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Liste
1
p. 1770-1772
« LE LIVRE DES ENFANS, ou idées générales et définitions des [...] »
Début :
LE LIVRE DES ENFANS, ou idées générales et définitions des [...]
Mots clefs :
Livre des enfants, Le Meilleur Livre, Histoire de France, Peste de Marseille, Traité sur la Magie, Concile de Rimini, Principes de la Nature
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texteReconnaissance textuelle : « LE LIVRE DES ENFANS, ou idées générales et définitions des [...] »
NOUVELLES LITTERAIRES
DES BEAUX ARTS, &c.
LasE LIVRE DES ENFANS , ou idées générales et définitions des choses , dont
les Enfans doivent être instruits. Ouvra
ge très- utile aux personnes qui sont char
gées du soin de les élever. Nouvelle Edi
tion , revûë , corrigée et augmentée. A Paris , chez P. Prault, Quai de Gêvres, 1732.
in 12. de 187 pages, sans l'Avertissement,
la
AOUST. 1732. 1771
la Table et le Catalogue des Livres né
cessaires aux enfans.
LE MEILLEUR LIVRE , ou les meilleures
Etrennes qu'on puisse donner ou recevoir :
Prenez , lisez et pratiquez. Chezle même ;
in 24. 5e édition , augmentée de plusieurs
choses tres- utiles.
METHODE FACILE pour apprendre l'Histoire de France , avec une idée générale
des Sciences , par Demandes et par Réponses , dédiée à Monseigneur le Duc
par M. D.... Nouvelle édition , continuée jusqu'à present , mise dans un ordre tres clair et tres- aisé pour sçavoir
P'Histoire , et enrichie d'une Carte de la
France , et de tous les Portraits des Rois
de France , in 12. 1731. Chez le même.
HISTOIRE de la derniere Peste de Marseille, d'Aix , d'Arles et de Toulon, avec
plusieurs avantures , arrivées pendant la
contagion , divisée en deux Parties , par
M. Martin chez Paulus- du- Mesnil,au
Palais , 1732. in 12.
TRAITE' SUR LA MAGIE, le Sortilège, les
Possessions, Obsessions et Maléfices, où l'on
endémontrela véritéet la réalité, avec une
E ij Mé
1772 MERCURE DE FRANCE
Méthode sure et facile pour les discerner ; et les Reglemens contre les Devins,
Sorciers , Magiciens , &c. Ouvrage tresutile aux Ecclesiastiques , aux Médecins
et aux Sages. Par M. D... A Paris , chez
P. Prault , Quay de Gêvres, 1732. in 12.
de 304 pag. sans la Préface , &c.
,
DISSERTATION Critique et Chronologique sur le Concile de Rimini , dédiée à
M. l'Archevêque de Sens. A Paris , chez
de Lusseux , 1732. in 12. de 384 pages.
DESCRIPTION des Château , Bourg et
Forêt de Fontainebleau , contenant une
Explication historique des Peintures, Tableaux , Reliefs , Statues et Ornemens qui
s'y voyent; et la vie des Architectes ,
Peintres et Sculpteurs qui y ont travaillé ,
enrichie de plusieurs Plans et Figures ,
Par M. l'Abbé Guillebert , Precepteur des
-Pages du Roy. AParis , chez And. Cail
3lean , 1731. 2 vol. in 12.
LES PRINCIPES de la Nature , ou de la
Génération des choses , par M. Colonne.
A Paris , chez le même, in 1 2.
DES BEAUX ARTS, &c.
LasE LIVRE DES ENFANS , ou idées générales et définitions des choses , dont
les Enfans doivent être instruits. Ouvra
ge très- utile aux personnes qui sont char
gées du soin de les élever. Nouvelle Edi
tion , revûë , corrigée et augmentée. A Paris , chez P. Prault, Quai de Gêvres, 1732.
in 12. de 187 pages, sans l'Avertissement,
la
AOUST. 1732. 1771
la Table et le Catalogue des Livres né
cessaires aux enfans.
LE MEILLEUR LIVRE , ou les meilleures
Etrennes qu'on puisse donner ou recevoir :
Prenez , lisez et pratiquez. Chezle même ;
in 24. 5e édition , augmentée de plusieurs
choses tres- utiles.
METHODE FACILE pour apprendre l'Histoire de France , avec une idée générale
des Sciences , par Demandes et par Réponses , dédiée à Monseigneur le Duc
par M. D.... Nouvelle édition , continuée jusqu'à present , mise dans un ordre tres clair et tres- aisé pour sçavoir
P'Histoire , et enrichie d'une Carte de la
France , et de tous les Portraits des Rois
de France , in 12. 1731. Chez le même.
HISTOIRE de la derniere Peste de Marseille, d'Aix , d'Arles et de Toulon, avec
plusieurs avantures , arrivées pendant la
contagion , divisée en deux Parties , par
M. Martin chez Paulus- du- Mesnil,au
Palais , 1732. in 12.
TRAITE' SUR LA MAGIE, le Sortilège, les
Possessions, Obsessions et Maléfices, où l'on
endémontrela véritéet la réalité, avec une
E ij Mé
1772 MERCURE DE FRANCE
Méthode sure et facile pour les discerner ; et les Reglemens contre les Devins,
Sorciers , Magiciens , &c. Ouvrage tresutile aux Ecclesiastiques , aux Médecins
et aux Sages. Par M. D... A Paris , chez
P. Prault , Quay de Gêvres, 1732. in 12.
de 304 pag. sans la Préface , &c.
,
DISSERTATION Critique et Chronologique sur le Concile de Rimini , dédiée à
M. l'Archevêque de Sens. A Paris , chez
de Lusseux , 1732. in 12. de 384 pages.
DESCRIPTION des Château , Bourg et
Forêt de Fontainebleau , contenant une
Explication historique des Peintures, Tableaux , Reliefs , Statues et Ornemens qui
s'y voyent; et la vie des Architectes ,
Peintres et Sculpteurs qui y ont travaillé ,
enrichie de plusieurs Plans et Figures ,
Par M. l'Abbé Guillebert , Precepteur des
-Pages du Roy. AParis , chez And. Cail
3lean , 1731. 2 vol. in 12.
LES PRINCIPES de la Nature , ou de la
Génération des choses , par M. Colonne.
A Paris , chez le même, in 1 2.
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Résumé : « LE LIVRE DES ENFANS, ou idées générales et définitions des [...] »
Le document recense des publications littéraires et historiques parues entre 1731 et 1732. Parmi elles, 'Le Livre des Enfants' est une œuvre éducative destinée aux éducateurs, publiée en 1732. 'Le Meilleur Livre' est présenté comme un cadeau idéal pour les étrennes, avec une cinquième édition augmentée. La 'Méthode Facile pour apprendre l'Histoire de France' est dédiée au Duc et inclut des portraits des rois de France et une carte. L''Histoire de la dernière Peste de Marseille' décrit les événements survenus pendant la contagion dans plusieurs villes. Le 'Traité sur la Magie' traite des questions de sorcellerie et de maléfices, proposant des règlements contre les devins et sorciers. La 'Dissertation Critique et Chronologique sur le Concile de Rimini' est dédiée à l'Archevêque de Sens. La 'Description des Château, Bourg et Forêt de Fontainebleau' offre des explications historiques et des illustrations. Enfin, 'Les Principes de la Nature' aborde la génération des choses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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2
p. 1772-1773
Journal du Regne d'Henry IV. &c [titre d'après la table]
Début :
JOURNAL DU Regne d'Henry IV. Roy de France et [...]
Mots clefs :
Henry IV, Lacune, Manuscrit
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texteReconnaissance textuelle : Journal du Regne d'Henry IV. &c [titre d'après la table]
JOURNAL du Regne d'Henry IV.Roy
de France et de Navarre ; par M.Pierre de
l'Etoile
A OUST. 1732. 1773
#
Etoile , Grand- Audiencier en la Chancellerie de Paris. Tiré sur un Manuscrit
temps. 1732. 2 vol. in 12.Le 1 *.de 292
et le 2. de 300. On les trouve chez quel
ques Libraires de Paris.
du
Cet Ouvrage est connu et estimé de
puis long-temps , sous le titre de Journal
du Regne d'Henry III. mais ce qui n'avoit pas encore paru, et qu'on publie au
jourd'hui , c'est une Lacune dans les Mé
moires , depuis 1594 , jusqu'en 1706 , sur ,
un Manuscrit , qui laisse cependant encore quelque chose à désirer. On trouve
par tout un stile libre et naturel , qui
porte avec soy des marques de l'exactitu
de et de la probité de l'Auteur. Ces sort
tes d'Ouvrages ont pour l'ordinaire de
l'agrément , et peuvent être quelquefois
d'une grande utilité.
de France et de Navarre ; par M.Pierre de
l'Etoile
A OUST. 1732. 1773
#
Etoile , Grand- Audiencier en la Chancellerie de Paris. Tiré sur un Manuscrit
temps. 1732. 2 vol. in 12.Le 1 *.de 292
et le 2. de 300. On les trouve chez quel
ques Libraires de Paris.
du
Cet Ouvrage est connu et estimé de
puis long-temps , sous le titre de Journal
du Regne d'Henry III. mais ce qui n'avoit pas encore paru, et qu'on publie au
jourd'hui , c'est une Lacune dans les Mé
moires , depuis 1594 , jusqu'en 1706 , sur ,
un Manuscrit , qui laisse cependant encore quelque chose à désirer. On trouve
par tout un stile libre et naturel , qui
porte avec soy des marques de l'exactitu
de et de la probité de l'Auteur. Ces sort
tes d'Ouvrages ont pour l'ordinaire de
l'agrément , et peuvent être quelquefois
d'une grande utilité.
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Résumé : Journal du Regne d'Henry IV. &c [titre d'après la table]
Le 'Journal du Regne d'Henry IV, Roy de France et de Navarre' est rédigé par Pierre de l'Étoile. Publié en 1732 en deux volumes, il comble une lacune dans les mémoires de 1594 à 1706. Le style de l'auteur est libre et naturel, témoignant de son exactitude et de sa probité. Disponible chez quelques libraires de Paris, cet ouvrage offre de l'agrément et peut être utile.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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3
p. 1773-1774
Traité des Forces mouvantes, &c. [titre d'après la table]
Début :
TRAITÉ des Forces mouvantes, par M. de Camus, Gentilhomme Lorrain. [...]
Mots clefs :
Forces mouvantes, Équilibre, Centre, Levier
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Traité des Forces mouvantes, &c. [titre d'après la table]
TRAITE' des Forces mouvantes, parM.
de Camus,Gentilhomme Lorrain. 1 vol.in
8. AParis , chez. Jombert et le Comte
1732. pages 535.
L'Auteur paroît avoir rempli les engagemens qu'il a pris avec le Public dans
sa Préface; plus attaché à la pratique qu'à
la théorie , il a voulu mettre les choses
qu'il traite , à portée d'être entendues des
simples Ouvriers; et comme ces gens- là
E lij ne
1774 MERCURE DE FRANCE
ne peuvent pas ordinairement se donner
à l'étude des Démonstrations , sur lesquelles la bonne Méchanique est fondée ,
il a été obligé de les omettre. Il est donc
réduit à prouver ce qu'il avance , ou par
des Experiences ou par des raisonnemens
qui soient à la portée de tout le monde:
C'est ainsi que dans sa premiere Partie il
parle de l'Equilibre et du Centre de gravité. Il traite ensuite de même du Lévier,
de la Poulie , du Coin , et de la Vis , rapportant le tout au Lévier. Il a ajouté plusieurs Expériences sur la Percussion et sur
les Frotemens:
La seconde Partie est employée à faire
le détail de plusieurs Machines de l'invention de l'Auteur, qui paroissent également utiles et ingénieuses.
de Camus,Gentilhomme Lorrain. 1 vol.in
8. AParis , chez. Jombert et le Comte
1732. pages 535.
L'Auteur paroît avoir rempli les engagemens qu'il a pris avec le Public dans
sa Préface; plus attaché à la pratique qu'à
la théorie , il a voulu mettre les choses
qu'il traite , à portée d'être entendues des
simples Ouvriers; et comme ces gens- là
E lij ne
1774 MERCURE DE FRANCE
ne peuvent pas ordinairement se donner
à l'étude des Démonstrations , sur lesquelles la bonne Méchanique est fondée ,
il a été obligé de les omettre. Il est donc
réduit à prouver ce qu'il avance , ou par
des Experiences ou par des raisonnemens
qui soient à la portée de tout le monde:
C'est ainsi que dans sa premiere Partie il
parle de l'Equilibre et du Centre de gravité. Il traite ensuite de même du Lévier,
de la Poulie , du Coin , et de la Vis , rapportant le tout au Lévier. Il a ajouté plusieurs Expériences sur la Percussion et sur
les Frotemens:
La seconde Partie est employée à faire
le détail de plusieurs Machines de l'invention de l'Auteur, qui paroissent également utiles et ingénieuses.
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Résumé : Traité des Forces mouvantes, &c. [titre d'après la table]
Le traité 'Des Forces mouvantes' a été rédigé par M. de Camus, un gentilhomme lorrain, et publié à Paris en 1732 par Jombert et le Comte. L'ouvrage, composé de 535 pages, vise à rendre les concepts mécaniques accessibles aux ouvriers en évitant les démonstrations théoriques complexes. L'auteur utilise des expériences et des raisonnements simples pour prouver ses assertions. La première partie du traité traite de l'équilibre, du centre de gravité, du levier, de la poulie, du coin, et de la vis, en rapportant tout au levier. Elle inclut également des expériences sur la percussion et les frottements. La seconde partie décrit plusieurs machines inventées par l'auteur, jugées utiles et ingénieuses.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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4
p. 1774-1775
« L'EVANGILE des Chrétiens, ou l'Art du Salut, tiré [...] »
Début :
L'EVANGILE des Chrétiens, ou l'Art du Salut, tiré [...]
Mots clefs :
L'Évangile des Chrétiens, Traité des Matières Criminelles
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « L'EVANGILE des Chrétiens, ou l'Art du Salut, tiré [...] »
L'EVANGILE des Chrétiens , ou l'Art du
Salut , tiré de l'Ecriture- Sainte. AParis,
chez Mesnier, ruë S.Severin , 1732. in 12.
de 401 pag. Dédié à S. E. M. le Cardinal
de Polignac.
LE TRAITE' des Matieres Criminelles ,
suivant l'Ordonnance de 1670. conte
nant les differentes Questions qui peuvent
naître sur cette Matiere avec les Edits et
Déclarations du Roy, Arrests et Régle
>
mens ,
AOUST. 1732 1775
mens intervenus depuis l'Ordonnance.
Se vend à Paris , au Palais , chez Théodore le Gras , vol. in 4 .
Salut , tiré de l'Ecriture- Sainte. AParis,
chez Mesnier, ruë S.Severin , 1732. in 12.
de 401 pag. Dédié à S. E. M. le Cardinal
de Polignac.
LE TRAITE' des Matieres Criminelles ,
suivant l'Ordonnance de 1670. conte
nant les differentes Questions qui peuvent
naître sur cette Matiere avec les Edits et
Déclarations du Roy, Arrests et Régle
>
mens ,
AOUST. 1732 1775
mens intervenus depuis l'Ordonnance.
Se vend à Paris , au Palais , chez Théodore le Gras , vol. in 4 .
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Résumé : « L'EVANGILE des Chrétiens, ou l'Art du Salut, tiré [...] »
Le document décrit deux ouvrages du XVIIIe siècle. Le premier, 'L'Evangile des Chrétiens', publié en 1732 à Paris, compte 401 pages et est dédié au Cardinal de Polignac. Le second, 'Le Traité des Matieres Criminelles', publié en 1732 et réédité en 1775, traite des questions criminelles et des édits royaux.
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5
p. 1775-1776
L'Anatomie generale du Cheval, &c. [titre d'après la table]
Début :
L'ANATOMIE GENERALE DU CHEVAL, contenant une ample et exacte [...]
Mots clefs :
Cheval, Parties, Figures
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texteReconnaissance textuelle : L'Anatomie generale du Cheval, &c. [titre d'après la table]
L'ANATOMIE GENERALE DU CHEVAL :
contenant une ample et exacte Description de la forme , situation et usages de
toutes ses Parties. Leurs differences et
leurs correspondances avec celles de
l'homme. La generation du Poulet et
celle du Lapin. Un Discours du mouvement du Chile et de la circulation du
sang. La maniere de dissequer certaines
parties du Cheval , difficiles à anatomiser
Et quelques Observations Physiques, anacomiques et curieuses sur differentes parties du corps et sur quelques Maladies.
Le tout enrichi de figures. Traduit de
Anglois, par F. A. de Garsault, Capitaine du Haras du Roy, en survivance . A
Paris , chez Barth. Laisnel , ruë S. Jacques Alex, Mesnier, au Palais. Ant. Gandouin , Quay des Augustins , et la V.
Pissot,QuaydeConty, 1732. in 4. de 3 3 2,
pag. sans les Tables , les Figures , les Préfaces de l'Auteur et du Traducteur , et
l'explication des Termes pour l'intelligence de ce Livre, divisé en cinq Parties,
où il est traité du Bas- ventre , de la Poitrine on Ventre du milieu , de la Tête ou
E iiij Ventre
}
1776 MERCURE DE FRANCE
F
Ventre superieur , des Nerfs , des Muscles, et des Os. Differens Chapitres composent les differentes Parties.
Cet Ouvrage est fort méthodique et
nous paroît d'une grande utilité ; il est
écrit d'un stile simple et aisé ; les Planches répandent encore une grande clarté.
Elles sont gravées avec soin et précision.
Avec l'utile on trouve souvent dans ce
Livre des choses curieuses qui en rendent la lecture agréable. Nous croyons.
que les Peintres et les Sculpteurs , que
fAuteur n'a , sans doute , pas eu en vûë,
en peuventtirer des secours considerables
contenant une ample et exacte Description de la forme , situation et usages de
toutes ses Parties. Leurs differences et
leurs correspondances avec celles de
l'homme. La generation du Poulet et
celle du Lapin. Un Discours du mouvement du Chile et de la circulation du
sang. La maniere de dissequer certaines
parties du Cheval , difficiles à anatomiser
Et quelques Observations Physiques, anacomiques et curieuses sur differentes parties du corps et sur quelques Maladies.
