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1
p. 253-260
ERRATA.
Début :
La premiere faute que j'ay faite, c'est de me [...]
Mots clefs :
Errata, Livre, Mois, Promesse, Fautes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : ERRATA.
Avant que de finir
tout-à-fait) je joins
mon Errata au Corps
duLivre. Ceux quien
font trop separez font
rarement lûs
, & j'ay
envie qu'on lise le
mien; je veux tout
mettre à profit.
Quand je n'auray
point de Matière, je
m'estendray sur les Errata,
sur les Avis au
Lecteur,surlaTable;
que sçay-je moy ,
juc.
qu'au Privilege, Se à
l'Approbation du Livre.
Je commenteray
tout, & pour allonger,
je commenteray
mesme jusqu'à mes
Commentaires.
E RRATA.
La premiere faute
que j'ay faite,c'est de
me trop presser de faire
imprimer 3 mais tout
le monde part pour les
vacances. On me pref
se
, on s'impatiente:
on est affamé de Mercures;
on en manque
depuis trois mois; Enfin
en voila un dont on
m'arrache les dernieres
feuilles avant qu'elles
soient corrigées. On ne
me donne pas seulement
le loisir de faire
un Errata regulier pour
y marquer les fautes en
détail) mais j'avertis en
général qu'on trouvera
des mots impropres
dans ma Prose,de mauvassesrimes
dans mes ,Y ers, & desnegligences
de stile qui paroî
r ont infuportables
auxGrammairiens puristes.
Outre les fautes
d'impression j'y reconnois
quantité de fautes,
d'agrément; & si j'ay
manqué a vous plaire
dans tous le cours de
ce volume-cy
)
je vous
en fais excuse par forme
d'Errata,vous promettant
de me corriger
dans le Volume
suivant. Si je manque
à cette promesse, j'en
demanderayexcuseencore
dans l'Errata du
fecond
, avec promesse
de le mieux faire dans
le troisiéme.Ainsid'Errata
en Errata, de prometteen
promesse,&de
mois en iilois,je souhaite
pouvoirvousamuser
pendant quarante ans.
•
J'oubliois une faute
qui sautera aux yeux
de ceux qui critiquent
le nombre des pages
dans un Livre, SC le
nombredeslignes dans
une page. Sans doute
les Caracteres de l'impression
leur paroîtront
d'une grosseur enorme.
Je leur repondray que
plusieurs personnes ont
la vue basse, j'ay fait
attention a leur commodité
; mais encore
plus a la mienne a
moy, car pouvoiraisément
remplir un Livre
avec peu d'ouvrage
c'est une commodité
essentielle a un parefseux;
j'entens les Epiloqueurs.
C'est une
honted'abreger malicieusement
un Livre
par de gros Caracteres,
par des Alinéa, par de
grands titres, par des
pages vuides. Vousoubliez
encore une manière
d'abreger. C'est
que jerendray monLivre
le moins ennuyeux
que je pouray;mais je
souhaitte que le temps
vous ennuye d'icy a la
Toussaints, car vous
n'aurez qu'au mois de
Novembre mon fécond
Mercure,je prens
mes vacances afin de
me mettre en état de
pouvoirensuite fou1*nir
ma Cariere tous les
mois exactement.
FIN.
AParisle i. Septembre
1710.
tout-à-fait) je joins
mon Errata au Corps
duLivre. Ceux quien
font trop separez font
rarement lûs
, & j'ay
envie qu'on lise le
mien; je veux tout
mettre à profit.
Quand je n'auray
point de Matière, je
m'estendray sur les Errata,
sur les Avis au
Lecteur,surlaTable;
que sçay-je moy ,
juc.
qu'au Privilege, Se à
l'Approbation du Livre.
Je commenteray
tout, & pour allonger,
je commenteray
mesme jusqu'à mes
Commentaires.
E RRATA.
La premiere faute
que j'ay faite,c'est de
me trop presser de faire
imprimer 3 mais tout
le monde part pour les
vacances. On me pref
se
, on s'impatiente:
on est affamé de Mercures;
on en manque
depuis trois mois; Enfin
en voila un dont on
m'arrache les dernieres
feuilles avant qu'elles
soient corrigées. On ne
me donne pas seulement
le loisir de faire
un Errata regulier pour
y marquer les fautes en
détail) mais j'avertis en
général qu'on trouvera
des mots impropres
dans ma Prose,de mauvassesrimes
dans mes ,Y ers, & desnegligences
de stile qui paroî
r ont infuportables
auxGrammairiens puristes.
Outre les fautes
d'impression j'y reconnois
quantité de fautes,
d'agrément; & si j'ay
manqué a vous plaire
dans tous le cours de
ce volume-cy
)
je vous
en fais excuse par forme
d'Errata,vous promettant
de me corriger
dans le Volume
suivant. Si je manque
à cette promesse, j'en
demanderayexcuseencore
dans l'Errata du
fecond
, avec promesse
de le mieux faire dans
le troisiéme.Ainsid'Errata
en Errata, de prometteen
promesse,&de
mois en iilois,je souhaite
pouvoirvousamuser
pendant quarante ans.
•
J'oubliois une faute
qui sautera aux yeux
de ceux qui critiquent
le nombre des pages
dans un Livre, SC le
nombredeslignes dans
une page. Sans doute
les Caracteres de l'impression
leur paroîtront
d'une grosseur enorme.
Je leur repondray que
plusieurs personnes ont
la vue basse, j'ay fait
attention a leur commodité
; mais encore
plus a la mienne a
moy, car pouvoiraisément
remplir un Livre
avec peu d'ouvrage
c'est une commodité
essentielle a un parefseux;
j'entens les Epiloqueurs.
C'est une
honted'abreger malicieusement
un Livre
par de gros Caracteres,
par des Alinéa, par de
grands titres, par des
pages vuides. Vousoubliez
encore une manière
d'abreger. C'est
que jerendray monLivre
le moins ennuyeux
que je pouray;mais je
souhaitte que le temps
vous ennuye d'icy a la
Toussaints, car vous
n'aurez qu'au mois de
Novembre mon fécond
Mercure,je prens
mes vacances afin de
me mettre en état de
pouvoirensuite fou1*nir
ma Cariere tous les
mois exactement.
FIN.
AParisle i. Septembre
1710.
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Résumé : ERRATA.
L'auteur publie un errata pour s'excuser des erreurs et des fautes présentes dans son ouvrage. Il attribue ces erreurs à la hâte de publication, mentionnant des mots impropres, des mauvaises rimes et des négligences de style. Il reconnaît également des fautes d'agrément et promet des améliorations pour les volumes suivants. L'auteur justifie le choix de la taille des caractères pour accommoder les lecteurs ayant une vue basse et faciliter son travail. Il s'engage à rendre son livre moins ennuyeux et annonce des vacances avant la publication du prochain volume en novembre. Le texte est daté du 1er septembre 1710 à Paris.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 218-227
Errata dont la lecture fait preuve de la bonne foy de l'Auteur. [titre d'après la table]
Début :
Les fautes d'impression qui se glissent souvent malgré mes [...]
Mots clefs :
Mariage, Armées, Fautes, Marquis d'Arpajon, Femme, Roi, Général
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata dont la lecture fait preuve de la bonne foy de l'Auteur. [titre d'après la table]
Les fautes d'impressîon qui
seglissent souventmalgré mes
soins, dans les articles les plus
importants de ceLivre,& dont
je ne m'apperçois que lorsqu'il
n'y a.plus de remede, m'c»
bligentàessayer de les reparer
autant qu'il me fera possible,
par une nouvelle exactitude :
& pour cet effet à donner tous
les mois un Chapitre des errata
& des omissions,que je meu
tray regulierementàlatêteou
à lasuite des choses ausquelle
il aura du rapporc. Par exemple,
dans l'article des Mariages
du mois paffé ,il y a deux failles
& une omission consideraples.
Au sujet de M. dç Lanoignon
il faut lire à la page
19MCffire Guillaume de la.*
hoignon,Seigneur de Blanc,
nesnil,Avocat General auPar-
, :menjc de Paris,&c,
A la page 203. ai) sujet de
4.leComte d'AtbeM
cft frere de pere de feuë Maame
la Marquise de Lavardin,
te. & à la page 205. ce que
syomisausujetde M.leMaruis
d'Arpajon m'oblige à rcrprenidreal'articgle
deeion M.a- Messire Loüis d'Arpajon,
Marquis d'Arpajon, Lieutenant
General des Armées de
Roy, & Chevalier de rOrdrc
de la Toison d'or,fils de Jean
Loüis d'Arpajon, Marquis dl
Severac, & de CharlotedeVet
nou de Bonneil
, & petit fil
de Loüis, Duc d'Arpajon,Mar
quis de Severac
,
Lieutenans
General des Armées du Roy
& au Gouvernement de Lan
guedoc
,
& Chevalier de se
Ordres, & de Gloriande d
Lauzieres de Themincs sa pri
miere femme, fille du Maréchal
de Themines, a épousé
Charlote-Anne le Bas, soeur
(de Dame Catherine le Bas de
Montargis, femme de Jean-
François Henault
,
Présidene
des Enquestes du Parlement de
Paris, & fille de Claude le Bas
<3e Montargis, Garde du Tresor
Royal, & d'Henriette-
Hardouin Mansart, fille aînée
de feu M. Mansart, Sur- Inrendant
des Bastimens du Roy, &
petite fille de François le Bas,
Secretaire du Roy
,
premier
Commis des Finances fous M.
le Cardinal Mazarin & fous
M. Colbert, & Conseiller d'Etat,
dont la famille est distinguée
dans le Berry d'où, elle
tire fou origine. La Maison
d'ArpajonRoüergue est une
des plus illustres&des plus anciennes
du Royaume, & elle
s'est alliée aux Maisons deNarbonne;
de Roqueseüil, GauccUrt,
Harcourc, Aubusson,
Escars,Bourbon, Roussillon,
Castélnau
,
Loubens de Ver-
, dalle,&c.
La confiance&l'amitié singulieredont
M. le Duc deVendôme
honoroit M. d'Arpajon,
Teftime&laffe&iongénérale
des Soldats & des Officiers qui -
ont servy avec luy,14 reducnon
des Châteaux de Venasque,
d'Areins & de Castelleon,
&un grand Pays plein de rebellesqu'il
a fournis à l'obéissance
du Roy d'Espagne,sont
des preuves certaines de foq
merite;mais sa reconnoissance
prefere à ces suffrages universels,
le témoignase
,
éclatant
que Sa M. C. a rendu à sa vertu
par un écrit de sa propre
main, & dont voicy les termes
traduits mot pour mot sur l'original
EspagnoL
LE ROY.
Monsieur le Marquisd'Arpajon
,
les nouvellesque vous
m'a,vek données de la reduction
dts Chasteaux de Venasque
, &
de Castelleon, m'ont étési agreablejs
,
aussi bienque le zele,la me
leur & la conduite avec lesquelles
vous avc%fournis à mon obéissance
cesPlaces importantes, Cm
le Pays de leurs dépendances; qu'-
en preuve de la reconnoissance que
j'ay cru devoir à ces bons services,
à ceux que vous mavie% déja
rendus au Chasseau d*Areins
& à vôtre propre personne, je
vous accorde la Toison dor.A
Correille ce 18. Octobre 171!•?
Signé, Moy le Roy. ","':
Un des amis de M. cfArpa'.(
jon,homme de confideratiorr,*
& distingué dans les Lettres,
&dans les Emplois qu'il exerce
avec honneur
, ayant appris
cette nouvelle, luy envoya les
Vers suivants. -'
L'éclat de ta noble Maison,
Et Venasque,&Castelleon,
Soumis en moins d'untCampagne;
Mefont dire que la raison, )
De Philippestoûjours compagne
Présidoit y au Conseil d'EJpàgne
Quandilt'a donné la Toison..--
Depuis peu un autre particulier
,
sensibleaux marques
d'amitié qu'il a reçues de luy ea
Espagne& ailleurs
,
autant
qu"lll'cdà son propre mérite,
ayant appris la nouvelle de son
Mariage avecMademoiselle de
Montargis, l'en a felicite par
les Vers que voicy.
Quel concert de plaisirs ! quelle
brillantefeste!
L'hymen pour ton bonheur vient
dechoisir le jour,
Où du chefd'oeuvredel'amour , L'amourt'asseure Ils conqueste.
Quel jour, illustre d'arpajon!
La plus éclatante njtfht're>
EtVenafôjHéfjrCaflelleon
Offrentenvain à la memoire
Toute lasplendeur de ton nom :
Ces grands monuments de ta
gloire
N'égalent qu'apeinele don,
Dont aujourd'huy l'hymen enru
chit ton histoire.
