier , Seigneur de
Clermont , Chef du Confeil d'Artois ,
dont elle étoit demeurée veuve à l'âge
de 21 ans , mourut le 14 , âgée de 88 ans .
Me Claude Romanet , Prefilent au Grand
Confeil , mourut fans alliance le 16 , âgée
de 33 ansr
-
Dame Michelle Lucrece Chappel ,
veuve de Meffire Jean- Jacques de Renouard
, Chevalier , Seigneur de Villeyer
& autres lieux , Confeiller du Roy en fa
Cour de Parlement de Bretagne , décéde
rue S. André des Arts , le 24 Janvier 1717 :
Mr Marconnet Gouverneur de la Rochelle
mourut il a quelques jours
dans un âge fort avancé.
·
,
y
0 Mr le Maréchal de Gacé Gouver
neur du Païs d'Aunis , vient d'être gratifié
du Gouvernement de Monfieur Marconnet,
Ces deux Gouvernemens fe trouvent
par - là réunis en une même perfonne,
> Mre Paul - Alexandre Petau Confeiller
au Parlement , & Doyen des Rcquêtes
du Palais , mourut le 4 Novembre
1716,
LE NOUVEAU
252
Dame Anne-Catherine de Noailles
Ipoufe de Me Louis - François Armand
Dupleffis , Duc de Richelieu & de Fron
Jacq , Pair de France > mourut fans pofterité
le 7 du même mois , âgée de 20
ans.
A
Dame Madelaine Bernard , époufe de
Me Jacques Hardouin Manfard , Chevalier
, Comte de Sagone , mourut le s
du même mois.
>
Me Claude - Alexis de Héere , Chevalier
de l'Ordre de S. Louis , Brigadier des Armées
du Roy Commandant pour SA
MAJESTE' au Gouvernement de Phalfbourg
& Saltzbourg , mourut le 7 du
même mois.
Dle Voifin , fille de M. le Chancelier ,
mourut fans alliance le 12 de ce mois .
Me François - Louis de Rouffelet , Marquis
de Chateaureynaud , Comte de Crofon
, Vicomte d'Artois , Chevalier des
Ordres du Roy , Grand Croix de l'Ordre
Militaire de S. Louis , Capitaine général
des Armées navales de S. M˚C .
dans les mers Occidentales , Commandant
en chef
pour le Roy dans les Pays &
Duché de Bretagne , Vice- Amiral , &
Maréchal de France , mourut le du
même mois , âgé de 80 ans .
Jean-Louis de Rabutin , Comte de Bufi
153
Confeiller d'Etat de l'Empereur , Maréchal
de Camp , General & Colonel d'un
Régiment de Dragons , mourut à Vienne
le 16 de ce mois , âgé de 74 ans ,
Me Henri Dagueffau , Confeiller d'Etat
or linaire , & au Confeil de Régence
, mourur le 17 du même mois ,
âgé de 80 ans .
Daine Anne de Harvil , veuve de Me
François de Bethune, Due d'Orval , Chevalier
des Ordres du Rey , mourut le 18 .
Anne - Marie Gitar !, fille de M, Girard
Proc. General en la Chambre des Comptes
Paris , Seigneur de Villetancux , & de
Marie Royer eft morte le 20 Décembre
1716. Elle avoit épousé Jean- Baptifte
Briconnet , Seigneur de Magnanville ,
Confeiller au Parlement , mort le 15
Décembre 1698 , fans enfans . Il étoit fils
de Guillaume Briconnet , Seigneur de Le
veville , Aureuil , Quinquempois , recû
Confeiller au Parlement le 19 May 1635
Maiftre des Requeftes en Decembre 1641
& Préfilent au Grand Conſeil , mor
le trois Fevrier 1674 , & de Margue-t
rite Amelot , morte le 23 Février 1683 ,
Elle étoit fille de Jacques Amelot , Préfident
aux Requêtes du Palais & de
Catherine de Creil.
>
154 LE NOUVEAU
Me Charles Marquis d'Eftampes , Maua
ny , & c. Chevalier des Ordres du Roy ,
Capitaine des Gardes du Corps de S.
A. R. Mr le Duc d'Orleans , mourut le
31 Décembre 1716.
·
De Catherine Françoife d'Arpajon ;
Epouse de M. François de Roye de
la Rochefoucault , Comte de Roucy ,
Lieutenant General des Armées du Roy ,
mourut le 8 .
Se Marie Magdelaine de Caftil , veuve
de Me Nicolas Fouquet Vicomte de
Vacx , Sur- Intendant des Finances , mourut
le 12
,
De Magdelaine Gaudon , Veuve de
Me Georges de Clermont d'Amboiſe ,
Marquis de S. Aignan , mourut le premier
Janvier 1717
De Diane de Monthault Navailles feur
du feu Maréchal de ce nom › veuve de
Me René de Corrdoüan Marquis de
Langey , mourut auffi le premier de ce
mois .