Le tout enrichi de figures. Traduit de
Anglois, par F. A. de Garsault, Capitaine du Haras du Roy, en survivance . A
Paris , chez Barth. Laisnel , ruë S. Jacques Alex, Mesnier, au Palais. Ant. Gandouin , Quay des Augustins , et la V.
Pissot,QuaydeConty, 1732. in 4. de 3 3 2,
pag. sans les Tables , les Figures , les Préfaces de l'Auteur et du Traducteur , et
l'explication des Termes pour l'intelligence de ce Livre, divisé en cinq Parties,
où il est traité du Bas- ventre , de la Poitrine on Ventre du milieu , de la Tête ou
E iiij Ventre
}
1776 MERCURE DE FRANCE
F
Ventre superieur , des Nerfs , des Muscles, et des Os. Differens Chapitres composent les differentes Parties.
Cet Ouvrage est fort méthodique et
nous paroît d'une grande utilité ; il est
écrit d'un stile simple et aisé ; les Planches répandent encore une grande clarté.
Elles sont gravées avec soin et précision.
Avec l'utile on trouve souvent dans ce
Livre des choses curieuses qui en rendent la lecture agréable. Nous croyons.
que les Peintres et les Sculpteurs , que
fAuteur n'a , sans doute , pas eu en vûë,
en peuventtirer des secours considerables
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Résumé : L'Anatomie generale du Cheval, &c. [titre d'après la table]
L'ouvrage 'L'Anatomie générale du cheval', publié en 1732 à Paris, offre une description détaillée de la forme, de la situation et des usages des parties du cheval, ainsi que leurs différences et correspondances avec celles de l'homme. Il traite également de la génération du poulet et du lapin, du mouvement du cheval et de la circulation du sang. Le livre inclut des instructions sur la dissection de certaines parties difficiles à anatomiser et des observations physiques et anatomiques sur diverses parties du corps et certaines maladies. Traduit de l'anglais par F. A. de Garsault, capitaine du Haras du Roy, l'ouvrage est divisé en cinq parties : le bas-ventre, la poitrine, la tête, les nerfs, les muscles et les os. Il est écrit dans un style simple et aisé, enrichi de figures gravées avec soin et précision. L'ouvrage est utile non seulement pour les anatomistes, mais aussi pour les artistes comme les peintres et les sculpteurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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6
p. 1776-1781
Deffense du Franc-Aleu, &c. [titre d'après la table]
Début :
DEFFENSE du Franc-Aleu du Païs de Provence. A Aix [...]
Mots clefs :
Provence, Franc-Aleu, Pays de droit, Histoire
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Deffense du Franc-Aleu, &c. [titre d'après la table]
DEFFENSE du Franc-Aleu du Païs de
Provence. A Aix , chez Joseph David.
Brochure in 4.
C'est un Factum de la Provence , contre le Fermier du Domaine , qui prétend
assujettir toute cette Province à la Seigneurie directe du Roy. Le but de cet
Ouvrage est de prouver que la Provence
est un Païs de Franc- Aleu roturier de
nature , sur lequel nul Seigneur, le Roy
même, ne peut prétendre aucune directe
s'il ne rapporte des titres de la mouvance.
L'Ouvrage entier contient 295. pages ,
il est distribué en cinq Parties outre l'Exorde et l'état de la question , où l'Auteur
A O UST. 1732. 1777
teur pose quelques définitions et quelques principes generaux pour servir à la
décision de cette question. Chaque partie est divisée en plusieurs Paragraphes ,
autant pour le soulagement du Lecteur ,
que pour l'éclaircissement des matieres.
Dans la premiere Partie qui sert de
fait , l'Auteur parcourt toutes les differentes dominations sous lesquelles les
Provençaux ont vécu avant que d'appar--
tenir à la France. Ce morceau d'Histoire
appuyé sur le témoignage de plusieurs
bons Auteurs , sur le Corps de Droit ,
est curieux. Vient ensuite un Extrait du
Testament de Charles d'Anjou , 23 et
dernier Comte de Provence , en faveur
de Louis XI. Roy de France. Ce Testament , qui est le titre de la réunion de
la Provence à la France , est de l'année
1481. l'Auteur détaille toutes les poursuites , toutes les procedures qui se sott
faites entre les Procureurs du Païs et les
differens Fermiers du Domaine , tant au
Conseil du Roy, qu'au Parlement d'Aix ,
pardevant les Commissaires et en la
Chambre du Domaine. Les Procureurs
du Païs sont les Agens generaux des Affaires de la Province.
Cette seule Partie suffiroit pour écarter
la prétention du Fermier et pour se dé- Ev ter-
1778 MERCURE DE FRANCE
terminer en faveur de l'Avocat Provençal , puisqu'on y trouve la question résolue définitivement et contradictoire
ment par des Edits , des Lettres Patentes,
suivies de Déclarations du Roy , et par
des Arrêts du Conseil , en consequence
desquels la Provence a payé des Taxes
considerables , dont il a plu au Roy de
charger en differens temps les Païs de
Franc Aleu de nature.
Dans les quatre autres Parties , l'Auteur établit ses principes et ses preuves ,
répond aux objections que le Fermier
tire ou des faits ou des textes du Droit .
et contredit les Pieces produites par ce
Fermier. Il s'attache dans la seconde Partie à prouver que cette maxime , ou pour
parler plus exactement ce vieux Proverbe François , nulle Terre sans Seigneur
ne peut avoir lieu en Provence ni en aucun Païs régi par le Droit Ecrit , si ce
n'est la Jurisdiction. Il passe plus
avant , il prétend même qu'en Païs Coutumier on ne peut donner à ce Proverbe
plus d'extention , et que pour que dans
les Provinces de Coûtume on adjuge au
Seigneur la directe , il faut qu'il rapporte un titre ou qu'il y ait une présomption en sa faveur qui vaille titre ; c'està- dire qu'il faut que le Seigneur air un
pour
Territoire
AOUST. 1732. 1779
Territoire circonscript et limité , qu'il y
possede toutes les Terres en friche ou
incultes , qu'il y ait une directe répandue en tous les quartiers et sur plus de la
moitié du Territoires qu'alors on présume
que le Seigneur a la directe sur tout le
Territoire. Il appuye cette doctrine par
les Auteurs et réfute les autoritez sur les
quelles le Fermier s'appuye.
*
Dans la troisiéme proposition il prouve que la Provence est un Païs de Droit
Ecrit , et que le Droit Romain ne reconnoît point de directe , qu'il n'admet
que le Franc- Aleu.
Dans la quatrième et dans la cinquié
me , il rappelle les faits qu'il a établis
dans la premiere, il rapporte les Pieces
qu'il adétailléesdans cette premierePartie.
Il est aisé de juger par cet abregé des
quatre dernieres Propositions,que ce n'est
qu'une application un peu étendue de
ce qui a été dit dans la premiere.
Et pour donner en peu de mots une
idée juste de tout l'Ouvrage, il suffit de
dire que l'Auteur se propose de prouver
que la Provence est un Païs de Franc
Aleu. Voici ses preuves.
1. La Provence a de tout temps été
et est encore régie par le Droit Ron
Un des principaux effets du Droit Ro
E vj mainy
1780 MERCURE DE FRANCE
main est de rendre tous les heritages
allodiaux, et de rejetter toute directe sans
titres. Par cette seule raison le Languedoc a été maintenu dans le Franc- Aleu,
2°. Toutes les differentes dominations
que les Provençaux ont éprouvées n'ont
point alteré ce droit d'être reglé par le
Droit Romain , ni de tenir leurs Terres
en Franc-Aleu.
"
39. La Provence n'a été réunie à la
France qu'à la charge d'entretenir tous
ces Privileges.
4. En effet , Louis XI. Charles VIII.
Louis XII. et tous les Rois jusqu'à Louis
XIV. l'ont confirmée dans ces Privileges.
5. Les Fermiers ayant inquieté ce
Païs, il a été maintenu dans le Franc- Aleu
de nature , par des Edits , des Lettres Patentes , des Déclarations du Roy duement enregistrées , par plusieurs Arrêts
du Conseil contradictoires, avec les Fermiers et les Officiers du Domaine. Il a
payé en differens temps des Taxes considerables pour être conservé dans ce
droit. Il a été déchargé des taxes imposées sur les biens du Franc- Aleu de Privilege , comme joüissänt du Franc-Aleu
de nature.
6. Enfin la possession revêtuë de ces
caracteres , suffiroit seule pour établir son
droit,
Ces
AOUST. 1732. 1781.
Ces propositions , prouvées dans une
juste étenduë, ne permettent pas de douter du grand travail et de la capacité de l'Auteur.
Provence. A Aix , chez Joseph David.
Brochure in 4.
C'est un Factum de la Provence , contre le Fermier du Domaine , qui prétend
assujettir toute cette Province à la Seigneurie directe du Roy. Le but de cet
Ouvrage est de prouver que la Provence
est un Païs de Franc- Aleu roturier de
nature , sur lequel nul Seigneur, le Roy
même, ne peut prétendre aucune directe
s'il ne rapporte des titres de la mouvance.
L'Ouvrage entier contient 295. pages ,
il est distribué en cinq Parties outre l'Exorde et l'état de la question , où l'Auteur
A O UST. 1732. 1777
teur pose quelques définitions et quelques principes generaux pour servir à la
décision de cette question. Chaque partie est divisée en plusieurs Paragraphes ,
autant pour le soulagement du Lecteur ,
que pour l'éclaircissement des matieres.
Dans la premiere Partie qui sert de
fait , l'Auteur parcourt toutes les differentes dominations sous lesquelles les
Provençaux ont vécu avant que d'appar--
tenir à la France. Ce morceau d'Histoire
appuyé sur le témoignage de plusieurs
bons Auteurs , sur le Corps de Droit ,
est curieux. Vient ensuite un Extrait du
Testament de Charles d'Anjou , 23 et
dernier Comte de Provence , en faveur
de Louis XI. Roy de France. Ce Testament , qui est le titre de la réunion de
la Provence à la France , est de l'année
1481. l'Auteur détaille toutes les poursuites , toutes les procedures qui se sott
faites entre les Procureurs du Païs et les
differens Fermiers du Domaine , tant au
Conseil du Roy, qu'au Parlement d'Aix ,
pardevant les Commissaires et en la
Chambre du Domaine. Les Procureurs
du Païs sont les Agens generaux des Affaires de la Province.
Cette seule Partie suffiroit pour écarter
la prétention du Fermier et pour se dé- Ev ter-
1778 MERCURE DE FRANCE
terminer en faveur de l'Avocat Provençal , puisqu'on y trouve la question résolue définitivement et contradictoire
ment par des Edits , des Lettres Patentes,
suivies de Déclarations du Roy , et par
des Arrêts du Conseil , en consequence
desquels la Provence a payé des Taxes
considerables , dont il a plu au Roy de
charger en differens temps les Païs de
Franc Aleu de nature.
Dans les quatre autres Parties , l'Auteur établit ses principes et ses preuves ,
répond aux objections que le Fermier
tire ou des faits ou des textes du Droit .
et contredit les Pieces produites par ce
Fermier. Il s'attache dans la seconde Partie à prouver que cette maxime , ou pour
parler plus exactement ce vieux Proverbe François , nulle Terre sans Seigneur
ne peut avoir lieu en Provence ni en aucun Païs régi par le Droit Ecrit , si ce
n'est la Jurisdiction. Il passe plus
avant , il prétend même qu'en Païs Coutumier on ne peut donner à ce Proverbe
plus d'extention , et que pour que dans
les Provinces de Coûtume on adjuge au
Seigneur la directe , il faut qu'il rapporte un titre ou qu'il y ait une présomption en sa faveur qui vaille titre ; c'està- dire qu'il faut que le Seigneur air un
pour
Territoire
AOUST. 1732. 1779
Territoire circonscript et limité , qu'il y
possede toutes les Terres en friche ou
incultes , qu'il y ait une directe répandue en tous les quartiers et sur plus de la
moitié du Territoires qu'alors on présume
que le Seigneur a la directe sur tout le
Territoire. Il appuye cette doctrine par
les Auteurs et réfute les autoritez sur les
quelles le Fermier s'appuye.
*
Dans la troisiéme proposition il prouve que la Provence est un Païs de Droit
Ecrit , et que le Droit Romain ne reconnoît point de directe , qu'il n'admet
que le Franc- Aleu.
Dans la quatrième et dans la cinquié
me , il rappelle les faits qu'il a établis
dans la premiere, il rapporte les Pieces
qu'il adétailléesdans cette premierePartie.
Il est aisé de juger par cet abregé des
quatre dernieres Propositions,que ce n'est
qu'une application un peu étendue de
ce qui a été dit dans la premiere.
Et pour donner en peu de mots une
idée juste de tout l'Ouvrage, il suffit de
dire que l'Auteur se propose de prouver
que la Provence est un Païs de Franc
Aleu. Voici ses preuves.
1. La Provence a de tout temps été
et est encore régie par le Droit Ron
Un des principaux effets du Droit Ro
E vj mainy
1780 MERCURE DE FRANCE
main est de rendre tous les heritages
allodiaux, et de rejetter toute directe sans
titres. Par cette seule raison le Languedoc a été maintenu dans le Franc- Aleu,
2°. Toutes les differentes dominations
que les Provençaux ont éprouvées n'ont
point alteré ce droit d'être reglé par le
Droit Romain , ni de tenir leurs Terres
en Franc-Aleu.
"
39. La Provence n'a été réunie à la
France qu'à la charge d'entretenir tous
ces Privileges.
4. En effet , Louis XI. Charles VIII.
Louis XII. et tous les Rois jusqu'à Louis
XIV. l'ont confirmée dans ces Privileges.
5. Les Fermiers ayant inquieté ce
Païs, il a été maintenu dans le Franc- Aleu
de nature , par des Edits , des Lettres Patentes , des Déclarations du Roy duement enregistrées , par plusieurs Arrêts
du Conseil contradictoires, avec les Fermiers et les Officiers du Domaine. Il a
payé en differens temps des Taxes considerables pour être conservé dans ce
droit. Il a été déchargé des taxes imposées sur les biens du Franc- Aleu de Privilege , comme joüissänt du Franc-Aleu
de nature.
6. Enfin la possession revêtuë de ces
caracteres , suffiroit seule pour établir son
droit,
Ces
AOUST. 1732. 1781.
Ces propositions , prouvées dans une
juste étenduë, ne permettent pas de douter du grand travail et de la capacité de l'Auteur.
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Résumé : Deffense du Franc-Aleu, &c. [titre d'après la table]
Le document 'Défense du Franc-Aleu du Païs de Provence' est une brochure publiée à Aix par Joseph David. Elle présente un factum de la Provence contre le fermier du domaine royal, qui cherche à soumettre la province à la seigneurie directe du roi. L'ouvrage vise à démontrer que la Provence est un pays de franc-aleu roturier, où aucun seigneur, y compris le roi, ne peut prétendre à une seigneurie directe sans titres de mouvance. L'ouvrage, composé de 295 pages, est structuré en cinq parties, outre l'exorde et l'état de la question. La première partie retrace les différentes dominations sous lesquelles les Provençaux ont vécu avant d'appartenir à la France, appuyée par des témoignages d'auteurs et des textes juridiques. Elle inclut également un extrait du testament de Charles d'Anjou, dernier comte de Provence, en faveur de Louis XI, daté de 1481. L'auteur détaille les procédures entre les procureurs du pays et les fermiers du domaine, soulignant que la Provence a payé des taxes considérables pour maintenir son statut de franc-aleu. Les quatre autres parties établissent les principes et les preuves de l'auteur, répondant aux objections du fermier et réfutant les pièces produites par celui-ci. La deuxième partie contredit la maxime 'nulle terre sans seigneur' en Provence et dans les pays de droit écrit. La troisième partie prouve que la Provence est régie par le droit romain, qui reconnaît le franc-aleu. Les quatrième et cinquième parties rappellent les faits et les pièces déjà détaillés dans la première partie. En résumé, l'auteur soutient que la Provence est un pays de franc-aleu, appuyé par des preuves historiques et juridiques, et confirme que la province a toujours été régie par le droit romain, rejetant toute seigneurie directe sans titres.
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7
p. 1781-1782
Bibliqtheque raisonnée, &c. [titre d'après la table]
Début :
BIBLIOTHEQUE RAISONNÉE des Ouvrages des Sçavans de l'Europe; pour [...]
Mots clefs :
Bibliothèque raisonnée des ouvrages des savants, Aménités de Médecine, Révolutions de l'Empire du Maroc
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texteReconnaissance textuelle : Bibliqtheque raisonnée, &c. [titre d'après la table]
BIBLIOTHEQUE RAISONNE'E des.
Ouvrages des Sçavans de l'Europe ;
pour les mois de Janvier , Fevrier , Mars,
Avril , May et Juin 1731. Tome VI.
premiere et seconde Partie. A Amsterdam,
chez les Westeins et Smith , in 12 de 480.
pages.
Nous ne donnerons pas l'Extrait d'un :
Livre composé d'Extraits , nous ferons
seulement connoître quelques Ouvrages
rapportez dans ce volume et quelques
articles des plus interessans des Nouvelles Litteraires.
· AMENITEZ DE MEDECINE , où l'on décrit son origine , ses progrès , son excellence , sa nécessité , son usage , les récompenses , les honneurs et les privile
ges accordez aux Medecins. On y examine encore si la Medecine a été autrefois une étude qui n'appartenoit qu'aux
Esclaves. Par Dan. Vink A Virecht ;
1730. in 8. de 528. pages , sans compter
l'Epitre Dédicatoire , la Préface et la Ta
ble. Tout l'Ouvrage est en Latin.
His-
1782 MERCURE DE FRANCE
HISTOIRE DES REVOLUTIONS de l'Empire de Maroc depuis la mort du dernier Empereur Muley-Ismaël , qui contient une Relation exacte de ce qui s'est
passé dans cette Contrée pendant l'année
1727. et une partie de 1728. avec des
Observations naturelles , morales et poliques sur le Païs et les Habitans , traduite du Journal Anglois , écrit par
Capitaine Braithwaite , qui a accompagné M. Jean Russel , Ecuyer , Consul
general du Roy d'Angleterre en Barbarie,et qui a été témoin oculaire des plus remarquables évenemens mentionnez dans
cet Ouvrage. A Amsterdam, chez P. Mor
tier, 1731. in 12. de 470. pages.