Et Doits aimable, jeune& belle
Montargis
Sous les doux noeuds'qtiiforis-àf.
ftmblent,
1
Que le Ciel vous donne desfils
Et desfillesqui vous ressemblent,
Je tombe aujourd'huy dafli
seglissent souventmalgré mes
soins, dans les articles les plus
importants de ceLivre,& dont
je ne m'apperçois que lorsqu'il
n'y a.plus de remede, m'c»
bligentàessayer de les reparer
autant qu'il me fera possible,
par une nouvelle exactitude :
& pour cet effet à donner tous
les mois un Chapitre des errata
& des omissions,que je meu
tray regulierementàlatêteou
à lasuite des choses ausquelle
il aura du rapporc. Par exemple,
dans l'article des Mariages
du mois paffé ,il y a deux failles
& une omission consideraples.
Au sujet de M. dç Lanoignon
il faut lire à la page
19MCffire Guillaume de la.*
hoignon,Seigneur de Blanc,
nesnil,Avocat General auPar-
, :menjc de Paris,&c,
A la page 203. ai) sujet de
4.leComte d'AtbeM
cft frere de pere de feuë Maame
la Marquise de Lavardin,
te. & à la page 205. ce que
syomisausujetde M.leMaruis
d'Arpajon m'oblige à rcrprenidreal'articgle
deeion M.a- Messire Loüis d'Arpajon,
Marquis d'Arpajon, Lieutenant
General des Armées de
Roy, & Chevalier de rOrdrc
de la Toison d'or,fils de Jean
Loüis d'Arpajon, Marquis dl
Severac, & de CharlotedeVet
nou de Bonneil
, & petit fil
de Loüis, Duc d'Arpajon,Mar
quis de Severac
,
Lieutenans
General des Armées du Roy
& au Gouvernement de Lan
guedoc
,
& Chevalier de se
Ordres, & de Gloriande d
Lauzieres de Themincs sa pri
miere femme, fille du Maréchal
de Themines, a épousé
Charlote-Anne le Bas, soeur
(de Dame Catherine le Bas de
Montargis, femme de Jean-
François Henault
,
Présidene
des Enquestes du Parlement de
Paris, & fille de Claude le Bas
<3e Montargis, Garde du Tresor
Royal, & d'Henriette-
Hardouin Mansart, fille aînée
de feu M. Mansart, Sur- Inrendant
des Bastimens du Roy, &
petite fille de François le Bas,
Secretaire du Roy
,
premier
Commis des Finances fous M.
le Cardinal Mazarin & fous
M. Colbert, & Conseiller d'Etat,
dont la famille est distinguée
dans le Berry d'où, elle
tire fou origine. La Maison
d'ArpajonRoüergue est une
des plus illustres&des plus anciennes
du Royaume, & elle
s'est alliée aux Maisons deNarbonne;
de Roqueseüil, GauccUrt,
Harcourc, Aubusson,
Escars,Bourbon, Roussillon,
Castélnau
,
Loubens de Ver-
, dalle,&c.
La confiance&l'amitié singulieredont
M. le Duc deVendôme
honoroit M. d'Arpajon,
Teftime&laffe&iongénérale
des Soldats & des Officiers qui -
ont servy avec luy,14 reducnon
des Châteaux de Venasque,
d'Areins & de Castelleon,
&un grand Pays plein de rebellesqu'il
a fournis à l'obéissance
du Roy d'Espagne,sont
des preuves certaines de foq
merite;mais sa reconnoissance
prefere à ces suffrages universels,
le témoignase
,
éclatant
que Sa M. C. a rendu à sa vertu
par un écrit de sa propre
main, & dont voicy les termes
traduits mot pour mot sur l'original
EspagnoL
LE ROY.
Monsieur le Marquisd'Arpajon
,
les nouvellesque vous
m'a,vek données de la reduction
dts Chasteaux de Venasque
, &
de Castelleon, m'ont étési agreablejs
,
aussi bienque le zele,la me
leur & la conduite avec lesquelles
vous avc%fournis à mon obéissance
cesPlaces importantes, Cm
le Pays de leurs dépendances; qu'-
en preuve de la reconnoissance que
j'ay cru devoir à ces bons services,
à ceux que vous mavie% déja
rendus au Chasseau d*Areins
& à vôtre propre personne, je
vous accorde la Toison dor.A
Correille ce 18. Octobre 171!•?
Signé, Moy le Roy. ","':
Un des amis de M. cfArpa'.(
jon,homme de confideratiorr,*
& distingué dans les Lettres,
&dans les Emplois qu'il exerce
avec honneur
, ayant appris
cette nouvelle, luy envoya les
Vers suivants. -'
L'éclat de ta noble Maison,
Et Venasque,&Castelleon,
Soumis en moins d'untCampagne;
Mefont dire que la raison, )
De Philippestoûjours compagne
Présidoit y au Conseil d'EJpàgne
Quandilt'a donné la Toison..--
Depuis peu un autre particulier
,
sensibleaux marques
d'amitié qu'il a reçues de luy ea
Espagne& ailleurs
,
autant
qu"lll'cdà son propre mérite,
ayant appris la nouvelle de son
Mariage avecMademoiselle de
Montargis, l'en a felicite par
les Vers que voicy.
Quel concert de plaisirs ! quelle
brillantefeste!
L'hymen pour ton bonheur vient
dechoisir le jour,
Où du chefd'oeuvredel'amour , L'amourt'asseure Ils conqueste.
Quel jour, illustre d'arpajon!
La plus éclatante njtfht're>
EtVenafôjHéfjrCaflelleon
Offrentenvain à la memoire
Toute lasplendeur de ton nom :
Ces grands monuments de ta
gloire
N'égalent qu'apeinele don,
Dont aujourd'huy l'hymen enru
chit ton histoire.
Et Doits aimable, jeune& belle
Montargis
Sous les doux noeuds'qtiiforis-àf.
ftmblent,
1
Que le Ciel vous donne desfils
Et desfillesqui vous ressemblent,
Je tombe aujourd'huy dafli
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3
p. 193-196
Errata au milieu du Livre, ou plustost Etourderie de l'Auteur reparée si bien que mal, par un Renvoy. [titre d'après la table]
Début :
En voicy la preuve. De fort honnestes gens me reprocherent [...]
Mots clefs :
Comédie, Anciens et Modernes, Fautes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Errata au milieu du Livre, ou plustost Etourderie de l'Auteur reparée si bien que mal, par un Renvoy. [titre d'après la table]
En voicy la preuve.
De fort honneſtes gens me
reprocherent il y a quelques
jours d'avoir promis au Public
un examen , ou au moins un
diſcours leger ſur toutes les
pieces de Theâtre qu'on repre
ſente à Paris ,& den'avoir pas
dit un mot de la Comedie du
Médiſant. Je convins de cette
faute avec eux ; mais en même
tems je leur avoüai franchement
, que je n'avois negligé
d'en parler , que parce que la
querelle des Anciens & des
Modernes s'emparoit tous les
mois de mon Livre.
Juin 1715 . R
1944 MERCURE
Apropos deComedie , j'ay
fait , & je ne ſçais comment ,
une omiffion dans la Lettre
que M. l'Abbé de Pons écrit à
M. Dufresny , & je crois ne
pouvoir mieux la reparer
qu'en vous priant de retourner .
àla page 105. &de lire aprés le
mot qui vous obſede ... je
fuis fort trompé , ſi vous n'avez
ungarant de ce triomphe ,
jerappelle l'impreſſion queme
fit il y a quelques mois la lecturede
vostre Procés de Famille.
C'eſt une piece de cinq Actes
fur laquelle je fonde de grandes
esperances.prot
GALANT. 195.
t
Je ne faiscomme vous voyez,
• Madame , nulle difficulté d'avoüer
mes fautes , & je vous
afleure que je n'en remarquer
ray pas uunnee ,, qquu''aauufſſfii - tolt je
n'eſſaye de m'en corriger , de
quelque date , & de quelque
confequence qu'elle puiſſe être.
En voicy par exemple encore
une nouvelle.
L'article du mois paſſé ſur
la mort ,& prétenduë Genealogie
de feu M. le Préſident
Larcher n'eſt point juſte , & il
y a quantité de fautes qui ſe
peuvent corriger fur la connoiſſance
que l'on a de la vraye
Rij
196 MERCURE
qui a eſté affez certifiée en
plufieurs endroits .
De fort honneſtes gens me
reprocherent il y a quelques
jours d'avoir promis au Public
un examen , ou au moins un
diſcours leger ſur toutes les
pieces de Theâtre qu'on repre
ſente à Paris ,& den'avoir pas
dit un mot de la Comedie du
Médiſant. Je convins de cette
faute avec eux ; mais en même
tems je leur avoüai franchement
, que je n'avois negligé
d'en parler , que parce que la
querelle des Anciens & des
Modernes s'emparoit tous les
mois de mon Livre.
Juin 1715 . R
1944 MERCURE
Apropos deComedie , j'ay
fait , & je ne ſçais comment ,
une omiffion dans la Lettre
que M. l'Abbé de Pons écrit à
M. Dufresny , & je crois ne
pouvoir mieux la reparer
qu'en vous priant de retourner .
àla page 105. &de lire aprés le
mot qui vous obſede ... je
fuis fort trompé , ſi vous n'avez
ungarant de ce triomphe ,
jerappelle l'impreſſion queme
fit il y a quelques mois la lecturede
vostre Procés de Famille.
C'eſt une piece de cinq Actes
fur laquelle je fonde de grandes
esperances.prot
GALANT. 195.
t
Je ne faiscomme vous voyez,
• Madame , nulle difficulté d'avoüer
mes fautes , & je vous
afleure que je n'en remarquer
ray pas uunnee ,, qquu''aauufſſfii - tolt je
n'eſſaye de m'en corriger , de
quelque date , & de quelque
confequence qu'elle puiſſe être.
En voicy par exemple encore
une nouvelle.
L'article du mois paſſé ſur
la mort ,& prétenduë Genealogie
de feu M. le Préſident
Larcher n'eſt point juſte , & il
y a quantité de fautes qui ſe
peuvent corriger fur la connoiſſance
que l'on a de la vraye
Rij
196 MERCURE
qui a eſté affez certifiée en
plufieurs endroits .
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4
s. p.
AVANT-PROPOS.
Début :
IL est bien difficile que dans un Ouvrage tel que celui-ci, [...]
Mots clefs :
Fautes, Involontaire, Articles, Mercure, Corrections, Messire, Sa Majesté, Amusements
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : AVANT-PROPOS.
AVANT - PROPOS.
I
Left bien difficile que dans
que
celui- un Ouvrage tel
ci , dont le Recuëil & l'impreffion
fe fuivent de fi près ,
il n'échape de certaines fautes
involontaires
, que l'on ne peut
reformer que dans le Mercure
fuivant. J'avoue ingénûment
que j'en ai remarqué qui méritent
neceffairement la correction.
Dans celui de Fanvier ,
à l'article des Morts , le mot en
abregé de Me s'eft glißé pref
que par tout , au lieu de elui
de M , le premier fignifiant
Maître & le fecond Meffire.
A l'article des Mariages
,
A ij
AVANT - PROPOS.
+
on a qualifié M. Pavyot de
Procureur general de la
Chambre des Comptes de
Rouen , ce qui eft faux ; il
eft - Procureur general au Parlement
de Rouen.
Dans le Mercure de Février,
page 51 , on auroit dû avertir
dans le Conte de M. Roy , que
la deuxième Adreffe n'eft pas
de cet Auteur , mais d'une
autre main.
Qu'à la page 163 , au lieu
de Meff. les Gentils -hommes de
la Chambre , il faut lire de la
manche. Qu'on s'est également
trompé , lorsque l'on a marqué
que la Cour avoit accordé une
penfion de 710 livres au petit
Furet ; on fait feulement que
Sa Majesté lui fait donner de
tems en tems quelque argent
pourfon entretien.
AVANT-PROPOS.
A la page 166 , il faut changer
le nom de Bigot en celui de
M. Bidault
que
C'est à tort que l'on a dit
le Sieur de Rieux étoit mort
en prifon defes bleffures ; ilfe
porte auffi bien que fon ami ,
que le bruit populaire avoitfait
expirer deux heures aprés , d'un
coup d'épée reçu par derriere .
On aura l'indulgence de me
pardonner quelques autres faures
plus legeres , en faveur du
défir preffant que j'ai de perfectionner
cet Ouvrage , n'afpirant
qu'à le rendre auffi utile
qu'amufant. Je répondrois bien
par avance de fon utilité
pour
les Gens de Lettres , fi j'étois
aẞés heureux que de recevoir
de tems en tems des pièces auſſi
curieufes que celles qui font à
la tête des deux mois précedens,
A iij
AVANT-PROPOS.