,
De Marie- Louife Melanie Lefevre de
Caumartin , Epoufe de Me Jerofme-
Jofeph Goujon , Marquis de Thuiſi , Maître
des Requêtes , eft morte le premier
De Anne Cherré , Epoufe de Maiſtre
MERCURE.
255
Michel dé Sabin's , Chevalier , Seigneur
de la Qeze, Confeiller au Grand Coifeiller
, mourut le 4
Me Charles - Alexaudre d'Eftein de
Saillan , Abbé de S. Vincent de Senlis ,
mourut le 14 .
Dame Jeanne Gargam , veuve de Me
Charks Bret , Chevalier , Seigneur de
Clermont , Chef du Confeil d'Artois ,
dont elle étoit demeurée veuve à l'âge
de 21 ans , mourut le 14 , âgée de 88 ans .
Me Claude Romanet , Prefilent au Grand
Confeil , mourut fans alliance le 16 , âgée
de 33 ansr
-
Dame Michelle Lucrece Chappel ,
veuve de Meffire Jean- Jacques de Renouard
, Chevalier , Seigneur de Villeyer
& autres lieux , Confeiller du Roy en fa
Cour de Parlement de Bretagne , décéde
rue S. André des Arts , le 24 Janvier 1717 :
Mr Marconnet Gouverneur de la Rochelle
mourut il a quelques jours
dans un âge fort avancé.
·
,
y
0 Mr le Maréchal de Gacé Gouver
neur du Païs d'Aunis , vient d'être gratifié
du Gouvernement de Monfieur Marconnet,
Ces deux Gouvernemens fe trouvent
par - là réunis en une même perfonne,
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Résumé : ARTICLE DES MORTS.
En novembre et décembre 1716, ainsi qu'en janvier 1717, plusieurs personnalités notables ont péri. Le 4 novembre 1716, Mre Paul-Alexandre Petau, conseiller au Parlement et doyen des Requêtes au Palais, est décédé. Le 7 novembre 1716, trois décès sont à noter : Dame Anne-Catherine de Noailles, épouse du Duc de Richelieu et de Fronsac, est morte à l'âge de 20 ans sans postérité ; Dame Madeleine Bernard, épouse de Jacques Hardouin Mansard, Chevalier et Comte de Sagone ; et Claude-Alexis de Héère, Chevalier de l'Ordre de Saint-Louis et Brigadier des Armées du Roi. La fille du Chancelier est décédée célibataire le 12 novembre 1716. Le même jour, François-Louis de Rousselet, Marquis de Châteaureynaud, Comte de Crozon, Vicomte d'Artois, Chevalier des Ordres du Roi, Grand Croix de l'Ordre Militaire de Saint-Louis, Capitaine général des Armées navales, Commandant en chef en Bretagne, Vice-Amiral et Maréchal de France, est mort à l'âge de 80 ans. Jean-Louis de Rabutin, Comte de Bussy, Conseiller d'État de l'Empereur, Maréchal de camp, Général et Colonel d'un Régiment de Dragons, est décédé à Vienne le 16 novembre 1716 à l'âge de 74 ans. Henri Daguesseau, Conseiller d'État ordinaire et au Conseil de Régence, est mort le 17 novembre 1716.
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6
p. 153-155
A Rome le 30 Novembre.
Début :
Il est public dans Rome, que le S. Pere a fixé son départ d'ici, [...]
Mots clefs :
Cuirassiers, Chevaux, Cardinaux, Trésorier, Ordre, Ambassadeur, Doyen, Prison, Château
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : A Rome le 30 Novembre.
A Rome le 30 ·Novembres
Ipereauxé fon départ d'ici, pour le
Left public dans Rome, que le S.
voyage de Lorrette & d'Urbin, le lendemain
de la Domenica in albis : Danscette
vue , il y a déja 100 mille écus
d'oeconomifés . Cette Villeggiature lera
de so jours ; on ne fera par jour que :
zo mille au plus . Il y aura so Cuiraf
fiers & 40 Chevaux légers de Garde 5
ico Suiffes avec toute la Sale & l'Anti-.
chambre du Pape. S. S. fera accom
pagnée des 3 Cardinaux Paulucci
Albani , & Olivieri ; il y en aura un
4 , qui comme Tréforier , prendra le-
2.
154
LE MERCURE
.
devant , pour ordonner toutes chofes fur
la route. 3 où 4 Auditeurs de Rote &
les Nationaux feront privilegiés. 8
Prélats du premier Ordre , avec plufieurs
du 2 & du Tiers Ordre , outre
la Daterie ,feront de la fête ; fans compter
les Miniftres Etrangers & autres
qui feront défrayés par SS . qui tiendra
table pour les Ambaffadeurs
les Cardinaux & les Prélats : l'Agent
fubalterne fera payé en argent. Malgré
ces préparatifs, le Cardinal Doyen a
fait les remontrances au S. P. pour le
détourner de ce pieux pélerinage , & ..
l'on croit que tous ceux qui en approchent
, en feront de même.