Ouvrages des Sçavans de l'Europe ;
pour les mois de Janvier , Fevrier , Mars,
Avril , May et Juin 1731. Tome VI.
premiere et seconde Partie. A Amsterdam,
chez les Westeins et Smith , in 12 de 480.
pages.
Nous ne donnerons pas l'Extrait d'un :
Livre composé d'Extraits , nous ferons
seulement connoître quelques Ouvrages
rapportez dans ce volume et quelques
articles des plus interessans des Nouvelles Litteraires.
· AMENITEZ DE MEDECINE , où l'on décrit son origine , ses progrès , son excellence , sa nécessité , son usage , les récompenses , les honneurs et les privile
ges accordez aux Medecins. On y examine encore si la Medecine a été autrefois une étude qui n'appartenoit qu'aux
Esclaves. Par Dan. Vink A Virecht ;
1730. in 8. de 528. pages , sans compter
l'Epitre Dédicatoire , la Préface et la Ta
ble. Tout l'Ouvrage est en Latin.
His-
1782 MERCURE DE FRANCE
HISTOIRE DES REVOLUTIONS de l'Empire de Maroc depuis la mort du dernier Empereur Muley-Ismaël , qui contient une Relation exacte de ce qui s'est
passé dans cette Contrée pendant l'année
1727. et une partie de 1728. avec des
Observations naturelles , morales et poliques sur le Païs et les Habitans , traduite du Journal Anglois , écrit par
Capitaine Braithwaite , qui a accompagné M. Jean Russel , Ecuyer , Consul
general du Roy d'Angleterre en Barbarie,et qui a été témoin oculaire des plus remarquables évenemens mentionnez dans
cet Ouvrage. A Amsterdam, chez P. Mor
tier, 1731. in 12. de 470. pages.
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Résumé : Bibliqtheque raisonnée, &c. [titre d'après la table]
La revue 'BIBLIOTHEQUE RAISONNEE des Ouvrages des Sçavans de l'Europe' couvre les mois de janvier à juin 1731 et est publiée en deux parties à Amsterdam par les Westeins et Smith. Elle présente divers ouvrages et articles des Nouvelles Littéraires. Parmi les ouvrages mentionnés, 'AMENITEZ DE MEDECINE' de Dan. Vink A Virecht, publié en 1730, traite de l'origine, des progrès, de l'excellence, de la nécessité et de l'usage de la médecine, ainsi que des récompenses et privilèges accordés aux médecins. Il explore également la question de savoir si la médecine était autrefois réservée aux esclaves. Un autre ouvrage notable est 'HISTOIRE DES REVOLUTIONS de l'Empire de Maroc', qui relate les événements survenus au Maroc après la mort de l'empereur Muley-Ismaël, couvrant l'année 1727 et une partie de 1728. Ce livre inclut des observations naturelles, morales et politiques sur le pays et ses habitants. Il est traduit du journal anglais écrit par le capitaine Braithwaite, qui a accompagné M. Jean Russel, consul général du roi d'Angleterre en Barbarie. Cet ouvrage a été publié à Amsterdam par P. Mortier en 1731.
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8
p. 1782-1787
Recueil de Discours sur diverses matieres, [titre d'après la table]
Début :
RECUEIL de Discours sur diverses matieres importantes, traduits ou composez [...]
Mots clefs :
Recueil de discours, Honneur, Duels, Combats, Londres
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Recueil de Discours sur diverses matieres, [titre d'après la table]
RECUEIL de Discours sur diverses.
matieres importantes , traduits ou composez par Jean Barbeyrac , Professeur
en Droit dans l'Université de Groningue. Il y a joint un Eloge historique
de feu M. Noord. En deux Tomes in 12.
dont le premier contient 417 pages , et
le second 344. A Amsterdam , chez Pierre Humbert, 1731.
Le second Tome de ce Recueil com
mence par une Dissertation , de la juste
deffense de l'honneur , où l'on traite en par
ticulier des Duels. Le but de cette Disser-
}
tation
A O UST 1732. 1783
tation qui fut publiée en 1717.en Latin,
à Amsterdam , est de montrer l'origine
du Duel , et la maniere dont on pourroit s'y prendre pour en arrêter l'usage
barbare , plus efficacement qu'on n'a fait
jusqu'ici.
La Dissertation contient cinq Chapitres. On donne dans le premier une idée
generale de la matieres on traite dans
le second des injures qui donnent quelque atteinte à l'honneur , lorsqu'on les
souffre ; dans le troisiéme des autres sortes d'injures que l'on peut mépriser , sans
préjudice de l'honneur. Le quatriéme
Chapitre roule sur les moyens légitimes
ou illegitimes de deff ndre l'honneur
et dans le cinquiéme on traite des Duels,
qui sont l'objet principal de cet Ouvrage.
On fait d'abord une énumeration des
differentes sortes de Duels , ou Combats
singuliers , et des diverses causes pour
lesquelles on en est venu à ces Combats.
chez differentes Nations , selon ce que
l'Histoire nous en apprend. On en trouve jusqu'à onze sortes , dont la derniere
est le Duel qu'on se propose de combattre,
ou celui qui se rapporte à la réparation
d'honneur.
Cette espece de Duel étoit absolument
hors d'usage , non- seulement chez les
Grecs
1784 MERCURE DE FRANCE
Grecs et les Romains , mais encore chez
les, Egyptiens et les anciens Peuples de
l'Asie. Il doit uniquement son origine à
des Peuples barbares , venus des Parties
Septentrionales de l'Europe , qui ne pouvant souffrir la discipline des Loix ou
des Magistrats , vouloient décider toute
sorte de differends à la pointe de l'épée.
De- là naquit le Duel qu'on introduisit
pour se purger de quelque crime ; dans
la pensée que Dieu déclareroit par l'éve•
nement du combat , qui avoit raison ,
du Diffamateur ou du Diffamé.
Les Lombards porterent en Italie cette
mauvaise coûtume ; et , comme le remarque M. Barbeyrac , les autres Peuples du
Nord l'introduisirent dans tous les Païs
au dedans et au dehors de l'Empire Romain , où ils s'établirent ; les Saxons , par
exemple , en Angleterre. On fit des Loix
là - dessus aussi sérieusement que s'il se fûr
agi de la chose du monde la plus raisonnable et la plus légitime. Lorsque le Droit
Romain eut été remis en vogue, les Commentateurs tâcherent d'y trouver de quoi
autoriser le Duel. A cela se joignirent les
Croisades et l'institution des Ordres de
Chevaleries. Ces Chevaliers vinrent à
former des regles du point d'honneur.
Les Jurisconsultes traiterent cette matiere
comme
A O UST. 1732 1785
comme une partie de la Jurisprudence ;
d'autres , comme une science particuliere et toute nouvelle. Cela produisit une,
infinité de Livres sur le Duel , sur la
science de la Chevalerie , comme parlent
les Italiens , et sous divers autres titres
semblables , &c.
Il est facile de montrer comment l'usage du Duel est contraire à la raison ,
à la Loi naturelle et sur tout aux maximes de la Religion Chrétienne. Aussi
suppose- t'on cela comme suffisamment
démontré par divers Auteurs. La grande difficulté consiste à trouver les moyens de
déraciner de l'esprit des sots, dont le nombre est toûjours fort grand , le préjugé du
point d'honneur , qui empêche que tou
tes les Loix les plus severes faites jusques ici contre cette mode pernicieuse ,
ne soient assez efficaces pour l'abolir.
M. Slicher, Auteur de la Dissertation Latine , veut qu'on tire le remede du mal
même, et que l'on retienne par la crainte
d'un plus grand deshonneur , ceux qui
croyent être deshonorez , s'ils n'ont reCours au Duel. Il faudroit , dit- il , faire
de nouvelles Loix qui exposassent les contrevenans au mépris, et à la risée publique ; ordonner, par exemple, que les corps
de ceux qui auroient été tuez en Duel,
fussent
1786 MERCURE DE FRANCE
fussent traitez de même que ceux des
Criminels , punis du dernier supplice ;
deffendre de porter les armes aux Duellistes , à qui on auroit fait grace de la vie,
et cela sous condition que s'ils les portoient depuis , leur pardon deviendroit
nul ; exclure de tout emploi militaire
ceux qui auroient appellé quelqu'un en
Duel , ou qui auroient répondu à l'appel,
en un mot , faire ensorte que de telles
gens , qui par une pure folie , auroient
ainsi violé les Loix de la societé humaine, fussent desormais bannis de la Socie
té et du commerce des Sages , &c.
On trouve dans l'article des nouvelles
de Londres , que le sieur Pine , habile
Graveur , travaille à donner les Ouvrages d'Horace , gravez sur des Planches
de cuivre. Il en a distribué un Essai contenant les six premieres Odes , qui a paru
fort beau. Chaque Ode est accompagnée
d'une Vignette , d'une Lettre grise et
d'un Cul- de- Lampe ; on y voit les têtes
des personnes à qui les Odes sont adres
sées , ou des représentations qui ont du
rapport au sujet de la Piece. A l'égard
du Texte , on se conforme à l'Edition'
d'Horace , publiée à Cambridge en 1701,
in 12. par les soins du Doct. Talbot. L'Edition
A O UST. 1732. 1787
dition du sieur Pine contiendra deux vo
lumes in 8.
matieres importantes , traduits ou composez par Jean Barbeyrac , Professeur
en Droit dans l'Université de Groningue. Il y a joint un Eloge historique
de feu M. Noord. En deux Tomes in 12.
dont le premier contient 417 pages , et
le second 344. A Amsterdam , chez Pierre Humbert, 1731.
Le second Tome de ce Recueil com
mence par une Dissertation , de la juste
deffense de l'honneur , où l'on traite en par
ticulier des Duels. Le but de cette Disser-
}
tation
A O UST 1732. 1783
tation qui fut publiée en 1717.en Latin,
à Amsterdam , est de montrer l'origine
du Duel , et la maniere dont on pourroit s'y prendre pour en arrêter l'usage
barbare , plus efficacement qu'on n'a fait
jusqu'ici.
La Dissertation contient cinq Chapitres. On donne dans le premier une idée
generale de la matieres on traite dans
le second des injures qui donnent quelque atteinte à l'honneur , lorsqu'on les
souffre ; dans le troisiéme des autres sortes d'injures que l'on peut mépriser , sans
préjudice de l'honneur. Le quatriéme
Chapitre roule sur les moyens légitimes
ou illegitimes de deff ndre l'honneur
et dans le cinquiéme on traite des Duels,
qui sont l'objet principal de cet Ouvrage.
On fait d'abord une énumeration des
differentes sortes de Duels , ou Combats
singuliers , et des diverses causes pour
lesquelles on en est venu à ces Combats.
chez differentes Nations , selon ce que
l'Histoire nous en apprend. On en trouve jusqu'à onze sortes , dont la derniere
est le Duel qu'on se propose de combattre,
ou celui qui se rapporte à la réparation
d'honneur.
Cette espece de Duel étoit absolument
hors d'usage , non- seulement chez les
Grecs
1784 MERCURE DE FRANCE
Grecs et les Romains , mais encore chez
les, Egyptiens et les anciens Peuples de
l'Asie. Il doit uniquement son origine à
des Peuples barbares , venus des Parties
Septentrionales de l'Europe , qui ne pouvant souffrir la discipline des Loix ou
des Magistrats , vouloient décider toute
sorte de differends à la pointe de l'épée.
De- là naquit le Duel qu'on introduisit
pour se purger de quelque crime ; dans
la pensée que Dieu déclareroit par l'éve•
nement du combat , qui avoit raison ,
du Diffamateur ou du Diffamé.
Les Lombards porterent en Italie cette
mauvaise coûtume ; et , comme le remarque M. Barbeyrac , les autres Peuples du
Nord l'introduisirent dans tous les Païs
au dedans et au dehors de l'Empire Romain , où ils s'établirent ; les Saxons , par
exemple , en Angleterre. On fit des Loix
là - dessus aussi sérieusement que s'il se fûr
agi de la chose du monde la plus raisonnable et la plus légitime. Lorsque le Droit
Romain eut été remis en vogue, les Commentateurs tâcherent d'y trouver de quoi
autoriser le Duel. A cela se joignirent les
Croisades et l'institution des Ordres de
Chevaleries. Ces Chevaliers vinrent à
former des regles du point d'honneur.
Les Jurisconsultes traiterent cette matiere
comme
A O UST. 1732 1785
comme une partie de la Jurisprudence ;
d'autres , comme une science particuliere et toute nouvelle. Cela produisit une,
infinité de Livres sur le Duel , sur la
science de la Chevalerie , comme parlent
les Italiens , et sous divers autres titres
semblables , &c.
Il est facile de montrer comment l'usage du Duel est contraire à la raison ,
à la Loi naturelle et sur tout aux maximes de la Religion Chrétienne. Aussi
suppose- t'on cela comme suffisamment
démontré par divers Auteurs. La grande difficulté consiste à trouver les moyens de
déraciner de l'esprit des sots, dont le nombre est toûjours fort grand , le préjugé du
point d'honneur , qui empêche que tou
tes les Loix les plus severes faites jusques ici contre cette mode pernicieuse ,
ne soient assez efficaces pour l'abolir.
M. Slicher, Auteur de la Dissertation Latine , veut qu'on tire le remede du mal
même, et que l'on retienne par la crainte
d'un plus grand deshonneur , ceux qui
croyent être deshonorez , s'ils n'ont reCours au Duel. Il faudroit , dit- il , faire
de nouvelles Loix qui exposassent les contrevenans au mépris, et à la risée publique ; ordonner, par exemple, que les corps
de ceux qui auroient été tuez en Duel,
fussent
1786 MERCURE DE FRANCE
fussent traitez de même que ceux des
Criminels , punis du dernier supplice ;
deffendre de porter les armes aux Duellistes , à qui on auroit fait grace de la vie,
et cela sous condition que s'ils les portoient depuis , leur pardon deviendroit
nul ; exclure de tout emploi militaire
ceux qui auroient appellé quelqu'un en
Duel , ou qui auroient répondu à l'appel,
en un mot , faire ensorte que de telles
gens , qui par une pure folie , auroient
ainsi violé les Loix de la societé humaine, fussent desormais bannis de la Socie
té et du commerce des Sages , &c.
On trouve dans l'article des nouvelles
de Londres , que le sieur Pine , habile
Graveur , travaille à donner les Ouvrages d'Horace , gravez sur des Planches
de cuivre. Il en a distribué un Essai contenant les six premieres Odes , qui a paru
fort beau. Chaque Ode est accompagnée
d'une Vignette , d'une Lettre grise et
d'un Cul- de- Lampe ; on y voit les têtes
des personnes à qui les Odes sont adres
sées , ou des représentations qui ont du
rapport au sujet de la Piece. A l'égard
du Texte , on se conforme à l'Edition'
d'Horace , publiée à Cambridge en 1701,
in 12. par les soins du Doct. Talbot. L'Edition
A O UST. 1732. 1787
dition du sieur Pine contiendra deux vo
lumes in 8.
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Résumé : Recueil de Discours sur diverses matieres, [titre d'après la table]
Le texte présente un recueil de discours sur diverses matières importantes, traduit ou composé par Jean Barbeyrac, professeur en droit à l'Université de Groningue. Ce recueil, publié en deux tomes à Amsterdam en 1731, inclut un éloge historique de feu M. Noord. Le second tome commence par une dissertation sur la juste défense de l'honneur, publiée en latin en 1717, qui traite particulièrement des duels. Cette dissertation, composée de cinq chapitres, explore l'origine des duels et les moyens de les abolir. Elle énumère onze types de duels, dont le dernier est celui visant à réparer l'honneur, une pratique inconnue des Grecs, Romains, Égyptiens et anciens peuples d'Asie. Cette coutume est attribuée à des peuples barbares du Nord de l'Europe, qui préféraient régler leurs différends par l'épée plutôt que par la loi. Les Lombards ont introduit cette pratique en Italie, et d'autres peuples du Nord l'ont répandue dans divers pays. Les commentateurs du droit romain et les croisades ont contribué à légitimer les duels, tandis que les chevaliers ont établi des règles du point d'honneur. La dissertation critique l'usage des duels, contraire à la raison, à la loi naturelle et aux maximes de la religion chrétienne. L'auteur propose des lois sévères pour dissuader les duels, comme traiter les corps des duelistes comme ceux des criminels et exclure les duelistes des emplois militaires. Le texte mentionne également un graveur, le sieur Pine, travaillant sur une édition illustrée des œuvres d'Horace.
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9
p. 1787-1798
Discours sur la Peinture, &c. [titre d'après la table]
Début :
DISCOURS SUR LA PEINTURE. prononcé dans les Conferences de l'Académie [...]
Mots clefs :
Peinture, Conférences, Académie royale de peinture et de sculpture, Charles Coypel, Art, Dessein, Jugement, Coloris, Critique, Tableaux
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Discours sur la Peinture, &c. [titre d'après la table]
DISCOURS SUR LA PEINTURE , pronondans les Conferences de l'Académie
Royale de Peinture et Sculpture. Par
2. Charles Coypel , Premier Peintre de V. le Duc d'Orleans. A Paris , chez
P. F. Mariette , rue S Jacques , 1732. Brochure in 4. de 34. pages.
Le sujet, du premier Discours est sur
necessité de recevoir des avis. La premiere chose dont le Lecteur s'apperçoit
dans la lecture agréable et utile de cet
Ouvrage , c'est que M. Coypel , outre ses
lens pour l'Art qu'il professe , a une
plume aussi sage et aussi élegante que
son Pinceau ; deux qualitez qu'on trouve assez rarement ensemble. On renarque dans ses Ecrits le même génie ,
le même tour et le même ordre qu'on
voir avec plaisir dans ses heureuses Ĉompositions , où l'on trouve tant d'expres
sions fines et délicates.