1
& la nouvelle Differtation
par laquelle j'entre en maque
tiere.
A l'égard de l'amusement
fi je trouve le fecret de plaire,
j'aurai atteint à la fin que je
me propose.
I
Left bien difficile que dans
que
celui- un Ouvrage tel
ci , dont le Recuëil & l'impreffion
fe fuivent de fi près ,
il n'échape de certaines fautes
involontaires
, que l'on ne peut
reformer que dans le Mercure
fuivant. J'avoue ingénûment
que j'en ai remarqué qui méritent
neceffairement la correction.
Dans celui de Fanvier ,
à l'article des Morts , le mot en
abregé de Me s'eft glißé pref
que par tout , au lieu de elui
de M , le premier fignifiant
Maître & le fecond Meffire.
A l'article des Mariages
,
A ij
AVANT - PROPOS.
+
on a qualifié M. Pavyot de
Procureur general de la
Chambre des Comptes de
Rouen , ce qui eft faux ; il
eft - Procureur general au Parlement
de Rouen.
Dans le Mercure de Février,
page 51 , on auroit dû avertir
dans le Conte de M. Roy , que
la deuxième Adreffe n'eft pas
de cet Auteur , mais d'une
autre main.
Qu'à la page 163 , au lieu
de Meff. les Gentils -hommes de
la Chambre , il faut lire de la
manche. Qu'on s'est également
trompé , lorsque l'on a marqué
que la Cour avoit accordé une
penfion de 710 livres au petit
Furet ; on fait feulement que
Sa Majesté lui fait donner de
tems en tems quelque argent
pourfon entretien.
AVANT-PROPOS.
A la page 166 , il faut changer
le nom de Bigot en celui de
M. Bidault
que
C'est à tort que l'on a dit
le Sieur de Rieux étoit mort
en prifon defes bleffures ; ilfe
porte auffi bien que fon ami ,
que le bruit populaire avoitfait
expirer deux heures aprés , d'un
coup d'épée reçu par derriere .
On aura l'indulgence de me
pardonner quelques autres faures
plus legeres , en faveur du
défir preffant que j'ai de perfectionner
cet Ouvrage , n'afpirant
qu'à le rendre auffi utile
qu'amufant. Je répondrois bien
par avance de fon utilité
pour
les Gens de Lettres , fi j'étois
aẞés heureux que de recevoir
de tems en tems des pièces auſſi
curieufes que celles qui font à
la tête des deux mois précedens,
A iij
AVANT-PROPOS.
1
& la nouvelle Differtation
par laquelle j'entre en maque
tiere.
A l'égard de l'amusement
fi je trouve le fecret de plaire,
j'aurai atteint à la fin que je
me propose.
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5
s. p.
Fautes à corriger dans ce Livre.
Début :
Page 314. ligne 6. vouloir, lisez voulez-vous. P. 315. l. 18. l'élégance, l'étenduë, l. l'élégance à. [...]
Mots clefs :
Fautes, Corriger, Ligne
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texteReconnaissance textuelle : Fautes à corriger dans ce Livre.
Fantes à corriger dans ce Livre.
PA , 35.4. Page
Age 3 14. ligne 6. vouloir , lisez voulez- vous.
P. 315. 1. 18. l'élégance , l'étendue , 7. l'élégance
à.
P. 320. 1. 19. acheté , l . achevé.
P. 361. 1. 11. plus que , l. plus qu'à .
La Chanson notée doit regarder la page 339
PA , 35.4. Page
Age 3 14. ligne 6. vouloir , lisez voulez- vous.
P. 315. 1. 18. l'élégance , l'étendue , 7. l'élégance
à.
P. 320. 1. 19. acheté , l . achevé.
P. 361. 1. 11. plus que , l. plus qu'à .
La Chanson notée doit regarder la page 339
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6
s. p.
Errata de Fevrier.
Début :
Page 261. ligne 18. fertiles, lisez fertile. P. 293. l, 25. simplicien, l. Ange. [...]
Mots clefs :
Errata, Fautes, Corriger, Page
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texteReconnaissance textuelle : Errata de Fevrier.
Errata de Fevrier.
Age 261. ligne 18. fertiles , lisez fertile.
PAP. 293. 1. 25. simplicien
, l. Ange.
Ibid. 1. 27. lui , ôtez ce mot.
P. 338. 1. derniere , fels , l . fils,
Age 261. ligne 18. fertiles , lisez fertile.
PAP. 293. 1. 25. simplicien
, l. Ange.
Ibid. 1. 27. lui , ôtez ce mot.
P. 338. 1. derniere , fels , l . fils,
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7
p. 337-340
Histoire de Charles XII. 2e édition, [titre d'après la table]
Début :
HISTOIRE DE CHARLES XII. seconde Edition, in 8. avec des [...]
Mots clefs :
Charles XII, Errata, Fautes
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texteReconnaissance textuelle : Histoire de Charles XII. 2e édition, [titre d'après la table]
HISTOIRE DE CHARLES XII. seconde
Edition , in 8. avec des changemens dans
les faits et dans le stile. La Compagnie
des Libraires, d'Amsterdam en fait une
troisiéme qui doit être à present en vente.
L'Auteur a sur tout corrigé dans ces
Editions les fautes où il étoit tombé touchant M. le Fort , Genévois , qu'il avoit
pris pour un François réfugié ; la fille du
Czar Anne Petrowna , appellée dans la
premiere Edition , niece du Czar et quelques autres erreurs de ce genre. On a
debité avec la premiere et la seconde Edition un Errata singulier qui ne contenoit
que les fautes avouées par l'Auteur. Voici
un autre Errata qui pourra être plus
utile.
Tome I. Page 2. ligne 11. et il y gele dès le
mois d'Octobre , lisez , et la gelée recommence
dès le mois d'Octobre. Page 4. ligne derniere
laissoit
338 MERCURE DE FRANCE
laissoit aux Habitans la liberté de donner plus
de Citoyens à l'Etat par la pluralité des femmes.
Lisez , permettant la pluralité des femmes , laissoit
aux Habitans la liberté de donner plusieurs Sujets
à l'Etat. Page 17. ligne 5. les exercices violents
où il se plaisoit , lisez , les exercices violens ausquels il se plaisoit . Page 20. ligne pénultiéme,
des cris que le Roy n'entendoit point , lisez , des
cris inutiles. Page 44. le hazard voulut que le
fils d'un François refugié à Genéve nommé le
Fort , vint chercher , &c. lisez , son naturel heureux lui fit d'abord aimer les Etrangers avant de
sçavoir qu'ils pourroient lui être utiles. Un Genevois nommé le Fort , d'une ancienne famille
de Genève et fils d'un Marchand Droguiste , étoit
venu à Moscou pour les interêts de son commerce , il fut connu du Czar encore jeune ; il
s'insinua dans sa familiarité ; il l'entretenoit souvent en Langue Allemande, il lui parloit des
avantages , &c. Page 45. ligne 2. de Moscovie ,
lisez , de la Moscovie. Page 148. ligne 7. ils l'as- surerent , lisez ils lui promirent. Page 175. ligne
1. dans ces conjonctures Stanislas Lecsinski , fils
du Grand-Trésorier de la Couronne , mort depuis peu , fut député , lisez , le jeune Stanislas
Lecsinski, étoit alors député. Page 195. et autres
par tout où vous trouverez la premiere et la seconde
ligne , lisez, le premier le second rang. Page 233.
ligne premiere , Meyerfeld , lisez , Maderfeld. Page
269. ligne 16. mais la concession de ces Privileges que leur assuroit la forune du Roy de Suede,
Teur fut ravie , lisez , mais beaucoup de ces concessions que leur assuroit la fortune du Roy de
Suede , leur furent ravies. Page 305.ligne 1. et
cependant s'avança , lisez , et cependant il s'avança . Page 337. ligne 6. homme d'un mérite singu
lier, lisex , homme d'un mérire rare.
FEVRIER. 1732. 339
Tome II. Page 8, mettez en note au bas de la
page , on m'a assuré depuis que le pere de la Czarine étoit un fossoyeur. Page 30. ligne derniere ,
Mahomet , lisez , Achmet II . Page 81. ligne 2.
l'Intendant de ce Pays , lisez , un Ministre Luterien.Page114. ligne 18. dans aucune Cour Chrétienne , lisez , dans les Cours Chrétiennes. Page
177. ligne 4. couvrit sa tête , lisez , lui couvrit la
tête. Page 189. ligne pénultiéme et derniere , un
Officier des Troupes de Suede nommé le Baron
d'Arvidson , lisez , le Baron d'Arvidson , Officier
des Troupes de Suede. Page 196. et 197. ligne
derniere et premiere , un petit Château nommé
Demirtash, lisez , le petit Château de Demirtash.
Page 211. ligne 13. ni Tureane qui l'avoit executé, ajoûtez , ni ceux qui l'imiterent depuis avec
plus d'excès. Page 235.ligne 16. parler au General Duker , Gouverneur de la Place dans le moment , lisez , parler dans le moment au General
Duker , Gouverneur de la Place. Page 250. ligne
19.de tous les côtez, lisez, sur la Mer et sur Terre.
Page 258. ligne 14. est une petite Isle nommée
Usedom, lisez , la petite Isle d'Usedom. Page
182. ligne 4. dès le lendemain il aborda à Isted
en Scanie , lisez , dès le lendemain Stralsund se
rendit; la Garnison fut faite prisonniere de guerre
et Charles aborda à Isted en Scanie. Page 313.
ligne 6 avoit été , lisez , étoit allé. Page 316. ligne
12. il demanda la niece du Czar , lisez il demanda
la Princesse Anne Petrona , fille du Czar. Page
344 ligne 9. après sa mort , ajoutez , immédiatement après sa mort on leva le Siege de Frideriks Hall. Les Suedois plus accablez que flattez
de la gloire de leur Prince, ne songerent qu'à faire
la Paix avec leurs ennemis et à réprimer chez eux
la puissance , &c. Page 361. ligne 13. aux Anglois
340 MERCURE DE FRANCE
glois de Cromvel , lisez , aux Fanatiques de Cromvel.
En note au bas de la page 144. vous mettrez,
Tout ce récit est rapporté par M. Fabrice , dans ses
Lettres.
Edition , in 8. avec des changemens dans
les faits et dans le stile. La Compagnie
des Libraires, d'Amsterdam en fait une
troisiéme qui doit être à present en vente.
L'Auteur a sur tout corrigé dans ces
Editions les fautes où il étoit tombé touchant M. le Fort , Genévois , qu'il avoit
pris pour un François réfugié ; la fille du
Czar Anne Petrowna , appellée dans la
premiere Edition , niece du Czar et quelques autres erreurs de ce genre. On a
debité avec la premiere et la seconde Edition un Errata singulier qui ne contenoit
que les fautes avouées par l'Auteur. Voici
un autre Errata qui pourra être plus
utile.
Tome I. Page 2. ligne 11. et il y gele dès le
mois d'Octobre , lisez , et la gelée recommence
dès le mois d'Octobre. Page 4. ligne derniere
laissoit
338 MERCURE DE FRANCE
laissoit aux Habitans la liberté de donner plus
de Citoyens à l'Etat par la pluralité des femmes.
Lisez , permettant la pluralité des femmes , laissoit
aux Habitans la liberté de donner plusieurs Sujets
à l'Etat. Page 17. ligne 5. les exercices violents
où il se plaisoit , lisez , les exercices violens ausquels il se plaisoit . Page 20. ligne pénultiéme,
des cris que le Roy n'entendoit point , lisez , des
cris inutiles. Page 44. le hazard voulut que le
fils d'un François refugié à Genéve nommé le
Fort , vint chercher , &c. lisez , son naturel heureux lui fit d'abord aimer les Etrangers avant de
sçavoir qu'ils pourroient lui être utiles. Un Genevois nommé le Fort , d'une ancienne famille
de Genève et fils d'un Marchand Droguiste , étoit
venu à Moscou pour les interêts de son commerce , il fut connu du Czar encore jeune ; il
s'insinua dans sa familiarité ; il l'entretenoit souvent en Langue Allemande, il lui parloit des
avantages , &c. Page 45. ligne 2. de Moscovie ,
lisez , de la Moscovie. Page 148. ligne 7. ils l'as- surerent , lisez ils lui promirent. Page 175. ligne
1. dans ces conjonctures Stanislas Lecsinski , fils
du Grand-Trésorier de la Couronne , mort depuis peu , fut député , lisez , le jeune Stanislas
Lecsinski, étoit alors député. Page 195. et autres
par tout où vous trouverez la premiere et la seconde
ligne , lisez, le premier le second rang. Page 233.
ligne premiere , Meyerfeld , lisez , Maderfeld. Page
269. ligne 16. mais la concession de ces Privileges que leur assuroit la forune du Roy de Suede,
Teur fut ravie , lisez , mais beaucoup de ces concessions que leur assuroit la fortune du Roy de
Suede , leur furent ravies. Page 305.ligne 1. et
cependant s'avança , lisez , et cependant il s'avança . Page 337. ligne 6. homme d'un mérite singu
lier, lisex , homme d'un mérire rare.