Milord Peterborough , aprés la for
tie de faPrifon , s'eft retiré à Venife ;
& le Comte de Galas Ambaffadeur
de l'Empereur,demande ici reparation
pour ce Seigneur , le Roy Georges
profitant de cette occafion, pour obliger
le S. P. à expulfer de l'Etat Ecclafiaftique,
le Chevalier de faint Georges.
On veut donc , en reparation de
cette injure faite à ce Milord , que ce
Prince fe réfugie autre part , & que le
Cardinal Origni Légat de Bologne ,foit
rappellé ; finon , les Anglois menacent
DE DECEMBRE. 195
les côtes de cet Etat , avec une Eſcadre
de 12 Vaiffeaux. On affûre même
, que les ordres font donnés pour
cela , & qu'ils agiront offenfivement
jufqu'à ce que la fatisfaction foit faite.
Le Pape ferecommande , pour accomoder
l'affaire du Roy d'Espagne
principalement celle du Milord , à ME
le Duc Régent.
, &
Hier 29 , on enferma au Château
faint Ange , le Marquis Davia Neveu
du Cardinal de ce nom : On ne croit
pourtant pas qu'il ait merité ce châtiment
, mais qu'en cela , on a û égard
à la recommandation de fon Oncle ,
avec lequel il vit en parfaite mefintelligence
; depuis qu'il a quitté fa
femme & fes enfans qui font à Bologne.
Ipereauxé fon départ d'ici, pour le
Left public dans Rome, que le S.
voyage de Lorrette & d'Urbin, le lendemain
de la Domenica in albis : Danscette
vue , il y a déja 100 mille écus
d'oeconomifés . Cette Villeggiature lera
de so jours ; on ne fera par jour que :
zo mille au plus . Il y aura so Cuiraf
fiers & 40 Chevaux légers de Garde 5
ico Suiffes avec toute la Sale & l'Anti-.
chambre du Pape. S. S. fera accom
pagnée des 3 Cardinaux Paulucci
Albani , & Olivieri ; il y en aura un
4 , qui comme Tréforier , prendra le-
2.
154
LE MERCURE
.
devant , pour ordonner toutes chofes fur
la route. 3 où 4 Auditeurs de Rote &
les Nationaux feront privilegiés. 8
Prélats du premier Ordre , avec plufieurs
du 2 & du Tiers Ordre , outre
la Daterie ,feront de la fête ; fans compter
les Miniftres Etrangers & autres
qui feront défrayés par SS . qui tiendra
table pour les Ambaffadeurs
les Cardinaux & les Prélats : l'Agent
fubalterne fera payé en argent. Malgré
ces préparatifs, le Cardinal Doyen a
fait les remontrances au S. P. pour le
détourner de ce pieux pélerinage , & ..
l'on croit que tous ceux qui en approchent
, en feront de même.
Milord Peterborough , aprés la for
tie de faPrifon , s'eft retiré à Venife ;
& le Comte de Galas Ambaffadeur
de l'Empereur,demande ici reparation
pour ce Seigneur , le Roy Georges
profitant de cette occafion, pour obliger
le S. P. à expulfer de l'Etat Ecclafiaftique,
le Chevalier de faint Georges.
On veut donc , en reparation de
cette injure faite à ce Milord , que ce
Prince fe réfugie autre part , & que le
Cardinal Origni Légat de Bologne ,foit
rappellé ; finon , les Anglois menacent
DE DECEMBRE. 195
les côtes de cet Etat , avec une Eſcadre
de 12 Vaiffeaux. On affûre même
, que les ordres font donnés pour
cela , & qu'ils agiront offenfivement
jufqu'à ce que la fatisfaction foit faite.
Le Pape ferecommande , pour accomoder
l'affaire du Roy d'Espagne
principalement celle du Milord , à ME
le Duc Régent.
, &
Hier 29 , on enferma au Château
faint Ange , le Marquis Davia Neveu
du Cardinal de ce nom : On ne croit
pourtant pas qu'il ait merité ce châtiment
, mais qu'en cela , on a û égard
à la recommandation de fon Oncle ,
avec lequel il vit en parfaite mefintelligence
; depuis qu'il a quitté fa
femme & fes enfans qui font à Bologne.
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Résumé : A Rome le 30 Novembre.
Le 30 novembre à Rome, un rapport annonce le départ imminent du pape pour un voyage à Lorette et Urbino, prévu pour le lendemain de la Domenica in albis. Ce périple de six jours vise à économiser 100 000 écus. Le pape sera escorté par trois cardinaux, Paulucci, Albani et Olivieri, un trésorier, 50 cuirassiers, 40 chevaux légers de garde, 500 suffragants, et divers prélats et ministres étrangers. Le cardinal doyen a toutefois tenté de dissuader le pape de ce pèlerinage. Parallèlement, Lord Peterborough, libéré de prison, s'est retiré à Venise. L'ambassadeur de l'empereur, le comte de Galas, réclame réparation pour Lord Peterborough, tandis que le roi Georges exige l'expulsion du chevalier de Saint-Georges de l'État ecclésiastique. Les Anglais menacent d'attaquer les côtes de l'État ecclésiastique avec une escadre de 12 vaisseaux si leurs demandes ne sont pas satisfaites. Le pape a confié la gestion de cette affaire au duc régent. Le 29 novembre, le marquis Davia, neveu du cardinal du même nom, a été incarcéré au château Saint-Ange, probablement sur recommandation de son oncle, avec qui il entretient de bonnes relations depuis qu'il a quitté sa femme et ses enfants à Bologne.
