Résultats : 7533 texte(s)
Détail
Liste
6051
p. 209-210
AUTRE.
Début :
Le sieur Guyot, successeur des sieurs Vincent & Mopinot, seul possesseur du [...]
Mots clefs :
Sieur Guyot, Encre de petite vertu, Contrefaçon
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE .
La fieur Guyot , fucceffeur des fieurs Vincent &
Mopinot , feul poffeffeur du fecret de l'Encre de
la petite Vertu , connu à Paris depuis plus de 150
ans , fe croit obligé d'avertir le Public que c'eft
fans fondement que plufieurs perfonnes à Paris
vendent de l'encre fous ce nom , & qu'elle n'en eft
pas , attendu que ledit fieur Guyot ne charge qui
que ce foit à Paris d'en faire le débit , & qu'elle
ne s'eft jamais vendue & ne ſe vendra à Paris qu'en
la manufacture du fieur Guyot , file rue des Arcis ,
vis- à- vis celle de S. Jacques de la Boucherie , où
pend pour enfeigne la petite Vertu . Il a même attention
d'envoyer aux Correfpondans qu'il a établis
dans les principales Villes du Royaume , l'encre
en bouteilles , étiqueté & cacheté de fon cachet
, dans la crainte qu'on ne vînt à l'altérer.
Tout le monde fçait que cette Encre a de tout
210 MERCURE DE FRANCE.
temps été regardée comme la plus noire & la fente
indélébile ; qualité effentielle pour la confervation
des actes publics , & qui lui a mérité la préférence
des Cours Souveraines & des principaux Bureaux.
Pour que les Maîtres ne foient pas trompés par
leurs domeftiques , qui , pour éviter leurs peines ,
vont fouvent la prendre au premier endroit , ils
font priés de faire demander une Enfeigne : l'on
aura attention de la tenir au frais l'été , & d'éviter
la gelée l'hyver.
Le prix eft toujours le même , fçavoir :
La pinte de double luifante , 2 livres . L'encre
à fecret , 6 liv. La rouge , 4 liv. La grife , z liv.
La double , 1 liv. 16 f. La commune , 1 liv . 4 f.
La fieur Guyot , fucceffeur des fieurs Vincent &
Mopinot , feul poffeffeur du fecret de l'Encre de
la petite Vertu , connu à Paris depuis plus de 150
ans , fe croit obligé d'avertir le Public que c'eft
fans fondement que plufieurs perfonnes à Paris
vendent de l'encre fous ce nom , & qu'elle n'en eft
pas , attendu que ledit fieur Guyot ne charge qui
que ce foit à Paris d'en faire le débit , & qu'elle
ne s'eft jamais vendue & ne ſe vendra à Paris qu'en
la manufacture du fieur Guyot , file rue des Arcis ,
vis- à- vis celle de S. Jacques de la Boucherie , où
pend pour enfeigne la petite Vertu . Il a même attention
d'envoyer aux Correfpondans qu'il a établis
dans les principales Villes du Royaume , l'encre
en bouteilles , étiqueté & cacheté de fon cachet
, dans la crainte qu'on ne vînt à l'altérer.
Tout le monde fçait que cette Encre a de tout
210 MERCURE DE FRANCE.
temps été regardée comme la plus noire & la fente
indélébile ; qualité effentielle pour la confervation
des actes publics , & qui lui a mérité la préférence
des Cours Souveraines & des principaux Bureaux.
Pour que les Maîtres ne foient pas trompés par
leurs domeftiques , qui , pour éviter leurs peines ,
vont fouvent la prendre au premier endroit , ils
font priés de faire demander une Enfeigne : l'on
aura attention de la tenir au frais l'été , & d'éviter
la gelée l'hyver.
Le prix eft toujours le même , fçavoir :
La pinte de double luifante , 2 livres . L'encre
à fecret , 6 liv. La rouge , 4 liv. La grife , z liv.
La double , 1 liv. 16 f. La commune , 1 liv . 4 f.
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Résumé : AUTRE.
La famille Guyot, successeurs des sieurs Vincent et Mopinot, détient le secret de fabrication de l'Encre de la petite Vertu, reconnue à Paris depuis plus de 150 ans. Ils signalent que plusieurs personnes à Paris vendent frauduleusement cette encre, qui n'est commercialisée qu'au sein de leur manufacture située rue des Arcis, face à l'église Saint-Jacques de la Boucherie. Pour garantir l'authenticité, l'encre est envoyée dans des bouteilles étiquetées et cachetées aux correspondants des principales villes du royaume. L'Encre de la petite Vertu est réputée pour sa noirceur et son indélébilité, qualités essentielles pour la conservation des actes publics, ce qui lui a valu la préférence des cours souveraines et des principaux bureaux. Pour éviter les tromperies, les maîtres sont invités à demander une enseigne et à conserver l'encre au frais en été et à l'abri du gel en hiver. Les prix des différentes variétés d'encre sont également mentionnés : la pinte de double luisante à 2 livres, l'encre à secret à 6 livres, la rouge à 4 livres, la grise à 2 livres, la double à 1 livre 16 sous, et la commune à 1 livre 4 sous.
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6052
p. 210-211
AUTRE.
Début :
Le sieur Maillard demeurant au Collège de Cambray, place Cambray, [...]
Mots clefs :
Sieur Maillard, Feuilles d'emblêmes, Cadrans de dévotion, Fables, Devises, Almanachs, Ornements, Vignettes
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
LE fieur Maillard demeurant au College de
Cambray , place Cambray , près la rue S. Jac
ques à Paris , continue de faire & vendre différens
ouvrages en caracteres & vignettes , &
entreprend de noter les livres d'Eglife ."
On trouvera en fon autre demeure , rue Saint
Jacques, la deuxieme porte cochere au deffus de la
rue des Noyers , une fuite de foixante feuilles
d'emblêmes , fentences , cadrans de dévotion ,
fables , devifes , & autres fujets moraux , ga
lans , en formes d'étrennes , curieufes & inftruc→
tives , & propres à orner des écrans , almanachs,
boîtes, &c. defquels ledit fiear Maillard fait les
envois aux maifons Religieufes , & aux Mar.
chands de province. Ces fujets bien choifis , joints
à la propreté de l'exécution , bien enluminés &
ornés de jolies vignettes deffinées avec goût ,
merité les fuffrages des curieux. On trouvera auſk
ont
AVRIL. 1757. 213
chez le fieur Maillard divers autres fujets peints
avec lefdites vignettes , comme figures Chinoiſes,
papier peint , cartouche, & c,
LE fieur Maillard demeurant au College de
Cambray , place Cambray , près la rue S. Jac
ques à Paris , continue de faire & vendre différens
ouvrages en caracteres & vignettes , &
entreprend de noter les livres d'Eglife ."
On trouvera en fon autre demeure , rue Saint
Jacques, la deuxieme porte cochere au deffus de la
rue des Noyers , une fuite de foixante feuilles
d'emblêmes , fentences , cadrans de dévotion ,
fables , devifes , & autres fujets moraux , ga
lans , en formes d'étrennes , curieufes & inftruc→
tives , & propres à orner des écrans , almanachs,
boîtes, &c. defquels ledit fiear Maillard fait les
envois aux maifons Religieufes , & aux Mar.
chands de province. Ces fujets bien choifis , joints
à la propreté de l'exécution , bien enluminés &
ornés de jolies vignettes deffinées avec goût ,
merité les fuffrages des curieux. On trouvera auſk
ont
AVRIL. 1757. 213
chez le fieur Maillard divers autres fujets peints
avec lefdites vignettes , comme figures Chinoiſes,
papier peint , cartouche, & c,
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les activités du sieur Maillard, résidant au Collège de Cambray à Paris. Maillard fabrique et vend divers ouvrages en caractères et vignettes, et propose de noter les livres d'Église. Il est également joignable à son domicile de la rue Saint-Jacques, à la deuxième porte cochère au-dessus de la rue des Noyers. Il propose une suite de soixante feuilles d'emblèmes, sentences, cadrans de dévotion, fables, devises et autres sujets moraux et galants, adaptés pour les étrennes. Ces œuvres, destinées à orner des écrans, almanachs, boîtes, etc., sont envoyées à des maisons religieuses et à des marchands de province. Les sujets choisis, combinés à la propreté de l'exécution et à l'enluminure soignée, ainsi qu'aux jolies vignettes définies avec goût, méritent les suffrages des curieux. Maillard offre également divers autres sujets peints avec les mêmes vignettes, tels que des figures chinoises, du papier peint et des cartouches.
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6053
p. 211-212
AUTRE.
Début :
Nous croyons devoir annoncer au Public comme un objet intéressant, que Madame [...]
Mots clefs :
Madame Thomin, Ingénieur en optique, Lunettes, Biloupe, Microscopes, Télescopes, Usage utile, Grossissement, Lentilles
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
NOUS croyons
devoir annoncer
au Public com
me un objet intéreſſant
, que Madame
Thomin
eft continuée
dans l'exercice
du privilége
dont
jouiffoit
fon mari, d'Ingénieur
en optique
de la
Reine : elle foutient
le commerce
de lunettes ,
conferves
, biloupes
, microſcopes
, teleſcopes
,
& tout ce qui dépend
de l'optique
. Elle travaille
,
comme
elle faifoit fous la direction
de fon mari ,
à tous les ouvrages
de l'art dont on peut voir
le détail dans le traité d'optique
méchanique
,
imprimé
en 1749 , chez Jean- Baptifte
Coignard
& Antoine
Boudet , rue Saint Jacques , à la Bi
ble d'or.
On trouve chez elle une espece de biloupe
qui a un double verre , & dont l'ufage eft extrêmement
utile pour les Horlogers , les Peintres ,
les Deffinateurs , & furtout pour les vieilles
écritures elle fert auffi pour la botanique en
ce qu'elle groffit & diftinguent les objets. Certe
biloupe eft de l'invention de M. Thomin , qui
en a laiffé le fecret à fa veuve.
Il a perfectionné une forte de microſcope à
la main , que l'on nomme engifcope , parce qu'il
n'a point de verres, & qu'il n'eft compofé que
de lentilles. Il eft porté fur une tige particuliere ,
avec un appui rond ou quarré & facile à tenir.
Au haut de cette tige eft une bonette dans laquelle
eft enfoncée un miroir d'argent qui fait,
par le moyen du poli , la reflection du microfco212
MERCURE DE FRANCE.
pe univerfel , & par le moyen de trois ou quatre
lentilles de rechange , dont le propre eft de groffir
plus ou moins les plus petits objets, felon les
foyers qu'on leur donne.
Au milieu de cette tige eft une pince qui s'ouvre
en appuyant deux doigts fur deux petits boutons
où l'on met les animaux dont on veut voir la circulation
du fang. Au bout de cette pince eft une
pointe d'acier recourbé , qui fert à recevoir les
quatre petites dames blanches & noires , fur lefquelles
on met les objets qui ne font point tranfparens,
comme le fable, la poudre, & l'etoffe , &c.
Vous déviffez cette pointe , & vous mettez en fa
place deux petites plaques de cuivre jointes en◄
femble , l'une percée au milieu , & l'autre de
glace pour recevoir les liqueurs, ou fluides , ou
épaiffes, que vous voulez examiner. Le tout dans un
petit coffret de chagrin affez commode pour être
emporté dans la poche.
La dame Themin travaille elle- même tous ces
ouvrages avec un Artiſte habile , que M. Thomin
a inftruit lui-même fur toutes ces connoiffances
pendant plufieurs années.
NOUS croyons
devoir annoncer
au Public com
me un objet intéreſſant
, que Madame
Thomin
eft continuée
dans l'exercice
du privilége
dont
jouiffoit
fon mari, d'Ingénieur
en optique
de la
Reine : elle foutient
le commerce
de lunettes ,
conferves
, biloupes
, microſcopes
, teleſcopes
,
& tout ce qui dépend
de l'optique
. Elle travaille
,
comme
elle faifoit fous la direction
de fon mari ,
à tous les ouvrages
de l'art dont on peut voir
le détail dans le traité d'optique
méchanique
,
imprimé
en 1749 , chez Jean- Baptifte
Coignard
& Antoine
Boudet , rue Saint Jacques , à la Bi
ble d'or.
On trouve chez elle une espece de biloupe
qui a un double verre , & dont l'ufage eft extrêmement
utile pour les Horlogers , les Peintres ,
les Deffinateurs , & furtout pour les vieilles
écritures elle fert auffi pour la botanique en
ce qu'elle groffit & diftinguent les objets. Certe
biloupe eft de l'invention de M. Thomin , qui
en a laiffé le fecret à fa veuve.
Il a perfectionné une forte de microſcope à
la main , que l'on nomme engifcope , parce qu'il
n'a point de verres, & qu'il n'eft compofé que
de lentilles. Il eft porté fur une tige particuliere ,
avec un appui rond ou quarré & facile à tenir.
Au haut de cette tige eft une bonette dans laquelle
eft enfoncée un miroir d'argent qui fait,
par le moyen du poli , la reflection du microfco212
MERCURE DE FRANCE.
pe univerfel , & par le moyen de trois ou quatre
lentilles de rechange , dont le propre eft de groffir
plus ou moins les plus petits objets, felon les
foyers qu'on leur donne.
Au milieu de cette tige eft une pince qui s'ouvre
en appuyant deux doigts fur deux petits boutons
où l'on met les animaux dont on veut voir la circulation
du fang. Au bout de cette pince eft une
pointe d'acier recourbé , qui fert à recevoir les
quatre petites dames blanches & noires , fur lefquelles
on met les objets qui ne font point tranfparens,
comme le fable, la poudre, & l'etoffe , &c.
Vous déviffez cette pointe , & vous mettez en fa
place deux petites plaques de cuivre jointes en◄
femble , l'une percée au milieu , & l'autre de
glace pour recevoir les liqueurs, ou fluides , ou
épaiffes, que vous voulez examiner. Le tout dans un
petit coffret de chagrin affez commode pour être
emporté dans la poche.
La dame Themin travaille elle- même tous ces
ouvrages avec un Artiſte habile , que M. Thomin
a inftruit lui-même fur toutes ces connoiffances
pendant plufieurs années.
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Résumé : AUTRE.
Madame Thomin a repris l'activité de son mari en tant qu'ingénieur en optique de la Reine, se spécialisant dans la vente d'instruments optiques tels que des lunettes, loupes, microscopes et télescopes. Elle continue de produire des ouvrages décrits dans le traité d'optique mécanique publié en 1749. Parmi les produits notables, une loupe à double verre, inventée par Monsieur Thomin, est particulièrement utile pour les horlogers, peintres, dessinateurs, la lecture de vieilles écritures et la botanique. Madame Thomin a également perfectionné un microscope portatif appelé engiscope, composé uniquement de lentilles et sans verres. Cet instrument, monté sur une tige avec un miroir d'argent et des lentilles interchangeables, inclut une pince pour observer la circulation sanguine chez les animaux et une pointe d'acier recourbée pour examiner des substances non transparentes. L'engiscope est fourni dans un petit coffret pratique pour être transporté. Madame Thomin collabore avec un artiste formé par Monsieur Thomin pour la réalisation de ces ouvrages.
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6054
p. 212-213
AUTRE.
Début :
Le sieur Cousin Expert, reçu à Saint Côme pour les descentes, donne avis [...]
Mots clefs :
Bandage, Perfectionnement, Solidité, Commodité, Exomphale, Hernie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTR E.
Le fieur Coufin Expert , reçu à Saint Côme
pour les defcentes , donne avis qu'il a confidérablement
perfectionné le bandage à reffort pour
l'exomphale reduit , en lui donnant plus de folidité
& de commodité . C'eft fur ces raifons que la
Faculté de Médecine , fur le rapport des Commiffaires
qu'elle a nommés pour l'examen de ce bandage
lui a accordé une approbation authentique ,
& a jugé que les avantages de ce bandage
AVRIL. 1757. 217
furpaffoient tous ceux des autres bandages qui
avoient été propofés pour cette maladie . On trouve
auffi chez lui des bandages élastiques à reffort &
fans reffort , à charniere & à corps ouvert.
Il demeure , rue Comteffe d'Artois.
Le fieur Coufin Expert , reçu à Saint Côme
pour les defcentes , donne avis qu'il a confidérablement
perfectionné le bandage à reffort pour
l'exomphale reduit , en lui donnant plus de folidité
& de commodité . C'eft fur ces raifons que la
Faculté de Médecine , fur le rapport des Commiffaires
qu'elle a nommés pour l'examen de ce bandage
lui a accordé une approbation authentique ,
& a jugé que les avantages de ce bandage
AVRIL. 1757. 217
furpaffoient tous ceux des autres bandages qui
avoient été propofés pour cette maladie . On trouve
auffi chez lui des bandages élastiques à reffort &
fans reffort , à charniere & à corps ouvert.
Il demeure , rue Comteffe d'Artois.
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Résumé : AUTRE.
Le texte annonce M. Coufin, expert en bandages, reçu à Saint Côme pour les défenses. Il a amélioré le bandage à ressort pour l'exomphale réduite, jugé supérieur par la Faculté de Médecine. M. Coufin propose aussi divers bandages élastiques. Il réside rue Comtesse d'Artois.
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6055
p. 213
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second volume du [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond volume du Mercure du mois d'Avril ,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
Pimpreffion. A Paris , ce 12 Avril 1757.
GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond volume du Mercure du mois d'Avril ,
& je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
Pimpreffion. A Paris , ce 12 Avril 1757.
GUIROY.
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6056
p. 213-214
ERRATA du premier Volume du Mercure d'Avril.
Début :
Page 14, ligne 6, pas, pas plus long-temps, lisez, pas plus [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA du premier Volume du Mercure d'Avril.
ERRATA
du premier volume du Mercure d'Avril.
PAAGE 14 , ligne 6 , pas , pas plus long-temps ,
lifex , pas plus long-temps.
Page 15 , lig. 17 , l'air qu'il appris , lifex , qu'il a
appris.
Page 21 , lig. 5 , elle fut tenté d'interpréter , liſez,
elle fut tentée , &c.
Page 39 , ligne premiere ,
lifez ,
D'abord , mon taudis en Tibur¸
D'abord , mon taudis eft Tibur ,
Même page , lig. 26 & 27 ,
C'est l'aimable Reine de Gnide.
214
Sortant de l'écume des mers ,
Changez ainfi la ponctuation ,
C'eft l'aimable Reine de Gnide ;
Sortant de l'écume des mers.
Page 43 , lig. 26 & 27 , d'ailleurs ces plaifirs ne
lui font pas moins infupportables , qu'elle lui
eft odieufe , lifex , d'ailleurs il ne lui eft pas
moins infupportable , qu'elle lui eft odieufe.
( Il s'agit du Mifanthrope & de la fociété . )
Page 102 , lig. 3 , ils deshonora , lif. il deshonora.
Page 123 , lig 9 & 10 , par la certitude qu'elles
ont des fottifes reproduites dans des objets aimables
, par une imitation fine , elles deviennent
des moyens de plaire , &c. lifez , par la certitude
qu'elles ont que des fottifes reproduites
dans des objets aimables, par une imitation fine,
deviennent des moyens de plaire ,
Page 137 , lig. 23 , qui nous ait plus attaché ,
lifex , qui nous ait plus attachés.
du premier volume du Mercure d'Avril.
PAAGE 14 , ligne 6 , pas , pas plus long-temps ,
lifex , pas plus long-temps.
Page 15 , lig. 17 , l'air qu'il appris , lifex , qu'il a
appris.
Page 21 , lig. 5 , elle fut tenté d'interpréter , liſez,
elle fut tentée , &c.
Page 39 , ligne premiere ,
lifez ,
D'abord , mon taudis en Tibur¸
D'abord , mon taudis eft Tibur ,
Même page , lig. 26 & 27 ,
C'est l'aimable Reine de Gnide.
214
Sortant de l'écume des mers ,
Changez ainfi la ponctuation ,
C'eft l'aimable Reine de Gnide ;
Sortant de l'écume des mers.
Page 43 , lig. 26 & 27 , d'ailleurs ces plaifirs ne
lui font pas moins infupportables , qu'elle lui
eft odieufe , lifex , d'ailleurs il ne lui eft pas
moins infupportable , qu'elle lui eft odieufe.
( Il s'agit du Mifanthrope & de la fociété . )
Page 102 , lig. 3 , ils deshonora , lif. il deshonora.
Page 123 , lig 9 & 10 , par la certitude qu'elles
ont des fottifes reproduites dans des objets aimables
, par une imitation fine , elles deviennent
des moyens de plaire , &c. lifez , par la certitude
qu'elles ont que des fottifes reproduites
dans des objets aimables, par une imitation fine,
deviennent des moyens de plaire ,
Page 137 , lig. 23 , qui nous ait plus attaché ,
lifex , qui nous ait plus attachés.
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Résumé : ERRATA du premier Volume du Mercure d'Avril.
Le document présente une liste d'errata pour le premier volume du Mercure d'Avril, visant à corriger plusieurs erreurs typographiques et grammaticales. Les corrections sont réparties sur diverses pages, allant de 14 à 137. Parmi les modifications notables, on trouve des ajustements de ponctuation et de phrases. Par exemple, sur la page 14, ligne 6, 'pas plus long-temps' est corrigé en 'pas plus long-temps, lifex'. Sur la page 15, ligne 17, 'l'air qu'il appris' devient 'qu'il a appris'. D'autres corrections incluent des ajustements de verbes et de prépositions, comme sur la page 21, ligne 5, où 'elle fut tenté d'interpréter' est corrigé en 'elle fut tentée'. Le document mentionne également des corrections spécifiques à des œuvres littéraires, telles que 'Le Misanthrope' et 'la société'. Ces errata visent à améliorer la précision et la clarté du texte.
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Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6057
p. 214-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Vers de M. le Président [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VERS ERS de M. le Préſident de Ruffey à M. de
Voltaire , $
Vers fur la perte que nous avons faite de M. de
Fontenelle ,
Le Bonheur imprévu , Conte ,
6
8
Invitation à M. le Curé de Saint Jean, aux Amo.
gnes,,
Dialogue entre Stratonice & Fontenelle ,
Epître à M. de Reaumur,
30
33
42
215
Lettre de M. Trublet à M. de Boiffy , & l'examen
de l'Opéra de Pfyché , par M. de la
Motte ,
Epitre badine à M. l'Abbé Bernier ,
Penfées diverfes ,
Le Riche , le Noble & le Sage , Fable ,
46
57.
61
64
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
premier Mercure d'Avril ,
Enigme & Logogryphe ,
Couplets fur des vers à foye ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extrait de l'Ecole de l'Amitié ,
Précis ou Indications de livres nouveaux ,
66
ibid.
69,
71
89
127
Extraits des Difcours prononcés dans l'Académie
Françoiſe le 15 Mars 1757,
ART. III . SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Medailles. Deviſes des Jettons pour l'année 1757 ;
141
144
Phyfique. Efquiffe fur l'irritabilité & la fenfibilité
des parties du corps de l'homme ,
Séance publique de la Société Littéraire de Châ◄
lons -fur-Marne ,
ART. IV . BEAUX-ARTS .
ISI.
Mufique, Lettre à l'Auteur du Mercure , fur la
déclamation notée ,
Gravure ,
ART. V. SPECTA LES.
Comédie Françoiſe ,
159
166
Compliment prononcé à la cloture du Théâtre
par M. de la Noue ,
Comédie Italienne
Vers à Mlle. Camille Veroneze ,
167
ibid.
171
ibida
216
Opera Comique , 175
Concert Spirituel ,
ibid.
Spectacle de M. Servandonni , 177
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
179
Nouvelles de la Cour , de Paris , & c. 189
Bénéfice donné , 197
Supplément à l'Article de Chirurgie ,
Supplément à l'article des Spectacles ,
Mariages & Morts ,
Avis divers.
198
201
ibid.
204
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VERS ERS de M. le Préſident de Ruffey à M. de
Voltaire , $
Vers fur la perte que nous avons faite de M. de
Fontenelle ,
Le Bonheur imprévu , Conte ,
6
8
Invitation à M. le Curé de Saint Jean, aux Amo.
gnes,,
Dialogue entre Stratonice & Fontenelle ,
Epître à M. de Reaumur,
30
33
42
215
Lettre de M. Trublet à M. de Boiffy , & l'examen
de l'Opéra de Pfyché , par M. de la
Motte ,
Epitre badine à M. l'Abbé Bernier ,
Penfées diverfes ,
Le Riche , le Noble & le Sage , Fable ,
46
57.
61
64
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
premier Mercure d'Avril ,
Enigme & Logogryphe ,
Couplets fur des vers à foye ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extrait de l'Ecole de l'Amitié ,
Précis ou Indications de livres nouveaux ,
66
ibid.
69,
71
89
127
Extraits des Difcours prononcés dans l'Académie
Françoiſe le 15 Mars 1757,
ART. III . SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Medailles. Deviſes des Jettons pour l'année 1757 ;
141
144
Phyfique. Efquiffe fur l'irritabilité & la fenfibilité
des parties du corps de l'homme ,
Séance publique de la Société Littéraire de Châ◄
lons -fur-Marne ,
ART. IV . BEAUX-ARTS .
ISI.
Mufique, Lettre à l'Auteur du Mercure , fur la
déclamation notée ,
Gravure ,
ART. V. SPECTA LES.
Comédie Françoiſe ,
159
166
Compliment prononcé à la cloture du Théâtre
par M. de la Noue ,
Comédie Italienne
Vers à Mlle. Camille Veroneze ,
167
ibid.
171
ibida
216
Opera Comique , 175
Concert Spirituel ,
ibid.
Spectacle de M. Servandonni , 177
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
179
Nouvelles de la Cour , de Paris , & c. 189
Bénéfice donné , 197
Supplément à l'Article de Chirurgie ,
Supplément à l'article des Spectacles ,
Mariages & Morts ,
Avis divers.
198
201
ibid.