M. Coypel entre en matiere très-moaestement , en soumettant ces Refléxions
qu'il n'avoit faites , dit- il , que pour lui ,
au jugement de l'Académie , et ne pou
vant croire qu'elles puissent être utiles
à d'autres qu'à lui ; sur quoi nous- pensons
1788 MERCURE DE FRANCE
sons qu'il s'expose à un démenti de là
part de tous ses Lecteurs et peut être
de toute l'Académie.
-
Sur la necessité de recevoir des avis ,
M. Coypel s'exprime ainsi. La Peinture
est composée de tant de parties , que nous
ne devons presque jamais nous flater de
ne pas perdre de vûe les unes , en nous
attachant à chercher les autres.
Il n'est pas moins rare de trouver des
amis qui soient également touchez de
toutes ces Parties. L'un n'est sensible
qu'à la couleur , et n'est que peu flaté
de l'élegance du Dessein ; l'autre , au
contraire , prétend que sans le grand
goût, la délicatesse et la pureté du Dessein , la Peinture n'est qu'une affaire de
Mécanique. L'homme d'esprit et de sentiment ne s'attachera qu'à l'expression des
têtes et à l'ordonnance. L'homme d'érudition sera satisfait si le Costume est
scrupuleusement observé dans un Tableau , ainsi des autres.
Chacun ayant donc presque toûjours
son goût déterminé pour une partie de
la Peinture , et la préferant aux autres ,
rarement est-il possible que les avis d'un
seul ami soient suffisans ; nous devons
donc necessairement faire societé avec
des personnes de goûts differens ; l'un
apper-
AOUST. 1732. 1789
appercevra ce que l'autre avoit laissé
échapper.Nous verrons aujourd'hui notre
Ouvrage par les yeux de l'homme de
Lettres , demain il sera éclairé par les lu- mieres de l'Amateur du coloris ; une aure fois les regards du Partisan du Desçin donneront aux nôtres une nouvelle
éverité , &c.
Mais il arrive quelquefois , poursuit
Auteur sur la maniere d'avoir des avis,
que la façon dont nous les demandons
ne prouve autre chose que le desir que
nous avons de recevoir des loüanges. Souvent un Auteur trouve moyen de faire
Péloge de son Ouvrage, dans le temps mêrê qu'il semble implorer le secours de
de la Critique. Trouvez- vous , dira-t'il ,
que je me sois tiré heureusement de telle
difficulté ? Fe crains que la finesse de ces
expressions ne soit pas sentie du Public.
J'aurois moins de défiance si je n'avois
affaire qu'à des Connoisseurs tels que
vous dites moi votre sentiment. Le
moyen de dire des choses fâcheuses à
quelqu'un qui déclare que vous êtes seul
capable de connoître l'excellence de son
mérite. Ne prévenons nos Juges que sur
,
desir que nous avons de nous corriger
et sur l'obligation que nous aurions à
quelqu'un qui nous voudroit assez de
bien
1
pour nous faire part de sa critique , au
risque de nous affliger. D'ailleurs laissons
parler notre Ouvrage ; ce qu'il ne dira
pas, cest qu'il ne le peut dire, &c. Soyons
prompts à démêler sur le visage de celui
que nous consultons , l'impression qu'il
reçoit au premier coup d'œil , c'est le
sentiment que sa politesse même ne peur
nous cacher. Mais ne craignons pas de
manquer d'avis quand il sera bien établi
que nous les recevons avec plaisir.
Après avoir dit que c'est dans l'idée de
critiquer ses propres ouvrages , qu'il faut
consulter ceux des grands Maîtres anciens , il ajoute : Nous devrions faire la
même chose à la vûë de ceux des habiles
gens avec qui nous vivons. Malheureusement cela nous devient plus difficile :
nous avons peine àconvenir qu'il se trouve de notre temps des personnes qui possedent dans notre Art des perfections que
nous n'avons pû acquerir ; nous le pardonnons aux anciens; ils semblent avoir
expié cette offense en cessant de vivre.
D'ailleurs ceux de nos jours que nous
envions , sont obligés de leur rendre la
même justice ; c'est une consolation pour
notre amour propre ; mais qu'en arrive-,
t-il? Nous nous bornons à admirer ceux
qui sont venus avant nous , sans nous efforcer
AOUST. 1732 1791
forcer de les égaler ; nous renonçons à
ce noble désir , dans l'esperance que nos
contemporains ne parviendront pas plus
que nous à cet éminent dégré de perfec
tion ; et quant aux Ouvrages nouveaux
si nous y remarquons des parties qui
nous manquent, loin de tâcher de mettre
à profit le mouvement de jalousie qu'el
les nous inspirent , en les étudiant assez
pour les acquerir ; nous cherchons promtement de la consolation , en y faisant la
recherche de défauts que nous aurions
peut- être évitez. De là nous retournons
regarder nos productions avec autant de
complaisance pour nous mêmes, que nous
avons de sévérité pour les autres : Nous
y admirons la partie que nous croïons posséder ; nous ne manquons pas de lui donner la prééminence sur toutes les autres ;
nos ennemis ont la malice de nous fortifier dans cette ridicule opinion ; nos flateurs ont la fausseté de l'augmenter en
nous , et nos amis ont souvent la foiblesse de nous la laisser , et d'en prendre leur
part.
La seule comparaison de nos Ouvrages,
avec ceux des autres , peut nous rendre
nos deffauts sensibles. Lorsque nous passons notre temps vis- à-vis nos produc
tions , il est rare que nous persistions dans
1792 MERCURE DE FRANCE
dans le désir de leur chercher querelle.
Combien de femmes, dans l'arriere saison,
sont contentes de leur visage , après une
longue toilette ! La grande habitude dans
laquelle elles sont, d'y considerer toujours
le même objet , qu'elles pensent embellir
souvent par de ridicules ajustemens , leur
persuade aisément qu'il est même du remede aux Outrages du temps. Qu'une jeune et belle personne paroisse , cette vûë
leur fait sentir dans l'instant des veritez
que le Miroir leur avoit montrées vainement. Gardons-nous donc de croire que
nous puissions , sans aucun secours , parvenir à nous bien critiquer; nous sommes
trop échauffez de nos propres idées pour
conserver ce sang froid, si nécessaire pour
bien juger.
Avant le Dialogue sur la connoissance
-de la Peinture , M. Coypel rend compte
du motif qui le lui a fait composer , sur
ce principe , que la Peinture n'ayant pour
objet que la parfaite imitation de la nature ,
tout homme de bon sens et d'esprit, sans avoir
étudié les mysteres de cet art , est à portée de
sentir les grandes beautez d'un Tableau , et
defaire souvent même d'excellentes remarques
Il suppose un veritable connoisseur en
conversation , avec un homme d'esprit ,
qui
A OUST. 1732. 1793
qui n'ayant jamais eu de principes sur la
peinture , n'ose s'en rapporter à ses yeux;
ou , pour dire plus, dit- il , n'ose ceder au
plaisir qu'il ressent , en voyant des Tableaux , dans la crainte de n'être pas satisfait selon les regles , &c.
Seriez-vous dans l'erreur de croire , dit
Alcipeà Damon,comme beaucoup de gens,
que l'on ne sçauroit sentir les beautez
d'un Ouvrage que lorsque l'on sçait de
quelle main il est sorti ? ... Je conviens
que celui qui est au fait des principes de
Art, doit avoir encore plus de plaisir
qu'un autre ; mais je ne conviens pas que
cela soit absolument nécessaire. Selon
votre idée , on ne pourroit lire les Vers
avec plaisir , qu'autant qu'on seroit capable d'en faire soi-même ; et il ne seroit
plus permis qu'à ceux qui sçavent la Musique , d'écouter un Concert. Non , mon
cher Damon, les beaux Arts sont faits
pour toutes les personnes de bon sens et
d'esprit et sur tout la Peinture , qui
n'a d'autre objet que l'imitation du vrai.
Croyez qu'il y a tel homme d'esprit , qui
sera plus capable de sentir les grandes
beautez d'un Tableau , que quantité de
prétendus connoisseurs qui vous imposent par leur jargon ; de ces gens qui ont
passé leur vie à étudier les differentes maF nicres
1794 MERCURE DE FRANCE
nieres de tels et tels , sans s'appliquer à
connoître quelle partie a rendu celui-cy
plus fameux que cet autre. Il leur suffit
de reconnoître la touche du Titien, ou du
Carache dans un Tableau, pour le déclarer merveilleux. Ne croyez pas même
qu'ils aillent chercher les preuves de l'originalité dans les grandes parties ;-non ,
c'est souvent un petit coin du Tableau
la touche d'une Plante , d'un Nuage, ou
le derriere de la Toile qui les déterminent. D'ailleurs ces gens - là n'ignorent
aucuns termes de l'Art , sçavent exactement la vie des Peintres , l'Histoire de
chaque Tableau , &c.
Ce que j'y trouve de pis , c'est que ces
diseurs de grands mots sont des Éleves.
Un homme qui voudra se jetter dans la
connoissance de la Peinture , s'addressera
plutôt à eux qu'à un Peintre ; car ces
Mr ont leur interêt pour publier que les
Peintres sont ceux qui s'y connoissent le
moins. C'est-là le premier préjugé sur lequel ils établissent les autres. Si - tôt que
Eleve en est rempli , il marche à grands
pas ; en peu de jours le voilà bien persuadé qu'il peut en toute sureté , mépriser
tous les Tableaux peints sur des toiles neu--
ves ; et admirer ceux qui menacent ruine.
Jugez alors si l'amour propre est satis- fait ?
AOUST. 17320 1795
it. Quel air de capacité ne se donne
int mon homme en se récriant devant
monde sur les beautez d'un vieux Taeau noirci , où les autres ne connoisnt plus rien , et où il ne découvre plus
n lui-même on le suit , on l'écoute
Sa décision est pitoyable , mais
e lui importe ; on le prend pour un
mme capable, il est content.Car il faut
convenir ; souvent nous avons des Taaux, des Livres ; nous courons les Conts , bien moins parce que nous aimons
Peinture , les Lettres ou la Musique
pour nous donner un air de capacité.
is se le donne - t - on en réfléchissant
g-temps avant que de hazarder son
timent ? Non, c'est en décidant promient , &c.
On blâme plus volontiers les Ouvranouveaux qui paroissent , qu'on ne les
3. Je ne sçai pourquoi , dit Alcipe, mais
utencore l'avouer,à notre honte; nous
ons une secrete et détestable joïe à reher un homme qui a fait ses efforts
nous plaire ; et vû cette malheureuclination , il devient bien plus diffid'approuver un Ouvrage nouveau ,
ue de leblâmer.Dites qu'il ne vaut rien;
on vous croît , sans que vous soyez obligé de vous expliquer davantage ; mais si
Fij Vous
1796 MERCURE DE FRANCE
vous en parlez avec éloge , ( au cas qu'on
veuille bien ne vous pas traiter d'imbécille ) on vous demande au moins raison.
de votre approbation ; c'est alors qu'il
faut véritablement s'y connoître pour
prouver sa capacité ; et peut - être même
faut-il plus de gout et d'esprit pour bien
sentir les grandes beautez , que pour découvrir les deffauts. D'ailleurs , que risquons- nous en blâmant? Si l'Ouvrage est
bon et reconnu pour tel dans la suite,nous
donnons à perser , en le regardant avec
froideur , que nous avons une idée du
beau bien supérieure à celle qu'en a le
vulgaire ; mais quand par malheur la critique l'emporte sur nos applaudissemens,
nous courons risque de passer pour des
esprits bornés. A l'égard des productions
des anciens , on ne peut que se faire honneur en les louant , parce que la posterité
les a consacrez. N'allez pas croire que je
prétende dire qu'ils ne sont pas dignes de
cette admiration ; personne ne leur rend
plus de justice que moi ; et c'est parce
que je les aime , que je suis outré de les
entendre loüer par des ignorans, qui n'en
démêlent que la rareté , et point du tout
l'excellence.
Mais, quoy ! dit Damon, jugeriez-vous
à propos que j'allasse me mêler de parler
de
A O UST. 1732. 1797
de la composition d'un Tableau : Eh
pourquoi pas ? répond Alcipe. Quelle
est , à votre avis , la premiere partie de la
composition ? N'est- ce pas de vous rendre , avec vérité , le sujet que l'on vous
annonce ? Si on veut vous representer ,
par exemple , la mort de Jules - César
n'êtes-vous pas à portée de juger si le
Peintre a rendu l'image de cette Scene ?
N'en jugeriez vous pas au Théatre ? Ne
verriez-vous pas bien si César et Brutus sont les principaux objets qui frappent votre vûë ? Si les autres personnages ont dans l'action , dans laquelle ils doivent être Enfin si le mouvement de
cètte Scene vous inspire la terreur qu'il
doit vous inspirer ? Si ces principales par
ties ne s'y trouvent point , dites en sûreté
que la composion de ce Tableau ne vous
plaît pas ; et vous aurez raison ; mais ne
vous pressez pas de dire que ce Tableau
ne vaut rien ; car il pourroit se trouver
d'excellentes choses dans le détail. La
Peinture est composée de tant de parties... Regardez donc , avant de condamner entierement , si , la composition
à part , vous ne serez point frappé de la
vérité de la couleur , de l'effet du clairobscur , du relief des figures , &c.
Sur la composition , sur le dessein , sur
Fiij le
1798 MERCURE DE FRANCE
le coloris , un homme d'esprit peut dire
son sentiment , dit Alcipe , puisqu'il ne
s'agit que de comparer le vrai, avec l'imitation. Quant à l'harmonie generale
poursuit-il,pourquoi nos yeux n'auroient- ils pas les mêmes facultez que nos oreilles ? Nous ne sommes touchez du son des
Instrumens , que lorsqu'ils sont parfaitement d'accord. Les couleurs d'un Tableau
doivent faire sur nous les mêmes impressions.Si une Musique harmonieuse et brillante nous frappe plus qu'une Musique
plate , quoique nous ne sçachions pas les
regles de la composition ; pourquoi un
Tableau brillant et suave ne nous plairat-il pas plus qu'un Tableau dur et sans
accord?
Royale de Peinture et Sculpture. Par
2. Charles Coypel , Premier Peintre de V. le Duc d'Orleans. A Paris , chez
P. F. Mariette , rue S Jacques , 1732. Brochure in 4. de 34. pages.
Le sujet, du premier Discours est sur
necessité de recevoir des avis. La premiere chose dont le Lecteur s'apperçoit
dans la lecture agréable et utile de cet
Ouvrage , c'est que M. Coypel , outre ses
lens pour l'Art qu'il professe , a une
plume aussi sage et aussi élegante que
son Pinceau ; deux qualitez qu'on trouve assez rarement ensemble. On renarque dans ses Ecrits le même génie ,
le même tour et le même ordre qu'on
voir avec plaisir dans ses heureuses Ĉompositions , où l'on trouve tant d'expres
sions fines et délicates.
M. Coypel entre en matiere très-moaestement , en soumettant ces Refléxions
qu'il n'avoit faites , dit- il , que pour lui ,
au jugement de l'Académie , et ne pou
vant croire qu'elles puissent être utiles
à d'autres qu'à lui ; sur quoi nous- pensons
1788 MERCURE DE FRANCE
sons qu'il s'expose à un démenti de là
part de tous ses Lecteurs et peut être
de toute l'Académie.
-
Sur la necessité de recevoir des avis ,
M. Coypel s'exprime ainsi. La Peinture
est composée de tant de parties , que nous
ne devons presque jamais nous flater de
ne pas perdre de vûe les unes , en nous
attachant à chercher les autres.
Il n'est pas moins rare de trouver des
amis qui soient également touchez de
toutes ces Parties. L'un n'est sensible
qu'à la couleur , et n'est que peu flaté
de l'élegance du Dessein ; l'autre , au
contraire , prétend que sans le grand
goût, la délicatesse et la pureté du Dessein , la Peinture n'est qu'une affaire de
Mécanique. L'homme d'esprit et de sentiment ne s'attachera qu'à l'expression des
têtes et à l'ordonnance. L'homme d'érudition sera satisfait si le Costume est
scrupuleusement observé dans un Tableau , ainsi des autres.
Chacun ayant donc presque toûjours
son goût déterminé pour une partie de
la Peinture , et la préferant aux autres ,
rarement est-il possible que les avis d'un
seul ami soient suffisans ; nous devons
donc necessairement faire societé avec
des personnes de goûts differens ; l'un
apper-
AOUST. 1732. 1789
appercevra ce que l'autre avoit laissé
échapper.Nous verrons aujourd'hui notre
Ouvrage par les yeux de l'homme de
Lettres , demain il sera éclairé par les lu- mieres de l'Amateur du coloris ; une aure fois les regards du Partisan du Desçin donneront aux nôtres une nouvelle
éverité , &c.
Mais il arrive quelquefois , poursuit
Auteur sur la maniere d'avoir des avis,
que la façon dont nous les demandons
ne prouve autre chose que le desir que
nous avons de recevoir des loüanges. Souvent un Auteur trouve moyen de faire
Péloge de son Ouvrage, dans le temps mêrê qu'il semble implorer le secours de
de la Critique. Trouvez- vous , dira-t'il ,
que je me sois tiré heureusement de telle
difficulté ? Fe crains que la finesse de ces
expressions ne soit pas sentie du Public.
J'aurois moins de défiance si je n'avois
affaire qu'à des Connoisseurs tels que
vous dites moi votre sentiment. Le
moyen de dire des choses fâcheuses à
quelqu'un qui déclare que vous êtes seul
capable de connoître l'excellence de son
mérite. Ne prévenons nos Juges que sur
,
desir que nous avons de nous corriger
et sur l'obligation que nous aurions à
quelqu'un qui nous voudroit assez de
bien
1
pour nous faire part de sa critique , au
risque de nous affliger. D'ailleurs laissons
parler notre Ouvrage ; ce qu'il ne dira
pas, cest qu'il ne le peut dire, &c. Soyons
prompts à démêler sur le visage de celui
que nous consultons , l'impression qu'il
reçoit au premier coup d'œil , c'est le
sentiment que sa politesse même ne peur
nous cacher. Mais ne craignons pas de
manquer d'avis quand il sera bien établi
que nous les recevons avec plaisir.