FEVRIER. 1732. 339
Tome II. Page 8, mettez en note au bas de la
page , on m'a assuré depuis que le pere de la Czarine étoit un fossoyeur. Page 30. ligne derniere ,
Mahomet , lisez , Achmet II . Page 81. ligne 2.
l'Intendant de ce Pays , lisez , un Ministre Luterien.Page114. ligne 18. dans aucune Cour Chrétienne , lisez , dans les Cours Chrétiennes. Page
177. ligne 4. couvrit sa tête , lisez , lui couvrit la
tête. Page 189. ligne pénultiéme et derniere , un
Officier des Troupes de Suede nommé le Baron
d'Arvidson , lisez , le Baron d'Arvidson , Officier
des Troupes de Suede. Page 196. et 197. ligne
derniere et premiere , un petit Château nommé
Demirtash, lisez , le petit Château de Demirtash.
Page 211. ligne 13. ni Tureane qui l'avoit executé, ajoûtez , ni ceux qui l'imiterent depuis avec
plus d'excès. Page 235.ligne 16. parler au General Duker , Gouverneur de la Place dans le moment , lisez , parler dans le moment au General
Duker , Gouverneur de la Place. Page 250. ligne
19.de tous les côtez, lisez, sur la Mer et sur Terre.
Page 258. ligne 14. est une petite Isle nommée
Usedom, lisez , la petite Isle d'Usedom. Page
182. ligne 4. dès le lendemain il aborda à Isted
en Scanie , lisez , dès le lendemain Stralsund se
rendit; la Garnison fut faite prisonniere de guerre
et Charles aborda à Isted en Scanie. Page 313.
ligne 6 avoit été , lisez , étoit allé. Page 316. ligne
12. il demanda la niece du Czar , lisez il demanda
la Princesse Anne Petrona , fille du Czar. Page
344 ligne 9. après sa mort , ajoutez , immédiatement après sa mort on leva le Siege de Frideriks Hall. Les Suedois plus accablez que flattez
de la gloire de leur Prince, ne songerent qu'à faire
la Paix avec leurs ennemis et à réprimer chez eux
la puissance , &c. Page 361. ligne 13. aux Anglois
340 MERCURE DE FRANCE
glois de Cromvel , lisez , aux Fanatiques de Cromvel.
En note au bas de la page 144. vous mettrez,
Tout ce récit est rapporté par M. Fabrice , dans ses
Lettres.
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Résumé : Histoire de Charles XII. 2e édition, [titre d'après la table]
Le texte présente la troisième édition de l'ouvrage 'Histoire de Charles XII', publiée par la Compagnie des Libraires d'Amsterdam. Cette édition inclut plusieurs corrections et ajouts par rapport aux versions précédentes. Parmi les erreurs corrigées, on note des informations incorrectes concernant M. le Fort, un Genevois, et la fille du Czar Anne Petrowna. Un nouvel errata est fourni pour rectifier diverses fautes de style et de contenu. Le Tome I comporte des modifications sur des pages spécifiques. Par exemple, la page 2 corrige des informations sur la gelée en octobre, la page 4 traite de la pluralité des femmes, et la page 44 précise l'identité de M. le Fort. Le Tome II inclut également des corrections, notamment sur la page 8 concernant le père de la Czarine et sur la page 30 concernant Achmet II. Des ajouts et des précisions sont apportés dans divers passages. Par exemple, la page 211 du Tome II apporte des clarifications sur Tureane, et la page 344 traite du siège de Friederiks Hall. Le texte mentionne également des notes et des ajouts pour clarifier certains points, comme sur la page 144 où un récit est attribué à M. Fabrice. Ces corrections et ajouts visent à améliorer la précision et la clarté de l'ouvrage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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8
p. 2591-2594
LETTRE du R. P. Dom Toussaints du Plessis, écrite de Roüen le 14. Novembre 1732. sur quelques endroits de son Histoire de l'Eglise de Meaux.
Début :
On m'a fait remarquer une ou deux fautes qui me sont échappées dans [...]
Mots clefs :
Histoire de l'Église de Meaux, Fautes
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE du R. P. Dom Toussaints du Plessis, écrite de Roüen le 14. Novembre 1732. sur quelques endroits de son Histoire de l'Eglise de Meaux.
LETTRE du R. P. Dom Toussaints
du Plessis , écrite de Rouen le 14. Novembre 1732. sur quelques endroits de
son Histoire de l'Eglise de Meaux.
O
fautes
qui
N m'a fait remarquer une ou deux
qui me sont échappées dans l'Histoire de l'Eglise de Meaux , et j'en
avois déja moi-même apperçu une autre.
Il est juste de me corriger ; cette Lettre
pourra servir d'Errata à mon Livre ; je
vous prie , Monsieur , de vouloir bien la
rendre publique.
1°. A la page 427. je dis que le second
Chapitre Generalde la Congrégation de Saint
Maur, se tint dans l'Abbaye de S. Faros
de Meaux en 1623. Il y eut , à la verité ,
un Chapitre General à S. Faron , le 14.
Septembre 1623. mais ce fut le cinquié
me, et non le second. Le premier fus
tenu à Paris aux Blancs-Manteaux , le 29.
Septembre 1618. Le second , au même
licu , le 7. Février 1720. Le troisième ,
dans l'Abbaye de Jumiege en Normandie , le 8. Juillet 1621. Le quatrième ,
dans celle de Corbie en Picardie , en 1622.
et enfin le cinquième à S. Faron, en 1623 .
1. Vol D 2 .
2592 MERCURE DE FRANCE
,
2. A la page 594. dans le Catalogue
des Abbesses de Jouarre , j'ai dit que
Jeanne de Lorraine étoit Professe du
Monastere de Promille Ordre de FontEvraud. On ne connoît point , dit-on ,
de Maison de ce nom dans tout l'Ordre.
Ainsi, ou elle n'étoit pas Professe de l'Or
dre de Fond- Evraud , ou elle l'étoit d'un
autre Monastere.
que
3º. Ala page 599. dans le Catalogue
des Abbesses de N. D. de Meaux , j'ai dit
Me de Mornay de Montchevreuil
étoit Niece d'une autre Dame de Montchevreuil , Abbesse de S. Antoine des
Champs à Paris. Elle étoit sa sœur , me
marque- t'on , et non sa niece.
A la page 161. où je parle du Monastere de Raroy , je dis que MM. de
Gesvres se sont approprié la Justice de
ce lieu ; et cette expression a fait de la
peine. C'est donner à entendre , me diton, qu'ils l'ont usurpée. Cependant je
ne farde point trop mes expressions quand
je veux parler d'usurpation , je ne vais
point chercher d'autre mot que celui d'usurpation même. Ici s'approprier ne peut
signifier autre chose qu'acquerir ou acheter; je renvoye même mon Lecteur à un
Traité de l'an 1618. que j'ai inseré dans
le second Tome , et qui fait foi de cette
.
I. Vol. acquisition
DECEMBRE. 1732. 2593
acquisition. C'en est assez , je crois , pour
me laver d'un pareil reproche.
A la page 638. de ce second Tome,
dans le Pouillié , on trouve l'article de
Croйy. Là , dit- on , j'avance que le Curé
de cette Paroisse , en abandonnant Raroy
à celle de Trêmes ou de Gesvres- le- Duc ,
n'a pû transiger sur cela au nom de ses
Successeurs. Or c'est ce que je ne dis en
aucune maniere ; j'observe seulement que
le Curé de Croüy le dit ainsi . Il est vrai
qu'en cela je parois donner quelque poids
à la prétention du Curé de Crouy ; et on
m'objecte une Sentence de M. le Cardinal de Bissy , qu'on ne date point , mais
qui attache , dit- on , pour toujours à la
Paroisse de Gesvres , les Domestiques du
dehors et les Fermiers de Raroy. Je ne
doute point que cette Sentence ne soit
dans toutes les formes , mais très- certai
nement elle ne m'a point été communiquée. Il en sera de même apparemment
de plusieurs autres omissions que l'on
pourra me reprocher ; mais que l'on auroit tort , par cette même raison , de re
jetter sur mon compte.
J'ai tâché de prouver dans une de mes
Notes ( Tome I. page 698. ) que sainte
Aubierge n'étoit point bâtarde , et que
le Filia naturalis du venerable Bede ne
I. Vol. Dij peur
2594 MERCURE DE FRANCE
peut signifier autre chose que Fille légi
time d'Anne , Roy d'Estanglie , et d'Hereswite , son Epouse. Comme mes preuves n'ont pas satisfait également tous mes
Lecteurs , je renvoye ceux qui ont de la
peine à se rendre au troisiéme Tome du
Spicilege de Dom Luc d'Achery , page
258. ils y trouveront que Hardecanut ,
fils légitime de Canut , est appellé filius
naturalis , par opposition même à Harold,
qui étoit son bâtard. Je suis , &c.
du Plessis , écrite de Rouen le 14. Novembre 1732. sur quelques endroits de
son Histoire de l'Eglise de Meaux.
O
fautes
qui
N m'a fait remarquer une ou deux
qui me sont échappées dans l'Histoire de l'Eglise de Meaux , et j'en
avois déja moi-même apperçu une autre.
Il est juste de me corriger ; cette Lettre
pourra servir d'Errata à mon Livre ; je
vous prie , Monsieur , de vouloir bien la
rendre publique.
1°. A la page 427. je dis que le second
Chapitre Generalde la Congrégation de Saint
Maur, se tint dans l'Abbaye de S. Faros
de Meaux en 1623. Il y eut , à la verité ,
un Chapitre General à S. Faron , le 14.
Septembre 1623. mais ce fut le cinquié
me, et non le second. Le premier fus
tenu à Paris aux Blancs-Manteaux , le 29.
Septembre 1618. Le second , au même
licu , le 7. Février 1720. Le troisième ,
dans l'Abbaye de Jumiege en Normandie , le 8. Juillet 1621. Le quatrième ,
dans celle de Corbie en Picardie , en 1622.
et enfin le cinquième à S. Faron, en 1623 .
1. Vol D 2 .
2592 MERCURE DE FRANCE
,
2. A la page 594. dans le Catalogue
des Abbesses de Jouarre , j'ai dit que
Jeanne de Lorraine étoit Professe du
Monastere de Promille Ordre de FontEvraud. On ne connoît point , dit-on ,
de Maison de ce nom dans tout l'Ordre.
Ainsi, ou elle n'étoit pas Professe de l'Or
dre de Fond- Evraud , ou elle l'étoit d'un
autre Monastere.
que
3º. Ala page 599. dans le Catalogue
des Abbesses de N. D. de Meaux , j'ai dit
Me de Mornay de Montchevreuil
étoit Niece d'une autre Dame de Montchevreuil , Abbesse de S. Antoine des
Champs à Paris. Elle étoit sa sœur , me
marque- t'on , et non sa niece.
A la page 161. où je parle du Monastere de Raroy , je dis que MM. de
Gesvres se sont approprié la Justice de
ce lieu ; et cette expression a fait de la
peine. C'est donner à entendre , me diton, qu'ils l'ont usurpée. Cependant je
ne farde point trop mes expressions quand
je veux parler d'usurpation , je ne vais
point chercher d'autre mot que celui d'usurpation même. Ici s'approprier ne peut
signifier autre chose qu'acquerir ou acheter; je renvoye même mon Lecteur à un
Traité de l'an 1618. que j'ai inseré dans
le second Tome , et qui fait foi de cette
.
I. Vol. acquisition
DECEMBRE. 1732. 2593
acquisition. C'en est assez , je crois , pour
me laver d'un pareil reproche.
A la page 638. de ce second Tome,
dans le Pouillié , on trouve l'article de
Croйy. Là , dit- on , j'avance que le Curé
de cette Paroisse , en abandonnant Raroy
à celle de Trêmes ou de Gesvres- le- Duc ,
n'a pû transiger sur cela au nom de ses
Successeurs. Or c'est ce que je ne dis en
aucune maniere ; j'observe seulement que
le Curé de Croüy le dit ainsi . Il est vrai
qu'en cela je parois donner quelque poids
à la prétention du Curé de Crouy ; et on
m'objecte une Sentence de M. le Cardinal de Bissy , qu'on ne date point , mais
qui attache , dit- on , pour toujours à la
Paroisse de Gesvres , les Domestiques du
dehors et les Fermiers de Raroy. Je ne
doute point que cette Sentence ne soit
dans toutes les formes , mais très- certai
nement elle ne m'a point été communiquée. Il en sera de même apparemment
de plusieurs autres omissions que l'on
pourra me reprocher ; mais que l'on auroit tort , par cette même raison , de re
jetter sur mon compte.