204
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections principales. L'article premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des poèmes, des contes, des lettres et des fables. Parmi les œuvres mentionnées figurent des vers adressés à Voltaire, un conte intitulé 'Le Bonheur imprévu' et une fable 'Le Riche, le Noble & le Sage'. L'article II traite des nouvelles littéraires, avec des extraits de l''École de l'Amitié' et des indications de livres récents. L'article III aborde les sciences et les belles-lettres, incluant des médailles, des devises de jetons et des discussions sur la physique. L'article IV est dédié aux beaux-arts, avec des sections sur la musique et la gravure. L'article V concerne les spectacles, listant divers événements théâtraux et musicaux, tels que la comédie française, la comédie italienne et l'opéra comique. Enfin, l'article VI couvre les nouvelles étrangères, les nouvelles de la cour et de Paris, ainsi que des avis divers, incluant des mariages et des décès.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6058
p. 216
« La Planche des Jettons doit se place à la page 141. [...] »
Début :
La Planche des Jettons doit se place à la page 141. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Planche des Jettons doit se place à la page 141. [...] »
La Planche des Jettons doit fe placer à la page 141.
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6059
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch, Ant. Jombert.
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6060
p. 75
ENIGME.
Début :
Grand, petit, carré, rond, [...]
Mots clefs :
Ver de bois
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGME.
GRAND , petit , carré , rond ,
Pointu , triangulaire ,
Ou mince, ou gros , ou court ou long ;
Quelquefois infulaire.
Je m'alonge & fuis raccourci
Tantôt l'un , tantôt l'autre auffi
Sans autre préambule ,
Je vis content de peu.
Le domaine de ma cellule
Eft très-fouvent en franc-alleu.
GRAND , petit , carré , rond ,
Pointu , triangulaire ,
Ou mince, ou gros , ou court ou long ;
Quelquefois infulaire.
Je m'alonge & fuis raccourci
Tantôt l'un , tantôt l'autre auffi
Sans autre préambule ,
Je vis content de peu.
Le domaine de ma cellule
Eft très-fouvent en franc-alleu.
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6061
p. 75-76
LOGOGRYPHE.
Début :
Fille de la terreur, l'ignorance est ma mere, [...]
Mots clefs :
Superstition
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOG RYP HE.
ILLE de la terreur , l'ignorance eſt ma mere ,
Mon empire s'étend fur l'efprit des mortels ;
Vous m'avez vu fortir de l'ombre des Autels ,
Et caufer plus de maux que la pefte & la guerre
Douze pieds compofent mon tout :
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
Tranfpofez - les de diverfes manieres ,
Vous trouverez en France deux rivieres ;
Mais fivous cherchez jufqu'au bout,
Vous devez voir le pere de Medée ;
Un mont fameux dans la Judée ;
Le Roi dont Troyé a pris fon nom
La Meffagere de Junon ;
Un enfant qui fervit de repas à fon pere
Un nom qu'en Europe on révere ;
Un Dieu d'Egypte , un Peintre , un Empereur ,
Qui fur Jérufalem fignala fa fureur ;
Un empire d'Afie , un terme de mufique ,
Un royaume de l'Amérique ,
Où l'Espagnol par l'or fut arrêté ;
Un inftrument par Ifis inventé ;
L'endroit oùdes anciens on confervoit la cendre.....
Mais je deviens trop clair , & vous devez m'entendre
.
Par M. MOURON- DE CHATIGNY .
ILLE de la terreur , l'ignorance eſt ma mere ,
Mon empire s'étend fur l'efprit des mortels ;
Vous m'avez vu fortir de l'ombre des Autels ,
Et caufer plus de maux que la pefte & la guerre
Douze pieds compofent mon tout :
Dij
76 MERCURE DE FRANCE.
Tranfpofez - les de diverfes manieres ,
Vous trouverez en France deux rivieres ;
Mais fivous cherchez jufqu'au bout,
Vous devez voir le pere de Medée ;
Un mont fameux dans la Judée ;
Le Roi dont Troyé a pris fon nom
La Meffagere de Junon ;
Un enfant qui fervit de repas à fon pere
Un nom qu'en Europe on révere ;
Un Dieu d'Egypte , un Peintre , un Empereur ,
Qui fur Jérufalem fignala fa fureur ;
Un empire d'Afie , un terme de mufique ,
Un royaume de l'Amérique ,
Où l'Espagnol par l'or fut arrêté ;
Un inftrument par Ifis inventé ;
L'endroit oùdes anciens on confervoit la cendre.....
Mais je deviens trop clair , & vous devez m'entendre
.
Par M. MOURON- DE CHATIGNY .
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6062
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu ,par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Mars , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 27 Avril 1757.
GUIROY.
J'ai lu ,par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Mars , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 27 Avril 1757.
GUIROY.
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6063
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Vers contre le proverbe, [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VERS contre le proverbe , tous Songes font
menfonges
Le Moyen infaillible , anecdote ,
Vers à Madame B ***i ,
Lettre de M. de Voltaire , à M. T...
Ode ,
Effai fur l'Opera , par M. Algarotti ,
Vers à M. le Kain ,
page s
7
34
35
38
40
63
Réflexions fur les devoirs & les qualités d'un
Officier ,
Epître de Zayde , à Madame de M ***
Lettre à l'Auteur du Mercure ,
64
> 68
70
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
fecond Mercure d'Avril ,
Enigme & Logogryphe ,
Chanfon ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
75
ibid.
76
Précis ou Indications de livres nouveaux ,
Extraits des Difcours prononcés dans l'Académie
Françoiſe le 31 Mars 1757,
77
139
216
Sujets propofés par l'Académie de Pau , 153
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Hiftoire. Lettre fur la Bataille de Crécy , ISS
Phyfique.
183
Médecine.
186
Séance publique de l'Académie des Belles- Lettres,
& de l'Académie royale des Sciences , 188
ART. IV. BIAUX-ARTS.
Mufique.
Gravure ,
191
192
ART. V. SPECTACLES.
-Opera ,
193
Comédie Françoiſe , 196
Comédie Italienne ,
197
Concert Spirituel ,
ibid.
ARTICLE VI
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &C.
201
211
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE.
VERS contre le proverbe , tous Songes font
menfonges
Le Moyen infaillible , anecdote ,
Vers à Madame B ***i ,
Lettre de M. de Voltaire , à M. T...
Ode ,
Effai fur l'Opera , par M. Algarotti ,
Vers à M. le Kain ,
page s
7
34
35
38
40
63
Réflexions fur les devoirs & les qualités d'un
Officier ,
Epître de Zayde , à Madame de M ***
Lettre à l'Auteur du Mercure ,
64
> 68
70
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
fecond Mercure d'Avril ,
Enigme & Logogryphe ,
Chanfon ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
75
ibid.
76
Précis ou Indications de livres nouveaux ,
Extraits des Difcours prononcés dans l'Académie
Françoiſe le 31 Mars 1757,
77
139
216
Sujets propofés par l'Académie de Pau , 153
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Hiftoire. Lettre fur la Bataille de Crécy , ISS
Phyfique.
183
Médecine.
186
Séance publique de l'Académie des Belles- Lettres,
& de l'Académie royale des Sciences , 188
ART. IV. BIAUX-ARTS.
Mufique.
Gravure ,
191
192
ART. V. SPECTACLES.
-Opera ,
193
Comédie Françoiſe , 196
Comédie Italienne ,
197
Concert Spirituel ,
ibid.
ARTICLE VI
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &C.
201
211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, incluant des poèmes, des lettres, des essais et des réflexions. Parmi les œuvres notables, on trouve des vers contre un proverbe, une anecdote, une lettre de Voltaire, une ode, un essai sur l'opéra, et des réflexions sur les devoirs d'un officier. L'Article II traite des nouvelles littéraires, avec des précisions sur les livres nouveaux et des extraits de discours académiques. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, incluant des sujets historiques, physiques et médicaux, ainsi qu'une séance publique des académies des Belles-Lettres et des Sciences. L'Article IV se concentre sur les beaux-arts, mentionnant la musique et la gravure. L'Article V liste les spectacles, tels que l'opéra, la comédie française et italienne, et les concerts spirituels. Enfin, l'Article VI contient les nouvelles étrangères et les nouvelles de la cour et de Paris.
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6064
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 76. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 76. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 76. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 76.
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6065
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch, Ant. Jombert.
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6066
p. 87
ENIGME.
Début :
Si quelquefois je me fais mal, [...]
Mots clefs :
Aiguille
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texteReconnaissance textuelle : ENIGME.
ENIGM E.
Si quelquefois je fais du mal ,
Je n'ai pourtant pas de malice ,
Et je rends chaque jour fervice,
Quoiqu'alors on me traite mal .
D'abord on me met à la chaîne ,
Puis il faut que je me démene :
Mon ouvrage fini par un fatal guignon ;
Je fuis précipitée au fond d'une prifon.
Si quelquefois je fais du mal ,
Je n'ai pourtant pas de malice ,
Et je rends chaque jour fervice,
Quoiqu'alors on me traite mal .
D'abord on me met à la chaîne ,
Puis il faut que je me démene :
Mon ouvrage fini par un fatal guignon ;
Je fuis précipitée au fond d'une prifon.
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6067
p. 87-88
LOGOGRYPHE.
Début :
Je suis de grande utilité, [...]
Mots clefs :
Martingale
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texteReconnaissance textuelle : LOGOGRYPHE.
LOGOGRYPH E.
J fuis de grande utilité,
Et propre à corriger un vice
D'un fier animal , qui dompté ,
Rend plus d'un fignalé ſervice.
Veux-tu me deviner , combine , cher Lecteur,
De mes dix membres la longueur.
Tu trouveras d'abord une ville , une plante ,
Une bête féroce , une autre à voix bruyante ;
Ce qui fert aux oifeaux à parcourir les airs ,
Ce qui met d'un Rimeur la cervelle à l'envers :
Un oifeau qui fouvent caquette ;
Ce qu'un tendron avec ardeur ſouhaite ,
Et qui parfois pourtant cauſe un chagrin amer :
$3 MERCURE DE FRANCE.
Un pied à terre en pleine mer
De la douleur le fymbole ordinaire ;
Ce qui conduit une galere :
Un vieux mot exprimant un péché capital ,
Un ornement épifcopal :
En Bretagne furtout un mal épidémique ;
Deux Saints , un élément , trois notes de mu
fique ;
Un petit animal ennemi des bouquins ,
Un autre un peu plus grand , dont la queue eft
prifée;
La Langue qu'on parloit aux pays des Latins ;
Ce qui de maint guerrier tranche la destinée :
Un mal qui rend un homme furieux ;
Un fel , un Sacrement , un endroit merveilleux :
Le mois où les oiſeaux , par leur tendre
ramage
Font rêver les Amans à leur doux éſclavage.
Hé bien , Lecteur , tu ne devines pas ?
Je vais donc encor faire un pas ,
Et t'offrirai pour te rendre fervice
Un fleuve de l'Eſpagne , une négation ;
Un art menacé de fupplice
Et d'excommunication.
Par M. le Chev . DE BOISFONTAINE,
J fuis de grande utilité,
Et propre à corriger un vice
D'un fier animal , qui dompté ,
Rend plus d'un fignalé ſervice.
Veux-tu me deviner , combine , cher Lecteur,
De mes dix membres la longueur.
Tu trouveras d'abord une ville , une plante ,
Une bête féroce , une autre à voix bruyante ;
Ce qui fert aux oifeaux à parcourir les airs ,
Ce qui met d'un Rimeur la cervelle à l'envers :
Un oifeau qui fouvent caquette ;
Ce qu'un tendron avec ardeur ſouhaite ,
Et qui parfois pourtant cauſe un chagrin amer :
$3 MERCURE DE FRANCE.
Un pied à terre en pleine mer
De la douleur le fymbole ordinaire ;
Ce qui conduit une galere :
Un vieux mot exprimant un péché capital ,
Un ornement épifcopal :
En Bretagne furtout un mal épidémique ;
Deux Saints , un élément , trois notes de mu
fique ;
Un petit animal ennemi des bouquins ,
Un autre un peu plus grand , dont la queue eft
prifée;
La Langue qu'on parloit aux pays des Latins ;
Ce qui de maint guerrier tranche la destinée :
Un mal qui rend un homme furieux ;
Un fel , un Sacrement , un endroit merveilleux :
Le mois où les oiſeaux , par leur tendre
ramage
Font rêver les Amans à leur doux éſclavage.
Hé bien , Lecteur , tu ne devines pas ?
Je vais donc encor faire un pas ,
Et t'offrirai pour te rendre fervice
Un fleuve de l'Eſpagne , une négation ;
Un art menacé de fupplice
Et d'excommunication.
Par M. le Chev . DE BOISFONTAINE,
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6068
p. 212-214
Avis de l'Auteur du Mercure.
Début :
Nous donnons avis à nos Abonnées que nous commencerons à publier au [...]
Mots clefs :
Recueil, Pièces en vers et en prose, Mercure de France, Parution mensuelle, Auteurs
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Avis de l'Auteur du Mercure.
Avis de l'Auteur du Mercure .
ous donnons avis à nos Abonnés que nous
commencerons à publier au premier d'Août , au
JUIN. 1757 . 213
I
plus tard , un choix , en forme de Recueil , de tous
les morceaux de Vers & de Profe qui ont été inférés
dans le Mercure depuis fon origine. Nous
ne nous bornerons point aux matieres de belefprit
; tout ce qui nous paroîtra offrir du piquant
ou de l'utile , dans quelque genre que ce foit ,
trouvera place dans notre Recueil , qui fera diftribué
tous les mois comme le Mercure de France ,
& aura le même nombre de pages. Ces divers
morceaux feront relevés par le plus d'anecdotes
intéreffantes que nous pourrons raffembler fur
les Auteurs qui les ont autrefois publiés , lorf
qu'ils fe feront fait connoître ; & pour ceux qui
ont voulu garder l'incognite , nous ferons nos
efforts pour découvrir leur nom. Nous aurons
foin d'y joindre les critiques auxquelles ils auront
donné lieu , & nous hazarderons de donner quelquefois
nos réflexions , lorfque nous jugerons
que cela pourra ajouter au plaifir des Lecteurs ,
& piquer leur curiofité & leur goût. L'on fçait
affez que le Mercure a été le berceau de la gloire
des plus célebres Auteurs , qui aient exifté depuis
près de cent ans. Bien des perfonnes n'étant pas
difpofées à acheter les Ouvrages multipliés de
tant d'Ecrivains illuftres , il s'en trouvera peut-être
plufieurs qui feront bien - aifes de pouvoir promener
leurs regards fur ces premieres productions
de leur efprit , & fur ces premiers rayons de
leur gloire. Il y a d'ailleurs des chofes trèslagréables
, très- piquantes & très - utiles , qui ne fe
trouvent que dans les Mercures , & qui auroient
été perdues pour jamais ; fi nous n'avions pas
fongé à faire le Recueil que nous annonçons . Il y a
près de 1200 volumes du Mercure , à compter depuis
fon origine en 1672 , jufqu'en l'année 1754 ,
que nous en avons obtenu le Privilege . La Collee
A
214 MERCURE DE FRANCE.
:
tion en eft prefque impoffible à faire, & fetoit d'ail
leurs d'une très -grande dépenfe ; celle que nous
Avons entrepriſe épargnera des foins inutiles , ou
des frais confidérables. Nous nous engageons à
faire tous nos efforts pour réparer la privation de
l'une , par la poffeffion de l'autre, Nous répétons
que nous n'exclurons aucun genre , & nous promettons
la plus grande attention pour le choix .
Ce qu'on fera en droit de nous demander lorſque
l'Ouvrage fera arrivé à fon terme , n'aura certainement
pas dépendu de nos foins & de notre
zele. La diftribution fe fera tous les premiers du
mois on donnera douze volumes par année.
Les perfonnes qui voudront s'abonner , payeront
d'avance 18 liv . à raifon de 30. fols par volume,
Les autres payeront 36 fols. Celles de Province
auxquelles on l'enverra par la pofte , payeront
24 liv. en tout. Il faudra s'adreffer au Bureau du
Mercure à l'ordinaire , chez M. Lutton ; c'eſt à
lui que nous prions nos Abonnés d'adreffer
franche de port , la lettre d'avis par laquelle ils
voudront bien notifier leurs intentions. Par ce
moyen en prenant cette collection , ils pofféderont
tous les Mercures depuis l'origine , dans l'espace
de quatre ou cinq ans , qui fera le temps qu'on
mettra à la faire. On y joindra un extrait de
l'ancien Mercure François , qui renferme une partie
effentielle & confidérable de l'historique de
l'Europe depuis 1604 jufqu'en 1644. Nous en
inférerons quarante pages dans chaque volume. Il
tiendra lieu d'article des nouvelles , & nous ofons
dire que ce ne fera pas l'endroit , du livre , le
moins intéreffant , tant par les événemens extraordinaires
qu'il renferme , que par la difficulté
qu'il y a de fe procurer l'original plus cher en-
Core que rare.
ous donnons avis à nos Abonnés que nous
commencerons à publier au premier d'Août , au
JUIN. 1757 . 213
I
plus tard , un choix , en forme de Recueil , de tous
les morceaux de Vers & de Profe qui ont été inférés
dans le Mercure depuis fon origine. Nous
ne nous bornerons point aux matieres de belefprit
; tout ce qui nous paroîtra offrir du piquant
ou de l'utile , dans quelque genre que ce foit ,
trouvera place dans notre Recueil , qui fera diftribué
tous les mois comme le Mercure de France ,
& aura le même nombre de pages. Ces divers
morceaux feront relevés par le plus d'anecdotes
intéreffantes que nous pourrons raffembler fur
les Auteurs qui les ont autrefois publiés , lorf
qu'ils fe feront fait connoître ; & pour ceux qui
ont voulu garder l'incognite , nous ferons nos
efforts pour découvrir leur nom. Nous aurons
foin d'y joindre les critiques auxquelles ils auront
donné lieu , & nous hazarderons de donner quelquefois
nos réflexions , lorfque nous jugerons
que cela pourra ajouter au plaifir des Lecteurs ,
& piquer leur curiofité & leur goût. L'on fçait
affez que le Mercure a été le berceau de la gloire
des plus célebres Auteurs , qui aient exifté depuis
près de cent ans. Bien des perfonnes n'étant pas
difpofées à acheter les Ouvrages multipliés de
tant d'Ecrivains illuftres , il s'en trouvera peut-être
plufieurs qui feront bien - aifes de pouvoir promener
leurs regards fur ces premieres productions
de leur efprit , & fur ces premiers rayons de
leur gloire. Il y a d'ailleurs des chofes trèslagréables
, très- piquantes & très - utiles , qui ne fe
trouvent que dans les Mercures , & qui auroient
été perdues pour jamais ; fi nous n'avions pas
fongé à faire le Recueil que nous annonçons . Il y a
près de 1200 volumes du Mercure , à compter depuis
fon origine en 1672 , jufqu'en l'année 1754 ,
que nous en avons obtenu le Privilege . La Collee
A
214 MERCURE DE FRANCE.
:
tion en eft prefque impoffible à faire, & fetoit d'ail
leurs d'une très -grande dépenfe ; celle que nous
Avons entrepriſe épargnera des foins inutiles , ou
des frais confidérables. Nous nous engageons à
faire tous nos efforts pour réparer la privation de
l'une , par la poffeffion de l'autre, Nous répétons
que nous n'exclurons aucun genre , & nous promettons
la plus grande attention pour le choix .
Ce qu'on fera en droit de nous demander lorſque
l'Ouvrage fera arrivé à fon terme , n'aura certainement
pas dépendu de nos foins & de notre
zele. La diftribution fe fera tous les premiers du
mois on donnera douze volumes par année.
Les perfonnes qui voudront s'abonner , payeront
d'avance 18 liv . à raifon de 30. fols par volume,
Les autres payeront 36 fols. Celles de Province
auxquelles on l'enverra par la pofte , payeront
24 liv. en tout. Il faudra s'adreffer au Bureau du
Mercure à l'ordinaire , chez M. Lutton ; c'eſt à
lui que nous prions nos Abonnés d'adreffer
franche de port , la lettre d'avis par laquelle ils
voudront bien notifier leurs intentions. Par ce
moyen en prenant cette collection , ils pofféderont
tous les Mercures depuis l'origine , dans l'espace
de quatre ou cinq ans , qui fera le temps qu'on
mettra à la faire. On y joindra un extrait de
l'ancien Mercure François , qui renferme une partie
effentielle & confidérable de l'historique de
l'Europe depuis 1604 jufqu'en 1644. Nous en
inférerons quarante pages dans chaque volume. Il
tiendra lieu d'article des nouvelles , & nous ofons
dire que ce ne fera pas l'endroit , du livre , le
moins intéreffant , tant par les événemens extraordinaires
qu'il renferme , que par la difficulté
qu'il y a de fe procurer l'original plus cher en-
Core que rare.
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Résumé : Avis de l'Auteur du Mercure.
À partir du 1er août 1757, le Mercure publiera un recueil mensuel regroupant des poèmes et des proses parus depuis sa création. Ce recueil inclura des œuvres de belle-lettres, des éléments jugés piquants ou utiles, ainsi que des anecdotes sur les auteurs et des critiques. L'objectif est de rendre hommage aux auteurs célèbres et de préserver des œuvres rares issues des 1200 volumes du Mercure, publiés entre 1672 et 1754. Chaque volume contiendra un extrait de l'ancien Mercure François, couvrant l'histoire de l'Europe de 1604 à 1644. Les abonnements sont disponibles auprès de M. Lutton au bureau du Mercure. Les abonnés paieront 18 livres à l'avance pour 12 volumes par an, tandis que les autres paieront 36 sols par volume. Les personnes en province paieront 24 livres.
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6069
p. 215
ERRATA du Mercure de Mai.
Début :
Page 79, ligne 23, conclue-t'il, lisez, conclut-il. Page 122, [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA du Mercure de Mai.
ERRATA
du Mercure de Mai.
AGE 79 , ligne 23 , conclue-t'il , lifex , conclut-
il.
Page 122 , l'Auteur a divifé cette vie d'Eraſme en
fix livres chacun , dont il fuffira d'indiquer ici
le fujet , lifez , en fix livres , de chacun defquels
il fuffira d'indiquer ici le fujet .
Page 144 , lignes 22 & 23 , il put compter
ennemis & non fes adminiftrateurs , lifez , &
non fes admirateurs.
fes
Page 145 , ligne 4 , veilleffe , lifez , vieilleffe.
Page 168 , ligne 9 , quelle terrein elle occupoit ,
lifex, quel terrein elle occupoit.
du Mercure de Mai.
AGE 79 , ligne 23 , conclue-t'il , lifex , conclut-
il.
Page 122 , l'Auteur a divifé cette vie d'Eraſme en
fix livres chacun , dont il fuffira d'indiquer ici
le fujet , lifez , en fix livres , de chacun defquels
il fuffira d'indiquer ici le fujet .
Page 144 , lignes 22 & 23 , il put compter
ennemis & non fes adminiftrateurs , lifez , &
non fes admirateurs.
fes
Page 145 , ligne 4 , veilleffe , lifez , vieilleffe.
Page 168 , ligne 9 , quelle terrein elle occupoit ,
lifex, quel terrein elle occupoit.
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Résumé : ERRATA du Mercure de Mai.
Le document liste les corrections pour le Mercure de Mai. À la page 79, 'lifex' devient 'conclut-il'. À la page 122, préciser les sujets des six livres de la vie d'Erasme. À la page 144, 'ennemis & non fes adminiftrateurs' devient 'ennemis & non fes admirateurs'. À la page 145, 'veilleffe' devient 'vieilleffe'. À la page 168, 'quelle terrein elle occupoit' devient 'quel terrein elle occupoit'.
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6070
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois de [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Juin , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 27 Mai 1757 . GVIROY.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois de Juin , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 27 Mai 1757 . GVIROY.
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6071
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Vers à Madame [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
VERS à Madame Poup... de Mo ...
Le Jeu fou , ou l'Avare faftueux , Anecdote ,
Epitre à Thémire ,
page s
27
39
Extrait d'un manufcrit Hollandois fur l'Hiftoire
de Siam,
216
Lettre & Vers d'un Curé des Amognes , 33
Suite de M. de Fontenelle , par M. l'Abbé Trublet
,
Vers fur M. de Fontenelle ,
41
85
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure de Mai ,
Enigme & Logogryphe ,
Chanfon ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Précis ou Indications de livres nouveaux ,
86
87
89
91
125
ART. III. SCIENCES AT BELLES LETTRES.
Chronologie. Lettre fur la Carte chronographique
de M. Dubourg ,
Chirurgie. Remarques fur l'infenfibilité de quelques
parties ,
Mufique.
ART. IV. BEAUX-ARTS.
137.
Iss
Peinture.
Gravure ,
Architecture.
157
163
167
Méchanique , &c. 172
Agriculture. 179
ART. V. SPECT CLES.
Opera ,
185
Comédie Françoiſe , 186
Comédie Italienne , 188
ARTICLE VI
Nouvelles étrangeres , 189
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 195
Ordonnance fur les Corvées ,
202
Avis de l'Auteur du Mercure ,
212
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
VERS à Madame Poup... de Mo ...
Le Jeu fou , ou l'Avare faftueux , Anecdote ,
Epitre à Thémire ,
page s
27
39
Extrait d'un manufcrit Hollandois fur l'Hiftoire
de Siam,
216
Lettre & Vers d'un Curé des Amognes , 33
Suite de M. de Fontenelle , par M. l'Abbé Trublet
,
Vers fur M. de Fontenelle ,
41
85
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure de Mai ,
Enigme & Logogryphe ,
Chanfon ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Précis ou Indications de livres nouveaux ,
86
87
89
91
125
ART. III. SCIENCES AT BELLES LETTRES.
Chronologie. Lettre fur la Carte chronographique
de M. Dubourg ,
Chirurgie. Remarques fur l'infenfibilité de quelques
parties ,
Mufique.