Après avoir dit que c'est dans l'idée de
critiquer ses propres ouvrages , qu'il faut
consulter ceux des grands Maîtres anciens , il ajoute : Nous devrions faire la
même chose à la vûë de ceux des habiles
gens avec qui nous vivons. Malheureusement cela nous devient plus difficile :
nous avons peine àconvenir qu'il se trouve de notre temps des personnes qui possedent dans notre Art des perfections que
nous n'avons pû acquerir ; nous le pardonnons aux anciens; ils semblent avoir
expié cette offense en cessant de vivre.
D'ailleurs ceux de nos jours que nous
envions , sont obligés de leur rendre la
même justice ; c'est une consolation pour
notre amour propre ; mais qu'en arrive-,
t-il? Nous nous bornons à admirer ceux
qui sont venus avant nous , sans nous efforcer
AOUST. 1732 1791
forcer de les égaler ; nous renonçons à
ce noble désir , dans l'esperance que nos
contemporains ne parviendront pas plus
que nous à cet éminent dégré de perfec
tion ; et quant aux Ouvrages nouveaux
si nous y remarquons des parties qui
nous manquent, loin de tâcher de mettre
à profit le mouvement de jalousie qu'el
les nous inspirent , en les étudiant assez
pour les acquerir ; nous cherchons promtement de la consolation , en y faisant la
recherche de défauts que nous aurions
peut- être évitez. De là nous retournons
regarder nos productions avec autant de
complaisance pour nous mêmes, que nous
avons de sévérité pour les autres : Nous
y admirons la partie que nous croïons posséder ; nous ne manquons pas de lui donner la prééminence sur toutes les autres ;
nos ennemis ont la malice de nous fortifier dans cette ridicule opinion ; nos flateurs ont la fausseté de l'augmenter en
nous , et nos amis ont souvent la foiblesse de nous la laisser , et d'en prendre leur
part.
La seule comparaison de nos Ouvrages,
avec ceux des autres , peut nous rendre
nos deffauts sensibles. Lorsque nous passons notre temps vis- à-vis nos produc
tions , il est rare que nous persistions dans
1792 MERCURE DE FRANCE
dans le désir de leur chercher querelle.
Combien de femmes, dans l'arriere saison,
sont contentes de leur visage , après une
longue toilette ! La grande habitude dans
laquelle elles sont, d'y considerer toujours
le même objet , qu'elles pensent embellir
souvent par de ridicules ajustemens , leur
persuade aisément qu'il est même du remede aux Outrages du temps. Qu'une jeune et belle personne paroisse , cette vûë
leur fait sentir dans l'instant des veritez
que le Miroir leur avoit montrées vainement. Gardons-nous donc de croire que
nous puissions , sans aucun secours , parvenir à nous bien critiquer; nous sommes
trop échauffez de nos propres idées pour
conserver ce sang froid, si nécessaire pour
bien juger.
Avant le Dialogue sur la connoissance
-de la Peinture , M. Coypel rend compte
du motif qui le lui a fait composer , sur
ce principe , que la Peinture n'ayant pour
objet que la parfaite imitation de la nature ,
tout homme de bon sens et d'esprit, sans avoir
étudié les mysteres de cet art , est à portée de
sentir les grandes beautez d'un Tableau , et
defaire souvent même d'excellentes remarques
Il suppose un veritable connoisseur en
conversation , avec un homme d'esprit ,
qui
A OUST. 1732. 1793
qui n'ayant jamais eu de principes sur la
peinture , n'ose s'en rapporter à ses yeux;
ou , pour dire plus, dit- il , n'ose ceder au
plaisir qu'il ressent , en voyant des Tableaux , dans la crainte de n'être pas satisfait selon les regles , &c.
Seriez-vous dans l'erreur de croire , dit
Alcipeà Damon,comme beaucoup de gens,
que l'on ne sçauroit sentir les beautez
d'un Ouvrage que lorsque l'on sçait de
quelle main il est sorti ? ... Je conviens
que celui qui est au fait des principes de
Art, doit avoir encore plus de plaisir
qu'un autre ; mais je ne conviens pas que
cela soit absolument nécessaire. Selon
votre idée , on ne pourroit lire les Vers
avec plaisir , qu'autant qu'on seroit capable d'en faire soi-même ; et il ne seroit
plus permis qu'à ceux qui sçavent la Musique , d'écouter un Concert. Non , mon
cher Damon, les beaux Arts sont faits
pour toutes les personnes de bon sens et
d'esprit et sur tout la Peinture , qui
n'a d'autre objet que l'imitation du vrai.
Croyez qu'il y a tel homme d'esprit , qui
sera plus capable de sentir les grandes
beautez d'un Tableau , que quantité de
prétendus connoisseurs qui vous imposent par leur jargon ; de ces gens qui ont
passé leur vie à étudier les differentes maF nicres
1794 MERCURE DE FRANCE
nieres de tels et tels , sans s'appliquer à
connoître quelle partie a rendu celui-cy
plus fameux que cet autre. Il leur suffit
de reconnoître la touche du Titien, ou du
Carache dans un Tableau, pour le déclarer merveilleux. Ne croyez pas même
qu'ils aillent chercher les preuves de l'originalité dans les grandes parties ;-non ,
c'est souvent un petit coin du Tableau
la touche d'une Plante , d'un Nuage, ou
le derriere de la Toile qui les déterminent. D'ailleurs ces gens - là n'ignorent
aucuns termes de l'Art , sçavent exactement la vie des Peintres , l'Histoire de
chaque Tableau , &c.
Ce que j'y trouve de pis , c'est que ces
diseurs de grands mots sont des Éleves.
Un homme qui voudra se jetter dans la
connoissance de la Peinture , s'addressera
plutôt à eux qu'à un Peintre ; car ces
Mr ont leur interêt pour publier que les
Peintres sont ceux qui s'y connoissent le
moins. C'est-là le premier préjugé sur lequel ils établissent les autres. Si - tôt que
Eleve en est rempli , il marche à grands
pas ; en peu de jours le voilà bien persuadé qu'il peut en toute sureté , mépriser
tous les Tableaux peints sur des toiles neu--
ves ; et admirer ceux qui menacent ruine.
Jugez alors si l'amour propre est satis- fait ?
AOUST. 17320 1795
it. Quel air de capacité ne se donne
int mon homme en se récriant devant
monde sur les beautez d'un vieux Taeau noirci , où les autres ne connoisnt plus rien , et où il ne découvre plus
n lui-même on le suit , on l'écoute
Sa décision est pitoyable , mais
e lui importe ; on le prend pour un
mme capable, il est content.Car il faut
convenir ; souvent nous avons des Taaux, des Livres ; nous courons les Conts , bien moins parce que nous aimons
Peinture , les Lettres ou la Musique
pour nous donner un air de capacité.
is se le donne - t - on en réfléchissant
g-temps avant que de hazarder son
timent ? Non, c'est en décidant promient , &c.
On blâme plus volontiers les Ouvranouveaux qui paroissent , qu'on ne les
3. Je ne sçai pourquoi , dit Alcipe, mais
utencore l'avouer,à notre honte; nous
ons une secrete et détestable joïe à reher un homme qui a fait ses efforts
nous plaire ; et vû cette malheureuclination , il devient bien plus diffid'approuver un Ouvrage nouveau ,
ue de leblâmer.Dites qu'il ne vaut rien;
on vous croît , sans que vous soyez obligé de vous expliquer davantage ; mais si
Fij Vous
1796 MERCURE DE FRANCE
vous en parlez avec éloge , ( au cas qu'on
veuille bien ne vous pas traiter d'imbécille ) on vous demande au moins raison.
de votre approbation ; c'est alors qu'il
faut véritablement s'y connoître pour
prouver sa capacité ; et peut - être même
faut-il plus de gout et d'esprit pour bien
sentir les grandes beautez , que pour découvrir les deffauts. D'ailleurs , que risquons- nous en blâmant? Si l'Ouvrage est
bon et reconnu pour tel dans la suite,nous
donnons à perser , en le regardant avec
froideur , que nous avons une idée du
beau bien supérieure à celle qu'en a le
vulgaire ; mais quand par malheur la critique l'emporte sur nos applaudissemens,
nous courons risque de passer pour des
esprits bornés. A l'égard des productions
des anciens , on ne peut que se faire honneur en les louant , parce que la posterité
les a consacrez. N'allez pas croire que je
prétende dire qu'ils ne sont pas dignes de
cette admiration ; personne ne leur rend
plus de justice que moi ; et c'est parce
que je les aime , que je suis outré de les
entendre loüer par des ignorans, qui n'en
démêlent que la rareté , et point du tout
l'excellence.
Mais, quoy ! dit Damon, jugeriez-vous
à propos que j'allasse me mêler de parler
de
A O UST. 1732. 1797
de la composition d'un Tableau : Eh
pourquoi pas ? répond Alcipe. Quelle
est , à votre avis , la premiere partie de la
composition ? N'est- ce pas de vous rendre , avec vérité , le sujet que l'on vous
annonce ? Si on veut vous representer ,
par exemple , la mort de Jules - César
n'êtes-vous pas à portée de juger si le
Peintre a rendu l'image de cette Scene ?
N'en jugeriez vous pas au Théatre ? Ne
verriez-vous pas bien si César et Brutus sont les principaux objets qui frappent votre vûë ? Si les autres personnages ont dans l'action , dans laquelle ils doivent être Enfin si le mouvement de
cètte Scene vous inspire la terreur qu'il
doit vous inspirer ? Si ces principales par
ties ne s'y trouvent point , dites en sûreté
que la composion de ce Tableau ne vous
plaît pas ; et vous aurez raison ; mais ne
vous pressez pas de dire que ce Tableau
ne vaut rien ; car il pourroit se trouver
d'excellentes choses dans le détail. La
Peinture est composée de tant de parties... Regardez donc , avant de condamner entierement , si , la composition
à part , vous ne serez point frappé de la
vérité de la couleur , de l'effet du clairobscur , du relief des figures , &c.
Sur la composition , sur le dessein , sur
Fiij le
1798 MERCURE DE FRANCE
le coloris , un homme d'esprit peut dire
son sentiment , dit Alcipe , puisqu'il ne
s'agit que de comparer le vrai, avec l'imitation. Quant à l'harmonie generale
poursuit-il,pourquoi nos yeux n'auroient- ils pas les mêmes facultez que nos oreilles ? Nous ne sommes touchez du son des
Instrumens , que lorsqu'ils sont parfaitement d'accord. Les couleurs d'un Tableau
doivent faire sur nous les mêmes impressions.Si une Musique harmonieuse et brillante nous frappe plus qu'une Musique
plate , quoique nous ne sçachions pas les
regles de la composition ; pourquoi un
Tableau brillant et suave ne nous plairat-il pas plus qu'un Tableau dur et sans
accord?
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Résumé : Discours sur la Peinture, &c. [titre d'après la table]
En 1732, Charles Coypel, Premier Peintre du Duc d'Orléans, prononce un discours lors des conférences de l'Académie Royale de Peinture et Sculpture. Il y souligne la nécessité pour les artistes de recevoir des avis pour améliorer leur travail. La peinture, composée de nombreuses parties, peut être critiquée sous différents aspects tels que la couleur, le dessin, l'expression ou le costume. Coypel insiste sur l'importance de demander des avis de manière sincère et ouverte, sans chercher uniquement des louanges. Il critique ceux qui se contentent d'admirer les œuvres des anciens maîtres sans essayer de les égaler ou d'apprendre des contemporains. Il met également en garde contre l'habitude de trouver des défauts dans les œuvres nouvelles pour se consoler de ses propres insuffisances. Coypel aborde ensuite la capacité de chacun à apprécier les beautés d'un tableau, indépendamment des connaissances techniques. Il critique les prétendus connaisseurs qui se basent sur des détails superficiels pour juger une œuvre. Il encourage à juger les tableaux en fonction de leur composition et de leur capacité à représenter fidèlement le sujet. Le texte discute également de la perception des éléments artistiques par l'observateur, tels que la vérité de la couleur, l'effet du clair-obscur et le relief des figures. Alcipe, un personnage mentionné, affirme qu'un homme d'esprit peut exprimer son avis sur la composition, le dessin et le coloris en comparant le vrai avec l'imitation. Il compare l'harmonie générale d'un tableau à celle de la musique, suggérant que les yeux devraient avoir les mêmes facultés que les oreilles. Les couleurs d'un tableau doivent produire les mêmes impressions que les sons des instruments lorsqu'ils sont en accord parfait. De même que la musique harmonieuse et brillante est plus frappante que la musique plate, un tableau brillant et suave devrait plaire davantage qu'un tableau dur et sans accord.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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10
p. 1798-1800
« INSTRUCTION CHRÉTIENNE sur les huit Béatitudes, par Demandes et par Réponses, [...] »
Début :
INSTRUCTION CHRÉTIENNE sur les huit Béatitudes, par Demandes et par Réponses, [...]
Mots clefs :
Instruction chrétienne, Entretiens physiques, Auteurs sacrés et ecclésiastiques, Jeunesse, Virgile, Histoire d'Émilie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « INSTRUCTION CHRÉTIENNE sur les huit Béatitudes, par Demandes et par Réponses, [...] »
INSTRUCTION CHRE'TIENNE sur les huit
Béatitudes , par Demandes et par Réponses ; tirée des SS. PP. de l'Eglise , et en
particulier , de S. Augustin. Avec des
Prieres et Aspirations sur chaque Instruction. Ouvrage orné de Figures en tailledouce. ChezWitte et Henry, rue S.Jacques.
1732. in 12.
LES ENTRETIENS PHYSIQUES d'Ariste et
d'Eudoxe ; ou Physique nouvelle en Dialogues , qui renferme précisément ce qui
s'est
AOUST. 1732. 17.99
s'est découvert de plus curieux et de plus
utile dans la nature ; enrichis de beaucoup de Figures. Nouvelle Edition , revûë et augmentée d'un Volume. Par le
P. Regnault , de la Compagnie de Jesus.
Chez Jacques Clouzier , rue S. Jacques ,
1732. 4 vol. in 12.
HISTOIRE GENERALE des Auteurs Sacrez et Ecclesiastiques , qui contient leur
vie , le Catalogue , la Critique , le Jugement, la Chronologie, l'Analyse et le dé
nombrement des différentes Editions de
leurs Ouvrages , ce qu'ils renferment de
plus interessant sur le Dogme , sur la
Morale et sur la Discipline de l'Eglise ;
l'Histoire des Conciles, tant Généraux que
Particuliers , et les Actes choisis des Martyrs. Par le R. P. Dom Remy Ceillier, Benedictin , de la Congrégation de S. Vanne et de S. Hydulph , Coadjuteur de Flavigny. Tome 3. Chez Paulus- du-Mesnil,
au Palais. 1732. in 4°.
L'ART D'E LEVER LA JEUNESSE,
selon la différence du sexe , des âges et
des conditions ; en suivant les Principes
de la Religion , de la Politique et de l'Economie. A Paris , Quai des Augustins .
chez Antoine Gandouin , & c. 1732. Brochure de 77 pages.
Fiiij L'E-
1800 MERCURE DE FRANCE
L'EDUCATION DES ENFANS , renduë utile aux Souverains , au Public et aux Parens. Deuxième Partie , de l'Art d'élever
la Jeunesse , selon le systême de Monsieur de Vallanger , &c.
OEUVRES MESLE'ES de M.... contenant un Discours sur la fin qu'a eu Virgile en composant ses Bucoliques ; une
Traductionde ses Eglogues, en Vers François ; un autre Discours sur les Regles
de l'Eglogue. Des Paraphrases en Vers
sur des Pseaumes de David , et sur quelques Chapitres des Proverbes de Salomon. Des Lettres , des Epîtres en Vers
des Réfléxions Morales , quelques Odes,
quelques autres Piéces de Poësie , et pour
fin , un Traité sur la maniere de juger des
Ouvrages d'esprit. Chez Barrois, Quai des
Augustins. 1732. in 12.
HISTOIRE D'EMILIE , ou les Amours de
Mlle de *** Par Mad. Mehault. Ruë
S. Jacques , et au Palais , chez Delespine ,
et chez Dupuis. 1732. in 12.
Béatitudes , par Demandes et par Réponses ; tirée des SS. PP. de l'Eglise , et en
particulier , de S. Augustin. Avec des
Prieres et Aspirations sur chaque Instruction. Ouvrage orné de Figures en tailledouce. ChezWitte et Henry, rue S.Jacques.
1732. in 12.
LES ENTRETIENS PHYSIQUES d'Ariste et
d'Eudoxe ; ou Physique nouvelle en Dialogues , qui renferme précisément ce qui
s'est
AOUST. 1732. 17.99
s'est découvert de plus curieux et de plus
utile dans la nature ; enrichis de beaucoup de Figures. Nouvelle Edition , revûë et augmentée d'un Volume. Par le
P. Regnault , de la Compagnie de Jesus.
Chez Jacques Clouzier , rue S. Jacques ,
1732. 4 vol. in 12.
HISTOIRE GENERALE des Auteurs Sacrez et Ecclesiastiques , qui contient leur
vie , le Catalogue , la Critique , le Jugement, la Chronologie, l'Analyse et le dé
nombrement des différentes Editions de
leurs Ouvrages , ce qu'ils renferment de
plus interessant sur le Dogme , sur la
Morale et sur la Discipline de l'Eglise ;
l'Histoire des Conciles, tant Généraux que
Particuliers , et les Actes choisis des Martyrs. Par le R. P. Dom Remy Ceillier, Benedictin , de la Congrégation de S. Vanne et de S. Hydulph , Coadjuteur de Flavigny. Tome 3. Chez Paulus- du-Mesnil,
au Palais. 1732. in 4°.
L'ART D'E LEVER LA JEUNESSE,
selon la différence du sexe , des âges et
des conditions ; en suivant les Principes
de la Religion , de la Politique et de l'Economie. A Paris , Quai des Augustins .
chez Antoine Gandouin , & c. 1732. Brochure de 77 pages.
Fiiij L'E-
1800 MERCURE DE FRANCE
L'EDUCATION DES ENFANS , renduë utile aux Souverains , au Public et aux Parens. Deuxième Partie , de l'Art d'élever
la Jeunesse , selon le systême de Monsieur de Vallanger , &c.