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7
p. 166-167
De Vuirsbourg le 1 Décembre 1717.
Début :
M. le Baron de Hutten, Doyen du Châpitre de cette Ville, aussi illustre par [...]
Mots clefs :
Baron, Doyen, Trésor, Empereur, Christoph Franz von Hutten, Bibliothèque
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : De Vuirsbourg le 1 Décembre 1717.
De Vvirsbourg le 1 Décembre 1717.
M
le Baron de Hutten , Doyen du :
Chapitre de cette Ville, auffi illuftre
par fon favoir quepar fa naifface ,
a découvert un riche Tréfor, en recherchant
les Antiquités de l'Eglife Catédrale
Il a trouvé fous le toit de ce
Vaiffeau , une ancienne Bibliotéque ,.
qui y avoit êté cachée avant la guerre
des Suédois. Outre les Livres imprimés
, il y a plus de 170 manufcrits
en parchemin ou en papier. On y voit
entre autres , les 4 Evangiles écrits du
tems de Charlemagne , ou de Burcard
Evêque de Vvirsbourg , une Bible
de 700 ans : Un Codex Theodofianus
cum aliquibus novellis , Caji inftitutionibus
& Pauli ti libris V. Sententia
DE DECEMBRE. 157
rum , formâ quadrata , litteris femiuncialibus.
On croit que ce dernier manufcrit
, et du tems de l'Empereur
Juftinien Il y a :: auffi plufieurs écrits
de divers Peres de l'Eglife en caracteres
Lombards. M. de Hutten publiera
le Catalogue de cette Biblioteque ,
auquel il fait travailler par Georges .
Conrad Sigler , Bibliotécaire de l'Académie.
M
le Baron de Hutten , Doyen du :
Chapitre de cette Ville, auffi illuftre
par fon favoir quepar fa naifface ,
a découvert un riche Tréfor, en recherchant
les Antiquités de l'Eglife Catédrale
Il a trouvé fous le toit de ce
Vaiffeau , une ancienne Bibliotéque ,.
qui y avoit êté cachée avant la guerre
des Suédois. Outre les Livres imprimés
, il y a plus de 170 manufcrits
en parchemin ou en papier. On y voit
entre autres , les 4 Evangiles écrits du
tems de Charlemagne , ou de Burcard
Evêque de Vvirsbourg , une Bible
de 700 ans : Un Codex Theodofianus
cum aliquibus novellis , Caji inftitutionibus
& Pauli ti libris V. Sententia
DE DECEMBRE. 157
rum , formâ quadrata , litteris femiuncialibus.
On croit que ce dernier manufcrit
, et du tems de l'Empereur
Juftinien Il y a :: auffi plufieurs écrits
de divers Peres de l'Eglife en caracteres
Lombards. M. de Hutten publiera
le Catalogue de cette Biblioteque ,
auquel il fait travailler par Georges .
Conrad Sigler , Bibliotécaire de l'Académie.
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Résumé : De Vuirsbourg le 1 Décembre 1717.
Le 1er décembre 1717, à Wurtzbourg, le Baron de Hutten, Doyen du Chapitre de la ville, a découvert un trésor dans la cathédrale. En explorant les antiquités, il a trouvé une bibliothèque cachée contenant plus de 170 manuscrits en parchemin ou en papier, ainsi que des livres imprimés. Parmi les œuvres remarquables, on compte les quatre Évangiles datant de l'époque de Charlemagne ou de Burcard, évêque de Wurtzbourg, une Bible âgée de 700 ans, et un Codex Théodosien avec des novelles et des institutions de Caius. La collection inclut aussi des écrits de divers Pères de l'Église en caractères lombards. Le manuscrit le plus ancien est daté de l'époque de l'empereur Justinien. Le Baron de Hutten prévoit de publier le catalogue de cette bibliothèque, confié à Georges Conrad Sigler, bibliothécaire de l'Académie.
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8
p. 803-805
BENEFICES DONNEZ.
Début :
L'Abbaye de Vigny, Ordre de S. Augustin, Diocèse d'Autun [...]
Mots clefs :
Abbaye, Diocèse, Prieuré, Diacre, Prêtre, Doyen
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : BENEFICES DONNEZ.
BENEFICES DONNEZ.
L'Abbaye de Vigny , Ordre de S. Au-
,
gustin , Diocèse d'Autun vacante
par le décès de M. l'Archevêque de Sens ,
en faveur de M. d'Autichamp , Prêtre et
H vj Doyen
804 MERCURE DE FRANCE .
Doyen de la Cathedrale d'Angers.
L'Abbaye de Ferrieres , Ordre de S. Augustin
, Diocèse de Poitiers , vacante par
le décès de M. de la Boissiere , en faveur
de M. de Menou , Prêtre et Grand Vicaire
de Nantes.