ART. IV. BEAUX-ARTS.
137.
Iss
Peinture.
Gravure ,
Architecture.
157
163
167
Méchanique , &c. 172
Agriculture. 179
ART. V. SPECT CLES.
Opera ,
185
Comédie Françoiſe , 186
Comédie Italienne , 188
ARTICLE VI
Nouvelles étrangeres , 189
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 195
Ordonnance fur les Corvées ,
202
Avis de l'Auteur du Mercure ,
212
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier répertorie des pièces fugitives en vers et en prose, telles que 'Le Jeu fou, ou l'Avare fastueux' et une 'Épître à Thémire'. L'Article II se concentre sur les nouvelles littéraires, en précisant les livres nouveaux. L'Article III explore les sciences et les belles-lettres, incluant des sujets comme la chronologie, la chirurgie et la musique. L'Article IV est consacré aux beaux-arts, couvrant la peinture, la gravure, l'architecture, la mécanique et l'agriculture. L'Article V mentionne les spectacles, tels que l'opéra, la comédie française et la comédie italienne. Enfin, l'Article VI inclut les nouvelles étrangères, les nouvelles de la Cour et de Paris, une ordonnance sur les corvées, et un avis de l'auteur du Mercure.
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6072
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 89. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 89. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 89. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 89.
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6073
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch. Aat, Jombers.
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6074
p. 211-212
AVIS.
Début :
Le sieur Peromet fait une cire épilatoire, pour dégarnir les sourcils, [...]
Mots clefs :
Sieur Peromet, Cire épilatoire, Sourcils, Joues, Bras
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texteReconnaissance textuelle : AVIS.
AVIS.
La fieur Peromet fait une cire épilatoire , pour
dégarnir les fourcils , qui font trop couverts , le
front , les joues , les bras & mains qui font chargés
de poil. Il a établi fon bureau chez le fleur
Malivoire , Marchand Parfumeur , rue Bardubec ,
près la rue S. Méry; & chez le fieur Milon , Diftillateur-
Parfumeur , dans l'Abbaye Saint Germain-
des-Prés , cour des Religieux , chez le Mis.
roitier , près lafontaine. Le prix eft de 6 liv. & de :
1
212 MERCURE DE FRANCE.
3 liv. la douzaine. Il donne par écrit la façon de
s'en fervir.
La fieur Peromet fait une cire épilatoire , pour
dégarnir les fourcils , qui font trop couverts , le
front , les joues , les bras & mains qui font chargés
de poil. Il a établi fon bureau chez le fleur
Malivoire , Marchand Parfumeur , rue Bardubec ,
près la rue S. Méry; & chez le fieur Milon , Diftillateur-
Parfumeur , dans l'Abbaye Saint Germain-
des-Prés , cour des Religieux , chez le Mis.
roitier , près lafontaine. Le prix eft de 6 liv. & de :
1
212 MERCURE DE FRANCE.
3 liv. la douzaine. Il donne par écrit la façon de
s'en fervir.
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Résumé : AVIS.
L'avis porte sur une cire épilatoire de la fieur Peromet, destinée à enlever les poils superflus sur les sourcils, le front, les joues, les bras et les mains. Elle est vendue chez Malivoire, rue Bardubec, et Milon, à l'Abbaye Saint-Germain-des-Prés. Le prix est de 6 livres l'unité et 3 livres la douzaine, avec un mode d'emploi fourni.
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6075
p. 212
AUTRE.
Début :
Le vinaigre de Turbie qui a la propriété de guérir le mal de dents, [...]
Mots clefs :
Vinaigre de turbie, Maux de dents, Gencives, Sieur Maille, Vinaigres divers, Usages multiples
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
E vinaigre de Turbie qui a la propriété de gué
rir le mal de dents , & le vinaigre Romain qui les
blanchit , raffermit les gencives , & fe diftribuent
toujours avec fuccès chez le fieur Maille , Vinaigrier-
Diftillateur ordinaire de Leurs Majeſtés Imperialles
, feul poffeffeur du fecret de les compofer.
On y trouve également le véritable vinaigre
des quatre voleurs , dont la vertu eft de préferver
de tout air contagieux , comme auffi différens
vinaigres , pour blanchir & entretenir la
peau , guérir les boutons &c. , & généralement
toutes fortes de vinaigres à l'uſage de la table ,
bains & toilette , au nombre de cent foixante :
les moindres bouteilles font de trois livres . En
écrivant une lettre d'avis au fieur Maille , & ent
voyant. Pargent par la pofte le tout affranchi
de port , il fera tenir très - exactement les vinaigres
qu'on lui demandera , avec la facon de
s'en fervir. Il demeure rue Saint André des Arts ,
aux armes impériales , la troifieme porte cochere
à main droite , en entrant par le bout qui fait face
à la rue de la Huchette.
E vinaigre de Turbie qui a la propriété de gué
rir le mal de dents , & le vinaigre Romain qui les
blanchit , raffermit les gencives , & fe diftribuent
toujours avec fuccès chez le fieur Maille , Vinaigrier-
Diftillateur ordinaire de Leurs Majeſtés Imperialles
, feul poffeffeur du fecret de les compofer.
On y trouve également le véritable vinaigre
des quatre voleurs , dont la vertu eft de préferver
de tout air contagieux , comme auffi différens
vinaigres , pour blanchir & entretenir la
peau , guérir les boutons &c. , & généralement
toutes fortes de vinaigres à l'uſage de la table ,
bains & toilette , au nombre de cent foixante :
les moindres bouteilles font de trois livres . En
écrivant une lettre d'avis au fieur Maille , & ent
voyant. Pargent par la pofte le tout affranchi
de port , il fera tenir très - exactement les vinaigres
qu'on lui demandera , avec la facon de
s'en fervir. Il demeure rue Saint André des Arts ,
aux armes impériales , la troifieme porte cochere
à main droite , en entrant par le bout qui fait face
à la rue de la Huchette.
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Résumé : AUTRE.
Le texte décrit les divers vinaigres proposés par le sieur Maille, vinaigrier-distillateur des Majestés Impériales. Parmi les produits, on trouve le vinaigre de Turbie, efficace contre le mal de dents, et le vinaigre Romain, qui blanchit les dents et raffermit les gencives. Le texte mentionne également le véritable vinaigre des quatre voleurs, connu pour ses propriétés préservatrices contre les airs contagieux. Maille offre aussi des vinaigres pour blanchir et entretenir la peau, guérir les boutons, et d'autres usages domestiques, totalisant cent soixante variétés. Les plus petites bouteilles contiennent trois livres. Pour commander, il suffit d'envoyer une lettre d'avis au sieur Maille avec l'argent affranchi de port. Les vinaigres seront expédiés avec les instructions d'utilisation. Le sieur Maille réside rue Saint André des Arts, aux armes impériales, troisième porte cochère à main droite en entrant par le bout face à la rue de la Huchette.
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6076
p. 212-213
AUTRE.
Début :
Il s'est établi au fauxbourg Saint-Antoine, rue de Montreuil, [...]
Mots clefs :
Manufactures de toiles, Toiles peintes, Fond d'or, Argent, Tapisseries, Solidité, Éclat
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
Il s'eft établi an fauxbourg Saint- Antoine , rue
de Montreuil , dans la maiſon de M. Titon , uné
Manufacture de toiles peintes à fond d'or , d'ar
gent , en camayeux , propres pour tapifferies
JUIN. 1757. " 213
d'antichambre , falles à manger & cabinets . Pour
paravents & écrans ; même pour fauteuils . Outre
une folidité reconnue , qui forme la qualité
effentielle de ces toiles , elles ont un éclat admirable
, qui imite les étoffes riches & le damas
on les lave fans les ternir , & elles ne fouffrent
aucuns infectes partout où elles font tendues.
Il s'eft établi an fauxbourg Saint- Antoine , rue
de Montreuil , dans la maiſon de M. Titon , uné
Manufacture de toiles peintes à fond d'or , d'ar
gent , en camayeux , propres pour tapifferies
JUIN. 1757. " 213
d'antichambre , falles à manger & cabinets . Pour
paravents & écrans ; même pour fauteuils . Outre
une folidité reconnue , qui forme la qualité
effentielle de ces toiles , elles ont un éclat admirable
, qui imite les étoffes riches & le damas
on les lave fans les ternir , & elles ne fouffrent
aucuns infectes partout où elles font tendues.
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Résumé : AUTRE.
En juin 1757, une manufacture de toiles peintes a été fondée dans le faubourg Saint-Antoine, rue de Montreuil, chez M. Titon. Elle produit des toiles à fond d'or, d'argent et en camayeux pour divers usages, comme les tapisseries et les paravents. Ces toiles sont reconnues pour leur solidité, leur éclat imitant les étoffes riches et le damas, et peuvent être lavées sans se ternir.
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6077
p. 213-214
AUTRE.
Début :
M. Rabiqueau ayant été consulté pour trouver le moyen de filer le soin, [...]
Mots clefs :
M. Rabiqueau, Rouet, Bottes, Optique, Illumination, Lampes
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
M. Rabiqueau ayant été confulté pour trouver
le moyen de filer le foin , il a fait ufage d'un rouet
de corderie qu'il a perfectionné pour cet effet , &
a réduit la botte de dix livres , filée , coquetée &
furcoquetée , à quatre pieds de long fur cinq pouces
de diametre , au lieu que la même botte a
près de quatre pieds de long fur un pied de diametre
: de- là les perfonnes qui veulent faire ufage
de fes rouets gagneront beaucoup pour la place &
le tranfport. Un bateau chargera au moins trois
fois davantage , & ne fera plus obligé à fe borner
pour les arches des ponts.. Il en résulte la même
commodité pour les magafins , & les voitures pour
guerre. Il faudra moins d'hommes , moins d'équipages
, & moins de chevaux. la
•
Les curieux , en venant voir les repréſentations
quis fesfont tous les après-midi chez M. Rabiqueau
, trouveront la premiere botte qui a été filée
le 4 de ce mois.
M. Rabiqueau a perfectionné une nouvelle optique
en illumination , qu'il a donnée au Public
fans avoir été annoncée. Plufieurs perſonnes l'ont
invité à l'indiquer , parce que la vivacité de fes
lampes optiques y produit un effet au deffus du
naturel ; le vif des lampions , des terrines , flammifie
dans toute l'illumination. Le ciel , les
214 MERCURE DE FRANCE.
hommes , les maiſons , tout y eft éclairé d'un ré
flet qui tient l'Amateur dans l'admiration ; &
ceux qui ont cherché à copier , n'ont fait & ne
feront que des à peu près ; de même que ceux que
s'efforcent de contrefaire fes lampes optiques qui
ne fe trouvent qu'au cabinet privilégié du Roi, rue
Saint Jacques , vis -à- vis les Filles Sainte -Marie.
Le foir on voit un billard de deux feules lampes,
qui forment un jour brillant fans interruption
pour moucher ; ce qui eft fort gracieux pour les
joueurs. On a ajouté aux lampes un fil de fer qui
fixe le niveau des meches , & foulage l'attention
des domeftiques en rendant l'effet plus beau .
M. Rabiqueau ayant été confulté pour trouver
le moyen de filer le foin , il a fait ufage d'un rouet
de corderie qu'il a perfectionné pour cet effet , &
a réduit la botte de dix livres , filée , coquetée &
furcoquetée , à quatre pieds de long fur cinq pouces
de diametre , au lieu que la même botte a
près de quatre pieds de long fur un pied de diametre
: de- là les perfonnes qui veulent faire ufage
de fes rouets gagneront beaucoup pour la place &
le tranfport. Un bateau chargera au moins trois
fois davantage , & ne fera plus obligé à fe borner
pour les arches des ponts.. Il en résulte la même
commodité pour les magafins , & les voitures pour
guerre. Il faudra moins d'hommes , moins d'équipages
, & moins de chevaux. la
•
Les curieux , en venant voir les repréſentations
quis fesfont tous les après-midi chez M. Rabiqueau
, trouveront la premiere botte qui a été filée
le 4 de ce mois.
M. Rabiqueau a perfectionné une nouvelle optique
en illumination , qu'il a donnée au Public
fans avoir été annoncée. Plufieurs perſonnes l'ont
invité à l'indiquer , parce que la vivacité de fes
lampes optiques y produit un effet au deffus du
naturel ; le vif des lampions , des terrines , flammifie
dans toute l'illumination. Le ciel , les
214 MERCURE DE FRANCE.
hommes , les maiſons , tout y eft éclairé d'un ré
flet qui tient l'Amateur dans l'admiration ; &
ceux qui ont cherché à copier , n'ont fait & ne
feront que des à peu près ; de même que ceux que
s'efforcent de contrefaire fes lampes optiques qui
ne fe trouvent qu'au cabinet privilégié du Roi, rue
Saint Jacques , vis -à- vis les Filles Sainte -Marie.
Le foir on voit un billard de deux feules lampes,
qui forment un jour brillant fans interruption
pour moucher ; ce qui eft fort gracieux pour les
joueurs. On a ajouté aux lampes un fil de fer qui
fixe le niveau des meches , & foulage l'attention
des domeftiques en rendant l'effet plus beau .
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Résumé : AUTRE.
M. Rabiqueau a mis au point un procédé pour filer le foin à l'aide d'un rouet de corderie amélioré. Cette méthode réduit la taille des bottes de foin filées, coquetées et furcoquetées à quatre pieds de long sur cinq pouces de diamètre, contre quatre pieds de long sur un pied de diamètre auparavant. Cela permet un gain de place et de transport, notamment pour les bateaux, les magasins et les voitures de guerre, réduisant ainsi les besoins en hommes, équipages et chevaux. Des démonstrations sont disponibles chez M. Rabiqueau tous les après-midi. En outre, M. Rabiqueau a innové dans le domaine de l'optique d'illumination. Ses lampes optiques offrent une vivacité et un reflet appréciés du public. Ces lampes éclairent un billard avec seulement deux lampes, fournissant une lumière brillante sans interruption pour moucher les mèches. Un fil de fer fixe le niveau des mèches, améliorant l'effet visuel et réduisant l'attention nécessaire des domestiques. Ces innovations sont exposées au cabinet privilégié du Roi, rue Saint-Jacques, en face des Filles Sainte-Marie.
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6078
p. 214
ERRATA du premier Mercure de Juin.
Début :
Page 117, ligne 23 & 24, tous ses traits sont beaux sans être exactement [...]
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texteReconnaissance textuelle : ERRATA du premier Mercure de Juin.
ERRATA
du premier Mercure de Juin.
AGE 117 , ligne 23 & 24, tous les traits font
beaux fans être exactement régulier , lifex , ré
guliers.
Page 186 , lig. 1718 , elle fut repréfentée la
cinquieme fois , lifez , pour la cinquieme fois.
Page 187 , lig, 15 , 16 & 17 , il a paru enfuite
dans l'Andrienne , l'Enfant prodigue & Maho¬
met , par les rôles de Simon , Euphemon pere,
& Zopire , lifez , il a continué dans l'Andrienne
, dans l'Enfant prodigue & Mahomet , les
ôles de Simon, d'Euphemon pere, & de Zopire,
du premier Mercure de Juin.
AGE 117 , ligne 23 & 24, tous les traits font
beaux fans être exactement régulier , lifex , ré
guliers.
Page 186 , lig. 1718 , elle fut repréfentée la
cinquieme fois , lifez , pour la cinquieme fois.
Page 187 , lig, 15 , 16 & 17 , il a paru enfuite
dans l'Andrienne , l'Enfant prodigue & Maho¬
met , par les rôles de Simon , Euphemon pere,
& Zopire , lifez , il a continué dans l'Andrienne
, dans l'Enfant prodigue & Mahomet , les
ôles de Simon, d'Euphemon pere, & de Zopire,
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Résumé : ERRATA du premier Mercure de Juin.
Le document liste des corrections pour le premier numéro du Mercure de Juin. À la page 117, lignes 23 et 24, les traits doivent être réguliers. À la page 186, ligne 1718, corriger 'elle fut repréfentée la cinquieme fois' en 'pour la cinquieme fois'. À la page 187, lignes 15 à 17, corriger 'il a paru enfuite' en 'il a continué'.
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6079
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le second volume du Mercure [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond volume du Mercure du mois de Juin , &
je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreſſion. A Paris , ce 12 Juin 1757 .
GUIROY
J'ai lu , par ordre de Monfeigneur le Chancelier,
le fecond volume du Mercure du mois de Juin , &
je n'y ai rien trouvé qui puiffe en empêcher
l'impreſſion. A Paris , ce 12 Juin 1757 .
GUIROY
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6080
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Vers à Madame de [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSIJ
VERS à Madame de l'Eſt ...
Le Choix difficile . Avis à Life ,
page s
6
Le Billet d'Enterrement & le Billet de Mariage..
Fable ,
18
Sur la maniere d'écrire la Vie des grands Hommes
, par M. de Maupertuis ,
Idylle
20
311
Lettre à l'Auteur du Mercure , & Vers fur l'Ecole
de l'Amitié ,
Lettre de M. de B. à Mlle de M.
Réponse ,
Voyage de Saint- Cloud ,
Sonnet de M. de la Monnoye ,
Vers à Madame De...le jour de fa Fête ,
L'Amour , à Mlle de R…………
Byng juſtifié ,
....
33
34
39
44
52
54
ibid.
59
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
premier volume du Mercure de Juin , 64
Enigmographique , tenant lieu de l'Enigme & du .
Logogryphe ,
Chanfon ,
65
66
216
ART. II . NOUVELLES LITTERAIRES.
Précis ou Indication de livres nouveaux ,
67
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES,
Grammaire. Difcours hiftorique fur l'origine de
la Langue Françoiſe ,
Chirurgie. Mémoire touchant un Trépan coronnaire
,
ΙΟΣ
129
ART. IV. BEAUX-ARTS.
Mufique.
133
Gravure ,
137
Architecture. 143
Méchanique ,
144
Horlogerie.
147
ART. V. SPECTACLES,
Opera ,
163
Comédie Françoiſe ,
167
Comédie Italienne
169
Extrait de Ramir , ibid.
Concert Spirituel , 181
CS
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres 183
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 187
Bénéfices donnés , 203
Mariages & Morts , 204
Avis divers , 211
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSIJ
VERS à Madame de l'Eſt ...
Le Choix difficile . Avis à Life ,
page s
6
Le Billet d'Enterrement & le Billet de Mariage..
Fable ,
18
Sur la maniere d'écrire la Vie des grands Hommes
, par M. de Maupertuis ,
Idylle
20
311
Lettre à l'Auteur du Mercure , & Vers fur l'Ecole
de l'Amitié ,
Lettre de M. de B. à Mlle de M.
Réponse ,
Voyage de Saint- Cloud ,
Sonnet de M. de la Monnoye ,
Vers à Madame De...le jour de fa Fête ,
L'Amour , à Mlle de R…………
Byng juſtifié ,
....
33
34
39
44
52
54
ibid.
59
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
premier volume du Mercure de Juin , 64
Enigmographique , tenant lieu de l'Enigme & du .
Logogryphe ,
Chanfon ,
65
66
216
ART. II . NOUVELLES LITTERAIRES.
Précis ou Indication de livres nouveaux ,
67
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES,
Grammaire. Difcours hiftorique fur l'origine de
la Langue Françoiſe ,
Chirurgie. Mémoire touchant un Trépan coronnaire
,
ΙΟΣ
129
ART. IV. BEAUX-ARTS.
Mufique.
133
Gravure ,
137
Architecture. 143
Méchanique ,
144
Horlogerie.
147
ART. V. SPECTACLES,
Opera ,
163
Comédie Françoiſe ,
167
Comédie Italienne
169
Extrait de Ramir , ibid.
Concert Spirituel , 181
CS
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres 183
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 187
Bénéfices donnés , 203
Mariages & Morts , 204
Avis divers , 211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier énumère diverses pièces fugitives en vers et en prose, telles que des poèmes, des lettres, des fables, des idylles et des réponses, adressés à différentes personnes ou traitant de divers sujets. L'Article II se concentre sur les nouvelles littéraires, incluant un précis ou une indication de livres nouveaux. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, avec un discours historique sur l'origine de la langue française et un mémoire sur la chirurgie. L'Article IV couvre les beaux-arts, incluant des sections sur la musique, la gravure, l'architecture, la mécanique et l'horlogerie. L'Article V se concentre sur les spectacles, incluant l'opéra, la comédie française et italienne, ainsi que des extraits et des concerts spirituels. Enfin, l'Article VI présente des nouvelles étrangères, des nouvelles de la cour et de Paris, des bénéfices donnés, des mariages et des morts, ainsi que divers avis.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6081
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 66. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 66. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 66. [...] »
La Chanfon notée doit regarder la page 66.
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6082
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch, Ant. Jombert .
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6083
p. 215
ERRATA du second volume de Juin.
Début :
Page 164, ligne 27, chantée supérieurement, lisez, chanté. Page 167, [...]
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texteReconnaissance textuelle : ERRATA du second volume de Juin.
ERRATA du fecond volume de Juin.
PAGE 164 , ligne 27 , chantée fupérieurement ,
lifez , chanté.
Page 167 , lig. 26 & 27 , M. de la Touche , jeune
homme âgé de vingt- deux ans , lifez , de vingthuit
ans.
Page 214 , lig. 24 , on a corrigé une faute par une
autre , au lieu de , il a continué dans l'Andrienne
, dans l'Enfant prodigue & Mahomet , le rôles
de Simon , & c. lifez , par les rôles de Simon ,
d'Euphémon pere & de Zopire.
PAGE 164 , ligne 27 , chantée fupérieurement ,
lifez , chanté.
Page 167 , lig. 26 & 27 , M. de la Touche , jeune
homme âgé de vingt- deux ans , lifez , de vingthuit
ans.
Page 214 , lig. 24 , on a corrigé une faute par une
autre , au lieu de , il a continué dans l'Andrienne
, dans l'Enfant prodigue & Mahomet , le rôles
de Simon , & c. lifez , par les rôles de Simon ,
d'Euphémon pere & de Zopire.
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6084
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier, ᎪᎥ
le Mercure du mois de Juillet , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 28 Juin 1757. GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier, ᎪᎥ
le Mercure du mois de Juillet , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion. A
Paris , ce 28 Juin 1757. GUIROY.
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6085
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. L'Impie [...]
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texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS AT en Prose,
L'IMPIE & la Statue , Fable ,
Vers à mon voiſin Silene ,
page s
Z
216
Les quatre Flaçons , ou les Aventures d'Alcidonis
de Mégare , 8
L'Exiftence de Dieu & l'immatérialité de l'ame ,
Ode 39
Suite fur M. de Fontenelle , par M. Trublet , 45
Stances à M. de B... 85
89
Hiſtoire véritable , qu'on ne croira pas ,
Vers à Mademoiſelle D... le jour de fa Fête , 91
Vers à M. D... en lui envoyant des fleurs………. ibid.
Explication de l'Enigmogogryphe du fecond Mercure
de Juin ,
Enigme ,
92
Logogryphe ,
Chanſon ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES,
Précis ou Indication de livres nouveaux ,
Difcours de M. le Corvaiffier , & c.
ibid .
93
94
95
141
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Grammaire, Suite du Difcours hiftorique, & c. 151
Chirurgie. Lettre au fujet des Bandages ,
Mufique.
ART. IV. BEAUX- ARTS,
177
183
Méchanique. Lettre à M. de Vaucanfon , fur l'infuffifance
du nouvel établiffement , &c.
ART. V. SPECTACLES.
184
Opera ,
203
Comédie Françoiſe , ibid.
Comédie Italienne , 205
Concert Spirituel , 206
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
207
211
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS AT en Prose,
L'IMPIE & la Statue , Fable ,
Vers à mon voiſin Silene ,
page s
Z
216
Les quatre Flaçons , ou les Aventures d'Alcidonis
de Mégare , 8
L'Exiftence de Dieu & l'immatérialité de l'ame ,
Ode 39
Suite fur M. de Fontenelle , par M. Trublet , 45
Stances à M. de B... 85
89
Hiſtoire véritable , qu'on ne croira pas ,
Vers à Mademoiſelle D... le jour de fa Fête , 91
Vers à M. D... en lui envoyant des fleurs………. ibid.
Explication de l'Enigmogogryphe du fecond Mercure
de Juin ,
Enigme ,
92
Logogryphe ,
Chanſon ,
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES,
Précis ou Indication de livres nouveaux ,
Difcours de M. le Corvaiffier , & c.
ibid .
93
94
95
141
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Grammaire, Suite du Difcours hiftorique, & c. 151
Chirurgie. Lettre au fujet des Bandages ,
Mufique.
ART. IV. BEAUX- ARTS,
177
183
Méchanique. Lettre à M. de Vaucanfon , fur l'infuffifance
du nouvel établiffement , &c.
ART. V. SPECTACLES.
184
Opera ,
203
Comédie Françoiſe , ibid.
Comédie Italienne , 205
Concert Spirituel , 206
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
207
211
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles divisée en six sections principales. L'Article Premier regroupe diverses œuvres littéraires, telles que des pièces fugitives en vers et en prose, des fables, des odes, des stances, des énigmes et des chansons. Parmi les titres notables figurent 'L'Impie & la Statue', 'Les quatre Flaçons' et 'Suite sur M. de Fontenelle'. L'Article II traite des nouvelles littéraires, incluant un précis des livres récents et un discours de M. le Corvaiffier. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, avec des sujets comme la grammaire, la chirurgie et la musique. L'Article IV se concentre sur les beaux-arts, avec une lettre sur la mécanique adressée à M. de Vaucanfon. L'Article V liste les spectacles, incluant l'opéra, la comédie française et italienne, ainsi que les concerts spirituels. Enfin, l'Article VI présente les nouvelles étrangères.