J'ai tâché de prouver dans une de mes
Notes ( Tome I. page 698. ) que sainte
Aubierge n'étoit point bâtarde , et que
le Filia naturalis du venerable Bede ne
I. Vol. Dij peur
2594 MERCURE DE FRANCE
peut signifier autre chose que Fille légi
time d'Anne , Roy d'Estanglie , et d'Hereswite , son Epouse. Comme mes preuves n'ont pas satisfait également tous mes
Lecteurs , je renvoye ceux qui ont de la
peine à se rendre au troisiéme Tome du
Spicilege de Dom Luc d'Achery , page
258. ils y trouveront que Hardecanut ,
fils légitime de Canut , est appellé filius
naturalis , par opposition même à Harold,
qui étoit son bâtard. Je suis , &c.
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Résumé : LETTRE du R. P. Dom Toussaints du Plessis, écrite de Roüen le 14. Novembre 1732. sur quelques endroits de son Histoire de l'Eglise de Meaux.
Dans une lettre datée du 14 novembre 1732, le R. P. Dom Toussaints du Plessis corrige plusieurs erreurs présentes dans son 'Histoire de l'Eglise de Meaux'. Il rectifie d'abord l'année du second Chapitre Général de la Congrégation de Saint Maur, précisant qu'il s'est tenu en 1623 à l'Abbaye de Saint-Faron de Meaux et qu'il s'agissait en réalité du cinquième Chapitre. Il détaille ensuite les dates et lieux des premiers Chapitres. Il corrige également une erreur concernant Jeanne de Lorraine, qui n'était pas Professe du Monastère de l'Ordre de Fontevraud. De plus, il précise que Me de Mornay de Montchevreuil était la sœur, et non la nièce, d'une autre Dame de Montchevreuil. La lettre aborde également des clarifications sur des expressions et des faits historiques, notamment concernant la justice du Monastère de Raroy et les prétentions du Curé de Croüy. Enfin, il défend la légitimité de sainte Aubierge, renvoyant les lecteurs à des sources pour des preuves supplémentaires.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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9
p. 917-929
LETTRE de M. Titon du Tillet, à M. de la R......
Début :
MONSIEUR, J'ai lû dans votre Mercure du mois de [...]
Mots clefs :
Poètes, Musiciens, Manière, Lully, Parnasse, Auteur, Fautes, Édition, Académie française
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : LETTRE de M. Titon du Tillet, à M. de la R......
LETTRE de M. Titon du Tillet
M. de la R..
M
...
ONSIEUR ,
'ai lû dans votre Mercure du mois de
Mars , P.481.une Lettre qui m'est addressée
au sujet de l'Edition du Liv , intitule
le Parnasse François , que j'ai donnée :
Dame d'un esprit peu ordinaire.
L'année
18 MERCURE DE FRANCE
l'année derniere. Si je connoissois l'Auteur
de cette Lettre , je lui addresserois
ma réponse , et je le remercirois plus am
plement que je ne le fais icy , de la maniere
avantageuse dont il parle de cet
Ouvrage qu'il veut bien traiter d'Excellent
, et qu'il marque ne pouvoir être que
d'une extrême utilité et d'un agrément infini
à ceux qui voudront connoître le genie des
Poëtes et des Musiciens François , que mon
zele et mes travaux n'immortalisent pas
moins , que les Ouvrages qu'ils ont laissez.
Les louanges qu'on me fait l'honneur
de me donner sur mon zele, me font des
plus agréables , et je les reçois volontiers;
Personne ne pouvant en avoir davantage
pour la gloire de notre Nation et pour
celle des grands Hommes qu'elle a produits.
A l'égard des louanges qu'on me
donne sur mes travaux pour célébrer le
génie et les talens de nos. Poëtes et de nos
Musiciens , je sens que je suis encore bien
éloigné de la perfection où j'aurois souhaite
porter un pareil Ouvrage ; c'est
pourquoi je suis tres-obligé à celui qui
m' crit des Remarques ,dont il veut bien
me faire part sur quelques fautes qui ont
pû s'y glisser. Je reçois donc , avec plaisir
, ses Remarques , mais il me permettra
de lui dire que la plupart des fautes
qu'il
MA Y. 1733 .
1
919
qu'il a trouvées dans cette Edition ne me
paroissent pas réellement des fautes , où
que si elles en sont , elles ne sont pas .
bien essentielles.
Il prétend que le nom de des Iveteaux
doit commencer par un Y et non pas un
I ; cependant de Vigneul Marville 1 qui
fait un article assez étendu de des Iveteaux
, écrit ce nom par un I simple, de
même qu'il l'est dans le Dictionnaire de
Moreri . Il est vrai que Baillet , au cin .
quiéme volume des Jugemens des Sçavans ,
le met par un Y. L'Imprimeur auroit du
mettre dans mon Livre , à l'article des
Iveteaux , le premier v consonne , comme
il l'a mis à la Liste Alphabetique des
Poëtes et des Musiciens.
On doit écrire , dit l' Anonyme , Lulli ,
et non pas Lully , car c'est faire un nom
François d'un nom Italien. Je sçai bien
que les Italiens ne se servent point dans
leur Alphabet des Lettres K, X , Y ; c'est
pourquoi je ne dirai pas si Lully avoit
voulu mettre un Y à son nom , étant
dans son Païs , ou s'il l'a pris depuis qu'il
se fit naturaliser François ; mais il est certain
qu'il signoit Lully , avec un Y; c'est
ainsi qu'on peut le voir sur differens
1 Mélanges d'Histoire et de Litterature ;
tame 3.
Exem920
MERCURE DE FRANCE
Exemplaires imprimez , qui sont encore
aujourd'hui chez Ballard , paraphez de sa
propre main , de cette maniere , J. B.
Lully , &c.
Dans tous les Opéra que Lully a fait
imprimer et dans toutes les Epîtres Dédicatoires
au Roy, son nom est toujours
terminé par un Y , &c. Le nom de ce
fameux Musicien , mis au bas de son Portrait
gravé , est avec un Y. Charles Perrault
, dans ses Hommes Illustres , l'écrit
de même ; enfin la famille de Lully , qui
lui a fait élever un superbe Mausolée dans
P'Eglise des Petits Peres à Paris, a fait mettre
dans l'Inscription , son nom gravé
par un Y. Son fils et son petit - fils dans
leur fignature , mettent de même un Yà
leur nom . Il est vrai que dans le Dictionnaire
de Moreri on a écrit Lulli .
Il marque que le nom d'une illustre Chanteuse
est tout - à-fait défiguré , qu'on doit
écrire Mlle de Leufroy , et non pas Mlle le
Froid. Je répondrai que je connois cette
Demoiselle depuis plus de trente ans ,
qu'elle m'a fait l'honneur de m'écrire , et
qu'elle signe , le Froid , comme je l'ai
écrit. Il y a huit jours que je lui rendis
visite chez elle , ruë S.Loiiis dans l'Isle ;
elle me confirma qu'elle , ni son pere , ni
sa mere n'avoient jamais signé leur nom
autrement que le Froid.. A
MAY. 1733 . 527
A l'égard du nom du Président Nicole
qu'il croit devoir être écrit avec deux L,
comme Bayle le met dans son Dictionnaire
; je lui dirai qu'il n'est pas surprenant
que Bayle dans plus d'un million de
noms propres qu'il rapporte dans cet Ouvrage
, n'ait mis un L de plus qu'il ne
faut à ce nom ; mais que le celebre Nicole
, Auteur de plusieurs excellens Ouvrages
de Morale et de Piété, ne mettoit
qu'un Là son nom (comme on le voit dans
Moreri)et que dans les Oeuvres Poëtiques
du President Nicole, son parent, avec son
Epître Dédicatoire au Roy , imprimée
chez Charles de Sercy , Paris , 1670 &
1693. le nom de Nicole n'est écrit qu'avec
un L , de la maniere dont M. Nicole
, Lieutenant General et Président du
Présidial de Chartes , petit- fils du Poëte,
dont j'ai fait mention , signe encore son
nom aujourd'hui ,
J'ai écrit Montreul ( de même qu'il est
dans le Moreri ) en marquant qu'il faut
prononcer Montreuil celui qui me fait
part de ses Remarques dit qu'il faut écri
de Montereul , comme le marquent Pellisson
et l'Abbé d'Olivet , dans leur Histoire
de l'Académie Françoise ; pour moi
j'ai crû pouvoir faire le nom de Montreul
de deux sillabes , parce que Baillet , Mo-
•
reri
922 MERCURE DE FRANCE
.
reri, et Despréaux le font de même.com.
me on le voit dans ces Vers :
On ne voit point mes Vers , à l'envi de Mons
treuil ,
Grossir impunément les Feuillets d'un Recueil.
Montreuil , lui-même écrivoit , selon
toutes les apparences , son nom de cette
maniere ; ses Oeuvres avec son Epître
dédicatoire à M. Molé , et son Portrait
gravé au commencement , en sont des
prenves , car son nom y est par tout écrit,
Montreuil.
Voici des fautes qu'il m'objecte avec
raison . Les noms de Beüil , de Pillet , de
Pilles , sont mal écrits ; on doit mettre du
Bueil , de Pilet , de Piles ; aussi dans l'Edition
de mon Livre a t on mis quatre
ou cinq fois de Piles, et une seule fois de
Pilles. Il faut joindre aussi , comme il le
marque , les sillabes de chacun de ces
Noms, Lalande, Desmarets ; au lieu qu'on
les a séparé , la Lande , des Marets.
Je crois qu'il a raison de dire , qu'on
doit écrire Amfrye de Chaulieu, ou peutêtre
Affie , comme e l'ai mis dans le
premier Essai que j'ai donné de la Des
cription du Parnasse François , parce qu'il
est écrit de même sur les Registres mor
tuaires de l'Eglise du Temple,à Paris ; et
je
MAY. 1733 . $23
je pourrois bien avoir mal fait d'avoir
mis Auffre dans cette seconde Edition ,
sur ce que m'a assuré un célébre Académi
cien, qu'il falloit l'écrire de cette maniere ,
et comme il est imprime dans le Mercure
de Juillet 1720 .
Pour ce qui regarde quelques dattes de
la naissance , de la mort et de l'age des
Poëtes et des Musiciens dont je fait mention
, il n'est pas aisé parmi plus de trois
mille dattes , comprises celles de l'impression
de leurs Ouvrages , qu'on mette
quelquefois un chiffre pour un autre ;
mais dans huit ou dix endroits où il me
reprend sur ces dattès , qui ne sont pas
exactes , l'erreur ne va pas à quinze jours
de plus ou de moins, ou s'il va plus loin ,
comme peut être au seul article de Daniel
Huet , où l'on a marqué sa mort en
1711 , au lieu de 1741. pour lors le Leeteur
peut y suppléer facilement, et recon-
Loître l'erreur, parce qu'ayant mis à l'intitulé
de son article ; Daniel Huet , né en
1630. mort en 1711. âgé de 91 ans ; on
voit clairement qu'il faut mettre 1721 .
afin qu'il eut 91 à sa mort ; d'autant plus
que j'ai placé les Poëtes et les Musiciens
par ordie chronologique , ayant mis devant
Daniel Huet , l'Abbé de Chaulieu
M. Dacier , et Jacques Vergier , tous les
trois
24 MERCURE DE FRANCE
trois morts en 1720. cependant on a corrigé
cette faute à la main , dans la plus
grande partie des Exemplaires ; de même
que quatre ou cinq autres principales.
Santeuil est mort dans sa 68.année , au
lieu que je l'ai mis dans sa 67. et Thomas
Corneille dans sa 85. année , au lieu
qu'on l'a mis dans sa 84.
Il marque aussi d'après l'Abbé d'Oli
vet , dans son Histoire de l'Académie
Françoise , que du Ryer est mort en 1658.
et non pas en 1656. j'ai suivi cette detniere
datte d'après Ballet , Bayle et Moreri
, qui mettent la date de sa mort en
1656. on peut la vérifier sur les Regis
tres Mortuaires de la Paroisse de S. Gervais
, où il a été inhumé ; j'ai cependant
beaucoup de confiance en l'Abbé d'Olivet,
pour ce qui regarde les Académiciens
dont il a écrir la Vie , et je m'en
suis servi utilement dans cette seconde
Edition pour quelques-uns de nos Poëtes,
qui étoient de l'Académie .
