Titre et contenu

Titre:

CHAPITRE II. LE BOURGEOIS.

Titre d'après la table:

Chapitre 2. des Bourgeois de Paris par Theophraste moderne.

Premiers mots: Aprés avoir peint assez naturellement le mois dernier, le Caractére / Le Bourgeois à Paris, Madame, est un animal mixte, qui tient [...] Mots clefs: Bourgeois, Paris, Noblesse, Caractère, Politesse, Compliments, Peuple, Amitié, Argent, Dames, Marchands, Commerce, Bonté, Chrétien, Sévère, Plaisirs, Coquetterie, Moeurs, Vanité

Forme et genre

Langue: FrançaisForme: Prose
Type d'écrit journalistique: Article / Nouvelle littéraire

Auteur et provenance du texte

Est rédigé par: Le Théophraste moderne (Pierre de Marivaux) Genre de l'auteur: Homme

Résumé (IA)

Le texte examine les mœurs bourgeoises à Paris, en les opposant à celles du peuple et des nobles. Le bourgeois parisien imite les nobles mais reste marqué par sa petitesse et sa vanité. Il s'efforce d'adopter la politesse des gens de qualité, mais ses tentatives semblent souvent artificielles. Sa magnificence dans l'ameublement et la dépense révèle sa vanité et sa petitesse lorsqu'il cherche à dépasser sa condition. Les dames bourgeoises, notamment les marchandes, sont bruyantes et excessivement courtoises, cherchant constamment à plaire. En septembre 1717, un article du 'Mercure' décrit une interaction entre un provincial et une marchande parisienne, illustrant l'esprit pratique des marchands parisiens. Les boutiques des marchands sont des lieux où les clients sont séduits par des compliments et des attentions, facilitant ainsi les ventes. Les marchands sont comparés à des chirurgiens qui endorment le bras avant de le piquer, symbolisant leur habileté à manipuler les clients. Le texte aborde également la notion de bonne foi dans le commerce, distinguant celle prescrite par la loi de celle pratiquée par les marchands. Les riches marchands profitent largement des plaisirs de la vie et entretiennent des relations affectives en dehors du mariage. Les femmes parisiennes montrent divers degrés de bonté, allant des femmes charitables aux coquettes discrètes. Une anecdote mentionne une jeune femme, Mademoiselle de..., qui doit faire des concessions à un ami brutal pour obtenir son soutien financier. Les normes morales ont évolué, et les femmes trouvent prudent de conserver un amant utile. La coquetterie est un comportement courant et accepté dans toutes les classes sociales. Les bourgeoises sont dominées par la vanité, ce qui entraîne des défauts comme l'amour de la bonne chère et l'avidité de plaisirs. La médisance parmi elles est souvent une expression de leur envie.

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Copie numérique :
1717, 07-09