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6086
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 94. C'est par erreur [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 94. C'est par erreur [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 94. C'est par erreur [...] »
La Chanfon notée doit regarder la page 94. C'est par
erreurqu'on en a indiquée une pour lefecond volu
me de Juin , à laquelle il ne doit point y avoir de
mufique.
erreurqu'on en a indiquée une pour lefecond volu
me de Juin , à laquelle il ne doit point y avoir de
mufique.
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6087
p. 214
« Le peu d'espace qui nous reste nous force à remettre au prochain Mercure [...] »
Début :
Le peu d'espace qui nous reste nous force à remettre au prochain Mercure [...]
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texteReconnaissance textuelle : « Le peu d'espace qui nous reste nous force à remettre au prochain Mercure [...] »
Le peu d'espace qui nous refte nous force de
remettre au prochain Mercure le reste des Nouvelles,
l'article de l'Hôpital de M. le Maréchal-Duc de
Biron.
remettre au prochain Mercure le reste des Nouvelles,
l'article de l'Hôpital de M. le Maréchal-Duc de
Biron.
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6088
p. 214-215
« Le sieur de Jouan, éleve du sieur de Vandeuil, Ecuyer du Roi, tenant [...] »
Début :
Le sieur de Jouan, éleve du sieur de Vandeuil, Ecuyer du Roi, tenant [...]
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texteReconnaissance textuelle : « Le sieur de Jouan, éleve du sieur de Vandeuil, Ecuyer du Roi, tenant [...] »
Le fieur de Jouan , éleve du fieur de Vandeuil ,
Ecuyer du Roi , tenant l'Académie près Saint
Sulpice , avertit que c'eſt à tort que l'on a fait
courir le bruit que cette Académie n'exiftoit plus ;
elle eft telle qu'elle a été fous le fieur de Vandeuil,
avec les mêmes Maîtres.
A O UST. 1757.
215
Madame la Comteffe de Saint-Exupery fut préfentée
le 22 Mai au Roi , à la Reine & à la
Famille Royale , par Madame la Comteffe de
Noailles.
Ecuyer du Roi , tenant l'Académie près Saint
Sulpice , avertit que c'eſt à tort que l'on a fait
courir le bruit que cette Académie n'exiftoit plus ;
elle eft telle qu'elle a été fous le fieur de Vandeuil,
avec les mêmes Maîtres.
A O UST. 1757.
215
Madame la Comteffe de Saint-Exupery fut préfentée
le 22 Mai au Roi , à la Reine & à la
Famille Royale , par Madame la Comteffe de
Noailles.
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6089
p. 215
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois d'Août, [...]
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texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois d'Août , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 28 Juillet 1757.
GUIROY.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier,
le Mercure du mois d'Août , & je n'y ai rien
trouvé qui puiffe en empêcher l'impreſſion. A
Paris , ce 28 Juillet 1757.
GUIROY.
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6090
p. 215-216
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Le Papillon, Idylle, [...]
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TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS AT EN PROSH.
Le Papillon , Idylle ,
L'Amour éprouvé , Nouvelle ,
Vers à M. de B , fur la Fête ,"
La Grenouille & les Eſcargots , Fable ,
page s
10
45
46
Suite fur M. de Fontenelle , par M. Trublet , 48
Vers, prononcés devant M. le Duc de Chartres , 79
Stances à Thémire , fur fon mariage ,
Réflexions fur la vieilleffe ?
Vers à Mlle Philippe , fur fa convalefcence ,
Lettre à l'Auteur du Mercure ?
La Cour des Champs ,
Epigramme ,
80
81
90
92
96
97
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure de Juillet ,
Enigine & Logogryphe ,
Chanfon ,
98
ibid.
100
216
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extrait , Précis ou Indication de livres nouveaux
ΙΟΙ
Séance publique de l'Académie de Nifmes , 126
Extrait de l'Affemblée publique de l'Académie de
Befiers , 127
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Grammaire. Lettre de M. Levefque- de la Ravaliere
, à l'Auteur de Difcours fur l'origine de la
Langue Françoife , 139
Extrait du Mémoire lu par M. de la Condamine
, & c.
ART. IV BEAUX-ARTS.
Peinture .
Gravure.
146
167
ibid.
Méchanique. Lettre à M. de Vaucanfon , fur l'établiffement
fait à Aubenas pour perfectionner
les foies du Royaume ,
ART. V. SPECTAC È E S.
168
J
Opera. Extrait des Surpriſes de l'Amour, 187
Comédie Françoife ,
203
Comédie Italienne , 205
Opera Comique. 206
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
207
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 214
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS AT EN PROSH.
Le Papillon , Idylle ,
L'Amour éprouvé , Nouvelle ,
Vers à M. de B , fur la Fête ,"
La Grenouille & les Eſcargots , Fable ,
page s
10
45
46
Suite fur M. de Fontenelle , par M. Trublet , 48
Vers, prononcés devant M. le Duc de Chartres , 79
Stances à Thémire , fur fon mariage ,
Réflexions fur la vieilleffe ?
Vers à Mlle Philippe , fur fa convalefcence ,
Lettre à l'Auteur du Mercure ?
La Cour des Champs ,
Epigramme ,
80
81
90
92
96
97
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure de Juillet ,
Enigine & Logogryphe ,
Chanfon ,
98
ibid.
100
216
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extrait , Précis ou Indication de livres nouveaux
ΙΟΙ
Séance publique de l'Académie de Nifmes , 126
Extrait de l'Affemblée publique de l'Académie de
Befiers , 127
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Grammaire. Lettre de M. Levefque- de la Ravaliere
, à l'Auteur de Difcours fur l'origine de la
Langue Françoife , 139
Extrait du Mémoire lu par M. de la Condamine
, & c.
ART. IV BEAUX-ARTS.
Peinture .
Gravure.
146
167
ibid.
Méchanique. Lettre à M. de Vaucanfon , fur l'établiffement
fait à Aubenas pour perfectionner
les foies du Royaume ,
ART. V. SPECTAC È E S.
168
J
Opera. Extrait des Surpriſes de l'Amour, 187
Comédie Françoife ,
203
Comédie Italienne , 205
Opera Comique. 206
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
207
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c. 214
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles structurée en six sections principales. L'Article Premier énumère diverses œuvres littéraires, telles que des poèmes, des nouvelles, des fables et des lettres, avec leurs pages respectives. Parmi ces œuvres figurent 'Le Papillon, Idylle' (page 10), 'L'Amour éprouvé, Nouvelle' (page 45) et 'La Grenouille & les Escargots, Fable' (page 46). L'Article II traite des nouvelles littéraires, incluant des extraits et des comptes rendus de séances académiques à Nîmes et Béziers. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, avec une lettre de M. Levesque-de-La Ravalière sur l'origine de la langue française et un extrait d'un mémoire de M. de La Condamine. L'Article IV se concentre sur les beaux-arts, incluant la peinture, la gravure et la mécanique, ainsi qu'une lettre sur l'établissement à Aubenas pour perfectionner les foies du Royaume. L'Article V décrit les spectacles, incluant des extraits d'opéras, de comédies françaises et italiennes, et d'opéras comiques. Enfin, l'Article VI présente les nouvelles étrangères et les nouvelles de la Cour et de Paris.
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6091
p. 216
« La Chanson notée doit regarder la page 100. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 100. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 100. [...] »
La Chanson notée doit regarder la page 100.
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6092
p. 216
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
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De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert.
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6093
p. 35-67
SUITE sur M. de Fontenelle, par M. l'Abbé Trublet.
Début :
XII. LORSQUE dans les Mercures précédens, j'ai indiqué plusieurs morceaux de [...]
Mots clefs :
Fontenelle, Voltaire, M. Rousseau, Bernard de La Monnoye, Lettre, Abbé, Ouvrage, Prix, Poète, Homme, Oracles, Lettres, Musique, Remarques, Recueil, Opéra, Critique, Paroles, Journal, Esprit, Vérité, Magie
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texteReconnaissance textuelle : SUITE sur M. de Fontenelle, par M. l'Abbé Trublet.
SUITE fur M. de Fontenelle ,• par
XII.
M.TAbbé Trublet.
LORSQUE
ORSQUE dans les Mercures précédens
, j'ai indiqué plufieurs morceaux de
M. de F. tant en profe qu'en vers , & tant
imprimés que manufcrits , qui ne fe trouvent
point dans la derniere édition de fes
Euvres , je ne les connoiffois pas encore
tous , & peut-être ne les connois- je pas
tous encore . Voici ceux qui font venus
depuis à ma connoiffance . Je commence
par les imprimés.
1º . J'ai parlé dans le premier volume
du Mercure d'Avril , page 76 , d'un Poëme
compofé par M. de F , pour le prix de l'Académie
Françoife en 1675 , par confé
quent lorfque l'Auteur n'avoit encore que
18 ans , & j'ai dit que le prix fut remporté
par M. de la Monnoye. Le fujet étoit : La
gloire des Armes & des Lettres fous Louis
XIV. On ne doute point que ce Poëme në
foit de M. de F , puifqu'il y mit fon nom ,
comme on peut le voir dans le Recueil de
l'Académie de ladite année .
Mais il n'eft pas moins fûr qu'il compo
fa encore , à la vérité en gardant l'anony
me , pour le prix de 1677. J'ai trouvé .
Bvj.
36 MERCURE DE FRANCE.
parmi fes papiers une copie de ce fecond
Poëme , apoftillée de fa main , & je me
fuis reffouvenu qu'il m'en avoit parlé.
Aufff l'a - t'on mis , avec plufieurs autres
pieces du même Auteur , dans le Recueil
périodique que j'ai indiqué premier volume
du Mercure d'Avril , p . 74 , & qui a
pour titre , Le petit Réfervoir , & c. Le fujer
de 1677 étoit , L'éducation de Monseigneur
le Dauphin. M. de F. fut encore vaincu par
M. de la Monnoye. ( 1 );
( 1 ) En 1714 , & ainfi au même âge de 20 ans
M. de Voltaire compofa pour le prix de l'Académie,
& fut vaincu par un homme bien inférieur
à M. de la Monnoye , par l'Abbé du Jarry, Le
Poëme couronné , au deffous du médiocre , du
côté de la poésie , étoit encore gâté par une méprife
qui fuppofoit dans le Poëte une ignorance
groffiere en matiere de phyfique & même de
fimple géographie. Un de fes vers commençoit
par Poles , glacés , brûlans , &c . Le Vainqueur fut
très-plaifanté dans le temps , furtout par le vaincu;
& comme de pareilles occafions de plaifanter
ne laiffent pas que d'être rares , M. de V. eft revenu
plufieurs fois à la charge. Cela n'a pas empêché
que le Poëme , imprimé d'abord avec fes
poles glacés & fes poles brûlans , dans le Recueil de
PAcadémie de 1714 , ne l'ait encore été de même:
dans celui de toutes les Pieces couronnées jufqu'en
1747. Cependant l'Abbé du Jarry avoit
Gorrigé fa méprife dès 1715 ; & dans le Recueil
qu'il donna alors de fes Poéfies , parmi lesquelles
Le trouve ſon Poëme , au lieu de poles , il mit ch
SEPTEMBRE. 1757: 37
Page 79 du même Mercure , j'ai indiqué
un autre Recueil contenant beaumats
. Ce dernier mot eft jufte ; mais l'autre étoit
plus poétique , parce qu'il eft moins commun ; &
voilà , fans doute , ce qui le fit préférer au Poëte.
Il feroit aifé de citer plufieurs autres exemples ,
à la vérité un peu moins forts , de la préférence
donnée par des Poëtes célebres fur le mot propre
& jufte , à un mot plus harmonieux , plus noble ,
moins ufité , & par- là , difent- ils , plus poétique ,
mais fouvent très -impropre , & fur cela voici une
petite anecdote affez plaifante.
Un jeune Poëte vint lire à feu M. Danchet des
vers , qu'il avoit faits fur la maîtreffe ; la piece
débutoit ainfi :
Maifon, qui renfermez l'objet de mon amour , &c.
Danchet interrompit le Lecteur avec vivacité.
Maiſon eft bas , lui dit-il , trop commun du moins ..
Il y en a tant d'autres à choisir . Mettez palais ,
beaux lieux , &c . Mais , repliqua le Poëte , c'est
une maison de force.
Pour revenir à l'Abbé du Jarry , dont je n'aurois
peut être jamais d'autre occafion de parler , fi
pourtant celle- ci en eft une , je dirai en paffant
que ce mauvais Poëte a fait quelques vers trèsheureux
; ceux- ci , par exemple , dans un Poëme
couronné par l'Académie en 1679. Le fujet étoit ::
Que la victoire a toujours rendu le Roi plus facile
à la paix. Après avoir dit que ceux des Princes
ligués contre S. M. que leur impuiffance avoit
prudemment engagés à fe foumettre , en avoient:
été épargnés , au lieu que ceux qui avoient cru
pouvoir lui réfifter , étoient tombés fous fes coups
38 MERCURE DE FRANCE .
coup de pieces de M. de F. & imprimé au
commencement de cette année , fous le
vengeurs , le Poëte ajoute cette comparaiſon à la
fois fi jufte & fi poétique :
Pareils à ces rofeaux qu'on voit baiſſant la tête ,
Réfifter par foibleffe aux coups de la tempête ,
Pendant quejusqu'aux cieux les cedres élevés ,
Satisfont par leur chûte aux vents qu'ils ont bravés.
Qu'on me permette de citer encore du même
Poëte deux autres beaux vers , mais d'un carac
tere différent . Ils fe trouvent dans une Epître ou
l'Auteur annonçoit à un ami qu'il alloit prendre
le parti d'une entiere retraite. Elle finit ainfi :
Caché dans ma retraite , & comme enfeveli ,
De quelques jours j'avance un éternel oubli.
L'Abbé du Jarry remporta encore le prix de
l'Académie en 1683 , ou du moins il le partagea
avec M. de la Monnoye . Les deux pieces ayant eu
un égal nombre de fuffrages , l'Académie fit frapper
deux Médailles , chacune valant moitié du
prix , & elles furent données aux deux Auteurs.
C'eft l'unique fois que ce partage eft arrivé .
L'Abbé du Jarry étoit Prédicateur , & il a fait
imprimer des Panégyriques & des Oraifons funebres
, qui , fans être du premier mérite , ont des
beautés , entr'autres l'Oraifon funebre de M. Fléchier.
N'eft il pas fingulier qu'un Orateur de profeffion
ait remporté des prix de Poésie , plutôt que
des prix d'Eloquence ? La même chofe eft arrivée
à M. l'Abbé Séguy , à Paris & à Toulouſe. Ce fait
dit bien des chofes , fi c'étoit ici le lieu de les
י
SEPTEMBRE. 1757. 39
titre de Porte-feuille , & c. On y trouve
(tom. 2 , p. 72 ) , après les deux Lettres de
Mademoiſelle de Launay & de M. de F.
dire , & pourroit être le fujet d'une bonne Differ
tation littéraire. Très - peu de Prédicateurs de réputation
ont remporté des prix d'Eloquence dans
les Académies. Je ne me rappelle même que le
P. Rainaud , de l'Oratoire (1 ) . Beaucoup de Poëtes
très-médiocres , pour ne pas dire davantage ,
ont remporté des prix de Poéfie . Je ne nommerai
que le Poëte Gacon . En général , la profe des
Recueils académiques eft fupérieure aux vers
qu'on y trouve , & la raiſon n'en eft pas feulement
que les vers font plus difficiles que la profe , &
que néanmoins le Lecteur y eft plus difficile auffi ;
c'eft encore parce que les meilleurs efprits font
plutôt profateurs que Poëtes. Cette propofition
paroîtra peut- être un paradoxe , même à de bons
efprits , & paroîtra certainement un blafphême à
la plupart des Poëtes. Je me flatte pourtant que
les plus eftimables feront de mon avis dans le
fonds de leur coeur , du moins ceux qui écrivent
auffi -bien en profe qu'en vers , & , par exemple ,
M. de Voltaire . J'ai toujours penfé , & en le penfant
j'ai cru lui faire honneur , qu'il n'étoit pas
auffi éloigné de l'opinion de M. de la Motte fur
les vers , qu'il l'a paru dans ce qu'il a écrit pour
la combattre , ou que du moins il s'en eft fort
rapproché depuis. Quant à M. de F , il feroit
fuperflu de dire qu'il en étoit abfolument , quoique
, comme M. de la Motte , il aimât auffi beaucoup
les vers , & peut- être même plus que la
poésie.
(1) Il eft forti cette année de cette Congrégation
40 MERCURE DE FRANCE .
fur l'aventure de Mlle Tétar , & avant
une Réponſe de M. de F. à une Lettre de
M. de Voltaire , écrite de Sully ( 1 ) , on y
trouve , dis je , mais fans nom d'Auteur ,
un Poëme fur Le foin que le Roi prend de
( 1 ) M. de V. a fait imprimer fa Lettre & une
partie de la Réponse de M. de F. dans plufieurs
éditions de fes OEuvres . Dans la derniere , où elle
eft en entier ( t. 2 , p. 238 ) , à un vers près , mais
le meilleur de la piece , il a ajouté cette note :
« Cette Réponse de M. de Fontenelle eft très-
» mauvaiſe ; il en fit une autre adreffée à Mada-
» me la Maréchale de Villars , qui vaut beaucoup
» mieux , & dans laquelle eft ce vers : Il faut des
» hochets pour tout âge. Mais nous n'avons pu
retrouver cette piece. »
On ne comprend rien à cette note.
r°. Le vers n'eft pas cité exactement
de V , & M. de F. avoit dit :
Il eft des hochets pour tout âge.
2º. Ce vers étoit après ceux- ci :
J'avouerai bien , & j'en enrage ,
Que le fçavoir & la raison
Ne font auffi qu'un badinage ,
Mais badinage de Grifon ;
Il eft des hochets pour tout âge.
par M..
3. On ne connoit point la Réponſe adreffée
à Madame la Maréchale de Villars.
4º. Celle à M. de V , la feule qui exiſte , eft
wès- défigurée dans l'édition de Geneve „ 1756,
SEPTEMBRE . 1757. 41
l'éducation de la Nobleffe dans fes Places &
dans S. Cyr. C'est le fujet que donna l'Académie
Françoiſe en 1687. Si je connoiffois
l'Editeur de ce Recueil , je lui demanderois
s'il croit ce Poëme de M. de F , &
fur quelles preuves il le croit ; car M. de
F. ne m'en a jamais rien dit. Quoi qu'il en
foit , l'Ouvrage ne me paroît pas indigne
de lui , & j'y trouve affez fa maniere. Cependant
le prix fut donné à une Ode de
Mlle Deshoulieres , fille de la célebre Dame
de ce nom. Comme celle - ci ne mourut
qu'en 1694 , & âgée feulement de 56 ans ;
elle cut peut- être grande part , du moins
par fes confeils , à la Piece couronnée , fi
même elle n'en eft pas l'unique & véritable
Auteur. L'Ode me paroît pourtant inférieure
au Poëme, & je doute que l'Académie de
1757 jugeât comme celle de 1687. Mais
peut-être que l'infériorité de l'Ode fut
excufée , ou même moins fentie , parce
que l'Auteur y déclaroit fon fexe , & qu'on
fçut qu'il ne trompoit point .
Dans un fuperbe enclos , où la fageffe habite ,
Où l'on fuit des vertus les fentiers épineux ,
D'un âge plein d'erreurs mon foible fexe évite
Les égaremens dangereux.
D'ailleurs, il ne faut qu'un très- mauvais
vers pour faire manquer le prix à une pie
142 MERCURE DE FRANCE.
ce meilleure , à tout prendre , que celle
-qu'on lui prefere . Or il y en a un trèsmauvais
dans le Poëme. L'Auteur parlant
des Compagnies de Cadets créées en 1682 ,
dit :
Tous ces jeunes Guerriers inftruits de ce qu'ils
doivent
Au bras qui les foutient , au fecours qu'ils reçoi
vent ;
Fiers de porter le nom d'éleves d'un Héros ,
Brûlent de quitter l'ombre & le fein du repos.
De fes nobles leçons qu'il leur demande compte,
Que fa justice excite une vengeance prompte ,
Ils partent , &c.
Voilà , je le répete , un bien mauvais
vers , & on fçait d'autant moins ce que
fignifie excite , qu'il paroît d'abord' fignifier
quelque chofe. Quelqu'un de mes Lecteur
dit fans doute que ce n'eft là qu'une
faute d'impreffion , une faute auffi aiſée à
corriger qu'à appercevoir , & qu'il faut
lire exige au lieu d'excite. Je le penfe auffi .
Cependant cette faute fe trouve , & dans
le Recueil de l'Académie , & dans le Portefeuille
, &c. N'étoit - elle donc point dans
le manufcrit même fur lequel la piece fut
jugée , & ainfi une faute , non du Poëte
fans doute , mais de fon Copifte , plutôt
que de l'Imprimeur
SEPTEMBRE . 1757. 43
Si ce Poëte eft M. de F , & qu'il eût
été couronné , il eût obtenu en 1687 la
double couronne des vers & de la profe ;
car il remporta le prix d'Eloquence par
fon Difcoursfur la patience. C'eft peut- être
une raifon de lui attribuer le Poëme. M.
de F. penfoit dès-lors à fe préfenter pour
l'Académie , & s'y préfenta en effet l'année
fuivante , quoique , comme on le fçait , il
n'ait été élu qu'en 1691. Or deux prix en
deux genres , remportés dans la même année
, auroient ajouté un titre à tous ceux
qu'il avoit déja ; & ce nouveau titre ,
quoique le plus foible , pouvoit bien paroître
le plus fort .
Je demande pardon d'un détail auffi
minutieux ; mais il intéreffe peut - être M.
de F.
2º. Lettre en réponſe à une autre , qui
contenoit une difficulté contre un endroit
de la pluralité des Mondes. J'ai les deux
Lettres.
3. Eclairciffemens fur la premiere partie
de l'extrait que les Auteurs du Journal
Littéraire avoient donné des Elémens de la
géométrie de l'Infini. Ces Eclairciffemens
font dans le tome 16 de ce Journal.
On voit par ces deux écrits , & par un
troifieme dont je parlerai plus bas , que
M. de F. n'étoit pas auffi décidé qu'on l'a
44 MERCURE DE FRANCE.
dit , à ne répondre à aucune critique ; il
auroit eu tort de l'être. Il l'étoit néanmoins
à l'égard des critiques d'ouvrages
de pur agrément. Quoique dans ce dernier
cas , une réponſe puiffe être fort
agréable , utile même par les principes de
goût qu'on y aura répandus , elle eft ordinairement
fuperflue ou inutile à l'ouvrage
critiqué. S'il eft bon , la critique ne lui a
pas fait grand mal , ou ne lui a fait qu'un
mal paffager. S'il eft mauvais ou médiocre
, une réponse à une critique qui l'a
prouvé tel , ne lui fera aucun bien. D'ail
leurs , les critiques de cette efpece d'ouvrages
ne font fouvent que des plaifanteries
, des railleries , & l'on n'y pourroit
guere répondre que par d'autres. Mais celles-
ci , fuffent -elles meilleures , & couvriffent-
elles l'agreffeur du ridicule qu'il a
voulu donner , il y auroit encore plus à
perdre qu'à gagner pour le fage. ( 1 )
( 1 ) Voir la Lettre à M. L. M. D. S. A. à la tête
du Jugement de Pluton fur les Dialogues des Morts.
Ce Jugement eft une véritable critique de ces
Dialogues , & M. de F. ne le donna point fous
fon nom . La Lettre que je cite eft fignée D. H.
J'ignore fi les lettres initiales de l'adreffe , indiquent
un nom & un homme réels . S'il s'agiffoit
d'un Ouvrage très - poftérieur au Jugement de
Pluton ( il parut en 1684 ) , je ne balancerois pas
à croire que la lettre qui le précede eft adreffée
SEPTEMBRE. 1757. $
>
45
Quant aux critiques d'ouvrages
de
fcience , il eft fouvent utile & même né- >
ceffaire d'y répondre
, lorfqu'on
eft en
état de le bien faire ; & on le doit à la vérité
, furtout fi c'eft une vérité importante
, autant qu'à fa propre réputation . Si
M. de F. ne repliqua point au P. Baltus
on en devine aifément les raifons . Feu M.
du Marfais avoit repliqué pour M. de F ,
non feulement fans y être invité
lui
, par
mais encore malgré lui . Le P. le Tellier empêcha
que fon livre ne fût imprimé . M. de
F. m'a conté que lifant la Réponse du P.
Baltus ( c'eft le titre de l'ouvrage
) , trouvant
à chaque page qu'une replique feroit
très-aifée , & l'envie de la faire devenant
de moment en moment plus forte ,
il avoit fermé le livre de peur de fuccomber
à la tentation , & pris la réfolution
de n'en pas achever la lecture. Il m'a
affuré qu'il l'avoit tenue , & qu'il n'avoit
jamais lu l'ouvrage en entier . En cette
matiere , comme en quelques
autres , la
fuite eft fouvent pour les plus forts l'unique
moyen de vaincre . ( 1 )
à M. le Marquis de Saint- Aulaire , fi lié depuis
avec M. de F. mais je doute qu'il le fût déjà en
1684 , puifque M. de F. ne s'étoit pas encore fixé
à Paris.
(1 ) Voici ce que M. de F. écrivit là deffus lo
46 MERCURE DE FRANCE.
Il y a plus encore , M. de F. n'avoit aucun
empreſſement pour lire ce qu'on écri-
3 Août 1707 au célebre M. le Clerc , qui dans la
Bibliotheque choisie ( t . 13 , 1707 ) avoit pris la
défenſe de l'Hiftoire des Oracles contre la Réponse
du P: Baltus.