L'Abbaye de Cagnotte , Ordre de Saint
Benoît , Diocèse de Cix , vacante par le
décès de M. de Digier , en faveur de
M. Prudent de Bouexie de Becdelievre
Prêtre au Diocèse de Nantes .
L'Abbaye d'Auberives , Ordre de Citeaux
, Diocèse de Langres , vacante par
le décès de M. de Champigny , en faveur
de M. de Fontenilles , Prêtre et Grand-
Vicaire d'Amiens .
و
>
L'Abbaye de Vierzon , Ordre de Saint
Benoît Diocèse de Bourges vacante
par le décès du dernier Titulaire , en faveur
de M. de Bernot de Chavent , Chanoine
Honoraire de la Cathedrale de
Bourges.
-L'Abbaye de Château- Landon , Ordre
de S. Augustin , Diocèse de Sens , vacante
par le décès de M. de la Grange , en faveur
de M. d'Aigreville de Millancour
son Diacre .
L'Abbaye Réguliere de S. Leger de
Soissons , Ordre de S. Augustin , vacante
par le décès de M. de Niceron , en faveur
de M. Jean René Biet , Prêtre et Reli
gieux dudit Ordre.
AVRIE 1731. 805
L'Abbaye de S. Loup , Ordre de Ci
teaux , Diocèse d'Orleans , vacante par le
décès de la Dame de Châtillon , en faveur
de la Dame Gabriel de Bouville , Religieuse
au Prieuré de Villervaux.
L'Abbaye de Vigny , Ordre de S. Au-
,
gustin , Diocèse d'Autun vacante
par le décès de M. l'Archevêque de Sens ,
en faveur de M. d'Autichamp , Prêtre et
H vj Doyen
804 MERCURE DE FRANCE .
Doyen de la Cathedrale d'Angers.
L'Abbaye de Ferrieres , Ordre de S. Augustin
, Diocèse de Poitiers , vacante par
le décès de M. de la Boissiere , en faveur
de M. de Menou , Prêtre et Grand Vicaire
de Nantes.
L'Abbaye de Cagnotte , Ordre de Saint
Benoît , Diocèse de Cix , vacante par le
décès de M. de Digier , en faveur de
M. Prudent de Bouexie de Becdelievre
Prêtre au Diocèse de Nantes .
L'Abbaye d'Auberives , Ordre de Citeaux
, Diocèse de Langres , vacante par
le décès de M. de Champigny , en faveur
de M. de Fontenilles , Prêtre et Grand-
Vicaire d'Amiens .
و
>
L'Abbaye de Vierzon , Ordre de Saint
Benoît Diocèse de Bourges vacante
par le décès du dernier Titulaire , en faveur
de M. de Bernot de Chavent , Chanoine
Honoraire de la Cathedrale de
Bourges.
-L'Abbaye de Château- Landon , Ordre
de S. Augustin , Diocèse de Sens , vacante
par le décès de M. de la Grange , en faveur
de M. d'Aigreville de Millancour
son Diacre .
L'Abbaye Réguliere de S. Leger de
Soissons , Ordre de S. Augustin , vacante
par le décès de M. de Niceron , en faveur
de M. Jean René Biet , Prêtre et Reli
gieux dudit Ordre.
AVRIE 1731. 805
L'Abbaye de S. Loup , Ordre de Ci
teaux , Diocèse d'Orleans , vacante par le
décès de la Dame de Châtillon , en faveur
de la Dame Gabriel de Bouville , Religieuse
au Prieuré de Villervaux.
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Résumé : BENEFICES DONNEZ.
En avril 1731, plusieurs abbayes vacantes ont été attribuées à divers individus. L'Abbaye de Vigny, située dans le Diocèse d'Autun, a été confiée à M. d'Autichamp, Doyen de la Cathédrale d'Angers. L'Abbaye de Ferrières, dans le Diocèse de Poitiers, a été donnée à M. de Menou, Grand Vicaire de Nantes. L'Abbaye de Cagnotte, dans le Diocèse de Cix, a été attribuée à M. Prudent de Bouexie de Becdelievre, Prêtre du Diocèse de Nantes. L'Abbaye d'Auberives, dans le Diocèse de Langres, a été confiée à M. de Fontenilles, Grand Vicaire d'Amiens. L'Abbaye de Vierzon, dans le Diocèse de Bourges, a été attribuée à M. de Bernot de Chavent, Chanoine Honoraire de la Cathédrale de Bourges. L'Abbaye de Château-Landon, dans le Diocèse de Sens, a été donnée à M. d'Aigreville de Millancour, Diacre. L'Abbaye Régulière de Saint-Léger de Soissons a été attribuée à M. Jean René Biet, Religieux de l'Ordre de Saint-Augustin. Enfin, l'Abbaye de Saint-Loup, dans le Diocèse d'Orléans, a été confiée à la Dame Gabriel de Bouville, Religieuse au Prieuré de Villervaux.
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9
p. 233-234
MORT.