J'ai omis , dit- il , les dates du temps
de la naissance de Ségrais , de Fléchier ,
de la Monnoye , de Valincour, du Pere
du Cerceau. J'ai négligé de mettre quelquefois
ces dates , parce qu'ayant mis
l'année de la mort d'une personne et celle
de son âge , on trouve aisément celle de
sa naissance.
,
MAY. • 1733.
925
Je n'ai pas oublié , comme il le marque ,
le Poëte de Lingendes , qu'il nomme Jean
au lieu de Pierre , cat Jean de Lingendes ,
parent de celui - cy , étoit un celebre Prédicateur
, qui fut nommé à l'Evêché de
Sarlat , puis à celui de Mâcon , et le
Pere de Lingendes , Jésuite , son cousin ,
aussi Prédicateur de réputation , s'appelloit
Claude. J'ai fait un article de Pierre
de Lingendes avec Montfuron , qui est
l'article LIII. pages 210. et 211. où
j'ai rapporté la maniere dont l'illustre
Mlle de Scudery , a celebré ces deux Poëtes
, au Tome 8. de son Roman de Clélie
, et que Barbin , dans son Recueil de
Poësies choisies , Tome 3. a donné des Vers
de Lingendes.
Boësset le pere , et Boësset le fils , Musiciens
, ne sont pas non plus oubliez ,
comme il le dit , j'ai marqué l'article de
Lambert ,, ppaaggee 339922.. »» qquuee de son temps.
il parut plusieurs Musiciens qui sui-
» virent ses traces , c'est- à- dire qui tra-
» vaillerent dans un goût tendre et gra-
>> cieux ; on doit mettre de ce nombre
»Boësset et le Camus , tous deux Maîtres
>> et Compositeurs de la Musique de la
» Chambre du Roy , qui s'acquirent de
» la réputation , par leurs Chansons ; on
"peut mettre aussi de ce nombre Boësset
;
}
926 MERCURE DE FRANCE
» set le fils , Mollie , Sicard , Moulinić ,
» du Buisson , &c. les Recueils de leurs
» Airs sont impriméz chez J. B. Chris-
»tophe Ballard.
A l'Article de Campistron , j'ai dit qu'il
composa par ordre du Duc de Vendôme ,
une Piece Lyrique , pour être chantée
en son Château d'Anet , où Monseigneur
le Dauphin passa quelques jours , j'aurois
bien fait de dire que cette Piece est
intitulée , Acis et Galatée , Pastorale Héroïque
, représentée en 1687. à Anet , et
la même année sur le Théatre de l'Opéra.
L'Auteur de ces Remarques auroit souhaité
que j'eusse fait mention dans l'ordre
chronologique des Poëtes et des Musiciens
de Jean Dasjac , de l'Académie
Françoise , homme connu par divers Ouvrages
en Prose Latine et Françoise , et
qui a composé aussi quelques Vers François
et Latins ; mais j'ai fait connoître
que mon dessein n'étoit pas de faire paroître
sur le Parnasse tous les François
qui se sont exercez dans la Poësie , dans
la Musique. J'ai crû même avoir trop
entrepris d'en présenter à Apollon plus
de 260. outre quatre ou cinq cens autres
dont j'ai rapporté seulement les noms,
et que j'ai dit qu'on pouvoit supposer s'y
promener
MAY. 1733 928
promener dans les Avenues riantes et
dans les Campagnes agréables qui environnent
le Parnasse , en attendant qu'Apollon
décide de leur sort. Je sçai bien
qu'il ne seroit pas difficile de mettre encore
les noms de plus de 200. autres François
qui ont donné au Public quelques petites
Poësies , et quelques Pieces de Théatre
; on trouve leurs noms entre ceux
de plusieurs autres Poëtes dont j'ai fait
mention sur le Parnasse . 1º . Au cinquiéme
volume des Jugemens des Sçavans
sur les Poëtes modernes , par Baillet . 2 ° .
Dans un Livre intitulé , Bibliotheque des
Théatres , qui vient de paroître en cette
année 1733. 3 ° . Dans les Recueils de Poësies
de Sercy , de la Fontaine , de Barbin ,
et du P. Bouhours , & c.
J'ai averti aussi au bas de la premiere
page de mon Livre , que j'avois laissé des
places en blanc,au bas de chaque Rouleau
où j'ai écrit les noms des Poëtes et des
Musiciens de notre Parnasse , et même
dans quelques autres endroits où j'ai mis
une suite d'autres noms de Personnes illustres
dans les Sciences et dans les Beaux
Arts , afin que les Partisans de quelquesunes
dont ils ne voyent point les noms ,
ayent la satisfaction de remplir eux - mêmes
ces vuides ou blancs , en y mettant
E les
928 MERCURE DE FRANCE
les noms de ces personnes ; on verra dans
mon Livre ces places que j'ai laissées en
blanc , depuis la page 35. jusqu'à la
page 45.
Si l'Auteur anonime avoit bien voulu
me communiquer ses Remarques avant
que de les faire imprimer , je crois qu'au
lieu de six pages qu'elles contiennent ,
nous aurions pû les renfermer dans une
demi page , à quoi j'aurois ajoûté une
autre demi page de quelques autres fau
tes sur lesquelles il a bien voulu me ménager;
mais il est bien difficile que dans
un volume in folio de près de 800. pages
, où l'on rapporte plus de 15oc . noms
propres , et plus de 3000. dates en chiffre,
il ne se glisse quelques fautes de l'Auteur
et encore plus de l'Imprimeur. J'a-
Joûterai cependant que je n'en ai point
trouvé de bien essentielles et auxquelles
le Lecteur éclairé ne puisse aisément suppléer.
Je vous prie , Monsieur , si vous connoissez
l'Auteur de cette Lettre , de vou
loir bien le remercier de ma part de la
maniere obligeante dont il a parlé de mon
Livre , et de lui dire que je serai charmé
de faire connoissance avec lui, et de lui
présenter un Exemplaire de cet Ouvrage
dont il témoigne que la lecture lui a fait
plaisir;
MAY. 1733.
929
plaisir ; je ne lui sçai que très - bon gré
des Remarques dont il m'a fait part ,
et je lui en serai toujours obligé , comme
je le serai à toutes les personnes d'éru
dition et de goût , qui voudront bien
m'aider de leurs avis pour perfectionner
un Ouvrage tel que celui que j'ai entrepris.
Je suis , & c .
M. de la R..
M
...
ONSIEUR ,
'ai lû dans votre Mercure du mois de
Mars , P.481.une Lettre qui m'est addressée
au sujet de l'Edition du Liv , intitule
le Parnasse François , que j'ai donnée :
Dame d'un esprit peu ordinaire.
L'année
18 MERCURE DE FRANCE
l'année derniere. Si je connoissois l'Auteur
de cette Lettre , je lui addresserois
ma réponse , et je le remercirois plus am
plement que je ne le fais icy , de la maniere
avantageuse dont il parle de cet
Ouvrage qu'il veut bien traiter d'Excellent
, et qu'il marque ne pouvoir être que
d'une extrême utilité et d'un agrément infini
à ceux qui voudront connoître le genie des
Poëtes et des Musiciens François , que mon
zele et mes travaux n'immortalisent pas
moins , que les Ouvrages qu'ils ont laissez.
Les louanges qu'on me fait l'honneur
de me donner sur mon zele, me font des
plus agréables , et je les reçois volontiers;
Personne ne pouvant en avoir davantage
pour la gloire de notre Nation et pour
celle des grands Hommes qu'elle a produits.
A l'égard des louanges qu'on me
donne sur mes travaux pour célébrer le
génie et les talens de nos. Poëtes et de nos
Musiciens , je sens que je suis encore bien
éloigné de la perfection où j'aurois souhaite
porter un pareil Ouvrage ; c'est
pourquoi je suis tres-obligé à celui qui
m' crit des Remarques ,dont il veut bien
me faire part sur quelques fautes qui ont
pû s'y glisser. Je reçois donc , avec plaisir
, ses Remarques , mais il me permettra
de lui dire que la plupart des fautes
qu'il
MA Y. 1733 .
1
919
qu'il a trouvées dans cette Edition ne me
paroissent pas réellement des fautes , où
que si elles en sont , elles ne sont pas .
bien essentielles.
Il prétend que le nom de des Iveteaux
doit commencer par un Y et non pas un
I ; cependant de Vigneul Marville 1 qui
fait un article assez étendu de des Iveteaux
, écrit ce nom par un I simple, de
même qu'il l'est dans le Dictionnaire de
Moreri . Il est vrai que Baillet , au cin .
quiéme volume des Jugemens des Sçavans ,
le met par un Y. L'Imprimeur auroit du
mettre dans mon Livre , à l'article des
Iveteaux , le premier v consonne , comme
il l'a mis à la Liste Alphabetique des
Poëtes et des Musiciens.
On doit écrire , dit l' Anonyme , Lulli ,
et non pas Lully , car c'est faire un nom
François d'un nom Italien. Je sçai bien
que les Italiens ne se servent point dans
leur Alphabet des Lettres K, X , Y ; c'est
pourquoi je ne dirai pas si Lully avoit
voulu mettre un Y à son nom , étant
dans son Païs , ou s'il l'a pris depuis qu'il
se fit naturaliser François ; mais il est certain
qu'il signoit Lully , avec un Y; c'est
ainsi qu'on peut le voir sur differens
1 Mélanges d'Histoire et de Litterature ;
tame 3.
Exem920
MERCURE DE FRANCE
Exemplaires imprimez , qui sont encore
aujourd'hui chez Ballard , paraphez de sa
propre main , de cette maniere , J. B.
Lully , &c.
Dans tous les Opéra que Lully a fait
imprimer et dans toutes les Epîtres Dédicatoires
au Roy, son nom est toujours
terminé par un Y , &c. Le nom de ce
fameux Musicien , mis au bas de son Portrait
gravé , est avec un Y. Charles Perrault
, dans ses Hommes Illustres , l'écrit
de même ; enfin la famille de Lully , qui
lui a fait élever un superbe Mausolée dans
P'Eglise des Petits Peres à Paris, a fait mettre
dans l'Inscription , son nom gravé
par un Y. Son fils et son petit - fils dans
leur fignature , mettent de même un Yà
leur nom . Il est vrai que dans le Dictionnaire
de Moreri on a écrit Lulli .
Il marque que le nom d'une illustre Chanteuse
est tout - à-fait défiguré , qu'on doit
écrire Mlle de Leufroy , et non pas Mlle le
Froid. Je répondrai que je connois cette
Demoiselle depuis plus de trente ans ,
qu'elle m'a fait l'honneur de m'écrire , et
qu'elle signe , le Froid , comme je l'ai
écrit. Il y a huit jours que je lui rendis
visite chez elle , ruë S.Loiiis dans l'Isle ;
elle me confirma qu'elle , ni son pere , ni
sa mere n'avoient jamais signé leur nom
autrement que le Froid.. A
MAY. 1733 . 527
A l'égard du nom du Président Nicole
qu'il croit devoir être écrit avec deux L,
comme Bayle le met dans son Dictionnaire
; je lui dirai qu'il n'est pas surprenant
que Bayle dans plus d'un million de
noms propres qu'il rapporte dans cet Ouvrage
, n'ait mis un L de plus qu'il ne
faut à ce nom ; mais que le celebre Nicole
, Auteur de plusieurs excellens Ouvrages
de Morale et de Piété, ne mettoit
qu'un Là son nom (comme on le voit dans
Moreri)et que dans les Oeuvres Poëtiques
du President Nicole, son parent, avec son
Epître Dédicatoire au Roy , imprimée
chez Charles de Sercy , Paris , 1670 &
1693. le nom de Nicole n'est écrit qu'avec
un L , de la maniere dont M. Nicole
, Lieutenant General et Président du
Présidial de Chartes , petit- fils du Poëte,
dont j'ai fait mention , signe encore son
nom aujourd'hui ,
J'ai écrit Montreul ( de même qu'il est
dans le Moreri ) en marquant qu'il faut
prononcer Montreuil celui qui me fait
part de ses Remarques dit qu'il faut écri
de Montereul , comme le marquent Pellisson
et l'Abbé d'Olivet , dans leur Histoire
de l'Académie Françoise ; pour moi
j'ai crû pouvoir faire le nom de Montreul
de deux sillabes , parce que Baillet , Mo-
•
reri
922 MERCURE DE FRANCE
.
reri, et Despréaux le font de même.com.
me on le voit dans ces Vers :
On ne voit point mes Vers , à l'envi de Mons
treuil ,
Grossir impunément les Feuillets d'un Recueil.