€ « Je ne répondrai point au Jéfuite de Stras-
» bourg , quoique je ne croye pas l'entrepriſe im-
» poffible ; mais l'Hiftoire de l'Académie des Scien-
» ces me donne trop d'occupation , & tourne
>> toutes mes études fur des matieres trop diffé-
-rentes de celles - là . Ce feroit plutôt à M. Van-
» Dale à répondre qu'à moi ; je ne fuis que fon
» interprete , & il eft mon garant. Enfin je n'ai
» point du tout l'humeur polémique , & toutes les
querelles me déplaifent . J'aime mieux que le
» Diable ait été Prophete , puifque le P. Jéfuite
» le veut , & qu'il croit cela plus orthodoxe. ر د<<
Je ne crois pas que cette Lettre ait été imprimée.
Je la tiens de M. Boullier , qui l'a tirée de la
Bibliotheque des Remontrans à Amſterdam. Il
croit qu'on y en conferve encore quelques autres
de la même main ; je les lui ai demandées.
a pour
L'article de la Bibliotheque choisie auquel a
rapport la Lettre de M. de F. à M. le Clerc ,
titre : Remarques fur le démêlé qui eft entre M. de
Fontenelle , Auteur de l'Histoire des Oracles , &
le P. Baltus , Jéſuite , Auteur de la Réponse à
cette Hiftoire , &c. le Journaliſte donne ces remarques
comme l'ouvrage d'un autre ; je les crois de
lui- même , & on le foupçonneroit à la maniere
feule dont il en parle en les annonçant. Dailleurs,
fes autres Ouvrages y font cités plufieurs fois . Enfin ,
la plupart de ces Remarques font très- bonnes & trèsjudicieuſes.
Cet Auteur , quel qu'il foit, dit dès le
SEPTEMBRE . 1757. 47
voit contre lui ; il ne le lifoit que lorfque
le hazard le faifoit tomber entre fes mains,
α
commencement de fon écrit , « qu'ily a pu avoir des
>>- oracles véritablement rendus par desDémons, ou
» par des Intelligences qui font au deffus de la na-
» ture humaine , quoiqu'il ne doute point que des
>> hommes n'aient fouvent été les auteurs des ré-
» ponfes qu'on attribuoit à ces Intelligences . » Il en
conclur que M. de F. & le Pere B. font allés, chacun »
de fon côté, un peu trop loin. Mais quand il vient
au détail , il eft prefque toujours pour M. de F ,
& le défend prefque furtout contre le Pere B.
De plus , il ne parle jamais du premier qu'avec
beaucoup d'eftime , & peut- être ne ménage-t'il
affez le fecond . Mais M. le Clerc étoit Protef
tant. D'ailleurs le Pere B. avoit auffi trop peu
ménagé M. de F, & l'Auteur des Remarques l'en
blâme en plus d'un endroit . Je n'en citerai qu'un.
pas
* «
« Notre Auteur , dit celui des Remarques , qui
Ds'adreffe perpétuellement à M. de F , comme s'il
Dle fermonoit , & qui lui parle avec beaucoup
» d'autorité , gliffe en divers endroits des fuppofitions
, comme fi c'étoient des vérités claires
>>& fe met à le cenfurer avec gravité , comme fi
» le ton dont on dit les chofes , fervoit à les rendre
démonftratives . Je crois que M. de F. s'en
plaindra , au moins à fes amis , s'il ne le fait
» publiquement. Cet habile homme , &c . »
Cette louange d'habile hømme revient plus d'une
fois. Mais en voici une qui caractériſe encore plus
précisément M. de F. Le Pere B. ayant avancé qu'il
ne voyoit pas ce que l'Auteur de l'Hiftoire des Oracles
pourroit répondre à &c . celui des Remarques ,
dit : Je m'imagine qu'un homme d'un efprit auffi
v pénétrant & auffi éclairé que lui , ne manquera
a
110.
48 MERCURE DE FRANCE.
& ce hazard étoit affez rare . Traité avec
beaucoup d'égards dans les fociétés qu'il
» pas de replique , s'il veut fe donner la peine d'en
» chercher. Mais je répondrai pour lui , en atten :
» tendant , que , &c. »
Dans les nouvelles de la République des Lettres,
Mai 1687 , article premier , on trouve une Lettre
de M. Van- Dale à un de fes amis au fujet de
'Hiftoire des Oracles. En voici le début :"
« J'ai lu avec bien du plaifir l'Hiftoire des Ora-h
» cles faite par unAuteur François, où je fuis copié :
» fidélement. J'approuve la liberté qu'il s'eft don
» née de tourner ce que j'avois avancé dans mes
» deux Differtations fur ce fujet , au génie de fai
» Nation.
>> Celui de nos peuples eft un peu différent : ils
» fe défient furieufement du tour de l'efprit & dès
» graces du langage , & ne fe fatiguent point , en
» matiere de faits conteftés , du nombre des preu-
» ves , pourvu qu'elles foient folides & finceres.<
» Je fuis fort fatisfait que l'ingénieux Auteur des
» Dialogues des Morts ait jugé les miennes de cette
» nature , & qu'il ait eu la bonté de les appuyer
» de beaucoup des fiennes , qui font convain-
>> cantes & judicieuſes. Il eft vrai qu'il change
» & renverſe terriblement toute l'économie de
» mon Ouvrage , dont il témoigne dans la préface
avoir eu d'abord le deffein de fe rendre feule
» ment le Traducteur . »
Deftruit , adificat , mutat quadrata rotundis.
» Mais loin de le trouver mauvais , je le loue
» d'avoir facilité la connoiffance de cette impor-
» tante queſtion aux honnêtes gens de l'un & de
fréquentoit 2
SEPTEMBRE . 1757. 49
fréquentoit , égards qu'il s'attiroit autant
par ceux qu'il avoit lui -même , que par fa
>> l'autre fexe de fon pays , & j'avoue qu'il a eu
» raifon de les décharger de la peine de lire quan-
» tité de citations ennuyeuſes. Mais ce fçavant &
» galant homme me pardonnera fi je dis qu'il a
» oublié des chofes importantes , & qui pouvoient
» être plus décifives & moins ennuyeufes que
» d'autres , dont il a fait emploi dans fon Ouvra-
» ge. C'eft peut - être un malheur pour la cauſe
» qu'il foutient avec moi , qu'il ne foit pas dans
» un pays de liberté car je ne puis imputer à
>> une autre raiſon le filence qu'il a gardé , où les
» déguifemens qui femblent l'avoir commandé
» faits de conféquence. »>
M. Van-Dale explique enfuite en quoi confiftent
ce filence & ces déguisemens . « M. de F , dit-
» il , paffe l'éponge fur ce que j'avois écrit des
livres Sybillins.... Il n'a point voulu toucher
» à la vifite que Saül , troublé d'eſprit , rendit
» la prétendue Magicienne d'Endor . Ces deux
» faits de fi grand éclat où la fourberie une fois
» bien prouvée , porte un fi grand coup à toutes
» les autres que nous combattons , méritoient- ils
» d'être enfèvelis dans un fi profond filence par
» notre Auteur ? >>
M. Van-Dale examine de nouveau ces deux
faits , principalement le dernier.
Il dit plus bas : « Je fuis bien loin de mon
>> compte , fi notre Auteur a parlé fincérement
» lorsqu'il a dit dans fa Préface: Je déclare que fous
» le nom d'Oracles , je ne prétens point comprendre
» la magie , dont il eft indubitable que le Démon
» fe mêle. . . . En vérité cet habile homme a trop
» de lumieres pour ne pas voir que l'un n'eft pas
C
go MERCURE DE FRANCE.
grande réputation & la confidération dont
il jouiffoit , on n'alloit guere lui dire ,
» mieux fondé que l'autre. » C'eft- à- dire , la
magie que les Oracles.
Il cite enfuite plufieurs paffages des Anciens ,
par lefquels on voit qu'ils regardoient la magie
comme une fourberie. Il cite entr'autres Ciceron
& Pline.
« Après cela , continue M. Van-Dale , com-
» ment notre Auteur qui les avoit lus fans doute ,
» a-t'il écrit fi hardiment que les habiles Payens
» regardoient la magie d'un autre ceil que les
>> Oracles » ;
M. Van-Dale ne comprend pas que M. de F,
ait voulu prouver par l'autorité des Poëtes , furtout
de Lucain , que la magie s'exerçoit par
l'intervention du Diable . « Où en fera- t'on , dit-
>> il , fi l'on croit de bonne foi Virgile , lorfqu'il
» dit ( Eglogue 8 ) que les vers ou les charmes font
» defcendre la Lune des Cieux ? &c, »
Enfin M. Van-Dale dit nettement que fi on
laiffe la magie aux Démons , on ne peut pas leur
ôter les Oracles.
Mais fi le témoignage des Poëtes & des beaux
efprits n'eft d'aucun poids , lorfqu'ils paroiffent
croire aux Magiciens , aux Devins , & c. il n'en
eft pas de même , felon M. Van- Dale , lorfqu'ils
s'en moquent & de ceux qui y croient , furtout
s'ils le font publiquement , & avec la permiffion
du Magiftrat ; car il réfulte de- là non feulement
que l'opinion immolée à la rifée publique , n'eſt
qu'une fottife populaire ; mais encore que ceux
qui ont l'autorité en main , ont penſé qu'il étoit
utile d'en défabufer le peuple , quoiqu'il ne le fût
peut-être pas de lui ôter tous fes préjugés,
SEPTEMBRE. 1757 .
sr
quoiqu'on l'eût pu fans lui faire beaucoup
de peine , qu'il couroit une Epigramme
contre lui ; qu'il étoit malignement attaqué
dans une brochure , &c . & de fon côté
il ne faifoit guere de queftions relatives à
lui-même & à fes écrits. Il n'avoit point
cette curiofité , fi vive dans la plupart des
Auteurs , de fçavoir le mal qu'on dit de
M. Van-Dale cite donc avec complaifance le
Livre intitulé , le Comte de Gabalis & la Comédie
de la Devinereffe. « Je ne compte pas pour rien ,
» dit-il , ce qui a été joué publiquement , à Paris
» même , dans cette Comédie ; car j'y trouve une
» partie des fecrets de ces fourbes , affez agréa
» blement découverts. »
On fçait que le fçavant Pere Thomaffin ( & M.
de F. n'a pas manqué de le citer ) avoit déclaré en
termes formels dans la Méthode d'étudier & d'enfeigner
chrétiennement les Poetes : « Que les Ora-
» cles n'étoient que des impoftures où les hom-
» mes fe trompoient les uns les autres par des
» paroles obfcures & à double fens. »
Le Journal des Sçavans donna en 1707 un extrait
fort étendu du Livre du Pere Baltus. « On a laiffé
» jouir M. de F. pendant 20 ans, dit le Journaliſte ,
», de toute la gloire qu'il pouvoit recueillir d'un
>> Ouvrage où il occupoit agréablement le Pu-
» blic , fans prétendre le moins du monde inté
» reffer le Chriftianifme. Quel Ecrivain , après
» une fi longue poffeffion , ne croiroit fon fenti
» ment à couvert de la cenfure ? Voici pourtant
» un Adverfaire qui vient d'entrer en lice contre
» M. de F , au fujet des Oracles. Il traite l'affaire
» fur un ton fort férieux , &c . »
Cij
52 MERCURE DE FRANCE.
leurs Ouvrages ( car ils fçavent bien qu'on
en dit toujours ) , de le fçavoir exactement
& dans le plus grand détail , & furtout de
connoître ceux qui le difent. Auffi ignoroit-
il jufqu'à l'exiftence de plufieurs de
ces Epigrammes & de ces brochures ; & il
l'a quelquefois dit , mais fimplement & fans
malice, à leurs Auteurs mêmes, qui perfuadés
qu'il ne pouvoit ignorerqu'ils avoient
écrit contre lui , venoient lui en marquer
leur repentir vrai ou faux. J'en connois
un entr'autres qui fut très - fâché d'avoir été
apprendre à M. de F. ce qu'il n'auroit jamais
fçu fans lui , & bien plus piqué encore
qu'il ne le fçût pas.
4°. Deux lettres fur le Tutoiement parmi
celles de M. Vernet fur le même fujet.
en 1752. Ce recueil eft très connu , &
mérite de l'être . Il s'agiffoit de fçavoir
fi dans les traductions Françoifes de la bible
, il faut conferver le tutoiement de l'original
. M. de F. eſt pour l'affirmative , &
ainfi de l'avis de M. Vernet qui l'avoit confulté
( 1 ) . Comme les lettres de M. Vernet ,
imprimées à la Haye , ne font pas entre
les mains de tout le monde , je citerai un
morceau d'une de celles de M. de F.
(1 ) Bayle penfoit autrement. Voyez parmi fes
Lettres la 80 & la fuivante,
SEPTEMBRE . 1757. 53
و د
و ر
"Notre Vous étant undéfaut des Lan-
>> gues modernes , il ne faut point cho-
" quer la nature en général , & l'efprit de
l'ouvrage en particulier , pour fuivre ce
» défaut. Je crois que ces remarques au-
» roient lieu à l'égard de tout livre facré
» d'une Religion quelconque , comme l'Al-
» coran , les livres Religieux des Guebres ,
» &c. Comme la nature de ces livres , eft
» de devoir être refpectés , il fera toujours
bon de leur faire garder le caractere
original , & de ne leur jamais donner
des tours d'expreffion populaire. L'exemple
de nos traducteurs qui ont affecté
» le beau langage , ne doit pas plus être
fuivi que celui du Prédicateur du Specta-
» teur Anglois , qui difoit , que , s'il ne
craignoit pas de manquer à la politeffe, &
» aux égards qu'il devoit avoir pour fes
» Auditeurs , il prendroit la liberté de
» leur dire que leurs déportemens les méneroient
tout droit en enfer.
ور
ور
"
و د
و د
s
"
"3 "
M. de Montesquieu , confulté auffi par
M. Vernet , avoit répondu comme M. de
F , & s'étoit déclaré pour le Tutoiement.
Cet avis fut attaqué par des Proteftans même
, quoiqu'ils duffent plutôt en être que
des Catholiques , entr'autres par l'Auteur
de l'écrit intitulé , Remarques fur une dif
fertation qui traite de l'ufage du toi & du
C iij
54 MERCURE DE FRANCE.
vous dans une verfion de la bible . Cet écrit
très bien fait , eft daré de Geneve , premier
Juin 1752 , & fe trouve dans la Bibliotheque
impartiale ( 1 ) , même année , tome
fix , troifieme partie , page 307. L'Auteur
des Remarques n'avoit garde de ne pas
répondre à deux fuffrages d'auffi grand
poids que ceux de MM. de M. & de F. Le
premier ne l'embarraffe guere. L'Auteur des
Lettres Perfannes , dit-il , avec son goût
oriental , ne pouvoit manquer d'être pour le
toi.
M. de F. l'embarraffe davantage , & il
ne l'expédie pas ainfi en un mot. Je rapporterai
néanmoins le paffage en entier ,
quoi qu'un peu long , parce que M. de F.
y eft affez bien caractériſé ; j'ajoute , parce
qu'il y eft juſtement critiqué. J'ai déja
donné plus d'une preuve de fincérité fur
fon compte. Voici donc le paffage.
"
« Le fuffrage de M. de F. n'eft pas fi aifé
à expliquer. S'il avoit
paru s'échauffer
pour les anciens " on pourroit
croire
qu'il regarde
leur toi comme
quelque
chofe de facré qu'il falloit conferver
,
(1 ) C'est le titre d'un Journal imprimé en Hol-
Lande , & ainfi peu répandu en France. M. Formey
, Secretaire de l'Académie de Pruffe , étoit
d'abord feul à le faire . Il y travaille encore aujour
d'hui , mais il aplufi curs affociés,
;
SEPTEMBRE . 1757. 55
23
furtout dans nos verfions de la bible :
» mais dans la fameufe difpute des An-
» ciens & des Modernes , il ne parut point
» un admirateur outré de tout ce qui nous
» vient de l'antiquité. Je crois donc que fa
réponſe a été dictée par la politeffe ; elle
n'eft pas même fi décifive qu'on voudroit
» nous le perfuader. Celui qui l'avoit
» confulté , l'avoit averti , en lui propo-
» fant la queftion , que nous voulions gar-
» der le Tutoiement , foit quand Dieu parle
» à l'homme, foit quand l'homme s'adreſſe
» à Dieu. Qu'a donc fait M. de F ? Il a ex-
» cufé le vous des Catholiques , & approuvé
également notre Toi ; mais il
conclut que le mieux , feroit de s'en te-
» nir uniformément , ou à l'un ou à l'au-
»tre. On en a inféré que pour des gens
» réfolus à retenir le Tutoiement dans une
partie de la verfion , comme en parlant
, à Dieu , on doit le retenir partout , pour
» éviter la bigarrure .
D
"
"
» Il paroît dans cette réponſe de M. de
» F. qu'il a analiſé la queſtion en vrai Phi
» lofophe ; mais on n'y trouve pas tout-à-
» fait le bon critique. En voici un exemple.
Dans une traduction de l'Ecriture
» Sainte , dit-il , Dien ne dira jamais nous
» au lieu de je : il est trop effentiellement un
»feul ; c'est là ſa ſuprême élévation. Com-
23
Civ
56 MERCURE DE FRANCE.
" ment M. de F. veut- il donc qu'on tra-
» duife , faisons l'homme à notre image ? Et à
» l'occafion de la tour de Babel ; defcendons
» & confondons leur langage ( 1 ) . Mais s'il
ne s'eft pas bien fouvenu de fa Geneſe , en
écrivant fa réponſe , il paroît , comme je
l'ai déja remarqué , qu'il n'a pas oublié
»fa politeffe ordinaire.
»
»
30
و د
» Un homme d'efprit me difoit à l'occafion
de cette lettre , qu'on devoit faire
peu de fonds fur ces fuffrages mendiés ;
" que quand il lui importeroit d'en avoir
» des pays étrangers , il fe faifoit fort d'en
» être toujours bien pouryu ; que tout dépend
de la maniere de propofer le fenti-
» ment qu'on veut faire approuver . Dès
qu'on paroît s'y intéreffer beaucoup , le
fçavant que vous confultez , pour peu
» qu'il fçache vivre , fe gardera bien de
» vous contredire .
و ر
ود
ور
"
»
» Il s'agiroit donc de fçavoir fi on a confulté
M. de F. avec beaucoup de fang
» froid , ou fi on lui aura paru s'affection-
» ner beaucoup pour le Toi . C'eft fur quoi
» nous n'avons que des conjectures. Mais
» à en juger par les écrits que nous avons
» vus , l'Auteur s'étoit fort échauffé fur
» fon fujet. »
- ( 1 ) Gen. I , 26. XI , 7.
SEPTEMBRE. 1757. 57
5. Traductions en profe de plufieurs Cantates
& airs Italiens . Elles furent faites
pour le concert Italien qui fe tenoit en
1724 , chez M. Crozat , le cadet , & qui
fe tint depuis dans une falle du château des
Thuilleries. J'étois le bel efprit de ce concert,
difoit quelquefois , M. de F. Comme il
ne fut tiré que peu d'exemplaires du livre
qui contenoit ces traductions avec l'Italien
a côté; qu'il ne fut donné qu'aux afſociés ,
& qu'ainfi il eſt aujourd'hui très - rare , j'en
mettrai ici l'avertiffement qui eft trèscourt.
و د
« Ces Ariettes Italiennes ayant été déta-
" chées d'un grand nombre de différens
» opera , il faut fuppofer qu'elles avoient
" aux fujets & aux fituations des pieces ,
» un rapport qu'on ne découvre plus dans
» la plupart qu'affez imparfaitement.
"
" On n'a traduit ces paroles que pour
" faire mieux goûter les airs qui les expriment
, fouvent attachés aux mots ; &
» par cette raifon , on a rendu la tradue-
» tion la plus littérale qu'il fût poffible ,
quoiqu'elle puiffe en cet état n'être pas
>> affez avantageufe aux Poëtes.
"
Mais on fçait que le génie des deux
» langues , l'Italienne & la Françoiſe ,
» eft très différent , & que furtout en
matiere d'amour & de galanterie , dont
·
C v
58 MERCURE DE FRANCE.
il est principalement queſtion ici , leur
ftyle ne reffemble prefque point. »
"
En voici bien la preuve dans l'Ariette
fuivante :
Col raggio placido della speranza
Lamia cofianza
Lufinghi in me :
Cofi queft'anima di più non chiede ,
Che la fua fede ,
La fua mercè.
Tu flantes ma conftance de quelque doux
rayon d'espoir. Je ne demande rien de plus
pour récompenfe que ma fidelité même .
Ce n'est pas feulement en matiere d'amour
& de galanterie , que le génie des
deux langues ou plutôt des deux Nations
, eft différent ; c'eft en toute matiere.
Voici , par exemple , ce que dit
un Pere , qui après avoir perdu un fils
qui lui étoit très cher , avoit encore
éprouvé les plus cruels malheurs.
-
Vieni , o morte ; il fine è giunto
Del mortal mio grave efiglio ;
Non tardar , ch'è tempo omai.
Se nonfirfe , cifù in quel punto
Che uccidefti il caro figlio ;
Che d'aller non viſſi mai.
SEPTEMBRE. 1757. 59
Viens , ô mort , viens finir pour moi le
trifte exil de cette vie mortelle , ne differe pas ,
il est temps. Si ce n'eft que ce temps arriva
lorfque tu m'enlevas mon cherfils , je n'ai pas
vécu depuis ce moment.
Voici d'autres paroles qui feroient affez
françoifes , fi nous aimions autant les
comparaifons dans nos opera , que les Italiens
les aiment dans les leurs
, parce
qu'elles donnent lieu au muficien de peindre
& de briller.
Bramofo cacciatore
Seguendo và
La preda fugitiva ș
Alfin l'arriva ,
E ottien quel che bramò :
Ma quando fiegue un core
Crudel beltà ,
Ha innanzi ognor l'aspetto
Del caro oggetto ,
Ed ottener non può.
Un Chaffeur ardent pourfuit fa proie fugitive
; enfin il la joint , & obtient ce qu'il a
defiré mais quand on pourſuit une beauté
cruelle , on a à toute heure devant les yeux le
bien que
l'on defire avec ardeur , & on ne
Peut l'obtenir
.
Les Italiens préferent les images fortes
C vj
60 MERCURE DE FRANCE.
& terribles à celles qui font douces & gracieuſes.
C'est qu'ils aiment ce qu'ils appellent
Strepitofa mufica , une mufique
bruyante. Voici un morceau du premier
genre.
Le profonde vie dell' onde
Dammi , o ciel ! di rifolcar
El mio nome, e l'ardimento ,
Di Spavento
Empia ancora i liti , e'l mar ;
E farò ch' il fangue scorra ,
Frà quel liquido elemento ,
I miei torti à vendicar.
O ciel ! accorde moi de fillonner encore le
vafte fein des ondes. Que mon nom & mon
audace rempliffent encore d'épouvanto les rivages
& les mers ; & je vangerai mes injures
en faifant couler lefang fur ce liquide élement.
Au refte , le choix de ces airs ayant été
fait fur la beauté de la mufique , & non
fur celle des paroles , il ne feroit pas julte
d'en tirer une conféquence générale contre
les paroles des airs Italiens , furtout
contre celles des fcenes , & des poëmes
pris en leur entier , furtout encore contre
les poemes d'Apoftolo-zeno , & de l'Abbé
Metaftafio , les uns & les autres très- eſtimés
, principalement les derniersplus conSEPTEMBRE
. 1757 .
61
par la
nus ici que les premiers , du moins
belle traduction de M. Richelet. ( 1 ) Cependant
, en Italie comme en France , le Poëte
qui doit toujours tant de complaifance au
Muficien , lui doit des facrifices dans les
paroles des airs proprement dits , des grands
airs, & qu'ainfi ( pour le remarquer en paffant
) , nous appellons très- improprement
Ariettes . Il faut que ces paroles ne foient que
des mots bien lyriques ; & moins le fens
en fera fort de penfée & même de fentiment,
plus la mufique pourra en être forte ,
par une harmonie plus travaillée , une
mélodie plus variée , & une mefure plus
exacte dans l'exécution . Avec des mots qui
ne difent rien , la mufique vocale a toute
la liberté de l'inftrumentale.
M. de F. n'étoit point parvenu à goûter
la mufique Italienne autant que la Françoife
; mais il étoit affez porté à croire
qu'il avoit tort , & que la feule premiere
habitude lui faifoit prendre plus de plaifir
à la mufique Françoife qu'à l'Italienne . Il
( 1 ) Les Journaliſtes de Trévoux ont donné
Pextrait de quelques- uns des plus beaux Opera de
Metaftafio , non fur la traduction Françoife , mais.
fur l'original Italien . Ils ont même traduit en vers
les morceaux qu'ils ont cités. Voyez le premier
volume du Journal de Janvier , & ceux de Fevrier
& de Mars 175Z+
62 MERCURE DE FRANCE.
featoit d'une façon & jugeoit de l'autre :
peu de gens en ont la force. Il faut néan-.
moins l'avoir pour être Philofophe ; le
fentiment eft quelquefois auffi trompeur
que les fens.
La difpute fur les deux Mufiques avoir
commencé avec le fiecle , par un petit ouvrage
que l'Abbé Raguenet avoit compofé.
à fon retour d'Italie , & qu'il avoit intitulé
; Parallele des François & des Italiens an
fujet de la mufique & des opera M. de F.
en avoit été le Cenfeur ; & fon nom ne fûtil
pas au bas de l'approbation , on auroit
pu le reconnoître , ou du moins le foupçonner
, à la maniere dont elle eſt tournée.
Je crois , dit- il , que ce parallele fera
bien reçu du public , pourvu qu'il foit capable.
d'équité.
M. de Freneufe ( 1 ) écrivit contre l'ouvrage
, l'Auteur , l'Approbateur , & enfuite
contre M. Andry , qui d'abord favorable
au défenfeur de la mufique Françoife
dans le Journal des Sçavans , ceffa de
l'être lorfque l'Abbé Raguenet eut repondu,
& que M. de Frenenfe eut repliqué. Je ne
connois guere d'écrits plus vifs , plus
amers , & plus malins , que ceux que M.