Début :
Monsieur Bernard le Bouyer-de Fontenelle, Doyen de l'Académie Françoise, [...]
Mots clefs :
Bernard le Bouyer de Fontenelle, Académie française, Doyen, Académie royale des belles-lettres et des sciences, Homme illustre, Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : MORT.
MORT.
MONSIEUR Bernard le Bouyer- de Fontenelle ;
Doyen de l'Académie Françoife , & des Académies
Royales des Belles - Lettres & des Sciences ,
Membre de la Société de Londres , & de l'Académie
de Berlin , eft mort le 9 Janvier , âgé de qua
tre-vingts-dix-neuf ans , onze mois. Ainfi que le
grand Corneille fon oncle , il était né à Rouen.
L'univerfalité de fes talens & de fes connoiffances
, l'étendue & l'agrément de fon efprit , l'art
qu'il eut toujours de répandre de la lumiere & des
graces fur les matieres les plus abftraites , lui ont
mérité une des premieres places entre les hommes
les plus illuftres que le dernier fiecle ait produits.
234 MERCURE DE FRANCE.
Il a rempli pendant plus de quarante ans avec le
plus brillant fuccès l'emploi de Secretaire Perpé→
tuel de l'Académie des Sciences. Son Hiftoire de
cette Académie , fa Pluralité des Mondes , fes
Dialogues des Morts , font des ouvrages , dont
chacun en particulier eft digne d'immortaliſer fon
Auteur.
MONSIEUR Bernard le Bouyer- de Fontenelle ;
Doyen de l'Académie Françoife , & des Académies
Royales des Belles - Lettres & des Sciences ,
Membre de la Société de Londres , & de l'Académie
de Berlin , eft mort le 9 Janvier , âgé de qua
tre-vingts-dix-neuf ans , onze mois. Ainfi que le
grand Corneille fon oncle , il était né à Rouen.
L'univerfalité de fes talens & de fes connoiffances
, l'étendue & l'agrément de fon efprit , l'art
qu'il eut toujours de répandre de la lumiere & des
graces fur les matieres les plus abftraites , lui ont
mérité une des premieres places entre les hommes
les plus illuftres que le dernier fiecle ait produits.
234 MERCURE DE FRANCE.
Il a rempli pendant plus de quarante ans avec le
plus brillant fuccès l'emploi de Secretaire Perpé→
tuel de l'Académie des Sciences. Son Hiftoire de
cette Académie , fa Pluralité des Mondes , fes
Dialogues des Morts , font des ouvrages , dont
chacun en particulier eft digne d'immortaliſer fon
Auteur.
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Résumé : MORT.
Bernard le Bouyer de Fontenelle est décédé à 99 ans. Né à Rouen, il était connu pour ses talents et ses vastes connaissances. Son esprit éclairé et agréable lui a valu une place parmi les hommes illustres du siècle précédent. Il a été Secrétaire Perpétuel de l'Académie des Sciences pendant plus de quarante ans. Ses œuvres notables incluent 'L'Histoire de cette Académie', 'La Pluralité des Mondes' et 'Les Dialogues des Morts'.
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10
p. 213-214
MORTS.
Début :
Messire François-Jérôme de Montigny, ci devant Doyen & Vicaire Général de l'Eglise [...]
Mots clefs :
Doyen, Vicaire, Abbaye, Prêtre, Noble, Dame, Veuve, Décès
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
MORTS.
Meffire François-Jerôme de Montigny , ci devant
Doyen & Vicaire Général de l'Eglife de Chartres ,
Abbé Commendataire de l'Abbaye Royale d'Igny,
Ordre de Citeaux , Diocèle de Rheims , eft mort
dans fon Abbaye les Octobre , âgé de 68 ans.
Le Pere Simplicien , de l'Ordre des Auguſtins
réformés de la Congrégation de France , connu
par fon Hiftoire Généalogique des Maiſons Souveraines
& des Grands Officiers de la Couronne ,
mourut à Paris le ro , dans la foixante- feizieme
année de fon âge.
Meffire Pierre Richadei , Noble Vénitien de la
Ville de Brefce en Lombardie , eft mort en odeur
de Sainteté le 8 , dans l'Hôpital de la Charité ,
âgé de foixante neuf ans. Il avoit confacré les
trente dernieres années de fa vie au ſervice des
Pauvres dans les Hôpitaux & dans les prifons de
cette Ville . Son humilité , fa mortification , fa
conftance dans les fonctions les plus pénibles de
la Charité Chrétienne , ont rendu fa mémoire
précieuſe , & le Peuple en courant en foule autour
de fon cercueil , a manifefté l'admiration
que les vertus lui avoient infpirée.
Dame Magdeleine de Lys , Veuve de Richard
Talbot , Comte de Tyrconnell , Pair du Royaume.
d'Irlande , Maréchal des Camps & Armées du
Roi , ci-devant Miniftre Plénipotentiaire de Sa
Majesté auprès du Roi de Pruffe , mourut à Paris
le 19 Octobre , dans la trente - quatrième année
de fon âge.