Montreuil , lui-même écrivoit , selon
toutes les apparences , son nom de cette
maniere ; ses Oeuvres avec son Epître
dédicatoire à M. Molé , et son Portrait
gravé au commencement , en sont des
prenves , car son nom y est par tout écrit,
Montreuil.
Voici des fautes qu'il m'objecte avec
raison . Les noms de Beüil , de Pillet , de
Pilles , sont mal écrits ; on doit mettre du
Bueil , de Pilet , de Piles ; aussi dans l'Edition
de mon Livre a t on mis quatre
ou cinq fois de Piles, et une seule fois de
Pilles. Il faut joindre aussi , comme il le
marque , les sillabes de chacun de ces
Noms, Lalande, Desmarets ; au lieu qu'on
les a séparé , la Lande , des Marets.
Je crois qu'il a raison de dire , qu'on
doit écrire Amfrye de Chaulieu, ou peutêtre
Affie , comme e l'ai mis dans le
premier Essai que j'ai donné de la Des
cription du Parnasse François , parce qu'il
est écrit de même sur les Registres mor
tuaires de l'Eglise du Temple,à Paris ; et
je
MAY. 1733 . $23
je pourrois bien avoir mal fait d'avoir
mis Auffre dans cette seconde Edition ,
sur ce que m'a assuré un célébre Académi
cien, qu'il falloit l'écrire de cette maniere ,
et comme il est imprime dans le Mercure
de Juillet 1720 .
Pour ce qui regarde quelques dattes de
la naissance , de la mort et de l'age des
Poëtes et des Musiciens dont je fait mention
, il n'est pas aisé parmi plus de trois
mille dattes , comprises celles de l'impression
de leurs Ouvrages , qu'on mette
quelquefois un chiffre pour un autre ;
mais dans huit ou dix endroits où il me
reprend sur ces dattès , qui ne sont pas
exactes , l'erreur ne va pas à quinze jours
de plus ou de moins, ou s'il va plus loin ,
comme peut être au seul article de Daniel
Huet , où l'on a marqué sa mort en
1711 , au lieu de 1741. pour lors le Leeteur
peut y suppléer facilement, et recon-
Loître l'erreur, parce qu'ayant mis à l'intitulé
de son article ; Daniel Huet , né en
1630. mort en 1711. âgé de 91 ans ; on
voit clairement qu'il faut mettre 1721 .
afin qu'il eut 91 à sa mort ; d'autant plus
que j'ai placé les Poëtes et les Musiciens
par ordie chronologique , ayant mis devant
Daniel Huet , l'Abbé de Chaulieu
M. Dacier , et Jacques Vergier , tous les
trois
24 MERCURE DE FRANCE
trois morts en 1720. cependant on a corrigé
cette faute à la main , dans la plus
grande partie des Exemplaires ; de même
que quatre ou cinq autres principales.
Santeuil est mort dans sa 68.année , au
lieu que je l'ai mis dans sa 67. et Thomas
Corneille dans sa 85. année , au lieu
qu'on l'a mis dans sa 84.
Il marque aussi d'après l'Abbé d'Oli
vet , dans son Histoire de l'Académie
Françoise , que du Ryer est mort en 1658.
et non pas en 1656. j'ai suivi cette detniere
datte d'après Ballet , Bayle et Moreri
, qui mettent la date de sa mort en
1656. on peut la vérifier sur les Regis
tres Mortuaires de la Paroisse de S. Gervais
, où il a été inhumé ; j'ai cependant
beaucoup de confiance en l'Abbé d'Olivet,
pour ce qui regarde les Académiciens
dont il a écrir la Vie , et je m'en
suis servi utilement dans cette seconde
Edition pour quelques-uns de nos Poëtes,
qui étoient de l'Académie .
J'ai omis , dit- il , les dates du temps
de la naissance de Ségrais , de Fléchier ,
de la Monnoye , de Valincour, du Pere
du Cerceau. J'ai négligé de mettre quelquefois
ces dates , parce qu'ayant mis
l'année de la mort d'une personne et celle
de son âge , on trouve aisément celle de
sa naissance.
,
MAY. • 1733.
925
Je n'ai pas oublié , comme il le marque ,
le Poëte de Lingendes , qu'il nomme Jean
au lieu de Pierre , cat Jean de Lingendes ,
parent de celui - cy , étoit un celebre Prédicateur
, qui fut nommé à l'Evêché de
Sarlat , puis à celui de Mâcon , et le
Pere de Lingendes , Jésuite , son cousin ,
aussi Prédicateur de réputation , s'appelloit
Claude. J'ai fait un article de Pierre
de Lingendes avec Montfuron , qui est
l'article LIII. pages 210. et 211. où
j'ai rapporté la maniere dont l'illustre
Mlle de Scudery , a celebré ces deux Poëtes
, au Tome 8. de son Roman de Clélie
, et que Barbin , dans son Recueil de
Poësies choisies , Tome 3. a donné des Vers
de Lingendes.
Boësset le pere , et Boësset le fils , Musiciens
, ne sont pas non plus oubliez ,
comme il le dit , j'ai marqué l'article de
Lambert ,, ppaaggee 339922.. »» qquuee de son temps.
il parut plusieurs Musiciens qui sui-
» virent ses traces , c'est- à- dire qui tra-
» vaillerent dans un goût tendre et gra-
>> cieux ; on doit mettre de ce nombre
»Boësset et le Camus , tous deux Maîtres
>> et Compositeurs de la Musique de la
» Chambre du Roy , qui s'acquirent de
» la réputation , par leurs Chansons ; on
"peut mettre aussi de ce nombre Boësset
;
}
926 MERCURE DE FRANCE
» set le fils , Mollie , Sicard , Moulinić ,
» du Buisson , &c. les Recueils de leurs
» Airs sont impriméz chez J. B. Chris-
»tophe Ballard.
A l'Article de Campistron , j'ai dit qu'il
composa par ordre du Duc de Vendôme ,
une Piece Lyrique , pour être chantée
en son Château d'Anet , où Monseigneur
le Dauphin passa quelques jours , j'aurois
bien fait de dire que cette Piece est
intitulée , Acis et Galatée , Pastorale Héroïque
, représentée en 1687. à Anet , et
la même année sur le Théatre de l'Opéra.
L'Auteur de ces Remarques auroit souhaité
que j'eusse fait mention dans l'ordre
chronologique des Poëtes et des Musiciens
de Jean Dasjac , de l'Académie
Françoise , homme connu par divers Ouvrages
en Prose Latine et Françoise , et
qui a composé aussi quelques Vers François
et Latins ; mais j'ai fait connoître
que mon dessein n'étoit pas de faire paroître
sur le Parnasse tous les François
qui se sont exercez dans la Poësie , dans
la Musique. J'ai crû même avoir trop
entrepris d'en présenter à Apollon plus
de 260. outre quatre ou cinq cens autres
dont j'ai rapporté seulement les noms,
et que j'ai dit qu'on pouvoit supposer s'y
promener
MAY. 1733 928
promener dans les Avenues riantes et
dans les Campagnes agréables qui environnent
le Parnasse , en attendant qu'Apollon
décide de leur sort. Je sçai bien
qu'il ne seroit pas difficile de mettre encore
les noms de plus de 200. autres François
qui ont donné au Public quelques petites
Poësies , et quelques Pieces de Théatre
; on trouve leurs noms entre ceux
de plusieurs autres Poëtes dont j'ai fait
mention sur le Parnasse . 1º . Au cinquiéme
volume des Jugemens des Sçavans
sur les Poëtes modernes , par Baillet . 2 ° .
Dans un Livre intitulé , Bibliotheque des
Théatres , qui vient de paroître en cette
année 1733. 3 ° . Dans les Recueils de Poësies
de Sercy , de la Fontaine , de Barbin ,
et du P. Bouhours , & c.
J'ai averti aussi au bas de la premiere
page de mon Livre , que j'avois laissé des
places en blanc,au bas de chaque Rouleau
où j'ai écrit les noms des Poëtes et des
Musiciens de notre Parnasse , et même
dans quelques autres endroits où j'ai mis
une suite d'autres noms de Personnes illustres
dans les Sciences et dans les Beaux
Arts , afin que les Partisans de quelquesunes
dont ils ne voyent point les noms ,
ayent la satisfaction de remplir eux - mêmes
ces vuides ou blancs , en y mettant
E les
928 MERCURE DE FRANCE
les noms de ces personnes ; on verra dans
mon Livre ces places que j'ai laissées en
blanc , depuis la page 35. jusqu'à la
page 45.
Si l'Auteur anonime avoit bien voulu
me communiquer ses Remarques avant
que de les faire imprimer , je crois qu'au
lieu de six pages qu'elles contiennent ,
nous aurions pû les renfermer dans une
demi page , à quoi j'aurois ajoûté une
autre demi page de quelques autres fau
tes sur lesquelles il a bien voulu me ménager;
mais il est bien difficile que dans
un volume in folio de près de 800. pages
, où l'on rapporte plus de 15oc . noms
propres , et plus de 3000. dates en chiffre,
il ne se glisse quelques fautes de l'Auteur
et encore plus de l'Imprimeur. J'a-
Joûterai cependant que je n'en ai point
trouvé de bien essentielles et auxquelles
le Lecteur éclairé ne puisse aisément suppléer.
Je vous prie , Monsieur , si vous connoissez
l'Auteur de cette Lettre , de vou
loir bien le remercier de ma part de la
maniere obligeante dont il a parlé de mon
Livre , et de lui dire que je serai charmé
de faire connoissance avec lui, et de lui
présenter un Exemplaire de cet Ouvrage
dont il témoigne que la lecture lui a fait
plaisir;
MAY. 1733.
929
plaisir ; je ne lui sçai que très - bon gré
des Remarques dont il m'a fait part ,
et je lui en serai toujours obligé , comme
je le serai à toutes les personnes d'éru
dition et de goût , qui voudront bien
m'aider de leurs avis pour perfectionner
un Ouvrage tel que celui que j'ai entrepris.
Je suis , & c .
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Résumé : LETTRE de M. Titon du Tillet, à M. de la R......
M. Titon du Tillet répond à une lettre publiée dans le Mercure de France, qui loue son ouvrage 'Le Parnasse François'. Il exprime sa gratitude pour les éloges et reconnaît l'utilité de son ouvrage pour connaître les poètes et musiciens français. Il accepte les remarques sur les fautes présentes dans son livre, bien qu'il conteste certaines corrections proposées. Par exemple, il défend l'orthographe 'Lully' avec un 'Y', en citant des sources et des signatures de Lully lui-même. Il corrige également des erreurs sur les noms de personnes comme Mlle de Leufroy et le Président Nicole. Il admet quelques erreurs de dates et de noms, mais justifie certaines omissions et erreurs mineures. Il mentionne avoir laissé des espaces blancs dans son livre pour que les lecteurs puissent ajouter des noms manquants. Enfin, il regrette que les remarques n'aient pas été partagées avant l'impression pour éviter des corrections inutiles. L'auteur du texte reconnaît également la présence de fautes, tant de sa part que de celle de l'imprimeur, mais estime qu'elles ne sont pas essentielles et que le lecteur éclairé pourra les corriger facilement. Il demande à son interlocuteur de remercier l'auteur de la lettre pour ses commentaires favorables sur son livre et exprime son désir de faire sa connaissance. Il offre également de lui envoyer un exemplaire de son ouvrage. L'auteur du texte apprécie les remarques faites et se déclare prêt à les utiliser pour améliorer son œuvre. Il exprime sa gratitude envers toutes les personnes érudites et de goût qui souhaiteraient l'aider à perfectionner son ouvrage.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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10
p. 1829-1833
X Tome des Vies des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
Début :
LES VIES des Hommes Illustres de la France, &c. Par M. d'Auvigny. T. X. contenant [...]
Mots clefs :
Roi, Amiral de Bonivet, Fautes, Faveurs, Inclination, Talents
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : X Tome des Vies des Hommes Illustres, [titre d'après la table]
LES VIES des Hommes Illuftres de la
France , &c. Par M. d'Auvigny. T. X. contenant
la fuite des Grands Capitaines , à
Amfterdam , & fe vend à Paris , chés le Gras,
Grand'Sale du Palais , à l'L couronnée ,
1744.
Nous avons rendu compte du IX Tome
de cet Ouvrage dans le I. Vol. du Mercure
de Juin dernier , p. 1164. Celui- ci contient
les Vies de l'Amiral de Bonivet , de
Charles Duc de Bourbon , premier Prince
du Sang , Pair & Grand Chambellan de
France , &c. de Claude de Lorraine , Duc
de Guife , & c. & de François , Duc de
Guife.