(1 ) Jean- Laurent le Cerf de la Vieville-de Fre
neufe , Garde des Sceaux du Parlement de Noxmandie.
SEPTEMBRE. 1757. 63
de Frenenfe publia à cette occafion. Il n'étoit
pourtant qu'Amateur , & non Artiſte ;
mais il étoit amateur juſqu'à la paffion.
Extrême en tout , il aima l'étude avec la
même ardeur , & s'y livra avec le même
excès ; delà fa mort dans la fleur de fon
âge ( 1 ) . M. de F. qui l'avoit va à Rouen , &
depuis à Paris , m'a dit que fi quelqu'un ,
par une vivacité & une fenfibilité extrêmes,
avoit jamais mérité le nom de fou , de
fou complet , de fou par la tête & par le
coeur , c'étoit ce M. de Freneufe. Mais
comme la folie n'exclut que la raifon &
non l'efprit qu'elle fuppoferoit plutôt , M.
de Freneufe en avoit beaucoup , & même
tant , pour me fervir du mot de Sorbiere ,
qu'il n'avoit pas le fens commun. ( 2)
Sa comparaifon de la musique Italienne &
Françoife ( c'eſt le titre de fon Livre contre
celui de l'Abbé Raguenet ) iuftifie parfaite
ment le portrait que M. de F. m'a fait de
l'Auteur.
Cependant ce Livre eft curieux par un
grand nombre d'anecdores fur l'Opera
François , Acteurs & Actrices , Poëtes &
Muficiens , & c. On l'a réimprimé en Hollande
à la fuire de l'Ouvrage intitulé ,
( 1 ) Né en 1674 , il mourut en 1707 ,
33 ans.
(2) Sarberiana , page 97.
âgé de
64 MERCURE DE FRANCE .
Hiftoire de la Musique & de fes effets , en
2 vol. in- 12. Il commence à la moitié du
premier volume , & forme encore tout le
fecond. (1)
Je me fouviens qu'après la Lettre de M.
Rouffeau de Geneve fur la Mufique , dans le
fort de la difpute qu'elle renouvella , &
lorfqu'on préparoit l'Opera de Roland ,
rappellant à M. de F. l'approbation qu'il
avoit donnée au Parallele , & c. je lui
dis que cet Opera pourroit bien n'avoir pas
aujourd'hui autant de fuccès qu'il en avoit
eu autrefois , parce que les partiſans de la
muſique Italienne & des Bouffons , avoient
prédit qu'il tomberoit ; qu'ils mettoient
tout en oeuvre pour l'accompliffement de
leur prédiction ; qu'ils étoient en trèsgrand
nombre , peu adroits à la vérité, mais
très- ardens , en un mot de vrais Freneuſes ;
qu'enfin il y avoit parmi eux des gens de
beaucoup de réputation & de mérite , &
très-fupérieurs aux Raguenets ; qu'au refte
cet Abbé avoit eu aufli fon coin de folie ,
( 1 ) On trouvera de grands détails fur M. de
Freneuſe , & fur fa diſpute avec l'Abbé Raguenet
& M. Andry , dans une Lettre d'un Religieux Bémédictin
de la Congrégation de S. Maur , imprimée
dans le Mercure d'Avril 1726. Ce Bénédictin eſt
Dom Lecerf, frere de M. de Freneuse , & Auteur
de la Bibliotheque des Ecrivains de la Congréga
sion,
SEPTEMBRE. 1757. 69
ود
puifqu'il finit par fe couper la gorge, & c . ( 1 )
Eh bien , me dit M. de F , quand j'eus
tout dit , ( car il laiffoit volontiers tout dire,
& à moi- même. ) « J'applique mon approbation
du Paralelle à l'Opera de Ro-
» land. Il est très- beau , & je prédis à mon
» tour qu'il réuffira , pourvu que le public
»foit capable d'équité. » Il réuffit en effet ;
mais , foit habitude , foit équité dans le
public , l'une & l'autre furent bien fecondées
, à ce que j'ai entendu dire , par l'excellent
Acteur ( M. de Chaffé ) qui joua le
rôle de Roland.
ود
Du premier Juin.
J'en étois là , lorfque j'ai reçu l'autre
petit livre que j'avois demandé au Public
avec celui des Doutes fur les caufes occafionnelles
, je veux dire , le retour des pieces
choifies , &c. ( 2) J'y ai trouvé ce qui me
le faifoit defirer , de bonnes réflexions d'un
zélé Malebranchifte fur le livre des Doutes ,
&c. une réponse de M. de F. à ces Réflexions
, adreffée en forme de lettre à
leur Auteur , & enfin une replique de celui-
ci. Ces trois pieces font curieuſes , &
(1 ) On fçait qu'il fe la coupa avec fon rafoir.
Il étoit dans l'ufage de fe rafer lui- même .
(2) Premier volume du Mercure d'Avril , p . 65,
ligne derniere.
66 MERCURE DE FRANCE.
on les joindra au livre des Doutes , & c.
dans le fupplément des OEuvres de M. de F.
Le Malébranchifte fon adverfaire , le traite,
fans le connoître , avec toutes fortes d'égards
.
J'ai obligation du retour des pieces choifies
, &c. à M. Thierriat , dont je n'étois
point connu , non plus que de M. l'Abbé
Polonceau Recteur de l'Univerfité de
Rheims. M. T. enfeigne les humanités à
S. Florentin en Bourgogne ; & par la lettre
qu'il a bien voulu m'écrire en m'envoyant
le livre , il me paroît très- capable de les
bien enfeigner.
Jufqu'à préfent je ne connois pas d'autres
petits écrits imprimés de M. de F ,
qu'on puiffe réimprimer par fupplément
aux huit volumes de fes (Euvres. Dans le
Mercure prochain je parlerai des manuf
crits mais j'annonce d'avance que ce ne
font guere que des fragmens plus ou moins
confi lerables , des Ouvrages imparfaits , &
que prefque aucun n'eft entier , foit que
M. de F. ne les ait pas achevés , foit qu'il
en eût perdu quelques feuillets ; car c'eſt
quelquefois le commencement qui manque.
Je prie ceux qui pourroient en avoir
quelques uns , en tout ou en partie , de
vouloir bien me les remettre . Il m'a dit
plus d'une fois qu'il en avoit prêtés qu'on
SEPTEMBRE . 1757. 67
pas
ne lui avoit point rendus , & qu'il n'avoit
même redemandés . Auffi fenfible qu'un
autre , malgré toute fa philofophie , aufort
de fes Ouvrages imprimés , il étoit aſſez
indifférent à celui de fes manufcrits , du
moins lorfqu'ils étoient eux- mêmes indifférens
, & qu'ils ne traitoient pas de certaines
matieres délicates. Il m'a conté
qu'en ayant lu un de ce dernier genre à
feu M. le Régent , le Prince le lui demanda
pour le lire lui - même à tête reposée.
M. de F. refufa ; le Prince infifta , & promit
un fecret inviolable & une prompte
reftitution. M. de F. ne fe laiffant point
gagner , je vous le jure , dit Son Alteſſe
Royale. M. de F. fe taifoit , mais fon filence
étoit un refus .... Je vous le jure ,
foi de Prince.... Silence encore... Foi de
Gentilhomme. M. de F. céda , mais depuis
il redemanda en vain fon manufcrit. Il n'y
penfoit plus , lorfque long - temps après
étant allé faire fa cour à S. A. R , qu'il ne
trouva pas feule , elle le fit paffer dans
fon cabinet . M. de F. apperçut fon manuf
crit fur un bureau , le mit dans fa poche
& n'en dit rien au Prince . Il n'en fut plus
parlé.
La fuite pour un autre Mercure,
XII.
M.TAbbé Trublet.
LORSQUE
ORSQUE dans les Mercures précédens
, j'ai indiqué plufieurs morceaux de
M. de F. tant en profe qu'en vers , & tant
imprimés que manufcrits , qui ne fe trouvent
point dans la derniere édition de fes
Euvres , je ne les connoiffois pas encore
tous , & peut-être ne les connois- je pas
tous encore . Voici ceux qui font venus
depuis à ma connoiffance . Je commence
par les imprimés.
1º . J'ai parlé dans le premier volume
du Mercure d'Avril , page 76 , d'un Poëme
compofé par M. de F , pour le prix de l'Académie
Françoife en 1675 , par confé
quent lorfque l'Auteur n'avoit encore que
18 ans , & j'ai dit que le prix fut remporté
par M. de la Monnoye. Le fujet étoit : La
gloire des Armes & des Lettres fous Louis
XIV. On ne doute point que ce Poëme në
foit de M. de F , puifqu'il y mit fon nom ,
comme on peut le voir dans le Recueil de
l'Académie de ladite année .
Mais il n'eft pas moins fûr qu'il compo
fa encore , à la vérité en gardant l'anony
me , pour le prix de 1677. J'ai trouvé .
Bvj.
36 MERCURE DE FRANCE.
parmi fes papiers une copie de ce fecond
Poëme , apoftillée de fa main , & je me
fuis reffouvenu qu'il m'en avoit parlé.
Aufff l'a - t'on mis , avec plufieurs autres
pieces du même Auteur , dans le Recueil
périodique que j'ai indiqué premier volume
du Mercure d'Avril , p . 74 , & qui a
pour titre , Le petit Réfervoir , & c. Le fujer
de 1677 étoit , L'éducation de Monseigneur
le Dauphin. M. de F. fut encore vaincu par
M. de la Monnoye. ( 1 );
( 1 ) En 1714 , & ainfi au même âge de 20 ans
M. de Voltaire compofa pour le prix de l'Académie,
& fut vaincu par un homme bien inférieur
à M. de la Monnoye , par l'Abbé du Jarry, Le
Poëme couronné , au deffous du médiocre , du
côté de la poésie , étoit encore gâté par une méprife
qui fuppofoit dans le Poëte une ignorance
groffiere en matiere de phyfique & même de
fimple géographie. Un de fes vers commençoit
par Poles , glacés , brûlans , &c . Le Vainqueur fut
très-plaifanté dans le temps , furtout par le vaincu;
& comme de pareilles occafions de plaifanter
ne laiffent pas que d'être rares , M. de V. eft revenu
plufieurs fois à la charge. Cela n'a pas empêché
que le Poëme , imprimé d'abord avec fes
poles glacés & fes poles brûlans , dans le Recueil de
PAcadémie de 1714 , ne l'ait encore été de même:
dans celui de toutes les Pieces couronnées jufqu'en
1747. Cependant l'Abbé du Jarry avoit
Gorrigé fa méprife dès 1715 ; & dans le Recueil
qu'il donna alors de fes Poéfies , parmi lesquelles
Le trouve ſon Poëme , au lieu de poles , il mit ch
SEPTEMBRE. 1757: 37
Page 79 du même Mercure , j'ai indiqué
un autre Recueil contenant beaumats
. Ce dernier mot eft jufte ; mais l'autre étoit
plus poétique , parce qu'il eft moins commun ; &
voilà , fans doute , ce qui le fit préférer au Poëte.
Il feroit aifé de citer plufieurs autres exemples ,
à la vérité un peu moins forts , de la préférence
donnée par des Poëtes célebres fur le mot propre
& jufte , à un mot plus harmonieux , plus noble ,
moins ufité , & par- là , difent- ils , plus poétique ,
mais fouvent très -impropre , & fur cela voici une
petite anecdote affez plaifante.
Un jeune Poëte vint lire à feu M. Danchet des
vers , qu'il avoit faits fur la maîtreffe ; la piece
débutoit ainfi :
Maifon, qui renfermez l'objet de mon amour , &c.
Danchet interrompit le Lecteur avec vivacité.
Maiſon eft bas , lui dit-il , trop commun du moins ..
Il y en a tant d'autres à choisir . Mettez palais ,
beaux lieux , &c . Mais , repliqua le Poëte , c'est
une maison de force.
Pour revenir à l'Abbé du Jarry , dont je n'aurois
peut être jamais d'autre occafion de parler , fi
pourtant celle- ci en eft une , je dirai en paffant
que ce mauvais Poëte a fait quelques vers trèsheureux
; ceux- ci , par exemple , dans un Poëme
couronné par l'Académie en 1679. Le fujet étoit ::
Que la victoire a toujours rendu le Roi plus facile
à la paix. Après avoir dit que ceux des Princes
ligués contre S. M. que leur impuiffance avoit
prudemment engagés à fe foumettre , en avoient:
été épargnés , au lieu que ceux qui avoient cru
pouvoir lui réfifter , étoient tombés fous fes coups
38 MERCURE DE FRANCE .
coup de pieces de M. de F. & imprimé au
commencement de cette année , fous le
vengeurs , le Poëte ajoute cette comparaiſon à la
fois fi jufte & fi poétique :
Pareils à ces rofeaux qu'on voit baiſſant la tête ,
Réfifter par foibleffe aux coups de la tempête ,
Pendant quejusqu'aux cieux les cedres élevés ,
Satisfont par leur chûte aux vents qu'ils ont bravés.
Qu'on me permette de citer encore du même
Poëte deux autres beaux vers , mais d'un carac
tere différent . Ils fe trouvent dans une Epître ou
l'Auteur annonçoit à un ami qu'il alloit prendre
le parti d'une entiere retraite. Elle finit ainfi :
Caché dans ma retraite , & comme enfeveli ,
De quelques jours j'avance un éternel oubli.
L'Abbé du Jarry remporta encore le prix de
l'Académie en 1683 , ou du moins il le partagea
avec M. de la Monnoye . Les deux pieces ayant eu
un égal nombre de fuffrages , l'Académie fit frapper
deux Médailles , chacune valant moitié du
prix , & elles furent données aux deux Auteurs.
C'eft l'unique fois que ce partage eft arrivé .
L'Abbé du Jarry étoit Prédicateur , & il a fait
imprimer des Panégyriques & des Oraifons funebres
, qui , fans être du premier mérite , ont des
beautés , entr'autres l'Oraifon funebre de M. Fléchier.
N'eft il pas fingulier qu'un Orateur de profeffion
ait remporté des prix de Poésie , plutôt que
des prix d'Eloquence ? La même chofe eft arrivée
à M. l'Abbé Séguy , à Paris & à Toulouſe. Ce fait
dit bien des chofes , fi c'étoit ici le lieu de les
י
SEPTEMBRE. 1757. 39
titre de Porte-feuille , & c. On y trouve
(tom. 2 , p. 72 ) , après les deux Lettres de
Mademoiſelle de Launay & de M. de F.
dire , & pourroit être le fujet d'une bonne Differ
tation littéraire. Très - peu de Prédicateurs de réputation
ont remporté des prix d'Eloquence dans
les Académies. Je ne me rappelle même que le
P. Rainaud , de l'Oratoire (1 ) . Beaucoup de Poëtes
très-médiocres , pour ne pas dire davantage ,
ont remporté des prix de Poéfie . Je ne nommerai
que le Poëte Gacon . En général , la profe des
Recueils académiques eft fupérieure aux vers
qu'on y trouve , & la raiſon n'en eft pas feulement
que les vers font plus difficiles que la profe , &
que néanmoins le Lecteur y eft plus difficile auffi ;
c'eft encore parce que les meilleurs efprits font
plutôt profateurs que Poëtes. Cette propofition
paroîtra peut- être un paradoxe , même à de bons
efprits , & paroîtra certainement un blafphême à
la plupart des Poëtes. Je me flatte pourtant que
les plus eftimables feront de mon avis dans le
fonds de leur coeur , du moins ceux qui écrivent
auffi -bien en profe qu'en vers , & , par exemple ,
M. de Voltaire . J'ai toujours penfé , & en le penfant
j'ai cru lui faire honneur , qu'il n'étoit pas
auffi éloigné de l'opinion de M. de la Motte fur
les vers , qu'il l'a paru dans ce qu'il a écrit pour
la combattre , ou que du moins il s'en eft fort
rapproché depuis. Quant à M. de F , il feroit
fuperflu de dire qu'il en étoit abfolument , quoique
, comme M. de la Motte , il aimât auffi beaucoup
les vers , & peut- être même plus que la
poésie.
(1) Il eft forti cette année de cette Congrégation
40 MERCURE DE FRANCE .
fur l'aventure de Mlle Tétar , & avant
une Réponſe de M. de F. à une Lettre de
M. de Voltaire , écrite de Sully ( 1 ) , on y
trouve , dis je , mais fans nom d'Auteur ,
un Poëme fur Le foin que le Roi prend de
( 1 ) M. de V. a fait imprimer fa Lettre & une
partie de la Réponse de M. de F. dans plufieurs
éditions de fes OEuvres . Dans la derniere , où elle
eft en entier ( t. 2 , p. 238 ) , à un vers près , mais
le meilleur de la piece , il a ajouté cette note :
« Cette Réponse de M. de Fontenelle eft très-
» mauvaiſe ; il en fit une autre adreffée à Mada-
» me la Maréchale de Villars , qui vaut beaucoup
» mieux , & dans laquelle eft ce vers : Il faut des
» hochets pour tout âge. Mais nous n'avons pu
retrouver cette piece. »
On ne comprend rien à cette note.
r°. Le vers n'eft pas cité exactement
de V , & M. de F. avoit dit :
Il eft des hochets pour tout âge.
2º. Ce vers étoit après ceux- ci :
J'avouerai bien , & j'en enrage ,
Que le fçavoir & la raison
Ne font auffi qu'un badinage ,
Mais badinage de Grifon ;
Il eft des hochets pour tout âge.
par M..
3. On ne connoit point la Réponſe adreffée
à Madame la Maréchale de Villars.
4º. Celle à M. de V , la feule qui exiſte , eft
wès- défigurée dans l'édition de Geneve „ 1756,
SEPTEMBRE . 1757. 41
l'éducation de la Nobleffe dans fes Places &
dans S. Cyr. C'est le fujet que donna l'Académie
Françoiſe en 1687. Si je connoiffois
l'Editeur de ce Recueil , je lui demanderois
s'il croit ce Poëme de M. de F , &
fur quelles preuves il le croit ; car M. de
F. ne m'en a jamais rien dit. Quoi qu'il en
foit , l'Ouvrage ne me paroît pas indigne
de lui , & j'y trouve affez fa maniere. Cependant
le prix fut donné à une Ode de
Mlle Deshoulieres , fille de la célebre Dame
de ce nom. Comme celle - ci ne mourut
qu'en 1694 , & âgée feulement de 56 ans ;
elle cut peut- être grande part , du moins
par fes confeils , à la Piece couronnée , fi
même elle n'en eft pas l'unique & véritable
Auteur. L'Ode me paroît pourtant inférieure
au Poëme, & je doute que l'Académie de
1757 jugeât comme celle de 1687. Mais
peut-être que l'infériorité de l'Ode fut
excufée , ou même moins fentie , parce
que l'Auteur y déclaroit fon fexe , & qu'on
fçut qu'il ne trompoit point .
Dans un fuperbe enclos , où la fageffe habite ,
Où l'on fuit des vertus les fentiers épineux ,
D'un âge plein d'erreurs mon foible fexe évite
Les égaremens dangereux.
D'ailleurs, il ne faut qu'un très- mauvais
vers pour faire manquer le prix à une pie
142 MERCURE DE FRANCE.
ce meilleure , à tout prendre , que celle
-qu'on lui prefere . Or il y en a un trèsmauvais
dans le Poëme. L'Auteur parlant
des Compagnies de Cadets créées en 1682 ,
dit :
Tous ces jeunes Guerriers inftruits de ce qu'ils
doivent
Au bras qui les foutient , au fecours qu'ils reçoi
vent ;
Fiers de porter le nom d'éleves d'un Héros ,
Brûlent de quitter l'ombre & le fein du repos.
De fes nobles leçons qu'il leur demande compte,
Que fa justice excite une vengeance prompte ,
Ils partent , &c.
Voilà , je le répete , un bien mauvais
vers , & on fçait d'autant moins ce que
fignifie excite , qu'il paroît d'abord' fignifier
quelque chofe. Quelqu'un de mes Lecteur
dit fans doute que ce n'eft là qu'une
faute d'impreffion , une faute auffi aiſée à
corriger qu'à appercevoir , & qu'il faut
lire exige au lieu d'excite. Je le penfe auffi .
Cependant cette faute fe trouve , & dans
le Recueil de l'Académie , & dans le Portefeuille
, &c. N'étoit - elle donc point dans
le manufcrit même fur lequel la piece fut
jugée , & ainfi une faute , non du Poëte
fans doute , mais de fon Copifte , plutôt
que de l'Imprimeur
SEPTEMBRE . 1757. 43
Si ce Poëte eft M. de F , & qu'il eût
été couronné , il eût obtenu en 1687 la
double couronne des vers & de la profe ;
car il remporta le prix d'Eloquence par
fon Difcoursfur la patience. C'eft peut- être
une raifon de lui attribuer le Poëme. M.
de F. penfoit dès-lors à fe préfenter pour
l'Académie , & s'y préfenta en effet l'année
fuivante , quoique , comme on le fçait , il
n'ait été élu qu'en 1691. Or deux prix en
deux genres , remportés dans la même année
, auroient ajouté un titre à tous ceux
qu'il avoit déja ; & ce nouveau titre ,
quoique le plus foible , pouvoit bien paroître
le plus fort .
Je demande pardon d'un détail auffi
minutieux ; mais il intéreffe peut - être M.
de F.
2º. Lettre en réponſe à une autre , qui
contenoit une difficulté contre un endroit
de la pluralité des Mondes. J'ai les deux
Lettres.
3. Eclairciffemens fur la premiere partie
de l'extrait que les Auteurs du Journal
Littéraire avoient donné des Elémens de la
géométrie de l'Infini. Ces Eclairciffemens
font dans le tome 16 de ce Journal.
On voit par ces deux écrits , & par un
troifieme dont je parlerai plus bas , que
M. de F. n'étoit pas auffi décidé qu'on l'a
44 MERCURE DE FRANCE.
dit , à ne répondre à aucune critique ; il
auroit eu tort de l'être. Il l'étoit néanmoins
à l'égard des critiques d'ouvrages
de pur agrément. Quoique dans ce dernier
cas , une réponſe puiffe être fort
agréable , utile même par les principes de
goût qu'on y aura répandus , elle eft ordinairement
fuperflue ou inutile à l'ouvrage
critiqué. S'il eft bon , la critique ne lui a
pas fait grand mal , ou ne lui a fait qu'un
mal paffager. S'il eft mauvais ou médiocre
, une réponse à une critique qui l'a
prouvé tel , ne lui fera aucun bien. D'ail
leurs , les critiques de cette efpece d'ouvrages
ne font fouvent que des plaifanteries
, des railleries , & l'on n'y pourroit
guere répondre que par d'autres. Mais celles-
ci , fuffent -elles meilleures , & couvriffent-
elles l'agreffeur du ridicule qu'il a
voulu donner , il y auroit encore plus à
perdre qu'à gagner pour le fage. ( 1 )
( 1 ) Voir la Lettre à M. L. M. D. S. A. à la tête
du Jugement de Pluton fur les Dialogues des Morts.
Ce Jugement eft une véritable critique de ces
Dialogues , & M. de F. ne le donna point fous
fon nom . La Lettre que je cite eft fignée D. H.
J'ignore fi les lettres initiales de l'adreffe , indiquent
un nom & un homme réels . S'il s'agiffoit
d'un Ouvrage très - poftérieur au Jugement de
Pluton ( il parut en 1684 ) , je ne balancerois pas
à croire que la lettre qui le précede eft adreffée
SEPTEMBRE. 1757. $
>
45
Quant aux critiques d'ouvrages
de
fcience , il eft fouvent utile & même né- >
ceffaire d'y répondre
, lorfqu'on
eft en
état de le bien faire ; & on le doit à la vérité
, furtout fi c'eft une vérité importante
, autant qu'à fa propre réputation . Si
M. de F. ne repliqua point au P. Baltus
on en devine aifément les raifons . Feu M.
du Marfais avoit repliqué pour M. de F ,
non feulement fans y être invité
lui
, par
mais encore malgré lui . Le P. le Tellier empêcha
que fon livre ne fût imprimé . M. de
F. m'a conté que lifant la Réponse du P.
Baltus ( c'eft le titre de l'ouvrage
) , trouvant
à chaque page qu'une replique feroit
très-aifée , & l'envie de la faire devenant
de moment en moment plus forte ,
il avoit fermé le livre de peur de fuccomber
à la tentation , & pris la réfolution
de n'en pas achever la lecture. Il m'a
affuré qu'il l'avoit tenue , & qu'il n'avoit
jamais lu l'ouvrage en entier . En cette
matiere , comme en quelques
autres , la
fuite eft fouvent pour les plus forts l'unique
moyen de vaincre . ( 1 )
à M. le Marquis de Saint- Aulaire , fi lié depuis
avec M. de F. mais je doute qu'il le fût déjà en
1684 , puifque M. de F. ne s'étoit pas encore fixé
à Paris.
(1 ) Voici ce que M. de F. écrivit là deffus lo
46 MERCURE DE FRANCE.
Il y a plus encore , M. de F. n'avoit aucun
empreſſement pour lire ce qu'on écri-
3 Août 1707 au célebre M. le Clerc , qui dans la
Bibliotheque choisie ( t . 13 , 1707 ) avoit pris la
défenſe de l'Hiftoire des Oracles contre la Réponse
du P: Baltus.
€ « Je ne répondrai point au Jéfuite de Stras-
» bourg , quoique je ne croye pas l'entrepriſe im-
» poffible ; mais l'Hiftoire de l'Académie des Scien-
» ces me donne trop d'occupation , & tourne
>> toutes mes études fur des matieres trop diffé-
-rentes de celles - là . Ce feroit plutôt à M. Van-
» Dale à répondre qu'à moi ; je ne fuis que fon
» interprete , & il eft mon garant. Enfin je n'ai
» point du tout l'humeur polémique , & toutes les
querelles me déplaifent . J'aime mieux que le
» Diable ait été Prophete , puifque le P. Jéfuite
» le veut , & qu'il croit cela plus orthodoxe. ر د<<
Je ne crois pas que cette Lettre ait été imprimée.