214 MERCURE DE FRANCE.
Dame Marie de la Tour Taxis , Veuve de
Meffire Edme Sainlon , Ecuyer , Confeiller Secrétaire
du Roi , Maiſon , Couronne de France &
de fes Finances , eft morte à Paris le 24 Octobre.
Meffire François-Jerôme de Montigny , ci devant
Doyen & Vicaire Général de l'Eglife de Chartres ,
Abbé Commendataire de l'Abbaye Royale d'Igny,
Ordre de Citeaux , Diocèle de Rheims , eft mort
dans fon Abbaye les Octobre , âgé de 68 ans.
Le Pere Simplicien , de l'Ordre des Auguſtins
réformés de la Congrégation de France , connu
par fon Hiftoire Généalogique des Maiſons Souveraines
& des Grands Officiers de la Couronne ,
mourut à Paris le ro , dans la foixante- feizieme
année de fon âge.
Meffire Pierre Richadei , Noble Vénitien de la
Ville de Brefce en Lombardie , eft mort en odeur
de Sainteté le 8 , dans l'Hôpital de la Charité ,
âgé de foixante neuf ans. Il avoit confacré les
trente dernieres années de fa vie au ſervice des
Pauvres dans les Hôpitaux & dans les prifons de
cette Ville . Son humilité , fa mortification , fa
conftance dans les fonctions les plus pénibles de
la Charité Chrétienne , ont rendu fa mémoire
précieuſe , & le Peuple en courant en foule autour
de fon cercueil , a manifefté l'admiration
que les vertus lui avoient infpirée.
Dame Magdeleine de Lys , Veuve de Richard
Talbot , Comte de Tyrconnell , Pair du Royaume.
d'Irlande , Maréchal des Camps & Armées du
Roi , ci-devant Miniftre Plénipotentiaire de Sa
Majesté auprès du Roi de Pruffe , mourut à Paris
le 19 Octobre , dans la trente - quatrième année
de fon âge.
214 MERCURE DE FRANCE.
Dame Marie de la Tour Taxis , Veuve de
Meffire Edme Sainlon , Ecuyer , Confeiller Secrétaire
du Roi , Maiſon , Couronne de France &
de fes Finances , eft morte à Paris le 24 Octobre.
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Résumé : MORTS.
En octobre, plusieurs personnalités notables sont décédées. François-Jerôme de Montigny, Doyen et Vicaire Général de l'Église de Chartres et Abbé Commendataire de l'Abbaye Royale d'Igny, est mort dans son abbaye à l'âge de 68 ans. Le Père Simplicien, membre de l'Ordre des Augustins réformés et auteur de l'Histoire Généalogique des Maisons Souveraines et des Grands Officiers de la Couronne, est décédé à Paris à 62 ans. Pierre Richadei, un noble vénitien de Brescia, a trouvé la mort à 69 ans à l'Hôpital de la Charité après avoir dédié 30 ans au service des pauvres, gagnant ainsi l'admiration du peuple pour son humilité et ses vertus. Magdeleine de Lys, veuve de Richard Talbot, Comte de Tyrconnell et Maréchal des Camps et Armées du Roi, est morte à Paris à 34 ans. Marie de la Tour Taxis, veuve d'Edme Sainlon, Ecuyer et Conseiller Secrétaire du Roi, est également décédée à Paris à la fin du mois.
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11
p. 178
De ROME, le 27 Avril 1763.
Début :
Le Cardinal Spinelli, Doyen du Sacré Collége, Evêque d'Ostie, & Préfet de la [...]
Mots clefs :
Cardinal, Doyen, Préfet, Pape, Souverain, Évêché
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texteReconnaissance textuelle : De ROME, le 27 Avril 1763.
De ROME , le 27 Avril 1763,
Le Cardinal Spinelli , Doyen du Sacré Collége ,
Evêque d'Oftie , & Préfet de la Propagande
eft mort le 12 de ce mois , âgé de foixante neuf
ans ; il laiffe un neuviéme Chapeau vacant dans
le Sacré Collège.
Le Cardinal Paloucci ayant envoyé font Auditeur
à Sa Sainteté pour la fupplier de le difpenfer
d'accepter le Décanat , parce que fes
infirmités ne lui permettoient pas d'en remplir
les fonctions ; le Souverain Pontife a conféré ce
Décanat , ainfi que l'Evêché d'Oftie qui y eft attaché,
au Cardinal Cavalchini , Dataire,
Le Cardinal Spinelli , Doyen du Sacré Collége ,
Evêque d'Oftie , & Préfet de la Propagande
eft mort le 12 de ce mois , âgé de foixante neuf
ans ; il laiffe un neuviéme Chapeau vacant dans
le Sacré Collège.
Le Cardinal Paloucci ayant envoyé font Auditeur
à Sa Sainteté pour la fupplier de le difpenfer
d'accepter le Décanat , parce que fes
infirmités ne lui permettoient pas d'en remplir
les fonctions ; le Souverain Pontife a conféré ce
Décanat , ainfi que l'Evêché d'Oftie qui y eft attaché,
au Cardinal Cavalchini , Dataire,
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Résumé : De ROME, le 27 Avril 1763.