OEUVRES MESLE'ES de M.... contenant un Discours sur la fin qu'a eu Virgile en composant ses Bucoliques ; une
Traductionde ses Eglogues, en Vers François ; un autre Discours sur les Regles
de l'Eglogue. Des Paraphrases en Vers
sur des Pseaumes de David , et sur quelques Chapitres des Proverbes de Salomon. Des Lettres , des Epîtres en Vers
des Réfléxions Morales , quelques Odes,
quelques autres Piéces de Poësie , et pour
fin , un Traité sur la maniere de juger des
Ouvrages d'esprit. Chez Barrois, Quai des
Augustins. 1732. in 12.
HISTOIRE D'EMILIE , ou les Amours de
Mlle de *** Par Mad. Mehault. Ruë
S. Jacques , et au Palais , chez Delespine ,
et chez Dupuis. 1732. in 12.
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Résumé : « INSTRUCTION CHRÉTIENNE sur les huit Béatitudes, par Demandes et par Réponses, [...] »
Le document de 1732 présente plusieurs ouvrages. 'Instruction Chrétienne sur les huit Béatitudes' par Demandes et Réponses, enrichi de prières et d'illustrations, s'appuie sur les écrits de Saint Augustin et d'autres Pères de l'Église. 'Les Entretiens Physiques d'Ariste et d'Eudoxe' est une œuvre de physique en dialogues, révisée par le Père Regnault de la Compagnie de Jésus. 'Histoire Générale des Auteurs Sacrés et Ecclésiastiques' par le Père Dom Remy Ceillier, bénédictin, offre des informations sur la vie des auteurs, leurs œuvres et l'histoire des conciles. 'L'Art d'Élever la Jeunesse' aborde l'éducation selon les principes de la religion, de la politique et de l'économie. 'L'Éducation des Enfants' est la deuxième partie de cet ouvrage, suivant le système de Monsieur de Vallanger. 'Œuvres Mêlées' de M.... incluent des discours, des traductions, des paraphrases, des lettres, des réflexions morales, des odes et un traité sur l'évaluation des œuvres d'esprit. Enfin, 'Histoire d'Émilie' raconte les amours de Mademoiselle de *** par Madame Mehault.
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11
p. 1800-1801
Coûtumes Generales de Bourbonne [titre d'après la table]
Début :
M. l'Abbé Auroux, Prêtre, Docteur en Théologie, et Conseiller-Clerc au [...]
Mots clefs :
Coutumes, Pays et duché bourbonnais, Ouvrage
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Coûtumes Generales de Bourbonne [titre d'après la table]
M. l'Abbé Auroux , Prêtre , Docteur
en Théologie , et ,Conseiller - Clerc au
Présidial de Moulins , vient de donner au
Fu
A O UST. 1732. 1801.
Public un COMMENTAIRE sur les Coutumes Generales et Locales du Païs et Duché
de Bourbonnois.
• La lecture de cet Ouvrage serà fort utile , non seulement à ceux qui veulent
s'instruire des dispositions de la Coutume
de Bourbonnois ; mais encore à ceux qui
s'attachent à la Jurisprudence Coutumiere de tout le Royaume. L'Auteur a traité,
avec beaucoup d'érudition et d'ordre les
questions qui naissent de cette Coutume. Il les a proposées à la fin de chaque
article , et a puisé principalement ses réfléxions , tant dans les Ouvrages de Dumoulin , Papon et Potier , qui ont donné des Nottes sur la même Coutume ,
que dans ceux de plusieurs bons Commentaires Manuscrits , et dans les décisions rendues en la Sénéchaussée et
Présidial de Moulins , confirmées par
Parlement.
le
Ce Livre se vend à Paris , chez Cleuzier,
Libraire , au coin de la rue de la Parcheminerie , et chez Lebreton , fils , à l'entrée
du Quai des Augustins , près la, ruë Gistle - Cœur ; chcz Paulus- du-Mesnil , à la
Grande Salle du Palais , et chez Osmond,
Paîné, rue S. Jacques , 2732. 2. volumes
in folio.
en Théologie , et ,Conseiller - Clerc au
Présidial de Moulins , vient de donner au
Fu
A O UST. 1732. 1801.
Public un COMMENTAIRE sur les Coutumes Generales et Locales du Païs et Duché
de Bourbonnois.
• La lecture de cet Ouvrage serà fort utile , non seulement à ceux qui veulent
s'instruire des dispositions de la Coutume
de Bourbonnois ; mais encore à ceux qui
s'attachent à la Jurisprudence Coutumiere de tout le Royaume. L'Auteur a traité,
avec beaucoup d'érudition et d'ordre les
questions qui naissent de cette Coutume. Il les a proposées à la fin de chaque
article , et a puisé principalement ses réfléxions , tant dans les Ouvrages de Dumoulin , Papon et Potier , qui ont donné des Nottes sur la même Coutume ,
que dans ceux de plusieurs bons Commentaires Manuscrits , et dans les décisions rendues en la Sénéchaussée et
Présidial de Moulins , confirmées par
Parlement.
le
Ce Livre se vend à Paris , chez Cleuzier,
Libraire , au coin de la rue de la Parcheminerie , et chez Lebreton , fils , à l'entrée
du Quai des Augustins , près la, ruë Gistle - Cœur ; chcz Paulus- du-Mesnil , à la
Grande Salle du Palais , et chez Osmond,
Paîné, rue S. Jacques , 2732. 2. volumes
in folio.
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Résumé : Coûtumes Generales de Bourbonne [titre d'après la table]
En 1732, M. l'Abbé Auroux, prêtre et docteur en théologie, ainsi que conseiller-clerc au Présidial de Moulins, a publié un commentaire sur les coutumes générales et locales du pays et duché de Bourbonnois. Cet ouvrage est destiné à ceux qui souhaitent comprendre les dispositions de la coutume de Bourbonnois et la jurisprudence coutumière du royaume. L'auteur aborde les questions relatives à cette coutume avec érudition et ordre, en s'appuyant sur les œuvres de Dumoulin, Papon et Potier, ainsi que sur des commentaires manuscrits et des décisions judiciaires confirmées par le Parlement. Le livre est disponible à Paris en deux volumes in-folio chez plusieurs libraires.
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12
p. 1802-1803
Nouveau Lexicon Medicum, &c. [titre d'après la table]
Début :
Les Nouvelles Litteraires d'Hollande nous apprennent qu'on y va donner incessamment [...]
Mots clefs :
Lexicon Medicum, Médecine, Définitions, Étymologie
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouveau Lexicon Medicum, &c. [titre d'après la table]
Les Nouvelles Litteraires d'Hollande
nous apprennent qu'on y va donner incessamment un Ouvrage considérable ,
qui ne sçauroit manquer d'être bien reçû
du public. C'est un Lexicon Medicum
dont on manquoit en Medecine On s'étoit contentéjusqu'icy des définitions des
Maladies de Gorræus , de l'Oeconomie
d'Hippocrate , par Foesius , en forme de
Léxicon. Le petit Lexicon Medicum , de
Blanchard , Grec et Latin , ne laissoit pas
d'avoir son utilité ; mais l'ouvrage qu'on
nous promet , semble devoir épuiser la
matiere Mrs Theod. Tronchin et Louis
de Neuville , Docteurs en Médecine , travaillent à l'Edition de cet Ouvrage. Ces
M" promettent d'y comprendre generalement tous les termes qui concernent la
Médecine , soit dans la Thore , soit dans
la Pratique , l'Anatomie , la Chirurgie
la Chymie , les Méchiniques , la Pharmacie , la Botanique, l'Histoire naturelle,
&c. Le tout tiré des meilleurs Auteurs
de chaque Nation , tant Anciens que Modernes.
Ony donnera
en même
-temps
l'éthymologie
et les
differentes
significations
des
mots
Grecs
, avec
l'interprétation
des
termes
Latins
, Anglois
, Flamans
, François
, Allemands
et Italiens
.
On
AOUST. 1732. 18031
On y trouvera de plus les noms des
Médicamens, tant simples que composez ;
comme aussi des Planches gravées, de toutes les Parties du Corps Humain , suivant
les nouvelles découvertes des plus habiles Anatomistes ; les différens caracteres
dont on se sert en Médecine et en Chymie , avec leurs explications ; et à la fin ,
une Table des matiéres très- ample. C'est
l'idée qu'on donne de cet Ouvrage, par le
Projet, imprimé à Amsterdam , chez R.et
J. Westeins , et G. Smith. 1732. in 4º.
On avoit déja donné le titre de ce Lexicon , il y a plus de six mois , dans le 7 .
tome, premiere Partie, de la Bibliotheque
Raisonnée ; ce qui n'a pas empêché M.
Jean Philippe Burggrave le jeune , Medecin à Francfort , sur le Maine , de pu
blier presqu'en même-temps , un Projet à
peu près semblable. Si ces Mrs tiennent
leur parole,au lieu d'un Lexicon Medicum,
le public en aura deux. Un Sujet de cette importance ne sçauroit être trop discuté.
nous apprennent qu'on y va donner incessamment un Ouvrage considérable ,
qui ne sçauroit manquer d'être bien reçû
du public. C'est un Lexicon Medicum
dont on manquoit en Medecine On s'étoit contentéjusqu'icy des définitions des
Maladies de Gorræus , de l'Oeconomie
d'Hippocrate , par Foesius , en forme de
Léxicon. Le petit Lexicon Medicum , de
Blanchard , Grec et Latin , ne laissoit pas
d'avoir son utilité ; mais l'ouvrage qu'on
nous promet , semble devoir épuiser la
matiere Mrs Theod. Tronchin et Louis
de Neuville , Docteurs en Médecine , travaillent à l'Edition de cet Ouvrage. Ces
M" promettent d'y comprendre generalement tous les termes qui concernent la
Médecine , soit dans la Thore , soit dans
la Pratique , l'Anatomie , la Chirurgie
la Chymie , les Méchiniques , la Pharmacie , la Botanique, l'Histoire naturelle,
&c. Le tout tiré des meilleurs Auteurs
de chaque Nation , tant Anciens que Modernes.
Ony donnera
en même
-temps
l'éthymologie
et les
differentes
significations
des
mots
Grecs
, avec
l'interprétation
des
termes
Latins
, Anglois
, Flamans
, François
, Allemands
et Italiens
.
On
AOUST. 1732. 18031
On y trouvera de plus les noms des
Médicamens, tant simples que composez ;
comme aussi des Planches gravées, de toutes les Parties du Corps Humain , suivant
les nouvelles découvertes des plus habiles Anatomistes ; les différens caracteres
dont on se sert en Médecine et en Chymie , avec leurs explications ; et à la fin ,
une Table des matiéres très- ample. C'est
l'idée qu'on donne de cet Ouvrage, par le
Projet, imprimé à Amsterdam , chez R.et
J. Westeins , et G. Smith. 1732. in 4º.
On avoit déja donné le titre de ce Lexicon , il y a plus de six mois , dans le 7 .
tome, premiere Partie, de la Bibliotheque
Raisonnée ; ce qui n'a pas empêché M.
Jean Philippe Burggrave le jeune , Medecin à Francfort , sur le Maine , de pu
blier presqu'en même-temps , un Projet à
peu près semblable. Si ces Mrs tiennent
leur parole,au lieu d'un Lexicon Medicum,
le public en aura deux. Un Sujet de cette importance ne sçauroit être trop discuté.
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Résumé : Nouveau Lexicon Medicum, &c. [titre d'après la table]
Les Nouvelles Littéraires d'Hollande annoncent la publication prochaine du Lexicon Medicum, un ouvrage majeur en médecine. Jusqu'alors, les médecins utilisaient les définitions de Gorræus, l'Oeconomie d'Hippocrate par Foesius, et le petit Lexicon Medicum de Blanchard. Le Lexicon Medicum, édité par Théodore Tronchin et Louis de Neuville, vise à être exhaustif en couvrant la médecine théorique et pratique, l'anatomie, la chirurgie, la chimie, les mécaniques, la pharmacie, la botanique et l'histoire naturelle. Il inclura l'étymologie et les significations des mots grecs, ainsi que les interprétations en latin, anglais, flamand, français, allemand et italien. L'ouvrage comprendra les noms des médicaments, des planches anatomiques, les caractères médicaux et chimiques, et une table des matières détaillée. Le projet a été imprimé à Amsterdam en 1732. Parallèlement, Jean Philippe Burggrave a publié un projet similaire, ce qui pourrait aboutir à la publication de deux lexiques médicaux.
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13
p. 1803-1804
« On vient d'imprimer à Utrecht, chez Corneille-Guillaume le Fèvre, un Livre [...] »
Début :
On vient d'imprimer à Utrecht, chez Corneille-Guillaume le Fèvre, un Livre [...]
Mots clefs :
Brigandage, Médecine, Histoire générale du monde
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texteReconnaissance textuelle : « On vient d'imprimer à Utrecht, chez Corneille-Guillaume le Fèvre, un Livre [...] »
On vient d'imprimet à Utrecht , chez
Corneille Guillaume le Févre , un Livre
intitulé : Le Brigandage de la Médecine ,
dans la maniere de traiter les Petites-Veroles, et les plusgrandes Maladies , par l'EF vj métique
1804 MERCURE DE FRANCE
mérique , la Saignée du pied , et le KermeZ
Mineral ; avec un Traité de la meilleure
maniere deguérir les Petites- Véroles, pardes
remedes et des observations , tirées de l'usa
ge. Cet Ouvrage contient 225 pages , et
se vend 30 sols. Les raisonnemens et le
stile font croire qu'il part de la plume
d'un des plus fameux et des plus anciens
Médecins de la Faculté de Paris. Nous en
pourrons rendre compte dans la suite. On
le trouve à Paris , chez Barthelemi Alix ,
Libraire , rue S. Jacques , au Griffon.
>
On a imprimé à Londres , en Anglois ,
P'Histoire Generale du Monde depuis la
création jusqu'à la destruction de Ferusalem par Nabuchodonosor. Par M. Th. Brett,
che Giles. 1732. in 8
Corneille Guillaume le Févre , un Livre
intitulé : Le Brigandage de la Médecine ,
dans la maniere de traiter les Petites-Veroles, et les plusgrandes Maladies , par l'EF vj métique
1804 MERCURE DE FRANCE
mérique , la Saignée du pied , et le KermeZ
Mineral ; avec un Traité de la meilleure
maniere deguérir les Petites- Véroles, pardes
remedes et des observations , tirées de l'usa
ge. Cet Ouvrage contient 225 pages , et
se vend 30 sols. Les raisonnemens et le
stile font croire qu'il part de la plume
d'un des plus fameux et des plus anciens
Médecins de la Faculté de Paris. Nous en
pourrons rendre compte dans la suite. On
le trouve à Paris , chez Barthelemi Alix ,
Libraire , rue S. Jacques , au Griffon.
>
On a imprimé à Londres , en Anglois ,
P'Histoire Generale du Monde depuis la
création jusqu'à la destruction de Ferusalem par Nabuchodonosor. Par M. Th. Brett,
che Giles. 1732. in 8
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Résumé : « On vient d'imprimer à Utrecht, chez Corneille-Guillaume le Fèvre, un Livre [...] »
Le texte mentionne deux ouvrages. Le premier, 'Le Brigandage de la Médecine', traite des traitements des petites véroles et des grandes maladies, incluant l'EF vj métique, la saignée du pied et le KermeZ Minéral. Il est publié à Utrecht et disponible à Paris. Le second, 'L'Histoire Générale du Monde', est écrit par M. Th. Brett et publié à Londres en 1732.
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14
p. 1804-1806
LETTRE écrite par M. Morand, le 14. Août, à M. de la R.
Début :
J'ay rendu compte au Public, Monsieur, en 1730. et 1731. de ce qui s'étoit [...]
Mots clefs :
Chirurgien, Taille latérale, Hôpital, Académie royale des sciences, Opération
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texteReconnaissance textuelle : LETTRE écrite par M. Morand, le 14. Août, à M. de la R.
LETTRE écrite par M. Morand,
le 14. Août , à M. de la R.
J'
' Ay rendu compte au Public , Monsieur , en 1730. et 1731. de ce qui s'étoit passé sur la Taille Laterale par la
Méthode de M. Cheselden , Chirurgien
Anglois. Il y en a eu quatre dans le Printemps de cette année 1732. qui ont réüssi
toutes quatre. Voici les noms de ceux qui
ont opéré , et les noms des Taillez. Andry
AOUST. 1732. 1809
dry Querru , âgé de 3. ans et demi , fils
du Vigneron des Religieux Feüillans à
Montmorency, a été taillé par leur Chirurgien , Eleve de l'Hôpital de la Charité,
qui lui a tiré deux Pierres ; il a été entierement guéri au bout de quinze jours.
J'ai taillé François Coquelin , âgé de
18. ans et demi , retiré aux Incurables ,
parce qu'il est contrefait et très- incommodé. Il avoit été taillé à l'Hôtel- Dieu
à l'âge de 4. ans , par la méthode ordinaire , et depuis ce temps- là il perdoit ses urines involontairement. Je lui ai tiré une
assez grosse Pierre , en présence de M. Syl
va, de plusieurs Maîtres Chirurgiens , du
Chirurgien Major des Incurables , de plusieurs Chirurgiens de l'Hôpital de la Charité , et de quelques Etrangers. Il est parfaitement guéri , et retient ses urines. Il
m'étoit recommandé par Madame la Duchesse de la Rochefoucault , Doüairiere.
George Lite , âgé de 14 ans , a été taillé
à Gaillon , Maison de l'Archevêque de
Rouen, par le sieur le Cat , éleve de l'Hôpital de la Charité , et reçû en survivance
Chirurgien Major de l'Hôtel- Dieu de
Rouen , je lui tenois sa Sónde dans l'Operation, il a tiré une Pierre grosse comme un Abricot , noire et fort dure ; le
Malade a été guéri en zo. jours.
Jacques
1
1806 MERCURE DE FRANCE
Jacques Lienard , âgé de 7. ans , a été
taillé à Gaillon , par le même Chirurgien,
je lui tenois sa Sonde , il a tiré une petite
Pierre. Le Malade a rendu plusieurs vers
dans le cours du traitement ; il a été guéri
en 23. jours. Ces quatre Taillez ont été
présentez le 13. d'Août dans l'Assemblée
de l'Académie Royale des Sciences. Ces
Messieurs ont vû les Sujets, leurs Pierres
et leurs cicatrices.