Je la tiens de M. Boullier , qui l'a tirée de la
Bibliotheque des Remontrans à Amſterdam. Il
croit qu'on y en conferve encore quelques autres
de la même main ; je les lui ai demandées.
a pour
L'article de la Bibliotheque choisie auquel a
rapport la Lettre de M. de F. à M. le Clerc ,
titre : Remarques fur le démêlé qui eft entre M. de
Fontenelle , Auteur de l'Histoire des Oracles , &
le P. Baltus , Jéſuite , Auteur de la Réponse à
cette Hiftoire , &c. le Journaliſte donne ces remarques
comme l'ouvrage d'un autre ; je les crois de
lui- même , & on le foupçonneroit à la maniere
feule dont il en parle en les annonçant. Dailleurs,
fes autres Ouvrages y font cités plufieurs fois . Enfin ,
la plupart de ces Remarques font très- bonnes & trèsjudicieuſes.
Cet Auteur , quel qu'il foit, dit dès le
SEPTEMBRE . 1757. 47
voit contre lui ; il ne le lifoit que lorfque
le hazard le faifoit tomber entre fes mains,
α
commencement de fon écrit , « qu'ily a pu avoir des
>>- oracles véritablement rendus par desDémons, ou
» par des Intelligences qui font au deffus de la na-
» ture humaine , quoiqu'il ne doute point que des
>> hommes n'aient fouvent été les auteurs des ré-
» ponfes qu'on attribuoit à ces Intelligences . » Il en
conclur que M. de F. & le Pere B. font allés, chacun »
de fon côté, un peu trop loin. Mais quand il vient
au détail , il eft prefque toujours pour M. de F ,
& le défend prefque furtout contre le Pere B.
De plus , il ne parle jamais du premier qu'avec
beaucoup d'eftime , & peut- être ne ménage-t'il
affez le fecond . Mais M. le Clerc étoit Protef
tant. D'ailleurs le Pere B. avoit auffi trop peu
ménagé M. de F, & l'Auteur des Remarques l'en
blâme en plus d'un endroit . Je n'en citerai qu'un.
pas
* «
« Notre Auteur , dit celui des Remarques , qui
Ds'adreffe perpétuellement à M. de F , comme s'il
Dle fermonoit , & qui lui parle avec beaucoup
» d'autorité , gliffe en divers endroits des fuppofitions
, comme fi c'étoient des vérités claires
>>& fe met à le cenfurer avec gravité , comme fi
» le ton dont on dit les chofes , fervoit à les rendre
démonftratives . Je crois que M. de F. s'en
plaindra , au moins à fes amis , s'il ne le fait
» publiquement. Cet habile homme , &c . »
Cette louange d'habile hømme revient plus d'une
fois. Mais en voici une qui caractériſe encore plus
précisément M. de F. Le Pere B. ayant avancé qu'il
ne voyoit pas ce que l'Auteur de l'Hiftoire des Oracles
pourroit répondre à &c . celui des Remarques ,
dit : Je m'imagine qu'un homme d'un efprit auffi
v pénétrant & auffi éclairé que lui , ne manquera
a
110.
48 MERCURE DE FRANCE.
& ce hazard étoit affez rare . Traité avec
beaucoup d'égards dans les fociétés qu'il
» pas de replique , s'il veut fe donner la peine d'en
» chercher. Mais je répondrai pour lui , en atten :
» tendant , que , &c. »
Dans les nouvelles de la République des Lettres,
Mai 1687 , article premier , on trouve une Lettre
de M. Van- Dale à un de fes amis au fujet de
'Hiftoire des Oracles. En voici le début :"
« J'ai lu avec bien du plaifir l'Hiftoire des Ora-h
» cles faite par unAuteur François, où je fuis copié :
» fidélement. J'approuve la liberté qu'il s'eft don
» née de tourner ce que j'avois avancé dans mes
» deux Differtations fur ce fujet , au génie de fai
» Nation.
>> Celui de nos peuples eft un peu différent : ils
» fe défient furieufement du tour de l'efprit & dès
» graces du langage , & ne fe fatiguent point , en
» matiere de faits conteftés , du nombre des preu-
» ves , pourvu qu'elles foient folides & finceres.<
» Je fuis fort fatisfait que l'ingénieux Auteur des
» Dialogues des Morts ait jugé les miennes de cette
» nature , & qu'il ait eu la bonté de les appuyer
» de beaucoup des fiennes , qui font convain-
>> cantes & judicieuſes. Il eft vrai qu'il change
» & renverſe terriblement toute l'économie de
» mon Ouvrage , dont il témoigne dans la préface
avoir eu d'abord le deffein de fe rendre feule
» ment le Traducteur . »
Deftruit , adificat , mutat quadrata rotundis.
» Mais loin de le trouver mauvais , je le loue
» d'avoir facilité la connoiffance de cette impor-
» tante queſtion aux honnêtes gens de l'un & de
fréquentoit 2
SEPTEMBRE . 1757. 49
fréquentoit , égards qu'il s'attiroit autant
par ceux qu'il avoit lui -même , que par fa
>> l'autre fexe de fon pays , & j'avoue qu'il a eu
» raifon de les décharger de la peine de lire quan-
» tité de citations ennuyeuſes. Mais ce fçavant &
» galant homme me pardonnera fi je dis qu'il a
» oublié des chofes importantes , & qui pouvoient
» être plus décifives & moins ennuyeufes que
» d'autres , dont il a fait emploi dans fon Ouvra-
» ge. C'eft peut - être un malheur pour la cauſe
» qu'il foutient avec moi , qu'il ne foit pas dans
» un pays de liberté car je ne puis imputer à
>> une autre raiſon le filence qu'il a gardé , où les
» déguifemens qui femblent l'avoir commandé
» faits de conféquence. »>
M. Van-Dale explique enfuite en quoi confiftent
ce filence & ces déguisemens . « M. de F , dit-
» il , paffe l'éponge fur ce que j'avois écrit des
livres Sybillins.... Il n'a point voulu toucher
» à la vifite que Saül , troublé d'eſprit , rendit
» la prétendue Magicienne d'Endor . Ces deux
» faits de fi grand éclat où la fourberie une fois
» bien prouvée , porte un fi grand coup à toutes
» les autres que nous combattons , méritoient- ils
» d'être enfèvelis dans un fi profond filence par
» notre Auteur ? >>
M. Van-Dale examine de nouveau ces deux
faits , principalement le dernier.
Il dit plus bas : « Je fuis bien loin de mon
>> compte , fi notre Auteur a parlé fincérement
» lorsqu'il a dit dans fa Préface: Je déclare que fous
» le nom d'Oracles , je ne prétens point comprendre
» la magie , dont il eft indubitable que le Démon
» fe mêle. . . . En vérité cet habile homme a trop
» de lumieres pour ne pas voir que l'un n'eft pas
C
go MERCURE DE FRANCE.
grande réputation & la confidération dont
il jouiffoit , on n'alloit guere lui dire ,
» mieux fondé que l'autre. » C'eft- à- dire , la
magie que les Oracles.
Il cite enfuite plufieurs paffages des Anciens ,
par lefquels on voit qu'ils regardoient la magie
comme une fourberie. Il cite entr'autres Ciceron
& Pline.
« Après cela , continue M. Van-Dale , com-
» ment notre Auteur qui les avoit lus fans doute ,
» a-t'il écrit fi hardiment que les habiles Payens
» regardoient la magie d'un autre ceil que les
>> Oracles » ;
M. Van-Dale ne comprend pas que M. de F,
ait voulu prouver par l'autorité des Poëtes , furtout
de Lucain , que la magie s'exerçoit par
l'intervention du Diable . « Où en fera- t'on , dit-
>> il , fi l'on croit de bonne foi Virgile , lorfqu'il
» dit ( Eglogue 8 ) que les vers ou les charmes font
» defcendre la Lune des Cieux ? &c, »
Enfin M. Van-Dale dit nettement que fi on
laiffe la magie aux Démons , on ne peut pas leur
ôter les Oracles.
Mais fi le témoignage des Poëtes & des beaux
efprits n'eft d'aucun poids , lorfqu'ils paroiffent
croire aux Magiciens , aux Devins , & c. il n'en
eft pas de même , felon M. Van- Dale , lorfqu'ils
s'en moquent & de ceux qui y croient , furtout
s'ils le font publiquement , & avec la permiffion
du Magiftrat ; car il réfulte de- là non feulement
que l'opinion immolée à la rifée publique , n'eſt
qu'une fottife populaire ; mais encore que ceux
qui ont l'autorité en main , ont penſé qu'il étoit
utile d'en défabufer le peuple , quoiqu'il ne le fût
peut-être pas de lui ôter tous fes préjugés,
SEPTEMBRE. 1757 .
sr
quoiqu'on l'eût pu fans lui faire beaucoup
de peine , qu'il couroit une Epigramme
contre lui ; qu'il étoit malignement attaqué
dans une brochure , &c . & de fon côté
il ne faifoit guere de queftions relatives à
lui-même & à fes écrits. Il n'avoit point
cette curiofité , fi vive dans la plupart des
Auteurs , de fçavoir le mal qu'on dit de
M. Van-Dale cite donc avec complaifance le
Livre intitulé , le Comte de Gabalis & la Comédie
de la Devinereffe. « Je ne compte pas pour rien ,
» dit-il , ce qui a été joué publiquement , à Paris
» même , dans cette Comédie ; car j'y trouve une
» partie des fecrets de ces fourbes , affez agréa
» blement découverts. »
On fçait que le fçavant Pere Thomaffin ( & M.
de F. n'a pas manqué de le citer ) avoit déclaré en
termes formels dans la Méthode d'étudier & d'enfeigner
chrétiennement les Poetes : « Que les Ora-
» cles n'étoient que des impoftures où les hom-
» mes fe trompoient les uns les autres par des
» paroles obfcures & à double fens. »
Le Journal des Sçavans donna en 1707 un extrait
fort étendu du Livre du Pere Baltus. « On a laiffé
» jouir M. de F. pendant 20 ans, dit le Journaliſte ,
», de toute la gloire qu'il pouvoit recueillir d'un
>> Ouvrage où il occupoit agréablement le Pu-
» blic , fans prétendre le moins du monde inté
» reffer le Chriftianifme. Quel Ecrivain , après
» une fi longue poffeffion , ne croiroit fon fenti
» ment à couvert de la cenfure ? Voici pourtant
» un Adverfaire qui vient d'entrer en lice contre
» M. de F , au fujet des Oracles. Il traite l'affaire
» fur un ton fort férieux , &c . »
Cij
52 MERCURE DE FRANCE.
leurs Ouvrages ( car ils fçavent bien qu'on
en dit toujours ) , de le fçavoir exactement
& dans le plus grand détail , & furtout de
connoître ceux qui le difent. Auffi ignoroit-
il jufqu'à l'exiftence de plufieurs de
ces Epigrammes & de ces brochures ; & il
l'a quelquefois dit , mais fimplement & fans
malice, à leurs Auteurs mêmes, qui perfuadés
qu'il ne pouvoit ignorerqu'ils avoient
écrit contre lui , venoient lui en marquer
leur repentir vrai ou faux. J'en connois
un entr'autres qui fut très - fâché d'avoir été
apprendre à M. de F. ce qu'il n'auroit jamais
fçu fans lui , & bien plus piqué encore
qu'il ne le fçût pas.
4°. Deux lettres fur le Tutoiement parmi
celles de M. Vernet fur le même fujet.
en 1752. Ce recueil eft très connu , &
mérite de l'être . Il s'agiffoit de fçavoir
fi dans les traductions Françoifes de la bible
, il faut conferver le tutoiement de l'original
. M. de F. eſt pour l'affirmative , &
ainfi de l'avis de M. Vernet qui l'avoit confulté
( 1 ) . Comme les lettres de M. Vernet ,
imprimées à la Haye , ne font pas entre
les mains de tout le monde , je citerai un
morceau d'une de celles de M. de F.
(1 ) Bayle penfoit autrement. Voyez parmi fes
Lettres la 80 & la fuivante,
SEPTEMBRE . 1757. 53
و د
و ر
"Notre Vous étant undéfaut des Lan-
>> gues modernes , il ne faut point cho-
" quer la nature en général , & l'efprit de
l'ouvrage en particulier , pour fuivre ce
» défaut. Je crois que ces remarques au-
» roient lieu à l'égard de tout livre facré
» d'une Religion quelconque , comme l'Al-
» coran , les livres Religieux des Guebres ,
» &c. Comme la nature de ces livres , eft
» de devoir être refpectés , il fera toujours
bon de leur faire garder le caractere
original , & de ne leur jamais donner
des tours d'expreffion populaire. L'exemple
de nos traducteurs qui ont affecté
» le beau langage , ne doit pas plus être
fuivi que celui du Prédicateur du Specta-
» teur Anglois , qui difoit , que , s'il ne
craignoit pas de manquer à la politeffe, &
» aux égards qu'il devoit avoir pour fes
» Auditeurs , il prendroit la liberté de
» leur dire que leurs déportemens les méneroient
tout droit en enfer.
ور
ور
"
و د
و د
s
"
"3 "
M. de Montesquieu , confulté auffi par
M. Vernet , avoit répondu comme M. de
F , & s'étoit déclaré pour le Tutoiement.
Cet avis fut attaqué par des Proteftans même
, quoiqu'ils duffent plutôt en être que
des Catholiques , entr'autres par l'Auteur
de l'écrit intitulé , Remarques fur une dif
fertation qui traite de l'ufage du toi & du
C iij
54 MERCURE DE FRANCE.
vous dans une verfion de la bible . Cet écrit
très bien fait , eft daré de Geneve , premier
Juin 1752 , & fe trouve dans la Bibliotheque
impartiale ( 1 ) , même année , tome
fix , troifieme partie , page 307. L'Auteur
des Remarques n'avoit garde de ne pas
répondre à deux fuffrages d'auffi grand
poids que ceux de MM. de M. & de F. Le
premier ne l'embarraffe guere. L'Auteur des
Lettres Perfannes , dit-il , avec son goût
oriental , ne pouvoit manquer d'être pour le
toi.
M. de F. l'embarraffe davantage , & il
ne l'expédie pas ainfi en un mot. Je rapporterai
néanmoins le paffage en entier ,
quoi qu'un peu long , parce que M. de F.
y eft affez bien caractériſé ; j'ajoute , parce
qu'il y eft juſtement critiqué. J'ai déja
donné plus d'une preuve de fincérité fur
fon compte. Voici donc le paffage.
"
« Le fuffrage de M. de F. n'eft pas fi aifé
à expliquer. S'il avoit
paru s'échauffer
pour les anciens " on pourroit
croire
qu'il regarde
leur toi comme
quelque
chofe de facré qu'il falloit conferver
,
(1 ) C'est le titre d'un Journal imprimé en Hol-
Lande , & ainfi peu répandu en France. M. Formey
, Secretaire de l'Académie de Pruffe , étoit
d'abord feul à le faire . Il y travaille encore aujour
d'hui , mais il aplufi curs affociés,
;
SEPTEMBRE . 1757. 55
23
furtout dans nos verfions de la bible :
» mais dans la fameufe difpute des An-
» ciens & des Modernes , il ne parut point
» un admirateur outré de tout ce qui nous
» vient de l'antiquité. Je crois donc que fa
réponſe a été dictée par la politeffe ; elle
n'eft pas même fi décifive qu'on voudroit
» nous le perfuader. Celui qui l'avoit
» confulté , l'avoit averti , en lui propo-
» fant la queftion , que nous voulions gar-
» der le Tutoiement , foit quand Dieu parle
» à l'homme, foit quand l'homme s'adreſſe
» à Dieu. Qu'a donc fait M. de F ? Il a ex-
» cufé le vous des Catholiques , & approuvé
également notre Toi ; mais il
conclut que le mieux , feroit de s'en te-
» nir uniformément , ou à l'un ou à l'au-
»tre. On en a inféré que pour des gens
» réfolus à retenir le Tutoiement dans une
partie de la verfion , comme en parlant
, à Dieu , on doit le retenir partout , pour
» éviter la bigarrure .
D
"
"
» Il paroît dans cette réponſe de M. de
» F. qu'il a analiſé la queſtion en vrai Phi
» lofophe ; mais on n'y trouve pas tout-à-
» fait le bon critique. En voici un exemple.
Dans une traduction de l'Ecriture
» Sainte , dit-il , Dien ne dira jamais nous
» au lieu de je : il est trop effentiellement un
»feul ; c'est là ſa ſuprême élévation. Com-
23
Civ
56 MERCURE DE FRANCE.
" ment M. de F. veut- il donc qu'on tra-
» duife , faisons l'homme à notre image ? Et à
» l'occafion de la tour de Babel ; defcendons
» & confondons leur langage ( 1 ) . Mais s'il
ne s'eft pas bien fouvenu de fa Geneſe , en
écrivant fa réponſe , il paroît , comme je
l'ai déja remarqué , qu'il n'a pas oublié
»fa politeffe ordinaire.
»
»
30
و د
» Un homme d'efprit me difoit à l'occafion
de cette lettre , qu'on devoit faire
peu de fonds fur ces fuffrages mendiés ;
" que quand il lui importeroit d'en avoir
» des pays étrangers , il fe faifoit fort d'en
» être toujours bien pouryu ; que tout dépend
de la maniere de propofer le fenti-
» ment qu'on veut faire approuver . Dès
qu'on paroît s'y intéreffer beaucoup , le
fçavant que vous confultez , pour peu
» qu'il fçache vivre , fe gardera bien de
» vous contredire .
و ر
ود
ور
"
»
» Il s'agiroit donc de fçavoir fi on a confulté
M. de F. avec beaucoup de fang
» froid , ou fi on lui aura paru s'affection-
» ner beaucoup pour le Toi . C'eft fur quoi
» nous n'avons que des conjectures. Mais
» à en juger par les écrits que nous avons
» vus , l'Auteur s'étoit fort échauffé fur
» fon fujet. »
- ( 1 ) Gen. I , 26. XI , 7.
SEPTEMBRE. 1757. 57
5. Traductions en profe de plufieurs Cantates
& airs Italiens . Elles furent faites
pour le concert Italien qui fe tenoit en
1724 , chez M. Crozat , le cadet , & qui
fe tint depuis dans une falle du château des
Thuilleries. J'étois le bel efprit de ce concert,
difoit quelquefois , M. de F. Comme il
ne fut tiré que peu d'exemplaires du livre
qui contenoit ces traductions avec l'Italien
a côté; qu'il ne fut donné qu'aux afſociés ,
& qu'ainfi il eſt aujourd'hui très - rare , j'en
mettrai ici l'avertiffement qui eft trèscourt.
و د
« Ces Ariettes Italiennes ayant été déta-
" chées d'un grand nombre de différens
» opera , il faut fuppofer qu'elles avoient
" aux fujets & aux fituations des pieces ,
» un rapport qu'on ne découvre plus dans
» la plupart qu'affez imparfaitement.
"
" On n'a traduit ces paroles que pour
" faire mieux goûter les airs qui les expriment
, fouvent attachés aux mots ; &
» par cette raifon , on a rendu la tradue-
» tion la plus littérale qu'il fût poffible ,
quoiqu'elle puiffe en cet état n'être pas
>> affez avantageufe aux Poëtes.
"
Mais on fçait que le génie des deux
» langues , l'Italienne & la Françoiſe ,
» eft très différent , & que furtout en
matiere d'amour & de galanterie , dont
·
C v
58 MERCURE DE FRANCE.
il est principalement queſtion ici , leur
ftyle ne reffemble prefque point. »
"
En voici bien la preuve dans l'Ariette
fuivante :
Col raggio placido della speranza
Lamia cofianza
Lufinghi in me :
Cofi queft'anima di più non chiede ,
Che la fua fede ,
La fua mercè.
Tu flantes ma conftance de quelque doux
rayon d'espoir. Je ne demande rien de plus
pour récompenfe que ma fidelité même .
Ce n'est pas feulement en matiere d'amour
& de galanterie , que le génie des
deux langues ou plutôt des deux Nations
, eft différent ; c'eft en toute matiere.
Voici , par exemple , ce que dit
un Pere , qui après avoir perdu un fils
qui lui étoit très cher , avoit encore
éprouvé les plus cruels malheurs.
-
Vieni , o morte ; il fine è giunto
Del mortal mio grave efiglio ;
Non tardar , ch'è tempo omai.
Se nonfirfe , cifù in quel punto
Che uccidefti il caro figlio ;
Che d'aller non viſſi mai.
SEPTEMBRE. 1757. 59
Viens , ô mort , viens finir pour moi le
trifte exil de cette vie mortelle , ne differe pas ,
il est temps. Si ce n'eft que ce temps arriva
lorfque tu m'enlevas mon cherfils , je n'ai pas
vécu depuis ce moment.
Voici d'autres paroles qui feroient affez
françoifes , fi nous aimions autant les
comparaifons dans nos opera , que les Italiens
les aiment dans les leurs
, parce
qu'elles donnent lieu au muficien de peindre
& de briller.
Bramofo cacciatore
Seguendo và
La preda fugitiva ș
Alfin l'arriva ,
E ottien quel che bramò :
Ma quando fiegue un core
Crudel beltà ,
Ha innanzi ognor l'aspetto
Del caro oggetto ,
Ed ottener non può.
Un Chaffeur ardent pourfuit fa proie fugitive
; enfin il la joint , & obtient ce qu'il a
defiré mais quand on pourſuit une beauté
cruelle , on a à toute heure devant les yeux le
bien que
l'on defire avec ardeur , & on ne
Peut l'obtenir
.
Les Italiens préferent les images fortes
C vj
60 MERCURE DE FRANCE.
& terribles à celles qui font douces & gracieuſes.
C'est qu'ils aiment ce qu'ils appellent
Strepitofa mufica , une mufique
bruyante. Voici un morceau du premier
genre.
Le profonde vie dell' onde
Dammi , o ciel ! di rifolcar
El mio nome, e l'ardimento ,
Di Spavento
Empia ancora i liti , e'l mar ;
E farò ch' il fangue scorra ,
Frà quel liquido elemento ,
I miei torti à vendicar.
O ciel ! accorde moi de fillonner encore le
vafte fein des ondes. Que mon nom & mon
audace rempliffent encore d'épouvanto les rivages
& les mers ; & je vangerai mes injures
en faifant couler lefang fur ce liquide élement.
Au refte , le choix de ces airs ayant été
fait fur la beauté de la mufique , & non
fur celle des paroles , il ne feroit pas julte
d'en tirer une conféquence générale contre
les paroles des airs Italiens , furtout
contre celles des fcenes , & des poëmes
pris en leur entier , furtout encore contre
les poemes d'Apoftolo-zeno , & de l'Abbé
Metaftafio , les uns & les autres très- eſtimés
, principalement les derniersplus conSEPTEMBRE
. 1757 .
61
par la
nus ici que les premiers , du moins
belle traduction de M. Richelet. ( 1 ) Cependant
, en Italie comme en France , le Poëte
qui doit toujours tant de complaifance au
Muficien , lui doit des facrifices dans les
paroles des airs proprement dits , des grands
airs, & qu'ainfi ( pour le remarquer en paffant
) , nous appellons très- improprement
Ariettes . Il faut que ces paroles ne foient que
des mots bien lyriques ; & moins le fens
en fera fort de penfée & même de fentiment,
plus la mufique pourra en être forte ,
par une harmonie plus travaillée , une
mélodie plus variée , & une mefure plus
exacte dans l'exécution . Avec des mots qui
ne difent rien , la mufique vocale a toute
la liberté de l'inftrumentale.
M. de F. n'étoit point parvenu à goûter
la mufique Italienne autant que la Françoife
; mais il étoit affez porté à croire
qu'il avoit tort , & que la feule premiere
habitude lui faifoit prendre plus de plaifir
à la mufique Françoife qu'à l'Italienne . Il
( 1 ) Les Journaliſtes de Trévoux ont donné
Pextrait de quelques- uns des plus beaux Opera de
Metaftafio , non fur la traduction Françoife , mais.
fur l'original Italien . Ils ont même traduit en vers
les morceaux qu'ils ont cités. Voyez le premier
volume du Journal de Janvier , & ceux de Fevrier
& de Mars 175Z+
62 MERCURE DE FRANCE.
featoit d'une façon & jugeoit de l'autre :
peu de gens en ont la force. Il faut néan-.
moins l'avoir pour être Philofophe ; le
fentiment eft quelquefois auffi trompeur
que les fens.
La difpute fur les deux Mufiques avoir
commencé avec le fiecle , par un petit ouvrage
que l'Abbé Raguenet avoit compofé.
à fon retour d'Italie , & qu'il avoit intitulé
; Parallele des François & des Italiens an
fujet de la mufique & des opera M. de F.
en avoit été le Cenfeur ; & fon nom ne fûtil
pas au bas de l'approbation , on auroit
pu le reconnoître , ou du moins le foupçonner
, à la maniere dont elle eſt tournée.
Je crois , dit- il , que ce parallele fera
bien reçu du public , pourvu qu'il foit capable.
d'équité.
M. de Freneufe ( 1 ) écrivit contre l'ouvrage
, l'Auteur , l'Approbateur , & enfuite
contre M. Andry , qui d'abord favorable
au défenfeur de la mufique Françoife
dans le Journal des Sçavans , ceffa de
l'être lorfque l'Abbé Raguenet eut repondu,
& que M. de Frenenfe eut repliqué. Je ne
connois guere d'écrits plus vifs , plus
amers , & plus malins , que ceux que M.
(1 ) Jean- Laurent le Cerf de la Vieville-de Fre
neufe , Garde des Sceaux du Parlement de Noxmandie.
SEPTEMBRE. 1757. 63
de Frenenfe publia à cette occafion. Il n'étoit
pourtant qu'Amateur , & non Artiſte ;
mais il étoit amateur juſqu'à la paffion.