On fe contentera de rapporter ici l'Article
qui regarde l'Amiral de Bonivet , Capitaine
de cent Hommes d'Armes , Chevalier de
l'Ordre du Roi & Gouverneur de Provence
fous le Régne de François I , parce que cet
Article eft moins étendu , & n'excedera
point les bornes que nous fommes obligés
de nous prefcrire.
On a vû dans quelques-unes des Vies
précédentes que
l'Amiral de Bonivet avoit
commis de grandes fautes dans le Confeil
dont
1830 MERCURE DE FRANCE.
gneur ,
n'étoit
›
dont la faveur du Roi l'avoit rendu l'ame ,
& à la tête des armées que ce Monarque
avoit confiées à fa conduite. Cependant
l'inclination qu'il reffentoit pour ce Seipas
feulement Pouvrage de
la prévention. Il étoit moins néceſſaire d'ajoûter
que de retrancher du caractere de
Bonivet , pour en former un grand homme
; fa préfomption feule caufa fon malheur
& fes fautes . Les difgraces de la Fortune
n'étant point fuivies de celle du Prince
, il en fut moins humilié , & moins en
état de faire les réfléxions , dont certains ef
prits ne font capables que dans l'abattement.
Le fuccès du Siége de Fontarabie , où il
montra des talens pour la guerre , acheva
de le gâter. On a vû que de tous les favoris
de François I , Anne de Montmorenci ,
feul corrigé par de grands accidens , mérita
le nom de grand Capitaine. Chabot , Seigneur
de Brion , l'un de ceux qui partageoient
les bonnes graces du Roi , pour
avoir affifté à la défenſe de Marſeille , & à
la levée de ce Siége , formé par le Connétable
, fe crût le modéle des Généraux , &
commit depuis beaucoup de fautes.Les hommes
qui n'ont rien à défirer , méritent rarement
un pareil bonheur . L'eftime du grand
nombre s'accorde trop aifément à la faveur ,
pour que ceux qui la poffédent prennent les
moyens
A O UST. 1744: 1831
moyens néceffaires de fe rendre véritablement
utiles & eftimables. L'Hiftoire n'offre
en aucun Pays de la terre un Favori réellement
grand homme ; il ne faut que du bonheur
& de l'efprit pour gagner l'ame d'un
Prince , mais l'autre Titre ne s'acquiert qu'à
l'aide de la crainte , de l'efperance & de la
contradiction. Je n'appelle point Favoris
des hommes tels que les Cardinaux de Volfey
& de Richelieu ; ces puiffans génies
domptoient leur Maître & leur Nation
fans être aimés & fans efperer d'être excu
fés dans leur difgrace, lorfqu'elle arriveroit.
Bonivet fût donc malheureux dans fes entrepriſes
militaires , & infiniment dangereux
à l'Etat , parce qu'il fut trop affùré de
l'inclination du Roi , non de celle qui vient
de la connoiffance des talens & qui doit être
la récompenfe de la fidélité & des fervices ,
mais de ce goût du coeur qui fe déclare fouvent
fans motif, & dont on ne manque
prefque jamais d'abufer. Bonivet fut longtems
attaché à la Régente , Mere du Roi ,
qui fe fervoit de lui , pour faire paffer à fon
fils les idées qu'elle ne vouloit pas lui préfenter
elle- même. Il ne la fervit que trop
bien. Et que pouvoit-on attendre d'un Gouvernement
foumis à une femme hautaine &
capricieuſe , foûtenue dans tous fes deſſeins ,
& que fes paffions feules dirigeoient ? Bonivet
1832 MERCURE DE FRANCE.
vet fut plus heureux dans fes négociations
en Allemagne, où le Roi l'envoya au commencement
de fon Régne , & c'eft affés l'efprit
des Cours de juger un homme capable
de tout , parce qu'il a réuffi dans un genre,
Son Commandement en Italie lors de la retraite
du Connétable , & fes fuccès fâcheux ,
dont cette expédition fut fuivie , ne détromperent
point le Roi fur l'idée qu'il avoit dẹ
fes talens. Il préféra fes confeils à ceux des
plus grands Capitaines de fon Royaume , &
fon aveugle confiance en un homme , aveuglé
lui-même par fa préfomption , les perdit
l'un & l'autre. Le Roi fut pris , & Bonivet ,
devenu éclairé fur le bord du précipice ,
connut toutes les fautes, dans l'inftant qu'el
les produifoient leur plus malheureux effet
; enfin , n'écoutant plus que fon défefpoir
, il fe fit tuer à la Bataille de Pavie , les
armes à la main , ne voulant point furvivre
à la
perte du Roi , & à fa réputation . Ainfi
le défefpoir finit les jours d'un homme , à
qui rien n'avoit ofé faire ombrage pendant
le cours de fa vie , dont la faveur avoit été
continuelle , que toutes les fautes n'avoient
point rendu coupable aux yeux de celui qui
auroit pû l'en punir , & à qui fon Roi ,
prevenu de la plus forte inclination , auroit
peut-être pardonné fa propre perte , s'il
avoit
AOUST. 1744. 18 ; 3
avoit pû le réfoudre à fe la pardonner luimême.
France , &c. Par M. d'Auvigny. T. X. contenant
la fuite des Grands Capitaines , à
Amfterdam , & fe vend à Paris , chés le Gras,
Grand'Sale du Palais , à l'L couronnée ,
1744.
Nous avons rendu compte du IX Tome
de cet Ouvrage dans le I. Vol. du Mercure
de Juin dernier , p. 1164. Celui- ci contient
les Vies de l'Amiral de Bonivet , de
Charles Duc de Bourbon , premier Prince
du Sang , Pair & Grand Chambellan de
France , &c. de Claude de Lorraine , Duc
de Guife , & c. & de François , Duc de
Guife.
On fe contentera de rapporter ici l'Article
qui regarde l'Amiral de Bonivet , Capitaine
de cent Hommes d'Armes , Chevalier de
l'Ordre du Roi & Gouverneur de Provence
fous le Régne de François I , parce que cet
Article eft moins étendu , & n'excedera
point les bornes que nous fommes obligés
de nous prefcrire.
On a vû dans quelques-unes des Vies
précédentes que
l'Amiral de Bonivet avoit
commis de grandes fautes dans le Confeil
dont
1830 MERCURE DE FRANCE.
gneur ,
n'étoit
›
dont la faveur du Roi l'avoit rendu l'ame ,
& à la tête des armées que ce Monarque
avoit confiées à fa conduite. Cependant
l'inclination qu'il reffentoit pour ce Seipas
feulement Pouvrage de
la prévention. Il étoit moins néceſſaire d'ajoûter
que de retrancher du caractere de
Bonivet , pour en former un grand homme
; fa préfomption feule caufa fon malheur
& fes fautes . Les difgraces de la Fortune
n'étant point fuivies de celle du Prince
, il en fut moins humilié , & moins en
état de faire les réfléxions , dont certains ef
prits ne font capables que dans l'abattement.
Le fuccès du Siége de Fontarabie , où il
montra des talens pour la guerre , acheva
de le gâter. On a vû que de tous les favoris
de François I , Anne de Montmorenci ,
feul corrigé par de grands accidens , mérita
le nom de grand Capitaine. Chabot , Seigneur
de Brion , l'un de ceux qui partageoient
les bonnes graces du Roi , pour
avoir affifté à la défenſe de Marſeille , & à
la levée de ce Siége , formé par le Connétable
, fe crût le modéle des Généraux , &
commit depuis beaucoup de fautes.Les hommes
qui n'ont rien à défirer , méritent rarement
un pareil bonheur . L'eftime du grand
nombre s'accorde trop aifément à la faveur ,
pour que ceux qui la poffédent prennent les
moyens
A O UST. 1744: 1831
moyens néceffaires de fe rendre véritablement
utiles & eftimables. L'Hiftoire n'offre
en aucun Pays de la terre un Favori réellement
grand homme ; il ne faut que du bonheur
& de l'efprit pour gagner l'ame d'un
Prince , mais l'autre Titre ne s'acquiert qu'à
l'aide de la crainte , de l'efperance & de la
contradiction. Je n'appelle point Favoris
des hommes tels que les Cardinaux de Volfey
& de Richelieu ; ces puiffans génies
domptoient leur Maître & leur Nation
fans être aimés & fans efperer d'être excu
fés dans leur difgrace, lorfqu'elle arriveroit.
Bonivet fût donc malheureux dans fes entrepriſes
militaires , & infiniment dangereux
à l'Etat , parce qu'il fut trop affùré de
l'inclination du Roi , non de celle qui vient
de la connoiffance des talens & qui doit être
la récompenfe de la fidélité & des fervices ,
mais de ce goût du coeur qui fe déclare fouvent
fans motif, & dont on ne manque
prefque jamais d'abufer. Bonivet fut longtems
attaché à la Régente , Mere du Roi ,
qui fe fervoit de lui , pour faire paffer à fon
fils les idées qu'elle ne vouloit pas lui préfenter
elle- même. Il ne la fervit que trop
bien. Et que pouvoit-on attendre d'un Gouvernement
foumis à une femme hautaine &
capricieuſe , foûtenue dans tous fes deſſeins ,
& que fes paffions feules dirigeoient ? Bonivet
1832 MERCURE DE FRANCE.
vet fut plus heureux dans fes négociations
en Allemagne, où le Roi l'envoya au commencement
de fon Régne , & c'eft affés l'efprit
des Cours de juger un homme capable
de tout , parce qu'il a réuffi dans un genre,
Son Commandement en Italie lors de la retraite
du Connétable , & fes fuccès fâcheux ,
dont cette expédition fut fuivie , ne détromperent
point le Roi fur l'idée qu'il avoit dẹ
fes talens. Il préféra fes confeils à ceux des
plus grands Capitaines de fon Royaume , &
fon aveugle confiance en un homme , aveuglé
lui-même par fa préfomption , les perdit
l'un & l'autre. Le Roi fut pris , & Bonivet ,
devenu éclairé fur le bord du précipice ,
connut toutes les fautes, dans l'inftant qu'el
les produifoient leur plus malheureux effet
; enfin , n'écoutant plus que fon défefpoir
, il fe fit tuer à la Bataille de Pavie , les
armes à la main , ne voulant point furvivre
à la
perte du Roi , & à fa réputation . Ainfi
le défefpoir finit les jours d'un homme , à
qui rien n'avoit ofé faire ombrage pendant
le cours de fa vie , dont la faveur avoit été
continuelle , que toutes les fautes n'avoient
point rendu coupable aux yeux de celui qui
auroit pû l'en punir , & à qui fon Roi ,
prevenu de la plus forte inclination , auroit
peut-être pardonné fa propre perte , s'il
avoit
AOUST. 1744. 18 ; 3
avoit pû le réfoudre à fe la pardonner luimême.
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11
p. 213
Faute à corriger dans le Mercure de Septembre.
Début :
Page 103, ligne 9, au lieu de Marseillois, lisez, Massiliens. Je prie ceux [...]
Mots clefs :
Fautes, Caractères, Lettres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Faute à corriger dans le Mercure de Septembre.
Faute à corriger dans le Mercure de Septembre.
PAGE 103 , ligne 9 , au lieu de Marſeillois , lisi
-fez , Maffiliens.
Je prie ceux qui m'envoyent leurs manufcrits
de vouloir bien marquer diſtinctement les lettres
des noms propres ſur leſquels le ſens ne peut lever
l'équivoque des caracteres. La reſſemblance du z
avec l'r de l'écriture courante a fait imprimer
dans le Mercure d'Août à l'article des Morts , page
213 , Philibert de Sizy au lieu de Siry, &de même
Hugues de Sizy au lieu de Hugues de Siry.
PAGE 103 , ligne 9 , au lieu de Marſeillois , lisi
-fez , Maffiliens.
Je prie ceux qui m'envoyent leurs manufcrits
de vouloir bien marquer diſtinctement les lettres
des noms propres ſur leſquels le ſens ne peut lever
l'équivoque des caracteres. La reſſemblance du z
avec l'r de l'écriture courante a fait imprimer
dans le Mercure d'Août à l'article des Morts , page
213 , Philibert de Sizy au lieu de Siry, &de même
Hugues de Sizy au lieu de Hugues de Siry.
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Résumé : Faute à corriger dans le Mercure de Septembre.
Le texte évoque des fautes d'impression dans le Mercure. En septembre, 'Marseillois' a été corrigé en 'Maffiliens'. L'auteur recommande de bien distinguer les lettres des noms propres. En août, 'Philibert de Sizy' et 'Hugues de Sizy' ont été imprimés à la place de 'Philibert de Siry' et 'Hugues de Siry' en raison de la ressemblance entre 'z' et 'r'.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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