P. S. Il faut , Monsieur , pour l'exactitude de l'histoire de cette Operation ,
ajoûter à la fin de 1731. une Taille à la
Méthode de M. Cheselden , faite à Mante,
par M. Garengeot , et dont le Malade est
guéri ; une autre faite à Paris , par M. Perchet , dont le Malade est mort ; et deux
faites par M. Foubert , avec quelques
changemens , dont il a fait part à l'Académie de Chirurgie ; ses deux Malades
ont été guéris. Je suis , &c.
le 14. Août , à M. de la R.
J'
' Ay rendu compte au Public , Monsieur , en 1730. et 1731. de ce qui s'étoit passé sur la Taille Laterale par la
Méthode de M. Cheselden , Chirurgien
Anglois. Il y en a eu quatre dans le Printemps de cette année 1732. qui ont réüssi
toutes quatre. Voici les noms de ceux qui
ont opéré , et les noms des Taillez. Andry
AOUST. 1732. 1809
dry Querru , âgé de 3. ans et demi , fils
du Vigneron des Religieux Feüillans à
Montmorency, a été taillé par leur Chirurgien , Eleve de l'Hôpital de la Charité,
qui lui a tiré deux Pierres ; il a été entierement guéri au bout de quinze jours.
J'ai taillé François Coquelin , âgé de
18. ans et demi , retiré aux Incurables ,
parce qu'il est contrefait et très- incommodé. Il avoit été taillé à l'Hôtel- Dieu
à l'âge de 4. ans , par la méthode ordinaire , et depuis ce temps- là il perdoit ses urines involontairement. Je lui ai tiré une
assez grosse Pierre , en présence de M. Syl
va, de plusieurs Maîtres Chirurgiens , du
Chirurgien Major des Incurables , de plusieurs Chirurgiens de l'Hôpital de la Charité , et de quelques Etrangers. Il est parfaitement guéri , et retient ses urines. Il
m'étoit recommandé par Madame la Duchesse de la Rochefoucault , Doüairiere.
George Lite , âgé de 14 ans , a été taillé
à Gaillon , Maison de l'Archevêque de
Rouen, par le sieur le Cat , éleve de l'Hôpital de la Charité , et reçû en survivance
Chirurgien Major de l'Hôtel- Dieu de
Rouen , je lui tenois sa Sónde dans l'Operation, il a tiré une Pierre grosse comme un Abricot , noire et fort dure ; le
Malade a été guéri en zo. jours.
Jacques
1
1806 MERCURE DE FRANCE
Jacques Lienard , âgé de 7. ans , a été
taillé à Gaillon , par le même Chirurgien,
je lui tenois sa Sonde , il a tiré une petite
Pierre. Le Malade a rendu plusieurs vers
dans le cours du traitement ; il a été guéri
en 23. jours. Ces quatre Taillez ont été
présentez le 13. d'Août dans l'Assemblée
de l'Académie Royale des Sciences. Ces
Messieurs ont vû les Sujets, leurs Pierres
et leurs cicatrices.
P. S. Il faut , Monsieur , pour l'exactitude de l'histoire de cette Operation ,
ajoûter à la fin de 1731. une Taille à la
Méthode de M. Cheselden , faite à Mante,
par M. Garengeot , et dont le Malade est
guéri ; une autre faite à Paris , par M. Perchet , dont le Malade est mort ; et deux
faites par M. Foubert , avec quelques
changemens , dont il a fait part à l'Académie de Chirurgie ; ses deux Malades
ont été guéris. Je suis , &c.
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Résumé : LETTRE écrite par M. Morand, le 14. Août, à M. de la R.
Dans une lettre du 14 août, M. Morand informe M. de la R. des opérations de taille latérale réalisées selon la méthode de M. Cheselden. En 1732, quatre interventions ont été couronnées de succès. André Querru, âgé de 3 ans et demi, a été opéré à Montmorency par un élève de l'Hôpital de la Charité. Deux pierres ont été retirées, et l'enfant a guéri en quinze jours. François Coquelin, 18 ans et demi, a été opéré par M. Morand aux Incurables, où une grosse pierre a été retirée en présence de plusieurs chirurgiens et étrangers. Coquelin a guéri et retient désormais ses urines. George Lite, 14 ans, a été opéré à Gaillon par le sieur le Cat, qui a retiré une pierre grosse comme un abricot, et le patient a guéri en vingt jours. Jacques Lienard, 7 ans, a également été opéré à Gaillon par le même chirurgien, avec retrait d'une petite pierre et guérison en vingt-trois jours. Ces quatre cas ont été présentés à l'Académie Royale des Sciences le 13 août. M. Morand mentionne aussi une opération réussie à Mante par M. Garengeot, une opération mortelle à Paris par M. Perchet, et deux opérations réussies par M. Foubert avec quelques modifications.
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15
p. 1806-1809
Pendule pour le Roy de Sardaigne, [titre d'après la table]
Début :
On a fait depuis peu à Paris, pour le Roi de Sardaigne une Boëte de Pendule de bronze [...]
Mots clefs :
Pendule, Roi de Sardaigne, Paris, Cadran, Monsieur Thiout
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texteReconnaissance textuelle : Pendule pour le Roy de Sardaigne, [titre d'après la table]
Ona fait depuis peu à Paris, pour leRoi de
Sardaigne une Boëte de Pendule de bronze dore d'or mouiu. Quoiqu'elle ne soit pas
d'un grand volume , n'ayant qu'environ
deux pieds de haut , elle ne laisse pas que
d'être très riche, elle est décorée sur le haut
d'un Groupe représentant Zephire et Flo
re, badinant avec des Festons et des Cou
ronnes
AOUST. 1732. 1807
ronnes de fleurs ; un peu plus bas on voit
des Bustes et des Têtes d'enfans ailez , sur.
des Nuées , qui paroissent s'empresser
pour badiner aussi.
Au- dessous du Cadran est un Cartouche
d'où naissent des Cornets d'abondance
avec quantité de fleurs qui vont se retrousser en Festons sur les côtez et autour de la Boëre. Au bas de la Pendule
sont les Signes du Zodiaque en relief ,
que le Temps supporte et découvre en
retroussant une draperie ; le Signe qui
est en face est celui du Bellier, const llation sous laquelle le Prince est né. Elle
est désignée par une Etoille rayonnante
qu'un G'nie vient admirer et couronner
de fleurs ; le reste des Attributs caracte
risent l'abondance et les plaisir à l'aspect
de cet A tre naissant.
- Cet Ouvrage , aussi rich e que de bon
goût et très- recherché, est des Sieurs Slotz,
Sculpteurs du Roy , dont nous avons
déjà parlé dans ce Journal , au sujet d'une Pendule très- magnifique , qu'ils firent
il y a quelques années pour le Roy de
Portugal.
Le Cadran de cette Pendule n'a que
six pouces et demi de diametre , crpendant le sieur Thiout , habile Horloger à
Paris , demeurant ruë de Gêvres , a renfermé
1808 MERCURE DE FRANCE
maret
fermé dans ce petit espace un mouve
ment d'équation très - simple , travaillé
avec jastesse et solidité , qui fait sonner
l'heure et les quarts du temps vrai ,
quant aussi les heures , minutes et secondes du même temps vrai et celles du
temps moyen , très distinctement
quoique borné par le peu d'étendue pour
plus de précision , il a ajoûté le poids au
mouvement , qui se remonte par la sonnerie. Le sieur Thiout a mis à cette Pendule son nouvel échappement à deux
Leviers , dont il continuë de plus en plus
à faire usage , principalement aux Pendules à secondes. Le premier a été mis à
la derniere Pendule d'équation que l'Auteur a faite pour le Roy de Portugal , et
qui fut présentée à l'Académie Royale
des Sciences le 19. Mars 1727. laquelle
en approuva la quadrature , et jugea que
l'échappement à deux Leviers étoit nouveau
et ingénieux , se faisant avec beaucoup de
douceur et d'égalité , et qu'enfin le tout étoit
executé avecbeaucoup d'adresse et d'habileté.
Le sicur Thiout vient aussi de faire un
quantiéme de mois très simple , dont
Fapplication est nouvelle et curieuse ; il
l'a placé dans le fond d'une Boëte de
Montre à répetition ; le changement se
fait lorsque l'on a remonté la Montre
-
le
AOUST. 1732 1809
le chiffre paroît par une petite ouverture
faite à la Boëte , couverte d'un cristal ,
par ce moyen le Quantiéme est tout-àfait indépendant du mouvement et n'est
sujet à nul inconvenient. Pour peu que la
Boëte soit grande , on peut sur le même
principe faire marquer les quantiémes de
mois , de Lune et ses phases , sans qu'il
en résulte autre inconvenient que de tenir la Boëte plus profonde de l'épaisseur
d'environ d'un sixième de ligne.
Sardaigne une Boëte de Pendule de bronze dore d'or mouiu. Quoiqu'elle ne soit pas
d'un grand volume , n'ayant qu'environ
deux pieds de haut , elle ne laisse pas que
d'être très riche, elle est décorée sur le haut
d'un Groupe représentant Zephire et Flo
re, badinant avec des Festons et des Cou
ronnes
AOUST. 1732. 1807
ronnes de fleurs ; un peu plus bas on voit
des Bustes et des Têtes d'enfans ailez , sur.
des Nuées , qui paroissent s'empresser
pour badiner aussi.
Au- dessous du Cadran est un Cartouche
d'où naissent des Cornets d'abondance
avec quantité de fleurs qui vont se retrousser en Festons sur les côtez et autour de la Boëre. Au bas de la Pendule
sont les Signes du Zodiaque en relief ,
que le Temps supporte et découvre en
retroussant une draperie ; le Signe qui
est en face est celui du Bellier, const llation sous laquelle le Prince est né. Elle
est désignée par une Etoille rayonnante
qu'un G'nie vient admirer et couronner
de fleurs ; le reste des Attributs caracte
risent l'abondance et les plaisir à l'aspect
de cet A tre naissant.
- Cet Ouvrage , aussi rich e que de bon
goût et très- recherché, est des Sieurs Slotz,
Sculpteurs du Roy , dont nous avons
déjà parlé dans ce Journal , au sujet d'une Pendule très- magnifique , qu'ils firent
il y a quelques années pour le Roy de
Portugal.
Le Cadran de cette Pendule n'a que
six pouces et demi de diametre , crpendant le sieur Thiout , habile Horloger à
Paris , demeurant ruë de Gêvres , a renfermé
1808 MERCURE DE FRANCE
maret
fermé dans ce petit espace un mouve
ment d'équation très - simple , travaillé
avec jastesse et solidité , qui fait sonner
l'heure et les quarts du temps vrai ,
quant aussi les heures , minutes et secondes du même temps vrai et celles du
temps moyen , très distinctement
quoique borné par le peu d'étendue pour
plus de précision , il a ajoûté le poids au
mouvement , qui se remonte par la sonnerie. Le sieur Thiout a mis à cette Pendule son nouvel échappement à deux
Leviers , dont il continuë de plus en plus
à faire usage , principalement aux Pendules à secondes. Le premier a été mis à
la derniere Pendule d'équation que l'Auteur a faite pour le Roy de Portugal , et
qui fut présentée à l'Académie Royale
des Sciences le 19. Mars 1727. laquelle
en approuva la quadrature , et jugea que
l'échappement à deux Leviers étoit nouveau
et ingénieux , se faisant avec beaucoup de
douceur et d'égalité , et qu'enfin le tout étoit
executé avecbeaucoup d'adresse et d'habileté.
Le sicur Thiout vient aussi de faire un
quantiéme de mois très simple , dont
Fapplication est nouvelle et curieuse ; il
l'a placé dans le fond d'une Boëte de
Montre à répetition ; le changement se
fait lorsque l'on a remonté la Montre
-
le
AOUST. 1732 1809
le chiffre paroît par une petite ouverture
faite à la Boëte , couverte d'un cristal ,
par ce moyen le Quantiéme est tout-àfait indépendant du mouvement et n'est
sujet à nul inconvenient. Pour peu que la
Boëte soit grande , on peut sur le même
principe faire marquer les quantiémes de
mois , de Lune et ses phases , sans qu'il
en résulte autre inconvenient que de tenir la Boëte plus profonde de l'épaisseur
d'environ d'un sixième de ligne.
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Résumé : Pendule pour le Roy de Sardaigne, [titre d'après la table]
Le texte décrit une boîte de pendule en bronze doré à l'or moulu, réalisée pour le Roi de Sardaigne. Cette boîte, haute d'environ deux pieds, est richement décorée. Le haut représente Zéphire et Flore entourés de festons et de couronnes de fleurs. Des bustes et des têtes d'enfants ailés sur des nuées sont également présents. Sous le cadran, des cornes d'abondance ornées de fleurs émergent d'un cartouche. Au bas, les signes du Zodiaque en relief sont soutenus par le Temps, mettant en évidence le signe du Bélier, marqué par une étoile rayonnante admirée par un génie. Cette œuvre a été réalisée par les sculpteurs Slotz. La pendule possède un cadran de six pouces et demi de diamètre, avec un mouvement d'équation simple et précis, permettant de sonner l'heure et les quarts du temps vrai, ainsi que les heures, minutes et secondes du temps vrai et moyen. L'horloger Thiout a ajouté un poids au mouvement et utilisé un nouvel échappement à deux leviers, approuvé par l'Académie Royale des Sciences en 1727. Thiout a également créé un quantième de mois simple et indépendant du mouvement, visible à travers une petite ouverture couverte de cristal dans une boîte de montre à répétition, indiquant les quantièmes de mois et les phases de la Lune.
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16
p. 1809-1810
Statuës antiques, trouvées en Provence, [titre d'après la table]
Début :
On trouva il y a quelques années auprès de la Ville d'Apt en Provence, deux [...]
Mots clefs :
Apt, Marbre blanc, Monuments antiques
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Statuës antiques, trouvées en Provence, [titre d'après la table]
On trouva il y a quelques années auprès de la Ville d'Apt en Provence , deux
Monumens antiques de Marbre blanc ,
d'une très-grande beauté ; sçavoir , la Sta
tuë en pied d'un homme , et sur un autre
bloc de Marbre , la figure d'une femme
assise , coëffée de la maniere que quelques
Imperatrices le sont dans les Médailles du
haut Empire , ayant auprès d'elle une
jeune fille debout , le tout d'un grand
goût, tant pour les airs de tête et l'expression , que pour la legereté des Draperies , &c. M. le Bret , Premier Président
et Intendant de la Province , le Marquis
de Caumont , le Président de Mazaugues,
&c. s'interesserent d'abord à cette découverte , et le R. P. de Montfaucon en a
profité pour le Public , en faisant graver
ces
1810 MERCURE DE FRANCE
ces Figures dans le III . Tome, page 11. de
ses Supplémens. Nous apprenons aujour
d'hui aux Amateurs de la belle Antiquité , quelque chose de plus ; ces précieux
Originaux ont été depuis peu transportez
à Paris, et ils sont actuellement exposez en
vente chez Mme de S. Didier , ruë de l'Eperon , près la rue S. André des Arcs.
Monumens antiques de Marbre blanc ,
d'une très-grande beauté ; sçavoir , la Sta
tuë en pied d'un homme , et sur un autre
bloc de Marbre , la figure d'une femme
assise , coëffée de la maniere que quelques
Imperatrices le sont dans les Médailles du
haut Empire , ayant auprès d'elle une
jeune fille debout , le tout d'un grand
goût, tant pour les airs de tête et l'expression , que pour la legereté des Draperies , &c. M. le Bret , Premier Président
et Intendant de la Province , le Marquis
de Caumont , le Président de Mazaugues,
&c. s'interesserent d'abord à cette découverte , et le R. P. de Montfaucon en a
profité pour le Public , en faisant graver
ces
1810 MERCURE DE FRANCE
ces Figures dans le III . Tome, page 11. de
ses Supplémens. Nous apprenons aujour
d'hui aux Amateurs de la belle Antiquité , quelque chose de plus ; ces précieux
Originaux ont été depuis peu transportez
à Paris, et ils sont actuellement exposez en
vente chez Mme de S. Didier , ruë de l'Eperon , près la rue S. André des Arcs.
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Résumé : Statuës antiques, trouvées en Provence, [titre d'après la table]
Près de la ville d'Apt en Provence, deux monuments antiques en marbre blanc ont été découverts. Ces monuments incluent une statue en pied d'un homme et une figure de femme assise, coiffée à la manière de certaines impératrices du haut Empire. À côté de cette femme se trouve une jeune fille debout. Ces œuvres se distinguent par leur beauté, l'expression des visages et la légèreté des draperies. Plusieurs personnalités, dont M. le Bret, Premier Président et Intendant de la Province, le Marquis de Caumont et le Président de Mazaugues, ont manifesté de l'intérêt pour cette découverte. Le R. P. de Montfaucon a contribué à la diffusion de ces œuvres en les faisant graver dans le troisième tome de ses suppléments. Récemment, ces originaux ont été transportés à Paris et sont actuellement exposés en vente chez Mme de S. Didier, rue de l'Éperon, près la rue Saint-André des Arcs.
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17
p. 1810-1811
Autres Antiques, trouvées en Portugal, Rome, &c. [titre d'après la table]
Début :
Des Lettres de Lisbonne portent, qu'on y avoit reçû avis de Braga, que des Ouvriers [...]
Mots clefs :
Braga, Vestiges, Colonne, Tombeau, Rome, Statues, Médailles, Antiquités romaines
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texteReconnaissance textuelle : Autres Antiques, trouvées en Portugal, Rome, &c. [titre d'après la table]
Des Lettres de Lisbonne portent , qu'on
y avoit reçû avis de Braga , que des Ou
vriers travaillant aux fondemens de l'ancienne Eglise de S. Martin de Dume ,
avoient trouvé les vestiges d'un Edifice
du temps des Romains , qu'on croit être
ceux d'un Temple dédié à Jupiter , parce
qu'on a trouvé des caracteres Romains
sur plusieurs pierres qui formoient les
Colomnes , et sur une Colomne assez bien
conservée , l'Inscription suivante , Jovi
expulsori Armia Lussina ex Voto posuit.