Le 27 avril 1763, le Cardinal Spinelli, Doyen du Sacré Collège, Évêque d'Ostie et Préfet de la Propagande, est décédé à Rome à l'âge de soixante-neuf ans, laissant un siège vacant. Le Cardinal Paluzzi a demandé à être dispensé de la charge de Doyen. Le Souverain Pontife a alors conféré le Décanat et l'Évêché d'Ostie au Cardinal Cavalchini.
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12
p. 208
MORTS.
Début :
Charles-Alexandre le Filieul de la Chapelle, Evêque de Vabres, Doyen [...]
Mots clefs :
Évêque, Doyen, Baron, Comtesse, Décès
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texteReconnaissance textuelle : MORTS.
M O R T S. l
Charles-Alexandre le Filieul de la Chapelle ,
Evêque de Vabres, Doyen des Evêques de France,
Abbé Commendataire de l'Abbaye Royale de S.
Pierre, Ordre de S. Benoît, Diocèſe de Châlons
ſur-Saône, eſt mort à la Chapelle en Nornmandie ,
le 8 Février, âgé de quatre-vingt-huit ans. -
Louis-Armand de Gironde, Baron de la Vaur,
eſt mort dernièrement en ſon Château de la
Vaur, Diocèſe de Sarlat, dans la cent-quatriéme
année de ſon âge : il montoit encore à cheval,
alloit journellement à la chaſſe, & eſt mort d'une
chûte.
Marie-Anne-Joſephine-Félicité-Barbe, Com
teſſe d'Arco, Epouſe de Maximilien-Emmanuel
François, Comte d'Eyck & du S. Empire, Cheva
lier de l'Ordre de l'Aigle Blanc, Conſeiller d'Etat
Actuel Intime de l'Electeur de Baviere & ſon En
voyé Extraordinaire auprès de Sa Majeſté, eſt
morte en cette Capitale, le 6 de ce mois, âgée de
vingt-trois ans. Elle étoit fille d'Antoine Félix ,
Comte d'Arco, Conſeiller d'Etat Actuel de Leurs
Majeſtés Impériales & Royale, Grand Chambel
lan de l'Archevêque-Prince de Salzbourg; & de
Joſephine, Comteſſe d'Arco , née Comteſſe de
Hardegg.
Charles-Alexandre le Filieul de la Chapelle ,
Evêque de Vabres, Doyen des Evêques de France,
Abbé Commendataire de l'Abbaye Royale de S.
Pierre, Ordre de S. Benoît, Diocèſe de Châlons
ſur-Saône, eſt mort à la Chapelle en Nornmandie ,
le 8 Février, âgé de quatre-vingt-huit ans. -
Louis-Armand de Gironde, Baron de la Vaur,
eſt mort dernièrement en ſon Château de la
Vaur, Diocèſe de Sarlat, dans la cent-quatriéme
année de ſon âge : il montoit encore à cheval,
alloit journellement à la chaſſe, & eſt mort d'une
chûte.
Marie-Anne-Joſephine-Félicité-Barbe, Com
teſſe d'Arco, Epouſe de Maximilien-Emmanuel
François, Comte d'Eyck & du S. Empire, Cheva
lier de l'Ordre de l'Aigle Blanc, Conſeiller d'Etat
Actuel Intime de l'Electeur de Baviere & ſon En
voyé Extraordinaire auprès de Sa Majeſté, eſt
morte en cette Capitale, le 6 de ce mois, âgée de
vingt-trois ans. Elle étoit fille d'Antoine Félix ,
Comte d'Arco, Conſeiller d'Etat Actuel de Leurs
Majeſtés Impériales & Royale, Grand Chambel
lan de l'Archevêque-Prince de Salzbourg; & de
Joſephine, Comteſſe d'Arco , née Comteſſe de
Hardegg.
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Résumé : MORTS.
Le texte relate les décès de trois personnalités. Charles-Alexandre le Filieul de la Chapelle, évêque de Vabres et doyen des évêques de France, abbé commendataire de l'abbaye royale de Saint-Pierre de l'ordre de Saint-Benoît, est décédé à la Chapelle en Normandie le 8 février à l'âge de quatre-vingt-huit ans. Louis-Armand de Gironde, baron de la Vaur, est mort récemment dans son château de la Vaur, diocèse de Sarlat, à l'âge de cent-quatorze ans. Actif jusqu'à sa mort, il est décédé des suites d'une chute. Marie-Anne-Josephine-Félicité-Barbe, comtesse d'Arco, épouse de Maximilien-Emmanuel François, comte d'Eyck et du Saint-Empire, chevalier de l'Ordre de l'Aigle Blanc et conseiller d'État intime de l'électeur de Bavière, est décédée à Paris le 6 du mois à l'âge de vingt-trois ans. Elle était la fille d'Antoine Félix, comte d'Arco, conseiller d'État des Majestés impériales et royales, et de Joséphine, comtesse d'Arco, née comtesse de Hardegg.
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