Extrême en tout , il aima l'étude avec la
même ardeur , & s'y livra avec le même
excès ; delà fa mort dans la fleur de fon
âge ( 1 ) . M. de F. qui l'avoit va à Rouen , &
depuis à Paris , m'a dit que fi quelqu'un ,
par une vivacité & une fenfibilité extrêmes,
avoit jamais mérité le nom de fou , de
fou complet , de fou par la tête & par le
coeur , c'étoit ce M. de Freneufe. Mais
comme la folie n'exclut que la raifon &
non l'efprit qu'elle fuppoferoit plutôt , M.
de Freneufe en avoit beaucoup , & même
tant , pour me fervir du mot de Sorbiere ,
qu'il n'avoit pas le fens commun. ( 2)
Sa comparaifon de la musique Italienne &
Françoife ( c'eſt le titre de fon Livre contre
celui de l'Abbé Raguenet ) iuftifie parfaite
ment le portrait que M. de F. m'a fait de
l'Auteur.
Cependant ce Livre eft curieux par un
grand nombre d'anecdores fur l'Opera
François , Acteurs & Actrices , Poëtes &
Muficiens , & c. On l'a réimprimé en Hollande
à la fuire de l'Ouvrage intitulé ,
( 1 ) Né en 1674 , il mourut en 1707 ,
33 ans.
(2) Sarberiana , page 97.
âgé de
64 MERCURE DE FRANCE .
Hiftoire de la Musique & de fes effets , en
2 vol. in- 12. Il commence à la moitié du
premier volume , & forme encore tout le
fecond. (1)
Je me fouviens qu'après la Lettre de M.
Rouffeau de Geneve fur la Mufique , dans le
fort de la difpute qu'elle renouvella , &
lorfqu'on préparoit l'Opera de Roland ,
rappellant à M. de F. l'approbation qu'il
avoit donnée au Parallele , & c. je lui
dis que cet Opera pourroit bien n'avoir pas
aujourd'hui autant de fuccès qu'il en avoit
eu autrefois , parce que les partiſans de la
muſique Italienne & des Bouffons , avoient
prédit qu'il tomberoit ; qu'ils mettoient
tout en oeuvre pour l'accompliffement de
leur prédiction ; qu'ils étoient en trèsgrand
nombre , peu adroits à la vérité, mais
très- ardens , en un mot de vrais Freneuſes ;
qu'enfin il y avoit parmi eux des gens de
beaucoup de réputation & de mérite , &
très-fupérieurs aux Raguenets ; qu'au refte
cet Abbé avoit eu aufli fon coin de folie ,
( 1 ) On trouvera de grands détails fur M. de
Freneuſe , & fur fa diſpute avec l'Abbé Raguenet
& M. Andry , dans une Lettre d'un Religieux Bémédictin
de la Congrégation de S. Maur , imprimée
dans le Mercure d'Avril 1726. Ce Bénédictin eſt
Dom Lecerf, frere de M. de Freneuse , & Auteur
de la Bibliotheque des Ecrivains de la Congréga
sion,
SEPTEMBRE. 1757. 69
ود
puifqu'il finit par fe couper la gorge, & c . ( 1 )
Eh bien , me dit M. de F , quand j'eus
tout dit , ( car il laiffoit volontiers tout dire,
& à moi- même. ) « J'applique mon approbation
du Paralelle à l'Opera de Ro-
» land. Il est très- beau , & je prédis à mon
» tour qu'il réuffira , pourvu que le public
»foit capable d'équité. » Il réuffit en effet ;
mais , foit habitude , foit équité dans le
public , l'une & l'autre furent bien fecondées
, à ce que j'ai entendu dire , par l'excellent
Acteur ( M. de Chaffé ) qui joua le
rôle de Roland.
ود
Du premier Juin.
J'en étois là , lorfque j'ai reçu l'autre
petit livre que j'avois demandé au Public
avec celui des Doutes fur les caufes occafionnelles
, je veux dire , le retour des pieces
choifies , &c. ( 2) J'y ai trouvé ce qui me
le faifoit defirer , de bonnes réflexions d'un
zélé Malebranchifte fur le livre des Doutes ,
&c. une réponse de M. de F. à ces Réflexions
, adreffée en forme de lettre à
leur Auteur , & enfin une replique de celui-
ci. Ces trois pieces font curieuſes , &
(1 ) On fçait qu'il fe la coupa avec fon rafoir.
Il étoit dans l'ufage de fe rafer lui- même .
(2) Premier volume du Mercure d'Avril , p . 65,
ligne derniere.
66 MERCURE DE FRANCE.
on les joindra au livre des Doutes , & c.
dans le fupplément des OEuvres de M. de F.
Le Malébranchifte fon adverfaire , le traite,
fans le connoître , avec toutes fortes d'égards
.
J'ai obligation du retour des pieces choifies
, &c. à M. Thierriat , dont je n'étois
point connu , non plus que de M. l'Abbé
Polonceau Recteur de l'Univerfité de
Rheims. M. T. enfeigne les humanités à
S. Florentin en Bourgogne ; & par la lettre
qu'il a bien voulu m'écrire en m'envoyant
le livre , il me paroît très- capable de les
bien enfeigner.
Jufqu'à préfent je ne connois pas d'autres
petits écrits imprimés de M. de F ,
qu'on puiffe réimprimer par fupplément
aux huit volumes de fes (Euvres. Dans le
Mercure prochain je parlerai des manuf
crits mais j'annonce d'avance que ce ne
font guere que des fragmens plus ou moins
confi lerables , des Ouvrages imparfaits , &
que prefque aucun n'eft entier , foit que
M. de F. ne les ait pas achevés , foit qu'il
en eût perdu quelques feuillets ; car c'eſt
quelquefois le commencement qui manque.
Je prie ceux qui pourroient en avoir
quelques uns , en tout ou en partie , de
vouloir bien me les remettre . Il m'a dit
plus d'une fois qu'il en avoit prêtés qu'on
SEPTEMBRE . 1757. 67
pas
ne lui avoit point rendus , & qu'il n'avoit
même redemandés . Auffi fenfible qu'un
autre , malgré toute fa philofophie , aufort
de fes Ouvrages imprimés , il étoit aſſez
indifférent à celui de fes manufcrits , du
moins lorfqu'ils étoient eux- mêmes indifférens
, & qu'ils ne traitoient pas de certaines
matieres délicates. Il m'a conté
qu'en ayant lu un de ce dernier genre à
feu M. le Régent , le Prince le lui demanda
pour le lire lui - même à tête reposée.
M. de F. refufa ; le Prince infifta , & promit
un fecret inviolable & une prompte
reftitution. M. de F. ne fe laiffant point
gagner , je vous le jure , dit Son Alteſſe
Royale. M. de F. fe taifoit , mais fon filence
étoit un refus .... Je vous le jure ,
foi de Prince.... Silence encore... Foi de
Gentilhomme. M. de F. céda , mais depuis
il redemanda en vain fon manufcrit. Il n'y
penfoit plus , lorfque long - temps après
étant allé faire fa cour à S. A. R , qu'il ne
trouva pas feule , elle le fit paffer dans
fon cabinet . M. de F. apperçut fon manuf
crit fur un bureau , le mit dans fa poche
& n'en dit rien au Prince . Il n'en fut plus
parlé.
La fuite pour un autre Mercure,
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Résumé : SUITE sur M. de Fontenelle, par M. l'Abbé Trublet.
L'abbé Trublet évoque les œuvres de Bernard le Bouyer de Fontenelle et divers concours académiques. En 1675 et 1677, Fontenelle participa à des concours de l'Académie française sans succès, battu par M. de la Monnoye. Voltaire, à 20 ans, perdit également un concours en 1714. L'abbé du Jarry, malgré une réputation de mauvais poète, remporta plusieurs prix. Les prédicateurs obtenaient souvent des prix de poésie plutôt que d'éloquence. En 1687, l'Académie française proposa un sujet sur l'éducation des jeunes filles, remporté par Mlle Deshoulières. Fontenelle, élu à l'Académie en 1691, évita les polémiques littéraires et exprima son désintérêt pour les querelles. Cependant, il fut impliqué dans une controverse littéraire avec l'auteur des 'Remarques'. Dans les 'Nouvelles de la République des Lettres', M. Van Dale commenta l''Histoire des Oracles' de Fontenelle, notant des omissions et des interprétations erronées. Van Dale critiqua Fontenelle pour avoir ignoré des preuves contre la magie et les oracles. En 1757, un texte aborda les attitudes de Fontenelle face aux critiques littéraires. Il ignorait souvent les critiques et appréciait des œuvres révélant des impostures. En 1752, une controverse sur le tutoiement dans les traductions françaises de la Bible opposa Fontenelle à d'autres intellectuels. Fontenelle défendait le maintien du tutoiement pour respecter l'original, une position contestée par des protestants. Le texte traite également d'une controverse linguistique sur l'usage du tutoiement et du vouvoiement dans les traductions de l'Écriture Sainte. Fontenelle proposa d'unifier l'usage pour éviter la confusion. Il mentionne aussi des traductions de cantates et d'airs italiens pour un concert en 1724 chez M. Crozat. Une autre partie du texte discute de la controverse entre la musique italienne et française au XVIIIe siècle. Fontenelle, bien qu'il préférait la musique française, reconnaissait la valeur de la musique italienne. La dispute débuta avec un ouvrage de l'Abbé Raguenet, critiqué par M. de Freneuil. Le texte évoque également le succès prédit de l'opéra 'Roland' et l'approbation de l'œuvre 'Parallèle à l'Opéra de Roland'.
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6094
p. *231-231
SUPPLÉMENT AUX NOUVELLES LITTÉRAIRES.
Début :
Jean-Thomas Hérissant, Libraire, rue S. Jacques, à Saint Paul & [...]
Mots clefs :
Nouvelle parution, Ouvrage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : SUPPLÉMENT AUX NOUVELLES LITTÉRAIRES.
SUPPLEMENT
AUX NOUVELLES LITTÉRAIres .
EAN - THOMAS Hériſſant , Libraire , rue
S. Jacques , à Saint Paul & à Saint Hilaire,
vient de mettre fous- preffe l'Abrégé chronologique
de l'Hiftoire d'Espagne & de Portugal
, ouvrage fort avancé par M. le Préfident
Hénault , & continué par M. Macquer
, à qui M. le Préfident Hénault a
remis fon manufcrit.
AUX NOUVELLES LITTÉRAIres .
EAN - THOMAS Hériſſant , Libraire , rue
S. Jacques , à Saint Paul & à Saint Hilaire,
vient de mettre fous- preffe l'Abrégé chronologique
de l'Hiftoire d'Espagne & de Portugal
, ouvrage fort avancé par M. le Préfident
Hénault , & continué par M. Macquer
, à qui M. le Préfident Hénault a
remis fon manufcrit.
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6095
p. 236-238
AVIS. LETTRE de M. Giraud, Médecin, à l'Auteur du Mercure.
Début :
Monsieur, l'attention que vous avez d'insérer dans votre Mercure tout ce [...]
Mots clefs :
Remède, Rhumatismes, Sciatique, Paralysie, Tumeurs, Guérison, Médecin, Malades
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVIS. LETTRE de M. Giraud, Médecin, à l'Auteur du Mercure.
AVIS.
LETTRE de M. Giraud, Médecin, à l'Auteur
du Mercure.
MONSIEUR , l'attention que vous avez d'inférer
dans votre Mercure tout ce qui peut concourir
à l'avantage & à la fatisfaction du public , me
fait efpérer que vous voudrez bien lui annoncer
un remede nouveau , dont les bons effets ont été
conftatés par un grand nombre de cures furprenantes.
C'eft un topique éprouvé avec le plus
grand fuccès, pour les rhumatifmes fimples & goutteux
; pour la fciatique , la paralyfie commençante
; pour toutes les maladies de nerf, pour les fraî
SEPTEMBRE. 1757. 237
cheurs des parties , contre les enchilofes , exoftofes
commençantes , & généralement contre toutes
les tumeurs froides. Il ne garantit pas de la carie.
Ce remede agit principalement par les urines ,
fouvent par un fuintement confidérable qui évacue
l'humeur , & quelquefois par les felles.
Comme on doit être en garde contre les nouveautés
en fait de médecine , j'ai voulu par moimême
reconnoître les effets du remede, & j'ai fuivi
quelques maladies dont la guériſon radicale a levé
tous mes doutes . Vous me permettrez d'en citer
une que je croyois au deffus de toutes les reffources
de l'art .
La nommée le Roi , âgée d'environ 60 ans , de
meurant rue Dauphine , chez un Ceinturonnier ,
étoit travaillée depuis plus de trois mois d'un
rhumatifme goutteux qui lui faifoit fouffrir les
plus cuifantes douleurs. Elle avoit été traitée inutilement
par plufieurs Médecins & Chirurgiens ,
qui défefpéroient de fa guérifon ; je la trouvai au
lit dans un état pitoyable , & avec des douleurs fi
vives , qu'elle ne pouvoit fe remuer , ni fouffrir
qu'on la touchât ; le bras gauche perclu & entiérement
defféché , & au genouil du même côté ,
une enchilofe énorme ; enfin elle étoit à l'extrêmité
: un mois de l'ufage du remede l'a rétablie
entiérement. Je vous en citerois un grand nombres
d'autres , fi les bornes de votre Recueil me
permettoient de donner plus d'étendue à cette
Lettre. Soyez perfuadé , Monfieur , que c'eſt l'intérêt
feul de la vérité & celui du public , qui m'ont
déterminé à vous écrire. Ceux qui me connoiffent
n'en douteront point , & les malades qui auront
éprouvé par l'uſage l'efficacité du topique , nous
fçauront gré à l'un & à l'autre de l'avoir indiqué.
Le Privilege qui vient d'être délivré par M, le
238 MERCURE DE FRANCE.
premier Médecin du Roi , & par MM . de la Com
miffion royale de Médecine , prouve encore plus
que tout ce que je pourrois , dire qu'on ne fçauroit
avoir trop de confiance en ce remede.
Le fieur Berthelot , qui le diftribue , demeure
chez M. Thomas , Maître Perruquier , rue du
Temple au coin de la rue Meſlé ; & avertit qu'il
ne retirera point de lettres qu'elles n'aient été affranchies.
J'ai l'honneur d'être , &c.
Paris , ce 12 Août 1757.
LETTRE de M. Giraud, Médecin, à l'Auteur
du Mercure.
MONSIEUR , l'attention que vous avez d'inférer
dans votre Mercure tout ce qui peut concourir
à l'avantage & à la fatisfaction du public , me
fait efpérer que vous voudrez bien lui annoncer
un remede nouveau , dont les bons effets ont été
conftatés par un grand nombre de cures furprenantes.
C'eft un topique éprouvé avec le plus
grand fuccès, pour les rhumatifmes fimples & goutteux
; pour la fciatique , la paralyfie commençante
; pour toutes les maladies de nerf, pour les fraî
SEPTEMBRE. 1757. 237
cheurs des parties , contre les enchilofes , exoftofes
commençantes , & généralement contre toutes
les tumeurs froides. Il ne garantit pas de la carie.
Ce remede agit principalement par les urines ,
fouvent par un fuintement confidérable qui évacue
l'humeur , & quelquefois par les felles.
Comme on doit être en garde contre les nouveautés
en fait de médecine , j'ai voulu par moimême
reconnoître les effets du remede, & j'ai fuivi
quelques maladies dont la guériſon radicale a levé
tous mes doutes . Vous me permettrez d'en citer
une que je croyois au deffus de toutes les reffources
de l'art .
La nommée le Roi , âgée d'environ 60 ans , de
meurant rue Dauphine , chez un Ceinturonnier ,
étoit travaillée depuis plus de trois mois d'un
rhumatifme goutteux qui lui faifoit fouffrir les
plus cuifantes douleurs. Elle avoit été traitée inutilement
par plufieurs Médecins & Chirurgiens ,
qui défefpéroient de fa guérifon ; je la trouvai au
lit dans un état pitoyable , & avec des douleurs fi
vives , qu'elle ne pouvoit fe remuer , ni fouffrir
qu'on la touchât ; le bras gauche perclu & entiérement
defféché , & au genouil du même côté ,
une enchilofe énorme ; enfin elle étoit à l'extrêmité
: un mois de l'ufage du remede l'a rétablie
entiérement. Je vous en citerois un grand nombres
d'autres , fi les bornes de votre Recueil me
permettoient de donner plus d'étendue à cette
Lettre. Soyez perfuadé , Monfieur , que c'eſt l'intérêt
feul de la vérité & celui du public , qui m'ont
déterminé à vous écrire. Ceux qui me connoiffent
n'en douteront point , & les malades qui auront
éprouvé par l'uſage l'efficacité du topique , nous
fçauront gré à l'un & à l'autre de l'avoir indiqué.
Le Privilege qui vient d'être délivré par M, le
238 MERCURE DE FRANCE.
premier Médecin du Roi , & par MM . de la Com
miffion royale de Médecine , prouve encore plus
que tout ce que je pourrois , dire qu'on ne fçauroit
avoir trop de confiance en ce remede.
Le fieur Berthelot , qui le diftribue , demeure
chez M. Thomas , Maître Perruquier , rue du
Temple au coin de la rue Meſlé ; & avertit qu'il
ne retirera point de lettres qu'elles n'aient été affranchies.
J'ai l'honneur d'être , &c.
Paris , ce 12 Août 1757.
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Résumé : AVIS. LETTRE de M. Giraud, Médecin, à l'Auteur du Mercure.
M. Giraud, médecin, annonce dans une lettre au Mercure un nouveau remède topique aux effets surprenants. Ce remède traite efficacement les rhumatismes simples et goutteux, la sciatique, la paralysie débutante, les maladies des nerfs, les engelures, les enchiloses, les exostoses naissantes et les tumeurs froides. Il agit principalement par les urines, parfois par un suintement ou les selles. M. Giraud atteste de l'efficacité du remède en citant le cas de la nommée le Roi, âgée d'environ 60 ans, guérie en un mois de douleurs rhumatismales et goutteuses après trois mois de souffrance. La lettre mentionne un privilège accordé par le premier Médecin du Roi et la Commission royale de Médecine. Le distributeur, M. Berthelot, réside chez M. Thomas, Maître Perruquier, rue du Temple au coin de la rue Meslé.
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6096
p. 238
AUTRE.
Début :
Madame Garrus étant assurée que plusieurs personnes contrefont son [...]
Mots clefs :
Madame Garrus, Élixir, Contrefaçon
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texteReconnaissance textuelle : AUTRE.
AUTRE.
MADAME Garrus étant affurée que plufieurs
perfonnes contrefont fon élixir , avertit le Public
qu'elle eft feule de ce nom , & qu'elle feule fait &
vend le véritable élixir de Garrus. Sa demeure eft
rue du Battoir , au Cheval blanc , à Paris.
MADAME Garrus étant affurée que plufieurs
perfonnes contrefont fon élixir , avertit le Public
qu'elle eft feule de ce nom , & qu'elle feule fait &
vend le véritable élixir de Garrus. Sa demeure eft
rue du Battoir , au Cheval blanc , à Paris.
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6097
p. 238
APPROBATION.
Début :
J'ai lu, par ordre de Monseigneur le Chancelier, le Mercure du mois [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : APPROBATION.
APPROBATION
.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure du mois de Septembre , & je n'y ai
rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion .
A Paris , ce 28 Août 1757.
GUIROY
.
J'ai lu , par ordre de Monſeigneur le Chancelier ,
le Mercure du mois de Septembre , & je n'y ai
rien trouvé qui puiffe en empêcher l'impreffion .
A Paris , ce 28 Août 1757.
GUIROY
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6098
p. 239-240
TABLE DES ARTICLES.
Début :
Article Premier. Pieces Fugitives en Vers et en Prose. Epitre à Monseigneur le [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : TABLE DES ARTICLES.
TABLE DES ARTICLES.
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
EPITRE à Monfeigneur le Duc de Bourgogne fur
les progrès de fon éducation ,
Azémir & Zamaris , Conte ,
page s
Vers de M. le Président de Ruffey à M. de Voltaire
,
Projet de Bonheur ,
Vers ,
Réponse à l'Amour , par Mlle de R...
22
27
30
32
Vers à Madame la Comteffe de C... aux Eaux de
→ 34. Forge
Suite fur M. de Fontenelle , par M. Trublet , 35.
Lettre de M. de ….. Conſeiller au Parlement de……
à M. de ...
Lettre à une Dame de Cranville , par M ***
Réponse de la Dame au Cavalier ,
Impromptu à Madame de D ***
>
68
2. 69
74
76
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure d'Août ,
Enigme & Logogryphe ,
Chanfon ,
77
ibid.
78
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications de livres nouveaux
79
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Aftronomie, Lettre de M. d'Alembert , à l'Auteur
du Mercure ,
Suite du Mémoire lu par M. de la Condamine a
PAДemblée publique de l'Académie , &c , 129
109
240
Chirurgie. Séance publique de l'Académie royale
de Chirurgie ,
ART. IV. BEAUX-ARTS..
145
Mufique. Replique de M. Rouffier à la Réponſe de
M. Morambert ,
ART . V. SPECTACLES.
Opera. Extrait des Sibarites ,
Comédie Françoiſe ,
158
179
187
Comédie Italienne , 188
Opera Comique.
ibid .
Concert Spirituel ,
190
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
Bénéfices donnés ,
Mariages & Morts ,
191
197
220
221
Addition à la partie Fugitive. Les procédés contre
les ufages , ou Réponſe à la Lettre de la Dame
de
l'Orient ,
225
Vers à Madame Vien , fur fa réception à l'Académie
de Peinture & de Sculpture , 230
Supplément aux Nouvelles Littéraires . Annonce
de l'Abregé chronologique de l'Hiftoire d'Efpagne
& de Portugal, par M. le Préfident Hénault,
Supplément à l'Article Chirurgie ,
A M. Keyfer , Epître ,
Avis divers ,
231
ibid.
234
236
ARTICLE PREMIER.
PIECES FUGITIVES EN VERS ET EN PROSE
EPITRE à Monfeigneur le Duc de Bourgogne fur
les progrès de fon éducation ,
Azémir & Zamaris , Conte ,
page s
Vers de M. le Président de Ruffey à M. de Voltaire
,
Projet de Bonheur ,
Vers ,
Réponse à l'Amour , par Mlle de R...
22
27
30
32
Vers à Madame la Comteffe de C... aux Eaux de
→ 34. Forge
Suite fur M. de Fontenelle , par M. Trublet , 35.
Lettre de M. de ….. Conſeiller au Parlement de……
à M. de ...
Lettre à une Dame de Cranville , par M ***
Réponse de la Dame au Cavalier ,
Impromptu à Madame de D ***
>
68
2. 69
74
76
Explication de l'Enigme & du Logogryphe du
Mercure d'Août ,
Enigme & Logogryphe ,
Chanfon ,
77
ibid.
78
ART. II. NOUVELLES LITTERAIRES.
Extraits , Précis ou Indications de livres nouveaux
79
ART. III. SCIENCES ET BELLES LETTRES.
Aftronomie, Lettre de M. d'Alembert , à l'Auteur
du Mercure ,
Suite du Mémoire lu par M. de la Condamine a
PAДemblée publique de l'Académie , &c , 129
109
240
Chirurgie. Séance publique de l'Académie royale
de Chirurgie ,
ART. IV. BEAUX-ARTS..
145
Mufique. Replique de M. Rouffier à la Réponſe de
M. Morambert ,
ART . V. SPECTACLES.
Opera. Extrait des Sibarites ,
Comédie Françoiſe ,
158
179
187
Comédie Italienne , 188
Opera Comique.
ibid .
Concert Spirituel ,
190
ARTICLE VI.
Nouvelles étrangeres ,
Nouvelles de la Cour , de Paris , &c.
Bénéfices donnés ,
Mariages & Morts ,
191
197
220
221
Addition à la partie Fugitive. Les procédés contre
les ufages , ou Réponſe à la Lettre de la Dame
de
l'Orient ,
225
Vers à Madame Vien , fur fa réception à l'Académie
de Peinture & de Sculpture , 230
Supplément aux Nouvelles Littéraires . Annonce
de l'Abregé chronologique de l'Hiftoire d'Efpagne
& de Portugal, par M. le Préfident Hénault,
Supplément à l'Article Chirurgie ,
A M. Keyfer , Epître ,
Avis divers ,
231
ibid.
234
236
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Résumé : TABLE DES ARTICLES.
Le document présente une table des articles d'une publication, organisée en six sections principales. L'Article Premier rassemble des pièces fugitives en vers et en prose, telles que des épîtres, des contes, des poèmes et des lettres. Parmi les œuvres notables figurent une épître au Duc de Bourgogne sur son éducation, le conte 'Azémir & Zamaris', des vers de M. le Président de Ruffey à M. de Voltaire, et diverses réponses et lettres. L'Article II traite des nouvelles littéraires, avec des extraits et des indications de livres récents. L'Article III aborde les sciences et les belles-lettres, incluant une lettre de M. d'Alembert sur l'astronomie et une suite de mémoire de M. de la Condamine. L'Article IV concerne les beaux-arts, notamment la musique, avec une réplique de M. Rouffier. L'Article V se concentre sur les spectacles, incluant des extraits d'opéras, de comédies françaises et italiennes, et des concerts spirituels. Enfin, l'Article VI couvre les nouvelles étrangères, les nouvelles de la cour et de Paris, ainsi que les bénéfices donnés, mariages et décès. Des suppléments et additions, comme une réponse à une lettre et des vers à Madame Vien, sont également mentionnés.
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6099
p. 240
« La Chanson notée doit regarder la page 78. [...] »
Début :
La Chanson notée doit regarder la page 78. [...]
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texteReconnaissance textuelle : « La Chanson notée doit regarder la page 78. [...] »
La Chanfon notée doit regarder la page 78 .
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6100
p. 240
« De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
Début :
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...]
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert. [...] »
De l'Imprimerie de Ch. Ant. Jombert ,
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