On a découvert aussi près de cette Colomne , un Tombeau de Marbre blanc ,
d'onze palmes de contour et large de trois
palmes , dans lequel on a trouvé les os
d'un Corps humain , que quelques Sçayans du Païs croyent être celui de Théadomire , l'un des Rois des Sueves , qui
ont regné en Portugal , qui mourut l'an
570. et qui avoit fondé le Monastete de
S.
AOUST. 1732.
1811
S. Martin de Dume. Comme les Goths
avoient ruiné les Edifices des Romains, les
Arabes ou Sarrazins ont pareillement détruit les Edifices des Goths , c'est ce qui
peut occasionner la confusion et le mêlange de toutes ces ruines , sur lesquelles
l'Académie Royale de l'Histoire , a ordre
de faire des recherches , dont elle fera
part au Public.
On écrit de Rome , que des Ouvriers
creusant depuis peu la terre aux environs
de la Chapelle de la Maison Corsini , y
trouverent quatre Statuës , une Colomne
de Jaspe antique ; deux autres Colomnes, des Urnes sépulcrales, quelques Lampes de Terre cuite , plusieurs Médailles
d'Empereurs , et diverses autres Antiqui- tez Romaines.
y avoit reçû avis de Braga , que des Ou
vriers travaillant aux fondemens de l'ancienne Eglise de S. Martin de Dume ,
avoient trouvé les vestiges d'un Edifice
du temps des Romains , qu'on croit être
ceux d'un Temple dédié à Jupiter , parce
qu'on a trouvé des caracteres Romains
sur plusieurs pierres qui formoient les
Colomnes , et sur une Colomne assez bien
conservée , l'Inscription suivante , Jovi
expulsori Armia Lussina ex Voto posuit.
On a découvert aussi près de cette Colomne , un Tombeau de Marbre blanc ,
d'onze palmes de contour et large de trois
palmes , dans lequel on a trouvé les os
d'un Corps humain , que quelques Sçayans du Païs croyent être celui de Théadomire , l'un des Rois des Sueves , qui
ont regné en Portugal , qui mourut l'an
570. et qui avoit fondé le Monastete de
S.
AOUST. 1732.
1811
S. Martin de Dume. Comme les Goths
avoient ruiné les Edifices des Romains, les
Arabes ou Sarrazins ont pareillement détruit les Edifices des Goths , c'est ce qui
peut occasionner la confusion et le mêlange de toutes ces ruines , sur lesquelles
l'Académie Royale de l'Histoire , a ordre
de faire des recherches , dont elle fera
part au Public.
On écrit de Rome , que des Ouvriers
creusant depuis peu la terre aux environs
de la Chapelle de la Maison Corsini , y
trouverent quatre Statuës , une Colomne
de Jaspe antique ; deux autres Colomnes, des Urnes sépulcrales, quelques Lampes de Terre cuite , plusieurs Médailles
d'Empereurs , et diverses autres Antiqui- tez Romaines.
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Résumé : Autres Antiques, trouvées en Portugal, Rome, &c. [titre d'après la table]
En août 1732, des ouvriers à Lisbonne ont découvert les vestiges d'un temple romain dédié à Jupiter sous les fondations de l'ancienne église de Saint-Martin de Dume. Cette hypothèse est confirmée par des inscriptions en caractères romains, dont une sur une colonne : 'Jovi expulsori Armia Lussina ex Voto posuit'. Près de cette colonne, un tombeau de marbre blanc contenant des ossements humains a été trouvé. Certains savants locaux suggèrent que ces ossements pourraient appartenir à Théodomir, roi des Suèves mort en 570. Les ruines romaines, gothiques et arabes se mélangent en raison des destructions successives. L'Académie Royale de l'Histoire a été chargée d'étudier ces vestiges et de publier les résultats. Parallèlement, à Rome, des antiquités romaines, incluant des statues, des colonnes et des médailles d'empereurs, ont été découvertes près de la chapelle de la Maison Corsini.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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18
p. 1811-1813
Nouvelles Estampes, &c. [titre d'après la table]
Début :
La Veuve Chereau, ruë S. Jacques, aux deux Piliers d'or, a mis en vente [...]
Mots clefs :
Estampes, Sujets, Marquis de Beringhen, Académie royale de peinture, Jaurat
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Nouvelles Estampes, &c. [titre d'après la table]
La Veuve Chereau , ruë S. Jacques ;
aux deux Piliers d'or , a mis en vente
quatre belles Estampes en hauteur , réprésentant les quatre Elemens, d'après les
Tableaux originaux du Cabinet du Marquis de Beringhen , Premier Ecuyer du
Roy , excellemment peints et les sujets
traitez d'une maniere aussi galante que
riche et ingénieuse , par le Sr N. Lancret ,
de l'Académie Royale de Peinture.
I.
1812 MERCURE DE FRANCE
1. L'A IR est exprimé par de jeunes
gens des deux Sexes , qui badinent avec
des boules de savon , des Châteaux de
Carte , des Moulinets , Cerf- volans , &c.
Huit Vers au bas de chaque Estampe ,
ornez de divers traits de Morale , expliquant les Sujets.
2. Des Bergers et des Bergeres dansent
autour d'un FEU de joye.
3. L'EAU est caracterisée par une Pêche , des Poissons , &c.
4. LA TERRE est heureusement exprimée par des Jardiniers , de jeunes Jardinieres , et par quantité de fleurs et de
fruits , &c. Cette Estampe est gravée par
le S Cochin. Les autres le sont par les
Sr Des Places , B. Audran et N. Tardieu.
On vient de donner trois autres nou
velles Estampes , extrémement approu
vées , qu'on vend chez le S Faurat , ruë
S. Jacques , vis-à - vis les Maturins , qui
les a gravées en hauteur , d'après le sieur
Jaurat , Peintre , son frere. Les deux qui
font pendant , et qui auront une suite
sont des sujets de la 2º et de la 14 Fablede la Fontaine. Le Savetier et le Financier,
et l'Amour et la Folic. Le sens, de ces Fables est très bien exprimé et très- bien
rendu dans les deux Estampes. La troisiéme
A OUST. 1732. 1813
sième , qui est un peu plus grande , répresente l'Amour Petit- Maître , au milieu
de quelques jeunes personnes , une des
quelles lui présente un Miroir. On lit
au bas ces quatre Vers.
Enfans , craignez le badinage ,
L'Amour blesse en toute saison.
De ses plaisirs on a l'usage ,
Avant celui de la raison.
aux deux Piliers d'or , a mis en vente
quatre belles Estampes en hauteur , réprésentant les quatre Elemens, d'après les
Tableaux originaux du Cabinet du Marquis de Beringhen , Premier Ecuyer du
Roy , excellemment peints et les sujets
traitez d'une maniere aussi galante que
riche et ingénieuse , par le Sr N. Lancret ,
de l'Académie Royale de Peinture.
I.
1812 MERCURE DE FRANCE
1. L'A IR est exprimé par de jeunes
gens des deux Sexes , qui badinent avec
des boules de savon , des Châteaux de
Carte , des Moulinets , Cerf- volans , &c.
Huit Vers au bas de chaque Estampe ,
ornez de divers traits de Morale , expliquant les Sujets.
2. Des Bergers et des Bergeres dansent
autour d'un FEU de joye.
3. L'EAU est caracterisée par une Pêche , des Poissons , &c.
4. LA TERRE est heureusement exprimée par des Jardiniers , de jeunes Jardinieres , et par quantité de fleurs et de
fruits , &c. Cette Estampe est gravée par
le S Cochin. Les autres le sont par les
Sr Des Places , B. Audran et N. Tardieu.
On vient de donner trois autres nou
velles Estampes , extrémement approu
vées , qu'on vend chez le S Faurat , ruë
S. Jacques , vis-à - vis les Maturins , qui
les a gravées en hauteur , d'après le sieur
Jaurat , Peintre , son frere. Les deux qui
font pendant , et qui auront une suite
sont des sujets de la 2º et de la 14 Fablede la Fontaine. Le Savetier et le Financier,
et l'Amour et la Folic. Le sens, de ces Fables est très bien exprimé et très- bien
rendu dans les deux Estampes. La troisiéme
A OUST. 1732. 1813
sième , qui est un peu plus grande , répresente l'Amour Petit- Maître , au milieu
de quelques jeunes personnes , une des
quelles lui présente un Miroir. On lit
au bas ces quatre Vers.
Enfans , craignez le badinage ,
L'Amour blesse en toute saison.
De ses plaisirs on a l'usage ,
Avant celui de la raison.
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Résumé : Nouvelles Estampes, &c. [titre d'après la table]
La Veuve Chereau, située rue Saint-Jacques aux Deux Piliers d'or, vend quatre estampes inspirées des tableaux du Marquis de Beringhen, Premier Écuyer du Roi. Ces œuvres, peintes par le Sieur N. Lancret de l'Académie Royale de Peinture, illustrent les quatre éléments de manière galante et sont accompagnées de huit vers explicatifs chacune. L'Air est représenté par des jeux avec des boules de savon et des cerfs-volants. Le Feu montre des bergers et bergères dansant autour d'un feu de joie. L'Eau est illustrée par une pêche et des poissons. La Terre est représentée par des jardiniers et une abondance de fleurs et de fruits, gravée par le Sieur Cochin, les autres par les Sieurs Des Places, B. Audran et N. Tardieu. De plus, trois nouvelles estampes gravées par le Sieur Faurat, inspirées des fables de La Fontaine, sont disponibles : 'Le Savetier et le Financier', 'L'Amour et la Folie', et 'L'Amour Petit-Maître' entouré de jeunes personnes, avec quatre vers explicatifs.
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19
p. 1813
Jean-Paul Panini, Peintre Italien, reçû à l'Académie de Paris [titre d'après la table]
Début :
M. Jean-Paul Panini, de Plaisance, fort habile Peintre, établi à Rome, a [...]
Mots clefs :
Jean-Paul Panini, Académie royale de peinture et de sculpture, Assemblée, Peintre italien
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : Jean-Paul Panini, Peintre Italien, reçû à l'Académie de Paris [titre d'après la table]
M. Jean- Paul Panini , de Plaisance ;
fort habile Peintre , établi à Rome , a
desiré depuis peu d'étre de l'Académie
Royale de Peinture et de Sculpture. C'est
lui qui a fait le beau Tableau qu'on a
vûà Versailles , représentant la Fête que
le Cardinal de Polignac a donnée à Rome
pour la Naissance deMonseigneur le Dauphin. Il excelle sur tout pour les Perspectives et en fait les figures ; ce qui n'est
pas ordinaire aux Peintres de ce talent.
Dans l'Assemblée du 26, de Juillet, M. de
Largiliere , Recteur , présenta à l'Acadé
mie plusieurs de ses Ouvrages ; elle les
trouva dignes de sa réputation , et l'ayant
agréé tout d'une voix , elle le reçût dans
la même Séance , par une consideration
particuliere pour son mérite.
fort habile Peintre , établi à Rome , a
desiré depuis peu d'étre de l'Académie
Royale de Peinture et de Sculpture. C'est
lui qui a fait le beau Tableau qu'on a
vûà Versailles , représentant la Fête que
le Cardinal de Polignac a donnée à Rome
pour la Naissance deMonseigneur le Dauphin. Il excelle sur tout pour les Perspectives et en fait les figures ; ce qui n'est
pas ordinaire aux Peintres de ce talent.
Dans l'Assemblée du 26, de Juillet, M. de
Largiliere , Recteur , présenta à l'Acadé
mie plusieurs de ses Ouvrages ; elle les
trouva dignes de sa réputation , et l'ayant
agréé tout d'une voix , elle le reçût dans
la même Séance , par une consideration
particuliere pour son mérite.
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Résumé : Jean-Paul Panini, Peintre Italien, reçû à l'Académie de Paris [titre d'après la table]
M. Jean-Paul Panini, peintre de Plaisance établi à Rome, a été agréé à l'Académie Royale de Peinture et de Sculpture le 26 juillet. Connu pour son tableau à Versailles célébrant la naissance du Dauphin, il excelle en perspectives et figures. M. de Largillière a présenté ses œuvres, jugées dignes de sa réputation.
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20
p. 1814
« On apprend de Rome, que le Cavalier Galilei, a été choisi pour faire executer [...] »
Début :
On apprend de Rome, que le Cavalier Galilei, a été choisi pour faire executer [...]
Mots clefs :
Rome, Fresque
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texteReconnaissance textuelle : « On apprend de Rome, que le Cavalier Galilei, a été choisi pour faire executer [...] »
On apprend de Rome, que le Cavalier Galilei , a été choisi pour faire executer le nouveau Portail de S. Jean de
Latran , sur ses Desseins que le Pape a
préferez à tous ceux qui lui ont été présentez. On ajoûte que Sa Sainteté a choisi le Cavalier Placide Costanzi , celebre
Peintre, pour la Fresque de la Coupole
de l'Eglise de Palestrine , que le Pape fait
réparer à ses frais.
Latran , sur ses Desseins que le Pape a
préferez à tous ceux qui lui ont été présentez. On ajoûte que Sa Sainteté a choisi le Cavalier Placide Costanzi , celebre
Peintre, pour la Fresque de la Coupole
de l'Eglise de Palestrine , que le Pape fait
réparer à ses frais.
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21
p. 1814
« On écrit de Londres, que M. Hamilton, Gentilhomme Ecossois, qui prétend [...] »
Début :
On écrit de Londres, que M. Hamilton, Gentilhomme Ecossois, qui prétend [...]
Mots clefs :
Londres, Monsieur Hamilton, Naviguer
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « On écrit de Londres, que M. Hamilton, Gentilhomme Ecossois, qui prétend [...] »
On écrit de Londres , que M. Hamilton , Gentilhomme Ecossois , qui prétend
avoir trouvé les Longitudes , doit s'embarquer pour les Indes Occidentales , accompagné de deux Capitaines des plus
expérimentez dans l'Art de naviger
pour être témoins des preuves qu'il donnera de sa découverte dans son operation Astronomique ; et on dit qu'en cas
de succès , les Commissaires de l'Amirauté lui donneront une récompense de
20000. livres sterlins , outre les 100. mille livres sterlins que le Gouvernement a
promis à celui qui aura découvert les
Longitudes. Il doit operer avec l'Instrument du Docteur Wright , qu'on nomne l'Orrery.
avoir trouvé les Longitudes , doit s'embarquer pour les Indes Occidentales , accompagné de deux Capitaines des plus
expérimentez dans l'Art de naviger
pour être témoins des preuves qu'il donnera de sa découverte dans son operation Astronomique ; et on dit qu'en cas
de succès , les Commissaires de l'Amirauté lui donneront une récompense de
20000. livres sterlins , outre les 100. mille livres sterlins que le Gouvernement a
promis à celui qui aura découvert les
Longitudes. Il doit operer avec l'Instrument du Docteur Wright , qu'on nomne l'Orrery.
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Résumé : « On écrit de Londres, que M. Hamilton, Gentilhomme Ecossois, qui prétend [...] »
M. Hamilton, un gentleman écossais, affirme avoir découvert les longitudes. Il doit se rendre aux Indes Occidentales avec deux capitaines pour démontrer sa découverte à l'aide de l'instrument du Docteur Wright, l'Orrery. En cas de succès, il recevra 20 000 livres sterling de l'Amirauté et 100 000 livres sterling du gouvernement.
Généré par Mistral AI et susceptible de contenir des erreurs.
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22
p. 1814-1815
« Le Sieur Baradelle, Ingenieur pour les Instrumens de Mathématique, donne avis qu'il a lui [...] »
Début :
Le Sieur Baradelle, Ingenieur pour les Instrumens de Mathématique, donne avis qu'il a lui [...]
Mots clefs :
Instruments de mathématique, Jauge, Académie royale des sciences
Afficher :
texteReconnaissance textuelle : « Le Sieur Baradelle, Ingenieur pour les Instrumens de Mathématique, donne avis qu'il a lui [...] »
Le Sieur Baradelle, Ingenieur pour les Instrumenmens de Mathématique , donne avis qu'il a lui
seul les veritables principes de la division d'une
Jauge , construite à la maniere des Fermes ; elle
n'est point sujette aux inconveniens des anciennes Jauges , sujettes à tant de discussions ;
elle donne dans tous les cas possibles , la continence géométrique des Tonneaux . C'est la pré- miere Jauge qui a été approuvée par l'Académie
Royale des Sciences. Elle jauge toute sorte de
Tonneaux courbe et silindrique. Cette Jauge est
si facile , qu'un enfant de dix ans la concevra
et en fera usage. Il a lui seul une autre sorte de
Jauge que l'on nommeVergue , qu'il a divisée en
veltes ou septiers et en pintes ; et donne la ma
niere de s'en servir. Il continue toûjours de débiter ses Encriers qui conservent l'Encre sans se
secher pendant plusieurs années. Sa demeure est
sur le Quay de l'Horloge , à l'Enseigne de l'Obser- vatoire.
seul les veritables principes de la division d'une
Jauge , construite à la maniere des Fermes ; elle
n'est point sujette aux inconveniens des anciennes Jauges , sujettes à tant de discussions ;
elle donne dans tous les cas possibles , la continence géométrique des Tonneaux . C'est la pré- miere Jauge qui a été approuvée par l'Académie
Royale des Sciences. Elle jauge toute sorte de
Tonneaux courbe et silindrique. Cette Jauge est
si facile , qu'un enfant de dix ans la concevra
et en fera usage. Il a lui seul une autre sorte de
Jauge que l'on nommeVergue , qu'il a divisée en
veltes ou septiers et en pintes ; et donne la ma
niere de s'en servir. Il continue toûjours de débiter ses Encriers qui conservent l'Encre sans se
secher pendant plusieurs années. Sa demeure est
sur le Quay de l'Horloge , à l'Enseigne de l'Obser- vatoire.
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Résumé : « Le Sieur Baradelle, Ingenieur pour les Instrumens de Mathématique, donne avis qu'il a lui [...] »
Le Sieur Baradelle, ingénieur en instruments mathématiques, présente une nouvelle jauge géométrique pour mesurer la contenance des tonneaux, approuvée par l'Académie Royale des Sciences. Il propose aussi une jauge appelée 'Vergue' et fabrique des encriers conservant l'encre plusieurs années. Il réside et travaille sur le Quay de l'Horloge, à l'enseigne de l'Observatoire.
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